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DOC - Vincent FAURE

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e intégration a été réalisée dans le cadre d’un modèle sans dimension.

Les nouvelles variables et les nouveaux processus ont été déterminés à partir des mesures effectuées sur le lagon. Deux nouveaux compartiments ont été ajoutés : la Matière Organique Dissoute (COD et NOD) et les bactéries (carbone et azote bactériens). La production bactérienne est calculée à partir d’un modèle à stoechiométrie variable ; elle n’est limitée que par l’azote. Un travail préalable a en effet montré qu’il est le premier élément potentiellement limitant. Les excrétions du zooplancton et du phytoplancton ont été affinées afin de mieux simuler les processus de reminéralisation.
Les simulations de ce modèle sans dimension, réalisées en deux stations du lagon durant les mois d’Avril et Mai 2002, ont montré que le modèle se stabilise pour atteindre un équilibre entre les processus biogéochimiques, fonctionnant sur le principe de la régénération.
La comparaison des variables simulées avec les données de terrain pour la même période ont permis de mettre en évidence les limites du modèle. Le forçage physique important dans le lagon implique l’utilisation d’un modèle couplé physique-biogéochimique. Les processus impliquant la matière organique dissoute et la croissance du phytoplancton devront également être améliorés.

Les travaux régulier en cours sur le lagon constituent ainsi une excellente opportunité de coupler modélisation et expérimentations. L’expérimentation permet de combler les insuffisances de la paramétrisation. En retour, la modélisation permet de mettre en évidence les processus clefs, nécessaires à la compréhension du fonctionnement global du système.


Mots-clés : Modélisation, expérimentation, boucle microbienne, bactérie, lagon, Nouméa.




Abstract

In the Noumea Lagoon oligotrophic area, determining the controlling factors of planktonic bacteria and their ecological interactions within the microbial food web is essential to understand the biogeochemical oceanic fluxes (Jurgens et al., 2000).
This work is aimed at including the microbial loop in the existing biogeochemical model. We used a zero dimension model in order to reach this objective.

The new variables and processes were assessed from the data taken on the lagoon. Two compartments have been added: Dissolved Organic Matter (DOC and DON) and Bacteria (bacterial carbon and nitrogen). The bacterial production is derived from a variable stoichiometry model ; it is limited by nitrogen only. Indeed, previous measurements showed that nitrogen is the first potentially limiting nutrient. Excretion of zooplankton and phytoplankton were refined in order to simulate the processes of remineralisation in a better way.
Simulations of this 0D model, in two locations of the lagoon during April and May 2002, showed that the model becomes stable, and reaches a balance between the biogeochemical processes, based on regeneration. The comparison between the simulated variables and the data measured during the same period highlighted the limits of the model. Significant physical forcing in the lagoon implies the use of a physic-biogeochemical coupled model. The processes implying the dissolved organic matter and the phytoplankton growth also have to be improved.

Regular studies in progress in the lagoon provide therefore an excellent opportunity to couple modeling and experiments. Experimentation fills the gap of parameterization. In return, modeling highlights the key processes, necessary to the comprehension of the system dynamic.


