SOMMAIRE - TEL
III - CHROMATOGRAPHIE EN PHASE LIQUIDE HAUTE PERFORMANCE ......
CCM CP. adsoption échange d'ions échange de ligandes exclusion. partage ...
Comme pour les autres techniques chromatographiques, l'HPLC permet de
séparer les ... La pureté de l'échantillon exprimée en % corrigé par normalisation
interne, ...
part of the document
ercie vivement Monsieur Serge ALAMERCERY qui ma conseillé et guidé pour différentes analyses complémentaires (IR, Thermiques) réalisées à Solaize.
Je tiens à exprimer toute ma gratitude à Madame GRENIER LOUSTALOT (présidente du jury), Monsieur HUVENNE (rapporteur), Madame LACROIX, Monsieur LANCELIN, Monsieur LANTERI (directeur de thèse), Monsieur RUDAZ (rapporteur), Monsieur ALAMERCERY (invité) et Monsieur LONGERAY (invité) pour avoir accepté de juger le contenu de cette thèse et de participer au jury.
Sans tous les citer, je remercie toutes les personnes qui mont aidé dans mes travaux.
Je réserve une pensée très chaleureuse à mes collègues de lunité TCMA du Centre de Recherches du Bouchet et aux personnes du laboratoire danalyse de SORGUES et du CNRS de SOLAIZE pour leur chaleureux accueil et leur collaboration.
Enfin et surtout, jexprime toute ma gratitude et de grands remerciements à tous les membres de ma famille pour mavoir permis de poursuivre mes études dans les meilleures conditions possibles.
TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION GENERALE 16
PREMIERE PARTIE : BIBLIOGRAPHIE
SOMMAIRE 20
I - INTRODUCTION 21
1.1 - Les propergols 21
1.2 - Le CL20 23
1.2.1 - Intérêt du CL20
1.2.1.1 - Intérêt dune forme cage et de la présence des groupements nitro NO2
1.2.1.2 - Le rapport coût/ performance
1.2.2 - Fabrication du CL20
1.2.2.1 - Les impuretés du CL20
1.2.3 - Utilisation du CL20
1.3 - Propriétés et formes polymorphes du CL20 28
1.3.1 - Le polymorphisme (notion et rappel)
1.3.1.1 - Généralités
1.3.1.2 - Méthodologie pour lanalyse du polymorphisme
1.3.1.3 - Etude du polymorphisme
1.3.1.4 - Cas du CL20
1.3.2 - Les formes polymorphes du CL20
1.3.3 - Caractéristiques des formes polymorphes du CL20
1.3.4 - Etat physique
1.3.5 - Prédictions des propriétés physico-chimiques du CL20
1.3.6 - Solubilité compatibilité
1.3.7 - Toxicité
1.3.8 - Décomposition
1.3.9 - Comportement pyrotechnique
1.4 - Transitions polymorphiques et diagrammes de phase du CL20 39
1.4.1 - Travaux du Centre de Recherches du Bouchet
1.4.1.1 - Test dépreuve sous vide (ESV) pour connaître la stabilité dun produit
1.4.2 - Travaux publiés dans la littérature
1.5 - Conclusion 42
Références bibliographiques 46
DEUXIEME PARTIE : CARACTERISATION DES FORMES POLYMORPHES DU CL20
SOMMAIRE 54
INTRODUCTION 56
II - MICROSCOPIE ELECTRONIQUE A BALAYAGE (MEB) 57
2.1 - Principe du MEB 57
2.2 - Application 57
2.3 - Expérimentation 57
2.3.1 - Caractéristiques du M.E.B. (JEOL JSM 5300)
2.3.2 - Eléments constitutifs du M.E.B. (JEOL JSM 5300)
2.3.3 - Mode opératoire
2.3.3.1 - Préparation de léchantillon
2.3.4 - Résultats et discussion
2.3.4.1 - Forme alpha (CL2089)
2.3.4.2 - Forme bêta (CL2089)
2.3.4.3 - Forme gamma (CL2089)
2.3.4.4 - Forme epsilon (CL2089)
2.3.4.5 - Impureté pentanitrée
2.4 - Conclusion 63
III - CHROMATOGRAPHIE EN PHASE LIQUIDE HAUTE PERFORMANCE (HPLC) 64
3.1 - Principe de lHPLC 64
3.2 - Application 65
3.3 - Expérimentation 66
3.3.1 - Appareillage
3.3.2 - Mode opératoire
3.3.2.1 - Préparation de léchantillon
3.3.2.2 - Conditions opératoires employées
3.3.2.3 - Injections
3.3.3 - Résultats et discussion
3.4 - Conclusion 68
IV - ANALYSE THERMIQUE DIFFERENTIELLE (ATD) 68
4.1 - Introduction 68
4.2 - Principe 68
4.2.1 - Analyse thermique différentielle ATD
(ou DTA pour Differential Thermic Analysis)
4.2.2 - Analyse calorimétrique différentielle ACD
(ou DSC pour Differential Scanning Calorimetry)
4.3 - Comparaison DTA/DSC 72
4.4 - Traitement et exploitation des thermogrammes 72
4.5 - Applications 72
4.6 - Conclusion 73
4.7 - Expérimentation 73
4.7.1 - Conditions opératoires
4.7.2 - Résultats et discussion
4.8 - Conclusion 76
V - CINETIQUE THERMIQUE EN TRANSMISSION IR 76
5.1 - Principe 76
5.2 - Applications 76
5.3 - Expérimentation 76
5.3.1 - Appareillage
5.3.2 - Mode opératoire
5.3.2.1 - Préparation de léchantillon
5.3.2.2 - Conditions opératoires
5.4 - Résultats et discussion 77
5.5 - Conclusion 84
VI - COUPLAGE ATG/IR 84
6.1 - Principe 84
6.2 - Expérimentation 85
6.2.1 - Appareillage
6.2.2 - Mode opératoire
6.2.2.1 - Préparation de léchantillon
6.2.2.2 - Conditions opératoires
6.3 - Résultats et discussion 86
CONCLUSION 94
Références bibliographiques 98
TROISIEME PARTIE : DEVELOPPEMENT DUNE METHODE DANALYSE QUANTITATIVE
SOMMAIRE 102
INTRODUCTION 106
VII - ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE 106
7.1 - Les avantages des instruments à TF par rapport aux spectromètres dispersifs 106
7.2 - Utilisation des techniques infrarouge dans le domaine des explosifs 107
7.3 - Apport des techniques chimiométriques 110
7.3.1 - Analyse de données et méthodes chimiométriques
7.3.2 - Lanalyse quantitative et lapport des méthodes chimiométriques au traitement des spectres infrarouges
7.3.3 - Les méthodes de prédictions quantitatives multivariées ou étalonnages (calibrations)
7.3.3.1 - Régression linéaire et Méthode des moindres carrés
7.3.3.2 - La régression linéaire multiple et lanalyse multicomposants
7.3.4 - Les méthodes de compression de données
7.3.5 - La méthode des moindres carrés partiels PLS
7.3.5.1 - Le modèle
7.3.5.2 - Loffre logicielle
7.3.6 - Exemples dapplications de la méthode des moindres carrés partiels en analyse quantitative
CONCLUSION 123
VIII - ETUDE EXPLORATOIRE - DEMARCHE EXPERIMENTALE 124
8.1 - Domaine détalonnage et choix des mélanges étalons 124
8.2 - Conception de la matrice détalonnage 125
8.3 - Matrice détalonnage et plan de mélanges avec contraintes 125
8.4 - Construction de la matrice détalonnage à partir des points informatifs 126
8.5 - Réponses expérimentales 128
8.6 - Expérimentation 129
8.6.1 - Réalisation des mélanges étalons
8.6.2 - Techniques déchantillonnage et de saisie des spectres IR
8.6.2.1 - Appareillage et Logiciels dexploitation des données
8.6.2.2 - Echantillonnage
8.6.2.3 - Saisie des spectres
8.7 - Exploitation des résultats 132
8.7.1 - Méthodes danalyse développées en « Externe »
