confederation generale du travail - Union Départementale FO 37
Car le sujet n'est pas pris à la légère par Bercy, le ministre du Budget Jérôme ...
La première, ce n'est pas nouveau, voit d'un très mauvais oeil que Laurence
Parisot ..... d'ici à 5 ans aux Etats-Unis, principalement répartis entre l'énergie et
la chimie. ..... notamment une « période probatoire à l'issue de la période d'essai
».
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CONFEDERATION GENERALE DU TRAVAIL
INCLUDEPICTURE "http://www.force-ouvriere.fr/page_principal/outils/logos/logo_fo_01.jpg" \* MERGEFORMATINET REVUE DE PRESSE
Semaine 41 du 08 au 13 - 10 - 2012
PATRONAT
L'appel de douze organisations patronales contre la taxation des plus-values le 10 octobre 2012,
Le Medef, CroissancePlus, Afic, Syntec, Ethic et sept autres organisations patronales ont signé dans la nuit du 9 au 10 octobre un appel au gouvernement, portés par le mouvement des "Pigeons entrepreneurs".
Ils ont baptisé leur missive "Etat d'urgence entrepreneurial". Douze organisations patronales, hormis la CGPME, ont signé HYPERLINK "https://www.facebook.com/lespigeonsentrepreneurs" \t "_blank" cet appel afin de demander "solennellement au gouvernement de retirer le nouveau dispositif de taxation des plus-values".
"Les aménagements envisagés en matière de seuils et de durée de détention (...) conduisent à une impasse compte tenu de diversité des situations des entreprises", décrit la lettre (voir ci-dessous).
"Nous, représentants de toutes les entreprises (...), nous sommes réunis de manière exceptionnelle. Ensemble, nous avons fait le point sur les conséquences du projet de loi de finances 2013, en particulier de la mesure envisagée sur les plus-values de cession d'actions et de droits sociaux. Nous avons constaté qu' (elle) (...) affecterait lourdement la stratégie de croissance des entreprises, (...) et lèserait durablement l'économie française", martèle le communiqué.
La taxation égale des revenus du travail et du capital faisait partie du programme de campagne du candidat François Hollande. Initiée fin septembre sur le réseau social HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/facebook/" \o "Facebook : News et nouveautés sur le réseau social - Usine Nouvelle" \t "" Facebook suite au vote à l'Assemblée nationale du projet de loi de finances 2013, la fronde des entrepreneurs n'est pas restée vaine.
Car le sujet n'est pas pris à la légère par Bercy, le ministre du Budget Jérôme Cahuzac ayant laissé la porte ouverte ce lundi 8 octobre à une modification supplémentaire de la réforme sur la taxation des plus-values sur les cessions d'entreprises.
A la tête de la fronde, le réseau d'entrepreneurs mécontents Les Pigeons (#geonpi). A son initiative, le patronat fait donc front commun sur ce dossier - certainement une première en France.
Le Medef, l'Afep (grandes entreprises), l'Afic (investisseurs dans les sociétés de croissance), Croissance Plus, EDC (entrepreneurs chrétiens), Ethic (entreprises à "taille humaine"), France Biotech, France Digitale, le Syntec numérique, PME Finance ou encore le Réseau Entreprendre ont signé l'appel au gouvernement.
Seul le syndicat CGPME n'a pas souhaité prendre part à l'initiative.
HYPERLINK "http://www.scribd.com/doc/109564954/Etat-d-urgence-entrepreneurial" \o "View Etat d'urgence entrepreneurial on Scribd" "Etat d'urgence entrepreneurial"
Paris le 09 octobre 2012
Communiqué de PresseÉtat d'urgence entrepreneurial
La France a besoin aujourd'hui de tous les entrepreneurs et de toutes les entreprises pour créerde l'activité et de l'emploi.Nous, représentants de toutes les entreprises, TPE-PME, start-ups, ETI, investisseurs, grandesentreprises, nous sommes réunis de manière exceptionnelle ce soir. Ensemble, nous avons faitle point sur les conséquences du projet de loi de finances pour 2013, en particulier de la mesureenvisagée sur les plus-values de cession
dactions et de droits s
ociaux.Nous avons tous constaté que le dispositif proposé affecterait lourdement la stratégie decroissance des entreprises. Il lèserait durablement l'économie française. Les aménagementsenvisagés en matière de seuils et de durée de détention ne remettent pas en causefondamentalement les principes
de larticle 6 du PLF
et conduisent à une impasse compte tenude la diversité des situations des entreprises.Ces dispositions, prises sans concertation, auraient des conséquences très néfastes en matièrede développement économique, d'investissement et d'emploi.Conscients de la gravité de la situation économique de notre pays, nous demandonssolennellement aux pouvoirs publics de retirer le nouveau dispositif de taxation de ces plus-values.
INCLUDEPICTURE "http://htmlimg2.scribdassets.com/1dzyb0msxs1vbr0l/images/1-38b27b6cc2.jpg" \* MERGEFORMATINET
AFEP AFIC
Pierre Pringuet,président Louis Godron,président
CroissancePlus EDC
Olivier Duha,président Robert Leblanc,président
Ethic France Biotech
Sophie de Menthon,présidente André Choulika,président
France Digitale Fédération Syntec
Marie Ekeland,coprésidente Jean-Luc Placet,président
#geonpi Medef
Jean-David Chamboredon,porte-parole Laurence Parisot,présidente
PME Finance Réseau Entreprendre
Jean Rognetta,président David Pouyanne,président
Les points de discorde se multiplient entre le Medef et la CGPME 12/10 | les échos
Les deux organisations patronales ont adopté des stratégies radicalement différentes vis-à-vis du gouvernement. Et peinent à s'entendre dans le cadre de la négociation sur l'emploi.
De la méfiance réciproque à la franche discorde. Les relations de la CGPME et du Medef sont en train de mal tourner. La première, ce n'est pas nouveau, voit d'un très mauvais oeil que Laurence Parisot s'intéresse d'un peu trop près à son goût aux problématiques des PME. Mais cela n'empêchait pas jusqu'à présent les deux organisations de se coordonner et de tenter de travailler ensemble. Le refus de la CGPME de signer le communiqué commun de demande de retrait du projet de taxation des plus-values de cession marque manifestement une nouvelle étape.
« Nous, on ne fait pas de tactique, ni de stratégie de boutique », s'insurge-t-on au Medef, où l'on accuse Jean-François Roubaud de « polluer le débat ». A l'opposé, la CGPME critique la récupération du mouvement des « Pigeons » par le Medef : « Alors qu'ils étaient jusque-là en première ligne, ils se sont laissés complètement déborder par Laurence Parisot qui leur a damé le pion en termes de communication. »
Sur le fond, les deux organismes ne sont pourtant pas si éloignés, tous deux voyant d'un très mauvais oeil la taxation des plus-values de cession. Mais la stratégie vis-à-vis du gouvernement se veut radicalement différente. Déjà, pendant la préparation du projet de loi de Finances, la CGPME et le Medef avaient eu des attitudes contrastées, Jean-François Roubaud clamant sa satisfaction avant même la présentation définitive du PLF, quand Laurence Parisot faisait part, au même moment, de son « effroi ».
Groupe de travail
Cette tension, sous un mode plus feutré, se ressent aussi au niveau des négociations sociales, notamment celle sur la sécurisation de l'emploi, dont la deuxième réunion se tenait hier avenue Bosquet. Alors qu'un groupe de travail interne à l'ensemble du patronat se réunit pour coordonner les positions des différentes organisations, le Medef a voulu créer cinq autres groupes de travail (l'un sur les TPE-PME, l'autre sur les territoires, un autre encore sur les branches, sur les grandes entreprises et pour finir un groupe réunissant des économistes) « en essayant de les faire passer pour des groupes fédérant toutes les organisations, mais en décidant eux-mêmes de tout, notamment de leur composition. Ce n'est pas acceptable », fait valoir la CGPME (qui se retrouvait exclue de certains groupes).
Dans cette négociation, la crainte de la confédération est de voir le Medef trouver un compromis avec les syndicats sur la taxation des contrats courts, en échange d'une meilleure sécurisation des licenciements collectifs et des plans sociaux « C'est du donnant-donnant, sauf pour nous où ce serait du perdant-perdant puisqu'on ne fait pas de PSE ! Ce n'est pas étonnant dans ce contexte que le Medef tente de nous mettre à l'écart », note un membre de la CGPME.
