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confederation generale du travail - Union Départementale FO 37

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CONFEDERATION GENERALE DU TRAVAIL


CENTENAIRE



REVUE DE PRESSE
Semaine 30 du 23 au 28 - 07 - 2012



PATRONAT



GOUVERNEMENT
Gaz de schiste : le gouvernement ne tranche pas... définitivement le 24/07/2012 La Tribune
La rencontre ce mardi matin des huit ONG ayant participé au Grenelle de l'Environnement avec le Premier ministre et la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, n'a pas permis d'éclaircir la position officielle du gouvernement sur ce dossier épineux.
D’une même voix, les ONG, qui ont rencontré ce mardi Jean-Marc Ayrault et sa ministre en charge de l’Ecologie dans la perspective de la Conférence environenmentale de septembre, se sont déclarées "satisfaites, sauf sur les gaz de schiste". Satisfaites d’abord par le principe de rencontre avec un Premier ministre, lequel, selon l’engagement du candidat François Hollande, doit être le garant de la cohérence du gouvernement en matière d’environnement. Dans le cadre du Grenelle, les ONG avaient des contacts directs avec le président, mais pas avec le Premier ministre auquel il revient en principe d’effectuer les arbitrages interministériels. Comme l’a expliqué Jean-Marc Ayrault aux ONG, chaque ministère recevra désormais une lettre de cadrage environnemental sur le principe de la lettre de cadrage budgétaire déjà bien ancrée dans les habitudes.
Inclure l'écologie aux réflexions fiscale et sociale
"Le gouvernement semble ouvert au dialogue, convaincu que la transition écologique peut être compatible, et même, représenter une piste de sortie possible, à la crise économique actuelle", se réjouit Cécile Ostria, directrice de la Fondation pour la Nature et l’Homme (FNH) créée et présidée par Nicolas Hulot. En revanche, si les ONG ont obtenu de participer au chantier du "redressement productif", ni le calendrier, ni les modalités de cette participation n’ont été précisées. "Le principe d’une Conférence environnementale (programmée les 14 et 15 septembre prochains) ouverte par le président et clôturée par le Premier Ministre est une étape majeure, affirme Cécile Ostria. Mais nous regrettons l’absence de lien avec la Conférence sociale". De la même façon, si la fiscalité environnementale est inscrite à l’ordre du jour, "il ne faudrait pas que le sujet soit traité en parallèle de la réflexion plus globale prévue sur la fiscalité".
Evaluer le potentiel
Il semblerait que le Premier ministre ait beaucoup insisté sur l’importance de la participation citoyenne, notamment lors du débat sur la transition énergétique, qui doit s’ouvrir cet automne pour déboucher sur une proposition de loi au deuxième trimestre 2013. Le sujet des gaz de schiste devrait y être largement débattu. Pour l’heure, conformément à la volonté de la précédente ministre de l’ HYPERLINK "http://bourse.latribune.fr/stocks/valeur.html?ISIN=FR0010278762&MARKET=25" Environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, la technique de la fracturation hydraulique, décriée pour les dégâts sur l'environnement qu’elle est susceptible de provoquer comme le montrent plusieurs cas aux Etats-Unis, est interdite par la loi en France. Problème, il faudrait en passer par là, ne serait-ce que pour confirmer le potentiel de notre sous-sol. La Pologne vient en effet d’admettre que ses ressources étaient deux fois moins importantes qu’attendu.
Pour l’heure, la France est présentée comme l’un des pays européens les plus prometteurs. Et l’exemple américain ne se limite pas aux dégâts écologiques. L’accès à une énergie abondante et à bas coût contribue à relancer l’économie des Etats-Unis, en y créant des emplois et même en provoquant la relocalisation de pans entiers de l’industrie, telles que celle du cracking (opération consistant à casser les molécules pour les besoins de la pétrochimie).
Si une nouvelle technique était mise au point...
On comprend bien ce qu’une telle perspective peut avoir de tentant pour le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, et sa volonté, exprimée la semaine dernière, de "regarder le dossier". Les entreprises européennes très énergétivores et en concurrence directe avec des entreprises américaines ayant accès à une énergie très bon marché sont particulièrement concernées. Delphine Batho avait rétorqué en réaffirmant l’opposition du gouvernement à la fracturation hydraulique, et en confirmant la prochaine refonte du code minier, pour le rendre plus conforme à la Charte de l'Environnement. Ce mardi, Jean-Marc Ayrault a confirmé que le sujet se traitait chez elle (et non au ministère de l’Industrie). Les ONG n’en ont pas moins regretté une "position attentiste du gouvernement".
En résumé : non à la fracturation hydraulique mais ouverture d’un "vrai débat démocratique si une nouvelle technique était mise au point". Pour l’heure, de l’aveu même des industriels, une telle technique n’existe pas. Gageons que le sujet sera bel et bien sur la table des débats à la rentrée. Le gouvernement saura-t-il trouver une position commune ou le sujet risque-t-il de s'envenimer à l'image du différend concernant les forages pétroliers en Guyane, qui s'était finalement conclu par l'éviction de Nicole Bricq du ministère de l'Ecologie ?
Parachutes dorés, retraites chapeaux : le Sénat alourdit la taxation 27/07 AFP
Les sénateurs ont voté l'assujettissement aux prélèvements sociaux des revenus immobiliers perçus en France par les non-résidents et la taxation accrue des stock-options et des distributions d'actions gratuites
Le Sénat, qui poursuit vendredi l'examen du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2012, a alourdi la taxation des parachutes dorés et retraites chapeau. Il a d'abord diminué le seuil à partir duquel les parachutes dorés sont soumis aux cotisations sociales. Un amendement en ce sens du rapporteur PS de la commission des Affaires sociales, Yves Daudigny, a été adopté. Il prévoit d'abaisser de 1.091.160 euros à 363.720 euros (de trente fois à dix fois le plafond de la Sécurité sociale) le niveau déclenchant l'assujettissement des parachutes dorés à la CSG, à la CRDS et aux cotisation de Sécurité sociale.
Les sénateurs ont ensuite voté un amendement du groupe CRC (communiste) soutenu par le gouvernement relevant notablement les taux des contributions des employeurs sur les retraites chapeau. « Il convient d'introduire des mécanismes désincitatifs et solidaires » souligne l'exposé des motifs.
Les sénateurs ont par ailleurs approuvé sans modification l'article du PLFR rétablissant le taux réduit de TVA a 5,5% sur les livres et spectacles vivants, qui était passé à 7 % le 1er avril.
Ils ont également voté l'assujettissement aux prélèvements sociaux des revenus immobiliers perçus en France par les non-résidents et la taxation accrue des stock-options et des distributions d'actions gratuites (qui passe de 14 % à 30 % côté patronal), mesures prévues par le texte du gouvernement.
Le vote final par le Sénat en première lecture du collectif budgétaire devrait intervenir vendredi en fin de journée. Une commission mixte paritaire (7 sénateurs, 7 députés) se réunira ensuite lundi pour harmoniser les positions du Sénat et de l'Assemblée nationale. Le vote définitif aura lieu dans chacune des deux assemblée mardi, dernier jour de la session extraordinaire du Parlement

EMPLOI
Déjà près de 900.000 ruptures conventionnelles validées le 24/07/2012 Le Figaro
Le dispositif de séparation à l'amiable, créé par les partenaires sociaux en 2008, représente 12% des fins de CDI enregistrées, deux fois plus qu'en 2009.
 HYPERLINK "http://plus.lefigaro.fr/tag/laurence-parisot" \t "_self" Laurence Parisot préconise de les élargir pour «déconflictualiser les plans sociaux».  HYPERLINK "http://plus.lefigaro.fr/tag/bernard-thibault" \t "_top" Bernard Thibault veut les encadrer à cause de leurs «nombreux abus». Quant aux autres leaders syndicaux, ils lui reconnaissent certes quelques effets pervers mais surtout un grand avantage. «Elles ont servi à sécuriser des séparations sur fond de transaction financière qui ne l'étaient pas auparavant», approuve  HYPERLINK "http://plus.lefigaro.fr/tag/laurent-berger" \t "_self" Laurent Berger, le numéro deux de la CFDT. Elles, ce sont les ruptures conventionnelles, ces séparations à l'amiable entre un employeur et un salarié introduites en août 2008 dans le code du travail après un accord quasi-unitaire entre patronat et syndicats - seule la CGT n'a pas paraphé le texte.
D'après le ministère du Travail, près de 885.000 ont été homologuées par l'administration en 46 mois, avec une moyenne mensuelle de 23.500 sur les deux dernières années. Un niveau «astronomique» pour le leader de la CGT qui estime à 10% le nombre de séparations réellement souhaitées par les deux parties. «Le salarié n'est jamais sur un pied d'égalité avec l'employeur, surtout quand il s'agit de la rupture de son contrat de travail», justifie Bernard Thibault.
Le succès des ruptures conventionnelles ne se dément pas, y compris en période de crise. Près de 300.000 ont été homologuées en un an - un record -, on avoisine les 7% de hausse sur cinq mois et la barre du million devrait être dépassée à l'automne. «On atteint un rythme de croisière», juge Laurent Berger: le premier semestre 2012 devrait être le premier à afficher un nombre de séparations inférieur au précédent.
Effets pervers
Il n'empêche, les séparations à l'amiable représentent désormais 12% des sorties de CDI, soit le double des licenciements économiques - la répartition était inverse début 2009. «C'est l'un des effets pervers du dispositif, avoue Laurent Berger. Certaines entreprises l'utilisent pour contourner les licenciements économiques. L'administration doit être plus regardante et les sanctions, plus élevées.» Les ruptures conventionnelles n'ont en revanche pas grappillé de «part de marché» sur les démissions qui représentent près des deux tiers des fins de CDI (+ 8 points en trois ans).
Autre effet pervers: les entreprises, surtout les grandes, utilisent ce mode de séparation pour évincer leurs salariés proches de la retraite. 12,1% des ruptures conventionnelles dans les entreprises de plus de 250 salariés concernent des personnes de plus de 58 ans. Même si ce taux est en recul, il reste deux fois supérieur à celui constaté dans les autres classes d'âge.
Certains employeurs les gèrent comme un système de préretraite public financé, non plus par l'État, mais par l'Assurance-chômage, et permettant à leurs bénéficiaires de toucher une allocation jusqu'à leur départ en retraite. «C'est le problème le plus compliqué à corriger, reconnaît Laurent Berger. Mais personne, même à la CGT, ne parle plus aujourd'hui de les supprimer; il s'agit plutôt d'en corriger les imperfections.»
Un bilan est programmé pour début 2013, voire avant si Laurence Parisot arrive à inclure le sujet dans la négociation sur l'emploi qui doit s'ouvrir en septembre.

ECONOMIE
Moody's place Allemagne, Pays-Bas et Luxembourg sous perspective négative 23/07 Reuters/Les échos
L'agence de notation financière a abaissé de « stable » à « négative » la perspective pour la dette publique de l'Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg.
Moody's Investors Service a annoncé lundi avoir abaissé de stable à négative la perspective sur les notes « Aaa » de l'Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg, évoquant la possibilité de voir ces pays supporter l'essentiel du poids d'une éventuelle aide à d'autres Etats tels que l'Italie et l'Espagne. L'agence de notation mentionne également la probabilité accrue de voir la Grèce quitter la zone euro, ce qui « déclencherait une série de chocs dans le secteur financier (...) que les responsables politiques ne pourront qu'amortir à un coût très élevé ».
Moody's, qui souligne également que la croissance économique de la zone euro est à l'arrêt, précise que, d'ici la fin du troisième trimestre, elle évaluera les implications de ces développements sur les notes « Aaa » de la France et de l'Autriche, dont la perspective avait été abaissée en février.
« Les décisions annoncées prennent en compte les implications de certains développements de la zone euro, comme par exemple le risque croissant de voir la Grèce sortir de la zone euro, la probabilité accrue d'une aide pour d'autres pays de la zone euro et une croissance économique à l'arrêt », souligne Moody's dans un communiqué. « D'ici la fin du troisième trimestre, Moody's évaluera également les implications de ces développements sur les notes ‘Aaa' de la France et de l'Autriche, dont la perspective avait été baissée de stable à négative en février. » « Plus spécifiquement, Moody's examinera si ces perspectives sont toujours appropriées ou si une revue plus approfondie des notes est nécessaire. »
En janvier dernier, Standard & Poor's avait ôté à la France et à l'Autriche leur précieux « AAA », la plus haute note possible, en y attachant une perspective négative. Fitch Ratings, la troisième grande agence de notation, classe la France « AAA », avec une perspective négative.
La Finlande d'avantage à l'abri de la crise
Les Bourses européennes ont terminé en forte baisse lundi, les finances publiques de la Grèce et de l'Espagne ayant fait souffler un vent de panique sur la zone euro, malgré l'assurance du ministre espagnol de l'Economie que Madrid n'envisage pas de faire appel à un plan de sauvetage pour l'Etat, en plus de celui pour ses banques. (
John Paulson, l'un des gérants de hedge funds les plus en vue, a dit lundi à ses clients que, selon lui, il y avait une chance sur deux de voir la zone euro éclater, selon un investisseur qui a voulu garder l'anonymat.
Réagissant à la décision de Moody's, le ministère des Finances allemand déclare que, malgré l'abaissement de la perspective du pays, la première puissance économique de la zone euro restait le pôle de stabilité de la région. « Du fait de sa politique économique et financière rigoureuse, l'Allemagne conserve son statut de ‘refuge' et continuera de jouer de manière responsable son rôle de pôle de stabilité dans la zone euro », précise le ministre des Finances dans un communiqué, ajoutant que les risques évoqués par Moody's n'étaient pas nouveaux.
Moody's souligne que, avec ses décisions sur l'Allemagne, les Pays-Bas et le Luxembourg, elle a désormais une perspective négative sur tous les pays « dont les bilans devraient supporter l'essentiel du poids financier d'une aide ». L'agence n'a pas abaissé la perspective de la Finlande en raison d'un côté d'un système bancaire essentiellement domestique et, de l'autre, des échanges commerciaux limités avec le reste de la zone euro.
Moody's est la première agence de notation à abaisser la perspective de l'Allemagne. Sur les quatre pays encore classés « AAA » par Standard & Poor's -Allemagne, Finlande, Luxembourg, Pays-Bas -seul le premier bénéficie d'une perspective stable. Fitch attribue également un « AAA » à ces quatre pays, avec une perspective stable pour chacun d'entre eux.