8.7.1.1 - Exportation et mise en forme des données spectrales
8.7.1.2 - Exploitation des données spectrales
8.7.1.3 - Analyse des modèles retenus
8.7.2 - Méthodes danalyse développées en « Interne » avec Turbo Quant
8.7.3 - Analyse de lots industriels
8.7.3.1 - Etude préliminaire
8.7.3.2 - Analyse d un échantillonnage de 14 lots industriels
8.7.3.3 - Discussion des résultats pour l analyse de la forme µ
8.7.3.4 - Discussion des résultats pour l analyse de la forme ±, ² et ³
8.7.4 - Conclusion
IX - DEVELOPPEMENT DE LA METHODE DANALYSE QUANTITATIVE : APPROCHE DEFINITIVE 147
9.1 - Travaux préliminaires 147
9.1.1 - Analyse thermique différentielle
9.1.2 - Sensibilité spectrale de la forme (
9.1.3 - Influence de limpureté pentanitrée
9.1.4 - Conclusion
9.2 - Mise au point dune nouvelle technique de préparation de la pastille de KBr 152
9.2.1 - Facteurs expérimentaux et réponses
9.2.2 - Matrices dexpériences et plans dexpérimentations
9.2.3 - Mise en uvre de lexpérimentation
9.2.3.1 - Saisie des spectres
9.2.3.2 - Résultats expérimentaux
9.2.4 - Exploitation des résultats
9.2.4.1 - Granulométrie après broyage (Y1)
9.2.4.2 - Granulométrie après mélangeage (Y2)
9.2.4.3 - Epaisseur de la pastille et énergie du faisceau IR absorbée (Y3 et Y4)
9.2.5 - Variabilité spectrale
9.2.6 - Conclusion
9.3 - Matrice détalonnage et plan de mélanges avec contraintes 163
9.4 - Construction de la Matrice détalonnage à partir des points informatifs 164
9.5 - Réponses expérimentales 165
9.6 - Expérimentation du second plan dexpériences 166
9.6.1 - Réalisation des mélanges étalons
9.6.2 - Techniques déchantillonnage et de saisie des spectres IR
9.6.2.1 - Appareillage et Logiciels dexploitation des données
9.6.2.2 - Echantillonnage
9.6.2.3 - Saisie des spectres
9.7 - Exploitation des résultats 169
9.7.1 - Méthodes danalyse développées en « Externe »
9.7.1.1 - Exportation et mise en forme des données spectrales
9.7.1.2 - Exploitation des données spectrales
9.7.1.3 - Analyse des modèles retenus
9.7.2 - Méthodes danalyse développées en « Interne » avec Turbo Quant
CONCLUSION 181
X - COMPARAISON Moyen IR / Proche IR 182
10.1 - Applications 182
10.2 - Expérimentation 183
10.3 - Etalonnage 183
10.4 - Résultats et discussion 184
10.5 - Conclusion 185
XI - VALIDATION INDUSTRIELLE 187
11.1 - Analyse de lots industriels 187
11.1.1 - Analyse dun échantillonnage de 10 lots industriels
11.1.2 - Discussion des résultats pour l analyse de la forme polymorphe µ
11.1.3 - Discussion des résultats pour l analyse des formes polymorphes ±, ² et ³
11.1.4 - Comparaison partie exploratoire plan n°1 (méthode TQ3) et partie approche définitive plan n°2 (méthode TQ4)
11.1.5 - Conclusion
11.2 - Transfert de la méthode sur le site de production 193
11.2.1 - Introduction
11.2.2 - Démarche expérimentale
11.2.2.1 - Domaine détalonnage
11.2.2.2 - Construction de la matrice détalonnage à partir des points informatifs
11.2.3 - Expérimentation
11.2.3.1 - Réalisation des mélanges étalons
11.2.3.2 - Techniques déchantillonnage et saisie des spectres IR
11.2.4 - Exploitation des résultats
11.2.4.1 - Méthodes danalyse développées avec QUANT+
11.2.4.2 - Méthodes danalyse développées avec TURBO QUANT
CONCLUSION 202
XII - SUIVI DE LA METHODE 202
12.1 - Introduction 202
12.2 - Etude exploratoire 202
12.2.1 - Discussion
12.2.2 - Conclusion
12.3 - Mise au point du contrôle 204
12.3.1 - Suivi de la méthode de dosage (TQ4)
12.3.2 - Etude de lorigine des fluctuations
12.3.2.1 - Elaboration et réalisation de la matrice détalonnage sans étalon interne
12.3.2.2 - Méthode danalyse développée avec TQ sans étalon interne
12.3.2.3 - Recherche dun étalon interne
12.3.2.4 - Matrice détalonnage avec létalon interne
12.3.2.5 - Méthode danalyse développée avec létalon interne
CONCLUSION GENERALE 222
PERSPECTIVES 224
Références bibliographiques 228
ANNEXES 238
INTRODUCTION GENERALE
Ce travail sinscrit dans le cadre dun contrat CIFRE dont jai bénéficié, entre le laboratoire de Chimiométrie de lUniversité Claude Bernard LYON 1 et le groupe SNPE, plus particulièrement le Centre de Recherches du BOUCHET (C.R.B.). Ce type de contrat permet détablir une collaboration industrie-université et au doctorant de mieux connaître le travail en entreprise en complétant utilement sa formation universitaire.
Le groupe SNPE est un ensemble de sociétés regroupant plusieurs domaines dactivité (chimie, composés énergétiques, propulsion
). Nous avons travaillé dans le domaine des explosifs, pour lanalyse de lHexaazahexaNitroIsoWurtzitane (ou HNIW), dit CL20, qui est une molécule énergétique de nouvelle génération de la famille des nitramines cages.
Le CL20, présente un polymorphisme avec quatre formes dénommées (, (, ( et (. Seule la forme ( possède les propriétés dusage intéressant le groupe SNPE. Bien que le procédé de synthèse soit optimisé pour obtenir sélectivement la forme (, les trois autres formes peuvent être présentes et sont considérées comme des impuretés.
Le cahier des charges industriel implique la commercialisation dun produit dont la teneur en forme ( soit supérieure à 95% avec estimation de la teneur des autres formes. Pour le groupe SNPE, il en résulte lobligation de mettre en uvre une méthode analytique de dosage du polymorphisme avec une précision correspondant aux impératifs techniques et commerciaux, en respectant une spécification pour pouvoir en garantir la pureté.
Par définition, aucune méthode chimique nétant susceptible de différencier des formes polymorphes, seule une méthode danalyse physique est envisageable. Des études préliminaires ont montré que la diffraction X nétaient pas utilisables dans le contexte industriel et que la spectrométrie infrarouge à transformée de Fourier (IRTF) présentait un intérêt potentiel ; cest ce choix qui a été fait par le groupe SNPE, dans le but dimplanter ensuite la méthode sur ses sites de production.
En sappuyant sur ces travaux préliminaires, lobjet du présent travail est de mettre au point, doptimiser et de valider une méthode danalyse quantitative du CL20 polymorphe par spectrométrie IRTF. Pour ce faire, nous avons utilisé les ressources des méthodes chimiométriques, que ce soit pour concevoir notre expérimentation (plans dexpériences), ou pour traiter linformation expérimentale qui en est résultée (analyses de données, méthode PLS).
