TS annales zéro 2013
Ce sujet comporte trois exercices présentés sur 11 pages numérotées de 1 à 11.
.... Dans la suite, on admettra que la distance Dz parcourue par le miroir ...
part of the document
BACCALAURÉAT GÉNÉRAL
SUJET ZERO
______
PHYSIQUE-CHIMIE
Série S
____
DURÉE DE LÉPREUVE : 3 h 30 COEFFICIENT : 6
______
Lusage d'une calculatrice EST autorisé
Du papier millimétré est mis à disposition
Ce sujet comporte trois exercices présentés sur 11 pages numérotées de 1 à 11.
Le candidat doit traiter les trois exercices qui sont indépendants les uns des autres.
PRÉVISION DES SÉISMES PAR GRAVIMÉTRIE (10 points)
La prévision des séismes demeure un défi majeur posé aux géophysiciens. Une nouvelle voie de recherche utilisant la gravimétrie pourrait prédire les tremblements de terre à moyen terme (2 3 ans). En effet des études scientifiques ont mis en évidence une variation anormale du champ de pesanteur local précédant le déclenchement dun séisme. Ainsi, il est nécessaire davoir à disposition un instrument qui permette une mesure suffisamment précise de la valeur g du champ de pesanteur local ; cest le rôle du gravimètre dont le fonctionnement est étudié ci-après.
Mesure de g et prévision des séismes
Des chercheurs ont réalisé des mesures répétées de g dans différentes régions de la Chine entre 1998 et 2005 à laide de gravimètres. Ils ont constaté une variation sensible de g avant le déclenchement dun séisme dans une de ces régions.
Le Gal est une unité daccélération : 1 Gal = 1 cm.s-2. Son nom provient du célèbre physicien italien Galilée. Les mesures sont rassemblées dans le tableau suivant :
Lieu du séisme (province)magnitudedate du séismeVariation de gravité g (en µGal)Kunlun (Xinjiang)8,114 Nov. 2001130Côte Est de Taïwan7,531 Mars 200280Wangqing (Jilin)7,229 Juin 200260Jashi (Xinjiang)6,824 Fév. 200360Frontière entre Chine et Russie7,928 Sep. 200360Gaizhe (Tibet)6,99 Jan. 200880Yutian (Xinjiang)7,321 Mars 200890Wenchuan (Sichuan)8,012 Mai 2008130
Figure 1. Tableau présentant les séismes denvergure (magnitude supérieure à 6,8) ayant eu lieu en Chine entre 2001 et 2008 et les variations de gravité observées entre 1998 et 2005
Citer un domaine de recherche dans lequel sest illustré Galilée.
Daprès vos connaissances, donner une estimation de la valeur de g en m.s-2.
Donner la variation de gravité en m.s-2 précédant le séisme survenu à Wangqing en 2002.
Sachant que lincertitude sur les mesures de g par cette méthode est de 1(10-8 m.s-2, en déduire le nombre de chiffres significatifs sur g.
Principe de fonctionnement dun gravimètre
Un gravimètre est un appareil permettant de déterminer la valeur g du champ de pesanteur. Une des méthodes consiste à mesurer laccélération dun corps qui chute en labsence de tout frottement. Pour cela on lâche un objet et on mesure le temps quil met pour parcourir une certaine distance.
Dans le dispositif étudié, un miroir tombant de masse m, enfermé dans une chambre à vide, est lâché sans vitesse initiale, à la position z = 0 (voir figure 2). Un faisceau laser est envoyé sur une lame semi-réfléchissante qui le sépare en deux au point A (voir figure 2). Une partie de ce faisceau la traverse et atteint directement le détecteur (trajet S-A-D). Lautre partie est réfléchie vers le miroir tombant puis poursuit son trajet jusquà atteindre à son tour le détecteur (trajet S-A-B-A-C-A-D). Les deux parties du faisceau interfèrent au niveau du détecteur.