Keywords : modelling, experimentation, microbial loop, bacteria, lagoon, Noumea.
SOMMAIRE
 TM \o "1-3" 1. Introduction  RENVOIPAGE _Toc12421246 \h 4
1.1. Cadre scientifique  RENVOIPAGE _Toc12421247 \h 4
1.2. Problématique  RENVOIPAGE _Toc12421248 \h 4
1.3. Cadre géographique  RENVOIPAGE _Toc12421249 \h 5
1.4. Objectifs du DEA, moyens mis en œuvre  RENVOIPAGE _Toc12421250 \h 6
2. Matériels et méthodes  RENVOIPAGE _Toc12421251 \h 7
2.1. Description du modèle biogéochimique initial  RENVOIPAGE _Toc12421252 \h 7
2.2. Ajout de la boucle microbienne  RENVOIPAGE _Toc12421253 \h 8
2.2.1. Hypothèses  RENVOIPAGE _Toc12421254 \h 10
2.2.2. Biomasse bactérienne  RENVOIPAGE _Toc12421255 \h 12
2.2.3. Excrétions  RENVOIPAGE _Toc12421256 \h 14
2.2.4. Matière organique dissoute, ammonium, et matière détritique  RENVOIPAGE _Toc12421257 \h 16
2.2.5. Sensibilité du nouveau modèle  RENVOIPAGE _Toc12421258 \h 18
2.3. Echantillonnages et mesures  RENVOIPAGE _Toc12421259 \h 18
2.3.1. Stratégie d’échantillonnage  RENVOIPAGE _Toc12421260 \h 18
2.3.2. Mesures bactériennes  RENVOIPAGE _Toc12421261 \h 18
2.3.3. Eléments nutritifs, chlorophylle, production primaire  RENVOIPAGE _Toc12421262 \h 19
3. Résultats  RENVOIPAGE _Toc12421263 \h 20
3.1. Mesures de terrain, pour les mois d’Avril et Mai 2002  RENVOIPAGE _Toc12421264 \h 20
3.1.1. Conditions initiales du modèle  RENVOIPAGE _Toc12421265 \h 20
3.1.2. Conditions climatiques des mois d’Avril et Mai 2002  RENVOIPAGE _Toc12421266 \h 21
3.1.3. Eléments nutritifs et variables biologiques  RENVOIPAGE _Toc12421267 \h 21
3.2. Simulation en M33  RENVOIPAGE _Toc12421268 \h 22
3.2.1. Nouveau modèle  RENVOIPAGE _Toc12421269 \h 22
3.2.2. Modèle initial (sans boucle microbienne)  RENVOIPAGE _Toc12421270 \h 24
3.3. Simulation en N12  RENVOIPAGE _Toc12421271 \h 24
3.4. Simulation fictive – Rôle de l’azote organique dissous  RENVOIPAGE _Toc12421272 \h 25
4. Discussion  RENVOIPAGE _Toc12421273 \h 27
4.1. Comportement du modèle  RENVOIPAGE _Toc12421274 \h 27
4.2. Comparaison avec le modèle initial  RENVOIPAGE _Toc12421275 \h 28
4.3. Comparaison avec les mesures de terrain  RENVOIPAGE _Toc12421276 \h 29
5. Conclusion et perspectives  RENVOIPAGE _Toc12421277 \h 31
6. Bibliographie  RENVOIPAGE _Toc12421278 \h 33






Introduction

Cadre scientifique

Les états insulaires du Pacifique sont soumis à de profondes mutations économiques, et sont généralement le lieu de concentrations humaines importantes : ces deux aspects ont de fortes implications sur l'équilibre de l'environnement côtier. Le compromis entre ce développement économique et la gestion environnementale devient par conséquent un problème sensible dans ces régions. L’étude des effets anthropiques sur les zones côtières tropicales revêt donc une importance particulière, et nécessite une approche pluridisciplinaire, associant étude et modélisation des mécanismes de fonctionnement.

Le lagon de Nouvelle-Calédonie subit des perturbations environnementales d’origine anthropique qui sont principalement liées à l’urbanisation de la presqu’île de Nouméa et à l’exploitation minière (nickel essentiellement) à ciel ouvert (Labrosse et al., 2000). Le développement économique de l’île s’appuie en particulier sur le développement en cours de projets miniers. Certains de ces projets prévoient l’exploitation des latérites sur la base de nouveaux procédés d’extraction par lixiviation acide, dont les implications environnementales sont encore mal cernées. Le lagon de Nouméa se présente donc comme un site d’étude particulièrement intéressant puisque caractérisé par un écosystème tropical oligotrophe, soumis à des pressions anthropiques croissantes, dans une zone confinée par le récif barrière, limitant les échanges avec l’océan environnant.

Dans le cadre du Programme National Environnement Côtier (PNEC-Chantier Nouvelle-Calédonie), et du programme de valorisation ZoNéCo, il a été proposé de développer une approche de modélisation du fonctionnement de l’écosystème lagonaire en lien direct avec les analyses biogéochimiques complémentaires menées sur le terrain. Ce travail s’appuie sur les études environnementales menées depuis vingt ans et poursuivies actuellement dans le cadre de l’Unité de Recherche Camélia du centre IRD de Nouméa, et en particulier sur les premières étapes de modélisation biogéochimiques (Bujan, 2000 ; Bujan et al., 2000).