En spectrométrie infrarouge, les différences structurelles entre les formes polymorphes se traduisent seulement par quelques différences vibrationnelles qui, a priori, devraient pouvoir être utilisées à des fins analytiques. Par rapport à la spectrométrie infrarouge dispersive primitive, lintérêt de lIRTF réside dans sa très grande précision en fréquences, dans sa vitesse dacquisition des spectres, dans sa sensibilité ; dautre part linformation numérique saisie permet daffiner les méthodes de dosage à laide de traitements mathématiques appropriés (correction de ligne de base, dérivée première).
Nous avons donc postulé que lassociation de la spectrométrie IRTF et des techniques chimiométriques devait être explorée pour le dosage polymorphique des lots de fabrication du CL20.
La première partie de la thèse intitulée BIBLIOGRAPHIE, fait le point sur le CL20, la notion de polymorphisme, les techniques analytiques.
La deuxième partie : CARACTERISATION DES FORMES POLYMORPHES DU CL20 consiste à présenter les techniques analytiques (MEB, HPLC, méthodes thermiques) utilisées pour caractériser les quatre formes polymorphes du CL20.
La troisième partie : ANALYSE QUANTITATIVE présente les différentes étapes de la mise en uvre de la méthode analytique préconisée :
létude bibliographique et choix de la spectrométrie IRTF en Moyen IR (MIR)
le développement dune méthode de dosage quantitative des 4 formes polymorphes du CL20 à laide du « couplage » IRTF/CHIMIOMETRIE
la comparaison Moyen IR (MIR) et Proche IR (NIR)
la validation industrielle : analyse de lots industriels et réalisation du transfert de la méthode de dosage sur un site de production du groupe SNPE (SORGUES)
le suivi de la méthode : réalisation de cartes de contrôles
les perspectives.
Cet important chapitre a pour but de confirmer les performances de la spectrométrie IRTF pour lacquisition des données spectrales, de rechercher et demployer les meilleurs outils chimiométriques pour effectuer la structuration de lexpérimentation et le traitement des données spectrales pour lanalyse quantitative, afin de développer une méthode de dosage en respectant les impératifs techniques et commerciaux imposés.
SOMMAIRE
I - INTRODUCTION
1.1 - Les propergols
1.2 - Le CL20
1.2.1 - Intérêt du CL20
1.2.1.1 - Intérêt dune forme cage et de la présence des groupements nitro NO2
1.2.1.2 - Le rapport coût/ performance
1.2.2 - Fabrication du CL20
1.2.2.1 - Les impuretés du CL20
1.2.3 - Utilisation du CL20
1.3 - Propriétés et formes polymorphes du CL20
1.3.1 - Le polymorphisme (notion et rappel)
1.3.1.1 - Généralités
1.3.1.2 - Méthodologie pour lanalyse du polymorphisme
1.3.1.3 - Etude du polymorphisme
1.3.1.4 - Cas du CL20
1.3.2 - Les formes polymorphes du CL20
1.3.3 - Caractéristiques des formes polymorphes du CL20
1.3.4 - Etat physique
1.3.5 - Prédictions des propriétés physico-chimiques du CL20
1.3.6 - Solubilité compatibilité
1.3.7 - Toxicité
1.3.8 - Décomposition
1.3.9 - Comportement pyrotechnique
1.4 - Transitions polymorphiques et diagrammes de phase du CL20
1.4.1 - Travaux du Centre de Recherches du Bouchet
1.4.1.1 - Test dépreuve sous vide (ESV) pour connaître la stabilité dun produit
1.4.2 - Travaux publiés dans la littérature
1.5 - Conclusion
Références bibliographiques
I - INTRODUCTION
1.1 - Les propergols
Contrairement aux moteurs classiques de laéronautique brûlant un carburant en présence dair, le moteur-fusée fait appel à des réactions doxydation utilisant des oxydants dits comburants plus énergétiques stockés à bord de la fusée. Ce mode de propulsion simpose pour les missiles à longue portée et pour les lanceurs spatiaux quittant latmosphère terrestre. Toute source dénergie chimique destinée à servir dagent de propulsion en labsence datmosphère terrestre porte le nom de propergol. Cest une substance capable de libérer rapidement une grande quantité dénergie sous forme de gaz chauds éjectés à grande vitesse lors dune combustion chimique.
On peut distinguer deux grandes classes : les propergols liquides et les propergols solides, dont les conditions dutilisation sont complètement différentes.
- les propergols liquides donnent généralement des vitesses déjection, par conséquent des poussées, plus élevées. Leur combustion peut être ralentie, accélérée ou bien stoppée à tout moment grâce à des dispositifs de télécommande. Les propulseurs utilisés sont plus complexes que pour les propergols solides, car les propergols liquides posent des problèmes de stockage et de mise en uvre beaucoup plus difficiles.
- les propergols solides présentent des performances énergétiques inférieures à celles des propergols liquides avec des temps de combustion très brefs, des accélérations très élevées et limpossibilité dinterrompre la réaction une fois que celle-ci est déclenchée. Leur coût est élevé (à poids égal, un propergol composite moderne coûte environ 50 fois plus cher que le couple kérosène-oxygène liquide). Mais leur utilisation est plus simple (le moteur se réduit à la chambre de combustion et à la tuyère) et ils sont prêts à fonctionner à tout moment sans poser de problèmes de stockage importants : ce sont les propergols idéaux pour les engins militaires et pour les propulseurs dappoint des lanceurs civils. Ils se subdivisent en deux classes :
- les propergols homogènes ont une plus faible impulsion spécifique mais leur élaboration est plus simple que celle des propergols composites. Ils contiennent presque toujours de la nitrocellulose (de 50 à 90%) additionnée de trinitrate de glycérol et de dinitrate de diéthylèneglycol.
- les propergols composites apportent dimportants progrès sur la valeur de limpulsion spécifique et sur les propriétés mécaniques. Ils ont permis de fabriquer des «blocs de poudres» de taille croissante constituant les propulseurs dappoint des fusées spatiales modernes. Ils sont constitués de grains dun composé oxydant dispersés dans une masse de polymère jouant simultanément le rôle de liant et de réducteur avec quelques additifs destinés à améliorer les propriétés mécaniques ou énergétiques.
Polyuréthanes et copolymères butadiène-acide acrylique (PBAA) sont les liants élastomères les plus utilisés (20 à 30% de la masse totale), le meilleur oxydant classique étant le perchlorate dammonium NH4ClO4 (> 50% de la masse totale). On utilise généralement un réducteur complémentaire constitué dune poudre très fine daluminium (nitralanes = propergols contenant de laluminium) ou de bore. Le composite NH4ClO4-Al- PBAA constitue les blocs des propulseurs dappoint de la navette spatiale américaine. Les nitramites sont des propergols ne contenant pas daluminium : à 80% doctogène (1,3,5,7-tétranitro1,3,5,7-tétraazacyclooctane), le liant est un prépolymère à base de trinitrate de glycérol. Nous avons emprunté à DAVENAS [1] les schémas reportés figure 1.
Figure 1 : typologie des propergols solides composites
Cest dans le domaine des propergols solides composites que réside lintérêt potentiel du CL20 faisant lobjet du présent travail.
1.2 - Le CL20
Le CL20 est lHexaazahexaNitroIsoWurtzitane (ou HNIW), molécule énergétique de nouvelle génération de la famille des nitramines cages..
