Plan national d'action environnement-santé belge - Santé wallon
1. La barque, symbole de la Croix et de l'Eglise. 2. La tempête. 3. La prière des
disciples ..... Cet incessant retour sur soi, réalisé dans l'horizon biblique (l'histoire
du .... L'eau est bien l'humanité mortelle qui devient vie éternelle en Jésus-Christ.
.... Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé (Jn 4, 31-34).
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TABLE DES MATIERES
TM \o "1-3" \h \z \t "Titre 4;5;Titre 5;6;Titre 6;7;Titre 7;8;Titre 8;9;Commentaire;4" LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487084" Chapitre 1 Introduction, historique, définitions et élaboration dun Plan National dAction Environnement-Santé (NEHAP). RENVOIPAGE _Toc11487084 \h 5
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487085" 1.1. Introduction. RENVOIPAGE _Toc11487085 \h 5
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487086" 1.2. Lorigine et le cheminement des Plans Nationaux dAction Environnement-Santé (NEHAP). RENVOIPAGE _Toc11487086 \h 7
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487087" 1.3. Définitions, principes et champ dapplication du NEHAP. RENVOIPAGE _Toc11487087 \h 14
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487088" 1.3.1. Définitions utilisées dans le NEHAP. RENVOIPAGE _Toc11487088 \h 14
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487089" 1.3.2. Les principes évoqués dans le NEHAP RENVOIPAGE _Toc11487089 \h 15
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487090" 1.3.3. Champ dapplication du NEHAP RENVOIPAGE _Toc11487090 \h 17
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487091" 1.4. Elaboration et structure du NEHAP belge. RENVOIPAGE _Toc11487091 \h 18
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487092" 1.4.1. Elaboration du NEHAP belge. RENVOIPAGE _Toc11487092 \h 18
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487093" 1.4.2. Préalable au NEHAP belge RENVOIPAGE _Toc11487093 \h 19
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487094" 1.4.3. Document I : un cadre de référence RENVOIPAGE _Toc11487094 \h 20
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487095" 1.4.4. Document II : une synthèse RENVOIPAGE _Toc11487095 \h 21
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487096" 1.4.5. Document III : des recommandations RENVOIPAGE _Toc11487096 \h 21
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487097" 1.4.6. Document IV : linformation au public RENVOIPAGE _Toc11487097 \h 21
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487098" Chapitre 2 : Le contexte institutionnel RENVOIPAGE _Toc11487098 \h 22
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487099" 2.1. Les compétences en matière denvironnement et de santé. RENVOIPAGE _Toc11487099 \h 22
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487100" 2.1.1. Introduction : la Belgique est un Etat fédéral RENVOIPAGE _Toc11487100 \h 22
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487101" 2.1.2. Les conflits dintérêts et de compétence RENVOIPAGE _Toc11487101 \h 24
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487102" 2.1.3. Quelques caractéristiques importantes du fédéralisme belge RENVOIPAGE _Toc11487102 \h 25
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487103" 2.1.4. La répartition des compétences denvironnement et de santé entre lAutorité fédérale, les Régions et les Communautés dans lordre juridique interne. RENVOIPAGE _Toc11487103 \h 26
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487104" 2.1.5. La répartition des compétences denvironnement et de santé entre lAutorité fédérale, les Régions et les Communautés dans le domaine des relations internationales RENVOIPAGE _Toc11487104 \h 32
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487105" 2.1.6. Le pouvoir résiduel. RENVOIPAGE _Toc11487105 \h 32
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487106" 2.2. Les administrations et agences gouvernementales spécifiques en matière denvironnement et de santé RENVOIPAGE _Toc11487106 \h 33
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487107" 2.2.1. LAutorité fédérale RENVOIPAGE _Toc11487107 \h 33
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487108" 2.2.2. La Communauté flamande RENVOIPAGE _Toc11487108 \h 39
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487109" 2.2.3. La Région de Bruxelles-Capitale RENVOIPAGE _Toc11487109 \h 43
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487110" 2.2.4. La Région wallonne RENVOIPAGE _Toc11487110 \h 48
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487111" 2.2.5. La Communauté française RENVOIPAGE _Toc11487111 \h 53
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487112" 2.2.6. La Communauté germanophone RENVOIPAGE _Toc11487112 \h 54
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487113" 2.3. Les Mécanismes de coopération et de coordination concernant la santé et lenvironnement RENVOIPAGE _Toc11487113 \h 56
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487114" 2.3.1. LAccord de coopération du 5 avril 1995 instituant le Comité de Coordination de la Politique Internationale de lEnvironnement (CCPIE). RENVOIPAGE _Toc11487114 \h 56
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487115" 2.3.2. Le Groupe Directeur Santé & Environnement du CCPIE. RENVOIPAGE _Toc11487115 \h 57
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487116" 2.3.3. La Conférence Interministérielle Mixte Santé Environnement (CIMES). RENVOIPAGE _Toc11487116 \h 57
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487117" 2.4. Les autres acteurs responsables en matière denvironnement et de santé RENVOIPAGE _Toc11487117 \h 58
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487118" 2.4.1. Les Provinces RENVOIPAGE _Toc11487118 \h 58
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487119" 2.4.2. Les Villes Santé de lOMS RENVOIPAGE _Toc11487119 \h 59
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487120" 2.4.3. Les Communes RENVOIPAGE _Toc11487120 \h 60
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487121" 2.4.4. Autres associations, regroupements ou partenaires RENVOIPAGE _Toc11487121 \h 61
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487122" Chapitre 3 Influence de lenvironnement sur la santé, analyse et gestion du risque RENVOIPAGE _Toc11487122 \h 64
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487123" 3.1. Prise de conscience : la Conférence de Marche en 1995 RENVOIPAGE _Toc11487123 \h 64
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487124" 3.1.1. La réponse à une demande RENVOIPAGE _Toc11487124 \h 64
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487125" 3.1.2. Le choix dune méthodologie RENVOIPAGE _Toc11487125 \h 64
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487126" 3.1.3. Le début dun long processus RENVOIPAGE _Toc11487126 \h 65
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487127" 3.2. Influence de lenvironnement sur la santé RENVOIPAGE _Toc11487127 \h 66
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487128" 3.2.1. Maladies cardiovasculaires RENVOIPAGE _Toc11487128 \h 66
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487129" 3.2.2. Cancers RENVOIPAGE _Toc11487129 \h 67
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487130" 3.2.3. Maladies respiratoires RENVOIPAGE _Toc11487130 \h 74
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487131" 3.2.4. Allergie RENVOIPAGE _Toc11487131 \h 78
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487132" 3.2.5. Hypersensibilité non spécifique RENVOIPAGE _Toc11487132 \h 79
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487133" 3.2.6. Perturbations du système endocrinien et du métabolisme RENVOIPAGE _Toc11487133 \h 80
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487134" 3.2.7. Maladies infectieuses RENVOIPAGE _Toc11487134 \h 80
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487135" 3.2.8. Maladies neurologiques et effets mentaux RENVOIPAGE _Toc11487135 \h 82
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487136" 3.2.9. Autres maladies et syndromes RENVOIPAGE _Toc11487136 \h 83
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487137" 3.2.10. Dégradation du Bien-être et de la qualité de la vie RENVOIPAGE _Toc11487137 \h 86
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487138" 3.3. Analyse et gestion du risque RENVOIPAGE _Toc11487138 \h 88
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487139" 3.3.1. Introduction RENVOIPAGE _Toc11487139 \h 88
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487140" 3.3.2. Analyse du risque RENVOIPAGE _Toc11487140 \h 90
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487141" 3.3.3. Gestion du risque RENVOIPAGE _Toc11487141 \h 93
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487142" 3.3.4. Conclusions et exemple concret belge RENVOIPAGE _Toc11487142 \h 98
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487143" Chapitre 4 Outils de gestion et de surveillance environnement-santé. RENVOIPAGE _Toc11487143 \h 101
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487144" 4.1. Information et participation du public RENVOIPAGE _Toc11487144 \h 101
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487145" 4.2. Les instruments normatifs RENVOIPAGE _Toc11487145 \h 110
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487146" 4.3. La coopération institutionnelle RENVOIPAGE _Toc11487146 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487147" 4.4. Les accords volontaires RENVOIPAGE _Toc11487147 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487148" 4.5. Lenseignement et la formation RENVOIPAGE _Toc11487148 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487149" 4.6. La recherche scientifique RENVOIPAGE _Toc11487149 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487150" 4.7. Les instruments économiques RENVOIPAGE _Toc11487150 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487151" 4.8. Aides à la décision RENVOIPAGE _Toc11487151 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487152" Chapitre 5 Actions et mesures spécifiques dans les domaines de lenvironnement et de la santé RENVOIPAGE _Toc11487152 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487153" 5.1. Les actions et mesures dans le domaine de la santé RENVOIPAGE _Toc11487153 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487154" 5.2. Les actions et mesures dans le domaine de lenvironnement RENVOIPAGE _Toc11487154 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487155" 5.2.1. Eau RENVOIPAGE _Toc11487155 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487156" 5.2.2. Air RENVOIPAGE _Toc11487156 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487157" 5.2.3. Aliments RENVOIPAGE _Toc11487157 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487158" 5.2.4. Déchets RENVOIPAGE _Toc11487158 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487159" 5.2.5. Sol RENVOIPAGE _Toc11487159 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487160" 5.2.6. Produits RENVOIPAGE _Toc11487160 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487161" 5.2.7. Produits chimiques RENVOIPAGE _Toc11487161 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487162" 5.2.8. Radiations ionisantes RENVOIPAGE _Toc11487162 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487163" 5.2.9. Radiations non-ionisantes RENVOIPAGE _Toc11487163 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487164" 5.2.10. Bruit RENVOIPAGE _Toc11487164 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487165" 5.2.11. Organismes génétiquement modifiés RENVOIPAGE _Toc11487165 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487166" 5.3. Les actions et mesures dans le domaine de lenvironnement construit RENVOIPAGE _Toc11487166 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487167" 5.3.1. Environnement intérieur domestique RENVOIPAGE _Toc11487167 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487168" 5.3.2. Santé et sécurité sur les lieux de travail RENVOIPAGE _Toc11487168 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487169" Chapitre 6 Mesures et actions en relation avec les secteurs et acteurs RENVOIPAGE _Toc11487169 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487170" 6.1. Introduction RENVOIPAGE _Toc11487170 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487171" 6.2. Cadre conceptuel et définitions RENVOIPAGE _Toc11487171 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487172" 6.2.1. Le modèle danalyse DPSIR RENVOIPAGE _Toc11487172 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487173" 6.2.2. Les secteurs RENVOIPAGE _Toc11487173 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487174" 6.2.3. Les acteurs RENVOIPAGE _Toc11487174 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487175" 6.2.4. Doelgroepenbeleid RENVOIPAGE _Toc11487175 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487176" 6.3. Exemples dapproche RENVOIPAGE _Toc11487176 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487177" 6.3.1. La mobilité RENVOIPAGE _Toc11487177 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487178" 6.3.2. Lenvironnement construit RENVOIPAGE _Toc11487178 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487179" 6.3.3. Recuperatie van voedingsmiddelen in dierlijke voeding RENVOIPAGE _Toc11487179 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487180" 6.4. Conclusions RENVOIPAGE _Toc11487180 \h 120
LIENHYPERTEXTE \l "_Toc11487181" Chapitre 7 La coopération internationale RENVOIPAGE _Toc11487181 \h 120
Chapitre 1 Introduction, historique, définitions et élaboration dun Plan National dAction Environnement-Santé (NEHAP).
Introduction.
De tout temps, lenvironnement « physique » et la santé de la population ont été liés, il suffit dévoquer les grandes pandémies qui ont agité lEurope au moyen-âge. Depuis la fin du XIXe siècle, les pouvoirs publics sont intervenus de plus en plus fréquemment afin de procurer aux citoyens un meilleur bien-être « sanitaire ».
Il y a moins dun siècle de nombreuses maladies infectieuses trouvant leurs sources dans lenvironnement affectaient encore des millions de personnes dans nos contrées.
Progressivement un réseau courant deau potable et dégouttage a couvert le territoire belge, des logements sociaux ont été construits, la population a pu bénéficier dun meilleur régime alimentaire et dun meilleur système éducatif. La mise en place en 1944 de la sécurité sociale a permis un accès relativement égalitaire à tout un réseau de soins de santé, tant du point de vue de la prévention que de la dispensation.
Depuis la création en 1936 du Ministère de la Santé Publique, létat sanitaire de la population belge sest nettement amélioré. Toutefois depuis une trentaine dannées, les pouvoirs publics doivent faire face à dautres problèmes de santé associés aux pollutions générées par les activités industrielles, par les transports et plus globalement par lactivité humaine, celles-ci provoquant des répercussions sur le climat, la qualité de lair, la qualité des sols, la biodiversité, la chaîne alimentaire, etc.
Lincidence réelle sur la santé des facteurs physiques, chimiques et microbiologiques présents dans lenvironnement ressort difficilement des données sanitaires dont disposent actuellement les pouvoirs publics. Cette évolution est renforcée par lapparition de nouveaux produits chimiques, de nouvelles pratiques ou technologies, et par les effets cumulatifs potentiels de plusieurs sources de pollution qui, considérées indépendamment, ne présentaient, au départ, quun risque mineur pour la santé.
La recherche scientifique narrive pas toujours à cerner les impacts potentiels sur la santé environnementale de risques dont les effets sur la population ne se manifestent souvent quau bout de plusieurs années voire décades. De plus, ces effets ne prennent pas nécessairement la forme de « maladies ».
La proportion de la population vivant dans lespace urbain a continué daugmenter pour atteindre, en 2000, près de 80% de la population totale de la grande Europe. Des facteurs croissants de stress lié à lenvironnement apparaissent dans de nombreuses villes: pics dozone et épisodes de smog, niveaux élevés de bruit dans les quartiers dhabitation, nombre croissant de sans-abri, production accrue de déchets, manque de propreté, manque d'accès à des espaces de ressourcement, agressivité, insécurité, embouteillages routiers, etc.
Par rapport à certains paramètres (SO2, plomb, fumées noires,
) mis en avant dans les années 60 et 70, la qualité de lair de la plupart des villes sest globalement améliorée au cours des années 90. Par contre, dautres polluants (Nox, ozone, particules fines et ultrafines,
) sont lobjet de préoccupations croissantes.
Le bruit, au cours de cette même décennie, est devenu un problème de qualité de vie dont sinquiète un nombre croissant d'instances nationales. Lexposition aux sources sonores élevées que produit la vie moderne est désormais considérée comme une source de pollution. Les principales sources de nuisance et de pollution sonores sont la circulation routière et ferroviaire, le trafic aérien, les loisirs et lindustrie, mais les citoyens se plaignent également davantage du bruit de leurs voisins.
De plus en plus dattention est également consacrée aux problèmes
de pollution des eaux souterraines et de surface ;
de pollution intérieure des habitations et des lieux de travail ;
de pollution lumineuse ;
de radiations non ionisantes (antennes GSM,
).
Une autre préoccupation concerne les facteurs de risque liés aux conditions de travail provoquant la détérioration de la santé des travailleurs. Les stress psychosociaux (la crainte daccident, un cadre caractérisé par une circulation intense, rythme et cadence de travail
), le harcèlement moral ( comportements agressifs, ,
) et les troubles de lappareil locomoteur sont des problèmes de santé de plus en plus fréquents même si les risques physiques, chimiques et biologiques pour la santé demeurent toujours présents sur de nombreux lieux de travail.
Finalement, la persistance au sein de la société de nombreuses inégalités, souvent liées au cadre de vie et à des facteurs socio-économiques, fragilisent la santé de certaines catégories sociales . Lintégration des politiques de santé et denvironnement doit logiquement se faire dans le cadre du développement durable : la lutte contre les diverses formes de maladies et de pollution doit donc passer par laction combinée de tous les acteurs concernés et se donner pour objectif la recherche du bien-être général de la population .
Lorigine et le cheminement des Plans Nationaux dAction Environnement-Santé (NEHAP).
Nous souhaitons ici évoquer brièvement les grandes étapes qui, sur le plan international, ont conduit lAutorité fédérale, les Régions et les Communautés à rédiger ensemble un Plan National dAction Environnement-Santé en Belgique (National Environmental and Health Action Plan : NEHAP).
La première étape eut lieu à Stockholm en juin 1972 où les 113 Etats présents lors de la Conférence des Nations-Unies sur lEnvironnement reconnurent que la protection et la promotion de la santé humaine était clairement dépendante de la qualité de lenvironnement .
Encart 1 : La Conférence des Nations-Unies sur lEnvironnement
« La protection et l'amélioration de l'environnement est une question d'importance majeure qui affecte le bien-être des populations et le développement économique dans le monde entier (...) Les exemples de dommages, de destruction et de dévastation provoqués par l'homme se multiplient sous nos yeux en de nombreuses régions du globe : on constate des niveaux dangereux de pollution de l'eau, de l'air, de la terre et des êtres vivants; des perturbations profondes et regrettables de l'équilibre écologique de la biosphère; la destruction et l'épuisement de ressources irremplaçables; enfin de graves déficiences qui sont dangereuses pour la santé physique, mentale et sociale de l'homme, dans l'environnement qu'il crée, et en particulier dans son milieu de vie et de travail ».
Stockholm, 1972
Les Etats membres de lOrganisation Mondiale de la Santé (OMS), région Europe, adoptèrent en 1984 la Stratégie « La Santé pour Tous » qui énonçait trente-huit objectifs de politique de santé publique à atteindre avant lan 2000. Parmi ceux-ci, neuf objectifs exprimaient des principes et objectifs de santé environnementale .
Encart 2 : Les 9 objectifs Santé-Environnement de la Stratégie « La Santé pour Tous »
« But 11 Accidents
D'ici l'an 2000, la fréquence des blessures, des incapacités et des décès résultant d'accidents devrait avoir été réduite d'au moins 25%.
But 18 Politique d'hygiène de l'environnement
D'ici l'an 2000, les Etats Membres devraient avoir élaboré et mettre en oeuvre des politiques d'hygiène de l'environnement qui répondent aux impératifs suivants : développement écologiquement viable, prévention et limitation efficaces des risques pour la santé liés à l'environnement et accès équitable à un environnement salubre.
But 19 Mécanismes de gestion dans le domaine de l'hygiène de l'environnement
D'ici l'an 2000, des systèmes efficaces de gestion et des ressources devraient exister dans tous les Etats Membres pour la mise en oeuvre des politiques concernant l'hygiène de l'environnement.
But 20 Qualité de l'eau
D'ici l'an 2000, toutes les populations de la Région devraient disposer d'un
approvisionnement satisfaisant en eau potable, et la pollution des eaux souterraines, des cours d'eau, des lacs et des mers ne devrait plus engendrer de risques pour la santé.
But 21 Qualité de l'air
D'ici l'an 2000, la qualité de l'air dans tous les pays devrait avoir été améliorée de façon que les polluants connus de l'air ne représentent pas une menace pour la santé publique.
But 22 Qualité et hygiène des aliments
D'ici l'an 2000, les risques pour la santé dus à la contamination microbiologique, chimique ou radioactive des aliments devraient avoir été sensiblement réduits dans tous les Etats Membres.
But 23 Déchets et pollution du sol
D'ici l'an 2000, les risques pour la santé publique dus aux déchets solides et
dangereux et à la pollution du sol devraient être maîtrisés dans tous les Etats
membres.
But 24 Ecologie humaine et habitat
D'ici l'an 2000, les villes et les collectivités rurales de l'ensemble de la Région
devraient offrir des environnements physiques et sociaux favorables à la santé de leurs habitants.
But 25 Santé des travailleurs
D'ici l'an 2000, il faudrait améliorer la santé des travailleurs dans les Etats Membres, en rendant les lieux de travail plus sains, en réduisant la fréquence des maladies professionnelles et des accidents du travail, et en assurant la promotion du bien-être des travailleurs. »
Genève, 1984
En décembre 1989 se déroula à Francfort la 1ére Conférence ministérielle Environnement-Santé pendant laquelle lEtat Belge ainsi que les autres Etats membres de lOMS Europe adoptèrent la Charte européenne sur lEnvironnement et la Santé.
La Charte consacrait le droit de chaque citoyen de « bénéficier d'un environnement permettant la réalisation du niveau le plus élevé possible de santé et de bien-être » et encourageait tous les acteurs concernés, cest à dire les citoyens, les pouvoirs publics et le monde économique, à tenir compte de lensemble des aspects du développement socio-économique quant à son impact sur l'environnement, la santé et le bien-être général. Cette Charte encourageait aussi les pouvoirs et services publics à coopérer, dans leurs activités quotidiennes, avec les autres secteurs afin de résoudre les problèmes relatifs à la santé environnementale.
Encart 3 : La Charte européenne sur l'Environnement et la Santé
« Droits et obligations
1. Chaque citoyen est en droit :
- de bénéficier d'un environnement permettant la réalisation du niveau le plus élevé possible de santé et de bien-être;
- d'être informé et consulté sur les plans, décisions et activités susceptibles d'affecter à la fois l'environnement et la santé;
- de participer au processus de prise de décisions.
2. Chaque individu a l'obligation de contribuer à la protection de l'environnement, dans l'intérêt de sa propre santé et de la santé des autres.
3. Toutes les composantes de la société sont responsables de la protection de l'environnement et de la santé, qui constitue une question d'ordre intersectoriel faisant intervenir de nombreuses disciplines; leurs obligations respectives devraient être précisées.
4. Tous les pouvoirs et services publics aux différents niveaux devraient, dans leurs activités quotidiennes, coopérer avec les autres secteurs afin de résoudre les problèmes relatifs à l'environnement et à la santé (...)
PRINCIPES FONDAMENTAUX D'INTÉRÊT GÉNÉRAL
1. Bonne santé et bien-être exigent un environnement propre et harmonieux dans lequel tous les facteurs physiques, psychologiques, sociaux et esthétiques reçoivent leur juste place. L'environnement devrait être traité comme une ressource en vue de l'amélioration des conditions de vie et du bien-être.
2. Le principe privilégié devrait être que « prévenir vaut mieux que guérir ».
3. La santé de chaque individu, et notamment celles des membres des groupes vulnérables et particulièrement exposés, doit être protégée. Une attention particulière doit être accordée aux groupes défavorisés(...)
5. Toute politique, technologie et initiative nouvelle ne devraient être adoptées qu'avec prudence et doivent faire l'objet d'une évaluation préalable de leur impact possible sur l'environnement et la santé. Il faudrait montrer qu'elles ne sauraient exercer un effet négatif sur la santé ou l'environnement.
6. La santé des individus et des communautés devrait absolument prendre le pas sur les considérations économiques et commerciales.
7. Il importe de tenir compte de tous les aspects du développement socio-économique qui ont trait à l'impact de l'environnement sur la santé et le bien-être (...)
11. Il faudrait appliquer le principe en vertu duquel tout organisme public ou privé provoquant des dommages dans l'environnement ou susceptible d'en provoquer est responsable au plan financier (principe « pollueur-payeur »).
12. Des critères et des procédures destinés à quantifier, à contrôler et à évaluer les dommages pour la santé ou pour l'environnement devraient être élaborés et appliqués(...) »
Francfort/Main, 1989
La Conférence des Nations-Unies sur lEnvironnement et le Développement (CNUED) qui sest réunie à Rio en juin 1992 proclama le droit du genre humain « à une vie saine et productive en harmonie avec la nature ». LAgenda 21 adopté lors de la Conférence consacre le chapitre 8 à la protection et à la promotion de la santé et énonce plusieurs objectifs de réduction des risques pour la santé humaine causés par des facteurs environnementaux tels que la pollution de lair ambiant et intérieur, les produits chimiques (en particulier les pesticides), le bruit, les radiations, la pollution de leau, les modes de productions industriels et énergétiques.
Dans la foulée de cet événement, lOMS Europe organisa, en juin 1994, à Helsinki la 2éme Conférence ministérielle Environnement-Santé. Les Etats-membres se virent soumettre un projet de Plan dAction Environnement-Santé pour lEurope (EHAPE). Après amendements, ils adoptèrent ce projet et prirent lengagement de rédiger sur cette base, des Plans Nationaux dAction Environnement-Santé (NEHAP) qu un nombre limité dEtats pilotes, tels le Royaume-Uni, sengagèrent à concrétiser pour 1996.
Chaque Etat-membre peut adjoindre ses priorités aux domaines dactions choisis par lOMS et sengage à rédiger ces Plans en coopération avec lensemble des autorités compétentes, y compris celles de secteurs tels lagriculture, les transports, le travail.
Encart 4 : La 2ème Conférence ministérielle Environnement-Santé de lOMS-Europe
MESURE 10
« Au nom des ministères de la santé et de lenvironnement, nous nous engageons à élaborer en commun, au plus tard pour 1997, des plans dactions sur la santé et lenvironnement, soit en coopérant avec les autorités compétentes ou en passant par leur intermédiaire, soit encore en les invitant à établir de tels plans dactions, lorsque la situation ou les textes juridiques ou constitutionnels lexigent. Il conviendrait que ces plans soient intégrés ou étroitement liés à des programmes de protection de lenvironnement et à des processus de planification sanitaire, notamment les plans daction nécessaires au suivi de la CNUED et à la mise en uvre dun programme « Un environnement pour lEurope ». Nous intensifierons la coopération avec dautres autorités gouvernementales, telles que celles qui sont chargées de lagriculture, de lénergie, de lindustrie, des transports et du tourisme, pour intégrer
les problèmes denvironnement et de santé aux politiques existantes, ce qui représente une étape importante vers la viabilité. »
MESURE 11
« Nous sommes convaincus quil est urgent dutiliser une démarche plus globale et plus intégrée pour créer des cadres de vie sains et écologiquement rationnels au niveau local et de comprendre beaucoup mieux les relations réciproques entre les nombreux facteurs qui contribuent au bien-être de ceux qui y vivent. Nous agirons conformément à la recommandation de la CNUED, qui a demandé aux pays délaborer des plans daction prioritaires reposant sur la planification concertée aux divers niveaux des pouvoirs publics, des organisations non gouvernementales et des collectivités locales. »
Helsinki, 1994
Les Etats membres de lOMS-Europe adoptèrent en septembre 1998 à Copenhague le document « Santé 21 » qui énonce 21 buts que devraient inclure la politique de santé au XXIe siècle. Le but 10 concerne plus explicitement la santé et lenvironnement.
Les objectifs de santé publique sont donc appelés à occuper une place centrale dans la formulation et lexécution de la politique environnementale future des pouvoirs publics que ce soit au niveau national, sous-national ou local.
Cette place centrale était déjà, dune certaine manière, consacrée par le prescrit constitutionnel belge qui comprend depuis 1993 divers droits économiques, sociaux et culturels. Larticle 23 considère que font partie de ceux-ci « le droit à la sécurité sociale, à la protection de la santé et à laide sociale, médicale et juridique ; (
) le droit à la protection dun environnement sain ».
Encart 5 : « Santé 21, la santé pour tous au XXIe siècle »
But 10 « Un environnement physique sain et sûr » :
« Dici 2015, la population (des Etats membres) devrait vivre dans un environnement physique plus sûr et lexposition à des contaminants dangereux pour la santé devrait être ramenée à des niveaux ne dépassant pas des normes reconnues internationalement.
En particulier :
Il faudrait réduire sensiblement lexposition de la population aux contaminants physiques, microbiens et chimiques de leau, de lair, des déchets et des sols, dangereux pour la santé, conformément au calendrier et aux taux de réduction fixés dans des plans daction nationaux pour lenvironnement et la santé ;
Il faudrait que toute la population ait accès en quantité suffisante à une eau potable de qualité satisfaisante.
Ce but peut être atteint :
Si des plans nationaux, régionaux et locaux visant à prévenir et à réduire les risques en matière dhygiène de lenvironnement sont élaborés et mis en oeuvre, et si des instruments juridiques et économiques appropriés sont utilisés pour réduire la consommation, les gaspillages et la pollution ;
Si la qualité de lair dans les zones urbaines est améliorée par une réduction de la pollution provenant des sources industrielles, des transports et des ménages de façon à se conformer aux valeurs guides de lOMS sur la qualité de lair ;
Si des mesures sont prises pour approvisionner chaque foyer en eau dalimentation répondant aux valeurs guides de lOMS sur la qualité de leau et si lon renforce les activités de gestion globale de leau, y compris les mesures de lutte contre la pollution ;
Si l on met en place de bons systèmes de gestion des eaux usées, comprenant la collecte, le traitement et lélimination finale ou la réutilisation de toutes les eaux usées ;
Si les producteurs de déchets appliquent des systèmes assurant la collecte et le traitement des déchets, en mettant notamment en oeuvre des politiques et des structures de recyclage et de limitation des déchets ;
Si lon élabore des plans dintervention durgence et des plans de capacité pour toutes les centrales nucléaires et si lon applique des normes de sûreté, en utilisant les meilleures technologies disponibles ;
Si lon applique les conventions internationales telles que celles relatives aux eaux transfrontalières, à la diversité biologique, au changement climatique, à la pollution atmosphérique transfrontalière à longue distance et à la protection de la couche dozone ;
Si lon met en place des capacités suffisantes pour linspection et la surveillance des risques sanitaires dans lenvironnement, si une collecte et un suivi des données sur la contamination de lenvironnement et ses effets sur la santé sont entrepris régulièrement et si lon rend leurs résultats librement accessibles ;
Si lon sensibilise davantage la population au développement viable et à la protection de lenvironnement. »
Copenhague, 1998
La 3éme Conférence ministérielle de lOMS-Europe qui sest tenue à Londres en juin 1999 constata que 90% des Etats-membres avaient soit adopté leurs NEHAP, soit étaient en train de le compléter et insista sur le stade suivant cest-à-dire lexécution et la mise en uvre de ces plans.
Encart 6 : La 3ème Conférence ministérielle Environnement-Santé de lOMS-Europe
Les Ministres de lEnvironnement et de la Santé réaffirment leur volonté de :
« mettre en uvre les plans daction nationaux pour lenvironnement et la santé, en adoptant les mesures que nous avons jugées nécessaires dans nos pays et en prenant la tête des efforts déployés pour mobiliser tous les autres acteurs. (
) En particulier, nous approuvons et soutenons fermement : lintégration de préoccupations relatives à lenvironnement et à la santé, sur la base de la réciprocité, dans les politiques et les plans nationaux, les plans pour les secteurs économiques, la législation et les finances des pays ; la mise en uvre et la poursuite de lélaboration des plans daction nationaux par des actions menées aux niveaux sous-national et local en coopération avec dautres plans locaux et grâce à un soutien pour les professionnels de lenvironnement et de la santé (...); lélaboration de stratégies nationales de communication et dinformation du public (...); la participation du public et des ONG, à un stade aussi précoce que possible, à la mise en uvre et à la poursuite des plans daction nationaux et des initiatives connexes relevant du programme Action 21 (
)».
Londres, 1999.
Le contexte de préparation du NEHAP doit aussi situer les options récentes prises par lOrganisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) et par lUnion européenne.
Un projet de stratégie de lenvironnement de lOCDE pour les dix premières
années du xxième siècle est en discussion depuis novembre 2000. Lobjectif 4 « Linterface social-environnement : améliorer la qualité de vie » se donne comme défi de « Tenir compte des liens multiples qui existent entre les conditions et évolutions environnementales et sociales, ainsi que des incidences sociales des politiques environnementales, afin daméliorer la santé humaine, la qualité de lenvironnement, la situation de lemploi, laccès à linformation, la participation du public à la prise de décision, laccès à la justice en matière denvironnement et
léducation à lenvironnement, et de contribuer ainsi à lamélioration de la qualité de vie. »
Les actions prévues au niveau national dans les pays de lOCDE sont liées aux
problèmes denvironnement en rapport avec la santé et la sécurité (risques), aux problèmes denvironnement en rapport avec lurbanisation et laménagement de lespace, aux problèmes denvironnement en rapport avec léquité et lemploi et à linformation, participation, accès à la justice en matière denvironnement et éducation à lenvironnement.
La Commission européenne a proposé à Bruxelles en janvier 2001 un nouveau programme d'action en faveur de l'environnement (6ième PAEE) qui présente les priorités d'action en matière d'environnement pour les cinq à dix prochaines années.
"Environnement 2010: notre avenir, notre choix" est axé sur quatre grands domaines d'action prioritaires : le changement climatique, la santé et l'environnement, la nature et la biodiversité, lutilisation durable des ressources naturelles et la gestion durable des déchets. Le nouveau programme met en avant l'importance de trouver des formes nouvelles de participation des citoyens et des entreprises.
Pour chacun des quatre domaines d'action prioritaires, le programme expose les problèmes, définit les objectifs et énumère les actions prioritaires. Pour plusieurs problèmes écologiques, il énonce des stratégies dites "thématiques", qui combineront différentes mesures en vue d'atteindre les objectifs environnementaux dans les meilleures conditions d'économie et d'efficacité.
Encart 7 : Le domaine daction prioritaire « Environnement et santé » du 6ième PAEE
Les effets de la pollution de l'environnement sur la santé humaine sont de mieux en mieux reconnus et la législation communautaire a traité plusieurs aspects de ce problème. Une approche plus globale est requise pour prendre en considération les relations réciproques entre différents risques pour la santé liés à l'environnement. Une attention accrue devrait être accordée aux groupes particulièrement vulnérables comme, par exemple, les enfants.
Un point essentiel à l'ordre du jour "environnement et santé" pour les années à venir sera un remaniement complet du système communautaire de gestion des risques présentés par les substances chimiques. Il faudra également accorder une large place à une stratégie thématique pour la réduction des risques provenant des pesticides.
La mise en uvre de la directive-cadre sur l'eau adoptée en 2000 et des autres législations en vigueur sera au premier plan des efforts déployés pour préserver la qualité de l'eau dans l'UE, et l'accent sera mis de la même manière sur le problème des nuisances sonores, lorsque la directive-cadre sur le bruit aura été adoptée par le Conseil et le Parlement européen. Une stratégie thématique relative à la qualité de l'air permettra de surveiller l'efficacité des normes existantes et de mettre à jour les lacunes et les priorités d'action future.
La Commission européenne a adopté en février 2001 un livre vert sur une politique intégrée des produits (PIP) et un livre blanc exposant la stratégie pour une future politique communautaire dans le domaine des substances chimiques.
Lobjectif principal du livre vert est d'améliorer la performance environnementale d'un large éventail de produits durant tout leur cycle de vie.
Lobjectif principal du livre blanc est d'assurer un niveau élevé de protection de la santé humaine et de l'environnement, tout en garantissant le bon fonctionnement du marché intérieur et en stimulant l'innovation et la compétitivité de l'industrie chimique.
La Décision N°1296/1999/CE du Parlement européen et du Conseil portant adoption dun programme daction communautaire relatif aux maladies liées à la pollution dans le cadre de laction dans le domaine de la santé publique a été prorogé par la Décision N°521/2001/CE du Parlement européen et du Conseil.
Lobjectif principal de ce programme de travail est de lutter contre les maladies qui sont causées, déclenchées ou aggravées par la pollution de lenvironnement.
Les domaines suivants sont ceux fixés par la Décision et ils assurent la cohérence
avec le nouveau programme de santé publique qui définit trois objectifs principaux:
Améliorer l'information et l'analyse en matière de santé publique
Réagir rapidement aux menaces pour la santé
Agir sur les déterminants de la santé par la promotion de la santé, la réduction
des risques et la prévention des maladies
Lensemble de ces actions ne peut quassurer un cadre cohérent et focalisé au processus de préparation du NEHAP belge.
Définitions, principes et champ dapplication du NEHAP.
Définitions utilisées dans le NEHAP.
La santé et lenvironnement sont des concepts qui doivent être définis en fonction du contexte où ils sont employés. Pour ce Plan, les définitions suivantes proposées par lOMS ont été adoptées.
Encart 8 : Définition de la santé
« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité. »
OMS, 1946
Encart 9: Définition de la promotion de la santé
La promotion de la santé est le processus qui confère aux populations les moyens d'assurer un plus grand contrôle sur leur propre santé, et d'améliorer celle-ci. Cette démarche relève d'un concept définissant la "santé" comme la mesure dans laquelle un groupe ou un individu peut d'une part, réaliser ses ambitions et satisfaire ses besoins et, d'autre part, évoluer avec le milieu ou s'adapter à celui-ci. La santé est donc perçue comme une ressource de la vie quotidienne, et non comme le but de la vie; il s'agit d'un concept positif mettant en valeur les ressources sociales et individuelles, ainsi que les capacités physiques. Ainsi donc, la promotion de la santé ne relève pas seulement du secteur sanitaire : elle dépasse les modes de vie sains pour viser le bien-être.
OMS, Ottawa, 1986
Encart 10 : Définition de la santé environnementale
« La santé environnementale recouvre les aspects de la santé humaine, y compris la qualité de la vie, qui sont déterminés par les facteurs physiques, biologiques, sociaux et psychosociaux de lenvironnement. Celui-ci comprend les aspects théoriques et pratiques de lévaluation, de la correction, du contrôle et de la prévention des facteurs environnementaux qui peuvent potentiellement affecter de manière adverse la santé des générations présentes et futures ».
OMS, 1993
La définition de la promotion de la santé, introduit un lien évident avec lenvironnement pris au sens large et donne également une base aux recommandations qui seront proposées dans ce plan.
La définition de la santé environnementale sert à délimiter létendue du NEHAP.
Lenvironnement comprend lair, les sols, leau, la flore, la faune, tous les organismes autres quhumain, les écosystèmes, les paysages et le climat. En plus de cela, précisons que :
Lair intérieur et extérieur sont pris en compte
Les déterminants de la santé liés aux habitudes de vie ne sont pas repris (alcool, tabac, habitudes alimentaires,
) car dépendant plus de la sphère sociale.
Les effets psychosociaux liés aux dégradations de lenvironnement (bruit et odeur) sont repris.
Il faut cependant rappeler que ces déterminants sont fondamentaux.
Les principes évoqués dans le NEHAP
Le NEHAP doit être réalisé en conformité avec les principes communément acceptés et appliqués dans la politique internationale de lenvironnement et celle de la santé.
Les définitions des principes appliqués dans le NEHAP ont été reprises du MiNa Plan (1997-2001) de la Région flamande ainsi que de la Charte sur les transports, lenvironnement et la santé de lOMS-Europe (Londres, 1999).
Encart 11 : Définition des principes repris dans le NEHAP
Les trois premiers principes justifient les actions et mesures à prendre en santé environnementale et sont présentés dans leur ordre historique dapparition.
LE PRINCIPE DU «POLLUEUR-PAYEUR»
Le principe du pollueur-payeur est sans nul doute le plus ancien et aussi le plus connu des principes. Il énonce que quiconque cause un dommage ou une perturbation de l'environnement doit prendre en charge les frais liés aux opérations d'assainissement ou de rétablissement de la situation de départ. Néanmoins, il arrive que dans certaines situations, les dommages soient trop importants ou ne puissent être exprimés en argent. Le principe doit donc être nuancé : le pollueur ne doit négliger aucun effort pour prévenir la pollution avant que de payer pour les atteintes à l'environnement. L'application de ce principe ne peut donc avoir pour effet dautoriser toute pollution pouvant être couverte en termes financiers.
LE PRINCIPE DE PREVENTION
Le principe de prévention ou de l'action préventive signifie que les dommages environnementaux doivent être évités. La réparation des dommages n'est pas une solution à préconiser.
LE PRINCIPE DE PRECAUTION
Il implique que l'on nattende pas qu'un consensus scientifique soit réalisé sur le lien causal entre une pollution et certains effets pour s'attaquer à un problème éventuel ; des indications sérieuses suffisent. En agissant de la sorte, des dommages beaucoup plus graves et irréversibles peuvent souvent être évités.
Le principe de précaution signifie, en fait, qu'il faut éviter toute charge inutile pour l'environnement.
Les trois derniers principes sattachent plus à la façon dappliquer les actions et mesures en santé environnementale.
PRINCIPE DE CORRECTION A LA SOURCE
Lorsqu'il s'agit de résoudre les problèmes, un choix doit être opéré entre différents types de mesures. Nous trouvons d'une part, les mesures ciblées sur la source et, d'autre part, les mesures ciblées sur les effets. Les mesures orientées sur la source s'attaquent au problème là où il est généré.
La préférence doit être donnée à cette dernière catégorie de mesures : plus l'on se rapproche de la source, mieux il sera possible de maîtriser le problème, plus réduit sera le risque d'apparition d'effets irréversibles, plus la responsabilité de l'auteur des problèmes sera évidente et moins élevés seront généralement les coûts.
PRINCIPE DEQUITE
Tout un chacun doit pouvoir tirer parti des effets bénéfiques (
) sur la santé et les effets néfastes ne doivent pas frapper de façon disproportionnée certains groupes de la population, en particulier les enfants, les femmes, les handicapés et les exclus, certaines générations ou certaines régions.
PRINCIPE DE SUBSIDIARITE
Il faudrait prendre les décisions et les mesures touchant à la gestion des activités(
) à léchelon administratif adéquat et à un niveau aussi proche que possible des citoyens.
Ces principes constituent le noyau même de la politique de développement durable et ils sont à la base de nombreux textes internationaux dans le domaine de l'environnement ainsi que de la politique environnementale européenne.
Le traité instituant les Communautés européennes explique en son article 174 que la politique de la Communauté dans le domaine de lenvironnement « est fondée sur les principes de précaution et daction préventive, sur le principe de la correction, par priorité à la source, des atteintes à lenvironnement et sur le principe de pollueur-payeur ».
Dans les conclusions de la Présidence du Conseil européen de Nice en décembre 2000, « Le Conseil européen affirme la nécessité de mettre en uvre rapidement et complètement les principes introduits par le traité d'Amsterdam qui prévoit un haut niveau de protection de la santé humaine dans la définition et la mise en uvre de toutes les politiques et actions de la Communauté. Dans ce contexte, le Conseil européen prend note de la résolution du Conseil sur le principe de précaution. »
Cette résolution, dont des extraits sont repris à lencart 13, introduit une extension significative à lapplication du principe de précaution qui était jusquici évoquée principalement dans le domaine environnemental.
Encart 12 : Extraits de la résolution du Conseil européen sur le principe de précaution
« Le Conseil,
A. considérant que le Traité CE prévoit dans ses principes que l'action de la Communauté doit viser un niveau élevé de protection de la santé humaine, des consommateurs et de l'environnement et que ces objectifs doivent être intégrés dans les politiques et actions de l'Union européenne ;
B. considérant que le Traité reconnaît, dans son Article 174, paragraphe 2, que le principe de précaution fait partie des principes à prendre en compte dans la politique de la Communauté dans le domaine de l'environnement ; considérant que ce principe est également applicable à la santé humaine, aussi que dans les domaines zoo et phytosanitaires ;(
)
3. constate que le principe de précaution s'affirme progressivement en tant que principe de droit international dans les domaines de la protection de la santé et de l'environnement ;(
)
5. considère quau regard du droit international, la Communauté et les États membres ont le droit d'établir le niveau de protection qu'ils estiment approprié dans le cadre de la gestion du risque ; quils peuvent, pour atteindre cet objectif, prendre des mesures appropriées au titre du principe de précaution ; et qu'il n'est pas toujours possible de définir à l'avance le niveau de protection approprié pour toutes les situations ;
6. estime nécessaire de définir les lignes directrices du recours au principe de précaution pour en clarifier les modalités d'application ;
7. considère qu'il y a lieu de recourir au principe de précaution dès lors que la possibilité deffets nocifs sur la santé ou l'environnement est identifiée et quune évaluation scientifique préliminaire sur la base des données disponibles, ne permet pas de conclure avec certitude sur le niveau de risque ; (
)
21. estime que les décisions prises au titre du principe de précaution doivent être réexaminées en fonction de l'évolution des connaissances scientifiques. A cette fin, le suivi des effets de ces décisions doit être assuré et des recherches complémentaires doivent être menées pour réduire le niveau d'incertitude ; (
)».
Nice, 2000
La Cour de justice des Communautés européennes et le Tribunal de première instance ont déjà commencé à développer une jurisprudence relative à ce principe dans leur arrêt du 5 mai 1998 (aff. C-157/96 et C-180/96) repris le 16 juillet 1998 (aff. T-199/96).
Champ dapplication du NEHAP
Les facteurs de santé environnementale ne constituent bien sûr quune partie des facteurs influençant létat de santé de chaque individu. Celle-ci est aussi déterminée par lhérédité génétique, les circonstances économiques et le statut social, le cadre de vie global et en particulier, le style de vie mené, etc. Le NEHAP nest donc pas un plan englobant lensemble des mesures pouvant contribuer à la protection et à la promotion de la santé et du bien-être général de la population. Il a plutôt pour vocation dêtre un cadre de référence rassemblant les actions tendant à prévenir, réduire, voire à éliminer des risques liés à la santé environnementale, en prenant en compte notamment létat actuel de certains travaux scientifiques et en recourant, si cela savère nécessaire, au principe de précaution.
Le NEHAP marque ainsi la volonté de lensemble des acteurs publics dutiliser au mieux les moyens existants par le biais dobjectifs communs, dune coopération renforcée voire de mesures communes.
Encart 13 : Les acteurs et partenaires du NEHAP selon lOMS-Europe
Les participants aux efforts visant à améliorer lenvironnement et la santé devraient notamment être :
les pouvoirs publics ;
les responsables à tous les niveaux, des secteurs intéressés, y compris lagriculture, la défense, léducation, lemploi, lénergie, les finances, lalimentation, le logement, lindustrie, laménagement du territoire et les transports ;
les organisations non gouvernementales, y compris les associations professionnelles, les syndicats, les organismes professionnels et techniques, les groupes de défense, les associations de consommateurs et les citoyens ;
les entreprises, grandes et petites, des secteurs public et privé ;
les médias et les services de relations publiques et dinformation ;
les universités, les centres de recherche et les organismes scientifiques ; et
les organisations internationales.
Overview of the environment and health in europe in the 1990s, Executive summary
OMS background paper Londres, 1999
Les collectivités régionales et locales sont donc des acteurs importants de lapplication pratique des NEHAP. Dans leur mise en uvre, la société civile est considérée comme un partenaire incontournable et doit pouvoir, chaque fois que possible, participer à la prise de décision.
Encart 14 : Les finalités du NEHAP selon lOMS-Europe
De nombreux acteurs, donc, y compris ceux qui appartiennent aux différents secteurs économiques et au grand public, ont un rôle à jouer pour que l'on puisse réaliser l'objectif d'un environnement propice à la santé. Leurs responsabilités respectives dans le processus décisionnel doivent être clairement définies, avec en toile de fond trois buts principaux :
améliorer la collaboration à tous les niveaux entre les secteurs de la santé publique et de la protection de l'environnement, ainsi qu'entre ces deux secteurs principaux et d'autres acteurs essentiels tels que les sphères économiques;
améliorer la collaboration entre les autorités nationales, régionales et locales, pour veiller à ce que les responsabilités soient assumées au bon niveau et de manière coordonnée; et
faire participer le public au processus décisionnel, chaque fois que possible et à tous les niveaux appropriés.
Helsinki, 1994
Le présent projet de NEHAP, en employant la définition précitée de la santé environnementale, souhaite aussi insister sur la nécessité dune approche et dune action multidisciplinaire et multi-sectorielle. Ainsi en concertation avec les pouvoirs publics, chaque secteur ou groupe cible concerné (transport, ménages, agriculture, entreprise, tourisme) doit sassurer que ses activités et sa production ne présentent pas de répercussions négatives sur la santé et le bien-être de la population.
Encart 15 : Les tâches du NEHAP selon lOMS-Europe
« Les pouvoirs publics ont trois tâches essentielles :
amélioration des moyens daction en matière denvironnement et de santé ;
élaboration dune stratégie de mise en uvre dun plan daction national pour la santé environnementale; et
gestion continue du cadre dapplication du plan daction national. »
Overview of the environment and health in europe in the 1990s, Executive summary
OMS background paper Londres, 1999
Le NEHAP belge n'est pas une action isolée. Le plan s'inscrit dans le cadre d'une politique déjà en cours ; il poursuit le développement de réalisations du passé et donne de nouvelles impulsions pour combler des lacunes existantes et satisfaire des besoins constatés. D'une manière générale, trois axes se dessinent, notamment les actions stratégiques ciblées sur la prévention primaire, les politiques dont la nature a plutôt un caractère de prévention secondaire et, enfin, les mesures d'assainissement (curatives).
Elaboration et structure du NEHAP belge.
Elaboration du NEHAP belge.
Lengagement pris à Helsinki par lEtat belge de rédiger un NEHAP était presque contemporain à la réforme institutionnelle de 1993 qui règla la répartition des compétences denvironnement et de santé entre lAutorité fédérale, les Régions et les Communautés.
La plupart des matières qui pouvaient être inclues étant communes à ces trois niveaux de pouvoir, il a dabord fallu déterminer le forum permettant dassocier au mieux les divers acteurs publics potentiellement impliqués.
Cest le Groupe Directeur Santé - Environnement (GDSE) du Comité de Coordination de la Politique Internationale de lEnvironnement (CCPIE) créé par lAccord de coopération du 05 avril 1995 (voir RENV _Ref512402543 \w \h \* FUSIONFORMAT 2.3. Les mecanismes de coopération et de coordination concernant la sante et lenvironnement) qui élabora le projet de structure du NEHAP pour lEtat belge et ses composantes.
Encart 16 : Les étapes rencontrées par les pouvoirs publics dans lélaboration dun NEHAP
« La plupart des pays ont suivi, en principe, un processus de planification en sept étapes :
engagement des gouvernements daller de lavant
évaluation de la situation en matière dhygiène de lenvironnement
consultation du public
stratégie de mise en uvre
cadre de planification
position du gouvernement sur les mesures prioritaires
rédaction finale et adoption dun plan daction. »
Overview of the environment and health in europe in the 1990s, Executive summary
OMS Background paper Londres, 1999
Après ladoption de ce projet de structure en mars 1999, le Groupe Directeur institua un Comité de Rédaction de 12 membres représentant les administrations compétentes en matière de santé et denvironnement : lAutorité fédérale, les Régions et les Communautés. Le Comité de Rédaction fut chargé de recueillir et de rassembler les contributions des niveaux de pouvoir impliqués, et dassurer la cohérence du projet de NEHAP, tant sur le fond que sur la forme, avec l'aval du Groupe Directeur et des ministres compétents en la matière.
Le Comité de Rédaction se réunit
.. fois entre août 1999 et XX 2001 et présenta lavant-projet de NEHAP au Groupe Directeur qui adopta celui le
.
Le 1er projet de NEHAP fut adopté le
par une Conférence Interministérielle mixte Environnement-Santé (CIMES). Il a cours pour une période prenant fin à la tenue de la 4ème Conférence ministérielle Environnement Santé de lOMS-Europe à Budapest ( juin 2004) et sera évalué et, si nécessaire, révisé à la fin de la 1ère moitié de cette période.
Lanalyse présentée en 1999 à la Conférence de Londres sur lexpérience des Etats européens concluait que « les plans daction nationaux devraient être conçus pour être mis en uvre étape par étape ; ils devraient être fondés sur une conception de projet réalisable, économiquement abordable et donnant des résultats mesurables ; la mise en uvre devrait respecter une date butoir ; et il faudrait mettre en place une stratégie permettant, si besoin est, dactualiser le plan pour tenir compte de lévolution de la situation ».
Préalable au NEHAP belge
Le NEHAP belge sefforce de tenir compte des connaissances existantes des affections, maladies causées ou potentiellement causées par des facteurs environnementaux et sur les instruments, les synergies et mesures qui sont disponibles pour sen prémunir. Les divers thèmes répertoriés par le NEHAP ont été abordés dune part sous langle des facteurs environnementaux et dautre part sous celui de limportance relative des divers groupes cibles concernés par la santé environnementale. Cette approche permet de tenir compte du fait que les objectifs et mesures définis par le NEHAP ne sont pas uniquement de la compétence des pouvoirs publics responsables de lenvironnement et de la santé. La politique des transports est un des exemples que lon peut citer à cet égard.
Les rédacteurs se sont basés sur trois élements pour lélaboration du NEHAP :
Les données Santé-Environnement contenues dans les différents rapports officiels de lOMS.
lEHAPE adopté par la Conférence ministérielle dHelsinki et les NEHAP déjà adoptés par dautres Etats membres de lOMS .
Les plans « thématiques » élaborés par les Régions, les Communautés et lAutorité fédérale :
Il sagit pour la Région flamande du MINA Plan 1997-2001 et de lUrgentieplan concernant les mesures pour diminuer les nuisances lumineuses. La version 2002-2006 contiendra un thème « Les troubles dus à la lumière » et développera la thématique Environnement-Santé telles qu expliquée dans le NEHAP.
Pour la Région wallonne, le Plan dEnvironnement pour le Développement Durable (PEDD) 1995-2000 et ses évaluations par la DGRNE (DCE) en 1999 et en 2000, ainsi que le Plan wallon des déchets « Horizon 2010 » ont servis de base à leur contribution.
La Région de Bruxelles-Capitale sest quant à elle appuyée sur le Plan Régional de Développement (PRD), sur le Plan de prévention et de gestion des déchets 1997-2002, sur le Plan de lutte contre le bruit 1999-2004, sur le Plan Air et Energie (en préparation), sur le maillage vert (en préparation) et sur le Plan Iris.
Le programme quinquennal de promotion de la santé de la Communauté française Wallonie-Bruxelles 1998-2003.
Enfin ,en ce qui concerne lAutorité fédérale, le lien est effectué avec le 1er Plan Fédéral de Développement Durable 2000-2004.
Dautres plans existent qui peuvent agir sur des composants de la santé environnementale. La prise en compte de ces plans a amené à ajouter à la structure classique, entre autres, la lutte contre le bruit, la politique de produits, les substances chimiques et les organismes génétiquement modifiés.
Lensemble de ces considérations a finalement amené à concevoir le NEHAP belge en quatre documents distincts.
Document I : un cadre de référence
Le premier document (200 pages) a deux objectifs :
Cest dune part un état des lieux en matière de santé environnementale en Belgique
Par ailleurs, au-delà de cet aspect « inventaire » de la situation, il donne les actions et mesures futures développées par chaque niveau de compétence.
Sa structure suit une logique en deux temps :
Il commence tout dabord par donner les différents contextes :
Historique (chapitre 1) en rappelant les engagements pris par la Belgique.
Institutionnel (chapitre 2) en décrivant qui soccupe dans la Belgique fédérale de santé et/ou denvironnement.
Scientifique (chapitre 3) en montrant ce que lon connaît des influences de lenvironnement sur la santé et en rapellant certaines bases théoriques de lanalyse et de la gestion du risque.
En tenant compte entre autres de ces contextes, les politiques de santé environnementale sont alors envisagées par quatre approches complémentaires :
Outil (chapitre 4) qui reprend les outils les plus communément employés.
Domaine (Chapitre 5) qui visualise les actions et mesures que ces outils ont permises, qui sont en cours ou qui sont à proposer dans chacun des domaines investigués.
Public cible (Chapitre 6) qui souligne nettement la transversalité que demande le NEHAP
International (Chapitre 7) qui met en avant les partenariats internationaux en santé environnementale.
Document II : une synthèse
Ce document de synthèse (15 pages) permet une compréhension rapide mais simplifiée du contenu du document I et met en avant les conclusions qui sen dégagent et qui servent de base au troisième document.
Document III : des recommandations
Ce document constitue le coeur du plan (15 pages) dans le sens où il est basé sur lanalyse de la situation belge, sur les expériences étrangères et sur la consultation des acteurs sociétaux. Il donne les recommandations et propositions qui serviront de cadre de références aux actions que prendront les acteurs en santé environnementale dans les années à venir.
Document IV : linformation au public
Chapitre 2 : Le contexte institutionnel
Les compétences en matière denvironnement et de santé.
Introduction : la Belgique est un Etat fédéral
De 1830 à 1970, l'Etat belge fut un Etat unitaire décentralisé. Ce choix reposait sur le principe de l'unité de législation et de gouvernement pour l'ensemble du territoire belge. La Constitution, promulguée en février 1831, édictait en effet dans son article 25 que : « tous les pouvoirs émanent de la Nation (belge) ».
Deux niveaux décentralisés de pouvoir avaient toutefois été reconnus par le pouvoir constituant : les communes et les neufs provinces.
Celles-ci exerçaient les compétences dexécution qui leur étaient dévolues par le pouvoir central tout en demeurant sous sa tutelle.
Depuis 1970, la Constitution belge a connu cinq révisions successives (1970, 1980, 1988-89,1993 et 2001).
Ces révisions ont profondément modifié la structure unitaire de l'Etat et ont affirmé le caractère fédéral de la Belgique.
Larticle premier de la Constitution du 17 février 1994 est la concrétisation du processus de réforme de lEtat entamé en 1970. Il énonce que : « La Belgique est un Etat fédéral qui se compose des communautés et des régions » (voir figure 2.1).
Ces entités fédérées disposent d'institutions politiques propres (voir figure 2.2) : un parlement monocaméral, un gouvernement et une administration. Leurs actes normatifs prennent la forme de décrets (excepté pour la Région de Bruxelles-capitale qui agit par ordonnances1) qui ont un effet et une valeur juridique identique à celle de la loi fédérale.
Les articles 2 et 3 de la Constitution précisent quil y a trois Communautés : la Communauté française, la Communauté flamande et la Communauté germanophone et trois Régions: la Région wallonne, la Région flamande et la Région Bruxelles Capitale. Il est à noter que les institutions de la Communauté flamande exercent aussi les compétences de la Région flamande.
Figure 2. SEQ Figure \* ARABE \s 1 1. et 2.2. Organisation de l'état fédéral belge
Les institutions communautaires sont rattachées à des matières concernant les personnes telles que la culture, lenseignement, la santé, laide aux personnes, etc.
Les institutions régionales sont quant à elle liées à des matières touchant à un territoire telles que lenvironnement, laménagement du territoire et lurbanisme, la politique économique, lagriculture, lemploi, etc.
Suivant cette logique, la politique de santé est ainsi gérée par lAutorité fédérale et les trois Communautés auxquelles il faut ajouter la Commission Communautaire Commune de la Région de Bruxelles-Capitale (voir infra).
Les matières environnementales sont quant à elles de la responsabilité des trois Régions en association, pour un nombre limité de sujet, avec lAutorité fédérale. (voir figure 2.3)
Figure 2.3. Les institutions compétentes dans les domaines de l'environnement et de la santé
Les conflits dintérêts et de compétence
Le fonctionnement quotidien dun système fédéral de gouvernement nécessite une concertation et une collaboration permanentes entre les différents niveaux de pouvoir. Le respect du principe de loyauté fédérale, consacré par larticle 143 de la Constitution, ne suffit pas à éviter lexistence de conflits dintérêts et de compétence entre les diverses entités composant lEtat belge.
Les conflits dintérêts
Il y a un conflit dintérêts lorsque lassemblée ou le gouvernement dune entité sestime gravement lésé par une décision, une absence de décision ou un projet de décision émanant dune autre entité.
Dans lattente de ladoption de la loi spéciale2 prévue par larticle 143§3 de la Constitution, lorganisme principal en charge de la prévention et du règlement des conflits dintérêts est le Comité de Concertation Gouvernement fédéral - Gouvernements régionaux et communautaires. Ce dernier est
composé de 12 ministres répartis paritairement du point de vue linguistique et du point de vue des entités ;
saisi par le Premier Ministre, un Ministre-Président régional ou communautaire ou le Président dune assemblée ;
tenu de prendre une décision par voie de consensus dans les 60 jours qui suivent sa saisine. Si un consensus nest pas atteint lentité concernée peut poursuivre la mise en uvre de la décision incriminée ;
En vue dassurer la concertation et la coopération entre les entités, le comité de concertation a créé en son sein des Conférences Interministérielles. Il existe ainsi une Conférence Interministérielle de lEnvironnement (CIE) et une Conférence Interministérielle de la Santé Publique (CISP) qui rassemblent les ministres compétents dans ces domaines.
En ce qui concerne les conflits dintérêts entre assemblées, en lattente de la loi spéciale (article 143§2 de la constitution) devant régler les modalités de mise en uvre de cette compétence, cest au sein du comité de concertation par voie de consensus que le conflit devra être résolu.
Les conflits de compétence
Un conflit de compétence survient lorsquune assemblée ou un exécutif souhaite agir dans un domaine particulier et quune autre entité estime cette action comme une ingérence dans ses compétences propres.
La prévention de ces conflits est du ressort de la section de législation du Conseil dEtat qui émet obligatoirement un avis motivé sur la question de la répartition des compétences lors des avants-projets de loi, décrets, ordonnances ou arrêtés réglementaires.
Si le Conseil dEtat estime que le texte quil examine nest pas conforme à la répartition des compétences, il renvoie celui-ci au Comité de concertation qui devra statuer par voie de consensus dans les 40 jours.
Si cette dernière instance considère quil y a bien un conflit de compétence, elle demandera à lentité concernée de corriger ou damender le texte incriminé afin de mettre fin à ce conflit. En cas dabsence de décision au sein du comité de concertation, lentité concernée peut continuer la procédure dadoption du texte.
Le règlement des conflits de compétence est quant à lui assuré par la Cour dArbitrage. Dans les 6 mois qui suivent la publication de la norme litigieuse, la Cour peut être saisie par un gouvernement, le président dun parlement à la demande dau moins deux tiers des membres de celui-ci et par une personne physique ou morale justifiant dun intérêt, cette personne devant préalablement prouver quelle est réellement lésée par la norme contestée. Si la Cour constate lexistence dun excès de compétence, elle annulera par voie darrêt, en tout ou en partie et avec effet rétroactif partiel ou total, la norme ayant fait lobjet du recours.
Quelques caractéristiques importantes du fédéralisme belge
Le fédéralisme belge est dit de « dissociation », les entités fédérées exerçant des compétences soustraites progressivement au pouvoir central.
Absence de hiérarchie de normes entre la loi (fédérale), le décret et lordonnance (entités fédérées) : les normes fédérales ne sont donc pas supérieures aux normes régionales et communautaires3.
Prolongement des compétences internes des Régions et Communautés sur le plan international.
La répartition des compétences est essentiellement fondée sur la règle de lattribution à un niveau de pouvoir déterminé, le fédéralisme belge a peu recours au système des compétences concurrentes tel quil existe dans dautres Etats fédéraux.
La répartition des compétences denvironnement et de santé entre lAutorité fédérale, les Régions et les Communautés dans lordre juridique interne.
La répartition des compétences est expliquée dans cette section en ne prenant en compte que celles exercées au sein de lordre juridique interne.
La politique environnementale
La Loi spéciale du 08 août 1980, en son article 6 §1er II et III, tel que révisé en 1988 et 1993, déclare les Régions compétentes en matière de :
Protection de lenvironnement, ce qui comprend la politique des déchets et la police des établissements dangereux, insalubres et incommodes, et la politique de leau.
Conservation de la nature et la chasse.
Les Régions exercent leurs compétences sur leur territoire régional respectif dans le respect des normes européennes et internationales existantes et des règles fédérales.
Il existe une série dexceptions à cette compétence générale attribuée par la Loi spéciale aux Régions.
LAutorité fédérale reste compétente, soit de manière exclusive, soit en commun avec les Régions, dans les matières suivantes :
Létablissement des normes de produits qui recouvrent lensemble des prescriptions que doit remplir, notamment sur le plan environnemental, un produit avant sa mise sur le marché. Le pouvoir fédéral demeure seul responsable en ce qui concerne les éco-labels et les écotaxes. La Loi spéciale a prévu dassocier les Régions à lélaboration de la réglementation fédérale en cette matière. En outre, ces normes résultant de plus en plus de lactivité normative de lUnion européenne, les assemblées régionales recevront, par lintermédiaire de lAutorité fédérale, les propositions de Directives et de Règlements et donneront leur avis sur ces dernières.
Le transit des déchets tel que défini, par les autorités européennes, comme le transit sur le territoire dun Etat membre de déchets provenant de, et destinés à létranger. Le transit des déchets entre les trois Régions nest donc pas concerné par cette disposition. Cette matière, qui fait lobjet du Règlement européen 259/93, a donné lieu à la conclusion de lAccord de coopération du 26 octobre 1994 qui coordonne « la politique dimportation, dexportation et de transit des déchets » et détermine lapplication en droit belge du Règlement susnommé. Les Régions sont associées à lélaboration de la réglementation fédérale en cette matière. Une procédure, analogue à celle prévue pour les normes de produits, est dapplication en ce qui concerne les propositions de Règlements ou de Directives de lUnion européenne.
La protection de lenvironnement et de la population contre les radiations ionisantes en ce compris les déchets radioactifs. Cet aspect de la politique environnementale et de santé est lié à la compétence fédérale exclusive concernant le cycle des combustibles nucléaires tel quédicté par larticle 6 §1er VII de la Loi spéciale.
La coordination de la politique internationale de lenvironnement et la transposition et/ou lapplication en droit belge de certains textes législatifs environnementaux de lUnion européenne (voir RENV _Ref512416012 \w \h \* FUSIONFORMAT 2.3. Les mécanismes de coopération et de coordination concernant la santé et lenvironnement ).
La prévention des atteintes à lenvironnement, des intoxications et des dommages à la santé dus aux produits chimiques en ce compris les pesticides.
La protection de lenvironnement et de la diversité biologique dans les eaux territoriales et sur le plateau continental.
Les mesures de police interne concernant la protection du travail dans les établissements dangereux, insalubres et incommodes, cette exception est de la compétence du Ministère fédéral de lEmploi et du Travail.
Limportation, lexportation et le transit des espèces végétales non indigènes ainsi que des espèces animales non indigènes y compris leurs dépouilles, cette exception est de la compétence du Ministère fédéral de lAgriculture.
La fabrication, le commerce et la détention darmes de chasse.
La figure 2.4 reprend les institutions compétentes dans le domaine de lenvironnement en Belgique.
Figure 2.4. Les institutions compétentes dans le domaine de lenvironnement
La politique de santé.
Principes de base de lexercice des compétences
La Loi spéciale du 08 août 1980, en son article 5 §1er I, déclare les Communautés compétentes en ce qui concerne :
La politique de dispensation des soins dans et au dehors des institutions de soins.
Léducation sanitaire ainsi que les activités et services de médecine préventive.
Les Communautés doivent exercer ces compétences dans le respect des normes européennes et internationales existantes.
LAutorité fédérale est donc compétente pour tous les autres aspects de la politique de la santé qui nont pas été expressément attribués aux Communautés.
Par ailleurs, il existe au bénéfice de lAutorité fédérale une série dexceptions aux compétences communautaires de santé. Celle-ci reste exclusivement compétente, dans les matières suivantes:
La législation organique concernant la politique de dispensation de soins dans et au dehors des institutions de soins.
Le financement et lexploitation de la politique de dispensation de soins lorsquelle est organisée par une loi organique.
Lassurance maladie-invalidité.
Les règles de base du financement de linfrastructure nécessaire à la dispensation des soins en ce compris lappareillage médical lourd.
Des règles de base relatives à la programmation de la politique de dispensation des soins.
Des normes dagréation nationales uniquement si celles-ci peuvent avoir une répercussion sur les 4 exceptions précédentes.
La détermination des conditions et de la désignation comme hôpital universitaire conformément à la législation sur les hôpitaux.
Léducation sanitaire et la médecine préventive concernant les mesures prophylactiques nationales.
Larticle 138 de la Constitution donne la possibilité à la Communauté française de transférer, au moyen dun décret, lexercice de certaines de ses compétences au bénéfice dautres institutions francophones.
Depuis le 01er janvier 1994, la Communauté française demeure seule compétente pour, principalement, les hôpitaux universitaires, le CHU de Liège, les missions de lOffice de la Naissance et de lEnfance (ONE) ainsi que léducation sanitaire et les activités et services de médecine préventive.
Toutes ses autres compétences dans le domaine de la santé et de laide aux personnes sont exercées par la Région wallonne et la Commission Communautaire française de la Région de Bruxelles-Capitale.
La figure 2.5 reprend les institutions compétentes dans le domaine de la santé en Belgique.
Figure 2.5. Les institutions compétentes dans le domaine de la santé
Lexercice des compétences sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale
Le pouvoir constituant ayant considéré que la politique de santé était rattachée aux personnes et non à un territoire donné, plusieurs institutions sont donc titulaires du pouvoir dédicter des normes légales sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale (voir figure 2.6.) :
LAutorité fédérale pour les matières évoquées ci-dessus.
La Communauté flamande en ce qui concerne les matières dévolues par larticle 5 #1er I de la loi spéciale pour les institutions qui en raison de leur organisation sont considérées comme unilingue néerlandais. La Communauté peut déléguer dans ce domaine des compétences dordre uniquement réglementaire à la Commission Communautaire flamande de la Région de Bruxelles-Capitale (VGC).
La Communauté française pour les hôpitaux universitaires, lONE, léducation sanitaire ainsi que les activités et services de médecine préventive, pour les institutions qui, en raison de leur organisation, sont considérées comme unilingue français.
La Commission Communautaire Commune de la Région de Bruxelles-Capitale (CCC-GGC) est compétente pour les matières dites « bi-personnalisables » cest à dire celles qui, en raison, de leur organisation ne peuvent pas être considérées comme exclusivement unilingue français ou néerlandais. Celles-ci sont subdivisées en deux grands domaines : la santé et laide aux personnes. En matière de santé, il faut distinguer la médecine préventive couvrant la promotion de la santé, les soins à domicile, les services de santé mentale, la médecine du travail, les vaccins facultatifs (hépatite B par exemple) de lhygiène publique et de la médecine curative au niveau de lapplication des normes de programmation et dagrément des institutions hospitalières et des initiatives dhabitations protégées.
La Commission Communautaire française de la Région de Bruxelles-Capitale (COCOF) est compétente dans les domaines de la politique de la Santé et de lAide aux Personnes depuis la mise en oeuvre de larticle 138 de la Constitution, par le biais des décrets du 19 et 22 juillet 1993. Dans ce cadre, la COCOF a pu développer une politique visant à promouvoir la santé sur son territoire. Celle-ci vise à développer des conditions favorables à la santé en se préoccupant tout autant des structures de soins que des autres facteurs linfluençant comme par exemple la vie sociale, la qualité des espaces publics. La COCOF a ainsi cherché à développer les soins ambulatoires, à mettre en place de nouvelles législations ou à reformuler les anciennes, à augmenter les budgets disponibles et donc par-là à revaloriser les rémunérations des travailleurs de la santé.
La Commission Communautaire flamande de la Région de Bruxelles-Capitale (VGC) a des compétences limitées. La plupart des matières sanitaires concernant les néerlandophones de Bruxelles sont du ressort de lAutorité fédérale, de la Communauté flamande ou de la Commission Communautaire Commune. En accord avec ces deux dernières, elle prend part à lamélioration et à la prévention sanitaire. Le rôle de la VGC est plutôt complémentaire à celui de la Communauté flamande et se concentre surtout sur les problématiques et aspects typiques aux métropoles. Elle peut appuyer des projets pilotes ou aider des initiatives innovantes à se créer dans lespoir que celles-ci seront reconnues par une autorité supérieure. La VGC formule donc ses propres priorités.
Figure 2.6. Exercice des compétences santé sur le territoire de Bruxelles-capitale
Lexercice des compétences sur le territoire de la Communauté germanophone
Les neuf communes constituant le territoire de la Communauté germanophone sont, en terme de compétences régionales, parties intégrantes de la Région wallonne.
Il en résulte la répartition des compétences suivante :
La Communauté germanophone est compétente pour les matières personnalisables (article 5 §1er I et II de la Loi spéciale du 8 août 1980), ce qui recouvre la politique de dispensation des soins, l'éducation sanitaire ainsi que les activités et services de médecine préventive, à l'exception des mesures prophylactiques nationales.
La Région wallonne ny exerce donc pas les compétences transférées par la Communauté française, en vertu de larticle 138 de la Constitution et des décrets du 19 et 22 juillet 1993.
La Communauté germanophone, à une exception près, n'a pas de compétences pour les matières denvironnement et de conservation de la nature.
Un Accord de coopération entre la Communauté germanophone et la Région wallonne la rend en effet compétente pour les matières concernant la préservation des monuments et sites (réserves naturelles).
La répartition des compétences denvironnement et de santé entre lAutorité fédérale, les Régions et les Communautés dans le domaine des relations internationales
La répartition des compétences est expliquée dans cette section en fonction de lexercice par la Belgique de sa souveraineté dans le domaine des relations internationales.
Selon la Cour dArbitrage, les relations internationales donnent lieu à lexercice parallèle de compétences exclusives entre lEtat fédéral et les entités fédérées.
Le principe de la continuation sur le plan international des compétences internes ayant été consacré par le Constituant, le problème de la cohérence de laction internationale de la Belgique se posait car le droit international public ne connaît, sauf exception, que la personnalité juridique des Etats.
La Loi spéciale du 05 mai 1993 prévoit ainsi la possibilité pour lEtat fédéral de suspendre la conclusion dun traité par une entité fédérée ainsi que celle de se substituer, sous des conditions strictes et limitatives, à une entité fédérée responsable dune condamnation de lEtat belge par une juridiction internationale ou supranationale.
Le Constituant a aussi prévu la conclusion obligatoire des deux Accords de coopération entre lEtat fédéral et les entités fédérées. Le premier en date du 08 mars 1994 (MB 17-11-94) concerne la représentation de la Belgique au sein du Conseil des Ministres de lUnion européenne. Le second est lAccord-cadre du 30 juin 1994 (MB 19-11-94) concernant les organisations internationales poursuivant des activités relevant de compétences mixtes. Vu le caractère spécifique du domaine environnemental, lEtat fédéral et les trois Régions ont conclu le 05 avril 1995 (MB 13-12-95) un Accord de coopération distinct sur la politique internationale de lenvironnement (voir RENV _Ref493407403 \r \* FUSIONFORMAT 2.3.1 ).
Le pouvoir résiduel.
Il sagit là des compétences qui ne sont attribuées ni à lAutorité fédérale, ni aux entités fédérées, ou celles qui peuvent apparaître, après lattribution explicite des compétences aux différents niveaux de pouvoir.
Larticle 35 de la Constitution prévoit le transfert de celui-ci aux entités fédérées.
Cette disposition entrera en vigueur lorsque la Constitution aura établi la liste des matières de la compétence exclusive de lEtat fédéral et lorsquune Loi spéciale aura défini les modalités dexercice du pouvoir résiduel par les entités fédérées.
Ces dispositions nayant pas encore été mises en uvre, les compétences résiduelles continuent donc à relever de lAutorité fédérale. Toute matière qui nest pas expressément attribuée par la Constitution et/ou une Loi spéciale aux entités fédérées est donc gérée par lEtat fédéral.
Les administrations et agences gouvernementales spécifiques en matière denvironnement et de santé
Les administrations et agences gouvernementales sont décrites suivant la même logique pour les compétences denvironnement et de santé de chaque niveau de pouvoir :
en les situant sur un organigramme de leur niveau de pouvoir.
en les décrivant succinctement : mention du statut, rappel des références des Lois, Ordonnances, Décrets ou arrêtés de leur création, énoncé des missions.
en mentionnant les organes consultatifs (organe administratif tel un comité, un conseil, une commission,
)quelles consultent obligatoirement ou facultativement dans le cadre de leurs missions.
LAutorité fédérale
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La Direction générale de la Protection civile du Ministère de lIntérieur se charge de la coordination des opérations et de la gestion des ressources humaines et établit les plans d'urgence et d'intervention. Sa mission principale est dassurer la sécurité et la salubrité publiques ce qui signifie qu'en cas de catastrophes, l'aide urgente nécessaire doit être fournie à la population.
LAgence fédérale de Contrôle nucléaire (AFCN) est un établissement public, doté de la personnalité juridique, établi par la loi du 15 avril 1994 et sous la tutelle du ministre de lintérieur.
LAgence a comme mission (articles 14 à 27 de la même loi) de veiller à ce que la population et lenvironnement soient protégés dune manière efficace contre le danger des rayonnements ionisants.
LAgence est pleinement opérationnelle depuis le 1er septembre 2001.
Son champ dapplication est plus vaste que par le passé et couvre pratiquement toutes les activités humaines et les situations impliquant un risque résultant de lexposition aux rayonnements ionisants, et ce au niveau de la protection tant des travailleurs que du public et de lenvironnement. En particulier, les risques associés à la radioactivité naturelle (par exemple, le radon) sont intégrés dans la réglementation. Il est à noter quune réglementation spécifique mais similaire sapplique au domaine militaire. De même, une grande partie des dispositions générales relatives à la médecine du travail figurent dans dautres arrêtés royaux et appartiennent à la compétence des fonctionnaires du Ministère de lemploi et du travail. La description détaillée du plan durgence national pour des accidents nucléaires fait également lobjet dun arrêté séparé.
L'ONDRAF est un organisme public créé en 1980 pour gérer les déchets radioactifs en Belgique et dont les missions sont fixées par la loi. Ses missions sont définies par l'arrêté royal du 30 mars 1981 et complétées par l'arrêté royal du 16 octobre 1991, qui doit lui-même être adapté aux nouvelles dispositions de la loi du 12 décembre 1997. Responsable de tous les déchets radioactifs présents sur le territoire belge, l'ONDRAF a pour tâche de mettre au point une gestion cohérente et sûre de ces déchets, laquelle comprend les aspects suivants :
prévention, limitation, tri, identification
traitement
entreposage provisoire
gestion à long terme
transport
des missions de démantèlement, d'inventaire et de gestion des matières fissiles enrichies.
Pour ce qui concerne le NEHAP, 3 acteurs du Ministère fédéral de l'Emploi et du Travail sont plus particulièrement impliqués :
L'Administration de l'hygiène et de la médecine du travail
Elle assure la surveillance de l'application des lois et arrêtés concernant la protection de la santé du travailleur et, plus globalement de son bien-être. A ce titre, elle intervient auprès des employeurs par ses services d'inspection pour imposer le suivi de la réglementation et promouvoir les bonnes pratiques professionnelles.
L'Administration de la sécurité du travail
De algemene opdracht van dit administratie omvat het bevorderen van:
de veiligheid van de werknemers, de aanpassing van de arbeid aan de mens en de verbetering van de arbeidsvoorwaarden
de bescherming van de werknemers en van het publiek bij het in dienst stellen en het gebruik van gevaarlijke machines, materieel en toestellen
de voorkoming van zware ongevallen waarbij gevaarlijke stoffen betrokken zijn
La Division de l'humanisation et de la promotion du travail (anciennement Commissariat général à la promotion du travail) de lAdministration des services généraux et de la communication.
Elle a pour objectif de réduire la fréquence et la gravité des accidents du travail, des maladies professionnelles et autres affections liées au travail par des méthodes positives (information sur les réglementations en vigueur, mise en valeur des entreprises exemplaires en la matière, diffusion d'information sur des expériences intéressantes, soutien de projets-pilotes).
Elle a également pour mission d'étudier l'évolution du monde du travail dans ses aspects liés aux conditions de vie et de travail des personnes et de susciter la réflexion sur les problèmes de société que cette évolution peut créer.
Son action est complémentaire à celle de l'Administration de l'hygiène et de la médecine du travail et de l'Administration de la sécurité du travail qui conçoivent les réglementations, en assurent l'application, mais ont aussi également une mission d'information fondamentale.
Le Ministère fédéral des Affaires Sociales, de la Santé Publique et de lEnvironnement a été instauré par les Arrêtés royaux du 12 décembre 1994 et du 7 avril 1995, il est le résultat de la fusion de divers départements préexistants.
Le conseil des ministres du 20 juillet 2000, dans le cadre de la réforme de la fonction publique fédérale, a décidé la mise en place dun Service Public fédéral Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire, Environnement et Protection de la consommation.
Le domaine de lenvironnement
Les Services fédéraux pour les affaires environnementales comprend :
( Le Service « relations Affaires internationales et coordination » assure la coordination des matières environnementales entre les différentes instances fédérales, ainsi qu'entre les Autorités fédérales et régionales, et ce le plus souvent dans le prolongement des conventions internationales ou à la lumière des développements intervenus dans le cadre des institutions internationales. Il assure le secrétariat du Comité de coordination de la Politique internationale de l'environnement (CCPIE), du Groupe de coordination gaz à effet de serre et de la Conférence Interministérielle de l'Environnement (CIE). Il prépare, participe et assure le suivi des dossiers environnementaux internationaux .
( Le Service Maîtrise des Risques assure la gestion des compétences en matière de transit des déchets tel que défini par le Règlement 259/93 de lUnion européenne. Il assure la prévention des atteintes à lenvironnement, des intoxications et dommages causés à la santé et à lenvironnement par les produits chimiques et substances et préparations dangereuses, y compris les pesticides non agricoles.
( Le Service « Norme de Produits » est chargé de lattribution des labels écologiques (écolabels). Il promulgue les normes auxquelles les produits doivent répondre du point de vue de la protection contre les nuisances notamment sonores, la pollution de lair, de leau, des sols.
( Le service « Maîtrise des risques » assure la gestion des compétences en matière de transit des déchets tel que défini par le Règlement 259/93 de lUnion européenne. Il a également pour mission la préparation et la mise en uvre de la politique internationale et nationale des produits chimiques via :
lévaluation des risques, tenant compte du cycle de vie complet, des substances existantes et nouvelles,
la gestion des risques, à savoir :
linterdiction de la mise sur le marché et dutilisation des substances et préparations dangereuses en tant que telles mais également dans les articles de consommation les contenants,
la classification et létiquetage des substances et préparations dangereuses,
lautorisation des biocides,
des conventions internationales (ex : POPs, PIC)
Parallèlement à ces différentes missions, le service participe au niveau européen à lélaboration de la stratégie pour la future politique dans le domaine des produits chimiques.
( Le service «Inspection fédérale de lenvironnement » assure entre autres le respect des législations spécifiques aux substances et préparations dangereuses ainsi que la prévention relative aux accidents pouvant se produire avec ce type de produits notamment via le contrôle de la notification des préparations dangereuses au Centre Anti-Poison.
Le domaine de la santé
Le service des Relations internationales :
Outre le concept classique des missions à létranger, des accords bilatéraux et des programmes de boursiers, le service des Relations internationales oriente ses activités selon deux axes : la coordination et linformation.
En raison de lévolution du contexte national et des instances internationales, il sappuie en effet sur une vision globale couvrant à la fois la coordination et la préparation des activités internationales ainsi que le tri, la validation et lanalyse des informations tant nationales quinternationales.
De manière concrète, le service assure les contacts permanents avec lOrganisation mondiale de la Santé, le suivi des réunions du Conseil de lEurope et le relais vers lUnion européenne, entre autres le Conseil des ministres européens de la Santé.
Dans le cadre spécifique des liens santé-environnement, le service des Relations internationales a ainsi joué un rôle actif dans le processus des conférences ministérielles de lOMS/Europe environnement-santé (voir chapitre 1) et a suivi le programme de lUnion européenne sur les maladies liées à lenvironnement.
Par ailleurs, en vue de renouveler le cadre daction international de la politique de santé publique et denglober le concept de « Santé pour tous », le service est actuellement en train de développer différents outils et activités liées aux défis de la société future (ex. gestion dun réseau des centres collaborateurs OMS et des écoles et centres de santé publique ; élaboration des « Cahiers des Relations internationales » dont le but est de comparer les grandes problématiques de santé publique dans la Région européenne ; etc).
LAdministration de la Protection de la Santé regroupe :
( LInspection de la Pharmacie veille à ce que la population puisse disposer de médicaments présentant les garanties requises d'efficacité, d'innocuité, de qualité, qu'il s'agisse de médicaments immunologiques, radiopharmaceutiques, homéopathiques, de dérivés du sang humain ou d'autres médicaments. En outre, les médicaments à usage vétérinaire et des produits aussi variés que le matériel médical stérile, les prothèses internes, les contraceptifs et les désinfectants font également l'objet de sa surveillance. Les contrôles portent sur tous les échelons de la distribution, du producteur au pharmacien d'officine ou d'hôpital, voire au vétérinaire tenant dépôt.
Une partie de ce service est appelée à faire partie de lAgence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire.
( LInspection des Denrées Alimentaires a pour mission principale la protection de la santé des consommateurs en ce qui concerne les denrées alimentaires et les produits de consommation (cosmétiques, tabac, détergents, produits de nettoyage, emballages, jouets, aérosols,...). Cette mission consiste en l'élaboration et l'actualisation de la législation alimentaire.. Elle assure la surveillance du respect de cette législation par divers contrôles et analyses. Le service reçoit les plaintes et fournit des informations aux consommateurs. . Ce service est appelé à faire partie de lAgence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire.
LAdministration des soins de Santé :
Cette administration élabore le cadre légal des établissements de soins du pays ainsi que les règles spécifiques qui régissent la fixation du prix de la journée d'hospitalisation, le budget des moyens financiers, et le quota des journées d'hospitalisation des hôpitaux et services hospitaliers. Elle rédige la législation relative à l'exercice de l'art de guérir, de l'art infirmier et des professions paramédicales.
Elle comprend notamment :
( La Direction de l'Art de guérir.
( La Direction de la Politique des soins de santé.
( La Direction de la comptabilité et de la gestion des hôpitaux
LAdministration de lexpertise médicale.
Elle exécute toutes sortes d'expertises médicales pour les fonctionnaires et autres personnes.
LInstitut Scientifique de la Santé Publique- (ISP).
LISP est un établissement scientifique de lEtat dépendant du Ministère en vertu de lArrêté Royal du 6 mars 1968.
LISP est divisé en trois grands départements spécialisés :
Le département microbiologie comprend les sections bactériologie, standardisation biologique, virologie, mycologie, biosécurité et biotechnologies.
Le département pharmaco-bromatologie avec les sections médicaments, denrées alimentaires, produits de consommation et radioactivité.
Le département épidémiologie-toxicologie rassemblant les sections épidémiologie, toxicologie et biologie clinique.
LAgence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire (AFSCA).
LAFSCA a été créé par la loi du 4 février 2000 et est placée sous la responsabilité du ministre fédéral de la santé publique. Elle est compétente pour :
le contrôle, lexamen et lexpertise des denrées alimentaires et de leurs matières premières à tous les stades de la chaîne alimentaire
le contrôle et lexpertise de la production, de la transformation, de la conservation, du transport, du commerce, de limportation, de lexportation et des sites de production, de transformation, demballage, de négoce, dentreposage et de vente des produits alimentaires et de leurs matières premières
loctroi dagréments et des autorisations liées à lexécution de sa mission
lintégration et lélaboration de systèmes didentification et de traçage des denrées alimentaires et de leurs matières premières dans la chaîne alimentaire et du contrôle de celle-ci
la collecte, le classement, la gestion, larchivage et la diffusion de toute information relative à sa mission
lélaboration et la mise en uvre dune politique de prévention, de sensibilisation et dinformation
la surveillance du respect de la législation relative à tous les maillons de la chaîne alimentaire.
