F CDIP/9/17 ORIGINAL : ANGLAIS DATE : 12 novembre 2012 ...
liste des personnes entendues ... Proposition n° 6 : concevoir la formation
comme un instrument de la sécurité sociale professionnelle. .... A la fin du mois
de décembre 2013, le stock avait reflué à 280 000, pour une dépense qui .... et le
coût du travail au niveau du salaire moyen s'était fortement réduit entre 1970 et
1985.
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FCDIP/9/17ORIGINAL : ANGLAISDATE : 12 novembre 2012
Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP)
Neuvième session
Genève, 7 11 mai 2012
rapport
adopté par le comité
La neuvième session du CDIP sest tenue du 7 au 11 mai 2012.
Les États ciaprès étaient représentés : Afghanistan, Afrique du Sud, Algérie, Arabie saoudite, Argentine, Arménie, Australie, Autriche, Bangladesh, Barbade, Belgique, Bolivie (État plurinational de), Botswana, Brésil, Bulgarie, Burkina Faso, Burundi, Canada, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Comores, Congo, Costa Rica, Côte dIvoire, Cuba, Danemark, Djibouti, Égypte, El Salvador, Équateur, Espagne, ÉtatsUnis dAmérique, Éthiopie, Fédération de Russie, France, Gambie, Géorgie, Grèce, Guinée, Inde, Indonésie, Iran (République islamique d), Irlande, Italie, Japon, Kazakhstan, Kenya, Koweït, Liban, Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Maurice, Mexique, Monaco, Myanmar, Népal, Nicaragua, Nigéria, Norvège, Pakistan, Panama, Paraguay, PaysBas, Pérou, Philippines, Portugal, Qatar, République de Corée, République de Moldova, République dominicaine, République populaire démocratique de Corée, République tchèque, Roumanie, RoyaumeUni, SaintSiège, Sénégal, Slovaquie, Slovénie, Soudan, Suède, Suisse, Swaziland, Thaïlande, Togo, TrinitéetTobago, Tunisie, Turquie, Uruguay, Venezuela (République bolivarienne du), Viet Nam, Yémen et Zambie (96).
Les organisations intergouvernementales ciaprès étaient représentées par des observateurs : Centre Sud, Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), Office européen des brevets (OEB), Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), Organisation de coopération islamique (OCI), Organisation des Nations Unies pour lalimentation et lagriculture (FAO), Organisation eurasienne des brevets (OEAB), Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Organisation mondiale de la santé (OMS), Organisation mondiale du commerce (OMC), Organisation régionale africaine de la propriété intellectuelle (ARIPO), Union africaine (UA), Union européenne (UE) (13).
Les organisations non gouvernementales (ONG) internationales ciaprès étaient représentées par des observateurs : Association européenne des étudiants en droit (ELSA International), Association internationale pour la protection de la propriété intellectuelle (AIPPI), Association IQSensato (IQSentato), Association littéraire et artistique internationale (ALAI), Centre international pour le commerce et le développement durable (ICTSD), Chamber of Commerce and Industry of the Russian Federation (CCIRF), Chambre de commerce internationale (CCI), Communia, International Association on the Public Domain (COMMUNIA), Creative Commons Corporation, CropLife International, Fédération ibéro-latino-américaine des artistes interprètes ou exécutants (FILAIE), Fédération internationale de lindustrie du médicament (FIIM), Fédération internationale de lindustrie phonographique (IFPI), Fédération internationale de la vidéo (IVF), Fédération internationale des associations de producteurs de films (FIAPF), Free Software Foundation Europe (FSFE), Institute for Intellectual Property and Social Justice (IIPSJ), International Committee for the Indians of the Americas (INCOMINDIOS), Internationale de léducation (IE), Internet Society (ISOC), Knowledge Ecology International (KEI), Latin Artis, Library Copyright Alliance (LCA), Médecins Sans Frontières (MSF), Medicines Patent Pool, Union internationale des éditeurs (UIE) (25).
Le comité a élu à lunanimité S. E. M. lAmbassadeur Mohamed Siad Doualeh, représentant permanent de Djibouti, président, et Mme Alexandra Grazioli, conseillère juridique principal, Institut fédéral suisse de la propriété intellectuelle, qui avait été élue viceprésidente à la session précédente, a continué dexercer cette fonction.
Point 1 de lordre du jour : ouverture de la réunion
La session a été ouverte par M. Geoffrey Onyeama, vicedirecteur général qui a invité les délégations à désigner des candidats à la présidence du CDIP.
Point 2 de lordre du jour : élection du bureau
La délégation de l'Égypte, parlant au nom du groupe des pays africains, a proposé d'élire S. E. M. lAmbassadeur Mohamed Siad Doualeh, représentant permanent de Djibouti, président du comité.
La délégation de lIran (République islamique d), parlant au nom du groupe des pays asiatiques, a appuyé la proposition de la délégation de lÉgypte délire M. lAmbassadeur Mohamed Siad Doualeh.
Compte tenu de ces déclarations et en labsence dobjections, le vicedirecteur général a déclaré que M. lAmbassadeur Mohamed Siad Doualeh avait été élu. Il a ensuite invité les délégations à désigner des candidats à la viceprésidence. Aucune désignation na toutefois été effectuée. Mme Alexandra Grazioli, conseillère juridique principale à lInstitut fédéral suisse de la propriété intellectuelle, qui avait été élue à la huitième session du CDIP, a assuré seule la viceprésidence.
Le président a souhaité la bienvenue à toutes les délégations et les a remerciées de lavoir élu. Il a également remercié son prédécesseur, M. lAmbassadeur Abdul Hannan, représentant permanent du Bangladesh, davoir dirigé le comité, ainsi que les deux viceprésidents, M. Garikai Kashitiku, premier secrétaire de la mission permanente du Zimbabwe, et Mme Alexandra Grazioli, conseillère juridique principale à lInstitut fédéral suisse de la propriété intellectuelle. Il a remercié le Directeur général et le vicedirecteur général, M. Geoffrey Onyeama, davoir continué à uvrer en vue de lintégration du Plan daction pour le développement. Le président a souligné limportance du comité et celle de la question du développement et de la propriété intellectuelle. Le comité jouait un rôle crucial à cet égard. La présente session était importante car elle marquait le cinquième anniversaire du Plan daction pour le développement. La mise en uvre de celuici avait sensiblement avancé, avec la participation active et sous lil attentif des États membres. Le comité se pencherait à présent sur les résultats dune partie de ces efforts, en examinant en particulier les rapports dévaluation de certains projets ainsi que plusieurs études et recommandations découlant de la mise en uvre de plusieurs projets au titre du Plan daction pour le développement. La coopération et lengagement de toutes les délégations avaient été nécessaires pour que la réunion puisse se dérouler de manière efficace et constructive. Le président a souligné que le consensus et le dialogue étaient indispensables en vue de la réalisation des résultats souhaités.
Le vicedirecteur général a informé le comité que le Directeur général, M. Francis Gurry, ne pouvait être présent en raison dun déplacement et quil assisterait à la session à son retour. Le vicedirecteur général a remercié le président sortant, M. lAmbassadeur Abdul Hannan, de son excellente présidence du comité. Il a également souhaité la bienvenue au nouveau président, M. lAmbassadeur Mohamed Siad Doualeh, quil a félicité de son élection, et sest dit certain que le comité continuerait à réaliser de bons résultats sous sa direction. Le rapport du Directeur général figurait au nombre des documents devant être examinés par le comité. Ce rapport donnerait un aperçu de la stratégie de mise en uvre du Plan daction pour le développement ainsi que de létat davancement de lintégration de celuici dans le cadre des activités de lOrganisation. Les annexes de ce rapport contenaient davantage de détails sur dautres évolutions. Des renseignements supplémentaires sur les résultats accomplis, les réalisations en cours et les actions planifiées figuraient également dans divers autres documents de travail devant être examinés par le comité. Cette année était celle du cinquième anniversaire depuis la définition et ladoption par les États membres du Plan daction pour le développement. Une nouvelle impulsion avait été donnée aux travaux concernant le Plan daction pour le développement suite à ladoption en 2008 dune méthodologie axée sur les projets. Le comité avait approuvé et exécuté divers projets afin de donner un effet concret au Plan daction pour le développement. À ce jour, 23 projets avaient été achevés ou étaient en voie dachèvement. Six rapports dévaluation de projets seraient présentés au comité lors de cette session, et le reste le seraient durant lexercice biennal en cours. Ces rapports donneraient une idée de leffet donné au Plan daction pour le développement, ainsi que de la manière dont ces projets concrets pourraient aider les pays bénéficiaires. Le Plan daction pour le développement avait également été intégré dans le programme et budget ordinaire et était en train dêtre incorporé de manière effective dans tous les domaines dactivité de lOrganisation. Ce processus sachèverait probablement lannée suivante. Un mécanisme de coordination effectif avait également été mis en place afin de permettre à dautres comités de lOMPI daborder de manière systématique et selon une optique institutionnelle les recommandations du Plan daction pour le développement. Cétait là une des principales avancées au titre du processus dintégration du Plan daction pour le développement dans le cadre des activités de lOrganisation. De ce fait, le Plan daction pour le développement avait été intégré non seulement au sein du Secrétariat, mais également dans le cadre de tous les comités de lOrganisation chargés de létablissement de normes. En conclusion, le vicedirecteur général a dit espérer que le comité continuerait de faire des progrès et a souhaité aux délégations que la neuvième session soit très fructueuse.
Point 3 de lordre du jour : adoption de lordre du jour
Le président a rappelé que le programme de la neuvième session du comité avait été défini à la session précédente, lors des discussions sur les travaux à venir. Le projet dordre du jour avait été établi sur la base de ces discussions et conformément à larticle 5 des Règles générales de procédure de lOMPI. Lors dune séance dinformation informelle tenue le 25 avril 2012, le Secrétariat avait été prié détablir une version révisée de lordre du jour contenant les titres des documents. Aussi ces derniers avaientils été inclus dans le document CDIP/9/1 Prov.2. En labsence dobjections de la part du comité, le président a déclaré lordre du jour adopté. Il a ensuite suspendu la séance pour permettre la tenue de consultations avec les coordonnateurs de groupes.
Point 4 de lordre du jour : accréditation des observateurs
Le président a invité le Secrétariat à présenter le document.
Le Secrétariat a présenté le document CDIP/9/12 concernant laccréditation des observateurs et a informé le comité que Communia, International Association on the Public Domain, avait demandé à être accréditée au sein du comité. En cas dapprobation de sa demande, lONG bénéficierait dune accréditation ad hoc pendant une année, conformément aux règles et procédures du comité.
Le président a déclaré la demande approuvée, en labsence dobjections de la part du comité. La représentante de Communia a été invitée à participer à la réunion. Le président a invité le comité à passer au point 5 de lordre du jour concernant ladoption des projets de rapports des septième et huitième sessions du CDIP. Il a ensuite demandé au Secrétariat de présenter le projet de rapport de la septième session.
Point 5 de lordre du jour : adoption des projets de rapports des septième et huitième sessions du CDIP
Le Secrétariat a présenté le document CDIP/7/8 Prov. Il a rappelé quà cause de la suspension de la septième session, le rapport final de celleci navait pu être adopté à la huitième session. Pour cette raison, le rapport contenu dans le document susmentionné était soumis au comité pour approbation. Ce rapport avait été publié le 8 décembre 2011 et le Secrétariat navait pas encore reçu dobservations écrites le concernant.
Le président a déclaré le projet de rapport de la septième session du CDIP adopté, en labsence dobjections de la part du comité. Il a ensuite invité le Secrétariat à présenter le projet de rapport de la huitième session du comité.
Le Secrétariat a présenté le document CDIP/8/9 Prov. Le projet de rapport de la huitième session avait été publié le 1er mars 2012 et figurait dans le document susmentionné. Le Secrétariat avait reçu de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique des modifications écrites concernant les interventions de celleci. Le rapport était soumis au comité pour approbation.
La délégation de lAllemagne a formulé des observations sur la présentation du rapport. Elle a relevé que celuici comportait 150 pages et que la consultation du document était difficile à cause de labsence dindex. Tout en étant consciente que lajout dun index nécessiterait beaucoup de travail, la délégation a suggéré quil serait très utile si le Secrétariat pouvait, dans lavenir, inclure au moins lordre du jour au début du rapport en indiquant les paragraphes pertinents sous chacun des points, afin de faciliter la consultation du document par les délégués.
Le Secrétariat a remercié la délégation de lAllemagne de sa contribution précieuse. Il établirait naturellement le rapport de la manière demandée, en fonction des différents points de lordre du jour et des documents. Il a toutefois relevé que dans certains cas, lorsque le comité rencontrait des difficultés lors de lexamen dun document, les débats étaient suspendus pour donner du temps aux négociations. Ensuite, le comité se penchait à nouveau sur le document. Cela sétait produit à de nombreuses reprises. Pour cette raison, les rapports des réunions des comités de lOMPI étaient structurés par ordre chronologique. Si, toutefois, le comité ne souhaitait pas que le rapport soit structuré de cette manière et vu labsence dautres observations à ce sujet, le Secrétariat pourrait, dans lavenir, veiller à ce que les rapports soient établis en fonction des points de lordre du jour et des documents et non par ordre chronologique.
Le président a remercié le Secrétariat de cette précision a déclaré le rapport adopté, en labsence dobjections de la part du comité.
Point 6 de lordre du jour : déclarations générales
Le président a donné la parole aux délégations en les invitant à présenter des déclarations générales. Comme il avait été convenu avec les coordinateurs de groupes, les déclarations générales ne seraient formulées que par les coordonnateurs de groupes régionaux.
La délégation de lIran (République islamique d), parlant au nom du groupe des pays asiatiques, a félicité le président de son élection. Elle sest dite convaincue que le comité ferait des progrès considérables vers lintégration effective du Plan daction pour le développement sous sa direction. Le groupe a également exprimé ses remerciements sincères au Directeur général et au Secrétariat pour leurs efforts et pour la documentation, quil trouvait encourageants. Il sest dit particulièrement satisfait de laperçu détaillé et encourageant concernant la mise en uvre du Plan daction pour le développement, figurant dans le rapport du Directeur général. Ce rapport montrait que des mesures importantes avaient été prises par les États membres ainsi que par le Directeur général et son équipe afin que les activités de lOMPI soient davantage axées sur le développement, et faisait état de progrès concrets vers lintégration effective et générale du Plan daction pour le développement. Le groupe a félicité le Directeur général et son équipe davoir jeté les bases dune transformation durable et significative de lOrganisation de manière à ce que les considérations liées au développement deviennent automatiquement partie intégrante des activités de lOMPI. Il notait avec satisfaction lensemble des démarches positives, dont notamment lintégration du développement dans le cadre de tous les objectifs stratégiques de fond et programmes pertinents de lOrganisation, le renforcement des rapports sur lexécution des programmes de manière à rendre compte de la contribution de chacun des programmes au développement, lintégration des projets et activités relevant du Plan daction pour le développement dans le cadre de la gestion axée sur les résultats de lOMPI, létablissement et la diffusion du Code de déontologie de lOMPI, loctroi dune assistance technique visant en particulier les stratégies nationales en matière de propriété intellectuelle, ainsi que lintégration du Plan daction pour le développement dans les programmes de formation de lAcadémie de lOMPI. Les membres du groupe notaient également avec satisfaction lengagement du Directeur général pour que les rapports sur létat davancement de la mise en uvre de recommandations concrètes du Plan daction pour le développement continuent à être présentés régulièrement. Le groupe sest félicité du document sur les scénarios et options concernant la mise en uvre de trois recommandations suggérées dans létude exploratoire sur le droit dauteur et les droits connexes et le domaine public, en partant du principe que les autres recommandations de Mme Séverine Dusollier seraient examinées à un stade ultérieur. Le futur programme de travail sur les éléments de flexibilité du système de la propriété intellectuelle avait été approuvé à la session précédente et le groupe sest félicité du document CDIP/9/11 établi par le Secrétariat, concernant les éléments nouveaux dont linclusion dans ce programme de travail était proposée. Il importait quune boîte à outils en matière dassistance technique et législative soit mise en place dans le cadre du programme de travail, afin de se pencher sur les défis auxquels sont confrontés les pays en cherchant à tirer pleinement parti des éléments de flexibilité et les moyens qui permettraient de relever ces défis. Le groupe a exprimé son espoir que le comité parviendrait à un accord sur ce document afin que le programme de travail soit rendu plus efficace. Les membres du groupe ont également dit espérer que le nouveau point de lordre du jour proposé, concernant les liens importants entre la propriété intellectuelle le développement, serait inclus à la prochaine session du comité en novembre 2012. Il a relevé que deux seulement des trois éléments du mandat donné au comité par lAssemblée générale en 2007 avaient été pris en compte dans lordre du jour. Le premier prévoyait lélaboration dun programme de travail pour la mise en uvre des recommandations adoptées, et le second le suivi, lévaluation, lexamen et la présentation de rapports sagissant de la mise en uvre de toutes les recommandations, en assurant une coordination avec les organes compétents de lOMPI à cet effet. Sagissant du troisième élément, à savoir les débats sur des questions relatives à la propriété intellectuelle et au développement, le comité ne lavait toujours pas été abordé en dépit du mandat reçu en ce sens de lAssemblée générale. Le comité manquerait à son devoir dans lexécution du mandat de lAssemblée générale sil ne se penchait pas sur la question essentielle de la propriété intellectuelle et du développement. La mise en place dun mécanisme de coordination destiné à permettre au comité de suivre lintégration du Plan daction pour le développement dans tous les domaines dactivité de lOMPI pouvait être considérée comme une réalisation importante. Le comité devrait néanmoins sefforcer de rendre le mécanisme opérationnel. Le mécanisme de coordination ne devrait pas être regardé comme un problème mais plutôt comme une solution permettant déliminer les doubles emplois dans les travaux des comités et de renforcer la coordination entre ces derniers. Le document décrivant la contribution actuelle des organes compétents de lOMPI à la mise en uvre des recommandations du Plan daction pour le développement les concernant présentait de limportance à cet égard. Étant donné labsence de consensus à la session précédente, il importait que le comité parvienne à un accord sur le fonctionnement densemble du mécanisme de coordination, y compris les modalités de présentation des rapports et lamélioration de la qualité de ces derniers afin de faciliter les discussions au sein du comité. Faute daccord sur les modalités, les débats sur le mécanisme de coordination seraient plus complexes et il serait difficile de parvenir à des résultats concrets. Le groupe a remercié le Secrétariat davoir facilité les travaux du groupe de travail ad hoc au sujet de létude extérieure sur lassistance technique fournie par lOMPI dans le domaine de la coopération pour le développement. Le groupe de travail ad hoc sétait livré à des discussions très utiles et intéressantes sur les recommandations de létude extérieure. Le groupe était davis que le rapport du groupe de travail ad hoc et les comptes rendus des réunions de celuici étaient des instruments utiles pour la poursuite des délibérations du comité à ce sujet. Il déplorait que le groupe de travail ad hoc nait pu parvenir à un consensus au sujet du recensement des recommandations superflues ou dépourvues de pertinence, à cause des interprétations divergentes des États membres de ce qui devrait être considéré superflu ou dépourvu de pertinence dans le contexte des activités en cours de lOMPI. Le groupe sest félicité des débats concernant létude extérieure sur lassistance technique fournie par lOMPI et la réponse de la direction. Au cours de cette session, le comité devait discuter des moyens de mettre en uvre de manière effective les recommandations de létude extérieure et de faire en sorte que les recommandations pertinentes se traduisent en des politiques axées sur les mesures concrètes, visant à améliorer lassistance technique fournie par lOMPI. Le rapport sur létude extérieure était un instrument utile pour la poursuite des délibérations au sein du comité car il proposait une analyse détaillée ainsi que plusieurs recommandations que ce dernier pourrait trouver pertinentes dans loptique dune amélioration des activités et services dassistance technique fournis par lOMPI. Le groupe a noté que certains projets étaient près dêtre achevés. Il a cependant souligné que lachèvement dun projet nemportait pas mise en uvre de recommandations concrètes du Plan daction pour le développement. Comme il avait été relevé, le Plan daction pour le développement était un travail de longue haleine toujours en cours et il devrait être loisible aux États membres de proposer à lexamen du comité des projets nouveaux ou supplémentaires, selon que de besoin. Le groupe a de nouveau affirmé limportance de la recommandation n° 5 du Plan daction pour le développement aux termes de laquelle lOMPI publierait sur son site Web des informations générales sur lensemble des activités dassistance technique et fournirait, à la demande des États membres, des informations détaillées sur des activités spécifiques, avec le consentement des États membres et autres destinataires concernés pour lesquels lactivité avait été mise en uvre. Plusieurs projets au titre du Plan daction pour le développement étaient mis en uvre dans le cadre du budget ordinaire. LOMPI était parallèlement en train de réaliser, au moyen de ressources extrabudgétaires, de nombreux autres projets étroitement liés à ceux du CDIP. Il serait utile que les résultats des projets connexes financés par des ressources extrabudgétaires soient portés à la connaissance des États membres. Dans cette optique, le groupe sest dit satisfait de ce quune manifestation consacrée au partage de renseignements sur le financement et les activités se tiendrait en marge de la session dans le courant de la semaine. Cela aiderait à éviter les doubles emplois lors de lexécution des tâches du comité. Le groupe estimait enfin que le comité devrait être fier de ses réalisations collectives dans la mise en uvre du Plan daction pour le développement au cours de ces dernières années. Il sattendait à ce que lengagement en vue de consolider et de poursuivre le travail accompli soit maintenu. Le groupe continuerait de participer aux débats de manière constructive et sattendait à ce que des progrès soient réalisés dans le cadre des travaux du comité.
La délégation du Népal, parlant au nom du groupe des pays les moins avancés (PMA), a félicité le président de son élection et la assuré de son soutien total. Le groupe a exprimé ses remerciements sincères à M. lAmbassadeur Hannan pour son excellente direction du comité lors des sessions précédentes, ainsi quau Directeur général, pour son rapport détaillé contenu dans le document CDIP/9/2. Celuici donnait un aperçu de la manière dont lOMPI avait intégré le Plan daction pour le développement dans le cadre de ses activités. Le groupe a également remercié le Directeur général davoir poursuivi ses efforts en vue daider les PMA à faire face à leurs besoins particuliers. La définition des activités que lOMPI mettrait en uvre au bénéfice des PMA était une réalisation importante sagissant dencourager le développement de lenvironnement et des infrastructures en matière de propriété intellectuelle dans ces pays. Tout aussi importante était la décision de lOrganisation dintégrer ce programme daction, qui visait à permettre aux PMA de sortir plus rapidement de leur statut particulier. Le groupe estimait que lOMPI pourrait contribuer grandement à la réalisation des objectifs dans plusieurs domaines prioritaires liés à la propriété intellectuelle, dont la science, les technologies et linnovation. Les activités de lOMPI demeuraient essentielles tant sur le plan du renforcement des capacités de production dans un large éventail de domaines et secteurs tels que lagriculture, la sécurité alimentaire, le développement rural et le développement humain et social, que sagissant de faire face à des défis persistants et nouveaux. Les évaluations des besoins devraient être coordonnées de manière effective afin de correspondre pleinement aux priorités nationales. Les PMA disposaient dun énorme potentiel sur le plan des ressources humaines et naturelles pour promouvoir la croissance, le bienêtre et la prospérité économiques. Environ 60% de la population des PMA était âgée de moins de 25 ans. Il demeurait décisif de promouvoir la connaissance, linnovation et la mise en place de bases technologiques appropriées afin de mettre à profit ce potentiel. Les débats sur les incidences économiques et générales des régimes de propriété intellectuelle sur le développement devaient se concentrer sur la manière dont le système de propriété intellectuelle pouvait, à tous les niveaux, appuyer le processus de développement. Les droits de propriété intellectuelle devraient être équilibrés et tenir compte des besoins des pays en termes de développement, en particulier ceux des PMA. Le développement des systèmes de propriété intellectuelle dans les PMA nécessitait le renforcement des ressources humaines et des infrastructures institutionnelles, technologiques et matérielles. Il était essentiel dexploiter le potentiel innovant et créatif des personnes des PMA. On devait veiller à ce que le régime de la propriété intellectuelle soit juste, équitable et équilibré. Il était encourageant de noter que le Plan daction pour le développement et ses recommandations continuaient de présider aux activités de lOMPI en 2011. Cela valait notamment pour lintégration des principes du Plan daction pour le développement dans le cadre des activités dassistance technique de lOMPI afin daider les pays en développement et les PMA à utiliser la propriété intellectuelle aux fins du développement économique. Le rapport du Directeur général donnait, grâce au tableau synoptique des résultats, des renseignements utiles sur la part des dépenses consacrées au développement. Il sagissait là dun effort positif. Le groupe aimerait que lOMPI continue daider les pays en développement et les PMA à mettre en place des stratégies et politiques nationales en matière de propriété intellectuelle répondant à leurs besoins de développement, dont un cadre équilibré de la propriété intellectuelle destiné à promouvoir linnovation, la créativité et le transfert de technologie. Le groupe trouvait également encourageant le fait que lOMPI ait collaboré de près avec dautres institutions des Nations Unies et lOMC sur des questions dimportance cruciale telles que le développement durable, le changement climatique, la santé publique, le transfert de technologie et lévaluation des besoins. Ces domaines étaient tous dintérêt vital pour les PMA. Le groupe a mis laccent sur la poursuite de la collaboration de lOMPI avec dautres organismes clés des Nations Unies uvrant dans le domaine du développement, afin de renforcer les capacités des PMA sagissant du développement de la science, des technologies et des infrastructures. Il a souligné que les projets visant à mettre en uvre les recommandations du Plan daction pour le développement devaient se multiplier et être déployés à plus grande échelle et quil fallait prévoir des ressources plus importantes, sagissant en particulier du renforcement des infrastructures des PMA en matière de propriété intellectuelle. Cela pourrait aider à faire face aux défis dordre structurel auxquels étaient confrontés les PMA. Le consensus enregistré à la huitième session du CDIP sur le projet de renforcement de la coopération SudSud en matière de propriété intellectuelle et de développement parmi les pays en développement et les PMA était un succès notable et le groupe attendait avec impatience la mise en uvre intégrale de ce projet. Le groupe avait pris note du document CDIP/8/INF/1 concernant létude extérieure sur lassistance technique fournie par lOMPI et de la réponse de la direction contenue dans le document CDIP/9/14. Il trouvait encourageant dapprendre que laffectation de ressources budgétaires aux activités liées au développement et à la mise en uvre des projets du CDIP était en train de progresser et que tous les secteurs de lOMPI participaient à la planification et à la mise en uvre de ces activités. Il sest néanmoins dit préoccupé à la suite de certaines des conclusions de léquipe chargée de létude. Cellesci concernaient entre autres les lacunes importantes en ce qui concerne la définition, la mesure et le contrôle de laffectation de ressources budgétaires aux activités de coopération pour le développement. LOMPI devait dûment prêter attention à certaines de ces recommandations. Ces dernières préconisaient également une amélioration de la coopération avec lOMC en matière dassistance technique, ainsi que la planification conjointe et la collaboration en matière dévaluation des besoins des PMA. Conformément aux conclusions de létude, le groupe a souligné que lassistance technique fournie par lOMPI devrait contribuer à réduire linégalité des savoirs et à aider les pays en développement et les PMA à mieux tirer parti des avantages de léconomie du savoir. Lassistance législative de lOMPI devrait être subordonnée aux objectifs des pays bénéficiaires en matière de développement. Le groupe était davis que le CDIP devrait entamer des discussions sur la propriété intellectuelle et le développement, conformément au mandat donné au comité par lAssemblée générale en 2007. Le progrès technologique était indispensable à la création de savoirs et de richesses. Un nouvel ensemble doutils était nécessaire pour faire face à des problèmes nouveaux qui navaient pas été imaginés auparavant. Cela supposait le transfert de technologies approprié et la diffusion dinformations en vue de la création dune base technologique solide et viable qui permettrait de promouvoir linnovation et la créativité au nom du progrès de la société et de léconomie. En conclusion, le groupe a remercié le Secrétariat davoir établi les documents de travail et davoir facilité les travaux du comité. Les PMA sattendaient à des discussions fructueuses au sein du comité.
La délégation du Danemark, parlant au nom de lUnion européenne et de ses États membres, a félicité le président de son élection et a remercié le Secrétariat pour les documents. Le comité avait un emploi du temps chargé qui nécessitait un travail intense et un effort dadaptation de la part de toutes les parties. LUnion européenne et ses États membres avaient un certain nombre de propositions sagissant des travaux futurs, visant à améliorer le fonctionnement du comité. Ces pays sétaient rendus à la réunion résolus à poursuivre leurs efforts dans un esprit constructif et de collaboration. LUnion européenne et ses États membres sattendaient à ce que des solutions durables et équilibrées soient trouvées. Ils avaient pleinement confiance en laptitude du président à diriger le comité de manière à ce que celuici puisse atteindre ses objectifs. Parmi les défis de cette session figuraient les discussions au sujet de létude extérieure sur lassistance technique dans le domaine de la coopération pour le développement. Ces pays avaient pris part de manière constructive aux débats du groupe de travail ad hoc qui avait été mis en place lors de la session précédente afin dexaminer le rapport sur létude extérieure contenu dans le document CDIP/8/INF/1. LUnion européenne et ses États membres ont remercié les coprésidents égyptien et belge et les corapporteurs colombien et pakistanais pour le travail accompli, ainsi que le Secrétariat, pour la réponse de la direction figurant dans le document CDIP/9/14. Des questions particulières se posaient à propos du groupe de travail ad hoc. Ces dernières ne devraient pas entraver les efforts et les discussions sur dimportants documents de fond inscrits à lordre du jour, et plus particulièrement les propositions concernant de nouveaux projets. LUnion européenne et ses États membres étaient disposés à discuter des moyens qui permettraient daméliorer le fonctionnement du comité.
La délégation de la Hongrie, parlant au nom du groupe des pays dEurope centrale et des États baltes, a félicité le président de son élection et a dit quelle sattendait à ce que la réunion soit fructueuse. Elle a également remercié le Secrétariat davoir établi les documents. Il y avait beaucoup à faire et le groupe était disposé à uvrer dans un esprit constructif en vue de parvenir à un résultat fructueux et équilibré. Plusieurs points importants et un certain nombre de rapports étaient au programme de la semaine. Le groupe a remercié le Secrétariat et le Directeur général pour le rapport précieux et instructif sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Il sest également félicité des efforts récemment déployés par lOrganisation pour fournir une assistance technique efficace et axée sur le développement, tenant compte des besoins et du niveau de développement des pays. Le groupe sest dit disposé à mener un débat de fond sur les activités dassistance technique décrites dans le document CDIP/8/1. Il a remercié les participants au groupe de travail ad hoc sur létude extérieure et, en particulier, les coprésidents belge et égyptien et les corapporteurs colombien et pakistanais, pour le travail accompli à ce sujet. Le groupe savait également gré au Secrétariat pour la réponse de la direction contenue dans le document CDIP/9/14. La classification opérée avait été dun grand secours pour faire le tri entre les recommandations. Le groupe trouvait également très utiles les explications détaillées fournies par le Secrétariat lors des réunions du groupe ad hoc. Bien quayant trouvé les débats très instructifs, il déplorait que le groupe de travail ad hoc nait pu parvenir à un consensus sur les recommandations pertinentes. Le groupe a dit espérer que, lors de cette session, les interprétations divergentes pourraient être laissées de côté afin que le comité puisse concentrer ses efforts sur les recommandations tendant à améliorer lassistance technique fournie par lOMPI. Le président pouvait compter sur le soutien total du groupe, qui était convaincu que des progrès considérables pourraient être réalisés sous sa direction.
La délégation du Paraguay, parlant au nom du groupe des pays dAmérique latine et des Caraïbes (GRULAC), a félicité le président de sa nomination. Le groupe a également remercié le Secrétariat davoir établi les documents de manière à faciliter le travail du comité, dont notamment lordre du jour révisé tenant compte de ses suggestions et de celles dautres délégations. Il a également encouragé le Secrétariat à fournir ces documents aussitôt que possible dans lavenir. Le groupe sest de nouveau dit disposé à continuer de coopérer avec les autres délégations en vue de la mise en uvre des recommandations du Plan daction pour le développement. Lexamen de ces recommandations, ainsi que des activités de lOrganisation ayant pour objet le renforcement des capacités, lassistance technique et lamélioration de certains domaines du système de la propriété intellectuelle parmi dautres initiatives, devrait être consolidé et renforcé de manière à ce que les politiques axées sur le développement soient pleinement intégrées. Il était primordial que les principes définis dans le Plan daction pour le développement soient reflétés dans les activités menées dans la région. Le groupe notait avec satisfaction que ce serait le Brésil, un des pays de la région, qui accueillerait les activités proposées au titre du projet de renforcement de la coopération SudSud en matière de propriété intellectuelle et de développement parmi les pays en développement et les PMA. Le groupe a également souligné limportance du projet de création de nouvelles académies nationales de la propriété intellectuelle en tant quoutil de renforcement des capacités et de diffusion des connaissances en matière de propriété intellectuelle dans les pays en développement. Il soutenait vigoureusement la poursuite de ce projet, vu que plusieurs pays de la région se trouvaient au stade avancé de la mise en uvre de celuici et que dautres espéraient en profiter prochainement. Le groupe a dit espérer que des ressources financières et une assistance technique pourraient être fournies à tous les stades aux États membres intéressés par ces initiatives. Il était reconnaissant pour le rapport du Directeur général sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Ce rapport récapitulait les actions entreprises par lOrganisation pour mettre en uvre les recommandations du Plan daction pour le développement. Afin que le rapport soit plus complet, le groupe a suggéré quil serait utile que les rapports contiennent dans lavenir plus de détails sur les mesures et activités, dont une évaluation de la contribution des activités pertinentes à la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Il serait également intéressant sils pouvaient contenir davantage de détails sur des questions telles que la coopération de lOrganisation avec dautres institutions des Nations Unies et dautres organisations internationales, ainsi que sur la manière dont les recommandations du Plan daction pour le développement avaient été intégrées dans le cadre des activités quotidiennes de lOrganisation et de ses différents organes. Le rapport du Directeur général sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement indiquait clairement que lélaboration de plans par pays était une priorité dans le cadre de la planification des activités de coopération. Ce rapport précisait que les plans par pays définissaient des projets et activités concrets devant être entrepris conjointement par lOMPI et un pays donné durant une période déterminée, avec des résultats et prestations définis à lavance. Dans ce contexte, le groupe estimait que la procédure dapprobation des plans devrait être accélérée, vu que labsence de décision sur un grand nombre dactivités proposées se traduisait par une perte de temps. Les plans par pays devraient également veiller à assurer un équilibre approprié entre la protection des droits de propriété intellectuelle et la situation des différents pays, afin de pouvoir soutenir utilement le développement de ces derniers. Lassistance technique fournie par lOMPI devrait aboutir au renforcement des capacités de création et dinnovation. Le groupe a également déclaré soutenir létude exploratoire sur le droit et les droits connexes et le domaine public. Il reconnaissait les efforts déployés par lAcadémie de lOMPI en vue dintégrer le Plan daction pour le développement et ses recommandations dans le cadre de ses programmes de formation. Les programmes et activités denseignement devraient être intensifiés et le cercle des destinataires élargi. Toutes les langues officielles de lONU devraient être prises en compte afin que ces programmes et activités puissent profiter à un maximum de personnes. Le groupe trouvait également encourageante la création des centres de technologie et dappui à linnovation (TISC) et a dit espérer que ces derniers atteindraient leurs objectifs de manière efficace et apporteraient des avantages à brève échéance. Le groupe sest félicité des rapports dévaluation externe concernant divers projets qui seraient examinés par le comité. Il serait intéressant que les États membres discutent du mandat de ces projets et des aspects essentiels dont ceuxci devraient traiter. Sagissant du groupe de travail ad hoc sur létude extérieure sur lassistance technique fournie par lOMPI dans le domaine de la coopération pour le développement, le groupe a déclaré quil avait pris part aux réunions de celuici. Il avait également communiqué par écrit sa position à ce dernier. Le rapport Deere/Roca ne devrait pas être perçu comme une critique des efforts de lOMPI mais comme une occasion daméliorer les activités dassistance technique de lOrganisation en faveur des pays en développement. Les débats ne devraient pas avoir pour effet de creuser les divergences ni dexacerber les controverses à certains sujets. Le groupe sest également dit préoccupé de labsence de traduction et dinterprétation lors des réunions du groupe de travail ad hoc. Les travaux de celuici sétaient déroulés en anglais car on était parti du principe que le comité ne pouvait se permettre des frais supplémentaires. Or cette question était étroitement liée au développement et, vu le mandat donné par lAssemblée générale et le fait que le Comité du programme et budget ne regardait pas les langues comme une dépense extraordinaire, il ne fallait pas estimer que les mandats spécifiques du type de celui donné au groupe de travail ad hoc fassent figure dexception. Aucun mandat spécifique ne pouvait déroger à ce qui avait été convenu au sein des Assemblées. Le groupe invitait instamment lOrganisation à continuer de mettre en uvre des études sur les éléments de flexibilité en matière de propriété intellectuelle et à mettre au point des outils dassistance technique et législative afin daider les pays à faire face aux défis auxquels ils étaient confrontés en essayant de tirer pleinement parti des éléments de flexibilité. Le groupe était également reconnaissant pour les études supplémentaires concernant laccès aux bases de données car cellesci contribuaient à réduire linégalité des savoirs entre les pays développés et les pays en développement. Le groupe a souhaité au président que ses efforts soient couronnés de succès et a déclaré quil continuerait de coopérer en vue de la réalisation de résultats concrets lors des discussions à venir.
La délégation de lÉgypte, parlant au nom du groupe des pays africains, a félicité le président de son élection et a remercié le Directeur général et le Secrétariat pour les documents de travail. Ladoption du Plan daction pour le développement par lAssemblée générale de lOMPI en 2007 avait été un jalon et faisait état dun changement de paradigme dans la manière dont la propriété intellectuelle était envisagée sur le plan international. Lon était passé dune optique considérant la propriété intellectuelle comme une fin en soi à une conception de celleci comme un moyen au service des objectifs publics plus larges du développement social, économique et culturel. Le lancement du Plan daction sur le développement, la définition dune approche plus équilibrée à légard de la propriété intellectuelle sur un plan mondial et lintégration et la mise en uvre des recommandations du Plan daction pour le développement avaient posé un défi de taille. Le succès de cette mise en uvre avait nécessité une approche axée sur le développement, une direction productive, un engagement, une coopération et un suivi continus par les États membres, un changement culturel durable au sein du Secrétariat, ainsi que la collaboration avec les organisations de la société civile. Tout en étant conscient des défis que posait la mise en uvre effective du Plan daction, le groupe appuyait énergiquement lintégration de la dimension du développement dans tous les domaines dactivité de lOMPI, compte tenu de limportance du Plan daction de lOMPI pour le développement et de lopportunité historique que celuici représentait non seulement pour tous les pays en développement mais également pour ceux ayant les capacités de tirer pleinement parti du système international de la propriété intellectuelle. Le comité aurait des sujets importants à examiner lors des discussions à venir. Le groupe sattendait à des débats constructifs sur le rapport du Directeur général concernant la mise en uvre et lintégration du Plan daction de lOMPI pour le développement. Il sattendait également à ce que les autres défis accompagnant la mise en uvre adéquate de la décision de lAssemblée générale de 2007 concernant la triple mission du comité, ainsi que de sa décision de 2009 sur lintégration du Plan daction pour le développement et lapplication du mécanisme de coordination à tous les organes et comités de lOMPI, soient abordés et résolus collectivement. Le groupe a également déclaré soutenir pleinement le projet proposé par le Burkina Faso, intitulé Renforcement et développement du secteur de laudiovisuel au Burkina Faso et dans certains pays africains. Il a dit espérer que le comité appuierait le projet sans réserve et ladopterait à lunanimité. Le groupe sattendait à ce quil y ait des débats sur les recommandations concernant létude extérieure sur lassistance technique fournie lOMPI dans le domaine de la coopération pour le développement. La délégation avait eu lhonneur de coprésider le groupe de travail ad hoc. Létude extérieure, les recommandations de celleci et la réponse de la direction avaient fait lobjet de longues discussions au cours des cinq réunions du groupe de travail ad hoc. Le moment était venu pour que les États membres prennent sur eux de déterminer les recommandations devant être retenues pour être mises en uvre. Le groupe sattendait à ce que les discussions concernant la contribution de lOMPI à la mise en uvre les Objectifs du Millénaire pour le développement de lOrganisation des Nations Unies se poursuivent. Bon nombre de ces derniers intéressaient de près les États africains, notamment ceux ayant trait à la pauvreté, à léducation et à la santé. Le groupe sattendait également à ce que la recommandation n° 2 du Plan daction pour le développement, disposant entre autres tout en continuant à accorder une priorité élevée au financement des activités en Afrique par des ressources budgétaires et extrabudgétaires pour promouvoir notamment lexploitation juridique, commerciale, culturelle et économique de la propriété intellectuelle dans ces pays, soit mise en uvre intégralement. Il sattendait à ce que la session du comité se déroule de manière constructive et fructueuse et collaborerait avec toutes les délégations pour assurer le succès de celleci.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique, parlant au nom du groupe B, a félicité le président de son élection. Le groupe sest dit convaincu que le comité pourrait faire des progrès sous sa direction au cours de cette session. Il a également remercié le Secrétariat de ses efforts exemplaires pour que les documents de la session soient disponibles en temps voulu. Le comité étudierait 25 documents environ, dont certains attendaient son approbation pour être mis en uvre. Il devait donc aller de manière assez organisée dun point à lautre de lordre du jour, tout en veillant à ce que les débats soient équilibrés. Le groupe appréciait la proposition du Burkina Faso intitulée Renforcement et développement du secteur de laudiovisuel au Burkina Faso et dans certains pays africains. Le projet de proposition présentait de lintérêt et la délégation sattendait à des débats fructueux au cours de la semaine. Le groupe escomptait également que létude extérieure sur lassistance technique fournie par lOMPI dans le domaine de la coopération pour le développement et la réponse de la direction laccompagnant donneraient lieu à des discussions animées. Bien que le groupe de travail ad hoc ait déçu les attentes de la délégation sagissant de la réduction du nombre des recommandations devant être examinées par le comité, elle estimait que cet effort en valait la peine et a remercié les collègues des autres groupes de leur participation et, en particulier les deux coprésidents égyptien et belge et les deux corapporteurs colombien et pakistanais, de leurs efforts. Le groupe était cependant davis que les discussions sur les recommandations devraient se poursuivre au sein du comité. Enfin, le groupe a assuré le président quil pouvait compter sur lesprit constructif et le soutien de ses délégations lors de cette session du comité.
La délégation de la Chine a félicité le président de sa nomination et sest dite convaincue que les objectifs de la réunion seraient atteints sous sa direction compétente. Elle a également remercié le Secrétariat pour les documents. Huit années sétaient écoulées depuis ladoption du Plan daction pour le développement en 2007. Au cours de cette période, lOrganisation avait déployé des efforts de grande ampleur en vue dintégrer le développement dans ses travaux, qui avaient porté des fruits. Les États membres avaient à ce jour approuvé 23 projets traitant de 29 recommandations du Plan daction pour le développement. La délégation sest félicitée de lexcellent travail accompli par lOrganisation. Elle a également remercié le Directeur général pour son rapport. La délégation a noté que le Plan daction pour le développement avait progressivement été étoffé au fur et à mesure de lapprofondissement des débats. Bien que lévaluation objective de la mise en uvre ait permis de constater certains problèmes, lOrganisation pouvait, avec le concours des États membres, continuer daméliorer son travail en poursuivant la mise en uvre du Plan daction pour le développement. La délégation était disposée à participer activement aux discussions qui se dérouleraient prochainement avec les autres États membres sous la direction compétente du président.
La délégation de lAlgérie, parlant au nom du groupe du Plan daction pour le développement, sest jointe aux autres délégations en félicitant le président de son élection et a exprimé sa confiance en sa direction des travaux de cette session. La délégation sest également dite reconnaissante au président sortant, M. lAmbassadeur du Bangladesh, pour lexcellent travail accompli au cours des deux années passées à la tête du comité. Le groupe a remercié le Directeur général de son engagement sans réserve pour que le Plan daction pour le développement soit intégré dans une large mesure dans lensemble des activités de lOrganisation et sest félicité du bon travail entrepris à cet égard par le Secrétariat sous la houlette du Directeur général et de son Équipe de haute direction. Le groupe trouvait ces évolutions positives très encourageantes. Or il restait encore à faire pour que les considérations liées au développement soient automatiquement intégrées dans les activités de lOrganisation. Les aspects institutionnels du fonctionnement du CDIP nécessitaient lattention de tous les membres de celuici. Ces questions nécessitaient dêtre résolues pour que les États membres puissent dûment évaluer la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Le groupe a formulé quelques observations à cet égard. Sagissant du mécanisme de coordination pour le suivi et lévaluation de la mise en uvre du Plan daction pour le développement, le comité devrait se mettre daccord sur les organes de lOMPI devant faire rapport à lAssemblée générale sur leur contribution à la mise en uvre des recommandations du Plan daction pour le développement. Afin que les trois volets du mandat du comité soient mis en uvre intégralement, le groupe a de nouveau proposé linscription dun nouveau point à lordre du jour intitulé propriété intellectuelle et développement. Cela permettrait de débattre des liens importants entre la propriété intellectuelle et le développement, et notamment de discuter de la série de séminaires de lOMPI consacrés aux aspects économiques de la propriété intellectuelle, ainsi que de la contribution de lOrganisation aux Objectifs du Millénaire pour le développement. Le groupe sest référé au rapport du Directeur général sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement contenu dans le document CDIP/9/2, en notant que celuici se proposait dévaluer au niveau macroéconomique les efforts entrepris par lOrganisation. Le groupe a remercié le Directeur général de son engagement et implication personnels dans la mise en uvre des recommandations du Plan daction pour le développement. Les efforts visant à intégrer le Plan daction pour le développement dans le cadre du programme et budget représentaient des évolutions positives. Toutefois, lintégration du Plan daction pour le développement dans le cadre de la procédure du programme et budget pouvait encore être améliorée. Le groupe notait avec satisfaction que les discussions sur un certain nombre de questions avaient progressé à la dernière session du comité. Il a également relevé que la mise en uvre de la plupart des projets en cours avançait avec succès. Ces projets contribuaient concrètement à la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Il a néanmoins réaffirmé que le Plan daction pour le développement était un travail de longue haleine toujours en cours et que sa mise en uvre saccompagnait toujours de défis importants. Le système de la propriété intellectuelle avait encore besoin dêtre repensé de manière à ce que les intérêts de tous les pays soient pris en compte. Ce système devrait être équilibré et promouvoir linnovation et laccès à la connaissance. La mise en uvre du Plan daction pour le développement était fonction de lengagement des États membres et dun changement culturel dans lapproche de lOrganisation à légard de son travail. Elle contribuerait à asseoir plus solidement le Plan daction pour le développement dans le cadre des activités de lOrganisation. Pour ce qui était du point 8 de lordre du jour Examen du programme de travail pour la mise en uvre des recommandations adoptées, le groupe estimait que la qualité des documents était encourageante et a remercié le Secrétariat pour son travail à cet égard. Les questions proposées au titre de ce point de lordre du jour méritaient lintérêt du comité, notamment en ce qui concerne létude extérieure sur lassistance technique fournie par lOMPI dans le domaine de la coopération pour le développement, létude sur les éléments de flexibilité, le rapport dévaluation externe et indépendant concernant le projet relatif à la propriété intellectuelle et au domaine public, ainsi que la conférence sur la mobilisation de ressources pour le développement. Sagissant de létude extérieure sur lassistance technique fournie par lOMPI, le groupe était davis quun temps suffisant devrait être réservé aux débats approfondis sur ce rapport afin que des progrès puissent être réalisés au sujet des recommandations formulées à cet égard. Il a rappelé quà sa session précédente, le comité avait décidé de créer un groupe de travail ad hoc chargé dexaminer les recommandations de létude extérieure. Au cours de la période intersessions, le groupe de travail ad hoc sétait réuni à plusieurs reprises pour débattre longuement et échanger des points de vue sur les recommandations ainsi que sur la réponse du Secrétariat contenue dans le document CDIP/9/14. Cet engagement reflétait lintérêt que les États membres portaient au rapport. Le groupe participerait de manière constructive à des discussions sur les recommandations énoncées dans le rapport dans le but daméliorer lassistance technique fournie par lOMPI dans le domaine de la coopération pour le développement. Il était temps maintenant de se pencher sur des propositions concrètes visant à améliorer les activités de lOrganisation en matière de coopération pour le développement. Lors des débats sur le point 8 de lordre du jour, le groupe formulerait des propositions concrètes tendant à améliorer ces activités. Un autre sujet dimportance était le programme de travail sur les éléments de flexibilité du système de la propriété intellectuelle. Un défi essentiel pour la plupart des pays en développement et des PMA consistait à déterminer la manière dont les éléments de flexibilité liés à la propriété intellectuelle pourraient être pleinement et efficacement utilisés dans le respect des objectifs liés au développement et aux politiques publiques. Aussi lappui en faveur du programme de travail devaitil se poursuivre, sagissant en particulier de la mise en uvre pratique et de lutilisation intégrale des éléments de flexibilité en matière de brevets dans des domaines essentiels liés au développement, tels que la santé publique, la sécurité alimentaire et lagriculture. Le groupe sattendait à des discussions constructives qui permettraient davancer sur ces questions. Le programme de travail devrait refléter lidée selon laquelle il était essentiel dassurer un équilibre entre les différents intérêts en présence. Létude extérieure évaluant la contribution de lOMPI à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement méritait également lintérêt du comité. Le point de lordre du jour consacré à la propriété intellectuelle et au développement pourrait faciliter les discussions sur la contribution de lOMPI aux Objectifs du Millénaire pour le développement et létablissement du rapport de lOMPI en 2015, quand ces objectifs seraient réexaminés. Le groupe sattendait également à ce que le projet sur la propriété intellectuelle et léconomie informelle soit examiné et évalué. De tels projets aideraient les pays en développement à utiliser la propriété intellectuelle dans le secteur informel sans se préoccuper exclusivement du renforcement des moyens de faire respecter les droits sagissant des marchandises contrefaites et pirates. Il importait enfin que le développement demeure une priorité stratégique de lOMPI au cours du millénaire suivant car cela contribuerait à la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Il était essentiel, dans ce contexte, que les efforts en vue de définir les objectifs et activités ayant trait au développement et à des sujets connexes se poursuivent. Les critères utilisés dans le rapport sur létude extérieure en vue de définir les activités dassistance technique en faveur du développement étaient pertinents à cet égard.
La délégation du Bangladesh a félicité le président de son élection et la assuré de son soutien. Elle sest dite certaine que, grâce à son expérience et à ses capacités de direction, le comité pourrait mener à bien une session de plus. Le comité contribuait grandement au développement et à la protection de la propriété intellectuelle dans les pays en développement, en tenant compte des besoins liés au développement. Dans ce contexte, la contribution précieuse de M. lAmbassadeur Abdul Hannan pouvait être reconnue dans plusieurs réalisations du comité, de ladoption du mécanisme de coordination à lapprobation de nombreux projets importants liés au développement. La délégation a dit espérer que le nouveau président recevrait le même soutien et la même coopération de la part des États membres.
Le président a déclaré que ce point de lordre du jour était clos et, après sêtre concerté avec les coordonnateurs de groupes, a proposé une modification du programme du comité. Les débats concernant le rapport du Directeur général sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement, qui avaient initialement été prévus pour cet aprèsmidi, auraient lieu plus tard dans la semaine. Ce serait létude extérieure sur lassistance technique fournie par lOMPI qui serait au lieu de cela examinée dans laprèsmidi et le lendemain matin, cette foisci en la présence de lauteur.
La délégation de lAlgérie, parlant au nom du groupe du Plan daction pour le développement, a rappelé quelle avait formulé certaines propositions au cours des consultations et sattendait à ce que cellesci soient prises en compte. Sagissant de la proposition du président quant à la marche à suivre, le groupe était davis que le rapport sur létude extérieure devrait être discuté en la présence de lauteur car il serait suivi dobservations et de commentaires. Labsence de lauteur pourrait donc se révéler problématique. La proposition de la délégation de lÉgypte au nom du groupe des pays africains, tendant à ce que le comité examine les documents CDIP/6/12 Rev. et CDIP/8/6 Rev., ménagerait à celuici la possibilité de discuter de cette question ultérieurement. Le groupe se tenait néanmoins à lécoute des suggestions des autres groupes.
Le président a informé le comité que les experts dont la présence était nécessaire ne seraient pas disponibles aux moments prévus pour les débats sur lexamen de certains projets.
La délégation de lÉgypte a remercié le président de sa proposition. Elle a noté que le rapport du groupe de travail ad hoc devait encore recevoir une touche finale avant dêtre présenté au Secrétariat. Au vu de cela, le groupe aimerait savoir si, au cas où le comité discuterait de létude extérieure, ces débats se dérouleraient sans que lon ait consulté le rapport du groupe de travail. Peutêtre valaitil mieux attendre que ce rapport soit distribué et diffusé par le Secrétariat auprès de toutes les délégations pour que lon puisse profiter des discussions menées lors des cinq réunions du groupe de travail. Le groupe a également souhaité savoir à quel moment la délégation du Burkina Faso présenterait son projet, vu que celleci avait fait preuve de souplesse et était prête à présenter son rapport cet aprèsmidi. Il appartiendrait néanmoins au président de guider le comité sur la marche à suivre.
La délégation du Burkina Faso a félicité le président de son élection. Ce dernier étant un diplomate expérimenté, la délégation était certaine quil aiderait le comité à atteindre les objectifs quil sétait assignés pour cette session. La délégation a remercié tous ceux qui avaient appuyé son projet et sest de nouveau dite à lécoute de toute suggestion qui permettrait daméliorer le projet proposé.
Se référant au calendrier établi par le Secrétariat, le président a informé le comité que lexposé du projet proposé par le Burkina Faso était prévu pour jeudi, de 11 heures 30 à 13 heures. Il a demandé à la délégation de préciser le temps que nécessiterait cet exposé si le calendrier de cet aprèsmidi venait à être modifié.
La délégation du Burkina Faso a déclaré quune heure devrait suffire à cet effet mais que la durée totale serait fonction des contributions des autres délégations.
Le président a suggéré plusieurs variantes possibles. Le comité pourrait soit étudier le rapport du Directeur général en labsence de ce dernier, soit examiner le rapport sur létude extérieure. Il pourrait également se pencher sur le projet proposé par le Burkina Faso. Il fallait cependant prendre une décision, vu que le temps pressait.
Daprès la délégation du Venezuela (République bolivarienne du), la solution serait de commencer la séance de laprèsmidi par le projet proposé par le Burkina Faso. Cette délégation partageait lavis du groupe du Plan daction pour le développement selon lequel il importait que les discussions sur létude extérieure se déroulent en la présence de lauteur. Si la délégation du Burkina Faso était daccord, le comité pourrait commencer par sa proposition et passer ensuite à létude extérieure. Les questions pourraient être posées à lauteur le lendemain.
La délégation du Burkina Faso a remercié la délégation de la République bolivarienne du Venezuela de son intervention. Elle souhaitait aider à ce quune solution soit trouvée et non aggraver le problème. Sachant quil y avait un moment de libre au programme de cet aprèsmidi, elle avait formulé sa proposition en conséquence. Si, toutefois, cela risquait de compliquer les choses, elle pourrait preuve de souplesse et présenter son exposé à nimporte quel autre moment.
La délégation du Danemark, parlant au nom de lUnion européenne et de ses États membres, sest dite pleinement consciente des difficultés entourant le programme de laprèsmidi. Cependant, lUnion européenne et ses États membres nétaient pas encore prêts à débattre du projet du Burkina Faso. Sagissant du rapport sur létude extérieure, la délégation était également préoccupée de labsence de lauteur. Elle a donc suggéré que ce soit le rapport du Directeur général qui soit examiné cet aprèsmidi.
La délégation de lAllemagne souscrivait pleinement à la déclaration de la délégation du Danemark au nom de lUnion européenne et de ses États membres. Les délégations navaient pas eu le temps de se concerter. Le programme initial était plutôt logique. Une manifestation en marge de la session avait été prévue au sujet de la proposition du Burkina Faso. De nombreux autres projets étaient inscrits à lordre du jour du comité, dont six rapports dévaluation. Le comité devrait donc examiner ces derniers avant de se pencher sur la proposition du Burkina Faso, si lon voulait éviter de répéter les erreurs du passé. Le programme initial était logique et le comité devrait sy tenir.
La délégation de lÉgypte sest référée à la proposition de la délégation de lAllemagne selon laquelle les projets en cours devraient être examinés en premier. Elle a suggéré, dans ce contexte, que le Secrétariat soit prié de commencer par un exposé sur la phase II du projet concernant laccès à des bases de données spécialisées ou sur la phase II du projet relatif aux académies de la propriété intellectuelle. Si cela pouvait être organisé, ce serait parfait. À défaut, on pourrait examiner les questions en suspens qui demeuraient inscrites à lordre du jour, dont le document CDIP/6/12 Rev. concernant un nouveau point à lordre du jour consacré à la propriété intellectuelle et au développement afin de mettre en uvre le troisième volet du mandat du CDIP, ainsi que le document CDIP/8/6 Rev. Il y avait donc deux possibilités. Le groupe était prêt à débattre de toutes les questions et de tous les rapports. Il pouvait faire preuve de souplesse et sen remettrait au président à ce sujet.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique, parlant au nom du groupe B, a relevé que le comité semblait enfermé dans un dilemme. Elle a noté que le président avait formulé trois suggestions. À son avis, la solution du moindre effort serait probablement lexamen du rapport du Directeur général sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Même si le Directeur général ne serait pas présent pour répondre aux questions, le Secrétariat avait sans doute joué un rôle essentiel lors de la rédaction de ce rapport. Les éventuelles questions pourraient donc être transmises au Directeur général, qui pourrait peutêtre intervenir plus tard dans la semaine. Des arguments convaincants avaient été avancés à lappui de lidée selon laquelle le comité ne pourrait pas se pencher maintenant sur le rapport concernant létude extérieure. Quant au rapport du groupe de travail ad hoc, il navait pas encore été achevé et son auteur était en déplacement. Sagissant des évaluations, pour quatre dentre elles, les intervenants ou rédacteurs étaient actuellement indisponibles. Pour ce qui était du projet du Burkina Faso, la manifestation que la délégation de ce pays avait accepté danimer en marge de la session serait en réalité une occasion pour développer cette proposition de manière plus approfondie. Aussi lexamen du rapport du Directeur général étaitil probablement la meilleure variante pour le programme de cet aprèsmidi.
Le président a pris note de toutes les propositions. Le comité se devait de prendre une décision. En cas dimpossibilité, le président a suggéré que la séance soit suspendue et quune réunion soit tenue avec les coordonnateurs régionaux. Le président a demandé sil y avait des objections à la proposition de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique.
La délégation de lÉgypte a rappelé que le groupe des pays africains avait également formulé une proposition et a suggéré que les deux propositions soient examinées. Le groupe souhaitait se montrer constructif. Ainsi, si le Secrétariat était prêt à présenter les propositions concernant les extensions, cellesci pourraient être examinées.
Le président a assuré la délégation de lÉgypte que sa proposition avait bien été étudiée. Les débats sur les extensions appelaient un examen ou une évaluation. Or les personnes compétentes nétaient pas disponibles en ce moment. La proposition avait bien été examinée. Cétait pour des raisons dordre purement logistique quil nétait pas possible dy donner suite.
La délégation de lAlgérie sest ralliée aux observations de la délégation de lÉgypte. Elle avait formulé une proposition qui avait été reprise par la délégation égyptienne, à savoir que le comité se penche sur les documents CDIP/8/6 Rev. et CDIP/6/12 Rev. Cet examen ne nécessitait pas la présence de lévaluateur ni celle de toute autre personne. Il sagissait là, dailleurs, de questions ayant déjà été discutées à plusieurs reprises. Les positions des groupes étaient bien connues et le comité pourrait travailler sur ces questions.
La délégation de lAfrique du Sud a félicité le président de sa nomination et sest dite convaincue que la session du comité serait fructueuse sous sa direction. La délégation a appuyé la proposition faite par la délégation de lÉgypte au nom du groupe des pays africains sur la marche à suivre. Elle était davis que le document CDIP/6/12 Rev. devait être examiné après la pause déjeuner car, à son avis, cela ne comportait pas de difficultés. La délégation a également noté quà sa dernière session, le comité avait déclaré quun temps suffisant serait consacré à cette question, vu quelle était longtemps restée en suspens. Celleci était en outre liée à une conférence sur la propriété intellectuelle dont le comité devrait débattre. Aussi la séance de laprèsmidi seraitelle une occasion pour discuter de ce point de lordre du jour.
La délégation de lAllemagne a appuyé la proposition de son coordonnateur selon laquelle on devrait se tenir dans la mesure du possible à lordre du jour initial, vu que les groupes sétaient préparés pour les débats prévus pour cet aprèsmidi. Il vaudrait mieux se tenir au programme initial et se pencher sur le rapport du Directeur général, vu que lexamen des autres questions avait été prévu plus tard dans la semaine.
Le président a pris acte de labsence de consensus. Il a suspendu la séance et a convoqué une réunion des coordonnateurs régionaux en vue de débattre du programme de travail.
Point 7 de lordre du jour : suivi, évaluation et examen de la mise en uvre de toutes les recommandations du Plan daction pour le développement et rapport sur cette mise en uvre et examen du rapport du Directeur général sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement
Examen du document CDIP/8/6 Rev. Description de la contribution des organes compétents de lOMPI à la mise en uvre des recommandations du Plan daction pour le développement qui les concernent
Le président a informé le comité que, lors de ses discussions avec les coordonnateurs de groupes, il avait été convenu que deux documents seraient étudiés au cours de laprèsmidi. Il sagissait du document CDIP/8/6 Rev. Description de la contribution des organes compétents de lOMPI à la mise en uvre des recommandations du Plan daction pour le développement qui les concernent et du document CDIP/6/12 Rev. Proposition relative à un nouveau point de lordre du jour du CDIP consacré à la propriété intellectuelle et au développement. Le président a proposé que le comité se penche dabord sur le document CDIP/8/6 Rev. et a invité le Secrétariat à présenter celuici.
Le Secrétariat a déclaré que le document CDIP/8/6 Rev. décrivait la contribution des organes compétents de lOMPI à la mise en uvre des recommandations du Plan daction pour le développement qui les concernaient. Il a rappelé au comité quau titre du mécanisme de coordination convenu, les organes compétents de lOMPI avaient fait rapport à lAssemblée générale sur leur contribution, comme le prescrit le document WO/GA/40/18. Après avoir examiné le document, lAssemblée générale avait transmis le rapport au CDIP lannée dernière. Le comité avait discuté de ce document à sa session précédente et avait décidé que les débats se poursuivraient lors de la neuvième session. Il avait également été décidé que les États membres pourraient présenter des observations au sujet du document, qui seraient rassemblées par le Secrétariat pour être soumises au comité. À cet égard, le Secrétariat a informé le comité quaucun État membre navait présenté dobservations sur le document depuis la dernière session. Aussi le document étaitil de nouveau présenté au comité pour examen.
La délégation de lIran (République islamique d), parlant au nom du groupe des pays asiatiques, a relevé que le but ultime du rapport était de faciliter la coordination entre les comités de lOMPI. Cela supposait un consensus au sujet dune proposition concrète visant à assurer la coordination et le suivi des activités liées au développement dun comité à lautre. Or les modalités de présentation des rapports posaient problème et ces derniers ne reflétaient pas le point de vue unanime des comités. Tout suivi serait dès lors difficile. Même si le mécanisme de coordination avait été mis en place, il ne semblait pas fonctionner, ainsi quil ressortait des débats de la dernière session du comité. Ce dernier devrait sefforcer de rendre le mécanisme de coordination opérationnel. Ce mécanisme ne devrait pas être regardé comme un problème mais plutôt comme une solution permettant de supprimer les doubles emplois dans les travaux des comités et de renforcer la coordination entre ces derniers sagissant des activités liées au développement. Présentait de limportance à cet égard le document relatif à la contribution des organes compétents de lOMPI à la mise en uvre des recommandations du Plan daction pour le développement les concernant. Or, vu labsence de consensus lors des discussions antérieures à ce sujet, qui a déjà été signalée, il importait de se mettre daccord sur le fonctionnement densemble du mécanisme de coordination, dont les modalités de présentation des rapports et lamélioration de la qualité de ces derniers afin de faciliter les débats au sein du comité. Faute de consensus sur les modalités, les discussions concernant le mécanisme de coordination au sein du comité seraient plus complexes et on aurait de la peine à parvenir à un accord quelconque. Lon pouvait constater une absence de coordination parmi les comités sagissant des activités liées au développement, en particulier dans le domaine de létablissement de normes. À défaut dune coordination adéquate, le comité ne serait pas à même de réaliser le second volet de son mandat, à savoir le suivi, lévaluation, lexamen et la présentation de rapports concernant la mise en uvre des recommandations du Plan daction pour le développement en coordination avec dautres organes compétents de lOMPI. Le groupe sest félicité, à cet égard, de linitiative du président de lAssemblée générale concernant la tenue de consultations informelles sur les modalités permettant dassurer le fonctionnement du mécanisme de coordination et la détermination des organes compétents devant présenter des rapports.
La délégation de lÉgypte, parlant au nom du groupe des pays africains, a remercié le Secrétariat davoir établi le document CDIP/8/6 Rev. Celuici rendait compte des efforts déployés pour mettre en uvre la décision de lAssemblée générale de 2009 relative au mécanisme de coordination. Le groupe a formulé trois observations au sujet de ce document, dont la première concernait le format du rapport. Il a relevé que ce dernier reproduisait des déclarations telles quelles avaient été formulées par différentes délégations lors des réunions respectives des comités. Ces déclarations ne représentaient pas une description de la contribution à la mise en uvre des recommandations du Plan daction pour le développement qui concernaient les comités ou dautres recommandations concrètes du Plan daction. Le groupe a mis en cause le choix de ce format particulier pour le rapport. Il sinterrogeait également sur la raison pour laquelle un comité ne pouvait pas déterminer les recommandations pertinentes et analyser la manière dont ses travaux avaient contribué à leur mise en uvre. Ainsi, par exemple, la recommandation n° 18, préconisant daccélérer le processus concernant la protection des ressources génétiques, des savoirs traditionnels et du folklore, sadressait à lIGC. Le rapport pourrait citer la recommandation et préciser que lIGC avait accéléré ses négociations, quil avait tenu trois réunions, que des textes avaient été établis, etc. Il sagissait là dun exemple des éléments danalyse que le rapport pourrait contenir sur la base des recommandations du Plan daction pour le développement qui étaient pertinentes quant aux activités du comité. La seconde question avait trait aux organes compétents de lOMPI qui étaient visés par le mécanisme de coordination. Le groupe a relevé que le rapport ne contenait pas de contribution de la part de deux comités importants, à savoir le Comité du programme et budget (PBC) et le Comité des normes de lOMPI. Ces deux comités ne participaient pas encore à la mise en uvre de la décision de lAssemblée générale et les avis divergeaient sur le point de savoir sils pouvaient contribuer au mécanisme de coordination, et de quelle manière. Il avait été relevé que ces comités étaient directement concernés par la mise en uvre des recommandations du Plan daction pour le développement et devraient donc faire rapport sur leur contribution. Lon pouvait citer plusieurs exemples en ce sens, dont notamment le rapport du Secrétariat indiquant que les recommandations du Plan daction pour le développement avaient été intégrées dans le programme et budget pour 20122013. Il ne sagissait là que dun exemple parmi dautres. Si les recommandations ont été intégrées dans le cadre du budget, la présentation de rapports sur sa contribution aux recommandations ne devrait pas poser de problème au PBC. En troisième lieu, il fallait demander des précisions, probablement au Secrétariat, sur deux autres éléments de la décision de lAssemblée générale. Le premier de ceuxci était un examen de la mise en uvre des recommandations à la fin de lexercice biennal en cours (20122013) qui serait entrepris par le comité. Celuici devait discuter ou décider dun éventuel examen ultérieur et du mandat en vue de la sélection des experts indépendants en matière de propriété intellectuelle et de développement aux fins de cet examen indépendant. Le groupe a demandé des précisions sur cette procédure, sagissant entre autres du moment où le comité pourrait convenir du mandat et de la manière dont il procéderait, afin que cet élément important de la décision de lAssemblée générale soit mis en uvre. Lautre question qui appelait des précisions était la demande tendant à ce le rapport annuel de lOMPI à lOrganisation des Nations Unies contienne un rapport sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement, conformément à lAccord entre lOrganisation des Nations Unies et lOMPI. Le groupe a souhaité être mis au courant de la mise en uvre de cet élément de la décision de lAssemblée générale et a demandé que ce rapport soit communiqué, si possible, par le Secrétariat.
La délégation de lAlgérie, parlant au nom du groupe du Plan daction pour le développement, a de nouveau affirmé que le mécanisme de coordination était un des piliers du CDIP. La mission principale dont le comité avait été investi lors de sa création était la mise en uvre du Plan daction pour le développement et lintégration des recommandations dans le cadre des activités de lOMPI. Aussi son mandat comprenaitil le suivi, lévaluation et la présentation de rapports concernant la mise en uvre de toutes les recommandations adoptées, en coordination avec les organes compétents de lOMPI. Le mécanisme de coordination était lun des éléments nécessaires en vue de la réalisation des objectifs du comité. Le groupe avait donc accueilli avec satisfaction la décision de lAssemblée générale de créer ce mécanisme. Or celuici navait pas encore atteint son objectif car il nétait pas pleinement opérationnel. La délégation notait avec satisfaction que certains comités avaient fait rapport sur leur contribution à la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Le rapport donnait à savoir que les avis divergeaient sur la manière dont les recommandations du Plan daction pour le développement avaient été mises en uvre ou étaient en train de lêtre. Il offrait également aux États membres et au Secrétariat une possibilité déchanger des points de vue sur la mise en uvre. Les débats sur le mécanisme de coordination devraient inclure certains éléments dont, en premier lieu, la question du suivi et de lévaluation. Le comité devait à cette fin évaluer la mesure dans laquelle les recommandations étaient mises en uvre, plutôt que les activités déployées à lappui de la mise en uvre comme lavait proposé la délégation de lÉgypte au nom du groupe des pays africains. Il sagissait là dun point que le comité devait étudier. La délégation de lÉgypte avait donné en exemple la mise en uvre de la recommandation n° 18. Le comité pourrait également se pencher sur dautres recommandations afin dévaluer létendue de leur mise en uvre. Dans le cadre de son évaluation, le comité examinerait différents aspects, dont lassistance technique fournie par le Secrétariat, létablissement de normes et la manière dont les questions étaient abordées au sein des divers comités, compte tenu des recommandations du Plan daction pour le développement. Il importait que le comité soit guidé par cette approche en se penchant sur cette question. Le groupe a rappelé que, lors des débats à la session précédente sur la proposition concernant létablissement dune mise à jour par le Secrétariat, quil avait formulée conjointement avec le groupe des pays africains, on était parti du principe que ce document tiendrait compte des principaux éléments figurant dans les déclarations des délégations. Ces éléments nécessitaient dêtre étudiés et devraient être systématisés sous une forme qui faciliterait lexamen par le comité. Le but était de déterminer la manière dont le comité assurerait le suivi et lévaluation de la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Le comité avait besoin doutils clairement définis à cette fin. Ces derniers comprenaient le document dont létablissement par le Secrétariat avait été proposé et qui devrait systématiser les principales questions soulevées par les délégations dans leurs déclarations. Un autre point devant être examiné était celui de savoir quels étaient les comités compétents qui devaient faire rapport sur leur contribution à la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Cette prescription sappliquait manifestement à tous les comités, puisque la décision de lAssemblée générale dadopter les recommandations du Plan daction pour le développement exigeait que cellesci soient intégrées dans toutes les activités de lOMPI. Il nétait pas clair en revanche si les débats sur les comités compétents devaient se dérouler au sein du comité ou dans le cadre de ces comités euxmêmes. La question non réglée de lorgane devant décider si un comité était obligé de faire rapport avait suscité des difficultés lors de la réunion du Comité des normes de lOMPI (CWS) tenue la semaine dernière. Cette question était jugée importante par le groupe et celuici sinvestirait à fond dans la recherche dune solution lors de cette session du comité.
La délégation de lAfrique du Sud sest ralliée à la déclaration de la délégation de lÉgypte au nom du groupe des pays africains et à celle de lAlgérie au nom du groupe du Plan daction pour le développement. Lexamen de cette question avait été reporté lors de la session précédente du comité. Il était dommage que celuici nait pas été à même de trouver une solution concernant la proposition émise à nouveau par le groupe du Plan daction pour le développement, tendant à ce que le document CDIP/8/6 Rev. soit aisément consultable car cela faciliterait les débats. Le document ne contenait que des déclarations soulignant les points de vue des groupes régionaux et de certains pays. Au vu de cela, le Secrétariat avait été prié détablir un document aisément consultable mettant en relief les évaluations, améliorations et recommandations formulées par les États membres dans le cadre de leurs déclarations. Le Secrétariat analyserait le document sans porter un jugement sur les déclarations. Cette proposition avait été formulée à la dernière session dans loptique de faciliter les débats entre les États membres. Le comité avait également décidé que ces derniers pouvaient adresser au Secrétariat des observations sur le document CDIP/8/6 Rev. Or le Secrétariat navait pas reçu dobservations, probablement parce que personne ne souhaitait lire un condensé du rapport. La délégation a également mentionné la décision sur le mécanisme de coordination prise par le comité à sa session précédente. Comme lavait souligné le groupe du Plan daction pour le développement, la mise en uvre effective du mécanisme semblait une tâche difficile. Le comité revenait sans cesse à la question des comités compétents. Au cours de la semaine précédente, le CWS avait été cité par nombre de pays en développement comme un comité compétent mais dautres États membres nétaient pas de cet avis. Il importait de se pencher sur cette question des comités compétents de lOMPI devant faire rapport à lAssemblée générale sur leur contribution à la mise en uvre du Plan daction pour le développement. À la session précédente, il avait de nouveau été décidé que des consultations informelles intersessions devraient se tenir pour que cette question soit débattue. Des décisions similaires avaient été prises depuis 2010. La délégation a souhaité savoir si de telles consultations avaient bien eu lieu, vu quil importait de donner suite à ces décisions. Les décisions ne devaient pas être prises simplement pour reporter lexamen de certaines des questions. Il sagissait là dune question très importante. Celleci serait également soulevée lors des discussions à venir au sujet de létude extérieure sur lassistance technique fournie par lOMPI. Des précisions simposaient donc également à cet égard. La délégation a souligné que cette question ne devait pas être discutée en marge du comité mais lors de la session même de celuici, vu limportance de la décision prise par lAssemblée générale, lorgane décisionnel suprême de lOMPI. La délégation a de nouveau remercié tous les comités ayant fait rapport à lAssemblée générale sur leur contribution à la mise en uvre du Plan daction pour le développement et a dit quelle se réjouirait de ce quil y ait engagement constructif sur cette question.
La délégation du Brésil a félicité le président de son élection et a souligné son engagement à coopérer et à uvrer de manière constructive dans les domaines relevant de la compétence du comité. Cette délégation attachait une importance considérable au mécanisme de coordination. Elle a remercié le Secrétariat davoir établi le document CDIP/8/6 Rev. La délégation souscrivait aux vues exprimées par le groupe du Plan daction pour le développement et par le groupe des pays africains, à savoir que le rapport pouvait être amélioré en termes dapproche analytique. Au terme de cinq années, la mise en uvre des recommandations du Plan daction pour le développement devrait faire partie intégrante des activités de lOMPI, non seulement quant aux aspects de fond mais aussi sagissant des procédures budgétaires et administratives de lOrganisation. Le Plan daction pour le développement nintéressait pas uniquement le comité, pas plus quil ne se limitait aux activités dassistance technique. Il concernait lOMPI dans son ensemble et englobait tous les aspects des activités normatives de celleci. Pour cette raison, le mécanisme de coordination devrait sappliquer à tous les organes de lOMPI. Les recommandations du Plan daction pour le développement devaient être pleinement intégrées dans le cadre de toutes les activités de lOMPI. Le PBC était un excellent exemple à cet égard. La question du développement avait été discutée au sein de ce comité. La délégation a rappelé lengagement exprimé lors de la dernière session en vue de la poursuite des discussions sur la définition des activités liées au développement. Étant donné le rôle du PBC dans lallocation de ressources aux différents projets, il était extrêmement important que cet organe soit considéré comme compétent aux fins de la présentation de rapports à lAssemblée générale sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement. La délégation sest de nouveau dite davis que le CWS devrait faire rapport à lAssemblée générale sur la manière dont il mettait en uvre les recommandations du Plan daction pour le développement. Cela signalerait clairement que les recommandations étaient en train dêtre intégrées dans tous les domaines dactivité de lOMPI.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique, parlant au nom du groupe B, a rappelé quà la session précédente du CDIP tenue en novembre 2011, le Secrétariat avait souhaité recevoir des observations sur le rapport contenu dans le document CDIP/8/6. Aucune observation navait toutefois été formulée. La délégation nétait pas davis que le Secrétariat doive être invité à réviser ce document sans avoir reçu de commentaires des États membres. Ces derniers avaient eu la possibilité de présenter des observations mais aucun dentre eux ne lavait apparemment fait. Le mécanisme de coordination nobligeait pas tous les comités à faire rapport. Il exigeait des rapports de tous les organes compétents. Lors des négociations concernant le mécanisme de coordination, le mot relevant (compétent ou pertinent) avait été inclus car il présupposait lexistence dorganes non compétents ou dépourvus de pertinence aux fins du Plan daction pour le développement. Le Comité des normes de lOMPI avait consacré beaucoup de temps la semaine précédente aux débats sur cette question. Le groupe navait jamais dit que celleci doive être soumise au CDIP mais avait toujours soutenu quil appartenait aux comités euxmêmes de décider sils étaient ou non concernés par la présentation de rapports sur les recommandations du Plan daction pour le développement.
La délégation de la Suisse a appuyé la déclaration de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique au nom du groupe B. Le document CDIP/8/6 Rev. contenait bien une compilation des déclarations de plusieurs délégations au sein des comités compétents. Les rapports, y compris la manière dont ils avaient été établis, avait été convenus au sein des comités. Ce format était logique. Le Secrétariat ne devrait pas remanier le document de la façon suggérée car cela supposerait une analyse et une interprétation de ce qui avait été dit. La délégation nétait pas favorable à ce que le Secrétariat se livre à une telle refonte des déclarations, étant donné en particulier la neutralité dont il devait faire preuve et le fait que cela supposerait un travail dinterprétation. Il appartenait aux États membres de sexprimer et ceuxci lavaient fait en bonne et due forme. Sagissant du mécanisme de coordination et des comités compétents, la délégation avait toujours déclaré quil appartenait aux comités euxmêmes de définir leur mandat. Une explication avait été donnée sur la raison pour laquelle certains comités nétaient pas compétents. La délégation estimait dès lors inutile de répéter ces discussions plusieurs fois de suite. Cela ne permettrait en rien davancer à ce sujet.
La délégation de la Hongrie sest ralliée aux déclarations du groupe B et de la délégation de la Suisse selon lesquelles il appartenait à chaque comité de décider sil était ou non un organe compétent aux fins des rapports au titre du mécanisme de coordination. Lors des discussions à la dernière session du CWS, aucune délégation navait dit que cette question doive être débattue dans le cadre du CDIP. Outre les débats au sein du CWS, des discussions informelles sétaient également tenues à ce sujet. On ne saurait donc légitimement soutenir quil ny ait pas eu dopportunité de discuter de cette question. Le président de lAssemblée générale avait également décidé de sefforcer de faciliter les choses, mais seulement dans le cadre du CWS.
La délégation du Danemark, parlant au nom de lUnion européenne et de ses États membres, a rappelé les discussions approfondies qui sétaient tenues à la dernière réunion, lorsque les délégations avaient été invitées à formuler des observations supplémentaires. Le Secrétariat avait informé le comité que de telles contributions navaient pas été reçues. Lors de réunions antérieures, lUnion européenne et ses États membres avaient clairement fait savoir quels étaient, à leur avis, les organes compétents aux fins des
rapports au titre du mécanisme de coordination. Aussi la délégation appuyaitelle la déclaration de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique au nom du groupe B ainsi que celles des délégations de la Suisse et de la Hongrie.
La délégation de la Bolivie (État plurinational de) a félicité le président de sa nomination et sest ralliée aux déclarations du groupe du Plan daction pour le développement, de la délégation de lAfrique du Sud et dautres délégations qui étaient du même avis. Les délégations de ce type nétaient pas à même de suivre les travaux de tous les comités. Elle aurait du mal à évaluer la mesure dans laquelle ces comités avaient contribué au Plan daction pour le développement sur la base des renseignements contenus dans les rapports, vu quil sagissait dextraits des déclarations faites par plusieurs pays. Ce format ne facilitait pas nécessairement lévaluation des contributions. Il fallait mettre au point un format faisant en sorte que les comités rendent compte de leur contribution, au lieu dune simple liste des déclarations des pays. Il importait en particulier que tous les comités évaluent la mesure dans laquelle leurs activités et méthodes de travail avaient changé à la suite du Plan daction pour le développement ainsi que la manière dont ils contribuaient à la mise en uvre de celuici. Or le format actuel du rapport rendait très difficile la détermination et lévaluation de ces contributions.
La délégation de lAlgérie sest référée à la décision de lAssemblée générale sur cette question. Sagissant du choix des mots, certaines délégations avaient mentionné le mot relevant (compétent ou pertinent) et, vu que celuici apparaissait dans la décision, il y avait des organes qui nétaient pas pertinents aux fins de la présentation de rapports au titre du mécanisme de coordination. Le groupe a cependant noté que le mot bodies (organes) figurait également dans la décision. Le plan daction pour le développement reposait entre autres sur le principe selon lequel les recommandations seraient mises en uvre dans le cadre de toutes les activités de lOMPI. Aussi les activités menées dans tous les organes de celleci étaientelles visées. Sagissant de la décision de lAssemblée générale, le groupe était davis que le mot organes renvoyait à tous les organes de lOMPI, y compris ceux de lAssemblée générale, les groupes de travail, etc. Personne navait commenté la raison pour laquelle la décision parlait dorganes compétents et non de comités compétents. Lexpression organes compétents avait été utilisée parce quelle englobait tous les organes de lOMPI. Aussi les débats ne devraientils pas se fonder sur linterprétation en tant que telle, puisque chacune des délégations disposait de sa propre interprétation et pouvait soutenir que celleci était correcte. Les discussions devraient au lieu de se concentrer sur ce que le comité souhaitait tirer des rapports présentés par chacun des comités. Ces derniers comprenaient le Comité intergouvernemental de la propriété intellectuelle relative aux ressources génétiques, aux savoirs traditionnels et au folklore (IGC), le Comité permanent du droit des brevets (SCP), le PBC, etc. Cela était indispensable afin que le rapport puisse aider le comité à suivre et à évaluer les contributions à la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Il ne serait pas utile de poursuivre les débats sur linterprétation des mots car ceuxci pourraient durer des années sans que les délégations puissent se mettre daccord. Tel dirait blanc et tel autre noir, ou inversement. Daucuns invoqueraient le mot compétents, et dautres, le mot organes. Aussi les discussions devraientelles reposer sur un autre fondement. Au terme de négociations prolongées, les États membres étaient convenus que les recommandations du Plan daction pour le développement devaient être mises en uvre. Il avait également été décidé que certains mécanismes étaient nécessaires pour faciliter cette mise en uvre. Ces derniers comprenaient un mécanisme de coordination en matière de présentation de rapports et dévaluation. Ce dont on avait maintenant besoin, cétait quelque chose qui rende le mécanisme opérationnel. Rien de plus, rien de très compliqué. Le groupe sest donc de nouveau dit disposé à débattre avec lensemble des délégations de la question de savoir si un comité était compétent aux fins de la présentation de rapports et si son rapport serait utile. Cela aiderait à faciliter les discussions sur cette question.
La délégation de la Bolivie (État plurinational de) a appuyé la déclaration du groupe du Plan daction pour le développement et celles des autres délégations qui étaient du même avis. Le développement devait être le pilier central de lOMPI et la décision de lAssemblée générale devait être mise en uvre de manière transversale, sans évaluation subjective des organes ou comités compétents. Il était primordial que le mécanisme de coordination fonctionne clairement afin que lon puisse apprécier si le Plan daction pour le développement avait des incidences sur les activités de lOrganisation. La délégation a également rappelé la mention faite par la délégation de lÉgypte du rapport annuel de lOMPI à lOrganisation des Nations Unies prévu au titre de lAccord entre lOrganisation et lONU, ainsi que linclusion dun rapport sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement dans le cadre de ce rapport.
Le président a noté que lon saccordait généralement sur limportance centrale du mécanisme de coordination. Un certain nombre de questions avaient été soulevées sagissant de la forme et de la qualité du rapport. Les interprétations données par les délégations à la décision de lAssemblée générale continuaient de diverger. Le président était daccord que le comité devait dégager une interprétation commune de la décision pour que ses travaux sur cette question puissent aboutir. Plusieurs questions avaient également été soulevées, concernant entre autres la raison pour laquelle les consultations intersessions qui avaient été prévues navaient pas eu lieu. Un certain nombre de précisions avaient également été demandées au Secrétariat. Le président a invité celuici à répondre aux questions.
Le Secrétariat a fourni des réponses sur trois points. Il a dabord répondu à lobservation formulée par certaines délégations au sujet dun document facile à consulter. Nombre de comités dont les rapports avaient été inclus dans le document avaient été décidé que les interventions des diverses délégations seraient rassemblées et envoyées sous forme de rapport. Le Secrétariat pouvait citer au moins deux comités ayant procédé ainsi. Il supposait que ces derniers lavaient fait par souci de commodité et pour éviter déventuels problèmes. Il pouvait se révéler difficile pour la Division de la coordination du Plan daction pour le développement détablir un résumé ou un document aisément consultable à partir du document qui avait délibérément été laissé en létat. Les actions du Secrétariat demeuraient toutefois guidées par la volonté des États membres. Sagissant, deuxièmement, du point soulevé par la délégation de lÉgypte au sujet de létude extérieure devant être réalisée à la fin de lexercice biennal 20122013, le Secrétariat a déclaré que, cette étude étant prévue pour la fin de lexercice biennal en cours, le comité avait le temps dexaminer cette question. Pour ce qui était du rapport, un examen détaillé des pratiques passées avait été entrepris lors de la session de lAssemblée générale lannée dernière. Il sétait révélé que lOMPI et les autres institutions des Nations Unies basées à Genève nétablissaient pas de rapports systématiques. Suite à lapprobation du mécanisme de coordination, le Secrétariat transmettrait cette année un rapport à lAssemblée générale des Nations Unies à New York. Le Secrétariat (M. Joe Bradley) a informé le comité que, lors de ses recherches menées lannée dernière en réponse à cette question, la première chose que le Secrétariat avait vérifiée était le fondement de la prescription en matière de rapport dans lAccord entre lOMPI et lONU. Il sagissait de larticle 6.b) de cet accord, concernant la soumission dun rapport annuel à lONU. Le Secrétariat sétait renseigné sur la pratique en matière de mise en uvre. Les résultats de ses recherches donnaient à penser que lOrganisation navait pas systématiquement présenté un tel rapport annuel. Le Secrétariat avait également consulté certaines des autres institutions spécialisées et des autres organisations établies à Genève au sujet de leurs pratiques. Les recherches avaient permis de constater que cellesci étaient variables et quune procédure de soumission de rapports annuels faisait apparemment défaut. Une telle pratique semblait sêtre établie lors de la signature de lAccord avec lOMPI mais aurait cessé par la suite. Dautres organisations avaient tendance à présenter des rapports thématiques. Après avoir recueilli ces renseignements, le Secrétariat avait décidé quil faudrait discuter de la manière dont il devrait procéder en matière de mise en uvre, ainsi que de la pratique antérieure. Ainsi, le Secrétariat navait pas jusquelà systématiquement soumis à lONU un rapport annuel sur les activités de lOMPI.
Daprès la délégation de lÉgypte, il y avait tout lieu de considérer que limportance centrale du mécanisme de coordination pour le CDIP avait été confirmée. Cette délégation était portée à souscrire à lobservation formulée par la délégation de lAlgérie au nom du groupe du Plan daction pour le développement sur la question de linterprétation. Les règles dinterprétation étaient clairement énoncées dans la Convention de Vienne sur le droit des traités. Larticle 31 de cette convention disposait expressément quun traité devait être interprété de bonne foi suivant le sens ordinaire à attribuer à ses termes dans leur contexte et à la lumière de son objet et de son but. Cette règle dinterprétation pourrait être appliquée aux deux termes en question. Daprès la définition du Oxford Dictionary, ladjectif relevant signifiait étroitement lié ou relatif à la chose en question. Si lon appliquait cette définition aux comités dont les travaux avaient été exclus du mécanisme de coordination, lon constaterait que leurs activités étaient étroitement liées ou relatives aux recommandations du Plan daction pour le développement. La délégation pouvait citer de nombreux documents de lOMPI ayant recueilli ladhésion des États membres sagissant de la pertinence des activités concernées quant aux recommandations du Plan daction pour le développement. Le seul comité ayant suscité des controverses était le CWS. Peutêtre le comité pourraitil convenir que les activités du PBC étaient pertinentes quant au mécanisme de coordination, auquel cas il devrait décider que ce comité contribuerait au mécanisme dans lavenir. Sagissant de la définition du mot description dans le contexte des contributions à la mise en uvre des recommandations du Plan daction pour le développement, elle différait naturellement de celle du mot compilation. La compilation nécessitait une simple reproduction en létat de certaines déclarations contenues dans un document, tandis que la description comportait un effort de décrire ce qui sétait produit. Le fait de décrire quelque chose ne supposait pas nécessairement de prendre parti ni de perdre sa neutralité. On pouvait trouver de nombreux exemples récents de rapports et résumés contenant une description dévénements. Le rapport présenté par le Directeur général sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement était un exemple en ce sens. Ce rapport contenait une analyse des événements de 2011, établie dans loptique de lintégration du Plan daction pour le développement. Cette analyse décrivait létat davancement des projets et les perspectives concernant lintégration du Plan daction pour le développement. Cela ne supposait pas une perte de neutralité, ni une interprétation des efforts de lOMPI en vue de mettre en uvre les recommandations. Il ne sagissait là que dune appréciation du statu quo. Aussi la délégation nestimaitelle pas quune description ou une appréciation de la contribution effective des travaux des comités au Plan daction pour le développement se traduise nécessairement par une perte de neutralité. Sagissant de la marche à suivre, le comité devrait convenir que le format et la qualité du rapport nécessitaient dêtre améliorés. Une description supplémentaire était nécessaire à propos des recommandations précises qui avaient été abordées par chacun des comités et de la manière dont elles lavaient été. Cela ne supposerait pas nécessairement une interprétation des différentes positions exprimées par les délégations.
La délégation de lAfrique du Sud a réagi à la suite de certaines des observations. Sagissant de sa proposition tendant à ce quun rapport aisément consultable soit établi, cela ne nécessiterait pas une réécriture ni une interprétation des déclarations factuelles formulées. La délégation demandait simplement que les observations soient exposées dune manière qui permette aux États membres dappréhender ce que les pays avaient dit, vu que certains aspects des déclarations étaient dépourvus de pertinence et devraient être supprimés. Ainsi, par exemple, dans le document CDIP/8/6 Rev., les déclarations de la délégation en tant que coordonnateur du groupe des pays africains commençaient par les termes la délégation de lAfrique du Sud, parlant au nom du groupe des pays africains. Cette énonciation était dépourvue de pertinence. Supprimer les éléments sans objet en ne laissant que ceux qui étaient pertinents telle avait été lidée de la délégation. Elle navait pas demandé au Secrétariat de compromettre sa neutralité. Étant donné que le mécanisme de coordination était une réalisation du CDIP, cette question devrait être discutée séparément au sein du comité. Il était donc inexact de soutenir que le comité ne doive pas se pencher sur cette question et que celleci doive être commentée en marge de sa session. Cette thèse avait également été étayée dans la décision de la dernière session. Elle apparaissait clairement au paragraphe 5 de ce document, qui mentionnait également les consultations intersessions. La délégation attendait toujours la réponse du Secrétariat sur le point de savoir sil avait été donné suite à la décision prise à ce sujet, car le comité discutait à nouveau de la manière dont le mécanisme de coordination devrait être mis en uvre. Revenant à la question dun rapport aisément consultable, la délégation a précisé quà son avis, le simple fait que dautres organes ou comités de lOMPI aient décidé de présenter des rapports selon une méthode factuelle et dans un format déterminé nobligeait pas le comité à envisager la méthode et le format concernés. Le comité était lenceinte ultime dans laquelle les rapports seraient discutés. Les rapports avaient été présentés à lAssemblée générale et avaient ensuite été transmis au comité. Les États membres étaient fondés à soutenir quils pouvaient faire ce quils voudraient des rapports ayant suivi la voie appropriée, cestàdire, des comités ou organes à lAssemblée générale et, ensuite, au CDIP. Aussi la délégation ne voyaitelle pas en quoi sa demande, tendant à ce quun document aisément consultable soit établi afin que les États membres puissent se pencher sur cette question de manière constructive, pourrait poser problème. Elle ne partageait pas lavis du Secrétariat selon lequel le comité devait adopter un format déterminé parce que celuici avait été retenu par les organes en question.
La délégation de la Suisse a réagi suite aux observations de certaines délégations. La question des organes compétents était la plus importante à être débattue. Sagissant de linterprétation des décisions, laspect le plus important devant être pris en compte était le sens que les négociateurs avaient voulu donner à la décision. Le mot relevant (compétent ou pertinent) avait été choisi afin de signaler très clairement que tous les comités de lOMPI nétaient pas compétents ou pertinents aux fins du mécanisme de coordination. Cet argument très important était avancé par le groupe B. Celuici avait également mentionné le type dorganes devant être considérés compétents à cette fin. Le groupe avait également précisé quil appartenait aux comités euxmêmes de décider sils étaient ou non compétents. La mise en uvre avait commencé il y a un an et le groupe avait établi une liste des organes compétents. Cela avait été indiqué clairement dans les déclarations du groupe lors de la dernière session de lAssemblée. Au vu de cela, la délégation précisait que tous les organes de lOMPI nétaient pas compétents aux fins du mécanisme de coordination. En outre, les recommandations du Plan daction pour le développement contenaient chacune des détails indiquant quelles ne sappliquaient pas à toutes les activités. Les recommandations, elles aussi, ne sappliquaient quaux activités pertinentes. Il serait donc également incorrect dévaluer la mise en uvre de toutes des recommandations par tous les organes de lOMPI. Sagissant du format du document, le Secrétariat avait relevé que celuici avait été emprunté aux rapports présentés par les comités. Là encore, on voyait mal pourquoi le comité devrait remanier les contributions présentées par dautres comités. Les documents devaient rester en létat. Il appartenait aux délégations dintervenir pour exprimer leurs vues sur ces contributions. Concernant les consultations qui navaient pas eu lieu, aucun des États membres navait fait de demande en ce sens. Des consultations sétaient déroulées à dautres sujets et la délégation aurait été ravie de participer à des consultations si leur tenue avait été demandée par une délégation. Le défaut de consultations était imputable aux États membres.
Le Secrétariat a confirmé quaucun État membre navait demandé la tenue de consultations.
La délégation de la Suisse a relevé quil y avait bien eu une réaction négative, ainsi quil avait été mentionné dans sa déclaration précédente.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a fait savoir quelle ne pouvait consentir à ce que la décision sur le point de savoir si le PBC était ou non compétent aux fins du Plan daction pour le développement soit laissée au comité. Cette décision appartenait au PBC luimême. Fait assez intéressant, la délégation de lÉgypte avait indiqué que si le comité se mettait daccord au sujet du PBC, elle ninsisterait pas pour que le CWS soit inclus dans cette liste. La délégation nétait toutefois pas certaine davoir bien compris. Cela était assez intéressant, vu que les délégations avaient passé la majeure partie de la semaine précédente à disserter sur les raisons pour lesquelles le CWS devrait ou non être inclus. Il serait dommage si le temps consacré à cette question se révélait perdu.
La délégation de lÉgypte a précisé quelle avait répondu aux observations formulées par dautres délégations. Elle avait cité le CWS à titre dexemple dun organe ayant suscité des objections. Les délégations navaient pas, jusquil y a peu, objecté au sujet du PBC. Ainsi, tant le CWS que le PBC avaient été donnés en exemple. Des consultations informelles se tiendraient au sujet du CWS. La délégation a dit espérer que ces consultations aideraient à résoudre la question de la mise en uvre de la décision de lAssemblée générale.
La délégation du Danemark a déclaré une fois de plus que la liste des organes compétents ne devrait inclure que des comités traitant de questions de fond en matière de propriété intellectuelle, tels que le Comité consultatif sur lapplication des droits (ACE), le Comité permanent du droit des marques, des dessins et modèles industriels et des indications géographiques (SCT), le Comité permanent du droit dauteur et des droits connexes (SCCR), le Comité permanent du droit des brevets (SCP) et lIGC, et que ceux concernés par le fonctionnement de lOrganisation ellemême et non par la propriété intellectuelle en tant que telle nétaient pas compétents aux fins du mécanisme de coordination et ne devraient pas figurer sur la liste des organes compétents. Cela valait entre autres pour le Comité du programme et budget et le Comité de coordination.
La délégation de Monaco a souscrit aux arguments formulés par la délégation de la Suisse dans sa déclaration. Ceux qui avaient assisté aux négociations sur le mécanisme à lAssemblée générale se souviendraient sans doute des raisons pour lesquelles le mot relevant avait été choisi. Le groupe B avait répété sans cesse cette interprétation. Aussi certains comités pouvaientils être considérés compétents et dautres non. La délégation du Danemark avait formulé un excellent argument à cet égard. Cétait pour cette raison que la délégation estimait que certains comités, en particulier ceux ayant trait au fonctionnement de lOrganisation, ne devraient pas faire partie du mécanisme.
Le président a clos les débats sur la description de la contribution des organes compétents de lOMPI à la mise en uvre des recommandations du Plan daction pour le développement les concernant. Il a invité le comité à passer à la question de la propriété intellectuelle et du développement et a prié le Secrétariat de présenter le document CDIP/6/12 Rev. Proposition relative à un nouveau point de lordre du jour du CDIP consacré à la propriété intellectuelle et au développement.
Point 8 de lordre du jour : examen du programme de travail pour la mise en uvre des recommandations adoptées
Examen du document CDIP/6/12 Rev. Proposition relative à un nouveau point de lordre du jour du CDIP consacré à la propriété intellectuelle et au développement
Le Secrétariat a formulé quelques brèves remarques sur le document CDIP/6/12 Rev. Ce dernier se basait sur une proposition faite par la délégation du Brésil au nom du groupe du Plan daction pour le développement. Le document avait été présenté à la sixième session du CDIP. Depuis lors, les discussions le concernant navaient pas abouti à des résultats concrets.
La délégation du Brésil a rappelé que lidée dun nouveau point de lordre du jour consacré à la propriété intellectuelle et au développement était liée à la mise en uvre des trois volets du mandat du comité. Le premier de ces derniers concernait létablissement dun programme de travail pour la mise en uvre des 45 recommandations adoptées. Le second exigeait de suivre, évaluer et examiner la mise en uvre de toutes les recommandations adoptées et de faire rapport sur cette mise en uvre, et le troisième prévoyait des débats sur les questions relatives à la propriété intellectuelle et au développement convenues par le comité et celles décidées par lAssemblée générale. Lidée était de réserver une partie de lordre du jour du comité à des débats plus étendus sur des questions liées à la propriété intellectuelle et au développement, sous forme de point permanent. Il en avait été discuté au cours de nombreuses sessions antérieures. Les questions devant être examinées au titre du point de lordre du jour proposé étaient à débattre. À titre de contribution initiale, le groupe avait suggéré que les débats comportent un rapport sur la série de séminaires de lOMPI consacrés aux aspects économiques de la propriété intellectuelle, la contribution de lOMPI aux Objectifs du Millénaire pour le développement et les préparatifs de la conférence sur la propriété intellectuelle et le développement devant se tenir prochainement. La délégation a déclaré à nouveau que la relation entre la propriété intellectuelle et le développement devait être discutée dans une perspective plus large, vu que tous les autres points de lordre du jour étaient consacrés soit au suivi de résultats de projets, soit à lévaluation de la manière dont le Plan daction pour le développement était mis en uvre dans les différents secteurs de lOrganisation et dans le cadre de projets concrets. Le point de lordre du jour proposé ménagerait une possibilité pour des discussions plus larges sur la propriété intellectuelle et le développement. Il pourrait également inclure des informations et des débats à de nombreux sujets. Telle était en grandes lignes la manière dont la délégation voyait le point de lordre du jour proposé.
La délégation de lÉgypte, parlant au nom du groupe des pays africains, sest référée à la décision prise par lAssemblée générale en 2007 au sujet du mandat du CDIP. Les termes débattre des questions relatives à la propriété intellectuelle et au développement convenues par le comité et de celles décidées par lAssemblée générale avaient été inclus dans la décision au titre du troisième volet du mandat du comité. Aussi la proposition se fondaitelle sur la mise en uvre du troisième volet du mandat adopté par lAssemblée générale. Les deux premiers volets avaient déjà été intégrés à lordre du jour du comité. Le troisième, en revanche, ny avait pas été inclus et navait toujours pas été mis en uvre ni réalisé. Le groupe portait également de lintérêt aux questions suggérées pour les débats au titre du point proposé de lordre du jour, dont en particulier la tenue dune conférence internationale de grande envergure sur lintégration du développement dans la définition des politiques en matière de propriété intellectuelle. Les préparatifs de la conférence devraient commencer et il faudrait consacrer une journée à des consultations informelles destinées à faciliter les débats sur les questions ayant trait à lorganisation de cette manifestation, telles que la date, le lieu et lordre du jour. Le groupe appuyait lidée de la conférence et attendait avec impatience lorganisation de celleci. Cette conférence viendrait éclairer les travaux du comité ainsi que le Plan daction pour le développement dans son ensemble.
La délégation de lIran (République islamique d), parlant au nom du groupe des pays asiatiques, a déclaré que linscription du point proposé à lordre du jour permettrait de débattre du lien important entre la propriété intellectuelle et le développement. Deux des trois éléments du mandat donné au CDIP par lAssemblée générale de lOMPI en 2007 étaient actuellement intégrés à lordre du jour du comité, à savoir lélaboration dun programme de travail pour une méthode axée sur les projets, et le suivi, lévaluation, lexamen et la présentation de rapports concernant la mise en uvre de lensemble des recommandations. Des discussions sur le mécanisme de coordination, même si elles nétaient pas opérationnelles, étaient bien prévues à lordre du jour. Le troisième élément du mandat portait sur la propriété intellectuelle et le développement. Cette question navait pas encore été abordée par le comité. Celuici manquerait à son devoir de se conformer au mandat qui lui avait été confié par lAssemblée générale sil ne se penchait pas sur la question essentielle de la propriété intellectuelle et du développement. LOrganisation ne disposait pas actuellement dune enceinte pour les débats sur des questions importantes telles que les enjeux mondiaux et les contributions de lOMPI à dautres organisations intergouvernementales. Aussi ces questions devraientelles également être étudiées au titre du nouveau point de lordre du jour proposé, consacré à la propriété intellectuelle et au développement.
La délégation de lAlgérie, parlant au nom du groupe du Plan daction pour le développement, a rappelé que ce sujet avait été proposé par le groupe à propos du troisième volet du mandat du comité, consacré aux débats sur les questions relatives à la propriété intellectuelle et au développement. Lidée était de donner au comité la possibilité dexaminer certaines questions touchant à la propriété intellectuelle et au développement qui présentaient de limportance pour les pays en développement. Il sagissait entre autres de la série de séminaires de lOMPI consacrés aux aspects économiques de la propriété intellectuelle et à la contribution de lOMPI aux Objectifs du Millénaire pour le développement. Tels étaient certains des sujets qui pourraient être examinés au titre du point de lordre du jour proposé. Le groupe était également ouvert à ce que dautres questions soient prévues. Dautres délégations avaient également évoqué la conférence sur lintégration du développement dans la définition des politiques en matière de propriété intellectuelle. Le point de lordre du jour proposé au titre de la mise en uvre du troisième volet du mandat du comité présentait de limportance pour les travaux de celuici et aiderait les pays en développement à se pencher sur ces questions de manière exhaustive.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique, parlant au nom du groupe B, a rappelé la position quelle avait exprimée aux sixième, septième et huitième sessions du CDIP sagissant de la création dun nouveau point permanent de lordre du jour consacré aux questions relatives à la propriété intellectuelle et au développement. Cette délégation nétait toujours pas convaincue de la nécessité dun point permanent de lordre du jour, qui ne ferait pour lessentiel que reproduire le nom du comité. Il ne faisait pas de doute que toutes les activités du comité avaient un rapport avec la propriété intellectuelle et le développement. Aussi la délégation ne voyaitelle pas un besoin pressant dajouter à lordre du jour un nouveau point permanent consacré à la propriété intellectuelle et au développement, comme il était proposé dans le document présenté par la délégation du Brésil. Passant au troisième volet invitant à débattre des questions relatives à la propriété intellectuelle et au développement convenues par le comité et de celles décidées par lAssemblée générale, la délégation avait du mal à concevoir que tout ce que le comité faisait ou avait fait depuis sa création nait pas concerné ou visé la propriété intellectuelle et le développement. Lensemble des études ou projets en cours, qui étaient au nombre de 23 ou 25, comportaient un élément consacré à la propriété intellectuelle et au développement. Cette thématique était leur raison dêtre. Le groupe a déclaré une fois de plus quil ne souscrivait pas à lidée de la création dun point permanent de lordre du jour.
La délégation du Danemark, parlant au nom de lUnion européenne et de ses États membres, a réitéré la position exprimée lors de sessions précédentes du CDIP au sujet de la création dun nouveau point permanent de lordre du jour consacré à la propriété intellectuelle et au développement. LUnion européenne et ses États membres continuaient de penser que la mission première du comité était de débattre de la propriété intellectuelle et du développement. Il était donc, daprès la délégation, inutile dinscrire à lordre du jour un nouveau point ayant exactement le même objet et qui ne ferait que répéter le nom du comité. Cela dit, la délégation a souligné que lUnion européenne et ses États membres étaient toujours disposés à débattre de points concrets de lordre du jour se rapportant à certaines questions liées à la propriété intellectuelle et au développement. Au vu de cela, lUnion européenne et ses États membres ne voyaient pas la nécessité dinclure un nouveau point permanent à lordre du jour.
La délégation de lAfrique du Sud sest associée aux déclarations faites par la délégation de lÉgypte au nom du groupe des pays africains et par la délégation de lAlgérie au nom du groupe du Plan daction pour le développement. La délégation a appuyé lexposé de la délégation du Brésil au sujet du document CDIP/6/12 Rev. Elle soutenait le document pour la bonne raison que celuici rendait compte de ce que le comité devrait faire pour mettre en uvre son troisième volet. Des arguments avaient été avancés contre linscription dun point permanent à lordre du jour faisant écho au nom du comité. Or cette répétition ne posait aucun problème. Le groupe des pays africains a soulevé la question de la conférence internationale sur la propriété intellectuelle et le développement. Il sagissait là du principal sujet devant être examiné, ainsi quil ressortait de la décision prise à la session précédente du comité au sujet de la conférence. Le comité devait commencer à discuter de cette question, vu le retard déjà accumulé. La conférence aurait dû se dérouler au cours de lexercice biennal précédent. Il ny avait malheureusement pas eu de temps pour en discuter. Il faudrait maintenant prévoir suffisamment de temps pour que le comité puisse se pencher sérieusement sur la conférence afin que celleci ait lieu durant lexercice biennal en cours. Le comité devait décider daspects tels que la date, etc., pour que lorganisation de la conférence puisse avancer. La délégation a demandé à nouveau des précisions sur le rôle du Secrétariat quant aux décisions qui avaient été prises par le comité. Elle supposait que si une décision avait été prise, le Secrétariat assurerait le suivi de celleci même sil navait pas été mentionné dans la décision, vu quil lui appartient de faciliter les travaux du comité. Dans ce contexte, la délégation a souligné quaux termes du paragraphe 18 du résumé du président pour la huitième session, des consultations informelles devaient se poursuivre durant la période intersessions sur le point de lordre du jour proposé. La délégation ne croyait pas que ces consultations aient eu lieu. Vu que les diplomates étaient toujours en déplacement, seul le Secrétariat pouvait servir de mémoire institutionnelle. La délégation supposait que le Secrétariat prendrait les devants et se concerterait avec les coordonnateurs régionaux au sujet du suivi dune décision. Aussi atelle demandé au Secrétariat de préciser qui était chargé du suivi de ces décisions.
Le président a noté que les avis au sujet des propositions étaient divisés. Certains États membres avaient repoussé lidée quun point permanent soit inscrit à lordre du jour. Dautres estimaient que cela renforcerait le troisième volet du mandat donné au CDIP et serait une opportunité pour que celuici soit mis en uvre. Le président sest référé à la proposition concernant la tenue dune réunion sur la propriété intellectuelle et le développement qui avait été prévue pour lexercice biennal 20102011 mais navait malheureusement pas encore été réalisée. Il a demandé à toutes les délégations de faire connaître leur point de vue sur le suivi. Daprès la proposition soumise, on devait se pencher sur les détails des préparatifs de la réunion internationale. Le président était disposé à faciliter cette tâche, mais seulement si toutes les délégations étaient daccord au sujet de lorganisation de la conférence. Il a souhaité connaître lavis des délégations à ce sujet. Sagissant de savoir qui serait chargé du suivi des discussions, il sagissait là dun devoir partagé. Il appartenait désormais à chacun de veiller à ce que toutes les décisions soient dûment mises en uvre. De lavis du président, les États membres étaient investis dun devoir partagé. Le Secrétariat avait également ses devoirs. La mise en uvre des décisions prises par le comité appelait un dialogue régulier.
La délégation de Monaco a fait une observation générale sur le point permanent de lordre du jour proposé. Daprès cette délégation, le point proposé, au contenu si vaste quil couvrait le mandat entier du CDIP, nétait pas nécessaire puisque la mission du comité portait bien sur la propriété intellectuelle et le développement. Le fait que le troisième volet était mentionné dans le mandat du comité ne supposait pas nécessairement quun tel point doive être inscrit à lordre du jour. Ce point était beaucoup trop vaste. Il était toutefois loisible à chaque délégation de proposer nimporte quelle question à lexamen du comité, dans le respect du règlement intérieur de celuici. Sagissant du point soulevé par la délégation de lÉgypte sur la tenue dune conférence internationale, on pouvait envisager que de telles questions sont inscrites de temps à autre à lordre du jour du comité. Le CDIP était lenceinte appropriée pour les discussions relatives au développement. Daprès la délégation, il ny avait pas manque de consensus sur cette question mais plutôt une divergence de vues sur un point de procédure, que le comité pouvait surmonter.
La délégation de la Barbade a déclaré que la question nétait pas tant de savoir sil fallait inscrire un nouveau point à lordre du jour, mais plutôt si ce sujet nécessitait ou non dêtre abordé. La troisième partie de la proposition présentait de limportance pour les pays pauvres et les pays ayant du mal à produire des quantités suffisantes de nourriture en dautres termes, des considérations liées à la sécurité alimentaire. Sur un plan mondial, les technologies utilisées pour la production de matières premières agricoles étaient très automatisées dans nombre de pays développés, par rapport à celles dont disposaient de nombreux pays en développement. Dans beaucoup de pays plus pauvres, on se servait encore de la force bovine et de celle dautres animaux pour irriguer et labourer les terres. La production alimentaire mondiale devrait augmenter de 70% dici 2015 si lon voulait éviter une famine planétaire. Aussi importaitil de commencer à résoudre ces problèmes dès maintenant. Certains dentre eux pourraient être atténués si lon améliorait la productivité et la production des pays pauvres. Laccès à des technologies plus modernes contribuerait à réduire la faim en renforçant la productivité et la production. La délégation a donc souligné que la question nétait pas tellement de savoir si un nouveau point de lordre du jour était nécessaire, mais plutôt si ce sujet devait ou non être abordé. Il conviendrait peutêtre dinclure celuici dans le contexte de la contribution de lOMPI aux Objectifs du Millénaire pour le développement. Lidée essentielle était que le comité devait étudier la manière dont lOMPI pourrait contribuer au transfert de savoirfaire à destination des pays producteurs de matières premières agricoles afin que la productivité de ces pays puisse être améliorée par le recours à des technologies plus modernes dont ils ne disposaient pas actuellement, dans loptique de réduire la faim dans le monde au cours des décennies à venir.
Le président croyait comprendre que les délégations saccordaient à penser que des questions concrètes, du type de celles venant dêtre évoquées et qui étaient très urgentes, pouvaient être soumises à lexamen du comité.
La délégation de lÉgypte, parlant au nom du groupe des pays africains, sest félicitée des idées avancées par la délégation de la Barbade. Cétaient autant dexemples de questions dont on pourrait discuter au titre du point de lordre du jour proposé. Le groupe pourrait coopérer avec le président sur la tenue de consultations destinées à faciliter les progrès en la matière. Il uvrerait activement pour que lon puisse trouver un moyen davancer sur cette question importante.
La délégation du Danemark, parlant au nom de lUnion européenne et de ses États membres, a déclaré que, de lavis de ce groupe, il était encore trop tôt pour donner une réponse définitive à cette question. La coordination devait se poursuivre et, sagissant de la conférence, davantage de détails étaient peutêtre nécessaires. Le groupe a suggéré que le comité se penche sur cette question à un stade ultérieur.
La délégation de lAlgérie, parlant au nom du groupe du Plan daction pour le développement, a déclaré que cette activité présentait de limportance pour le groupe et a appuyé lidée du président dentamer des consultations sur cette question.
La délégation de la Chine était daccord pour que le point de lordre du jour proposé, consacré à la propriété intellectuelle et au développement, soit inclus dans le cadre des travaux du CDIP. À son avis, lors de la mise en uvre des recommandations du Plan daction pour le développement, le comité devrait tenir pleinement compte des trois volets du mandat qui lui avait donné par lAssemblée générale. Le comité avait déployé des efforts considérables au titre des deux premiers volets et des progrès importants avaient été faits. Le moment était donc venu pour quil se penche activement sur le troisième volet, à savoir les débats sur la question de la propriété intellectuelle et du développement, ainsi quen était convenu le comité et conformément au mandat de lAssemblée générale.
La délégation de lAfrique du Sud a souscrit aux déclarations de la délégation de lAlgérie au nom du groupe du Plan daction pour le développement, ainsi quà celles de la délégation de lÉgypte au nom du groupe des pays africains. Elle a également appuyé la proposition du président concernant la tenue de consultations informelles à ce sujet. La délégation sest félicitée de lidée dune conférence et a relevé quil y avait encore suffisamment de temps pour que les délégations puissent se concerter sur les éléments à prendre en compte lors des préparatifs de la conférence.
La délégation de lIran (République islamique d), parlant au nom du groupe des pays asiatiques, a appuyé lorganisation dune conférence internationale consacrée à la propriété intellectuelle et au développement et sest félicitée de la proposition du président concernant la tenue de consultations informelles.
La délégation de lIndonésie a de nouveau exprimé son soutien aux déclarations faites par dautres délégations en faveur de la conférence proposée et de la tenue de consultations informelles. Il sagissait là dune bonne occasion de donner effet au mandat confié au comité par lAssemblée générale, prévoyant des débats sur des questions relatives à la propriété intellectuelle et au développement.
La délégation de la TrinitéetTobago sest ralliée à la déclaration de la délégation de la Barbade. Daprès elle, la question était de savoir si le thème de la propriété intellectuelle et du développement devrait ou non être discuté au sein de ce comité. Elle était aussi davis que la question de la propriété intellectuelle et du développement avait de limportance sur le plan de la sécurité alimentaire. Loin de se limiter aux pays en développement, cette question avait une importance planétaire. Pour cette raison, cette délégation souscrivait à la déclaration de la délégation de la Barbade.
Le président a présenté un résumé des débats sur le nouveau point de lordre du jour proposé, consacré à la propriété intellectuelle et au développement. Un grand nombre des États membres et des coordonnateurs régionaux estimaient quil était urgent dinscrire cette question comme point permanent à lordre du jour du comité. Or dautres États membres sétaient opposés à cette proposition au motif quelle était superflue et ferait simplement écho au nom du comité. Un consensus semblait toutefois se dessiner sur lidée de donner suite à certaines questions, telles que celles mentionnées par la délégation de la Barbade. Sagissant de la conférence sur la propriété intellectuelle qui avait été proposée, lidée semblait recueillir un vaste soutien. Or certaines délégations avaient aussi relevé le besoin dun regard plus clair sur le contenu et les modalités des discussions proposées. Pour cette raison, le président avait suggéré la tenue de consultations informelles afin dentamer des discussions sur lordre du jour, les modalités, le lieu et dautres détails ayant trait à la conférence proposée. Il reviendrait vers les délégations afin de proposer un calendrier et une date concrets pour ces consultations. Cela fournirait des éléments de réponse aux questions de certaines délégations ayant souhaité en savoir plus sur la conférence internationale. Le président a également rappelé aux délégations quun calendrier avait été diffusé suite à la demande de certaines délégations lors des consultations tenues dans la matinée avec les coordonnateurs régionaux. Ce calendrier était en cours délaboration et pourrait être modifié dans le courant de la semaine. Il aiderait néanmoins les délégations au fur et à mesure des travaux.
