Synthèse du stage (.doc) - Site Disciplinaire EPS Créteil - Académie ...
12 mars 2007 ... 2 heures de cours + 1 heure de TD ... Faut-il corriger cette répartition ? ....
Madame Ravel est secrétaire de direction dans une entreprise et ...
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Synthèse de stage
Intégration en EPS des élèves
en situation de handicap
Volume III
C.M.P.A de Neufmoutiers en Brie
10 et 11 mars 2008
Responsable opérationnel : Patrick DUMONT
Inspection Académique 77
ÉDITO
La loi dorientation de 1975 nayant eu que peu deffet sur les pratiques enseignantes, la nouvelle loi du 11 février 2005, en occultant dans sa partie éducative la notion dintégration pour la remplacer par celle de scolarisation, plus globalisante, semble vouloir effacer trente ans de pâles avancées (1).
Les enjeux sont considérables car relayés par une volonté nationale de donner aux personnes en situation de handicap toutes leurs chances de vivre en citoyens cultivés, actifs et pleinement reconnus.
Cette reconnaissance citoyenne saccompagne dans son acception politique de moyens considérables tant en terme de structures que de ressources humaines. Elle suppose que tout un chacun concrétise par des actes quotidiens cette volonté daccepter toutes les différences.
Nous avons pris pour notre part, sur lAcadémie de Créteil, le parti den faire un enjeu de formation continuée. Pour la quatrième année consécutive un stage de deux jours, inscrit au Plan Académique de Formation, accueille de plus en plus de stagiaires, enseignants en Education Physique et Sportive mais aussi Auxiliaires de Vie Scolaire. Le nombre dinscrits volontaires ne cesse de croître de sorte que pour la session 2008 nous avons enregistré la présence de 70 personnes. Cet engouement témoigne certes de lintérêt grandissant porté aux élèves atteints de handicap mais révèle conjointement un malaise perceptible lors de cette formation. Il ressort en effet souvent un sentiment dimpuissance au regard de la prise en charge de cette population en souffrance. Porté par une conscience professionnelle unanime, ce sentiment peut même aller jusquà la frustration de ne pouvoir offrir plus et mieux faute de moyen ou de connaissance. Cette frustration, premier pas vers des conduites dépressives (2), doit trouver une réponse concrète, argumentée, immédiate.
Tous comme les années précédentes, nous avons fait le choix darticuler cette formation autour de ce constat et dapporter aux stagiaires des solutions à partir dexpériences vécues et à vivre mais aussi dapports théoriques tant médicaux que juridiques et pédagogiques.
Nous avons en préambule fixé les conditions dune scolarisation réussie pour les élèves en situation de handicap. Il nous a semblé en effet que lobjectif dautonomie contenu dans les programmes disciplinaires prend une résonance toute particulière lorsque lon sadresse à un corps meurtri porteur dune déficience souvent précurseur de rupture sociale.
Rendre autonome un élève en situation de handicap cest avant tout lui (re)donner un pouvoir dagir sur son environnement, un pouvoir de communication avec son entourage et enfin un pouvoir de discernement et de jugement. Cest dans cette perspective que lenseignant doit concevoir ses interventions nécessairement hautement différenciées. Le plan de compensation inscrit dans la loi du 11 février 2005 est en ce sens un outil indispensable à la prise en compte des handicaps dans leurs singularités.
Cette conception ne doit pour autant pas exclure du champ des apprentissages tous les contenus et compétences décrites par le législateur. Un élèves atteint dune déficience limitatrice de mouvement ne doit pas vivre lEPS de lextérieur voir sen exclure.
Une scolarisation réussie en EPS ne peut se concevoir sans apprentissages moteurs et sans lacquisition dhabiletés motrices. Cest à cette seule condition que tous les élèves, sans exclusion, pourront sintégrer et se servir de leur corps comme facteur de lien social.
Pour aider les enseignants dans cette tâche ambitieuse, nous avons tenté de proposer une démarche globalisante sappuyant tout à la fois sur les caractéristiques physiologiques et psychologiques des différentes typologies de handicap mais aussi sur les grandes théories concernant les apprentissages pour formuler des propositions de mise en uvre didactique.
Cette réflexion nous a conduit à proposer quatre niveaux dintégration à partir de quatre modalités de groupement.
Chaque niveau permet denvisager des modes de guidage particuliers mais aussi des tâches différenciées en fonction des différentes pathologies, motrices, sensorielles, cognitives et du taux dinvalidité associé.
La problématique de lévaluation a été abordée superficiellement cest la raison pour laquelle nous avons joints à ce compte rendu de stage le document proposé lors de la session 2007 qui faisait état dune adaptation en 4 niveaux de lévaluation aux épreuves du baccalauréat en EPS. (3).
Le compte rendu du stage « volume 3 » ne reprend pas les différentes interventions des sessions précédentes qui restent contenues dans les volumes 1 et 2. Cest le cas notamment de celle de Maître Lafontaine traitant du volet juridique et de celle de Monsieur lInspecteur dAcadémie de Seine et Marne sur son analyse de la loi du 11 février 2005.
Nous tenons à remercier chaleureusement tous les acteurs de ce stage pour la qualité de leurs interventions et leur extrême disponibilité.
Nous vous souhaitons une bonne lecture.
Patrick DUMONT
(1) « Les enjeux de la scolarisation des élèves en situation de handicap : contraintes et perspectives » Article paru dans la revue RELIANCE n° Edition ERES. Auteur Patrick DUMONT
(2) lire larticle dans compte rendu stage vol. 3 du Docteur THIBERGE Sylvain.
(3) Voir le diaporama intitulé « proposition de modélisation en EPS » dans compte rendu
Vol. 3Synthèse de stage « Intégration en EPS des élèves en situation de handicap »
Volume III
CMPA de NEUFMOUTIERS EN BRIE
Responsable opérationnel : Patrick DUMONT Inspection Académique de Seine et Marne
Première partie :
LES ENJEUX DE L INTEGRATION
Thème n°1 : Proposition de modélisation pour la scolarisation des élèves en situation p. 7
de handicap
Patrick DUMONT, IA 77
Thème n°2 : Descriptif médical des principaux handicaps p. 17
Docteur LIABEUF Bernadette. IA 77
Thème n°3 : Adaptations possibles en EPS. Difficultés pratiques liées au handicap, p. 22
aspect fonctionnel
Rappel des pathologies courantes et bénéfices de la pratique sportive.
Docteur ERBENOVA. C M P A
Thème n°4 : Représentations des élèves en situation de handicap p. 25
Docteur THIBERGE Sylvain. Psychiatre Psychanalyste
Débat en présence des médecins.
Thème n°5 : Les formations spécialisées : CAPA-SH, 2 CA-SH p. 29
Melle LENTZ Stéphanie. Professeur EPS. Hôpital psychiatrique de
la Fondation Vallée. Gentilly
M. SIRE Patrice. Professeur EPS Centre croix rouge française. Villepatour
Thème n°6 : Scolarisation des élèves handicapés : enjeux et perspectives de p. 31
la loi du 11 février 2005
Mme CHAMPEAU Nadine Inspection dAcadémie de Seine et Marne
Deuxième partie :
ILLUSTRATIONS PEDAGOGIQUES
Thème n°1 : Exemples dintégrations pour déficients moteurs :
Les élèves obèses en EPS. Niveau 2 dintégration p. 34
DUCHESNE Sylvie. Professeur EPS collège Brassens de
Brie Cte Robert.
Exemple en badminton : intégration niveau 3. p. 42
CUENOT Mathieu .Lycée polyvalent P. Robert Les Lilas
Exemples en tennis de table : intégration niveau 2 et 3 p. 43
MARTINEZ RAVEL Catherine. Lycée C. Claudel Pontault Combault.
Thème n°2 : Exemples dintégrations pour déficients sensoriels :
Exemple en course dorientation pour déficients visuels, niveau 2. p. 52
PIGACHE Eric. Lycée J. Curie Dammarie les Lys
Exemple en lutte pour déficients auditifs, niveau 2. p. 54
DUCHE Sébastien. Collège du Luzard Noisiel
Les pratiques adaptées pour déficients auditifs p. 56
LUDOT Catherine, Orthophoniste, IRRSEM, Reims
Thème n°3 : Exemples dintégrations pour déficients cognitifs :
Exemple en badminton pour déficients cognitifs, classe de 6ème p. 60
ROZIER Catherine. Collège Dulcie September Arcueil
Exemple de fiche de suivi élève p. 70
FABRIS Mélanie. Collège Roger Martin du Gard. Epinay sur seine
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Bibliographie spécifique et complémentaire p. 75
Première partie :
LES ENJEUX DE LINTEGRATION
Thème n°1 :
Proposition de modélisation pour la scolarisation des élèves en situation de handicap
Patrick DUMONT
Pour visionner le diaporama : HYPERLINK "http://eps.ac-creteil.fr/IMG/ppt/2008_FPC_Handicap-EPS-Doc1Scolarisationhandimars08.ppt" Scolarisation des élèves handicapés Dumont mars 08
Thème n°2 :
Descriptif médical des principaux handicaps
Docteur LIABEUF Bernadette
Caractéristiques des déficiences motrices
La déficience motrice se traduit par la perte ou laltération dune structure, dune fonction physiologique ou anatomique. Elle peut résulter dune atteinte du système nerveux, du système musculaire ou du squelette
Lincapacité se traduit par une restriction plus ou moins importante de la motricité volontaire, entraînant une réduction partielle ou totale de la capacité à accomplir une activité.
Le désavantage se manifeste par une limitation pour accomplir un rôle social normal
Déficiences motrices dorigine cérébrale
Lésion très précoce des structures motrices du cerveau, survenant en période péri natale
Atteintes tardives par trauma crânien, accident vasculaire cérébral, processus tumoral
Les lésions neurologiques sont fixées et névoluent plus. Latteinte de la commande centrale entraîne des perturbations du tonus musculaire, de la régulation et de la commande volontaire des mouvements: paralysie dintensité variable.
Infirmité motrice cérébrale (IMC)
LIMC résulte dune atteinte périnatale, souvent chez un prématuré. Elle a un taux de prévalence de 1,12 pour 1000 naissances. On retrouve 3 principaux types cliniques:
Le syndrome spastique provoque des difficultés dajustement postural, des contractions, une raideur accentuée par létirement, le froid, les émotions. 3 types datteinte:
Le syndrome athétosique ou dyskinétique est caractérisé par lexistence de mouvements involontaires et irréguliers. Ils sont particulièrement gênants quand ils touchent la face et perturbent la parole. Lenfant a du mal à développer un geste intentionnel adapté.
Le syndrome ataxique (atteinte du cervelet) est plus rare, entraînant des troubles de léquilibre et de la coordination.
Au delà de ces formes cliniques sajoute la diversité des individus aussi, le terme dIMC ne recouvre pas et de loin, une seule réalité concrète: Un enfant pourra avoir peu de difficulté à marcher tandis quun autre ne se déplacera quen fauteuil roulant électrique (FRE)
Le traumatisme crânien (TC)
Chaque année plusieurs centaines denfants et dadolescents sont victimes dun grave TC consécutif à un AVP, un accident de sport ou domestique. Les atteintes cérébrales sont diffuses, dues à lébranlement de la masse encéphalique.
Le pronostic de récupération est fonction de la profondeur et de la durée du coma.
La phase de récupération est caractérisée par une régression des troubles moteurs toujours plus importante que celle des troubles neuropsychologiques.
Lappréciation des séquelles ne peut se faire que deux ans après laccident: Elles sont installées et il faut faire avec pour reconstruire de nouveaux apprentissages. Les troubles psychoaffectifs sont souvent au premier plan, entraînant troubles de lhumeur et du comportement.
Les déficiences motrices dorigine médullaire
Les lésions médullaires sont dues à un trauma de la moelle épinière ou à des causes infectieuses, vasculaires, tumorales
Les déficits sont liés au trouble de la conduction nerveuse motrice et sensitive.
La paralysie est dautant plus importante que la lésion médullaire est haute.
Lorsque la moelle est complètement sectionnée, linflux nerveux entre le cerveau et les muscles est interrompu (absence de commande musculaire volontaire), la paralysie des muscles situés en dessous de la lésion est totale.
Des troubles sphinctériens, de la sensibilité (escarres) sont caractéristiques des lésions médullaires.
Ces enfants sont en fauteuil roulant, électrique ou manuel, et nécessitent souvent des sondages vésicaux.
Les maladies neuromusculaires
Elles regroupent de nombreuses maladies dont la grande majorité est dorigine génétique
Ce sont des maladies évolutives qui aboutissent à une diminution progressive de la force musculaire volontaire.
On distingue les atteintes de la fibre musculaire (myopathie), de la jonction neuromusculaire (myasthénie), du nerf moteur périphérique (neuropathies) et du corps cellulaire du nerf moteur, situé dans la moelle épinière (amyotrophie spinale)
Ces maladies entraînent des désordres divers : déformations orthopédiques, insuffisance respiratoire et cardiaque, troubles de la déglutition, et.
Leur pronostic est sombre. La prise en charge doit être précoce et intensive (rééducation, aides techniques, chirurgie
)
La dystrophie musculaire de Duchenne
Cest une maladie génétique héréditaire qui natteint que les garçons; Cest la forme la plus grave et la plus fréquente des myopathies; (1 cas pour 3500 naissances de garçons)
Les troubles de la marche apparaissent vers 3 ans. Le déficit moteur sinstalle peu à peu et la marche devient impossible vers 12 ans; La faiblesse musculaire, dabord limitée à la racine des membres inférieurs gagne le tronc et les membres supérieurs.
Le jeune se déplace en FRE, et ne peut plus écrire; Les aides techniques et humaines deviennent indispensables pour tous les gestes de la vie quotidienne.
A un stade avancé de la maladie, la respiration est facilitée par une kinésithérapie quotidienne et adaptée et nécessite parfois une ventilation assistée.
Les déficiences dorigine ostéo-articulaires
Elles peuvent relever dune malformation (absence, anomalie dun membre, dune articulation
), dune anomalie de lostéogenèse, de lésions rhumatismales, infectieuses, de déviations rachidiennes, daccidents, mais aussi de facteurs endocriniens, souvent congénitaux comme le nanisme hypophysaire.
Ces déficits parfois sévères et douloureux ne sont pas liés à des séquelles neurologiques, mais sont malgré tout souvent évolutifs.
Lostéogenèse imparfaite ou maladie des os de verre
Cest une maladie génétique caractérisée par une grande fragilité osseuse: Apparition précoce de nombreuses fractures spontanées qui laissent des séquelles variables.
Les filles et les garçons sont atteints de la même façon, avec 1 cas pour 15000 naissances.
Elle apparaît dès la naissance parfois, le plus souvent les premières fractures surviennent lors du début de la marche.
La fréquence des fractures spontanées diminue progressivement avec la puberté. On admet que 90% des fractures surviennent avant 18 ans.
Les troubles associés aux atteintes motrices
Dans le cadre scolaire, les difficultés aux apprentissages sont liés principalement troubles associés à la déficience quà lincapacité physique proprement dite.
Epilepsie
Troubles neuropsychologiques, qui ne doivent pas être confondus avec lexpression dune déficience intellectuelle.
La dyspraxie visuo-spatiale
Elle concerne un grand nombre denfants IMC. Les difficultés dapprentissage quelle induit sont trop souvent réduits à une déficience ou à des explications psychoaffectives
Les activités nécessitant une habileté manuelle et une coordination fine (écriture, traçage, découpage
) sont souvent échouées
Les troubles de lorganisation du regard entraînent une difficulté à fixer un objet de manière stable
Le langage est souvent affecté avec présence de dysarthrie
Caractéristiques des déficiences de lappareil visuel
10% de la population française est concernée par un trouble visuel de degré divers, nentraînant pas forcément un handicap.
La déficience visuelle est définie par 2 critères objectifs:
En France, une personne est considérée comme malvoyante si son AV est < à 4/10 au meilleur il corrigé, et/ou un CV > à 10%.
Différentes façon de mal voir
Perception totale mais floue (contrastes peu perceptibles, distances mal appréciées, pas de relief, couleurs atténuées)
Vision périphérique avec scotome central: seule la partie périphérique de la rétine fonctionne, mais ne discerne pas les détails. AV très faible.
Vision tubulaire: Lacuité peut être normale, cest le CV qui est le plus touché. Mauvaise vision par faible éclairage.
Cécité totale
Parfois, seules des perceptions lumineuses permettent une certaine autonomie dans la classe.
Vision de près très rapprochée : Lélève travaille alors en « noir » et compense sa très faible vision en sapprochant le plus près possible de son document.
Phénomènes pouvant accompagner la déficience visuelle
Le nystagmus: Cest un trouble du réflexe de fixation, caractérisé par lexistence de secousses rythmiques des globes oculaires. Cela entraîne une difficulté à fixer un détail trop longtemps. Lanxiété augmente ce phénomène.
Photophobie: Une lumière forte entraîne un inconfort et des clignements répétés des paupières. Lélève doit porter en permanence des verres teintés
Anomalies de la vision des couleurs, partielles ou totales.
Caractéristiques de laudition et de ses déficiences
Laudition est caractérisée par lintégration de 3 paramètres: Intensité (en dB), la fréquence (en Hz) et le temps (en sc). La connaissance de ces 3 paramètres permet la reconnaissance cérébrale de tous les bruits et parole.
Labsence de perception dun de ces paramètres ou sa déformation entraîne une mauvaise intégration du son et donc à des confusions.
Il existe des surdités de transmission (oreille externe et moyenne) et des surdités de perception (oreille interne, nerf auditif, cortex cérébral)
Les niveaux de surdité
Surdité légère: (20 à40 dB) Difficulté à lapprentissage des phonèmes aigus. Les bases du langage sont acquises, mais avec de nombreuses erreurs articulatoires. Lorsquelle est dépistée chez un jeune enfant il peut être nécessaire dappareiller
Surdité moyenne: (40 à 70 dB) le retard de parole et de langage est dépisté vers 2, 3 ans. Le langage ne peut être acquis sans appareillage et rééducation. Mais la qualité du message apporté par lappareil est suffisante pour une prise en charge efficace.
Surdité sévère: (70 à 90 dB) Dépistage dans les é premières années de vie. Le langage oral est impossible à acquérir avant appareillage, même si lenfant perçoit certains bruits. Rééducation intensive nécessaire.
Surdité profonde: Aucune perception de sons.
