regulations et desequilibres macroeconomiques
La macroéconomie a ainsi permis, à partir de modèles, de postuler des relations
.... Les données sont à ce sujet éloquentes : en 2010, une femme vivant en ...
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PARTIE 5 : REGULATIONS ET DESEQUILIBRES MACROECONOMIQUES.
5.1 Pourquoi la puissance publique intervient-elle dans
la régulation des économies contemporaines ?
Notions : Fonctions économiques de lEtat (allocation, répartition, stabilisation).
Séance n°2 (2 Heures) :
Les fonctions de régulation économique de la puissance publique.
Savoir-faire :
Analyser des documents (texte et tableau statistique),
Notions :
Fonctions économiques de lEtat (allocation, répartition et stabilisation),
Revenus de transfert (redistribution).
Objectifs :
Montrer le rôle des pouvoirs publics en matière de politique économique et sociale,
Montrer limportance du cadre réglementaire des activités économiques.
« Tel est certainement l'un des apports essentiels de Richard Musgrave pour la question qui nous occupe, à savoir la définition des objectifs de l'action publique. Musgrave, dans la Théorie des finances publiques (1959), définit les trois fonctions de l'État. Il commence par définir les champs où l'intervention de l'État est nécessaire. Il est ainsi conduit à dresser l'une des plus remarquables synthèses sur l'ensemble des fondements micro et macroéconomiques de la politique économique. Il organise ces fondements autour de trois fonctions : allocation des ressources (ou affectation), distribution (ou répartition) et stabilisation.
La fonction d'allocation des ressources consiste à rétablir un usage des ressources optimal (au sens de Pareto) à chaque fois que le jeu spontané des échanges et des marchés s'écarte de cet optimum. La fonction de distribution (ou de répartition), qui est en fait une fonction de redistribution, vise à corriger la répartition spontanée des revenus et des richesses en vue d'instaurer ce que la société considère comme une juste répartition. Enfin, la fonction de stabilisation correspond à deux objectifs de l'État dans la régulation de l'économie : le plein emploi des facteurs de production (et en particulier du travail) et la stabilité des prix. La façon dont Richard Musgrave définit les contours de cette fonction est conforme à la vision keynésienne alors dominante : il s'agit de stimuler ou, au contraire, de freiner la demande globale selon que le problème dominant est le chômage ou l'inflation ».
Source : Jacques Généreux, L'économie politique, Larousse Bordas, 1996.
Question 1 : Quelles sont les trois fonctions de lEtat selon R. Musgrave ?
Question 2 : Donnez un exemple concret de chacune de ces missions.
Question 3 : Expliquez la phrase soulignée dans le texte.
Réponse Questions 1 et 2 :
Selon R. Musgrave, lEtat détient trois fonctions :
la fonction dallocation des ressources : lEtat doit intervenir sur lallocation des ressources productives pour atteindre des objectifs jugés économiquement et/ou socialement plus satisfaisants que ceux qui résultent du marché. Exemples : les biens ou services collectifs purs comme léclairage public ou la défense nationale ; les externalités comme la mise en place dune fiscalité pour le recyclage des déchets).
la fonction de redistribution : au moyen de prélèvements obligatoires, lEtat modifie la répartition primaire des revenus dans un sens de justice sociale. Exemples : le système mixte de protection sociale (assurance et assistance) ou les deux logiques de redistribution (horizontale et verticale).
la fonction de stabilisation : dans cette optique, lEtat doit assurer une croissance économique dans le respect des grands équilibres (plein emploi, équilibre extérieur et stabilité des prix). Cela suppose la mise en place de politiques conjoncturelles via la monnaie et le budget. Exemple : une politique conjoncturelle de relance dinspiration keynésienne utilisant deux instruments, la politique budgétaire et la politique monétaire.
Réponse Question 3 : La phrase soulignée donne un exemple de la fonction de stabilisation (ou de régulation) de lEtat. En effet, J. M. Keynes préconise une intervention de lEtat pour relancer (ou freiner) la demande globale (cest-à-dire la consommation des ménages, linvestissement des entreprises, les dépenses publiques) selon la situation économique du pays. Par exemple, il est favorable à une augmentation des dépenses budgétaires (hausse des revenus de transfert, création demplois publics,
) pour relancer la demande.
Partie 1 : Lallocation (ou affectation) des ressources.
Les instruments de lutte contre la pollution.