Les organes consultatifs
Conseil supérieur dHygiène
Conseil national des établissements hospitaliers
Commission Consultative des denrées alimentaires
Conseil Fédéral de Développement Durable
Conseil de Biosécurité
Académie Royale de Médecine
Conseil Supérieur de la Génétique
Conseil national de lart infirmier
Conseil supérieur des médecins spécialistes et des médecins généralistes
Conseil national du sang
Conseil de lart dentaire
Commission nationale dévaluation interruption volontaire de grossesse
Chambre pour les médicaments à usage humain
Comité fédéral de lallaitement maternel
Cellule de la politique de la drogue
Comité consultatif de bioéthique
La Communauté flamande
INCORPORER OrgPlusWOPX.4
Le domaine de lenvironnement
Administration de l'Environnement, de la Nature, des Sols et des Eaux (AMINAL)
AMINAL a été créé à la suite de l'approbation de l'organigramme du Ministère de la Communauté flamande par l'Arrêté du Gouvernement flamand du 8 décembre 1994.
L'action d'AMINAL a pour but d'améliorer la qualité de l'environnement et de protéger la nature et l'héritage écologique ; elle soccupe aussi de la gestion des eaux et de l'infrastructure nécessaire, de l'élaboration des politiques et de la rédaction des décrets relatifs à la sauvegarde et à l'amélioration de la qualité de l'environnement.
Comme départements concernés citons : la Direction générale, la Section Eaux, l'Inspection environnementale, les Permis d'environnement, la Politique générale concernant l'environnement et la nature, l'Europe et l'Environnement, la Nature, les Forêts et les Espaces verts ainsi que les Sols.
Administration de l'Aménagement du Territoire, du Logement, des Monuments et des Sites (AROHM)
AROHM mène une politique cohérente et durable axée sur :
une politique socialement fondée, ciblée sur la qualité des logements,
un aménagement du territoire qualitatif, viable et tourné vers l'avenir,
une politique intégrée de conservation de l'héritage culturel, en guise de contribution à la qualité du cadre de vie en Flandre.
la Société flamande de l'Environnement (VMM)
VMM est un organisme para-régional de type A, créé par le Décret relatif à la politique administrative du 12/12/90 (MB 21/12/90). Son but est de mesurer, en permanence, la qualité de l'eau et de l'air. A cet effet, la Société gère des réseaux de mesure de la qualité des eaux de surface, des charges polluantes des eaux usées déversées et de la qualité de l'air ambiant ; les résultats des mesures sont introduits dans une base de données qui fait partie de la banque de données environnementales flamande et sont publiés dans des rapports annuels.
La Société utilise les résultats des mesures comme base d'un planning à long terme de l'épuration des eaux. Elle assure la surveillance de l'état des lieux par bassin versant et réalise une série de mesures insérées dans les Programmes généraux d'épuration des eaux (AWP).
Les AWP constituent, à leur tour, l'une des bases des programmes d'investissement dans l'infrastructure intercommunale de l'épuration des eaux (collecteurs auxquels sont raccordés les égouts communaux et les installations d'épuration), établis par la VMM. VMM élabore un programme d'investissement pour la construction ou l'aménagement des égouts communaux et des petites installations d'épuration pour lesquels la Région flamande accorde des subventions aux administrations communales.
VMM fixe et perçoit aussi la taxe sur les eaux usées (les fonds ainsi récoltés sont affectés au fonds "MINA") et rédige les rapports Environnement et Nature en Flandre (MIRA).
La Société terrienne flamande (VLM - LIENHYPERTEXTE http://www.vlm.be http://www.vlm.be)
VLM est un organisme para-régional de type B, créé par le Décret du 21/12/88 portant création de la Société flamande terrienne (MB 29/12/88), tel que modifié par le décret du 12/12/90 relatif à la politique administrative (MB 21/12/90).
Les activités de la VLM se situent dans les domaines suivants :
le remembrement qui vise la restructuration des zones agricoles de telle manière que la superficie agraire puisse être utilisée aussi efficacement que possible.
L'aménagement rural dans le contexte de zones de projets qui doit aboutir à une approche planifiée et intégrée de l'aménagement et ce pour toutes les fonctions et activités se situant dans les espaces ouverts ou non bâtis.
Des projets d'aménagement de la nature menés dans le but de concrétiser le Réseau écologique flamand ainsi que les zones vertes, zones de parc, zones tampons et zones forestières des plans généraux d'aménagement.
La banque de lisier qui a un rôle important à remplir dans la préservation de la qualité des espaces ouverts, notamment pour prévenir toute forme d'épandage excessif de lisier, pour éviter la décharge et le déversement de lisier et afin de promouvoir les débouchés écologiques pour le lisier.
La banque de données des sols qui fournit en continu des informations sur les espaces nécessaires pour permettre une préparation cohérente des projets et des stratégies destinées à sauvegarder et renforcer les rares espaces ouverts en Flandre.
Le Système d'informations géographique flamand (GIS) qui gère un Centre logistique chargé de la préparation de la stratégie appliquée et intervient aussi comme centre de services et qui fait office de chef de file et de catalyseur au sein de GIS Flandre.
Société publique des déchets pour la Région flamande (OVAM - LIENHYPERTEXTE http://www.ovam.be http://www.ovam.be)
OVAM est un organisme para-régional de type A, créé par le Décret du 2/7/81 relatif à la prévention et à la gestion des déchets (MB 25/7/8l).
En ce qui concerne les déchets, OVAM
Dresse des plans d'exécution sectoriels et en organise le contrôle.
Prépare les programmes nécessaires en exécution des directives européennes et les met en uvre.
Assure le suivi de la politique de prévention et de recyclage et met en uvre cette dernière.
Sensibilise, informe la population au sujet des taxes environnementales sur l'élimination des déchets et perçoit les dites taxes.
Contrôle l'exécution du décret, à l'exception des activités soumises à autorisation.
En ce qui concerne les sols
OVAM identifie, inventorie, analyse et assainit les sols pollués qui constituent un risque pour l'environnement ou la santé publique et prévient de nouvelles pollutions.
Institut flamand pour la recherche technologique (VITO - LIENHYPERTEXTE http://www.emis.vito.be http://www.emis.vito.be)
VITO a été créé par le Décret du 23/1/91 (MB 8/2/91), complété par le Décret du 25/6/92 (MB 11 /7/92) et par le Décret d'Innovation du 6/5/99.
VITO effectue des recherches scientifiques destinées à étayer la stratégie des pouvoirs publics et émet des avis technico-scientifiques.
Les organes consultatifs
Commission consultative Redevances sur les excédents de lisier (VLM)
Commission consultative Réserves naturelles
Commission consultative Réserves forestières (par province)
Commission d'enquête spéciale Pollution de l'air par les substances dangereuses
Comité central et comités provinciaux Pêche du Fonds pour la pêche
Commission Déchets d'origine animale (OVAM)
Commission pour l'application du Plan d'abattage des chevreuils
Commission de Rénovation rurale (VLM)
Commissions consultatives Remembrement pour chaque projet de remembrement (VLM)
Commission de coordination Remembrement pour chaque projet de remembrement (VLM)
Commission consultative concernant les Taxes environnementales sur les déchets (OVAM)
Commission Contentieux Marchés publics du département Environnement et Infrastructure (GECOLIN)
Commission régionale des Permis d'environnement
Commission internationale pour la protection de la Meuse (VMM)
Commission internationale pour la protection de l'Escaut (VMM)
Comités d'Aménagement rural pour chaque projet en la matière (VMM) (avec ses sections provinciales)
Conseil Environnement et Nature Flandre (MINA-Raad)
Comité des projets d'Aménagement de la nature pour chaque projet en la matière (VLM)
Commission des projets d'Aménagement de la nature pour chaque projet en la matière (VLM)
Commissions provinciales de Coordination Economie de l'eau
Commissions provinciales Permis environnementaux
Groupe directeur pour la problématique du Lisier (VLM)
Groupes directeurs pour chaque projet d'Aménagement rural (VLM)
Conseil supérieur flamand des Forêts
Conseil supérieur flamand de la Chasse
Conseil supérieur flamand de la Pêche de rivière
Conseil supérieur flamand pour la Conservation de la nature
Commission consultative Contentieux.
Le domaine de la santé
Administration Soins de Santé (Administratie gezondheiszorg)
Le département Soins de santé préventifs et sociaux de l'administration des Soins de santé donne des avis et contrôle notamment les aspects sanitaires de la réglementation environnementale flamande (VLAREM). Elle émet aussi des avis sur l'aspect Population dans le cadre des études d'impact sur l'environnement (EIE). Elle contrôle aussi la qualité de l'eau destinée à la consommation humaine, de l'eau de puits et des eaux récréatives, l'hygiène des logements, l'hygiène hospitalière, les terrains de camping et les cimetières. Une restructuration du service est en cours, une attention accrue étant accordée aux tâches de préparation et d'évaluation de la politique menée.
Institut flamand de promotion de la Santé (VIG)
En qualité de centre d'expertise, le VIG prend en charge
le soutien général et la coordination de l'exécution de la politique menée ;
la gestion de la qualité des programmes à mettre en uvre ;
le développement de nouvelles stratégies et le soutien aux programmes ou matériels dans la perspective des priorités fixées ; notamment :
en assurant, sur le terrain, le suivi de la recherche scientifique appliquée et en stimulant ladite recherche
en organisant la concertation avec les différents acteurs et secteurs concernés afin de faciliter la mise en place d'une politique intégrée au niveau local.
Les organes publics à compétence d'avis
( Conseil flamand de la santé (VGR)
Le VGR émet, de sa propre initiative ou à la demande du Gouvernement flamand en l'occurrence le Ministre compétent pour la politique de santé ou du Parlement flamand, des avis portant sur toutes les matières liées à la santé.
Le VGR peut créer des groupes de travail (temporaires) qui préparent les avis à l'échelon sectoriel ou ad hoc. A l'heure actuelle, deux groupes de travail fonctionnent dans ce contexte ; ils préparent des avis concrétisant le lien environnement santé, notamment le groupe de travail « santé et environnement physique / chimique » et le groupe de travail « santé et environnement psychosocial ».
Les avis émis sont approuvés par l'assemblée plénière et ils sont rendus publics (en ce compris l'intégration dans le rapport annuel) après communication au Gouvernement flamand et au Parlement flamand.
La Région de Bruxelles-Capitale
INCORPORER OrgPlusWOPX.4
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Le domaine de lenvironnement.
Institut Bruxellois pour la Gestion de l'Environnement (IBGE - LIENHYPERTEXTE "http://www.ibgebim.be" http://www.ibgebim.be)
( L'IBGE est un para-régional de type A, sous la tutelle du Ministre Régional de l'Environnement (Arrêté Royal du 8 mars 1989). Son objectif majeur est de gérer l'environnement d'une manière globale et intégrée. Il a comme mission de développer tous les instruments nécessaires à l'administration de l'environnement de la Région. Cela permet de gérer l'environnement d'une ville région en associant à la fois une approche globale et des actions sectorielles dans un souci d'efficacité et en évitant que les améliorations entreprises ne génèrent des détériorations dans d'autres domaines ou des discordances entre les diverses stratégies. Les instruments se basent sur les approches suivantes :
Rassemblement de linformation (mesures, enquêtes, recherche)
Analyse des données (Etat de lEnvironnement, etc.)
Définition des stratégies et planification des actions
Gestion intégrée
Intervention sur le terrain (autorisations et permis, études dincidences, contrôle et surveillance)
Information, sensibilisation, formation.
Cette approche "intégrée" se base sur les principes de :
Partenariat, avec les entreprises, les associations, les autres administrations ou régions et surtout les habitants ;
Transparence, par une large diffusion des informations ;
Transversalité, qui implique lutilisation de techniques diverses aussi bien pour analyser la situation que pour proposer des solutions ;
Efficacité et proximité.
( Une interface santé et environnement fut créée début 1999 et localisée dans lObservatoire des Données de lEnvironnement de lIBGE. Elle vise à intégrer les approches en instaurant une transversalité. Linterface santé et environnement a pour missions :
Didentifier les acteurs concernés par la problématique et détablir des liens entre les structures existantes et les experts concernés et compétents ;
Didentifier et de localiser les données de santé et denvironnement, de les analyser et de les confronter ;
De développer des réflexions stratégiques, de définir des priorités daction et de soutenir ou dorienter les politiques de gestion de lenvironnement urbain et ainsi de participer au développement dune politique urbaine intégrée et durable.
Bruxelles Propreté, Agence Régionale pour la Propreté (ARP)
Créé en vertu de l'Ordonnance du 19 juillet 1990, l'ARP est un organisme para-régional de type A sous la tutelle du Ministre de l'Environnement. Ces missions comprennent :
L'enlèvement et le traitement des immondices ;
La participation à la préparation, l'établissement et la mise en uvre de la planification de l'élimination des déchets bruxellois en partenariat avec l'IBGE et l'exécution totale ou partielle de la politique des déchets à la demande du Gouvernement ;
Diverses missions de nettoyage de la voirie communale, de la voie publique et de ses abords et lélimination des déchets dentreprises à la demande de communes, de pouvoirs publics et dentreprises.
Les organes consultatifs
( Conseil de l'Environnement pour la Région de Bruxelles-Capitale.
( Collège de l'Environnement.
( Commission d'Agréation en matière de Déchets Toxiques.
( Collège des Délégués du Conseil de lEnvironnement.
Le domaine de la santé
Commission Communautaire Commune (CCC-GGC)
( Conformément à larticle136 de la Constitution, la CCC-GGC exerce une mission de concertation et de coordination entre les deux communautés (loi spéciale sur les institutions bruxelloises du 12 janvier 1989). Elle dépend de deux ministres de tutelle et est lentité fédérée compétente, sur le territoire bilingue de Bruxelles-Capitale, pour les matières dites « bi-personnalisables ».
Les institutions bicommunautaires sont toutes les institutions publiques (communes, CPAS, hôpitaux publics,
) et les institutions privées qui nont pas fait le choix dêtre considérées comme « mono communautaires ». La CCC-GGC exerce également certaines compétences de lancienne Province de Brabant.
( LObservatoire de la Santé est un service à gestion séparée de la CCC-GGC. Selon l'Ordonnance du 27 avril 1995, lObservatoire de la Santé a pour missions de collecter, traiter et diffuser les informations nécessaires à lélaboration dune politique coordonnée de la santé sur le territoire de la Région Bruxelles Capitale.
LObservatoire de la santé (et prochainement aussi de laction sociale) est un outil pour élaborer des politiques sociales et de santé publique cohérentes et pour évaluer limpact de ces politiques sur la qualité de vie des habitants de la région de Bruxelles-Capitale.
En matière de santé, ses objectifs sont :
Rassembler linformation concernant les caractéristiques socio-sanitaires de la population, lévaluation de limpact de différents déterminants sur la santé des habitants (dont les aspects sociaux et environnementaux sont prépondérants) et lévaluation des politiques socio-sanitaires menées:
Traiter et diffuser les informations auprès de tous les acteurs concernés en particulier via la réalisation dun Tableau de bord annuel de la santé des bruxellois, synthétisant lensemble des informations.
Promouvoir la coordination des actions menées et stimuler les partenariats entre les intervenants de terrain et la population, le monde scientifique et les décideurs.
Commission Communautaire française (COCOF)
Différentes institutions et associations uvrant dans le domaine de la santé relèvent de ses compétences : il sagit principalement des services de santé mentale, des associations de santé intégrée (maisons médicales), des centres de coordination de soins et services à domicile, des initiatives dhabitations protégées, des services actifs en matière de toxicomanies, des centres de Télé Accueil, des hôpitaux...
Enfin, elle a mis en place un Conseil consultatif bruxellois francophone de lAide aux Personnes et de la Santé.
Commission Communautaire flamande (VGC)
La VGC joue aussi, directement, un rôle important à Bruxelles en ce qui concerne lamélioration et la prévention sanitaire, mais en accord avec les autres Autorités.
Depuis quelques années, la VGC est traitée par la Communauté flamande comme les provinces flamandes, du moins en ce qui concerne les principales actions de prévention.
De cette façon, ont été créés au sein de ladministration même le LOGO (concertation de santé bruxelloise) et le Brussels Overleg Middelengebruik (concertation bruxelloise toxicomanies)qui sont deux institutions agréées et subsidiées par la Communauté flamande.
Les organes consultatifs
( Conseil consultatif bruxellois francophone de lAide aux personnes et de la Santé.
( Conseil consultatif de la Santé et de lAide aux personnes de la Commission Communautaire Commune.
( Advieswerkgroep Gezondheidszorg.
( Le Conseil Bruxellois du Bien-être (Brusselse Welzijnsraad).
La Région wallonne
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Le domaine de lenvironnement.
La Direction générale des Ressources naturelles et de l'environnement (DGRNE - LIENHYPERTEXTE "http://www.wallonie.be/dgrne" http://www.wallonie.be/dgrne)
La DGRNE a été créée à la suite de l'approbation de l'organigramme du Ministère de la Région wallonne tel que publié dans l'arrêté du Gouvernement wallon fixant le cadre du personnel du 12 septembre 1984 (M.B. 23.10.1984).
La DGRNE est en charge de politiques aussi importantes pour la Wallonie que la conservation de la nature et de l'environnement, les déchets, la gestion du sous-sol ainsi que la gestion et l'exploitation des ressources naturelles que sont l'eau et les forêts.
Pour mener à bien celles-ci, elle dispose de six divisions organiques et de services généraux assurant la coordination et la logistique :
La Division de l'Eau assure la protection tant qualitative que quantitative des eaux souterraines et de surface et mène des actions visant leur utilisation et leur valorisation : production, distribution et épuration. Elle est également en charge de la gestion des cours d'eau non navigables ( lutte contre les inondations et aménagement des berges ) ainsi que de l'établissement de la taxe sur les rejets des eaux usées industrielles et domestiques et des taxes sur le prélèvement des eaux souterraines et potabilisables.
La Division de la Nature et des Forêts est chargée de promouvoir et de faire respecter la nature en tant que biosystème et de privilégier le rôle multifonctionnel de la forêt. Elle regroupe les différents services chargés de gérer les ressources forestières, la nature, les espaces verts, la chasse et la pêche.
Le Centre de Recherche de la Nature, des Forêts et du Bois réunit une série de compétences relatives à la génétique forestière, la gestion de la faune et de la flore, la conservation de la nature et de sa biodiversité. Il apporte son appui par une recherche appliquée spécifique et par de nombreuses collaborations internationales.
La Division de la Police de l'Environnement recherche et poursuit les délits environnementaux en mettant en uvre les procédures administratives et judiciaires prévues. Elle prend également en charge le service S.O.S POLLUTIONS dont la mission consiste à intervenir d'urgence, 24 h sur 24, en cas de pollution constituant une menace grave pour un écosystème.
L'Office wallon des Déchets, mis en place en 1991, compte, dans ses attributions, la taxation des déchets en Région wallonne, l'instruction des demandes d'autorisations, d'agréments et d'enregistrements relatives aux opérations de gestion de déchets, l'instruction des dossiers de subsidiation aux pouvoirs subordonnés ou encore, celle des demandes d'indemnisation des dommages causés par des déchets. Il poursuit également une série de missions de contrôle.
La Division des Préventions et des Autorisations s'est dotée du permis d'environnement en instaurant une autorisation unique pour tous les aspects environnementaux et urbanistiques. Elle gère aussi les ressources du sous-sol et assure l'application de la législation spécifique aux établissements dangereux, insalubres ou incommodes ( mines, carrières, terrils, explosifs, recherche et exploitation du pétrole et gaz combustibles ). Elle est également en charge des dossiers de lutte contre le bruit et la pollution atmosphérique
Les services généraux sont composés de la Direction de la Logistique (budget, personnel,
), du Service Informatique et de la Direction de la Coordination de l'Environnement.Cette dernière poursuit une série de missions visant notamment à promouvoir l'intégration de l'environnement dans les autres politiques menées par la Région wallonne. Elle est aussi responsable de la réalisation d'un état de l'environnement wallon et de la coordination des dossiers interrégionaux et internationaux.
La Direction générale de l'Aménagement du Territoire, du Logement et du Patrimoine (DGATLP)
La DGATLP assure la gestion du territoire wallon et, en particulier, du cadre de vie de ses habitants. Les divisions qui la composent se complètent dans la gestion du patrimoine bâti et non bâti de la Région wallonne.
La DGATLP se compose de 4 divisions :
La Division de l'Aménagement et de l'Urbanisme est chargée d'organiser au sol le développement des activités publiques et privées, en veillant à leur coexistence harmonieuse. Elle assure la requalification des diverses parties du territoire menacées de déséquilibre ou d'abandon. La Division de l'Aménagement et de l'Urbanisme est composée d'une administration centrale et de services déconcentrés dans les provinces.
La Division du Logement met en uvre diverses mesures incitatives, tant auprès des particuliers que des secteurs privé ou public, en vue de redynamiser le parc immobilier.
La Division du Patrimoine poursuit la tâche d'inventaire et de classement du patrimoine monumental de la Région wallonne. Au sein de cette division, la Direction de l'Archéologie exécute des fouilles programmées et de sauvetage et assure leur coordination ainsi que leur contrôle.
La Division de l'Observatoire de l'Habitat harmonise les missions des trois autres divisions, mène des études et des enquêtes et évalue les résultats des politiques mises en uvre.
Parmi les sociétés et organismes publics d'intérêt régional, plusieurs jouent un rôle en matière d'environnement notamment:
La SPAQuE (Société Publique d'Aide à la Qualité de l'Environnement)
La SPAQuE, société anonyme publique, a été constituée le 13 mars 1991 (ses statuts ont été publiés au Moniteur belge le 8 mai 1991), et ses missions de base sont précisées à l'article 39 du décret du 27 juin 1996 (M.B. 02.08.1996). elle a pour champ d'action les aspects gestion et investissements en matière d'élimination / traitement des déchets de toute nature. La décision du Gouvernement wallon du 11 mars 1999 et le contrat de service entre la Région wallonne et la SPAQuE du 29 avril 1999 précisent ses missions.
Actuellement, la SPAQuE est principalement active, en collaboration avec la DGRNE et l'ISSeP, dans :
( la gestion des centres d'enfouissement techniques (CET) anciennes décharges et de leur planification
( la gestion des sites d'activité économique désaffectés
( la participation dans le capital des infrastructures de gestion des déchets (missions déléguées et prises de participation)
( la sensibilisation et l'information de la population en matière d'enfouissement, au cours des enquêtes publiques notamment
( la gestion du fonds de réhabilitation des sites radio-actifs
( l'Observatoire des technologies environnementales
( le suivi des études en matière de santé publique et environnement
( la gestion des sols
L'ISSeP (Institut Scientifique de Service Public)
L'ISSeP, para régional de type A, a été créé par le décret du 07 juin 1990 (M.B. 16.10.1990) complété par le décret du 9 avril 1998 (M.B. 06.05.1998) et ses missions précisées par deux arrêtés du Gouvernement wallon du 27 mai 1999 (M.B. 18.08.1999).
L'ISSeP est :
( Un établissement de recherche et développement
( Un centre de projets industriels
( Un laboratoire d'essais, d'expertises et d'analyses
L'ISSeP effectue des recherches scientifiques en support des politiques environnementales et joue un rôle important en matière de laboratoire de référence.
La SPGE (Société Publique de Gestion de l'Eau)
La SPGE, société anonyme publique, a été créée par décret le 15 avril 1999 (M.B. 22.06.1999).
Ses missions prioritaires telles que définies dans le contrat de gestion entre le Gouvernement wallon et la SPGE du 29 février 2000 (M.B. 29.03.2000), sont les suivantes :
( assurer la protection des captages et exécuter le programme de protection des captages
( assurer la réalisation complète des stations d'épuration et des collecteurs nécessaires à l'assainissement des agglomérations de plus de 2.000 EH. L'exploitation des stations d'épuration existantes est également du ressort de la SPGE.
( assurer une coordination rigoureuse entre l'égouttage prioritaire et l'assainissement public dans la réalisation des travaux d'égouttage prioritaires
( réaliser les études nécessaires en vue d'uniformiser le calcul des coûts et de pouvoir dégager une structure de prix de revient de l'eau qui concourra à la transparence dans les prix de facturation de l'eau fournis par la distribution publique.
La SWDE (Société Wallonne de Distribution d'Eau)
La SWDE, organisme pararégional de type B (au sens de la loi du 16 mars 1954), est une société civile qui a emprunté la forme d'une société coopérative à responsabilité limitée. Elle a été créée par le décret du 23 avril 1986 (M.B. 11.10.1986). Le décret du 7 mars 2001 (M.B. 17.03.2001) portant réforme de la SWDE précise ses missions qui s'exercent exclusivement sur le territoire de la Région wallonne : la production d'eau, la distribution d'eau par canalisations, la protection des ressources d'eau potabilisable, la réalisation de toute obligation née des impératifs légaux et réglementaires afférents au cycle de l'eau, l'exécution des tâches confiées aux distributeurs d'eau dans le cadre de la taxe sur le déversement des eaux usées industrielles et domestiques, les prestations de nature sociale ou humanitaire à effectuer en matière d'approvisionnement en eau potable.
Les organes consultatifs
Comité consultatif pour la prévention et la gestion des déchets
Conseil wallon de lenvironnement et du développement durable
Commission des déchets
Commission dagrément en matière de déchets
Commission davis pour lexploitation des carrières
Commission davis concernant la valorisation des terrils
Commission consultative pour la protection des eaux contre la pollution
Commission de recours contre les décisions relatives au déversement des eaux usées
Commission de recours du droit à linformation
Comité wallon de démergement
Conseil supérieur wallon de la Conservation de la Nature
Conseil supérieur wallon de la chasse
Conseil supérieur wallon des Forêts et de la Filière Bois
Conseil supérieur wallon de la pêche
Conseil Economique et Social (Commission environnement)
( Comité consultatif PHYTO
( Comité consultatif NITRATES
( Commission régionale d'aménagement du territoire
( Commission d'avis en matière de recours
( Commission des experts
( Commission royale des monuments, sites et fouilles
( Conseil supérieur du logement
( Conseil supérieur wallon de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de l'alimentation
Le domaine de la santé
La Région wallonne développe sa politique sociale au travers de la Direction générale de l'Action sociale et de la Santé (DGASS - http://mrw.wallonie.be/dgass
) dans une philosophie de l'action dans divers domaines bien définis tels que "la famille", "les CPAS", "le troisième âge", "les immigrés", l'hygiène"
et est structurée en trois Divisions.
La Division de l'Action sociale et des immigrés.
Cette Division couvre d'une part le secteur social en assurant la tutelle et la réglementation des CPAS, l'aide sociale ainsi que l'intégration professionnelle des minimexés et d'autre part, le secteur de l'accueil et l'intégration des immigrés en assurant le suivi de projets et d'initiatives dans le cadre de la politique de l'immigration.
La Division du troisième âge et de la famille.
Certaines matières telles que les services d'aide aux familles et aux personnes âgées, les centres d'aides et d'information conjugale et familiale, les centres d'accueil pour adultes sont gérés par la Direction de la Famille et la gestion administrative des dossiers "maisons de repos", les résidences services ainsi que les centres d'accueil de jour est assurée par la Direction du Troisième âge.
La Division de la Santé et des Infrastructures.
La Direction des Infrastructures assure la détermination des priorités en matière de construction, de transformation et d'équipement et l'octroi de subsides à la construction.
Le secteur santé est couvert dune part par la Direction de la santé curative pour l'inspection des hôpitaux généraux et psychiatriques et d'autre part par la Direction de l'Hygiène dans des domaines qui requièrent une compétence médicale. En effet, La Direction de l'Hygiène traite des matières relevant de la Direction générale pour lesquelles un avis médical est demandé. Pour tout problème concernant la santé en Région wallonne, le service assure aussi les contacts requis avec les instances communautaires, fédérales et internationales.
Les organes consultatifs
Commission d'agrément et d'avis des Centres d'accueil
Comité d'accompagnement des Centres de planning et de consultation familiale et conjugale
Commission d'agrément des centres de coordination de soins et services à domicile
Conseil wallon des établissements de soins
Comité d'accompagnement des centres régionaux pour l'intégration des personnes étrangères ou d'origine étrangère
Conseil wallon du 3ème âge
Conseil régional des Services de santé mentale
Commission d'agrément des associations de santé intégrée
La Communauté française
INCORPORER OrgPlusWOPX.4
Administration de lAide à la jeunesse, de la santé et des sports
La gestion administrative de la santé est confiée à la Direction générale de la Santé au sein de lAdministration générale de lAide à la Jeunesse, de la Santé et du Sport.
Les différents services qui composent la direction générale concernent trois secteurs dactivité et sont les suivants :
( « Secteur promotion de la santé »
Direction de la promotion de la santé
Service général de la prévention du SIDA
Subventionnement des organismes agréés
Subventionnement de programmes de promotion de la santé (actions et recherches) comportant en particulier des actions en matière de prévention du SIDA et de la toxicomanie, éducation à la santé tant à lécole que dans la population générale, ...
Subventionnement de campagnes de prévention
Subventionnement de recherches (opérationnelles)
( « Secteur protection de la santé »
Direction de la surveillance de la santé
Direction des services opérationnels
Subvention détudes et de registres en matière de surveillance de la santé
Statistiques relatives aux naissances et décès ( en collaboration avec lINS et lISP-LP)
Cofinancement de lInstitut de Santé publique
Agrément et tâches y relatives des sections médicales des services pour la prévention et la protection du travail
( « Direction de la formation des personnels de santé (à lexception des médecins). »
Le service en charge de cette matière donne avis au sujet de la formation des infirmier(ère)s et accoucheur(euse)s, puéricultrices, kinésithérapeutes, ergothérapeutes et logopèdes.
Ces trois secteurs dactivité peuvent être ponctuellement concernés par des actions ayant trait à lenvironnement.
Les organes consultatifs
Linstance davis principal est le Conseil Supérieur de la Promotion de la Santé créée par le décret du 14/07/97.
La Communauté germanophone
INCORPORER OrgPlusWOPX.4
Les actions du département Famille, Santé et Affaires Sociales (Abteilung Familie, Gesundheit und Soziales) sétendent sur les secteurs principaux suivants :
Santé
Les actions se concentrent essentiellement sur lencouragement du travail de prévention et sur les mesures de dépistage de maladies. Sy ajoutent linspection et la subsidiation des services existants ainsi que les mesures relatives à linfrastructure des hôpitaux et des maisons de repos.
Affaires Sociales
La Communauté germanophone assure la tutelle sur les CPAS de ses 9 communes. Le ministère conseille les CPAS en matière juridique, élabore des mesures légales en relation avec le secteur social, essaie daméliorer la coordination entre les différents acteurs et de consolider le réseau d assistance psycho-social.
Famille
Le ministère soutient les acteurs du secteur. Le « Dienst für Kind und Familie » DKF assure le même type de missions que l« ONE » en Communauté français et «Kind en Gezin» en Flandre. Il a été fondé après le transfert des matières personnalisables aux communautés et assure laccompagnement des enfants en bas-âge et de leurs familles, ce qui comprend entre autres :
Le suivi de la croissance de lenfant
Les vaccinations
Les conseils et informations relatives à la grossesse, la naissance et un mode de vie sain : édition de dépliants et du journal «BabyPost», information des parents lors des visites ( indoor-pollution et prévention des allergies /de la mort subite du nourrisson, nutrition saine, avantages de lallaitement, prévention des accidents domestiques, protection contre les rayons UV, vaccinations
)
La récolte des données statistiques en relation avec son public-cible : données médicales relatives à la grossesse et laccouchement, paramètres de santé de la mère et lenfant, régime de lenfant à la sortie de la maternité, statistiques de vaccination, niveau de formation de la mère,
Les personnes âgées
Le Conseil « Maison de Repos et de Soins » donne des avis sur les agréments et les normes dans les Maisons de Repos et de Soins.
Le Conseil consultatif des structures daccueil pour personnes âgées prend des initiatives en dehors des structures de soins et avise le Ministre au niveau de la politique à suivre dans le domaine des seniors.
Le ministère accompagne les deux conseils et participe au financement des associations et leurs initiatives.
Aide à la jeunesse
Les services proposés sont offerts à tous les jeunes en difficultés et aux parents.
Ces secteurs dactivité sont ponctuellement concernés par des actions en relation avec lenvironnement.
Deux institutions en Communauté germanophone sont particulièrement concernées par le sujet « Environnement et Santé » :
Une « Agence Développement durable » sest constituée en octobre 2000 avec comme missions de :
promouvoir le concept du développement durable
établir un contact direct avec la population
offrir une aide logistique aux auteurs de projets qui cadrent avec lidée du développement durable
La «Verbraucherschutzzentrale»(organisation pour la protection du consommateur) est une association de 29 organisations travaillant dans les domaines Jeunesse, Formation continue des adultes, Environnement et Syndicats. Laspect «Environnement sain» est particulièrement important pour son travail.
Les organes consultatifs
Jugendhilferat (Conseil daide à la jeunesse)
Ausschüsse des Jugendhilferates zur Planung und Verwirklichung von Initiativen im Rahmen der allgemeinen Vorbeugung (différents groupes de travail soccupant de l élaboration et réalisation des projets dans le cadre général de la prévention, p.ex. les groupes de travail «drogues», «nouveaux modèles familiaux »,
)
Krankenhausbeirat (Conseil consultatif des hôpitaux)
Conseil « Maison de Repos et de Soins »
Beirat für Aufnahmestrukturen für Senioren (Conseil consultatif des structures daccueil pour personnes âgées)
Kommission zur Vorbeugung und Aufspürung der Tuberkulose (Commission pour la prévention et le dépistage de la tuberculose)
Vergabegremium des Entschuldungsfonds (Commission de répartition du Fonds dapurement de dettes)
AIDS-Präventionsgruppe (groupe prévention SIDA, soccupant des mesures de prévention du SIDA et de léducation sexuelle des jeunes)
Les Mécanismes de coopération et de coordination concernant la santé et lenvironnement
LAccord de coopération du 5 avril 1995 instituant le Comité de Coordination de la Politique Internationale de lEnvironnement (CCPIE).
Le 05 avril 1995, lAutorité fédérale et les Régions adoptèrent lAccord de coopération instituant, au sein de la Conférence Interministérielle de lEnvironnement, un Comité de Coordination de la Politique Internationale de lEnvironnement (CCPIE).
Il a pour champ dapplication les travaux de lOrganisation des Nations-Unies et ses divers organes spécialisés (lOrganisation Mondiale de la Santé, Programme pour lEnvironnement, la commission économique pour lEurope), lOrganisation Mondiale du Commerce, lOrganisation de Coopération et de Développement Economique, le Conseil de lEurope, etc. Cet Accord repose sur la spécificité et la grande technicité des travaux de ces organisations internationales opérant dans le domaine de lenvironnement, de la conservation de la nature et du développement durable, travaux intéressant tant lEtat fédéral que les Régions.
Au sein du CCPIE sont représentés les principaux cabinets et administrations, tant fédéraux que régionaux, qui exercent des compétences présentant des implications directes ou indirectes dans ces matières.
Le CCPIE assure donc par voie de consensus la cohérence de laction internationale de lEtat belge et de ses composantes.
Il est principalement chargé de :
Préparer le point de vue qui doit être défendu par la délégation belge auprès dOrganisations Internationales ou de Conférences Ministérielles Internationales, en ce compris les implications financières des éventuelles décisions adoptées par celles-ci.
Déterminer la composition de la délégation belge auprès dOrganisations Internationales ou de Conférences Ministérielles Internationales et de désigner le porte-parole de celle-ci. Elle peut comprendre soit uniquement des représentants de lEtat fédéral soit des représentants du pouvoir fédéral et des Régions, selon les questions.
Organiser la concertation en vue dune exécution coordonnée des recommandations et décisions adoptées par les instances mentionnées ci-dessus.
Préparer les points des réunions de la Conférence Interministérielle de lEnvironnement concernant la politique internationale de lenvironnement.
Superviser la collecte des données nécessaires pour répondre aux demandes des organisations internationales et, éventuellement, établir un rapport commun Etat fédéral-Régions.
Fournir un avis sur les matières relevant de sa compétence suite à une demande des Ministres ou Secrétaires dEtat représentés en son sein.
Le Groupe Directeur Santé & Environnement du CCPIE.
Le CCPIE a mis en place un ensemble de groupes thématiques permanents rassemblant les experts fédéraux et régionaux sur les divers aspects de la politique environnementale dont un Groupe Directeur Santé-Environnement. Celui-ci a souhaité associer à ses travaux le plus grand nombre dexperts possible, ainsi,outre les représentants des régions et de lAutorité fédérale en matière denvironnement, des représentants des Communautés et dautres ministères fédéraux en font partie. Il comprend donc des représentants du Ministère fédéral des Affaires Sociales, de la Santé Publique et de lEnvironnement, de la Région flamande (AMINAL), de la Communauté flamande (Département du bien-être, de la culture et de la santé publique), de la Région wallonne (DGRNE et DGASS), de la Communauté française, de la Communauté germanophone, de la Région de Bruxelles-Capitale (IBGE), de la Commission Communautaire française de la Région de Bruxelles-Capitale, du Ministère fédéral des Communications, du Ministère fédéral des Affaires Etrangères, du Ministère fédéral de lAgriculture, des Services fédéraux Scientifiques, Techniques et Culturels.
La Conférence Interministérielle Mixte Santé Environnement (CIMES).
La Conférence Interministérielle Mixte Santé-Environnement (CIMES) comprend la Conférence Interministérielle de lEnvironnement (CIE) élargie aux ministres de la Santé Publique.
Elle sest réunie pour la première fois le 31 janvier 2001 afin de prendre note de létat davancement du NEHAP et de prendre différentes décisions concernant sa mise en oeuvre.
La CIMES officialise la concrétisation dune concertation entre lAutorité fédérale, les Régions et les Communautés dans la prise en compte de la santé environnementale.
Les autres acteurs responsables en matière denvironnement et de santé
En plus des acteurs dont les compétences environnement et santé sont clairement définies dans des textes législatifs, il existe au sein de la société belge dautres niveaux de pouvoir, dautres possibilités de se regrouper pour agir dans ces domaines.
Les Provinces
Les Provinces sont au nombre de 10 depuis la dernière réforme de lEtat. La Région de Bruxelles-Capitale a repris les compétences exercées sur son territoire par lancienne province du Brabant.
Elles peuvent agir dans une série assez large de domaines : en matière d'enseignement, d'infrastructures sociales et culturelles, de médecine préventive et de politique sociale. Elles s'occupent également d'environnement, ou encore de routes et de cours d'eau, d'économie, de transport, de travaux publics, de logement, d'emploi des langues, ...
Pour les Provinces sous tutelle de la Région wallonne, les députés permanents wallons ont instauré en 1983 un Comité Interprovincial de Médecine Préventive (CIMP) qui se donne pour mission détablir des synergies dynamiques et durables entre les Provinces wallonnes dans des domaines déterminés, tout en respectant leurs particularités et leur autonomie. Deux commissions de travail sont particulièrement intéressantes en santé environnementale :
La commission « Service dAnalyse des Milieux Intérieurs (SAMI) » qui est chargée de dresser un protocole daction et danalyse commun sur les problèmes de pollution à lintérieur des habitations, en vue de faciliter les échanges dinformations et de réflexions.
La commission «Observatoire de la santé » qui est chargée de renforcer la collaboration entre les Provinces en vue dobtenir la meilleure photo de la santé de la population et de cibler les problèmes prioritaires en santé publique.
Lassociation des Provinces flamandes (VVP) présente des initiatives politiques concrètes et des projets, mène des négociations avec différents organes et organisations, entretient des contacts avec dautres, émet des publications spécialisées, convoque des congrès et des journées détudes et organise des recherches et des enquêtes.
Dans le giron du VPP, différents groupes de travail reprenant des responsables provinciaux et dautres fonctionnaires sont actifs. Ils soccupent principalement de la préparation des points de vue des Provinces en relation avec le gouvernement et ladministration flamande. Les groupes de travail sont coordonnés par le collège des greffiers provinciaux qui se réunit mensuellement. La VVP organise un colloque annuel au profit des mandataires provinciaux flamands en vue de tester et de construire leur vision politique. Chaque année, la VVP convoque également une journée des fonctionnaires provinciaux pendant laquelle les thèmes relatifs au développement des politiques provinciales et à son management interne sont envisagés.
Les Villes Santé de lOMS
Actuellement, plus des deux tiers des Européens vivent en milieu urbain. En conséquence, laction menée en faveur de la santé au niveau de la ville est primordiale. À léchelle mondiale par ailleurs, lavenir de lhumanité sera façonnée en grande partie par la situation dans les villes.
Le programme Villes-santé de lOMS sinscrit dans la mise en uvre de « La santé pour tous » (Cfr. 1.2) et vise à « Pensez globalement, agir localement ».
Ce programme mène une action internationale à long terme qui vise à faire figurer la santé en bonne place parmi les pré-occupations des décideurs des villes européennes et à mettre en place des structures et des processus qui améliorent la santé dans la ville. La mise en oeuvre du programme Villes-santé sest déroulée en trois phases.
La phase I (19871992) sest déroulée avec la participation de 35 villes membres du réseau Villes-santé de lOMS. Laccent a été mis sur la création de structures nouvelles devant agir comme agents du changement et sur ladoption de nouvelles méthodes daction en faveur de la santé dans les villes.
Trente-neuf villes ont participé au réseau de villes de la phase II (1993-1997), dont 13 villes qui navaient pas participé à la phase I. Cette phase a été davantage orientée vers laction, et une importance particulière a été accordée à une politique des pouvoirs publics favorables à la santé et à une planification globale de la santé dans la ville.
La phase III (19982002) vise à rallier les 51 États membres de la Région européenne au mouvement Villes-santé en plaçant laccent sur les besoins des villes dEurope centrale et orientale et des nouveaux États indépendants.
Liège Province Santé et Mechelen font partie du réseau européen des Villes-santé. Le réseau national comprend actuellement Liège Province-santé, Huy, La Louvière, Seraing et le CPAS de Charleroi pour la partie francophone, et, Mechelen pour la partie néerlandophone.
La Région de Bruxelles-capitale sest portée candidate au réseau européen des Villes-santé en février 2001.
Au cours des cinq prochaines années, le programme Villes-santé continuera doeuvrer activement pour promouvoir la santé en milieu urbain et, partant, dans le monde entier dune façon qui soit à la fois novatrice et durable. Ses
thèmes prioritaires seront notamment léquité et lexclusion sociale, les déterminants sociaux de la santé, les indicateurs sanitaires, des cadres de vie favorables à la santé, et lintégration de la santé et de lenvironnement dans laménagement urbain.
La ville constitue un des échelons privilégiés pour mettre en uvre une stratégie de santé publique. Cest à cette échelle que peuvent être établies une approche multisectorielle et territorialisée des problèmes de santé ainsi quune prise en compte des besoins et des demandes de la population .
Les Communes
Si lon sen tient aux textes de la loi communale, seul larticle 135 traitant des attributions des Communes en général leur permet « de faire jouir les habitants des avantages dune bonne police, notamment de la propreté, de la salubrité, de la sûreté et de la tranquillité des rues, lieux et édifices publics ».
En réalité, les Communes ont prise sur de nombreuses matières qui, dans lapproche globale de la promotion de la santé, sont des leviers intéressants pour améliorer la santé des populations : éducation, action sociale, insertion, culture, aménagement urbain, logement social et environnement.
Dans ce domaine en particulier, des actions communales sont possibles au niveau de légouttage, des déchets, de la mobilité, de leau, de lair, du sol, du bruit,
et permettent souvent dagir suivant le principe de correction à la source évoqué dans le chapitre 1.
Par ailleurs, la Commune est un niveau politique local caractérisé par la proximité entre les pouvoirs publics et les citoyens : sa responsabilité est de donner des réponses aux questions de la vie quotidienne et dêtre à lécoute de sa population.
Cette proximité leur permet plus que tout autre niveau de pouvoir dagir en conformité avec les principes déquité et de subsidiarité énoncés dans ce même chapitre.
Les Communes sont regroupées et définissent des positions communes au sein de lUnion des Villes et des Communes de Wallonie, de lAssociation flamande des Villes et des Communes, et de lAssociation de la Ville et des Communes de la Région Bruxelles-Capitale.
Réseau de mandataires communaux « Vers des politiques communales en santé » (Communauté française)
La Communauté française, soucieuse dassocier activement les Communes francophones à la promotion de la santé a proposé dans la déclaration de Namur faite en juin 2000 que « laction communale comme levier de santé améliore la santé pour tous et réduise les inégalités ». Pour atteindre cet objectif, il est notamment proposé aux Communes de mettre en place un échevinat de la santé, une Commission de la santé et des espaces de concertation. La Communauté de son côté organise un réseau de mandataires communaux permettant léchange dinformations et dexpériences, de débats et de travaux dont certains projets pilotes pourraient être en partie financés.
Concertation environnementale des autorités locales et autres forums de concertation ((MILO Région flamande)
Une meilleure communication entre lautorité flamande et les autorités locales est nécessaire pour pouvoir mener une politique locale denvironnement et de nature. Le MILO a été récemment institué dans ce but et est composé de représentants de cabinets, dadministrations, dinstitus publics flamands, de Provinces et de Communes.
Ce forum donne forme à la politique environnementale locale qui est dirigée par lautorité flamande et contribue à une meilleure harmonisation des différentes initiatives. Ce forum accorde également une attention particulière à lharmonisation avec les autres forums de concertation où sont concertés et discutés les politiques locales denvironnement et de nature, comme la structure de concertation installée dans le cadre du projet stratégique « politique locale durable », les comités de bassin, les plate-formes régionales, les plate-formes de concertation autour des déchets,
Cette concertation sera mise en avant et poursuivie, à laide de groupes de travail thématiques.
Autres associations, regroupements ou partenaires
Associations loco-régionales des travailleurs de la santé (LOGOs Communauté flamande)
Les réponses aux questions que la population se pose sur la santé et l'environnement doivent être formulées à un échelon proche du citoyen. La facilité d'accès aux structures officielles chargées de répondre aux questions et à l'inquiétude de la population doit rester aussi bonne que possible. Il faut une bonne communication en interaction avec la population quant aux risques.
C'est la raison pour laquelle, les LOGOs, antennes locales des soins préventifs, sont intégrés comme niveau intermédiaire. Le but est qu'ils surveillent la situation de la santé environnementale par le biais de la mise en place de plate-formes et par des actions d'information et de concertation. De cette manière, des situations indésirables sont signalées aussi précocement que possible. 26 LOGOs sont prévus en Communauté flamande dont un dépendant de la VGC dans la Région de Bruxelles-Capitale. Ces LOGOs doivent desservir des groupes de 400.000 personnes au maximum.
Les GLEM (Groupes Locaux dEvaluation Médicale)
Les Glem procèdent dune démarche volontaire des médecins qui veulent échanger leurs idées et pratiques quant à certains domaines. Les Glems, de par la revue des pairs quils comportent et louverture à de nouveaux concepts, a amené à une prise de conscience de la responsabilité des médecins dans le système socio-économique actuel. Les Glem manquent actuellement des moyens nécessaires à une coordination qui permettrait de mieux valoriser leurs travaux et à une animation qui dépend trop souvent du bénévolat.
Les Centres locaux de Promotion de la Santé (CLPS- Communauté française)
Les CLPS sont des organismes agréés pour coordonner, sur le plan local, la mise en oeuvre du programme quinquennal et des plans communautaires de promotion de la santé. A cet effet, ils ont pour missions:
délaborer un programme dactions coordonnées respectant les directives du programme quinquennal (1998-2003°) (...);
de coordonner lexécution de ce programme daction au niveau des organismes ou personnes qui assurent le relais avec la population ou les publics-cibles (...);
de mettre à disposition de ces organismes ou personnes la documentation disponible en matière de promotion de la santé et de prévention;
didentifier lévolution des besoins de la population et des publics-cible quils ont mis en évidence dans leur zone territoriale et de collaborer au recueil de données épidémiologiques.
Les Maisons médicales (Région Bruxelles-Capitale et Région wallonne)
Les Maisons médicales ou « Associations de santé intégrée » sont autogérées et dispensent des soins de santé primaires. Elles ont pour objectif principal daugmenter la qualité de vie et le niveau de santé de la population à travers une approche globale de la santé. Pour ce faire, elles dispensent des soins à proximité de lendroit où habitent leurs patients et de manière efficiente et économique. Elles développent également des activités préventives, de promotion de la santé et de la santé communautaire permettant à la population dêtre individuellement et collectivement responsable de leur santé. Ce sont des observatoires de proximité.
Pour assurer ces prestations intégrées, les maisons médicales travaillent en équipes pluridisciplinaires et collaborent avec dautres acteurs de terrain à lamélioration de certaines conditions de vie qui peuvent poser des problèmes de santé. Ainsi, elles tiennent compte, dans leur pratique globale de la santé de leurs patients, notamment de linfluence du milieu de vie et de lenvironnement et assurent des soins primaires globaux, intégrés et continus.
Certaines maisons médicales font partie de la Fédération des Maisons Médicales et Collectifs de Santé Francophones (FMM). En région de Bruxelles-Capitale et à linitiative de lIBGE, un axe de travail des maisons médicales se situe autour de la problématique santé et environnement (pour plus de détails voir chapitre 4.1 et 5).
Partenaires
Dans lélaboration, la gestion et la diffusion des informations ou des actions, chaque niveau de pouvoir utilise des partenaires privilégiés. La liste développée ci-après donne les principaux partenaires reconnus pour leur expertise dans un des domaines de la santé environnementale. Dans un souci de simplification, nous navons pas repris les partenaires déjà décrits dans dautres chapitres de ce NEHAP.
Chapitre 3 Influence de lenvironnement sur la santé, analyse et gestion du risque
Prise de conscience : la Conférence de Marche en 1995
La réponse à une demande
Pour donner suite aux engagements internationaux de la Belgique (cfr RENV _Ref516980169 \r \h \* FUSIONFORMAT 1.2), le ministre fédéral de la Santé publique et de l'Environnement, en collaboration avec lEcole de Santé Publique de lUniversité Libre de Bruxelles a convoqué, en 1995, la Conférence de Marche. Pour la première fois, des experts de la santé (médecins, généralistes, cancérologues,
) ont entamé un dialogue constructif avec ceux de l'environnement (spécialistes de l'eau, des denrées alimentaires, des produits dangereux,
). Sur base d'un bilan des pathologies et des nuisances environnementales, les objectifs de cette journée de réflexion étaient :
de dégager une série de priorités en matière de santé environnementale
de déterminer les actions concrètes à mener dans le cadre d'une politique globale multidisciplinaire de santé environnementale, laquelle replace l'homme - sa santé et sa qualité de vie - au centre des débats.
Le choix dune méthodologie
Partant dexpériences pilotes menées dans dautres pays (Canada, Etats-Unis,
), la démarche choisie lors de la Conférence de Marche a été de privilégier une approche intégrée par laquelle les spécialistes présents ont été amenés à prendre en compte un ensemble de critères, à la fois scientifiques, socio-économiques, et parfois même intuitifs.
Les problèmes de santé et denvironnement sont en effet encore trop souvent appréhendés unilatéralement. Et quand ils viennent à être appréhendés globalement, cest dans leur forme d'urgence (déclaration d'une épidémie, contamination de masse,
) où la prise de décision est périlleuse.
Aucun système connu (préoccupations du public, approche scientifique, modèles économétriques, comparaison des risques,
) ne constitue de fait un modèle idéal de fixation des priorités car il est impossible d'éviter toute subjectivité.
Concrètement, la méthode d'analyse proposée à Marche a consisté, à partir d'un questionnaire reprenant plus de 2000 interrogations, à croiser trois grilles d'évaluation :
une grille ENVIRONNEMENT destinée à estimer les effets réels ou potentiels de l'environnement sur la santé;
une grille SANTE destinée à estimer les liens réels ou potentiels entre les pathologies et les facteurs environnementaux;
une grille ALIMENTS destinée à estimer la contamination réelle ou potentielle des aliments du fait de l'environnement et les effets sur la santé.
A partir de ces grilles, des scores globaux ont alors été proposés en vue de marquer le niveau d'importance de tel ou tel phénomène. Ce score global n'est pas une addition mathématique des différents éléments mais bien le résultat d'une double évaluation. Il s'agit d'une part, d'une estimation du problème dans son ensemble (effets sur la population, sur les écosystèmes, sur le paysage socio-économique,
); et d'autre part, d'un score spécifiquement lié au lien santé-environnement. Après avoir appliqué un facteur de pondération, il a alors été possible de retenir un tableau des priorités de santé environnementale en Belgique.
Parmi les thèmes prioritaires, les experts ont retenu, par exemple, la recrudescence des allergies, en relation particulière avec l'évolution des modes de vie, des modes de consommation et du développement technologique; le cas de figure de la pathologie cancéreuse en matière d'interaction multifactorielle; l'avancée du concept de micro-biologie (micro-organismes, enzymes, OGM,
); l'explosion dans toute l'Union européenne de l'utilisation des pesticides et de leur impact sur la qualité de l'eau; la place importante de l'indoor pollution; le cas particulier de la pollution par le bruit; etc.
Le début dun long processus
La présentation des résultats des grilles d'évaluation a fait l'objet d'une discussion approfondie dont l'objet central a été de poser la question des actions à mener dans le cadre d'une politique globale de santé environnementale et des moyens à mettre en oeuvre pour renforcer la coordination entre le médical et l'environnemental.
Au terme de cette discussion d'experts, différentes recommandations ont été épinglées :
établir des priorités pour ne plus travailler au coup par coup;
disposer de données épidémiologiques fiables, voire rassembler et (re)exploiter les données existantes;
concrétiser une approche intégrée des problèmes de santé et d'environnement et ouvrir un cadre de réflexion interdisciplinaire;
développer des outils d'analyse systématique;
renforcer les mesures de contrôle et de surveillance (législation, bio-monitoring, cartographie,
);
relier les axes formation/information;
promouvoir la recherche;
connaître le cadre européen et international, parallèlement au relais vers les instances locales.
Finalement, les experts de la santé et de lenvironnement, en établissant ces priorités, ont pris conscience de la nécessité de créer une structure permanente de concertation santé-environnement. Cette structure permettra notamment de mettre en route les recommandations émises lors de cette conférence et celles détaillées dans la suite de ce plan.
Influence de lenvironnement sur la santé
L'environnement dans lequel les êtres humains vivent, travaillent et se détendent est un déterminant de la santé et du bien-être dont le degré dimportance reste difficile à quantifier dans les pays développés.
Cette section a pour but de fournir un aperçu des influences possibles des facteurs environnementaux sur lorigine des maladies les plus courantes dans l'Union européenne maladies cardiovasculaires, cancer, maladies respiratoires, etc. Ces maladies ont différentes causes qui sont à la fois multiples et interdépendantes; elles ont trait notamment à la génétique, au mode de vie, à des facteurs socioéconomiques et culturels, à la condition physique des intéressés (via le régime alimentaire, lexercice physique, etc) et, éventuellement, aux circonstances environnementales auxquelles les personnes concernées sont exposées.
Etant donné que les problèmes de santé environnementale sont à considérer dans un contexte de santé publique, les maladies sont présentées ci-après par ordre décroissant de mortalité (tableau 3.1).
Tableau 3.1 : Importance relative des causes de décès en Belgique (1995)Cause initiale de décès Proportion des décès (%)Maladies de lappareil circulatoire37,2Cancers27,0Maladies de lappareil respiratoire 9,7Maladies de lappareil digestif4,1Symptômes et états morbides mal définis3,5Accidents, empoisonnements et traumatismes3,2Maladies du système nerveux et des organes des sens2,9Maladies endocriniennes, de la nutrition et du métabolisme2,2Troubles mentaux2,0Maladies des organes génito-urinaires1,5Maladies infectieuses et parasitaires1,5Linfluence réelle des différents polluants présents dans lair, le sol, leau et lalimentation sur le nombre des maladies ne pouvant être estimée avec un niveau suffisant de certitude, une approche qualitative plutôt que quantitative a été privilégiée dans laperçu ci-après. En dautres termes, cette section na pas pour objectif de quantifier linfluence de la pollution de lenvironnement sur la santé mais plutôt de dresser un inventaire des effets néfastes possibles sur la santé résultant de la qualité du milieu environnant.
Maladies cardiovasculaires
Les maladies du système cardiocirculatoire sont la première cause de mortalité en Belgique. L'hypertension, l'hypercholestérolémie et le tabac sont les principaux facteurs de risque identifiés pour les maladies cardiovasculaires en général et coronariennes en particulier. Comme facteurs associés citons l'obésité, le manque d'exercice physique et un régime alimentaire riche en graisses saturées et/ou sel.
Les facteurs environnementaux ne jouent probablement pas un rôle majeur dans l'étiologie des maladies cardiovasculaires de la population.
L'exposition au monoxyde de carbone (CO) est l'un des rares facteurs environnementaux pouvant influencer négativement le système cardiovasculaire. Des cas d'arythmie cardiaque et d'aggravation des symptômes angineux ont été observés pour des niveaux d'exposition relativement bas mesurés à l'intérieur des bâtiments ou dans des espaces clos comme à l'intérieur des véhicules ou de tunnels routiers. Certaines professions (personnel des garages, personnes travaillant dans des tunnels et policiers), de même que les navetteurs qui voyagent aux heures de pointe peuvent être sujets à des expositions excessives.
En 1999, un groupe dexperts, chargé par lOrganisation Mondiale de la Santé (OMS) délaborer des recommandations en matière de nuisances sonores, a considéré que le bruit constituait un facteur environnemental de stress susceptible de provoquer des effets cardiovasculaires permanents, tels que lhypertension et lischémie cardiaque, chez des individus sensibles exposés de façon prolongée à des niveaux élevés de nuisance sonore.
Une association statistique inverse a été découverte dans un grand nombre d'études écologiques, entre la dureté de l'eau de distribution et la fréquence des maladies cardiovasculaires. Les données disponibles ne permettent toutefois pas de prouver que l'association est causale.
Plusieurs études épidémiologiques récentes ont suggéré que le nombre journalier d'hospitalisations causées par des maladies cardiovasculaires était associé au niveau de plusieurs polluants atmosphériques (particules fines et ultra-fines, ozone, etc.).
Cancers
Les cancers sont la seconde cause de mortalité en Belgique.
Dans le cadre des activités de lOMS, le Centre International pour la Recherche sur le Cancer (CIRC) examine globalement tous les éléments dappréciation afin den arriver à une évaluation densemble de la cancérogénicité pour lhomme dun agent, dun mélange ou de circonstances dexposition considérés. Le classement dun agent, dun mélange ou de circonstances dexposition est affaire de jugement scientifique, et sappuie sur le caractère plus ou moins probant des éléments dappréciation tirés détudes sur lhomme et lanimal de laboratoire et dautres informations pertinentes. La dernière mise à jour de ce classement du CIRC date de 1998.
Le CIRC considère les quatre groupes suivants :
groupe 1 : Lagent (le mélange) est cancérogène pour lhomme. Les circonstances dexposition donnent lieu à des expositions qui sont cancérogènes pour lhomme
groupe 2A : Lagent (le mélange) est probablement cancérogène pour lhomme. Les circonstances dexposition donnent lieu à des expositions qui sont probablement cancérogènes pour lhomme (cancérogène probable pour lhomme)
groupe 2B : Lagent (le mélange) est peut être cancérogène pour lhomme. Les circonstances dexposition donnent lieu à des expositions qui sont peut-être cancérogènes pour lhomme (cancérogène possible pour lhomme)
groupe 3 : Lagent (le mélange, les circonstances dexposition) ne peuvent pas être classés quant à leur cancérogénicité pour lhomme
groupe 4 : Lagent (le mélange) nest probablement pas cancérogène pour lhomme.
On admet généralement que lévénement qui déclenche le processus de cancérogénèse chimique est linduction dune mutation dans le matériel génétique (ADN) des cellules somatiques. Etant donné quen théorie ce mécanisme génotoxique ne comporte pas de seuil, il existe une probabilité deffet nocif, quel que soit le niveau dexposition. Dautre part, il existe des cancérogènes dits non génotoxiques, qui peuvent produire des tumeurs chez lanimal ou chez lhomme par un mécanisme indirect sans exercer une activité génotoxique. Théoriquement, en termes de santé publique, les substances cancérogènes génotoxiques ne devraient donc pas être présentes dans lenvironnement. Toutefois, lOMS recommande des valeurs guides pour ces substances sous forme de risque additionnel de cancer lié à la présence de ces substances dans lenvironnement. Pour leau, ces valeurs guides donnent la concentration dans leau de boisson associée à un risque additionnel de cancer de 1 pour 100.000 pour la vie entière ou, en dautres termes, un cas de cancer supplémentaire pour 100.000 personnes dans une population qui consommerait pendant 70 ans une eau de boisson contenant la substance en question à une concentration égale à la valeur guide (tableau 3.2.). Pour lair, par contre, lOMS donne le nombre de cas de cancer supplémentaire attribuable à la présence de 1 microgramme de la substance par mètre cube dair inhalé pendant lentièreté dune vie (tableau 3.3.).
Tableau 3.2. : Valeur guide de quelques substances cancérogènes dans leau de boisson pour un risque additionnel de cancer de 1 pour 100.000 personnesSubstanceValeur guide (µg/l)Alachlore *20Acrylamide0,5Arsenic17Benzène10Benzo[a]pyrène0,7Bromates3,5Bromodichlorométhane60Chloroforme200Chlorure de vinyle51,2-dibromo-3-chloropropane *11,3-dichloropropène *20Hexachlorobenzène *12,4,6-trichlorophénol200* pesticides
Tableau 3.3. : Risque additionnel de cancer attribuable à quelques polluants cancérogènes présents dans lair à une concentration de 1 µg/m3SubstanceRisque additionnelAcrylonitrile2 pour 100.00Arsenic4 pour 1.000Benzène4 pour 1 millionChrome (VI)4 pour 100Chlorure de vinyle1 pour 1 millionHydrocarbure polycyclique aromatiques (fraction cancérogène)9 pour 100Nickel4 pour 10.000Pour le radon, le nombre supplémentaire de cancers du poumon attribuable à une exposition de un Becquerel/ m3 durant toute une vie est de lordre de deux pour 10.000 personnes.
Pour lamiante, la présence de 500 fibres par m3 dair provoque un à dix cas supplémentaires de mésothéliome dans une population de 10.000 personnes exposée durant une vie entière à cette concentration tandis que lexcès de risque pour le cancer du poumon est de lordre de un à dix pour 100.000 personnes dans une population composée de 30 % de fumeurs.
Il est très important de savoir que ces valeurs de risque, le plus souvent calculées à laide de modèles mathématiques, doivent être considérées au mieux comme une estimation approximative du risque réel de cancer. Ces modèles ne tiennent généralement pas compte dun certain nombre de considérations biologiques importantes comme la pharmacocinétique, la réparation de lADN ou les mécanismes de protection immunologique. On peut cependant considérer quils pèchent plutôt par excès de prudence. Ils sont publiés pour fournir aux décideurs des éléments en vue de définir les priorités, évaluer les coûts-bénéfices et établir le degré durgence des problèmes de santé publique dans les populations exposées par mégarde à de tels agents cancérogènes.
Plusieurs facteurs accroissent le risque de cancer, en particulier ceux liés au mode de vie (tabac, alcool, régime alimentaire, comportement reproducteur) et aux aspects génétiques et hormonaux.
Les agents environnementaux jouent également un rôle. Ce rôle est moins prononcé que celui des facteurs énoncés ci-dessus mais peut être pertinent dans certaines régions et populations. Les sections suivantes détaillent ces agents environnementaux en reprenant la source majeure de la contamination : aliments, air et radiations. Ces sections ont un lien certain avec les modes de pénétration dans lorganisme (ingestion, inhalation et contact) mais ne doivent pas faire oublier que les agents environnementaux sont des agents de nature physique, chimique ou biologique.
Liés aux aliments
Pesticides
La population peut être exposée aux pesticides de différentes manières. Par exemple, les personnes vivant dans des zones agricoles peuvent évidemment être exposées aux pesticides pulvérisés dans l'air.
Cependant, l'ingestion de résidus de pesticides via l'alimentation et l'eau de boisson, constitue la principale voie d'exposition. Plusieurs éléments doivent néanmoins être pris en considération : Différents types d'aliments mettent en jeu divers pesticides au stade de la production; différents aliments sont consommés dans diverses quantités par la population de différents pays. Malheureusement peu de données sont disponibles au sujet des niveaux d'absorption de pesticides par le biais de l'alimentation dans les pays européens. De nombreuses études épidémiologiques ont étudié l'association possible entre l'exposition aux pesticides et différents types de cancers spécifiques comme les sarcomes des tissus mous, les troubles myélolymphoprolifératifs, les cancers du cerveau, du poumon, des gonades, du foie, des intestins, du système digestif et des voies urinaires. Il faut noter qu'une association convaincante entre l'exposition et le cancer n'a été établie que pour les pesticides à base d'arsenic et l'apparition de néoplasmes pulmonaires. Dans tous les autres cas, lensemble des résultats des études épidémiologiques ne permet pas de tirer des conclusions claires.
Onze pesticides sont actuellement repris comme Polluants Organiques Persistants (POPs) dans le Protocole dAarhus.
Tous les pesticides évalués par le CIRC figurent dans les groupes 3 et 2B à lexception du 1,2-dibromo-éthane classé dans le groupe 2A et des herbicides à base darsenic classés dans le groupe 1. Le CIRC a considéré que la pulvérisation ou lapplication de pesticides autres que les dérivés arsenicaux par des travailleurs est une circonstance dexposition donnant lieu à une exposition qui relève probablement du groupe 2A.
Polychlorobiphényles (PCB)
Il s'agit de composés synthétiques qui ont été utilisés comme fluides de transfert thermique, diluants organiques, plastifiants, encres lubrifiantes, retardateurs de flamme, ignifuges, additifs pour peintures, liquides tampons, huiles d'immersion, adhésifs et fluides diélectriques pour condensateurs et transformateurs. Au total, il y a 209 congénères possibles de PCB, ce qui explique que la composition des produits commerciaux des PCB soit très complexe. Même si leur fabrication est interdite depuis plus de vingt ans, la persistance des PCB dans l'environnement est exceptionnellement grande et rend l'exposition à ces produits chimiques inévitable en dépit des efforts importants déployés pour réduire et, en fin de compte, éliminer les rejets de telles substances. Ce groupe de composés étant très répandu à la fois dans l'eau et dans le sol, les risques daccumulation des PCB dans la chaîne alimentaire sont évidents. Ces substances saccumulent dans les corps gras. Les principaux aliments susceptibles d'être contaminés par les PCB sont le poisson, le lait et autres produits laitiers, la viande. Les informations sur le risque cancérogène éventuel qu'entraînerait l'exposition de l'homme à ces substances proviennent d'études portant sur des groupes professionnels et des populations accidentellement exposées aux PCB. Les études disponibles suggèrent lexistence d'une association entre le cancer du foie et l'exposition. Toutefois, elles ne permettent pas détablir des conclusions définitives en termes de relations causales. Le CIRC a néanmoins classé ces substances dans le groupe 2A. Pratiquement tous les PCB sans exception, ont été contaminés lors de leur production par des quantités appréciables de dibenzofuranes (PCDF) Nous ne savons pas dans quelle mesure ces PCDF jouent un rôle dans les effets cancérogènes observés des PCB.
Les PCB sont actuellement repris comme Polluants Organiques Persistants (POPs) dans le Protocole dAarhus.
Dioxines et furanes
Les dibenzo-p-dioxines polychlorées (PCDD) et les dibenzofuranes polychlorés (PCDF), connus sous le nom de "dioxines", se retrouvent un peu partout dans l'environnement. Ils ne sont ni naturellement présents, ni produits intentionnellement mais sont formés comme quantités traces d'impuretés apparaissant au cours de la production d'autres substances chimiques (phénols chlorés et leurs dérivés, éthers biphényl chlorés et PCB). Ils ont été détectés dans les effluents et déchets de l'industrie de la pulpe et du papier et apparaissent aussi lors de la production de magnésium, ainsi que dans les cendres volantes et les gaz des incinérateurs municipaux. L'isomère des PCDD le mieux décrit est le TCDD (2,3,7,8-tétrachloro-dibenzo-p-dioxine) libéré dans l'environnement à Seveso. L'exposition de la population à ces PCDD et PCDF se produit surtout via l'alimentation (90-95% de l'ingestion totale). Les données relatives à la contamination des aliments commerciaux sont toutefois limitées.
Des cancers du foie, de la thyroïde, de la bouche et de la cavité nasale ont été constatés chez des animaux de laboratoire. Des études épidémiologiques réalisées sur des travailleurs exposés aux TCDD montrent une faible augmentation du risque de certains cancers. Etant donné que la population est exposée à des niveaux deux à trois fois moins élevés de TCDD et de PCDD/PCDF que ceux mesurés dans le cadre de l'exposition professionnelle, le risque de cancer attribuable à lexposition aux dioxines serait probablement très faible.
Les dioxines et furanes sont actuellement repris comme Polluants Organiques Persistants (POPs) dans le Protocole dAarhus.
Le CIRC a classé la 2,3,7,8-TCDD dans le groupe 1; les autres dioxines étant classées dans le groupe 3.
Nitrosamines
Les nitrosamines proviennent dune réaction se produisant dans certaines conditions entre les nitrites et les amines (dérivées des aliments et des boissons). Des expériences réalisées sur les animaux ont prouvé qu'un certain nombre de nitrosamines sont cancérogènes. Il n'y a cependant aucune preuve permettant d'affirmer leur cancérogénicité chez les humains. La plupart des nitrosamines ayant été évaluées par le CIRC sont classées dans le groupe 2B, à lexception de deux composés classés dans le groupe 2A.
Dérivés chlorés
Il a été suggéré que la chloration de l'eau peut donner lieu à la formation de mélanges complexes de composés halogénés ayant des effets cancérogènes potentiels sur les personnes qui y sont exposées pendant toute leur existence.
La plupart de ces composés nont pas été évalués par le CIRC par manque de données toxicologiques ou épidémiologiques ou sont classées dans le groupe 3. Deux exceptions doivent cependant être signalées : le chloroforme et le trichlorophénol faisant partie du groupe 2B.
Mycotoxines
Des champignons microscopiques (moisissures) sont susceptibles de produire des toxines naturelles, dites mycotoxines, sur certaines denrées alimentaires. Une dentre-elles, laflatoxine B1, peut contaminer, entre autres, le maïs, le blé, lorge, lavoine, le seigle, le riz, le sorgho, les cacahuètes et les graines de cotonnier. Plusieurs études, principalement réalisées en Afrique, ont démontré laugmentation de lincidence du cancer primitif du foie chez lhomme en fonction du degré de contamination des aliments par laflatoxine B1.
Les aflatoxines ont été classées dans le groupe 1 par le CIRC.
Liés à lair
Pesticides
Les pesticides sont des polluants fréquents dans lair intérieur, soit par usage direct à lintérieur des habitations, soit par transport depuis le jardin, soit par dégagement à partir dobjets ayant été traité chimiquement par des biocides. Les principales sources de pesticides dans lenvironnement domestique comprennent les bois traité (bois de charpente, lambris, poutres, et planchers), le cuir traité (canapés, fauteuil, chaises en cuir), tapis et moquettes en laine (souvent traités avec de la perméthrine), certaines peintures et colles pour papier peint, plaquettes insecticides et antimites, diffuseurs électriques et aérosols contre insectes volants, colliers anti-parasitaires portés par les animaux domestiques. De nombreux pesticides se dégradent moins vite à lintérieur des habitations que dans lenvironnement extérieur, car ils sont protégés du soleil, de la pluie, des températures extrêmes et de la plupart des actions microbiennes.
Hydrocarbures polycycliques aromatiques (HPA)
Il s'agit de composés organiques libérés surtout suite à la combustion incomplète dénergie fossile. Les HPA sont largement présents dans l'environnement et ont été détectés dans des tissus animaux et végétaux, des sédiments, le sol, l'air et différentes sources aquatiques.
Ils se sont révélés être cancérogènes chez les animaux. Plusieurs études portant sur des travailleurs ont également démontré un risque accru de cancer de la peau et du scrotum après exposition à la suie, au goudron et aux huiles minérales; de cancer du poumon après exposition au gaz du charbon et aux émissions des fours à cokes. Le benzo[a]pyrène et les gaz d'échappement des moteurs diesel font partie du groupe 2A dans la classification CIRC.
Les HPA sont actuellement repris comme Polluants Organiques Persistants (POPs) dans le Protocole dAarhus.
Le tabagisme
Le tabac fait partie des substances reprises dans le groupe 1 de la classification du CIRC. Outre le fait de fumer soi-même, le tabagisme passif a été récemment impliqué en tant que facteur favorisant l'apparition de cancers pulmonaires parmi les non-fumeurs travaillant ou vivant avec des fumeurs. On a estimé sur base de 25 études épidémiologiques que laccroissement du risque chez des non-fumeurs vivant à proximité des fumeurs est de l'ordre de 20-25 %.
Arsenic
Le CIRC a classé les composés inorganiques de larsenic dans le groupe 1. Linhalation de ces dérivés de larsenic peut induire un cancer pulmonaire tandis que leur ingestion prolongée (pollution de leau alimentaire, par exemple) peut être responsable dun cancer cutané. L'arsenic est persistant dans l'environnement et provient de sources surtout industrielles : les fonderies de cuivre et autres industries métallurgiques, la combustion dénergie fossile et l'industrie pétrolière, de même que la production et l'utilisation de pesticides à base d'arsenic, de produits pharmaceutiques et d'équipements électroniques.
Benzène
De nombreux cas de leucémie associés à une exposition professionnelle au benzène ont été décrits. L'air est la source primaire de l'exposition au benzène pour la population. Des concentrations importantes se retrouvent à l'intérieur des véhicules motorisés, dans la fumée du tabac et à proximité des endroits de stockage et de distribution dessence. L'exposition est plus importante dans les milieux urbains. Etant donné que le benzène fait partie du groupe 1 de la classification du CIRC, l'exposition de la population devrait être réduite au maximum même si elle ne peut être totalement évitée.
Amiante
Lasbeste est reprise dans la liste des substances du groupe 1 établie par le CIRC. Une étude basée sur les données des registres du cancer de six pays d'Europe occidentale révèle que quelque 250.000 personnes (surtout des hommes) vont mourir de cancers liés à l'amiante dans les 35 prochaines années. Ce chiffre résulte du doublement du nombre de décès du principal cancer induit par l'amiante, le mésothéliome, qui passera de 5.000 décès par an en 1998 à 9.000 décès par an en 2018. L'amiante a été largement utilisé en Europe surtout dans le secteur de la construction jusqu'en 1980. Comme la période de latence du mésothéliome (un cancer de la paroi pulmonaire et gastrique) est de 30-60 ans, la mortalité due à ce cancer atteindra un pic vers 2020 pour ensuite décliner lentement au cours des décennies suivantes. Le mésothéliome est uniquement lié à linhalation de fibres dasbeste. Les données expérimentales et épidémiologiques disponibles actuellement démontrent, par contre, labsence deffet cancérogène dû à lingestion damiante (contamination possible de leau alimentaire véhiculée dans des canalisations en asbeste ciment)
Liés aux radiations
Radiations ionisantes
Les effets des radiations ionisantes sur la santé sont source d'inquiétude depuis plusieurs décennies. L'accroissement du nombre de cancers du poumon suite à l'exposition au radon libéré par les roches contenant de l'uranium a été observé parmi les mineurs actifs dans l'extraction de l'uranium.
Des données épidémiologiques récentes révèlent cependant que l'exposition au radon à l'intérieur des bâtiments peut également accroître le risque de cancer du poumon dans la population. Ce type d'exposition peut varier notablement dans la même région géographique. Au cours des dernières décennies, on a ainsi constaté que les concentrations en radon étaient plus élevées dans les bâtiments construits sur des roches libérant du radon et où la ventilation était réduite dans un souci d'économie d'énergie.
D'autres risques potentiels doivent être considérés dans le domaine des radiations ionisantes, notamment les retombées des accidents nucléaires et des essais d'armes nucléaires, de même que l'élimination des déchets nucléaires.
Radiations non ionisantes
Les rayons ultraviolets (UV) du soleil et les sources de lumière artificielle.
Le lien entre les rayons solaires UV et le cancer de la peau a été établi. L'incidence des formes courantes de cancer de la peau augmente de 2-3 % par an. Le mélanome malin est une forme rare de cancer de la peau dont le taux de mortalité est élevé (30-50%) et son incidence a considérablement augmenté au cours des dernières décennies. De nombreux experts craignent que l'appauvrissement de la couche d'ozone par les chlorofluorocarbones et autres agents du même type la couche d'ozone filtre les composantes les plus nocives du rayonnement solaire soit à l'origine de cet accroissement de l'incidence des cancers de la peau. A l'heure actuelle pourtant, le risque principal provient de l'exposition individuelle excessive au soleil qui ne pourra diminuer que par des changements de comportement.
Les champs électromagnétiques d'origine naturelle et humaine.
Au vu de la littérature existante, la question se pose toujours de savoir si l'exposition à des champs électriques et électromagnétiques de fréquence extrêmement basse a des effets biologiques indésirables. Les études publiées manquent de cohérence : certaines suggèrent que le cancer, surtout en cas d'exposition professionnelle, ou la leucémie chez les enfants peuvent être associés à cette exposition alors que d'autres études ne font état d'aucun effet. La forte prévalence de l'exposition à des champs électriques et électromagnétiques de fréquence extrêmement basse, les preuves non concluantes apportées par les études épidémiologiques et les vives inquiétudes dans la population sont autant d'arguments en faveur de l'organisation de nouvelles études pour faire toute la lumière sur cette matière.
Liés à une exposition complexe
Il est évident que la distinction entre les cancers liés aux aliments, à lair ou aux radiations nest pas facile à établir en terme dexposition. La proximité des zones industrielles, le voisinage des axes de circulation, le milieu urbain ou agricole constituent des environnements spécifiques. De même, la collecte, le stockage et le traitement des déchets peuvent être sources de risque multiple du fait de lémission dans lair de substances chimiques cancérogènes lors de l'incinération ou de la contamination des eaux souterraines et de surface par percolation de ces substances dans les sols. Lassociation possible entre résidence à proximité dune décharge et différentes formes de cancer a fait lobjet de plusieurs études épidémiologiques.
Maladies respiratoires
Alors que leur contribution à la mortalité totale a diminué en Belgique, les maladies respiratoires restent toujours un problème majeur de santé publique. Les affections chroniques du système respiratoire, notamment les bronchites, emphysèmes et asthmes, constituent un groupe important de maladies liées aux conditions atmosphériques de température et dhumidité. Etant donné leur fréquence relativement élevée, leur caractère chronique, leur impact sur les activités normales et leur coût du traitement, les maladies respiratoires chroniques font peser un lourd fardeau tant sur les individus que sur la société. Le tabagisme constitue le facteur de risque le plus important pour les troubles obstructifs chroniques des voies respiratoires (aussi appelés BPCO). Outre le tabac, la pollution à l'intérieur et à l'extérieur des habitations ainsi que l'exposition sur le lieu de travail jouent un rôle important dans l'étiologie de ces maladies.
Le système respiratoire est l'organe cible par excellence des polluants atmosphériques. Le volume d'air inhalé régulièrement de 6-7 litres/minute au repos a pour effet que les polluants, même à des concentrations peu élevées, pénètrent dans le système respiratoire en grandes quantités. Le spectre des effets possibles va de changements temporaires réversibles de la fonction pulmonaire, en passant par l'apparition de symptômes épisodiques qui réduisent les activités normales, jusqu'à des dysfonctionnements respiratoires permanents et des formes cliniques des maladies respiratoires chroniques.
La forme asthmatique des maladies respiratoires chroniques reste mal comprise. Des études récentes indiquent que la prévalence de l'asthme a augmenté au cours des dernières décennies. La prédisposition génétique et une sensibilisation aux allergènes sont des déterminants importants de la maladie clinique. Quelque 200 composés sont connus qui induisent ou exacerbent l'asthme professionnel. Le rôle de la pollution de l'air dans l'asthme n'est pas clair. L'aggravation d'une maladie existante semble être influencée par plusieurs polluants atmosphériques. Il a notamment été prouvé que le niveau de la pollution de l'air influence la fréquence des crises d'asthme (qui nécessitent parfois une assistance médicale ou l'hospitalisation).
Particules en suspension
Les particules en suspension dans lair constituent un ensemble très hétérogène dont la nature physique, chimique et/ou biologique est fort variable selon les sources démission à léchelle locale ou à plus longue distance, selon la saison ainsi que selon les méthodes de mesures employées. Un consensus se dégage pour considérer que lessentiel des effets associés à ces particules est le fait des particules les plus fines cest-à-dire celles qui peuvent pénétrer le plus profondément dans le système respiratoire. Dans cette dernière catégorie, on distingue les fines particules qui se caractérisent par un diamètre aérodynamique inférieur à 10 micromètres (PM10) et les particules ultra-fines dont le diamètre aérodynamique est inférieur à 2,5 micromètres (PM2,5).
Les particules proviennent des combustions de mazout, diesel, charbon et bois dans latmosphère. Les secteurs de la production dénergie, des transports, de lindustrie, de lincinération des déchets et le chauffage domestique en sont les principaux émetteurs. Leur composition et leur granulométrie ne sont pas parfaitement connues. Elles peuvent être schématiquement décrite comme un squelette de carbone recouvert dune phase organique composée principalement dimbrûlés provenant du carburant et du lubrifiant. Cette phase dimbrûlés comprend plusieurs centaines de composés avec, notamment, des hydrocarbures aromatiques polycycliques. Ces particules constituent aujourdhui la plus grande part des poussières en suspension en milieu urbain.
L'exposition de longue durée aux particules fines et ultra-fines est considérée comme le risque sanitaire le plus important de la pollution par l'air ambiant. On a estimé que 102.000 à 368.000 décès de personnes de 35 ans et plus vivant dans les villes européennes sont attribuables chaque année à une exposition prolongée à ces particules. D'autres études récentes ont démontré que la prévalence des symptômes bronchiques chez les enfants et de la diminution de la fonction pulmonaire chez les adultes et les enfants sont associées à cette pollution. Ces effets ont été observés à des niveaux très bas de pollution de l'air ambiant.
En ce qui concerne l'exposition à court terme, des effets sur la mortalité respiratoire et sur le nombre d'hospitalisations pour affections respiratoires ont été notés pour des niveaux de PM10 inférieurs à 100 µg/m3,
Dioxyde de soufre (S02)
Les fluctuations quotidiennes de la pollution atmosphérique ont été étudiées en relation avec la santé publique dans 12 villes européennes. Une augmentation d'une concentration moyenne de SO2 de l'ordre de 50 µg/m3 a été associée à un risque accru de 5% de la mortalité respiratoire, de 2% du nombre d'hospitalisations pour la même cause chez les personnes âgées et de 7,5% des hospitalisations d'enfants asthmatiques de moins de 15 ans.
Oxyde d'azote (NO2)
La même étude a mis en lumière des associations peu prononcées mais significatives entre le NO2 et les hospitalisations dues à l'asthme ou à des affections pulmonaires chroniques obstructives.
Les hospitalisations attribuées à l'asthme augmentaient de 2,9% et celles attribuées aux BPCO de 1,9% pour une augmentation de 50 µg/m3 de NO2 sur 24 heures.
Un accroissement de la fréquence des irritations oculaires, de la gorge et des expectorations a été observé suite à une augmentation de l'exposition au NO2 atteignant 240 µg/m3.
Plusieurs études ont mis en lumière une fonction ventilatoire diminuée ou une baisse accélérée de cette fonction avec l'âge chez les personnes habitant des régions où les niveaux à long terme de NO2 sont considérés comme moyens.
Une vulnérabilité accrue aux infections respiratoires aiguës a été associée à l'exposition au NO2.
Ozone troposphérique
L'exposition aiguë à des fortes concentrations d'ozone provoque des diminutions passagères de la fonction pulmonaire et une réaction inflammatoire des voies aériennes basses. Les variations individuelles de la réaction à l'exposition à l'ozone sont importantes. Les effets semblent plus prononcés chez les enfants que chez les adultes.
Une augmentation de l'incidence de la toux et des irritations oculaires a été constatée chez les enfants exposés à des concentrations élevées d'ozone.
Un déclin de la fonction pulmonaire a été observé à l'effort chez des enfants et des adultes.
Une analyse récente des données concernant quatre villes européennes indique que le risque d'hospitalisation d'urgence liée à une détresse respiratoire chez l'adulte âgé de 15-65 ans augmente de 3,1% pour un accroissement moyen de 50 µg/m3 d'ozone sur 8 heures.
Chez les personnes âgées de 65 ans et plus, ce risque est estimé à 3,8%. En ce qui concerne les hospitalisations dues aux BPCO, l'accroissement a été estimé à 4,3% pour une élévation moyenne de 50 µg/m3 d'ozone sur 8 heures.
Pollution à l'intérieur des bâtiments
Dans l'étude de l'impact des facteurs environnementaux sur le système respiratoire, le rôle de la pollution à l'intérieur des bâtiments, est fondamental. La population y passe une partie importante de son existence et y est exposée à des facteurs particuliers. De nombreux polluants dont le radon, lamiante et le formaldéhyde, sont présents dans les bâtiments, à des concentrations qui varient non seulement d'après la localisation mais aussi d'un bâtiment à l'autre sur le même site et même d'un local à l'autre dans le même bâtiment.
Certains des polluants en cause sont générés à l'extérieur mais peuvent aussi avoir des sources à l'intérieur. En l'absence de sources complémentaires à l'intérieur des bâtiments, le rapport entre les concentrations à l'extérieur et à l'intérieur des bâtiments varie généralement de 0,7 à 1,3. Les mesures d'économie énergétique peuvent être associées à de faibles taux d'échange de l'air et à une concentration accrue de contaminants.
La combustion, particulièrement si elle est assortie à une ventilation inadéquate ou à l'évaporation de solvants, peut générer des émissions substantielles de polluants gazeux et particulaires parmi lesquels le monoxyde de carbone (CO), le dioxyde de carbone (C02), le NO2, le SO2, la vapeur d'eau et les composés organiques volatils (COV). Les principales sources de combustion sont le tabagisme, les fourneaux à gaz et les appareils de chauffage sans échappement, de même que la combustion de bois ou de charbon dans des poêles ou des cheminées ouvertes.
Le CO reste une priorité majeure en tant que responsable en Belgique dun nombre élevé de décès ou daccidents. L'exposition à des niveaux élevés de CO provoque la formation de carboxyhémoglobine plus stable que loxyhémoglobine. Il en résulte une diminution de la capacité du sang à transporter l'oxygène. Laugmentation de la concentration de la carboxyhémoglobine est également observée chez les fumeurs et les policiers assurant la circulation dans les carrefours des grandes villes.
Lutilisation de peintures, laques, vernis, colles et adhésifs pour tissus muraux ou moquettes et plastiques, produits de nettoyage et dentretien, produits de nettoyage à sec, produits cosmétiques, encres pour gravure, produits de traitement du bois amène à des contaminations diverses à lintérieur des habitations.