GOUVERNEMENT
Traité budgétaire européen: qui a voté quoi? le 09.10.2012
Soulagement chez les responsables de la majorité. A huit petites voix près, HYPERLINK "http://www.leparisien.fr/politique/video-suivez-en-direct-le-vote-du-traite-europeen-a-l-assemblee-nationale-09-10-2012-2218639.php" \t "_blank" la gauche n'a pas eu besoin de la droite pour faire adopter le traité budgétaire européen, soumis ce mardi au vote de l' HYPERLINK "http://actualites.leparisien.fr/assemblee+nationale.html" Assemblée nationale
Alors que la majorité absolue était de 274 voix, 282 députés de gauche se sont prononcés en faveur du texte, HYPERLINK "http://www.assemblee-nationale.fr/14/scrutins/jo0030.asp" \t "_blank" selon les services de l'Assemblée. En tout, 477 députés ont voté pour et 70 contre. Qui a voté quoi? Retour sur le détail du vote.Le non de vingt socialistesLes députés socialistes ont approuvé le traité à une large majorité : 264 d'entre eux ont voté «pour» alors que le groupe SRC ( HYPERLINK "http://actualites.leparisien.fr/socialiste.html" Socialiste, républicain et citoyen) compte 297 élus. Ils sont néanmoins 29 à avoir bravé les consignes relayées depuis des semaines par les ténors de la majorité. Neuf se sont abstenus, vingt ont martelé leur désaccord en votant contre le texte. Parmi les nonistes, figure notamment la jeune garde du HYPERLINK "http://actualites.leparisien.fr/ps.html" PS avec Pouria Amirshahi, Pascal Cherki, Jérôme Guedj ou encore Razzy Hammadi. Henri Emmanuelli, l'élu socialiste des Landes, qui s'était fermement opposé au traité constitutionnel en 2005, s'est également opposé au texte.Côté écolo, c'est comme prévu le «non» qui s'est imposé. Sur les dix-sept députés du groupe, ils ne sont que trois à avoir voté le texte. Douze élus écolos ont voté contre - dont les co-présidents du groupe, Barbara Pompili et François de Rugy, mais aussi Denis Baupin, Sergio Coronado, et Noël Mamère, entre autres. Deux se sont abstenus.
Olivier Falorni s'est abstenuDans le groupe RRDP ( Radical, républicain, démocrate et progressiste), composé principalement de radicaux de gauche, quatorze députés ont adopté le texte. Deux se sont abstenus, dont un certain... Olivier Falorni, ce proche de François Hollande qui a battu Ségolène Royal à La Rochelle lors des dernières élections législatives.Les dix députés du Front de gauche ont, eux, voté sans surprise contre le traité. Trois de leurs alliés au sein du groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine) leur ont emboîté le pas. L'un s'est abstenu, l'autre a voté... «pour». Il s'agit du député de Martinique, Bruno Nestor Azérot.A droite, le «oui» l'a emporté nettement. Du côté de l'UMP, 167 députés ont voté pour le traité, 17 contre - notamment Lionnel Luca et Jacques Myard - et six se sont abstenus, dont l'ancien ministre, Thierry Mariani. Les trente centristes de l'UDI (Union des démocrates et indépendants) se sont également largement prononcés en faveur de ce texte : 28 ont voté pour - dont Jean-Louis Borloo, Jean-Christophe Lagarde, Maurice Leroy et Hervé Morin. Un seul élu du groupe a voté contre et un autre s'est abstenu.Sept députés non inscrits, dont les deux du Front national, Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard, ainsi que Nicolas Dupont-Aignan, ont voté contre le traité.
EMPLOI
Les emplois d'avenir définitivement votés le 10.10.2012 AFP
Les premiers contrats seront signés à partir du 2 novembre. Dans la nuit de mardi à mercredi, le HYPERLINK "http://actualites.leparisien.fr/parlement.html" parlement a adopté le projet de loi créant les emplois d'avenir pour des jeunes peu ou pas qualifiés, après un ultime vote du HYPERLINK "http://actualites.leparisien.fr/senat.html" Sénat. Le HYPERLINK "http://actualites.leparisien.fr/gouvernement.html" gouvernement espère ainsi inverser la courbe du chômage.Les HYPERLINK "http://www.leparisien.fr/economie/emplois-d-avenir-et-contrat-de-generation-en-2013-30-07-2012-2107535.php" \t "_blank" emplois d'avenir, largement subventionnés par l'Etat, seront ainsi proposés, généralement dans des collectivités locales et des associations, pour trois ans, à des jeunes de 16 à 25 ans peu ou pas qualifiés vivant dans des zones urbaines ou rurales défavorisées, ou en outremer, ainsi qu'à des handicapés peu qualifiés de moins de 30 ans
Le dispositif sera ouvert aux jeunes post-bac, mais limité aux jeunes ayant engagé des études universitaires.Le gouvernement prévoit de créer 150.000 emplois d'avenir d'ici 2014, dont 100.000 dès l'an prochain, pour un coût de 1,5 milliard d'euros par an lorsque le système fonctionnera à plein régime. Le texte crée aussi, sur un modèle comparable, des emplois d'avenir de professeur, dont devraient bénéficier, d'ici 2015, environ 18.000 étudiants boursiers venant aussi de zones défavorisées.Une loi qui «répond à des situations d'urgence»Par 363 voix contre 135, les députés ont approuvé ce texte traduisant l'une des promesses de campagne de François Hollande. Outre les voix de gauche, le texte a reçu le soutien de la quasi totalité des centristes, qui s'étaient abstenus en première lecture. Neuf élus UMP, dont Henri Guaino, l'ex-conseiller du président Sarkozy, ont voté pour. Vingt-quatre autres, tel l'ex-ministre du Travail Xavier Bertrand, se sont abstenus. Côté Sénat, socialistes, écologistes et radicaux de gauche ont voté pour. Les communistes, eux, se sont abstenus. L'UMP a voté contre et une majorité de centristes s'est abstenue, seuls quelques uns votant pour.Signe politique fort, ce projet de loi «répond à des situations d'urgence» et «offre des emplois de qualité pour avoir un premier pied sur le marché de l'emploi» alors qu'un jeune actif sur quatre est au chômage et que 150.000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans qualification, a souligné Christophe Sirugue au nom des socialistes.
ECONOMIECroissance : le FMI pessimiste pour la France, l'Europe...et le monde le 09.10.2012 AFP
Le tableau brossé par le FMI est sombre, si sombre que son économiste en chef, Olivier Blanchard, a émis publiquement le souhait qu'il s'avère... inexact, une fois n'est pas coutume. Le Fonds monétaire international a en effet revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la HYPERLINK "http://actualites.leparisien.fr/france.html" France en 2012 et en 2013 au sein d'une zone HYPERLINK "http://actualites.leparisien.fr/euro.html" euro où, selon lui, une possible aggravation de la HYPERLINK "http://actualites.leparisien.fr/crise.html" crise fait peser un risque sur la croissance.
Pessimiste, plus largement, quant aux prévisions de croissance mondiale, l'institution exhorte Bruxelles et Washington à «lever les incertitudes» qui pèsent encore sur la reprise.France : seulement 0,3% de croissance en 2012Le produit intérieur brut (PIB) de la France devrait progresser cette année de 0,1%, contre 0,3% attendu en juillet, et de 0,4% l'année prochaine, deux fois moins que prévu cet été, selon les perspectives économiques du FMI publiées mardi à Tokyo. Le gouvernement français prévoit 0,3% de croissance cette année et 0,8% l'an prochain, tout comme le faisait FMI depuis juillet.L'estimation du Fonds monétaire international pour 2013 est ainsi nettement inférieure à celle de Paris et met en doute la capacité de la France à faire reculer le déficit public à 3% du PIB fin 2013 contre 4,5% attendus cette année. L'exécutif français a fondé sur une hypothèse de croissance de 0,8% son projet de budget 2013 présenté fin septembre et a calculé sur cette base l'effort fiscal et budgétaire supplémentaire de 30 milliards d'euros nécessaire pour atteindre cet objectif de réduction des déficits. Le FMI, qui pointe un déficit de compétitivité en France, prévoit par ailleurs un taux de chômage de 10,1% en 2012 en France et 10,5% l'année suivante après 9,6% en 2011.Comment le gouvernement va-t-il tenir son budget? INCLUDEPICTURE "http://www.leparisien.fr/images/2012/10/09/2216115_bud.jpg" \* MERGEFORMATINET «Les indicateurs restent dans le rouge» en zone euroLa France n'est évidemment pas le seule concernée par ce regain de pessimisme. «La crise de la zone euro s'est aggravée» depuis le printemps «en dépit des décisions politiques visant à la résoudre», constate le Fonds pour qui les indicateurs «restent dans le rouge», «ce qui suggère que la faiblesse se répand de la périphérie vers l'ensemble de la zone euro» touchant tous les pays, y compris l'Allemagne. Du coup, les prévisions sont revues à la baisse. Le Fonds s'attend désormais à une récession de 0,4% en zone euro cette année, contre 0,3% dans ses précédentes prévisions en juillet. Le rebond de la croissance devrait être aussi plus limité qu'attendu: +0,2% l'an prochain au lieu de +0,7%.Selon le Fonds, l'Union européenne (UE) doit rapidement «mettre sur pied» son fonds de secours encore embryonnaire, faire avancer «une union bancaire» actuellement balbutiante et amorcer «une plus grande intégration budgétaire». L'assainissement des finances publiques doit également se poursuivre en Europe même si, admet le FMI, il s'accompagne parfois «d'une croissance décevante ou de récessions». «La crise dans la zone euro reste la plus claire menace sur les perspectives mondiales», assure le Fonds, qui participe aux trois plans d'aide en cours dans la région (Grèce, Irlande, Portugal).Pression sur les Etats-Unis, léger ralentissement dans les pays émergentsEt les perspectives mondiales justement, ne sont pas réjouissantes. Le FMI a de nouveau abaissé ses prévisions de croissance mondiale, à 3,3% en 2012 (contre 3,5% attendu initialement en juillet) et à 3,6% en 2013 (contre 3,9%). Le Fonds se tourne vers l'Europe mais également de l'autre côté de l'Atlantique pour redresser la barre. Washington est ainsi appelé à «écarter très vite la menace» posée par le «mur budgétaire», l'expression qui désigne l'entrée en vigueur d'ici à la fin de l'année de hausses d'impôts conjuguées à une baisse draconienne des dépenses publiques. «Si les législateurs (américains) échouent, l'économie américaine pourrait retomber en récession avec des conséquences catastrophiques sur le reste du monde», souligne le Fonds.Dans son rapport, le FMI se félicite qu'une fois encore l'activité dans les pays émergents devrait rester «solide» dans les années en venir, en dépit d'un léger ralentissement observé récemment en Chine, en Inde ou au Brésil, et provoqué en partie par la crise de la zone euro. Enfin, le Fonds relève un autre risque «important» qui pèse sur l'économie mondiale: les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment en Iran, qui pourraient doper les prix du baril de brut.
