armenie - Collectif VAN
de contrôler que le dossier sujet soit complet,; d'inscrire son nom, prénom et la
..... de la consommation d'un plateau de fruits de mer en complétant l'ANNEXE 7.
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A LA MEMOIRE DES 1 500 000 VICTIMES ARMENIENNES
24 Avril 2006 : 91ème anniversaire du génocide arménien de 1915
perpétré par le gouvernement Jeune-Turc
91 ans de déni : ça suffit !
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VEILLE MEDIA
Mardi 10 avril 2007
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GENOCIDE ARMENIEN
Orhan Pamuk à Paris le 24 avril, jour de la Commémoration du Génocide arménien
Info Collectif VAN - HYPERLINK "http://www.collectifvan.org" www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous informe : Orhan Pamuk, le romancier turc, Prix Nobel de littérature, sera à Paris les 24 et 28 avril, pour deux conférences exceptionnelles données dans le cadre de l'EHESS. Le Prix Nobel, menacé de mort dans son pays par les cercles ultranationalistes turcs pour avoir dit à un journal suisse qu'1 million d'Arméniens avaient été massacrés dans l'Empire ottoman, a quitté la Turquie peu de temps après l'assassinat du journaliste arménien Hrant Dink à Istanbul, pour aller se réfugier aux USA. Orhan Pamuk n'ignore sans doute pas que le 24 avril correspond à la date de Commémoration dans le monde entier, du génocide arménien de 1915 qui fit 1 500 000 victimes. Il sera intéressant de suivre ses conférences et ses prises de parole pour savoir si l'intellectuel turc a résisté aux pressions dont il est l'objet de la part des émissaires d'Ankara afin qu'il revienne sur ses déclarations, ou s'il a jeté l'éponge. Ce que l'on comprendrait parfaitement au vu du sort réservé à ceux qui, en Turquie, brise le tabou officiel... Si c'est le cas, on lui pardonne d'avance. Les Cercles de formation de l'EHESS et l'IISMM ont le plaisir de vous proposer deux séances exceptionnelles autour d'Orhan Pamuk, Prix Nobel de littérature - Le mardi 24 avril, 19h à 21h « Ecrire Mon nom est rouge » Conférence donnée en anglais En présence de Danièle Hervieu-Léger, présidente de l'EHESS, Jean-Philippe Bras, directeur de l'IISMM, Hamit Bozarslan, co-directeur de l'IISMM, et Jean-Frédéric Schaub, directeur d'Etudes à l'EHESS. Amphithéâtre de l'Ehess, 105 bd Raspail, Paris, 75 006. Entrée libre, inscription recommandée auprès de Yasmina Dahim : yasmina.dahim@ehess.fr - Le samedi 28 avril, de 14h30 à 16h30 « Les pouvoirs du roman : le social sous le regard de la littérature » Conférence suivie d'une discussion avec Judith Lyon-Caen, Jean-Frédéric Schaub, François Georgeon et Hamit Bozarslan, historiens et anthropologues. Amphithéâtre de l'Ehess, 105 bd Raspail, Paris, 75 006. Entrée libre, inscription recommandée auprès de Maria Teresa Pontois : maria-teresa.pontois@ehess.fr La conférence sera donnée en anglais, traduction simultanée en français. Des casques seront gracieusement mis à votre disposition, merci de vous munir d'une pièce d'identité en guise de caution. Accueil à partir de 14h. L'ensemble de la séance sera traduit en langue des signes française. HYPERLINK "http://www.collectifvan.org/article.php?id=9195" \t "_blank" Les Commémorations du 24 Avril 2007 sur Paris
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Négation du génocide arménien: Ségolène favorable à la pénalisation
Info Collectif VAN - HYPERLINK "http://www.collectifvan.org" www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous signale cet article reprenant la position de Ségolène Royal en faveur de la pénalisation de la négation du génocide arménien. Lundi 02 Avril 2007 "Le négationnisme est une attitude qui me fait personnellement horreur" Ségolène Royal se prononce pour la pénalisation de la négation du génocide arménien. Ségolène Royal affirme dans un entretien à « Nouvelles dArménie Magazine » être favorable à la pénalisation de la négation du génocide des Arméniens, précisant que "ce sera la position" de son ministre des Affaires étrangères si elle est élue. "Le négationnisme est une attitude, une perversion de l'esprit qui me fait personnellement horreur. Et ce, quelle que soit la circonstance, quel que soit le génocide". L'Assemblée nationale a voté, le 12 octobre 2006, une proposition de loi socialiste punissant d'un an de prison et de 45.000 euros d'amende la négation du génocide arménien. Mais le texte, qui n'a jamais été inscrit à l'ordre du jour du Sénat, est resté lettre morte. La candidate socialiste déclare également approuver les "lois mémorielles". "Je suis favorable à ces lois dites « mémorielles » conduisant à perpétuer le souvenir auprès des jeunes générations. La liberté de la recherche historique n'est pas en cause. Si je suis élue, je m'attacherai autant à sauvegarder cette liberté de la recherche qu'à lutter contre les ravages du négationnisme". Le PS et le Parti socialiste arménien tiendront mardi à Alfortville une réunion publique de soutien à Ségolène Royal avec leurs premiers secrétaires, François Hollande et Mourad Papazian. (Désirs d'Avenir) HYPERLINK "http://segolenepour2007.over-blog.com/article-6263599.html" \t "_blank" segolenepour2007
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Télérama : Fantômes dArménie, rencontre avec Antoine Agoudjian
Info Collectif VAN - HYPERLINK "http://www.collectifvan.org" www.collectifvan.org - Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous signale un article exceptionnel, paru dans Télérama, sur le photographe arménien de France Antoine Agoudjian. Rencontre Ce photographe, né en France mais hanté par la mémoire du génocide arménien, traque les douleurs et les ombres de son peuple martyr. Depuis des années, Antoine Agoudjian mène une quête obsessionnelle dans toutes les communautés arméniennes du Moyen-Orient. Que peut-il bien chercher au Liban, en Jordanie, en Israël, en Iran ou en Irak, à Bagdad récemment, en prenant des risques insensés, et ici dans le sud du Caucase, en Géorgie ? A remonter le cours dune histoire qui le hante. Lire l'article dans nos News : HYPERLINK "http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=9200" \t "_blank" Fantômes dArménie
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HYPERLINK "http://www.telerama.fr/scenes/B070403001867.html" \t "_blank" Visualisez le Diaporama en ligne sur Télérama
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Fantômes dArménie, rencontre avec Antoine Agoudjian
Arts & Scène Rencontre Ce photographe, né en France mais hanté par la mémoire du génocide arménien, traque les douleurs et les ombres de son peuple martyr. Les faits sont effroyables. Ce gosse sest suicidé. Il sest pendu. Depuis près de deux jours, sa mère veille le corps, le caresse avec une infinie tendresse. A cet instant précis, regard tourné vers le ciel, sur le point de sévanouir, elle bascule en arrière et ces femmes se précipitent pour la soutenir. Bien que saisie au centième de seconde, cette image, comme toutes celles dAntoine Agoudjian, ne doit pas grand-chose au hasard. Depuis des années, le photographe mène une quête obsessionnelle dans toutes les communautés arméniennes du Moyen-Orient. Que peut-il bien chercher au Liban, en Jordanie, en Israël, en Iran ou en Irak, à Bagdad récemment, en prenant des risques insensés, et ici dans le sud du Caucase, en Géorgie ? A remonter le cours dune histoire qui le hante. Cette histoire resurgit dune façon plutôt inattendue, lors du banquet de deuil qui suivit lenterrement de ce gamin dans le cimetière de la petite ville dAkhaltsikhe. Celle-ci est située non loin de la frontière de la Turquie, dans la région du Djavark, dépendant de lUnion soviétique jusquà léclatement du bloc de lEst, et désormais sous la coupe de la Géorgie. Cette petite enclave est habitée par les Arméniens depuis la nuit des temps. Les envahisseurs perses, ottomans sy sont succédé sans jamais parvenir à bouleverser en profondeur les traditions ancestrales. A une exception notable, héritée des Russes : un certain penchant pour la vodka. Dans cette salle en sous-sol, pauvrement éclairée par les soupiraux, les convives lavalent à petites lampées sous la houlette dun maître de cérémonie le seul habilité à prendre la parole , dont la charge consiste à porter des toasts à la mémoire de lenfant. Les corps sont voûtés, les yeux brouillés. Dans cette ambiance de plomb, le visage de lofficiant brusquement sillumine, lorsquil propose de porter un nouveau toast, mais cette fois-ci à la santé de Jacques Chirac ! A peine a-t-il fini de rendre hommage au récent discours du chef de lEtat posant la reconnaissance par la Turquie du génocide arménien de 1915 comme condition de son intégration à lUnion européenne que tous les regards se remplissent de gratitude. Les convives se lèvent et se bousculent pour trinquer avec nous, les deux Français. Peut-on imaginer une telle scène de liesse dans des circonstances aussi insupportables ? Antoine Agoudjian, lui, nest pas étonné : sil est là, cest en raison de ce génocide qui le hante lui aussi. Grand, massif, ce photographe en impose avec sa seule présence. Il est calme, sûr de son fait, déterminé. Comment limaginer en enfant torturé par langoisse, puis en adolescent sauvage, paumé, violent quil fut, ne supportant pas un regard trop appuyé, ressassant ses échecs scolaires et sa rage contre les Turcs ? Né en France il y a quarante-six ans, dans la région parisienne, ce petit-fils de rescapés a grandi à Alfortville dans la tradition arménienne et lépouvante de récits insoutenables : viols sordides, troupeaux de déportés hagards, meurtres organisés ou sommaires, cadavres dévorés au bord des routes par les chiens sauvages, orphelins squelettiques
Pour lui comme pour la plupart des Arméniens, le temps sest arrêté en 1915, et hoquette depuis comme laiguille dune trotteuse détraquée. En voulant effacer de la surface de la Terre ce million et demi dArméniens, comme sils navaient jamais existé, les Turcs les ont transformés en autant de légions de fantômes errants dans la mémoire de leurs descendants. Le photographe vit toujours dans le culte de ces morts, de toutes ces victimes, de ces hommes, femmes, enfants massacrés et aux terres spoliées. Grâce à la photo, au travail de mémoire ou de deuil quil mène avec elle, sa haine sest volatilisée. « Sans la photographie, dit-il, jaurais sans doute très mal tourné. » La photo ? Il la découverte ici, à Erevan, capitale de lArménie, frontalière à la Géorgie, première étape de notre périple où nous attend, ce soir dhiver, son ami Agop. Cest avec cet homme, un pince-sans-rire tout en rondeurs, quil sest battu une année entière après le tremblement de terre de 1988 pour trouver un toit aux orphelins. Ses premiers clichés avaient pour sujets ces enfants livrés à eux-mêmes. Ce fut une révélation. Antoine Agoudjian voyait à travers eux les orphelins du génocide, et dans leurs regards toutes les tragédies de lhistoire arménienne. Comme si le passé se superposait au présent. Comme si lesprit des morts habitait le corps des vivants (1). Et désormais, dès quil pose le pied sur le sol de ses ancêtres, sur les traces de ce petit peuple chrétien qui a trouvé refuge dans tout le Moyen-Orient, ces scènes qui émergent du passé peuvent resurgir à nimporte quel moment. On ne sait trop pourquoi cet homme a la grâce. Quand il se déplace à puissantes enjambées dans les rues des villes de cette région, qui ont gardé laustérité grise de lère soviétique, les passants se retournent sur son passage et semblent fascinés par les traits dun visage qui rappellent ces icônes byzantines peintes sur bois. Chacun se met en quatre pour laider, sans trop comprendre lobjet de son voyage. Ainsi, dès notre rencontre avec son ami Agop, les événements senchaînent comme par miracle. Qui est qui ? Mystère. Un chauffeur volubile nous transporte jusquà la frontière de la Géorgie : là, piétinant de froid dans la neige, deux hommes au crâne rasé nous attendent. On passe de voiture déglinguée en guimbarde poussive. Dun guide plein de gravité à un guide enjoué. Chacun surgit de nulle part et sévapore une fois sa mission remplie. Dans chaque ville, chaque village, une famille arménienne dresse aussitôt la table à notre arrivée. A chaque fois, les discussions tournent autour des humiliations que subit aujourdhui la communauté de la part des Géorgiens. Ceux-ci imposent leur langue pour travailler, une langue que les Arméniens, bien quétranglés économiquement, se refusent à apprendre. Convaincus que les Géorgiens, comme jadis les Turcs en Anatolie, veulent les pousser à abandonner leur terre et leurs maisons, certains prônent lusage des armes, dautres la négociation. Cest dans ce contexte explosif, qui rappelle à Antoine Agoudjian les récits des anciens sur les divisions de la communauté en Anatolie avant le génocide, que le photographe veut simmerger. Il na aucun plan précis. Ne cherche pas à illustrer lactualité. Que cherche-t-il alors précisément ? Il ne le sait même pas lui même et se laisse guider par le hasard des événements et des rencontres. Ce jour-là, il prend quelques clichés sur un marché, dans une école, une église, où il ne manque jamais dallumer un cierge pour protéger ses proches. Quand on apprend le suicide par pendaison du gosse, il décide aussitôt de se rendre dans la maison. Ce qui se passe alors est à peine croyable. Sans connaître personne, le photographe entre dans la pièce mortuaire réservée aux femmes, prend quelques clichés, puis sapproche du gosse, lui caresse le front et la poitrine. Revient tranquillement à sa place. Sa présence magnétique simpose à tous. On a désormais le sentiment que son objectif joue le rôle dun miroir. Se déroule alors devant le photographe une sorte de dramaturgie, quil est le seul à voir. Il semble même en devenir le metteur en scène, assignant par sa seule présence à chacun un rôle remontant à des temps très anciens. Mais ce nest quen rentrant chez lui à Alfortville, dans la banlieue parisienne, que le photographe découvre le résultat de sa quête. Tenaillé par langoisse davoir tout raté, dêtre abandonné par la grâce, il senferme dans son laboratoire pour les développer, puis regarder sur la table lumineuse les dizaines et dizaines de clichés. Une seule photo réussie le récompense de tous ses efforts. Cette fois encore, le « petit miracle » a eu lieu. Il la su dès quil a ressenti cette émotion si précise, qui lui vrille le ventre quand il devine la présence sur ses clichés de ses personnages hors du temps. Reste encore à les révéler sur le papier sensible. Un négatif nest que la promesse dune photo. Une pierre brute à délivrer de ses impuretés et à tailler sans la briser. Tout un art, dans lequel Antoine Agoudjian excelle pour lavoir longtemps pratiqué chez Picto, lun des meilleurs laboratoires professionnels, pour le compte dorfèvres exigeants Cartier-Bresson, Depardon ou Avedon avant de créer son propre labo. Cette image-ci lui a demandé une semaine de travail harassante sous lagrandisseur et dans la pénombre de la chambre. Un véritable travail de chaman. Avec ses mains, avec des caches, Antoine Agoudjian sest lancé dans une étrange gestuelle pour assombrir les hautes lumières, donner de la présence aux plus basses, plonger dans lombre ces personnages sur les côtés, faire disparaître le bouquet de fleurs et la photo de lenfant au premier plan. Rehausser la blancheur du linceul et des visages penchés sur cette Vierge arménienne. Ainsi libéré de ses petites contingences terrestres, ce tableau religieux qui évoque une descente de Croix donne à voir non plus la mort, mais les forces qui en triomphent. Le portrait dune femme métamorphosée par la mort de son fils en pietà, en médiatrice entre lici-bas et lau-delà. Cest elle qui mérite la consolation. Mais cest elle, qui par la puissance rayonnante de sa vision, illumine le visage de ses proches et leur redonne espoir. Luc Desbenoit (1) Les Yeux brûlants, Mémoire des Arméniens, dAntoine Agoudjian, un livre exceptionnel aux éd. Actes Sud, coll. Photopoche, 144 p., 12,80 ¬ . A VOIR Antoine Agoudjian expose ses photographies dans toute la France : Exposition du 5 Mars au 1er Avril 2007 "Centre Culturel le Toboggan" - 69152, Décines +33(0)4 72 93 30 00 Exposition du 19 au 26 Mars 2007 "Espace Charles Aznavour" - 95400, Arnouville +33(0)1 39 87 10 65 Exposition du 29 Mars au 3 Mai 2007 "Médiathèque de la pléiade" - 17740 Sainte Marie de Ré +33(0)5 46 43 91 80 Exposition du 03 au 28 Avril 2007 "Le Jardins des Arts" - 13240, Septèmes-les-Vallons +33(0)4 91 96 31 13 Exposition du 6 au 25 Avril 2007 "Mediathéque de Tarentaize" - 42001, Saint Etienne +33(0)4 77 43 09 77 Exposition du 17 au 24 Avril 2007 "Médiathèque Georges Sand" - 95800, Enghien les Bains +33(0)1 34 28 45 91 Exposition du 30 Juin au 29 Septembre 2007 "L'Imagerie " - 22300 Lannion +33(0)2 96 46 57 25 Télérama n° 2986 - 7 Avril 2007
HYPERLINK "http://www.telerama.fr/scenes/M0704021154362.html" http://www.telerama.fr/scenes/M0704021154362.html
Génocide arménien : "On va tout prendre en main : vous allez voir ce qu'est le lobbying"
Info Collectif VAN - HYPERLINK "http://www.collectifvan.org" www.collectifvan.org - Nota CVAN - Un "sympathisant" Turc de France nous écrit : nous vous soumettons ce condensé de prose négationniste turque. Livré tel quel, avec les fautes d'orthographe d'origine. Bonne lecture. Message original ---------- Objet: Contact CollectifVAN.org de ozkan saymé De: sayme74@hotmail.fr Date: Lun 9 avril 2007 15:10 À: contact@collectifvan.org --------------------------- Nom: ozkan Prénom: saymé Email: sayme74@hotmail.fr Sender's IP and Host: aannecy-256-1-116-219.w90-9.abo.wanadoo.fr - Message : --------------------------------------- La Turquie n'est pas xénophobes, mais vous on voit bien que vous êtes des turcophobes. Une question, n'avait-vous pas honte d'être enjeux politique? (Moi j'aurez eu honte!) Vous n'allez jamais réussir à nous faire accepter le"génocide". Franchement, vous en avez pas marre de parler QUE de Turquie, j'ai de la peine pour vous, vous n'avez même pas de sujet à propos de l'arménie, vous êtes catalysé à la Turquie, faut être un peu autonome, les sujets internes de laTurquie ne vous interresse pas, ne vous mêlez pas de nos affaires.Il faut aussi parler du génocide azerbaidjané, de leur terre envahit par l'arménie, des dachnaks qui sont des NAZI, des turcophobes comme vous,de l'asala.Et je voudrais aussi rajouter que vous devriez accepter le genocide turc que vous avez commis en 1915, mes ancêtres font partis des turcs qui ont été exterminé par les dachnaks. Et vous croyez que les lobbyings arménian vont durés éternellement, moi je ne crois pas, je fait partis des Français qui ont une origine turque et vous pouvez en être sûr qu'après 2 générations, on va tout prendre en main, et vous allez vous voir ce que c'est le lobbying, attendez! HYPERLINK "http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=4982" \t "_blank" Turquie : "Nous condamnons le gouvernement et les dirigeants de la police Française"
HYPERLINK "http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=4982" http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=4982
Génocide arménien : La vidéo des débats en anglais entre Schiff et Rice
Le Collectif VAN vous propose la vidéo des échanges en anglais entre la Secrétaire d'Etat américaine Condoleeza Rice et Adam Schiff, membre (démocrate) de la Chambre des représentants US, lors d'une audience en date du 21 mars 2007 sur le génocide arménien. HYPERLINK "http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=8810" \t "_blank" Traduction des débats en français, proposée par le Collectif VAN.