Pour plus de détails, nous renvoyons tout dabord à lexposition au plomb développée en 3.2.8.
En ce qui concerne les COV, de nombreux solvants en font partie: il sagit principalement du benzène, du toluène, des xylènes et des solvants chlorés (trichloréthylène et chlorure de méthylène, par exemple).
Le formaldéhyde et dautres composés peuvent notamment être libérés par un certain nombre de matériaux de construction, particulièrement les panneaux de particules et le contreplaqué, de même que par les mousses isolantes, l'ameublement et/ou les produits ménagers.
Les effets observés comprennent des altérations de la fonction pulmonaire, une aggravation des symptômes respiratoires tels que la toux, une respiration sifflante, l'essoufflement et les expectorations, des infections respiratoires, la sensibilisation à des allergènes présents dans l'environnement interne des bâtiments, de même que des crises d'asthme.
Allergie
Lallergie est un état de sensibilité particulière pour des substances qui sont souvent tolérées par les autres. Cet état est la conséquence dune défense excessive vis-à-vis dune substance étrangère à lorganisme, appelée allergène. Lallergie est le résultat de la production anormale par lorganisme danticorps IgE (immunoglobulines E), gardés en mémoire pour être spécialement dirigés contre lallergène. Une première rencontre avec lallergène est nécessaire à la production de ces anticorps et cest seulement lors de rencontres ultérieures avec ce même allergène que peut se produire lallergie. Une fois installée, la sensibilité à lallergène reste acquise mais elle peut être prévenue ou traitée. Les anticorps IgE peuvent être dosés dans le sang : un taux élevé est en faveur dune allergie.
Les signes de lallergie respiratoire incluent la rhinite (écoulement nasal, nez bouché, éternuements ; le rhume des foins est un bon exemple), la toux, et lasthme (gène respiratoire avec sifflements dans la poitrine).
Les maladies allergiques les plus répandues sont causées par une interaction entre des facteurs héréditaires et l'environnement. Elles ont gagné rapidement du terrain au cours des dernières décennies. Le nombre de cas a pratiquement doublé tous les dix ans. En Europe, elles sont surtout fréquentes là où règnent un mode de vie occidental et des conditions socioéconomiques favorables.
Pourquoi les enfants vivant dans une Suède "propre" sont-ils plus souvent allergiques que les enfants polonais vivant dans un environnement beaucoup plus pollué ? Une question comme celle-là démontre que des facteurs restent inconnus ou alors qu'il y a interaction entre plusieurs facteurs.
A lheure actuelle, nous ignorons si cela s'explique par la disparition de certains éléments protecteurs ou par l'apparition de nouveaux facteurs nocifs tels que les maladies infectieuses, les vaccinations et les habitudes modifiées en matière d'hygiène et d'alimentation, le mode de vie,...
Les allergènes les plus courants à l'intérieur des bâtiments proviennent des plantes intérieures et extérieures (entre autres par les pollens), des moisissures, des acariens, des animaux domestiques, et des blattes.
Les pollens
Pour lensemble de la population humaine, les principales causes de pollinose sont les arbres (noisetiers, aulnes, saules, frênes, platanes et bouleaux ) et les herbes (graminées, plantain, armoise, ambroisie). Pour provoquer une pollinose, une plante doit être abondante, proche de lhabitation humaine et produire un pollen diffusé par le vent, suffisamment petit pour pénétrer larbre respiratoire. Sur le plan immunologique, il semble bien que tous les pollens puissent provoquer des anticorps chez lhomme. En dehors du rythme annuel de la pollinisation qui voit se succéder les pollens darbre au printemps puis, en été, de graminées et de composées, il existe un rythme circadien ou journalier : les différents pollens sont libérés à des heures différentes dans la journée. Le transport et la déposition des pollens peuvent se faire jusquà 100 kilomètres.
Les moisissures
Les moisissures sont des champignons microscopiques se développant sur une grande variété de substrats présents dans les habitations, dans des conditions de forte humidité et de chaleur. La plupart des moisissures sont des saprophytes (elles développent sur des milieux non vivants).
La condensation sur la face intérieure des vitres et des murs internes des habitations est la principale source dhumidité nécessaire pour la croissance des moisissures. La condensation interne des matériaux poreux tels que les briques et plâtres, peut constituer un réservoir permettant le développement de champignons microscopiques même si la surface des matériaux est sèche. Les problèmes dhumidité à lintérieur des habitations sont habituellement liés à des défauts de construction, tels quune mauvaise isolation ou la présence de zones de condensation («ponts thermiques») combiné à une ventilation inadéquate et/ou un mauvais usage de ces habitations. De nombreuses espèces de champignons microscopiques peuvent être trouvées dans les particules en suspension dans lair et dans les poussières.
Les acariens
L'allergie aux acariens est la forme d'allergie la plus courante. Les acariens sont de très petits arachnides se nourrissant de squames de peau humaine. Ils ont besoin d'un environnement humide et se sentent dès lors très à l'aise dans des locaux où la ventilation est insuffisante. Les acariens peuvent être responsables d'affections comme l'asthme, la rhinite et l'eczéma. Si l'humidité relative dépasse 35% dans les chambres à coucher, même pendant les mois froids d'hiver, les acariens peuvent survivre toute l'année, ce qui accroît le risque d'allergie. La ventilation et le nombre d'occupants de la chambre sont les facteurs déterminant le taux d'humidité.
Les animaux domestiques
Beaucoup danimaux domestiques à poils sont allergisants : la salive, la fourrure et lurine des chats, chiens et rongeurs constituent des substances allergisantes. Ces dernières se dispersent, fixées sur des particules en suspension dans l'air pendant une longue période. Ils se transportent aussi très facilement via les vêtements. Les oiseaux peuvent également susciter des allergies. Les allergies aux animaux de compagnie sont plus fréquentes chez les enfants des villes que chez ceux vivant à la campagne. Les causes envisagées de cette constatation sont les gaz d'échappement des voitures et le fait qu'en ville, ces animaux vivent plus à l'intérieur que ce n'est le cas à la campagne.
Les nuisibles et les insectes rampants
Leurs débris et déjections contiennent aussi des allergènes qui se retrouvent dans la poussière de maison.
Hypersensibilité non spécifique
Cette forme- d'hypersensibilité n est pas engendrée par la présence d anticorps même si les symptômes qui apparaissent sont similaires à ceux générés par l'allergie (difficultés respiratoires/asthme, par exemple). L hypersensibilisation non immunologique requiert des concentrations plus élevées d'une substance qu'une allergie. Il y a souvent interaction entre des mécanismes immunologiques et non immunologiques pour générer les symptômes visés et maintenir une hyperréactivité des voies respiratoires. Les facteurs déclenchants ou aggravants lhypersensibilté non spécifique comprennent les infections (virus, bactéries), les poussières, la pollution chimique, le tabac, le stress et certaines conditions météorologiques.
Perturbations du système endocrinien et du métabolisme
Un perturbateur endocrinien est une substance ou un mélange exogène altérant les fonctions du système endocrinien et induisant donc des effets nocifs sur la santé dun organisme intact, de ses descendants ou (sous-) populations.
Les perturbateurs endocriniens paraissent agir dau moins trois façons :
en imitant laction dhormones naturelles et en déclenchant des réactions chimiques similaires dans lorganisme,
en bloquant les récepteurs des cellules recevant les hormones, empêchant ainsi laction des hormones naturelles,
en agissant sur la synthèse, le transport, le métabolisme et lexcrétion des hormones, modifiant ainsi les concentrations dhormones naturelles.
On compte deux classes de substances capables de provoquer une perturbation endocrinienne :
les hormones naturelles qui comprennent les oestrogènes, la progestérone et la testostérone, naturellement présentes dans lorganisme des hommes et des animaux;
les substances anthropiques qui comprennent :
les hormones de synthèse (contraceptifs oraux, traitement de substitution, certains additifs alimentaires pour animaux);
les produits chimiques anthropiques conçus pour être utilisés dans lindustrie (certains produits dentretien industriels), dans lagriculture (certains pesticides) et dans les biens de consommation (certains additifs pour plastiques tels les phtalates). Cette catégorie comprend aussi dautres substances chimiques déjà passées en revue comme les dioxines et les PCBs.
En ce qui concerne la santé humaine, le Comité Scientifique de la Toxicité, de lEcotoxicité et de lEnvironnement de la Commission européenne est arrivé à la conclusion quil existe des associations entre les substances chimiques perturbant le système endocrinien, telles quon les connaît actuellement, et des problèmes de santé humaine tels que les cancers des testicules, du sein et de la prostate, la baisse du nombre de spermatozoïdes, les malformations des organes reproducteurs, les dérèglements thyroïdiens, ainsi que les troubles intellectuels et neurologiques. Néanmoins, le rôle causal na pas été confirmé pour toutes les substances identifiées à ce jour.
Maladies infectieuses
En 2000 , lon estimait quun à deux millions et demi de Belges, selon les sources, avaient présenté une gastro-entérite. Plus de la moitié de ces cas étaient liés à une contamination microbienne des aliments ou de l'eau de boisson. Selon l'OMS, la fréquence des toxi-infections alimentaires s'est accrue au cours de la dernière décennie dans les pays européens. Les toxi-infections alimentaires causées par des microorganismes pathogènes constituent donc toujours un problème de santé publique. Plusieurs facteurs ont été évoqués pour expliquer laugmentation de la fréquence de ces infections. Lamélioration des systèmes de notification des infections peut, en partie, jouer un rôle artificiel. La modification des habitudes alimentaires, les technologies modernes permettant dallonger la durée de validité des denrées alimentaires (doù un risque plus important de recontamination des aliments pendant et/ou après leur stockage), les manipulations inappropriées des aliments, les conditions incorrectes de réfrigération et de congélation au niveau des ménages, et la conviction que les denrées emballées sont moins sujettes à une contamination microbienne que les denrées fraîches constituent autant de facteurs susceptibles dinfluencer réellement la fréquence des toxi-infections.
L'importance de ce problème de santé publique est toutefois difficile à évaluer : l'on estime en effet qu'à peine 1 10 % de tous les cas de toxi-infections alimentaires sont notifiés.
Liées à la contamination de l'alimentation
Les Salmonelloses sont les toxi-infections alimentaires les plus importantes suivies par les infections à Campylobacter . Les infections attribuées à Escherichia coli et des accroissements localisés d'infections à Listeria monocytogenes ont été signalés dans les pays d'Europe occidentale.
Liées à la contamination de l'eau
L'eau de boisson contaminée par des bactéries, virus ou parasites est un autre facteur environnemental responsable de maladies infectieuses. Un certain nombre de bactéries sont en cause dans des maladies à la fois diarrhéiques et systémiques : Salmonella spp., Campylobacter spp., Escherichia coli, Shigella spp. et Vibrio cholerae. Certaines maladies virales sont également transmises par l'eau de boisson : gastro-entérites du virus Norwalk, lhépatite A, etc. En général, ces maladies apparaissent suite à la mauvaise qualité de l'eau de source, de traitements inadéquats, de ruptures de traitement ou de contamination par les eaux usées au cours de la distribution de ces eaux. En Europe occidentale cependant, l'eau de distribution est généralement sûre en terme microbiologique parce que des processus de traitement efficaces ont, dans une large mesure, éliminé les poussées de maladies infectieuses. La présence de ces agents pathogènes est due à la contamination fécale des eaux.
La legionellose est une maladie bactérienne aiguë et sévère qui saccompagne dune pneumonie. Elle est provoquée par linhalation daérosols contaminés par Legionella pneumophila. Les sources de contaminations comprennent les réseaux de distribution deau chaudes, les tours de refroidissement utilisé pour la climatisation de bâtiments, les bains bouillonnants, les équipements pour traitement respiratoire (aérosols), les équipements de nébulisation pour rafraîchir les légumes et fruits dans les grandes surfaces, et les eaux thermales.
Les micro-organismes opportunistes, notamment Pseudomonas aeruginosa, sont naturellement présents dans lenvironnement et ne sont pas considérés comme pathogènes. Néanmoins, ils peuvent provoquer des maladies chez des personnes dont les mécanismes de défense immunitaire sont affaiblies (très jeunes enfants, personnes âgées, personnes atteintes de brûlures et patients atteints de SIDA). Si leau que ces patients utilisent comme boisson ou pour leur toilette contient un grand nombre dorganismes opportunistes, elle peut être à lorigine de diverses infections de la peau et des muqueuses des yeux, de loreille, du nez et de la george.
Deux parasites, Giarda intestinalis et Cryptosporidium parvum, sont également susceptibles de provoquer de sérieuses affections gastro-intestinales lorsquils sont présents dans leau (ingestion deau de baignade contaminée, par exemple).
Pour l'eau de baignade, des liens ont été établis entre la contamination par des eaux usées et des symptômes au niveau des voies respiratoires et digestives. Nager dans des eaux très polluées entraîne dans certains pays un risque d'infection du type fièvre typhoïde, shigellose, leptospirose et hépatite A.
Liées aux changements climatiques
Les maladies infectieuses sont l'exemple le plus frappant d'une catégorie de problèmes sanitaires dotés d'une dynamique complexe, basée sur l'écologie et liée aux changements climatiques. Tout changement dans la distribution géographique des agents infectieux et de leurs porteurs se range parmi les premiers signes de la menace de changements climatiques.
Les maladies transmises par vecteur présentes en Europe et dont l'incidence peut être influencée par les changements climatiques comprennent la malaria, la leishmaniose, l'encéphalite à tiques, la maladie de Lyme et la dengue.
Les maladies propagées par leau peuvent être influencées par des changements écologiques induits par le climat comme l'eutrophisation, la salinité de l'eau, le niveau des mers et océans et le changement du nombre et de la variété des espèces animales et végétales présentes. Elles comprennent un large éventail de maladies diarrhéiques virales, bactériennes et protozoaires.
Les toxi-infections alimentaires peuvent être répandues passivement par des insectes porteurs d'agents étiologiques des matières fécales qu'ils transmettent à des aliments non contaminés. Une élévation des températures pourrait accroître le problème des intoxications alimentaires en développant la survie et la prolifération des bactéries, mouches et cafards.
Maladies neurologiques et effets mentaux
Plusieurs substances chimiques peuvent engendrer des risques pour le système nerveux. Parmi celles-ci, l'exposition au plomb suscite l'inquiétude dans plusieurs pays d'Europe dont la Belgique. Il est difficile de fixer un seuil d'exposition pour ce qui est des effets neurocomportementaux et il est donc prudent d'assumer qu'il n'y a pas de niveau sûr.
L'exposition à des niveaux élevés de plomb peut toujours être causée :
par les eaux d'alimentation qui se chargent en plomb lorsqu'elles sont distribuées dans canalisations en plomb ;
par des vieilles peintures plombées qui génèrent des écailles ;
par les poussières et les sols contaminés, y compris les dépôts d'émissions de véhicules équipés de moteurs fonctionnant à l'essence plombée ;
par le plomb dans l'air aux environs des sources d'émissions industrielles comme les fonderies et les usines de traitement.
Les effets potentiels les plus importants concernent des retards de développement mental chez l'enfant qui peuvent s'exprimer sous forme d'une réduction des scores du QI de l'ordre de 2-10 points en moyenne.
Un risque d'effets neurologiques peut également être associé à l'exposition au méthyle mercure, qui résulte de la propension du mercure à se méthyler dans lenvironnement. Ce risque existe surtout pour les personnes consommant de grandes quantités de poisson comme source majeure dalimentation.
Des effets sur le système nerveux en développement des bébés peuvent découler de l'exposition aux PCB dans le lait maternel.
Les effets des polluants présents dans l'air à l'intérieur des bâtiments englobent les effets sur les sens et sur le système nerveux central. Les effets sensoriels comprennent ceux liés aux odeurs, aux irritations oculaires ou à la sécheresse de la peau qui peuvent être causés par les COV, le formaldéhyde et la fumée du tabac. Les effets sur le système nerveux central couvrent les dommages toxiques, hypoxiques ou anoxiques aux cellules nerveuses. De tels effets peuvent être la conséquence de l'exposition aux COV, à différents pesticides et au CO.
Autres maladies et syndromes
Affaiblissement du système immunitaire
L'exposition à des rayonnements UV réduit la réponse du système immunitaire même pour les doses fréquemment mesurées à l'extérieur. Le lien entre les effets sur le système immunitaire et des effets indésirables sur la santé de l'individu n'a pas encore été pleinement élucidé. Le système immunitaire possède apparemment d'importantes "capacités de réserve" qui peuvent absorber les effets négatifs avant davoir un impact indésirable sur la santé. Mais pour les personnes dont la réponse immunitaire est déjà perturbée par d'autres facteurs (infections par exemple) ainsi que pour les groupes vulnérables (notamment les personnes âgées et les malades), ces "réserves" peuvent se révéler insuffisantes pour prévenir des effets indésirables sur la santé.
Anomalies congénitales et effets sur la reproduction
L'exposition aux contaminants environnementaux avant ou après la conception peut affecter la reproduction par le biais de mortalité ou de dommages cellulaires. Elle peut mener à l'infertilité chez l'adulte ou causer des avortements spontanés, provoquer la naissance de bébés de faible poids et des anomalies congénitales ou encore, plus tard, des malformations fonctionnelles ou structurelles chez la descendance.
Plusieurs études ont suggéré que la qualité du sperme au cours des dernières décennies semble sêtre détériorée : diminution du nombre de spermatozoïdes par millilitre de sperme, diminution du volume moyen des éjaculats, diminution du pourcentage de spermatozoïdes mobiles et morphologiquement normaux. Il est cependant très difficile daffirmer aujourdhui quil existe une diminution de la fécondité des hommes liée à la baisse de la qualité de leur sperme. Lexposition à des perturbateurs endocriniens présents dans lenvironnement pourrait jouer un rôle dans certains troubles de la reproduction.
En ce qui concerne les anomalies congénitales, la cause d'un grand nombre d'entre elles est inconnue mais l'on a suggéré que l'exposition à des facteurs environnementaux pourrait jouer un rôle important. L'exposition à plusieurs de ces facteurs dont le méthyle mercure, les PCB et les pesticides a été associée à des effets sur la reproduction.
Maladies rénales
Le cortex rénal est l'organe critique de l'apparition des premiers effets indésirables de l'exposition à long terme au cadmium environnemental. Le dysfonctionnement rénal conséquent se manifeste le plus souvent sous la forme d'une excrétion de protéines à faible poids moléculaire. Le cadmium est naturellement présent dans l'environnement à des niveaux peu élevés, habituellement dans les dépôts de zinc, de plomb et de cuivre. Les émissions de cadmium dans l'environnement sont surtout liées à des activités industrielles englobant le raffinage du zinc, la galvanoplastie et la production de piles alcalines, de plastique, de verre et de pigments. Les dépôts de cadmium contribuent à la pollution des sols et, par conséquent aussi à la contamination de la chaîne alimentaire. Les sources d'exposition au cadmium sont dans lordre : le tabagisme puis lalimentation.
Affections de la peau
Les polluants présents à l'intérieur des bâtiments peuvent aussi affecter la peau et les muqueuses et provoquer ainsi une irritation sensorielle primaire ou une irritation secondaire à des modifications inflammatoires de la peau, des muqueuses ou d'autres tissus. En général, les symptômes observés sont non spécifiques. Le formaldéhyde et les autres aldéhydes, les COV et le tabagisme passif peuvent susciter de telles réactions.
Syndrome de stress post-traumatique
Les catastrophes peuvent affecter la santé mentale. Dans les années 1980, le terme « syndrome de stress post-traumatique » a été introduit pour décrire ce que ressentaient les survivants de catastrophes de différents types. L'accident chimique de Seveso a été suivi d'une augmentation de la mortalité cardiovasculaire peu de temps après l'accident, ce qui a été interprété comme une aggravation probable d'une condition existante sous l'effet d'un stress sévère. Différents effets psychosociaux ont également été décrits après l'accident de Tchernobyl, à la fois dans des zones proches de l'accident et dans d'autres pays affectés par le nuage radioactif qui a suivi l'explosion du réacteur. Ces effets allaient de l'anxiété à des troubles psychosomatiques pour la population vivant aux alentours de Tchernobyl jusquà des changements comportementaux qui ont abouti, par exemple, à une baisse du taux de conception et à une augmentation des interruptions volontaires de grossesses dans dautres populations.
Syndrome des bâtiments malades
La « maladie des grands ensembles » ou des « bâtiments malades » (« sick building syndrome ») sont deux termes utilisés pour décrire une série de symptômes observés principalement mais pas exclusivement dans des bâtiments équipés d'un système de conditionnement d'air. Ces symptômes ne peuvent généralement pas être attribués à une exposition excessive à un contaminant déterminé ni à un système de ventilation défectueux. Ils ont surtout trait à des sentiments d'inconfort ou à des atteintes au bien-être. Ils comprennent des réactions physiologiques ou sensorielles aiguës (comme les irritations sensorielles des muqueuses ou de la peau, des malaises généraux, des céphalées, des réactions d'hypersensibilité non spécifiques, la sécheresse de la peau et des plaintes relatives à l'odeur ou au goût) ainsi que des réactions psychosociales (comme une baisse de la productivité, des contacts avec les soins de santé primaires et des initiatives pour modifier l'environnement à l'intérieur du bâtiment). En règle générale, ces symptômes disparaissent lorsque la personne quitte le bâtiment.
Syndrome de la sensibilité multiple
Le syndrome de la sensibilité multiple (« multiple-chemical sensitivity syndrome») désigne une grande variété de symptômes présentés par des personnes exposées simultanément à de faibles doses de plusieurs substances chimiques communément présentes dans lenvironnement. Ce syndrome débute habituellement après une exposition environnementale bien définie, comme une réaction à une dose plus forte dun solvant organique, de pesticides ou dun irritant respiratoire. Dans certains cas, les symptômes ressemblent à ceux qui sont observés dans la maladie des grands ensembles. Ils comprennent la fatigue, des malaises, la nausée, le vertige, le manque de concentration, et la perte de mémoire. Ces symptômes ne sont pas spécifiques et se rencontrent par conséquent dans dautres pathologies détiologie incertaine. La pathogénie de ce syndrome de la sensibilité multiple nest pas claire et aucune méthode éprouvée ne permet détablir son diagnostic, son évaluation et son traitement. La fréquence élevée des troubles affectifs, observée dans de nombreux cas, suggère que des facteurs psychosociaux peuvent jouer un rôle causal et/ou influencer la sévérité de cette maladie. Toutefois, plusieurs arguments montrent quil ne sagit pas uniquement dune maladie dordre psychologique. Un groupe dexperts de lOMS a récemment proposé de désigner ce syndrome par « maladie environnemental idiopathique ».
En cette fin du XXème siècle, l'homme est profondément préoccupé par la dégradation de son environnement en raison même de sa propre activité notamment industrielle. Une série de maladies nouvelles, témoignant de réactions pathologiques à cet environnement qui s'est modifié, tant sur le plan physico-chimique que sociologique, est soumise à notre perspicacité.
L'hypersensibilité chimique multiple (MCS pour multiple chemical sensitivity) a fait l'objet d'une première revue d'ensemble par M. Cullen en 1987.
La définition de cette affection est complexe et regroupe différentes notions:
un changement dans le statut de santé identifié par le patient;
des symptômes provoqués régulièrement par des stimuli multiples;
des symptômes présents au moins depuis 6 mois;
un ensemble défini de symptômes rapportés par les patients;
des symptômes qui touchent au moins trois organes cibles;
exclusion des patients chez lesquels un autre diagnostic a été posé.
Les symptômes principaux sont les céphalées, la fatigue, la confusion mentale, la dépression, la dyspnée, les arthralgies, les myalgies
Les hydrocarbures organiques sont les agents chimiques le plus souvent identifiés avec les pesticides.
Les principaux cas de MCS se trouvent dans quatre types prédominants de population; travailleurs de l'industrie, occupants d'immeubles à isolation poussée, habitants de localités dont l'air ou l'eau ont été contaminés par des agents chimiques et enfin les individus qui ont eu une exposition déclenchante personnelle et spéciale à différents produits chimiques dans une maison d'habitation quelconque parmi lesquels on relève essentiellement les pesticides, des médicaments et les produits à usage domestique.
Pour information, la MCS a été proposée aux Etats-Unis comme explication du "syndrome de la guerre du Golfe persique" observé chez certains anciens combattants.
La définition de la MCS reste floue mais nécessite la collecte d'informations scientifiques supplémentaires, notamment pour identifier des sous-populations peut-être psychiquement plus sensibles qui manifesteraient une hypersensibilité cliniquement objectivable.
Syndrome de fatigue chronique
La fatigue est le symptôme principal de ce syndrome ; de plus, les patients perdent au moins la moitié de leurs capacités physiques et intellectuelles, ils récupèrent mal après un effort même minime et présentent encore d autres symptômes organiques et psychiatriques. L'origine de la maladie consisterait en une atteinte diffuse du système immunitaire qui rend ces patients sensibles à des infections dont ils ne parviennent plus à se débarrasser ; ces mêmes patients se retrouvent dès lors dans un cercle vicieux qui finit par causer les symptômes du syndrome de fatigue chronique.
Tous les indices amènent à penser que l'incidence de ce syndrome a fortement augmenté au cours des dernières années.
Ce déficit immunitaire peut être causé par différents facteurs, tant isolés que simultanés. Les intoxications, aussi bien chroniques qu'aiguës par les métaux lourds (Zn, Cd, Cr, Ni, Pb, Hg, As,...), les phosphates et les PCB, de même que les réactions allergiques sont des éléments important liés à la santé environnementale. S'il persiste pendant de longues périodes, le stress peut également aboutir au syndrome de fatigue chronique.
Le rapport entre les facteurs liés à l'environnement et ceux que ne le sont pas ne sont pas encore connus dans l'apparition du syndrome de fatigue chronique. La nécessité d'une bonne hygiène chimique est évidente.
Dégradation du Bien-être et de la qualité de la vie
La définition de la santé donnée par lOMS (cfr RENV _Ref516983196 \r \h \* FUSIONFORMAT 1.3.1) insiste sur le bien-être physique, mental et social. La santé est vue comme un concept global allant au-delà de labsence de maladie et dinfirmité.
Le bien-être et la qualité de vie dépendent dun nombre impressionnant de facteurs tant psychologiques, que sociaux ou environnementaux. Parmi ceux-ci, à côté des facteurs positifs tels que les « zones vertes » et les « zones récréatives », il faut identifier les facteurs négatifs tels que les nuisances sonores, la proximité des déchets, la pollution lumineuse,
.
Nuisances sonores
Le bruit a été qualifié de "poison insidieux"; il s'agit d'un facteur externe qui a un impact négatif sur l'environnement et qui peut occasionner des dommages physiologiques directs aux êtres humains, par exemple la perte daudition partielle ou totale. Cela se vérifie particulièrement pour le bruit quotidien que la population doit affronter à son domicile et dans des environnements similaires comme les hôpitaux, les écoles et les hôtels. Le bruit quotidien est défini comme le bruit mesuré dans les locaux fermés ou habitations résultant d'une ou plusieurs sources sonores non liées aux sites visés. Les principaux effets négatifs de ce type de bruit sur les personnes concernées, outre les affections cardiovasculaires possibles, sont des troubles de la communication, du repos et du sommeil difficultés d'endormissement ou éveils soudains ainsi que des contrariétés d'ordre général. A plus long terme, ces effets ont une influence négative sur le bien-être et la qualité de la vie. Les données de morbidité liées au bruit quotidien sont rares. La fréquence des plaintes relatives au bruit révèle qu'une grande partie de la population urbaine estime que ce bruit affecte leur bien-être et leur qualité de vie. Le trafic aérien et routier sont les sources principales de l'excès de bruit mais les plaintes concernent de plus en plus souvent les bruits de voisinage. L'exposition prolongée peut éventuellement avoir des conséquences à long terme sur la santé. Les recherches effectuées démontrent que des niveaux sonores de modérés à élevés peuvent être des sources de stress, de changements physiologiques et de fatigue.
Nuisances dues à la proximité des déchets
Les déchets peuvent affecter directement certains groupes de la population en diminuant la valeur esthétique de leur environnement. La visibilité d'ordures et de déchets est un souci majeur pour les populations locales, qu'elles soient urbaines ou rurales. Les odeurs que dégagent les décharges peuvent également perturber la sensation de bien-être. La perception d'un risque sanitaire, même sans contamination environnementale, peut également être significative du fait de l'inquiétude qu'elle suscite.
Nuisances lumineuses
L'obscurité devient une denrée rare dans notre environnement. Sur les photos prises par satellite, la Belgique apparaît comme une grande tâche lumineuse. L'éclairage des autoroutes, terrains de sports, monuments, serres et terrains industriels peut devenir aveuglant et envahit même parfois les chambres à coucher. Les travaux d'infrastructure prévus et les embouteillages qui se prolongent de plus en plus tard ne feront qu'accroître ce problème à l'avenir. Des études récentes ont démontré que le monde végétal ne souffre que peu de la lumière artificielle. Il n'en est pas de même pour la faune qui en subit des conséquences négatives sous forme de dérèglement des horloges biologiques, de troubles de l'orientation, de refoulement (barrières lumineuses) ou, au contraire, d'attirance (risque de prédation accru). L'homme aussi peut subir des effets négatifs des perturbations du rythme jour-nuit et des rythmes saisonniers. A terme, cela peut aboutir, via le stress ainsi provoqué, à des dommages pour la santé. Les plaintes signalées dans ce contexte sont des cauchemars chez les enfants, l'insomnie, la dépression et l'angoisse. De tels symptômes n'apparaissent toutefois qu'après exposition à une intensité lumineuse supérieure à 2000 lux, ce qui est relativement élevé pour la lumière artificielle.
Analyse et gestion du risque
Introduction
Les risques font partie de nos vies quotidiennes. Jusquil y a quelques années, les progrès scientifiques et techniques étaient considérés comme procurant des bénéfices tels que les risques étaient soit ignorés, soit assumés parce que pris en charge par de nouveaux progrès ou par des systèmes d'assurance et de compensation gérés collectivement.
Aujourdhui, lEurope et la Belgique en particulier ont connu des crises importantes où la problématique santé-environnement a été sans cesse mise sur la sellette. Seveso, Tchernobyl, la décharge de Mellery, la crise de la dioxine, lépisode Coca-Cola, lencéphalopathie spongiforme ou bien encore le naufrage de lErika et le syndrome des Balkans ont remis en question cette acceptation du risque. Quelles sont les raisons de cette inquiétude croissante de lopinion publique qui ne réagit pas toujours de façon unanime?
La première raison tient à la nature des risques contemporains qui ont pour caractéristiques un ou plusieurs des traits suivants :
ce sont des risques diffus dont la source n'est pas clairement identifiée, présente dans une série de milieux tant professionnels que privés ;
ce sont des risques agrégés qui résultent du cumul et des synergies d'une série de causes, elles-mêmes souvent diffuses ;
ce sont des risques " égalitaires " qui peuvent concerner tous les individus;
ce sont des risques liés à des conséquences inconnues de progrès technologiques ou de changements économiques, tels les changements climatiques ;
ce sont des risques qui ne sont pas perceptibles par les sens;
ce sont souvent des risques différés, dont les conséquences n'apparaissent que tardivement chez des gens qui n'ont rien à voir avec les causes et les sources ;
ce sont aussi dans certains cas des risques qui sont liés aux défauts de gestion (voir les décharges illégales, le sang contaminé, la « vache folle ») et qui mettent donc en cause les institutions chargées de la protection.
Il résulte de toutes ces caractéristiques des incertitudes scientifiques quant à la définition même du risque.
La deuxième raison vient de la transformation de notre rapport contemporain au risque, au vu de facteurs " sociaux ". Le risque, qui n'est évidemment jamais nul, est assumé pour autant qu'il soit pris en charge par des structures collectives où les individus peuvent se reconnaître et se sentir reconnus. Ce qui nest plus la perception aujourd'hui car :
certains risques sont vécus comme subis par des gens qui n'ont pas eu l'occasion de se prononcer ni sur les avantages, ni sur la gestion de ces risques ;
certains risques ont un fort contenu symbolique pour les gens alors que les experts les minimisent (exemple : les GSM) ;
les décideurs se trouvent mal à l'aise face à des situations d'incertitude et ne peuvent plus toujours s'appuyer sur une expertise unanime pour justifier leurs décisions ; , ce qui dans bien des cas justifie lapplication du principe de précaution
La troisième raison vient de ce que la prévention des risques implique de plus en plus souvent que les individus adoptent des attitudes de prudence, changent leurs habitudes. La prévention des risques modernes passe souvent par une mobilisation sociale qui doit conduire à des changements des pratiques individuelles. Cest par une mobilisation de ce type quau début du XXième siècle la diffusion des pratiques hygiéniques a considérablement amélioré la santé de la population. Cest d'autant plus difficile que les individus sont devenus sceptiques quant à la bonne gestion des institutions et perplexes face aux messages scientifiques contradictoires.
La quatrième raison est liée à limportance accrue que les médias ont obtenue dans la transmission de linformation et dès lors dans lamplification de certains dangers lors de la communication du risque.
Face à cet aperçu, il est bon de sinterroger sur les processus danalyse et de gestion du risque en santé environnementale, avant de détailler de manière plus concrète les actions entreprises à leur égard en Belgique (voir chapitres 4, 5 et 6).
Ces processus ont fait lobjet de descriptions détaillées en particulier par le Conseil National de LAcadémie des Sciences des Etats-Unis, par le Codex alimentarius (OMS, FAO) et par lUnion européenne (Règlement 1488/94 de la Commission).
Lanalyse du risque est du ressort des scientifiques. Le modèle général danalyse du risque comprend trois étapes : la première est celle de lidentification du risque; la seconde consiste en lévaluation du risque proprement dite, cest-à-dire la probabilité et la sévérité des effets de lenvironnement sur la santé de lhomme ; la dernière est celle de la signification du risque qui consiste à comparer et juger les risques.
La gestion du risque, dévolue aux autorités publiques, consiste à traiter lacceptabilité des risques et dégager des options pour les prendre en compte.
Ce processus se fait au travers de lidentification et de lévaluation des alternatives dont une ou plusieurs sont choisies et mises en uvre (normes, lois et règlements,
). La communication du risque est un élément clef dans la réussite de cette mise en uvre.
Analyse du risque
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Figure 3.1 Modèle général danalyse du risque en trois étapes.
Les trois étapes de lanalyse du risque, schématisés dans la figure 3.1, sont détaillées ci-après en partant de la définition du risque et en parcourant rapidement la méthodologie scientifique.
Identification du risque
Le risque caractérise une situation ou une action à partir de laquelle peuvent se produire un ou plusieurs événements ou effets INDESIRABLES et INCERTAINS.
Lanalyse du risque dépend donc de la connaissance de la sévérité de cet effet (lindésirable) et de celle de la probabilité doccurrence de cet effet (lincertain).
La situation dINCERTITUDE se produit face à une insuffisance (éventuellement provisoire) des connaissances scientifiques sur la sévérité des effets ou dans une situation où les probabilités de réalisation de ces effets ne sont pas connues. Dans cette situation, lanalyse classique du risque nest pas possible et la gestion du risque recourt alors au principe de précaution.
La recherche scientifique fondamentale est à la base de lidentification du risque en santé environnementale. Par le passé, cest grâce aux études scientifiques que des améliorations significatives de problèmes tels que la pollution des villes, les conditions de travail et les intoxications alimentaires ont pu être envisagées.
Actuellement, le risque en ce qui concerne le développement de certaines pathologies perçues en santé environnementale est encore méconnu pour des effets de faible dose à long terme (pesticides, dioxines,
). Les sources de danger sont également diverses, mobiles et diffuses (industrie, transport, agriculture...).
Aujourdhui, en fonction des données fournies par lindustrie chimique, on estime quil y a sur le marché au moins 30.000 substances produites ou importées à un volume supérieur à une tonne par an. La grande majorité de ces substances (représentant environ 99% du volume total des substances chimiques mises sur le marché), nest pas couverte par la législation actuelle, car les données sont insuffisantes pour même décider quelles substances doivent être choisies comme prioritaires dans lanalyse du risque.
Il en résulte plusieurs difficultés nouvelles :
pour la mesure des quantités de polluants présentes dans lenvironnement
pour lestimation des doses auxquelles sont réellement exposés les individus
pour létude des dangers (effets de faible intensité, latence des pathologies, réactivité variable des différents sous-groupes exposés)
pour la démonstration des relations de cause à effet (exposition à une multitude de contaminants interagissant entre eux. (cfr. lapproche développée au chapitre 3.3)
En conclusion, face à ces difficultés, lécueil à éviter est de considérer quun phénomène, invisible parce que lon ne sest pas donné ou que lon na pas eu les moyens de le voir, nexiste pas. Cest pour essayer de relever une partie de ces défis que la Commission européenne a adopté en février 2001 un livre blanc concernant une stratégie pour la future politique dans le domaine des substances chimiques.
Evaluation du risque
Une fois identifiés, les risques sont évalués par les scientifiques en utilisant toute une série de méthodes analytiques à travers une démarche en deux étapes, détaillée ci-après.
Etude de la relation dose-réponse
Létude de la relation dose (concentration) réponse (effet) est le premier outil utilisé dans lévaluation du risque des produits chimiques.
Elle demande comme préalable la connaissance de la relation cause-effet qui est notamment clarifiée par létude des mécanismes de toxicité.
Elle est établie à partir :
dexpérimentations sur animaux ou sur volontaires humains, suivies dextrapolations
des études épidémiologiques, descriptives ou analytiques suivant les cas
Elle repose sur lutilisation de marqueurs tels que :
les observations de la flore et de la faune
les mesures de paramètres environnementaux
les techniques de biologie moléculaire (les cultures cellulaires p.ex.)
Elle atteint néanmoins ses limites quand :
La distinction entre substances avec effet de seuil et sans effet de seuil tend à disparaître.
Il y a des synergies ou des antagonismes entre substances.
On passe dune toxicité aiguë à chronique.
Le paramètre déterminant est la durée du temps de latence entre lexposition et le développement dune réaction à cette substance.
Evaluation des expositions
Sexton( 1992) a proposé un schéma (voir figure 3.2.) synthétisant le lien entre les différentes étapes de la chaîne de santé environnementale et lévaluation de lexposition.
Figure .3.2. Santé environnementale et évaluation de lexposition
LAcadémie des Sciences des Etats-Unis résume cette approche dans la définition suivante : « Lévaluation de lexposition vise à déterminer les populations susceptibles dêtre exposées à un agent, à identifier les voies par lesquelles se fait cette exposition et à estimer les doses reçues en fonction du niveau , de la durée et de loccurrence de cette exposition ».
Les études épidémiologiques sont également importantes dans lévaluation de lexposition.
Pour illustrer la difficulté et lintérêt de cette approche, prenons un cas concret.
Les stations de mesure peuvent enregistrer le niveau de dioxyde de souffre, de plomb ou de bruit qui sont des données précises, utiles mais insuffisantes qui devront être notamment complétées par une étude épidémiologique vu que :
Cette mesure ne rend pas compte des doses absorbées par lorganisme, de lexposition réelle fortement variable dun endroit à lautre et dun moment à lautre, ni des doses deffet.
Dans lenvironnement général, les concentrations sont faibles et les doses pénétrant dans lorganisme sont modérées à faibles. Par contre, les temps dexposition sont longs et un phénomène daccumulation peut se produire.
Le cumul dexposition, les synergies entre polluants et leurs effets tantôt protecteurs, tantôt aggravants sont fréquents.
Les êtres humains sont exposés à plusieurs polluants, et chacun dentre eux peut agir de multiples manières par de multiples voies dexposition.
La sensibilité aux polluants est variable suivant lâge et lindividu.
Certaines personnes présentent des facteurs de susceptibilité les rendant plus fragiles que la population normale.
Signification du risque
Pour létape de la signification du risque, il faut notamment tenir compte de :
Lincertitude due notamment à la variabilité des données expérimentales et à la variation intra- et inter-espèces ;
La nature et la gravité de leffet ;
La population humaine à laquelle se rapportent les informations quantitatives et/ou qualitatives concernant lexposition.
Gestion du risque
Figure 3.3. Modèle général de gestion du risque en trois étapes.
La gestion du risque consiste à prendre des mesures sur base de lanalyse du risque et sappuie sur les étapes suivantes : lélaboration des solutions, létude comparative de leurs avantages et inconvénients, la mise en uvre de la décision et lévaluation de son efficacité.
Si ces trois étapes de gestion du risque sont facilement compréhensibles, le contexte dans lequel elles seffectuent va sérieusement les influencer.
Ce contexte résulte de la perception et des attitudes face au risque quont les différents acteurs en présence et de la communication qui en est faite.
Perception du risque
Dans la gestion du risque, les différences entre la perception de la majorité des scientifiques et celle de la population peuvent mettre les autorités publiques devant des choix difficiles.
La figure 3.4. reprend ainsi lordre selon lequel les uns et les autres classent toute une série dactivités en fonction de limportance perçue du risque
Figure 3.4. Comparaison de la perception du risque par la population et de lévaluation des scientifiques. (Pidgeon N.F., Beattie J. (1998) The Psychology of Risk and Uncertainty. In "Handbook of Environmental Risk Assessment and Management" P. Calow Ed. Blackwell Science Ltd., Oxford, UK.)
Comment expliquer la différence de perception des risques entre les scientifiques et la population ?
Les scientifiques expriment les risques technologiques plutôt de manière unidimensionnelle (nombre de décès par an, baisse de l'espérance de vie) ; le vécu des risques par la population dépend des aspects sociaux, psychologiques et éthiques des dangers qui ne sont pas intégrés dans la modélisation traditionnelle du calcul technique des risques.
Un individu établit sa définition du risque au départ de cadres de référence, d'une identité construite, d'informations reçues, de ses contacts dans les réseaux sociaux.
Enfin, la crise de confiance qui sest installée entre la population dune part et les scientifiques, les industriels et les pouvoirs publics dautre part joue également un rôle non négligeable.
Le rôle de la société civile, à travers les canaux des associations et des fédérations est donc un élément à ne pas sous-estimer dans la gestion du risque.
Létablissement dun tableau de ce type, spécifique aux risques en santé environnementale, serait un exercice très intéressant à mener pour une meilleure communication et compréhension entre la population, les scientifiques et les autorités publiques.
Acteurs en présence
La population, les scientifiques et les autorités publiques (administratives et politiques) ont dans la gestion du risque des responsabilités différentes mais complémentaires. Le tableau 3.5 en dégage les grandes lignes.
Tableau 3.5. Responsabilités des acteurs
SCIENTIFIQUESPOLITIQUESObjectif de progrès des connaissances
Travail jugé par les autres scientifiques
Influence sur des certitudes provisoires
Prise de décision possible, publication uniquement en situation de certitudeObjectif de progrès de société
Travail jugé par la population
Influence sur lexistence de chacun
Prise de décision obligée, même en situation dincertitudeADMINISTRATION
Interface entre scientifiques, politiques et population (informer, communiquer, préparer et gérer les décisions prises au niveau politique)POPULATION
Interpellation quant aux choix de société
La confusion autour de ces responsabilités sont actuellement sources de conflits : Il est nécessaire de séparer les fonctions danalyse et de gestion du risque, tout en reconnaissant limportance dune saine communication entre les scientifiques et les politiques qui en ont la charge.
Les scientifiques sont responsables de lanalyse du risque et ne sont pas là pour prendre les décisions à la place de politiques.
Les contraintes politiques, économiques ou sociales qui pèsent sur les autorités publiques ne peuvent pas biaiser le travail danalyse du risque.
A contrario, les scientifiques chargés de lévaluation ne doivent pas exercer de pressions sur les autorités publiques, car celles-ci doivent tenir compte denjeux autres que sanitaires et environnementaux. En effet, dès quune stratégie industrielle ou un choix technologique a été réalisé, les investissements en ressources humaines, en capitaux financiers et en réputation peuvent les rendre effectivement irréversibles, et ce dautant plus que lon se trouve dans un contexte de mondialisation.
Finalement, les scientifiques font évoluer les connaissances ce qui fait que lattitude à adopter et les besoins de recherche face à un risque doivent être réexaminée régulièrement par les politiques.
Les politiques sont responsables de la gestion du risque et peuvent adopter deux attitudes différentes :
Le principe de prévention au nom duquel des mesures préventives peuvent être décidées face à un risque connu et bien évalué du point de vue scientifique.
Le principe de précaution au nom duquel des mesures de précaution peuvent être prises en situation dincertitude scientifique, lorsque des effets graves et irréversibles sont pressentis.
Dans lapplication de mesures préventives, lanalyse coûts-bénéfices en matière de santé-environnement peut être abordée sous deux angles : celui de lévaluation du coût des dommages ou celui du coût des mesures à prendre comparé aux bénéfices à en attendre.
Cette analyse éclaire ainsi le choix des autorités publiques en évaluant limpact financier des normes et réglementations visant à la limitation des expositions, à la réduction de lexposition ou à la réduction des effets. Les normes existantes sont établies à partir dun essai de définition de la quantité acceptable dune substance dans lenvironnement sur base du calcul du risque.
Cette analyse intervient aussi dans la mise en place de mécanismes incitatifs : le principe du pollueur-payeur se fonde sur un raisonnement économique justifié. Elle peut donc éviter des incohérences liées à la fixation non justifiée de niveaux de risque : le risque zéro nexiste en effet pas.
La précaution diffère de la prévention en ce que le degré dincertitude est tel quil rend caduques les modes classiques dexercice du pouvoir. La précaution implique nécessairement la consultation, large et effective, de lensemble du corps social. Elle implique la mise en oeuvre de procédures performantes, susceptibles de favoriser lémergence et lexpression de représentations communes autour dune problématique nouvelle, à gérer collectivement. Elle exige, en un mot, le déploiement dune authentique culture de la communication, qui soit autre chose quune vulgaire transmission du savoir expert à destination du profane.
Ainsi conçue, la précaution est de nature à mettre en question les processus décisionnels, fondés sur la représentation et solidement étayés par les réflexes technocratiques. Elle impose, de surcroît, de réévaluer les intérêts en présence, sans nullement garantir la prévalence de lenjeu économique.
En finalité, la précaution est une démarche essentiellement proactive. Elle est aussi fondamentalement et irrémédiablement politique. Elle soumet le décideur au difficile exercice de la consultation et de la communication, dont il doit ensuite dégager un choix pondéré, forcément hasardeux.
Cet exercice implique, notamment, de repenser lexpertise et dactiver la communication.
Communication du risque
La communication du risque, considérée comme accessoire, fut longtemps ignorée des experts et malmenée par les autorités publiques.
Aujourdhui, nul ne songe plus à nier que la communication externe constitue la clé de voûte du processus dacceptabilité sociale de toute décision publique en matière de risque, particulièrement en contexte dincertitude.
A défaut dinformation, une crise de confiance sinstalle et les autorités publiques, de même que les entreprises, sont amenés, dans une logique de compensation, à engager des dépenses sans commune mesure avec la réalité du risque.
En outre, la complexité des dispositifs dexpertise et la multiplicité des acteurs composant les structures de contrôle rendent tout aussi nécessaire la mise au point dune communication interne, seule capable dassurer la circulation de linformation, son assimilation optimale et son exploitation cohérente par chacun des intervenants, quels que soient son champ de compétence et la discipline dont il relève.
Mais la communication du risque ne doit pas se limiter à léchange dinformation et à une stratégie visant à lacceptabilité des décisions prises. Elle doit amener à des débats sur les valeurs et les styles de vie de la société.
La prise de conscience que le risque a des définitions différentes pour différents groupes, quà côté des faits et des calculs, il y a des valeurs de société, que les faits ne sont pas neutres mais souvent colorés des considérations non-explicites des experts, tout cela devrait nous convaincre de la nécessité dune communication du risque.
La notion de « communication »est donc infiniment plus complète et plus large que celle de « relations publiques ». Communiquer, cest créer des représentations communes autour dobjets ou de situations donnés, afin de soutenir de manière efficace et cohérente des actions coordonnées impliquant plusieurs partenaires.
La Convention dAarhus sur laccès à linformation, la participation du public au processus décisionnel et laccès à la justice en matière denvironnement soutient pleinement ce processus.
Les autorités publiques doivent assurer la cohérence entre le niveau de risque accepté et le niveau de protection choisi. Ce processus de choix, d'arbitrage et de décision doit être transparent. Les informations permettant la prise de décision doivent être accessibles et compréhensibles.
La population doit être impliquée le plus tôt possible dans le processus de décision. Ceci doit permettre de décider de manière plus légitime et d'envisager des solutions alternatives.
Le débat sur les risques sanitaires et environnementaux ne peut néanmoins être fructueux que si elle dispose des éléments et des moyens lui permettant den comprendre les arguments. La sensibilisation à cette problématique est donc à envisager dès le plus jeune âge.
Les expertises doivent finalement être réalisées dans un processus ouvert et interactif : les expertises autres que scientifiques doivent être prises en compte, notamment l'expertise pratique des acteurs de terrain et la population doit y être impliquée dès leur conception.
En conclusion, comme nous lavons déjà souligné dans la perception du risque, la communication entre la population, les scientifiques et les autorités publiques est un élément crucial dans la gestion du risque. Les premières questions que cette communication soulève sont nouvelles et demandent dès lors une approche nouvelle :
Quelle information veut-on donner comme support à la communication ?
Quand faut-il communiquer et suivant quel circuit ?
Sous quelle forme communiquer et à destination de quel public ?
Veut-on étendre la communication à la participation au processus de décision ?
Conclusions et exemple concret belge
Ce bref éclaircissement sur lanalyse et la gestion du risque en santé environnementale se termine par une illustration concrète, réalisée en Flandre ces deux dernières années qui démontre bien limportance des flux présentés dans la figure 3.1. et 3.3. :
Le flux des « besoins de recherche et des besoins dinformations » qui rend dynamique lanalyse et la gestion du risque et incite à leur surveillance continue.
Le flux de « linformation scientifique et de la communication du risque» qui nous ramène à des choix de société.
Cet exemple permettra aussi de mieux se rendre compte des interactions continuelles entre les étapes d analyse et de gestion et donc du caractère dynamique et évolutif de la problématique.
L'étude Environnement et Santé a développé un nouveau concept pour le suivi dans le temps en d'autres mots, pour une évaluation de la politique menée et pour le dépistage précoce des effets éventuels de la pollution de lenvironnement sur la santé. L'objectif ne se situe toutefois pas uniquement dans le domaine du suivi de la problématique mais aussi dans celui d'une évaluation des risques axée sur les actions à prendre.
Ce concept comprend trois volets :
le premier consiste en un monitorage ciblé de la population sur la base de marqueurs biologiques ;
le second comprend le suivi en termes de santé des plaintes liées aux facteurs environnementaux ;
le troisième est consacré à la communication et à l'information en matière de risques.
Tous ces éléments sont importants dans les efforts consentis pour réaliser, d'une part, une intervention aussi précoce que possible (early warning system), à un moment où la prévention est encore possible et, d'autre part, un ajustement de la politique en matière de santé environnementale. Un tel système suppose la collaboration de et la concertation avec toutes les parties concernées. Il s'agit de la détection de risques sanitaires à la fois locaux et plus généraux, de l'évaluation et de la communication au sujet de ces risques.
Toxicologie
Dans une première phase des mesures dans le domaine de la santé et de l'environnement sont effectuées. L'information environnementale provient des réseaux existants pour la qualité de l'eau, de l'air et des sols et est associée à l'étude de la qualité des produits agricole pour donner une image de la charge dans une zone déterminée.
Dans la même zone, des échantillons représentatifs sont prélevés chez les jeunes (urine), les adultes (sang) et les nourrissons (sang ombilical) et analysés dans le cadre d'un système de rotation trisannuel. Outre le prélèvement d'échantillons biologiques, un questionnaire est rempli avec des informations complémentaires sur les variables perturbantes comme le tabagisme, la situation professionnelle et les habitudes alimentaires. Les échantillons biologiques sont examinés au départ d'un certain nombre de bio-marqueurs ou marqueurs biologiques choisis sur la base de leur pertinence, de leur faisabilité pratique et de leur coût.
On parle des marqueurs biologiques dès quil y a des changements mesurables résultant d'interactions entre des polluants et des cellules ou tissus. Les marqueurs sont mesurés directement dans les tissus humains ou les liquides biologiques comme le sang ou l'urine. Un marqueur biologique représente donc un signal ou une trace précoce qui donne, en principe, une image de latteinte de la pollution ou de ses effets dans notre corps. Une fois la trace de ces substances retrouvée, l'on ne peut toutefois conclure pour autant que les effets sont irréversibles. Des tests coûteux mais bien validés comme l'analyse de la présence de dioxine ne sont pratiqués que sur une échelle réduite.
Deux groupes de marqueurs biologiques sont utilisés :
un premier groupe mesure l'exposition, ce qui indique la présence dans l'organisme de polluants comme la dioxine, les HPA, les COV et les métaux lourds ;
un second groupe a pour but de mesurer les effets sur la santé, ce qui peut être une indication, non seulement de troubles hépatiques, néphrétiques, respiratoires ou nerveux mais aussi de perturbations des mécanismes hormonaux ou de la fécondité, de la résistance aux maladies ou de l'apparition de cancers.
Un dernier problème à régler pour tirer des conclusions concrètes du monitorage biologique est celui de la validation d'une série de ces marqueurs, surtout ceux qui mesurent les effets, et de la démonstration de leur lien avec une exposition environnementale spécifique.
Des techniques statistiques sont mises en uvre pour analyser et contrôler les résultats obtenus afin de détecter les facteurs confondants comme les facteurs socio-économiques, les habitudes alimentaires, le tabagisme, etc.
Epidémiologie
Dans une seconde phase, la distribution des maladies et anomalies est étudiée dans la population. Des enregistrements médicaux existants comme le registre du cancer et le registre contenant le Résumé clinique minimum (RCM) sont évalués. Les méthodes épidémiologiques utilisées pour analyser les plaintes et leur incidence sont adaptées aux études environnementales. Ce qui permet de suivre ainsi à la fois une trace environnementale et celle d'une maladie, et dessayer détablir une relation de cause à effet entre les sources de pollution et les effets sur la santé.
Communication dans le domaine de la santé environnementale
La recherche accorde une grande importance au dialogue direct entre toutes les parties concernées, en particulier avec ceux qui y participent volontairement et avec les citoyens. Il est important que cette communication se déroule de manière interactive entre tous les participants au système car communiquer n'est pas seulement parler, c'est aussi et surtout écouter. Il s'agit de la communication à la fois scientifique et officielle communication aux citoyens des connaissances des chercheurs et des pouvoirs publics et, en sens inverse, de la communication aux experts et à l'autorité d'informations, de perceptions et de points de vue de la société et de la population (aussi de la population locale) et des pollueurs potentiels.
Le projet développe un concept pour les échanges entre les pouvoirs publics, les citoyens et les chercheurs sous la forme d'un système comprenant le suivi, la solution des problèmes et le feed-back, en même temps que la communication des informations nécessaires ou des données de référence et d'orientation requises.
Les autorités locales mettent en place, à un niveau aussi proche que possible de la base, un forum permettant un dialogue direct entre les différentes parties concernées. Le fonctionnaire communal responsable de l'environnement, les organisations écologiques locales et les généralistes sont des interlocuteurs privilégiés pour les citoyens qui tiennent à formuler des plaintes liées à l'environnement ou qui ont des inquiétudes à ce sujet. Le citoyen reçoit une réponse correcte, rapide et adaptée à ses questions ou à ses plaintes. Au moindre doute, ces intermédiaires locaux renvoient au premier échelon, à savoir les LOGO sous-régionaux qui disposent d'une expertise en santé environnementale. Au second échelon se situe un centre d'expertise en matière de santé environnementale auquel est associé un point de contact scientifique dont l'action se situe surtout sur le plan du soutien et de l'accompagnement.
Plan échelonné
Suite aux résultats de cette étude, des scénarios concrets ont été élaborés et visent, d'une part, un monitorage biologique ciblé sur certaines zones, sur la base de la pression que subit l'environnement ; d'autre part, la mise en place d'un réseau de points de contact qui traiterait les plaintes introduites spontanément.
Ils ont été formulés dans un plan en plusieurs étapes afin de pouvoir organiser une prise en charge, un traitement et une évaluation optimum des signaux reçus, au départ des préoccupations exprimées par un citoyen ou de la suspicion de l effet d'un facteur environnemental local sur la santé. Le parcours à suivre au sein du volet toxicologique, épidémiologique et communicatif est décrit en détail. Le but ultime du monitorage biologique et de la prise en charge des plaintes est d'arriver à un système de détection et d'alerte précoce pour les risques sanitaires locaux. Les autorités pourront ainsi être informées rapidement de laugmentation dun risque lié à l'exposition d'une pollution locale. Tout cela s'inscrit, de toute évidence, dans le cadre d'une prévention efficace en termes de santé environnementale.
Les trois chapitres qui suivent tentent de répondre à la question fondamentale soulevée au fil du contexte international, institutionnel et scientifique : Comment gérer les risques en santé environnementale ?
Chapitre 4 Outils de gestion et de surveillance de la santé et de lenvironnement-santé.
Nous avons choisi de débuter par une description des outils de gestion et de surveillance de la santé et de lenvironnement tels quils existent au sein de lEtat fédéral belge.
LOMS a, pour chacun de ces outils, fixé des objectifs que nous avons repris au début de chaque description, avant de lexpliquer davantage dans une brève introduction. Loutil est ensuite décliné par niveau de pouvoir en essayant de mettre en avant les différences dapproche que nous estimons source denrichissement.
Dans la sélection de linformation, nous nous sommes concentrés sur les outils qui présentent un lien avec la santé environnementale. Nous considérons que cest un exercice exemplatif et non exhaustif: le but est de montrer des initiatives et des idées, de susciter des réflexions afin de combiner ces outils dans les différentes politiques qui touchent de près ou de loin à la santé environnementale.
Ce chapitre 4 est une boite à outils dont nous montrerons plus brièvement lapplication par domaines dans le chapitre 5 et par secteurs dans le chapitre 6. Linformation et la formation, les législations prévoyant des permis, des taxes ou des subsides, les coopérations régionales ou les accords de branche avec lindustrie, les réseaux de mesure et les rapports sont autant de façons complémentaires dagir pour gérer et surveiller la santé et lenvironnement.
Ces trois chapitres constituent donc trois facettes de la même réalité et montrent clairement limportance dune approche transversale, sectorielle et combinant plusieurs outils afin datteindre les objectifs fixés.
Information et participation du public
OBJECTIFS EHAPE68Faire en sorte, par la mise en place de mécanismes gouvernementaux appropriés, que les décisions et les stratégies à long terme affectant le milieu naturel et, à travers lui, la santé ne soient pas fondées sur les seuls facteurs économiques mais tiennent dûment compte des répercussions possibles en termes de santé environnementale, conformément aux exigences d'un développement durable.
De la même façon, faire en sorte qu'au niveau local, les décideurs en matière de développement économique soient pleinement conscients des répercussions de leurs décisions sur l'environnement et de leurs effets potentiels sur la santé. Ceci suppose une consultation efficace impliquant non seulement les autorités locales et les futurs bénéficiaires financiers de ce développement, mais également la population qui sera touchée par les conséquences positives ou négatives des décisions prises.139Assurer et accroître la participation du public dès les premiers stades de la planification, de l'établissement des priorités et de la mise en oeuvre des programmes ayant trait à la santé environnementale. Une telle participation devrait être fondée sur un double principe d'ouverture et de partenariat égal de toutes les parties impliquées.
Pour encourager cette participation active du public, il faut fournir à celui-ci les connaissances nécessaires en matière de santé environnementale par le biais de programmes d'éducation sanitaire efficaces et la mise en place de sources d'information facilement accessibles.INTRODUCTIONC'est assez récemment que la prise en compte des effets des nuisance environnementales (pollution de l'air ambiant, exposition au bruit,
) sur la santé des populations est apparue dans les agendas politiques, entre autres suite à la Déclaration de Rio pour un développement durable. Par ailleurs, laccès à linformation, la participation du public et laccès à la justice dans le domaine de lenvironnement tels que définis dans la Convention dAarhus vont amener à une modification de la communication vis à vis du citoyen et des organisations qui représentent ses intérêts. La Convention prévoit que les sites web deviennent un vecteur privilégié pour la diffusion de linformation au citoyen. Lintégration entre les deux premiers piliers de la convention est perçue comme essentielle afin dobtenir une réelle implication du public dans les phases pré-consultative et consultative. Elle mentionne notamment que: « Chaque Partie prend les dispositions pratiques et/ou autres voulues pour que le public participe à lélaboration des plans et des programmes relatifs à lenvironnement dans un cadre transparent et équitable, après lui avoir fourni les informations nécessaires.
Le public susceptible de participer est désigné par lautorité publique compétente, compte tenu des objectifs de la présente Convention. Chaque Partie sefforce autant quil convient de donner au public la possibilité de participer à lélaboration des politiques relatives à lenvironnement. »
Les outils développés et les actions entreprises pour linformation et la participation du public sont regroupés ci-après par niveau de pouvoir. La participation active de la population est actuellement sollicitée de façon réglementaire par le biais d'enquêtes publiques lors de plans thématiques ou globaux et lors de concertation dans le cadre des permis d'environnement. Ces aspects réglementaires sont détaillés dans la section 4.2.
Une diffusion structurée de linformation et de léducation en matière de santé environnementale devrait favoriser les connaissances, augmenter la conscience du public et améliorer les comportements axés sur la santé environnementale. Mais pour obtenir le meilleur résultat, il conviendrait également doptimiser laccessibilité, limpact politique, lefficacité et la transparence des pouvoirs publics.OUTILS DEVELOPPES, ACTIONS ENTREPRISESVLAAMSE GEWESTREGION BRUXELLES CAPITALEEtat de la situation
Les autorités flamandes chargées des questions environnementales sont très actives quand il sagit de diffuser des informations, de sensibiliser le public et de développer et mettre en oeuvre des programmes éducatifs axés sur la nature et lenvironnement. Ces activités sont organisées au sein de VOI et dAMINAL, tant par les services et les départements assumant des responsabilités spécifiques que par des collaborateurs dautres départements et services. Des agences spécialisées et des ONG interviennent régulièrement pour des tâches spécifiques. Une approche et une coordination systématiques de ces initiatives ont été mises en oeuvre entre AMINAL, OVAM, VLM, VMM et le cabinet du ministre de lenvironnement en exécution du Milieubeleidsplan 1997-2001. Les autorités environnementales flamandes font réaliser des études de limpact des activités de communication en matière denvironnement en vue de les professionnaliser davantage.
Léducation environnementale possède son propre mécanisme de coordination, qui va bien au-delà de lappareil gouvernemental flamand. Un réseau déducation à la nature et à lenvironnement a été mis au point, auquel participent AMINAL, OVAM, VLM, VMM, les ministères de léducation, de la santé publique et de la culture, des associations de défense de lenvironnement et de la nature, des réseaux denseignement et les provinces.
Les communes et les provinces sont des partenaires très importants dans la communication environnementale. La politique des accords volontaires les stimule à informer et à sensibiliser le public à la problématique de la prévention des déchets, de la consommation rationnelle de lénergie et de leau, de la réduction des pesticides nocifs, etc. Les communes et provinces jouent donc un rôle dexemple dans ce cadre.
Une autre tendance nouvelle consiste à créer des points dappui (réseaux de connaissances) qui fournissent des informations de manière ciblée ou thématique. Le Steunpunt voor Milieu & Gezondheid (voir RENV _Ref516475854 \r \h \* FUSIONFORMAT 4.6 pour plus dinformations), le Steunpunt en Informatiecentrum Afval- en Emissiepreventie et le Steunpunt Duurzaam Water en sont des exemples.
Une approche planifiée
La politique appliquée à la communication a pour principal objectif daugmenter la transparence, lefficacité et leffectivité de la communication environnementale. Elle doit indiquer clairement le but poursuivi par les autorités, les partenaires concernés et les efforts à engager (vision).
La première étape de cette approche consiste à établir un plan de communication stratégique, fixant un cadre de référence pour la mise en uvre dinstruments sociaux. Ce cadre est basé sur la fonction dappui opérationnel et politique des instruments sociaux. Il définit une optique pour limplication et le développement des instruments sociaux et donne un aperçu des acteurs directement et indirectement concernés, ainsi quune analyse de leurs principales caractéristiques. Le cadre fournit aussi le détail des relations entre les acteurs et les thèmes du plan denvironnement.
Ensuite des plans de communication thématiques ou ciblés annuels doivent être élaborés, avec des objectifs clairs par acteur, timing, organe exécutif
Les objectifs spécifiques reposent sur les changements souhaitables et réalisables, en termes de connaissance, dattitude et de comportement, pour ces acteurs. Dans cette optique, il convient de tenir compte de certaines caractéristiques comme les connaissances préalables, les besoins en matière dinformation, la structure organisationnelle, laccessibilité, la possibilité de renouvellement, la fonction de multiplication et dexemple, les facteurs comportementaux, les compétences et les capacités et la phase actuelle du processus de modification des comportements. Ces plans doivent intégrer la concertation et la collaboration. Ils doivent faire intégralement partie des plans politiques applicables aux groupes cibles. Dans ce contexte, il a été tenu compte en particulier de lensemble des activités axées sur les groupes cibles et des autres initiatives de communication dans et en dehors des services publics.
Structure des connaissances
Lapproche structurée permet de rassembler les connaissances et les expériences relatives aux instruments sociaux présents tant dans les organisations gouvernementales que dans les institutions scientifiques. Ces connaissances doivent être compilées et diffusées de manière active et pour ce faire, des relations nationales et internationales doivent être établies avec les fonctionnaires et les scientifiques, en faisant un usage optimal des réseaux internationaux existants.
Sur la base des besoins définis dans le plan de communication stratégique, cette approche permet aussi dadapter létude des instruments sociaux. Celle-ci doit fournir des informations complémentaires sur lusage ciblé, lamélioration et les possibilités dévaluer la mise en uvre des instruments sociaux. Les nouveaux instruments sociaux comme la concertation, les jurys de citoyens, les groupes de consultation, les conférences de consensus doivent faire lobjet dune attention toute particulière.
Canaux dinformation modernes
Les autorités environnementales utilisent déjà lInternet pour diffuser les informations, mais loffre doit devenir plus équilibrée et plus professionnelle. Le contenu et la forme des informations à offrir doivent être redéfinis. Un inventaire et une évaluation détaillée des sites web et des lettres dinformation électroniques utilisés par les autorités environnementales pour diffuser les informations sont nécessaires pour permettre leur amélioration. Le développement dun portail pour les autorités environnementales flamandes est la première étape de ce processus. Ladaptation des sites, ou de parties de sites, doit toujours être étayée par des plans de communication thématiques ou ciblés.
Ces sites web sont systématiquement complétés et actualisés en vue de la mise en uvre de la Convention dAarhus. Les lettres dinformation électroniques connaissent un succès croissant.
Une ligne dinformation (numéro dappel unique (0800 3 02 01) a été mise en place sur linitiative du Gouvernement flamand pour une communication plus aisée des informations au citoyen. Une équipe dopérateurs téléphoniques répond aux appels par un système de connaissance avancé: une base de données qui peut être consultée aisément grâce à des possibilités de recherche intelligentes. Le système et le contenu sont régulièrement adaptés.
Actions futures
recherches des possibilités damélioration de la participation du public
campagne "environnement et santé" pour le public Mécanisme dinterface
Une interface santé et environnement a été créée en 1998 au sein de l'IBGE, d'abord pour soutenir la politique de gestion des déchets (Plan de Prévention et de Gestion des déchets), puis pour disposer d'arguments relatifs à la protection de la santé humaine afin de soutenir l'ensemble des politiques de gestion environnementale de la Région de Bruxelles-Capitale. Linterface santé et environnement répond à cet enjeu de transversalité, d'approche globale et d'intégration. Son développement fait partie d'un ensemble d'orientations liées au développement durable.
Depuis 1998, une expérience pilote est menée à l'initiative de l'IBGE avec la Fédération des Maisons Médicales (FMM) pour développer une réflexion transversale santé et environnement en Région de Bruxelles-Capitale. L'ensemble de ce travail vise à construire une passerelle entre la santé et l'environnement pour disposer d'une connaissance globale et argumentée et soutenir les stratégies environnementales. Cette connaissance s'appuierait sur le croisement de données relatives à l'environnement et à la santé des populations. En effet la gestion de l'environnement a pour objectif essentiel de protéger la santé des gens et des écosystèmes. Les liens entre environnement et santé sont clairs, même si la complexité rend leur approche délicate.
Les objectifs de l'interface santé et environnement visent à rassembler les connaissances théoriques sur les effets des nuisances environnementales et de leurs synergies sur la santé. Ils recherchent à y mettre en évidence les particularités urbaines et bruxelloises. Ce travail passe par l'identification des acteurs bruxellois intervenant dans cette problématique afin de permettre un début de dialogue entre les acteurs sur le sujet santé et environnement.
Ses réalisations consistent à la date du 15/07/2001 en:
Un dossier contrasté présentant la problématique «environnement et santé » par les pathologies concernées. Il replace les facteurs environnementaux dans l'ensemble des facteurs qui conditionnent l'état de santé et apporte en outre un éclairage réalisé pour et par les acteurs de terrain (médecins généralistes et professionnels de l'environnement).
Un Forum Santé et Environnement (17 et 18 février 2000) a réuni autour d'une même table des médecins et autres professionnels de la santé, des environnementalistes, tant du corps académique, du monde institutionnel que des acteurs de terrain et des représentants du monde politique susceptibles de faire déboucher ces journées de réflexion sur des actions concrètes.
La constitution d'un groupe de discussion réunissant des experts de la santé et de l'environnement autour de la problématique "pollution intérieure et santé". Il se présente comme un embryon de passerelles et d'échanges entre les spécialistes qui y participent. Leurs réunions donnent lieu à des avis, des synthèses, etc.
Information
Interlocuteur des Bruxellois pour tout ce qui concerne leur milieu de vie (air, espaces verts, déchets, bruit,
), l'IBGE participe à des campagnes de sensibilisation, des expositions et publie des brochures, destinées à l'ensemble de la population ou à des secteurs spécialisés. Divers acteurs locaux peuvent jouer un rôle de relais afin d'améliorer l'efficacité de la communication.
Le Téléphone Vert du service info-environnement de l'IBGE(02/775.75.75) sert de relais direct aux questions des Bruxellois.
Le Centre Local pour la Promotion de la Santé de Bruxelles (CLPS-Bruxelles) occupe une place inhabituelle et précieuse à la fois, d'une part à la croisée des domaines constitutifs de la promotion de la santé, et d'autre part toujours dans une position d'observateur, n'appartenant à aucun domaine de manière exclusive. Il ne mène aucune action directe vers ou avec les populations concernées par les problématiques de santé et d'environnement. Il peut ainsi apporter un regard critique et extérieur, utile dans le rapprochement et la mise en réseau des acteurs de ces domaines.
Dans le contexte santé et environnement, le CLPS-Bruxelles est présent aux réunions de la cellule "pollution intérieure et santé". Il favorise le maintien à moyen et long terme d'une concertation entre des acteurs de l'environnement et de la santé. Avec l'appui de ces réunion, les documents existants et produits par les participants pourront être inclus dans la stratégique de diffusion du CLPS. D'autre part, cette thématique s'est progressivement intégrée dans les préoccupations et les priorités de l'équipe. Certaines demandes ont déjà pu bénéficier de cette meilleure proximité des secteurs de l'environnement et la santé.
Participation du public et des professionnels
La participation des habitants, le développement de la vie associative et le renforcement de la citoyenneté sont autant de moyens pour remettre les habitants au centre des choix et des décisions politiques et ainsi contribuer à façonner la ville.
Par ailleurs d'autres projets se basent sur un renforcement de la participation.
Le projet Bruxelles Ville-Santé a pour objectif principal de contribuer à l'amélioration de la santé des citoyens par la mise en valeur et le développement de la participation-gestion.(voir 4.4)
La sensibilisation des professionnels de la santé et de l'environnement se poursuit dans le cadre de l'expérience pilote qui réunit l'IBGE et la FMM, au cours dune série de tables rondes qui examinent diverses thématiques spécifiques réunies à linitiative de lenvironnement ou de la santé.
La cellule « pollution intérieure et santé » envisage de publier les résultats des réunions sous la forme de dossiers, davis et de note de synthèse. Ils seront accessibles sur le site Internet de lIBGE et transmis aux décideurs concernés.
Le groupe de discussion concernant la salubrité des logements est directement impliqué dans la sensibilisation des professionnels des matières concernées.
Les Contrats de Quartiers constituent une amorce de participation active des habitants à la revitalisation des quartiers et pourraient jouer caisse de résonance vers l'amélioration du cadre de vie et de la qualité de celle-ci. Des Commissions Locales de Développement Intégré sont mises en place pour prendre en compte lensemble des paramètres.
Actions futures
Poursuite de lexpérience pilote IBGE FMM et développement d'actions locales
Mise en place dun réseau de médecins-vigies en partenariat entre lIBGE et lObservatoire de la Santé
Mise en uvre du projet Bruxelles Ville-SantéAUTORITE FEDERALEREGION WALLONNEInformation
Le service des Relations Internationales travaille à lélaboration doutils dinformation pertinents et intégrés. Un de ces outils concerne le développement dun CLEARING HOUSE (tri de linformation) destiné à structurer la communication externe (flot dinformations, sélection des experts, modèles de bonne politique et de bonne pratique,
).
Le principe dun CH est double:
utiliser de manière optimale linformation existante,
sélectionner des modèles.
Pour ce faire, le CH se construit autour des axes suivants:
la définition des priorités
une méthode active de collecte de linformation pertinente
la validation, lanalyse et la restructuration de cette information en concertation avec les experts
la production de résultats
la distribution, de la manière la plus appropriée, de ces résultats
la réévaluation du travail élaboré
En tant que tri, validation et analyse des informations tant nationales quinternationales, le clearing house peut servir au public (large ou spécialisé) mais aussi aux décideurs.
Les services fédéraux pour les affaires environnementales travaillent à une nouvelle politique dinformation et de participation du public tenant compte de limplémentation de la Convention dAarhus.
Actions futures
Assurer une meilleure information du public par un lifting du site WEB et des campagnes classiques de communication.
Répondre aux questions de la population et aux problèmes émergents par une réflexion autour dun call-center
Etablir une meilleure coordination entre les composantes de lEtat fédéral belge dans le cadre des groupes de travail du CCPIE par la mise en place dun système de gestion de documents centralisé
Assurer une meilleure transparence des décisions prises par louverture des structures du CCPIE aux acteurs sociétaux
L'instauration du développement durable exige une approche avec une participation active de tous les acteurs et un partage des responsabilités entre les pouvoirs publics, les entreprises, et surtout les individus en tant que citoyens et consommateurs.
Le citoyen et le consommateur
Chacun d'entre nous peut avoir en matière d'amélioration de l'environnement et d'instauration du développement durable une intervention directe:
en tant que citoyen responsable, conscient des grands enjeux d'aujourd'hui et de demain;
en tant que consommateur de biens et de services, consommateur de ressources naturelles et générateur de pollution et de déchets;
en tant qu'agent économique, responsable de ses choix de consommation.
Les associations de protection de l'environnement et des consommateurs
Le rôle de ces associations a été marquant dans la prise de conscience environnementale des citoyens et des consommateurs, mais aussi des entreprises et des autorités publiques.
Information
Bien entendu le public peut consulter l'administration par les voies classiques du téléphone et par courrier postal mais il existe bien d'autres possibilités: des sites Internet, des centres d'informations et d'accueil, des CRIE (Centres Régionaux d'Initiation à l'Environnement), des mobilinfos et un numéro vert sont à sa disposition.
Une information abondante sur l'environnement est disponible sur le site Internet et à la bibliothèque de la Direction générale des Ressources naturelles et de l'Environnement. Cette direction générale édite également de nombreuses brochures et possède diverses expositions qui circulent à travers toute la Wallonie
En outre, La Région wallonne finance le réseau wallon en éco-consommation géré par le monde associatif et qui vise à la sensibilisation et l'information des consommateurs. Les grandes orientations sont définies au sein d'un comité d'accompagnement auquel participent notamment les Cabinets des Ministres de l'environnement et de la santé.
De plus, différentes actions ont été menées visant à mieux sensibiliser et informer différents publics cibles tels les acteurs liés au développement économique et les écoles.
Au niveau industriel, l'idée consiste à prendre l'entreprise comme acteur principal et d'agir auprès des trois interlocuteurs suivants:
Auprès des industriels
L'intervention auprès des responsables d'entreprises s'est concrétisée par l'action des conseillers en environnement menée en collaboration avec l'Union wallonne des Entreprises et qui a permis aux entreprises de développer en interne des changements et des comportements préventifs.
Auprès du public
La prévention s'appuie sur une meilleure communication et un dialogue plus ouvert entre les entreprises et le public en général. Dans ce contexte, la mission confiée à Inter-Environnement Wallonie a conduit notamment à la réalisation d'un guide pratique sur les stratégies de communication en environnement entre les citoyens, les entreprises et les pouvoirs publics.
Auprès des travailleurs
Concernant la sensibilisation à la prévention, les missions des représentants syndicaux sont encadrées dans le programme "RISE", Réseau intersyndical de sensibilisation à l'environnement. Ce projet a notamment fait l'objet d'un guide, a permis la réalisation d'un programme de formation insistant sur la prévention et la concrétisation de projets pilotes au sein d'entreprises.
En novembre 2000, un colloque "L'amiante, interdiction totale ?" a eu lieu à Houffalize. Ce colloque a gravité autour d'une série de questions. Il a été organisé à la demande des représentants des travailleurs d'une entreprise pilote impliquée dans le projet RISE.
La Région wallonne finance également le projet "Ecoles pour demain". Il consiste à réaliser un audit environnemental visant à sensibiliser les élèves, les professeurs et la direction à l'amélioration de la situation environnementale de l'école. COMMUNAUTE GERMANOPHONELa Communauté germanophone compte plusieurs organisations actives dans le domaine de la protection de lenvironnement, du développement durable ainsi que de lenvironnement et de la santé, et qui accomplissent un travail de sensibilisation. Elles sont subventionnées par la Communauté germanophone dans le cadre de leur mission de formation pour adultes.
A titre dexemple, il conviendrait de citer :
les mesures de sensibilisation émanant dassociations dans le domaine de la construction durable;
les mesures de sensibilisation émanant dassociations dans le domaine de la protection de lenvironnement en général;
la « Verbraucherschutzzentrale » (Organisation de Protection des Consommateurs de lEst de la Belgique) qui, dans le cadre de son rôle de conseiller général, fournit également des informations sur les aspects de lalimentation saine, les poisons domestiques, etc.
Sur linitiative de et grâce au soutien financier de la Communauté germanophone, une « Agentur für Nachhaltige Entwicklung » (Agence pour le Développement Durable) a été créée. Cette agence est pilotée par un organe pluraliste composé de plusieurs organisations de formation pour adultes. Elle sert de piste denvol pour les communes ou associations qui souhaitent réaliser des projets dans le domaine du développement durable, ce qui est étroitement lié à la sensibilisation, linformation et la participation des citoyens. Depuis 2002, un de ses principaux objectifs consiste à sensibiliser directement le grand public au concept de développement durable.
Dans le cadre dInterreg-III, un projet a été élaboré et présenté à lEuregio Meuse-Rhin par lorganisation Die Raupe et lAgence pour le Développement Durable, conjointement avec le VIBE (Berchem - Vlaams Instituut voor Bio-Ecologisch Bouwen en Wonen), lECR (Heusden - Europees Centrum voor Restauratietechnieken) et le CSTC (Centre scientifique et technique de la construction) ainsi que des partenaires allemands et néerlandais. Ce projet vise à établir un cahier des charges type « eurégional » en matière de construction durable pour les bâtiments publics. Si ce projet est approuvé, il sera cofinancé par la Communauté germanophone. Contrairement aux initiatives précitées, lobjectif de ce projet ne consiste toutefois pas à informer le grand public, mais à servir dappui pour le secteur de la construction et les entreprises actives dans ce secteur.Les instruments normatifs
OBJECTIF EHAPE 102Elaborer un ensemble de plus en plus cohérent et compatible d'accords et de règlements incluant des clauses d'application et d'examen.
Sur la base d'évaluations objectives des risques, appliquer des mesures à certaines activités sans en pénaliser d'autres inutilementINTRODUCTIONLes instruments normatifs incluent la transcription de la législation européenne. Par ailleurs, certains textes normatifs traduisent de façon opérationnelle des déclarations politiques qui donnent une orientation aux travaux. Ces déclarations politiques sont souvent liées à la période d'une législature. Les textes sont subordonnés les uns aux autres (par exemple, les textes locaux suivent les directions imprimées dans les textes régionaux etc.)
La sélection de ces instruments sest effectuée dune part en ne reprenant que ceux développés ou modifiés dans la période 1995-2001 et dautre part que ceux où le lien entre lenvironnement et la santé est existant. En matière de santé et environnement, les textes de référence sont un ensemble de textes thématiques pris soit à partir de lenvironnement, soit à partir de la santé.
Chaque niveau de pouvoir utilise, au choix, différents instruments normatifs tels que:
Les schéma, plans et programmes.
Ces outils servent à cadrer les actions à entreprendre dans une politique à long terme. Les schémas sont normalement des documents à valeur dorientation, non réglementaire contrairement aux plans qui sont des documents à valeur réglementaires. Néanmoins, vu labsence de terminologie stricte, il convient pour chaque plan schéma -programme de vérifier sa valeur.
Pour chaque niveau de pouvoir, nous avons choisi de présenter le schéma, plan ou programme le plus pertinent en matière de santé environnementale et de dresser la liste de ceux qui y touchent de près ou de loin.
Différentes législations prévoient la participation des commissions consultatives. Celles-ci réunissent les partenaires sociaux et des membres de la société civile (représentants du monde associatif, des universités, etc.) et sont chargées de rendre des avis sur toute une série de matières régionales (environnement, aménagement du territoire, protection du patrimoine, etc.)
La participation du public aux enquêtes réglementaires concernant les schémas, plans et programmes nest à lheure actuelle pas « standardisée ». Les questions habituellement soulevées par la consultation du public sont notamment:
Quels objectifs visent-on pour chaque type de public ?
Qui consulter et dans quel ordre ?
Sur quels documents et avec quels délais ?
Comment prendre en compte les avis et y répondre ?
Les réponses qui y sont données déterminent la nature, les modalités et quelque part le succès de la consultation publique ainsi que les moyens humains et financiers à mettre en uvre. Les différences de participation entre par exemple les consultations du Plan fédéral de développement durable, du plan des centres denfouissement technique en Région wallonne, du plan bruit en Région Bruxelles Capitale ou du plan déchets OVAM en Région flamande sont plus le reflet de différences de procédures que de différences sensibles de citoyenneté.
Les textes normatifs, leurs arrêtés dapplication, les permis et autorisations.
Appelés loi, décret, ordonnance, arrêté ou règlement selon le niveau de pouvoir impliqué, les textes normatifs se rapportant à un sujet donné peuvent éventuellement être regroupés dans des codes, ce qui permet den retrouver plus facilement les articles.
Les permis et autorisations sont pris en exécution des textes normatifs et de leur arrêtés dapplication. Ils constituent ce que lon appelle des actes de droit administratif par opposition aux actes de droit pénal. Ils sont très importants dans la mise en place dune politique préventive en matière de santé environnementale.
Les textes normatifs, permis et autorisations sont présentés ci-après dans lordre des thèmes développés au chapitre 5. Dans un souci de lisibilité et en renvoyant ici aux caractéristiques importantes du fédéralisme belge, la législation commune qui est dapplication sur lensemble du territoire est présentée dans un cadre introductif au domaine investigué.
Cette présentation se termine par la législation en développement dans chaque niveau de pouvoir.
Nous navons pas repris dans cet exercice les AR relatif à l'Institut belge de Normalisation (IBN) qui a pour mission principale d'élaborer des normes, dans le but de créer un cadre économique et social optimal, à l'intérieur duquel les entraves au commerce sont supprimées; les produits, services et procédés sont optimalisés et la sécurité des personnes et l'environnement est garanti.LES SCHEMAS, PLANS ET PROGRAMMESAUTORITE FEDERALEREGION BRUXELLES CAPITALELe Plan Fédéral de Développement Durable (2000-2004) a été établi en application de la loi du 5 mai 1997 relative à la coordination de la politique fédérale de développement durable. Le Plan nentraîne pas de conséquences directes pour le citoyen mais indique les lignes directrices de la politique que le Gouvernement à lintention de mettre en uvre. Les mesures quil contient seront élaborées et mises en uvre selon les procédures décisionnelles habituelles et seront, le cas échéant, soumises à lapprobation du Parlement. Le Plan chapeaute sans préjudice de leur spécificité propre les différents plans et politiques sectoriels, économiques, sociaux et environnementaux appliqués au niveau fédéral pour leur imprimer une dynamique cohérente densemble, convergent vers le développement durable.
La Politique santé-environnement est reprise au sein des actions pauvreté et exclusion sociale, surendettement et santé environnementale. Les objectifs stratégiques qui y sont développés et qui nécessitent la mise en place dindicateurs ont trait aux maladies respiratoires, aux maladies allergiques, aux cancers et aux maladies professionnelles.
Les politiques et mesures insistent tout dabord sur la nécessité du NEHAP. Dans ce cadre, elles mettent en avant limportance de la recherche et de la formation en santé environnementale ainsi que les liens avec les secteurs concernés (agriculture, industries,
) et lintégration nécessaire entre les niveaux de pouvoir.
Le plan directeur de la politique environnementale des produits est actuellement en préparation au sein des Services fédéraux de l'Environnement.
Plan national climat (en préparation)Le Plan Régional de Développement est instauré par l'ordonnance organique de la planification et de l'urbanisme entrée en vigueur le 01/07/1992. Il intègre à la fois une planification spatiale du territoire et une planification régionale de type socio-économique. Il a pour objet de décloisonner les différentes politiques touchant directement ou indirectement à l'aménagement du territoire afin de traiter de manière cohérente les différents aspects de la vie urbaine. Et il reprend tant les points de vue économique, social et esthétique que la préservation et l'amélioration de l'environnement de la région. Le PRD constitue le sommet de la hiérarchie des plans de développement de la Région, il se doit d'indiquer les modifications à apporter aux dispositions des plans de niveau inférieur qui sont le plan régional d'affectation du sol, le plan communal de développement et le plan particulier d'affectation du sol. Le PRD reprend les objectifs et les priorités de développement requis par les besoins économiques, sociaux, culturels, de déplacement et d'environnement, les moyens à mettre en uvre pour atteindre les objectifs et priorités définis, la détermination des zones d'intervention prioritaires de la Région et les modifications à apporter aux autres plans de développement en fonction des objectifs et des moyens précisés. Ce plan comporte des dispositions indicatives afin de mieux fixer les politiques et programmes d'action à long terme; il comporte aussi des dispositions qui ont force obligatoire et valeur réglementaire. Le premier Plan Régional de Développement (PRD I arrêté le 03/03/1995 - M.B. 27/03/1995) a mis en place les bases du développement régional. Un projet de Plan régional de Développement II a été adopté le 20/07/2001, il est soumis à enquête publique avant adoption et sa mise en application est prévue pour lété 2002.