Le CL20 est un explosif granulaire de formule brute C6H6N12O12, de masse molaire 438g.m-1 qui, dans les conditions ambiantes de température et de pression, existe sous 4 formes polymorphes. La structure moléculaire en forme de « cage » de lisowurtzitane est visualisée par sa formule développée reportée figure 2.
Figure 2 : formule développée du CL20
Si la chimie du CL20 est maintenant bien connue, il reste à en optimiser son mode de fabrication industriel (sécurité et coût).
1.2.1 - Intérêt du CL20
Sa conception est due au besoin daméliorer les capacités des charges énergétiques en remplaçant loctogène (ou 1,3,5,7-tétranitro1,3,5,7-tétraazacyclooctane) comme propergol. Dune manière générale, lamélioration dun propergol consiste à augmenter ses performances énergétiques : impulsion spécifique (proportionnelle à la densité du propergol), force, vitesse, tout en diminuant la sensibilité et la vulnérabilité des systèmes où il intervient [2]. Cette amélioration doit également permettre de réduire les coûts et limpact des charges propulsives sur lenvironnement en termes de pollution et de toxicité. Dans ce domaine, par exemple, il est intéressant de trouver un substituant au perchlorate dammonium qui dégage des produits chlorés en brûlant [2, 3, 4].
En théorie, les performances énergétiques et la sensibilité dun composé solide dépendent de sa pureté chimique, de son état cristallin et de sa morphologie (granulométrie, présence de défaut
). Les performances énergétiques citées ci-dessus sont à associer à la réduction des signatures (propergols : il ne faut pas de fumée ( risque de détection par satellite). Le CL20 ne contenant pas dhalogène dans sa composition est acceptable pour lenvironnement avec une combustion qui produit une « signature minimum » [5].
1.2.1.1 - Intérêt dune forme cage et de la présence des groupements nitro NO2
Lamélioration des performances énergétiques dun propergol passe par une maximisation de sa densité et de lénergie libérée par sa combustion. Lénergie théoriquement disponible à partir dune molécule CmHnOpNq résulte de la différence entre la somme des enthalpies standards de formation des produits de combustion et lenthalpie de formation de la molécule elle-même : DðHdisponible= DðH0c - DðH0f ð [2]. L énergie dégagée par une réaction se traduisant par une enthalpie de réaction négative, l énergie disponible sera d autant plus élevée que l enthalpie de formation de la molécule énergétique sera plus élevée.
De plus, pour avoir lénergie disponible de combustion maximale, il faut que la stoechiométrie entre les éléments réducteurs et oxydants présents dans la molécule soit respectée (balance en oxygène) [2]. Les molécules organiques étant le plus souvent réductrices, pour satisfaire cette condition, il faut chercher à accroître le nombre de fonctions oxydantes dans les dérivés énergétiques. Pour ce faire, les fonctions nitrées -NO2 sont le plus souvent utilisées [2]. Lénergie disponible dans la molécule est maximale quand celle-ci contient des fonctions nitramines N-NO2 qui sont les seules fonctions oxygénées à posséder un Dð EMBED Equation.3 > 0 [2, 6] :
- pour C-NO2 Dð EMBED Equation.3 (kcal.mol-1) = -15.8 à 14.9
- pour N-NO2 Dð EMBED Equation.3 (kcal.mol-1) = +17.8
Enfin, l enthalpie de formation d une molécule est non seulement due aux différentes fonctions qu elle comporte mais également à sa structure moléculaire :
Dð EMBED Equation.3 molécules cycliques > Dð EMBED Equation.3 molécules linéaires
Cest en rassemblant fonctions N-NO2 et structure cage que lon obtient les enthalpies de formations les plus élevées, ce qui explique leur présence dans les solides énergétiques les plus performants. Cest ainsi que lon obtient le « design » du CL20 qui est une molécule cage qui arrive à associer 6 fonctions NNO2. Il a donc une très grande énergie disponible [7] avec un Dð EMBED Equation.3 prédit égal à +99,3kcal.mol-1 [6].
Tableau 1 : caractéristiques énergétiques des 4 formes polymorphes du CL20
NOMFORME, DENSITEDð EMBED Equation.3 (cal.g-1)
CL20
1.97
1.98
1.92
( 2.04185
228
-
( 203
Ces mêmes facteurs qui font croître lénergie disponible, permettent également daccroître la densité de la molécule (introduction de NO2, remplacement des conformations linéaires par des cycles tendres hétéroatomiques ou des structures cages). De plus, la densité dun composé est liée à la symétrie de sa molécule et, corrélativement, à celle de son réseau cristallin. Il en résulte que quand un composé énergétique présente plusieurs formes polymorphes, ces différentes formes cristallines peuvent présenter des différences de caractéristiques énergétiques. Le CL20 est une illustration de ces molécules cages qui présentent un haut degré de symétrie avec différentes formes polymorphes [7]. Les caractéristiques énergétiques des différentes formes polymorphes du CL20 sont rassemblées dans le tableau 1.
En résumé :
- lutilisation de molécules cycliques, polycycliques ou cages comme le CL20, ayant un grand nombre de fonctions N-NO2 et un haut degré de symétrie, conduit aux composés solides les plus énergétiques avec des densités élevées. Les densités des 4 formes polymorphes de CL20 sont données dans le tableau 1, elles varient de 1,92 à 2,04.
- dans le domaine de la propulsion, la présence de groupements oxygénés à fortes DðH0f et despèces réductrices formées préférentiellement datomes dazote, puis datomes de carbone, sont des éléments favorables.
- enfin, dans le domaine des explosifs, la recherche dune vitesse et dune pression de détonation élevées implique laugmentation du nombre datomes dazote et une diminution de ceux de carbone et dhydrogène.
1.2.1.2 - Le rapport coût/ performance
Le CL20 peut être produit à léchelle industrielle avec les normes de qualité requises, à un coût compétitif par rapport aux produits existants [3]. Actuellement, les recherches liées au développement du procédé industriel se poursuivent dans loptique den réduire le coût.
Conclusion
La création du CL20 répond aux spécifications demandées. Cette molécule possède des propriétés énergétiques intéressantes. Sa structure cage lui permet davoir de meilleures performances énergétiques que les molécules actuellement utilisées telles que lHEXOGENE (RDX) ou lOCTOGENE (HMX), molécules quil est appelé à remplacer [8, 9].
De part ses propriétés énergétiques, le CL20 est probablement une molécule davenir en matière de carburant pour fusées et missiles.
1.2.2 - Fabrication du CL20
Cest en 1987 que A.T.NIELSEN décrit la synthèse du CL20 [8, 10] en utilisant le dérivé hexabenzylé HBIW comme précurseur. Le CL20 découle de la chimie des polycycles polyazotés énergétiques denses.
Seuls quelques travaux sur la chimie du CL20 sont reportés dans la littérature [11-13]. Le CL20 a été synthétisé pour la première fois au CRB en 1989, les premiers essais de faisabilité de formulation du CL20 au CRB remontent à 1993 [14] et cest en 1998-99 quont eu lieu les premières campagnes de synthèse et de recristallisation devant aboutir à 100kg de CL20 epsilon [15]. Bien que basées sur la séquence chimique décrite par Nielsen, les étapes du procédé de synthèse du Cl20 développé par le groupe SNPE relevant de la confidentialité industrielle ne peuvent être exposées ici. Comme pour tous les procédés de synthèse de composés présentant plusieurs formes polymorphes, ce sont les opérations d isolement et de purification qui permettent d obtenir la forme cristalline désirée. Disons que l on obtient cinétiquement la forme ³ et que la technique d isolement permet d obtenir sélectivement la forme thermodynamique eð.