HYPERLINK "http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=8810" http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=8810
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Turquie/gazoduc: la mise à l'écart de GDF pas définitive
ANKARA - La décision des autorités turques de suspendre les négociations avec le groupe français Gaz de France (GDF) sur sa participation au projet de gazoduc Nabucco n'est pas définitive, a déclaré vendredi un responsable du ministère des Affaires étrangères turc. L'agence turque Anatolie a affirmé jeudi que les autorités d'Ankara avaient suspendu les négociations avec GDF en riposte à la position de la France sur le génocide arménien sous l'empire ottoman. "Il ne s'agit pas d'une décision définitive. A notre connaissance, le processus de négociations n'est pas encore achevé", a déclaré à l'AFP un diplomate turc, confirmant ainsi indirectement les informations diffusées la veille par l'agence Anatolie. La décision de suspendre les négociations avec GDF n'a toutefois pas été confirmée officiellement par Ankara. Le ministère français des Affaires étrangères affirmait jeudi n'avoir reçu "aucune confirmation en ce sens de la part des autorités turques". Le projet Nabucco consiste dans la construction d'ici 2012 un gazoduc de 3.300 km afin d'approvisionner l'Europe occidentale en gaz de la Caspienne en contournant la Russie. La Turquie, la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie et l'Autriche sont à la recherche d'un sixième partenaire pour ce projet. GDF a jusqu'à présent refusé de confirmer que des négociations avaient lieu avec les partenaires de Nabucco. Selon Anatolie, la compagnie autrichienne OMV, la hongroise MOL, la bulgare Bulgargaz et la roumaine Transgaz ont donné leur aval pour une participation de GDF au projet, mais la compagnie d'Etat turque Botas s'y est opposée en réaction à la proposition de loi française réprimant la négation du génocide arménien. Ce texte a été adopté par l'Assemblée nationale française en octobre et doit encore être voté par le Sénat puis passer en deuxième lecture devant les députés avant d'entrer en vigueur. La Turquie avait vivement protesté au moment de son examen à l'Assemblée nationale. Une source proche des négociations sur le gazoduc Nabucco a confirmé vendredi à l'AFP que la polémique soulevée par ce texte "compliquait" et "ralentissait" les négociations. Le diplomate turc interrogé par l'AFP a assuré que le dossier Nabucco resterait sur le terrain économique. "Il s'agit d'une affaire commerciale entre sociétés, et celles-ci prendront leur décision finale sur la base de considérations financières", a-t-il dit. Le projet a été lancé à l'initiative du groupe autrichien OMV, qui dispose du plus important centre de redistribution de gaz en Europe Occidentale à Baumgarten près de la frontière de la Slovaquie. Le coût du gazoduc est estimé à 4,6 milliards d'euros. Le nouveau gazoduc, qui pourrait transporter jusqu'à 30 milliards de m3 de gaz par an, contribuerait à réduire la dépendance de l'Europe occidentale vis-à-vis de la Russie. La Commission européenne estime que 10 à 15% du gaz utilisé dans l'UE viendront de la région de la Caspienne d'ici à 2025. La décision définitive de mise en route du projet est attendue pour la fin de cette année. Mais l'ensemble du projet connaît une série de revers. La Hongrie, qui n'a pas encore officiellement donné son feu vert définitif à Nabucco, a entamé des négociations informelles avec les Russes pour une éventuelle participation à un projet concurrent. GDF OMV (©AFP / 06 avril 2007 18h12)
HYPERLINK "http://www.romandie.com/infos/news2/070406161200.asradreh.asp" http://www.romandie.com/infos/news2/070406161200.asradreh.asp
Sarkozy ne veut pas fâcher les Arméniens
16 mars 2007 A quelques semaines du premier tour, Nicolas Sarkozy soigne les "communautés" qui peuvent lui valoir quelques centaines de milliers de voix. Dans le journal "France-Arménie" de la première quinzaine de mars, par exemple, il rappelle qu'à ses yeux, la reconnaissance par les Turcs du génocide arménien est une "exigence morale" et que la Turquie n'a pas vocation à rejoindre l'Union Européenne. Mais il promet, prudemment, d'être neutre concernant l'adoption éventuelle par le Sénat de la proposition de loi controversée sanctionnant le négationnisme du génocide arménien. Le candidat de l'UMP pratique un exercice d'équilibrisme pour ne heurter ni les Arméniens qui défendent cette proposition, ni la plupart des historiens qui ont critiqué cette nouvelle loi mémorielle, considérée comme inutile, voire contre-productive, par certains. Qu'on en juge. "Est-ce le rôle du Parlement, en tant que représentant de la Nation, d'édicter des lois mémorielles?" s'interroge Sarkozy. Et il répond sans vraiment trancher. Selon lui, le Parlement peut fixer des "repères moraux", "décider que la négation d'un génocide est un acte qui franchit cette frontière" entre l'aceptable et l'inacceptable. Mais il ajoute que "la loi n'est pas l'instrument le plus adapté lorsqu'il s'agit pour le Parlement d'adopter des textes dont la portée est avant tout symbolique, comme lorsqu'il a reconnu l'existence du génocide arménien en janvier 2001". Il dit préférer l'adoption d'une résolution par le Parlement. Il continue en affirmant tout à la fois qu'il est "dangereux pour l'histoire de laisser manipuler et nier des faits avérés et des évidences historiques" tout en précisant (faisant référence à l'Iran) que l'important est de "refuser le négationnisme d'Etat, a fortiori quand il devient un produit d'exportation". Alors? Voilà qui a le mérite de n'être pas très clair. La proposition de loi punissant le négationnisme du génocide arménien a été adoptée, après de vifs débats, en première lecture à l'Assemblée le 12 octobre 2006. Elle est maintenant sur le bureau du Sénat, qui ne l'a pas encore inscrite à son ordre du jour. S'il était élu, Sarkozy ne ferait rien pour soutenir ce texte, ni rien pour empêcher son adoption. En vérité, il sait que cette proposition divise son parti (comme le PS et l'UDF d'ailleurs). Mais certains députés UMP sont élus dans des circonsciptions à forte implantation arménienne, du côté des Bouches-du-Rhône, du Rhône, de l'Isère, de la région parsisienne. Alors il ne veut fâcher personne d'ici les élections! A-t-il raison? Publié à 10:56 ----------------------------------- Pings des Trackback URL de TrackBack de cette note: http://blogs.lexpress.fr/mt-tb.cgi/1276 Commentaires : Le vendredi 16 mars 2007 à 15:01, par Jean Bert Pour ma part, bien que je reconnaisse l'existence d'un génocide arménien, j'ai un peu de mal à soutenir l'adoption d'une telle loi par notre parlement. Le négationnisme de la Shoah ne peut pas être mis sur le même plan dans la mesure où la France a une responsabilité importante et directe dans le génocide juif. Si on devait accepter une telle loi, il faudrait également en créer pour les génocides au Rwanda, en Mandchourie, en Empire Inca, ... les historiens n'ont quand même pas complètement tort. Maintenant, je comprends bien la position des Français arméniens, d'origine arménienne ou simples sympathisants qui soutiennent cette loi : il s'agit d'envoyer un signal fort à la Turquie. Mais est-ce que la loi n'est pas alors qu'un simple moyen de substitution à une diplomatie défaillante de la part de nos gouvernements successifs ? Est-ce que ce n'est pas davantage du ressort de notre président que de celui de notre parlement que d'interpeller la Turquie et les autres nations sur ce sujet ? Ce que l'on devrait exiger des candidats à la présidentielle, ce n'est donc pas le soutien de cette loi qui, en plus d'être inadaptée, ne résout rien, mais un investissement diplomatique important et un engagement à agir en tant que président auprès de la Turquie. Quant à l'assertion de M. Sarkozy comme quoi "la Turquie n'a pas vocation à rejoindre l'Union Européenne", je trouve cela idiot pour mille raisons (la première est que la Turquie est européenne, la seconde que l'entrée du seul pays laïc du monde après la France est bon pour la défense de nos valeurs, ...) et surtout contre-productif dans le cadre du débat sur la reconnaissance du génocide arménien. Si on persiste à repousser la Turquie hors de lEurope, on va finir par donner raisons aux nationalistes de ce pays contre les europhiles qui sont prêts, eux, à ouvrir le débat de la reconnaissance du génocide. En un sens, la position de Mme. Royal (exprimée hier soir sur France 2), qui est conforme à celle tenue par M. Chirac, est plus logique : prête à accepter lentrée de la Turquie mais exigeant la reconnaissance du génocide.
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Pour la réconciliation arméno-turque
NOUVELOBS.COM | 10.04.2007 | 10:33 L'appel de 53 Prix Nobel, rendu publique par la Fondation Elie Wiesel pour l'humanité, presse la Turquie de mettre un terme à la discrimination envers ses minorités ethniques et religieuses et lArménie de "réformer son régime autoritaire". Cinquante-trois Prix Nobel appellent Turcs et Arméniens à ouvrir leur frontière, rétablir des relations officielles et résoudre leurs différends à propos des massacres infligés aux Arméniens par les Turcs au début du XXe siècle. Dans une lettre rendue publique lundi 9 avril, par la Fondation Elie Wiesel pour l'humanité, les lauréats du célèbre Prix Nobel pressent la Turquie de mettre un terme à la discrimination envers ses minorités ethniques et religieuses et d'abolir l'article 301 de son code pénal qui stipule que dénigrer l'identité turque constitue un crime. Ils exhortent également l'Arménie à "réformer son régime autoritaire, autoriser des élections libres et équitables et respecter les droits humains". Assassinat de Hrant Dink Le texte fait référence à l'assassinat le 19 janvier 2007, de Hrant Dink, ce journaliste arménien qui s'était fait des ennemis dans les rangs nationalistes turcs en qualifiant de génocide les massacres d'Arméniens à la fin de l'Empire ottoman. Selon les Prix Nobel, le mieux que l'on puisse faire pour honorer la mémoire de Hrant Dink, serait de "poursuivre l'uvre de sa vie qui a consisté à défendre la liberté d'expression et à encourager la réconciliation entre Turcs et Arméniens". Prix Nobel de la paix et de littérature Parmi les signataires figurent Elie Wiesel, survivant de l'Holocauste et prix Nobel de la Paix en 1986, J.M. Coetzee, prix Nobel de Littérature en 2003, Mairead Corrigan Maguire et Betty Williams, prix Nobel de la Paix en 1976 et Wole Soyinka, prix Nobel de Littérature en 1986. On ignore si Orhan Pamuk fait partie des signataires. Cet écrivain stambouliote de 52 ans s'est vu décerner le prix Nobel de littérature en 2006 pour une uvre prônant le mélange des cultures. Menaces d'ultranationalistes Ardent défenseur des minorités arménienne et kurde, Orhan Pamuk avait été poursuivi dans son pays en 2005 pour "insulte ouverte à l'identité turque" pour avoir déclaré que nul en Turquie n'osait évoquer le massacre des Arméniens durant la Première Guerre mondiale ainsi que la mort de 30.000 Kurdes dans les violences politiques de ces dernières décennies. La justice turque a finalement renoncé en janvier 2006 à ces poursuites, qui avaient suscité des critiques de la communauté internationale quant au respect de la liberté d'expression en Turquie. Tout comme le journaliste assassiné Hrant Dink, Orhan Pamuk faisait l'objet de menaces des ultranationalistes. En février dernier, plusieurs médias avaient fait état de son départ discret de la Turquie, sans doute à destination des Etats-Unis. (AP)
HYPERLINK "http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20070410.OBS1290/pour_la_reconciliationarmenoturque.html?idfx=RSS_international" http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20070410.OBS1290/pour_la_reconciliationarmenoturque.html?idfx=RSS_international
TURQUIE
Les graines du nationalisme turc se sèment à l'école
Info Collectif VAN - HYPERLINK "http://www.collectifvan.org" www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous propose la traduction d'une dépêche en anglais de l'agence Reuters sur le système éducatif turc, pétri d'ultranationalisme, et qui enseigne aux élèves de Turquie : "Il ne faut pas oublier qu'en Anatolie, les Arméniens ont commis un génocide". L'Education Nationale turque reçoit des subsides conséquentes de l'Union européenne, qui est de fait complice de ce négationnisme d'Etat enseigné en Turquie. Dimanche 1er avril Emma Ross-Thomas ISTANBUL (Reuters) "Heureux celui qui peut se dire turc", chantent en choeur des centaines d'enfants en uniforme, bien rangés dans la cour de leur école devant une statue dorée du père vénéré de la Turquie, Atatürk, en prononçant leur serment de travail et de sacrifice quotidien. Le chant enthousiaste prend fin et les files d'enfants entrent dans l'école, en passant devant une inscription disant que leur premier devoir est de défendre la Turquie, et une autre énonçant les paroles de l'hymne national - textes qui figurent également sur les murs de la classe et dans les préfaces des manuels scolaires. Lorsqu'ils iront au lycée, ces enfants recevront un enseignement hebdomadaire délivré par des officiers et portant sur les exploits de l'armée. Leurs livres leur diront que les puissances européennes ont l'oeil rivé sur l'Anatolie et que la géographie de la Turquie la rend vulnérable "à toutes sortes de menaces intérieures et extérieures." Les manuels sont pleins de citations de Mustafa Kemal Atatürk, qui a fondé la Turquie moderne en 1923 après l'effondrement de l'Empire ottoman. "Patrie... nous sommes tous un sacrifice pour toi!" (?) est particulièrement recommandé par les auteurs d'un des manuels. Ce ne sont là que quelques caractéristiques du système éducatif turc que les professeurs et militants réformateurs veulent faire changer. lls disent que ce système encourage un nationalisme aveugle, chose que la Turquie considère plus sérieusement depuis l'assassinat du journaliste arméno-turc Hrant Dink par des ultranationalistes en janvier dernier. LE MILITARISME Des dissensions politiques avec l'Union européenne, à laquelle Ankara espère adhérer, ont aussi attisé le nationalisme -- surtout