commission permanente - Examen corrige
Pour le BTS, on rapporte le nombre de candidats admis à l'examen à celui des
...... La Fondation européenne de la science (ESF), à l'initiative de la France, ......
dans le 7e PCRD (2007-2013), éventuellement corrigée dans un deuxième
temps ...... ?uvre pour corriger des dépenses mal imputées dans l'application
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CONSEIL GENERAL
« POLITIQUE SOCIALE »
Séance du 17 octobre 2011
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REUNION du CONSEIL GENERAL
« Politique Sociale »
SEANCE du 17 OCTOBRE 2011
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TABLE DES MATIERES
N° du rapportPage
FONCTION 0 : 0-SERVICES GENERAUX HYPERLINK \l "rap1" DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES ET DE LA FORMATION11
FONCTION 2 : 2-ENSEIGNEMENT HYPERLINK \l "rap2" DOTATION DE FONCTIONNEMENT DES COLLEGES24
FONCTION 5 : 5-ACTION SOCIALE HYPERLINK \l "rap3" REGLEMENT DEPARTEMENTAL D'AIDE SOCIALE39 HYPERLINK \l "rap4" SIGNATURE DU CONTRAT D'OBJECTIFS DES METIERS DU SOCIAL414 HYPERLINK \l "rap5" CONVENTION RELATIVE A LA GESTION DU REVENU DE SOLIDARITE ACTIVE556 HYPERLINK \l "rap6" INTERNALISATION DES CLIC (CENTRE LOCAL D'INFORMATION ET DE COORDINATION) DANS LES SERVICES DU CONSEIL GENERAL658 HYPERLINK \l "rap7" ADAPTATION DE L'OFFRE D'ACCUEIL PERMANENT EN ETABLISSEMENT AUX PERSONNES HANDICAPEES VIEILLISSANTES (PHV)761
FONCTION 9 : 9-DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE HYPERLINK \l "rap8" INDUSTRIE GRAPHIQUE - IMPLANTATION D'UNE UNITE INDUSTRIELLE D'IMPRESSION SUR VERRE A CHATEAU-CHINON863
BUDGETS ANNEXESHYPERLINK \l "rap9"BUDGET DU LABORATOIRE DEPARTEMENTAL 2011 - DECISION MODIFICATIVE 2969
RAPPORT N° 1
FONCTION : 0-SERVICES GENERAUX
Politique ressources humainesDIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES ET DE LA FORMATION
LE CADRE DE REFERENCE
Il vise :
- la loi n° 82-213 du 2 mars 1982 relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions,
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale,
- la loi n°2009-1291 relative au transfert aux départements des parcs de l'équipement et à l'évolution de la situation des ouvriers des parcs et ateliers.
LA PRESENTATION DU DOSSIER
Les éléments présentés dans le présent rapport ne nécessitent aucune majoration du budget 2011.
Personnel
Transformations de postes
Un certain nombre de modifications de postes budgétaires vous sont proposées en annexe 1 du présent rapport au vu de lévolution des besoins de la collectivité.
Cette évolution est liée pour partie aux recrutements intervenus ces dernières semaines et qui nécessitent un ajustement des postes budgétaires aux grades des personnes recrutées. Par ailleurs certaines modifications sont liées à des promotions sachant que les agents promus seront positionnés sur de nouvelles fonctions.
Créations de postes
Parc départemental
Comme vous le savez, depuis le 1er janvier 2011, les activités et les personnels du Parc départemental ont été transférés au Conseil général.
Le chef du Parc ayant décidé de quitter ses fonctions à compter du 1er octobre 2011, son remplacement doit être assuré dès à présent par le Département. De ce fait, il est nécessaire de créer un poste dingénieur territorial (IB 379-750). Dans lhypothèse dun recrutement au 1er novembre 2011 (non finalisé au moment de la rédaction du présent rapport) sur la fin de la grille d ingénieur, le coût de ce poste sur l année 2011 serait d environ 10 500 ¬ .
DSD
Au regard des difficultés rencontrées ces derniers mois pour assurer le remplacement de travailleurs sociaux en arrêts maladie ou en congés maternité, il est proposé de créer un poste permanent dassistant socio-éducatif (IB 322-593) « volant », en charge de missions de polyvalence de secteur et/ou daide sociale à lenfance. Le recrutement nétant pas encore engagé, ce poste ne nécessiterait pas dinscription budgétaire supplémentaire pour 2011.
Direction des Finances et de la Coordination
Un agent actuellement en position de détachement a demandé à réintégrer les services à compter du 1er novembre 2011. Au vu de lobligation de satisfaire cette demande, des besoins de la collectivité et des compétences de lintéressé, il vous est proposé de créer un poste dattaché principal (IB 504-966) pour assurer les fonctions de chef du service Juridique au sein de la direction des Finances et de la Coordination. Cette création ne nécessiterait pas dinscription budgétaire supplémentaire pour 2011.
LA PROPOSITION
Je vous serais obligé de bien vouloir délibérer sur ces propositions et de m'autoriser à signer tous les actes, conventions et documents nécessaires à l'exécution des différents éléments du présent rapport.
Session 17 octobre 2011
Gestion des ressources humaines
ANNEXE 1
Transformations de postes
Filière administrative
- 1 rédacteur chef (IB 425-612) en 1 adjoint administratif de 2ème classe (IB 297-388)
- 1 rédacteur chef (IB 425-612) en 1 assistant socio-éducatif (IB 322-593).
Filière médico-sociale
- 1 assistant socio-éducatif principal (IB 422-638) en 1 assistant socio-éducatif (IB 322-593).
Filière technique
- 1 ingénieur en chef de classe normale (IB 450-966) en 1 directeur territorial (IB 701-985) ;
- 1 technicien principal 1ère classe (IB 404-660) en 1 attaché territorial (IB 379-801) ;
- 2 adjoints techniques principaux de 1ère classe (IB 347-499) en 2 agents de maîtrise (IB 299-446) ;
- 1 adjoint technique principal 2ème classe (IB 299-446) en 1 agent de maîtrise (IB 299-446) ;
- 1 adjoint technique principal 2ème classe (IB 299-446) en 1 adjoint technique 1ère classe (IB 298-413) ;
- 1 adjoint technique principal 2ème classe (IB 299-446) en 1 adjoint technique 2ème classe (IB 297-388) ;
- 1 adjoint technique principal 2ème classe (IB 299-446) en 1 adjoint technique 2ème classe des établissements d'enseignement (IB 297-388) ;
- 3 adjoints techniques 1ère classe (IB 298-413) en 3 adjoints techniques 2ème classe (IB 297-388) ;
- 1 adjoint technique 1ère classe des établissements d'enseignement (IB 298-413) en 1 adjoint technique 2ème classe des établissements d'enseignement (IB 297-388) ;
- 1 adjoint technique principal 2ème classe des établissements d'enseignement (IB 299-446) en 1 adjoint technique principal 1ère classe des établissements d'enseignement (IB 347-499).
RAPPORT N° 2
FONCTION : 2-ENSEIGNEMENT
Politique éducativeDOTATION DE FONCTIONNEMENT DES COLLEGES
LE CADRE DE REFERENCE
Lordonnance n° 2000-549 du 15 juin 2000 modifiée et complétée notamment par la loi N° 2004 -809 du 13 Août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, détermine les modalités de prise en charge des dépenses de fonctionnement des collèges, par les départements.
Aux termes de ces dispositions, codifiées par larticle L 213-2 du Code de lEducation, le Département a la charge du fonctionnement des collèges.
Larticle L 421-11 du même code dispose que « la répartition des crédits aux établissements par les collectivités de rattachement se fonde notamment sur des critères tels que le nombre délèves, limportance de létablissement, le type denseignement, les populations scolaires concernées, les indicateurs qualitatifs de la scolarisation ».
LA PRESENTATION DU DOSSIER
Lors de sa séance du 23 Juin 1985, le Conseil Général avait décidé d'adopter une méthode de répartition des crédits qui reposait sur deux critères :
- Prise en compte de la moyenne des dépenses de viabilisation des trois derniers exercices connus , majorée d'un coefficient d'actualisation, correspondant à lévolution de lindice des prix à la consommation, hors tabac, de lensemble des ménages. Ce principe, conduit à appliquer un coefficient de majoration de 2,1 % à ces dépenses de viabilisation, au titre de lexercice à venir.
- Détermination d'une " part élève ", dont la valeur est également actualisée chaque année, en fonction de lévolution de la dotation générale de décentralisation ; il est précisé dans la circulaire n° IOC/B/11/05174/C du 19 avril 2011, émanant du Ministère de lIntérieur, que le montant de la DGD allouée aux départements au titre de lannée 2011 est identique, hors mesures nouvelles, à celui dû au titre de l année 2010. En application de ce principe, il est proposé de reconduire, au titre de l année 2012, le taux fixé par élève en 2011, soit 63,72 ¬ .
- Enfin, il est proposé, dans un contexte budgétaire difficile, d ajuster la dotation calculée en tenant compte à la fois des besoins réels des établissements et du niveau de leurs réserves disponibles, étant précisé que la dotation attribuée ne peut être inférieure à celle de lannée précédente.
Les cités scolaires de Decize et de Cosne-sur-Loire
Larrêté préfectoral de la région de Bourgogne du 13 juillet 2006 a établi la répartition des cités scolaires de Decize et de Cosne-sur-Loire entre la Région de Bourgogne et le Département de la Nièvre. Le Conseil régional de Bourgogne assure le recrutement et la gestion des personnels de services techniques, les grosses réparations, léquipement et le fonctionnement de la cité scolaire composée du lycée « George Sand » et du collège « Claude Tillier » à Cosne-sur-Loire. Le Conseil général de la Nièvre assure le recrutement et la gestion des personnels de services techniques, les grosses réparations, léquipement et le fonctionnement de la cité scolaire composée du collège et du lycée « Maurice Genevoix » à Decize.
Les conventions de gestion, signées le 13 juillet 2011, relatives à chacune des cités scolaires sus-mentionnées, notamment larticle 2, précisent les conditions dattribution des dotations de fonctionnement ainsi que les modalités de versement de la dotation.
Larticle 2 dispose quil appartient à chacune des collectivités de déterminer, pour létablissement qui lui est rattaché, la dotation annuelle de fonctionnement, soit le Département pour le collège et la Région pour le lycée.
Concernant la cité scolaire « Maurice Genevoix » à Decize, le Département doit notifier au collège et au lycée la dotation annuelle de fonctionnement et, réciproquement la Région doit procéder à cette même opération en faveur du lycée « George Sand » et du collège « Claude Tillier » à Cosne-sur-Loire .
Larticle 2 dispose également que le versement de la dotation, par le Département au collège et au lycée pour la cité de Decize doit être simultané; il en est de même de celui effectué par la Région aux entités correspondantes de la cité de Cosne-sur-Loire.
Il convient de préciser, que ces modalités applicables à la dotation annuelle de fonctionnement, ne génèrent, pour chaque collectivité, ni augmentation, ni baisse de charges financières, dans la mesure où chaque collectivité inscrit à son budget, en recettes, la contrepartie de la dotation notifiée à létablissement dont elle na pas le rattachement.
LA PROPOSITION
Une dotation globale qui sélève à 1 962669,63 ¬ est déterminée, à partir de la somme des dépenses de viabilisation et de la « part élèves » .
Conformément à la délibération du 26 Octobre 2002, s ajoutent des dotations spécifiques : entretien, administration et actions diverses.
Il est proposé de fixer le taux de la dotation entretien au même niveau qu en 2011, soit 1 ¬ /m2, étant précisé que les surfaces prises en compte pour le calcul de la présente dotation ont été réactualisées.
Il est proposé de reconduire les modalités d attribution de la dotation administration composée d une part fixe de 1 000 ¬ par établissement à laquelle se greffe une part variable de 7 ¬ /élève quand l effectif de l établissement est inférieur à 260 élèves, et 5 ¬ /élève quand l effectif est supérieur ou égal à 260 élèves.
Concernant la dotation en faveur des actions diverses, il est proposé de maintenir les mêmes taux que l année précédente soit :
- 16 ¬ par élève pour les collèges dont l effectif est inférieur à 200 élèves
- 13 ¬ par élève pour les collèges dont l effectif est compris entre 200 et 350 élèves
- 11 ¬ par élève pour les collèges dont l effectif est supérieur à 350 élèves.
Enfin, dans le cadre du fonctionnement des espaces publics numériques implantés dans les collèges, un montant de 1 000 ¬ par cyberbase doit être intégré à cette dotation afin de financer la part des dépenses générées sur le budget des établissements concernés (viabilisation, entretien& ).
Globalement, un montant de 2 400 230 ¬ est donc réparti entre les établissements.
La réserve globale qui permet de faire face aux demandes des collèges en cours d exercice, pourrait être fixée à un montant de 86 000 ¬ .
Elle est particulièrement destinée à compenser, et une nouvelle fois de façon exceptionnelle, les dépenses imprévues des établissements présentant de réelles difficultés dautofinancement. La redevance spéciale pour la collecte et le traitement des ordures ménagères ainsi quune dotation « projet éducatif » sont également intégrées dans ce chapitre.
Cette dernière a pour objectif de financer des actions présentant une certaine originalité, dans les domaines culturel, du développement durable
Ainsi, la réserve se décompose comme suit :
- réserve à caractère général : 23 000 ¬
- redevance spéciale de collecte et de traitement des ordures ménagères : 45 000 ¬
- dotation « projet éducatif » : 18 000 ¬
Enfin, il est proposé d abonder cette même ligne budgétaire de 30 000 ¬ dans le cadre de la mise en place dune opération visant à favoriser la consommation de produits locaux au sein de six collèges pilotes (Cercy-La-Tour, Donzy, La Machine, Luzy, Nevers « Les Courlis » et Saint Amand en Puisaye). Il est à noter par ailleurs limpact économique local attendu de cette nouvelle mesure qui vise à améliorer le contenu de lassiette des collégiens.
Cette initiative sinscrit dans le cadre du projet territorial Nièvre 2021 et participe de la valorisation des produits locaux et des approvisionnements en circuits courts dans la restauration scolaire.
Au total, le crédit nécessaire au règlement de ces dotations s élèverait donc à 2 516 230 ¬ à comparer au montant de la dotation globale 2011 de 2 430 678 ¬ , soit une augmentation de 3,51 % ; ce pourcentage tient compte de l opération nouvelle sus-visée (30 000 ¬ ), à comparer à l évolution de l indice INSEE de 2,1 %. C est donc un effort très significatif de notre collectivité.
Ce montant est à inscrire lors du vote du budget primitif 2012.
De plus, conformément aux dispositions de larticle 2 relatives au fonctionnement de la cité scolaire de Decize, dont la gestion relève du Département, le Conseil Général est dans lattente des dépenses et des recettes à inscrire, correspondant à la dotation annuelle de fonctionnement attribuée par la Région Bourgogne au lycée « Maurice Genevoix », étant observé que pour ce qui concerne le collège « Claude Tillier » de Cosne-sur-Loire, la dotation de 104 490 ¬ sera notifiée et versée à la Région Bourgogne.