Ce stage de DEA s’inscrit donc dans le PNEC « Chantier Nouvelle Calédonie », et a été mené en collaboration entre le laboratoire d’Océanographie et de biogéochimie du Centre d’Océanologie de Marseille (COM) et l’unité de Recherche Camélia. Le COM a permis d’apporter les compétences en modélisation, tandis que les analyses biogéochimiques et la connaissance du milieu lagonaire étaient fournis par le centre IRD.

Problématique

Depuis 1999, le PNEC conduit des opérations sur le thème de la modélisation biogéochimique du lagon sud-ouest de Nouvelle Calédonie. Le choix s’est progressivement fixé sur un couplage entre un module biogéochimique et le schéma d'advection-diffusion du modèle de circulation 3D du lagon (Douillet, 1998) et ceci afin d’obtenir une analyse fine du fonctionnement d’un lagon dans les zones sensibles (en particulier les baies abritées), au cours d'événements caractéristiques (périodes de crues, coups de vent). Ces approches de modélisation permettent d'obtenir des informations à la fois synthétiques, explicatives et prédictives en particulier sur les différents forçages qui contrôlent les cycles biogéochimiques.

Les bactéries hétérotrophes constituent le principal stock de carbone dans la zone euphotique, et cette biomasse peut excéder largement celle du phytoplancton dans les situations les plus oligotrophes (Cho et Azam, 1988 ; Fuhrman et al., 1989). En effet, les réseaux trophiques seront différents suivant l’état trophique du système. Les milieux eutrophes sont dominés par le phytoplancton. Les milieux oligotrophes, dominés par le bactérioplancton, fonctionnent au moyen d’un recyclage important. Dans ce dernier cas, les bactéries hétérotrophes sont considérées comme des compétiteurs efficaces du phytoplancton pour les éléments nutritifs (Kirchman, 1994).
Ainsi, dans le lagon de Nouméa, généralement oligotrophe, déterminer les facteurs de contrôle des bactéries, ainsi que leurs interactions écologiques au sein du réseau trophique, est essentiel à la compréhension des flux biogéochimiques (Jurgens et al., 2000).

Le modèle, dans sa structure antérieure, ne prenait pas en compte la boucle microbienne. Son intégration apparaît donc comme une étape essentielle dans l’évolution du modèle.

Cadre géographique

 INCLUREIMAGE "C:\\Vincent\\DEA\\rapports\\Resize of Image1.gif" \* FUSIONFORMAT 
Figure  SEQ Figure \* ARABE 1 : Lagon Sud-Ouest de la Nouvelle-Calédonie

La Nouvelle-Calédonie est située entre 18° et 23° Sud, et 164° et 167° Est.
Le site d’étude est le lagon Sud-Ouest (cf.  RENV _Ref12089499 \h  \* FUSIONFORMAT Figure 1).
 RENV _Ref10963326 \h  \* FUSIONFORMAT 
D’une superficie de 2000 km², il comprend le site urbain de Nouméa, et les zones estuariennes environnantes. L’alimentation en eau douce de cet environnement côtier se réalise principalement par les rivières des Pirogues, de Boulari, et de Dumbéa. La présence de la longue barrière récifale entraîne une intensification des relations entre le lagon et l’océan à l’Ouest, au niveau des 3 passes principales (Boulari, Dumbéa, Uitoé). La bathymétrie (moyenne de la zone environ 18m) est très hétérogène ; les baies, peu profondes, sont d’une profondeur moyenne de 10m, et sont soumises à une forte pression anthropique et terrigène. Les 3 chenaux, correspondant aux entailles dans le récif barrière, sont d’une profondeur comprises entre 10 et 50 m.

La Nouvelle-Calédonie est soumise à un régime tropical maritime, caractérisé par de faibles contrastes de température (moins de 8°C) entre la saison la plus chaude et la saison la plus froide. Deux régimes de vents prédominent : les vents d’Est ou Alizés de direction ESE et SE prépondérants toute l’année (70% de l’année, Bujan, 2000) et des coups d’Ouest plus occasionnels de direction NW et SW généralement associés au passage des perturbations (dépressions et cyclones). Ces vents conditionnent largement le renouvellement et la circulation des eaux lagonaires (Douillet, 1998). La régularité de ces vents provoque une homogénéisation de la colonne d’eau, et impose un temps de renouvellement court (9 jours avec un vent de SE (110°) de 8m/s, Bujan 2000, vitesse moyenne des alizés, Douillet et al. 2001)
Ces processus hydrologiques contribuent pour une large part à préserver le caractère oligotrophe du lagon, malgré l’anthropisation et l’eutrophisation.
Objectifs du DEA, moyens mis en œuvre

Concrètement, ce stage de DEA a pour objectif principal d’analyser les données existantes, afin d’intégrer la boucle microbienne dans le modèle biogéochimique, et de tester l’intérêt des modifications apportées.