une année d'élection -- mais de nombreux experts disent que les graines en sont semées d'abord à l'école. " Dans les Etats-nations récemment fondés comme le nôtre, l'école est un instrument politique efficace pour former et transformer les gens... mais ces dernières décennies ce concept, qui a besoin d'être assoupli, a persisté," a confié à Reuters Ziya Selcuk, professeur d'université et ancien président de la Commission du gouvernement pour la formation et l'éducation. Ce gouvernement a réformé les programmes d'une façon qui, selon les enseignants, rend les élèves plus actifs et qui réduit le traditionnel apprentissage par coeur. "Il y a toujours un accent mis sur le militarisme, l'importance de deveni run martyr, d'aller à la guerre, de mourir à la guerre etc", dit Batuhan Aydagul, coordinateur adjoint de l'Initiative pour une Réforme de l'Education. Les professeurs disent aussi qu'ils se sentent soumis à des pressions pour qu'ils ne s'écartent pas de la ligne ou du programme officiels en classe. "Si vous présentez des arguments à l'opposé des arguments établis... vous pouvez avoir des réactions, absolument, de la part des élèves, des autres enseignants, et des directeurs - des réactions négatives évidemment", dit un professeur qui a souhaité rester anonyme. Son collègue, qui parle aussi à condition de rester anonyme, rit à l'idée de critiquer Atatürk en cours d'histoire, disant que cela provoquerait une enquête du procureur. "Ils pensent... que si vous faites ça, vous introduisez la confusion dans leurs esprits et la confusion n'est pas bonne pour les jeunes", dit le premier enseignant. Mais les manuels peuvent être source de confusion pour certains : alors que les historiens étrangers disent que les forces ottomanes ont massacré les Arméniens en 1915, les livres d'histoire des lycées disent ici que c'était l'inverse. "Il ne faut pas oublier qu'en Anatolie, les Arméniens ont commis un génocide", lit-on dans un livre datant de 2005. Dans son dernier rapport d'étape, l'UE a aussi critiqué le portrait de minorités comme les Arméniens, disant qu'il y avait encore du travail à faire pour retirer des livres les propos discriminatoires. DE FAIBLES RESULTATS Le nationalisme n'est pas le seul problème des écoles de la Turquie qui, limitée par les restrictions budgétaires d'un accord avec le FMI, ne dépense pas grand-chose pour l'éducation. Avec une population de 74 millions d'habitants, la Turquie lutte déjà pour trouver des emplois à son armée de jeunes toujours grandissante. Mais en terme de dépenses per capita en proportion de l'économie, la Turquie est le pays de l'OCDE qui dépense le moins. L'institutrice Ayse Panus dit que les parents de son école publique, qui compte 21 enseignants pour 680 élèves, paient une contribution d'environ 50 lires ($35) par an pour qu'elle fonctionne. La Turquie est aussi en queue de peloton des pays de l'OCDE en termes de nombres d'années passées à l'école, de proportion de la population ayant reçu une éducation post-scolaire, et de compétences en mathématiques des enfants âgés de 15 ans. Les enseignants sont sous-payés et passent les premières années de leur carrière sur des postes qui leur sont assignés par l'Etat. Le gouvernement actuel a augmenté les dépenses, mais les spécialistes disent qu'il en faut plus pour réduire le fossé qui sépare les établissements élitistes et de haut niveau des écoles ordinaires au sein d'un système à deux vitesses. Le taux d'inscription s'est aussi amélioré, surtout pour les filles - avec l'aide d'un gouvernement qui tient à rester en vue et d'une campagne soutenue par l'UNICEF visant à persuader les parents traditionnalistes des campagnes d'envoyer leurs filles à l'école. Au vu de ces progrès, l'UE dit que la Turquie est bien préparée à l'adhésion s'agissant de l'éducation, mais beaucoup de gens ne sont pas de cet avis. "D'un côté ils veulent faire partie de l'Europe, et de l'autre... ils encouragent le sentiment qu'ils sont entourés d'ennemis", dit Panus. © Reuters 2006. © Traduction Collectif VAN (2007)
HYPERLINK "http://www.reuters.com/article/inDepthNews/idUSL2912157920070402" http://www.reuters.com/article/inDepthNews/idUSL2912157920070402
Turquie: Le malheur des chrétiens d'Istanbul
Les tracasseries auxquelles est confronté le lycée grec orthodoxe du Phanar illustrent bien la précarité de la minorité chrétienne d'Istanbul. Et, depuis le meurtre du journaliste arménien Hrant Dink, la situation des communautés minoritaires s'est aggravée. Guillaume Perrier Le message tracé sur le mur d'enceinte sonne comme une mise en garde : « Vous ne diviserez pas la nation turque ! » Pour toute signature, les trois croissants de lune, symbole du Parti d'action nationaliste (MHP), situé à l'extrême droite. Cette menace a été fraîchement peinte sur le lycée grec orthodoxe du Phanar, à Istanbul. Située dans le vieux quartier grec, sur une rive escarpée de la Corne d'or, à deux pas du Patriarcat orthodoxe, cette école vit des heures critiques. Fondée en 1454, un an après la prise de Constantinople par les Ottomans, la « grande école de la nation », comme l'appellent les Grecs, n'est plus que l'ombre d'elle-même. A l'heure de la sortie des classes, à la grille de cet imposant bâtiment de brique rouge, les élèves ne se bousculent pas. En cours, ils sont souvent deux ou trois, perdus sur les bancs de salles trop grandes. Le lycée du Phanar se meurt, à l'image d'une communauté découragée qui s'éteint lentement. Depuis le traité de Lausanne de 1923, qui les définit comme minorité non musulmane de Turquie, l'histoire des « Rum », ces « Romains » vestiges de l'Empire chrétien d'Orient, est celle d'étrangers dans leur propre pays. Une décision de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) de Strasbourg, en janvier, leur a redonné un peu de baume au coeur. Après des années de bataille judiciaire, le lycée du Phanar s'est vu reconnaître le droit de récupérer des immeubles confisqués par l'Etat turc. Ankara est condamné à les restituer avant le 9 avril, sous peine de verser 900 000 euros de compensations. Mais cet espoir de règlement du problème des fondations pieuses, essentiel pour les Rum, arrive peut-être trop tard. « Nous sommes peu nombreux, mais nous sommes innombrables », aurait dit le patriarche Athénagoras dans les années 60 pour conjurer le déclin démographique de ses ouailles. Istanbul est la capitale spirituelle orthodoxe. Mais le XXe siècle a provoqué une véritable hémorragie. En 1906, ils étaient 160 000 à Istanbul. Cent ans plus tard, ils sont à peine 2 000, selon Ata Sakmar, un avocat turc pour qui défendre les Grecs est une « mission humanitaire ». La moyenne d'âge est supérieure à 60 ans et rares sont les jeunes qui choisissent de rester. A l'instar du lycée du Phanar, les « écoles spéciales », turques mais réservées aux Rum, se vident, ferment les unes après les autres. Il n'en reste plus que huit, dont trois lycées, qui accueillent au total 250 élèves, pour une bonne partie des Arabes orthodoxes émigrés du Sud-Est. « Si les écoles ne peuvent pas se maintenir, la communauté n'a aucune chance de survie », soupire Yani Demircioglu, le directeur du lycée Zografion, qui revendique fièrement son identité double. Il fait rapidement les comptes : de sa promotion sortie en 1972 ils ne sont plus que quatre sur trente-sept à vivre en Turquie. La communauté vit dans la nostalgie d'une Istanbul cosmopolite, d'un quartier de Péra où les architectes et les bistrotiers étaient grecs ou levantins. Les traces de ce passé sont visibles : Istanbul compte encore 85 églises orthodoxes, un hôpital et des noms gravés en cyrillique sur la façade de bâtiments du centre-ville. Mais les Rum qui restent sont des survivants. A 78 ans, Stratis Sabuncakis reçoit solennellement au-dessus de sa boutique et sous un portrait d'Atatürk. Son grand-père, débarqué de Crète à 13 ans, est rapidement devenu le fleuriste attitré du palais impérial, acheminant ses bouquets d'Italie grâce à l'Orient-Express. Et puis, après l'avènement de la république, « Atatürk a fait venir mon père à Ankara, raconte le vieil homme en français. Il lui a dit : "Il faut que vous ouvriez un magasin ici ." » Un nationalisme dilué .En 1978, Stratis a pourtant failli partir. Toute la famille était déjà réfugiée en Grèce, mais il a préféré rester pour faire tourner la boutique. Il a traversé les heures sombres qui ont chassé, par vagues successives, la plupart de ses congénères. En 1942, un impôt spécial sur la fortune est taillé sur mesure pour asphyxier les minorités non musulmanes (Juifs, Arméniens et Grecs). « Nous avons dû payer 60 000 livres turques », se souvient Stratis Sabuncakis. Une fortune. Près de 2 000 réfractaires sont envoyés de force dans l'Est, employés à la construction des routes. Ensuite, en septembre 1955, la rumeur court qu'une bombe a explosé dans la maison natale de Mustafa Kemal, à Salonique. A Istanbul, une foule vengeresse descend dans la rue et saccage, pille ou brûle des centaines de boutiques, de maisons et d'usines appartenant aux minoritaires. Le grand magasin de fleurs des Sabuncakis n'échappe pas à l'ivresse nationaliste. En 1964, la situation s'envenime à Chypre et des milliers de Grecs sont expulsés d'Istanbul pour « haute trahison ». Dix ans plus tard, nouvelle crise, nouvelle saignée. « Cette communauté n'existe plus, elle ne peut pas être plus éteinte qu'aujourd'hui, constate Meropi Anastassiadou, chercheuse à l'EHESS. Il n'y a plus de vie culturelle ou intellectuelle, peu de production économique. Juste la conservation de certains symboles. » Aujourd'hui, les relations entre la Grèce et la Turquie se sont pacifiées, les échanges économiques densifiés. Mais le silence et la méfiance restent de mise dans la communauté. Le retour d'un nationalisme brutal et xénophobe en Turquie fait resurgir de vieux réflexes. « Vivre dans la peur, c'est une coutume chez nous », sourit un membre influent de la communauté. Dans une pièce aveugle au fond du passage de Syrie, le quotidien en grec Apoyevmatini est fabriqué à l'ancienne pour les 500 lecteurs qui lui restent. Derrière son bureau poussiéreux, le directeur, Mihail Vasiliadis, a accroché trois portraits de Hrant Dink, le journaliste d'origine arménienne abattu le 19 janvier. Dans les communautés minoritaires, ce meurtre a rouvert les plaies et tous s'identifient à leur ami arménien. « Le nationalisme est comme le raki : il est dilué. Pour être pleinement considéré comme des citoyens, ici, nous devons toujours abandonner quelque chose : nos immeubles, nos droits, nos organes... » Deux jours plus tôt, le père d'un jeune Rum décédé accidentellement avait fait don de ses organes et permis de sauver un petit Turc « de souche », devenant un héros national. L'histoire a fait le tour du pays. Comme si l'incompatibilité biologique était la norme. Des « traîtres à la nation » Pour les ultranationalistes turcs, les Hellènes et leur patriarche sont comme le ver dans le fruit turc : des « traîtres à la nation ». Bartholomeos Ier est accusé de vouloir créer un mini-Vatican au coeur d'Istanbul. Et l'Etat turc refuse toujours de reconnaître le caractère oecuménique du patriarcat et de rouvrir l'institut théologique de l'île de Halki, fermé depuis 1971. Chaque 6 janvier, le Noël orthodoxe, une croix est traditionnellement lancée par le patriarche dans les eaux froides de la Corne d'or et de jeunes hommes doivent aller la repêcher. Cette année, les policiers étaient plus nombreux que les Rum et, pour aller sauver la croix de la noyade, il n'y avait que trois volontaires. En 2005, une cinquantaine de Loups gris, des militants nationalistes, avaient perturbé la cérémonie, brandissant des drapeaux turcs et hurlant : « La Turquie : tu l'aimes ou tu la quittes ! » La plupart des Grecs d'Istanbul ont déjà choisi les deux. Au quotidien, les tracasseries administratives restent légion. Dans les lycées, on travaille sur des photocopies, car les manuels en grec ne sont pas homologués par l'Education nationale turque. Les conseils d'administration des fondations n'ont plus été renouvelés depuis plus de quinze ans : interdiction d'organiser de nouvelles élections. Et la loi sur les fondations votée sous la pression de l'Union européenne, qui devait permettre la restitution de certains biens immobiliers aux minorités, a été bloquée en décembre par le veto du très laïque président Ahmet Necdet Sezer. « Mon oncle m'avait dit : " Quitte le pays avant de devoir le faire pour sauver ta peau" , raconte un Stambouliote d'origine grecque, inquiet de la flambée de nationalisme. Je ne veux pas partir. En revanche, je suis sceptique pour mes enfants. Mais où les envoyer ? Ils n'ont pas du tout la culture grecque. » Le journaliste Mihail Vasiliadis se veut plus optimiste et croit à une régénération : « Si le gouvernement nous reconnaît nos droits, les Grecs vont vite revenir. »
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Les archives arméniennes
Frédéric Lewino Tout au bout de la Turquie, en pays arménien, il existe un lac de saphir d'une beauté à couper le souffle, le lac de Van. Quel visiteur peut se douter que ses eaux protègent les archives climatiques du Croissant fertile depuis 850 000 ans ? Chaque année, en effet, une nouvelle couche de sédiment se dépose sur le fond du lac, emprisonnant pollen (jusqu'à 200 000 grains dans le volume d'un sucre) et cendres des éruptions volcaniques voisines. L'épaisseur de ces sédiments atteint aujourd'hui 400 mètres ! A la tête d'une équipe internationale, le professeur Thomas Litt, de l'université de Bonn, projette de prélever des carottes pour remonter 500 000 ans en arrière. Il compte sur le pollen pour l'informer sur la biodiversité de la région, mais aussi sur la température et la pluviométrie. Les cendres lui permettront de dater et de localiser toutes les éruptions volcaniques. Même les traces des tremblements de terre seront observables. Mieux encore, les chercheurs espèrent pouvoir confirmer que la naissance de l'agriculture au néolithique découle, en partie, d'un changement climatique. © le point 22/03/07 - N°1801 - Page 34 - 174 mots
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La Turquie: un pays européen?