De plus en plus de millionnaires dans les pays émergents 11.10.12les échos
Les millionnaires ont subi le contre-coup de la crise. Leur nombre a baissé de plus de 1 million mais leurs patrimoines cumulés n'ont été que marginalement affectés. Un rapport de Credit Suisse fait état de la montée en puissance des grandes fortunes asiatiques
Les millionnaires ont pâti eux aussi de la crise. Leur nombre a chuté de plus de 1 million entre 2011 et 2012, selon le rapport annuel sur la fortune dans le monde publié par Credit Suisse. Désormais, les personnes qui disposent d'un patrimoine dépassant le million de dollars se chiffrent à 28,6 millions. En revanche, d'une année à l'autre, la valeur de leurs biens n'a que légèrement baissé (- 2 %), à 87.300 milliards de dollars américains. Un repli nettement moins marqué que celui des ménages dans leur ensemble (- 5,2 %, à 223.000 milliards de dollars).
Montée en puissance de l'Asie
Les millionnaires se font plus rares en Europe, où leur nombre a diminué en un an de 1,8 million tandis qu'il a augmenté sensiblement, notamment, aux Etats-Unis (+ 962.000, à plus de 11 millions) et au Japon (+ 460.000, à près de 3,6 millions). L'Italie (- 374.000, à près de 1,2 million) et la France (- 322.000, à près de 2,3 millions) ont enregistré les plus fortes baisses du nombre des plus fortunés. L'Allemagne n'a pas non plus tiré son épingle du jeu avec 290.000 millionnaires de moins, à près de 1,5 million. L'autre donnée importante du rapport concerne la montée en puissance de l'Asie hors Japon et de la Chine en particulier. Credit Suisse estime qu'environ 1 million de millionnaires résident en Chine et 5,7 millions d'autres dans la région Asie-Pacifique à l'exclusion de cette dernière et de l'Inde. La part des Chinois dans les ultra-millionnaires du monde entier (dotés d'une fortune dépassant les 50 millions de dollars) atteint désormais les 5,6 %, soit 4.700 richissimes). Si la crise a stoppé la multiplication des grandes fortunes dans plusieurs pays émergents à l'image du Brésil, la tendance au déplacement vers cette catégorie de pays de la grande richesse mondiale va se poursuivre à l'horizon de cinq ans.
Au Brésil, en Indonésie, en Chine, à Hong Kong, en Malaisie, en Pologne, en Russie et dans le continent africain, le nombre de millionnaires va doubler ou plus d'ici à 2017, assure la banque suisse. Les grandes fortunes vont recommencer à croître aussi en Europe (+ 67 %) grâce surtout aux hausses attendues en Allemagne (+ 75 %) et au Royaume-Uni (+ 69 %). Quant à la France, elle devrait conserver la troisième place au classement mondial des millionnaires derrière les Etats-Unis et le Japon. Et ce en vertu de l'augmentation de 50 % du nombre de millionnaires. Au total, dans cinq ans, la planète comptera 46,5 millions de grandes fortunes, en progression de 62 % par rapport à aujourd'hui. En dépit de la crise, la grande richesse est promise à un bel avenir.
HYPERLINK "http://www.lesechos.fr/medias/2012/10/11/371258_0202319131796_web.jpg" INCLUDEPICTURE "http://www.lesechos.fr/medias/2012/10/11/371258_0202319131796_web.jpg" \* MERGEFORMATINET HYPERLINK "http://www.lesechos.fr/medias/2012/10/11/371258_0202319131796_web.jpg" INCLUDEPICTURE "http://www.lesechos.fr/medias/2012/10/11/371258_0202319131796_web.jpg" \* MERGEFORMATINET
INTERNATIONAL
USA :Les gaz de schiste font bondir linvestissement industriel aux Etats-Unis le 11 octobre 2012 Reuters
Les Etats-Unis vont investir 400 milliards de dollars dans les cinq années à venir grâce aux gaz de schiste et créer jusquà 5 millions demplois.
Les chiffres ont de quoi faire rêver un Vieux Continent à léconomie atone. Selon le cabinet de conseil américain ATKearney, les gaz de schiste vont stimuler 400 milliards deuros dinvestissements industriels dici à 5 ans aux HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/etats-unis/" \o "Toute l'information économique et industrielle aux Etats-Unis" \t "" Etats-Unis, principalement répartis entre lénergie et la chimie.
Ces deux secteurs sont les premiers bénéficiaires car la production dun puits de gaz de schiste se décompose en gaz naturel (90% environ), éthane, propane, butane et pétrole. Si les trois derniers sont indexés sur les cours mondiaux du brut et suivent donc une tendance haussière, les deux premiers, le gaz et léthane, voient leur prix chuter. Le gaz, cest lénergie. Léthane, la chimie.
La production délectricité connaît un véritable retournement. Le parc américain de centrales au charbon affiche une puissance de 305,7 gigawatts (GW), dont près de la moitié est issue dinstallations âgées de 40 à 80 ans. Les électriciens doivent arbitrer entre lengagement de lourds travaux de rénovation ou la construction de nouvelles centrales
au gaz. Un arbitrage devenu facile : 40 milliards de dollars de nouveaux projets de centrales à gaz sont déjà en cours. Et comme le gaz émet moins de CO2 que le charbon, "les Etats-Unis vont respecter les engagements de Kyoto (sur les réductions démissions de CO2) sans rien faire pour", samuse Hervé Wilczynski, responsable du bureau de Dallas.
Plus compétitif que la HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/chine/" \o "Info et actu économique et industrielle en Chine" \t "" Chine !
Dans la chimie, le prix de léthane est en dessous de 10 dollars le MBTU (lunité de mesure standard de volume de gaz) outre-Atlantique, contre presque 5 dollars au Moyen-Orient et 14 dollars en Chine. "Les Etats-Unis sont plus compétitifs que la Chine sur une matière première !", s'exclame David Richards, responsable du bureau de Paris. 40 milliards deuros dinvestissements dans des craqueurs déthylène sont déjà dactualité. "La chimie européenne va être noyée entre la compétitivité du Moyen-Orient et celle des Etats-Unis", alerte Hervé Wilczynski.
Au total, le gaz de schiste américain va générer 200 milliards de dollars dinvestissements dans lamont (forage, exploitation
) et presque 200 milliards dans laval, répartis comme suit : 75 milliards dans la production délectricité, 50 milliards pour la liquéfaction de gaz, 40 milliards dans lindustrie chimique, et 20 milliards dans les infrastructures gazières. Avec, à la clé, selon ATKearney, 250 milliards deuros de valeur économique ajoutée dici à 2020 et la création de 1,8 million emplois directs. En comptant les emplois induits dans toute lindustrie, ce chiffre grimpe à 5 millions.
Des prix du gaz intenables pour les pétroliers
Ces prévisions sont toutefois soumises à une certaine incertitude : lévolution des prix du gaz en Amérique du Nord, aujourdhui intenables pour lindustrie pétrolière. Lafflux de gaz de schiste a fait tomber les cours en-deçà de 3 dollars le MBTU. Un prix bien inférieur au seuil de rentabilité des producteurs. Seuls les puits coproduisant du pétrole et des huiles liquéfiées gagnent de largent. "Cest la coproduction qui maintient lactivité gaz de schiste aux Etats-Unis", lance même Hervé Wilczynski. Ce déséquilibre économique persiste alors que les pétroliers américains ont diminué de 60 % en deux ans leurs frais de forage.