Orientations complémentaires à incidence sur le calcul des budgets des établissements et sur le montant du Fonds commun des services d hébergement :
Le Décret n° 2006-753 du 29 juin 2006 dispose que le prix de la restauration scolaire pour les élèves de lenseignement public est fixé par délibération de la collectivité territoriale de rattachement. De même, cette dernière fixe également, par délibération, le tarif des frais dhébergement. Ces tarifs comprennent le coût direct des prestations et une participation aux charges générales de fonctionnement de l'établissement. Cette participation tient compte des orientations données par la Collectivité de rattachement : elle ne peut être inférieure à 30 % du tarif de pension, à 10 % du tarif de demi-pension..., ni être supérieure à 35 % et 25 % des mêmes tarifs.
Il vous est proposé de retenir comme orientation les taux respectifs de 35 % pour l'internat, et de 25 % pour la demi-pension, comme l'an passé.
La cotisation au fonds commun des services d'hébergement, qui permet aux établissements de mutualiser leurs moyens afin de renouveler certains matériels de restauration ou de cuisine, demeurerait inchangée à 1,5 % de ces tarifs. Par ailleurs, concernant la cité scolaire « Maurice Genevoix », collège et lycée, conformément à la convention de gestion, signée le 9 février 2009, entre le Conseil régional de Bourgogne et le Conseil général de la Nièvre, ce même fonds est géré par le Département; ces taux de participation et de cotisation doivent ainsi être fixés par lassemblée délibérante du Département sur la même base.
Concernant le fonds départemental de rémunération du personnel dinternat (F.D.R.P.I) et conformément à la délibération de la Commission Permanente du 17 juillet 2006, les cotisations versées par chaque collège au profit du Département selon léchéancier contenu dans cette même délibération sétabliront sur une base identique :
22,5 % sur les tarifs payés par les familles au titre de la demi-pension lorsque la fabrication des repas est assurée par le service annexe dhébergement de létablissement ;
10 % sur les tarifs payés par les familles au titre de la demi-pension lorsque la fabrication des repas est assurée par un prestataire extérieur.
En matière de restauration, la volonté du Conseil Général est de tendre vers une harmonisation des tarifs afin que chaque usager, quel que soit son lieu de résidence sur le département bénéficie dun même service au même coût dans des conditions daccueil et de sécurité alimentaire garanties.
Lannée 2012 verra lharmonisation de la demi-pension 5 jours pour les collégiens, celle des tarifs des commensaux (agents, professeurs, personnes extérieures) et celle des prestations réalisées par les collèges à l attention des élèves du 1er degré. La demi-pension 4 jours évoluera selon l indice INSEE des produits alimentaires.
Pour l année 2012, les tarifs de référence sont les suivants :
- Forfait moyen 4 jours : 417 ¬ , soit 3 ¬ le repas
- Forfait moyen 5 jours : 470 ¬ , soit 2,70 ¬ le repas
- Prix moyen du ticket élève externe : 3,45 ¬
- Tarifs pour les commensaux :
Catégorie A : 4.50 ¬
Catégorie B : 3.50 ¬
Catégorie C : 3.00 ¬
Hôte de passage : 5.00 ¬
- Tarif prestations élèves 1er degré : 3.00 ¬
Les tarifs de l hébergement évoluent en fonction de l indice INSEE des produits alimentaires (1,8 %)
Il est demandé aux établissements de baser leur mode de calcul sur les jours réels de fonctionnement de l établissement. Ainsi, le calcul de cette tarification se fera sur la base de 140 jours pour une demi-pension 4 jours et 180 jours pour une demi-pension 5 jours, étant observé que ces chiffres sont susceptibles de connaître une légère variation en fonction du calendrier scolaire.
Pour poursuivre lharmonisation de la demi-pension 4 jours et du ticket élève externe, il est proposé de contenir laugmentation de la façon suivante :
- Les tarifs des demi-pension 4 jours et les tickets élèves externes supérieurs aux tarifs de référence névoluent pas ;
- hausse limitée à 1.8 % pour les tarifs situés en deçà de ces tarifs de référence sans toutefois aller au delà de ces derniers.
La mise en uvre de telles dispositions conduit à réduire lécart de la demi-pension 4 jours (DP4) qui passe ainsi de 88.57 ¬ à 81.52 ¬ .
Cette démarche d harmonisation sera conduite de manière progressive.
Il convient encore de rappeler que le Conseil Régional de Bourgogne est la collectivité gestionnaire du lycée Romain Rolland de Clamecy, du lycée professionnel Pierre Bérégovoy de Fourchambault et de la cité scolaire de Cosne Cours sur Loire. Ces établissements sont prestataires de service pour la confection des repas respectivement du collège Giroud de Villette de Clamecy, des collèges Les Loges et Victor Hugo de Nevers et de Claude Tillier de Cosne Cours sur Loire. Dans ce contexte, la collectivité régionale fixe les tarifs de demi-pension applicables à ces derniers à lexception du collège « Victor Hugo » et du collège « Giroud de Villette » dont la tarification est fixée par le Conseil Général.
Enfin, pour la mission restauration de la cité scolaire « Maurice Genevoix » à Decize, la collectivité gestionnaire, le Département, détermine, conformément aux dispositions de la convention de gestion du 13 juillet 2011 entre le Conseil régional de Bourgogne et le Département de la Nièvre, les modalités dexploitation du service, le taux dévolution de la participation des usagers et la tarification.
Dispositions relatives aux établissements privés :
Le chapitre II de lordonnance n° 2000-549 du 15 Juin 2000 précitée intitulé
" Rapports entre lEtat et les établissements denseignement privés ", stipule que la contribution des collectivités territoriales pour les classes des collèges et des lycées "
est égale au coût moyen correspondant d'un élève externe, selon le cas, dans les collèges ou les lycées de l'enseignement public du département ou de la région
..."
A ce titre, le quotient de la dotation de fonctionnement qui sera versée aux collèges publics, sera multiplié par le nombre d'élèves constaté à la rentrée scolaire 2011. Ce quotient s élève à 289 ¬ , hors réserves spécifiques puisque celles-ci ne concernent pas les établissements privés. En conséquence, la participation à verser aux collèges privés s élève à 288 422 ¬ .
Je vous serais obligé de bien vouloir délibérer sur ces propositions.
RAPPORT N° 3
FONCTION : 5-ACTION SOCIALE
Toutes politiques de la fonctionREGLEMENT DEPARTEMENTAL D'AIDE SOCIALE
LE CADRE DE REFERENCE
L article L121-3 du Code de lAction Sociale et des Familles prévoit : « Dans les conditions définies par la législation et la réglementation sociale, le Conseil Général adopte un règlement départemental daide sociale définissant les règles selon lesquelles sont accordées les prestations daide sociale relevant du département ».
LA PRESENTATION DU DOSSIER
Le Conseil Général accompagne tous les Nivernais au quotidien. Il est linterlocuteur de tous les âges et de toutes les fragilités. Il gère et finance un ensemble dactions et de prestations destinées aux enfants, aux personnes et familles en difficulté, aux personnes âgées et personnes handicapées.
En matière de pauvreté/précarité, la Nièvre se situe au dessus de la France, avec un taux de ménages fiscaux imposables en 2007 de 50,1 % contre 55,5% en France. En 2008, 14,7 % de la population nivernaise vivait sous le seuil de la pauvreté contre 13,4 % en France métropolitaine.
La Nièvre connaît également un taux de personnes âgées de plus de 75 ans supérieur à celui de la France (13,1% en 2009 pour 8,8% pour la France) et un taux de bénéficiaires RSA rapporté à la population 20-59 ans plus élevé que la moyenne française (4,41% contre 4,17% au 30 juin 2011).
Sagissant du taux de natalité, celui ci est inférieur à la moyenne française (9,3 contre 12,8 en 2010).
Le règlement départemental daide sociale décline les aides légales et extra légales apportées par le Conseil Général et en fixe les règles et procédures dattribution.
Le règlement départemental daide sociale (RDAS) a été adopté par lAssemblée Départementale lors de la session du 10 février 2006.
Au regard des évolutions législatives et réglementaires, il est apparu nécessaire dactualiser le RDAS. Afin daméliorer pour les usagers la lecture et la compréhension de lensemble des dispositions présentées dans ce règlement, une nouvelle présentation du document vous est proposée, sous forme de fiches facilitant les recherches et lactualisation. Ce document pourra être complété dune version électronique permettant aux usagers daccéder directement aux imprimés de demande daide lorsquils peuvent eux même solliciter la prestation proposée.
Si la majorité des prestations présentées dans ce règlement sont encadrées par le Code de lAction Sociale et des Familles, le Conseil Général a souhaité clarifier ou revoir le montant de certaines prestations apportées pour lesquelles soit la réglementation ne prévoit pas de cadrage précis, soit indique que le cadrage est arrêté par le Conseil Général :
Concernant laide sociale à lenfance, laide sociale aux personnes âgées et laide sociale aux personnes handicapées : clarification et harmonisation des modalités de facturation des journées de présence en établissement. Les dispositions mises en uvre doivent faciliter la vie sociale des personnes accueillies en établissement en facilitant leurs séjours volontaires en dehors de la structure (vacances, séjours en famille
). Elles visent aussi à sécuriser le financement des établissements afin de couvrir leurs charges fixes en particulier lors dabsence courtes pour hospitalisation.
Dispositif ou PolitiqueRèglement actuelNouveau règlementLaide sociale en faveur des personnes âgées et des personnes handicapées Suspension du règlement des factures daide sociale aux établissements nayant pas mis en uvre le recouvrement des sommes dues par le bénéficiaire de laide sociale au titre de sa contribution, cette disposition pénalisant létablissement et non le bénéficiaire de laide socialeSuppression de cette dispositionAide sociale aux personnes âgées : règles de facturation des absencesPour hospitalisation, le tarif journalier afférant à l hébergement est minoré du montant du forfait hospitalier (soit 18 ¬ ). Pour les autres absences, le tarif journalier est minoré des charges relatives à la restauration et à l hôtellerie pour un montant fixé dans le RDAS. Cette diminution est actuellement de 2 fois le minimum garanti (soit 6,72 ¬ ).
Le RDAS ne précise pas les règles de récupération des ressources.Pour hospitalisation, minoration du tarif journalier afférant à l hébergement du montant du forfait hospitalier (soit 18 ¬ ). Pour les autres absences, minoration du tarif journalier à hauteur également du forfait hospitalier.
Quelle que soit la durée de l absence, le Conseil Général procède à la récupération des ressources pendant la période d absence du bénéficiaire de l aide sociale.Aide sociale aux personnes handicapées : règles de facturation des absencesPour hospitalisation, le tarif journalier afférant à l hébergement est minoré du montant du forfait hospitalier (soit 18 ¬ ).
Exonération de la contribution pendant les périodes de vacances, arrêtée pour chaque semaine d absence à 3/13ème de la contribution mensuelle.
Le RDAS ne précise pas les règles de récupération des ressources.Pour hospitalisation, minoration du tarif journalier afférant à l hébergement du montant du forfait hospitalier (soit 18 ¬ ). Pour les autres absences, minoration du tarif journalier à hauteur également du forfait hospitalier.
Quelle que soit la durée de labsence pour hospitalisation, le Conseil Général procède à la récupération des ressources pendant la période dhospitalisation du bénéficiaire de laide sociale.
Le Conseil Général ne récupèrera pas les ressources du bénéficiaire de laide sociale pour toute absence pour convenances personnelles comprise entre 7 et 21 jours consécutifs, et ce dès le 1er jour dabsence. Cette disposition est limitée à 21 jours dans lannée.
En dehors de cette disposition, le Conseil Général procède à la récupération des ressources.Aide sociale à lenfance Pas de précision quant aux modalités de facturation des journées de présence en établissement des enfants confiés au service dAide Sociale à lEnfance.Clarification des modalités de facturation des journées de présence en établissement des enfants confiés au service dAide Sociale à lEnfance :
Toute absence liée à une fugue de mineur, donne lieu à facturation pour les cinq premiers jours, y compris le jour de fugue.
Cette disposition couvre le financement de toute action tendant soit à rapatrier le jeune dans létablissement, soit à mettre en uvre une réflexion au sein du site daction médico-sociale afin que le projet soit ré-interrogé.
Toute absence liée à une hospitalisation donne lieu à facturation pour les cinq premiers jours, y compris le jour de lhospitalisation.
Si lhospitalisation se prolonge, la facturation du prix de journée cesse et reprend le jour du retour dans létablissement.
Toute absence liée à laccueil en internat scolaire ou professionnel (C.F.A) donne lieu à facturation normale. Les dépenses liées à cet internat sont à la charge de létablissement.
Toute absence liée à laccueil en internat spécialisé, donne lieu à facturation normale (IME, ITEP
). Tous les frais sont inclus dans le prix de journée et les frais annexes ninduisent pas de dépenses supplémentaires sur le budget de létablissement accueillant.
Toute absence liée à une colonie de vacances, un séjour linguistique, une participation à un chantier de jeunes, prévu au sein de létablissement donne lieu à facturation normale. Le coût du séjour est à la charge de létablissement.
Concernant le Fonds de Solidarité pour le Logement : mise en place dun plafond dintervention pour les impayés deau et dénergie et les impayés dassurance locative. Ces dispositions visent dune part à apporter une réponse homogène sur lensemble du territoire et dautre part à renforcer la responsabilisation des personnes accompagnées et la dimension éducative de laccompagnement effectué lors de lattribution dune aide financière.
Dispositif ou PolitiqueRèglement actuelNouveau règlementFonds de Solidarité pour le Logement (FSL)Pas de règles dintervention pour les impayés deau, dénergie et dassurance locative.Plafonnement de laide apportée pour les impayés deau et dénergie à 80% du montant de la facture hors frais de poursuite, de coupure ou de rétablissement, dans la limite dun montant de 450 ¬ à 700 ¬ par an selon la composition du foyer et obligation pour le demandeur d avoir effectué un versement de 20 % minimum dans les mois précédant la demande.
Mise en place de règles d intervention pour les impayés d assurance locative, limitant l intervention du FSL à une subvention pour cet objet par période de 36 mois et le montant de la prise en charge au forfait déjà arrêté pour la première assurance locative.
Concernant la Protection Maternelle et Infantile : modification du plafond de ressources retenu pour le financement des heures dintervention des techniciennes de lintervention sociale et familiale (TISF) en vue de favoriser la mobilisation de cette action de prévention. Cette évolution marque la volonté de notre collectivité de développer la prévention en élargissant le public des bénéficiaires et ainsi danticiper les difficultés auxquelles sont de plus en plus confrontés les ménages face à la crise.