Jean-Antoine Cramer, Chambésy (GE) Mardi 10 avril 2007 Après avoir lu la lettre de M. Cabi-Akman (LT du 20.03.2007) sur la Turquie, je me demande quel rôle ce pays entend jouer en Europe. En effet, tant culturellement que géographiquement, la Turquie n'est pas un pays européen. Tout comme Israël, ce pays n'a pas connu les grands mouvements qui ont forgé, en bien ou en mal, la pensée européenne, le rythme européen, la religion chrétienne, la Renaissance, la Réforme, le siècle des Lumières, comme aussi la lente édification du concept scientifique. Bien au contraire, l'Empire ottoman peuplé des descendants de tribus nomades et guerrières cherchait l'expansion en conquérant et en occupant pour partie l'Europe et pour partie les régions avoisinantes et arabisées. [...] Historiquement, la Turquie a été l'ennemie de l'Europe à telle enseigne qu'il a fallu attendre 1683 pour voir son expansion arrêtée sous les murs de Vienne, par les armées polonaises, et le XIXe siècle pour assister en Grèce au succès d'une insurrection permettant l'établissement d'un Etat indépendant de l'occupation ottomane. [...] La Turquie n'est pas un pays européen: ni ses murs, ni sa religion, ni son passé ne le permettent. Sur le plan politique, on sait que les Etats-Unis, pour récompenser leur allié de la Guerre froide, exercent moult pressions sur l'Europe pour lui en ouvrir l'accès, ce qui aurait pour effet de renforcer considérablement le nombre des populations islamisées de notre continent; une politique depuis longtemps poursuivie par Washington qui y voit un instrument utile pour étendre son influence dans les zones «politiquement molles» de notre continent, y établir des bases et affaiblir l'influence européenne économiquement et monétairement. [...] © Le Temps, 2007
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Turquie : 6 soldats et un milicien tués dans des violences dans le sud-est
DIYARBAKIR (Turquie) - Six soldats turcs et un milicien kurde pro-Ankara ont été tués samedi et dimanche dans le sud-est et l'est de la Turquie, ce qui porte à neuf le nombre des agents de sécurité tués dans des heurts avec des rebelles kurdes ces dernières 48 heures, a-t-on indiqué de source de sécurité locale. Un précédent bilan rendu public à Diyarbakir (sud-est) faisait état de trois soldats tués. Deux soldats et un "gardien de village", milicien kurde armé par l'Etat turc contre les séparatistes kurdes, ont été tués dans des combats avec des membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans une zone montagneuse de Sirnak, province frontalière de l'Irak, tandis qu'un troisième conscrit a perdu la vie dans l'explosion d'une mine posée par des éléments du PKK à Bitlis, a-t-on précisé de même source. Enfin samedi après-midi, trois soldats ont trouvé la mort dans un accrochage survenu dans la localité de Yayladag (province de Bingöl, est) avec des rebelles du PKK, a rapporté l'agence de presse Anatolie. Une opération d'envergure de l'armée est en cours dans cette zone, ajoute l'agence. Vendredi, deux soldats, dont un sous-officier, et deux rebelles avaient été tués dans des heurts survenus dans ces mêmes régions. Quatre soldats avaient été blessés. Il s'agit du plus lourd bilan de ces derniers mois pour les forces armées turques. Les rebelles profitent généralement de la fin de l'hiver pour s'infiltrer e territoire turc depuis leurs bases situées dans les montagnes du nord de l'Irak où ils sont en dehors de la portée des forces d'Ankara. Le PKK, considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, les Etats-Unis et l'Union européenne, a annoncé un cessez-le-feu unilatéral le 1er octobre dernier, mais les autorités turques l'ont rejeté. Plus de 37.000 personnes ont trouvé la mort depuis que le PKK a entamé sa rébellion armée en 1984 contre les forces d'Ankara. (©AFP / 08 avril 2007 19h28)
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GENOCIDE RWANDAIS
Rwanda : 13ème anniversaire d'un génocide "made in France"
Info Collectif VAN - HYPERLINK "http://www.collectifvan.org" www.collectifvan.org - Le Collectif VAN était présent à la 13 ème Commémoration du Génocide des Tutsi ce samedi 7 avril 2007 et vous propose un compte-rendu du rassemblement qui a eu lieu entre 15 et 17h, devant la Fontaine des Innocents à Paris. Ont notamment pris la parole : Marcel Kabanda, Président d'IBUKA France, Alexis Govciyan, président du CCAF et Dominique Sopo de SOS-Racisme. Un peu plus d'une centaine de personnes, en majorité d'origine africaine, se sont réunies devant la Fontaine des Innocents à Paris entre 15h et 17h ce 7 avril 2007 pour commémorer le 13e anniversaire du déclenchement du génocide des Tutsis et des Hutus modérés au Rwanda. Plusieurs participants portaient des T-shirts imprimés évoquant lresponsabilité de l'Etat français et la complicité des média. Marcel Kabanda a immédiatement mentionné le problème de la négation de ce génocide, puisque hier a eu lieu au Trocadéro une manifestation négationniste, autorisée par la Préfecture de police, et que lors de la conférence sur l'extermination des Tutsis, des interventions négationnistes ont également eu lieu. Ce génocide "made in France", a-t il rappelé, avait de fait commencé plusieurs années auparavant, il était déjà là, et le 7 avril n'a fait qu'enclencher le processus d'achèvement du travail. Il a évoqué non seulement les morts, mais aussi les survivants : "les rescapés sont des livres dans lesquels les bourreaux ont écrit leur histoire". Après une minute de silence à la mémoire des victimes, Marcel Kabanda a de nouveau insisté sur le fait que les négationnistes sont les criminels de demain. Alexis Govciyan, président du CCAF, a exprimé la solidarité des Français d'origine arménienne, et appelé à une vigilance commune contre le négationnisme, le racisme et l'antisémitisme, ainsi qu'à l'espérance. M. Kabanda a de son côté assuré les Arméniens de la solidarité des Tutsis. Il a indiqué que les candidats à l'élection présidentielle avaient reçu une lettre leur demandant en particulier ce qu'ils comptaient faire pour établir la lumière sur le génocide (que la France reconnaît) et sur les complicités françaises : le PS et l'UMP ont pris la peine de répondre, mais les équipes de candidats sont très occupées en ce moment. Marie Georges Buffet, elle, a envoyé une représentante qui s'est exprimé en termes très clairs et a apporté le soutien total de son parti à une démarche de vérité, en demandant une enquête parlementaire et une enquête internationale sous l'égide de l'ONU. En réponse à une question posée par un professeur d'Histoire-Géographie, elle a confirmé que le PC était en faveur d'excuses officielles de la France. Un membre du Parti des travailleurs s'est engagé à ce que M. Shivardi réponde au courrier. Puis Dominique Sopo de SOS-Racisme s'est élévé contre le négationnisme, insulte aux victimes mais aussi "laisser-faire" et par conséquent danger pour le futur. On ne peut pas comprendre la répétition des génocides au XXe siècle sans prendre en compte la dynamique du négationnisme, qui aide à ce qui se passe au Darfour. Après lui, des membres du public ont exprimé leur solidarité et leur inquiétude. Pour conclure, M. Kabanda a rappelé que les génocides ont lieu dans un cadre légal, que la loi qui aujourd'hui nous protège et nous considère comme innocents, peut demain nous déclarer coupables et nous condamner à mort. De plus, il y a un décalage entre le discours du gouvernement français qui condamne ce génocide, et l'attitude pour le moins ambiguë par rapport aux criminels. Enfin, il a invité les participants à s'asseoir un moment par terre, avant de se séparer. Une veillée de deuil était organisée à 18h. On peut regretter qu'il y ait eu si peu de personnes pour se mobiliser pendant deux heures, alors que le quartier et en particulier le Forum des Halles, grouillaient littéralement de monde. Plusieurs Français d'origine arménienne étaient néanmoins présents. © Compte-rendu Collectif VAN (2007)
"La Nuit rwandaise": revue annuelle
Lettre ouverte à la jeunesse française YOLANDE MUKAGASANA JEUNES FRANÇAIS, je sais que vous, vous pouvez comprendre. Je sais que tous les jeunes aiment la vie. Je suis sûre que vous savez quune vie qui séteint est un drame pour quelquun quelque part dans le monde. Mes chers jeunes Français, jai survécu à un génocide. Celui des Tutsi du Rwanda. Mais mon mari et tous mes trois enfants ont été massacrés en 1994 au cours de ce même génocide. Les miens navaient rien fait. Mais ils étaient nés tout court. Ils vivaient tout simplement. Lorsquun humain veut se voiler la face devant les erreurs ou les choix de son passé, il ne fait que reproduire la même chose tout le long de sa vie. Les politiques de votre pays ont fait un choix au Rwanda : porter des responsabilités dans le génocide des Tutsi. Plus dun million de morts en trois mois, dont mon mari et tous mes trois enfants, mon frère et mes deux soeurs, sans parler de ma famille éloignée comme les cousins, les oncles, les tantes et leurs familles. Cela fait dix-sept ans que la France me torture. Depuis 1990, les militaires français nous arrêtaient aux barrières comme nos militaires génocidaires. Vous avez ces images dans les archives de France 2. De quel droit la France ma-t-elle arrêtée dans mon pays ? De quel droit la France participa-t-elle à une guerre rwando-rwandaise jusquà saligner du côté des tueurs de ma famille ? La France a entraîné nos assassins. La France les a armés. Une plainte est déposée contre les militaires français qui ont violé les femmes pendant le génocide au Rwanda. Ce nest par plaisir que lon porte plainte pour viol. Cela coûte de rendre publique sa perte de dignité et dintimité. La France sest rendue coupable de ce que ses politiques et militaires ont fait à Kibuye dans la zone Turquoise, dite « zone sûre ». Alors que lorsque le génocide était arrêté partout ailleurs, il a pu continuer dans la zone occupée par la France. La France nie ce quelle a fait. Après le génocide, la France protège nos assassins qui sont recherchés par la justice. Après le génocide, le Président français François Mitterrand aurait dit : « Un génocide, dans ces pays-là, ce nest pas trop important ». Il savait ce quil disait comme il savait dans quoi il engageait sa politique africaine au Rwanda. Pourquoi la République sest-elle rendue coupable dun crime contre lhumanité ? La France politique et militaire sest rendue coupable du génocide des Tutsi du Rwanda et cest vous, la jeunesse française, ou vos enfants, qui allez un jour devoir le payer. Jeunesse française, prenez vos mères dans les bras, demandez-leur si elles connaissent le chagrin dune mère qui perd son enfant. Quand vous aurez compris cela, vous vous rendrez compte à quel point je ne lâcherai pas la France. Elle doit me rendre des comptes à moi et à tous les survivants du génocide des Tutsi. Si la France ne le fait pas, cest vous, dans lavenir, qui devrez rendre des comptes aux enfants rwandais. Un génocide Français, La Françafrique, Un génocide sur la conscience, Linavouable, etc
sont tous des livres écrits par des Français, je vous invite à les lire. Ce que les femmes et les enfants français ont subi en Côte dIvoire, ne vous fait-il pas réfléchir ? Pourquoi la société civile française doit-elle payer la politique criminelle de la France en Afrique ? Je remercie les Français qui continuent à lutter avec nous pour que la vérité soit établie et que la justice soit faite pour les victimes de ce génocide, aussi bien les morts que les survivants. Quelle soit faite pour les bourreaux et leurs enfants, quelle soit faite pour la dignité du peuple français. Pour terminer, je rend hommage à Jean-Paul Gouteux qui a défendu cette vérité jusquà son dernier jour. Je rends hommage à François-Xavier Verschave dont la voix aurait mérité de dépasser les frontières françaises. Je leur promets que de mon vivant je continuerai le chemin quils ont tracé. Ce que je fais aujourdhui nest pas pour moi car je nai plus rien qui mappartienne à sauver, jai perdu tout ce que jaimais. Mais je continuerai ma lutte pour tous les enfants de lhumanité dans lespoir quun jour ils puissent faire des enfants dans un monde de Paix et de Droit.
Onu: exposition sur le génocide reportée pour objection turque
NEW YORK - Une exposition de l'ONU marquant le 13e anniversaire du génocide rwandais a été repoussée en raison d'objections turques concernant une mention du meurtre des Arméniens en Turquie pendant la Première guerre mondiale. L'expo devait ouvrir lundi en présence du secrétaire général Ban Ki-moon. La Turquie a protesté contre une phrase du texte, qui expliquait comment les meurtres d'Arméniens avaient contribué à la création du terme 'génocide', a précisé James Smith, directeur d'Aegis Trust, groupe co-organisateur de l'exposition qui lutte contre le génocide. "Après la Première Guerre Mondiale, pendant laquelle un million d'Arméniens ont été tués en Turquie, l'avocat polonais Raphael Lemkin a exhorté la Société des Nations a reconnaître les crimes barbares comme des crimes internationaux", dit la phrase dénoncée par la Turquie, selon Smith. Des responsables de l'Onu ont confirmé que les objections de la Turquie, et d'autres pays qui n'ont pas été mentionnés, étaient à l'origine du report de l'exposition. Celle-ci devrait cependant avoir lieu, une fois les différends réglés. David Browan, directeur de la communication d'Aegis, a dit que les diplomates arméniens étaient d'accord pour que soient retirés les mots "en Turquie". Il ajouté que son organisation l'acceptait, mais qu'il comprenait que "cela ne soit pas acceptable par les Nations unies". Environ un million et demi d'Arméniens ont été tués par les Turcs ottomans, selon des historiens. La Turquie nie toute allusion à un génocide. Aegis souhaite toutefois que ces meurtres soient mentionnés dans l'exposition commémorant le génocide rwandais, qui a débuté le 6 avril 1994 et fait au moins 800.000 morts tutsis et hutus modérés. L'exposition fait également référence au génocide des Juifs par les Nazis durant la Seconde guerre mondiale. (ats / 10 avril 2007 03:03)
HYPERLINK "http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20070410030310162172194815700.xml" http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20070410030310162172194815700.xml
Les Rwandais de Montréal se souviennent du génocide
LE PROCÈS DE MUNYANEZA SE POURSUIT Par JEAN-CLAUDE GRENIER ET PC Des membres de la communauté rwandaise de Montréal vont commémorer, cette semaine, le début du génocide de 100 jours qui a coûté la vie à plus de 650 000 de leurs compatriotes. Dans la métropole, ces cérémonies entourant ce triste événement se dérouleront avec, en toile de fond, la poursuite du procès de Désiré Munyaneza, un homme accusé de crimes contre l'humanité pour son rôle présumé dans le massacre de ces civils. Munyaneza doit répondre de sept chefs d'accusation en vertu de la nouvelle Loi canadienne sur les crimes de guerre, dont des accusations de génocide, de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre. S'il est reconnu coupable, l'homme de 40 ans pourrait écoper d'une peine d'emprisonnement à vie, à être purgée au Canada. Le massacre a débuté le 7 avril 1994, la nuit après que l'avion transportant le président rwandais Juvénal Habyarimana eut été abattu près de Kigali. Au cours des 100 jours qui ont suivi, entre 500 000 et 800 000 membres de la minorité tutsie, ainsi que des membres modérés de la majorité hutue, ont été massacrés, la plupart à coups de machettes. Des centaines de milliers d'autres ont quitté le pays à destination de camps de réfugiés dans les pays voisins. Munyaneza est arrivé au Canada en 1997 en tant que réfugié et il a été arrêté à son domicile de Toronto en 2005. Activités Aujourd'hui, une troupe théâtrale présentera à l'UQAM une pièce portant sur le génocide. Une conférence sur le sujet sera prononcée, vendredi à l'UQAM, puis une marche se tiendra samedi dans le centre-ville. " C'est une façon de rendre hommage à ceux qui ont été tués, ceux qui ont été exécutés lâchement ", a dit Calixte Kabayiza, qui demeure maintenant à Montréal. " Il faut se souvenir de ceux qui ont payé de leur vie dans notre mère patrie " poursuit-il.
HYPERLINK "http://montreal.24heures.ca/Actualite/2007/04/10/3970495-sun.html" http://montreal.24heures.ca/Actualite/2007/04/10/3970495-sun.html
Génocide : Paul Kagame accuse les Français d'être "venus tuer"
RWANDA - 8 avril 2007 - AFP Le président rwandais Paul Kagame a accusé, samedi à l'occasion de la commémoration du 13e anniversaire du génocide au Rwanda, les Français d'être "venus tuer" des Rwandais dans le cadre de l'opération militaro-humanitaire Turquoise lancée pendant les massacres. "Les Français (de l'opération Turquoise) n'étaient pas venus sauver les Rwandais, ils étaient venus les tuer", a accusé M. Kagame qui s'exprimait à Murambi, localité du sud du Rwanda qui se trouvait dans la zone Turquoise. "Ce n'est pas une rumeur, c'est la vérité. Mais le dire est considéré comme un crime", a-t-il poursuivi dans un discours en kinyarwanda retransmis en direct à la télévision et la radio nationales. En plein génocide, la France avait lancé au Rwanda une opération militaro-humanitaire, baptisée "Turquoise", très critiquée par le Front patriotique rwandais (FPR), la rébellion tutsie aujourd'hui au pouvoir. Cette opération, sous mandat de l'ONU, avait duré deux mois, de fin juin à fin août 1994. Selon les Français, elle a permis de sauver de nombreuses vies alors que la communauté internationale restait passive. Pour le FPR, au contraire, elle a permis à de nombreux génocidaires hutus de fuir le pays vers le Zaïre voisin, actuellement République démocratique du Congo (RDC). Le génocide, qui a commencé le 6 avril 1994 au soir et auquel le FPR a mis fin en juillet de la même année, a fait environ 800.000 morts, parmi la minorité tutsie et les Hutus modérés, selon l'ONU. M. Kagame était le chef de la rébellion FPR. Les relations entre la France et le Rwanda sont extrêmement tendues depuis la fin du génocide. Elles se sont encore détériorées fin novembre 2006 quand Kigali a rompu ses relations diplomatiques avec la France après que le juge français Jean-Louis Bruguière avait réclamé des poursuites contre M. Kagame et neuf de ses proches pour leur "participation présumée" dans l'attentat contre l'avion de l'ex-président rwandais Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994. Cet assassinat avait servi de déclencheur aux massacres. Samedi, M. Kagame a qualifié de "propos insensés" les accusations portées contre le FPR. "Qu'est-ce qui leur confère (aux Français) ce droit ? (...). C'est plutôt le FPR qui devrait les juger", a-t-il estimé, affirmant que son ancienne rébellion avait fait tout son possible pour sauver des vies. Avant l'intervention de M. Kagame, des rescapés du génocide ont accusé publiquement des militaires de l'opération Turquoise d'avoir tué des Tutsis et violé leurs filles ou leur femme. Selon d'autres témoignages, les militaires français avaient aménagé un terrain de volley à Murambi, sur une fosse commune dans laquelle des Tutsis avaient été ensevelis. "En jouant au volley au-dessus d'une tombe de personnes qu'ils venaient de tuer ou de faire tuer, ils prouvaient qu'ils n'accordaient aucune valeur aux Rwandais", a fustigé M. Kagame, très ému et en colère. "Et maintenant, ce sont eux qui veulent juger les Rwandais", s'est-il révolté. "La communauté internationale a échoué, elle a joué un rôle dans le génocide", a-t-il martelé. Plusieurs pays, dont les Etats-Unis et la Belgique, ancienne puissance coloniale, ont dans le passé présenté leurs excuses au Rwanda, mais pas la France.