Les causes des surdités
Génétiques: Congénitales ou dégénératives
Prénatales: Embryopathies (en particulier rubéole, certains médicaments), ftopathies (incompatibilité rhésus, hémorragies)
Néonatales: Prématurité, traumatisme à la naissance
Infantiles: infections, certains antibiotiques, trauma crânien, métabolique
Adultes: vasculaires, presbyaccousie, traumatique.
La réhabilitation de laudition
Même une réhabilitation de qualité ne peut restituer une audition normale à un sourd sévère ou profond. Ainsi, même si lélève a « entendu », il faut sassure quil a compris le message. Il existe plusieurs possibilités de réhabilitation:
Le contour
Lintra auriculaire
Limplant cochléaire: technique chirurgicale beaucoup plus lourde
Lenfant peut refuser de porter ses prothèses: Gène ou douleur, marque distinctive visible (ado), opposition ponctuelle, fatigabilité dans les ambiances sonores.
La communication des jeunes sourds:
La première communication
95% des sourds de naissance ont des parents entendants.
Quand les familles concernées sont aidées, lapprentissage du langage requiert un investissement très important.
Les parents et les soignants doivent faire un choix de mode de communication ce qui nest pas simple, même si ce choix est réversible.
Souvent, les parents eux-mêmes doivent apprendre un autre langage.
Les problèmes dacquisition du langage oral et écrit
Difficultés dans lapprentissage du langage oral sans références acoustiques
Pas de savoir-faire dans lutilisation du code, par manque dexpérience de communication
Manque de connaissances générales et culturelles
Le langage oral est donc très difficile à acquérir et à utiliser pour les jeunes sourds sévères et profonds.
La gestualité
Certains gestes sont habituellement fortuits (bâillements, gestes de main, oui, non
) chez lenfant.
En revanche, la gestualité fait partie intégrante du message communicatif du jeune sourd, tant pour se faire comprendre que pour comprendre.
Il faut donc que la personne qui sadresse à lenfant prenne soin de bien articuler, mais aussi de garder et amplifier une gestuelle naturelle
Langue des signes française (LSF)
La LSF est une langue à part entière, avec une grammaire et un vocabulaire particuliers. Elle sapprend en suivant des cours, et en situation de communication dans une communauté de sourds.
Chaque signe est une combinaison de plusieurs éléments simultanés: forme et orientation de la main, emplacement dans lespace, direction du mouvement de la main et du corps.
Elle est la langue maternelle des 4% denfants sourds de parents sourds, et dans ce cas peut être acquise naturellement; il en va de même pour la fratrie entendante.
Les enfants sont souvent bilingues: français oralisé et LSF, avec une préférence et une meilleure utilisation de lun des deux modes de communication.
Les enseignants spécialisés entendants sont également souvent bilingues. Il existe des interprètes en LSF (cf examens)
Lecture labiale et langage parlé complété (LPC)
Si la lecture labiale revêt une importance capitale, linformation reçue ne peut être que partielle, puisquà 36 sons ne correspondent que 12 images labiales.
La LPC vient en appui de la lecture labiale en associant à chaque phonème prononcé un geste de complément, effectué avec la main près du visage. (position de la main et configuration des doigts)
Il existe 5 positions pour les voyelles et 8 configurations pour les consonnes. Chaque « clé » (position et configuration) correspond donc à une consonne.
Contrairement à la LSF, le LPC nest pas une langue.
Déficience intellectuelle
Cest une limitation persistante et durable des capacités intellectuelles dun enfant par rapport aux enfants « normaux » du même âge.
Lefficience intellectuelle se mesure notamment avec le QI, coefficient exploré à laide doutils standardisés.
La déficience peut être légère, moyenne ou profonde
Elle peut être congénitale (génétique, comme la trisomie 21, ou liée à un accident néonatal) ou acquise (séquelle de maladie infectieuse: encéphalopathie
Toutes les capacités mentales sont touchées :
Le langage peut être également affecté, parfois absent, ou très difficilement compréhensible
Il peut exister des troubles associés, et ce sont souvent eux qui rendent la scolarité en milieu ordinaire difficile
Docteur LIABEUF Bernadette
Inspection Académique de Seine et Marne
Thème n°3
Adaptations possibles en EPS.
Difficultés pratiques liées au handicap, aspect fonctionnel
Docteur ERBENOVA
Plan dintervention :
Introduction : activité physique et handicap
Bénéfices de la pratique sportive - physique, psychologique et sociale
Sport en rééducation, EPS et Handisport
Cas sportif : coureur handicapé Oscar Pistorius
Conclusion
1. Activité physique et handicap
La population générale pense que « les handicapés ne peuvent pas pratiquer le sport ».
Mais lAPS (Activité physique et sportive) représente un élément clé du bien-être de lindividu et un complément indispensable à son épanouissement, garder sa forme et gérer le stress.
LOMS (Organisation mondiale de la santé) insiste sur le fait que la pratique régulière dune APS entraîne des bénéfices sur la santé définis comme un « état de complet bien-être physique, psychique et social, et pas seulement comme une simple absence de maladie ou dinfirmité ».
Handicap peut être moteur, visuel, sensoriel ou mental (le plus souvent on rencontre les tétra ou paraplégiques, IMC, amputés ou les grands handicapés).
Les handicapés pratiquent une APS en fonction des possibilités motrice restantes.
Sous prétexte de mobilité réduite, les handicapés sous-estiment trop souvent leurs réelles capacités.
2. Bénéfice de la pratique sportive
PHYSIQUES
développement des qualités physiques de base (vitesse, habileté, précision, souplesse et résistance)
perfectionnement de la coordination gestuelle et de léquilibre
lutte contre atrophie musculaire, rétractions et raideurs articulaires
amélioration des troubles de la fonction intestinale
meilleure autonomie et bénéfices fonctionnelles pour la vie quotidienne (p.ex. : maniement du fauteuil roulant, ré appropriation de leur propre corps)
meilleure forme
prévention des complications liées à la sédentarité, à limmobilisation et au vieillissement
espoir de vie prolongé !
PSYCHOLOGIQUES
le désir de saffirmer, de progresser se manifeste par la volonté de maîtriser son handicap
la pratique régulière dAPS aide la lutte quotidienne
pouvoir pratiquer une APS après une phase dépressive et complexes surmontés équivaut à une quasi-renaissance
meilleure estime personnelle
meilleure image de soi
meilleure implication dans la prise en charge quotidienne
Les handicapés apprennent à :
jouer des possibilités de leur corps et restructurer leur image
se surpasser
comprendre la valeur de leffort
entrer en compétition avec soi-même et avec les autres
profiter des moments de détente et dépanouissement
former un tremplin aux obstacles de vie courante
(dynamisme, force morale, vitalité, joie de vaincre)
SOCIAUX
développement de la vie sociale
appartenance à un groupe (esprit de groupe)
sortir de chez eux, accepter de se montrer (intégration sociale)
respect des règles, attention aux consignes
lutte contre lennui et lisolement
réalisation de soi
moments privilégiés sont une occasion de nombreuses rencontres (meilleure insertion dans le monde travail)
APS au centre de rééducation
- est accentuée sur le travail dautonomie et la réintégration sociale. Elle a une valeur thérapeutique.
(APSA est une activité physique et sportive adaptée)
- Nécessite une coordination pluridisciplinaire entre le médecin, kinésithérapeute, ergothérapeute, personnel soignant et éducateur)
3. Sport en rééducation, EPS et Handisport
Permet de :
entretenir et perfectionner après la sortie du centre
redécouvrir le plaisir de bouger
reprendre la confiance en ses possibilités
favoriser lintégration (sortie sportive)
améliorer lautonomie
faire oublier leur souffrance et »différence »
APSA et handisport
Il existe plusieurs catégories : amateur, compétition, haut niveau.
Permet le développement personnel.
Sert de moyen de reconnaissance par la société
Mais le sportif rencontre les problèmes de financement de léquipement très coûteux et de laccessibilité des lieux.
La collaboration avec les entraîneurs reste essentielle, amis nest pas toujours évidente.
Quel APSA choisir ?
Pour une pratique en toute sécurité : il faut vérifier laptitude, dépiste les contre indications, puis surveiller les entraînements, prévenir les incidents et accidents, assurer les soins sur le terrain.
Dans la voie « Centre de rééducation EPS Handisport », les objectifs sont différents, mais complémentaires :
promotion du sport
aiguillage vers le sport qui convient le mieux
collaboration pluridisciplinaire
Choix multiple :
Sports dété : athlétisme, aviron, boccia, basket-fauteuil, cyclisme, équitation, escrime, foot fauteuil, football à 5 ou à 7, goal-ball, golf, haltérophilie, judo, quad rugby, sarbacane, ski nautique, tennis, tennis de table, tir à larc, tir sportif, torball, voile, volley-ball assis
Sports dhiver :
Ski alpin, ski nordique, hockey sur luge, curling
Cas sportif : coureur handicapé Oscar Pistorius
Oscar Pistorius, jeune Sud-africain de 22 ans, surnommé « lhomme le plus rapide du monde sans jambes », est un coureur handicapé (amputé tibial bilatéral depuis lâge de 11 mois). Il court 100m, 200m et 400m depuis 2004 suite à une blessure au rugby. Sa progression est exceptionnelle, les performances sont comparables à celles des athlètes « normaux ».
100m : 10,91s (record mondial est de 9,77s)
200m : 21,58s (médaille dOr hommes aux Jeux dAthènes en 2004 pour 19,79s)
400m : 46,56s (médaille dOr hommes aux Jeux dAthènes en 2004 pour 44s)
Sa participation aux Jeux Olympiques à Pékin 2008 a été refusée suite à une étude biomécanique demandée par la Fédération Internationale dAthlétisme daprès laquelle, ses prothèses en fibre de carbone lui procurent des avantages techniques considérables.
Lui-même il ne sent pas avantagé, il sentraîne tous les jours. Il dit : « je nai pas de chevilles, pas des mollets, jai moins de sang qui coule dans mon corps, les autres muscles compensent ». Il a fait un appel au Tribunal arbitral du sport. Il fera tout possible pour participer aux Jeux Olympiques de 2012.
5. Conclusion :
APS est un moyen déducation, dintégration, de citoyenneté, de socialisation et de support aux soins.
Vu le cas dOscar Pistorius notre société nest pas évidemment prête à accueillir les sportifs handicapés ensemble avec les valides.
« Si pour un valide le sport est un bienfait, pour un handicapé cest nécessité. »
« Le sport va chercher la peur pour la dominer, la fatigue pour en triompher, la difficulté pour la vaincre. » (Pierre de Coubertin)
Docteur ERBENOVA
CMPA Neufmoutiers en Brie
Thème n°4
Représentations des élèves en situation de handicap
Docteur THIBERGE Sylvain
Dans lintitulé de cette intervention, une expression mérite dêtre demblée soulignée, cest celle de personne en situation de handicap ; cette expression met laccent, non sur la personne elle-même, mais sur la situation dans laquelle elle se trouve.
Les dénominations
En effet, trop souvent on utilise le terme « handicapé » pour désigner ce type de public. Cet adjectif substantivé est le plus souvent vécu comme dévalorisant, méprisant et discriminant, et encore plus pour ce qui concerne les handicaps psychiques. Même si certains parents utilisent ce terme (« mon enfant est handicapé ») pour réclamer des politiques daides et dactions financées par lEtat, ce qualificatif nest bénéfique ni pour leur enfant ni pour limage que ceux-ci ont deux-mêmes.
Cependant, il ne serait pas non plus raisonnable de faire comme si les personnes dont on parle navaient aucune spécificité : ce serait un déni sinon un délire ; en effet, ces personnes ne sont pas en mesure de faire face comme tout le monde à nombre de situations de la vie.
Ces personnes ne sont pas comme nous, mais en même temps, elles ne sont pas dissemblables : à la fois différentes et identiques. Cette affirmation paradoxale témoigne simplement de ce que certains secteurs de leur vie somatique et/ou psychique fonctionnent correctement, à linverse dautres secteurs. Cet écart dialectique, cette contradiction fondamentale, nécessaire à tenir et à respecter en permanence, doit sous-tendre toute acte et toute réflexion.
Le texte de loi de 2005 a officialisé lexpression : « personne en situation ou porteuse de handicap » ; il convient de lutiliser car elle renvoie à lidée que la personne en question existe comme sujet à part entière, malgré sa différence, malgré ce handicap quelle porte en elle.
En retour, cette idée suppose dêtre vigilant sur lutilisation du terme « normal », puisquil renvoie instantanément à lanormalité ; il faut sans doute lui préférer le terme « ordinaire » : les enseignants soccupent denfants ordinaires et denfants en situation de handicap, ce qui renvoie alors le handicap du côté de l « extraordinaire »
Ce côté extraordinaire permet de garder à lesprit le « plus » que peut apporter un handicap. Les exemples fourmillent : laveugle qui entend un bruit permettant didentifier et de faire arrêter par la police un serial killer, les autistes, comme dans Ray-Man , comptant instantanément les allumettes tombées dune boite, etc.
La constitution de limage de soi chez lenfant
Partant du principe de base que tout être humain, quelles que soient ses difficultés, se confronte dans son développement aux mêmes mécanismes psychiques et aux mêmes étapes, parler de limage quont deux mêmes les enfants en situation de handicap, cest aborder les modalités de construction de cette image chez lenfant ordinaire. Dans ce développement ,une étape particulièrement cruciale , en rapport avec notre propos , est celle du « stade du miroir », qui se déroule entre un an et 18 mois , décrite par Jacques Lacan, et reprise par la suite par Winnicot. La vignette clinique ci-après en est une illustration.
Une psychologue dans une crèche observait un petit enfant qui jouait devant un miroir accroché à un mur ; il passait plusieurs fois de suite devant sans sarrêter, mais il y revenait. Puis il sarrêta à côté du miroir, trop à côté pour sy voir en entier, mais assez pour tendre le bras et le voir se refléter dans le miroir ; puis il fit de même avec sa jambe quil se risqua à tendre elle aussi pour la regarder ; il fit subir le même sort à chaque partie de son corps, jusquau moment où il se regarda tout entier dans le miroir, avec alors une certaine extase. Il faut noter que lenfant na pas arrêté de se retourner et de regarder la psychologue en même temps quil se découvrait lui même. Pendant tout le laps de temps de sa découverte, il a vérifié quil était regardé.
Lenfant tout petit est dabord dans un état dimpuissance et dincoordination motrice. Il se vit comme un corps morcelé. Dans le miroir, il perçoit alors limage du semblable ou sa propre image spéculaire ; et là, il anticipe ,en voyant cette image, lunité corporelle quil ne se représente pas encore ; cette anticipation et lidée quil sagit de lui-même le fait jubiler, et cette jubilation apparaît très clairement.
Cette expérience primordiale est au fondement du caractère imaginaire du moi, cest à dire quà partir de ce moment limage quil a de lui-même constitue son moi idéal, et cette image lui permettra ensuite de développer ses identifications secondaires ; en dautres mots, à partir de là, il va pouvoir et vouloir ressembler à ce quil a vu, il va vouloir ressembler aux personnes quil aime, père et mère, frère et sur etc
Mais pour que cette expérience ait lieu, il faut que lenfant ait été regardé par quelquun (dans cet exemple, cétait la psychologue dont le regard a soutenu la découverte ; son regard relayait dautres regards). Pour se regarder, il faut avoir été regardé ; et cest limage suffisamment bonne quont de lui les parents et ceux qui entourent lenfant qui lui permet davoir une bonne image de lui.
Dans certains cas le bébé a été peu regardé, par exemple dans le cas des mères déprimées qui nont pas lénergie nécessaire pour investir leur enfant, toutes absorbées quelles sont à investir leur énergie sur elles mêmes, comme un bateau qui coule et où lon doit écoper pour ne pas se noyer.
Dans dautres cas, le bébé a été mal regardé, comme dans le cas où il na pas été désiré, et que malgré tous ses efforts, il le reste (beaucoup de personnes nont pas été souhaitées ou désirées à la naissance, mais cela ne les a pas empêchées de bien se développer car très souvent les mères investissent quand elles sont au contact physique de leur enfant dans la réalité). En résumé, si lenfant est peu ou mal regardé, limage quil se constituera de lui-même sera altérée.
Importance du regard porté sur lenfant en situation de handicap
Pour les enfants qui sont nés en situation de handicap, la manière dont ils ont été aimés, regardés, a donc fortement influé sur limage quils ont deux-mêmes.
Mais la qualité du regard posé sur le sujet porteur de handicap va déterminer aussi, ici et maintenant, limage que celui-ci aura de lui-même.
Cest ce quon voit très bien avec les adolescents : plus difficilement cette image se sera constituée, plus ils seront tributaires du regard des autres, non seulement dans lenfance mais aussi beaucoup plus tard. Plus un adolescent est fragile, plus il est influençable, plus il est « environnement- dépendant ».
Tous les professeurs ont expérimenté le fait quun élève fragile est particulièrement sensible à ce quon lui dit ou simplement à ce quon lui fait ressentir.
Pour les élèves en situation de handicap, cest la même chose. Avec le même handicap, on observe des enfants qui réagissent différemment, solides ou fragiles, tout dépend de la manière dont se sont déroulées les toutes premières relations et identifications.
Plus que des ressources à trouver en lui-même, cest le regard que ladulte ou lenseignant portera sur lélève qui lui donnera des ressources pour lui permettre de les développer.
Naturellement, et par hypothèse, on suppose que les professionnels ont tous une très bonne opinion des personnes en situation de handicap ; mais chez tout être humain, linconscient provoque un certain nombre de réactions qui peuvent aller à lencontre de ce qui est souhaité rationnellement.
Fondamentalement, la tendance naturelle incline tout un chacun vers lintérêt personnel et le rejet de toute différence. Cest ce quexpriment les innombrables histoires drôles à propos du handicap.
Freud a écrit tout un livre sur les fondements inconscients de lhumour (« Le mot desprit et ses rapports avec linconscient »), livre dans lequel il montre que le substratum dans lhumour réside dans lagressivité, mais une agressivité métabolisée, transformée et civilisée par les mots desprit.
En prolongeant cette réflexion sur la transformation des contenus inconscients du psychisme, on peut noter que les professionnels qui soccupent de personnes en situation de handicap mettent en place des attitudes et des comportements en fonction de leur propre agressivité, et en particulier de leur agressivité inconsciente.