Dans un premier temps, le travail consiste à déterminer les processus principaux à mettre en œuvre dans le modèle, et à faire des choix concernant les variables dont on veut simuler l’évolution. Les choix concernent des processus tels que la croissance des cellules, les uptakes d’éléments nutritifs, le broutage, l’exudation phytoplanctonique, la mortalité. Les variables choisies sont les biomasses phytoplanctonique et bactérienne, les éléments nutritifs et les éléments détritiques.
Cette étude fut menée au sein du centre IRD de Nouméa, sur la base des connaissances rassemblées par les différentes unités de recherche sur le lagon de Nouméa.

Dans un second temps, le travail a porté sur l’implémentation dans le modèle des modifications décidées. Cette implémentation a été effectuée à l’aide du langage de programmation FORTRAN.
Afin d’écourter les temps de calcul très long du modèle à 3 dimensions, il a été décidé dans le cadre de ce stage de travailler sur un modèle sans dimension. Le modèle utilisé est donc uniquement biogéochimique, et représente l’évolution des différentes variables en un point donné du lagon, à une profondeur donnée en l’absence de tout forçage hydrodynamique.
Les différents paramètres et conditions initiales sont déterminés à l’aide des mesures effectuées régulièrement par l’unité CAMELIA sur le lagon SW de Nouvelle Calédonie.

Pour terminer, les résultats du modèle sont comparés aux valeurs mesurées dans le lagon, en deux stations. La station M33, située près de l’îlot Maître, peut être considérée comme représentative du lagon (ou chenal lagonaire). La station N12, située dans la baie de Sainte-Marie, a été choisie comme exemple d’un milieu côtier soumis à des pressions anthropiques fortes (rejet d’eaux usées).


Figure  SEQ Figure \* ARABE 2 : Stations du suivi saisonnier

La participation aux mesures a été une étape importante de ce stage, car elle a permis au modélisateur de connaître précisément le type de mesure réalisée, leur précision, leur interprétation, les moyens humains et matériels qu’elles nécessitent, et ainsi de ne pas perdre contact avec la réalité !
Matériels et méthodes

Description du modèle biogéochimique initial
 INCLUREIMAGE "Resize of modele_old.jpg" \* FUSIONFORMAT 
Figure  SEQ Figure \* ARABE 3 : Modèle biogéochimique initial (cf.  RENV _Ref12411022 \h Tableau 1 pour la légende)

Ce modèle biogéochimique est extrait du modèle couplé, à 3 dimensions, présenté pour la première fois par Pinazo et al. (1996), et appliqué au Nord-Ouest de la Méditerranée. Il fut par la suite repris par Bujan (2000), et appliqué au lagon Sud-Ouest de Nouvelle-Calédonie. La dernière formulation de ce modèle (Pinazo et al., 2001) constitue le point de départ de ce travail.

Le modèle est présenté sur la  RENV _Ref11119108 \h  \* FUSIONFORMAT Figure 3. Il comprend 7 variables d’état, décrivant les cycles du carbone et de l’azote impliqués dans la production de phytoplancton. La structure choisie est de la forme PZND (phytoplancton - zooplancton - nutriments - détritus). Le zooplancton n’est pris en compte que sous la forme d’une population théorique, non différenciée et statique, et aucune variable d’état ne lui est associée.