Examen des documents CDIP/8/INF/1, CDIP/9/14 et CDIP/9/15
Le président a invité le Secrétariat à présenter les documents.
Le Secrétariat a informé le comité que le texte examiné était le document CDIP/8/INF/1 concernant létude extérieure sur lassistance technique fournie par lOMPI dans le domaine de la coopération pour le développement. Il a rappelé que létude extérieure était prévue au titre du projet damélioration du cadre de gestion axée sur les résultats mis en uvre par lOMPI. Le document examiné contenait létude extérieure en question. Il avait été présenté à la dernière session du CDIP. Le comité avait décidé de créer un groupe de travail ad hoc chargé de recenser les éventuelles recommandations faisant double emploi. Cette décision figurait dans le résumé du président pour cette séance. Le Secrétariat avait entre temps établi une réponse de la direction concernant létude extérieure. Celleci figurait dans le document CDIP/9/14. Le rapport du groupe de travail ad hoc nétait pas encore disponible en tant que document du CDIP puisquil nétait parvenu au Secrétariat que la veille en fin de soirée. Il était disponible en tant que document extérieur. Ce rapport serait mis à disposition plus tard dans la journée sous la cote CDIP/9/15. Il y avait donc trois documents à examiner. À sa session précédente, le comité avait également décidé quun jour au moins serait consacré à lexamen de ces questions. Les débats sur les documents concernés se dérouleraient dans le courant de cette journée, ainsi quen étaient convenus les délégations et le président.
Le président a informé le comité que le vicedirecteur général, M. Onyeama, ainsi que dautres fonctionnaires du Secrétariat travaillant dans le domaine de lassistance technique, étaient présents. Lun des auteurs du rapport sur létude extérieure se trouvait également dans la salle. Le président a invité les délégations à formuler des suggestions sur la manière dont le comité pourrait structurer les débats sur cette question.
La délégation de la Belgique a félicité le président pour son élection et a suggéré que les discussions commencent par les rapports des deux rapporteurs colombien et pakistanais. Les deux coprésidents égyptien et belge pourraient ensuite commenter sur les rapports.
La délégation du Venezuela (République bolivarienne du) a fait savoir quelle préférait que les discussions commencent par un exposé de Mme Deere. Le comité pourrait ensuite aller du général au particulier et conclure son examen par les rapports des rapporteurs. Étant donné que le rapport sur létude extérieure navait pas été traduit, la délégation avait dû le lire dans une langue qui nétait pas la sienne. Certains documents avaient été traduits doffice, tandis que dautres ne lavaient pas été en dépit des demandes de traduction. Sagissant des éléments qui nétaient plus pertinents ou étaient superflus, ces questions devraient être adressées à lauteur. Les éventuels doubles emplois pourraient être soulignés. Les débats devraient donc avancer du général vers le particulier, cestàdire du travail accompli par les auteurs à celui effectué par le comité.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a appuyé la proposition de la délégation de la Belgique sur la marche à suivre. Elle a rappelé que le comité avait décidé de créer le groupe de travail ad hoc à sa dernière session. Il importait de connaître les résultats des travaux de ce groupe de travail avant de se livrer à des débats de fond sur le rapport Deere/Roca.
La délégation de lAllemagne a rappelé que le groupe de travail ad hoc avait reçu un mandat. Nayant pu se pencher sur le rapport Deere/Roca à sa dernière session, le comité avait décidé de créer le groupe de travail ad hoc. La démarche logique serait que le groupe de travail ad hoc rende compte de ses travaux. Si le comité commençait par lexposé concernant le rapport Deere/Roca, il reviendrait à la case départ et le groupe de travail ad hoc naurait apporté aucune valeur ajoutée. Même si la délégation reconnaissait que la valeur ajoutée du groupe de travail ad hoc nétait pas très élevée, cela appelait également des explications. Les problèmes devraient être énoncés et pourraient être abordés par Mme Deere. Cette dernière devrait se concentrer sur eux, au lieu de recommencer à zéro.
Le président a proposé que le comité se penche dabord sur le rapport des deux corapporteurs, complété de précisions de la part des deux coprésidents belge et égyptien. Mme Deere pourrait intervenir à chaque fois que possible.
La délégation de lAlgérie a pris acte de la suggestion du président et de la proposition de la délégation belge sur la marche à suivre. Outre le rapport du groupe de travail ad hoc, deux autres documents devaient également être examinés. Le coauteur du rapport sur létude extérieure et le Secrétariat étaient également disponibles pour apporter leur concours lors des discussions. La réponse de la direction avait été établie par le Secrétariat. Ce document devrait être présenté officiellement par le Secrétariat, vu quil navait jusquelà fait lobjet que de discussions informelles. Afin que les discussions soient exhaustives et bien organisées, la délégation proposait de commencer par un exposé sur la réponse de la direction suivi dun exposé concernant le rapport du groupe de travail ad hoc, ou vice versa, vu que les deux rapports semblaient de nature factuelle. Ensuite, une fois que tous les points de vue auraient été exposés, le comité pourrait commencer à débattre. Au cours de ces débats, le groupe du Plan daction pour le développement et le groupe des pays africains présenteraient également le document quils avaient diffusé auparavant.
La délégation de lAfrique du Sud a rappelé que le Secrétariat aurait dû présenter ses observations sur le rapport Deere/Roca à la session précédente du comité mais navait malheureusement pas pu le faire. Aussi avaitil été convenu lors de cette session que le Secrétariat devrait présenter une réponse de la direction concernant ce rapport. Par souci de prudence, le comité devrait commencer par un exposé du Secrétariat sur la réponse la direction avant de se pencher sur le rapport du groupe de travail ad hoc, vu que celuici faisait suite à deux autres documents, à savoir le rapport Deere/Roca et la réponse de la direction. Si le comité commençait les débats par le rapport du groupe de travail ad hoc, ce serait mettre la charrue avant les bufs.
La délégation de la Belgique a remercié les délégations de leurs propositions constructives. Sa proposition se fondait sur un accord avec le coprésident égyptien selon lequel les corapporteurs présenteraient leurs rapports en premier. Ces rapports seraient suivis dobservations des deux coprésidents, à la suite de quoi la parole serait donnée pour des observations supplémentaires, y compris des précisions de la part de Mme Deere. À défaut et compte tenu dautres propositions formulées, on pourrait commencer par un exposé de Mme Deere sur létude extérieure, suivi dun exposé du Secrétariat sur la réponse de la direction, pour conclure avec le rapport du groupe de travail ad hoc.
Le président a suggéré que lon se laisse guider par la proposition de la délégation belge. Les débats commenceraient par un exposé de Mme Deere. Celuici serait suivi dun exposé du Secrétariat sur la réponse de la direction et le rapport du groupe de travail ad hoc. Après que les deux corapporteurs auraient présenté leur rapport, la parole serait donnée aux deux coprésidents. Vu labsence dobjections à sa proposition, le président a invité Mme Deere à présenter létude extérieure.
Mme Deere a remercié le président de ses propos introductifs ainsi que de la possibilité qui lui avait été donnée de présenter le rapport sur létude extérieure. Elle a rappelé quà la huitième session du CDIP, elle avait présenté le contexte du rapport et la procédure. Il serait donc inutile de refaire cet exposé. Elle pourrait au lieu de cela se pencher sur les principales conclusions de létude ou sur les recommandations. Mme Deere a demandé au président de léclairer sur la manière de procéder à cet égard.
Le président a demandé à Mme Deere de se pencher sur les principales conclusions.
Mme Deere a rappelé que le mandat de létude extérieure impliquait une évaluation des activités dassistance technique de lOMPI pour vérifier leur efficacité, leur incidence, leur efficience et leur pertinence, ainsi que la coordination interne et externe. Cétait la première fois quune analyse de fond détaillée des activités de développement de lOrganisation avait été menée tant à lintérieur quà lextérieur. À ce titre, les auteurs avaient rencontré un certain nombre de difficultés se rapportant au manque de données internes. Cétait là lune des raisons pour lesquelles le document était si volumineux. Les auteurs avaient dû recueillir des informations afin de comprendre le champ dapplication exact des activités en faveur du développement au sein du Secrétariat, avant que ces dernières aient pu être évaluées. Létude extérieure préconisant un examen au macroniveau de toutes les activités en faveur du développement, les auteurs navaient pas fourni une évaluation approfondie de tel ou tel domaine, mais plutôt aux fins de cerner les grandes tendances et les grands domaines dans le cadre desquels lOrganisation exerçait ses activités. Comme lindiquait létude extérieure, lOMPI disposait dun large éventail dactivités pour différents pays, différents groupes intéressés et différents objectifs. Certaines de ces activités représentaient de très petits programmes qui pouvaient avoir de très importantes incidences en termes, par exemple, de politiques ou de travaux législatifs. Dautres représentaient des exercices plus coûteux, dont limpact était parfois plus discret. Ainsi existaitil une très grande diversité sur le plan des activités et les auteurs sétaientils employés à restituer certains éléments de cette différence dans leur rapport. Comme il a été souligné précédemment, au moment de lexamen, les lacunes constatées au niveau des procédures internes de lOMPI en ce qui concernait la définition, la mesure et le contrôle de lallocation de son budget et des dépenses pour les activités en faveur du développement avaient rendu très difficile, à certains stades de lanalyse, la restitution des tendances dans le temps ou de la distribution et de lintensité relatives des activités par catégorie. La réponse de la direction fournissait des détails sur les efforts poursuivis au sein du Secrétariat pour améliorer certaines de ces procédures internes, mais, de son point de vue, un grand nombre de ces procédures subsistaient. Si beaucoup de mesures allaient dans la bonne direction, des progrès restaient à accomplir sur le front de nombreux éléments. Ceuxci pourraient être examinés par la suite. Peutêtre le Secrétariat prendraitil acte du fait que nombre des domaines auxquels il sétait attelé faisaient encore lobjet daméliorations ou continuaient dévoluer et que le travail nétait pas terminé. Ni lOMPI ni ses activités en faveur du développement nétaient statiques. Une grande partie des activités à lexamen étaient toujours en cours. Dans certains cas, il était encore trop tôt pour juger des résultats. Ceci était le cas pour de nombreux projets du CDIP. Lintervenante a également déclaré que létude avait été réalisée au cours dune période de changement institutionnel. LOrganisation avait engagé et traversait encore un processus de réforme en profondeur dans le cadre du programme de réorientation stratégique et de la mise en uvre du Plan daction pour le développement. La situation évoluait. Labandon par lOrganisation des pratiques anciennes était assurément une entreprise chronophage. Cela étant, si létude portait sur la période allant jusquà la fin de 2010, le travail avait été achevé en août 2011 et les auteurs sétaient efforcés de restituer certains des changements opérés jusquelà, y compris certains de ceux apportés dans le cadre du budget pour 20122013. Mme Deere ne pensait pas que toute lanalyse dans létude extérieure avait fait date en tant que telle ou que toutes les recommandations étaient superflues. Comme elle lavait indiqué, il existait certains domaines dans lesquels des progrès avaient été enregistrés. Il existait également certains domaines dans lesquels les initiatives damélioration en cours nécessitaient simplement davantage de temps pour donner des résultats. Avec le temps, lon pouvait sattendre à ce que ces initiatives aboutissent à des améliorations considérables et aient des effets importants pour les pays en développement. Cependant, il existait aussi des secteurs dans lesquels des problèmes plus structurels et sousjacents devaient être réglés. Ceci était surtout le cas en matière dorientation, où il revenait aux États membres de fournir au Secrétariat des indications plus précises sur ce que devait constituer laide au développement. À maints égards, le Secrétariat réalisait des progrès sur les modalités de laide au développement à mener, y compris lamélioration de la planification et de la coordination interne. Toutefois, la question de la nature était vraiment un sujet dont les États membres devaient débattre dans le cadre du programme et budget et de comités comme le CDIP. Létude extérieure examinait six secteurs clés des activités de lOMPI, tels que recensés par les auteurs. Ceuxci portaient sur les stratégies, les politiques et les plans de la propriété intellectuelle; les cadres législatifs, réglementaires et politiques; les travaux sur linfrastructure administrative des systèmes de la propriété intellectuelle; les systèmes de soutien aux utilisations du système de la propriété intellectuelle dans les pays en développement; la promotion de linnovation, de la créativité et de laccès au savoir et à la technologie dans les pays en développement; et la formation et le renforcement des capacités humaines. Bien que lintervenante soit prête à présenter une analyse approfondie de chacun de ces volets ainsi que les conclusions pour chacun dentre eux, il importait davantage de se concentrer sur les recommandations et de déterminer quelles étaient celles qui pourraient être mises en application. Ceci était nécessaire pour déboucher sur des résultats instructifs et utiles pour le Secrétariat et les États membres. De son point de vue, la réponse de la direction constituait un document très important. Elle représentait un élément positif, dans la mesure où elle signifiait que le rapport sur létude extérieure avait suscité et mobilisé des efforts considérables de réflexion et de délibérations à linterne, au sein du Secrétariat. Ceci constituait un aboutissement et, si la réponse de la direction visait à déterminer ce à quoi le Secrétariat souscrivait ou ne souscrivait pas, ceci représentait déjà en soi un exercice important qui touchait à des questions de fond. Mme Deere avait quelques doutes au sujet de certains éléments de la réponse relatifs au classement de plusieurs recommandations. Elle naurait pas placé autant de recommandations dans la catégorie des recommandations superflues, comme lavait fait le Secrétariat. Il y avait des pommes et des oranges. Dans certains cas, le Secrétariat avait spécifié quil faisait déjà quelque chose. Lon pouvait débattre la question de savoir si cela était vrai. Dans de nombreux cas, lintervenante était daccord pour dire que le Secrétariat faisait quelque chose, mais il existait un grand nombre déléments, dans la catégorie des recommandations superflues, pour lesquels il avait indiqué quil prévoyait de faire ou ferait des choses. Cela était différent. Que le Secrétariat ait approuvé une recommandation était une bonne chose, mais cela ne signifiait pas que celleci était en cours de mise en uvre. Ainsi des éclaircissements pouvaientils être demandés au Secrétariat sur la question de savoir comment, et dans quelle mesure, des progrès étaient réalisés. Ceci était nécessaire pour avoir une vision claire de la situation actuelle. Létude ayant été menée à son terme huit mois auparavant, Mme Deere ignorait quelle était lévolution de la situation concernant toutes ces choses. Le comité devait sen remettre au Secrétariat pour cela. Lintervenante était certaine que ce dernier ne ménageait pas ses efforts sur bien des fronts. Elle a ensuite dressé une liste des 10 recommandations principales, quelle estimait être les plus importantes. Elle était davis que le premier volet de recommandations devait sadresser aussi bien aux États membres développés quaux États membres en développement. Ces recommandations concernaient la transparence et la responsabilité mutuelle. Premièrement, il serait opportun que lOrganisation élabore des lignes directrices en matière de développement, qui fourniraient au personnel, aux bénéficiaires ainsi quaux autres parties prenantes des données plus précises sur les modalités de programmation et de mise en uvre de laide au développement, tant au niveau du fond quau niveau du processus. Deuxièmement, le Secrétariat devrait être prié détablir un manuel sur ses activités de coopération en faveur du développement. Ainsi les États membres et les parties prenantes seraientils informés du champ dapplication des activités possibles en la matière, du processus de demande dassistance, des délais dapprobation, de léventail des bénéficiaires potentiels, des modes de coopération envisageables, des responsabilités de la part des bénéficiaires et ainsi de suite. Il pourrait prendre la forme dun simple manuel et ne devrait pas nécessairement constituer une entreprise coûteuse. Il pourrait être actualisé dannée en année et conférerait plus de transparence à lensemble du processus. Troisièmement, sur le plan de la transparence proprement dite, le Secrétariat devrait être prié darrêter une politique plus claire concernant la négociation des ressources extérieures de lOrganisation. Il était mentionné dans la réponse de la direction que le Secrétariat travaillait à lheure actuelle à lélaboration dune politique sur les ressources extérieures et les partenariats. Il était très important que cette politique fournisse des directives plus explicites sur les fonds fiduciaires, sur la façon dont ceuxci étaient négociés, les objectifs, les résultats escomptés et les priorités envisagées. Ceuxci devraient pleinement refléter la procédure stratégique plus générale délaboration du programme et budget, auquel tous les États membres participaient. Si les ressources des fonds fiduciaires figuraient à présent à côté des programmes dans le programme et budget, hormis le donateur, le Secrétariat et le pays bénéficiaire, les autres États membres navaient pas la possibilité dintervenir dans la planification, lévaluation ou lexamen de lutilisation de ces ressources. Pour certaines activités en faveur du développement, les ressources des fonds fiduciaires étaient plus importantes que celles approuvées dans le cadre de la procédure délaboration du programme et budget. Le niveau global du financement des fonds fiduciaires était supérieur à ce qui était fourni au titre du Plan daction pour le développement. Il représentait une source dargent importante pour laide au développement et, en particulier, pour certains programmes. Les États membres devraient donc rechercher les moyens dexercer un plus grand contrôle sur les fonds fiduciaires et de veiller à ce que ceuxci atteignent leurs objectifs. Le cinquième volet mentionné dans létude extérieure concernait linsuffisance de la planification et de lévaluation des besoins, de manière systématique, au niveau des pays. Selon la réponse de la direction, une planification nationale plus systématique a commencé au début de 2012, il y a quatre mois. Aussi le Secrétariat devraitil être prié de rendre compte du modèle que les pays utilisaient pour procéder à la planification nationale, ainsi que du processus quils prévoyaient de poursuivre. Étant donné que ceci constituerait, à lavenir, lun des outils déterminants de la coopération pour le développement, il était très important que les instruments tout comme les processus soient fructueux et utiles. Il serait intéressant den apprendre davantage auprès du Secrétariat sur ce quils avaient prévu ou prévoyaient, pour lheure, sur ce front. Lintervenante croyait comprendre que ceci était appliqué à titre expérimental dans quelques pays. Dans ce contexte, une évaluation devrait avoir lieu, peutêtre à la fin de 2012, avant daller plus loin. Les États membres devaient comprendre exactement comment les choses allaient se dérouler. Ce nétait pas un fait accompli. Un autre domaine portait sur labsence dune boîte à outils pour mesurer lincidence des activités de lOMPI en faveur du développement et les rapports plus larges entre la propriété intellectuelle et le développement. En tant quinstitution prééminente en matière de propriété intellectuelle, le Secrétariat devait fournir des instruments pour mesurer cette incidence. Il serait utile que lOrganisation puisse investir davantage dans des outils permettant dassurer le suivi des types dactivités au niveau national, sectoriel et des programmes, et de mesurer leur impact. Ceci aiderait les États membres à évaluer et à contrôler lefficacité de laide fournie à lavenir. Lon pourrait faire intervenir la Division de léconomie et des statistiques, dautres membres du personnel interne ou des experts externes. Un effort de transparence restait nécessaire sagissant de ces derniers et des conseillers. Comme il était noté dans létude extérieure, une grande partie des activités pratiques dans le cadre de laide au développement de lOMPI étaient confiées par contrat à des consultants et des experts. Si les membres du personnel étaient tenus à une obligation de loyauté professionnelle à légard de lOrganisation, de par leurs contrats et ainsi de suite, il était nécessaire den savoir plus sur les consultants et les experts, qui ils étaient et quelles étaient leurs qualifications, sils étaient toujours les plus qualifiés, sils bénéficiaient dune expérience de terrain, sil existait des conflits dintérêts les concernant, pour qui dautre ils avaient travaillé ou qui dautre ils avaient conseillé, etc. Il sagissait là de choses que les États membres devaient connaître. Ils devaient également en savoir davantage sur la façon dont ces experts avaient réussi à accomplir leurs missions précédentes. Après avoir examiné bon nombre des documents, les auteurs avaient constaté quen raison, notamment, du manque dexperts en propriété intellectuelle dans bien des pays en développement, lon faisait appel aux mêmes consultants à maintes et maintes reprises. Les États membres devaient disposer dun moyen de les évaluer; savoir sils avaient fait du bon travail auparavant et pour quelle raison ils étaient à nouveau rémunérés; ils devaient en savoir plus sur ces points. Ceci devait aller de pair avec un processus dappel doffres plus ouvert visant à sélectionner les consultants. Il était vrai que les processus dappel doffres ouverts et concurrentiels visant à sélectionner des consultants pouvaient parfois compliquer les procédures. Cependant, il existait de nombreux cas dans lesquels il y avait peu à perdre à faire paraître une annonce pendant plusieurs semaines, afin de savoir qui dautre pourrait être en mesure de fournir les conseils nécessaires et accepter de le faire. Les pays membres et le Secrétariat pourraient travailler ensemble pour choisir, parmi les personnes sélectionnées, les experts les plus compétents auxquels faire appel. Le Secrétariat pourrait en outre proposer quelquun et le faire figurer dans le choix, si cette personne était la plus qualifiée ou disposait de lexpérience la plus appropriée. Ceci était une bonne chose, mais il importait dune manière générale daccroître la transparence dans ce domaine. Un autre objectif prioritaire était la bonne gouvernance et lenjeu, à cet égard, était den renforcer lévaluation. Comme il était noté dans létude extérieure, il existait de nombreux problèmes liés à linsuffisance du suivi et de lévaluation. LOMPI avait une politique dévaluation depuis 2010. Si la Division de laudit et de la supervision internes (IAOD) était compétente pour en réaliser certaines, jusquà ce jour aucune évaluation navait été effectuée dans le domaine de laide au développement. LIAOD venait tout juste de commencer à procéder à des essais dévaluation au niveau des pays. Le Secrétariat pourrait fournir une mise à jour à ce sujet. Toutefois, aucune évaluation systématique des programmes ou des résultats escomptés nétait actuellement en cours. LOrganisation faisait rapport aux États membres par le biais des rapports sur lexécution des programmes mais ceuxci étaient des autoévaluations internes et non des évaluations à proprement parler. Il nétait pas nécessaire que toutes les évaluations soient indépendantes, au sens où y seraient impliquées des personnes extérieures. Certaines pouvaient utilement faire appel à des membres du personnel ainsi quà des collaborateurs externes, certaines être intégralement réalisées par des intervenants externes, et dautres être entièrement effectuées par lIAOD. Il devait y avoir un débat plus sérieux sur la façon dont le fait même de procéder à des évaluations, et surtout den tirer des leçons, pourrait davantage faire partie dune culture. Il était important que les évaluations puissent infléchir le processus décisionnel et fournir des renseignements, afin de permettre à tous de mieux travailler à lavenir. Il était normal, dun point de vue de bonne gouvernance, que toute organisation internationale promeuve lévaluation. Cela mettrait par ailleurs un terme à beaucoup dappréhensions et de tensions entre les États membres et les parties prenantes, si lOMPI adoptait une politique plus claire sur la participation de ces dernières, y compris la collaboration avec les organisations intergouvernementales, les ONG représentant le milieu industriel, le monde universitaire et les praticiens et les experts en propriété intellectuelle. Ceci permettrait de mieux comprendre des questions telles que laccréditation pour les réunions, la mise à disposition des documents et le type de documents que les États membres étaient prêts à mettre à la disposition du public, les canaux et les possibilités de contribution des parties prenantes aux travaux de lOrganisation, la politique se rapportant aux partenariats en vue de lorganisation dévénements, la déclaration dintérêts et ainsi de suite. Cette recommandation allait plus loin que celle exposée en détail dans la réponse de la direction, où, croyait comprendre lintervenante, il était davantage question des partenariats publicprivé avec lOMPI. Cet aspect pourrait être précisé par le Secrétariat. Il était important de renforcer la transparence et la responsabilisation en améliorant la base de données en ligne de lassistance technique, qui avait été élaborée dans le cadre dun projet du CDIP. Mme Deere croyait savoir quelle était en cours de révision, des faiblesses ayant été décelées. Lune des raisons pour lesquelles la base de données constituait un précieux auxiliaire était le fait quelle favorisait la transparence et contribuait à ce que dautres donateurs accèdent à linformation. Elle aiderait en outre les tiers à évaluer et à examiner les travaux de lOrganisation. Tous ces éléments étaient salutaires. Afin que la base de données soit efficace, il était important quelle permette une recherche par résultats attendus et type dactivité, quelle comporte des renseignements connexes sur les ressources allouées et les dépenses engagées et quelle soit organisée de manière à renvoyer aux catégories ainsi quaux cadres utilisés dans la procédure normale délaboration du programme et budget de lOMPI et, notamment, dans son cadre de gestion axée sur les résultats. Il existait trois autres questions portant sur lorientation. Lune des choses dont il était fait état dans létude extérieure était que la collaboration du Secrétariat avec les parties prenantes variait selon le type de partie prenante, la division et le type dactivité. Il serait utile que le Secrétariat rende compte, par programme, de léventail des parties prenantes quil faisait participer à ses activités annuelles ou intervenir dans cellesci. La collaboration sopéraitelle essentiellement avec des groupes scientifiques dans les pays en développement ou les utilisateurs potentiels de la propriété intellectuelle? Le Secrétariat travaillaitil surtout en partenariat avec les grandes associations professionnelles, les milieux universitaires au niveau national ou les ONG? Collaboraitil suffisamment avec les instituts de recherche et ainsi de suite? Le rapport proposé permettrait davoir une meilleure idée de qui était engagé et introduit par le Secrétariat dans le monde de la propriété intellectuelle et de la coopération au développement. Enfin, il y avait un aspect particulièrement important, étant donné les origines du CDIP et du Plan daction pour le développement. Il sagissait de trouver le moyen de faire procéder, par des experts, à lexamen de la teneur des conseils de lOMPI prodigués aux pays en développement en matière de législation et de politiques. À lheure actuelle, ceci représentait un domaine très peu transparent, notamment en raison du fait que ces conseils étaient considérés comme confidentiels entre les États membres et le Secrétariat. En tout état de cause, il devrait exister une façon, pour des experts, de pouvoir procéder à lexamen de la teneur de lassistance en matière de législation. Ceci pourrait comprendre la suppression des noms de pays. Pour chacun des principaux volets de lassistance en matière de législation, deux experts, dont les vues divergeaient peutêtre, pourraient être sélectionnés afin dexaminer le genre de conseils qui étaient dispensés. Ces derniers étaientils cruciaux? Correspondaientils à ce qui était nécessaire? Étaientils conformes aux priorités formulées par les pays, et ainsi de suite? Lanalyse pourrait porter sur le processus et le contenu de laide prodiguée. Si les pays pouvaient conserver lanonymat, certains pourraient peutêtre être disposés à mettre à la disposition du public les conseils quils recevaient sur le plan législatif. Il ny avait aucune raison pour quun pays ne dise pas queffectivement, tels étaient lassistance et les conseils en la matière quil recevait de la part du Secrétariat. Cette étude permettrait à tous davoir une meilleure idée de ce qui se trouvait dans cette boîte noire. Actuellement, elle nétait quune boîte noire. Les conseils prodigués par le Secrétariat en matière de législation pouvaient être excellents ou très mauvais, nul ne le savait. Ils étaient fournis sous forme de conseils directs en la matière, mais également sous forme de conseils implicites moyennant lélaboration de stratégies de la propriété intellectuelle, par le biais de séminaires et de réunions au cours desquels il était demandé aux intervenants de dispenser des conseils, ou lorsque des réunions étaient organisées afin que des experts puissent débattre des possibilités offertes aux pays. Voilà comment ces derniers étaient initiés aux possibilités qui soffraient à eux sur le plan législatif, ainsi quau développement de leur système de propriété intellectuelle au niveau national, et comment leurs offices étaient gérés et régis. Tout ceci avait des conséquences sur lincidence et lefficacité des systèmes dans ces pays. Telles étaient certaines des principales recommandations de lintervenante, laquelle espérait quelles se prêteraient à la plupart des pays, au lieu des recommandations plus sujettes à controverse.
Le président a remercié Mme Deere et partagé lavis selon lequel le comité devait sefforcer en priorité de faire aboutir ces discussions à un résultat constructif. Il a ensuite invité le directeur général adjoint à présenter la réponse de la direction à létude extérieure.
Le Secrétariat a tout dabord souligné quil nallait pas sagir dune réponse directe à tous les points soulevés par Mme Deere. Elle avait simplement pour but de rappeler aux délégations le raisonnement qui soustendait la réponse de la direction. Comme lavait précisé lintervenante, les auteurs examinaient la période allant jusquà 2010. Ceci coïncidait avec le nouveau programme de réorientation stratégique au sein de lOMPI. La direction reconnaissait quun certain nombre de choses devaient changer au sein de lOrganisation. Le Plan daction pour le développement et les recommandations qui y figuraient, de même que la mise en place du CDIP, représentaient des directives complémentaires qui avaient été données à lOMPI. Lon voyait donc que, dans le cadre de la décision de la direction et des initiatives qui avaient été lancées par la suite, une grande partie de ce qui avait été recommandé dans létude extérieure avait déjà été adopté et était mis en uvre. Figuraient notamment parmi ces initiatives, le renforcement du cadre de gestion axée sur les résultats pour traiter des questions liées à la priorité accordée aux résultats et à lévaluation des effets cumulés et à court terme. Le progiciel de gestion intégré avait également été lancé. Celuici permettrait dintégrer pleinement la planification des activités en faveur du développement, et les comptes rendus sur ces dernières, dans les systèmes financier et de gestion de lOrganisation, accroissant par là même la transparence en termes de budgétisation et de dépenses. Un Plan stratégique à moyen terme avait en outre été formulé, lequel définissait les résultats stratégiques de haut niveau et les indicateurs des activités en faveur du développement. De surcroît, la coordination interne et externe avait été renforcée, y compris par le biais dun projet de stratégie de partenariat et de mobilisation des ressources. Un système déontologique global, prévoyant un code déthique pour le personnel et lélaboration dune structure institutionnelle de lOMPI, avait également été adopté et établi. Sagissant de laspect de létude extérieure relatif à lorientation en faveur du développement, deux initiatives très importantes avaient été lancées, parmi lesquelles linitiative de planification nationale qui avait été mentionnée. LOrganisation et chaque État membre devraient procéder à la planification conjointe, pour une période de deux à trois ans, de toutes les activités en faveur du développement qui se tiendraient dans le cas de ce pays. Cette initiative visait à garantir la cohérence et était destinée à faire en sorte que les activités répondent aux objectifs de développement de chaque pays donné. Elle visait aussi à ce que lOrganisation dans son ensemble soit impliquée dans le processus et à éviter les situations où différents départements ou programmes au sein de lOMPI engageaient le dialogue de leur propre chef avec des États membres en développement. Une méthodologie avait été mise au point et il existait un modèle pour ceci. Au bout du compte, chaque pays participerait activement à la détermination, avec lOrganisation, des activités quil souhaitait voir réalisées sur le moyen terme. Ceci était nécessaire pour sassurer que toutes les activités poursuivies soient fondées sur un plan stratégique élaboré par chaque pays. LOMPI avait mis en place certaines méthodes, que les pays pouvaient utiliser pour mener ceci à bien, telles lévaluation ou lanalyse des lacunes de la situation en matière de propriété intellectuelle, la participation de toutes les parties prenantes, dans un pays donné, à la formulation dune stratégie de la propriété intellectuelle et le fait de veiller à ce que celleci arrive jusquau sommet, en loccurrence les décideurs politiques, par le biais dune approche ascendante. Ladite stratégie devrait répondre aux objectifs de développement du pays, lesquels étaient pris en compte dans les plans nationaux que le Secrétariat avait mentionnés plus tôt. Elle nécessiterait des consultations approfondies au sein dudit pays, de même que lengagement de tous les secteurs de lOrganisation. Lessence même du Plan daction pour le développement était de faire entrer le développement dans les habitudes au sein de lOMPI. Ainsi tous les secteurs de lOrganisation semploieraientils à garantir que le plan national dun pays donné rende bien compte de tous les instruments dont lOMPI disposait pour fournir une aide à un pays en développement. Concernant la sélection des consultants extérieurs, le Secrétariat avait fait participer et avait impliqué les pays dans le choix de ceuxci. Une liste des consultants, utilisée par lOrganisation, ainsi que leurs profils avaient été publiés dans la base de données, en réponse à la demande soumise par les États membres visant à une transparence totale en la matière. Il existait dautre part une base de données recensant les activités dassistance technique menées dans le cas de chaque pays, y compris les conseils sur le plan législatif qui leur étaient fournis. Il fallait cependant toujours se rappeler que chaque pays était souverain et que lOMPI ne pouvait pas disposer dun ensemble de règles applicable à tous les pays, en particulier pour ce qui était des conseils en matière de législation. Si certains pays consentaient à rendre publics les conseils quils avaient obtenus de la part de lOrganisation, ceci était parfaitement possible. Il existait une base de données des lois des États membres en matière de propriété intellectuelle. De là, on pouvait accéder au profil et à la nature des lois en la matière de la plupart des États membres de lOMPI. Lon voit donc, sans trop insister sur le sujet, que lOrganisation avait pour lessentiel répondu aux demandes des États membres de veiller, autant que possible, à ce que son assistance technique soit transparente, et que les États membres avaient pleinement accès à ce quelle faisait. Ceci valait pour les consultants auxquels il était fait appel. Comme il avait été indiqué, le profil ou le genre de consultants auxquels on avait recours figurait dans la base de données, et les pays étaient invités à proposer les consultants dont ils estimaient quils conféreraient également une valeur ajoutée à lensemble du processus. Pour ce qui était du programme de mobilisation de ressources extrabudgétaires, il était vrai que lOMPI recevait des fonds importants de la part dun certain nombre de donateurs. Il nétait toutefois pas toujours si évident de garantir un système, dans lequel tous les pays membres participaient à la gestion des ressources que certaines donateurs mettaient à la disposition de lOrganisation. Des accords bilatéraux existaient et, fatalement, les donateurs souhaiteraient avoir leur mot à dire sur la façon dont les fonds quils mettaient à la disposition de lOMPI étaient dépensés. Afin dessayer de rendre les choses plus transparentes sagissant des accords de fonds fiduciaires et de ce pour quoi ces ressources étaient utilisées, au cours de la semaine les donateurs présenteraient des exposés sur lesdits fonds. Ainsi pourraientils aussi euxmêmes indiquer quels seraient les types dactivités et de programmes pour lesquels ils accepteraient que leurs fonds soient utilisés. LOrganisation se félicitait du rapport sur létude extérieure. Dexcellentes initiatives et propositions y figuraient, parmi lesquelles de nombreuses auxquelles lOMPI sattaquait déjà. Elle prévoyait assurément de reprendre une grande partie des recommandations qui avaient été faites. Cela étant, classer certaines dentre elles sous la catégorie des recommandations superflues nétait peutêtre pas le mot le plus approprié, dans la mesure où cela revêtait une connotation légèrement négative. Il était préférable de dire que certaines des activités étaient déjà en cours ou que certaines des mesures étaient déjà en vigueur. Ces activités, bien entendu, nétaient pas encore achevées. Il ne sagissait pas dune démarche unilatérale. Lassistance technique opérait dans les deux sens. Les activités et les initiatives organisées à la demande signifiaient que les États membres, les bénéficiaires, étaient pour lessentiel derrière lassistance technique fournie par lOMPI aux pays euxmêmes. À vrai dire, il devait en être ainsi. Les États membres devaient fondamentalement décider de la manière dont ces programmes étaient mis à exécution. LOrganisation sétait efforcée doffrir des cadres et des outils pour permettre aux États membres et aux pays en développement de mieux gérer le processus dassistance technique. Partant, les méthodes des stratégies en matière de propriété intellectuelle que lOMPI mettait à la disposition des pays, ainsi que le processus de planification nationale, fournissaient aux États membres les instruments nécessaires pour quils puissent orienter lOrganisation quant aux activités quelle devait entreprendre. Le Secrétariat (en lespèce, Mme Lucinda Longcroft) a poursuivi en indiquant quil avait été prévu par le CDIP quune réponse de la direction serait préparée par le Secrétariat pour donner suite au rapport sur létude extérieure examiné antérieurement par le comité. Il avait été prévu que la réponse de la direction serait transmise au CDIP et au groupe de travail ad hoc établi par le comité, lors de sa huitième session, pour laider dans ses délibérations sur le rapport sur létude extérieure. La réponse de la direction préparée par le Secrétariat a été mise en ligne sur le site Web de lOMPI le 14 mars 2012, parmi les documents du comité. Elle comprenait un résumé qui présentait brièvement les six domaines de base de lassistance technique de lOrganisation, tels quabordés par létude extérieure. Pour commencer, elle définissait trois messages clés concernant la mise en uvre des recommandations de létude extérieure. En réponse aux recommandations, elle définissait en outre quatre lignes daction importantes, telles quenvisagées par la haute direction de lOMPI. Il convient de noter que, pour la préparation de sa réponse de la direction, lOrganisation navait entrepris aucune analyse des coûts ni aucun exercice de fixation des priorités. Par contre, elle sest attachée, sous la rubrique fourniture dune assistance, à répartir en catégories les recommandations, quelle a examinées dans le cadre de trois catégories distinctes. Dans la catégorie A figuraient les recommandations pour lesquelles le Secrétariat estimait quelles transparaissaient déjà dans les activités de lOMPI ou le programme de réforme en cours. Dans la catégorie B, elle mettait en exergue les recommandations quelle considérait comme méritant un approfondissement de la part du comité et du Secrétariat. Et dans la catégorie C, elle recensait les recommandations qui suscitaient des inquiétudes quant à leurs répercussions dans la mise en uvre. Afin de se lancer dans cet exercice, le Secrétariat sétait engagé, pour ses propres besoins, dans un processus de numérotation et de vérification par recoupement de toutes les recommandations et sousrecommandations formulées dans létude extérieure. Au cours de cet exercice, il avait identifié quelque 89 recommandations et 396 sousrecommandations sur lesquelles se pencher. Le rapport sur létude extérieure avait formulé des recommandations portant sur les activités de nombreux collègues de lOMPI dans tous les secteurs de lOrganisation et analysant lesdites activités. Un exercice a par conséquent été réalisé au niveau du Secrétariat, visant à rassembler les vues des collègues procédant à des prestations spécialisées dassistance technique, à recueillir leurs réponses aux recommandations de létude extérieure et à en faire la synthèse dans la réponse de la direction. Cette dernière avait pour but de fournir une réponse générale au rapport sur létude extérieure et na pas traité chaque recommandation dans tous ses détails. En effet, nos collègues de la haute direction, qui avaient une expérience des activités dassistance technique menées par lOrganisation et étaient investis dune responsabilité directe en la matière, étaient à la disposition du comité pour apporter des réponses aux questions ciblées quil poserait sur les recommandations tirées de létude extérieure.
Le président a remercié le Secrétariat pour sa contribution et laperçu de certains éléments clés de la réponse de la direction. Il a relevé que létude extérieure Deere/Roca avait suscité un processus de réflexion à lOMPI. Cétait là lun des grands mérites de cette étude, quil convenait de souligner. Il a aussi fait observer que lessence même du Plan daction pour le développement était de faire entrer le développement dans les habitudes de lOrganisation. Il était également important de remarquer que lassistance technique de lOMPI nécessitait limplication étroite des pays concernés. Le président a par ailleurs pris acte du point de vue exprimé par le Secrétariat concernant la classification et lutilisation du mot superflu, lequel revêtait effectivement une connotation négative. Peutêtre un meilleur terme pourraitil être trouvé. Le président a remercié le Secrétariat pour les informations fournies. Cellesci rendaient la réponse de la direction plus accessible. Il a ensuite invité les corapporteurs, M. Ahsan Nabeel (Pakistan) et M. Juan Camilo SaretzkiForero (Colombie), à présenter le rapport du groupe de travail ad hoc.
La délégation de la Colombie a présenté le rapport du groupe de travail ad hoc. Ce rapport a été le suivant :
Durant sa huitième session, le CDIP a examiné le document CDIP/8/INF/1, intitulé Étude extérieure sur lassistance technique fournie par lOMPI dans le domaine de la coopération pour le développement, et est convenu de constituer un groupe de travail ad hoc chargé dexaminer létude extérieure sur lassistance technique fournie par lOMPI (voir le document CDIP/8/INF/1) afin de recenser les recommandations qui étaient superflues ou qui nétaient plus pertinentes, sans définir aucune priorité pour les recommandations. Le groupe de travail ad hoc a également discuté dans une moindre mesure des autres éléments de létude, afin de gagner du temps en vue des discussions de la neuvième session du comité.
Questions de procédure
Le groupe de travail ad hoc a tenu cinq réunions, selon le calendrier et lordre du jour ciaprès :
le 16 mars 2012 (programme de travail et questions de procédure)
le 21 mars (deuxième et troisième parties de létude extérieure)
le 4 avril (cinquième partie de létude extérieure)
le 10 avril (quatrième et sixième parties de létude extérieure)
le 26 avril (projet de rapport du groupe de travail)
Les réunions du groupe de travail ad hoc ont été coprésidées par MM. Mathias Kende (Belgique) et Mokhtar Warida (Égypte). MM. Ahsan Nabeel (Pakistan) et Juan Camilo SaretzkiForero (Colombie) ont assuré les rôles de corapporteurs. Les réunions ont été animées par le Secrétariat et ont été suivies par les coordonnateurs régionaux et les délégations des États membres intéressés.
Le Secrétariat na pas assuré linterprétation pour les réunions du groupe de travail. Nombreux sont les délégations et les groupes régionaux qui se sont plaints de labsence dinterprétation dans les langues officielles de lONU contrairement aux dispositions des articles 12 et 41 des règles générales de procédure de lOMPI. Néanmoins, tout en regrettant que linterprétation nait pas été assurée, dautres délégations ont indiqué que, selon la mission du groupe de travail, ce dernier ne devait pas occasionner de dépenses et que, par conséquent, linterprétation ne pouvait pas être assurée. De plus, selon la règle lex specialis derogat generalis, la mission du groupe de travail ad hoc lemportait sur les règles générales de procédure. De fait, il y a eu absence de consensus sur la question de linterprétation. Afin de faciliter la compréhension du rapport par les États membres non anglophones, les coordonnateurs du groupe des pays africains et du GRULAC au nom de leurs groupes régionaux ont demandé que le Secrétariat publie lintégralité du rapport sur létude extérieure (document CDIP/8/INF/1) dans toutes les langues officielles de lONU.
Le présent rapport contient les principales questions soulevées dans le cadre des discussions sur le document CDIP/8/INF/1 ainsi que la réponse de la direction présentée par le Secrétariat. Le présent rapport vise uniquement à accélérer les discussions sur cette question au sein du CDIP. Le compte rendu des séances des cinq réunions du groupe de travail, établi par les corapporteurs, est sans préjudice des interventions et des prises de position proprement dites, et est en train dêtre mis à la disposition de tous les membres de lOMPI.
Questions de fond recommandations qui sont superflues ou qui ne sont plus pertinentes
Les discussions ont porté sur les différentes questions de fond. Les comptes rendus des séances donnent des informations sur ces questions. Certaines de ces questions sont présentées ciaprès :
a) Définition et portée du terme superflu et de lexpression qui ne sont plus pertinentes
Il y a eu divergence dopinion et de point de vue en ce qui concerne la définition et la portée du terme superflu et de lexpression qui ne sont plus pertinentes. Le groupe de travail ne parvenant pas à sentendre sur cette question, les coprésidents ont indiqué quil nappartenait pas au groupe de travail de se prononcer sur cette question particulière.
b) Classement des recommandations par le Secrétariat dans la réponse de la direction
Certaines délégations ont accueilli favorablement le fait de classer les recommandations selon des catégories A, B et C, et ont approuvé ce classement. Toutefois, certaines délégations ont estimé que le fait que le Secrétariat classe les recommandations dans la réponse de la direction selon des catégories A, B et C, et notamment quil classe une même recommandation dans deux catégories différentes sans fournir dexplications, prêtait à confusion et générait certains problèmes, et quil convenait de regrouper les catégories A et B pour former une seule catégorie. Certaines délégations ont également demandé des précisions sur les raisons pour lesquelles le Secrétariat avait jugé que les recommandations figurant dans la catégorie C suscitaient des inquiétudes et que leur mise en uvre ne pouvait donc pas être envisagée. Certaines délégations, après avoir entendu la réponse du Secrétariat concernant les recommandations qui avaient été classées dans deux ou trois catégories dans la réponse de la direction, se sont dites satisfaites des réponses apportées. Des divergences dopinion ont été exprimées sur ces points au sein du groupe de travail.
c) Observations sur létude extérieure et la réponse de la direction
Le groupe de travail a examiné létude extérieure et la réponse de la direction par rapport aux recommandations qui étaient superflues ou qui nétaient plus pertinentes. Certaines délégations ont estimé que létude extérieure constituait une étape cruciale car elle visait à déterminer de quelle manière les activités dassistance technique menées par lOMPI dans le domaine de la coopération pour le développement pouvaient être améliorées. Certains membres du groupe de travail voyaient létude extérieure non pas comme une critique à légard des travaux de lOMPI, mais plutôt comme une opportunité dapporter des améliorations dans un domaine essentiel pour les États membres de lOMPI. Dautres délégations ont considéré que les recommandations découlant de létude extérieure reflétaient les points de vue des auteurs et quelles avaient permis de constater quun bon nombre de ces recommandations étaient dépassées en raison de la période dactivité considérée ou avaient déjà été mises en uvre par le Secrétariat. Dautres délégations ont estimé que bon nombre de ces recommandations méritaient une attention particulière, une réponse et des mesures de la part des États membres et du Secrétariat. Certaines délégations ont considéré que la mission du groupe de travail était de se concentrer sur les recommandations qui étaient superflues ou qui nétaient plus pertinentes.
Le groupe de travail a échangé des vues sur certaines recommandations particulières sans toutefois parvenir, au terme des discussions, à se prononcer sur les recommandations qui étaient superflues ou qui nétaient plus pertinentes.
d) Élaboration de la réponse de la direction
Durant les réunions, de nombreuses questions ont été soulevées par les États membres en ce qui concerne la réponse de la direction à létude extérieure. Le Secrétariat sest efforcé, dans la mesure du possible, dapporter des réponses à ces questions. Certaines délégations ont souligné que la réponse de la direction, malgré le fait quelle contienne des informations très intéressantes, ne devait pas limiter les discussions au sein du CDIP sur les recommandations découlant de létude extérieure ou servir de point de départ à ces discussions.
e) Liste de recommandations qui sont superflues ou qui ne sont plus pertinentes
Il ny a pas eu de consensus sur la liste de recommandations qui sont superflues ou qui ne sont plus pertinentes à partir de létude extérieure.
Autres questions
Durant les délibérations du groupe de travail, plusieurs délégations ont indiqué quelles étaient selon elles les recommandations émanant du rapport sur létude extérieure qui importaient et qui devaient être mises en uvre. Toutefois, la mission du groupe de travail nétant pas dexaminer les recommandations pouvant être mises en uvre, mais dexaminer uniquement les recommandations qui sont superflues ou qui ne sont plus pertinentes, il a été convenu que ces délégations pouvaient soulever cette question au sein du CDIP.
Lannexe au rapport du groupe de travail ad hoc contenait des déclarations générales émanant des groupes régionaux. Le compte rendu des réunions du groupe de travail ad hoc était également disponible. Celui-ci avait été préparé par les corapporteurs. Il ne constituait pas un compte rendu in extenso des déclarations faites par les délégations et le Secrétariat, et était sans préjudice des interventions et des prises de position proprement dites.
La délégation de lÉgypte, parlant en qualité de coprésidente du groupe de travail ad hoc, a remercié les corapporteurs pour lexcellente préparation du rapport du groupe, ainsi que du compte rendu des réunions. Ils avaient fait de leur mieux pour restituer les discussions et les débats qui sétaient tenus, de même que les arguments qui avaient été invoqués, au cours des réunions du groupe de travail ad hoc portant tant sur létude extérieure que sur la réponse de la direction. Il existait naturellement des points de convergence et de divergence, articulés en particulier autour des différentes interprétations, par les délégations, de ce qui devait constituer des recommandations superflues ou qui nétaient plus pertinentes et du classement des recommandations dans les catégories A, B et C dans la réponse de la direction. Les déclarations du groupe des pays africains, du groupe du Plan daction pour le développement, du groupe B, du GRULAC et du RoyaumeUni reflétaient les positions des délégations. Ces déclarations figuraient dans lannexe au rapport du groupe de travail ad hoc. La délégation coprésidente a aussi remercié le Secrétariat davoir facilité les réunions sans conditions obligatoires. Cela avait parfois été difficile, notamment pour ce qui était des demandes que plusieurs délégations avaient formulées concernant linterprétation. Le Secrétariat avait été présent à toutes les réunions et avait répondu aux questions que les délégations lui avaient posées sur la réponse de la direction et les informations qui y figuraient. La délégation coprésidente a par ailleurs remercié les délégations qui avaient participé aux réunions pour avoir fait connaître leurs opinions, leurs vues et leurs analyses. Le représentant de la délégation a remercié le coprésident de la Belgique et sest félicité des longues discussions quils avaient eues tout au long du processus. En qualité de coprésidents, ils avaient fait de leur mieux pour mener efficacement le processus, afin dappliquer la décision du CDIP sur le mandat du groupe de travail ad hoc. Ils espéraient que les conclusions de ce dernier seraient utiles aux réflexions et aux discussions du CDIP et des États membres. Il incombait désormais à ceuxci de recenser les recommandations à adopter pour la voie à suivre.
La délégation de la Belgique, parlant en qualité de coprésidente du groupe de travail ad hoc, a remercié le coprésident, les corapporteurs et toutes les parties intéressées pour avoir contribué aux réunions. Le représentant belge a également remercié Mme Deere et M. Roca pour leur intéressante étude extérieure et les débats suscités par cette dernière. Le coprésident a aussi remercié le Secrétariat pour la réponse de la direction, pour avoir facilité les réunions et, dernier point mais non le moindre, pour la mise à disposition en temps opportun des rapports, ce qui, de temps à autre, avait relevé du défi. Sur le fond, lorsquil était basé en Afrique, un vieil ami lui avait indiqué que la renommée de Djibouti tenait à plusieurs choses, parmi lesquelles la plongée sousmarine et les déserts. En tant que coprésident, il avait parfois cru quil faisait de la plongée sousmarine. Il sétait souvent senti, tel un plongeur, limité et tenu par le mandat du groupe de travail, qui fournissait loxygène nécessaire aux travaux dudit groupe. Le groupe de travail ad hoc devait reconnaître que le mandat était ce quil était et quil chargeait le groupe de dégager les recommandations qui étaient superflues ou nétaient plus pertinentes, sans incidences sur le plan budgétaire. Cest ce que le groupe de travail avait effectué. Ce quil en ressortait était quil ny avait pas eu accord sur la définition du terme superflu, ni sur un ensemble de recommandations superflues. Toutefois, comme il sagissait du CDIP, les délégations ne faisaient plus de plongée sousmarine ou quoi que ce soit. Cela sapparentait maintenant davantage à une traversée du désert et imposait de marcher de manière réaliste, pragmatique et gérable. À ce titre, le coprésident a remercié le Secrétariat, en particulier M. Onyeama et son secteur, pour avoir mis à disposition ce qui était gérable, pragmatique et réaliste. En qualité de coprésident du groupe de travail ad hoc, il a insisté sur le fait quil importait de se concentrer sur la catégorie B des recommandations.
Le président a remercié pour leurs travaux les coprésidents du groupe de travail ad hoc. Lexercice sétait avéré difficile et délicat, mais ils avaient fait de leur mieux. Il sest référé à la métaphore utilisée par le coprésident belge et a émis lespoir que le comité serait en mesure de trouver une oasis où les délégations pourraient réfléchir aux recommandations susceptibles de constituer lissue des débats, car le scénario le plus défavorable serait de conclure sans avoir quoi que ce fût de concret en main. Le comité disposait à présent dinformations aussi complètes que possible. Il disposait de lexposé que Mme Deere avait effectué de létude extérieure quelle avait rédigée en collaboration avec M. Roca, lequel, ce jour, était malheureusement absent. Il disposait également de lexposé du Secrétariat sur la réponse de la direction. Le comité avait en outre le rapport du groupe de travail ad hoc et les déclarations que les deux coprésidents avaient faites au sujet de leurs impressions quant à la forme et la teneur de ces discussions. Ainsi le comité pouvaitil maintenant tenir un débat véritable sur la suite à donner aux recommandations.
La délégation de lIran (République islamique d), parlant au nom du groupe des pays asiatiques, a remercié Mme Deere et M. Roca pour leur rapport sur létude extérieure, de même que le Secrétariat pour sa réponse de la direction qui témoignait dune volonté daméliorer lassistance technique suivie quil fournissait aux États membres. Lassistance technique pouvait être considérée comme lessence du Plan daction pour le développement. Létude extérieure, tout en reconnaissant déventuelles faiblesses, pouvait jouer un rôle crucial dans lamélioration de lassistance technique, dans le but de fournir en fonction des besoins et du niveau de développement dun pays donné une assistance technique axée sur le développement, fondée sur la demande, transparente et adaptée au pays sur le plan de la conception, de lexécution et de lévaluation. Il était donc important de se concentrer sur plusieurs recommandations, sous différents sujets dans le rapport sur létude extérieure, et de dégager les recommandations pertinentes à mettre en application et à traduire en mesures concrètes. Pour atteindre ces objectifs et faire en sorte que les débats soient ciblés sur les recommandations, en vue daméliorer la qualité de lassistance technique, le classement par ordre de priorité des recommandations pertinentes, ainsi que lélaboration de projets ou de plans daction visant à mettre en application de telles recommandations, représentaient une manière pragmatique daméliorer lassistance technique. Bien que le groupe de travail ad hoc ne soit pas parvenu à un consensus sur la détermination des recommandations superflues et qui nétaient plus pertinentes, en raison des différentes interprétations, par les États membres, de ce qui devait être considéré comme superflu ou hors de propos dans le contexte des activités actuelles de lOMPI, le CDIP pouvait au moins dégager un accord sur la conception de projets ou de plans daction fondés sur les recommandations pertinentes. Dans cette optique, le groupe des pays asiatiques se félicitait du débat engagé sur létude extérieure de lassistance technique de lOrganisation et encourageait tous les États membres à présenter des propositions concrètes pour la prochaine session du CDIP. En conséquence, le groupe invitait le comité à maintenir à lordre du jour de sa prochaine session les documents qui se
rapportaient à létude extérieure. Enfin, il a exprimé sa gratitude aux coprésidents du groupe de travail ad hoc pour leurs indications sur la marche à suivre, ainsi que les corapporteurs pour leur travail rigoureux de préparation des rapports et du compte rendu des réunions.
La délégation de lAlgérie, parant au nom du groupe du Plan daction pour le développement, a estimé quelle était très bien placée pour prendre la parole, vu que toutes les interventions faites depuis le début de la session avaient été très positives. Cétait dans cet esprit que le groupe souhaitait intervenir. Le comité avait entendu différents exposés. Le premier avait été effectué par le coauteur de létude extérieure, qui avait fait figurer certains éléments très positifs dans son exposé, lequel montrait clairement limportance de létude extérieure. Il était significatif que létude soit lune des premières à avoir été menées par lOrganisation sur cette question. Létude extérieure reconnaissait que la coopération et lassistance technique dispensée par lOMPI à ses États membres couvrait un vaste domaine. Lexposé effectué par le Secrétariat était lui aussi positif. Mme Longcroft avait, de façon très constructive et de manière exhaustive, présenté ce que lOrganisation faisait, sans peser sur les travaux du comité portant sur les recommandations de létude extérieure. Les auteurs sétaient efforcés de contribuer à lamélioration de la gestion et de lexécution de lassistance technique de lOMPI selon une approche globale. Le groupe du Plan daction pour le développement travaillait aux mêmes objectifs. À ce titre, lintervention de la délégation portait sur la proposition conjointe du groupe et du groupe des pays africains. Le document était disponible à lextérieur de la salle. Les débats sur létude extérieure avaient commencé au cours de la dernière session du comité. Le document CDIP/8/INF/1, qui avait été présenté lors de la dernière session, et la réponse de la direction, figurant dans le document CDIP/9/14, servaient de base aux discussions. Le groupe du Plan daction pour le développement a été davis que des mesures de suivi efficaces reposant sur les recommandations de létude extérieure contribueraient en grande partie à la mise en uvre effective du Plan daction pour le développement de lOMPI. La proposition conjointe du groupe et du groupe des pays africains avait été faite dans cette optique. La délégation a formulé quelques remarques préliminaires concernant le document. Tout dabord, la proposition reposait entièrement sur létude extérieure (dans le document CDIP/8/INF/1) et la réponse de la direction (dans le document CDIP/9/14). Les idées et les recommandations figurant dans la proposition étaient tirées du document CDIP/8/INF/1. Des références étaient fournies dans le document aux fins dindiquer les sources. Deuxièmement, la proposition visait à réorganiser les informations fournies dans ces documents. Comme Mme Deere lavait signalé précédemment, le rapport sur létude extérieure était volumineux. Il donnait toutes les informations de base nécessaires à la compréhension des recommandations figurant dans ce rapport. La proposition faisait suite aux discussions informelles menées dans le cadre du groupe de travail ad hoc. Les travaux entrepris par le groupe de travail témoignaient du vif intérêt manifesté par tous les États membres pour létude extérieure. Les États membre avaient été pleinement impliqués dans cet exercice. Le groupe du Plan daction pour le développement remerciait les coprésidents, les corapporteurs et tous ceux qui avaient participé. La proposition visait à fournir un document consolidé et concis sur les recommandations et ne faisait que 16 pages. Les recommandations étaient classées en 13 groupes. Chaque groupe comportait un certain nombre de recommandations qui figuraient sous le même thème. Par exemple, le groupe A sur la pertinence et lorientation incluait des recommandations telles que létablissement de principes directeurs et dun manuel sur lassistance technique. Mme Deere avait expliqué pourquoi ceuxci étaient nécessaires. Il serait facile duvrer à leur élaboration. Ils seraient fort utiles dans la mesure où, parfois, les États membres ne savaient pas ce qui était nécessaire ni ce qui était disponible en termes dassistance technique. Ils faciliteraient nettement les choses pour les États membres et pourraient même encourager ces derniers à demander une assistance technique. Le groupe B sur le programme et budget reprenait lidée dune politique exhaustive en matière de programme et budget concernant les activités en faveur du développement. Cette idée avait été soulevée dans létude extérieure et représentait une chose à laquelle le groupe du Plan daction pour le développement et le groupe des pays africains adhéraient complètement. Les auteurs confirmaient que le Secrétariat uvrait à certaines de ces questions. Le groupe du Plan daction pour le développement, tout comme le groupe des pays africains, se montraient également daccord avec ceci. Par exemple, pour ce qui était des activités financées par les fonds fiduciaires, ils avaient indiqué dès le début que ceuxci devraient être incorporés au budget ordinaire. Le Secrétariat avait déclaré quil avait commencé à le faire. Ils en prenaient acte et convenaient que quelque chose avait été accompli. À ce titre, leur demande était que toutes les différentes activités soient, à lavenir, complètement incorporées. Ceci permettrait aux États membres de se reporter aux détails des montants, aux sources des fonds ainsi quaux conditions de financement. Des informations devaient en outre être dispensées sur la manière dont les États membres pouvaient formuler des demandes dactivités dassistance technique financées par le biais des fonds fiduciaires. Les ressources humaines représentaient un autre domaine dans lequel il restait du travail à accomplir. Ils convenaient avec le Secrétariat quun code déthique avait été introduit à lOMPI. Ils constataient par ailleurs avec satisfaction que, dans la réponse de la direction et le rapport du Directeur général, le code déthique était associé à la généralisation du Plan daction pour le développement au sein de lOrganisation. À ce titre, ils souhaitaient par exemple que le code déthique fasse référence à laccord entre lONU et lOMPI, de même quau Plan daction pour le développement. La question des consultants et des experts représentait un autre domaine sur lequel il allait falloir travailler. Ceci figurait aussi dans lexposé de Mme Deere comme étant un aspect qui nécessitait des efforts. Le groupe du Plan daction pour le développement et le groupe des pays africains souhaitaient notamment savoir comment les travaux de ces consultants étaient évalués et comment ils étaient engagés pour mener à bien les activités de lOrganisation. Un code de conduite devrait également être élaboré pour les experts et les consultants. Lassistance législative et réglementaire constituait un autre groupe quil fallait examiner. Il avait été convenu que lassistance technique dans ce domaine requérait des précautions particulières et que des informations détaillées ne pouvaient pas, par exemple, être fournies sur le site Web de lOMPI sans la permission des bénéficiaires. Néanmoins, le groupe du Plan daction pour le développement et le groupe des pays africains souhaitaient étudier la façon dont de telles informations pouvaient être partagées par les États membres sur une base volontaire ou en accord avec les bénéficiaires. Il existait dautres groupes pour lesquels une discussion approfondie était nécessaire. Cependant, tel nétait pas le but de cet exposé. Ce dernier visait à expliquer les objectifs du document. La délégation de lÉgypte fournirait, au nom du groupe des pays africains, des informations complémentaires sur ce document ainsi que sur la voie à suivre qui y était proposée.
La délégation de lÉgypte, parlant au nom du groupe des pays africains, a remercié les coauteurs de létude extérieure pour leurs rigoureuses analyse et recommandations, de même que le Secrétariat pour la réponse de la direction qui avait été également amplement examinée dans le cadre du groupe de travail ad hoc. Il était bien rendu compte de la position du groupe des pays africains dans les observations que celuici avait soumises au groupe de travail ad hoc. Ces observations étaient disponibles, si les délégations voulaient connaître la position du groupe au cours des débats du groupe de travail ad hoc. La délégation ne rentrerait pas làdedans, dans la mesure où son exposé concernait lavenir. Le groupe avait procédé à lévaluation des recommandations du rapport sur létude extérieure et de la réponse de la direction. Il sétait, avec le concours du groupe sur le Plan daction pour le développement, efforcé de recenser les recommandations quils considéraient comme étant intéressantes et devant être poursuivies en vue dune mise en uvre. Avant dentrer dans les détails des recommandations mises en exergue par le groupe du Plan daction pour le développement, le groupe des pays africains a défini les principes qui avaient présidé à leur analyse. En premier lieu, leurs travaux répondaient aux recommandations pertinentes du Plan daction pour le développement, en particulier à la recommandation n° 41 (Effectuer une étude des activités dassistance technique de lOMPI existantes dans le domaine de la coopération et du développement), ainsi quà la recommandation n° 33 (Demander à lOMPI délaborer un mécanisme efficace dexamen et dévaluation annuel, en vue danalyser lensemble de ses activités axées sur le développement, notamment celles qui ont trait à lassistance technique, en établissant à cette fin des indicateurs et des critères spécifiques, le cas échéant). Partant, leurs travaux se sont fondés sur les recommandations du Plan daction pour le développement. Deuxièmement, les recommandations recensées étaient tirées du rapport sur létude extérieure et étaient par ailleurs étayées par la réponse de la direction. Ainsi, comme lavait souligné le groupe du Plan daction pour le développement, des références claires avaientelles été insérées dans le document, relatives, le cas échéant, au contexte précis dans lequel elles étaient utilisées et à lendroit exact où elles figuraient dans le rapport sur létude extérieure et la réponse de la direction. Le groupe du Plan daction pour le développement et le groupe des pays africains avaient retenu des recommandations spécifiques dans 13 domaines, parmi lesquels : la pertinence et lorientation de lassistance technique de lOMPI dans le secteur de la coopération pour le développement; le programme et budget; les ressources extrabudgétaires; les ressources humaines; les experts et les consultants; la transparence et la communication; la base de données de lassistance technique; lappréciation de lincidence, le contrôle et lévaluation; les stratégies et les politiques en matière de propriété intellectuelle; lassistance législative et réglementaire; la modernisation des offices de propriété intellectuelle, la formation et le renforcement des capacités, les systèmes de soutien aux utilisations du système de propriété intellectuelle; la coopération; et le suivi. Comme lavait mis en évidence le Secrétariat, le rapport sur létude extérieure comportait 89 recommandations principales et plus de 200 sousrecommandations. Le groupe du Plan daction pour le développement et le groupe des pays africains les avaient analysées et en avaient recensé certaines pouvant être poursuivies. Ils attendaient avec intérêt davoir des échanges de vues sur cellesci. Ils étaient aussi prêts à mener des consultations, dans le cadre du comité, avec les membres et les délégations intéressées à cet égard. Leur objectif était de mettre à profit ce qui existait, afin daméliorer lassistance technique de lOMPI et de la rendre plus efficace et plus utile. Ceci renforcerait lincidence, sur le développement, de ces activités dans les États membres en développement et les moins développés qui bénéficient de lassistance technique de lOrganisation.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique, parlant au nom du groupe B, a remercié les coauteurs, Mme Carolyn Deere et M. Santiago Roca, pour létude extérieure sur lassistance technique de lOMPI dans le domaine de la coopération pour le développement. La délégation a également remercié le Secrétariat pour la réponse de la direction à létude extérieure. Tandis que cette dernière comprenait un grand nombre de recommandations, le groupe B considérait que le classement des recommandations par groupes et la réponse de la direction devaient servir de base pour orienter les travaux du comité. Le groupe A recensait les recommandations qui transparaissaient déjà dans les activités de lOMPI ou ses programmes de réforme en cours. Le groupe B répertoriait les recommandations qui méritaient un approfondissement et le groupe C dressait linventaire des recommandations qui suscitaient des inquiétudes quant à leur mise en uvre. Le comité devait centrer ses débats sur les recommandations figurant dans le groupe B. Le groupe B [TRADUCTION au nom duquel sexprimait la délégation des ÉtatsUnis dAmérique] estimait quil ny avait aucun intérêt à discuter des recommandations énumérées dans le groupe A, dans la mesure où les questions qui y étaient soulevées étaient ou avaient été traitées par le Secrétariat. Il était par ailleurs important de faire observer que ces recommandations tenait compte de la situation de 2008 à 2010. À son avis, il serait inutile et inefficace que le comité continue à examiner en détail le grand nombre de recommandations superflues. De nombreux projets de lOMPI sur lassistance technique étaient actuellement en cours et il y en aurait certainement dautres. Ces projets devraient être évalués séparément et indiqueraient au comité si les questions soulevées dans létude extérieure Deere/Roca avaient été traitées de façon satisfaisante. Adhérer à ce principe permettrait non seulement déviter la redondance des activités mais aussi doffrir lavantage de veiller à ce que le comité reçoive en permanence les évaluations dun large éventail de spécialistes en la matière. Qui plus est, si ces évaluations mettaient en lumière la nécessité daméliorations plus marquées, le comité aurait la possibilité de prendre en temps opportun les mesures qui simposaient. De même, les recommandations dans le groupe C ne devraient pas être débattues, puisque le Secrétariat avait recensé les questions importantes en matière de ressources et de mandat qui pourraient empêcher leur mise en application. Sagissant de ces dernières, cestàdire des questions de mandat, le Secrétariat avait correctement relevé quelquesunes des recommandations les plus délicates. Par exemple, que lOrganisation devait évoluer dune perspective axée sur la propriété intellectuelle à une approche orientée vers le développement et que lOMPI ne devait pas chercher à se poser comme la voix de lOrganisation des Nations Unies en matière de propriété intellectuelle. Ces deux recommandations allaient à lencontre de la Convention instituant lOMPI, en particulier de larticle 3 qui stipulait que [l]Organisation a[vait] pour but (
) de promouvoir la protection de la propriété intellectuelle à travers le monde par la coopération des États, en collaboration, sil y a[vait] lieu, avec toute autre organisation internationale. Pour ces raisons, les recommandations dans le groupe C ne devaient pas être débattues. Le groupe a par ailleurs noté que les recommandations dans létude extérieure Deere/Roca nétaient que celles des auteurs et quelles ne devaient pas être mises en uvre, à moins quune décision par consensus soit prise par les États membres pour le faire. Le groupe a remercié les coprésidents, les corapporteurs, le Secrétariat et les membres qui avaient participé au groupe de travail ad hoc. Comme la délégation lavait indiqué la veille, ce dernier navait pas atteint son objectif de réduire le nombre de recommandations par le biais de discussions centrées sur les recommandations superflues ou qui nétaient plus pertinentes. Faire avancer le débat sur les recommandations ne devait relever que du comité.
La délégation du Venezuela (République bolivarienne du) a remercié les corapporteurs pour leur travail. Il était vrai que le groupe de travail ad hoc nétait pas parvenu à un accord sur le classement des recommandations. Ceci était dû au fait que les délégations navaient pas pu sentendre en la matière. La première chose que devait faire une délégation était dexaminer le rapport sur létude extérieure et la langue était pertinente à cet égard. La question de la langue concernait également le développement. Les délégations ne pouvaient pas travailler sur un rapport si elles nétaient pas capables de létudier ou den débattre dans une langue qui nétait pas la leur. Un mandat spécial avait été donné au groupe de travail ad hoc. Toutefois, ceci ne peut pas être utilisé pour passer outre aux règles générales de procédure en matière de traduction et dinterprétation. Un mandat spécial ne peut jamais être contraire à un mandat général sur ces questions. Sur des points aussi importants que létude extérieure, linterprétation et la traduction devraient être fournies. Ceci devrait être compris comme devant figurer dans les dépenses de lOrganisation et non comme quelque chose de spécial. Les deux langues de travail dans les réunions du groupe de travail avaient été langlais et le français. Les délégations qui utilisent ces langues navaient pas eu de problèmes. Cependant, cela pourrait changer. Cette question concernait le développement. Peutêtre que de prochaines réunions du groupe de travail pourraient se tenir en arabe, en chinois et en espagnol, de sorte que dautres puissent vivre ce quils avaient vécu. Il sagissait aussi de langues de lOrganisation des Nations Unies. Concernant ce qui avait été dit par le Secrétariat sur les réformes au sein de lOMPI depuis 2010, et le fait quelles navaient pas été consignées dans le rapport sur létude extérieure, cela ne signifiait pas nécessairement que ce dernier navait plus de raison dêtre ou que tout fonctionnait mieux pour le Plan daction pour le développement en raison des réformes en cours au sein de lOrganisation. La délégation espérait que ce dernier point était vrai, mais il devrait également être précisé de quelle manière lOMPI fonctionnait mieux en ce qui concernait le Plan daction pour le développement. La délégation a remercié Mme Deere pour ses travaux et la façon responsable avec laquelle lévaluation avait été menée. Le président avait signalé que létude extérieure constituait matière à réflexion. Ceci était vrai, mais seulement pour ce qui était de certaines parties au sein de lOrganisation. Daucuns avaient indiqué que ladite étude était insensée, dautres quelle était remarquable. Le moment était venu de la réflexion, qui ne devait pas être axée sur la qualité du rapport mais plutôt sur ce qui était ou nétait pas fait. Tout le processus visait à faire de lOMPI une organisation orientée vers le développement. Elle navait pas été créée pour cela. Néanmoins, les temps changeaient. La propriété intellectuelle se rapportait à la santé publique, à la sécurité alimentaire et aux questions environnementales qui concernaient les pays en développement. Aussi lOMPI ne pouvaitelle pas être considérée uniquement comme une organisation chargée de la propriété intellectuelle. Si les statuts, règles et règlements devaient être changés, cela devrait être fait. Ils navaient pas été établis pour être éternels. Mme Deere avait indiqué quil existait des domaines qui connaissaient des problèmes structurels. Les États membres fournissaient des lignes directrices sur le genre dassistance requise et ceci avait de réelles conséquences sur le Comité du programme et budget. Il avait été dit que certains comités étaient des comités organiques et que dautres étaient des comités techniques. Toutefois, la question du développement concernait tous les comités, dans la mesure où tout se rapportait au développement. La délégation a demandé à Mme Deere de préciser le lien qui existait entre le Comité du programme et budget et la question du développement au sein de lOrganisation.
La délégation du Danemark, parlant au nom de lUnion européenne et de ses États membres, a remercié Mme Deere pour son exposé de létude extérieure sur lassistance technique de lOMPI dans le domaine de la coopération pour le développement, ainsi que pour son point de vue personnel sur les recommandations de létude. La délégation a par ailleurs remercié le Secrétariat pour les exposés sur la réponse de la direction. Sagissant du groupe de travail ad hoc, lUnion européenne et ses États membres remerciaient les coprésidents, les corapporteurs et les parties intéressées pour leur contribution aux travaux du groupe sur létude extérieure, de même que le Secrétariat pour avoir facilité les réunions. Le mandat du groupe de travail ad hoc était dexaminer létude extérieure Deere/Roca figurant dans le document CDIP/8/INF/1, en insistant sur le recensement des recommandations qui étaient superflues ou nétaient plus pertinentes. Dans cet exercice, le groupe de travail avait disposé de la réponse de la direction qui figurait dans le document CDIP/9/14. LUnion européenne et ses États membres avaient participé de façon constructive aux débats du groupe de travail. Cependant, les résultats des travaux menés par celuici navaient pas répondu à lissue escomptée au regard de son mandat. La réponse de la direction étant plus récente par rapport à létude extérieure, les débats devraient porter sur cette réponse, laquelle répertoriait trois catégories de recommandations dans létude extérieure. La catégorie A englobait les recommandations qui transparaissaient déjà dans les activités ou les programmes de réforme en cours de lOMPI. La catégorie B comprenait les recommandations qui méritaient un approfondissement. Enfin, la catégorie C dressait linventaire des recommandations qui suscitaient des inquiétudes quant à leur mise en uvre. À cet égard, le comité ne devrait privilégier que les recommandations recensées par le Secrétariat sous la catégorie B de la réponse de la direction, comme méritant un approfondissement. Les recommandations dans la catégorie A de la réponse de la direction étaient superflues, puisquelles transparaissaient en partie ou déjà dans les activités ou les programmes de réforme en cours de lOrganisation. Les recommandations qui suscitaient des inquiétudes quant à leur mise en uvre étaient classées sous la catégorie C de la réponse de la direction et ne devraient pas être étudiées plus avant. Pour ce qui était des débats à venir sur cette question, lUnion européenne et ses membres étaient prêts à sengager dans de tels débats au sein du CDIP.
La délégation du Paraguay, parlant au nom du groupe des pays dAmérique latine et des Caraïbes (GRULAC), a remercié le Secrétariat, les auteurs du rapport Deere/Roca, les coprésidents du groupe de travail ad hoc (Belgique et Égypte) ainsi que les corapporteurs (Pakistan et Colombie). La délégation a fait référence au problème des langues de travail, qui nétait pas une question dimportance mineure pour le GRULAC. Le groupe regrettait que des services dinterprétation naient pas été prévus lors des réunions du groupe de travail ad hoc, et il navait pas pu compter sur la traduction du rapport Deere/Roca en espagnol. La position du groupe au sujet des travaux du groupe de travail ad hoc figurait dans lannexe du rapport établi par celuici et il y serait fait référence au cours de lintervention. Concernant létude extérieure sur lassistance technique fournie par lOMPI dans le domaine de la coopération pour le développement, la mise en uvre du Plan daction pour le développement était une priorité parmi les activités de lOMPI. À cet égard, létude extérieure constituait une étape importante dans le cadre de la discussion de ce sujet car le comité devait déterminer comment améliorer lassistance technique fournie par lOMPI. Le rapport ne devait pas être considéré comme une critique des travaux réalisés par lOMPI en matière de coopération pour le développement mais plutôt comme une possibilité de réaliser des progrès dans un domaine essentiel pour les pays en développement, qui étaient les principaux bénéficiaires de lassistance technique. Les États membres devaient étudier ce document en le considérant comme un outil pour améliorer les activités menées par lensemble des parties prenantes. Il ne devait donc pas servir de motif de confrontation ou de nouveaux désaccords. À lavenir, il faudrait suivre lévolution des recommandations contenues dans le rapport Deere/Roca afin dassurer un contrôle en continu et une évaluation des activités dans le cadre des mécanismes existants au sein du CDIP. Sagissant de la réponse de la direction, les initiatives décrites dans ce document étaient positives, même sil nétait pas pleinement expliqué dans quelle mesure leurs objectifs avaient été remplis. Elles témoignaient cependant de la volonté résolue du Secrétariat daméliorer ses activités et de prendre acte des difficultés. Concernant la proposition détablissement de directives pour le développement, cellesci ne devaient pas restreindre le droit des États membres de demander à lOMPI de réaliser des activités dassistance technique en fonction de leurs besoins spécifiques. Il était proposé dintégrer les activités financées par des fonds fiduciaires aux procédures délaboration du budget ordinaire, des programmes et détablissement de rapports de lOMPI. Les membres devaient faire preuve de tact par rapport à cette question dans la mesure où les activités financées par les fonds fiduciaires devaient pouvoir être proposées à tout moment et sans contraintes administratives, y compris de la part du Comité du programme et budget. En conséquence, cette recommandation devait être considérée comme nétant plus pertinente. Les directives devaient être adoptées dans loptique de promouvoir et non de restreindre la programmation des activités financées par les fonds fiduciaires. Concernant le rôle des missions diplomatiques à Genève, dans la mesure où les missions permanentes représentaient les gouvernements, cellesci devaient être tenues informées de lensemble des activités prévues dans un pays donné. Ainsi, lOMPI devait informer les missions permanentes de toutes ses initiatives. En conclusion, le groupe a réaffirmé que lensemble de ses membres étaient disposés à continuer de soutenir les initiatives qui allaient dans le sens de lamélioration des activités de lOMPI et contribuaient de façon positive aux activités de développement dans tous les pays.
La délégation de la République de Corée a remercié les auteurs du rapport qui avaient été chargés dexaminer létude extérieure sur lassistance technique fournie par lOMPI dans le domaine de la coopération pour le développement pour leurs observations et recommandations précieuses en vue de renforcer lassistance technique fournie par lOMPI. La délégation a également remercié le Secrétariat davoir répondu à létude extérieure. Elle appréciait grandement la participation des membres du groupe de travail ad hoc, en particulier le travail considérable quavaient accompli les deux coprésidents (Belgique et Égypte) et les deux corapporteurs (Pakistan et Colombie) afin dexaminer les recommandations dans le détail et sur le fond. Sagissant de létude extérieure, la délégation était très impressionnée par le rapport complet et détaillé qui avait pu être élaboré en dépit des difficultés pour recueillir des données et malgré les contraintes de temps et de ressources. De manière générale, la délégation était davis que les constatations, les observations et les recommandations contenues dans létude devaient être prises en considération attentivement par le CDIP car elles étaient bien élaborées et pouvaient apporter une valeur ajoutée au programme dassistance technique de lOMPI dans le cadre du Plan daction pour le développement. En particulier, la délégation souscrivait entièrement à lobservation formulée dans le rapport selon laquelle lOMPI devait non seulement faire preuve déquilibre, de transparence, defficience dans lutilisation des ressources, defficacité mais aussi avoir une incidence, dans le cadre des activités de développement quelle fournissait également. Même si le rapport contenait des recommandations dont la mise en uvre effective suscitait des questions, lOMPI avait déjà fait preuve de sa volonté dintégrer des considérations relatives au développement dans ses activités en appliquant un grand nombre de recommandations dans le cadre de différentes mesures, y compris dans le cadre du programme de réorientation stratégique de lOMPI. À cet égard, la délégation saluait la direction avisée du Directeur général et le travail considérable réalisé par le Secrétariat. Toutefois, la délégation faisait siennes les conclusions selon lesquelles il existait dans les procédures internes de lOMPI des lacunes importantes en ce qui concernait la définition, la mesure et le contrôle de lallocation de son budget et des dépenses pour les activités de coopération pour le développement. À cet égard, la délégation était davis que les procédures internes de lOMPI devaient être rendues plus transparentes pour ce qui était de la mise en uvre des projets relevant du Plan daction pour le développement ainsi que dautres activités dassistance technique fournies par lOMPI dans les pays en développement. Enfin, sagissant de la recommandation sur les activités financées par des fonds fiduciaires, la délégation partageait le point de vue sousjacent du rapport selon lequel il était nécessaire daméliorer la transparence en matière dutilisation de ressources extrabudgétaires. Toutefois, étant donné la nature complémentaire des projets et des contributions volontaires effectuées par les donateurs pour appuyer les activités de développement de lOMPI, la délégation considérait quil valait mieux conserver une certaine flexibilité pour entreprendre des activités financées par des fonds fiduciaires plutôt quappliquer des règles structurées comme cela était le cas pour les programmes relevant du budget ordinaire. Elle considérait également quil était absolument nécessaire de renforcer la coordination interne afin déviter que les programmes relevant du budget ordinaire et les programmes financés par les fonds fiduciaires fassent double emploi ou se chevauchent, ainsi que de renforcer la coordination avec les donateurs pour parvenir à un équilibre entre les positions de ces derniers et les principes de lOMPI en ce qui concernait la mise en uvre des programmes dassistance pour le développement. Telles étaient les observations préliminaires de la délégation, qui était prête à entamer des discussions constructives au sein du CDIP.
La délégation de la Hongrie, parlant au nom des pays dEurope centrale et des États baltes, a exprimé sa satisfaction au sujet de létude extérieure et de la réponse de la direction. Le groupe a également remercié les auteurs, le Secrétariat, les coprésidents et les corapporteurs pour leurs travaux, ainsi que lensemble des participants pour leur engagement en faveur de ce processus. Conformément aux modalités de fonctionnement définies pour le groupe de travail ad hoc constitué à la dernière session du CDIP, le groupe et dautres participants avaient organisé cinq sessions de travail pour mener à bien limportante tâche consistant à examiner le document CDIP/8/INF/1 afin de recenser les recommandations qui étaient superflues ou qui nétaient plus pertinentes, sans les classer par ordre de priorité et sans incidences budgétaires. La réponse de la direction avait également apporté une contribution concrète aux discussions et le groupe a remercié le Secrétariat pour le travail considérable quil avait abattu. Le groupe de travail ad hoc a conclu que la classification présentée dans la réponse de la direction était pertinente. Le groupe estimait que les recommandations relevant de la catégorie A étaient superflues ou nétaient plus pertinentes car certaines dentre elles étaient déjà prises en considération dans les activités de lOMPI ou dans les programmes de réforme en cours. De surcroît, plusieurs recommandations étaient devenues superflues en raison du temps considérable qui sétait écoulé depuis lachèvement de létude extérieure. Létude ne prenait donc pas en considération les activités du Secrétariat les plus récentes. Il convenait également de noter que plusieurs projets mettant en uvre les recommandations formulées dans le rapport Deere/Roca faisaient actuellement lobjet dune évaluation et dun rapport, et quil en serait rendu compte lors de la présente session ou lors des sessions à venir. Selon la réponse de la direction, dautres recommandations contenues dans létude extérieure et relevant de la catégorie C soulevaient des préoccupations quant à leur mise en uvre. Le groupe a remercié le Secrétariat davoir donné des précisions au sujet du raisonnement qui soustendait certaines de ces recommandations au cours des différentes sessions du groupe de travail ad hoc. Afin daccélérer les délibérations, les recommandations relevant de la catégorie C ne devaient pas faire lobjet de discussions supplémentaires. Malheureusement, le groupe de travail ad hoc nétait pas parvenu à dégager un consensus au sujet des recommandations qui étaient superflues ou qui nétaient plus pertinentes. Il fallait toutefois souhaiter que les heures consacrées à ces discussions ne restent pas vaines et que les explications utiles fournies par le Secrétariat servent de fondement pour accélérer les délibérations. Le groupe attendait avec intérêt des discussions sur les recommandations relevant de la catégorie B, qui, selon la direction, étaient potentiellement applicables. Le groupe appuyait les activités dassistance technique qui reposaient sur des demandes spécifiques de la part des pays et qui faisaient fond sur des progrès déjà accomplis. Enfin, le groupe était davis que tout débat à venir sur ce point dune très haute importance et sur les rapports connexes devait avoir lieu uniquement dans le cadre du CDIP.
La délégation de la Bolivie (État plurinational de) a appuyé sans réserve la déclaration faite par la délégation du Paraguay au nom du GRULAC, et en particulier les points concernant la traduction et les langues, auxquels il fallait accorder de limportance pour que les discussions nexcluent personne et soient transparentes. La délégation ne pouvait accepter quun rapport important ne soit pas traduit en espagnol ni dans dautres langues de lOrganisation des Nations Unies. Elle ne pouvait pas non plus accepter que des services dinterprétation ne soient pas prévus lors de sessions de travail aussi importantes que celles du groupe de travail ad hoc. La délégation a remercié les coauteurs du rapport pour leur travail. Ce document était dune grande valeur car il présentait lassistance technique fournie par lOMPI à travers le regard dexperts extérieurs. Le Plan daction pour le développement était de la plus haute importance et 15 des recommandations quil énonçait concernaient lassistance technique. Le rapport sur létude extérieure était important pour cette raison. Il contenait des recommandations utiles et la délégation a remercié les coauteurs pour les efforts quils avaient accomplis à cet égard. Ainsi que lavait indiqué précédemment le coordonnateur du GRULAC, le rapport ne devait pas être considéré comme une attaque envers lOMPI mais plutôt comme une occasion daméliorer les travaux et les activités dassistance technique menés par lOrganisation. Cela permettrait de veiller à ce que ces travaux répondent aux besoins des pays en développement. La délégation a remercié le Secrétariat pour la réponse de la direction. Elle observait avec satisfaction que des travaux étaient en cours afin daméliorer lassistance technique fournie par lOMPI. La délégation a félicité le Secrétariat pour les efforts quil avait déployés. Concernant les travaux futurs, les États membres avaient déjà eu loccasion dexaminer en profondeur le rapport présenté par les coauteurs. Le groupe de travail ad hoc avait également étudié la réponse du Secrétariat au sujet du rapport. Bien que ce groupe ne soit parvenu à aucun accord sur les domaines qui nétaient plus pertinents ou qui étaient superflus, il avait offert aux États membres une occasion précieuse dexaminer en détail les travaux entrepris par le Secrétariat. Il leur fallait désormais passer à létape suivante, ce qui nétait pas une tâche facile. La délégation ne soutenait pas la proposition du groupe B et de lUnion européenne selon laquelle le comité devait faire porter ses efforts uniquement sur les recommandations relevant de la catégorie B, car la classification reflétait uniquement lopinion du Secrétariat. Même si le rapport du groupe de travail ad hoc permettait au comité davoir une vision plus claire afin daller de lavant, ce document avait clairement fait apparaître labsence daccord au sein des États membres au sujet de ces catégories. Ainsi, la délégation nestimait pas que ce document, ou les catégories quil recensait, devait servir de base pour les travaux futurs. Le comité devait donner acte de lutilité des travaux réalisés par le groupe du Plan daction pour le développement et le groupe des pays africains et devait les remercier pour le document quils avaient présenté, car ils avaient réalisé un travail remarquable pour tenter de mettre en évidence les recommandations essentielles contenues dans le rapport sur létude extérieure et pour les comparer avec la réponse du Secrétariat. Le document présenté par le groupe du Plan daction pour le développement et le groupe des pays africains contenait 36 recommandations spécifiques sur chacun des sousthèmes. Il importait de garder à lesprit que ce document prenait en compte la réponse du Secrétariat. La délégation appuyait sans réserve ce document, qui constituait une bonne base pour de nouvelles discussions concernant le choix des recommandations à mettre en uvre. La délégation sétait aussi portée coauteur de la proposition et souhaitait que son nom apparaisse dans le document lorsquil serait distribué.
La délégation de lAfrique du Sud a félicité les auteurs du rapport qui avaient été chargés dexaminer létude extérieure sur lassistance technique fournie par lOMPI dans le domaine de la coopération pour le développement. Il était approprié que ce rapport soit désormais dénommé rapport Deere/Roca. La délégation a également remercié le Secrétariat pour la réponse de la direction, et en particulier pour les efforts réalisés afin de répertorier lensemble des recommandations formulées dans le rapport Deere/Roca et den dresser la liste dans lannexe 2 du document, de façon à faciliter la lecture. Cependant, la délégation soulignait également quelle avait des réserves concernant la classification des recommandations dans lannexe 2, car le mot clé neutralité revenait à plusieurs reprises au sujet de la position du Secrétariat. La classification compromettait la neutralité du Secrétariat. La délégation sinterrogeait sur les motifs pour lesquels le Secrétariat avait exprimé des préoccupations quant à la mise en uvre de certaines recommandations. De ce fait, la délégation ne sassociait pas à cette classification. Toutefois, elle était satisfaite de la façon dont lannexe avait été élaborée. Le groupe de travail ad hoc qui avait été chargé dexaminer létude extérieure sur lassistance technique avait organisé plusieurs réunions afin danalyser les recommandations contenues dans le rapport Deere/Roca. Il avait donné loccasion aux États membres de comprendre les observations et les recommandations contenues dans ce rapport. De lavis de la délégation, le groupe de travail ad hoc avait été utile et fructueux. Cependant, il importait désormais de mettre laccent sur les résultats. Le comité devait recenser les recommandations à examiner et à mettre en uvre. Mme Deere lavait également exprimé de façon éloquente lorsquelle avait dressé la liste des recommandations que le comité pourrait examiner. M. Onyeama avait déclaré que le Secrétariat accueillait le rapport avec intérêt. Il ressortait de la section exercice détablissement des coûts et des priorités de la réponse de la direction que bon nombre des activités suggérées semblent raisonnables et abordables du point de vue de leur coût. Il était également indiqué que lévaluation de ces recommandations nécessiterait un exercice détablissement des priorités. La délégation avait mentionné ces points car le groupe du Plan daction pour le développement et le groupe des pays africains avaient tenu compte de ces questions dans leur proposition conjointe. Ainsi, ce document devait servir de base pour les travaux futurs, en prenant en considération les discussions menées au sein du groupe de travail ad hoc ainsi que les observations formulées au cours de ces délibérations. Comme la délégation lavait exprimé précédemment, le groupe de travail ad hoc avait été fructueux car il avait donné loccasion aux États membres découter et de comprendre. Ainsi que la délégation de lÉtat plurinational de Bolivie lavait mentionné, il était très important que les États membres examinent la proposition présentée par le groupe du Plan daction pour le développement et le groupe des pays africains. Cette proposition ne contenait pas déléments nouveaux. Ses auteurs avaient uniquement déduit les éléments qui selon eux pouvaient faciliter les discussions à venir. La délégation appuyait également la proposition du coordonnateur du groupe des pays africains invitant le président à étudier la possibilité de tenir des consultations dans le courant de la semaine afin de déterminer quelles recommandations pouvaient effectivement être mises en uvre, car le comité devait lui aussi identifier celles qui pouvaient être mises en uvre immédiatement afin davancer sur ce point. La délégation a souligné quil serait contreproductif de revenir sur les délibérations menées au sein du groupe de travail ad hoc concernant dautres sujets. Le rapport des corapporteurs et ses annexes fournissaient des précisions sur lensemble des points abordés. Il importait désormais que le comité aille de lavant. La proposition présentée par le groupe du Plan daction pour le développement et le groupe des pays africains prenait en considération les préoccupations de lensemble des États membres. Les auteurs de la proposition avaient réduit le nombre de recommandations de plus de 300 à moins de 50. Ils reconnaissaient que certaines dentre elles étaient difficiles pour certains États membres, et Mme Deere en était également convenue, mais dautres étaient assez simples à mettre en uvre. De ce fait, le comité devait sefforcer dentamer des travaux constructifs à la fois concernant le rapport Deere/Roca et la réponse de la direction.
Comme elle prenait la parole pour la première fois, la délégation du Sénégal a félicité le président pour son élection. La délégation a également remercié le Secrétariat pour les documents de travail et pour la réponse de la direction, ainsi que les auteurs du rapport sur létude extérieure reproduite dans le document CDIP/8/INF/1, les coprésidents du groupe de travail ad hoc, le groupe du Plan daction pour le développement et le groupe des pays africains pour leur proposition conjointe. La délégation a fait savoir quelle appuyait sans réserve ce document car il était positif et quil rentrait dans le cadre du recueil de propositions. Dans la mesure où les membres du comité avaient déjà connaissance de son contenu, la proposition pouvait servir de base pour les futurs travaux.
Comme elle prenait la parole pour la première fois, la délégation du Japon a félicité le président pour son élection. La délégation a remercié les coprésidents et les corapporteurs du groupe de travail ad hoc, les coauteurs du rapport et le Secrétariat pour leur excellent travail. Létude extérieure reproduite dans le document CDIP/8/INF/1 contenait différentes recommandations concernant la transparence ou lefficacité des travaux liés au développement entrepris par le Secrétariat. Même si la délégation pouvait convenir de la direction et de lobjectif généraux des travaux du comité au sujet des recommandations formulées dans le rapport Deere/Roca, il convenait de noter que le Secrétariat avait déjà mis en uvre différentes mesures liées à plusieurs recommandations, comme cela était décrit dans la réponse de la direction reproduite dans le document CDIP/9/14. Ainsi, seules quelques recommandations pouvaient faire lobjet de nouvelles discussions. En outre, létude extérieure accordait beaucoup plus dimportance aux activités liées au développement quà dautres activités. Il semblait quelle sousestimait lun des objectifs essentiels de lOrganisation, qui était de promouvoir la protection de la propriété intellectuelle à travers le monde, comme le prévoyait expressément larticle 3.i) de la Convention de lOMPI et ainsi que lavait évoqué la délégation des ÉtatsUnis dAmérique au nom du groupe B. Le rapport sur létude extérieure faisait référence à la transparence des ressources liées aux fonds fiduciaires. Il ressortait de ce document que les activités financées par des fonds fiduciaires et des ressources connexes devaient être intégrées aux procédures délaboration du budget ordinaire, des programmes et détablissement de rapports de lOMPI. La délégation saisissait pleinement la signification et lobjectif de cette déclaration. Cependant, lOMPI devait continuer de respecter les souhaits des donateurs car cela pourrait en définitive permettre de drainer les ressources nécessaires au titre des fonds fiduciaires. La délégation appuyait sans réserve lopinion exprimée dans le rapport au sujet des bureaux extérieurs de lOMPI, selon laquelle bon nombre de secteurs de lOrganisation ne voyaient pas dans les bureaux extérieurs une ressource significative pour leurs travaux mais plutôt un contact logistique. Le processus de consultation sur les bureaux extérieurs de lOMPI actuellement mené par le Directeur général devait intégrer le rapport sur létude extérieure et clarifier le rôle joué par ces bureaux dans la conception et la tenue des activités de coopération pour le développement. Le rapport indiquait par ailleurs quil était nécessaire dobtenir des orientations plus stratégiques quant au rôle des bureaux extérieurs dans la réalisation des objectifs et des travaux du Plan daction pour le développement. À cet égard, il convenait de noter que le Bureau de lOMPI au Japon avait joué un rôle important depuis sa création, et quil avait pris part aux activités liées au développement notamment en fournissant des résultats détudes ainsi quen établissant et en tenant à jour la base de données IP Advantage. En outre, le Bureau de lOMPI au Japon devrait contribuer progressivement aux travaux liés au développement dans le cadre de ses activités de promotion des systèmes du PCT et de Madrid. Le Japon avait un avantage de taille car il utilisait régulièrement les systèmes internationaux. La délégation a fait part de sa ferme volonté dappuyer la mise en uvre de ces activités par le Bureau de lOMPI au Japon.
La délégation de la Fédération de Russie sest associée aux chaleureuses paroles adressées au président par dautres délégations. Elle espérait que le savoir et lexpérience du président permettraient au comité de mener des discussions constructives et de parvenir à des résultats. La délégation a également exprimé ses remerciements aux auteurs de létude extérieure sur lassistance technique fournie par lOMPI dans le domaine de la coopération pour le développement, ainsi quau Secrétariat pour la réponse de la direction à cette étude extérieure. La réponse de la direction était dune très haute importance. Malheureusement, seul un résumé de ce document était disponible en russe et il ne reprenait pas des sections importantes comme le regroupement des recommandations par thème et par catégorie. Il aurait été utile pour les travaux de la délégation quelle dispose dune traduction intégrale du document. La délégation a également remercié lensemble des collègues qui avaient participé au groupe de travail ad hoc sur létude extérieure. Les discussions sur cette étude devaient tenir compte du fait que le document décrivait la situation en 2010, avant que lOMPI entreprenne des réformes structurelles. Ainsi, de nombreuses recommandations formulées dans létude avaient déjà été prises en compte et étaient mises en uvre dans le cadre du programme de réorientation stratégique. La délégation sétait efforcée de donner un aperçu complet de la situation et sétait appuyée sur la réponse du Secrétariat. Plusieurs de ses projets avaient trouvé un écho positif. Sil ne faisait aucun doute que de nombreuses recommandations avaient été prises en compte et étaient mises en uvre, il allait également sans dire que des travaux supplémentaires étaient nécessaires au sujet des recommandations formulées afin daméliorer les activités de lOrganisation. Les membres sétaient longuement étendus sur le fait quun grand nombre de recommandations importantes et utiles figuraient
dans la catégorie B. La délégation était prête à prendre part à une discussion qui, elle lespérait, serait constructive concernant les futures mesures qui permettraient daméliorer les travaux réalisés par lOMPI dans ce sens.
La délégation de la Géorgie, parlant au nom du groupe composé de certains États dEurope orientale, du Caucase et dAsie centrale, a remercié les auteurs du rapport sur létude extérieure, qui était englobant et très instructif. Le groupe a également remercié le Secrétariat pour la réponse de la direction et pour la classification des recommandations qui figurait dans le rapport sur létude extérieure. Le groupe a donné acte du fait que lOMPI avait amélioré la tenue de ses projets dassistance technique ces dernières années. Plusieurs projets de développement étaient toujours en cours dans certains pays du groupe. Ainsi, des recommandations nétaient pas pertinentes dans certains domaines même si, dans le cas des projets qui étaient examinés, lon pouvait juger que des recommandations relevant de la catégorie A étaient appropriées. LOMPI faisait tout son possible pour satisfaire les requêtes des États membres dans le cadre de la mise en uvre des activités du Plan daction pour le développement. Le groupe a reconnu que des progrès importants avaient déjà été accomplis dans ce domaine. Certains de ses membres avaient acquis une expérience pratique de la mise en uvre de projets réalisés au titre du Plan daction pour le développement, comme lillustraient les projets de centres dappui à la technologie et à linnovation (CATI) et de bureaux de transfert de technologie. Même si le groupe reconnaissait que certains projets progressaient lentement et pas tout à fait suivant les besoins des États membres, il appuyait néanmoins les travaux de lOMPI qui visaient à réduire les inégalités en matière de connaissances et, dans leur cas, à répondre aux besoins des pays en transition. Ses membres feraient part de questions spécifiques directement aux collègues de lOMPI au cours de la mise en uvre du projet et ils espéraient régler les sujets de préoccupation dans un esprit de coopération. Ainsi, le groupe avait adopté une position souple à propos des recommandations classées par le Secrétariat dans la catégorie A. Même si lon considérait quelles nétaient pas pertinentes ou quelles étaient superflues, le groupe estimait que lOMPI continuerait tout de même de faire de son mieux concernant les activités dassistance technique et agirait de bonne foi et de façon transparente. Cela signifiait notamment quil devait être possible de résoudre certaines questions avec les pays bénéficiaires au cas par cas. Au sujet des recommandations relevant de la catégorie C, le groupe convenait que la plupart dentre elles étaient difficiles à mener à bien et ne devaient donc pas faire lobjet de discussions. Le groupe souhaitait que les auteurs des recommandations indiquent celles qui avaient selon eux fait lobjet dune classification inadéquate de la part du Secrétariat dans la réponse de la direction. Dans lensemble, le groupe appuyait les activités que lOMPI menait actuellement ou prévoyait dentreprendre pour réduire les inégalités en matière de connaissances, renforcer les capacités, moderniser linfrastructure et améliorer laccès aux bases de données spécialisées.
La délégation de la Guinée a remercié les coauteurs du rapport ainsi que le groupe de travail ad hoc qui avait été chargé dexaminer ce document. Le rapport et les recommandations quil contenait avaient permis à la délégation de mieux comprendre lassistance technique fournie par lOMPI et en particulier les services quelle offrait aux pays bénéficiaires. La délégation avait pris bonne note de la réponse communiquée par le Secrétariat, en particulier en ce qui concernait la mise en uvre de la majorité des recommandations qui étaient axées sur le développement. Toutefois, concernant les activités de développement et la nécessité de faire intervenir lensemble des parties prenantes afin de définir les besoins dun pays, la délégation souhaitait obtenir des informations quant au niveau de mise en uvre du cadre stratégique pour la Guinée. Une mise à jour du plan défini pour son pays serait utile au regard des changements intervenus en Guinée. La délégation rencontrerait le Secrétariat afin daborder ce point. Elle a réaffirmé son engagement en faveur de lassistance technique fournie par lOMPI et a remercié le Secrétariat pour le travail remarquable quil avait accompli pour son pays.
La délégation du Brésil a remercié les auteurs de lensemble des exposés présentés plus tôt au sujet du rapport sur létude extérieure et des travaux connexes. La délégation a également remercié le Secrétariat pour la réponse de la direction, qui contenait des informations utiles et permettait aux États membres de mieux comprendre la façon dont lOrganisation abordait les activités de coopération pour le développement. Elle comprenait que la classification des recommandations selon les catégories A, B et C opérée par le Secrétariat sinscrivait dans le cadre dune méthodologie structurée pour aborder le rapport. Cependant, le cadre proposé dans la réponse de la direction présentait certaines lacunes concernant les critères utilisés. La délégation partageait les préoccupations du groupe des pays africains et du groupe du Plan daction pour le développement au sujet des réunions du groupe de travail ad hoc sur les recommandations relevant de la catégorie A. Elle comprenait que le rapport Deere/Roca soumettait à lexamen des États membres et de la direction de lOMPI des éléments et des observations importants. La délégation était davis que plusieurs recommandations relevant de la catégorie A dans la réponse de la direction devaient encore être examinées plus avant. La mise en uvre de mesures qui étaient déjà en cours pourrait peutêtre faire lobjet dune évaluation. Il fallait tenir compte des objectifs fixés ainsi que de la phase de mise en uvre et évaluer les résultats. En outre, il serait bon dévaluer lefficience de lallocation et de lutilisation des ressources. Le fait de refuser des analyses supplémentaires en faisant valoir que des mesures étaient déjà en cours ne constituait pas la meilleure approche. De manière générale, certains types de recommandations méritaient toute lattention des membres. Il sagissait notamment de lintégration des recommandations du Plan daction pour le développement, de la transparence et du suivi, de lévaluation des activités de coopération pour le développement par rapport aux besoins des pays en développement, du budget et des dépenses consacrés au développement par lOrganisation. Pour cette raison, la délégation appuyait sans réserve la proposition présentée conjointement par le groupe du Plan daction pour le développement et le groupe des pays africains.
La délégation de la Chine a remercié Mme Deere et M. Roca pour leur rapport conjoint, qui était très instructif. La délégation a également remercié les coprésidents du groupe de travail ad hoc. Depuis le lancement du Plan daction pour le développement en 2007, lOMPI avait fourni des efforts importants afin dintégrer celuici. Les activités de coopération pour le développement menées par lOMPI devaient faire lobjet dune évaluation continue et devaient être orientées de façon adéquate. Plusieurs projets relevant du Plan daction pour le développement sachèveraient dici la fin de cette année. Il était nécessaire de les évaluer en temps opportun. La délégation avait pris note des problèmes décrits dans le rapport Deere/Roca au sujet des déficiences et des lacunes dans les travaux réalisés par lOMPI. Le rapport ne constituait pas une critique de lOMPI mais plutôt une proposition positive damélioration des travaux de lOrganisation. Ainsi, la délégation espérait que lOMPI prendrait en considération les recommandations pertinentes formulées dans le rapport pour que ses travaux soient entrepris de manière plus transparente et plus efficace.
La délégation de lAlgérie a remercié lensemble des délégations qui avaient appuyé la proposition conjointe du groupe du Plan daction pour le développement et du groupe des pays africains. La proposition reposait sur le rapport Deere/Roca et tenait compte de la réponse du Secrétariat ainsi que des propositions présentées par les États membres et par les groupes régionaux au sujet de la marche à suivre. La délégation a demandé, au nom du groupe du Plan daction pour le développement et du groupe des pays africains, que le document contenant la proposition soit distribué comme document de travail du CDIP et quil soit possible de lexaminer plus avant dans laprèsmidi.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique, parlant au nom du groupe B, a relevé que la proposition conjointe du groupe du Plan daction pour le développement et du groupe des pays africains mettait en évidence certaines recommandations auxquelles ces délégations attachaient de limportance. Comme la délégation lavait évoqué dans sa déclaration liminaire puis au sujet de ce point de lordre du jour, le groupe avait la ferme conviction que le comité devait se concentrer sur la catégorie B. Le groupe, et probablement dautres groupes, aurait donc besoin de temps pour consulter ses membres à ce sujet, étudier la nouvelle proposition et déterminer dans quelle mesure ces recommandations relevaient de la catégorie B le cas échéant. Cela étant, la délégation et dautres membres étaient tenus de participer à une manifestation parallèle pour les donateurs des fonds fiduciaires au cours du déjeuner, et elle ne savait donc pas si elle aurait la possibilité de consulter ses membres à ce sujet. De ce fait, la délégation apprécierait que le comité se prononce à un autre moment sur la proposition de faire de ce document un document de travail formel du CDIP.
La délégation du Danemark, parlant au nom de lUnion européenne et de ses États membres, sest associée aux observations émises par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique au nom du groupe B selon lesquelles le groupe nétait pas en mesure de formuler des commentaires au sujet de la proposition présentée par le groupe du Plan daction pour le développement et le groupe des pays africains. En effet, elle devait consulter ses membres à ce sujet et ne pourrait pas le faire le jour même.
La délégation de la Hongrie convenait quil fallait davantage de temps pour lire et assimiler le document, afin de débattre en toute connaissance de cause.
Le président a résumé les délibérations. Il a relevé les préoccupations exprimées par certaines délégations au sujet des problèmes dinterprétation au cours de réunions importantes de lOMPI. Il a réaffirmé que le multilinguisme faisait partie du multilatéralisme. Au cours des réunions importantes, des efforts devraient être réalisés, lorsque possible, pour que les documents soient disponibles dans toutes les langues de travail de lOrganisation des Nations Unies et pour offrir la possibilité aux délégations de prendre la parole dans la langue dans laquelle elles se sentaient le plus à laise, afin quelles puissent exprimer précisément leurs points de vue. Le comité avait revu le jour même lexcellent rapport élaboré par Mme Deere et par M. Roca ainsi que la réponse de la direction. Ces documents contribueraient grandement aux délibérations du comité, qui visaient à améliorer lassistance technique. Le président a jugé encourageants les travaux entrepris par le Secrétariat afin daméliorer la qualité de lassistance quil fournissait. De lavis général, le rapport sur laide extérieure avait créé une dynamique au sein de lOMPI, et jamais une réflexion dune telle ampleur navait été menée au sein de lOrganisation sur les activités dassistance technique quelle fournissait. Le président a proposé que le comité mette au point une approche pragmatique et axée sur les résultats afin de recenser les recommandations qui étaient réalistes et applicables, et qui contribuaient à la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Le président a également fait observer que le groupe de travail ad hoc avait reçu un mandat restreint et quil appartenait aux États membres de faire tout leur possible au sein du comité pour mettre en évidence les recommandations pertinentes. Le président a proposé de mener des consultations avec les coordonnateurs régionaux et avec lensemble des délégations intéressées au sujet de la marche à suivre, et il a été convenu par la suite que ces consultations se tiendraient à 16 heures dans la salle B.
Le président a rouvert les discussions et a fait part au comité du résultat de ses consultations informelles avec les coordonnateurs régionaux et avec les délégations intéressées au sujet de la marche à suivre. Premièrement, il avait été convenu que le comité devait tirer parti de la présence de fonctionnaires du Secrétariat pour clarifier toute question que les délégations pouvaient avoir au sujet des recommandations dans le cadre des efforts quelles menaient pour recenser celles qui étaient urgentes et qui pouvaient facilement être mises en uvre. Deuxièmement, il avait été convenu que, dans la mesure où le processus était dirigé par les États membres, chaque délégation devait préparer sa propre contribution en vue de la session suivante du CDIP. Troisièmement, il avait été convenu que les délégations examineraient la proposition conjointe présentée plus tôt par le groupe du Plan daction pour le développement et par le groupe des pays africains, et quelles transmettraient ce document à leur capitale, pour autant que la traduction du document dans toutes les langues officielles de lOrganisation des Nations Unies ait été achevée. En effet, il fallait veiller à ce que les
délégations puissent travailler dans la langue quelles maîtrisaient le mieux. Le président a invité le comité à soumettre des questions aux fonctionnaires du Secrétariat présents dans lassemblée.
La délégation de lAlgérie sest référée à la proposition présentée conjointement par le groupe du Plan daction pour le développement et le groupe des pays africains. La délégation a demandé des précisions à la fois au Secrétariat et à Mme Deere au sujet de la première recommandation qui figurait dans la partie intitulée pertinence et orientation. Cette recommandation concernait la proposition de charger des experts délaborer des directives fournissant des indications précises sur la manière de planifier et mettre en uvre lassistance afin quelle soit davantage axée sur le développement, au niveau tant du contenu que de la forme. Comme indiqué dans la note de page, cette proposition reposait sur la recommandation figurant à la page 68 du rapport Deere/Roca. En page 8 de lannexe 1 de la réponse de la direction, il était indiqué que le Secrétariat travaillait sur cette question. Toutefois, les lignes directrices que le Secrétariat était en train détablir posaient problème à la délégation. Il était clairement indiqué dans ladite page que ces dernières étaient établies conformément aux principes de la Déclaration de Paris sur lefficacité de laide. Certains États membres, dont lAlgérie, nétaient pas parties à cette convention et avaient du mal à travailler conformément à ces principes. De ce fait, cette proposition était reprise dans le document présenté par le groupe du Plan daction pour le développement et le groupe des pays africains, qui demandaient létablissement de lignes directrices précises fondées sur les travaux du Secrétariat ainsi que lélargissement du champ de travail afin dintégrer lensemble des différents éléments. La proposition conjointe reprenait des éléments tels que le processus de sélection des experts chargés de cette tâche, qui était secondaire par rapport à la proposition principale détablir des lignes directrices sur cette question.
La délégation du RoyaumeUni a fait référence à la catégorie B des recommandations. Dans la mesure où il était défini que ces recommandations méritaient un examen approfondi, la délégation a demandé des précisions quant à la manière dont les États membres pouvaient appuyer le Secrétariat le mieux possible à cette fin. Il apparaissait clairement que certains thèmes ou souscatégories revenaient à plusieurs reprises dans la catégorie B, notamment la coordination interne et externe, la formation, le rapport coûtefficacité et linfrastructure informatique. La délégation a demandé des précisions au Secrétariat concernant les obstacles qui étaient liés à chacun de ces thèmes. La délégation a reconnu quil sagissait seulement dun premier pas dans loptique de lancer le débat. Le Secrétariat devrait fournir davantage dinformations sur ces sujets lors de la réunion suivante du CDIP.
La délégation de lÉgypte a demandé au Secrétariat sil serait possible de mettre à jour le site Web de lOMPI afin que celuici constitue un outil de communication plus efficace sur les activités de coopération pour le développement menées par lOrganisation.
La délégation de lAlgérie, parlant au nom du groupe du Plan daction pour le développement, a résumé la demande de précisions quelle avait formulée précédemment. Premièrement, la proposition concernant lélaboration de lignes directrices reposait sur une recommandation figurant en page 68 du rapport Deere/Roca. Cette recommandation relevait du groupe A dans la réponse de la direction qui indiquait que le Secrétariat travaillait sur cette question. Le groupe en prenait acte. Cependant, les lignes directrices étaient élaborées conformément aux principes de la Déclaration de Paris sur lefficacité de laide et il sagissait de règles générales. À cet égard, la délégation a demandé au Secrétariat de préciser si des lignes directrices précises sur lassistance technique seraient élaborées dans le cadre du processus en cours. La délégation a profité davoir la parole pour soulever une autre question, concernant la rédaction dun manuel sur lassistance technique mentionnée dans le rapport Deere/Roca et reprise également dans la proposition du groupe du Plan daction pour le développement et du groupe des pays africains. Cette recommandation relevait du groupe B dans la réponse de la direction dans laquelle le Secrétariat indiquait également, à la page 28, que la direction était convenue quun menu ou un catalogue décrivant les activités de coopération pour le développement menées par lOrganisation pourrait être établi et mis à la disposition des États membres sur le site Web de lOMPI, afin de renforcer la transparence et de contribuer à lappropriation de la coopération pour le développement au niveau national et à lexercice de planification par pays en cours. Le groupe estimait, comme le Secrétariat et les auteurs du rapport sur létude extérieure, quil sagissait dune question importante. Dans cette perspective, il a demandé au Secrétariat de tenir compte des éléments qui figuraient dans la proposition présentée par le groupe du Plan daction pour le développement et le groupe des pays africains lors de lélaboration du manuel.
La délégation du RoyaumeUni a résumé la demande de précisions quelle avait formulée précédemment. Premièrement, la délégation posait une question générale sur la façon dont les États membres pouvaient appuyer le Secrétariat dans le cadre de lexamen des points relevant de la catégorie B. Deuxièmement, certains thèmes étaient récurrents dans cette catégorie, à savoir la coordination, la formation, le rapport coûtefficacité et linfrastructure informatique. La délégation a demandé au Secrétariat dexpliquer quels étaient les obstacles liés à chacun de ces thèmes et comment les États membres pouvaient apporter leur assistance.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique avait des questions précises sur des points de la catégorie B, qui regroupait les recommandations méritant un examen approfondi. Ces questions portaient sur des points qui pouvaient faire lobjet dun suivi supplémentaire. Le premier point de la catégorie B exposait que les membres du personnel de lOMPI chargés de fournir des conseils en matière de législation devaient renforcer leur communication et leur coordination avec les bureaux régionaux. La délégation estimait également que cela serait utile et sa question portait sur les mesures que lOMPI pourrait prendre à cette fin. Quels mécanismes étaient prévus pour renforcer la coordination et la collaboration entre les membres du personnel chargés de fournir des conseils en matière de législation et les fonctionnaires des bureaux régionaux? Le deuxième point de la catégorie B mentionnait certains travaux réalisés par le Bureau de léconomiste en chef de lOMPI, et indiquait en particulier que des initiatives avaient été prises afin de développer la capacité de recherche en matière de propriété intellectuelle aux niveaux national et régional, par exemple au sein des pays de la région AsiePacifique. La délégation souhaitait avoir davantage dinformations au sujet des initiatives qui avaient été prises expressément à cette fin, pour mieux comprendre les actions que prenait le Bureau de léconomiste en chef. Dans le troisième point, il était mentionné que les fonctionnaires et les consultants de lOMPI participant aux activités de coopération pour le développement devaient être informés des principes et des pratiques communément admis concernant laide liée au développement, et il était indiqué précisément que lOMPI sétait engagée en faveur dun programme continu de formation des membres du personnel en vue de permettre à ces derniers de suivre la nature évolutive de la coopération pour le développement, sur la base des principes du Plan daction pour le développement. La délégation souhaitait savoir si ce programme était en cours. Il ressortait de ce point que lOMPI sétait engagée en faveur de ce programme. La délégation ne savait pas si cela signifiait que ce programme était déjà en cours ou sil sagissait dun projet que lOMPI prévoyait de mener à lavenir. La délégation a demandé des précisions à cet égard. Le quatrième point faisait référence au programme de lOMPI destiné à appuyer lélaboration détudes nationales sur lévaluation de la contribution économique des industries créatives. Il était indiqué sous ce point quil était possible dassurer un suivi supplémentaire en apportant à ces pays des résultats concrets qui permettraient de stimuler leurs industries culturelle et créative. Dans cette perspective, la délégation souhaitait savoir quelles actions concrètes pouvaient être mises en place dans le cadre du suivi de ce programme en cours de lOMPI. Enfin, le septième point du groupe B portait sur létablissement dune cartographie des autres initiatives intergouvernementales et non gouvernementales en cours visant à promouvoir linnovation, la créativité, le transfert de technologie et laccès aux savoirs. Il était mentionné quune cartographie systémique permettrait didentifier plus facilement le créneau stratégique de lOMPI et ses partenariats avec une série dacteurs externes. La délégation était davis quil sagissait dune activité potentielle très intéressante et souhaitait savoir comment lOMPI envisageait dy donner suite.
La délégation du Venezuela (République bolivarienne du) a rappelé quelle avait précédemment soumis une question à Mme Deere et quelle souhaitait obtenir une réponse.
Le président a invité le Secrétariat à répondre aux questions posées par les délégations.