Une manne de 25.000 milliards cachés dans les paradis fiscaux le 23/07/2012 Le Figaro
Une manne de 25.000 milliards cachés dans les paradis fiscaux
Un montant équivalent au PIB combiné des États-Unis et du Japon. Les États sont ainsi privés de 280 milliards de dollars de revenus fiscaux.
Des fortunes échappent encore aujourd'hui à l'impôt.  HYPERLINK "http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/06/18/20002-20120618ARTFIG00472-le-g20-intensifie-la-lutte-contre-les-paradis-fiscaux.php" \t "" En dépit de la guerre menée par certains États contre les paradis fiscaux, entre 21.000 et 32.000 milliards de dollars, soit 17.000 à 25.500 milliards d'euros, continueraient à être dissimulés dans ces zones défiscalisées, selon une étude publiée par le groupe de pression Tax Justice Network. Des montants en forte hausse puisque ils représente une somme supérieure au PIB combiné des États-Unis et du Japon...James Henry, ancien économiste en chef pour le cabinet McKinsey qui a mené l'étude, a qualifié «d'énorme trou noir dans l'économie mondiale» les fortunes personnelles détenues dans des  HYPERLINK "http://plus.lefigaro.fr/tag/paradis-fiscaux" \t "" paradis fiscaux.
Et au total, ce serait près de 280 milliards de dollars (225 milliards d'euros) de revenus fiscaux en moins pour les États. Les montants pourraient être encore supérieurs en tenant compte des actifs non financiers comme les biens immobiliers, les yachts, jets, œuvres d'art ou bijoux. L'étude a exclu ces avoirs et s'est basée sur des chiffres de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international, des Nations unies et des Banques centrales.
Complicité des banques privées
Les conséquences de ces évasions fiscales sont lourdes. Elles sont à l'origine de «distorsions au niveau des flux d'investissement et commerciaux et créent les conditions d'un environnement criminologique susceptible de monter les plus riches et les plus pauvres les uns contre les autres». Par ailleurs, selon James Henry, les banques privées sont complices. «Les richesses des plus riches sont protégées par une horde de conseillers professionnels très bien payés». Ils tirent parti de «l'économie mondiale de plus en plus ouverte et fluide», explique-t-il.
Des conclusions qui permettent à l'économiste d'affirmer que «les revenus fiscaux perdus sont suffisamment importants pour introduire des changements majeurs dans les finances de nombreux pays». Mais, lueur d'espoir, le spécialiste confie à la BBC que «cette étude est aussi une bonne nouvelle puisque le monde dispose ainsi d'une importante réserve qui pourrait un jour résoudre certains de nos problèmes». En France, l'évasion fiscale coûterait entre 40 milliards et 50 milliards d'euros par an au budget de l'Etat, selon les récentes déclarations d'Eric Bocquet, rapporteur de la Commission parlementaire sur les paradis fiscaux

L'Allemagne n'est plus à l'abri d'une perte de son "triple A" 24/07/2012 AFP
L'agence de notation financière Moody's n'exclut plus de retirer à l'Allemagne, première économie en Europe, le fameux "triple A" reflétant sa solidité financière, en raison de "l'incertitude croissante" qui entoure la crise de la dette en zone euro
Dans un communiqué publié lundi, Moody's a annoncé qu'elle abaissait de "stable" à "négative" la perspective de l'Allemagne mais également des Pays-Bas et du Luxembourg, deux autres pays de la zone euro qui jouissent eux aussi de la note Aaa, la meilleure possible, censée leur permettre d'emprunter à moindre coût sur les marchés financiers.
Le ministère allemand des Finances a aussitôt réagi dans un communiqué en clamant que Berlin continuerait d'être une "ancre de stabilité" dans la zone euro.
"L'Allemagne va tout faire avec ses partenaires pour surmonter le plus rapidement possible la crise de la dette européenne", a ajouté le ministère.
Dans son communiqué, Moody's a également indiqué lundi qu'elle réexaminerait "à la fin du troisième trimestre" le triple A accordé à la France et l'Autriche, deux autres pays de la zone euro qu'elle avait déjà placés sous perspective négative en février.
Concrètement, le placement sous perspective négative signifie que l'agence n'exclut pas un abaissement de la note souveraine en cas de dégradation de la situation.
Même si elle n'en fait pas son "scénario de travail", l'agence justifie tout d'abord sa décision par "la probabilité de plus en plus forte d'une sortie de la Grèce de l'euro" et de l'"impact plus large" qu'un tel événement aurait sur des pays déjà exsangues (Espagne, Italie) et sur l'ensemble de la zone euro.
Quel que soit le sort de la Grèce, Moody's s'inquiète surtout de la "probabilité de plus en plus forte" que l'UE soit contrainte d'aider à nouveau d'autres Etats de la zone euro et que ce "fardeau" pèse avant tout sur les pays les plus solides de la zone.
"Etant donné leur plus grande capacité à absorber le coût lié à cette aide, ce fardeau devrait principalement peser sur les Etats les mieux notés (financièrement, ndlr) de la zone euro", écrit l'agence.
Au total, six pays de cette région bénéficient encore d'un "triple A" accordé par Moody's mais seule la Finlande jouit encore d'une "perspective stable", que l'agence a confirmée lundi en soulignant la faible exposition de son économie et de son système bancaire aux vicissitudes européennes.
Mi-juillet, Moody's avait dégradé de deux crans, de A3 à Baa2, la note de solvabilité de l'Italie, évoquant déjà un risque de "contagion" de la crise de la zone euro et suscitant de nombreuses protestations à Rome mais aussi au sein de l'Union européenne.
La dégradation des notes souveraines n'est pas toujours suivie d'effets sur les marchés.
Ainsi, en août 2011, l'agence Standard and Poor's, l'une des trois à dominer le marché mondial de la notation, avait retiré son triple A aux Etats-Unis qui empruntent pourtant aujourd'hui à des taux historiquement bas sur les marchés financiers

Evasion fiscale : un enjeu de 36 milliards à 80 milliards pour la France le 24.07.2012 La Tribune
Le rapport sénatorial sur l'évasion fiscale formule 59 propositions pour lutter contre la fraude et l'évasion fiscale dont la nomination d'un Haut Commissaire.
Une fois n'est pas coutume, gauche et droite sont tombées d'accord. Le rapport sénatorial sur l'évasion fiscale, présenté ce mardi 24 juillet après cinq mois de travaux, a en effet été voté à l'unanimité par les sénateurs.  Difficile d'être contre la chasse aux fraudeurs en ces temps de réduction de déficits publics... Surtout que l'addition est salée pour le budget de l'Etat. De 30 à... 80 milliards d'euros
Le montant correspondant à la fraude et l'évaison fiscale est élevé, c'est sûr, mais il est cependant difficile de donner un chiffre précis. Le sénateur communiste Eric Bosquet, rapporteur de la commission d'enquête sur l'évasion des capitaux et des actifs hors de France a évoqué, lors de la conférence de presse, un risque fiscal compris entre 30 et 36 milliards d'euros", précisant que "cette évaluation ne comprend pas une série de risques". Selon lui, "la limite supérieure n'est pas définissable : est-ce 50 milliards, 80 milliards ?". Le rapport cite quant à lui le montant de 36 milliards (p.116).  Pour sa part, le sénateur socialiste Yannick Vaugrenard, membre de cette commission d'enquête présidée par Philippe Dominati (sénateur UMP), l'évasion fiscale, est évaluée entre 50 et 60 milliards d'euros chaque année en France. "Elle représente, au moins, le montant du remboursement des intérêts de la dette française chaque année", a-t-il observé signifiant ainsi qu'il s'agit "d'un axe politique majeur sur lequel nous devons travailler".
59 propositions dont la création d'un Haut Commissariat
Parmi les 59 propositions détaillées dans ce rapport de près de 300 pages, le sénateur Eric Bocquet ,  a insisté sur la création d'un Haut-commissariat à la protection des intérêts financiers publics, jugeant qu'il s'agirait d'un "signal fort" de la part du gouvernement. Ce"Haut-commissariat " devrait être selon lui  "la pierre angulaire" de la politique contre l'évasion fiscale.  Placée sous l'autorité directe du Premier ministre, cette autorité devrait être dotée d'un "outil statistique" solide, dispositif qui fait "cruellement défaut actuellement", a insisté Eric Bocquet .
Le rapport aussi des mesures pour "valoriser la citoyenneté fiscale" comme le renforcement des prérogatives des institutions représentatives du personnel en matière de prévention de la fraude fiscale ou pour amplifier la "force de frappe" de l'administration notamment en créant un corps interministériel d'"informaticiens-enquêteurs".
Une Europe "trop absente"
Eric Bocquet a accusé une "Europe trop absente" dans la lutte engagée contre la fraude fiscale par l'OCDE et le GAFI (groupe d'action financière, organisme international), car elle est "paralysée par les concurrences fiscales qu'elle abrite en son sein". Or c'est sur son territoire que résident "les paradis fiscaux les plus puissants du monde". Et d'ajouter :  "la politique franco-française de lutte contre l'évasion fiscale porte la marque de ces enlisements". Après avoir hésité à soumettre des amendements relatifs à la lutte contre l'évasion fiscale dans le cadre de la discussion du projet de loi de finances rectificative, les sénateurs de la Commission y ont renoncé...pour l'instant. "Nous ferons soit une proposition globale dans le projet de loi de finances pour 2013 en octobre, soit une proposition indépendante sur l'évasion fiscale", a précisé la sénatrice centriste de l'Orne, Nathalie Goulet, membre de la Commission d'enquête.
La Commission affiche en tout cas sa détermination que ce rapport "ne reste pas sur l'étagère" mais qu'il soit "utile".
Commentaire : Il y a largement de quoi éponger les 33 milliards de déficits publics prévus pour l’année 2013
Les agences de notation pousse-au-crime dans la crise de l'euro 28/07 Reuters
Les agences de notation ont aggravé la crise de la dette au sein de la zone euro en se montrant plus sévères dans leurs dégradations qu'elles ne l'étaient avant son déclenchement en 2009, estiment des économistes de l'université de St. Gallen dans une étude. Manfred Gärtner et Bjorn Griesbach ont examiné les liens entre l'évolution des taux d'intérêt et d'autres variables économiques et celle des notes des émetteurs souverains ainsi que l'impact des changements de ces dernières sur les coûts de financement des pays de la zone euro sur la période 2009-2011. Selon eux les agences de notation ont manqué de constance dans leurs décisions, devenant de plus en plus sévères au fur et à mesure de l'approfondissement de la crise, réduisant les notes d'un cran de plus en moyenne qu'elles ne le faisaient avant son déclenchement pour un niveau comparable de taux d'intérêt. Le Portugal, l'Irlande et la Grèce, qui ont dû faire appel à l'aide internationale, ont vu leur note abaissée de 2,3 crans de plus en moyenne qu'elle ne l'aurait été si les critères prévalant avant le déclenchement de la crise avaient continué d'être appliqués. Il en a été de même pour l'Espagne qui a accepté un plan d'aide de 100 milliards d'euros maximum pour renflouer ses banques mais que la forte hausse de ses coûts de financement pourrait contraindre à solliciter un plan d'aide de plus grande ampleur. "Un grand nombre de pays de la zone euro (...) ont été traités d'une manière qui diffère de celle qui leur était appliquée avant la crise financière et de la manière dont d'autres pays sont encore traités actuellement", a déclaré Manfred Gärtner, professeur d'économie à l'université de St. Gallen. EXEMPLE DE L'IRLANDE Il a cité l'exemple de l'Irlande en disant que ses problèmes de dette et de déficit auraient justifié une dégradation de 1,5 cran en appliquant les critères en vigueur avant la crise. "En réalité leur note a été abaissée de sept crans et une dégradation de cette ampleur aurait précipité n'importe quel pays dans de profondes difficultés", a-t-il dit. Standard & Poor's et Moody's ont contesté cette étude tandis qu'un porte-parole de Fitch a dit que l'agence était "totalement confiante dans la qualité, la transparence et la rigueur de la méthodologie et des procédures étayant ses notations et ses recherches analytiques." Standard & Poor's a estimé que l'étude était "fondamentalement défectueuse" dans sa méthodologie comme dans ses conclusions, ajoutant que ses notes avaient été au fil du temps un excellent indicateur des défauts à venir. "Comme nous l'avons constaté tout au long de l'histoire de l'euro, les notations ne sont qu'un facteur parmi beaucoup d'autres qui influent sur le comportement des marchés", écrit l'agence de notation dans un communiqué.
Un porte-parole de Moody's a déclaré que "les notations souveraines n'ont pas contribué à la crise", expliquant que "les problèmes économiques et structurels qui en sont la cause ultime sont bien connus". "Les notations de Moody's, tout au long de la crise, se sont révélés plus stable que les mesures de la qualité de crédit fondées sur les marchés d'actions ou d'obligations", a-t-il ajouté.