Les prix devraient doucement remonter grâce à lexportation de gaz à partir de terminaux de liquéfaction. Ils pourraient se stabiliser en 2020 autour de 6 à 8 dollars le MBTU. Mais aujourdhui, la fabrication de ces terminaux de liquéfaction fait débat. Les pétroliers poussent en ce sens, les chimistes sy opposent pour maintenir des prix bas. Par ailleurs, une partie de la classe politique considère que le gaz naturel, comme le pétrole brut, est une ressource stratégique qui ne doit pas être exportée. Le résultat de lélection présidentielle sera déterminant. Les Républicains poussent vers lexportation alors que les Démocrates visent un maintien des prix bas sur le territoire national. Un dilemme auquel nombre de dirigeants européens aimeraient être confrontés.
EUROPE
Portugal : dépenser moins pour vivre moins 8 octobre 2012 Courrier international
Le Conseil national d'éthique suggère de rationner l'accès aux soins pour le traitement de certaines maladies. Une position qui provoque un tollé. A l'instar de cette chronique du scientifique José Luís Nunes Martins.
Le Conseil national d'éthique pour les sciences de la vie [cet organisme indépendant auprès du Parlement portugais est l'équivalent du Comité consultatif national d'éthique français] affirme dans un rapport qui vient d'être rendu public que l'Etat portugais peut et doit rationner l'accès aux médicaments les plus chers pour le traitement des cancers, du sida et de la polyarthrite rhumatoïde. Le médecin qui dirige cette institution prétend qu'il s'agit d'"une lutte contre le gaspillage et l'inefficacité, qui est considérable en matière de santé (...) Un combat non seulement légitime mais aussi souhaitable". Il va jusqu'à dire que dépenser 50 000 euros pour survivre deux mois de plus ne peut se justifier.
Une vie n'a pas de prix. Ni une quelconque portion de celle-ci. Comment un homme, médecin, peut-il arriver à la conclusion qu'il existe un montant raisonnable pour un mois de vie en plus ? Tuer de façon absolue l'avenir de quelqu'un est un délit. Cela s'appelle un homicide. Dans la vie, il y a des moments, un regard, un sourire, un baiser qui durent quelques secondes mais qui valent (plus qu')une vie. La vie, c'est essentiellement un avenir. Même sur un lit d'hôpital, en pleurs, dans un océan de souffrance. La vie c'est cela aussi. Ce n'est pas seulement de la joie, c'est également la douleur.
Les médecins vont-ils tourner le dos au serment d'Hippocrate pour, de façon hypocrite, jurer de défendre avec orgueil, brio et une discipline toute militaire le budget ? Dans son rapport, le conseil estime que les médecins devraient obligatoirement avoir une formation dans le domaine de l'éthique afin de prendre des décisions plus justes et, rendez-vous compte, plus responsables !
Vous me direz que l'on a plus les moyens et vous me demanderez qui je choisirais entre deux malades aux diagnostics et aux pronostics différents... Le problème n'est pas le coût des thérapies, mais l'argent qui aurait dû exister pour les payer et qui est canalisé pour d'autres profits.
Il doit y avoir une foule de gens en quête d'une formule mathématique qui déciderait du oui ou du non à donner, s'agissant du futur des malades se trouvant dans un état avancé. Néanmoins, il me semble bien plus humain que, dans les cas extrêmes, ce soit quelqu'un qui le fasse, quelqu'un avec des valeurs qui l'assume. Jamais un algorithme qui s'applique de façon impersonnelle... Et derrière lequel, par la suite, beaucoup se cacheront.
Bientôt, la capacité de l'Etat à payer les retraites se terminera. Que diront alors ces messieurs des sciences de la vie ? Sans doute l'un d'entre eux viendra nous dire que la vie, au-delà de 70 ans, n'a plus de sens, que la qualité de vie des plus jeunes est mise en cause par ces égoïstes qui ont déjà vécu plus qu'il ne faut... Ou peut-être nous dira-t-il que l'on aurait dû privilégier l'avortement... Ou une autre énormité difficile à imaginer.
Ceux qui contribuent, avec leur savoir sur l'éthique et la vie, à l'application de telles mesures politiquement inhumaines se fourvoient. Et ce dans un pays qui peut avoir peu d'argent mais qui n'en a pas moins beaucoup de valeurs. Malgré ceux de nos concitoyens prêts à échanger des vies contre de l'argent.
Belgique : Bêtes de somme à bas prix 8 octobre 2012 HYPERLINK "http://www.presseurop.eu/fr/content/source-information/122-de-standaard" De Standaard Bruxelles
Les abattoirs dAnderlecht ont souvent recours à une main doeuvre venue d'Europe de lEst notamment des Roumaines sous-payée et sans contrat. Un problème lié à leur vulnérabilité et aux déséquilibres économiques entre les pays membres, constate De Standaard.
Ça pue du côté des abattoirs dAnderlecht. Une puanteur qui ne vient pas des déchets de labattage, mais de lexploitation des êtres humains et du dumping social, dont des femmes roumaines sont surtout victimes.
Les jours de marchés, quand on se promène sur le site des abattoirs et des marchés dAnderlecht à lAbattoir comme disent les Bruxellois on voit des gens de toutes les couleurs qui viennent acheter de la viande. Parce que les produits sont proposés à des prix relativement avantageux en plein cur dun quartier multiethnique. Le site est géré par Abatan SA et les lignes dabattage sont exploitées par deux entreprises : Abaco SPRL (bovins) et Seva SPRL (porcs).
De plus, environ 45 PME se chargent, dans des locaux quelles louent, de découper la viande de buf et de porc, quelles vendent à létal. Ce sont surtout ces petites entreprises qui semblent recourir à des travailleurs issus de pays dEurope de lEst, notamment des Roumains. Elles ne le font pas toujours dans les règles. Cest ce quaffirment deux femmes qui travaillent à lAbattoir. Nous sommes nombreux. Et personne na de contrat. Nous travaillons au noir. Et nous sommes sous-payés.
Lune des femmes reçoit huit euros de lheure, lautre six, ce qui est nettement inférieur au salaire minimum. Elles ne veulent pas que leur nom soit mentionné dans le journal, pas plus que leur âge. Oui, nous sommes exploitées, mais nous nous taisons, de peur dêtre renvoyées. Il y a assez de gens pour nous remplacer tout de suite. Et nous ne pouvons pas nous permettre de nous retrouver sans travail.
Une pause déjeuner de dix minutes
Selon Codruta-Liliana Filip, de lassociation des femmes du Parti social-démocrate roumain, les histoires des Roumaines sont toutes les mêmes : elles nont souvent pas de contrat, elles séjournent illégalement dans le pays, sont sous-payées, doivent faire de longues journées, nont droit quà une pause de dix minutes pour le déjeuner et travaillent souvent le week-end. Pas question de congés payés ni de prime de fin dannée. La plupart du temps, leur patron leur interdit de parler leur propre langue.
Jai même essayé une fois dentrer en contact avec des femmes qui vendaient de la viande, raconte Codruta-Liliana Filip. Je voulais les inviter à un événement culturel roumain. Dans les deux secondes, leur employeur sest approché et ma demandé de traduire tout ce que javais dit, pour être sûr que javais des intentions honorables. On se demande bien ce quil entendait par là.
Je travaille dix heures par jour, dit la femme qui gagne huit euros [par heure]. Et moi parfois onze heures, surtout le week-end, réplique lautre. Il mest aussi arrivé de travailler comme vendeuse, et là on gagne mieux.
Les femmes sont les plus vulnérables
Une des travailleuses peut comprendre la situation de son employeur. Cest la crise économique. Les boucheries ont des coûts élevés, comme les frais de vétérinaires. Sils nous payaient treize euros de lheure, ils ne feraient peut-être plus de bénéfices. Et tout vaut mieux que ce que je gagne en Roumanie. Là-bas, on touche à peine 150 euros par mois, même quand on a un diplôme. Pas étonnant quon aille chercher un avenir ailleurs.
Il y a des problèmes partout, mais surtout dans le secteur de la transformation de la viande. Les gens y travaillent dans des conditions très difficiles. Les femmes sont les plus vulnérables. En Belgique, on manque cruellement de bouchers et beaucoup de femmes roumaines peuvent répondre à ce besoin. Mais on ne les traite pas correctement, dit Codruta-Liliana Filip.
Je comprends qu'elles aient peur de parler. On peut facilement les remplacer par dautres personnes qui seront prêtes à accepter les conditions quon leur impose. En définitive, elles sont contentes de pouvoir gagner leur pain quotidien et de mettre un peu dargent de côté. Pourtant, il faut que nous réagissions à cette situation. Les entreprises qui traitent convenablement leur personnel sont victimes dune concurrence déloyale. Tout le monde a intérêt à se battre pour obtenir les mêmes conditions de travail. Sinon, on est confronté au dumping social et à la fraude. Et cela engendre de la souffrance humaine, argumente la représentante de l'association des femmes du Parti social-démocrate roumain.
Je ne veux pas couvrir de boue les employeurs. Je ne veux pas les juger. Je suis consciente des difficultés sur le marché européen du travail. La Belgique doit faire face à la concurrence dautres Etats membres. Lindustrie de transformation de la viande en Allemagne, notamment, où il ny a pas de salaire minimum, perturbe le marché. Ce nest pas un problème belge, mais européen, conclue-t-elle.