Le Secrétariat (M. Geoffrey Onyeama) a indiqué que tous les membres du personnel de lOMPI chargés de lassistance technique nétaient pas présents dans lassemblée à lheure actuelle. Aussi, il était possible que le Secrétariat doive soumettre certaines questions aux collègues compétents en la matière. Le Secrétariat est revenu sur les questions soulevées par la délégation de lAlgérie. Le Secrétariat pouvait, en principe, intégrer lensemble des éléments qui figuraient sous ledit point dans la proposition du groupe du Plan daction pour le développement et du groupe des pays africains dans le cadre de lélaboration du manuel, comme la délégation lavait demandé. En principe, cela ne devait pas poser de problème et il sagissait dune mesure que le Secrétariat pouvait prendre. Le Secrétariat a ensuite répondu à la question de la délégation du RoyaumeUni au sujet de la façon dont les États membres pouvaient apporter leur aide concernant la coordination, la formation, le rapport coûtefficacité et linfrastructure. Sagissant de la formation, du rapport coûtefficacité et de linfrastructure, les États membres pouvaient par exemple utiliser la base de données de mise en parallèle des besoins de développement liés à la propriété intellectuelle qui avait été créée pour que les bénéficiaires potentiels puissent définir leurs besoins et les transmettre à la base de données. Ces besoins pouvaient notamment porter sur le renforcement des capacités et lautomatisation, et il était à espérer que des donateurs potentiels se manifesteraient pour appuyer certaines demandes transmises à la base de données. Celleci avait été mise au point pour faciliter ce type de mise en parallèle. Le Secrétariat attachait une grande importance à ce que la base de données ne devienne pas inutile et encombrante. Les États membres devaient lutiliser. Les donateurs potentiels pouvaient sen servir pour répondre à des besoins particuliers identifiés par les bénéficiaires potentiels, mais aussi pour proposer à ces derniers des projets potentiels ou des domaines dans lesquels une assistance pouvait être apportée et qui pouvaient les intéresser, et pour solliciter des requêtes de leur part. En ce qui concernait la coordination, les pays industrialisés pouvaient assurément apporter leur aide en se concertant au sujet de lassistance quils fournissaient aux pays en développement. Par exemple, dans le cadre des fonds fiduciaires, plusieurs délégations avaient déclaré quil devrait y avoir une certaine complémentarité entre les activités financées au moyen de ressources extrabudgétaires et celles qui étaient financées dans le cadre du programme et du budget ordinaire, et que, outre les donateurs des fonds fiduciaires, les États membres devaient également participer. Il était donc possible que les donateurs potentiels et les donateurs des fonds fiduciaires se concertent pour faire en sorte que les domaines dans lesquels ils souhaitaient que leurs fonds soient utilisés viennent compléter les activités prévues au titre du programme et du budget. En dautres termes, lorsquils élaboraient leur plan de travail, les donateurs des fonds fiduciaires devraient peutêtre aussi examiner de manière générale au sein de lOrganisation les activités dans lesquelles les fonds auraient la plus grande utilité ou viendraient le mieux compléter dautres activités prévues dans le cadre du programme. Le Secrétariat a abordé les questions formulées par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique. En ce qui concernait les conseils juridiques et le renforcement de la coordination avec les bureaux régionaux, le Secrétariat avait étudié la possibilité de créer une unité ou une section qui serait chargée des conseils juridiques au sein du Secteur du développement. Toutefois, il considérait quil serait plus judicieux dintégrer les conseils juridiques au sein des secteurs opérationnels de lOrganisation chargés des marques, des brevets et du droit dauteur dans la mesure où ces secteurs devaient intervenir directement et devaient être chargés de fournir des conseils dans des domaines de fond. Le Secteur du développement, qui détenait le plan directeur pour lassistance technique fournie aux pays en développement ainsi que laperçu général des besoins de chacun de ces pays, aurait la possibilité détudier les projets de conseils juridiques élaborés par les secteurs fonctionnels et de formuler des observations appropriées. Concernant la meilleure façon de coordonner cette activité, il était du ressort des membres du Secrétariat de garantir une coordination. Les bureaux étaient les coordonnateurs. Dans certains cas, les conseils juridiques demandés pouvaient aller audelà dun domaine donné de la propriété intellectuelle et concerner par exemple une loi relative à la propriété intellectuelle portant sur les marques, les dessins et modèles industriels, les brevets, voire le droit dauteur. Les bureaux feraient alors office de centres de liaison et de mécanisme de coordination au sein de lOrganisation, afin de veiller à ce que les secteurs pertinents communiquent leurs contributions dans les temps et que le contexte socioéconomique dans lequel la loi serait appliquée ait été pleinement pris en considération. Au sujet des capacités des pays de la région AsiePacifique en matière de recherche dans le domaine de la propriété intellectuelle, le Secrétariat avait pris note de la question et la transmettrait à léconomiste en chef afin quil apporte sa réponse. En ce qui concernait la formation des membres du personnel, qui visait à faire en sorte que ces derniers disposent des compétences nécessaires en matière de coopération pour le développement, la situation était délicate car les États membres avaient imposé une mesure destinée à améliorer le rapport coûtefficacité des activités de lOrganisation et que les dépenses étaient en train de diminuer considérablement. Cette mesure avait des répercussions importantes sur les activités de coopération pour le développement et la formation du personnel de lOrganisation était lun des programmes les plus touchés. Cela nallait pas sans poser de problème. Néanmoins, lOrganisation essaierait doffrir une formation aux membres du personnel du Secteur du développement, mais peutêtre pas dans la mesure souhaitée. Le système de gestion des performances et de perfectionnement du personnel (PMSDS), ou mécanisme dévaluation du personnel, offrait la possibilité aux membres du personnel de définir euxmêmes leurs besoins de formation et également aux supérieurs hiérarchiques de cerner les besoins de formation éventuels des membres du personnel concernés. Cependant, la formation était tributaire de la disponibilité des ressources, une question particulièrement épineuse à lheure actuelle. La question de létablissement dune cartographie et de la création dun créneau stratégique avec les partenaires serait transmise aux collègues de la Section de linnovation et une réponse serait communiquée dans les meilleurs délais. Le Secrétariat (M. Dimiter Gantchev) a abordé la question des actions concrètes de suivi des études sur la contribution économique des industries du droit dauteur réalisées dans différents pays. Ces études fournissaient généralement des analyses statistiques, des données sur la contribution du secteur créatif et étaient accompagnées dun document écrit sur le statut des industries créatives. Les données étaient communiquées de telle façon que lon pouvait identifier les moteurs des industries créatives sur le plan de la contribution en termes de création demplois, de valeur et déchanges. Le Secrétariat sétait efforcé duvrer de concert avec les pays afin de suivre ces moteurs. Il examinait les études sur les incidences et résultats de ces industries qui étaient une priorité de premier plan pour ces différents pays. Par exemple, une étude sur les résultats de lindustrie de lédition au Mexique venait dêtre achevée. Il sagissait dune industrie créative majeure au regard de sa contribution à la croissance économique et au développement. Le Secrétariat examinait également des études menées dans dautres pays. La mise en uvre était tributaire de la disponibilité des fonds. Une autre action possible consisterait à élaborer des politiques et des stratégies spécifiques afin de promouvoir le secteur créatif. Ce point était étroitement lié aux études. Les industries créatives avaient fait lobjet de politiques et de stratégies spécifiques dans plusieurs pays. Le Secrétariat avait entamé des travaux avec ces pays en vue daffiner et de mettre en évidence les points pertinents dans le cadre de lélaboration de ces stratégies. Une autre action de suivi possible consisterait à identifier les obstacles concernant les besoins de formation particuliers des créateurs dans certaines industries créatives. Par exemple, un certain nombre détudes relevaient que la perception et la répartition de redevances par les organisations de gestion collective ne sétaient pas déroulées comme prévu et que les flux de redevances manquaient souvent de transparence. Les études avaient ainsi révélé quil était nécessaire daméliorer le statut de la gestion collective, qui constituait un aspect important du secteur créatif. Le Secrétariat avait également mis en évidence une autre action possible étroitement liée aux études, concernant la façon dont les statistiques étaient recueillies et communiquées. Ce point était de la plus haute importance si les études venaient à être réalisées à titre permanent car il constituerait un mécanisme de suivi. Très souvent, les informations nétaient pas disponibles dans le format nécessaire pour pouvoir extraire des statistiques sur les industries créatives. Les études soulignaient souvent quil était nécessaire dapporter des modifications aux méthodes de recueil de données. Plusieurs pays avaient également évoqué des problèmes concernant le respect des comptes satellites dans les industries créatives et dautres mécanismes techniques appropriés. Le Secrétariat prêtait son concours à certains pays en vue de les aider à mettre en place ces mécanismes. Il sagissait dune autre action que lon pouvait prévoir de poursuivre à lavenir. En réponse à la question formulée par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique au sujet des capacités des pays de la région AsiePacifique en matière de recherche dans le domaine de la propriété intellectuelle, le Secrétariat (M. Ranjana Abeysekera) a indiqué quil avait organisé un atelier les 8 et 9 décembre 2011 en étroite collaboration avec la Commission économique et sociale des Nations Unies pour lAsie et le Pacifique (CESAP). Lobjectif de cet atelier était de mieux faire connaître les liens existant entre la protection de la propriété intellectuelle, linnovation et le développement économique, et de permettre aux chercheurs de se familiariser avec les méthodes et les outils danalyse utilisés en matière de recherche dans le domaine de la propriété intellectuelle. Lobjectif était également doffrir la possibilité de définir les éléments dun programme de recherche qui serait pertinent pour la région et dexaminer les moyens de faire en sorte que la recherche dans ce domaine réponde et contribue aux débats constructifs dans la région. Tels étaient les objectifs généraux de latelier. Cette activité pilote avait été entreprise du fait que certains pays de la région avaient créé des organismes ou des institutions de recherche et quils souhaitaient de plus en plus réaliser des recherches dans le domaine de la propriété intellectuelle. Le Secrétariat avait considéré quil devait stimuler le processus et des consultations étroites avaient eu lieu avec léconomiste en chef. Deux collègues du Bureau de léconomiste en chef avaient participé à cet atelier en tant quintervenants. Les personnes intéressées pouvaient demander une copie du programme. Ce document contenait des informations sur les thèmes qui avaient été abordés. Le Secrétariat trouvait très encourageants les résultats de cette activité pilote et avait lintention de poursuivre la collaboration avec la CESAP, comme cette initiative avait été prise en coordination avec cette commission. Le Département de la propriété intellectuelle de Thaïlande avait également apporté son soutien et sa coopération pour lorganisation de cette activité. En somme, tels étaient les résultats auxquels le Secrétariat sétait efforcé de parvenir dans le cadre de cet atelier qui avait lieu pour la première fois dans la région de lAsie et du Pacifique. Le Secrétariat (M. Geoffrey Onyeama) a ensuite abordé la question soulevée par la délégation de lÉgypte au sujet des améliorations à apporter au site Web de lOMPI. Le Secteur de la communication menait actuellement un programme visant à améliorer le site Web. Toutefois, le Secrétariat était ouvert à toute idée et suggestion damélioration supplémentaire, ce qui faciliterait le processus.
Le président a remercié le Secrétariat pour ses réponses et a invité Mme Deere à répondre à la question formulée par la délégation de la République bolivarienne du Venezuela. Il a également demandé au Secrétariat de faire part de son opinion au sujet des recommandations qui étaient urgentes et pouvaient facilement être mises en uvre.
Mme Deere comprenait que la question soulevée par la délégation de la République bolivarienne du Venezuela portait sur le rapport qui existait entre le Comité du programme et budget et létablissement de priorités en matière de développement au sein de lOrganisation. Dans sa présentation, elle avait établi une distinction entre les éléments qui concernaient les modalités et ceux qui concernaient le fond en matière de coopération pour le développement. Elle avait souligné que le fond dépendait de ce que les États membres approuvaient et décidaient dans le processus délaboration du programme et du budget. Le comité devrait peutêtre demander au Secrétariat sil serait possible de renforcer ce processus. Toutefois, elle comprenait que, à lheure actuelle, le processus délaboration du programme et du budget permettait détablir un dialogue avec les États membres de plusieurs façons. Par exemple, un questionnaire avait été distribué aux États membres afin de connaître leurs priorités et leurs besoins, des consultations étaient organisées avec des groupes régionaux ainsi que des ambassadeurs et des délibérations avaient lieu au sein même du Comité du programme et budget. Cependant, si les possibilités de communiquer des informations étaient nombreuses, dans les faits tous les États ne participaient pas activement, probablement en raison de leurs propres contraintes. Par exemple, elle comprenait que seuls 30 à 40% des États membres avaient répondu au questionnaire. Le Secrétariat pouvait apporter des précisions sur ce point. Ainsi, il était nécessaire que les États membres simpliquent davantage ou peutêtre que des mécanismes différents soient mis en place afin de leur permettre de prendre une part plus active dans le processus délaboration du programme et budget, étant donné quil sagissait dune occasion de la plus haute importance. Elle avait limpression que le Secrétariat disposait de ces mécanismes, et que le problème était donc peutêtre que ceuxci nétaient pas suffisamment bien utilisés, au moins par certains États membres, ou quil nétait pas suffisamment clair pour les États membres que ces mécanismes leur offraient la possibilité de communiquer des informations. Ce point était important car lOrganisation était face à une tâche compliquée. En effet, le processus délaboration du programme et budget permettait de définir les priorités essentielles, le Plan stratégique à moyen terme (PSMT) établissait les priorités stratégiques générales de lOrganisation, le CDIP proposait également des activités et des priorités spécifiques, de même que les acteurs des négociations dans le cadre des fonds fiduciaires, et les procédures de planification nationales constituaient davantage un processus ascendant fondé sur une évaluation des besoins. La difficulté pour le Secrétariat consistait à trouver une façon de mettre tous ces éléments en commun lorsquil devait définir les programmes de travail des bureaux et dautres secteurs. Les États membres pourraient utiliser davantage le résumé de lensemble des résultats escomptés de lOrganisation fourni par le Secrétariat dans le programme et budget pour 20122013. Le programme et budget contenait un très grand nombre dinformations et une double page de résumé recensait en début de document la part du budget consacrée au développement par résultat escompté. Les États membres devaient accorder une attention particulière à ce document car il présentait avec une grande transparence les activités et les éléments que lOrganisation prenait en compte à lheure actuelle dans les dépenses de développement. Ce document permettait aux États membres de déterminer si ces éléments correspondaient à ce quils entendaient par dépenses de développement et si certaines activités devaient également être prises en compte. Le processus délaboration du programme et budget donnait également aux États membres la possibilité de contribuer à lélaboration dune définition plus concrète des dépenses de développement. Toutefois, en parallèle, il serait très utile danalyser ces résultats escomptés. Il serait peutêtre également utile que le Secrétariat extraie de cette page générale du programme et budget lensemble des résultats escomptés qui contribuaient au développement, afin de donner un aperçu clair de ce qui était pris en considération à lheure actuelle dans le budget de coopération pour le développement. Elle convenait du fait quil y avait un problème car des travaux importants étaient en cours au sein des comités et le processus délaboration du programme et budget devait se rattacher convenablement à ces derniers. Cependant, il incombait probablement aux États membres de mettre en uvre ce processus et le Secrétariat pourrait peutêtre apporter des précisions sur ce point.
La délégation du Venezuela (République bolivarienne du) a rappelé quun débat avait lieu actuellement sur le fait que certains éléments portaient sur le fond et dautres uniquement sur la forme dans le domaine du développement. La délégation partageait lavis exprimé par Mme Deere. On ne pouvait pas négliger le thème du développement dans toute question examinée au sein de lOrganisation.
La délégation de lAfrique du Sud, parlant au nom du groupe des pays africains, a évoqué la proposition du groupe du Plan daction pour le développement et du groupe des pays africains, et en particulier la section B concernant le programme et budget. Le groupe souhaitait savoir sil serait possible pour le Secrétariat de mettre en uvre certaines propositions qui figuraient dans cette section. Premièrement, au paragraphe a), il était proposé, conformément à la recommandation figurant à la page 68 de létude extérieure, que lOrganisation prenne en considération les budgets et la planification de toutes les activités de coopération pour le développement dans le processus délaboration du programme et budget ordinaire. Le groupe prenait acte de la réponse fournie par le Secrétariat au paragraphe 10 de la réponse de la direction. Deuxièmement, il était également proposé que les activités financées par des fonds fiduciaires et des ressources connexes soient intégrées aux procédures délaboration du budget ordinaire, des programmes et détablissement de rapports de lOMPI. Troisièmement, il était proposé que lOMPI poursuive ses efforts en vue daméliorer les mesures permettant destimer les budgets pour les dépenses de personnel et les budgets pour les dépenses autres que celles liées au personnel en ce qui concernait les activités de coopération pour le développement et daméliorer les systèmes dinformation afin destimer les dépenses effectives et den assurer le suivi. Dans les futurs programmes et budgets et rapports sur lexécution du programme, la communication dinformations sur les activités de développement par programme devait être complétée par une section résumant les résultats escomptés et effectifs de ces activités dans lensemble des programmes de lOrganisation. Cette recommandation figurait à la page 201 de létude extérieure. Quatrièmement, conscients du fait que les États membres avaient noté mais navaient pas adopté le PSMT, les auteurs proposaient que lOrganisation affine et réoriente ses objectifs stratégiques, ses résultats et ses indicateurs dexécution dans le PSMT. Le groupe a fait observer que la réponse de la direction ne rendait pas clairement compte de ce point dans la mesure où un examen du PSMT était prévu. Cinquièmement, le groupe souhaitait savoir également sil serait possible délaborer une définition de lexpression orientation vers le développement, en prenant en considération quil avait été mentionné lors de la dernière session du PBC que des consultations devaient avoir lieu au sujet de lélaboration dune définition des termes dépenses de développement, et il souhaitait savoir si les travaux proposés pouvaient être utiles à cette fin. La délégation a ensuite abordé la section C sur les ressources extrabudgétaires. Le groupe a relevé quil ressortait de la réponse de la direction que le Secrétariat avait mis au point une stratégie de création de partenariats et de mobilisation de ressources. De ce fait, le groupe souhaitait savoir sil serait possible pour le Secrétariat de présenter cette stratégie dans la mesure où il en entendait parler pour la première fois et quil ne savait pas dans quel comité il en serait débattu. Cette stratégie pouvait être examinée par le PBC ou par le CDIP. Par ailleurs, le groupe avait également pris note de la réponse du Secrétariat concernant la Conférence sur la création de partenariats destinés à la mobilisation de ressources pour le développement, un projet du Plan daction pour le développement. Toutefois, le groupe avait besoin dinformations supplémentaires car il considérait que la réponse du Secrétariat était assez abstraite. Le groupe demandait davantage de précisions au sujet des mesures qui avaient été prises suite à la conférence. Le groupe souhaitait connaître lavis du Secrétariat au sujet de la faisabilité de la mise en uvre de lensemble de ces propositions, qui selon lui nétaient pas sujets à controverse.
La délégation de la Hongrie a fait référence à la réponse de la direction. Ce document reprenait une recommandation du rapport Deere/Roca selon laquelle lOMPI devait soutenir les efforts au niveau national visant à collecter des données qui permettaient de compléter lévaluation de lincidence des systèmes de propriété intellectuelle sur les objectifs nationaux de développement. Cette recommandation était intéressante et méritait de faire lobjet dun examen plus approfondi dans la mesure où les données étaient souvent insuffisantes et que cela posait problème. La délégation a demandé au Secrétariat de fournir des précisions concernant les discussions qui avaient eu lieu au sein du Secrétariat au sujet de cette recommandation, et a demandé sil serait possible que celuici formule des idées précises concernant la façon dont elle pourrait être mise en uvre.
Le président a invité le Secrétariat à répondre aux questions.
Le Secrétariat (M. Geoffrey Onyeama) a fait référence à la demande formulée précédemment par le président au sujet des recommandations que le Secrétariat pouvait mettre en uvre immédiatement. Spontanément, il pouvait notamment sagir de la recommandation figurant en page 30 de lannexe 1 de la réponse de la direction concernant lexamen approfondi et critique du créneau stratégique des activités de formation de lOrganisation, notamment de lAcadémie de lOMPI. Laspect le plus important de lassistance technique fournie aux pays en développement était probablement le renforcement des capacités, qui conditionnaient la réalisation de nombreux projets. Ainsi, le programme de formation de lOMPI était absolument essentiel et lOrganisation devait entamer cet examen le plus rapidement possible. Dailleurs le Secrétariat sy consacrait déjà. Pour mener à bien cette activité, deux consultants devaient examiner les travaux de lAcadémie ainsi que le contenu de lintégralité de son programme. Mme Deere faisait partie des consultants qui conduiraient cet examen car les membres considéraient que, à travers les travaux quelle avait menés dans le cadre de létude sur lassistance technique, elle avait acquis une certaine connaissance du fonctionnement de lOrganisation et quelle pourrait donc contribuer à mener à bien lévaluation de lAcadémie en collaboration avec un autre consultant. Il sagissait dune recommandation importante que lOMPI pouvait dores et déjà mettre en uvre. LOrganisation pouvait également commencer à mettre au point le menu ou catalogue des activités de coopération pour le développement quelle menait. Si les États membres étaient davis quil serait utile quun document unique présente clairement les activités offertes, alors il importait daccorder la priorité à ce point. Concernant les plans stratégiques, de lavis de lOrganisation, si les pays en développement souhaitaient faire de la propriété intellectuelle un outil de développement, il était important délaborer un plan ou une feuille de route stratégiques qui sappuieraient sur la situation réelle et les particularités dun pays donné. LOrganisation considérait quil ne devait pas uniquement sagir dun plan général. Il était nécessaire dadopter une approche sectorielle car les pays en développement étaient confrontés à des difficultés différentes dans différents secteurs, notamment en matière de santé publique, de sécurité alimentaire, dagriculture, de développement de lindustrie, denvironnement, déducation et de culture. Ainsi, dans le cadre de lélaboration dune méthodologie pour les stratégies de propriété intellectuelle des pays, il était important que lOrganisation mette également au point des méthodologies pour des secteurs spécifiques. Cela permettrait aux pays en développement de disposer dun cadre et dune méthodologie pour mettre en évidence les lacunes et déterminer comment ils pouvaient utiliser le système de propriété intellectuelle pour promouvoir leurs objectifs dans des secteurs spécifiques comme la santé, lagriculture et lindustrie. Il sagissait dune initiative très importante qui pouvait commencer immédiatement et le Secrétariat sy consacrait déjà. LOrganisation était donc disposée à aller de lavant au sujet de ces trois domaines essentiels. Le Secrétariat a abordé la demande formulée par la délégation de lAfrique du Sud au sujet de la faisabilité de la mise en uvre de certaines recommandations figurant dans la proposition du groupe du Plan daction pour le développement et du groupe des pays africains. Le Secrétariat devrait soumettre la recommandation figurant au paragraphe a) de la section B aux collègues du secteur pertinent, de même que la recommandation figurant au paragraphe b) au sujet de lestimation des budgets pour les dépenses de personnel et pour les dépenses autres que celles liées au personnel en ce qui concernait les activités de coopération pour le développement. La recommandation qui figurait au paragraphe e) selon laquelle les auteurs proposaient que lOrganisation affine et réoriente ses objectifs stratégiques et ses résultats dans le PSMT pourrait être difficile à mettre en uvre car les États membres navaient pas formellement adopté ce plan. Ils en avaient simplement pris note et avaient déclaré que le PSMT était essentiellement une ligne directrice interne pour lOrganisation. Il pourrait être difficile de le modifier et de le réorienter en milieu de course et cela ne cadrerait peutêtre pas avec le plan stratégique à moyen terme tel que lOrganisation lavait défini. Ce processus avait été engagé et était bien avancé. Ainsi, il serait peutêtre problématique de le réorienter à ce stade. Concernant la stratégie de création de partenariats, celleci était liée aux mesures qui avaient été prises suite à la conférence sur la mobilisation de ressources extrabudgétaires. Le comité évaluerait ce projet. Il serait donc répondu à cette question au cours de ces discussions. Le Secrétariat a abordé la demande de la délégation de la Hongrie au sujet du renforcement de la collecte de données au niveau national. Il sagissait dun enjeu de taille et M. Dimiter Gantchev, qui était responsable des industries culturelles, pourrait répondre à cette demande car des études avaient été entreprises au sujet des industries culturelles de plusieurs pays. LOrganisation avait mis au point une méthodologie dont lun des éléments essentiels consistait à recenser les consultants et les institutions chargés de la collecte de données au niveau national, en coopération avec le bureau des statistiques de chaque pays. Le Secrétariat (M. Dimiter Gantchev) a indiqué que la collecte de données était une question très importante et que, jusqualors, aucune solution idéale navait été trouvée pour collecter des données destinées à suivre ce qui se passait dans le domaine de la propriété intellectuelle. Le Secrétariat avait des idées concernant les moyens de collecter des informations sur les industries culturelles et créatives. Il avait défini des méthodes à cet égard et avait recensé de nombreux problèmes, en particulier dans les pays dont le système statistique nétait pas encore pleinement au point. Il fallait veiller à ne pas surestimer les travaux qui pouvaient être menés dans ce domaine. Lamélioration du cadre statistique dun pays donné engendrait généralement des coûts considérables et devait donc être réalisée dans le cadre des priorités nationales du pays. Le Secrétariat était ravi de partager lexpérience quil avait acquise concernant les meilleures pratiques en matière de collecte de données, y compris les ensembles de données appropriés. Le Secrétariat avait publié lensemble de ses données et les études étaient également progressivement publiées sur le site Web de lOMPI. Le Secrétariat menait des discussions avec certaines régions sur la manière daméliorer les pratiques de collecte de données. Comme cela avait été mentionné précédemment, il existait également un nombre considérable et croissant de problèmes, et le Secrétariat serait heureux de fournir plus dinformations à ce sujet au besoin. Toutefois, dans la mesure où la question portait sur la collecte de données en matière de propriété intellectuelle, dautres collègues pourraient peutêtre apporter une réponse plus exhaustive au sujet des travaux en cours dans dautres domaines de la propriété intellectuelle. Le Secrétariat (M. Geoffrey Onyeama) a ajouté que léconomiste en chef aurait peutêtre également de nombreuses informations à apporter à ce sujet. Sagissant de la propriété industrielle, une évaluation de la propriété intellectuelle avait généralement lieu dans le cadre de laide apportée aux pays en vue de lélaboration de stratégies nationales de propriété intellectuelle. Cette évaluation revenait à examiner les lacunes dans chaque pays. En général, des consultants du pays qui disposaient dune formation en économie prenaient part à ces évaluations et travaillaient en collaboration avec des chercheurs afin de créer un profil grâce notamment à la collecte de données, à des entretiens et à des questionnaires. Tels étaient les travaux que le Secrétariat menait dans le domaine de la propriété industrielle pour utiliser les résultats de cette évaluation en vue de mettre au point une stratégie de propriété intellectuelle.
Le président a remercié le directeur général adjoint pour ses réponses. Ce dernier avait répondu à certaines des questions posées. Les réponses aux autres questions seraient apportées par les secteurs de lOrganisation chargés de traiter ces questions au quotidien. Le président a conclu que le comité pourrait au moins convenir de donner son appui aux trois grands domaines considérés par le directeur général adjoint comme étant importants, urgents et réalisables. Cette démarche pourrait sappliquer également à la recommandation sur les lignes directrices. Le Secrétariat pourrait également fournir les informations demandées sur le manuel.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique, parlant au nom du groupe B, a remercié le Secrétariat pour ses réponses aux interventions. Étant donné que le comité entamait à peine la discussion sur le rapport Deere et la Réponse de la direction, le groupe a considéré quil était prématuré de prendre position sur ladoption de quelque question que ce soit. Ainsi, il souhaitait en faire la remarque. La délégation a également réitéré la position du groupe sagissant de la voie à suivre. Bien que tous les États membres puissent soumettre des propositions, le but étant de faire avancer les débats de manière significative lors des sessions à venir, le comité devait se concentrer sur le groupe B de la Réponse de la direction. Si les délégations commençaient à examiner un grand nombre de propositions nouvelles, il pourrait y avoir un chevauchement et une confusion entre les questions, sans parler du temps que prendraient lexamen national et de groupe ainsi que la coordination.
La délégation du Canada a noté que le Secrétariat avait répondu à beaucoup de ses questions dans ses réponses aux questions posées par dautres délégations. Toutefois, la délégation avait encore quelques questions; elle souhaitait donc quune session de questionsréponses similaire soit prévue à la future réunion du CDIP.
La délégation du Danemark, parlant au nom de lUnion européenne et de ses États membres, a remercié le Secrétariat pour ses réponses aux nombreuses questions posées. Les discussions avaient été très fructueuses. La délégation a déclaré quelle soutenait la déclaration faite par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique au nom du groupe B.
La délégation de lAfrique du Sud, parlant au nom du groupe des pays africains, a rappelé que le président avait déclaré, au début des discussions, quil fallait se concentrer sur les recommandations importantes et faciles à appliquer. La délégation était satisfaite que M. Onyeama, directeur général adjoint, ait répondu sur ce point. Le groupe a approuvé les propositions présentées par M. Onyeama. Toutefois, il lui serait reconnaissant de bien vouloir répéter les propositions sagissant des domaines mentionnés hormis lAcadémie. Le groupe a convenu que le comité devait identifier les recommandations qui étaient acceptables pour tous les États membres afin davancer. Dans ce contexte, le groupe a souligné que ces recommandations appartenaient à la catégorie B, tout en précisant que son approche était de ne pas classer les recommandations par catégories. Sagissant de lAcadémie, il a été proposé, à la section K de la proposition du groupe du Plan daction pour le développement/groupe des pays africains que le Secrétariat transmette la Mission de létude extérieure sur lacadémie confiée par lOMPI. Cette proposition figurait au paragraphe 12, page 30 de lannexe 1 de la Réponse de la direction et devait être reliée à lintervention de M. Onyeama.
La délégation du RoyaumeUni sest alignée sur les observations faites par la délégation du Danemark au nom de lUnion européenne et de ses États membres ainsi que par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique au nom du groupe B. Le comité devait rester concentré sur les recommandations du groupe B de la Réponse de la direction.
La délégation de la Suisse partageait les points de vue exprimés par les autres membres du groupe B. Tout comme la délégation du Canada, la délégation avait plus de questions au sujet de la Réponse de la direction. La plupart des réponses apportées par le Secrétariat ce jour étaient extrêmement intéressantes. Cependant, elles soulevaient dautres questions. Par conséquent, la délégation souhaitait que ces discussions se poursuivent à la prochaine réunion. À ce stade, toute décision serait prématurée.
La délégation de lAlgérie, parlant au nom du groupe du Plan daction pour le développement, a remercié le Secrétariat et le directeur général adjoint pour leurs réponses. Le groupe était très satisfait des réponses apportées. Les discussions avaient été fructueuses, et toutes les délégations avaient apporté leur contribution par rapport aux recommandations qui leur semblaient importantes. Le groupe a approuvé la conclusion proposée par le président sagissant des trois recommandations considérées par le Secrétariat comme applicables. Le groupe a demandé au président dessayer de trouver, pendant la semaine, un créneau permettant de poursuivre les discussions sur les autres recommandations figurant dans le programme du groupe du Plan daction pour le développement/groupe des pays africains qui étaient acceptables pour toutes les délégations.
La délégation de la Hongrie, parlant au nom du groupe des pays dEurope centrale et des États baltes, a répété que toute décision serait prématurée. Le président avait demandé au Secrétariat quelles étaient les autres recommandations quil considérait comme applicables, mais les délégations navaient pas pu poser de questions à ce sujet. Sagissant de la voie à suivre, la base de travail du comité à la prochaine session devait être le rapport Deere/Roca, la Réponse de la direction ainsi que les observations opportunes des groupes ou des membres qui souhaitaient faire des propositions ou réagir à lune des questions.
La délégation du Venezuela (République bolivarienne du) a évoqué le classement des recommandations par groupes adopté par le Secrétariat. Selon la délégation, les États membres ne devaient pas tenir compte de ces groupes et devaient discuter des problèmes au fur et à mesure quils se posaient.
La délégation de lAfrique du Sud a demandé au président de donner sa conclusion sur la voie à suivre.
Le président a informé le comité que les débats étaient clos pour linstant. Il informerait les délégations de la voie à suivre ultérieurement.
Point 7 de lordre du jour : suivi, évaluation et examen de la mise en uvre de toutes les recommandations du Plan daction pour le développement et rapport sur cette mise en uvre et examen du rapport du Directeur général sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement (suite)
Examen du document CDIP/9/5 Rapport sur une évaluation indépendante du projet relatif à laccès et à lappui aux bases de données spécialisées
Le président a invité le Secrétariat à présenter le Rapport sur une évaluation indépendante du projet relatif à laccès et à lappui aux bases de données spécialisées.
Le Secrétariat (M. Thierry Rajaobelina) a présenté le document CDIP/9/5, qui a été préparé par la Division de laudit et de la supervision internes. Le Secrétariat a commencé par présenter les travaux de la Division. La Division de laudit et de la supervision internes était un organe interne indépendant, tel que décrit dans la Charte de la supervision interne de lOMPI, qui a été approuvée par les États membres. La Division mettait à la disposition de la direction de lOMPI, dune manière systématique, des analyses, des évaluations, des recommandations, des conseils et des informations, en réalisant, dune manière indépendante, des audits internes, des inspections, des enquêtes et des évaluations telles que ceux qui seront présentés ce jour. La Division secondait le Directeur général dans ses tâches de gestion et aidait les responsables de programme à atteindre les objectifs de lOrganisation en leur fournissant des rapports objectifs, systématiques et indépendants sur lexécution des programmes et les activités réalisées au titre de ces programmes. La Division procédait à des évaluations systématiques, objectives et impartiales des projets afin de déterminer si les résultats escomptés avaient été atteints. En tant quorgane indépendant, la Division nintervenait pas dans la mise en uvre ni dans la gestion des projets. Les évaluations visaient à évaluer lefficacité, lefficience, la pérennité et la viabilité des projets. Elles permettaient de disposer de données fiables et factuelles, et les rapports contenaient des conclusions et des recommandations fondées sur les enseignements tirés lors de lexécution des projets afin de déterminer les phases suivantes. Lévaluation du projet relatif à laccès et à lappui aux bases de données spécialisées avait porté essentiellement sur la conception, la gestion, lefficacité et la pérennité du projet. Lobjectif principal était dévaluer létat davancement et la gestion du projet pour passer éventuellement à la phase II du projet. Les résultats de lévaluation serviraient également dindicateurs sur les moyens doptimiser le projet. Compte tenu de la nécessité dune gestion efficace du temps, lévaluation à distance avec laide des sections pertinentes de la direction de lOMPI a été privilégiée par rapport aux visites de projets. Le rapport était disponible en ligne et comprenait 13 conclusions, dont quatre sur la gestion du projet. La qualité et lusage des documents relatifs au projet ont été jugés satisfaisants, même sil y avait lieu dy apporter des améliorations, comme indiqué dans la recommandation. Les instruments dautoévaluation et de suivi ont été jugés utiles. Cependant, comme indiqué dans la recommandation, il y avait lieu dy apporter des améliorations. La contribution dautres secteurs de lOMPI au projet avait été considérable, ce qui pourrait être plus explicite. Le projet avait permis de gérer correctement les risques définis dans le descriptif. Lévaluation avait porté également sur lefficacité du projet pour atteindre ses objectifs. Sept observations ont été faites à ce sujet. Les objectifs ont été considérés comme atteints, même si une meilleure définition des objectifs à long terme aurait été souhaitable. Lanalyse initiale des besoins avait été menée correctement. La formation était positive à court terme. Les parties prenantes avaient pris note de lappui efficace fourni par les TISC. Le projet répondait aux besoins des bénéficiaires. Les activités de sensibilisation, y compris les nombreuses activités de formation visant à une sensibilisation aux droits de propriété intellectuelle, ont été jugées utiles. Le projet avait répondu aux attentes quant au nombre de réseaux de TISC établis en décembre 2011. Les résultats ont été obtenus dans les limites du calendrier et du budget prévus. Sagissant de la durabilité du projet, les groupes nationaux de parties prenantes devraient se préparer à prendre la relève au moment où les projets seront réduits. Toutefois, lévaluation na pas permis danalyser cette transition avec suffisamment de fiabilité. Le rapport comprenait quatre recommandations fondées sur les diverses conclusions. La première, et peutêtre la plus importante, sadressait au comité. Il était recommandé que le comité approuve la phase II du projet. Il existait un besoin reconnu, une demande élevée et des données dexpérience dans lensemble constructives, tels quexprimés par une majorité de parties prenantes consultées, qui justifiaient la poursuite du projet. Sagissant des recommandations au Secrétariat, ce dernier a été encouragé à recourir davantage à lanalyse et aux données dexpérience communes, ainsi quaux instruments utilisés par les équipes de pays de lONU, tels que les bilans communs de pays (CCA) et les planscadres des Nations Unies pour laide au développement (UNDAF). En matière de coordination interne, il était recommandé que le Secteur de linfrastructure mondiale de lOMPI définisse plus avant les rôles et responsabilités dautres secteurs dans lapplication du projet de TISC. Sagissant des chefs de projet et de la Division de la coordination du Plan daction pour le développement, il leur était recommandé daméliorer la planification et la mise en uvre de la phase II. Ils devaient appliquer des indicateurs pour mesurer les effets du projet, notamment à léchelon des bénéficiaires. Ces quatre recommandations seraient suivies par la Division de laudit et de la supervision internes, comme toutes ses autres recommandations sagissant des enquêtes, des audits internes ou des évaluations.
La délégation du Paraguay, parlant au nom du GRULAC, a remercié le Secrétariat pour le rapport. Plusieurs pays de cette région ayant fait état dune expérience positive avec les TISC, le groupe a encouragé le passage à la phase II du projet. Il sest déclaré unanimement favorable à la poursuite du projet, et espérait que dautres membres du comité en comprendraient limportance.
La délégation de lÉgypte, parlant au nom du groupe des pays africains, a remercié le Secrétariat pour le rapport. Elle a attiré lattention du comité sur le paragraphe intitulé Antécédents, à la première page de lannexe du document, où il était indiqué quune évaluation indépendante avait été entreprise. Dans la section intitulée Pertinence du descriptif de projet (
), à la page 5 de lannexe, il était énoncé que lévaluation avait été entreprise par la Division de laudit et de la supervision internes. Le groupe a estimé quil sagissait dune contradiction. En outre, il est apparu que lévaluation ne portait que sur les TISC. Le rapport ne donnait pas dinformations précises sur les TISC qui étaient déjà établis dans 20 pays. De plus, il ny avait pas visiblement de mécanisme permettant dévaluer lefficacité à long terme du projet. Néanmoins, le groupe continuerait de soutenir pleinement le projet, y compris la mise en uvre de la phase II. Toutefois, dans le même temps, il a également demandé au Secrétariat de remédier aux inconvénients précités et de procéder à une évaluation complète et exhaustive de la phase I visant à fournir des orientations pour la mise en uvre de la phase II.
La délégation de lEspagne a fait des commentaires sur la disponibilité des documents et des traductions. La version espagnole du document CDIP/9/4 nétait pas disponible sur le site Internet de lOMPI. Lutilisateur était redirigé vers le document CDIP/9/3, dont seul un résumé était disponible en espagnol. Il ne sagissait que de deux exemples parmi dautres pour illustrer le mécontentement de la délégation visàvis de la pratique du Secrétariat, qui consistait à ne pas traduire tous les documents et à ne proposer que des résumés des documents volumineux. Les règles du comité et la politique linguistique de lOMPI nétaient pas suffisants pour justifier le maintien de cette pratique. La délégation de lEspagne a donc demandé que les règles de procédure soient appliquées et que tous les documents soient traduits dans les six langues officielles. La délégation comprendrait si un document était particulièrement volumineux. Or, un document de 12 pages comme le document CDIP/9/3 ne pouvait pas être considéré comme particulièrement volumineux. La délégation considérait quun document était exceptionnellement volumineux lorsquil faisait au moins 100 pages et non de 10 à 15 pages. La délégation a donc réclamé que lon renonce à la pratique consistant à ne pas traduire tous les documents dans les six langues officielles et que lon produise des synthèses uniquement lorsquun document était vraiment volumineux; elle a également déclaré que, si un État demandait la traduction dun document, et ce dans des délais raisonnables; le document devait être traduit pour la session à laquelle il devait être discuté et non pour une session ultérieure. En conclusion, la délégation a indiqué quelle avait prévu de faire un exposé sur son fonds fiduciaire (FIT) dans le cadre dune activité organisée par lOMPI la veille. Cependant, aucune interprétation en espagnol nayant été prévue, la délégation avait dû reporter sa présentation à ce jour. Or lOrganisation avait promis que linterprétation serait assurée. Ces exemples avaient pour objet de rappeler au comité limportance de travailler dans les six langues officielles, sachant notamment quune disposition à ce sujet était prévue dans son règlement intérieur. Par conséquent, la délégation a demandé au Secrétariat de sen rappeler pour les futures sessions du comité.
La délégation des Philippines a félicité le président pour son élection et a remercié le Secrétariat pour le rapport dévaluation. La délégation a également exprimé sa gratitude au Secrétariat pour son soutien et son aide, qui visaient à rendre les informations sur les brevets plus accessibles à ses scientifiques, inventeurs et chercheurs via le projet de TISC mis en uvre dans le cadre du Plan daction pour le développement. Grâce à la formation et au soutien fournis par le projet, loffice de propriété intellectuelle avait mis en place 40 centres dans tout le pays en moins de deux ans. Les TISC devaient se développer. La délégation approuvait sans réserve le passage à la phase II, qui visait à fournir une assistance plus complète que de simples cours dinformation sur les brevets et à soutenir ainsi les activités de recherche en matière de brevets dans différents pays. Elle approuvait lélargissement du programme, car elle avait constaté combien lassistance technique était nécessaire lors de la conception, de lorganisation et du suivi des centres de recherche de brevets. La délégation a reconnu que laccès continu aux bases de données de brevets plus spécialisées était crucial pour les centres de recherche de brevets, et quil devait prendre de lessor. Elle a souscrit à lapproche différenciée du projet consistant à fournir une assistance continue, car les pays nen étaient pas tous au même stade de développement, ils avaient des besoins variés et des préférences culturelles uniques. Le projet devait viser une plus large base de parties prenantes issues des secteurs concernés des communautés locales et destinées à soutenir les activités des centres de recherche de brevets sur le long terme. La délégation a également entériné la proposition dune dassistance plus complète, allant audelà de la formation et intégrant le développement organisationnel, les partenariats, la création dalliances, la publicité et la promotion, la gestion de la qualité, les possibilités dévaluation comparative et une structure de surveillance efficace des centres de recherche de brevets au sein de leurs alliances nationales et régionales.
La délégation du Sénégal a remercié le Secrétariat pour le rapport. La délégation a approuvé les opinions exprimées par le groupe des pays africains à ce sujet. Le projet était très important pour les pays en développement, car il aidait à combler le fossé des connaissances avec les pays développés. Il permettait daccéder à la technologie pour linnovation. À la suite de ce projet, un TISC avait été mis en place au Sénégal. Ce TISC avait renforcé les capacités de ses experts à entreprendre des recherches à des fins dinnovation; il avait également permis laccès des pays en développement à linformation spécialisée en matière de brevets grâce au réseau ASPI ainsi que laccès gratuit aux revues scientifiques grâce au réseau ARDI. De nombreux pays en développement avaient bénéficié de ce projet. Cela était clairement indiqué dans le rapport, à la section 2.2, intitulée Efficacité du projet. La délégation était très satisfaite du projet et approuvait pleinement la recommandation du rapport dévaluation qui sadressait au comité. La plupart des parties prenantes consultées avaient déclaré que le projet représentait un besoin réel, quil faisait lobjet dune forte demande, ce qui justifiait sa poursuite. Il sagissait maintenant danalyser lexpérience acquise lors de la phase I et den tirer des enseignements pour avancer. Par conséquent, le projet devait passer à la phase II, conformément aux recommandations.
La délégation du Danemark, parlant au nom de lUnion européenne et de ses États membres, a formulé quelques commentaires dordre général sur les différents rapports dévaluation. La délégation a remercié le Secrétariat pour la préparation des rapports. LUnion européenne et ses États membres se sont réjouis de loccasion que leur offraient les évaluations extérieures dévaluer les projets achevés. Les rapports dévaluation étaient des outils précieux pour améliorer certains aspects et identifier les écueils à éviter dans de futurs projets. Ils étaient encore plus importants lorsquune deuxième phase était prévue. À cet égard, le calendrier dévaluation jouait un rôle prépondérant. La délégation a déduit de la présentation des rapports dévaluation quil y avait eu une amélioration du calendrier. Tous les rapports dévaluation soumis à lexamen du comité à sa session en cours insistaient sur limportance dune gestion de projets efficace et efficiente. À ce sujet, on peut citer, par exemple, le document CDIP/9/3 sur lévaluation du projet relatif à la conférence sur la mobilisation de ressources pour le développement. Les ressources étant limitées, ces rapports devaient servir de principes directeurs pour discuter des résultats durables des projets et les évaluer. Il était également important de rappeler que lefficacité et lefficience appartenaient au groupe B des recommandations figurant dans la Réponse de la direction. La transparence était également primordiale. Cela signifiait que toutes les informations relatives à linspection, la mise en uvre et la gestion de chaque projet devaient être mises à la disposition des experts chargés de lévaluation afin que ces derniers puissent procéder à une évaluation appropriée. Ce problème est abordé, par exemple, dans le document CDIP/9/6, Rapport dévaluation indépendant concernant le projet pilote de création de nouvelles académies nationales de la propriété intellectuelle. Ce rapport indiquait quil y avait eu des problèmes tout au long de la mise en uvre du projet, y compris des retards imprévus qui nétaient pas suffisamment justifiés. Il fallait expliquer les raisons de ces retards. Le budget de chaque projet était évalué, car il sagissait dun élément capital. La délégation a appuyé les recommandations selon lesquelles certains projets devaient être gérés différemment pour une meilleure maîtrise des coûts et aux fins defficacité et defficience. LUnion européenne et ses États membres étaient également davis que les projets de la deuxième phase soumis à lapprobation du comité devaient tenir compte des recommandations figurant dans les rapports dévaluation des projets respectifs de la phase I et suivre ces recommandations. La délégation a donc demandé au Secrétariat de prévoir, dans les futurs rapports dévaluation, un chapitre consacré aux enseignements tirés de la mise en uvre des recommandations et aux suites à donner à leur mise en uvre.
La délégation du Venezuela (République bolivarienne du) a remercié le Secrétariat pour la présentation du rapport. Le GRULAC avait déjà exprimé lassentiment général de ses membres par rapport au projet. La délégation sest félicitée de lattitude de la délégation de lEspagne en faveur de lutilisation de lespagnol. Les délégations latinoaméricaines avaient parlé la veille de ce qui sétait passé au sein du groupe de travail ad hoc et de la traduction du rapport sur létude extérieure. La délégation a rappelé au comité que la question des traductions et des interprétations avait été débattue au sein des assemblées. Cette question était débattue par le Comité du programme et budget. Le comité nétait pas en mesure de justifier labsence de traduction, car il était préoccupé par la question du développement.
La délégation de lAlgérie, parlant au nom du groupe du Plan daction pour le développement, a remercié le Secrétariat pour lévaluation et la préparation du rapport. Le groupe a souligné que le processus dévaluation était très important; en effet, il permettait aux délégations de se faire une idée précise des résultats obtenus et des ressources mobilisées pour obtenir les résultats en question et, surtout, de prendre la mesure des avantages et des inconvénients du projet. Ainsi, le groupe a été très intéressé par le rapport dévaluation présenté par le Secrétariat. Le groupe a insisté sur plusieurs points à ce sujet. Tout dabord, le Secrétariat devait prendre conscience quil était très difficile pour les États membres de juger un projet daprès un résumé. Les États membres devaient disposer dun rapport complet leur permettant de comprendre dans quelles conditions et selon quels critères lévaluation a été réalisée et de savoir sur quels éléments étaient fondées les recommandations. Cétait le seul moyen de permettre aux États membres de décider en connaissance de cause sil fallait ou non encourager le passage à la phase II. Ensuite, sagissant de lévaluation ellemême, la délégation a réclamé que le Secrétariat consente à aider les États membres à évaluer les avantages et les inconvénients du projet. Le document CDIP/9/5 manquait dinformations concrètes qui permettraient aux États membres dévaluer les points positifs et négatifs du projet. Pour le groupe, lessentiel était de sassurer que les projets adoptés par le CDIP étaient axés sur le développement et prenaient en compte les besoins des pays. Cependant, lévaluation nétait pas claire sur lorientation, notamment quant à la formation. Le groupe ignorait ce que la formation recouvrait. Ainsi, il serait utile de donner des exemples concrets qui permettraient à ses membres de mieux identifier les activités de formation et donc de contribuer pleinement à leur mise en uvre. Sagissant de la phase II, le groupe souhaiterait, bien entendu, quelle soit lancée, car le projet visant à établir des TISC permettrait à tous les États membres de mettre en place un réseau national dappui à linnovation. Cependant, le groupe souhaitait que les éléments quil venait de mentionner soient pris en compte lors de lévaluation de la phase I. En bref, le groupe approuvait le lancement de la phase II mais souhaitait que la phase II tienne compte de lévaluation de la phase I menée à partir de ses commentaires.
La délégation de la Géorgie, parlant au nom du groupe de certains pays dEurope orientale, du Caucase et dAsie centrale, a déclaré que certains de ses États membres souhaitaient exprimer leurs préoccupations quant à la mise en uvre de la phase I du projet. En effet, la phase I avait été lancée dans certains pays du groupe mais ne répondait pas entièrement à leurs attentes. Sa mise en uvre avait été très laborieuse, et les activités de formation proposées dans le cadre de la phase I avaient été limitées. Toutefois, le groupe a approuvé à lunanimité le passage à la phase II; il espérait quelle permette de parfaire la phase I et de corriger ses carences. Le groupe a également suggéré que certaines bases de données spécialisées soient fournies gratuitement aux pays en transition, sachant que la plupart de ses membres étaient actuellement dans lincapacité dutiliser ces bases de données en raison de contraintes budgétaires ou dachat.
La délégation de la République dominicaine a félicité le président pour sa nomination et lui a souhaité beaucoup de succès. La délégation a également remercié le Secrétariat pour la préparation et la présentation du document. Elle a soutenu lensemble des déclarations que la délégation du Paraguay a faites au nom du GRULAC. La délégation a remercié le Secrétariat pour avoir choisi la République dominicaine comme pays pilote pour la mise en uvre du projet. La mise en place dun TISC en République dominicaine a reçu un bon accueil dans le cadre du plan national sur la compétitivité. Le travail accompli par le TISC en République dominicaine peut être quantifié à court terme par le biais de linformation technologique produite dans le pays. Daprès leur expérience, la demande était en hausse. Les utilisateurs du TISC nétaient pas des utilisateurs traditionnels. Il sagissait de nouveaux utilisateurs beaucoup plus exigeants. Ces utilisateurs avaient besoin dinformations précises; laccès accru à linformation permettrait de mieux satisfaire à leurs exigences. Le TISC avait un impact très important, et il était nécessaire de poursuivre les actions visant à exploiter les informations que les utilisateurs avaient trouvées en effectuant des recherches. Le document CDIP/9/5 recommandait la poursuite du projet pour donner suite aux résultats obtenus et atteindre lobjectif du Plan daction pour le développement et les objectifs des bénéficiaires. La délégation a donc approuvé pleinement le passage à la phase II du projet.
La délégation de lUruguay a exprimé sa gratitude au Secrétariat pour le document. Le projet était dune importance capitale pour le Plan daction pour le développement. La délégation attachait une grande importance au Plan daction pour le développement. Ses autorités travaillaient avec le Secrétariat à létablissement de TISC visant à aider les acteurs nationaux de linnovation à faire une utilisation stratégique de la propriété intellectuelle intégrée aux politiques des pouvoirs publics. La pérennité du projet était de la plus haute importance et devait être assurée par des financements et une coordination appropriée. Il fallait approuver la phase suivante du projet ainsi que toute modification nécessaire à apporter.
La délégation du Vietnam a remercié le Secrétariat pour le rapport dévaluation. Elle a vivement apprécié le résultat de ce projet, car il contribuait à la promotion des activités dinnovation dans les pays en développement, en général, et au Vietnam, en particulier. Grâce à lassistance fournie dans le cadre du projet, des centres de soutien à la propriété intellectuelle étaient en train dêtre mis en place au Vietnam. La délégation était prête à coopérer avec le Secrétariat afin de développer le projet au Vietnam. La délégation a appuyé vigoureusement le passage à la phase II du projet afin de renforcer et de décupler les résultats du projet.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a remercié la Division de laudit et de la supervision internes pour la préparation du Rapport sur une évaluation indépendante et pour ses recommandations. La délégation sest félicitée des résultats obtenus à ce jour dans le cadre de ce projet et se réjouissait de la perspective du passage à la phase II.
La délégation du Brésil a remercié le Secrétariat pour la présentation et la préparation dudit rapport. Son office des brevets y trouvait un intérêt particulier. La délégation a souligné limportance de ce type de rapports. Elle a demandé des précisions afin de mieux prendre la mesure de la mise en uvre du projet, compte tenu de son intérêt pour le rapport. Tout dabord, le rapport mentionnait que le projet de TISC avait contribué dune manière notable à la réalisation des objectifs convenus avec les cinq pays où il a été exécuté. La délégation souhaitait que les auteurs exposent en détail les résultats ayant permis daboutir à cette conclusion. La délégation avait conscience que le rapport ne comprenait pas les réponses ou commentaires narratifs pour des raisons de nondivulgation. Cependant, peutêtre que certaines informations pourraient être fournies sans quil soit nécessaire de divulguer lidentité des personnes interrogées. Deuxièmement, selon le site Internet de lOMPI, le projet a été exécuté dans 10 pays. La délégation souhaitait savoir sil était envisagé détendre le projet à dautres pays et, si oui, selon quels critères. Troisièmement, selon les documents relatifs au projet, les besoins dun pays étaient évalués sur la base des statistiques représentant lactivité nationale liée aux brevets (tendance en matière de protection par brevet). La délégation souhaitait savoir si ces statistiques renvoyaient uniquement aux demandes émanant des résidents nationaux ou si elles prenaient en compte également les demandes des nonrésidents. En outre, les statistiques étaient également utilisées pour identifier les domaines technologiques ayant une plus grande activité liée aux brevets. Dans ce contexte, la délégation souhaitait que les auteurs donnent des précisions sur les critères utilisés pour définir un domaine technologique. Enfin, et il sagissait dune suggestion, il serait intéressant que le Secrétariat fournisse des informations sur les 46 missions dévaluation menées afin que la délégation puisse évaluer les résultats concrets. Sagissant de la pérennité, la délégation souhaitait que le projet soit efficace à long terme. Ainsi, de même que le GRULAC et dautres délégations favorables à la poursuite du projet, elle a approuvé sans réserve le passage à la phase II.
La délégation de la Bolivie (État plurinational de) sest déclarée satisfaite des rapports sur une évaluation indépendante. Ces rapports étaient très utiles, car ils donnaient une idée de létat davancement des projets. Dune manière générale, il était important dinclure, dans la mission des évaluations, une analyse de la contribution des projets à la mise en uvre du Plan daction pour le développement. En effet, cet aspect faisait grandement défaut dans lanalyse des rapports. Il serait utile quil figure dans la mission des futures évaluations. Par ailleurs, contrairement aux autres rapports, les délégations navaient pas accès au rapport original mais seulement à un résumé préparé par le Secrétariat. Comme la justement souligné le groupe du Plan daction pour le développement, il était très important davoir accès au rapport original pour sassurer que tout le monde avait une vision claire du projet et de ses résultats. Pour lheure, il y avait très peu dinformations sur les documents, les critères et les données que les auteurs avaient utilisés pour conclure que le projet avait été une réussite. Sans tous ces détails, il était très difficile davoir une vision claire du projet. La délégation souhaitait que le Secrétariat explique pourquoi, pour ce projet en particulier, les délégations navaient pas accès au rapport complet mais seulement à un résumé préparé par le Secrétariat. La délégation a également formulé un commentaire spécifique qui était lié à son observation générale sur les évaluations. Elle estimait que, pour ce projet en particulier, il était important dévaluer le contenu des activités de formation et de renforcement des capacités, autrement dit, quil était nécessaire dexaminer quel type de formation était proposé et dans quelle mesure les activités de formation répondaient aux besoins du Plan daction pour le développement. Il était important de disposer de ces informations sagissant de ce projet ainsi que dautres projets qui étaient en cours dévaluation.
La délégation de lAfrique du Sud a remercié le Secrétariat pour la préparation des documents dévaluation. LAfrique du Sud était en train de bénéficier du projet de TISC. Elle a donc entièrement approuvé le passage à la phase II du projet. La délégation sest également déclarée en faveur de la voie à suivre exposée par la délégation des Philippines. Le schéma proposé pourrait être examiné en même temps que le document CDIP/9/9 sur la proposition dune phase II, sachant quil comprenait une série de propositions pertinentes sur les TISC. La délégation a également demandé que le Secrétariat donne des éclaircissements sur lévaluation. Elle a fait observer que dautres évaluations avaient été réalisées par des experts externes. Ainsi, elle souhaitait savoir pourquoi ce projet en particulier était évalué par la Division de laudit et de la supervision internes, et sil y avait une raison particulière à cela. Le rapport fourni était assez court et ne donnait pas de précisions sur la méthodologie employée. La délégation appréciait les conclusions et les recommandations figurant dans le rapport mais regrettait labsence dexplications sur la méthodologie employée pour parvenir à ces conclusions et recommandations. La délégation a également demandé des précisions sur la portée de lévaluation, sachant que le projet était assez vaste puisquil concernait non seulement les TISC mais aussi le programme daccès à la recherche pour le développement et linnovation (ARDI) et le programme daccès à linformation spécialisée en matière de brevets (ASPI). Les programmes ARDI et ASPI étaient importants, et on ignorait pourquoi ils ne figuraient pas dans lévaluation.
La délégation du Togo a félicité le président pour sa nomination et a remercié le Secrétariat pour les documents fournis. La délégation a souscrit à la position défendue par le groupe des pays africains sur les TISC. En tant que bénéficiaire de la phase I, la délégation sest déclarée en faveur du passage à la phase II du projet.
La délégation de la Chine a remercié le Secrétariat pour son rapport. Lassistance apportée aux pays en développement et aux PMA afin quils accèdent aux informations et renforcent leurs capacités dutilisation des informations aiderait à soutenir le développement de ces pays. La délégation a vivement apprécié le travail accompli par le Secrétariat sur le projet de TISC. Elle a demandé au Secrétariat de prendre en compte le Rapport sur une évaluation indépendante, les différentes exigences nationales et lexpérience acquise dans la phase initiale, afin de renforcer son action dans ce domaine. La délégation sest déclarée en faveur du lancement de la phase II du projet.
La délégation de la Fédération de Russie a remercié le Secrétariat pour le rapport. Le projet lintéressait vivement, mais seul un résumé du rapport était disponible en russe. Il aurait été bon de lire ce document dans son intégralité. Le projet sur la création et le développement de bases de données spécialisées, et en particulier, sur la mise en place de TISC, intéressait vivement la délégation. Les résultats du projet pourraient être pérennisés par lamélioration des réseaux nationaux et lutilisation de ces derniers aux fins de développement de la technologie et de linnovation. La délégation a exprimé sa volonté de sengager dans la poursuite des travaux aux côtés du Secrétariat pour développer et soutenir les TISC et ainsi renforcer les capacités scientifiques et technologiques des États membres.
La délégation de lAllemagne a demandé des éclaircissements sur le processus dévaluation. Premièrement, elle a demandé des précisions sur les critères permettant de déterminer si une évaluation devait être menée en interne ou bien externalisée. Deuxièmement, elle a constaté que, dans deux cas au moins, un laps de temps assez long sécoulait entre lachèvement du projet et son évaluation. La délégation souhaitait savoir pourquoi il en était ainsi. Il fallait sassurer que les évaluations aient lieu désormais à temps. Troisièmement, dautres questions, dont le lien entre lévaluation et le projet, étaient en suspens. Lévaluation portait sur le projet, et le projet était tributaire du document relatif au projet. Tous ces éléments devaient être reliés. Par exemple, il était très difficile pour un expert chargé de lévaluation dévaluer un projet sans document relatif au projet ou indicateurs de résultats détaillés. Il était difficile de déterminer si les commentaires positifs des participants pouvaient être considérés comme un impact. Des travaux en la matière étaient nécessaires. La délégation venait de discuter de ce point avec le chef de la Division de laudit et de la supervision internes. Un atelier sur les travaux de la Division de laudit et de la supervision internes serait organisé pour les États membres au mois de novembre. Un atelier similaire a eu lieu lan passé. Peutêtre quune partie de latelier pourrait être consacrée à des discussions sur les meilleures pratiques sagissant des documents relatifs au projet et de ce que lon pouvait attendre dun rapport dévaluation. Le chef de la Division de laudit et de la supervision internes était bien informé et pouvait dire aux délégations si cela était possible. Cela pourrait être une voie à suivre. Le rapport dévaluation dépendait de la mission précise figurant dans le document relatif au projet, et des améliorations en la matière étaient possibles.
La délégation du Chili a félicité le président pour son élection et lui a souhaité beaucoup de succès. La délégation a également remercié le Secrétariat pour la préparation des documents. La délégation a souligné limportance, pour tous les États membres, de cette initiative, qui avait apporté dimportantes contributions et produit dexcellents résultats. Elle sest donc déclarée en faveur du passage à la phase II du projet, arguant que la phase II assurerait la pérennité des résultats en sappuyant sur les travaux menés à bien jusquà présent.
Le représentant du Third World Network (TWN) a remercié le Secrétariat pour les rapports dévaluation. Il a approuvé les efforts que le Secrétariat a déployés pour mener des évaluations approfondies avant lélargissement des projets pilotes dans le cadre du CDIP. Toutefois, il a estimé que la portée de lévaluation faisait plutôt défaut. Par exemple, des questions essentielles telles que lorientation des programmes de formation nétaient pas abordées dans les différents rapports dévaluation. Une évaluation avait pour objet de mieux comprendre les difficultés que les pays devaient surmonter avant de mettre en uvre le projet, de cerner ce qui fonctionnait et ce qui ne fonctionnait pas et dintégrer les enseignements tirés dans les phases ultérieures. Les États membres ont fait observer que le document CDIP/9/5 ne permettait pas de se faire une idée précise de la méthodologie dévaluation employée ni des données ou observations utilisées pour parvenir aux conclusions. Ainsi, lun des paragraphes indiquait que les participants sétaient déclarés très satisfaits, mais sans fournir de données sur ce en quoi consistaient ces évaluations ni sur le nombre de participants ayant déclaré être très satisfaits. À la page 9, on pouvait lire une évaluation selon laquelle les résultats de lenquête avaient dans lensemble fait ressortir une tendance positive vers la réalisation des objectifs, mais aucune donnée nétait fournie à lappui. Différents États membres avaient évoqué la nécessité dun rapport dévaluation complet pour mieux comprendre les observations à lappui des conclusions. Le rapport ne fournissait pas dévaluation de lorientation du contenu, notamment sagissant de la formation dispensée par rapport aux TISC. Il ny avait pas non plus dévaluation de la pérennité ni des effets à long terme. La question de la pérennité était cruciale, car cela ne servait pas à grand-chose de poursuivre des projets qui nétaient finalement pas durables. Ainsi, il fallait évaluer la pérennité des projets. Le représentant a demandé quun rapport dévaluation complet soit mis à disposition. Ce point était essentiel pour orienter la mise en uvre de la phase II et veiller à ce que les enseignements tirés soient intégrés dans la phase II.
La délégation des Philippines a pensé quil serait utile de fournir des informations sur les activités menées aux Philippines ces deux dernières années, sachant quil sagissait dun pays bénéficiaire du projet de TISC. Les TISC étaient conçus comme des unités indépendantes aux Philippines. Ils étaient détenus, gérés et exploités par différentes institutions hôtes du secteur public et privé. Ainsi, le gouvernement national ne devait pas continuer à financer le fonctionnement de ces centres. Pour ainsi dire, loffice de propriété intellectuelle était le franchiseur, et les institutions hôtes étaient les franchisés. Un franchisé devait remplir certains critères pour conserver la franchise de loffice de propriété intellectuelle. En tant que franchiseur, loffice de propriété intellectuelle travaillait avec les TISC pour former les centres dinformation sur les brevets et la recherche de brevets. Il utilisait les cours denseignement à distance de lAcadémie de lOMPI. Loffice travaillait également avec dautres institutions pour dispenser aux TISC des cours de gestion de la propriété intellectuelle et de rédaction de brevets. Grâce à ces efforts et avec laide du Secrétariat, loffice a pu sabonner à des bases de données spécialisées sur les brevets afin de renforcer les compétences du personnel professionnel dans les différents centres. Les TISC représentaient le seul lien institutionnel vraiment efficace entre loffice de propriété intellectuelle et les parties prenantes qui étaient des déposants potentiels de demandes de brevet. Loffice de propriété intellectuelle a réussi à établir 40 centres en moins de deux ans. Dans un pays où 3% seulement des demandes de brevet étaient déposées par des résidents, cétait quelque chose qui aiderait à améliorer les capacités dinnovation. Jusquà présent, loffice de propriété intellectuelle avait reçu trois demandes de brevet de ces centres. Si ce chiffre nétait pas négligeable pour la plupart des pays, il était élevé pour un pays où très peu de demandes de brevet étaient déposées. Lobjectif pour lannée à venir était datteindre mille demandes de brevet déposées par les centres; la réalisation de cet objectif constituerait un bon indicateur de réussite.
Le président a remercié les délégations pour leurs contributions. Le comité avait entendu les expériences positives que les pays bénéficiaires avaient eues dans le cadre du projet, et la demande était en hausse, compte tenu des nombreuses perspectives offertes par le projet. Par conséquent, ce dernier méritait le soutien unanime quil avait reçu. Les membres avaient également approuvé le passage à la phase II du projet. Néanmoins, certaines questions ont été posées sur la méthodologie employée et sur la mise à disposition des rapports pour une meilleure compréhension de la méthodologie et des résultats. Certaines questions concrètes ont également été posées par les États membres, lobjectif étant daméliorer lévaluation des autres projets. Le président a invité le Secrétariat à répondre à ces questions.
Le Secrétariat (M. Irfan Baloch) a remercié les délégations pour leurs commentaires très utiles. Sagissant des traductions, les documents du CDIP étaient soumis à la politique linguistique de lOMPI adoptée par les États membres. En vertu de cette politique, le Secrétariat ne pouvait pas produire tous les documents dans toutes les langues. Cest pourquoi certains documents étaient résumés. Dans ce cas, le rapport complet était disponible en anglais pour ceux qui souhaitaient le consulter. Le deuxième point soulevé généralement par la délégation de lÉgypte, de lAllemagne et de lAfrique du Sud concernait le rôle de la Division de laudit et de la supervision internes. Une approche diversifiée était adoptée pour les rapports dévaluation. La Division de la coordination du Plan daction pour le développement avait organisé lévaluation externe de quatre projets et demandé à la Division de laudit et de la supervision internes dorganiser lévaluation des deux projets. Un consultant externe a également été recruté à cet effet. La Division de laudit et de la supervision internes a été priée dorganiser ces évaluations parce que les États membres avaient demandé que le rôle de la Division soit renforcé. Peutêtre que certaines délégations considéraient cette Division comme faisant partie de lOrganisation, mais comme mentionné précédemment, le Secrétariat la considérait comme un organisme indépendant, et un consultant externe a été engagé tout spécialement. Ainsi, il convenait de rappeler que les États membres avaient demandé que le rôle de la Division de laudit et de la supervision internes soit renforcé. Son rôle était également renforcé dans le cadre de la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Il avait été inclus dans le mécanisme de coordination, et cest la raison pour laquelle la Division de laudit et de la supervision internes avait été sollicitée. Auparavant, léquipe de la Division de laudit et de la supervision internes navait pas été au complet, mais la Division avait à présent un nouveau directeur. Ainsi, le Secrétariat a pensé que ce serait une bonne idée que la Division de laudit et de la supervision internes sassocie à la Division de la coordination du Plan daction pour le développement pour mener ces évaluations. Le Secrétariat a ensuite repris lobservation faite par la délégation de lÉtat plurinational de Bolivie sur la nécessité de faire apparaître comment le projet allait dans le sens de la mise en uvre des recommandations du Plan daction pour le développement. Le Secrétariat sefforcerait dintégrer cet aspect dans les futurs rapports dévaluation. Toutefois, lorsque le projet a été conçu et approuvé par les États membres, cet aspect a été pris en compte soigneusement au moment de lapprobation lorsquil a été constaté que, de fait, les activités et lapproche adoptée répondaient aux recommandations du Plan daction pour le développement. Toutefois, le Secrétariat prenait en compte ce point et sefforcerait de lintégrer dans les futurs rapports dévaluation. Le Secrétariat (M. Thierry Rajaobelina) a évoqué la question du choix entre évaluation interne et évaluation externe. De son point de vue, ce qui était important, cétait la différence entre une évaluation indépendante et une autoévaluation effectuée par le personnel du projet. La Division de laudit et de la supervision internes était une division indépendante. Elle relevait directement du Directeur général. Cependant, son programme de travail et ses rapports étaient établis de manière indépendante. Ils nétaient pas dictés ou définis par quiconque. Le programme de travail de la Division prenait en compte les risques pour lOrganisation ainsi que les besoins de lOrganisation, afin de rester pertinent et utile. Cest pourquoi les évaluations, y compris celles portant sur des projets tels que celui sur les académies nationales de propriété intellectuelle et celui sur les TISC, figuraient dans le programme de travail de la Division. Ces évaluations de projets ont été entreprises en accord avec la Division de la coordination du Plan daction pour le développement et figuraient également dans le programme de travail de la Division de laudit et de la supervision internes. Comme mentionné dans le rapport, un consultant externe a été sollicité pour des consultations, mais ce nétait pas largument le plus pertinent. Le consultant externe a travaillé sous la conduite de la Division de laudit et de la supervision internes. Cest parce que la Division de laudit et de la supervision internes était complètement indépendante quelle présentait, ce matin, un rapport sur une évaluation indépendante. Sagissant du rapport luimême, un certain nombre de personnes ont déclaré quelles auraient souhaité consulter le rapport complet. Le document CDIP/9/5 était un rapport complet. Les annexes 1 et 2 du rapport apportaient des précisions sur la méthodologie. La liste des personnes interrogées y figurait également. La méthodologie employée était similaire à celle utilisée pour dautres évaluations. La Division de laudit et de la supervision internes a analysé les documents et a eu une discussion préliminaire avec les bénéficiaires et les responsables des projets pour définir la portée de lévaluation. Comme pour les autres évaluations, un groupe de référence a été établi. Les contenus et les résultats ont été discutés avec le groupe de référence. Tous ces points figuraient dans le document CDIP/9/5. Cependant, en cas domission, des informations supplémentaires pouvaient être fournies sur demande. Sagissant des résultats du projet, la section 2.2 et les annexes du document CDIP/9/5 donnaient des précisions sur les résultats tels quils étaient perçus par la Division de laudit et de la supervision internes. Sagissant de lévaluation des besoins, daprès lexpérience acquise par M. Rajaobelina dans dautres organisations, lévaluation des besoins a été effectuée correctement et de manière satisfaisante dans le cadre du projet. En effet, lévaluation des besoins nétait pas toujours prise en compte dans la gestion de projet dans dautres organisations. Cependant, ce nétait pas une raison valable. Sa prise en compte constituait une bonne pratique. Comme mentionné précédemment, la Division de laudit et de la supervision internes ferait un suivi des recommandations figurant dans le rapport, comme cétait le cas de toutes les recommandations quelle formulait à la demande des États membres. Ce suivi figurerait dans le rapport de synthèse annuel de la Division de laudit et de la supervision internes à lAssemblée générale. La Division tiendrait au courant les États membres de létat davancement de la mise en uvre des recommandations, et les États membres pourraient également interroger la Division sur le suivi. Tel que mentionné par la délégation de lAllemagne, un autre séminaire dévaluation était prévu pour le mois de novembre de lannée en cours. Le chef de la Section de lévaluation, M. Claude Hilfiker, était déjà en train de préparer lordre du jour du séminaire. La Division de laudit et de la supervision internes sadressant essentiellement aux États membres, elle serait ravie, si nécessaire, dinclure une discussion sur les meilleures pratiques dans les documents relatifs au projet.
Le président a remercié le Secrétariat pour les éclaircissements apportés. Il a pris bonne note du fait que le Secrétariat était prêt à prendre en compte les suggestions concrètes formulées par les délégations. Il a également pris bonne note du fait que ces recommandations, notamment celles afférentes au suivi et à la méthodologie, seraient prises en compte dans les futures évaluations. Il a ensuite déclaré que lextension du projet avait été adoptée.
La délégation de lEspagne a repris les commentaires du Secrétariat sur la traduction des documents. Elle estimait que le fait que le Secrétariat affirme que la politique linguistique ne permettait pas la traduction de tous les documents était insuffisant. Il sagissait de documents importants pour lévaluation des projets de coopération pour le développement. De plus, ces documents ne faisaient pas plus dune quinzaine de pages. Dans le règlement intérieur du comité, il était question des six langues officielles, et tous les documents devaient être traduits dans ces langues. La politique linguistique était très complexe et contenait de nombreuses recommandations. Certaines de ces recommandations se rapportaient à des documents exceptionnellement volumineux. Toutefois, il était peu probable que quiconque considère un document de 15 pages comme exceptionnellement volumineux. En conclusion, la délégation a demandé au Secrétariat den tenir compte avant de décider si un document devait être traduit intégralement ou bien simplement résumé.
La délégation de lÉgypte a repris à son compte les observations formulées par la délégation de lEspagne sur la nécessité de traduire les documents importants dans toutes les langues officielles de lONU.
Point 8 de lordre du jour : examen du programme de travail pour la mise en uvre des recommandations adoptées (suite)
Examen du document CDIP/9/9 Accès à des bases de données spécialisées et appui phase II
Le président a invité le Secrétariat à présenter le document CDIP/9/9 sur la phase II du projet.
Le Secrétariat (M. Andrew Czajkowski) a donné un aperçu de la phase II du projet. lobjectif primordial de la phase II était dassurer la durabilité à long terme des TISC et leur capacité à fournir des services dappui à la technologie et à linnovation utiles et de grande qualité, notamment en évaluant les effets des réseaux issus du nombre croissant, du perfectionnement et des meilleures pratiques des TISC de ce réseau. Le fait de maintenir le programme de formation fructueux mis en place lors de la phase I, en étroite collaboration avec les cours denseignement à distance proposés par lAcadémie de lOMPI, permettrait datteindre cet objectif. Il faudrait également faire en sorte de développer cet aspect et davancer en créant une plateforme de gestion des savoirs des TISC qui propose un formulaire électronique déchange virtuel dexpériences et de bonnes pratiques et qui permette de compléter la formation sur le terrain par des séminaires de formation. Cette plateforme comprendrait également des ressources de formation, et le Secrétariat espérait que le tutoriel interactif en ligne serait prêt dans quelques mois. Cette plateforme permettrait également daccéder aux présentations que lOMPI avait faites à des ateliers. Le Secrétariat souhaitait lancer un service dassistance en ligne permettant dobtenir des conseils et de laide sur les produits et les services; il était en train dexaminer et de restructurer le site Internet des TISC afin quil puisse héberger la nouvelle plateforme. Dans la phase II, le secrétariat souhaiterait également améliorer lutilisation et faciliter laccès aux programmes ARDI (accès à la recherche pour le développement et linnovation) et ASPI (accès à linformation spécialisée en matière de brevets). Le Secrétariat souhaitait accroître le nombre dutilisateurs et enrichir le contenu de ces programmes.
La délégation de lEspagne a demandé des éclaircissements sur la phase II. Par exemple, le document mentionnait que des TISC avaient été mis en place dans 21 pays. Cependant, la page Web et le lien indiqués ne semblaient pas contenir des informations à jour. La version anglaise de la page Web mentionnait seulement 10 pays, à savoir, lAlgérie, la République démocratique du Congo, lÉquateur, le Honduras, le Kirghizistan, le Maroc, le Mozambique, les Philippines, le Sénégal et la Tunisie. La version espagnole nen mentionnait que quatre, à savoir, lAlgérie, le Maroc, la Tunisie et lÉquateur. La délégation souhaitait connaître les raisons dune telle disparité et savoir pourquoi les informations nétaient pas à jour. En outre, la délégation a souligné quil était important dassurer la pérennité des TISC déjà mis en place. Elle considérait la pérennité comme lune des conditions sine qua non de la réussite du projet; en effet, pour être fructueux, le développement devait être durable, et les pays bénéficiaires devaient être en mesure de maintenir les réseaux de TISC et les centres sans aide extérieure à longue échéance. Ainsi, la délégation souhaitait savoir sil y avait un délai audelà duquel on pouvait considérer quun centre était véritablement pérenne et navait pas besoin de beaucoup daide extérieure. Enfin, la délégation a évoqué les dépenses afférentes au personnel impliqué dans le projet. Il a été mentionné que quatre administrateurs de grade P3 travailleraient sur le projet. La délégation ignorait si lévaluation de la phase I avait fait état du travail accompli par ces administrateurs; en effet, le rapport complet nétait pas disponible en espagnol; elle navait donc pas pu entrer dans le détail. La délégation a demandé des informations complémentaires sur les tâches qui incomberaient à ces quatre administrateurs dans le cadre du projet.
La délégation de lÉgypte, parlant au nom du groupe des pays africains, a remercié le Secrétariat pour le document. Le groupe a réaffirmé quil approuvait la phase II du projet ainsi que la prise en compte des carences exprimées par le comité sur lévaluation de la phase I dune manière qui soit profitable à la mise en uvre de la phase II.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a remercié le Secrétariat pour la préparation du document consacré à la phase II du projet. Elle a réaffirmé quelle était satisfaite des résultats obtenus à ce jour dans le cadre du projet, et notamment de la mise en place de TISC dans 21 pays. Ces centres fournissaient des chercheurs, des inventeurs et des offices de propriété intellectuelle dans les pays en développement et les pays les moins avancés, pour lesquels laccès aux bases de données spécialisées sur les brevets et aux autres informations scientifiques et techniques était crucial. La délégation estimait que la phase II du projet permettrait dassurer la pérennité des TISC établis au cours de la phase I. Elle permettrait également daméliorer les programmes ARDI et ASPI visant à faciliter laccès aux bases de données spécialisées sur les brevets et la littérature nonbrevet, détablir une nouvelle plateforme de gestion visant à faciliter les échanges entre les TISC aux niveaux national, régional et international et délargir les possibilités de formation. La délégation estimait que la phase II constituait une nouvelle étape pragmatique et constructive dans la mise en uvre de la recommandation 8. Si la délégation approuvait la phase II du projet sur le principe, elle avait néanmoins quelques questions. Étant donné quil fallait visiblement maintenir le projet et le développer pour faire augmenter le nombre déditeurs, de bases de données et de participants audelà du quatrième trimestre de lannée 2013, la délégation souhaitait savoir si le projet nécessiterait une phase III, IV, etc. Autrement dit, elle souhaitait savoir si les TISC auraient toujours besoin dun appui financier et technique de lOMPI ou sils seraient financés entièrement par le pays daccueil ou dautres institutions dappui à un certain moment. En loccurrence, la délégation partageait les préoccupations exprimées par la délégation de lEspagne.
La délégation de la Bolivie (État plurinational de) a fait deux observations sur le document. À la page 5 de la version espagnole (page 4 de la version anglaise), il était question du programme de formation à mettre en place. Dans ce contexte, la délégation a pensé quil conviendrait daborder la question de laspect développement de toute formation. À lheure actuelle, ce nétait pas le cas. La délégation était souple, mais elle estimait quil pouvait être utile de parler du développement, y compris des flexibilités, des exceptions et dautres questions qui avaient leur importance dans le cadre du Plan daction pour le développement. Il a été mentionné que, lors de la phase II, un programme de formation sur la protection de la propriété intellectuelle serait proposé. Cependant, aucune précision na été donnée sur le type de formation qui serait proposée. La délégation a estimé quil était important de préciser le type de formation et de souligner la nécessité que cette formation soit orientée vers le développement. À la page 7 de la version espagnole, il était question de lévaluation. Dans ce contexte, la délégation a estimé quil serait utile de présenter les critères dévaluation de lorientation de la formation vers le développement. Lobjectif serait dévaluer, par exemple, si la formation avait contribué au développement et si elle répondait aux besoins et aux intérêts des pays en développement. Il fallait intégrer ces questions dans le descriptif du programme de formation ainsi que dans la partie examen et évaluation du projet.
La délégation de la Tunisie a félicité le président pour son élection. La délégation a également remercié le Secrétariat pour les documents complets. Le projet était très important pour son pays, étant donné les informations quil fournissait à tous ceux qui y avaient accès dans les secteurs de lindustrie et de la recherche. Cétait également un outil important pour dautres projets tels que la création de centres de technologie. La délégation a félicité le Secrétariat pour ce qui avait été mentionné dans le document, notamment la stratégie de mise en uvre de la phase II. La délégation approuvait tout ce qui avait été évoqué par rapport au document.
Le président a invité le Secrétariat à répondre aux questions et suggestions des délégations. Il a fait observer que les délégations avaient insisté sur limportance dun projet pérenne, et que tous les projets devaient être évalués en fonction de ce critère.
Le Secrétariat est passé aux questions de la délégation de lEspagne. Le Secrétariat avait indiqué que le site Internet des TISC était en cours dexamen et quil ferait lobjet dune refonte. Les informations en ligne nétaient pas à jour. Jusquà présent, 21 réseaux nationaux de TISC avaient été lancés, et 30 pays avaient signé des accords de niveau de services. En fait, il y avait 80 pays dans lesquels le Secrétariat mettait en uvre le projet de TISC ou bien dont il avait reçu une demande écrite de mise en uvre du projet de TISC. En outre, il y avait des demandes verbales. Ainsi, le Secrétariat a reconnu quil était très important que les différentes listes soient mises à jour. Cela se ferait lors de lexamen du site Internet, dont la refonte serait entreprise dans les plus brefs délais pour que linformation soit bien visible. Sagissant des dépenses de personnel, quatre autres administrateurs travaillaient au sein de la section TISC. Ils étaient chargés dorganiser les activités de formation et de faire des présentations sur le projet et limportance des informations sur les brevets et les technologies dans le processus dinnovation. Ils faisaient également des présentations sur la façon deffectuer des recherches efficaces en utilisant PATENTSCOPE, le système de recherche de lOMPI. La section comptait aussi, en général, deux à trois experts externes chargés dexaminer dautres bases de données gratuites sur les brevets telles que la base de données Espace. La section animait également des formations et comptait normalement un collègue de lOrganisation Mondiale de la Santé (OMS) ou dautres organisations membres du partenariat Research4Life (R4L), qui participait à lanimation de formations sur les programmes ARDI, HINARI (OMS), AGORA (FAO) et OARE (PNUE). Les collègues de lOMPI étaient également très impliqués dans la formation. En outre, au moins deux ou trois autres experts animaient normalement dautres aspects du programme de formation. La formation comptait généralement 50 participants. Cette méthode de formation comprenant à la fois des aspects théoriques et pratiques sest révélée très efficace. Ainsi, les participants devaient pratiquer des exercices de recherche et mettre en place des stratégies de recherche dans certaines bases de données de recherche de brevets, pour apprendre à effectuer des recherches. Sagissant de la pérennité des TISC, il nétait pas possible daffirmer que cet objectif serait atteint après un certain nombre de sessions de formation. Chaque pays avait sa démarche. Il ny avait pas de solution miracle sagissant de la mise en uvre du projet. Les Philippines ont adopté une démarche selon laquelle les autorités introduisaient également, le plus rapidement possible, le transfert de technologies des entreprises ainsi que dautres éléments pour attirer les utilisateurs vers les centres et donc accroître la clientèle. Cétait en soi un très grand pas vers la pérennité. La fréquentation des centres générait de lactivité et attirait de nouveaux clients. Cependant, le projet était prévu à long terme et non à court terme. Il sagissait dun processus de longue haleine se développant avec les nouvelles technologies. Il était vrai quil devait y avoir certaines étapes nécessitant une assistance et une formation beaucoup plus importantes au départ, mais cela devrait satténuer par la suite et les choses devraient fonctionner relativement bien sans aide. Cependant, il était très difficile de dire quand cétait terminé, et cela dépendait beaucoup du pays. Le Secrétariat a ensuite abordé la question de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique sur les perspectives délargissement du projet. Comme mentionné précédemment, il ne sagissait pas dun projet à court terme mais dun projet à vocation pérenne. Encore une fois, chaque pays avait ses propres besoins. Ce que le Secrétariat essayait de faire, cétait dadapter ses initiatives aux besoins locaux. Il dispensait des formations adaptées, qui étaient aussi diverses que possible, afin de répondre à ces besoins nationaux et, au bout dun certain temps, les choses pourraient être laissées de plus en plus aux mains des partenaires locaux. Le Secrétariat étudiait également la possibilité de former des formateurs relais. La phase I avait été une phase dapprentissage. Le Secrétariat a commencé à rechercher un TISC, un seul centre, et sest très vite rendu compte quil y avait une grande demande de recherche de réseaux. Au lieu dun TISC de petite taille ou de grande taille implanté au sein de loffice des brevets, il est apparu clairement que loffice des brevets devait coordonner un réseau regroupant ces centres, en particulier en reliant dimportantes institutions telles que les universités et les centres de recherche. Ainsi, certains changements ont été apportés à lapproche de la phase I, et les choses évolueraient certainement aussi lors de la phase II. Le Secrétariat apprenait progressivement. Cependant, il ne fallait pas oublier que le projet nétait pas prévu à court terme et quil nécessitait un engagement à long terme de lOMPI et de ses partenaires. Le Secrétariat espérait avoir répondu à la question et serait heureux de rencontrer ceux qui le souhaitent pour discuter plus en détail de cette question. Le Secrétariat a ensuite abordé la question de la délégation de lÉtat plurinational de Bolivie sur la nécessité dinclure dautres aspects des droits de propriété intellectuelle, dont le développement, dans le programme de formation sachant que ce dernier devait répondre aux besoins dun pays. Ce point était important, et le Secrétariat laborderait lors de la phase II du projet.
La délégation de lAllemagne sest enquise de la qualité des documents relatifs au projet. Dans le rapport, lexpert chargé de lévaluation a inclus des recommandations aux chargés de projet à prendre en compte avant la mise en uvre de la phase II. Lune concernait le recours à des indicateurs de performance et de résultats judicieux. Il a également été mentionné que les indicateurs dimpact et ceux de résultats devaient tous deux être inclus. Cependant, lon pouvait se demander si ces conseils avaient été pris en compte, sachant que le document relatif au projet ne mentionnait pas les indicateurs dimpact mais uniquement ceux de résultats. Étant donné quaucun niveau de référence ne figurait sagissant du nombre dutilisateurs uniques, il était en loccurrence impossible de mesurer quoi que ce soit. Ainsi, il apparaissait clairement que la recommandation de lexpert chargé de lévaluation sur les indicateurs de performance judicieux navait pas été prise en compte. Le rapport dévaluation affirmait également que les travaux consacrés au suivi et à lévaluation systématiques pouvaient absorber de 1 à 2% du budget global du projet. Le coût du projet sélevait à 1,6 million de francs suisses, et 2% représenteraient une somme de 32 000 francs suisses. la note de bas de page indiquait une somme de 10 000 francs suisses. Ainsi, la délégation souhaiterait savoir si cette recommandation avait été prise en compte dans le document relatif au projet.
La délégation de lAfrique du Sud a renvoyé au calendrier dexécution figurant à la page 9 de lannexe du document. Le délai proposé pour la mise en uvre de la phase II était de 20 mois. Il était également déclaré, dans la section sur lévaluation du projet, que le forum en ligne et le service dassistance en ligne seraient fonctionnels 12 mois après le commencement de la phase II. Toutefois, le calendrier indiquait que le service dassistance serait créé au troisième trimestre de lannée 2013. Cétait plus de 12 mois après le commencement de la mise en uvre de la phase II; cela laisserait donc peu de temps pour évaluer le projet. Le comité souhaitera peutêtre revoir cela sachant que le rapport dévaluation avait mis en évidence les impératifs du calendrier pour lévaluation. Ainsi, la délégation a proposé que lon envisage de mener lévaluation plus tôt. Il en allait de même pour la création de services de communication, prévue pour le deuxième trimestre de lannée 2013. Cette échéance laissait peu de temps pour mener une évaluation dimpact. La phase II étant à vocation pérenne, le comité ne rendrait pas justice au projet en prévoyant des délais si serrés pour son achèvement.
La représentante de TWN a attiré lattention sur quelques points du document CDIP/9/9. Sagissant des programmes de formation, il fallait sassurer quils étaient harmonieux et quils reflétaient les différents points de vue sur le système de la propriété intellectuelle. Les programmes de formation devaient également aborder la question des flexibilités. La représentante croyait comprendre que le projet prévoyait également des formations sur les brevets, les marques et les droits dauteur. La flexibilité devait faire partie des thématiques prioritaires de ces formations, sachant que le recours aux flexibilités était très important pour soutenir linnovation, qui était la raison dêtre des TISC. Sagissant du paragraphe 2 sur laccès aux bases de données spécialisées, laccroissement du nombre de pays en développement ayant accès gratuitement aux services ASPI et ARDI devait constituer un objectif majeur. La représentante a fait observer que plusieurs pays ne figuraient même pas sur la liste des pays admissibles à bénéficier des services ASPI et ARDI. Ce devait être lun des objectifs majeurs du projet. Dans la section examen et évaluation, il faudrait intégrer un volet sur lévaluation externe à lissue du projet. Lévaluation devait porter sur le contenu et lorientation des programmes de formation et de sensibilisation ainsi que sur le degré de valeur ajoutée apporté par le TISC sagissant de la réduction du fossé des connaissances. Il y avait plusieurs autres points que la représentante souhaitait ne pas aborder pour le moment et sur lesquels elle serait heureuse de sexprimer par écrit. Enfin, sagissant des indicateurs dexécution, il fallait améliorer ces indicateurs afin quils permettent dévaluer si les TISC avaient réellement permis de réduire le fossé des connaissances et de renforcer la capacité dinnovation locale ou de développer lactivité au niveau national. Pour lheure, les indicateurs rendaient compte uniquement des activités que lOMPI entreprendrait. Lachèvement de ces activités était considéré comme la preuve que les TISC avaient porté leurs fruits. De meilleurs indicateurs de réussite étaient nécessaires. Par exemple, sagissant de la pérennité, les indicateurs prenaient en compte le nombre de demandes effectuées. Or ce nétait pas un critère de pérennité très pertinent. En revanche, le financement serait un critère pertinent. Il fallait donc de meilleurs indicateurs. On pourrait également envisager dautres indicateurs tels que laugmentation du nombre de pays ayant un accès gratuit ou à bas prix aux programmes ARDI et ASPI; la preuve de lapplication effective des savoirs et des informations disponibles grâce aux TISC; la preuve de laccroissement des activités innovantes pratiquées par les ressortissants nationaux grâce aux TISC; lutilisation et la fréquence dutilisation des services proposés par les TISC; la preuve de transferts de technologies grâce aux TISC; une vision des flexibilités destinée à soutenir linnovation nationale. Ces critères permettraient de traiter la question de laccès à linformation et de lutilisation de linformation de manière détaillée, afin de renforcer et de promouvoir le développement technologique.
Le président a invité le Secrétariat à répondre aux commentaires.
Le Secrétariat a repris la question de la délégation de lAllemagne sur le document relatif au projet. Ce document a été rédigé avant la publication du rapport dévaluation, et il y avait un petit décalage entre les deux. Toutefois, la délégation avait abordé un point pertinent, et le Secrétariat ferait tout son possible pour harmoniser ces documents et ne perdre aucune des informations issues de lévaluation de la phase I à la phase II. Le Secrétariat (M. Thierry Rajaobelina) a répété quil suivrait la mise en uvre des recommandations contenues dans le rapport dévaluation et quil vérifierait cela. Le Secrétariat était heureux que les États membres soient favorables à la mise en uvre des recommandations; cela lui faciliterait certainement la tâche lorsquil sagirait dévaluer létape suivante.
Le président a remercié le Secrétariat pour sa réponse et a clos le débat sur lexamen de la phase II du projet.
Point 7 de lordre du jour : suivi, évaluation et examen de la mise en uvre de toutes les recommandations du Plan daction pour le développement et rapport sur cette mise en uvre et examen du rapport du Directeur général sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement (suite)
Examen du document CDIP/9/3 Évaluation du projet relatif à la conférence sur la mobilisation de ressources pour le développement
Le président a ouvert les discussions sur lévaluation de la conférence sur la mobilisation de ressources pour le développement et a invité le consultant en évaluation, M. Glenn ONeil, à présenter lévaluation.
M. ONeil a fait une présentation succincte de lévaluation. Cetteci portait sur la gestion, lefficacité et la viabilité du projet. Les deux principaux objectifs du projet ont servi de point de départ pour lévaluation. Son premier objectif était de convoquer une conférence visant à fournir des ressources extrabudgétaires à lOMPI. Les résultats du projet à lappui de cet objectif ont été atteints dans la mesure où la conférence a été préparée et organisée avec succès dans le respect du calendrier et du budget prévus au mois de novembre 2009. Concernant les indicateurs de résultats, on a recensé deux donateurs supplémentaires. Si lon considérait uniquement les fonds reçus dans le respect du calendrier prévu, lobjectif na pas été atteint. Toutefois, si lon prenait également en compte les fonds annoncés et ceux qui faisaient lobjet dune discussion à un stade avancé, lobjectif a été dépassé (progression observée de 30%). Le deuxième objectif du projet était de constituer des fonds fiduciaires ou des fonds de contributions volontaires destinés plus particulièrement aux PMA. Cet objectif na pas été atteint. aucun fonds navait été constitué à ce jour. Certains fonds fiduciaires avaient toutefois accordé un financement ou une attention accru aux PMA; des initiatives étaient en cours dans dautres domaines pour soutenir les PMA par dautres biais, mécanismes et financements; une interprétation restrictive de ce projet estimerait que ses objectifs nont été que partiellement atteints, au vu de la faible variation des niveaux de fonds reçus durant lexercice biennal 20102011. Une interprétation plus large du projet estimerait que celuici a constitué un important point de départ pour une mobilisation concertée des ressources, qui a permis dobtenir de nouveaux financements, garantis et annoncés, représentant près de 4 millions de francs suisses. bien quil soit difficile de déterminer précisément la contribution de la conférence de 2009 à la mobilisation de ressources, les apports identifiables étaient notamment lélaboration dune stratégie de partenariat et de mobilisation de ressources, ladoption dune nouvelle approche dans ce domaine ainsi quune meilleure compréhension et collaboration au niveau interne qui ont produit des résultats initiaux prometteurs. À partir des conclusions de lévaluation indépendante, cinq recommandations ont été proposées. Premièrement, reconnaître la valeur et appuyer une stratégie à plusieurs niveaux en matière de mobilisation de ressources qui doit être étalée au minimum sur quatre ans pour produire des résultats concrets. Deuxièmement, continuer de suivre les progrès de la mobilisation de ressources dans le cadre du programme 20 et envisager une analyse plus approfondie de son efficacité et de sa viabilité après une période de quatre ans. Troisièmement, reconsidérer le bienfondé de constituer un fonds fiduciaire multidonateurs séparé pour les PMA; envisager dautres approches pour soutenir les PMA comme une collaboration plus intense avec des partenaires multinationaux et un appui renforcé en faveur des PMA dans le cadre des fonds fiduciaires existants. Quatrièmement, encourager un soutien accru au sein de lOMPI pour renforcer sa capacité à élaborer des propositions de projet visant à appuyer et stimuler la mobilisation de ressources tout en prenant la mesure du temps et des ressources que cette activité nécessite. Enfin, et cela concernait plutôt la gestion de projet, lors de la création de projets similaires de ce type, tenir compte des risques et des défis internes et énoncer des résultats (et indicateurs) à moyen terme qui se situent entre les résultats attendus et les résultats à long terme.
La délégation de lAustralie a félicité le président pour son élection. La délégation sest félicitée de lÉvaluation du projet relatif à la conférence sur la mobilisation de ressources pour le développement et sest déclarée largement favorable aux conclusions et recommandations. La délégation a informé les États membres que lAustralie était sur le point de conclure un protocole dentente avec le Secrétariat pour régir le fonds fiduciaire australien. Le fonds australien serait mis en conformité avec les recommandations du Plan daction pour le développement avec lOMPI en tant que cadres de planification. Le fonds servirait à étayer et à développer les travaux axés sur la demande menés de longue date par le pays sur les stratégies nationales de propriété intellectuelle et le renforcement des capacités dans la région Asie et Pacifique. Cependant, le fonds lui permettrait datteindre également dautres parties du monde que lAsie. Il prendrait également en considération les problèmes émergents afférents aux programmes de lOMPI. Par exemple, il soutiendrait le programme WIPO Re:Search de lOMPI, qui visait à prendre des mesures concrètes pour lutter contre les maladies tropicales négligées. Le fonds était la preuve que le pays soutenait sincèrement le Plan daction pour le développement. La délégation a également souligné que laccent serait beaucoup mis sur les PMA dans le fonds australien.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a remercié M. ONeil pour la préparation du rapport sur le projet de mobilisation de ressources pour le développement. En soutenant le projet il y a trois ans, la délégation avait espéré que la conférence de novembre 2009 attirerait rapidement des ressources extrabudgétaires pour répondre à la demande toujours croissante de services dassistance technique de lOMPI. Il a été dit que ces ressources étaient vitales dans un contexte de crise économique où la baisse des dépôts de brevets comprimait les ressources existantes de lOMPI. À la lecture du rapport, la délégation a constaté que, bien que la conférence nait pas immédiatement engendré laugmentation des ressources extrabudgétaires espérée par les membres du comité, elle a servi de point de départ à un plus grand effort de concertation de la part de lOMPI pour assurer ces ressources. Plus largement, la délégation partageait lopinion de lauteur du rapport, à savoir que le projet avait constitué un grand pas en avant. La délégation sest félicitée des recommandations du rapport visant à améliorer la mobilisation de ressources à lavenir. Deux recommandations étaient particulièrement dignes de considération future. La première était que lOMPI devrait adopter une stratégie à plusieurs niveaux en matière de mobilisation de ressources qui doit être étalée sur une période plus longue, de quatre ans peutêtre. La deuxième était que lOMPI devrait reconsidérer le bienfondé de constituer un fonds fiduciaire multidonateurs séparé pour les PMA; envisager dautres approches pour soutenir les PMA comme une collaboration plus intense avec des partenaires multinationaux et un appui renforcé en faveur des PMA dans le cadre des fonds fiduciaires existants.
La délégation de lAllemagne avait une question sur lannexe 3, Analyse financière des fonds fiduciaires. En effet, le tableau illustrait les montants perçus, mais le montant total figurant au bas du tableau comprenait le montant perçu, le montant engagé et le montant en cours de discussion. Or les montants engagés ou en cours de discussion ne faisaient pas partie des montants perçus. Ainsi, la délégation a demandé des éclaircissements sur les raisons ayant amené à classer ces catégories de montants dans les montants perçus.
La délégation de lÉgypte, parlant au nom du groupe des pays africains, a remercié le Secrétariat pour son rapport. Toutefois, le groupe a réaffirmé la nécessité de traduire lintégralité du document dans toutes les langues des Nations Unies. Ce document nétait pas volumineux, et la traduction arabe était incomplète. Le groupe a adhéré à lidée de mobiliser des ressources par le biais dune stratégie à plusieurs niveaux et souscrit à la nécessité daccroître le soutien en faveur des PMA dans les fonds fiduciaires existants. Le groupe a remercié le gouvernement australien pour son engagement à établir un fonds fiduciaire qui soit orienté vers le Plan daction pour le développement et axé sur les PMA. Le groupe a encouragé les autres pays donateurs à suivre son exemple. Le groupe a également demandé au Secrétariat de préciser quels dons étaient considérés comme des financements et quels dons étaient considérés comme des engagements. Dans certains cas, les termes employés pouvaient porter à confusion. Le groupe a également demandé des éclaircissements sur le paragraphe 20 de la section Conclusions et recommandations. Le paragraphe précisait quun fonds fiduciaire multidonateurs séparé pour les PMA nétait peutêtre pas le mécanisme le plus approprié pour soutenir les PMA et que collaborer avec des partenaires multilatéraux comme la banque africaine de développement (BAD) pourrait savérer plus adéquat. Bien que le groupe soit favorable à une coopération avec la BAD, il souhaitait des éclaircissements sur les raisons pour lesquelles un fonds fiduciaire multidonateurs ne serait pas envisageable. Le groupe estimait quil fallait mettre en place des processus permettant aux États membres de cerner les domaines prioritaires appelant des propositions de projets. Il sagissait dune condition essentielle pour la mise en uvre du Plan daction pour le développement, et cétait aux États membres de cerner les domaines prioritaires appelant des propositions de projets.
La délégation du Brésil a rappelé limportance des évaluations extérieures. La délégation a remercié le Secrétariat pour avoir mis à disposition le document en vue de la session en cours. Le rapport établi par le consultant, M. ONeil, contenait des informations utiles pour les États membres. Il comprenait des recommandations que le comité devait examiner et que la délégation pourrait approuver. La délégation a insisté sur la nécessité délaborer des lignes directrices générales pour les ressources extrabudgétaires conformément aux recommandations du Plan daction pour le développement. Ce besoin a été identifié par les auteurs de lÉtude extérieure sur lassistance technique fournie par lOMPI dans le domaine de la coopération pour le développement. Le document CDIP/9/3 mentionnait des informations que la délégation souhaiterait voir mises à la disposition des membres du comité par le Secrétariat. Premièrement, le paragraphe 14.iv), page 6, mentionnait les réunions annuelles tenues avec les donateurs de lOMPI; ces réunions avaient permis un échange très utile dinformations entre les donateurs et lOMPI. La délégation souhaitait savoir si ces réunions avaient donné lieu à des rapports ou à tout autre type de document. Ces documents seraient intéressants. Deuxièmement, lalinéa 14.vii), page 6, mentionnait les projets de lignes directrices pour létablissement de partenariats avec le secteur privé; ces projets de lignes directrices ont été rédigés et devraient être finalisés au cours de lexercice biennal 20122013. La délégation souhaitait savoir si le Secrétariat pourrait mettre ces projets de lignes directrices à la disposition du comité.
La délégation de lEspagne sest référée à la déclaration de la délégation de lÉgypte au sujet des traductions et a demandé que le document soit traduit dans son intégralité en espagnol, compte tenu du fait quil sagissait dun document bref. Pour éviter de renouveler cette requête concernant tous les rapports dévaluation ainsi que tous les documents dont seuls les résumés étaient disponibles en espagnol, la délégation a sollicité la traduction complète en espagnol de lensemble des documents.
La délégation de lAlgérie, parlant au nom du groupe du Plan daction pour le développement, a remercié M. ONeil pour son évaluation objective des résultats de la conférence. La délégation a rappelé au comité que le projet faisait suite à la recommandation n° 2 qui prévoyait clairement une aide aux pays en développement, notamment en termes de financement. La conférence visait à fournir des ressources extrabudgétaires supplémentaires à lOMPI pour les activités quelle mène en vue daider les pays en développement à bénéficier du système de la propriété intellectuelle. La délégation sest référée aux paragraphes 45.vi) et vii), à la page 12 de la version anglaise du rapport. Le paragraphe 45.vi) était consacré à la stratégie de lOMPI en matière de mobilisation des ressources. Dans ce contexte, la délégation a mentionné le premier paragraphe du point C de la proposition conjointe du groupe du Plan daction pour le développement et du groupe des pays africains, dans lequel il était demandé au Secrétariat dinformer les États membres des activités entreprises dans ce domaine. Le paragraphe 45.vii) était quant à lui consacré à lélaboration de lignes directrices pour létablissement de partenariats avec le secteur privé. La délégation a rappelé au comité que la proposition du groupe du Plan daction pour le développement et du groupe des pays africains contenait des éléments dont le Secrétariat devrait tenir compte pour rédiger ces lignes directrices.
La délégation de la Bolivie (État plurinational de) a remercié M. ONeil pour son rapport dévaluation. Ce rapport constituait en effet un exercice très important et la délégation a appuyé lensemble de ses conclusions et recommandations. Il sagissait dun document essentiel fournissant aux États membres une vision plus claire des réalisations du projet. La délégation a posé deux questions spécifiques concernant le rapport. Tout dabord, il était dit dans lappendice IV que des consultations avaient été menées auprès dorganisations de la société civile. Or aucune organisation de ce type nétait présente dans la liste des organisations consultées, qui comprenait des organisations des secteurs industriel et commercial. Cest pourquoi la délégation a demandé des précisions concernant les organisations comprises dans la catégorie de la société civile, afin de déterminer si cette dénomination se rapportait seulement à des organisations du secteur industriel ou bien également à des organisations de la société civile ou non commerciales. Ensuite, au sujet de la conférence, lauteur concluait que celleci avait permis daméliorer la sensibilisation au thème de la propriété intellectuelle en lien avec le développement. Cette conclusion reposait sur les déclarations des participants lors de la conférence. La délégation a néanmoins souhaité savoir sur quels éléments cette conclusion était fondée, étant donné que le rapport ne fournissait aucune preuve pour étayer cette affirmation. La délégation a également souhaité savoir si lévaluateur avait analysé le contenu de la conférence pour déterminer quelles mesures étaient destinées à favoriser le développement et si ce contenu correspondait aux objectifs du Plan daction pour le développement. Il était essentiel de sassurer que le but et le contenu de tous les projets étaient conformes aux objectifs fixés dans le cadre du Plan daction pour le développement.
Le président a invité la viceprésidente, Mme Alexandra Grazioli, à le remplacer pour le reste de la session, au motif quil devait sabsenter pour respecter un autre engagement.
La délégation de lAfrique du Sud a appuyé la déclaration faite par la délégation de lAlgérie au nom du groupe du Plan daction pour le développement relativement aux liens pouvant être établis avec les conclusions de lévaluation du projet. Elle a rappelé que, lorsquelle avait pris la parole la veille au nom du groupe des pays africains, elle avait formulé différentes questions et que le Secrétariat avait indiqué que certaines dentre elles pourraient être traitées lors des discussions au sujet de lévaluation. La délégation a appuyé la déclaration de la délégation de lAlgérie concernant les recommandations du rapport dévaluation. Si lévaluateur ne sétait pas référé à létude extérieure, certaines recommandations pouvaient être liées à celles contenues dans cette étude. Le paragraphe 25.i), à la page 7 de la version anglaise du rapport dévaluation, reconnaissait et appuyait une stratégie à plusieurs niveaux. Cette approche était liée à la stratégie de création de partenariats et de mobilisation de ressources élaborée par le Secrétariat mentionnée à la page 6 de la version anglaise du document. La délégation a souhaité que le Secrétariat présente cette stratégie au comité qui nen avait pas eu connaissance alors quil sagissait dun élément lié à la recommandation formulée au paragraphe 25.i) du rapport. La délégation na pas appuyé la recommandation préconisant de reconsidérer le bienfondé de constituer un fonds fiduciaire multidonateurs séparé pour les PMA. Lauteur de lévaluation a souligné que dautres facteurs avaient contribué aux insuffisances en termes de financement, notamment la crise financière mondiale. Les raisons pour lesquelles il serait nécessaire de ne pas appliquer cette recommandation navaient pas encore été fournies. La délégation a fait part de son appui aux recommandations présentées aux paragraphes 25.iv) et v).
La délégation de lAllemagne sest référée à la question des affectations. Il serait envisageable dinclure une recommandation invitant les donateurs à fournir des fonds non affectés en laissant le soin à lOMPI dacheminer ces fonds vers les PMA ou dautres pays où ces fonds étaient nécessaires. Cette question devait être étudiée étant donné que 90% des fonds étaient affectés.
La viceprésidente a invité le Secrétariat à répondre aux différentes questions posées.
M. ONeil, consultant en évaluation, a répondu à certaines questions relatives à lévaluation. En ce qui concerne la question soulevée par la délégation de lAllemagne au sujet de lappendice 3, les propos de la délégation étaient justes. Le titre pouvait être trompeur car il mentionnait les fonds reçus. Or, le total des fonds reçus était inclus à un soustotal et les fonds ayant été promis ou concernant lesquels les négociations étaient à un stade avancé navaient évidemment pas encore été reçus. Des modifications pourraient être apportées au texte en conséquence. M. ONeil sest ensuite référé à la question relative au fonds fiduciaire multidonateurs pour les PMA posée par les délégations de lÉgypte et de lAfrique du Sud. La conclusion, présentée au paragraphe 20 de la page 6 de la version anglaise du document et selon laquelle un fonds fiduciaire multidonateurs séparé pour les PMA pourrait ne pas être le mécanisme le plus approprié pour aider les PMA, reposait sur le fait quaprès plus de trois ans, aucune somme navait été engagée au profit dun tel fonds. Cependant, de nombreux efforts ont par ailleurs été accomplis avec les partenaires multilatéraux et les fonds fiduciaires existants pour intensifier les travaux accomplis au profit des PMA et renforcer lengagement en faveur de ces pays. En ce qui concerne la question posée par la délégation de lÉtat plurinational de Bolivie au sujet des organisations de la société civile, M. ONeil sest entretenu avec des entreprises privées ainsi quavec un nombre restreint de personnes dont il considérait quelles représentaient la société civile. Il sagissait par exemple du Bureau de promotion du commerce du Canada (TFO Canada), organisme partenaire travaillant en étroite coordination avec la société civile. Par ailleurs, de nombreuses personnes du secteur privé avec lesquelles il sétait entretenu travaillaient en lien étroit avec la société civile. Cétait le cas de Mme Jordan en Afrique du Sud. Il aurait souhaité sentretenir avec davantage de personnes issues de la société civile, mais cela na pas été possible en raison de contraintes de temps et daccès. La délégation de lÉtat plurinational de Bolivie sest également interrogée sur la façon dont avait été mesurée la sensibilisation aux sujets traités à lissue de la conférence. Cette question était pertinente. Le degré de sensibilisation a été évalué grâce aux entretiens avec les participants à la conférence et les observateurs. Comme cela était précisé dans le rapport, cette conclusion se fondait sur les discussions et les retours dinformation reçus dun certain nombre de personnes ainsi que sur les notes de réunion. Le Secrétariat (Joe Bradley) a répondu à dautres questions posées par les délégations. Les procèsverbaux des réunions annuelles des donateurs de fonds fiduciaires, bien quils ne soient pas disponibles, contenaient des conclusions ou des éléments de suivi tirés de ces discussions. Le Secrétariat devait vérifier et préciser dans quelle mesure ces procèsverbaux pourraient être plus largement diffusés. En ce qui concerne la stratégie de partenariat et de mobilisation de ressources de lOMPI, les travaux avaient commencé dans le courant de lannée précédente. Une stratégie avait été mise au point et faisait lobjet dun examen interne. Un certain nombre de secteurs étaient impliqués dans la mise en uvre et lélaboration de cette stratégie. Le Secrétariat devait présenter la stratégie dans le détail une fois quelle serait prête à être approuvée. En ce qui concerne les partenariats avec le secteur privé, lun des indicateurs inclus au programme et budget pour 20122013 était de disposer de lignes directrices en vue de létablissement de ces partenariats. Les Directives concernant la coopération entre lOrganisation des Nations Unies et les entreprises mises au point à la fin de lannée 2009 fournissaient une base pour les travaux entrepris jusquici par le Secrétariat, qui procédait à ladaptation de ces directives pour les appliquer dans le contexte de lOMPI. Ces directives devaient faire lobjet de discussions avec les États membres. En ce qui concerne la question des affectations, il serait effectivement souhaitable que les donateurs soient disposés à verser des fonds sans les destiner à des projets particuliers. Les discussions avec les donateurs faisaient souvent ressortir des avis divergents sur le sujet et, inévitablement, il existait des priorités à respecter. LOMPI nétait pas la seule organisation sefforçant de disposer de fonds non affectés, mais la fixation des priorités faisait lobjet de compromis. Le Secrétariat sétait également penché sur ces questions en ce qui concerne la manière dont était conçue la stratégie de lOMPI en matière de mobilisation des ressources. Il avait aussi envisagé une approche à plus long terme, soit quatre ans au lieu de deux ans, en définissant des objectifs réalistes pour cette durée. Relativement au fonds fiduciaire pour les PMA, la possibilité de contribuer à ce fonds était en cours de discussion avec un certain nombre de donateurs. Le Secrétariat navait pas reçu de réponse positive concernant les contributions à un fonds fiduciaire de lOMPI spécifique au profit des PMA. Le Secrétariat a par ailleurs étudié les autres possibilités de mobilisation de ressources en faveur des PMA. De nombreux donateurs ont fait observer quil existait dautres mécanismes de financement auxquels le Secrétariat devrait sefforcer davoir davantage recours. Le Secrétariat a examiné la procédure dévaluation des besoins des PMA de lOMC ainsi que son Cadre intégré renforcé (CIR), afin de déterminer sil existait des opportunités dans ce contexte. Un certain nombre de donateurs de fonds fiduciaires étaient de plus en plus enclins à travailler avec les PMA au moyen de leurs activités menées dans le cadre des fonds fiduciaires.
La délégation du Brésil a posé une question secondaire. La page 6 de la version anglaise du rapport mentionnait lélaboration de lignes directrices pour létablissement de partenariats avec le secteur privé. Il était dit que ces lignes directrices avaient été rédigées et quelles devaient être finalisées en 20122013. La délégation a souhaité savoir si le projet de lignes directrices pouvait être mis à la disposition des membres du comité.
La délégation de lAlgérie a remercié le Secrétariat davoir répondu à sa question. Néanmoins, le but pour les États membres nétait pas de prendre note de la stratégie de partenariat et de mobilisation de ressources une fois finalisée, mais plutôt de participer à son élaboration. Ce point était primordial. La délégation a souhaité examiner le projet de stratégie et non approuver une version finale sans possibilité de discussion.
La délégation de lAfrique du Sud sest référée au fonds fiduciaire multidonateurs pour les PMA. La délégation a estimé quil était important de maintenir le fonds fiduciaire car il était trop tôt pour le dissoudre. Deux approches étaient possibles concernant le fonds fiduciaire et la mobilisation de fonds par le Secrétariat. Il était mentionné dans le rapport que les donateurs avaient des réserves concernant le fonds fiduciaire, sans que des précisions soient pour autant fournies. La délégation a donc souhaité que le Secrétariat fournisse davantage de renseignements à ce sujet. Le fonds fiduciaire multidonateurs devrait être maintenu et le comité devrait envisager des approches complémentaires à ce fonds, plutôt que des approches alternatives.
La délégation de lAllemagne sest référée à la question des affectations. Il serait envisageable que certains projets de donateurs remplacent des activités que lOMPI aurait menées sans le financement des donateurs. LOMPI pourrait ensuite acheminer les fonds ainsi mobilisés vers les PMA ou au profit dautres activités.
La délégation de lÉgypte a fait part de son appui à la déclaration faite par la délégation de lAfrique du Sud. Même si le fonds fiduciaire multidonateurs pour les PMA navait pas reçu de contributions pendant plus de trois ans, cela ne constituait pas une raison valable pour le dissoudre. Il ne sagissait pas pour le comité de décider si le fonds fiduciaire devrait être dissous ou maintenu, mais plutôt de déterminer si les donateurs étaient suffisamment informés de lexistence de ce fonds.
Le Secrétariat sest référé à la question de la délégation du Brésil relative à la mise à disposition des lignes directrices pour létablissement de partenariats avec le secteur privé. Le Secrétariat comptait satisfaire cette requête. Il procédait à ladaptation des Directives concernant la coopération entre lOrganisation des Nations Unies et les entreprises au contexte de lOMPI. Les lignes directrices seraient mises à la disposition des États membres lorsquelles seraient prêtes. Au sujet de la question posée par la délégation de lAlgérie concernant la préparation de la stratégie de mobilisation des ressources, le Secrétariat avait pris note des observations formulées. La remarque concernant le fonds fiduciaire pour les PMA était fondée. Lidée dun fonds fiduciaire pour les PMA pouvait être maintenue mais les États membres devaient être réalistes en ce qui concerne les sources de financement possibles et envisager des approches complémentaires pour sassurer que les PMA reçoivent laide nécessaire.
La recommandation n° 2 du Plan daction pour le développement était consacrée à ce sujet. En ce qui concerne lobservation de la délégation de lAllemagne, le Secrétariat comptait étudier les différentes options possibles pour régler la question des affectations.
La viceprésidente a clos les discussions en déclarant que le comité avait pris note du document CDIP/9/3.
Examen du document CDIP/9/2 Rapport du Directeur général sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement
Le président a invité le Directeur général à présenter son rapport. Il a rappelé les remerciements exprimés dans les déclarations générales pour les travaux menés par lOMPI dans le cadre de la mise en uvre du Plan daction pour le développement et lengagement des délégations pour atteindre les objectifs fixés dans ce contexte.