Dispositif ou PolitiqueRèglement actuelNouveau règlementProtection Maternelle et Infantile (PMI) Le plafond de ressources retenu pour le financement des heures dintervention des techniciennes de lintervention sociale et familiale (TISF) est limité à 2,5 fois le RMI. Au delà, pas de prise en charge financière.Relèvement du plafond qui est porté à 3 fois le montant forfaitaire du RSA, soit pour un couple sans enfant un plafond de ressources mensuelles qui passe de 1 751,23 ¬ à 2 101,47 ¬ .
L ensemble de ces modifications ne devrait pas avoir d impact sur le budget de la collectivité.
Les aides financières accordées dans le cadre du RDAS peuvent générer des indus lorsque les bénéficiaires ne respectent pas les dispositions prévues. Ces indus peuvent faire lobjet dune demande de remise gracieuse. Seule lAssemblée Départementale est compétente pour prendre une décision de remise gracieuse. Afin de faciliter le traitement de ces demandes, il vous est proposé de déléguer cette compétence à la Commission Permanente.
LA PROPOSITION
Je vous propose :
- dadopter le nouveau règlement départemental daide sociale tel quannexé au présent rapport. La réglementation relative à la facturation des frais dhébergement et à la récupération des ressources entrera en vigueur au 1er janvier 2012,
- de donner délégation à la Commission Permanente pour toutes décisions de remise gracieuse hormis celles pour lesquelles le Président du Conseil Général a délégation.
RAPPORT N° 4
FONCTION : 5-ACTION SOCIALE
Toutes politiques de la fonctionSIGNATURE DU CONTRAT D'OBJECTIFS DES METIERS DU SOCIAL
LE CADRE DE REFERENCE
La loi du 13 août 2004, relative aux libertés et aux responsabilités locales, transfère aux régions une responsabilité de droit commun en matière de formations sociales.
Dans ce cadre, la Région Bourgogne a souhaité élaborer un contrat dobjectifs des métiers du social en y associant lensemble des partenaires concernés, notamment les 4 départements bourguignons.
Ce rapport sinscrit dans laxe Nièvre 2021 : « la Nièvre terre dépanouissement ».
LA PRESENTATION DU DOSSIER
Ce contrat définit les grandes orientations des partenaires qui sengagent, en fonction de leurs compétences respectives, à accompagner sur lensemble du territoire bourguignon le développement coordonné de la formation professionnelle initiale et continue dans le secteur social.
Le champ dintervention de ce contrat recouvre les métiers du social, du médico-social et ceux de laide à domicile au travers de 3 grands domaines : laide à la personne, léducation spécialisée et laccueil au domicile du professionnel.
Ce contrat qui doit tenir compte de limportante diversité qui existe chez les employeurs potentiels, a pour objet de répondre à 2 enjeux qui sinscrivent dans la démarche Nièvre 2021 :
- Un enjeu de cohésion sociale et de solidarité qui vise à assurer les mission de service public dans le domaine du social en privilégiant la qualification des professionnels de ce secteur afin de proposer une offre de qualité.
- Un enjeu daménagement du territoire qui intègre la dimension territoriale tant dans lanalyse des besoins de formation que dans lorganisation de loffre y répondant.
Au travers de ces 13 fiches action, le contrat dobjectifs « métiers du social » 2011/2015 prend en compte certaines orientations intéressantes pour le fonctionnement du Conseil Général de la Nièvre dans ce secteur :
- Une mise en valeur des différents métiers du social représente un des objectifs de ce contrat. Or, le Département de la Nièvre a parfois du mal à recruter sur certains métiers puis à fidéliser les agents sur les postes quils occupent. Cette mise en valeur se matérialise, notamment, par des actions en faveur de laccueil des stagiaires en Bourgogne.
- La dimension géographique est prise en compte dans le contrat afin de réfléchir à un meilleur aménagement du territoire pour lorganisation des formations qualifiantes et continues des personnes. Si lidée est de décentraliser davantage les actions mises en uvre sur la Bourgogne et les concentrer de moins en moins sur Dijon, le Conseil Général de la Nièvre ne peut quadhérer à cette philosophie.
- Un suivi du secteur du social, de ses emplois, qualifications et formations est prévu dans le contrat sous forme dobservatoire alimenté par différents tableaux de bord. Ces travaux peuvent rejoindre et enrichir ceux mis en uvre par lobservatoire social du Conseil Général pour permettre, dans un second temps, danticiper et de satisfaire les offres demploi existant dans le secteur social.
LA PROPOSITION
Je vous propose de mautoriser à signer le Contrat dobjectifs des métiers du social 2011/2015 avec lensemble des partenaires concernés par celui-ci. Cette signature conjointe sera organisée par le Conseil Régional au cours du dernier trimestre 2011.
Contrat dobjectifs
Des Métiers du Social
2011-2015
TABLE DES MATIERES
HYPERLINK \l _Toc283738392preambule PAGEREF _Toc283738392Erreur ! Signet non défini.
HYPERLINK \l _Toc283738393Titre I les dispositions générales PAGEREF _Toc28373839321
HYPERLINK \l _Toc283738394Article 1 : lobjet et le champ dapplication du contrat dobjectifs PAGEREF _Toc28373839421
HYPERLINK \l _Toc283738395Article 2 : les spécificités du secteur des métiers du travail social PAGEREF _Toc28373839521
HYPERLINK \l _Toc283738396Article 3 : le diagnostic et les enjeux à relever PAGEREF _Toc28373839623
HYPERLINK \l _Toc283738397TITRE II - LES ORIENTATIONS PARTAGEES PAGEREF _Toc283738397Erreur ! Signet non défini.
HYPERLINK \l _Toc283738398Article 4 : lanimation dun dispositif dobservation dynamique et partenarial des métiers et des qualifications PAGEREF _Toc28373839827
HYPERLINK \l _Toc283738399Article 5 : lamélioration de la connaissance et de lattractivité des métiers et de leur environnement professionnel PAGEREF _Toc28373839927
HYPERLINK \l _Toc283738400Article 6 : larticulation et la diversification des différentes voies daccès à la qualification PAGEREF _Toc28373840028
HYPERLINK \l _Toc283738401Article 7 : le renforcement de la professionnalisation des salariés et le développement des compétences par la formation tout au long de la vie PAGEREF _Toc28373840129
HYPERLINK \l _Toc283738402Article 8 : lexpérimentation pour lamélioration de loffre de formation régionale PAGEREF _Toc28373840229
HYPERLINK \l _Toc283738403Article 9 : lamélioration de laccueil des stagiaires et le développement du tutorat PAGEREF _Toc28373840330
HYPERLINK \l _Toc283738404Titre III la vie du contrat dobjectifs PAGEREF _Toc28373840431
HYPERLINK \l _Toc283738405Article 10 : le pilotage du contrat PAGEREF _Toc283738405Erreur ! Signet non défini.
HYPERLINK \l _Toc283738406Article 11 : le suivi et lévaluation du contrat PAGEREF _Toc28373840631
HYPERLINK \l _Toc283738407Article 12 : les modalités de mise en uvre PAGEREF _Toc28373840731
HYPERLINK \l _Toc283738408Article 13 : la durée et la validité du contrat PAGEREF _Toc28373840831
HYPERLINK \l _Toc283738409TITRE IV LES FICHES-ACTIONS PAGEREF _Toc28373840934
HYPERLINK \l _Toc283738410Fiche action n°1 Observer des emplois, des qualifications et des formations PAGEREF _Toc28373841035
HYPERLINK \l _Toc283738411Fiche action n°2 - Elaborer un Tableau de Bord annuel Emploi et Formation des métiers du travail social PAGEREF _Toc28373841136
HYPERLINK \l _Toc283738412Fiche action n° 3 - Développer un système de veille et danalyse sur lévolution des métiers du travail social PAGEREF _Toc28373841238
HYPERLINK \l _Toc283738413Fiche action n°4 - Élaborer un plan dactions pour renforcer la connaissance des prescripteurs et des professionnels de lorientation sur les métiers du travail social PAGEREF _Toc28373841340
HYPERLINK \l _Toc283738414Fiche action n°5 - Favoriser la mise en uvre de lapprentissage PAGEREF _Toc28373841442
HYPERLINK \l _Toc283738415Fiche action n°6 - Encourager le développement de la VAE pour les certifications de lintervention sociale et de laide à domicile PAGEREF _Toc28373841544
HYPERLINK \l _Toc283738416Fiche action n°7 - Construire une offre de formation préparant aux concours et aux épreuves de sélection à lentrée en formation PAGEREF _Toc28373841645
HYPERLINK \l _Toc283738417Fiche action n°8 - La formation continue des demandeurs demploi PAGEREF _Toc28373841746
HYPERLINK \l _Toc283738418Fiche action n°9 - Réaliser une étude dappui à la mise en uvre dun plan de professionnalisation PAGEREF _Toc28373841847
HYPERLINK \l _Toc283738419Fiche action n°10 - Expérimenter une approche partenariale pour répondre aux besoins spécifiques sur des formations de niveaux V PAGEREF _Toc28373841948
HYPERLINK \l _Toc283738420Fiche action n°11 - Proposer un parcours de formation en alternance daides soignants pour les établissements socio et médico-sociaux régionaux PAGEREF _Toc28373842049
HYPERLINK \l _Toc283738421Fiche action n°12 - Développer une approche partenariale et territorialisée des sites qualifiants et du tutorat PAGEREF _Toc28373842151
HYPERLINK \l _Toc283738422Fiche action n°13 - Améliorer les conditions de vie des stagiaires PAGEREF _Toc28373842252
VU la loi n° 83-8 du 7 janvier 1983 relative à la répartition des compétences entre les Communes, les Départements, les Régions et lEtat,
VU la loi n° 87-572 du 23 juillet 1987 relative à lapprentissage, créant les contrats dobjectifs,
VU la loi n° 89-486 du 10 juillet 1989 sur lorientation et léducation,
VU la loi quinquennale n° 93-1313 du 20 décembre 1993 relative à lemploi, au travail et à la formation professionnelle,
VU la loi n° 2002-73 du 17 janvier 2002 relative à la modernisation sociale,
VU la loi n° 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité,
VU la loi n° 2004-391 du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social,
VU la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales,
VU la loi n° 2009-1437 du 24 novembre 2009 relative à l'orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie,
VU laccord national interprofessionnel du 3 juillet 1991 dans ses articles 10.1 et 10.5 définissant le rôle des branches professionnelles,
VU laccord national interprofessionnel du 11 janvier 2008 relatif à la modernisation du marché du travail,
VU laccord national interprofessionnel du 7 janvier 2009 sur « le développement de la formation tout au long de la vie professionnelle, la professionnalisation et la sécurisation des parcours professionnels »,
VU le contrat de Projets Etat-Région 2007-2013 signé le 22 février 2007,
VU le Plan Régional de Développement des Formations professionnelles en Bourgogne (PRDF) adopté le 17 décembre 2004,
VU les Schémas régionaux des formations sanitaires et sociales adoptés le 2 avril 2007,
VU la délibération du Conseil régional en séance plénière du
.
VU la délibération du Conseil général de la Côte dOr en date du .....
VU la délibération du Conseil général de la Nièvre en date du .....
VU la délibération du Conseil général de la Saône-et-Loire en date du .....
VU la délibération du Conseil général de lYonne en date du .....
preambule
Les contrats dobjectifs ont été créés par la loi du 23 juillet 1987 relative à lapprentissage, afin de coordonner les interventions de lÉtat, de la Région et des branches professionnelles pour le développement des filières de formation professionnelle.
Dautres lois sont venues préciser et renforcer le rôle des contrats dobjectifs notamment la loi relative aux libertés et responsabilités locales du 13 août 2004 qui indique que la Région adopte le Plan Régional de Développement des Formations professionnelles (PRDF) en prenant en compte les orientations et les priorités définies par les contrats dobjectifs. Plus récemment, la loi pour lorientation et la formation tout au long de la vie du 24 novembre 2009 a créé le Contrat de Plan Régional pour le Développement des Formations (CPRDF) afin de faire évoluer plus encore le cadre institutionnel de la coordination des politiques régionales en matière de formation.
Dans ce contexte, soucieux de contribuer au développement harmonieux des métiers du travail social, les signataires sengagent à unir leurs efforts et leurs moyens dans le domaine de la formation professionnelle initiale et continue.
Ce contrat dobjectifs sinscrit dans la continuité du Schéma des formations sociales ainsi que dans une démarche dynamique de développement de lemploi en Bourgogne.
Il définit des grandes orientations pour lesquelles les partenaires sengagent en fonction de leurs compétences respectives afin daccompagner sur lensemble du territoire bourguignon le développement coordonné de la formation professionnelle dans le secteur.
Titre I les dispositions générales
Article 1 : lobjet et le champ dapplication du contrat dobjectifs
Le présent contrat dobjectifs a pour but de permettre un développement coordonné de la formation professionnelle initiale (voie directe, apprentissage) mais également continue (formation des actifs occupés, formation des demandeurs demploi et contrat de professionnalisation).
Il permet ainsi dalimenter la réflexion inhérente à :
- Lactualisation du Schéma régional des formations sociales ;
- Lévolution de la carte des formations professionnelles initiales ;
- La concertation annuelle entre les financeurs de la formation des demandeurs demploi.
Enfin, il constitue un élément de cadrage régional pour la définition des initiatives en faveur du développement de lemploi et des compétences.
Le champ du contrat dobjectifs recouvre les métiers du travail social, du médico-social et ceux de laide à domicile au travers de quatre grands domaines d'intervention que sont :
- L'aide à la personne qui regroupe les métiers suivants : aide à domicile, technicien de
lintervention sociale et familiale, assistant de service social, conseiller en économie sociale et familiale, médiateur familial ;
- L'éducation spécialisée : aide médico-psychologique, moniteur éducateur, éducateur spécialisé, éducateur technique spécialisé, éducateur jeunes enfants ;
- L'accueil au domicile du professionnel : assistant maternel, assistant familial ;
- Lanimation qui nest pas incluse dans le contrat dobjectifs des métiers du travail social mais dans celui du sport et de lanimation.
Le contrat dobjectifs prend également en compte les aides-soignants (profession paramédicale) qui constituent une population très nombreuse dans les établissements et services du secteur social et médico-social.
Article 2 : les spécificités du secteur des métiers du travail social
Un secteur difficile à délimiter
La difficulté à délimiter le secteur des métiers du travail social tient autant aux missions qui lui sont dévolues dans des secteurs et auprès de publics très diversifiés (handicap, personnes âgées, petite enfance, lutte contre les exclusions et la maltraitance, prévention et compensation de la perte dautonomie, familles, lenfance et la jeunesse, les personnes en difficulté sociale
) quà la large palette de compétences que ces métiers recouvrent :
- des compétences spécifiques au travail social : accompagner les personnes en difficulté, être à lécoute des autres, créer des liens, reconstituer des réseaux de solidarité, mais aussi négocier, monter des projets, être acteur du développement social
.
- des compétences transversales relevant dautres domaines professionnels : administratif, technique, gestion, santé, animation, promouvoir le travail social
.