HYPERLINK "http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP75027gnocireutsu0" http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP75027gnocireutsu0
13ème anniversaire du génocide rwandais
D'avril à juillet 1994, 800.000 Tutsis et Hutus modérés seront massacrés par des extrémistes Hutus. 10 casques bleus belges et 3 coopérants seront aussi assassinés. Le génocide rwandais est le seul avec la Shoa qui ait été reconnu par les Nations Unies. 7 avr 2007 10:35 13 ans après le génocide, le Rwanda étonne : Kigali n'a rien a envié ou presque à une ville moderne. Les nouvelles constructions ont poussé comme des champignons. Des milliers tutsis qui étaient réfugiés en Ouganda sont rentrés au pays. 13 ans après, la sécurité est revenue et il y a eu des élections, à tous les niveaux. Mais le pouvoir est omniprésent et les opposants au régime dénoncent les pressions dont ils sont l'objet. Bon nombre d'entre eux ont choisi l'exil. Au nom de la réconciliation nationale, on a supprimé les ethnies, il n'y a plus de hutus et de tutsis, juste des rwandais. On a aussi mis en place les gacacas, des milliers de tribunaux basés sur la justice traditionnelle et dont l'objectif premier était de désengorger les prisons qui comptaient plus de 100.000 personnes fin des années 90. Mais les gagacas sont contestées : parce qu'elles n'offrent pas toutes les garanties juridiques et parce qu'elles ravivent aussi parfois les tensions. Sur le plan extérieur, le président Kagamé veut affirmer son pays sur la scène internationale et il tourne le dos à la francophonie, portée par la France. La France avec qui le Rwanda a rompu ses relations diplomatiques à la suite du rapport du juge français, Jean-Louis Bruguière. Il accuse notamment d'avoir le président Kagamé et ses proches d'avoir organisé l'attentat qui a coûté la vie au président Habyarimana.
HYPERLINK "http://www.rtbf.be/info/societe/ARTICLE_083275" http://www.rtbf.be/info/societe/ARTICLE_083275
Treize ans après le génocide, le président Rwandais Paul Kagame, a ouvert une semaine du souvenir
dimanche 8 avril 2007, 10h13 Par EuroNews Hier, des cérémonies se sont dérouleés à Murambi pour commémorer le triste anniversaire des massacres Ils avaient été déclenchés par un attentat contre l'avion du président rwandais Habyarimana le 6 avril 1994. Le génocide commença le lendemain et dura 4 mois provoquant la mort d'environ 800.000 morts, tutsis et hutus modérés, selon l'Onu, plus d'un million selon les autorités rwandaises. Hier, le président Kagame s'en est de nouveau pris aux pays étrangers et notamment à la France dans son discours. "Se rappeler du génocide est très important, car un génocide est une mauvaise chose. C'est pourquoi j'appelle tous les gens mais aussi les pays qui ont participé à ces actions, à reconnaitre leurs fautes et à demander pardon aux rwandais." a -t-il déclaré. En plein génocide, la France avait lancé au Rwanda une opération militaro-humanitaire baptisée "Opération Turquoise", très critiquée par le Front patriotique rwandais, le FPR aujourd'hui au pouvoir. Cette opération avait duré deux mois, de fin juin à fin août 1994. Selon les Français, elle a permis de sauver de nombreuses vies alors que la communauté internationale restait passive. Pour le FPR, au contraire, elle a permis à de nombreux criminels Hutus de fuir le pays vers l'ex Zaïre voisin. HYPERLINK "http://fr.news.yahoo.com/08042007/342/treize-ans-apres-le-genocide-le-president-rwandais-paul-kagame.html" \t "_blank" Voir la vidéo
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Deux hommes jugés pour participation au génocide rwandais en Finlande et au Danemark
19:50 | 09/ 04/ 2007 HELSINKI, 9 avril - RIA Novosti. Des personnes originaires du Rwanda sont en cours de jugement pour actes génocidaires en Finlande et au Danemark. Les autorités des deux pays nordiques sont passées à l'action après que des organisations de défense des droits de l'homme ont accusé une série de pays européens, dont la Finlande et le Danemark, d'ignorer les normes du droit international humanitaire en accordant l'asile à des personnes soupçonnées d'avoir participé au génocide rwandais. Vendredi, le tribunal de la ville de Porvoo (Finlande) a condamné un homme de nationalité rwandaise né en 1951 à la détention préventive, a rapporté l'agence finlandaise STT. Le procès a eu lieu à huis clos et la police a refusé de rapporter les détails de l'affaire. Les autorités ont annoncé que l'enquête se déroulait en coopération avec les autorités rwandaises et le Tribunal international de l'ONU. Selon la presse finlandaise, l'homme aurait été mêlé à des ventes d'armes, organisé la formation des soldats et commandité une opération d'extermination des Tutsis. En 2003, il serait arrivé en Finlande où il aurait demandé l'asile politique. Selon les données des Nations unies, environ 800.000 personnes, essentiellement des Tutsis, ont été tuées en six semaines au Rwanda par les Hutus lors du génocide de 1994. Lundi, l'agence de presse danoise Ritzau a rapporté qu'une affaire analogue était en cours depuis l'automne au Danemark. Un homme de nationalité rwandaise de 51 ans serait soupçonné d'avoir tué 25 personnes dans la capitale rwandaise de Kigali. En Finlande, la participation au génocide est punie d'une peine allant de 4 ans de prison ferme à la prison à vie. Au Danemark, les autorités n'ont pas encore pris de décision finale quand à la question de savoir si le suspect pouvait être jugé selon la loi danoise.
HYPERLINK "http://fr.rian.ru/society/20070409/63368973.html" http://fr.rian.ru/society/20070409/63368973.html
Commémoration du génocide rwandais à Paris
samedi, 7 avril 2007 Treize ans après la fin du génocide rwandais, Paris rend hommage aux victimes. En France, la communauté rwandaise fait les frais des tensions entre Paris et Kigali. ( HYPERLINK "http://www.france24.com/france24Public/fr/nouvelles/france/20070408-rwanda-genocide-commemoration-paris.html" \t "_blank" Reportage: N. Germain et J. Bodin HYPERLINK "http://www.france24.com/france24Public/fr/nouvelles/france/20070408-rwanda-genocide-commemoration-paris.html" http://www.france24.com/france24Public/fr/nouvelles/france/20070408-rwanda-genocide-commemoration-paris.html ) samedi, 7 avril 2007 Rwanda/Génocide: Kagame s'en prend de nouveau à la France Par Reuters MURAMBI, Rwanda 7 avril (Reuters) - Le président Paul Kagame a affirmé samedi que la France aurait dû subir la colère du Rwanda pour complicité dans le génocide de 1994 au Rwanda. C'est à l'occasion d'une cérémonie du souvenir que le dirigeant rwandais a lancé cette nouvelle diatribe contre Paris, qui s'inscrit dans une guerre diplomatique. Le Rwanda a rompu ses relations avec la France en novembre après la décision d'un juge français de lancer des mandats d'arrêt contre des proches de Kagame pour "complicité d'assassinat" de son prédécesseur Juvénal Habyarimana. Beaucoup considèrent l'attentat du 6 avril 1994 contre l'avion d'Habyarimana comme l'élément déclencheur des massacres qui devaient se solder par la mort d'environ 800.000 Tutsis et Hutus modérés. "Si nous en avions eu le temps et les moyens, ils auraient dû subir notre colère. Je regrette qu'ils soient partis sans avoir reçu de leçon du Rwanda", a dit Kagame au sujet des Français devant des milliers de personnes rassemblées au village de Murambi pour le 13e anniversaire des massacres. A Paris, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères n'a fait aucun commentaire à ce sujet. Kagame commandait à l'époque le Front patriotique rwandais (FPR), mouvement rebelle à majorité tutsie qui renversa le régime hutu en grande partie responsable du génocide. Quelque 270 victimes de Murambi ont été inhumées dans un site où 50.000 personnes furent tuées en 1994. Murambi se trouvait dans une zone contrôlée par les Français aux premiers jours du génocide, dans le cadre de l'Opération Turquoise autorisée par l'Onu. Paris a toujours assuré avoir contribué à protéger les habitants contre les miliciens hutus connus sous le nom d'Interhamwe. Mais certains accusent la France d'avoir continué à soutenir le gouvernement hutu et affirment que des soldats français ont facilité la tâche aux tueurs. La France a toujours nié avoir joué le moindre rôle dans les massacres. La journée de samedi marquait le début d'une semaine consacrée à la mémoire des victimes du génocide.
HYPERLINK "http://www.france24.com/france24Public/fr/nouvelles/france/20070408-rwanda-genocide-commemoration-paris.html" http://www.france24.com/france24Public/fr/nouvelles/france/20070408-rwanda-genocide-commemoration-paris.html
DARFOUR
Les limites de la diplomatie
Alors que les Nations unies et le gouvernement du Soudan se retrouvent à Addis-Abeba, au siège de l'Union africaine pour négocier l'envoi de 3 000 policiers et agents des Nations unies ainsi que des équipements supplémentaires pour les troupes de l'Union africaine, la Chine souhaite que son partenaire économique montre «un peu plus de souplesse» à l'égard du plan de l'ONU pour le Darfour. «Le déploiement des troupes de lOrganisation des Nations unies serait un désastre pour notre région, car les tribus prendraient les armes non seulement contre les Casques bleus mais aussi contre larmée du gouvernement du Soudan», a expliqué le gouverneur du Sud-Darfour al-Hadj Ata al-Manam Idris à son hôte, lenvoyé spécial chinois Zhai Jun, en visite dans les camps de déplacés du Nord et du Sud-Darfour ce samedi. Des propos traduits plus tard par le diplomate face aux journalistes : «J'ai limpression que la situation se stabilise au Darfour et que les efforts du gouvernement soudanais pour les populations affectées portent leurs fruits». Trois jours auparavant, en visite à Pékin, le chef dÉtat-major soudanais entendait dire de ses interlocuteurs au ministère des Affaires étrangères que si la Chine souhaitait renforcer sa coopération militaire avec Khartoum (cest-à-dire, augmenter ses fournitures en équipement militaire), elle demandait «un peu plus de souplesse» sur le plan de paix proposé par les Nations unies au Darfour. Que peut-on attendre dune Chine à double langage, à lheure où se réunissent les experts des Nations unies et les représentants du gouvernement soudanais au siège de lUnion africaine, à Addis-Abeba, pour tenter de «finaliser la deuxième phase du plan de paix de lOnu pour le Darfour» ? Une coopération amicale Pour Pékin, il nest pas question de renoncer au principe de non-ingérence comme à celui du pragmatisme économique. Lostracisme dans lequel les Occidentaux ont maintenu le Soudan lui a permis de sinstaller confortablement dans des domaines économiques stratégiques : le pétrole, les routes, les barrages sur le Nil bleu et le Nil blanc, sans compter la construction du nouveau palais présidentiel. La Chine achète deux-tiers du pétrole soudanais et a signé en février dernier, à loccasion de la visite de son président à Khartoum, 7 contrats commerciaux. La coopération militaire «amicale» comme la qualifie Pékin est en place depuis le début des années 1990 : la République populaire de Chine a aidé à construire trois unités de fabrication darmes légères dans les environs de la capitale soudanaise. Les chiffres officiels des forces armées indiquent quelles disposeraient au minimum dune vingtaine de chasseurs aériens F7 et F5, fournis par les usines aéronautiques de Chengdu (Chine). Des hélicoptères, des véhicules blindés, des camions, des uniformes, du matériel de communication
et des bicyclettes auraient également été livrés par la Chine à larmée soudanaise. Ce qui n'empêche pas Pékin davoir mis à disposition de son partenaire africain, un contingent de 25 Casques bleus dans le cadre de la Minus, la Mission des Nations unies pour lapplication des accords de paix entre le Nord et le Sud-Soudan, contingent qui devrait passer à 400 soldats dans les jours prochains. Khartoum lentêtée Lorganisation du conflit du Darfour repose sur les mêmes méthodes de divisions ethniques que Khartoum a employées pendant plus de vingt ans contre le Sud du pays. Cest dire lexpérience que le gouvernement d' Omar el-Bachir peut avoir en la matière, et surtout dans sa capacité à maintenir à lécart la communauté internationale de ses affaires intérieures. Khartoum soutient, finance et équipe les milices Janjawid de lethnie arabe Abbala-Rizeigat, qui pillent et brûlent les villages des Four, Masalit et Zaghawa, tuent et violent en toute impunité, depuis bientôt quatre ans. Le conflit a causé la mort de 200 000 personnes, provoqué le déplacement de 2,5 millions de Darfouriens, et déstabilisé les pays voisins, le Tchad et la République centrafricaine. En mai 2006, Omar el-Bachir a signé un accord de paix sur le Darfour avec lun des chefs du Mouvement de libération du Soudan (MLS), Mini Arko Minnawi, personnage peu recommandable selon les organisations des droits de lhomme, dans la mesure où il est accusé de plusieurs crimes contre la population civile. La bonne volonté de Mini Arko Minnawi a été récompensée puisqu'il est aujourdhui le numéro 4 du régime, avec le poste de «assistant supérieur» du président Omar el-Bachir, exerçant aussi les fonctions de président de lautorité intérimaire pour les États du Darfour. Khartoum ayant trouvé la faille dans le MLS, il lui convient dentretenir la flamme de la division à lintérieur de la rébellion. Fin décembre, lUnion africaine rencontrait dans le Nord-Darfour, les représentants des factions non-signataires du traité de paix afin de les convaincre détablir une plate-forme commune de revendications. Deux jours après la visite du délégué, les villes où avaient eu lieu ces contacts ont été bombardées par larmée soudanaise. «Pour ces groupes, je ne suis plus crédible», commentait le général Aprezi au lendemain de lattaque. Le moral à «zéro» Cest parce que lUnion africaine est démoralisée et quelle na pas les moyens financiers, logistiques et humains, pour s'interposer dans ce conflit, quelle a fini par se tourner vers lOnu, qui entretient déjà une force de maintien de la paix dans le Sud-Soudan. Les 6 900 hommes de lUA, dont la majorité sont issus du Nigéria et du Rwanda, ne peuvent contrôler un territoire aussi vaste que la France, soumis à des attaques-éclairs de Janjawids, bombardé par larmée soudanaise quand elle le veut, et menacé par des embuscades de rebelles dont lidentité devient de plus en plus floue. Linsécurité est telle quaujourdhui laide humanitaire natteint plus que 38% de la population déplacée. Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a demandé aux Etats-Unis et au Royaume-Uni un peu plus de temps pour négocier le déploiement des Casques bleus avant que de nouvelles sanctions économiques ne soient décidées contre le Soudan. La réunion d'Addis-Abeba doit clarifier les termes de lenvoi de 3 000 policiers et agents de logistique de lOnu au Darfour, phase 2 du plan de paix présenté et initialement accepté par Khartoum le 19 novembre dernier. La phase 3 étant le déploiement de 22 500 Casques bleus. En refusant obstinément le déploiement des soldats de lOnu, le président Omar el-Bachir applique la même tactique quil eut dans le passé vis-à-vis du Sud-Soudan : empêcher les Occidentaux de regarder de trop près dans ses affaires intérieures et gagner du temps pour préserver son pouvoir. À lheure actuelle, en vertu d'une première série de sanctions américaines, 130 sociétés privées internationales dont les deux principales compagnies pétrolières du pays ne peuvent investir aux Etats-Unis du fait de leurs liens avec Khartoum. Quatre personnalités soudanaises ont vu geler leurs avoirs et restreindre leur liberté de circulation. Les nouvelles sanctions prévoient délargir le nombre de personnes ciblées ainsi que des restrictions financières supplémentaires qui pourraient affecter les ventes de pétrole du Soudan. __________________ La mission de l'Union africaine au Soudan
HYPERLINK "http://www.rfi.fr/actufr/articles/088/article_50906.asp" http://www.rfi.fr/actufr/articles/088/article_50906.asp
La Chine souhaite une solution diplomatique au Darfour
10.04.07 | 07h48 PEKIN (Reuters) - Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Dai Bingguo a réaffirmé lundi la volonté de son pays de poursuivre les efforts politiques et diplomatiques pour régler la crise au Darfour, lors d'un entretien avec son homologue américain, annonce le ministère. Dai et le sous-secrétaire d'Etat américain John Negroponte se sont entretenus lundi soir au téléphone de la situation au Darfour, région de l'ouest du Soudan où plus de 200.000 personnes sont mortes et 2,5 millions ont été déplacées en quatre ans, a fait savoir le ministère chinois sur son site internet. Les Etats-Unis et d'autres puissances occidentales souhaitent l'envoi d'une force de maintien de la paix sous l'égide de l'Onu pour mettre fin aux violences au Darfour, où s'opposent les rebelles et les milices soutenues par le gouvernement soudanais, malgré la présence d'un contingent déployé par l'Union africaine. Negroponte est attendu prochainement au Soudan, et devrait transmettre un message de fermeté de Washington, qui a menacé Khartoum de nouvelles mesures pour l'inciter à accepter les propositions de la communauté internationale. L'ancien secrétaire général de l'Onu Kofi Annan avait proposé une force conjointe Onu-Union africaine, également refusée par le président soudanais Omar al-Bachir. La Chine, qui est le principal client pétrolier du Soudan et a posé son veto aux résolution de l'Onu, fait face à des critiques de plus en plus virulentes de la part des gouvernements occidentaux, pour son soutien au Soudan. Pékin avait suggéré à Khartoum de se montrer plus flexible sur le projet porté par Kofi Annan, et l'émissaire chinois au Soudan, Zhai Jun, a déclaré dimanche que la Chine souhaitait continuer à jouer un "rôle constructif" au Darfour. Mais la télévision nationale soudanaise l'a montré lors d'une visite dans des camps de réfugiés, où il a fustigé la pression internationale, qui ne fait rien pour atténuer les souffrances selon lui. "La Chine n'approuve pas les pressions et les sanctions", a-t-il dit selon l'agence officielle Chine nouvelle.
