Doc 1 Le long chemin de la chimie vers la durabilité - Académie d ...
La première partie permet de présenter les douze principes de la chimie verte
qui seront repris ensuite dans les trois parties suivantes où seront développés le
...
part of the document
Thème : AGIR - Défis du XXIème siècle
(Sous thème : Economiser les ressources et respecter lenvironnement)Type de ressources :
documents illustrant les notions du programme,
un éclairage sur certaines thématiques, ouvrant des perspectives et permettant à lenseignant de faire ses choix pédagogiques,
prolongements, approfondissements des notions au programme,
références bibliographiques et sitographie.Notions et contenus :
Chimie durable :
- économie datomes
- limitation des déchets
- agro ressources
- chimie douce
- choix des solvants
- recyclage
Valorisation du CO2Compétence travaillée ou évaluée : Extraire et exploiter les informations Nature de lactivité : Activité documentaire (1h30 ou 2h)Résumé :
Cette activité porte sur la totalité des notions et contenus abordés dans la partie « Apport de la chimie au respect de lenvironnement » et sarticule en quatre parties indépendantes. La première partie permet de présenter les douze principes de la chimie verte qui seront repris ensuite dans les trois parties suivantes où seront développés le recours aux agro ressources, létude de synthèses économisant les atomes et la valorisation du CO2.Mots clefs : chimie durable, économie datomes, rendement, catalyse, solvant supercritique.Académie où a été produite la ressource : Académie dOrléans-Tours
HYPERLINK "http://physique.ac-orleans-tours.fr/" http://physique.ac-orleans-tours.fr/
LA CHIMIE DURABLE
Conditions de mise en uvre :
Cette activité porte sur la totalité des notions et contenus du sous thème et sarticule en quatre parties indépendantes. Elle est modulable en fonction du temps disponible (1h30 ou 2h). Elle permet de réinvestir les connaissances acquises sur la stratégie des synthèses et sur les transformations en chimie organique.
1ère partie : Faire prendre conscience à lélève que la chimie est en pleine évolution et lui présenter les 12 principes de la chimie verte qui seront repris dans les trois parties suivantes. Ce travail peut être fait au préalable à la maison.
2ème partie : Montrer que les végétaux sont une ressource durable pour la chimie à laide de deux exemples au choix :
les biocarburants où lélève doit, daprès un rapport de la Cour des comptes, relever les avantages et inconvénients de la première génération et se positionner sur lintérêt de leur utilisation.
lisosorbide qui est une molécule plateforme obtenue à partir de lamidon. Lélève doit placer dans un organigramme les molécules qui par leur transformation successive vont donner lisosorbide ainsi que les molécules obtenues à partir de lisosorbide. Il en déduit lintérêt de cette synthèse pour la société Roquette.
3ème partie : Etudier deux synthèses de médicaments faisant intervenir léconomie datomes. Montrer un exemple de valorisation des déchets avec le cas du glycérol. Cette partie se termine avec une mise en situation de lélève afin quil puisse mettre en application les différents concepts précédents.
4ème partie : Montrer à lélève quune matière polluante (le CO2) peut trouver des applications en chimie durable.
Remarque : Certaines questions proposées sur les connaissances des transformations en chimie organique peuvent être supprimées en fonction du temps imparti car elles ne sont pas indispensables à la compréhension de lapport de la chimie au respect de lenvironnement. Elles permettent simplement de réinvestir des connaissances acquises.
Extrait du BO :
Notions et contenuCompétences exigibles Notions et contenus :
Chimie durable :
- économie datomes
- limitation des déchets
- agro ressources
- chimie douce
- choix des solvants
- recyclage
Valorisation du CO2
Extraire et exploiter des informations en lien avec :
- la chimie durable
- la valorisation du dioxyde de carbone
pour comparer les avantages et inconvénients de procédés de synthèse du point de vue du respect de lenvironnement.
Compétences travaillées :
Compétences « préambule du cycle terminal » :
Démarche scientifique :
Mettre en uvre un raisonnement,
Identifier un problème,
Mobiliser ses connaissances,
Communiquer à l'oral et à l'écrit.
Lien avec les autres disciplines : Possibilité, préalablement à lactivité et en collaboration avec le professeur danglais, de faire traduire aux élèves « The 12 Principles of Green Chemistry » (voir le lien donné dans les ressources du professeur).
Compétences « extraire et exploiter » :
Extraire : Choisir de manière argumentée
Choisir ce qui est à retenir dans des ensembles
Exploiter : Exploitation qualitative
Analyse critique d'un résultat
Prérequis : Les transformations et la stratégie des synthèses en chimie organique.
LA CHIMIE DURABLE
Ce travail en quatre parties a pour vocation de traiter lensemble des notions et contenus liés à la partie :
« Apport de la chimie au respect de lenvironnement »
PARTIE 1 : Quels sont les enjeux et défis de la chimie du XXIe siècle ?
Le but de ce travail préliminaire est de vous faire prendre conscience que la chimie est en pleine évolution et vous faire découvrir les 12 principes de la chimie verte.
PARTIE 2 : Le monde végétal, une ressource durable pour la chimie ?
Comme on peut le lire fréquemment dans la presse, on cherchera à savoir si les végétaux peuvent constituer une ressource durable pour la chimie à laide de deux exemples au choix :
les biocarburants, avantages et inconvénients.
lisosorbide, une molécule plateforme obtenue à partir de lamidon.
PARTIE 3 : Quelques synthèses en chimie durable
La chimie nouvelle étant en marche, vous étudierez deux synthèses de médicaments faisant intervenir léconomie datome. On sintéressera aussi à la valorisation des déchets avec le cas du glycérol. Enfin, vous mettrez en application les différents concepts précédents.
PARTIE 4 : Du polluant à une matière première, le CO2, une valeur sure !
Pour redorer limage dune matière polluante (le CO2), on montrera son utilité et ses applications en chimie durable.
Quels sont les enjeux et défis de la chimie du XXIème siècle ?
A laide des documents ci-dessous, expliquer :
Pourquoi la chimie du XXIe siècle doit-elle se différencier de la chimie du XXème siècle ?
Expliquer la phrase (doc. 1.C) : « les chercheurs doivent trouver des solutions nouvelles pour créer une chimie plus propre et plus sûre mais qui reste compétitive ».
Aux Etats-Unis, on parle de « green chemistry ». En France, on préfère utiliser lappellation « chimie durable » plutôt que « chimie verte ». Pour quelle raison ?
Définir les quatre grands axes majeurs de la recherche en chimie durable actuellement.
Dans le 10ème principe de la chimie verte, il est fait allusion à la fin de vie du produit synthétisé. Quelle autre alternative à la dégradation du produit Paul Anastase et John Warner auraient-ils pu proposer?
Doc.1.A. Chimie verte ou durable ?
Lindustrie chimique est parfois considérée comme peu respectueuse de la nature. Elle est pourtant en mutation. Dans un long processus de transformation de la filière, le végétal devient un de ces alliés.
Doit-on parler de « chimie verte » ou de « chimie durable » ? Les acteurs ont parfois du mal à se mettre daccord sur les termes exacts.
La première expression est la traduction littérale « green chemistry » en anglais et désigne la production à partir de matières végétales.
Or, cette activité ne concerne qu'une petite partie d'un concept plus vaste de chimie durable, qui consiste à intégrer cette industrie dans l'environnement en réduisant ou en éliminant l'utilisation ou la formation de substances dangereuses, à tous les stades de vie du produit.
Source : Daprès un article dEuractiv.fr : « le long chemin de la chimie vers la durabilité »de Jean-sébastien Lefebvre
Doc.1.B Questions à Stéphane Sarrade (chef du département de physico-chimie du CEA)
COMMENT DÉFINIR LA CHIMIE VERTE ?
Le concept est né à la fin des années 90 aux Etats-Unis, et repose sur quatre grandes idées. La première, fondatrice, est dutiliser au maximum la matière première pour léconomiser et générer le moins possible de sous-produits, ces derniers devant être recyclables. Il faut également privilégier les matières premières renouvelables aux matières premières fossiles. La deuxième est de remplacer les solvants toxiques et dangereux, tels que le chloroforme, le benzène, le trichloréthylène, par des solvants propres tels que le CO2 supercritique ou leau sous pression. La troisième concerne lénergie, pour une meilleure utilisation en termes de rendement, déconomie de sources et de rejets. La dernière traite des déchets et des effluents. Il y en aura toujours. Il faut donc, lors de la conception de procédés industriels, faire en sorte quils puissent constituer une matière première recyclable. Et rendre inerte, c'est-à-dire non réactive, la quantité minimale de déchets qui resterait.