INTERNATIONNAL
USA : Le coût réel des uniformes olympiques 23.07.2012 Industri all
Un débat récent aux États-Unis sur la confection en Chine des uniformes olympiques de l’équipe américaine a provoqué une polémique sur la tendance observée dans les multinationales de la confection à recourir à la production la moins chère dans des pays en développement. Cette tendance n’est pas nouvelle et continue d’avoir un effet sur la main-d’œuvre dans les pays à bas salaire. Play Fair demande à obtenir davantage des entreprises multinationales.
 INCLUDEPICTURE "http://www.industriall-union.org/sites/default/files/styles/image_w150/public/uploads/images/Report-covers/playfair.png" \* MERGEFORMATINET 
Des responsables politiques américains ont critiqué le Comité olympique américain (USOC) pour avoir autorisé la confection en Chine des uniformes de l’équipe américaine fournis par Ralph Lauren. 
Donnant récemment son  HYPERLINK "http://edition.cnn.com/2012/07/18/opinion/u-s-olympic-scandal-raina/index.htm" opinion dans une émission à CNN, le secrétaire général de IndustriALL Global Union, Jyrki Raina, a déclaré: “Chacun veut être fier des athlètes olympiques qui représentent son pays et ne veut pas se sentir mal à l’aise en pensant à la manière dont ont été confectionnés les vêtements portés par les équipes. Il est inadmissible qu’un travailleur ou une travailleuse fabrique chaque jour dans une usine indonésienne des dizaines de chaussures de sport alors que l’achat d’une seule paire lui coûterait la totalité de son salaire mensuel de 102 USD”.
Il est de fait que la fabrication dans les secteurs du textile et de la confection revient moins cher dans des pays qui ne respectent pas les normes internationales de travail ou à bas salaire comme la Chine, l’Inde et le Viêt-nam.  L’alliance mondiale des syndicats et des ONG, Play Fair; a publié récemment un  HYPERLINK "http://www.tuc.org.uk/tucfiles/291/sportswear.pdf" rapport sur les mauvaises conditions de travail dans les usines des fournisseurs olympiques en Chine, aux Philippines et à Sri Lanka. 
“Les pays en développement ont besoin d’emplois pour leur population de plus en plus nombreuse, mais ils ont besoin de bons emplois, sans exploitation par des entreprises du monde industrialisé”, a ajouté Jyrki Raina.
“Play Fair exige que les entreprises multinationales fassent davantage d’efforts au lieu de prétendre s’intéresser aux droits de la personne: elles doivent payer des prix qui permettent aux fournisseurs de verser un minimum vital à leurs salariés, elles doivent s’assurer que les usines ont la capacité de respecter les délais sans avoir recours à une durée excessive de travail pour leurs salariés, et elles doivent aller au-delà des audits et engager les travailleurs et travailleuses et leurs syndicats à connaître les conditions réelles de travail dans les usines des fournisseurs”, a finalement rappelé Jyrki Raina.

Brésil : Les couturières à Sao Paulo et Osasco obtiennent un accord historique 23.07.2012 Industri ALL
La nouvelle convention collective oblige 7.000 entreprises de São Paulo à procurer des sièges ergonomiques aux travailleuses.
Le syndicat des couturières de São Paulo et Osasco (Sindicato de las Costureras de Sao Paulo y Osasco), affilié à IndustriALL Global Union, a célébré le 27 juin un accord historique. Une clause incluse dans la convention collective sectorielle oblige les entreprises à procurer des sièges ergonomiques à leurs travailleuses. Ce résultat a été obtenu après que la confédération nationale des travailleurs du textile, de l’habillement, du cuir et de la chaussure (Confederação Nacional dos Trabalhadores nas Indústrias do Setor Têxtil, Vestuário, Couro e Calçados, CONACCOVET) eut demandé un rapport à l’agence de São Paulo de l’organisation de la santé et de la sécurité du gouvernement, FUNDACENTRO. Le rapport a été préparé par l’ergonome Ricardo Costa Serrano. 
Ce succès est le résultat de plus de deux années de lutte, et de nombreuses réunions organisées dans le but de parvenir à un consensus. Le syndicat a porté son attention sur des questions importantes pour ses membres, et l’une d’elles concernait des sièges ergonomiques qui ont prouvé pouvoir protéger la santé des travailleuses. Le syndicat a cherché à en savoir plus sur la question, a diffusé des informations dans ce sens et établi un comité chargé de traiter les questions relatives à la santé, la sécurité et l’environnement au travail. Le comité était composé des syndicalistes Milene Rodrigues, Elías Ferreira, José Antonio S. Rodrigues da Costa et Ricardo Serrano.
Avec cette clause nouvelle inclue dans leur convention collective, les travailleuses disposent maintenant d’un moyen important qui leur permet de lutter contre les troubles musculosquelettiques (TMS), un syndrome clinique qui touche le système musculosquelettique en général et cause une douleur chronique, une paresthésie et de la fatigue, notamment dans le cou, les épaules et les bras. Les symptômes sont le résultat de relations professionnelles et d’une organisation du travail mauvaises, notamment par des mouvements répétitifs, une position incorrecte, une charge statique des muscles et autres conditions de travail inappropriées. 
Cet accord qui fait date signifie que le syndicat est le premier dans ce secteur au Brésil à avoir obtenu une clause sur des conditions de travail ergonomiques dans sa convention collective. L’accord oblige 7.000 entreprises à São Paulo à procurer à ses travailleuses des sièges ergonomiques conformes aux spécifications établies par FUNDACENTRO, São Paulo. 
Peu importe la taille de l’entreprise ou la nationalité de ses salariés, le syndicat s’est battu et a gagné l’ouverture de ce droit aux 80.000 travailleuses qu’il représente. Ce fut un combat difficile, mais qui en valait la peine,
a déclaré le syndicaliste Elías Ferreira.

Brésil : La grève continue chez Bridgestone à Bahia, 23.07.2012 
Les travailleurs et travailleuses en grève depuis 20 jours ont reçu aux États-Unis le soutien du syndicat USW, qui a promis de chercher des voies de médiation avec l’entreprise.
Dans le complexe industriel de Camaçari, situé à 41 kilomètres de Salvador, Bahia, la grève se poursuit dans l’entreprise multinationale Bridgestone. Le syndicat Sindborracha représentant les travailleurs et travailleuses, a tenu une réunion le 17 juillet au cours de laquelle les grévistes ont rejeté le proposition de l’entreprise du fait qu’elle ne contenait aucune amélioration par rapport à la proposition précédente. Les travailleurs et travailleuses ont donc décidé de poursuivre la grève.
Le syndicat estime que le comportement de Bridgestone a provoqué la colère du personnel. L’entreprise offrait un salaire et des prestations inférieurs à ce qu’elle avait accordé dans d’autres États du Brésil, comme par exemple à son usine de São Paulo. Il faut noter également des accusations graves de brimades dans l’usine. L’entreprise propose une hausse de 5% des salaires, soit 2% de moins que dans d’autres régions où une hausse salariale de 7% a été conclue.
Nous faisons face à beaucoup problèmes dans l’usine, et la grève n’a pas uniquement lieu pour une raison économique. Nous exigeons également du respect et l’arrêt  des brimades dans tous les secteurs de l’entreprise,  
a expliqué Clodoaldo Bartolomeu, dirigeant du Sindborracha. 
Bartolomeu a dit que la grève se poursuivra jusqu’à ce que l’entreprise prenne contact avec le syndicat avec une proposition qui répond aux revendications des salariés. “Nous ne pouvons pas permettre à l’entreprise de nous traiter différemment, parce que nous contribuons, comme les autres, aux bons résultats de l’entreprise. Bridgestone doit comprendre cela et offrir la même augmentation salariale, et donner également satisfaction aux autres revendications à Bahia”, a déclaré le dirigeant syndical.
Les grévistes de Bridgestone ont obtenu la solidarité du mouvement syndical au niveau national comme au niveau international. Au 11ème Congrès national de la CUT au Brésil, le syndicat américain United Steel Workers (USW) a promis de faire campagne aux États-Unis et au Japon pour obtenir soutien et solidarité pour les grévistes. Il dénonce également le comportement de la filiale à Bahia et cherche à ouvrir des voies de négociation pour obtenir un règlement qui mettrait fin à la grève.
Les travailleurs et travailleuses se sont mis en grève le 31 juin et ont subi, depuis lors, des tentatives d’intimidation du personnel de sécurité de l’entreprise. IndustriALL Global Union, qui a été très attentive à l’évolution du conflit, a désavoué l’attitude de l’entreprise et demandé l’établissement d’un dialogue pour répondre aux justes revendications des travailleurs et travailleuses à Bahia.

Chine : Le PDG de Lenovo offre son bonus à ses employés le 23/07/2012 Le Figaro Le PDG de l'entreprise chinoise, qui a enregistré cette année d'excellents résultats, a décidé de partager son bonus de 3 millions de dollars avec ses salariés.
Un PDG qui serait enclin à verser son bonus à ses salariés? Une idée qui fait envie, tant cela apparait en contradiction avec l'images de INCLUDEPICTURE "http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gif" \* MERGEFORMATINET s grands patrons. Pourtant, l'initiative prise par Yang Yuanqing, respectivement PDG de l'entreprise chinoise d'informatique Lenovo n'a rien d'une fantaisie.
Malgré un marché PC très en retrait par rapport à l'année dernière, le fabriquant d'ordinateurs a réussi à dégager des bénéfices. Lenovo s'est même hissé, fin 2011, au deuxième rang mondial derrière HP, et pourrait potentiellement prendre la première place d'ici le mois de décembre 2012, selon certains analystes. En reconnaissance de son travail et de sa bonne gestion de l'entreprise, Yang Yuanqing a donc reçu une importante prime de 3 millions de dollars. Récompense qui, compte tenu de ces excellents résultats, est on ne peut plus légitime. Si le fait qu'un PDG touche un bonus de plusieurs millions d'euros n'a effectivement rien d'exceptionnel, c'est son utilisation - dans ce cas précis - qui est tout à fait singulière.
Sitôt son bonus annoncé, le PDG Yang Yuanqing a pris la décision d'en reverser la totalité de à ses employés les moins rémunérés. Il a donc scindé le bonus de 3 millions de dollars en 10.000 chèques de 300 dollars. Somme qui équivaut à un peu moins d'un mois de salaire moyen dans les usines chinoises où sont fabriquées toutes les pièces informatiques. Travailleurs en ligne, assistants et autres employés vont donc également pouvoir profiter des résultats remarquables de leur entreprise.
Si l'on ignore encore si l'histoire va inspirer les PDG du monde entier, Yang Yuanqing, pour sa part, va inévitablement voir croitre sa côte de popularité dans sa propre compagnie.
Japon : Des ouvriers contraints de mentir sur leur exposition à Fukushima 24 07 2012  HYPERLINK "http://www.courrierinternational.com/notule-source/asahi-shimbun" Asahi Shimbun
Un sous-traitant intervenant sur le site nippon accidenté aurait poussé ses salariés à sous-estimer le niveau de radiation auquel ils étaient exposés.
L’information circule dans les médias japonais, notamment dans le quotidien Asahi Shimbun, depuis le samedi 21 juillet. Le responsable de la société Build-Up aurait demandé à une dizaine de ses employés de recouvrir leurs dosimètres de plomb lorsqu’ils intervenaient dans les zones les plus radioactives de la centrale. Ainsi ils sous-estimaient l’exposition afin que la société ne perde pas le contrat et puisse continuer à travailler sur le site.
Plusieurs ouvriers de Build-Up ont confié à l'Asahi Shimbun qu'en décembre, un haut responsable de la société, leur superviseur sur place, leur avait expliqué qu'il portait un boîtier en plomb et leur avait demandé d'en faire de même.
Ce responsable leur aurait expliqué que s'ils ne truquaient pas leur niveau d'exposition, ils atteindraient rapidement le niveau maximal annuel légal de 50 millisieverts. Le quotidien précise que les ouvriers sont en possession d'un enregistrement de la conversation. Certains ouvriers ont refusé de recouvrir leur dosimètre et ont quitté la société, précise encore l'Asahi Shimbun.
 HYPERLINK "http://www.courrierinternational.com/article/2012/07/24/les-ouvriers-de-fukushima-invites-a-truquer-leurs-dosimetres"  INCLUDEPICTURE "http://www.courrierinternational.com/files/imagecache/article_small2/illustrations/article/2012/07/2407-japon.jpg" \* MERGEFORMATINET 