A cette diversité dactivités et de publics correspond également une grande diversité détablissements et de services :
Structures daccueil de la petite enfance ;
Établissements de laide sociale à lenfance ;
Établissements ou services pour personnes âgées ;
Établissements ou services pour enfants ou adultes handicapés ;
Établissements ou services pour personnes en difficulté sociale ;
Foyers dhébergement et services pour jeunes travailleurs ;
Centres sociaux, associations de développement local ;
qui ont des statuts très différents : fonction publique dÉtat, fonction publique hospitalière, fonction publique territoriale, privé à but non lucratif et organismes mutualistes, privé commercial
Une compétence spécifique de la Région en matière de formation professionnelle
La loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales confie aux Régions des responsabilités majeures dans lorganisation et le financement des formations sanitaires et sociales. Le périmètre des formations sociales décentralisées aux Régions est délimité, et, est défini à larticle L.451-1 du Code de lAction sociale et des Familles. Ainsi, 17 formations relèvent du champ dintervention des Régions.
Plus particulièrement, en Bourgogne, sept établissements de formation ont à ce jour été autorisés par les services de lEtat, accueillant près de 1 500 élèves et étudiants.
Dans ce cadre, les compétences de la Région sont les suivantes :
- La définition et la mise en uvre de la politique de formation des travailleurs sociaux à travers les Schémas régionaux des formations sanitaires et sociales intégrés au Plan Régional de Développement des Formations professionnelles (PRDF) - (C-PRDF à compter de 2011),
- Le financement détablissements dispensant ces formations sociales,
- Lattribution daides financières (bourses) aux élèves et étudiants des formations sociales.
LÉtat, représenté en Région par la Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale (DRJSCS) reste compétent sur :
-Lautorisation douverture des formations sociales (déclaration préalable des établissements de formation),
-Le contrôle du respect des programmes, la qualification des formateurs et des directeurs détablissement et la qualité des enseignements délivrés.
Une diversité importante demployeurs
Au plan national comme régional, cette diversité induit un grand nombre de représentations demployeurs et donc un partenariat multiple pour couvrir lensemble du secteur du travail social et de laide à domicile qui ne se limite pas à une seule branche professionnelle.
Les principaux acteurs ont participé à la concertation engagée sous légide de la Région pour définir les orientations du contrat dobjectifs et les actions qui en découlent. Ce partenariat rassemble les branches professionnelles concernées mais aussi des institutions qui, dans la plupart des cas, ont pour caractéristique dêtre à la fois administration et employeur.
1°) Les branches professionnelles
- Le secteur associatif regroupe les établissements sociaux et médico-sociaux et les services à domicile à but non lucratif qui sont de loin les plus nombreux dans le travail social. Il est constitué de plusieurs branches professionnelles qui ont chacune leur représentation employeur et leur OPCA :
La branche du social et du médico-social : les différents syndicats demployeurs1 sont regroupés au sein de lUNIFED. LOPCA de la branche est UNIFAF ;
La branche de laide à domicile : elle est aussi, composée de plusieurs syndicats demployeurs. Elle sest dotée au plan régional, dune Commission Paritaire Régionale Emploi Formation (CPREF) qui les rassemble2. LOPCA de la branche est UNIFORMATION qui regroupe également la mutualité et les foyers de jeunes travailleurs (FJT) ;
La branche des acteurs du lien social et familial (ALISFA) qui regroupe des centres sociaux, les associations daccueil de jeunes enfants et des associations de développement social local : le syndicat employeur est le SNAECSO et lOPCA de la branche est Habitat Formation.
- Le secteur du particulier employeur, représenté notamment par la FEPEM, organisation professionnelle sous forme associative, à but non lucratif.
- Le secteur à statut commercial est lui aussi présent mais dans une moindre proportion avec la branche de lhospitalisation privée dont le syndicat employeur est la Fédération de lHospitalisation Privée (FHP) et avec celle des maisons de retraites privées (Synerpa). Elles ont toutes deux pour OPCA, FORMAHP.
- Deux autres catégories demployeurs de travailleurs sociaux sont aussi importantes :
Les organismes de protection sociale (CAF, CNAM, CNAV, MSA
) sont également employeurs de travailleurs sociaux pour leurs interventions directes auprès des différents publics. Cependant, la gestion de leurs ressources humaines est plutôt nationale que régionale ;
La Mutualité Française, et plus particulièrement sa délégation « Côte dOr et Yonne », occupe une place importante dans la gestion détablissements mutualistes sociaux et médico-sociaux. LOPCA de la mutualité française est UNIFORMATION.
2°) Les trois Administrations publiques :
- La fonction publique dÉtat est directement employeur de travailleurs sociaux mais cest essentiellement au titre des attributions quelle conserve en matière de formation et, plus généralement, de sa mission par rapport aux établissements médico-sociaux quelle est concernée.
- La fonction publique hospitalière (FPH) est directement employeur de travailleurs sociaux (assistants de service social, aides médico-psychologique
) et, bien sûr, daides-soignants. De plus, en Bourgogne, et cest là une particularité régionale, près des deux-tiers des établissements pour personnes âgées sont sous statut FPH. LANFH, association paritaire, est devenue lOPCA de la fonction publique hospitalière en 2007.
- Les collectivités territoriales sont les principaux employeurs publics de travailleurs sociaux (assistants de service social, conseillères en économie sociale et familiale, éducateurs jeunes enfants
). Les métiers du travail social sont regroupés au sein dune filière spécifique : la filière sanitaire et sociale. Le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) qui dispose dune délégation régionale, est en charge de la formation de ces personnels.
Au sein de la fonction publique territoriale, les Conseils généraux occupent une place spécifique puisqu'en plus d'être les employeurs directs de nombreux travailleurs sociaux c'est aux départements que les différentes lois de décentralisation ont confié la compétence de définition de la politique d'action sociale et la coordination des acteurs qui y concourt : secteur de l'aide sociale à l'enfance, aide aux personnes handicapées, aide aux personnes âgées, lutte contre les exclusions, RMI puis RSA, aide au logement... Ce sont donc les Conseils généraux qui conventionnent les établissements et services sociaux et médico-sociaux de lintervention sociale et de laide à domicile ; établissements majoritairement associatifs et, dans une moindre mesure, privés commerciaux. Tous les Conseils généraux sont dotés dun Pôle de la solidarité ou de laction sociale3 qui est en charge de lensemble de ces activités.
Article 3 : le diagnostic et les enjeux à relever
Une vision partielle du marché du travail des métiers du travail social
En 2010, ce sont près de 33 500 personnes qui sont employées comme travailleurs sociaux ou aides à domicile en Bourgogne. Si lon considère lensemble des salariés des établissements et services sociaux régionaux, le volume demplois généré est alors de plus de 50 000 personnes. Tous métiers confondus, les trois premiers secteurs demploi sont : laide à domicile (21 % des emplois), les personnes âgées (20 %) et la petite enfance (16 %). Le travail social et laide à domicile sont donc deux importants secteurs demplois au plan régional puisquils représentent plus de 5 % de la population active régionale.
Le marché du travail du secteur social étant un marché partagé entre de nombreux sous-secteurs (personnes âgées, personnes handicapées, petite enfance, aide à lenfance en difficulté, lutte contre les exclusions
) et de nombreux statuts (associatif, Fonction Publique Territoriale, Fonction Publique Hospitalière, privé commercial
), il est donc particulièrement difficile de le quantifier et de lanalyser. Si chaque acteur possède une assez bonne vision de son propre marché, il lui manque souvent une vision globale de celui-ci.
Par ailleurs, les entretiens individuels et les groupes de travail réalisés dans le cadre de la préparation du contrat dobjectifs témoignent du fait que plutôt que dentrer dans une logique adéquationniste formation/emploi, les différents acteurs concernés sont à la recherche dune meilleure répartition des personnels qualifiés sur lensemble des secteurs et sur lensemble des territoires régionaux. Pour ce faire, lanalyse tant quantitative (répartition des emplois) que qualitative (répartition des qualifications) est un préalable qui conduit à proposer dans le cadre du contrat dobjectifs des outils dobservation adéquats et pérennes.
Enfin, il faut souligner que les emplois sont très fortement déterminés par les certifications de la filière du travail social (confusion métier/formation) ce qui conditionne les modes dorganisation des interventions sociales et contribue à rigidifier le marché du travail. A contrario, « les politiques publiques (enfance, autisme, Alzheimer, urgence sociale, médiation) créent des emplois dédiés et déterminent de nouvelles professionnalités ». Ce paradoxe «
invite à réfléchir sur lacquisition des compétences les plus attendues dans les nouvelles formes du travail social 4».
Un dispositif de formation en dynamique
En ce qui concerne la formation, il faut rappeler que contrairement au secteur sanitaire seule la profession dassistant(e) de service social est réglementée. Néanmoins, les formations de la filière dite du « travail social », (les formations comprises dans le transfert de compétences Etat-Région), continuent à exercer une forte attractivité tant sur ceux qui postulent pour les suivre que sur la stratégie de recrutement des différents employeurs.
Dautres formations jouent néanmoins un rôle important dans laccès aux métiers du travail social et de laide à domicile celles de :
- Léducation nationale avec deux voies technologique et professionnelle :
o BAC sciences et technologies de la santé et du social, BTS économie sociale et familiale, BTS services et prestations des secteurs sanitaire et social ;
o CAP petite enfance, CAP assistant technique en milieux familial et collectif, mention complémentaire aide à domicile, baccalauréat professionnel services de proximité et vie locale, création dun nouveau bac professionnel accompagnement, soins et services à la personne (option à « domicile » et option en « structure ») ;
- Lenseignement agricole avec une voie professionnelle essentiellement :
o CAPA services en milieu rural, baccalauréat professionnel services aux personnes et aux territoires (appellation provisoire), en remplacement du baccalauréat professionnel services en milieu rural en 2 ans, avec le maintien dun BEPA services aux personnes comme certification intermédiaire, BTSA services en espace rural.
Avec la réforme de la voie professionnelle, mise en place pour ce secteur à partir de la rentrée 2011, les baccalauréats professionnels sont proposés en cycle de 3 ans.
Par ailleurs, lUniversité propose désormais des licences ou masters professionnels dont certains sont directement positionnés sur de champ du travail social ou du management des établissements ou services sociaux.
Le paysage de la formation du secteur social est donc loin dêtre statique et ce dautant plus quà la diversité des offres vient sajouter celle des modalités de leur mise en uvre. Alternance, passerelles, troncs communs de formation
visent à fluidifier une offre jusqualors ancrée sur la détermination des capacités daccueil de chaque établissement habilité à la dispenser.
Cependant, si toutes les voies daccès sont ouvertes, entre autres pour les quatorze diplômes du travail social, leur mise en uvre demeure encore très inégale avec la faible pénétration de lapprentissage ou linégale pénétration, selon les diplômes, de la Validation des Acquis et de lExpérience (VAE).
Parallèlement à cette nouvelle donne en matière daccès aux certifications, vient sajouter le souci des partenaires du contrat dobjectifs de promouvoir une réflexion collective sur la formation continue.
Il sagit, au-delà de la recherche de régulation du dispositif de formation, dassurer la coordination, le pilotage partagé et de contractualiser comme en témoignent les orientations ci-après du présent contrat dobjectifs.
Répondre aux enjeux en terme de cohésion sociale, demploi et daménagement du territoire
La compétence transférée aux Régions, malgré les incertitudes juridiques et financières qui lont entourées, et qui pour certaines persistent, a permis dinsuffler dans le secteur sanitaire et social, une dynamique nouvelle en proposant une approche transversale des questions de formation, demploi, de solidarité et daménagement du territoire. Le contrat dobjectifs prolonge cette dynamique.
En effet, la politique régionale en matière de formations sociales se situe aux croisements denjeux majeurs pour le développement de la région de Bourgogne :
- Un enjeu en termes de cohésion sociale et de solidarité : Ce secteur professionnel sinscrit dans les missions de service public répondant à un enjeu de cohésion sociale. En visant notamment la qualification des professionnels de ce secteur, le contrat dobjectifs contribuera à lorganisation dune offre de services sociaux de qualité.
- Un enjeu en termes demploi et de qualification : limportance économique et sociale de ce secteur est indéniable. En 2010, on peut évaluer à environ 33 5005 les emplois spécifiques du travail social en Bourgogne. En 2006, les travailleurs sociaux et aides à domicile représentaient 5 % de la population active régionale. De plus, bien que les tensions du marché du travail social soient moins importantes que celles du secteur sanitaire, une augmentation des besoins en personnel qualifié est à prévoir pour les années à venir, en raison notamment de lévolution démographique de la population régionale.
- Un enjeu en termes daménagement du territoire : dans le Plan Régional de Développement des Formations la Bourgogne sest engagée dans une politique de territorialisation de son intervention en matière demploi et de formation. Le contrat dobjectifs participera également à la mise en uvre de cette politique, en intégrant la dimension territoriale : dans lanalyse des besoins en emploi formation et dans le pilotage régional de loffre de formations sociales
- Renforcer le partenariat entre les différents acteurs régionaux
Le souhait de travailler et dagir ensemble pour répondre à ces enjeux a été clairement exprimé par lensemble des partenaires lors des différents groupes de travail. Plus généralement, les partenaires souhaitent que le contrat dobjectifs permette :
- Dassurer une meilleure visibilité sur lévolution du secteur social et sur ses besoins en emplois et en formations ;
- De piloter loffre de formations par les besoins et non par loffre ;
- De rechercher des synergies et des complémentarités :
au niveau territorial en analysant les besoins et en veillant à une meilleure répartition de loffre de formation sur lensemble du territoire régional ;
au niveau financier, dans une période de forte augmentation des besoins et de restriction des financements publics.
Rendre plus lisible le dispositif de formation régional pour mieux ladapter aux besoins en emploi et en formation
Loffre de formation aux métiers du travail social est en effet très diverse et inégalement répartie sur le territoire régional :
- La filière « professions sociales » : 1 500 élèves en formation par an répartis sur 14 formations dans 7 centres de formation ;
- La filière « santé et social » de lÉducation Nationale : 25 établissements du CAP ou Bac Pro et une quinzaine de Greta ;
- La filière « services » de lAgriculture : 1 000 élèves et adultes entrants chaque année du CAP au BTS dans 21 établissements répartis sur l'ensemble du territoire (lycées publics, lycées privés, Maisons Familiales et Rurales et CFPPA) ;
- La filière « jeunesse et sports » : il sagit essentiellement du BPJEPS animation sociale ;
- La filière universitaire : lUniversité tend à développer des licences pros ou des masters qui peuvent trouver des débouchés dans le secteur social, notamment dans les métiers de lencadrement.
Les aides-soignants étant pris en compte par le contrat dobjectifs, il convient dajouter à cette liste les différentes écoles ou IFAS dispensant cette formation.
TITRE II - LES ORIENTATIONS PARTAGEES
Article 4 : lanimation dun dispositif dobservation dynamique et partenarial des métiers et des qualifications
En létat actuel des travaux dobservation préparatoire au contrat dobjectifs si la visibilité sur la situation de lemploi du secteur social est assez bonne au niveau régional elle apparait comme insuffisante au niveau des différents territoires (bassins demplois).