Le laser utilisé a une longueur d onde dans l air connue avec une grande précision : » = 632,991357 nm.
EMBED Visio.Drawing.11
Figure 2. Principe de fonctionnement du gravimètre
Quel est l intérêt de la chambre à vide dans ce dispositif ?
On appelle z la position verticale du miroir tombant. Montrer que son mouvement est décrit par léquation horaire QUOTE .
Quelles sont les deux grandeurs physiques quil faudrait mesurer pour accéder à la valeur g du champ de pesanteur local ?
Mesure de g à laide du gravimètre
Afin de mesurer avec une certaine précision la valeur de g, on utilise une méthode interférométrique. Au cours de la chute du miroir, le détecteur enregistre lévolution temporelle de lintensité lumineuse I due aux interférences entre les deux faisceaux reçus au point D (voir figure 3).
Figure 3. Évolution temporelle de lintensité lumineuse I rapportée à lintensité maximale Imax.
À quoi est dû le phénomène dinterférences ?
Que peut-on dire de lintensité reçue par le détecteur lorsque les deux faisceaux interfèrent de manière destructive ? Et de manière constructive ?
Soit t = t2 t1 où t2 et t1 représentent respectivement les durées des trajets lumineux S-A-B-A-C-A-D et S-A-D. Choisir parmi les propositions suivantes, l expression de t lorsque les deux faisceaux interfèrent en D de manière destructive.
a. QUOTE b. QUOTE c. QUOTE d. ( QUOTE
avec QUOTE entier, et T la période de londe émise par le laser.
Dans la suite, on admettra que la distance (z parcourue par le miroir tombant pendant lintervalle de temps séparant 2 interférences destructives consécutives vaut QUOTE ou QUOTE désigne la longueur donde du laser.
Compléter le texte à trous suivant qui justifie la phrase qui précède, en indiquant sur la copie lexpression correspondant à chaque numéro.
La durée t1 du trajet S-A-D est constante. Pour une variation de hauteur du miroir tombant de (z, la durée t2 du trajet S-A-B-A-C-A-D varie de & (1)... à cause de l aller-retour A-B-A du rayon lumineux. Entre deux interférences destructives consécutives, t = t2 t1 varie de
(2)... On en déduit donc que (z =
(3)
Le miroir parcourt au cours de sa chute une distance d = 20 cm. Choisir parmi les propositions suivantes la valeur estimée du nombre dinterférences destructives détectées. Justifier la réponse par un calcul.
a. 6(105 b. 6(10-6 c. 6(107
Pourquoi les interférences destructives sont-elles de plus en plus rapprochées dans le temps (voir figure 3) ?
On appelle tn la date de détection de la nième interférence destructive, mesurée avec une grande précision grâce à une horloge atomique. En exploitant les résultats expérimentaux de la figure 4 et léquation horaire du mouvement du miroir, déterminer la valeur de g avec la meilleure précision possible.
nième interférence destructivetn (en s)0
01
2,54033314(10-42
3,59257358(10-43
4,39998607(10-41000
8,033238750(10-310000
2,5403331438(10-2
Figure 4. Tableau des dates de détection de quelques interférences destructives
Etude du capteur
Le détecteur est équipé dune photodiode. Les figures 5.a, 5.b et 6 donnent quelques caractéristiques des photodiodes InGaAs G8931-04 et Si S10341-02.
Quel type de conversion effectue la photodiode ?
À quel domaine spectral appartient la radiation du laser utilisé ?
En comparant les réponses spectrales de ces deux composants (voir figures 5.a et 5.b), quelle est la photodiode utilisée dans le gravimètre ? Justifier la réponse.
Le capteur détecte les dix mille premières interférences destructives en 25 ms (voir figure 4). Estimer la durée moyenne entre deux interférences destructives consécutives.