Plan Régional dAffectation du Sol I et II (PRAS) (traduction cartographiée des dispositions du PRD pour ce qui concerne laffectation du sol et les diverses prescriptions urbanistiques liées aux différentes parcelles)
Maillage vert et bleu (programme concernant les espaces verts et les eaux concrétisé dans le Plan d'affectation du sol - PRAS)
Plan Iris plan régional de déplacement (référence aux décisions en matière de transport)
Plan de prévention et de gestion des déchets (1997-2002) (Plan thématique portant sur les déchets)
Plan de lutte contre le bruit (1999-2004) (plan thématique portant sur le bruit)
Plan de la qualité de lair et de lénergie (en préparation) (plan thématique portant sur lair extérieur)VLAAMSE GEWESTRÉGION WALLONNELe Milieubeleidsplan 1997-2001 (MBP, MINA-plan 2 - LIENHYPERTEXTE http://www.mina.vlaanderen.be http://www.mina.vlaanderen.be) le plan denvironnement flamand, a été établi conformément au décret fixant les dispositions générales en matière de politique environnementale, approuvé par le Parlement flamand le 5 avril 1995. Ce décret indique avec précision de quelle manière le plan environnemental doit être mise en oeuvre en Flandre.
Le plan denvironnement se compose de sept parties.
La première partie en présente les grandes lignes.
La seconde partie en présente le sommaire, comprenant 13 thèmes environnementaux.
La troisième partie évoque limportance et la signification dune approche par groupes cibles.
La quatrième partie présente lapproche par région.
La cinquième partie décrit les instruments mis en oeuvre pour exécuter la politique environnementale.
La sixième partie traite des coûts et du financement de la politique environnementale.
La septième partie présente la collaboration avec les autres autorités.
Le Gouvernement flamand établit chaque année un programme environnemental annuel (MJP, milieujaarprogramma) pour exécuter le plan denvironnement 1997-2001. Le programme indique quelle partie du plan doit être mise en oeuvre chaque année et comporte également un plan financier, ajouté à la proposition budgétaire annuelle du gouvernement. Outre le plan de la Région flamande, les provinces et les communes peuvent également établir des plans denvironnement, mais elles ny sont pas obligées. Le plan denvironnement provincial ne peut pas être contraire au plan denvironnement régional, le plan denvironnement communal ne peut pas être contraire au plan provincial ou régional. Les provinces et les communes peuvent également établir un programme annuel. Ce plan denvironnement nest pas un plan global: il explique les choix et fournit lessence de la politique environnementale en Flandre. Il est établi sur base de lévolution de la recherche scientifique en dans le cadre des possibilités dont ladministration et les institutions environnementales flamandes disposent à ce moment. Tous les aspects ny sont pas pareillement développés.
Un plan durgence concernant les mesures pour limiter la pollution lumineuse, approuvé par le Gouvernement flamand le 16 décembre 1997.Le Gouvernement wallon a adopté, le 20 janvier 2000, le Contrat d'Avenir pour la Wallonie après un large processus de consultation et de concertation. Dans l'esprit de la déclaration de politique régionale, le Gouvernement s'est assigné 6 objectifs quantitatifs et 6 objectifs qualitatifs ambitieux. Le but est de permettre la réalisation de l'objectif global du Gouvernement, à savoir une région active et solidaire sur la voie du développement durable. Le document se compose de 3 parties. La première décrit 4 priorités et 10 principes communs d'action. La seconde partie est consacrée aux 20 groupes de mesures qui ont été déterminées par le Gouvernement wallon comme première phase d'action au cours des deux premières années. Enfin, la troisième partie décrit de façon plus exhaustive l'ensemble des mesures qui seront mises en uvre dans chacun des domaines qui relèvent de la compétence du Gouvernement wallon.
Dans le premier principe intitulé "Un souci constant de la qualité de la vie", il est indiqué que le Gouvernement veillera aux répercussions sur cette qualité de vie des mesures prises dans ses différents domaines de compétences, que ce soit en matière économique, d'aménagement du territoire, de logement, d'action sociale, de santé, de transport, d'énergie, de travaux publics.
D'autre part, le Gouvernement a adopté la version définitive du Plan d'Environnement pour le Développement Durable (P.E.D.D.) le 9 mars 1995 après un travail de près de 3 ans. Ce P.E.D.D. prévu initialement pour une durée de 5 ans n'a pas encore fait l'objet d'un nouveau plan et reste donc toujours d'actualité. Ce document composé de 12 cahiers comprend un chapitre spécifique à la santé.
De plus, il existe dautres plans plus spécifiques tels que:
le schéma de Développement de lEspace Régional (1999);
le plan wallon des déchets « Horizon 2010 »(1998);
le plan des CET (1999);
le plan d'action de la Région wallonne en matière de changement climatique (2001) faisant partie du programme pour la qualité de l'air (prévu en 2002)COMMUNAUTE FRANCAISE
Le programme quinquennal de promotion de la santé de la Communauté française (1998-2003) définit les lignes de force de la politique de promotion de la santé en Communauté française, ainsi que la politique de médecine préventive envisagée dans ses aspects collectifs. Il a été élaboré, conformément aux recommandations de lOrganisation Mondiale de la Santé, sur base dun large consensus impliquant les milieux scientifiques, les professionnels de la santé et les acteurs de terrain, réunis au sein du Conseil supérieur de promotion de la santé.Il sarticule en trois parties qui font chacune référence à un moment donné aux liens existant entre lenvironnement et la santé.
Cadre général
Le concept de promotion de la santé cherche à dépasser la prévention en lintégrant dans une approche globale et prenant en compte la dimension individuelle et collective de la santé et, par-là, ses aspects biologiques, psychologiques, sociaux, culturels, politiques, environnementaux, économiques et éthiques.
Le programme quinquennal fixe un cadre au sein duquel viendront sinscrire les plans communautaires, selon un processus graduel et dynamique dadaptation aux besoins, de prise en compte des nouvelles données qui seront régulièrement récoltées et des évaluations qui seront menées.
Priorités
Laction sur le milieu de vie est axée sur lenvironnement physique, social et relationnel de la population concernée et
considère celle-ci dans ses rapports à cet environnement.
Cet environnement peut être appréhendé sous divers angles: lhabitat (logement, aménagement du quartier...), lespace (urbain, suburbain, villageois, rural), les relations sociales et les relations de travail (quartier, école, entreprise, milieu daccueil denfants, service public, association), lhygiène du milieu, etc.
Lenvironnement (pollution de lair, exposition excessive au soleil) et le milieu de travail (poussières et vapeurs irritantes) interviennent également dans la cogénèse de certains cancers.
Evaluation et recherche
Pour lévaluation comme pour la recherche, il est indispensable de mettre en place un système concerté de recueil de données. Ce système doit notamment permettre dajuster en continu les plans communautaires en fonction des données récoltées. Il sagira, parallèlement, de définir des indicateurs pertinents, cohérents avec loptique de la promotion de la santé.LES TEXTES NORMATIFS, PERMIS ET AUTORISATIONSPERMIS-ETUDE DINCIDENCE ET AGREMENTSous ce chapeau sont repris les permis denvironnement, les études dincidences sur lenvironnement et la santé ainsi que les agréments des différentes associations de santé pour autant que leurs missions soient clairement spécifiées.
PERMIS DENVIRONNEMENT
De manière générale, le permis d'environnement est une autorisation administrative qui contient les dispositions techniques qu'un établissement ou une activité doit respecter pour que ses installations ne constituent pas une gêne ou un danger pour le voisinage immédiat et ne nuisent pas à l'environnement.
Il est obligatoire et de durée variable suivant les Régions. Les dispositions techniques (conditions) sont fixées par les autorités locales ou régionales sur proposition de l'administration sur base de la législation avant le commencement de l'activité ou toute modification d'une activité existante. Elles assurent la protection contre les dangers, nuisances ou inconvénients qu'une installation est susceptible de causer, directement ou indirectement à l'environnement, à la santé ou à la sécurité de la population, en ce compris toute personne se trouvant à l'intérieur de l'enceinte de l'installation hors qualité de travailleur.
Chaque Région a établit une liste des installations subordonnées au permis d'environnement. La délivrance des permis de certaines classes peut impliquer une consultation des riverains sous forme d'enquête publique, et une évaluation préalable des incidences sur l'environnement et la santé.
ETUDE DINCIDENCES
Tant du point de vue de l'urbanisme que de l'environnement, le législateur rend obligatoire une étude d'incidences pour les projets publics ou privés qui notamment en raison de leur dimension, leur nature ou leur localisation, peuvent porter atteinte de manière sensible à l'environnement ou au milieu urbain ou avoir des répercussions sociales ou économiques importantes. Les incidences d'un projet sont les effets directs ou indirects, à court ou long terme, temporaires, accidentels et permanents sur l'être humain, la faune, la flore, le sol, l'eau, l'air, le climat, l'environnement sonore, le paysage, l'urbanisme, le patrimoine immobilier, les domaines social et économique, la mobilité globale et l'interaction entre ces facteurs.
Une étude d'incidences consiste non seulement en une évaluation des effets d'un projet, et de ces alternatives sur l'environnement, mais également en la proposition de solutions possibles (recommandations) pour en réduire les éventuels inconvénients.REGION FLAMANDE
Décret du 05/04/1995 (M.B. 03/06/1995) contenant des dispositions générales concernant la politique de l'environnement et son arrêté dexécution contenant dautres dispositions concernant le rapport environnemental et le plan régional dorientation environnementale, tel que modifié le 19/04/1995 (M.B. 04/07/1995 et err. M.B. 27/10/1995) et le 08/07/1996 (M.B. 14/10/1996).
Le décret stipule que Au bénéfice des générations actuelles et futures, la politique de l'environnement a pour but la protection de l'homme et de l'environnement contre la pollution. Il fournit un cadre légal pour la planification environnementale en Région flamande, tant au niveau de la région même, quaux plans provincial et communal.
Le décret concernant le permis denvironnement (du 28/06/1985) et ses arrêtés dapplication VLAREM I (du 06/02/1991) et VLAREM II (du 01/08/1995) (tires I et II du VLAREM).
Réglementent lobligation de permis pour lexploitation détablissements incommodants;
Les établissements incommodants sont repris dans une liste limitative et se répartissent en trois classes;
Les classes 1 et 2 sont soumis à une obligation de permis, la classe 3 à une obligation de déclaration;
Tâches des autorités;
Normes de qualité environnementale;
Les conditions environnementales générales et sectorielles auxquelles les établissements soumis à une obligation de permis et de déclaration doivent satisfaire;
Les conditions environnementales pour certains types détablissement non catégorisés.
DCFL du 23/02/1989 portant organisation de l'évaluation des incidences sur l'environnement de certaines catégories d'établissements incommodants (M.B. 17/05/1999) tel que modifié les 27/04/1994 (M.B. 06/05/1994), 25/01/1995 (M.B. 28/04/1995), 25/05/1995 (M.B. 30/06/1995), 04/02/1997 (M.B. 21/02/1997) et 10/03/1998 (M.B. 30/04/1998). Cet arrêté détermine pour quels établissements incommodants une évaluation des incidences sur lenvironnement doit être introduite avant de demander le permis dexploitation. Depuis le 01/09/1991, lévaluation des incidences doit être présentée avec la demande de permis denvironnement.
Dans certains cas (voir art. 7 §3 VLAREM I) un rapport de sécurité doit également être joint à la demande de permis. Son contenu est fixé dans larticle 8 VLAREM I.
Agrément des services actifs en matière de toxicomanie:
DCFL du 19/12/1997 modifiant le DCFL du 31 juillet 1991 relatif à la promotion de la santé (M.B. 04/02/1998)
DCFL du 18/12/1998 modifiant le DCFL du 31 juillet 1991 relatif à la promotion de la santé (M.B. 05/02/1999)
Agrément des services actifs en matière de santé mentale:
Décret du18/05/1999 relatif au secteur de la santé mentale (M.B. 17/07/1999)
Agrément des services actifs en matière de centres de santé:
DCFL du 19/12/1997 modifiant le DCFL du 31 juillet 1991 relatif à la promotion de la santé (M.B. 04/02/1998)
DCFL du 18/12/1998 modifiant le DCFL du 31 juillet 1991 relatif à la promotion de la santé (M.B. 05/02/1999)
REGION WALLONNE
Les autorisations dexploiter sont délivrées en Région wallonne sur base des dispositions du Règlement général pour la protection du travail (RGPT) qui ont évolué en fonction des spécificités régionales. De plus, il existe de nombreux textes législatifs relatifs à des autorisations particulières (en matière deau, de déchets, de carrière, de mines, de terrils,
) mais lensemble de cette législation nest pas détaillée dans ce document car cette réglementation sera en majeure partie modifiée par la mise en oeuvre du décret du 11 mars 1999 relatif au permis d'environnement (M.B. 08/06/1999) modifié par le décret du 15 février 2001 (M.B. 23/02/2001).
Ce décret dont l'entrée en vigueur est conditionnée par l'adoption d'arrêtés d'application en cours de finalisation comprend cinq lignes directrices:
Rationalisation, guichet unique (un seul endroit pour le dépôt de toute demande: la commune);
Simplification et allégement des procédures administratives;
Rapidité, raccourcissement de la procédure;
Lien avec le permis de bâtir;
L'évaluation préalable des incidences sur l'environnement.
COCOF-COMMUNAUTE FRANCAISE-CCC/GGC
Agréments des Centres de Santé Intégrée (Maisons Médicales): Décret de la Communauté française du 29/03/1993 relatif à lagrément et au subventionnement des associations de santé intégrée, modifié par le décret de la COCOF du 14/06/2001
Agrément des services de santé mentale: Décret de la COCOF du 27/04/1995 relatif à lagrément et au subventionnement des services de santé mentale, modifié par le décret du 14/06/2001
Agrément des services de santé mentale pour la CCC-GGC: ordonnance du 17/07/1997relative à lagrément et aux subventions des services de santé mentale.
Agrément des services actifs en matière de toxicomanies: Décret de la COCOF du 27/04/1995 relatif à lagrément et au subventionnement des services actifs en matière de toxicomanies, modifié par le décret du 14/06/2001
Arrêté du Gouvernement du 20/02/1998 (M.B. 14/03/1998) fixant les procédures d'agrément et de retrait d'agrément des services communautaires et des centres locaux de promotion de la santé, et les missions du centre de recherche opérationnelle en santé publique. REGION BRUXELLES CAPITALE
Le permis denvironnement vise à intégrer et à développer plus harmonieusement les activités économiques en territoire urbain. Lorsque les aspects denvironnement et durbanisme sont concernés, un projet « mixte » est mis en place. Les démarches sont simultanées et impliquent les mesures de publicité et denquête publique prévues pour chacune des matières.
Ordonnance du 5/06/1997 (M.B. 26/06/1997) relative aux permis d'environnement - texte coordonné, modifiée par l'ordonnance du 25/03/1999 relative à la police de l'environnement et complétée par l'ordonnance du 22/04/1999 (M.B. 5/08/1999) fixant la liste des installations de classe IA
AGRBC du 10/07/1997 (M.B. 29/10/1997) modifiant l'AGRBC du 23/11/1993 relatif aux enquêtes publiques et aux mesures particulières de publicité en matière d'urbanisme et d'environnement
AGRBC du 23/04/1998 (M.B. 27/06/1998) réglant les modalités daffichage de la déclaration préalable et des conditions particulières dexploiter pour une installation de classe III ainsi que des décisions relatives aux certificats et permis denvironnement
AGRBC du 4/03/1999 (M.B. 7/08/1999) fixant la liste des installations de classe IB, II, et III en exécution de l'article 4 de l'ordonnance du 05/06/1997 relative aux permis d'environnement
AGRBC du 22/04/1999 (M.B. 02/07/1999) fixant le modèle de déclaration préalable pour les installations de classe III
AGRBC du 20/05/1999 (M.B. 18/08/1999) imposant l'avis du Service d'Incendie et d'Aide Médicale Urgente pour certaines installations classées
Etudes dincidences sur lenvironnement
Ordonnance du 29/08/1991 (M.B. 07/10/1991) organique de la planification et de l'urbanisme, modifiée à de nombreuses reprises et récemment par l'ordonnance du 22/12/2000 (M.B. 30/12/2000)
Ordonnance du 5/06/1997 (M.B. 26/06/1997) relative aux permis d'environnement - texte coordonné, modifiée par l'ordonnance du 25/03/1999 relative à la police de l'environnement et complétée par l'ordonnance du 22/04/1999 (M.B. 5/08/1999) fixant la liste des installations de classe IA
Des arrêtés sectoriels fixent actuellement les conditions d'exploiter communes à certaines activités, elles ne s'attachent pas à une nuisance particulière mais visent à intégrer une activité ou un secteur d'activité dans son ensemble. Les secteurs visés sont:
AGRBC du 6/04/1995 (M.B. 20/04/1995) fixant des conditions d'exploitation pour le secteur du nettoyage à sec.
AGRBC publié le 24/12/1996 fixant les conditions d'exploiter au stockage d'essence et à sa distribution
AGRBC publié le 06/06/1997 fixant les conditions d'exploitation pour les incinérateurs de déchets dangereux
AGRBC du 2/07/1998 (M.B. 21/07/1998) relatif à la lutte contre le bruit et les vibrations générés par les installations classées - Modifié par les AGRBC du 15/10/1998 (M.B. 23/10/1998), et du 14/10/1999 (M.B. 26/10/1999) et erratum du 06/11/1998
AGRBC du 21/01/1999 (M.B. 24/03/1999) fixant les conditions d'exploiter des stations-service
AGRBC du 4/03/1999 (M.B. 24/06/1999) fixant les conditions d'exploiter relatives à l'utilisation de l'hexachloroéthane
AGRBC du 9/09/1999 (M.B. 4/02/2000) fixant des conditions d'exploitation relatives aux batteries stationnaires d'accumulateurs ou accumulateurs stationnaires et aux installations fixes pour le rechargement d'accumulateurs
AGRBC du 9/09/1999 (M.B. 15/02/2000) fixant des conditions d'exploitation relatives aux transformateurs statiques d'une puissance nominale comprise entre 250 et 1000 Kva
AGRBC du 23/05/2001 (M.B. 12/07/2001) relatif aux conditions applicables aux chantiers de décontamination de bâtiments ou d'ouvrages d'art contenant de l'amiante et aux chantiers d'encapsulation de l'amiante
Les AGRBC du 08/11/2001 fixent les conditions dexploiter aux installations suivantes: réalisant le revêtement de cuir, réalisant la conversion du caoutchouc, réalisant le revêtement de fil de bobinage, dextraction dhuiles végétales et de graisses animales et activités de raffinage dhuiles végétales, de fabrication de chaussures et pantoufles ou parties de celles-ci, à certaines activités de revêtement de surface, de fabrication de produits pharmaceutiques, dimprégnation du bois, de production de vernis, laques, peintures, encres ou pigments, réalisant la stratification de bois et de plastique, à certaines activités dimpression, de mise en peinture ou retouche de véhicules ou parties de véhicule, à certaines installations dans lindustrie de revêtement de véhicules, réalisant le nettoyage de surface.MALADIES INFECTIEUSESLoi sur les funérailles et sépultures (loi du 20/04/1971 - M.B. 03/08/1971)
AR du 19/07/2001 (M.B. 18/08/2001) modifiant lAR du 17/03/1997 organisant la surveillance épidémiologique des encéphalopathies spongiformes transmissibles des ruminantsCOMMUNAUTE FLAMANDE
Décret du 05/04/1995 relatif à la prophylaxie des maladies contagieuses (M.B. 19/07/1995):
protection de lêtre humain et de lenvironnement contre la diffusion de germes pathogènes via un système de déclaration obligatoire et des mesures de protection
Décret du 06/07/2001 relatif à la prévention primaire contre les effets nocifs pour l'homme des agents biologiques (M.B. 03/08/2001): protection des personnes contre les effets nocifs des micro-organismes, des cultures cellulaires et des endoparasites
Le chapitre 51 du VLAREM, prévoit une extension pour les OGM, ainsi quune procédure similaire pour lusage des pathogènes.REGION BRUXELLES CAPITALE
Les organismes zoopathogènes sont couverts par 3 arrêtés transposant la directive européenne 90/219 par extension du champ d'application
AGRBC du 09/12/1993 (M.B. 25/01/1994) relatif aux installations effectuant des opérations mettant en uvre des micro-organismes ou des organismes, pathogènes ou génétiquement modifiés, dont certaines annexes ont été modifiées par l'arrêté ministériel du 22/09/1998 (M.B. 20/11/1998)
COMMUNAUTE FRANCAISE REGION WALLONNE
AGW du 13/06/1996 (M.B. 25/10/1996) modifiant le règlement général pour la protection du travail en ce qui concerne l'utilisation d'organismes génétiquement modifiés et/ou pathogènes.EAULoi sur la protection des eaux de surface contre la pollution du 26/03/1971(M.B. 01/05/1971) et ses divers amendements, dont le dernier le 22/12/2000 (M.B. 30/12/2000), .
comporte un certain nombre dinterdictions de natures diverses;
permet de réglementer la production, limportation et la vente de produits qui peuvent influencer la qualité de leau ou de lépuration des eaux usées;
ne sapplique quau réseau hydrographique public et aux eaux territoriales.RÉGION FLAMANDE
En exécution de la Loi du 26/03/1971, le chapitre 2.3. du VLAREM I reprend également les normes de qualité environnementale pour les eaux de surface.
VLAREM II comporte également les normes de qualité environnementale pour les eaux de surface destinées à la production deau potable et pour les crustacés, et les eaux de surface destinées à la baignade ou à la pêche.
Depuis lentrée en vigueur du Décret concernant le permis denvironnement et de son arrêté dexécution VLAREM, le 01/09/1991 les nouvelles demandes de permis seffectuent dans le cadre du permis denvironnement au lieu de lancienne procédure applicable aux permis de déversement définie par la Loi du 23/06/1971. Le chapitre 5.51 de VLAREM II réglemente lusage des agents pathogènes dans leau.
DCFL portant une réglementation technique relative à l'eau alimentaire (du 15/03/1989).
détermine les normes pour leau alimentaire, leur contrôle (schéma, fréquence et méthodes danalyse) et les additifs autorisés pour le traitement de leau;
doit être modifié avant le 25 décembre 2000 étant donné la publication de la Directive européenne 98/83 du 03/11/1998 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine.
Décret portant des mesures en matière de gestion des eaux souterraines (du 24/01/1984, modifié par les décrets du 12/12/1990, 20/12/1996 et 19/12/1997) et ses arrêtés dexécution du 27/03/1985 (non limitatif):
DCFL fixant les règles de délimitation des captages d'eau et des zones de protection;
DCFL modifiant le DCFL du 27 mars 1985 réglementant les actions dans les zones de captage et les zones de protection;
DCFL réglementant les opérations susceptibles de polluer les eaux souterraines.REGION BRUXELLES CAPITALE
AGRBC du 23/03/1994 (M.B. 27/10/1998) relatif au traitement des eaux urbaines résiduaires modifié par l'AGRBC du 8/10/1998
Ordonnance du 29/03/1996 (M.B. 01/04/1996) instituant une taxe sur le déversement des eaux usées
AGRBC du 07/11/1996 (M.B. 25/12/1996) déterminant les conditions dapplication de la taxe sur le déversement des eaux usées
AGRBC du 19/11/1998 (M.B. 29/01/1999) relatif à la protection des eaux contre la pollution par les nitrates à partir de sources agricoles
Ordonnance du 25/03/1999 relative à la recherche, la constatation, la poursuite et la répression des infractions en matière d'environnement abroge les articles 7 à 10 et 36 à 40 de la loi du 26/03/1971 (M.B. 1/05/1971) sur la protection des eaux souterraines
Arrêté ministériel du 25/05/1999 (M.B. 25/09/1999) délimitant les "zones vulnérables", au sens de l'article 3 de l'AGRBC du 19/11/1998 relatif à la protection des eaux contre la pollution par les nitrates à partir de sources agricoles
REGION WALLONNE
La loi du 26/03/1971 sera abrogée à la date d'entrée en vigueur du décret du 11/03/1999 relatif au permis d'environnement à l'exception des articles 1er et 3 §2.
AR du 03/08/1976 (M.B. 29/09/1976) portant le règlement général relatif aux déversements des eaux usées dans les eaux de surface ordinaires, dans les égouts publics et dans les voies artificielles d'écoulement des eaux pluviales modifié à plusieurs reprises.
Loi du 24/01/1977 relative à la protection de la santé des consommateurs en ce qui concerne les denrées alimentaires et les autres produits et ses arrêtés d'application.
Loi du 24/05/1983 relative aux normes générales définissant les objectifs de qualité des eaux de surface à usages déterminés et ses arrêtés d'application.
Décret du 07/10/1985 sur la protection des eaux de surface contre la pollution et ses arrêtés d'application.
Ce décret sera aussi modifié par l'entrée en vigueur du décret du 11/03/1999 relatif au permis d'environnement.
Décret du 11/10/1985 organisant la réparation des dommages provoqués par des prises et des pompages d'eau souterraine et ses arrêtés d'application.
Décret du 30/04/1990 sur la protection et l'exploitation des eaux souterraines et des eaux potabilisables (M.B. 30/06.90) modifié à plusieurs reprises et ses arrêtés d'application.
Décret du 15/04/1999 (M.B. 22/06/1999) relatif au cycle de leau et instituant une Société publique de gestion de leau, modifié par le décret du 07/03/2001 (M.B. 17/03/2001) portant réforme de la Société wallonne des Distributions deau.AIRRÉGION FLAMANDE
Loi relative à la lutte contre la pollution atmosphérique (du 28/12/1964).
est une loi-cadre;
les arrêtés dexécution:
définissent des règles pour la nomenclature, les caractéristiques et la teneur en soufre des carburants résiduels. (A.R. du 18/11/1988)
Les normes de qualité environnementale définies en exécution de la Loi du 28/12/1964 ont été remplacées au 01/08/1995 par des normes au contenu identique reprises dans lannexe 2.5.1., 1°, de VLAREM II. VLAREM II détermine en outre des normes de qualité environnementale pour dautres substances. Dautres législations relatives à la limitation de la pollution de lair par des installations fixes (limites démission) sont également reprises dans VLAREM.
REGION WALLONNE
Loi du 28/12/1964 relative à la lutte contre la pollution atmosphérique, modifiée par la loi du 10 octobre 1967 contenant le Code judiciaire (M.B. 31/10/1967)
AR du 06/01/1978 tendant à prévenir la pollution atmosphérique lors du chauffage de bâtiments à l'aide de combustible solide ou liquide (M.B. 09/03/1978), modifié par l'arrêté ministériel du 21/03/1984 (M.B. 05/07/1984), par l'arrêté de l'Exécutif régional wallon du 23/12/1992 portant désignation des agents compétents pour rechercher et constater les infractions en matière de protection de l'environnement (M.B. 20/02/1993), par l'AGW du 16/10/1997 modifiant l'arrêté de l'Exécutif régional wallon du 23 décembre 1992 précité (M.B. 01/11/1997) et par l'AGW du 15/10/1998 (M.B. 31/10/1998)
AGW du 09/12/1993 relatif à la lutte contre la pollution atmosphérique en provenance des installations d'incinération de déchets ménagers (M.B. 26/02/1994), modifié par l'AGW du 03/12/1998 (M.B. 29/12/1998 - err. 13/02/1999) et du 25/03/1999 (M.B. 21/04/1999)
AGW du 09/12/1993 relatif à la lutte contre la pollution atmosphérique en provenance des installations industrielles (M.B. 26/02/1994), modifié par l'AGW du 27/01/2000 modifiant l'AR du 29/12/1988 déterminant les conditions sectorielles de déversement, dans les eaux de surface ordinaires et dans les égouts publics, des eaux usées provenant des établissements du secteur de l'amiante ainsi que l'AGW du 09/12/1993 relatif à la lutte contre la pollution atmosphérique en provenance des installations industrielles (M.B. 18/02/2000)
AGW du 23/05/1996 portant modification du Règlement général pour la protection du travail, en ce qui concerne les dépôts de liquides inflammables, visant à limiter les émissions de composés organiques volatils lors du stockage de l'essence et de sa distribution des terminaux aux stations-service (M.B. 27/06/1996)
AGW du 13/04/2000 relatif aux installations spécialisées dincinération et aux installations de co-incinération de déchets dangereux (M.B. 25/05/2000)
AGW du 23/06/2000 relatif à lévaluation et la gestion de la qualité de lair ambiant (M.B. 21/07/2000)REGION BRUXELLES CAPITALE
AGRBC du 19/12/1996-28/05/1998-14/10/1999-23/11/2000 (publiés respectivement les 4/03/1997-16/06/1998-28/10/1999-22/12/2000) modifiant l'arrêté de l'Exécutif du 31 mai 1991 concernant la réduction de la pollution atmosphérique en provenance des installations existantes d'incinération des déchets ménagers
Circulaire du 9/01/1997 (M.B. 14/03/1997) d'application de l'AGRBC relatif à la qualité de l'air dans les tunnels routiers
AGRBC du 30/01/1997 (M.B. 5/03/1997) concernant la pollution de l'air par l'ozone
AGRBC du 15/05/1997 (M.B. 6/06/1997) fixant des conditions d'exploitation pour les incinérateurs de déchets dangereux
Arrêté ministériel du 18/06/1997 (M.B. 22/08/1997) portant sur les méthodes de mesures harmonisées pour la détermination de la concentration massique de dioxines et de furannes dans les émissions atmosphériques.
AGRBC du 04/03/1999 (M.B. 08/04/1999) modifiant l'AR du 29/12/1988 concernant la prévention et la réduction de la pollution de l'air par l'amiante.
Ordonnance du 25/03/1999 (M.B. 24/06/1999) relative à l'évaluation et à l'amélioration de la qualité de l'air ambiant abroge les articles 1er à 5 et 10 de la loi du 28/12/1964 (M.B. 14/01/1965) relative à la lutte contre la pollution atmosphérique.
Ordonnance du 25/03/1999 relative à la recherche, la constatation, la poursuite et la répression des infractions en matière d'environnement abroge les articles 6 à 9 de la loi du 28/12/1964 (M.B. 14/01/1965) relative à la lutte contre la pollution atmosphérique
AGRBC du 20/05/1999 (M.B. 22/10/1999) relatif au contrôle du respect des dispositions légales et réglementaires en matière denvironnement
AGRBC du 6/07/2000 (M.B. 13/10/2000) portant création d'un comité de coordination dans le cadre de l'ordonnance du 25 mars 1999 relative à l'évaluation et l'amélioration de la qualité de l'air ambiant
AGRBC du 28/06/2001 (M.B. 26/07/2001) relatif à la fixation de valeurs limites pour lanhydride sulfureux, le dioxyde dazote et les oxydes dazote, les particules et le plomb dans lair ambiant
AGRBC du 05/07/2001 (M.B. 24/07/2001) concernant les valeurs limites pour le benzène et le monoxyde de carbone dans l'air ambiantALIMENTSLoi du 24/01/1977 relative à la protection de la santé des consommateurs en ce qui concerne les denrées alimentaires et les autres produits, modifiée par les lois du 22/03/1989 et du 09/02/1994
AR du 09/10/1996 concernant les colorants destinés à être employés dans les denrées alimentaires.
AR du 07/02/1997 et ses modifications relatif à l'hygiène générale des denrées alimentaires.
AR du 17/02/1997 et ses modifications concernant les édulcorants destinés à être employés dans les denrées alimentaires.
AR du 01/03/1998 (M.B. 02/12/1998) et ses modifications relatif aux additifs autorisés dans les denrées alimentaires à lexception des colorants et des édulcorants.
AR du 23/04/1998 (M.B. 12/06/1998) fixant les teneurs maximales en dioxines dans les denrées alimentaires.
AR du 3/06/1999 (M.B. 4/06/1999) concernant des mesures de protection contre la contamination par les dioxines de certains produits d'origine animale destinés à la consommation animale
AR du 13/09/1999 (M.B. 29/10/1999) relatif à l'étiquetage des denrées alimentaires préemballées
Loi du 04/02/2000 (M.B. 18/02/2000) relative à la création de l'Agence fédérale pour la Sécurité de la chaîne alimentaire.
Dans l'intérêt de la santé publique, l'agence est compétente pour:
le contrôle, l'examen et l'expertise des produits alimentaires et de leurs matières premières à tous les stades de la chaîne alimentaire, et ce dans l'intérêt de la santé publique;
le contrôle et l'expertise de la production, de la transformation, de la conservation, du transport, du commerce, de l'importation, de l'exportation et des sites de production, de transformation, d'emballage, de négoce, d'entreposage et de vente des produits alimentaires et de leurs matières premières;
l'octroi des agréments et des autorisations liées à l'exécution de sa mission;
l'intégration et l'élaboration de systèmes d'identification et de traçage des produits alimentaires et de leurs matières premières dans la chaîne alimentaire et du contrôle de celui-ci;
la collecte, le classement, la gestion, l'archivage et la diffusion de toute information relative à sa mission. Le Roi détermine, par arrêté délibéré en Conseil des ministres, les règles relatives à l'organisation, au fonctionnement et à l'accessibilité des bases de données qui peuvent être développées par l'agence ou en collaboration avec celle-ci;
l'élaboration et la mise en oeuvre d'une politique de prévention, de sensibilisation et d'information, en concertation avec les communautés et les régions;
la surveillance du respect de la législation relative à tous les maillons de la chaîne alimentaire.
AR du 13/03/2000 (M.B. 10/05/2000) et ses modifications fixant les teneurs maximales pour les résidus de pesticides autorisées sur et dans les denrées alimentaires.
AR du 19/05/2000 (M.B. 31/05/2000) fixant des teneurs maximales en dioxines et biphényles polychlorés dans certaines denrées alimentaires.DECHETSLa loi de 22/07/1974 sur les déchets toxiques sapplique aux produits et sous-produits non utilisés ou non utilisables, des résidus et déchets résultant d'une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou scientifique qui peuvent présenter un danger d'intoxication pour les êtres vivants ou la nature.REGION FLAMANDE
Décret du 2 juillet 1981 relatif à la prévention et à la gestion des déchets (du 02/07/1981, tel quamendé par le Décret du 20/04/1994)
est un décret-cadre
objectif: protéger la santé humaine et lenvironnement contre les influences néfastes des déchets et de prévenir le gaspillage des matières premières et de lénergie
stratégie de la politique appliquée aux déchets : la prévention des déchets est prioritaire, suivie par la valorisation des déchets, dont le recyclage des produits et des matériaux, et la récupération de lénergie, utilisée comme carburant, et ensuite lenlèvement des déchets.
instruments
planning, sensibilisation
interdictions, obligations
permis, agréations, enregistrements
accords politiques environnementaux
taxes environnementales, subsides
contrôles et dispositions pénales
enlèvement doffice
arrêté dexécution : DCFL portant fixation du Règlement flamand relatif à la prévention et à la gestion des déchets (17/12/1997) - VLAREA
Décret relatif à la protection de l'environnement contre la pollution due aux engrais du 23/01/1991 (M.B. 28/02/1991), tel quamendé par le décret du 20/12/1995.
sapplique aux entreprises agricoles et horticoles.
impose aux producteurs et utilisateurs dengrais animal une obligation de déclaration et denregistrement.
détermine le mode dépandage de lengrais animal, de même que les normes de fumage pour les engrais animaux et synthétiques.
fixe la création de taxes et dune Mestbank (Banque du lisier) pour réduire les résidus dengrais.
Le décret a été modifié le 1er janvier 1996 dans le cadre du Eerste Mest-Actieplan (MAP 1) et encore modifié en 1999 dans le cadre du Tweede Mest-Actieplan (MAP 2). Le MAP 2 est entré en vigueur le 1er janvier 2000 ou le 30 mars 2000.
REGION BRUXELLES CAPITALE
Loi du 22/07/1974 (M.B. 01/03/1975) sur les déchets toxiques - abrogée par l'article 30 de l'ordonnance du 07/03/1991, à l'exception des articles 1er, 7 et 9 à 15
Ordonnance du 07/03/1991 (M.B. 23/04/1991) relative à la prévention et à la gestion des déchets - texte coordonné, modifiée par l'ordonnance police de l'environnement du 25/03/1999 (M.B. 24/06/1999) et par l'ordonnance du 18/05/2000 (M.B. 19/08/2000)
AGRBC du 16/03/1995 (M.B. 06/05/1995) relatif au recyclage obligatoire de certains déchets de construction ou de démolition
AGRBC du 9/05/1996 (M.B. 31/07/1996) fixant une liste indicative de déchets dangereux
AGRBC du 30/01/1997 (M.B. 26/03/1997) relatif au registre des déchets
AGRBC du 15/05/1997 (M.B. 6/06/1997) fixant des conditions d'exploitation pour les incinérateurs de déchets dangereux
AGRBC du 25/09/1997 (M.B. 26/11/1997) réglant la gestion des déchets d'amalgame dentaire
AGRBC du 4/03/1999 (M.B. 4/08/1999) relatif à la planification et à l'élimination des polychlorobiphényles (PCB) et des polychloroterphényles (PCT)
Ordonnance du 22/04/1999 (M.B. 14/10/1999) relative à la prévention et à la gestion des déchets des produits en papier et/ou carton
AGRBC du 16/09/1999 (M.B. 14/10/1999) modifiant l'arrêté de l'Exécutif de la RBC du 19 septembre 1991 réglant l'élimination des déchets dangereux
Arrêté ministériel du 20/12/1999 (M.B. 31/12/1999) établissant un plan régional d'élimination et de contamination des PCB/PCTREGION WALLONNE
Loi du 22/07/1974 sur les déchets toxiques abrogée par larticle 64 du décret du 27/11/1997 sur les déchets, à lexception des articles 1er et 7.
AR du 09/07/1986 (M.B. 31/07/1986) réglementant les substances et préparations contenant des polychlorobiphényles et polychloroterphényles, modifié par lAGW du 25/03/1999 relatif à lélimination des polychlorobiphényles et polychloroterphényles (M.B. 22/05/1999)
Arrêté de l'Exécutif régional wallon du 23/07/1987 (M.B. 29/09/1987) relatif aux décharges contrôlées, modifié par les arrêtés de l'Exécutif régional wallon du 20/07/1989 (M.B. 18/10/1989), du 21/12/1989 (M.B. 09/03/1990), du 19/04/1990 (M.B. 10/10/1990), du 07/02/1991 (M.B. 15/06/1991), du 09/04/1992 (M.B. 23/06/1992) relatif aux déchets toxiques ou dangereux, par l'arrêt n°41.822 du Conseil d'Etat du 29/01/1993 (M.B. 20/10/1993), par l'AGW du 30/06/1994 (M.B. 03/09/1994) relatif aux déchets d'activités hospitalières et de soins de santé, par l'AGW du 11/05/1995 (M.B. 30/06/1995), par l'AGW du 10/07/1997 (M.B. 30/07/1997) établissant un catalogue des déchets, par lAGW du 04/03/1999 (M.B. 08/04/1999) relatif à la prévention et la réduction de la pollution de lenvironnement par lamiante et modifié par larrêt du Conseil dEtat du 25/01/2001 (M.B. 21/06/2001)
Arrêté de l'Exécutif régional wallon du 09/04/1992 (M.B. 23/06/1992) relatif aux déchets toxiques ou dangereux, modifié par l'arrêt du Conseil d'Etat du 29/03/1996 (M.B. 15/06/1996), par l'AGW du 10/07/1997 (M.B. 30/07/1997) établissant un catalogue des déchets et du 04/03/1999 (M.B. 08/04/1999) relatif à la prévention et la réduction de la pollution de lenvironnement par lamiante.
Arrêté de l'Exécutif régional wallon du 23/12/1992 (M.B. 20/02/1993) portant désignation des agents compétents pour rechercher et constater les infractions en matière de protection de l'environnement, modifié par l'AGW du 16/10/1997 (M.B. 01/11/1997)
AGW du 30/11/1995 (M.B. 13/01/1996) relatif à la gestion des matières enlevées du lit et des berges des cours et plans d'eau du fait de travaux de dragage ou de curage, modifié par l'AGW du 10/06/1999 (M.B. 09/09/1999)
Décret du 27/06/1996 (M.B. 02/08/1996) relatif aux déchets, modifié par le décret-programme du 19/12/1996 (M.B. 31/12/1996) portant diverses mesures en matière de finances, emploi, environnement, travaux subsidiés, logement et action sociale, par l'arrêt n°81/97 du 17/12/1997 (M.B. 21/01/1998), par le décret-programme du 17/12/1997 (M.B. 27/01/1998) portant diverses mesures en matière d'impôts, taxes et redevances, de logement, de recherche, d'environnement, de pouvoirs locaux et de transports, par le décret du 27/11/1997 (M.B. 12/02/1998) modifiant le Code wallon de l'Aménagement du territoire, de l'Urbanisme et du Patrimoine, par le décret du 11/03/1999 (M.B. 08/06/1999) relatif au permis denvironnement et par le décret du 15/02/2001 (M.B. 23/02/2001)
AGW du 05/11/1998 (M.B. 15/12/1998) relatif aux règles d'indemnisation par la Région wallonne des dommages causés par des déchets
AGW du 25/03/1999 (M.B. 22/05/1999) relatif à lélimination des polychlorobiphényles et des polychloroterphényles, modifié par lAGW prolongeant le délai de déclaration des détenteurs de polychlorobiphényles et de polychloroterphényles ou dappareils en contenant (M.B. 17/05/2000)
AGW du 29/04/1999 (M.B. 23/06/1999) relatif aux effluents provenant des cabinets dentaires SOLSLa problématique des sols peut être envisagée selon deux axes: en termes daffectation (la destination prévue à un terrain donné) qui dépend de laménagement du territoire ou en termes dassainissement (la démarche de dépollution dun terrain) qui dépend de lenvironnement. Sil est évident quil y a un lien étroit entre ces deux approches (laffectation peut être fonction de lassainissement et vice-versa), nous avons choisi de nenvisager ici que laspect assainissement.REGION FLAMANDE
Le Décret relatif à l'assainissement du sol 22/02/1995 (M.B. 29/04/1995 et err. M.B. 03/10/1995 tel quamendé le 22/12/1995 (M.B. 30/12/1995 et le 26/05/1998 (M.B. 25/07/1998) a pour
but:
assainissement des sols pollués;
prévention des nouvelles pollutions;
informer les acquéreurs de terrains de la présence éventuelle de pollution;
instruments:
identification et enregistrement des sols pollués;
attestations de sol;
distinction pollutions récentes et anciennes;
procédure dassainissement du sol:
étude dorientation, étude descriptive, projet dassainissement des sols, suivi;
assainissement doffice;
arrêté dexécution: DCFL portant fixation du Règlement flamand relatif à lassainissement des sols. (05/03/1996) - VLAREBO.REGION BRUXELLES CAPITALE
Les dispositions prises en exécution des législations déchets et permis d'environnement comme par exemple celles portant sur les sols pollués par les stations service ne sont pas ici rappelées.
Ordonnance du 13/04/1995 (M.B. 13/06/1995) relative au réaménagement des sites d'activité économique inexploités ou abandonnés
REGION WALLONNE
AGW du 12/01/1995 (M.B. 12/04/1995) portant réglementation de l'utilisation sur ou dans les sols des boues d'épuration ou de boues issues de centres de traitement de gadoues de fosses septiques
Le Code wallon de l'Aménagement du Territoire, de l'Urbanisme et du Patrimoine modifié par décret le 27/11/1997 (M.B. du 12/02/1998, p. 3879 comportent des dispositions relatives à l'assainissement et à la rénovation des sites d'activité économique désaffectés dans le titre Ier, chapitre Ier (articles 167 à 171). Sur cette base la Région wallonne soutient financièrement des opérations de rénovation et d'assainissement au sens du CWATUP.
AGW du 30/11/2000 (M.B. 17/01/2001) modifiant le Titre III du règlement général pour la protection du travail en ce qui concerne les contrôles des dépôts de liquides inflammables et limplantation et lexploitation des stations-service POLITIQUE DLES PRODUITSLes normes de produits sont des règles qui déterminent de manière contraignante les conditions auxquelles un produit doit satisfaire, lors de la mise sur le marché. Elles fixent notamment des limites en ce qui concerne les niveaux de polluants ou de nuisances à ne pas dépasser dans la composition ou dans les émissions dun produit et peuvent contenir des spécifications quant aux propriétés, aux méthodes dessais, à lemballage, au marquage et à létiquetage des produits. Les gouvernements régionaux doivent être associés à lélaboration des législations fédérales en matière de normes de produits.
AR du 24/05/1982 et ses modifications réglementant la mise sur le marché de substances pouvant être dangereuses pour l'homme ou son environnement
AR du 11/01/1993 et ses modifications réglementant la classification, l'emballage et l'étiquetage des préparations dangereuses en vue de leur mise sur le marché ou de leur emploi.
AR du 23/06/1995 et ses modifications relatif aux substances et préparations dangereuses et aux pesticides à usage non agricole.
AR du 25/02/1996 et ses modifications limitant la mise sur le marché et l'emploi de certaines substances et préparations dangereuses.
Arrêté ministériel du 26/05/1997 (M.B. 12/08/1997) modifiant lAR du 28/02/1994 relatif à la conservation, à la mise sur le marché et à lutilisation des pesticides à usage agricole.
Loi du 21/12/1998 (M.B. 11/02/1999) relative aux normes produits ayant pour but la promotion de modes de production et de consommation durables et la protection de l'environnement et de la santé:
Cette loi-cadre pose que tous les produits mis sur le marché doivent être conçus de telle sorte que leur fabrication, utilisation prévue et élimination ne portent pas atteinte à la santé publique et ne contribuent pas - ou le moins possible - à une augmentation de la quantité et de la nocivité des déchets et à dautres formes de pollution. La loi prévoit la possibilité de conclusion d'accords sectoriels en matière de produits. Elle contient des dispositions particulières aux biocides, aux substances et préparations et aux emballages. Les normes de produits sont soumises à l'avis du Conseil fédéral du Développement durable, du Conseil supérieur d'Hygiène publique, du Conseil de la Consommation et du Conseil central de l'Economie.
Différents AR du 09/12/1998 (M.B. 29/12/1998)
relatif au niveau de puissance acoustique admissible des brise-béton et des marteaux piqueurs utilisés à la main.
relatif au niveau de puissance acoustique admissible des motocompresseurs.
relatif au niveau de puissance acoustique admissible des groupes électrogènes de soudage.
relatif au niveau de puissance acoustique admissible des groupes électrogènes de puissance.
relatif au niveau de puissance acoustique admissible des grues à tour.
relatif à la limitation des émissions sonores des pelles hydrauliques et à câble, des bouteurs, des chargeuses et des chargeuses-pelleteuses.
portant des dispositions communes en matière de limitation d'émissions sonores de matériels et d'engins de chantier.
AR du 10/12/1998 (M.B. 30/12/1998) relatif au niveau de puissance acoustique admissible des tondeuses à gazon.
AR du 8/02/1999 (M.B. 23/04/1999) concernant les eaux minérales naturelles et les eaux de source.
AR du 25/03/1999 (M.B. 01/04/1999) portant fixation de normes de produits pour les emballages.
AR du 20/08/2000 (M.B. 12/09/2000) modifiant l'AR du 17 mars 1997 relatif aux piles et accumulateurs contenant certaines matières dangereuses
AR du 14/12/2000 (M.B. 15/12/2000) modifiant lAR du 08/02/1999 relatif au commerce et à lutilisation des substances destinées à lalimentation des animaux.
Différents AR du 07/03/2001 (M.B. 23/03/2001) relatif à la dénomination, aux caractéristiques et à la teneur en soufre
du gasoil de chauffage
du gasoil à usage maritime
de combustibles résiduels
AR du 29/04/2001 (M.B. 22/05/01 et M.B. 29/12/01) fixant la norme pour les antennes émettant des ondes électromagnétiques entre 10 MHz et 10 GHz.
AR du 29/04/2001 (M.B. 01/06/2001) relatif au bruit aérien émis par les appareils domestiques.
AR du 05/09/2001 (M.B. 12/10/2001) concernant la mise sur le marché et lutilisation des produits biocides.
AR du 05/09/2001 (M.B. 12/10/2001) concernant la disponibilité d'informations sur la consommation de carburant et les émissions de CO2 à l'intention des consommateurs lors de la commercialisation des voitures particulières neuves
AR du 23/10/2001 (M.B. 30/11/2001) limitant la mise sur le marché et l'emploi de certaines substances et préparations dangereuses (amiante)LES PRODUITS CHIMIQUESLes normes de produits sont des règles qui déterminent de manière contraignante les conditions auxquelles un produit doit satisfaire, lors de la mise sur le marché. Elles fixent notamment des limites en ce qui concerne les niveaux de polluants ou de nuisances à ne pas dépasser dans la composition ou dans les émissions dun produit et peuvent contenir des spécifications quant aux propriétés, aux méthodes dessais, à lemballage, au marquage et à létiquetage des produits. Les gouvernements régionaux doivent être associés à lélaboration des législations fédérales en matière de normes de produits.
AR du 24/05/1982 et ses modifications réglementant la mise sur le marché de substances pouvant être dangereuses pour l'homme ou son environnement
AR du 11/01/1993 et ses modifications réglementant la classification, l'emballage et l'étiquetage des préparations dangereuses en vue de leur mise sur le marché ou de leur emploi.
AR du 23/06/1995 et ses modifications relatif aux substances et préparations dangereuses et aux pesticides à usage non agricole.
AR du 25/02/1996 et ses modifications limitant la mise sur le marché et l'emploi de certaines substances et préparations dangereuses.
Arrêté ministériel du 26/05/1997 (M.B. 12/08/1997) modifiant lAR du 28/02/1994 relatif à la conservation, à la mise sur le marché et à lutilisation des pesticides à usage agricole.
Loi du 21/12/1998 (M.B. 11/02/1999) relative aux normes produits ayant pour but la promotion de modes de production et de consommation durables et la protection de l'environnement et de la santé:
Cette loi-cadre pose que tous les produits mis sur le marché doivent être conçus de telle sorte que leur fabrication, utilisation prévue et élimination ne portent pas atteinte à la santé publique et ne contribuent pas - ou le moins possible - à une augmentation de la quantité et de la nocivité des déchets et à dautres formes de pollution. La loi prévoit la possibilité de conclusion d'accords sectoriels en matière de produits. Elle contient des dispositions particulières aux biocides, aux substances et préparations et aux emballages. Les normes de produits sont soumises à l'avis du Conseil fédéral du Développement durable, du Conseil supérieur d'Hygiène publique, du Conseil de la Consommation et du Conseil central de l'Economie.
Différents AR du 09/12/1998 (M.B. 29/12/1998)
relatif au niveau de puissance acoustique admissible des brise-béton et des marteaux piqueurs utilisés à la main.
relatif au niveau de puissance acoustique admissible des motocompresseurs.
relatif au niveau de puissance acoustique admissible des groupes électrogènes de soudage.
relatif au niveau de puissance acoustique admissible des groupes électrogènes de puissance.
relatif au niveau de puissance acoustique admissible des grues à tour.
relatif à la limitation des émissions sonores des pelles hydrauliques et à câble, des bouteurs, des chargeuses et des chargeuses-pelleteuses.
portant des dispositions communes en matière de limitation d'émissions sonores de matériels et d'engins de chantier.
AR du 10/12/1998 (M.B. 30/12/1998) relatif au niveau de puissance acoustique admissible des tondeuses à gazon.
AR du 8/02/1999 (M.B. 23/04/1999) concernant les eaux minérales naturelles et les eaux de source.
AR du 25/03/1999 (M.B. 01/04/1999) portant fixation de normes de produits pour les emballages.
AR du 20/08/2000 (M.B. 12/09/2000) modifiant l'AR du 17 mars 1997 relatif aux piles et accumulateurs contenant certaines matières dangereuses
AR du 14/12/2000 (M.B. 15/12/2000) modifiant lAR du 08/02/1999 relatif au commerce et à lutilisation des substances destinées à lalimentation des animaux.
Différents AR du 07/03/2001 (M.B. 23/03/2001) relatif à la dénomination, aux caractéristiques et à la teneur en soufre
du gasoil de chauffage
du gasoil à usage maritime
de combustibles résiduels
AR du 29/04/2001 (M.B. 22/05/01 et M.B. 29/12/01) fixant la norme pour les antennes émettant des ondes électromagnétiques entre 10 MHz et 10 GHz.
AR du 29/04/2001 (M.B. 01/06/2001) relatif au bruit aérien émis par les appareils domestiques.
AR du 05/09/2001 (M.B. 12/10/2001) concernant la mise sur le marché et lutilisation des produits biocides.
AR du 05/09/2001 (M.B. 12/10/2001) concernant la disponibilité d'informations sur la consommation de carburant et les émissions de CO2 à l'intention des consommateurs lors de la commercialisation des voitures particulières neuves
AR du 23/10/2001 (M.B. 30/11/2001) limitant la mise sur le marché et l'emploi de certaines substances et préparations dangereuses (amiante)REGION FLAMANDE
DCFL du 27/06/1984 (M.B. 02/10/1984) portant des mesures en vue de la conservation de la nature sur les accotements gérés par des personnes morales de droit public.
Ce décret veut stimuler une gestion écologique des accotements via une gestion adéquate du fauchage avec du matériel conçu à cet effet et linterdiction dutiliser des biocides
REGION WALLONnE
Arrêté de lExécutif régional wallon du 27/01/1984 (M.B. 17/02/1984) portant interdiction de lemploi dherbicides sur certains biens publics, modifié par larrêté de lExécutif régional wallon du 24/04/1986 (M.B. 31/07/1986)REGION BRUXELLES CAPITALE
Arrêté de l'Exécutif du 12/07/1990 (M.B. 11/08/1990) portant sur l'interdiction de l'emploi d'herbicides sur les biens publics
Ordonnance du 02/05/1991 (M.B. 17/09/1991) relative à l'utilisation de pesticidesRADIATIONS IONISANTESLoi portant modification de la loi du 15/04/1994 (M.B. 10/02/2000) relative à la protection de la population et de l'environnement contre les dangers résultant des rayonnements ionisants et relative à l'Agence fédérale de Contrôle nucléaire.
Arrêté ministériel du 22/01/2001 (M.B. 15/05/2001) modifiant l'arrêté ministériel du 16/07/1980 portant réglementation en matière de traitement des radiations ionisantes de denrées destinées à l'alimentation humaine ou animale.
AR du 20/07/2001 (M.B. 30/08/2001) portant règlement général de la protection de la population, des travailleurs et de l'environnement contre le danger des rayonnements ionisants.BRUITREGION WALLONNE
La loi de base est la loi du 18/07/1973 relative à la lutte contre le bruit qui a été modifiée par le décret de l'Exécutif régional wallon du 01/04/1993 (M.B. 01/05/1993), par la loi du 21/12/1998 (M.B. 11/02/1999) relative aux normes de produits ayant pour but la promotion de modes et de consommation durables et la protection de l'environnement et de la santé, par le décret du 01/04/1999 (M.B. 28/04/1999) et par le décret du 08/06/2001 (M.B. 16/06/2001).
AGW du 09/03/1995 modifiant le Règlement général pour la Protection du Travail en ce qui concerne des Etablissements permettant l'exercice d'activités sportives ou récréatives (M.B. 13/06/1998), modifié par l'AGW du 18/06/1998 (M.B. 01/07/1998) et du 27/03/2001 (M.B. 18/04/2001)
De plus des législations générales comme le RGPT modifié par le décret du 11/03/1999 relatif au permis d'environnement envisage aussi les nuisances du bruit.
REGION FLAMANDE
Loi relative à la lutte contre le bruit (du 18/07/1973).
Est une loi-cadre;
les arrêtés dexécution fixent:
des normes pour la musique faisant lobjet dune amplification électronique dans les établissements publics et leurs environs;
des règles pour la certification des matériels et engins de chantier et pour le niveau de puissance acoustique admissible des tondeuses à gazon.
Le décret dautorisation environnementale et son arrêté dexécution VLAREM I sont très importants pour les nuisances sonores par les établissements incommodants de type industriel ou artisanal. Le VLAREM reprend des normes de limitation des nuisances sonores provenant détablissements catégorisés par le VLAREM I comme étant soumis à une obligation de permis ou de déclaration.REGION BRUXELLES CAPITALE
Ordonnance du 17/07/1997 (M.B. 23/10/1997) relative à la lutte contre le bruit en milieu urbain - abroge la loi du 18/07/1973 relative à la lutte contre le bruit
AGRBC du 2/07/1998 (M.B. 21/07/1998) relatif à la lutte contre les bruits de voisinage , modifié par les AGRBC du 15/10/1998 (M.B. 23/10/1998) et du 14/10/1999 (M.B. 26/10/1999)
AGRBC du 2/07/1998 (M.B. 21/07/1998) relatif à la lutte contre le bruit et les vibrations générés par les installations classées, modifié par les AGRBC du 15/10/1998 (M.B. 23/10/1998), et du 14/10/1999 (M.B. 26/10/1999) et erratum du 06/11/1998
Ordonnance du 25/03/1999 relative à la recherche, la constatation, la poursuite et la répression des infractions en matière d'environnement modifie les articles 15 à 19 de l'ordonnance du 17/07/1997 (M.B. 23/10/1997) relative à la lutte contre le bruit en milieu urbain
AGRBC du 27/05/1999 (M.B. 11/08/1999) relatif à la lutte contre le bruit généré par le trafic aérienORGANISMES GENETIQUEMENT MODIFIESAR du 18/12/1998 (M.B. 31/12/1998) réglementant la dissémination volontaire dans l'environnement ainsi que la mise sur le marché d'organismes génétiquement modifiés ou de produits en contenantREGION FLAMANDE
Le chapitre 51 du VLAREM, prévoit une extension pour les OGM, ainsi quune procédure similaire pour lusage des pathogènes.Le texte du Vlarem a été modifié par le DCFL le 24 mars 1998. Lamendement concerne quelques explications de la procédure et la suppression du système de certification.La procédure décrite dans le Vlarem pour lutilisation des OMG couvre en fait un double système dautorisation: une autorisation de classe 1 doit être demandée auprès de la députation permanente de la province et une autorisation du département Autorisations environnementales dAMINAL doit être obtenue pour chaque activité.REGION BRUXELLES CAPITALE
AGRBC du 09/12/1993 (M.B. 25/01/1994) relatif aux installations effectuant des opérations mettant en uvre des micro-organismes ou des organismes, pathogènes ou génétiquement modifiés, dont certaines annexes ont été modifiées par l'arrêté ministériel du 22/09/1998 (M.B. 20/11/1998)
Région WALLONNE
AGW du 13/06/1996 (M.B. 25/10/1996) modifiant le règlement général pour la protection du travail en ce qui concerne l'utilisation d'organismes génétiquement modifiés et/ou pathogènes. ENVIRONNEMENT DOMESTIQUE INTERIEURLAR du 08/07/1997 (M.B. 21/08/1997) déterminant les conditions minimales à remplir pour qu'un bien immeuble donné en location à titre de résidence principale soit conforme aux exigences élémentaires de sécurité, de salubrité et d'habitabilitéVLAAMSE GEWESTREGION BRUXELLES CAPITALEDCFL relatif à la gestion de la qualité, au droit de préachat et au droit de gestion sociale d'habitations.
Décret du 04/02/1997 portant les normes de qualité et de sécurité pour les chambres et les chambres d'étudiants (M.B. 07/03/1997)
Ce décret protège les citoyens fragiles et démunis via des normes de sécurité et de qualité pour la location de chambres (meublées). Il complète le Code flamand du Logement.
Décret du 15/07/1997 contenant le Code flamand du Logement (M.B. 19/08/1997)
Comme chacun a droit à une habitation décente, chacun doit pouvoir disposer d'un logement adapté, de bonne qualité, dans un environnement correct, à prix raisonnable et offrant une sécurité de logement. Chaque logement doit dorénavant satisfaire en principe à des normes élémentaires en matière sécurité, de santé et de qualité.
REGION WALLONNE
Le chapitre I du Code du Logement institué par le décret du 29/10/1998 et ses différentes modifications a pour but la définition de critères de salubrités et le contrôle de leur respect.
Les critères dinsalubrités sont par ailleurs définis dans lAGW du 11/02/1999 (M.B. 13/03/1999) déterminant les critères de salubrité, le caractère améliorable ou non des logements ainsi que les critères minimaux doctroi de subventions.
COMMUNAUTE GERMANOPHONE
En 2002, un nouveau décret dinfrastructure sera voté. Il concernera toutes les infrastructures susceptibles dêtre subventionnées par la Communauté germanophone (écoles, établissements sportifs, maisons de repos pour personnes âgées et de soins, etc.) et stipulera expressément comme condition doctroi de subventions la prise en considération de critères de construction durable.Ordonnance du 09/09/1993 (M.B. 31/12/1993) portant modification du Code du logement pour la RBC et relative au secteur du logement social
Ce texte détermine les conditions relatives à la salubrité, à l'inspection, à la jouissance personnelle de l'immeuble ou de la partie d'immeuble donnée en location
AGRBC du 26/09/1996 organisant la location des habitations gérées par la société du logement de la RBC ou par les sociétés immobilières de service public, modifié par l'AGRBC du 13/03/1997, l'article 3 fixe 2 critères de salubrité auxquels doivent répondre les logements sociaux
AGRBC du 04/07/1996 (M.B. 31/10/1996) relatif à l'octroi de primes à la rénovation de l'habitat au bénéfice des personnes physiques et de personnes morales de droit privé
Cet arrêté vise les travaux relatifs à l'occupation du logement qui sont susceptibles d'y apporter un confort qui y fait défaut càd susceptibles d'augmenter le confort thermique et/ou acoustique, de chauffage, d'isolation acoustique des planchers et/ou des murs entre 2 logements distincts, d'assurer un minimum d'hygiène (point d'eau potable sur évier dans la cuisine), d'améliorer l'environnement physique immédiat en intérieur d'îlot
Circulaire du 26/09/1997 déterminant les critères auxquels doit répondre un logement pour être reconnu salubre dans le cadre de la réglementation fixant les conditions d'octroi des allocations de déménagement-installation et d'allocations de loyers (ADIL)
Arrêté ministériel du 28/05/1998 (M.B. 23/06/1998)
Le logement doit avoir été construit avant 1945 et être situé en RBC. Les travaux relatifs à l'état constructif du logement et qui contribuent à satisfaire aux conditions minimales de salubrité et de sécurité du logement. Il s'agit de travaux susceptibles:
d'assurer l'étanchéité des murs extérieurs et caves, de la toiture et des menuiseries extérieures;
d'assurer une aération et un éclairage naturel suffisants, notamment via les baies extérieures;
d'assurer la sécurité dans le logement et portant sur l'installation électrique et la distribution de gaz, les escaliers et paliers, les cheminées et les planchers et chapes;
d'éliminer les tuyauteries en plomb dans le circuit de distribution d'eau potable du logement;
de traiter la mérule ou autres parasites du bois.
Ordonnance du 16/01/1998 et AGRBC du 19/11/1998 déterminant les critères de salubrité auxquels doit répondre un logement dans le cadre de la réglementation des agences immobilières sociales (AIS)
AGRBC du 23/12/1998 organisant la location des habitations gérées par la SLRB ou par la SISP
Concernant les critères d'insalubrité, il faut se référer aux articles 67 et 68 du Code du Logement, à la jurisprudence du Conseil d'Etat et aux règlements ou ordonnances communales.
Exemple: Le règlement pris par la commune de Jette en date du 08/10/1992. Ce règlement établit des normes relatives notamment: à la salubrité, à l'aération et à l'éclairage naturel, à l'équipement.AMENAGEMENT DU TERRITOIREREGION FLAMANDE
Le VLAREM II comporte diverses normes pour les distances.
Le Ruimtelijk Structuurplan Vlaanderen (1998), le plan daménagement structurel flamand:
concentration des activités économiques;
séparation des habitations et de lindustrie lourde
classification des routes pour redresser la situation actuelle (ex. habiter le long des autoroutes);
interdire la construction sous les câbles à haute tension pour des raisons dhygiène:
sensibilité croissante vis-à-vis du trafic admissible.
REGION WALLONNE
La législation ayant trait à laménagement du territoire actuellement en vigueur est reprise dans le Code wallon de l'aménagement du territoire, de l'urbanisme et du patrimoine (C.W.A.T.U.P.). Ce code comporte quatre livres:
Les dispositions organiques de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme [normatifs]
Les dispositions relatives à l'aménagement du territoire et à l'urbanisme opérationnels
Les dispositions relatives au patrimoine
Des mesures d'exécution
Le décret de référence qui a modifié lancien CWATUP et qui a instauré ce nouveau code a été promulgué le 27/11/1997 (M.B. 12/02/1998).
Depuis cette date, il a déjà été modifié à plusieurs reprises notamment par le décret du 01/04/1999 qui a remplacé le livre III relatif au patrimoine.REGION BRUXELLES CAPITALE
Ordonnance du 29/08/1991 (M.B. 07/10/1991) organique de la planification et de l'urbanisme, modifiée à de nombreuses reprises et récemment par l'ordonnance du 22/12/2000 (M.B. 30/12/2000)
AGRBC du 03/06/1999 (M.B. 09/07/1999) arrêtant les titres I à VII du Règlement régional d'urbanisme à tout le territoire de la RBC, modifié par l'AGRBC du 23/09/1999 (M.B. 24/09/1999) abrogeant l'article 3 et modifiant l'article 4 SANTE ET SECURITE SUR LES LIEUX DE TRAVAILAR du 28/03/1969 et ses modifications dressant la liste des maladies professionnelles donnant lieu à réparation.
Loi du 06/08/1993 (M.B. 18/12/1998) portant assentiment à la convention n°148 concernant la protection des travailleurs contre les risques professionnels dus à la pollution de l'air, au bruit et aux vibrations sur les lieux de travail, adoptée à Genève le 20 juin 1977 par la conférence internationale du travail lors de sa 63ème session.
Règlement Général de la Protection du Travail Code du bien-être publié le 04/08/1996 et ses arrêtés dapplication du 27/03/1998:
modifiant et abrogeant diverses dispositions du Règlement général pour la protection du travail.
relatif aux services externes pour la prévention et la protection au travail.
relatif au Service interne pour la Prévention et la Protection au Travail.
relatif à la politique du bien-être des travailleurs lors de l'exécution de leur travail. REGION FLAMANDE
Titre III relatif à la protection de lenvironnement au sein des entreprises, ajouté au décret du 19/04/1995 contenant des dispositions générales concernant la politique de l'environnement par un titre relatif à la protection de l'environnement au sein des entreprises 19/04/1995 (04/07/1995).
Vise la mise en place de processus de production durables.
Vise la mise en place dinstruments adéquats au niveau de lentreprise pour maîtriser et limiter limpact total sur lenvironnement.
Comporte notamment des dispositions pour:
le coordinateur environnemental
laudit environnemental;
les obligations de mesure et denregistrement;
le rapport environnemental annuel;
la politique d'entreprise visant à prévenir les accidents graves et à limiter leurs effets pour l'homme et l'environnement;
lobligation de déclaration et d'alerte en cas d'émissions et d'incidents accidentels.EN DEVELOPPEMENTREGION FLAMANDE
un décret relatif à leau potable
un décret relatif à la prévention
un décret relatif à létude dincidence sur lenvironnement
un projet de plan de mobilité
une extension du décret portant dispositions relatives à la politique environnementale
plan denvironnement flamand 2003 2007 avant-projet
REGION WALLONNE
Une des volontés du Gouvernement wallon est de rendre la réglementation relative à lenvironnement plus cohérente et plus simple et il a décidé de réaliser un code de lenvironnement. Une première partie relative à leau devrait être finalisée en 2002.
Dautre part, un certain nombre de nouveaux textes sont en préparation, par exemple:
le décret modifiant le décret du 27/06/1996 relatif aux déchets en vue de linstauration dune obligation de reprise;
le décret relatif aux conventions environnementales (accords sectoriels ou protocoles daccord);
le décret relatif à la qualité de leau destinée à la consommation humaine;
le décret relatif à la création d un fonds social de leau en Région wallonne;
le décret relatif à la communication et à lenquête publique en matière daménagement du territoire, durbanisme, de patrimoine et denvironnement ;
le « décret sol »;
l « optimalisation » du CWATUP;
de nombreux arrêtés visant à mettre en uvre le décret relatif au permis denvironnement.
AUTORITE FEDERALE
Projets dAR relatifs:
à la réduction des émissions atmosphériques des chaudières
à la limitation de la teneur en solvants de peintures de décoration intérieure et de carrosserie
à la prévention des pollutions par les véhicules hors dusage
à la limitation des émissions atmosphériques et sonores des bateaux
à la limitation de la teneur en métaux lourds des emballagesREGION BRUXELLES CAPITALE
Permis d'environnement:
Approche par secteur d'activité: Renforcement des conditions sectorielles d'exploiter et élargissement des secteurs concernés (peintures, colles, produits pharmaceutiques, huiles, COv, etc)
Adaptation de l'ordonnance du permis d'environnement à Seveso
Utilisation confinée des OGM dans les laboratoires
Compléter l'approche de prévention et gestion des déchets (mâchefers, boues de curage, incinération, déchets d'animaux, etc) après évaluation du deuxième plan déchets
Problématique de la gestion des anciennes décharges (arrêté transposant la directive abordant la gestion des sites construits ou constructibles sur des anciennes décharges)
Développement et mise en uvre des objectifs fixés dans le plan air, préparation d'arrêtés spécifiques fixant des objectifs à long terme et des valeurs cibles, de seuil d'alerte et de seuil d'information pour les divers polluants dans l'air ambiant
Préparation d'une stratégie concernant la pollution intérieure
Compléter l'approche de la lutte contre le bruit (première évaluation à mi-course)
Développement d'une approche qualité de l'eau
Continuer le développement du maillage vert et bleu
Préparation d'un code bruxellois du logement (logement privé et social)
Développement d'une approche "ville"La coopération institutionnelle
OBJECTIFS EHAPE 86Veiller à ce quil existe des mécanismes efficaces pour identifier et évaluer les risques que lenvironnement fait peser sur la santé 121Mettre en place, aux niveaux national, subnational et local, les services de santé environnementale adéquats, assortis des mécanismes de soutien nécessaires pour mettre en oeuvre des politiques visant à réduire, prévenir et corriger les facteurs environnementaux nuisibles à la santé et, là où il convient de le faire, promouvoir ceux qui améliorent la santé et le bien-être humain.INTRODUCTIONLe paysage institutionnel belge tel que décrit en chapitre 2 a amené les autorités à développer des coopérations institutionnelles principalement via des Accords de coopération et des Protocoles. Les coopérations existantes entre les niveaux de pouvoir de lEtat fédéral belge ont été reprises ci-après sur base de leur pertinence environnement santé. Suivant les domaines investigués, ces coopérations lient le fédéral, le régional ou le communautaire.
Cette description se termine par les accords de coopération et protocoles actuellement en développement.REGIONSCOMMUNAUTESAUTORITE FEDERALEAccord de coopération sur le financement, le fonctionnement et la gestion de l'Institut d'hygiène et d'épidémiologie (actuellement dénommé ISP). (M.B. 19/05/1990-06/09/1995)
LInstitut scientifique de la santé publique (ISP) a les tâches suivantes:
Activités de référence: plusieurs services de lISP jouent le rôle de laboratoires belges de référence pour les administrations nationales et les organisations internationales.
Monitoring: Un monitoring régulier est nécessaire pour évaluer certaines situations de lenvironnement et leur effet sur la santé. Malgré la régionalisation des sections Air et Eau, lISP effectue encore certaines activités de monitoring.
Surveillance épidémiologique: voir aussi 4.8 réseaux de mesure
Activité de contrôle des normes fédérales à la demande de diverses administrations chargées de contrôler le respect des réglementations et normes promulguées.
Evaluation de la qualité des résultats obtenus par dautres laboratoires. Cest une tâche importante pour un laboratoire officiel étant donné que de nombreuses décisions sont basées sur des résultats de laboratoire.
Evaluation des risques potentiels présentés par des agents pathogènes microbiologiques classiques, des micro-organismes et organismes génétiquement modifiés ainsi que des agents chimiques potentiellement toxiques. Cette mission consiste aussi dans le développement doutils dinvestigation adéquats, la validation des méthodes mises au point.
Evaluation de linformation sanitaire: A la demande des Communautés, une série de programmes dévaluation et de gestion de linformation sanitaire a été développée sous lappellation « Centre de Recherche Opérationnelle en Santé Publique » (CROSP). Ces programmes essaient de rendre linformation sanitaire utilisable dans un processus de décision en santé publique et plus particulièrement dans la définition et lexécution des politiques de prévention.
Représentation scientifique internationale: représentation des autorités belges auprès des organisations internationales chaque fois quil est question de problèmes scientifiques ou techniques qui sont en rapport avec la Santé publique et éventuellement lEnvironnement en ce qui concerne les matières de compétence fédérale.COMMUNAUTESAUTORITE FEDERALEProtocole conclu entre le Gouvernement fédéral et les autorités visées aux articles 59bis, 59ter et 108ter de la Constitution concernant la politique de santé à mener (M.B. 28/09/1993)
Le protocole du 28/07/1993 conclu entre le Gouvernement fédéral et les autorités visées aux articles 59 bis, 59ter et 108ter de la Constitution concernant la politique de santé à mener vise la conclusion daccords entre les autorités fédérales et les communautés en vue de réaliser les objectifs des autorités fédérales pour ce qui concerne le blocage du nombre de services médicaux, la réduction du nombre de lits, la suppression et la reconversion des lits dhôpital, et en vue de définir un statut juridique pour lhôpital de jour, lélaboration dun règlement pour les soins palliatifs, la création dune commission professionnelle contre les décisions des communautés en matière de fermeture dhôpital ou un dun service, ou dun refus dagrément ou du retrait dun agrément dun service.REGIONS AUTORITE FEDERALEAccord de coopération relatif au LIENHYPERTEXTE "accords_de_cooperation/developpement_durable.htm"Plan d'appui scientifique à une politique de développement durable (M.B. 04/02/1998)
Cet accord prévoit les modalités de coopération pour la mise en oeuvre du plan d'appui scientifique à une politique de développement durable faisant l'objet de la décision de principe du Conseil des Ministres fédéral du 07/031996.
Une série de recherches liées à la santé environnementale ont ainsi pu être et seront menées dans le cadre de ce Plan dappui scientifique à une politique de développement durable (voir section 4.6).
Ce plan est maintenant terminé mais il existe un nouvel accord de coopération entre létat, les Communautés et les Régions relatif au deuxième Plan dappui scientifique à une politique de développement durable (PADD II)
Cet accord prévoit les modalités de coopération pour la mise en oeuvre du deuxième plan d'appui scientifique à une politique de développement durable faisant l'objet de la décision de principe du Conseil des Ministres fédéral du 12/05/2000.Accord de coopération concernant la mise en oeuvre du règlement (CEE) n° 1836/93 du Conseil du 29/06/1993 permettant la participation volontaire des entreprises du secteur industriel à un système communautaire de management environnemental et d'audit (EMAS). (M.B. 30/10/1995)
Cet Accord découle notamment des constatations suivantes:
la mise en oeuvre de ce Règlement relève dans certains cas à a fois de la compétence de l'Autorité fédérale et de celle d'une ou plusieurs Régions
une certaine harmonisation de la mise en oeuvre du système européen de management environnemental et d'audit en Belgique est souhaitable.
Plus dexplications concrètes sur EMAS sont données dans la section 4.4.Accord de coopération portant coordination de la politique d'importation, d'exportation et de transit des déchets. (M.B. 13/12/1995)
Le transit des déchets est défini, par les autorités européennes, comme le transit sur le territoire dun Etat membre de déchets provenant de, et destinés à létranger. Le transit des déchets entre les trois Régions nest donc pas concerné par cette disposition. Laccord réglemente la coordination de la politique et de la collaboration entre les administrations régionales de lenvironnement, la Gendarmerie et la Douane. Accord de coopération relatif à la politique internationale de l'environnement. (M.B. 13/12/1995)
La CIE résulte de lAccord de coopération du 08/03/1994 et concerne la représentation de la Belgique au sein du Conseil des Ministres de lUnion Européenne. Le CCPIE est le fruit de lAccord-cadre du 30/06/1994 concernant les organisations internationales poursuivant des activités relevant de compétences mixtes. (voir chapitre 2). Le protocole financier a été conclu en date du 18/08/2000.Accord de coopération relatif à la structuration des données environnementales destinées à l'Agence européenne de l'environnement. (M.B. 14/06/1996)
Cet Accord a pour objet la coordination entre le point focal et les institutions et organismes fédéraux, éléments du réseau européen d'information et d'observation pour l'environnement. La Cellule interrégionale de l'environnement créée par l'Accord de coopération du 18/05/1994 entre les 3 Régions est désignée comme point focal. Ses missions consistent en la coordination et/ou de la transmission des informations à fournir à l'Agence et aux éléments faisant partie du réseau européen d'information et d'observation pour l'environnement.Accord de coopération relatif à la coordination administrative et scientifique en matière de biosécurité. (M.B. 31/01/1998-14/07/1998)
Laccord réglemente:
lapplication et la transposition coordonnée de la directive 90/220/CEE et de la partie B (dissémination volontaire d'OGM dans l'environnement à des fins de recherche et de développement et à toute autre fin que la mise sur le marché) de la directive 90/220/CEE
la mise en place dun système commun d'évaluation scientifique (pour les dossiers relatifs à lutilisation des OGM)
la coordination et la réglementation de la gestion des matières et substances résiduelles
la transposition de la directive 90/220/CEE par les autorités fédérales.Accord de coopération concernant la maîtrise des dangers liés aux accidents majeurs impliquant des substances dangereuses (M.B. 16/06/2001)
Cet Accord a pour objet la prévention des accidents majeurs impliquant des substances dangereuses et la limitation de leurs conséquences pour l'homme et l'environnement, afin d'assurer de façon cohérente et efficace dans tout le pays des niveaux de protection élevés. Il s'applique aux établissements où des substances dangereuses sont présentes dans des quantités égales ou supérieures à celles indiquées dans les annexes.
Les dispositions de cet Accord s'appliquent sous réserve de l'application d'autres dispositions concernant la protection du travail, la protection de l'environnement et la sécurité publique. COMMUNAUTESAccord de coopération concernant la prévention des problèmes alcool et drogues. (M.B. 07/02/1991)
La collaboration vise la prévention des problèmes alcool et drogues en vue:
d'arriver à une harmonisation de l'enregistrement des données épidémiologiques en tenant compte des standards internationaux afin de pouvoir disposer dans chaque Communauté de résultats comparables;
de faire en sorte que la Commission de Coordination devienne un interlocuteur reconnu en matière d'avis à l'égard des instances nationales et internationales pour les matières qui dépassent l'intérêt (les compétences) d'une Communauté;
de mettre en place des initiatives communautaires suivies en matière de recherches scientifiques en essayant d'y associer des instances nationales ou européennes;
d'envisager la promotion d'actions concertées qui valoriseraient les efforts déployés par chaque Communauté.REGIONS Traité Escaut-Meuse.
Les accords internationaux concernant la protection de lEscaut et de la Meuse signés en avril 1994 ont pour objet la coopération des Parties contractantes, dans lesprit de la convention dHelsinki, pour préserver et améliorer la qualité de lEscaut et de la Meuse. Pour les besoins de cette coopération internationale, les parties contractantes ont créé deux structures de coopération contre la pollution: la « Commission internationale pour la Protection de lEscaut » (CIPE) et la « Commission internationale pour la protection de la Meuse » (CIPM). Un réseau international dalerte et dalarme a par ailleurs été mis en place et différentes études ont été réalisées.
Les programmes daction Meuse et Escaut couvrent trois phases: le court terme: (1998-2003), le moyen terme (2003-2010) et le long terme (une génération).Accord de coopération en matière de surveillance des émissions atmosphériques et de structuration des données. (M.B. 24/06/1994-19/09/1996)
La CELellule INterrégionale de lEnvironnement (CELINE) participe au développement dune base de données interrégionale Air et à lexploitation du Centre interrégional de traitement des données pour les réseaux de mesure télémétrique de lair, qui assure le suivi des périodes de smog en été et en hiver.
CELINE participe à des groupes de travail interrégionaux (métrologie et monitoring) et aux rapports internationaux dans le cadre des directives UE.
CELINE participe aux groupes de travail de la Direction Générale XI de la Commission européenne, qui prépare les nouvelles directives relatives à lair.
CELINE est également le carrefour belge de lAgence européenne pour lenvironnement et le Centre belge de référence pour les immissions et émissions dans lair. Accord de coopération concernant les échanges d'informations relatives aux projets ayant un impact transrégional sur l'environnement. (M.B. 11/08/1994)
Laccord réglemente la mise en uvre de linstrument dévaluation de lincidence sur lenvironnement en vue de lexécution de la directive UE 85/337/CEE, telle quamendée par la directive 97/11/CE.
Comme cette directive mentionne explicitement «lhomme» parmi les facteurs environnementaux qui doivent être étudiés le cas échéant dans le cadre dune étude dincidence, les systèmes régionaux prévoient la possibilité détudier les éventuels effets sur la santé dun projet dans le cadre de létude dincidence.
Pour ce qui concerne les projets qui doivent faire lobjet dune étude dincidence et qui peuvent exercer un impact transrégional sur lenvironnement, il a été constaté au bout de plusieurs années de pratique, que le transfert des informations entre les diverses régions pouvait être amélioré. Voilà pourquoi les trois régions ont conclu le 04/07/1994 un accord de coopération pour léchange dinformations à propos des projets exerçant des effets transrégionaux (M.B. 11/08/1994).Cet accord de coopération est entré en vigueur le 04/09/1994. Depuis, un chapitre particulier est a été consacré à cet aspect dans une étude dincidence dun projet planifié en Flandre.
Le mécanisme déchange dinformations, tel que prévu dans laccord de coopération, est intégré soit sur linitiative de la région où le projet est prévu, soit sur demande de la région qui devra probablement subir les impacts environnementaux. Accord de coopération sur la prévention et la gestion des déchets demballages. (M.B. 05/03/1997)
Cet Accord de coopération concerne tous les emballages mis sur le marché. La Commission Interrégionale de lEmballage (CIE) contrôle lobligation de reprise et dinformation, attribue des agréments et soccupe des plans généraux de prévention.REGION FLAMANDEREGION FLAMANDEAccord de coopération visant à la protection de la Mer du Nord contre les effets négatifs sur l'environnement des déversements de déblais de dragage dans les eaux tombant sous l'application de la Convention d'Oslo. (M.B. 22/08/1990-21/09/2000)
Cet Accord a pour objectif déviter la contamination de la chaîne alimentaire lors des déversements de déblais de dragage dans les eaux de la Mer du Nord.EN DEVELOPPEMENTAccord de coopération Environnement santé (Autorité fédérale Régions Communautés)
Protocole daccord concernant la création dune politique intégrée en matière de drogues (Communautés)
Modification de laccord de coopération concernant la mise en oeuvre du règlement EMAS. (Autorité fédérale Régions)
Accord de coopération relatif à létablissement, lexécution du plan national climat ainsi que létablissement de rapports, dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changement climatiques et du protocole de Kyoto (Autorité fédérale Régions)Les accords volontaires
OBJECTIF EHAPE 102 Elaborer un ensemble de plus en plus cohérent et compatible d'accords et de règlements incluant des clauses d'application et d'examen.
Sur la base d'évaluations objectives des risques, appliquer des mesures à certaines activités sans en pénaliser d'autres inutilement.INTRODUCTIONLes accords volontaires permettent de progresser dans une politique de santé environnementale en responsabilisant les acteurs plutôt quen les pénalisant. Ils sont très souvent ciblés sur les acteurs les plus significatifs du domaine concerné, afin darriver à une amélioration rapide de la problématique.
Dans lencart qui suit, les quatre types daccords volontaires retrouvés sur lensemble du territoire sont tout dabord développés avant de détailler certains accords spécifiques aux trois régions.
Les conventions environnementales ou accords de branche formalisent une approche par secteur dactivité impliquant étroitement les entreprises dans lélaboration et la mise en uvre de mesures visant une meilleure protection de lenvironnement. Ces conventions sont signées avec les fédérations et organisations professionnelles représentatives des différents secteurs concernés et constituent, à la manière des conventions collectives de travail, des engagements volontaires reposant sur des objectifs et un timing établis de commun accord. Ces conventions visent à associer le monde des entreprises et ladministration dans lélaboration et la réalisation concrète dun programme pluriannuel selon un déroulement en phases successives (analyse du secteur, inventaire des problèmes, élaboration de solutions réglementaires et techniques, information et sensibilisation des exploitants, régularisation administrative et contrôle systématique sur le terrain). A cette approche intégrée se greffe une volonté conjointe de rencontrer lobjectif commun de développement durable dans les meilleures conditions économiques et écologiques. Ainsi elle devrait assurer une plus juste prise en compte des réalités de terrain de chaque secteur industriel et une meilleure efficacité des politiques publiques.
Les obligations de reprises de différentes matières empêchent que celles-ci ne se retrouvent en fin de course dans lenvironnement où elles sont connues pour contaminer la chaîne alimentaire, polluer lair,
Elles concernent les médicaments, les huiles, le papier, les pneus usagés,
Le Règlement européen EMAS introduit un système volontaire de management environnemental et daudit qui peut être étendu à des aspects santé.
Les Villes-santé de lOMS sinscrivent dans la mise en uvre de « La santé pour tous » (Cfr. 1.2) et visent à « Pensez globalement, agir localement ». (Cfr. 2.4.2)ACCORDS DE BRANCHE OU CONVENTIONS ENVIRONNEMENTALES ELECTRICITE
Accord de branche concernant les réductions des émissions de SO2 et de NOx en provenance des installations de production d'électricité (18/10/1991), entre d'une part l'Etat fédéral et les trois Régions et d'autre part les producteurs belges d'électricité.
SECTEURS
Accord de branche concernant les réductions des émissions atmosphériques en provenance des fours de fusion du verre, entre la Fédération de l'Industrie du verre et la Région wallonne (03/05/1995). Il concerne les poussières, SOx, NOx, HCl, et autres composés inorganiques gazeux du chlore, fluor et composés fluorés, NH3, et 9 métaux lourds.
Une série d'accords de branche sont en cours de négociation entre le Gouvernement wallon et certains secteurs industriels pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, principalement le CO2 et porteront sur des mesures en matière d'énergie principalement. Sont en négociation des accords avec les producteurs de chaux, de pâte à papier, la chimie, la sidérurgie, les cimentiers.
Les secteurs concernés par les conventions environnementales en Région de Bruxelles Capitale sont le secteur graphique, lentretien du textile (des subventions spécifiques lient des associations à la Région dans le cadre du tri des déchets et de la collecte sélective des textiles), la transformation du bois, le négoce des combustibles, le secteur HoReCa, la distribution, les vidangeurs, lentretien/réparation automobile, le transport routier.