Cette assertion est peut-être étonnante pour certains, mais négliger lambivalence qui existe fondamentalement dans toute relation daide expose à des déconvenues : être en contact avec des personnes en situation de handicap, cest dabord faire face à soi même et à cette part inavouée (inavouable ?) en chacun. Chaque individu, chaque professionnel devra se confronter à sa propre histoire personnelle familiale (présence par exemple dun sujet en situation de handicap dans la famille), de manière à trouver un équilibre plus ou moins satisfaisant entre ses propres motions hostiles, ses sentiments de rivalité, et ses tendances réparatrices, ses différentes identifications etc.
Quelques conseils
Lacceptation de léchec
La tâche qui incombe aux enseignants est très difficile. En effet, la demande sociale est ambivalente et elle a évolué dans le temps. On est passé dun extrême à lautre, depuis laffirmation : « ils sont tellement différents, ils faut les tenir à distance», jusquà : « finalement, ils sont comme nous ». Les deux positions paraissent antagonistes, mais en réalité elles ont des points communs; elles sont toutes deux irréalistes.
Face à cette situation, les objectifs nétant pas atteignables, des reproches peuvent être faits aux enseignants par autrui (les parents, le corps social). Mais les enseignants eux mêmes peuvent se sentir inefficaces ou incompétents, car ils sont eux aussi traversés par ces contradictions. Les enseignants doivent dabord se dire que ce quon leur demande est « mission impossible » et que la loi de 2005 nest pas en mesure de décréter tout dun coup que la réalité nest pas complexe, difficile à cerner et à transformer.
Il faut dabord penser cet idéal comme inaccessible, pour pouvoir, dans un second temps, entreprendre ce travail. Les enseignants ont une marge daction limitée, mais leur action peut transformer le destin de certains des élèves quils auront pris en charge.
Pour cela, il est nécessaire que les professeurs cessent de penser que le fait quun élève soit en difficulté est le signe dune faute ou dune incompétence de leur part ; il faut résister au syndrome professoral typique que lon pourrait ainsi résumer : dabord on se culpabilise de ne pas réussir comme on le souhaiterait, ensuite on trouve que les élèves sont tous nuls, et enfin on pense à sa retraite.
Pour résister à cette maladie inhérente à lEducation Nationale, les enseignants doivent se dire quils nont aucune obligation de résultat, mais seulement, et cest beaucoup, une obligation de moyen ; ils ont à mettre en place le meilleur dispositif possible; mais le résultat dépendra aussi de bien dautres facteurs sur lesquels ils nont aucune prise.
Le travail en équipe
Face à une personne en situation de handicap, il est important de ne pas rester isolé. Le fait que dautres personnes soient concernées par la même situation, ou par une situation similaire permet les échanges et les discussions, en particulier en ce qui concerne les orientations.
Dans des situations où lon manque de repères, il ne faut pas oublier lantique adage des médecins : « primum, non nocere », dabord, de pas nuire. Cette devise doit être à lesprit de tous les intervenants pour les personnes en situation de handicap.
La rencontre avec les parents
Les parents des enfants en situation de handicap sont des partenaires quil importe de rencontrer. Avoir un enfant « pas comme les autres » est le plus souvent vécu comme une atteinte personnelle. Il faut avoir de bonnes assises narcissiques pour ne pas vaciller sur ses bases. Leur enfant peut être difficile pour de multiples raisons : la configuration familiale peut être problématique et redoubler les difficultés de lenfant. Inversement celles ci peut les déstabiliser et réduire leurs capacités éducatives.
La rencontre avec les parents permet aux enseignants de mieux connaître lenfant et ses difficultés et en même temps de faire évoluer les représentations des parents grâce à la vision positive quils leur communiquent.
La rencontre avec ces parents peut se faire utilement sous langle de léchange dinformations.
Le : « comment faites vous avec votre enfant ? » est loccasion de découvertes intéressantes.
Mais il ne faut jamais oublier quil nest pas simple pour des parents de venir au collège : peur de se faire juger, satisfaction mélangée de crainte concernant la relation privilégiée de leur enfant avec le collège, sentiments de jalousie.
A la fois on peut aider leur enfant , le comprendre , mais en même temps , les parents peuvent craindre que le collège réussisse là où ils ont échoué, risquant ainsi de réactiver une possible blessure narcissique.
Dans dautres cas, les parents peuvent être dans une position de soumission, de collage, ils sont très demandeurs de contacts, de conseils, se plaçant alors dans une position infantile vis à vis du maître. Ils peuvent avoir tendance à rechercher une intimité, une connivence avec lenseignant, à tenter de faire naître des alliances, des complicités y compris dans la critique dautres membres de léquipe.
La confiance
Faire confiance à des enfants suppose quon croit à leurs capacités et quon leur donne de la valeur.
Mais cela suppose aussi davoir des exigences envers eux. Ce qui est valable pour tous lest aussi pour les élèves en situation de handicap, ce quon pourrait caricaturer sous la forme « tu es handicapé ; et alors ?
».
Naturellement, ces exigences doivent tenir compte de leurs spécificités et nécessite dêtre adapté à leurs possibilités.
Avec ce type délèves, il est particulièrement utile de sappuyer sur le groupe dont lélève fait partie : les enfants trouvent les uns auprès des autres appui et stimulation. Il est important de ritualiser les débuts et fins de séances de manière à constituer une enveloppe imaginaire rassurante qui soutiendra le travail.
Enfin, et cest lessentiel, il faut se faire confiance à soi même, à sa propre intuition, à linventivité si nécessaire avec ce type délèves, à léchange avec les collègues pour tester ou enrichir les initiatives qui sortent des sentiers battus. Tout ce qui conforte lidentité de lenseignant grâce au travail en équipe contribue à réduire lappréhension du jugement des autres, des collègues, de la hiérarchie, de lInspecteur, souvent vécu comme porte-flambeau de lidéal , si redoutable , mais inatteignable, comme tout Idéal.
En conclusion, on pourrait comparer la prise en charge de ces élèves un peu différents à un avis de tempête pour lEducation Nationale. Linstitution est obligée de se poser des questions, dévoluer, de sadapter, de changer ses pratiques.
Pour les élèves en situation de handicap, cette nécessaire adaptation sera profitable , mais aussi pour tous les autres élèves ,comme dans une famille dans laquelle un enfant handicapé change le fonctionnement familial au bénéfice dun couple parental plus solide, qui seront alors de meilleurs parents pour les autres enfants .
A lécole dont on évoque si souvent la crise didentité, larrivée de ces nouveaux élèves est donc une chance à saisir. Finalement, on pourrait avancer lidée que les élèves en situation de handicap viennent au secours de lEducation Nationale.
Docteur THIBERGE Sylvain, psychiatre psychanalyste
Thème n°5
Les formations spécialisées : CAPA-SH, 2 CA-SH
LENTZ Stéphanie
SIRE Patrice
Une formation spécialisée à lintention des enseignants du second degré qui sadresse en priorité aux professeurs titulaires du second degré exerçant auprès dadolescents en situation de handicap, intégrés individuellement ou en unité pédagogique dintégration, et à ceux intervenant en SEGPA ou en EREA. Mise en uvre pour la première fois à la rentrée scolaire 2004 dans 17 IUFM et au Centre national et de formation pour lenfance inadaptée (CNEFEI).
Elle prépare les enseignants, aux épreuves du certificat complémentaire pour les enseignements adaptés et la scolarisation des élèves en situation de handicap (2CA-SH), pour les options A second degré, B second degré, C second degré, D second degré, F second degré. Elle se déroulera dans un IUFM ou au CNEFEI. Son financement sera pris en charge sur la dotation des IUFM et du CNEFEI.
1 - Les caractéristiques de la formation de base préparant au 2CA-SH
- Une formation de 150 heures, qui comprend trois unités de formation (UF) organisées en modules et par option : Unité de formation 1 (UF1) : pratiques pédagogiques différenciées et adaptées aux besoins particuliers des élèves. Unité de formation 2 (UF2) : pratiques professionnelles au sein dune équipe pluri catégorielle. Unité de formation 3 (UF3) : pratiques professionnelles prenant en compte les données de lenvironnement familial, scolaire et social.- Deux tiers de la formation sont consacrés à lUF1.- Au moins un quart du temps (25 heures) de la formation consacrée à lUF1 (100 heures), prend en compte la spécificité des disciplines, champs disciplinaires ou spécialités du second degré.Cette formation peut être effectuée en totalité sur une seule année, ou répartie sur trois années au maximum. Cette formation est à suivre hors enseignement, le vendredi sur lacadémie de Créteil.
2 - Le recueil des candidatures
Les candidats à une formation doivent appartenir à lun des corps denseignants du second degré et être titulaires.
Les enseignants intervenant dans le cadre de leur service au moment de lappel à candidature en SEGPA, en EREA, ou intégrant dans leur établissement des élèves en situation de handicap doivent pouvoir bénéficier prioritairement de la formation.Après linformation des enseignants, les services du rectorat procèdent à lappel et au recueil des candidatures pour la formation, accompagnées de lavis du chef détablissement, clairement renseigné sur le calendrier et les contraintes de la formation, afin quil puisse organiser le service en conséquence.Les candidats retenus, après avis des commissions compétentes selon les dispositions prévues à larrêté du 5 janvier 2004, pour les options D second degré et F second degré, sont informés sous couvert du chef détablissement des conditions précises dorganisation de la formation et du calendrier prévu.
Formation préparant au 2 CA-SH doit permettre aux enseignants de développer, des compétences professionnelles particulières et complémentaires de celles attendues dun enseignant du 2nd degré.
3 - Modalités
La pratique en poste spécialisé.
Une pratique suivie et accompagnée sur un poste spécialisé selon loption choisie.
Pratique réfléchie = enseignant travaille dans les classes ou les dispositifs prévus par les textes et correspondant à loption choisie.
Pratique accompagnée et suivie :
accompagnement par des formateurs IUFM et/ou CNEFEI
accompagnement par des pairs : participation à des réunions de synthèse des équipes éducatives ou commissions de léducation spéciale.
Des regroupements en IUFM ou CNEFEI durée de 400 heures.
Mémoire professionnel.
Doit témoigner dune réflexion prise sur lexpérience et sur la mobilisation active des connaissances. Il contribue à la construction de lidentité professionnelle de lenseignant.
La soutenance doit expliciter la réflexion, son évolution tout au long du processus de formation.
Rédaction dun mémoire professionnel pour développer une réflexion portant sur des connaissances acquises lors de la formation et une soutenance permettant de rendre compte de lévolution de la problématique initiale.
La soutenance se déroule en trois parties. La première, le jury vous observe lors dune séquence denseignement de 55 minutes, la seconde est une analyse critique de la séance, dune durée de 45 et la troisième sur les propos tenus dans le mémoire, dune durée aussi de 45. Le jury est composé de 3 personnes :
Le vice-recteur ou son représentant,
Un inspecteur dAcadémie, ou un IPR ayant acquis une expérience en matière dadaptation et dintégration scolaire ou un inspecteur de léducation nationale chargés de ladaptation et de lintégration scolaire,
Un enseignant titulaire du 2 CA-SH dans loption concerné ou un représentant de la formation 2 CA-SH dun IUFM.
1ère promotion sortie le 04 janvier 2006 : 24 candidats toutes options et toutes disciplines confondues, 20 reçus.
Option A : Enseignement et aide pédagogique aux élèves sourds ou malentendants : 2 reçus,
Option B : Enseignement et aide pédagogique aux élèves aveugles ou malvoyants : 3 reçus,
Option C : Enseignement et aide pédagogique aux élèves présentant une déficience motrice grave ou un trouble de la santé sur une longue période et/ou invalidant : 7 reçus,
Option D : Enseignement et aide pédagogique aux élèves présentant des troubles importants des fonctions cognitives : 5 reçus,
Option F : Enseignement et aide pédagogique auprès des élèves des établissements et sections denseignement général et professionnel adapté : 3 reçus.
Avantage du diplôme : prioritaire sur les postes concernant loption choisie, contrairement aux professeurs des écoles qui ont un indice supplémentaire sur le salaire, des points pour les mutations et une prime de 67 euros par mois.
Stéphanie LENTZ Professeur EPS, Hôpital psychiatrique de la Fondation Vallée, Gentilly
Patrice SIRE, Professeur EPS Centre Croix Rouge Française Villepatour
Stage Mars 2007
Thème n°6 :
Scolarisation des élèves handicapés : enjeux et perspectives de la loi du 11 février 2005
CHAMPEAU Nadine
Nadine CHAMPEAU. Inspection Académique de SEINE et MARNE.
EX-Commission Départementale de lEducation Spécialisée.
Stage Mars 2008
Deuxième partie :
ILLUSTRATIONS PEDAGOGIQUES
Thème n°1 : Exemples dintégrations pour déficients moteurs
Les élèves obèses en EPS, Niveau 2 dintégration, collège Brassens du
Brie Comte Robert
DUCHESNE Sylvie
A. Lutter contre le surpoids et lobésité
Préambule
Jenseigne au collège G Brassens de Brie Comte Robert depuis 1992.
Cest un petit collège, qui recrute en centre ville, de type 400 plus ou moins variable.
Il y a une trentaine de professeurs dont 3 professeurs dEPS.
Cest donc une petite structure, nous connaissons pratiquement tous les élèves.
Comment est né ce projet ?
Nous avons constaté sur ces 5 dernières années une augmentation du nombre délèves.
Qui arrivent en 6° en surpoids.
Des filles qui à partir de la 5° ont une prise pondérale parfois importante.
Par ailleurs on ne peut pas rester insensible aux mises en garde de lOMS, au niveau sanitaire au sujet des risques liés à laugmentation de la population mondiale en surpoids ou en obésité (le diabète, lhypertension, les maladies cardiovasculaires, lostéoporose, complication hormonales
)
Les causes de lobésité sont de 2 ordres :
Le déséquilibre des apports nutritionnels (qualitatifs et quantitatifs)
la SEDENTARITE.
Dans nos sociétés le niveau dactivité physique a globalement diminué depuis plusieurs décennies en raison des conditions de vie plus confortables et dune sédentarisation des loisirs.
Et là sur la sédentarité en tant que professeur dEPS, je me sens concernée ; je pense que nous pouvons apporter quelque chose.
Les collègues et moi avons voulu monter un projet « à notre humble niveau ».
Nous lavons appelé : Projet « EPS Santé : pour lutter contre lobésité et la surcharge pondérale ».
Lenjeu : lutter contre la sédentarité ; prendre conscience des dépenses énergétiques trop faibles et tenter dy remédier avec une pratique supplémentaire et une modification des habitudes de vie.
Notre projet : accorder 2 heures de pratique physique en plus de lhoraire réglementaire dEPS à tous les garçons et filles volontaires de la 6° à la 4°. Ces élèves forment un nouveau groupe classe : « lEPS 2 »
Ils appartiennent au groupe 3 de la nomenclature proposée par Patrick Dumont: ils font cours EPS avec leur classe respective et ils bénéficient dun regroupement.
Le projet en est à sa deuxième année dexistence.
Nous avons listé des Objectifs à court terme
Ne plus être inapte totale
Donner lenvie, le goût de la pratique, de lengagement physique
Vivre des expériences positives et valorisantes
Faire plus dactivités physiques : cours dEPS + 2 Heures de pratique Projet + UNSS
Développer sa force, sa musculature, sa souplesse
Créer lhabitude dune pratique physique
Redessiner sa silhouette
Renforcer les capacités respiratoires et cardiaques
Progresser dans ses compétences sportives
Meilleure connaissance de soi dans et par les activités physiques
Apprendre à gérer ses efforts
Prendre confiance en soi, retrouver lestime de soi
Accepter le regard dautrui
Sinvestir dans différents rôles
Comment informer de lexistence de ce projet ?
Nous avons amélioré la transmission de linformation auprès des directeurs des écoles primaires et des professeurs des écoles, qui relaient eux-mêmes auprès des familles.
Cette année pour la première fois, une réunion des futurs parents de 6° est organisée pour présenter le collège, le choix possible dans les langues vivantes, le projet santé et lUNSS).
Amenée à mesurer et peser les élèves de CM2, notre infirmière fait un gros travail dinformation et de sensibilisation au niveau des primaires.
Au moment des inscriptions, une information écrite sur le projet santé EPS2 est à disposition.
A la rentrée les professeurs principaux et les professeurs dEPS redonnent linformation.
Au collège et au gymnase la programmation de lEPS2 et des photos du groupe sont affichés.
Si laccord des parents est indispensable, il faut aussi que les élèves soient volontaires et motivés. Ils sengagent pour un an.
Nous avions 19 participants lan dernier. 19 inscriptions également cette année.
Le groupe classe
Il y avait 19 élèves : 1 élève en 2° année qui manquait vraiment de motivation et évitait régulièrement le cours a été exclus, sur décision du Principal, à la fin décembre. Donc sur 18 élèves 10 G et 8 F (an dernier : 7 G 12 F), 3 élèves de 4°, 6 de 5° et 9 de 6° (14). 7 élèves (39%) étaient déjà inscrits lan dernier.
Ce cours est une option basée certes sur le volontariat mais où la présence est obligatoire. Toute absence doit être justifiée.
Le profil des élèves : Jai calculé un IMC à partir de mesures faites par les élèves à loccasion dune évaluation tentant de diagnostiquer le profil des capacités de chacun:
Rappel IMC : poids / taille X taille.
Un IMC compris entre 25 et 30 : surcharge pondérale
Un IMC supérieur à 30 : obésité
Cette année, linfirmière ma fournie des fiches de courbe de corpulence pour les enfants de 0 à 18 ans. (Source PNNS) Cette courbe différenciée pour les garçons et les filles permet de visualiser une courbe de croissance harmonieuse. Elle établit un rapport entre lâge et lIMC. On peut y lire : « quand lIMC est supérieur au 97° percile lenfant est obèse » (niveau 1 ou 2). Tous les enfants du groupe EPS2, sauf 1, dépassent ce niveau. Cette courbe est intéressante car certains enfants bien que en deçà dun IMC de 25 sont pourtant situés en obésité niveau 1. (4G et 5F ont un IMC entre 22 et 25 ; 4G et 2F entre 25 et 30 et 2G et 1F un IMC >30)
7 élèves sont situés en obésité niveau 2.
Un élève est suivi par le médecin scolaire pour obtenir une prise en charge dans un centre médicalisé.
