Techniques de Kinésithérapie Active - Free
En fonction du but recherché, le travail musculaire sera sollicité de manière ... A
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upe musculaire réduit ayant une activité commune sur une articulation. Le mouvement demandé est imposé et précis. Le thérapeute vérifie que la contraction seffectue bien au niveau du muscle cible et il contrôle les éventuelles compensations.
Ces techniques sont caractérisées par des positions articulaires de départ et darrivée précises. Le mouvement analytique cherche la réponse motrice unique du muscle cible. A ce titre cette contraction analytique est éloignée du geste physiologique (car physiologiquement la contraction dun muscle nest jamais isolée).
Le thérapeute veille toujours au confort du patient pour que les articulations sus ou sous-jacentes naient pas à travailler.
Ces techniques analytiques sont régies par une progression quil faut absolument respecter.
Tous les modes de résistance sont applicables ; le choix de la résistance sera conditionné par le bilan initial et la force du muscle cible : charges additionnelles, auto-résistances, thérapeute
Si le muscle est faible (cotation au testing musculaire entre 0 et 2) on aide le patient dans sa contraction (sollicitation en contraction active aidée) soit le thérapeute lui-même, soit par la poulie thérapie, soit par la balnéothérapie ( TRAVAIL ACTIF AIDE.
Si la cotation au testing musculaire est entre 2 et 3, on sollicite un travail en actif libre (pas dimposition de résistance, mouvement simple) ( TRAVAIL ACTIF LIBRE.
Si la cotation au testing musculaire est > à 3, on sollicite un travail en actif résisté ( TRAVAIL ACTIF RESISTE.
En ce qui concerne les techniques sélectives analytiques, il faut parler de la notion de chaîne facilitatrice : cest lutilisation de la contraction volontaire dun muscle sain (qui a une force normale) dont lactivation va, par débordement dénergie (principe dirradiation), entraîner lactivation du muscle cible à rééduquer. Chaque muscle appartient à une chaîne musculaire et cest en fonction de la topographie du muscle utilisé pour le débordement dénergie quon qualifiera le principe de facilitation : la chaîne facilitatrice sera :
périphérique ;
axiale ou axio-périphérique ;
périphérique-axio-périphérique.
( Chaîne facilitatrice périphérique : utilisation dun muscle des membres (supérieurs ou inférieurs) qui est situé à distance du muscle cible à rééduquer. Ce muscle va appartenir à une chaîne qualifiée dantérieure, latérale ou postérieure.
On lutilise de manière h.latérale ou c.latérale et son irradiation est caractérisée par sa direction.
( Chaîne axiale : utilisation de la contraction des muscles du tronc ou de la tête (principalement de la colonne cervicale) qui vont, par débordement dénergie, entraîner la contraction dun muscle cible à rééduquer.
Globalement on se sert des abdominaux ou des sterno-cléido-mastoïdiens pour irradier vers les muscles antérieurs du membre inférieur ; on utilise les para vertébraux ou les muscles érecteurs de la colonne vertébrale pour irradier vers les muscles postérieurs du membre inférieur.
( Chaîne périphérique-axio-périphérique : utilisation de la contraction dun muscle situé au niveau dun membre qui, par débordement dénergie, va irradier les muscles du tronc, qui eux-mêmes vont irradier un muscle de lautre membre.
Ces chaînes facilitatrices vont être utilisées principalement dans 3 cas :
sidération musculaire : en post-opératoire ou post-immobilisation ;
faiblesses musculaires très importantes : en début de rééducation, dans les pathologies évolutives chroniques invalidantes ;
en fin de rééducation dans des techniques plus globales de proprioception : restitution de la vigilance neuro-musculaire en sollicitant des groupes musculaires à distance.
Techniques Globales
Elles ne sintéressent plus à la contraction isolée dun seul muscle mais visent à obtenir la contraction de tous les muscles dune même chaîne musculaire. Une chaîne musculaire est un ensemble de muscles qui, en combinant leurs actions, réalisent un geste finalisé ( combinaisons motrices.
Ces techniques globales sélectionnent la chaîne motrice qui inclue lactivité musculaire recherchée. Il existe des muscles dont lactivation déclenche celle dautres muscles qui vont renforcer la contraction.
On choisit un muscle fort pour déclencher la contraction : cest le muscle « gâchette », qui entraîne la contraction du muscle cible à rééduquer.