« La révolution industrielle, fin XIXème et du XXème Siècle, a eu pour effet collatéral laugmentation régulière de la concentration de gaz à effet de serre (GES) dans latmosphère. La croissance mondiale sest appuyée massivement sur lusage des énergies fossiles, principale source démissions de dioxyde de carbone, qui est par ailleurs le principal GES. Le réchauffement climatique en cours est un sous-produit de la croissance passée. (
)
Les économistes ont donc toute leur place dans la réflexion sur les stratégies de lutte contre le réchauffement climatique, qui nest pas seulement laffaire des climatologues, physiciens, météorologues ou encore chimistes
parce quils peuvent apporter des instruments permettant de gérer le problème climatique de façon efficace. Ils sont de deux types : les instruments réglementaires, comme par exemple les normes en matière dhabitat imposées par les lois Grenelle en France, et les instruments économiques que sont les taxes et les marchés de permis démissions négociables. Les normes contraignent alors que les taxes et marchés de permis incitent à réduire les émissions de GES. Ils y parviennent en donnant un prix à un bien qui auparavant nen avait pas, le carbone émis dans latmosphère. Ce faisant, ils incitent bien les émetteurs à réduire leurs émissions, tant que le prix des émissions, cest-à-dire la taxe ou le prix des permis est plus élevé que lavantage économique quelles leur procurent. (
)
Pour la plupart des économistes, elles (les normes) sont de bons instruments dans quelques situations particulières ; mais, en règle générale, les instruments incitatifs sont préférables car ils sont plus efficaces au sens où ils permettent datteindre une réduction démissions donnée à moindre coût ».
Source : L. Ragot et K. Schubert, HYPERLINK "http://www.laviedesidees.fr" www.laviedesidees.fr, janvier 2010.
Question 1 : Pourquoi le réchauffement climatique est un problème économique ?
Question 2 : Quels sont les instruments qui permettent de lutter contre la pollution ?
Question 3 : Quel est le rôle de lEtat en matière de lutte contre la pollution ?
Réponse Question 1 : Le réchauffement climatique est un problème économique dans la mesure où la recherche de croissance économique nécessite lutilisation de ressources naturelles non renouvelables et/ou génératrices démission de CO2. Ainsi le réchauffement climatique serait lié aux excès de la croissance économique (du productivisme) depuis la révolution industrielle.
Réponse Question 2 : Afin de lutter contre la pollution, il existe deux instruments principaux :
des instruments réglementaires : cest-à-dire des lois, des règles, des normes qui régissent une activité sociale. Le but est de limiter la pollution en fixant par exemple un seuil à ne pas dépasser.
des instruments économiques : ce peut être des taxes (cest-à-dire contraindre un agent économique à un versement obligatoire pour linciter à être plus soucieux de lenvironnement), des marchés de permis (cest-à-dire distribuer des droits de propriété qui séchangent sur un marché) ou des subventions (cest-à-dire verser des aides à un agent économique pour lui faire changer son comportement en effectuant des investissements par exemple).
Réponse Question 3 : LEtat joue donc un rôle déterminant en matière de lutte contre la pollution. En effet, face aux défaillances du marché dans ce domaine (externalité négative), il peut mettre en place des politiques environnementales visant à pallier labsence de droits de propriété de lenvironnement naturel et à labsence de « prix » de lenvironnement.
Partie 2 : La répartition (ou redistribution) des revenus.
« La sécurité sociale a un impact profond à tous les niveaux de la société. Elle offre aux travailleurs et à leur famille laccès aux soins de santé et une protection contre la perte de revenu que celle-ci soit due à de courtes périodes de chômage, à la maladie ou à la maternité, ou quelle soit de plus longue durée pour cause dinvalidité ou daccident du travail.
La sécurité sociale offre aux personnes âgées la sécurité du revenu pendant leurs années de retraite. Les enfants bénéficient des programmes de sécurité sociale conçus pour aider les familles à faire face aux coûts de léducation. Dans le cas des employeurs et des entreprises, la sécurité sociale aide au maintien de relations de travail stables et à la productivité de la main duvre. La sécurité sociale peut en outre contribuer à la cohésion sociale, ainsi quà la croissance et au développement général dun pays en relevant le niveau de vie ».
Source : Organisation Internationale du Travail, mai 2006, www.ilo.org/communication.
Question 1 : Quelles sont les fonctions principales de la sécurité sociale ?
Question 2 : En quoi la sécurité sociale est-elle un exemple de redistribution des revenus ?
Question 3 : Comment lEtat finance-t-il les dépenses de la sécurité sociale ?