Le Directeur général a présenté ses excuses pour son absence lors de louverture de la réunion du CDIP de lundi, en raison dune mission. Il a félicité le président pour son élection et sest déclaré convaincu que des progrès seraient accomplis sous sa direction dans le cadre du Plan daction pour le développement. Le Directeur général a fait quelques remarques dordre général concernant le rapport présenté dans le document CDIP/9/2. Trois ans sétaient écoulés depuis que les États membres et lOrganisation avaient adopté de nouveaux objectifs et une nouvelle direction stratégiques, axés notamment sur linstitutionnalisation du Plan daction pour le développement comme partie intégrante des travaux de lOMPI. Il était important de rappeler que, lorsque les 45 recommandations du Plan daction pour le développement avaient été adoptées trois ans auparavant, lOrganisation navait pas encore déterminé ou décidé de quelle manière elle allait procéder pour les appliquer. Tout dabord, il ne sagissait de 45 recommandations simples. À cet égard, il était donc justifié de se féliciter des travaux accomplis au sein du CDIP. Le Directeur général a également fait part de ses remerciements à ses collègues pour leur travail remarquable sur le Plan daction pour le développement, réalisé notamment sous la direction de Geoffrey Onyeama, vicedirecteur général pour le développement, et dIrfan Baloch, directeur de la Division de la coordination du Plan daction pour le développement. Grâce à laction collective du Secrétariat et des États membres, lintégration du Plan daction pour le développement prenait désormais effet. Il était clair que, par le passé, le CDIP suivait une procédure ne donnant pas satisfaction. Même lorsque le comité avait approuvé un projet, il devait attendre que le Comité du programme et budget se réunisse afin daccorder un financement pour pouvoir lancer le projet en question. Cette procédure nétait plus dactualité, étant donné que tous les projets prévus dans le cadre du Plan daction pour le développement avaient été pleinement pris en considération dans le programme et budget pour 20122013. En dautres termes, lensemble des projets avait été intégré. De la même façon, on pouvait constater que tous les éléments du Plan daction pour le développement étaient pris en compte par les divisions respectives de lOrganisation dans la mise en uvre de ses différentes activités. La dimension du développement était aussi systématiquement prise en compte. Le Secrétariat était également parvenu, notamment du point de vue de la gestion, à suivre les recommandations du Plan daction pour le développement qui lui étaient spécifiquement adressées. Le Directeur général a mentionné les travaux réalisés dans le domaine de la gestion axée sur les résultats, ladoption dun Code de déontologie applicable à lensemble de lOrganisation, et plusieurs autres éléments du Programme de réorientation stratégique. Il a formulé quelques brèves observations au sujet du document CDIP/9/2. Ce document était divisé en trois parties. La première partie donnait une vue densemble de lintégration du Plan daction pour le développement. Il y était notamment question dans le détail de certaines améliorations que lOrganisation sefforçait dintroduire dans la fourniture de lassistance technique, notamment au moyen de stratégies adaptées à chaque pays dans les domaines de linnovation et de la propriété intellectuelle. Des programmes nationaux étaient mis en uvre dans le cadre de ces stratégies. LOrganisation a cherché à mieux planifier la mise en uvre de ces stratégies et programmes. Elle a renforcé sa coopération avec le reste du système des Nations Unies et les autres organisations intergouvernementales, notamment en réponse aux recommandations nos 30 et 42 du Plan daction pour le développement. Un résumé des travaux accomplis par chacun des autres organes de lOrganisation dans le cadre du Plan daction pour le développement était consultable dans la première partie du rapport. La seconde partie du rapport fournissait une mise à jour des projets prévus dans le cadre du Plan daction pour le développement dont lobjectif était dappliquer certaines recommandations. Le CDIP a approuvé 23 projets correspondant à 29 recommandations pour un budget denviron 23,5 millions de francs suisses. Il sagissait là dune avancée importante. Un certain nombre de ces projets étaient actuellement en cours dévaluation par le comité. La troisième partie du document était consacrée à la question de lapproche stratégique du Plan daction pour le développement. Il sagissait dun domaine dans lequel le Secrétariat avait constamment besoin de lassistance des États membres. Le Directeur général sest ensuite penché sur la question de lassistance technique de lOMPI et a fourni quelques précisions sur la manière dont elle sétait améliorée. Il sagissait dun travail colossal impliquant environ 150 pays dans toutes les régions du monde, y compris des pays en transition. Chaque pays se caractérisait par des circonstances, un contexte et des besoins spécifiques. Même si ses interventions ne portaient pas toujours leurs fruits, lOrganisation avait cherché à fournir la meilleure aide possible à chacun de ces pays. Cela représentait des efforts importants nécessitant planification, répartition des tâches au sein de lOrganisation et coordination. Même sil existait encore une marge de progression, notamment en faisant appel à laide des États membres, des progrès importants avaient été accomplis. Il existait désormais une méthode pour aider les pays à élaborer leur propre stratégie en matière de propriété intellectuelle et dinnovation. Les bureaux régionaux étaient les maîtres duvre du plan directeur de laide fournie par lOrganisation à un pays en particulier. Cette aide était organisée dans le cadre dune stratégie et dun programme nationaux. Les bureaux étaient par ailleurs chargés de faire en sorte que les activités dassistance technique des autres divisions de lOrganisation, y compris le PCT, les opérations des systèmes de Madrid et de La Haye, le Secteur de linnovation, et le Secteur des infrastructures, soient organisées de façon coordonnée, grâce à ladoption de programmes de travail annuels et de plus en plus à laide doutils conçus pour donner une vue densemble de toutes les activités programmées pour un pays donné par les différents secteurs de lOrganisation. Ainsi, lapproche adoptée concernant à la fois la mise en uvre du Plan daction pour le développement et les efforts visant à renforcer la qualité des services fournis dans le domaine de lassistance technique avait donné lieu à des améliorations. Des améliorations supplémentaires pourraient toutefois être réalisées qui faisaient actuellement lobjet de discussions. À cet égard, le Secrétariat était tout à fait ouvert aux propositions des États membres. Pour finir, le Directeur général a fait observer quau cours de lannée précédente, lambiance de travail sétait améliorée dans tous les comités en conséquence de lengagement constructif et actif de toutes les délégations, ce qui a favorisé lavancée des travaux dans tous les comités. Néanmoins, lamélioration de lambiance dépendait également des progrès réalisés. À cet égard, le Directeur général a appelé toutes les délégations à poursuivre leur engagement constructif qui était un élément essentiel pour faire avancer les travaux entrepris dans le cadre du Plan daction pour le développement, dans la continuité des progrès réalisés jusquici.
Le président a remercié le Directeur général pour son introduction. Le rapport était divisé en trois parties, avec tout dabord un aperçu de lintégration du Plan daction pour le développement dans les activités de programme de lOMPI et de ses divers organes, suivi dun point sur la mise en uvre des projets relevant du Plan daction pour le développement, et enfin une description de lapproche stratégique de lOrganisation pour la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Il a pris note du fait que le Directeur général avait souligné lampleur de la tâche et sollicité les conseils et lappui des États membres.
La délégation de lÉgypte, parlant au nom du groupe des pays africains, a remercié le Directeur général pour son rapport sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement en 2011. Les États membres ont adopté à lunanimité le Plan daction pour le développement sur décision de lAssemblée générale en 2007. Les États membres sont par ailleurs convenus, en vertu de la décision de lAssemblée générale de 2009, que lobjectif du Plan daction pour le développement était de faire en sorte que la dimension du développement soit pleinement intégrée aux travaux de lOMPI. Le groupe a remercié le Directeur général pour son rôle moteur et son engagement personnel pour conduire les réformes institutionnelles requises pour mettre en uvre de façon efficace lesdites décisions de lAssemblée générale visant à intégrer le Plan daction pour le développement de lOMPI dans toutes les activités de programme de lOMPI et de ses divers organes, et pour favoriser un système international de la propriété intellectuelle axé sur le développement afin daider les pays en développement et les PMA dans leurs efforts en faveur du développement économique, social et technologique, dans le respect des objectifs de politique publique. La délégation a formulé quelques observations concernant le rapport du Directeur général. Tout dabord, le groupe des pays africains sest félicité des efforts réalisés par le Secrétariat pour intégrer les recommandations du Plan daction pour le développement. Néanmoins, si les recommandations du Plan daction pour le développement avaient été rationalisées dans le cadre du programme et budget pour 20122013 et les rapports sur lexécution du programme renforcés afin dinclure des informations sur la mise en uvre des recommandations ainsi que sur les projets de chaque programme, la décision de lAssemblée générale de 2009 relative au mécanisme de coordination du Plan daction pour le développement navait pas encore été appliquée par le Comité du programme et budget. Les États membres représentant les pays en développement et les moins avancés ont récemment fait part de leur étonnement eu égard au fait que le Comité des normes de lOMPI qui a clos sa réunion le vendredi précédent, nait pas été autorisé à se référer au Plan daction pour le développement au prétexte que les normes de lOMPI étaient de nature technique et quelles ne concernaient pas de ce fait le Plan daction pour le développement. La volonté politique continuerait de faire défaut tant que la session en cours du CDIP ne serait pas parvenue à résoudre cette importante question. Il existait une incohérence évidente entre, dune part, laccord de tous les États membres lors de lAssemblée générale pour intégrer le Plan daction pour le développement de lOMPI et les efforts du Secrétariat dans ce domaine, notamment en ce qui concerne le programme et budget et létablissement de normes dans le cadre du programme 12 et, dautre part, la forte opposition à lapplication de cette décision au sein du Comité du programme et budget et du Comité des normes de lOMPI. Le groupe prendrait pleinement part aux consultations informelles devant être conduites par le président de lAssemblée générale sur lintégration du Plan daction pour le développement et du mécanisme de coordination afin de parvenir à un accord pour assurer la mise en uvre de la décision de lAssemblée générale et de dissiper les doutes et les préoccupations concernant le recul constaté dans le domaine du développement au sein de lOMPI. La décision de lAssemblée générale de 2007 établissant le CDIP définissait également son mandat. Ce mandat prévoyait notamment de débattre des questions relatives à la propriété intellectuelle et au développement convenues par le comité, ce qui nétait pas encore pleinement fait par le comité. Depuis 2010, y compris lors de la session consacrée à ladoption du point de lordre du jour proposé sur les questions liées à la propriété intellectuelle et au développement, le comité nétait pas parvenu à un accord sur le sujet. Le groupe a souhaité que ce point de lordre du jour soit adopté dans les meilleurs délais afin de faciliter les discussions axées sur les principales questions liées à la propriété intellectuelle et au développement en Afrique, notamment la contribution de lOMPI aux Objectifs du Millénaire pour le développement, comme cela a été partiellement discuté dans létude du consultant externe, et de fournir des orientations en ce qui concerne la contribution de lOMPI aux processus interinstitutionnels des Nations Unies liés au Plan daction pour le développement après 2015 mentionnée dans le rapport du Directeur général. Troisièmement, le groupe sest félicité des efforts du Secrétariat pour améliorer la fourniture de lassistance technique de lOMPI en faveur du développement conformément aux recommandations du Plan daction pour le développement et aux recommandations du rapport dexamen externe. Les efforts récemment réalisés dans le cadre des stratégies nationales en matière de propriété intellectuelle, des programmes nationaux et du Code de déontologie, en dépit du fait que le Code de déontologie ne se référait pas aux principes du Plan daction pour le développement et ne sappliquait pas aux consultants externes engagés par lOMPI, étaient des mesures prises dans la bonne direction pour mettre en uvre les recommandations de lexamen externe. Ces efforts nécessitaient par ailleurs mise en uvre et évaluation, outre la mise en uvre des autres recommandations pertinentes du rapport dexamen externe. Le groupe a examiné attentivement la réponse du Secrétariat à ce rapport et a fait part de ses observations et de ses préoccupations relativement à son contenu. En ce qui concerne la marche à suivre, le groupe des pays africains et le groupe du Plan daction pour le développement ont présenté une proposition conjointe contenant des recommandations importantes pour la mise en uvre par lOrganisation pour la période suivante. Cependant, les discussions de la veille sur la proposition navaient pas porté leurs fruits. Le groupe a espéré que cette question importante aboutirait rapidement à une conclusion. Quatrièmement, comme cela a été justement souligné dans le rapport du Directeur général, le Plan daction pour le développement continuait dorienter et déclairer les activités de lOMPI dans le domaine de létablissement de normes. Le groupe sest réjoui des discussions constructives de la prochaine Assemblée générale. Une volonté politique était nécessaire pour prendre des décisions collectives stratégiques concernant lorganisation des conférences diplomatiques pour le Comité intergouvernemental de la propriété intellectuelle relative aux ressources génétiques, aux savoirs traditionnels et au folklore, les textes juridiques pour la protection des ressources génétiques, des savoirs traditionnels et du folklore ainsi que les recommandations du SCCR sur les exceptions et limitations relatives au droit dauteur. Cinquièmement, le groupe a remercié le Secrétariat pour la poursuite de la mise en uvre de 19 projets prévus dans le cadre du Plan daction pour le développement. Il a appuyé le projet proposé par le Burkina Faso pour renforcer le secteur audiovisuel dans les pays africains et a souhaité que ce projet soit adopté lors de la session en cours du comité. En ce qui concerne la suite des projets du Plan daction pour le développement, les principales questions comprenaient notamment la détermination des étapes postérieures à la finalisation des projets et la manière dont les États membres pouvaient bénéficier des résultats des projets. Le groupe a appuyé la déclaration suivante contenue dans le rapport du Directeur général : Les projets relatifs à la propriété intellectuelle et au domaine public, aux brevets et au domaine public, à la propriété intellectuelle et à la politique en matière de concurrence, à la propriété intellectuelle et au développement socioéconomique, et les travaux sur les éléments de flexibilité dans le cadre juridique multilatéral, pour nen citer que quelquesuns, ont débouché sur des études et sur des travaux exploratoires auxquels lOrganisation pourrait donner suite. À cet égard, les travaux de suivi pourraient inclure la mobilisation continue de ressources au service du développement et lutilisation des résultats des projets relatifs à la propriété intellectuelle et au domaine public et à la propriété intellectuelle et à la politique en matière de concurrence pour guider les travaux du SCCR et du SCP. Sil a évoqué la finalisation des projets, le comité devrait également tenir compte de la nécessité de résultats positifs pour guider et éclairer les travaux futurs de lOMPI. Comme précisé dans le rapport du Directeur général, les ressources financières affectées à la mise en uvre des 23 projets relevant du Plan daction pour le développement sélevaient à environ 23 millions de francs suisses. Les taux de rendement les plus élevés possibles devraient être assurés dans ce contexte. Enfin, lintégration du Plan daction pour le développement a fait beaucoup de chemin depuis son adoption en 2007. Il était nécessaire de poursuivre les progrès et de mesurer les résultats avec précision. La gestion axée sur les résultats a été correctement mise en place. Des travaux supplémentaires étaient néanmoins probablement requis dans le cadre de ce que lon pouvait appeler lintégration du Plan daction pour le développement de lOMPI axée sur les résultats. À cet égard, le groupe ne devait ménager aucun effort pour faire appel à ses partenaires et travailler avec le Secrétariat pour concrétiser lambition commune détablir des régimes de propriété intellectuelle axés sur le développement pour promouvoir la créativité et linnovation pour tous, et faciliter lutilisation des éléments de flexibilité, des exceptions et des limitations en matière de propriété intellectuelle au service des objectifs de politique publique.
La délégation de lIran (République islamique d), prenant la parole au nom du groupe des pays asiatiques, a exprimé ses remerciements sincères au Directeur général pour son initiative et son engagement pour présenter un rapport en temps utile sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Ce rapport en trois parties contenait une analyse macroéconomique des travaux de lOrganisation et donnait un aperçu complet des efforts déployés actuellement pour intégrer le Plan daction pour le développement dans tous les domaines dactivité de lOMPI. Il apparaissait clairement, à la lecture du rapport, que des progrès tangibles étaient réalisés et que plusieurs initiatives importantes avaient été prises par le Directeur général et son équipe pour que les travaux de lOMPI soient plus axés sur le développement. Les évolutions positives comprenaient lintégration du développement dans tous les objectifs stratégiques de lOrganisation et tous les programmes pertinents figurant dans le programme et budget ainsi que les rapports sur lexécution du programme; lintégration des projets et activités relevant du Plan daction pour le développement dans le cadre de gestion axée sur les résultats; lintégration du Plan daction pour le développement dans les modules de formation de lAcadémie de lOMPI; la constitution de la liste des consultants; lélaboration du Code de déontologie; le renforcement de la participation de la société civile; et la finalisation de différents projets du CDIP. Le groupe a constaté avec satisfaction que les principes du Plan daction pour le développement continuaient de guider les activités dassistance technique de lOMPI destinées à permettre aux pays en développement et aux PMA dutiliser plus facilement la propriété intellectuelle en faveur du développement. Il a également observé que des mesures importantes avaient été prises pour adapter le développement de stratégies nationales aux besoins et aux priorités de chaque pays, dans le domaine de la propriété intellectuelle. Cela comprenait la conception de programmes nationaux basés sur un cadre dassistance convenu, transparent, global et adapté entre lOMPI et un pays donné. Le groupe a noté que lobjectif ultime de ces programmes était de faire en sorte que lassistance technique soit axée sur le développement et sur la demande, transparente, et quelle corresponde aux besoins et au niveau de développement des pays en ce qui concerne la conception, la fourniture et lévaluation. Il a également noté avec satisfaction que différents projets tels que ceux relatifs à la propriété intellectuelle et au domaine public, aux brevets et au domaine public, à la propriété intellectuelle et à la politique en matière de concurrence, à la propriété intellectuelle et au développement socioéconomique, et les travaux sur les éléments de flexibilité dans le cadre juridique multilatéral, avaient débouché sur des études et sur des travaux exploratoires auxquels lOrganisation pourrait donner suite. Le groupe a également pris note de la réussite de la mise en uvre et des résultats positifs des différents projets. Selon lui, les recommandations contenues dans les rapports sur les projets finalisés étaient utiles et devraient être prises en considération. Le groupe a souhaité que les résultats des différentes études soient correctement utilisés dans le cadre de lassistance technique fournie aux États membres. Toutes ces évolutions positives étaient encourageantes. Il restait encore beaucoup à faire afin de concrétiser et daméliorer lintégration du Plan daction pour le développement dans les activités de lOrganisation. Selon le groupe, la mise en uvre du Plan daction pour le développement avait pour objectif de transformer la manière dont lOrganisation opérait et de sassurer que la dimension du développement était intégrée à lensemble de ses activités. Il sagissait dun processus dynamique, continu et en progression. Le groupe a également fait observer que le rapport du Directeur général était une évaluation macroéconomique de la mise en uvre du Plan daction pour le développement. À cet égard, il a souhaité disposer dinformations plus détaillées sur les évolutions des projets à ce jour ainsi que dune description des principaux résultats dans les rapports. Il a également souhaité que les rapports intérimaires soient régulièrement mis à jour sur le site Web de lOMPI avant chaque session du CDIP. Il a par ailleurs invité le Secrétariat à mettre au point une méthode pour permettre aux gestionnaires de projet de fournir aux États membres des informations détaillées et mises à jour sur létat davancement des projets avant chaque réunion du comité. Si le rapport mentionnait le mécanisme de coordination pour lintégration du développement dans les travaux des comités, le groupe a souligné que le mécanisme navait pas fonctionné correctement et que, par conséquent, il navait pas produit de résultats positifs. Il existait un manque de coordination entre les activités liées au développement parmi les différents comités, notamment en ce qui concerne les activités détablissement de normes. En dautres termes, en labsence dun mécanisme de coordination efficace, le comité na pas été en mesure dappliquer le second pilier de son mandat, à savoir suivre, assister et examiner la mise en uvre de toutes les recommandations du Plan daction pour le développement adoptées et faire rapport sur cette mise en uvre en coordination avec les autres organes de lOMPI. À cet égard, le groupe sest félicité de linitiative du président de lAssemblée générale détudier la question dans lobjectif de déterminer les modalités permettant le bon fonctionnement du mécanisme de coordination. En ce qui concerne la coopération entre lOMPI et les autres organisations intergouvernementales, le rapport démontrait que lOrganisation avait été très active pour mener des discussions avec différents programmes des Nations Unies et fournir un appui aux processus de négociation dans plusieurs institutions des Nations Unies. Le groupe a noté que lOrganisation avait répondu à plus de 200 invitations et demandes et participé à plus de 70 réunions organisées par les Nations Unies et dautres organisations intergouvernementales en 2011. Même si le groupe était convaincu que le Secrétariat avait contribué de manière constructive aux débats sur la propriété intellectuelle dans ces organisations, il considérait comme tout aussi important que le Secrétariat rende compte de son engagement et de sa coopération avec dautres organisations afin de permettre aux États membres daméliorer leur compréhension et leur appréciation du rôle de lOMPI sur les questions mondiales majeures. Il sagissait dun point important et le groupe a espéré quil serait examiné par le comité dans le cadre du nouveau point de lordre du jour proposé, traitant de la propriété intellectuelle et du développement.
La délégation du Paraguay, parlant au nom du GRULAC, a fait part de ses remerciements au Directeur général pour la présentation de son rapport sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Sa présence témoignait de limportance accordée à ce point de lordre du jour. Le groupe a appuyé la préparation et la présentation de ces rapports. Il a souhaité que cette pratique soit maintenue afin de faire état des points de vue de lOrganisation au plus haut niveau. Le rapport montrait clairement que la préparation des programmes nationaux était une priorité dans la programmation et la mise en uvre des activités de coopération. Les projets et les activités étaient prévus sur une période limitée pour atteindre les objectifs fixés. Des améliorations supplémentaires étaient requises en ce sens. Le processus dapprobation officielle des programmes devait être accéléré car du temps et des efforts étaient gâchés inutilement lorsquune décision était en attente concernant une activité. Bien que de nombreuses activités dans le cadre des programmes nationaux soient en cours avec la coopération des bureaux régionaux, des cadres spécifiques devraient probablement être définis pour lexercice biennal 20122013. À cet égard, il devrait être rappelé que les programmes nationaux cherchaient à concilier la protection de la propriété intellectuelle et la situation particulière des pays, afin que la propriété intellectuelle contribue au développement de ces derniers. En conséquence, la capacité de ces pays à promouvoir linnovation et le développement de la propriété intellectuelle devrait être renforcée. Ainsi, le groupe était convaincu que lOrganisation encouragerait le renforcement des programmes nationaux.
La délégation du Pakistan sest associée à la déclaration faite par la délégation de la République islamique dIran au nom du groupe des pays asiatiques. Elle a remercié le Directeur général pour sa supervision et son intérêt personnel dans le Plan daction pour le développement et la mise en uvre de celuici. Le document CDIP/9/2 était un exemple du résultat des conseils fournis de façon continue par le Directeur général et illustrait limportance accordée par lOrganisation au Plan daction pour le développement. La délégation a pris connaissance du rapport avec enthousiasme et intérêt et sest félicitée dy trouver un aperçu complet et convaincant de la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Le rapport indiquait que des initiatives importantes avaient été prises par lOrganisation sous limpulsion du Directeur général pour assurer une plus grande orientation vers le développement des travaux de lOMPI, et que des progrès tangibles étaient réalisés afin dintégrer véritablement le Plan daction pour le développement. La délégation a félicité le Directeur général et son équipe davoir posé les fondations dune transformation durable et significative selon laquelle la dimension du développement faisait automatiquement partie intégrante des travaux de lOMPI. Elle a pris note avec satisfaction des mesures constructives prises dans la bonne direction, notamment lintégration du développement dans tous les objectifs stratégiques et les programmes opérationnels correspondants de lOMPI; le renforcement des rapports sur lexécution des programmes afin de refléter la contribution de chaque programme pour le développement; lintégration des projets et activités dans la gestion axée sur les résultats de lOMPI; lélaboration et la diffusion du Code de déontologie de lOMPI; la fourniture dune assistance technique, notamment dans le cadre des stratégies nationales de propriété intellectuelle; et la mise en uvre de recommandations du Plan daction pour le développement au moyen des programmes de formation de lAcadémie de lOMPI. La délégation a pris note avec satisfaction du fait que les rapports sur létat davancement de la mise en uvre de certaines recommandations du Plan daction pour le développement continueraient dêtre fournis régulièrement. Il apparaissait clairement à la lecture du rapport macroéconomique en trois parties que des progrès tangibles étaient réalisés par lOrganisation. La délégation sest félicitée du fait que les principes du Plan daction pour le développement continuent de guider les activités dassistance technique de lOrganisation destinées à permettre aux pays en développement et aux PMA dutiliser plus facilement la propriété intellectuelle en faveur du développement. Elle a par ailleurs reconnu que des mesures importantes avaient été prises pour adapter lélaboration de stratégies nationales dans le domaine de la propriété intellectuelle aux besoins et aux priorités spécifiques de chaque pays en la matière. La conception de programmes nationaux basés sur un cadre dassistance convenu, transparent, global et adapté entre lOMPI et le pays concerné faisait partie de ces mesures constructives. La délégation a également noté avec satisfaction que différents projets tels que les projets relatifs à la propriété intellectuelle et au domaine public, aux brevets et au domaine public, à la propriété intellectuelle et à la politique en matière de concurrence, à la propriété intellectuelle et au développement socioéconomique, et les travaux sur les éléments de flexibilité dans le cadre juridique multilatéral, avaient débouché sur des études et des travaux exploratoires. Il était nécessaire pour lOrganisation de mettre à profit ces études et travaux en leur donnant suite. Les recommandations proposées dans les rapports sur les projets finalisés étaient également utiles et devraient être prises en compte. Tout en considérant ces évolutions de manière positive, la délégation a estimé que la mise en uvre du Plan daction pour le développement était un processus continu et progressif. Des améliorations seraient donc toujours possibles. Selon la délégation, le Plan daction pour le développement était une entreprise qui cherchait à améliorer en permanence le mode de fonctionnement de lOrganisation afin que la dimension du développement fasse partie intégrante de tous ses travaux. La délégation a fait observer que le rapport du Directeur général, qui était une évaluation macroéconomique de la mise en uvre du Plan daction pour le développement, ne comprenait aucune information détaillée sur les dernières évolutions des projets, ni aucune description des principaux résultats. Il serait néanmoins souhaitable que les rapports sur létat davancement des projets soient régulièrement actualisés sur le site Web de lOMPI avant chaque session du CDIP. La délégation a également souhaité que le Secrétariat mette au point une méthode destinée à permettre aux gestionnaires de projets de fournir aux États membres des informations détaillées et mises à jour sur létat davancement des projets avant chaque réunion du comité. Bien que les efforts pour intégrer le Plan daction pour le développement dans le programme et budget constituent une évolution positive, des améliorations étaient encore possibles dans ce domaine, comme cela avait été souligné dans létude extérieure sur lassistance technique fournie par lOMPI dans le domaine de la coopération pour le développement. LOrganisation pourrait largement tirer parti des recommandations de cette étude. Si le rapport se référait au mécanisme de coordination visant à intégrer la dimension du développement dans les activités des différents comités de lOMPI, la délégation a souligné la nécessité de renforcer la mise en uvre du mécanisme pour atteindre les objectifs fixés. Elle a également souhaité que soit rapidement disponible le portail de lOMPI sur les éléments de flexibilité faisant suite aux travaux en cours dans le domaine des éléments de flexibilité relatifs à la propriété intellectuelle, comme cela était mentionné dans le rapport du Directeur général. La délégation sest félicitée du fait que lOMPI ait été très active dans le cadre des discussions menées avec différents programmes des Nations Unies. Elle était convaincue que le Secrétariat avait contribué de manière constructive aux débats sur la propriété intellectuelle dans ces organisations. Il serait néanmoins utile pour le Secrétariat de présenter des mises à jour aux États membres au sujet de son engagement et de sa coopération avec les autres
organisations afin daméliorer la compréhension et la reconnaissance du rôle de lOMPI sur ces questions mondiales majeures. Pour conclure, la délégation a remercié le Directeur général pour son rapport positif et sest réjouie de son intérêt durable pour le sujet.
La délégation de lAlgérie, prenant la parole au nom du groupe du Plan daction pour le développement, a remercié le Directeur général pour son engagement total en faveur de lintégration du Plan daction pour le développement dans lensemble des activités de lOMPI. Le groupe sest par ailleurs félicité de lexcellent travail accompli par le Secrétariat sous la conduite du Directeur général et de son Équipe de haute direction. Il a remercié le Directeur général pour la préparation et la présentation de son rapport sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Ce rapport fournissait une vue densemble des efforts actuellement déployés pour intégrer le Plan daction pour le développement dans tous les domaines de travail de lOrganisation. Le rapport décrivait les progrès substantiels réalisés et mentionnait plusieurs mesures importantes prises par les États membres et le Directeur général et son équipe pour intégrer les recommandations du Plan daction pour le développement dans les activités de lOMPI. Le groupe sest félicité des efforts réalisés pour poursuivre lintégration de ces recommandations dans les travaux de lOMPI, notamment dans le programme et budget pour lexercice biennal en cours. Cependant, lopposition à la mise en uvre de la décision de lAssemblée générale relative au mécanisme de coordination du Plan daction pour le développement concernant le Comité du programme et budget a porté préjudice à tous ces efforts. Il nétait par ailleurs pas cohérent que le troisième pilier du mandat du comité ne soit pas encore mis en uvre. Le groupe a rappelé quil était important dintroduire un point relatif à la propriété intellectuelle et au développement dans lordre du jour du comité pour favoriser la mise en uvre complète des trois piliers du mandat du comité. Le point de lordre du jour proposé permettrait de discuter des liens importants entre la propriété intellectuelle et le développement, mais également de débattre de questions importantes qui nétaient pas encore examinées au sein du comité. Le groupe a pris note de la mise en uvre des 19 projets approuvés en 2011 et de lévaluation des résultats des projets finalisés. Sil sest félicité des progrès encourageants ayant été réalisés, le groupe a souligné la nécessité dune mise en uvre plus complète des recommandations du Plan daction pour le développement. Par exemple, lintroduction dun module sur le Plan daction pour le développement dans les programmes de formation de lAcadémie de lOMPI était une très bonne initiative. Le contenu de ce module de formation devrait toutefois fournir une vision plus globale des différents aspects de la propriété intellectuelle, notamment lintégration du développement dans les systèmes de propriété intellectuelle. En ce qui concerne lengagement de lOMPI dans les travaux des autres organisations intergouvernementales, la question la plus importante nétait pas tant le fait que lOMPI contribue aux travaux de ces organisations mais plutôt la nature et le contenu de cette contribution, en particulier alors que se multipliaient les occasions de débattre de questions telles que les changements climatiques, la santé publique, la sécurité alimentaire, et le transfert de technologie, concernant lesquelles les droits de propriété intellectuelle étaient un élément crucial. Le groupe sest félicité du fait que le Secrétariat ait participé de façon constructive aux débats sur la propriété intellectuelle au sein de ces organisations. Cependant, il était tout aussi important que le Secrétariat rende compte de son engagement et de sa coopération avec tous les États membres et intègre les recommandations du Plan daction pour le développement dans ces organisations importantes, en tenant compte du fait que certaines questions telles que laccès à la technologie à un coût abordable étaient dun intérêt majeur pour les pays en développement. Par ailleurs, le groupe sest félicité de constater que certains projets avaient déjà atteint leur phase finale ou étaient finalisés. Néanmoins, il a souligné que cela ne signifiait pas que certaines recommandations du Plan daction pour le développement avaient été pleinement mises en uvre ou examinées. La mise en uvre du Plan daction pour le développement était en cours et lobjectif était détablir un système de la propriété intellectuelle plus équilibré. Le groupe a rejoint lévaluation du Directeur général selon laquelle les travaux sur les éléments de flexibilité dans le cadre juridique multilatéral et les projets relatifs à la propriété intellectuelle et au domaine public, aux brevets et au domaine public, et à la propriété intellectuelle et à la politique en matière de concurrence devaient être suivis dautres activités. Cela pourrait contribuer à la consolidation des bons résultats obtenus et guider et éclairer les travaux futurs de lOMPI. Le rapport du Directeur général mentionnait également lélaboration du Code de déontologie, comme exemple de lintégration du Plan daction pour le développement. Ainsi, le groupe a souhaité que le Code de déontologie mentionne laccord entre les Nations Unies et lOMPI et le Plan daction pour le développement. Il était par ailleurs nécessaire de clarifier la définition de ce que lon pouvait considérer comme une activité axée sur le développement. Toutes les dépenses budgétaires au profit des pays en développement ne pouvaient pas être considérées comme entrant dans le cadre de la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Ces considérations ont conduit à la proposition conjointe présentée avec le groupe des pays africains relative à lassistance technique fournie par lOMPI dans le domaine de la coopération pour le développement qui pouvait être considérée comme une base pour les travaux du comité sur la question. En conclusion, le groupe a remercié le Directeur général et le Secrétariat pour leurs efforts utiles et encourageants qui représentaient une avancée majeure dans la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Il a souhaité que cet engagement se poursuive afin de consolider et de renforcer ces résultats.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique, parlant au nom du groupe B, a remercié le Directeur général et le Secrétariat pour la préparation du rapport sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement en 2011. Le rapport présentait les nombreuses évolutions positives ayant eu lieu au cours de lannée passée. Certaines en particulier méritaient dêtre soulignées. Tout dabord, le lancement en 2012 dun processus de programmes nationaux pour les activités de coopération pour le développement entre lOMPI et les États membres viendrait compléter le projet du Plan daction pour le développement relatif à lélaboration de stratégies nationales en matière de propriété intellectuelle et linitiative du cadre de lOMPI relatif aux stratégies nationales en matière de propriété intellectuelle au service du développement. Cela fournirait un cadre macroéconomique pour établir un lien entre les stratégies en matière de propriété intellectuelle et des objectifs de développement plus généraux. Ensuite, le rapport soulignait les évolutions récentes dans le cadre de lAcadémie de lOMPI, à savoir le nouveau Centre de formation en ligne destiné à mettre à disposition des ressources denseignement à distance en langues arabe, chinoise et russe, et la mise à jour du cours général sur la propriété intellectuelle de lOMPI pour inclure des questions relatives à la propriété intellectuelle et au développement. Pour conclure, le groupe a de nouveau remercié le Directeur général et le Secrétariat pour ce rapport remarquable.
La délégation du Brésil a remercié le Directeur général pour son rapport détaillé et la présentation de la mise en uvre du Plan daction pour le développement en 2011. Les informations fournies témoignaient de lengagement de lOrganisation en faveur des besoins de développement des États membres. Le rapport démontrait également de quelle manière les recommandations étaient intégrées dans tous les domaines dactivité de lOrganisation. Si le rapport était complet, les informations fournies aux États membres pouvaient encore être améliorées en incluant davantage de données sur les activités conduites par lOrganisation, en particulier les évaluations qualitatives. Ces évaluations pourraient, par exemple, décrire plus avant la manière dont les initiatives en cours contribuaient à la mise en uvre efficace des recommandations du Plan daction pour le développement. La délégation sest félicitée du fait que lOMPI coopère avec dautres organisations intergouvernementales internationales. Il serait intéressant de disposer dinformations supplémentaires sur les modalités de cette coopération et la manière dont les recommandations du Plan daction pour le développement étaient intégrées dans ces activités. Les activités menées par lOMPI en coopération avec dautres organisations intergouvernementales internationales pourraient être décrites dans des rapports spécifiques mis à la disposition des États membres lors des sessions du comité. En ce qui concerne le programme et budget pour lexercice biennal 20122013, décrit dans le paragraphe 5 du rapport, la délégation a considéré quil était important que les dépenses consacrées au développement aient augmenté au cours des dernières années. Néanmoins, lors de sa prochaine session, le PBC devrait envisager de définir de manière plus précise les dépenses de développement. Ainsi, les États membres sassureraient que les activités non axées sur le développement nétaient pas considérées comme telles. La délégation sest félicitée du fait que le programme et budget annonce que la part consacrée aux dépenses de développement atteignait désormais 22%. Elle a souhaité que plus de ressources soient allouées aux activités de développement dans les années à venir. La délégation a reconnu que lélaboration dun Code de déontologie était une avancée positive vers la consolidation des changements institutionnels requis par le Plan daction pour le développement dans le cadre des activités de lOrganisation. Toutefois, elle a partagé les préoccupations exprimées sur le sujet dans le cadre de lexamen externe des activités dassistance technique de lOMPI. Des mesures supplémentaires étaient nécessaires pour renforcer la transparence et la responsabilité dans les activités conduites par le personnel et les consultants de lOMPI. Il sagissait notamment de la mise à disposition de toutes les informations relatives à la liste des consultants, comme cela avait été mentionné lors des sessions précédentes. En ce qui concerne lassistance technique pour létablissement de cadres réglementaires relatifs à la propriété intellectuelle, il était nécessaire dadopter une approche équilibrée ne tenant pas seulement compte de linnovation et de la créativité mais également des objectifs généraux de politique publique, comme laccès aux savoirs et les questions de santé publique. La délégation a noté que lannexe 1 sur létat dexécution des recommandations du Plan daction pour le développement fin décembre 2011 ne contenait que des références à des documents du CDIP. La référence à des documents produits par dautres comités permettrait aux États membres de mieux évaluer le caractère transversal de lintégration du Plan daction pour le développement dans tous les domaines dactivité de lOrganisation. En conclusion, la délégation a de nouveau remercié le Directeur général pour limportant travail réalisé et a renouvelé son engagement à travailler de manière constructive avec les autres délégations et lOrganisation en vue de lintégration complète du Plan daction pour le développement.
La délégation du Danemark, parlant au nom de lUnion européenne et de ses États membres, a remercié le Directeur général pour son rapport sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement présenté dans le document CDIP/9/2. Ce rapport contenait une évaluation exhaustive des travaux menés par lOMPI en 2011 en faveur de la mise en uvre du Plan daction pour le développement. LUnion européenne et ses États membres ont pris note de lensemble des activités décrites dans le rapport et se sont félicités des efforts du Directeur général et de son équipe pour atteindre les objectifs de lannée précédente définis par les États membres. LUnion européenne et ses États membres ont vivement souhaité poursuivre les travaux menés au sein de ce comité et des autres organes compétents de lOMPI en vue de renforcer la mise en uvre du Plan daction pour le développement tout en intégrant la question primordiale de la protection de la propriété intellectuelle.
La délégation de la Chine a remercié le Directeur général pour lintérêt dont il avait fait preuve dans le cadre du Plan daction pour le développement. La délégation a également remercié le Secrétariat pour la préparation des documents. Elle sest réjouie de constater que des résultats positifs avaient été obtenus dans le cadre de la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Ces avancées seraient sans nul doute très profitables aux pays en développement dans le domaine de la propriété intellectuelle. Elles comprenaient notamment un projet destiné à aider les pays à mieux utiliser les ressources existantes dans le domaine de la propriété intellectuelle et à renforcer leurs capacités nationales en la matière. Il sagissait également dun projet de création de nouvelles académies nationales de propriété intellectuelle fournissant un appui important en termes de renforcement des capacités et de formation dans les pays participants. La délégation sest félicitée des progrès réalisés dans le cadre des différentes initiatives du Plan daction pour le développement sous la conduite du Directeur général. Néanmoins, comme cela était mentionné dans le rapport dexamen externe, certaines initiatives navaient pas encore atteint les résultats escomptés. La délégation a espéré que, forte de lamélioration de ses méthodes et processus de travail, lOrganisation serait en mesure de progresser dans ce domaine à lavenir.
La délégation de lAfrique du Sud sest associée aux déclarations des délégations de lÉgypte et de lAlgérie faites respectivement au nom du groupe des pays africains et du groupe du Plan daction pour le développement. La délégation a tout dabord fait part de son point de vue relativement au CDIP. Le comité avait une histoire particulière et existait de longue date au sein de lOMPI. Il avait permis aux pays en développement dexplorer différentes manières dutiliser leurs systèmes de propriété intellectuelle au profit du développement et continuait de le faire. Lintégration actuelle du Plan daction pour le développement dans tous les processus de lOMPI était encourageante. La délégation sest félicitée des travaux du comité qui avaient jusquici produit de nombreux résultats positifs. Parmi ces résultats, on comptait un certain nombre détudes analytiques de haute qualité ainsi que des initiatives concrètes comme le cadre de gestion axée sur les résultats qui faisait désormais partie intégrante du système de gestion de lOMPI, létablissement des TISC qui recevaient de nombreuses demandes, la création de différentes bases de données destinées à combler les lacunes en termes de connaissances et dinformations, et lintégration du Plan daction pour le développement dans les programmes denseignement à distance de lAcadémie de lOMPI. La délégation sest particulièrement félicitée des projets finalisés dans le cadre du Plan daction pour le développement. Elle a souhaité poursuivre les discussions sur lévaluation de ces différents projets. Toutefois, certaines questions navaient pas encore été résolues par le comité, notamment la mise en uvre du mécanisme de coordination et du troisième pilier du mandat du CDIP relatif aux questions liées à la propriété intellectuelle et au développement. En 2010, lAssemblée générale de lOMPI a approuvé le mécanisme de coordination en vue de sa mise en uvre par tous les organes concernés de lOMPI. La délégation a déploré que cette décision nait pas été appliquée de manière cohérente dans les différents organes compétents de lOMPI. La liste des organes compétents de lOMPI aurait dû être finalisée pour permettre à lensemble des organes chargés des questions de développement de mettre en uvre ce mandat. Malheureusement, les États membres devaient encore décider quels organes de lOMPI étaient compétents en la matière et les consultations informelles avaient conduit à des retards inutiles dans les réunions. Ces points devraient être réglés dans les meilleurs délais pour permettre aux organes de lOMPI dappliquer leur mandat sans plus de retard. Si le comité avait, lors de sa session précédente, décidé que les deux questions seraient examinées lors de période dintersession, lapproche utilisée pour étudier ces questions en marge du comité navait pas permis de les résoudre. Cest pourquoi la délégation a souhaité que ces questions soient examinées lors des sessions officielles du comité et a invité les États membres à faire preuve de la volonté politique nécessaire pour faire avancer les choses. La délégation sest ensuite penchée sur le rapport du Directeur général sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement en 2011. La délégation a remercié le Directeur général pour ce rapport présenté dans le document CDIP/9/2, qui mettait en évidence létat davancement de la mise en uvre du Plan daction pour le développement en 2011. La délégation a constaté avec satisfaction que le rapport avait été amélioré en comparaison avec celui de lannée précédente. Cette amélioration reflétait les propositions faites par les États membres. Même si le rapport fournissait uniquement une évaluation macroéconomique de la mise en uvre du Plan daction pour le développement, la délégation souhaitait formuler des observations à la fois aux niveaux micro et macroéconomique. Dune manière générale, elle a observé que la plupart des questions décrites dans le rapport correspondaient aux conclusions et aux recommandations du rapport Deere/Roca. Le groupe des pays africains et le groupe du Plan daction pour le développement ayant déjà décrit en détail ces questions, la délégation limiterait ses remarques à certains points quelle souhaitait néanmoins aborder. Tout dabord, la délégation a souhaité savoir dans quelle mesure le Code de déontologie mentionné au paragraphe 7 du rapport tenait compte du Plan daction pour le développement. Ce Code ne se référait pas au Plan daction pour le développement alors que le Directeur général avait souligné son importance dans lintégration du Plan daction. Ensuite, il était mentionné au paragraphe 13 du rapport que le cours général de lAcadémie de lOMPI sur la propriété intellectuelle et le développement serait dispensé dans les sept langues de lOMPI. Or, le paragraphe 28 du même rapport se référait à six langues officielles. Cest pourquoi la délégation a souhaité savoir sil existait six ou sept langues officielles au sein de lOMPI. Troisièmement, il était dit au paragraphe 14 que lOMPI allait contribuer aux processus interinstitutions des Nations Unies relatifs au Plan daction pour le développement après 2015. Dans ce contexte, la délégation a demandé davantage dinformations sur les questions liées aux processus interinstitutions et sur le rôle de lOMPI dans le système des Nations Unies dans son ensemble. Il sagissait dune question importante qui ne devrait pas être limitée à une discussion sur le plan macroéconomique, étant donné que la plupart des activités menées par lOrganisation étaient relativement nouvelles pour les États membres. Quatrièmement, il était mentionné au paragraphe 17 du rapport que lOMPI avait contribué à la publication du Groupe de la gestion de lenvironnement des Nations Unies intitulée Working Together Towards a Balanced and Inclusive Green Economy : a UN SystemWide Perspective (Travailler ensemble en vue dune économie verte équilibrée et solidaire dans le contexte du système des Nations Unies). Dans ce contexte, la délégation a souhaité connaître la nature de la participation de lOMPI à la prise en compte du fait que des précisions conceptuelles étaient encore nécessaires à léchelle internationale. Cinquièmement, il était dit au paragraphe 18 du rapport que le Directeur général était lun des membres de la Commission sur le large bande au service du développement numérique mise en place par lUIT et lUNESCO. La délégation a souhaité savoir de quelle manière le Directeur général avait fait la promotion du Plan daction pour le développement au sein de cette commission. Enfin, le paragraphe 22 du rapport mentionnait la contribution de lOMPI au Nouveau Partenariat pour le développement de lAfrique (NEPAD). La délégation avait sollicité par le passé un complément dinformation concernant la manière dont lOMPI travaillait en lien avec le NEPAD. Il serait souhaitable que le Directeur général ou le Secrétariat fournisse des informations supplémentaires à ce sujet. Outre ces questions, la délégation a également souligné que, bien quil soit mentionné dans le rapport que certains organes compétents avaient rendu compte à lAssemblée générale, cela nimpliquait pas que le mécanisme de coordination était pleinement mis en uvre par tous les organes. Comme cela avait été mentionné précédemment, tous les organes compétents ne rendaient pas compte à lAssemblée générale. De nombreuses activités importantes faisaient lobjet dun compte rendu succinct voire arbitraire dans le rapport du Directeur général, sans que soit décrit leur lien avec le Plan daction pour le développement. Les questions mises en avant par la délégation étaient des exemples significatifs. Cest pourquoi, et à plus forte raison quil sagissait seulement du troisième rapport du Directeur général sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement, la délégation a estimé quil était encore possible dy apporter des améliorations. Ainsi, la délégation a invité le Directeur général à présenter un rapport exhaustif et détaillé sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement, en produisant des évaluations sur les plans micro et macroéconomique, et en établissant des liens clairs avec le Plan daction pour le développement. Pour conclure, la délégation a de nouveau remercié le Directeur général pour son excellent rapport.
La délégation de la Bolivie (État plurinational de) a remercié le Directeur général pour son excellent rapport sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Ce rapport témoignait de lengagement de lOrganisation en faveur de la mise en uvre et de lintégration du Plan daction pour le développement dans ses activités et ses organes ainsi que des efforts mis en uvre pour réformer lOrganisation. Des progrès ont été réalisés depuis ladoption du Plan daction pour le développement en 2007. LOMPI avait une responsabilité particulière en sa qualité dorganisation internationale chargée de la propriété intellectuelle. Elle était perçue comme telle et tous ses travaux dans le domaine de la propriété intellectuelle, prenant la forme de recommandations ou de lignes directrices, avaient un impact très fort dans le monde entier et dans les pays en développement en particulier. Lun des principaux objectifs des recommandations prévues dans le cadre du Plan daction pour le développement était de faire en sorte que les contributions et les activités de lOrganisation dans les pays en développement et les forums internationaux encouragent une approche équilibrée de la protection de la propriété intellectuelle. La propriété intellectuelle ne devrait pas être défendue à tout prix. Il était important de faire en sorte de considérer à la fois les avantages de cette protection ainsi que son coût et son impact potentiels sur le développement. Ces différents éléments devaient tenir compte de lintérêt général et des niveaux de développement variant selon les pays. Ces considérations étaient essentielles pour le Plan daction pour le développement. Il était nécessaire de procéder à une évolution qualitative dans lassistance, les recommandations et les lignes directrices fournies par lOMPI. La délégation a reconnu les efforts ayant été déployés et le rapport indiquait que des progrès substantiels avaient été réalisés dans ce domaine. Cependant, deux éléments devaient être étudiés plus attentivement. Il sagissait tout dabord de lassistance technique et notamment des conseils en matière de législation. Ces services consultatifs avaient des effets importants dans les pays en développement. Il était essentiel de faire en sorte que les conseils fournis transmettent une vision équilibrée de la propriété intellectuelle. La délégation sest félicitée des changements introduits par lOrganisation relativement aux activités dassistance technique, qui seraient très profitables aux pays en développement. Toutefois, il était également nécessaire dappliquer les recommandations du rapport sur une étude extérieure de lassistance technique fournie par lOMPI. Certaines recommandations étaient très utiles et pouvaient renforcer la crédibilité de lOrganisation en permettant à ses activités dassistance technique davoir un impact plus fort dans les pays en développement. Il était également utile de considérer un autre domaine, à savoir la coopération de lOrganisation avec les autres institutions des Nations Unies. Si la délégation appréciait les renseignements présentés, elle estimait que davantage dinformations qualitatives et quantitatives sur le rôle et la participation de lOMPI dans ces différents forums étaient nécessaires pour sassurer que lOrganisation traitait la protection de la propriété intellectuelle de façon équilibrée dans ce contexte. La délégation sest ensuite penchée sur la question du développement durable et notamment les négociations en vue de Rio+20. Le rapport disait que lOMPI avait contribué au rapport sur léconomie verte du Groupe de la gestion de lenvironnement des Nations Unies. La délégation a souhaité en savoir plus à ce sujet. Le rapport en question ne contenait que peu dinformations sur la propriété intellectuelle. Cependant, il y était dit que la protection de la propriété intellectuelle favorisait le transfert de technologie vers les pays en développement et quelle facilitait laccès aux technologies vertes dans ces pays. Cela ne reflétait pas nécessairement une approche équilibrée et compatible avec le Plan daction pour le développement. En conclusion, la délégation a reconnu les efforts accomplis et a vivement remercié le Directeur général pour son rapport. Toutefois, il était nécessaire que le rapport témoigne des changements qualitatifs majeurs qui étaient en cours au sein de lOrganisation.
Le président a invité le Directeur général à répondre aux observations et aux questions formulées par les délégations car il devait prendre congé en raison dun autre engagement important.
Le Directeur général sest excusé car il devait sabsenter pendant un court moment pour une réunion avec un visiteur extérieur à lOrganisation. Il a néanmoins souhaité répondre aux questions spécifiques formulées par les délégations de lAfrique du Sud et de lÉtat plurinational de Bolivie. En ce qui concerne le Code de déontologie, le comité a rappelé que la recommandation n° 6 du Plan daction pour le développement prévoyait que : Le personnel et les consultants chargés de lassistance technique au sein de lOMPI devront conserver leur neutralité et rendre compte de leurs activités, en accordant une attention particulière au code de déontologie existant et en évitant les conflits dintérêts potentiels. Il sagissait précisément de ce que lOrganisation sétait efforcée de faire. Trois ans auparavant, le Secrétaire général des Nations Unies avait proposé un Code de déontologie qui avait par la suite été adopté par les Nations Unies. Le Code de déontologie de lOrganisation était basé sur le Code de déontologie proposé par le Secrétaire général, mais il allait un peu plus loin. LOrganisation avait ainsi nommé un chef du Bureau de la déontologie, chargé notamment de la déclaration de situation financière et de sassurer que la transparence financière était appliquée dans toute lOrganisation. En ce qui concerne les langues, la délégation de lAfrique du Sud avait vu juste en constatant que six langues puis sept étaient mentionnées. Il existait six langues officielles au sein des Nations Unies, à savoir langlais, le français, lespagnol, larabe, le chinois et le russe. Une septième langue, le portugais, était toutefois utilisée occasionnellement au sein de lOrganisation, en application dune décision prise en ce sens. Le portugais nétant pas une langue officielle des Nations Unies, cest ce qui expliquait que six et sept langues étaient mentionnées dans le rapport. Quelques années auparavant, les États membres avaient décidé de prévoir des services dinterprétation vers le portugais lors des Assemblées générales. La question des objectifs post2015 devant être définis par le système des Nations Unies sous la conduite du Secrétaire général sinscrivait quant à elle dans un processus majeur. Le Secrétariat a souhaité préciser à cet égard quil était à la disposition du reste du système des Nations Unies et quil entendait contribuer, dans le cadre du mandat spécifique à lOrganisation, à lélaboration des documents préparatoires qui seraient ensuite examinés par les États membres au moment de statuer sur la nature des objectifs de développement durable ou de tout autre élément susceptible dêtre adopté après 2015 et les Objectifs du Millénaire pour le développement. En ce qui concerne le Programme des Nations Unies pour lenvironnement (PNUE) et léconomie verte, les États membres nétaient pas sans savoir que le PNUE avait publié un rapport majeur sur léconomie verte. LOrganisation sétait efforcée dapporter une contribution technique dans le cadre de son mandat, à la demande du PNUE, au sein du Conseil des chefs de secrétariat (CCS). Le Conseil des chefs de secrétariat était présidé par le Secrétaire général et se réunissait deux fois par an. Il était composé des dirigeants de lensemble des institutions spécialisées, des fonds et des programmes. Il se composait de trois organes subsidiaires, le Comité de haut niveau sur les programmes, le Comité de haut niveau chargé des questions de gestion, et le Groupe des Nations Unies pour le développement. LOrganisation a participé activement aux travaux de toutes ces instances. M. Achim Steiner était le directeur exécutif du PNUE et le président du Comité de haut niveau sur les programmes, lorgane ayant participé à lélaboration du rapport du PNUE sur léconomie verte. Ce dernier a fait appel aux institutions du système des Nations Unies et sest appuyé sur leur contribution technique pour rédiger ce rapport. En ce qui concerne la Commission sur la large bande au service du développement numérique mise en place par lUnion internationale des télécommunications, il était mentionné au paragraphe 18 que le Directeur général était membre de cette commission, qui avait entrepris un travail collectif. Deux rapports ont été présentés dont le dernier lors de la réunion de lAssemblée générale des Nations Unies lannée passée. Ces documents, ainsi que le récent rapport publié à la suite dune réunion ministérielle sétant tenue dans lancienne République yougoslave de Macédoine, ont démontré que le développement était largement intégré dans les travaux de la Commission sur le large bande. En effet, il sagissait là en un certain sens de la raison dêtre de cette commission. En ce qui concerne le Nouveau Partenariat pour le développement de lAfrique (NEPAD), lOrganisation a proposé un accord de coopération et était dans lattente dune réponse de ce dernier. LOrganisation participait néanmoins au groupe science et technologie ainsi quau groupe commerce et industrie du NEPAD. Le Directeur général sest penché sur les questions posées par la délégation de lÉtat plurinational de Bolivie. La question de la relation de lOrganisation avec les autres institutions des Nations Unies était complexe. Ce thème avait été traité dans le cadre du CDIP à plusieurs occasions et, dans une certaine mesure, le Secrétariat devait répondre à des attentes contradictoires. Dune part, les États membres disaient du Secrétariat quil faisait partie du système des Nations Unies et quil devait à ce titre participer aux activités menées dans ce cadre et former des partenariats constructifs. Dautre part, les États membres demandaient au Secrétariat de ne pas sexprimer car eux seuls décidaient des orientations à suivre et voulaient exercer un contrôle sur tout ce qui émanait du Secrétariat. Le Secrétariat était conscient de ce point de tension et sefforçait de gérer la situation au mieux. Il savait pertinemment que les États membres ne voulaient pas que le Secrétariat fasse de déclarations politiques sur des questions concernant lesquelles ces derniers navaient pas défini de stratégie, cest pourquoi il sabstenait de toute déclaration de ce type. Le Directeur général a souhaité que les États membres en informent le Secrétariat sils estimaient que cela nétait pas le cas, en assurant que le Secrétariat y mettrait alors un terme. Cependant, le Secrétariat sefforçait dapporter sa contribution à la famille des Nations Unies, détablir des relations constructives avec les autres organisations intergouvernementales et de faire partager les compétences spécifiques à lOrganisation. Comme cela a été souligné, la propriété intellectuelle était essentielle en ce qui concerne de nombreux défis mondiaux. Linnovation était le moyen par lequel la communauté internationale pouvait relever ces défis, qui subsisteraient si les choses continuaient dêtre faites de la même manière quà lheure actuelle. Cétait seulement en procédant différemment quil serait possible dinnover et de relever ces défis. Le Secrétariat avait une conscience aiguë de cette situation et limitait ses observations à
des contributions techniques, en tant quinstitution spécialisée, à la fourniture dinformations sur le rôle de la propriété intellectuelle et à lamélioration de la compréhension générale de ce qui était, en définitive, un sujet très technique.
La délégation de Djibouti sest associée aux déclarations faites par les délégations de lÉgypte et de lAlgérie au nom du groupe des pays africains et du groupe du Plan daction pour le développement respectivement. Elle sest félicitée du rapport du Directeur général sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement. La délégation sest réjouie de constater que le rapport décrivait clairement la mise en uvre du Plan daction pour le développement ainsi que la manière dont il était intégré dans les programmes et les activités de lOMPI. La délégation sest félicitée dapprendre que le programme de réorientation stratégique, le projet damélioration du cadre de gestion axée sur les résultats et linitiative relative à la conception de la structure de lOrganisation avaient contribué à la mise en uvre du Plan daction pour le développement. La délégation a encouragé toute initiative prise en faveur de la réussite de la mise en uvre du Plan daction pour le développement.
La délégation du Maroc a félicité le président pour son élection tout en lassurant de son soutien. Elle a par ailleurs remercié le Directeur général pour son engagement personnel ainsi que son équipe pour lensemble des travaux et des progrès réalisés dans le cadre du Plan daction pour le développement. Si les progrès accomplis navaient pas toujours répondu aux attentes des États membres, ils représentaient tout de même des avancées dont la délégation sest félicitée. La délégation a fait part de son appui à la déclaration faite par la délégation de lÉgypte au nom du groupe des pays africains au sujet du rapport du Directeur général. Comme dautres délégations, elle a souhaité disposer de davantage dinformations concernant certains points sur lesquels des renseignements étaient absents. Par exemple, concernant les ressources allouées au Plan daction pour le développement, il était dit dans lappendice 1 que les projets adoptés pour lexercice biennal 20122013 sélevaient à 6,4 millions de francs suisses. Il était par ailleurs mentionné que les projets financés au moyen des réserves sélevaient à 7,9 millions de francs suisses. Dans ce contexte, la délégation a souhaité savoir quels projets étaient financés au moyen des fonds de réserve. En outre, il était indiqué que 6,1 millions de francs suisses correspondant à des projets financés dans le cadre du budget ordinaire pour 20102011 navaient pas été dépensés. La délégation a souhaité connaître la raison pour laquelle ce montant navait pas été dépensé. Le rapport ne comprenait aucune donnée sur ces différents points. Cest pourquoi la délégation a souhaité que le prochain rapport présente davantage dinformations sur ces points et concernant les remarques faites par les délégations qui sétaient exprimées précédemment.
La délégation de la Thaïlande a fait part de son appui à la déclaration faite par la délégation de la République islamique dIran au nom du groupe des pays asiatiques. La délégation sest félicitée du fait que les principes du Plan daction pour le développement continuaient de guider les activités dassistance technique de lOMPI destinées à permettre aux pays en développement et aux PMA dutiliser plus facilement la propriété intellectuelle en faveur du développement. La délégation a pris note du rapport du Directeur général sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement présenté dans le document CDIP/9/2 et a fait part de ses sincères remerciements au comité qui a uvré pour lintégration du Plan daction pour le développement au cours des dernières années. La Thaïlande était lun des trois pays pilotes à participer au projet du Plan daction pour le développement sur la propriété intellectuelle et la création de marques de produits aux fins du développement des entreprises dans les pays en développement et les PMA. Elle sest félicitée de lopportunité de participer à la promotion de lutilisation des outils de propriété intellectuelle pour développer la création de marques de produits locaux, dont elle souhaitait quelle contribuerait au développement durable. La délégation sest réjouie dannoncer au comité que la première série dateliers de renforcement des capacités avait été finalisée en mars 2012. LOMPI a organisé un atelier de renforcement des capacités sur les marques collectives, le développement et la recherche de marchés, pour lune des trois communautés pilotes de Thaïlande. Cet atelier avait été reporté depuis septembre dernier en raison des graves inondations sétant produites dans le pays. Latelier était destiné à présenter le concept de création de marques et a contribué à améliorer la sensibilisation aux droits de propriété intellectuelle. La communauté avait acquis une meilleure compréhension de la création de marques et pouvait envisager la création dune marque collective. Comme cela était mentionné dans le rapport du Directeur général, une méthode était mise au point par un consultant international pour aider les communautés locales à élaborer des stratégies de propriété intellectuelle et de création de marques pour leurs produits les plus précieux. Les autorités nationales compétentes étudiaient ces stratégies tout en assurant la coordination avec des partenaires potentiels. La mise en uvre de ce projet ferait appel aux efforts conjoints des organismes publics, des établissements universitaires, du secteur privé, des collectivités locales et du public dans les trois communautés. Les autorités thaïlandaises se sont réjouies à la perspective détudier ces stratégies de création de marques avec le directeur de projet à Bangkok au mois de juin. Les membres de la délégation ont également visité deux des trois communautés pilotes produisant une gamme de textiles tissés et de brocarts. La délégation sest félicitée de pouvoir annoncer au comité que les tisserands avaient obtenu du Ministère du Commerce des indications géographiques pour trois de leurs modèles et que cinq autres demandes étaient en cours. Les tisserands avaient acquis une meilleure compréhension du concept et de limportance des indications géographiques et sétaient familiarisés avec leur utilisation. En ce qui concerne le brocart, il a été enregistré comme indication géographique dès 2007. Le projet de lOMPI a mis en avant la nécessité délargir la clientèle en Thaïlande et à létranger. Une étude a été conduite sur les stratégies de création de marques et les indications géographiques couvrant les processus en amont, notamment la gestion et le contrôle de la qualité, ainsi que les processus en aval, notamment le développement de produits, lemballage et les modèles. Les autorités thaïlandaises ont reconnu que les outils de propriété intellectuelle seuls nétaient pas suffisants pour assurer lefficacité de la création de marques de produits. La conception de produits répondant à la demande des consommateurs, létablissement des marques et les stratégies de commercialisation étaient également essentiels à la commercialisation de la propriété intellectuelle. Ainsi, les autorités thaïlandaises ont lancé trois projets complémentaires pour aider à répondre aux besoins en termes de conception et de commercialisation de trois produits pilotes et assurer lefficacité de la création de marques dans les domaines suivants : la conception de produits et lamélioration des connaissances des communautés; le renforcement des capacités et le transfert de connaissances relativement aux produits décoconception; et la conception de produit concernant les produits tissés localement. Une fois validées les stratégies de création de marques proposées, il restait encore à mettre en uvre le projet de création de marques de lOMPI et les projets complémentaires. Les artisans locaux ont émis des doutes quant à la mesure dans laquelle les indications géographiques pouvaient contribuer à améliorer la qualité et la valeur de leurs produits. De plus, leurs produits actuels pouvaient être vendus sans une telle certification et les consommateurs ne faisaient habituellement pas la différence entre les produits certifiés et les produits non certifiés. Au contraire, lindication géographique augmentait les coûts de production et son utilisation dans le processus de production rendait celuici plus complexe. Il était donc essentiel de sensibiliser les producteurs et les consommateurs à la propriété intellectuelle. Le projet de création de marques devrait contribuer à sensibiliser les acteurs locaux tout en les aidant à faire la différence entre les produits ayant une indication géographique et ceux nen ayant pas. Il était nécessaire daccorder une attention particulière à la création de valeur générée par les indications géographiques, qui pouvaient sensibiliser les clients aux qualités uniques dun produit. Il était également important que le projet aide les artisans locaux à mieux comprendre de quelle manière les indications géographiques pouvaient être utilisées comme un moyen permettant de préserver les savoirs traditionnels transmis de génération en génération. Enfin, la délégation a réaffirmé lengagement de son pays en faveur du projet de création de marques sur trois ans et sest déclarée prête à en tirer les enseignements correspondants, non seulement concernant la manière dont la propriété intellectuelle et la création de marques pouvaient servir doutils concrets pour le développement dentreprises locales, mais également en ce qui concerne les défis liés aux activités spécifiques pouvant être conjointement entreprises avec lOMPI. Elle sest réjouie des résultats escomptés qui seraient prochainement obtenus.
La délégation du Burkina Faso a remercié le Directeur général pour son rapport sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Ce rapport fournissait une vue densemble des progrès accomplis dans la mise en uvre du Plan daction pour le développement au sein de lOMPI. La délégation sest félicitée des efforts réalisés par le Directeur général et son équipe pour appliquer les recommandations prévues dans le cadre du Plan daction pour le développement dans les différentes activités et les différents organes de lOMPI. La délégation a également fait part de son appui à la déclaration faite par la délégation de lÉgypte au nom du groupe des pays africains. La délégation sest déclarée confiante dans la réussite du Plan daction pour le développement et a soumis une proposition au comité en vue de son adoption. Elle sest également réjouie de la collaboration étroite entre lOMPI et les autres institutions internationales telles que lOMC dans le domaine de lévaluation des besoins des PMA, mentionnée dans le rapport du Directeur général. La délégation sest félicitée des efforts réalisés par lOMPI pour respecter les principes énoncés dans les recommandations du Plan daction pour le développement. Pour conclure, la délégation a de nouveau adressé ses remerciements au Directeur général pour son rapport.
La délégation de lInde a félicité le président pour son élection. Elle a par ailleurs remercié le Directeur général et le Secrétariat pour les efforts quils ont déployés sans compter pour préparer cette session du comité. La délégation sest associée aux déclarations des délégations de la République islamique dIran et de lAlgérie, faites respectivement au nom du groupe des pays asiatiques et du groupe du Plan daction pour le développement. La délégation sest également félicitée du rapport du Directeur général sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Les efforts accomplis par les États membres, le Directeur général et son équipe pour mieux intégrer le développement dans les activités de lOMPI; intégrer le Plan daction pour le développement dans le programme et budget; intégrer les projets et les activités prévus par le Plan daction pour le développement dans le cadre de gestion axée sur les résultats de lOMPI; élaborer le processus de programmes nationaux sur la base dun cadre dassistance convenu, transparent, global et adapté entre lOMPI et le pays concerné constituaient autant dévolutions positives. Le rapport dexamen externe sur lassistance technique fournie par lOMPI était un document essentiel. La délégation a appuyé la proposition conjointe du groupe du Plan daction pour le développement et du groupe des pays africains relative à lassistance technique de lOMPI et visant à améliorer les activités de coopération à venir en faveur du développement. La délégation a également estimé, comme cela était souligné dans le rapport externe sur lassistance technique fournie par lOMPI, que lassistance fournie par les fonds fiduciaires devrait être mentionnée et que lexpression activité de coopération pour le développement devrait être définie dans le contexte du programme et budget. Cela devrait par ailleurs apporter davantage de clarté concernant la manière dont les ressources étaient utilisées. La délégation sest félicitée de lengagement du Directeur général pour quun rapport intérimaire sur la mise en uvre de certaines recommandations du Plan daction pour le développement continue dêtre régulièrement présenté. La délégation sest réjouie de pouvoir jouer un rôle constructif dans les discussions du comité.
La délégation de la République de Corée a remercié le Secrétariat pour la préparation dun rapport exhaustif sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Elle a fait observer que le rapport visait à présenter une analyse macroéconomique des travaux entrepris jusquici dans le cadre de la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Cependant, la délégation a souhaité faire quelques remarques en vue daméliorer les travaux de lOMPI dans le cadre de la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Selon laperçu des projets approuvés présenté à lannexe 2 du rapport du Directeur général dans le document CDIP/9/2, neuf projets avaient été finalisés. Or, il était mentionné dans la seconde partie de ce même document que cinq projets avaient été finalisés. Dans tous les cas, les rapports dévaluation finaux de six projets finalisés étaient présentés au comité lors de la session en cours. La délégation a pris note de la réussite de la mise en uvre des projets passés en revue et de leurs résultats positifs. Selon la délégation, les recommandations proposées dans les rapports sur les projets finalisés étaient utiles et devraient être prises en considération. Néanmoins, les informations fournies concernant les projets nétaient pas suffisamment détaillées et les mises à jour nétaient pas disponibles, que ce soit sur le site Web de lOMPI ou dans le rapport du Directeur général. Ainsi, les rapports intérimaires consultables sur le site Web étaient issus de la session précédente du comité et navaient pas été mis à jour avant la session en cours. De plus, le rapport du Directeur général ne comprenait que des descriptions générales des principales réalisations des projets. Par conséquent, la délégation a invité le Secrétariat à mettre au point une méthode pour permettre aux gestionnaires de projets de fournir aux États membres des informations détaillées et mises à jour sur létat davancement des projets avant chaque réunion du CDIP.
La délégation de la Hongrie, parlant au nom des pays dEurope centrale et des États baltes, a remercié le Directeur général et le Secrétariat pour ce rapport de qualité et instructif sur le Plan daction pour le développement. Le rapport était exhaustif et donnait un aperçu complet des activités menées en 2011. Le groupe sest notamment félicité des efforts récemment déployés par lOrganisation dans le cadre des programmes nationaux et des stratégies nationales en matière de propriété intellectuelle pour fournir une assistance technique efficace, axée sur le développement, fondée sur la demande et transparente, conformément aux besoins et au niveau de développement du pays concerné. La phase dévaluation était également importante. Dune manière générale, le groupe considérait lassistance technique comme un processus fonctionnant dans les deux sens. Il a appuyé les activités dassistance technique fondées sur des demandes spécifiques et sappuyant sur les progrès déjà accomplis dans un pays donné. En ce qui concerne les relations entre lOMPI et les autres organisations internationales, notamment lOMC, le groupe sest félicité des efforts récemment accomplis par lOrganisation pour travailler en lien étroit avec lOMC dans le cadre du processus dévaluation des besoins des PMA mis en place par cette dernière. En conclusion, le groupe a remercié lOrganisation pour lensemble de ses efforts relativement aux économies en transition.
La délégation de lIndonésie a remercié le Directeur général pour la préparation et la présentation de lexcellent rapport sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement. La délégation a fait part de son appui aux déclarations faites par les délégations de la République islamique dIran et de lAlgérie au nom du groupe des pays asiatiques et du groupe du Plan daction pour le développement respectivement. Le rapport donnait un aperçu des progrès réalisés pour mieux intégrer le développement dans les activités de lOMPI. La délégation sest félicitée de constater que lintégration du Plan daction pour le développement dans les activités de programme de lOMPI était de plus en plus évidente et que les pays en développement et les PMA pouvaient en bénéficier. La délégation a également noté que les principes du Plan daction pour le développement continuaient de guider les activités dassistance technique de lOMPI destinées à faciliter lutilisation de la propriété intellectuelle au service du développement par les pays en développement et les PMA. Elle a appuyé les efforts continus pour intégrer le Plan daction pour le développement dans les travaux de lOMPI et sest réjouie des progrès à venir dans la mise en uvre du Plan daction pour le développement et son intégration dans le système mondial de la propriété intellectuelle.
La délégation du Venezuela (République bolivarienne du) a remercié le Directeur général pour son rapport et son engagement en faveur de la mise en uvre du Plan daction pour le développement. La délégation a observé que le Plan daction pour le développement nexistait que depuis 2007. Depuis lors, des progrès considérables ont été réalisés. LAssemblée générale a donné mandat pour la mise en uvre du Plan daction pour le développement. La délégation na pas approuvé la distinction faite entre les organes permanents et les autres organes de lOMPI. Il sagissait dune tentative pour ne pas appliquer le Plan daction pour le développement à ces derniers. La délégation a reconnu lengagement de lOrganisation en faveur des OMD. La propriété intellectuelle devrait en effet être un moyen et non une fin en soi. Les critiques que la délégation avait opposées au Secrétariat étaient liées à sa conviction que toutes les délégations, y compris le Secrétariat, devraient reconnaître le mandat ayant été donné. La délégation a apprécié les efforts déployés par le Directeur général pour demander aux pays développés de faire preuve de plus dengagement dans la mise en uvre effective du Plan daction pour le développement. Des progrès importants étaient encore nécessaires, audelà de la rhétorique et des déclarations de bonnes intentions fréquemment entendues. Les tentatives de blocage ou de réorientation des décisions arrêtées avaient lourdement nui à lefficacité des travaux réalisés en faveur des pays en développement.
La délégation de lAllemagne sest référée aux déclarations des délégations du Maroc et de la Corée du Sud. Le rapport contenait une somme importante dinformations sans pour autant quelles soient toutes nécessaires. Il était donc possible daméliorer ce document. Les projets étaient traités dans les annexes 1 et 2 du rapport. Des informations étaient parfois fournies sur les retards des projets, sans pour autant être totalement transparentes. La délégation a rappelé que, lors de la dernière session du comité, la délégation du Pakistan avait demandé quun tableau soit établi afin de fournir un aperçu qui pourrait faciliter le suivi par les délégations de létat davancement de la mise en uvre du Plan ainsi que de lutilisation des ressources budgétaires. La délégation avait pensé quun tableau de ce type serait également fourni lors de cette session. Elle na pas été en mesure de trouver ce tableau sur le site Web de lOMPI car il ne sagissait pas dun document officiel. Une copie avait récemment été fournie à la délégation par le Secrétariat. Néanmoins, la délégation a souhaité que le Secrétariat mette ces informations à disposition en permanence afin de maintenir le niveau de transparence requis. Ainsi, il serait apprécié que le Secrétariat continue à fournir ce tableau, en lintégrant au rapport du Directeur général. Le tableau fournirait une vue densemble utile de létat davancement de la mise en uvre ainsi que du budget.
La délégation du Népal a souligné la nécessité de concilier la protection de la propriété intellectuelle et les considérations liées au développement dans les activités de lOMPI. Cette nécessité était fondée sur la compréhension fondamentale que le déséquilibre actuel en faveur de la protection des droits de propriété intellectuelle nétait ni équitable ni solidaire. Dans ce contexte, il était crucial de se concentrer sur les aspects de la propriété intellectuelle liés au développement, notamment en ce qui concerne les pays en développement et les PMA. Le CDIP était un organe vital de lOMPI assurant une plus grande orientation en faveur du développement dans le fonctionnement général de lOrganisation, y compris dans ses activités détablissement de normes. La délégation a souligné la nécessité daugmenter le nombre et limportance des projets fondés sur les recommandations du Plan daction pour le développement. Les ressources devraient également être augmentées, en particulier dans le domaine des infrastructures de la propriété intellectuelle pouvant contribuer à relever les immenses défis auxquels les PMA étaient confrontés. La délégation a remercié le Directeur général et le Secrétariat pour la préparation de ce rapport exhaustif et sest réjouie davance de la mise en uvre complète du Plan daction pour le développement et de la priorité accordée aux besoins des pays en développement et des PMA.
En labsence du Directeur général, le président a invité le Secrétariat à répondre aux questions complémentaires ayant été posées, notamment en ce qui concerne les informations détaillées demandées.
Le Secrétariat (M. Geoffrey Onyeama) a remercié les délégations pour leurs questions importantes et pertinentes. Le Secrétariat a pris note des demandes et des informations fournies. Il a également pris note des observations de la délégation de la Thaïlande sur son expérience dans le domaine de la création de marques. Ce projet était toujours en cours et progressait de manière satisfaisante. Malgré les tragiques inondations qui ont eu lieu en Thaïlande, le Secrétariat a poursuivi son engagement en vue de la finalisation du projet. Le Secrétariat a pris note des observations des délégations de Djibouti, du Burkina Faso et de lInde. En ce qui concerne lobservation de la délégation de la Corée, sept projets ont été finalisés. Six dentre eux seulement avaient fait lobjet dun rapport présenté lors de la dernière réunion du CDIP, étant donné que le premier projet, consacré à la conférence sur les ressources extrabudgétaires, avait été finalisé bien avant cette date et navait donc pas été inclus aux discussions de cette réunion. Le Secrétariat a également pris note des observations et des questions des délégations de la Hongrie, de lIndonésie et de la République bolivarienne du Venezuela. LOrganisation ne faisait aucune différence entre ses organes permanents et les autres organes. En réalité, elle a fait en sorte que tous les comités soient placés au même niveau pour quaucune distinction de la sorte ne soit appliquée. Le Secrétariat a pris note de la demande de la délégation de lAllemagne. De nombreuses délégations ont mentionné la nécessité pour le rapport intérimaire dêtre plus détaillé et de fournir une vue densemble plus claire des avancées des différents projets en termes de budget et de mise en uvre. Le Secrétariat a tenu compte de toutes ces remarques pour y répondre en conséquence. En ce qui concerne la question de la délégation du Maroc relative au financement des différents projets, le Secrétariat (Maya Bachner) a déclaré que, sil avait correctement compris, cette question concernait le budget total alloué aux projets du Plan daction pour le développement tel que cela était mentionné dans lappendice I du rapport du Directeur général. Un tableau plus détaillé avait été distribué lors de la dernière session du CDIP qui contenait davantage dinformations sur les projets. Le Secrétariat a précisé que le rapport du Directeur général était une analyse sur le plan macroéconomique. Les données budgétaires avaient donc été résumées à cette fin. La partie supérieure du tableau de lappendice I était reprise du programme et budget pour 20122013 et concernait des projets dont le budget avait été prévu dans le cadre du programme et budget de lexercice en cours. Étaient également présentés les projets du Plan daction pour le développement financés au moyen des réserves pour un total de 7,902 millions de francs suisses. Des informations détaillées sur ces projets étaient présentées dans le tableau distribué lors de la dernière session du CDIP. Il en allait de même pour les projets du Plan daction pour le développement financés par le budget ordinaire pour 20102011. Il restait un total de 6,109 millions de francs suisses dont la répartition détaillée par projet était consultable dans le tableau distribué lors de la dernière session du CDIP. En ce qui concerne le budget et la mise en uvre des projets en cours, ceuxci seraient étudiés en détail au cours des discussions sur les rapports intérimaires lors de la prochaine session du comité en novembre. Néanmoins, ces informations étant actuellement disponibles, le Secrétariat pouvait également les fournir sur demande. Il était cependant dusage dexaminer ces données dans le cadre de discussions approfondies sur les rapports intérimaires relatifs aux différents projets.
Le président a remercié le Directeur général adjoint et son équipe pour les éclaircissements et les réponses aux questions posées. Il a déclaré que le comité avait achevé lexamen du rapport du Directeur général.
Examen du document CDIP/9/4 Évaluation du projet relatif à la base de données sur lassistance technique dans le domaine de la propriété intellectuelle (IPTAD)
Le président a ouvert les discussions sur lévaluation du projet relatif à lIPTAD et a invité lévaluateur extérieur, M. Tom Pengelly, à présenter une introduction.
M. Pengelly a présenté un aperçu de lévaluation du projet relatif à lIPTAD. Le rapport était présenté dans le document CDIP/9/4. Le projet était explicitement lié à la recommandation n° 5 du Plan daction pour le développement, selon laquelle lOMPI publiera sur son site Web des informations générales sur lensemble des activités dassistance technique et fournira, à la demande des États membres, des informations détaillées sur des activités spécifiques, avec le consentement des États membres et autres destinataires concernés pour lesquels lactivité a été mise en uvre. Il était nécessaire de rappeler que ce projet était également associé au projet issu de la recommandation n° 6 relative à la liste des consultants. Ces deux projets étaient réalisés à laide dune base de données unique faisant appel à une seule solution informatique et mis en uvre par la même équipe de projet. Toutefois, lévaluation et le rapport connexe étaient consacrés uniquement à lIPTAD et ne concernaient pas la base de données contenant la liste des consultants. À linstar de lévaluation réalisée sur la conférence sur la mobilisation des ressources, lévaluation comprenait trois volets, relatifs à la gestion, à lefficacité et à la durabilité des projets. Quatre conclusions importantes pouvaient être tirées. Tout dabord, léquipe de projet mettait en uvre les différentes activités selon le calendrier et le budget prévus. Deuxièmement, en ce qui concerne la fourniture de savoir institutionnel, qui était lun des principaux objectifs du projet, la base de données avait consolidé le savoir institutionnel de lOrganisation relativement à lassistance technique, même sil était encore possible daméliorer la base et délargir sa portée. Il sagissait dune étape concrète en direction de lobjectif de fournir un savoir institutionnel, dans la mesure où le projet rendait accessibles des informations sur lassistance technique de lOMPI qui nétaient pas auparavant réellement à la portée de tous dans le domaine public. Troisièmement, en termes damélioration de la disponibilité des informations relatives à lassistance technique de lOMPI pour un certain nombre de parties prenantes, aussi bien en interne quen externe, les discussions avec les différents intervenants, notamment au sein du Secrétariat, ont laissé entendre que le Secrétariat pourrait tirer parti de sources dinformations plus détaillées et abondantes, notamment en ce qui concerne la conception des futurs projets dassistance technique. Enfin, la base de données a marqué une étape importante pour lamélioration de la transparence, en dépit des limitations imposées dans ce domaine. Par exemple, les informations financières concernant les activités nétaient pas incluses. Cétait un choix délibéré du Secrétariat et non une limitation dordre technique de la base de données. Il sagissait là des quatre conclusions générales de lévaluation. Le rapport comprenait également quatre recommandations principales que le comité pourrait examiner ultérieurement, dans la mesure où il sagissait dun processus en cours. Des mesures concrètes importantes avaient été prises dans le cadre du projet, mais il était encore possible den faire davantage. La première recommandation concernait la gestion de projet. Des enseignements importants pouvaient être tirés en ce qui concerne les descriptifs de projet utilisés au sein de lOMPI, en particulier en ce qui concerne les projets relevant du Plan daction pour le développement. De plus amples détails étaient nécessaires, notamment pour les projets complexes présentant des difficultés techniques. Il sagissait en particulier des informations sur le calcul du budget des projets, la sélection des membres des équipes de projet, les moyens de mener à bien le projet, ou les contrats de soustraitance. Il était évidemment possible de faire des progrès en la matière. La seconde recommandation concernait la durabilité et lavenir de lIPTAD. La dernière page devait encore être écrite. Il existait une demande pour les services fournis par la base de données. Il était possible dintégrer la base de données IPTAD dans le système de planification des ressources de lOrganisation (ERP) de lOMPI. LIPTAD était actuellement une base de données indépendante. Son intégration dans un ensemble plus vaste permettrait de réduire les coûts de maintenance et daméliorer sa précision et sa portée. Ainsi, certains choix restaient à faire par les États membres et le Secrétariat. Il était proposé de mettre au point un plan daction transitoire sous la forme dun document récapitulant les options proposées, qui devait indiquer les différentes possibilités de synchronisation ou dintégration de la base IPTAD dans la procédure ERP. La troisième recommandation concernait les besoins des utilisateurs. Quelle que soit la décision concernant la solution technologique adoptée pour de la base de données, elle devrait tenir compte des conclusions de lévaluation relativement aux besoins des utilisateurs en termes de précision, de portée et détendue des informations ainsi que de catégorisation et de fourniture dinformations au moyen dune interface conviviale par ailleurs techniquement complète. La recommandation finale concernait la commercialisation et la signalisation de la base de données. Le projet IPTAD devait aussi devenir mieux connu afin den renforcer lutilité pratique et lutilisation. Il serait plus approprié de commercialiser la base de données dans le contexte plus vaste de commercialisation de lassistance technique de lOMPI. Par exemple, dans le cas dune réunion régionale sur lassistance technique de lOMPI, une courte présentation sur le projet IPTAD pourrait être prévue afin daméliorer la sensibilisation des États membres. Une action immédiate pourrait également être menée afin daméliorer la visibilité de la base de données sur le site Web de lOMPI et de promouvoir son utilisation.
La délégation de lÉgypte, parlant au nom du groupe des pays africains, a remercié le Secrétariat et lévaluateur extérieur pour le rapport. Comme cela était mentionné dans le document CDIP/9/4, le projet a suscité, dune manière générale, une certaine réticence de la part des services chargés des activités dassistance technique à fournir les informations nécessaires. Il était également dit que lexistence de lIPTAD nétait pas suffisamment connue. Les instruments de suivi et détablissement de rapports du projet se sont par ailleurs révélés inadaptés. Les données nétaient complètes que depuis juillet 2011 car, avant cette date, les coordonnateurs ne saisissaient pas les données de façon systématique. La base de données contenait actuellement une quantité limitée dinformations. Après avoir examiné le portail de lIPTAD et consulté ses experts venant des capitales, le groupe a validé lensemble de ces observations. Il a également souligné que lIPTAD nétait pas très connu, pour le moins du point de vue de lAfrique, où la sensibilisation à cet outil était très limitée. Par ailleurs, les quelques experts venant des capitales layant consultée par hasard ont indiqué que la base de données contenait actuellement une quantité limitée dinformations de surcroît peu précises, notamment en ce qui concerne les objectifs, les résultats escomptés, le budget, les bénéficiaires, les participants ou les donateurs des activités. Le groupe a fait part de sa déception face à lincapacité du Secrétariat de mettre en uvre correctement le projet IPTAD. Il sest également déclaré surpris quenviron 800 000 francs suisses, soit approximativement un million de dollars, aient été dépensés en lespace dune année seulement pour un projet que le Secrétariat luimême avait décrit comme peu connu. Pourtant, il était inutile de regretter ce qui avait déjà été fait. En ce qui concerne lévolution possible, le groupe a approuvé la plupart des recommandations formulées par lévaluateur. Le Secrétariat devrait sassurer que des données soient rapidement saisies et que des informations complètes sur les activités dassistance technique soient mises à disposition dans la base de données. Le groupe a donc demandé au Secrétariat de faire en sorte que les résultats des évaluations indépendantes externes des activités soient mis à la disposition du public dans un format accessible, convivial et se prêtant à des recherches dans la base de données, et que la conception de la base de données soit mieux adaptée au cadre de gestion axée sur les résultats de lOrganisation, qui est primordial. En outre, lIPTAD ne devrait pas contenir uniquement des informations sur les activités finalisées mais également sur les projets prévus. Enfin, les projets de conception analogue devraient faire lobjet de documents plus détaillés, faisant fond sur une méthodologie et un système budgétaire clairs axés sur un cahier des charges et des coûts détaillés.
La délégation du Brésil sest félicitée de la pratique dévaluations indépendantes externes. Elle a remercié le Secrétariat davoir mis à disposition le rapport dévaluation lors de la session en cours du comité. Elle attachait une grande importance à lIPTAD et sest réjouie de constater que le projet était mis en uvre dans le cadre du budget prévu. Elle sest par ailleurs félicitée du fait que, du point de vue technique, la base de données avait satisfait aux conditions établies par les États membres. La délégation a appuyé les recommandations formulées par lévaluateur en vue de leur examen par le comité. Elle a néanmoins souhaité proposer une recommandation supplémentaire à soumettre au comité. Cette recommandation était liée à la nécessité pour la base de données dêtre mise à jour et complétée du point de vue des informations requises. Il était mentionné dans le rapport dévaluation que le descriptif du projet précisait que la base de données ferait figurer des renseignements dordre général sur les activités et des précisions concernant lactivité : qui la demandée, les objectifs, les résultats escomptés, le budget, les bénéficiaires, les participants, les donateurs, les experts, les consultants, les conférenciers, ainsi que les rapports dévaluation et dautres documents pertinents. Selon le rapport, cela était loin dêtre le cas à lheure actuelle. Les États membres avaient sollicité à plusieurs reprises des améliorations en termes de quantité et de qualité des informations contenues dans la base de données. Les informations sur lassistance technique fournie au cours des cinq dernières années devraient être mises à disposition. Il était préoccupant de constater la collaboration insuffisante du personnel de lOMPI chargé des activités dassistance technique, comme cela était mentionné au paragraphe 3.1.4 à la page 11 de la version anglaise du rapport. Linclusion de toutes les informations pertinentes dans la base de données était nécessaire pour satisfaire aux exigences en matière de transparence des recommandations du Plan daction pour le développement. Le rapport mentionnait également la liste des consultants. Comme la déclaré la délégation lors de la dernière session du comité, cette liste devrait contenir le curriculum vitae complet de tous les consultants. Les conflits dintérêt potentiels devraient également être divulgués. La délégation a fait observer que les mêmes remarques étaient faites dans le rapport Deere/Roca sur une étude extérieure de lassistance technique fournie par lOMPI.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a estimé quune plus grande transparence sur les projets dassistance technique de lOMPI était primordiale. La délégation a appuyé le projet IPTAD dès sa conception. Il était nécessaire de trouver une solution qui permettrait au projet de fonctionner correctement ou de mettre au point un mécanisme de remplacement, en fonction de loption la plus rentable en termes de temps et de coût. Si elle avait conscience des difficultés rencontrées pour former le personnel dune institution aussi vaste que lOMPI pour utiliser une nouvelle base de données de façon optimale, la délégation a considéré que la formation était une composante essentielle de la viabilité de la base de données. Comme cela a été mentionné par les délégations de lÉgypte et du Brésil, les bureaux de lOMPI assurant les activités dassistance technique devraient être chargés de la saisie régulière de données détaillées dans lIPTAD. La délégation souhaiterait également disposer de davantage dinformations sur la proposition de plan daction transitoire, ou le document récapitulant les options proposées comme cela était mentionné, notamment concernant les coûts et le calendrier. La délégation a souhaité savoir si des coûts supplémentaires liés à lélaboration du document étaient prévus et si lévaluateur avait envisagé dautres solutions nimpliquant aucun surcoût, comme éventuellement faire appel au personnel de lOMPI, sans quil soit nécessaire de mettre au point un document. Par ailleurs, la délégation a souhaité savoir de quelle manière le problème dincompatibilité de lIPTAD avec les autres systèmes informatiques de lOMPI pouvait être résolu. Dans ce contexte, la délégation a invité lévaluateur à expliquer les problèmes de compatibilité entre lIPTAD et le système ERP évoqués dans le rapport dévaluation.
La délégation de lAustralie a appuyé les objectifs de façon générale. Néanmoins, elle a désapprouvé la nécessité dune phase de conception et de spécification pour lensemble des projets mis en uvre par lOMPI. Cette phase semblait en effet utile pour les projets de base de données ou les projets informatiques, et non pas pour tous les projets. La délégation a souhaité savoir pour quelle raison cette étape devrait être appliquée aux autres types de projet.
La délégation de la Bolivie (État plurinational de) a fait part de ses remerciements pour le rapport dévaluation indépendant très utile, qui mettait en évidence un certain nombre de difficultés et comprenait des recommandations auxquelles la délégation pouvait entièrement souscrire. La délégation a également souhaité que ces recommandations soient appliquées. Elle a demandé à en savoir plus concernant les réticences exprimées au sein du Secrétariat à fournir les informations pertinentes. La délégation a par ailleurs rappelé avoir demandé à plusieurs reprises que la base de données soit complétée. Elle a tenté de parcourir la base de données un peu plus tôt dans la journée. La délégation a constaté quil était très difficile dutiliser cette base qui contenait très peu dinformations. La délégation a cependant reconnu que la base sétait améliorée au cours des derniers mois et que des informations avaient été ajoutées depuis la dernière session du comité. Il était toutefois nécessaire, comme lont fait observer dautres délégations ainsi que lévaluateur luimême, de disposer dinformations plus complètes, comme par exemple le calendrier des réunions, les objectifs des réunions, ou encore des documents. La délégation na pas souhaité répéter les propos des autres délégations et a simplement souligné limportance et la nécessité de disposer dune base de données efficace. Il était prévu que le système initial soit mis en place au cours du premier trimestre 2010. Or, nous étions actuellement en 2012 et le système ne répondait toujours pas aux exigences des États membres en matière de transparence et daccès aux données. Cest pourquoi la délégation a prié instamment le Secrétariat daméliorer la base de données, tout en souhaitant que les réticences soient dépassées afin que les données consultables soient utiles.
Le président a invité M. Pengelly à répondre aux questions posées par les délégations.
M. Pengelly a remercié les États membres pour leurs observations et leurs suggestions. Il allait répondre à certaines questions et laisser le soin au Secrétariat de fournir des informations sur les autres points. Certaines observations faisaient écho aux conclusions et aux recommandations du rapport. Comme cela a été mentionné par la délégation du Brésil, il était utile que le Secrétariat prévoie des évaluations dans le cycle global de mise en uvre de tous les projets relevant du Plan daction pour le développement. La délégation des ÉtatsUnis dAmérique sest interrogée sur le coût du document récapitulant les options proposées et a souhaité savoir sil était possible déviter un surcoût, par exemple en faisant appel au personnel de lOMPI. Le Secrétariat disposait des compétences et du savoirfaire nécessaires pour produire un tel document en interne et cétait de cette manière que M. Pengelly avait envisagé ce travail. Néanmoins, il ne connaissait pas la nature des autres engagements du personnel du Secrétariat. La compatibilité de la base de données avec le système ERP était liée aux séries de données couvertes ou pouvant être couvertes par lERP et à la manière dont ces données étaient transférées vers une base de données séparée sur la propriété intellectuelle pour offrir une vue différente dun même ensemble de données. Par exemple, les documents dappui correspondant à une activité dassistance technique telle quun atelier, notamment les documents relatifs aux points de lordre du jour, les renseignements budgétaires, les données sur les consultants ayant conduit lactivité en question, les participants, les présentations effectuées etc., pouvaient tous être inclus, mais seulement si lERP était conçu de telle manière que cela soit possible. Dans le cas contraire, il serait nécessaire de procéder manuellement au travail dinterface, comme cétait le cas à lheure actuelle. Concernant la question posée par la délégation de lAustralie, M. Pengelly a pleinement souscrit au point de vue exprimé par la délégation. Il était dit dans le rapport quun rapport initial ou descriptif était recommandé lorsque le descriptif du projet nétait pas suffisamment complet. Cet exercice était plutôt complexe, mais permettait de traiter ce type de situation, au lieu de sen remettre au CDIP ou aux États membres pour demander un nouveau descriptif du projet. Le Secrétariat pouvait alors utiliser le descriptif du projet et produire un rapport initial ou descriptif afin de préciser certaines questions. Il sagissait dune décision à prendre : des choix pouvaient être faits au niveau approprié et des instructions données à léquipe de projet. Ce cas de figure aurait pu concerner le projet IPTAD, mais lobjectif nétait pas dappliquer cette procédure de manière systématique. La recommandation relative au rapport initial concernait également lobservation faite par lune des délégations relativement à la nonpertinence du suivi et de létablissement de rapports. Il sagissait de questions auxquelles M. Pengelly était le mieux à même de répondre. Concernant la stratégie et la portée des informations fournies dans la base de données, il sagissait clairement à la fois de choix et de défis techniques pour le Secrétariat. Il reconnaissait que le Secrétariat avait tenu compte dun certain nombre déléments pour faire ces choix au plus haut niveau. Certaines délégations avaient déclaré que le Secrétariat devait être responsable de la saisie des données dans la base. M. Pengelly a partagé leur intérêt pour le sujet mais, en ce qui concerne lavenir du projet, il a suggéré dorganiser et détablir la base de données, notamment en lien avec le système ERP, de telle sorte que la population de la base de données soit aussi automatisée que possible. Cela permettrait déliminer, autant que faire ce peut, la saisie manuelle de données, que ce soit par une équipe dédiée comme cétait le cas à lheure actuelle, ou bien par le personnel des bureaux régionaux. Il ne sagissait pas uniquement dune question de responsabilité, car la saisie manuelle était aussi une manière très coûteuse de gérer la base de données. Automatiser autant que possible la saisie de données au moyen de lintégration de la base dans lERP constituerait une option viable et une solution rentable à long terme.
Le président a remercié M. Pengelly pour ses éclaircissements et a clos les discussions sur lévaluation du projet relatif à lIPTAD.
Examen du document CDIP/9/6 Rapport dévaluation indépendant concernant le projet pilote de création de nouvelles académies nationales de la propriété intellectuelle
Le président a invité le Secrétariat à présenter le document CDIP/9/6 relatif à lévaluation du projet de création de nouvelles académies nationales de la propriété intellectuelle.
Le Secrétariat (Thierry Rajaobelina) a expliqué que lévaluation indépendante était conduite par la Division de laudit et de la supervision internes. Claude Hilfiker, chef de la Section de lévaluation, et Tom Ogada, qui ont travaillé avec la division sur cette évaluation seraient disponibles pour répondre aux questions à ce sujet. Comme dans le cas dautres évaluations effectuées dans le cadre du Plan daction pour le développement, cette évaluation a été réalisée dans le but dévaluer la pertinence, lefficacité, lefficience, et la durabilité du projet pour ce qui est de sa conception et de sa gestion. Le projet pilote a permis au Secrétariat de tester et de confirmer la validité du concept. Il a été reconnu que le projet était adapté et faisable et son efficacité et sa viabilité potentielles ont été démontrées. En ce qui concerne la réalisation de certains objectifs, la phase pilote du projet étant en cours, il était encore trop tôt pour tirer des conclusions en la matière. Néanmoins, au vu de lutilité du projet pour les pays en développement et les PMA, le rapport comprenait une recommandation invitant le comité à approuver le passage du projet à la phase II. En ce qui concerne les modifications requises lors de la phase II, les ambiguïtés concernant certains éléments tels que la définition dune académie nouvelle, ce qui était financé par lOMPI et ce qui était financé par les partenaires locaux devraient être clarifiés et inclus dans un plan daction. Le temps et les ressources consacrés à la mise en uvre du projet pilote étaient considérables. Il était trop tôt pour tirer de quelconques conclusions quant à lefficacité du projet. Cependant, il était recommandé à lAcadémie de lOMPI de modifier le descriptif du projet afin de clarifier la stratégie de mise en uvre et de sorte que le processus soit plus efficace, plus flexible et davantage axé sur la demande. En ce qui concerne lutilité du projet, lévaluation indiquait quil répondait aux besoins et aux attentes de la plupart des pays en développement et des PMA. Toutefois, le Secrétariat devrait tenir compte des éléments suivants dans la poursuite du projet : la demande des États membres eu égard au projet pouvait être supérieure à ce que le Secrétariat pouvait prendre en charge; les besoins spécifiques des États membres différaient dun pays à lautre en fonction de leurs attentes et de leurs aspirations en matière de développement; certains pays avaient fait état dun renforcement des capacités dans le cadre de leurs stratégies nationales de propriété intellectuelle, tandis que dautres avaient intégré des programmes de formation dans les plans daction des instituts de propriété intellectuelle; et le nombre de demandes émanant de PMA était en recul. On pensait que les PMA avaient des priorités spécifiques, telles que lassistance en matière dinfrastructure matérielle ou la rémunération du personnel local, qui nétaient pas traitées dans le cadre de ce projet. Il était recommandé à lAcadémie de lOMPI délaborer un ensemble doutils et une marche à suivre, nayant pas été prévus au départ dans le cadre du projet, mais qui pourraient être mis à la disposition des États membres qui souhaitaient créer leurs propres académies nationales de la propriété intellectuelle. En raison de la forte demande en ce qui concerne ce projet, il était recommandé aux États membres dexaminer lorientation future quils souhaitaient donner au projet après la phase II, afin de satisfaire les demandes ultérieures des États membres et denvisager un retrait progressif des activités de coopération en cours. Relativement à la synergie et à la viabilité, il conviendrait durant la phase II daccorder plus dattention au renforcement de la coordination et des synergies au sein et à lextérieur de lOMPI. Pour ce faire, il faudrait notamment renforcer le rôle des bureaux régionaux dans le cadre du projet ainsi que la coordination avec les institutions des Nations Unies dans les pays hôtes. Il conviendrait également daccorder plus dattention à la viabilité du projet durant la phase II. Comme mentionné précédemment, la Division de laudit et de la supervision internes suivrait ces recommandations comme toutes ses autres recommandations. En conclusion, le Secrétariat a réitéré la recommandation faite au comité dapprouver le passage du projet à la phase II.
Point 8 de lordre du jour : examen du programme de travail pour la mise en uvre des recommandations adoptées (suite)
Examen du document CDIP/9/10 Projet pilote de création de nouvelles académies nationales de propriété intellectuelle phase II
La viceprésidente a invité le Secrétariat à présenter le document CDIP/9/10 relatif à la phase II du projet pilote de création de nouvelles académies nationales de propriété intellectuelle. Le comité devait examiner le document CDIP/9/6 relatif à lévaluation de la phase I en parallèle du document CDIP/9/10 afin daccélérer ses travaux.
Le Secrétariat a expliqué que la première phase du projet pilote de création de nouvelles académies nationales de propriété intellectuelle, tel quapprouvé lors de la troisième session du CDIP, arrivait à son terme. Le principal objectif du projet était de renforcer les capacités institutionnelles et les capacités en matière de ressources humaines aux niveaux national et régional afin de répondre à la demande locale croissante émanant de spécialistes de la propriété intellectuelle, de professionnels, de fonctionnaires nationaux et dautres parties prenantes en investissant un minimum de ressources. Le pays ou loffice régional bénéficiaire devait gérer le nouvel institut de formation de manière autonome après une période initiale de deux ans à partir de la date de signature dun accord de coopération avec lOMPI. Des pratiques recommandées ont été recensées lors de la mise en uvre de la phase I. Lune des principales expériences acquises était que la durée de la période de démarrage, à savoir la période située entre la réception dune demande dun État membre à participer au projet et la signature dun accord de coopération pour la création dun centre de formation national de propriété intellectuelle, pouvait varier de façon significative. Cette durée dépendait de facteurs nationaux comme la disponibilité de ressources humaines et financières, lexistence dun cadre administratif et juridique propice à la création dune institution de formation spécialisée, et la stabilité politique. La création dun centre de formation sur la propriété intellectuelle devrait être une priorité dans la stratégie nationale de lÉtat membre en matière de propriété intellectuelle. Il sagissait dune contribution importante nécessitant un engagement à long terme des pouvoirs publics. Le Secrétariat nétait pas tenu de produire une étude ou un rapport pour ce type de projet. Le projet nécessitait un accord de coopération avec le pays bénéficiaire pour être mis en uvre. Il reposait également sur un engagement fort et des conditions favorables dans le pays bénéficiaire. Lors de la période de démarrage, lAcadémie de lOMPI orientait lÉtat membre pour établir les conditions de base requises pour la mise en uvre du projet. Un accord de coopération était signé une fois ces conditions réunies. Le pays sengageait alors officiellement dans le projet et la mise en uvre débutait pour une période de deux ans. En ce qui concerne la phase I, la coopération a été officiellement engagée avec six pays : la Colombie, la République dominicaine, lÉgypte, lÉthiopie, le Pérou et la Tunisie. Le calendrier initialement prévu pour la mise en uvre de la première phase sétait révélé trop optimiste. Il a été constaté que davantage de temps et de ressources étaient nécessaires pour permettre aux pays demandeurs de remplir certaines conditions fondamentales, comme les ressources humaines nécessaires et le cadre administratif et juridique requis pour permettre au centre national de formation sur la propriété intellectuelle dêtre autonome et de proposer des programmes de formation de qualité conciliant protection de la propriété intellectuelle et préservation de lintérêt général. La phase II du projet tenait compte de lexpérience acquise, des contributions des États membres et des recommandations de lévaluateur indépendant. Elle était soumise au comité pour examen et approbation. Le descriptif du projet a proposé une prolongation du projet jusquà décembre 2013; lapprobation de ressources supplémentaires allouées dans le cadre du programme et budget pour 20122013; et le passage du nombre de pays pilotes de quatre à six, à savoir la Colombie, la République dominicaine, lÉgypte, lÉthiopie, le Pérou et la Tunisie. Plus de 20 pays ont demandé à participer au projet. Toutefois, en raison de contraintes budgétaires, seuls six pays pouvaient en bénéficier. À lissue de la phase II, lOMPI devait avoir aidé ces six États membres à créer des centres de formation autonomes dans le domaine de la propriété intellectuelle, pouvant offrir régulièrement au moins deux programmes de formation adaptés aux besoins spécifiques du pays, notamment sur les questions émergentes relatives à la propriété intellectuelle. Ces programmes devaient être conduits par des formateurs et des coordonnateurs nationaux. Au terme du projet, deux kits pour la formation des formateurs et du personnel administratif devaient être produits, comprenant notamment des programmes de cours, les portefeuilles des formateurs et des supports de formation. LAcadémie de lOMPI devait également produire un ensemble dinstruments et de principes directeurs en vue de la création des instituts nationaux de formation en propriété intellectuelle, proposés en tant quoutils de référence aux États membres souhaitant créer ou faire évoluer leur propre institut. La phase II devait permettre de finaliser les phases de projet restantes dans chacun des six États membres. À lheure actuelle, les six projets nationaux se trouvaient dans la phase de mise en uvre. Cependant, chaque projet était unique et reposait sur les besoins et les conditions spécifiques au pays concerné. Le centre de formation au niveau local devait élaborer un plan dactivité comprenant des mesures visant une autonomie à moyen terme, pendant les deux ans suivant la fin de la période de coopération. LOMPI pourrait contribuer à cette initiative.
La délégation du Paraguay, parlant au nom du GRULAC, a remercié les différents intervenants pour leurs rapports. En ce qui concerne la seconde phase du Projet pilote de création de nouvelles académies nationales de la propriété intellectuelle, le groupe a estimé que lOrganisation devait aider les États membres, dans le respect des règlements de lOMPI, à mettre en place les infrastructures et les autres services nécessaires pour renforcer lefficacité de leurs institutions de propriété intellectuelle et leur permettre de concilier protection de la propriété intellectuelle et préservation de lintérêt général. Le projet était clairement conçu pour renforcer les capacités nationales, notamment en termes de ressources humaines afin de satisfaire à la demande locale croissante de professionnels dans le domaine de la propriété intellectuelle. Le projet était en cours de mise en uvre dans trois pays de la région. Les représentants de ces pays sétaient déclarés satisfaits des résultats du projet et les rapports sur la mise en uvre étaient excellents. Le groupe a reconnu quil existait de nombreux autres pays intéressés par le projet. Cest pourquoi il était important daugmenter le nombre des bénéficiaires. Le groupe était conscient du fait que la phase II saccompagnait dune procédure dapprobation. Il était nécessaire que le projet devienne une activité régulière de lOMPI pour quil puisse bénéficier à davantage de pays. Le groupe a pris note de limportance du projet et a regretté que la conjoncture actuelle compromette lextension du projet à des pays autres que ceux mentionnés dans le document. Le groupe a formé le vu que le comité continue dapporter son concours au projet.
La délégation de la République dominicaine a remercié le Secrétariat pour la préparation et la présentation des documents. La délégation a également remercié le Secrétariat davoir sélectionné son pays comme pays bénéficiaire du Projet pilote de création de nouvelles académies nationales de propriété intellectuelle dans le cadre du Plan daction pour le développement. Le projet représentait un immense pas en avant pour ses offices nationaux chargés de la propriété industrielle et du droit dauteur. La délégation a approuvé le contenu du document CDIP/9/6, qui était conforme à ses déclarations lors de la session précédente du comité. La délégation a renouvelé son souhait que le projet passe à la phase II, étant donné que les activités conduites jusquici avaient été fructueuses. Néanmoins, le projet avait généré une demande à laquelle la République dominicaine ne pouvait répondre seule. La création dune nouvelle institution de propriété intellectuelle était essentielle pour le pays. La délégation avait souhaité dès novembre dernier que laccord entre lOMPI et la République dominicaine soit signé dici la fin de cette année. Le mandat devait être renouvelé afin de garantir le succès du projet. La République dominicaine respectait ses engagements et suivait un calendrier nécessitant un soutien de lOMPI sur le plan de la mise en uvre. À lheure actuelle, deux activités parallèles étaient en cours. La première était la formation des formateurs, qui avait permis de renforcer les capacités en termes de ressources humaines dans les deux offices nationaux. Au cours de la seconde phase du projet, des programmes de cours innovants seraient mis au point dans les domaines présentant un intérêt pour le pays. Les pouvoirs publics dominicains soutenaient pleinement le contenu du document CDIP/9/10 relativement à la prolongation du projet.
La délégation de lÉgypte, prenant la parole au nom du groupe des pays africains, a remercié le Secrétariat pour le document CDIP/9/6 relatif à lévaluation de la phase I du projet. Ce projet était lune des réalisations majeures du Plan daction pour le développement. En ce qui concerne le groupe, une nouvelle académie nationale avait déjà été établie en Tunisie. Le projet était également envisagé dans dautres pays africains comme lÉgypte, lAlgérie ou le Kenya. Les académies nationales et leurs programmes de formation étaient des outils essentiels pour la diffusion dune culture de la propriété intellectuelle axée sur le développement dans différents secteurs. Les nouvelles académies de propriété intellectuelle permettraient de concilier protection de la propriété intellectuelle et préservation de lintérêt général et de satisfaire aux priorités et objectifs nationaux en matière de développement. En plus de répondre à la demande de renforcement des capacités en matière de personnel chargé de la propriété intellectuelle, notamment de spécialistes de la propriété intellectuelle, de professionnels, de fonctionnaires nationaux et dautres parties prenantes, les académies de la propriété intellectuelle pouvaient également participer au développement durable des ressources humaines, améliorer les connaissances relatives à la propriété intellectuelle et ses éléments de flexibilité, fournir des informations mises à jour aux fonctionnaires nationaux sur les questions à létude au sein de lOMPI, et fournir un forum pour discuter des questions liées à la propriété intellectuelle et de limportance de la propriété intellectuelle pour le développement. Le projet avait été évalué pour garantir sa mise en uvre et sa pertinence, mais aussi son efficacité et sa viabilité. Le groupe des pays africains a pleinement appuyé le projet et approuvé la mise en uvre de la phase II. Il a souhaité que le Secrétariat supervise la phase II de façon attentive et mobilise toutes les ressources nécessaires pour sa mise en uvre effective. La délégation sest penchée sur le document CDIP/9/10. Le groupe a fait observer que le projet pilote de création de nouvelles académies nationales de propriété intellectuelle était conforme à la recommandation n° 10 du Plan daction pour le développement : Aider les États membres à développer et à améliorer les capacités institutionnelles nationales en propriété intellectuelle par le développement des infrastructures et autres moyens en vue de renforcer lefficacité des institutions nationales de propriété intellectuelle et de concilier protection de la propriété intellectuelle et préservation de lintérêt général. Ainsi, le groupe a souhaité que lobjectif global du projet soit modifié pour tenir compte de la nécessité de concilier protection de la propriété intellectuelle et préservation de lintérêt général et de satisfaire aux priorités et objectifs nationaux en matière de développement. Il a également demandé aux gestionnaires de projet de tenir dûment compte de lun des aspects les plus importants de la propriété intellectuelle en termes de développement, à savoir le renforcement des bénéfices pour les pays en développement dans lutilisation des éléments de flexibilités liés à la propriété intellectuelle, dans tous les domaines des programmes de formation. Le groupe a souhaité quune évaluation des programmes de formation soit incluse dans les indicateurs de réussite.
La délégation du Pérou a remercié le Secrétariat davoir mené ce projet en application de la recommandation n° 10 du Plan daction pour le développement. Comme mentionné dans la présentation précédente, le Pérou était lun des pays pilote du projet de nouvelles académies de propriété intellectuelle destiné à améliorer les capacités nationales dans le domaine de la propriété intellectuelle à travers le développement dinfrastructures et dautres capacités. LInstitut national pour la défense de la concurrence et la protection de la propriété intellectuelle (INDECOPI) a été mis en place au Pérou en tant que centre dexcellence aux niveaux national et régional. LINDECOPI a organisé un certain nombre de cours et dateliers pour répondre à la demande des professionnels locaux. Des activités de promotion ont également été conduites afin détendre le rayonnement de linstitution aux niveaux national et régional. Avec laide de lOMPI, les autorités péruviennes ont souhaité renforcer les infrastructures et le rayonnement actuels de lINDECOPI, fruit de ses 19 ans dexistence. Avec lappui de lAcadémie de lOMPI, lINDECOPI a formé un certain nombre de fonctionnaires pour quils deviennent des formateurs. Linstitut souhaitait former des professeurs duniversité afin dinclure des cours sur la propriété intellectuelle dans les programmes universitaires. Le Pérou attachait une grande importance au projet de création de nouvelles académies nationales de propriété intellectuelle qui était mis en uvre au Pérou. La délégation a appuyé la déclaration faite par la délégation du Paraguay au nom du GRULAC. Le GRULAC a soutenu ce projet et a demandé que les ressources financières et lassistance technique nécessaires soient fournies au cours de toutes les phases de la mise en uvre. Si la phase I avait été un succès, il était évident quun certain nombre dactivités devaient se poursuivre afin datteindre les objectifs fixés et de garantir lautonomie des académies de propriété intellectuelle. Cest pourquoi, alors que la phase I était évaluée, il était essentiel de poursuivre le projet en ouvrant sa seconde phase, décrite dans le document CDIP/9/10. La phase II devait permettre aux académies dêtre autonomes et capables doffrir deux programmes de formation sur les principales questions liées à la propriété intellectuelle. Ces programmes devaient inclure la formation de ressources humaines et le développement de programmes sur la propriété intellectuelle adaptés aux besoins locaux. Au vu des nombreuses demandes émanant des États membres pour participer au projet et de la satisfaction exprimée par les participants actuels, il était évident que le comité devait approuver la phase II et son financement, pour que les objectifs fixés dans le cadre du projet puissent être atteints dans les années à venir. La délégation a renouvelé son appui au projet, qui était très profitable aux pays en développement et conforme aux objectifs et aux principes du Plan daction pour le développement.
La délégation du Bangladesh a remercié le directeur de lAcadémie de lOMPI pour sa présentation du projet et M. Tom Ogada pour lobjectivité de son évaluation. La délégation sest félicitée de ce que le projet se soit révélé faisable et viable. Elle sest également réjouie de ce que le projet ait été jugé correspondre aux besoins et aux aspirations de la plupart des pays en développement et des PMA. La propriété intellectuelle est liée à linnovation, à linvestissement, à la croissance économique, à la prospérité et au développement général dun pays. Cependant tous les pays ne sont pas en mesure de bénéficier également de sa protection. Les pays en développement, et en particulier les PMA, ne disposent pas de linfrastructure de base et des régimes dapplication de la propriété intellectuelle qui leur permettraient den récolter les avantages. Les pays en développement et les PMA doivent disposer des capacités institutionnelles et des ressources humaines nécessaires pour faire de la propriété intellectuelle un instrument de développement. À cet égard, la création dacadémies de la propriété intellectuelle dans les pays en développement et en particulier dans les PMA pourrait contribuer de manière significative à combler le fossé qui sépare ce qui est souhaitable de ce qui est disponible. Le projet, sil est mis en uvre correctement, amplifiera les capacités individuelles et collectives. Il aidera aussi à mettre en place linfrastructure nécessaire à faire respecter les droits de la propriété intellectuelle. Le projet pourrait assister la formulation et lintroduction de règles et de réglementations relatives à la propriété intellectuelle qui bénéficieraient aux consommateurs et aux détenteurs de droits. Le Bangladesh, qui fait partie des pays les moins avancés, est particulièrement intéressé par la création dacadémies de la propriété intellectuelle dans les PMA. La délégation a attiré lattention sur le fait que la flexibilité générale accordée aux pays les moins avancés dans le cadre de lAccord sur les ADPIC expirerait lannée suivante. Six seulement des 31 pays les moins avancés membres de lOMC avaient pu mener à terme le processus dévaluation de leurs besoins dans le cadre de lAccord sur les ADPIC. Les pays les moins avancés ont besoin dinstitutions comme les académies de la propriété intellectuelle. Lexposé fait par le Secrétariat et le rapport dévaluation montraient à lévidence que le projet avait suscité beaucoup dintérêt parmi les États membres. Malheureusement, le financement alloué au projet navait pu couvrir que six pays. Cest pourquoi, et afin de tirer tout le parti possible du projet, la délégation souhaitait que le projet se poursuive avec la phase suivante, un financement additionnel pouvant si nécessaire être fourni sur le budget ordinaire de lOMPI ou de toute autre source appropriée. La délégation espérait que les États membres envisageraient favorablement détendre le projet aux PMA candidats sur la base de la priorité.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a fait référence au document CDIP/9/6 concernant lévaluation de la phase I du projet. La délégation avait apprécié le caractère fouillé et détaillé du rapport. Elle prenait note également des progrès positifs accomplis jusquelà dans la mise en route des académies nationales de la propriété intellectuelle, bien que le programme ait pris quelque retard. Il nécessitait clairement des efforts de coordination considérables. La délégation se félicitait particulièrement de ce que le projet ait été une des applications réussies des recommandations du Plan daction de lOMPI pour le développement. Le rapport du Directeur général pour lannée précédente avait pris note de la popularité du projet parmi les États membres et fait ressortir le fait quen 2011, en huit mois 11 pays avaient sollicité une assistance pour créer des académies de la propriété intellectuelle. Le comité venait précisément dapprendre quen réalité vingt pays sollicitaient cette assistance. La délégation se réjouissait de ce que lévaluation finale avait confirmé limportance du projet pour de nombreux États membres tout en émettant des recommandations pour rendre le projet plus effectif au cours de sa phase II. En ce qui concerne lévaluation, la délégation convenait avec le rapport quil importerait de faire jouer pleinement toutes les synergies possibles au sein de lOMPI à mesure de lavancement des projets pilotes. Elle appréciait aussi la suggestion faite dans le rapport de mettre les instruments et les méthodologies de lAcadémie de lOMPI à la disposition de pays ou dorganisations régionales désirant créer ellesmêmes leurs académies nationales de la propriété intellectuelle en dehors du projet pilote proprement dit. Cela pourrait exercer un effet multiplicateur puissant pour la création de nouvelles académies autour du monde. En ce qui concerne le document CDIP/9/10 Rev. concernant lapprobation de la phase II du projet pilote, la délégation sest dite très satisfaite de voir que les académies nationales de la propriété intellectuelle mises en place paraissaient en bonne voie daméliorer les capacités de formation et les ressources humaines en propriété intellectuelle dans les six pays concernés. Comme elle venait de le dire, avec le développement dinstruments et de méthodologies susceptibles dêtre utilisés par dautres pays pour développer euxmêmes leurs académies, limpact autour du monde sen trouverait encore accru. La délégation souhaitait quil soit précisé si la phase II était destinée à être la phase finale du projet de création dacadémies nationales de la propriété intellectuelle, et quà lavenir lassistance consisterait à fournir ce type dinstruments et de méthodologies destinés à être mis en uvre par les pays euxmêmes. Elle comprenait toutefois que cétait là quelque chose qui devrait être examiné ultérieurement par le CDIP si la nécessité apparaissait dentreprendre des phases additionnelles après lachèvement des académies de ces six pays. La délégation a demandé des précisions au sujet du but, mentionné dans le document CDIP/9/10 Rev., de contribuer à la création dun forum de discussion sur lutilisation de la propriété intellectuelle à des fins de développement social et économique tant au niveau national que régional. La délégation voulait savoir si ce forum faisait référence au réseau dacadémies de la propriété intellectuelle proposé dans le document ou bien sil était envisagé quelque autre type de forum. La délégation désirait également savoir de quelle manière on sassurerait de mobiliser toutes les synergies possibles au sein de lOMPI au fil de lavancement des projets pilotes. Là encore, il sagissait dune recommandation du rapport dévaluation. La délégation avait remarqué dans la stratégie de sortie que dautres divisions de lOMPI seraient encouragées à faire liaison avec les institutions de formation pour le développement de programmes locaux de formation. La délégation souhaitait savoir sil existait également dautres possibilités pour les bureaux principaux et les bureaux régionaux de lOMPI de participer globalement au projet. Enfin la délégation avait été disposée et restait disposée à soutenir ladoption du document CDIP/9/10 Rev. tel quil avait été présenté au comité. Elle avait toutefois entendu dautres délégations exprimer certaines suggestions relatives à déventuels amendements. La délégation a déclaré que si des amendements étaient proposés au texte, il lui faudrait pouvoir étudier la rédaction proposée par écrit avant quelle puisse appuyer lesdits amendements au projet.