Les 7 variables considérées (cf.  RENV _Ref12411022 \h  \* FUSIONFORMAT Tableau 1) sont : le phytoplancton et la matière organique détritique, exprimés en concentrations de carbone et azote, les nutriments inorganiques dissous, exprimés en ammonium et nitrate, la concentration en oxygène dissous. Les processus impliqués sont : la croissance photosynthétique, la respiration et la lyse du phytoplancton, le broutage, l’excrétion et les fécès du zooplancton, la minéralisation du matériel détritique, la nitrification, l’uptake et la réduction du nitrate par le phytoplancton au moment de l’assimilation.
Le taux de croissance du phytoplancton est une fonction du taux de croissance maximal, dépendant de la température, d’un facteur de limitation par la lumière (photo-inhibition), et d’un facteur de limitation par les nutriments, d’après la formulation en quota cellulaire (Caperon et Meyer,1972a ; Tett,1987).
La particularité de ce modèle biogéochimique tient au quota cellulaire (rapport azote : carbone), qui permet la détermination de l’état nutritionnel des cellules à travers la comparaison de ce quota cellulaire phytoplanctonique avec le rapport de Redfield. Cet état nutritionnel est alors pris en compte dans le calcul du taux de croissance, à travers le facteur de limitation par les nutriments. Il est repris dans le calcul du taux d’uptake d’ammonium et de nitrates, qui ne dépend donc pas seulement de la concentration des nutriments dans l’eau.

La nitrification est une fonction de la température et de la concentration en oxygène dissous. Les autres paramètres, comme le broutage, la respiration, la mortalité, le taux de minéralisation sont considérés constants.
Le zooplancton n’est pas considéré comme une variable d’état, mais comme une fraction de la biomasse phytoplanctonique, dépendant de la fonction de broutage. Cette biomasse théorique conduira à l’établissement de la fonction d’excrétion du zooplancton.

Le calcul de l’activité photosynthétique nécessite le forçage du modèle par la radiation photosynthétique disponible (P.A.R.), qui est déterminée à partir des données météorologiques d’irradiance solaire. Le dioxyde de carbone est considéré comme non-limitant dans la colonne d’eau.
Ajout de la boucle microbienne

Figure  SEQ Figure \* ARABE 4 : Modèle biogéochimique, intégrant la boucle microbienne (cf.  RENV _Ref12411022 \h Tableau 1 pour la légende)
Variables d’état du modèleCBCarbone phytoplanctoniqueNBAzote phytoplanctoniqueCBACarbone bactérienNBAAzote bactérienCPCarbone détritique particulaireNPAzote détritique particulaireCODCarbone Organique DissousNODAzote Organique DissousNH4AmmoniumNitratesNitratesOOxygèneTableau  SEQ Tableau \* ARABE 1 : Variables d'état du modèle

Croissance des bactériesMUMAX_BA , le taux de croissance maximal des bactériesExp0.13 h-1Données Torréton 2000-2002UPNHMAX_BA, l'uptake maximum d'ammonium par les bactériesExp3,52E-6 molN/molC/sRapport PNEC 2001UPNODMAX_BA, l'uptake maximum de NOD par les bactériesExp3,52E-6 molN/molC/sKNH_BA, la constante de demi-saturation
pour l'uptake d'ammoniumExp10nmol.l-1Données Torréton 2000-2002KNOD_BA, la constante de demi-saturation
pour l'uptake de NODExp10nmol.l-1COEFF_UP : le coefficient de partage
entre l'uptake d'ammonium et de NODLitt0,208Harmon et al. (1997)UP_PART : pourcentage de bactéries
consommant de la MOPExp5%Données Torréton 2000-2002G_BA : le broutage des bactéries par
le zooplancton, fonction de la productionExp+litt100%Jacquet (2001) ; Strom (2000)Quota cellulaire des bactériesCBA_CELL, carbone bactérien dans une
celluleLitt12,4 fg C .cell-1Fukuda et al (1998)QMAX_BA : le quota cellulaire N/C maximal
pour les bactériesLitt0.35 molN/molCHeldal et al (1996)QMIN_BA : le quota cellulaire N/C minimal
pour les bactériesLitt0.12 molN/molCQMEAN_BA : quota cellulaire N/C moyen
pour les bactérieLitt0,24 molN/molCExcrétions du zooplancton et phytoplanctonEXU_PHY : exudation par le phytoplanction de CODLitt6%Baines & Paces (1991)
Bender et al. (1999)D_C, le coefficient d'assimilation en
carboneLitt92%Gerber & Gerber (1979)
Le Borgne et al. (1989)
Le Borgne & Binet (1996)D_N, le coefficient d'assimilation en azoteLitt95%K2_C, le coefficient d'utilisation de la nourriture assimilée en carbone
(rendement net de croissance)Litt0,24Gerber & Gerber (1979)
Le Borgne et al. (1989)
Le Borgne & Binet (1996)
Le Borgne et al. (1997)K2_N, le coefficient d'utilisation de la nourriture assimilée en azote
(rendement net de croissance)Litt0,445EXU_NH_ZOO, la part d'excrétion d'ammonium par rapport au NODLitt50,42%Le Borgne & Binet (1996)
Le Borgne et al. (1997)
R_ZOO, la respiration du zooplancton(/exudation totale
de carbone)Litt31%Dagg (1976)
Kremer (1978)
Copping & Lorenzen (1980)
Le Borgne et Roger (1983)
Small et al. (1983)
Lynch et al. (1986)
Steinberg et al. (2000)Tableau  SEQ Tableau \* ARABE 2 : paramètres du modèle. Exp : Données expérimentales sur le lagon de Nouméa. Litt : données issues de la littérature.