Dans ces techniques globales, on utilise régulièrement 3 techniques :
le mvt polyarticulaire : mise en jeu de plusieurs muscles agissant sur plusieurs articulations (Ex : le W des fléchisseurs de hanche par flexion dorsale du pied et flexion du genou) ;
la facilitation neuro-proprioceptive : celle de Kabat : elle propose une gamme de schémas moteurs qui sinspirent des AVQ. Ces schémas comprennent tous une composante rotatoire associée à un déplacement dans les autres plans de lespace. Le but de cette facilitation est de chercher à intégrer la contraction dun muscle faible dans une chaîne cinétique pour obtenir une rotation motrice de qualité. Sur une chaîne musculaire, on détermine un muscle fort (gâchette) auquel on va sopposer ( la contraction déborde sur un muscle faible (cible) ;
léquilibration et la stabilisation : on utilise la motricité automatique et des boucles réflexes pour obtenir la réponse musculaire (ex : déséquilibre dun patient pour faire travailler un groupe musculaire à distance). On utilise le déséquilibre comme une technique permettant dobtenir un travail musculaire ciblé.
II Méthodes Fonctionnelles
Le but nest plus de rééduquer un élément isolé du système musculo-tendineux mais elles proposent de rendre au patient ses capacités fonctionnelles. Le but est de redonner au patient une activité gestuelle la plus précise possible, harmonieuse et économique.
On ne sintéresse plus à lactivité motrice mais aux conséquences fonctionnelles de cette activité.
On utilise ces méthodes, appelées réadaptations fonctionnelles, dans le but de restituer lautonomie du patient et contribuer à sa réinsertion dans son environnement antérieur (social, familial, professionnel, sportif, environnemental
)
Les buts principaux sont :
de retrouver ce qui fonctionne de manière imparfaite ( récupération du geste fonctionnel ;
suppléer à ce qui ne fonctionne plus ( permettre au patient de développer des compensations.
On trouve 3 types de techniques :
la coordination ;
la reprogrammation neuro-musculaire ;
le ré entraînement à leffort.
a) Travail de Coordination
Le geste coordonné est le résultat dune activité motrice optimale, harmonieuse dont le coût énergétique est le plus bas possible.
Lactivité gestuelle précise fait aussi appel à une bonne connaissance corporelle ( appel à des notions dapprentissage, de répétition, de contrôle de la contraction musculaire, de distinction de contraction dun agoniste/dun antagoniste pour pouvoir les coordonner.
Cest donc un programme pédagogique quil faut réaliser avec le patient.
Les techniques utilisées sont les inversions lentes (contraction dune chaîne dagonistes puis lentement contraction des antagonistes) et les stabilisations rythmiques (schéma de contraction/décontraction en demandant une activité alternée des agonistes et des antagonistes).
La répétition prime (= réalisation des exercices tout au long de la journée par le patient, sans laide du MK) aussi bien dans le cadre des AVQ que dans le cadre de la récupération du geste sportif.
Le patient doit pouvoir poursuivre seul son apprentissage. Au fur et à mesure, il faut guider, aider , corriger, stabiliser et orienter.
b) Reprogrammation neuro-musculaire
Cest un programme de rééducation extrêmement bien défini et qui repose sur le principe que la contraction musculaire fait intervenir des informations dorigine périphériques sensitives qui vont permettre ladaptation de cette réponse motrice, pour obtenir la contraction musculaire adaptée à la fonction.
Elle replace la contraction musculaire dans son contexte physiologique.
On utilise des sollicitations manuelles mais aussi du matériel divers. Les exercices vont suivre une progression : on débute en décharge (larticulation est libre), les sollicitations sont lentes au début et linstallation est progressive. On prévient le patient de lorientation de ces sollicitations. Ces sollicitations vont être de plus en plus brèves et de plus en plus intenses, on fait varier leur orientation, on ne prévient plus le patient et on lui applique des sollicitations de différentes orientations pour lobliger à réagir à tous les déséquilibres. On débute avec les yeux ouverts, la remise en charge se fait progressivement en utilisant les différentes positions fondamentales, puis on utilise des plans instables. Pour finir, on soustrait le contrôle visuel du patient.
Cette reprogrammation débute précocement et se poursuit tout au long de la rééducation en augmentant en difficulté et elle fait appel à limagination du MK.
Ré entraînement à leffort
Le but est de retrouver les potentialités et les possibilités antérieures à laccident ou sen rapprocher le plus possible. Il se fait par entretien ou récupération des grandes fonctions. On donne au patient la possibilité dutiliser toutes ses capacités physiques dans des conditions extrêmes.
Les grandes fonctions sont :
La circulation }
La respiration } ( influencées par lexercice physique.
La digestion }
Le psychisme }
Ce ré entraînement est différent pour chaque patient, personnalisé et adapté en fonction du patient et de sa pathologie.
On distingue 5 catégories de ré-entraînement à leffort : VAREF :
V : dominante cardiaque = Vitesse ;
A : dominante neuro-musculaire = Adresse ;
R : dominante cardio-pulmonaire = Résistance ;
E : dominante cardio-pulmonaire et sollicitation de lappareil locomoteur = Endurance ;
F : dominante musculo-squelettique = Force.
Ces méthodes fonctionnelles concourent à la réadaptation fonctionnelle :
autonomie complète du patient (récupération des capacités antérieures) ;
handicap (intégration du handicap pour développer) ;
compensations