ACTEURS PUBLICS
Une convention environnementale a récemment été signée avec la SNCB et concerne particulièrement la prise en compte du bruit dans lensemble des activités liées au chemin de fer sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale (2000).
Un des volets du chapitre Modes de consommation et de production du PFDD concerne la politique de consommation des administrations publiques fédérales. En effet, ces dernières exercent des pressions sur les ressources environnementales et humaines au travers de leurs activités quotidiennes. De plus, la crédibilité des décisions des autorités publiques relatives au développement durable suppose quelles donnent lexemple en diminuant progressivement leurs impacts environnementaux et sociaux.
Pour atteindre les objectifs stratégiques du PFDD, les administrations publiques fédérales utilisent trois leviers :
la gestion environnementale de leurs activités ;
leur politique dachats ;
la législation régissant les marchés publics de services ou de travaux.
EN DEVELOPPEMENT
Un projet de décret relatif aux conventions environnementales est en préparation au niveau de la Région wallonne. Ce décret vise à créer un cadre juridique pour baliser la démarche des conventions environnementales et ainsi leur assurer une plus grande sécurité juridique et une plus grande transparence.OBLIGATIONS DE REPRISEpiles usagées: Accord protocolaire (17/06/1997) entre les 3 régions et Bebat pour la collecte, la sensibilisation et le traitement des piles usagées.
médicaments périmés:
Accord de gestion de lenvironnement (24/04/1998) entre la Région flamande et le secteur pharmaceutique relatif à la collecte, lentreposage et la destruction des médicaments périmés.
Convention (29/04/1997) relative à la collecte sélective des médicaments périmés en Région wallonne
Convention en Région Bruxelles Capitale.
produits phytosanitaires: un accord a été conclu entre Belgaqua (Fédération belge des entreprises deau potable) et Fytofar (Association belge de lindustrie des produits phytosanitaires) pour étudier le problème de la présence de produits phytopharmaceutiques dans leau destinée à la consommation humaine et rechercher des solutions qui permettent de maintenir dans les limites légales le taux de résidus phytosanitaires.
déchets de papier et demballage:
Accord de gestion de lenvironnement (17/04/1998) entre la Région flamande et les organisations représentatives de la presse écrite en matière de mesures de prévention et de recyclage des déchets de papier et demballage.
Accord de gestion de lenvironnement (10/02/1999) entre la Région flamande et divers secteurs dentreprise et de service en matière de mesures de prévention et de recyclage des imprimés publicitaires.
Accord cadre concernant la gestion des déchets de papiers en Région wallonne
Convention environnementale en Région Bruxelles Capitale
véhicules hors dusage:
Accord de gestion de lenvironnement t (19/01/1999) entre la Région flamande les organisations représentatives des secteurs concernés dans le cycle de vie des véhicules en matière de mesures de prévention et de recyclage des véhicules hors dusage.
Convention (10/03/1999) en Région wallonne relative à la gestion des véhicules hors d'usage
Convention environnementale en Région Bruxelles Capitale.
pneus:
Une procédure a été lancée le 21/01/1999 pour la conclusion dun accord de gestion de lenvironnement pour les pneus usés. La procédure a atteint la phase finale.
Accord cadre (09/02/1998) en Région wallonne entre pouvoirs publics et le secteur sur la collecte et le traitement des pneus usés
Convention environnementale en Région Bruxelles Capitale.
équipements électriques et électroniques:
En 1998 ont démarré des négociations avec le secteur pour la conclusion dun accord de gestion de lenvironnement en matière dobligation de reprise des équipements électriques et électroniques. A ce jour, aucun consensus na été atteint.
Convention relative à lobligation de reprise des déchets d'équipements électriques et électroniques (électroménagers) en Région wallonne
Convention environnementale en Région Bruxelles Capitale.REGLEMENT EUROPEEN EMASLe système de management environnemental et d'audit (EMAS) permet la participation volontaire à un système de management environnemental, en fonction d'orientations et de principes harmonisés dans l'ensemble de l'Union européenne (Règlement CEE n° 1836/1993 et 761/2001 du Conseil).
Au sein de l'organisation, une analyse environnementale initiale est entreprise. En fonction de cette analyse et de la politique environnementale de la société, un système de programme environnemental et de management environnemental est établi pour l'organisation. Le règlement EMAS révisé a adopté l'ISO 14001 au titre de système de management environnemental pour l'EMAS.
Les audits environnementaux, lesquels couvrent toutes les activités de l'organisation concernée, doivent être réalisés au cours d'un cycle d'audit ne dépassant pas 3 ans, et basés sur les résultats de l'audit, les objectifs environnementaux et le programme environnemental révisé afin de réaliser les objectifs fixés. Lorsque l'analyse environnementale initiale et les audits ou cycles d'audit ultérieurs sont terminés, une déclaration environnementale publique est élaborée.
La participation au système s'effectue sur une base volontaire et est ouverte aux entreprises actives dans tous les secteurs de l'activité économique, y compris les pouvoirs locaux. L'enregistrement au système impose à l'organisation d'adopter une politique environnementale englobant les engagements fondamentaux suivants:
Le respect de toutes les législations environnementales pertinentes;
La prévention de la pollution
L'amélioration continue des résultats obtenus en matière d'environnement.
Fin 2001, onze entreprises certifiées EMAS sont localisées sur le territoire belge.VILLES-SANTELiège Province Santé et Mechelen font partie du réseau européen des Villes-santé.
Le réseau national comprend actuellement Liège Province-santé, Huy, La Louvière, Seraing et le CPAS de Charleroi pour la partie francophone, et, Mechelen pour la partie néerlandophone.
La Région de Bruxelles-capitale sest portée candidate au réseau européen des Villes-santé en 2001.
Dès 1996, la Commission Communautaire Francophone a appuyé linscription de la Région de Bruxelles-Capitale au programme de lOMS. Ce nest que début 2000 quun accord politique fut conclu entre les trois Commissions Communautaire pour inscrire Bruxelles-Capitale dans ce programme. Cet accord fut inscrit dans les déclarations gouvernementales adoptées par les trois assemblées communautaires et ont permis linscription officielle en date du 03/07/2000 au programme villes-santé de lOMS (candidature introduite en septembre 2001).
Le projet bruxellois vise à intégrer, coordonner et valoriser les projets et les actions menées par les acteurs associatifs, administratifs et universitaires se situant dans la région et ayant été développés séparément à ce jour. Un des moyens principaux consiste à favoriser le regroupement des personnes, acteurs et utilisateurs concernés par les questions relatives à la santé. Ainsi les nombreux constituants de la santé tels lenvironnement, la mobilité, le développement économique, lexclusion sociale, la solitude, le stress, les conditions de logement, de travail constituent autant de domaines de travail.REGION BRUXELLES CAPITALELe label « Entreprise éco-dynamique »
Le label « Entreprise éco-dynamique » sadresse à toutes les entreprises ayant au moins un siège dexploitation en Région de Bruxelles-Capitale, quelles soient grande, petite ou moyenne, privée publique, à activité industrielles, de service, commerciale ou de bureau, etc.
Lobjectif du label est dencourager les entreprises à sengager volontairement dans une démarche damélioration progressive de leurs performances environnementales. Le label constitue à la fois la charte reprenant les principes dengagement et les objectifs qualifiés à atteindre mais aussi une récompense à fort pouvoir médiatique en un logo et le soutien de lIBGE pendant 2 années consécutives en matière de communication. La démarche demandée aux entreprises bruxelloises pour lobtention du label intègre les principes dun système de management environnemental compatible avec ceux du système communautaire de management environnemental et daudit volontaire (EMAS) et de la norme internationale ISO 14001. En 1996, dix entreprises furent récompensées; ce chiffre atteint en 2000 le nombre de septante entreprises.
Les Eco-conseillers en commune.
Généraliste et omnipraticien de l'environnement, léco-conseiller est bien inséré dans la réalité locale et régionale. Il possède des qualités de communication, de diplomatie, de travail en réseau.
Les éco-conseillers travaillent dans le secteur public, dans les entreprises ou dans les associations. Ils contribuent notamment à l'installation et à la gestion des plans locaux concernant la gestion de problèmes environnementaux, de prévention des déchets, de mixité urbaine, et autres domaines dintérêt des habitants. Ils interviennent dans le suivi et la délivrance des permis denvironnement, des concertations et des études dincidences et des systèmes de management environnemental en entreprise.
Ils oeuvrent pour une meilleure prise en compte de l'environnement aux différents niveaux de décision et d'exécution en favorisant le partenariat avec l'ensemble des acteurs concernés, dans une perspective de développement durable.REGION FLAMANDEAccord environnemental communal
Laccord environnemental communal est un accord volontaire que les villes et communes flamandes peuvent conclure avec les autorités flamandes en matière denvironnement et de nature. Le but de laccord environnement communal était et est toujours de stimuler la politique quappliquent les villes et communes flamandes à la nature et à lenvironnement. En échange de certaines tâches, la commune perçoit des subsides.
Il peut sagir par exemple: dembaucher un fonctionnaire spécialisé en environnement, détablir un programme environnemental annuel et un plan denvironnement, de mettre en oeuvre une politique commune durable (prévention des déchets ménagers, utilisation rationnelle de leau et de lénergie, lutilisation rationnelle des pesticides et utilisation de matières premières renouvelables), la constitution dun conseil communal pour lenvironnement et la nature, la conclusion daccords avec les centres de recyclage, la collecte sélective des déchets, la mise en oeuvre dun GNOP (gemeentelijk natuurontwikkelingsplan, plan communal de développement de la nature), etc.
Actuellement, un accord courant de 2000 à fin 2001 a été conclu avec des villes et communes flamandes.
Accord environnemental provincial
Laccord environnemental provincial est un accord volontaire que les provinces flamandes peuvent conclure avec les autorités flamandes en matière denvironnement et de nature. Le but de laccord environnement provincial était et est toujours de stimuler la politique quappliquent les provinces flamandes à la nature et à lenvironnement. En échange de certaines tâches, la province perçoit des subsides. Outre les tâches qui concernent la politique mise en oeuvre par les provinces pour la nature et lenvironnement, les provinces jouent également un rôle important de soutien et de coordination de la politique environnementale communale.
Actuellement, un accord courant de 2000 à fin 2001 a été conclu avec provinces flamandes.REGION WALLONNELe contrat de rivière.
Le contrat de rivière est un protocole d'accord entre un ensemble aussi large que possible d'acteurs publics et privés sur des objectifs visant à concilier les multiples fonctions et usages des cours d'eau, de leurs abords et des ressources en eau du bassin, dans une optique damélioration du cadre de vie et du bien-être. Ce protocole peut être institué sous forme de charte.
Le contrat de rivière engage ses signataires, chacun dans le cadre de ses responsabilités, à atteindre, notamment au travers d'actions et de projets identifiés, des objectifs déterminés dans des délais raisonnables et à assurer l'exécution des actions et projets précités.
Le Fil de l'éco-gestion.
En 2001, la région wallonne a mis en place un programme sur 3 ans appelé "fil de l'éco-gestion" en partenariat avec l'UWE visant à promouvoir les systèmes de management environnementaux et partant à améliorer la situation environnementale des entreprises de la Région wallonne. Cette action se fait en étroite collaboration avec un autre projet qui a démarré en 1994 , à savoir la cellule des conseillers en environnement qui vise à promouvoir la prévention dans les entreprises
Les Eco-conseillers en commune.
Généraliste et omnipraticien de l'environnement, léco-conseiller est bien inséré dans la réalité locale et régionale. Il possède des qualités de communication, de diplomatie, de travail en réseau.
Les éco-conseillers travaillent dans le secteur public, dans les entreprises ou dans les associations. Ils contribuent notamment à l'installation et à la gestion:
des plans communaux d'environnement et de développement de la nature;
des plans communaux généraux d'égouttage;
des plans de prévention des déchets;
des politiques d'aménagement du territoire;
des systèmes de management environnemental en entreprise.
Ils oeuvrent pour une meilleure prise en compte de l'environnement aux différents niveaux de décision et d'exécution en favorisant le partenariat avec l'ensemble des acteurs concernés, dans une perspective de développement durable.Lenseignement et la formation
OBJECTIF EHAPE 129Assurer une éducation et une formation à tous les niveaux, afin de créer un encadrement et des équipes de professionnels de la santé environnementale qui seront responsables de la mise en oeuvre et de la gestion de programmes visant à améliorer l'environnement et la santé.INTRODUCTIONLes formations en environnement-santé dispensées au sein ces Communautés respectives ont été sélectionnées sur base des enseignements réels quelles apportent en ce domaine. Il ne sagit donc pas dune liste exhaustive reprenant toutes les formations existantes en santé ou en environnement mais bien dune première sélection de celles qui combinent à des degrés divers les deux concepts. Elles sont présentées en quatre sections reprenant les principales filières de formation.
Les abréviations suivantes ont été utilisées: Diplôme dEtudes Spécialisées (DES), Diplôme dEtudes Complémentaires (DEC), Diplôme dEtudes Approfondies (DEA), Diplôme dEtudes Supérieures Spécialisées (DESS).FORMATIONS EN ENVIRONNEMENT - SANTECOMMUNAUTE FLAMANDECOMMUNAUTE FRANCAISEENSEIGNEMENT SUPERIEUR
Industrieel Ingenieur milieukunde (Ingénieur industriel écologie)
(Hogeschool West-Vlaanderen-Kortrijk)
Graduaat chemie optie milieuzorg (Graduat en chimie option environnement) (Erasmushogeschool-Brussel, Katholieke Hogeschool Kempen-Geel, Katholieke Hogeschool Leuven-Leuven, Katholieke Hogeschool Limburg-Hasselt, Katholieke Hogeschool Brugge-Oostende-Oostende, Hogeschool Gent-Gent, Katholieke Hogeschool St.-Lieven-Gent)
Graduaat bedrijfsbeheer optie milieu-administratie (Graduat en gestion dentreprise option gestion environnementale)
(VAH Hogeschool Antwerpen-Antwerpen, Karel de Grote Hogeschool- Katholieke Hogeschool Antwerpen-Antwerpen, Katholieke Hogeschool Limburg-Hasselt, Provinciale Hogeschool Limburg-Hasselt, Mercator Hogeschool Provincie Oost-Vlaanderen-Gent)
ENSEIGNEMENT UNIVERSITAIRE
KUL (Faculteit Landbouwkundige en Toegepaste Biologische Wetenschappen/Faculté des Sciences agronomiques et biologiques appliquées)
La faculté assure la formation académique de bio-ingénieurs. Les 5 années de formation se composent de 2 cycles dont le premier (2 années de candidature) est commun à tous les étudiants, alors que pour le 2e cycle, les étudiants ont le choix entre 5 diplômes, dont un de bio-ingénieur en technologie environnementale
Formations académiques continues
Une fois quil a obtenu le diplôme de bio-ingénieur, létudiant peut suivre les formations suivantes.
Aanvullende opleiding milieubeheer-milieukunde (Formation complémentaire en gestion de lenvironnement écologie)
Complementary studies and master in remote sensing for environmental planning and management of natural resources (Formation complémentaire et maîtrise en télédétection pour la planification environnementale et la gestion des ressources naturelles)
Formation post-académique
Cursusprogramma Geografische Informatie Systemen (Programme Systèmes dinformation géographique)
Milieuplatform (Plate-forme environnementale)
UG (Faculteit Landbouwkundige en Toegepaste Biologische Wetenschappen/Faculté des Sciences agronomiques et biologiques appliquées)
Bio-ingenieur milieutechnologie (Bio-ingénieur technologie environnementale)
Formation complémentaire
Milieuwetenschappen en technologieën (Sciences et technologies de lenvironnement)
Environmental sanitation (Assainissement de lenvironnement)
Formation spécialisée
Environmental sanitation (Assainissement de lenvironnement)
Formation académique continue
Volksgezondheid en milieuzorgskunde (Santé publique et médecine environnementale): diplôme de médecine de base, détection et prévention des risques sanitaires émanant de lenvironnement dans son sens le plus large.
Transnationale Universiteit Limburg (tUL) Diepenbeek/Maastricht
Milieugezondheidskunde (Médecine environnementale): étude de la relation homme/environnement par lanalyse et lévaluation:
Des risques liés à lexposition aux facteurs environnementaux nocifs.
Des risques sanitaires liés aux mesures ayant pour but daméliorer la qualité de lenvironnement.
FORMATION SUPERIEURE A OBJECTIF PROFESSIONNEL
Formation HIVA (IST) (KUL)
Ce centre interfacultaire interdisciplinaire pour la formation universitaire permanente propose les programmes suivants (1999-2000):
Milieubeleid (Politique environnementale):
Basisopleiding milieubeleid in de onderneming deel I: Technologie en management; deel II: Vlaremwetgeving (Formation de base en politique environnementale dans lentreprise. Première partie: Technologie et gestion; Seconde Partie: Législation Vlarem)
De milieuvergunning in het Brussels en Waals Gewest (Le permis environnement dans les Régions bruxelloise et wallonne)
De Milieucoördinator: postacademische opleiding niveau A (Le coordinateur environnemental: formation post-académique niveau A)
Aanvullende vorming voor milieucoördinator, niveau B (Formation complémentaire coordinateur environnemental, niveau B)
Aanvullende vorming voor milieucoördinator, niveau A, via overgangsniveau (Formation complémentaire coordinateur environnemental, niveau A, via niveau transitoire)
Permanente vorming milieucoördinator (Formation permanente coordinateur environnemental)
Milieurecht (Droit environnemental): Postacademische opleiding milieurecht (Formation post-académique en droit de lenvironnement)
Inleiding tot de milieuwetgeving in België (Introduction à la législation de lenvironnement en Belgique)
Ruimtelijk ordeningsrecht (Droit de laménagement du territoire)
Inleiding energierecht (Introduction Droit de lénergie)
Preventiebeleid (Politique de prévention)
Mens-management in het preventiebeleid (Gestion humaine dans la politique de prévention)
Actualiseringsprogrammas preventieadviseurs (Programmes dactualisation conseillers en prévention)
Aanvullende vorming voor preventieadviseurs veiligheidskunde Niveau 2 (Formation complémentaire conseillers en prévention et sécurité Niveau 2)
Aanvullende vorming voor preventieadviseurs veiligheidskunde Niveau 1 via overgangsniveau (Formation complémentaire conseillers en prévention et sécurité Niveau 1, via niveau transitoire)
Postacademische opleiding - Preventieadviseurs veiligheidskunde Niveau 1 (Formation post-académique Conseillers en prévention Niveau 1)
Basisopleiding preventiebeleid arbeidsveiligheid (Formation de base politique de prévention sécurité au travail)
Postacademische opleiding psycho-sociale aspecten in het preventiebeleid (Formation post-académique aspects psychosociaux de la politique de prévention)
Instituut voor milieukunde (Institut de lenvironnement )(Universiteit Antwerpen -Universitaire Instelling Antwerpen)
LInstitut est actif depuis 1981 dans lorganisation des formations environnementales multi et interdisciplinaires.
LInstitut propose des continues en sciences de lenvironnement et des programmes de formation post-académique.
Sciences de lenvironnement:
Sociaalwetenschappelijke optie (Options sciences sociales)
Natuurwetenschappelijke optie (Options sciences de la nature)
Formations post-académiques:
Aanvullende Studie Milieuwetenschap (Etude complémentaire Sciences de lenvironnement)
Postacademisch vormingsprogramma Milieukunde (Programme de formation post-académique Environnement)
Postacademisch vormingsprogramma Milieucoördinator - niveau A (Programme de formation post-académique Coordinateur environnemental Niveau A)
VUB (Faculteiten Wetenschappen en Toegepaste Wetenschappen/Facultés des Sciences et des Sciences appliquées)
Interdisciplinair seminarie milieuwetenschappen (Séminaire interdisciplinaire Sciences de lenvironnement)
LINOV (Leuvens Instituut voor Nieuwe Onderwijsvormen - Open Vorming KUL)
La base de données comporte les cours suivants:
G.A.S. Aanvullende studie in de toegepaste Ethiek, domeinen welzijn en gezondheid en techniek en milieu, programma i.s.m. Ufsia (Etude complémentaire en éthique appliquée, bien-être et santé et technique et environnement, en collaboration avec Ufsia)
Milieu en mens. Risicos van vervuiling voor de gezondheid Module 1: Algemene milieutoxicologie en epidemiologie (Homme et environnement. Risques de la pollution pour la santé Module 1: Toxicologie et épidémiologie environnementales générales)
Postacademische vorming preventieadviseurs arbeidsveiligheid Niveau 1 (Formation post-académique Conseillers en prévention sécurité au travail Niveau 1)
Postacademische vorming preventieadviseurs veiligheidskunde Niveau 1 (Formation post-académique Conseillers en prévention sécurité Niveau 1)
Permanente vorming preventieadviseurs (Formation permanente conseillers en prévention)
Project Schoolmanagement Veiligheid en gezondheid in secundaire scholen (Projet Gestion scolaire Sécurité et santé dans les écoles secondaires)
Beleidsplanning lokale besturen module milieu en energie Planification politique directions locales module environnement et énergie)ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
Graduat en chimie option environnement
(Haute Ecole Roi Baudouin, département technique à Mons - Haute Ecole de la Ville de Liège, département technique à Liège)
Graduat en agronomie option environnement
(Haute Ecole Rennequin Sualem, département agronomique à La Reid)
Spécialisation en gestion environnementale
(Haute Ecole Catholique Charleroi - Europe, département agronomique à Fleurus - Haute Ecole de la Province de Namur, département agronomique à Ciney)
DESS en environnement (type long)
(Haute Ecole Paul Henri Spaak, département technique à Bruxelles - Haute Ecole Lucia de Brouckère, département technique à Anderlecht (Institut supérieur industriel Meurice) - Haute Ecole Rennequin Sualem, département technique à Liège)
ENSEIGNEMENT UNIVERSITAIRE
Faculté polytechnique de Mons
Certificats en Techniques Environnementales : Ecologie Générale, Gestion de l'Environnement, Droit et Réglementation, Analyse et Détection, Effluents liquides, Effluents gazeux, Bruit et Vibrations, Sol Sous-sol, Énergie, Déchets, Risques environnementaux
DEC en techniques environnementales(2 années en horaire décalé) en Faculté des Sciences appliquées
FUSAGx (Faculté universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux)
Bio- ingénieur, orientation Gestion environnementale et aménagement des Territoires, Biotechnologie des productions végétales et Technologies de leau
DEA en Sciences agronomiques et ingénierie biologique (1 an)
DES en Phytopharmacie et phytiatrie (1 an)
DES en génie sanitaire(1 an)
Doctorat en sciences agronomiques et ingénierie biologique
Doctorat en environnement
FUL (Fondation Universitaire Luxembourgeoise)
Cours spécialisés en développement durable et gestion de lenvironnement.(6 mois)
Cours spécialisés en surveillance de lenvironnement. (6 mois)
Cours spécialisés en agro-météorologie et développement. (6 mois,)
DEA en sciences de lenvironnement. (1 an)
DEA inter-universitaire en Développement, Environnement et Société. (1 an). En partenariat avec l'ULg, l'UCL, la FUSAGx et la FUCaM.
DES en Sciences de lEnvironnement, orientation Surveillance de lEnvironnement -orientation Développement durable et Gestion de lEnvironnement ou - orientation Agro-météorologie et Développement(1 an)
DES inter-universitaire en Gestion intégrée des Ressources hydriques, -orientation Gestion des Bassins hydrographiques -orientation Gestion des Ressources biologiques des Eaux continentales ou - orientation Technologie de l'Eau(1 an). En partenariat avec l'ULg.
DES inter-universitaire en Gestion des Risques naturels. (1 an). En partenariat avec l'ULg et la FUSAGx.
DES inter-universitaire en Traitement et Gestion des Déchets. (1 an). En partenariat avec l'ULg.
Diplôme européen en Sciences de lEnvironnement.(2 ans)
Doctorat en sciences de lenvironnement
Centre Universitaire de Charleroi
Centre Inter-universitaire de Formation Permanente
Post-graduat en Droit de lEnvironnement (Certificat de spécialisation en Droit de l'Environnement).
UCL
Faculté des Sciences
DES en géographie appliquée, orientation Aménagement du territoire, environnement, localisation des activités économiques
Faculté dIngénierie biologique, agronomique et environnementale
Bio-ingénieur, orientation Environnement-Dépollution
Doctorat en sciences agronomiques et ingénierie biologique
DEA en sciences agronomiques et ingénierie biologique
DEA inter-universitaire en science et technologie des aliments. En partenariat avec la FUSAGx
Formation continue en ingénierie des sciences naturelles Production dénergie, production industrielle et pollution de lair (2 jours). Traitement biologique des sols pollués (1 jour). Lenvironnement réglementaire et législatif (4 jours).
Faculté des Sciences économiques, sociales et politiques
DEA en développement -population -environnement
Doctorat en sciences sociales développement -population-environnement
Institut inter-facultaire des Sciences
DES en sciences et gestion de lenvironnement
ULg (Université de Liège)
Faculté de Médecine
Licence en Sciences de la Santé Publique - Section : Environnement
Faculté des Sciences appliquées
DEC en Environnement (remplace le Certificat, la Licence spéciale et le grade complémentaire en environnement)
ULB
Institut de Gestion de l'Environnement et d'Aménagement du Territoire
DEA en Gestion de l'Environnement.
DES en Gestion de l'Environnement.(1 an)
Doctorat en environnement, orientation Gestion de l'Environnement.
Certificat en gestion de lenvironnement
Ecole de santé publique
DES en santé publique, approche multidisciplinaire
DEA santé environnementale
Licence en Sciences de la santé publique, spécialisation promotion-éducation pour la santé
Formation continue en toxicologie communautaire
FORMATION SUPERIEURE A OBJECTIF PROFESSIONNEL
Centre denseignement et de recherche pour lenvironnement et la santé de lUniversité de Liège (CERES)
FICSE - Formations intégrées en communication pour la santé et lenvironnement ( 17 semaines de formation en horaire complet, y compris un stage de 5 semaines). Deux orientations : ECOCOM (communication relative à lenvironnement) et CAPS (communication pour la santé).
Centre déducation relative aux interactions santé et environnement) - la Haute Ecole Charlemagne « Les Rivageois » à Liège (CERISE)
Formation dintervenants éducatifs en environnement et en santé et aux TIC (Technologies de lInformation et de la Communication.) Cette formation intègre les axes éducation environnement santé en visant la construction de projets déducation aux risques. (17 semaines de formation en horaire complet, y compris un stage de 3 semaines).
Institut Eco-conseil
Formation des Éco-conseillers (6 mois de cours théoriques, 6 mois de stage pratique en insertion professionnelle.)
Centre inter-universitaire de formation permanente - Institut des affaires publiques
Formation en Gestion de lEnvironnement.(3 mois de cours théoriques, 3 mois de stage pratique en insertion professionnelle.)
Hautes Études en Gestion de lEnvironnement (2 années en horaire décalé.)
Ecole d'entreprises pour le perfectionnement au management
Gestion de lEnvironnement en Région Bruxelles Capitale (en collaboration avec le Séminaire belge de Perfectionnement aux Affaires - 4 journées)
FORMATION DE PROMOTION SOCIALE
Centre d'étude et de recherche de l'institut supérieur industriel liégeois
Certificat en Gestion Environnementale (avec le soutien du Fonds Social Européen - 1 année en horaire décalé).
Institut denseignement de promotion sociale de Colfontaine
Techniciens supérieurs en énergie et environnement, option technique de l'environnement
Graduat en énergie et environnement, option technique de l'environnement (790 périodes, capitalisables, en soirée.)
Institut provincial denseignement supérieur de promotion sociale de Seraing
Conseiller en environnement (1 an en journée, 2 ans en soirée)
Province de Liège , Namur, Brabant, Hainaut et Luxembourg
Cours Provinciaux de Sciences Administratives (2ème Module, Partie "Environnement" - trois ans d'études à raison de 150 h/an)La recherche scientifique
OBJECTIF EHAPE 147Fournir une assise scientifique aux politiques qui visent à déterminer, à évaluer et à réduire ou prévenir les risques pour la santé liés à l'environnement.
Fournir la technologie appropriée et les autres outils nécessaires pour être en mesure de maintenir et de développer un environnement propice à la santé et au bien-être.INTRODUCTIONLa compétence primaire en matière de recherche scientifique est aux Communautés et aux Régions. Les Communautés ont la compétence générale pour la recherche universitaire et les Régions pour la recherche industrielle et technologique. Le niveau relatif actuel des crédits publics de R&D des Communautés et Régions s'élève à près de 70% du total des crédits publics de R&D du pays. Lautorité fédérale organise l'appui scientifique nécessaire à l'exercice de ses propres compétences et coordonne les programmes nécessitant une mise en oeuvre homogène sur le plan national ou international, l'inventaire du potentiel
scientifique du pays et la participation de la Belgique via entre autre des Accords de coopération ou des Conférences Interministérielles de la Politique Scientifique (CIMPS).
Linitiative du FES, de la Commission européenne et de lOMS, en vue dune définition commune des besoins de recherche en matière denvironnement et de santé a bénéficié dun soutien inconditionnel lors de la conférence ministérielle de Londres. Une coordination et une coopération supranationales sont nécessaires pour garantir un usage efficace et rationnel des moyens disponibles.PROGRAMMES DE RECHERCHEREGION FLAMANDEREGION BRUXELLES CAPITALEAcquisition de connaissances sur ordre
Il est un fait quune grande part de lacquisition des connaissances est réalisée par le biais de contrats avec des externes. Dans la plupart des cas, la recherche en appui à la politique est réalisée par 6 universités en Flandre. Dans certains cas, il est également fait appel à des bureaux détude. Contrairement à la rechercher fondamentale, menée au départ de la politique scientifique et technologique, la recherche en appui à la politique est initiée au départ des domaines politiques concernés, lenvironnement dans le cas qui nous occupe.
Pour rassembler systématiquement la recherche scientifique prévue dans le domaine politique environnement, un programme physique global est établi depuis 1994 (TWOL). Les études initiées par AMINAL, VMM, OVAM, VLM et VMW y ont toujours été reprises, de même que les études IN, IBW et VITO qui sont financées directement par le budget
La mise en place de programmes dimpulsion est une autre initiative dans ce sens. Le programme dimpulsion met en évidence certains thèmes de recherche en appui à la politique prioritaires, sur lesquels le monde scientifique peut orienter ses recherches. Pour lenvironnement et la santé, il sagit du programme dimpulsion Environnement et santé.
Point dappui Environnement et santé.
La connaissance relative à la relation entre la santé de lêtre humain et son environnement, tant interne quexterne, est encore trop lacunaire. Un effort, non seulement en matière dacquisition des connaissances, mais aussi en matière de traduction de ces connaissances en une politique appuyée par la population, est nécessaire. Les risques sanitaires provoqués par la pollution de lenvironnement doivent pouvoir être détectés et évalués à lavance, au plus vite et en concertation ouverte avec les parties concernées. La brèche entre la politique et la situation actuelle doit être comblée au mieux.
Voilà pourquoi un point dappui a été créé, un centre détude au niveau académique, dont lun des objectifs prioritaires est la mise en place et la réalisation dune étude sociale qui doit permettre de comprendre lexistence, les causes et les conséquences des différentes perceptions des risques par la population et les experts. Lacquisition de modèles de communication adéquats des risques et laccessibilité des données environnementales pour toutes les parties concernées font également partie de la mission de ce point dappui, qui comporte également un service qui répond rapidement et précisément aux questions relatives à la santé environnementale. Outre ces tâches, le point dappui réalise des activités de surveillance et de monitoring, ainsi que des recherches en matière de médecine environnementale appliquée.Les projets menés en Région de Bruxelles-Capitale sont ou bien des projets de recherche dans le cadre de programme de recherche fondamentale ou des programmes internationaux, ou encore des projets de recherche-action financés par les pouvoirs publics locaux et régionaux. Ils sont préparés soit à partir du domaine de la santé soit à partir du domaine de l'environnement pour établir l'état d'une problématique, supporter le choix de critères, de normes, dindicateurs et ainsi le développement d'outils de planification.
Il nexiste pas ligne de conduite, les différentes institutions financent les projets selon le moment, la pertinence et surtout en fonction du meilleur prestataire.
Conclusion
Au vu du cloisonnement de la situation, il serait pertinent dans lavenir denvisager une coordination des différents acteurs institutionnels pour lélaboration de priorités, une meilleure intégration et transversalité entre les matières de santé et denvironnement et ainsi développer cette mise en commun dès la conception des projets.
AUTORITE FEDERALEREGION WALLONNELa politique scientifique fédérale en matière de R&D dans le cadre national poursuit deux objectifs complémentaires:
fournir aux décideurs les termes de référence scientifiquement fondés qui sont nécessaires à la préparation, à la mise en oeuvre et à lévaluation des politiques des autorités publiques;
contribuer à doter le pays dun potentiel scientifique de pointe capable dintervenir comme acteur de lavancement général des sciences, dune part, et comme producteur de termes de référence pour la prise de décision politique, dautre part.
Les Services fédéraux des affaires scientifiques, techniques et culturelles (SSTC) réalisent les missions définies ci- à travers trois grandes modalités opérationnelles:
les programmes de recherche;
les réseaux de recherche;
les Collections coordonnées belges de micro-organismes (CCBM).
Les programmes, de même que les réseaux, sont mis en oeuvre sous forme dactions pluriannuelles financées et gérées par les SSTC, tant sur le plan administratif que scientifique.
Les programmes correspondent à ce que lon appelle communément la recherche stratégique (ou recherche orientée). Ils sont conçus comme un ensemble coordonné de projets de recherche thématique ciblant des objectifs spécifiques, mais intégrés à la finalité globale du programme concerné, et dotés dun calendrier de travail.
Une série de recherches liées à la santé environnementale ont ainsi pu être et seront menées notamment dans le cadre du Plan dappui scientifique à une politique de développement durable (Phase I, 1996-2001 et Phase II, 2000-2006), de la Protection des travailleurs en matière de santé (Phases I et II, 1998-2003).
Les réseaux, eux, sont plutôt axés sur des recherches à caractère fondamental (recherche dite "de base"), le but visé étant ici avant tout de promouvoir une collaboration durable et structurée entre équipes de recherche de pointe.
Plus précisément, les actions que les SSTC mettent ainsi en oeuvre sont:
les programmes dappui scientifique à la prise de décision par les Autorités publiques, aux niveaux national et international;
les réseaux dexcellence en recherche fondamentale appelés Pôles dattraction inter-universitaires La mission générale de la division de la Recherche et de la Coopération scientifique au sein du Ministère de la Région wallonne consiste à participer de manière active à l'amélioration du niveau scientifique et technique des centres de recherche collectifs, universitaires et assimilés ainsi que de promouvoir leurs insertions aux niveaux fédéral, européen et international.
Par exemple, pour l'exercice 2000, la Division de la Recherche et de la Coopération scientifique a financé des recherches universitaires ou de niveau universitaire via les grands mécanismes principaux:
Le programme "Recherches d'Initiative"
Le programme FIRST DOCTORAT.
Le programme FIRST SPIN-OFF
La recherche collective
En matière de santé et d'environnement, il n'y a pas actuellement d'étude en cours recensée dans la Division précitée.
De plus et de façon ponctuelle, il existe des études menées par convention entre la Région wallonne et des universités ou des laboratoires d'analyse. Les instruments économiques
OBJECTIF EHAPE 112Améliorer le fonctionnement des mécanismes de marché et de planification dans les secteurs privé et public, par exemple par des incitations économiques, de façon quils prennent en considération les valeurs sanitaires et écologiques, et que les prix reflètent le coût total pour la société de la production et de la consommation, y compris les coûts pour la santé des problèmes denvironnement
Encourager, par des incitations financières, les investissements dans la santé environnementale.INTRODUCTIONAméliorer le fonctionnement des mécanismes de marché et de planification dans les secteurs privé et public, par exemple par des incitations économiques, de façon à ce que les secteurs prennent en considération les aspects sanitaires et écologiques.
Le terme instruments économiques désigne les instruments qui, via un transfert financier ou une modification relative de prix, favorisent le changement de comportement souhaité et facilitent la réalisation des objectifs de qualité. Les instruments économiques se composent dinstruments financiers et dinstruments ciblés sur le marché. Les instruments financiers comportent des taxes, des soutiens financiers et des mesures fiscales. Les instruments ciblés sur le marché permettent souvent de créer un nouveau marché.
Généralement, linstrument économique seul ne suffit pas: les divers instruments économiques utilisés doivent être compatibles entre eux et avec dautres instruments, et se compléter. Il convient de déterminer au cas par cas le mélange optimal dinstruments.
Limplémentation des instruments économiques permet de maximiser la rentabilité de la politique environnementale.INSTRUMENTS FINANCIERSAUTORITE FEDERALEAR du 14/02/2001 (M.B. 12/04/2001) relatif à l'établissement d'un régime de primes en raison de promouvoir l'incorporation d'une installation de LPG à bord de voitures.
AR du 23/11/2000 (M.B. 01/02/2001) portant octroi d'une subvention à l'Institut belge pour la Sécurité routière (IBSR) destinée à financer une campagne d'information sur la problématique de l'ozone.REGION BRUXELLES CAPITALEDOMAINE DE LEAU
Taxe sur le rejet des eaux usées: dapplication depuis le01/04/1996, elle participe au financement des divers ouvrages dassainissement. Elle prend en compte lusage domestique et lusage industriel de leau. Cette taxe sappuie sur le principe du« pollueur-payeur », le montant de la taxe tenant compte du coût de traitement ou délimination des substances rejetées. Par ailleurs, cette taxe est « affectée », les montants perçus sont intégralement versés dans un fond destiné au financement des ouvrages dassainissement et de collecte des eaux.
DOMAINE DES DECHETS
Taxe sur les déchets: taxe régionale, achat des sacs bleus et jaunes pour les collectes sélectives au porte-à-porte.
programme urbain
Primes:
quartiers verts: aide financière pour des projets dhabitants et dassociations
chauffe-eau solaire
à la rénovation: étanchéité, assèchement des murs humides, traitement mérule et parasites du bois, renouvellement installation électrique, (rem)placement de conduites deau et de gaz, remplacement de chauffe-eau, amélioration, de lintérieur dîlots: plantation et démolition dannexes
Aide financière:
regroupement dentreprises (dans des sites désaffectés par exemple) par la mise en commun déquipements et de ressources humaines
création dun observatoire de la fiscalité au sein de la région de Bruxelles-Capitale pour veiller à léquité et à lefficacité et à la transparence de la réglementation en la matière: secteurs à privilégier: la santé, lagroalimentaire, lindustrie urbaine en ce compris les Nouvelles Technologies de linformation et de la communication, les activités liées à la rénovation urbaine, au patrimoine et à lamélioration des espaces publics;
rôle de lasbl «Bruxelles-Technopole »: actions vis-à-vis des secteurs-clés en privilégiant la mise en réseau des entreprises actives dans ces domaines et la diffusion au sein de ces secteurs des avancées technologiques issues de la recherche académique et industrielle. La création dun cinquième pôle axé sur les entreprises actives dans le domaine de lenvironnement sera envisagée.
REFLEXIONS POUR LE FUTUR
Seule une comptabilité verte permettrait dinternaliser les coûts sur la santé des riverains, les coûts sociaux et environnementaux dans un calcul économique global et de dégager des instruments économiques durables et équitables. Le principe du pollueur-payeur devra être intégré aux différents domaines daction et définira les responsabilités de chacun.REGION FLAMANDEREGION WALLONNELa Région flamande prélève des taxes environnementales depuis dix ans.
Les principales sont la taxe sur leau souterraine, la taxe sur les eaux usées, la taxe sur les déchets,
TAXE SUR LEAU SOUTERRAINE
Les redevables de cette taxe sont toutes les entreprises de captage des eaux souterraines qui traitent plus de 500m3/ans, depuis 1997 pour les entreprises productrices deau potable, depuis 1998 pour les captages industriels.
La taxe est basée sur le nombre de m3 deau souterraine captée chaque année.
Le tarif est fonction du pouvoir économique du secteur.
Les recettes représentent chaque année environ 2% du budget total de lenvironnement.
Problème: Leffet stimulant est limité. Le système nincite pas à capter des eaux souterraines de couches aquifères moins menacées, ni à capter de leau de qualité moindre, ni à rechercher dautres sources que leau souterraine. La taxe sur leau souterraine est souvent moins chère que la taxe sur la captation de leau de surface (sauf pour les secteurs ayant le facteur CSE le pus élevé et pour les débits les plus importants).
TAXE SUR LES EAUX USEES
Les ménages, les entreprises et les institutions qui consomment et/ou déversent de leau dans la Région flamande, sont redevables de la taxe quelle que soit la provenance de leau et que celle-ci soit déversée dans leau de surface ou dans légout. Lexonération pour les systèmes dépuration des eaux résiduaires dAquafin constitue une exception à cette règle, de même que certaines catégories de défavorisés et les ménages qui épurent eux-mêmes leurs eaux usées.
La base dimposition est la charge polluante (exprimée en unités de charge polluante UP). Le calcul de la charge polluante diffère selon quil sagit de petits ou de grands consommateurs.
Pour les petites consommateurs (consommation < 500m3 et/ou captage avec capacité de pompage < 5m3/heure), le nombre dUP est supposé équivalent à la consommation deau (consommation deau facturée et captage propre).
Pour les grands consommateurs, la charge polluante totale est la somme de quatre composants.
Les grands consommateurs sont taxés soit via la charge polluante véritablement déversée (calcul sur base d analyses) soit via une formule forfaitaire qui tient compte de la nature de l activité principale (sur base des coefficient de conversion).
Le budget évalue les recettes 2001 à 9,4 milliards (233 millions ¬ ), ce qui fait de la taxe sur les eaux usées une importante source de revenus pour lenvironnement: 31%.
Problème: le double objectif de la taxe: modifier le comportement et financer le budget de lenvironnement; la base scientifique insuffisante de la formule de la taxe (ex. le calcul des UP des petits consommateurs, les coefficients de conversion des grands consommateurs); lexonération dAquafin.
TAXE SUR LES DECHETS
Les redevables sont les exploitants dentreprises de traitement des déchets ou les collecteurs de déchets qui sortent les déchets de Flandre pour les traiter. Les clients (les producteurs des déchets) se voient facturer la somme due avec les frais de collecte (frais de déversement, dincinération, de location des conteneurs, de transport, ...) au moment où les déchets sont remis à lentreprise ou au collecteur redevable.
tarif: très différencié, selon le type de traitement et le type de déchet.
Le but est de décourager certaines techniques de traitement, à savoir le déversement et lincinération sans récupération dénergie ni épuration des gaz de fumée, et den favoriser dautres en appliquant des tarifs plus avantageux, ex. certaines activités de recyclage.
problèmes: la base de la différenciation tarifaire (peu de cohésion, caractère stimulant pas évident, certains tarifs peu élevés ne sont pas justifiés sur base dobjectifs environnementaux, mais appliqués pour des raisons économiques,
); perturbation du marché du recyclage par labus du tarif réduit pour les résidus de recyclage des entreprises qui utilisent principalement des déchets provenant de la collecte sélective et les utilisent comme matière première pour la fabrication de nouveaux produits, ce qui induit un glissement des monoflux vers les multiflux.
AVENIR
Le Plan denvironnement flamand 2003-2007 mettra en uvre des instruments économiques dans deux sens:
lévaluation et ladaptation des instruments économiques en place, comme les taxes et les subsides;
lextension des instruments existants en mettant par exemple en oeuvre des droits démission commercialisables.
Les objectifs par rapport aux instruments économiques sont:
La mise en oeuvre et ladaptation des taxes environnementales pour réaliser lobjectif environnemental dune manière rentable
Taxes existantes: établir une distinction plus nette entre les rétributions et les taxes stimulantes, et rendre ces dernières plus efficaces par des adaptations/affinements
Nouvelles taxes ou systèmes de droits démission commercialisables, par exemple dans le compartiment air (intéressant parce que les coûts environnementaux déjà élevés vont augmenter encore dans le futur pour satisfaire à la Directive européenne il faut donc une approche efficace.)
La mise en oeuvre dune taxe adéquate exige une bonne connaissance des coûts environnementaux. La connaissance des coûts marginaux pour la prise de mesures environnementales doit contribuer à déterminer le montant optimal pour la taxe.
Une fiscalité plus « verte »
Si la tendance à la fédéralisation se poursuit, lautonomie fiscale obtenue devra être utilisée de manière adéquate. Il convient de resserrer le lien entre lenvironnement et la fiscalité sans augmenter la pression fiscale globale.
Les aspects pour lesquels les autorités fédérales devraient conserver leurs compétences doivent faire lobjet dun suivi et dune adaptation pour garantir la compatibilité avec la politique flamande.
Mise au point dun programme de soutien financier intégré
Les programmes de subsides actuels doivent être évalués afin de garantir la transparente et lefficacité de la politique. Ensuite, il conviendra de mettre au point un programme de soutien financier intégré qui nexerce pas deffets secondaires négatifs au niveau de lenvironnement.DOMAINE DE LEAU
Les taxes, redevances et prélèvements alimentent le Fonds pour la protection des eaux destinées à financer lensemble des opérations de maintien et dinvestissement nécessaire à la gestion de leau. Les redevables de ces taxes, redevances et prélèvements sont les auteurs des déversements en application du principe "pollueur-payeur".
Le décret du 30/04/1990 permet de dégager annuellement une recette brute d'environ 2.800 millions ( environ 69,5 millions d ¬ ) dont environ 2.200 millions (environ 54,5 millions d ¬ ) proviennent de la taxe sur le déversement des eaux usées domestiques (0,3966 ¬ (16 F) par m³ depuis le 01/01/1996) et 600 millions (environ 1,5 million d ¬ ) de la taxe sur le déversement des eaux usées industrielles (360 F (8,92 ¬ ) par unité de charge polluante).
une redevance (actuellement 0,0744 ¬ (3 F) par m³) appliquée aux prélèvements d'eaux souterraine et de surface potabilisables, c'est-à-dire destinées à être distribuées par réseau ou mises en récipients à des fins de consommation alimentaire. Ces prélèvements portent sur 400 millions de m³ par an (320 millions en eau souterraine, 80 millions en eau de surface) et dégagent ainsi une recette annuelle d'environ 1.200 millions de francs.(environ 3 millions d ¬ )
une contribution de prélèvement appliquée aux prises d'eau souterraine non potabilisable. Le taux de la taxe est compris entre 0 et 0,0744 ¬ (3 F) par m³ et varie en fonction de l'importance de la prise d'eau. Les prélèvements portent annuellement sur environ 60 millions de m³. Compte tenu de certaines dispositions d'exonération, la recette annuelle brute est d'environ 120 millions de francs. (environ 3 millions d ¬ )
Dans certains cas, il y a restitution, prime ou exonération.
Restitution de la taxe en cas d épuration individuelle
Prime à l'épuration individuelle
Exonération de la taxe pour certains éleveurs
DOMAINE DES DECHETS
Le décret du 25/07/1991 relatif à la taxation des déchets, tel que modifié par le décret du 16/07/1998 a instauré en Région wallonne cinq régimes de taxation des déchets afin dassurer une gestion plus écologique des déchets et préserver, en corollaire, la santé publique. Ces régimes sont décrits ci-après.
Le régime de taxation forfaitaire applicable aux déchets ménagers. Les redevables de ce régime sont les ménages wallons. La recette est de l ordre de 900 millions Bef (22,5 millions ¬ )
Le régime de taxation des déchets mis en centre d enfouissement technique. Les redevables de ce régime sont les exploitants de centres d enfouissement technique situés en Région wallonne. La recette est de l ordre de 700 millions (17,5 millions ¬ )
Le régime de taxation portant sur les dépôts illégaux de déchets.
Le régime de taxation dit du prélèvement-sanction pour favoriser les collectes sélectives. Les redevables de ce régime sont les villes et communes de la Région wallonne. La recette est de l ordre de 10 millions Bef (0,25 millions ¬ )
Le régime du collecteur du transporteur ou du collecteur agréé ou enregistré. Les redevables de ce régime sont les collecteurs et transporteurs de déchets produits en Région wallonne et gérés en dehors de celle-ci. La recette est de l ordre de 10 millions Bef (0,25 millions ¬ )
Le produit des taxes visées ci-avant est affecté à un Fonds pour la gestion des déchets qui a pour objet le financement de missions, parmi lesquelles les quatre missions suivantes peuvent être considérées comme liées à lobjectif de santé publique:
promotion de la recherche, du développement et de lutilisation de techniques écologiquement rationnelles, en ce compris le financement des études relatives à cet objectif;
remise en état des sites pollués;
avances nécessaires à laccomplissement des mesures de sécurité et des mesures imposées doffice par un risque de pollution;
intervention dans lindemnisation de victimes de dommages causés par les déchets.
LAGW du 30/04/1998 relatif à loctroi de subventions aux pouvoirs subordonnés en matière de prévention et de gestion des déchets prévoit loctroi des subventions aux communes qui mènent notamment les actions suivantes:
collectes sélectives, via parcs à conteneurs, des déchets inertes, encombrants ménagers, déchets électriques et électroniques, déchets verts, papiers, verres, plastiques, textiles, métaux, huiles usagées, piles te déchets spéciaux.
inscription, dans un règlement communal, de lobligation pour les entreprises agricoles à remettre leurs emballages dangereux dans des points de collectes prévus à cet effet .
inscription, dans un règlement communal, de lobligation pour les médecins, dentistes, vétérinaires et prestataires de soins à domicile à utiliser un centre de regroupement ou à employer les services dun collecteur agréé pour se défaire des déchets hospitaliers et de soins de santé.
Les subventions dont question sont destinées à financer dune part, les collectes sélectives et dautre part, des campagnes de prévention en matière de gestion des déchets à destination des citoyens.
Instruments économiques pour la promotion dune meilleure gestion de lenvironnement
Différents avantages financiers sont disponibles pour les entreprises situées en Région wallonne tels que
la déduction fiscale majorée;
le programme R&D en technologies « propres »;
les primes spécifiques pour les investissements en environnement et la mise en uvre dénergies renouvelables;
laide à lemploi: engagement de chômeurs pour des projets environnementaux dans les entreprises;
laide à la formation dans les entreprises pour la mise en uvre EMAS-ISO 14001INSTRUMENTS CIBLES SUR LE MARCHEPOLITIQUE ENERGETIQUE
La politique énergétique prévoit un système de certificats délectricité verte négociables (ce système oblige chaque gestionnaire de réseau de distribution et titulaire dune autorisation de fourniture (depuis 2001) à produire un pourcentage de son énergie ( % qui va augmenter dans le temps, moins de 1% en 2001, 3% en 2004, 5% en 2010) à partir de sources énergétiques renouvelables et à présenter ses certificats délectricité verte chaque année. Les producteurs peuvent acquérir ces certificats délectricité verte en investissant dans des installations de production qui utilisent les sources énergétiques renouvelables ou en les achetant à un producteur délectricité renouvelable. )
PERMIS DEMISSION
Les permis démission négociables sont très rentables sur le plan théorique. Le système permet la définition au préalable dun objectif environnemental et la fixation dun quota global. Le marché est suffisamment large pour maintenir les frais de transaction dans les limites.
Il faut envisager de créer un marché de permis démission négociables pour certaines substances polluantes. Sil apparaît quun marché local nest pas envisageable, il faut consacrer la plus grande attention à des marchés plus larges au niveau européen.
En outre, ce marché doit être compatible avec les mesures et instruments existants dans le cadre des réductions des émissions.Aides à la décision
OBJECTIF EHAPE 79Améliorer la pertinence, la qualité et la disponibilité des données sur les différents aspects de l'environnement dans ses rapports avec la santé (par exemple, niveaux de polluants dans l'air, l'eau, les aliments, le sol et les liquides et tissus corporels) à des fins d'une analyse de situation de tendances et d'impact, démarche nécessaire pour élaborer et évaluer les politiques nationales de l'environnement et procéder à une activité de recherche.
Dans les mêmes buts que ceux indiqués plus haut, améliorer l'utilité des données sur la mortalité et la morbidité, en les rendant suffisamment accessibles sur le plan géographique et en facilitant la possibilité de les mettre en rapport avec des facteurs environnementaux et autres facteurs externes (professions, modes de vie, etc.) susceptibles de contribuer à la mortalité, à la morbidité ou aux deux.
Mettre au point des profils nationaux spécifiques en matière de santé environnementale, sur la base desquels on définira les mesures prioritaires et on surveillera l'évolution de la situation.INTRODUCTIONLa réalisation de ces objectifs demande dans une première phase de développer des réseaux de mesure qui feront lobjet danalyse et de rapport dans une phase ultérieure. Cette logique en deux phases a été utilisée pour décrire les outils daides à la décision. Ils interviennent clairement dans la mise en uvre dactions locales ou dans des réflexions stratégiques et impliquent une approche globale, transparente et rigoureuse.
Il existe une tradition de monitoring de lenvironnement via des réseaux de mesure de lenvironnement, qui mesurent la qualité des divers compartiments de lenvironnement: lair, leau et le sol. Certains indicateurs de santé font également lobjet dun suivi. Lanalyse et le suivi de lalimentation sont de plus en plus pratiqués également.
Le monitoring de lenvironnement et de la santé connaissent les problèmes suivants:
Absence dun réseau uniforme de points de signalisation, qui enregistre et suit de façon adéquate les problèmes de santé pouvant être occasionnés par lenvironnement. Les autorités locales ne disposent pas des données sanitaires locales;
La répartition des points de mesure dans les réseaux de mesure de lenvironnement nest pas assez fine pour pouvoir suivre de façon adéquate les données relatives aux effets possibles de lenvironnement sur la santé dans les zones à forte densité de population;
Absence dun réseau de mesure pour le suivi des biomarqueurs;
Les enregistrements sanitaires actuels et les bases de données environnementales doivent être adaptés avant de pouvoir être intégrés dans une banque carrefour pour lenvironnement et la santé;
Les données actuelles des généralistes ne sont pas adéquates, mais elles pourraient être utiles si elles étaient enregistrées de manière standardisée.
Lenvironnement et la santé doivent faire lobjet dun suivi adéquat.RESEAUX DE MESURESANTE (AUTORITE FEDERALE-REGIONS-COMMUNAUTES-PROVINCES)Nous avons repris ci-après lensemble des réseaux de mesure de la santé en indiquant entre parenthèses le niveau de pouvoir responsable.
Le Résumé Clinique Minimum (RCM Autorité fédérale) permet de décrire la situation médicale du patient: pathologies (diagnostic principal et diagnostics secondaires), interventions, âge, sexe, durée du séjour,
Enregistré depuis 1988, il fut rendu obligatoire pour chaque séjour hospitalier à partir de la fin de lannée 1990. Ces données sont transmises de manière anonyme au Ministère. Lobjectif premier du RCM est dappréhender de manière plus précise la structure des pathologies dans les différents hôpitaux en vue de laffinement de leur financement. Cependant, la base de données a aussi pour but de soutenir la politique de santé par le biais de lanalyse épidémiologique du résumé clinique minimum. Dans le cadre de cette mission, le Ministère élabore une sorte datlas des pathologies et des interventions.
Le Résumé Psychiatrique Minimum (RPM Autorité fédérale) est léquivalent du RCM pour les patients psychiatriques.
Les banques de données de morbidité (Morbidat - Institut Scientifique de la Santé Publique) qui est constitué actuellement de 4 inventaires:
Inventaire des banques de données relatives à la morbidité, linvalidité et les handicaps;
Inventaire de la législation (indicateurs internationaux de santé publique, législation belge et directives européennes afférentes);
Inventaire des banques de données relatives aux styles de vie;
Etat actuel des connaissances à propos dune série daffections importantes dans le domaine de la santé publique.
Lenquête de Santé par interview (Institut Scientifique de la Santé Publique ) dans le cadre des accords avec lOMS. A la demande des autorités fédérales, régionales et communautaires, une première enquête a été effectuée en 1997 auprès de 10.000 personnes. Les questionnaires portaient sur la perception de la santé en général; sur la perception de la morbidité, létat fonctionnel et les affections chroniques; sur lutilisation des services de santé et la consommation des soins; sur le style de vie et comportements en rapport avec la santé; ainsi que sur les caractéristiques socio-économiques de linterviewé. Une deuxième enquête, celle de 2001, est en cours. Dans cette enquête, un des questionnaires comprend un module spécifique « santé et environnement. »
La surveillance hebdomadaire des maladies infectieuses par un réseau de laboratoires de microbiologie, hospitaliers et non hospitaliers (Laboratoires Vigies -Institut Scientifique de la Santé Publique)
Lenregistrement hebdomadaire de certains problèmes de santé par un réseau de médecins généralistes (Médecins Vigies - Institut Scientifique de la Santé Publique)
Lévaluation des risques pour la santé liés à lexposition aux métaux lourds (plomb et cadmium en particulier) (Métaux lourds - Institut Scientifique de la Santé Publique)
Le traitement statistique des actes de décès et des certificats de naissance (Observatoire de la santé et du social en Région de Bruxelles-Capitale).
Les données concernant la pauvreté (Observatoire de la santé et du social en Région de Bruxelles-Capitale.)
Les données concernant laccueil des enfants et laccueil parascolaire (Observatoire de la petite enfance CoCoF)
Les données concernant la santé mentale (Plate-forme de concertation pour la santé mentale rassemblant tous les acteurs de terrain travaillant sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale.)
Les données concernant lhabitat (Observatoire régional du logement en Région de Bruxelles-Capitale)
Les données concernant la répartition des cancers (Registre National du Cancer)
Les données concernant les interruptions de grossesse (Commission nationale dévaluation de lIVG)
Les données concernant les intoxications, entre autres au monoxyde de carbone (Centre Anti-Poison)
Les données concernant la tuberculose et diverses affections respiratoires (FARES-VRGT.)
Les données des Centres de Santé Scolaires (Communauté française.)
Les données des Centres de santé scolaires en Communauté germanophone.
Enregistrement des anomalies congénitales (Studiecentrum voor Perinatale Epidemiologie, SPE; Eurocat pour la Province de Namur, du Hainaut et dAnvers).ALIMENTATION Le monitoring des aliments fait partie des tâches de linspection générale des denrées alimentaires et de lInstitut de Contrôle Vétérinaire. Cette responsabilité va être intégralement reprise par la Federaal Agentschap Voor de Voedselveiligheid (FAVV, lagence fédérale pour la sécurité alimentaire). En attendant que ce transfert des compétences soit totalement effectué, les données de la surveillance des contaminants de lalimentation animale et des aliments (dont les contaminants environnementaux font partie) ont été compilées dans CONSUM (Contaminants surveillance system), géré par la FAVV. La Belgique est depuis peu également membre de GEMS/FOOD (Global environment monitoring system - Food contamination monitoring and assessment programme) qui fait partie du Food safety Programme de lOMS ( Organisation mondiale de la santé). Les données belges sont reprises dans la base de données générale de GEMS/FOOD.
Les Laboratoires Intercommunaux de Chimie et de Bactériologie participent au contrôle de lalimentation soit au niveau des points de vente, soit directement dans les établissements. Les échantillons prélevés pour un examen en laboratoire concernent la recherche de sulfites dans les viandes, la qualité des graisses et huiles de friture, le contrôle de la qualité microbiologique et des analyses chimiques des denrées alimentaires ainsi que des analyses deau pour évaluer la problématique du plomb dans leau de distribution. Les Laboratoire Intercommunaux de Chimie et de Bactériologie participent au contrôle de lalimentation soit au niveau des points de vente, soit directement dans les établissements.ENVIRONNEMENT AUTORITE FEDERALE
Télérad est un réseau automatique de détection de la radioactivité. Il est composé de 212 balises qui mesurent en permanence la radioactivité de lair et des eaux de rivières. Les balises sont réparties sur lensemble du territoire national, autour des installations nucléaires de Tihange, Doel, Mol, Fleurus et Chooz, ainsi que dans les agglomérations proches de ces installations.
Les mesures effectuées par les balises sont centralisées dans les ordinateurs de lAgence fédérale de Contrôle nucléaire. Les opérateurs de lAgence peuvent de la sorte contrôler les niveaux de radioactivité en Belgique. Toute hausse anormale de la radioactivité est détectée et immédiatement transmise de façon automatique aux responsables et aux experts de lAgence. Ceux-ci interprètent les chiffres et décident sil y a lieu dintervenir.
Région flamande
Outre lalimentation, la qualité de lair exerce une très grande influence sur la santé humaine. Les valeurs démission et dimmission des diverses substances polluantes font lobjet dun suivi. La présence de polluants dans lair est mesurée par divers réseaux de mesure, conformément aux prescriptions internationales.
Les principales matières polluantes sont:
Liaisons sulfureuses gazeuses oxydes de souffre;
Liaisons azotées gazeuses oxydes dazote;
Liaisons halogénées gazeuses fluorures;
Ozone;
Composés organiques volatiles;
Pesticides;
Particules polluantes: total particules en suspension et surtout les plus petites PM10, PM2.5, PM1; HAP et nitro-HAP, dioxines et métaux lourds dans les poussières en suspension et en précipitation.
Les résultats sont publiés et discutés dans un rapport annuel "Qualité de lair" et dans des rapports par réseau de mesure, qui présentent les tendances générales en matière dévolution dans le temps, la répartition géographique, le respect des valeurs limites et des valeurs indicatives et les préoccupations sur le plan de la qualité de lair dans la Région flamandes.
Lémission des principales substances polluantes par lindustrie, le chauffage des bâtiments, la circulation et lagriculture et lhorticulture sont inventoriées et les évolutions de ces émissions font lobjet dun suivi, dont les résultats sont publiés dans un rapport annuel "Déversements dans lair ".
Dans leau de surface, leau souterraine, les eaux usées et leau de baignade (étangs de récréation et eaux de plage) sont enregistrés les principaux paramètres physico-chimiques, biologiques et bactériologiques.
LAccord de coopération relatif à lexécution de programmes de contrôle de la qualité des eaux de plage et des eaux des étangs de baignade et de récréation et d'analyser ou faire analyser les eaux de piscine et de puits est applicable.
Il sagit dune série daccords successifs entre la Communauté flamande (Inspection de la santé) et la Vlaamse Milieumaatschappij. Ces accords de coopération, dont le premier est entré en vigueur le 01/01/1995, stipulent que la VMM doit réaliser des analyses et envoyer les résultats à la cellule de coordination de lInspection de la santé et aux inspecteurs compétents en la matière.
Pour ce qui concerne la pollution du sol, lenregistrement des sols (potentiellement) pollués et leur assainissement seffectue sous contrôle des autorités.
Linfluence négative du bruit sur lhomme dépend du niveau sonore et des caractéristiques du son comme lacuité, la tonalité et le contenu informatif. Dautres facteurs non acoustiques peuvent également jouer un rôle, comme les activités momentanées, lhumeur et les attentes de lindividu.
La circulation est la principale source de nuisance sonore. Les activités économiques et les activités récréatives bruyantes induisent une importante production de bruit. La cohabitation dun grand groupe de personnes sur une surface relativement réduite produit des nuisances sonores de voisinage.
Des calculs théoriques démontrent quenviron 29% de la population flamande éprouve une très grande gêne par une ou plusieurs sources de bruit (MIRA-S 2000) La circulation en représente la plus grande part, suivie par le trafic aérien, les bruits du voisinage et le bruit des activités récréatives.
Un ancien réseau de mesure des nuisances sonores a été remis en service pour appuyer la politique et une base de données acoustiques est en cours délaboration (inventaire des problèmes).Ce réseau de mesure sappelle ANNE (Automatic Network Noise Environment). Des postes de mesure fixes implantés autour de sources sonores typiques enregistrent en continu le niveau sonore et envoient chaque jour les résultats à un ordinateur central. Des postes de mesure mobiles sont également utilisés dans le cadre du réseau de mesure ANNE pour collecter des données nécessaires à la préparation des normes acoustiques pour les aéroports.
On entend par nuisance olfactive non pas une nuisance momentanée, mais bien une nuisance consécutive à lexposition répétitive à des aromatisants. Les concentrations de pointe sont souvent déterminantes pour la façon dont la nuisance est vécue.
Lémission daromatisants peut être consécutive à de nombreuses activités. Alors que la nuisance olfactive suite aux activités des citoyens individuels est limitée dans lespace (le plus souvent moins de 100 mètres autour de la source), les perturbations occasionnées par lindustrie, lagriculture et le traitement collectif des déchets sont beaucoup plus importantes.
La majorité des plaintes concerne les activités domestiques des citoyens individuels. Dautres sources importantes de nuisances olfactives rapportées durant la période 1996-1997 sont lindustrie et lagriculture, avec des parts de 18 % et 17 %, et ensuite les égouts, les stations dépuration des eaux résiduaires et les systèmes découlement des eaux, avec un total de 9 %, puis le commerce et les services avec 7 % et le traitement des déchets avec une part de 3 %.
Les autorités ont choisi dimposer lélaboration dun plan de lutte contre les odeurs aux établissements qui peuvent provoquer des nuisances olfactives.
Laccord environnemental communal prévoit le développement dun système denregistrement, de suivi et de traitement standardisés des plaintes au niveau communal et une campagne de sensibilisation de tous les groupes cibles.
Région bruxellloise
LIBGE a mis en place différents réseaux de mesure de lenvironnement.
La qualité de lair est suivie par un système de mesure en temps réel et un système de mesure avec analyses différées.
Le système de mesure en temps réel donne une image dynamique de la pollution atmosphérique et dinformer le public rapidement. Ce réseau est utilisé pour les paramètres suivants:
dioxyde de soufre (SO2),
oxydes dazote (Nox), monoxyde dazote (NO), dioxyde dazote (NO2),
ozone (O3),
oxyde de carbone (CO), dioxyde de carbone (CO2),
les particules (PM10 et PM2,5), les poussières,
les BTX (5 paramètres) et
le mercure (Hg).
Les données sont couplées à des paramètres météorologiques. La concentration des polluants est mesurée à raison dune valeur par minute. Fin 2000, il y avait au total 71 paramètres mesurés et répartis dans les 9 points de mesure
Le système de mesure avec analyses différées donne des valeurs de concentration journalière pour les paramètres suivants:
la mesure du plomb (Pb) dans les particules,
les composés organiques volatils (COV),
les hydrocarbures polyaromatiques dans les particules (HPA),
les fumées noires (réseau BSM),
le dioxyde de soufre gazeux (SO2),
lammoniac (NH3),
lacide chloridrique gazeux (HCl),
les hydrofluorures (HF),
Les dépôts humides et les différents métaux lourds dans les particules (tels Cu, Ni, Cd, Mn, As, Tl, Cr et les sulfates SO4).
Un réseau de mesure pour le benzène a été installé pour en déterminer sa répartition spatiale, il consiste en des échantillonneurs passifs de lair extérieur disposés dans une vingtaine dendroits différents.
Les différentes stations de mesure sont localisées en fonction denvironnements particuliers et permettent de distinguer des variations marquées dans lévolution journalière et hebdomadaire des concentrations. Les zones choisies correspondent à un environnement non dégagé à trafic intense, un environnement dégagé à trafic intense, un environnement à caractère résidentiel, un environnement à caractère industriel, un environnement à caractère urbain, un tunnel routier et un parc à proximité de lincinérateur. Treize stations sont localisées sur le territoire de la Région.
Lenvironnement sonore (bruit) est mesuré en continu par plusieurs stations de mesure fixes (8 stations dont 3 sont gérées par la RVA Régie des Voies Aériennes), une station mobile permet dévaluer des sites spécifiques de façon temporaire ou à la demande. Ces stations sont calibrées pour recueillir en continu les niveaux acoustiques, elles sont localisées dans des zones caractéristiques de mixité, de trafic routier ou ferroviaire ou des zones survolées par les avions.
La Région ne dispose pas de réseau de mesures permanent pour évaluer la qualité des eaux de surface. Plusieurs projets temporaires ont permis de récolter des échantillons à 100 points de mesure en 1997. La Senne a été échantillonnée sur 5 points de mesure en 1998. Ces projets devront déboucher sur la mise en place dun réseau de mesure permanent.
Le Laboratoire Intercommunal de Chimie et de Bactériologie analyse la qualité microbiologique des bassins de natation et en particulier des pédiluves, il effectue des visites à domicile chez des personnes ayant été victimes dintoxication par le monoxyde de carbone (CO) et réalise des analyses de champignons parasitaires dans les habitations.
Région wallonne
La Région wallonne possède de nombreux réseaux de mesures qui permettent d'appréhender la qualité de l'environnement dont les polluants peuvent avoir une influence sur la santé humaine.
Le concept de la surveillance de la qualité de l'air et de son amélioration est la conséquence d'épisodes majeurs de pollution atmosphérique, généralement provoqués par des excès de dioxyde de soufre, ayant eu pour conséquence des intoxications graves voire mortelles dans certains cas.
La surveillance consiste à suivre l'évolution des concentrations de certaines substances dans l'air ambiant, en contact avec les écosystèmes et les bâtiments.
Les concentrations ainsi obtenues sont comparées à des valeurs de référence telles que des normes ou valeurs guides.
Ces valeurs sont déterminées de façon à protéger la santé humaine et les écosystèmes.
L'air ambiant étant par nature un système dynamique, il est nécessaire d'effectuer les investigations de façon répétitive car les mesures ponctuelles sont le reflet de la situation observée pendant un laps de temps très court (quelques minutes).
Les outils utilisables en la matière sont les réseaux fixes (ensemble de dispositifs de prélèvement installés en permanence sur le territoire), les réseaux mobiles (dispositifs portables) et les outils de modélisation.
La Région wallonne utilise principalement les deux premiers.
Les différents réseaux de mesure sont gérés par la DGRNE (DPA) et exploités par lISSeP pour le compte de celle-ci. Ces réseaux sont au nombre de 7 : le réseau soufre-fumées, le réseau télémétrique, le réseau « métaux lourds », le réseau « poussières sédimentables », le réseau « fluor », le réseau « pluies acides » et le réseau mobile. Un huitième réseau, le réseau de surveillance des composés organiques volatiles, est en cours dinstallation.
Les paramètres mesurés sont notamment les composés du soufre, les composés azotés, l'ozone, le monoxyde de carbone, les retombées acides, les composés organiques, les particules et les fluorures.
Ces analyses font l'objet d'un rapport annuel disponible sur Internet. En outre, il existe également un réseau de contrôle des émissions de dioxines des incinérateurs de déchets ménagers et un réseau de contrôle des émissions atmosphériques des installations de valorisation de déchets.
Dans le domaine de l'eau, la Région wallonne a également mis sur pied un ensemble de réseaux tant des eaux de surface que des eaux souterraines.
Parmi ceux-ci citons le réseau "eaux de baignade" qui vérifie la conformité de l'eau par rapport aux exigences de la Directive 76/160 de l'Union européenne qui a pour but de préserver la santé des baigneurs et d'améliorer à long terme la qualité des eaux de baignade. Les résultats sont disponibles sur Internet endéans les 7 jours de la prise d'échantillon durant toute la saison balnéaire.
En matière deau de surface, la Région wallonne gère les réseaux de mesures repris ci-dessous:
Le réseau général (contrôle de la qualité de l'Escaut, de la Meuse et de leurs principaux affluents) : réseau de surveillance en continu de la qualité des eaux de surface, permettant de détecter les accidents de pollution et de disposer d'échantillons provenant de différents endroits afin de localiser l'origine de ces accidents. Les stations d'analyse mesurent en continu, dans actuellement 7 stations d'analyses en Wallonie, au moins 5 paramètres (l'oxygène dissous, la température, le pH, la conductivité et la turbidité) mais elles peuvent aussi mesurer d'autres éléments tels les chlorures, les cyanures,
Le réseau "eaux piscicoles et eaux naturelles" (contrôle des cours d'eau repris dans l'Arrêté du Gouvernement wallon du 15 décembre 1994 et l'Arrêté de l'Exécutif régional wallon du 25 octobre 1990);
Le réseau "eaux potabilisables" (Arrêtés de l'Exécutif régional wallon du 25 octobre 1990);
Le réseau "pesticides";
Le réseau "substances dangereuses" (mis en place conformément à l'Arrêté du gouvernement wallon du 29 juin 2000) ;
Le réseau "eaux de baignade" (contrôle des cours d'eau repris dans les Arrêtés de l'Exécutif régional wallon du 25 octobre 1990 et du 5 juin 1997) : Les résultats sont disponibles sur Internet endéans les 7 jours de la prise d'échantillon durant toute la saison balnéaire.
D'autre part, la DGRNE contrôle également le respect des normes européennes en matière de qualité d'eau alimentaire.
Depuis 1991, le ministère de la Région wallonne a décidé de mettre en place un réseau de surveillance en continu de la qualité des eaux de surface, permettant de détecter les accidents de pollution et de disposer d'échantillons provenant de différents endroits afin de localiser l'origine de ces accidents.
Les stations d'analyse mesurent en continu, dans actuellement 7 stations d'analyses en Wallonie, au moins 5 paramètres (l'oxygène dissous, la température, le pH, la conductivité et la turbidité) mais elles peuvent aussi mesurer d'autres éléments tels les chlorures, les cyanures,
AQUAPOL, financé en partie par LIFE, est un système informatique d'analyse des données, permettant de mesurer et de gérer en temps réel l'incidence d'une pollution sur la qualité de l'eau. Dans quelque temps, la technologie utilisée pour AQUAPOL permettra de développer un volet "Air".
En matière de déchets, il y a divers réseaux de contrôle tels ceux des centres d'enfouissement technique. Certains réseaux lient des activités en matière de déchets avec un impact sur la pollution atmosphérique tels les réseaux de contrôle des émissions atmosphériques des installations de valorisation de déchets ou des émissions de dioxine des incinérateurs de déchets ménagers. Les résultats peuvent être consultés sur le site Internet de la DGRNE.de dioxine des incinérateurs de déchets ménagers. Les résultats peuvent être consultés sur le site Internet de la DGRNE.RAPPORTSREGION BRUXELLES CAPITALEEtat de l'Environnement Publication de lObservatoire des données de lEnvironnement - IBGE
La publication bisannuelle d'un rapport sur l'Etat de l'Environnement est prévue par l'Ordonnance du 04/06/1992. Ce document se base sur un état des lieux le plus complet possible et son évaluation par la mise en place d'un réseau d'indicateurs objectifs et subjectifs. Le rapport appréhende l'environnement bruxellois dans ses réalités humaines et physiques ainsi que par les instruments publics de gestion. Cette analyse débouchera sur une évaluation de la situation et des politiques et outils publics mis en place dans le temps et l'établissement de nouvelles priorités et de stratégies d'action.
Les Carnets de lObservatoire des Données de lEnvironnement - IBGE
L'Observatoire de l'Environnement et du Développement Durable a comme tâche principale la recherche, la collecte, le traitement et la synthèse de données environnementales de base. Les publications se font par "carnet" thématique composés de fiches techniques concernant soit les divers compartiments de l'environnement, d'autres carnets présentent une approche transversale de l'environnement. L'objectif des « Carnets » est de donner une description pertinente de la situation de façon à soutenir une planification globale de l'environnement. Ils interviennent comme support à une planification et une gestion intégrée du milieu urbain.
Les Dossiers Santé et Environnement IBGE
La problématique Santé - Environnement fait l'objet de dossiers spécifiques qui alimentent lEtat de lEnvironnement. Ils se basent sur le croisement des données santé et des données environnementales pertinentes et mesurées en Région de Bruxelles-Capitale. La confrontation des données est présentée sous la forme de fiches par pathologie.
Les Indicateurs de lenvironnement - Publication de lObservatoire des données de lEnvironnement - IBGE
Des indicateurs sont conçus afin de mesurer et d'évaluer la mise en uvre de politiques environnementales.. Plusieurs projets sont en cours:
Indicateurs dEnvironnement Urbain Composites (projet SSTC)
Tableau de bord d'indicateurs d'environnement urbains (projet européen RESPECT)
Indicateurs d'environnement composite régionaux (projet EuroRégions)
Modèle DPSIR Application du DPSIR à la Région de Bruxelles-Capitale - Publication de lObservatoire des données de lEnvironnement - IBGE
Lanalyse selon le modèle « Drive-Pressure-State-Impact-Response » consiste en une méthodologie commune développée pour permettre une compréhension intégrée des phénomènes complexes, tels lenvironnement. Cette approche se doit dêtre appliquée judicieusement à la problématique santé et environnement en impliquant les tenants de linterface que ce soient des phénomènes liés à plusieurs compartiments environnementaux ou plusieurs secteurs politiques.
L'interface santé - environnement se situe principalement dans la bulle « impact » du modèle DPSIR.
Enfin, une pondération des diverses bulles en fonction de la réalité des pouvoirs et de son influence sur les prises de décision pourrait mettre à jour une série de nouvelles interactions.
Tableau de bord de la Santé - Publication de lObservatoire de la Santé - COCOM
Un tableau de bord est publié annuellement par lObservatoire de la santé et du social. Il sagit tout dabord dune description de la situation en matière de santé des Bruxellois à laide dindicateurs socio-sanitaires. Ces indicateurs constituent un premier pas vers le relevé des problématiques liées à la santé pour la Région afin d'intervenir comme aide à la macrodécision. Ce document constitue une synthèse étayée des diverses données centrées sur la qualité de la santé. À plus long terme, ces indicateurs permettront de sensibiliser et planifier la promotion de la santé à Bruxelles, pour évaluer par la suite les objectifs et si nécessaire, les réorienter.
Réflexions pour le futur
Dans le cadre dune réflexion globale santé et environnement, il est indispensable d'élargir le cadre conceptuel des indicateurs environnementaux pour prendre en compte les aspects socioculturels et économiques et le développement durable et transformer les indicateurs environnementaux en indicateurs composites. Les documents issus de l'Observatoire de la santé et de l'Observatoire de l'environnement constituent une base de travail indispensable pour élaborer une passerelle entre les matières de la santé et de l'environnement. L'approche développée par les 2 Observatoires régionaux décrits ci-dessus, est, pour le moment, principalement orientée vers des aspects soit sanitaires soit environnementaux, même si une tentative délargissement vers une approche plus intégrée et plus globale est visible de part et dautre par la prise en compte d'aspects socio-démographiques et socio-économiques par exemple. Toutefois, le manque de données transversales et intégrées à la base se traduit par la difficulté de croisement et de confrontation des informations. Il est impératif de développer une réelle intégration entre les approches (cest-à-dire, dès la conception des données à recueillir) et de mettre les liens santé et environnement en évidence.
La prise en compte daspects tels les déplacements, le logement, les comportements et les modes de vie sera indispensable pour construire une réelle passerelle entre la qualité de la vie et le cadre de vie.REGION WALLONNEObservatoire de lenvironnement
La DGRNE développe un observatoire de lenvironnement en Région wallonne. Cette mission vise à rassembler des données et résultats de réseaux de mesures disponibles mais dispersés. Son objectif est lamélioration de la qualité des données, leur documentation, la mise en adéquation avec les besoins (avec priorité aux données figurant dans les obligations internationales et régionales, et aux indicateurs), dans le but de développer une politique active de diffusion de linformation auprès des gestionnaires, décideurs et acteurs socio-économiques de la Wallonie.
Etat de lEnvironnement wallon
Le décret du 21/04/1994 relatif à la planification en matière denvironnement dans le cadre du développement durable redéfinit les objectifs du rapport Etat de lEnvironnement wallon: « Celui-ci doit contenir un constat critique, évolutif et prospectif sur les différentes composantes du milieu et sur les pressions exercées par les activités humaines. Il doit comporter une analyse de la gestion menée en matière denvironnement par les pouvoirs publics, les entreprises et les associations volontaires. Il doit également faire le point sur la mise en uvre en Région wallonne des engagements internationaux en matière denvironnement, ainsi quun bilan des efforts réalisés en Région wallonne en matière de développement durable afin dexécuter les conventions internationales élaborées dans le cadre de la Conférence de Rio de juin 1992 sur lenvironnement et le développement et les principes définis dans le programme Action 21 » (art. 4).
Depuis 1993 (décret du 04/06/1992), lélaboration des rapports a été confiée à la DGRNE et ce, en étroite collaboration avec les universités et centres de recherche francophones de Wallonie et de Bruxelles.
Tableau de bord de lenvironnement wallon
Un premier « tableau de bord de lenvironnement wallon » intitulé «Lenvironnement wallon à laube du XXIème siècle: Approche évolutive » a été publié fin 2000. Ce tableau de bord vise à donner une image objective de lévolution des différents compartiments environnementaux, des pressions exercées par les activités humaines et de lefficacité des mesures prises par rapport aux normes et aux objectifs fixés dans les différentes politiques environnementales.
Les chapitres sont structurés par thématique et sont abordés selon le schéma DPSIR (Driving force, Pressure, State, Impact, Response) développé par l'Agence Européenne de l'Environnement. Ce schéma constitue un cadre conceptuel qui permet de mettre en évidence les liaisons entre les différents thèmes.
Les indicateurs d'impact traduisent le lien entre l'état et ses conséquences sur la santé humaine ou sur les compartiments environnementaux qui lui sont liés.
Autres rapports
Des rapports d'activité annuelle de la DGRNE et de la DGASS sont réalisés depuis quelques années et disponibles sur les sites Internet de ces directions générales.REGION FLAMANDEMilieu- en Natuurrapport (MIRA, rapport sur lenvironnement et la nature)
Le rapport environnemental fait partie intégrante de la planification environnementale au niveau régional. Il a pour objectif dappuyer la politique, mais également de renforcer la base sociale par une connaissance accrue des problèmes environnementaux en adaptant les connaissances de base aux standards internationaux en Flandre.
Les composants fixes du rapport environnemental sont, daprès le décret
Description, analyse et évaluation de létat actuel de lenvironnement
Description, analyse et évaluation de la politique environnementale mise en oeuvre jusque là
Description du développement probable de lenvironnement si la politique ne change pas et si la politique est modifiée selon un certain nombre de scénarios jugés pertinents.
Le premier MIRA a été publié en 1994. (Leren om te keren)
Le second MIRA a suivi en 1996 (cette fois sur base légale, dans le cadre du décret). Depuis, le timing des rapports a été différencié: les rapports MIRA-T, qui sont une étude thématique compacte de la chaîne de perturbation (DPSIR) sont publiés chaque année et non plus tous les deux ans. Les rapports de scénario (avec explorations davenir sur base des facteurs de pression et avec une étude détaillée du modèle des chaînes de perturbations) sont publiés tous les 5 ans depuis 2000 (MIRA-S). Les rapports dévaluation politique (MIRA-BE), enfin, qui prévoient depuis 1999 une étude détaillée dun problème politique spécifique, sont publiés tous les deux ans.
MIRA est un processus de rapport ouvert. Il seffectue sur base de rapports scientifiques ou de parties du rapport environnemental, mais également sur base thématique, avec un système de révision de pairs par des lecteurs bénévoles. Ce sont les experts des universités, de lindustrie, des associations environnementales qui se proposent spontanément pour un thème déterminé. Quelque 200 ont été invités au départ à être auteur et/ou lecteur (caisse de résonance critique). Des assemblées générales sont organisées, notamment autour des notes de concept, du plan détapes des divers chapitres, des concepts, des évaluations, des améliorations et des compléments des textes (droit de réponse aux remarques formulées). Des évaluations du processus de réalisation sont également réalisées via des enquêtes chez les parties concernées par le processus de rapport. Ce faisant, dautres besoins de recherche se créent. Il sagit donc dun processus dapprentissage guidé avec MIRA comme "maillon intermédiaire entre le monde scientifique dune part et le public dautre part ". ¨Par environnement, on entend dans le MIRA, dans le chapitre consacré aux conséquences pour lhomme les déterminants exogènes pour la santé, répartis en environnement physique (ou environnement, dans le sens strict), en style de vie et environnement social (travail et habitation), en situation socio-économique et réseaux sociaux) mais tous nont pas été étudiés. Lenvironnement physiochimique et son interaction avec la santé humaine constituent lobjet de ce chapitre. La question de savoir si certains environnements spécifiques, comme le lieu de travail ou lhabitation font partiellement partie de lenvironnement physiochimique et exercent une influence non négligeable sur la santé humaine, nest pas évoquée dans le cadre de ce rapport. Le MIRA ne consacre pas un chapitre distinct à la indoor pollution (pollution intérieure).Chapitre 5 Actions et mesures spécifiques dans les domaines de lenvironnement et de la santé
PREAMBULEDepuis le début des années 70, les institutions internationales et européennes se sont attachées à couvrir la plupart des aspects de la protection de lenvironnement et de la santé. La grande variabilité des matières abordées a eu pour conséquence la multiplication, au plan international, des conventions, traités, protocoles, notamment sous légide de lONU, qui sont fréquemment mis en oeuvre, avec quelques nuances, au niveau de lUnion européenne.
Le présent chapitre reprend donc les domaines pour lesquels les relations entre lenvironnement et la santé sont clairement identifiées et pour lesquels des actions et mesures sont justifiées. Chaque description de domaine commence par situer ces relations et par donner les objectifs définis par lEHAPE ainsi que leur adaptation éventuelle dans le cadre belge. Après cette introduction, pour chaque acteur, décrit au chapitre 2, dont cest la compétence principale, létat de la situation est dressé, les mesures prises et en cours sont expliquées et les orientations futures sont annoncées. Pour de plus amples détails sur lensemble des actions et mesures prises par lAutorité fédérale, les Régions ou les Communautés, nous renvoyons le lecteur aux plans et programmes mentionnés au chapitre 4.2.
Dans le cadre des actions menées par ces autorités, les relations entre lenvironnement et la santé devraient aussi être intégrées dans les politiques sectorielles connexes telles que le transport, lénergie, laménagement du territoire, léconomie, lagriculture, le logement etc, ce qui sera illustré dans le chapitre 6.Les actions et mesures dans le domaine de la santé
CONTEXTEDans une approche santé-environnement, les acteurs santé ne se préoccupent plus uniquement de santé et ceux de lenvironnement, de lenvironnement. Des passerelles se mettent en place petit à petit. Un fonctionnement intersectoriel samorce lentement.
Diverses thématiques doivent être englobées sous cette approche si nous voulons réellement arriver à une amélioration continue de la santé, du bien-être et du cadre de vie, à savoir le logement, léconomie (emploi et entreprises), les espaces récréatifs, les espaces verts, leur accessibilité,
Il sagit donc daméliorer la communauté dans son ensemble par des soins de santé adaptés, des modes de transport adéquats, les facilités de récréation et des magasins, un contrôle sur lassainissement de lair et du bruit par exemple. Ces éléments sont indispensables pour une politique de développement durable. La qualité de la santé de chaque individu intègre un ensemble de facteurs dont ceux de lenvironnement qui sont notamment à lorigine dune augmentation constante de certains symptômes, de maladies telles que le cancer, lasthme, les maladies respiratoires.