On définit le temps de réponse dun capteur comme le temps minimal quil met pour suivre lévolution temporelle de la grandeur mesurée. Le temps de réponse est environ égal à linverse de la fréquence de coupure. À laide de ses caractéristiques, données en figure 6, en déduire si la photodiode choisie est adaptée à ce type de mesures.
Daprès site internet constructeur Hamamatsu
Figure 5.a. Réponse spectrale de la photodiode
InGaAs G8931-04
Figure 5.b. Réponse spectrale de la photodiode
Si S10341-02
PackagePlasticPackage FeatureSurface mount typeActive Areadia.0,2 mmSpectral Response Range400 to 1000 nmPeak Wavelength800 nmPhoto Sensitivity at peak0,5 A/WBreakdown Voltage150 VTemperature Coefficient of VBR0,65 V/deg. CDark Current Max.0,5 nACut-off Frequency1000 MHzTerminal Capacitance1 pFGain100
Figure 6. Caractéristiques techniques de la photodiode choisie
LA CHAPTALISATION (5 points)
Cet exercice se propose détudier le procédé de chaptalisation décrit par Jean-Antoine Chaptal (1756-1832) dans son essai Lart de faire, de gouverner et de perfectionner les vins.
Fermentation alcoolique du glucose
En 1801, Jean-Antoine Chaptal écrit : « Le principe sucré existe dans le moût* et en fait un des principaux caractères, il disparoît par la fermentation et est remplacé par lalcool qui caractérise essentiellement le vin. » Le sucre mentionné est du glucose contenu dans le jus de raisin, de formule brute C6H12O6 qui, sous laction des levures de la peau du raisin, se transforme en éthanol. Cette réaction, dite fermentation alcoolique, produit également du dioxyde de carbone.
* Le moût désigne la mixture obtenue après pression ou cuisson de fruits ou d'autres produits destinés à la fermentation.
Représenter la formule topologique de léthanol de formule brute C2H6O.
Quelle est la classe de léthanol ?
Écrire léquation de la réaction de formation de léthanol lors de la fermentation alcoolique du glucose.
Fermentation alcoolique du saccharose
Plus loin, Chaptal précise : « Comme le but et leffet de la fermentation spiritueuse se réduisent à produire de lalcool, en décomposant le principe sucré, il sensuit que la formation de lun est toujours en proportion de la destruction de lautre [
] cest pour cela quon augmente à volonté la quantité dalcool, en ajoutant du sucre au moût qui paroît en manquer. » Cette méthode dajout de sucre a gardé son nom, la chaptalisation ; elle est utilisée depuis la fin du XVIIIe siècle.
Le sucre utilisé pour la chaptalisation est le saccharose de formule de brute C12H22O11. Léquation de la réaction de transformation du saccharose en éthanol sécrit :
C12H22O11 + H2O ( 4 C2H6O + 4 CO2
On appelle degré alcoolique dun vin d°, le volume V (exprimé en mL) d'éthanol pur présent dans 100 mL de ce vin. Par exemple, lorsque d° = 7, cela veut dire que dans 100 mL de vin, il y a 7 mL déthanol pur.
On sintéresse à la quantité de saccharose à ajouter pour augmenter le degré alcoolique dun vin.
Données :
Masse volumique de léthanol ( = 0,79 g.mL-1 ;
Masses molaires moléculaires :
M(éthanol) = 46 g.mol-1 ; M ( saccharose) = 342 g.mol-1 ; M (glucose) = 180 g.mol-1 .
En considérant la fermentation alcoolique à partir du saccharose comme une réaction totale, quelle est la relation liant la quantité de matière de saccharose initiale notée nsaccharose à la quantité de matière finale déthanol obtenue notée néthanol?
Montrer que la quantité de matière déthanol correspondant à laugmentation dun degré alcoolique dun litre de vin est égale à 1,7×10-1 mol. En déduire la masse théorique de saccharose correspondante.
Peut-on chaptaliser le Muscadet ?