HYPERLINK "http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-30452236@7-37,0.html" http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-30452236@7-37,0.html
Darfour: nouvel accord entre le Soudan, l'Union africaine et l'ONU sur la force de paix
ADDIS ABEBA (AFP) - Le gouvernement soudanais a accepté lundi la mise en oeuvre de la seconde phase du plan de soutien de l'ONU à la force de paix de l'Union africaine (UA) au Darfour, a assuré le commissaire à la Paix et la Sécurité de l'UA, Saïd Djinnit. "Le gouvernement du Soudan avait formulé une série de remarques et de questions, aujourd'hui (lundi) l'UA et l'ONU lui ont fourni toutes les clarifications et il a accepté la deuxième phase", a déclaré M. Djinnit au cours d'une conférence de presse à Addis Abeba, à l'issue de la réunion d'une journée. Selon le commissaire, "le gouvernement du Soudan a accepté tout le contenu" de la seconde phase "sauf un point" qu'il n'a pas voulu préciser. Selon lui la délégation soudanaise "a accepté de donner une réponse sur ce point rapidemment, d'ici quelques jours, après des consultations avec le gouvernement". Un membre de la délégation onusienne à la réunion a affirmé que cet accord "est très important mais nous ne sommes qu'au milieu du processus" de renforcement de la mission de paix de l'UA au Darfour (Amis). La délégation soudanaise n'a pas souhaité s'exprimer. M. Djinnit a enfin annoncé l'organisation de plusieurs réunions sur le Darfour dans les semaines à venir, notamment les 16 et 17 avril à l'ONU et le 28 avril en Libye. L'accord sur le renforcement de l'Amis, conclu le 16 novembre, prévoyait un déploiement en trois phases de soldats de la paix de l'ONU, mais Khartoum s'oppose à la mise en oeuvre de la troisième phase, demandant que l'UA garde le commandement de la force de paix. L'Amis, sous-financée et mal équipée, comprend environ 7.000 hommes et a été la cible d'attaques répétées au Darfour ces dernières semaines. Un mouvement rebelle allié à Khartoum est accusé d'avoir attaqué et tué le 1er avril cinq soldats sénégalais de l'Amis. En juillet, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution réclamant le déploiement d'une force conjointe ONU-UA de 20.000 hommes. Le Darfour est ravagé depuis quatre ans par une guerre civile entre des rebelles issus des populations noires locales et des milices arabes appuyées par l'armée soudanaise. Ce conflit a déjà fait 200.000 morts et 2 millions de déplacés, selon des organisations internationales, des chiffres contestés par le Soudan. Publié le: 09/04/2007 à 18:44:34 GMT Source : AFP
HYPERLINK "http://www.avmaroc.com/actualite/darfour-nouvel-a77431.html" http://www.avmaroc.com/actualite/darfour-nouvel-a77431.html
FRANCE - ARMENIE
Rencontre de Nicolas SARKOZY avec Robert KOTCHARIAN, Président de la République d'Arménie
Publié le 2007-02-20 à 00:00 Nicolas SARKOZY a été reçu lundi 19 février 2007 par Robert KOTCHARIAN, Président de la République d'Arménie. Nicolas SARKOZY a redit son attachement à l'importante communauté française d'origine arménienne qui, par son travail et son courage, a réussi dans tous les domaines de la vie politique, économique et culturelle française. Nicolas SARKOZY s'est félicité de la qualité de la relation bilatérale et a fait part de sa volonté, s'il était élu Président de la République, d'approfondir cette relation dans tous les domaines. Il a évoqué en particulier le dossier de la francophonie. Les deux hommes ont également évoqué l'inscription de l'Arménie dans son environnement régional, en particulier les relations avec la Turquie, la Russie et les pays du Caucase. Sur la question du génocide arménien, Nicolas SARKOZY a appelé à la poursuite du travail de mémoire, exercice long, difficile mais nécessaire. Nicolas SARKOZY a par ailleurs estimé que la Turquie est un grand pays qui, s'il n'est pas Européen, mérite un partenariat privilégié avec l'Union européenne, en particulier dans le cadre d'une future union méditerranéenne.
HYPERLINK "http://www.sarkozy.fr/press/index.php?mode=list&cat_id=1&lang=fr&page=6" http://www.sarkozy.fr/press/index.php?mode=list&cat_id=1&lang=fr&page=6
FRANCE
Mercredi 11 avril : Inauguration de la place Chavarch Missakian dans le 9ème dans le cadre de lannée de lArménie
Info Collectif VAN - HYPERLINK "http://www.collectifvan.org" www.collectifvan.org Inauguration de la Place Chavarche (Schavarch) Missakian mardi 10 avril 2007, Stéphane/armenews Le Maire de Paris, Bertrand Delanoë et Jacques Bravo, maire du 9ème arrondissement, inaugureront demain mercredi 11 Avril à 11 heures 15, la Place Schavarch Missakian, du nom du grand journaliste et fondateur du journal Haratch (1925), seul quotidien en langue arménienne diffusé en France et à létranger. La plaque sera dévoilée à lintersection des rues La Fayette et Montholon (9ème arrdt), métro Cadet, en présence de son Excellence Edward Nalbandian, ambassadeur de la République dArménie en France. En 1915, Schavarch MISSAKIAN est à Sofia (Bulgarie). Son addiction à linfo le pousse sans cesse à écrire ce quil voit, ce quil entend. Ainsi, il publie pour divers organes de presse et sous divers pseudonymes, notamment pour Hayastan. Le 26 mars 1916, cen est fini. Trahi, il est arrêté par les services secrets turcs. Condamné à mort, sa peine est commuée en cinq années demprisonnement. La fin de la première guerre mondiale mettra un terme à son incarcération. Libéré le 27 novembre 1918, il participe lannée suivante au 9ème Congrès Taschnag à Erevan, avant de rejoindre Paris en 1922. Bien que membre du Parti, Schavarch MISSAKIAN met un point dhonneur à fonder un journal indépendant. Cest ainsi quà partir du mois daoût 1925, HARATCH paraît trois fois par semaine, puis devient quotidien dès 1927. Jean Eckian Photos Jean Eckian Arpik Missakian et Yves Ternon 2ème Numéro du Journal Haratch en 1925
HYPERLINK "http://www.armenews.com/article.php3?id_article=31090" http://www.armenews.com/article.php3?id_article=31090
Le Festival arménien vous invite à prendre un bain de culture
Mise à jour le mardi 10 avril 2007 Par: Sylvie Mousseau MONCTON - Question de découvrir la culture arménienne, la deuxième édition du Festival arménien de Moncton propose du cinéma, du théâtre, des chants, de la musique et des expositions, jusquau 15 avril. Le festival souvre aujourdhui. Cette 2e édition du festival se tient en marge de lAnnée de lArménie, grandement fêtée en France jusquen juillet. Le festival convie le public à découvrir lhistoire dense et tourmentée dont témoigne lexceptionnelle richesse du patrimoine arménien. Festival de films, chants liturgiques arméniens, exposition de photographie, de tapis, de livres arméniens et buffetspectacle seront à lhonneur. Cette année, le festival met en relief le théâtre arménien. Trois activités reliées au théâtre arménien seront animées par un spécialiste du théâtre et du cinéma arméniens vivant à Paris, Arby Ovanessian. Invité par le consulat général de France dans les provinces atlantiques, il donnera quatre classes de maîtres, une conférence sur la dramaturgie arménienne et présentera son film Le tablier brodé de ma mère sétale dans ma vie.
HYPERLINK "http://www.capacadie.com/AcadieNouvelle/2007/4/10/Le_Festival_847.cfm" http://www.capacadie.com/AcadieNouvelle/2007/4/10/Le_Festival_847.cfm
Un voyage musical en Arménie
JEAN-LOUIS VALIDIRE. Publié le 10 avril 2007 Actualisé le 10 avril 2007 : 10h25 Demain, à l'Athénée, à Paris, le trio interprète des oeuvres de compositeurs arméniens que l'on retrouve sur le CD « Armenia » qu'il vient de graver pour Warner. IMPOSSIBLE pour un Arménien d'oublier le génocide. Les enfants de la diaspora ont été élevés par les témoins de cette tragédie du XXe siècle qui devait en connaître bien d'autres. Un drame encore plus douloureux en Arménie même. Ces deux expériences se retrouvent dans leur disque et dans le spectacle qu'ont monté Jean-Marc Phillips-Varjabédian et son frère Xavier Phillips, élevés en France dans la mémoire de la tragédie, et Vahan Mardirossian, qui a passé les dix-sept premières années de sa vie à Erevan avant de s'exiler et avant d'être autorisé à rentrer dans son pays, il y a quinze jours seulement, quinze ans après son départ. Trois façons de penser à l'Arménie, pour celui qui y est né et ceux qui l'ont idéalisée. Tous trois se retrouvent demain sur la scène du Théâtre de l'Athénée, à l'occasion d'une véritable fête placée sous le signe du pays si lointain et si proche, en musique et en images, grâce au concours d'un vidéaste, José Cristiani. Un concert-images dont Hervé Chaussard assure la chorégraphie. Mariage entre le concert et la création d'images Ils ont bien entendu décidé de présenter Khatchaturian et sa célèbre Danse du sabre dans leur disque et leur spectacle, mais aussi d'élargir leur propos à des compositeurs moins connus comme Babadjanian ou Komitas et à deux artistes contemporains, Vahan Mardirossian, le pianiste du trio, et Alexandre Gasparov. « Un siècle de musique arménienne en sachant que les chansons de Komitas sont bien antérieures car il les a recueillies comme Bartok et Kodaly l'ont fait pour les chants hongrois », explique le pianiste. Un personnage étonnant que ce Komitas, enfant recueilli par les moines, homme d'Église lui-même et qui avait décidé de prendre ce nom en mémoire d'un musicien du VIe siècle. Il mourut à Paris en 1935, aphasique en raison des tortures qu'il avait subies en 1915, en emportant dans la tombe les secrets de la notation musicale médiévale. Déjà associés dans un remarquable disque en duo consacré à Bartok et Kodaly, les frères Phillips entament avec ce projet qui leur tient à coeur depuis longtemps une collaboration avec Vahan Mardirossian qu'accompagneront pendant trois ans Warner et Lontano. Jean-Marc, l'aîné des deux frères, est depuis dix ans le violoniste du trio Wanderer, les deux autres ont plus une carrière de solistes. « Notre réunion et notre spectacle, c'est aussi une façon de nous libérer d'un joug artistique professionnel pour retrouver, sans vulgariser dans le mauvais sens du terme, un public qui veut ressentir des émotions. Il faut essayer de moderniser le discours et la présentation pour que le spectacle vivant le soit encore plus aux yeux des spectateurs », explique Xavier Phillips. D'où l'idée de ce voyage musical nostalgique. Les musiciens joueront, à trois, à deux ou en solo, alors que des images seront projetées sur de grands écrans. « Le double intérêt, c'est ce mariage entre le concert qui peut paraître un peu abstrait et rébarbatif et la création d'images », renchérit Jean-Marc, encore ému par le premier concert qu'il avait donné en Arménie, le jour où l'image abstraite d'un pays mythique est devenue une réalité. Une émotion que le trio fait passer partout où il se produit. Mercredi 11 avril à 20 heures, Théâtre de l'Athénée-Louis-Jouvet. Tél. : 01 53 05 19 19.
HYPERLINK "http://www.lefigaro.fr/culture/20070410.FIG000000106_un_voyage_musical_en_armenie.html" http://www.lefigaro.fr/culture/20070410.FIG000000106_un_voyage_musical_en_armenie.html
Ensba : Paradjanov Le Magnifique et la Jeune Scène Arménienne
À loccasion d«Arménie mon amie, Année de lArménie en France», lÉcole nationale supérieure des beaux-arts propose, en collaboration avec le musée Paradjanov dErevan, une exposition des collages du cinéaste Serguei Paradjanov. Lieu Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts Communiqué de presse À loccasion d«Arménie mon amie, Année de lArménie en France», lÉcole nationale supérieure des beaux-arts propose, en collaboration avec le musée Paradjanov dErevan, une exposition des collages du cinéaste Serguei Paradjanov. Première présentation à Paris de luvre plastique de cet artiste prolixe et protéiforme, réalisateur majeur bien que mal connu, et figure nationale arménienne, lexposition regroupera plus de 70 duvres, réalisées entre 1970 et 1990. Lexposition sera accompagnée dune présentation dun choix doeuvres de jeunes artistes arméniens, tous plus ou moins marqués par lhéritage de Paradjanov et résolument ouverts aux aspects les plus contemporains et les plus dynamiques de la création : Sona Abgarian, Diana Hakobian, Tigran Khachatrian et Astghik Melkonian. Parallèlement à lexposition, des projections organisées les 29, 30 et 31 mars 2007 permettront de découvrir les films de Paradjanov, ainsi quune sélection de films de cinéastes et vidéastes arméniens ou dorigine arménienne. Par ailleurs, la projection des films sur lart de Paradjanov (Hakop Hovnatanian et Arabesque sur le thème de Pirosmani) fait partie intégrante du parcours de lexposition, conçu par le jeune scénographe Alexis Bertrand. Infos pratiques > Lieu Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts 13 quai Malaquais. 75006 Paris M° Saint-Germain-des-Prés > Horaires du mardi au dimanche de 13h à 19h, sauf 25 décembre et 1er janvier > Contact T. 01 47 03 50 73 www.ensba.fr
HYPERLINK "http://www.paris-art.com/event_detail-8739.html" http://www.paris-art.com/event_detail-8739.html
« En Europe, la France est totalement isolée »
Interview de Valéry Giscard d'Estaing A l'occasion du 50e anniversaire du traité de Rome, l'ancien président de la République, qui dirigea les travaux de la convention sur la Constitution, établit un diagnostic sévère après le non français. Propos recueillis par Pierre Beylau et Marc Nexon Le Point : Cinquante ans après la signature du traité de Rome, l'Europe d'aujourd'hui est-elle conforme au rêve des pères fondateurs Robert Schuman et Jean Monnet ? Valéry Giscard d'Estaing : Il existait, à l'époque, plusieurs rêves. Jean Monnet voulait construire les Etats-Unis d'Europe. Robert Schuman imaginait une forme démocratique du Saint Empire romain germanique. Nous sommes, bien sûr, loin de ces projets. Mais, après tout, il a fallu plus d'un siècle aux Etats-Unis pour se constituer. L'objectif, pourtant, est en partie atteint. Nous voulions une Europe en paix. Nous l'avons. C'est un acquis historique considérable. Qui pense désormais à déclarer la guerre à son voisin ? Personne. Même parmi les partis extrémistes. En revanche, nous n'avons pas beaucoup avancé dans la construction d'une Europe politique. Quels ont été les freins ? Deux éléments ont contribué à freiner cette construction. Jusqu'à la fin des années 80, nous nous consacrions à l'Europe de l'Ouest. Et c'est tout. Personne n'avait imaginé la chute du Rideau de fer et du mur de Berlin. Il y avait bien dans le traité de Rome une phrase stipulant qu'il devrait s'appliquer « le moment venu » à toute l'Allemagne, mais c'était plutôt une pétition de principe. Alors, certes, on a eu raison de décider très vite que les anciens pays de l'Europe de l'Est avaient vocation à entrer dans l'Union. Mais il aurait fallu, à mon sens, adopter une démarche plus prudente, plus élaborée. D'abord, informer les peuples. Jamais l'opinion française n'a été mise au courant du bien-fondé de l'élargissement. On aurait dû aussi alerter les pays candidats. Par exemple, à cette date, on savait que la règle d'un commissaire par pays n'était pas raisonnable. Il fallait le leur dire. Du coup, ils se sont imaginé intégrer l'Europe statique des années 80 alors que nous étions en pleine réflexion sur nous-mêmes. En somme, on a privilégié une démarche bureaucratique sans véritable vision politique. Cela ne pouvait donner qu'un résultat ambigu. Le second frein a été le durcissement de la position britannique, sous l'influence de Mme Thatcher. Quel intérêt à pousser davantage l'intégration ? Nier l'Europe, c'est se condamner à l'insignifiance. La taille critique pour exercer une influence n'est plus le pays, mais l'Europe. Nous le voyons bien lors des grandes négociations internationales sur le commerce avec la Chine ou sur le trafic aérien avec les Etats-Unis. Nous éprouvons immédiatement le besoin de faire front. Regardez les titres de la presse internationale ! Ils prennent déjà en compte cette nécessité. Et se réfèrent de plus en plus à l'« EU » (European Union). Or la Constitution européenne nous donne les moyens juridiques de cette dimension critique. Jusqu'ici, le fait d'être incapable de fonder une union politique nous a considérablement affaiblis. Un exemple : à vingt-sept Etats membres, nous avons un PIB supérieur à celui des Etats-Unis. Or nous sommes loin d'avoir un poids équivalent à celui des Etats-Unis dans le commerce mondial. Autre cas : les Européens sont les premiers donateurs et prêteurs au monde. Or ils sont régulièrement écartés des présidences des institutions financières au profit des Américains. L'Europe n'a-t-elle pas tendance à s'occuper de choses qui ne la regardent pas ? C'est une évidence. Nous souffrons d'une confusion permanente des genres. Et d'allers-retours trop fréquents entre les législations nationales et la législation européenne. En fait, Bruxelles a su habilement utiliser certains articles du traité de Rome parfois un peu flous et qui l'autorisent à intervenir dans des domaines de compétence nationale. Voilà pourquoi l'Europe se mêle, par exemple, de la chasse au gibier sédentaire, une question dont on ne voit pas en quoi elle aurait une dimension européenne. Il a fallu le zèle d'un chef de bureau pour aboutir à cette situation extravagante ! C'est pourtant de la compétence des Etats, dans tous les Etats fédéraux ! Délimitons les compétences des uns et des autres une bonne fois pour toutes ! Si l'opinion s'aperçoit que Bruxelles agit dans son dos, elle s'en souvient. Et pour longtemps. Voilà comment l'Europe se coupe des citoyens. Attention cependant à nos propres contradictions ! On ne peut pas à la fois réclamer une Europe sociale et être décidé à conserver son smic et son système de retraites. Ce sont des sujets dont je pense qu'ils doivent continuer à être traités au niveau national. Beaucoup