Divers projets de quartiers soutenus par lOMS (portraits de quartiers au niveau de la santé) permettent détablir des baromètres de la santé, comme par exemple ceux qui fonctionnent depuis juin 2000 à Paris, Rotterdam, Londres et Montréal. Des indicateurs objectifs et subjectifs sont mis en place. Ils participent à lévaluation de la mise en uvre des actions. Ils constituent une représentation du ressenti de la population face à leur quartier.
Certaines informations sont nécessaires pour comprendre le lien entre lenvironnement et la santé de la population. Leffet des facteurs environnementaux sur la santé ne peut pas toujours être pronostiqué ni estimé sur base des mesures effectuées sur des échantillons environnementaux.
Les informations sanitaires dont nous disposons doivent être harmonisées et optimisées. Des liens doivent être établis entre celles-ci et les bases de données environnementales. Nous songeons, par exemple, au RCM (résumé clinique minimum), aux données relatives aux cas de cancer et aux causes de décès. Les nouvelles bases de données, (généralistes, pharmaciens) doivent être intégrées à ce système. Un suivi constant des biomarqueurs dexposition et, sils peuvent être interprétés de manière univoque, des biomarqueurs deffet chez lhomme est souhaitable.
Au niveau alimentaire, la mesure de la présence dans les aliments (produits au niveau local) de substances impliquant des risques sanitaires constitue le meilleur instrument de surveillance pour protéger la santé humaine.
La combinaison des deux systèmes de monitoring environnemental devrait permettre de recueillir des informations importantes et den tirer des conclusions. Cest dans cette optique quil faut étudier les possibilités délargir ces procédures de monitoring. Quoi quil en soit, toutes les données doivent être regroupées dans une banque carrefour Santé environnementale. Un lien avec le registre national, le système dinformation sociale (SIS) et le système dinformation géographique (SIG) serait également utile pour déterminer le rapport avec la géolocation et la géographie sociale. Enfin, lexploration des composants éthiques et la protection de la vie privée ne peuvent pas être négligées dans ce contexte.
Lobtention de ces données est une première étape pour développer une approche préventive face à lapparition de maladies dorigine environnementale.REGION BRUXELLES CAPITALE ET COMMISSIONS COMMUNAUTAIRES: ETAT DE LA SITUATION « La vie sociale des gens sexprime sur un territoire limité: celui de leur vie quotidienne où de nombreux facteurs influent sur leur santé: elle intègre le lieu de la vie familiale et celui de la vie professionnelle, qui peuvent être dissociés mais constituent à chaque fois un milieu social interactif. Ce territoire est le premier cadre de toute activité sociale, culturelle, économique, cest sur lui que se tissent et se brisent les liens sociaux, que se structure le temps pour lindividu. Cest là que se cristallisent des problèmes ayant une dimension santé, quémergent les besoins des habitants ».
Les principales causes de décès en RBC sont les mêmes que dans les pays industrialisés. On constate cependant lors de lanalyse du SMR (Standardized mortality ratio) que la mortalité par asthme est supérieure à Bruxelles par rapport au reste du pays ; les cancers de lappareil respiratoire sont significativement plus élevés pour les femmes et significativement plus bas pour les hommes. On peut en déduire que la situation urbaine et en particulier la pollution atmosphérique interviendraient moins dans les causes de ces cancers, après élimination des facteurs confondants.
Il nexiste aucune donnée agrégée concernant la morbidité liée à lenvironnement. Des données ponctuelles et éparpillées se côtoient concernant le saturnisme, les intoxications au monoxyde de carbone ou lasthme.
En 1996, cest en RBC qua été observée la concentration en plomb la plus forte en Belgique, bien que le pourcentage de personnes intoxiquées (plombémie supérieure à 200 µg/l) ait diminué depuis 1991. Il est passé de 3,1% en 1991 à 0,9% en 1996. Par contre, parmi les enfants entre 6 mois et 6 ans le nombre denfants intoxiqués a augmenté (16/74 enfants dépistés).
Lintoxication au monoxyde de carbone fait encore de nombreuses victimes en RBC (206 accidents et 8 décès en 1998.)
Une étude concernant le dépistage de lasthme à lécole situe la prévalence de lasthme connu à 6,8% des enfants, un nombre identique denfants ayant présenté les symptômes de lasthme sans quil y ait eu dépistage préalable. On peut ainsi déterminer la prévalence de lasthme chez les enfants étudiés (15 écoles communales) à 13,9% dont 7,1% dasthme non dépisté.REGION BRUXELLES CAPITALE ET COMMISSIONS COMMUNAUTAIRES: MESURES PRISES ET EN COURSQuelques études ponctuelles ont été réalisées entre 1995 et 2001 sur des problèmes spécifiques tels: « le dépistage de lasthme à lécole », « le saturnisme infantile », « la participation des habitants à la gestion de leur environnement physique dans le cadre de pathologies respiratoires », « les intoxications au monoxyde de carbone », « les effets de la pollution atmosphérique sur les enfants », « la toxicité des chloramines issues de la chloration des bassins de natation », etc.
La mise en place dune interface santé environnement à lIBGE (voir chapitre 4.1), fut une première réponse coordonnée à la complexité de la problématique santé et environnement. Lorigine de cette demande se situe dans les questions répétées des habitants concernant lincinérateur de déchets ménagers situé à Neder-over-Hembeek (incinérateur de NOH). Le travail de linterface santé et environnement se focalise sur la collecte de données et dinformations concernant les effets des nuisances environnementales sur la santé afin de motiver et /ou dorienter les politiques bruxelloises en matière de gestion de lenvironnement.
Le redéploiement de lObservatoire de la Santé et du Social de la Région sest réalisé en juin 1999. En parallèle, une enquête a été réalisée auprès des médecins généralistes pour identifier les problèmes environnementaux que leurs patients leur rapportent et leur implication potentielle dans la collecte de données.
Le Plan Régional de Développement (PRD) intègre les différentes approches dans la gestion de la ville-Région (voir chapitre 4.2). Ceci prépare les perspectives du projet Bruxelles-Ville Santé qui porte sur la participation active des citoyens au projet de ville en santé en intégrant les divers aspects de sa gestion (linsalubrité des logements, des besoins en logements sociaux par catégorie) (voir chapitre 4.4).REGION BRUXELLES CAPITALE ET COMMISSIONS COMMUNAUTAIRES: ORIENTATIONS POUR LE FUTURDémarrer le projet Ville-Santé.
Poursuivre la mise en interface des acteurs institutionnels de la santé et de lenvironnement de façon à alimenter la planification régionale de lenvironnement et du cadre de vie.
Consolider et optimaliser les réseaux et le suivi de la santé
Développer lutilisation dindicateurs de santé et les croiser avec des indicateurs denvironnement, identifier des indicateurs intégrés concernant la santé environnementale
Amorcer la reconnaissance des maladies environnementales auprès des acteurs de la santéCOMMUNAUTE FRANCAISE: ETAT DE LA SITUATIONLes études spécifiques relatives à limpact en matière de santé de lenvironnement sont rares en Communauté française.
Toutefois de par sa contribution à la récolte des données statistiques en matière de santé et plus particulièrement dans lenregistrement des causes de décès ainsi quau registre du cancer, elle concourt à mettre à disposition des données auxquelles pourraient recourir des chercheurs.COMMUNAUTE FRANCAISE: MESURES PRISES ET EN COURSAu travers de son programme quinquennal 1997-2003, la communauté française dans ses stratégies prioritaires préconise entre autre laction sur les milieux de vie, la concertation et laction intersectorielles Parmi les problèmes de santé prioritaires, elle cite la problématique des accidents
Les centres locaux de promotion de la santé créées par le décret du 14 juillet 1997 peuvent contribuer via leurs missions à la promotion dactivités transversales de promotion de la santé et donc à la prise en compte de lenvironnement par les acteurs de terrain.
Résultant de laccord de coopération 2001-2005, la communauté française soutient un certain nombre de programmes cofinancés de lInstitut de santé publique Louis Pasteur (ex-IHE) Ceux- ci comportent entre autre la surveillance des maladies respiratoires, le centre de référence des allergies fongiques et aux pollens et spores dans latmosphère, limplantation dune station de contrôle des allergènes de latmosphère ainsi que le réseau de médecins vigies.
Dans le cadre de sa politique de promotion de la santé et plus particulièrement de la santé communautaire, un périodique de sensibilisation à une approche globale de la santé « « Vers des politiques Communales de Santé. Le journal du réseau » est diffusé périodiquement auprès des opérateurs locaux.
Faisant suite à laccord de coopération entre la Communauté française et la région wallonne intervenu le 10 juin 1999 à propos de la suite à la problématique du suivi de la population de la commune de Mellery, la Communauté a étudié les choix opportuns de suivi médical de la population à mettre en place. Du fait de ses compétences, la Communauté devrait ultérieurement privilégier exclusivement le suivi des personnes.COMMUNAUTE FRANCAISE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURLa poursuite de la politique de promotion de la santé constitue la référence en vue des orientations pour le futur.
De plus la Communauté française étudie en collaboration avec lISP-LP la mise en place dun SIS (système dinformation sanitaire ). Cette recherche débordera les limites de la Communauté et impliquera donc les autres entités fédérées via la Conférence interministérielle de santé publique.
Des aides financières aux communes seront accordées pour développer des initiatives de promotion de la santé. Rappelons que le programme quinquennal privilégie entre autre des projets visant la transversalité. Il sagit de « développer laction communale comme levier pour améliorer la santé, la qualité de la vie de tous et pour réduire les inégalités ». Le souci de la santé en relation avec lenvironnement y trouve donc nettement sa place.COMMUNAUTE GERMANOPHONE: ETAT DE LA SITUATIONIl y a peu de données spécifiques concernant la morbidité/mortalité de la population germanophone, car 3 problèmes principaux se rencontrent:
Les données récoltées au niveau national ou régional ne sont pas spécifiques à la Communauté germanophone, mais se dissimulent dans les données des entités plus grandes (Province de Liège, Région Wallonne, ...). Ceci est dû à la taille réduite de la Communauté germanophone, qui ne compte que 70.831 personnes pour une superficie de 853,6 km² (au 1er janvier 2000, Institut National de Statistiques).
Pour cette même raison, les calculs statistiques ne donnent bien souvent pas de résultats significatifs.
La diffusion des données soppose souvent au secret médical (le nombre de cas réduits en CG pourrait permettre den tirer des conclusions qui affecteraient le secret médical)
Il ny a cependant pas de raison de croire que les principales causes de décès en CG seraient différentes de celles des autres pays industrialisés.
Il nexiste aucune donnée certifiée concernant la morbidité liée à lenvironnement.
Quelques données spécifiques pour la CG existent cependant, tirées détudes ponctuelles.COMMUNAUTE GERMANOPHONE: MESURES PRISES ET EN COURSRadon
La Communauté germanophone lancera prochainement une campagne d'évaluation des mesures prises en 1996 à l'égard du problème du radon.
Les communes du sud de la communauté et plus particulièrement Burg-Reuland sont concernées par dimportantes émanations de gaz radon. En 1996, la communauté germanophone a pris linitiative d'effectuer une série de mesures dans des habitations privées. Les résultats étaient préoccupants (dans certaines communes, on atteignait le double voire le quintuple du seuil de 400 Bq/m³ défini au niveau européen). En collaboration avec le conseil supérieur de la santé et le Professeur Poffijn de lUniversité de Gand, une campagne dinformation a été organisée.
La population a été informée sur les mesures simples et élémentaires de ventilation qui peuvent ramener les concentrations à un niveau moins dangereux. La communauté germanophone compte dans les prochains mois relancer une campagne pour estimer les progrès enregistrés depuis 1996.
Le CSTC (Centre Scientifique et Technique de la Construction) à Bruxelles vient déditer une brochure technique à lattention des professionnels du bâtiment qui indique comment affronter le problème du radon. Un résumé simplifié en langue allemande de cette brochure fera partie de la prochaine campagne dévaluation.
Affections chroniques des voies respiratoires et allergies
La communauté germanophone a participé à une étude transfrontalière menée par l'"Institut für Hygiene und Umweltmedizin" (Institut d'hygiène et de médecine de l'environnement) de l'université d'Aix-la-Chapelle concernant les maladies de l'appareil respiratoire. Le but de l'étude était de mettre en évidence les relations éventuelles entre ces maladies et le milieu de vie. Ont participé à l'étude, les enfants de la première année de l'enseignement primaire des écoles de la région.
Les résultats montrent peu de différences par rapport aux enfants dAix-la Chapelle.
Les enfants germanophones souffrent un peu plus souvent de symptômes de toux/bronchites, le nombre denfants qui nont jamais souffert dune affection des voies respiratoires est significativement plus élevé quà Aix. (29% pour la CG par rapport à 24%).
Le nombre de cas dallergie est plus haut en CG (27% des enfants par rapport à 22% pour Aix) (différence non significative). A noter que le taux dallergies au lait de vache est supérieur chez les enfants en CG (8.2% par rapport à 4.5% à Aix, différence significative).
Il est cependant difficile détablir une relation concrète entre ces chiffres et les facteurs environnementaux.COMMUNAUTE GERMANOPHONE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURL'instauration d'un système "ambulance de lenvironnement" est prévue.
La province de Liège vient de mettre en place un tel service à titre expérimental.
La personne clé pour la démarche vers lambulance verte est le médecin de famille qui peut, par un questionnaire type, évaluer lintérêt dappeler un spécialiste au domicile du plaignant en vue de faire certains prélèvements pouvant confirmer la présence dagents responsables dallergies ou de maladies.REGION WALLONNE: ETAT DE LA SITUATIONLes études en matière dimpact de lenvironnement sur la santé ne sont pas nombreuses et la Région wallonne manque de données objectives et scientifiques qui puissent relier les différents facteurs polluants avec leurs effets sur la santé. Cet exercice est dautant plus complexe que dans ce domaine, les pathologies liées à lenvironnement ont en général des origines multifactorielles et ne sont observables quà long terme.REGION WALLONNE: MESURES PRISES ET EN COURSLes actions suivantes du Plan dEnvironnement pour un Développement Durable en Région wallonne concernent la santé:
L'action 151 vise à Renforcer lévaluation globale de la relation « santé-environnement »dans le contexte actuel.
L'action 152 concerne la prise de mesures pour mettre en place un suivi sanitaire pour les activités susceptibles de présenter un risque spécifique ou une inquiétude manifeste pour la santé via lenvironnement
L'action 153 a pour objectif de mettre en place des programmes dinformation et déducation de la population.
Quant à l'action 154, elle est destinée à encourager les programmes de recherche interdisciplinaires en matière dépidémiologie environnementale.
Cest dans le cadre du contrôle des établissements dangereux, insalubres ou incommodes que des études sont en cours en ont été terminées afin détudier limpact de certaines exploitations sur la santé des riverains comme la décharge de Mellery ou létude de leffet sur la santé des riverains des incinérateurs.
Par ailleurs, une étude qui porte sur 50 bassins de natation en Région wallonne, se penche sur lanalyse dans lair et dans leau des chloramines, qui sont actuellement pointées comme pouvant être dangereuses pour la santé des baigneursREGION WALLONNE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURLa Région wallonne, soucieuse de garder une continuité en matière de relations entre lenvironnement et la santé, et sinscrivant dans le cadre du NEHAP, se penche sur un projet de mise en place une structure permanente dans ce domaine ; cette structure aura pour but de créer une plate-forme santé-environnement afin de coordonner, de gérer les études et actions à mener en Région wallonne en matière de relations entre lenvironnement et la santé, de mettre en uvre les dispositions précitées du PEDD et de créer également un guichet santé-environnement qui répondrait à la demande grandissante du public dans ce domaine.COMMUNAUTE FLAMANDE: ETAT DE LA SITUATIONEn Flandre, le public manifeste depuis quelques années une inquiétude et une sensibilité accrues pour tout ce qui touche à la santé environnementale. Les habitants des divers quartiers sinquiètent, à juste titre, pour leur santé, mais surtout pour celle de leurs enfants, et expriment très régulièrement cette inquiétude. Mais pendant des années, aucune attention na été accordée à leurs questions et à leurs inquiétudes. Peu à peu, les citoyens flamands ont perdu toute confiance vis-à-vis de leurs autorités.
Celles-ci souhaitent à présent sattaquer au coeur du problème, les effets négatifs sur la santé dun environnement qui ne présente pas une qualité optimale, mais aussi regagner la confiance de la population. Dans les années 1999-2000, une étude de faisabilité a été réalisée dans le but de développer un concept permettant détudier la pollution environnementale et ses effets sur la santé en Flandre, den évaluer les risques et de donner une réponse adéquate aux questions et préoccupations des citoyens.COMMUNAUTE FLAMANDE: MESURES PRISES ET EN COURSLes résultats de létude de faisabilité « Milieu en Gezondheid » (Environnement et Santé) concernent naturellement des aspects qui correspondent à lobjectif de la politique: mettre en uvre dans le futur un réseau de mesure actif de lenvironnement en fonction de la santé publique, répondre activement aux questions et préoccupations des citoyens pour ce qui concerne les conséquences de certaines influences environnementales sur leur santé et la communication autour de ces deux aspects. Les concepts ont été développés et vont bientôt être mis en oeuvre.
La pollution au niveau humain sera mesurée au moyen de biomarqueurs dans le cadre du suivi de la qualité environnementale en rapport avec la santé publique. Mais il sagit là de domaines relativement inexploités et la mise en place dun système performant sera progressive et faite dessais et derreurs.
Les autorités traduiront en mesures politiques lévidence du lien entre la santé et lenvironnement et la certitude que le cancer est une importante cause de mortalité, que le nombre denfants et de jeunes souffrant dallergies ne cesse daugmenter. La politique préventive en matière de santé ne se limitera plus à linformation, aux vaccinations et à la détection précoce des cancers. Lenvironnement et la santé feront intégralement partie de la politique préventive flamande et de la politique intégrée par région.COMMUNAUTE FLAMANDE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURUn monitoring permanent des diverses zones environnementales (zone urbaine, zone agricole intensive,...) sera effectué en Flandre pour obtenir les données collectives de la population. Les prélèvements durine, de sang et les autres échantillons biologiques seront associés anonymement aux caractéristiques environnementales et personnelles dans le groupe étudié. De cette façon, nous obtiendrons une vue de la situation globale dans la région. Dans un premier temps, il sagira dun instantané, mais après quelques campagnes, nous obtiendrons une vue des véritables tendances. Tous les trois ans, nous étudierons, un certain nombre de polluants dans le sang du cordon ombilical, par le biais des biomarqueurs, dans le cadre dun échantillonnage représentatif des naissances. Durant les années intermédiaires, nous recueillerons des échantillons parmi les jeunes de la troisième secondaire. Durant la dernière année intermédiaire, un groupe dadultes sera étudié.
La communication avec le public et la presse, ainsi que la diffusion des documents sur internet, donneront lieu à des questions sur les résultats de létude. Ces questions doivent recevoir une réponse claire et structurée. Indépendamment des études, les citoyens poseront également des questions sur la Santé et lEnvironnement. La communication devra être et sera intégrée dans le développement des administrations et dun réseau flamand articulé autour de lenvironnement et de la santé.
Les LOGOS (Locale gezondheidsoverleg, concertation locale en matière de santé) seront renforcées, aux niveaux local et régional, de sorte que les plaintes à propos denvironnement et de santé, tant des citoyens que des professionnels, puissent être enregistrées, traitées et évaluées et si nécessaire transmises aux instances compétentes pour un suivi ultérieur.
Au niveau provincial, des négociations auront lieu en vue de mettre en uvre une collaboration plus étroite entre linspection environnementale et linspection sanitaire. La comparaison des chiffres annuels des deux services pourra fournir des informations intéressantes pour la préparation ou lévaluation détudes par région. Ces inspections devront également pouvoir donner une réponse aux questions des LOGOS et réaliser éventuellement des contrôles supplémentaires.
Au niveau régional flamand, enfin, la cellule environnement et santé de ladministration coordonnera la politique flamande, suivra les études scientifiques et donnera des indications en vue de lorientation politique. Celle-ci sera étayée par un point dappui études scientifiques Environnement et Santé qui est en train datteindre sa vitesse de croisière. AUTORITE FEDERALE : ETAT DE LA SITUATIONAUTORITE FEDERALE : MESURES PRISES ET EN COURSAUTORITE FEDERALE : ORIENTATIONS POUR LE FUTURLes actions et mesures dans le domaine de lenvironnement
Eau
CONTEXTELeau joue un rôle essentiel dans la nature. Elle exerce:
une fonction de source (leau est une ressource naturelle),
une fonction de captation (influence négative de lhomme, notamment labsorption de substances polluantes),
une fonction cadre (effet régulateur des écosystèmes).
Par le passé, la politique environnementale classique sest concentrée principalement sur la fonction de captation de leau. Mais au départ de lapproche compartimentée et technologique mise en oeuvre par le passé, la gestion de leau a évolué de plus en plus vers une approche intégrée, basée sur respect maximal des écosystèmes aquatiques naturels. En effet, les caractéristiques dun bassin hydrographique naturel, avec ses cours deau et les processus qui sy déroulent, forment un équilibre. Pour éviter les problèmes, il faut donc respecter les caractéristiques naturelles des écosystèmes aquatiques. Mieux vaut en effet travailler « avec » les processus que les combattre.
LAction 21 (Rio1992) reconnaît explicitement la nécessité dune gestion intégrale de leau. La directive-cadre sur leau (Directive 2000/60/CE) est entrée en application à la fin de lannée 2000. Les instances compétentes ont opté pour une approche au niveau des bassins hydrographiques, de préférence en collaboration internationale si ceux-ci sétendent au-delà des frontières. La stimulation dune participation active de toutes les parties concernées est également un aspect important de la directive.
L'eau dont nous disposons aujourd'hui en quantité et qualité en Belgique ne devrait pas nous faire oublier qu'il n'en a pas toujours été ainsi.
La qualité de leau exerce une influence importante sur la santé. Les rejets (directs ou diffus) de substances polluantes constituent la principale menace pour la qualité de leau de surface et des eaux récréatives. La qualité celles-ci est également déterminée par des éléments hydromorphologiques et biologiques. Les substances oxydantes constituent une cause importante de pollution de leau de surface: il sagit de matières organiques (graisses, protéines, hydrates de carbone,
) qui absorbent loxygène de leau quand elles se décomposent.
Les rejets dazote et de phosphore sont également la cause dimportants problèmes. Ces nutriments peuvent être à lorigine dune eutrophisation, qui provoque également un déficit en oxygène, et par conséquent la destruction des organismes qui en ont besoin (comme les poissons) et la disparition des espèces sensibles. Lazote est également à lorigine de la pollution par le nitrate des eaux souterraines et des eaux de surface. Les infiltrations de phosphate peuvent atteindre la nappe phréatique et entraver ainsi à la production deau potable.
Les métaux lourds et les micropollutions (notamment par les pesticides) causent le troisième grand problème. Ces matières peuvent perturber gravement léquilibre biologique des cours deau. La qualité de leau de surface est déterminée notamment par la qualité du fond aquatique et de leau souterraine, par la quantité leau et par lenvironnement naturel. La contamination des poissons (anguilles, mais aussi poissons prédateurs) aux PCB, aux métaux lourds,
due à la mauvaise qualité du fond de leau pose également un très grave problème au niveau de la santé. La qualité de lair peut également exercer influencer la qualité des eaux de surface (via les dépôts atmosphériques).
Les effets directs d'une amélioration des services d'approvisionnement en eau et d'assainissement sur la santé sont particulièrement visibles dans le cas des maladies provoquées par l'absorption d'agents pathogènes contenus dans l'eau ou les aliments contaminés ou par des insectes ou d'autres vecteurs associés à l'eau. L'amélioration de l'approvisionnement en eau et des moyens d'assainissement peut réduire de 20 à 80 % la morbidité et la mortalité de certaines des plus graves de ces maladies.OBJECTIF EHAPE 158 ET ADAPTATIONProtéger les ressources en eau contre toute contamination biologique et chimique.
Assurer, sur une base durable, un approvisionnement continu en eau propre à la consommation humaine et répondant au moins aux valeurs indicatives de l'OMS pour la qualité de l'eau potable.
Réduire l'incidence des maladies microbiennes d'origine hydrique.
Réduire l'exposition, par le biais de l'eau de boisson, aux substances chimiques toxiques provenant de l'industrie et de l'agriculture.
Développer et maintenir des systèmes aquatiques sains, qui répondent aux besoins des écosystèmes caractéristiques et aux conditions des espèces sensibles et qui garantissent une consommation humaine sûre pour les générations actuelles et futures.
La politique intégrale appliquée à leau vise à préserver les systèmes aquatiques
Pour les eaux de surface: bon état écologique et chimique des eaux de surface ordinaires, et bon potentiel écologique et bon état chimique pour les masses deu artificielles et les masses deau fortement modifiées;
Pour les eaux souterraines: létat quantitatif et chimique de leau souterraine doit être au moins être bon.REGION BRUXELLES CAPITALE: ETAT DE LA SITUATIONLa Région de Bruxelles-Capitale couvre seulement 3% de ses besoins en eau potable par un captage en forêt de Soignes et au Bois de la Cambre. Cette eau, filtrée naturellement à travers le sable, est dexcellente qualité et ne doit pas être épurée. Les 97% restant sont captés en Wallonie. La consommation globale annuelle fluctue autour de 60 millions de m3, avec une consommation moyenne de 150 litres par jour et par équivalent habitant. La composition de leau reste inchangée depuis une dizaine dannées et sa qualité répond aux normes légales en vigueur.
Les principales eaux de surface sont le Canal de Willebroek, la Senne, ses affluents et les nombreux Etangs qui parsèment le territoire. Depuis 1850, pour des raisons dhygiène et de lutte contre les inondations, la Senne et ses affluents ont été voûtés sur une grande partie de leur trajet. Les travaux durbanisation ont entraîné une imperméabilisation du sol. Les nombreux travaux dassainissement ont augmenté le débit des crues vers la Senne.
Les précipitations annuelles apportent 125 millions de m3 deau non potable et le débit des cours deau 240 millions de m3. Seule voie dévacuation des eaux, la Senne recueille la totalité des eaux pluviales, des eaux usées industrielles et des eaux domestiques de la Région. Des déversoirs (jonctions entre la Senne et le Canal) ont été construits à 3 endroits. La construction de bassins dorages sest révélée nécessaire pour limiter les inondations récurrentes en centre ville ainsi quen périphérie.
La qualité des eaux de la Senne est déjà mauvaise à lentrée dans la Région et se détériore au cours de son trajet. La qualité des eaux du Canal, seul cours deau navigable, est moyenne, mais se détériore au fur et à mesure des déversements accidentels ou des transferts deau de la Senne en cas dorage. Les eaux usées se déversent directement sans traitement dans ces deux circuits.REGION BRUXELLES CAPITALE: MESURES PRISES ET EN COURSUn réseau pilote de mesures de la qualité des eaux de surface a fonctionné en 1997; il comptait 100 points de mesure. Durant lannée 1998, une étude détaillée a porté sur 5 points de mesure situés près des frontières régionales. Dautres études se sont focalisées sur la charge polluante des boues du Canal et de la Senne. Le réseau dégouts et de raccordement couvre environ 98% des zones bâties. Ce réseau évacue non seulement les eaux usées mais également les eaux pluviales, les eaux de certaines rivières voûtées ainsi que certaines eaux de drainage, détangs, de sources et de suintement.
Depuis août 2000, la station Sud traite les eaux usées du bassin Sud de la Senne (soit 360.000 équivalents habitants, dont 12% provenant de la Région flamande). Une deuxième station assurera lépuration des bassins nord de la Senne et de la Woluwe dici 2005 (soit 1.100.000 équivalents habitants). Une taxe sur le rejet des eaux usées dapplication depuis le 1er avril 1996 participe au financement des divers ouvrages.
Pour éviter un surdimensionnement inutile des stations dépuration, la réorganisation du réseau de collecteurs, linstallation dun système de déversoirs de crues et lapplication du programme intégré « Maillage bleu » sont mis en uvre. Le «Maillage bleu» est intimement intégré au PRD. Il vise des objectifs liés à la qualité des eaux de surface, au rétablissement de la continuité du réseau de surface et à la séparation des eaux claires des eaux usées. Il intègre des objectifs paysagers, récréatifs, écologiques et de mobilité du « Maillage vert ». Plusieurs projets pilotes sont en cours.REGION BRUXELLES CAPITALE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURDévelopper plus encore le maillage bleu et son application sur toute la Région
Développer un réseau de mesures permanent pour lévaluation de la qualité des eaux de surface
Epurer les eaux usées et finaliser les infrastructures de traitement et dassainissement
Intégrer la notion de qualité de leau en incluant une réflexion sur les engrais, les nitrates, les pesticides et autres substances à létat de traces, par rapport à la consommation deau par les nourrissons et les jeunes enfants en priorité
Promouvoir leau de distribution comme eau de boisson de qualité
Etudier les réalités daccès à leau et ses différentes fonctions du point de vue social (fourniture minimum, qualité, quantité)
Intégrer la problématique de la qualité de leau (tuyauteries en plomb,
) dans lapproche concernant la pollution intérieureREGION FLAMANDE: ETAT DE LA SITUATIONLa Flandre est une région industrialisée à forte densité de population et où lagriculture est intensive, ce qui compromet gravement la qualité des eaux de surface. La Flandre connaît aussi une structure territoriale assez morcelée, ce qui se répercute sur la politique applicable à lépuration des eaux: une quantité importante deau polluée sécoule de la Wallonie, de Bruxelles et de France vers la Flandre. La part de pollution provenant du territoire flamand est due à divers groupes cibles (ménages, industrie et agriculture). Les ménages déversent plus de 80% des substances oxydantes (demande biochimique en oxygène). Ce fait est dû surtout au trop faible taux de raccordement aux installations dépuration des eaux résiduaires. Lindustrie est responsable dune partie des déversements de substances oxydantes, plus particulièrement les industries alimentaires, le secteur textile et la chimie.
En lan 2000, seuls 4% des points de mesure satisfaisaient aux normes de qualité pour les eaux de surface. Pour ce qui concerne la norme de qualité biologique de base, 25 % des points de mesure analysés étaient satisfaisants. On observe un glissement très net de la très mauvaise qualité biologique vers la catégorie « moyen ». Par rapport à 1990, une amélioration sensible a été opérée sur le plan du bilan de loxygène: la catégorie « gravement pollué » est passée de 16 % en 1990 à moins de 0,5% en 2000. La part des catégories « non pollué », « acceptable », et « moyen » passe de 16 % en 1990 à 70,5% en 2000. Les effets de cette amélioration progressive sont donc encore insuffisants. Les échantillonnages de poissons indiquent que de nombreuses espèces de poissons ont fait leur (ré) apparition un peu partout, mais quon ne peut pas encore parler de restauration durable de léquilibre de la population piscicole. Les taux élevés de nitrate et de pesticides dans les eaux de surface constituent un obstacle pour la production deau de boisson.
Une bonne qualité des eaux côtières et de leau des étangs récréatifs est essentielle pour assurer la santé des baigneurs.
La Vlaamse Milieumaatschappij (VMM) et le département Preventieve en Sociale Gezondheidszorg (« Gezondheidsinspectie ») de la Communauté flamande veillent à la qualité bactériologique des eaux de baignade à la côte, dans les étangs récréatifs et dans les zones des canaux et cours deau où sont pratiqués des sports nautiques. Ils veillent également à ce que le public soit informé sur la qualité de leau. Pour ce qui concerne les étangs de baignade et de récréation, 52% ont atteint en été 2000 un niveau « très bon » (boule bleue), 42 % avaient une qualité moyenne « acceptable » (boule grise), et 6 % une « mauvaise » qualité (boule rouge).
Au début de lan 2000, un réseau de mesure a été mis en place pour mesurer notamment les concentrations de PCB dans les systèmes aquatiques, afin dévaluer la qualité des eaux de surface. Lindicateur utilisé est la somme des concentrations des indicateurs de PCB dans la graisse de languille. En 2001, seuls 12% des points de mesure ne dérogeaient pas à la concentration de référence de 189 ng/g graisse.REGION FLAMANDE: MESURES PRISES ET EN COURSLes gestionnaires de leau constatent de plus en plus que la gestion monofonctionnelle ou sectorielle des cours deau naboutit pas à un maintien durable de léquilibre des systèmes aquatiques.
Pour résoudre ce problème, il fallait dabord créer des structures de concertation, afin dharmoniser la politique et la gestion des parties concernées et délaborer une vision commune de la politique aquatique dans les bassins. Un responsable de planification a été nommé dans chacun des 11 bassins en 2001, afin de dynamiser leur fonctionnement. Ces responsables sont chargés de létablissement des plans de gestion des bassins. Les autorités élaborent également une base de décret pour une politique aquatique intégrale et tentent dy transposer au maximum les obligations de la directive-cadre sur leau.
Se raréfiant, leau est de plus en plus considérée comme un bien économique. Plus les réserves deau souterraines sépuisent, plus nous ferons appel aux eaux de surface pour la production deau de boisson. Celles-ci vont donc être soumises à des conditions très strictes.
Les autorités souhaitent également quune attention accrue soit portée à lutilisation rationnelle de leau et à la réutilisation de leau de pluie et des eaux usées épurées. Des normes de qualité pour les diverses fonctions (usage ménager, industrie, agriculture,
) doivent être élaborées.
Vlarem II fixait une première série de normes de qualité environnementales pour les eaux de surface. Les normes légales actuelles ne sont pas (encore) atteintes dans bien des eaux de surface pour un grand nombre de paramètres, malgré une amélioration sensible de la situation. De nombreuses études ont été réalisées dans le cadre du précédent plan politique. Des normes viennent dêtre fixées pour 10 substances toxiques complémentaires. Le système normatif actuel doit être adapté à la situation naturelle, comme prévu en exécution de la directive-cadre sur leau.
Si les normes actuelles ne sont pas atteintes, cest parce que les eaux ménagères usées ne sont pas suffisamment épurées. Fin 2000, 52 % des habitants déversaient leurs eaux usées dans un égout relié à une installation dépuration. Les efforts dassainissement pour les agglomérations de plus de 10.000 EH (équivalent habitant) ont été considérablement accélérés. Après la mise en oeuvre par le Gouvernement flamand du programme dinvestissement quinquennal 2003-2007 pour une infrastructure supracommunale, le taux dépuration atteindra environ 75%. Contrairement à lépuration des eaux ménagères usées (et des eaux résiduelles des PME), qui font surtout lobjet dune politique orientée sur leffet, lépuration des eaux usées des entreprises seffectue selon le principe de lassainissement à la source. Cela signifie que les entreprises concernées doivent épurer elles-même leurs eaux usées et les déverser dans les eaux de surface. On applique également le principe de lassainissement à la source pour les eaux usées des entreprises agricoles. Une brochure de sensibilisation « Waterwegwijzer voor veehouders » a été publiée, autour du thème de la gestion des eaux (usées). Outre la problématique de lauto-assainissement des eaux usées, cette brochure présente également des mesures prises pour la réutilisation leau de rinçage et des effluents, lutilisation rationnelle de leau (de pluie), etc.
La pollution diffuse de leau de surface par les pesticides, les métaux lourds et les micropollutions organiques provenant de diverses sources est gérée dans le cadre de la politique flamande du lisier (MAP bis), la politique flamande de réduction des pesticides, les programmes de réduction des substances toxiques et du support de la politique fédérale applicable aux produits. La part de pollution diffuse va augmenter au fur et à mesure que les sources ponctuelles seront assainies. Leffet cumulatif de plusieurs sources diffuses pourra donner lieu à une forte pollution des eaux de surface. Une approche plus structurée des sources de pollution diffuse simpose. REGION FLAMANDE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURCréer une base juridique et organisationnelle pour une politique intégrale de leau. La politique de leau doit être menée à divers niveaux administratifs: établissement de lignes de force au niveau des bassins hydrographiques (international), mise en oeuvre de ces lignes de force au niveau flamand, éventuellement complétées par des accents flamands, adaptation et mise en uvre régionales de la politique pour les bassins hydrographiques flamands et au niveau local.
Définir des objectifs environnementaux intégrés pour les systèmes aquatiques pour la fin 2006. La directive-cadre sur leau exige une révision approfondie des objectifs environnementaux pour les systèmes aquatiques.
Une analyse intégrée des systèmes et chaînes aquatiques. Les Etats membres doivent réaliser un certain nombre danalyses pour la fin 2004 en préparation des premiers plans de gestion des bassins hydrographiques.
Etablissement dun planning de politique intégrale de leau, axé sur les régions. Les activités humaines en vue dutiliser leau ou de maîtriser les parties du système aquatique exercent presque toujours un effet sur divers aspects de celui-ci.
Développer la connaissance des systèmes aquatiques. Une très bonne connaissance des systèmes aquatiques (naturels) et de limpact de la chaîne aquatique sur les systèmes aquatiques est une condition essentielle pour une politique intégrale en la matière. En modelant limpact des décisions politiques sur lutilisation et la gestion des systèmes aquatiques naturels, on pourrait aboutir à une évaluation acceptable au niveau des décisions prises dans le cadre des choix politiques.
Développer linfrastructure dépuration nécessaire pour les agglomérations supérieures à 2000 EH pour la fin 2005 et prévoir une épuration complète des zones réservées pour la fin 2009.
Réduire le volume des eaux industrielles usées, selon les possibilités du système aquatique.
Mettre au point une approche de réduction coordonnée pour les déversements diffus.
Développer une politique de soutien efficace.
Protéger le fonctionnement et la structure des systèmes aquatiques, les restaurer et les améliorer jusquà atteindre des niveaux de référence à déterminer.
Protéger et restaurer les réserves deau, en visant un approvisionnement et une utilisation durables, conformément à loffre existante et aux exigences de qualité pour les diverses applications, la protection de la santé publique par une quantité optimale deau destinée à la consommation humaine étant prioritaire et en tenant compte des aspects sociaux et économiques.REGION WALLONNE: ETAT DE LA SITUATIONAspects quantitatifs
En Région wallonne, les prélèvements deau sont estimés à 40 % de la ressource disponible. Cette utilisation intense sexplique par la densité de la population, lactivité industrielle, lexportation deau vers les régions voisines (Bruxelles-Capitale et la Flandre) mais aussi par la présence de centrales électriques qui utilisent de grandes quantités deau pour le refroidissement. En fait 2/3 de leau prélevée sont utilisés par les centrales électriques et cette eau est en majeure partie directement rejetée dans le cours deau doù elle provient. La consommation deau de distribution est estimée à 131 l/habitant/jour, ce qui, comparé aux autres régions européennes, est une valeur intermédiaire.
Si la consommation deau en Région wallonne apparaît importante, elle ne compromet toutefois pas globalement la ressource. Des problèmes se posent cependant localement: la surexploitation de la nappe des Calcaires du Tournaisis est notamment reconnue.
Aspect qualitatif
La qualité des eaux souterraines na pas encore été suivie de manière systématique. Les données disponibles proviennent essentiellement des analyses réalisées par les Sociétés de production et de distribution des eaux. Bien que la grande majorité des nappes conserve une qualité compatible avec les normes relatives aux eaux potables, les analyses indiquent des teneurs localement importantes en nitrates et en pesticides notamment latrazine (la norme de 0,1 µg/l a été dépassé au moins une fois pour 23% des analyses pratiquées entre 1993 et 1998 et communiquées à la DGRNE. Ces dépassements ont concerné 18% des prises deaux potabilisables échantillonnées).
Au niveau des nitrates, la situation est particulièrement délicate dans les nappes des sables Bruxelliens (20% de dépassement de la CMA de 50 µg/l) et préoccupante dans les nappes des Crétacés de Liège et du Brabant et la nappe des Calcaires du Bassin de Dinant et de la Vesdre.Cette situation conduit à la fermeture de quelques captages et au recours au mélange ou au traitement des eaux. De telles mesures risquent dêtre plus fréquemment appliquées si la pollution nest pas rapidement maîtrisée.
Toutefois, hormis quelques problèmes locaux, la qualité des eaux de distribution respecte les normes de potabilité.
La qualité des eaux de surface est très logiquement le reflet de lintensité des activités humaines. Les rivières de bonne qualité sont les rivières du sud du Sillon Sambre-et-Meuse dont le bassin versant est majoritairement boisé. Plus on va vers laval, plus les cours deau traversent des contrées habitées, industrialisées et dagriculture intensive, plus la qualité se dégrade.
Les cours deau les plus dégradés sont situés au nord du Sillon Sambre-et-Meuse (la Senne, la Sambre, la Haine, lEspierre et lEscaut).
Les causes les plus fréquentes de non-conformité sont les hydrocarbures aromatiques polycycliques, les pesticides organochlorés (lindane), la DBO5, lazote ammoniacal, le phosphore total, lazote ammoniacal et les nitrites.
La pollution organique apparaît forte à très forte dans 13 des 39 stations présentées. Ailleurs, elle est modérée (7 stations), faible (15 stations), ou très faible (3 stations).
Des épisodes de toxicité sont relevés sur 11 stations, principalement dans le bassin de lEscaut (7).
Enfin la qualité des eaux de baignade est conforme dans les 11 zones officiellement reconnues par la Région wallonne mais les rivières touristiques de moyenne importance (secteurs aval de la Semois, de la Lesse et de lOurthe) ne présentent pas une qualité conforme à la pratique de la baignade au sens de la Directive européenne cest-à-dire quil y a plus de deux analyses par an qui dépassent les normes impératives.
Rejets et épuration
La prévention, bien que mise en avant dans les principes, est pour linstant essentiellement encouragée par des campagnes de sensibilisation à léco-consommation et au développement des technologies propres ainsi que par leffet incitatif de la taxe sur les rejets industriels deaux usées.
La Région wallonne accuse un retard important dans lépuration des rejets domestiques.
Selon les estimations, en 1999, 54 % des rejets domestiques sont traités soit dans une station dépuration publique (32 %) soit par un système dépuration non public ou autonome (22 %).
Les rejets industriels ont également diminué, dune part, par la fermeture de nombreuses usines polluantes, dautre part, par les efforts dépuration consentis par les industriels. Ces efforts se reflètent dans la perception de la taxe sur les eaux usées industrielles (diminution de la charge polluante taxée) et dans les montants investis par les industries pour la prévention ou le traitement des rejets polluants.
La pollution agricole est plus difficile à cerner du fait de son caractère diffus et du rôle déterminant des pratiques.REGION WALLONNE: MESURES PRISES ET EN COURSLes outils de contrôle
En matière deau de surface, des rapports de synthèse sont rédigés périodiquement et une partie de ces données sont disponible sur le site Internet de la DGRNE.
Les outils de gestion
La banque de données "SIGMA Pro" sur les pesticides (Système d'Information et de Gestion bibliographique des Matières Actives de Produits phyto-pharmaceutiques et de biocides).
Limpérieuse nécessité de préserver la qualité des eaux superficielles et souterraines tout en maintenant la viabilité des exploitations agricoles est un sujet prioritaire de tout acteur impliqué dans le développement durable du secteur agricole.
Dans ce contexte, une attention particulière est accordée à légard des pratiques agricoles qui pourraient altérer la qualité des eaux de surface et en particulier celles qui sont liées aux applications de pesticides au sens le plus large du terme.
Pour ce faire, le Ministère de la Région wallonne tend à garantir dans les eaux de surface et en particulier dans les zones de protection, une qualité répondant à des objectifs de qualité précis (normes à l'immission) par la mise en application de la Directive Cadre sur l'eau et par lélaboration dune base de données qui doit être totalement opérationnelle en 2004.
Réduction des émissions de produits phytosanitaires vers les eaux superficielles
Le projet pilote sur le bassin du Nil (Walhain-St-Paul) a été lancé en concertation avec les agriculteurs en 1999 et a pour but de sensibiliser les agriculteurs au problème des pertes directes et de les amener à changer leurs pratiques phytosanitaires en vue de réduire ce type démissions vers les eaux de surface.
Les contrats de rivière
Au 01/01/2001, il existait 14 procédures de contrats de rivières à différents stades couvrant plus de 43% du territoire wallon.
Tant la déclaration de politique générale du Gouvernement wallon que le Plan dEnvironnement pour le Développement durable et le Contrat d'Avenir pour la Wallonie saccordent sur la nécessité de poursuivre la mise en place et la réalisation de contrats de rivière en Wallonie, dans la mesure où ce type de démarche constitue un des outils de gestion du milieu aquatique.
Zones de prévention et de surveillance
Un programme est finalisé, en vue de la mise en uvre d'un système intégré de gestion des eaux souterraines comprenant tant le régime des autorisations que la problématique des zones de protection, l'étude des aquifères, la cartographie, la surveillance quantitative et qualitative, et la définition d'indicateurs généraux en la matière.
Un programme de recherche dénommé Observatoire des Eaux souterraines a été mis en place en 2001.
Lutte contre les pollutions diffuses
En plus des deux zones vulnérables (sables Bruxelliens et Crétacé de Liège) designées en 1994, les contours de deux nouvelles zones vulnérables de Comines-Warneton et du Sud namurois, ainsi que de la zone soumise à des contraintes environnementales particulières du Pays de Herve ont été tracés.
Les projets d'arrêtés ministériels de délimitation de ces nouvelles zones sont en voie dadoption.
Dautre part, lasbl NITRAWAL a été créée en décembre 2000 afin daccompagner les agriculteurs dans leurs démarches pour protéger les ressources en eau de la pollution par les nitrates.
Le programme Intégré de Recherche Environnement - Eau (PIRENE)
Le Programme Intégré de Recherche Environnement Eau a pour objectif délaborer les outils nécessaires à la Région wallonne pour assurer une gestion intégrée de leau et pour fournir les éléments techniques du programme dactions pour la qualité des eaux.
Le suivi du programme de recherche est confié à la Plate-forme Permanente pour la Gestion Intégrée de lEau (PPGIE).
Le programme PIRENE doit déboucher, pour le 31 octobre 2004, sur la conception dun modèle complet du cycle de leau en Région wallonne, englobant tous les processus significatifs: sols, eaux souterraines, eaux de surface, zones humides, et ce tant pour les aspects quantitatifs que qualitatifs. Cet outil doit permettre de reproduire le fonctionnement du système des ressources en eau, dévaluer lincidence des pressions dues aux différents secteurs dactivités et de simuler leffet des politiques et programmes dactions envisagés.
Lassainissement
Des plans communaux généraux dégouttage ont été réalisés pour chacune des communes de la Région wallonne.
Ces plans ont mis en évidence les zones à très faible densité dhabitat ou lassainissement individuel va être imposé et les agglomérations importantes (plus de 2000 EH) qui doivent faire lobjet dun assainissement public conforme à la directive européenne 91/271. Lensemble du territoire de la Région wallonne a été mis en zone sensible.
Prime à l'installation d'un système d'épuration individuelle
La région vient de mettre en uvre une réglementation de financement plus favorable de l'épuration des eaux usées domestiques pour les zones à faible densité de population et à habitat dispersé.
Programme de réduction des pollutions domestiques
Grâce à la création de la SPGE, un important programme de réduction des pollutions domestiques a été mis en uvre. les actions projetées visent à:
améliorer la qualité des eaux de surface via notamment la réalisation douvrages dépuration et la poursuite des travaux dégouttage en fonction des priorités définies ainsi que la réduction des pollutions ponctuelles et diffuses dorigine industrielle ou agricole;
maintenir ou améliorer la qualité des eaux souterraines via notamment les mesures générales et particulières de protection des captages et des nappes phréatiques;
utiliser rationnellement les ressources disponibles en vue de maintenir leur disponibilité pour les générations futures;
assurer la gestion écologique des cours deau ou leur restauration;
développer une gestion intégrée et concertée via linformation, la sensibilisation et lassociation des acteurs concernés aux différentes étapes de lélaboration des plans de gestion;
En ce qui concerne le secteur industriel, la Région wallonne effectue une approche transversale des pressions sur le milieu grâce au permis denvironnement. Le volet « eau » du futur permis a été considérablement amélioré par voie réglementaire et ladoption de nouvelles normes sectorielles et intégrales.REGION WALLONNE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURMettre en uvre la directive cadre eau au moyen de plans de gestion afin de:
Réduire les pressions anthropiques sur le milieu
Stabiliser ou améliorer la qualité des cours deau
Stabiliser ou améliorer la qualité des eaux souterraines
Assurer une qualité des eaux définie par les objectifs dusage
Assurer laccès de tous à une eau de distribution de qualité
Dans la perspective de la transposition de la Directive cadre, la Région wallonne a chargé la S.P.G.E. d'élaborer des PASH, (plans d'assainissement par sous-bassin hydrographique) qui permettront de dégager les priorités en matière d'égouttage.
Mettre en uvre la Directive Nitrates et sensibiliser les acteurs économiques aux pratiques les plus respectueuses de lenvironnement
Prendre conjointement 2 décrets relatifs à la distribution d'eau, le premier transpose la Directive 98/83 relatif à l'eau de distribution, le second créera un fonds social de l'eau qui assurera à tous les citoyens l'accès à l'eau de distribution.
Poursuivre et développer ses réseaux de contrôle de l'eau dans ses différents compartiments (eaux de surface - eaux souterraines) et valider les actions environnementales de la Région par le modèle PIRENE.Air
CONTEXTELair est un élément essentiel à toutes les formes de vie dont la qualité est influencée par des phénomènes naturels et des émissions anthropiques. De plus, lair ne connaît pas de frontières, est le siège de réactions chimiques multiples et complexes et est de ce fait un compartiment environnemental particulièrement complexe à gérer.
Cest pour cette raison quà lorigine, la politique relative à la pollution atmosphérique traitait séparément des aspects de qualité de lair (état de lenvironnement), et des émissions atmosphériques (pressions sur lenvironnement). Les préoccupations étaient exclusivement liées à des problèmes de santé publique dus aux effets à court terme et à dose élevée de polluants. Les polluants « historiques » tels que NO2, SO2 et plomb ont connu de très fortes diminutions depuis la fin des années 60.
Actuellement, le trafic routier et le chauffage domestique ont remplacé lindustrie comme principale source de pollution.
La qualité de lair mesurée est le résultat de lintensité des émissions générées, de leur distribution spatiale et des phénomènes météorologiques de dispersion. Depuis quelques années, les préoccupations portent sur les effets de lexposition chronique à de faibles doses de polluants. Les effets des polluants ont conduit à de nouvelles législations concernant en particulier, lozone troposphérique, les micro-polluants dont les particules en suspension, ayant des effets suspectés à long terme, les dioxines et métaux lourds et la pollution des écosystèmes par acidification et eutrophisation. De plus, les effets physiques de phénomènes dorigine anthropique sur latmosphère sont également pris en compte, en particulier lamincissement de la couche dozone stratosphérique et les changements climatiques.
Un concept intégré consiste à évaluer les réductions démissions atmosphériques qui doivent être réalisées afin dassurer à terme un niveau de qualité de lair suffisant pour limiter les effets de la pollution atmosphérique sur les écosystèmes en général et non plus uniquement sur la santé humaine. Lapproche identifie les efforts à réaliser au moindre coût pour lensemble du champ géographique concerné, soit, en général, le continent européen puisque les polluants concernés ont une action transfrontière à longue distance. Par conséquent, la qualité de lair en Belgique est fortement influencée par les émissions locales de polluants et celles en provenance des zones voisines (le bassin de la Ruhr, le Luxembourg, les Pays-Bas, le nord de la France et le sud du Royaume Uni). Dans le même ordre didée, CELINE est chargée de rassembler les inventaires régionaux des émissions et de la qualité de lair, qui alimentent la banque de données de LAgence Européenne de lEnvironnement (CORINAir).
En résumé, actuellement, la politique relative à la pollution atmosphérique touche aux émissions dans lair et à la qualité de lair pour des polluants ayant des effets sur la santé en cas dépisode aigu et en cas dexposition à long terme, sur les écosystèmes, les édifices, le patrimoine et sur la physique de latmosphère. Ces effets présentent des échelles temporelles variant de quelques heures à quelques siècles et spatiales allant de quelques centaines de mètres à la planète
.
La problématique de lair intérieur est considérée dans la section 5.3.2.OBJECTIF EHAPE 168 ET ADAPTATIONFournir l'information nécessaire sur les taux de pollution de l'air ambiant et des espaces clos dans toute l'Europe, particulièrement dans les zones urbaines.
Adopter, d'ici une date à préciser pour chaque pays, les mesures nécessaires pour abaisser les taux de pollution de l'air en-dessous des valeurs indicatives en termes de santé de l'OMS pour la qualité de l'air.
La prévention des problèmes de santé et la réduction de lexposition: dans le cadre de la directive européenne 2001/81 pour les limites nationales imposées aux émissions (directive GIC), le Conseil européen des ministres de lenvironnement a atteint un accord pour les objectifs 2010, ce qui devrait donner lieu à labaissement des plafonds démission et à la réduction des émissions.
LOrganisation mondiale de la santé (OMS) part du principe que les effets de lexposition à lozone sur la santé sont faibles si la concentration dozone ne dépasse pas 120 µg/m³ (valeur horaire moyenne mesurée pendant 8 heures). Mais lOMS nexclut pas que même dans le cas de concentrations plus basses, des effets peuvent sexercer sur la santé (par exemple à plus long terme). La Commission de lUE a repris cette valeur OMS comme objectif à long terme.
Le niveau de 120 µg/m3 souhaitable pour la protection de la santé est encore loin dêtre atteint. Il faudra encore des années avant que les effets escomptés soient perceptibles. REGION WALLONNE: ETAT DE LA SITUATIONLa qualité de lair est fonction de différents polluants:
Les émissions de gaz à effet de serre sont stables depuis 1990
Les émissions de substances détruisant la couche dozone sont en diminution. Toutefois, étant donné la grande stabilité chimique de ces substances, la reconstitution de la couche dozone prendra plusieurs décennies. Dautre part, certains produits de substitution ont un potentiel deffet de serre élevé.
En ce qui concerne lacidification, on note une diminution des émissions des principales substances concernées (SO2, NOx) et une amélioration de la qualité de lair ambiant. Toutefois, la réduction doit encore être poursuive pour atteindre les objectifs fixés par les accords internationaux. En outre, les retombées acides sur la Wallonie sont, à lheure actuelle, généralement supérieures à ce que les écosystèmes et les sols peuvent recevoir sans quil ny ait de dommages.
Bien que les pics de concentration élevée aient tendance à diminuer, la production dozone troposphérique entraîne de plus en plus fréquemment des dépassements du seuil fixé comme étant une limite à ne pas franchir pour éviter les effets sur la végétation. Ce seuil a été dépassé plus dun jour sur deux en 1999. En ce qui concerne les risques pour la santé humaine (110 µg/ m3 sur 8h) aucune tendance ne se dégage mais les seuils sont relativement souvent dépassés (plus de 40 jours par an) sans toutefois que le seuil davertissement (360 µg/ m3 sur 1h) ne soit jamais dépassé.
Les émissions des substances intervenant dans la formation de lozone troposphérique sont toutefois en baisse mais étant donné la complexité des réactions chimiques aboutissant à la production dozone, leffet des mesures prises ne sera visible quà moyen terme.
La pollution relative aux métaux lourds fait lobjet dune surveillance depuis de nombreuses années. A titre dexemple, des polluants tels que le plomb, larsenic ou le cadmium respectent généralement les normes fixées par lOMS ou à défaut celles fixées dans les pays tels que lAllemagne.
Les particules PM10 sont mesurées depuis 1998 et actuellement, la directive européenne 99/30/CE est respectée sur tout le territoire.
La pollution liée aux polluants organiques persistants est encore trop mal connue pour pouvoir tirer des conclusions.REGION WALLONNE: MESURES PRISES ET EN COURSLes différents réseaux de mesure sont gérés par la DGRNE (DPA) et exploités par lISSeP pour le compte de celle-ci.
Les résultats de toutes les analyses, interprétations et informations relatives au respect des normes de la qualité de lair sont disponibles pour les exercices 1996 à 2001 sur le site Internet de la DGRNE. Les nouvelles données disponibles et validées sont ajoutées une fois par trimestre.
En plus de ces réseaux de surveillance de la qualité de lair, il existe des réseaux de surveillance des émissions atmosphériques:
le réseau de contrôle des émissions de dioxines des incinérateurs de déchets ménagers qui fonctionne en continu. Il existe depuis 2000 ;
le réseau de contrôle des émissions atmosphériques des centres denfouissement technique de déchets ménagers qui fonctionne de façon ponctuelle depuis 2000. Son fonctionnement sapparente à celui du réseau mobile.
En prolongement des mesures et inventaires, on réalise la modélisation des effets de certaines retombées comme par exemple les épisodes ozone à priori , les effets des polluants acides à posteriori, les effets sur lenvironnement (écosystèmes, bâtiments,
) des polluants « métaux lourds » .
En outre, le Gouvernement wallon a mis en place le 18 novembre 1999, la structure permanente de concertation en matière de changement climatique qui a présenté un programme de réduction des gaz à effet de serre qui fut approuvé officiellement le 21 juillet 2001.
Cette structure permanente a vu ses missions élargies en 2001 et a été rebaptisée « structure permanente de concertation pour la qualité de lair » (SPCQA) afin de préparer un programme de mesures intégrées en vue daméliorer la qualité globale de lair en Région wallonne, dit « plan de lair ».
La SPCQA appuie sa réflexion sur des travaux techniques réalisés dans différents groupes thématiques où se retrouvent des membres de diverses administrations et selon lobjet, des représentants des secteurs économiques et des ONG.
En date du 28 février 2002, le Gouvernement wallon a adopté le projet de plan de lair à lhorizon 2010 et a décidé de le soumettre à enquête publique.
Ce plan reprend notamment les objectifs et les grands axes de la politique régionale en matière damélioration de la qualité de lair secteur par secteur. Sont ainsi envisagés:
lagriculture, la sylviculture et les puits de CO2
lindustrie
le résidentiel
le tertiaire
la production dénergie
les transports, les infrastructures et laménagement du territoire
les déchets.
Parallèlement, la DGRNE prépare les conditions générales et sectorielles pour les établissements visés par le permis denvironnement.
Ces conditions constituent un outil de choix pour la lutte contre la pollution atmosphérique en provenance des installations industrielles.REGION WALLONNE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURFinalisation du plan de lair en tenant compte des avis émis lors de lenquête publique ;
Réalisation de plans opérationnels (plans évolutifs qui couvriront des périodes de temps limitées et successives jusquen 2010) ;
Mise en uvre des mesures de ces plans opérationnels.REGION BRUXELLES CAPITALE: ETAT DE LA SITUATIONLa question de la qualité de lair, largement relayée par les médias, inquiète la population bruxelloise. En effet, la pollution atmosphérique présente un triple caractère nocif: ses effets néfastes sur la santé touchent prioritairement les plus sensibles d'entre nous, les enfants, les personnes âgées et elle dégrade le patrimoine architectural et affecte la végétation.
La situation observée en RBC n'est pas aussi désastreuse que dans d'autres grandes villes, bien que certaines tendances soient préoccupantes. Le fonctionnement de la ville, les activités qui sy développent et la densité de population doivent évidemment être prises en compte et rendent la pollution atmosphérique indissociable de la consommation dénergie.
La RBC compte environ 950.000 habitants répartis dans 459.000 logements dont 178.500 bâtiments résidentiels (chiffres de 1996). La consommation dénergie au sein du secteur du logement (47,7 % des consommations dénergie) est caractérisée par limportance consacrée au chauffage et à la production deau chaude (89 %) par rapport à la consommation dénergie électrique dans ce secteur (11 %). En 1999, ces proportions de consommations de combustibles et délectricité étaient respectivement de 79,2% et 20,8%. Néanmoins les entreprises du secteur tertiaire sont responsables de 21% de lémission totale de CO2 dans la Région et en outre elles attirent quelque 300.000 navetteurs par jour qui sont dans une large mesure co-responsables de la réduction de la mobilité et de la pollution de lair en ville.
Les émissions de CO2 ont crû de lordre de 9 % entre 1990 et 1999. Pour la période de 1990 à 1999, les émissions bruxelloises de gaz à effet de serre représentent moins de 4% des émissions belges. Mis à part lincinérateur de Neder-Over-Hembeek (NOH), la Région ne dispose pas dindustrie lourdes sur son territoire. Lincinérateur est responsable denviron 70 % des émissions de métaux lourds et de 10 % des émissions de NO2.
Polluant secondaire qui se forme à partir des NOX et des COV, lozone est fortement lié au trafic automobile, gros producteur démissions de ces deux précurseurs. La forte sensibilité des concentrations dozone troposphérique aux conditions atmosphériques ne permet pas de dégager des tendances marquantes quant à lévolution des concentrations par rapport aux valeurs limites pour la protection de la santé. En 1996, une année particulièrement chaude, le seuil de santé de la population a été dépassé pendant 23 jours mais aucun dépassement na été enregistré concernant le seuil davertissement. En 1998, des dépassements du seuil de santé de la population nont été enregistrés que pendant 20 jours et aucun dépassement du seuil davertissement na été enregistré. Par contre le nombre de dépassement des valeurs limites pour la protection de la végétation sont en augmentation depuis le début des années 80, ce qui signifie que les concentrations de fond augmentent. Les mesures visant à réduire le trafic au moment des pics dozone savèrent peu efficaces (conditions météorologiques, soleil, vent).REGION BRUXELLES CAPITALE: MESURES PRISES ET EN COURSAfin daider la prise de décision locale, un inventaire détaillé des émissions atmosphériques par polluant et par source est réalisé depuis 1996. Il précise la localisation des sources, leurs évolutions temporelles saisonnières, mensuelles, hebdomadaires ou journalières.
Un suivi individuel de 22 polluants est réalisé soit en continu soit ponctuellement tout au long de lannée. Ces observations sont à la base dactions, de communiqués vers la population.
Le suivi de la qualité de lair est évalué et communiqué au public de façon journalière (indice général de la qualité de lair et indice spécifique à la circulation routière). Ils donnent une idée générale de la qualité de lair sans toutefois spécifier le ou les polluants incriminés. Ces indices sont représentatifs de valeurs guides et de valeurs davertissement de la population. Diverses campagnes de sensibilisation ont été menées dans le cadre dactions déco-mobilité vers le grand public. Ces campagnes ont visé principalement les automobilistes bruxellois (rouler sans gazer, Dring-Dring, etc..)
Les mesures régionales volontaristes se sont surtout attachées à une approche sectorielle visant à réduire significativement les émissions de sources ponctuelles telles les incinérateurs (déchets et hospitaliers), les stations services, les secteurs de limprimerie, de la carrosserie et de la peinture et à réduire les émissions ayant des effets aigus ou de proximité.
Le transport et le transport routier en particulier consistent une source de préoccupation en ville ils génèrent congestion et pollution de lair. Approuvé en 1998, le plan IRIS a pour objectif principal de stabiliser le volume de trafic automobile et de favoriser le transfert modal de la demande de déplacements excédentaire vers les transports en commun. Ce plan na pas de force réglementaire. Son application sest néanmoins concrétisée au travers du PRAS (plan régional daffectation du sol) et des PCD (plans communaux de développement). Plusieurs mesures sont directement issues daccord du gouvernement de la Région. Elles visent à améliorer la mobilité, la desserte en transports publics, laménagement du territoire et les travaux publics.
Lincinérateur de déchets ménagers de NOH est le seul en fonctionnement en 1999, il fut doté dun système de lavage des fumées (opérationnel en novembre 1999) qui a réduit considérablement les émissions à lexception des NOX non concernées par le système de lavage de fumées. Tous les incinérateurs hospitaliers ont été fermés.
La Région réalise un bilan annuel énergétique qui réunit la plupart des informations de base nécessaires à lélaboration dune politique énergétique. Cest une première étape dans la préparation dun plan dutilisation rationnelle de lénergie et damélioration de la qualité de lair.
En 1999, le Parlement bruxellois approuve une ordonnance relative à la qualité de lair lhabilitant à prendre des dispositions et réorganiser la politique relative à la pollution atmosphérique en milieu urbain. Ce texte constitue une base légale pour la préparation dun «plan intégré de lutte contre la pollution atmosphérique »qui inclut les préoccupations sociales, économiques et environnementales. Les objectifs se concentrent sur la volonté de répondre aux besoins des habitants, de leur assurer une meilleure qualité du cadre de vie tout en veillant à la croissance des activités leur garantissant progrès social et qualité de vie. Ce plan présente plusieurs domaines daction répartis en fonction des sources principales de pollution dont le transport, lénergie, les milieux industriels et les consommateurs.
Un comité de coordination est créé suite à la mise en uvre de lordonnance AIR (1999). Il a pour objet dassister le gouvernement régional dans la prise de mesures visant à assurer le respect des valeurs limites, latteint des valeurs cibles et visant à prévenir et gérer les dépassements des seuils dalerte. Deux groupes de travail sont constitués. Le groupe de travail « santé » a pour objet lévaluation des effets sur la santé, la préparation de recommandations pour réduire les nuisances et pour améliorer linformation du public, du milieu médical et des autorités responsables de la santé. Le groupe de travail « sources » a pour objet la préparation de recommandations pour lélaboration des plans de crise et la préparation de recommandations pour lélaboration du programme damélioration structurelle de la qualité de lair. Le comité de coordination joue un rôle déterminant de conseil et davis auprès du gouvernement régional. Les groupes de travail sont respectivement composés de représentants des milieux médicaux et des milieux liés à la mobilité et lénergie. Un comité de crise intervient dans la mise en uvre des actions et des mesures à court terme (lors dépassement des seuils dalerte).REGION BRUXELLES CAPITALE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURMise en application de lordonnance AIR et finalisation du « plan intégré de lutte contre la pollution atmosphérique » (càd plan air et climat). Les moyens retenus pour atteindre les objectifs du plan portent aussi bien sur la sensibilisation des milieux professionnels (bâtiments, commerçants, secteurs industriels, plans de déplacement, etc.), ladaptation de normes (K55, etc.), lutilisation rationnelle de lénergie, le développement de primes et de subsides, la gestion de la mobilité, laménagement de lespace public et le changement des comportements.
Extension du réseau de mesure s et poursuite des inventaires et calculs à lémission dautres polluants ;
Modélisation de la qualité de lair au niveau régional en vue dévaluer les scénarios de développement, en parallèle avec la modélisation des nuisances sonores ;
Intégration des aspects relatifs à la mobilité ;
Conformément au prescriptions du PRDII, réduction de 20 % des km/véhicules parcourus en RBC ;
Développement et intégration des préoccupations liées à la pollution intérieure
Intégration des dynamiques nationales et internationales.REGION FLAMANDE: ETAT DE LA SITUATIONLe transport, tout comme les secteurs de lindustrie et les ménages, sont tous responsables de lémission de substances organiques volatiles et doxydes dazote. Les pourcentages suivants indiquent la part des émissions SOV par groupe cible pour 2000: 33% industrie, 32% circulation & transport, 14% population, 10% énergie, 7% nature, 4% commerce & services. Entre 1990 et 2000, on a observé une réduction des émissions de SOV, due surtout à une baisse de la contribution des deux principaux secteurs: lindustrie et le transport. La réduction des émissions de NMVOC du secteur du transport est due à lusage croissant du catalyseur dune part, et du diesel dautre part. Les émissions de NOx sont restées environ au même niveau pendant cette même période. Malgré lintroduction du catalyseur, la part du secteur trafic et transport a augmenté pour les émissions de NOx. En pourcentage, la contribution de la circulation routière aux émissions totales de NOX(NO2) était de 56% en 2000. En outre, la contribution de la production délectricité et de lindustrie réunies représentait 34% des émissions de NOX(NO2) en 2000.
Les mesures de réduction dans lindustrie ont exercé leffet escompté, par contre. La mesure de la durée et de lampleur du dépassement de la valeur limite donne une idée de la surcharge dozone. La somme des moyennes horaires supérieures aux valeurs limites, entre 8 et 20 heures, sur une période donnée fournit lindex AOT (Accumulated Ozone above Threshold), qui peut être utilisé pour comparer certaines périodes et régions. Les concentrations dozone sont fortement dépendantes des conditions climatiques. Le nombre de jours durant lesquels on observe un dépassement de 120 µg/m3 varie dune année à lautre. En 1995 et 1999, la valeur a été dépassée pendant plus de 40 jours, et de plus de 30 jours en 1996 et 1997. La moyenne annuelle de concentration dozone suit depuis 1991 une tendance négative qui témoigne de la présence une concentration de fond croissante.REGION FLAMANDE: MESURES PRISES ET EN COURSUn monitoring est mis en oeuvre depuis longtemps déjà via des réseaux de mesure environnementale, qui évaluent la qualité des divers compartiments environnementaux: lair, leau et le sol. Lanalyse et le suivi de lalimentation deviennent des pratiques de plus en plus courantes. Mais la santé humaine est également dépendante de la qualité de lair. Les valeurs démission et dimmission des diverses substances qui polluent lair font lobjet dun suivi. La présence de polluants dans lair est contrôlée par divers réseaux de mesure, conformément aux prescriptions internationales.
Les résultats sont ensuite publiés et discutés dans un rapport annuel « Qualité de lair » et dans les rapports par réseau de mesure.
Auparavant, les instances compétentes sintéressaient surtout à la pollution de lair au niveau local, par exemple dans et autour des zones industrielles. Progressivement, elles sont passées à une approche équivalente dans toute la Région flamande, dabord via la définition de conditions uniformes (valeurs limites démission pour loctroi des autorisations, années 80), plus tard par leur reprise dans la législation du VLAREM (début des années 90). La législation définit également des valeurs limites pour la qualité de lair, basées sur la législation européenne et des exemples étrangers. Ces objectifs de qualité peuvent servir de levier pour lassainissement au niveau local de sites ou de zones plus fortement pollués. Au niveau régional, les valeurs limites des émissions imposées par la législation et pour lobtention de permis environnementaux individuels nétaient pas harmonisées avec les objectifs régionaux pour la réduction des émissions et la qualité de lenvironnement, ce qui hypothéquait la réalisation de ces objectifs. Une première approche planifiée a été mise en uvre vers le milieu de lannée 1998 dans le cadre dun processus de planification politique environnementale, et plus particulièrement détayement et de développement planifié de la politique de réduction des émissions pour divers polluants de lair (dont les SOV et les NOx). Le lien avec les objectifs de réduction régionaux et internationaux a ainsi été établi. Ces deux dernières années, dimportants efforts ont été consentis pour initier une concertation avec lindustrie dans le cadre de la préparation de la politique. Une plate-forme commune à lindustrie et aux administrations concernées a notamment été créée à cet effet. Cette concertation a permis de sensibiliser les parties. A lavenir, cette concertation doit être étendue à dautres acteurs comme les syndicats, les médias et les mouvements écologiques. Mais lorsquil a fallu quantifier le potentiel de réduction en Flandre et déterminer les mesures éventuelles (en concertation avec les groupes cibles), certains problèmes se sont posés, comme lincomplétude de linventaire des émissions et les doutes quant à la faisabilité de certains objectifs et mesures. Néanmoins, la consultation a donné lieu à une première évaluation du potentiel de réduction des émissions SOV en Flandre et à une sensibilisation des principaux groupes cibles. Laccord gouvernemental flamand prévoit létablissement dun programme durgence pour combattre lexcès dozone dans la troposphère. Des collaborateurs supplémentaires ont été embauchés pour réaliser ce rattrapage. Une réponse politique adaptée demande plus de connaissance des instruments adéquats, une bonne évaluation des effets, des modèles plus précis, un cadre dévaluation bien développé, une bonne série dindicateurs, la connaissance des relations de cause à effet, coûts compris (par exemple dégâts matériels économiques) et des relations dose-effet au niveau de la santé, des charges critiques pour les écosystèmes et les matériaux. Etant donné limpact important du transport à ce niveau, une bonne collaboration est nécessaire avec les administrations concernées par la politique de mobilité. Lintégration de la politique environnementale pourrait être meilleure. La politique doit présenter un message cohérent aux autres administrations et formuler des objectifs clairs pour le secteur.REGION FLAMANDE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURPour obtenir la réduction souhaitée au niveau des NMVOC, il faut mettre en oeuvre une approche destinée à lindustrie, au transport et aux ménages et définir des mesures structurelles qui exerceront un effet à plus long terme. La formation et la décomposition de lozone étant des processus complexes, une réduction locale temporaire des émissions pourrait exercer des effets contraires. Les mesures temporaires dans les périodes de concentrations élevées dozone nont pas grand sens dans la situation flamande. La préparation et la mise en oeuvre dune politique en matière de pollution photochimique de lair a bénéficié dune nouvelle impulsion au cours de la période de planification précédente. Pour atteindre les objectifs de réduction, il faut transposer les résultats des études en mesures et les mettre effectivement en oeuvre. Voilà le défi que nous avons à relever pour la prochaine période de planification. Pour 2010, la Flandre veut prendre les mesures suivantes:
réduction des émissions industrielles de SOV,
réduction des émissions domestiques de SOV,
réduction des émissions de SOV et de NOx pour le secteur du trafic et du transport.Aliments
CONTEXTELes relations et les influences les plus importantes de l'environnement sur la sécurité sanitaire des aliments sont évidemment l'hygiène (présence de pathogènes dans l'environnement, mycotoxines), les contaminants (substances chimiques, métaux lourds) et les résidus de pesticides.
La prise en considération de ces différents facteurs s'est faite petit à petit en fonction de plusieurs éléments:
utilisation volontaire de diverses substances (pesticides notamment )
découverte de la présence de contaminants (à la suite de crises aiguës telles que Minamata (mercure), Seveso (dioxines), Tchernobyl (radioactivité) ou en raison de l'évolution des techniques d'analyse permettant la détection de ces contaminants présents parfois en quantités extrêmement faibles)
évolution des connaissances scientifiques telles que la toxicologie, l'allergologie
).
La communauté européenne a pris conscience vers la fin du 20ième siècle et à la suite de diverses crises en relation avec la sécurité sanitaire des aliments (BSE, dioxines..), du fait que la réglementation alimentaire devait avoir comme objectif essentiel la protection de la santé du consommateur.
Les principaux problèmes pris actuellement en compte par les pouvoirs publics belges sont (selon une liste non exhaustive et sans hiérarchie):
les micro-organismes pathogènes
les mycotoxines
les résidus de pesticides
les métaux lourds
les dioxines et PCB
les HAP (notamment le benzopyrène)
les nitrates
D'autres questions moins aiguës aujourd'hui restent sous surveillance et pourraient devenir ou redevenir d'actualité telles que la pollution radioactive. Pour la Belgique, les suites de Tchernobyl restent aujourd'hui essentiellement limitées aux champignons importés des pays d'Europe de l'Est.
Le terrorisme pourrait également du jour au lendemain focaliser l'attention sur d'autres contaminations.OBJECTIF EHAPE 185 ET ADAPTATIONDiminuer l'incidence des maladies provoquées par des aliments contaminés ou, si possible, les éliminer.
Faire en sorte que l'hygiène des aliments soit une priorité dans chaque processus de traitement et à chaque stade de la chaîne de production et de distribution alimentaire, du producteur au consommateur.
Sensibiliser davantage le grand public à la salubrité et à l'hygiène alimentaires.AUTORITE FEDERALE: ETAT DE LA SITUATIONPour ce qui concerne les dioxines et les PCB de type dioxine, on estime que plus de la moitié de la population dépasse le TDI (tolerable daily intake), sur base des chiffres de ces quelques dernières années.
La Belgique participe à un projet pour actualiser lestimation de la consommation des métaux lourds. En 1995, on a estimé que la consommation moyenne de cadmium atteignait 40 % du TDI, ce qui signifie quune petite partie de la population dépasse probablement le TDI. Il ne devrait pas y avoir de modification importante pour le cadmium.
Un projet est également en cours pour lévaluation de la consommation des diverses mycotoxines, comme le DON. Les estimations indiquent quune petite partie de la population consomme trop de mycotoxines, de sorte que les mesures pour minimiser lexposition (= la consommation) sont justifiées. Celles-ci comportent en général la participation à lélaboration de normes européennes (teneurs maximales dans les aliments), ainsi que la mise en oeuvre dun programme de surveillance.
Enfin, un projet SCOOP est en cours pour lévaluation de la consommation de HAP, et un pour la consommation de composés organostanniques, auxquels la Belgique participe.
La situation devrait donc saméliorer, étant donné que de plus en plus de contaminants sont repris dans les programmes de surveillance, que les laboratoires sont capables deffectuer des mesures de plus en plus précises et nombreuses, et que la normalisation stimule lautocontrôle dans les entreprises. On observe la même tendance pour certaines substances (patuline, aflatoxines, résidus de pesticides,...). Pour dautres (exemple le DON), qui viennent dêtre reprises dans la liste, il est encore trop tôt pour définir des tendances. Pour certaines, enfin, il est très difficile de réaliser une réduction réelle de lexposition (ex. nitrate, métaux lourds).AUTORITE FEDERALE: MESURES PRISES ET EN COURSAu fur et à mesure des années et de l'évolution des connaissances, la réglementation belge a évolué et s'est complétée pour englober aujourd'hui l'ensemble des problèmes importants de contamination connus. Il est évident que cette réglementation s'inscrit dans le cadre de la réglementation européenne qui a également beaucoup évolué ces dernières années pour devenir une réglementation destinée en tout premier lieu à obtenir une protection élevée du consommateur final.
Sur proposition de la Commission, et grâce aux efforts considérables de la présidence belge durant le deuxième semestre 2001, le Conseil et le Parlement européen ont adopté le 28 janvier 2002 le règlement N° 178/2002 établissant:
- les principes généraux de la législation alimentaire
- les prescriptions générales de la législation alimentaire
- l'Autorité européenne de sécurité des aliments
- des procédures relatives à la sécurité sanitaires des denrées alimentaires
La réglementation européenne sera fondée sur les principes reconnus de l'analyse des risques (évaluation des risques, gestion des risques et communication sur les risques). Le principe de précaution tel que défini dans la communication de la Commission européenne constituera un élément de la gestion du risque. La traçabilité en sera également un élément important. De même les responsabilités des opérateurs économiques sont précisées.
La Belgique a, parallèlement à la Commission européenne, fait évolué son cadre institutionnel. C'est ainsi que le gouvernement et le Parlement ont décidé de confier au ministre de la santé publique la responsabilité de l'ensemble de la chaîne alimentaire pour ce qui concerne la sécurité sanitaire des aliments.
Dans cette optique, ont été créé:
un service public fédéral de la santé publique, de la sécurité de la chaîne alimentaire et de l'environnement
une Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) mise sous la responsabilité politique du ministre en charge de ce service.AUTORITE FEDERALE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURMise en uvre de arrêtés royaux dexécution de la loi du 4 février 2000 créant lAgence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire (AFSCA).Déchets
CONTEXTELa sensibilité sociale accrue face aux effets possibles dans le domaine de lhygiène, des risques et de la santé publique donne lieu à la prise de mesures qui font augmenter la quantité de déchets, comme par exemple lenlèvement des charognes et des déchets animaux (ESB, crise de la dioxine,
). Les processus décisionnels internationaux et européens suscitent chaque jour davantage dintérêt. Le centre de gravité de la préparation politique se déplace vers le niveau européen. Linternationalisation étaye et légitime les politiques nationales appliquées aux déchets. Elle permet une politique environnementale plus efficace et plus abordable.
Les problèmes causés par les déchets sont déterminés par leur quantité, leur composition (caractéristiques physiques et chimiques) et leur gestion (entreposage, transport, transformation). On établit une distinction très nette entre les déchets sur base de leur origine: déchets ménagers, déchets industriels et déchets animaux. Toutes ces catégories peuvent exercer un impact négatif sur la santé. Etant donné leur nature, on part du principe que ce sont surtout les déchets industriels qui exercent une influence négative sur lhomme.
Le traitement des déchets est déterminant pour relation entre ceux-ci et la santé. Le traitement de déchets non toxiques peut donner lieu par exemple à la formation de substances toxiques, selon la méthode mise en oeuvre.
Lincinération est souvent associée à des dangers pour la santé humaine. Surtout les émissions potentielles de substances carcinogènes, comme les dioxines, inquiètent les riverains et ont donné lieu déjà à la fermeture temporaire de quelques installations. La problématique du déversement pose également problème. Le traitement des déchets, y compris la problématique du lisier et lentreposage des boues de dragage, resteront également des priorités à lavenir. Leur mise en uvre territoriale doit également être étudiée avec soin.
Malgré tous les efforts en vue de stimuler la prévention des déchets, le succès est resté relativement limité, notamment parce que ses effets ne seront visibles que beaucoup plus tard, parce que le processus de changement social est assez lent et que lindépendance des accords fédéraux et internationaux est assez grande. Il faut remarquer aussi que les efforts au profit de la collecte sélective seffectuent parfois au détriment des mesures de prévention.
Notons quen Région wallonne, la gestion des boues relève de la problématique Déchets mais que pour des raisons de présentation nous avons choisi de la développer dans la section Sols.OBJECTIF EHAPE 200 ET ADAPTATIONAssurer une élimination sans danger et sans nuisance des déchets (urbains et ruraux) des collectivités et de l'industrie afin de protéger adéquatement la santé des employés concernés et du public lors du ramassage, du transport, du traitement et de la phase d'élimination finale.
Réduire au minimum la production de déchets et encourager le recyclage, la réutilisation et la récupération d'énergie.
Réduire la production de déchets et limpact environnemental à un minimum inévitable, conformément à une hiérarchie de traitement des déchets, en limitant les effets sur lenvironnement et en réduisant au maximum les déperditions de matières premières et dénergie. Cette hiérarchie ne peut être modifiée que pour des raisons avérées pour la qualité de la vie (hygiène, sécurité, risque limité et santé publique).REGION BRUXELLES CAPITALE: ETAT DE LA SITUATIONEn matière de déchets, la RBC néchappe pas à labondance qui caractérise les métropoles du monde occidental et industrialisé, lieu de concentration dactivités humaines et économiques et surtout de consommation.
Lensemble des déchets produits représente environ 1.700.000 tonnes par an de déchets et 1.000.000 tonnes par an de terres.
Les Bruxellois disposent dun large réseau de collectes sélectives et sont encouragés à faire un tri dans leurs déchets (emballages, papier et carton, verre, textiles, déchets chimiques ménagers, encombrants, etc.)
Depuis juin 1995, lanalyse régulière de la poubelle ménagère permet de connaître et suivre lévolution de la quantité et de la composition des déchets ménagers. En 1999, la production de déchets ménagers est évaluée à environ 344.000 tonnes, parmi lesquelles 20.000 tonnes de papier dont 1/3 provient des journaux et publicité toutes boîtes, les plastiques constituent une fraction de 8% mais comprennent près de 100 millions de sacs de caisse jetables et les déchets organiques représentent plus dun quart des déchets produits soit presque 100.000 tonnes.
Les quantités de déchets collectées sélectivement sont en augmentation (en 1999, 57.310 tonnes de déchets collectés sélectivement). Le sac bleu est destiné à la collecte des emballages (en 1999, 12.362 tonnes ; en 2000, 12.047 tonnes). Le sac jaune est destiné à la collecte des papiers et cartons (en 1999, 32.234 tonnes ; en 2000, 35.761 tonnes). Des associations (Terre, Oxfam, Les Petits riens, La Poudrière, etc) collectent le textile soit en porte-à-porte soit en guérites (en 1999, 2.593 tonnes ; en 2000, 2.376 tonnes). Les coins verts sont destinés à la collecte des déchets chimiques ménagers (en 1999, 401 tonnes) comprenant notamment les huiles et graisses dorigine ménagère et les huiles de moteur. Le verre est porté aux bulles à verre (en 1999, 8.812 tonnes). Pour 1999, les parcs à conteneurs ont réuni environ 900 tonnes, les encombrants collectés ont été estimés à 25.000 tonnes et les déchets verts à 15.000 tonnes.
La Région fut autrefois le site de 98 décharges parmi lesquelles des décharges de déchets ménagers, de construction ou des dépôts de terres en surplus. Actuellement aucune décharge nest autorisée et les déchets ménagers ne sont plus versés directement en décharge.
Depuis 1985, lensemble des déchets ménagers (non triés) produits dans la Région sont incinérés à lincinérateur SIOMAB. Les mâchefers de lincinérateur de déchets ménagers sont recyclés à 100% (essentiellement utilisation en tant que matériaux de construction). Les cendres volantes sont mises en décharge. En 1996, lincinérateur traitait environ 500.000 tonnes par an dont 40% étaient dorigine soit non-ménagère soit non-bruxelloise. Pour satisfaire aux normes en matière de qualité de lair, lusine a été équipée dun système de lavage de fumées. En 1999, aucun autre incinérateur nétait en fonctionnement, les autres incinérateurs existants étant à larrêt (Hôpital Saint Luc converti en installation de déclassement de déchets spéciaux, Institut Pasteur, Clinique du Parc Léopold).
La collecte, le traitement et lélimination des déchets dangereux sont effectués par des entreprises agréées. Pour les contrôles, laccent a été mis sur la gestion des PCBs et des huiles usagées. Un cadre réglementaire existe pour ces flux, pour les déchets dangereux en général ainsi que pour les amalgames dentaires.REGION BRUXELLES CAPITALE: MESURES PRISES ET EN COURSConformément à lordonnance relative à la prévention et à la gestion des déchets adoptée par le gouvernement bruxellois en 1991, la Région a arrêté un plan quinquennal stratégique en 1992. Ce plan ouvrait de nouvelles perspectives selon 3 axes fondamentaux: prévenir la production des déchets, favoriser la revalorisation et garantir une élimination sans danger. Plusieurs instruments dont la mise en place de collectes sélectives, le développement et la modernisation des installations et infrastructures de traitement ont permis de concrétiser ces axes. Une attention particulière a été portée aux déchets hospitaliers, de construction et de bureaux. Le contrôle de la collecte et de lélimination des déchets dangereux ont également été développés.
Un Registre Déchets a été mis en place en 1997, il permettra de mieux connaître, à côté des flux dorigine ménagère, les flux de déchets dorigine industrielle.
Le deuxième Plan de Prévention et de Gestion des Déchets a été voté en 1999. Sa stratégie sinscrit dans la continuité du premier plan et accentue encore les axes de prévention et de tri/recyclage.
En matière de prévention - minimisation des déchets, la campagne « le minimum déchets, on y arrivera » (autocollant antipub, action « non aux sacs jetables », etc) sensibilise les ménages à la diminution de la production de déchets et au compostage individuel. Elle est relayée sur le terrain par une équipe déco-guides et sappuie sur lObservatoire Bruxellois de la Consommation Durable, organe de recherche et dinformation en matière de consommation.
Le principe de la responsabilisation du producteur a été appliqué dans différents secteurs et plusieurs accords ont été négociés (emballages, véhicules hors dusage, pneus, piles, produits en papier/carton).
En matière de tri et de recyclage, on constate lextension des collectes sélectives à lensemble de la Région et le développement des infrastructures de proximité. Le réseau des installations de traitement des déchets évolue, notamment au point de vue de ladaptation des normes, de la mise en service de nouvelles installations de tri des déchets. Lincinérateur régional de déchets ménagers a été équipé dun système de lavages des fumées en 1999.REGION BRUXELLES CAPITALE: ORIENTATIONS POUR LE FUTUREvaluation du deuxième plan et la préparation dun troisième plan de Prévention et de Gestion des Déchets. Un lien sera établi avec la politique des produits et des ressources. Laccent devra être mis sur la dématérialisation (y compris la promotion de la réutilisation). Le principe de la responsabilisation des producteurs sera élargi à dautres flux (huiles et graisses alimentaires, huiles usagées, déchets photographiques,
) en essayant darriver à une prise en charge totale des frais de gestion des déchets par le producteur.