Cest un groupe fort sympathique où règne une bonne ambiance. Il y a une vraie coopération voire entraide entre eux. Cette année ce sont les 3 garçons de 4° qui jouent un peu les grands frères ! Il y a de la bonne humeur et de la motivation quand je viens les chercher dans le rang. Ils ont envie de venir en EPS2.
Il ny a jamais dopposition formelle mais parfois une implication plus ou moins importante selon les APSA pratiquées. Jai 2 élèves à profil : un hyperactif traité et un élève très caractériel.
Ils aiment être photographiés ou filmés. Jaffiche régulièrement des photos du groupe au tableau EPS au gymnase et au collège. Jenvisage de donner en fin dannée à chaque élève un montage du travail du groupe.
Moyens nécessaires pour la mise en place du projet
Libération des classes du projet le mardi de 15h20 à 17h10 (S3 S4)
Toutes les classes de 6° sont alignées avec 2 classes de 5° et une classe de 4° rassemblant les élèves pré inscrits ou susceptibles de lêtre. Pas douverture au niveau 3° cette année : il ny avait pas de 4° inscrits lan passé et pas délèves volontaires en juin ; et par ailleurs au vu des emplois du temps, cela aurait peut-être été difficile.
2 HSA pour le professeur dEPS intervenant accordées par M. lInspecteur dAcadémie
Réservation du créneau piscine pour le mardi
Réservation du gymnase le mardi en S3 et S4
Moyens financiers pour la piscine
Achat de matériel : Les demandes de subvention nayant pas abouti lan passé, léquipe EPS a fait le choix de prendre sur ses crédits denseignement pour acheter :
Des bâtons de marche nordique : 26 e la paire en promotion
Des bandes élastiques : 5 e pièce
Des frites : 4 euro pièce
Des gymball : 15 e pièce
Soit plus de 700 euros.
Prochaine étape si le projet perdure : lachat de cardiofréquences mètre.
La mise en uvre
Pour répondre aux objectifs que nous nous étions fixés,
Pour balayer un large éventail DAPSA,
Pour favoriser les chances de découvrir une activité physique où lélève pourra réinvestir une pratique en dehors de lécole,
Pour ne pas être démotivé, dans lennui ou face à léchec très longtemps,
Pour se différencier de la structure des cycles et du cours dEPS,
Après lexpérience de lan dernier
Après la lecture darticles et de recherches sur lobésité
Après concertation avec mes collègues
Nous avons fait le choix de :
Proposer beaucoup dAPSA avec des « séquences » de 3 ou 4 séances
Programmer 2 APSA par cours
Choisir des APSA susceptibles de provoquer une adhésion au projet
Choisir des APSA adaptées ou les adapter au projet (par exemple : avec laquagym : pas de problème liées à la pesanteur et utilisation de la résistance de leau pour muscler, la marche rapide plutôt que la course )
Découvrir de nouvelles APSA par rapport à la programmation EPS (tai chi chuan, aquagym, pétéca
)
Garder la notion de plaisir pendant la pratique
(Prévoir une solution de repli en cas de problème matériel, intempérie ou non adhésion)
Je participe et pratique avec les élèves sauf à la piscine.
Exemples de lexpérience acquise:
Sur une séance de vélo lan dernier je métais rendue compte que les élèves étaient en difficulté sur le terrain herbeux et les petites dénivellations et quils ne maîtrisaient pas tous le changement de vitesse
et quils allaient pour certains plus vite à pied ! Sans parler des problèmes liés au matériel et à la sécurité (chacun un vélo, état des freins, casques). Pour moi cette APSA nest pas à programmer.
Les danses de salon : problèmes du rapport à lautre, garçon/ fille, le contact et le regard des autres. Ce fut difficile.
Introduire de la relaxation et dune prise de conscience de son corps propre.
Le step : difficile pour certains élèves qui ont eu mal au genou.
Le yoga qui na pas eu un franc succès contrairement au tai-chi et au body combat mincite à en revoir lapproche.
Le korfball intéressant stratégiquement mais peu mobilisateur.
Programmation (cf. la vidéo)
Etablie très tôt et donnée à la rentrée à chaque élève et à la famille avec un lexique. Elle peut toutefois être modifiée.
Comment programmer ?
Je suis partie du principe de commencer lannée par une activité attractive permettant une réelle sollicitation de la condition physique, demandant une dépense énergétique permettant davoir des résultats quantifiables lisibles par les élèves. Il ne faut pas rater lentrée dans lactivité et le début du projet. Après le bon investissement et les bons résultats en marche rapide de lan passé, jai décidé de reconduire lactivité marche rapide. Grâce au matériel acheté en début dannée scolaire jai pu programmer la marche nordique.
Jai enchaîné avec des activités pratiquées à la piscine pour 6 séances
Pour ensuite passer à des activités plus exotiques ou sollicitant différemment les ressources énergétique, informationnelles
(tai chi chuan, body combat, basket, step, low aérobic,
) sur des séquences plus courtes (3 ou 4 séances)
Et proposer un renforcement musculaire plus spécifique sous différentes formes (bandes élastiques, gymnastique douce). On sait quen augmentant la masse musculaire on augmente aussi le métabolisme au repos.
Exemples de séquences :
La marche nordique a été associée aux jeux traditionnels.
Nous faisons notre marche sur une aire naturelle, dans un cadre agréable, à 10mn à pied du gymnase.
1 chrono par élève. Travail individualisé avec des allures différentes. Itinéraire délimité mais changeant à chaque séance. Constitution de groupes affinitaires.
Des difficultés sont apparues dans la coordination des bras et des jambes. Mais les progrès sont quand même importants. (Temps de pratique, allure et coordination)
Les résultats : De 20 à 25 minutes en 1ère séance, tous les élèves ont atteint entre 45 et 50 minutes minimum en fin de séquence. (6 séances) Les pulsations / mn varient de 148 à 192 en fin dexercice selon les élèves et le rythme de marche.
Jai introduit la pratique de jeux traditionnels (poule, vipère, renard ; le carré ; la balle assise, passe à 5, drapeau et double drapeau) Les élèves ont mieux adhéré quavec le football / ultimate de lan dernier.
Le déplacement avec palmes et planche (résultat mesuré sur 10 mens) a été abandonné : la perte de temps pour mettre le matériel est trop importante. Pour rappel nous disposons de 50mn dans leau. Cette année jai privilégié laquagym associée à laquapower (travail simulant la course ou autre en grande profondeur avec des frites) mais en demandant un travail simulant le vélo. Contrairement à lan passé où les élèves fatiguaient vite, cette année cela sest très bien passé et les 18 élèves ont tous réussi à tenir 20 mns. (5mn en début de séquence)
A chaque fin de séance, 5 mns de relaxation sont proposée avec les frites.
A la piscine je travaillais en parallèle avec le groupe soutien natation 5° : les élèves non nageurs à la fin de la 6°. Cest un petit groupe de 10 élèves. Il ny a pas eu de peur du regard des autres, les serviettes sont restées au vestiaire.
Pour le tai chi chuan et le body combat et le yoga les élèves travaillent en miroir avec le professeur avec un support musical. Lenchaînement en body combat doit être modeste : apprentissage dun petit répertoire de frappes poings et pieds et varier et combiner les coups. Certains élèves sont en difficulté si le rythme saccélère ou si lenchaînement est trop long. Cette année ça a mieux fonctionné avec le yoga. Contrairement à lan passé où javais fait un « enchaînement », jai proposé différents mouvements et intégré des exercices de respiration. Jai réalisé une fiche pratique récapitulative des mouvements.
La pétéca : (badminton pratiqué en EPS) Pour mettre en réussite les élèves jai réduit la surface de jeu à ½ terrain de badminton, et interdit le service en fond de terrain (les élèves ont des difficultés à se déplacer rapidement). La pétéca ne sollicite pas prioritairement la filière énergétique. Les élèves ont assumé la gestion des différents tournois.
En basket (non pratiqué en EPS) des équipes de 4 joueurs ont été constituées en variant les critères : par affinité ou dé mixées ou hétérogènes. Adaptation des règles du jeu pour permettre une mise en jeu rapide.
Les élèves apprécient les jeux collectifs. Malgré les différences de gabarit, de taille, de composition des équipes ou de compétence : ça fonctionne bien.
Le renforcement musculaire avec les bandes élastiques a un franc succès : adhésion et progression. Choix entre 3 niveaux de difficulté : jaune le plus facile, vert intermédiaire et rouge niveau le plus difficile ayant la résistance la plus importante. Du côté pratique, japprécie de ne pas avoir à manipuler des haltères.
Suite à lexpérience de lan passé jai programmé le low aérobic avant le step pour profiter du transfert de lapprentissage des pas. Si les problèmes de douleur au genou reviennent cette année, je ferai un mix avec les 2 APSA.
Pour les cours de musculation, je vais mettre en place des ateliers : bandes élastiques, gymball et sans matériel pour les bras, haut du corps, cuisses, abdominaux et fessiers.
Comment mesurer les progrès et les effets de laction ?
Jai mis en place une fiche de suivi « fiche de travail individuelle » que les élèves remplissent à chaque fin de cours.
1) premier critère : Le mesurable
Cest très parlant pour eux. Par exemples en marche nordique, passer de 20 à 31, 45 puis 50. Pour le temps daquapower : 5, 10 puis sur 20 mns
Noter les pulsations en fin deffort.
2) Estimation de la difficulté ressentie : 3 smiles facile moyen difficile
3) Limplication personnelle à noter de 1 à 10.
Les élèves sont souvent objectifs quant à leur implication, mais ils différencient peu la difficulté (technique, sollicitation énergétique) : le body combat, le basket et le yoga cest du facile
Fiche de travail individuelle 1
Nom, prénom : classe :
DATESActivités sportivesCe que jai fait
Ce que jai réussi Difficulté ressentie
Facile moyen diffMa participation
Effort fourni
A noter de 1 à 10Prof11/09Présentation
TESTS18/09Marche nordique
Jeux 25/09Marche nordique
Jeux
Jai mis en place cette année une grille par APSA ditems comportementaux que je remplis : les rôles sociaux, la confiance en soi, lautonomie, la prise de responsabilité, lintégration dans le groupe, la volonté face à leffort
. que je joins au bulletin.
Sur les bulletins trimestriels je ne mets pas de note chiffrée. Mes appréciations portent sur les « performances » et progrès et sur lattitude de lélève face à leffort, sa relation aux autres, sa confiance en soi
Je propose une série de petits test physiques en début dannée ; je fais une évaluation à mi parcours en février et je la renouvelle en fin dannée. Objectif : dessiner un profil de lélève à un moment T et constater si il y a évolution ou pas.
Il sagit :
Taille et poids pour calculer l IMC et reporter sur la fiche « courbe de corpulence »
Mensurations : tour de hanche, bras, cuisse, taille
Test de Ruffier : adaptation cardio respiratoire à leffort. Effectuer 30 flexions en 45 secondes avec prise du pouls au repos, après effort et après repos d1 mn. Mais ce test est difficile à faire pour les élèves obèses : ils narrivent pas à saccroupir complètement
Test VMA « 3 mns Choffin »
Test détente verticale
Test dabdominaux : en 30 secondes aller toucher les genoux avec le bout des doigts.
La chaise
La souplesse : tenter daller toucher ses pieds en gardant la position 3 secondes. Culbuto arrière. Les élèves ayant un ventre volumineux sont mis en difficulté
Les ½ pompes : 3 niveaux de réalisation possibles
La limite des tests
Ces tests et mesures sont faits par les élèves. Même si je suis présente et les aide, je peux passer à côté dune erreur.
Je crois quil ne faut pas y attacher trop dimportance. Mais ce peut être un indice
Dautres indicateurs
Ils sont plus subjectifs : la silhouette générale ; le pantalon devenu trop grand qui ne tient plus à la taille, (critère donné par un des mes 5°) le biceps qui se « gonfle », on sent les abdominaux quand on les contracte, moins dessoufflement en montant les escaliers
De nouvelles habitudes de vie
Depuis septembre je parle avec les élèves de leur mode de vie ; nous avons trouvé des façons dêtre plus actif : venir à lécole à pied ou à vélo plutôt quen voiture ou en bus, aller promener le chien, aller acheter le pain, descendre la poubelle, ne pas rester trop longtemps devant la télé ou les jeux vidéo, aller jouer avec les copains ou les copines, ne pas manger nimporte quoi devant la télé, ne pas prendre lascenseur, faire du sport avec des amis : roller, skate, danse.
Question : est-ce que ce discours passe ou pas dans la réalité ?
Avoir une pratique sportive en plus de lEPS et du projet santé : 16 élèves (/ 18 ) sont inscrits à lAS (50%) et/ou à un club. Cest 100% de progression par rapport à lan dernier.
Des habitudes nutritionnelles :
Les élèves ont bénéficié de 2 informations (hors temps EPS2) :
Par linfirmière sur limportance et la qualité du petit déjeuner
Par des étudiantes en agronomie sur les principes dune alimentation équilibrée.
Jai commencé dès novembre à parler de lalimentation à partir dun petit livret « jaime manger, jaime bouger » : le guide nutrition pour les ados publié à loccasion du programme national nutrition santé, qui est très bien fait.
On ne parle pas de régime ! Je tente de leur faire prendre conscience quon parle dune alimentation équilibrée.
Linfirmière et moi préparons pour le 3° trimestre une autre intervention. Les élèves ont rempli des fiches de suivi alimentaire. Elle pourra échanger avec eux sur le positif ou les erreurs à éviter, suivi par un jeu de questions réponses.
En fin dannée nous ferons une petite réunion bilan.
Bilan et perspectives
La plupart des objectifs à court terme sont atteints (voir p 2)
Les élèves du projet EPS santé sont tous aptes, contrairement à certains élèves en surpoids qui ne sont pas inscrits et ont une inaptitude totale.
Il faut continuer à faire évoluer le projet :
Réfléchir aux indicateurs pour mesurer les effets du projet
Interroger la validité de la batterie des tests physiques : en éliminer, en trouver de nouveaux, donner un cadre plus strict aux abdos ou aux ½ pompes ?
Affiner les compétences, rôles sociaux, comportement dans le groupe et face à une nouvelle APSA, face à la notion deffort.
Renouveler ou pas le choix des APSA (pour ne pas lasser les « anciens »)
Poursuivre et développer la coopération avec linfirmière et le médecin scolaire
Je pense réaliser un questionnaire bilan pour avoir les avis des élèves (plutôt quà loral) sur lannée écoulée.
De même il serait intéressant de connaître les raisons de la non reprise du projet dune année à lautre.
On pourrait envisager de faire une réunion dinformation en direction des familles : les risques liés au surpoids et à lobésité, les bienfaits dune alimentation équilibrée, comment faire concrètement
B. Les élèves déclarés inaptes en EPS
Depuis 1996, 4 fac-similés de certificat médical dinaptitude sont intégrés dans le carnet de correspondance. Nous nous sommes battus pendant des années pour obtenir ce genre de certificat de la part des médecins de ville. Nous avons baissé les bras il y a 3 ans quand un nouveau CPE ne nous a pas suivis.
Depuis lan dernier nous avons changé le règlement intérieur. Lobjectif est de réintégrer les « dispensés » en cours dEPS. A présent tous les inaptes totaux même à lannée assistent aux cours dEPS. Nous leur demandons dassurer différents rôles : observateur, arbitre, juge, coach, photographe, chorégraphe, starter
sauf si linstallation est loin et que lélève a des béquilles. Nous évaluons leur implication et leurs acquis.
La prochaine étape serait de voir disparaître les inaptitudes totales et voir plus souvent des certificats dinaptitude partielle indiquant les incapacités fonctionnelles, comme le spécifiait le décret de 1988. Nous pourrions alors proposer une EPS adaptée.
Lan dernier pour une élève de 3° participant au projet santé, jai eu un certificat médical demandant une adaptation, ce que jai fait. Cela lui a permis dobtenir une note brevet très honorable. Cette année jai aussi eu un tel certificat médical pour un élève ne faisant pas parti du projet.
En cours dEPS nous gérons des PAI. Nous adaptons au cas par cas le travail pour les élèves asthmatiques, diabétiques et/ou en surpoids important.
Les élèves en surcharge pondérale en EPS
Exemples de ce que nous proposons :
En gymnastique :
La roulade avant avec aménagement matériel (plan incliné) et utilisation des mains pour se relever
La roulade arrière sur un bloc incliné ou sur un plan incliné
Pour lATR : en appui ventral sur un plinth mousse, poser les mains au sol près du tapis vertical (posé contre le mur), monter à lATR avec laide de camarades, tenir la position. En appui manuel, monter les pieds (espalier ou tapis en appui sur un mur) pour venir sétablir plus ou moins en ATR ventral et marquer la position
En corde : avoir laide de blocs mousse pour se renverser
Au saut de cheval : pose des genoux puis saut extension plutôt que saut pose des pieds ; le saut franchissement écart remplace le saut groupé
Pour la Roue : franchissement dun bloc mousse en posant les mains sur ce bloc surélevé ; même situation avec un tapis de sol ; donner de la vitesse en partant dun plan incliné ; réaliser une roue entre 2 blocs placés à la verticale sans les faire tomber (montée du bassin et jambes à loblique)
Mettre une caisse mousse pour permettre de monter facilement en appui sur la barre fixe. Idem pour la poutre
Flip avant avec un aménagement matériel (boudin)
Lune tombée plat dos (pas sur les pieds)
En course de durée :
Marche rapide ou marche nordique sur 2X10mn ou 20mn ; réaliser une performance dans la distance ; réaliser 2 fois la même distance ; observation de la régularité de lallure
Temps de course diminué par rapport aux exigences du niveau de classe
Barème de distance adapté pour un temps identique à la classe
En course de haie :
Abaisser la hauteur de la haie
Adapter le barème du chrono
Transformer en course avec franchissement de passage de rivière
En acrosport :
Trouver une position de voltigeur réalisable.
En course dorientation :
Adaptation du barème chrono
En rugby et en combat :
Le poids est un facteur à prendre en compte dans la constitution des équipes et des groupes de travail.