Dans lappellation muscadet, la chaptalisation est autorisée si la teneur en glucose du moût est inférieure à 161 g.L-1. Pour savoir sil est possible légalement dajouter du saccharose dans le moût de ce vin, il est nécessaire de doser le glucose quil contient.
Principe du dosage : On oxyde, à chaud et en milieu basique, le glucose par l'acide 3,5-dinitrosalycilique (DNS), espèce chimique incolore. Cette réaction produit l'acide 3-amino-5-nitrosalicylique qui est un composé rouge. Une fois la réaction avec le DNS terminée, lacide 3-amino-5-nitrosalicylique formé est dosé par spectrophotométrie visible. Cette réaction étant totale et le DNS étant en excès, la quantité dacide formé est proportionnelle à la quantité de glucose oxydé.
Protocole du dosage :
Étape 1 : à partir dune solution mère de glucose de concentration molaire Cglucose = 1,0×10-2 mol.L-1 et dune solution contenant le DNS, un groupe délèves prépare cinq solutions dont ils mesurent les absorbances, une fois la réaction doxydation achevée. Les volumes utilisés pour préparer ces solutions et les valeurs des absorbances mesurées sont indiqués dans le tableau ci-dessous.
Solution 12345Volume de la solution mère (mL)00,300,600,901,20Volume du réactif contenant le DNS (mL)2,02,02,02,02,0Volume deau distillée (mL)3,02,72,42,11,8Absorbance00,250,510,741,1
Étape 2 : le groupe délèves prépare une solution X à partir dune solution de moût du raisin Muscadet que lon a dilué 50 fois. Les volumes utilisés pour préparer cette solution et la valeur de labsorbance mesurée sont indiqués dans le tableau ci-dessous.
Solution XVolume du moût de raisin dilué (mL)0,40Volume du réactif contenant le DNS (mL)2,0Volume deau distillée (mL)2,6Absorbance0,67
Exploitation :
Pourquoi a-t-on dilué le moût avant de préparer la solution X ?
Est-il possible de rajouter du saccharose dans le moût du raisin de Muscadet dans le respect de la règlementation ?
On attend pour cette question lexplicitation détaillée du raisonnement, les calculs et une conclusion.
DES ÉQUILIBRES ACIDO-BASIQUES EN MILIEU BIOLOGIQUE (5 points)
Le pH des liquides biologiques doit être maintenu dans des fourchettes étroites pour que la vie soit possible.
Un changement de pH perturberait très sérieusement le métabolisme des organismes vivants. Les différents milieux disposent de systèmes tampon performant pour maintenir constant leur pH.
L'objectif de l'exercice est de comprendre le maintien et la régulation du pH des milieux biologiques, puis deffectuer une étude de lacide lactique, acide intervenant dans des processus biologique de notre organisme.
Donnée : Pour un couple acido-basique symbolisé A / B, on peut écrire : pH = pKA + log EQ \s\do0( \F([B];[A]) )
Demi-équation associée au couple CO2(aq) / HCO3(aq) : CO2(aq) + 2 H2O(l) = HCO3(aq) + H3O+(aq)
Les solutions tampon : maintien du pH des milieux biologiques
Document 1
Dans les milieux biologiques, les systèmes tampon amortissent les variations de pH lorsqu'il y a une perturbation de l'équilibre acide-base. L'effet du système tampon est plus efficace si la concentration en chacune des espèces le constituant est grande et si le pKA du système tampon est proche du pH des milieux biologiques ; leffet est maximum lorsque pH = pKA.
Dans le corps humain, le pH du sang et des fluides extracellulaires varie peu autour de 7,4 et le pH normal intracellulaire est de 6,8 à 7,0 selon les cellules.
Ainsi, le pH intracellulaire est maintenu pratiquement constant grâce au système "phosphate" (H2PO4(aq) / HPO42(aq)).
Donner une estimation de la valeur du pKA du couple H2PO4(aq) / HPO42(aq).