Si la séquence de synthèse est de mieux en mieux maîtrisée, elle reste encore à être optimiser. Bien entendu, la sécurité du procédé est particulièrement étudiée [16]. Pour pallier tout disfonctionnement éventuel de la synthèse, signalons que depuis 1994 il a été décidé que chacun des lots de CL20 serait complètement caractérisé : granulométrie, morphologie, forme cristalline, pureté, teneur en eau, comportement pyrotechnique
[17].
1.2.2.1 - Les impuretés du CL20
Six impuretés ont été identifiées dans le CL20 industriel [18] :
le pentanitromonooxopentaazaisowurtzitane : impureté pentanitrée appelée plus communément « mono-oxo »
le tetranitrodioxotetraazaisowurtzitane
le monoacetylpentanitrohexaazaisowurtzitane : impureté appelée « le pentanitré » ou penta (figure 3).
le diacetyltetranitrohexaazaisowurtzitane : impureté appelée « tétra-1 et tétra-2» (2 isomères)
le tetraacetyldinitrohexaazaisowurtzitane
Figure 3 : monoacetylpentanitrohexaazaisowurtzitane
1.2.3 - Utilisation du CL20
De part ses hautes performances énergétiques et explosives, en fonction des formulations [4, 19-21], le CL20 peut être employé dans le domaine militaire pour la propulsion de missiles [5], les charges explosives et les poudres pour armes (munitions et torpilles). Il conduit à des formulations explosives ayant une vulnérabilité acceptable et de hautes performances [4].
Pour les nitramites, le fait de remplacer loctogène par le CL20 implique une augmentation de limpulsion spécifique car la densité du CL20 est plus élevée que celle de loctogène ; une augmentation de la température de combustion due à une enthalpie de formation du CL20 supérieure à celle de loctogène.
Pour les nitralanes, on observe également une amplification de limpulsion volumique et un gain de lImpulsion spécifique (Isp).
Pratiquement, le CL20 pourrait conduire à un accroissement de 17% de limpulsion du booster à propergol solide dun missile de croisière permettant une hausse de 50% de la portée et autorisant le tir en immersion plus profonde du sous-marin [2]. Il pourrait également remplacer le TNT pour les têtes dobus explosives.
Au CRB, les recherches se concentrent sur le possible remplacement du perchlorate dammonium par le CL20 dans les propergols pour améliorer trois domaines:
- le respect de lenvironnement,
- le coût,
- la signature.
1.3 - Propriétés et formes polymorphes du CL20
1.3.1 - Le polymorphisme (notion et rappel)
1.3.1.1 - Généralités
Cest en 1788 que KLAPROTH découvre le phénomène de polymorphisme en identifiant les formes calcite et aragonite du carbonate de calcium. En 1796 TENNANT découvre que le carbone existe sous une autre forme que le graphite : le diamant. Ces deux savants sont les précurseurs du polymorphisme [22].
Ce mot vient du grec et signifie « qui peut prendre plusieurs formes ». Plusieurs espèces sont polymorphes si elles ont même formule chimique, mais des structures différentes ; pour un élément on emploie le terme dallotrope : par exemple, diamant et graphite sont deux formes allotropiques du carbone ; aragonite et calcite sont deux espèces polymorphes du carbonate de calcium CaCO3.
Les différentes formes polymorphes présentant les mêmes caractéristiques physico-chimiques en solution, à létat fondu et bien sûr à létat vapeur. Selon BOISTELLE le polymorphisme consiste seulement en un changement de forme cristalline : chaque variété polymorphique a la même composition chimique mais présente des variations dans larrangement interne des atomes, ions ou molécules qui constituent le réseau cristallin [23, 24].
Chacune des formes possède des paramètres différents (propriétés physiques) [25, 26] et cela constitue la raison pour laquelle létude des formes polymorphes est particulièrement importante. Prenons par exemple le cas du carbone sous la forme diamant il est très dur alors que sous la forme graphite il est mou. Par extension les formes hydratées sont considérées parfois comme des polymorphes [27]. On parle de pseudopolymorphisme si la maille cristalline contient des molécules de solvant (solvates) ou deau (hydrates) en relation stoechiométrique avec la molécule considérée.
Bien quen toute rigueur, on parle de polymorphisme (existence de plusieurs formes cristallines) pour des composés moléculaires et dallotropie (existence de plusieurs états) pour des éléments, pour alléger notre texte il nous arrivera de remplacer lexpression « forme polymorphe » par « allotrope ».
1.3.1.2 - Méthodologie pour lanalyse du polymorphisme
Deux étapes sont nécessaires pour lanalyse complète du polymorphisme :
- lidentification : teneur en eau, ATG, pureté chimique, granulométrie (taille), microscopie optique ou électronique (forme), diffraction X ou analyse thermique (structure cristalline), spectroscopie Raman ou proche IR.
- la mesure des propriétés : cinétique de dissolution, mouillabilité, coulabilité, filtrabilité, stabilité à la température (DSC, MDSC), technique couplée (platine chauffante/ spectrophotomètre IR (ATR, Raman)).
Les méthodes thermiques et calorimétriques sont particulièrement utiles pour la détermination du polymorphisme, en particulier la méthode DSC qui est une des méthodes reines dans la panoplie des différentes techniques analytiques offertes aux laboratoires [28, 29]. Leurs limites viennent de ce que les impuretés présentes, en particulier leau, modifient les pics dune analyse thermique (température et forme) en rendant délicat laspect quantitatif de lanalyse.
1.3.1.3 - Etude du polymorphisme
Lintérêt de létude du polymorphisme tant au niveau scientifique quau niveau industriel est illustré par la progression du nombre de travaux publiés : en 1987 on dénombre 1500 structures polymorphes recensées alors quen 2002 on en répertorie 250000 (base de données de Cambridge [30]). Le polymorphisme génère des applications potentiellement très intéressante du point de vue technique et économique car ces études concernent pratiquement tous les secteurs dactivité en passant du domaine des matériaux énergétiques au milieu médical [31, 32].
1.3.1.4 - Cas du CL20
Le CL20 présente un polymorphisme complexe qui se compose de 4 formes dénommées alpha, bêta, gamma et epsilon. La forme alpha est la forme hydratée (on parle alors de pseudopolymorphisme). La synthèse du CL20 conduit à un mélange complexe constitué en majorité de la forme epsilon accompagnée des trois autres formes et dimpuretés dont la principale est le dérivé pentanitré de lHexaazahexaNitroIsoWurtzitane. Notre travail sinscrit dans le cadre de létude du polymorphisme du CL20.
1.3.2 - Les formes polymorphes du CL20
Le CL20 présente 4 formes polymorphes : (, (, (, ( (cf. annexe 1) ; certains auteurs décrivent deux autres formes : (, ( [33-35], mais ces deux dernières formes nont pas été observées à pression et température ambiantes [7, 8]. Les formes polymorphes se distinguent par les orientations des groupes NO2 [34] par rapport au squelette carboné de la molécule de CL20 (cf. annexe 2 pour les vues de dessus et de profil des 4 formes polymorphes de CL20), par des changements dans la structure de leur maille cristalline (cf. chapitre 1.3.4) et par leur densité qui varie de 1,92 à 2,04. Pour différencier les formes polymorphes schématisées figure 4, les auteurs américains considèrent les positions endo ou exo des groupements nitro.
Forme aðForme bðForme gðForme eðForme dðForme xðFigure 4 : représentation des 6 formes allotropiques Figure issue de la référence [34]
A noter que la conformation de la molécule dans la forme ( est semblable à celle de la forme (.