de difficultés de cette nature pourraient être évitées si les gouvernements des différents pays n'avaient pas déserté l'exécutif européen. Regardez les conseils à Bruxelles ! Les ministres des Affaires étrangères ne s'y rendent plus. Il y a trente ans, ils ne manquaient pas une séance ! Résultat, les Etats ne savent plus dire non. Dès qu'une proposition est avancée, un murmure confus s'élève et on décide de mettre en place un groupe d'étude. José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, a pourtant promis de faire le ménage parmi les textes de loi européens... L'idée est bonne mais il a du mal à la mettre en oeuvre. Comment voulez-vous qu'il en soit autrement avec une Commission aussi lourde ? Vous avez un commissaire par pays, souvent d'ailleurs de bonne qualité. Il possède un bureau. Il est forcément là pour imaginer des textes. Que peut-il faire d'autre ? C'est sa raison d'être ! Kohl, Mitterrand, Chirac... Comment jugez-vous leur relation à l'Europe ? Il y a eu un passage à vide évident au moment où Margaret Thatcher a accédé au pouvoir. Son approche de l'Europe a été totalement négative. Heureusement, ce trou d'air a été compensé par Jacques Delors, un très bon président de la Commission européenne. La bonne entente entre Kohl et Mitterrand a aussi permis de surmonter des difficultés. Mais, en réalité, tous deux n'ont pas beaucoup fait avancer l'Europe. Ils ont poursuivi dans le sillon tracé. Avec un accident de parcours lorsqu'ils ont affiché leur désaccord sur la réunification allemande. Un épisode souvent passé sous silence. Après cette période, c'est le coup d'arrêt. On ne trouve plus d'homme d'Etat engagé dans la construction européenne. Peut-on dire que la Grande-Bretagne a obtenu l'Europe qu'elle souhaitait ? Oui, les Britanniques ont atteint leur objectif. Un objectif ambivalent : à la fois être dans le système européen et empêcher tout progrès de l'intégration. Comment jugez-vous les propositions des principaux candidats à l'élection présidentielle sur l'Europe ? Les candidats évitent de trop s'impliquer sur un sujet aussi difficile. On ne peut pas leur reprocher une certaine prudence. N'oublions pas que dans cette affaire la France est totalement isolée. Dix-huit pays ont déjà ratifié la Constitution européenne et quatre autres s'apprêtent à le faire. Sur vingt-sept Etats membres, cela compte ! La France perd de son influence. On voit d'ailleurs que ces derniers temps ses propositions n'ont pas soulevé beaucoup d'intérêt auprès de nos voisins. Quand on se souvient que c'est elle qui a lancé l'idée de la monnaie unique ou de l'élection du Parlement européen au suffrage universel ! Où est sa voix aujourd'hui ? Et l'idée de Nicolas Sarkozy d'un traité simplifié, ou mini-traité, destiné à relancer la Constitution européenne ? Ce qui ne me paraît pas réaliste, c'est de renégocier un texte. Personne ne l'acceptera. Les Etats qui ont ratifié la Constitution refuseront de revenir sur leur engagement. Et on les comprend. Quant à ceux qui ne l'ont pas ratifiée, ils accepteraient de rouvrir le débat à la condition de pouvoir assouplir le texte, comme les Tchèques ou les Britanniques le voudraient. Et, évidemment, le résultat n'irait pas dans le sens souhaité par la France. Bref, la France n'a pas d'allié dans cette négociation. Par ailleurs, le projet de Constitution est une construction fine où chacun a fait des concessions. Si vous ouvrez les chapitres les uns après les autres, vous détruisez un consensus qui a été extrêmement difficile à obtenir. Les uns voudront maintenir la présidence tournante, les autres souhaiteront que le ministre des Affaires étrangères de l'Union soit baptisé autrement. C'est la boîte de Pandore ! La question n'est donc pas de changer le texte, mais de savoir comment le ratifier. Nicolas Sarkozy, pour sa part, veut séparer ce qui relève du fonctionnement des institutions du reste. Il me semble qu'il va plus loin que les autres dans l'élaboration d'une solution. Est-on encore pour longtemps dans l'impasse ? Pas forcément. Car deux échéances importantes se profilent. D'abord, l'arrivée de la France à la présidence de l'Union européenne au second semestre 2008. Et puis les élections européennes en 2009. Comment imaginer que la France participe à ces deux événements sans avoir clarifié sa position sur le traité constitutionnel ? On connaîtrait une situation ingérable. Même les Finlandais, l'an passé, ont pris soin de ratifier la Constitution pendant qu'ils présidaient l'Union. Faut-il recourir à un nouveau référendum pour ratifier le projet de Constitution ? Je n'y suis pas favorable. Le référendum ne s'applique pas à ce genre de texte. Lorsque vous vous présentez devant les électeurs avec un document de 400 articles en leur disant : signez là, par oui ou par non ! ils vous répondent : sûrement pas, nous voulons être mieux informés ! Si encore ils faisaient confiance à leurs dirigeants ! Mais ce n'était manifestement pas le cas la dernière fois. Le référendum n'a de sens que pour des textes courts comme la Constitution de 1958, ou des questions simples, qu'on peut trancher par oui ou par non. Où en est le moteur franco-allemand ? Il continue d'exister, mais il ne fonctionne pas bien. Et c'est regrettable. Nos deux pays s'entendent pourtant bien. On oublie que l'Allemagne est notre premier partenaire commercial. Ensemble, nous pesons d'un poids économique considérable. Et nous occupons le centre de l'Europe. En outre, les Allemands ont une vraie conscience européenne. Lors des travaux sur la Constitution européenne, ils n'ont jamais formulé de reven-dication spécifique. Ils ont approuvé le texte sans le contester ! Existe-t-il une identité européenne ? Elle n'a pas progressé autant qu'on aurait pu le penser. Il s'est passé quelque chose entre les Français et les Allemands sur le plan psychologique et sociétal. Mais beaucoup moins avec les Anglais. Je suis néanmoins convaincu que cette identité existe. Il suffit de se rendre à l'autre bout du monde pour se sentir immédiatement des affinités avec un autre Européen. Nous n'appartenons pas seulement à la même culture, mais à une civilisation ancienne. Avec un socle solide de valeurs politiques, sociales, religieuses. L'enjeu des cinquante prochaines années, c'est de transformer cette solidarité de civilisation en citoyenneté. Nos institutions ont un rôle à jouer. Si nous nous dotons d'un président de l'Europe durable et visible, les gens auront déjà un premier moyen de s'identifier. Le seul obstacle que nous rencontrons, c'est la diversité linguistique. Bruxelles dépense plus de 1 milliard d'euros dans ses services de traduction et la gestion de plus de vingt langues. Une folie ! Avec une difficulté supplémentaire : quel texte juridique fait foi ? Selon les traductions, on aboutit parfois à des résultats différents. On devrait donc se contenter de trois langues de communication : l'anglais, le français et l'allemand. Et les traductions doivent revenir à la charge des Etats. Comment évolue la candidature turque à l'Union européenne ? L'adhésion pure et simple me paraît désormais écartée. Le tournant a été le changement d'attitude des Allemands avec l'arrivée de la chancelière Angela Merkel, hostile à l'entrée de la Turquie dans l'Union. Si le prochain président français est sur la même ligne, Bruxelles n'aura pas d'autre choix que de trouver une autre solution. En proposant, par exemple, à Ankara une forme de partenariat privilégié suffisamment étoffé. L'opinion turque semble également acquise à l'idée que l'intégration n'aura pas lieu. L'Europe est donc encalminée, rongée par le doute... Non. Il faut que l'Europe, comme la France, redevienne une zone d'optimisme, de créativité, de compétitivité. C'est possible et elle en a tous les moyens ------------------------------------ Traité de Rome : un accouchement difficile Boiseries en chêne, sol en marbre rose, arcades sculptées en pierre blanche... C'est dans le décor du château de Val Duchesse, près de Bruxelles, que le traité de Rome voit le jour. Les négociateurs français, allemands, néerlandais, belges, italiens, luxembourgeois y entrent en septembre 1956. Ils en ressortent plusieurs mois après. Avec un texte fondateur, signé à Rome le 25 mars 1957, destiné à mettre en place le marché unique : la Communauté économique européenne. Un accouchement difficile. L'échec de la Communauté européenne de défense , rejetée trois ans plus tôt par les parlementaires français, est dans tous les esprits. Or, une nouvelle fois, l'opinion française traîne les pieds. Effrayée de voir débouler la concurrence étrangère après la disparition des barrières douanières. La France exige donc des garanties en matière sociale, fiscale et agricole. Ses partenaires acceptent. C'est un succès pour les représentants français : Maurice Faure, le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Christian Pineau, le ministre des Affaires étrangères, Jean-François Deniau, le responsable des négociations européennes. Et surtout pour Jean Monnet, qui, à la tête du Comité d'action pour les Etats-Unis d'Europe, est parvenu à enrôler les autres gouvernements dans l'aventure européenne. Marc Nexon ------------------------------------ Les quatre vérités d'Hubert Védrine Hubert Védrine est un iconoclaste. En cette période électorale propice à toutes les démagogies, au déferlement des bons sentiments, au spectacle des effusions compassionnelles, à l'instrumentalisation des émotions, l'ancien ministre des Affaires étrangères prend le risque de nous administrer une leçon de relations internationales fondée sur une approche froidement rationnelle. Démarche périlleuse tant il est facile d'accuser de cynisme celui qui opte pour la lucidité. Dans un petit livre dense au titre évocateur (« Continuer l'Histoire », éditions Fayard), il s'en prend allègrement à quelques vaches sacrées et fixe les grandes lignes qui devraient, selon lui, inspirer la future diplomatie française. Premier constat : la chute du mur de Berlin, l'implosion de l'URSS n'ont ni sonné la fin de l'Histoire, comme l'a cru un temps le célèbre essayiste américain Francis Fukuyama, ni marqué le triomphe de la démocratie et de l'économie de marché. Deuxième constat : l'« hyperpuissance » américaine - invention sémantique de Védrine pour désigner une puissance sans contrepoids et englobant tous les domaines - s'est révélée incapable d'instaurer un nouvel ordre international stable. Les Etats-Unis, « gendarme du monde réticent » sous Clinton, ont cru pouvoir, sous George Bush, et à la suite du choc du 11 septembre 2001, changer la donne en utilisant la force militaire. D'où la calamiteuse expédition d'Irak. Les néoconservateurs, héritiers à la fois du courant nationaliste américain et de la tradition messianique démocratique du président Wilson, ont échoué dans leur tentative d'installer entre Nil et Euphrate le cycle vertueux dont ils rêvaient. Car, rappelle Védrine, « la démocratie, ce n'est pas du café instantané ». On ne peut l'imposer de l'extérieur. C'est une longue maturation dont le suffrage universel n'est que la conclusion et non le début. Troisième constat : le choc des civilisations, théorisé par Samuel Huntington, n'est pas une vue de l'esprit, une invention d'intellectuels malveillants, mais une menace bien réelle, notamment entre l'Islam et l'Occident. A partir de cette triple constatation, Védrine propose de réhabiliter une approche ancrée sur le réel. D'abord, ne pas avoir peur d'appeler un chat un chat : il est tout à fait légitime pour un pays de défendre ses intérêts. Si la dimension des droits de l'homme ne doit pas être ignorée, le « droit-de-l'hommisme » ne peut être l'alpha et l'oméga d'une diplomatie digne de ce nom. Et de citer Gide : « Certains parlent du coeur comme d'autres parlent du nez. » Il est ensuite indispensable de reconnaître que les Etats continuent de jouer le rôle essentiel dans la marche des affaires du monde. « Il est temps, écrit Védrine, de rompre avec ce courant de pensée - décliniste et post-national - qui postule depuis des années le déclin inexorable et même souhaitable des Etats. » Il faut, enfin, cesser aussi la litanie des repentances à propos de la Saint-Barthélemy, de l'esclavage, de la colonisation. Assumer la réalité également en ce qui concerne l'Europe : « Qui peut penser que dans trente ans l'Allemagne ou la France n'existeront plus ? » Mais Hubert Védrine ne se fait pas d'illusions : « Dans nos sociétés ultramédiatisées, avides de transparence, submergées d'émotion [...] il est de plus en plus difficile de mener des politiques étrangères sérieuses, persévérantes, cohérentes, fondées sur une vraie vision du monde. »
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Jean-Marie Le Pen récidive sur l « inégalité des races »
Info Collectif VAN - HYPERLINK "http://www.collectifvan.org" www.collectifvan.org - Le Collectif VAN a reçu le Communiqué de Presse du MRAP du 05 avril 2007. Référence : SJ/BH/PB/MAB* COMMUNIQUE DE PRESSE* Le MRAP condamne vigoureusement les propos tenus par Jean-Marie Le Pen dans le quotidien/ Le Monde/ du 5 avril 2007, et se réserve la possibilité den saisir à nouveau la justice. Restant égal à lui-même, le chef du Front national confirme les déclarations sur « linégalité des races » quil avait tenus pour la première fois le 30 août 1996 lors de luniversité dété du FN et quil avait réitérés à la télévision le 9 septembre de la même année, propos pour lesquels il a été condamné à payer une amende de 10.000 francs par le TGI de Nanterre le 25 novembre 1998. Le tribunal lavait également condamné à faire publier le jugement dans trois journaux français. Interrogé par /Le Monde/ sur légalité en droits des êtres humains, le dirigeant dextrême droite répond : « Un vieux nest pas égal à un jeune, un unijambiste pas à une danseuse étoile. » Esquivant la question fondamentale des droits dont est doté chaque être humain, soit-il unijambiste ou vieux, Le Pen poursuit en évoquant de nouveau explicitement l« inégalité des races ». Quant à ses propos dans le passé, il affirme quil en aurait « apporté la démonstration en disant quil était évident que les Noirs étaient très supérieurs aux Blancs dans la course à pied et, quen revanche, en natation les Blancs leur étaient supérieurs. » Mais derrière ses propos sur les prétendues qualités sportives différentes des prétendues « races », qui sous-tendraient de prétendues inégalités innées, il ne rend que trop explicite son refus de reconnaître des droits égaux aux membres des différents groupes de population. Malgré les tentatives de sa fille Marine Le Pen de rendre cette doctrine plus présentable, le discours du vieux leader dextrême droite na pas changé. « Chassez le naturel, et il revient au galop ! » Même sil prétend désormais quil serait en réalité « un homme politique du centre-droit », comme il la déclaré fin janvier dans /Paris Match/, le chef du FN reste bien un tenant du racisme pur et dur selon lequel il existe une hiérarchie entre les êtres humains. *Paris, le 05 avril 2007* -- Message transmis Secrétariat de Direction Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples 43 bd Magenta - 75010 Paris - Tél. : 01 53 38 99 82
L'UMP et le PS dénoncent les propos de Le Pen sur "le candidat qui vient de l'immigration"
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 09.04.07 | 17h47 Mis à jour le 09.04.07 | 19h47 Yves Jégo, secrétaire national de l'UMP, a jugé, lundi 9 avril, "inadmissibles et insupportables" les propos de Jean-Marie Le Pen (FN), qui avait estimé dimanche qu'il y a une "différence" entre lui et Nicolas Sarkozy (UMP), "un candidat qui vient de l'immigration". Ces propos révèlent "une fois encore la face hideuse de son extrémisme", a écrit le député de Seine-et-Marne dans un communiqué. "En cherchant à faire une nouvelle provocation en affirmant qu'il serait plus français que Nicolas Sarkozy", a-t-il ajouté, "le dirigeant du FN confirme sa haine de l'étranger et son refus de voir que trois Français sur quatre ont un de leurs ancêtres issu de l'immigration !" Gérard Schivardi, candidat soutenu par le Parti des travailleurs (extrême gauche), a de son côté dit s'être "senti visé" par les propos de Jean-Marie Le Pen sur Nicolas Sarkozy. "Je suis petit-fils d'immigré italien, ça fait mal quelque part", a expliqué le maire de Mailhac (Aude). Les sans-papiers "sont des Français comme nous, a-t-il ajouté. Mon grand-père, quand il est arrivé en France, il n'avait pas de papiers. Et je pense que le grand-père de Sarkozy, il n'avait pas de papiers non plus." "SURENCHÈRE IDENTITAIRE MALSAINE" Dans sa région, Jean-Marie Le Pen "ne fait pas peur", selon lui. "Les Français en ont assez de la politique (...) qui a mené à la faillite de notre pays", et pour eux, "il n'y a que deux issues de secours : ou Le Pen, ou nous, les maires. Il n'y en a pas d'autre". M. Schivardi a par ailleurs dit partager la conception d'une Europe des nations que défendait Charles de Gaulle quand il était président. Le candidat a enfin annoncé que s'il était élu le 6 mai, il ne serait président que pendant deux mois, le temps de mettre en place une Assemblée constituante qui rendrait son mandat inutile. Le Parti socialiste avait pour sa part dénoncé dès dimanche les déclarations de Jean-Marie Le Pen lors de l'émission Le Grand Rendez-Vous Europe 1-TV5-Le Monde-Le Parisien/Aujourd'hui en France. Selon le secrétaire national à l'égalité et au partenariat équitable du PS, Faouzi Lamdaoui, "ces propos sont inacceptables et relèvent de la xénophobie exprimée régulièrement par cet homme d'extrême droite". "Il faut remarquer que Nicolas Sarkozy, dont la qualité de Français est mise en cause, est pris au piège de sa surenchère identitaire malsaine avec Jean-Marie Le Pen", ajoutait-il dans un communiqué.