Document 2
Un autre système tampon important dans lorganisme fait intervenir le couple dioxyde de carbone / ion hydrogénocarbonate CO2(aq) / HCO3(aq). Dans les conditions normales de respiration, la concentration molaire en dioxyde de carbone dans le sang est telle que [CO2(aq)] = ± × p(CO2). ± est la constante de solubilité de valeur ± = 0,030 mmol.L1.mmHg-1 et p(CO2) la pression partielle du dioxyde de carbone dans l'alvéole pulmonaire exprimée en millimètre de mercure (mm Hg). Sa valeur est normalement p(CO2) = 40 mmHg. La concentration molaire des ions hydrogénocarbonate est [HCO3(aq) ] = 24 mmol.L-1.
Sachant que le pKA du couple CO2(aq) / HCO3(aq) est égal à 6,1 à 37°C, montrer que le pH du sang humain est maintenu à la valeur habituelle dans les conditions normales de respiration.
Les perturbations et les mécanismes régulateurs
Document 3
Les perturbations portant sur la régulation du pH dans lorganisme peuvent provenir du métabolisme. Par exemple les acidoses métaboliques peuvent être dues à une activité physique importante au cours de laquelle un acide est fabriqué par l'organisme suite à une mauvaise oxygénation des tissus.
Dans les acidoses métaboliques, la réaction ventilatoire est rapide, elle implique une hyperventilation pour abaisser la quantité de dioxyde de carbone dans le sang, qui doit normalement diminuer en quelques minutes.
Le sang contient, à l'état normal, 1,65 g.L-1 dions hydrogénocarbonate et 0,060 g.L-1 de dioxyde de carbone dissous, les concentrations en base et en acide pouvant être régulées par contrôle de leur excrétion : CO2(g) par voie respiratoire (rapide) et HCO3 (aq) par voie rénale (lente).
À laide de lexpression de la constante d'acidité du couple CO2(aq) / HCO3(aq), expliquer comment une hyperventilation permet de corriger une acidose métabolique.
Un acide de l'organisme : l'acide lactique
Lacide produit par lorganisme lors dune acidose métabolique est lacide lactique. C'est un acide faible de formule brute C3H6O3.
Recopier la représentation de lacide lactique figurant ci-dessous puis entourer et nommer les groupes caractéristiques.
La figure 7 représente deux simulations de courbes de titrage pH-métrique de deux solutions aqueuses acides différentes par une solution aqueuse dhydroxyde de sodium (Na+(aq) + HO(aq)).
Les deux acides sont l'acide chlorhydrique, un acide fort et l'acide lactique, un acide faible.
La concentration molaire en soluté apporté des deux solutions aqueuses dacide est c = 1,0×10-2 mol.L-1.
EMBED Visio.Drawing.11
Figure 7. Titrage des solutions A et B
Calculer le pH de la solution d'acide fort avant lajout de la solution aqueuse de soude et en déduire la courbe correspondant à son titrage pH-métrique.
On donne l'équation de la réaction de titrage de lacide lactique :
CH3CHOHCOOH(aq) + HO(aq) ! CH3CHOHCOO (aq) + H2O(l)
Montrer que pour un volume de solution aqueuse de soude ajouté égal à QUOTE , VE étant le volume versé à l équivalence, le pH de la solution vaut pKA.
En déduire une estimation du pKA de l acide lactique.