La délégation du Chili a remercié le directeur de lAcadémie de lOMPI davoir introduit la phase II du projet. La délégation a aussi remercié M. Ogada pour son rapport sur la mise en uvre de la phase I. Les recommandations du rapport dévaluation avaient fait ressortir limportance du projet pour de nombreux États membres ainsi que son impact positif. Il avait encouragé de nombreux États membres à demander leur inclusion dans le projet. Le renforcement des capacités institutionnelles et des ressources humaines au niveau national et au niveau régional contribuerait à créer un meilleur équilibre entre lintérêt public et la propriété intellectuelle. À ce titre, la délégation soutenait la mise en uvre de la phase II et la fourniture du financement nécessaire à cette fin dans lespoir que les réalisations du projet seraient profitables à tous les membres de lOrganisation.
La délégation de la Tunisie a remercié le Secrétariat pour les documents. La Tunisie était lun des pays pilotes du projet de création dacadémies nationales de la propriété intellectuelle. Des efforts avaient été faits par lOMPI depuis le commencement de la première phase pour mettre en place ces académies. En raison des événements exceptionnels qui sétaient déroulés en Tunisie au cours de lannée 2011, ces efforts venaient tout juste de reprendre en Tunisie. La délégation était très satisfaite des mesures qui avaient été prises. Elle souhaitait que le comité approuve la phase II du projet. La Tunisie avait conscience de ce que son académie de la propriété intellectuelle devrait à un certain stade devenir autonome et mettait en place les mécanismes appropriés pour assurer la viabilité du projet. La délégation a exprimé son soutien au projet et sa pleine approbation de la mise en uvre de la phase II. Pour conclure, la délégation a remercié une fois de plus lOMPI pour son assistance et son aimable coopération.
La délégation de la Turquie a remercié M. Ogada pour son rapport. La délégation a également remercié le Secrétariat pour son exposé et les documents fournis. La Turquie est intéressée au projet et participe formellement à la première phase depuis novembre 2010. La délégation a informé le comité de certaines des activités qui se sont déroulées en Turquie dans le cadre de la mise en uvre du projet. Le consultant et expert de lOMPI avait préparé un rapport dévaluation des besoins et un rapport de recommandations en consultation avec les experts nationaux. Ces rapports ont été approuvés au début de lannée 2011 après renseignement du questionnaire préparé par lOMPI. Les autorités ont par la suite identifié certaines mesures quil convenait de prendre et cellesci ont été communiquées à lOMPI. Dans lintervalle, des experts de lOffice des brevets et de la direction générale de lOffice des droits dauteur avaient pris part aux programmes de formation organisés par lOMPI pour le personnel administratif des académies de la propriété intellectuelle. Une session de formation de formateurs avait également été organisée de concert avec lOMPI pour former les futurs formateurs de lacadémie de la propriété intellectuelle. La Turquie avait entrepris depuis 2010 de mettre en place des centres de propriété intellectuelle et était disposée à poursuivre cette initiative. Elle poursuivait la mise en place des centres de formations à la propriété intellectuelle. LOffice des brevets et la direction générale de lOffice des droits dauteur en avaient récemment ratifié le protocole et les centres seraient bientôt opérationnels. La délégation a remercié lAcadémie de lOMPI pour le soutien quelle apporte à ses entreprises au niveau national. Quoique la Turquie ne prendra pas part à la prochaine phase du projet, la délégation en soutient résolument la continuation. Les limitations du projet étaient évidentes puisque 14 autres pays intéressés navaient pu être inclus dans la seconde phase. La délégation a demandé au Secrétariat de préciser quelle attitude serait adoptée envers les pays qui ne participeraient pas à la seconde phase du projet. Ce point a également été soulevé par M. Ogada dans son rapport et plus précisément au paragraphe c) de la section relative aux recommandations.
La délégation de la Colombie a remercié le Secrétariat pour la préparation des documents. La délégation a aussi remercié lAcadémie de lOMPI pour son exposé. Elle a déclaré quil était dune importance vitale que le projet soit poursuivi, quil fallait que lOMPI continue de fournir son appui. La délégation était convaincue que ces projets pourraient bénéficier à tous les pays. La délégation avait conscience des avantages apportés par le projet. La Colombie avait consenti des efforts tout à fait considérables pour mettre en place des services de propriété intellectuelle et avait développé un certain nombre dinitiatives différentes pour faire mieux comprendre la propriété intellectuelle aux usagers et la rendre plus conviviale. Elle avait aussi cherché à communiquer avec ceux des usagers qui ont besoin de mieux comprendre le système. Leurs besoins vont des bases de la propriété intellectuelle aux instruments indispensables pour travailler dans ce domaine. Lappui fourni par lOMPI était important afin de créer une structure institutionnelle capable de promouvoir et denseigner la propriété intellectuelle ainsi que daccroître lefficacité du projet. Le projet visait à renforcer les capacités et à contribuer à assurer le développement national. Actuellement, leur académie de propriété intellectuelle offrait un enseignement informel dune manière simple, directe et accessible. La Colombie avait été un pays pionnier dans le développement de cursus conviviaux et représentait un exemple pour les pays de la région intéressés à fournir un enseignement accessible à tous ceux qui souhaitent se familiariser avec la propriété intellectuelle. La délégation a informé le comité des principales activités de leur académie de propriété intellectuelle. Avec lappui de lOMPI, lacadémie de la propriété intellectuelle, ou API, avait conclu des accords avec des universités afin que ses cours soient intégrés dans les cursus universitaires. Des formateurs étaient en cours de formation et avec lappui de lOMPI, lAPI avait élaboré et adapté des cours pour lenseignement à distance et pour améliorer les compétences des instructeurs locaux. DL101, le cours dintroduction de lAcadémie de lOMPI, était à présent enseigné par des professeurs colombiens. LAPI avait également conçu des cours élémentaires fondés sur des méthodes denseignement innovantes et pratiques destinés aux PME, aux professionnels, chercheurs, inventeurs et autres. Ces cours étaient extrêmement utiles pour faire mieux comprendre les démarches à suivre pour déposer une marque, obtenir un brevet, etc. LAPI avait incorporé des cours provenant dautres académies, notamment celles du réseau mondial dacadémies de la propriété intellectuelle. Les autorités avaient accès à ASPI pour obtenir des informations spécialisées sur les brevets. Au cours de lannée 2012, avec lappui de nombreuses académies, les autorités prévoyaient dorganiser des ateliers de propriété intellectuelle ainsi que des séminaires sur lenseignement et la compréhension de la propriété intellectuelle. La délégation invitait instamment lOMPI à continuer de soutenir le projet afin dassurer la pérennité de lacadémie nationale. Il fallait quelle continue de former des personnels car les ressources humaines de son pays étaient limitées dans ce domaine. Elle devait aussi répondre aux besoins à venir. Grâce au maintien de cette coopération, le projet contribuerait à maintenir un équilibre approprié entre lintérêt public et la propriété intellectuelle, dans lesprit du Plan daction pour le développement.
La délégation de la Bolivie (État plurinational de) a remercié le Secrétariat pour la préparation et lexposé des documents sur la phase II du projet et lévaluation de la phase I. Elle trouvait très encourageant que les demandes détendre le projet à dautres pays aient été aussi nombreuses. Les besoins de formation dans les pays en développement étaient considérables et la recommandation n° 10 dépendait de la réalisation de cet objectif. Un important aspect de la recommandation n° 10 était que la formation et le renforcement des capacités devaient favoriser un meilleur équilibre entre la protection de la propriété intellectuelle et lintérêt public. Lintention nétait pas de multiplier le nombre des institutions denseignement mais plutôt de faire en sorte que le contenu soit aligné avec lesprit de cette recommandation. Il était extrêmement important que cela soit bien pris en compte dans le document du projet. De même que dans le cas dautres évaluations externes, cet aspect ne peut être évalué convenablement quà la condition quil ait été clairement défini dans le document du projet. En ce qui concerne lévaluation de la première phase du projet, la délégation souhaitait que les évaluateurs expliquent pourquoi cet aspect navait pas été inclus dans lévaluation, en dautres termes, elle souhaitait savoir si ces académies avaient vraiment favorisé un meilleur équilibre entre la propriété intellectuelle et lintérêt public. En ce qui concerne lextension du projet et la phase II, la délégation appuyait la déclaration faite par le Paraguay au nom du GRULAC concernant lextension du projet et la mise en uvre de la phase II. Toutefois, de même que le groupe des pays africains, la délégation souhaitait que le document du projet soit amendé afin de préciser lobjectif détablir un meilleur équilibre entre lintérêt public et la propriété intellectuelle. Cela navait pas été le cas pendant la phase I. Cependant il navait pas été accordé une importance suffisante à ce point dans la phase II et la délégation désirait que le Secrétariat précise pourquoi cela navait pas été mieux mis en lumière. Le document évoquait les aspects émergents dans le domaine de la propriété intellectuelle et précisait que la formation serait orientée vers ceuxci. Toutefois la recommandation n° 10 stipulait quil était nécessaire de promouvoir un meilleur équilibre entre la protection de la propriété intellectuelle et lintérêt public. La délégation a suggéré quau lieu de faire référence aux aspects émergents de la propriété intellectuelle, le document devrait mentionner léquilibre entre la protection de la propriété intellectuelle et lintérêt public en citant la recommandation n° 10. Cétait là la rédaction qui avait été convenue. On pouvait en dire autant en ce qui concernait les indicateurs de réussite, la supervision et lévaluation. Il fallait que les indicateurs sélectionnés soient appropriés car ils serviraient à évaluer le projet. À cet égard, la délégation a suggéré que les indicateurs et les méthodes de supervision et dévaluation mentionnent également cet aspect de la recommandation n° 10 relative à léquilibre entre la propriété intellectuelle et lintérêt public. La délégation avait de nombreuses suggestions à faire concernant le texte quil conviendrait dinclure dans le document et était toute disposée à les fournir par écrit.
La délégation du Danemark, parlant au nom de lUnion européenne et de ses États membres, a remercié le Secrétariat pour le document CDIP/9/10 Rev. sur la phase II du projet pour la création dacadémies nationales de la propriété intellectuelle. LUnion européenne et ses États membres avaient toujours été en faveur dun renforcement des capacités au sein des institutions nationales et régionales de la propriété intellectuelle ainsi que de lenvironnement national de la propriété intellectuelle en général. Cest pourquoi ils avaient approuvé la phase I, telle que décrite dans lannexe 5 du document CDIP/3/INF/2, afin daider les pays en développement et les PMA à mettre sur pied des institutions nationales de la propriété intellectuelle. En ce qui concernait la phase II, lUnion européenne et ses États membres pouvaient soutenir la poursuite du projet. Ils estimaient que la création dacadémies nationales de la propriété intellectuelle permettrait aux six États membres daccroître encore le renforcement des capacités relatives à la propriété intellectuelle dans leurs pays. Une partie importante du projet concernait toutefois les mesures de suivi devant être prises par les divers pays. Au cas où les pays ne poursuivraient pas leurs efforts pour maintenir les centres de formation après la clôture du projet, les ressources qui auraient été dépensées risqueraient dêtre perdues, ce qui inévitablement ninciterait guère le CDIP à sengager dans de tels projets. La question de la viabilité du projet avait été mise en relief dans le rapport indépendant dévaluation de la phase I dans le document CDIP/9/6. Ils appuyaient pleinement les remarques faites dans les recommandations sur ce problème. LUnion européenne et ses États membres soutenaient donc par conséquent la suggestion de signer avec les États membres demandeurs des accords de coopération stipulant lengagement de maintenir le fonctionnement des centres de formation nationaux. À cet égard, ils souhaitaient que le Secrétariat explique comment il envisageait dévaluer les mesures et les résultats futurs des activités pratiquées par le centre de formation national. Ils désiraient également savoir en outre dans quelle mesure le Secrétariat avait intégré les conclusions et les recommandations émises par le rapport dévaluation indépendant de la phase I dans le projet de la phase II.
La délégation de lAlgérie, parlant au nom du groupe du Plan daction pour le développement, a fait référence à lévaluation de la phase I du projet. La délégation a souligné limportance que revêt le projet pour ses membres car il leur permettra de renforcer leurs capacités institutionnelles et en ressources humaines ainsi que de sensibiliser leurs populations, formateurs et décideurs au rôle important que joue la propriété intellectuelle dans linnovation et léconomie du savoir. Cest pourquoi il importait particulièrement de comprendre et dévaluer lorientation de ses programmes et de ses formateurs. Lévaluation ne permettait pas de comprendre aisément lorientation des programmes et des modules non plus que des experts qui avaient été désignés par lOMPI pour former leurs décideurs. Le groupe désirait quil en soit tenu compte dans les évaluations à venir afin de comprendre comment les modules et les formateurs avaient mis en uvre le projet et si le projet avait permis aux pays dans lesquels il avait été mis en uvre de comprendre le lien étroit entre les droits de la propriété intellectuelle et linnovation. En ce qui concernait la phase II du projet pilote, le groupe demandait que le document du projet soit amendé pour tenir compte des recommandations du Plan daction pour le développement, et en particulier de la recommandation n° 10. Il ne proposait rien de nouveau et désirait simplement que la recommandation n° 10 soit pleinement prise en compte. À ce propos, le groupe proposait de modifier, dans les sections portant sur la description du projet et les objectifs de la phase II, les paragraphes concernant lobjectif global du projet de la manière suivante : Lobjectif global du projet de création dacadémies nationales de la propriété intellectuelle est de renforcer les capacités institutionnelles et les ressources humaines nationales et régionales par la poursuite du développement des infrastructures et autres installations en vue de rendre les institutions nationales plus efficaces et de promouvoir un juste équilibre entre la protection de la propriété intellectuelle et lintérêt public ainsi que de répondre aux priorités et aux buts de développement nationaux. Cet objectif global devait également apparaître dans les objectifs spécifiés du projet. Ainsi, dans les sections susdites, il convenait de modifier les paragraphes relatifs à lobjectif spécifique a) comme suit : Aidé la Colombie, la République dominicaine, lÉgypte, lÉthiopie, le Pérou et la Tunisie à créer des centres autosuffisants de formation à la propriété intellectuelle capables doffrir régulièrement au moins deux programmes de formation aux problèmes de la propriété intellectuelle et de lintérêt public. Il convenait damender les paragraphes relatifs à lobjectif b) de la manière suivante : A renforcé des ressources humaines essentielles capables de développer et de fournir des programmes de formation à la propriété intellectuelle en tenant compte des besoins locaux et de limpératif dassurer un juste équilibre entre la protection de la propriété intellectuelle et lintérêt public. Il fallait également amender les paragraphes relatifs à lobjectif d) comme suit : Contribué à la création dun forum de discussion sur lutilisation de la propriété intellectuelle et de ses flexibilités aux fins du développement social et économique aux niveaux national et régional. Telles étaient les suggestions du groupe pour les objectifs du projet. Il ny avait là rien de nouveau car elles ne faisaient que reprendre le texte déjà approuvé de la recommandation n° 10. Le groupe désirait simplement que la phase II soit étroitement liée à la recommandation n° 10. Quant aux liens avec le programme et budget, le groupe aimerait que le but stratégique n° 3 soit pleinement lié au projet, ainsi que dautres buts stratégiques visant à faire mieux comprendre le Plan daction pour le développement par les États membres, les organisations intergouvernementales, la société civile et autres parties prenantes. La délégation communiquerait ses commentaires par écrit au Secrétariat.
La délégation de la TrinitéetTobago a remercié le Secrétariat de sa présentation des documents. La délégation a émis quelques commentaires au sujet de lévaluation indépendante du projet pilote de création et de mise en place dacadémies nationales de la propriété intellectuelle dans le document CDIP/9/6. La délégation reconnaissait que lobjectif de la phase I du projet était de tester le nouveau modèle, destiné aux pays en développement et aux PMA, de création avec des ressources minimales dinstitutions de formation à la propriété intellectuelle pour répondre à la demande croissante des spécialistes de la propriété intellectuelle, des professionnels, des responsables publics et dautres parties prenantes. Le projet était particulièrement important pour son pays. La mise en uvre du projet pilote avait atteint un stade avancé à la TrinitéetTobago. Les activités préliminaires, les missions dexpert et les consultations avec les parties prenantes avaient toutes été menées à bonne fin. Le rapport final pour le projet avait été rédigé par un consultant et soumis au Secrétariat. Le rapport avait été envoyé à lOffice de la propriété intellectuelle pour commentaires et une réponse avait été soumise au Secrétariat. Conséquence directe du projet, les autorités avaient entrepris de développer avec lécole de police un cursus denseignement sur la propriété intellectuelle et le respect des droits de la propriété intellectuelle. Un second module de formation avait également été créé avec une faculté de droit de la TrinitéetTobago sous forme dun cours spécialisé. La délégation avait le plaisir dinformer le comité que son académie nationale de la propriété intellectuelle était déjà en activité. Elle fonctionnerait les deux premières années par lintermédiaire de loffice national de la propriété intellectuelle à Port of Spain. Un administrateur avait été identifié pour lacadémie, ainsi que 16 enseignants. Plusieurs de ces professeurs proviendraient du secteur privé ainsi que des bureaux de la DPP et des douanes. Leur formation était en cours. La délégation a déclaré que la mise en uvre du projet pilote dans son pays avait été encourageante. La délégation a remercié le Secrétariat et lAcadémie de lOMPI pour lassistance technique et les conseils quils avaient apportés à la TrinitéetTobago pour instituer une académie de la propriété intellectuelle par lintermédiaire de lOffice de la propriété intellectuelle. Eu égard à toutes ces réalisations, la délégation soutenait pleinement le projet et donnait son accord pour la mise en uvre de la phase II conformément au document CDIP/9/10 Rev.
La délégation de la Chine a observé que les efforts pour aider les pays en développement et les PMA à mettre en place des académies de la propriété intellectuelle étaient sérieux car les éléments de base nécessaires aux pays pour commencer à travailler sur la propriété intellectuelle étaient apportés par des experts spécialistes de la propriété intellectuelle. Une fois la base mise en place, les activités de promotion et dutilisation des régimes de propriété intellectuelle pouvaient commencer. La délégation approuvait par conséquent les activités de lOMPI dans ce domaine. La République populaire de Chine avait 15 ans auparavant institué son propre centre de formation à la propriété intellectuelle. Le pays avait une certaine expérience de la formation à la propriété intellectuelle quil était disposé à partager et à échanger avec dautres pays. La délégation appuyait lapprobation de la phase II du projet tel que décrit par le document CDIP/9/10 Rev.
La délégation du Canada a souligné que le projet était très important et quil était nécessaire den débattre. La délégation a exprimé son appui à la déclaration faite par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique. Il convenait de partager les meilleures pratiques et de les mettre à la disposition des pays qui ne participaient pas au projet pilote afin quils puissent tous bénéficier du projet. La délégation soutenait la phase II du projet. Celleci permettrait aux pays de développer leurs capacités institutionnelles. La délégation reconnaissait également quil importait de tenir compte des résultats de lévaluation.
La délégation du Maroc a remercié lAcadémie de lOMPI pour le document du projet et M. Ogada pour le rapport dévaluation. La délégation était en faveur du projet et de lapprobation de la phase II en raison des avantages déjà mentionnés par dautres délégations. La délégation appuyait également la déclaration faite par la délégation de lÉgypte au nom du groupe des pays africains. Elle déplorait toutefois les limitations du projet. La majorité des demandes de participation au projet émises par les États membres navaient pu être satisfaites pour cause de contraintes budgétaires. La délégation sétait déclarée intéressée par le projet depuis son adoption en 2009. À ce titre, elle désirait savoir comment le Secrétariat pourrait satisfaire les demandes des pays intéressés et sil était possible de transférer ce projet, si fructueux et si apprécié des États membres, des fonds destinés à dautres projets qui ne faisaient pas lobjet de demandes aussi nombreuses des États membres.
La délégation de lEspagne sest référée à lévaluation de la phase I du projet. Ses observations étaient similaires à celles de lUnion européenne. La délégation a observé que dans la phase I, le projet pilote couvrait quatre pays, à savoir le Pérou, la Tunisie, la Colombie et la République dominicaine, pour une période de trois ans. Toutefois le document du projet stipulait que le projet serait mis en uvre dans un pays de chacune des régions, à savoir lAfrique, les pays arabes, lAsie et le Pacifique, lAmérique latine et les Caraïbes. En pratique cependant, deux régions seulement avaient été assistées, les autres restant non soutenues. Cétait là un point quil convenait de garder présent à lesprit, car les besoins varient dune région à lautre. Comme certaines régions navaient pas été représentées, certains problèmes de mise en uvre navaient pas été résolus. Selon le document originel du projet, le premier projet pilote dacadémie nationale aurait dû être lancé au premier trimestre de 2010 et les projets suivants séchelonner jusquà la fin de 2011. Le calendrier qui avait été établi pour le projet navait pas été respecté et tous les projets avaient été mis en place au troisième trimestre de 2011. La délégation souhaitait obtenir des informations sur les raisons de ces retards. Il était possible quelles se trouvent dans le document intégral. Cependant, comme la délégation avait dû travailler à partir dun résumé du document, cette information manquait. La délégation était enchantée de ce quau cours du projet, on ait cherché à élaborer des méthodes plus efficaces et plus effectives datteindre ses objectifs. Les visites dévaluation étaient précédées par le renseignement dun questionnaire afin de déterminer les préoccupations de chacun des pays. Poursuivre la recherche dune mise en uvre efficace et effective de ces projets était une excellente idée. Enfin la délégation souhaitait des éclaircissements sur le coût final du projet car le rapport dévaluation mentionnait clairement le fait que les projets dacadémies de la propriété intellectuelle avaient tous moins dun an dexistence et que 339 000 francs suisses environ avaient été dépensés sur le montant de 420 000 francs suisses qui avait été alloué au projet. De ce fait, il était probable que le coût réel de la phase I du projet allait excéder le budget originel. Cela pouvait être dû aux retards pris par la mise en uvre du projet. La délégation souhaitait savoir si lon disposait dinformations sur les coûts prévus pour la phase I.
La délégation de la Barbade a remercié les présentateurs et le Secrétariat pour la préparation des documents. Il sagissait là dun projet important pour les pays en développement qui ont besoin dune assistance pour développer leurs compétences, leurs ressources humaines et leurs capacités dans le domaine de la propriété intellectuelle. La délégation soutenait par conséquent la mise en uvre de la phase II. Elle avait conscience de ce que les ressources disponibles étaient limitées et que des choix avaient dû être faits. Cest ainsi que six pays seulement avaient été retenus pour la phase II. Toutefois la délégation désirait savoir ce qui était envisagé pour les pays de la phase I qui navaient pas encore pu atteindre la phase II. Certains pays avaient commencé de bonne foi à prendre les mesures nécessaires pour créer leurs académies de la propriété intellectuelle. La délégation désirait que le Secrétariat précise si les pays qui se trouvaient encore à la phase I et navaient pas atteint le stade de la signature des accords de coopération continueraient de recevoir une assistance pour mettre en place leurs académies de la propriété intellectuelle. Il était inévitable que certains pays savèrent capables de mettre en uvre un projet plus rapidement que dautres, et le fait que certains avaient moins progressé indiquait quil fallait davantage de ressources, et non moins. Par conséquent, tout en réaffirmant son appui à la phase II, la délégation souhaitait que les pays qui avaient pris du retard continuent de recevoir de laide pour achever la phase I et passer à la phase II. Il serait regrettable que ces initiatives soient laissées à demi inachevées. Il était important que ces pays ne perdent pas la possibilité dutiliser la propriété intellectuelle comme instrument de développement. À cet égard, la délégation prenait note également des demandes daccéder à cette facilité émises par dautres pays et espérait que la stratégie de sortie qui avait été décrite permettrait à dautres pays den bénéficier. La délégation a remercié lOMPI pour cette importante initiative. Les pays en retard devraient continuer de recevoir une assistance pour les aider à passer à la phase II et de nouveaux pays devraient pouvoir bénéficier du programme.
La délégation de la Guinée appuyait la phase II du projet en raison des résultats déjà obtenus par la mise en uvre de la phase I. La délégation espérait que la mise en uvre de la phase II tiendrait compte de la répartition géographique. Les pays qui avaient bénéficié du projet nétaient pas nécessairement ceux qui en avaient le plus besoin. La délégation avait à lesprit les difficultés des PMA. La délégation espérait donc que la mise en uvre de la seconde phase prendrait en compte ceux dont les besoins étaient les plus grands.
La délégation de lAngola a déclaré que cétait là un projet très important pour les pays en développement. Ainsi que lavaient déclaré la majorité des États membres, les pays qui navaient pas pris part à la phase I devraient se voir offrir la possibilité de bénéficier de la phase II. Une vingtaine de pays environ avaient fait connaître leur intérêt à participer. Les pays qui avaient déjà pris part à la phase I devaient avoir la possibilité de poursuivre, mais il convenait dinclure dautres pays qui en avaient fait la demande. Toutefois, alors que le projet allait bientôt entrer dans sa seconde phase, il convenait de garder à lesprit plusieurs facteurs en vue de la troisième phase. Premièrement, le comité devrait étudier comment les académies de propriété intellectuelle des pays qui avaient pris part à la première phase pourraient devenir autonomes ou autosuffisantes pendant la seconde phase afin que ces pays ne soient pas choisis une deuxième fois, ce qui permettrait délargir le projet à dautres pays. Il convenait daccorder davantage de place aux PMA ainsi quà dautres pays qui navaient pas bénéficié du projet. La délégation souhaitait obtenir des éclaircissements sur certaines questions. Premièrement, dans le document du projet, la section sur la description du projet faisait état daspects émergents dans le domaine de la propriété intellectuelle. La délégation souhaitait que le Secrétariat précise quels aspects il envisageait dinclure. La délégation tenait à obtenir des éclaircissements sur ce point car les concepts de lOMPI ne sont pas nécessairement compréhensibles en dehors delle. Deuxièmement, en ce qui concerne lévaluation des besoins, il avait été fait mention dun rapport dévaluation des besoins de lÉthiopie qui avait été achevé et approuvé par les autorités nationales. La délégation désirait savoir à ce propos si cela avait quelque chose à voir avec la procédure dévaluation des besoins de lOMPI pour les PMA et si oui, si la création dune académie de la propriété intellectuelle faisait partie des besoins évalués par lÉthiopie.
Le représentant du TWN soutenait les efforts du Secrétariat pour obtenir que les projets du CDIP fassent lobjet dune évaluation externe. Cétait un pas dans la bonne direction mais, ainsi que le représentant lavait observé auparavant, le cadre dévaluation présentait de nombreuses insuffisances. Par exemple, en ce qui concerne le document CDIP/9/6, lévaluation navait pas porté sur lorientation du projet pendant la période de mise en uvre. En dautres termes, la question de savoir si les académies défendaient un juste équilibre entre la protection de la propriété intellectuelle et lintérêt public, comme le stipulait la recommandation n° 10 du Plan daction pour le développement, navait fait lobjet daucune évaluation. En particulier, les matériaux utilisés pour la formation auraient dû être évalués pour déterminer sils étaient conformes à la recommandation n° 10. La dimension du développement aurait également dû être incluse. En ce qui concerne le document CDIP/9/10, il conviendrait daméliorer les objectifs du projet et les indicateurs de réalisation pour tenir compte de la recommandation n° 10. Les indicateurs doivent exprimer lobjectif principal qui est de promouvoir un juste équilibre entre la protection de la propriété intellectuelle et lintérêt public. Actuellement les indicateurs portent sur le nombre de formateurs et dacadémies créées. Cela ne fournira aucune indication relative à la mise en uvre de la recommandation n° 10.
La délégation du Nicaragua a déclaré que les académies nationales de la propriété intellectuelle étaient très importantes pour tirer parti des ressources humaines disponibles et pour faire mieux connaître le régime de la propriété intellectuelle parmi les chercheurs, les formateurs, les enseignants et dautres encore. Au Nicaragua le système était en cours de transformation. Il cherchait à encourager linnovation grâce aux instruments de la propriété intellectuelle. LOffice national avait besoin dun projet de grande envergure pour renforcer les capacités de son personnel et pouvoir disposer de spécialistes plus nombreux afin daméliorer la visibilité de ce domaine. Il était vital que le portefeuille de cours de lAcadémie de lOMPI soit proposé dans toutes les langues de travail officielles. La délégation avait examiné le site sur lInternet. À lheure actuelle, il semblait nêtre disponible quen anglais et il était essentiel que les cours soient disponibles dans toutes les langues.
Le viceprésident a remercié les délégations de leurs interventions et a invité le Secrétariat à répondre aux questions et aux commentaires sur lévaluation avant de passer à la phase II.
Le Secrétariat (M. Thierry Rajaobelina) a remercié les délégations de leurs interventions sur le rapport dévaluation préparé par lIAOD avec lassistance de M. Ogada. Il y avait de nombreux commentaires, en particulier, sur les recommandations qui avaient été faites. Ainsi quil a été mentionné hier, lIAOD assurera le suivi de la mise en uvre des recommandations du rapport. LIAOD a procédé deux fois par an au suivi de toutes les recommandations. Il sassurera que les recommandations soient bien prises en compte dans la suite du projet. La délégation de lÉtat plurinational de Bolivie et dautres délégations ont évoqué le champ couvert par lévaluation et exprimé des regrets que lévaluation nait pas examiné dans quelle mesure le projet avait tenu compte de la recommandation n° 10 du Plan daction pour le développement ni, dune façon générale, du problème de la propriété intellectuelle et de lintérêt public. Il était précisé au paragraphe 44 du rapport quil était encore trop tôt pour procéder à cette évaluation. Toutefois, il en serait tenu compte dans lévaluation de la phase II. Certaines délégations avaient aussi fait mention de la nécessité, pour les futures évaluations du projet, dévaluer la qualité des formateurs. Cela aussi sera pris en compte dans les évaluations à lavenir.
La viceprésidente a remercié le Secrétariat de sa réponse. Comme il ny avait pas dautres questions de lassemblée, elle a invité le Secrétariat à répondre aux questions et aux commentaires portant sur la phase II du projet.
Le Secrétariat (M. Marcelo Di Pietro Peralta) a remercié les délégations pour leurs contributions. Les points soulevés étaient nombreux et certaines préoccupations étaient communes à plusieurs délégations. La délégation de la République dominicaine avait demandé des éclaircissements sur ce qui se produirait après lexpiration de la période de coopération de deux ans. Elle désirait savoir si le projet serait renouvelé pour les deux années suivantes ou bien sil serait inclus dans lAcadémie de lOMPI à titre de programme permanent. Dans lintervalle, jusquà ce quune décision soit prise, lAcadémie de lOMPI étudierait le fonctionnement des académies de la propriété intellectuelle. Elle observerait la qualité, le contenu et les résultats des deux programmes de formation quelles étaient censées fournir initialement. LAcadémie de lOMPI contribuerait à la formation de la seconde génération de formateurs. Elle faciliterait également la coordination avec les secteurs essentiels et les bureaux régionaux de lOMPI. Des experts de lOMPI et des experts régionaux contribueraient aux programmes nationaux afin de soutenir et de compléter les capacités locales. Au cas où la décision serait prise dinclure le projet dans lAcadémie de lOMPI sous forme de programme régulier, il pourrait être envisagé de mettre sur pied un service spécialisé pour exercer le suivi pendant les deux ans qui suivraient la fin de la période de coopération. Il convenait également de ne pas perdre de vue quil avait été proposé, dans le document du projet, que lOMPI assiste les centres locaux de formation à la propriété intellectuelle pour produire un plan dactivités comprenant des mesures destinées à parvenir à la viabilité à moyen terme pendant les deux années suivant la fin de la période de coopération. Des coordinateurs locaux seraient formés à la direction de programmes et à la mobilisation de fonds pour faciliter la viabilité des centres de formation. En ce qui concerne la déclaration faite par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique, la phase II ne serait pas la phase finale. Le projet se trouvait encore dans la phase I. Le projet était encore en cours dans les quatre premiers pays et était sur le point de commencer dans les deux autres. Ce nétait donc pas la phase finale. Cétait lachèvement de la phase I et cela pouvait être considéré comme une extension du projet. Le forum de discussions qui était mentionné dans le document du projet comporterait trois niveaux. Il faciliterait les débats entre experts et parties prenantes au niveau national. Il servirait également de forum régional en ceci quil mettrait en relation tous les coordinateurs et certains des formateurs des centres de formation nationaux avec des coordinateurs et des formateurs dautres académies de propriété intellectuelle de la région. En outre, toutes les académies de la propriété intellectuelle nouvellement créées seraient également invitées à participer au réseau international dacadémies de la propriété intellectuelle qui était dune certaine manière présidé par lOMPI. Cela offrait la possibilité déchanger des retours dexpérience et de coopérer avec des institutions de formation à la propriété intellectuelle dans le monde entier. En ce qui concerne les synergies, il était mentionné dans le rapport dévaluation que lAcadémie de lOMPI coopérait étroitement avec les bureaux régionaux. Elle continuerait de le faire. En outre, lorsque les académies de la propriété intellectuelle auraient atteint le stade où elles seraient prêtes à fournir une formation de fond, lAcadémie de lOMPI aurait besoin de lassistance des autres secteurs principaux de lOrganisation. À lheure actuelle, les activités étaient principalement concentrées sur la formation relative à des aspects spécialisés et au développement dinstruments et de méthodologies nécessaires à la mise en place de programmes de formation. Quelques personnels avaient déjà été formés. Lorsque les activités aborderaient la substance et le contenu des programmes locaux, les secteurs principaux seraient invités à se joindre au projet. Le Secrétariat a abordé les préoccupations évoquées par la délégation de la Turquie et dautres délégations concernant le budget du projet. Le budget alloué à la phase II avait été approuvé dans le programme et budget pour 2012/2013. Lallocation avait été approuvée par les États membres. Elle était estimée suffisante pour six pays bénéficiaires. Ainsi quil est mentionné dans le rapport dévaluation, il ny avait pas de fonds disponibles pour couvrir les demandes des 18 autres pays. Cependant ces autres pays pouvaient malgré tout bénéficier du projet. Par exemple, ainsi quil a été dit, des instruments et des directives seront développés qui pourront servir à assister les pays en développement à créer ou à développer euxmêmes leurs institutions de formation à la propriété intellectuelle. Il était aussi possible dexplorer dautres aménagements budgétaires pour répondre à certaines des demandes restantes des pays intéressés. Toutefois le Secrétariat nétait pas à lheure actuelle en mesure de fournir une réponse claire à cette question. LAcadémie de lOMPI pourrait explorer les possibilités budgétaires avec les bureaux régionaux. Les bureaux développaient actuellement des stratégies de propriété intellectuelle nationales et la mise sur pied dune institution de formation à la propriété intellectuelle pourrait peutêtre être liée à une stratégie de propriété intellectuelle. En ce qui concerne léquilibre géographique, il était nécessaire dexpliquer la procédure suivie pour devenir bénéficiaire du projet. Comme elle est pilotée par la demande, les pays doivent déposer leur candidature pour pouvoir devenir bénéficiaires. Il était précisé, dans le rapport dévaluation et le document du projet, que la procédure comporte deux phases. La première phase est une étape préparatoire dans laquelle le pays se déclare intéressé ou demande à devenir bénéficiaire du projet. Il doit ensuite évaluer ce que cela implique en termes dengagements et de ressources, ainsi que les conditions minimales requises pour devenir bénéficiaire et signer laccord de coopération avec lOMPI. Cest un processus qui prend du temps et lintérêt exprimé par certains pays demandeurs sest dissipé, peutêtre en raison dautres considérations ou priorités. LAcadémie de lOMPI avait commencé avec de nombreux candidats éventuels, dans lincertitude où elle se trouvait de leur capacité à entreprendre le projet. Elle avait signé des accords avec six pays ou États membres qui avaient décidé de donner suite et disposaient des ressources nécessaires à mettre en uvre le projet. Comme il sagit dune démarche pilotée par la demande, on ne peut pousser un pays à faire de la création dune académie de la propriété intellectuelle une priorité nationale. Cest pourquoi la liste des pays participants nétait pas complètement équilibrée, toutes les régions nétant pas représentées. Elle comprenait cependant des pays dAmérique latine, de la région arabe et de lAfrique. LÉthiopie, un PMA, en faisait également partie. En ce qui concerne la déclaration faite par la délégation de lAngola sur les aspects émergents de la propriété intellectuelle, le texte serait amendé car il semblait y avoir consensus en faveur de la nécessité dassurer un juste équilibre entre la protection de la propriété intellectuelle et lintérêt public, comme prévu par la recommandation n° 10 du Plan daction pour le développement, et non des aspects émergents de la propriété intellectuelle. Toutefois, en ce qui concerne les aspects émergents de la propriété intellectuelle, le Secrétariat pensait à linterface entre la propriété intellectuelle et les grands défis mondiaux, notamment laccès aux soins médicaux, la sécurité alimentaire, les droits humains et le changement climatique. LUnion européenne et ses États membres avaient soulevé plusieurs problèmes, notamment la manière dont les recommandations du rapport dévaluation avaient été incorporées dans le document du projet pour la phase II. La première recommandation portait sur lextension du processus pilote pour deux années supplémentaires. Elle avait été incluse dans le document du projet. La seconde recommandation concernait la modification du document du projet afin de rendre plus claire la stratégie dexécution et de rendre le processus plus efficace, plus flexible et piloté par la demande. Elle avait elle aussi été incluse dans le document du projet pour la phase II. Le terme académie avait été précisé, la méthodologie appliquée avait été expliquée et un résumé des activités entreprises dans le cadre de la coopération avec chacun des pays participants avait été inclus. Le nombre de phases du projet avait également été modifié. Les quatre phases initiales avaient été réduites à deux afin de rendre le processus plus rapide et plus efficace. La troisième recommandation portait sur le développement dun ensemble dinstruments et de méthodologies qui pourraient être mis à la disposition dÉtats membres qui navaient pas été pris en considération pour le projet et désiraient établir euxmêmes leurs académies nationales de la propriété intellectuelle. Cela avait été incorporé parmi les résultats attendus de la phase II. La quatrième recommandation concernait la synergie et la viabilité. Pour la synergie, ainsi quil a été précisé plus haut, il avait été proposé que les secteurs essentiels et les bureaux régionaux de lOrganisation soient inclus dans le projet. Le document du projet précisait également que les parties prenantes nationales pourraient contribuer à linstitution de formation à la propriété intellectuelle. En ce qui concerne la viabilité, comme précisé auparavant, un plan dactivités serait développé pour les deux années suivant la fin de la période de coopération et une formation serait fournie aux coordinateurs locaux pour la mobilisation des fonds et la direction des programmes de formation. Le Secrétariat (Carlotta Graffigna) a évoqué le financement du projet. La décision avait été prise dintégrer le projet dans le budget ordinaire de lOrganisation. Il ne sagissait plus par conséquent dun projet financé sur réserve puisquil avait été intégré dans le programme et budget. Pour lexercice biennal en cours, un montant de 510 000 francs suisses avait été alloué à la phase II du projet. Cela couvrait principalement les frais de fonctionnement, un petit montant étant alloué aux frais de personnel. Les fonds seraient utilisés pour les six pays si le comité acceptait les propositions exposées dans le document du projet pour la phase II. En ce qui concerne les autres pays demandeurs, la situation de lexercice biennal actuel avait déjà été expliquée. Le Secrétariat pourrait explorer les possibilités de quelques transferts budgétaires internes au sein du budget ordinaire de lOrganisation puisque le projet avait été intégré au budget ordinaire. Quant à lavenir du projet et au déploiement de ressources à plus grande échelle, certaines délégations avaient déclaré que de nombreux pays sétaient dits intéressés à participer au projet mais soit navaient pas encore atteint le stade de la signature dun accord, soit les ressources manquaient pour les inclure dans le présent cycle biennial. Lidée de transformer le projet en une activité permanente de lAcadémie de lOMPI recueillait aussi un certain soutien. Certaines délégations avaient émis lidée que le projet pourrait peutêtre être transformé en un programme régulier de lAcadémie de lOMPI et donc inclus dans son budget ordinaire. À cet égard, le comité devrait travailler en étroite concertation avec le Comité du programme et budget parce que les ressources qui seraient disponibles à partir de 2014 pour ce projet devraient être décidées dans le cadre du Comité du programme et budget. Tous les pays qui étaient intéressés à accroître les ressources ou à soutenir un autre modèle dintégration du projet dans les activités de lAcadémie de lOMPI devraient donc agir en coopération avec le PBC à la préparation du budget 20142015 ou le cas échéant à la révision du budget courant. Toutefois, ainsi quil avait déjà été mentionné, les ressources disponibles pour lexercice biennal en cours étaient ce quelles étaient. Elles étaient clairement identifiées au titre du programme 11. Eu égard aux coûts estimés, ces ressources ne permettaient pas détendre le projet audelà des 6 pays qui avaient été nommés dans le document du projet pour la phase II.
La délégation de lEspagne a déclaré que les deux questions quelle avait posées navaient pas reçu de réponse. Il sagissait des motifs des retards de la mise en uvre des projets et du coût final de la phase I.
Le Secrétariat a présenté ses excuses pour navoir pas répondu aux demandes dexplications de la délégation de lEspagne. En ce qui concerne le coût final de la phase I, le dernier état financier était près dêtre achevé et le Secrétariat pourrait en communiquer les détails à la délégation ultérieurement. Il convenait toutefois de noter que tous les fonds qui avaient été alloués à la première phase du projet seraient dépensés. Quant aux retards dans la mise en uvre des projets, il était stipulé que dans la phase initiale dite dincubation, les éventuels pays bénéficiaires devaient déterminer sils se joindraient au projet. Cela avait pris beaucoup de temps. Cette phase comportait une mission, une évaluation des besoins, le renseignement dun questionnaire et des réunions internes pour décider si lÉtat membre serait en mesure de respecter les conditions minimales de ressources humaines, dinfrastructure et de cadre administratif requises pour mettre en place une académie nationale de la propriété intellectuelle. Il sagissait dun projet particulier qui exigeait de former des formateurs et la certitude que les personnes formées demeureraient en activité, faute de quoi la formation aurait été gaspillée. Cest la raison pour laquelle les États membres doivent souscrire un engagement ferme. La période dincubation avait pris plus de temps que prévu et cela avait entraîné quelques retards. La situation politique de certains pays avait aussi contribué aux retards. Dans certains pays le projet navait pu progresser en raison dinstabilités politiques. Les activités avec ces pays avaient donc dû cesser.
La délégation de lAngola a déclaré quelle avait soulevé une question relative à lévaluation des besoins. Il était mentionné au paragraphe 2.3 du document du projet pour la phase II que le rapport dévaluation des besoins avait été approuvé par les autorités nationales éthiopiennes et que des mesures prioritaires avaient été identifiées. À cet égard, la délégation désirait que le Secrétariat précise si lévaluation des besoins était entreprise aux seules fins du projet ou si elle faisait partie dun thème plus général de la propriété intellectuelle. La délégation désirait aussi savoir si elle avait un rapport avec le processus dévaluation des besoins de lOMPI pour les PMA en relation avec lapplication de laccord sur les ADPIC.
Le Secrétariat a présenté ses excuses pour navoir pas répondu à la question posée par la délégation de lAngola. Lévaluation des besoins avait été entreprise avec lÉthiopie pour évaluer les possibilités, les conditions et les nécessités relatives à la mise en place dune académie de propriété intellectuelle dans le pays. Bien quil soit lié à la stratégie générale de propriété intellectuelle du pays, lexercice dévaluation des besoins était centré sur le projet. Il comportait lenvoi dune mission et le renseignement dun questionnaire spécial en vue de développer un plan daction pour la création dune académie de la propriété intellectuelle.
La délégation du Pakistan avait écouté avec attention les déclarations du Secrétariat et les commentaires des États membres. La délégation en avait conclu que le comité était sur la bonne voie. Néanmoins certains éclaircissements et mesures demeuraient nécessaires. La délégation présumait que le Secrétariat en avait dûment pris note. Elle désirait toutefois préciser un point. Le Secrétariat avait évoqué la recommandation n° 10 sur un plan sémantique. Mais il ne sagissait pas de sémantique. La recommandation n° 10 était très claire et constituait la base du projet. Le projet était destiné à renforcer les capacités nationales en matière de propriété intellectuelle et son but était double. Le premier était de les rendre plus efficaces. Le second était de promouvoir un juste équilibre entre la protection de la propriété intellectuelle et lintérêt public. La délégation nétait pas convaincue que léquilibre entre la propriété intellectuelle et lintérêt public soit favorisé par le projet. Des éclaircissements étaient nécessaires sur ce point avant que le projet puisse être approuvé. Le Secrétariat pourrait peutêtre aider la délégation à mieux comprendre de quelle manière le projet mettait effectivement en uvre cet aspect de la recommandation n° 10.
Le Secrétariat a déclaré que chaque projet de création dune académie de propriété intellectuelle était décidé dun commun accord avec le pays bénéficiaire. Un consultant, expert à la fois en propriété intellectuelle et dans lenseignement de la propriété intellectuelle et possédant une expérience appropriée était identifié pour chaque pays. Son choix était approuvé par lÉtat membre car décidé en commun par lÉtat membre et le Secrétariat. Une mission dans lÉtat membre était organisée pour évaluer les capacités denseignement de la propriété intellectuelle dans les secteurs public et privé. Une large consultation était organisée par le ministère dÉtat bénéficiaire. Toutes les parties prenantes locales y participaient. En ce sens le processus était guidé par le gouvernement. Le consultant aidait à mener le processus à bonne fin et à obtenir un meilleur résultat. Les besoins de formation dans le domaine de la propriété intellectuelle étaient alors définis en consultation avec tous les ministères concernés. Les besoins courants, tels quidentifiés par le gouvernement, dans les domaines et les groupes ciblés pour recevoir une formation étaient définis. Une fois cela fait, un rapport sur les besoins et les moyens requis pour y répondre était préparé de concert avec le gouvernement. Cest le gouvernement du pays bénéficiaire qui décidait des priorités et du contenu. Sur cette base, lAcadémie de lOMPI entreprenait dorganiser les programmes de formation. Ceuxci étaient organisés par ses experts en consultation avec lÉtat membre bénéficiaire. Le Secrétariat avait mentionné ces détails pour montrer que les activités de formation organisées létaient conformément aux besoins, aux priorités et à la stratégie du pays concerné. Lidée était de fournir au pays les instruments voulus pour former ses citoyens conformément aux besoins locaux dans le domaine de la propriété intellectuelle.
La délégation du Pakistan souhaitait que la teneur de ses commentaires soit intégrée dans le document du projet et attendrait avec intérêt la version révisée du document du projet.
Le viceprésident a remercié le comité pour ce fructueux échange de vues. Ce point de lordre du jour était maintenant clos jusquà nouvel ordre. Le comité avait pris note de linformation contenue dans le document CDIP/9/6 et avait achevé ses travaux concernant ce document. Le passage à la phase II du projet recueillait lapprobation générale mais des consultations étaient encore en cours avec les délégations concernées. Le comité se réunirait en séance plénière pour adopter le document de projet révisé de la phase II. Il demeurerait en suspens pour le moment.
Examen du document CDIP/9/13 Renforcement et développement du secteur de laudiovisuel au Burkina Faso et dans certains pays africains
La viceprésidente a ouvert les débats relatifs au document CDIP/9/13 sur le renforcement et le développement du secteur audiovisuel du Burkina Faso et de certains pays dAfrique. Elle a invité le Secrétariat à présenter le document.
Le Secrétariat a déclaré que lors de la huitième session du CDIP la délégation du Burkina Faso avait soumis une proposition de projet sur le renforcement et le développement du secteur audiovisuel en Afrique. La proposition navait pas été débattue mais la délégation du Burkina Faso avait été invitée à réviser sa proposition. La proposition révisée était contenue dans le document CDIP/9/13, Renforcement et développement du secteur de laudiovisuel au Burkina Faso et dans certains pays africains. La proposition reposait sur les recommandations nos 1, 2, 4, 10 et 11 du Plan daction pour le développement. Le Secrétariat a invité la délégation du Burkina Faso à présenter le document et à fournir un aperçu de ce qui était prévu dans le cadre du projet proposé.
La délégation du Burkina Faso a déclaré que son pays était convaincu depuis des années que le secteur de laudiovisuel et du cinéma pouvait jouer un rôle important dans le développement économique et social. La délégation avait donc, sous légide du Plan daction pour le développement de lOMPI, soumis une proposition de projet pour le renforcement et le développement du secteur de laudiovisuel au Burkina Faso et dans certains pays africains. Elle était contenue dans le document CDIP/9/13, en date du 4 avril 2012. Ainsi quil a été mentionné, le projet proposé a été présenté lors de la dernière session du comité. Le projet était conforme à lesprit et à la lettre du Plan daction pour le développement et en particulier aux recommandations nos 1, 2, 4, 10 et 11. Le projet était initialement intitulé Renforcement et développement du secteur de laudiovisuel africain. Il a été modifié par linclusion dune référence au Burkina Faso et à certains pays africains. Il ninclut donc pas lensemble du continent. Cette modification était due à ce que le projet serait entrepris sous forme de projet pilote dans quelques pays, en tenant compte de leurs besoins et priorités propres comme prévu par la recommandation n° 1 du Plan daction pour le développement. Lopinion de la délégation était que le projet répondrait aux besoins des PMA en général et des pays africains en particulier. Elle correspondait également auxdites recommandations du Plan daction pour le développement. Elle visait à contribuer à la mise en uvre du Plan daction pour le développement par la création dun environnement propice qui permettrait au secteur audiovisuel de financer, produire et distribuer ses uvres audiovisuelles grâce au renforcement du marché professionnel et des structures juridiques. Le projet serait conduit en trois étapes successives. Pendant létape initiale, le rôle joué actuellement par la propriété intellectuelle dans le financement, la production et la distribution des uvres audiovisuelles au Burkina Faso et dans les autres pays qui participent au projet serait évalué. Une étude sur la négociation et la gestion collectives des droits dans le secteur audiovisuel serait également conduite dans un petit nombre de pays présentant une expérience significative dans ce domaine. La seconde étape porterait sur la formation et le développement professionnel. Elle consisterait en un programme de formation professionnelle pragmatique comprenant des ateliers et une formation sur place destiné à faire mieux comprendre lutilisation des droits de propriété intellectuelle dans la création, le financement, la production et la distribution des contenus audiovisuels. Elle comporterait un module denseignement à distance qui serait administré par lAcadémie de lOMPI. Ce serait le premier cours de formation spécialisé de lOMPI sur le sujet, qui permettrait de diffuser les connaissances aux États membres intéressés avec efficience et dune manière efficace pour son coût. La troisième phase était destinée à assurer une exploitation plus effective et légitime des droits de propriété intellectuelle des uvres audiovisuelles. Le projet ferait progresser le développement de linfrastructure et des instruments de gestion des données pour la documentation, la collecte et la distribution des droits audiovisuels. Dans les pays qui disposent déjà dune infrastructure comme le Burkina Faso, le projet visait à soutenir la consolidation des compétences et la poursuite du développement de pratiques conformes aux procédures et pratiques internationales telles que lemploi de contrats de vente préalable. Les activités de formation enseigneraient aussi comment réussir à négocier et licencier des droits avec les organismes de télédiffusion, à titre dinstrument de lutte contre la piraterie audiovisuelle. Le projet serait lancé pendant le Festival panafricain du cinéma et de la télévision (FESPACO) qui se tiendra à Ouagadougou en février 2013. Il serait présenté à un rassemblement déminents experts internationaux et de hauts fonctionnaires de pays africains qui seront présents au festival. La délégation a remercié les membres du Secrétariat et tous ceux qui ont collaboré avec eux à la préparation de la proposition de projet. Une réunion particulière avait été organisée mardi pour présenter le projet aux États membres. Le projet semblait avoir été bien accueilli. La délégation espérait que tous les États membres soutiendraient ladoption du projet. La délégation a fourni certaines informations supplémentaires sur le projet. Le projet visait à encourager lutilisation du régime de la propriété intellectuelle pour le financement, la production et la distribution duvres audiovisuelles et pour faire progresser le développement dune infrastructure et dun cadre efficaces et équilibrés pour les opérations dexercice et de gestion des droits de propriété intellectuelle dans le secteur de laudiovisuel. Le projet visait à atteindre ses objectifs en sattaquant au cadre réglementaire, en améliorant les capacités des personnes actives dans le secteur de laudiovisuel et en renforçant les capacités institutionnelles concernées et linfrastructure de gestion et dexploitation des droits. Le projet pilote couvrirait une période de 24 mois. Le Burkina Faso et deux autres pays seraient sélectionnés pour participer au projet pilote. Les conclusions et les résultats du projet seraient étendus à dautres pays africains par des mécanismes qui seraient établis à cet effet. Ceuxci comprendraient une formation à distance par lAcadémie de lOMPI; lutilisation du système de la vente préalable, qui serait mis à la disposition dautres pays africains; et laccroissement des mouvements de capitaux entre pays africains. De cette manière, les avantages du projet seraient partagés avec dautres pays africains.
La délégation de lÉgypte, parlant en son nom propre et au nom du groupe des pays africains, sest déclarée très impressionnée par le contenu, la qualité et les objectifs du projet. Cela pouvait se voir encore au cours de la réunion particulière organisée le mardi par la délégation du Burkina Faso. Cétait le premier projet présenté dans le cadre du CDIP par un pays dAfrique subsaharienne. La sélection des deux autres pays africains pilotes serait de la responsabilité du Secrétariat. Il recevrait une déclaration officielle dintérêt de ces deux autres pays pilotes. Le groupe se tenait prêt à fournir au Secrétariat toutes les précisions quil pourrait demander au cours du processus de sélection. Il était fermement convaincu que le projet était entièrement conforme au mandat et à lobjectif du comité car il facilitait lutilisation de la propriété intellectuelle aux fins du développement. Le projet présentait de nombreux avantages pour dautres pays africains car nombre dentre eux possédaient de jeunes industries audiovisuelles naissantes. Le groupe soutenait pleinement le projet et recommandait son approbation par le comité.
La délégation de la CôtedIvoire sest jointe à la délégation de lÉgypte et du groupe des pays africains pour appuyer lexposé fait par la délégation du Burkina Faso. Il sagissait dun très important projet pour le développement culturel de leurs pays. Sa mise en uvre leur permettrait dadopter une approche plus professionnelle des diverses initiatives dans ce domaine.
La délégation de lAngola sest jointe à la délégation de lÉgypte et du groupe des pays africains pour soutenir le projet présenté par la délégation du Burkina Faso pour renforcer les capacités dans le secteur de laudiovisuel. Il sagissait dun projet très important non seulement pour les pays africains mais aussi pour dautres pays. Outre le renforcement des capacités dans le secteur de laudiovisuel en Afrique, le projet mettait aussi en lumière une question très importante. Il sagissait de la diversification des méthodes de financement et de lutilisation de contrats essentiels, qui sont les unes et les autres très importantes pour lindustrie du cinéma.
Le projet comportait aussi un aspect innovant. Il prévoyait une formation en ligne qui bénéficierait non seulement aux pays africains mais aussi à dautres pays dans le monde. À ce titre la délégation a recommandé que le projet soit adopté par le CDIP.
La délégation du Sénégal a avalisé la déclaration faite par la délégation de lÉgypte au nom du groupe des pays africains. La délégation soutenait le projet présenté par la délégation du Burkina Faso, quelle a accueilli avec faveur. Le projet arrivait à son heure car il concernait le secteur de laudiovisuel qui présente un grand potentiel en Afrique malgré le manque de financement. Le projet avait été présenté dune façon structurée et tenait compte de tous les aspects de lindustrie de laudiovisuel en Afrique. Le projet pilote serait lancé à petite échelle. Le budget requis pour son adoption pouvait être supporté. Le projet contribuait à améliorer lassistance technique de lOMPI en relation avec le développement du secteur de laudiovisuel. Il offrait également une approche équilibrée du suivi des transactions relatives à la propriété intellectuelle dans le secteur de laudiovisuel. De notoriété publique cétait un secteur très prometteur pour lAfrique. Le projet contribuerait certainement aux efforts en cours dans les pays africains car il visait à développer un cadre durable pour le secteur audiovisuel et à accroître les flux de recettes. Cest pourquoi la délégation soutenait pleinement le projet et espérait quil serait adopté par le comité.
La délégation de lAlgérie, parlant au nom du groupe du Plan daction pour le développement, soutenait pleinement le projet présenté par la délégation du Burkina Faso car il permettrait la mise en uvre des recommandations nos 1, 2, 4, 10 et 11 du Plan daction pour le développement ainsi que le renforcement des capacités dans les pays africains et les pays en développement dune façon générale. Cela était dune grande importance pour tous les pays qui souhaitaient renforcer et développer leur secteur audiovisuel pour encourager le développement.
La délégation du Maroc a avalisé la déclaration faite par la délégation de lÉgypte au nom du groupe des pays africains et secondait de même tout ce qui avait été dit par dautres délégations sur le projet. Ce projet pilote innovant était très important et intéressant. Cétait lun des meilleurs projets proposés depuis létablissement du comité car il provenait de professionnels et tenait compte des réalités du terrain. Il reflétait les besoins réels, les besoins fondamentaux du développement culturel, non seulement de lAfrique mais de tous les pays en développement. Si le projet réussissait à résoudre certains des problèmes de financement, de distribution et de protection, ce serait une avancée considérable sur le plan du développement culturel. Cest pourquoi la délégation soutenait résolument le projet. Pour conclure, la délégation a remercié la délégation du Burkina Faso davoir élaboré un projet innovant et absolument vital pour le développement culturel.
La délégation de lAfrique du Sud sest alignée sur les positions énoncées par les délégations de lÉgypte et de lAlgérie au nom du groupe des pays africains et du groupe du Plan daction pour le développement, respectivement. La délégation a observé que la plupart des projets du Plan daction pour le développement avaient été initiés par le Secrétariat alors même quil avait souvent été dit que le Plan daction pour le développement devrait être un processus impulsé par les États membres. Conformément à ce principe, la délégation accueillait avec satisfaction et encourageait les efforts faits par les États membres pour proposer des projets pour le Plan daction pour le développement. Elle a rappelé quen 2009, la délégation de lÉgypte avait soumis un projet de coopération SudSud. Il était ultérieurement devenu une proposition du groupe des pays africains et avait été adopté par le comité lannée précédente en vue dune mise en uvre cette année. À ce propos, la délégation félicitait la délégation du Burkina Faso davoir proposé un projet visant à étoffer le secteur de laudiovisuel en Afrique. Le Burkina Faso était le second pays africain à le faire. Cette proposition viendrait compléter la mise en uvre du projet de traité sur la protection des interprétations audiovisuelles qui devait être négocié à Beijing en juin 2012. La délégation accordait tout son appui à ladoption du projet au cours de la session en cours. Comme la proposition avait été soumise initialement pendant la huitième session du CDIP, les États membres avaient disposé dun délai suffisant pour étudier la proposition.
La délégation de la Guinée a félicité la délégation du Burkina Faso pour leur présentation et en particulier, pour leur proposition qui visait à renforcer et à développer le secteur de laudiovisuel au Burkina Faso et dans certains pays africains. Les préoccupations exprimées par le Burkina Faso concordaient avec celles de leur propre pays. Cest pourquoi la délégation considérait avec satisfaction les objectifs du projet, en particulier le renforcement des capacités humaines et institutionnelles. La délégation soutenait vigoureusement le projet et invitait les autres délégations à faire de même afin daider les pays africains à renforcer et à développer leurs secteurs audiovisuels.
La délégation du Congo a observé que le projet était bien placé pour renforcer et développer le secteur de laudiovisuel du Burkina Faso et de certains pays africains. Le projet avait été soumis par le Burkina Faso. La déclaration préliminaire faite par la délégation du Burkina Faso avait permis à la délégation de noter la nature innovante du projet. La délégation a félicité la délégation du Burkina Faso davoir identifié les préoccupations du secteur audiovisuel. Le projet aiderait à encourager la créativité et à consolider le secteur audiovisuel. Il tenait aussi compte des capacités technologiques des pays. En qualité de pays organisateur du Festival panafricain de musique, la délégation soutenait pleinement le projet et espérait quil serait adopté par le comité pendant la session en cours.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique, parlant au nom du groupe B, a remercié la délégation du Burkina Faso pour le projet visant à renforcer et à développer le secteur audiovisuel du Burkina Faso et de certains pays africains contenu dans le document CDIP/9/13. Le groupe avait trouvé le projet extrêmement intéressant et appuyait pleinement son adoption. Le groupe a estimé que cette initiative était exactement le type de projet qui devrait former la base des activités du CDIP sur la manière dutiliser la propriété intellectuelle aux fins du développement.
La délégation de la Tunisie a noté limportance du projet pour le Burkina Faso et pour lensemble du continent africain. La délégation sest associée à la déclaration faite par les délégations de lÉgypte et de lAlgérie au nom du groupe des pays africains et du groupe du Plan daction pour le développement, respectivement. La délégation soutenait et approuvait le projet.
La délégation du Danemark, parlant au nom de lUnion européenne et de ses États membres, a trouvé intéressant et prometteur le projet de renforcement et de développement du secteur audiovisuel du Burkina Faso et de certains pays africains contenu dans le document CDIP/9/13. À cet égard, lUnion européenne et ses États membres exprimaient leurs remerciements aux organisateurs de la réunion particulière du mardi pour leur excellent exposé du problème. Ils nignoraient pas les difficultés que connaissait le secteur de laudiovisuel africain. LUnion européenne et ses États membres soutenaient en conséquence les objectifs du projet visant à accroître lutilisation du régime de la propriété intellectuelle dans le financement, la production et la distribution des uvres audiovisuelles et à faire progresser le développement dun cadre efficace et équilibré ainsi que linfrastructure nécessaires à lexercice et à la gestion des transactions de droits de propriété intellectuelle dans le secteur de laudiovisuel. LUnion européenne et ses États membres considéraient que le projet avait la possibilité daider le secteur de laudiovisuel de plusieurs pays dAfrique et que le principal groupe de bénéficiaires ciblé pourraient bénéficier du projet. Ils espéraient en particulier que le développement dun programme denseignement à distance sur le droit dauteur et les droits connexes pour lindustrie de laudiovisuel serait également utile à dautres pays qui nétaient pas directement concernés par le projet. Si le projet était adopté, lUnion européenne et ses États membres désiraient vivement savoir quels seraient les deux autres pays africains qui feraient partie du projet.
La délégation du Japon sest associée à la déclaration faite par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique au nom du groupe B. La proposition du Burkina Faso avait favorablement impressionné la délégation. Elle appréciait hautement son objectif dencourager la productivité au moyen du renforcement de la propriété intellectuelle. En mars 2012, un séminaire sousrégional sur les droits de la propriété intellectuelle sétait tenu au Burkina Faso. Le séminaire était soutenu par le Fonds fiduciaire du Japon (FIT) pour lAfrique et les PMA. La délégation comprenait quen qualité de pays hôte, le Burkina Faso avait grandement contribué à la réussite du séminaire. La délégation espérait que le projet proposé dans le document CDIP/9/13 réussirait tout aussi bien et contribuerait au développement de certains pays africains, y compris le Burkina Faso. En conclusion, la délégation a réaffirmé que le Japon souhaitait faire mieux percevoir lintérêt de la propriété intellectuelle par diverses activités et un dialogue continu avec les pays en développement et les PMA.
La délégation du Togo soutenait la déclaration faite par la délégation de lÉgypte au nom du groupe des pays africains. La délégation appuyait le projet proposé par la délégation du Burkina Faso. Il sagissait dun projet innovant. La délégation adressait ses félicitations à la délégation du Burkina Faso et soutenait ladoption du projet.
La délégation de la Chine a remercié la délégation du Burkina Faso pour son exposé du projet. La délégation soutenait pleinement le projet. La mise en uvre du projet devrait aider le Burkina Faso et dautres pays africains à promouvoir le développement de la propriété intellectuelle.
La délégation de la TrinitéetTobago a remercié la délégation du Burkina Faso pour la présentation et lexposé de leur projet sur le renforcement et le développement du secteur de laudiovisuel au Burkina Faso et dans certains pays africains contenu dans le document CDIP/9/13. La délégation avait trouvé la proposition très intéressante et la soutiendrait. Le projet pilote et ses résultats seraient bénéfiques non seulement pour lAfrique mais aussi pour de nombreux autres pays en développement, notamment la TrinitéetTobago et lensemble de la région caraïbe. Le projet allait promouvoir lexploitation juridique, commerciale, culturelle et économique de la propriété intellectuelle sur le continent africain. Cela était conforme à la recommandation n° 2 du Plan daction pour le développement. La proposition était semblable à un projet qui avait été entrepris au début des années 90 à la TrinitéetTobago. Ce projet concernait la modernisation de loffice de la propriété intellectuelle à Port of Spain et avait été une réussite car il avait créé une très solide fondation pour le succès futur de loffice de la propriété intellectuelle. La délégation recommandait cette approche du développement, en particulier si elle devait aboutir à la modernisation des régimes de propriété intellectuelle au Burkina Faso et dans les autres pays africains participant au projet pilote.
La délégation de la Suisse a remercié la délégation du Burkina Faso pour leur présentation du projet concernant le renforcement et le développement du secteur de laudiovisuel au Burkina Faso et dans certains pays africains contenu dans le document CDIP/9/13. Ainsi que lavaient déclaré dautres délégations, il était bon que les États membres prennent linitiative de présenter des projets répondant à des besoins spécifiques et qui visaient à utiliser la propriété intellectuelle aux fins du développement. Cétait là le but originel du Plan daction pour le développement. La délégation remerciait également la délégation du Burkina Faso davoir organisé une réunion de mise au courant à lintention des délégations pour leur permettre de mieux comprendre les détails du projet et son objectif final. Cela avait aussi fourni loccasion de poser des questions et de demander des éclaircissements sur des points précis. La proposition comportait certains éléments très utiles pour la réalisation de ses objectifs. Grâce aux informations fournies pendant la réunion dinformation et lexposé, la délégation pouvait appuyer le projet. La délégation a mis en lumière certains aspects du projet qui étaient importants pour sa mise en uvre. Il était utile que le projet soit développé sous forme de projet pilote comprenant le Burkina Faso et deux autres pays africains. La mise en uvre du projet pilote permettrait au comité de gagner une expérience et une information utiles en vue dune éventuelle extension du projet à dautres pays. Afin datteindre ces objectifs, il importait de sélectionner des pays dotés de secteurs audiovisuels comparables à celui du Burkina Faso. Il importait également que les deux autres pays sélectionnés appartiennent à la même région géographique afin de profiter de synergies et demployer les ressources efficacement. La préparation dune étude exploratoire était incluse dans le cadre de lactivité 1 dans le document. Cela permettrait au comité de se faire une idée précise de la situation présente et des besoins spécifiques des trois pays bénéficiaires. Cette information servirait à cibler des activités qui répondraient effectivement à ces besoins. Le développement dun programme denseignement qui pourrait être intégré aux programmes de lAcadémie de lOMPI assurerait la viabilité du projet. Étant donné les ressources limitées du projet, il était très important que les participants aux ateliers soient directement impliqués dans le secteur de laudiovisuel. Il importait également que les participants soient dun niveau comparable afin quils puissent comprendre les difficultés et prendre part aux discussions techniques. Il était donc très important que les participants se préparent à ces ateliers en suivant le programme denseignement à distance de lAcadémie de lOMPI. La délégation était convaincue que le projet contribuerait effectivement à renforcer les régimes de la propriété intellectuelle afin de permettre le développement des marchés audiovisuels en Afrique et dans les pays en développement.
La délégation du Nigeria sest jointe à la délégation de lÉgypte et aux autres délégations pour soutenir le projet proposé par la délégation du Burkina Faso. Il serait certainement profitable à de nombreux pays africains. Cétait un projet louable et la délégation espérait quil serait examiné avec faveur par les autres délégations.
La délégation de Djibouti a avalisé les déclarations faites par les délégations de lÉgypte et de lAlgérie au nom du groupe des pays africains et du groupe du Plan daction pour le développement, respectivement. La délégation a remercié la délégation du Burkina Faso davoir présenté cette proposition, qui était conforme aux principes du Plan daction pour le développement et concrétisait le lien entre la propriété intellectuelle et le développement. La délégation recommandait par conséquent ladoption du projet par le comité.
La délégation de Russie a remercié la délégation du Burkina Faso pour leur très intéressant document et projet visant à renforcer et à développer le secteur de laudiovisuel au Burkina Faso et dans certains pays africains. Le projet contenait des propositions très précises et intéressantes. Cest pourquoi la délégation soutenait le projet. La délégation espérait quil serait mis en uvre avec succès car lexpérience que ce projet apporterait pourrait ensuite être très utile à dautres pays intéressés.
La délégation de la France partageait les opinions exprimées par les délégations du Danemark et des ÉtatsUnis dAmérique au nom de lUnion européenne et du groupe B, respectivement. La délégation appuyait la proposition de la délégation du Burkina Faso, qui était clairement conforme à la philosophie du comité consistant à placer la propriété intellectuelle au service du développement.
La délégation de lAustralie a remercié la délégation du Burkina Faso pour son initiative et sest jointe aux autres membres du groupe B à lappui au projet. De concert avec la délégation de lAfrique du Sud, la délégation se réjouissait de ce que le projet était dû à linitiative dun État membre. Cétait un projet pragmatique susceptible daboutir, bien conduit, à des réalisations tangibles. La délégation attendait avec intérêt la mise en route du projet.
La délégation du Brésil a remercié la délégation du Burkina Faso pour son exposé. La délégation soutenait pleinement lapprobation du projet. Cétait un projet très intéressant. Il était aligné sur les recommandations nos 1, 2, 4, 10 et 11 du Plan daction pour le développement. Le Burkina Faso et dautres pays subsahariens possédaient des secteurs audiovisuels naissants. Le projet viendrait renforcer leurs secteurs audiovisuels en investissant dans la formation et le développement professionnel ainsi quen renforçant les capacités institutionnelles. Les commentaires de la délégation sur le document portaient sur la section 3 concernant le suivi et lévaluation. Ces éléments étaient importants pour la réussite et la viabilité des initiatives. La délégation encourageait des évaluations à moyen et à long terme des projets de cette nature afin de mesurer leur viabilité dans le temps. À cette fin, les experts participant au projet devraient avoir lexpérience des politiques orientées vers le développement. Les résultats pourraient servir de référence pour des initiatives similaires que la délégation espérait voir à lavenir.
La délégation du Kenya sest associée à la déclaration faite par la délégation de lÉgypte au nom du groupe des pays africains. La délégation a également adressé ses félicitations à la délégation du Burkina Faso pour un projet bien conçu. La délégation a remercié les délégations pour leur soutien sans faille au projet.
La délégation du Botswana sest alignée sur la déclaration faite par la délégation de lÉgypte au nom du groupe des pays africains. La délégation appuyait pleinement le projet proposé par la délégation du Burkina Faso.
Le représentant du TWN a trouvé le document très intéressant relativement au secteur audiovisuel. Ainsi que lavait déclaré la délégation du Brésil, une composante de suivi et dévaluation plus importante serait bénéfique au projet. Il navait pas été précisé si lévaluation externe était comprise dans le suivi et lévaluation du projet. Le comité avait bénéficié des évaluations externes de divers autres projets. Il serait très utile dinclure une évaluation externe, en particulier pour déterminer si lesprit du Plan daction pour le développement et les exigences des recommandations citées dans le document avaient été suivis.
La Viceprésidente a invité le Secrétariat à répondre aux commentaires qui avaient été émis.
Le Secrétariat (Mme Carole Croella) a remercié les délégations de leur soutien envers le projet. Le Secrétariat avait pris note des commentaires et des suggestions qui avaient été émis. En ce qui concerne la sélection des pays, la disponibilité du groupe des pays africains pour le processus de sélection avait été dûment notée. Le Secrétariat avait également pris note de la suggestion faite au sujet de la nécessité pour les pays bénéficiaires et les bénéficiaires du projet davoir une certaine expérience dans le domaine du droit dauteur et de la propriété intellectuelle en général. Cétait une très bonne suggestion. Le Secrétariat avait aussi pris note des très utiles commentaires faits par la délégation du Brésil et par le représentant du TWN au sujet de la composante dévaluation du projet. Le Secrétariat a toutefois tenu à rappeler quune évaluation indépendante était comprise dans le projet.
La Viceprésidente a remercié le Secrétariat pour sa réponse. La Viceprésidente a déclaré quil était évident que le projet avait été adopté par le comité et quelle était sûre que cétait là une très bonne nouvelle pour la délégation du Burkina Faso.
La délégation du Burkina Faso a remercié les délégations et a assuré au comité que son gouvernement ferait tout ce qui serait en son pouvoir pour assurer la réussite du projet. La délégation a remercié les délégations pour leur appui et leurs suggestions, qui avaient enrichi le projet. La délégation a aussi remercié le Secrétariat pour son travail. La délégation a noté que le Secrétariat prendrait part au projet pendant toute la durée de sa mise en uvre.
Point 7 de lordre du jour : suivi, évaluation et examen de la mise en uvre de toutes les recommandations du Plan daction pour le développement et rapport sur cette mise en uvre et examen du rapport du Directeur général sur la mise en uvre du Plan daction pour le développement (suite)
Examen du document CDIP/9/7 Rapport dévaluation externe et indépendant concernant le projet relatif à la propriété intellectuelle et au domaine public
Le président croyait savoir que la délégation de lAllemagne désirait prononcer une déclaration de portée générale sur les évaluations.
La délégation de lAllemagne a observé que, outre les six rapports dévaluation en cours dexamen par le comité, un septième rapport était également disponible. Il concernait une évaluation menée par lIAOD concernant lassistance technique fournie par lOMPI au Kenya. Cétait la première fois que lIAOD entreprenait une évaluation de cette nature. Le rapport avait été achevé dans le courant de lannée et navait pas été communiqué aux États membres. Le travail de lIAOD nétait pas aisément accessible aux États membres. Les délégués ne pouvaient consulter le rapport que dans le bureau du directeur de lIAOD. Il nétait pas permis den faire copie. La délégation a rappelé que cette question avait été soulevée lannée précédente au PBC et pendant lassemblée générale. Aucune décision navait été prise et il ny avait eu aucun suivi. La délégation désirait que lIAOD précise si le rapport dévaluation pour le Kenya présentait un quelconque intérêt pour le comité. La délégation pensait que cétait le cas, du moins en ce qui concernait la coordination interne, car il portait sur lassistance technique fournie par les différents secteurs de lOMPI. Pour cette raison, la délégation souhaitait que lIAOD fournisse davantage dinformations sur ce rapport et rende le rapport accessible aux États membres par lintermédiaire du comité, sans quil soit besoin de se rendre au bureau du directeur de lIAOD. Toutefois cela ne réglerait que le cas du rapport sur le Kenya. Le comité navait toujours pas abordé la question générale de la facilitation de laccès des États membres. La règle qui imposait aux délégations de se rendre au bureau du directeur de lIAOD pour pouvoir accéder à ces rapports devait être changée. À ce propos, la délégation désirait savoir si le Secrétariat préparait quelque chose sur ce sujet pour la prochaine assemblée générale. Il fallait changer la pratique actuelle et mettre le rapport sur le Kenya à la disposition du comité.
Le Secrétariat ne pouvait fournir de réponse définitive car le rapport avait été préparé par lIAOD. Le Secrétariat devait sinformer pleinement avant de prendre quelque engagement que ce soit. Il croyait savoir toutefois que le document serait mis à disposition sur le site de lOMPI sur la Toile mondiale et serait accessible par tous. Lorsque cette question avait été débattue par le groupe de travail ad hoc, le Secrétariat avait tenté dobtenir davantage dinformations. Il croyait savoir que le rapport serait bientôt disponible. Toutefois le Secrétariat avait pris note de lobservation faite par la délégation de lAllemagne et celle-ci serait communiquée à lIAOD et aux autres parties responsables de la communication du rapport aux États membres.
La délégation de lAllemagne a réaffirmé quelle souhaitait également savoir, car cela ne réglerait que le cas du rapport sur le Kenya, si le Secrétariat préparait quelque chose pour la prochaine assemblée générale concernant la modification de ladite règle. La délégation avait conscience de ce que les investigations de lIAOD étaient confidentielles. Cependant cela ne concernait que les audits dévaluation. Selon le directeur de lIAOD, dans le courant de lannée, seuls deux à trois pays étaient venus consulter ces rapports dans son bureau. La délégation se demandait donc sil convenait de dépenser de largent pour ces évaluations si les rapports nétaient pas lus.
Le Secrétariat a déclaré que lIAOD était un mécanisme daudit et de supervision indépendant. De ce fait il pouvait être difficile pour la division de la coordination du Plan daction pour le développement, ou dailleurs pour qui que ce soit dautre, dimposer quoi que ce soit à lIAOD, qui rendait compte à sa propre hiérarchie. Cest pourquoi il avait été déclaré que lobservation faite par la délégation de lAllemagne serait communiquée à lIAOD afin de faire bien comprendre à la division que les États membres souhaitaient pouvoir consulter tous les rapports quelle produisait. Le Secrétariat demanderait également à lIAOD de répondre avec tous les renseignements nécessaires.
Le président a remercié le Secrétariat de sa réponse et a ouvert les délibérations relatives à lévaluation externe du projet sur la propriété intellectuelle et le domaine public. Il a invité lévaluateur externe, M. Musungu, à présenter lévaluation.
M. Musungu a remercié le Secrétariat, en particulier la Division de la coordination du Plan daction pour le développement, le chef de projet et tous ceux qui avaient apporté leur appui dans le cadre de lévaluation. Le rapport dévaluation était contenu dans le document CDIP/9/7. Il était disponible depuis près de deux mois. M. Musungu a présenté un aperçu des constatations et des conclusions de lévaluation. Lobjectif de cette évaluation était double. Elle était destinée à fournir loccasion aux États membres, au Secrétariat et aux autres parties prenantes de lOMPI de tirer les enseignements des expériences de mise en uvre de projets afin daméliorer la conception et lexécution des activités à venir dans ce domaine. Elle visait aussi à fournir des constatations factuelles pour informer la prise de décision au CDIP. Le rapport présentait des détails sur la méthodologie de lévaluation ainsi que ses principales constatations et conclusions. Il comportait aussi quatre appendices contenant des renseignements additionnels, notamment le questionnaire qui avait servi à la collecte des données. Un tableau, qui résume dans quelle mesure le projet avait pu réaliser ses objectifs, avait été inclus à lappendice 1 du rapport. Le premier objectif du projet était de faire mieux comprendre la définition du domaine public et daccroître la disponibilité doutils pour recenser les objets tombés dans le domaine public. Quatre indicateurs de réalisation ou de résultats ont été utilisés pour déterminer si cet objectif avait été atteint. Ceux-ci étaient basés sur le descriptif du projet. Le premier indicateur était le niveau des discussions au sein du CDIP sur la propriété intellectuelle et le domaine public. Sur la base de lévaluation et des commentaires des répondants, il avait été conclu que la question de la propriété intellectuelle et du domaine public avait reçu une attention croissante au sein du CDIP ainsi que dans dautres comités de lOMPI. Cela suggérait une meilleure connaissance du sujet ou au minimum lexistence de débats sur la question. Le deuxième indicateur était le nombre de décideurs qui avaient participé aux réunions du projet. Pour ce projet, il y avait eu une manifestation principale. Il sagissait de la conférence sur la documentation du droit dauteur. Cent quarante-huit des États membres et dautres parties prenantes de lOMPI avaient participé à cette réunion. La teneur des commentaires reçus au cours de réunions précédentes du comité et pendant lévaluation était que les États membres et les autres parties prenantes avaient trouvé la réunion utile. Le troisième indicateur était le niveau dutilisation des études et enquêtes entreprises dans le cadre du projet. Cet indicateur navait pas été évalué car les données nétaient pas disponibles. Cela était dû en partie à ce que certaines des études navaient pas été achevées au moment de lévaluation. En ce qui concernait le niveau de satisfaction des participants à la réunion sur la documentation du droit dauteur, 77,8% des participants à lentretien ou des répondants au questionnaire avaient été satisfaits de la conférence. Ce pourcentage était considérable. Le deuxième objectif du projet consistait à développer de nouveaux outils ou principes directeurs sur la base des constatations des études relatives au domaine public. Le principal indicateur utilisé à cette fin était le nombre de principes directeurs ou de recommandations développés aux niveaux international, régional ou national. En ce qui concernait cet objectif, aucun résultat navait été identifié. Lévaluateur navait pu identifier aucun outil ou principe directeur qui ait été développé dans le cadre du projet ou qui lui soit attribuable. Cet objectif du projet navait donc pas été atteint. Le troisième objectif consistait à fournir de réelles possibilités déchanger des données dexpérience nationales et régionales sur la propriété intellectuelle et le domaine public. Les deux principaux indicateurs à cette fin étaient le nombre de participants à la conférence sur la documentation du droit dauteur et le niveau des réponses aux enquêtes effectuées dans le cadre du projet. Ainsi quil a été indiqué précédemment, près de 150 personnes avaient participé à la conférence sur la documentation du droit dauteur. Les enquêtes étaient importantes car elles fournissaient aux États membres des informations pour comprendre comment les choses se passaient ailleurs. Quatrevingts États membres avaient répondu à la seconde enquête sur les systèmes denregistrement et de dépôt du droit dauteur. Cela représentait environ 43,2% de leffectif des membres de lOMPI. Bien quil soit inférieur à 50%, ce chiffre était considérable et on pouvait donc dire que le projet avait offert la possibilité déchanger des informations. Le quatrième objectif concernait les travaux en cours sur les questions de la propriété intellectuelle et du domaine public à lOMPI et dans les États membres. Le premier indicateur sur ce point était laugmentation de la demande danalyse ou dassistance technique concernant la propriété intellectuelle et le domaine public, sur la base des opinions des parties prenantes. 66,7% des participants aux entretiens ou des répondants au questionnaire prévoyaient un besoin croissant à lavenir de travaux sur la propriété intellectuelle et le domaine public. Lautre indicateur était le taux dutilisation des études, sur la base des téléchargements effectués ou du nombre dexemplaires demandés. Cet indicateur navait pas été évalué, faute de données. En ce qui concernait les conclusions de lévaluation, un résumé avait été incorporé dans le résumé analytique du rapport. Quant à la conception et à la gestion du projet, lévaluation avait conclu que le projet, notamment la structure et le contenu du descriptif initial du projet ainsi que le cadre de suivi et dévaluation, avaient été relativement bien conçus. Le descriptif du projet était suffisant du point de vue des orientations données et offrait un cadre raisonnable aux discussions sur les progrès au sein du CDIP et pour lévaluation. Les constatations montraient également que le délai de mise en uvre du projet devrait être prolongé, probablement à trois ans, et que les études et enquêtes gagneraient à être davantage orientées vers la pratique afin de permettre aux États membres de prendre des décisions concrètes. Ainsi quil a été dit plus haut, certaines des études ou des activités nétaient pas encore achevées au moment de lévaluation, bien que celle-ci ait été destinée à être une évaluation de clôture du projet. Enfin, sur la base des commentaires reçus ainsi que des informations et des documents examinés, la conclusion était que le projet avait été fort bien géré sur le plan de la planification et de lexécution des activités ainsi quen ce qui concerne lutilisation des ressources et la coordination interne au sein du Secrétariat. Diverses divisions de lOMPI avaient participé au projet. Elles sétaient très bien coordonnées entre elles pour mener à bien la mise en uvre du projet. Bien que dautres évaluations aient produit un éventail de recommandations, lévaluateur avait décidé de ne fournir aucune recommandation précise à lavenir parce que les constatations et les conclusions parlaient delles-mêmes. Ces décisions étaient laissées à lappréciation du comité. Toutefois, comme il sagissait dune des premières évaluations entreprises sur un projet du Plan daction pour le développement, le rapport comportait des recommandations relatives au processus dévaluation de ce projet et plus généralement des projets du Plan daction pour le développement. La pratique de létablissement dun cadre dévaluation intégré aux projets était une bonne chose et il convenait de la poursuivre. Cela pouvait aider le comité ainsi que lensemble des parties prenantes à comprendre comment les choses sétaient passées au cours de la mise en uvre dun projet et à en évaluer les résultats. Cependant, comme indiqué précédemment, certains travaux nétaient pas achevés au moment de lévaluation. Ce nétait la faute de personne en particulier. Il était donc suggéré, pour ce type de projet, de ne procéder à lévaluation indépendante externe quaprès que toutes les activités aient été achevées et que le Secrétariat ait préparé un rapport de fin de projet ainsi quun rapport dauto-évaluation. Il était recommandé, pour les projets dune durée maximale de deux ans, de ne procéder quà une autoévaluation en fin de projet. Après examen du rapport dauto-évaluation par le comité, il serait possible de décider si une évaluation indépendante externe était justifiée. Cette approche était plus réaliste. Elle était aussi susceptible de produire de meilleurs résultats et permettrait déviter des situations où lévaluation indépendante externe ne pouvait évaluer pleinement les résultats ni la qualité des réalisations. Les exercices dautoévaluation qui avaient été menés dans le cadre du projet pour la sixième et la huitième sessions du CDIP étaient essentiellement des rapports davancement. Les rapports davancement ne sont pas des évaluations.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a remercié M. Musungu pour sa préparation de lévaluation indépendante du projet sur la propriété intellectuelle et le domaine public. La délégation pouvait affirmer avec satisfaction quelle se trouvait en accord avec les conclusions du rapport. Elle faisait référence aux quatre conclusions relatives aux résultats des projets contenues dans le résumé analytique, à la page 3 du rapport. La première conclusion était que le projet avait contribué à faire mieux connaître les aspects et les outils de la propriété intellectuelle et du domaine public. La troisième conclusion était quil avait fourni de réelles possibilités déchange de données dexpérience nationales et régionales. En ce qui concerne le développement de nouveaux outils et principes directeurs pour accéder aux objets du domaine public analysés dans le cadre de la deuxième conclusion, la délégation notait que bien que 60% des répondants aient paru insatisfaits de la qualité des réalisations relatives à cet élément, lopinion de la délégation était que le rapport lui-même offrait la perspective nécessaire. Le rapport stipulait à la page 12, létude exploratoire et le travail denquête doivent dabord être achevés, débattus et compris avant que les activités de développement doutils puissent commencer. Faire débuter les travaux sur les outils et les principes directeurs en même temps que sur lanalyse fondamentale des aspects du domaine public avait été une erreur. En outre, le rapport montrait clairement que plus de 70% des répondants reconnaissaient que le projet avait réussi à identifier des outils disponibles pour recenser des objets du domaine public. En ce qui concerne le quatrième élément, concernant un élan nouveau et un intérêt accru pour les questions de la propriété intellectuelle et du domaine public, la délégation était convaincue que les besoins croissants de travaux supplémentaires dans ce domaine étaient déjà pris en compte avec lexamen par le comité des recommandations de létude exploratoire sur le droit dauteur. Quant à la méthode, la délégation a indiqué être globalement daccord avec la recommandation de létude qui stipule que pour les projets dune durée maximale de deux ans, il convenait de ne procéder quà une auto-évaluation en clôture du projet. Une fois lautoévaluation examinée par le comité, il serait alors possible de décider si une évaluation indépendante externe était justifiée. Ce modèle dexamen externe paraissait très prometteur, au moins pour de nombreux projets. Il permettrait déviter la situation qui sétait produite dans le cas présent où, du fait que certains des éléments du projet navaient pas été menés à terme, une évaluation complète navait pas été possible.
La délégation de lÉgypte, parlant au nom du groupe des pays africains, a remercié M. Musungu pour son excellent rapport. Le groupe était satisfait de la qualité de lévaluation. Elle répondait aux attentes du groupe et avait fourni de nombreux résultats et recommandations de valeur. Le rapport précisait quaucun outil ou principe directeur navait été élaboré pour accroître laccès aux objets qui étaient tombés dans le domaine public. Le groupe estimait par conséquent quun des objectifs essentiels du projet navait pas été atteint. Des travaux additionnels étaient donc requis dans ce domaine. Il a demandé à lévaluateur de suggérer les travaux de fond additionnels quil pouvait recommander à titre de mesures de suivi de lévaluation et de fournir un calendrier précis pour ces travaux de suivi. Le groupe a rappelé quil encourageait la pratique de la conduite dévaluations externes. Il a aussi affirmé la nécessité dun domaine public riche et accessible qui nempiète pas sur lhéritage culturel des États membres.
La délégation de lAfrique du Sud a exprimé son soutien à la déclaration faite par la délégation de lÉgypte au nom du groupe des pays africains. La délégation a remercié M. Musungu pour son rapport dévaluation. Elle a noté que lévaluation avait été conduite alors que le projet était encore en cours. Lévaluateur venait den informer le comité et cela était également indiqué dans le rapport. Lévaluation avait toutefois offert un aperçu sur les composantes du projet qui avaient déjà été mises en uvre. Tout en observant que le rapport ne proposait aucune recommandation relative à des activités futures, la délégation avait identifié dans le rapport des constatations quelle pouvait avaliser sans réserve. Il sagissait de la nécessité de prévoir des délais raisonnables pour lexécution des projets. Cette observation était dapplication générale car le comité avait examiné de nombreuses autres évaluations où les délais impartis à la mise en uvre complète des projets et à leur évaluation étaient insuffisants. Le rapport constatait également que les études devraient avoir une orientation plus pratique afin que les États membres puissent prendre des décisions concrètes. La délégation estimait que le rapport avait rempli cette obligation. Les études avaient été plutôt utiles jusquici en fournissant au comité une gamme de travaux envisageables pour lavenir. Par exemple létude exploratoire sur le droit dauteur et les droits connexes et le domaine public préparée par Mme Dusollier contenait des recommandations qui pourraient éventuellement être traduites en projets susceptibles dêtre poursuivis par le comité à lavenir. Il avait aussi été constaté un besoin croissant de travaux additionnels sur les questions relatives à la propriété intellectuelle et au domaine public aussi bien au niveau de lOMPI quau sein des États membres, particulièrement les pays en développement et les pays les moins avancés (PMA). De plus, comme ce projet était le premier de ce type, les différentes composantes du projet pourraient être traitées séparément à lavenir. La délégation soutenait cette possibilité. Cependant la constatation la plus frappante était quun objectif essentiel du projet navait pas été atteint. Il sagissait du développement de nouveaux outils et principes directeurs susceptibles de servir à accroître laccès aux objets qui étaient tombés dans le domaine public ou à préserver les savoirs qui étaient tombés dans le domaine public. Il importait de poursuivre les travaux dans ce domaine afin datteindre cet objectif. La délégation avait pris note de ce que lévaluateur ne proposait pas de recommandations concernant les travaux à venir et avait déclaré que les décisions sur ce point étaient laissées à lappréciation des États membres. La délégation souhaitait néanmoins que lévaluateur informe le comité de ce qui pouvait être entrepris pour réaliser cet important objectif. Limpression générale de la délégation était que le comité devait continuer duvrer en vue de la pleine application des recommandations nos 16 et 20 du Plan daction pour le développement. La délégation prenait note de ce quune recommandation avait été faite concernant la procédure dévaluation. Elle estimait que le système actuel devait être maintenu. Il devait également tenir compte de ce que lévaluation avait mis en lumière, et prévoir des délais raisonnables pour la mise en uvre des projets. Il fallait que lévaluation externe devienne obligatoire. Il ne convenait pas quelle soit facultative. La délégation soutenait la pratique actuelle à laquelle il était possible dintégrer le contenu des recommandations de manière à ce que les projets puissent être convenablement mis en uvre et lévaluation effectuée, au besoin.
La délégation du Brésil a accueilli avec satisfaction le rapport dévaluation externe et sa présentation par M. Musungu. La délégation sassociait aux vues exprimées par la délégation de lÉgypte au nom du groupe des pays africains et par la délégation de lAfrique du Sud. Ce projet concernait les recommandations nos 16 et 20 du Plan daction pour le développement. Le projet était décrit dans le document CDIP/4/3 Rev.1. Il couvrait le droit dauteur et les droits connexes, les marques et les brevets. Le document CDIP/9/INF/5 couvrait le droit des marques et serait présenté pendant la présente session du comité. Lévaluateur externe avait réparti ses conclusions en deux catégories, la conception du projet et les résultats du projet. En ce qui concernait la conception du projet, le rapport affirmait que la période de mise en uvre du projet devait être prolongée. Relativement aux résultats du projet, lévaluation externe avait conclu que le projet navait pas abouti au développement de nouveaux outils ou principes directeurs susceptibles de servir à accroître laccès aux objets qui étaient tombés dans le domaine public ou à préserver ces objets. La délégation avait aussi pris note de lobservation de lévaluateur selon laquelle des travaux additionnels étaient nécessaires aux fins daméliorer la compréhension des aspects et des outils de la propriété intellectuelle et du domaine public. Une seule conférence avait été organisée sur la documentation et linfrastructure du droit dauteur. Elle avait recueilli un haut niveau de satisfaction. Il conviendrait dorganiser aussi dautres conférences pour les marques et les brevets. Il était également nécessaire dintégrer le développement desdits outils ou principes directeurs, lun des objectifs essentiels du projet, dans la seconde phase. La délégation désirait savoir comment le Secrétariat envisageait de poursuivre la réalisation des objectifs restants du projet. Enfin, en ce qui concernait le cadre dévaluation, lopinion de la délégation était que tous les projets en activité devraient être soumis à des évaluations externes. Cellesci offraient une connaissance intime du projet qui aidait les États membres à en étudier leffectivité et à décider des initiatives futures.
La délégation de lAllemagne a recommandé la prudence au comité quant au choix des différentes formes dévaluation nécessaires. Des délégations avaient mentionné la nécessité dévaluations externes. Cela devait cependant dépendre de la situation et être soumis à des critères. Il était possible de commencer par une auto-évaluation par le chef de projet. Le premier point de contrôle était le rapport de synthèse de lIAOD sur la validation. Cétait un outil interne pour lexamen des auto-évaluations. Quelques commentaires avaient été communiqués au cours des années récentes sur la qualité des autoévaluations. La délégation attendait des chefs de projet ainsi que de lIAOD, chaque fois quil était procédé à une évaluation externe, quils sinstruisent de cette expérience. Lopinion de la délégation était que les évaluations externes devaient rester exceptionnelles. Sur un plan stratégique, elles pouvaient être utilisées comme une sorte dévaluation pilote, par exemple pour lévaluation initiale dun pays, comme dans le cas de lévaluation du Kenya. Dans ce cas, il pouvait être approprié quun évaluateur externe détermine si lIAOD avait suivi le modèle adéquat. Sil était approuvé, lIAOD pourrait continuer et il ny aurait aucun besoin dune évaluation externe sauf en cas didentification dun besoin additionnel. La pratique ne devait pas consister à demander systématiquement une évaluation externe. Le comité devait se reposer sur des mécanismes internes. Si la structure interne fonctionnait bien, il serait plus aisé à lévaluateur externe deffectuer son travail par la suite. Le Secrétariat devait sinstruire des évaluations externes afin de saméliorer. Cest pourquoi, du point de vue de la délégation, les évaluations externes devaient demeurer une exception.
La délégation de lAlgérie, parlant au nom du groupe du Plan daction pour le développement, a remercié lévaluateur pour son rapport. Lévaluation était extrêmement importante et le groupe avait plusieurs choses à dire à ce sujet. Tout dabord, en ce qui concernait les résultats du projet, le groupe observait quil avait été fait référence à la nécessité dune meilleure définition du domaine public. Des travaux supplémentaires étaient donc nécessaires pour aboutir à une définition plus précise de lexpression domaine public afin didentifier les objets qui faisaient partie du domaine public et de disposer des outils nécessaires à cette fin. Cétait un point très important. Le Secrétariat conviendrait que cela devait être défini dune manière qui ne porte pas préjudice à la protection des savoirs traditionnels. Le groupe avait conscience de ce que certains objets tombaient dans le domaine des savoirs traditionnels, et dautres dans le domaine public. Le groupe était préoccupé par le fait quun des résultats attendus du projet navait pas été obtenu. Il encourageait le Secrétariat à prendre pleinement en compte la recommandation qui avait été faite et à faire tout son possible pour que de nouveaux outils et principes directeurs soient développés et mis à la disposition des États membres. Cela améliorerait leur compréhension du domaine public et aiderait à résoudre les problèmes. Le groupe était très préoccupé de ce que le projet navait pas été en mesure de développer ces outils et principes directeurs. En ce qui concernait la possibilité dinclure une évaluation externe, le groupe était en faveur de maintenir le processus en vigueur. En dautres termes, lévaluation externe indépendante devait être obligatoire. Elle ne devait pas être facultative.
Le représentant de lInstitute for Intellectual Property and Social Justice (IIPSJ) a adressé ses félicitations au président pour son élection. LIIPSJ applaudissait lactivité de lOMPI dans le domaine général de la propriété intellectuelle et du domaine public, et le travail du consultant, M. Musungu, pour son rapport dévaluation du projet contenu dans le document CDIP/9/7. Le domaine public et son importance étaient un domaine très difficile à étudier et à évaluer. LIIPSJ convenait que lévaluation avait démontré quil restait beaucoup plus de travail à faire au sujet de la valeur du domaine public, en particulier concernant linclusion et lautonomie des communautés marginalisées et en développement. LIIPSJ estimait quil était possible de faire progresser les dimensions dinclusion et dautonomie de la justice sociale en encourageant le développement de la protection de la propriété intellectuelle dans ces communautés, sous réserve que la forme de la loi et le champ de la protection tiennent compte des aspects de justice sociale du régime de la propriété intellectuelle, notamment en particulier limpact du domaine public. Bien que le rapport ait montré clairement quil était très difficile de quantifier et dévaluer limportance du domaine public, et de produire les outils nécessaires à cette évaluation, la protection du domaine public pouvait certainement aider au développement des communautés marginalisées en protégeant une des principales sources dont elles disposent pour créer et exploiter de nouvelles uvres. En se développant, les communautés marginalisées contribueraient globalement davantage à lavancement de la culture et de la prospérité matérielle de leurs pays respectifs. Pour conclure, le représentant a remercié le président, le comité et lOMPI pour la possibilité qui lui avait été donnée de prendre part aux débats. LIIPSJ a fait léloge de lOMPI et du comité pour leurs efforts jusquà ce jour pour faire progresser léquilibre, linclusion et lautonomie dans la législation et les régimes dadministration de la propriété intellectuelle du monde entier.
Le président a observé que les États membres avaient dans lensemble soutenu les principales constatations et conclusions qui avaient été faites. Il a invité M. Musungu à répondre aux questions et aux commentaires des délégations.
M. Musungu a remercié les délégations pour leurs commentaires et remarques sur le rapport. En ce qui concernait le fait que le projet navait pas atteint son second objectif et ce qui pouvait être fait à cet égard, comme lindiquait le rapport les activités avaient été mal séquencées, en ceci que la compréhension du problème et le développement des outils devaient seffectuer simultanément. Ce séquencement était incorrect. À présent quun certain travail avait été accompli pour comprendre la question au moyen détudes et denquêtes sur la façon dont les choses se passaient dans les pays, il serait bientôt possible denvisager quels outils pouvaient être développés. Comme indiqué dans le rapport, létude de Mme Dusollier avait été très bien accueillie par le comité. Elle comportait certaines recommandations sur la manière dont des travaux supplémentaires pourraient être entrepris. Cétaient là les domaines que le comité pouvait examiner afin de voir lesquels pouvaient être choisis pour progresser et développer des outils. Sil navait pas fait de recommandations précises relatives aux futurs travaux, cétait en partie parce que certaines des études étaient encore en cours. Ainsi quil était précisé dans le résumé de la matrice dévaluation, il ny avait pas de données disponibles pour évaluer par exemple les études elles-mêmes, et les retours dinformations étaient insuffisants pour déterminer si ces études étaient diffusées. Il était possible de produire des études mais si celles-ci nétaient pas diffusées on ne pouvait pas dire quelles avaient amélioré la compréhension du sujet. Quant à savoir si les évaluations externes devraient être obligatoires ou facultatives, il ne sagissait pas nécessairement déliminer les évaluations externes. Tant du point de vue de la méthode que sur le fond, lexpérience avait montré quil aurait mieux valu débattre de lévaluation externe après que toutes les activités prévues dans le cadre du projet aient été menées à terme. Il avait demandé au Secrétariat un rapport de fin de projet mais cela navait pas été possible car les travaux nétaient pas achevés. Cest pourquoi il avait été suggéré quaprès la préparation par le Secrétariat dun rapport de fin de projet résumant ce qui avait été accompli et la conduite dune auto-évaluation du projet, lévaluateur externe pourrait prendre la suite et apporter ainsi une valeur ajoutée bien plus grande. Cest cela qui était suggéré. Il nétait pas suggéré déliminer les évaluations externes. Quant au commentaire émis par la délégation de lAllemagne, cétait laffaire du Secrétariat. Il ne pouvait faire de commentaire sur ce quil convenait de faire en interne, mais cette suggestion méritait dêtre étudiée.
La délégation de lAfrique du Sud a observé que le Secrétariat navait pas répondu à la question soulevée par la délégation du Brésil relative à la poursuite du projet et de lobjectif qui navait pas été atteint.
Le Secrétariat a reconnu quaucun outil ou principe directeur navait pu être développé dans le cadre du projet. Cet objectif navait pas été atteint. Le Secrétariat partageait lavis de lévaluateur externe sur le séquencement des activités. Il nétait pas possible détudier un problème et de développer simultanément des outils et principes directeurs. Lun des principaux enseignements apportés par la conduite du projet était quil ne fallait pas incorporer dans un même projet plusieurs composantes traitant daspects différents. Les réalisations des composantes concernant le droit dauteur, les brevets et les marques étaient toutes différentes. Une des raisons pour laquelle il navait pas été possible de préparer un rapport de fin de projet était que la composante relative aux marques navait été approuvée quà la seconde session du comité en 2010. Les composantes concernant le droit dauteur et les brevets avaient été approuvées à la fin de la seconde session de 2009. Linclusion de diverses composantes portant sur des thèmes très différents dans un même projet avait rendu la gestion et lexécution du projet très difficile. Cest pourquoi le Secrétariat sassociait pleinement à la recommandation de lévaluateur externe selon laquelle il valait mieux à lavenir établir un projet distinct pour chaque composante. Cela offrirait une vision claire du champ de chaque composante et permettrait daccomplir toutes les réalisations dans un délai donné. Ceci répondait directement à la question posée par la délégation du Brésil sur la manière dont le Secrétariat envisageait les activités à venir. Il arrivait parfois que tout se produise en même temps. En ce qui concernait la composante des brevets, par exemple, au cours de la cinquième session du comité en avril 2010 et à la suite dune suggestion faite par la délégation de lÉtat plurinational de Bolivie, il avait été décidé que le Secrétariat préparerait une proposition de projet pour traiter inter alia trois autres éléments qui nétaient pas pris en compte par la composante des brevets du projet. Le comité avait par la suite approuvé un projet supplémentaire sur les brevets et le domaine public concernant ces éléments. Il comportait par exemple une étude sur les brevets et le domaine public au niveau micro-économique parce que la première était une étude macro-économique, et létude des brevets et du domaine public dans le contexte de létablissement de normes. À lavenir, il conviendrait que les travaux soient structurés par composantes distinctes. Les États membres décideraient pour chaque composante quelles recommandations il convenait dappliquer. Par exemple, pendant la session en cours, le comité allait examiner trois recommandations faites par Mme Dusollier ainsi quun document préparé par le Secrétariat à cette fin. Le comité déciderait des activités à venir à la lumière de ces trois recommandations. Au cas où les États membres décideraient dentreprendre des travaux additionnels, lopinion du Secrétariat était que cela devrait se faire dans le cadre de projets spécifiques. Il ne convenait pas dintégrer les composantes en un projet global unique.
La délégation du Brésil a remercié le Secrétariat pour son explication. Suite à celle-ci, la délégation avait encore une question à poser. Il était précisé au tableau fourni à lannexe 2 du rapport du Directeur général que le projet sur la propriété intellectuelle et le domaine public avait été achevé. À cet égard, la délégation souhaitait savoir si cétait effectivement le cas ou si des actions additionnelles pouvaient être prises dans le cadre du projet existant.
La délégation de lÉgypte a remercié le Secrétariat pour son explication. Il serait utile de mener des travaux de suivi sur le développement de principes directeurs et doutils afin de pouvoir récolter les bénéfices des études et des enquêtes qui étaient menées. La délégation souhaitait aussi entendre lévaluateur exposer ses vues sur la mise en uvre pratique de ces études et enquêtes. La délégation avait cru comprendre que cela pouvait se faire dans le cadre du suivi du projet.
Le Secrétariat sest reporté à la question de la délégation du Brésil et a confirmé que toutes les composantes du projet avaient été menées à terme. La dernière activité était létude sur lappropriation illicite des signes et elle serait présentée pendant la présente session du comité. En ce qui concernait ses composantes, le projet avait donc été mené à terme. La composante sur les marques avait été achevée la dernière parce quelle navait été approuvée quà la seconde session du comité en 2010 tandis que les composantes sur le droit dauteur et les brevets avaient été approuvées lannée précédente. Il ny avait donc eu quune seule année pour mettre en uvre la composante sur les marques. Lévaluateur externe navait pu évaluer la dernière composante parce quelle navait pas été présentée au comité.
M. Musungu a évoqué la question soulevée par la délégation de lÉgypte. Il avait déjà mentionné ce qui pouvait être fait en matière de développement doutils. Il était aussi possible dentreprendre des travaux supplémentaires sur la base des recommandations spécifiques produites par chaque étude. Toutefois ces recommandations avaient été faites par les auteurs des études. Ils avaient également indiqué les motifs de leurs recommandations. Il nétait donc peut-être pas approprié pour une personne comme lui, qui navait pas participé à la préparation des études, de suggérer lesquelles des recommandations il convenait dappliquer. Le résultat attendu de lévaluation était de déterminer quelle était pour les États membres lutilité des études pour améliorer la compréhension du domaine public et de fournir des orientations aux parties prenantes sur ce quil convenait de faire. Ainsi quil avait été précisé auparavant, cet aspect navait pas été évalué parce que certaines des études navaient pas été achevées et que les données manquaient. Cest pourquoi il avait été suggéré que si lévaluation avait été menée un peu plus tard, ces informations auraient pu être fournies.
La délégation de lAfrique du Sud a remercié le Secrétariat pour ces éclaircissements. La délégation a souligné quun des objectifs navait pas été atteint. Cétait un fait, que le séquencement ait été correct ou non. Il était prudent de garder ce fait à lesprit. Le comité avait encore une étude à évaluer. Eu égard au fait que le séquencement avait été inapproprié, peut-être le comité ne devrait-il revenir à la question des outils quaprès quil ait évalué toutes les études. La délégation convenait que létude exploratoire sur le droit dauteur et les droits connexes effectuée par Mme Dusollier était très bonne et le comité allait évaluer quelques-unes des recommandations identifiées. Il ne fallait pas perdre de vue le développement desdits outils et principes directeurs, en tenant compte du fait que le projet avait été évalué avant davoir été effectivement achevé. Le comité pourrait revenir à la question plus tard et donner ses instructions au Secrétariat sur la marche à suivre pour la faire progresser. Il ne devait pas la perdre de vue simplement parce que le temps avait manqué pour mener le projet à terme.
Le Secrétariat a précisé que bien que les composantes du projet aient été achevées, les résultats étaient encore en cours dexamen et de discussion par les États membres. Les travaux étaient donc toujours en cours. Cela comprenait par exemple létude sur lappropriation illicite des signes dans la composante sur les marques, la marche à suivre concernant trois des recommandations de létude exploratoire sur le droit dauteur et les droits connexes et le domaine public, et des travaux additionnels sur les brevets et le domaine public. Ainsi, bien que les composantes du projet aient été achevées, les résultats étaient encore en cours de discussion et des travaux sur ces questions étaient en cours.
Le président a remercié le Secrétariat pour ces éclaircissements et a conclu les délibérations sur ce point de lordre du jour.
Examen du Document CDIP/9/8 Rapport sur une évaluation indépendante extérieure du projet relatif à la propriété intellectuelle et à la politique en matière de concurrence
Le président a ouvert les débats sur lévaluation indépendante extérieure du projet relatif à la propriété intellectuelle et à la politique en matière de concurrence. Il a invité lévaluateur externe, M. Musungu, à présenter cette évaluation.
M. Musungu a expliqué que les deux évaluations avaient été menées en parallèle et que leurs auteurs et les répondants aux questionnaires étaient des personnes différentes. Il a remercié le Secrétariat et le chef de projet pour le soutien quils avaient apporté en rendant les documents et les informations nécessaires disponibles en temps opportun pour lévaluation. La méthodologie de lévaluation était très similaire à celle de lautre évaluation. Lapproche du rapport était elle aussi similaire. Comme dans le cas du projet précédent et dautres projets, le projet présentait un cadre dévaluation intégré. Il comportait des indicateurs de résultats et de réalisation. Ceuxci fournissaient la base de lévaluation avec certaines modifications dans certains cas. Le projet avait quatre grands objectifs. À ce titre, lévaluation externe déterminait dans quelle mesure le projet avait amélioré la compréhension de linterface entre la propriété intellectuelle et la politique de la concurrence parmi les décideurs, en particulier dans les pays en développement et les PMA; accru les pratiques de concession de licences de propriété intellectuelle favorables à la concurrence; offert des possibilités déchanges de données dexpérience nationales et régionales sur la propriété intellectuelle et la concurrence; et entraîné un élan nouveau et accru lintérêt pour la poursuite du travail sur les questions de propriété intellectuelle et de concurrence à lOMPI et parmi les États membres. En ce qui concerne lamélioration de la compréhension des décideurs, il existait trois grands indicateurs de résultat ou de réalisation. Ceux-ci comprenaient le niveau des débats, car il sagissait à de nombreux titres dun thème nouveau pour lOrganisation; la participation des décideurs aux manifestations du projet; et le niveau de satisfaction des participants aux manifestations du projet qui avaient été entreprises. En ce qui concerne le niveau des débats, il avait été constaté une élévation marquée du niveau des discussions sur la propriété intellectuelle au CDIP et dans dautres comités de lOMPI, notamment le SCP et le SCCR. Bien que cela ne constitue pas un résultat direct, le projet avait contribué à faire mieux connaître linterface entre la propriété intellectuelle et la politique de la concurrence dans ces débats. En ce qui concerne la participation aux manifestations du projet, plusieurs réunions avaient été organisées pendant le déroulement du projet. Elles comprenaient la Réunion mondiale sur les nouvelles modalités dacquisition de licences de droits dauteur. Cette conférence sétait tenue au siège de lOMPI. Trois cent cinquante participants et 40 intervenants de haut niveau y avaient pris part. Ainsi, près de 400 personnes avaient participé à cette conférence, notamment des représentants du secteur public, de lindustrie, de la société civile, de luniversité et autres. La conférence avait attiré une attention considérable des médias internationaux. Outre la conférence, plusieurs autres réunions avaient aussi été organisées, notamment les divers symposia qui sétaient tenus à Genève ainsi que des réunions et tables rondes régionales qui avaient eu lieu au Brésil, au Kirghizistan, à Singapour et en Afrique du Sud. Au total, plus de 300 décideurs et experts avaient participé aux réunions et tables rondes régionales. De ce fait le projet avait atteint un nombre de personnes relativement élevé, selon lévaluation. 75% des répondants étaient satisfaits des réunions qui avaient été organisées. En ce qui concernait lobjectif daccroître les pratiques de concession de licences de propriété intellectuelle favorables à la concurrence, il navait pas été possible de lévaluer, faute de données. Les indicateurs de résultats étaient le nombre de pays qui avaient adopté des dispositions juridiques appropriées dans les législations nationales/régionales et le nombre de principes directeurs ou de recommandations développés au niveau national/régional. Outre quil sagissait dun domaine nouveau, il était aussi fort difficile détablir une corrélation entre un projet unique et des tendances de lindustrie. Ainsi, même sil y avait eu un accroissement de ces pratiques de concession de licences dans lindustrie, il serait difficile de lattribuer au projet. Bien que ce soit là un objectif louable, il était douteux que ce soit un objectif réaliste pour un projet dune durée de deux ans et quil soit effectivement possible de corréler les activités du projet avec les résultats des pratiques de lindustrie. Quant à lorganisation de réelles possibilités déchange de données dexpérience nationales et régionales, sur la base des informations communiquées par les répondants cétait sans doute la plus grande réussite du projet. Ainsi quil a déjà été mentionné, un nombre considérable de décideurs avaient pris part aux différentes réunions. Bien que le taux de réponse aux enquêtes ait été faible, cela peut avoir été une indication du niveau de compréhension et de labsence de coordination au niveau national entre les entités responsables. Enfin, pour déterminer sil existait un élan nouveau ou un intérêt accru pour la poursuite du travail sur les questions de la propriété intellectuelle et de la concurrence, lévaluation avait examiné de nombreux aspects. Le premier navait pas été inclus dans la matrice dévaluation. Il était évident cependant que le projet avait contribué à intégrer la propriété intellectuelle et la concurrence dans le programme et budget de lOMPI pour 2012/2013 et une division avait été créée pour prendre la tête de ces travaux. Cétait là un résultat important du projet. On constatait également une augmentation des demandes dassistance technique relatives à des conseils ou à des informations sur ce sujet. 71,4% des répondants estimaient quil existait un besoin croissant de travaux supplémentaires dans ce domaine. Les États membres lavaient déjà reconnu en approuvant le programme et budget. Lévaluation navait pu déterminer le niveau dutilisation des études car certaines dentre elles étaient encore en cours. Un résultat important du projet avait été dans de nombreux pays la signature de protocoles daccord entre les offices de la propriété intellectuelle et les autorités de la concurrence. Au commencement du projet, il nexistait même pas de contacts informels entre ces entités. Cétait là un résultat concret qui allait aider les États membres à améliorer la compréhension et à mieux coordonner linterface entre la propriété intellectuelle et la politique de la concurrence. En ce qui concernait la conception et la gestion du projet, il était dans lensemble bien conçu et le descriptif du projet avait été très bien conçu, du fait de la collaboration entre les États membres et le Secrétariat. Le descriptif initial avait été rédigé par le Secrétariat mais le descriptif final du projet était un travail collectif. Les répondants avaient cependant critiqué le caractère limité de la coordination externe, qui aurait sans cela permis des partenariats plus étroits avec dautres organisations internationales compétentes, notamment la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), lOrganisation mondiale du commerce (OMC) et lOrganisation de coopération et de développement économique (OCDE). Il semble cependant que la conception du projet et la nature de ses activités, comme les enquêtes sur les législations des États membres, restreignaient les possibilités de coordination avec ces institutions externes. Toutefois des efforts étaient en cours au sein de la nouvelle Division de la propriété intellectuelle et de la politique en matière de concurrence pour renforcer la coopération avec dautres organisations compétentes. Le niveau de la collaboration ou les possibilités de collaboration avec dautres organisations pouvaient donc avoir été limitées. Toutefois, avec la création de la Division de la propriété intellectuelle et de la politique de la concurrence, des travaux avaient été entrepris pour améliorer la collaboration. Enfin, en ce qui concernait la planification et lexécution des activités, le projet avait été très bien géré et les ressources bien utilisées si lon considérait les ressources disponibles et les résultats obtenus.
La délégation du Chili a remercié le Secrétariat pour la préparation des documents. La délégation a également remercié M. Musungu pour son travail. La délégation prenait connaissance avec beaucoup dintérêt des résultats positifs de linitiative. La délégation avait noté que le taux de réponse aux questionnaires était bas. La délégation se réjouissait des bons résultats obtenus par le projet mais cela reposait sur les réponses dun petit nombre de répondants. La délégation approuvait lOMPI davoir développé des initiatives spécifiques en 2011 dans le domaine de la propriété intellectuelle et de la concurrence. Elle accueillait avec satisfaction loccasion den apprendre davantage sur ces activités. La délégation avait aussi appris quune activité serait bientôt organisée au Brésil. Les activités qui étaient entreprises dans ce domaine auraient des répercussions au niveau national. La délégation a informé le comité quun symposium sur la propriété intellectuelle et la concurrence se tiendrait au Chili au second trimestre de 2012. Il serait organisé dans le cadre de la coopération entre le Chili et lOMPI.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a remercié M. Musungu pour son évaluation externe du projet sur la propriété intellectuelle et la politique en matière de concurrence. On se rappellerait que la délégation avait pris la parole lors de la dernière session du comité pour émettre un certain nombre de commentaires sur le projet. La délégation nallait pas les réitérer ici. La délégation avait également répondu aux questionnaires distribués par M. Musungu pour le projet. Ses vues avaient par conséquent été intégrées dans le rapport final. Leur participation au projet naurait pas été possible sans le dévouement extraordinaire de nombreux fonctionnaires des deux ministères compétents en matière de concurrence aux ÉtatsUnis dAmérique, en particulier Frances Marshall et Richard Larm du Département de la Justice des ÉtatsUnis dAmérique et Dina Kallay, de la Commission fédérale du Commerce (FTC). Ils avaient, avec dautres membres de leurs institutions, joué un rôle central à chaque étape du projet. La délégation leur exprimait publiquement ses remerciements pour leurs contributions. En conclusion, la délégation désirait faire trois observations. Premièrement, elle souhaitait être informée de létat davancement de certaines des activités du projet qui navaient pas été achevées, comme la nouvelle édition de la publication de lOMPI sur les pratiques performantes de concession de droits de licence technologiques et la publication finale contenant les études et les rapports sur les réunions organisées dans le cadre du projet. Deuxièmement, la délégation réaffirmait son appui à la recommandation de lévaluateur indépendant selon laquelle, pour des projets dune durée maximale de deux ans, le comité devrait pouvoir commissionner un examen externe. Troisièmement, elle attendait avec intérêt les initiatives de la nouvelle Division de la propriété intellectuelle et de la politique de la concurrence de lOMPI et se tenait prête à coopérer de façon constructive avec son directeur et son personnel.
La délégation du Brésil a remercié le Secrétariat pour les documents et le consultant externe pour son rapport et son exposé. La délégation avait suivi avec intérêt les informations fournies au sujet du projet sur la propriété intellectuelle et la politique de la concurrence qui avait été défini dans le document CDIP/4/4 Rev. Le consultant externe avait décrit les efforts de la nouvelle Division de la propriété intellectuelle et de la politique de la concurrence pour améliorer la coopération avec dautres organisations compétentes par lintermédiaire dun groupe dintérêt informel sur la propriété intellectuelle et la concurrence. La délégation a suggéré que la division fasse rapport de ses activités à la prochaine session du CDIP afin que les États membres puissent se faire une idée exacte de son travail, qui paraissait particulièrement pertinent et important.