Le nouveau modèle, intégrant la boucle microbienne, est représenté sur la  RENV _Ref11124030 \h  \* FUSIONFORMAT Figure 4. Les éléments représentés en rouge constituent les nouveautés apportées au modèle.

Quatre nouvelles variables d’état ont été créées : la biomasse bactérienne, exprimée en concentration de carbone et d’azote, la matière organique dissoute, exprimée en carbone et azote dissous.
Les nouveaux processus associés sont alors : la production bactérienne, l’uptake de matière organique dissoute et d’ammonium, la dégradation de la matière détritique particulaire et son uptake par les bactéries, le broutage des bactéries, l’exudation de COD par le phytoplancton, l’excrétion d’ammonium, de NOD et de COD par le zooplancton.
L’ensemble des paramètres du modèle est répertorié dans le  RENV _Ref11650391 \h  \* FUSIONFORMAT Tableau 2. L’ensemble des scripts FORTAN de ce nouveau modèle est fourni en annexe de ce rapport.
Hypothèses
L’établissement des équations représentant l’évolution de la biomasse bactérienne hétérotrophe et le choix des variables d’états impliquent un certain nombre d’hypothèses, résultant de l’analyse des variables bactériennes du lagon de Nouméa et, à défaut, de la littérature.

La principale hypothèse concerne la limitation par l’azote. Cette hypothèse est issue de 4 arguments :
Des corrélations entre chlorophylle a, production primaire, production bactérienne et taux de croissance bactérien, d’une part, et azote et phosphore minéraux dissous, d’autre part, suggèrent que l’azote minéral dissous est le facteur le plus déterminant dans l’enrichissement trophique des eaux lagonaires (Jacquet, 2001).
Les rapports N/P minéraux dissous sont largement inférieurs au rapport N/P de Redfield (Jacquet, 2001).
Les réponses des communautés à des enrichissements en N,P,C ont montré sans ambiguïté l’effet prédominant de l’azote ( RENV _Ref11559113 \h  \* FUSIONFORMAT Figure 5).
Figure  SEQ Figure \* ARABE 5 : Effets d’enrichissements après 48h en N-NH4 (vert), P-PO4 (bleu), C-Glucose (gris) et N+P (rayés) comparés aux contrôles (blanc) en 3 stations du lagon de Nouméa. A gauche : Production bactérienne (pM TdR/h), à droite : Chlorophylle a (µg/l). Les barres d’erreurs représentent les erreurs standard sur des réplicats (novembre 2000, Torréton et al. non publié).

Enfin, les longs temps de renouvellement du phosphate, comparés à ceux du NH4 suggèrent que le phosphate ne limite pas les communautés planctoniques ( RENV _Ref11559359 \h Figure 6).


Ces 4 arguments suggèrent que l’azote est bien le premier élément potentiellement limitant dans le lagon Sud-Ouest de Nouvelle-Calédonie. Intégrer le phosphore dans le modèle comme variable d’état ne s’impose donc pas dans l’immédiat. En outre, les bioessais ont également montré que le carbone n’était pas limitant.
Dans ce modèle, la croissance des bactéries ne sera donc limitée que par l’azote.















Figure  SEQ Figure \* ARABE 6 : Temps (h) de turn-over du phosphate en fonction des temps de turn-over de l’ammonium à différentes stations du lagon de Nouméa (triangles : novembre 2000, ronds : juillet 2001). La droite représente l’égalité (Torréton et al. non publié).