POURQUOI LA CHIMIE VERTE NEST ELLE PAS PLUS GÉNÉRALISÉE ?
Jusquau début des années 2000, la chimie verte faisait face à des blocages culturels et financiers. Avec laugmentation du prix du baril de pétrole, les considérations environnementales et climatiques de plus en plus prises en compte, la tendance a commencé à changer. « Nous vivons dans un monde fini » disait Paul Valéry au début du XXe siècle. Nous en prenons conscience aujourdhui. Dautant plus quà lhorizon 2050, la population mondiale devrait passer de 6 milliards à 9 milliards dhabitants. Il faudra, de fait, produire plus dans tous les domaines tout en mobilisant moins de matière première. La Chimie verte devrait se généraliser avec les progrès scientifiques et technologiques, dans les domaines des énergies et des procédés industriels. Un exemple positif : la société française Arkema fabrique un plastique, le rilsan, non pas à partir du pétrole mais dune plante, le ricin.
Propos recueillis par Claire Abou, HYPERLINK "http://defis.cea.fr/defis/160" \t "_blank" Les Défis du CEA n°160, rubrique "Ils en parlent"
Doc.1.C Les douze principes de la Chimie Verte de Paul T. Anastas et John C. Warner.
Accidents d'usines chimiques, épuisement des ressources énergétiques, nombreuses pollutions nuisibles pour l'homme et l'environnement
Autant de maux qui ont obligé l'industrie chimique à réagir. Face à l'urgence de sa mutation exigée par la société, les chercheurs doivent trouver des solutions nouvelles pour créer une chimie plus propre et plus sûre mais qui reste compétitive. Alors dans les laboratoires, la tendance se généralise et nombreux sont ceux qui ont déjà pris part à cette mutation quasi inévitable de leur filière. Mais comment concevoir une chimie verte et durable ?
Paul Anastas, directeur du Green Chemistry Institute Washington DC, a été l'un des premiers à proposer à la fin des années quatre-vingt-dix les principes de base pour développer une chimie qui utilise et produise moins de substances dangereuses et soit, de fait, plus respectueuse de l'environnement. Une idée ressort de ces douze principes (voir ci-dessous) : il s'agit désormais d'envisager les voies de synthèse et de transformation chimiques dans leur globalité. « La chimie verte ne se conçoit que dans le bilan global d'un procédé » souligne Jean-Claude Guillemin, directeur CNRS du laboratoire « Synthèses et activations de biomolécules » de Rennes. « C'est aussi ce qui rend sa mise en uvre difficile. Il faut se méfier des comportements répondant plus à un effet de mode et qui consisteraient à rendre une étape isolée d'un procédé moins polluante sans tenir compte des étapes en amont et en aval ».
La prévention de la pollution à la source en évitant la production de résidus.
Léconomie d'atomes et détapes en optimisant l'incorporation des réactifs dans le produit final.
La conception de synthèses moins dangereuses grâce à lutilisation de conditions douces et la préparation de produits peu ou pas toxiques pour lhomme et l'environnement.
La conception de produits chimiques moins toxiques avec la mise au point de molécules plus sélectives et non toxiques impliquant des progrès dans les domaines de la formulation et de la vectorisation des principes actifs et des études toxicologiques à léchelle cellulaire et au niveau de lorganisme.
La recherche dalternatives aux solvants polluants et aux auxiliaires de synthèse.
La limitation des dépenses énergétiques avec la mise au point de nouveaux matériaux pour le stockage de lénergie et la recherche de nouvelles sources dénergie à faible teneur en carbone.
L'utilisation de ressources renouvelables à la place des produits fossiles. Les analyses économiques montrent que les produits issus de la biomasse représentent 5 % des ventes globales de produits chimiques et pourraient atteindre 10 à 20 % en 2010. Plus de 75 % de l'industrie chimique globale aurait alors pour origine des ressources renouvelables.
La réduction du nombre de dérivés en minimisant l'utilisation de groupes protecteurs ou auxiliaires.
Lutilisation des procédés catalytiques de préférence aux procédés stoechiométriques avec la recherche de nouveaux réactifs plus efficaces et minimisant les risques de manipulation et de toxicité.
La conception des produits en vue de leur dégradation finale dans des conditions naturelles ou forcées de manière à minimiser lincidence sur lenvironnement.
La mise au point des méthodologies d'analyses en temps réel pour prévenir la pollution, en contrôlant le suivi des réactions chimiques. Il sagit dêtre capable de détecter et si possible de quantifier, la présence d'agents chimiques et biologiques réputés toxiques à létat de traces.
Le développement dune chimie fondamentalement plus sûre pour prévenir les accidents, explosions, incendies et émissions de composés dangereux.
Source : cnrs le journal (article de Stéphanie Belaut) : la chimie passe au vert n°193 février 2006 et HYPERLINK "http://www.cnrs.fr/inc/recherche/programmes/docs/chimieverte.pdf" http://www.cnrs.fr/inc/recherche/programmes/docs/chimieverte.pdf
Le monde végétal, une ressource durable pour la chimie ?
Le 7ème principe de la chimie verte préconise lutilisation de ressources renouvelables à la place des produits fossiles. Vous traiterez au choix :
Les biocarburants
La Cour des comptes a présenté en janvier 2012 un rapport mitigé sur les biocarburants de première génération.
Dresser, à laide du document 2.A, un tableau présentant les avantages et inconvénients de la première génération de carburant du point de vue du respect de lenvironnement. Quen pensez-vous ?
Quels avantages pour le respect de lenvironnement présentent les autres générations de carburants par rapport à la première génération ?
Lisosorbide : une molécule pleine de ressources pour la société Roquette
A laide du document 2.B, compléter lorganigramme joint à laide des mots clés soulignés dans le texte et en précisant, quand cela est indiqué, le nom de la transformation chimique mise en jeu.
Identifier à laide de lorganigramme, lacide succinique (A), le glucose (G) et le sorbitol (S) pour les 3 formules semi-développées suivantes :
CH2OH-(CHOH)4-CH2OH HOOC-(CH2)2-COOH CH2OH-(CHOH)4-COOH
Analyser et expliquer de manière argumentée en quelques phrases pourquoi la synthèse de lisosorbide est intéressante pour la Société Roquette.
Doc.2.A Les biocarburants
Les biocarburants première génération.
Les biocarburants dits de première génération, qui sont actuellement sur le marché sont issus des réserves énergétiques (graisse, amidon, sucre) des plantes ou des animaux et, de façon encore marginale de la collecte d'huiles usagées. Ils sont utilisés en mélange avec les hydrocarbures dans des proportions variant de quelque % jusqu' à 85 %.
En France, ils sont distribués pour la circulation automobile sous deux formes, le biodiesel en addition au gazole, le bioéthanol en addition à l'essence.
Le biodiesel est fabriqué en France essentiellement à partir d'huile extraite du colza et du tournesol qui poussent sur place, du soja et du palmier pour la part importée. L'huile végétale brute n'est pas utilisée telle quelle dans les moteurs mais sous forme d'un produit dérivé, dit ester méthylique dhuile végétale ou EMHV. Il est incorporé au gazole avec un taux, le plus souvent, de 7 % en volume. La production de biodiesel est automatiquement associée à celle de tourteaux de colza ou de tournesol, composante de l'alimentation du bétail. C'est un enjeu économique essentiel, puisque l'Union Européenne a toujours été fortement dépendante, dans ce domaine, d'importations de tourteaux de soja en provenance du continent américain, nord et sud. Parallèlement, la production de biodiesel réduit dans une certaine mesure les volumes de gazole importé.
Le bioéthanol est, quant à lui, un alcool produit soit par la fermentation du sucre issu de plantes (betteraves, cannes à sucre) soit par hydrolyse de l'amidon issu de céréales (blé, maïs). Il peut être mélangé directement à l'essence avec des pourcentages allant de 5 à 85 % en volume.
Lusage de léthanol à très forte concentration (par exemple 85 % dans lE85) nécessite une adaptation spécifique du véhicule. Cest généralement à des faibles teneurs quil est utilisé (5 à 10% par exemple dans lE10).