EUROPE
UE : Crise de l'euro : les solutions préconisées par 17 économistes européens
La zone euro court à sa perte si des mesures radicales ne sont pas prises, avertissent, dans un document, 17 économistes européens de renom.
«Nous croyons que depuis juillet, l'Europe marche comme un somnambule vers un désastre aux proportions incalculables.» C'est en ces termes que 17 économistes de renom rassemblés au sein de l'Institute for New Economic Thinking, un groupe de réflexion fondé en 2009 par le financier George Soros, débutent leur document dressant les solutions pour en finir avec la crise de l'euro. «En l'absence de réponse collective constructive, l'euro se désintégrera», avertissent-ils. Ces économistes, parmi lesquels on retrouve Erik Berglof, l'économiste en chef de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), Paul de Grauwe, professeur à la London School of Economics (LSE), Jean-Paul Fitoussi, professeur à l'IEP de Paris, et Patrick Artus, chef économiste de Natixis, suggèrent d'adopter un plan d'action pour «restaurer la confiance dans la zone euro et l'union européenne», pour «inverser le déclin de la production et de l'emploi dans les pays européens en déficit», pour «réduire les déficits des balances des paiements au sein de la zone euro».
Stabiliser la production et l'emploi dans les pays du Sud requiert, en particulier, de retarder les mesures d'ajustement budgétaire en cours tout en canalisant une aide financière vers ces pays. «Il est vital que les leaders politiques des pays disposant de surplus [à l'instar de l'Allemagne] convainquent leurs électeurs que le partage du fardeau n'est pas uniquement nécessaire pour enrayer la crise mais qu'il est juste.» Il est nécessaire car, sans cela, ces pays s'enfonceraient dans une crise sans cesse plus profonde qui mènerait inéluctablement à l'effondrement de la zone euro. Il est juste car les pays périphériques subissent une crise dont ils ne sont pas les seuls responsables dans la mesure où ils payent l'architecture imparfaite de la zone euro. «Nous ne croyons pas que les euro-obligations ou une union budgétaire pleine et entière soient nécessaires pour assurer le bon fonctionnement d'une union économique et monétaire», avancent ces 17 économistes qui évoquent en revanche une union financière. Le but de cette dernière serait de favoriser la prospérité économique. Comment procéder concrètement pour parvenir à ces objectifs et mettre fin à la crise ?
Réformes nécessaires dans cinq secteurs
Mettre la politique monétaire au niveau supranational tout en maintenant la politique budgétaire et la supervision bancaire au niveau national ne peut que créer des distorsions encourageant le surendettement, à la fois privé et public. C'est ce qui a été constaté en Irlande et en Espagne, sur le plan de l'endettement privé, et en France, en Allemagne et surtout en Grèce sur le plan de l'endettement public. L'Italie a évité le gonflement des emprunts privés et public mais s'est heurtée à son niveau d'endettement public très élevé. A la lumière de ce diagnostic, les 17 économistes recommandent des réformes dans cinq secteurs.
Il faut une union bancaire et l'instauration d'une surpervision de ces établissements au niveau européen, ainsi que la création d'une agence de résolution des faillites bancaires.
Il faut, en deuxième lieu, une réforme du système financier destiné à mieux servir les intérêts de l'économie réelle.
Troisièmement, des contrôles budgétaires sont indispensables. Le «traité budgétaire» adopté par les Européens doit permettre un plus large spectre d'intervention des politiques budgétaires contra-cyclique. Les pays subissant une forte récession devraient pouvoir recourir à une stimulation budgétaire plus large que ne le prévoit le «traité». L'institution en charge de la surveillance budgétaire devrait être responsable devant le Parlement européen.
Quatrièmement, il faut un prêteur en dernier ressort aux gouvernements respectant ce traité budgétaire. Idéalement, ce devrait être la Banque centrale européenne (BCE), suggèrent les économistes. Le Mécanisme européen de stabilité (MES) pourrait aussi jouer un rôle une fois que le niveau d'endettement public aura été significativement réduit. Mais cela nécessite de lui octroyer une licence bancaire. Il convient de mettre en place un régime de restructuration de la dette publique pour les pays qui ne seraient pas éligibles au financement du MES. Une sorte de mécanisme structuré de sortie des pays violant le traité budgétaire.
En dernier lieu, les économistes recommandent la création de ce qu'ils appellent «des actifs sans risques communs» non liés ou émis par un pays spécifique. Cela aurait l'avantage, lors d'une panique des marchés, d'éviter l'arbitrage des investisseurs selon les pays. L'arbitrage se réaliserait en fonction des actifs.
Rapport (en annexe)
Portugal : Echange travail contre nourriture 24.07.2012  HYPERLINK "http://www.courrierinternational.com/notule-source/expresso" Expresso
A la faveur de la crise, de plus en plus de Portugais dans le besoin se mettent en situation de semi-esclavage. António et Lídia sont de ceux qui échangent leurs bras contre une aide en nature.
Dans les petites annonces publiées sur Internet, on voit de plus en plus de gens désespérés demander du travail en échange de nourriture. Ils sont prêts à tout. "On est en train d'assister à une régression civilisationnelle. Avec la crise, les cas de semi-esclavage augmentent", note Joaquim Dionísio, avocat spécialiste du droit du travail et membre de la direction de la CGTP [le principal syndicat portugais].
A 24 ans, António Santos a tout perdu. D'abord son emploi, puis le logement où il vivait à Matosinhos [ville située à l'ouest de Porto]. En octobre dernier, il s'est retrouvé au chômage sans droit à une allocation. L'argent économisé lorsqu'il travaillait dans le BTP et la restauration lui a permis de payer cinq mois de loyer. Sans revenus ni aides financières, il a donc dû quitter son appartement en février. Les bons jours, il dort sur le canapé chez des amis, les mauvais dans une cabane en carton.
"Je fais des choses ici ou là pour ne pas mourir de faim. Mais j'ai vraiment besoin de travailler, même si c'est seulement en échange de nourriture et d'un endroit où dormir", soupire le jeune homme, qui a une formation professionnelle en commerce. C'est ce qu'il a écrit dans les annonces qu'il a mises en ligne en mars sur plusieurs sites. Bien qu'il ait proposé de travailler gratuitement, il n'a reçu aucune réponse. Tout du moins jusqu'à fin avril, la dernière fois qu'il a pu aller sur Internet. "Je n'ai même pas assez d'argent pour aller dans un cybercafé", explique António. Il peut compter pour l'instant sur la solidarité de ses amis qui lui offrent un repas par jour et lui prêtent des habits "pour être plus présentable". Avec l'espoir de trouver un jour un emploi.
Des situations fragiles qui favorisent les exploiteurs
S'il n'y a pas de données précises sur le nombre de Portugais prêts à travailler sans être payés en retour, la dernière enquête sur l'emploi de l'INE [l'équivalent de l'Insee] évoque le chiffre de 32 000 travailleurs non rémunérés pour le premier trimestre 2012. Un nombre qui correspond uniquement à ceux qui travaillent de manière informelle pour un membre de la famille.
Tous les autres cas échappent aux statistiques, et sont a fortiori illégaux. "Il ne peut y avoir de contrat sans rétribution en argent. Sinon, c'est de l'esclavage. Le Code du travail prévoit l'existence de rétributions en nature mais uniquement si elles n'excèdent pas la part pécuniaire", explique Fausto Leite, spécialiste en droit du travail. "Les abus sont quotidiens. Dans la pratique, on trouve de tout. Ces cas sont symptomatiques d'un désespoir criant", ajoute-t-il. Une opinion partagée par Joaquim Dionísio, qui rappelle les milliers de Portugais "vivant dans l'angoisse, sans aucun revenu". Selon les derniers chiffres de la Sécurité sociale, près de 300 000 demandeurs d'emploi n'ont pas d'allocations de chômage. "De nombreux employeurs profitent de cette énorme fragilité pour les exploiter."
Parmi les gens qui demandent de la nourriture en échange de travail, on ne trouve pas que des chômeurs. Lídia Joaquim, 38 ans, travaille plus de huit heures par jour en faisant des ménages et en prenant soin d'une personne handicapée. Mais les 485 euros mensuels [l'équivalent du smic local] ne suffisent pas. Avec les 300 euros de loyer – un appartement exigu à Ramada [ville dans la banlieue nord de Lisbonne] – et les dépenses en eau, électricité et gaz, il lui reste 30 euros pour nourrir ses deux enfants, âgés de 15 et 18 ans. "On ne fait plus de petit déjeuner ni de goûter. Et si, le soir, le poulet ne suffit pas pour nous trois, je leur donne ma part et je me contente du riz", raconte-t-elle. 
Acheter un cahier… ou du pain
Par ailleurs, Lídia et ses enfants ont également perdu une partie de la réduction à laquelle ils avaient droit, quand les tarifs dans les transports en commun ont augmenté. Sa fille Mariana doit aller à pied à l'école, soit une heure et demie de marche. L'argent suffit seulement à payer la carte de transport d'Adilson, le plus grand, scolarisé dans un lycée éloigné de l'appartement. "Si j'achète une carte de transport, pas de yaourts. Si j'achète un cahier, pas de pain."
Arrivée d'Angola il y a dix ans, Lídia est asphyxiée financièrement. Cette situation l'a poussée à publier une annonce en février proposant de s'occuper d'enfants ou de personnes âgées, ou bien de faire du ménage en échange de nourriture. "Si je nettoie des escaliers et qu'on me donne un paquet de riz, je me sentirai mieux. Je pourrais aussi aller voir une association et demander de l'aide, mais je suis en bonne santé et j'ai assez de force pour travailler", explique-t-elle.
Le président de l'União das Misericórdias [le principal réseau caritatif du pays], Manuel Lemos, comprend le refus de la charité et loue la volonté de travailler. Mais cela ne peut pas se faire en échange de nourriture, selon lui. Des cantines sociales sont présentes dans tout le pays et "ont pour mission de venir en aide à tous ceux qui sont dans le besoin". A l'instar d'António et Lídia.

JURISPRUDENCE

SOCIAL

Le gouvernement met l'accent sur la voiture « verte » mais laisse de côté le coût du travail 26/07 les échos
En mettant bout à bout des crédits déjà engagés par le gouvernement précédent et quelques dépenses nouvelles, particulièrement sur le bonus fiscal aux véhicules propres, l'Etat s'efforce d'aider les constructeurs français. Son coup de pouce se borne au marché hexagonal et laisse de côté le coût du travail.
Journée très particulière, pour l'automobile française hier. Sitôt la conférence de presse de PSA achevée, tenue de façon inhabituelle dans les salons du Pavillon Gabriel, pratiquement en face des jardins de l'Elysée, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg et son collègue du Travail et de l'Emploi, Michel Sapin, entamaient à quelques mètres de là une conférence de presse, au sortir du conseil des ministres, pour présenter le Plan automobile du gouvernement. Une matinée en deux actes et qui met un terme, au moins provisoire, aux attaques sans précédent des pouvoirs publics contre la Direction de PSA et la famille Peugeot, accusée à la mi-juillet de « dissimulation ».
Côté constructeur, le message n'a pas varié : PSA a affiché des pertes nettes de 819 millions d'euros au titre du premier semestre, soit un plongeon de 1,6 milliard en un an, justifiant un nouveau plan d'économies de 1,5 milliard d'euros, le départ de 8.000 salariés en France et la fermeture du site d'Aulnay en 2014. La promesse de ne pas procéder à des licenciements secs, de travailler les mesures d'accompagnement, et de maintenir une présence symbolique de PSA sur le site d'Aulnay semble avoir levé une bonne partie des réticences des pouvoirs publics. « Ce n'est pas au gouvernement de faire bouger les choses, c'est au dialogue social », a justifié hier Michel Sapin.
Côté Etat, on a surtout cherché à miser sur les points forts des deux constructeurs nationaux, sans en privilégier un. Avec la volonté d'amorcer la démocratisation des véhicules hybrides ou électriques, pour le moment réservés à une élite. « Nous avons décidé de faire de la transition énergétique une chance industrielle », a souligné Arnaud Montebourg. Et, au passage, « de rendre les véhicules propres accessibles à toutes les bourses, y compris les classes populaires et les classes moyennes ». Avec son tout nouveau  HYPERLINK "http://www.lesechos.fr/bonus.htm?xtor=sec-3167" \o "Dossier sur les bonus" bonus de 7.000 euros, « la Renault Zoé est accessible à 13.400 euros (sans la batterie, NDLR), un tarif comparable à la Clio ou la Peugeot 208 ! », a-t-il poursuivi. Reste à savoir pendant combien de temps le gouvernement supportera cette distorsion de concurrence à visées écologiques...
En incorporant le relèvement du bonus sur les voitures classiques les plus propres, l'Etat devra supporter un bonus total de 150 millions d'euros cette année et de 490 millions l'an prochain, qui sera en principe compensé par un alourdissement du malus sur les plus gros véhicules, mais pas avant janvier 2013.
Vers des méga-bonus ?
Signe, néanmoins, d'un certain cafouillage dans les sphères gouvernementales : Bercy a expurgé dans la soirée son communiqué de presse d'une phrase-clef, qui conditionnait les efforts de la puissance publique en faveur des véhicules propres à un engagement « sur la localisation de la production en France de ces voitures et de leurs principaux composants ». La porte des méga-bonus est donc ouverte pour les Nissan Leaf ou autre 4X4 hybrides Lexus.
Par ailleurs, le plan laisse soigneusement de côté la question brûlante du coût du travail, soulevée par Philippe Varin, le président du directoire de PSA. Dans un registre plus « people », le gouvernement va commander à des cinéastes « engagés » des films publicitaires en faveur de l'automobile française. Cédric Klapisch et Luc besson ont déjà répondu à l'appel, s'est félicite le ministre du Redressement productif.