La deuxième hypothèse porte sur le contrôle de la biomasse bactérienne. Celui-ci peut s’effectuer de deux manière différentes : un contrôle ascendant (« bottom-up »), principalement par les substrats organiques et inorganiques, ou descendant (« top-down »), principalement par la prédation.
Différentes études ont montré que la croissance des bactéries et les pertes par prédation dans les systèmes océaniques oligotrophes sont probablement équilibrées (Weisse, 1989 ; Landry et al, 1995 ; Goosen et al, 1997 ; Caron et al, 1999). Ce contrôle par la prédation est également confirmé par des expérimentations d’additions de substrats, au cours desquelles les biomasses bactériennes restaient à peu près constantes, malgré une forte augmentation de la production bactérienne (Kirchman, 1990 ; Kirchman et Rich, 1997). Enfin, Strom (2000) a répertorié 17 études qui ont mesurées simultanément la production bactérienne et le broutage bactérien. Dans le cas des eaux de faible production, cette compilation montre l’équilibre entre prédation et production bactérienne.

Un travail précédent sur le lagon de Nouméa (Jacquet, 2001) montre que les productions bactériennes varient jusqu’à un facteur 68 en fonction des conditions trophiques (entre le fond de la baie de Sainte-Marie et le chenal lagonaire), alors que l’abondance bactérienne ne varie que d’un facteur 2,5 au maximum. Ceci suggère également un contrôle descendant étroit sur les bactéries, très probablement par la prédation.

Cette analyse de la littérature et des mesures sur le lagon nous ont par conséquent conduit à équilibrer la production bactérienne avec le nombre de bactéries broutées. La biomasse bactérienne sera donc constante au cours du temps.

Il convient de noter enfin que les infections virales peuvent être un facteur important de perte bactérienne. Selon Fuhrman (1999), les virus peuvent être responsable de 10 à 50% de la mortalité des bactéries dans les eaux de surface. Cependant, le manque de précision de ce facteur de mortalité, ainsi que l’absence de données sur le milieu étudié, nous ont conduit à ne pas intégrer les pertes par lyse virale dans le modèle.
Biomasse bactérienne
Modèle de DROOP
Afin de conserver la cohérence du modèle global, nous avons choisi de représenter la biomasse bactérienne à l’aide des concentrations en azote et carbone bactérien, et de calculer leur évolution temporelle à partir du concept de quota cellulaire (Q). Ce concept (le modèle de Droop) considère que le taux de croissance, µ, est une fonction des nutriments limitants à l’intérieur des cellules. Il n’existe alors aucune relation directe entre ce taux de croissance et la concentration extracellulaire des substrats. Le quota cellulaire permet de construire des modèles à stoechiométrie variable.
Panikov (1995) avait critiqué ce modèle, argumentant que la relation µ=f(Q) n’est pas une relation aussi fondamentale que celle liant µ et les substrats. Cet argument est juste dans le cas de croissance à l’état stationnaire, mais durant des phases transitoires de croissance, cette relation entre µ et les nutriments ne doit pas être aussi directe, et le modèle en quota cellulaire se justifie (Heldal et al, 1996).

Le modèle de quota cellulaire utilisé ici est semblable à celui utilisé par Thingstad (1987) en microcosmes, mais on ne considère ici qu’une seule limitation possible, la limitation par l’azote.
Des quotas cellulaires ont été calculés par Heldal et al. (1996), à l’aide d’une technique de microanalyse aux rayons X. L’étude de ces données à l’aide d’un modèle de Droop a permis de fixer la gamme de valeurs possibles pour différents rapports, en particulier le rapport N : C (cf.  RENV _Ref11650391 \h  \* FUSIONFORMAT Tableau 2).

La croissance des bactéries étant considérée comme non limitée par le carbone (voir plus haut), nous avons donc considéré que le carbone contenu dans une cellule bactérienne est constant (cf.  RENV _Ref11650391 \h  \* FUSIONFORMAT Tableau 2), ce qui permet de s’affranchir d’une variable représentant le nombre de bactéries.