La visibilité sur loffre de formations est moins grande, ce qui nest pas spécifique à la Bourgogne, et rend sa régulation au plan régional difficile du fait, entre autres, de la multiplication des intervenants en formation, de la diversification des voies daccès aux formations qualifiantes et des différentes passerelles ouvertes entre formations, notamment au niveau V.
Lévaluation des besoins en emploi et en personnel qualifié6 est au niveau régional complexe : multiplicité des publics, des types détablissements
et fort impact des grandes politiques publiques.
Dès lors, les signataires conviennent de confier au C2R Bourgogne lanimation dun dispositif dobservation dynamique et partenarial des emplois, des métiers et des qualifications du secteur.
Cette observation contribuera à lanalyse des besoins et à la formalisation des attentes de la Profession en termes demplois et de qualifications, permettant ainsi aux signataires du contrat daméliorer leurs connaissances dans une logique de développement de lemploi et dadaptation de lappareil de formation professionnelle.
Pour ce faire, les actions suivantes seront mises en uvre :
Fiche action n°1 : Observer les emplois, les qualifications et les formations
Fiche action n°2 : Élaborer un Tableau de Bord annuel Emploi Formation (TBEF) des métiers du travail social
Fiche action n°3 : Développer un système de veille et danalyse sur lévolution des métiers du travail social
Article 5 : lamélioration de la connaissance et de lattractivité des métiers et de leur environnement professionnel
Si lon excepte le métier dassistant de service social qui connait ces dernières années une baisse de candidatures à lentrée en formation, les métiers du travail social demeurent des métiers attractifs pour les jeunes et les demandeurs demploi. Ceci explique quil y ait peu de tension du marché du travail pour ces professions, à lexception de certains secteurs (personnes âgées essentiellement) et certains territoires qui savèrent moins attractifs que dautres.
De plus, les représentations que les futurs postulants se font de ces emplois, sont, aux dires des professionnels, partielles et ne prennent pas toujours en compte :
- La réalité de leurs conditions dexercice ;
- La diversité des publics bénéficiaires de lintervention sociale : personnes âgées, personnes handicapées, petite enfance, enfants et adultes en difficultés sociales
;
- La multiplicité des parcours possibles au sein détablissements dont les statuts sont eux aussi très différents.
Les trois principaux objectifs de cet axe dorientation partagée visent à :
- Sensibiliser les publics jeunes et/ou demandeurs demploi aux exigences véritables du métier tant pour les métiers du travail social que pour ceux de laide à domicile.
- Sappuyer sur une véritable analyse des emplois et des qualifications pour mieux orienter les publics jeunes et demandeurs demploi.
- Mobiliser les partenaires du contrat dobjectifs au travers dun plan daction commun destiné à renforcer la connaissance des prescripteurs et des professionnels de lorientation sur les métiers du travail social (fiche action n°4).
Article 6 : larticulation et la diversification des différentes voies daccès à la qualification
Loffre de formations aux métiers du travail social se caractérise par sa diversité et sa faible lisibilité rendant difficile sa régulation et ce, du fait notamment :
- De la multiplicité des diplômes et des passerelles pour le niveau V ;
- Des stratégies individuelles des candidats à la formation : passage par un Diplôme dEtat dAuxiliaire de Vie Sociale - DEAVS accéder au Diplôme dEtat daide soignant DEAS ou MCAD (mention complémentaire daide à domicile)
- Du positionnement de « nouveaux acteurs » sur le champ de lintervention sociale : ouverture de sections sanitaires et sociales dans les lycées, positionnement de lappareil de formation de lagriculture sur le secteur des services à la personne, de lenseignement supérieur qui créer des licences professionnelles de «lintervention sociale »
Jusquà une date récente, laccès à ces formations se faisait essentiellement par formation initiale. Pour pallier les importants besoins en qualifications rencontrés par de nombreux établissements et services, les branches professionnelles du médico-social et de laide à domicile ont, ces dernières années, accompli un effort important pour développer lalternance, essentiellement grâce aux contrats de professionnalisation. Cependant, en Bourgogne, lapprentissage demeure peu développé et porte sur les seules formations de moniteurs éducateurs, déducateurs spécialisés et de conseillers en économie sociale pour des effectifs peu nombreux. De plus, bien que toutes les certifications soient désormais accessibles par la VAE, les validations totales et partielles concernent essentiellement les niveaux V.
Le constat partagé par certains partenaires du contrat révèle également :
- Un problème spécifique en matière de qualification des professionnels de lencadrement : directeurs, encadrement intermédiaire et coordination déquipe.
- Des connaissances de base insuffisantes pour accéder aux formations qualifiantes,
- notamment pour passer les épreuves de sélection (aides-soignants mais pas seulement).
Les partenaires saccordent pour poursuivre les efforts engagés pour renforcer la qualification des nouveaux entrants et des salariés du secteur social et médico-social, et ce plus spécifiquement pour :
- Les niveaux V : AS, AMP et DEAVS qui représentent quantitativement le plus grand nombre demplois ;
- Les niveaux IV et III ;
- Les diplômes de lencadrement : CAFERUIS, DEIS, CAFDES ;
- Les demandeurs demploi.
Dans ce cadre, il convient donc de diversifier lensemble des voies daccès à la qualification (formation sous statut scolaire, apprentissage, formation continue, VAE,
) et à apporter un soutien particulier à la VAE et à lapprentissage, dès lors que cette voie savérerait répondre aux besoins et attentes des professionnels ainsi quà leur engagement dans la durée.
Par ailleurs, afin daméliorer linsertion des demandeurs demploi et dencourager lévolution professionnelle des salariés les plus fragiles, les signataires sengagent, notamment dans le cadre de partenariats avec les OPCA, à développer des actions préparant à la qualification professionnelle et des actions de remise à niveau des savoirs de base favorisant la réussite aux concours.
Pour ce faire, les actions suivantes seront mises en uvre :
Fiche action n°5 : Favoriser la mise en uvre de lapprentissage
Fiche action n°6 : Encourager le développement de la VAE pour les certifications de lintervention sociale et de laide à domicile
Fiche action n°7 : Construire une offre de formation préparant aux concours et aux épreuves de sélection à lentrée en formation
Fiche action n°8 : Renforcer laccès à la qualification des demandeurs demploi
Article 7 : le renforcement de la professionnalisation des salariés et le développement des compétences par la formation tout au long de la vie
Malgré un contexte de restriction budgétaire, la qualification des salariés en poste demeure une préoccupation importante des partenaires tant pour lintervention sociale que pour laide à domicile.
Un consensus existe parmi les professionnels pour dire que compte tenu de lévolution de lintervention sociale en tant que telle et de limpact des politiques publiques (dépendance, petite enfance, logement, lutte contre les exclusions et la maltraitance
), il convient de développer et doptimiser la formation continue (formations thématiques non qualifiantes) des salariés en poste.
La formation continue doit également permettre daider à lappréhension de nouvelles situations de travail liées à lévolution des contextes réglementaires (plan petite enfance, plan autisme, plan dépendance, plan Alzheimer
) ou à lévolution des publics (vieillissement, troubles du comportement, marginalité, violence
). Elle doit aussi sappuyer sur une réflexion accrue et un effort à développer en faveur dune gestion des ressources humaines qui favorise les évolutions professionnelles, et dune organisation qui permettrait une meilleure articulation entre vie professionnelle et vie familiale et renforcerait lattractivité des métiers.
Les compétences recherchées évoluent et loffre de formation continue couvre peu ou imparfaitement certaines thématiques : sécurité, autisme, maladie dAlzheimer, management déquipe, écrits professionnels, démarche qualité, démarche dévaluation
Par ailleurs, certaines catégories de travailleurs sociaux ont des besoins spécifiques en matière de formation continue - peu ou mal couverts - par loffre de formation actuelle : assistants familiaux, aides à domicile
Compte tenu de sa dispersion sur un grand nombre de prescripteurs (plusieurs OPCA, CNFPT, Région, Pôle Emploi
), loffre de formation continue régionale et les prises en charge financières sont peu lisibles.
Les trois principaux objectifs de cet axe dorientation partagée sont de :
1°) Renforcer les qualifications du personnel en poste afin de réduire lécart entre la qualification et le poste tenu, prévenir lusure professionnelle, tendre vers des temps pleins, faciliter le développement des trajectoires professionnelles, voire permettre la mobilité. Dans ce contexte, une attention particulière devra être accordée à la qualification des professionnels de lencadrement : direction, encadrement intermédiaire et coordination déquipe.
2°) Promouvoir des formations à lingénierie sociale.
3°) Mettre en commun le repérage des actions thématiques à développer, et construire une ingénierie de formation.
Pour ce faire, les signataires sengagent à conduire une étude dappui à la définition dun plan de professionnalisation visant à la qualification des nouveaux contrats et des salariés du secteur (Fiche action n°9)
Article 8 : lexpérimentation pour lamélioration de loffre de formation régionale
Pour répondre aux enjeux du secteur social et médico-social, en termes demploi et daménagement du territoire, notamment à travers le contrat dobjectifs, des expérimentations seront conduites afin daméliorer loffre de formation régionale en recherchant les bonnes méthodes, les bons outils et en vérifiant les conditions de leur transférabilité.
Ces expérimentations devront prendre en compte les difficultés de recrutement en personnel qualifié dans les territoires et les secteurs (personnes âgées, dépendance
) les plus fragilisés et les plus éloignés de loffre de formation régionale actuelle.
Elles devront également prendre en compte les publics qui connaissent des difficultés dinsertion professionnelle, étudier les possibilités offertes par le secteur social, notamment par la diversification des activités sur les territoires ruraux.
En termes de méthode, la définition des formations retenues pour lexpérimentation doit sappuyer sur le développement dune approche multipartenariale, la définition de nouveaux parcours de formation et leur modularité (troncs communs).
Pour ce faire, les actions suivantes seront mises en uvre :
Fiche action n°10 : Expérimenter une approche partenariale pour répondre aux besoins spécifiques sur des formations de niveaux V
Fiche action n°11 : Proposer un parcours de formation en alternance daides-soignants pour les établissements socio et médico-sociaux régionaux
Article 9 : Lamélioration de laccueil des stagiaires et le développement du tutorat
Limportance spécifique des périodes de stages dans les cursus de formation au travail social amène à accorder au déroulement de ceux-ci une importance particulière, tant au niveau des stagiaires que des établissements qui les accueillent.
De la qualité des stages dépend aussi la qualité des formations dispensées et ce, tous niveaux confondus. Or, les professionnels du travail social eux-mêmes expriment des inquiétudes sur laccueil des stagiaires dans les années à venir du fait notamment de la raréfaction des terrains de stage, de la faible disponibilité des personnels pour les encadrer et des conditions de vie sur les terrains de stage éloignés des centres urbains
.
Par ailleurs, il est particulièrement important que les terrains de stages se diversifient tant en termes de catégories détablissement et de service accueillant que de localisation géographique des stages car ces deux facteurs jouent aussi un rôle non négligeable dans la répartition des professionnels qualifiés sur le territoire régional. Or, la diversification et léloignement des terrains de stage posent souvent pour les stagiaires une question économique liée directement aux transports et à lhébergement.
Les deux principaux objectifs de cet axe dorientation partagée visent à :
Fiche action n°12 : Développer les sites qualifiants pour renforcer la qualité de laccueil des stagiaires et engager une réflexion inter partenarial sur le tutorat.
Fiche action n°13 : Améliorer laccueil des stagiaires dans des conditions qui soient économiquement viables pour eux et pour les établissements.
Titre III la vie du contrat dobjectifs
Article 10 : le pilotage du contrat
Un comité de pilotage
Instance politique de concertation et de coordination, il est composé de lensemble des signataires et se réunira au moins une fois par an, pour gérer lensemble du présent contrat.
A ce titre, il sera plus particulièrement chargé :
- de valider la programmation et la réalisation des actions prévues par leur maître douvrage,
- dassurer le suivi et lévaluation des actions mises en uvre,
- denvisager les modifications de certaines actions du présent contrat ou den proposer de nouvelles pour sadapter aux besoins et aux priorités des signataires.
Un comité technique
Il se réunira, autant que de besoin, tout au long de lannée, pour assurer la mise en uvre opérationnelle des différentes actions. Il sera composé des partenaires engagés dans laction concernée, lun dentre eux sera nommé responsable et à ce titre fera, le cas échéant, la synthèse des travaux à loccasion dun comité de pilotage.
Article 11 : le suivi et lévaluation du contrat
En fin dannée civile, chaque action définie dans le titre IV du présent contrat dobjectifs fera lobjet dun bilan au regard dindicateurs définis par lensemble des signataires. Les indicateurs, dores et déjà précisés dans les fiches actions pourront être modifiés si nécessaire.
En fin de contrat, un bilan des conditions de sa mise en uvre sera effectué sur la base de la consolidation des actions réalisées.
Article 12 : les modalités de mise en uvre
Les actions décrites dans le titre IV du présent contrat feront lobjet de participations financières des différents signataires dans une logique de développement.
La mobilisation des crédits pour les différents projets formalisés donnera lieu à des conventions particulières annuelles ou pluriannuelles entre les différents partenaires concernés, dans le respect des dispositions qui régissent les mesures utilisées.
Article 13 : la durée et la validité du contrat
Le présent contrat dobjectifs est conclu pour une durée de 5 ans, renouvelable, à compter de sa signature. Il pourra être modifié par voie davenant dénoncé par lune ou lautre des parties sur exposé des motifs avec un préavis de trois mois.
Dijon, le
L'Etat
représenté par le Préfet de la région de Bourgogne, représenté par le Recteur, représenté par le Directeur Régional de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la ForêtMadame Anne BOQUETMadame Florence LEGROSMonsieur Jean-Roch GAILLET
Le Conseil régional de Bourgogne
représenté par son Président,
Monsieur François PATRIAT
Les Conseils généraux
représentés par leurs Présidents,
Conseil général de la
Côte dOr,Conseil général de lYonne,Conseil général de la
Saône-et-Loire,Conseil général de la Nièvre,Monsieur François SAUVADETMonsieur André VILLIERSMonsieur Arnaud MONTEBOURGMonsieur Patrice JOLY
Les représentants des branches professionnelles
La CPREF de laide à domicile pour la branche de laide à domicile
La Présidente (collège employeurs)
La Vice -Présidente (collège salariés)
Madame Marie-Ange TERRADEMadame Aline GAUTHEROT
Le représentant de LUNIFED pour la branche du secteur social et médico-socialLe Président de la FEPEM Bourgogne pour le secteur des particuliers employeurs
Monsieur Alain CARONMonsieur Jean-Hubert DE KERSABIEC
La Présidente de la CPNEF des acteurs
du lien social et familial,
Madame Joëlle GARELLO
Le Pôle Emploi
représenté par son Directeur régional,LAgence Régionale de Santé en Bourgogne
Représenté par la Directrice Générale
Monsieur Pascal BLAIN
Madame Cécile COURREGES
TITRE IV LES FICHES-ACTIONS
AXE 1 L ANIMATION D UN DISPOSITIF D OBSERVATION DYNAMIQUE ET PARTENARIAL DES METIERS ET DES QUALIFICATIONS
Fiche action n°1 Observer les emplois, les qualifications et les formations
üð Objectifs
Améliorer les ajustements entre l appareil de formation et les besoins en qualification des entreprises à partir dun outil dobservation participant au développement de lemploi et à ladaptation de lappareil de formation
Description de laction
Elaboration dun document dobservation des emplois, des qualifications et des formations.