La délégation de lÉgypte a remercié le Secrétariat et lévaluateur pour le rapport. La délégation a demandé certains éclaircissements. Elle souhaitait en savoir davantage au sujet de lapproche qui avait été choisie pour évaluer les réalisations ou les résultats du projet. Les réalisations attendues comprenaient lintroduction des questions de propriété intellectuelle et de la concurrence dans les programmes de formation de lOMPI sur la concession de licences de technologie, plusieurs études sur la propriété intellectuelle et la concurrence, lorganisation de réunions régionales ou sous-régionales sur la propriété intellectuelle et la concurrence, une réunion mondiale sur les modalités émergentes de la concession de licences, lorganisation de symposia à Genève sur la propriété intellectuelle et la politique de la concurrence; lélaboration dune enquête, le développement dun guide du franchisage, etc. La délégation souhaitait savoir si ces réalisations avaient été examinées par lévaluateur, et si oui, elle désirait connaître les détails de lévaluation.
La délégation de lAfrique du Sud a remercié M. Musungu pour le rapport dévaluation. Certaines des constatations étaient similaires à celles de son rapport précédent, en particulier concernant linclusion des évaluations externes sous forme doption. La délégation continuait de préférer quelles soient obligatoires. Elle convenait cependant quil fallait accorder à ces projets des délais de mise en uvre plus longs. Comme dans le cas du projet précédent, un des objectifs du projet navait pas été atteint. Il sagissait de laccroissement des pratiques favorables à la concurrence en matière de concession de licences de propriété intellectuelle. Un suivi était nécessaire dans ce domaine. Si un objectif navait pas été atteint il convenait de prendre des mesures de suivi et de procéder à des améliorations. Cest dans ce but quil était procédé à des évaluations.
Le représentant de TWN a remercié M. Musungu pour le rapport dévaluation. Le représentant a demandé certains éclaircissements au sujet du rapport dévaluation. Il est mentionné à la page 12 du rapport que 75% des personnes interrogées étaient satisfaites ou très satisfaites des symposia ou des autres événements qui avaient été organisés. La délégation souhaitait savoir si lévaluation avait vérifié si les divers événements qui avaient été organisés avaient abordé les thèmes appropriés et si les interventions avaient été équilibrées et représentaient la diversité des perspectives sur les thèmes abordés, ou si elle était simplement fondée sur les réponses aux questionnaires qui avaient probablement été remplis par les participants. Le rapport mentionnait également que 25% des répondants nétaient pas satisfaits des événements qui avaient été organisés. À ce propos, le représentant souhaitait savoir si des informations étaient disponibles sur les motifs de leur insatisfaction au sujet des événements. Le représentant souhaitait aussi savoir si le cadre dévaluation prévoyait une évaluation de la mesure dans laquelle le projet et ses activités avaient observé les recommandations du Plan daction pour le développement. Par exemple, la recommandation n° 23 portait sur la manière de mieux promouvoir des pratiques favorables à la concurrence en matière de concession de licences de propriété intellectuelle, dans le but en particulier de stimuler la créativité, linnovation et le transfert et la diffusion de technologies aux pays intéressés, en particulier les pays en développement et les PMA. Le représentant désirait donc savoir dans quelle mesure le projet et les activités concrétisaient les recommandations du Plan daction pour le développement et si cela constituait un des buts de lévaluation qui avait été effectuée.
Le président a invité M. Musungu à répondre aux questions et aux commentaires des délégations.
M. Musungu a expliqué quil ne répondrait que sur certains thèmes. Le Secrétariat se chargerait des autres. Il sest référé au commentaire de la délégation du Chili relatif au taux de réponse au questionnaire. Le taux était inférieur à 50%. La réponse au questionnaire pour le projet relatif au domaine public était plus élevée. Des efforts considérables avaient été faits pour obtenir des réponses mais ce résultat était le meilleur quil avait été possible dobtenir dans les délais impartis. Toutefois, ainsi que le mentionnait le rapport, le niveau de la réponse navait pas sensiblement affecté lévaluation car des auto-évaluations avaient été entreprises et des débats considérables avaient également eu lieu au sein du comité sur les réalisations du projet. Sur la méthodologie, deux approches avaient été utilisées pour obtenir des informations et des données. Il sagissait dun échantillonnage sous la forme du questionnaire et de lexamen de la documentation détaillée. Le rapport dévaluation contenait la liste des documents qui avaient été examinés, notamment les rapports du CDIP ainsi que des rapports internes de lOMPI sur les réunions et les symposia. Ainsi, malgré un taux de réponse bas, il y avait suffisamment dinformations disponibles pour permettre une évaluation objective et informée du projet. Lévaluateur a mentionné la question soulevée par la délégation de lÉgypte sur les réalisations du projet. Il était vrai que de nombreuses activités avaient été entreprises dans le cadre du projet. Certaines étaient en cours dachèvement pendant lévaluation. Il était clairement indiqué dans le rapport que lévaluation navait pas pour but dévaluer chaque activité dans les moindres détails. Elle était destinée à évaluer dune façon générale si les objectifs du projet avaient été atteints. Les réalisations étaient abordées dans les auto-évaluations. Lévaluation externe examinait les résultats densemble du projet. De ce fait, elle névaluait pas individuellement chaque activité. Une attention accrue avait été accordée aux vues des États membres au sein du CDIP ainsi quaux réponses aux questionnaires, à la différence de son évaluation personnelle dun document particulier. Au sujet de la question de la délégation de lAfrique du Sud, il était vrai quun objectif du projet navait pas été atteint. Il existait déjà cependant, contrairement au cas du projet relatif au domaine public, une voie ouverte pour continuer les travaux à cet égard. Les États membres avaient déjà décidé dintégrer le thème de la propriété intellectuelle et de la politique de la concurrence dans le programme et budget. Des travaux supplémentaires sur cet objectif pourraient être pris en compte dans les activités de la nouvelle Division de la propriété intellectuelle et de la politique en matière de concurrence. Concernant les questions soulevées par le représentant de TWN, lévaluation navait pas examiné, par exemple, léquilibre entre les intervenants dune réunion donnée. Lintérêt de lévaluateur avait été de comprendre les vues et les réponses des participants, car il sagissait de savoir sils avaient amélioré leur compréhension de linterface entre la propriété intellectuelle et la politique de la concurrence. À sa connaissance, différentes personnes représentant diverses parties prenantes avaient participé aux événements. Toutefois, cet aspect nétait pas spécifiquement examiné dans lévaluation. Quant à savoir si les activités spécifiques concrétisaient les recommandations du Plan daction pour le développement, les États membres avaient fait savoir clairement, à de nombreuses reprises, quun seul projet ne pourrait accomplir ces recommandations. Il était admis que le projet faisait partie des efforts pour réaliser les recommandations. Cest aussi pourquoi les États membres avaient décidé que les travaux devraient continuer dans le cadre du programme et budget. Lévaluation se limitait donc à examiner si les objectifs fixés par les États membres pour le projet avaient été atteints. La mesure dans laquelle ceux-ci lavaient été contribuait à la réalisation finale des recommandations. On ne pouvait cependant pas dire que les recommandations avaient été réalisées et que le travail était achevé. En ce qui concernait les répondants qui nétaient pas satisfaits, par exemple, des réunions qui avaient été organisées, il était indiqué dans le rapport que certains répondants reprochaient au projet dêtre trop étroit et uniquement centré sur les pratiques de concession de licences. Lun des motifs de cette insatisfaction concernait donc le champ ou lorientation du projet.
Le Secrétariat (M. Nuno Pires DeCarvalho) a remercié lévaluateur pour un travail bien fait et les délégations pour leurs très pertinentes questions concernant le projet. Le Secrétariat a abordé la question soulevée par la délégation du Chili et confirmé quune réunion aurait lieu à Rio de Janeiro en juillet. La réunion serait organisée en commun par CADE, lautorité brésilienne en matière de concurrence, lINPI et lOMPI. Des représentants des autorités de la concurrence et des offices de la propriété intellectuelle de divers pays de la région seraient invités à prendre part à la réunion. Le Secrétariat a aussi confirmé quune réunion commune avec lautorité de la concurrence et loffice national de la propriété intellectuelle du Chili se tiendrait à Santiago du 16 au 18 octobre 2012. En ce qui concernait les questions et les commentaires de la délégation des États-Unis dAmérique, le Secrétariat ne pouvait distinguer leurs fonctionnaires car il avait également reçu lappui de nombreux autres pays. Le Secrétariat a toutefois confirmé que le soutien des personnes de la FTC et du Département de la justice des ÉtatsUnis dAmérique susmentionnées avait été extraordinaire. En ce qui concernait les dernières informations sur les résultats des composantes du projet, en particulier de lactivité concernant les pratiques de concession de licence, la réponse du Secrétariat était également applicable aux commentaires faits par la délégation de lAfrique du Sud et le représentant de TWN. Le projet comportait huit composantes, dont deux étaient mises en uvre de concert avec dautres secteurs de lOrganisation. Dans ces cas, le chef de projet avait assumé le rôle de coordinateur de projet. Le travail sur les pratiques de concession de licence se composait de deux éléments. Il sagissait dactualiser la brochure sur les pratiques performantes de concession de licences technologiques. Bien quelle offre quelques recommandations très pratiques pour les négociations comportant des accords de licence, il manquait à cette brochure une section sur les aspects de lutte contre les pratiques anticoncurrentielles des négociations de concession de licences. Ce travail était entrepris de concert avec la Division des brevets. Un texte avait été préparé et finalisé. Il se trouvait actuellement dans cette division et son directeur serait en mesure dinformer le comité de létat davancement de la publication de la brochure révisée. Des matériaux avaient aussi été préparés pour intégrer les aspects de lutte contre les pratiques anticoncurrentielles des accords de licence dans les cours de formation. La Division des brevets avait intégré ces aspects dans certains de ses cours et la Division de la propriété intellectuelle et de la politique de la concurrence sétait proposée pour tester leur emploi en pratique. La rédaction initiale du descriptif du projet avait fortement mis laccent sur les pratiques de concession de licences. Cela avait été perçu comme un déséquilibre du champ des travaux et des efforts étaient en cours pour traiter dautres aspects de linterface entre la propriété intellectuelle et la concurrence. Toutefois, ainsi que lavait mentionné lévaluateur, le Secrétariat ne pouvait se substituer aux compagnies privées dans les négociations daccords de licence. Il nétait pas possible au Secrétariat de rédiger à leur place les clauses des accords de licence et de leur dire comment agir au mieux de leurs intérêts. Toutefois ce quil pouvait faire, et ce quil avait fait, cétait de sadresser aux gouvernements, aux décideurs et aux législateurs pour les informer des moyens de renforcer leurs cadres afin de favoriser de bonnes pratiques de concession de licences de propriété intellectuelle. Cest ainsi que lélaboration de dossiers techniques sur les liens entre le transfert de technologie et les questions relatives à la lutte contre les pratiques anticoncurrentielles avait été incluse dans les activités intégrées. Ces dossiers étaient développés en coopération avec de nombreux États membres qui possédaient beaucoup dexpérience dans ce domaine. Le résultat serait un document pratique et concret comportant des exemples que les États membres moins expérimentés pourraient utiliser afin de renforcer leur cadre de propriété intellectuelle et de concession de licences. Cétait préférable à la fourniture de principes directeurs ou de recommandations par le Secrétariat. En ce qui concernait les questions posées par la délégation du Brésil, le Secrétariat a confirmé quun groupe dintérêt informel avait été établi avec dautres organisations compétentes, à savoir lOCDE, lOMC et la CNUCED. Ce groupe dintérêt tiendrait régulièrement des réunions informelles dans les différents sièges des quatre organisations pour échanger leurs vues et réfléchir à une meilleure coopération entre leurs institutions. LInternational Competition Network (ICN) serait également invité à participer à chaque réunion. LICN était un réseau informel dautorités nationales de la concurrence. LOMPI avait déjà informé le président en exercice du comité directeur de lICN quil serait invité à participer. Le Secrétariat serait très heureux de continuer à faire rapport au comité sur les activités de la Division de la propriété intellectuelle et de la politique en matière de concurrence. Lorsque les activités relatives à la propriété intellectuelle et à la politique de la concurrence avaient été intégrées dans le programme et budget, le Directeur général avait rappelé que les activités de la division devraient rester guidées par ces trois recommandations. Comme ces recommandations allaient continuer de diriger ses travaux, il serait logique que la division continue de faire rapport au comité. Toutefois cette décision était du ressort des États membres. En ce qui concernait la publication définitive des résultats du projet, cétait la huitième composante du projet. Comme la publication contiendrait les principales réalisations du projet, leur sélection ne serait possible quaprès que tous les résultats du projet auraient été approuvés. La publication servirait de document pour les séminaires, réunions, conférences, etc. Le comité examinerait le lendemain un document préparé par une institution brésilienne pour le projet. Après cela, le Secrétariat serait en mesure de se consacrer pleinement à la préparation de la publication et le travail avait déjà commencé.
La délégation de lÉgypte a observé que lévaluation externe avait déterminé dans quelle mesure les trois objectifs du projet avaient été atteints. Ceux-ci comprenaient une meilleure compréhension de linterface entre la propriété intellectuelle et la politique de la concurrence parmi les décideurs; la promotion de pratiques de concession de licences de propriété intellectuelle favorables à la concurrence; et de réelles possibilités déchange de données dexpérience nationales et régionales. Les résultats et les conclusions du rapport dévaluation contenaient de nombreux éléments indiquant une compréhension accrue, un accroissement des débats, une coopération accrue entre les autorités de la propriété intellectuelle et de la concurrence et ainsi de suite. Ils ne contenaient rien toutefois sur le second objectif concernant la promotion de pratiques de concession de licences de propriété intellectuelle favorables à la concurrence. La délégation souhaitait en savoir davantage sur lapproche adoptée par lévaluateur pour cet objectif. La délégation désirait également savoir si deux résultats spécifiques du projet avaient été réalisés et si oui, si ceux-ci avaient été évalués. Il sagissait de lélaboration dune enquête et du développement dun guide sur le franchisage et de lélaboration dune enquête et dune analyse portant sur lutilisation de licences obligatoires aux fins de réprimer les pratiques anticoncurrentielles.
M. Musungu sest référé aux deux documents spécifiés. Ceux-ci avaient été produits, examinés et finalisés. Toutefois, ainsi quil avait été mentionné auparavant, lévaluation nexaminait pas ces documents séparément. Quant au second objectif du projet, il était mentionné dans le rapport quil navait pas été atteint. Lévaluation navait pu déterminer si le projet avait eu un quelconque impact sur les pratiques de concession de licences de lindustrie. Ainsi quil avait été expliqué, les pratiques de concession de licences favorables à la concurrence concernaient des activités industrielles et la forme des relations que les compagnies entretenaient entre elles en matière de concession de licences de technologies. Lun des problèmes était que même sil sétait produit une augmentation générale des accords de licence favorables par exemple aux transferts de technologies, il naurait pas été possible den établir le lien avec le projet. Il était très difficile de relier les deux éléments parce que le comportement de lindustrie était influencé par de nombreux autres facteurs. En outre, déterminer sil sétait produit une progression des concessions de licences de propriété intellectuelle favorables à la concurrence représentait une tâche gigantesque qui nentrait pas dans le cadre de lévaluation. Pour ces motifs, lévaluation navait pu déterminer ce résultat particulier. Avec la poursuite des travaux, les États membres seraient peut-être mieux placés pour calibrer leurs cadres et comprendre comment les choses se passaient en matière de concession de licences dans leurs propres juridictions.
Le président a remercié M. Musungu pour ses explications et a conclu les délibérations sur lévaluation indépendante externe du projet sur la propriété intellectuelle et la politique en matière de concurrence.
Informations fournies par le Secrétariat sur la mise en uvre dun projet sur la propriété intellectuelle et léconomie informelle document CDIP/8/3 Rev.
Le président a invité le comité à étudier des informations concernant le projet sur la propriété intellectuelle et léconomie informelle. Ces informations seraient fournies par le Secrétariat.
Le Secrétariat (Sacha WunschVincent) a rappelé que les États membres avaient demandé au Bureau de léconomiste en chef détudier le lien entre la propriété intellectuelle et léconomie informelle dans le cadre dun projet qui était lié à la mise en uvre de la recommandation n° 34 du Plan daction pour le développement. Le projet était destiné à améliorer la compréhension des États membres de la manière dont linnovation se produit dans léconomie informelle et du rôle potentiel ou effectif de la propriété intellectuelle à cet égard. Il avait été convenu, à la dernière session du comité, que le projet consisterait en une étude théorique et trois études de cas. Le Secrétariat avait déclaré quil ferait rapport à la neuvième session du comité sur les études de cas qui étaient envisagées. Dans lintervalle, le Secrétariat avait entrepris des consultations étendues avec des experts économiques compétents ainsi quavec des experts de linnovation dans léconomie informelle afin de sélectionner trois études de cas qui répondraient le mieux aux exigences des États membres. Trois études sectorielles africaines étaient alors en cours dexamen. Il sagissait du secteur métallurgique et manufacturier au Kenya, du secteur des plantes médicinales au Ghana et du secteur de la chimie en Afrique du Sud. Les critères de sélection de ces études étaient à la fois théoriques et pilotés par la demande. Ce qui importait surtout était la disponibilité dexperts locaux et détudes existantes sur léconomie informelle en relation avec ces secteurs. Le budget disponible pour le projet était limité et cette approche permettrait au Secrétariat de tirer parti de ces études. Linnovation et le rôle de la propriété intellectuelle dans ces secteurs ajoutait une dimension additionnelle. Une autre considération importante était leur pertinence pour dautres pays. La sélection était également pilotée par la demande. Le projet avait été initié à la demande de tous les États membres et en particulier des États membres africains. Les secteurs choisis avaient été mentionnés par les États membres au cours des deux précédentes sessions du comité. Par exemple le secteur des plantes médicinales avait été mentionné par de nombreuses délégations. Les experts avaient confirmé que le secteur était tout à fait indiqué pour le projet. Le Secrétariat avait entrepris des consultations avec les pays concernés. Il attendrait dobtenir leur appui avant de mettre en uvre le projet dans ces pays. Lorsque le protocole du projet aurait été formalisé ou aurait obtenu lappui de ces trois pays, le Secrétariat communiquerait une proposition de mise en uvre ou de descriptif du projet au comité dans les deux ou trois semaines suivantes. Cela permettrait aux délégations dêtre pleinement informées de la mise en uvre du projet et des experts qui y participeraient.
Le président a remercié le Secrétariat pour les informations fournies. Comme aucune des délégations navait demandé la parole, il a encouragé le Secrétariat à poursuivre ses travaux. Le comité attendrait avec intérêt les prochains rapports sur la mise en uvre du projet.
Point 8 de lordre du jour : examen du programme de travail pour la mise en uvre des recommandations adoptées (suite)
Examen du Document CDIP/9/11 Programme de travail sur les éléments de flexibilité du système de la propriété intellectuelle Nouveaux éléments proposés à la huitième session du CDIP, et documents CDIP/7/3 Éléments de flexibilité relatifs aux brevets dans le cadre juridique multilatéral et leur mise en uvre législative aux niveaux national et régional Deuxième partie
Le président a ouvert les délibérations sur le Programme de travail sur les éléments de flexibilité du système de la propriété intellectuelle Nouveaux éléments, proposés à la huitième session du CDIP, et sur les Éléments de flexibilité relatifs aux brevets dans le cadre juridique multilatéral et leur mise en uvre législative aux niveaux national et régional Deuxième partie. Il a invité le Secrétariat à présenter les documents.
Le Secrétariat a fait référence au document CDIP/9/11 sur le Programme de travail sur les éléments de flexibilité du système de la propriété intellectuelle Nouveaux éléments proposés à la huitième session du CDIP. Lors de la huitième session du comité, les membres avaient examiné et approuvé le document CDIP/8/5 concernant un Futur programme de travail sur les éléments de flexibilité du système de la propriété intellectuelle. Au cours des délibérations relatives à ce document, de nombreuses délégations avaient suggéré diverses activités nouvelles relatives au domaine des éléments de flexibilité et il avait été demandé au Secrétariat de compiler ces activités en un document. Elles avaient été compilées sous la forme du document CDIP/9/11 qui avait été soumis à lexamen du comité. Le Secrétariat a ensuite mentionné le document CDIP/7/3 Add. sur les éléments de flexibilité relatifs aux brevets dans le cadre juridique multilatéral et leur mise en uvre législative aux niveaux national et régional Deuxième partie. Le Secrétariat a rappelé la genèse de ce document. Le Plan daction pour le développement contenait certaines recommandations capitales axées sur la compréhension et lutilisation des éléments de flexibilité du système de la propriété intellectuelle. À la demande du comité, deux documents avaient été préparés concernant les brevets. Les documents CDIP/5/4 Rev. et CDIP/7/3 pouvaient être consultés sur le site de lOMPI sur la Toile et contenaient des renseignements sur la mise en uvre de 10 éléments de flexibilité relatifs aux brevets. Chacun de ces documents contenait un résumé analytique; une liste de cinq éléments de flexibilité relatifs aux brevets ainsi quune description théorique de chacun, y compris le cadre juridique international et la mise en uvre au niveau national de chacun de ces éléments de flexibilité; et des annexes étendues sur les éléments de flexibilité et sur les dispositions y afférentes des législations nationales dans le monde. Ces deux documents ne visaient pas à lister exhaustivement les éléments de flexibilité existants relatifs aux brevets. Ils représentaient simplement une sélection déléments de flexibilité. Au cours des débats sur la recommandation n° 14 du Plan daction pour le développement à la sixième session du comité, en novembre 2010, des États membres avaient demandé au Secrétariat détoffer le document CDIP/5/4 avec cinq autres éléments de flexibilité. Ceuxci étaient contenus dans le document CDIP/7/3 sur les Éléments de flexibilité relatifs aux brevets dans le cadre juridique multilatéral et leur mise en uvre législative aux niveaux national et régional Deuxième partie. Ce document avait été soumis et présenté à la septième session du comité. Toutefois, comme la session avait été suspendue, le document avait été examiné à la reprise en novembre 2011. Au cours de cette session, le comité avait décidé que le 6 février 2012 serait la date limite pour la communication des observations par les États membres. Le comité était aussi convenu de poursuivre lexamen du document ainsi que des observations reçues des États membres pendant la session en cours. À la suite de cette décision, les observations reçues par le Secrétariat des délégations du Brésil, des PaysBas et des ÉtatsUnis dAmérique avaient été annexées au document CDIP/7/3 Add. Le document avait été soumis ainsi au comité pour examen avec le document original.
La délégation de lArgentine a fait référence au paragraphe 2 c) du document CDIP/9/11 à propos du programme de travail sur les éléments de flexibilité du système de la propriété intellectuelle. Ce paragraphe concernait la préparation de nouvelles études en vue dapprofondir les travaux actuellement menés par le Secrétariat sur les éléments de flexibilité dans le domaine des brevets. Il faisait référence à des travaux effectués pour la préparation du document CDIP/7/3 sur les éléments de flexibilité relatifs aux brevets dans le cadre juridique multilatéral et leur mise en uvre législative aux niveaux national et régional. Ce document venait dêtre présenté par le Secrétariat. La délégation a remercié le Secrétariat pour la préparation du document CDIP/7/3. Il avait trait à la mise en uvre de la recommandation n° 14 du Plan daction pour le développement, qui appelle lOMPI à faciliter la compréhension et lutilisation des éléments de flexibilité contenus dans laccord sur les ADPIC. Lutilisation des éléments de flexibilité relatifs aux brevets de laccord sur les ADPIC était dune importance vitale pour les pays en développement. Accroître les connaissances des pays en développement sur ces éléments de flexibilité contribuerait à renforcer leurs capacités à adopter des lois et des politiques conformes à leurs intérêts et à leurs priorités nationales. Bien que la plupart des pays en développement aient adhéré à laccord sur les ADPIC, plusieurs dentre eux sétaient heurtés, en tentant de faire un usage effectif des éléments de flexibilité disponibles relatifs aux brevets, à des limitations et à de graves obstacles. Ceuxci comprenaient notamment labsence dun guide clair et pratique pour leur mise en uvre. Ses autorités nationales, en particulier celles chargées de la protection de la propriété industrielle, avaient étudié avec attention le document CDIP/7/3 et sétaient déclarées satisfaites de ce document. Eu égard à leur importance pour le développement, la délégation soutenait les travaux sur les éléments de flexibilité relatifs aux brevets. Le document CDIP/7/3 constituait un bon point de départ pour aborder le sujet. La délégation avait pris note avec un grand intérêt des observations précises faites par les délégations du Brésil, des PaysBas et des ÉtatsUnis dAmérique. La délégation convenait avec les délégations du Brésil et des ÉtatsUnis dAmérique que les thèmes couverts dans le document CDIP/7/3 pouvaient être consolidés. Ces thèmes pouvaient être explorés plus avant afin daméliorer la compréhension par les pays en développement de lutilisation des éléments de flexibilité contenus dans laccord sur les ADPIC. Cela constituerait une extension de ce qui avait été fait jusquelà. Un format comparable pourrait être adopté, qui ne serait pas qualitativement différent. Concernant la préparation détudes supplémentaires pour élargir les travaux actuels du Secrétariat sur les éléments de flexibilité relatifs aux brevets mentionnés au paragraphe 2.c) du document CDIP/9/11, lanalyse des éléments de flexibilité contenus dans larticle 27 de laccord sur les ADPIC était un domaine où des travaux additionnels étaient nécessaires. Larticle 27 était une disposition fondamentale de laccord sur les ADPIC et ses éléments de flexibilité étaient particulièrement importants pour les pays en développement. À cet égard, lanalyse de larticle 27 par le Secrétariat gagnerait à être plus détaillée. Ainsi que lavait déclaré le Secrétariat, les deux documents susmentionnés ne constituaient pas une liste exhaustive des éléments de flexibilité existants relatifs aux brevets et nen représentaient quune sélection. Les travaux suggérés constitueraient une extension naturelle de lanalyse qui avait été effectuée et qui ne serait pas qualitativement différente. Ils pourraient inclure par exemple une analyse additionnelle des éléments de flexibilité relatifs à la nouveauté, aux applications industrielles et à dautres éléments qui nétaient que brièvement voire pas du tout analysés dans le document. Ces éléments comprenaient la flexibilité dexclure de la brevetabilité des inventions dont il était nécessaire de prévenir lexploitation aux fins de protéger lordre public ou les bonnes murs, notamment aux fins de protéger la vie ou la santé humaine, animale ou végétale ou pour éviter de graves dommages à lenvironnement; les plantes et animaux et essentiellement les processus biologiques de production de plantes et danimaux. La délégation souhaitait que lanalyse examine le champ de ces éléments de flexibilité. Cela aiderait les États membres à déterminer la brevetabilité dun produit ou dun processus. En dautres termes, lanalyse devrait être plus détaillée et inclure les aspects techniques afin daider les offices de la propriété intellectuelle ou industrielle dans leur travail. Des travaux supplémentaires sur ces éléments de flexibilité étaient nécessaires étant donné leur impact sur lagriculture, la santé et laccès aux médicaments, la biochimie, les industries pharmaceutiques, les industries alimentaires, la sécurité alimentaire et lenvironnement. Pour ces motifs, la délégation demandait au Secrétariat de procéder à une étude additionnelle sur tous les éléments de flexibilité qui navaient pas été analysés, notamment ceux de larticle 27 de laccord sur les ADPIC sur les objets brevetables. Cela serait entrepris dans le contexte de la préparation détudes additionnelles pour étendre les travaux actuels du Secrétariat sur les éléments de flexibilité relatifs aux brevets, comme prévu au paragraphe 2.c) du document CDIP/9/11. Létude pourrait faire office dun des premiers résultats au titre de ce paragraphe et être présentée à la onzième session du comité. La délégation désirait aussi communiquer une observation dordre rédactionnel concernant la page 7 de lannexe 1 du document CDIP/7/3, sur les dispositions pertinentes de sa législation nationale sur la brevetabilité de substances existant dans la nature. À ce sujet, la délégation désirait que le Secrétariat incorpore à lannexe 1, page 7, une référence à larticle 4.a) de sa Loi 24.481 sur les brevets et les modèles dutilité, qui énonce une définition de linvention.
La délégation de la Colombie soutenait les documents qui avaient été communiqués par le Secrétariat. Les documents étaient de grande qualité et étaient pertinents pour les pays en développement. La délégation souhaitait que le comité porte son attention sur ces documents et en particulier sur les observations communiquées relativement au document CDIP/7/3. La délégation approuvait les nouveaux éléments proposés pour le programme de travail sur les éléments de flexibilité du document CDIP/9/11, en particulier la proposition du paragraphe 2.d) délargir les travaux du Secrétariat sur les éléments de flexibilité à dautres domaines de la propriété intellectuelle que les brevets. Il conviendrait aussi de développer des études de cas sur les succès des expériences nationales dutilisation des éléments de flexibilité pour atteindre des objectifs de politique générale dans les pays en développement. Les études devraient également identifier les obstacles juridiques, institutionnels et administratifs à la mise en uvre des éléments de flexibilité. Des études pourraient aussi être menées sur la propriété intellectuelle et le changement climatique, notamment sur le rôle de la recherche et du développement industriel dans la mise en uvre de politiques de lenvironnement. Les séminaires sur les éléments de flexibilité des ADPIC étaient destinés à faire mieux comprendre comment utiliser pleinement et effectivement les éléments de flexibilité à lappui dobjectifs de développement. Les participants à ces séminaires devraient aussi inclure des responsables de lenvironnement et dautres représentants des organismes qui sont chargés des politiques environnementales car il existe beaucoup de recherches en cours concernant la biodiversité qui pourraient être utiles dans des domaines comme lindustrie, la santé et autres. La délégation a demandé à lOMPI de continuer à fournir une assistance juridique et technique pour assister la mise en uvre des éléments de flexibilité dans les États membres.
La délégation du Danemark, sexprimant au nom de lUnion européenne et de ses États membres, a accueilli avec satisfaction les nouveaux éléments de flexibilité proposés pour le système de la propriété intellectuelle dans le document CDIP/9/11. Les propositions pouvaient servir de contributions importantes du point de vue de lassistance juridique et technique fournie par lOMPI dans le cadre du système de la propriété intellectuelle. Les propositions contenaient de nombreuses activités spécialisées pour améliorer les connaissances sur la mise en uvre des éléments de flexibilité dans les systèmes nationaux de la propriété intellectuelle et leur incorporation dans les pratiques nationales. En développant de nouvelles activités dans ce domaine, il importait de garder présent à lesprit le rôle de lOMPI en matière dassistance juridique et technique. Toute nouvelle activité devrait sinscrire dans ce cadre et il fallait veiller à éviter de dupliquer des travaux existants. En ce qui concernait le mode demploi de lassistance technique et juridique, elle pouvait aider de nombreux pays à mettre en uvre des éléments de flexibilité. Toutefois, les avantages dépendraient des détails concrets qui seraient communiqués concernant les éléments techniques et juridiques de ce mode demploi. En fonction du niveau de détail, les vues des États membres concernant la mise en uvre de tel ou tel élément de flexibilité pourraient différer. Cest pourquoi, avant de convenir du développement dun mode demploi, il serait nécessaire de clarifier les éléments techniques et juridiques. La délégation accueillait avec satisfaction la création dune page Web destinée à recueillir des informations sur les décisions judiciaires, des exemples des meilleures pratiques, des documents de formation de lacadémie de lOMPI et dautres ressources existantes. En ce qui concernait le développement détudes de cas, on pouvait le considérer comme une activité spécifique liée aux projets. LUnion européenne et ses États membres étaient disposés à débattre dun tel projet. Quant à lorganisation de nouveaux séminaires nationaux et régionaux, notamment des séminaires nationaux sur les éléments de flexibilité des ADPIC, les activités dinformation concernant les éléments de flexibilité sinscrivaient en général dans les activités existantes de lOMPI relatives à la fourniture dune assistance juridique et technique aux pays en développement. Cependant lUnion européenne et ses États membres étaient disposés à examiner la question plus avant, en particulier dans le cadre dun projet spécifique. Des entretiens plus poussés seraient nécessaires avant de préparer des études additionnelles sur les éléments de flexibilité relatifs aux brevets ou délargir les travaux sur les éléments de flexibilité à dautres domaines de la propriété intellectuelle afin déviter toute duplication dactivités précédentes et à venir, au sein de lOMPI et dans dautres organisations.
La délégation du Paraguay, sexprimant au nom du GRULAC, a remercié le Secrétariat pour sa présentation du document CDIP/9/11 sur le programme de travail sur les éléments de flexibilité du système de la propriété intellectuelle nouveaux éléments proposés à la huitième session du CDIP. Les États membres avaient fait de nombreuses suggestions détaillées concernant les activités qui pouvaient être effectuées dans ce cadre. Cellesci comprenaient des guides, des exemples de la manière dont des éléments de flexibilité avaient été mis en uvre avec succès dans les pays développés, des études sur les éléments de flexibilité relatifs aux brevets et aux autres éléments de flexibilité de la propriété intellectuelle, des études de cas sur les expériences nationales réussies dutilisation des éléments de flexibilité, la fourniture dune assistance technique sur les éléments de flexibilité, lorganisation de séminaires nationaux et régionaux et la préparation de rapports. Le Groupe appuyait résolument ces initiatives. Il espérait que cellesci seraient mises en uvre dans le programme de travail de lOMPI sur les éléments de flexibilité, en tenant compte des travaux qui étaient en cours dexécution par dautres organes. Le Groupe espérait que ceuxci seraient inclus dans un programme de travail qui pourrait être communiqué aux membres du comité. Le Groupe a remercié le Secrétariat pour le document CDIP/7/3 Add. sur les éléments de flexibilité relatifs aux brevets dans le cadre juridique multilatéral et leur mise en uvre législative aux niveaux national et régional Deuxième partie. Il était conforme à la recommandation n° 14 du Plan daction pour le développement. Lutilisation des éléments de flexibilité relatifs aux brevets était très importante pour la création et la mise en uvre de politiques de développement. Le Groupe soutenait les travaux sur ces éléments de flexibilité car ils étaient importants pour le développement et le document CDIP/7/3 était un bon point de départ. Certains aspects de ce document pouvaient être examinés plus avant, en particulier dans le cadre du programme de travail sur les éléments de flexibilité du système de propriété intellectuelle qui comprenait le document CDIP/9/11. Ainsi que lavait expliqué la délégation de lArgentine, cela était nécessaire pour aider les pays en développement à comprendre les éléments de flexibilité relatifs aux brevets de laccord sur les ADPIC. En létat, le Groupe soutenait une analyse plus détaillée desdits éléments de flexibilité étant donné les commentaires et les observations émis par les délégations pendant la session en cours.
La délégation de lÉgypte, sexprimant au nom du Groupe africain, a remercié le Secrétariat pour son excellent programme de travail sur les éléments de flexibilité dans le système de la propriété intellectuelle. Le Groupe trouvait constructifs et réalisables tous les nouveaux éléments proposés pour le programme de travail. Il convenait donc de les mettre en uvre. Leur inclusion contribuerait à résoudre les difficultés pratiques auxquelles faisaient face de nombreux pays en développement dans la mise en uvre des éléments de flexibilité. Le Groupe comprenait toutefois que lexamen de ces nouveaux éléments par le CDIP ne restreindrait pas le droit des États membres de poursuivre ces questions importantes au sein dautres comités pertinents de lOMPI.
La délégation du Chili a remercié le Secrétariat pour les documents. Dune manière générale le programme de travail esquissé dans le document CDIP/9/11 était judicieux. Il fallait que le travail sur les éléments de flexibilité dans le système de la propriété intellectuelle soit aussi étendu et effectif que possible. Ce point était important pour assurer un système de propriété intellectuelle équilibré et effectif. Les études, en particulier celles qui portaient sur la manière dont les éléments de flexibilité avaient été mis en uvre dans les pays développés, seraient utiles. En ce qui concernait les activités dinformation, la délégation informait le comité que le Chili avait participé à certaines initiatives notamment le récent séminaire organisé par lOMPI et les autorités colombiennes sur lutilisation des éléments de flexibilité relatifs aux brevets. Dans le cadre de la Coopération économique pour lAsiePacifique (APEC), en mars 2012, le Chili avait aussi organisé un séminaire international sur les exceptions et les limitations applicables au droit dauteur et aux droits connexes. Des représentants des pays membres de lAPEC et de lOMPI avaient participé à cette manifestation.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a commencé par se référer au document CDIP/9/11. La délégation a remercié le Secrétariat pour la préparation du document qui contenait une compilation des nouveaux éléments susceptibles dêtre inclus dans le programme de travail sur les éléments de flexibilité basé sur les délibérations de la dernière session de novembre du comité. La délégation était en faveur de certains des nouveaux éléments, avait des questions à poser sur certains autres et continuait davoir des réserves au sujet du reste. La délégation mentionna la première catégorie, les éléments quelle pouvait appuyer. Elle soutenait la proposition f) sur la création dune page Web qui comporterait une base de données sur le même modèle que IP Advantage. La délégation avait soutenu cette proposition à la dernière session. Elle croyait savoir que dautres délégations avaient fait de même. Elle ne voyait pas bien pourquoi elle était encore proposée comme un élément nouveau. Le Secrétariat pourrait peutêtre jeter quelque lumière sur ce point. La seconde catégorie, cestàdire les propositions que la délégation soutenait en principe mais pour lesquelles elle aimerait obtenir des renseignements supplémentaires ou peutêtre certaines modifications, comprenait les propositions b), c), d), g) et h). La délégation a émis quelques remarques sur chacune delles. La proposition b) appelait le Secrétariat à fournir des exemples de la manière dont les éléments de flexibilité avaient été mis en uvre dans les pays développés. La délégation a observé que le Secrétariat avait déjà produit deux études sur les éléments de flexibilité relatifs aux brevets qui comportaient des exemples de mise en uvre. La proposition relative à la base de données quelle venait de mentionner permettrait aux États membres de partager leurs expériences pratiques. Dune manière générale, il convenait de laisser davantage de temps aux États membres pour alimenter la base de données. Une étude de lOMPI offrant des exemples de la manière dont les éléments de flexibilité avaient été mis en uvre dans les pays développés, y compris les meilleures pratiques et les actions en justice, pourrait entraîner le Secrétariat à décider quels éléments de flexibilité étaient les plus appropriés pour tel pays à tel niveau de développement, en particulier pour lexamen des meilleures pratiques. Lopinion de la délégation était que ces décisions étaient du seul ressort des États membres. Par conséquent, à ce stade, la délégation préférait soutenir la proposition f) relative à la base de données avant denvisager aucune étude additionnelle par le Secrétariat. La délégation demeurait disposée à examiner de nouvelles études sur dautres éléments de flexibilité relatifs aux brevets dans le cadre de la proposition c) mais les thèmes devraient en être choisis avec soin afin déviter tout chevauchement avec le travail dautres comités. La délégation aurait également besoin de consulter les experts de sa capitale si des propositions étaient faites à cette session, comme cela semblait être le cas. En ce qui concernait la proposition d), elle sopposerait à tout travail additionnel sur les éléments de flexibilité relatifs au droit dauteur, étant donné le vaste programme de travail du SCCR sur les exceptions et les limitations. Il nétait pas évident de déterminer quels éléments de flexibilité pourraient être étudiés dans le domaine de la législation des marques ou de son application mais la délégation était disposée à examiner les suggestions des États membres dans ces domaines. En ce qui concernait la proposition g), la délégation pouvait soutenir la préparation dun exposé pour faire mieux comprendre les éléments de flexibilité de la propriété intellectuelle et pour incorporer les contributions de la société civile. Cependant elle apprécierait de disposer dinformations supplémentaires sur cette proposition. Elle souhaitait également savoir si lOMPI avait préparé au cours de ses activités dassistance technique un exposé sur les éléments de flexibilité de la propriété intellectuelle. Tout exposé sur les éléments de flexibilité devrait également exposer dans une certaine mesure les droits et obligations, conformément à la recommandation n° 14 du Plan daction pour le développement. La délégation désirait également avoir davantage dinformations sur la proposition h) qui suggérait que davantage de séminaires nationaux et régionaux sur le thème des éléments de flexibilité étaient nécessaires. Lors de la dernière réunion, le Secrétariat avait présenté le document CDIP/8/5. Il contenait une annexe avec la liste de toutes les activités de lOMPI relatives à la question des éléments de flexibilité exécutées depuis 2009. Lannexe donnait la liste de nombreux séminaires. Le document notait que des séminaires nationaux et régionaux avaient été organisés et étaient prévus dans le cadre dactivités à venir en vue de permettre léchange de données dexpérience pratiques sur la mise en uvre des éléments de flexibilité. Avant daccepter des séminaires additionnels, la délégation apprécierait de disposer dinformations supplémentaires sur les séminaires qui avaient déjà eu lieu ou étaient actuellement en préparation pour lavenir. En ce qui concernait la proposition dune page Web dédiée comportant des informations sur les séminaires relatifs aux éléments de flexibilité, notamment des enregistrements vidéo, des documents, des exposés et autre documentation, la délégation apprécierait là encore de disposer de plus dinformations, par exemple sur le coût de cette entreprise, et de savoir sil existait des pages Web similaires pour dautres types de séminaires de lOMPI. La délégation pouvait appuyer la préparation dun rapport sur les débats des séminaires nationaux et régionaux où la question des éléments de flexibilité était étudiée. La troisième catégorie concernait les propositions auxquelles la délégation était opposée dans leur forme actuelle. La première était la proposition a) qui appelait à élaborer un instrument daide sur les plans technique et législatif. Ainsi quelle lavait déclaré dans le passé, le Secrétariat devait demeurer neutre et objectif. Il ne devait pas offrir davis de nature générique sur les éléments de flexibilité quun pays devrait utiliser. Chaque État membre était souverain et devait décider luimême de ses politiques, qui pouvaient comprendre ladoption des ADPIC augmentés déléments de flexibilité pour attirer linvestissement direct étranger. La délégation pouvait soutenir une compilation des éléments de flexibilité dans les législations nationales mais seulement si elle ne faisait que catégoriser ou actualiser les informations existantes dune manière objective et neutre. La délégation a abordé la proposition e) qui suggérait le recensement détudes de cas. Lavis de la délégation était que lélément actuellement proposé était trop vaste. Il couvrirait les difficultés dordre juridique à la mise en uvre des éléments de flexibilité et cela pourrait inclure dautres accords internationaux comme les traités de lOMPI relatifs à lInternet. Il proposait aussi dexaminer à titre dobstacle le thème, sujet à controverse, de linsuffisance de divulgation dans les brevets. La délégation sopposait par conséquent à la poursuite des travaux relatifs à la proposition e). La délégation estimait quà ce stade du programme de travail, la base de données proposée au titre de lélément f) était la meilleure façon pour les États membres de commencer à échanger leurs données dexpérience dans la mise en uvre des éléments de flexibilité. La délégation a ensuite abordé le document CDIP/7/3 Add. sur les éléments de flexibilité relatifs aux brevets. La délégation a remercié le Secrétariat pour la préparation de ce document. Elle avait plusieurs observations relatives aux révisions de létude proposées par la délégation du Brésil, principalement dans le domaine de la mention de lorigine du matériel biologique. La question de la mention de lorigine du matériel biologique dans les demandes de brevet était actuellement en cours dexamen à lIGC et au Conseil des ADPIC de lOMC. Aucun consensus ne sétait fait jour sur cette question. La position des ÉtatsUnis dAmérique sur la question était claire. Il ne devrait exister aucune obligation de divulgation. Élargir lexamen de cette question à létude serait préjudiciable, ferait double emploi et constituerait un gaspillage des ressources de lOMPI. Il existait déjà un forum pour ces discussions à lIGC. La délégation sopposait par conséquent aux révisions de létude proposées par la délégation du Brésil.
La délégation du Japon a remercié le Secrétariat pour la préparation des documents. La délégation avait constamment maintenu que les avis fournis par lOMPI relativement à la compréhension et à lutilisation des éléments de flexibilité devaient être objectifs, pratiques et fondés sur des faits. Il devait en être pleinement tenu compte dans le programme de travail à venir sur les éléments de flexibilité. Il aiderait les pays en développement et les PMA à mettre en uvre les éléments de flexibilité dans les cas appropriés. À cet égard, si le comité décidait dadopter des éléments pour de futurs travaux, il devrait sassurer de faire suivre les activités correspondantes du programme de travail afin de vérifier quelles respectent bien les limites de laccord sur les ADPIC, au moyen de toute procédure intégrée à laquelle les États membres pourraient participer.
La délégation de lAfrique du Sud soutenait la déclaration faite par la délégation de lÉgypte au nom du Groupe africain et en particulier la mise en garde rappelant que le travail du comité ne devait pas être préjudiciable aux travaux sur les éléments de flexibilité conduits par dautres comités de lOMPI.
La délégation du Brésil a remercié le Secrétariat pour le document CDIP/9/11. La délégation salignait sur la déclaration faite par le GRULAC et partageait les vues exprimées par la délégation de lArgentine. La délégation soutenait la suggestion détudier plus avant les éléments de flexibilité énoncés à larticle 27 de laccord sur les ADPIC. Elle accueillait également avec satisfaction linclusion des nouveaux éléments décrits dans le document CDIP/9/11 sur le programme de travail sur les éléments de flexibilité dans le système de la propriété intellectuelle. La délégation remerciait le Secrétariat pour la préparation du document CDIP/7/3 Add. Les délégations étaient invitées à communiquer leurs observations sur le contenu du document CDIP/7/3. La délégation avait simplement exprimé ses positions de longue date sur le sujet. Linformation communiquée nétait pas nouvelle car elle représentait simplement une réaffirmation de ses vues. Les délégations avaient eu loccasion appropriée de communiquer des observations sur le sujet.
La délégation de la Norvège a déclaré quil importait dune façon générale que les pays puissent mettre en uvre les éléments de flexibilité dans le cadre des obligations légales internationales. La délégation salignait sur la déclaration faite par la délégation du Danemark au nom de lUnion européenne et de ses États membres sur les propositions contenues dans le document CDIP/9/11 et sur la nécessité déviter toute duplication dactivités dans ce domaine.
La délégation du Canada comprenait que la délégation du Brésil avait simplement émis une observation. Elle soutenait pleinement toutefois la position de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique. La mention de lorigine des ressources génétiques était en cours dexamen à lIGC et la délégation avait déjà indiqué son opposition à ladite proposition.
Le président a invité le Secrétariat à répondre aux observations et questions émises par les délégations.
Le Secrétariat (Mme Lucinda Longcroft) a remercié les membres du comité pour leurs orientations claires et utiles dans le domaine des éléments de flexibilité dans le système de la propriété intellectuelle. Il avait pris note des observations faites par les diverses délégations, et limportance du travail entrepris dans le domaine des éléments de flexibilité, ainsi que la nécessité pour le Secrétariat dentreprendre ce travail avec efficience et sans duplication defforts entre ses divers comités et activités, semblaient recueillir lassentiment général. Parmi les diverses propositions formulées dans le document CDIP/9/11, le Secrétariat observait quil y avait consensus sur la proposition f) pour développer une base de données sur le modèle de IP Advantage. À cet égard et en réponse à la remarque de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique, il était noté quen fait cette proposition avait recueilli le soutien général au cours des sessions précédentes du comité. Toutefois le Secrétariat avait noté que, comme cette proposition présentait des liens et des possibilités de chevauchement avec dautres éléments nouveaux proposés dans le document courant, il avait été estimé nécessaire de demander des éclaircissements au comité sur toutes les propositions nouvelles avant dentreprendre des travaux. Néanmoins le Secrétariat avait pris des mesures préliminaires et préparatoires en vue de commencer les travaux dune base de données sur le modèle de IP Advantage et était en mesure de poursuivre rapidement cette activité. Le Secrétariat (M. Philippe Baechtold) a alors mentionné la proposition concernant un éventuel document nouveau sur les éléments de flexibilité relatifs aux brevets. Le Secrétariat avait pris note de la demande de nombreuses délégations qui désiraient examiner plus avant les éléments de flexibilité relatifs aux brevets, en particulier ceux énoncés à larticle 27 de laccord sur les ADPIC. Le Secrétariat avait aussi pris note de ce que certaines autres délégations, sans nécessairement sopposer à cette proposition, avaient appelé à la prudence et au débat et mentionné la nécessité de consulter leurs autorités. Le Secrétariat proposait donc de composer une liste des possibilités et de tenir des entretiens informels avec les États membres pour tenter de parvenir à un compromis afin de poursuivre ce travail.
La délégation de lArgentine approuvait lanalyse du Secrétariat selon laquelle, bien que certaines délégations aient soutenu sa proposition, dautres devraient consulter leurs capitales. La délégation était daccord avec la proposition faite par le Secrétariat. Elle était prête à participer aux consultations informelles qui seraient organisées par le Secrétariat pour trouver un moyen de progresser en ce qui concernait la proposition de la délégation.
La délégation de lÉgypte a remercié le Secrétariat et les délégations pour leurs déclarations. La délégation comprenait que certaines délégations avaient demandé que certaines questions soient clarifiées ou peutêtre reformulées afin daller de lavant sur ces questions. Si cela était fait, peutêtre le comité accepteraitil que dautres éléments soient reportés à la présente session. Les quelques éléments restants qui avaient été identifiés pouvaient être débattus au cours des consultations informelles. Lavis de la délégation était quavec la fourniture dinformations additionnelles ou certains remaniements, la majorité des éléments proposés pouvait être reportée.
Le Secrétariat a remercié la délégation de lÉgypte pour sa déclaration. Il y avait certainement de nombreuses propositions additionnelles en sus de la proposition f) qui pourraient être soutenues si des éclaircissements ou des renseignements supplémentaires étaient fournis. Selon les commentaires qui avaient été faits à propos de lalinéa c) par exemple, les thèmes détudes additionnelles sur les éléments de flexibilités relatifs aux brevets devraient être choisis avec soin afin déviter tout chevauchement. Cela pouvait faire lobjet de consultations informelles afin davancer le travail du Secrétariat dans ce domaine. Ces consultations pourraient avoir lieu dans la journée du lendemain ou si nécessaire dans lintervalle avant la prochaine session. En outre, en ce qui concernait la proposition à lalinéa d), il était clair quil ny avait pas consensus pour de nouvelles études dans le domaine du droit dauteur mais le domaine des marques et de lapplication de la propriété intellectuelle demeurait peutêtre ouvert à des études additionnelles. À cet égard, les membres du comité étaient invités à faire connaître au Secrétariat sur quels points du domaine des marques ou de leur application ils envisageaient la conduite détudes ou de travaux additionnels. Il convenait de noter que la base de données des dispositions de propriété intellectuelle pour la mise en uvre des éléments de flexibilité au niveau national était actuellement configurée pour contenir des éléments de flexibilité relatifs aux brevets, comme indiqué dans le premier document sur les éléments de flexibilité relatifs aux brevets. Toutefois cette base de données était extensible et pouvait contenir des informations supplémentaires sur la mise en uvre dautres éléments de flexibilité dans différents domaines de la propriété intellectuelle. À cet égard, le Secrétariat attendait des éclaircissements et des orientations supplémentaires des membres du comité, soit au cours de la session, dans des consultations informelles après la session ou dans lintervalle avant la prochaine session. Concernant la suggestion à lalinéa g) sur la préparation dun exposé afin de faire mieux comprendre les éléments de flexibilité de la propriété intellectuelle, le Secrétariat comprenait que des informations supplémentaires étaient nécessaires quant à la teneur de cet exposé. Étant donné lheure, ces consultations informelles devraient se tenir après la session, afin de pouvoir présenter une esquisse de cet éventuel exposé à la prochaine session du comité. Sagissant des séminaires nationaux et régionaux supplémentaires qui pourraient être organisés, il avait été noté que lannexe du document CDIP/8/5 contenait la liste dun certain nombre de ces séminaires et que des renseignements supplémentaires étaient nécessaires pour déterminer lesquels parmi les séminaires pertinents avaient déjà eu lieu et lesquels étaient prévus. Une version mise à jour de cette annexe pourrait être fournie aux membres dans lintervalle aux fins de la réflexion et de la planification de séminaires à venir. Enfin il avait également été noté, à propos de la suggestion de lalinéa h) dune page Web de recueil dinformations, notamment des enregistrements vidéo, des exposés et des rapports de séminaires, que cette partie de la proposition nécessitait den établir le coût. Le Secrétariat devrait procéder à certaines délibérations et recherches pour fournir cette estimation. Il existait des pages Web hébergées sur le site de lOMPI qui fournissaient des informations en profondeur sur les séminaires, notamment des documents. La diffusion en ligne de certaines réunions organisées au Secrétariat était également un événement courant. Cependant, afin de répondre à cette demande particulière, le Secrétariat allait devoir effectuer certaines recherches avec la division des services informatiques et celle des services de conférence afin dobtenir des informations précises. Le Secrétariat (Philippe Baechtold) a ensuite abordé les consultations informelles sur les éléments de flexibilité relatifs aux brevets et suggéré que cellesci pourraient se tenir le lendemain, à une heure à déterminer par les membres du comité. Le Secrétariat fournirait une liste des éléments de flexibilité qui pourraient faire lobjet dun document futur.
La délégation de la Bolivie (État plurinational de) soutenait le travail sur les éléments de flexibilité et les propositions soumises par la délégation de lArgentine. La délégation a souligné quil serait utile de pouvoir étudier les expériences nationales dautres pays. Les délégations navaient pas exprimé leurs positions sur cet aspect du travail. Cest pourquoi la délégation suggérait que cela fasse partie des consultations informelles. Il était vital pour les pays en développement de comprendre comment les éléments de flexibilité avaient été utilisés avec succès dans dautres pays.
Le président a annoncé que des consultations informelles auraient lieu à 14 h le lendemain. Le Secrétariat aurait le document prêt dans la matinée. Les débats ont été clos et la séance a été levée.
Examen du Document CDIP/9/INF/2 Scénarios et options concernant les recommandations 1.c, 1.f et 2.a de létude exploratoire sur le droit dauteur et les droits connexes et le domaine public
Le président a ouvert les délibérations sur le document CDIP/9/INF/2 qui précise la portée et les incidences éventuelles de la mise en uvre des recommandations 1.c), 1.f) et 2.a) de létude sur le droit dauteur et les droits connexes et le domaine public. Il a invité le Secrétariat à présenter le document.
Le Secrétariat (M. Victor Vazquez Lopez) a déclaré quà la huitième session du CDIP, les États membres étaient convenus que le Secrétariat préparerait un document dinformation avec deux grands objectifs. Premièrement, clarifier la portée et les incidences éventuelles de la mise en uvre des recommandations 1.c), 1.f) et 2.a) de létude exploratoire sur le droit dauteur et les droits connexes et le domaine public. Deuxièmement, décrire les mesures et options envisageables pour la mise en uvre de ces recommandations. Le Secrétariat était encouragé par le fait que la composante du projet sur la propriété intellectuelle et le domaine public relative au droit dauteur avait été bien accueillie par les États membres. Cest ce que manifestaient les résultats de lévaluation externe, particulièrement en ce qui concerne létude sur le droit dauteur et le domaine public. Le document CDIP/9/INF/2 visait à atteindre le même succès que les autres éléments du projet. Les synergies entre les différents éléments de la composante de droit dauteur du projet avaient été identifiées afin de répondre aux questions de manière exhaustive. Le document offrait une analyse des questions, notamment des principales tendances et difficultés identifiées dans le débat international. Il comprenait aussi quelques suggestions sur la manière de mettre en uvre les recommandations. Le Secrétariat sest efforcé, dans la mesure du possible, de fonder ses suggestions sur des initiatives qui avaient été débattues ou étaient entreprises par des États membres. Le Secrétariat avait aussi examiné les possibilités de les déployer à plus grande échelle. Il importe de ne pas perdre de vue que les pays recourent à des approches différentes pour résoudre les problèmes soulevés dans les recommandations. Par exemple, lapproche de lenregistrement public varie dun pays à lautre parmi ceux qui maintiennent de tels systèmes. Il existe aussi des pays qui nutilisent pas ces systèmes. Cela sapplique également à labandon du droit dauteur. Il convient de tenir compte de ces facteurs à la lecture du document. La recommandation 1.c) suggère que labandon volontaire du droit dauteur sur des uvres et laffectation au domaine public devrait être reconnu comme un exercice légitime de paternité et dexclusivité liée au droit dauteur, dans la mesure autorisée par les législations nationales (en excluant éventuellement tout abandon de droits moraux) et sous réserve du consentement explicite, donné en toute connaissance de cause et libre de lauteur. Ce point pourrait donner lieu à des recherches approfondies. Plusieurs chercheurs, associations et institutions proposent la création dun cadre juridique pour la renonciation au droit dauteur. Par exemple, Creative Commons a créé une licence CC0 (aucun droit réservé) en vertu de laquelle lauteur place une uvre dans le domaine public en renonçant au droit dauteur et à tous les droits connexes sur cette uvre. La British Library sen est servie pour diffuser 3 millions de titres de la British National Bibliography. Le Communia Project a également fait quelques propositions. Ce projet offre un réseau pour les débats politiques de haut niveau concernant toutes les questions relatives au domaine public dans lenvironnement numérique. Ces propositions font partie dun vaste corpus de textes interdisciplinaires publiés au niveau international sur les biens communs (commons). Il existe aussi une théorie qui traite de la gestion en commun dune masse de ressources et des avantages du concept de biens communs, cestàdire de ressources qui peuvent être librement partagées par un groupe de détenteurs de droits ou de personnes en général. Cela étant, la renonciation au droit dauteur soulève nombre de questions et de problèmes. Lun deux concerne notamment la nature du droit dauteur. Si le droit dauteur est considéré comme un droit fondamental, il est impératif de déterminer si la renonciation à ce droit est juridiquement valide. Sil est considéré comme un simple droit de propriété, le problème est moins compliqué puisque la plupart des juridictions prévoient la possibilité de renoncer à un droit de propriété. Il existe aussi dans le régime du droit dauteur certains droits auxquels il ne peut être renoncé ou qui sont considérés comme inaliénables. Un exemple dun droit auquel il ne peut être renoncé se trouve dans la directive de lUnion européenne relative au droit de location et de prêt. Elle prévoit que linterprète qui transfère les droits de location de son uvre au producteur conserve un droit de rémunération sur le produit de la location de son interprétation. Il ne peut être renoncé à ce droit. En outre, le caractère inaliénable du droit moral peut aussi poser problème. Le droit moral est réputé inaliénable dans de nombreux pays. Cela pourrait entrer en contradiction avec la volonté de lauteur de renoncer à ses droits sur son uvre. Un autre problème important est le caractère irrévocable de la renonciation, en dautres termes, limpossibilité de revenir sur la décision de renoncer au droit dauteur. Lanalyse des législations nationales, comme celle de la république de Corée, qui prévoient dans la définition du domaine public la possibilité de renoncer au droit dauteur pourrait donner lieu à dautres discussions. Par ailleurs, il conviendrait dexaminer la possibilité détablir un régime précis de conditions formelles, en vue déviter lexploitation abusive de la position souvent faible de lauteur. Il importe de sassurer que labandon de ses droits sur luvre par son créateur nest pas due à linégalité de sa position avec celle du distributeur de ces droits, tel quun producteur ou un éditeur. Enfin, il faudrait déterminer si, du point de vue de lintérêt général, il serait approprié de créer un régime juridique de la renonciation, et si oui dans quelles conditions. Un scénario envisageable, selon le document dinformation, serait de commanditer une étude sur le renoncement au droit dauteur. Cette étude devrait porter sur le droit du public à accéder aux uvres de création, et sur les droits des auteurs, en particulier sur la nécessité de leur faire prendre conscience des conséquences quaurait une renonciation au droit dauteur. Il conviendrait aussi de prévoir des conditions de forme aux fins de la renonciation au droit dauteur, et la possibilité pour lauteur de changer davis. Létude pourrait consister en une analyse comparative de plusieurs systèmes juridiques nationaux sélectionnés de manière à établir un certain équilibre géographique. Elle décrirait aussi à grands traits leurs tendances et leurs éléments communs et identifierait les activités qui pourraient éventuellement être entreprises par lOMPI et ses États membres. Il est stipulé dans la recommandation 1.f) que Des efforts internationaux devraient être consacrés à lélaboration dinstruments techniques ou informatiques destinés à identifier le contenu du domaine public, en particulier sagissant de la durée du droit dauteur. Ce type dinstrument peut comprendre des compilations de données relatives à des uvres, des bases de données duvres du domaine public ou des calculateurs de domaine public. Un fonctionnement et un référencement réciproques de ces instruments, à léchelon international, revêtent une importance particulière. Cette recommandation est centrée sur linfrastructure, cestàdire sur les outils techniques ou informatiques nécessaires à la délimitation du domaine public. Il sagit souvent doutils à fonctions multiples. Le même outil sert aussi bien à délimiter le domaine public quà déterminer ce qui est protégé. Le calculateur de domaine public peut par exemple estimer si une uvre donnée est protégée. Il évalue simultanément si luvre fait partie du domaine public. Un registre des uvres peut faciliter la tâche de déterminer si une uvre est protégée ou tombée dans le domaine public. Dans la perspective du domaine public, il sagit donc doutils précieux pour les créateurs comme pour les usagers. Loctroi du droit dauteur nétant subordonné à aucune formalité conformément à larticle 5.2) de la Convention de Berne il nexiste généralement pas dorganisme ou de registre central rassemblant toutes les données sur les uvres. Divers pays ont développé des systèmes denregistrement, publics ou privés, différents. Le résultat est la disparité des données. Daprès lenquête sur lenregistrement volontaire du droit dauteur réalisée par lOMPI, la majorité des organismes denregistrement du droit dauteur ne sont pas reliés à dautres systèmes de collecte de données sur le droit dauteur administrés par des entités publiques ou privées. Souvent les données détenues par les différents organismes ne sont pas normalisées et ne sont pas compatibles. Cela rend difficiles les efforts dautomatisation. Il conviendrait de sintéresser à rendre disponibles les informations existantes sur le contenu protégé par le droit dauteur et sur le domaine public. Les institutions du patrimoine culturel ainsi que dautres institutions publiques ou privées comme les sociétés de perception, les éditeurs, les producteurs et les services denregistrement du droit dauteur détiennent aussi des informations précieuses sur la créativité. Il sagit de riches répertoires duvres et de bases de données contenant des renseignements importants tels que les noms des auteurs, les informations relatives à la publication, etc. Linformation sur le régime des droits, comme par exemple celle contenue dans des indicateurs de contenu comme le numéro international normalisé du livre (ISBN) entre autres, joue un rôle central en facilitant la mise à disposition de renseignements sur les uvres et les auteurs. Ces outils doivent tenir compte du fait quune partie de leurs collections ou répertoires relève du domaine public. Le projet du Plan daction pour le développement a joué un rôle important en inventoriant et en mettant en lumière ces outils. Il a aussi fait ressortir les précieuses synergies qui existent entre les différentes initiatives. Avec la coopération des États membres, le Secrétariat a mené une enquête sur les régimes denregistrement publics du droit dauteur. Une enquête en deux parties sur la documentation privée du droit dauteur a également été préparée. La première sattachait à lenregistrement privé et la dernière à la gestion collective. La première peut être considérée, dans les propres termes de son auteur, comme un complément de létude de Mme Dusollier. Elle faisait ressortir les liens entre les différentes composantes du projet sur la propriété intellectuelle et le domaine public. Lenquête décrivait les différents outils techniques dont disposent les systèmes privés de documentation du droit dauteur comme les registres privés en ligne, les calculateurs du domaine public pour lévaluation de la situation des droits dauteur dune uvre donnée dans une juridiction donnée, et les informations sur le régime des droits, qui fournissent dimportants renseignements aux usagers potentiels de contenus créatifs. Ces services contribuent à délimiter le domaine public et représentent des ressources stratégiques pour résoudre le problème des uvres orphelines. Il existe un besoin croissant de les relier et de les coordonner. LOMPI, dans le cadre du projet sur la propriété intellectuelle et le domaine public, a déjà fait un pas vers létablissement de liens entre les services publics denregistrement avec la constitution dune liste des coordonnées de tous les systèmes publics denregistrement étudiés. La liste de toutes les diverses platesformes privées a aussi été dressée dans lenquête de lOMPI sur la documentation du droit dauteur et sur les pratiques dans ce domaine. Toutefois dautres mesures pourraient être prises. Sur cette base, le document dinformation suggère plusieurs scénarios pour faire progresser la mise en uvre de la recommandation 1.f) aux niveaux national, régional et international. Il est essentiel que les initiatives aux niveaux national et régional sattachent à la modernisation des registres publics. Par exemple, les pays dAmérique latine ont récemment recommandé que la modernisation et lautomatisation de linfrastructure administrative et des systèmes de soutien pour les bureaux du droit dauteur, les services denregistrement volontaire et les sociétés de gestion collective reçoivent la priorité dans le cadre des stratégies dassistance technique et de coopération de lOMPI dans le domaine du droit dauteur. LOMPI a fourni des outils pour améliorer linfrastructure didentification du domaine public. Par exemple, lOMPI a facilité lautomatisation des systèmes denregistrement volontaire avec un logiciel (GDA) qui a été conçu spécialement à cette fin. Des efforts pourraient aussi être faits pour coordonner les registres publics avec les registres de létatcivil qui contiennent les renseignements sur les auteurs décédés. Cela permettrait aux registres publics de préciser la date dexpiration des droits dauteur. Limportance des outils de recherche en ligne au niveau national a été mise en lumière. 84% des États membres qui ont répondu à lenquête sur lenregistrement public ne disposaient pas doutils de recherche en ligne. Dans le document dinformation, le Secrétariat encourage le développement de ces outils. Le document indique également quil importe dincorporer à lutilisation de ces outils des limitations de responsabilité appropriées car il nest souvent pas possible de conduire des recherches vraiment exhaustives. Les informations sont parfois incomplètes, en particulier en ce qui concerne les registres denregistrement volontaire. Il importe aussi de susciter une coopération plus étroite entre les bureaux du droit dauteur de chaque région. Par exemple les bureaux du droit dauteur dAmérique latine sont récemment convenus de coopérer à la préparation dun recueil des législations applicables dans la région sur la durée du droit dauteur. Il conviendrait également détudier linterconnexion des registres privés entre eux ainsi quavec les registres publics. En ce qui concerne linterconnexion des registres privés, de nombreuses initiatives ont été lancées par lOMPI. Certaines dentre elles ont été entreprises dans le cadre du Plan daction pour le développement. Le projet de développement dune base de données régionale ouestafricaine des répertoires en est un exemple. Il existe aussi un logiciel, WIPOCOS, qui a été élaboré et qui est maintenu par lOMPI. Il est mis librement à la disposition des organismes de gestion collective des pays en développement et est largement utilisé en Afrique et en Asie. WIPOCOS peut aider à normaliser les bases de données des répertoires de différents pays en développement. Les États membres pourraient aussi encourager le développement des calculateurs du domaine public. Ceuxci sont des outils multifonctions qui peuvent servir à délimiter le domaine public ainsi quà déterminer si une uvre est protégée. Comme ils ne sont ni complètement fiables ni exhaustifs, il conviendrait denvisager lutilisation de limitations de responsabilité appropriées. Le document dinformation suggère plusieurs activités qui pourraient être entreprises au niveau international. Il importe daméliorer la disponibilité des informations sur les uvres du domaine public en mettant en réseau les renseignements nationaux et régionaux. Plusieurs initiatives existantes pourraient être déployées à plus grande échelle et généralisées. Il importerait aussi denvisager le développement de platesformes internationales qui fourniraient des outils de recherche sur divers registres. Les platesformes pourraient servir de point dinterconnexion entre les différentes bases de données. Conjuguées à la mise en réseau des informations nationales et régionales, ces initiatives pourraient jouer un rôle important dans le domaine des uvres orphelines en facilitant les recherches diligentes. La recommandation 2.a) stipule que la disponibilité du domaine public devrait être améliorée, notamment grâce à une coopération avec les institutions du patrimoine culturel et lUNESCO (dans ses travaux relatifs à la préservation du patrimoine culturel immatériel). Le domaine public est important du point de vue de lintérêt général. Il est aussi essentiel pour lhéritage culturel de lhumanité. Cela a été démontré par les travaux intensifs effectués par lUNESCO sur la notion de protection du domaine public qui est considéré comme faisant partie du patrimoine commun de lhumanité. Le document dinformation contient de nombreuses suggestions pour améliorer la visibilité des collections qui sont conservées par des institutions du patrimoine culturel. Le Guide de lOMPI sur la gestion de la propriété intellectuelle à lintention des musées est en cours de mise à jour. Le guide identifie un certain nombre de pratiques de gestion appropriées et de possibilités de promouvoir et daméliorer la visibilité des actifs des institutions du patrimoine culturel, notamment dans le contexte de la numérisation. Dans le domaine des savoirs traditionnels, le Projet relatif au patrimoine créatif de lOMPI développe des outils pratiques de gestion des options de propriété intellectuelle lors de la documentation, de lenregistrement et de la numérisation du patrimoine culturel. Il est aussi important pour les institutions du patrimoine culturel de coopérer pleinement avec les organisations internationales comme lUNESCO, et en particulier dans le contexte de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de lUNESCO. Cette coopération est assurée dans le cadre du Comité intergouvernemental de cette convention. Il importe également denvisager la numérisation du patrimoine culturel. Les États membres pourraient envisager de collaborer avec des entités privées et publiques pour les aider à numériser le patrimoine culturel. Le document dinformation cite de nombreuses initiatives. Ces partenariats présentent des avantages évidents sur le plan de la technologie et des ressources financières. Cependant il importe également de prendre garde à ne pas créer de monopoles privés dans le domaine public, comme lont rappelé plusieurs commentateurs. Il convient également dexaminer les possibilités législatives daméliorer la préservation et laccessibilité du domaine public. Cela inclut le régime du domaine public payant en vertu duquel lutilisateur duvres du domaine public doit obligatoirement acquitter un droit de licence pour leur usage. Dans certains pays comme lAlgérie, cette rémunération est dédiée à la préservation du domaine public. Il serait aussi possible denvisager les options législatives relatives au droit moral. Cellesci sont exposées dans le document dinformation. Il est également nécessaire de sensibiliser les États membres à limportance de la disponibilité du domaine public. LOMPI coopère étroitement avec lUNESCO à des initiatives à cette fin. Par exemple, dans le contexte de la Conférence internationale de lUNESCO intitulée La mémoire du monde à lère du numérique : numérisation
et conservation qui aura lieu en septembre 2012 à Vancouver, lOMPI a été chargée de préparer, en collaboration avec lIFLA, lONG qui représente les bibliothèques, un atelier sur les défis de la propriété intellectuelle pour la numérisation et la préservation.
La délégation du Paraguay, parlant au nom du GRULAC, a remercié le Secrétariat davoir présenté le document. Il importait daider les États membres à prendre conscience du rôle de plus en plus important joué par le domaine public, en particulier sagissant du droit dauteur et des droits connexes. Au cours des débats qui se sont déroulés lors de la Réunion sousrégionale de lOMPI sur le droit dauteur et les droits connexes avec les pays dAmérique latine, en décembre 2011, les participants ont reconnu limportance que revêtait cette question. Cest pourquoi le groupe de coordinateurs est convenu que les bureaux du droit dauteur de chaque région devraient coopérer plus étroitement en vue de partager les informations dont ils disposent. Le groupe a reconnu la valeur du travail accompli par lOMPI à cet égard, notamment en mettant à disposition les outils nécessaires au renforcement de linfrastructure du droit dauteur, comme lattestait lassistance fournie par lOMPI aux fins de lautomatisation des systèmes denregistrement volontaire du droit dauteur. Cette question revêtant une importance particulière à ses yeux, le groupe a exprimé lespoir que les participants sen rappelleraient pendant les délibérations sur le domaine public.
La délégation de la Colombie a remercié le Secrétariat davoir élaboré et présenté le document. Elle a dit partager les vues exprimées par la délégation du Paraguay au nom du GRULAC. La délégation a évoqué la recommandation 1.c). Les études ne devraient pas promouvoir une législation qui entérine le renoncement des auteurs à leurs droits. Les systèmes denregistrement et de dépôt volontaire se sont avérés extrêmement utiles dans le domaine du droit dauteur. La mise en place dun registre obligatoire serait incompatible avec larticle 5.2 de la Convention de Berne, qui prévoit que la jouissance et lexercice des droits ne peuvent être subordonnés à aucune formalité. À ce titre, la majorité des pays ont prévu des systèmes denregistrement volontaire du droit dauteur. Si la protection des uvres était subordonnée à lenregistrement, cette disposition enfreindrait les conventions internationales et la législation de nombreux pays, qui prévoient lenregistrement volontaire du droit dauteur. Même si les uvres non enregistrées ne devaient pas être protégées, il subsisterait le devoir moral de protéger de telles uvres. Une autre question se posait également, celle dun registre patrimonial qui permettrait de faire connaître les intentions de lauteur.
La délégation de lÉgypte, parlant au nom du groupe des pays africains, a remercié le Mme Séverine Dusollier pour létude exploratoire sur le droit dauteur et les droits connexes. Le groupe de coordinateurs a affirmé la nécessité de promouvoir un domaine public riche et accessible, qui nempiète pas sur le patrimoine culturel des États membres. En ce qui concerne le document CDIP/9/INF/2, il a approuvé la recommandation 1.c) portant sur la renonciation volontaire au droit dauteur sur les uvres. Il a également appuyé la recommandation 1.f), qui suggère que des efforts internationaux devraient être consacrés à lélaboration dinstruments techniques ou dinformation destinés à identifier le contenu du domaine public. Toutefois à propos de la recommandation 2.a), qui suggère que la disponibilité du domaine public devrait être améliorée, notamment grâce à une coopération avec les institutions du patrimoine culturel et lUNESCO, ce type de question avait également été examiné dans le comité intergouvernemental. Cest pourquoi il ne pouvait pas approuver cette recommandation. Le groupe de coordinateurs et dautres pays en développement avaient dit devant plusieurs instances, notamment lIGC, que les savoirs traditionnels et les expressions culturelles traditionnelles sont des éléments essentiels et constitutifs du patrimoine culturel national. À ce titre, aucun lien daucune sorte, direct ou indirect ne devrait exister avec le domaine public. En outre, il ne voulait pas porter atteinte aux discussions qui étaient en cours au sein de lIGC. Cétait le point de vue exprimé par la majorité des pays en développement, qui était clairement exposé à la page 12 de létude de Mme Séverine Dusollier. Le groupe a convenu de la nécessité de promouvoir un domaine public riche et accessible dont les frontières soient clairement définies et approuvées par les États membres afin déviter quil nempiète sur le patrimoine culturel des nations.
La délégation du Danemark, parlant au nom de lUnion européenne et de ses États membres, a remercié le Secrétariat davoir élaboré le document CDIP/9/INF/2, qui précise la portée et les incidences éventuelles de la mise en uvre des recommandations 1.c), 1.f) et 2.a). LUnion européenne et ses États membres ont lu avec beaucoup dintérêt les trois recommandations figurant dans ce document. Lanalyse de la mise en uvre des recommandations et les suggestions en vue de leur mise en uvre ont été très utiles pour favoriser une meilleure compréhension des objectifs visés par recommandations. En ce qui concerne lanalyse de la recommandation 1.c) traitant de labandon volontaire du droit dauteur qui fait lobjet du point A, il conviendrait de se renseigner davantage sur le besoin deffectuer cette analyse, en obtenant notamment des informations sur la législation en vigueur dans les États membres et sur les meilleures pratiques mises en place par ces derniers. Par ailleurs, lUnion européenne et ses États membres ne pouvaient se prononcer à ce stade en faveur dune étude qui déboucherait sur des suggestions en vue desquisser, dans les grandes lignes, des propositions concrètes concernant la renonciation au droit dauteur. Pour ce qui est de lanalyse et des propositions concernant la recommandation 1.f) portant sur lélaboration doutils techniques ou dinformation visée au point B, lUnion européenne et ses États membres restaient préoccupés par la valeur ajoutée accordée à ces outils. Ils nétaient toujours pas convaincus des avantages que présentait la création de platesformes nationales et internationales dans le but de faciliter les recherches dans les registres régionaux et nationaux et de réunir des informations sur le contenu protégé par le droit dauteur et sur les uvres relevant du domaine public. Certains aspects purement techniques pourraient faire lobjet dun examen. Lanalyse de la recommandation 2.a) figurant au point C contient un certain nombre de suggestions susceptibles daider les États membres dans les efforts quils déploient en vue de préserver le patrimoine culturel de lhumanité. Il conviendrait que les différents États membres tiennent compte de ces considérations.
La délégation de lItalie a fait référence à la recommandation 1.f) et fourni certaines données provenant du registre national public. Les autorités italiennes tiennent un registre public des uvres protégées en vertu de la législation sur le droit dauteur. Une base de données a également été créée pour rassembler toutes les données relatives aux uvres inscrites au registre public entre 1971 et 2011. Linscription au registre national public est effectuée à des fins dinformation uniquement. Elle est instituée uniquement afin détablir une présomption de publication et de paternité dune uvre jusquà preuve du contraire. Conformément à la loi italienne sur le droit dauteur, seules les uvres publiées sont inscrites au registre et le dépôt dune caution est exigé pour chaque uvre. Cette formalité doit être effectuée par lauteur de luvre ou la personne chargée de sa diffusion. En vertu de la loi italienne sur le droit dauteur et conformément à la Convention de Berne, aucune formalité spécifique nest exigée afin quune uvre bénéficie de la protection du droit dauteur. La création de luvre est une condition nécessaire et suffisante pour acquérir les droits dauteur. Ces droits appartiennent à la personne physique qui a créé luvre. Comme énoncé à larticle 5 de la Convention de Berne, le droit dauteur est un droit absolu, qui découle de la création de luvre. Tel que prévu à larticle 42 du Décret royal qui approuve les règlements dapplication de la loi italienne sur le droit dauteur, le Ministère du patrimoine culturel et des activités culturelles publie un bulletin périodique recensant les uvres et les actes de cession des droits découlant des enregistrements. Les données pour la période 19762010 sont disponibles en ligne. Le bulletin signalant les uvres protégées par le droit dauteur et des données concernant ces uvres publiés périodiquement par le ministère sont aussi disponibles en ligne, ce qui permet aux autorités publiques, telles que les autorités judiciaires en charge de la lutte contre le piratage et la contrefaçon, universités, instituts de recherche et citoyens davoir facilement accès aux données et à linformation sur les uvres. Compte tenu de ce qui précède, la délégation était favorable à la mise en place dun système permettant dinterconnecter les services denregistrement du droit dauteur, qui existent déjà dans certains États membres, leur donnant ainsi la possibilité de tenir des registres similaires pour échanger des données sur les uvres. Ce système pourrait améliorer la qualité des services offerts aux utilisateurs, citoyens et en particulier aux auteurs. Il permettrait de développer et daméliorer la
recherche déléments précis dune uvre pour répondre aux questions posées par des citoyens et des utilisateurs. La délégation souhaitait connaître lavis des autres États membres sur cette question.
La délégation du Venezuela (République bolivarienne du) a appuyé la déclaration faite par la délégation du Paraguay au nom du GRULAC. Lors de la Réunion sousrégionale de lOMPI sur le droit dauteur et les droits connexes avec les pays dAmérique latine qui sest tenue à Lima du 12 au 13 décembre 2011, les participants sont convenus quil faudrait améliorer le niveau de communication entre les bureaux du droit dauteur dans la région. Le caractère inaliénable du droit moral de lauteur est une question touchant aux droits de lhomme. Il appartient aux chefs doffices de droit dauteur de clarifier la question de la renonciation au droit moral, qui est très complexe car le droit moral est tant un droit de lhomme quun droit privé. Cest aussi une question très importante sur laquelle lOMPI doit se pencher.
La délégation de lEspagne sest référée à la suggestion figurant page 7 du document CDIP/9/INF/2, qui vise à interconnecter les registres publics et privés au niveau national afin de daméliorer laccès à linformation sur les objets tombés dans le domaine public. Les autorités italiennes avaient contacté le ministre de la culture pour senquérir de son avis sur la proposition visant à interconnecter les registres espagnols avec ceux dautres pays comme lItalie. Elles ont également contacté les autorités mexicaines, indiennes et kenyanes. Les premiers avis étaient positifs. Les autorités espagnoles étaient réceptives à cette idée. Il serait utile déchanger les données contenues dans le registre de propriété intellectuelle tenu par le Ministère de la culture. On estimait cependant que cette interconnexion devrait sopérer dans le cadre dune organisation internationale dont lEspagne était membre, cestàdire lUnion européenne ou lOMPI. Cétait le point de vue exprimé par les responsables de la Sousdirection de la propriété intellectuelle organe en charge de la gestion du droit dauteur. Le registre de propriété intellectuelle contient des informations sur les auteurs et autres titulaires de droits de propriété intellectuelle. Ce registre qui est similaire à celui tenu par les autorités italiennes, est conçu pour protéger les auteurs et autres titulaires de droits de propriété intellectuelle. Il sagit dun registre volontaire qui noctroie pas de droits. Lenregistrement constitue un commencement de preuve de création et de paternité de luvre. Dans la pratique, les tribunaux acceptent lenregistrement dun droit au registre comme étant juridiquement valide. Lauteur ou le titulaire des droits est tenu de déposer trois exemplaires de luvre publiée, telle que : livre, uvre audiovisuelle, musique, affiche, photographie, etc. Ces exemplaires doivent être déposés à la bibliothèque publique. On en compte plus de 50 disséminées dans tout le pays, et cest la bibliothèque nationale qui détient les informations. On peut obtenir des informations sur les ouvrages publiés auprès du Bureau espagnol du droit dauteur ou à laide du code ISBN. En létat, et sans préjudice de toute décision qui pourrait être ultérieurement prise par lUnion européenne, la délégation sest déclarée, en principe, favorable à la proposition visant à échanger des informations sur les uvres protégées par le droit dauteur, qui sont inscrites à un registre de propriété intellectuelle, sans faire référence à aucun autre registre dans lequel elles pourrait être inscrites.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a remercié le Secrétariat pour le soin apporté à lélaboration du document sur les scénarios et options concernant trois des recommandations figurant dans létude exploratoire sur le droit dauteur et les droits connexes. Létude portant sur la renonciation volontaire au droit dauteur quil était proposé de mener au titre de la recommandation 1.c) avait, sembletil, pour objet la recherche complémentaire. À ce que comprenait la délégation, létude comprendrait une analyse comparative de la législation dun certain nombre de ressorts juridiques nationaux, respectant un certain équilibre géographique, qui indiquerait les tendances et caractéristiques communes. Elle traiterait des questions telles que la nécessité de garantir le contenu, et de prévoir des conditions de forme aux fins de la renonciation au droit dauteur, la possibilité pour les auteurs de changer davis ainsi que le problème de loctroi de droits patrimoniaux et moraux auxquels il ne peut pas être renoncé. En ce qui concerne la portée de létude proposée, la délégation souhaitait savoir si létude se focaliserait sur la prise de conscience par les auteurs des effets tant positifs que négatifs dune éventuelle renonciation au droit dauteur ou sur lintérêt pour le public et les auteurs davoir accès à linformation ou sur ces deux points. Létude proposée était libellée en des termes légèrement ambigus à cet égard. Selon la délégation, toute étude sur cette question devrait se centrer sur lintérêt des auteurs et du public en général. La délégation était en faveur de la réalisation de létude proposée uniquement si son objet était précisé. En ce qui concerne la recommandation 1.f), elle pouvait appuyer lidée dentreprendre un projet visant à mettre en place des registres du droit dauteur. Le document indiquait que lItalie avait présenté une proposition sur ce point. Elle voulait en savoir plus à ce sujet. Comme la délégation de lItalie venait de sexprimer un peu plus longuement sur sa proposition, elle souhaitait sentretenir de manière plus approfondie avec elle à ce sujet. Ce projet pourrait démarrer avec la constitution dun groupe de travail composé dexperts spécialistes de lenregistrement provenant de pays qui ne disposaient pas de systèmes denregistrement, qui serait chargé dexaminer les questions devant être abordées dans létude de faisabilité. Létude examinerait les éléments suivants, à savoir léchange dinformations aux niveaux régional, national et international en vue de réaliser un certain nombre dobjectifs, notamment faciliter la créativité et linnovation ainsi que la possibilité dutiliser ces informations dans le domaine de lapplication des droits. La proposition présentée dans le document visant à interconnecter les registres publics et les registres civils pourrait être incorporée dans cette étude de faisabilité préliminaire. La mise en uvre des autres propositions figurant dans cette recommandation nécessitait de plus amples renseignements ou nétait pas pratiquement envisageable. En ce qui concerne la proposition invitant lOMPI à accorder la priorité à la modernisation de linfrastructure administrative dans le cadre de lassistance technique fournie dans le domaine du droit dauteur, la délégation avait cru comprendre que lOrganisation travaillait déjà sur cette question dans le cadre des autres projets menés par le CDIP. Il était important de commencer par sassurer de lengagement de lOMPI à cet égard avant de pouvoir légitimer cette priorité. Il valait mieux laisser le secteur privé prendre linitiative délaborer des calculateurs de domaine public, compte tenu du risque élevé dinexactitude qui découlait de la complexité consistant à déterminer le statut juridique des uvres tant à léchelle nationale quinternationale. Conformément à la recommandation 2.a), la délégation recommandait à lOMPI de participer à la conférence de lUNESCO devant se tenir en septembre 2012, et en faire rapport au comité. La délégation a également suggéré de diffuser un complément dinformation auprès des membres concernant lenvergure de la participation de lOMPI prévue à cette conférence, si le comité décidait dapprouver cette initiative. En outre, elle pouvait appuyer lidée de demander à lauteur du Guide OMPI de gestion de la propriété intellectuelle à lintention des musées de donner plus dinformations sur la manière dont ces institutions pourraient exploiter des opportunités commerciales afin de donner une plus grande visibilité aux uvres tombées dans le domaine public. Enfin, en ce qui concerne le débat sur les options législatives, la délégation a souligné que les États membres étaient toujours libres denvisager une modification de leur législation afin de protéger le domaine public conformément aux obligations internationales qui leur incombent. Cependant, on ne savait pas encore très bien quel rôle lOMPI pourrait jouer à cet égard, mis à part, fournir des avis législatifs sur demande.
La délégation du Chili a souscrit à la déclaration faite par la délégation du Paraguay au nom du GRULAC. Elle a réitéré la déclaration quelle avait faite lors dune précédente session, à savoir limportance accordée par son pays à la question du droit dauteur, des droits connexes et du domaine public. Elle suivra le débat sur cette question avec un grand intérêt. La délégation a remercié le Secrétariat davoir élaboré le document et fourni des informations détaillées sur les recommandations 1.c), 1.f) et 2.a) figurant dans létude exploratoire. Cétait un moyen très utile pour progresser sur cette question. La délégation a évoqué la recommandation 1.f). Il était primordial que le Chili mette aux points des instruments technologiques. À cet égard, les propositions figurant sous les rubriques : base de données, domaine public, calculateurs, etc., savéraient très utiles. Comme lont indiqué le GRULAC et certains de ses membres, cétait une tâche que les bureaux du droit dauteur pourraient accomplir et qui serait dune grande utilité à condition dinstaurer une plus grande coopération entre ces bureaux. Il était nécessaire de disposer doutils technologiques pour progresser plus rapidement aux niveaux régional et national et conforter une coopération entre ces bureaux. LOffice national du droit dauteur et des droits voisins du Chili collaborait avec lOMPI en vue de moderniser son infrastructure technique. Il y aurait bientôt 204.000 inscriptions à son registre pour la période allant de 1925 à nos jours. Le traitement du droit dauteur sen trouverait grandement faciliter dans la mesure où laccès aux informations requises serait amélioré. La délégation a formé lespoir que le comité continuerait davancer sur cette question, qui revêtait un grand intérêt pour son pays.
La délégation de la Norvège a remercié le Secrétariat davoir élaboré et présenté le document. Elle a évoqué la recommandation 1.c). Il importait davoir un domaine public robuste. Pour mieux comprendre les conséquences de labandon volontaire du droit dauteur sur des uvres et laffectation au domaine public, il serait intéressant dexaminer plus en détail la recommandation 1.c). Cet examen devrait sinscrire dans le cadre dune étude, comme lavait suggéré le Secrétariat. Toutefois, la délégation a souligné que cette recommandation touche les auteurs à travers leurs uvres créatives. Il convenait dapprofondir lexamen. Il était essentiel déviter lexploitation abusive de la position faible de lauteur. Tout régime envisageable se devait de veiller à préserver le libre arbitre dun auteur. Ces questions devaient faire lobjet dun examen plus poussé. La délégation a soutenu lapproche proposée à cet égard dans le document du Secrétariat. En rapport avec la recommandation 1.f), la délégation a appuyé lobservation faite par la délégation du Danemark au nom de lUnion européenne et de ses États membres. Elle nétait pas convaincue des avantages que présentaient les outils décrits dans le document. La délégation a souscrit à la déclaration de lUnion européenne concernant la recommandation 2.a). Il conviendrait que les différents États membres examinent cette recommandation de manière approfondie.
La délégation du Brésil a remercié le Secrétariat davoir élaboré et présenté le document CDIP/9/INF/2, qui apporte une contribution intéressante au débat sur le droit dauteur et le domaine public. Elle avait examiné avec le plus grand intérêt les recommandations figurant dans lÉtude exploratoire sur le droit dauteur et les droits connexes établie par Mme Séverine Dusollier. La délégation a ensuite dit espérer que le comité examinerait plus en détail toutes ces recommandations. Dans ce contexte, les scénarios et options concernant les autres recommandations figurant dans létude devraient être examinées à la prochaine session du CDIP. La délégation a rappelé que la recommandation n° 20 du Plan daction pour le développement invitait à promouvoir les activités détablissement de normes relatives à la propriété intellectuelle favorisant la consolidation du domaine public dans les États membres, y compris lélaboration éventuelle de principes directeurs susceptibles daider les États membres intéressés à recenser les objets tombés dans le domaine public sur leurs territoires respectifs. En rapport avec le débat plaidant en faveur dun domaine public robuste et accessible, la délégation a informé le comité que le Ministère brésilien de la culture analyse actuellement les moyens daméliorer laccès aux uvres tombées dans le domaine public. La création dune base de données nationale qui serait associée au système de registres du droit dauteur et connectée aux autres systèmes nationaux et internationaux est à létude. Les autorités de son pays se sont félicitées du niveau de coopération instauré avec lOMPI pour mener cette activité. En ce qui concerne le document CDIP/9/INF/2, la délégation a pris note et partageait les préoccupations exprimées par la délégation de lÉgypte au nom du groupe des pays africains quant au fait que lanalyse de la recommandation 2.a) figurant dans létude exploratoire prenait en compte les savoirs traditionnels et des expressions culturelles traditionnelles. Le document CDIP/9/INF/2 devrait être revu afin de supprimer cette référence qui nétait ni conforme au cadre dexécution du projet ni aux conclusions de létude exploratoire. La délégation a rappelé que les États membres sont convenus quil nétait pas prudent dexclure les éléments savoirs traditionnels et expressions culturelles traditionnelles du projet décrit dans le document CDIP/4/3 Rev., étant donné le caractère sensible de la question et le fait quelle fait actuellement lobjet de négociations au sein de lIGC. Enfin, compte tenu des informations fournies la veille par le Secrétariat, la délégation sest déclarée impatiente dexaminer et dévaluer létat davancement du projet relatif à la propriété intellectuelle et au domaine public et les résultats obtenus à la prochaine session du CDIP. Si le projet natteignait pas lobjectif visant à élaborer des lignes directrices et autres outils destinés à faciliter le recensement du contenu qui se trouve dans le domaine public et son accès, la délégation souhaitait que le Secrétariat rédige un autre document pour mettre en uvre la deuxième phase du projet.
La délégation de lAlgérie, parlant au nom de son pays, a remercié le Secrétariat davoir élaboré le document. Linterprétation donnée par le Secrétariat de certaines des recommandations différait, peutêtre, de celle de certains États membres. En ce qui concerne la recommandation 1.c), la délégation a émis des réserves quant à sa formulation, qui semblait préjuger du résultat de toute activité qui pourrait être menée par lOMPI dans ce cadre. Cette recommandation indiquait clairement que labandon volontaire du droit dauteur sur des uvres devrait être reconnu comme un exercice légitime de paternité. Cela fournirait un fil directeur pour une étude susceptible dêtre entreprise. À un certain moment, il serait demander aux États membres de reconnaître que le droit moral sinscrivait dans un régime juridique qui nexistait sans doute, même pas, dans certains pays. Dans son document, le Secrétariat soulignait le fait que le caractère inaliénable du droit moral de lauteur pouvait donner lieu à des difficultés. Dans la législation algérienne, le droit moral est perpétuel. Il était donc possible quune contradiction existe entre la législation nationale et lapproche susceptible dêtre adoptée. Toute étude qui serait réalisée par le Secrétariat conformément aux dispositions de la recommandation, pourrait finir par poser des problèmes. La délégation a rappelé au Secrétariat quil devait faire preuve dobjectivité dans les activités quil menait. Il ne devait pas décider de la voie à prendre, à un stade aussi précoce. La délégation a appuyé ce qui a été dit par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique, à savoir que toute étude devra être accompagnée dune proposition qui sera dabord soumise aux États membres, et indiquer de manière détaillée les poins qui seront examinés pour permettre à ces derniers de comprendre la portée de létude. En ce qui concerne la recommandation 1.f), elle croyait comprendre que le Secrétariat navait formulé aucune proposition précise, mais sétait contenté de réunir un certain nombre déléments en vue de leur examen par les États membres. La délégation avait un certain nombre de questions à poser à propos de la proposition. Elle souhaitait connaître la différence entre un registre public et un registre privé. Elle souhaitait aussi savoir comment un registre privé pouvait remplacer un registre dÉtat qui appartenait au domaine public. Il convenait aussi de prendre en compte la question de linterconnexion des registres publics et privés. Elle voulait savoir ce quelle recouvrait, le type dinterconnexion requis, et comment cette étude bénéficierait aux États membres. En ce qui concerne les calculateurs de domaine public, la délégation voulait connaître leur mode de fonctionnement, les avantages quils présentaient aux niveaux national et international, et les activités que lOMPI pourrait mener en vue de les mettre au point. La délégation a également souligné quil était prématuré denvisager tout type daction ou de coopération qui amènerait lOMPI à collaborer à lélaboration dun protocole international à ce sujet. Elle nétait pas disposée à donner mandat à lOMPI de participer à ce genre de discussion. Après tout, certains États membres navaient pas établi de tels registres ou venaient juste de le faire. Parlant au nom du groupe du Plan daction pour le développement, la délégation a souscrit aux observations formulées par le groupe des pays africains au sujet de la recommandation 2.a). Le groupe de coordinateurs souhaitait que le Secrétariat revoie linterprétation quil avait donnée de cette recommandation. Les savoirs traditionnels et les expressions culturelles traditionnelles ne tombaient pas dans le domaine public. Toute mention contraire était erronée et devrait être supprimée dans le document. Cette affirmation était fausse et ne devrait pas être prise en compte dans document ni dans la recommandation. Le groupe a invité le Secrétariat à faire preuve de prudence en ce qui concerne les contributions quil apporterait à la Conférence de lUNESCO devant se tenir à Vancouver. Il devrait être prudent dans ses interventions lors de cette conférence. Aucune suggestion ne devrait être faite quant au fait que les savoirs traditionnels ou le folklore appartenaient au domaine public. LOMPI devrait se cantonner à des déclarations de nature purement technique. Aucun État membre ne devrait sadonner à une interprétation à caractère politique. Le Secrétariat devrait faire preuve dune extrême vigilance et prudence dans son intervention lors de cette conférence.
La délégation de lAfrique du Sud sest associée aux déclarations prononcées par les délégations de lÉgypte et de lAlgérie, respectivement au nom du groupe des pays africains et du groupe du Plan daction pour le développement. La plupart des points quelle souhaitait aborder, avaient été soulevées par la délégation de lAlgérie. En ce qui concerne la recommandation 1.c), il importait de clarifier les modalités de létude. De ce que comprenait la délégation, le Secrétariat avait pris en compte un certain nombre de questions susceptibles davoir une incidence sur létude ellemême. Les paragraphes 4 et 5, page 2, du document contenaient des éléments qui pourraient être examinés dans létude. La réalisation de cette étude serait confiée à un expert externe. Il sagirait dune étude exploratoire et non dun document donnant une indication quant à savoir si le comité entreprendrait une activité de normalisation dans ce domaine. Lors de lévaluation du projet relatif à la propriété intellectuelle et au domaine public, il a été noté quun objectif restait en suspens, à savoir lélaboration de nouveaux outils ou principes directeurs afin de recenser les objets qui sont tombés dans le domaine public. Létude envisagée aiderait à faire en sorte que le comité atteigne effectivement cet objectif particulier attendu que labandon volontaire du droit dauteur était un des instruments pouvant servir doption aux États membres, au niveau national. Par exemple, dans la République de Corée, la législation admet que les auteurs puissent renoncer à leurs droits en faveur du Ministre de la culture et du tourisme. La délégation a cependant souligné que létude aurait simplement un caractère exploratoire et viserait à recenser et analyser les législations nationales qui prévoient la renonciation au droit dauteur. Cest en cela que réside son essence. Comme mentionné dans le document, létude devrait aussi indiquer les tendances et les éléments communs identifiés. Elle pourrait en outre permettre de vérifier, du point de vue de lintérêt général, sil serait approprié de créer un régime juridique de la renonciation et, le cas échéant, dans quelles conditions. Il sagissait doptions. La délégation ne souhaitait pas que létude indique les activités susceptibles dêtre menées par lOMPI. Ce serait lui couper lherbe sous le pied. Létude devrait fournir de plus amples renseignements généraux sur cet outil que les États membres intéressés pourraient utiliser, étant entendu que le CDIP ou tout autre comité de lOMPI qui traitait de létablissement de normes, mènerait des travaux dans ce domaine. Quant à la recommandation 1.f), la délégation pouvait lappuyer, bien quelle renvoyait principalement à des propositions dont la visée était régionale et nationale. Cette recommandation nen était pas moins très importante et pouvait être mise en uvre. La délégation a dit pouvoir appuyer la mise en place de registres publics. Néanmoins, comme lavait fait observer la délégation de lAlgérie, des éclaircissements étaient nécessaires en ce qui concerne la différence entre un registre privé et un registre public et les conséquences de linterconnexion de ces registres. Linteropérabilité des registres et la proposition visant à mettre au point des systèmes de gestion des informations fonctionnant sur des platesformes technologiques neutres constituaient des questions intéressantes, qui était liées au projet latinoaméricain. La délégation souhaitait connaître les antécédents de la proposition présentée au paragraphe c), page 6, du document car elle était très intéressante, mais elle ne disposait daucun élément dinformation. En outre, elle aimait lidée de mettre au point des calculateurs de domaine public. Elle voulait cependant connaître le rôle que lOMPI pourrait jouer dans laide à apporter aux États membres, qui étaient intéressés par ces calculateurs. La délégation nétait pas prête à poursuivre lexamen de cette question au niveau international, comme il est proposé à la section 6, page 7, du document. Il était prématuré de débattre de ladoption dun protocole international, bien quelle nignorait pas que cette idée était issue dune proposition présentée par la délégation de lItalie. Elle a dit quelle nétait pas prête à envisager une telle initiative. Un paragraphe souligné figurant aussi en page 7 du document, parlait duvres orphelines. La délégation souhaitait que le Secrétariat développe ce paragraphe afin de mieux faire comprendre le lien existant entre celuici et lactivité envisagée au niveau international. À propos de la recommandation 2.a), la délégation a souligné, comme la indiqué la délégation de lÉgypte au nom du groupe des pays africains, combien il importait que le comité soit attentif à lévolution des travaux menés au sein dautres comités de lOMPI. Bien que la délégation nétait pas opposée à la recommandation 2.a), elle estimait que lon ne devrait pas établir un lien entre le domaine public et les savoirs traditionnels et les expressions culturelles traditionnelles. Le groupe de coordinateurs avait souligné à plusieurs reprises, notamment devant le CDIP, que les savoirs traditionnels et les expressions culturelles traditionnelles ne tombaient pas dans le domaine public. Le lien établi portait préjudice aux travaux en cours au sein de lIGC. Il importait donc de réviser cette section du document, comme lavait proposé la délégation du Brésil. Le Secrétariat devait prendre en considération le fait quil existait des termes que certaines délégations avaient des difficultés à accepter et quelles ne pouvaient absolument pas valider. Quant à la conférence de lUNESCO devant se tenir au Canada, le comité a été informé que lOMPI y participerait. À cet égard, la délégation a insisté sur le fait que rien dans lintervention que lOrganisation prononcera lors de cette conférence, ne devra laisser penser que les savoirs traditionnels et les expressions culturelles traditionnels appartiennent au domaine public. Elle devra se contenter de relater lévolution des travaux menés au sein de lIGC.
La délégation de la Suisse a appuyé les déclarations de la délégation de la Colombie et de la délégation du Danemark au nom de lUnion européenne et de ses États membres. Ces déclarations traduisaient ses préoccupations concernant le document CDIP/9/INF/2. La délégation a souligné la nécessité de garder à lesprit les principes de la Convention de Berne. La mise en place de registres obligatoires serait incompatible avec larticle 5.2 de la Convention de Berne, qui stipule que la protection du droit dauteur ne doit être subordonnée à laccomplissement daucune formalité. Un système international de protection du droit dauteur, quel que soit son type, doit obéir à ce principe. En outre, la délégation nétait pas convaincue des avantages découlant de la promotion dun tel système denregistrement. Il subsistait de nombreuses questions auxquelles il fallait répondre. Il y avait beaucoup de questions en suspens portant sur la titularité des droits, la durée de la protection et autres questions pertinentes, notamment la création de registres et de bases de données. Les questions relatives à la cession des droits posaient des difficultés supplémentaires. Le document du Secrétariat a recensé ces difficultés, parmi lesquelles il fallait citer la détermination de la durée de protection. La délégation a également souligné le principe fondamental de la liberté contractuelle, qui permet à lauteur de renoncer à ses droits patrimoniaux. Il était très important de préserver cette liberté. Par conséquent, la délégation ne voyait pas lutilité de mettre en uvre des activités pour étudier larticulation entre ces bases de données et quel serait leur lien avec la cession des droits.
Le représentant de Communia a félicité le président de son élection. Il a remercié le Secrétariat davoir élaboré le document, qui savérait très intéressant. Communia est une association internationale sur le domaine public. Au moment de sa création, il sagissait dun réseau dorganisations mis en place par la Commission européenne. LAssociation Communia a élaboré une série de recommandations générales visant à enrichir et renforcer le domaine public. Plusieurs de ces recommandations rejoignent celles proposées par Mme Séverine Dusollier et lune dentre elles était expressément mentionnée dans le document établi par le Secrétariat. Il sagit dune proposition visant à établir certaines formalités destinées à empêcher la protection non souhaitée duvres originales. La pleine protection du droit dauteur ne devrait être accordée quaux uvres qui ont été enregistrées par leur auteur. Les uvres non enregistrées ne devraient être protégées quau titre du droit moral. Lenregistrement visait plusieurs objectifs. Il permettait notamment de recenser et de localiser les uvres du domaine public, didentifier les titulaires du droit dauteur et déviter de se trouver face à des uvres orphelines. La recommandation 1.f) invite à mettre au point des outils techniques et dinformation pour identifier le contenu qui se trouvait dans le domaine public. Un bon moyen daugmenter linteropérabilité entre les registres privés, les calculateurs de domaine public et les bases de données publiques serait de recommander, voire même de rendre obligatoire lutilisation de normes ouvertes. Le rôle de lOMPI pourrait consister à continuer de coordonner les initiatives et peutêtre, au moins partiellement, dimplanter certains de ces systèmes sur un site plus important. Il conviendrait de coordonner lutilisation de ces outils au sein des structures de gestion des droits dauteur existantes, telles que les organismes de gestion collective. La création, au niveau national, de registres publics énumérant les uvres sur lesquelles les titulaires du droit dauteur ont renoncé à leurs droits, ou celles quil est impossible de retrouver ou didentifier, permettrait daccroître la sécurité juridique pour les utilisateurs. Le cadre juridique, notamment les accords passés entre les sociétés de perception et leurs membres devrait tenir compte de la capacité des titulaires de droits dauteur de ne pas exercer pleinement leurs droits. Cette disposition devra sinscrire dans le cadre de linfrastructure commune de la technologie de linformation qui sera vraisemblablement présentée en vue de son adoption par la Commission européenne dans sa Directive sur la gestion collective des droits. Elle a suggéré au comité de réexaminer la recommandation 1.e) sur les uvres orphelines, dencourager linstauration du dépôt légal et dexaminer le rôle des bibliothèques en matière de domaine public compte tenu que ces dispositions étaient complémentaires à celles de la recommandation 1.f) appelant à mieux identifier le contenu qui se trouve dans le domaine public. Au sujet de la recommandation 1.c) relative à labandon volontaire du droit dauteur, qui devrait être reconnu comme un exercice légitime de paternité, Communia a appuyé la recommandation du Secrétariat invitant les États à faire réaliser une étude afin de préciser les possibilités dapplication des instruments, tels que loctroi, dans différents pays, de licences CC0 pour les uvres placées dans le domaine public. Le représentant a souligné que le domaine public constitue la règle et le droit dauteur, lexception. Le régime du droit moral ne devrait pas être considéré comme entraînant des difficultés quil faut contourner. Au contraire, le placement dune uvre dans le domaine public devrait être considéré comme un moyen permettant à un auteur dexercer son droit moral. Le placement dune uvre dans le domaine public constitue un acte plus positif que labandon volontaire du droit dauteur. Cela montre clairement lintérêt de contribuer à la mise en place dun réservoir commun duvres réutilisables. En outre, Communia sest félicitée de la recommandation 2.a), qui vise à améliorer la disponibilité des uvres du domaine public, grâce notamment à une coopération entre lUNESCO et les institutions de patrimoine culturel. Un bon moyen de promouvoir cette coopération consisterait à élaborer davantage de directives à lintention des musées. Néanmoins, un meilleur moyen de protéger le domaine public serait de renforcer la reconnaissance de son statut. On pourrait y parvenir en mettant en uvre les recommandations 3.a), b) et c) présentées dans létude exploratoire. On devrait prévoir les moyens juridiques qui permettent dempêcher toute récupération de lexclusivité sur des uvres tombées dans le domaine public. Le domaine public est menacé et mérite que lon établisse une définition juridique positive visant à empêcher la privatisation des uvres relevant du domaine public. Par exemple, les uvres du domaine public reproduites sous forme numérique doivent aussi appartenir au domaine public. Lutilisation des uvres du domaine public ne devrait pas être limitée par le recours à des moyens juridiques ou techniques. Toute tentative trompeuse ou fallacieuse dappropriation illicite des objets qui sont dans le domaine public, est illégale. Les tentatives de revendiquer abusivement lexclusivité de lutilisation duvres du domaine public doivent être sanctionnées comme par exemple lutilisation dune marque tombée dans le domaine public. Linstrument élaboré par Creative Commons ou un équivalent plus puissant consistant en des métadonnées portant le cachet dune bibliothèque nationale, du Ministère de la culture ou dun registre public ou privé, etc., serait extrêmement utile pour identifier les uvres tombées dans le domaine public et empêcher leur appropriation illicite en ajoutant une couche supplémentaire de droits. En réponse aux préoccupations exprimées par de nombreuses délégations, le représentant a souligné les rapports existant entre le domaine public et le droit dauteur et non entre le domaine public et les savoirs traditionnels. La promotion du domaine public ne doit pas être opposée à la protection des savoirs traditionnels. Il sagit de deux questions très différentes. Par conséquent, la définition du domaine public établie par Communia ne sapplique pas aux savoirs traditionnels. Les droits collectifs des communautés peuvent et doivent être respectés de la même manière que le droit moral dont dispose un auteur sur son uvre protégeable. Les savoirs traditionnels ne doivent pas tomber dans le domaine public uniquement parce quils ne sont pas protégés par le droit dauteur. Les projets de numérisation qui ont bénéficié dun financement public devront, au minimum, veiller à ce que le contenu numérisé soit accessible en ligne pour le public. Les projets de numérisation qui sont financés par des fonds privés, peuvent également bénéficier dun cadre juridique permettant dempêcher que lexclusivité soit rétablie au moyen dun accord contractuel. Ces efforts privés nont pas été réalisés seulement à laide dun certain moteur de recherche. Ils reflètent aussi lintérêt du public. Le partenariat publicprivé établi avec des experts de Wikipedia a donné de très bons résultats. Plusieurs institutions dont le Château de Versailles, le British Museum, la bibliothèque du Congrès national du Chili, un musée de Mexico et les archives Smithsoniennes ont créé un partenariat avec Wikipedia. La publication par Wikimedia Commons dun réservoir dimages tombées dans le domaine public, qui est hébergé sur le site Web de Wikipedia, constitue un autre exemple. Ce réservoir renferme des uvres provenant des anciennes colonies néerlandaises, qui sont détenues par un musée à Amsterdam. Il a permis aux Indonésiens davoir accès à ce domaine de leur patrimoine culturel. Ces expériences pourraient être reproduites et adaptées au contexte local pour un coût modique. Ces expériences comprennent par exemple une institution ouvrant laccès à ses collections aux photographes volontaires, la collaboration avec les conservateurs, le téléchargement sur la base de données duvres du domaine public de manière à ce quelles puissent être librement consultées et réutilisées, et la traduction des préfaces par les étudiants à laide doutils de messagerie instantanée. La participation du public à la préservation du domaine public est un moyen puissant de rendre les collections plus visibles aux communautés locales. Cela pourrait être fait à un prix très modique. Il y a toutefois une condition. Cela ne serait possible que si les uvres sont accessibles au public au moyen dune licence ouverte libre ou si elles relèvent du domaine public. Communia sest dite heureuse dapprendre son accréditation et de participer à la présente session du CDIP où la question du domaine public figure en tête des questions inscrites à lordre du jour.
Le représentant de Creative Commons a félicité le président de son élection. Dans son exposé introductif prononcé dans le cadre de la conférence INET mondiale qui vient de se tenir à Genève, M. Francis Gurry, Directeur général de lOMPI a décrit la propriété intellectuelle comme un mécanisme permettant déquilibrer les intérêts concurrents liés à linnovation et à la création culturelle. Creative Commons est fermement convaincue de la nécessité dassurer un équilibre des droits et sefforce de proposer des instruments juridiques et techniques susceptibles de rendre cet équilibre possible. La protection et la promotion du domaine public font partie intégrante de cet équilibre. Le domaine public enrichit lenvironnement culturel. Il permet de reproduire et de réutiliser de très nombreuses uvres classiques qui sont souvent remises au goût du jour et portées à la connaissance dun nouvel auditoire et de nouvelles générations. On pourrait presque dire quelles sont remixées. Dans cette optique, il a accueilli favorablement le document du Secrétariat sur les scénarios et options concernant les recommandations 1.c), 1.f) et 2.a) figurant dans létude exploratoire sur le droit dauteur et les droits connexes et le domaine public, et a félicité Mme Séverine Dusollier de lavoir établi. Le représentant de Creative Commons a recommandé dadopter ces trois recommandations. Il a complété les informations contenues dans le document présentant les recommandations 1.c) et 1.f). En ce qui concerne la recommandation 1.c), comme le document CDIP/9/INF/2 en rend compte avec précision, Creative Commons propose la licence CC0 un instrument universel permettant au titulaire de droits dauteur de renoncer volontairement à la totalité de ses droits dauteur et droits connexes sur son uvre dans la mesure maximale autorisée par la loi. La licence CC0 est un instrument dont la conception et la création ont été dictées par la nécessité et la demande. Le placement dune uvre dans le domaine public est difficile, voire même impossible, pour ceux désirant contribuer volontairement et de leur propre libre arbitre à ce quune uvre soit utilisée par le public, avant que le droit dauteur sur cette uvre ou la durée de protection de la base de données arrivent à expiration. Un petit nombre de pays, si tant est quil y en ait un, disposent dun mécanisme permettant deffectuer cette tâche facilement et de manière fiable. Les législations varient dune juridiction à lautre en ce qui concerne le type de droits octroyés automatiquement, leurs conditions doctroi et leur date extinction ou la possibilité dy renoncer volontairement. Creative Commons a compris les difficultés inhérentes au traitement global de cette question compte tenu que les approches en matière de droit dauteur varient en fonction des traditions communes et juridiques civiles. En outre, les discussions quelle a eues avec les titulaires de droits dauteur au cours des 10 dernières années ont révélé que certain dentre eux tiennent à indiquer clairement et, sans ambiguïté, quune uvre peut être utilisée sans faire état des restrictions que le titulaire du droit dauteur ne souhaite plus maintenir, pour quelque raison que ce soit. Cette demande à laquelle est venue sajouter labsence dun cadre juridique harmonisé du droit dauteur, dailleurs complexe, a débouché sur lélaboration de la licence CC0. Un grand nombre de titulaires de droits dauteur importants ont tiré parti de la licence CC0, notamment le Gouvernement néerlandais, la British Library et les responsables du projet du génome humain. Le cadre juridique applicable à de grands projets, tels que le projet Europeana prévoit le recours à la licence CC0. Pour ces raisons, le représentant a souscrit à la suggestion du Secrétariat de mener une étude sur la renonciation au droit dauteur. Il a également recommandé au comité de continuer à explorer cette piste importante. À propos de la recommandation 1.f), le représentant a accueilli avec satisfaction le fait que le Secrétariat ait expressément cité les pratiques mises en place et les instruments mis à disposition par Creative Commons. La possibilité de marquer les uvres protégées par le droit dauteur à laide de métadonnées concédées sous licence permettrait dinformer les moteurs de recherche des uvres susceptibles dêtre réutilisées et des conditions attachées à leur réutilisation. Le représentant sest félicité des pratiques régionales et nationales mentionnées dans le document du Secrétariat, et a convenu de la nécessité de poursuivre les efforts entrepris. Creative Commons a recommandé aux États membres et aux organismes régionaux de poursuivre leurs efforts en vue de rendre les données plus largement disponibles et les registres publics plus largement accessibles. Il souhaite que lOMPI joue un rôle au sein des instances internationales. LOrganisation pourrait, par exemple, mettre à disposition sur son site Web, un certain nombre d instruments facilitant le partage des informations figurant dans les registres publics, regroupant ainsi les bases de données des registres existants. Creative Commons a appuyé fermement les efforts déployés en vue de renforcer la capacité des titulaires de droits dauteur de renoncer volontairement à ces droits. Cela enrichirait le domaine public, et permettrait au public davoir accès aux uvres tombées dans le domaine public et de les utiliser, comme la loi sur le droit dauteur le prévoit.
La délégation du Zimbabwe a félicité le président de son élection. Elle a suivi les délibérations, qui se sont avérées particulièrement intéressantes. La délégation a émis de fortes réserves quant à la référence faite aux savoirs traditionnels et aux expressions culturelles traditionnelles dans le contexte du domaine public. Larticulation établie a rappelé de mauvais souvenirs aux membres de lIGC sur cette question. Il était plutôt dommage que cette question ait été soulevée au sein du comité, qui était supposé débattre des questions relatives à la propriété intellectuelle et au développement constituant la base de ses débats, à savoir que les savoirs traditionnels et les expressions culturelles traditionnelles contribuaient au développement des pays en développement, notamment le Zimbabwe. Cest pourquoi le lien établi est source de préoccupation pour la délégation. Il sagissait peutêtre dune erreur non intentionnelle. Elle espère quelle pourra être rectifiée car elle compromet les travaux du comité et nenvoie pas un bon signal quant à la manière dont le Secrétariat perçoit parfois les débats se déroulant au sein de certains comités. Le lien établi semble laissait entendre le contraire de ce qui se disait lors de ces débats. La délégation a dit espérer que ses préoccupations seront prises en compte lors de lexamen à venir. Cette question très épineuse revêt une grande importance pour certaines délégations.
La délégation des Étatsunis dAmérique a répondu à lintervention de la délégation du Brésil, quelle a interprété comme une demande délaboration dun document récapitulant les options concernant la mise en uvre des autres recommandations figurant dans létude exploratoire de Mme Séverine Dusollier. La délégation napprouve pas cette demande. Selon elle, les délégations demandent que lOMPI entame la deuxième phase du Projet thématique sur la propriété intellectuelle et le domaine public. Cette autre demande ne rencontre pas non plus son agrément. On pourrait envisager cette possibilité plus tard, après un examen complet du document sur les options disponibles qui sont à létude, mais il est prématuré détablir un nouveau document de projet.
La délégation de lInde a réitéré les préoccupations exprimées par les délégations de lÉgypte, de lAfrique du Sud et du Zimbabwe selon lesquelles il est nécessaire détudier soigneusement le lien entre le patrimoine culturel et le domaine public, sans préjudice des négociations sur les savoirs traditionnels et les expressions culturelles traditionnelles qui sont en cours au sein de lIGC. Les savoirs traditionnels et les expressions culturelles traditionnelles ne tombent pas dans le domaine public puisquil sagit de droits collectifs des communautés. Un débat est actuellement mené au sein de lIGC sur la protection des savoirs traditionnels et des expressions culturelles traditionnelles. La délégation a déclaré quelle nappuie pas la recommandation 2.a).
Le président a noté que les délégations ont accordé un appui partiel aux recommandations présentées par le Secrétariat. Certains des États membres ont demandé de nombreuses explications et formulé nombre de suggestions. Le président a invité le Secrétariat à leur répondre et à définir les éléments qui, selon lui, recueillent lassentiment des États membres sur les mesures futures à prendre.