Les spectres IRTF des 4 formes de CL20 sont regroupés sur la figure 5. M.F. FOLTZ [36] décrit les spectres IRTF des 4 formes de CL20 avec les pics caractéristiques de chaque forme polymorphe entre 1200 et 700cm-1 (figure 6), caractéristiques spectrales confirmées par E.V.HOLTZ et coll. [37].
Figure 5 : spectres infrarouges des formes polymorphes du CL20
Figure 6 : bandes infrarouges caractéristiques de chacune des formes polymorphes du CL20
Il en résulte que les différentes formes polymorphes du CL20 peuvent être facilement identifiées et distinguées par spectroscopie IR dans la zone spectrale 1200-700cm-1.
1.3.3 - Caractéristiques des formes polymorphes du CL20
Des travaux effectués au Centre de Recherche du Bouchet (C.R.B.) ont montré que :
- la forme alpha est la forme hydratée qui est la plus facilement obtenue lors de la synthèse chimique ;
- la forme gamma est la forme cristalline la plus stable ;
- la forme epsilon est la plus intéressante de par ses propriétés énergétiques, thermodynamiques et sa densité élevée.
Chaque forme polymorphe est décrite par sa masse volumique (, son enthalpie de formation ((f, sa vitesse de détonation D, la pression liée à la détonation PCJ et sa température de fusion T (tableau 2). La densité apparente du CL20 ( sans tassement est voisine de 1.
Tableau 2 : caractéristiques des formes polymorphiques du CL20 (données S.N.P.E)
Formerð
(g.cm-3)DðHf
(cal.g-1)D
(m.s-1)PCJ
(GPa)Tfusion
(°C)eð monoclinique
P21/n, 2,044203966045,6167bð orthorhombique
Pb21a, 1,985228938042,8163að orthorhombique
Pbca1,971185--170gð monoclinique
P21/n1,923---260
1.3.4 - Etat physique
Le CL20 est un solide cristallisé de couleur blanche crème dont nous avons reporté une microphotographie figure 7. Sur les 4 formes polymorphes, 2 sont monocliniques (( et (), les 2 autres (( et () sont orthorhombiques. La « structure » / les groupes cristallins des polymorphes ont été étudiés par P.POLITZER [33], M.F.FOLTZ [38] et L.R.RYZHKOV et J.M.McBRIDE [39]. Nous reportons tableau 3 les résultats donnés par M.F.FOLTZ en remarquant que ce sont les positions des groupes nitro qui permettent didentifier la structure de la forme polymorphe et que les groupes cristallins sont en relation avec lorientation des 2 liaisons N-NO2 à partir des atomes N-4 et N-10.
Figure 7 : cristaux de CL20 vus au microscope (données S.N.P.E.)
Tableau 3 : groupes cristallins des formes polymorphes du CL20
Formes polymorphesStructureOrientation (N-10) (N-4)GroupesZ(2)de base (1)exo-exoexo-endoendo-exoendo-endospatiauxað*
gð*oui*oui*nonað = Pbca
gð = P21/n8
4bð*oui*-nonbð = Pb21a4oui*eð*-noneð = P21/n4(1) X = NO2 ; (2) Z = nombre d atomes dans la maille cristalline élémentaire ;
Les structures des mailles cristallines élémentaires reportées figure 8 sont extraites des travaux de E.A.ARNAUTOVA et coll. [34].
Figure 8 : représentation de la maille cristalline élémentaire des formes að, ðbð et eð.
1.3.5 - Prédictions des propriétés physico-chimiques du CL20
Parmi les travaux publiés sur la prédiction des propriétés physico-chimiques du CL20, nous avons retenu ceux de :
- S.BOURASSEAU [6] et B.RICE et coll. [40] pour la prédiction de la chaleur de formation ;
- Z.JALOVY et S.ZEMAN [41] pour la prédiction de la chaleur de fusion ;
- G.PIACENZA et coll. [42] pour la prédiction de la densité à partir dun mécanisme moléculaire ;
- T.S.PIVINA et coll. [35] pour la modélisation des aspects structurels des possibles transformations polymorphiques (transitions ( ( (, ( ( () par une méthode doptimisation ;
- S.ZEMAN [43] pour la prédiction des paramètres dArrhenius (Ea et log A) par spectroscopie RMN pour des températures inférieures à celle de la thermolyse du CL20 ;
- E.ARNAUTOVA et coll. [34] pour des essais de modélisation théorique du polymorphisme conformationnel du HNIW en référence à un modèle de prédiction élaboré avec loctogène ;
- P.POLITZER [33] qui a effectué des études sur la surface, la stabilisation, le potentiel électrostatique, la sensibilité et limpulsion spécifique du CL20.
1.3.6 - Solubilité compatibilité
Une étude de la solubilité de la forme ( du CL20 a été effectuée par E.V.HOLTZ et coll. [37] par HPLC dans 13 solvants utilisés dans des formulations explosives. Cette étude, qui a concerné lanalyse de deux types de CL20 ( dans un domaine de température allant de lambiante à 74°C, montre que la forme ( du CL20 est très soluble dans les composés possédant des groupes carbonyles et relativement insoluble dans les hydrocarbures et les composés à liaison éther ; la solubilité est nulle dans l eau et peut atteindre 75g /100ml dans l acétone. Les solubilités du CL20 sont reportées dans le tableau 4.
Tableau 4 : solubilité du CL20 eð
AcétoneAcétate d éthyleTHFSolvants chlorésSolvants
aromatiquesEauCL20+++++++++++- +++ soluble, + peu soluble, - non soluble.
Le test dépreuve sous vide (ESV) que nous décrirons plus loin, permet de connaître la compatibilité dun produit avec un autre. Pour le CL20 les résultats obtenus sont reportés dans le tableau 5 et en annexe 3.
Tableau 5 : compatibilité du CL20 avec les composants dune formulation
PrémixPBHTIsocyanatesChargesTEPANDérivés cyanurés alcalins (NaCN)LécithineCL20++++--- + compatible, - incompatible.
1.3.7 - Toxicité
Le CL20 ne présente aucun risque pour lenvironnement.
1.3.8 - Décomposition
Pour la forme ( sèche, de granulométrie 130-150µm, la température dauto inflammation par chauffage progressif (TACP) est de 220-225°C. Lors de la décomposition du CL20, on observe la formation de gaz tels que NO2, NO, CO, CO2, HCN, N2O avec un résidu de couleur sombre [8, 9, 44, 45].
S.LOBBECKE et coll.[8] décrivent le spectre IR (figure 9) du résidu solide obtenu par décomposition du CL20 vers T=300°C en observant vers 3237cm-1 une bande nðN-H caractéristique d une amine secondaire et dans la zone 1750-1200cm-1 des bandes nðC=O caractéristiques de groupes carbonyle. S.LOBBECKE et coll. reconnaissent également des fragments polymorphiques de types Azine et « melon-like ». D après D.G.PATIL et T.B.BRILL [44] le résidu aurait pour formule brute C6H5N5O2 ou H3C3N2O2.