Doc.2.A (suite) La production d'éthanol génère des coproduits (pulpe de betterave, drèches de blé ou de maïs) qui sont une base de l'alimentation animale, compte tenu de leur haute teneur en protéines. Il en est de même pour la filière diesel qui produit du glycérol, molécule valorisée dans des voies de synthèse.
La production mondiale de biocarburants a fortement augmenté au cours des 10 dernières années passant de 16 Mm3 en 2000 à plus de 100 Mm3 en 2010. Pour importants qu'ils soient, ces chiffres ne correspondent cependant quà 2,5 % au plus du total des carburants utilisés dans le transport routier.
L'éthanol est prédominant, à hauteur de 75 % du total mondial, essentiellement parce que les États-Unis et le Brésil produisent 90 % de ce total et ont un parc à dominante essence, alors que l'Union Européenne a fait le choix du biodiesel dont elle produit plus de la moitié, ce qui correspond à la structure de son propre parc de véhicules.
Si la France voulait entièrement substituer ses carburants fossiles par des biocarburants, l'ensemble de la surface agricole française devrait être mobilisée. Aujourd'hui, les biocarburants utilisent un peu moins de 6 % de cette surface.
Il convient enfin de noter l'énergie par unité de volume des biocarburants, dit "pouvoir calorifique inférieur" (ou PCI), est plus faible que celui des carburants fossiles. Cela signifie que l'on consomme plus de biocarburant que de carburants fossiles pour parcourir une même distance. Cette différence est plus importante pour léthanol que pour le biodiesel.
Les biocarburants ont initialement fait l'objet d'un a priori positif au plan de lenvironnement, puisque, contrairement aux énergies fossiles, ils ne rejettent dans l'atmosphère que ce qu'ils y ont capturé pendant leur phase de croissance. Toutefois, à partir de 2008 et l'envolée du prix des matières premières agricoles, des critiques sont apparues concernant la compétition entre la production de biocarburants et celle de nourriture pour les hommes ou les animaux.
Par ailleurs, le bilan en termes d'émissions de gaz à effet de serre a été constamment révisé dans un sens plus restrictif. De surcroît, les analyses des coûts/avantages ont commencé à tenir compte plus correctement de lénergie nécessaire à leur production par rapport à celle restituée lors de leur combustion, ainsi que des changement d'affectation des sols résultant de laffectation de surfaces croissantes à la culture des plantes destinées à les produire. Ces analyses rendent moins attractifs les biocarburants première génération.
Daprès « la politique daide aux biocarburants » rapport de la cour des comptes janvier 2012
Les biocarburants deuxième génération
Lintérêt des biocarburants 2ème génération est dutiliser la plante entière en valorisant les différents constituants du végétal. On transforme la lignocellulose (1) quelle contient en biocarburant.
Globalement, les choix portent sur lutilisation de plantes limitant les concurrences avec dautres usages traditionnels (alimentation humaine ou animale, industrie du bois
) mais aussi présentant des avantages agronomiques et environnementaux (limitation des consommations deau, dengrais, de produits phytosanitaires
).Ces biocarburants proviennent de matières premières largement très diversifiées :
- plantes lignocellulosiques dintérêt (sorgho, luzerne, miscanthus ...)
- résidus de culture : pailles de céréales, rafles de maïs, tiges de colza, pulpes de betteraves
- bois et résidus forestiers
- résidus verts urbains
Deux voies sont possibles pour transformer la lignocellulose :
La voie biochimique
Lutilisation de ce procédé sinscrit dans une démarche de développement durable. En effet, la voie biologique utilise peu ou pas de réactifs chimiques, de solvants, de hautes températures et de conditions drastiques. De plus, elle favorise la réduction des risques et permet une meilleure acceptation au niveau environnemental et sociétal.
Elle comporte quatre étapes : le prétraitement de la biomasse, lhydrolyse, la fermentation et la préparation des enzymes qui permettent de libérer le sucre qui sera fermenté par des levures.
Contrairement à la première génération où la matière première est le poste de dépense le plus important, le coût des enzymes est le frein le plus fort du développement de la 2ème génération. Ces procédés ne sont pas encore industriels mais il existe plusieurs installations pilotes dans le monde (USA, Suède, Canada) et le projet Futurol en France.
Doc.2.A (suite)
La voie thermochimique
Il existe plusieurs voies thermochimiques de production de biocarburants. Lune des plus avancées est celle qui conduit à un carburant de synthèse liquide ( BtL pour « Biomass to Liquid »). La filière BtL comporte quatre étapes : le conditionnement de la biomasse, la gazéification, le traitement du gaz de synthèse et la synthèse du carburant.
Le conditionnement de la biomasse sopère par pyrolyse ou torréfaction (plus de 800°C). Ces procédés ne sont pas encore industriels mais font lobjet de démonstrations pilotes en France et en Amérique ; Les autres étapes sont connues à léchelle industrielle.
(1)La matière lignocellulosique est principalement constituée des trois polymères de la paroi cellulaire végétale en proportions variables selon la plante considérée: la cellulose, les hémicelluloses et la lignine.
Daprès le colloque organisé par le programme interdisciplinaire énergie du CNRS à lUniversité de Montpellier les 28/30 mars 2011
Les biocarburants troisième génération
Certaines espèces de microalgues peuvent fixer le CO2 par le mécanisme de la photosynthèse et accumuler des quantités importantes de lipides (50 à 80% en masse sèche) et constituent ainsi une source de biodiesel. Parallèlement, leur culture nentre pas en compétition avec les terres agricoles.
Autre avantage, la croissance des algues lipidiques nécessitant d'importantes quantités de CO2, on peut envisager de recycler ainsi le CO2 émis par des usines ou des centrales thermiques.
De plus, la biomasse algale fournit des produits annexes à haute valeur ajoutée comme les protéines, les vitamines ou les oligo-éléments qui peuvent être valorisés (agroalimentaire, cosmétique, pharmacie, etc.).
De nombreux verrous limitent actuellement la viabilité économique et environnementale de la filière de production de carburants à partir de microalgues (coût de production, consommation énergétique, rendement, procédures de récolte, etc.). Afin de préciser ces verrous, évaluer les marges de progrès attendus et définir les axes de recherche potentiels, IFP Energies Nouvelles a mis en place, au niveau national, un groupe de réflexion et de partage associant la grande majorité des acteurs clés du domaine (Airbus, EADS, Ifremer, Inra, Sofiprotéol, etc.).
Daprès source IFPEN
Doc.2.B Lisosorbide produite par la société Roquette
La société Roquette possède sur son site de Lestrem (Nord Pas de Calais) la plus grande amidonnerie dEurope. Elle traite chaque jour 7000 T de blé et de maïs pour isoler lamidon quils contiennent.
Depuis 2007, elle a démarré une nouvelle unité industrielle disosorbide dune capacité de plusieurs milliers de tonnes par an.
Lisosorbide est une molécule hétérocyclique comportant deux groupes hydroxyles. Elle est obtenue à partir de la double réaction de déshydratation du sorbitol lui-même issu de la réaction dhydrogénation du glucose. Le glucose provient de lhydrolyse de lamidon.
En mars 2008, lASEA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) a donné un avis positif pour lutilisation de lisosorbide en tant que monomère pour le polyéthylène téréphtalate (PET) à usage alimentaire. Le PET est habituellement obtenu à partir dacide téréphtalique et déthylène glycol. En remplaçant une partie de léthylène glycol par lisosorbide, on augmente la température de transition vitreuse (1) du PET ce qui permet délargir son domaine dutilisation comme par exemple pour le remplissage à chaud de bouteilles en PET (jus de fruits, thé
)
Doc.2.B (suite)
En 2009, le prix Pierre Potier a été décerné à la société Roquette pour ses diesters disosorbide. Ceux-ci sont obtenus par la double réaction destérification de lisosorbide avec des acides gras dorigine végétale. Ils possèdent dexcellentes propriétés plastifiantes pour le polychlorure de vinyle (PVC) et remplacent les phtalates (2) controversés.
Lisosorbide peut substituer le Bisphénol A (3) dans la synthèse des polycarbonates (polymères transparents) apportant à ces matériaux des propriétés physico-chimiques et mécaniques améliorées.
En outre, à partir du glucose, la société Roquette a développé, en partenariat avec la société DSM dautres voies de synthèses :
Par fermentation du glucose, on obtient de lacide succinique (ou acide butanedioïque).