HYPERLINK "http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-893748,0.html" http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-893748,0.html
Un Français sur quatre issu de l'immigration
RTL 09/04/2007 12h45 Dimanche soir, Jean-Marie Le Pen a qualifié Nicolas Sarkozy de "candidat venu de l'immigration", lui opposant ses origines "terroirs". L'UMP dénonce des propos "inadmissibles". Le PS regrette une "surenchère identitaire malsaine". L'occasion de rappeler que presque un quart de la population française est issu de l'immigration si l'on remonte à deux générations. Distinction Jean-Marie Le Pen soigne la distinction. Le candidat du FN affirmait, dimanche, qu'il y avait "une différence" entre lui et Nicolas Sarkozy. Une différence d'origine, considérant que lui-même est "le candidat du terroir" alors que le candidat de l'UMP "vient de l'immigration". "C'est vrai qu'il y a une différence, un choix qui peut être considéré comme fondamental par un certain nombre de Français", a-t-il déclaré. Le candidat FN faisait allusion aux origines hongroises, par son père, de Nicolas Sarkozy. "J'ai repris la formule de Sarkozy lui-même qui s'est fait gloire, à plusieurs reprises, d'être fils d'immigré (...) Je ne l'aurais pas utilisée si M.Sarkozy ne s'en était pas servi comme un argument qu'il estime favorable", a-t-il ajouté. Mais l'argumentation ne convainc pas l'UMP. Yves Jégo, secrétaire national du parti, a jugé ses propos "inadmissibles et insupportables". "En cherchant à faire une nouvelle provocation en affirmant qu'il serait plus français que Nicolas Sarkozy", a-t-il ajouté, "le dirigeant du FN confirme sa haine de l'étranger et son refus de voir que trois Français sur quatre ont un de leurs ancêtres issus de l'immigration !". Origines variées Il suffit pourtant de consulter un annuaire pour s'apercevoir que Nicolas Sarkozy n'est pas le seul dans ce cas. Si l'on tient compte de l'émigration depuis le XIXe siècle, on peut estimer qu'un Français sur quatre a des origines étrangères. La France est effectivement un vieux pays d'immigration. Dès les années 1850, alors que la majorité des migrants européens se dirigent vers le continent nord et sud-américain, la France est la seule des vieilles Nations européennes qui accueille un nombre important d'étrangers. Ils sont plus d'un million en 1889 beaucoup sont d'ailleurs naturalisés à l'occasion du centenaire de la Révolution. Jusqu'à l'entre deux guerres, la croissance démographique française est faible et on assiste essentiellement à une immigration de travail pour l'essentiel des Polonais et des Italiens à cette époque. Mais aussi, compte tenu des événements politiques, des réfugiés Grecs, Arméniens, Russes et Espagnols. Après la guerre, et surtout à la fin des années 50, l'immigration reprend vigoureusement. Le pays est en pleine croissance et on a besoin de bras. Les immigrants sont alors de jeunes travailleurs venus d'Italie, d'Espagne, puis du Maghreb et du Portugal, d'Afrique Noire, du Proche-Orient et d'Asie un peu plus tard. Les entrées vont se ralentir à partir de 1974 avec la montée du chômage et des dispositions qui restreignent l'immigration de travail. A.B. avec M.B. Allaire Vos réactions à cet article eddycoll 10/04/2007 10h53 Reponse à poette : Quand je lis vos propos, cela m'amène à dire que chaque mot que vous prononcer, vous professer la haine. Il vous manque un raisonnement constructif, vous êtes à cours d'idées. Il vous faut une petite leçon d'histoire pour comprendre ce que c'est la France. Plus de 25% des Francais ont des origines étrangères, par leurs ascendants. Professer le racisme à grande échelle tel que vous le faites, prouve que vous n'avez pas votre place dans l'espace républicain de notre pays. Votre place se trouve du côté du Front national, le parti de la haine. poette 10/04/2007 10h03 Laure09,beet,vôtre attitude et l'attitude de vos dirigeants politiques ont fait que vous vous êtes fait virer du second tour en 2002.Vôtre incapacité à gérer le flux migratoir, a créé une véritable chienlit,faut'il vous rappeler qu'en 1981 le F.N était quasi nul et apprés 20 ans de socialisme ,18% où est l'erreur? et si vous continuer un jour les Le Pen et compagnie seront au pouvoir.Il faut faire un choix et N.Sarkozy le fait intelligemment. Un jour,j'ai été convoqué par six cents français d'orogine africaine à saint-denis.Un homme m'a dit: en france grâce à mes enfants,je touche 6000 euros par mois d'indemnités.Si je rentre au pays,je n'aurai droit à rien.pourquoi tu veux que je parte?je lui ai répondu qu'il devrait avoir honte de piller le pays dans lequel il vivait.Comme il était polygame,je lui ai aussi dit qu'il devait respecter les lois de la France!depuis 1981,il y a beaucoup de gens qui se comporte en victimes ou qui profitent du système. Ce n'est pas moi qui le dit ,mais BASILE BOLI, lui au moins il sait de quoi il parle. Jean Monnet 10/04/2007 09h15 Discours de JMLP, sur la forme plutôt que sur le fond : je connais assez bien la région d'origine des parents de Sarko pour dire que, là-bas, les gens se sentent bien plus européens qu'Hongrois... Ce qui ne les rend pas pour autant plus inférieurs ou méprisables. Bien au contraire. onyumbe 09/04/2007 22h37 Sarkozy fait bien campagne sur les thèmes du Front national, et tout le monde le sait bien. Je rappelle bien que le papa de Sarkozy est arrivé en France clandestinement(caché dans un train), et les socialistes n'ont rien à voir avec çà, ni avec les déclarations de Le Pen. Donc il serait très malhonnête de s'en prendre aux socialistes. Cher poette, votre candidat ferait mieux d'éviter le terrain du Front national. Si la France choisissait ses émigrés, rassurez-vous, Sarko allait vivre sa vie en Hongrie, et je pense que sa place est en hongrie parce qu'il est le fils d'un clandestin hongrois. Quant Sarko insulte les jeunes, ça passe bien à la télé, et il n'y a rien d'insultant dans mes propos. Respecter les immigrés. non à l'utilisation des immigrés pour devenir président. unexge 09/04/2007 21h57 Tout à fait d'accord avec Le Pen. Un vrai Français au pouvoir. Que Sarkozy retourne chez lui !
HYPERLINK "http://www.rtl2007.fr/actualite/0/francais-sur-quatre-issu-immigration-6018.html" http://www.rtl2007.fr/actualite/0/francais-sur-quatre-issu-immigration-6018.html
Bernard-Henri Lévy : "Je voterai Ségolène Royal"
LE MONDE | 10.04.07 | 13h36 Mis à jour le 10.04.07 | 13h37 Nicolas Sarkozy a-t-il franchi une ligne jaune en affirmant, lors d'un entretien avec Michel Onfray dans "Philosophie Magazine" que la pédophilie et le suicide des jeunes relèvent de l'inné plus que de l'acquis ? J'ai toujours refusé cette espèce de slogan débile "Sarko = facho", "Sarko pire que Le Pen", etc. Ce n'est pas vrai. Mais nous dire qu'il y a une prédisposition à la pédophilie, une prédisposition au suicide, que c'est la génétique qui décide, ce n'est pas supportable. (...) Je le connais depuis longtemps, le fait que Nicolas Sarkozy puisse penser que nous puissions être agis par nos gênes m'a véritablement désorienté et accablé. Je trouve cela impardonnable. La droite et la gauche ont-elles fait une erreur en abandonnant les thèmes et les symboles de l'identité nationale au FN ? La vraie erreur, ce n'est pas de laisser la nation au Front national, c'est de laisser l'Europe aux autres Européens. La vraie erreur, c'est lorsque nos partenaires européens se sont réunis à Madrid pour un sommet récent et que la France n'était pas là. Cela me paraît bien plus grave pour l'avenir, pour nos enfants, nos petits-enfants, que de laisser Jeanne d'Arc au Front national. Le voeu de Ségolène Royal que chaque Français ait un drapeau français chez soi vous choque-t-il ? Je regrette que la gauche française, que le camp progressiste en général, qui a été internationaliste, qui a pensé sa vocation à l'échelle de la planète, qui menait les grands combats de libération ou qui s'en sentait frère, en soit à parler de mettre un drapeau tricolore. La bonne idée, c'était de mettre un drapeau français dans son salon, sur la cheminée, mais de mettre aussi à côté un drapeau européen. Je regrette que Ségolène Royal ne l'ait pas dit. Allez-vous vous engager dans cette campagne en faveur d'un candidat ? Je voterai Ségolène Royal au premier tour et j'espère au deuxième tour. (...) Je la trouve extrêmement courageuse. Elle a du cran, du caractère. Et sur certaines questions, elle est la moins mal placée pour apporter de bonnes solutions. Je pense à la question de l'Europe. La première des urgences, c'est revenir sur la honte du non. Je crois que Ségolène Royal, parce qu'elle a autour d'elle des gens du non, parce qu'elle est à la tête d'un parti qui s'est divisé plus que tout autre sur cette question, est la mieux en situation de ramener des "nonistes" vers le oui. (...) Quand elle a parlé de la guerre de Tchétchénie et quand elle a prononcé le nom, dans son discours de Villepinte, d'Anna Politovskaïa, lorsqu'elle a dit qu'elle était l'honneur de la presse russe, de la presse en général, j'ai trouvé cela courageux. Si le sort est défavorable à Ségolène Royal, dans quel état sera la gauche ? Champ de ruines. Tout à refonder. Autour de la social-démocratie ? Autour de la social-démocratie et autour de celui qui était mon candidat, personnellement, et qui s'appelle Dominique Strauss-Kahn. (...) D'ailleurs, si elle annonçait ou si elle donnait à entendre que Dominique Strauss-Kahn était son premier ministre en cas de victoire, je pense que les fameux sondages connaîtraient un frémissement tout à fait spectaculaire. Propos recueillis par Raphaëlle Bacqué, Thomas Hugues et Stéphane Paoli Article paru dans l'édition du 11.04.07.
HYPERLINK "http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-894002,0.html" http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-894002,0.html
160 "Justes" parmi les promus de la Légion d'Honneur
Parmi les nouveaux entrants, le monde des Arts et Lettres est très représenté, avec notamment le chanteur et comédien Marc Lavoine. Il y a trois promotions annuelles de la Légion d'honneur (1er janvier, Pâques, 14 juillet) pour les civils et une pour les militaires, début juillet. - le 08/04/2007 - 09h45 La liste des petits nouveaux de la promotion de Pâques de la Légion d'Honneur a été publiée dimanche au Journal Officiel. 160 "Justes de France" ont été nommés au titre de leurs actions pour avoir sauvé des Juifs durant l'Occupation et au titre de leurs activités civiles ou militaires. Ils sont distingués à des grades divers, certains comptant déjà au nombre des quelque cent mille membres de la Légion d'honneur. Parmi les autres promus, l'industriel François Pinault, le comédien Jean-Paul Belmondo, l'ancien ministre Roland Nungesser, l'industriel Yves Rocher, l'universitaire Francis Balle, l'astronaute et ancienne ministre Claudie Haigneré et l'ancienne ministre à la condition féminine (1978-81) Monique Pelletier figurent parmi les personnalités élevées au grade de commandeur. La "chasseuse de nazis" Beate Klarsfeld, l'ancien footballeur Raymond Kopa et l'ex-rugbyman Pierre Albaladejo sont faits officiers. L'alpiniste Catherine d'Estivelle et l'ancien coureur cycliste Marc Madiot deviennent chevaliers de la Légion d'honneur. Jean-Pierre Marielle et Francis Perrin Parmi les nouveaux entrants (chevaliers), le monde des Arts et Lettres est très représenté, avec notamment le chanteur et comédien Marc Lavoine, le metteur en scène et réalisateur Jean-Michel Ribes, la comédienne Marthe Mercadier, l'écrivain Angelo Rinaldi, le comédien Isaach de Bankolé, le réalisateur Rachid Bouchareb ou la chef de choeur Laurence Equilbey. L'écrivain Françoise Chandernagor et les comédiens Jean-Pierre Marielle et Francis Perrin deviennent officiers de la Légion d'honneur. Cette promotion accueille aussi nombre de personnalités du monde des médias, tels le journaliste du Monde Henri Tincq, Christian Brincourt, grand reporter à TF1, le journaliste du Figaro Philippe Goulliaud ainsi que le PDG de l'AFP, Pierre Louette. Parmi les grands patrons distingués, on relève aussi les noms de Jean-Louis Beffa, PDG de Saint-Gobain, qui est fait grand officier, ceux de Pierre Gadonneix, PDG d'EDF (commandeur), du PDG de France Telecom Didier Lombard (commandeur) ou encore d'Augustin Romanet de Beaune, directeur de la Caisse des dépôts, et de Jean-Claude Baumgarten, président du Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC), qui tous deux sont faits chevaliers. Il y a trois promotions annuelles de la Légion d'honneur (1er janvier, Pâques, 14 juillet) pour les civils et une pour les militaires, début juillet. (D'après agence)
HYPERLINK "http://tf1.lci.fr/infos/france/societe/0,,3428011,00-160-justes-parmi-promus-legion-honneur-.html" http://tf1.lci.fr/infos/france/societe/0,,3428011,00-160-justes-parmi-promus-legion-honneur-.html
Plusieurs centaines de chrétiens rassemblés à la Défense
LA DEFENSE, 8 avr 2007 (AFP) Plusieurs centaines de chrétiens se sont réunis sur le parvis du quartier d'affaires de la Défense (Hauts-de-Seine) dimanche matin pour un rassemblement oecuménique célébrant Pâques, a constaté une journaliste de l'AFP. Les différentes églises des Hauts-de-Seine étaient représentées par Mgr Gérard Daucourt, évêque de Nanterre, Mgr Gabriel de la paroisse orthodoxe de tradition russe patriarcat de Constantinople, Krikor Khachatryan de l'Eglise apostolique arménienne, le pasteur Jean-Charles Teneiro de l'Eglise réformée de France, Jean-Claude Deroche luthérien et Georges Mary de la Fédération des églises évangéliques baptistes. "La Défense est un symbole du monde contemporain et nous voulions célébrer notre espérance dans le monde d'aujourd'hui" a expliqué à l'AFP Anne Jan, coordinatrice du projet. Catholiques, protestants et orthodoxes des Hauts-de-Seine et des départements voisins ont célébré "la résurrection du Christ" en chantant, accompagnés par la fanfare de l'Armée du Salut durant une cérémonie d'une heure. Les organisateurs avaient choisi de rassembler les chrétiens tôt dans la matinée "par rapport au récit évangélique et aux femmes qui, allant au tombeau, constatent la résurrection" a expliqué Anne Jan ajoutant "mais aussi parce que chacun peut ensuite aller célébrer Pâques dans son église". HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/video/x1noqp_paques-oecumenique-2007-a-la-defens%3cBR%3e" \t "_blank" Pâques oecuménique 2007 à la Défense
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