Le néolibéralisme a conduit PSA dans le mur Jeudi 26 Juillet 2012 Mariane
 HYPERLINK "javascript:void(0)" \o "(Manifestation des employés de PSA, Paris, juillet 2012 - PRM/SIPA)"  INCLUDEPICTURE "http://www.marianne2.fr/photo/art/default/959477-1135099.jpg?v=1343293738" \* MERGEFORMATINET 
 HYPERLINK "http://www.gaullistelibre.com/2012/07/montebourg-de-la-demondialisation.html" Comme on pouvait l’anticiper, la montagne a accouché d’une souris. La virulence des critiques portées contre la direction de PSA par Arnaud Montebourg et François Hollande n’a abouti qu’à  HYPERLINK "http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/07/25/20002-20120725ARTFIG00341-plan-automobile-un-bonus-ecologique-sous-conditions.php" une addition de mesurettes uniquement destinées à donner le change à l’opinion.
Hier matin,  HYPERLINK "http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/peugeot-en-perte-au-dela-des-pires-attentes-251190" PSA a annoncé ses résultats semestriels : ils sont très mauvais puisque le constructeur affiche une lourde perte de 819 millions d’euros (contre un bénéfice de 806 millions en 2011). L’entreprise brûle près de 200 millions d’euros de liquidités par mois. Malgré l’internationalisation des ventes et le succès des nouvelles gammes plus haut de gamme (DS pour Citroën, 3008 et 5008 pour Peugeot),  HYPERLINK "http://www.gaullistelibre.com/2012/07/psa-triple-victime-de-lunion-europeenne.html" le retournement du marché européen a été fatal pour les deux constructeurs
Quel constructeur pourrait résister à un retournement aussi violent de son principal marché ? N’oublions pas que GM et Chrysler ont fait faillite, que Nissan a été sauvé par Renault, et d’autres ont disparus ou été rachetés. En outre, PSA est resté beaucoup plus patriotique que Renault, puisque 44% des véhicules sont encore produits en France, pays où le coût du travail est le plus élevé pour le groupe) contre à peine 23% pour l’ancienne régie, malgré la présence de l’Etat au capital.
Grande bouche, petits bras
Depuis quinze jours, le gouvernement n’a pas eu de mots assez durs pour dénoncer le comportement de la direction de PSA, n’hésitant pas à dire tout et son contraire.  HYPERLINK "http://www.gaullistelibre.com/2012/07/montebourg-de-la-demondialisation.html" Montebourg a dénoncé des carences dans la stratégie. Est-ce à dire qu’il fallait délocaliser plus vite et plus fort ? Et le développement des ventes à l’étranger n’est pas toujours profitable quand la production doit se faire localement, comme en Chine. Enfin, la critique sur la taille implique-t-elle qu’il fallait se laisser gober par un autre ?
Bizarremment, nous n’avons plus de nouvelles de l’expert qui devait rendre son avis hier,  HYPERLINK "http://www.gaullistelibre.com/2012/07/montebourg-de-la-demondialisation.html" comme l’avait annoncé le ministre de l’effondrement productif il y a quinze jours.  HYPERLINK "http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/07/25/20002-20120725ARTFIG00341-plan-automobile-un-bonus-ecologique-sous-conditions.php" Le gouvernement a donc annoncé des mesures assez stupéfiantes avec une augmentation des bonus pour les véhicules électriques, qui peuvent sembler excessifs. Par ailleurs, l’Etat va payer un tiers du prix de la futur Zoé de Renault, qui a beaucoup plus délocalisé que PSA. Et surtout, le plan social ne sera pas amendé.
Paralysie intellectuelle
Bien sûr, l’agitation verbale et  HYPERLINK "http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/07/25/20002-20120725ARTFIG00341-plan-automobile-un-bonus-ecologique-sous-conditions.php" législative parviendra peut-être à camoufler l’abandon en rase campagne des salariés de PSA, comme le gouvernement Jospin l’avait fait avec ceux de Renault, il y a 15 ans. Mais il faut dire que dans le cadre dans lequel ils se sont enfermés ( HYPERLINK "http://www.gaullistelibre.com/2012/07/psa-triple-victime-de-lunion-europeenne.html" euro cher, libre-échange ), il n’est pas possible de faire autrement. Le marché européen a baissé de 20% depuis le début de la crise, tout en restant ouvert à tous les véhicules importés des autres pays,  HYPERLINK "http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2010/07/06/le-modele-de-developpement-asiatique-est-protectionniste.html" notamment d’Asie.
 HYPERLINK "http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/07/25/20002-20120725ARTFIG00341-plan-automobile-un-bonus-ecologique-sous-conditions.php" Montebourg a raison de souligner que les importations de voitures de Corée du Sud ont augmenté de 40% depuis deux ans. On pourrait ajouter en plus que l’inverse n’est pas vrai puisque plus de 95% des véhicules vendus en Corée sont produits localement. L’Europe a ouvert ses frontières sans la moindre réciprocité, comme avec le Japon auparavant, et comme avec la Chine demain. Le problème, c’est que  HYPERLINK "http://www.gaullistelibre.com/2011/11/il-faut-sauver-lindustrie-automobile.html" rien de concret n’est fait pour mettre fin au libre-échange déloyal.
PSA restera le premier signal du  HYPERLINK "http://www.gaullistelibre.com/2012/07/montebourg-de-la-demondialisation.html" renoncement de François Hollande à lutter contre les délocalisations et le chômage.

Le plan réaliste de Hollande pour l'automobile : Aulnay et l'Etat modeste 26/07 Rédacteur en chef des échos
Passé le temps des imprécations, voici venu celui de l'action. Le nouveau plan du gouvernement pour l'automobile présenté hier se distingue par une forme de réalisme qui n'a plus qu'un lointain rapport avec l'hystérie politique de ces derniers jours. Réalisme quand, pour la première fois depuis de longues années, les pouvoirs publics renoncent à actionner le sempiternel levier des primes à la casse, qui ont eu pour effet pervers d'accentuer la spécialisation des constructeurs français sur les petites voitures, les contraignant du même coup à la délocalisation sur un segment de marché de plus en plus concurrencé par les pays à bas coûts. Plutôt qu'à un soutien artificiel de la demande, le gouvernement a opté pour l'encouragement à une politique d'offre innovante symbolisée par les véhicules électriques et hybrides. Réalisme, encore, tant il ajuste son effort à ses possibilités budgétaires du moment, préférant des incitations ciblées à un engagement massif. Réalisme, toujours, s'agissant de la concurrence : dans le document remis hier à la presse était mentionné en toutes lettres le conditionnement du  HYPERLINK "http://www.lesechos.fr/bonus.htm?xtor=sec-3167" \o "Dossier sur les bonus" bonus écologique à la localisation de la production en France. Or cette mesure a été démentie hier devant les journalistes par le ministre du Redressement productif, lequel invoque l'impossibilité légale de pénaliser ainsi les voitures importées, ce qui s'apparenterait à du protectionnisme. Réaliste, enfin et surtout, le silence assourdissant entourant le sort de l'usine d'Aulnay. L'aspect le plus révélateur de ce plan est qu'il entérine de fait la fermeture de ce site, objet de tant de polémiques depuis qu'elle a été annoncée. Si l'on raisonne cyniquement, cela revient à admettre qu'il n'existe pas de meilleur politique de soutien à l'automobile que de reconnaître à un constructeur le droit de résorber les surcapacités industrielles qui menacent tout simplement sa survie et engagent le sort des 100 000 salariés que PSA Peugeot-Citroën emploie encore dans notre pays. Que ne l'a-t-on reconnu plus tôt ? De ce point de vue, l'Etat retrouve de la cohérence. Pouvait-il durablement s'en prendre à un constructeur privé qui, aujourd'hui encore, produit davantage en France que son rival Renault dont il est actionnaire ? Entre 1997 et 2010, les constructeurs français ont diminué de 23 % leur production nationale quand ils l'ont augmentée de 57 % sur le plan mondial. Ils ne l'ont pas fait de gaîté de coeur, mais tout simplement parce que la croissance s'est géographiquement déplacée. S'ils n'avaient pas accompli cette mutation, ça n'est pas un, mais plusieurs Aulnay dont il faudrait aujourd'hui déplorer la disparition

SANTE - SECURITE

DIVERS

Industrie

Atome
Areva rachète la PME Thermya, spécialiste du charbon végétal  HYPERLINK "http://www.lesechos.fr/journalistes/index.php?id=72" Les Echos | 24/07
Areva a annoncé l'acquisition de Thermya, une PME basée en Gironde spécialisée dans la fabrication de charbon à rendement amélioré produit à partir de végétaux, et notamment de bois. Ce rachat « s'inscrit dans la stratégie du groupe d'élargir son offre à fort contenu technologique dans les énergies renouvelables », a indiqué le groupe. Thermya emploie une vingtaine de personnes. Placé dans une colonne de torréfaction, le bois (ou un autre type de biomasse) est privé de son eau, formant un charbon d'origine végétale qu'on peut substituer au charbon fossile, comme la houille ou la lignite. Selon Thermya, le rendement total en énergie obtenu est de 75 %, contre 60 % pour le charbon de bois « classique ». En complément de son activité nucléaire, Areva a lancé en 2007 une division énergies renouvelables
Areva bondit après le relèvement de ses prévisions 27/07 Reuters
Hausse de 4% à 6% pour le nucléaire en 2012 contre +3% à+6% auparavant EBE retraité du programme de cessions supérieur à E950 mlns au lieu de 750 mlns L'objectif d'au moins E1,2 Md de cessions d'actifs sera atteint dès cette année. Hausse de 6,5% du titre (Actualisé avec commentaire d'analyste et précisions)
L'action Areva est en nette hausse vendredi matin à la Bourse de Paris, au lendemain d'un relèvement par le spécialiste public du nucléaire de ses prévisions financières pour 2012 après avoir publié des résultats semestriels supérieurs aux attentes. A 9h47, le titre prend 6,49% à 12,47 euros, l'une des plus fortes hausses de l'indice SBF 120, qui gagne 0,38% eu même moment. Areva a dégagé un résultat opérationnel publié de 441 millions d'euros, en baisse de 287 millions sur un an, soit une marge de 10,2%, en recul de huit points, sous le coup d'une provision de 300 millions d'euros liée au projet de réacteur nucléaire finlandais. (voir ) "Compte tenu des performances opérationnelles très encourageantes sur le premier semestre et les premiers résultats du plan d'amélioration, et malgré de nouvelles provisions sur les activités Mines et Réacteurs & Services, nous confirmons notre recommandation positive sur le titre Areva", commente CM-CIC Securities dans une note. L'intermédiaire, qui conseille la valeur à l'achat avec un objectif de cours de 23 euros, observe que le résultat opérationnel aurait pu être plus élevé encore sans différents éléments exceptionnels. De leurs côtés les analystes de Natixis, qui jugent le premier semestre d'Areva "rayonnant", saluent l'effort particulier de transparence dans la communication financière du groupe permettant de "mieux cerner" les impacts liés à l'opérationnel. Areva anticipe désormais pour 2012 une hausse de 4% à 6% pour ses activités nucléaires - contre 3% à 6% auparavant - et un excédent brut d'exploitation (EBE) retraité de son programme de cessions supérieur à 950 millions d'euros au lieu de 750 millions.
Fukushima n’a pas cassé l’expansion du nucléaire le 27/07/2012 Le Figaro
Le développement du nucléaire en tant que source d’énergie non émettrice de CO2 devrait se poursuivre, en particulier en Asie, estime l’OCDE. Les acteurs français ont une belle carte à jouer.
L’accident nucléaire de  HYPERLINK "http://plus.lefigaro.fr/tag/fukushima" \t "" Fukushima Daiichi a affecté les projets et la politique nucléaire de certains pays, entraînant la fermeture des 50 réacteurs japonais et amenant l’Allemagne à fixer une échéance de sortie. En dépit de cette catastrophe, le nucléaire demeure un élément clé du bouquet énergétique mondial,  HYPERLINK "http://www.oecd-nea.org/press/2012/2012-05-FR.html" \t "_blank" selon un rapport conjoint de l’Agence de l’OCDE pour l’énergie nucléaire (AEN) et de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AEIA) sur les ressources en uranium. D’ici à 2035, les capacités de production nucléaire à l’échelon mondial devraient progresser dans une fourchette comprise entre 44% à 99%, estiment ses auteurs.
Plusieurs États planifient aujourd’hui la construction de nouvelles centrales nucléaires, la plus forte croissance étant attendue en Chine, en Fédération de Russie, en Inde et en République de Corée. Au total, l’augmentation des capacités en Asie devrait se situer entre +125 et +185%.
La France ayant très tôt et massivement opté pour le nucléaire, elle bénéficie aujourd’hui d’un vivier d’industriels de tout premier plan dans cette spécialité (aussi controversée soit-elle). Le géant  HYPERLINK "http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/cours-areva-areva-fr0011027143-par" \t "" Areva présente aujourd’hui des perspectives de nette amélioration des résultats au-delà de l’exercice en cours, qui devrait être tout juste à l’équilibre. D’autres spécialistes moins connus du grand public sont cotés en Bourse. Le dynamisme commercial de  HYPERLINK "http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/cours-groupe-gorge-goe-fr0000062671-par" \t "" Groupe Gorgé, une PME fabriquant des équipements de haute sécurité pour les centrales est impressionnant. Ses contrats s’accumulent, notamment en Chine.  HYPERLINK "http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/cours-assystem-asy-fr0000074148-par" \t "" Assystem, une société d’ingéniere issue de la fusion entre une filiale de la Cogema et une entreprise spécialisée dans la mise en service de grandes unités de production, prévoit d’atteindre cette année le seuil de 1 milliard d’euros de revenus, tout en maintenant une rentabilité opérationnelle solide.