Lacide succinique est ensuite transformé pour obtenir différentes molécules dérivées (1,4-butanediol, tétrahydrofurane
). Il est aussi associé à lisosorbide pour entrer dans la composition de polymères « verts » comme le polyisosorbide succinate.
Daprès un article de wikipédia
(1) La température de transition vitreuse correspond au passage dun polymère de létat vitreux (où il est dur et cassant comme le verre) à létat caoutchoutique.
(2) Les phtalates sont présents dans de nombreux articles en PVC. Ils leur confèrent de la flexibilité et facilent la mise en forme du PVC. Ils sont suspectés dêtre dangereux pour la fertilité et cancérogènes.
(3) Le bisphénol A entre dans la composition des polycarbonates utilisés pour la fabrication des CD, lunettes, bouteilles en plastique, biberons, etc. Cest un perturbateur endocrinien suspecté dêtre cancérogène et responsable de maladies cardiovasculaires.
Organigramme à compléter
EMBED ACD.ChemSketch.20 \s
Quelques synthèses en chimie durable
Un nouveau concept : léconomie datomes (EA).
Le calcul du rendement · d une transformation chimique ne permet pas de rendre compte des déchets (sous produits) générés par la réaction. Barry Trost, chimiste à l université de Stanford, a proposé en 1991 un nouveau concept : l économie d atomes EA. Il permet d évaluer le nombre d atomes fournis par les réactifs et qui se retrouvent engagés dans le produit de la réaction.
Calcul de l EA :
Soit la transformation chimique suivante :
A + B ! C + D où C est le produit désiré
EMBED Equation.3 avec M : masse molaire
Ce calcul ne tient pas compte des solvants, ni des quantités de réactifs introduits en excès.
Quel principe de la chimie verte porte sur léconomie datomes (donner le numéro du principe).
Selon vous comment devra être la valeur de lEA pour suivre ce principe ?
Parmi les grandes catégories de transformations chimiques en chimie organique que vous avez étudiées (substitution, addition, élimination), laquelle doit être privilégiée pour léconomie datomes ? Expliquer.
Le glycérol, un déchet valorisable.
Le document 3.A montre que quatre des principes de la chimie verte sont respectés avec le nouveau procédé. Lesquels ?
Synthèse de médicaments .
Libuprofène est un des dix médicaments les plus vendus en France. Il est commercialisé sous différentes marques (Nurofen®, Advil®,Biogaran®
.). Cest un anti-inflammatoire non stéroïdien utilisé en cas de fièvre et / ou douleurs. Au début des années 1990, la société BHC (Boots Company Hoechst Celanese) a modifié son procédé de synthèse de libuprofène comme le montre le document 3.B. En 2005, 240T dibuprofène ont été vendus en France.
Le facteur E permet dévaluer la masse de déchets produits lors dune synthèse. Il se calcule à partir de lEA :
EMBED Equation.3 masse déchets = E ( masse produit désiré
Quel acide est produit au cours de létape 1 (voir document 3.B) ?
Peut-on parler de modification de chaîne ou de groupe caractéristique pour le procédé BHC ?
Si lancien procédé de synthèse avait été conservé, quelle serait la masse de déchets annuelle en France ? Montrer que le nouveau procédé a permis de diviser par 5 la masse de déchets obtenue.
Le lazabémide est un antidépresseur qui pourrait être utilisé dans le futur pour soigner la maladie de Parkinson et aussi celle dAlzheimer. Récemment, la société Hoffman-La Roche a modifié son procédé de synthèse (voir document 3.B).
Quelles sont les points communs entre les deux nouvelles voies de synthèse de libuprofène et du lazabémide ?
A vous de faire de la chimie durable !
Une entreprise spécialisée dans la synthèse darômes et parfums pour lagroalimentaire souhaite diversifier son activité dans le domaine de la chimie durable. Ainsi, à partir dalcool isoamylique provenant dhuile de fusel (*), elle souhaite synthétiser un ester à lodeur de banane : lacétate disoamyle. Elle fait appel à vous et vous demande de laider à choisir une voie de synthèse « verte » de lacétate disoamyle.
Vous trouverez dans le document 3.C trois voies de synthèse de lacétate disoamyle.
Hélas, les informations concernant léconomie datomes des trois synthèses ne vous ont pas été communiquées. A vous de les retrouver à laide des quelques données fournies en annexe !
Quelle synthèse vous parait être la plus inscrite dans la chimie durable ? Argumenter.
Une autre possibilité consisterait à combiner les synthèses 1 et 2 en introduisant un des réactifs de la synthèse 2 en défaut. Expliquer lintérêt de cette méthode. Est-elle plus intéressante que la synthèse que vous avez choisie précédemment ?
(*) Huile de fusel : Lors du processus de fermentation alcoolique, différents alcools en plus de léthanol se forment. Lors de la distillation des alcools, on recueille en fin de distillation un mélange dalcool à laspect huileux appelé huile de fusel contenant notamment lalcool isoamylique.
Doc.3.A Le glycérol, un déchet valorisable
La moitié du glycérol disponible sur le marché actuellement est obtenue lors de la synthèse du biodiesel.
EMBED ACD.ChemSketch.20 \s
Pour 100 kg de biodiesel (ou EMHV) produit, 10 kg de glycérol est récupéré. La valorisation du glycérol est dautant plus intéressante que son prix a diminué avec lessor de la production du biodiesel. Des recherches sont en cours pour exploiter le glycérol.
La société Solvay a reçu le prix Pierre Potier 2006 (prix décerné aux industriels dans le cadre de linnovation en chimie en faveur du développement durable) pour son projet EpicérolTM développé par son usine de Tavaux dans le Jura.
A partir du glycérol provenant exclusivement de la synthèse du biodiesel, elle utilise un nouveau procédé pour obtenir lépichlorhydrine, molécule permettant la production de résines époxy (polymères), le renforcement du papier (pour lui donner des propriétés hydrofuges) et la purification de leau. Actuellement, 100 000 T dépichlorhydrine sont produites chaque année selon ce procédé.
Dans lancien procédé, lépichlorhydrine était obtenue à partir du propylène (molécule issue du pétrole). La synthèse comportait 3 étapes. Le nouveau procédé nen comporte plus que deux et a permis de réduire par 10 la consommation deau, par 8 la production de coproduits chlorés. En même temps, la consommation de chlore a été divisée par deux. Autre avantage, 1 T de glycérol coûte environ deux fois moins cher qu1 T de propylène.
Source : daprès informations recueillies sur la vidéo « lauréats 2006, que sont-ils devenus ? Solvay avec épicérol » site HYPERLINK "http://www.reactions-chimiques.info/4e-edition-du-Prix-Pierre-Potier-L.html" http://www.reactions-chimiques.info/4e-edition-du-Prix-Pierre-Potier-L.html
Doc.3.B Synthèse de médicaments
Deux voies de synthèse de l'Ibuprofène
EMBED ACD.ChemSketch.20 \s Deux voies de synthèse du Lazabémide
EMBED ACD.ChemSketch.20 \s
Doc.3.C A vous de faire de la chimie durable
EMBED ACD.ChemSketch.20 \s
Synthèse 1
Synthèse 2
Synthèse 3
((%)
67
100
100
EA(%)
Molécules
acétate disoamyle
alcool isoamylique
anhydride éthanoïque(A)
acide éthanoïque(B)
chlorure dacétyle(C)
eau
masses molaires (g.mol-1)
130,19
88,15
102,09
60,05
78,50
18,00
Informations sur les réactifs A, B, C :
Les consignes de sécurités concernant lutilisation de ces réactifs sont sensiblement les mêmes ainsi que leur coût dachat.
Du polluant à une matière première : le CO2, une valeur sure !
Le café décaféiné, le paracétamol et le bouchon de liège ont un point commun !
Le dioxyde de carbone considéré comme un agent polluant, responsable de leffet de serre et du réchauffement climatique est devenu une matière première intéressante pour les industriels car elle leur permet de répondre aux principes de la chimie verte.
Visionner la vidéo sur la conférence Cyclope de Stéphane Sarrade (chef du département de physico-chimie du CEA) entre 36 min et 56 min : HYPERLINK "http://www-centre-saclay.cea.fr/fr/LES-GRANDS-DEFIS-DE-LA-CHIMIE-par-Stephane-Sarrade-chef-du-departement-de-physico-chimie-du-CEA" http://www-centre-saclay.cea.fr/fr/LES-GRANDS-DEFIS-DE-LA-CHIMIE-par-Stephane-Sarrade-chef-du-departement-de-physico-chimie-du-CEA ou lire le document 4.A.