Grande Bretagne :Fiscalité en France ; pire «tyrannie depuis 1789», ose le maire de Londres le 08.10.2012 AFP
HYPERLINK "http://www.leparisien.fr/sports/JO/jeux-olympiques-londres-2012/jo-quand-le-maire-de-londres-se-lache-06-08-2012-2115571.php" \t "_blank" Il est connu pour ne pas mâcher ses mots. Cette fois, le maire de Londres, le conservateur HYPERLINK "http://actualites.leparisien.fr/boris+johnson.html" Boris Johnson, a brocardé lundi la politique fiscale du HYPERLINK "http://actualites.leparisien.fr/president.html" président HYPERLINK "http://actualites.leparisien.fr/socialiste.html" socialiste François Hollande, qu'il a qualifiée de pire «tyrannie» depuis la révolution de 1789, se disant prêt à accueillir tous les «Français talentueux».
«Jamais depuis 1789 il n'y a eu une telle tyrannie ou terreur en France», a lancé, provocateur, le maire de la capitale britannique, où vit une importante communauté française, lors du congrès du parti conservateur à Birmingham (centre).Boris Johnson : «Vous êtes tous bienvenus» (en français)A la question de savoir s'il allait «dérouler le tapis rouge» aux Français fuyant HYPERLINK "http://www.leparisien.fr/election-presidentielle-2012/en-direct-francois-hollande-arrive-au-salon-de-l-agriculture-28-02-2012-1881551.php" \t "_blank" la taxe à 75% sur les plus hauts revenus, comme HYPERLINK "http://www.leparisien.fr/economie/cameron-pret-a-accueillir-des-evades-fiscaux-francais-18-06-2012-2055266.php" \t "_blank" le Premier ministre britannique David Cameron s'était dit prêt à le faire en juin, il a répondu: «Je suis très content d'accueillir les Français talentueux à Londres s'ils viennent alimenter notre économie, si et seulement s'ils ne viennent pas épuiser nos ressources nationales». «Vous êtes tous bienvenus», a-t-il ajouté en français.Londres, avec une population française estimée entre 300 000 et 400 000 personnes, est parfois appelée la «sixième ville française».Son maire Boris Johnson, 48 ans, connu pour sa chevelure blonde en bataille, HYPERLINK "http://www.leparisien.fr/sports/JO/jeux-olympiques-londres-2012/video-jo-le-maire-de-londres-bloque-en-l-air-par-un-incident-01-08-2012-2110122.php" \t "_blank" sa démesure et ses pitreries, est très populaire au Royaume-Uni. Réélu cette année et porté par le succès des jeux Olympiques, il a acquis une stature de premier ministrable et fait de plus en plus d'ombre à David Cameron.
UE : Crise de l'euro Le MES, une machine à créer de la dette 9 octobre 2012 HYPERLINK "http://www.presseurop.eu/fr/content/source-information/494-frankfurter-allgemeine-zeitung" Frankfurter Allgemeine Zeitung
INCLUDEPICTURE "http://www.presseurop.eu/files/images/article/VLAHOVIC-ESM_0.JPG?1349790847" \* MERGEFORMATINET Le Mécanisme européen de stabilité lancé le 9 octobre trahit les pères et les traités fondateurs de lUE, sirrite la Frankfurter Allgemeine Zeitung, défenseur sourcilleux de la politique allemande de stabilité. Et rien ne dit quil permettra dassurer la sauvegarde lUnion monétaire.
Lexception est devenue la règle : le Fonds de sauvetage européen, le MES [Mécanisme européen de stabilité], fait aujourdhui partie intégrante de lUnion monétaire européenne. Il est destiné à tirer daffaire les pays de la zone euro qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas respecter les règles du jeu de la monnaie commune. Ce faisant, les sauveurs de leuro nont pas seulement fait fi des promesses des pères fondateurs de lUnion mais également de la clause de non-renflouement figurant dans les traités européens. Léquilibre des pouvoirs et la stabilité de lUnion monétaire sen trouvent modifiés, et probablement pas dans le bon sens.
Car désormais, la jeune monnaie se voit privée du principal instrument de pression qui lui permettait de garantir la cohésion de lUnion : la menace crédible dobliger les pays qui ne se plient pas à la discipline budgétaire et ne font pas le nécessaire pour assurer la compétitivité de leur économie à assumer eux-mêmes ces manquements. "Solidarité", voilà le nouveau mot dordre. Le MES organise et institutionnalise la responsabilité communautaire le fonds peut mettre sur la table au moins un demi-milliard deuros de crédits à conditions préférentielles, une somme qui peut encore être augmentée par effet de levier.
Banques aux abois
Laide est assortie de conditions dont la sévérité aujourdhui vantée ne durera pas. Dores et déjà, les pays qui profitent, ou souhaitent profiter de cette aide, misent avec succès sur un assouplissement de ces conditions. LEspagne, par exemple, préfèrerait aiguiller directement les crédits vers ses banques aux abois et ainsi éviter davoir à faire des économies budgétaires ou à ouvrir son marché du travail.
Le potentiel de chantage des pays faibles de la zone euro est élevé et ira croissant tant que prédominera chez les responsables politiques européens la conviction quil ne faut abandonner aucun Etat membre.
La vie à crédit
Linstauration de ce puissant fonds de sauvetage de leuro ouvre un nouveau chapitre dans lhistoire de lUnion monétaire. A côté dune Banque centrale européenne qui nest déjà plus tout à fait indépendante de la sphère politique apparaît désormais un fonds anti-crise hautement politisé. Par lentremise de ces deux institutions la BCE et le MES la classe politique entend réduire linfluence des marchés financiers.
Les différences de solvabilité entre les pays de la zone euro ne doivent plus se traduire par des écarts de taux dintérêt. Accumuler de la dette devient ainsi moins onéreux. Une voie risquée qui peut faciliter les réformes dans les pays en crise comme elle peut aussi et lexpérience porte à croire que cest ce qui se produira inciter les pays à opter durablement pour la vie à crédit.
INCLUDEPICTURE "http://www.courrierinternational.com/files/imagecache/dessin_656x/fr.mazet@gmail.com/11-10-DessinJour-Bertrams.jpg" \* MERGEFORMATINET L'Europe, ou comment en sortir (paru dans De Groene Amsterdammer)
Vu d'Italie Le MES, otage de la réélection dAngela Merkel
Leuro parviendra-t-il à survivre jusquau mois de septembre 2013 ? [date des législatives allemandes] Ou finira-t-il en morceaux, victime des mouvements tactiques électoralistes de lAllemagne dAngela Merkel, décidée à ne lâcher à aucun prix la chancellerie ? La question peut paraître paradoxale, voire provocante, HYPERLINK "http://www.ilsole24ore.com/art/commenti-e-idee/2012-10-09/fuoco-cova-sotto-ceneri-075526.shtml?uuid=AbmqtiqG" écrit Il Sole 24 Ore, en ce jour historique qui a marqué la naissance du Mécanisme de stabilisation européen (MES) et alors que la chancelière allemande se rend à Athènes pour exprimer son soutien à la politique daustérité du gouvernement dAntonis Samaras. Elle ne lest pas, note le quotidien économique :
Le feu continue de couver sous les cendres de cette crise qui ne passe pas et qui risque dexploser de nouveau dun moment à lautre dans une Europe tendue et surréaliste qui, tout comme la toile de Pénélope, ne cesse de se détricoter méthodiquement dans une atmosphère de conflit et de calme alarmant.
INCLUDEPICTURE "http://www.courrierinternational.com/files/imagecache/article/illustrations/article/2012/08/1138/1138-HORSCH.jpg" \* MERGEFORMATINET HYPERLINK "http://www.courrierinternational.com/node/879721" INCLUDEPICTURE "http://www.courrierinternational.com/files/imagecache/titre_une/fr.mazet@gmail.com/10-10-Titre-Hollande.jpg" \* MERGEFORMATINET
HYPERLINK "http://www.courrierinternational.com/notule-source/sueddeutsche-zeitung" Süddeutsche Zeitung 10 octobre 2012 La France en panne HYPERLINK "http://www.courrierinternational.com/notule-source/courrier-international" Courrier international |11 octobre 2012
FRANCE - HYPERLINK "http://www.courrierinternational.com/article/2012/10/10/pourquoi-hollande-decoit-les-europeens" Le président français emboîte le pas à la chancelière allemande en optant pour le pacte budgétaire et l'austérité. Pour le quotidien de Munich, c'est un tournant important, mais insuffisant. Français et Européens attendent de lui une nouvelle orientation pour l'Hexagone comme pour l'Union européenne.
Les Européens n'en croient pas leurs yeux. Il n'y a pas si longtemps, François Hollande représentait le petit village d'irréductibles Gaulois résistant à l'obsession allemande de l'austérité. Il promettait à ses concitoyens de la croissance plutôt que de la rigueur. Le pacte budgétaire européen, dont Nicolas Sarkozy et Angela Merkel avaient accouché à grand-peine, devait être modifié.