S.LOBBECKE et coll. [8] ont également réalisé lanalyse des gaz dégagés lors de la décomposition du CL20 par spectroscopie IRTF (figue 10). Il en ressort que les principaux gaz issus de la décomposition du CL20 sont CO2, N2O, NO2, et HCN. Des traces de NO et CO sont aussi détectées. Le profil infrarouge du dégagement gazeux reporté (absorbance en fonction de la température) nous permet de constater que les profils de dégagement des 4 principaux produits gazeux sont similaires jusquà une température denviron 230. Puis une augmentation brutale de labsorbance est observée. Pour NO2, elle est due à lhomolyse de la liaison N-NO2, mécanisme typique observé lors de la décomposition des nitramines. Pour N2O, elle est due à la stabilisation de la liaison C-N provoquée par lélimination de N2O avec formation dun groupe carbonyle. Le dégagement de NO2 diminue ensuite, les réactions suivantes concernant la structure cage. Enfin, on observe un dégagement de CO2 et de HCN avec formation dun résidu contenant des fragments damine, damide et/ou dazine.
Figure 9 : spectre IR du résidu solide issu de la décomposition du CL20
Figure 10 : profil infrarouge des gaz dégagés lors de la décomposition du CL20.
Un schéma possible de décomposition de HNIW a été proposé par S.LOBBECKE et coll. [8] :
En outre, en sappuyant sur des résultats de spectrométrie de masse, H.OSTMARK et coll. [46] ont démontré que les étapes de décomposition des formes ( et ( du CL20 sont légèrement différentes. De même, V.V.NEDELKO et coll. [47] signalent que la réactivité et la stabilité du CL20 dépendent de sa structure cristalline.
Contrairement à ce qui est observé pour lhexogène ou loctogène, aucune réaction en chaîne nest observée lors de la décomposition du HNIW en solution. Les réactions en chaînes sont initiées par la rupture homolytique du groupe nitramine N-NO2 [9, 48] qui conduit au radical initiateur N. La décomposition du CL20 conduisant à de nombreux produits condensés contenant des groupes nitroso, en phase liquide ceux-ci peuvent jouer le rôle de piège à radicaux libres ce qui inhibe toute propagation de réaction en chaîne.
Il faut signaler que la maîtrise du risque de décomposition spontanée fait partie du travail du chimiste et du poudrier, cest pourquoi en pratique ce type de décompositions est peu fréquent.
1.3.9 - Comportement pyrotechnique
Le CL20 présente une grande sensibilité à londe de choc (ISI), au frottement (ISF) et à létincelle électrique (ES), cette dernière représentant le plus grand problème. Il présente également une grande vitesse de combustion à lair libre (156mm/s), une grande aptitude à la transition choc-détonation et un risque de transition déflagration-détonation (TDD) en cas dinflammation.
En matière de sécurité pyrotechnique, la réglementation prend en compte le danger en terme de zones de dangers (Zi), de niveaux de gravité décroissant de 1 à 5 et la probabilité daccident, dincident en fréquence annuelle dincidents (Pj) de niveaux croissant de 1 à 5 [49].
Niveau de risque dune opération = Gravité des dangers x Probabilité dincidents
Le CL20 est un produit isolant sensible de division de risque 1.1 : danger dexplosion en masse.
Comme la synthèse du CL20 nest pas encore sous maîtrise statistique, chaque lot de fabrication peut présenter de légères variations de caractéristiques dont il faut évaluer le risque. En effet, des paramètres comme la vitesse de combustion, une éventuelle porosité et le confinement du CL20 peuvent influer sur son comportement pyrotechnique. M.LE ROY [50] signale que la sensibilité dépend de la taille du grain et de la forme cristalline. Plus le CL20 est fin, plus il est sensible au frottement et à létincelle électrique. Pour déterminer la sensibilité de chaque lot, des tests sont effectués au Centre de Recherche du Bouchet selon un protocole normalisé. Nous avons reporté annexe 4 les résultats de ces tests obtenus pour le CL20.
Le but du groupe SNPE étant darriver à diminuer la sensibilité du CL20, il a réalisé un important travail pour savoir comment le manipuler et connaître ses propriétés thermiques, détoniques, énergétiques (essais de compression, essais de broyage, déterminations de hauteur critique, mesure de vitesse de détonation, calculs de performances détoniques de mélanges, détermination des risques électrostatiques et prévention de ces risques, etc.). Tous ces travaux ont fait lobjet de publications internes que nous ne reporterons pas ici.
1.4 - Transitions polymorphiques et diagrammes de phase du CL20
1.4.1 - Travaux du Centre de Recherches du Bouchet
1.4.1.1 - Test dépreuve sous vide (ESV) pour connaître la stabilité dun produit
Principe : placer léchantillon sous vide à température ambiante et effectuer la mesure de la pression de référence. Puis placer lensemble du montage dans un bloc thermostaté à la température demandée pendant 193h. Une nouvelle mesure de pression est réalisée en fin dépreuve après retour à la température ambiante :
- les produits STABLES ne dégagent pas de gaz ( Dðp = 0
- les produits INSTABLES dégagent des gaz ( ðDðp ( 0.
Comme nous l avons exposé § 1.3.8, les produits qui contiennent des liaisons N-NO2 sont instables, ils dégagent des gaz par décomposition en raison de la rupture du squelette de la molécule. Pour le CL20, les résultats du test ESV sont de 0,9 à 3cm3.g-1 à 100°C pendant 193h. Ne dégageant pas trop de gaz, le CL20 se révèle stable.
1.4.2 - Travaux publiés dans la littérature
Nous avons retenu plus particulièrement les travaux de trois équipes sur les transitions polymorphiques des 4 formes du CL20. Les premiers sont ceux de T.P. RUSSEL et coll. [51, 52] qui ont montré lexistence de transitions (réversible ou non) entre les 4 formes de CL20 en fonction de la température et de la pression, en utilisant la diffraction X et les spectroscopies Infrarouge et Raman à transformée de Fourier. Le diagramme de phase quils ont obtenu de 0 à 10Gpa et de 0 à 300°C est donné annexe 5. Il faut retenir de leurs travaux, la mise en évidence dune nouvelle forme de CL20 : la forme ( résultant de la transition ( ( ( à 0,7Gpa.
Les deuxièmes sont ceux de M.F.FOLTZ et coll. [38, 53] qui ont étudié les transitions polymorphiques du CL20 en fonction de la température dans un solvant ou à létat solide. Les auteurs utilisent la DSC, la DTA/TGA et la microscopie sur platine chauffante pour confirmer les résultats obtenus en solution. Plusieurs solvants ont été testés. Après chaque expérience les composés obtenus sont analysés par spectroscopie IRTF (résolution de 4cm-1, pastille à 1% dans le KBr) pour identifier la transition polymorphique obtenue. Le diagramme de phase que ces auteurs ont établi est donné annexe 5. Les résultats à retenir de cette étude sont :
- lordre de stabilité thermodynamique décroissante : ( > ( > ( > (.
- lexistence dune transition ( ( ( à 164 °C quel que soit le solvant utilisé.
- lexistence dun intermédiaire réactionnel ( lors de la transition ( ( ( si, comme la polycaprolactonetriol, le solvant contient des groupes hydroxyle.
- leau influerait sur le décalage de la transition ( ( ( vers des températures plus élevées avec (((( ()(. La présence de la forme ( comme intermédiaire entraîne un décalage fonction du nombre de molécule deau quil contient.
- lexistence de phases ( hydrates multiples complique la détermination du diagramme de phase pression-température du CL20.
Les troisièmes sont ceux de H.OSTMARK et coll. [46], ils nont porté que sur létude des propriétés spectroscopiques (IRTF, Raman, spectroscopie de masse) des formes bêta et epsilon à température et à pression ambiantes. Suite à une analyse thermique (DSC), par comparaison de leur énergie dactivation et de leur facteur préexponentiel, ces auteurs ont également démontré que la forme epsilon est plus stable que la forme bêta.
Deux autres articles nayant pas pour sujet létude des transitions sont relatés dans cette partie bibliographique car ils permettent de confirmer lexistence dune transition polymorphique à 164°C.