Croissance des bactéries

L’évolution de la biomasse carbonée des bactéries (CBA) est représentée par l’équation suivante :

 INCORPORER Equation.3 

 INCORPORER Equation.3 

 INCORPORER Equation.3 

 INCORPORER Equation.3 , (Del Giorgio et Cole, 1998)

avec :
µBA, le taux de croissance bactérien
µmax, le taux de croissance maximal bactérien
BP : la production bactérienne nette
BR : la production bactérienne respirée
GBA, le broutage par le zooplancton, fonction de la production bactérienne nette
QN/C, le quota cellulaire N :C dans les bactéries
 INCORPORER Equation.3  , le quota cellulaire N :C minimal, en dessous duquel la croissance des bactéries n’est plus possible.

CBA est une biomasse carbonée bactérienne, et non un quota cellulaire. BP est une production nette, c’est pourquoi la respiration ne rentre pas en jeu dans l’évolution de CBA. Cependant, BR est calculée afin de déterminer la quantité totale de carbone qui a été nécessaire pour la croissance des bactéries. Ce calcul est réalisé à l’aide d’une relation liant BR et BP mise en évidence sur une large gamme de données issues de la littérature (Del Giorgio et Cole, 1998). Trois déterminations de l’efficacité de croissance bactérienne, pour des conditions trophiques différentes du lagon de Nouméa, montrent que cette relation semble applicable dans ce milieu (données non publiées).
Le taux de croissance maximal correspond à la croissance maximale possible des bactéries. La valeur (0,13h-1) de ce paramètre est issue à la fois :
du taux de croissance maximum observé in situ (station N04 ; Jacquet, 2001).
du taux de croissance maximum observé en cultures d’assemblages bactériens naturels utilisées pour les étalonnages entre croissance bactérienne et incorporation de thymidine (Jacquet, 2001)
L’évolution de la biomasse azotée des bactéries, NBA, s’écrit :

 INCORPORER Equation.3 

 INCORPORER Equation.3 


 INCORPORER Equation.3 

 INCORPORER Equation.3 

avec :
UPBA, l’uptake total d’azote
COEFF_UP, le coefficient de partage entre l’uptake d’ammonium et de NOD
UPNHBA, l’uptake d’ammonium
UPNODBA, l’uptake de NOD
UP_PART : pourcentage des apports provenant de la matière détritique particulaire
Nmax et Nmin : azote bactérien maximal et minimal associés aux quotas cellulaires maximal et minimal. Le quota cellulaire maximal correspond au rapport N/C maximal possible dans une cellule bactérienne.
NOD : Concentration en Azote organique dissous
NH : Concentration en ammonium
 INCORPORER Equation.3  : constantes de demi-saturation pour l’uptake de NOD et d’ammonium

L’uptake de nutriments organiques (Williams, 2000) et inorganiques (Kirchman, 2000) par les bactéries est un sujet largement débattu.
Pour les nutriments organiques, les modèles incluant la boucle microbienne différencient généralement deux types de substrats (monomère ou polymère), impliquant une étape supplémentaire, l’activité exoenzymatique, avant l’assimilation par les bactéries (Billen, 1991). Les travaux considérant cette étape font référence, soit à des mesures d’activités exoenzymatiques, généralement limitées aux activités exoprotéolytiques (Billen, 1991), soit à un coefficient de partage – assez arbitraire – entre uptake des monomères et hydrolyse des polymères dans la consommation totale de matière organique (Billen, 1991).
Faute de mesure d’activités exoenzymatiques dans le lagon de Nouméa, nous avons préféré nous baser sur les grandeurs mesurées dans le milieu étudié. Les substrats sont donc uniquement l’azote organique dissous et l’ammonium. Les uptakes de ces éléments suivent une loi du type Michaelis-Menten, pondérée par la formulation en quota cellulaire.

Cependant, on considère qu’une partie (UP_PART) des nutriments provient de la dégradation par les bactéries de la matière détritique particulaire. Cette partie est supposée être proportionnelle à la fraction de la production bactérienne réalisée par les communautés attachées aux particules (e.g. retenue sur membrane de porosité 1 µm). La demande total en azote est représentée par UP_BA. On retire alors des uptakes de NOD et d’ammonium une fraction UP_PART (facteur (1-UP_PART) dans les équations). Cette fraction sera alors prélevée sur l’azote détritique particulaire (cf.  RENV _Ref11652414 \w \h 2.2.4).


En ce qui concerne les nutriments inorganiques, le paramètre essentiel de ces équations est l’uptake maximal d’ammonium. Il a été évalué à partir de mesures d’uptake de 15NH4 dans la classe de taille bactérienne (