Areva mise toujours sur 10 nouvelles commandes d’EPR le 27 juillet 2012 UN
C’est ce qu’a déclaré Luc Oursel, le président du groupe nucléaire public, vendredi 27 juillet lors de la présentation des résultats semestriels du groupe.
"Dix EPR d’ici à 2016". Voilà ce que vise  HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/areva/" \o "Informations et actualités de l'entreprise - Usine Nouvelle" \t "" Areva pour son réacteur  nucléaire de troisième génération."Nous croyons en l'avenir du nucléaire et des renouvelables", a lancé Luc Oursel lors de la conférence de presse. Il a ensuite énuméré les  espoirs de commandes du groupe en matière de réacteurs.
Selon lui, la commande la plus proche d’aboutir est celle d’ HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/edf/" \o "EDF : News sur l'entreprise énergétique - Usine Nouvelle" \t "" EDF  HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/article/edf-fait-un-pas-de-plus-en-grande-bretagne.N164917" \t "_blank" pour la centrale d’Hinkley Point, au Royaume-Uni. Il a d’ailleurs confirmé passage que son groupe, en alliance avec des électriciens internationaux dont le chinois CGNPC, était candidat  HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/article/areva-s-interesse-a-horizon.N176946" \t "_blank" au rachat d'Horizon Nuclear Power, la coentreprise de projets nucléaires en Grande-Bretagne des énergéticiens allemands EON et  HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/rwe/" \o "News et actus du distributeur allemand de gaz, eau et électricité" \t "" RWE, dont ces derniers ont décidé de se séparer suite à l'abandon de l'atome en  HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/allemagne/" \o "Toute l'information économique et industrielle en Allemagne" \t "" Allemagne.
D’autre part, le groupe participe à divers appels d’offres avec les électriciens finlandais FVO et tchèque CEZ. Areva participe aussi à des "négociations actives" en  HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/inde/" \o "Info économique et industrielle en Inde" \t "" Inde pour deux réacteurs à Jaitapur. Il se prépare au démarrage prochain d'appels d'offres en Pologne et en Afrique du Sud, ainsi qu'au redémarrage du programme d'autorisation de nouvelles centrales en  HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/chine/" \o "Info et actu économique et industrielle en Chine" \t "" Chine, et au lancement d'un programme nucléaire en Arabie saoudite, a détaillé Luc Oursel.
Jusqu’ici, Areva a vendu quatre réacteurs de type EPR. Le premier a été vendu à la Finlande, et  HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/article/areva-mise-en-service-de-l-epr-finlandais-repoussee-apres-2014.N178846" \t "_blank" la date de sa mise en service ne cesse d’être repoussée. Sans compter  HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/article/epr-finlandais-areva-rejette-la-responsabilite-du-nouveau-retard-sur-tvo.N178876" \t "_blank" sur les discordes entre le français et son client finlandais, TVO.
Un autre EPR est en construction en France, à Flamanville. Là aussi,  HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/article/l-epr-de-flamanville-n-entrera-en-service-qu-en-2016.N156031" \t "_blank" les travaux prennent plus de temps que prévu, ce qui n’est pas pour redorer  HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/article/ou-en-sont-les-epr-d-areva.N178903" \t "_blank" l’image du réacteur d’Areva. En revanche,  HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/article/a-taishan-la-construction-de-l-epr-franchit-une-etape-cruciale.N175904" \t "_blank" le calendrier semble tenu à Taishan, en Chine.  Le premier réacteur pourrait être mis en service dès la fin 2013.
Par ailleurs, Areva a également développé conjointement avec le japonais  HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/mitsubishi/" \o "Mitsubishi : Actus et news du constructeur d'engins tout terrain Mitsubishi" \t "" Mitsubishi Heavy Industry un réacteur de 3e génération de moyenne puissance, l'Atmea1, qui vient d'être préqualifié pour participer au prochain appel d'offres pour la construction d'une nouvelle centrale en Argentine, et est également en lice pour  HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/article/le-reacteur-atmea-d-areva-bien-place-en-jordanie.N173782" \t "_blank" le futur programme nucléaire jordanien.

CAOUTCHOUC
Michelin réduit son objectif de volume 2012 27/07 Reuters
L'équipementier automobile attend désormais une baisse de 3% à 5% des volumes annuels. Dans un marché incertain, il a réussi à enregistrer un bond de 37 % de son bénéfice net, à 915 millions d'euros.
Le fabricant français de pneumatiques Michelin a revu vendredi à la baisse son objectif de ventes en volume pour 2012, après des résultats financiers largement supérieurs aux attentes au premier semestre.
Le groupe a confirmé son objectif de résultat opérationnel avant exceptionnels en « nette hausse » mais « après la baisse des marchés au premier semestre, les volumes annuels sont désormais attendus en retrait de 3% à 5% », selon un communiqué. Michelin pointe en particulier les incertitudes sur les marchés européens, déjà en recul sur les six premiers mois de l'année.
Cependant, « cette évolution devrait être compensée, notamment, par des coûts de matières premières plus favorables et des effets parités positifs », et le groupe a confirmé qu'il pensait générer un flux de trésorerie libre positif sur l'exercice.
Résultats nettement supérieurs aux attentes
Au premier semestre, le groupe a publié un bénéfice net en hausse de 37% à 915 millions d'euros pour un chiffre d'affaires en croissance de 6% à 10,7 milliards d'euros, grâce notamment aux hausses de prix qu'il a pu faire passer à ses clients.
Ces résultats sont nettement supérieurs aux attentes du marché, qui tablait selon le consensus recueilli par Dow Jones Newswires sur une hausse de 4,5% du chiffre d'affaires et de 19% du bénéfice net.
Le groupe a pu nettement augmenter sa rentabilité dans tous ses segments d'activité. La marge opérationnelle du groupe, avant éléments non récurrents, progresse ainsi de 2,7 points à 12,3%. Michelin a notamment profité des hausses de prix passées au clients « pour leur majeure partie en 2011 » et qui continuent de produire leur effet sur le chiffre d'affaires, à hauteur de plus de 900 millions d'euros sur les six premiers mois.
A l'inverse, les volumes ont reculé de 8,3%, reflétant « principalement le contexte de marchés faibles, notamment sur les marchés matures d'Europe et d'Amérique du Nord ». Enfin, le groupe a pu « limiter » l'effet négatif du prix des matières premières sur ses comptes.

Chimie
Grasse investit 13,3 millions d'euros pour aménager son pôle Arômagrasse le 23 juillet 2012 UN
 INCLUDEPICTURE "http://www.usinenouvelle.com/mediatheque/1/8/3/000153381_5.jpg" \* MERGEFORMATINET  Dans les Alpes-Maritimes, le pôle Arômagrasse accueille cette année, ses premières entreprises spécialisées dans la fabrication de parfums.
La communauté de communes Pôle Azur Provence (PAP), dans les Alpes-Maritimes a investi 13,3 millions d'euros dans l’achat des terrains et bâtiments, dont l'aménagement est en cours. Cet investissement s'inscrit dans la suite logique de l'acquisition en  2006, de l’ancien site industriel de matières premières aromatiques, abandonné par Symrise (62 000 mètres carrés, 8 hectares).
Le site, désormais baptisé "Arômagrasse", est loué à des entreprises de la filière des arômes et parfums à la recherche d’espace pour développer leurs activités et accueille déjà ses premières entreprises. Ce pôle répond à une forte demande dans un territoire au foncier très contraint.
Six entreprises ont déjà signé le compromis de vente. Parmi elles, Bougie et Senteur et SIS (société spécialisée dans la rénovation d’usines aromatiques), une PME sortie du Centre de promotions des entreprises de Grasse (Alpes-Maritimes). Elle emploie aujourd’hui une quinzaine de salariés.
Selectarôme, qui fabrique des arômes alimentaires, est aujourd’hui installée à Cannes-La Bocca (Alpes-Maritimes), sur un terrain qui permettra à la PME familiale de 11 personnes, de construire des nouvelles installations et de se développer. D’autres viennent de l’extérieur comme  Lydeha (fabrication de parfums en région lyonnaise) ou Quimdis (produits aromatiques, région parisienne).  
Arômagrasse pourrait également proposer un hôtel d’entreprises avec laboratoires, qui aura vocation à accueillir les entreprises sorties de la pépinière Innovagrasse. Le pôle pourrait aussi, à terme, héberger des activités de services liées au secteur des arômes et parfums.

Air Liquide implante une nouvelle usine d'hydrogène en Chine le 23 juillet 2012 UN
Le site de Liaoyang permettra l'approvisionnement en hydrogène d'une société fabriquant de l'élasthanne.
 HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/air-liquide/" \o "Informations et actualités de l'entreprise - Usine Nouvelle" \t "" Air Liquide poursuit son développement en  HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/chine/" \o "Info et actu économique et industrielle en Chine" \t "" Chine. Le fabricant français de gaz industriels et médicaux Air Liquide a lancé la construction d'une unité d'hydrogène à Liaoyang, dans le nord-est de la Chine. Cette nouvelle usine va constituer la troisième plus importante exploitée par le groupe dans le pays, a-t-il indiqué le 23 juillet dans un communiqué.
Cet investissement, dont le montant n'est pas connu, servira à l'approvisionnement en hydrogène d'une usine de cyclohexanone (l'un des composants du nylon) de la société chinoise Zhejiang Huafon Spandex, fabricant d'élasthanne.
L'usine qui démarrera sa production fin 2013, fournira 13 000 m3/heure d'hydrogène, ainsi que de la vapeur.
Air Liquide exploite aujourd'hui environ 60 unités de production en Chine, comptant 4 000 collaborateurs, indique le groupe.
DuPont reste prudent pour 2012 le 24 juillet 2012,UN
Le géant américain des produits chimiques, des semences hybrides et des fibres, a annoncé mardi 24 juillet  que son bénéfice 2012 se situerait dans le bas de la fourchette évoquée jusqu'à présent en raison des incertitudes pesant sur l'économie mondiale.
Cette nouvelle prévision d'un bénéfice par action (BPA) annuel situé dans la "partie inférieure" d'une fourchette de 4,20 à 4,40 dollars a été annoncée en même temps que des résultats trimestriels en baisse sur un an mais supérieurs au consensus.
Les analystes financiers prévoyaient jusqu'à présent un bénéfice par action annuel de 4,25 dollars; la nouvelle prévision signifie donc que DuPont pourrait décevoir les attentes cette année.
La directrice générale de DuPont, Ellen Kullman, s'est efforcée de rassurer les investisseurs. "Nos équipes continuent de réaliser de bonnes performances dans un environnement dynamique", a-t-elle dit.
Au deuxième trimestre, DuPont a réalisé un bénéfice net de 1,18 milliard de dollars, soit 1,25 dollar par action, en baisse par rapport à celui de 1,22 milliard (1,29 dollar/action) affiché un an plus tôt sur la même période.
Hors éléments exceptionnels, le BPA trimestriel a toutefois atteint 1,48 dollar, soit deux cents de plus que le consensus  HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/thomson/" \o "Thomson : Actus économique et industrielle de l'entreprise - Usine Nouvelle" \t "" Thomson Reuters I/B/E/S.
Le chiffre d'affaires a progressé de 8% à 11,28 milliards de dollars; le consensus le donnait à 11,27 milliards.
VOLUMES EN BAISSE, PRIX EN HAUSSE
Par rapport au deuxième trimestre 2011, les ventes ont reculé dans l'ensemble des activités du groupe en dehors de celles liées au secteur alimentaire.
Dans les produits chimiques de performance, les volumes ont chuté de 10%, principalement en raison du ralentissement de la demande de dioxyde de titane, un composant clé des peintures.
Une hausse de 9% des prix de vente a toutefois permis de compenser en partie le recul des volumes.
DuPont est le premier producteur mondial de dioxyde de titane, un pigment utilisé pour accentuer la blancheur des peintures et d'autres revêtements.
Au début du mois, le groupe australien Iluka Resources, qui exploite des gisements de titane, avait annoncé que la baisse de la demande et l'augmentation des stocks affectaient la production. Ses déclarations avaient fait baisser son cours de Bourse et celui de DuPont comme ceux d'autres acteurs du secteur comme Tronox ou Huntsman.
Pour tenter de rassurer les investisseurs, DuPont avait publié le 10 juillet un communiqué expliquant que la demande de dioxyde de titane au second semestre devrait dépasser les prévisions d'Iluka.
Mardi, le groupe a reconnu observer une "faiblesse continue" de la demande pour ce composant, particulièrement en Asie et en Europe.