Réponse Question 1 : Les fonctions principales de la sécurité sociale sont :
de protéger : il sagit de couvrir les personnes subissant une perte temporaire (accidents du travail, maladie, maternité) ou définitive (invalidité ou retraite) de leur revenu du travail .Elle assure une couverture des risques sociaux dans une logique dassurance.
de redistribuer : verser des revenus pour réduire les inégalités économiques et sociales (dans une logique de solidarité).
Réponse Question 2 : La sécurité sociale est un exemple de redistribution des revenus car elle verse des prestations sociales telles que des allocations familiales ou des pensions de retraite. Cette redistribution permet de corriger les inégalités, de maintenir la cohésion sociale et de soutenir la consommation des ménages les plus vulnérables.
(Possibilité pour le professeur de demander aux élèves dautres exemples de redistribution
)
Réponse Question 3 : Les dépenses de la sécurité sociale sont financées majoritairement par les cotisations sociales (salariales et patronales) et minoritairement par limpôt (cest-à-dire par les prélèvements obligatoires).
Proportion des ménages pauvres1970198019902000Avant prestations sociales20171413Après prestations sociales16987
Source : INSEE, Enquêtes revenus fiscaux, 2001.
Question 4 : Faites une phrase donnant la signification des deux données de 2000.
Question 5 : LEtat arrive-t-il à réduire les inégalités ? Si oui, comment ?
Réponse Question 4 : En France, en 2000, sur 100 ménages, 13 sont considérés comme pauvres avant le versement des prestations sociales et 7 après le versement des prestations sociales (selon lINSEE).
Réponse Question 5 : LEtat permet de réduire le % de ménages pauvres grâce à une politique de redistribution (cest-à-dire le versement de prestations sociales). Par exemple, en 2000, le % de ménages pauvres après prestations sociales est 6 points inférieur à celui avant prestations sociales. Cette réduction des inégalités ne signifie pas son élimination (la pauvreté persiste).
LEtat arrive à cette réduction notamment par lassistance sociale (financée par limpôt). En effet, il existe des minima sociaux comme le minimum vieillesse ou le RSA qui sont des prestations sociales versées pour assurer un revenu minimum à une personne ou à sa famille.
Partie 3 : La régulation (ou stabilisation) de lactivité économique et sociale.
Définition : La politique économique conjoncturelle est une politique économique dont lhorizon est le court terme (de quelques mois à une ou deux années). Son objectif est de modifier les « grands équilibres » de léconomie. Il sagit alors de remplir un ou plusieurs des quatre objectifs : la croissance, le plein emploi, la stabilité des prix et léquilibre extérieur (cf. carré magique de Kaldor). Cette politique vise donc à agir sur la conjoncture. Ses principaux instruments sont la politique monétaire et la politique budgétaire.
La politique économique structurelle est une politique économique dont les effets se font sentir à moyen terme ou long terme (au-delà de deux ans). Elle cherche à améliorer les structures de léconomie (et les bases de léconomie). Exemples : la politique de recherche et de développement, la politique de transports, industrielle, agricole
Source : Dictionnaire déconomie et de sciences sociales, Nathan, 2010.
Complétez le tableau ci-dessous :
Question 1 : Les exemples du plan de relance de la France du 4 décembre 2008 correspondent-ils à une politique conjoncturelle ou structurelle ?
Soutien à lindustrie automobile, y compris sous-traitants (2 milliards deuros),
Prime à la casse de 1000 euros,
Soutien au bâtiment/logement (construction, doublement des prêts à taux zéro
) (> 2 milliards),
Relance par les grands travaux (accélération de projets déjà décidés) par effort de lÉtat, des collectivités territoriales et des entreprises publiques (10,5 milliards),
Soutien à linvestissement productif,
Soutien à lemploi des PME via lexonération totale des charges patronales pour les embauches de 2009 (700 millions).
Question 2 : Sur quel élément lÉtat cherche-t-il à intervenir (consommation, investissement, emploi, infrastructures, formation, recherche et développement
) ?
ExemplesLÉtat cherche à intervenir sur
Politiques économiques conjoncturelles
Prime à la casse de 1000 euros :
Relance par les grands travaux :
Soutien à lemploi des PME :
Consommation / Emploi.
Investissement / Consommation / Emploi.
Emploi / Formation.Politiques économiques structurelles
Soutien à lindustrie automobile :
Soutien au bâtiment / logement :
Soutien à linvestissement productif :
Investissement / Emploi.
Investissement / Consommation / Emploi.
Investissement / Emploi / R & D.