A laide dune argumentation détaillée, expliquer pourquoi le CO2 supercritique peut être qualifié de solvant vert.
Citer des secteurs dactivités utilisant le CO2 supercritique.
Pourquoi est-ce intéressant de microniser le principe actif dun médicament?
Montrer que lutilisation du CO2 supercritique est une alternative au 4ème principe de la chimie verte.
Doc.4.A Le CO2 supercritique
[
]Le CO2 supercritique présente à un certain niveau de température et de pression (31°C et 73 bar) un état supercritique c'est-à-dire quil sera ni liquide, ni gazeux. Il est dense comme un liquide et visqueux comme un gaz. Il ressemble à un aérosol, un brouillard épais.
Le CO2 est une matière première facile à obtenir et il est facilement transformable en fluide supercritique dans lindustrie.
Le CO2 supercritique présente un pouvoir solvant équivalent aux solvants organiques. Il est stable, ininflammable, pas cher, non toxique et inodore. Il permet de faire de lextraction sans solvant organique.
Le CO2 gazeux est comprimé, chauffé. Il rentre dans un autoclave où lon a mis des produits à traiter. Il suffit ensuite de faire chuter la pression du CO2 supercritique contenant lextrait pour quil redevienne gazeux et perde son pouvoir solvant. Il ne va pas laisser dempreinte sur le produit extrait et est totalement recyclé.
Un exemple le plus connu dapplication est celui du café décaféiné. Dans les années 70, le café était décaféiné grâce au chloroforme, au benzène et trichloréthylène.
Malheureusement, les personnes qui buvaient du café décaféiné ont commencé à présenter des pathologies type cirrhose du foie liées aux traces résiduelles de solvants organiques. En 1973, il a été interdit dutiliser ces solvants.
Doc.4.A (suite)
La société General Food (qui possède la marque de café Maxwell®) a alors utilisé le CO2 supercritique. Depuis 30 ans, 50% du café décaféiné est produit ainsi dans le monde. Dautres produits sont concernés comme le thé. Lipton fait traiter le thé de ses sodas par le CO2 supercritique pour enlever la caféine.
Une autre application en agroalimentaire et en cosmétique est la purification des arômes et des phytoproduits. A Grasse, capitale française de la parfumerie, les quatre plus grands parfumeurs sont équipés dextracteurs au CO2 supercritique. Depuis une vingtaine dannée, des installations se développent partout dans le monde. LAsie a beaucoup plus investi en installations supercritiques que lEurope ou même les Etats-Unis. Parmi les méthodes développées en Asie, la pharmacopée chinoise utilise ce procédé pour obtenir des produits ultra purs.
Une application, un peu célèbre chez nous au CEA, est celle liée aux bouchons en liège : 7 à 8% des bouteilles sont dites bouchonnées c'est-à-dire quelles présentent un goût de bouchon. Ce sont des microorganismes vivant naturellement dans le liège qui produisent une molécule, le trichloroanisole responsable de ce goût. Or, 10 nanogrammes de cette molécule dans 1 g de liège suffisent. Le numéro 2 mondial des producteurs de bouchons en liège nous a demandé de développer un procédé afin de résoudre ce problème. Il a fallu 7 ans pour y parvenir. Actuellement, cette société traite 800 millions de bouchons par an selon ce procédé et va doubler prochainement sa capacité production.
Une dernière application est liée aux médicaments : la plupart des principes actifs présents dans ces médicaments ne sont pas solubles dans les solvants et dans leau notamment. Or nous sommes formés à 70% deau. Quand on prend un médicament, on espère le solubiliser dans lorganisme pour que la molécule active atteigne sa cible. Statistiquement, les pharmaciens savent que 1 mg de paracétamol sur une dose de 1000 mg ira là où il y a besoin. Les laboratoires Pierre Fabre nous ont demandé un procédé pour rendre ces molécules plus solubles dans notre organisme. Au CEA, on a imaginé exploser ces molécules c'est-à-dire les microniser. On les solubilise dans le CO2 supercritique puis on va les détendre à travers un jet (une buse) pour les microniser. Cela produit une modification de structure et augmente la biodisponibilité dun facteur 1000. Cela veut dire quau lieu dinjecter 1000 mg de principe actif, on peut maintenant en injecter 1mg avec le même effet thérapeutique. Cest énorme car on économise 999 mg de principe actif et on diminue les effets secondaires dus à la prise du médicament. En plus, on retrouve dans les cours deau un très grand nombre de molécules non métabolisées par lorganisme (hormones des pilules contraceptives, paracétamol, ibuprofène
). Les chercheurs américains ont fait des prélèvements dans les eaux des côtes maritimes autour des grandes villes et sont persuadés quil y a léquivalent dun demi Doliprane® par mètre cube deau de mer !
Texte réalisé à partir de la conférence de Stéphane Sarrade pour le colloque du CEA : les grands défis de la chimie (septembre 2011)
Ressources pour le professeur
La chimie durable :
Deux livres très complets sur la chimie durable : « La chimie dune planète durable » et « Quelles sont les ressources de la chimie verte ? » de Stéphane Sarrade aux éditions du Pommier
Vidéos et articles de Stéphane Sarrade : HYPERLINK "http://stephanesarrade.unblog.fr/" http://stephanesarrade.unblog.fr/
Interview de Stéphane Sarrade sur France Inter : HYPERLINK "http://www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-la-chimie-d-une-planete-durable" http://www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-la-chimie-d-une-planete-durable
Sur la chimie verte, léconomie datome et la synthèse de libuprofène HYPERLINK "http://culturesciences.chimie.ens.fr/node/1234" http://culturesciences.chimie.ens.fr/node/1234
HYPERLINK "http://www.euractiv.fr/long-chemin-chimie-durabilite-article" http://www.euractiv.fr/long-chemin-chimie-durabilite-article
Les cours de Paul Arnaud, éditions Dunod, 18ème édition, page 593 : La chimie verte
Green Chemistry and Catalysis - auteurs : Prof. Dr. Roger Sheldon Dr. Isabel W. C. E. Arends Dr. Ulf Hanefeld Delft University of Technology Netherlands : HYPERLINK "http://www.wiley-vch.de/books/sample/352730715X_c01.pdf" http://www.wiley-vch.de/books/sample/352730715X_c01.pdf
HYPERLINK "http://www.cnrs.fr/inc/recherche/programmes/docs/chimieverte.pdf" http://www.cnrs.fr/inc/recherche/programmes/docs/chimieverte.pdf
HYPERLINK "http://www2.cnrs.fr/journal/2650.htm" http://www2.cnrs.fr/journal/2650.htm
Les 12 principes de la chimie verte en anglais : à faire traduire par les élèves avec laide du professeur danglais (compétences transversales) :
HYPERLINK "http://greenchemistry.yale.edu/javascript/tinymce/plugins/filemanager/files/principles-of-green-chemistry.pdf" http://greenchemistry.yale.edu/javascript/tinymce/plugins/filemanager/files/principles-of-green-chemistry.pdf
Biocarburants :
HYPERLINK "http://energie.cnrs.fr/2011/ATELIERS2011.pdf" http://energie.cnrs.fr/2011/ATELIERS2011.pdf
Animation sur les biocarburants de lIFP : HYPERLINK "http://www.webstyle.fr/ifp/24-03-2010/animation-Biocarburants/biocarburant.swf" http://www.webstyle.fr/ifp/24-03-2010/animation-Biocarburants/biocarburant.swf
HYPERLINK "http://www.ifpenergiesnouvelles.fr" http://www.ifpenergiesnouvelles.fr
HYPERLINK "http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPT/Rapport_thematique_politique_publique_aide_aux_biocarburants.pdf" http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPT/Rapport_thematique_politique_publique_aide_aux_biocarburants.pdf
Dossier pour la science N°73 décembre 2011 (Article sur les biocarburants p.38) « Les océans, le nouveau monde de la chimie durable. »
Rapport ADEME : « Analyses de cycle de vie appliquée aux biocarburants 1ère génération consommés en France » (site HYPERLINK "http://www2.ademe.fr" http://www2.ademe.fr )
Deux TP sur le site académique de Besançon : Dosage et identification de léthanol dans un biocarburant. Synthèse dun biocarburant.