L'Oréal ignore (presque) la crise latribune.fr | 26/07/2012
Le numéro un mondial des produits cosmétiques échappe aux contre-performances de ses pairs. Il limite le ralentissement de ses ventes. A contrario d'un Procter & Gamble
L' Oréal a fait état jeudi d'un ralentissement limité de sa croissance au deuxième trimestre. Le recul des activités en Europe, le fléchissement dans les marchés émergents sont partiellement compensés par le dynamisme de l'Amérique du Nord. Le chiffre d'affaires du groupe propriétaire de L'Oréal Paris, Garnier, Lancôme ou YSL Beauté a progressé de 11,6%, pour atteindre 5,57 milliards d'euros à fin juin. La croissance organique fléchit à 5,7% par rapport aux 6,4% du premier trimestre, qui avait marqué une nette accélération après les 5,1% du quatrième trimestre 2011. Sur l'ensemble du premier semestre 2012, la croissance organique ressort à 6,0%, le chiffre d'affaires en données publiées s'établissant à 11,2 milliards d'euros, soit une progression de 10,5% en données publiées par rapport à la période correspondante de 2011.
+8,1% pour les marques de luxe
Le géant mondial des cosmétiques avait enregistré une nette progression de ses ventes au premier trimestre, portées par une forte accélération des produits de luxe, une solide dynamique aux Etats-Unis comme dans les pays émergents et un redressement en Europe. Le PDG de L' Oréal Jean-Paul Agon s'est dit confiant dans "la capacité du groupe à surperformer le marché en 2012, et à réaliser une nouvelle année de croissance solide du chiffre d'affaires et des résultats".
La croissance de la division de produits de luxe (Lancôme, Armani, Kiehl's, YSL Beauté) est ressortie à 8,7% à données comparables (contre 12,2% au premier trimestre), tandis que celle des produits grand public (L' Oréal Paris, Garnier, Maybeline), première division du groupe, a atteint 4,2% (contre 5,1% au premier trimestre).Les ventes des produits vendus aux professionnels de la coiffure ont progressé de 2,7% (contre 3,1%).
Le dynamisme de l'Amérique du Nord où la croissance organique a accéléré à 7,9% (6,6% au 1er trimestre) n'a pas totalement compensé le repli de 0,1% enregistré en Europe de l'Ouest et le tassement dans les pays émergents. Leur croissance est ramenée à 9,1% après 11,2% au premier trimestre.

Pétrole
Le chinois Cnooc acquiert le canadien Nexen pour 15,1 milliards de dollars 23/07 Les échos
Le groupe pétrolier et gazier chinois Cnooc réalise la plus grosse acquisition chinoise à l'étranger, d'un montant de 15,1 milliards de dollars.
Reuters
Le groupe pétrolier et gazier chinois Cnooc va acquérir le canadien Nexen pour 15,1 milliards de dollars, ont annoncé lundi les deux groupes  HYPERLINK "http://www.cnoocltd.com/encnoocltd/tzzgx/gonggao/2012/images/2012723982.pdf" \t "_blank" dans un communiqué commun.Avec cette opération, Cnooc réalise la plus grosse acquisition chinoise à l'étranger. Ce montant, qui représente un prix de 27,50 dollars par action Nexen, offre une prime de 61% par rapport au cours de clôture du titre vendredi, ont souligné les deux sociétés. L'accord est soumis à l'aval des diverses autorités réglementaires et de la concurrence.
Cette acquisition « renforce les positions de Cnooc au Canada, au Nigeria et dans le Golfe du Mexique, lui donnera une présence significative dans la mer du Nord britannique et diversifie sa base de croissance », a estimé le groupe chinois, qui financera l'opération à la fois par sa trésorerie et par endettement externe. Cnooc a ajouté avoir l'intention de conserver l'équipe de direction et les salariés de Nexen, et de renforcer les investissements sur les actifs du groupe canadien. Cnooc établira à Calgary (Canada) son siège pour l'Amérique du nord et l'Amérique centrale. Le conseil d'administration de Nexen s'est prononcé en faveur de l'opération, et recommande à ses actionnaires d'en faire de même. Les deux sociétés prévoient de finaliser la transaction au cours du quatrième trimestre 2012
Faire progresser la production de 2,7% cette année
La China National Offshore Oil Corporation (Cnooc), troisième compagnie pétrolière chinoise derrière China Petroleum et PetroChina -et première en offshore -veut faire progresser sa production de 2,7% cette année. Pour servir cet objectif, le groupe compte ouvrir de nouveaux champs d'hydrocarbures sur son territoire et procéder à quelques acquisitions à l'international. En 2005, Cnooc avait échoué à racheter un autre grand producteur Nord-américain de pétrole et de gaz, l'américain Unocal, sur fond de bataille politique et stratégique.
La production de Nexen s'établissait en moyenne à 207.000 barils équivalent pétrole par jour (après royalties) au deuxième trimestre 2012. A fin 2011, ses réserves prouvées atteignaient 900 millions de barils équivalent pétrole et ses réserves probables, 1,12 milliards.
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Petroplus : deux repreneurs potentiels pour Petit-Couronne le 24.07.2012
Deux groupes sont en lice pour la reprise de la raffinerie de Petroplus à Petit-Couronne (Seine-Maritime). Selon des sources syndicales, il s'agit de Net Oil et Alafandi Petroleum Group (APG),  HYPERLINK "http://haute-normandie.france3.fr/info/petroplus-2-repreneurs-net-oil-et-apg-en-lice-74980680.html" \t "_blank" selon France 3 Haute-Normandie. Le tribunal de commerce de Rouen doit se prononcer ce mardi  dans l'après-midi sur la reprise de ce site qui emploie 550 salariés et qui fut  HYPERLINK "http://www.leparisien.fr/election-presidentielle-2012/sarkozy-a-petroplus-hollande-chez-arcelormittal-nouveau-duel-a-distance-24-02-2012-1876052.php" \t "_blank" un  des enjeux de la campagne présidentielle.  HYPERLINK "http://www.leparisien.fr/rouen-76000/petroplus-inquietudes-sur-l-avenir-du-site-de-petit-couronne-12-01-2012-1807934.php" \t "_blank" Les difficultés financières du groupe suisse Petroplus avaient entraîné HYPERLINK "http://www.leparisien.fr/rouen-76000/petroplus-arret-de-la-raffinerie-de-petit-couronne-a-partir-de-lundi-30-12-2011-1789714.php" \t "_blank"  l'arrêt du site début janvier.
La raffinerie avait repris du service en juin, HYPERLINK "http://www.leparisien.fr/rouen-76000/petroplus-redemarrage-le-14-juin-pour-un-contrat-ponctuel-avec-shell-31-05-2012-2026992.php" \t "_blank"  pour un contrat ponctuel avec Shell, l'ancien propriétaire du site. Selon France 3, les syndicats sont plutôt satisfaits de ces offres, où la totalité des salariés serait reprise. «Le comité d’entreprise a examiné les offres de reprise et les a estimées pertinentes et recevables», a déclaré Nicolas Vincent, délégué CGT «Au regard de cela les salariés de la raffinerie ne comprendraient pas que le tribunal n’en retienne pas une», a-t-il poursuivi. Mais,  HYPERLINK "http://www.europe1.fr/Economie/Deux-offres-de-reprise-pour-Petroplus-1179871/" \t "_blank" selon Europe 1, les administrateurs judiciaires trouvent les offres des repreneurs  pas suffisamment crédibles. L'un des deux aurait été par ailleurs condamné par le passé. Une centaine de personnes attendent ce mardi après-midi la décision devant tribunal de commerce de Rouen.
Rosneft discute du rachat des 50% de BP dans TNK 24/07 | Reuters
Le groupe pétrolier Rosneft, contrôlé par l'Etat russe, a annoncé mardi qu'il était en discussions en vue de racheter la participation de 50% que BP détient dans TNK-BP, troisième entreprise du secteur en Russie. Cité par l'agence de presse russe RIA, un responsable gouvernemental a souligné que tout accord entre Rosneft et BP devrait avoir l'aval de Moscou. Le géant britannique a dit la semaine dernière qu'il entamerait des négociations avec le consortium Alfa Access-Renova (AAR) dans le but d'un rachat de tout ou partie de sa participation de 50% dans TNK-BP. Ce consortium d'hommes d'affaires russes a informé BP de son intention de négocier avec lui sa participation dans la coentreprise. BP avait souligné à ce moment-là qu'il pouvait poursuivre des discussions avec d'autres parties. Créé il y a 10 ans pour exploiter les réserves pétrolières de la Russie, TNK-BP est estimé à quelque 60 milliards de dollars (50 milliards d'euros). En se portant candidat aux 50% de BP dans la société, le nouveau président de Rosneft Igor Setchine, ancien vice-Premier ministre de Russie, montre sa détermination à faire du champion national un acteur de taille mondiale. "Rosneft a montré qu'il avait l'expérience de la gestion d'actifs importants et estime que le possible rachat de la part de BP dans TNK-BP est une proposition commerciale intéressante", déclare-t-il dans un communiqué. "Cette acquisition potentielle compléterait le portefeuille existant de Rosneft et créerait de la valeur pour tous les actionnaires."
Plasturgie
Faurecia conclut le rachat de deux usines de Sora Composites le 23 juillet 2012, UN
L’équipementier français gagne de nouvelles compétences dans les composites en reprenant deux unités de Sora Composites. Ce dernier est parvenu à un accord avec ses financiers et ses clients, mais son usine de Pouancé (Maine-et-Loire) sera fermée.
 HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/faurecia/" \o "Faurecia : Informations et Actualités sur l'entreprise - Usine Nouvelle" \t "" Faurecia entérine l’acquisition des activités automobiles du groupe mayennais Sora Composites. Les deux usines concernées sont les usines Sotira 41 de Theillay (Loir-et-Cher) et Sotira 35 à Saint-Méloir des Ondes (Ille-et-Vilaine). Le siège opérationnel est basé à Changé (Mayenne). Ces unités réalisent un chiffre d’affaires d'environ 70 millions d'euros avec 500 personnes. Elles produisent des pièces de carrosserie et des pièces de structure pour des constructeurs automobiles généralistes ( HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/renault/" \o "Actualités du constructeur automobile français Renault" \t "" Renault et  HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/psa/" \o "Actualités et news du constructeur automobile PSA" \t "" PSA  HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/peugeot/" \o "Actualités du constructeur automobile français Peugeot" \t "" Peugeot  HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/citroen/" \o "News et actualités du constructeur automobile français Citroën" \t "" Citroën) et « premium » (Aston Martin,  HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/audi/" \o "Actualités du constructeur d'automobiles premium allemand - Usine Nouvelle" \t "" Audi, Lotus et McLaren Automotive).
Faurecia décrit là une étape importante dans son développement dans les plastiques composites, "technologie qui va connaître une forte croissance dans les années à venir", indique le groupe. "Le renforcement des normes environnementales implique un fort allègement des véhicules et appelle à la généralisation de nouveaux matériaux permettant de réduire leur poids."
L’objectif de Faurecia est de porter ces matériaux innovants vers la production de pièces automobiles de grande série. A cette fin, le groupe a mis en place des partenariats de R&D avec le Fraunhofer Institut de Karlsruhe, le Centre d'études sur les matériaux composites avancés pour les transports (Cemcat), l’école d’ingénieurs Estaca, à Laval et l’école Centrale de Nantes (chaire de composites).
Cette acquisition est possible depuis l'homologation, le 20 juillet, de l'accord de conciliation proposé par Sora Composites, par les tribunaux de commerce de Laval et d’Angers. Ce plan a été conclu au terme de sept mois de négociations réunissant le conciliateur, Régis Valliot, Faurecia, les banques, des clients (dont PSA et Renault) et le Fonds de modernisation des équipementiers automobiles qui avait investi 9 millions d'euros au capital de Sora Composites en septembre 2009.
Selon des sources internes, ce plan a été possible au prix d'abandons de créances et d'une revalorisation des prix (12 à 16 % selon les constructeurs). Les protagonistes ont également accepté le principe de primes de départ supra-légales pour les salariés du site de Pouancé, dans le Maine-et-Loire (204 salariés), qui doit être fermé cette année.
Précédemment, le groupe avait cédé son usine de Chambéry (Savoie) au groupe ardéchois Mecelec. SPPP, la filiale peinture de Sora Composites qui comprend 210 salariés à Saint-Berthevin (Mayenne) et sa filiale slovaque doivent être reprises par Jean-Romain Py, fils de Jean Py, le PDG actuel du groupe.
La famille conserve le site de Meslay-de-Maine (185 salariés) en Mayenne, lequel se recentre sur les activités non-automobile du groupe (camion, machinisme agricole). En interne, on s'inquiète cependant de voir ce site tourner à 50 % de son activité habituelle.
Bericap révisite sa stratégie industrielle le 23 juillet 2012
 INCLUDEPICTURE "http://www.usinenouvelle.com/mediatheque/9/9/3/000153399_5.jpg" \* MERGEFORMATINET  La filiale française du bouchonnier allemand revoit sa stratégie productive en utilisant mieux son outil industriel. Un atelier test, sous forme d’îlot, est en cours d’installation sur son site de Longvic (Côte-d’Or).
Après avoir injecté ces dernières années plusieurs dizaines de millions d’euros sur son site de Longvic (Côte-d’Or), Bericap France, fabricant de bouchons pour le secteur agroalimentaire, fait une pause pour se désendetter. "Nous entendons dorénavant mieux utiliser notre parc industriel et permettre à nos collaborateurs d’augmenter leur niveau de compétence et de responsabilité", explique Philippe Pellerin, co-gérant de l’entreprise.
Une enveloppe de 4 à 5 millions d’investissement sur 2012-2013 est toutefois prévue pour acquérir de nouvelles presses à injecter, des équipements périphériques de parachèvement et des moules. Mais l’industriel porte ses principaux efforts sur une refonte progressive de son organisation.
Un atelier conçu en forme d’îlot et dédié à une fabrication spécifique est en cours d’installation. Il servira de test à l’ensemble de l’unité pour réadapter les process à ses quatre-vingts familles de bouchons produites sur place.
Numéro deux mondial et numéro un européen
L’entreprise (80 millions d’euros de chiffre d’affaires, 250 salariés avec une autre usine à Vittel, dans les Vosges, doit en effet améliorer sa performance. Sa clientèle exigeante, composée de grands groupes embouteilleurs et de façonniers, l’y contraint. "Nous devons sans cesse alléger le poids des bouchons, tout apportant des fonctionnalités toujours plus innovantes, avec le souci constant de préserver nos marges", argumente le dirigeant.
Bericap France est filiale du groupe allemand éponyme dirigé par la famille Kraütkramer. Ce groupe exploite 22 usines dans le monde, emploie 2600 salariés et réalise 600 millions d’euros de chiffre d’affaires. Il développe un savoir-faire très large en tant que bouchonnier qui répond aussi bien aux besoins de l’agroalimentaire, du médical, qu’aux secteurs des lubrifiants et des produits phytosanitaires. Ce qui le place en tête des fabricants européens et à la second place mondiale
Faurecia : le déclin du marché européen pèse sur les marges le 24/07/201
La filiale de Peugeot spécialisée dans les équipements d’automobiles relève sa prévision de chiffre d’affaires, mais la marge opérationnelle sera inférieure aux ambitions initiales de la direction.
Après avoir déjà cédé 4 % lundi, l’action Faurecia subit une nouvelle correction après la révision à la baisse de l’objectif de marge pour 2012.
L’équipementier a fait état d’un premier semestre dynamique en dehors d’Europe, avec une croissance organique de 21,8 % des ventes en Amérique du Nord et de 16,9 % en Asie, permettant d’afficher une progression globale du chiffre d’affaires semestriel de 7,5 % (+3,8 % en organique) à 8,765 milliards d’euros. Cependant, l’Europe patine, Faurecia y a vu ses ventes se contracter de 5,2 %, ce qui a affecté la marge opérationnelle. Dans une moindre mesure, la situation en Amérique du sud a aussi pesé sur fond d’inflation des salaires, de fluctuation des devises et des charges liées aux nouvelles implantations.
Au bout du compte, la marge opérationnelle du semestre a diminué de pratiquement 11 % à 303 millions d’euros et le bénéfice net, après 42,7 millions d’euros de charges de restructuration destinées à adapter l’outil de production européen, a reculé de 35 % à 120 millions d’euros.
Sur l’ensemble de l’exercice, Faurecia n’attend plus qu’une marge opérationnelle de 560 à 610 millions d’euros (contre une fourchette de 610 à 670 millions attendue jusqu’ici) alors même que le chiffre d’affaires devrait dépasser 17 milliards d’euros, contre une fourchette de 16,3 à 16,7 milliards visée précédemment.
Textile cuir et Peaux
Le célèbre « fil au chinois » est toujours fabriqué à Marcq en Baroeul et Bondues. La Voix du Nord 25.7.2012