Nous pouvons compléter cette étude bibliographique en citant les travaux de E.V. HOLTZ et coll. [37] portant sur la solubilité du CL20 epsilon. Au cours de ces travaux, les auteurs ont observé la transition ( ( ( par spectroscopie IRTF, la quantité de ( variant de 0 à 10%. Pour les solvants dans lesquels le CL20 ( est très soluble, ils n ont pas observé de forme ( dans le résidu final. Par contre pour les solvants où le CL20 a une solubilité moyenne, les auteurs retrouvent cette forme gð accompagnée de la forme (. Ils ont montré que la présence de la forme ( dans les charges ( non traitées avait une influence sur la quantité de phase ( que lon retrouve dans le résidu final.
Rappelons enfin les travaux de S.LOBBECKE et coll. [8] que nous avons cité dans létude générale du polymorphisme du CL20, portant sur létude du comportement thermique du CL20 ( par DSC. Ces auteurs observent également la transition de phase ( ( (.
Remarque : les diagrammes de phase publiés dans les différentes études que nous avons reportés annexe 5 montrent des différences qui peuvent être dues à des différences de pureté des CL20 utilisés. De toutes les études publiées aucune ne mentionne lorigine et la pureté des formes mésomorphes utilisées, en particulier pour ce qui concerne la forme (. Il est difficile de localiser ( dans un diagramme de phase pression-température. Rappelons que la forme að présente plusieurs hydrates (-(H2O)n d où la difficulté de tracer un diagramme qui va varier en fonction du nombre n de molécule d eau.
D après M.F.FOLTZ et coll. [53], un diagramme température-rapports molaires X permet une meilleure définition de la (des) zone(s) að, ils proposent le diagramme reporté figure 11. Seul un diagramme P-T-X à 3 dimensions permettrait de pouvoir prédire la place des (-(H2O)n.
Figure 11 : diagramme T-X du CL20 déterminé par Foltz et coll.
1.5 - Conclusion
Une partie des chercheurs du CRB se consacre au développement de la synthèse du CL20 dans le but dobtenir un produit présentant les meilleures caractéristiques possibles (propriétés énergétiques maximales, vulnérabilité et sensibilité minimales des systèmes dans lequel il intervient) et ceci, au meilleur coût.
Dans ce contexte il est particulièrement important de disposer dune méthode danalyse quantitative industrielle des formes polymorphes du CL20, doù lobjet du présent travail. Si létude bibliographique précédente révèle de nombreux travaux danalyse qualitative, à notre connaissance aucune méthode analytique quantitative na été décrite. Lanalyse infrarouge à transformée de Fourier présente un intérêt potentiel particulier pour le développement dune méthode quantitative dans la mesure où elle se révèle être une méthode de choix pour lidentification routinière des formes polymorphes du CL20 [46].
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SOMMAIRE
INTRODUCTION
II - MICROSCOPIE ELECTRONIQUE A BALAYAGE (MEB)
2.1 - Principe du MEB
2.2 - Application
2.3 - Expérimentation
2.3.1 - Caractéristiques du M.E.B. (JEOL JSM 5300)
2.3.2 - Eléments constitutifs du M.E.B. (JEOL JSM 5300)
2.3.3 - Mode opératoire
2.3.3.1 - Préparation de léchantillon
2.3.4 - Résultats et discussion
2.3.4.1 - Forme alpha (CL2089)
2.3.4.2 - Forme bêta (CL2089)
2.3.4.3 - Forme gamma (CL2089)
2.3.4.4 - Forme epsilon (CL2089)
2.3.4.5 - Impureté pentanitrée
2.4 - Conclusion
III - CHROMATOGRAPHIE EN PHASE LIQUIDE HAUTE PERFORMANCE (HPLC)
3.1 - Principe de lHPLC
3.2 - Application
3.3 - Expérimentation
3.3.1 - Appareillage
3.3.2 - Mode opératoire
3.3.2.1 - Préparation de léchantillon
3.3.2.2 - Conditions opératoires employées
3.3.2.3 - Injections
3.3.3 - Résultats et discussion
3.4 - Conclusion
IV - ANALYSE THERMIQUE DIFFERENTIELLE (ATD)
4.1 - Introduction
4.2 - Principe
4.2.1 - Analyse thermique différentielle ATD
(ou DTA pour Differential Thermic Analysis)
4.2.2 - Analyse calorimétrique différentielle ACD
(ou DSC pour Differential Scanning Calorimetry)
4.3 - Comparaison DTA/DSC
4.4 - Traitement et exploitation des thermogrammes
4.5 - Applications
4.6 - Conclusion
4.7 - Expérimentation
4.7.1 - Conditions opératoires
4.7.2 - Résultats et discussion
4.8 - Conclusion
V - CINETIQUE THERMIQUE EN TRANSMISSION IR
5.1 - Principe
5.2 - Applications
5.3 - Expérimentation
5.3.1 - Appareillage
5.3.2 - Mode opératoire
5.3.2.1 - Préparation de léchantillon
5.3.2.2 - Conditions opératoires
5.4 - Résultats et discussion
5.5 - Conclusion
VI - COUPLAGE ATG/IR
6.1 - Principe
6.2 - Expérimentation
6.2.1 - Appareillage
6.2.2 - Mode opératoire
6.2.2.1 - Préparation de léchantillon
6.2.2.2 - Conditions opératoires
6.3 - Résultats et discussion
CONCLUSION
Références bibliographiques
INTRODUCTION
Pour caractériser les 4 formes polymorphes solides du CL20 nous avons employé différentes méthodes analytiques :
La microscopie électronique à balayage (MEB) qui renseigne sur laspect des cristaux de léchantillon.
La chromatographie liquide (HPLC) qui donne la pureté chimique de léchantillon.
Lanalyse thermique différentielle (ATD) qui renseigne sur le comportement thermique de léchantillon et ses possibles transitions polymorphiques.
La cinétique thermique couplée à lIRTF (en transmission) qui renseigne sur les possibles transitions polymorphiques de léchantillon (identification de la forme polymorphe présente). Cette technique permet létude du comportement de léchantillon en fonction de la température.
Le couplage analyse thermogravimétrique/IRTF qui permet létude de la décomposition thermique de léchantillon.
II - MICROSCOPIE ELECTRONIQUE A BALAYAGE (MEB)
2.1 - Principe du MEB
La surface de léchantillon est balayée par un faisceau délectrons finement focalisé qui provoque lémission délectrons secondaires rétrodiffusés (Rayons X). Ces interactions électron/matière constituent des signaux qui sont détectés et envoyés sur un écran cathodique sous forme dun signal modulé en intensité pour former une image de léchantillon. Le grandissement est déterminé par le rapport de la largeur de balayage de lécran à la largeur de balayage de la sonde sur léchantillon. Le schéma de principe du M.E.B. est illustré figure 12.
Figure 12 : principe du microscope électronique à balayage (MEB)
2.2 - Application
Cette technique permet de visualiser un échantillon et nous renseigne sur la dimension et la forme cristalline de ce dernier.
2.3 - Expérimentation
2.3.1 - Caractéristiques du MEB (JEOL JSM 5300)
Le tableau 6 résume les caractéristiques du MEB JEOL JSM 5300 que nous avons utilisé au CRB. La figure 13 est une photographie du MEB JEOL JSM 5300.
Tableau 6 : caractéristiques du MEB JEOL JSM 5300
EmissionMilieuRésolutionContrasteLentillesEpaisseur échantillonPréparation échantillonFaisceau délectronsVide
(