L'économie française stagne en même temps qu'elle affiche un fort taux de chômage. Lourdement endettée, la France pourrait bientôt perdre la confiance des investisseurs et tomber dans la même spirale négative que l'Italie ou l'Espagne. A long terme, le pays pourrait même sortir du groupe des principaux pays industrialisés
JURISPRUDENCE
SOCIAL
Elections dans les TPE : la liste des syndicats sélectionnés dévoilée 08/10 AFP
Outre les grandes confédérations, Solidaires, la CNT, la CAT, l'Unsa et Anti-précarité seront en lice au niveau national pour les premières élections professionnelles dans les très petites entreprises. 31 syndicats régionaux ou spécifiques à certaines conventions collectives ont également été autorisés, en particulier en outre-mer.
Dix syndicats pourront être candidats au niveau national à l'élection organisée pour la première fois pour les salariés de très petites entreprises (TPE) et les employés à domicile du 28 novembre au 12 décembre, selon la liste officielle transmise ce lundi par le ministère du Travail. Les 4,6 millions de salariés concernés voteront pour le syndicat de leur choix -vote sur sigle -et non pour une personne. Pour être autorisés à participer, « les syndicats devaient répondre aux critères de respect des valeurs républicaines et d'indépendance, et être constitués depuis plus de 2 ans », précise un communiqué.
Outre les cinq grandes confédérations (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC), la liste officielle des syndicats candidats au niveau national et interprofessionnel comprend les organisations suivantes: Solidaires (Union syndicale Solidaires), la CNT (Confédération nationale du travail), la CAT (Confédération autonome du travail), l'Unsa (Union nationale des syndicats autonomes) et le syndicat Anti-précarité (Union des syndicats anti-précarité).
Selon leur situation géographique, branche ou statut, certains salariés pourront avoir un choix plus vaste puisque « 31 syndicats régionaux ou spécifiques à certaines conventions collectives » ont également été autorisés, en particulier dans les départements d'outre-mer.
Une première en France
Cette élection est une première en France. Son résultat, agrégé à ceux des élections professionnelles dans les plus grandes entreprises, contribuera à mesurer en 2013 l'audience des organisations syndicales. Il concernera au total 4,611 millions de personnes, salariés dans des entreprises de moins de 11 personnes et employés à domicile (au nombre de 1,1 million), dont un dixième font partie du collège cadre.
La loi de 2010, qui instaure cette consultation, ne met pas en place dans les TPE de représentants élus. Les entreprises de plus de 11 salariés ont elles des délégués du personnel et celles de plus de 50 un comité d'entreprise.
Les syndicats ont déjà commencé à mener campagne. Ils rappellent notamment qu'ils peuvent négocier au niveau des branches la possibilité pour ces salariés de bénéficier de mutuelles, de chèques vacances ou de chèques déjeuner, autant d'avantages, qui selon des sondages, sont réclamés par les salariés des TPE. L'accès à la formation professionnelle vient aussi en tête de leurs revendications.
Matériel de vote et programmes
Le ministre du Travail a déjà envoyé à chaque électeur des dépliants d'informations sur le scrutin. Il leur adressera, du 15 au 28 novembre, le matériel de vote et les programmes. Les différents programmes seront publiés en ligne à partir du 17 octobre sur le site HYPERLINK "http://www.electiontpe.travail.gouv.fr/" \t "_blank" www.electiontpe.travail.gouv.fr.
Pour favoriser la participation, le ministère a également prévu une campagne d'information -spots radios, insertions dans la presse nationale, dépliants, pour un coût total de 2,5 millions d'euros.
Pour pouvoir voter, les salariés, quelle que soit leur nationalité, devront remplir trois conditions : avoir été salarié d'une entreprise de moins de 11 personnes ou employé à domicile en décembre 2011, avoir 16 ans révolus au premier jour du vote le 28 novembre, et être inscrit sur les listes
La CGT lance un « avertissement » à Hollande AFP 10.10.12
Des milliers de salariés ont défilé hier dans huit villes à l'appel de la seule CGT, qui a recensé 90.000 participants. Cette première journée d'action depuis l'arrivée du PS au pouvoir se veut un « avertissement » à François Hollande, appelé à défendre plus âprement l'emploi, a fortiori dans l'industrie, et une riposte au lobbying patronal sur le coût du travail et l'assouplissement des licenciements. Bernard Thibault a pressé l'exécutif d'adopter au plus vite une loi empêchant les licenciements abusifs. La journée, émaillée par des heurts entre la police et des manifestants devant le Salon de l'Auto, visait aussi à resserrer les rangs au sein de la CGT après des mois de conflits autour de la succession de Bernard Thibault.
Négociation emploi : les syndicats veulent taxer les contrats courts le 11 octobre 2012
Les partenaires sociaux reprennent ce jeudi 11 octobre, dans l'après-mid, leur négociation sur la sécurisation de lemploi. Thème du jour : lutter contre la précarité, un sujet majeur pour les syndicats.
Organisations patronales et syndicats de salariés entrent enfin dans le vif du sujet. Après deux réunions de mise au point du calendrier et de la méthodologie, ils attaquent aujourdhui, à 14h30, la négociation sur la sécurisation du travail par le premier des quatre chapitres sur lequel leur a demandé de discuter le ministre du Travail : la lutte contre la précarité sur le marché de lemploi.
Théoriquement, chaque partenaire - 3 côté patronal, 5 côté salariés - doit faire part de ses attentes, et la grande négociation viendra plus tard. Mais François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a prévenu : "le patronat doit bien comprendre quil nest pas question de céder à toutes ses demandes en termes dadaptabilité des salariés, sans contreparties actées". Et parmi les attentes très fortes de la CFDT, selon son patron, "mettre fin à un monde du travail coupé en deux", en décourageant le recours aux contrats courts.
Pour y parvenir, les organisations syndicales proposent depuis longtemps de moduler le taux de cotisation à lassurance chômage en fonction de la durée des contrats. Un CDD serait plus taxé quun CDI, et un CDD dun jour plus taxé quun CDD de 12 mois, les missions dinterim le seraient en fonction de la durée dinterim dun salarié sur lannée, etc. Les modalités techniques sont justement en débat.
Laurence Parisot, présidente du Medef, avait indiqué à la fin de lété quelle ne voulait pas parler de ce sujet, qui relève pour elle des négociations de lassurance-chômage. Mais le document que le Medef a remis la semaine dernière aux syndicats leur propose bien de réfléchir "à un ajustement du taux des cotisations en fonction des risques encourus". Il formule deux pistes : tenir compte "de la durée des périodes demploi", mais aussi "des efforts demployabilité développés par lentreprise". Comme les syndicats, le patronat pose ses conditions, et lie toute avancée sur ce sujet aux "évolutions qui auront pu être apportées au fonctionnement du marché du travail". La CGPME, elle, est farouchement opposée à cette dégressivité du taux de cotisation à lassurance chômage.
Faire du CDI "la forme normale d'embauche"
Pour que le CDI "redevienne la forme normale dembauche", comme le stipule la lettre de cadrage envoyé par Michel Sapin aux partenaires sociaux, le Medef propose surtout de "corriger tout ce qui freine (
) le recours à ce type de contrat", période dessai, montant des dommages et intérêts, procédure prudhomale... Et ressort lui aussi une proposition qui lui tient à cur depuis longtemps : le CDI intermittent.
Pour les syndicats, lutter contre la précarité passe également par une ouverture de certains droits aux intérimaires et salariés en CDD (formation, accès aux complémentaires santé, suivi par Pôle emploi
), et par une meilleure information des représentants du personnel sur lutilisation de ces contrats courts.
Les partenaires sociaux doivent aussi discuter du temps partiel. La CFE-CGC aimerait créer une durée minimum de 20 heures, la CFDT réclame une majoration des heures complémentaires au temps partiel, comme pour les heures supplémentaires des salariés en CDI, FO voudrait une prime de précarité. Quant au Medef, il renvoie aux négociations sur la qualité de vie au travail, qui se tiennent parallèlement à celles sur lemploi, et à la future grande conférence sur le temps partiel promise par le gouvernement lors de la conférence sociale de cet été.
Au programme, jeudi prochain, le 18 octobre : "maintenir lemploi en cas daléas conjoncturels". Les partenaires reprendront leurs discussions sur les accords "compétitivité-emploi", devenus "accords sur la sauvegarde de lemploi", là où elles se sont arrêtées, avant le changement de majorité
Négociation sur l'emploi : séance sans discussion sur la précarité AFP 12.1012
La deuxième réunion des partenaires sociaux sur la sécurisation de l'emploi consacrée au volet précarité s'est résumée jeudi 11 octobre à un tour de table des revendications
Séance « surréaliste » pour la CGT, « balayage » utile pour le Medef : la deuxième réunion syndicats-patronat sur le marché du travail consacrée au volet précarité s'est résumée jeudi 11 octobre à un tour de table des revendications, sans discussion.
Pour la CGT, « le patronat s'est contenté de distribuer ses propositions de flexibilisation, y compris du CDI. Les organisations syndicales ont juste eu le droit à un tour de table pour lister leurs propres propositions ». « Nous n'avons pas eu de négociation, c'est regrettable », a déclaré à sa sortie Agnès Le Bot.