Utilisé par les couturières depuis 1847, le fil chinois existe toujours. Les frères Toulemonde l’ont sauvé lorsqu’ils ont repris le savoir faire des établissements Vrau liquidés en 2007. Les machines à l’origine Lilloises et une partie du personnel ont rejoint les ateliers marcquois de la rue Brossolette, plus connu dans la ville et dans l’industrie textile sous le nom de Marfil.

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Verre
L'usine française des verres Krys JDN 26-7-12
 HYPERLINK "http://www.journaldunet.com/economie/industrie/l-usine-krys/krys-pose-du-film-plastique.shtml"  INCLUDEPICTURE "http://www.journaldunet.com/economie/industrie/l-usine-krys/image/krys-verre-semi-fini-1222248.jpg" \* MERGEFORMATINET 

L'enseigne Krys est la seule à surfacer les verres distribués sous sa marque dans l'Hexagone, grâce à son usine de Bazainville, dans les Yvelines. Créée en 1999 pour permettre à la coopérative d'opticiens de s'affranchir peu à peu des grands groupes verriers internationaux, cette dernière a vu ses effectifs tripler en quelques mois  pour faire face aux conséquences des inondations en Asie du Sud Est à l'automne 2011. L'activité du partenaire thaïlandais, alors n°2 mondial, étant bloquée, l'occasion fut saisie de transférer toute la production de verres en France. Ci-dessus, l'une des 3 000 références de verres "semi-finis", toujours importés d'Asie et servant de matière première à l'usinage. Ces derniers incluent une correction de base.
 HYPERLINK "http://www.journaldunet.com/economie/industrie/l-usine-krys/krys-cagettes-sur-la-chaine-de-production.shtml"  INCLUDEPICTURE "http://www.journaldunet.com/economie/industrie/l-usine-krys/image/krys-pose-film-plastique-1222258.jpg" \* MERGEFORMATINET   HYPERLINK "http://www.journaldunet.com/economie/industrie/l-usine-krys/" Précédent
 HYPERLINK "http://www.journaldunet.com/economie/industrie/l-usine-krys/krys-cagettes-sur-la-chaine-de-production.shtml" Suivant
La face convexe du verre qui ne sera pas usinée est d'abord protégée par un film plastique. Un "gland" réalisé avec du métal fusible à basse température est positionné ensuite précisément au centre du verre. Il permettra le bon alignement de ce dernier avec les mesures prises sur le client par l'opticiens lors de la taille du verre par les machines
 HYPERLINK "http://www.journaldunet.com/economie/industrie/l-usine-krys/krys-gravure-laser.shtml"  INCLUDEPICTURE "http://www.journaldunet.com/economie/industrie/l-usine-krys/image/krys-taille-polissage-verres-1222273.jpg" \* MERGEFORMATINET  Les verres sont taillés, amincis puis polis. La taille se fait à l'aide d'une pointe de diamant selon une topographie basée sur 400 000 points différents.  Les machines sont polyvalentes et traitent les verres deux par deux pendant que des employés, appelés "régulateurs" font passer les cagettes d'une ligne à l'autre
 HYPERLINK "http://www.journaldunet.com/economie/industrie/l-usine-krys/krys-cagettes-sur-la-chaine-de-production.shtml" Précédent HYPERLINK "http://www.journaldunet.com/economie/industrie/l-usine-krys/krys-gravure-laser.shtml" Suivant
Deux tiers des verres vont passer à la gravure. Ce surfaçage numérique facilite le travail de l'opticien grâce à des repères de montage indélébiles mais invisibles en condition normale d'utilisation. Il permet également d'inscrire la marque commerciale du produit, ce qui facilite l'identification du verre dans le temps

Après avoir enlevé le plastique et le gland de maintien, les verres sont plongés dans plusieurs bains d'eau, de soude, de potasse et d'agents actifs dans un milieu fermé et protégé des poussières. La vitesse de sortie mécanique est calculée de telle manière que l'eau s'évapore en même temps qu'ils émergent, pour un séchage naturel sans trace

A l'issue du lavage, le contrôleur vérifie à la lumière projetée à travers le verre qu'il n'y ait pas de dépôts ou des rayures en surface. Cette étape permet aussi de vérifier l'état des machines de taillage : si un défaut apparaît, cela peut signifier que la pointe de diamant qui sert à la taille est usée.

 HYPERLINK "http://www.journaldunet.com/economie/industrie/l-usine-krys/krys-contra-le-visuel.shtml"  INCLUDEPICTURE "http://www.journaldunet.com/economie/industrie/l-usine-krys/image/krys-contr-le-optique-geometrique-1222300.jpg" \* MERGEFORMATINET   HYPERLINK "http://www.journaldunet.com/economie/industrie/l-usine-krys/krys-traitement-anti-rayures.shtml"  INCLUDEPICTURE "http://www.journaldunet.com/economie/industrie/l-usine-krys/image/krys-contra-le-visuel-1222305.jpg" \* MERGEFORMATINET 
Les verres sont ensuite analysés en milieu fermé pour vérifier leur dimension, leur puissance ou leur progression. 4% des verres sont rejetés à l'issue de l'ensemble des tests effectués aux différentes étapes de fabrication

La tolérance des robots étant excessivement faible, un contrôle visuel permet de remettre dans la chaîne certains verres rejetés par les machines. A l'issue de cette étape, les verres sont soit expédiés soit envoyés dans les ateliers pour une coloration, un traitement anti rayures ou/et anti reflet
Les traitements de surface sont effectués en salle "blanche" c'est-à-dire en environnement protégé en termes d'hygrométrie, de température et de poussière. Un premier opérateur trie les verres par indices de correction et traitement (anti reflect, anti rayure...) avant de les disposer dans des grilles pour un passage dans les différents bains
Après un rapide bain d'acétone, les verres sont plongés dans le vernis. La vitesse de trempe déterminera l'épaisseur du vernis appliqué. Pour un séchage précis et rapide, les verres sont préchauffés quatre minutes au four avant de subir encore un rapide contrôle visuel
Faites cuire 1 à 3 heures au four à haute température
Le vernis est fixé par polymérisation dans une étuve. Il redescend doucement à température ambiante avant de passer à l'étape suivante

Un nouveau contrôle avant mise en pochette. Les verres passent à travers une petite dizaine de contrôles en tout à travers toute la chaîne de production

Une coloration à base de cinq teintes. La coloration se fait par trempage dans des bains de pigments chauffés pour dilater les pores des verres. Le temps d'immersion détermine l'intensité de la teinte L'œil reste le meilleur comparateur.Des étalons de différentes intensités permettent à l'opérateur de contrôler la teinte obtenue. Ce dernier peut ajuster ensuite la couleur souhaitée en retrempant rapidement les verres dans les bains de couleur

Le traitement anti reflet (le plus high-tech) se fait sous vide à l'aide d'un canon à électrons. Ce type de machine vaut 600 000 euros. Krys en possède trois. Les verres sont montés pour cela sur des "secteurs" qui permettent de traiter 135 surfaces de verres à la fois. Sept à huit couches d'une épaisseur nanométrique

Saint-Gobain veut économiser 750 millions d'euros le 27 juillet 2012 Reuters
Le groupe a annoncé vouloir lancé un plan d'économie, jeudi 26 juillet.
Saint-Gobain a annoncé jeudi soir un nouveau plan d'action visant à économiser 750 millions d'euros en année pleine pour faire face à la dégradation de la conjoncture, et anticipe une nouvelle baisse de son résultat opérationnelle au second semestre après celle des six premiers mois de l'année.
Le numéro un mondial de la production, transformation et distribution de matériaux de construction compte économiser 150 millions d'euros sur les achats, 120 millions d'euros sur les frais généraux et le reste - 480 millions d'euros - en jouant sur la rentabilité opérationnelle.
Ce nouveau programme d'économies de coûts mis en oeuvre par le groupe, qui doit lui permettre de gagner 500 millions d'euros dès cette année par rapport 2011, restera principalement ciblé sur l'Europe.
"Il n'y a pas de fermetures significatives de sites en France actuellement", a déclaré lors d'une conférence téléphonique Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain, groupe qui emploie environ 195.000 personnes dans le monde, dont près de 50.000 en France.
"Il y a un certain nombre de pays où nous continuerons de nous adapter, et nous continuerons de le faire au fur et à mesure en fonction de l'évolution de la conjoncture dans les différents pays", a-t-il précisé.
Le groupe prévoit également de réduire ses investissements industriels et financiers de respectivement 200 millions d'euros et 350 millions d'euros au second semestre par rapport à la même période en 2011.
SEMESTRE INFÉRIEUR AUX ATTENTES
Dans ce contexte, le groupe, qui a suspendu ses nouveaux projets d'acquisition, anticipe pour 2012 une hausse mesurée de ses prix de vente et une baisse contenue de ses volumes.
En début d'année, Saint-Gobain visait pour cette année une croissance inférieure aux 5% de 2011 et une bonne résistance de son résultat d'exploitation et de sa rentabilité.
Le résultat d'exploitation du second semestre devrait accuser une baisse "modérée" par rapport à celui des six premiers mois de l'année, ressorti à 1,51 milliard d'euros (-12,1% par rapport à l'an dernier).
Le chiffre d'affaires s'établit à 21,59 milliards d'euros à fin juin (+3,4%) malgré une baisse de 6% dans l'activité Vitrage, plombée notamment par le recul de la production automobile en Europe occidentale, l'effondrement du marché du solaire, et le renchérissement des matières premières et de l'énergie.
Les analystes interrogés par  HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/thomson/" \o "Thomson : Actus économique et industrielle de l'entreprise - Usine Nouvelle" \t "" Thomson Reuters I/B/E/S tablaient sur un chiffre d'affaires de 21,66 milliards d'euros et un résultat d'exploitation de 1,54 milliard.
En Bourse, l'action a terminé à 27,475 euros (+4,43%) avant la publication du groupe valorisé à 14,59 milliards d'euros.
Depuis le début de l'année, le titre perd 7,4%, contre une hausse de 1,5% pour l'indice CAC 40, en raison des inquiétudes des investisseurs entourant la visibilité du groupe dans un contexte de morosité économique.

Réalisée par Michel DECAYEUX pour le compte de la Fédéchimie FO










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