Site HYPERLINK "http://artic.ac-besancon.fr/sciences_physiques/ressources/liste_ressources.php" http://artic.ac-besancon.fr/sciences_physiques/ressources/liste_ressources.php
Isosorbide :
HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Isosorbide" http://fr.wikipedia.org/wiki/Isosorbide
HYPERLINK "http://www.roquette.fr/" http://www.roquette.fr/
HYPERLINK "http://www.olympiades-chimie.fr/national_2009_2010/diapoonc2010.pdf" http://www.olympiades-chimie.fr/national_2009_2010/diapoonc2010.pdf
vidéo sur le diester disosorbide (Polysorb® ID 37) : HYPERLINK "http://www.reactions-chimiques.info/4e-edition-du-Prix-Pierre-Potier-L.html" http://www.reactions-chimiques.info/4e-edition-du-Prix-Pierre-Potier-L.html
Le CO2 supercritique :
Deux vidéos :
HYPERLINK "http://www-centre-saclay.cea.fr/fr/LES-GRANDS-DEFIS-DE-LA-CHIMIE-par-Stephane-Sarrade-chef-du-departement-de-physico-chimie-du-CEA" http://www-centre-saclay.cea.fr/fr/LES-GRANDS-DEFIS-DE-LA-CHIMIE-par-Stephane-Sarrade-chef-du-departement-de-physico-chimie-du-CEA
HYPERLINK "http://www.webtv.univ-montp2.fr/9430/59e-congres-national-des-professeurs-de-physique-et-de-chimie-udppc-lundi-24-octobre-2011-part-3/" %&'(4PXZjlm²Ín D
E
F
G
Í
Î
×
Ø
",íÝÊ·ÊÝíÊíÊíʳí í í í³íí³íÝí³í³í|ÊiÊ$hºEÆh`Z*CJOJPJQJ^JaJhH
CJOJPJQJ^JaJ'hºEÆhe ïCJH*OJPJQJ^JaJ$hºEÆhÌP¨CJOJPJQJ^JaJhe ï$hºEÆh·#CJOJPJQJ^JaJ$hºEÆhsôCJOJPJQJ^JaJhºEÆCJOJPJQJ^JaJ$hºEÆhe ïCJOJPJQJ^JaJ$&lm²1 n òò
u\\\$
&FÊþ$If^Ê`þa$gddxm$$¤x¤x$Ifa$gdlkd$$IflÖTÖÿ#ü#
tàÖ0ÿÿÿÿÿÿö6ööÖÿÖÿÖÿÖÿ4Ö4Ö
laöytºEÆ
¤x¤x$Ifgdn ² Ã × ð
äwgWGGGG$Å$If^Åa$gd$
&F$Ifa$gddx$¤x¤x$Ifa$gdlkd$$IflÖnÖÿ#ü#
tàÖ0ÿÿÿÿÿÿö6ööÖÿÖÿÖÿÖÿ4Ö4Ö
laöytºEÆ$
&FÊþ¤x$If^Ê`þa$gddxm$
&
2
F
G
ïïÕmY$
Ƴ¤x¤x$Ifa$gdgkd$$IflÖÖÿ#ü#
tàÖ0ÿÿÿÿÿÿö6ööÖÿÖÿÖÿÖÿ4Ö4Ö
laö$
&FÊþ¤x$If^Ê`þa$gddx$Å$If^Åa$gd
Í
$¤x¤x$Ifa$gdlkd $$IflÖTÖÿ#ü#
tàÖ0ÿÿÿÿÿÿö6ööÖÿÖÿÖÿÖÿ4Ö4Ö
laöytºEÆÍ
Î
Ø
$¤x¤x$Ifa$gdgkd,$$IflÖÖÿ#ü#
tàÖ0ÿÿÿÿÿÿö6ööÖÿÖÿÖÿÖÿ4Ö4Ö
laö,._as¼Áñù19:>PYd{ÄÅòóô
ðÝðÝÍÝÍݺÝÍݺݪݺݺÝݪÝn`hºEÆCJOJQJ^JaJ hBhºEÆCJOJQJ^JaJhe ï$hºEÆhe ïCJOJPJQJ^JaJ'hºEÆhsôCJH*OJPJQJ^JaJhºEÆCJOJPJQJ^JaJ$hºEÆh`Z*CJOJPJQJ^JaJh¤kCJOJPJQJ^JaJ$hºEÆhsôCJOJPJQJ^JaJhCJOJPJQJ^JaJóôgkd0$$IflÖÖÿ#ü#
tàÖ0ÿÿÿÿÿÿö6ööÖÿÖÿÖÿÖÿ4Ö4Ö
laö$¤x¤x$Ifa$gdgkd®$$IflÖÖÿ#ü#
tàÖ0ÿÿÿÿÿÿö6ööÖÿÖÿÖÿÖÿ4Ö4Ö
laö
'
)
6
7
8
D
h
j
k
¦
§
¨
Å
Æ
Ç
ã
ïáïÓÁá°áÁÁá°uaPBuhÕ|CJOJQJ^JaJ he ï5>*CJOJQJ^JaJ&hAR1he ï5>*CJOJQJ^JaJhe ïCJOJQJ^JaJhhe ïhhsôhsôB*phhe ï$hì×hºEÆ0JCJOJQJ^JaJ hºEÆhºEÆCJOJQJ^JaJ#jhºEÆCJOJQJU^JaJhCJOJQJ^JaJhºEÆCJOJQJ^JaJ hÕaÜhºEÆCJOJQJ^JaJô7
§
¨
Æ
Ç
üýïï}xpppphh$a$gdsô$a$gde ïgde ïgd`Z*gde ïgkd²$$IflÖÖÿ#ü#
tàÖ0ÿÿÿÿÿÿö6ööÖÿÖÿÖÿÖÿ4Ö4Ö
laö$¤x¤x$Ifa$gdã
#)@ ¯´ýþ
¯°¿Àz{~ÓÔ©ª¶èðÞÐÁ¯Ð¡{¡¡m¡{¡m¡m¡m¡{¡m¡{¡h*CJOJQJ^JaJh`Z*CJOJQJ^JaJhe ïCJOJQJ^JaJhO?CJOJQJ^JaJhsôCJOJQJ^JaJ#hUyhsôCJH*OJQJ^JaJ¬ÅÖê$9{oWGGGGG$$If^a$gdO?$
&Fäþ$If^`äþa$gddx$$Ifa$gde ïkd4$$IfFÖÖ0ºÿ¸¶#þþ
t Ö0ÿÿÿÿÿÿö6öÖÿÿÖÿÿÖÿÿÖÿÿ4Ö4Ö
laö&pÖÿÿÿÿ9EYZ¥ÍAï×εµÎ
°$If^°gd`Z*$$Ifa$gd`Z* $Ifgde ï$
&Fäþ$If^`äþa$gddx$$If^a$gdO?WXYZ[@BD]^_`l¦§¨©ÊïÞÌ»»zzhVH7 h9{Éh9{ÉCJOJQJ^JaJh]
CJOJQJ^JaJ#hAEDhe ï>*CJOJQJ^JaJ#h9{Éh9{É>*CJOJQJ^JaJ he ï5>*CJOJQJ^JaJ&hAR1he ï5>*CJOJQJ^JaJh`Z*CJOJQJ^JaJhe ïCJOJQJ^JaJ hcâhe ïCJOJQJ^JaJ#hcâhe ï5CJOJQJ^JaJ hWaóhe ïCJOJQJ^JaJ h`Z*he ïCJOJQJ^JaJABC_`©{vqiVJ>$ª^ªa$gdÕ|$h^ha$gde ï$
&F 7åþ^7`åþa$gddx$a$gde ïgdgde ïkd¿$$IfFÖÖ0ºÿ¸¶#þþ