Le Secrétariat a évoqué la recommandation 2.a). Il souhaitait simplement mettre laccent sur les activités de lOMPI dans le domaine du patrimoine culturel, qui étaient principalement menées par la Division des savoirs traditionnels. Toutefois, certaines délégations ont fait part de leurs préoccupations concernant le lien entre les savoirs traditionnels et le domaine public. Lintention nétait pourtant pas détablir un lien. Cest pourquoi le Secrétariat a proposé que les renvois soient retirés du document. En agissant de la sorte, rien ne serait perdu dans lanalyse. Pour ce qui est de la recommandation 1.c) portant sur la renonciation au droit dauteur, le Secrétariat a rassuré les délégations quil était en train dexaminer une approche équilibrée, cestàdire une approche qui défende tant les intérêts des auteurs que ceux du grand public. Bien que cela soit indiqué dans son document, il essaierait de préciser ce point dans le mandat si sa proposition était acceptée. Le Secrétariat a souligné que dans son document, il se contentait de présenter des options. Il a tenu à préciser quil ny a aucune disposition à caractère obligatoire en ce qui concerne les normes internationales. Il sagissait juste de différentes options qui seront soumises aux États membres pour examen. Le fait dexplorer ces options ne faisait que refléter lintérêt porté au débat. Il a dit espérer que les délégations qui ont exprimé des préoccupations concernant létude, seraient rassurées par le fait quil se contentait dexaminer les différentes options qui soffraient aux pays en utilisant une approche équilibrée. Pour ce qui est de la recommandation 1.f) concernant linfrastructure du droit dauteur, comme la souligné la délégation de lAlgérie, son document ne renfermait aucune proposition concrète concernant cette recommandation. Il se contentait de formuler des propositions dans un certain nombre de domaines que les États membres pourront examiner collectivement. La recommandation 1.f) revêtait une très grande importance. Mme Marybeth Peters, ancienne chef du bureau du droit dauteur des ÉtatsUnis dAmérique, avait lhabitude de dire que lenjeu principal en matière de droit dauteur dans lenvironnement numérique était didentifier les droits. Cette recommandation pourrait peutêtre être examinée en procédant à une gradation des activités susceptibles dêtre envisagées, en termes de portée géographique allant des niveaux régional et national au niveau international. On pourrait augmenter graduellement lampleur des mesures. De nombreuses mesures ont été proposées, certaines dentre elles ralliant plus facilement ladhésion des délégations. Parmi elles, figure la proposition de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique à lintention des pays dotés de systèmes denregistrement volontaire, qui prévoit les mesures susceptibles dêtre prises pour améliorer léchange dinformations. La tenue dune réunion pourrait constituer un ballon dessai pour renforcer la communication. Ce qui différencie les registres publics des registres privés, cest que les premiers sont tenus par une autorité publique, généralement le Bureau du droit dauteur, alors que les derniers sont des systèmes denregistrement volontaire du droit dauteur et des droits connexes administrés par une entité privée. Il existe un certain nombre dentités privées chargées de collecter des informations concernant la créativité. On peut citer par exemple un organisme de gestion collective qui tient à jour une base de données renfermant des informations sur le répertoire des uvres. Bien que ces registres se différencient nettement, la démarcation est, dans certains cas, floue. Dans certains pays, par exemple, cest le gouvernement qui est chargé de la gestion collective du droit dauteur et des droits connexes. Cependant, en principe, un registre public est un système denregistrement volontaire du droit dauteur administré par une autorité publique, alors quun registre privé est, par exemple, la base de données dun organisme de gestion collective contenant un répertoire duvres. Le document dinformation mettait laccent sur linterconnexion et la communication entre des registres analogues. Il était plus facile de commencer par augmenter la vitesse de léchange dinformations et de communication entre les systèmes denregistrement public pour se mettre à communiquer, à un stade ultérieur, avec les registres privés. Rien nempêcher, en principe, dexaminer ces questions et denvisager un futur dans lequel ces registres privés et publics communiqueront. Ces registres renfermaient des informations sur le contenu protégé par le droit dauteur, qui étaient utiles tant pour les titulaires du droit dauteur que pour le grand public. Les informations ne seront pas toutes partagées. Une partie des informations détenues par les registres privés étaient confidentielles, en particulier les précisions relatives à loctroi de licences. Par contre, dautres informations avaient un caractère général, telles que lannée de création dune uvre, le lieu où luvre a été créée et lidentité de son auteur. On pouvait également envisager un futur dans lequel il serait possible de relier ces informations à celles détenues par les registres publics. Cétait probablement la principale raison ayant dicté la décision adoptée lors de la réunion régionale des chefs des bureaux du droit dauteur dAmérique latine. Le Secrétariat sest référé à la question posée par la délégation de lAfrique du Sud concernant linteropérabilité des registres, mentionnée au troisième paragraphe, page 7, du document dinformation. Pour assurer linterconnexion et la communication entre les organisations, il fallait veiller à la communication entre lensemble des données et à leur interopérabilité. Il ny avait pas de communication efficace entre les registres sils étaient incapables de transmettre des données. Il était nécessaire de faire en sorte que les formats mis au point et lensemble de données soient compatibles. Il restait beaucoup à faire pour élaborer des normes et des formats compatibles. Le fait dassurer la communication entre les registres publics déboucherait naturellement sur une standardisation des formats et des normes. Sagissant des uvres orphelines, il importait dassurer une articulation entre cellesci et les registres. Il existait une zone dombre entre la protection des uvres orphelines dune part et le domaine public de lautre. La question essentielle était de déterminer lauteur dune uvre. Une fois quil avait été identifié, il fallait localiser le titulaire du droit dauteur sur cette uvre. Les registres capables de fournir les informations nécessaires pour identifier le titulaire du droit dauteur pouvaient faciliter une recherche de diligence, qui savérait généralement nécessaire pour déterminer si luvre était une uvre orpheline. À cet égard, linfrastructure des systèmes denregistrement revêtait une importance capitale.
Le président a remercié le Secrétariat davoir répondu à certaines des questions importantes soulevées et davoir proposé dintégrer un certain nombre déléments susceptibles de recueillir ladhésion du comité, dans les recommandations. Aucune délégation nayant réagi à la réponse formulée par le Secrétariat, le président en a conclu que le comité avait approuvé la ligne daction proposée.
Examen du document CDIP/7/INF/2 Étude exploratoire sur le droit dauteur et les droits connexes et le domaine public
Le président a ouvert le débat sur létude exploratoire sur le droit dauteur et les droits connexes et le domaine public et a invité le Secrétariat à présenter le document.
Le Secrétariat a rappelé que le comité avait examiné le document CDIP/7/INF/2 intitulé Étude exploratoire sur le droit dauteur et les droits connexes et le domaine public à sa précédente session. Ce document présentait les recommandations qui venaient dêtre examinées. Le comité a décidé de poursuivre les délibérations sur la suite du document, à savoir les recommandations, à sa prochaine session. Cest pourquoi le document a été à nouveau présenté au comité pour examen. Le Secrétariat a informé le comité que les recommandations formulées dans le document CDIP/7/INF/2 figuraient à la page 70 de ce document. Les recommandations étaient divisées en trois groupes. Le premier groupe concernait lidentification du domaine public. Le comité avait déjà procédé à lexamen de deux des recommandations relevant de ce groupe lors de son analyse du document dinformation établi par le Secrétariat. Il sagissait de la recommandation 1.c) sur labandon volontaire du droit dauteur et de la recommandation 1.f) sur linfrastructure du droit dauteur. Le second groupe contenait cinq recommandations en rapport avec la disponibilité et la durabilité du domaine public. Le comité avait examiné la recommandation 2.a) visant à améliorer la disponibilité du domaine public. Le troisième groupe qui contenait trois recommandations, portait sur la nonexclusivité et la nonrivalité du domaine public.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a déclaré quelle nétait pas favorable à la poursuite des travaux sur lune quelconque des recommandations restantes.
La délégation du Danemark, parlant au nom de lUnion européenne et de ses États membres, a réitéré la position quelle avait déjà exprimée au cours des précédentes réunions, à savoir que le comité ne devrait pas poursuivre les délibérations sur ces recommandations.
La délégation de lAfrique du Sud estimait que le comité navait pas encore achevé ses travaux sur les recommandations. Il restait un certain nombre de recommandations à examiner. Le Secrétariat pouvait se livrer au même exercice que précédemment, mais à légard des trois recommandations qui avaient été répertoriées. Il était toujours important deffectuer des travaux exploratoires. Il fallait savoir que lon ne se servirait pas des résultats pour létablissement de normes. La poursuite des travaux exploratoires permettrait de fournir davantage dinformations sur la mise en uvre des recommandations. Par exemple, sagissant de la question de labandon volontaire du droit dauteur, toutes les délégations avaient convenu de la nécessité de mener des travaux. Après lanalyse du Secrétariat, on a pris conscience que ces travaux pouvaient faire infraction à la législation en vigueur dans certains pays. Cela étant, le comité ne devait pas mettre fin aux délibérations sur ce document très important. Le Secrétariat pourrait entreprendre des travaux exploratoires et une analyse similaire sur la recommandation 2.b), qui stipulait que Le dépôt légal devrait être encouragé à léchelon national, assorti dune aide financière et logistique pour les pays en développement. Il conviendrait dinstaurer des catalogues des uvres déposées, ainsi quun système de renvoi réciproque à ces uvres. Le Secrétariat pourrait analyser cette disposition étant donné quelle ne prêtait pas à controverse. Il pourrait également examiner la recommandation 2.d), qui stipulait que Des recherches devraient être effectuées pour reconnaître des moyens de promouvoir la divulgation et lexploitation des objets tombés dans le domaine public sous forme de financement et de mesures dencouragement. Elles pourraient inclure le système du domaine public payant, pour faire contribuer les utilisateurs commerciaux duvres tombées dans le domaine public, par une somme minimale, à la compilation et la conservation des objets relevant du domaine public assurées par des institutions publiques. Cette autre disposition ne prêtait pas non plus à controverse. Certaines délégations ont appuyé la recommandation 2.a). Comme cette recommandation contenait une section consacrée au domaine public payant, il serait étrange que ces mêmes délégations nappuient pas la recommandation 2.d). En outre, elles voyaient lintérêt dexaminer la recommandation 2.e) en vue de réaliser une étude visant à analyser les effets dune extension de la portée ou de la durée du droit dauteur et des droits connexes sur la durabilité du domaine public. Le Secrétariat pourrait poursuivre lexamen de ces recommandations.
La délégation de lAlgérie, parlant au nom du groupe du Plan daction pour le développement, a déclaré quil serait regrettable que le Secrétariat mette un terme à ses travaux sur les recommandations, à ce stade. Létude ayant demandé beaucoup de travail, il serait dommage dannoncer quil sétait soldé par la formulation de trois recommandations seulement. Cela constituerait également une grosse perte pour le comité. Cétait pour ces raisons que la délégation ne pouvait pas accepter lidée que le comité mette un terme à ses travaux sur les recommandations restantes, à ce stade. Elle sest dite prête à examiner les recommandations avec les autres délégations, notamment celles qui méritaient un examen détaillé. Dans cette optique, le groupe de coordinateurs a appuyé les suggestions faites par la délégation de lAfrique du Sud au sujet dun certain nombre de recommandations, et a souligné le fait que les délégations demandaient simplement au Secrétariat délaborer un document récapitulant les différentes options. Ce document indiquerait les mesures susceptibles dêtre prises par les États membres en rapport à certaines recommandations. Ce document serait analogue à celui qui avait été établi par le Secrétariat. Cétait tout. La délégation a souligné que le groupe ne sollicitait pas lélaboration dun document qui entraînerait des obligations pour les États membres. Ce document permettrait simplement aux délégations de comprendre les questions de façon transparente. Il permettrait également de déterminer ultérieurement les travaux qui devraient éventuellement être menés par lOMPI. Le comité serait en mesure de définir clairement les enjeux et de décider alors de ce quil convenait de faire. Le groupe de coordinateurs a demandé au Secrétariat délaborer un document qui concerne la recommandation 1.e) ayant trait à la question des uvres orphelines. À ce stade, toute information au sujet de cette recommandation serait très précieuse à toutes les délégations. Ayant pris note des propos tenus par la délégation de lAfrique du Sud, elle nallait pas examiner en détail les mêmes recommandations. Toutefois, en sus de la recommandation 1.e), le groupe de coordinateurs avait répertorié les recommandations 2.b), 2.d), 2.e), 3.a) et 3.c).
La délégation de lÉgypte, parlant au nom du groupe des pays africains, a souscrit aux déclarations faites par la délégation de lAfrique du Sud et la délégation de lAlgérie au nom du groupe du Plan daction pour le développement. Elle a estimé quil fallait demander au Secrétariat de présenter au comité un plus grand nombre doptions concernant la mise uvre de ces recommandations.
La délégation du Brésil sest associée à la déclaration faite par la délégation de lAlgérie au nom du groupe du Plan daction pour le développement. En outre, elle partageait le point de vue exprimé par la délégation de lÉgypte au nom du groupe du Plan daction pour le développement et la délégation de lAfrique du Sud. Il y avait un certain nombre de recommandations intéressantes sur lesquelles le comité devrait poursuivre ses travaux. La délégation était disposée à examiner ceux pouvant être entrepris en premier. Les études et programmes de travail réalisés par le CDIP ont soulevé un grand nombre de questions de suivi sur des points intéressants suggérés par les consultants ou relevés dans les rapports. Il serait bon que le comité tire pleinement profit des efforts déployés pour élaborer les rapports et les études en poursuivant lexamen des questions qui présentaient un intérêt pour les États membres.
La délégation du Chili a rappelé que cette question revêtait une très grande importance pour son pays. Elle a appuyé la proposition invitant le comité à poursuivre ses travaux relatifs aux recommandations. La délégation saccordait à penser que lélaboration des études ou des travaux exploratoires ne devrait pas poser de problèmes. Il était parfaitement justifié de continuer à travailler sur ces questions de cette manière.
La délégation de la Suisse sest associée aux déclarations faites par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique et la délégation du Danemark au nom de lUnion européenne et de ses États membres. Elle a répondu à certaines des observations et suggestions formulées par les autres délégations. Le comité avait répertorié et examiné les recommandations susceptibles dêtre présentées. Il avait demandé au Secrétariat détablir un document exposant les différentes options envisageables pour les trois recommandations répertoriées. Pour répondre à cette demande, le Secrétariat avait présenté un document dinformation, qui avait donné lieu à de nombreuses discussions. Le comité ne cessait de proposer au Secrétariat délaborer un certain nombre détudes et de documents. Ses fréquentes demandes délaboration de documents occasionnaient une surcharge de travail pour le Secrétariat. Il convenait dachever les études en cours délaboration avant den démarrer de nouvelles. Cétait pour ces raisons que la délégation sest prononcée contre la poursuite des travaux sur dautres recommandations pour le moment.
Le représentant de Creative Commons a réitéré la déclaration quil avait faite lors de la dernière session du CDIP. Creative Commons souhaitait tout particulièrement examiner la recommandation 1.e). De nombreuses institutions, telles que les musées, bibliothèques et fonds darchives faisaient appel au service de Creative Commons qui opérait dans plus de 70 pays. Étant donné que la question des uvres orphelines revêtait une importance particulière pour ces institutions, une grande partie des travaux devrait être consacrée à son examen. Les nombreuses pratiques relatives aux uvres orphelines différaient au niveau international. Toute étude visant à les regrouper était la bienvenue.
La délégation du Venezuela (République bolivarienne du) a apporté son soutien aux délégations qui souhaitaient que le comité poursuive lexamen des recommandations. À lissue des délibérations tenues dans la matinée, il semblait absurde que le comité mette fin aux travaux relatifs aux recommandations. La délégation de lAlgérie avait proposé au Secrétariat de poursuivre son analyse des recommandations. Il était absolument vital pour tous les États membres, notamment les pays développés den savoir davantage sur les questions soulevées par les recommandations. Cest pourquoi le comité devrait poursuivre leur examen.
La délégation de lAfrique du Sud a évoqué les trois recommandations répertoriées durant la huitième session de CDIP. Elle a noté quil navait pas été convenu que le comité mette un terme aux délibérations sur létude exploratoire. Lors de cette session, la délégation des ÉtatsUnis dAmérique avait répertorié ces trois recommandations et il avait été convenu de les présenter. Cependant, les délégations nétaient pas parvenues à tomber daccord pour clôturer les débats sur létude exploratoire. La délégation tenait à le préciser. Elle a en outre pris note du fait que le Secrétariat était occupé. Toutefois, il fallait prendre en considération le fait que des sommes importantes avaient été investies dans létude et ce nétait pas pour le plaisir détablir des piles de documents. Létude exploratoire constituait un document de 72 pages. Les délégations avait lu et bien compris le document. Il fallait aussi donner suite aux recommandations figurant dans létude exploratoire et il importait de le faire. La délégation avait approuvé les trois recommandations proposées par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique à la huitième session du comité. Elle souhaitait que le comité poursuive les travaux relatifs à cette étude dautant plus quil sagissait dun document qui avait été demandé par le comité et que ce dernier navait pas pleinement mis en uvre les recommandations du Plan daction pour le développement. La délégation a exhorté les membres à se montrer constructifs dans leur engagement sur cette question.
Le représentant de KEI a repris à son compte et appuyé résolument les interventions des délégations de lAfrique du Sud, du Chili, de lAlgérie et de la République bolivarienne du Venezuela en faveur de la poursuite des discussions exploratoires sur certaines des recommandations formulées dans létude de Mme Dusollier.
Le représentant de lassociation internationale sur le domaine public (Communia) a repris à son compte les mots dencouragement prononcés par le représentant de KEI et a appuyé les déclarations faites par les délégations de lAlgérie, de lAfrique du Sud, du Chili et de la République bolivarienne du Venezuela. Le représentant sest aussi fait lécho des arguments exposés. Les travaux devraient se poursuivre. Il serait dommage de gâcher les progrès réalisés jusquà aujourdhui. Le travail accompli était considérable et il serait dommage de ne pas persévérer.
La délégation de la Norvège sest associée aux déclarations prononcées respectivement par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique, la délégation du Danemark au nom de lUnion européenne et de ses États membres et la délégation de la Suisse. La délégation sopposait à ce que lon continue de travailler sur le document et sinquiétait de la surcharge de travail pour le Secrétariat.
La délégation du Pakistan a fait sien largument invoqué selon lequel le comité devait poursuivre son examen des recommandations. Ces recommandations étaient issues dune étude de législation comparée examinant la situation dans 15 pays. Létude savérait être une excellente initiative dans la mesure où elle mentionnait les recommandations en tant quidées susceptibles dêtre mises en uvre au niveau international. Par conséquent, il sagissait didées et non de propositions concrètes à mettre en uvre le lendemain. Il serait regrettable que le comité décide de ne pas permettre de débattre didées. Cest pourquoi la délégation a demandé quil permette le déroulement de délibérations concrètes axées sur les recommandations.
Le président a remercié les délégations pour leurs contributions. Il a fait observer que les avis divergeaient quant à la manière de procéder et à la décision du comité sur ce quil convenait de faire à légard les travaux relatifs aux recommandations du Secrétariat. Certaines délégations estimaient que lon devait mettre un terme aux travaux sur le champ. Dautres considéraient que larrêt des travaux était très regrettable, insistant sur le fait que tous les travaux futurs seraient de nature exploratoire et niraient pas à lencontre des États membres. Celles qui exprimaient lavis selon lequel il fallait mettre un terme aux travaux, se fondaient, sembletil, sur la perception de la charge de travail du Secrétariat et estimaient quil ne devrait pas être surchargé de travail. Le président a invité le Secrétariat à répondre à cette question.
Le Secrétariat a déclaré quil appartenait aux États membres de se prononcer. Il sagissait de questions complexes qui nécessitaient un examen approfondi. Il revenait aux États membres de se prononcer sur les travaux que devrait mener le Secrétariat et celuici agirait en conséquence.
La délégation de la Suisse a remercié le Secrétariat davoir toujours exaucé rapidement les souhaits et les demandes des délégations. Cette disposition était très appréciée. Comme elle la indiqué dans ses observations antérieures, la délégation avait limpression que lorsque certaines délégations demandaient au Secrétariat détablir de plus en plus de documents pour présenter létude, cela sexpliquait par le fait quelles ne savaient pas clairement ce quelles souhaitaient faire. Cela semblait irresponsable de leur part, compte tenu des ressources limitées dont lOrganisation disposait. Peutêtre le comité avaitil besoin de réfléchir avec soin au but recherché avant de démarrer quelque chose de nouveau. Certaines études avaient été réalisées mais dautres réclamaient encore un examen approfondi. En outre, dautres projets étaient en cours. Il était irresponsable de la part du comité de demander délaborer de plus en plus de documents juste pour voir sil pourrait soumettre une idée sur ce quil allait faire. Ce nétait peutêtre pas une façon diplomatique de lexposer, mais cétait comme ça quelle le sentait. Il fallait que le comité fasse le point sur ses priorités et les objectifs quil souhaitait poursuivre. Il devait réfléchir aux buts quil sétait fixés et vers lesquels il était en train de se diriger. Le comité narrêtait pas de lancer des travaux dans toutes sortes de domaines sans atteindre de résultats palpables, ce qui était regrettable en ce qui concerne la manière dutiliser les ressources de lOMPI.
La délégation du Venezuela (République bolivarienne du) estimait que le président avait parfaitement résumé les avancées réalisées sur cette question. Daucuns se préoccupaient des incidences éventuelles pour le Secrétariat. Néanmoins, étant donné que le Secrétariat était prêt à se conformer aux souhaits du comité, cette critique devait être écartée. La délégation sest référée aux propos tenus par la délégation de la Suisse suivant lesquels on ne devait clairement pas supprimer cette question. Toutefois, il était également clair que des obstacles se dressaient lorsquil sagissait dexaminer cette question, qui revêtait une grande importance pour les pays en développement.
La délégation de Djibouti sest associée aux déclarations faites par les délégations de lÉgypte et de lAlgérie respectivement au nom du groupe des pays africains et du groupe du Plan daction pour le développement. La délégation de la Suisse avait indiqué que les membres demandaient des éclaircissements au Secrétariat lorsquils ne savaient pas exactement ce quils souhaitaient. En fait, il sagissait de questions sur lesquelles certains membres navaient pas un avis définitif et avaient besoin que le Secrétariat leur apporte des éclaircissements.
La délégation de lAlgérie a évoqué la notion de responsabilité. Il nétait pas très raisonnable dutiliser des mots qui semblaient mettre en cause la responsabilité des autres délégations. Par responsabilité il fallait entendre le devoir de prendre en considération le fait que les leçons tirées des études réalisées ne seront pas perdues. Cétait précisément en raison de cette responsabilité que la délégation a demandé la prise en compte des autres recommandations.
La délégation de lAfrique du Sud a rappelé que la question de la gouvernance de lOMPI était en cours dexamen au sein de lOrganisation. Cette question qui avait fait lobjet de discussions entre les pays en développement en 2009, a pris de limportance depuis lannée passée. Certaines délégations pensaient quil sagissait dune nouvelle question puisquelles ignoraient quelle avait donné lieu à un examen. Un document établi en 2001 décrivait en détail les différentes mesures qui devraient être mises en place pour mener à bien la réforme de lOMPI. Il indiquait que si une question nétait pas réglée, elle serait renvoyée au comité pour examen. Un fois réglée cette question ne serait pas réexaminée par les États membres. Par conséquent, le comité devait sefforcer de régler les questions en suspens relatives à létude. Cela nétait toutefois pas possible car certaines délégations ont fait observer que le Secrétariat était trop occupé pour entreprendre des travaux. Le Secrétariat a déclaré quil appartenait aux États membres de décider des mesures nécessaires, et il était disposé à sy conformer. Il était donc très important de clarifier ces questions. Pour faire avancer les travaux du comité, il fallait arrêter le texte définitif des questions. Comme la indiqué la délégation de lAlgérie, chaque délégation avait ses priorités. Pour sa part, elle souhaitait que le texte des questions soit finalisé. Il ne fallait pas mettre de côté les recommandations car elles seraient renvoyées par le comité à un examen ultérieur et lon pourrait perdre du terrain. Par conséquent, le comité devrait suivre le mouvement et finaliser le texte de toutes les questions.
La délégation de lAllemagne a noté que le débat se focalisait sur deux pointsclés, à savoir la charge de travail et les ressources. Le Secrétariat avait répondu au premier point. En ce qui concerne le second, la délégation souhaitait savoir si lallocation de ressources donnait lieu à une mise en concurrence des différentes activités. Dans laffirmative, il faudrait définir les priorités. Un budget avait été fixé pour lexercice 20122013. Le Secrétariat devait avoir une idée des objectifs quil voulait atteindre grâce à ce budget. La délégation a posé la question de savoir combien détudes Le Secrétariat était en mesure de réaliser dans le cadre du budget actuel. La charge de travail posait un problème, mais ces études pourraient être soustraitées à des consultants si lon disposait de ressources à cet effet. Il était nécessaire dapporter des précisions à ce sujet.
La délégation de lÉgypte, parlant au nom du groupe des pays africains, a noté que deux questions se posaient. La première portait sur les trois recommandations. Les avis divergeaient manifestement en ce qui concerne ces trois recommandations, à savoir les recommandations 1.c), 1.f) et 2.a), en particulier la recommandation 2.a). Un certain nombre de délégations souhaitaient que cette recommandation soit modifiée. Dautres avaient demandé la poursuite des travaux et des éclaircissements supplémentaires sur les autres recommandations figurant dans létude de Mme Dusollier. Étant donné que le Secrétariat na émis aucune objection à ce propos et que lOMPI était une organisation soucieuse de ses membres, il appartenait aux États membres de décider si le Secrétariat devrait reprendre ces travaux.
La délégation du Danemark, parlant au nom de lUnion européenne et de ses États membres, a fait observer quun certain nombre de pays ont demandé des éclaircissements sur les recommandations. Le président avait clôturé le débat sur cette question lors de la précédente session du comité. Le comité venait dexaminer les trois recommandations répertoriées. Quant aux autres recommandations, leur examen devait désormais être achevé. La délégation estimait que certaines mesures qui y étaient préconisées, étaient susceptibles dêtre mises en uvre. Le comité devait toutefois se focaliser sur les recommandations qui étaient nécessaires et viables. Il devait également tenir compte du fait que les membres devaient parvenir à un accord. LUnion européenne et ses États membres ne voyaient pas lintérêt de poursuivre le débat sur ces recommandations car il était épuisé. Il devrait donc être clos.
La délégation de la Barbade a indiqué que lors de débats antérieurs il avait été signalé que la question des savoirs traditionnels et des expressions culturelles traditionnelles faisait actuellement lobjet de discussions au sein de lIGC, qui recoupaient partiellement celles sur la recommandation 2.a). Il convenait donc de préciser la manière dont la recommandation 2.a) devrait être formulée; on pourrait en préciser le sens en se basant sur les travaux en cours sur les savoirs traditionnels et les expressions culturelles traditionnelles. Cest pourquoi le fait de remettre à plus tard la prise de position sur cette question lorsque les débats sur les savoirs traditionnels et les expressions culturelles traditionnelles auront progressé permettrait au comité de mieux comprendre cette question. Cette recommandation nétant pas la seule à nécessiter une réflexion plus poussée, le comité pourrait reprendre lexamen simultané des trois recommandations.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a fait sien lavis exprimé par la délégation de lÉgypte, qui soulignait que lOMPI était une organisation dirigée par ses États membres. Compte tenu du fait que les délégations navaient pas trouvé un terrain dentente sur la marche à suivre pour élaborer le document, la délégation a suggéré que le comité passe aux autres documents, lors de la séance de laprèsmidi.
Étant donné que certaines délégations ne souhaitaient pas donner suite aux recommandations alors que dautres étaient déterminées à aller de lavant, la délégation de lAlgérie a suggéré que les délégations pourraient répertorier, peutêtre durant les réunions intersessions, les recommandations quelles jugeaient nécessaires. Les recommandations répertoriées par les groupes régionaux pourraient faire lobjet dun examen. Une liste de recommandations pourrait ainsi être examinée à la prochaine session du comité. Il nétait évidemment pas possible de procéder à cet examen lors de la présente session.
La délégation de lÉgypte, parlant au nom du groupe des pays africains, a remercié la délégation de lAlgérie davoir présenté sa proposition constructive, qui a permis de progresser sur cette question figurant à lordre du jour. Le groupe des pays africains a approuvé cette proposition.
La délégation du Danemark, parlant au nom de lUnion européenne et de ses États membres, a déclaré que les consultations quil était proposé de tenir entre les sessions du comité, constituaient un moyen de poursuivre les délibérations. Cela étant, lUnion européenne et ses États membres étaient opposés à cette idée.
Le président a clos les délibérations, en notant quaucun consensus ne sétait dégagé sur cette question.
Examen du document CDIP/9/INF/5 Étude sur lappropriation illicite des signes
Le président a ouvert le débat sur lÉtude sur lappropriation illicite des signes et a invité le Secrétariat à présenter le document.
Le Secrétariat a informé le comité que lÉtude sur lappropriation illicite de signes était présentée dans le document CDIP/9/INF/5. Le consultant chargé de réaliser létude en collaboration avec le groupe de consultants régionaux était présent à la séance et sera invité à présenter le document. Le Secrétariat a rappelé que cette étude faisait partie intégrante du projet relatif à la propriété intellectuelle et au domaine public (recommandations nos 16 et 20 du Plan daction pour le développement). Le descriptif de projet est annexé au document CDIP/4/3 Rev. Ce projet comporte trois volets, à savoir droit dauteur et droits connexes, brevets et marques. Létude figurant dans le document CDIP/9/INF/5 constitue le volet consacré aux marques. Cette étude a été réalisée par M. Martin Senftleben, professeur à la VU University Amsterdam (PaysBas), avec la collaboration dun groupe de 14 experts internationaux ayant établi des rapports par pays et des rapports par régions. Leurs noms figurent à la première page de létude. Elle porte sur la notion de domaine public en rapport avec le droit des marques et contient une analyse des législations relatives aux marques et de leur mise en uvre dans les différents pays et régions. M. Senftleben a été invité à présenter létude.
M. Senftleben a présenté un aperçu des points saillants de létude. La question à laquelle létude sattache à répondre, est : comment prévenir lappropriation illicite des signes dans le cadre de la législation en vigueur sur la protection des marques. Quatre stratégies pouvaient être appliquées à cette fin. Tout dabord, il y a des pays qui prévoient dexclure certains signes de lenregistrement et de la protection en tant que marques. Deuxièmement, les signes qui ne satisfont pas au critère de base du caractère distinctif ne peuvent pas faire lobjet de droits sur des marques. Cela signifie que lenregistrement est refusé au motif que tel ou tel signe est simplement dépourvu de tout caractère distinctif et ne permet didentifier la source du produit. Troisièmement, la protection dune marque ne confère pas à son propriétaire un pouvoir de contrôle général sur lutilisation du signe protégé. Sagissant de létendue de la protection, les droits attachés à des marques ne sont pas comparables au droit dauteur ou aux droits de brevet. Quatrièmement, des exceptions limitées aux droits sur les marques peuvent être adoptées au niveau national pour certaines formes dutilisation considérées comme particulièrement importantes, pour satisfaire des besoins sociaux, culturels ou économiques. Chaque stratégie est assortie de quelques exemples. La première stratégie prévoit lexclusion générale dun signe de lenregistrement et de la protection en tant que marque. Par exemple, les signes fallacieux peuvent être exclus doffice de la protection. Ce principe a été appliqué efficacement dans plusieurs régions, par exemple en ce qui concerne les signes appartenant à une communauté autochtone sil nexiste aucun lien entre ces signes et ladite communauté. Les signes contraires aux bonnes murs ou à lordre public peuvent également être exclus doffice de la protection. Ils peuvent être invoqués comme motif de refus, par exemple en ce qui concerne les signes religieux. La position adoptée à légard des signes religieux diffère dune région à lautre. Dans certaines régions, on adopte une approche plus libérale qui autorise lenregistrement des signes religieux et des noms de saints, pour ce qui concerne certains types de produits. Dans dautres, lenregistrement des signes religieux est exclu au motif quil est contraire aux bonnes murs et à lordre public. Les emblèmes des organisations internationales intergouvernementales ou les emblèmes dÉtat peuvent être totalement interdits à lenregistrement en se fondant sur larticle 6ter de la Convention de Paris. Dans plusieurs pays, lexclusion denregistrement des emblèmes officiels a été étendue aux emblèmes des maisons régnantes, et aux signes distinctifs et symboles des organismes publics inférieurs, telles que les forces de police, villes et organisations gouvernementales. Dans certains pays, les signes qui sont identiques ou semblables au point de prêter à confusion avec les objets qui ont été reconnus comme faisant partie du patrimoine mondial, culturel et naturel de lUNESCO, ne sont pas susceptibles dêtre enregistrés en tant que marques Les signes désignant des produits dotés de fonctionnalités techniques ou ayant un attrait esthétique sont également exclus de la protection. Par exemple dans de nombreux pays, les briques Lego sont exclues de la protection de la marque au motif que leurs fonctionnalités ne sont pas protégées par un brevet et quil nest pas possible dobtenir une prolongation de la durée de protection par lacquisition de droits sur la marque. Cette mesure a permis de stimuler la concurrence dans ce domaine. La seconde stratégie vise à exclure de la protection les signes qui sont dépourvus de caractère distinctif. Cette stratégie est généralement appliquée aux signes ayant un caractère générique, par exemple, lenregistrement des pommes en vue de leur vente serait refusé; ou encore les signes descriptifs, notamment ceux géographiquement descriptifs; les nouveaux types de signes, tels que lemballage ou la forme dun produit; et enfin les signes culturels. Dans les décisions rendues par les tribunaux, certains affirment quun objet du patrimoine culturel qui a un caractère universel, tel que le tableau de la Joconde ne peut pas être enregistré en tant que marque au motif quil na pas un caractère distinctif; lequel naurait dailleurs pas été associé par les consommateurs à une entreprise donnée. La seconde stratégie a un effet moins définitif que la première. La raison en est que dans la plupart des systèmes juridiques nationaux examinés dans létude, il est certain que si un signe nest pas doté dun caractère descriptif ni dun caractère générique, le caractère distinctif peut être obtenu si le signe est utilisé dans le commerce. Ce sont les deux stratégies utilisées pour exclure la totalité des signes de tout enregistrement. Le second ensemble de stratégies concerne létendue de la protection une fois que la protection de la marque a été obtenue. Létude indique clairement que dans toutes les régions étudiées, la portée des droits attachés à la marque est limitée en ce sens que ces droits portent uniquement sur les produits et services dont la marque a été enregistrée. Ils sont également limités dans le sens où dans plupart des régions, on applique la notion de lutilisation de la marque et que les formes dutilisation ne sont pas toutes acceptables en vertu de la législation relative aux marques. Par exemple, les tribunaux saccordent à reconnaître que toute utilisation dune marque dans un contexte non commercial, éducatif, culturel ou politique néquivaut pas une utilisation pertinente de la marque ou est considérée comme constitutive dune atteinte à cette dernière. Les rapports indiquent également que certains pays proposent une protection bien plus forte des marques notoires. Dans de tels cas, la protection des droits attachés à la marque a un effet plus définitif et il peut savérer nécessaire de disposer dautres outils de rééquilibrage. Létude porte également sur ces outils. Larticle 17 de lAccord sur les ADPIC prévoit la possibilité pour les pays dintroduire des exceptions limitées, cette capacité étant reconnue à léchelle internationale. Si les États membres sont libres dintroduire des limitations relatives aux droits de marques, ils doivent toutefois prévoir des exceptions limitées qui tiennent compte des intérêts légitimes du propriétaire de la marque et des tiers. Cette disposition de lAccord sur les ADPIC porte sur lusage loyal de termes descriptifs, à titre dexemple. Létude cite dautres exemples choisis dans les pays et les régions visés, notamment lusage dun signe de la marque quil sagisse dun nom de personne, de ladresse, du nom géographique ou du lieu dactivité. Ainsi, une personne de nationalité écossaise portant le nom de famille McDonald est toujours en mesure dutiliser ce nom dans lexercice de son activité, même sil sagit dune marque notoire. Dans de nombreux pays, les signes descriptifs sont couverts par une exception. Par exemple, même si une indication géographique peut être protégée par la législation sur les marques dans un pays donné, cela ne signifie pas pour autant que les autres entreprises du secteur ne pourront pas utiliser cette indication géographique pour fournir des informations sur lorigine géographique des produits ou services provenant de la zone géographique concernée. Une exception peut également sappliquer aux caractéristiques fonctionnelles dun conteneur, de forme, de configuration, de couleur ou de composition. Cela vaut pour les pièces détachées et favorise le libre jeu de la concurrence dans ce secteur. Parmi les exceptions figurent le droit antérieur acquis de bonne foi, lutilisation à des fins de publicité comparative, et lutilisation dune marque pour la revente de produits après que les droits de marques aient été épuisés. Létude ne contient aucune recommandation car il nentre pas dans le mandat du groupe de coordinateurs den formuler. Elle présente cependant une évaluation des incidences, qui fournit quelques lignes directrices concernant lapplication des stratégies ainsi que pour répondre à la question de savoir si la totalité des signes doivent être exclus de lenregistrement et de la protection en tant que marques ou sils doivent satisfaire au critère de base du caractère distinctif. À cet égard, il y a lieu de mettre en balance limportance de veiller à ce quun signe ne puisse être visé par des droits attachés à une marque et le risque de créer une confusion chez les consommateurs. Alors que les briques Lego sont exclues de tout enregistrement dans un grand nombre de pays, les consommateurs continuent de les associer à lentreprise. Par conséquent, il y a lieu de trouver un équilibre entre lexclusion de la protection et un risque de confusion pour les consommateurs. Il est nécessaire dexaminer plus avant la notion de lutilisation de la marque, ladoption dexceptions explicites ou la question de savoir sil faut sappuyer sur les limites inhérentes aux droits sur les marques. Sagissant de cette dernière question, cela dépendra de la sécurité juridique offerte par un pays. Si les limites inhérentes aux droits sur les marques étaient largement connues, il pourrait être utile dintroduire des exceptions particulières pour indiquer que certaines utilisations ne reviennent pas à porter atteinte à une marque. Par contre, si les limites inhérentes aux droits sur les marques nétaient pas bien connues, il pourrait être utile dintroduire une exception à cet effet. À supposer que lon puisse parodier librement une marque dans un pays donné, il serait peutêtre judicieux que ce dernier introduise une exception à cet effet si le public ignorait que lutilisation dune marque dans la sphère culturelle étant de nature non commerciale et constituant un commentaire critique à propos de la marque ou des mesures prises à légard des titulaires de marques, ne relevait pas de la protection accordée par la marque. Le consultant a dit espérer que létude aiderait le comité dans ses délibérations sur cette question.
Le président a remercié M. Senftleben davoir présenté létude. Il a informé le comité quil avait tenu des consultations officieuses avec certaines délégations. À lissue des consultations, les participants ont fait part de leur appui au comité, linvitant à prendre note de lÉtude sur lappropriation illicite des signes et de lÉtude relative à Lutilisation du droit dauteur pour promouvoir laccès à linformation et aux contenus créatifs. Le comité pourrait examiner ces études à sa prochaine session si cette proposition recueillait ladhésion des membres.
La délégation du Brésil souhaitait que le président confirme que le comité reviendrait sur le document CDIP/9/INF/5 à sa prochaine session.
Le président a confirmé que cétait ce quil avait cru comprendre. Il a remercié le Secrétariat et les consultants pour lélaboration de létude et a clos les délibérations sur cette question.
Examen du document CDIP/9/10 Projet pilote de création de nouvelles académies nationales de propriété intellectuelle phase II (suite)
Le président a rouvert la discussion sur la phase II du projet pilote de création de nouvelles académies nationales de propriété intellectuelle. Il a invité le Secrétariat à présenter le document révisé.
Le Secrétariat a informé le comité que lannexe du document CDIP/9/10 Rev.1 a été révisé afin dintégrer les modifications convenues lors des consultations informelles. Le résumé figurant à la page 1, premier paragraphe, fournit une brève description du projet dont le texte a été modifié comme suit (les modifications sont en italique) : Le principal objectif du projet de création de nouvelles académies nationales de propriété intellectuelle est de renforcer les capacités institutionnelles et les capacités en matière de ressources humaines aux niveaux national et régional par le développement des infrastructures et autres moyens afin : daccroître lefficacité des institutions nationales de propriété intellectuelle et de concilier protection de la propriété intellectuelle et préservation de lintérêt général; de satisfaire aux priorités et objectifs nationaux en matière de développement; et de répondre à la demande locale croissante émanant de spécialistes de la propriété intellectuelle, de professionnels, de fonctionnaires nationaux et dautres parties prenantes. Comme convenu, le libellé des points 1 et 2 de cette section a également été modifié de la manière suivante (les modifications sont en italique) : 1) Aura aidé la Colombie, la République dominicaine, lÉgypte, lÉthiopie, le Pérou et la Tunisie à créer des centres de formation autonomes dans le domaine de la propriété intellectuelle, qui seront en mesure doffrir régulièrement au moins deux programmes de formation sur les questions émergentes relatives à la propriété intellectuelle, comme convenu avec les pays bénéficiaires. 2) Disposera des ressources humaines nécessaires pour élaborer et dispenser des formations en propriété intellectuelle qui répondent aux enjeux et priorités de développement au niveau national, qui soient adaptées aux besoins locaux et qui permettent de concilier droits de la propriété intellectuelle et préservation de lintérêt général. Des modifications analogues ont été apportées à la section consacrée aux objectifs de la phase II, en page 5 de lannexe. Le second paragraphe, page 7, a été modifié comme suit : (les modifications sont en italique), Simultanément, un consultant ad hoc sera désigné pour contribuer à la mise en uvre du projet avec lÉtat membre ayant formulé la demande. Le consultant devrait avoir une formation et une expérience professionnelle dans le domaine de la propriété intellectuelle et posséder une connaissance approfondie de la situation de lenseignement en matière de propriété intellectuelle dans le pays concerné. Bien que cela ne soit pas obligatoire, le consultant devrait de préférence être originaire de lÉtat membre bénéficiaire ou de la région où est situé cet État. Par ailleurs, le projet devrait autant que possible favoriser le recours aux compétences locales pour sa mise en uvre. Le dernier paragraphe de la page 7 a également été modifié comme suit (les modifications sont en italique) : Mise en uvre de programmes de formation des formateurs, qui aboutira à la création dun groupe restreint dexperts engagés, dotés de compétences en matière de formation et capables de créer et de dispenser des programmes de formation sur les questions émergentes relatives à la propriété intellectuelle, comme convenu avec les pays bénéficiaires. La section consacrée aux objectifs du projet, page 14 de lannexe, a été modifiée de la manière suivante (les modifications sont en italique) : Renforcement des capacités institutionnelles et des capacités en matière de ressources humaines aux niveaux national et régional par le développement des infrastructures et autres moyens afin : daccroître lefficacité des institutions nationales et de concilier protection de la propriété intellectuelle et préservation de lintérêt général; de satisfaire aux priorités et objectifs nationaux en matière de développement. Le paragraphe suivant est ajouté au paragraphe intitulé Indicateurs de réussite dans la réalisation des objectifs du projet figurant à la même page : Évaluation des programmes détudes et des cours de formation afin de promouvoir la protection de la propriété intellectuelle et la préservation de lintérêt général, et de répondre aux priorités et objectifs nationaux en matière de développement. Des modifications (en italique) ont également été apportées au paragraphe portant le même intitulé : Nombre de nouvelles académies qui dispensent au moins deux programmes de formation réguliers sur la propriété intellectuelle, comme convenu avec les pays bénéficiaires.
La délégation de lAllemagne avait quelques questions à poser concernant le projet. Bien quelle nait pas participé aux consultations informelles, elle avait examiné le rapport dévaluation de la première phase du projet et a demandé comment les leçons tirées de la mise en uvre de cette phase ont été intégrées dans la nouvelle proposition. Il est indiqué par exemple à la page 21 du rapport dévaluation quun montant de 420 000 francs suisses a été alloué au projet pour couvrir les dépenses autres que les dépenses du personnel. Ce montant pourrait être diminué si on rendait le processus plus efficace. Or, le nouveau projet prévoit dallouer un montant plus élevé. Il est en outre indiqué dans la section consacrée à lexamen et à lévaluation en page 11 du descriptif de projet (deuxième phase) que les rapports de suivi, le rapport dautoévaluation, le rapport final de lévaluation indépendante seront approuvés par le chef de projet. À cet égard, il est vain de faire procéder à une évaluation indépendante si les rapports devront être approuvés par le chef de projet. En ce qui concerne lindicateur de résultat donnant le pourcentage de formateurs entraînés, la base de référence servant à lévaluer na pas encore été fixée. Bien que le descriptif de projet expose la méthode dévaluation, il nindique pas le pourcentage requis pour réussir. Enfin, le budget alloué au projet pour sa deuxième année a diminué, même si les activités prévues pour 2013 ont doublé par rapport à 2012. La délégation sest interrogée sur les raisons de cette situation.
La délégation du Népal, parlant au nom des PMA, a rappelé que la délégation du Bangladesh avait décrit létat des systèmes de propriété intellectuelle en vigueur dans ces pays et comment ces académies favorisent la mise en place de régimes de propriété intellectuelle et aident les PMA à utiliser la propriété intellectuelle comme outil de développement. Étant donné que les PMA ne disposeront plus, lannée prochaine, de la marge manuvre que leur ménage lAccord sur les ADPIC, la délégation a souligné que le projet devra être mis en uvre prioritairement dans ces pays.
La délégation de Djibouti a marqué son appui sans réserve à la déclaration faite par la délégation du Népal au nom des PMA, et a déclaré que le projet devra être mis en uvre prioritairement dans ces pays.
La délégation du Bangladesh a remercié les États membres pour les modifications proposées. Elle a également remercié le Secrétariat davoir révisé le document. Ce projet revêt une très grande importance pour les PMA car ils nont pas mis en uvre des politiques actualisées de propriété intellectuelle ni des régimes salutaires dapplication des droits de propriété intellectuelle. La création de ces académies permettrait de combler ces lacunes. De ce fait, il conviendrait daccorder un traitement préférentiel aux PMA en vue de mettre en uvre le projet. La délégation sattendait à ce que le projet soit intégré, en tant quactivité régulière, dans le programme de travail de lAcadémie de lOMPI. Le projet devrait être financé sur le budget ordinaire de lOMPI.
La délégation du Paraguay sest félicitée que le comité ait approuvé la mise en uvre de la deuxième phase du projet. Elle a appuyé la demande de la délégation du Bangladesh tendant à ce que le projet soit financé sur le budget ordinaire de lOMPI, qui prévoirait dallouer des fonds spécifiques à sa mise en uvre.
Le président a invité le Secrétariat à répondre aux questions soulevées par les délégations.
Le Secrétariat est revenu sur les observations formulées par la délégation de lAllemagne. Sagissant des recommandations pour la rédaction du rapport dévaluation de lefficacité et des coûts, une des mesures à prendre dans la deuxième phase du projet consisterait à réduire le nombre de phases de mise en uvre du projet. Les phases qui étaient au nombre de quatre au départ, seraient ramenées à deux. Le projet se décomposerait en deux grandes phases : la phase de préparation et la phase de mise en uvre. On aurait en outre recours à des consultants locaux plutôt quà des consultants régionaux ou étrangers pour coordonner les projets au niveau national. Ces consultants aideraient également à élaborer le programme de travail devant être mis en uvre dans le pays. Ces mesures devraient permettre de réaliser des économies de temps et de coûts. Cétait une des leçons tirées de la mise en uvre de la première phase du projet. Quant à lévaluation finale, elle serait confiée à un évaluateur externe et indépendant, qui établirait un rapport en vue de le soumettre à lexamen du CDIP.
La délégation de lAllemagne a pris acte des observations faites par le Secrétariat. Dans le descriptif de projet, il était cependant indiqué que tous les rapports dévaluation seraient approuvés par le chef de projet. De ce fait, le rapport dévaluation externe ne serait plus indépendant.
Le Secrétariat a pris note des observations formulées par la délégation de lAllemagne. Revenant à la question de lutilisation des fonds, il a fait observer que lon dépenserait moins dargent dans la deuxième phase du projet puisque les besoins de tous les pays auraient été évalués pendant la phase de préparation. On recourrait aux outils dapprentissage et au matériel didactique élaborés antérieurement dans la deuxième phase du projet. Comme il a été indiqué plus haut, le fait de faire appel à des compétences et à des consultants locaux entraînerait des économies de coûts. Ces mesures permettraient de mettre en uvre le projet à moindre coût. À propos de lobservation faite par la délégation du Népal, les pays qui participeront à la deuxième phase du projet, ont déjà été sélectionnés. Cest pourquoi la demande formulée par les PMA doit être considérée comme prioritaire pour la prochaine phase du projet. Il convient de noter quun pays faisant partie du groupe des pays les moins avancés participera à la deuxième phase du projet. Le Secrétariat a rappelé au comité que les pays participant à la deuxième phase ont été sélectionnés parce quils ont fait part de leur souhait dêtre parties prenantes du projet. Enfin, sagissant de lintervention de la délégation de lAllemagne portant sur le pourcentage de formateurs entraînés, le chiffre serait communiqué à lévaluateur/lévaluatrice pour lui permettre de déterminer leur pourcentage.
Le président a remercié le Secrétariat pour sa réponse et a indiqué que le comité avait approuvé le descriptif de projet révisé couvrant la deuxième phase, tel quil figure dans le document CDIP/9/10 Rev.1.
Examen du document CDIP/9/INF/4 Descriptif de projet révisé concernant le projet relatif à la propriété intellectuelle et au transfert de technologie : élaborer des solutions face aux défis communs
Le président a ouvert les délibérations sur le descriptif de projet révisé concernant le projet relatif à la propriété intellectuelle et au transfert de technologie : élaborer des solutions face aux défis communs. Il a invité le Secrétariat à présenter le document.
Le Secrétariat a informé le comité que le descriptif de projet révisé figurait dans le document CDIP/9/INF/4. Le projet était axé sur les recommandations nos 19, 25, 26 et 28 du Plan daction pour le développement. Il comprenait une série dactivités permettant détudier les initiatives et les politiques en matière de propriété intellectuelle, susceptibles de promouvoir le transfert de technologie, de diffuser et de faciliter laccès à la technologie en faveur du développement, au profit notamment des pays en développement, y compris des PMA. Le document CDIP/9/INF/4 contenait une introduction dans laquelle étaient présentés : des informations générales sur le transfert de technologie, une définition de ce processus, ainsi que les principaux objectifs du projet; une analyse documentaire approfondie des travaux existants de lOMPI et des travaux menés par dautres organisations dans le domaine du transfert de technologie; une description des études requises et détudes de cas; et les résultats attendus du projet accompagnés dune description détaillée des phases du projet, dun calendrier mis à jour et dune nouvelle répartition du budget. Selon la définition donnée, le transfert de technologie renvoyait globalement à une série de processus rendant possible et facilitant léchange de compétences, de savoirs, didées, de connaissances et de technologie entre différentes parties prenantes, telles que les universités et les instituts de recherche, les organisations internationales, les organisations internationales intergouvernementales, les ONG, les entités du secteur privé et les individus, ainsi que le transfert international de technologie entre pays. Le transfert de technologie était souvent considéré comme englobant labsorption de nouvelles technologies. Il était également parfois considéré comme impliquant le transfert de savoirs concrets en ce qui concerne la fabrication de produits, lapplication dun procédé ou la prestation dun service, contribuant à renforcer la compétitivité nationale et internationale sur le marché économique. Le projet suivrait une démarche par étapes à laquelle participeraient des organisations accréditées et de nouveaux partenaires concernés par tous les aspects du transfert de technologie. Il viserait à étudier les nouvelles initiatives et les politiques relatives à la propriété intellectuelle nécessaires à la promotion du transfert et de la diffusion de la technologie, en particulier en faveur des pays en développement, mais également à établir des liens de collaboration en matière de propriété intellectuelle au niveau international. Les résultats du projet seraient intégrés dans les activités pertinentes de lOMPI après examen par le CDIP et compte tenu de toute recommandation éventuelle du comité à lAssemblée générale. Le projet se composait de cinq volets devant mener progressivement à ladoption dune liste de propositions, de recommandations et de mesures éventuelles de promotion du transfert de technologie. La première étape consistait à organiser cinq réunions régionales de consultations sur le transfert de technologie, dont les critères de participation et le mandat étaient définis par les États membres à la huitième session du comité. Les appendices I et II du document CDIP/9/INF/4 présentaient des informations détaillées sur le mandat et les critères de participation des réunions régionales de consultations et sur les spécialistes chargés de réaliser les six études relatives au transfert de technologie. Le document présentait également des programmes fondés sur des modèles pour les réunions régionales de consultations. Sur demande du comité, les calendriers ont été révisés pour être plus réalistes. Enfin, conformément à des mesures de rentabilité, le budget a été réduit grâce au renforcement de la participation des partenaires, à létablissement dun équilibre géographique et à la coordination des activités.
La délégation de lÉgypte, parlant au nom du groupe des pays africains, a relevé lutilité du document et prié le Secrétariat dassurer la mise en uvre rigoureuse des résultats du projet. Le groupe attendait avec intérêt les réunions régionales de consultations proposées. Cependant, il a également souligné que certains résultats étaient très similaires à ceux dautres études et que leur incidence sur le développement était négligeable. Par conséquent, le groupe demandait au Secrétariat de collaborer avec les États membres en vue dexaminer et de proposer des méthodes plus concrètes en faveur du transfert de technologie au sein du système de propriété intellectuelle. À cette fin, les réunions, séminaires et portails Web étaient très utiles. Toutefois, leur incidence sur le transfert de technologie dans les pays en développement de la région du groupe était faible.
La délégation de lAlgérie a remercié le Secrétariat davoir révisé le descriptif de projet en tenant compte des observations et des instructions des États membres. Elle a indiqué au comité que lAlgérie se portait candidate pour accueillir les consultations régionales en Afrique. À cet égard, le pays espérait bénéficier de lappui des États membres et du Secrétariat pour assurer la réussite de ces consultations. Cellesci permettraient aux spécialistes déchanger des vues sur les défis actuels dans le domaine du transfert de technologie, qui constituait une grande priorité pour la délégation et pour les pays en développement en général.
La délégation de la Colombie a remercié le Secrétariat davoir élaboré et présenté ce document. Elle a encouragé les pays à partager leurs expériences afin de tirer le meilleur parti des résultats des études menées en faveur du développement. Pour ce qui était des incitations fiscales visant à stimuler le transfert de technologie dans les pays développés et en développement, la délégation proposait de réaliser des études économiques sur les politiques et pratiques internationales de promotion du transfert de technologie entre les institutions universitaires et les groupes de recherches dans le secteur privé. Ces mesures nétaient pas nécessairement établies entre les pays à lheure actuelle, mais avaient tendance à être prises au niveau national uniquement. En ce qui concerne les réseaux, la délégation estimait que, pour promouvoir le transfert, il fallait sassurer, en priorité, que linfrastructure nécessaire était en place, notamment que les chercheurs pouvaient jouir des droits nécessaires. Compte tenu de ce qui précède, les mesures nécessaires devaient être prises de façon à ce que ces résultats durables soient atteints.
La délégation du Danemark, parlant au nom de lUnion européenne et de ses États membres, a remercié le Secrétariat pour le document CDIP/9/INF/4 contenant le descriptif de projet révisé concernant le projet relatif à la propriété intellectuelle et au transfert de technologie. LUnion européenne et ses États membres réaffirmaient le point de vue quils avaient exprimé lors de la dernière réunion du comité concernant limportance du transfert de technologie. Ils avaient pris note du descriptif révisé qui comprenait une nouvelle répartition du budget et un calendrier mis à jour. LUnion européenne et ses États membres acceptaient le projet.
Le président a pris note de lappel lancé au Secrétariat aux fins de lapplication des résultats du projet, ainsi que de lappui général au calendrier et au budget proposés. Il a invité le Secrétariat à répondre à certaines observations.
Le Secrétariat a remercié les délégations pour leurs observations. Sagissant des observations faites par la délégation de lÉgypte, il a indiqué quil sefforçait dobtenir des résultats le plus rapidement possible, étant donné les incidences considérables que le projet pouvait avoir sur les pays en développement. Des séminaires et des ateliers avaient été organisés dans de nombreux pays. Les séminaires sur le transfert de technologie et des matériels, tels que des guides et des manuels relatifs au transfert de technologie et à la gestion de la propriété intellectuelle, étaient utiles. Le projet viserait également à établir une série de mesures auxquelles les pays souscriraient en vue de renforcer et dencourager le transfert de technologie entre différents pays. Passant aux observations de la délégation de lAlgérie, le Secrétariat a confirmé que deux réunions régionales de consultations auraient lieu au cours de lannée. Lune de ces réunions se tiendrait dans la région asiatique en juillet, tandis que lautre serait organisée dans la région africaine en octobre. LAlgérie était le pays candidat pour accueillir la consultation régionale en Afrique. Sagissant de lobservation faite par la délégation de la Colombie, des études supplémentaires sur le transfert de technologie pouvaient être réalisées. Les études proposées nétaient pas exhaustives. Le Secrétariat a également rappelé quil avait été indiqué lors de discussions précédentes que le projet constituait une première étape et quil serait suivi dautres étapes aux fins de la promotion du transfert de technologie. Les études proposées par la délégation de la Colombie pourraient éventuellement être intégrées dans les étapes ultérieures.
Le président a remercié le Secrétariat davoir répondu aux questions soulevées par les délégations et a clos la discussion sur ce point.
Examen du document CDIP/8/INF/5 Rev. Interface entre lépuisement des droits de propriété intellectuelle et le droit de la concurrence et du document CDIP/9/INF/6 Étude sur lapplication anticoncurrentielle des droits de propriété intellectuelle : simulacres de procès
Le président a ouvert les discussions sur lInterface entre lépuisement des droits de propriété intellectuelle et le droit de la concurrence et sur lÉtude sur lapplication anticoncurrentielle des droits de propriété intellectuelle : simulacres de procès. Il a invité le Secrétariat à présenter ces documents.
Le Secrétariat a informé le comité quil examinait deux documents établis dans le cadre du projet relatif à la propriété intellectuelle et à la politique en matière de concurrence. Létude figurant dans le document CDIP/8/INF/5 Rev. était élaborée par le Secrétariat et avait fait lobjet de discussions à la dernière session du comité. Le Secrétariat avait reçu des observations formulées par les délégations du Brésil, du Japon et des ÉtatsUnis dAmérique. Ces observations ont été intégrées dans le texte révisé et ont été examinées avec les trois États membres. Létude relative aux simulacres de procès était élaborée par lInstitut de recherches économiques appliquées, groupe de réflexion réputé sur les recherches économiques appliquées au Brésil. En dépit des relations quil entretenait avec le Gouvernement, cet institut constituait une entité indépendante. Ses travaux portaient sur la question extrêmement complexe de linterface entre lapplication des droits de propriété intellectuelle et la violation de ces droits. Ce document avait déjà été présenté aux États membres par les coordonnateurs de létude, dans le cadre de latelier tenu à lOMPI en octobre dernier auquel un certain nombre de délégations, dorganisations non gouvernementales et de représentants de la communauté de la propriété intellectuelle avaient participé. Cette étude avait également été présentée aux États membres au cours de la septième session du Comité consultatif sur lapplication des droits, tenue le 30 novembre et le 1er décembre 2011. Par conséquent, les États membres avaient eu loccasion de se familiariser avec cette étude. Le Secrétariat a souligné quil navait pas contribué à lélaboration de cette étude, qui a été établie par une source externe. Il était évident que certaines de ses conclusions pouvaient refléter une réalité propre au Brésil qui ne pouvait probablement pas être appliquée à dautres pays. Le Secrétariat nétait pas responsable de ces conclusions et sefforcerait de porter à lattention des auteurs de létude toute observation que les délégations souhaiteraient soumettre. Sils jugeaient ces observations nécessaires et pertinentes, les auteurs réviseraient le document, qui serait publié de nouveau par le Secrétariat en vue de la prochaine session du comité.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique avait quelques observations sur les deux études. La délégation a remercié le Secrétariat davoir révisé létude sur lépuisement des droits de propriété intellectuelle et le droit de la concurrence en tenant compte des contributions reçues des États membres, y compris des ÉtatsUnis dAmérique. En outre, elle a exprimé sa gratitude au Secrétariat pour avoir commandé létude sur les simulacres de procès et pour avoir fait en sorte quelle soit examinée à loccasion dun colloque consacré à la propriété intellectuelle et aux politiques en matière de concurrence, tenu en octobre 2011, à Genève. À la quatrième session du comité en 2009, lorsque le comité a approuvé le projet thématique relatif à la propriété intellectuelle et aux politiques en matière de concurrence, la délégation avait déclaré, avec lappui des États membres, que toute activité de lOMPI liée à la relation complexe entre les droits de propriété intellectuelle et la politique en matière de concurrence devait tenir compte de plusieurs principes. Premièrement, les activités de lOMPI ne devaient pas être normatives, cestàdire quelles devaient éviter détablir des normes débouchant sur des accords internationaux juridiquement contraignants, et ne devaient pas saventurer dans des domaines sortant du cadre limité des recommandations acceptées. Deuxièmement, elles devaient respecter le principe de nonprise de position. Étant donné que les politiques en matière de concurrence étaient très différentes selon les pays et les régions, les études devaient utiliser diverses approches nationales et régionales non pour prescrire, mais pour expliquer des orientations spécifiques. Létude relative aux simulacres de procès déviait en partie de ces principes en préconisant ladoption de politiques en la matière, élaborées dans des pays donnés. La délégation a fait référence aux paragraphes 15 et 16 du résumé et à des textes similaires figurant dans la conclusion de létude, dans lesquels il était indiqué que les administrations chargées de la concurrence et les tribunaux du monde entier [passaient] peutêtre à côté dun grand nombre de cas, en raison de critères excessivement stricts imposés aux ÉtatsUnis dAmérique et dans lUnion européenne. Dans ce contexte, les conclusions de létude étaient contraires au droit international, qui accordait un rang de priorité élevé au droit des citoyens de demander au Gouvernement dagir et détablir des examens facilement administrables afin de distinguer entre les véritables procès et les simulacres de procès. Par conséquent, la délégation a demandé au Secrétariat de réviser cette étude afin de supprimer les paragraphes 15 et 16 du résumé, ainsi que les paragraphes correspondants de la conclusion, en vue den assurer la conformité avec les principes préalablement convenus par les États membres.
Le Secrétariat a remercié la délégation des ÉtatsUnis dAmérique pour sa demande. Il a rappelé léchange de vues qui avait eu lieu à la quatrième session du CDIP, à loccasion duquel il avait pleinement souscrit à la recommandation selon laquelle tous les résultats du projet devaient respecter le principe de nonprise de position. Comme cela avait été indiqué précédemment, le Secrétariat se ferait un plaisir de porter les observations à lattention des auteurs de létude. Cellesci seraient prises en compte dans la révision de létude.
La délégation du Chili a remercié les auteurs du document CDIP/9/INF/6 pour cette étude très intéressante. Comme cela avait été indiqué pendant la séance de la veille, le Chili accordait un grand intérêt à la relation entre la propriété intellectuelle et la politique en matière de concurrence. La délégation avait indiqué que des travaux étaient menés en étroite collaboration entre les administrations chargées de la propriété intellectuelle et les administrations chargées de la concurrence du pays. De ce fait, la délégation accueillait avec satisfaction lélaboration de létude portant sur les simulacres de procès. Cette étude était très utile et avait été distribuée à toutes les autorités économiques nationales du Chili. Elle permettait de poursuivre les débats sur lapplication anticoncurrentielle des droits de propriété intellectuelle et dévaluer lincidence que cela pouvait avoir sur linnovation et le transfert de technologie.
Le président a remercié le Secrétariat pour son exposé et a clos la discussion sur les documents CDIP 8/INF/5 Rev. et CDIP/9/INF/6.
Examen du document CDIP/9/11 Programme de travail sur les éléments de flexibilité du système de la propriété intellectuelle Nouveaux éléments proposés à la huitième session du CDIP, et du document CDIP/7/3 Éléments de flexibilité relatifs aux brevets dans le cadre juridique multilatéral et leur mise en uvre législative aux niveaux national et régional Deuxième partie
Le président a repris les discussions sur le programme de travail relatif aux éléments de flexibilité, et a invité le Secrétariat à présenter les résultats des consultations informelles consacrées aux futurs travaux sur les éléments de flexibilité relatifs aux brevets.
Le Secrétariat (M. Philippe Baechtold) a informé le comité quun texte avait été convenu pendant les consultations informelles, menées avec les délégations concernées, sur le paragraphe 2.c) du document CDIP/9/11. Le libellé du texte était le suivant :
Sagissant du paragraphe 2.c) du document CDIP/9/11, le comité est convenu de procéder de la manière suivante :
1. Le Secrétariat établira, pour la prochaine session du comité, un document indiquant lequel des quatre éléments de flexibilité en rapport avec les brevets énumérés au paragraphe 2 ont déjà été traités au sein du Comité permanent du droit des brevets et si cette tâche sera traitée par le comité selon la même perspective ou selon une perspective différente. Ce document contiendra également des explications supplémentaires au sujet des deux derniers éléments du paragraphe 2.
2. Le Secrétariat invitera les États membres du comité à soumettre, avant le 31 août 2012, des observations écrites au sujet des quatre éléments de flexibilité en rapport avec les brevets énumérés dans la liste suivante :
portée de lexclusion de la brevetabilité concernant les végétaux (article 27 de lAccord sur les ADPIC)
éléments de flexibilité en rapport avec la brevetabilité, ou lexclusion de la brevetabilité, des inventions relatives à des logiciels (article 27 de lAccord sur les ADPIC)
possibilité dappliquer ou non des sanctions pénales dans le cadre du respect des droits de brevet (article 61 de lAccord sur les ADPIC)
mesures en matière de sécurité pouvant aboutir à une limitation des droits de brevet (Exceptions concernant la sécurité article 73 de lAccord sur les ADPIC)
Le Secrétariat rassemblera les observations reçues à la date susmentionnée dans un document qui sera transmis à la prochaine session du comité. Les quatre éléments de flexibilité en rapport avec les brevets énumérés cidessus, ainsi que les observations reçues, serviront de base aux discussions sur les éléments de flexibilité dans le domaine des brevets à la prochaine session du comité.
3. Des éléments de flexibilité supplémentaires, y compris ceux indiqués dans larticle 27 de lAccord sur les ADPIC, pourront également être soumis et présentés à la prochaine session du comité, et les membres pourront formuler des observations à cet égard entre les dixième et onzième sessions du comité, pour discussion et prise de décision à la onzième session du comité.
La délégation de lAlgérie a remercié le Secrétariat davoir présenté ce texte. Elle souhaitait ajouter comme cela est indiqué au paragraphe 2.c) du document CDIP/9/11 à la fin de la dernière phrase du paragraphe 2 du texte. Elle souhaitait également que le mot lequel, figurant au premier paragraphe, soit remplacé par si lun ou lautre.
La délégation de lÉgypte a souscrit aux modifications proposées par la délégation de lAlgérie. Selon elle, les quatre éléments cités dans le texte navaient pas fait lobjet de discussions lors de la session du Comité permanent du droit des brevets. Cependant, si ces éléments avaient été examinés, le CDIP semploierait à déterminer les travaux complémentaires et supplémentaires pouvant être menés en rapport avec ces questions. Cela créerait une complémentarité entre les travaux entrepris au sein du CDIP et du Comité permanent du droit des brevets.
La délégation de la Hongrie souhaitait que la délégation de lAlgérie indique lemplacement, dans le texte, de la formulation quelle avait proposée pour le paragraphe 2.c) du document CDIP/9/11. Elle souhaitait également connaître le motif de cette proposition.
La délégation de lAlgérie a répété sa proposition concernant le paragraphe 2.c) du document CDIP/9/11. Cette modification permettrait dindiquer le lien existant avec le programme de travail sur les éléments de flexibilité. Le paragraphe 2.c) du document CDIP/9/11 renvoyait à lélaboration détudes supplémentaires afin délargir les travaux menés actuellement par le Secrétariat en rapport avec les éléments de flexibilité relatifs aux brevets.
La délégation de la Hongrie a rappelé que lorsque cette question avait été examinée, il avait été indiqué quil ne fallait pas anticiper les résultats des futures discussions. Le paragraphe 2.c) visait lélaboration détudes supplémentaires. La délégation réaffirmait quelle ne souhaitait pas préjuger des résultats des discussions de la prochaine session.
La délégation de lAlgérie a pris acte de largument avancé par la délégation de la Hongrie. Sa proposition navait pas pour objet danticiper les résultats des discussions menées au sein du comité. Elle visait simplement à faire référence aux travaux entrepris par le comité.
Le président a indiqué au comité que des consultations informelles sur les modifications à apporter au texte avaient récemment eu lieu. Il a invité le Secrétariat à donner lecture du texte révisé qui avait été convenu.
Le Secrétariat a informé le comité que lintitulé du document CDIP/9/11 Programme de travail sur les éléments de flexibilité du système de la propriété intellectuelle Nouveaux éléments proposés à la huitième session du CDIP serait ajouté entre parenthèses après la phrase : Sagissant du paragraphe 2.c) du document CDIP/9/11, dans le préambule du texte. Cela permettrait de noter clairement la référence, sans ajouter le texte supplémentaire proposé par la délégation de lAlgérie à la fin du paragraphe 2. Le mot lequel, figurant à la première ligne du premier paragraphe, serait remplacé par si lun ou lautre. La phrase serait la suivante : Le Secrétariat établira, pour la prochaine session du comité, un document indiquant si lun ou lautre des quatre éléments de flexibilité en rapport avec les brevets énumérés au paragraphe 2 ont déjà été traités au sein du Comité permanent du droit des brevets.
La délégation de lAfrique du Sud a estimé que le premier paragraphe anticipait lissue des discussions. Elle ne souhaitait pas rompre le consensus, mais tenait à ce que ses propos soient pris en compte. Elle souhaitait également savoir si les deux virgules figurant dans le deuxième point du paragraphe 2 avaient un sens particulier.
Le Secrétariat a confirmé que ni les virgules, ni le texte placé entre ces virgules navaient une signification particulière. Ces éléments étaient destinés à mettre en avant les différents aspects de la question, cestàdire à indiquer quil existait à la fois des éléments de flexibilité en rapport avec la brevetabilité et des éléments de flexibilité liés à la manière et à la mesure dans laquelle les inventions relatives à des logiciels pouvaient être exclues de la brevetabilité. Ils navaient aucune autre signification.
Le président a remercié le Secrétariat pour ses explications. Aucune objection nayant été soulevée, il a été conclu que les résultats des consultations, dont il a été donné lecture par le Secrétariat, tenaient dûment compte des préoccupations de toutes les délégations.
Point 9 de lordre du jour : travaux futurs
Le président a ouvert les discussions sur les travaux futurs et a invité le Secrétariat à donner lecture des principaux éléments.
Le Secrétariat a dit que, comme toujours, il disposait dune liste relativement longue de documents susceptibles dêtre intégrés dans les travaux du CDIP à sa dixième session. Il a donné lecture de la liste indicative de documents, sans ordre de priorité ni dimportance :
Rapport intérimaire sur les projets du Plan daction pour le développement. Selon une pratique établie, le comité recevait le rapport du Directeur général à la session davril ou de mai, ainsi que des rapports détaillés sur létat davancement des projets, à la session de novembre.
Rapport intérimaire sur 19 recommandations. Des informations étaient fournies par le Secrétariat sur ses recommandations, sur la base des discussions engagées à la première session du comité, au cours desquelles il a été décidé que certaines recommandations ne nécessitaient aucune ressource financière ou humaine supplémentaire pour être mises en uvre. La plupart de ces recommandations portaient sur des principes du Plan daction pour le développement.
Rapports dévaluation de six projets qui devaient être achevés ou être sur le point dêtre achevés avant la prochaine session. Le Secrétariat travaillerait sur ses rapports dès à présent, jusquà la session du comité prévue en novembre.
Rapport sur la contribution des organes compétents de lOMPI à la mise en uvre des recommandations du Plan daction pour le développement. Comme il lavait fait lan dernier, le Secrétariat soumettrait à lAssemblée générale un rapport sur la contribution des organes compétents de lOMPI à la mise en uvre des recommandations du Plan daction pour le développement. Comme lan dernier, ce rapport devrait être transmis au comité.
Rapport révisé sur la contribution de lOMPI aux Objectifs du Millénaire pour le développement. À la dernière session, le comité avait examiné un rapport sur les contributions de lOMPI aux Objectifs du Millénaire pour le développement. Ce rapport était révisé par son auteur externe.
Étude extérieure de lassistance technique fournie par lOMPI dans le domaine de la coopération pour le développement. Le comité avait examiné trois documents au cours de sa session actuelle, à savoir les documents CDIP/8/INF/1, CDIP/9/14 et CDIP/9/15. Le Secrétariat avait aussi reçu officiellement une proposition conjointe du groupe des pays africains et du groupe du Plan daction pour le développement. Cette proposition était actuellement examinée par le comité en tant que document informel. Ces groupes avaient demandé au Secrétariat de publier leur proposition sous la forme dun document officiel. Il revenait au comité de décider si ce document devait ou non être examiné au titre de ce point de lordre du jour.
Programme de travail sur les éléments de flexibilité du système de la propriété intellectuelle. Le comité avait examiné le document CDIP/9/11, au cours de la session actuelle. Le Secrétariat avait reçu des observations, et un nouveau document serait publié.
Utilisation du droit dauteur pour promouvoir laccès à linformation et aux contenus créatifs. Le comité avait précédemment reporté les discussions sur létude relative à lutilisation du droit dauteur pour promouvoir laccès à linformation, contenue dans le document CDIP/9/INF 3. Cette étude serait examinée à la prochaine session.
Étude sur lappropriation illicite des signes. Lexamen de cette étude avait également été reporté. Il aurait lieu à la prochaine session.
Conclusion des discussions sur la conférence sur la propriété intellectuelle et le développement. Dans lintersession, le président engagerait des consultations, dont les résultats seraient présentés à la prochaine session.
Éléments de flexibilité relatifs aux brevets dans le cadre du paragraphe 2.c) du document CDIP/9/11. Le Secrétariat établirait un document fondé sur les éléments convenus.
Proposition dun nouveau point sur la propriété intellectuelle et le développement à inscrire à lordre du jour du comité. Le comité avait examiné le document CDIP/6/12 Rev. dans lequel figurait le nouveau point proposé. Les délégations souhaiteraient peutêtre reprendre lexamen de ce document à la prochaine session.
Le Secrétariat a fait part, cidessus, de ses vues initiales sur les travaux de la prochaine session du comité. La liste était relativement longue et le Secrétariat demandait conseil au président. À un certain stade, le comité devait établir des priorités. Il était vrai que les documents pouvaient être reportés dune session à lautre, mais cette situation nétait pas idéale.
La délégation de lÉgypte, parlant au nom du groupe des pays africains, a remercié le Secrétariat pour ses propositions concernant les travaux futurs. Le rapport sur la contribution des organes de lOMPI à la mise en uvre des recommandations du Plan daction pour le développement était une question importante pour le groupe. Comme cela avait été indiqué, la qualité et la présentation de ces documents devaient être améliorées, de façon à apporter une valeur ajoutée aux discussions et à la compréhension au sein du comité. Le groupe en appelait à tous les comités de lOMPI et les priait de participer à cet exercice en faisant rapport sur leur contribution à la mise en uvre des recommandations du Plan daction pour le développement. Sagissant de la question de la contribution de lOMPI aux Objectifs du Millénaire pour le développement, le groupe souhaitait également quil soit tenu compte de la contribution de lOMPI aux objectifs pour le développement après 2015. Pour ce qui était de lÉtude extérieure de lassistance technique fournie par lOMPI, le groupe croyait comprendre que la proposition quil avait formulée conjointement avec le groupe du Plan daction pour le développement servirait de document de travail pour les délibérations sur ce sujet, à la prochaine session. Le groupe attachait une grande importance à cette question et souhaitait que des travaux soient menés entre les deux sessions en vue de faire progresser les discussions de la prochaine session. Sagissant du document CDIP/9/11, le groupe souhaitait que les éléments figurant aux alinéas a) à h) du paragraphe 2 soient maintenus et que les informations supplémentaires demandées par certains États membres soient fournies. Il souhaitait poursuivre les discussions sur cette question au cours de la prochaine session. Celleci englobait les éléments de flexibilité relatifs aux brevets et dautres éléments figurant aux alinéas a) à h) du paragraphe 2 qui navaient pas été examinés, faute de temps. En outre, il était important daborder les recommandations nos 29, 40, 43 et 45 du Plan daction pour le développement, pendant la prochaine session du comité. Selon le Secrétariat, ces quatre recommandations navaient pas fait lobjet de délibérations au sein du comité. Cest pourquoi le groupe souhaitait en discuter à la prochaine session, peutêtre dans le cadre dun nouveau point de lordre du jour, et que la manière dont elles pouvaient être mises en uvre soit examinée. Il souhaitait également que le Secrétariat soumette un rapport sur la mise en uvre de la recommandation n° 2, en particulier sagissant du financement dactivités en Afrique à laide de ressources budgétaires et extrabudgétaires. Lapplication de cette recommandation était importante pour les pays africains. Des consultations informelles devaient être engagées au sujet du point de lordre du jour proposé sur les questions relatives à la propriété intellectuelle et au développement. Ce problème navait pas encore été résolu. Sagissant de la conférence sur la propriété intellectuelle et le développement, la délégation a rappelé quil avait été convenu de discuter des questions relatives, notamment au lieu et à lordre du jour. Cependant, ces discussions navaient pas eu lieu, faute de temps. Il était possible dy remédier dans lintersession afin de préparer les discussions de la prochaine session du comité.
La délégation de lAlgérie, parlant au nom du groupe du Plan daction pour le développement, a remercié le Secrétariat pour son exposé. Elle a formulé quelques observations sur les éléments proposés. La question de lÉtude extérieure de lassistance technique fournie par lOMPI avait fait lobjet dun examen approfondi et il était nécessaire de commencer à appliquer les différentes recommandations. Daprès les discussions et les observations du Secrétariat, pour certaines recommandations, les travaux pouvaient être entamés. Le groupe souhaitait que le Secrétariat engage les travaux sur ces recommandations. La délégation a fait référence aux observations faites par la délégation de lÉgypte au nom du groupe des pays africains au sujet de la proposition conjointe du groupe du Plan daction pour le développement et du groupe des pays africains, et a souhaité que le Secrétariat fasse circuler le document entre les États membres en vue de recueillir leurs observations, sans y consacrer trop de temps. Le mécanisme de coordination constituait une autre question importante, comme lavait déjà souligné le groupe. Cette question était toujours à lexamen au sein du comité. Étant donné la nécessité de prendre une décision à cet égard, il convenait dinscrite cette question à lordre du jour de la prochaine session. Le groupe souhaitait également poursuivre les discussions sur le nouveau point relatif à la propriété intellectuelle et au développement quil était proposé dinscrire à lordre du jour du comité. Il était nécessaire que le président engage des consultations informelles sur les questions relatives à la propriété intellectuelle et au développement, notamment à la conférence sur la propriété intellectuelle et le développement, évoquée par le Secrétariat. Des travaux devaient également être menés en rapport avec les recommandations qui navaient pas encore été appliquées. Cellesci avaient été citées par le groupe des pays africains. Le groupe avait voulu mettre laccent sur ces questions en général. Il souhaitait également que les autres questions soulevées par le Secrétariat soient intégrées dans les travaux futurs du comité.
La délégation de lAfrique du Sud a remercié le Secrétariat davoir passé brièvement en revue certains documents examinés par le comité. La délégation a noté que le Secrétariat navait pas cité létude exploratoire sur le droit dauteur et les droits connexes, et a souhaité que ce document soit pris en compte. Elle a fait référence au résumé du président de la dernière session du comité. Dans ce contexte, il était clairement indiqué au paragraphe 17 que trois recommandations avaient été répertoriées, et que le comité [avait] décidé que les recommandations en suspens feraient lobjet de discussions supplémentaires à sa session suivante. Aucune de ces recommandations navait fait lobjet dun examen supplémentaire. Elles navaient simplement pas été retenues. Or, il existait une différence entre le fait dexaminer et de ne pas retenir une question. La délégation souhaitait que ce document important soit pris en considération à la prochaine session. Elle se réjouissait du fait que le Secrétariat avait tenu compte des activités de suivi sur les Objectifs du Millénaire pour le développement, étant donné quil avait noté, dans le rapport du Directeur général, que lOMPI était en liaison avec dautres organismes des Nations Unies. Le document révisé devait permettre au comité dorienter les activités menées par lOMPI en collaboration avec dautres organismes des Nations Unies. Cest ce que lon pouvait lire au paragraphe 7 du résumé susmentionné et ce quindiquait également le paragraphe 12 du résumé plus substantiel de létude sur les brevets et le domaine public que le comité avait prié le Secrétariat détablir et de mettre à disposition dans toutes les langues officielles de lONU. Ce résumé navait pas été examiné par le comité. Le paragraphe 13 de ce résumé faisait référence à trois études sur la propriété intellectuelle et le droit de la concurrence. Il y était également indiqué que le Secrétariat fournirait aux États membres les résumés de deux de ces études, traduits dans toutes les langues officielles de lONU et soumis à la session actuelle du comité. Cependant, le comité navait pas non plus eu le temps de se pencher sur ces résumés. La délégation est convenue avec le groupe des pays africains et le groupe du Plan daction pour le développement quil était nécessaire de mettre laccent sur le document CDIP/6/12 Rev., dans lequel figurait le nouveau point relatif à la propriété intellectuelle et au développement quil était proposé dinscrire à lordre du jour. Ce document était soumis par la délégation du Brésil et devait être pris en considération dans les travaux du comité.
La délégation du Danemark a fait remarquer que, comme lavait indiqué le Secrétariat, il existait une longue liste déventuels documents et questions pouvant être examinés lors de la prochaine réunion du comité. LUnion européenne et ses États membres ont formulé certaines recommandations en vue daméliorer lefficacité générale du comité. Tout en gardant à lesprit les difficultés liées à la gestion de documents, il était nécessaire, pour que les délégations soient en mesure de tirer le meilleur parti des ressources allouées à chaque session, que le Secrétariat sefforce dassurer la publication et la traduction des documents en temps opportun, conformément aux règles de procédure. Par ailleurs, selon lUnion européenne et ses États membres, le comité devait envisager de limiter la longueur et le nombre de documents produits. Sagissant de lordre du jour des réunions, lUnion européenne et ses États membres considéraient que lordre du jour devait être mieux structuré afin de fournir des indications précises aux délégations, et éviter, en particulier, dénumérer un nombre trop important de documents sous le même point. Les thèmes de discussions devaient apparaître plus explicitement dans lordre du jour, et les documents devaient être groupés en conséquence. Il serait également avantageux pour les délégations de recevoir, par écrit, un projet de programme de travail proposé par le président avant la réunion. LUnion européenne et ses États membres remerciaient le président davoir pris, pendant cette session, des mesures visant à améliorer lefficacité des travaux du comité du point de vue de lexploitation du temps, et attendaient avec intérêt la pleine mise en uvre de certaines mesures dans le cadre des travaux futurs. Les déclarations générales faites au début de la session devaient être uniquement lues par des groupes ou des groupements régionaux, tout en laissant la possibilité à des délégations individuelles de soumettre des déclarations nationales par écrit. Le comité devait continuer déviter les pauses café longues et systématiques. Il devait faire en sorte que les sessions commencent et se terminent à lheure prévue. LUnion européenne et ses États membres étaient convaincus de la capacité du président à guider le comité afin que celuici puisse gérer son temps de façon efficace pendant les futures sessions.
La délégation du Pakistan a déclaré quelle souscrivait sans réserve aux propositions faites par la délégation du Danemark au nom de lUnion européenne et de ses États membres. Ces propositions étaient très pertinentes et certaines dentre elles étaient déjà appliquées. Le président avait accordé aux délégations une seule pause café pendant cette session. En revanche, la nécessité de publier les documents en temps opportun et de limiter le temps passé à lextérieur de la salle de réunion ne faisait aucun doute. La délégation appuyait pleinement les propositions faites, respectivement, par les délégations de lÉgypte et de lAlgérie au nom du groupe des pays africains et du groupe du Plan daction pour le développement, ainsi que les suggestions de la délégation de lAfrique du Sud concernant lintégration de certains points dans lordre du jour. Lordre du jour était très long, mais il était très important de conserver les travaux effectués au cours des sessions précédentes et den tenir compte.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a fait remarquer que le Secrétariat avait donné lecture dune très longue liste de questions à inscrire à lordre du jour de la prochaine session, et quun certain nombre de délégations avaient proposé lintégration de nouveaux points dans les travaux futurs. La délégation craignait que lordre du jour ne soit trop long. Elle a fait référence à la proposition de la délégation de lÉgypte concernant lexamen des recommandations nos 29, 40, 43 et 45 du Plan daction pour le développement, de la recommandation n° 2 du Plan daction pour le développement sur les ressources extrabudgétaires et dun point supplémentaire sur le mécanisme de coordination. Elle sest enquise du temps supplémentaire que lexamen de ces points nécessiterait et de la possibilité de venir à bout de la prochaine session avec tous ces nouveaux éléments. Elle souhaitait entendre lopinion du Secrétariat sur ce sujet.
Le Secrétariat a remercié la délégation des ÉtatsUnis dAmérique pour ses questions. Il nétait malheureusement pas en mesure dy répondre clairement, étant donné que tout dépendait du temps que le comité consacrerait à lexamen de chacun de ces documents. Toutefois, le Secrétariat pouvait déterminer avec certitude le temps et le personnel requis pour élaborer ces documents. Comme cela avait été indiqué précédemment, le Secrétariat avait déjà beaucoup de travail et demandait conseil au président à cet égard. Le président pouvait se concerter avec les délégations sur les priorités à établir dans les travaux. Quoi quil en soit, le Secrétariat était prêt à faire tout ce qui était humainement possible.
Le président a remercié le Secrétariat pour tous ces détails. Aucune objection nayant été soulevée, il a été décidé que le président engagerait des consultations avec toutes les parties concernées et quil travaillerait en étroite collaboration avec le Secrétariat afin deffectuer les évaluations requises. Il donnerait ensuite des instructions au Secrétariat.
Point 10 de lordre du jour : résumé présenté par le président
Le président a formulé quelques remarques liminaires sur le projet de résumé. Celuici était mis à la disposition de toutes les délégations et présentait, selon lui, les éléments essentiels des discussions tenues au cours de la session. Il était possible que les opinions de tous les États membres naient pas été prises en compte dans ce résumé. Cependant, les points de vue exprimés par tous les États membres figureraient dans le rapport.
Le Secrétariat a informé le comité quun certain nombre derreurs typographiques avaient été relevées dans le projet de résumé. Ces erreurs étaient les suivantes :
Paragraphe 7 : à la deuxième ligne, la référence au document CDIP/9/12 devait être remplacée par une référence au document CDIP/9/2;
Page 2 : un nouveau paragraphe devait commencer après la phrase Des suggestions ont été formulées en vue de communiquer les informations figurant dans les futurs rapports. Le nouveau paragraphe devait commencer par la phrase : Au titre du point 7 de lordre du jour, le comité a examiné un certain nombre dévaluations de projet;
Page 3 : le texte convenu dans le domaine des éléments de flexibilité relatifs aux brevets devait être inséré entre les alinéas c) et d) du paragraphe 9;
Paragraphe 9.f) : à la septième ligne, la référence au document CDIP/8/INF/1 devait être remplacée par une référence au document CDIP/9/14. À la dernière phrase, la contribution conjointe du groupe du Plan daction pour le développement et du groupe des pays africains devait être remplacée par la phrase : la proposition conjointe du groupe du Plan daction pour le développement et du groupe des pays africains;
Paragraphe 9.g) : à la deuxième ligne, le mot exploratoire devait précéder le mot étude; et
Paragraphe 9.m) : la dernière phrase : Le comité a prié le Secrétariat dentreprendre des travaux similaires dans les domaines suivants devait être supprimée, du fait de linsertion, susmentionnée, du texte convenu entre les alinéas c) et d) du paragraphe 9.
Le président a appelé lattention des États membres sur lalinéa k) relatif aux simulacres de procès. Cet alinéa devait également être corrigé de façon à présenter précisément les conclusions tirées sur ce point. La phrase : Le Secrétariat est convenu de transmettre à lauteur les observations faites par les délégations devait être ajoutée à cet alinéa. Le président a indiqué au comité quune délégation avait proposé daméliorer la procédure dadoption du projet de résumé du président. Il a été proposé quen fin de journée, les points essentiels à intégrer dans le projet de résumé soient convenus afin déviter que la situation actuelle ne se répète. Aucune objection nayant été soulevée, il a été décidé de procéder de cette manière à lavenir. Sagissant du projet actuel, le président a proposé au comité den examiner les paragraphes les uns après les autres, et sa proposition a été approuvée. Le président a invité les délégations à formuler des observations sur le paragraphe 1.
La délégation du Paraguay a fait remarquer que, dans le texte espagnol, le paragraphe 1 faisait référence à 30 observateurs, tandis que dans la version anglaise, il était question de 38 observateurs. Bien quelle ne sache pas laquelle des deux informations était correcte, la délégation estimait que des modifications étaient nécessaires.
Le président a confirmé que les modifications nécessaires seraient apportées. Aucune objection nayant été soulevée, les paragraphes 1, 2, 3, 4, 5 et 6 ont été adoptés. Le président est passé au paragraphe 7.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a proposé dapporter une légère modification à lalinéa e) du paragraphe 7. Elle a proposé dajouter éventuels nouveaux avant le mot outils. La phrase serait la suivante : Le comité est convenu quil était nécessaire de veiller à ce que les résultats du projet relatif aux éventuels nouveaux outils et principes directeurs
.
La délégation de lÉgypte a cité la phrase : Le comité a reconnu les progrès importants accomplis jusquici dans la mise en uvre du Plan daction pour le développement. Elle souhaitait que des modifications soient apportées de façon à ce que la phrase se termine par : mise en uvre des projets du Plan daction pour le développement, et a souligné la nécessité dapporter des améliorations supplémentaires.
Revenant sur la proposition de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique, la délégation de lAfrique du Sud a indiqué que cette proposition touchait à des résultats qui navaient pas été obtenus dans le cadre du projet relatif à la propriété intellectuelle et au domaine public et quelle nuisait au texte du descriptif de projet portant sur ses résultats. La délégation souhaitait que la référence existante aux outils et principes directeurs soit maintenue ou remplacée par le texte figurant dans le descriptif de projet. Lajout du mot éventuels laissait entendre quil était possible que les outils et les principes directeurs ne soient pas élaborés.
La délégation de lEspagne a cité le paragraphe 6. Elle a noté que le projet de résumé ne tenait pas compte dune question intersectorielle qui avait fait lobjet de discussions. Plusieurs États membres, y compris lEspagne, avaient critiqué le fait que le Secrétariat navait pas assuré la traduction intégrale de plusieurs documents importants et quil nait fourni que des résumés de ces documents. La délégation souhaitait quil en soit tenu compte dans le texte. Cependant, étant donné les incidences que cette question avait sur plusieurs points à examiner, la délégation demandait lavis du président quant à la nécessité de la faire apparaître ou non dans le résumé.
Le président considérait que la question relative à la traduction et à la publication des documents était suffisamment traitée dans le résumé. Ce point précis serait mentionné dans le rapport. Par conséquent, le président priait la délégation de lEspagne de ne pas insister sur ce sujet.
La délégation de lEspagne reconnaissait que ce problème était évoqué dans le résumé, mais seulement en rapport avec un document précis. Or, ce problème sétait posé dans le cas de plusieurs autres documents. Il constituait, de ce fait, un point important, lequel était appuyé par beaucoup dautres délégations. Il était avéré que, dans de nombreux cas, le document intégral nétait pas traduit et quun résumé avait été fourni en lieu et place dudit document.
Le président a pris note de ce point et a proposé quune phrase soit formulée de façon à en rendre compte de manière adéquate.
La délégation de la Hongrie a fait référence à la proposition faite par la délégation de lÉgypte. Elle a demandé des précisions sur le texte proposé et sur lopinion de la délégation de lÉgypte en ce qui concerne le paragraphe 7. Elle a rappelé que le comité avait reconnu les progrès accomplis quant à la mise en uvre du Plan daction pour le développement, mais elle nétait pas certaine quil ait souligné la nécessité dapporter des améliorations supplémentaires.
Le président a répété la proposition de la délégation de lÉgypte. Il a rappelé que de nombreuses délégations avaient reconnu que la mise en uvre du Plan daction pour le développement constituait une procédure à long terme. De ce fait, lappui permanent de toutes les parties concernées était nécessaire afin que tous les objectifs liés à cette procédure soient atteints.
La délégation de la Hongrie a exprimé son accord.
Revenant sur sa proposition au sujet de lalinéa e) du paragraphe 7, la délégation des ÉtatsUnis dAmérique a rappelé quil était ressorti du rapport dévaluation concernant la propriété intellectuelle et le domaine public que le projet avait réussi à recenser les outils existants, mais que des progrès supplémentaires étaient peutêtre nécessaires en ce qui concernait les nouveaux outils. Cest pourquoi la délégation encourageait lintroduction de ladjectif nouveaux avant outils, et ne tenait pas nécessairement à ajouter éventuels. Elle espérait que la délégation de lAfrique du Sud accepterait que le mot outils soit précédé de nouveaux.
La délégation de lAfrique du Sud a dit que cette proposition était acceptable, étant donné quelle tenait compte des termes employés dans le descriptif de projet. Toutefois, le mot guides devait être remplacé par principes directeurs, à lalinéa e) du paragraphe 7.
La délégation de lAustralie était encline à partager lavis de la délégation de la Hongrie, selon laquelle il était exagéré de dire que le comité avait mis laccent sur la nécessité dapporter des améliorations supplémentaires. Par conséquent, elle proposait la formulation suivante : le comité a souligné quil était nécessaire de progresser davantage.
La délégation de la Suisse a appuyé la déclaration faite par la délégation de lAustralie.
La délégation du Paraguay, parlant au nom du groupe des pays dAmérique latine et des Caraïbes (GRULAC), a fait référence au paragraphe 7. Le groupe souhaitait que ladjectif importants soit supprimé, dans la phrase : Le comité a reconnu les progrès importants accomplis jusquici dans la mise en uvre du Plan daction pour le développement.
Le président a proposé que le paragraphe 7 soit adopté avec les modifications proposées. Le paragraphe 7 a été adopté. Le président est passé au paragraphe 8.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique, parlant au nom du groupe B, a fait remarquer que le paragraphe 8 sappliquait davantage aux travaux menés au sein du Comité des normes de lOMPI (CWS) quà ceux du CDIP, quels que soient les organismes compétents considérés. Par conséquent, le groupe souhaitait supprimer tous les éléments suivant la dans la deuxième phrase du paragraphe 8, et les remplacer par compréhension du mécanisme de coordination et la prise en considération des recommandations du Plan daction pour le développement et des expressions qui y figurent dans le règlement intérieur particulier du Comité des normes de lOMPI. La phrase serait la suivante : Les délégations ont appuyé linitiative prise par le président de lAssemblée générale de lOMPI en vue de faciliter la compréhension du mécanisme de coordination et la prise en considération des recommandations du Plan daction pour le développement et des expressions qui y figurent dans le règlement intérieur particulier du Comité des normes de lOMPI. La décision qui consistait à charger le président de lAssemblée générale de mener des consultations informelles avait été prise au sein du CWS.
La délégation de lÉgypte a cité la proposition faite par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique. Elle ne disposait pas du texte convenu, mais souhaitait que les mots entre autres soient ajoutés, dans le cas où cette décision touchait à dautres aspects. Elle souhaitait également que la partie de la phrase et a relevé la nécessité daméliorer la qualité et la présentation des rapports soit intégrée dans le paragraphe 8, à la suite de la référence au document CDIP/8/6 Rev.
La délégation de lAlgérie sest dite prête à accepter la proposition faite par la délégation de lÉgypte concernant entre autres. Elle souhaitait que la phrase commençant par Les délégations ont appuyé
soit modifiée de la manière suivante : Les délégations ont appuyé linitiative prise par le président de lAssemblée générale de lOMPI visant à faciliter lobtention dun accord relatif à lapplication de la décision de lAssemblée générale au sujet du mécanisme de coordination. La proposition de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique faisait référence au CWS et non au CDIP. La modification proposée par la délégation de lAlgérie faisait également référence aux travaux menés par le président de lAssemblée générale de lOMPI en vue de faciliter lobtention dun accord sur la mise en uvre du mécanisme de coordination, sans que le règlement intérieur du CWS ne soit mentionné.
La délégation de lAfrique du Sud est revenue sur la proposition faite par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique. Il était étrange dévoquer la décision du CWS, notamment du fait que ce comité ne se réunissait quune fois par an et que ce problème serait réglé avant sa prochaine réunion. Par conséquent, la délégation appuyait pleinement les délégations de lÉgypte et de lAlgérie, qui proposaient de faire référence aux discussions sur le mécanisme de coordination. Toutefois, la délégation sest dite réticente à lidée de citer la décision exacte. Elle était favorable à linsertion dune référence générale, comme les délégations ont appuyé linitiative prise par le président de lAssemblée générale de lOMPI visant à mener des consultations sur la mise en uvre du mécanisme de coordination.
La délégation de la Suisse a fait référence à la proposition de la délégation de lÉgypte dajouter entre autres. Selon elle, aucune raison ne justifiait cet ajout, la décision visée ayant été prise dans le cadre du CWS. Passant aux observations formulées par les délégations de lAlgérie et de lAfrique du Sud, la délégation de la Suisse a estimé que les consultations du président de lAssemblée générale de lOMPI ne devaient être citées quavec précision. Pour simplifier les choses, la délégation proposait que cette phrase soit supprimée, du fait quelle najoutait rien aux décisions prises par le comité. La délégation a fait référence à lobservation formulée par la délégation de lÉgypte sur lamélioration du système de rapports, qui visait les comités compétents en la matière et tenait compte des vues de certaines délégations. Il ne sagissait pas dune décision prise par le comité. La délégation proposait donc que cette observation ne soit pas prise en compte, car dans le cas contraire, les vues de la délégation de la Suisse et du groupe B dans leur ensemble devraient également figurer dans le résumé. Par conséquent, la délégation proposait que le paragraphe 8 soit simplifié, et que, seule, la première phrase soit conservée, faute de quoi, la délégation insisterait afin que les vues dautres délégations sur le mécanisme de coordination soient également mentionnées.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique, parlant au nom du groupe B, a indiqué que la décision prise la semaine précédente au cours de la réunion du CWS concernait tout particulièrement ledit comité. Le président de lAssemblée générale avait accueilli avec grande satisfaction lidée de mener les consultations informelles, mais cette question ne concernait que le CWS. La délégation ne pouvait pas accepter lutilisation dentre autres, ni le texte proposé précédemment au sujet du CWS. Elle partageait lavis de la délégation de la Suisse, selon laquelle il était probablement préférable de supprimer la dernière phrase tout entière.
La délégation de la Hongrie souscrivait sans réserve à lopinion des délégations de la Suisse et des ÉtatsUnis dAmérique. Il ne sagissait pas de réécrire lhistoire, mais de rendre compte de ce qui avait été dit au cours de la réunion. Il était nécessaire de faire preuve de neutralité et de concision. La suppression de la dernière phrase réglerait le problème. Les points de vue des délégations ne devaient pas être présentés dans le rapport comme étant des décisions prises par le comité.
La délégation du Brésil est convenue avec la délégation de lÉgypte quil était nécessaire daméliorer la qualité et la présentation des rapports. Elle souscrivait également à la proposition faite par la délégation de lAfrique du Sud.
La délégation de lÉgypte a souligné trois points. Premièrement, il était très décevant dentendre, dans certaines interventions, que des propositions faites par dautres délégations étaient totalement hors de propos et ne devaient pas été prises en compte. Les délégations se trouvaient réunies pour travailler ensemble dans un cadre fondé sur le respect. Elles devaient se respecter mutuellement, en ce sens quelles pouvaient se déclarer favorables ou défavorables aux propositions soumises, mais ne devaient pas affirmer quune proposition était hors de propos et quelle ne méritait pas dêtre citée. Deuxièmement, sa proposition ne visait pas une décision du comité. Le paragraphe dans lequel elle devait être intégrée portait simplement sur des discussions tenues au sein du comité. La délégation navait pas indiqué que le comité sétait mis daccord sur ce point. Il sagissait uniquement de remettre les choses dans leur contexte. Troisièmement, si la dernière phrase était source de préoccupations pour certaines délégations, elle pouvait être remplacée par Les délégations ont appuyé lapplication de la décision relative au mécanisme de coordination, prise par lAssemblée générale en 2009. Il était nécessaire de traiter la question relative à lapplication de la décision de lAssemblée générale sur le mécanisme de coordination, et den rendre compte. Les délégations conviendraient toutes que les décisions de lAssemblée générale devaient être mises en uvre.
La délégation de lAfrique du Sud a reconnu que le processus était quelque peu frustrant et a encouragé le comité à garder un esprit de participation constructive. Elle a fait référence à la décision du CWS, évoquée par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique. Cette décision était propre au CWS et avait été prise à la suite de consultations informelles tenues entre certains ambassadeurs. Elle touchait au domaine du mécanisme de coordination, du fait des difficultés créées par ce mécanisme au sein de chaque comité. Cette décision était double : elle commençait par imposer des consultations informelles sur le mécanisme de coordination, puis exigeait la prise en compte des recommandations du Plan daction pour le développement et des expressions qui y figurent dans le règlement intérieur particulier du CWS. Ces éléments avaient fait lobjet dun accord. Il était évident que les délégations pouvaient toujours en débattre, cest pourquoi il était important dexaminer comment on en était arrivé là. Les consultations informelles devaient être menées par le président de lAssemblée générale et non par le président du CWS, étant donné que le mécanisme de coordination était adopté par lAssemblée générale, mais également en raison du caractère global de ce mécanisme.
Le président a proposé dajouter une phrase sinspirant de ce qui suit : Le comité a appuyé linitiative prise par le président de lAssemblée générale de lOMPI, figurant dans la décision
La délégation de lAlgérie a déclaré que la proposition du président était envisageable. Cependant, comme lavait indiqué la délégation de lÉgypte, il était nécessaire de rendre compte des faits. Cétait là lune des principales questions soulevées par de nombreux groupes, y compris le groupe du Plan daction pour le développement et le groupe des pays africains. Le mécanisme de coordination faisait partie des questions qui avaient été examinées de façon approfondie par le comité. Par conséquent, la délégation appuyait la proposition de la délégation de lÉgypte. La phrase ciaprès pouvait être introduite : Les délégations ont demandé que la décision de lAssemblée générale sur le mécanisme de coordination soit mise en uvre. La délégation comprenait également le point soulevé par la délégation de lAfrique du Sud. Le président de lAssemblée générale traitait un problème qui touchait tous les comités, y compris le Comité de coordination, bien que cette question ait été soulevée dans le cadre de la session du CWS, la semaine dernière. La délégation espérait que sa proposition reflétait la réalité et quelle serait acceptée par dautres délégations.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a répondu à la question posée par la délégation de lAfrique du Sud, à savoir pourquoi la réunion des organismes compétents était convoquée par le président de lAssemblée générale, comme cela était indiqué dans la version originale du résumé du président. Lexplication était très simple. Elle avait été donnée plusieurs fois la semaine dernière, au cours de la réunion du CWS. La session du CWS était la première session à avoir été suspendue en 2010, en raison de cette question en particulier et de quelques autres problèmes. Le président de lAssemblée générale aidait à trouver une solution au problème qui se posait au sein du CWS. On pensait avoir résolu le problème, mais la question relative au mécanisme de coordination a ressurgi pendant la session du CWS de la semaine dernière. Par conséquent, il a été demandé au président de lAssemblée générale de participer à la réunion et dexpliquer ce qui avait été dit au cours de lAssemblée générale précédente. La délégation était convaincue que le texte actuel du paragraphe 8 : le président de lAssemblée générale de lOMPI en vue de faciliter la compréhension
ne concernait que le CWS. Il ne couvrait pas les autres comités, que daucuns jugeraient compétents eu égard au mécanisme de coordination. Faisant référence à la délégation de lÉgypte, la délégation des ÉtatsUnis dAmérique a déclaré quune solution était possible, si lon supprimait la référence au président de lAssemblée générale de lOMPI et que lon formulait une phrase telle que : certaines délégations ont manifesté leur intérêt pour. La délégation ne se souvenait pas du reste de la phrase, mais cela traduisait la volonté exprimée par certaines délégations de régler ce problème. Cependant, dans le texte, tel quil était écrit actuellement et tel quil se lirait en tenant compte des autres propositions de certaines délégations, les questions relatives au président de lAssemblée générale et à ses consultations informelles ne sappliquaient quau CWS. Rien ne devait être ajouté au texte, y compris entre autres.
Selon la délégation du Pakistan, les délégations ne cesseraient de tourner autour de cette question, tant que des opinions divergentes subsisteraient. La meilleure solution consistait à procéder de façon simple et claire. La délégation proposait dintroduire, à la suite de la première phrase, la phrase suivante : Les délégations ont appuyé la mise en uvre de la décision de lAssemblée générale concernant le mécanisme de coordination. Le reste devait être supprimé.
Selon la délégation des ÉtatsUnis dAmérique, la proposition de la délégation du Pakistan était un exposé plutôt objectif. Toutefois, la délégation souhaitait que délégations soit précédé de certaines, étant donné que cette proposition navait pas été faite par toutes les délégations. Tous les autres éléments en rapport avec le président de lassemblée générale de lOMPI devaient être supprimés.
Le président a noté quaucune objection navait été faite à la proposition formulée par la délégation du Pakistan et complétée par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique. Le paragraphe 8 a été adopté. Le président est passé au paragraphe 9.
La délégation du Burkina Faso souhaitait apporter une petite modification à lalinéa e) du paragraphe 9 portant sur le projet du Burkina Faso. Le texte français devait être modifié en vue dêtre aligné sur le texte anglais en ce qui concernait la phrase suivante : Le comité a examiné le projet sur le renforcement et le développement du secteur de laudiovisuel au Burkina Faso et dans certains pays africains (CDIP/9/13) et la approuvé sous la forme proposée.
La délégation de lÉgypte a fait référence au préambule du paragraphe 9. Recommandations adoptées devait être précédée de certaines, étant donné que le programme de travail portait sur la mise en uvre de certaines recommandations et non de lensemble des recommandations. Compte tenu de la longueur du paragraphe 9, la délégation proposait au comité den examiner chaque alinéa séparément.
Le président a approuvé la démarche proposée, et a déclaré que les alinéas du paragraphe 9 seraient examinés séparément. Aucune objection nayant été soulevée, le préambule a été adopté avec les modifications proposées par la délégation de lÉgypte. Le président est passé à lalinéa a) du paragraphe 9.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique, parlant au nom du groupe B, a proposé de modifier la dernière phrase de lalinéa a). Elle a proposé de rayer toute la partie de la phrase commençant par en particulier, et de remplacer lensemble par notamment en ce qui concerne la viabilité du projet. Ainsi, la phrase serait la suivante : Le Secrétariat a pris note des observations formulées par les délégations, notamment en ce qui concerne la viabilité du projet. Selon la délégation, cette formulation décrivait plus précisément ce qui sétait produit.
Le président a noté quaucune objection navait été faite à la proposition de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique. Par conséquent, lalinéa a) a été adopté, tel que modifié. Le président est passé à lalinéa b) du paragraphe 9.
La délégation du Paraguay, parlant au nom du GRULAC, a souhaité ajouter une phrase à la fin de lalinéa b), de façon à tenir compte dun élément évoqué par le groupe dans ses déclarations. La phrase était la suivante : Certaines délégations ont indiqué que linitiative devrait sinscrire dans le cadre du programme ordinaire de lAcadémie de lOMPI et ont suggéré une éventuelle prise de décision par le Comité du programme et budget (PBC) pour la mise à disposition de fonds permanents.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a proposé que la dernière phrase de lalinéa b) soit modifiée comme suit : Le comité est convenu que la phase suivante du projet devrait donner dans la mesure du possible la priorité aux besoins des pays les moins avancés et des pays participant déjà à la phase I.
La délégation du Pakistan a demandé des précisions sur la formulation exacte de la proposition faite par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique, pour sassurer quelle traduisait ce qui avait été convenu pendant lexamen de ce projet.
Le président a répété la proposition de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique. Il était proposé que : dans la mesure du possible et et des pays participant déjà à la phase I soient intégrées dans la dernière phrase de lalinéa b).
Le président a noté quaucune objection navait été faite aux modifications proposées par les délégations du Paraguay et des ÉtatsUnis dAmérique. Par conséquent, lalinéa b) du paragraphe 9 a été adopté, tel que modifié. Le président est passé à lalinéa c) du paragraphe 9, et a rappelé au comité que le Secrétariat avait indiqué que le texte convenu dans le domaine des éléments de flexibilité relatifs aux brevets devait être introduit à la fin du paragraphe, après base de données.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a proposé dapporter quelques petites modifications à lalinéa c) du paragraphe 9. Elle a fait remarquer que la référence au document CDIP/9/11 devait être suivie dune seule virgule et non de deux virgules et, quaprès cette virgule, le reste de la phrase devrait être le suivant : et sont convenues dentreprendre des travaux efficaces dans le domaine des éléments de flexibilité du système de la propriété intellectuelle, sans reproduire les travaux en cours au sein dautres comités ou dautres instances. Ces modifications simplifieraient la phrase et permettraient de rendre compte de façon précise du contenu des discussions.
La délégation de lÉgypte a souhaité que la proposition de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique soit légèrement modifiée, en supprimant la partie suivante : sans reproduire les travaux en cours au sein dautres comités ou dautres instances. En outre, il convenait dajouter et sont convenues dexaminer les éléments restants à la dixième session du CDIP à la fin de ce paragraphe, après base de données.
La délégation de lAfrique du Sud a demandé que lintégralité du paragraphe soit relue avec les modifications proposées, afin quelle puisse suggérer quelques changements.
Le Secrétariat a donné lecture des modifications proposées par les délégations des ÉtatsUnis dAmérique et de lÉgypte.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique souhaitait conserver sans reproduire les travaux en cours au sein dautres comités ou dautres instances à lalinéa c) du paragraphe 9. Lautre modification proposée par la délégation de lÉgypte, à savoir et sont convenues dexaminer les éléments restants à la dixième session du CDIP, figurait dans le texte quil avait été convenu dinsérer entre les alinéas c) et d).
La délégation de lAfrique du Sud appuyait la proposition de la délégation de lÉgypte, car le comité nétait pas convenu que les travaux en cours dans le domaine des éléments de flexibilité ne seraient pas reproduits au sein dautres comités ou dautres instances. Cette discussion navait pas eu lieu, et cette information ne rendait donc pas précisément compte de ce qui avait été dit. Cependant, pour faire avancer les choses et répondre aux préoccupations de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique, la délégation proposait de remplacer sans reproduire par en parallèle avec. Cette partie de la phrase serait alors la suivante : et sont convenues dentreprendre des travaux efficaces dans le domaine des éléments de flexibilités du système de la propriété intellectuelle, en parallèle avec les travaux en cours au sein dautres comités ou dautres instances. Cette proposition était également conforme aux décisions prises au sujet des éléments proposés dans le document CDIP/9/11.
La délégation de lAlgérie a appuyé la proposition de la délégation de lAfrique du Sud en vue de régler ce problème.
La délégation de lAllemagne a demandé pourquoi les délégations de lAfrique du Sud et de lAlgérie souhaitaient que les travaux soient reproduits.
La délégation de lAfrique du Sud a déclaré que cette question navait jamais été examinée. Le résumé devait fournir des informations exactes sur les discussions qui avaient eu lieu. Or, selon les souvenirs de la délégation de lAfrique du Sud, la délégation de lAllemagne navait pas pris la parole pour demander que les travaux ne soient pas reproduits.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique partageait lavis de la délégation de lAllemagne. Le fait de compléter des travaux supposait que ces travaux étaient entrepris au sein dune autre instance. Or, la délégation tentait déviter les doublons et de faire en sorte que les travaux soient menés au sein dun seul comité et non de plusieurs comités à la fois.
La délégation de lAfrique du Sud a déclaré quelle avait pris la parole pour contester ce paragraphe, du fait, précisément, quil supposait que les travaux seraient reproduits. Or, aucun doublon navait été constaté à ce jour. Il était impossible dappuyer quelque chose dont on ignorait tout.
La délégation du Brésil a affirmé que le fait demployer ladjectif efficaces avant en parallèle avec suffisait à garantir que les efforts déployés ne soient pas vains et que les ressources ne soient pas gaspillées. Lexpression en parallèle avec était satisfaisante.
La délégation de lAlgérie a fait remarquer que le comité réfléchissait aux discussions qui avaient eu lieu sur cette question. Le Secrétariat avait indiqué que des travaux sur les éléments de flexibilité étaient menés par le Comité permanent du droit des brevets, mais que ces travaux nétaient pas similaires à ceux du CDIP. Par conséquent, plutôt que de reproduire les travaux entrepris au sein dautres instances, le comité travaillait en parallèle avec ceuxci. Lexpression en parallèle avec était donc appropriée et il était surprenant que des objections soient soulevées par certaines délégations à cet égard.
Le président a fait remarquer que lexpression en parallèle avec navait pas été rejetée par dautres délégations.
La délégation de la Suisse a indiqué que le terme doublon avait été évoqué à la fin des délibérations sur ce point. On pouvait donc, à juste titre, en tenir compte dans le résumé. Il avait été dit que le comité devait éviter les doublons, mais aussi que le comité devait travailler sur lélément 2.f). Ces deux éléments avaient été évoqués à la fin des délibérations sur cette question. La délégation se prononçait en faveur de la formulation proposée par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a indiqué que la délégation de la Suisse venait dexprimer ce quellemême avait eu lintention de dire. Le comité devait entreprendre des travaux efficaces sur les éléments de flexibilité, plutôt que de reproduire les travaux dautres comités. La délégation était convaincue que la formulation sans reproduire les travaux en cours au sein dautres comités ou dautres instances devait être retenue.
La délégation du Pakistan a relevé deux points. Tout avait commencé lorsque la délégation des ÉtatsUnis dAmérique avait proposé la suppression de limportance des travaux de lOMPI dans le domaine des éléments de flexibilité. La meilleure façon davancer consistait à sen tenir aux faits. Ainsi, la phrase pourrait être la suivante : Le comité a examiné le Programme de travail sur les éléments de flexibilité du système de la propriété intellectuelle Nouveaux éléments proposés à la huitième session du CDIP et est convenu de limportance des travaux de lOMPI dans le domaine des éléments de flexibilité du système de la propriété intellectuelle. Certaines délégations ont souligné quil était nécessaire que le comité engage ces travaux de manière efficace et sans reproduire les travaux en cours au sein dautres comités ou dautres instances. Comme la indiqué la délégation de la Suisse, le terme doublon a été évoqué. Cependant, il avait été évoqué par certaines délégations et non par lensemble des délégations. La délégation de lAfrique du Sud avait raison. Le comité anticiperait lissue des discussions en affirmant quil était parvenu à un accord sur cette question. Il sagissait simplement du point de vue de certaines délégations.
La délégation du Canada a déclaré que si la proposition de la délégation du Pakistan était acceptée, elle en resterait là. Dans le cas contraire, la formulation : de façon efficace, sans doublon, et en parallèle avec les travaux pouvait régler le problème, étant donné quelle tenait compte des trois idées à la fois.
La délégation de lAlgérie appuyait la proposition de la délégation du Pakistan, qui était, selon elle, fondée sur des faits avérés. Certaines délégations avaient fait référence à des doublons, mais aucune décision navait été prise à ce sujet.
La délégation de la Suisse a déclaré que le meilleur moyen de respecter les faits consistait à lire la transcription des propos tenus. Il ne faisait aucun doute que cette question avait été évoquée dans la conclusion et quil ne sagissait pas simplement de déclarations faites par des délégations. Cependant, la proposition de la délégation du Canada répondait à toutes les préoccupations, car on y trouvait à la fois en parallèle avec et sans doublons. Cette proposition était la meilleure solution.
La délégation de lAfrique du Sud a répété quil fallait établir un compte rendu objectif des discussions. Elle appuyait la proposition de la délégation du Pakistan.
Le président ne souhaitait pas intervenir, mais il estimait également quaucune décision navait été prise au sujet des doublons. Les vues exprimées avec force par certaines délégations étaient un fait. Cependant, il ny avait absolument pas eu daccord sur ce sujet. Par conséquent, le comité pouvait peutêtre approuver la proposition de la délégation du Pakistan pour pouvoir avancer.
Selon la délégation de la Suisse, le meilleur moyen de tenir compte de ce qui avait été dit était dadopter la proposition de la délégation du Canada qui comprenait les expressions sans doublons et en parallèle avec. La délégation souhaitait opter pour la proposition de la délégation du Canada, car le terme doublons y était mentionné, sachant que le comité sétait prononcé sur ce point. Il ne sagissait pas simplement dun point soulevé par certaines délégations.
Le président souhaitait savoir qui sétait prononcé sur ce point.
La délégation de la Suisse a indiqué que le président sétait luimême prononcé sur ce sujet en adoptant ce qui avait été précédemment affirmé par le Secrétariat.
Le président nétait pas de cet avis. Il sagissait clairement dune divergence de vues sur ce point précis.