La précis%&0@AIem}~¨©¬¶·ºËáâæçèúÿüðüèßÓèÇèÓ¼Ó¼Ó¼®§èwkwk§üd[U
h»fæCJh~VEhSCJhNh×i÷hNhS5CJ aJ h»fæ5CJ aJ h~VEhS5CJ$h~VEhS5>*CJ$
hâ+5CJ$hNhS5CJ$hNhSjh~ÛUmHnHuhNhSCJaJhNhS5CJ$aJ$hNhS5CJaJhlN5CJaJhNhS5hNhS5CJ(aJ(hS!&-./0@AINOPQúÐúúúúúÈÈÈÈÈÈÈÈÈÈÈÈÈÈÈÈ$a$gdS)$$d%d&d'dNÆÿOÆÿPÆÿQÆÿa$gdSgdSý?þþýýý¶·âãäåæçè7 8 9 ; Æ Ç ÷÷÷÷÷÷÷÷÷÷÷÷òòòòòòòËþgd=b
&Fgd=b&$d%d&d'dNÆÿOÆÿPÆÿQÆÿgdgdS$a$gdSÿ 4 6 8 9 : £ ¤ ´ µ ¹ º » ½ Å Æ r
%&YZרõ
I
K
"$r÷ñ÷ë÷å÷ÛåÒɾ¸¾¸¾¸¾°©¾©¢¸¸¸|¸¸¸¸u¸¸¾¸
h=bH*^Jh±Zvh±Zvh±Zvh=b56h±Zvh=b5
h=b6^J
hÑz°^Jhó(Óh=bh¥h=bho{h=b6
h=b^Jh=bhh=bhc%>h=b6^Jh*òh=bh*òh=b6h6h=bh' h=b
h=b5^J
h=b^J&@=A=i=m=ri]$$Ifa$gd' $Ifgd' kd$$IfTlÖÖ0ú: Ü¢ Ö
t Ö
ÿÙÙÙÖ0ÿÿÿÿÿÿööÖÿÿÖÿÿÖÿÿÖÿÿ4Ö4Ö
laöúpÖ
ÿÙÙÙyt' Tm=n===ri]$$Ifa$gd' $Ifgd' kdM$$IfTlÖÖ0ú: Ü¢ Ö
t Ö
ÿÙÙÙÖ0ÿÿÿÿÿÿööÖÿÿÖÿÿÖÿÿÖÿÿ4Ö4Ö
laöúpÖ
ÿÙÙÙyt' T====ri]$$Ifa$gd' $Ifgd' kd$$IfTlÖÖ0ú: Ü¢ Ö
t Ö
ÿÙÙÙÖ0ÿÿÿÿÿÿööÖÿÿÖÿÿÖÿÿÖÿÿ4Ö4Ö
laöúpÖ
ÿÙÙÙyt' T= =¡=°=ð=ñ=f>Î>Ï>rjc^Y^YYgd=bgd' ¤Ègd=b$a$gd=bkdå$$IfTlÖÖ0ú: Ü¢ Ö
t Ö
ÿÙÙÙÖ0ÿÿÿÿÿÿööÖÿÿÖÿÿÖÿÿÖÿÿ4Ö4Ö
laöúpÖ
ÿÙÙÙyt' TÏ>Ð>Ñ>Ó>????=@>@AAAîAïA-B.B9BóîæáÜÜÖÑÜÈÜÀÀÜ»Ü&$d%d&d'dNÆÿOÆÿPÆÿQÆÿgdÝgdCdðgd]c. 4$G$a$gdbçgd«Ó#G$gdÝgdÝgdÝdðgd=bgd=bhdh^hgd=b"A#A?A@AJAKALAMANAOAXAiAjAqArA}AAAA
AAAAAAAAA¦A®A°A±AµA¶A·A¸A»A¼AùòîêîâîÖîòîÎ¦º¦º°ÂºznhÓ?h¶zOCJH*aJhÓ?h¶zOH* h¶zOH*h¶zOh¶zOPJ^JhÚpPJ^Jh]c.6@PJ^Jh]c.@PJ^Jh]c.CJPJ^Jh]c.PJ^Jjh~ÛPJU^Jh®
¡h]c.H*hÓ?h]c.CJH*aJhÓ?h]c.H*hbçh]c.h®
¡h]c.h]c.h]c.%¼A½AÁAÄAÆAÇAÑAÒAÓAÖAÜAÝAÞAæAçAèAéAíAîAïA-B.B9BÆBÍBØBäBôBC+C0C6C:C