Porteur du projet
- C2R Bourgogne
Partenaires financiers
- Etat (Convention C2R Bourgogne)
- Région (Convention C2R Bourgogne)
Partenaires associés
- Organisations professionnelles
- Pôle Emploi
- Missions locales
- OPCA et observatoires des branches
Dates prévisionnelles
2011-2015
Indicateurs
Publication dun document dobservation
AXE 1 LANIMATION DUN DISPOSITIF DOBSERVATION DYNAMIQUE ET PARTENARIAL DES METIERS ET DES QUALIFICATIONS
Fiche action n°2 - Elaborer un Tableau de Bord annuel Emploi et Formation des métiers du travail social
Objectifs
Lobjectif du Tableau de Bord Emploi Formation (TBEF) sinscrit dans la suite des travaux dobservation déjà engagés au niveau régional par le C2R Bourgogne (fiche action n°1) ainsi que dans le cadre du PRIAC. Il doit permettre de mieux éclairer la décision publique en matière de soutien au développement de lemploi et des orientations à donner à la formation du secteur. Il constituera notamment :
- Une aide à la régulation de loffre de formation au niveau régional ;
- Une aide à la décision pour tous les partenaires du contrat dobjectifs ;
- Une aide à la GPEC pour lensemble des structures.
Description de laction
- Elaborer une matrice de saisie des données pour ce TBEF pour les principaux métiers du travail social en sappuyant sur lensemble des sources disponibles au plan régional ;
- Conventionner avec les principaux producteurs de données : Insee, DRJSCS, Rectorat, DRAAF
qui précisent les données demandées, la périodicité, les supports
;
- Alimenter le TBEF par les principaux métiers du travail social ;
- Analyser et commenter ces données avec lensemble des partenaires ;
- Conduire, le cas échéant, des études emploi-formation sur des territoires.
Porteur du projet
- C2R Bourgogne
Partenaires financiers
- Etat (Convention C2R Bourgogne)
- Région (Convention C2R Bourgogne)
Partenaires associés
- Organisations professionnelles
- Pôle Emploi
- OPCA
- Missions locales
- En tant que de besoin, les organismes de formation pourront être sollicités pour réaliser des enquêtes dinsertion.
Dates prévisionnelles
- 2011-2015
Indicateurs
- Réalisation du TBEF.
- Analyse des résultats avec les partenaires du contrat dobjectifs.
AXE 1 LANIMATION DUN DISPOSITIF DOBSERVATION DYNAMIQUE ET PARTENARIAL DES METIERS ET DES QUALIFICATIONS
Fiche action n° 3 - Développer un système de veille et danalyse sur lévolution des métiers du travail social
Objectifs
Le travail social est un secteur complexe recouvrant une large palette de métiers qui sexercent dans des secteurs dactivité et auprès de publics très diversifiés. Cest aussi un secteur en constante mutation : impact des grandes politiques publiques, évolution du cadre réglementaire dexercice des activités, référentiel de formations
Chaque partenaire du contrat dobjectifs possède sa propre vision de ces évolutions mais le marché du travail est un marché partagé et loffre de formation sadresse à tous. Ainsi, un système de veille et danalyse partagé sur ces évolutions favorisera le partenariat du contrat dobjectifs et permettra, si besoin, dadapter les actions du contrat ou den mettre en place de nouvelles.
Description de laction
Un engagement des partenaires par convention pour :
- Développer une activité de veille et dinformation réciproque sur les travaux statistiques et détudes entrepris par chacun ;
- Produire une note documentaire annuelle ;
- Organiser une rencontre emplois/métiers annuelle déchange entre partenaires ;
- Si besoin, élaborer des cahiers des charges communs pour lancer des enquêtes spécifiques sur des problématiques peu ou mal couvertes par linformation existante.
Porteur du projet
- C2R Bourgogne
Partenaires financiers
- Etat (Convention C2R Bourgogne)
- Région (Convention C2R Bourgogne)
Partenaires associés
- Observatoire de branche
- Organisations professionnelles
- OPCA
Dates prévisionnelles
- A définir
Indicateurs
- Accessibilité des informations et contenu des notes documentaires.
- Organisation dune rencontre annuelle.
- Lancement du cahier des charges commun pour des études à façon.
AXE 2 LAMELIORATION DE LA CONNAISSANCE ET LATTRACTIVITE DES METIERS ET DE LEUR ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL
Fiche action n°4 - Élaborer un plan dactions pour renforcer la connaissance des prescripteurs et des professionnels de lorientation sur les métiers du travail social
Objectifs
Compte tenu de la complexité et des mutations rapides que connait le secteur, les prescripteurs et les professionnels de lorientation (CIO, Missions locales, Pôle Emploi
) ont souvent des difficultés à trouver la bonne information, au bon endroit. Par ailleurs, malgré les référentiels métiers existants, il leur est également difficile dappréhender les situations de travail ainsi que les sous-secteurs et/ou territoires plus particulièrement offreurs demploi.
Description de laction
- Constituer un réseau de contributeurs volontaires parmi les partenaires du contrat dobjectifs pour travailler sur la représentation des métiers du travail social ;
- Sur la base de ce travail construire un plan dactions partenarial de communication régionale en direction, dans un premier temps, des prescripteurs et des professionnels de lorientation.
Porteur du projet
- CPRE aide à domicile
- UNIFED
- FEPEM
Partenaires financiers
- A étudier pour la mise en uvre du plan
Partenaires associés
- Etat
- Organisations professionnelles
- OPCA
- Pôle emploi
- Région
- Prescripteurs et professionnels de lorientation
Dates prévisionnelles
- 2011/2012 : Elaboration du plan
- 2012-2015 : Mise en uvre
Indicateurs de suivi
- Production du plan dactions ;
- Un bilan annuel des actions entreprises dans le domaine de la communication sur les métiers du travail social en direction des prescripteurs et orientateurs.
AXE 3 LARTICULATION ET LA DIVERSIFICATION DES DIFFERENTES VOIES D ACCES A LA QUALIFICATION
Fiche action n°5 - Favoriser la mise en Suvre de l apprentissage
üð Objectifs
L apprentissage est une voie de formation peu exploitée pour le secteur. Il convient d envisager l élargissement de la palette des diplômes qui peuvent être ouverts par lapprentissage dans le respect des grands équilibres entre les différentes voies de formation.
Cette mesure vise également à :
- Permettre un accès aux formations qualifiantes du travail social aux jeunes les plus éloignés de lemploi et de la qualification ;
- Favoriser légalité des chances ;
- Répondre aux difficultés de recrutement dans certains établissements, notamment en milieu rural.
üð Description de l action
- Créer un CFA interbranches hors-les-murs : aide à domicile, médico-social non lucratif, privé lucratif et secteurs publics (hospitalier & CNFPT).
- La création de ce CFA permettra, à partir de l existant, une section d apprentissage à lIRTESS intégrée dans le dispositif de « voie promotionnelle », de pérenniser et développer lapprentissage en létendant à dautres diplômes que ceux accessibles actuellement et en associant dautres partenaires.
- Une fonction essentielle du responsable du CFA sera la promotion de lalternance auprès des employeurs du secteur.
- Privilégier dans un premier temps les niveaux V, en y intégrant les aides-soignantes.
- Réfléchir à la contrainte spécifique de la possible concurrence entre dispositifs voie directe/alternance sur les terrains de stage
.
- Compte tenu de la dispersion géographique des apprentis, réfléchir au développement de la FOAD.
Porteur du projet
- Les branches professionnelles concernées : aide à domicile, social et médico-social non lucratif, privé lucratif et secteurs publics.
Partenaires financiers
- Etat
- OPCA (fonds mutualisés)
- Branches professionnelles concernées
- Région
Partenaires associés
- ANFH
- CNFPT
Dates prévisionnelles
- Dès le démarrage du contrat dobjectifs
Indicateurs
- Constitution du CFA
AXE 3 LARTICULATION ET LA DIVERSIFICATION DES DIFFERENTES VOIES DACCES A LA QUALIFICATION
Fiche action n°6 - Encourager le développement de la VAE pour les certifications de lintervention sociale et de laide à domicile
Objectifs
Lensemble des certifications aux métiers du travail social est ouvert à la VAE mais, à ce jour, les résultats tant en termes de demandes que de validations partielles ou totales ne semblent pas encore avoir atteint leur optimum.
Or, au-delà de la certification en tant que telle, la VAE représente aussi pour les salariés ou les demandeurs demploi un enjeu de mobilité et de sécurisation des parcours professionnels.
Description de laction
Élaborer une convention régionale relative au développement de la VAE dans le secteur de lintervention sociale et de laide à domicile entre lEtat, la Région et le Comité régional des certificateurs publics afin de définir des orientations en matière :
- De communication et de promotion de la VAE ;
- Dinformation et dorientation ;
- Daccès des publics à la VAE ;
- Daccompagnement des publics tout au long de leur parcours ;
- De mobilisation et de formation des membres des jurys.
Porteur du projet
- Comité régional des certificateurs publics de la VAE
Partenaires associés
- Etat
- OPCA
- Organisations professionnelles
- Pôles ressources régionaux : pôle ressources VAE de lIRTESS, le CRIFAD pour laide à domicile et dautres opérateurs régionaux (AFPA, GRETA...).
- Pôle emploi
- Région
Date Prévisionnelle
- Démarrage des travaux de mise en uvre mars 2011.
- Signature de la convention en 2011.
Indicateurs
- Signature de la convention
AXE 3 LARTICULATION ET LA DIVERSIFICATION DES DIFFERENTES VOIES DACCES A LA QUALIFICATION
Fiche action n°7 - Construire une offre de formation préparant aux concours et aux épreuves de sélection à lentrée en formation
Objectifs
- Favoriser laccès des publics éloignés de lemploi ou des salariés du secteur aux formations qui permettent dexercer un métier du secteur social.
- Augmenter les potentialités de réussite aux concours et épreuves de sélection des publics concernés.
Description de laction :
- Définir, en lien avec les acteurs concernés, les pré-requis nécessaires pour entrer en formation qualifiante ou se présenter à un concours dans les meilleures conditions.
- Intégrer ces éléments dans les cahiers des charges des différents opérateurs qui dispensent des formations qui préparent à laccès aux formations qualifiantes.
- Mettre en place des formations «préparant aux concours ou aux sélections» adaptées au public accueilli.
Porteur du projet
- Région
Partenaires financiers
- OPCA
- Pôle Emploi
- Région
Partenaires associés
- Organisations professionnelles
- Pôle Emploi
- Missions locales
- Organismes de formation
Date prévisionnelle
- 2011-2015
Indicateurs
- Nombre de bénéficiaires accueillis
- Taux dentrée en formation qualifiante (par voie de sélection ou de concours).
AXE 3 LARTICULATION ET LA DIVERSIFICATION DES DIFFERENTES VOIES DACCES A LA QUALIFICATION
Fiche action n°8 Renforcer laccès à la qualification des demandeurs demploi
Objectifs
- Structurer une offre de formation sur lensemble du territoire en lien avec les besoins du secteur, des demandeurs demploi et des territoires.
- Ainsi, lélaboration de loffre de formation fait lobjet dune co-construction régulière entre la Région et les autres financeurs (dont Pôle Emploi).
Description de laction
- Déterminer annuellement, en lien avec les partenaires, les besoins en matière de formation continue des demandeurs demploi ;
- Croiser ces informations avec les données issues des territoires ;
- Déterminer, en concertation avec les autres financeurs, les conditions de financement respectif ;
- Procéder aux achats dans le cadre de la commande publique.
Porteur du projet
- Région
Partenaires financiers
- OPCA
- Pôle Emploi
- Région
Partenaires associés
- Organisations professionnelles
- Missions locales
Dates prévisionnelles
- 2011-2015
Indicateurs
- Nombre dactions achetées (Répartition territoriale)
- Nombre de bénéficiaires
AXE 4 LE RENFORCEMENT DE LA PROFESSIONNALISATION DES SALARIES ET LE DEVELOPPEMENT DES COMPETENCES PAR LA FORMATION TOUT AU LONG DE LA VIE
Fiche action n°9 - Réaliser une étude dappui à la mise en uvre dun plan de professionnalisation
Objectifs
La définition dun véritable plan dactions interbranches, visant spécifiquement au renforcement de la qualification et de la professionnalisation des nouveaux entrants et des salariés déjà en poste pour faire face aux évolutions nécessaires de la pratique de lintervention sociale, nécessite une étude complémentaire aux travaux déjà réalisés en Bourgogne : Schéma des formations sociales, PRIAC, document dobservation du C2R Bourgogne et groupes techniques réunis dans le cadre de la préparation du contrat dobjectifs... Cette étude devra apporter un éclairage particulier sur :
- Les savoirs de base des demandeurs demploi ou des salariés de niveau V déjà en poste ;
- Les formations spécifiques à lencadrement pour les actifs en exercice ;
- La prise en compte de la problématique des salariés en deuxième partie de carrière (mobilité
) et la prévention de lusure professionnelle, logistique du travail et des temps de travail.
Description de laction
- Elaborer le cahier des charges de létude ;
- Compléter, le cas échéant, létude par une enquête qualitative réalisée auprès dun panel détablissements et de services de lensemble des branches professionnelles et administrations (FPT, FPH
) concernées ;
- Définir un plan de professionnalisation des actifs du secteur.
Porteur du projet
- Organisations professionnelles
Partenaires financiers
- Etat
- FSE
- OPCA
- Région
Dates Prévisionnelles
- Dès le démarrage du contrat dobjectifs
Indicateurs
- Réalisation de létude
- Mise en place dun plan de professionnalisation
AXE 5 LEXPERIMENTATION POUR LAMELIORATION DE LOFFRE DE FORMATION REGIONALE
Fiche action n°10 - Expérimenter une approche partenariale pour répondre aux besoins spécifiques sur des formations de niveaux V
Objectifs
Laction vise à expérimenter la mise en place de parcours de formation de niveau V sur des territoires éloignés de loffre de formation régionale, dans des secteurs qui ont des difficultés à recruter (personnes âgées
) et pour des personnes qui connaissent des difficultés dinsertion professionnelle.
Description de laction
Cette action, issue des recommandations du PRIAC, consiste à :
Constituer un tronc commun AS/DEAVS/DEAMP et des modules spécifiques à chacune des formations ;
Ouvrir une sélection et un concours spécifique.