t Ö0ÿÿÿÿÿÿö6öÖÿÿÖÿÿÖÿÿÖÿÿ4Ö4Ö
laö&pÖÿÿÿÿ©Ëã$% !"KLu´µÚ
`aóóóóóçßÓÀ´´´´´´¬¬¬§gd`Z*$a$gd¬=Ì$á^áa$gdÕ|$
&F 7åþ^7`åþa$gddx$h^ha$gde ï$a$gde ï$ª^ªa$gdÕ|$^a$gd9{ÉÊËáâã"#$%EHTgs ¡¢ÄÈ".IòáÓòÂÓ´Óò¢
t
t
t
t
t`O he ï5>*CJOJQJ^JaJ&hAR1he ï5>*CJOJQJ^JaJ híAçhe ïCJOJQJ^JaJhe ïCJOJQJ^JaJhe ï>*CJOJQJ^JaJ#h¡gõhe ï>*CJOJQJ^JaJh¬=ÌCJOJQJ^JaJ hF?hF?CJOJQJ^JaJhF?CJOJQJ^JaJ h9{Éh9{ÉCJOJQJ^JaJh9{ÉCJOJQJ^JaJIKLTVW_´µ¾ÀÁÙë
_`abcìÞ̽ެެ޽̽ެެÞxgÞg_UGjhñ1*UmHnHuh`Z*B*\phhâB*ph'©- hûxhe ïCJOJQJ^JaJ&h¬=Ìhe ï5>*CJOJQJ^JaJ hH
5>*CJOJQJ^JaJh¬=Ì>*CJOJQJ^JaJ hAR1he ïCJOJQJ^JaJhe ï>*CJOJQJ^JaJ#hAR1he ï>*CJOJQJ^JaJhe ïCJOJQJ^JaJ&hÕ|he ï5>*CJOJQJ^JaJadefxy{|}~ï%&)qrcd÷÷÷÷òòòòòòòêÚÚêòÒÊÊòòÒÊ$a$gdÔbä$a$gdi$ln]l^na$gdÌP¨$a$gdygdä8×$a$gde ïcfwxyz|}~ °¹Ûßáìîïñ"öéṴ́̾¢°nnZnIn8n hÌP¨56CJOJQJ^JaJ h`Z*56CJOJQJ^JaJ&h¨6õh¨6õ56CJOJQJ^JaJ&h¨6õhy56CJOJQJ^JaJ&h¨6õhÔbä56CJOJQJ^JaJh¨6õhy5CJaJhô¡5B*CJaJphÌhe ï5B*CJaJphÌhbË5B*CJaJphÌh±h5B*CJaJphÌhe ïh±hB*\aJphhe ïhe ïB*\phhe ïB*\ph"$&()qrs¹Ãâè÷cd¯Î+HIïÛÒÆ¸ªrrri]OªArrrh¨6õCJOJQJ^JaJhihÔbä5OJQJ^JhÔbähi5CJaJhUJ 5CJaJhÔbäCJOJQJ^JaJhÕ|CJOJQJ^JaJh~íCJOJQJ^JaJh°M(CJOJQJ^JaJhJCJOJQJ^JaJhihUJ 5OJQJ^JhÔbähUJ 5CJaJhÔbä5CJaJ&h¨6õhy56CJOJQJ^JaJ hÕ|56CJOJQJ^JaJdKÃÄÑÒÓÓ ^ ÷÷ììäääÜÜäää×Ï»¶¶$
&F7åþ¤fäËä˺¥º{eR?(,hhë5B*CJOJQJ^JaJph2)§%hO?CJOJQJ]^JaJnHtH%h=5CJOJQJ]^JaJnHtH+hÌhëCJOJQJ]^JaJnHtH.hÌhë6CJOJQJ]^JaJnHtH#hÌhë6CJOJQJ^JaJ)hÌhëB*CJOJQJ^JaJphÿ hÌhëCJOJQJ^JaJ1hÌhëCJOJQJ^JaJfHqÊ
ÿÿÿÿ5hÌhë0JCJOJQJ^JaJfHqÊ
ÿÿÿÿfff f@fAf gghÂjyymmm_$¤x$Ifa$gdÌ$$Ifa$gd̤x$IfgdÌ$7$8$H$a$gdënkdÔ$$IfFÖÖÿ#ú#
t Ö0ö6öÖÿÖÿÖÿÖÿ4Ö4Ö
laöpÖ
ÿÿytÌ >f@fAfTfÚfÛfßfàfîfôfõfGgRggghhêÕijq³³_³_J*B*CJOJQJ\^JaJph)hÌhëB*CJOJQJ^JaJph'©- hÌhëCJOJQJ^JaJ hÌh
GCJOJQJ^JaJ)hÌhëB*CJOJQJ^JaJphÿÿ)hhëB*CJOJQJ^JaJph2)§hIiLi,j-jÂjÄjÅjÕj!k6k*B*CJOJQJ\^JaJph3Ì3,hÌhO?B*CJOJQJ\^JaJph3Ì3/hÌhO?>*B*CJOJQJ\^JaJph)hÌhO?B*CJOJQJ^JaJph'©-,hÌhO?B*CJH*OJQJ^JaJphÿ)hÌhO?B*CJOJQJ^JaJphÿ)hÌhO?B*CJOJQJ^JaJphÿÍnînïnoofpgpjqkqlqôæÚÚÚÚÚÉZnkdØ$$IfFÖÖÿ#ú#
t Ö0ö6öÖÿÖÿÖÿÖÿ4Ö4Ö
laöpÖ
ÿÿytÌ$$7$8$H$Ifa$gdÌ$$Ifa$gdÌ$¤x$Ifa$gd̤x$IfgdÌ ýpþpjqlqmq|q
qqqq¤q¥q¦q§q¨qÍqïÙø¥tlh]UlB1 hèc¾h|CJOJQJ^JaJ%h\L5B*CJOJQJ\aJphÿÿjZ h~mUjüS)S
h~mUVh~mjh~mUh~m5OJQJ^J$hhHÌ5B*OJQJ^Jphÿ$hhÄ%5B*OJQJ^Jphÿ$hh\L5B*OJQJ^Jphÿh\L5OJQJ^J+hÌh¸d²CJOJQJ]^JaJnHtH*hÌhO?0J6CJOJQJ]^JaJ h{N6CJOJQJ]^JaJlqmqqq¨qÎqýqöturuÎuvtvuvðÞÞÖ½³¬zgd½e{¬þ¤x^`¬þgdO?Ü/¤x^Ü`/gdO?¬þ¤x^`¬þgdu¤xgd .n $¤xa$gd .ngd½e{
&F
Æäþ^`äþgddx$a$gd~m$¬þ¤x^`¬þa$gd¨6õ¬þ¤x^`¬þgd .n
ÍqÎqáqûqüqýq&r(r*rNrrsèsîsêtôtötuuru~uuuïâÕâÕǹ«Ç¹ÇÇ~j\NÇ@Çh½e{CJOJQJ^JaJhuCJOJQJ^JaJhO?CJOJQJ^JaJ&hãmQh½e{5>*CJOJQJ^JaJh .nCJOJQJ^JaJhãmQCJOJQJ^JaJ hH~h½e{CJOJQJ^JaJhíj}CJOJQJ^JaJhíj}CJOJQJ^JaJh½e{CJOJQJ^JaJhh½e{OJQJ^JhhéD×OJQJ^J hèc¾hAVeCJOJQJ^JaJuÌuÎuÐuöuøuúuüuþuvvvMvlvmvsvtvuvvòäÒįÒvÄhäÄhäWH3)hèyhãmQB*CJOJQJ^JaJphh\L5CJOJQJ^JaJ hH~h½e{CJOJQJ^JaJhuCJOJQJ^JaJ h£UÖhO?CJOJQJ^JaJ hO?hO?CJOJQJ^JaJ-jhO?hO?CJEHæÿOJQJU^JaJ)jÓF)S
hO?CJOJQJUV^JaJhO?CJOJQJ^JaJ#jhO?CJOJQJU^JaJh½e{CJOJQJ^JaJh{NCJOJQJ^JaJvv³v¼v¾vÅvÑvÒvÔvÕvôvwww;ww?wuwvw£wéÔ¿¿¿Ô¿u`N`N`*B*CJOJQJ^Jph3hvhhF§0J5>*B*CJOJQJ^JaJph0hvhhí0J>*B*CJOJQJ^JaJph0hvhh²/g0J>*B*CJOJQJ^JaJph0hvhh²/g0J>*B*CJOJQJ^JaJph-hvhh²/g0JB*CJOJQJ^JaJph6jhvhh²/g0JB*CJOJQJU^JaJphh²/gCJOJQJ^JaJhfZCJOJQJ^JaJ)gijkxªÈËÌÜåé()HIñàο౧veTeCT-*híêh¬tCJH*OJQJ\^JnHtH!híCJOJQJ\^JnHtH!h¬tCJOJQJ\^JnHtH!hPçCJOJQJ\^JnHtH*híêhÐ1ÈCJH*OJQJ\^JnHtH!hÐ1ÈCJOJQJ\^JnHtHh]