« Balayage thème par thème »
La méthode, calée au précédent rendez-vous, est fustigée depuis le début par la CGT. Les partenaires sociaux devraient avoir encore deux séances de « balayage thème par thème », « c'est une phase avant de construire », explique Bernard Bernasconi (Medef). « L'échange viendra » à partir du 9 novembre, a précisé le négociateur CFDT Patrick Pierron, pour qui l'enjeu de savoir où mettre « le curseur du compromis » souhaité par le chef de l'Etat entre plus de « souplesse » pour les entreprises et de « protection » pour les salariés.
Un « compromis historique » que les partenaires sociaux devront trouver avant la fin d'année sur quatre volets, non dissociables : lutter contre la précarité, anticiper les évolutions de l'emploi, maintenir l'emploi lors de difficultés conjoncturelles et réformer le licenciement collectif.
Discuter de « l'usage abusif du CDD »
Sur le volet précarité, chacun a affiné jeudi ses propositions. Si le Medef se dit « ouvert » à discuter de « l'usage abusif du CDD », il veut d'abord « lever les freins au recours au CDI », proposant notamment une « période probatoire à l'issue de la période d'essai ». Pour la CFTC, il s'agit d'une « posture » du patronat, « maladroite » mais classique de début de négociation.
Les priorités des syndicats se rejoignent : décourager le recours aux CDD par les cotisations patronales (par une modulation dégressive pour la CFDT, une surtaxation pour FO et la CGT), fixation d'un minimum d'heures pour le travail à temps partiel, etc.
Si le CDI reste la norme (86,5% des contrats), l'usage des contrats précaires (CDD, intérim, stages) s'est intensifié. En 10 ans, le nombre d'intentions d'embauches en CDD a été multiplié par deux et trois embauches sur quatre se sont faites en CDD en 2011.
Retraite complémentaire : les réserves de l'Agirc-Arrco s'amenuisent à grande vitesse 12/10 | les échos
Les réserves des régimes de retraite complémentaire des salariés du privé seraient épuisées entre 2017 et 2020. Les partenaires sociaux se réunissent aujourd'hui pour examiner des solutions. Hausse des cotisations, âge de départ, toutes sont controversées
Les réserves des régimes de retraite complémentaire des salariés du secteur privé fondent comme neige au soleil. Déficitaires depuis 2010, l'Arrco (pour l'ensemble des salariés) et l'Agirc (pour les seuls cadres) sont obligés de puiser dans leurs réserves pour payer la part complémentaire des pensions de 11 millions de retraités. Ces réserves étaient jusqu'à présent confortables : plus de 6 milliards d'euros pour l'Agirc, près de 42 milliards pour l'Arrco fin 2012.
Mais elles vont s'épuiser plus rapidement que prévu, selon les dernières projections qui viennent d'être réalisées par les services de l'Agirc-Arrco (voir graphique). Car la hausse du chômage réduit les rentrées de cotisations sociales. En tablant sur un peu plus de 10 % de chômeurs, en 2013 comme en 2015, les caisses de l'Arrco seraient vidées en 2020. Il y a dix-huit mois, on estimait encore qu'elles tiendraient dix ans de plus. Quant aux réserves de l'Agirc, elles seraient asséchées dès 2017. Autant dire demain, dans un système de retraite où toute réforme met du temps à produire des effets.
Des réformes, les partenaires sociaux qui gèrent l'Agirc-Arrco commencent à en discuter ce matin. Patronat et syndicats se retrouvent pour examiner des solutions. Dix scénarios ont été chiffrés : hausse des cotisations, augmentation de la durée de cotisation, relèvement de l'âge légal de la retraite, gel temporaire des pensions... Le problème, c'est qu'aucune de ces modifications de paramètres, prise isolément, ne change la donne. Par exemple, si on reculait l'âge légal de la retraite de 62 à 64 ans rapidement, d'ici à 2023, cela rapporterait moins de 5 milliards d'euros par an à l'Agirc-Arrco en 2030. Si on gelait les retraites pendant un an, cela permettrait une économie de 1,4 milliard seulement à l'horizon de 2017. La situation financière des régimes serait certes améliorée, mais cela ne repousserait guère l'échéance d'épuisement des réserves. « On est arrivés au bout d'une logique. On ne peut plus se contenter de modifier tel ou tel paramètre », analyse Jean-Louis Malys (CFDT).
HYPERLINK "http://www.lesechos.fr/medias/2012/10/12/371731_0202321516185_web.jpg" INCLUDEPICTURE "http://www.lesechos.fr/medias/2012/10/12/371731_0202321516185_web.jpg" \* MERGEFORMATINET
Concertation début 2013
Les débats s'annoncent donc délicats. Deux lignes vont s'affronter. Certains négociateurs plaideront pour des mesures immédiates afin de sauver les retraites complémentaires à court terme. « Les partenaires sociaux seraient irresponsables s'ils décidaient de ne rien faire. Il faut à tout le moins prendre des mesures conservatoires », plaide Jean-François Pilliard (Medef). « Nous pouvons nous mettre d'accord sur des mesures immédiates qui permettront aux régimes de respirer, avant une réforme de plus grande ampleur », estime Philippe Pihet (FO).
D'autres souligneront qu'il ne sert à rien de « rafistoler » dans l'urgence, alors que le gouvernement lancera au début de l'année prochaine une concertation en vue de réformer l'ensemble du système de retraite. « Le patronat met la charrue avant les boeufs pour faire passer des réformes qui pénaliseront les salariés et les retraités. Le vrai problème, qui est celui des ressources insuffisantes des régimes, doit être abordé dans un cadre beaucoup plus large », estime Eric Aubin (CGT).
SANTE-SECURITE
DIVERS
Industrie
Pétrole, uranium, phosphate... Qui va profiter de la pénurie ?
Une très large part de notre économie repose sur l'exploitation des matières premières. Le pétrole entre dans la fabrication de plastique et de la plupart des produits chimiques, les terres rares sont indispensables à la fabrication des éoliennes et des voitures électriques et les plantes ne peuvent pas se passer de phosphate. Or, la pénurie menace, à plus ou moins long terme. Une catastrophe pour l'économie mondiale ? Certains développent pourtant des solutions alternatives, qui s'avèreront peut-être visionnaires. (en annexe)
Atome
Areva exclu par le tchèque CEZ de son appel d'offres 08/10 Les échos
Le tchèque CEZ a écarté le groupe français d'un appel d'offres d'environ 10 milliards de dollars pour construire deux réacteurs à Temelin. Areva va faire appel de la décision.
Mauvaise séquence pour Areva. Mercredi dernier, le groupe nucléaire a reconnu qu'il n'avait pas déposé d'offre au rachat d'Horizon, qui prévoit de construire deux centrales en Grande-Bretagne, l'un des marchés ayant affiché de fortes ambitions nucléaires. Vendredi, c'était au tour du groupe CEZ d'annoncer, dans un communiqué sévère, qu'il avait « exclu » Areva de son appel d'offres pour la construction de deux réacteurs supplémentaires à Temelin (République tchèque), tant pour des raisons commerciales que réglementaires.
« Areva croit fermement avoir satisfait tous les critères de l'offre », a réagi le groupe, qui va faire appel de la décision de CEZ. Le groupe public proposait deux réacteurs EPR, d'une puissance totale de 3.300 mégawatts dans le cadre de ce contrat évalué autour de 10 milliards de dollars.
Westinghouse (contrôlé par le japonais Toshiba) et un consortium associant Skoda et le russe Atomstroyexport avaient également été sélectionnés par le groupe tchèque, en juillet, Westinghouse proposant son réacteur AP1000 et le consortium chapeauté par Atomstroyexport le réacteur MIR-1200. Le tout dans l'attente d'une décision finale en 2013.
Vendredi, le russe Atomstroyexport (groupe Rosatom), toujours en lice sur l'appel d'offres, a, de manière surprenante, tendu la main à Areva. « Compte tenu des liens entre Rosatom et Areva, des partenariats pourraient être envisagés dans n'importe quel cas de figure », a indiqué une porte-parole de Rosatom en France. Le groupe français était engagé avec le russe dans le projet de centrale de Béléné, en Bulgarie, avant que le projet ne soit abandonné en mars.
Peut-être un second round
Si le groupe de Luc Oursel assure que son « engagement dans le projet d'extension de Temelin reste entier », le coup est dur. « Dans le cadre de son plan stratégique Action 2016, Areva avait l'objectif d'avoir 10 réacteurs en commande fin 2016. Il faudrait maintenant que tout se passe bien en Inde, en Chine et avec EDF à Hinkley Point pour y parvenir », juge un analyste, qui note toutefois que les décisions ne sont peut-être pas définitives, tant sur le projet Horizon (Areva pourrait espérer un second round, le temps de lever des incertitudes sur le bouclage financier du projet), que sur celui de Temelin, compte tenu de l'appel.