Donner une période où lélève ne peut pas aller marquer, autoriser plusieurs défenseurs
Donner un avantage de points à ladversaire au début du combat
En Hand-ball , ultimate, football
Une certaine fatigabilité peut apparaître : prévoir des changements dans léquipe ; mais ne pas cantonner lélève aux cages ou dans len-but adverse
Donner des consignes pour tenir un rôle au sein de léquipe, occuper un espace défini à lavance du terrain, pour défendre sur un attaquant du même niveau
Pour la GR, danse, natation (le savoir nager), lancer du javelot:
Pas dadaptation envisagée pour linstant
En badminton :
Modifier la surface du terrain, donner des thèmes de jeu
En renforcement musculaire :
Diminuer le temps du saut à la corde (de 1mn passer à 30 sec) ou autoriser les reprises après arrêt ou changer le barème
Pour rappel notre évaluation se répartit en 12 points performance et maîtrise dexécution, 4 points de connaissances et 4 points dinvestissement, progrès. Il est possible de jouer sur les 12 points en privilégiant au-delà des 6 points la ME.
HYPERLINK "http://eps.ac-creteil.fr/IMG/ppt/2008_FPC_Handicap-EPS-Doc2ProjetmarchenordiqueBrieCtRobert.ppt" Projet Santé marche nordique
HYPERLINK "http://www.mangerbouger.fr" www.mangerbouger.fr: le PNNS
HYPERLINK "http://www.flvs.fr" www.flvs.fr: Fleurbaix Laventie ville santé
HYPERLINK "http://www.mutualite.fr" www.mutualite.fr: mutualité française (revue de presse et fiches nutrition)
HYPERLINK "http://www.obnet.chez-alice.fr" www.obnet.chez-alice.fr: site consacré à lobésité
HYPERLINK "http://www.romdes.org" www.romdes.org : réseau de médecins du 91 et leurs patients obèses
Dvd de la MGEN
La prise en charge des élèves en surpoids et obèses en EPS. JLouis Gouju. Et Conseil Général du Val de Marne HYPERLINK "http://www.cg94.fr" www.cg94.fr
Sylvie DUCHESNE, collège Brassens, Brie Comte Robert
Exemple en badminton : intégration Niveaux 3 (référentiel P.Dumont)
Lycée Polyvalent P. Robert Les Lilas
Mathieu CUENOT
HYPERLINK "http://eps.ac-creteil.fr/IMG/ppt/2008_FPC_Handicap-EPS-Doc3PRobertLilasDiaporama.ppt" Accéder au Diaporama
HYPERLINK "http://eps.ac-creteil.fr/IMG/wmv/2008_FPC_Handicap-EPS-Doc4PRobertLilasVideo.wmv" Accéder à la vidéo
Exemples en tennis de table, intégration Niveaux 2 et 3 (nomenclature P.Dumont),
Lycée C. Claudel, Pontault Combault
Catherine MARTINEZ RAVEL
Un exemple de situations de formation adaptées, filmées en Tennis de Table
Pour quel type dentrée ?
Face à des handicaps « légers », correspondant à la fois aux niveaux 2 et 3 de référence, cest à dire :
- une activité Tennis de table où les situations sont aménagées par rapport au matériel, aux règles et aux consignes, et,- une intégration des élèves en situation d'inaptitudes partielles sur un créneau à part, inscrit dans un menu de 3 APSA adaptées à leur handicap, lentrée choisie au Lycée Camille Claudel ne se fait pas par le handicap : « quelle activité proposer pour telle inaptitude ? », mais par lactivité : « en Tennis de Table, quelle adaptation proposer pour telle contre-indication fonctionnelle ? ».
Cette nuance permet de proposer une EPS Adaptée dont le cadre pédagogique et certificatif évolue parallèlement à celui de lEPS « traditionnelle », sans sy opposer mais, au contraire, en y intégrant des principes communs pour tous les élèves (programmation annuelle de 3 APSA, dates de certification en CCF votées en CA, critères dévaluation communs par rapport aux notions de projet en musculation et marche, danalyse en tennis de table, travail en autonomie et responsabilités
), dans le souci déviter les éventuelles confusions entre adaptation et facilité
Quelles situations de formation pour quelles inaptitudes ?
Tous les handicaps sont dordre moteur et restent des gênes peu visibles au départ ; nos 4 exemples possèdent des contre-indications fonctionnelles au niveau des membres inférieurs : une opération du genou droit et une opération de la hanche gauche pour les 2 garçons (interdisant les déplacements latéraux sur un seul appui), un syndrome rotulien à chaque genou (flexion réduite et déplacement dans laxe antéro-postérieur uniquement) et un autre SR limitant de beaucoup la flexion et la pression sur la jambe droite chez les 2 filles.
Les situations filmées concernent donc deux niveaux de pratique différents sur le thème spécifique de la séance 4 dun cycle de 8 : l'apprentissage du lift en coup droit (niveau moyen) et en revers (niveau débrouillé) avec:
- une suppression des déplacements : utilisation d'une bouteille au départ du lift (support permettant le frottement de la balle vers le haut et lavant sans déplacement gênants au préalable) - une matérialisation systématique par des bandelettes en caoutchouc rouges placées en bordure de table par lélève au début de chaque séance, correspondant à des trajectoires interdites à jouer ; elles permettent de visualiser pour soi, les trajectoires qui entraîneraient un déplacement contre-indiqué (prévention santé) et de repérer chez lautre, ses limites, de les respecter et de sy adapter.- lutilisation d'une réserve de balle à hauteur dans les situations dapprentissage et dun ramasse-balle pour limiter la flexion et la pression sur les appuis (prévention santé.)....
TENNIS DE TABLE ADAPTE
OBJECTIFS DE CYCLE :
Maintenir un échange régulier et créer une rupture volontaire simple par un placement de balles latérales varié, parfois en accélérant ( Niveau 1 ).
Construire des projets tactiques simples pour faire évoluer le rapport de force en sa faveur face à des adversaires identifiés et de niveau proche ( Niveau 2 ):
- en produisant des trajectoires variées en longueur et en direction (placement)
- en utilisant la vitesse (accélération)
- en jouant sur des rotations associées à des placements de balle et à des accélérations
- en développant une stratégie de placement en fonction du jeu adverse
Identifier les points forts et les points faibles du jeu de ladversaire et du sien propre et proposer une stratégie basée sur la construction du point à partir du service et de la relance, en tenant compte de ses possibilités physiques.
PROJET DE CYCLE :
SEANCE 1 : (Re)découverte de lAPSA, présentation du cycle, de lutilisation du matériel et des règles liées au contrat prévention santé (en jeu, pour ramasser les balles,..), du vocabulaire spécifique (CD /RV, trajectoires croisées, droites..), du règlement en jeu et au service.
Produire des trajectoires simples : mises en situations déchanges et de coopération à thèmes permettant le repérage des niveaux de départ puis jeu réel et intégration du règlement (montante-descendante).
SEANCE 2 : Produire des trajectoires longues : mise à distance de la balle, prise et orientation de la raquette, placement, début du lift (recherche de rotation).
SEANCE 3 : Produire des trajectoires variées : travail sur la déviation (trajectoires croisées/droites), dosage de la frappe, orientation et direction. Matchs à thèmes avec zones interdites, zones à bonus.. Notion de point faible adverse.
SEANCE 4 : Produire des trajectoires accélérées : travail du lift en CD (gestuelle, rotation de la balle, placement, situations avec bouteilles..), lift de RV et accélération du lift CD (smash CD au niveau 2). Présentation des critères dévaluation (volume et rythme de jeu).
SEANCE 5 : Produire des rotations différentes sur la balle : apprentissage du coupé (gestuelle, rotation de la balle, placement, trajectoires rasantes et ralenties..). Poursuite du travail sur le lift. Différences, alternance coupé et lift (routines simples).
SEANCE 6 : Produire des mises en jeu variées : travail sur les services / règlement, trajectoires, gestuelles, effets (CD /RV, croisés / droits, coupés / liftés, longs / courts..). Construction du point à partir du service. Relances de services.
SEANCE 7 : Construction du point / Prise dinitiative et balle favorable
Préparation à lexercice danalyse : rappel du vocabulaire spécifique, exemple dune analyse de points forts et faibles, mise en rapport et proposition dune stratégie à partir du service et de la relance de service, sous la forme : « Je sers
, si ladversaire relance
, alors je
, et si il
, alors je
» (cf fiche)
SEANCE 8 : Montante-descendante pour classement : constitution des poules de niveaux pour lévaluation terminale. Précisions pour lanalyse, oralement, entre les matchs
SEANCE 9 : Evaluation terminale: tournoi par poules de niveaux et analyse dun match entre 2 sets.
LEPS ADAPTEE AU LYCEE CAMILLE CLAUDEL
(PONTAULT-COMBAULT)
Effectif totalDISPENSES ANNEE TERMINALEEffectif%Filles 209157.1Garçons13632.2TOTAL345185.2
DEMARCHE DADAPTATION
MISE EN UVRE en Septembre 2005
LEPS ADAPTEE EN CHIFFRES
EVOLUTION DU NOMBRE DE DISPENSES au Baccalauréat
Lycée Camille ClaudelAcadémieJuin 2005
(pas dEPS adaptée)Juin 2006
(création EPS adaptée)Juin 2007
Mars 2008Juin 2007Nb de Filles20916815715921402Nb de Garçons13611412613618224Nb délèves34528228329539626Filles dispensées % (nb)7.1 % (15)3 % (5)0.6 % (1)3% (5)5 %Garçons dispensés % (nb)2.2 % (3)3 % (3)0 % (0)0.7 %(1)2 %Elèves dispensés % (nb)5.2 % (18)3 % (5)0.3 % (1)2 % (6)4 %
REPARTITION PAR APSA ADAPTEE TOUS NIVEAUX
(effectifs évalués et moyennes)
Musculation
2007/08Tennis de Table
2007/08Marche de demi-fond
effectifmoyenne effectifmoyenne effectif 2007/08moyenne 2006/07Filles2114.912122414 (25 él)Garçons714.3815.2614.9 (3él)TOTAL2814.82013.530 14.2 (28él)
REPARTITION PAR PROFILS PATHOLOGIQUES
Profils pathologiquesEffectifsFillesGarçonsTOTALSyndrome rotulien ou pb membre inf13619Asthme, pbs respi, cardiaques10111Obésité011Dos ou pb membre supérieur8311Autres : hyper laxité, déficient visuel
2
0
2
REPARTITION DES ELEVES BENEFICIANT DE LEPS ADAPTEE
(Menu adapté annuel ou APSA adaptée ponctuelle)
EffectifsFillesGarçonsTOTALMenu adapté annuel197261 APSA adaptée ponctuelle15318Ayant bénéficiés de lEPS adaptée pour lannée scolaire 2007/08
34
10
44
TENNIS DE TABLE ADAPTE (SYNDROME ROTULIEN ET MEMBRE INF)
POINTS À AFFECTERÉLÉMENTS À ÉVALUER
NIVEAU 1 NON ATTEINT
DEGRÉ DACQUISITION DU NIVEAU 1
DEGRÉ DACQUISITION DU NIVEAU 2
10/20
Volume et rythme de jeu
6 POINTS
0 point à 2
Les placements de balle concernent uniquement le fond de table adverse.
La fréquence de léchange, assez lente (filles) ou au contraire excessivement rapide (garçons), se conclut souvent par une faute directe (souvent une frappe manquée pour les garçons).
Utilisation dominante du RV poussette.
Mise en jeu neutre.2.25 à 4
Les placements de balle latéraux sont intentionnels et variés. Les balles sont parfois prises plus tôt pour accélérer le jeu (début du lift). Le candidat soutient une fréquence déchange rapide.
Utilisation dau moins 2 services différents produisant 2 trajectoires différentes : la rotation de balle est parfois recherchée 4.25 à 6
Les placements de balle, latéraux et en profondeur, sont associés à des frappes (filles) et/ou à des rotations de balle (lifts et coupés) (garçons). Il y a construction du point sur plusieurs échanges à partir daccélérations et de rotations de balle.
Les services sont majoritairement à rotation et participent au projet de construction du point.
Placements et replacements dans laxe antéro postérieur
2 POINTS0 point à 0.5
Pas de stratégie de placement.
Replacement inexistant ou tardif.
Manque de vivacité et dattention pour préparer sa frappe.
0.75 à 1.25
Le joueur reste « mobilisé » entre deux frappes.
Replacement rapide.
Son placement reste identique.1.5 2
Stratégie de placement en fonction du jeu de ladversaire.
Elève vif et constamment mobilisé entre deux frappes, anticipation des actions.
Contrat prévention santé.
Mise en uvre uniquement de déplacements et replacements dans laxe antéro postérieur sans aucune flexion au niveau des genoux. (contrôle du gainage des genoux).
2 POINTS0 point à 0.5
Le joueur cherche à reprendre des balles excentrées mal orientées par ladversaire, il ramasse des balles au sol en remettant en cause lintégrité physique de ses membres inférieurs.0.75 à 1.25
Quelques erreurs dans le respect des consignes de jeu. Elles diminuent en cours de cycle.1.5 à 2
Respect rigoureux des consignes : les balles désaxées ne sont pas jouées, la pratique est raisonnable et raisonnée.
Conserve les jambes tendues pour ramasser les balles au sol.
05/20
Gain des rencontres
Les joueurs sont classés en fonction de leur genre (fille/garçon), de leur appartenance à une poule, leur classement dans la poule et, éventuellement les différences de scores.
Des rencontres inter-poules peuvent être envisagées pour affiner ce classement qui sert de critère pour cette portion de note.0 point à 1.5
Classement dans le dernier tiers.
Echange régulier et continu.1.75 à 3.25
Classement dans le deuxième tiers.
Recherche de rupture.3.5 à 5
Classement dans le premier tiers.
Construction du point dès le service pour gagner.
05/20
Analyse des rencontres
0 point à 1.5
Analyse superficielle ou erronée.
Terminologie inconnue, inadéquate ou pauvre.
1.75 à 3.25
Analyse bonne et complète : mise en rapport de plusieurs caractéristiques du jeu adverse et de celles du sien propre.
Terminologie adéquate et spécifique au TT. 3.5 à 5
Mise en rapport des 2 jeux et proposition dune stratégie pertinente basée sur la construction du point sur plusieurs échanges à partir du service ou de la relance de service. Lycée Camille Claudel - Pontault-Combault
TENNIS DE TABLE ADAPTE
Lycée Camille Claudel - Pontault-Combault
POINTS À AFFECTER
ÉLÉMENTS À
ÉVALUER
NIVEAU 1 NON ATTEINT
DEGRÉ DACQUISITION DU
NIVEAU 1
DEGRÉ DACQUISITION DU NIVEAU 2
10/20
Volume et rythme de jeu
6 POINTS0 point à 2
Les placements de balle concernent uniquement le fond de table adverse.
La fréquence de léchange, assez lente (filles) ou au contraire excessivement rapide (garçons), se conclut souvent par une faute directe (souvent une frappe manquée pour les garçons).
Utilisation dominante du RV poussette.
Mise en jeu neutre.2.25 à 4
Les placements de balle latéraux sont intentionnels et variés. Les balles sont parfois prises plus tôt pour accélérer le jeu (début du lift). Le candidat soutient une fréquence déchange rapide.
Utilisation dau moins 2 services différents produisant 2 trajectoires différentes : la rotation de balle est parfois recherchée 4.25 à 6
Les placements de balle, latéraux et en profondeur, sont associés à des frappes (filles) et/ou à des rotations de balle (lifts et coupés) (garçons). Il y a construction du point sur plusieurs échanges à partir daccélérations et de rotations de balle.
Les services sont majoritairement à rotation et participent au projet de construction du point.
Déplacements et replacements
4 POINTS0 point à 1.25
Les déplacements sont tardifs, démesurés (de grande amplitude) ou inexistants.1.5 à 2.75
Mise à distance efficace de la balle en revers et en coup droit grâce à des déplacements latéraux effectués en pas chassés.
Le joueur reste « mobilisé » entre deux frappes et se replace. Les déplacements sont défensifs et essentiellement subis.
3 à 4
Les appuis sont dynamiques et les déplacements latéraux et en profondeur sont rapides et économiques.
Les déplacements sont voulus défensivement et offensivement (pivot pour placer son CD dattaque).
05/20
Gain des rencontres
Les joueurs sont classés en fonction de leur genre (fille/garçon), de leur appartenance à une poule, leur classement dans la poule et, éventuellement les différences de scores.
Des rencontres inter-poules peuvent être envisagées pour affiner ce classement qui sert de critère pour cette portion de note.
0 point à 1.5
Classement dans le dernier tiers.
Echange régulier et continu.1.75 à 3.25
Classement dans le deuxième tiers.
Recherche de rupture.3.5 à 5
Classement dans le premier tiers.
Construction du point dès le service pour gagner.
05/20
Analyse des rencontres 0 point à 1.5
Analyse superficielle ou erronée.
Terminologie inconnue, inadéquate ou pauvre.
1.75 à 3.25
Analyse bonne et complète : mise en rapport de plusieurs caractéristiques du jeu adverse et de celles du sien propre.
Terminologie adéquate et spécifique au TT. 3.5 à 5
Mise en rapport des 2 jeux et proposition dune stratégie pertinente basée sur la construction du point sur plusieurs échanges à partir du service ou de la relance de service.
Catherine MARTINEZ RAVEL, lycée C. Claudel, Pontault Combault
ILLUSTRATIONS PEDAGOGIQUES
Thème n°2 : Exemples dintégrations pour déficients sensoriels
Exemple en course dorientation pour déficients visuels, niveau 2 (P.Dumont),
Lycée Joliot Curie, Dammarie Les Lys
Eric PIGACHE
Exemple avec une classe de seconde générale (32 élèves) en présence dune élève non-voyante.
1/ Caractéristiques du lycée et environnement pour laccueil des élèves handicapés.
9 enseignants EPS. Installations très partagées avec les collèges et écoles primaires.
Pas de créneaux eps adaptées en 2007- 2008. Projet en élaboration.
Les adaptations se font ponctuellement dans la mesure des installations disponibles et des compétences des enseignants.
2/ Accueil de lélève non-voyante
Une AVS est présente au cours dEPS
Un service daide aux déficients visuels CLIN DIL 77
Une équipe de suivi de scolarisation
Cela signifie surtout que lon est pas complètement seul par accueillir lélève
3/ LEPS
La programmation de la classe a été modifiée car au 1er cycle était prévu Tennis de table. Ce qui avec une classe de 32 paraît très difficile. Lactivité a été remplacée par Course dorientation.
Au 2ème cycle, lélève non-voyante a été dispensée car la classe a pratiqué le Badminton.
Au 3ème cycle, activité escalade avec la présence de lélève non-voyante.
Au 4ème cycle un sport collectif grand terrain est prévu (ultimate). Lélève non-voyant ferait un cycle de Course de durée et en fin de cours un groupe pourrait tenter une expérience en football. A voir !