CJOJQJhÐ1ÈCJOJQJhíCJOJQJ^JaJhíCJH*OJQJ^JaJ#h®
AhíCJH*OJQJ^JaJ hDhíCJOJQJ^JaJhíB*CJOJQJphIps¡¢±²º»ÉÊHIîØîÇÀ¯p\H2H2H2H2*hÌhÀwCJH*OJQJ\^JnHtH'hÌhÀwCJOJQJ\^JnHtH'hÌhÀw5B*CJOJQJ\phÿÿ.hhÀw5B*CJH*OJQJ\aJph2)§+hhÀw5B*CJOJQJ\aJph2)§!hÀw5B*CJOJQJ\phÿÿ!hè5B*CJOJQJ\phÿÿh[hfZ hF§h¬tCJOJQJ^JaJ*h¬th¬tCJH*OJQJ\^JnHtH!h¬tCJOJQJ\^JnHtH®¯íïòYZ¨©Ù¢^£`£b£££ëÕëÁ°ëÕëÕëÕëÕëpÁfUNh·#h·# hh$
CJOJQJ^JaJhÀwB*\ph'©-'hÌhÀw6B*CJOJQJ]phÿ+hÌhÀw5B*CJOJQJ\aJphÿÿ+hhÀw5B*CJOJQJ\aJph2)§!hÀw5B*CJOJQJ\phÿÿ'hÌhÀw5B*CJOJQJ\phÿÿ*hÌhÀwCJH*OJQJ\^JnHtH'hÌhÀwCJOJQJ\^JnHtHíîïðò9]óê{vl^^^^^$¤x$Ifa$gdÌ $¤xa$gdÀwgdunkd/Y$$IfFÖÖÿ#ú#
t Ö0ö6öÖÿÖÿÖÿÖÿ4Ö4Ö
laöpÖ
ÿÿytÌ $Ifgdu$$Ifa$gdÌ
آ٢^£_£`£a££££ññãñto[VO¤xgdv¬gd$
&F
Æäþ^`äþgddxgdä8×nkd±Y$$IfFÖÖÿ#ú#
t Ö0ö6öÖÿÖÿÖÿÖÿ4Ö4Ö
laöpÖ
ÿÿytÌ$¤x$Ifa$gdÌ$¤x$Ifa$gdÌ £££°£Ê£Ë£¤ ¤#¤$¤7¤P¤Q¤z¤{¤¤ä˲jjQ?1h·#CJOJQJ^JaJ#jh·#CJOJQJU^JaJ0h·#hyU0J>*B*CJOJQJ^JaJphÿ0h·#hþ0J>*B*CJOJQJ^JaJphÿ*h.Aè0J>*B*CJOJQJ^JaJphÿ0h·#hÓ0J>*B*CJOJQJ^JaJphÿ0h·#hº8H0J>*B*CJOJQJ^JaJphÿ1hv¬h/d5>*CJOJQJ]^JaJnHtH5h vhgvõ5>*B*CJOJQJ\]^JaJph££Q¤Ï¤¹¥o¦ú¦P§l¨ÿ¨Z©ï©ÜªÝªÞªîªY«3¬ößßËßßßßßßß»²²«$
&Fäþ¤*B*CJOJQJ^JaJphÿ8h·#h+C0J>*B*CJOJQJ^JaJmH phÿsH ,h·#h·#0JCJOJQJ^JaJmH sH #jh·#CJOJQJU^JaJ(h·#h·#CJOJQJ^JaJmH sH lªÙªÚªÛªÜªÝªÞªíªîªïª)«*«íÛͼ fK5$5 h·#h·#CJOJQJ^JaJ+jh·#CJOJQJU^JaJmH sH 5h·#h4s5>*B*CJOJQJ\]^JaJph5h·#hHè5>*B*CJOJQJ\]^JaJph=hº8Hh·#56B*CJOJQJ\]^JaJnHphtH7hgvõ56B*CJOJQJ\]^JaJnHphtH h·#hÓCJOJQJ^JaJh·#CJOJQJ^JaJ#jh·#CJOJQJU^JaJ$h':Ùh·#0JCJOJQJ^JaJ*«V«W«X«Y««««
««ß«á«â«0¬1¬2¬3¬4¬@¬b¬d¬e¬¬¬¬íׯµ¤¤sÆs`sOsÆs`s h·#hVCJOJQJ^JaJ$h':Ùh·#0JCJOJQJ^JaJh·#CJOJQJ^JaJ#jh·#CJOJQJU^JaJ h·#h/dCJOJQJ^JaJ h·#hm` CJOJQJ^JaJ h·#h4sCJOJQJ^JaJ h·#h·#CJOJQJ^JaJ+jh·#CJOJQJU^JaJmH sH $h·#h·#0JCJOJQJ^JaJ3¬¬súª®1¯å¯æ¯ç¯ô¯U°°/±²²&²èèèèèèÔÔʳ³³³¡¤xgd·#$äþ¤x^`äþa$gd·#$
&Fäþ¤*B*CJOJQJ\]^JaJph5h·#hv¬5>*B*CJOJQJ\]^JaJphhv¬CJOJQJ^JaJ$h':Ùh·#0JCJOJQJ^JaJ h·#h·#CJOJQJ^JaJh·#CJOJQJ^JaJ#jh·#CJOJQJU^JaJ0h·#h±uÎ0J>*B*CJOJQJ^JaJphÿ0h·#h¡A0J>*B*CJOJQJ^JaJphÿ*h.Aè0J>*B*CJOJQJ^JaJphÿõ¯°(°*°+°R°S°T°U°V°b°y°{°|°°°°°°£°æ°è°é°,±-±.±/±P±Q±R±Z±òáòϼÏò«ÏòáòϼÏòÏòáòϼÏòxjxV'h·#hGEm0J/5CJOJQJ^JaJh.AèCJOJQJ^JaJ h·#hGEmCJOJQJ^JaJ h·#hCJOJQJ^JaJ h·#håBCJOJQJ^JaJ h·#h4sCJOJQJ^JaJ$h':Ùh·#0JCJOJQJ^JaJ#jh·#CJOJQJU^JaJ h·#h·#CJOJQJ^JaJh·#CJOJQJ^JaJZ±[±\±_±b±c±e±f±r±½±¿±À±²²
²ê×ïs]D]s1s]$h':Ùh·#0JCJOJQJ^JaJ0h·#h·#0J>*B*CJOJQJ^JaJphÿ*h·#0J>*B*CJOJQJ^JaJphÿ3jh·#0J>*B*CJOJQJU^JaJphÿ h·#hGEmCJOJQJ^JaJ!h.Aè0J/5CJOJQJ^JaJ'h·#hGEm0J/5CJOJQJ^JaJ'h·#h0J/5CJOJQJ^JaJ$h·#hGEm0JCJOJQJ^JaJ*h·#hGEm0J/5CJH*OJQJ^JaJ
²²²²²&²'²4²5²6²B²çÒ··n]C-*h·#0J>*B*CJOJQJ^JaJphÿ3jh·#0J>*B*CJOJQJU^JaJphÿ h·#h~oCJOJQJ^JaJ&h·#h~oCJOJQJ\]^JaJ/h·#h~oB*CJOJQJ\]^JaJphÿ8h//h~o5>*B*CJH*OJQJ\]^JaJph5h·#h~o5>*B*CJOJQJ\]^JaJph)h·#hh©B*CJOJQJ^JaJphÿ0h·#hGEm0J>*B*CJOJQJ^JaJphÿ
&²'²5²L³ ¡¡¡¡¡¡¡¡¡:¡;¡*B*CJOJQJ^JaJphÿU0h·#hh©0J>*B*CJOJQJ^JaJphÿ$h':Ùh·#0JCJOJQJ^JaJ3jh·#0J>*B*CJOJQJU^JaJphÿ*h·#0J>*B*CJOJQJ^JaJphÿ0h·#h·#0J>*B*CJOJQJ^JaJphÿhttp://www.webtv.univ-montp2.fr/9430/59e-congres-national-des-professeurs-de-physique-et-de-chimie-udppc-lundi-24-octobre-2011-part-3/
« La chimie dune planète durable » et « Quelles sont les ressources de la chimie verte ? » de Stéphane Sarrade aux éditions du Pommier.
PAGE \* MERGEFORMAT18
EMBED ACD.ChemSketch.20 \s
EMBED ACD.ChemSketch.20 \s