Une maîtrise complète de certains flux de déchets non-ménagers (comme les boues de curage et de stations dépuration, les mâchefers, les déchets dangeureux produits en quantité dispersée, l amiante,
) sera recherchée. Les outils administratifs existants seront simplifiés, mais les contrôles sur certaines filières seront renforcés.REGION FLAMANDE: ETAT DE LA SITUATIONLes déchets ménagers sont des déchets produits dans le cadre du fonctionnement normal dun ménage et les déchets qui y sont assimilés par un décret du Gouvernement flamand. En 2000, 3,3 millions de tonnes de déchets ménagers ont été collectées en Flandre, ce qui représente en moyenne 562 kilos par habitant. Le Flamand sélectionne en moyenne 370 kg de déchets ménagers en vue de leur recyclage. Il dépose également devant sa porte en moyenne 192 kg de déchets ménagers terminaux à évacuer: la fraction résiduelle. Celle-ci (34%) se compose dordures ménagères, de déchets encombrants et de déchets municipaux. Elle est évacuée vers les installations dincinération et les décharges. Une part de 23,5% de cette fraction résiduelle est évacuée vers les incinérateurs, une part de 10,7% est déversée. Chacune des douze installations dincinération des déchets ménagers est équipée dune installation dépuration des gaz de combustion qui répond déjà aux conditions démission de la directive UE relative à lincinération, qui entrera en vigueur en 2005. La Flandre dispose pour linstant de onze décharges de catégorie 2 pour les déchets ménagers et de vingt décharges pour les déchets inertes.
En 1999, la Flandre a produit 29,5 millions de tonnes de déchets industriels (toxiques et non toxiques). La quantité de déchets toxiques représente 5% de lensemble des déchets industriels. Parmi ceux-ci, (toxiques et non toxiques), 27% ont été utilisés la même année comme matière première secondaire, 28% ont été recyclés, 14% ont été déversés, 3% ont été incinérés et 1% a été temporairement entreposé. Les autres 27% ont fait lobjet dun traitement préalable pour recyclage, incinération ou déversement. Près de la moitié des déchets toxiques (39%) sont déversés, après traitement préliminaire (immobilisation). La Flandre dispose de six décharges de catégorie 1 pour les déchets des industriels toxiques prétraités et deux incinérateurs pour les déchets toxiques. Les douze incinérateurs pour déchets ménagers incinèrent aussi des déchets industriels non toxiques.REGION FLAMANDE: MESURES PRISES ET EN COURSLa politique appliquée aux déchets a été élaborée conformément aux directives UE. Grâce à une planification et un suivi adéquats, dexcellents résultats ont déjà été obtenus pour les déchets ménagers. En 2000, la quantité totale de déchets ménagers a réalisé une croissance moins importante que le Produit Intérieur Brut (PIB) de la Flandre. Cette tendance sest amorcée en 1999. Grâce à des plans dexécution sectoriels, les déchets des petites entreprises, les déchets organiques-biologiques, les boues, ont été traités dans le cadre dune planification avec les groupes cibles et des actions ont été entreprises pour prévenir la production de déchets, de sorte que le déversement de déchets se réduit de plus en plus. Les années passées, dimportants efforts ont été consentis pour stimuler la prévention des déchets dans les entreprises (notamment via des subsides). LOVAM utilise pour ce faire des programmes de stimulation de la prévention (Presti). Mi 2000 a débuté lorganisation du transfert des connaissances et la mise en place dun réseau autour de la prévention: le Point dAppui et le Centre dinformation pour la prévention des déchets et des émissions (STIP). Le STIP est un centre de connaissance et dinformation sur la production et la consommation écologiques dont le but principal est la prévention des déchets et des émissions. Le principal groupe cible du Point dAppui se compose des organisations qui jouent le rôle dintermédiaires entre les autorités et les consommateurs et/ou les producteurs.REGION FLAMANDE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURPour 2007, la quantité de déchets industriels par unité de produit a diminué par rapport à 2002 et les aspects qualitatifs en ont été améliorés. On entend par aspects qualitatifs: la réduction de limpact des déchets sur lenvironnement et la prévention de leurs effets négatifs sur lenvironnement (prévention qualitative). Les mesures et instruments doivent pousser la politique dans le sens de la prévention des déchets, de la réutilisation et de la récupération. Lobligation de reprise occupe une place prioritaire dans ce cadre. Dautres instruments comme les plans dexécution sectoriels, les stimuli financiers, les interdictions de déversement et dincinération, les taxes environnementales, la connaissance du coût total des déchets, la répercussion complète des coûts denlèvement et de traitement et les avantages économiques de la prévention des déchets devraient permettre de réduire la production de quantités de déchets par unité de produit. Les autorités doivent stimuler la prévention des déchets et la demande de produits durables et écologiques dans les divers groupes cibles via la sensibilisation et linformation. Pour certains déchets industriels comme pour les déchets animaux, certains déchets organiques-biologiques, des mesures supplémentaires sont prises par dautres autorités pour des raisons dhygiène, de santé publique et de limitation des risques. Pour les déchets animaux, par exemple, un recyclage dans lalimentation animale est exclu, pour des raisons de santé publique. Pour ces déchets, la préférence est donnée à la destruction.
Maîtriser la production totale de déchets ménagers. Laugmentation de la quantité de déchets doit être freinée davantage et si possible revue à la baisse. La politique doit tendre à séparer lévolution de loffre de déchets ménagers de la croissance de la consommation des particuliers. Pour 2007, la fraction résiduelle à évacuer doit être limitée à une moyenne de 150 kg par habitant ou moins et la qualité de la collecte sélective doit être améliorée. De cette façon, lobligation de reprise exercera une influence sur le développement durable de produits par lindustrie, la quantité de la fraction résiduelle et la facturation des coûts pour lenlèvement et le traitement des déchets ménagers. Un plan dexécution sectoriel, des accords de collaboration entre les autorités flamandes et les communes, des interdictions de déversement et dincinération, des taxes environnementales et la connaissance du coût total des déchets sont également des instruments utiles pour maîtriser la production de déchets ménagers, y compris la fraction résiduelle.
Le recyclage écologique doit augmenter. Il faut stimuler le recyclage des déchets et leur réutilisation comme matière première secondaire, ainsi que lusage direct et légal des déchets pour remplacer les matières premières. Le recyclage écologique implique notamment quaucun impact nest exercé sur lenvironnement, ni directement ni indirectement. Là encore, lobligation de reprise est très importante. Nous visons également une amélioration de la qualité des flux de déchets collectés sélectivement, lutilisation des déchets comme matières premières secondaires avec un système de suivi très strict de la qualité, des plans dexécution sectoriels, des accords volontaires avec les secteurs, des interdictions de déversement et dincinération, des taxes environnementales et la connaissance des coûts totaux des déchets.
Mettre en uvre les Meilleures Techniques Disponibles (MTD) pour les déchets hautement caloriques sélectionnés. Il faut remplacer lénergie fossile de façon écologique en récupérant lénergie des déchets. Là encore, aucun impact supplémentaire ne peut être exercé, ni directement ni indirectement, sur lenvironnement.
Limiter les déversements à des déversements écologiques de déchets irrécupérables et impossibles à incinérer. Limiter lincinération à lincinération écologique de déchets irrécupérables. Les interdictions de déverser et dincinérer doivent être très strictement appliquées. Les capacités pour le déversement et lincinération doivent être planifiées en fonction des objectifs fixés.
La politique flamande des déchets doit être mieux profilée au niveau européen pour en augmenter la portée. Les processus décisionnels internationaux et européens gagnent constamment en importance.
Optimiser lapplication de la politique des déchets et réduire les pratiques illégales et les fraudes. Les objectifs définis doivent être mesurés en permanence, afin dévaluer la politique mise en oeuvre et de ladapter pour atteindre une efficacité politique accrue et des résultats visibles sur le terrain. Une étude ciblée doit vérifier si la réglementation actuelle et les instruments politiques atteignent leur but de manière efficace et adéquate et produisent des résultats visibles. Un instrumentaire adéquat doit être développé pour augmenter lefficacité de la législation. Il convient également de rechercher une méthodique dévaluation axée sur limpact au niveau de lenvironnement et la réglementation de la responsabilité du pollueur pour la pollution.REGION WALLONNE: ETAT DE LA SITUATIONLes quantités
Selon les données disponibles, les quantités de déchets ménagers et industriels annuellement produites semblent sêtre plus ou moins stabilisées au cours dernières années. Les gisements oscilleraient actuellement autour de 1.600 ktonnes/an pour les déchets ménagers et 10.000 ktonnes/an pour les déchets industriels.
La quantité de déchets dangereux augmente encore, probablement au moins en partie parce quils sont mieux collectés et enregistrés quauparavant. En 1998, 475 ktonnes de déchets dangereux ont été répertoriés.
Les boues résultant du traitement des eaux (18 ktonnes en 1999) augmentent inexorablement avec le développement de lépuration des eaux usées.
Ces chiffres montrent que la production de déchets reste un problème majeur.
Les données et le recul manquent encore pour juger de lefficacité de mesures telles que les sacs payants ou les poubelles à puces, notamment sur la composition des poubelles ou sur lapparition deffets pervers tels que laugmentation des dépôts sauvages ou lincinération des déchets à domicile.
La collecte
Les collectes sélectives sont un préalable à la mise en uvre des filières de recyclage et de valorisation organique des déchets. Ces opérations ne sont en effet possibles quà partir de déchets relativement homogènes.
La collecte des déchets ménagers a été marquée par lavènement, à grande échelle, des collectes sélectives soit en porte-à-porte, soit par un réseau de parcs à containers. Les résultats sont encourageants puisque la part de déchets collectés sélectivement ne cesse daugmenter et a atteint 43 % en 1998 et 55 % en 1999, ce qui est supérieur à la moyenne européenne. En ce qui concerne ce point, lobjectif du Plan Wallon des Déchets Horizon 2010 a été atteint plus rapidement que prévu à lexception des collectes sélectives de matières organiques en porte-à-porte.
Les autres déchets (industriels, dangereux, boues de traitement des eaux) ne posent guère de problèmes de collecte sélective car la plupart du temps, ils sont produits dans des processus bien maîtrisés et ils sont de mieux en mieux répertoriés.
Les traitements
Par le passé, le recours à la mise en décharge et à lincinération était systématique pour les déchets ménagers. Actuellement, dautres filières de traitement sont développées avec comme objectif, de ne plus autoriser la mise en CET directe des déchets ménagers dici 2005 et de privilégier le recyclage et la valorisation. Cet objectif est encore loin dêtre atteint puisquen 1998, 37 % des déchets ménagers (482 ktonnes) étaient encore mis directement en décharge et 26 % (415 ktonnes) étaient incinérés tandis quenviron 47 % entraient dans les filières de tri, recyclage et compostage.
Le taux de valorisation des déchets industriels provenant de lindustrie manufacturière est, par contre, élevé puisquil atteint 86 %.
Les déchets dangereux traités en Région wallonne sont essentiellement valorisés (64 %) notamment comme combustible dans les fours de cimenteries. Le reste est éliminé par traitement physico-chimique (16 %), incinération (3 %) ou mise en CET (16 %).
La Région wallonne exporte pour traitement à létranger, une partie des déchets dangereux produits sur son territoire (94 ktonnes soit 20 %). A linverse, elle importe des déchets des régions et pays limitrophes pour alimenter ses filières de traitement.
Les centres denfouissement technique et lassainissement des dépotoirs
Les conditions pour établir un site de déversement de déchets ont été renforcées et une programmation à long terme a été élaborée (plan des CET). La réhabilitation de ces 940 anciens dépotoirs est en cours (36 % réalisés). La caractérisation doffice de 17 sites préoccupants a été confiée à la SPAQUE et six dentre eux au moins ont été déclarés prioritaires et font lobjet de mesures de réhabilitation concrètes .REGION WALLONNE: MESURES PRISES ET EN COURSLes axes de la politique wallonne en matière de déchets sont définis dans le décret du 27 juin 1996 et le plan wallon des déchets horizon 2010. Ce plan adopté en 1999 succéda à un premier plan datant de 1991. Il a pour principal objectif de contribuer au développement durable en réduisant les nuisances aux déchets et en préservant les ressources naturelles des générations futures. Les grandes priorités de cette politique sont la priorité absolue à la prévention, valoriser autant que possible et recourir le moins possible à lélimination.
Récemment, laccent a été mis plus particulièrement sur:
La révision du plan wallon des déchets
Au niveau des déchets ménagers, cette révision se fait en tenant compte des éléments suivants:
moratoire sur l'augmentation de toute nouvelle capacité d'incinération en attendant la réactualisation de l'étude relative aux flux de déchets
développement et évaluation de projets de biométhanisation
mise au point d'un échéancier d'ouverture de nouveaux CET en tenant compte d'une juste répartition géographique de ces installations, en commençant par l'utilisation des sites existants puis par l'installation des sites les mieux classés
établissement d'un plan d'équipement d'échantillonnage en continu des installations existantes permettant de contrôler les émissions de dioxines
application du principe de proximité pour l'élimination des déchets ménagers afin d'éviter les transports excessifs des déchets
inscription des installations de gestion des déchets dans une démarche « qualité »
Obligation de reprise
L'application concrète du principe de la responsabilité du producteur et de l'obligation de reprise a engendré une dynamique favorable à la collecte sélective des déchets. Elle a pour finalité la responsabilisation de tous les acteurs (producteurs, importateurs, distributeurs ou consommateurs) en les rendant attentifs aux effets de leurs activités tant sur lenvironnement que sur la santé.
L'application de l'accord de coopération interrégional relatif aux emballages et déchets d'emballages a permis d'atteindre des objectifs de recyclage supérieurs à la moyenne européenne.
Pour les autres flux de déchets, l'obligation de reprise s'est concrétisée par la signature d'une convention environnementale avec de nombreux secteurs
(papiers, piles usagées, les médicaments périmés, les déchets déquipements électriques et électroniques, pneus usés, véhicules hors dusage).
Réseau de surveillance des CET
Lobjectif de ce réseau est dassurer le suivi de limpact potentiel ou réel sur l environnement des CET en cours dexploitation ou après fermeture et réhabilitation. Tous les compartiments de lenvironnement sont envisagés: air, eau, sol, faune et flore, odeurs, poussières,.. tant au niveau des pollutions que des nuisances. En complément, laspect « santé » est abordé via un volet intégré dans la surveillance de certains paramètres spécifiques.
Actions de prévention et sensibilisation
De nombreuses actions de prévention et de sensibilisation ont été financées par la Région wallonne soit directement, soit par lintermédiaire du monde associatif et des entreprises, soit encore via les communes. De même de nombreux projets de développement de technologies favorables à lenvironnement ont été subsidiés par la Région wallonneREGION WALLONNE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURLes orientations futures découleront du plan wallon des déchets en cours de révision et des priorités définies dans le contrat davenir de la Wallonie notamment réduire à lhorizon 2004 de 5 % la quantité de déchets ménagers bruts collectés chez les ménages (déchets non triés) et diminuer de 20% la quantité de déchets ménagers mis en décharge.
Une stratégie coordonnée au niveau régional sera mise en place pour atteindre ces objectifs, notamment par:
Un accent particulier porté à la prévention ;
Lamplification des stratégies de collectes sélectives qui devraient concerner 60% des déchets ménagers, permettant doptimiser le recyclage et la valorisation;
Lintensification des obligations de reprise ;
La réorganisation des taxes et mécanismes de subsidiation en vue de permettre une meilleure application du mécanisme « pollueur-payeur » par la mise en uvre du coût vérité ;
Le renforcement de la surveillance et du contrôle.
La production de déchets industriels peut être influencée par de très nombreux facteurs. Le plan wallon table sur une stabilisation de cette production entre 2005 et 2010.
Une stratégie coordonnée au niveau régional sera développée pour garantir un niveau élevé de protection de lenvironnement et de la santé des êtres vivants en matière dutilisation au profit de lagriculture de déchets ou de matières produites à partir de déchets.
La Région développera un programme dinterdiction progressive de mise en décharge de certains déchets recyclables et de déchets nécessitant un traitement préalable afin de réduire limpact sur lenvironnement et la santé humaine.Sol
CONTEXTELa qualité des sols dépend de leur affectation définie et organisée par la politique de laménagement du territoire.
Depuis quelques années, le sol est pollué à divers endroits en Belgique par des substances toxiques comme les métaux lourds, des matières organiques et des pesticides.
Un sol pollué peut mettre en péril la qualité de la vie. Les êtres humains, les animaux et les plantes peuvent entrer en contact avec des substances toxiques , les eaux souterraines peuvent être contaminées.
On établit une distinction entre la pollution du sol et la pollution du fond aquatique:
La pollution du sol est causée par les activités humaines, qui font entrer dans le sol des substances toxiques pour lenvironnement, de sorte que la qualité en est influencée négativement de manière (in)directe.
La pollution du fond aquatique concerne le problème labsorption et de lémission de substances toxiques pour lenvironnement en relation avec la capacité et les objectifs de qualité du milieu aquatique (in situ). Il faut ajouter à cela la problématique des boues de curage (ex situ).
La pollution du sol est considérée comme un problème écologique important depuis peu seulement. La menace que représente pour lhomme une pollution du sol est déterminée à laide dune évaluation des risques. Sil apparaît que ces pollutions exercent une influence négative sur la santé, il faut enrayer cette menace.
Auparavant, personne ne se souciait du fait que des industries soient installées dans des zones dhabitation. Les conséquences pour lenvironnement et la santé étaient insuffisamment reconnues au niveau politique. Mais des études scientifiques ont révélé que la présence dindustries exerçait des effets notoires sur la santé, tant directement (air) quindirectement (sol, eau souterraine). Les plus grands problèmes se posent dans les zones urbaines où la densité est la plus grande. Sachant que les moyens nécessaires pour assainir la pollution du sol sont très importants, la politique devra consacrer une attention supplémentaire au monitoring des sources connues de pollution et à la mise en oeuvre de techniques modernes pour prévenir les rejets.
L'Autorité fédérale, la Région flamande, la Région wallonne et la Région de
Bruxelles-Capitale ont signé récemment un Accord de coopération concernant l'exécution et le financement de l'assainissement du sol des stations-service. Un fonds est créé pour intervenir dans la prise en charge de l'assainissement du sol des stations-service. Le prix total de l'assainissement des stations-service en Belgique est évalué à 420 à 450 millions dEuros.
Le secteur pétrolier et le consommateur contribuent aux coûts de l'assainissement, sur la base de moitié-moitié.
Nous avons décidé de nous limiter dans ce chapitre à lassainissement des sols pollués locaux et à lassainissement et à lévacuation des boues provenant des fonds aquatiques. La prévention de la pollution diffuse via lair et leau sont dautres thèmes, de même que la problématique de lexcès de nutriments pour les plantes (nitrates et phosphates) dans le sol par lengrais.OBJECTIF EHAPE 200 ET ADAPTATIONRépertorier les décharges contaminées, évaluer les risques qu'elles représentent pour la santé et l'environnement, et réduire ou éliminer ceux celles qui sont jugés inacceptables.
Préserver laspect multifonctionnel des sols qui le sont pour linstant et le restaurer partout où cela savère nécessaire.REGION BRUXELLES CAPITALE: ETAT DE LA SITUATIONLa RBC est un territoire dune superficie de 160 km 2 .
La Ville-Région se caractérise par une urbanisation maximale du centre, enclavé entre une zone forestière et une zone rurale. Les communes de la deuxième couronne offrent un paysage très vert, riche de grands arbres et sous linfluence de la forêt de Soignes dans le sud, dans la partie nord, le paysage urbain est ouvert, faute de règlements durbanisation clairs et cohérents dans le passé, des éléments de paysage rural voisinent avec des autoroutes, complexes sportifs ou lotissements dhabitations.
La Région se caractérise par une faible proportion de terrains non bâtis (36% contre 84% pour la moyenne belge). Loccupation du sol à des fins économiques est principalement marquée par le secteur tertiaire (commerces, bureaux, entrepôts, bâtiments scolaires). Les surfaces vertes occupent environ 53% du territoire mais sa répartition est très inégale. Les jardins et domaines privés occupent 22% du territoire régional.
Les sites potentiellement pollués se retrouvent principalement dans les zones dactivité portuaire, industrielles et de zones de mixité. Les zones dhabitat constituent également une source potentielle de pollution à cause de nombreuses citernes à mazout utilisées pour le chauffage domestique.
Sur base des 350 dossiers « sol » disponibles à lIBGE, les pollutions sont essentiellement dues à des activités du secteur pétrolier (stations-service, parcs à tanks, citernes à mazout). Ensuite viennent les pollutions liées aux métaux lourds et puis celles dues aux solvants organiques et inorganiques. Une petite partie de sites est contaminée aux phénols, crésols et cyanures.
Depuis janvier 2001, lIBGE réalise un inventaire et une cartographie des sites supposés ou reconnus contaminés en région de Bruxelles-Capitale. La fin de cet inventaire est prévue pour juin 2002.
Entre 1992 et 2001, 126 sites ont été assainis. La plupart des sites assainis abritent ou ont abrité des stations-service vu quil existe une législation spécifique pour ce secteur dactivités. REGION BRUXELLES CAPITALE: MESURES PRISES ET EN COURSLe Maillage vert vise à construire progressivement de véritables réseaux despaces verts dans la ville et à rééquilibrer leur répartition spatiale soit par la création de nouveaux espaces, soit par la constitution de liens verdurisés. Cette meilleure répartition se complète par une prise en compte cohérente et équilibrée des diverses fonctions que peuvent offrir ces espaces verts aux citoyens: social, récréative, éducative, etc,..
Dans ce programme inscrit au Plan Régional de Développement (PRD), les objectifs principaux visent à favoriser la mobilité des piétons et des cyclistes, à améliorer les qualités paysagères de la ville, à préserver le patrimoine naturel et à accroître la biodiversité.
Les études et les assainissements de sols se basent sur la législation bruxelloise qui propose des normes prenant en compte le risque toxicologique humain et le risque éco-toxicologique.
La réalisation dun assainissement du sol et des eaux souterraines est soumise à lobtention dun permis denvironnement.REGION BRUXELLES CAPITALE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURDévelopper le maillage vert et y développer laspect social, récréatif, éducatif et paysager. Prendre en compte la valeur écologique des paysagers urbains et promouvoir la biodiversité.
Augmenter le nombre et laccessibilité des espaces vertsREGION FLAMANDE: ETAT DE LA SITUATIONLa Région flamande est un territoire dune superficie de 13.522 km 2.
Le paysage flamand se caractérise par une répartition territoriale des habitations et des lieux de travail, un morcellement des territoires qualitatifs, principalement en raison de la très grande ramification du réseau dinfrastructures de limbrication des diverses fonctions. La Flandre est un territoire fortement bâti. Lhabitat représente deux tiers de la surface bâtie. Les chiffres ci-dessous indiquent lévolution de la surface bâtie:
habitations 1990: 1305 km² ; 2000: 1624 km²
surface bâtie totale: 1990: 1785 km² ; 2000: 2216 km²
Laugmentation de la surface dhabitation par habitant sexplique par le fait que de plus en plus dhabitations unifamiliales sont bâties en construction ouverte. Et les parcelles se situent le plus souvent hors de la ville.
Les nouveaux terrains dentreprise, pour leur part, se situent plus souvent dans des zones vertes.
Het Ruimtelijk Structuurplan Vlaanderen offre un cadre à un développement territorial plus durable, notamment via une configuration plus déconcentrée: de nouveaux espaces pour vivre, travailler ou dautres fonctions doivent être prévus là où existent aujourdhui des concentrations de ces fonctions.
POLLUTION DU SOL
Nous ne disposons pas encore dun inventaire complet des sites potentiellement et réellement pollués en Flandre, parce que la plupart des « sols à risque » nont pas encore été analysés. La précédente période de plan (1997-2001) prévoyait pour cette analyse un timing qui va jusquà 2016 pour les sols ne faisant lobjet daucune obligation danalyse périodique. Le nombre de sites potentiellement pollués peut être estimé à 70 ou 80.000. Il sagit dune part de terrains dentreprise avec des activités industrielles ou semi-industrielles, (60 à 70.000) qui doivent faire lobjet dune analyse de sol, et dautre part de certains terrains sur lesquels des activités à risque ont été réalisées par le passé (11 à 12.000) et où plus aucune activité assujettie à une analyse nest exercée.
Parmi ces terrains, environ:
37 % (ou 4.100 sites) seraient destinés à lhabitat. Une étude de linventaire, encore incomplet, indique que pour linstant, 900 sites sont effectivement habités;
41 % (ou 4.600 sites) seraient destinés à lindustrie. Il sagit là dune évaluation raisonnable du nombre de brownfields destinés principalement à une réaffectation industrielle.
POLLUTION DES FONDS AQUATIQUES
La pollution des sédiments des fonds aquatiques est due aux sources ponctuelles (déversements, surdéversements, calamités, ...) et aux sources diffuses (pollution par le lisier, pesticides,
). Lensemble des polluants provient essentiellement des ménages, de lindustrie et de lagriculture. Suite aux interventions humaines dans les systèmes aquatiques, le transport des sédiments a considérablement augmenté dans de nombreux cours deau.
Lanalyse de la problématique des fonds aquatiques comporte un volet qualitatif et un volet quantitatif.
Pour déterminer la qualité du fond aquatique in situ, certains cours deau ont été échantillonnés et analysés selon la méthode dévaluation Triade (TKB). Parmi les cours deau non navigables étudiés jusquà présent, 29% sont jugés comme présentant « une indication de menace grave pour le milieu aquatique » avec la plus grande priorité dassainissement. Quelque 37 % se voient attribuer la catégorie 3, 25 % une catégorie 2. Neuf pour-cent font partie de la catégorie 1 sans priorité dassainissement, mais doivent être protégés contre une perte de qualité. Pour ce qui concerne les cours deau navigables, seuls 2% des voies deau analysées par TKB entrent dans la catégorie 1, 17% dans la catégorie 2, 30% dans la catégorie 3 et 51 % dans la catégorie 4.
Pour ce qui concerne laspect qualitatif, il semble que pour diverses raisons, outre les travaux de dragage dentretien des cours deau, le volume total de matières à draguer atteint 27,6 millions de m³. Lactuelle carence en capacité dévacuation pour les boues de dragage se monte à environ 7,2 millions de m³. En termes de curage et de dragage, on observe un très net retard, dorigine historique principalement. Les analyses de qualité ont révélé que cest là que la pollution est la plus importante. Ce retard est dû au taux de pollution, aux coûts élevés qui vont de pair et au manque de solutions durables.REGION FLAMANDE: MESURES PRISES ET EN COURSPOLLUTION DU SOL
Avec lentrée en vigueur du décret dassainissement du sol, en 1995, un pas important a été franchi dans la politique fixant les lignes directrices dune approche structurée. Depuis lors, certains arrêtés dexécution ont été préparés et édictés, notamment pour les normes dassainissement du sol (VLAREBO). Les sols qui, sont connus en exécution du décret dassainissement du sol, sont les sols couverts par la procédure de transfert ou qui sont soumis à lobligation danalyse périodique. Les sols concernés par lune de ces procédures doivent faire lobjet dune étude dorientation.
Outre les sols connus en exécution du décret dassainissement du sol, lOVAM dispose également dun inventaire (incomplet) des anciennes décharges ou terrains dentreprise. Ces sols sont potentiellement pollués et doivent être analysés. LOVAM peut également intervenir doffice dans ce cas.
Comme le décret est encore jeune, la politique des précédentes périodes de plan était axée sur la mise en oeuvre et lexécution de la réglementation existante. Les moyens disponibles sont également axés sur cet aspect.
Etant donné que le nombre de sols à analyser est très important (seuls 15% de tous les sols à analysés le sont) et le manque de suivi de lobligation danalyse imposée par le décret dassainissement du sol, lobjectif dassainir ou de maîtriser toutes les pollutions du sol en Flandre pour 2036, comme déterminé dans le plan MINA 2, ne sera jamais atteint si la politique demeure inchangée.
POLLUTION DES FONDS AQUATIQUES
La problématique de la pollution des fonds aquatiques nest pas neuve. Au niveau politique, quelques pas importants ont été franchis en exécution du MiNa-plan 2:
La Flandre dispose de cartes scientifiques de qualité, basées sur la méthode Traide, reconnue au plan international.
Un réseau de mesure périodique des fonds aquatiques a été mis en place mi 2000.
La Flandre participe au projet européen LIFE, avec comme partenaires les Pays-Bas, la Wallonie et la France, dans le cadre duquel elle uvre pour létablissement dune méthode dévaluation écologique commune pour lEscaut et la Meuse.
Pour linstant, les instances oeuvrent à lexécution dun projet stratégique pour les boues de dragage et de curage, qui couvre les aspects politique, juridique, préventif et scientifique.REGION FLAMANDE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURPOLLUTION DU SOL
Faire le relevé et analyser tous les terrains sur lesquels ont lieu actuellement ou ont eu lieu par le passé des activités impliquant un risque de pollution du sol et entamer lassainissement des pollutions du sol historiques les plus urgentes.
En raison de lampleur de la pollution du sol, des moyens dont dispose la Région flamande pour lassainissement et du risque de stagnation de certains développements territoriaux et économiques, il faut améliorer le rendement environnemental et le rendement social, mais aussi élargir la portée de lopération dassainissement du sol pour atteindre les objectifs politiques.
Les mesures et instruments suivants ont été mis en uvre à cet effet:
Suivi des assainissements de sols volontaires et obligatoires
Accélération des assainissements de sols doffice
Développement dune approche intégrée pour lassainissement des sols: brownfields
Politique de soutien pour lassainissement: financement alternatif, affinement de la législation, ouverture dun centre de connaissance et élaboration dune stratégie de communication
POLLUTION DES SOLS AQUATIQUES
Suppression de 30% du retard de curage historique de nature hydraulique et écologique et traitement de 40% des boues de dragage et de curage selon les BATNEEC
Le plan dexécution sectoriel pour les boues de dragage et de curage sera finalisé en 2003
Etablir des plans dassainissement des fonds aquatiques pour tous les cours deau avec une évaluation qualitative Triade 3 ou 4 pour la fin 2007.
Curage et/ou assainissement des cours deau
Traitement des boues selon les BATNEEC
Support à la politique:
Harmonisation des décrets et arrêtés dexécution.
Agréation des laboratoires
Renforcement de la politique européenne applicable aux fonds aquatiques
Réalisation détudes scientifiques
Développement de la base de données des fonds aquatiques flamandsREGION WALLONNE: ETAT DE LA SITUATIONLa Région wallonne est un territoire dune superficie de 16.844 km 2 .
Hormis Liège et Charleroi, il ny a pas à proprement parler de grande ville en Wallonie. La superficie agricole utilisée occupe 45% du territoire tandis que les forêts en couvrent un peu plus de 30%. Les industries se sont tout dabord implantées en fonction des matières premières et des voies deau principalement le long du sillon Sambre et Meuse.
La Région wallonne ne sest pas encore dotée dune législation spécifique en matière dassainissement et de cadastre des sols. A ce titre, les statistiques globales concernant limportance du phénomène ne sont pas disponibles.
Il est à noter que la grande variété de la géologie wallonne implique de grandes différences dans la qualité intrinsèque des sols rencontrés, rendent particulièrement ardue la définition des normes.
Dépotoirs prioritaires
Dès 1991, la Région wallonne a désigné dix sept dépotoirs prioritaires, cest-à-dire que ces sites devront faire lobjet dinvestigations à linitiative des pouvoirs publics. Cette tâche a été confiée à la S.A. SPAQuE (société publique daide à la qualité de lenvironnement). Cinq de ces sites ont été déclarés prioritaires: Mellery, Anton, Florzé, Cronfestu et Les Isnes. Des actions concrètes de réhabilitation ont été menées sur ces sites. Ainsi, la Région wallonne a déjà investi près de 30 Mio ¬ pour le traitement du site de Mellery. Des actions concrètes devraient bientôt débuter sur un sixième site: Hensies.
Autres dépotoirs
Depuis 1993, un arrêté du Gouvernement wallon réglemente la réhabilitation des dépotoirs non prioritaires. Le principe de laction est celui du pollueur-payeur. En cas déchec de la procédure administrative, une action devant les tribunaux demeure possible.
Au 1er septembre 2001, 922 dossiers étaient concernés par ces procédures, parmi lesquels:
289 sites peuvent être considérés comme réhabilités ;
63 dossiers faisant lobjet dune instruction avancée ;
109 dossiers faisant lobjet dune action en justice.
A lheure actuelle, la jurisprudence administrative assimile largement les sols contaminés aux dépotoirs. Les sites contaminés peuvent donc être gérés par le biais de la même procédure. Il ressort de lexamen des dossiers que 20 % des 922 dossiers susmentionnés peuvent être considérés comme relevant de cette définition pertinente.
SAED (sites dactivité économique désaffectés)
La notion de site dactivité économique désaffecté revêt en Région wallonne une acception particulière, nettement distincte des autres situations évoquées dans ce chapitre « mesures prises et en cours » pour la Région wallonne.
On estime néanmoins aujourdhui à 2.000 le nombre des friches industrielles couvrant le territoire wallon, soit une superficie de plus de 9.000 ha (plus de 0,5 % de son territoire).
Stations-service
Les stations-service constituent un exemple type particulièrement bien choisi en matière de décontamination des sols ; elles existent en effet en grand nombre environ 2.000 en Région wallonne et les contaminants potentiels sont en général bien connus et en variété limitée.
Boues dépuration
Les boues dépuration ont été jusquen 1998, essentiellement valorisées comme amendement agricole (82 % en 1998). Plusieurs facteurs compromettent cependant lavenir de cette filière: laugmentation des quantités de boues produites, le renforcement des exigences de qualité, la limitation des quantités dazotes épandables sur les terres. Cette réduction de la valorisation agricole nétait plus que de 53 % en 1999 et de 60 % en 2000. Les filières alternatives à lépandage agricole et à la mise en CET nexistent cependant pas encore en Région wallonne.
Boues de dragage et de curage
La Wallonie compte 460 kms de fleuves et de canaux dont 365 font partie du réseau de grand gabarit (+ de 1000 T). Le volume des boues obstruant les voies deau est estimé à 2.600.000 m3 auquel il faut ajouter 550.000 m3/an pour lentretien et 2 .600.000 m3 pour la mise à gabarit. Ces boues sont classées en 2 catégories:
matières non contaminées (A): de lordre du 35%
matières contaminées (B): de lordre de 65%
A ces volumes, il faut ajouter les boues de curage de lensemble des cours deau de Wallonie. Des cartes indiquant le risque que les teneurs en métaux lourds des berges des cours deau de première catégorie dépassent les normes ont été réalisées par bassins.REGION WALLONNE: MESURES PRISES ET EN COURSAu niveau de la Région wallonne, les actions prioritairement menées actuellement en matière de politique des sols sont:
Pour le volet curatif: lélaboration dun cadre réglementaire pour lassainissement des sols contaminés.
Par sa décision du 4 mai 2000, le Gouvernement wallon a arrêté la méthodologie à suivre pour lélaboration dun décret « sols ». Les travaux visant la réalisation de ce décret sont coordonnés par un groupe interministériel chargé du suivi de quatre groupes de travail technique (coordination générale, plan stratégique, cadre technique de référence et cadre juridique).
En attendant, La procédure mise en uvre dans le traitement des SAED découle directement des dispositions du code wallon de laménagement du territoire, de lurbanisme et du patrimoine - CWATUP -.
Il est actuellement fait référence à une procédure transitoire qui précise quen matière de SAED,
la SPAQuE est chargée de leur caractérisation qui englobe une étude historique et des contrôles analytiques de terrain, portant notamment sur la qualité des sols.
le choix de sites dépend de la DGATLP sur base des critères du Gouvernement wallon.
les travaux analytiques de terrain sont effectués par lISSeP.
les rôles de lOffice wallon des déchets dans les dossiers SAED sont notamment la définition des objectifs dassainissement à atteindre et à contrôler, des actions à entreprendre ainsi que le cautionnement des actes administratifs.
la Division de la Police de lEnvironnement a un rôle de surveillance et de contrôle des opérations dassainissement
Dans la foulée de la création du permis denvironnement, ladministration a en concertation notamment avec la Fédération Pétrolière Belge, élaboré un arrêté relatif aux stations-service. Cet arrêté prévoit notamment quen cas de cessation dactivité, de mise hors service définitive dun réservoir, de renouvellement, de retrait ou de transfert de lautorisation, ou même sur présomption de pollution, une étude indicative et, si nécessaire, une étude de caractérisation du site doivent être réalisées. Cette(ces) étude(s) porte(nt) sur le sol, le sous-sol et sur les eaux souterraines. Létude de caractérisation peut être complétée par une étude de risque.
Actuellement, 211 sites font lobjet dun traitement au-delà de létude indicative. Globalement, ce sont 85 % des stations-service examinées qui se révèlent contaminées à des degrés divers.
Cette réglementation spécifique préfigure à certains égards ce qui devrait être la future législation wallonne en matière dassainissement des sols.
Pour le volet préventif: lélaboration dun cadre réglementaire pour lutilisation sur ou dans les sols des matières organiques recyclables.
Certificat dutilisation
Un important travail de délivrance de certificats dutilisation tant au profit des stations dépuration urbaines ou mixtes, quau profit des producteurs de boues ou de déchets industriels a été effectué.
En ce qui concerne les analyses, lOffice wallon des déchets de la DGRNE (OWD) privilégie et réclame la définition de protocoles de prélèvement et danalyse clairs, précis et univoques, de manière à limiter les écarts et les incertitudes des résultats liés aux phases de prélèvement et danalyse. Le respect de ces protocoles devrait servir de base pour lattribution des agréments aux laboratoires.
Ce renforcement analytique est une condition incontournable pour offrir au monde agricole les garanties suffisantes quant à linnocuité des matières valorisables.
Révision de larrêté du Gouvernement wallon du 12 janvier 1995.
LOWD a élaboré des propositions de décret et darrêté relatifs à lutilisation des matières recyclables sur ou dans les sols. Une concertation avec les partenaires concernés par cette problématique a débuté en décembre 2001. Le but de cette concertation est daboutir à létablissement dune législation la plus opérationnelle et la plus consensuelle possible.
Une étude stratégique sur les potentialités de valorisation des composts et des digestats produits ou susceptibles dêtre produits en Région wallonne (analyse économique et environnementale) est actuellement en cours en parallèle à la concertation précitée.
Celles-ci permettront au Gouvernement wallon de définir ses orientations en ce qui concerne la gestion des matières recyclables et à la DGRNE de finaliser des propositions de textes réglementaires en connexion avec létablissement de lavant-projet de réglementation wallonne sur la protection et lassainissement des sols coordonné par la SPAQuE conformément à la décision du Gouvernement wallon de mai 2000 et avec la mise en uvre de la Directive 91/676/CEE concernant la protection des eaux contre les pollutions par les nitrates à partir de sources agricoles.
Boues de dragage et de curage
En plus des travaux dentretien réalisés sur les différents cours deau non navigables de la Wallonie, la mise en uvre dun programme de gestion globale des boues des cours deau navigables au travers de la mise en place des installations nécessaires à la gestion de ces boues est en cours et a débuté par la création dun premier centre de regroupement opérationnel pour les boues du canal Charleroi-Bruxelles à Tubize.
En outre, de nombreuses études ont été menées dans ce domaine et certaines sont toujours en cours notamment le projet LIFE évoqué par la Région flamande ainsi que létude confiée à lISSeP relative à la mise au point et lévaluation dune méthodologie détude visant à faciliter les opérations de gestion des matières enlevées du lit et des berges des cours deau non navigables du fait de travaux de curage.REGION WALLONNE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURLégislation sur lassainissement et le cadastre des sols
Lactualisation du contrat davenir pour la Wallonie prévoit dintensifier lassainissement des SAED, avec lobjectif davoir initié les travaux dassainissement et la reconversion de 120 nouveaux sites dici à la fin de la législature (juin 2004) par la mise en uvre de procédures accélérées, dun mécanisme de financement alternatif, et dune gestion foncière plus dynamique.
La Spaque sera transformée en opérateur wallon de la réhabilitation et de la dépollution des sites et des sols industriels, et sera habilitée, à capter les droits fonciers des sites concernées. Après travaux, ces sites seront remobilisés dans les marchés économique (parcs dentreprises) et social (logements, espaces verts) de préférence par les opérateurs spécifiques existants.
Le plan de financement de ces travaux prévoira un mécanisme de financement alternatif, couvert non seulement par des interventions régionales et européennes, mais aussi par lactivation du décret taxe sur les Sites dActivités Economiques Désaffectés.
Un projet de décret sera déposé portant sur lensemble de la problématique, et fédérant ainsi les dispositions contenues à ce jour dans la législation sur les déchets et dans le CWATUP. Le décret prévoira la gestion des risques de ces sols pollués, organisera lapplication du principe pollueur-payeur et la prévention des pollutions futures, et enfin, encadrera la prise en charge, par la Région wallonne, des coûts des pollutions historiques.
Protection des sols
La Communication de la Commission met en évidence la nécessité dappréhender le sol comme un vecteur environnemental à part entière et de développer une politique de protection du Sol au même titre que lEau ou lAir, ce point de vue étant défendu par la Région wallonne.
La Région wallonne partage donc lidée quune stratégie générale de protection des sols doit être élaborée et faire lobjet dune approche générale à long terme concernant tous les aspects de la protection des sols sous le couvert dune réglementation spécifique. Cette stratégie doit être sous-tendue par de meilleures connaissances et compréhension de lécosystème sol et de limpact des activités humaines sur les fonctions du sol.
Afin de tirer parti de toutes les données disponibles la DGRNE plaide pour la mise sur pied dune commission scientifique, encore appelée « Observatoire des Sols », dont le rôle serait danalyser la qualité des sols, de soutenir et dorienter la démarche de politique environnementale visant à leur protection.
Boues de dragage et de curage
Lactualisation du contrat davenir met laccent sur le développement dune mobilité plus durable notamment par laugmentation de 10% de lutilisation de la voie deau en 2004 pour le transport qui nécessitera la poursuite des travaux de curage et de dragage au moins pour les cours deau navigables.Produits
CONTEXTELa consommation constitue lune des forces motrices principales des activités sociétales. Tout comme les activités industrielles de production, les modes de consommation de la population sont à lorigine de pressions exercées sur lenvironnement telles que:
lutilisation des ressources naturelles (y compris les ressources naturelles non renouvelables),
les émissions polluantes et la dégradation des différents compartiments environnementaux (air, eau, sol,
)
la production de déchets.
La politique de produits vise à contribuer à la réalisation de modes de production et de consommation durables.
Elle est ciblée sur l'amélioration de la qualité écologique des produits mis sur le marché en vue de protéger la santé publique et lenvironnement. Par ailleurs, elle se concentre sur les fonctions rendues par les produits, visant ainsi à remplacer, lorsque possible, lacquisition des produits par lutilisation du service rendu par le produit (dématérialisation de léconomie). Elle donne la préférence à lapproche intégrale du produit, en tenant compte de tout le cycle de vie (pré-production, production, distribution, utilisation et élimination) et de toutes les conséquences sur la santé et lenvironnement (y compris les aspects décotoxicologie et de toxicologie humaine). Elle tente également de prendre en compte les aspects économiques et sociaux du produit.
La politique des produits aborde tous les aspects du produit, en ce compris la présence de produits chimiques et se base sur le Livre vert de la Commission européenne. Elle ne développe toutefois pas spécifiquement lun ou lautre aspects dont par exemple la politique des produits chimiques dont il est question dans la section suivante. De ce fait, les secteurs dactivité à lorigine des pressions environnement-santé, les publics-cible et donc les actions et mesures à développer sont différentes.OBJECTIF EHAPE ET ADAPTATIONPar les changements des modes de production et de consommation, réduire voire éliminer la contamination de lenvironnement afin de minimiser les conséquences sur la santé.AUTORITE FEDERALE: ETAT DE LA SITUATIONLa consommation des ménages et des administrations publiques représente environ 76% du PIB et fait partie de la vie quotidienne des citoyens. Depuis la seconde guerre mondiale, afin d'améliorer le bien-être, les gouvernements se sont attelés à élever le niveau de vie et la qualité de vie principalement par une augmentation des revenus. En grande partie, ils y sont parvenus même si tout le monde na pu en bénéficier dans les mêmes proportions.
Mais cette politique s'est également accompagnée d'externalités sociales et
environnementales négatives dues à laugmentation du niveau de consommation, qui ont jusqu'ici insuffisamment attiré l'attention des gouvernements dans l'élaboration de leurs politiques. AUTORITE FEDERALE: MESURES PRISES ET EN COURSLes principales mesures prises actuellement en matière de politique des produits sont:
Soutien scientifique à la politique
Le volet I du second Plan d'appui scientifique à une politique de développement durable (PADD II) a une visée large et a trait à la recherche sur les modes de production et de consommation durables en général et sur les thématiques "énergie", "transport" et "agroalimentaire" en particulier. Néanmoins, il répond notamment à certains besoins dappui scientifique en matière de politique (intégrée) des produits.
Mesures juridiques
Dans le contexte de la redéfinition des compétences environnementales de l'Etat fédéral, la loi du 21 décembre 1998 (relative aux normes de produits ayant pour but la promotion de modes de production et de consommation durables et la protection de lenvironnement et de la santé) peut être considérée comme l'une des principales réalisations des dernières années dans le domaine de la politique des produits axée sur l'environnement. Cette loi pose que tous les produits mis sur le marché doivent être conçus de telle sorte que leur fabrication, utilisation prévue et élimination ne portent pas atteinte à la santé publique et ne contribuent pas - ou le moins possible - à une augmentation de la quantité et de la nocivité des déchets et à dautres formes de pollution. La loi prévoit la possibilité de conclusion d'accords sectoriels en matière de produits. Elle contient des dispositions particulières aux biocides, aux substances et préparations et aux emballages.
Mesures économiques
A ce jour, les initiatives prises dans le domaine de l'éco-fiscalité et des produits ne sont pas encore très nombreuses. Des écotaxes ont été introduites sur certains produits (Loi ordinaire du 16 juillet 1993), lorsquils ne satisfont pas à certaines exigences environnementales. Il sagit des récipients pour boissons, des appareils photos jetables, des piles, des récipients contenant certains produits industriels et des pesticides. Un projet de loi concernant les écobonis est en cours délaboration.
Mesures socioculturelles
Les mesures et initiatives suivantes ont notamment été prises en la matière:
Attribution du label écologique européen
Publicité et étiquetage environnemental
Amélioration des performances environnementales des services publics fédéraux
Le Plan fédéral de développement durable (2000-2004) a chargé les services fédéraux pour les Affaires environnementales délaborer un Plan directeur Produits et de fournir des éléments dinformation sur le contexte, les mesures et la mise en uvre du plan de développement durable dans ce domaine. AUTORITE FEDERALE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURElaboration du Plan directeur Politique des Produits et Environnement
L'avant-projet de Plan directeur Politique de Produits sera élaboré pour lété 2002.
Il sera ensuite soumis pour avis aux Conseils consultatifs mentionnés dans la loi Normes de produits de 1998, à la CIDD et la CIE. Enfin, le projet de plan sera soumis au Conseil des Ministres pour adoption début 2003.
Dans les Grandes lignes du Plan directeur ont déjà été identifiées les lignes directrices suivantes:
Le renforcement des connaissances devrait être réalisé en Belgique pour les services fédéraux pour les Affaires environnementales mais aussi pour d'autres départements fédéraux et régionaux ;
Le soutien scientifique à une politique de Produits efficace et effective qui apporte ainsi la crédibilité nécessaire à sa mise en uvre ;
La préparation d'une analyse defficacité formulant les objectifs à court, moyen et long terme (en ce compris l'utilisation d'indicateurs);
L'intégration horizontale et verticale de la politique de produits axée sur l'environnement, en d'autres mots, la cohérence avec les autres niveaux de pouvoir et domaines politiques (y compris l'identification des responsabilités) ;
Le contexte international de l'application d'une telle politique de produits ;
La définition d'une combinaison optimale d'instruments politiques pour atteindre les objectifs fixés ;
La participation des acteurs sociaux au débat et à l'implémentation du Plan directeur ;
La relation avec une politique intégrée de produits, en particulier les effets sur les pays en voie de développement ;
Le besoin de doter les services fédéraux pour les Affaires environnementales et les autres départements directement concernés de personnel et de moyens supplémentaires.Produits chimiques
CONTEXTEActuellement, il y a une préoccupation du public en ce qui concerne les effets potentiels de ces substances sur la santé et lenvironnement et ceci dautant plus que de nouveaux phénomènes tels que la perturbation du système endocrinien ou la sensibilisation aux substances chimiques sont mis en évidence.
Ces substances chimiques, placées principalement sur le marché comme intermédiaires pour lutilisation par dautres secteurs industriels, se retrouvent en bout de chaîne dans de nombreux produits et objets de consommation. En fait, 70-80% des émissions de substances chimiques proviennent principalement des sources diffuses, dues à lutilisation des produits de consommation courants.
La plupart des substances existantes ont été mises sur le marché avec une caractérisation incomplète ou inexistante.
Par contre, depuis 1981, pour pouvoir mettre une «nouvelle substance» sur le marché, les producteurs ou importateurs sont obligés de fournir certaines données de base selon la procédure de notification prévue par la directive européenne 67/548/CEE.
Depuis cette date, environ 2.400 «nouvelles substances» ont été notifiées et mises sur le marché, principalement en quantité inférieure ou égale à 100 tonnes par an. Ce qui explique lestimation selon laquelle, la proportion des «nouvelles substances» sur le marché ne sélève pas à plus d1% du volume total de substances chimiques.
La nouvelle stratégie européenne, dont la mise en uvre est prévue pour 2004, a été proposée afin de combler les faiblesses du système actuel, et se base sur le système REACH. Ce système sera unique pour les substances existantes et nouvelles et son champ dapplication sera la production et non plus la mise sur le marché. Il se basera sur une plus grande responsabilité de lindustrie pour la sûreté des produits et sur le partage de cette responsabilité tout au long de la chaîne (prise en compte du cycle de vie des substances dangereuses).
Cette section a un lien évident avec la section précédente traitant des produits. Si lobjectif poursuivi est le même dans les deux cas, les secteurs dactivité à lorigine des pressions environnement-santé, les acteurs et donc les actions et mesures à développer sont différentes.OBJECTIF EHAPE ET ADAPTATIONRéduire voire éliminer la contamination de lenvironnement afin de minimiser les conséquences sur la santé.AUTORITE FEDERALE: ETAT DE LA SITUATIONLa production mondiale des produits chimiques est passée de 7 millions de tonnes en 1950 à 400 millions de tonnes en 1995. LEurope de louest, avec une contribution dun peu plus de 30% est le plus grand producteur mondial. Depuis 1993, la production de ces produits augmente plus vite que le PIB et le secteur sattend à ce que la tendance samplifie.
On estime quil y a sur le marché 100.000 substances existantes, produites ou importées, parmi lesquelles 2.600 substances sont commercialisées en quantité supérieure à 1.000 tonnes par an (High Production Volume - HPV). Il a été estimé récemment que pour 86% des 2.600 HPV, on ne dispose que de très peu de données (c-à-d insuffisantes pour une évaluation des dangers et des risques), voire daucune et il est probable que la situation des substances fabriquées en quantité moins élevées soit encore plus mauvaise.AUTORITE FEDERALE: MESURES PRISES ET EN COURSActuellement, la réglementation belge repose sur quatre instruments législatifs cadres européens qui constituent le noyau fort de la politique des produits chimiques industriels. Ils ont pour objectif principal la consolidation du marché intérieur par lharmonisation des législations nationales tout en reconnaissant limportance de la santé humaine. La protection de lenvironnement, na été considérée que tardivement.
La directive 67/548/CEE (classification, emballage, et étiquetage des substances dangereuses),
Les directives 88/379/CEE et 99/45/CEE (classification, emballage, et étiquetage des préparations dangereuses),
Le règlement 793/93/CEE (évaluation et le contrôle des risques présentés par les substances existantes),
La directive 76/769/CEE (limitation de la mise sur le marché et de lemploi de certaines substances et préparations dangereuses).
La mise en uvre de la politique en matière de produits chimiques y compris les missions dinspection est assurée par les Services fédéraux pour les Affaires environnementales.AUTORITE FEDERALE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURMise en uvre de la nouvelle stratégie européenne: La Belgique doit non seulement combler un déficit par rapport à la politique actuelle, mais sera également dans ce nouveau cadre sollicitée plus activement.
Mise en uvre des conventions PIC (Prior Information Concern) et POP (Persistent Organic Polluent)
Adaptation de la procédure dautorisation des biocides aux exigences européennesRadiations ionisantes
CONTEXTEBien quon parle de radioactivité naturelle, quand la source est présente dans un environnement non perturbé par lhomme, les activités humaines exercent souvent une influence importante sur les risques sanitaires auxquels lhomme est confronté.
Nous avons choisi arbitrairement de présenter les radiations ionisantes en trois groupes: le radon, les installations nucléaires et les autres sources dexposition.
Le radon
Le radon est un gaz incolore et inodore. Il est produit par la décomposition du radium, présent partout dans la nature. Cest un émetteur alpha avec une demi-vie de 3,82 jours. Le radon est partout dans lair, ainsi quune partie de ses produits de décomposition à courte durée de vie. Quand lêtre humain le respire, ses tissus pulmonaires sont exposés aux rayons alpha émis. Une exposition de longue durée à de fortes concentrations de radon augmente le risque de cancer du poumon. Cet effet a été constaté chez les ouvriers qui travaillent dans les mines duranium, où les deux conditions susmentionnées sont remplies. Lextrapolation des observations aux niveaux dexposition dans les habitations, qui sont souvent beaucoup plus réduites (en moyenne 50 à 100 Bq/m³ en Belgique), permet de déduire que le radon dans les habitations est responsable chaque année de 500 cas de cancer du poumon, et quil est donc la seconde cause de développement du cancer du poumon en Belgique.
Les applications médicales et autres sources
Les isotopes radioactifs produits par les activités humaines dans les installations comme les centrales nucléaires et les accélérateurs de particules, sont largement utilisés dans lindustrie et la recherche, mais aussi et surtout en médecine, comme dans les laboratoires cliniques, les services de médecine nucléaire et de radiothérapie. Outre les matières radioactives, la radiologie et la radiothérapie utilisent également des sources de rayonnement artificielles comme les tubes à rayons X et les accélérateurs linéaires.
Dans des conditions normales, le principal risque sanitaire de la radioactivité artificielle provient paradoxalement de lusage des radiations ionisantes en médecine.
Les installations nucléaires
Les déchets sont un produit de toute activité humaine. C'est ainsi que des déchets sont également créés lors de la production d'électricité dans des centrales nucléaires, lors du démantèlement des installations nucléaires et lors de l'utilisation de matières radioactives en médecine, dans l'agriculture, l'industrie et la recherche. Une partie de ces déchets est radioactive.
Outre ces déchets radioactifs, il existe aussi un volume restreint de combustible nucléaire qui est devenu hautement radioactif après son irradiation dans le réacteur nucléaire.
Malgré leur faible probabilité, les accidents nucléaires représentent un risque important pour lhomme et lenvironnement, surtout dans les grandes installations comme les centrales nucléaires.
Lusage militaire des engins nucléaires tactiques et stratégiques, et les accidents éventuels constituent également un facteur de risque.OBJECTIF EHAPE 211 ET ADAPTATIONDéterminer les habitations et lieux de travail où les concentrations de radon dépassent les valeurs guides de l'OMS, et introduire des mesures palliatives en fixant les priorités en fonction du degré de dépassement de ces valeurs.
Résoudre la question de la sûreté du stockage et de l'élimination des déchets nucléaires de haute activité, et empêcher tout accès non autorisé à des matières radioactives.
Réduire les expositions non nécessaires aux rayonnements, et assurer une radioprotection adéquate sur les lieux de travail.
Encourager une participation avertie du public à la prise de décisions concernant des questions d'hygiène de l'environnement liées aux dangers des rayonnements.AUTORITE FEDERALE: ETAT DE LA SITUATIONLa charge de rayonnements à laquelle la population belge est exposée chaque année en à cause des radiations ionisantes est denviron 4,3 mSv par personne. Environ 40% proviennent des applications médicales et 35% du radon.
Comme la consommation médicale est élevée en Belgique dune part, et que les doses de radiations sont relativement basses dautre part, la part relative de la médecine dans la dose moyenne de la population est assez élevée: elle est responsable de la moitié de la dose collective. Bien que la consommation médicale (nombre dexamens ou de traitements par unité de population et par an) naugmente pas de façon importante, on observe un glissement vers des examens plus intensifs en termes de radiations (tomographie assistée par ordinateur, radiologie dintervention, médecine nucléaire). Lestimation classique des risques (CIPR) indique un nombre estimé de cancers mortels (iatrogènes) de plusieurs milliers par an.
Les déchets radioactifs représentent environ 0,02% de l'ensemble des déchets ménagers et industriels produits en Belgique.
Les déchets radioactifs ont des origines diverses, il existe 3 grandes sources de déchets radioactifs: la production d'électricité via l'énergie nucléaire représente environ 80% des déchets radioactifs produits en Belgique.
Les 20% restant sont issus des applications en médecine, dans l'agriculture et l'industrie et du démantèlement des installations nucléaires. AUTORITE FEDERALE: MESURES PRISES ET EN COURSLe programme de surveillance radiologique du territoire mesure les niveaux de radioactivité artificielle et naturelle de l'air, des pluies, des eaux de surface et de boisson, des sols et des sédiments de rivières, des zones côtières (sédiments marins et produits de la mer), des produits de la chaîne alimentaire (lait, viandes, poissons, légumes), etc.
Une attention particulière est apportée aux zones environnantes d'installations nucléaires: les sites d'implantation des centrales nucléaires de Doel et de Tihange, les environs du site français de Chooz en territoire belge, le site nucléaire du CEN/SCK de Mol et celui de l'IRE à Fleurus. Les valeurs liées aux rejets atmosphériques et liquides des installations nucléaires doivent donc respecter des limites annuelles. L'A.F.C.N. est chargée de vérifier le bon respect de ces limites et de calculer les doses délivrées à la population.
La surveillance radiologique du territoire est opérée de deux manières:
lenregistrement en continu à laide du réseau d'alarme TELERAD
de manière discontinue via des campagnes périodiques de prélèvements d'échantillons sur le terrain effectuées par des équipes spécialisées travaillant sous contrat avec l'AFCN.
Le radon
Si les autorités fédérales sont compétentes pour les aspects réglementaires, les régions, pour leur part, le sont pour leur exécution pratique.
Un programme daction pour le radon a été mis au point pour la période 1995-2000, articulé autour des thèmes suivants:
- cartographique et interprétation géostatistique
- information de la population
- information des architectes et entrepreneurs
- étude des techniques de remédiation et de prévention
- réglementation et suivi
Les résultats obtenus forment la base de la politique applicable au radon dans lhabitat, avec comme principaux problèmes la prévention en Wallonie pour les constructions nouvelles et la remédiation systématique dans les habitations où la concentration est supérieure à 1000 Bq/m³.
Dans la Région wallonne, un subside peut être demandé pour la remédiation dans le cadre de la « prime à la réhabilitation ». Mais pour linstant, les conditions imposées pour lobtention dun tel subside sont tellement strictes quil est pratiquement impossible de satisfaire à toutes. Les années passées, des échanges didées sur cette problématique ont eu lieu avec la Région wallonne. Des négociations avec les divers responsables doivent reprendre pour adapter les modalités sur base des expériences acquises dans le cadre du programme daction national pour le radon, afin que le règlement des subsides puisse atteindre lobjectif pour lequel il a été conçu.
Les risques du radon ont été définis sur base du programme daction susmentionné. Des actions ciblées (information, cartographie, étude géologique et étude du sol) seront définies en étroite concertation avec les centres Radon des provinces et les autorités locales. Dans le cadre du programme daction radon, un dépliant dinformation générale et une brochure dinformation plus détaillée ont été réalisés sur base de létude de la perception par les divers niveaux de la population. Cette documentation est mise à la disposition du public via un réseau de centres Radon dans les provinces.
Comme lexécution de la politique applicable au radon est étroitement liée à la mise en oeuvre de prescriptions et mesures architectoniques spécifiques, les informations et formations pour les divers acteurs du secteur de la construction font lobjet dune attention toute particulière. Le Centre Scientifique et Technique de la Construction (CSTC) a réalisé pour compte de lAFCN une note technique du radon pour le secteur de la construction. Cette note a été mise à la disposition de toutes les communes des zones à risque.
Les applications médicales et autres sources
En Belgique, le nombre dexamens et de traitements médicaux en radiologie, radiothérapie et médecine nucléaire est très élevé. En outre, il ny a aucune donnée nationale (des valeurs officielles pour la Flandre sont disponibles) concernant les doses délivrées à la population. LAFCN a poursuivi les deux objectifs suivants:
diminuer le nombre dexamens et de traitements en étant plus sévère en ce qui concerne les justifications ;
diminuer les doses par examens et traitements au moyen de programmes de formation en contrôle de qualité et en assurance de qualité.
Les installations nucléaires
Prévenir, limiter, trier, identifier
Quiconque détient des déchets radioactifs est légalement tenu d'en informer l'ONDRAFqui en dresse un inventaire.
Par ailleurs, l'ONDRAF incite les producteurs de déchets radioactifs à prévenir le plus possible la production de déchets et, si ces déchets sont inévitables, à en réduire le volume, notamment par le recyclage et la récupération des matériaux. Grâce à cette mesure, le volume des déchets radioactifs a fortement baissé au cours des dernières années.
En plus d'encourager les producteurs à limiter le volume des déchets qu'ils lui confient, l'ONDRAF veille à ce que ces déchets soient triés et leur contenu radioactif et non-radioactif clairement séparé.
Le traitement
La Belgique a opté pour une gestion centralisée de ses déchets radioactifs sur un seul site situé à Dessel. Toutefois les centrales nucléaires de Doel et de Tihange traitent partiellement leurs déchets radioactifs avant de les y envoyer.
Le combustible usé déchargé des centrales nucléaires est retraité en France (Cogéma La Hague) et les produits qui en proviennent sont retournés en Belgique.
Le traitement des déchets radioactifs se déroule en deux étapes: la diminution du volume et le confinement.
En attendant une solution pour leur gestion à long terme (voir infra, orientations pour le futur), l'ensemble des déchets radioactifs conditionnés sont entreposés temporairement sur le site de Dessel, dans des bâtiments spécialement conçus à cet effet.
Transport
Le transport des déchets radioactifs est organisé par l'ONDRAF. Il est soumis à autorisation préalable du ministre de la Santé publique.
Les déchets faiblement radioactifs sont transportés par la route dans des camions munis d'un blindage léger. Les déchets hautement radioactifs, vitrifiés pour être stabilisés, sont emballés dans des conteneurs en acier inoxydable. Ces conteneurs sont transportés par chemin de fer dans un emballage spécial.
Après plusieurs années dinterruption, le transport de ce type de déchets a repris depuis février 2000 et a donné lieu à 4 convois de chemin de fer jusqu'à présent. Au total, 15 convois sont prévus.
La sécurité des installations nucléaires est en amélioration constante, surtout grâce à une évaluation périodique des dispositions de sécurité en place, de leur adéquation aux progrès technologiques et aux nouvelles perspectives et à lintégration des leçons tirées des analyses des incidents qui se sont produits en Belgique et ailleurs. La formation de toutes les parties concernées, et en particulier de celles qui sont chargées du contrôle de la protection contre les rayonnements, est une priorité pour lavenir.AUTORITE FEDERALE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURLes données du réseau TELERAD devront être intégrées dans le programme de surveillance radiologique du territoire et, comme prévu, des balises de mesure en continue de la radioactivité de lEscaut devraient être installées. En parallèle, le remplacement des plates-formes informatiques Télérad est à l'étude. Cette mise à jour du matériel et des programmes informatiques permettra de mieux intégrer Télérad dans la Surveillance Radiologique du Territoire, de faciliter l'accessibilité des données Télérad sur le site WEB de l'Agence (AFCN) ainsi que vers les organismes nationaux et internationaux demandeurs (CE, AIEA, OSPAR, etc.).
Dans le cadre du plan d'urgence nucléaire, des moyens mobiles Télérad (camionnettes laboratoires de mesures sur le terrain) sont envisagés.
Le radon
Comme le développement de la politique de prévention est lune des priorités pour les prochaines années, des formations sur le radon seront organisées. Cette problématique sera également intégrée dans la formation des architectes et entrepreneurs.
Il conviendra tout dabord de dresser linventaire des activités industrielles impliquant un risque dexposition. Cet inventaire servira de base à des études plus détaillées et ciblées. Enfin, le cas échéant, certaines activités seront assujetties au système des autorisations.
Lexposition au radon sur les lieux de travail souterrains et en général dans les zones à risque, telle que définie dans le programme daction pour le radon ces 5 dernières années, fera lobjet dun suivi très rigoureux.
Les applications médicales et autres sources
Outre la poursuite des actions menées quant aux applications médicales, dautres domaines doivent être investigués:
Limpact sur lhomme et lenvironnement de grandes quantités de déchets émettant une radioactivité naturelle légèrement supérieure, produits par lindustrie non nucléaire. La priorité sera donnée aux processus industriels, dont les résidus contiennent dautres métaux lourds.
Les doses absorbées suite à lexposition aux rayonnements cosmiques par le personnel naviguant durant les vols au long cours.
Les installations nucléaires
A l'avenir, le démantèlement du parc nucléaire actuel de la Belgique constituera la principale source de déchets radioactifs à gérer. Il s'agira, pour l'essentiel, de déchets de faible activité.
La gestion à long terme des déchets radioactifs requiert différentes solutions.
Pour les déchets faiblement radioactifs, après le rejet de l'entreposage de longue durée comme solution par le gouvernement en 1998, deux possibilités subsistent: LIENHYPERTEXTE "http://www.niras.be/francais/7.5.1_oppervlakte_fr.html" le dépôt final en surface et LIENHYPERTEXTE "http://www.niras.be/francais/7.5.2_diepe_fr.html" le dépôt final en profondeur.
Il s'agit d'un choix technique que le gouvernement devra prendre. L'ONDRAF exécute les études nécessaires de manière à l'aider dans ce choix.
Pour les déchets de haute activité et à longue vie, la solution étudiée par l'ONDRAF prévoit le dépôt final de ces déchets dans des couches d'argile profondes.
Mise en uvre de la nouvelle recommandation de la Commission européenne sur lapplication des articles 35 et 36 du traité EURATOM:
Nécessité de définir rapidement une "segmentation" plus représentative du pays en fonction, notamment, des habitudes alimentaires, des réseaux de distribution de leau potable, du lait ; etc.
Participation plus importante au "sparce network" qui rassemble les résultats de mesures à haute sensibilité effectuées en un nombre limité de points choisis pour des vecteurs tels que poussières de lair, eaux de surface, eau potable, lait et produits de consommation (régime alimentaire).
Mise en uvre de la nouvelle directive 98/83/CE relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine:
La dose engagée résultant de la consommation deau sous toutes ses formes par la population est limitée à 0,1 mSv/an. Pour prouver le respect de cette limite, il sera nécessaire de revoir léchantillonnage des points de prélèvement deau potable et éventuellement leur analyse.
Application du règlement européen 1627/2000 du 24 juillet 2000 relatif à limportation de denrées alimentaires en provenance de pays tiers suite à laccident de Tchernobyl:
Multiplication des contrôles à limportation et surtout, vérification de leur efficacité par le biais de prélèvements réguliers aux points de distribution.
Les accords "OSPAR" via la Déclaration des Ministres de lEnvironnement des états membres des conventions dOslo et de Paris faite à Sintra en juillet 1998, rendent obligatoire le développement de programmes de recherches, notamment en matière dimpact des rejets radioactifs en milieu liquide sur les biotopes marins et fluviaux.Radiations non-ionisantes
CONTEXTELes ondes magnétiques non-ionisantes sont des ondes qui ne possèdent pas suffisamment dénergie pour briser une liaison entre un électron et un atome quand lénergie rayonnante est absorbée par la matière. Dans la pratique, la limite entre les radiations non-ionisantes et ionisantes se situe dans la gamme de lultraviolet (UV). Les UV-C (avec une longueur donde inférieure à 280 nm) font partie des radiations ionisantes.
Linfluence des rayonnements UV sur la santé humaine et lenvironnement est connue: en cas dexposition prolongée, les UV provoquent la cataracte, endommagent le système immunitaire et favorisent le développement du cancer de la peau. Leffet le plus étudié des autres radiations non-ionisantes sur le corps humain est un échauffement des tissus, en fonction de la puissance et de la fréquence démission. Ce réchauffement induit dautres processus nocifs. Lexistence de ces effets thermiques et leurs conséquences négatives sur la santé ne font lobjet daucune discussion et les normes dexposition actuelles sont basées sur cette évidence.
Les autres effets des radiations non-ionisantes sappellent les effets biologiques ou athermiques, dont certains sexercent à long terme. La preuve scientifique de lexistence dun lien de cause à effet entre lexposition aux radiations non-ionisantes et une série de phénomènes décrits, comme les modifications au niveau du système nerveux central, de la barrière hémato-encéphalique, des systèmes (neuro)endocriniens, les changements hématologiques, les malformations ftales, les troubles de la croissance et du développement, les problèmes de métabolisme, les anomalies génétiques et le cancer, ainsi que les modifications de la perméabilité des membranes cellulaires na pas encore été fournie. Peu détudes expérimentales ont été menées sur les effets éventuels des téléphones portables sur les fonctions cérébrales. Il semblerait que lexposition aux radiations influence lactivité électrique et la fonction cognitive du cerveau.
Il na pas encore été possible de réaliser une étude épidémiologique à large échelle sur les effets à long terme de la radiofréquence (RF), étant donné le caractère récent de lexposition. Certaines études épidémiologiques ont toutefois bien mis à jour une association conséquente avec un risque légèrement augmenté de leucémie chez les enfants subissant une exposition résidentielle aux fréquences mégamétriques et une association un peu moins convaincante entre lexposition professionnelle aux fréquences mégamétriques et la leucémie lymphocytaire. OBJECTIF EHAPE 211 ET ADAPTATIONRéduire les expositions non nécessaires aux rayonnements, et assurer une radioprotection adéquate sur les lieux de travail.
Modifier les comportements au sein des populations européennes où les pratiques de bain de soleil augmentent les risques de cancer de la peau.
Encourager une participation avertie du public à la prise de décisions concernant des questions d'hygiène de l'environnement liées aux dangers des rayonnements.AUTORITE FEDERALE: ETAT DE LA SITUATIONLexposition aux UV-B a augmenté depuis que la couche dozone de la stratosphère est devenue moins épaisse. Lépaisseur de la couche dozone, entre 15 et 30 kilomètres, a décru surtout dans les années 80. A la fin des hivers 1995-1996 et 1996-1997, la couche dozone était particulièrement mince au-dessus des Pays-Bas et de la Belgique.
Les bancs solaires constituent également une importante cause dexposition aux UV.
Les autres radiations non-ionisantes artificielles sont dorigines diverses et ont considérablement augmenté ces 20 dernières années en Belgique, notamment à cause de laccroissement des types, des quantités et des sources de rayonnements électromagnétiques dans la vie quotidienne. La consommation relativement élevée délectricité par habitant, laménagement spécifique du territoire belge et lassociation dune densité élevée de population à un réseau de distribution et de transmission électrique très dense expliquent probablement le fait que lexposition aux fréquences mégamétriques en Belgique ne soit pas inférieure à la moyenne en Europe occidentale.
Outre les ondes mégamétriques émises par les appareils ménagers et autres appareils électriques, une part importante de ce type de rayonnement provient de linfrastructure de lénergie électrique: dune part les transformateurs de distribution, à proximité ou non des zones habitées, et dautre part les lignes à haute tension. Le nombre de kilomètres, le type de ligne et la consommation électrique fournissent une indication de la charge électromagnétique due aux lignes à haute tension par région. La longueur des lignes à haute tension aériennes et souterraines est restée plus ou moins constante en Belgique pendant les années 90 pour les divers types de lignes (ligne aérienne, souterraine; 380 kV à 36 kV), à lexception de la ligne souterraine de 150 kV qui est passée dune longueur de 119 km (1991) à 225 km (2000). La consommation dénergie a augmenté légèrement chaque année.
En moins de dix ans, le territoire a été recouvert dun réseau de quelques milliers dantennes GSM, en partie implantées dans des zones dhabitation. Lutilisation des téléphones portables a augmenté de manière spectaculaire, notamment chez les enfants, comme dans tous les pays industrialisés dEurope occidentale. Mais ce développement a nécessité lextension de linfrastructure émettrice, la capacité par antenne GSM étant limitée à quelques centaines de communications simultanées. Plus la densité des antennes est élevée, plus la puissance démission nécessaire est limitée.
Certains professionnels sont particulièrement exposés à des radiations non-ionisantes: il sagit des personnes qui utilisent des appareils de soudure électrique, certains travailleurs du secteur de lénergie et certains employés des opérateurs de GSM. En Belgique, la législation du travail ne comporte pas de norme spécifique définissant les valeurs limites pour lexposition aux radiations non-ionisantes. AUTORITE FEDERALE: MESURES PRISES ET EN COURSLa direction Energie du Ministère des affaires économiques a défini à la fin des années 80 dans le cadre du Règlement général pour les installations électriques, des valeurs limites pour le champ électrique des lignes à haute tension, au-delà desquelles la population ne peut pas être exposée.
Les indices UV, tels quils sont communiqués par lIRM dans les bulletins météorologiques, ont pour but davertir la population des dangers de lexposition aux rayonnements UV. La législation sur les bancs solaires va être modifiée et des prescriptions techniques seront dapplication pour les centres de bronzage accessibles au public. Une obligation de formation sera également imposée aux exploitants, qui devront avertir le public des risques dune exposition indésirable aux UV en cas dutilisation inadéquate du banc solaire.
En 2001, un arrêté royal a été édicté pour normaliser la puissance démission maximale des antennes GSM. Cet arrêté royal concerne tous les émetteurs entre 10 MHz et 10 GHZ. A défaut dévidence scientifique pour ce qui concerne les effets à long terme des émissions, les autorités ont décidé dappliquer le principe de précaution pour déterminer les valeurs admissibles. La réglementation belge prévoit également que les rayonnements émis par les installations de radios-amateurs, souvent situées dans les zones dhabitation, seront également limités aux normes édictées. Pour la fin 2006, lexploitant de nimporte quel émetteur de cette portée devra avoir introduit le dossier technique de lémetteur à lIBPT, ce qui permettra à linstitut de disposer dun fichier complet de toutes les sources. Un autre arrêté royal encourage les opérateurs de GSM à partager leurs sites démission si possible. Lorsquun site émetteur commun est situé en dehors dune zone dhabitation, le regroupement des antennes permet de réduire le nombre de sources auxquelles un groupe de personnes est exposé en permanence. Les trois plus grands opérateurs de GSM ont signé un protocole visant à éviter autant que faire se peut les risques dexposition quencourent les collaborateurs qui travaillent aux installations. Ce protocole na pas encore été transposé en règlement du travail.AUTORITE FEDERALE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURDurant les prochaines années, la réduction de la couche dozone va augmenter lexposition de la population aux UV-B naturels, et par conséquent aussi le développement des cancers de la peau dans notre pays.
Deux facteurs vont contribuer à augmenter lexposition aux ondes mégamétriques: en labsence dune politique efficace d URE, la consommation délectricité va augmenter en Belgique, et par conséquent également les ondes mégamétriques dans linfrastructure (transformateurs et lignes à haute tension).
Une augmentation de la quantité délectricité transportée en Belgique, mais non consommée en Belgique, ou de la quantité produite et exportée par la Belgique (par exemple la nuit) ou de la quantité importée par la Belgique (en journée) donnerait également lieu à une augmentation locale des ondes mégamétriques. Un facteur pourrait, ne fût-ce quun peu, réduire lémission dondes mégamétriques: laugmentation des unités de production décentralisées, cest-à-dire la cogénération.
La Belgique ne participe pas à létude que réalise pour linstant lOrganisation mondiale de la santé sur les effets sur la santé des rayonnements de la radiofréquence afin de mettre à jour les effets possibles à long terme.
Pour ce qui concerne les rayonnements de la RF, on observe, en fonction du scénario, une augmentation légère ou plus substantielle du nombre de sources suite à une extension, sensible ou non, de linfrastructure de télécommunication. Le scénario le plus expansif évoque une densité de 450 antennes pour 1000 km2, dont un nombre relativement grand démetteurs de faible puissance pour 2005.Bruit
CONTEXTEDurant la dernière décennie, le bruit est devenu une préoccupation importante pour un nombre croissant dEtats et ce en particulier en milieu urbain.
Environ 80% de la population de la région européenne vit en ville et il est estimé que les deux tiers des habitants sont exposés à des niveaux de bruit engendrant irritation, difficultés de conversation et perturbation du sommeil.
Le bruit excessif a une grande variété deffets sur la santé et le bien-être des individus. Cependant, outre les problèmes daudition, les nuisances sonores peuvent provoquer une perte de concentration et induire une réduction des aptitudes à lapprentissage, à la concentration et à la résolution des problèmes. Le bruit perturbe les activités mentales exigeant de lattention, de la mémoire et laptitude à résoudre des problèmes complexes. Les stratégies dadaptation, dabstraction et les efforts déployés pour continuer à sacquitter normalement des tâches quotidiennes sont assortis de niveaux plus élevés dhormones, de stress et dune augmentation de la tension artérielle. Lincidence de maladies cardiaques et de cas dhypertension semble en corrélation avec une exposition chronique à des niveaux élevés de bruit.
Les transports et en particulier la circulation routière sont la principale cause de lexposition humaine au bruit. Les principales sources de nuisance sonore comprennent en plus la circulation routière, ferroviaire, le trafic aérien, les loisirs, les entreprises et le voisinage.
Selon lOMS, La proportion de la population de la Région européenne qui est exposée à des niveaux de bruit élevés (équivalent à 65 dB LAeq sur 24 heures) est passée de 15 à 26% de 1980 à 1990. Environ 65% de la population européenne est exposée à des niveaux de bruit engendrant une grave irritation, une gêne de la parole et une perturbation du sommeil (5565 dB LAeq sur 24 heures).
Dans la charte de lOMS sur les transports, lenvironnement et la santé de juin 1999, lobjectif damélioration de la santé et du bien-être repose entre autre sur la réduction de lexposition aux bruits provoqués par les transports. LUnion européenne a adopté la directive cadre 2002/EC/XX concernant le bruit ambiant qui devrait couvrir à la fois le bruit lié aux transports mais aussi le bruit généré par les machines et les activités humaines.OBJECTIF EHAPE ET ADAPTATIONLa prévention des effets sur la santé par labaissement des normes démission et la réduction des émissions.
LOMS recommande un niveau de 50dB(A) LAeq,8h comme seuil de gêne en journée et à lextérieur. Les études déterminent 55 dB(A) LAeq,8h comme seuil de gêne excessive, à partir duquel le bruit est susceptible de nuire à la santé. Dautres valeurs sont recommandées en fonction des activités menées. Un niveau de 45 dB(A) LAeq,8h est le maximum recommandé pour le bruit à lextérieur des habitations pendant la nuit, alors quun niveau de 30 dB(A) LAeq, 8h est recommandé pour lintérieur des habitations que ce soit pendant la nuit pour le sommeil ou pendant la journée pour la convalescence, la concentration intellectuelle et létude.
La Charte prévoit, dans ses buts pour 2004, daméliorer la santé et le bien-être humains en réduisant lexposition aux bruits provoqués par les transports:
en fixant des buts tenant compte des recommandations figurant dans les principes directeurs de lOMS sur le bruit (1980, 1993, 1999), en se préoccupant notamment de certains environnements où le calme devrait être de rigueur (zones dhabitation, écoles, hôpitaux), de lieux où il faudrait réduire le bruit des activités de transports (zones proches des aéroports, des autoroutes, des lignes de chemin de fer, des terminaux, des stations dessence) et de certaines périodes (nuit, soirée, week-end) ;
en renversant la tendance à une augmentation globale des nuisances sonores par une combinaison de mesures visant à lutter contre lémission et limmission de bruit ;
en maintenant les niveaux sonores nocturnes dans les zones dhabitation dans les limites des valeurs recommandées par lOMS pendant la nuit et, là où ces valeurs sont actuellement dépassées, en sefforçant de les ramener aux niveaux sonores recommandés ;
en protégeant les parcs et les réserves tranquilles et en y favorisant le silence, en y limitant le taux dactivités de transport bruyantes par rapport aux niveaux sonores de fond.REGION BRUXELLES CAPITALE: ETAT DE LA SITUATIONLa population bruxelloise est concernée par les nuisances sonores. Le bruit est un facteur important dans lappréciation de la qualité de la vie et déterminant dans le choix du lieu de résidence. Les Bruxellois se plaignent principalement du bruit lié au trafic qui représente pour 65% dentre eux la source principale de nuisance sonore. Par ailleurs les plaintes liées au bruit représentent environ les 2/3 des plaintes traitées par du service inspection de lIBGE et ce service nest pas le seul lieu de dépôt de plainte (commune, police, etc.).
Une évaluation de la gêne potentielle liée au bruit du trafic routier indique que 28% de la population totale de la Région est potentiellement exposée à un niveau de bruit largement supérieur au seuil recommandé par lOMS. Un niveau de 65dB(A) LAeq,8h correspond au seuil de gêne reconnu internationalement.
La population potentiellement gênée par le bruit lié au trafic ferroviaire correspond à 2,8% des habitants de la Région.
Le bruit du trafic aérien augmente de façon significative le niveau de bruit global dans toute la zone survolée lors des décollages et des atterrissages. On estime à environ 210.000 habitants le nombre de personnes perturbées par le trafic inhérent aux activités de laéroport de Bruxelles-National. La population potentiellement gênée représenterait plus dun bruxellois sur cinq. Parmi ceux-ci environ 7.000 personnes habitent dans la zone soumise à des niveaux de bruit excédant 65 dB(A) Ldn, il est couramment admis que personne ne peut résider dans une telle zone. Par ailleurs 62.000 personnes habitent dans la zone voisine où il est stipulé quaucune construction nouvelle ne peut être autorisée. Le niveau de bruit sy situe entre 60 et 65dB(A) Ldn.
Lexposition des bruxellois aux nuisances sonores issues de bruits structurels est déjà inquiétante, à ceux-ci il convient dajouter, en respectant la formule logarithmique, les bruit liés aux activités humaines que ce soient les bruit de voisinage ou ceux liés à des entreprises et à la vie quotidienne.REGION BRUXELLES CAPITALE: MESURES PRISES ET EN COURSDès le début des années90, la prise de conscience des problèmes liés aux nuisances sonores se fait sentir en RBC. Elle se concrétise par une évaluation technique des niveaux de bruit, la préparation dune stratégie globale et une première audition publique. Une cartographie extensive de la Région est mise en place, plusieurs enquêtes sont réalisées auprès des habitants et un cadre légal se met en place selon une approche sectorielle classique. Des conditions spécifiques dexploitation sont définies pour le bruit généré par les installations. Lapplication de ces conditions est liée à la localisation de celle-ci et à la mixité de la ville. En parallèle se développe petit à petit une réflexion sur la médiation et la résolution des conflits de voisinage liés au bruit.
Les difficultés et les conflits se multiplient, le cadre réglementaire apparaît trop limité, le paysage institutionnel est morcelé. Par exemple laéroport de Bruxelles-National est sur le territoire de la Région flamande, il est sous la responsabilité de lAutorité fédérale et les avions survolent aux décollages et atterrissages le territoire de la RBC.
Toutefois les résultats de la mesure en continu des niveaux de bruit, de la cartographie et des enquêtes permettent de focaliser le travail en parallèle sur des points noirs et une approche plus globale.
Dès 1997, la RBC élargit le cadre dapplication concernant la gestion du bruit et se dote dune ordonnance prévoyant, entre autres, lélaboration dun plan de lutte contre le bruit et la possibilité pour les citoyens dinitier une démarche corrective à léchelle dun quartier (point noir). Limportance de ce plan de lutte contre le bruit (2000-2005) se situe dans la mise en place dune approche globale du bruit, limplication des acteurs régionaux concernés que ce soit au niveau des voiries, des transports publics ou des citoyens et largumentation en faveur dune amélioration de la qualité du cadre de vie y incluant la santé et le bien-être des habitants.
La préparation de ce plan et sa mise en application ont impliqué études, recherches, développement doutils de participation et dinformation, adaptation du cadre réglementaire et mise en place daccords volontaires. Le développement dinstruments économiques et financiers ne se situe pas en première ligne.
Les mesures concrètes sont à la fois transversales et multidisciplinaires. Parmi les mesures en cours, il convient de citer:
Convention cadre avec la SNCB
Développement et intégration du facteur bruit dans les normes disolation des habitations
Développement doutils de cartographie et de modélisation du bruit lié au trafic routier à destination des gestionnaires urbains (projet LIFE)
Adoption dun arrêté relatif au bruit généré par le trafic aérien et mise en place dun système damendes (pollueur-payeur)
Développement de la cartographie des différents types de bruit
Mise en place dun système danalyse, dévaluation et de correction des points noirs avec la participation des habitants concernés. REGION BRUXELLES CAPITALE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURLévaluation à mi-parcours du plan de lutte contre le bruit permettra didentifier les manques et les bénéfices de cette approche. Par ailleurs, il convient de poursuivre la conscientisation et la sensibilisation des acteurs à la problématique des nuisances sonores et ainsi mobiliser les autres acteurs régionaux que ce soit au niveau de laménagement du territoire, les transports, mais aussi les logements et éventuellement la pollution intérieure.REGION FLAMANDE: ETAT DE LA SITUATIONPour soutenir la politique de limitation des nuisances, les autorités ont développé en 2000 et 2001 deux instruments pour étudier la perception des nuisances par la population flamande:
le « schriftelijk leefomgevingsonderzoek » (SLO, enquête sur la qualité de lenvironnement);
le « milieuklachtenregistratie- en opvolgingssysteem » (MKROS, système denregistrement et de suivi des plaintes en matière denvironnement).
Le SLO est un instrument politique régional, qui permet, sur base dune enquête écrite envoyée régulièrement à un échantillon représentatif de citoyens flamands, dévaluer les nuisances que ceux-ci subissent en termes dodeurs, de bruit et de lumière.
Une première enquête de référence a été menée début 2001 auprès de quelque 3200 personnes, réparties sur tout le territoire flamand.
Les résultats sont les suivants pour ce qui concerne le bruit.