4/ Activité Course dorientation
Objectifs communs : Se déplacer à laide dune carte et dune boussole.
Utiliser des éléments du terrain pour atteindre un point particulier.
Faire le lien carte-terrain (légende- élément naturel).
Utiliser la boussole pour se diriger.
Lélève va pratiquer la même activité mais les situations seront différentes (N2).
Elève non-voyant classe
Utilisation progressive de la boussole Utilisation de la carte. Connaître la
(Boussole en braille).Sur le stade. Zone dégagée sans légende. Parcours en étoile. Utilisation
obstacle. Partir dun endroit de tel sorte quen allant vers dun tableau de marche (ordre des départs).
le sud, le nord, l est, louest lélève et son AVS arrive sur Rally-photo. Construire lenvironnement
un endroit caractéristique(poteau de foot, banc etc
). du poste.
Circuits de balise
Parcours de mémorisation
Etalonnage des pas : le tour de piste est marqué tout Relais
les 25m. Lélève doit compter le nombre de pas ou
de double-pas sur 25m. Peut-être fait avec un camarade. Azimut : Trouver des balises à laide
dune direction donnée par la boussole
Découvrir la zone
(Voir document )
Des Jalons traversent la carte et la zone
dans la direction du nord.
Consignes: suivre les axes N-S et dire ce lon rencontre
suivre des lignes directrices : relief clôture chemin.
Explorer la zone boisée.
Utilisation de la carte moulée
Mêmes consignes
Le Carré
Un carré est matérialisé par 4 coins formés avec des plots
4 points cardinaux (soucoupes plastiques) et de 10 m de côté.
Lélève se positionne derrière la direction donnée par la
boussole.
Lélève marche jusquà atteindre les plots (zone large
denviron 1m).
LAVS reste à côté mais ne guide pas.
Départ 10m S
SHAPE \* MERGEFORMAT
N O
Evaluation
La classe est évaluée sur des circuits comprenant 20 balises dont 3 avec des azimuts.
Je contrôle les départs et les arrivées.
Lélève non-voyant fait son évaluation avec lAVS. Fiche de consignes.
(Voir document )
2 épreuves : - le Carré.
- Parcourir la carte. Balises à trouver. Voir la carte de lévaluation.
Eric PIGACHE, lycée Joliot Curie, Dammarie Les Lys
Exemple en lutte pour déficients auditifs, niveau 2 (P. Dumont),
Collège du Luzard Noisiel
Sébastien DUCHE
HYPERLINK "http://eps.ac-creteil.fr/IMG/ppt/2008_FPC_Handicap-EPS-Doc5Luzarddiapo.ppt" Diaporama
HYPERLINK "http://eps.ac-creteil.fr/IMG/wmv/2008_FPC_Handicap-EPS-Doc6Luzardvid1.wmv" consignes1 vidéo1
HYPERLINK "http://eps.ac-creteil.fr/IMG/wmv/2008_FPC_Handicap-EPS-Doc7Luzardvid2.wmv" consignes mimées vidéo2
HYPERLINK "http://eps.ac-creteil.fr/IMG/wmv/2008_FPC_Handicap-EPS-Doc8Luzardvid4.wmv" consignes mimées vidéo3
HYPERLINK "http://eps.ac-creteil.fr/IMG/wmv/2008_FPC_Handicap-EPS-Doc9Luzardvid3.wmv" consignes mimées vidéo4
Commande pour lintervention :
- Présentation succincte de lUPI (surtout en terme de handicap appréhendé).
- Présentation du ou des élèves présentant ce handicap (niveau de handicap, mais aussi et surtout niveau scolaire, niveau moteur
).
- Présentation du niveau dintégration de ce handicap dun point de vue pédagogique par lenseignant (quelles adaptations pédagogiques sont utilisées pour permettre à ces élèves daccéder aux apprentissages dans lAPSA enseignée : du niveau dintégration maximal avec des ateliers spécifiques, au niveau dintégration quasi inexistant avec des tâches très proches des tâches ordinaires dapprentissage). Cette partie pourra saccompagner dune illustration vidéo commentée pour visualiser ces différents niveaux dintégration.
Plan de lintervention
Présentation de lUPI et de son fonctionnement
UPI sourds : plusieurs niveaux de handicap :
Elèves complètement sourds : élèves qui connaissent et continuent dapprendre la langue des signes pour communiquer : souvent ces élèves sont intégrés dans certains cours en classe entière.
Elèves appareillés qui noralisent pas encore : élèves qui connaissent la langue des signes pour communiquer, mais qui entendent certains sont de par leur appareillage, voir la majorité des sons. Ces élèves peuvent être intégrés dans plus de disciplines comme la musique par exemple.
Elèves appareillés qui oralisent : élèves qui parfois ne connaissent même pas la langue des signes car ils entendent la plupart des sons, et ils sont capables de sexprimer oralement pour communiquer. Ces élèves sont intégrés dans la totalité des disciplines, et nont pas de cours adaptés avec les autres sourds.
Lintégration des élèves : selon le niveau de handicap et les disciplines, les élèves sont plus ou moins intégrés en classe entière. Ces élèves suivent donc deux cursus scolaires différents :
Un cursus adapté avec des enseignants spécialisés pour les matières dans lesquelles ces élèves ont des difficultés plus importantes.
Un cursus en classe entière : ces élèves sont alors accompagnés dinterprètes qui traduisent le plus grand nombre dinformations possible sur le cours et son environnement (discours de lenseignant, répliques des élèves, environnement sonore de la classe
).
Les adaptations pédagogiques en EPS face à ces élèves
Adaptations sur les tâches : très peu de différenciations concernant les tâches elles même car ces élèves ne présentent pas de difficultés motrices particulières (sauf quelques cas présentés en vidéo). Ladaptation principale concernera les apprentissages qui touchent à la communication entre partenaires dans le cadre dactivités collectives, ou lors des tâches darbitrage ou dobservation. Un code gestuel pourra alors être établi et utilisé entre les différents élèves. Lenseignant veillera tout de même à privilégier les indications visuelles (signaux, feed-back) par rapport aux indications sonores.
Adaptation dans la transmission des consignes : la transmission de consignes verbales pendant laction doit être proscrite car ces élèves, centrés visuellement sur laction, ne pourront alors pas y accéder. La quasi-totalité des consignes devront donc être transmises avant laction. Il faudra donc veiller à simplifier au maximum ces dernières afin de ne pas surcharger les élèves dinformations.
Adaptation dans loccupation de lespace : ces élèves étant visio-dépendants, il faudra veiller à ce que leur champ visuel soit le plus dégagé possible, et ce en permanence. En effet, le professeur devra être le plus possible dans leur champ visuel direct (lors de la transmission des consignes, des démonstrations, des signaux visuels donné au cours de laction), mais aussi veiller à ce quaucun autre élève ne vienne couper leur champ visuel direct vers le professeur ou linterprète. Il convient également déviter de se déplacer durant la transmission des consignes car linterprète devrait nous suivre, et le message perdrait en qualité. Le positionnement de lenseignant à contre-jour est également à proscrire pour éviter que les élèves ne perçoivent pas certaines nuances dans la traduction de linterprète.
Sébastien DUCHE, professeur dEPS, collège du Luzard NoisielLes pratiques adaptées pour déficients auditifs
Catherine LUDOT
1/ La déficience auditive
1.1 Entendre
Le son est une onde vibratoire, qui se propage dans lair et arrive dans le pavillon de loreille. Amplifiée dans le conduit auditif externe, cette onde fait vibrer le tympan, mettant ainsi en mouvement une chaîne de trois osselets dans loreille interne.
Cette nouvelle énergie mécanique est transformée dans loreille interne en énergie électrique (battements des cellules ciliées). Ce signal est transmis au lobe temporal par le nerf auditif où il est traité.
Le son se caractérise par deux paramètres : lintensité et la fréquence.
lintensité sexprime en décibels (db), cest la plus petite unité sonore perçue):
20 db
40 db
60 db
80 db
100 db
120 db
130 db - voix chuchotée
- voix conversationnelle
- ambiance sonore dune classe
- aboiements dun chien
- démarrage dun camion
- seuil de douleur
- décollage dun avion la fréquence sexprime en Herz (Hz) et fait que nous percevons un son comme aigu ou grave. Loreille humaine perçoit des fréquences de 16 à 16 000 Hz.
1.2 Les surdités
La surdité se définit par une diminution du champ auditif en quantité (intensité) et en qualité (fréquence). Le message sonore est donc perçu faiblement et déformé, peu reconnaissable.
Les surdités sont classées en fonction de la moyenne des pertes dintensité sur plusieurs fréquences.
Latteinte peut se situer au niveau de loreille externe (tympan, conduit auditif externe) ou moyenne (osselets), et entraîner une surdité de transmission (légère, moyenne).
La perforation " accidentelle " ou médicale du tympan (pose de drains) est la contre indication majeure à lexercice dune activité sportive. La pratique dune activité aquatique nécessite au préalable laccord du médecin traitant ou O.R.L.
Latteinte peut se situer au niveau de loreille interne ou du nerf auditif. Elle entraîne alors une surdité de réception (sévère, profonde).
Loreille interne étant le siège du centre de léquilibre, certains enfants sourds présentent dans leur jeune âge des difficultés à ce niveau.
La prise en charge denfants sourds sévères ou profonds est globale : appareillage, rééducation orthophonique, mise en place dune communication gestuelle, scolarité adaptée.
1.3 Lappareillage
La correction auditive permise par les contours auditifs bilatéraux nest totale ni en intensité, ni en fréquence et ne restitue pas une audition normale.
En situation sportive, lintérêt des prothèses est limité (bruits environnants distance,...). Leur port est contre-indiqué bien souvent du fait des risques de contact avec leau, de coups, de chute.
2/ La communication.
Communiquer avec une personne sourde place les deux interlocuteurs dans une situation difficile. Les problèmes se situent à deux niveaux :
la réception du message au moment " M ", qui nécessite certaines adaptations lors de lémission,
le traitement du message, du contenu, lié principalement à la structuration du langage depuis la jeune enfance. Ce traitement constitue la difficulté majeure.
2.1 La structuration du langage
Les troubles sont directement liés à la privation dinformations auditives précoces ; le bébé sourd organise sa perception de lenvironnement sans indice sonore, sans crescendo de bruits linformant dévénements (arrivée de la mère dans sa chambre).
Il vit dans un monde visuel, sans relief temporel, les moments de la vie quotidienne défilant comme une série de diapositives.
Plus tard, le jeune enfant élargit son environnement, ses expériences mais sans capter dans les messages oraux qui lui sont adressés, tous les indices lui permettant dorganiser, de relier les actions entre elles par un lien de causalité, de chronologie.
Lacquisition des mots est insuffisante en quantité et en qualité :
les mots sont moins précis (manteau = anorak, blouson),
les mots abstraits ont un sens flou parfois déviant (je ne réfléchis pas = je ne comprends pas),
les homophones sont sources derreurs ( car = bus ou parce que),
les expressions imagées sont comprises littéralement,
la perception de la syntaxe, de lorganisation de la phrase est globale, lacunaire,
seuls les noms, verbes et adjectifs sont identifiés ; les pronoms et prépositions sont souvent omis.
Les mots peuvent être reconnus voire répétés par lenfant sourd, le traitement de la phrase nest pas pour autant correct.
La compréhension est facilitée si on précise déjà le contexte ou lobjet autour duquel laction se déroule.
exemple : " le ballon est entre lattaquant et le défenseur ", pour lenfant sourd vont sinterférer : défenseur, attaquant, ballon, entre, est.
Plus une phrase est complexe, moins elle est comprise. Il faut sefforcer de rappeler " qui fait quoi ", cela permet de corriger les éventuels contre-sens.
Mieux vaut juxtaposer des phrases simples en évitant lutilisation abusive de pronoms, de métaphores et en précisant régulièrement le thème, le contexte du message.
2.2 La réception du message
La lecture labiale permet la reconnaissance dune partie du message oral mais se trouve limitée par la similitude des images labiales, leur variabilité dun interlocuteur à un autre. La perception visuelle est optimale si lémetteur du message prend quelques précautions :
ralentir son débit de paroles, sans exagérer larticulation et en préservant lentité des mots.
ne pas se placer à contre-jour.
ne pas se déplacer en parlant.
ne pas parler les mains devant la bouche, en copiant au tableau, pendant que lenfant écrit.
attirer lattention de lenfant avant démettre le message.
La communication peut être gestuelle, du mime à la langue française des signes.
La perception visuelle est incompatible avec la poursuite dune activité. Le message doit donc être passé avant laction, tant que lenfant a la possibilité dorienter et fixer son regard. De même, lenfant sexprimant avec les mains, il ne pourra le faire sans stopper laction en cours.
Pour conclure, la déficience auditive nest pas un obstacle à la pratique dune activité sportive. Les difficultés de communication, réelles, peuvent être partiellement levées en adaptant la forme et le fond du message.
Peu importe les moyens de communication mis en place si lenfant sourd peut accéder à une pratique sportive, intégrer un savoir-faire, les règles et lesprit du sport.
Catherine LUDOT, Orthophoniste, IRRSEM, Reims
Deuxième partie :
ILLUSTRATIONS PEDAGOGIQUES
Thème n°3 : Exemple dintégration pour déficients cognitifs
Exemple en badminton pour déficients cognitifs, classe de 6ème.
Collège Dulcie September Arcueil (UPI)
Catherine ROZIER
Introduction
Intégration des élèves UPI est quasi systématique dans notre établissement : Chaque enseignant intègre 1 voire 2 UPI dans leurs classe depuis 2 ans (en EPS et autres matières selon le profil de lélève).
Le contenu que nous allons vous proposer aujourdhui sadresse à des élèves présentant des déficiences intellectuelles (génétiques ou post-natales). La démarche dintégration sera identique pour ces deux élèves.
Intégration délèves de niveau 2 (même APS mais avec des aménagements particuliers.
Lintervention daujourdhui sapplique à une classe de 6ème dans lactivité badminton. Il nous paraît intéressant de souligner que lactivité badminton na pas été une activité choisie en fonction dune intégration UPI mais faisant partie de la programmation EPS délèves de 6èmes.
( Lélève UPI doit donc sintégrer dans un contexte qui lui est imposé.
( Lenseignant doit adapter ses contenus pour ce nouvel élève.
( Lactivité badminton de part sa complexité technique nest pas une activité facile au départ et ne met pas lélève en condition de réussite immédiate.
( Evoluer vers un projet commun à savoir, réaliser un projet dintégration cohérent afin que lélève UPI se fonde dans le groupe classe et éprouve un sentiment de réussite et parallèlement rendre les élèves solidaires et citoyens (faire réussir les élèves plus faibles et accepter les différences)
Cela se traduit par : Le plaisir de pratiquer lactivité
Lentrée en relation avec les élèves de la classe
La réussite dobjectifs à son niveau
Caractéristiques des élèves UPI/ groupe classe/activité Badminton
Textes Officiels (A) Projet Etablissement (B) Caractéristiques des élèves de lUPI (C) Caractéristiques Elèves (D) Finalités de lEPS
1. Développement des capacités nécessaire aux conduites motrices
2. Compétences et connaissances relatives aux APSA
3. Accès aux connaissances relatives à lorganisation et à lentretien de la vie physique
4. Santé, Sécurité, Solidarité, Responsabilité, Autonomie et Citoyenneté.
Objectifs généraux
5. Apprendre à mobiliser ses ressources
6. Apprendre à agir en sécurité
7. Résoudre et maîtriser les problèmes posés par la coopération et lopposition
8. Construire et développé des actions pour être vues et jugées 1. Mieux préparer les élèves à la poursuite de leur scolarité au collège
Définition dobjectifs communs au primaire et au collège
2. Mieux préparer les élèves à la poursuite de leur scolarité au lycée
Autonomie (ex : échauffement)
3. Lutter contre les conduites déviantes et former au comportement citoyen
Apprentissage de la citoyenneté
Sorties et voyages Difficultés
1. Sur le plan affectif :
-Manque de confiance en soi
-Immaturité
-Statut de léchec, peur de se tromper
-Changement dadulte référent
2. Sur le plan cognitif :
-Difficulté à comprendre les consignes
-Peu danalyse de la situation
- Dit « oui » même si ce nest pas compris
3. Sur le plan relationnel :
-Pas lhabitude dévoluer en grand groupe
-Peu à laise dans les situations de communication (prise de parole devant un groupe)
4. Sur le plan moteur :
pas de connaissance de son schéma corporel
Mouvements limités
Déplacements lents et tardifs
Potentialités
1. Sur le plan affectif :
-Bonne appétence : envie de faire et de réussir
2. Sur le plan cognitif :
-Capacité dapprendre en agissant et reproduisant
3. Sur le plan relationnel :
-Restauration narcissique, faire/être comme les autres 1. Très bonne ambiance. peu délèves moqueurs. Les élèves ont été informés sur les difficultés des UPI, acceptation des différences, aménagements des exercices pour la réussite de tous
2. Des éléments moteurs sur lesquels il est possible de sappuyer.
3. Présentent de lintérêt à découvrir chaque APSA
4. Réelle satisfaction quand il y a réussite.
Le badminton et les élèves UPI
Activité dopposition difficile techniquement : Problème de mise à distance par rapport à la raquette
Problème danticipation coïncidence pour frapper le volant au bon moment
Représentation spatiale difficile
Problème de temps dus aux déplacements, replacements
2 . Bilan de la 1ère séance
Après avoir fait la première séance comprenant entre autres le test dhabiletés adapté à note élève UPI, nous pouvons faire les constats suivants :
Peu dintervention dans la mise en place des terrains : lAVS (auxiliaire de vie scolaire) est toujours à ses côtés pour lui indiquer la marche à suivre et lui répéter les consignes.
! Mettre en place un système de tutorat élève en vue d une meilleure intégration dans la classe et acquisition d autonomie.
Problème de connaissance de son schéma corporel : il doit se voir pour corriger sa posture
! Photos, vidéo, se regarder pour se corriger
Problème de compréhension des consignes : il dit toujours « oui » même s il n a pas compris, volonté de bien faire
! Démonstrations, schémas au tableau, verbalisation de ce qui est demandé.
Plus spécifiquement au badminton :
Pas de construction Sil-raquette-volant (dégagé haut). Paradoxalement aux autres débutants, lélève UPI va chercher à frapper en dégagé bas, doù beaucoup déchecs.