Porteur du projet
- ARS
Partenaires associés
- DRJSCS
Partenaires financiers
- OPCA
- Pôle Emploi
- Région
Dates prévisionnelles
- Constitution tronc commun : 2011
- Ouverture concours : 2012
Indicateurs
- Mise en uvre de laction expérimentale
- Détermination des conditions de reproductibilité de lexpérimentation
AXE 5 LEXPERIMENTATION POUR LAMELIORATION DE LOFFRE DE FORMATION REGIONALE
Fiche action n°11 - Proposer un parcours de formation en alternance daides-soignants pour les établissements socio et médico-sociaux régionaux
Objectifs
Les établissements médico-sociaux et les services à domicile (dont les SSIAD), plus particulièrement ceux des territoires isolés, rencontrent plus de difficultés que les autres à recruter des aides-soignants. Par ailleurs, les besoins liés à la qualification des personnels déjà en poste (qualification des faisant fonction) sont importants, le nombre de places ouvertes au concours limité et le concours très sélectif.
La réflexion sur la formation par alternance des aides-soignants pour les établissements médico-sociaux a permis aux employeurs de professionnaliser des salariés qui seront davantage susceptibles de rester dans la structure, surtout pour les établissements situés dans des zones de tension.
Description de laction
- Recruter, avec laide de Pôle Emploi, en contrats aidés spécifiques des demandeurs demploi ayant déjà un premier niveau détude leur permettant de ne passer que loral du concours daide-soignant ;
- Former les candidats à loral du concours afin de leur assurer les meilleures chances possibles de réussite ;
- Préparer la formation daide-soignant en contrat de professionnalisation.
Porteur du projet
- Croix Rouge ou UNIFED
Partenaires financiers
- Etat
- Pôle Emploi
- UNIFAF
- UNIFORMATION
Partenaires associés
- ARS
- Région
Dates prévisionnelles
- Novembre et décembre 2010 : rencontres des adhérents des 4 départements afin de présenter le projet et ses modalités de mise en uvre.
- 24 janvier au 13 mai 2011 : formation préparatoire aux épreuves de sélection. Session dispensée par lIRFSS de Bourgogne autour de 3 unités de formation (Thèmes sanitaires et sociaux : 98 heures ; préparation à lentretien : 49 heures ; Travail sur le projet professionnel : 49 heures).
- Après validation des épreuves de sélection, rentrée en formation en alternance à lIRFSS de Bourgogne le 1er septembre 2011 pour une durée de 24 mois.
Indicateurs
- Nombre de personnes suivant lintégralité du cursus
- Nombre de réussites à lexamen
AXE 6 LAMELIORATION DE LACCUEIL DES STAGIAIRES ET LE DEVELOPPEMENT DU TUTORAT
Fiche action n°12 - Développer une approche partenariale et territorialisée des sites qualifiants et du tutorat
Objectifs
Le développement des sites qualifiants est inscrit dans la réforme des formations sociales. Lenjeu global de cette action est donc de pouvoir disposer dun dispositif de formation pratique le plus pertinent possible et au plus près des stagiaires sur lensemble du territoire bourguignon.
Il se heurte néanmoins actuellement à des contraintes humaines (faible disponibilité des personnels en poste pour encadrer les stagiaires
) et financières (gratification des stages, formations des encadrants, reconnaissance des fonctions dencadrement de stagiaires, compensation des temps passés en formation pour ceux-ci
dans des équipes où les effectifs sont en tension).
Les apprentissages qui se réalisent au cours des mises en situation professionnelle mobilisent des accompagnateurs : tuteurs, référents, maîtres dapprentissage, référents de site qualifiant pour lesquels existent des formations.
Description de laction
- Définir une démarche et la promouvoir auprès des employeurs pour les inciter à accueillir des stagiaires ;
- Aider les établissements qui accueillent les stagiaires à entrer dans la démarche « site qualifiant » :
o Définition de pré requis pour les sites qualifiants ;
o Communication sur ce que sont les sites qualifiants ;
o Communication sur loffre de formation pour les encadrants (tuteurs
) ;
o Echanges de bonnes pratiques
- Porter une réflexion sur la reconnaissance des statuts pour laccompagnement pédagogique dans le cadre de sites qualifiants.
Porteur du projet
- DRJSCS
Partenaires associés
- Organisations professionnelles
Dates prévisionnelles
- Première réunion avec les organisations professionnelles en mai 2011
Indicateurs
- Nombre de site qualifiants déclarés
AXE 6 LAMELIORATION DE LACCUEIL DES STAGIAIRES ET LE DEVELOPPEMENT DU TUTORAT
Fiche action n°13 - Améliorer les conditions de vie des stagiaires
Objectifs
Trouver un stage, se loger et se déplacer est parfois difficile car les périodes de stage sont nombreuses dans toutes les formations au travail social. La pression mise sur les terrains de stage existants plaide également pour la recherche dune diversification de ceux-ci, y compris dans des territoires isolés. Celle-ci repose sur un accès à un hébergement plus diversifié, pour les stagiaires.
Lobjectif de cette action est réfléchir à louverture de solutions alternatives dhébergement et daides aux transports pour les apprenants.
Description de laction
- Etudier les possibilités dhébergement et de déplacement offertes par les territoires ainsi que leur prise en charge éventuelle dans le cadre de différents dispositifs régionaux existants. Ce soutien pourrait sinscrire pour la partie gratification des stagiaires (niveau 3, + de 3 mois de stage), dans le cadre de la Loi du 31 mars 2006 sur légalité des chances.
- Réfléchir à de nouvelles modalités daccueil des stagiaires.
Porteur du projet
- Organisations professionnelles
Partenaires financiers
- A définir
Partenaires associés
- Etat
- Organisations professionnelles
- Région
Dates prévisionnelles
- A préciser
Indicateurs
- A préciser
Annexe
PERIMETRE METIERCode PCSLibellé profession434ACadres de l'intervention socio-éducative434BAssistants de service social434CConseillers économie sociale familiale434DEducateurs spécialisés434EMoniteurs éducateurs434FEducateurs spécialisés moniteurs atelier434GEducateurs de jeunes enfants435ADirecteurs centre socioculturel loisir435BAnimateurs socioculturels et de loisirs526AAides-soignants526DAides médico-psychologiques563AAssistantes maternelles, gardes enfants563BAides à domicile, aides ménagères
PERIMETRE FORMATIONFORMATIONS PRINCIPALESNom de la certificationSigleNiveauSignataire(s) de la certificationCAPA Services en milieu ruralCAPA SMRVMinistère de l'AgricultureBEPA Services, spécialité services aux personnes VMinistère de l'AgricultureSIL Accompagnement aux personnes âgées et/ou handicapées à domicile VMinistère de l'AgricultureBac Pro Services en milieu ruralBac Pro SMRIVMinistère de l'AgricultureBTSA Services en Espace RuralIVMinistère de l'AgricultureDiplôme d'Etat d'Auxiliaire de vie socialeDEAVSVMinistère de la Santé, de la jeunesse et des sportsDiplôme d'Etat d'Aide médico-psychologiqueDEAMPVMinistère de la Santé, de la jeunesse et des sportsDiplôme d'Etat d'Assistant familialDEAFVMinistère de la Santé, de la jeunesse et des sportsDiplôme d'Etat de Technicien de l'intervention sociale et familialeDETISFIVMinistère de la Santé, de la jeunesse et des sportsDiplôme d'Etat d'Assistant de service socialDEASSIIIMinistère de la Santé, de la jeunesse et des sportsDiplôme d'Etat d'Educateur de jeunes enfantsDEEJEIIIMinistère de la Santé, de la jeunesse et des sportsDiplôme d'Etat de Médiateur familialDEMFIIMinistère de la Santé, de la jeunesse et des sportsCertificat d'aptitude aux fonctions d'encadrement et de responsable d'unité d'intervention socialeCAFERUISIIMinistère de la santé, de la jeunesse et des sportsCertificat d'aptitude aux fonctions de directeur d'établissement social ou de service d'intervention socialeCAFDESIMinistère de la santé, de la jeunesse et des sportsDiplôme d'Etat d'Ingénierie sociale (anciennement Diplôme supérieur en travail social (DSTS))DEISIMinistère de la santé, de la jeunesse et des sportsDiplôme dEtat dAide soignantDEASVMinistère de la santé, de la jeunesse et des sportsCAP Petite EnfanceCAP PEVMinistère de l'Education nationaleCAP Agent de prévention et de médiationCAP APMVMinistère de l'Education nationaleCAP Assistant technique en milieux familial et collectifCAP ATMFCVMinistère de l'Education nationaleBEP Carrières sanitaires et socialesBEP CSSVMinistère de l'Education nationaleMC Aide à domicileMC ADVMinistère de l'Education nationaleBac Pro Services de proximité et vie localeBac Pro SPVLIVMinistère de l'Education nationaleBac Techno Sciences et techniques médico-socialesBac SMSIVMinistère de l'Education nationaleBac Sciences et technologies de la santé et du social (depuis la rentrée 2007)Bac ST2SIVMinistère de l'Education nationaleDiplôme d'Etat aux fonctions de moniteur éducateur DEMEIVMinistère de l'Education nationaleBTS Economie sociale et familialeBTS ESFIIIMinistère de l'Education nationaleBTS Services et prestations des secteurs sanitaire et social (depuis la rentrée 2008)BTS SP3SIIIMinistère de l'Education nationaleDiplôme de Conseiller en économie sociale et familialeDCESFIIIMinistère de l'Education nationaleDiplôme d'Etat d'Educateur technique spécialiséDEETSIIIMinistère de l'Education nationaleDiplôme d'Etat d'Educateur spécialiséDEESIIIMinistère de l'Education nationaleDEUST Gestion et médiation socialeDEUST GSFIIIMinistère de l'Education nationaleDU Action humanitaire IIIMinistère de l'Education nationale
DU Aptitude aux fonctions de cadres du travail social
III
Ministère de l'Education nationaleDU Maintien à domicile IIIMinistère de l'Education nationaleDU Technique d'animation IIIMinistère de l'Education nationaleLicence Pro d'Intervention sociale, spécialité agent de développement local IIMinistère de l'Education nationaleDiplôme interdisciplinaire de gérontologie de lUniversité de BourgogneDIGUBIIMinistère de l'Education nationaleTP Assistant de vie aux familles VMinistère du travailAgent d'accompagnement des personnes auprès des personnes âgées et/ou dépendantesAAPAPDDVDirecteur de l'association des foyers de province, Directeur du GRETA du CharolaisTitre de niveau V Employé familialVBranche Professionnelle des Salariés du Particulier EmployeurTitre de niveau V Assistant de vie dépendanceVBranche Professionnelle des Salariés du Particulier EmployeurTitre de niveau V Assistant maternel /Garde denfantsVBranche professionnelle Assistants maternels du particulier employeurSurveillant de nuit qualifié VBranche de l'action sanitaire et sociale (BASS)Maîtresse de maison VBranche de l'action sanitaire et sociale (BASS)Moniteur d'atelier IVBranche de l'action sanitaire et sociale (BASS)Préqualification aide à la personne VI Préqualification sanitaire et social VI FORMATIONS CONNEXESDiplôme d'Etat relatif aux fonctions d'animation, remplacé par un DE Animation socioculturelle (niv III) et un DES Animation socioculturelle (niv II) au 1er janvier 2009DEFAIIIMinistère de la Santé, de la jeunesse et des sportsBEATEP Personnes âgées, remplacé par le Brevet Professionnel de la Jeunesse, de léducation populaire et du sport, Animation sociale au 1er janvier 2009BPJEPSIVMinistère de la Santé, de la jeunesse et des sportsBEATEP Enfance, jeunesse et BEATEP Activité sociale et vie locale, remplacés par le Brevet Professionnel de la Jeunesse, de léducation populaire et du sport, Loisirs tous publics au 1er janvier 2009BPJEPSIVMinistère de la Santé, de la jeunesse et des sports
RAPPORT N° 5
FONCTION : 5-ACTION SOCIALE
Politique revenu de solidarité activeCONVENTION RELATIVE A LA GESTION DU REVENU DE SOLIDARITE ACTIVE
LE CADRE DE REFERENCE
Dans le cadre de la mise en place du Revenu de Solidarité Active (RSA) par la loi n°2008-1249 du 1er décembre 2008, le Conseil Général de la Nièvre a signé le 3 septembre 2009 une convention relative à la gestion du Revenu de Solidarité Active avec la Caisse dAllocation Familiales de la Nièvre. Cette convention est prévue pour une durée de 3 ans.
Ce dispositif rentre dans les priorités du projet Nièvre 2021, « La Nièvre terre dépanouissement » en favorisant les parcours dinsertion et le retour vers lemploi.
LA PRESENTATION DU DOSSIER
Le service et le contrôle du RSA sont assurés par la Caisse dAllocations Familiales de la Nièvre. La convention précise, dans un tableau de délégation, les compétences déléguées aux organismes payeurs.
La convention signée en 2009 avec la Caisse dAllocations Familiales ne prévoyait pas le RSA jeune, celui ci nétant entré en vigueur que le 1er septembre 2010.
Cest pourquoi, il vous est proposé de modifier, par avenant, la convention de gestion dans son article 2-1 afin dintégrer le RSA jeune et de modifier en conséquence le tableau de délégation.
Ainsi, pour les dossiers nécessitant un examen particulier, le Conseil Général délègue à la Caisse dAllocations Familiales la détermination des revenus des jeunes pour louverture du droit au RSA jeune.
De même, la CAF reçoit délégation pour traiter les recours administratifs pour les bénéficiaires du RSA jeune « socle et chapeau » y compris les demandes de remises de dettes, cette prestation étant financée intégralement par lEtat.
LA PROPOSITION
Je vous propose de m'autoriser à signer avec la Caisse dAllocations Familiales de la Nièvre lavenant n°3 à la convention relative à la gestion du Revenu de Solidarité Active (RSA), ci-annexé, ainsi que tout avenant et document afférents au traitement de ce dossier.
AVENANT N°3
A LA CONVENTION RELATIVE A LA GESTION
DU REVENU DE SOLIDARITE ACTIVE
Entre dune part :
Le Conseil Général de la Nièvre, représenté par Monsieur Patrice JOLY, Président du Conseil Général, Hôtel du Département 58039 NEVERS Cedex
Et dautre part :
La Caisse dAllocations Familiales de la Nièvre, représenté par Madame Bérénice BERGER, Directrice, 83 rue des Chauvelles 58 013 NEVERS Cedex ;
Vu les articles L 262-25.I et R 262-60 du Code de lAction Sociale et des Familles,
Vu la loi n°2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés locales,
Vu la Loi n° 2008-1249 du 1er décembre 2008 généralisant le Revenu de Solidarité Active (RSA) et réformant les politiques dinsertion,
Vu le décret dapplication n° 2009-404 du 15 avril 2009 relatif au Revenu de Solidarité Active,
Vu la délibération du Conseil Général du 18 mai 2009 relative à la convention de gestion du Revenu de Solidarité Active,
Il est convenu ce qui suit :
Article 1 :
Larticle 2-1 de la convention de gestion du RSA est ainsi modifié : « Le Conseil Général de la Nièvre délègue à la CAF, à la date de signature de la présente convention, une partie de ses compétences relatives à la gestion du RSA et du RSA jeune et dont le détail est précisé dans le tableau joint en annexe ».