30% des personnes interrogées sont au moins un peu dérangées par le bruit.
30% des personnes interrogées sont gênées par le bruit de la circulation, 10% par celui du trafic aérien, 9 % par celui des animaux domestiques des voisins. Le chargement et le déchargement des camions (5%), les activités de bricolage des voisins (5%), la construction et la démolition (4,5 %), le trafic ferroviaire (4%) et les entreprises (3,5%) constituent dautres sources importantes de nuisances sonores.
Le circulation routière et laviation provoquent une charge sonore croissante et les techniques dinsonorisation des véhicules et machines ne produisent pas leffet escompté parce que la circulation devient de plus en plus intense. Le pourcentage de population flamande exposée en journée à un niveau sonore de LAeq > 65 dB(A) dû à la circulation a atteint 26% (+/- 5%) en 1996. En 1998, environ 34.000 personnes en Flandre étaient exposées à un niveau sonore de LDN > 60 dB(A) dû au trafic aérien. Ce chiffre est inférieur à ceux des années précédentes et sexplique par la réduction du nombre de vols de nuit (à Zaventem et à Ostende) et par un certain nombre de mesures limitant lutilisation dappareils bruyants la nuit.
En Flandre, 1,2% de la population est exposée à un niveau de Lden > 65 dB(A) dû au trafic ferroviaire.REGION FLAMANDE: MESURES PRISES ET EN COURSVLAREM II réglemente les nuisances sonores de lindustrie et de certaines activités récréatives, pour lesquelles des plans dassainissement ont été mis en oeuvre. VLAREM II prévoit notamment un système de lutte contre les nuisances sonores autour des aéroports: les contours sonores doivent être calculés pour les aéroports de catégorie 1. Laccord volontaire de mobilité offre la possibilité de soutenir financièrement les communes qui installent des protections sonores le long des routes. Une réduction du niveau sonore peut également être réalisée lors du réaménagement des passages. Lors des réparations des routes régionales, un choix judicieux du revêtement peut également réduire les niveaux sonores. Dans le cadre dun nouvel accord de coopération, les communes et provinces bénéficient dun soutien pour développer la politique locale pour combattre les nuisances sonores. Lachat de sonomètres par les provinces et communes est subsidié. En exécution du plan MINA 2, des méthodes de calcul uniformes pour lindustrie et la circulation ont été mises en oeuvre. Une amorce a été donnée à une politique relative aux zones de silence dans le cadre de certains projets pilotes. Les nuisances subies par les espèces doiseaux sensibles au bruit ont été inventoriées via des cartes de sensibilité. Une étude préparatoire est en cours en vue de développer des normes disolation sonore et les premières données globales sur la portée réelle des nuisances sonores en Flandre sont actuellement collectées via une enquête générale sur la qualité de lenvironnement. Les résultats de mesure doivent être les plus actuels dans les zones critiques et/ou pour étayer les calculs: voilà pourquoi a été mis en place le réseau de mesure acoustique ANNE, dans le cadre duquel plusieurs postes de mesure fixes autour de sources sonores typiques envoient quotidiennement les résultats à un ordinateur central.REGION FLAMANDE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURFormuler et mettre en oeuvre une politique pour réduire les nuisances occasionnées par le bruit ambiant
Intégrer la limitation des nuisances sonores dans la politique relative à laménagement du territoire et à la mobilité
Support de la politique
Revoir le cadre juridique du bruitREGION WALLONNE: ETAT DE LA SITUATIONTrois grandes catégories de sources de bruit occasionnent des nuisances au niveau de la population wallonne. Il sagit des infrastructures de transport, des industries et des bruits de voisinage.
Le bruit des transports est le plus répandu et touche le plus grand nombre de personnes. On y distingue trois types de sources:
Les transports routiers, dont les infrastructures sont denses par rapport à la plupart des autres pays de lUnion européenne, mais moins toutefois que dans les autres régions du pays. Une récente étude montre quen Région wallonne, 39 % des logements subissent, aux dires de leurs habitants, des nuisances liées au bruit ou aux vibrations causées par la circulation routière.
Au niveau des infrastructures des transports aériens, la Région wallonne comporte deux grands aéroports: Charleroi et Liège-Bierset.
Le premier donne lieu à très peu de plaintes. Bierset, par contre, entraîne de nombreuses nuisances en raison du trafic de nuit lié au fret aérien.
En ce qui concerne les problèmes de réveils nocturnes dus aux décollages et atterrissages davions, lisolation des habitations peut restituer le confort acoustique nécessaire. On estime à 12.000 le nombre de maisons qui devraient faire lobjet de travaux disolation acoustique à proximité de laéroport de Bierset.
Des plaintes peuvent aussi surgir autour des plus petits aérodromes, tels que ceux utilisés par les ULM.
Les problèmes liés au trafic ferroviaire sont plus ponctuels et concernent moins de personnes. Toutefois, les récents développements des lignes TGV ont amené la région à aborder ce problème.
Les industries regroupent toutes les installations et activités qui doivent faire lobjet dun permis dexploitation. On y trouve de grandes entreprises, mais aussi des PME et de lartisanat.
Ce qui distingue la Région wallonne à ce niveau, cest lexistence dun vieux tissu industriel, historiquement très imbriqué dans les zones dhabitat.
La présence des grandes zones industrielles dans les bassins de Charleroi et Liège pose des problèmes spécifiques au niveau des nuisances sonores quelles engendrent.
Les bruits de voisinage regroupent tous les bruits de la population à domicile, de la vie domestique de tous les jours. Ils sont essentiellement ponctuels.REGION WALLONNE: MESURES PRISES ET EN COURSPour les transports routier et ferroviaire, il ny a pas de réglementation fixant les normes dimmission sonore en Région wallonne.
Cependant, dans le cas des études dincidences préalables aux extensions du réseau ferroviaire TGV et celles relatives aux nouveaux tronçons autoroutiers, les critères suivants ont été proposés aux auteurs détudes:
LAeq (8 h 20 h ) < 65 dBA en zone urbaine et < 60 dBA en zone rurale.
LAeq (20 h 24 h ) < 60 dBA en zone urbaine et < 55 dBA en zone rurale.
Ces critères servent au bureau détudes à proposer des moyens de correction acoustique adaptés et rendant le projet acceptable. Ils ne constituent pas nécessairement une contrainte rigide pour le futur projet.
Les principaux points noirs du réseau urbain, au point de vue du bruit ont été hiérarchisés par une étude commandée par le MET, de telle sorte que les priorités daffectation des crédits respectent lampleur des nuisances sonores.
En ce qui concerne les aéroports, des zones de bruit ont été déterminées en fonction de lindicateur LDN. En fonction de lexposition, différentes actions sont prévues par la Région. Il sagit principalement daides financières à lisolation acoustique des habitations exposées aux bruits des mouvements davions. Les habitants de la zone la plus exposée font lobjet dun rachat par la Région. Les nouvelles habitations doivent répondre à des critères disolation acoustique.
Afin de pouvoir réaliser une évaluation de lexposition au bruit de la population et de répondre ainsi à la future directive européenne, la Région wallonne a financé le développement dun logiciel interactif de cartographie des bruits denvironnement: CUBE. Il a été appliqué à deux villes pilotes: Jodoigne et Braine-le-Comte.
Les industries seront très prochainement soumises au nouveau permis denvironnement, dont un des nouveaux principes est dêtre accompagné de conditions générales dexploitation, ayant valeur réglementaire. Ces conditions sappliquent à tous les établissements classés.
Cest dans le domaine du bruit quil a été possible dincorporer dans les conditions générales des normes de niveaux sonores techniquement complètes, permettant à elles-seules de réglementer globalement les problèmes acoustiques de la plupart des industries et autres établissements soumis à autorisation. Dans la majorité des cas, les conditions particulières accompagnant les arrêtés dautorisation ne devront plus reproduire des normes de bruit compliquées.
Larrêté fixant les conditions générales a été finalisé en 2001 et adopté par le Gouvernement wallon en première lecture. Il est actuellement examiné par le Conseil dEtat.REGION WALLONNE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURCest la mise en application de la directive européenne relative à la gestion du bruit ambiant qui orientera en grande partie la future politique de la Région en ce qui concerne les nuisances sonores.
Il sagira de réaliser une évaluation de lexposition au bruit de la population, publiée notamment au moyen de cartes de bruit.
Les statistiques doivent déboucher ensuite sur de véritables plans dactions destinés à réduire effectivement les nuisances sonores, en commençant par les plus importantes.
Les plans dactions devront sélaborer en collaboration avec les communes, les gestionnaires dinfrastructures routières, la SNCB, les aéroports. Lensemble de ces mesures constituera un plan wallon du bruit.
Parallèlement à ces actions, il est indispensable de mener des campagnes de sensibilisation, déducation et dinformation aux problèmes de bruit. Ceci est surtout efficace dans la lutte contre les bruits de voisinage.
Les conditions générales du permis denvironnement doivent se compléter de conditions sectorielles pour les activités qui engendrent des bruits de nature spéciale.
Les communes doivent aussi être aidées et encadrées au niveau de leurs plans daction et de leurs règlements.Organismes génétiquement modifiés
CONTEXTEOBJECTIF EHAPE ET ADAPTATIONAUTORITE FEDERALE : ETAT DE LA SITUATIONAUTORITE FEDERALE : MESURES PRISES ET EN COURSAUTORITE FEDERALE : ORIENTATIONS POUR LE FUTURLes actions et mesures dans le domaine de lenvironnement construit
Environnement intérieur domestique
CONTEXTEDans les pays industrialisés dont la Belgique, les individus passent environ 80% de leur temps à lintérieur que ce soit dans leur logement, au travail, à lécole, lors de trajets, de loisirs,
Parmi la population se retrouvent aussi des groupes plus fragiles tels les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées. Suite à ce long temps dexposition, on peut sattendre à ce que la qualité de lenvironnement intérieur ait une influence importante sur la santé et le bien-être.
Les liens de causalité entre lenvironnement intérieur et la santé sont très diversifiés, multiples et le plus souvent différents facteurs interviennent en synergies ou ont des effets cumulatifs. Leffet sur la santé peut être rapide ou se déclarer à très long terme. Nous ne parlerons pas dans cette section des bâtiments déclarés insalubres bien que ce problème reste encore dactualité dans certaines situations.
La pollution intérieure domestique devient de plus en plus préoccupante pour les professionnels de la santé. Des pathologies chroniques complexes telle le syndrome de la sensibilité multiple, les allergies, lasthme, certains cancers sont en constante augmentation. 30% de la population belge est atteinte dallergies, ce chiffre risque daugmenter dans les années à venir.
Les niveaux de contamination à lintérieur des habitations sont entre 5 et 100 fois plus élevés quà lextérieur. De nombreuses substances, facteurs et paramètres interviennent dans la qualité de lenvironnement intérieur. Les sources de pollution sont nombreuses et peuvent combiner leurs effets nocifs. Lair intérieur par exemple est contaminé par les activités humaines (pesticides, tabac, produits dentretien et de bricolage, etc.), par les processus de combustion (chauffage, cuisson, etc.), par les matériaux de construction et dameublement (amiante, colles, peintures, plomb, ventilation, chauffage, etc.), les allergènes biologiques (moisissures, acariens, champignons, plantes, etc.), et la qualité de lenvironnement extérieur.
Le problème du radon est envisagé en détails dans la section 5.2.8.OBJECTIF EHAPE 245 ET ADAPTATIONAméliorer les conditions du cadre de vie physique et social, particulièrement en ce qui concerne les personnes défavorisées, afin de prévenir les maladies et les accidents et d'améliorer la qualité de la vie.
Fournir l'information nécessaire sur les taux de pollution de l'air ambiant et des espaces clos dans toute l'Europe, particulièrement dans les zones urbaines.
Adopter, d'ici une date à préciser pour chaque pays, les mesures nécessaires pour abaisser les taux de pollution de l'air en-dessous des valeurs indicatives en termes de santé de l'OMS pour la qualité de l'air.REGION BRUXELLES CAPITALE: ETAT DE LA SITUATIONEn 2001, il nexiste pas de donnée générale concernant lenvironnement intérieur domestique en RBC, ni son impact précis sur les problèmes de santé.
Un logement sain est une condition indispensable pour rester en bonne santé. Cela implique que le logement réponde à des critères précis en terme de sécurité, despace en rapport avec le nombre dhabitants, daération, de confort minimal.
Les données relatives au logement apportent un éclairage intéressant. Sur base du recensement de 1991, on estime que 16% des logements ne disposait pas du confort minimal. La plupart des logements concernés sont situés dans des quartiers pauvres de la première couronne. Les habitants de ces logements cumulent une exposition aux nuisances environnementales intérieures, extérieures et la vétusté de leur logement.REGION BRUXELLES CAPITALE: MESURES PRISES ET EN COURSDes études ponctuelles et spécifiques ont été menées à linitiative de divers organismes sur le territoire de la RBC. Certaines dentre elles visaient à identifier un problème directement lié à la santé, par exemple lintoxication au monoxyde de carbone, le dépistage du saturnisme et le plomb (voir actions en matière de santé). Une analyse des taux de radon a été réalisée à la demande de lIBGE et a montré linexistence du problème du à la nature du sol et du sous-sol.
Suite au Forum Santé et Environnement (février 2000), réunissant médecins, environnementalistes, chercheurs, décideurs et acteurs de terrain, limpulsion fut donnée pour le développement dune approche globale et intégrée de la pollution intérieure par la mise sur pied dune Cellule Régionale dIntervention en Pollution Intérieure (CRIPI) à llBGE. Cette cellule qui est dans sa phase pilote a pour but principal de repérer dans lhabitat des pollutions pouvant engendre des problèmes de santé. Elle intervient en complément dun diagnostic médical lorsquun médecin suspecte quun problème de santé pourrait être lié à la présence dune pollution à lintérieur de lhabitation de son patient. Cet outil, de type « ambulance verte », vise à lidentification et à la quantification des sources de pollution présentes à lintérieur du logement. Ce diagnostic saccompagne de conseils aux habitants pour réduire voire éliminer la ou les nuisances.
En parallèle, les acteurs concernés par la pollution intérieure et la santé sont réunis en un groupe de discussion. Ils interviennent comme carrefour de réflexion et se basent sur la collaboration instaurée entre lIBGE et la Fédération des Maisons médicales dès 1998.REGION BRUXELLES CAPITALE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURPoursuite de la phase pilote de CRIPI, élargissement de léchantillon et mise en uvre dune méthodologie opérationnelle
Identification des acteurs relais dans le cadre des conseils de remédiation et mise en réseau
Coordination des actions mises en uvre sur le territoire de la région
Intégration de la dimension pollution intérieure dans une réflexion plus large concernant le logement sous limpulsion du ministre compétent pour le logement
Intégration de dispositions concernant la pollution intérieure dans les actions et plans concernant lair extérieur, le bruit et la mobilité
Participation au débat sur la reconnaissance des maladies environnementales comme problème de santé publique
Impulsions vers la perrenisation des outils de type ambulances vertes.REGION FLAMANDE: ETAT DE LA SITUATIONLe code flamand du logement forme la base de la politique appliquée au logement en Flandre. Lun des objectifs est de concrétiser le droit constitutionnel à un logement décent
Les données relatives au logement apportent un éclairage intéressant. Sur base du recensement de 1991, on estime que 14 %des logements ne disposaient pas du confort minimal.
Jusquà ce jour, les autorités se sont intéressées principalement à la lutte contre la taudification et linoccupation, et au confort. Laspect sanitaire nétait pas pris en compte. La commission environnement et santé du Parlement flamand a stipulé le 6 juin 2001 dans sa note de politique sociale que lenvironnement intérieur faisait intégralement partie dun environnement sain et quil méritait une attention accrue.REGION FLAMANDE: MESURES PRISES ET EN COURSDepuis quelques années, un projet détude épidémiologique est en cours, avec le soutien financier de lautorité flamande, en vue de déterminer le rôle de lexposition aux allergènes et polluants extérieurs pendant la période périnatale dans le développement de lasthme, de la rhinite allergique et de leczéma atopique chez lenfant.
Létude démarre très tôt en cours de grossesse. Elle a pour but détudier quelle est linfluence de lexposition, pendant et juste après la grossesse, aux acariens, au tabagisme (passif) et à certains autres facteurs comme le chauffage et la cuisine au gaz, sur le développement de lasthme et de lallergie chez lenfant. Létude a pour but de mettre à jour les déterminants qui font apparaître ou renforcent lasthme et les autres maladies atopiques (rhinite, eczéma atopique) et si ces déterminants sont ou non évitables.
A laide des résultats de cette étude, des priorités seront définies pour déterminer limportance des divers polluants pour la santé des voies respiratoires et pour les allergies. Ces priorités pourront ensuite être utilisées pour formuler des avis politiques.REGION FLAMANDE: ORIENTATIONS POUR LE FUTUREn collaboration avec ladministration « Huisvesting » (AROHM, ladministration compétente pour laménagement du territoire), ladministration Gezondheidszorg (Soins de santé) et la Vlaamse Huisvestingsmaatschappij (Société du logement de la Région flamande), un plan daction a été établi pour lenvironnement intérieur et les problèmes de santé qui y sont liés. La ventilation par année daction, liée à un thème spécifique, y occupe une place centrale. Un thème particulier sera mis chaque fois en exergue doctobre à mars. Les thèmes précédents seront répétés dans les points principaux. En effet, pour exercer un impact permanent, le message doit être régulièrement répété. Le premier thème est celui de la prévention du CO. Dautres thèmes, tels que lhumidité ou les agents chimiques, suivront ultérieurement.Santé et sécurité sur les lieux de travail
CONTEXTEBien-être et inspection médicale au travail
Le bien-être au travail est la résultante de l'interaction entre l'individu et plusieurs facteurs dont entre autres, l'innovation technologique, l'environnement de travail, l'organisation du travail, le matériel et la politique de prévention menée dans l'entreprise. Lorsque l'équilibre entre ces différents facteurs est perturbé, des événements indésirables peuvent se produire et entraîner des dommages chez les travailleurs. Le concept de bien-être se réfère traditionnellement à la sécurité du travail dont l'objectif est de prévenir les accidents de travail, à la médecine du travail qui a pour but de prévenir les maladies professionnelles et à l'hygiène du travail dont l'objet est de lutter contre les influences néfastes liées à la nature de l'activité. Ces trois disciplines ont évolué au fil des années.
La médecine du travail mettant de plus en plus l'accent sur les mesures préventives, il est désormais plus correct de parler de protection de la santé du travailleur au travail.
La sécurité au travail, quant à elle, accorde plus d'importance à l'approche structurelle par systèmes, approche par laquelle tous les facteurs de risques d'accident sont considérés dans leur ensemble afin de mieux les prévenir. Ceci implique une attention croissante aux facteurs liés aux aspects ergonomiques, écologiques, opérationnels et sociaux. Par ailleurs, les aspects ergonomiques et psychosociaux tels le stress au travail, la violence physique et psychique ne sont pas uniquement appréhendés dans le cadre des seuls domaines de la santé et de la sécurité des travailleurs mais également dans le cadre du bien-être au travail en général.
Les entreprises SEVESO
La première directive Seveso 82/501/CE a été édictée en réaction à laccident chimique survenu dans une usine pharmaceutique à Seveso (Nord de lItalie) en 1976. Depuis décembre 1996, cette première directive a été remplacée par la directive Seveso II 96/82/CE. Cette réglementation européenne est mieux connue de la population depuis quont eu lieu les catastrophes dEnschede en 2000 et de Toulouse en 2001.
La directive concerne les entreprises qui entreposent de telles quantités de produits chimiques dangereux quelles peuvent représenter un risque daccident chimique majeur. Le but de cette directive est de prévenir ces accidents majeurs et, sils surviennent, de mettre tout en oeuvre pour en limiter les conséquences sur lêtre humain et lenvironnement. Ce sont les travailleurs de lentreprises qui encourent le plus grand risque dêtre victimes dun accident industriel.OBJECTIF EHAPE 254 ET ADAPTATIONRéduire progressivement mais de façon importante la fréquence et la gravité des accidents du travail et des maladies professionnelles, et réduire les disparités entre pays et entre professions à risque élevé et à risque faible, par l'adoption plus large de mesures en vigueur dans les entreprises recourant aux meilleures pratiques.
Créer et développer des services d'hygiène du travail de qualité et rentables qui constitueraient un élément fondamental et intégré d'une stratégie globale de la santé pour les travailleurs de la Région européenne.
Assurer à terme, dans tous les pays, l'accès à un service global d'hygiène du travail tenant compte des risques que courent les travailleurs et se préoccupant en premier lieu des travailleurs qui courent les plus grands risques en matière d'accident du travail et de maladie professionnelle.AUTORITE FEDERALE: ETAT DE LA SITUATIONLes entreprises SEVESO
Quelques chiffres relatifs au nombre dentreprises concernées en Belgique:
En janvier 2002, la Belgique comptait 281 entreprises Seveso.
Le port dAnvers, le port de Gand et le canal Albert à Geel restent des points de concentration dans la région flamande (185), mais on observe une extension sur tout le territoire. En Wallonie (87), les entreprises Seveso se situent surtout dans la région du nord, le long de la Sambre et de la Meuse. Dans la Région bruxelloise (9), les entreprises se situent dans le port de Bruxelles et dans les zones industrielles dAnderlecht.
La répartition est actuellement de 148 entreprises seuil 1 (petites entreprises Seveso) par rapport à 133 entreprises seuil 2 (grandes entreprises), mais le nombre dentreprises seuil 1 devait encore augmenter.
Accidents majeurs en Belgique
La réglementation Seveso définit un accident majeur comme un incendie, une émission ou une explosion toxiques, dans lesquels sont impliquées des substances chimiques dangereuses. Voici un aperçu pour la Belgique des accidents majeurs par an, avec indication du nombre de victimes. Il sagit chaque fois de travailleurs de lentreprise concernée, de travailleurs de sous-traitants qui réalisaient des tâches sur le site ou de membres des équipes de secours. Dans aucun des cas il ny a eu de victimes en dehors du terrain.
AUTORITE FEDERALE: MESURES PRISES ET EN COURSBien-être et inspection médicale au travail
L'Administration de l'hygiène et de la médecine du travail assure la surveillance de l'application des lois et arrêtés concernant la protection de la santé du travailleur et, plus globalement de son bien-être.
A ce titre, elle intervient, de sa propre initiative ou sur plainte, auprès des employeurs par ses services d'inspection pour imposer le suivi de la réglementation et promouvoir les bonnes pratiques professionnelles.
En première ligne pour veiller à la prévention des maladies professionnelles, à la promotion d'une médecine du travail de qualité et d'une hygiène professionnelle irréprochable, le personnel des services de l'Inspection médicale du travail assure le suivi de différents types de dossiers dans les entreprises.
Lobjectif des politiques menées était au départ de réduire la fréquence et la gravité des accidents du travail, des maladies professionnelles et autres affections liées au travail par des méthodes positives telles:
l'information des entreprises sur les réglementations à mettre en uvre pour favoriser les bonnes pratiques en matière de santé et de sécurité au travail;
la recherche des bons exemples à mettre en exergue et à promouvoir auprès des autres entreprises;
le soutien de projets-pilotes susceptibles de devenir des exemples pour les autres entreprises;
le soutien des recherches susceptibles d'aider à mettre en place une politique de prévention des maladies professionnelles basée sur un instrument d'étude épidémiologique valable.
Cet objectif sest modifié en raison de lévolution du monde du travail dans ses aspects liés aux conditions de vie et de travail des personnes.
Selon la loi du 28/01/1999, il est notamment exigé que lemployeur fournisse une information sur les dangers que peuvent présenter les substances et préparations pour les travailleurs.
La loi du 4 août 1996 relative au bien-être des travailleurs lors de l'exécution de leur travail est en cours de modification afin dinstaurer notamment un cadre légal concernant le harcèlement moral (mobbing) pour lequel les plaintes sont de plus en plus nombreuses. Cet harcèlement conduit à un sentiment d'exclusion ressenti par le travailleur, et, outre un mal-être de l'intéressé, peut produire des catastrophes psychologiques et matérielles (exclusion du groupe, perte d'emploi, suicide) tant personnelles que familiales.
Le 28 février 2002, la Chambre des représentants adoptait le projet de loi, soumis actuellement à lexamen du Sénat et qui comprend deux grands volets:
la prévention et l'information
la répression.
Au niveau de certaines entreprises et administrations, des cellules « Harcelement moral et sexuel » se mettent progressivement en place.
Les entreprises SEVESO
La première directive a été transposée par le biais de diverses réglementation, mais avec quelques différences dinterprétation et nuances politiques.
Pour éviter ces difficultés, la transposition de la seconde directive Seveso de décembre 1996 sest effectuée via un accord de coopération (en vigueur en 2001). Laccord a force de loi et définit les obligations des divers services publics et celles des exploitants.
Les divers services travaillent déjà dans lesprit de laccord de coopération depuis le début 2000. Les aspects suivants ont pris corps durant la période 2000-2001:
mise au point dun système dinspection systématique intégré
évaluation des rapports de sécurité (8 évalués en 2001)
concertation systématique entre les services publics (lancée en 1999)
constitution dun savoir-faire sur la prévention des accidents majeurs (publications, séminaires,
)
réalisation de brochures communes
En 2001, une brochure a été réalisée par tous les services publics concernés sur le contenu minimal dun rapport de sécurité. Une brochure informative commune sur laccord de coopération devrait être publiée 2002. AUTORITE FEDERALE: ORIENTATIONS POUR LE FUTURBien-être et inspection médicale au travail
Pour les années 2001 à 2004, tout en poursuivant lobjectif et les actions positives entamées antérieurement, des actions transversales, sectorielles et dirigées vers certains groupes cibles seront développées:
Des actions transversales sont envisagées concernant des actions de prévention des troubles musculo-squelettiques ; des actions de prévention en matière de santé mentale au travail (facteurs liés au temps de travail, à la violence au travail, au stress); des actions d'information sur les produits dangereux (y compris les produits cancérogènes), sur les risques liés aux écrans de visualisation et sur les possibilités offertes par les méthodes participatives d'analyse des risques.
Des actions sectorielles sont prévues dans les domaines de la construction des services publics, de lagriculture et des soins à domicile.
Des actions sont également prévues vis-à-vis des groupes-cibles tels que les travailleurs âgés, les PME et les femmes.
Les entreprises SEVESO
Les activités partielles suivantes seront développées ou feront partie dans une importante mesure du planning des prochaines années:
Optimalisation du système dinspection et de la collaboration entre les services dinspection;
Développement des moyens dinspection;
Evaluation des rapports de sécurité; Comme il existe 133 grandes entreprises Seveso qui doivent chacune établir un rapport de sécurité, lévaluation des rapports exigera une main-doeuvre considérable;
Développement du savoir-faire par le biais détudes scientifiques et diffusion dinformations par le biais de symposiums et de brochures;
Organisation dun séminaire de trois jours sur le système dinspection belge Seveso pour les inspecteurs des divers Etats membre européens dans le cadre du programme de Mutual Joint Visit ;
Transposition de lamendement de la directive en préparation au niveau européen.
Chapitre 6 Mesures et actions en relation avec les secteurs et acteurs
Introduction
Ce chapitre a pour but denvisager les mesures et actions en relation avec les secteurs et les acteurs à lorigine des pressions environnement-santé mais également atteints par ces pressions.
Nous avons vu en effet tout au long des chapitres 3, 4 et 5 que la responsabilité des politiques relatives aux relations entre lenvironnement et la santé était multisectorielle.
Le But 14 de « santé 21 » énonçait déjà en 1998 que :
« Dici 2020, tous les secteurs devraient avoir reconnu et accepté leur responsabilité en matière de santé.
En particulier :
Les décideurs de tous les secteurs devraient prendre en considération les avantages quil est possible de retirer de linvestissement pour la santé dans leur secteur et orienter les politiques et les actions en conséquence
Les Etats-membres devraient avoir mis en place des mécanismes dévaluation des effets sur la santé et fait en sorte que tous les secteurs deviennent responsables des effets de leurs politiques et actions sur la santé »
Lobjectif de ce chapitre est dinsister sur cette nécessité dintégrer les aspects santé et environnement dans lensemble des politiques en proposant une méthodologie dapproche basée sur le modèle DPSIR, qui fait le lien avec les autres chapitres du NEHAP et qui est illustrée par deux exemples concrets.
Cadre conceptuel et définitions
Le travail de rédaction du NEHAP a commencé par lidentification des domaines où les influences de lenvironnement sur la santé ont été identifiées et où des actions et mesures sont dès lors justifiées.
Le chapitre 3 a tenté de faire le point de nos connaissances quant aux influences de lenvironnement sur la santé en passant en revue une série de pathologies, symptômes voire syndromes.
Le chapitre 4 a détaillé une série doutils de gestion et de surveillance applicables seuls ou en combinaison pour chacun de ces domaines.
Le chapitre 5 a fait létat de la situation dans les domaines environnement-santé en donnant lévolution de la politique menée et les objectifs pour le futur.
La méthodologie que nous proposons dans ce chapitre 6 vise à permettre didentifier et de définir les outils et les actions que lon pourrait combiner pour atteindre les secteurs et les acteurs à lorigine des influences de lenvironnement sur la santé.
Il est évident que les secteurs et les acteurs varient dun domaine à un autre, dune influence à une autre, et quil faut donc à chaque fois adapter les définitions repères que nous donnons ci-après.
Le modèle danalyse DPSIR
Le modèle danalyse DPSIR (Driver-Pressure-State-Impact-Response) est utilisé dans la gestion des problématiques environnementales pour établir des synergies entre les différentes politiques. Ce modèle reconnu par lAgence Européenne de lEnvironnement et utilisé largement se base sur la distinction dune part entre les acteurs et les pressions engendrées par les activités de ces acteurs et, dautre part les modifications de létat de lenvironnement et les impacts sur les personnes. Ce modèle inclut également les actions politiques en réponse à la société civile. Il permet une compréhension intégrée des phénomènes quils soient liés à plusieurs compartiments de lenvironnement (eau, air, déchets par exemple) ou encore à plusieurs secteurs politiques (transports, santé, entreprises, etc). Nous proposons dutiliser et délargir cette méthode à lapproche santé et environnement.
Le modèle DPSIR décompose lanalyse en 5 étapes reliées par une chaîne de causalité directe.
Les acteurs (« Drivers ») sont responsables dactivités génératrices de nuisances ou consommatrices de ressources. Ils évoluent dans une civilisation qui détermine en outre les habitudes, les valeurs et la façon dont ces acteurs produisent et consomment.
Il en résulte des pressions (« Pressure ») quantitatives et qualitatives sur lenvironnement, le milieu de travail et globalement de cadre de vie.
En fonction des conditions de diffusion, des caractéristiques physico-chimiques du milieu et des mécanismes éventuels de transformation ou de destruction, ces pressions influencent et modifient la qualité de lécosystème, la disponibilité en ressources alimentaires, lun ou plusieurs compartiments environnementaux dont la qualité de leau et de lair et donc létat du cadre de vie (« State »).
Ces modifications du cadre de vie ont des conséquences en termes dexposition des êtres humains et ainsi de létat de leur santé globale mais aussi sur le ressenti et le bien-être des individus (« Impact »).
Suite au ressenti et aux effets sur la santé des individus, diverses demandes, plaintes et inquiétudes peuvent être exprimées et transmises au niveau politique, à la société civile entre autres et engendrent ainsi des réactions (« Response »). Lensemble des réactions comprend aussi bien la mise en uvre dinstruments de gestion, lintervention des pouvoirs publics et la collaboration entre divers niveaux de prise de décision.
Les secteurs
Wanneer het gaat over actoren die in de samenleving betrokken zijn bij het besluitvormingsproces en de uitvoering van het beleid, is er soms sprake van enige terminologische verwarring. Termen als doelgroepen, stake-holders, actoren en betrokkenen worden vaak door elkaar gebruikt met soms verschillende nuances en betekenissen.
Dans un souci de clarté, nous avons utilisé à titre dillustration les secteurs présentés dans le MIRA-T 2001 qui ont par ailleurs leurs équivalents dans les autres régions et sont également cités dans les textes des organismes européens et internationaux.
Derrière chaque secteur, se trouvent naturellement des acteurs qui peuvent également être touchés par ces pressions.
Sil y a donc un lien très clair entre les secteurs dactivité et les acteurs, faire la distinction permet de mieux préciser les actions et les mesures que les autorités compétentes pourraient prendre.
Onderstaande tabel toont de 7 sectoren die aan bod komen in MIRA T-2001, samen met de verdere indeling in deelsectoren (NIS, 1999).
SECTEURS Sous-secteursBEVOLKINGConsumenten zijn door hun woon- en consumptiegedrag verantwoordelijk voor een belangrijk deel van de milieuproblemen.INDUSTRIEchemiemetaal (ijzer en staal, non-ferro)voedingtextielpapierandere industrieën (bv. metaalertsen en delfstoffen, hout, bouw, afvalrecuperatie)ENERGIEelektriciteitsbedrijvenpetroleumraffinaderijengasbedrijven en overige energiebedrijvenLANDBOUWakkerbouw en tuinbouwveeteeltgemendge landouwbedrijvenVERKEER EN VERVOERMobiliteit omvat de bewegingen van personen en goederen, gebruikmakend van private of openbare vervoermiddelen en openbare infrastructuren (wegen, spoorwegen, waterwegen, havens en luchthavens).HANDEL EN DIENSTENHandelHotels en restaurantKantoren en administratieOnderwijsGezondhidszorg en maatschappelijke dienstverleningAndere gemeenschaps-, sociale en persoonlijke dienstverleningTOERISME EN RECREATIELes acteurs
De term actoren in dit deel omvat naast de doelgroepen in hun strikte betekenis in grote lijnen ook nog de individuele burger en de maatschappelijke organisaties die samen grosso modo kunnen beschouwd worden als de civiele maatschappij.
Niet alle actoren horen steeds éénduidig in één van deze categorieën thuis. Zo zijn de socio-culturele organisaties te situeren tussen de civiele maatschappij en de overheid. De socio-economische organisaties zoals de bedrijfsfederaties, werkgevers- en boerenorganisaties, vormen een verbinding tussen markt en overheid. De vakbeweging bevindt zich op het raakvlak tussen markt en civiele samenleving.
ACTEURSDOELGROEPENde economische sectoren (met o.a. de individuele bedrijven, de consumenten) en aanverwante socio-economische organisaties (federaties, werkgeverorganisaties, boerenorganisaties,
). In dit subdeel wordt het doelgroepenbeleid sensu strictu uitgewerkt. Ook de consument als belangrijke marktactor wordt hier besproken. Via de consumentenorganisaties staat hij in relatie met de overheid.DE BURGERvormt een deel van de civiele maatschappij. Via de parlementaire democratie oefent hij een direct invloed uit op de (politieke) overheid. De burger komt hier als een afzonderlijke actor aan bod omdat hij een belangrijke functie vervult in de democratische besluitvorming (inspraak, betrokkenheid bij beleidsvorming en parlementaire representatie).MAATSCHAPPELIJKE ORGANISATIESbehandelt de intermediaire organisaties. Het gaat hier vooral om de socio-culturele organisaties met als voornaamste (voor het milieubeleid) de milieu- en natuurverenigingen. Er worden vaak allerlei termen door elkaar gebruikt (NGO's, milieubeweging, vzw's) wat tot een zekere begripsverwarring kan leiden. OVERHEDENAdministraties, openbare instellingen en diensten die op nationaal, gewestelijk, provinciaal en gemeentelijk niveau instaat voor de voorbereiding, uitvoering, evaluatie en bijsturing van het beleid dat bepaald wordt door de politiek verkozenen.Doelgroepenbeleid
Doelgroepenbeleid is geen substituut voor het bestaande beleid. Het is een nieuwe beleidsvorm die het klassieke beleid van wet- en regelgeving aanvult, als daarmee de milieunormen niet gehaald worden en ook in de toekomst niet gehaald zullen worden. Een klassieke benadering zou zijn om de regelgeving te verstrengen. Het doelgroepenbeleid daarentegen richt zich rechtstreeks op de bronnen van de milieubelasting. Zo kan de overheid in dialoog met de diverse doelgroepen oplossingen zoeken die aan hun specifieke draagkracht en vermogen aangepast zijn.
De dialoog tussen overheid en doelgroepen moet leiden tot het inzetten van beleidsinstrumenten die doelgroepen in grotere mate aanzetten om de eigen verantwoordelijkheid op te nemen.
Er bestaat reeds overleg met doelgroepen, maar een echt gestructureerd doelgroepenbeleid staat nog in zijn kinderschoenen. Om het concept doelgroepenbeleid verder te ontwikkelen en hiervoor een organisatiestructuur uit te bouwen loopt er momenteel een project.
Om verontreinigingen van de milieucomponenten lucht, water en bodem die aanleiding kunnen geven tot tal van gezondheidsproblemen te vermijden of zoveel mogelijk te beperken is het noodzakelijk dat de doelgroepen actief betrokken worden bij het beleid. De overheid kan namelijk de hiervoor noodzakelijke milieudoelstellingen niet realiseren zonder de medewerking van andere actoren in de samenleving. Het gaat daarbij enerzijds om doelgroepen die door hun activiteiten aan milieuproblemen bijdragen (zie de sectoren hierboven) maar tegelijk ook de sleutels voor de oplossingen daarvan in handen hebben en anderzijds om maatschappelijke organisaties die in de zoektocht naar deze oplossingen als katalysatoren (kunnen) optreden (zie de actoren hierboven).
Door deze doelgroepen en de andere maatschappelijke actoren optimaal te betrekken bij de voorbereiding, de uitvoering alsook de evaluatie van het beleid, streeft de milieuoverheid naar een maatschappelijk aanvaard, een kwalitatief hoogstaand en als gevolg daarvan een meer effectief milieubeleid.
Bij de beleidsvoorbereiding staat een optimale betrokkenheid van de belanghebbende doelgroepen en andere actoren in de eerste plaats in functie van een sterker draagvlak. In tweede instantie zal de betrokkenheid van de doelgroepen en actoren in de regel ook de kwaliteit van het beleid versterken. Dit vloeit voort uit de inbreng van alle beschikbare expertise, b.v. wat betreft beschikbare maatregelen en de inschatting van de haalbaarheid. De combinatie van een maatschappelijk aanvaard en kwalitatief hoogstaand beleid is de beste garantie dat dit beleid op het terrein ook effectief zal zijn.
Om de betrokkenheid van de doelgroepen te optimaliseren moet men in de eerste plaats rekening houden met de aard van het beleidsproces. Wanneer het gaat over strategische vraagstukken gericht op een langere termijn is een evenwichtige inbreng van alle betrokken doelgroepen en actoren een basisvereiste. In het geval van meer operationele of technische vraagstukken met een beperkter tijdsperspectief kan een meer geaccentueerde rol van de direct betrokken doelgroepen verantwoord zijn. In beide gevallen is het echter noodzakelijk de rollen die doelgroepen en actoren in verschillende beleidscontexten opnemen, uitdrukkelijk te expliciteren en op een geloofwaardige manier te argumenteren. Er moet m.a.w. duidelijkheid zijn over de samenstelling en werkwijze van de diverse overlegsituaties die de overheid organiseert.
Ook in de fase van de beleidsuitvoering gelden in het kader van het doelgroepenbeleid enkele meer specifieke doelstellingen:
streven naar meer samenhang en een meer geïntegreerde uitvoering van het divers thematisch en compartimenteel beleid;
meer gezamenlijke benadering vanuit diverse overheidsentiteiten, dit in relatie met de actuele hervorming van het administratief apparaat;
waar mogelijk meer maatwerk bij de beleidsuitvoering. Dit houdt in dat bij de manier waarop algemeen vastgelegde beleidslijnen worden toegepast, men tracht rekening te houden met specifieke kenmerken en mogelijkheden van een doelgroep of sector, dit uiteraard binnen de krijtlijnen die in de fase van de beleidsvoorbereiding zijn getrokken.
Om het betrekken van de doelgroepen bij het beleid wat te concretiseren werd er een pilootproject gestart met pilootsectoren.
Voor deze pilootsectoren worden momenteel testprogrammas uitgevoerd. Hierbij ligt het accent op organisatorische aspecten maar wordt in de mate van het mogelijke ook bij de betrokken inhoudelijke dossiers naar een meerwaarde gestreefd.
Hieronder wordt een overzicht gegeven van de acties die in het kader van het pilootproject doelgroepenbeleid gepland zijn.
Ontwikkeling van een kennisstructuur: inventarisatie
In het kader van het uitbouwen van een kennisstructuur worden er uitgebreide fiches bijgehouden van interacties tussen de overheid en de doelgroepen waarbij alle significante aspecten van de te behandelen dossiers opgenomen worden. Het is hierbij van belang om significante kennislacunes, de historiek en belangrijke ontwikkelingen van de dossiers mee in kaart te brengen. Op organisatorisch vlak is het belangrijk tijdig potentiële belangenconflicten te detecteren en ermee om te gaan. De informatie die het project op deze wijze genereert, moet een volwaardige analyse toelaten.
Definitie en afbakening van 'doelgroepen'
De segmentatie van de doelgroepen zal gebaseerd worden op de typologie gehanteerd in de MIRA-rapportering. Voor de verdere operationalisering streeft het project naar pragmatische afbakeningen waarbij getracht wordt om gangbare economisch/statistische categorisatie en thematische overwegingen te verzoenen. Er kunnen ook bijkomende criteria gelden in functie van de mogelijkheden tot doelgroepenbeleid (vb. het bestaan van een duidelijke visie van de doelgroep, de wijze van organisatie, de bereikbaarheid, de representativiteit van vertegenwoordigende organen, het aantal leden van de doelgroep,...). In overleg met het MIRA-team zal een verdere indeling van de 7 hoofddoelgroepen in subdoelgroepen tot stand komen. Daarbij zal ook aansluiting worden gezocht met relevante ontwikkelingen in andere beleidsdomeinen. Deze indeling zal de basis vormen voor de verdere structurele uitbouw en stapsgewijze toepassing van het doelgroepenbeleid in de volgende planperiode van het Vlaams milieubeleid.
Kennis op maat van de doelgroep
Voor het genereren van adequate informatie en kennis op maat van doelgroepen o.m. in de vorm van onderbouwde doelgroepindicatoren bouwt de Vlaamse milieuoverheid een meer formele wisselwerking uit tussen Vlaamse rapportage-initiatieven en andere relevante overheidsentiteiten. Daarbij zullen ook de doelgroepen zelf regelmatig betrokken worden.
Informatie over het aandeel van de doelgroep aan milieuproblemen ('integrale milieuanalyse') en meer diepgaande informatie over de doelgroep zélf en zijn kenmerken kan aangebracht worden door de milieuwetenschappelijke entiteiten (type MIRA), maar ook door de meer administratieve diensten (dossierkennis) én door de doelgroep zelf. Daarvoor is een goed georganiseerde wisselwerking tussen deze actoren noodzakelijk. Kennis wordt gaandeweg verfijnd in functie van de behoefte, kennislacunes worden weggewerkt. De kennisinfrastructuur dient toe te laten dat alle betrokkenen op een vlotte manier over de nodige informatie beschikken, in een aangepaste vorm. In dat kader wordt gestreefd naar goed onderbouwde doelgroepindicatoren die aansluiten op internationale ontwikkelingen.
Integratie van de bijdrage van een doelgroep aan het bereiken van doelstellingen
Bij de uitwerking van geïntegreerde beleidsstrategieën op maat van doelgroepen is het wenselijk te vertrekken van een goed overzicht van de relevante doelstellingen en basisopties, bijvoorbeeld in de vorm van een 'Integrale milieutaakstelling'.
In een strategische beleidscyclus wordt naar een partnerschap met een breed spectrum van maatschappelijke actoren gestreefd om de draagkracht voor de verdere operationalisering te versterken. Na de vaststelling van algemene doelstellingen en strategische opties (o.m. op basis van een breed maatschappelijk debat) is per doelgroep een integratie nodig van de verwachte bijdragen van die doelgroep onder de vorm van een 'integrale milieutaakstelling'.
In overleg streven naar de meest doelmatige keuze van maatregelen/instrumenten
Na de vaststelling van doelgroepdoelstellingen streeft de Vlaamse overheid in de mate van het mogelijke via overleg naar een uitvoering ervan via effectieve maatregelen en instrumenten. Basiscriteria hierbij zijn efficiëntie, flexibiliteit, acceptatie en maatwerk.
Wat betreft dit overleg met doelgroepen concentreert de Vlaamse overheid zich op operationele beleidscycli met daarin volgend belangrijk onderscheid:
In de voorbereidende fase is overleg overheid-doelgroepen eerder informeel en bilateraal van aard.
In de formuleringsfase is ook een bredere maatschappelijke toetsing nodig. Dit gebeurt door meer formele multilaterale technische commissies met daarin naast experts van overheid en van de doelgroepen ook andere relevante maatschappelijke groepen.
Doelgroepdoelstellingen worden bij voorkeur op basis van dialoog vertaald naar meer concrete instrumenten en maatregelen. In dit kader is bilateraal overleg, maar in een later stadium ook een bredere maatschappelijke toetsing aangewezen. De integrale milieutaakstelling wordt in dit stadium vertaald naar een meer omvattend doelgroepprogramma. In deze programmas zal er bijzondere aandacht zijn voor een afgewogen evenwicht tussen de verschillende types van milieubeleidsinstrumenten (cf. juridisch, economisch en sociaal instrumentarium).
Exemples dapproche
La nécessité dintégrer les aspects santé et environnement dans lensemble des politiques est une préocupation récente qui trouve son origine dans lactivité internationale. Suite à la Conférence de Rio sur le développement durable en 1992 , lUnion Européenne a prescrit dans le Traité instituant les Communautés Européennes lintégration de lenvironnement dans les politiques communautaires ainsi que celle de la santé . Il est à noter que ces domaines sont alors considérés séparément et distinctement. Le niveau de développement de lintégration des politiques varie donc dun domaine à lautre, la mise en uvre de celle-ci étant donc à différents degrés selon les cas.
Le domaine des transports ou de la mobilité est celui où actuellement lintégration est la plus poussée. Dès 1996, lOCDE a entamé son projet Environmentally Sustainable Transport qui a culminé dans ladoption de lignes directrices lors de la Conférence de Vienne en octobre 2000.
En 1997, la CEENU a organisé une Conférence sur les Transports et lEnvironnement en vue de mettre en place lintégration de ces deux politiques. En 1999, suite à la Charte de lOMS sur les Transports, lEnvironnement et la Santé, lintégration a été élargie à la politique de la santé.
Au niveau de lUnion Européenne, dans le cadre du processus de Cardiff, le Transport est aussi le secteur le plus avancé dans la voie de lintégration. A titre dexemple et dillustration concrète de lintégration de lenvironnement et des transports, nous avons choisi le projet de plan de mobilité de la Région Flamande.
Les deux autres illustrations de lintégration politique que sont lenvironnement construit et la politique des déchets (plus précisément le recyclage des aliments dans les aliments pour animaux) ont été moins affecté par lactivité internationale et ne sont encore quau premiers stades de lintégration, ce qui explique pourquoi ces deux exemples ci-dessous seront dordre plus généraux ou moins concrets que celui concernant la mobilité.
La mobilité
Mobiliteit is een essentieel onderdeel van onze samenleving. Aan het begin van de 21ste eeuw zijn we mobieler dan ooit. Mensen verplaatsen zich om te werken, school te lopen, maar ook om te ontspannen of te winkelen. Goederen vinden hun weg naar bedrijven, winkels en consumenten. Mobiliteit is dan ook één van de drijvende krachten geworden achter de socio-culturele en socio-economische ontwikkeling van mens en maatschappij. Toekomstprognoses duiden op een verdere toename van de mobiliteit. Vooral wegtransport en luchtvaart zullen groeien en de groei van het goederenvervoer zal deze van het personenvervoer overtreffen.
Aan deze groei dienen evenwel vereisten gesteld te worden. Naast de voordelen op sociaal en economisch vlak brengt deze groei immers belangrijke maatschappelijke kosten met zich mee, zowel rechtstreekse (aanleg en onderhoud infrastructuur, exploitatie openbaar vervoer) als onrechtstreekse (files, ongevallen, milieu- en natuurschade). Het zoeken naar een beleidsaanpak die het meeste maatschappelijk nut oplevert is dan ook de opgave.
Link tussen mobiliteit en gezondheid : DPSI
In de MIRA-rapporten worden vier indicatoren gebruikt om de verkeers- en vervoerssector te beschrijven (D). Deze indicatoren hebben betrekking op zowel de omvang van het infrastructuurnetwerk, het aantal vervoersmiddelen, de toename van de verkeersstromen uitgedrukt in personen- of tonkilometer als de verkeersintensiteit (gemiddeld aantal voertuigen op de weg in bepaalde tijdsinterval).
De druk (P) die hierdoor op het (leef)milieu wordt uitgeoefend heeft zowel te maken met versnippering en ruimtebeslag door infrastructuren, energiegebruik als met emissies. Vooral deze twee laatste spelen in de relatie tot milieu en gezondheid een belangrijke rol.
Als gevolg (I) van de verminderde luchtkwaliteit en de verhoogde geluidsniveaus doen zich gezondheidsproblemen voor. Gezondheidsimpacts als gevolg van de emissies van het wegverkeer treffen een groot aantal mensen. Zo leiden bijvoorbeeld de verkeersemissies tot aandoeningen van de luchtwegen zoals hoesten, astma of bronchitis. Blootstelling aan verkeersgeluid kan slaapstoornissen, hart- en vaatziekten of gehoorschade tot gevolg hebben.
Gezondheidsproblemen als gevolg van de verkeer- en vervoeractiviteiten ontstaan niet enkel door een verminderde milieukwaliteit. Ook de verkeersonveiligheid wordt beschouwd als een gezondheidsprobleem omdat het momenteel één van de belangrijkste oorzaken van overlijden is (voor jongeren zelfs de belangrijkste). Ook al daalt de verkeersonveiligheid sinds begin van de jaren zeventig, toch blijft het aantal slachtoffers hoog, zeker bij een vergelijking met andere Europese lidstaten.
Het ontstaan van verkeersonveiligheidsproblemen laat zich moeilijk via het DPSIR-schema verklaren. Stelselmatig wordt erkend dat het belangrijkste aandeel in de ongevalsproblematiek bij de weggebruiker te vinden is : te roekeloos, te vermoeid, te veel gedronken, te weinig aandacht, te snel, te onervaren. In het kader van het NEHAP zal er hier niet verder ingegaan worden op deze problematiek, die uitgebreid behandeld wordt binnen het beleidsdomein mobiliteit.
Maatregelen om aan de gezondheidsproblemen een antwoord te bieden: R
Voorbeeld van aanpak: Het ontwerp mobiliteitsplan Vlaanderen
In oktober 2001 werd aan het Vlaams Parlement het ontwerp Mobiliteitsplan Vlaanderen overgemaakt. Dit ontwerp beleidsplan, dat is opgesteld met als leidraad de drie grote principes van duurzame ontwikkeling (met name een economische, ecologische en sociale bekommernis), is ingebed in zowel het Europese transport- als veiligheidsbeleid. Op Vlaams niveau werd een afstemming verzekerd met het ruimtelijke beleid (R.S.V.) en het ontwerp Milieubeleidsplan 2003-2007.
Vijf strategische doelstellingen schragen het mobiliteitsbeleid en geven vorm aan de door de OESO gedefinieerde principes voor duurzame mobiliteit. Zo streeft een eerste doelstelling naar het bereikbaar houden van de economische poorten en knooppunten. Een tweede doelstelling beoogt het faciliteren van de verplaatsingsbehoefte met als streefdoel het voorkomen van sociale uitsluiting. De derde doelstelling van het ontwerp van Mobiliteitsplan Vlaanderen viseert de verkeersonveiligheid. Het streefdoel hierbij is een halvering van de verkeersonveiligheidsproblematiek op tien jaar tijd. De doelstelling over verkeersleefbaarheid houdt het realiseren in van een voor de mensen verkeersleefbare omgeving door het wegwerken van de negatieve externe effecten die gepaard gaan met onze mobiliteit (geluid, luchtkwaliteit, trillingen, ruimtegebruik,
). De doelstelling natuur- en milieukwaliteit wil de milieu- en natuurschade tot een aanvaardbaar niveau terug te brengen.
Om deze doelstellingen te bereiken werden maatregelen uitgewerkt die ondermeer gericht zijn op een wijzigingen in zowel het verplaatsings- als het rijgedrag, de modal split enz.
Het te verwachten effect voor het personenverkeer is een reductie van het aantal autoverplaatsingen met circa 10 % ten opzichte van een trendmatige ontwikkeling van de mobiliteit. Het aantal openbaar vervoerverplaatsingen neemt toe met 20 % terwijl het aantal fietsverplaatsingen stijgt met 35 %. Gerekend in reizigerskilometers daalt het aantal autokilometer met 17 % terwijl het aantal reizigerskilometers bij het openbaar vervoer toeneemt met 16 %. Voor het goederenvervoer neemt het aantal tonkm nog toe met 35 %. Ten opzichte van een trendmatige ontwikkeling wordt deze groei voor een belangrijk deel opgevangen door spoor en binnenvaart. Het aantal tonkm over de weg daalt dan ook met 7 % van 49776 tonkm in 2010 tot 46.429 tonkm. Hierdoor daalt, wat de modal split betreft, het aandeel wegvervoer van 74 % naar 69 % terwijl vooral de binnenvaart (van 13 naar 17 %) en in mindere mate het spoor (van 13 % naar 14 %) stijgen.
Door het streven naar een inperking van het autoverkeer en het verschuiven naar veilige en milieuvriendelijke vervoerswijzen is het mogelijk om, in combinatie met specifieke aanvullende maatregelen, te komen tot zowel een verbetering van de verkeersonveiligheid, de luchtkwaliteit als het geluidsklimaat. Verwacht wordt dat de uit verkeer- en vervoer voortvloeiende gezondheidsimpacts zullen dalen, mogelijk zelfs halveren.
Dit neemt niet weg dat in absolute cijfers ook 2010 nog heel wat mensen getroffen door gezondheidsproblemen toegeschreven aan verkeers- en vervoersactiviteiten. Op vlak van emissies blijft de uitstoot van stofdeeltjes voor problemen zorgen. Ook geluid is een moeilijk onder controle te krijgen probleem zodat ook in 2010 nog circa 23 % van de bevolking blootgesteld zal zijn aan geluidsniveaus van meer dan 65dB(A). Maar ook het wegverkeer zal in de toekomst in termen van ongevallen en verkeersslachtoffers zijn tol blijven vragen.
Hoe kunnen de burgers een steentje bijdragen ?
Gezien de gezondheidsimpacts ook in de toekomst belangrijk blijven zal aanvullend op de inspanningen die de overheid levert ook de individuele burger zijn steentje dienen bij te dragen. Hiervoor is een gedragswijziging nodig. En dit is niet vanzelfsprekend. Zo dient men te vermijden om voor elke verplaatsing de wagen te gebruiken. Verplaatsingen over kortere afstanden kunnen best te voet of per fiets. Voor langere afstanden is het openbaar vervoer een alternatief. Ook het aankoopgedrag is belangrijk zoals de keuze voor milieuvriendelijke en veilige voertuigen Daarnaast is het belangrijk dat er met goed onderhouden voertuigen wordt rondgereden en dat men zich een veilige en defensieve rijstijl aanmeet. Dit is niet alleen belangrijk op vlak van verkeersveiligheid. Ook de emissies worden sterk beïnvloed door de manier waarop er met de wagen wordt gereden.
Volgende tips kunnen aan de individuele burger meegegeven worden:
denk goed na vooraleer de wagen te nemen : beter voor de gezondheid, minder files;
denk aan alternatieven: wandel of fiets, neem het openbaar vervoer, doe aan carpooling of carsharing;
denk er ook aan je wagen op tijd een onderhoudsbeurt te geven. Zo zal hij steeds in de beste (milieu)omstandigheden rijden;
als je door een tunnel rijdt laat dan de lucht in de wagen intern circuleren of zet de ventilatie af;
schakel tijdig over naar een hogere versnelling, laat het toerental niet boven 2500 oplopen; bij hoge toerentallen verbruikt je wagen immers meer en stoot je wagen ook meer uit;
parkeer je wagen in de juiste rijrichting zodat je direct kan vertrekken en de motor snel opwarmt; laat de motor niet eerst onnodig draaien; een koude motor stoot immers meer uit;
vermijd rijden door de stad. Het verbruik en de uitstoot van je wagen is er veel hoger en de luchtkwaliteit in steden is al niet te best;
gebruik accessoires zoals airconditioning, bagagerek, skibox, achterruitverwarming,..., alleen als het echt nodig is. Het verbruik van je wagen, en dus ook de emissies zijn bij het gebruik van al deze accessoires immers hoger;
als je aan een nieuwe wagen toe bent, hou er dan rekening mee dat de ene wagen milieuvriendelijker is dan de andere ;
neem deel aan de internationale autoloze dag op 26 september. Laat die dag je wagen staan en ondervindt dat je niet zo afhankelijk van je wagen bent als je denkt;
rij niet te hard. Een constante matige snelheid beperkt de emissies. Vooral bij snelheden boven 100 km/u stijgen de emissies exponentieel.
Lenvironnement construit
Les Européens passent plus de 80% de leur temps à lintérieur de locaux fermés que ce soit dans leur logement, sur les lieux de travail, à lécole, lors de trajets ou bien dans des lieux de loisirs. Un logement sain est une condition indispensable pour rester en bonne santé.
La pollution à lintérieur des habitations constitue un des problèmes majeurs des effets des nuisances de lenvironnement sur la santé. Les occupants passent une grande partie de leur temps à lintérieur.Ils peuvent appartenir à un groupe à risques et sont exposés à un cocktail de substances et polluants en concentrations variées. On peut sattendre à ce que la qualité de lenvironnement intérieur ait une influence importante sur la santé. Parmi les personnes on retrouve des enfants, des femmes et des hommes, des femmes enceintes, des personnes agées et des individus malades ou fragilisés.
Les liens de causalité entre lenvironnement intérieur et la santé sont très diversifiés, multiples et le plus souvent différents facteurs interviennent en synergies ou ont des effets cumulatifs. Les effets peuvent être directs (asthme, allergie, ..) ou différés (cancer, saturnisme,
). Des pathologies chroniques complexes telle le syndrome de la sensibilité multiple, les allergies, lasthme, certains cancers sont en constante augmentation. 30% de la population belge est atteinte dallergies, ce chiffre risque daugmenter dans les années à venir.
Lien entre les secteurs-acteurs et les domaines environnement-santé
Un logement sain implique que le logement réponde à des critères précis en termes de sécurité, despace en rapport avec le nombre dhabitants, de respect de la vie privée, de confort minimal, mais aussi de qualité de lenvironnement intérieur. Par cela, il faut entendre au minimum la qualité de lair, de leau, des surfaces y inclus les revêtements des murs, des sols et des plafonds, la lumière, le bruit, les odeurs, etc. La pollution intérieure et son impact sur la santé des individus se pose en termes de santé publique. Cependant, lamélioration de la qualité de lenvironnement intérieur et en conséquence de la santé des habitants déborde des matières strictes de santé et denvironnement et elle demande la participation active dautres acteurs tels le logement, le social, le transport, laménagement du territoire, lemploi, etc.
A lintérieur des locaux saccumulent nombre de substances et de polluants. Les niveaux de contamination à lintérieur des habitations sont entre 5 et 100 fois plus élevés quà lextérieur. Les substances, facteurs et paramètres qui interviennent dans la qualité de lenvironnement intérieur sont nombreuses et peuvent combiner leurs effets nocifs. Les sources de pollution sont multiples. Lair intérieur par exemple est contaminé par les activités humaines (pesticides, tabac, produits dentretien et de bricolage, etc.), par les processus de combustion (chauffage, cuisson, etc.), par les matériaux de construction et dameublement (amiante, colles, peintures, plomb, ventilation, chauffage, etc.), les allergènes et organismes biologiques nuisibles (moisissures, acariens, champignons, plantes, etc.), et la qualité de lenvironnement extérieur.
Cette accumulation est liée à la conception des locaux et des bâtiments, aux activités qui sy réalisent et au nombre doccupants, aux utilisations et aux comportements des utilisateurs. De plus, les locaux sont relativement peu ventilés, souvent hermétiquement fermés pour une meilleure isolation thermique, en conséquence, laccumulation des polluants issus dune multitude de sources est amplifiée. En effet dune part lévolution des concepts architecturaux lutilisation de nouveaux matériaux, le recours à des techniques de construction, de ventilation, de chauffage et disolation thermique et dautre part les coûts liés à lénergie ont provoqué des situations paradoxales de locaux dont lair est « enrichi » en divers polluants et substances nocives.
Parmi les secteurs dactivité à lorigine des pressions sur la qualité de lenvironnement intérieur, nous devons déjà élargir le débat au secteur de la construction, de lénergie et aux secteurs impliqués dans la conception et la fabrication des matériaux utilisés.
Les acteurs concernés comprennent aussi les ménages qui interviennent par leurs choix de consommation. Dans leurs choix les ménages et les consommateurs peuvent être acteurs. Ils sont aussi victimes des décisions et choix des autres, divers groupes à risque (enfants, femmes enceintes, personnes agées ou malades et groupes socio-économiquement défavorisés) doivent être pris en considération.
Outre les qualités intrinsèques dun bâtiment et des locaux qui le constituent, la localisation du bâtiment importe et influence la qualité de lenvironnement intérieur. Il sagit de le placer dans son voisinage et dintégrer à la dynamique mixité des fonctions, voisinage avec des infrastructures routières, aéroportuaires ou industrielles. La répartition spatiale des bâtiments et des activités qui y sont liées nous amène à parler daménagement du territoire, de transports et de mobilité et de laccès aux services en tous genres et ainsi de la qualité de lenvironnement extérieur.
Laccès au logement est un secteur en soi qui chapeaute un ensemble dactivités reprises ci-dessus.
Les secteurs dactivité concernés par la qualité de lenvironnement intérieur quil soit logement ou lieu de travail sont aussi bien lindustrie (production de matériaux, construction), services (offre de logements et lieux de travail, maintenance), énergie (offre et en lien avec chauffage et ventilation), les ménages quils soient consommateurs ou utilisateurs, par ailleurs le comportement de ces derniers et leur style de vie intervient dans lensemble. Les autorités publiques exercent une pression par leurs actes en terme de salubrité publique.
Nous ne parlerons pas dans cette section des bâtiments déclarés insalubres bien que ce problème reste encore dactualité dans certaines situations.
Liens entre les secteurs-acteurs et les outils de gestion et de surveillance environnement-santé
Lensemble des secteurs et des acteurs est imbriqué dans une chaine de décision. Les normes des bâtiments sont de la responsabilité du logement, le diagnostic et les mesures de la qualité denvironnement intérieur sont de la responsabilité de lenvironnement et les effets sur les habitants font intervenir le secteur de la santé et du social. Dès que les normes concernent la construction, le logement il faut inviter les autorités régionales et communautaires concernées par ces matières. Une action préventive limitée à lédiction de normes, lutilisation de matériaux respectueux de la santé et de lenvironnement concerne lensemble des secteurs et lapplication des normes pourrait provoquer des modifications de production, de transport et de transformation de matériaux et de produits.
Les pouvoirs publics compétents en santé et en environnement ont principalement une action dinformation et de sensibilisation vers les consommateurs et les ménages tout en attirant leur attention sur les groupes à risques. Une action plus large implique à la fois plusieurs niveaux de pouvoir mais aussi plusieurs domaines dactivité.
La sensibilisation des professionnels peut se réaliser dans le chef des autorités environnementales par exemple, mais la formation et le contenu des cours et apprentissages est du ressort dautorités compétentes en enseignement.
Dans le cadre de la détection des pollutions, le secteur de lenvironnement est compétent, mais la remédiation technique dépend des secteurs du bâtiment, des entreprises et de lénergie.
Le choix dun lieu de vie ou de travail peut aussi être conditionné par la proximité ou laménagement du territoire, la proximité dun pôle de transport ou léloignement de lieux polluants, des incitants financiers peuvent aussi influencer les décisions des uns comme des autres.
Recuperatie van voedingsmiddelen in dierlijke voeding
In het kader van het pilootproject doelgroepenbeleid werden testprogrammas opgesteld waarin een aantal concrete dossiers die in het kader van de relatie tussen milieu en gezondheid belangrijk zijn, opgenomen werden.
Ter illustratie bespreken we hier het dossier Recuperatie van voedingsmiddelen in de dierlijke voeding.
Het ontstaan en de verwerking van afvalstoffen veroorzaakt volgende milieuproblemen (1) emissies naar lucht, bodem en water, (2) verlies van grondstoffen en energie en (3) ruimtebeslag.
De Vlaamse bevolking staat erg kritisch tegenover afvalverbranding en -verwerking in het algemeen. Ze vreest de mogelijke invloed ervan op de menselijke gezondheid. Vooral kankerverwekkende stoffen zoals dioxines (bij onvolledige verbranding, in de voedselketen, enzovoort) verontrusten haar. Dit kan leiden tot de sluiting van verbrandingsinstallaties of tot steeds strengere emissienormen. Afvalstoffen storten neemt dan weer ruimte in beslag en veroorzaakt onder meer geurhinder. Sanering en nazorg van vroegere stortplaatsen is noodzakelijk omdat ze schadelijk zijn voor water en bodem.
De eindverwerking van voedingsmiddelen die niet (meer) geschikt zijn voor menselijke consumptie kent recent een fundamentele wijziging door het verbod van voedsel bevattende producten van dierlijke oorsprong en afval van voedsel bestemd voor menselijke consumptie afkomstig van grootkeukens, eetgelegenheden cateringbedrijven,... in dierenvoer (zie KB 19/07/2001, gepubliceerd in Belgisch Staatsblad op 31/08/2001, ter wijziging van KB 8/02/99, gepubliceerd in Belgisch Staatsblad op 24/04/1999, betreffende de handel en het gebruik van stoffen bestemd voor dierlijke voeding).
Tengevolge van dit verbod is er een toename van organisch-biologisch bedrijfsafval (voedingsmiddelen bevattende producten van dierlijke oorsprong) waarvoor een extra verwerkingscapaciteit nodig is. Om dit knelpunt op te lossen is er nood aan overleg tussen de overheid en de betrokken doelgroepen, zoals de voedingsindustrie.
In het kader van het proefproject werd dan ook een sectoraal forum gecreëerd: het Vlaams Informeel Milieu-Overleg Voeding (VLIMO-Voeding).
Dit is een actief informeel overlegforum die de voor de sector relevante beleidsprocessen optimaal zal trachten te coördineren. Voor wat betreft het dossier Recuperatie van voedingsmiddelen in dierlijke voeding zal hier tijdens overleg tussen de sectorvertegenwoordiging en de betrokken diensten van de milieuoverheid, constructief gewerkt worden aan het oplossen van de bestaande knelpunten.
Conclusions
Au terme de la réflexion que nous avons entamée en décrivant dans un premier temps le contexte international (chapitre 1), institutionnel (chapitre 2) et scientifique (chapitre 3) ; et dans un deuxième temps les actions et mesures prises dans les domaines environnement-santé (chapitre 5) qui combinent une série doutils de gestion et de surveillance (chapitre 4), ce chapitre 6 nous montre clairement que les aspects environnement-santé débordent sur lensemble des autres secteurs et touchent à une multitude dacteurs.
Une politique environnement-santé dépasse donc le cadre de leurs compétences strictes, ce qui se reflétera dans les recommandations proposées dans ce NEHAP et notamment dans la mesure qui propose dintégrer les aspects santé et environnement dans lensemble des politiques.
Figure 6.1 : Les liens entre les domaines environnement-santé et les secteurs et acteurs.
Chapitre 7 La coopération internationale
OBJECTIFS EHAPE 311Soutenir le développement et la mise en uvre des NEHAP par les Etats membres ;
Mener des actions concertées sur des problèmes communs dans la Région ;
Prendre en charge les problèmes transfrontières ;
Soutenir les pays en transition dans la prise en charge de leurs problèmes immédiats de santé environnementale ;
Assister les pays récupérant des conséquences de conflit armé ;
Atteindre la nécessaire coordination des activités internationales liées à la santé environnementale ;INTRODUCTIONLes pressions environnement-santé étant communes à la plupart des Etats membres de lOMS Europe, il y a évidemment un intérêt pour ceux-ci de partager leurs expériences et leur expertise dans les réponses apportées à ces pressions. Cette coopération sera renforcée par lélargissement prochain de lUnion européenne.
Ce chapitre se concentre donc sur la coopération entre Etats membres de lOMS Europe, ce qui exclut la coopération avec des Pays en développement.
Par ailleurs, laction « multilatérale », au niveau de lUnion européenne et dans dautres Organisations internationales (OCDE, UNECE, etc.), est reprise dans le chapitre 1 et ne sera plus évoquée ici.
De la même manière quau chapitre 4, le titre complet de laccord sera repris, suivi dun développement en quelques lignes présentant les actions concrètes issues de cet accord, dans une optique environnement-santé.
Nous avons choisi de présenter quelques exemples à titre dillustration des
trois grands axes de cette coopération:
La coopération sur des questions environnement-santé communes à lensemble des Etats membres, notamment par le biais des outils de gestion et de surveillance évoqués au chapitre 4, comme par exemple linformation des professionnels et du public, les indicateurs, léducation et la formation des acteurs de lenvironnement et de la santé, lintégration sectorielle, la recherche, etc.
La coopération entre deux ou plusieurs Etats membres sur des questions environnement-santé transfrontières, par exemple la pollution de leau.
La coopération et le soutien en environnement-santé avec les Etats membres considérés comme Pays en transition (PECO & NIS), en particulier lamélioration des structures institutionnelles, lintégration sectorielle et la remédiation des pressions environnement-santé les plus urgentes.EXEMPLESTraité d'entente et de coopération du 23 avril 1997 entre le Royaume de Belgique, la Communauté française, la Communauté flamande, la Communauté germanophone, la Région wallonne, la Région flamande, la Région de Bruxelles-Capitale et l'Ukraine.
Les Parties contractantes, conscientes du caractère universel des problèmes de la protection de l'environnement, examineront les possibilités de coopérer de manière la plus efficace dans ce domaine, notamment en ce qui concerne l'élimination des suites de l'accident de Tchernobyl et la sécurité nucléaire en général.
Les Parties contractantes favorisent la coordination des actions et le développement de la coopération dans ce domaine, aux niveaux européen et international.
Accord de coopération du 20 janvier 1998 avec le gouvernement de la Fédération de Russie concernant la Santé publique et la Coopération médicale.
Le programme de travail devant concrétiser cet accord-cadre comprend lexamen des liens entre lenvironnement et la santé (échange de spécialistes et de fonctionnaires, échange dinformations et de publications spécialisées,
).
Cet accord de coopération a été repris dans le programme daction conjoint 1999-2000, conclu au niveau des Affaires étrangères entre la Belgique et la Fédération de Russie.
Protocole relatif à la coopération dans le domaine de la protection de lEnvironnement entre la région de Bruxelles-Capitale et Moscou conclu le 4 février 1999.
Ce protocole concerne des aspects environnementaux comme la gestion des déchets, la lutte contre la pollution de lair, etc
et donc, indirectement la santé.
Contrat de coopération du 6 juin 1994 entre le Gouvernement flamand dune part, et le gouvernement de la République de Pologne dautre part.
LInstituut voor Bosbouw en Wildbeheer (IBW) collabore avec lAcadémie des sciences de Pologne, lInstituut voor Bosbouw et le Centrum voor Landbouwkundig Onderzoek Gent à un projet de sylviculture articulé sur lassainissement des sols pollués par le cuivre par le biais du reboisement et de la diversité génétique du chêne.
La Vlaamse Milieu Maatschappij est prête à donner des explications aux délégations polonaises ou à recevoir des stagiaires pour travailler sur des sujets tels que: réseaux de mesure de la qualité de lair (concept, échantillonnages et analyses); inventaires des émissions dans lair et leau,
, gestion de la qualité de leau des bassins fluviaux.
Les Polonais souhaitaient prendre connaissance de létude réalisée en Flandre sur la protection du milieu maritime: application des mesures de lannexe VI de laccord MARPOL 73/78 relatif à la prévention de la pollution atmosphérique par les navires,
Accord de coopération du 7 mars 1996 entre le Gouvernement flamand dune part, et le gouvernement de la République de Lituanie dautre part.
Les deux parties sinforment en matière déquipements de désulfuration suite à lutilisation de mazout à forte teneur en soufre et en matière de systèmes de récupération des composants organiques volatils dans les terminaux pétroliers.
Une collaboration est prévue pour le management et la gestion des déchets toxiques.
La partie flamande soccupe de réaliser une étude de faisabilité pour ce qui concerne les possibilités de traitement de lassainissement des terrains et sites dentreposage fortement pollués par les pesticides; la partie lituanienne fournit les informations relatives à linventaire des terrains pollués.
Accord de coopération du 12 juin 1997 entre le Gouvernement flamand dune part et le gouvernement de Roumanie dautre part.
La Flandre et la Roumanie sont prêtes à travailler sur une étude de recherche et de traitement des anciennes facilités dentreposage de pesticides en Roumanie.
La Vlaamse Milieu Maatschappij (VMM) propose, dans le cadre de la constitution de capacité, de former des stagiaires roumains qui pourront acquérir une expérience pratique en Flandre pour ce qui concerne les réseaux de mesure pour leau et lair, les inventaires des émissions,
Deux fonctionnaires roumains et deux fonctionnaires flamands seront invités en Flandre et en Roumanie dans le but déchanger des informations et des expériences en matière de réglementation pour le traitement des marchandises dangereuses dans les zones portuaires, de gestion des eaux (lutte contre les inondations et la pollution) et de dragage, de traitement et dévacuation des boues de dragage polluées,
Accord de coopération du 08 octobre 1998 entre le Gouvernement de la Communauté française de Belgique et le Gouvernement wallon, d'une part, et le Gouvernement de la République de Bulgarie, d'autre part.
La Région wallonne, la Communauté française et la République de Bulgarie entendent développer leur coopération dans l'ensemble des domaines relevant des compétences des premières nommées.Dans les domaines relevant des compétences de celles-ci, soit notamment les aspects préventifs de la politique de la santé et lenvironnement et la politique de leau, la coopération entre les Parties recouvre les formes suivantes:
échange permanent d'informations;
échange d'expériences et de personnes ;
octroi mutuel de bourses de stages, de recherche, de spécialisation ou d'été;
conclusion d'accords particuliers ou techniques;
collaboration directe entre institutions diverses (entreprises, universités, associations, etc.);
élaboration et réalisation de projets conjoints;
transfert réciproque de technologies et de savoir-faire, notamment dans le domaine environnemental;
promotion réciproque de produits et de services, organisation de rencontres professionnelles, séminaires, ateliers;
[
]
promotion de partenariats locaux.
A lheure actuelle, différents projets de recherche sont en cours notamment la participation à la dépollution dune usine métallurgique, un nouveau procédé de dénitrification de leau. Des accords du même type existent avec la plupart des pays de lEurope de lEst.
Surveillance des effets de la pollution atmosphérique sur la santé dans les arrondissements de MONS et SAINT-QUENTIN.
Ce projet qui regroupe des acteurs wallons et français avait pour objectif de tester la faisabilité de mettre en relation certains paramètres de mesure de la pollution de l'air et des indicateurs de l'état de santé de la population sur deux sites: MONS et SAINT-QUENTIN. Il a obtenu un co-financement européen dans le cadre du programme Interreg II Hainaut - Picardie.
Le projet prévoyait trois phases:
recherche bibliographique et choix des indicateurs;
collecte des données (mise en place des systèmes de surveillance et collecte et saisie des données);
analyse des données récoltées afin de définir la faisabilité d'une telle démarche sur des zones géographiques faiblement peuplées et mise en place d'une communication régulière, croisant les résultats de la qualité de l'air et de l'observation sanitaire, auprès de l'ensemble de la population à travers différents modes de transmission.
Dans les propositions et recommandations finales, il est indiqué "qu'il serait essentiel d'améliorer les canaux d'acheminement des données et la rapidité de leur mise à disponibilité, notamment en ce qui concerne les données de mortalité spécifique et d'admission hospitalière. On peut aussi imaginer différents types d'utilisation d'indicateurs: indicateurs relativement non spécifiques mais relatifs à des éléments fréquents (ventes de médicaments par exemple, réseau de pédiatres vigies) pour le système de veille sanitaire (système d'alerte) et des indicateurs plus spécifiques même si moins fréquents pour la surveillance sur le moyen et long terme."
Accord du 08/03/1996 entre le Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, le Land de Rhénanie Palatinat, la Région wallonne et la Communauté germanophone de Belgique sur la coopération transfrontalière entre les collectivités territoriales et d'autres instances publiques.
Dans le cadre des compétences qui leur sont dévolues en vertu de leur droit interne, les instances publiques comme les Communes, CPAS et Intercommunales peuvent coopérer afin de promouvoir, par la coopération transfrontalière, l'efficacité et la rentabilité de leurs missions.
Dans les textes officiels de lOMS Europe, la dénomination Région reprend les 53 pays actuellement membres de lOMS Europe formant ce que lon appelle aussi « la grande Europe » : Albania, Andora, Armenia, Austria, Azerbaijan, Belarus, Belgium, Bosnia and Herzegovina, Bulgaria, Croatia, Czech Rep., Denmark, Estonia, Finland, France, Georgia, Germany, Greece, Hungary, Iceland, Ireland, Israel, Italy, Kazakstan, Kyrgyzstan, Latvia, Lithuania, Luxembourg, Malta, Monaco, Netherlands, Norway, Poland, Portugal, Republic of Moldova, Romania, Russian Federation, San Marino, Slovakia, Slovenia, Spain, Sweden, Switzerland, Tajikistan, The Former Yugoslav Republic of Macedonia, Turkey, Turkmenistan, Ukraine, United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland, Uzbekistan, Yugoslavia.
1 Les cours et tribunaux peuvent, dans certains cas, contrôler la conformité des ordonnances à la Constitution et à la loi spéciale relative aux institutions bruxelloises; s'ils estiment une ordonnance non conforme, ils peuvent refuser de l'appliquer. Il nexiste pas de dispositions légales similaires en ce qui concerne les décrets.
Cartes fournies par le Services Fédéral dInformation
2 Une loi spéciale est adoptée à la majorité absolue des suffrages du groupe linguistique néerlandais et du groupe linguistique français de la Chambre et du Sénat, à la condition que la majorité des membres de ces deux groupes se trouvent réunis et que le total des votes positifs émis dans les deux groupes linguistiques atteigne les deux tiers des suffrages exprimés.
3 Le législateur a prévu une exception, afin de préserver le rôle international et la fonction de capitale de Bruxelles, le Gouvernement fédéral peut, par arrêté royal, suspendre une ordonnance et cela uniquement pour trois matières suivantes : l'urbanisme et l'aménagement du territoire, les travaux publics et les transports.
Dans ce cas , la Chambre des Représentants peut alors, dans un délai déterminé et sous certaines conditions, annuler cette ordonnance.
Organisme National des Déchets Radioactifs et des matières Fissiles enrichies.
UVCW - LIENHYPERTEXTE "http://www.uvcw.be" http://www.uvcw.be, VVSG - LIENHYPERTEXTE "http://www.vvsg.be" http://www.vvsg.be, AVCB - LIENHYPERTEXTE "http://www.avcb-vsgb.be" http://www.avcb-vsgb.be
Les Polluants Organiques Persistants (POPs) regroupent des substances organiques qui possèdent des caractéristiques toxiques, sont persistantes, saccumulent dans les organismes vivants, sont enclines à se transporter par delà les frontières via latmosphère et se déposer à longue distance et sont causes probables deffets néfastes sur lenvironnement ou la santé à proximité ou non de leurs sources dorigines. Le Protocole interdit directement la production et lutilisation de laldrine, du chlordane, du chlordecone, de la dieldrine, de lendrine, de lhexabromobiphenyl, du mirex et du toxaphène. Dans un stade ultérieur, le DDT, lheptachlore, lhexachlorobenzene et les PCBs devraient également être éliminés. En attendant, le Protocole restreint très fortement lusage du DDT, des HCH (le lindane inclus) et des PCBs. Il oblige les Parties à réduire leurs émissions de dioxines, furanes, PAHs et HCB en dessous de leurs niveaux de 1990.
Overview of the environment and health in Europe in the 1990s, WHO Regional Office for Europe, 1999
Livre blanc COM(2001)88 Final, Stratégie pour la future politique dans le domaine des substances chimiques
Dans Science et décision en santé environnementale, Les enjeux de lévaluation et de la gestion des risques, Collection Santé et Société, N°6, novembre 1997 Société française de santé publique
LIENHYPERTEXTE "http://www/wvc.vlaanderen.be/gezondmilieu" http://www/wvc.vlaanderen.be/gezondmilieu
Voir chapitre 1 Conférence dHelsinki, 1994
Cfr chapitre 2.4.4
Pour une information plus complète, LIENHYPERTEXTE http://www.staatsblad.be http://www.staatsblad.be LIENHYPERTEXTE "http://www.moniteur.be" http://www.moniteur.be LIENHYPERTEXTE "http://www.emis.vito.be" http://www.emis.vito.be LIENHYPERTEXTE "http://wallex.wallonie.be" http://wallex.wallonie.be LIENHYPERTEXTE "http://www.ibgebim.be" http://www.ibgebim.be
Voir chapitre 2
Les abréviations suivantes ont été utilisées : Arrêté du Gouvernement wallon (AGW), Arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale (AGRBC), Moniteur belge (M.B.), Besluit van het Vlaamse Regering (B Vl Reg), Arrêté royal (AR). Les dates de promulgation et de publication sont renseignées.
par les gouvernements suivants: République française, Royaume des Pays-Bas, Région de Bruxelles-Capitale, Région flamande et Région wallonne
Groupe de travail Santé et Pratiques Sociales région Nord Pas-de-Calais
Cfr Tableau 3.1 du chapitre 3.2
Pour plus dinformations: Cloots H, Hooft P (auteur) "Gezondheidsindicatoren 1999" Ministère de la Communauté flamande, Bruxelles, 2001
Pour le détail des chiffres, consultez lEtat de lenvironnement wallon, 2000 et ses actualisations
En 1999, le chauffage est responsable de 70% des émissions de CO2, de 84% des émissions de SOX et de 33% des émissions de NO2. Le transport est responsable de 91 % des émissions de CO, de 89 % des émissions de HAP, de 83 % des émissions de NH3, de 57% des émissions de NOX, de 71 % des émissions de plomb et de 44% des émissions de NMVOC. Les procédés industriels sont responsables de 29 % des émissions de NMVOC, de 69 % des émissions de CH4, de 53 % des émissions de dioxines, de 80 % des émissions de cadmium, de 91% des émissions de mercure et de 28% des émissions de plomb.
Pour le détail des chiffres, consultez le MIRA-T 2001 (VMM)
Pour le détail des chiffres et plus dinformations, consultez Lozingen in de lucht 1980-2000 (VMM)
Pour plus de détails, voir chapitre 1.3.2
Pour plus de détails, voir chapitre 4.2
Par rapport à 2000
Selon la Communication de la Commission Vers une stratégie thématique pour la protection des sols COM(2002)179 final, le sol est généralement défini comme la couche supérieur de la croûte terrestre. Il est constitué de particules minérales, de matières organiques, deau, dair et dorganismes vivants.
Les Brownfields sont danciens terrains ou sites industriels abandonnés (inoccupés) ou sous-exploités dont lexpansion ou le développement est entravé par la présence (possible) de pollution du sol ou dactivités à risque, mais qui possèdent un potentiel actif pour une utilisation et un développement dans le sens large.
Description des catégories. Les catégories reflètent lévaluation de la qualité écologique du fond aquatique. La brochure 'Karakterisatie van de bodems van de Vlaamse onbevaarbare waterlopen' , disponible au département Eau dAMINAL, fournit une description de chaque catégorie .
BATNEEC: Best Available Technologies Not Entailing Excessive Cost
Towards a thematic strategy for soil protection COM(2002)179 final
Par produit, il faut entendre Biens et servicesmis sur le marché
Livre vert sur la Politique intégrée de produits COM(2001) 68 final
Cfr Chapitre 4.2 pour les arrêtés dapplication
Par instruments socioculturels il faut entendre les instruments visant une modification de la représentation sociale notamment les conventions sectorielles, les systèmes de gestion de l'environnement, l'éducation, l'information et la sensibilisation ainsi que le débat social.
Stratégie pour la future politique dans le domaine des substances chimiques, Livre blanc, COM(2001) 88 final
Registration, Evaluation and Autorisation of Chemicals
A la date de juin 2000, la Belgique est rapporteur pour 3 substances existantes (SE), tout juste avant lEspagne (2 SE) et la Grèce (1 SE). Alors que lAllemagne est rapporteur pour 33 SE , les Pays-Bas pour 22 SE et le Royaume-Uni pour 19 SE.
Les définitions suivantes sont importantes à différencier:
Laeq T est le niveau acoustique continu équivalent pondéré A, moyenné sur la période T
Ldn est une moyenne de long terme de lexposition globale au bruit dans laquelle les niveaux de bruits nocturnes (souvent 23-7h) sont affectés dune correction de +10dB pour tenir compte de la gêne supplémentaire quils induisent.
Cfr Guidelines for Community Noise, OMS 1999
LDN est le 'niveau jour-nuit' ou le niveau acoustique continu équivalent pondéré A, évalué par 24 heures, les niveaux sonores nocturnes étant affectés dune correction de 10 dB.
LDEN est lindicateur de charge sonore, tel que défini par la directive UE relative au bruit ambiant, égal au niveau acoustique continu équivalent pondéré A, évalué par 24 heures affecté dune correction de 5dB pour les bruits émis en soirée et dune correction de 10 dB pour les bruits émis pendant la nuit.
La notion de confort minimum est définie par l'accès à l'eau courante, un WC intérieur et une salle de bain ou une douche.
OMS Europe, Copenhagen, voir chapitre 1
Voir Document III
Information for improving Europes environment, 1999
OECD Environmental Outlook, 2001
LOMS emploie le modèle DPSEEA
Pour plus dinformations, consultez LIENHYPERTEXTE "http://www.VMM.be" http://www.VMM.be
Les 53 pays actuellement membres de lOMS Europe sont : Albania, Andora, Armenia, Austria, Azerbaijan, Belarus, Belgium, Bosnia and Herzegovina, Bulgaria, Croatia, Czech Rep., Denmark, Estonia, Finland, France, Georgia, Germany, Greece, Hungary, Iceland, Ireland, Israel, Italy, Kazakstan, Kyrgyzstan, Latvia, Lithuania, Luxembourg, Malta, Monaco, Netherlands, Norway, Poland, Portugal, Republic of Moldova, Romania, Russian Federation, San Marino, Slovakia, Slovenia, Spain, Sweden, Switzerland, Tajikistan, The Former Yugoslav Republic of Macedonia, Turkey, Turkmenistan, Ukraine, United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland, Uzbekistan, Yugoslavia.
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