Exemple : suspendre un volant en hauteur pour que lélève tape dedans en dégagé haut
Problème de mise à distance et de coordination dus à une mauvaise prise dinformations et un mauvais schéma corporel.
! Utilisation de mini raquette
Déplacements tardifs ou inexistants.
! Utilisation de volants plus lents
TEST D habileté en badminton séance 1
NOM : PRENOM : CLASSE : test N° :
Résultats10 jonglages en coup droit2 essais
10 jonglages en revers2 essais
10 jonglages alternés2 essais
Traverser le gymnase dans le sens de la longueur avec le moins de jonglages possibles (si perte du volant rajouter 5 à son score à chaque fois)2 essais
5 services côté pair1 essai
5 services côté impaire1 essai
10 échanges frappe haute (service compris)Partenaire 1
Partenaire 2
10 échanges court frappe basse Partenaire 1
Partenaire 2
TEST Dhabileté en badminton UPI séance 1
NOM : PRENOM : CLASSE : test N° :
Résultats5 dégagés bas jonglage 10 essais
Traverser le gymnase dans la largeur avec le moins de jonglages possibles4 essais
10 services derrière la ligne de service droite ou gauche1 essai
Faire au moins 5 échanges avec un partenaire en dégagé haut ou bas au choixPartenaire 1
Partenaire 2
Présentation de la séance 2 avec adaptations pour élève U.P.I
CYCLE BADMINTON ( Séance 2 ( Niveau 1
BUT : Répondre de façon adaptée aux difficultés des élèves selon leur niveau de pratique (2 voire 3 groupes).Thèmes abordés le service (premier coup dattaque) et le dégagé haut, le placement et le replacement (G3).
OBJECTIFS : ( Groupe 1 et 2 : savoir servir (orientation du corps, coordination entre le lâché et la frappe, le relâchement du bras
)
( Groupe 1,2 et 3 le dégagé haut (bras et raquette au dessus de la tête ( Mobilité importante du poignet)
( Groupe 3 : Placement et replacement (augmenter la mobilité des joueurs)
Passer du joueur spectateur au joueur actif et mobile
se mettre en mouvement le plus tôt possible (logique de frappe) et se replacer rapidement (logique de renvoi)
( Groupe 3 : Augmenter la prise dinformation (augmentation du taux de vigilance, de concentration) Identifier au plus tôt les trajectoires reçues
PS : Groupe 1 = UPI + les plus faibles
.Groupe 3 = le plus fort
I/ Présentation de lactivité (rappel)
- Ne pas crier, privilégier lécoute et la concentration
- Sécurité : @ ne pas se pendre aux cages de hand-ball ou foot, ne pas monter le matériel placés dans le renfoncement de la salle
@Ne pas utiliser sa raquette pour faire un dégagé haut ou bas si lon est à moins de 3 mètres de quelqu'un (garder une distance de sécurité pour ne pas donner un coup de raquette à un camarade de classe)
@ Déplacer les poteaux avec prudence (personne ne doit monter sur un poteaux lorsquon le déplace (ce nest pas une trottinette !!)
Respect du matériel : - Ne pas laisser des volants traîner par terre au risque de marcher dessus.
Ne pas mettre de volant dans sa poche au risque de les abîmer aller les ranger dans les tubes la tête en premier. Pour prendre un volant dans un tube ouvrir ce dernier de lautre côté pour prendre le volant par la tête.
Ne pas frapper sa raquette sur le sol, le mûr ou autre objet dans la salle au risque dabîmer sa raquette
Plier les filets et déplier les filets avec précaution en début et en fin de cours
II/ / Mise en place des terrains
Installation du matériel dès la sortie des vestiaires sous la surveillance du professeur. (Elève en UPI en Binôme avec un autre élève de la classe, rappel des consignes si besoin par lAVS)
Appel fait par un élève après rassemblement de la classe par le professeur (élève dispensé, excusé ou volontaire). Lélève en UPI est rajouté dans la liste de classe en respectant lordre alphabétique.
III/ Echauffement raquette en main
Prise de la raquette : prise marteau
Echauffement cardio-vasculaire :
- Faire trois tours de salle sans passer sous les filets
Se placer sur la ligne jaune et faire des aller / retour dans la largeur du terrain :talons fesses, renvoie actif des pieds(montées de genoux buste droit ou vers lavant), pas chassés, pas croisés, jambes tendues devant. (élève en UPI pris en main par un élève tuteur qui lui montre au ralenti les exercices à faire. Suivi par imitation)
Etirements raquette en main:
Tourner les chevilles dans les deux sans
Ecarter les jambes et aller toucher son pied avec ses deux mains et la raquette (jambe droite, au centre, gauche puis en haut) (15 secondes à chaque fois)
Se coucher par terre sur le côté, prendre le pied qui se trouve au dessus et emmener sa jambe derrière pour étirer le quadriceps (15 secondes) puis changer de côté.
Mains au niveau des hanches, rotation du buste (5 tours dans un sens puis 5 tours dans lautre sens)
Prendre ses distances puis faire des tours de bras tendus (10 vers lavant, 10 vers larrière)
Placer sa raquette entre ses jambes serrer ses mains et échauffer ses poignets
Bras le long du corps, pieds écartés selon la largeur des épaules, épaules basses, incliner sa tête à droite, devant, à gauche puis derrière (garder les yeux ouverts pour ne pas perdre léquilibre. 5 sec à chaque fois)
Se placer le dos sous le filet et un pied de chaque côté du court (jambes écartées). Sans toucher le filet se redresser de chaque côté pour toucher avec sa raquette le dessus du filet (changer la raquette de mais lorsque lon passe sous le filet) (10 fois de chaque côté)
Se placer face au filet les deux pieds sur la ligne de service, faire une fente pour aller toucher le filet avec sa raquette. Changer de jambe à chaque fois (le faire 10 fois pour chaque jambe)(Lélève en UPI : fait par reproduction)
Echauffement spécifique :
individuelle : Critère de réussite : faire plus de 10 frappes sans perdre le volant. (élève en UPI : placer le volant sur le tamis puis faire 3 frappes au minimum.
Jonglage en utilisant un côté du tamis de la raquette. Passer dune petite à une grande élévation du volant. « essayez de toucher le plafond avec votre volant ! »
Idem en alternant la frappe de chaque côté du tamis (côté revers et coup droit) (élève en UPI : même côté du tamis en coup droit)
Jongler en touchant le sol avec sa main libre après chaque jonglage (Sauf UPI qui ne touche pas le sol pour rester concentré sur une seule tâche)
par deux :
- sans déplacement, face à face, sans filet, se faire le plus déchanges possibles sans faire tomber le volant (10 échanges minimum)
Changer de partenaire toutes les 1min 30 pour que lélève en UPI puisse échanger avec le maximum délèves de la classe du groupe 3 afin que les volants lui arrivent de façon plus régulière.
Compter les échanges et attribuer le « prix du meilleur partenaire dentraînement à celui qui aura fait le plus déchanges avec lélève en UPI.
Dans le prolongement de 3 terrains : aller dun bout à lautre des 3 filets en se faisant des passes en faisant tomber le moins de fois possible son volant (2 élèves partenaires de chaque côté du filet)
Sur ½ terrain, se mettre 1 contre 1 et faire le plus déchanges possible sans faire tomber le volant (Consigne de sécurité : lorsque le volant va dans lautre moitié de terrain vous ne devez pas essayer de le frapper avec votre raquette pour ne pas blesser le joueur qui se trouve sur ce demi terrain). (possibilité de lancer le volant à la main pour commencer léchange)
Pour lélève en UPI : le volant doit passer 5 fois au dessus du filet pour réussir. Il faut y arriver 3 fois pour valider. Elève UPI est toujours avec un élève du groupe 3 afin de limiter la rupture de léchange.
III/ Situation 1 : groupe 1 (UPI + 3 élèves de niveau faible): le dégagé haut
Objectifs visés : mettre en confiance lélève en lui permettant de sorganiser avec un mode de frappe quil connaît : alignement : il / raquette / volant
But : favoriser la mobilité du poignet ; décontracter le bras du joueur
Mise en place : sur terrain complet le professeur fait face à deux joueurs (un à droite, lautre à gauche). Le professeur disposant dun grand nombre de volants, distribue les volants pour que les deux joueurs puissent renvoyer le volant le plus de fois possible de lautre côté du filet et également le plus loin possible. Les volants sont envoyés de façon à optimiser le taux de réussite des élèves et faciliter la prise dinformation.
Variable : le professeur peut augmenter la mobilité des joueurs en les faisant avancer ou reculer si lélève à assimilé la frappe haute sans mobilité. (construction du point de frappe)
Suite mise en place :
1 élève ramasse les volants pour remettre dans le sceau du professeur placé sur une chaise
1 élève est sur latelier ¨canne à pêche¨ (fixer sur la cage de hand un bâton au bout duquel se trouve un gros fil de couleur en coton puis placer à son extrémité un volant pour que lélève puisse le frapper en dégagé haut)
LAVS est là pour rappeler les consignes si besoin
Ce dernier atelier est présent car limmobilité du volant permet à lélève de construire son plan de frappe ainsi que son placement par rapport au volant. (Réduction de la prise dinformations)
IV/ Situation N°1 : groupe 2 : le dégagé haut
Objectifs visés : mettre en confiance lélève en lui permettant de sorganiser avec un mode de frappe quil connaît : alignement : il / raquette / volant
But : favoriser la mobilité du poignet
Mise en place : sur ½ terrain, deux joueurs face à face
Consignes : Placer son bras au dessus de sa tête faire le plus possible de dégagés haut avec un partenaire de jeu. Le bras doit rester au dessus de la tête. Il faut mobiliser larticulation du poignet (fouetter). Engagement en dégagé pas
Variable : chaque élève pose un cône sur sa ligne de service. Lorsque lon arrive à faire 5 échanges on recule son cône dun pied et ainsi de suite ; le but étant de séloigner le plus possible tout en arrivant à conserver léchange. Si je narrive pas à faire 5 échanges deux fois de suite, javance mon cône dun pied.
V/ Situation N°1 : groupe 3 : le dégagé haut tout en mobilité
But : savoir sorganiser sur le terrain pour associer placement, frappe haute et replacement
Objectif : obliger lélève à se replacer après la frappe et augmenter la prise dinformation de lélève lors de cette action.
Mise en place : sur grand terrain, 6 élèves par terrain (3 contre 3)
Consignes : Par groupe de 3 se placer les un derrière les autres pour frapper le volant chacun à son tour (tournante dans sa moitié de terrain). Une fois le volant frappé il faut se replacer au niveau du cône placé au fond du terrain. Il ne faut jamais tourner le dos au terrain et toujours regarder le volant et le placement de ses camarades. Privilégier les frappes hautes. Faire 2 matchs avec des adversaires différents
Comptage des points : il faut 10 points pour gagner une manche et pour gagner un match il faut gagner deux manches.
VI/ Situation N°2 : groupe 1 et 2 : Le service
But : aborder le premier coup dattaque
Objectif : servir sans faire de faute
Consigne : Servir 5 volants chacun en essayant de viser le rectangle adverse (5 fois). Les frappes doivent se faire au dessous de la ceinture sinon il y a faute et le point est donné à ladversaire lorsque lon est en match (cest le règlement)
Variable : Placer deux tapis sur son ½ terrain lun derrière la ligne de service adverse et lautres à 1 mètre de la ligne de fond.
Pour le groupe 1 (3 élèves avec 1élève UPI) départ volant sur le tamis si besoin.
Pour élèves en difficulté adapter latelier canne à pêche pour le dégager bas : lélève tient le volant à deux doigts et ce dernier doit après la frappe faire le tour du bâton pour réussir (frappe orientée vers lavant)
VII/ Situation N°2 : groupe 3 le dégagé haut tout en mobilité (suite)
Même exercice mais cette fois la tournante se fait 2 contre 2 (les joueurs sont 4 sur le terrain) ; ce qui augmente la vitesse de déplacement et de prise dinformation.
Faire 2 matchs avec des adversaires différents. Service au fond du terrain obligatoire (dans la 2ème moitié)
VIII/ Situation N°3 : Groupes 1, 2 et 3
Sécurité : @ lorsque mon volant va sur un autre terrain je ne le joue pas au risque de prendre un coup de raquette. Dans ce cas les joueurs placés sur le terrain visé stoppent le match pour rendre le volant et remettent le point.
But : gagner le plus de matchs possible pour se positionner sur un bon terrain voire le meilleur !
Mise en place : jeu sur ½ terrain en 1 contre 1 (2 joueurs, 2 raquettes et 1 volant)
Règlement adapté :
Les matchs durent 2 minutes dès que le toss est fait (reprise, règlement du toss)
Le service se fait derrière la ligne prévue et doit être envoyé derrière la ligne de service adverse (pas de service en diagonal)
Le couloir fait parti du terrain sauf sur les terrains 3 et 10
Le couloir arrière fait parti du terrain (idem jeu en simple)
Les lignes font parties du terrain (le point est bon si le volant atterrit sur la ligne)
Je ne dois pas toucher le filet avec ma raquette ou une partie de mon corps
Ma raquette ne doit pas dépasser le plan du filet pour pénétrer dans les camps adverses
Tant que je gagne le point cest moi qui garde le service !
Tous les points comptent (même lorsque je nai pas servi !)
Au coup de sifflet indiquant la fin du match je fini le point si il est engagé
En cas dégalité on fait un autre point pour se départager (¨point en or¨)
Organisation en fin de match :
- Les terrains sont numérotés de 1 à 12 ( 1 étant le plus fort et 12 étant le plus faible)
- Lorsque je gagne je vais jouer sur le terrain qui se trouve en dessus (si je joue sur le terrain 5 et je gagne je vais jouer mon prochain match sur le terrain 6)
- Lorsque je perds je vais jouer mon prochain match sur le terrain en dessous (si je jouais au numéro 5 je vais au numéro 4)
- Deux exceptions : Lorsque je perds au terrain 12 ( Je reste sur ce même terrain
Lorsque je gagne sur le terrain 1 ( je reste sur ce même terrain
Comptage des points pour élève en UPI : Lorsque lélève en UPI gagne un volant mis en jeu il gagne 3 points et non 1. comme les autres élèves.
IX/ Bilan de séance :
Quel était votre thème de séance ?
Pourquoi est il primordial de bien servir ?
Que permet une bonne mobilité du poignet lors des dégagés hauts ? (à retravailler)
Quelques questions sont posées sur le règlement
Bilan de la séance concernant le niveau UPI :
Bon investissement au cours de la séance
Discussions positives avec lAVS et le professeur
Même sil a perdu 90% de ses matchs, les matchs de fin de séance lont intégré pleinement car il faisait la même chose que les autres
Répéter souvent les mêmes exercices afin de poser des habitudes, évaluer ses progrès et prendre confiance en lui.
Constats en fin de cycle
Au niveau matériel : lélève est capable de sinvestir dans la mise en place et le rangement du matériel.
Petit à petit lélève sest détaché de ladulte référent en faisant confiance à lélève tuteur.
Relation humaine qui sest mise en place
Lélève en UPI fait comme les autres élèves.
Au niveau de la compréhension des consignes : la démonstration est quasi systématique car la verbalisation des consignes nest pas toujours correcte. Cependant, certains de nos élèves sont au même niveau.
Dans les séances : lélève accepte dêtre pris en charge par dautres élèves et gagne en autonomie relative.
Sur le plan de lactivité badminton : représentation de son corps dans lespace saméliore, les jongles sont plus importants, se déplace
mais cela reste faible comme certains de nos élèves
Au niveau motivation : Lélève en UPI nhésite plus et ne doute beaucoup moins. Il essaie, sans peur de rater car comme lui, dautres font des erreurs. Léchec est davantage accepté et relativisé. Il est très heureux de pouvoir participer comme les autres élèves.
(Petites adaptations mais qui amènent un constat positif à la fois sur le plan social et humain que sur le plan moteur.
Pour cette première intégration, lobjectif majeur était de le mettre en confiance afin de lui donner envie de poursuivre sa démarche dintégration dans dautres activités.
( Ce nest pas tant lactivité qui est importante mais la façon dont il est intégré à travers cette activité. LAPS est au service de lélève
(Lélève a acquis confiance et accepte son image, il est intégré maintenant en danse contemporaine au sein dune classe qui laccepte pleinement malgré ses différences. Il accepte dêtre vu et jugé, au travers dune chorégraphie, ce qui est une grande victoire pour lui.
Limites
(Certaines activités posent problème comme escalade car les consignes de sécurité semblent trop importantes et difficilement intégrables et respectables dans leurs totalités (assurer un autre élève semble difficilement réalisable pour lélève trisomique).
( LAVS nest pas toujours présent donc lintégration est plus difficile car lenseignant ne peut pas soccuper exclusivement de lélève en UPI pour lui rappeler les consignes.
( Les progrès sur le plan social et humain sont très importants. Par contre la progression sur le plan moteur est beaucoup moins importante que sur lélève débutant et cela lenseignant doit laccepter.
Exemple de fiche de suivi élève.
Collège Roger Martin du Gard dEpinay-sur-seine
Mélanie FABRIS
Plan dintervention :
1) Brève présentation de létablissement
2) Le dispositif daccueil mis en place
3) Lexemple dintégration pour 3 élèves en situation de handicap :
A. Kaoula
B. Christophe
C. Amine
4) Les perspectives pour la rentrée prochaine
.
1) Brève présentation de létablissement
Etablissement Z.E.P. situé en zone sensible
Population scolaire plutôt défavorisée
Grand nombre dincivilités
Difficultés scolaires importantes
Toutefois de bons résultats au DNB
Intégration délèves en situation de handicap depuis 2005-2006
Année scolaire 2007-2008: 3 élèves
2) Le dispositif daccueil mis en place
Réunions préalables à laccueil délèves
- Avec personnel spécialisé (mai 2007)
- Avec les personnels enseignants et spécialisés (juin 2007)
- Avec les personnels enseignants: adaptation de la scolarité (sept 2007, puis plusieurs fois dans lannée scolaire)
Mise en place dun P.P.S
Projet personnalisé de scolarisation: qui met en place les conditions daccueil des élèves (moyens de lI.A, mise à disposition dune Assistante de Vie Scolaire _ AVS)
3) Lexemple dintégration pour 3 élèves en situation de handicap
Les fiches de suivi
A. Kaoula
B. Christophe
C. Amine
4) Les perspectives pour la rentrée prochaine
Poursuite de la scolarité au collège pour Kaoula et Christopher
Poursuite en lycée pour Amine, mais problème dorientation car létablissement dans lequel il souhaiterait aller, ne peut pas laccueillir.