La délégation de lAfrique du Sud a fait remarquer quau cours des délibérations sur le paragraphe 8, la délégation des ÉtatsUnis dAmérique avait souligné le fait que le mécanisme de coordination ne bénéficiait pas de lappui de lensemble des États membres. Cest pourquoi le mot certaines avait été ajouté. Il semblait donc étrange que le même mot ne soit pas accepté dans le cadre de lalinéa c) du paragraphe 9. Lutilisation de ce mot ne posait aucun problème, étant donné quaucun accord navait été conclu sur les doublons. Les deux propositions pouvaient être rapprochées. À cette fin, la délégation proposait de supprimer la référence aux doublons en la remplaçant par en parallèle avec. Elle retirait sa proposition et appuyait celle de la délégation du Pakistan en vue de régler le problème.
La délégation de la Suisse navait pas été en mesure dentendre la déclaration de la délégation de lAfrique du Sud. Elle confirmait que la proposition de la délégation du Canada constituait la meilleure solution. Le comité pouvait peutêtre renvoyer à la transcription. Le Comité intergouvernemental de la propriété intellectuelle relative aux ressources génétiques, aux savoirs traditionnels et au folklore avait eu recours à cette méthode, à plusieurs reprises, afin de vérifier ce qui avait été dit.
Le président a déclaré que le rapport était une autre question. Le comité sefforçait de parvenir à un accord concernant le projet de résumé du président. Il était clair que les vues divergeaient sur ce point précis.
La délégation de lAfrique du Sud a indiqué que cette méthode nétait pas recommandée. Elle avait participé aux réunions tout au long de la semaine et répétait quelle nappuyait pas cette déclaration. Pour être rapportée fidèlement, celleci devait être associée à certaines délégations. Cela ne posait aucun problème. Cependant, il était faux de déclarer quune décision avait été prise sur ce sujet. La délégation navait pas pris part à une telle décision.
La délégation de la Hongrie a proposé au comité daborder les autres points et de laisser cette question ouverte. Des problèmes similaires pouvaient être soulevés en rapport avec dautres points, et le comité pourrait revenir sur ces points et trouver, en fin de compte, une solution équilibrée.
La délégation de lÉgypte a fait référence à la proposition de la délégation de la Hongrie, et a ajouté quelle navait que quelques modifications à proposer en ce qui concernait les autres points. Le comité pouvait passer en revue le reste du projet, puis sélectionner les points qui posaient des problèmes à différents groupes. Des consultations pouvaient être engagées au sein de ces groupes afin de négocier le texte à adopter. De cette façon, le comité serait en mesure davancer.
Le président a indiqué que les travaux se poursuivraient conformément à la proposition faite par la délégation de la Hongrie et appuyée par la délégation de lÉgypte. Le président est passé à lalinéa d). Aucune objection nayant été soulevée, lalinéa d) a été adopté. Le président est passé à lalinéa e) du paragraphe 9, et a rappelé la modification proposée par la délégation du Burkina Faso concernant la version française du texte.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a déclaré que, nétant pas francophone, elle supposait que les propositions faites par la délégation du Burkina Faso étaient appropriées. Elle proposait dajouter une deuxième phrase à lalinéa e), de façon à rendre compte des déclarations faites par certaines délégations. La phrase était la suivante : Certaines délégations ont indiqué que ce projet était un bon exemple dutilisation de la propriété intellectuelle aux fins de développement.
La délégation du Burkina Faso a appuyé la proposition de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique.
Le président a demandé si lalinéa e) du paragraphe 9 pouvait être adopté, tel que modifié par les délégations du Burkina Faso et des ÉtatsUnis dAmérique. Lalinéa a été adopté. Le président est passé à lalinéa f) du paragraphe 9.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique, parlant au nom du groupe B, a indiqué que le groupe souhaitait réduire de façon considérable le contenu de lalinéa f) afin de mieux rendre compte de ce qui avait été discuté et décidé. Le groupe proposait de supprimer, dans la version anglaise, la phrase commençant à la ligne 9 par Le Secrétariat et se terminant par à la prochaine session (ligne 16), et de reprendre à la phrase : Le comité a accepté que le rapport Deere, la réponse de la direction et la proposition conjointe du groupe du Plan daction pour le développement et du groupe des pays africains ferait lobjet de discussions à sa prochaine session.
La délégation de lÉgypte souhaitait garder tout ce qui figurait à lalinéa f) jusquà la virgule après les travaux de lAcadémie. Le reste du paragraphe serait le suivant : un manuel sur la prestation de lassistance technique et linitiative récente visant à établir des plans par pays pour assurer une fourniture plus cohérente et plus transparente de lassistance technique en concertation avec les États membres. Le comité a souligné la nécessité de renforcer et daméliorer la fourniture de lassistance technique en vue de la réalisation des recommandations du Plan daction pour le développement. Le comité a accepté que la contribution conjointe du groupe du Plan daction pour le développement et du groupe des pays africains (CDIP/9/16) ferait lobjet dun examen, en parallèle avec dautres documents connexes, à sa prochaine session, en vue de déterminer la mise en uvre des recommandations découlant de létude extérieure.
La délégation de la Hongrie a indiqué que le texte proposé par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique au nom du groupe B visant à réduire la taille de lalinéa f) était une bonne idée. Si ce paragraphe devait examiner les éléments répertoriés par le Secrétariat, les points de vue des membres devraient également être pris en compte. Le compte rendu des discussions devait être équilibré. Le Secrétariat avait recensé des éléments quil avait jugés importants et réalisables, en réponse à une question posée par le président. Cependant, ces éléments navaient pas fait lobjet de discussions. Par conséquent, on pouvait raisonnablement réduire la taille du paragraphe en supprimant ces parties. Un rapport serait établi, et tous les membres étaient au courant des sujets discutés. Il nétait nullement besoin de réécrire lhistoire. Le paragraphe devait être court et concis. Il devait également indiquer que tous ces documents seraient examinés de façon plus approfondie à la prochaine session.
La délégation de lAfrique du Sud a indiqué que lalinéa f) pouvait être séparé en deux parties sil était jugé trop long par certaines délégations. Il permettait détablir un compte rendu objectif des discussions et présentait simplement des faits. Un temps considérable avait été consacré à cette question en particulier, et il ny avait aucun inconvénient à rendre compte de ce qui avait été souligné par le Secrétariat. Il ny était pas indiqué que le Secrétariat entendait prendre des mesures. Il sagissait de ce que le Secrétariat avait relevé à des fins denregistrement. Le résumé du président était très important, dans la mesure où il orientait les discussions. Cest pourquoi la délégation insistait pour que ces détails soient conservés. Elle proposait également de modifier la phrase figurant à la ligne 10 : Le Secrétariat a répertorié les recommandations qui, à ses yeux, étaient importantes et réalisables. Le mot immédiatement devait être placé avant réalisables, sans quoi, le texte donnerait à penser que le Secrétariat estimait que, seules, les trois recommandations étaient importantes et réalisables. Il était indiqué à lavantdernière phrase de lalinéa f) que les États membres étaient convenus de soumettre leurs contributions par écrit, pour examen, à la prochaine session. La délégation demandait des explications sur ce point. Elle rappelait que le groupe du Plan daction pour le développement et le groupe des pays africains avaient formulé deux propositions au sujet des contributions écrites. Cellesci pouvaient porter soit sur la proposition conjointe du groupe du Plan daction pour le développement et du groupe des pays
africains, soit sur les recommandations, en vue de faciliter les travaux du comité à sa prochaine session. Des précisions étaient requises au sujet des documents en rapport avec lesquels les États membres étaient convenus dapporter des contributions écrites.
Le président a expliqué quil sagissait dinviter les États membres à soumettre leurs propres contributions à lexamen de lensemble des documents.
La délégation de lAfrique du Sud a pris note de lexplication du président. Cependant, elle se posait des questions sur le fonctionnement de ce processus.
Le président a expliqué quau moment où cette invitation avait été lancée, le groupe du Plan daction pour le développement et le groupe des pays africains étaient les seuls à avoir soumis des contributions écrites au comité. Or, il était possible que tous les États membres souhaitent en faire autant. En parallèle, il avait été convenu que la proposition conjointe du groupe du Plan daction pour le développement et du groupe des pays africains serait communiquée aux capitales. La proposition serait examinée et il serait possible de formuler des observations et de soumettre des contributions en rapport avec ce document précis, lors de la prochaine session. Il en avait été convenu pendant les consultations informelles. Par la suite, le président avait partagé cette information avec tous les membres du comité, durant la séance plénière.
La délégation de lAlgérie a rejoint la déclaration faite par la délégation de lAfrique du Sud et la délégation de lÉgypte sur certaines questions. Le résumé devait présenter des faits. La délégation des ÉtatsUnis dAmérique, qui sétait exprimée au nom du groupe B, avait proposé de supprimer certains de ces faits. La délégation souhaitait que ceuxci soient conservés dans ce paragraphe. Elle a fait sienne la proposition de la délégation de lÉgypte de citer le manuel sur la prestation de lassistance technique, dans la mesure où cette question avait fait lobjet de discussions. Elle proposait que le mot examen soit remplacé par discussions, à la dernière ligne du paragraphe. Elle était favorable à la proposition faite par la délégation de lÉgypte dintroduire la phrase : en vue de déterminer la mise en uvre des recommandations découlant de létude extérieure à la fin du paragraphe. Elle appuyait également la proposition de la délégation de lAfrique du Sud, selon laquelle immédiatement devait être placé avant réalisables.
Selon la délégation de la Hongrie, le moyen le plus facile de rendre compte des discussions consistait à supprimer cette partie du paragraphe et à adopter la proposition de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique. Mais, pour parvenir à un compromis, la délégation proposait que la partie de la phrase sans examen par le comité et sur demande du président soit placée avant le Secrétariat a répertorié les recommandations qui, à ses yeux, étaient importantes et réalisables (alinéa f)). La délégation de lÉgypte et quelques autres délégations avaient proposé dajouter quelques éléments au texte. À cet égard, la délégation a demandé si le Secrétariat avait mentionné dautres points importants et réalisables. Il était difficile de sen souvenir, étant donné que cela sétait produit rapidement et navait pas donné lieu à de véritables discussions. La délégation a fait référence à la phrase Le comité a souligné quil était important dassurer une assistance technique en vue de la réalisation des objectifs du Plan daction pour le développement. La délégation a rappelé que cette déclaration avait été faite par certains États membres et non par le comité dans son ensemble. Il navait pas non plus été convenu que les États membres soumettraient des contributions écrites aux discussions. Par conséquent, cette partie devait être supprimée. Le paragraphe devait être complété par la proposition de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique.
Le Secrétariat a indiqué quil avait relevé trois domaines dont la mise en uvre était plus facile, à savoir des plans par pays, une méthode délaboration de stratégies de propriété intellectuelle et une étude indépendante de lAcadémie de lOMPI. Certaines délégations
avaient demandé quun manuel de prestation de lassistance technique soit ajouté à cette liste. Cependant, le Secrétariat ne savait pas dans quelle mesure il avait été chargé par le comité de traiter cette demande.
La délégation du Brésil a fait référence à la phrase Les États membres sont convenus de fournir des contributions par écrit, pour examen, à la prochaine session. À cet égard, la délégation a demandé si le document CDIP/9/16 serait publié dans toutes les langues officielles de lOMPI en temps voulu afin de permettre aux délégations de formuler des observations. Le fait que les documents ne soient pas disponibles dans toutes les langues officielles de lOMPI pouvait créer des difficultés.
Le président a indiqué que, daprès les informations portées à sa connaissance, le document était déjà disponible dans toutes les langues officielles de lONU. Par conséquent, ces préoccupations avaient été prises en compte.
La délégation de lÉgypte a déclaré quelle ninsisterait pas sur le manuel de prestation de lassistance technique après que le Secrétariat a répété la déclaration quil avait faite. Cependant, la délégation souhaitait ajouter en parallèle avec dautres documents connexes, à sa prochaine session, en vue de déterminer la mise en uvre des recommandations découlant de létude extérieure, à la fin du paragraphe.
Le président a fait référence à la proposition de la délégation de la Hongrie, et a demandé si les mots Certaines délégations pouvaient être employés à la place des mots Le comité, dans la phrase : Le comité a souligné quil était important de renforcer et daméliorer la fourniture de lassistance technique pour la réalisation des objectifs du Plan daction pour le développement.
La délégation de lAfrique du Sud a rappelé quelle ne voyait aucun inconvénient à lutilisation du mot certaines, en ce sens quil reflétait la réalité. Le problème se posait lorsque ce mot était utilisé de façon sélective. La délégation a fait référence à la proposition de la délégation de la Hongrie dintroduire sans examen et sur demande du président. Elle était favorable à lajout de : à la demande du président, qui reflétait la réalité. Le président était en effet à lorigine de cette demande. Cependant, il était exagéré de dire que ces questions navaient pas fait lobjet de discussions, car elles avaient été examinées. Le président avait demandé au Secrétariat des informations sur ce sujet, et des observations avaient été formulées par la suite. Si certaines délégations navaient pas fait dobservations, cela ne signifiait pas que les discussions navaient pas eu lieu. Par conséquent, il convenait de formuler le début de la phrase de la manière suivante : Sur demande du président, le Secrétariat a répertorié.
Le président a souhaité savoir si lexpression Sur demande du président était acceptée par la délégation de la Hongrie.
La délégation de la Hongrie était indécise. Elle navait pas eu loccasion de réagir aux propositions du Secrétariat, qui avaient été formulées pendant les deux dernières minutes de la réunion, ni de poser des questions supplémentaires à cet égard. La délégation était ouverte aux suggestions dautres délégations souhaitant décrire de façon objective ce qui sétait produit pendant la session en question.
La délégation de la Suisse a appuyé la déclaration de la délégation de la Hongrie. Cet élément avait été évoqué à la fin des discussions, et il navait pas été possible de formuler des observations. Cette déclaration avait été faite par le Secrétariat, sur demande du président. Afin que lalinéa f) soit factuel, il était également important dindiquer que les États membres avaient demandé des précisions sur la catégorie B de la réponse de la direction. Cette information pouvait être incluse à la suite du point relatif au cadre multilatéral et multilingue. Cette question avait fait lobjet de longues discussions.
Le président a demandé à la délégation de la Suisse de proposer une formulation.
La délégation de la Suisse a proposé que la phrase suivante : Les États membres ont demandé des précisions sur la catégorie B de la réponse de la direction soit placée avant le texte proposé par la délégation de la Hongrie : sans examen et sur demande du président.
La délégation du RoyaumeUni a dit avoir les mêmes souvenirs que les délégations de la Hongrie et de la Suisse sur ce point. La délégation a fait référence à ce qui avait été dit par le Secrétariat concernant les éléments importants et réalisables. La délégation de lAfrique du Sud avait soulevé des problèmes liés à lutilisation de ladjectif importants. Toutefois, le Secrétariat navait cité que les éléments faciles à réaliser, et il conviendrait peutêtre den tenir compte dans le résumé.
Le président a précisé que la délégation de lAfrique du Sud avait demandé que ladverbe immédiatement soit placé avant le mot réalisables.
La délégation de la Hongrie a proposé un texte, en réponse aux préoccupations exprimées par la délégation de lAfrique du Sud. La question traitée pouvait être mentionnée dans une phrase comme : Le comité ne disposait pas dun délai suffisant pour discuter des éléments répertoriés. Il serait ainsi clairement indiqué que ces éléments avaient fait lobjet de discussions avant davoir été répertoriés par le Secrétariat, mais que le comité navait pas eu le temps den discuter après lintervention du Secrétariat.
La délégation de lAfrique du Sud était satisfaite que la délégation de la Hongrie ait pris note de ses préoccupations, et acceptait sa proposition, formulée avec art. La délégation a fait référence à la proposition de la délégation de la Suisse. Sil devait être indiqué que des États membres avaient demandé des précisions sur la catégorie B, il conviendrait de nuancer cette information en citant certains États membres. Elle devrait également être mise en parallèle avec le fait que certains États membres avaient exprimé des réserves quant aux catégories de lannexe II du document CDIP/9/14, notamment la catégorie B.
La délégation de lAllemagne a rappelé que le groupe B avait toujours mis laccent sur le fait que les discussions du comité devaient être axées sur la catégorie B. Les explications fournies par le Secrétariat indiquaient que les recommandations de la catégorie B étaient faciles à réaliser. Mais, pour la délégation, le problème était différent. Sil était affirmé que ces trois recommandations étaient les plus importantes, le reste des recommandations serait considéré comme moins important. Le texte, dans sa forme actuelle, pourrait être considérablement réduit, dans la mesure où les trois recommandations en question figuraient dans la catégorie B. La délégation souhaitait savoir si les contributions écrites portaient uniquement sur ces trois recommandations.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a indiqué que de nombreuses modifications avaient été apportées à lalinéa f). La solution proposée par le coordonnateur du groupe des pays dEurope centrale et des États baltes était applicable. La délégation souhaitait entendre le libellé du paragraphe, après le Secrétariat. En référence à sa proposition précédente : le comité a accepté que le rapport Deere, la réponse de la direction et la proposition conjointe
, la délégation proposait que tous les documents soient énumérés, plutôt que de faire référence au rapport principal et à la réponse de la direction en tant que document indépendant. La délégation a également réagi à la proposition de la délégation de lÉgypte concernant la formulation en vue de la mise en uvre des recommandations. Elle pensait quà ce stade, le comité nen était quaux discussions, et que les recommandations navaient pas encore fait lobjet dun examen approfondi. La formulation en vue de la mise en uvre des recommandations constituerait une anticipation des résultats, étant donné que le comité navait pas encore déterminé la voie à suivre.
La délégation de lÉgypte a indiqué que la première partie de la modification qui venait dêtre proposée par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique était convenable. Les trois éléments de lexamen pouvaient être ajoutés. Toutefois, la délégation a précisé quà la fin du paragraphe, elle avait formulé sa proposition de la manière suivante : en vue de déterminer la mise en uvre des recommandations découlant de létude extérieure. La délégation souhaitait simplement accélérer les discussions à la prochaine session.
La délégation de lAlgérie a complété la proposition faite par la délégation de la Hongrie, en proposant dy ajouter ce qui suit : Dans un souci dobjectivité, le Secrétariat a répertorié, sur demande du président, et compte tenu des interventions de certaines délégations, les recommandations
. La proposition de la délégation de la Hongrie (Le comité ne disposait pas dun délai suffisant pour discuter de cette question) figurerait à la suite de cette phrase.
La délégation de la Hongrie a indiqué que sa proposition initiale consistait à supprimer toute cette partie. Mais, si celleci était maintenue au sein du paragraphe, elle devait refléter la réalité. La délégation de la Hongrie a remercié la délégation de lAlgérie pour sa proposition. Cependant, il serait exagéré de déclarer que le Secrétariat avait répertorié les recommandations en se fondant uniquement sur les interventions de certaines délégations. On ignorait les éléments sur lesquels le Secrétariat sétait fondé. Cette idée ne devait donc pas être développée.
Le président a proposé un texte qui, il lespérait, obtiendrait lapprobation de toutes les délégations. La phrase commençait par : Un certain nombre de délégations ont noté que, dans un cadre multilatéral et multilingue, il était important de traduire les principaux documents dans toutes les langues officielles de lOMPI. Puis, compte tenu de la proposition faite par la délégation de la Suisse concernant lutilisation des mots États membres et de la proposition de la délégation de lAfrique du Sud dajouter certains afin de rendre compte de ce qui avait véritablement eu lieu, cette phrase serait suivie de : Certains États membres ont demandé des précisions sur la catégorie B de la réponse de la direction, et dautres ont exprimé des réserves quant à la classification des recommandations par catégories
.
La délégation de lAfrique du Sud a proposé que la phrase soit complétée comme suit : certains États membres ont exprimé des réserves quant aux catégories de lannexe II du document CDIP/9/14, notamment la catégorie B . Cette conclusion était nécessaire pour nuancer la proposition faite par la délégation de la Suisse.
La délégation de la Suisse sest prononcée en faveur de lutilisation de certains après la phrase quelle avait proposée. Cependant, il était nécessaire dajouter dautres, dans la mesure où lopinion exprimée nétait pas celle de lensemble des autres États membres.
Le président a indiqué que dautres était déjà compris dans la proposition. Si lon tenait compte de la proposition de la délégation de lAfrique du Sud, la phrase serait la suivante : Certains États membres ont demandé des précisions sur la catégorie B de la réponse de la direction, et dautres États membres ont exprimé des réserves quant aux catégories de lannexe II du document CDIP/9/14, y compris la catégorie B.
Le président a demandé si le comité pouvait accepter cette partie du paragraphe. Cette partie du paragraphe a été acceptée. Le paragraphe serait ensuite complété par : Sur demande du président, le Secrétariat a répertorié les recommandations qui, à ses yeux, étaient importantes et immédiatement réalisables. De cette manière, il était tenu compte des préoccupations de la délégation de lAllemagne, selon laquelle certaines recommandations étaient mises en valeur aux dépens dautres recommandations. Linformation qui venait dêtre fournie par le Secrétariat concernant les trois recommandations serait citée à la suite de cette phrase.
La délégation de lAlgérie a accueilli avec satisfaction la proposition du président. Toutefois, elle souhaitait que ladjectif importantes soit supprimé.
La délégation de la Suisse a souligné la nécessité de maintenir ladjectif importantes, qui avait été prononcé par le président dans la demande que celuici avait adressée au Secrétariat.
La délégation de la Hongrie a dit que le Secrétariat sen souvenait peutêtre.
La délégation de lAfrique du Sud a déclaré que ce point devait être réglé par le président, qui avait posé la question.
Le président a reconnu avoir employé ladjectif importantes. Cependant, il avait mis laccent sur les éléments qui étaient immédiatement réalisables.
La délégation du RoyaumeUni a fait référence à la question soulevée par la délégation de lAllemagne. On pouvait en quelque sorte déduire du choix des mots que les autres recommandations nétaient pas importantes. La délégation proposait la formulation suivante : à la fois importantes et immédiatement réalisables pour résoudre ce problème.
Le président a fait observer que cette proposition traduisait correctement lobjectif visé par sa question. Par conséquent, la formulation à la fois importantes et immédiatement réalisables serait employée. Elle serait suivie par les domaines recensés par le Secrétariat, lequel se chargera de formuler une phrase appropriée. Cette partie du paragraphe a été acceptée. La phrase suivante commençait par la proposition de la délégation de la Hongrie Certaines délégations.
La délégation de la Hongrie a indiqué que la phrase Le comité ne disposait pas dun délai suffisant pour discuter des éléments répertoriés quelle avait proposée devait figurer avant cette phrase.
Le président a affirmé que cela faisait partie de laccord qui venait dêtre conclu. Le paragraphe serait complété de la manière suivante : Certaines délégations ont souligné quil était important de renforcer et daméliorer la fourniture de lassistance technique pour la réalisation des recommandations du Plan daction pour le développement. Le mot recommandations remplaçait le mot objectifs. Cette partie du paragraphe a été approuvée. La suite du paragraphe serait la suivante : Les États membres sont convenus de soumettre des contributions par écrit, pour examen, à la prochaine session.
La délégation de la Hongrie a répété quil ny avait aucun accord sur ce sujet.
Le président a proposé que les mots sont convenus de soient remplacés par les mots ont été invités à, exactement comme cela sétait passé.
La délégation de la Hongrie a accepté la proposition du président.
Le président a déclaré que la phrase serait alors la suivante : Les États membres ont été invités à soumettre des contributions par écrit, pour examen, à la prochaine session.
La délégation de lAfrique du Sud a dit que les contributions écrites devaient être liées aux documents pertinents. La délégation avait déduit des explications du président que ces contributions étaient en rapport avec différents documents. Il était peutêtre recommandé dindiquer que ces contributions portaient sur ces trois documents.
Le président a pris note de cet argument, mais a indiqué que la phrase suivante ferait également référence à ces trois documents.
La délégation du Brésil a demandé quand et comment ces contributions devaient être fournies, et a souhaité savoir si elles devaient être soumises de la même manière que les documents qui avaient été communiqués au Secrétariat précédemment.
Selon le président, ces documents devaient être prêts et mis à disposition bien avant la session. Cet enseignement était tiré de la session actuelle.
La délégation du Brésil a demandé si la présentation de ces contributions serait soumise à un délai précis, sachant que des problèmes liés notamment à la traduction pouvaient ressurgir.
Le président a proposé dajouter les mots bien avant la session, sans fixer un délai précis.
La délégation de lAllemagne a proposé dintégrer cette phrase à la fin du paragraphe, étant donné que les trois documents seraient examinés pendant la session et que les délégations auraient loccasion de formuler des observations à cet égard.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique sest dite désorientée. Elle souhaitait savoir si ce paragraphe indiquerait que les observations reçues seraient traduites.
Le président a déclaré que toutes les observations devraient être communiquées au Secrétariat pour traduction et seraient mises à la disposition des États membres bien avant la tenue de la session. Par exemple, si la délégation des ÉtatsUnis dAmérique émettait une communication, le Secrétariat devrait la mettre à disposition des États membres dans toutes les langues de travail de lONU bien avant la tenue de la session.
La délégation de la Suisse a déclaré que cétait là un débat approfondi sur un point qui navait pas été abordé au cours des délibérations au titre de ce point de lordre du jour. Il a été question dune invitation à envoyer des observations. Toutefois, aucun commentaire na été fait sur la traduction ou tout autre sujet.
Le président a noté que ce point particulier a été mentionné durant les consultations et en séance plénière.
La délégation de la Suisse a déclaré que le sujet de la traduction navait pas été abordé.
Le président a déclaré que ce sujet avait été mentionné en rapport avec la nécessité de travailler efficacement. Le problème de la traduction et de la disponibilité des documents sest posé tout au long des discussions. Par conséquent, dans ce contexte particulier où les délégations ont été invitées à apporter leur contribution, la communication dun État membre tel que la Fédération de Russie devrait être mise à la disposition de tous les membres. Si le but était réellement de contribuer, les délégations devaient pouvoir communiquer leur avis.
La délégation de la Suisse était du même avis sil sagissait dune proposition officielle présentée au comité. Cela figurait dans les règles générales de procédure. Par conséquent, si ces dernières devaient être répétées, cela devrait être mentionné dans un contexte général dans le projet de rapport. Toutefois, la délégation ne voyait pas la nécessité de répéter des évidences, notamment sagissant dun point particulier, où cela nétait pas mentionné.
Le président comprenait désormais le sens de lintervention de la délégation de la Suisse.
La délégation du Danemark a souligné la déclaration fait par la délégation de la Suisse. Aucune date ou délai particulier nont jamais été mentionnés. Le comité a examiné le résumé des délibérations présenté par le président. Il ne rouvrait pas des débats qui avaient été clos.
Le président en a pris note. Il était toutefois davis que, pour être efficace, il convenait dapporter des contributions utiles même lors de lexamen dun résumé.
La délégation de la Hongrie est revenue sur les déclarations de la délégation de la Suisse et de la délégation du Danemark au nom de lUnion européenne et de ses États membres. Elles étaient, selon elle, totalement exactes. La seule chose qui se soit passée était linvitation à formuler des observations sur la proposition. Il fallait en tenir compte. Toutes les délégations voudraient formuler leurs observations en temps voulu et les procédures devraient être respectées dans tous les cas.
La délégation de lAfrique du Sud a déclaré quil était très important doffrir un compte rendu factuel. Elle a rappelé que des délégations telles que la République bolivarienne du Venezuela, le groupe du Plan daction pour le développement, la Fédération de Russie et lEspagne avaient insisté sur la question de la traduction. La délégation ne voyait aucun inconvénient à revenir sur cette question. La délégation du Brésil avait également raison de déclarer quil fallait établir un calendrier. Le président avait aussi indiqué quil fallait disposer dun délai suffisant pour effectuer les traductions. Le document ferait partie des travaux du comité. Il ny avait pas de raison que cela ne soit pas mentionné dans le résumé si cétait factuel.
La délégation de la Belgique est revenue sur les déclarations des délégations de la Hongrie et de la Suisse. La délégation avait prêté une attention soutenue à ces débats et ne se rappelait pas quun quelconque arrangement ait été conclu en vue de formuler des observations écrites avant la prochaine réunion. Si cette proposition devait être approuvée, cela entraînerait un déséquilibre complet par rapport aux règles de procédure.
La délégation du Paraguay a marqué son désaccord avec les délégations de la Belgique, de la Suisse et de la Hongrie. Sur ce point, elle était du même avis que le président. Elle partageait les vues exprimées par la délégation de lEspagne au sujet des traductions. La délégation a aussi approuvé la déclaration que venait de faire la délégation du Brésil.
La délégation de la Suisse a déclaré quune phrase générale pouvait être incluse dans le résumé afin de souligner quil était important dapporter des nouvelles contributions et propositions en temps voulu pour que les traductions soient possibles. Cétait la meilleure façon dagir. Une phrase générale pouvait être incluse mais pas dans ce paragraphe.
Le président a indiqué que la proposition était constructive et quelle serait étudiée. Une proposition, traitant notamment de la question de savoir où cela figurerait dans le résumé, serait élaborée. La solution a été adoptée. Le paragraphe se poursuivrait donc ainsi : Les États membres ont été invités à soumettre des contributions par écrit, pour examen, à la prochaine session. Le président a demandé au Secrétariat de donner lecture de la phrase suivante.
Le Secrétariat a déclaré que, conformément à la proposition de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique, le paragraphe se poursuivrait ainsi : Le comité a accepté que le rapport Deere/Roca et la proposition conjointe du groupe du Plan daction pour le développement et du groupe des pays africains, soient examinés avec dautres documents à la prochaine session. Cette phrase se terminerait par la proposition de la délégation de lÉgypte : en vue de décider de la mise en uvre des recommandations relatives à létude sur lassistance technique.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a précisé ce quelle avait déclaré auparavant. Sa proposition était la suivante : Le comité a accepté que le rapport Deere/Roca, la réponse de la direction et la proposition conjointe du groupe du Plan daction pour le développement et du groupe des pays africains soient examinés à sa prochaine session. La délégation a évoqué la proposition faite par la délégation de lÉgypte, en vue de décider de la mise en uvre des recommandations. Étant donné que cela ne préjugeait pas de lissue des discussions, il serait plus acceptable pour la délégation de formuler la phrase comme suit : en vue denvisager de mettre en uvre les recommandations.
La délégation de lÉgypte a accepté la proposition de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique.
La délégation de lAlgérie a accepté la proposition de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique. Toutefois, elle souhaitait que le terme examined dans le texte anglais soit remplacé par le terme discussed. Le terme contribution devrait également être supprimé car il sagissait dune proposition.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a fait siennes les propositions de la délégation de lAlgérie.
La délégation de lAllemagne a déclaré que le Secrétariat avait défini auparavant la proposition conjointe du groupe du Plan daction pour le développement et du groupe des pays africains. Cétait le libellé officiel. Par conséquent, il nétait pas nécessaire de présenter une proposition à ce sujet. La délégation de lAfrique du Sud avait soulevé une question relative aux documents sur lesquels les États membres devraient faire des observations. Il nétait pas tenu compte de ce lien et on ne savait pas précisément à quels documents il était fait référence.
Le président a rappelé que la délégation de lAllemagne avait proposé de déplacer la phrase, Les États membres ont été invités à soumettre des contributions par écrit, pour examen
. à la fin du paragraphe et indiqué quelle figurerait à la fin.
La délégation de la Suisse a demandé que la totalité du paragraphe soit lue car beaucoup defforts y avaient été consacrés.
Le président a estimé que cétait prudent. Il a été convenu que le comité poursuivrait ses travaux pendant que le sousparagraphe 9.f) était rédigé une nouvelle fois. Le comité reviendrait sur le sousparagraphe 9.f) pour approbation finale. Le président est passé au sousparagraphe 9.g).
La délégation de la Suisse, parlant au nom du groupe B, a présenté une proposition en vue de consolider et de raccourcir le sousparagraphe g) car il était très long. La première phrase resterait : Le comité a examiné un document précisant la portée et les incidences éventuelles de la mise en uvre des recommandations 1.c), 1.f) et 2.a) de létude exploratoire sur le droit dauteur et les droits connexes et le domaine public. La deuxième phrase serait supprimée et le paragraphe se poursuivrait avec la première phrase du paragraphe suivant. Dans la version anglaise de cette phrase, le mot appuyé serait remplacé par examiné. La phrase serait ainsi libellée : Les membres ont examiné la description des options et des scénarios figurant dans le document CDIP/9/INF/2. Les deux phrases suivantes seraient supprimées. Le sousparagraphe g) continuerait comme suit : En ce qui concerne la recommandation 1.c), le libellé sera révisé afin de tenir compte des délibérations. Par ailleurs, une proposition de mandat pour une étude comparative sur la renonciation au droit dauteur sera présentée à la prochaine session du comité. Cela constituerait la fin du paragraphe. La phrase ciaprès serait supprimée : Toutefois, certains membres considéraient que létude devrait être équilibrée
.. Ainsi, le texte se concentrerait sur ce qui avait été décidé par le comité. La même approche sappliquerait aux deux paragraphes suivants. Sagissant de la recommandation 1.f), les trois premières phrases seraient supprimées. Ce paragraphe serait ainsi libellé : Sagissant de la recommandation 1.f) : une réunion des États membres intéressés sera organisée afin de discuter des priorités en matière dinfrastructure du droit dauteur. En ce qui concerne la recommandation 2.a), la première phrase serait supprimée et ce paragraphe se présenterait comme suit : Sagissant de la recommandation 2.a) : le document serait révisé conformément aux délibérations.
La délégation de lÉgypte a indiqué son désaccord quasi complet avec les modifications proposées par la délégation de la Suisse au nom du groupe B. La délégation a proposé de maintenir le sousparagraphe g) tel quil était.
La délégation de lAfrique du Sud a réagi aux propositions faites par la délégation de la Suisse. Elle a souscrit à la proposition de remplacer le mot appuyé par le mot examiné dans la recommandation 1.c). Toutefois, la délégation souhaitait que le reste du libellé de la recommandation 1.c) reste tel quel car il constituait une représentation factuelle des discussions qui sétaient déroulées. La délégation partageait lavis de la délégation de la Suisse sur la recommandation 1.f) car il ny avait pas eu daccord sur la dernière partie, notamment en ce qui concerne la mise en place de réseaux dinformation internationaux. Il serait factuel de déclarer que différentes opinions ont été exprimées dans le cadre de cette recommandation. Il fallait en tenir compte. Sagissant de la recommandation 2.a), la délégation souhaitait que le segment toute référence à la protection des savoirs traditionnels et du folklore dans la deuxième phrase soit modifié de la façon suivante : des références aux savoirs traditionnels et au folklore. La phrase se référait à la protection. Toutefois, la question avait davantage de rapport avec les références aux savoirs traditionnels et au folklore dans ce document. Ces références devraient être supprimées car les savoirs traditionnels et le folklore nétaient pas liés au domaine public.
La délégation de la Suisse a expliqué que sa proposition reposait sur le fait que, comme indiqué par la délégation de lAfrique du Sud au sujet de la recommandation 2.a), les discussions sur les trois recommandations avaient été relativement compliquées. Il était donc préférable de déclarer simplement quil existait des points de vue divers. Si la délégation de lAfrique du Sud était daccord, la phrase ciaprès pourrait être ajoutée : Sagissant de la recommandation 1.f), divers points de vue ont été exprimés. On pourrait ensuite continuer avec la décision. Cela permettrait déviter des négociations sur les avis exprimés. Cela pourrait être appliqué aux trois recommandations.
La délégation de lAfrique du Sud a déclaré que cela devait uniquement sappliquer à la recommandation 1.f). Pour ce qui est de la recommandation 1.c), la délégation des ÉtatsUnis dAmérique avait émis des réserves sur le contenu de cette étude. Cétait également lavis des délégations de lAlgérie et de lAfrique du Sud. Par conséquent, le libellé était factuel. Il nessayait pas den dire trop. Létude devait être bien délimitée et il était nécessaire de garder à lesprit ce qui avait été dit à son sujet. Une phrase isolée ne fournissait pas de contexte à ce qui avait été discuté. Concernant la recommandation 2.a), en dehors de la modification portant sur les références aux savoirs traditionnels et au folklore, le libellé rendait compte des débats et le replaçait dans le contexte.
La délégation de la Suisse a déclaré que si les États membres considéraient quil était vraiment important de reformuler ce qui avait été dit durant les débats, elle ny voyait aucun inconvénient. Ainsi, si elle comprenait bien, la phrase ciaprès serait ajoutée : Les États membres ont examiné la description des options et des scénarios figurant dans le document CDIP/9/INF/2. Suivrait la phrase Sagissant de la recommandation 1.c) : certains membres considéraient que létude devrait
. Sagissant de la recommandation 1.f), les deux premières phrases seraient supprimées et cette section serait ainsi libellée : Sagissant de la recommandation 1.f) : divers points de vue ont été exprimés. Il a été convenu quune réunion des États membres intéressés serait organisée afin que ceuxci puissent discuter de leurs priorités en matière dinfrastructure du droit dauteur. La section finale sur la recommandation 2.a) serait ainsi libellée : Certains États membres ont demandé que toute référence aux savoirs traditionnels et au folklore soit supprimée du document. Il a été convenu que le document serait révisé en conséquence. Si tout cela était correct, elle ny voyait aucun inconvénient.
La délégation de lAfrique du Sud a indiqué que la section relative à la participation de lOMPI à la Conférence internationale de lUNESCO intitulée La Mémoire du monde à lère du numérique : numérisation et conservation était importante parce que le Secrétariat avait informé le comité que lOMPI participerait à cette conférence. Il navait pas été demandé aux États membres dapprouver la participation. Il y avait une différence et, en réponse à linformation qui avait été fournie, les États membres ont demandé au Secrétariat de tenir compte de ce quils avaient souligné durant les discussions.
La délégation de la Suisse a déclaré que, compte tenu de lheure tardive, toutes les délégations devraient essayer de faire preuve de souplesse. Elle pouvait accepter linclusion de cette phrase sil était précisé que certains États membres en avaient fait la demande car cela navait pas été décidé par le comité.
La délégation de lAfrique du Sud a remercié la délégation de la Suisse pour la souplesse dont elle faisait preuve car cétait important.
La délégation de lAustralie a demandé au président de donner lecture de la recommandation 2.a) telle quelle se présentait à la suite des modifications.
Le président a indiqué que si son interprétation était correcte, la phrase serait formulée ainsi : Certains États membres ont demandé que toute référence aux savoirs traditionnels et au folklore soit supprimée afin de dissiper les préoccupations concernant un empiètement sur le domaine public. Il avait toutefois été proposé de la modifier légèrement.
La délégation de lAustralie a déclaré quelle considérait aussi ce point comme important. Elle a proposé de placer un point après les termes aux savoirs traditionnels et au folklore. Des avis ont été exprimés au sujet de lempiètement sur le domaine public. Toutefois, dautres avis ont été exprimés sur une redondance avec lIGC et sur certaines autres questions. Par conséquent, afin de tenir compte de tous ces avis, un point pourrait éventuellement être placé après protection des savoirs traditionnels et du folklore.
La délégation de lAfrique du Sud a insisté sur le fait que la phrase soulignait un point soulevé par de nombreux États membres. La référence aux savoirs traditionnels et aux expressions culturelles traditionnelles était erronée. La phrase lillustrait assez bien même si elle parlait de la protection. Il ne sagissait pas de la protection. Il sagissait de la référence et cétait préjudiciable. Létude exploratoire excluait expressément lexamen des savoirs traditionnels et des expressions culturelles traditionnelles. La phrase informait également de la participation de lOMPI à dautres instances et cétait pourquoi la délégation souhaitait conserver la deuxième partie. Il serait judicieux quelle soit conservée parce quelle avait un rapport.
La délégation de lÉgypte sest associée à la déclaration faite par la délégation de lAfrique du Sud. Elle a indiqué que la délégation de lAustralie souhaitait peutêtre introduire une référence afin dindiquer que cette question faisait lobjet de discussions à lIGC. La délégation de lÉgypte ne souhaitait toutefois pas quun point soit placé après folklore. Elle estimait que cela ne serait pas judicieux.
La délégation de lAustralie a déclaré quelle était satisfaite de la proposition faite par la délégation de lÉgypte. Elle a indiqué que la délégation de lÉgypte pourrait éventuellement être utile à cet égard.
La délégation de lÉgypte a indiqué que le libellé pourrait être le suivant : Toutefois, ils ont demandé que toute référence aux savoirs traditionnels et au folklore soit supprimée du document afin de dissiper les préoccupations concernant un empiètement du domaine public sur cette protection. Le comité a reconnu que des débats sur cette question étaient menés en parallèle à lIGC et il a été convenu que le document serait révisé en conséquence. La participation de lOMPI à la Conférence internationale de lUNESCO
La délégation de lAfrique du Sud a dit quelle pouvait accepter une virgule ainsi que le segment compte tenu des travaux en cours à lIGC sur cette question.
La délégation de lAustralie a proposé que la phrase soit formulée comme suit : afin de dissiper les préoccupations concernant un empiètement avec le domaine public. Si cétait acceptable, la délégation pouvait faire preuve de souplesse en ce qui concerne le libellé. Toutefois, la délégation de lAustralie pensait que la délégation de lAfrique du Sud avait réintroduit le terme protection. Elle supposait que ce nétait pas intentionnel.
Le président a expliqué que la délégation de lAfrique du Sud avait proposé une virgule suivie de compte tenu des travaux en cours à
. Le président a demandé si cela serait acceptable pour la délégation de lAustralie.
La délégation de lAustralie a répondu que cétait acceptable. Par conséquent, la phrase serait ainsi libellée : Certaines délégations ont demandé que toute référence aux savoirs traditionnels et au folklore soit supprimée du document afin de dissiper les préoccupations concernant un empiètement sur le domaine public, compte tenu des travaux entrepris à lIGC.
Le président a déclaré que le paragraphe se poursuivrait comme suit : Il a été convenu que le document serait révisé en conséquence. Le reste demeurerait inchangé.
La délégation de lÉgypte a indiqué que le libellé proposé convenait. Toutefois, dans la mesure du possible, elle souhaitait ajouter une référence aux expressions culturelles traditionnelles et au folklore.
Le président a indiqué à la délégation de lÉgypte quil avait été informé par le Secrétariat que ces deux termes étaient synonymes. Le terme expressions culturelles traditionnelles était léquivalent moderne de folklore.
La délégation de lÉgypte a remercié le président pour son explication.
La délégation de la Suisse a proposé que le segment compte tenu des travaux entrepris à lIGC soit placé au début de la phrase suivante : Il a été convenu que le document serait révisé en conséquence. La phrase serait ensuite libellée comme suit : Certaines délégations ont demandé que toute référence aux savoirs traditionnels, aux expressions culturelles traditionnelles et au folklore soit supprimée du document afin de dissiper les préoccupations concernant un empiètement sur le domaine public. Compte tenu des travaux entrepris à lIGC, il a été convenu que le document serait révisé en conséquence.
La délégation de lAfrique du Sud nétait pas daccord avec la proposition de la délégation de la Suisse. La virgule devait être conservée et la phrase devait se poursuivre telle quelle car elle faisait référence à un seul élément.
La délégation de la Suisse a expliqué que sa proposition reflétait lobjectif de cet accord. Il avait été convenu que la référence serait abandonnée en raison des travaux en cours au sein du comité intergouvernemental. La délégation avait fait preuve de souplesse à cet égard.
La délégation de lAllemagne a déclaré que la dernière phrase relative à la participation de lOMPI à la conférence de lUNESCO devait être modifiée car langlais était incorrect.
Le président a pris note de la remarque et a fait appel à la délégation de lAustralie pour corriger cette phrase.
La délégation de lAustralie a déclaré que la délégation de lAllemagne avait eu raison de souligner que langlais nétait pas correct. La phrase pourrait être modifiée comme suit : Sagissant de la participation de lOMPI à la Conférence internationale de lUNESCO intitulée La Mémoire du monde à lère du numérique : numérisation et conservation, il a également été noté que cette participation devrait tenir compte de la nécessité de distinguer ces deux notions. Le problème de formulation était que la phrase devait indiquer lOMPI doit tenir compte et non pas la participation de lOMPI doit tenir compte.
La délégation de lÉgypte a rejoint la délégation de lAfrique du Sud sur le fait quune virgule était nécessaire et que la structure de la phrase devait être conservée. Sagissant de la question de la participation, le passage pourrait être formulé de la façon suivante : les représentants de lOMPI à lUNESCO
tiendraient également compte
La délégation de lAfrique du Sud a noté que la délégation de la Suisse avait fait preuve de souplesse. Lorsque la délégation avait suggéré dutiliser lexpression certains États membres, la délégation de la Suisse lui avait apporté son soutien. Cela sétait déroulé avant lintervention de la délégation de lAustralie. Les préoccupations exprimées par la délégation de lAustralie avaient également été prises en compte. Elles avaient été intégrées et la délégation de lAustralie avait participé à la rédaction la phrase. La délégation soutenait pleinement la proposition de la délégation de lAustralie.
Le président a déclaré que ce paragraphe spécifique faisait lobjet dun large accord. Étant donné quaucune observation navait été formulée, il a déclaré que le paragraphe était adopté, puis il est passé à lalinéa 9.h).
La délégation de la Suisse a déclaré quelle demeurait préoccupée par la conservation de toutes les parties de cette phrase de lalinéa 9.g). Elle suggérait donc que la première phrase soit modifiée comme suit : Certaines délégations
Le président a indiqué à la délégation de la Suisse que lalinéa g) avait été conclu. Il lui avait donné la possibilité de réagir et elle navait pas présenté dobservation. Elle lavait autorisé à conclure.
La délégation de la Suisse a dit quelle était en consciente. Toutefois, à ce momentlà, elle relisait la phrase pour repérer déventuels problèmes. La délégation a demandé au président de revenir sur cette phrase afin de parvenir à un accord.
Le président a répété quen ce qui le concernait, cette phrase était conclue. Il ne rouvrirait pas les débats sur lalinéa 9.g).
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a fait observer quil était tard et que beaucoup de temps avait été consacré aux alinéas. La demande de la délégation de la Suisse devait cependant être respectée. La situation avait progressé rapidement. Les débats avaient été nombreux et différentes interventions avaient eu lieu. Une fois ces interventions rassemblées, la situation était devenue confuse. Un peu plus de temps était nécessaire pour garantir que ce qui avait été convenu correspondait effectivement à lidée que sen faisaient les membres. La délégation a donc demandé au président de permettre à la délégation de la Suisse de réagir.
Le président a répondu quil y était disposé. Cependant, cela donnerait à dautres délégations la possibilité de déclarer que le paragraphe 7 navait pas fait lobjet dun accord. Des débats avaient eu lieu sur ce point.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a estimé que la délégation de la Suisse avait réagi assez rapidement. La délégation de la Suisse était en train de lire les notes sur ce qui se disait tandis que certains débats étaient encore en cours.
La délégation de lAustralie a appuyé la déclaration de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique. La délégation était en train de tenir des consultations avec la délégation de la Suisse sur ce point spécifique et navait pas réalisé que les débats avaient progressé pendant ce temps.
Le président a dit quil devait rouvrir les débats sur lalinéa 9.g). Il le faisait à contrecur.
La délégation de la Hongrie a approuvé ce point. Une lecture du paragraphe 7 avait été donnée avant quil soit convenu. Afin de garantir que toutes les parties disposaient des mêmes informations, un élément devait être lu avant dêtre convenu.
Le président a expliqué que la suggestion ne concernait pas la lecture du paragraphe mais la réouverture des débats. Il a demandé à la délégation de la Hongrie si elle appuyait la réouverture des débats.
La délégation de la Hongrie a dit que les débats navaient pas été conclus. Un point était conclu lorsquune lecture en avait été donnée et que chacun avait donné son accord.
Le président a répété quil donnerait à la délégation de la Suisse la possibilité de sexprimer. Toutefois, il tenait à rappeler quil le faisait à contrecur.
La délégation de la Suisse souhaitait sexprimer en français afin de donner à sa déclaration le sens exact. Elle a remercié le président de la laisser sexprimer à nouveau. Tous les délégués étaient fatigués mais il serait regrettable de terminer la réunion sur une note négative car cela pourrait avoir des répercussions par la suite.
Le président a remercié la délégation de la Suisse. Il ne voulait pas que la réunion sachève sur une note négative mais souhaitait uniquement le bon déroulement des débats. Il cherchait seulement à éviter le risque de procédure qui consistait à ce quune autre délégation, en utilisant ce précédent, puisse réexaminer le texte. Le président a indiqué quil tenait à conserver une atmosphère conviviale jusquà la fin de la réunion, car il serait dommage de ne pas travailler de cette façon.
La délégation de la Suisse a proposé que le paragraphe consacré à la recommandation 2.a) soit formulé comme suit : Certaines délégations ont demandé que toute référence aux savoirs traditionnels, expressions culturelles traditionnelles et folklore soit supprimée du document, afin de dissiper les préoccupations concernant un empiètement sur le domaine public. Compte tenu des travaux entrepris au sein du comité intergouvernemental (IGC), il a été convenu que le document serait révisé en conséquence. Sagissant de la participation de lOMPI à la Conférence internationale de lUNESCO intitulée La Mémoire du monde à lère du numérique : numérisation et conservation, il a également été noté que lOMPI serait attentive à la nécessité de distinguer ces deux notions.
La délégation de lAfrique du Sud a déclaré quelle était disposée à accepter la modification de la dernière phrase proposée par la délégation de la Suisse. Cependant, sagissant de la première phrase, elle souhaitait que la virgule après domaine public soit conservée car cet élément devait être relié au comité intergouvernemental. La phrase ne devait pas être scindée en deux. La virgule devait donc être conservée, tout comme la structure de la phrase.
La délégation de la Suisse comprenait que lors de lexamen de cette question, il avait été convenu que le document serait révisé afin de supprimer la référence faite aux savoirs traditionnels, aux expressions culturelles traditionnelles et au folklore, en raison des travaux et débats en cours au comité intergouvernemental. Cest pourquoi elle avait proposé de placer le passage Compte tenu des travaux entrepris au sein du Comité intergouvernemental au début de la phrase concernant cette décision. La délégation était cependant prête à souscrire aux suggestions de lAfrique du Sud si cellesci étaient approuvées par toutes les autres délégations.
Le président a remercié la délégation de la Suisse pour sa coopération. Le comité reviendrait donc au paragraphe qui avait été adopté. Le président est passé à lalinéa 9.h).
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a proposé une modification mineure de lalinéa h). À la deuxième ligne, lexpression plus avant devait être supprimée car le document navait pas été examiné. Cette partie serait donc formulée comme suit : et il est convenu de lexaminer à sa prochaine session.
Le président a demandé si lalinéa h) pouvait être adopté avec la modification mineure proposée par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique. Il a été adopté. En labsence dobjections, lalinéa i) a également été adopté. Le président est passé à lalinéa j).
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a proposé que lexpression plus avant soit supprimée de lalinéa j).
Le président a demandé si lalinéa j) pouvait être approuvé avec la modification mineure proposée par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique. Il a été approuvé. Le président est passé à lalinéa k) et a déclaré quil devait être formulé de la façon suivante : Le comité a examiné une étude sur lapplication anticoncurrentielle des droits de propriété intellectuelle : simulacres de procès (CDIP/9/INF/6) et le Secrétariat est convenu de transmettre aux auteurs les observations faites par les délégations.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a rappelé quelle était la seule à avoir présenté des observations sur ce document. Le Secrétariat avait déclaré quil transmettrait les observations aux auteurs de létude. Il était même allé plus loin en disant que la demande de modifications de la délégation serait prise en compte. La délégation proposait donc quune phrase soit ajoutée à cet effet.
La délégation du Brésil a dit quelle navait pas assisté à ces débats. Elle avait néanmoins appris que la délégation des ÉtatsUnis dAmérique avait proposé certaines modifications et que sa demande serait transmise aux auteurs de létude externe. La délégation avait une question à poser sur la procédure. Elle souhaitait savoir si, lorsquune demande était transmise aux auteurs pour examen, le document modifié ou les observations de lauteur étaient ensuite présentés au CDIP pour examen.
La délégation de lAlgérie a proposé que les mots les délégations figurant à lalinéa k) soient remplacés par les mots une délégation, car seule la délégation des ÉtatsUnis dAmérique avait présenté des observations. Ce passage serait formulé de la façon suivante : le Secrétariat est convenu de transmettre à lauteur les observations faites par une délégation. Le comité devant être informé des résultats, il serait invité à réexaminer le document.
Le Secrétariat a dit que son souvenir était identique à celui de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique. M. Carvalho avait indiqué quil transmettrait les observations aux auteurs et espérait quils seraient désireux ou heureux de prendre en compte les observations qui avaient été faites.
La délégation du Brésil voulait accélérer les débats. Des discussions préliminaires avaient eu lieu sur une liste de documents pour la session suivante. Le résumé indiquait que le comité avait largement approuvé les questions mais cellesci nétaient pas énumérées. Si le comité pouvait convenir de réexaminer ce document, la phrase naurait pas besoin dêtre modifiée. Le document serait inclus dans la liste de documents à examiner ou à présenter au comité à la session suivante.
La délégation de lAustralie a proposé un compromis. Elle a reconnu que le Secrétariat avait dit quil transmettrait linformation à lauteur. Cependant, il lavait dit dans un contexte particulier, à savoir après avoir confirmé une idée exprimée par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique. Par conséquent, la solution consistait peutêtre à formuler le passage de la façon suivante : Le Secrétariat a confirmé lidée exprimée par une délégation au sujet de la portée de létude. Le Secrétariat est convenu de transmettre à lauteur les observations faites par la délégation.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a salué la suggestion de la délégation de lAustralie. Cette proposition était acceptable.
La délégation du Brésil a souligné quétant donné que la formulation était acceptable, elle voulait sassurer que les délégations comprenaient que le document serait inclus dans la liste des documents pour la session suivante.
Le Secrétariat a expliqué que la page Web rassemblant tous les documents du CDIP comportait une section consacrée aux autres documents connexes. Tous les documents que le Secrétariat était chargé de réviser figuraient dans cette section. Certains les rapports du comité, par exemple étaient même examinés par le comité. Par exemple, lorsque le Secrétariat avait été chargé de préparer des résumés substantiels de documents, il ne lui avait pas été demandé de les présenter au comité pour examen. Ils avaient tous été inclus dans la liste des documents connexes. Une fois quil serait révisé, ce document serait donc également inclus dans cette section et les États membres pourraient faire part de leurs observations.
La délégation du Brésil comprenait que le document serait inclus dans la liste des autres documents connexes et quelle suivrait la procédure normale si elle souhaitait faire des observations au cours de la session suivante du CDIP.
Le président a demandé si le comité pouvait approuver lalinéa 9.k) avec la modification proposée par la délégation de lAustralie. Il a été approuvé. En labsence dobservations sur les alinéas 9.l) et m), ils ont également été approuvés. Le président est passé à lalinéa 9.n).
La délégation du Paraguay, parlant au nom du GRULAC, a proposé dajouter un passage pour faire état des résultats des débats qui avaient eu lieu sur ce document. Il serait inséré à la fin de lalinéa n) et serait formulé comme suit : Certaines délégations ont proposé danalyser les scénarios et options concernant les recommandations supplémentaires. Dautres délégations nont pas approuvé cette initiative.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique souhaitait revenir rapidement à lalinéa m) pour préciser certains points. Lalinéa m) semblait redondant par rapport à lalinéa d). Tous deux faisaient référence aux études sur les éléments de flexibilité relatifs aux brevets. Si tel était le cas, la suppression de lun de ces paragraphes pourrait être envisagée.
Le président a reconnu que la délégation des ÉtatsUnis dAmérique avait peutêtre raison. Il lui a demandé si elle suggérait la suppression de lalinéa m).
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a confirmé sa suggestion.
Le président a supprimé lalinéa m) et il est revenu à lalinéa n).
La délégation du Pakistan a rappelé quau cours des débats sur les travaux futurs, certaines délégations avaient indiqué que le document devait être examiné plus avant à la session suivante du CDIP. Le texte devait le mentionner.
La délégation de lAfrique du Sud a appuyé la suggestion de la délégation du Pakistan.
La délégation de lÉgypte a également appuyé la suggestion de la délégation du Pakistan.
La délégation de la Suisse a demandé si la phrase proposée par la délégation du Pakistan commencerait par les mots certaines délégations ont demandé.
La délégation du Pakistan a précisé que la phrase nincluait pas le mot certaines. Elle a rappelé que personne navait présenté dobjection à cette question lorsquelle avait été soulevée au cours des discussions sur les travaux futurs. Par conséquent, une phrase formulée de la façon suivante pourrait être insérée après lajout de la délégation du Paraguay : Le comité est convenu dexaminer plus avant le document à sa prochaine session.
La délégation de la Hongrie a rappelé que la question avait été soulevée par la délégation de lAfrique du Sud lors des discussions sur les travaux futurs. Elle serait étudiée pendant les consultations sur les travaux futurs organisées par le président. Le comité ne sétait pas mis daccord sur de nouvelles suggestions de travaux futurs. En effet, il avait été dit pendant les débats quil y avait trop de questions prévues pour la session suivante. Le comité ne devait pas préjuger de lissue des consultations tenues par le président.
La délégation de la Suisse a dit que son souvenir était identique à celui de la délégation de la Hongrie. Cela devait être reflété dans la phrase proposée.
La délégation de lAfrique du Sud a affirmé que la délégation du Pakistan avait raison. Lorsque la délégation avait indiqué quelle voulait que ce point de lordre du jour figure parmi les travaux du comité, il ny avait pas eu dobjection. La délégation de lAfrique du Sud était préoccupée car, lorsquelle avait fait part de sa demande, la délégation de la Hongrie avait déclaré que lordre du jour de la prochaine session était déjà long. La délégation du Paraguay avait déjà souligné certaines des vues qui avaient été exprimées. Il sagissait dun élément important, qui permettait détablir un équilibre. Le document devait toutefois être conservé, même sil existait des différences, jusquà ce que le comité communique ses conclusions.
La délégation de la Suisse a déclaré quil ny avait pas eu daccord quant à la poursuite des travaux sur ce document. La délégation a rappelé que de nombreuses délégations sétaient prononcées en faveur de larrêt des discussions sur le document. Certaines délégations avaient fait une proposition au titre des travaux futurs. Cependant, cela navait pas fait lobjet dun accord. La phrase ne devait donc pas indiquer que cela avait été décidé par le comité. La délégation pouvait faire preuve de souplesse et sy référer comme à une demande faite par certaines délégations. Cependant, aucune décision navait été prise sur cette question.
Le président a fait observer que les vues continuaient de diverger sur ce point. Il a demandé si la proposition dinclure lexpression certaines délégations pouvait être acceptée, en vue daller de lavant.
La délégation du Pakistan a jugé intéressant que certains membres insistent pour inclure le mot certaines dans certains points uniquement. Lorsquun document ne faisait pas lobjet dun accord, la pratique voulait quil soit conservé pour la session suivante du comité. La délégation a rappelé les observations faites par certaines délégations à ce sujet.
Comme la délégation du Pakistan, la délégation de lAfrique du Sud comprenait quil sagissait dune pratique courante. Il était inutile de faire des ajouts puisque, daprès ce que comprenait la délégation, le document serait conservé pour la session suivante dans la mesure où il navait pas fait lobjet dun accord.
La délégation de la Suisse a souligné que sil ny avait pas eu daccord sur la poursuite des travaux, il ne pouvait être affirmé que le comité était convenu de poursuivre les travaux sur ce document. La meilleure façon de traiter cette question serait dutiliser les consultations sur les travaux futurs organisées par le président. Comme lavaient reconnu les délégations de lAfrique du Sud et du Pakistan, il ny avait pas eu daccord. En conséquence, il était pour le moment impossible de conclure que le comité était convenu dinscrire cette question à lordre du jour de la session suivante.
Le président a proposé que le paragraphe ne mentionne pas la poursuite des travaux sur le document. Cela pourrait permettre daller de lavant.
La délégation de lAfrique du Sud a déclaré quil sagissait dune bonne solution. Cependant, cela ne signifiait pas que le comité ny reviendrait pas. Cela devait être clair. Les consultations tenues par le président ne seraient pas consacrées uniquement à cette question. Elles porteraient sur un certain nombre de questions à inclure dans le programme de travail. La délégation comprenait que les consultations seraient consacrées au programme de travail.
Le président a confirmé que les consultations porteraient sur le programme de travail, y compris cette question spécifique. Il a demandé sil pouvait être donné lecture des modifications.
Le Secrétariat a donné lecture des modifications, formulées comme suit : Certaines délégations ont proposé danalyser les scénarios et options concernant les recommandations supplémentaires. Dautres délégations nont pas approuvé cette initiative.
Le président a indiqué que le paragraphe sachèverait ainsi.
La délégation du Pakistan a fait observer quil manquait la dernière partie. Elle ne comprenait pas clairement le traitement de la dernière partie par rapport à la décision de conserver le document à lordre du jour de la session suivante.
Le président a rappelé quil venait juste de proposer que ce point ne soit pas mentionné. Il pensait avoir obtenu lappui de toutes les délégations à cet égard. Cependant, la délégation du Pakistan ne semblait pas daccord. Il y avait un accord mais il ne devait pas être reflété dans le résumé.
La délégation du Pakistan a demandé sil était convenu que le document soit à lordre du jour de la prochaine session et, pour statuer sur ce point, le président allait consulter les délégations avant la prochaine session.
Le président a répondu par laffirmative. Toutefois, la discussion portrait actuellement sur le texte du sousparagraphe n). Le texte devait être approuvé afin que le comité puisse aller de lavant.
La délégation de la Hongrie a souligné quune délégation avait posé une question et quaucun accord navait été atteint à ce sujet. La suggestion devait être examinée lors des consultations menées par le président sur les travaux futurs. Toutefois, les conclusions de ces consultations nétaient pas connues puisque les consultations navaient pas encore eu lieu.
La délégation de lAfrique du Sud a souligné que plus dune délégation avait posé cette question. Le groupe des pays africains et le groupe du Plan daction pour le développement avaient émis des déclarations à ce sujet. Le groupe des pays africains comptait 54 États membres et le groupe du Plan daction pour le développement en comptait 20. Par conséquent, il existait environ 74 États membres. La délégation nappréciait pas la référence à un État membre, deux délégués, etc. Les membres devaient sengager de façon constructive. Aucune objection à la proposition navait été formulée lorsquil avait été suggéré au Secrétariat den tenir compte puisque la question restait en suspens. Les délégations ne sétaient pas prononcées et la question était finalement soulevée. La délégation partageait la vision de la délégation du Pakistan à ce sujet.
La délégation de la Suisse a mentionné la proposition du président visant à supprimer toute référence à cette question. Si des délégations souhaitaient quun élément soit inséré, cela devait être fait conformément à la proposition de la délégation de la Hongrie, qui stipulait quune proposition avait été faite par des délégations mais quaucun accord navait été trouvé puisque bon nombre dautres délégations avaient également précisé quelles ne souhaitaient pas continuer de travailler sur ce document. Aucune décision navait été prise à ce stade. Des consultations allaient être menées en vue dune prise de décision à ce sujet.
La délégation du Paraguay a proposé de soumettre sa proposition par écrit au Secrétariat, pour sassurer quelle soit correctement enregistrée.
La délégation de lAustralie a indiqué que la suggestion selon laquelle toute déclaration qui nétait pas contestée correspondait à une décision du comité ne constituait pas un précédent quelle souhaitait établir à ce moment de la soirée. Lorsque cette déclaration avait été faite, elle navait pas été contestée mais représentait le point de vue de certaines délégations. Dans ce contexte, la solution proposée par le président de supprimer la référence dans son ensemble était la meilleure solution.
La délégation de lÉgypte a proposé dinclure la phrase, "et il a été convenu de linclure dans les travaux futurs du comité".
La délégation de lAfrique du Sud pouvait accepter la proposition de la délégation de lÉgypte. La délégation était satisfaite que la délégation de lAustralie ait indiqué que la déclaration navait pas été contestée. Cela allait à lencontre de la déclaration de la délégation de la Suisse selon laquelle aucun accord navait été trouvé. Ainsi que lavait répété la délégation du Pakistan, la proposition navait pas été contestée. Le silence signifiait normalement que les membres étaient daccord ou quils nexprimaient aucune opposition.
La délégation de la Suisse a déclaré que la proposition navait pas été refusée. Aucun accord navait été trouvé à ce sujet. Les discussions sétaient arrêtées et il avait été décidé que le président allait mener des consultations. La délégation sest référée à la proposition de la délégation de lÉgypte. Il était proposé dinclure le document dans les travaux futurs et le président allait mener des consultations. En conséquence, à ce stade, il nexistait aucun accord visant à inclure le document dans les travaux futurs.
Le président a proposé la phrase il existait une proposition visant à linclure dans les travaux futurs.
La délégation de la Suisse a proposé la phrase linclure dans les travaux futurs. Toutefois, il convenait également de préciser quil nexistait aucun accord et quil sagissait simplement dune proposition à ce stade. Le président allait mener des consultations à ce sujet.
La délégation de la Hongrie a appuyé la suggestion de la délégation de la Suisse. La délégation a rappelé que lorsque ces questions avaient été discutées dans le cadre des travaux futurs, le groupe des pays africains avait proposé une longue liste de recommandations à lintention du comité. De nombreuses délégations avaient envisagé une étude exploratoire. Finalement, certaines délégations avaient réagi sur ce point. Le Secrétariat avait mentionné plusieurs éléments pour les travaux futurs et les délégations faisaient de nouvelles suggestions. Puisque cela pouvait constituer un problème, des consultations pouvaient savérer nécessaires. Cest ainsi que la délégation se souvenait de la situation. En conséquence, la suggestion de la délégation de la Suisse allait dans la bonne direction.
La délégation du Pakistan a remercié la délégation de lÉgypte pour sa proposition. La délégation pouvait accepter cette proposition. Elle comprenait également les préoccupations exprimées par les délégations de la Hongrie et de la Suisse. Toutes les questions devaient être traitées sur un pied dégalité. Le libellé de tous les points concernant les travaux futurs devait faire lobjet du même traitement dans le résumé.
La délégation de lAfrique du Sud a déclaré que la délégation du Pakistan avait soulevé une question importante. Si tout faisait lobjet de consultations, cela devait être mentionné. La situation actuelle était sans précédent. Par exemple, si certains pays ne souhaitaient pas inclure les questions de propriété intellectuelle et de développement, la proposition soumise par le groupe du Plan daction pour le développement (document CDIP/6/12 Rev.) était toujours dactualité. La délégation ne comprenait pas pourquoi létude exploratoire devrait être traitée différemment. Il était essentiel de suivre la pratique habituelle. Ce document devait être maintenu jusquà ce quun accord soit trouvé à son sujet.
La délégation de la Suisse a déclaré que la même situation nétait pas applicable à tous les documents. Létude exploratoire avait déjà fait lobjet dun débat. Il avait été proposé de poursuivre les travaux sur ce document. Plusieurs délégations avaient également pris la parole pour déclarer quil y avait eu suffisamment de débats et que les travaux relatifs au document avaient été achevés. Le comité nest pas parvenu à établir de conclusion sur ce point. Il a ensuite abordé les travaux futurs et certaines délégations ont proposé dy inclure cette question. Le comité navait toutefois pas pris de décision finale concernant les travaux futurs, il disposait seulement dune liste de ce qui pourrait être accompli. Étant donné que ce point de lordre du jour devait être conclu, le président a proposé dorganiser des consultations. Certains points avaient été conclus au cours de la semaine, mais aucune décision navait été prise sur ce document. Le groupe du Plan daction pour le développement et la délégation de lAfrique du Sud avaient proposé de poursuivre les travaux sur le rapport Deere et il avait été convenu que cela figurerait à lordre du jour de la session suivante. Cela avait été convenu. Cependant, il ny avait aucune trace de cet accord dans létude exploratoire. Au vu des faits, il pourrait donc être déclaré quil ny avait pas eu daccord. Par ailleurs, comme lavait proposé le président, la question ne serait pas mentionnée et serait examinée, conjointement avec dautres propositions de travaux futurs, au cours des consultations quil tiendrait.
La délégation de lAfrique du Sud a fait observer que les déclarations de la délégation de la Suisse étaient contradictoires. La délégation a indiqué que le débat sur ce point de lordre du jour navait pas été conclu, ce qui signifiait que le document demeurait à lordre du jour et devrait être examiné à la session suivante. La délégation a rappelé que le comité navait pas établi de conclusion sur ce point et que les débats se poursuivaient. Cependant, le comité avait pris du retard dans ses travaux et devait traiter dautres questions. Dans la mesure où ce débat navait pas été conclu, le document devrait être réexaminé à la session suivante.
La délégation du Danemark a repris à son compte la déclaration faite par la délégation de la Suisse. Il navait pas été convenu de poursuivre les débats sur ce document. En conséquence, une formulation devrait être trouvée pour sortir de limpasse et une décision serait prise lors des consultations sur les travaux futurs organisées par le président.
La délégation de lAlgérie a rappelé quil était important dêtre factuel et de faire état des déclarations de certaines délégations. Certaines étaient davis que les discussions méritaient dêtre poursuivies tandis que dautres y étaient opposées. Le président a conclu que cette question serait étudiée au cours des consultations sur les travaux futurs. Tels étaient les faits. La délégation a donc proposé lajout du passage suivant : Certaines délégations ont proposé que cette question soit discutée à la prochaine session. Certaines délégations se sont opposées à la poursuite de cette discussion à la prochaine session. Le président a conclu que cette question serait discutée au cours des consultations sur les travaux futurs .
La délégation du Brésil ne jugeait pas contradictoire que le document demeure à lordre du jour de la session suivante et soit également examiné au cours des consultations informelles. Cette situation avait été observée pour bien dautres documents. Les débats navaient pas permis de parvenir à un accord. La délégation ne voyait pas dinconvénient à ce que le document reste à lordre du jour de la session suivante ou soit étudié au titre des travaux futurs, et à ce que des consultations informelles soient tenues simultanément.
Le président a indiqué que la proposition de la délégation de lAlgérie pouvait permettre daller de lavant.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a appuyé la proposition faite par la délégation de lAlgérie. Elle sest référée à la suggestion de la délégation du Brésil. Un point ne pouvait pas figurer à lordre du jour et être également examiné au titre des travaux futurs. Cela nétait pas nécessaire. La proposition de la délégation de lAlgérie était appropriée. La question serait examinée au titre des travaux futurs lors des consultations informelles.
Le président a suggéré que la proposition dont la délégation de lAlgérie avait donné lecture soit approuvée par le comité. Elle a été approuvée. Le président est passé à lalinéa o).
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique, parlant au nom du groupe B, a proposé de modifier le paragraphe afin de le rendre plus factuel au regard de lobjet des débats. Le groupe a proposé que le passage et nest pas parvenu à un accord, mais il est convenu de conserver cette proposition soit inséré après (CDIP/6/12 Rev.). Ce passage reflétait lidée que le comité ne sétait pas mis daccord mais acceptait de réexaminer la question à la session suivante.
Le président a demandé si lalinéa o) pouvait être approuvé avec la modification proposée par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique au nom du groupe B. Il a été approuvé. Le président est passé au paragraphe 10.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique, parlant au nom du groupe B, a proposé que le passage a largement approuvé les questions à inscrire au projet dordre du jour de la session suivante soit supprimé et remplacé par le passage suivant : le président a proposé dorganiser des consultations intersessions sur les possibles points à inscrire à lordre du jour de la prochaine session. La phrase serait donc libellée comme suit : Sous le point 9 de lordre du jour (Travaux futurs), le comité a examiné un certain nombre de suggestions, et le président a proposé dorganiser des consultations intersessions sur les possibles points à inscrire à lordre du jour de la prochaine session.
La délégation de la Hongrie, parlant au nom du groupe des pays dEurope centrale et des États baltes, a approuvé la suggestion faite par les ÉtatsUnis dAmérique au nom du groupe B.
La délégation de lÉgypte a proposé lajout du passage suivant : et a largement approuvé les questions à inscrire au projet dordre du jour de la session suivante, sur la base du résultat des consultations.
La délégation de lAlgérie a accepté la proposition faite par la délégation de lÉgypte. La délégation pourrait toutefois convenir de supprimer le terme largement.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique sest référée à sa proposition et a indiqué que sagissant de la suggestion faite par la délégation de lÉgypte, les questions ne pouvaient pas être largement approuvées tant que le président navait pas effectivement tenu les consultations informelles. Ainsi, de par sa formulation, la proposition était inappropriée.
La délégation de la Hongrie a approuvé la remarque faite par la délégation des ÉtatsUnis dAmérique.
La délégation du Danemark, parlant au nom de lUnion européenne et de ses États membres, a également rejoint la délégation des ÉtatsUnis dAmérique. Lexpression largement approuvé devrait être évitée. La délégation a appuyé la proposition de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique.
Le président a estimé que la proposition de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique était fondée. Il a demandé si elle pouvait être approuvée par le comité.
La délégation de lAlgérie souhaitait que le terme possibles soit supprimé de la proposition de la délégation des ÉtatsUnis dAmérique car, dans la mesure où le comité établirait un projet dordre du jour, la notion de possibilité était superflue.
La délégation de lAfrique du Sud a appuyé la proposition de la délégation de lAlgérie. Elle a suggéré que lexpression a proposé dorganiser soit supprimée et remplacée par le terme organisera, dans un souci de précision.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique a accepté les suggestions faites par les délégations de lAlgérie et de lAfrique du Sud.
Le président a fait observer que toutes les questions avaient été réglées. Le paragraphe 10 a été approuvé avec les modifications proposées par les délégations des ÉtatsUnis dAmérique, de lAlgérie et de lAfrique du Sud. Aucune observation na été faite sur les paragraphes 11 et 12. Ils ont été approuvés. Le président est revenu à lalinéa 9.c).
La délégation de lAfrique du Sud a demandé si des consultations pouvaient être tenues entre les délégations du Pakistan, du Canada, de la Suisse et de lAfrique du Sud, étant donné quil sagissait des membres à qui lalinéa 9.c) posait des problèmes.
Le président a approuvé la demande et la réunion a été temporairement suspendue.
Le président a salué les efforts des participants aux consultations. Il a invité la délégation du Pakistan à donner lecture du résultat des consultations.
La délégation du Pakistan a donné lecture du résultat des consultations sur lalinéa 9.c). Le passage ciaprès a été convenu : Le comité a examiné le Programme de travail sur les éléments de flexibilité du système de la propriété intellectuelle Nouveaux éléments proposés à la huitième session du CDIP (CDIP/9/11). Certaines délégations ont souligné limportance des travaux de lOMPI dans le domaine des éléments de flexibilité du système de la propriété intellectuelle. Certaines délégations ont souligné la nécessité pour le comité dentreprendre ces travaux de manière efficace et sans reproduire les travaux en cours au sein dautres comités ou dautres instances. Le reste du paragraphe demeurerait inchangé.
Le président a demandé si le paragraphe dont la délégation du Pakistan avait donné lecture pouvait être adopté. Il a été adopté. Le comité a été invité à adopter lintégralité du résumé. Le résumé a été adopté. Le président a adressé ses remerciements et exprimé sa profonde gratitude aux délégations pour leur dévouement, leur coopération et le travail considérable quelles avaient accompli. Il a remercié chaleureusement la viceprésidente, Mme Alexandra Grazioli, conseillère juridique principale à lInstitut fédéral de la propriété intellectuelle, pour son aide.
La délégation de la Fédération de Russie sest référée à la traduction russe du texte, qui présentait certaines différences par rapport au texte anglais. La délégation comptait sur le Secrétariat pour vérifier les différences.
Le président a annoncé que le Secrétariat ferait parvenir une copie du texte convenu à toutes les délégations. Il serait disponible dans toutes les langues de travail des Nations Unies. Toutes les délégations étaient invitées à présenter leurs observations sur le texte.
La délégation du Pakistan, parlant au nom du groupe des pays asiatiques, a remercié le président pour son excellente direction de la session et espérait quil poursuivrait son engagement auprès du comité.
La délégation de lÉgypte, parlant au nom du groupe des pays africains, a félicité lensemble des délégations pour la conclusion de la session. Le groupe a également salué la conduite éclairée et lesprit de compromis du président. Le groupe espérait quil continuerait à diriger le comité.
La délégation de lAlgérie, parlant au nom du groupe du Plan daction pour le développement, a exprimé sa gratitude au président et la remercié pour le travail quil avait accompli. Sa grande sagesse et sa patience avaient permis au comité de parvenir à ces résultats. La délégation et le groupe ont félicité les délégations pour cet accomplissement.
La délégation de la Hongrie, parlant au nom du groupe des pays dEurope centrale et des États baltes, a remercié le président pour sa patience et son dévouement. Le comité avait peutêtre créé un précédent négatif en travaillant jusquà une heure du matin. Le groupe espérait que le comité serait plus efficace à la prochaine session sous la direction du président.
La délégation du Danemark, parlant au nom de lUnion européenne et de ses États membres, a salué la façon dont le président avait dirigé le comité et avait hâte de le revoir à la réunion suivante. Le comité avait tiré des enseignements de cette session et parviendrait peutêtre à conclure la session suivante plus tôt.
La délégation de lAfrique du Sud a remercié et félicité le président pour la façon dont il avait présidé la réunion. La délégation a rappelé que ce nétait pas la première fois que les débats du comité se poursuivaient après minuit. Il était déjà arrivé que les délégations partent à trois heures trente du matin. Le comité ne créait donc pas de précédent. Il sagissait dune preuve dengagement et de dévouement et au final, la diplomatie avait triomphé. La délégation a salué lengagement constructif des délégations, qui avait permis au comité de sacquitter de ses responsabilités.
La délégation du Paraguay, parlant au nom du GRULAC, a félicité les délégations pour les résultats satisfaisants obtenus. Le groupe a également remercié le président pour sa direction éclairée et attendait avec impatience de travailler avec lui à la session suivante.
La délégation des ÉtatsUnis dAmérique, parlant au nom du groupe B, a remercié le président davoir dirigé la session. Le groupe a également remercié le Secrétariat pour limportant travail quil avait accompli en rassemblant les nombreux documents et en les fournissant aux délégations en temps voulu.
Le président a réalisé quil avait fait une omission importante. Il a salué lappui extraordinaire fourni par le Secrétariat et remercié M. Geoffrey Onyeama pour sa présence et son engagement tout au long de la session.
La délégation de la Chine a salué les compétences diplomatiques du président et la sagesse dont il avait fait preuve en permettant au comité de parvenir à une conclusion satisfaisante de la session. La délégation espérait quil continuerait à diriger le comité à la session suivante. Elle poursuivrait sa coopération pour permettre lobtention de résultats satisfaisants dans le cadre du CDIP. La délégation a remercié toutes les délégations pour leur participation.
[Lannexe suit]
I. ÉTATS/STATES
(dans lordre alphabétique des noms français des États)/(in the alphabetical order of the names in French of the States)
AFGHANISTAN
Tariq Ahmad SARFARAZ, Head, Afghanistan Central Business Registry and Intellectual Property (ACBR-IP), Ministry of Commerce and Industry, Kabul
AFRIQUE DU SUD/SOUTH AFRICA
Selai Percival Ramapulana KHUELE, Deputy Director, Department of International Relations and Cooperation (DIRCO), Pretoria
ALGÉRIE/ALGERIA
Sami BENCHEIKH EL HOCINE, directeur général, Office national des droits d'auteur et des droits voisins (ONDA), Ministère de la culture, Alger
Ali CHABANE, directeur, Normes contractuelles tarifaires, Contrôle du réseau, Office national des droits dauteur et des droits voisins (ONDA), Alger
Boumediene MAHI, conseiller, Mission permanente, Genève
ARABIE SAOUDITE/SAUDI ARABIA
Sami ALSODAIS, Director General, General Directorate of Industrial Property, King AbdulAziz City for Science and Technology (KACST), Riyadh
Ahmed H. ALJASSER, General Directorate of Industrial Property, King AbdulAziz City for Science and Technology (KACST), Riyadh
Ibrahim A. AL MALKI, Patent Examiner, Patent Office, Riyadh
N. ALDAWSARI, Ministry of Commerce and Industry, Riyadh
ARGENTINE/ARGENTINA
Rodrigo BARDONESCHI, Primer Secretario, Misión Permanente, Ginebra
Lucía Isabel VIERA (Sra.), Tercer Secretario de Embajada, Dirección Nacional de Relaciones Económicas Multilaterales, Ministerio de Relaciones Exteriores y Culto, Buenos Aires
ARMÉNIE/ARMENIA
Armen AZIZYAN, Head, Intellectual Property Agency, Yerevan
AUSTRALIE/AUSTRALIA
Matthew FORNO, Acting General Manager, Business Development and Strategy Group, International Policy and Cooperation, IP Australia, Woden ACT
David KILHAM, First Secretary, Permanent Mission to the World Trade Organization (WTO), Geneva
AUTRICHE/AUSTRIA
Vera FUCHS (Ms.), First Secretary, Permanent Mission, Geneva
BANGLADESH
Md. Abdul HANNAN, Ambassador, Permanent Representative, Permanent Mission, Geneva
Abu Nashir KHAN, Program Officer, Small and Medium Size Enterprise Foundation (SMEF), Ministry of Industries, Dhaka
Md. Habibur RAHMAN, Patent Examiner, Department of Patents, Designs and Trademarks, Ministry of Industries, Dhaka
Md. Nazrul ISLAM, Minister, Permanent Mission, Geneva
BARBADE/BARBADOS
Marion WILLIAMS (Mrs.), Ambassador, Permanent Representative, Permanent Mission, Geneva
Shani GRIFFITH-JACK (Mrs.), First Secretary, Permanent Mission, Geneva
BELGIQUE/BELGIUM
Leen DE CORT (Mme), attaché, Service public fédéral (SPF), Économie, Petites et moyennes entreprises, Classes moyennes et énergie, Bruxelles
Mélanie GUERREIRO RAMALHEIRA (Mme), attaché, Service public fédéral (SPF), Économie, Petites et moyennes entreprises, Classes moyennes et énergie, Bruxelles
BOLIVIE (ÉTAT PLURINATIONAL DE)/BOLIVIA (PLURINATIONAL STATE OF)
Laurent GABERELL, Technical Assistant, Permanent Mission, Geneva
BOTSWANA
Nametso KEBOETSWE (Miss), Principal Commercial Officer, Registrar of Companies and Intellectual Property, Gaborone
BRÉSIL/BRAZIL
Adriana Brigante DEORSOLA (Mrs.), Industrial Property National Institute (INPI), Ministry of Development, Industry and Foreign Trade, Rio de Janeiro
Nathaly NUNES UCHÔA (Ms.), Deputy Head of Division, Food and Plants Division, Industrial Property National Institute(INPI), Ministry of Development, Industry and Foreign Trade, Rio de Janeiro
Ana Gita OLIVEIRA (Mrs.), General Coordinator, Intangible Cultural Heritage, Ministry of Culture, Brasilia
Cliffor GUIMARAES, Policy Advisor, Ministry of Culture, Brasilia
BULGARIE/BULGARIA
Aleksey ANDREEV, Counsellor, Permanent Mission, Geneva
BURKINA FASO
Prosper VOKOUMA, ambassadeur, représentant permanent, Mission permanente, Genève
Balamine OUATTARA, directeur général, Bureau burkinabé du droit dauteur (BBDA), Ministère de la culture, des arts et du tourisme, Ouagadougou
Boukary KABLE, assistant, Affaires économiques, Direction générale de la propriété industrielle, Ministère de lindustrie, du commerce et de lartisanat, Ouagadougou
Mireille SOUGOURI KABORE (Mme), attachée, Mission permanente, Genève
BURUNDI
Jean Bosco MANIRAMBONA, conseiller juridique, Ministère de lenseignement supérieur et de la recherche scientifique, Bujumbura
CANADA
Nicholas GORDON, Trade Policy Officer, Intellectual Property, Information and Technology, Trade Policy Division, Department of Foreign Affairs and International Trade, Ottawa
Sara AMINI (Ms.), Senior Policy Analyst, Copyright and International Intellectual Property Policy Directorate, Department of Industry, Quebec
Saida AOUIDIDI (Ms.), Policy Analyst, International and Research Office, Canadian Intellectual Property Office (CIPO), Department of Industry, Ottawa
Sophie GALARNEAU (Ms.), Second Secretary, Permanent Mission to the World Trade Organization (WTO), Geneva
CHILI/CHILE
Paola GUERRERO ANDREU (Sra.), Abogada, Departamento Internacional, Instituto Nacional de Propiedad Industrial (INAPI), Santiago
Maria Catalina OLIVOS BESSERES (Sra.), Abogada, Departamento Políticas Publicas, Instituto Nacional de Propiedad Intelectual (INAPI), Santiago
Martin CORREA FINTERBUSCH, Asesor Legal, Departamento de Propiedad Intelectual, Ministerio de Relaciones Exteriores (INAPI), Santiago
CHINE/CHINA
LIU Jian (Mr.), Deputy Director General, International Cooperation Department, State Intellectual Property Office (SIPO), Beijing
SU Rusong (Ms.), Official, Copyright Administration Department, National Copyright Administration of China (NCAC), Beijing
ZHANG Yaning (Ms.), Official, International Cooperation Department, State Intellectual Property Office (SIPO), Beijing
CHYPRE/CYPRUS
Vicky CHRISTOFOROU (Ms.), Counsellor, Legal Matters on Intellectual Property, Permanent Representation of Cyprus to the European Union, Brussels
Myrianthi SPATHI (Ms.), Second Secretary, Permanent Mission, Geneva
Yiangos-Georgios YIANGOULLIS, Expert, Legal Affairs, Permanent Mission, Geneva
Christina TSENTA (Ms.), Attaché, Permanent Mission, Geneva
COLOMBIE/COLOMBIA
Alicia Victoria ARANGO (Sra.), Embajadora, Representante Permanente, Misión Permanente, Ginebra
Eduardo MUÑOZ, Embajador, Representante Permanente Adjunto, Misión Permanente
ante la Organización Mundial del Comercio (OMC), Ginebra
Juan Camilo SARETZKI, Primer Secretario, Misión Permanente, Ginebra
Andrea Cristina BONNET LÓPEZ (Sra.), Asesora de Propiedad Intelectual, Ministerio de Relaciones Exteriores, Bogotá D.C.
Catalina GAVIRIA (Sra.), Asesora de Propiedad Intelectual, Misión Permanente de Colombia ante la Organización Mundial de Comercio (OMC), Ginebra
Laura GARCIA (Sra.), Pasante, Misión Permanente, Ginebra
COMORES/COMOROS
Mze AHMED, chef, Service de la politique commerciale, Direction du commerce extérieur, Ministère de l'économie et du commerce, Moroni
Athoumani DAROUECHE, chef, Service information, formation, coopération, Direction nationale de lindustrie, Moroni
CONGO
Roger Bruno ONGOLY, directeur, Cabinet du Ministre dÉtat, Ministère du développement industriel et de la promotion du secteur privé, Brazzaville
André POH, ministre conseiller, Mission permanente, Genève
Célestin TCHIBINDA, secrétaire dambassade, Mission permanente, Genève
Gabriel OYOUKOU, chef, Service de la documentation et information brevet, Antenne nationale de la propriété industrielle (ANPI), Ministère du développement industriel et de la promotion du secteur privé, Brazzaville
COSTA RICA
Sylvia POLL (Sra.), Embajadora, Representante Permanente Alterna, Misión Permanente, Ginebra
Norman LIZANO, Ministro Consejero, Misión Permanente, Ginebra
Katia Mora (Sra.), Jueza del Tribunal Administrativo, San José
Norma UREÑA (Sra.), Jueza del Tribunal Administrativo, San José
CÔTE DIVOIRE
Loukou Denis BOHOUSSOU, directeur général, Office ivoirien de la propriété intellectuelle (OIPI), Ministère de l'industrie et de la promotion du secteur privé, Abidjan
Tiémoko MORIKO, conseiller, Mission permanente, Genève
CUBA
Mónica RODRÍGUEZ GUTIÉRREZ (Sra.), Primer Secretario, Misión Permanente, Ginebra
DANEMARK/DENMARK
Niels HOLM SVENDSEN, Chief Legal Counsellor, Policy and Legal Affairs, Danish Patent and Trademark Office, Ministry of Business and Growth, Taastrup
Heidi BECH LINAA (Mrs.), Special Legal Adviser, Danish Patent and Trademark Office, Ministry of Business and Growth, Taastrup
DJIBOUTI
Mohamed Siad DOUALEH, ambassadeur, représentant permanent, Mission permanente, Genève
Djama Mahamoud ALI, conseiller, Mission permanente, Genève
ÉGYPTE/EGYPT
Hisham BADR, Ambassador, Permanent Representative, Permanent Mission, Geneva
Azza Abdallah Saleh ABO EL NAGA (Mrs.), Director General, Technical Information and Technology Department, Egyptian Patent Office, Academy of Scientific Research and Technology (ASRT), Ministry of Scientific Research, Cairo
Mokhtar WARIDA, First Secretary, Permanent Mission, Geneva
Mohamed Abdallah Samir BORHAN, Second Secretary, United Nations Specialized Agencies Affairs, Ministry of Foreign Affairs, Cairo
EL SALVADOR
Martha Evelyn MENJIVAR CORTÉZ (Sra.), Consejera, Misión Permanente, Ginebra
ÉQUATEUR/ECUADOR
Luis GALLEGOS, Embajador, Representante Permanente, Misión Permanente, Ginebra
Juan Carlos SÁNCHEZ, Primer Secretario, Misión Permanente, Ginebra
ESPAGNE/SPAIN
Miguel Ángel CALLE IZQUIERDO, Registrador Central de la Propiedad Intelectual, Dirección General de Política e Industrias Culturales y del Libro, Ministerio de Educación, Cultura y Deporte, Madrid
Patricia GARCIA-ESCUDERO (Sra.), Directora, Oficina Española de Patentes y Marcas (OEPM), Ministerio de Industria, Energía y Turismo, Madrid
Eduardo SABROSO LORENTE, Consejero Técnico, Departamento de Coordinación Jurídica y Relaciones Internacionales, Oficina Española de Patentes y Marcas (OEPM), Ministerio de Industria, Turismo y Comercio, Madrid
Xavier BELLMONT ROLDÁN, Consejero, Misión Permanente, Ginebra
Xavier VILASECA LEMUS, Colaborador, Misión Permanente, Ginebra
ÉTATS-UNIS DAMÉRIQUE/UNITED STATES OF AMERICA
Neil GRAHAM, Attorney Advisor, Office of Intellectual Property and Enforcement, United States Patent and Trademark Office (USPTO), Department of Commerce, Alexandria
Carrie LACROSSE (Ms.), Foreign Affairs Officer, Office of Intellectual Property Enforcement, Bureau of Economics, Energy and Business Affairs, United States Department of State, Washington, D.C.
Marina LAMM (Ms.), Patent Attorney, Office of External Affairs, United States Patent and Trademark Office (USPTO), Department of Commerce, Alexandria
J. Todd REVES, Intellectual Property Attaché, Economic and Science Affairs, Permanent Mission, Geneva
ÉTHIOPIE/ETHIOPIA
Girma Kassaye AYEHU, Minister Counsellor, Permanent Mission, Geneva
FÉDÉRATION DE RUSSIE/RUSSIAN FEDERATION
Elena KULIKOVA (Ms.), Head of Division, Legal Department, Ministry of Foreign Affairs, Moscow
Ivan A. BLIZNETS, Rector, Federal Service for Intellectual Property, Patents and Trademarks, (ROSPATENT), Moscow
Natalia SOKUR (Ms.), Specialist, International Cooperation Department, Federal Service for Intellectual Property, Patents and Trademarks (ROSPATENT), Moscow
FRANCE
Isabelle CHAUVET (Mme), chef, Service des affaires européennes et internationales, Institut national de la propriété industrielle (INPI), Paris
Katerina DOYTCHINOV (Mme), conseillère, Affaires économiques et développement, Mission permanente, Genève
GAMBIE/GAMBIA
Janaiba BADJAN (Mrs.), Registrar, Department of Trademarks and Patents, Ministry of Justice, Banjul
Anna DIBBA (Ms.), Department of Trademarks and Patents, Ministry of Justice, Banjul
GÉORGIE/GEORGIA
Ekaterine EGUTIA (Mrs.), Deputy Chairman, National Intellectual Property Center (SAKPATENTI), Tbilisi
Zviad MATIASHVILI, Head, Patents Department, Intellectual Property Office of Georgia, Tbilisi
GRÈCE/GREECE
Ioannis KATSARAS, First Counsellor (Economic and Commercial Affairs), Ministry of Foreign Affairs, Athens
Paraskevi NAKIOU (Mrs.), Attaché, Permanent Mission, Geneva
Evgenia KOUMARI (Ms.), Jurist, General Secretariat of Commerce, Ministry of Development, Competitiveness and Shipping, Athens
GUINÉE/GUINEA
Mohamed Lamine BANGOURA, chef, Service administratif et financier, Bureau guinéen des droits dauteur (BGDA), Ministère de la culture et du patrimoine historique, Conakry
Maixent LENO, chef, Division perception, Bureau guinéen des droits dauteur (BGDA), Ministère de la culture et du patrimoine historique, Conakry
Aminata KOUROUMA (Mme), conseiller, Mission permanente, Genève
INDE/INDIA
Alpana DUBEY (Mrs.), First Secretary (Economic), Permanent Mission, Geneva
INDONÉSIE/INDONESIA
Dian Triansyah DJANI, Ambassador, Permanent Representative, Permanent Mission, Geneva
Budi IRMAWAN, Director, Metal Based Industry, Directorate General of Industrial Based Manufacture, Ministry of Industry, Jakarta
Achmad Rodjih ALMANSOER, Deputy Director, Aerospace and Defense Instruments, Directorate General of High Technology Based Industry, Ministry of Industry, Jakarta
Fredy JUWONO, Deputy Director, Directorate for Metal Based Industry, Directorate General of Industrial Based Manufacture, Ministry of Industry, Jakarta
Asa SILALAHI, Deputy Director, Agriculture and Commodity, Directorate of Trade, Industry, Investment and Intellectual Property Rights, Directorate General of Multilateral Affairs, Ministry of Foreign Affairs, Jakarta
Yovita SURYANI (Ms.), Head, Legal and Cooperation, Secretariat of Directorate General of Small and Medium Industry, Ministry of Industry, Jakarta
Tarli SUTRISNO, Head, Legal an Cooperation, Directorate for Metal Based Industry, Directorate General of Industrial Based Manufacture, Ministry of Industry, Jakarta
Katri WAHYUNINGSIH (Ms.), Head, Legal and Cooperation, Secretariat of Directorate General of High Technology Based Industry, Ministry of Industry, Jakarta
Muhammad TAUFIQ, Directorate, Metal Based Industry, Directorate General of Industrial Based Manufacture, Ministry of Industry, Jakarta
Angga Walesa YUDHA, Secretariat, Directorate General of Small and Medium Industry, Ministry of Industry, Jakarta
Nina Saraswati DJAJAPRAWIRA (Ms.), Counsellor, Permanent Mission, Geneva
Arsi FIRDAUSY, First Secretary, Permanent Mission, Geneva
Bianca SIMATUPANG (Ms.), Third Secretary, Permanent Mission, Geneva
IRAN (RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE D)/IRAN (ISLAMIC REPUBLIC OF)
Seyed Mohammad Reza SAJJADI, Ambassador, Permanent Representative, Permanent Mission, Geneva
Abbas BAGHERPOUR ARDEKANI, Ambassador, Deputy Permanent Representative, Permanent Mission, Geneva
Mohammad GHORBANPOUR NAJAFABADI, Expert, Legal Department of Ministry of Foreign Affairs, Tehran
Ali NASIMFAR, First Secretary, Permanent Mission, Geneva
IRLANDE/IRELAND
Gérard CORR, Ambassador, Permanent Representative, Permanent Mission, Geneva
James KELLY, First Secretary, Intellectual Property Unit, Department of Jobs, Enterpriseand Innovation, Dublin
Joan RYAN (Ms.), Second Secretary, Intellectual Property Unit, Department of Jobs, Enterprise and Innovation, Dublin
Cathal LYNCH, Second Secretary, Permanent Mission, Geneva
ITALIE/ITALY
Maria Concetta CASSATA (Mrs.), Director, Service III, Copyright and Supervision over S.I.A.E., General Direction for Library Heritage, Cultural Institutes and Copyright, Ministry for Cultural heritage and Activities, Roma
Marialaura PULIMANTI (Mrs.), Assistant, Service III, Copyright and Supervision over S.I.A.E., General Direction for Library Heritage, Cultural Institutes and Copyright, Ministry for Cultural heritage and Activities, Roma
Tiberio SCHMIDLIN, Counsellor (Trade, Intellectual Property), Permanent Mission, Geneva
JAPON/JAPAN
Hiroki KITAMURA, Director, Multilateral Policy Office, International Affairs Division, General Affairs Department, Japan Patent Office, Tokyo
Kenji SHIMADA, Deputy Director, International Affairs Division, General Affairs Department, Japan Patent Office, Tokyo
Satoshi FUKUDA, First Secretary, Permanent Mission, Geneva
KAZAKHSTAN
Bauyrzhan KAZBEKOV, Head, Organization Control and Personnel Direction, Committee on Intellectual Property Rights, Ministry of Justice, Astana
KENYA
Edward SIGEI, Chief Legal Officer, Kenya Copyright Board (KECOBO), Nairobi
KOWEIT/KUWAIT
Hussain M. SAFAR, attaché (affaires commerciales), Mission permanente, Genève
LIBAN/LEBANON
Abbas MTEIREK, Head, Service of Treaties, Department of International Organizations, Ministry of Foreign Affairs and Emigrants, Beirut
MADAGASCAR
Haja RASOANAIVO, conseiller, Mission permanente, Genève
MALAISIE/MALAYSIA
Ismail MOHAMAD BKRI, Counsellor, Permanent Mission, Geneva
MALI
Andogoly GUINDO, directeur général, Bureau malien du droit dauteur (BUMDA), Bamako
Moussa CISSE, chargé des affaires juridiques et des accords de coopération, Centre malien de promotion de la propriété industrielle (CEMAPI), Ministère de l'économie, de l'industrie et du commerce, Bamako
MAROC/MOROCCO
Mohamed EL MHAMDI, ministre, Mission permanente, Genève
Amina ADNANI (Mme), chef, Service de la coordination juridique, Office marocain de la propriété industrielle et commerciale, Casablanca
MAURICE/MAURITIUS
Adam KOODORUTH, premier secrétaire, Mission permanente, Genève
Dislshaad UTEEM (Mme), premier secrétaire, Mission permanente, Genève
MEXIQUE/MEXICO
José R. LÓPEZ DE LEÓN, Segundo Secretario, Misión Permanente, Ginebra
Brenda BAEZA MERCADO (Sra.), Especialista en Propiedad Industrial, Instituto Mexicano de la Propiedad Industrial (IMPI), México, D.F.
MONACO
Carole LANTERI (Mlle), représentant permanent adjoint, Mission permanente, Genève
Gilles REALINI, deuxième secrétaire, Mission permanente, Genève
MYANMAR
Lynn Marlar LWIN (Ms.), Second Secretary, Permanent Mission, Geneva
NÉPAL/NEPAL
Shanker Das BAIRAGI, Ambassador, Permanent Representative, Permanent Mission, Geneva
Ram Sharan CHIMORIYA, Director, Industrial Property Section, Department of Industry, Ministry of Industry, Commerce and Supplies, Kathmandu
Hari Prasad ODARI, Second Secretary, Permanent Mission, Geneva
NICARAGUA
Adriana Sarai DIAZ MORENO (Sra.), Registradora Suplente Propiedad Intelectual, Ministerio de Fomento, Industria y Comercio, Managua
NIGÉRIA/NIGERIA
Ibrahim HASSAN, Intern, Permanent Mission, Geneva
NORVÈGE/NORWAY
Hedvig BENGSTON (Ms.), Senior Legal Adviser, Legal and Political Affairs, Norwegian Industrial Property Office (NIPO), Oslo
PAKISTAN
Sajjad AHMAD, Director General, Intellectual Property Organization of Pakistan (IPO-Pakistan), Islamabad
PANAMA
Yasmina PIMENTEL (Sra.), Viceministra de Industrias y Comercio, Ministerio de Comercio e Industrias, Panamá
Virgilio SOUSA VALDÉS, Director Nacional de Comercio, Ministerio de Comercio e Industrias, Panamá
PARAGUAY
Raúl MARTÍNEZ, Primer Secretario, Misión Permanente, Ginebra
PAYS-BAS/NETHERLANDS
Margreet GROENENBOOM (Ms.), Policy Advisor Intellectual Property, Directorate General for Enterprise and Innovation, Department for Innovation, Ministry of Economic Affairs, The Hague
PÉROU/PERU
Giancarlo LEON COLLAZOS, Primer Secretario, Misión Permanente, Ginebra
PHILIPPINES
Maria Corazon MARCIAL (Ms.), Director III, Bureau of Trademarks, Intellectual Property Office of Philippines (IPOPHL), Taguig City
Josephine M. REYNANTE (Miss), First Secretary, Permanent Mission, Geneva
PORTUGAL
Filipe RAMALHEIRA, premier secrétaire, Mission permanente, Genève
QATAR
Ibrahim ALSAYED, Cultural Expert, Heritage Department, Ministry of Culture, Arts and Heritage, Doha
RÉPUBLIQUE DE CORÉE/REPUBLIC OF KOREA
PARK Jaehun, Director, Multilateral Affairs Division, Korean Intellectual Property Office (KIPO), Daejeon
PARK Hyunsoo, Senior Deputy Director, Multilateral Affairs Division, Korean Intellectual Property Office (KIPO), Daejeon
JEONG Moncheol (Mrs.), Assistant Deputy Director, Multilateral Affairs Division, Korean Intellectual Property Office (KIPO), Daejeon
RÉPUBLIQUE DE MOLDOVA/REPUBLIC OF MOLDOVA
Lilia BOLOCAN (Mrs.), Director General, State Agency on Intellectual Property (AGEPI), Chisinau
Liliana VIERU (Mrs.), Deputy Director, Intellectual Property Promotion and Publishing Department, State Agency on Intellectual Property (AGEPI), Chisinau
RÉPUBLIQUE DOMINICAINE/DOMINICAN REPUBLIC
Ysset ROMAN (Sra.), Ministro Consejero, Misión Permanente, Ginebra
María Ayalivis GARCIÁ MEDRANO (Sra.), Coordinadora, Departamento de Relaciones Internacionales e Interinstitucionales, Oficina Nacional de la Propiedad Industrial (ONAPI), Santo Domingo
RÉPUBLIQUE POPULAIRE DÉMOCRATIQUE DE CORÉE/DEMOCRATIC PEOPLES REPUBLIC OF KOREA
KIM Tong Hwan, Counsellor, Permanent Mission, Geneva
RÉPUBLIQUE TCHÈQUE/CZECH REPUBLIC
Anna MORAVCOVÁ (Mrs.), Advisor, Copyright Department, Ministry of Culture, Prague
Ev~en MARTÍNEK, Lawyer, International Department, Industrial Property Office, Prague
Jan WALTER, Third Secretary, Permanent Mission, Geneva
ROUMANIE/ROMANIA
Alexandru Cristian ^TRENC, Deputy Director General, State Office for Inventions and Trademarks (OSIM), Bucharest
Daniela BUTCA (Mrs.), Head, International Cooperation Bureau, State Office for Inventions and Trademarks (OSIM), Bucharest
Eugenia OPRESCU (Mrs.), International Cooperation Expert, State Office for Inventions and Trademarks (OSIM), Bucharest
ROYAUME-UNI/UNITED KINGDOM
Michelle FREW (Ms.), Deputy Director, Intellectual Property Office, Newport
Miranda DAWKING (Mrs.), Head, Trade Policy Team, Intellectual Property Office, Newport
Hywel MATTHEWS, International Institutions Officer, Intellectual Property Directorate, Intellectual Property Office, Newport
Sean SMITH, Policy Advisor, International Policy Directorate, Intellectual Property Office, Newport
Nicola NOBLE (Ms.), Second Secretary, Permanent Mission, Geneva
SAINT-SIÈGE/HOLY SEE
Silvano M. TOMASI, nonce apostolique, observateur permanent, Mission permanente, Genève
Carlo Maria MARENGHI, membre, Mission permanente, Genève
SÉNÉGAL/SENEGAL
Fodé SECK, ambassadeur, représentant permanent, Mission permanente, Genève
Abdourahmane Fady DIALLO, directeur technique, Agence sénégalaise pour la propriété industrielle et linnovation technologique (ASPIT), Ministère des mines, de l'industrie, de lagroindustrie et des petites et moyennes entreprises, Dakar
Ndèye Ndèye Fatou LO (Mme), premier conseiller, Mission permanente, Genève
SLOVAQUIE/SLOVAKIA
Emil }ATKULIAK, Senior Counsellor, Industrial Property Office of the Slovak Republic, Banská Bystrica
SLOVÉNIE/SLOVENIA
Grega KUMER, Third Secretary, Permanent Mission, Geneva
SOUDAN/SUDAN
Osman MOHAMMED, Counsellor, Permanent Mission, Geneva
SUÈDE/SWEDEN
Patrick ANDERSSON, Senior Patent Examiner, Patents, Swedish Patent Office, Stockholm
SUISSE/SWITZERLAND
Alexandra GRAZIOLI (Mme), conseillère juridique senior, Division droit et affaires internationales, Institut fédéral de la propriété intellectuelle (IPI), Berne
Lena LEUENBERGER (Mme), conseillère juridique, Division droit et affaires internationales, Institut fédéral de la propriété intellectuelle (IPI), Berne
SWAZILAND
Stephen MAGAGULA, Registrar, Intellectual Property Office, Mbabane
THAÏLANDE/THAILAND
Pisanu CHANVITAN, Ambassador, Permanent Representative, Permanent Mission, Geneva
Veranant NEELADANUVONGS, Deputy Director General, Department of industrial Promotion, Ministry of Industry, Bangkok
Thanit NGANSAMPANTRIT, Head, International Cooperation Section 2 (Europe), Division of Intellectual Property Promotion and Development, Department of Intellectual Property, Ministry of Commerce, Nonthaburi
Tanyarat MUNGKALARUNGSI (Ms.), First Secretary, Permanent Mission, Geneva
Thanavon PAMARANON (Ms.), Second Secretary, Department of International Economic Affairs, Ministry of Foreign Affairs, Bangkok
Sompit NAENNAR (Ms.), Foreign Relations Officer, Department of Industrial Promotion, Ministry of Foreign Affairs, Bangkok
TOGO
Nna Sary KANDA (Mme), directrice générale, Institut national de la propriété industrielle et de la technologie (INPIT), Ministère du commerce, de lindustrie, de lartisanat et des petites et moyennes entreprises, Lomé
TRINITÉ-ET-TOBAGO/TRINIDAD AND TOBAGO
Justin SOBION, First Secretary, Permanent Mission, Geneva
TUNISIE/TUNISIA
Moncef BAATI, ambassadeur, représentant permanent, Mission permanente, Genève
Mokhtar HAMDI, directeur, Propriété industrielle et registre central du commerce, Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle (INNORPI), Tunis
Raja YOUSFI (Mme), conseiller, Mission permanente, Genève
TURQUIE/TURKEY
Ismail GÜMÜS, Patent Examiner, International Affairs Department, Turkish Patent Institute (TPI), Ankara
URUGUAY
Maria Del Rosario MOREIRA MENDEZ (Sra.), Asesora, Dirección Nacional de Propiedad Industrial, Montevideo
Gabriel BELLON, Consejero, Misión Permanente, Ginebra
VENEZUELA (RÉPUBLIQUE BOLIVARIENNE DU)/VENEZUELA (BOLIVARIAN REPUBLIC OF)
Oswaldo REQUES OLIVEROS, Primer Secretario, Misión Permanente, Ginebra
VIET NAM
NGUYEN Duc Dung, Head, International Cooperation Division, National Office of Intellectual Property (NOIP), Ministry of Science and Technology, Hanoi
MAI Van Son, Counsellor, Permanent Mission, Geneva
YÉMEN/YEMEN
Abdallah Mohammed BADDAH, Director, Intellectual Property Office, Intellectual Property Section, Ministry of Culture, Sanaa
ZAMBIE/ZAMBIA
Ngosa MAKASA (Ms.), Senior Examiner Patents, Trademarks, Patents and Companies Registration Agency (PACRA), Ministry of Commerce, Trade and Industry, Lusaka
Lillian Saili BWALYA (Mrs.), First Secretary (Commercial Affairs), Permanent Mission, Geneva
II. ORGANISATIONS INTERNATIONALES INTERGOUVERNEMENTALES/ INTERNATIONAL INTERGOVERNMENTAL ORGANIZATIONS
ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR LALIMENTATION ET LAGRICULTURE (FAO)/FOOD AND AGRICULTURE ORGANIZATION FOR THE UNITED NATIONS (FAO)
Shakeel BHATTI, Secretary, International Treaty on Plant Genetic Resources for Food and Agriculture, Plant Production and Protection Division, Rome
CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES SUR LE COMMERCE ET LE DÉVELOPPEMENT (CNUCED)/UNITED NATIONS CONFERENCE ON TRADE AND DEVELOPMENT (UNCTAD)
Ermias Tekeste BIADGLENG, Legal Expert, Intellectual Property Unit, Division on Investment and Enterprise, Geneva
UNION EUROPÉENNE (UE)/EUROPEAN UNION (EU)
Delphine LIDA (Mrs.), Counsellor, Permanent Delegation, Geneva
ORGANISATION AFRICAINE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE(OAPI)/AFRICAN INTELLECTUAL PROPRETY ORGANIZATION (OAPI)
Paulin EDOU EDOU, directeur général, Yaoundé
ORGANISATION EURASIENNE DES BREVETS (OEAB)/EURASIAN PATENT ORGANIZATION (EAPO)
Khabibullo FAYAZOV, Vice-President, Moscow
OFFICE EUROPÉEN DES BREVETS (OEB)/EUROPEAN PATENT OFFICE (EPO)
Konstantinos KARACHALIOS, Representative, Directorate International Affairs, Munich, Germany
ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ (OMS)/WORLD HEALTH ORGANIZATION (WHO)
Peter BEYER, Senior Adviser, Department of Public Health, Innovation and Intellectual Property, Geneva
ORGANISATION RÉGIONALE AFRICAINE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (ARIPO)/AFRICAN REGIONAL INTELLECTUAL PROPERTY ORGANIZATION (ARIPO)
Christopher J. KIIGE, Director, Industrial Property, Harare
ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE (OIF)
Ridha BOUABID, ambassadeur, observateur permanent, Délégation permanente, Genève
Sandra COULIBALY LEROY (Mme), observateur permanent adjoint, Délégation permanente, Genève
SOUTH CENTRE
Carlos CORREA, Special Advisor, Trade and Intellectual Property, Geneva
Germán VELASQUEZ, Special Advisor, Health and Development, Geneva
Viviana MUÑOZ TELLEZ (Ms.), Manager, Innovation and Access in Knowledge Programme, Geneva
Nirmalya SYAM, Programme Officer, Innovation and Access to Knowledge Programme, Geneva
Melinda MINTY (Ms.), Intern, Innovation and Access to Knowledge Programme, Geneva
Kevon SWAM, Intern, Innovation and Access to Knowledge Programme, Geneva
ORGANISATION MONDIALE DU COMMERCE (OMC)/WORLD TRADE ORGANIZATION (WTO)
Jayashree WATAL (Mrs.), Counsellor, Intellectual Property Division, Geneva
Xiaoping WU (Mrs.), Counsellor, Intellectual Property Division, Geneva
UNION AFRICAINE (UA)/AFRICAN UNION (AU)
Georges-Remi NAMEKONG, Counsellor, Permanent Delegation, Geneva
ORGANISATION DE COOPÉRATION ISLAMIQUE (OCI)/ORGANIZATION OF ISLAMIC COOPERATION (OIC)
Slimane CHIKH, ambassadeur, observateur permanent, Délégation permanente, Genève
Fuat CANAN, premier secrétaire, Délégation permanente, Genève
III. ORGANISATIONS INTERNATIONALES NON GOUVERNEMENTALES / INTERNATIONAL NON-GOVERNMENTAL ORGANIZATIONS
Association IQSensato (IQSensato)
Sisule F. MUSUNGU, President, Geneva
Susan ISIKO TRBA (Ms.), Expert, Geneva
Association européenne des étudiants en droit (ELSA international)/European Law StudentsAssociation (ELSA International)
Guillaume ANDRE, Head, ELSA France, Paris
Davide ARDUINI, Representative, ELSA Italy
Hilma-Karoliina MARKKANEN, Representative, ELSA Finland
Hande ÖZTÜRK, Representative, ELSA Turkey
Association internationale pour la protection de la propriété intellectuelle (AIPPI)/International Association for the Protection of Intellectual Property (AIPPI)
Michael John BRUNNER, Chairman, Q207, Zurich
Association littéraire et artistique internationale (ALAI)/International Literary and Artistic Association (ALAI)
Victor NABHAN, président, Paris
Centre international pour le commerce et le développement durable (ICTSD)/International Centre for Trade and Sustainable Development (ICTSD)
Pedro ROFFE, Senior Associate, Programme on Innovation, Technology and Intellectual Property, Geneva
Ahmed ABDEL LATIF, Senior Programme Manager, Programme on Innovation Technology and Intellectual Property, Geneva
Alessandro MARONGIU, Programme Assistant, Programme on Innovation, Technology and Intellectual Property, Geneva
Daniella Maria ALLAM (Miss), Junior Programme Officer, Programme on Innovation, Technology and Intellectual Property, Geneva
Chamber of Commerce and Industry of the Russian Federation (CCIRF)Elena KOLOKOLOVA (Mrs.), Representative, Geneva
Chambre de commerce internationale (CCI)/International Chamber of Commerce (ICC)
Jennifer BRANT (Ms.), Consultant, Geneva
Communia, International Association on the Public Domain (COMMUNIA)
Mélanie DULONG DE ROSNAY, President of the Administration Council, Paris
Creative Commons Corporation
Andrés GUADAMUZ, Representative, Edinburgh, United Kingdom
CropLife International
Tatjana R. SACHSE (Ms.), Legal Advisor, Geneva
Fédération ibéro-latino-américaine des artistes interprètes ou exécutants (FILAIE)/
Ibero-Latin-American Federation of Performers (FILAIE)
Luis COBOS PAVÓN, Presidente, Madrid
José Luis SEVILLANO ROMERO, Presidente del Comité Técnico, Madrid
Paloma LÓPEZ PELÁEZ (Sra.), Miembro del Comité Legal, Comité Jurídico, Madrid
Carlos LÓPEZ SÁNCHEZ, Miembro del Comité Legal, Madrid
Miguel PÉREZ SOLÍS, Asesor Legal, Departamento Jurídico, Madrid
Fédération internationale de lindustrie du médicament (FIIM)/International Federation of Pharmaceutical Manufacturers Associations (IFPMA)
Guilherme CINTRA, Manager, Innovation, Intellectual Property and Trade, Geneva
Andrew P. JENNER, Director, Innovation, Intellectual Property and Trade, Geneva
Chiara GHERARDI (Ms.), Policy Analyst, Geneva
Fédération internationale de lindustrie phonographique (IFPI)/International Federation of the Phonographic Industry (IFPI)
Elena BLOBEL (Ms.), Legal Adviser, Global Legal Policy, London
Fédération internationale de la vidéo (IVF)/International Video Federation (IVF)
Scott MARTIN, Legal Advisor, Brussels
Benoît MÜLLER, Legal Advisor, Brussels
Fédération internationale des associations de producteurs de films (FIAPF)/
International Federation of Film Producers Associations (FIAPF)
Bertrand MOULLIER, Senior Expert, Paris
Free Software Foundation Europe (FSFE)
Karsten GERLOFF, President, Berlin
Institute for Intellectual Property and Social Justice (IIPSJ)
Jamar STEVE, Associate Director, Howard University School of Law, Washington, D.C.
International Committee for the Indians of the Americas (INCOMINDIOS)/International Committee for the Indians of the Americas (INCOMINDIOS)
Erich KOFMEL, Member United Nations Working Group, Zurich
Internationale de léducation (IE)/Education International (EI)
David ROBINSON, Senior Advisor, Brussels
Internet Society (ISOC)
Nicolas SEITLER, Policy Advisor, Geneva
Knowledge Ecology International (KEI)
Thiru BALASUBRAMANIAM, Representative, Geneva
Latin Artis
Abel MARTIN VILLAREJO, Head, Madrid
Médecins Sans Frontières (MSF)
Michelle CHILDS (Ms.), Director, Policy Advocacy, Campaign for Access to Essential Medicines, Geneva
Katy ATHERSUCH (Ms.), Medical Innovation and Access Policy Advisor, Geneva
Hafiz AZIZ-UR-REHMAN, Legal and Policy Advisor, Geneva
Medicines Patent Pool
Esteban BURRONE, Policy Advisor, Geneva
Union internationale des éditeurs (UIE)/International Publishers Association (IPA)
Jens BAMMEL, Secretary General, Geneva
IV. BUREAU/OFFICERS
Président/Chair: Mohamed Siad DOUALEH (Djibouti)
Vice-Président/Vice-Chair: Alexandra GRAZIOLI (Mme/Mrs.) (Suisse/Switzerland)
Secrétaire/Secretary: Irfan BALOCH (OMPI/WIPO)
V. SECRÉTARIAT DE LORGANISATION MONDIALE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (OMPI)/SECRETARIAT OF THE WORLD INTELLECTUAL PROPERTY ORGANIZATION (WIPO)
Francis GURRY, directeur général/Director General
Geoffrey ONYEAMA, vice-directeur général/Deputy Director General
Irfan BALOCH, secrétaire du Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) et directeur, Division de la coordination du Plan daction pour le développement/Secretary to the Committee on Development and Intellectual Property (CDIP) and Director, Development Agenda Coordination Division
Lucinda LONGCROFT (Mme/Mrs.), directrice adjointe par intérim, Division de la coordination du Plan daction pour le développement/Acting
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