Article 2 :
Le présent avenant est conclu pour la durée de la convention.
Fait à Nevers, le
Le Président du Conseil Général
de la NièvreLa Directrice de la Caisse
dAllocations Familiales de la Nièvre
Patrice JOLY
Bérénice BERGER
RAPPORT N° 6
FONCTION : 5-ACTION SOCIALE
Politique personnes agéesINTERNALISATION DES CLIC (CENTRE LOCAL D'INFORMATION ET DE COORDINATION) DANS LES SERVICES DU CONSEIL GENERAL
LE CADRE DE REFERENCE
La loi n° 2002-02 du 2 janvier 2002 a créé les Centres Locaux d'Information et de Coordination (CLIC). L'article 56 de la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 place les CLIC sous la responsabilité du Conseil Général.
Les missions des 3 CLIC ont été formalisées dans un cahier des charges validé par la commission permanente du 17 mai 2010.
Une convention dobjectifs et de financement entre le Conseil Général et les CLIC pour lannée 2011 a été adoptée par la commission permanente du 4 juillet 2011.
Axe Nièvre 2021 « Nièvre Créatrice de liens Revendiquer nos aînés ».
LA PRESENTATION DU DOSSIER
Notre collectivité, dans le cadre du programme territorial Nièvre 2021 et laction « Renvendiquer nos Aînés », a choisi de changer notre regard sur les personnes âgées et de considérer leur présence comme une chance et une richesse. Le vieillissement de la population doit être considéré comme un atout pour les territoires.
Le Conseil Général, chef de file de la politique gérontologique avec lacte II de la décentralisation, exerce des missions daccueil et dinformation avec les 3 CLIC nivernais qui sont des associations loi 1901 avec des profils différents : CLIC Nevers Sud Nivernais : association ; CLIC Bourgogne Nivernaise : association intégrée au Pays en 2012 ; CLIC Nivernais Morvan : association commune avec le Réseau de Coordination. Les CLIC exercent des missions énumérées dans un cahier des charges par délégation du Conseil Général et financées dans ce cadre.
Cette organisation doit évoluer pour permettre une adaptation de la politique publique aux enjeux du vieillissement et :
Permettre de renforcer la coordination gérontologique départementale entre les acteurs exerçant sur un même champ de compétence : accueil, information, accompagnement et coordination à destination des personnes âgées et de leur famille
Depuis 2005, les 11 sites daction médico-sociale sont bien connus de la population. Laccueil, linformation et la coordination sont réalisés par les sites ainsi que le suivi et laccompagnement des usagers.
Aujourdhui, il y a superposition des deux réseaux (CLIC et sites daction sociale) sans que la lisibilité de loffre aux usagers ne soit satisfaisante. Cette organisation complexe saccompagne dune lourdeur en matière de coordination.
Il apparaît dès lors indispensable de rendre plus complémentaires les interventions en plaçant lensemble des moyens sous une même autorité.
Offrir un service de qualité sur lensemble du territoire :
Les CLIC ont initié des activités, différentes selon les territoires, conduisant ici ou là des expérimentations mais avec une difficulté à mutualiser leurs expériences. Grâce à un réseau dense et une implication de lensemble de ses acteurs sociaux, le Conseil Général souhaite mettre à disposition des personnes âgées une information et des conseils sur lensemble du territoire.
Il tirera dautre part les enseignements de lactivité des CLIC en poursuivant les chantiers en cours et en inventant avec les bénévoles impliqués dans les structures de nouvelles formes de concertation et danalyse du besoin.
Le Conseil Général ne reprendra pas à son compte les missions et les tâches relevant des compétences explicites dautres acteurs publics et en particulier des régimes de protection retraite.
Créer un service public dédié aux personnes âgées avec pour ambition :
1. de développer des stratégies territoriales liées au vieillissement
2. de répondre de façon organisée et efficiente aux axes du schéma gérontologique
3. de répondre et de garantir une équité de traitement départemental des usagers
4. de permettre une meilleure lisibilité de la politique gérontologique départementale
5. daméliorer lefficience dans laccompagnement en réduisant la multitude dacteurs
6. et de promouvoir une coordination départementale déclinée au niveau de chaque site
7. de donner une place départementale aux bénévoles uvrant dans le champ gérontologique.
Afin de préparer cette évolution, chacun des CLIC a été concerté :
- une première rencontre en juillet 2011 avec Monsieur le Directeur Général des Services,
- une rencontre le 26 septembre 2011 avec Monsieur le Président du Conseil Général.
Suite à ces échanges, le Conseil Général propose de réintégrer lexercice de sa compétence « information et coordination gérontologique » au sein de ses services.
Cette décision saccompagne dune proposition dabsorption des missions personnels et moyens jusque là à la disposition des trois CLIC couvrant le territoire départemental.
Cette solution doit permettre en autre :
- de garantir la continuité du service,
- dassurer une pérennité de lemploi pour les agents concernés.
Un calendrier des modalités de reprise sera adapté aux réalités et contraintes de chaque structure (afin que les instances de la collectivité soient consultées, mais également que le conseil dadministration des structures puissent délibérer en conséquence), lobjectif étant une effectivité complète au 30 juin 2012.
LA PROPOSITION
Je vous propose :
- dadopter le principe de lintégration des missions confiées par le Conseil Général aux CLIC au sein des services du Département avec mise en uvre à compter du 1er janvier 2012 ;
- de mautoriser à engager toutes les démarches nécessaires à la réalisation de cette décision ;
- de donner délégation à la Commission Permanente pour connaître du dossier en tant que de besoin.
RAPPORT N° 7
FONCTION : 5-ACTION SOCIALE
Politique personnes handicapéesADAPTATION DE L'OFFRE D'ACCUEIL PERMANENT EN ETABLISSEMENT AUX PERSONNES HANDICAPEES VIEILLISSANTES (PHV)
LE CADRE DE REFERENCE
En 2007, le schéma départemental du handicap (2006-2010) élaboré conjointement avec les services de lEtat a établi un état des lieux du nombre de Personnes Handicapées Vieillissantes (PHV) et démontré ainsi que cette problématique était importante à traiter rapidement. En effet, en 2006, 75 PHV sont accueillies au sein de structures adultes handicapés. En 2010, on en compte 86. Parallèlement il est constaté, depuis quelques années, des places vacantes récurrentes dans quelques Etablissements Hébergeant des Personnes Agées Dépendantes (EHPAD).
Cest pourquoi, le Département a fait le choix de développer une réflexion spécifique autour de cette problématique au sein du schéma gérontologique (2010-2014) et sest fixé les 2 options suivantes :
- concilier une prise en charge adaptée des PHV entre le nombre de places vacantes identifiées dans certains EHPAD et le nombre de places autorisées ;
- envisager la création dunités spécifiques pour PHV rattachées à un établissement du secteur du handicap déjà existant.
Ces orientations sinscrivent dans le programme politique Nièvre 2021 sous laction 16 intitulée « Revendiquer nos Aînés » et doivent assurer un service équitable à tous les nivernais concernés par le handicap et le vieillissement dans le respect du projet de vie de la personne.
LA PRESENTATION DU DOSSIER
Dans ces conditions, le Conseil Général propose 2 orientations :
La recherche de loptimisation des taux doccupation de certains EHPAD, dans la limite des places autorisées, par la création de petites unités pour adultes handicapés vieillissants dans le but de pérenniser les emplois et les compétences.
La barrière dâge de 60 ans nexiste plus. Est prise en compte la notion dincapacité liée aux besoins nouveaux en lien avec lavancée en âge entraînant une perte dadaptabilité présentant une usure précise des fonctions et une diminution du rythme de vie.
Certains EHPAD accueillent déjà des personnes handicapées vieillissantes âgées de plus de 60 ans. Malgré cela, leurs taux doccupation natteignent pas un seuil optimal.
Les critères déligibilité pouvant être fixés pour déterminer les établissements pour personnes âgées au sein desquels pourrait être envisagée la création dune unité spécifique, sont les suivants :
- Les EHPAD présentant plus dune dizaine de places vacantes récurrentes : en effet, une photographie annuelle établie par lobservatoire social et médico-social depuis 2006 fait état de 50 places vacantes récurrentes dans le Département.
- Les EHPAD se situant à proximité dun hébergement permanent ou non pour adultes handicapés afin de faciliter les passerelles et respecter la continuité de la prise en charge.
La création dunités pour handicapés vieillissants annexées à des foyers de vie nécessitant une médicalisation partielle.
Il est observé que la population handicapée a évolué de façon significative depuis ces dernières années. En 2006, elle représentait plus dun tiers de la population âgée de plus de 41 ans en établissement. En 2010, elle sélève à près de la moitié. Certains adultes ont établi leur lieu de domicile définitif au sein du foyer de vie dans lequel ils vivent, la plupart du temps, depuis lâge de 20 ans.
Les unités envisagées sont des accueils de « lentre deux » qui ne nécessitent pas une médicalisation totale mais partielle, quil est nécessaire de solliciter auprès des services de lEtat. Ainsi, le Schéma Régional dOrganisation Médico-Sociale (SROMS), en cours délaboration, piloté par lAgence Régionale de Santé (ARS), qui sappuie sur les orientations des schémas départementaux, prévoit la médicalisation de places en foyers de vie. Cependant, le nombre défini de places qui sera financé par lEtat est méconnu à ce jour.
Ces créations permettront le renouvellement et le rajeunissement de certains foyers de vie qui sont devenus, pour certains, des lieux pour personnes handicapées vieillissantes. Ainsi, ils répondront à la demande prévisionnelle croissante dune douzaine de jeunes de 18 ans qui, nayant pas de places en foyer de vie, se maintiennent dans des établissements pour enfants et basculent dans le dispositif « Amendement Creton » qui coûte plus cher quune place en foyer de vie.
Des critères déligibilité peuvent être également fixés afin de déterminer les établissements pour personnes handicapées au sein desquels pourrait être envisagée la création dune unité spécifique. On peut distinguer les 3 critères cumulatifs suivants :
- un projet unique par organisme gestionnaire regroupant plus de 2 établissements et services permettant dassurer un maillage du territoire ;
- un projet rattaché à un foyer de vie représentant une population composée pour moitié de résidents âgés de plus de 41 ans et/ou dont la moyenne dâge du foyer dépasse 40 ans ;
- un projet inscrit dans un Contrat Pluriannuel dObjectifs et de Moyens (CPOM).
LA PROPOSITION
Il vous est ainsi proposé :
- de travailler à laménagement dunités pour handicapés vieillissants sur les EHPAD, présentant plus dune dizaine de places vacantes récurrentes se situant à proximité dun hébergement permanent pour adultes handicapés ;
- dautoriser le lancement de projets de créations dunités pour handicapés vieillissants rattachés aux foyers de vie suivant lordre de signature des CPOM travaillés avec les associations gestionnaires.
RAPPORT N° 8
FONCTION : 9-DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE
Politique développement économiqueINDUSTRIE GRAPHIQUE - IMPLANTATION D'UNE UNITE INDUSTRIELLE D'IMPRESSION SUR VERRE A CHATEAU-CHINON
LE CADRE DE REFERENCE
Dans le cadre de la démarche Nièvre 2021, le Conseil Général sest engagé dans la définition dun Schéma Départemental de Développement Economique dans laquelle il est apparu nécessaire daccompagner la création dentreprise sur le territoire.
Depuis plusieurs années, le territoire de Château-Chinon (et plus particulièrement la commune de Château-Chinon et son bassin de vie) est touché par les restructurations industrielles et militaires, engendrant une suppression conséquente demplois.
LA PRESENTATION DU DOSSIER
Industrie Graphique de Chauny est une société spécialisée dans la fabrication dobjets destinés à la publicité sur lieu de vente et limpression sur verre. Elle souhaite implanter dans les anciens locaux de DIM, à Château Chinon, une unité industrielle dimpression du verre et de développement de technologies associées à lutilisation du verre.
Le marché de motifs décoratifs sur verre (avec une variation importante des couleurs) est en forte demande. Parmi les cibles de clientèles, on trouve : les cloisonneurs, les miroitiers, les architectes dintérieur, les cuisinistes, les spécialistes du dressing haut de gamme, les artistes (designers et photographes), les agences de marketing (utilisation du verre comme support de communication), les designers, les créateurs de mobilier
Afin de favoriser son développement à court et moyen terme, Industrie Graphique sest associée avec un verrier, la société TGVI, par un contrat dapprovisionnement/sous-traitance réciproque, ce qui permet à Industrie Graphique de sassurer dun Chiffre dAffaires minimal pour les deux premières années.
Le coût global du projet est estimé à 500 000 ¬ HT, dont 310 100 ¬ pour la première année. Cette première phase de création nécessite l achat :
- d une machine d impression sur verre : 153 300 ¬ ,
- d un four de séchage : 56 800 ¬ ,
- d une machine à laver le verre : 100 000 ¬ .
Cette implantation sur le territoire entraînerait la création de 20 emplois sur 3 ans, pour un Chiffre d Affaires de 1 612 500 ¬ en année 3.
Pour sa part l entreprise apporterait 117 070 ¬ en fonds propres. Le plan d affaire envisagé et les aides conduiraient à une rentabilité de 13 % à partir de la deuxième année d activité.
Cette prévision est basée sur un plan d affaire très optimiste que l entreprise souhaite maintenir malgré une situation économique très chahutée.
Sur ces premiers investissements (qui permettront rapidement la création de 13 emplois), le Conseil Général de la Nièvre apporterait une aide de 31 010 ¬ (soit 10 % de l assiette éligible retenue). En parallèle, l Etat (via le Fonds Restructurations Défense) se)34EFHcÜÝÞ ÷ðØÀاxgSBg-&h.ÙhÖ«)h.ÙhÖ«56B*OJQJ\]ph!h.ÙhÖ«B*CJOJQJph3fÿ' jçh.ÙhÖ«B*CJOJQJph3fÿ!h.ÙhÖ«B*CJOJQJph*h.ÙhÖ«5>*B*CJOJQJ\ph1h.ÙhÖ«56B*CJ(OJQJ\]aJ(ph1h.ÙhóMN56B*CJ(OJQJ\]aJ(ph.h.Ùhô;5B*CJ(OJQJ\]aJ(ph.h.ÙhóMN5B*CJ(OJQJ\]aJ(phh.ÙhóMNh.ÙhóMN6()EFGHIJc¤" ¶ Ì Î é û ý úúúúììááÙÙÙÙÙÙÙÙ×áÉÙááÙ
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