Installation du référent du secondaire (personne chargée de lorganisation de lintégration des élèves en situation de handicap dans lenseignement 2aire) dans les locaux du collège.
Mélanie FABRIS. Professeur EPS au collège Roger Martin du Gard dEpinay-sur-seine.
BIBLIOGRAPHIE SPECIFIQUE EPS/HANDICAP
- Dossier n°1 Tâches motrices et stratégies pédagogiques en EPS (Revue EPS, librairie)
- Les déficiences motrices (Revue EPS, librairie)
- Dossier n° 23 Handicapés physiques et inaptes partiels en EPS (Revue EPS, librairie)
- Dossier n°55, enseigner et animer les activités physiques adaptées (Revue EPS, librairie)
- Dossier n°60, activités physiques adaptées aux personnes déficientes intellectuelles (Revue EPS, librairie)
- Activités sportives pour personnes lourdement handicapées, 34 fiches (Revue EPS, librairie)
- Des vies en fauteuil, A. MARCELLINI (CTNERHI)
Ces documents sont consultables au Centre Ressource HANDISCOL et empruntable à la médiathèque du CDDP
Les enjeux de la scolarisation des élèves en situation de handicap : contraintes et perspectives.
Article paru dans la revue RELIANCE n° Edition ERES. Auteur Patrick DUMONT
BIBLIOGRAPHIE COMPLEMENTAIRE
Déficiences motrices et situations de handicap
Edition Association des paralysés de France
Interview de Marie-Anne Montchamp (23/02/2005)
HYPERLINK "http://handica.com/acces_themes/article" http://handica.com/acces_themes/article
Syndrome rotulien ou pas syndrome rotulien (25/03/2003)
HYPERLINK "http://www.rezoweb.com/forum/sante/syndromerotulie/97.shtml" http://www.rezoweb.com/forum/sante/syndromerotulie/97.shtml
Développement du sport pour les handicapés physiques (Pr J-B PIERA)
HYPERLINK "http://www.anmsr.asso.fr/anmsr00/55sporthandi/pierra.htm" http://www.anmsr.asso.fr/anmsr00/55sporthandi/pierra.htm
Sport et handicap (Claude Hèssegé)
HYPERLINK "http://www.med.univ-rennes1.fr/sisrai/art/sport_et_handicap,_p._464-465.html" http://www.med.univ-rennes1.fr/sisrai/art/sport_et_handicap,_p._464-465.html
REMERCIEMENTS :
M. BRAUN, Directeur du C.M.P.A (Centre Médical et pédagogique pour adolescents) pour son accueil chaleureux au sein de son établissement,
Mme GUILLONNEAU Bernadette, directrice Pédagogique de CMPA, tous les intervenants qui mont aidé à animer ce stage et tout particulièrement à Gilbert LARGE qui a préparé laccueil au CMPA, à Stéphane LECLERC, Robert BLANDEAU et Patrice SIRE sans qui ce stage naurait pu avoir lieu.
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Stage EPS et Handicaps Mars 2008
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Stage EPS et Handicaps Mars 2008
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Stage EPS et Handicaps Mars 2008
Stage EPS et Handicaps MARS 2007
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Académie de Créteil
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CONSTAT EN JUIN 2005
1. intégrer les « vrais » inaptes partiels et leur permettre daccéder au cours dEPS, comme tous les autres
2 OBJECTIFS
2. faire la chasse à labsentéisme en EPS entretenu par les dispensés « abusifs », et leur faire réintégrer lenseignement obligatoire
1. lélève déclaré inapte toute lannée pour obésité, asthme, syndrome rotulien, problèmes de dos (forte scoliose, lombaires..), hyper laxité, handicap dun membre supérieur, ou situation pré ou post opératoire
2 PROFILS DINAPTITUDES
2 BESOINS
Surmonter lobstacle à son intégration (regard de lautre, peur de se faire mal, dune mauvaise note
) et se retrouver avec dautres élèves partageant des problèmes dordre identique.
Sinvestir dans des expériences motrices adaptées, répondre à ce besoin de mouvement, de jeu, de communication et déchange, de plaisir, comme tous les autres.
2. lélève ponctuellement inapte dans une APSA figurant dans son menu annuel dactivités et qui peut réintégrer lenseignement « traditionnel » pour pratiquer les autres APSA
La communauté éducative rappelle les textes officiels en faisant figurer au règlement intérieur « lobligation de la pratique de lEPS par tous les élèves » (circulaire du 30/03/94) sans jamais que son intégrité physique ne soit remise en jeu.
Linfirmière et le médecin scolaire engagent un dialogue avec lélève pour lui expliquer ce quil peut et ne peut pas faire. Ils lui exposent les enjeux de lexercice physique pour son bien être psychologique et sa santé, les risques de sédentarité et légalité des chances à lexamen du Baccalauréat.
Ils diffusent le CM type et la lettre adressée aux médecins.
Ils établissent un dialogue avec les médecins pour permettre à lélève de ne pas être dispensé totalement dactivité. Ils leur rappellent les possibilités daménagement de la pratique des APSA.
Le CPE gère les absences en EPS en liaison avec le professeur dEPS et linfirmière, et, rappelle aux familles lobligation dutiliser le certificat médical type (inspiré du modèle de lArrêté du 13/09/89-BO 38) disponible à son bureau.
LEPS
ADAPTEE :
Une étroite collaboration
Léquipe EPS rappelle les objectifs de lEPS et insiste sur ses aspects éducatifs et valorisant à lexamen du Baccalauréat.
Elle détecte le plus tôt possible les élèves inaptes pour déclencher la démarche dadaptation.
Elle apprend aux élèves à accepter les différences et à travailler en fonction de celles-ci à travers les notions de respect et de tolérance mais aussi de santé et dépanouissement.
Elle peut rencontrer les parents pour expliquer ce quest lEPS aujourdhui (évolution des représentations, différences entre EPS et Sport), les objectifs et lintérêt pour lélève dune pratique adaptée.
Lélève et sa famille expliquent à leur médecin traitant lintérêt de ne pas être déclaré inapte total et le dispositif existant au Lycée permettant à lélève une pratique adaptée à ces incapacités fonctionnelles en cas dinaptitude partielle.
Ils doivent adhérer pleinement au projet individuel en fournissant les informations nécessaires à ladaptation de lenseignement et de son aménagement.
Créneau unique dune heure libéré au sein de létablissement pour tous, favorisant ainsi la présence des élèves concernés des trois niveaux de classe :
TOUS LES MARDI DE 13 H A 14 H
Obtention du CM indiquant clairement les incapacités fonctionnelles en terme de mouvement, de type ou de capacité à leffort, ou de situations dexercice et denvironnement, ainsi que les APSA adaptées non contre-indiquées.
LEPS ADAPTEE
AU LYCEE CAMILLE CLAUDEL
5 profils de handicaps :
Profil 1 : Grands Asthmatiques (GA)
Profil 2: Obèse (O)
Profil 3 : Problèmes liés au Syndrome Rotulien (SR), opérations du genou ou membre inférieur
Profil 4 : Atteints dun handicap dun membre supérieur (HMS)
Profil 5 : problèmes de dos (lombaires, scolioses, cervicales) ou autres (hyper laxité.)
Intégration de lélève dans un menu adapté de 3 activités dans lequel tous les profils peuvent accéder à au moins deux dentre elles :
MUSCULATION
- TENNIS DE TABLE
- MARCHE SPORTIVE DE DEMI-FOND
(En milieu naturel non accidenté)
Projets de cycles et protocoles dévaluation pour les 3 APSA adaptées.
- les inaptes partiels « annuels » sont évalués dans au moins 2 APSA sur les 3
- les inaptes « ponctuels » sont évalués dans une seule APSA avant de réintégrer leur menu traditionnel.
Programmes (BO du 18/07/96)
Compétences propres
( Se déplacer, sorganiser pour frapper et renvoyer,
( Se replacer après la frappe,
( Réaliser des frappes en jouant sur les paramètres simples des trajectoires (vitesse et direction),
( Marquer le point en jouant sur la continuité, sur la diversité, dans lespace libre ou sur le point faible adverse.
Commentaire : en sixième, les compétences acquises doivent permettre à lélève dassurer la continuité du jeu et de construire, en position favorable, la rupture de léchange, éventuellement dans des situations aménagées.
Compétences générales
( La règle, les émotions, le dosage de l'effort.
( Identifier le but, les résultats et les CR,
( Être attentif et maintenir une vigilance, ( volonté de vaincre dans le respect, ( accepter la décision d'un arbitre ou d'un juge,( savoir perdre et gagner loyalement.( Sexprimer avec les termes appropriés pour décrire son activité et celle des autres.
Catherine ROZIER, collège Dulcie September, Arceuil
Sécurité !
Répété à chaque leçon :
( Echauffement sérieux régulé par lenseignant dans 1er tps puis par 2 élèves #
( Cages de handball, poteaux et filets, arrêter les volants pour les consignes
.
( Le montage du matériel.
( Limites du terrain et respect de lespace.
( Règles de sécurité lors des déplacements
Objectifs comportementaux
( Occuper différents rôles (arbitre, fiche, joueur)
( Trouver des solutions pour rompre léchange
( Se gérer en groupes de travail ou de façon individuelle (fiches)
( Fair-play ; «gentlemen ».
( Le respect du matériel, habitudes de travail.
Représentations
( Frapper le plus fort possible ;
( Jeu de plage, de coopération.
Modes dentrée
( Par le jeu sur ½ terrain, Adv. / Adv.
( Par la maîtrise de lengin.
( Groupes équilibrés, affinitaires sauf si problèmes de discipline.
Objectifs en Badminton
( Faire émerger la règle du jeu au fur et à mesure des problèmes rencontrés. ( Le placement des coups ;
( Construire la profondeur et la rupture
( Se déplacer et se replacer
( La tenue de raquette, frapper par dessus la tête.
( La prise dinformation et son traitement.
( Savoir séchauffer aller vers une autonomie complète des élèves (ac régulation pro si besoin)
Caractéristiques de la classe
( Ecoute importante et de longue durée.
( Cognition importante (faculté dacquérir des infos)
( Envie dagir, désir de pratiquer.
( Classe agréable, travailleuse et motivée.
( 2 ou 3 élèves agités, à réguler.(deux élèves à séparer) + 1 en difficulté cognitive( UPI à intégrer
( Engagement certain dans les activités.
Organisation pédagogique
( Regroupement des élèves selon le niveau de jeu et les besoins identifiés
( Echauffement puis travail par groupes sur des terrains réduits ;
( Jeu sur ½ terrain ou tout terrain selon objectifs.
Médias utilisés
( Velleda, 7 terrains, 1 raquette/élève, volants.
( Thèmes de travail selon les objectifs suivis dans la séance.
Conception de lAPSA
( Activité duelle médiée par une raquette et un volant, espace séparé par un filet.
( Anticipation-coïncidence et trajectoires.
( On ne peut marquer que sur service, en faisant tomber le volant dans le terrain adverse.
Handicap de lélève :
Cette élève est dans lincapacité de parler à haute voix. Elle a subit une opération au niveau des cordes vocales étant petite. Elle ne peut sexprimer quen chuchotant.
Elle était auparavant scolarisée à lécole de plein air de Pantin.
Organisation matérielle de lemploi du temps de lélève :
même emploi du temps que le reste de la classe
présence dune AVS 18h / 28h
En EPS : - présence dune AVS le mardi en début dannée qui nétait pas nécessaire
- présence dune AVS proposée après les vacances doctobre le vendredi matin en natation mais refusée car non nécessaire
Comportement et attitude de lélève au collège et en EPS :
Cette élève est très dynamique et a du caractère ; elle nhésite pas à sexprimer devant la classe entière et ne se laisse pas marcher sur les pieds. En début dannée, elle jouait même avec son handicap en cherchant de laide dans des situations où elle nen avait pas besoin. Elle est intégrée dans la classe.
Faire attention à : - ne pas faire répéter lélève trop de fois
Organisation matérielle :
- Se rapprocher de lélève lorsquelle lève la main
- Ne pas la laisser seule dans les vestiaires, aux toilettes etc.
Caractéristiques en EPS :
pas de difficulté particulière liée au handicap
problème au niveau du pied qui rentre à lintérieur (est ce lié au handicap ?)
bonne participation
phobie de leau
Objectif en EPS :
intégration de lélève par le travail en groupe
faire attention tout au long de lannée que les insultes sur le handicap ne sinstallent pas
Projet de classe de la 6ème H
Caractéristiques : Classe de 6ème Segpa. 11 garçons et 5 filles. Grande hétérogénéité. Difficulté de concentration importante mais élèves motivés. Respect de ladulte. Problème dintégration et de dialogue entre les élèves qui sinsultent pour « exister ».
Objectifs avec la classe : - intégrer les règles de vie de classe en 6ème et les règles de l établissement
- intégrer avec les élèves des autres classes sur différents projets - faire attention au temps de concentration et à des consignes simples - apprendre aux élèves à gérer leurs conflits
Handicap de lélève :
Cet élève cumule plusieurs handicaps qui sont peut-être liés à son opération du cerveau : il a des problèmes de mémorisation et de vue qui ont pour conséquence de le fatiguer rapidement. Il a également quelques problèmes de diction qui sont très accentués en anglais. Il est en plus asthmatique et donc à surveiller particulièrement en EPS. Il fait dailleurs parti des élèves ayant un PAI. En outre, sa démarche que lon pourrait qualifier de « pataude » mais en évidence des problèmes dordre moteur.
Organisation matérielle de lemploi du temps de lélève :
emploi du temps adapté et allégé
présence dune AVS dans certaines matières
En EPS : - présence dune AVS le mardi en début dannée qui nétait pas nécessaire
- présence dune AVS proposée pour début Février le mardi matin en natation par mesure de sécurité.
Comportement et attitude de lélève au collège et en EPS :
Cet élève semblait complètement perdu en début dannée du fait du nouvel environnement qui lentourait (problème dorientation, de mémoire par rapport à son emploi du temps,
). De plus, malgré un emploi du temps aménagé, il lui était difficile de rester concentré et attentif sur lensemble dune journée (doù une refonte de son emploi du temps fin octobre). Après ce début dannée difficile pour lui, il me semble que Christophe est bien accepté par la classe qui nhésite pas à lui venir en aide dès quil se trouve en difficulté. Il commence à se sentir un peu plus à laise au sein de la classe (prise de parole, sourire,..) mais cela reste encore timide et limité à certaines matières (dont lEPS). Malgré son handicap, cest un élève volontaire qui nhésite pas à poser des questions quand il ne comprend pas et qui essaye toujours de bien faire.
Faire attention à : - reformuler les consignes de façon simple et claire afin quil entre plus facilement dans lactivité.
Objectif en EPS :
intégration de lélève par un travail adapté et en groupe
le mettre en confiance en lui permettant dêtre en situation de réussite
faire attention tout au long de lannée que les insultes sur le handicap ne sinstallent pas
Caractéristiques en EPS :
Des difficultés respiratoires (asthme)
Des difficultés motrices pour réaliser certains mouvements (coordination, dissociation,
).
Des difficultés de compréhension des consignes.
phobie de leau
Organisation matérielle :
Adapter les situations par rapport à ses difficultés motrices et respiratoires.
Sarranger pour quil soit toujours accompagné dans ses déplacements aux vestiaires.
Projet de classe de la 6ème A
Caractéristiques : Classe faisant partie du dispositif PPRE. 10 garçons et 12 filles. Grande hétérogénéité. Difficulté dattention et de travail en groupe mais élèves motivés. Respect de ladulte.
Objectifs avec la classe : - intégrer les règles de vie de classe et les règles de létablissement. - faire naître au sein de la classe un véritable esprit de classe avec des élèves qui sentraident tous.
- Donner des consignes simples et claires afin que tous puissent entrer dans une démarche dapprentissage.
- apprendre aux élèves à gérer leurs conflits.
Handicap de lélève :
Elève qui se déplace en fauteuil roulant.
Aucun problème dordre cognitif, aucun problème moteur au niveau des membres supérieurs et du tronc.
Organisation matérielle de lemploi du temps de lélève :
Emploi du temps adapté en EPS.
Les deux heures au gymnase Romain Roland sont supprimées, mais lheure qui se déroule au collège est conservée.
Pas dAVS pendant le cours. LAVS emmène et vient chercher Amine au début et à la fin du cours.
Comportement et attitude de lélève au collège et en EPS :
Elève dynamique et motivé, ayant un certain caractère (extraverti et affirmé).
Amine est très bien intégré dans la classe, au collège, ainsi quaux abords du collège (il est régulièrement aux abords du collège avec des amis en dehors des heures de cours).
Faire attention à :
- Adapter les consignes et les situations dapprentissage pour permettre à Amine une pratique de lEPS valorisante et sécurisée.
Organisation matérielle :
Adapter les situations par rapport à ses difficultés motrices.
Sarranger pour quil soit toujours accompagné dans ses déplacements aux vestiaires.
Objectif en EPS :
intégration de lélève par un travail adapté et en groupe
le mettre en confiance en lui permettant dêtre en situation de réussite
faire attention tout au long de lannée que les insultes sur le handicap ne sinstallent pas
Caractéristiques en EPS :
- Motricité réduite par lusage dun fauteuil.
- Motricité du haut du corps intacte (et même très développée, bonne musculature).
- Grande motivation et volonté de pratiquer.
- Accès au gymnase R. Rolland impossible (structure non adaptée aux personnes à mobilité réduite)
Projet de classe de la 3ème D
- Permettre à Amine de sintégrer en EPS, par une pratique adaptée.
- Lui permettre dêtre bien intégré et accepté par ses camarades de classe.
- Permettre aux élèves de la classe de passer outre le handicap dAmine, afin de la faire pratiIJcæÎ¿²¤wcOc;c'hß÷56B* CJ*\]^JaJ*ph'hm*B*CJU]phÿhS[&6>*B*CJ]phÿ%jhS[&6>*B*CJU]phÿhV6B*CJ]phÿh1jO6B*CJ]phÿ%hV56CJ\]^JmHnHu&jhV56U\]mHnHuhV56CJ\]&hV56CJ$OJQJ\]^JaJ$"hV56CJOJQJ\]^JhVhV56\]hV56CJ\]
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