Les déconvenues du groupe n'ont d'ailleurs pas fait plonger le titre en Bourse. Areva a clôturé en hausse à Paris vendredi, dans le sillage du marché porté par les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis.
Areva gèle l'exploitation du principal actif d'UraMin 12/10 | les échos
Ce n'est, assure Areva, qu'une « annonce locale », qui intervient après l'annonce, faite fin 2011, d'un « ralentissement du projet ». Ce n'en est pas moins symbolique : hier, le groupe nucléaire a annoncé hier le report sine die de l'exploitation de la mine de Trekkopje (Namibie), autrement dit du principal actif d'UraMin, cette entreprise canadienne qui a multiplié les déboires depuis son acquisition par Areva mi-2007.
Le report est justifié par les faibles cours de l'uranium, eux-mêmes dus à la catastrophe de Fukushima au printemps 2011, explique le groupe dans son communiqué publié en Namibie. Les prix de l'uranium évoluent aujourd'hui autour de 46 dollars la livre, contre 135 dollars mi-2007, au moment de l'acquisition d'UraMin. Or le projet ne serait viable qu'à partir de 75 dollars la livre. Mais les ressources de la mine ont aussi été sévèrement révisées à la baisse, à 26.000 tonnes aujourd'hui, contre 45.000 tonnes initialement.
Si Areva assure que la mine de Trekkopje, qui va être « mise sous cocon » à partir de début 2013, reste « un actif stratégique » et que le groupe réexaminera « régulièrement » sa situation économique, ce report sonne comme une forme d'épilogue industriel pour UraMin. Payée 1,8 milliard d'euros en juillet 2007, l'entreprise minière a déjà été entièrement dépréciée par Areva, contribuant lourdement à faire plonger les comptes du groupe nucléaire l'an dernier. Un rapport parlementaire publié en mars avait en revanche écarté l'hypothèse d'une malversation ou d'une escroquerie, même s'il avait jugé les conditions d'achat par Anne Lauvergeon, alors à la tête d'Areva, peu transparentes.
Les deux autres sites d'UraMin ne sont en effet guère mieux orientés : Areva a récemment annoncé son intention de fermer le site de Bakouma (République centrafricaine), plan social à l'appui. En juillet dernier, Areva a inscrit des pertes de valeur de 164 millions d'euros sur les sites miniers de Bakouma et de Ryst Kuil, en Afrique du Sud, le troisième actif d'UraMin
Caoutchouc
Matériaux: Des gants anti-allergiques en guayule le 11 octobre 2012 | HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/l-usine-nouvelle-du-11-octobre-2012-n3302" L'Usine Nouvelle
Dans les champs de Montpellier poussent les gants du futur. À partir des plantes de caoutchouc, la bioraffinerie de l'unité de recherche bois tropicaux de la Cirad (Recherche agronomique pour le développement) a développé des gants en guayule, un latex naturel qui a pour avantage d'être exempt de substances allergènes contrairement à son cousin, le latex d'hévéa.
Collecte pneumatique de déchets à Saint-Ouen le 11 octobre 2012 | HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/l-usine-nouvelle-du-11-octobre-2012-n3302" L'Usine Nouvelle
Sita, filiale de Suez Environnement, a remporté, en partenariat avec l'espagnol Ros Roca, la construction d'une collecte pneumatique des déchets, dans le futur quartier des Docks de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Après quatre quartiers de Vitry-sur-Seine (contrat remporté par Suez), l'éco-quartier du Fort d'Issy-les-Moulineaux (Veolia), Romainville (Veolia).
Chimie
Solvay avance ses pions en Russie le 09 octobre 2012
Le chimiste vient dannoncer la création dune co-entreprise avec le russe Sibour. La nouvelle structure opérera sur le marché des tensio actifs.
La campagne Russe de HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/solvay/" \o "L'actualité économique de Solvay dans l'industrie" \t "" Solvay progresse. Fortement implanté en Europe de louest, aux HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/etats-unis/" \o "Toute l'information économique et industrielle aux Etats-Unis" \t "" Etats-Unis, en Amérique du Sud et en Asie, le groupe de chimie est peu développé en Russie. Et si le HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/brésil/" \o "Découvrez toute l'actualité économique et industrielle en Brésil" \t "" Brésil et la HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/chine/" \o "Info et actu économique et industrielle en Chine" \t "" Chine demeurent les pays prioritaires pour son développement, la Russie constitue, de laveu même du PDG Jean-Pierre Clamadieu, lune des zones les plus stratégiques pour lavenir du groupe.
Lannonce de la création dune co-entreprise à parts égales, dénommée Ruspav, avec la société pétrochimique russe Sibur, ancienne filiale de HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/gazprom/" \o "Actualités du plus gros producteur de gaz mondial Gazprom" \t "" Gazprom, constitue une avancée supplémentaire dans ce pays difficile daccès pour nombre dindustriels.
Le marché visé : les tensio actifs, des molécules omniprésentes dans lindustrie. Elles modifient le comportement de surfaces des fluides, apportent des propriétés de nettoyage, démulsification ou bien encore de mouillage.
On les retrouve dans des produits aussi variés que les gels douches, les détergents, la peinture, le traitement des métaux, lextraction du pétrole et du gaz
Cest précisément pour les marchés de la cosmétique, de la détergence, du pétrole et du gaz que Solvay sassocie à Sibur.
Renforcement dune présence fragile
"Le site de Ruspav sera localisé à Dzerzhinsk, près du site pétrochimique de Sibur, à 400 km à l'est de Moscou, et devrait être opérationnel en 2015", selon le groupe. Dans le détail, la société russe offrira à Ruspav "son accès privilégié aux matières premières, ses capacités de production et sa logistique".
Quant à Solvay, via son activité Novecare, il apportera "son expertise technologique, sa connaissance des formulations et des applications marché, ainsi que son réseau de clients fortement implantés dans la région".
Cette co-entreprise renforce une présence encore fragile de Solvay en Russie. Il ny a pas si longtemps, en 2010, le groupe a essuyé un revers concernant le projet dacquisition dune installation industrielle à Berezniki. Il sagissait dune soudière avec une capacité de production annuelle de 500 000 tonnes de carbonate de soude.
Dautres projets annoncés ces dix dernières années nont pas aboutis. Il y a peu, Solvay a vendu en Russie des activités liées aux secteurs pharmaceutique (au groupe Abott) et automobile (à HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/plastic-omnium/" \o "Actus du spécialiste en transformation des matières plastiques" \t "" Plastic Omnium). Pour le moment, Solvay produit essentiellement dans le pays des câbles acétate, utilisés dans les filtres à cigarette. Une présence restreinte, donc.
Mais le vent pourrait enfin tourner en faveur du groupe pour les prochaines années. Un projet dusine de production de PVC devrait voir le jour en 2014, déjà annoncé en 2007 mais retardé à plusieurs reprises. Il a également été mené avec Sibur et a conduit à la création dune co entreprise nommée RusVinyl (entre Sibur et Solvin, elle-même co entreprise entre Solvay et BASF).
Le site pourrait produire jusquà 330 000 tonnes de PVC par an et bénéficiera de laccès aux matières premières du groupe Russe. Montant de linvestissement : environ 1,5 milliard deuros. Solvay pourrait bientôt se mettre à lheure russe
Arkema démarre la construction d'une unité de production en Malaisie 09/10 les échos
Le chimiste français Arkema et son partenaire malaisien CJ viennent de démarrer la construction sur le site de Kerteh, en Malaisie, d'une unité de biométhionine de CJ (CheilJedang) et de thiochimie d'Arkema. Arkema fournira à CJ la matière première nécessaire à la fabrication de la biométhionine. Ces unités auront une capacité de production de 80.000 tonnes de biométhionine pour l'alimentation de la volaille et de 50.000 tonnes de dérivés soufrés pour la pétrochimie. Ce projet représente un investissement de 450 millions de dollars. Arkema a annoncé par ailleurs avoir procédé avec succès à une émission obligataire de 250 millions d'euros.
Sanofi : 914 départs volontaires et aucun licenciement le 10.10.2012 AFP/leparisien
Pas de licenciements mais un plan de départs volontaires. C'est ainsi que HYPERLINK "http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/l-industrie-du-medicament-fragilisee-veut-du-soutien-pour-produire-en-france-04-10-2012-2204373.php" \t "_blank" le groupe pharmaceutique Sanofi-Aventis compte supprimer 914 emplois dans le cadre de son plan de restructuration. C'est le ministre du Redressement productif HYPERLINK "http://actualites.leparisien.fr/arnaud+montebourg.html" Arnaud Montebourg qui a annoncé la nouvelle, ce mercredi après-midi lors d'un point presse, en soulignant que le site de Toulouse ne sera finalement pas touché.
«Sanofi annonce désormais zéro licenciement», a déclaré le ministre. Et d'ajouter que «le site de Toulouse n'est plus dans son plan de restructuration, hormis l'infectiologie et quelques fonctions support». Le gouvernement a obtenu un «accord écrit» de la direction de Sanofi incluant des «garanties» sur les 914 postes visés par le projet de suppressions d'emplois du groupe pharmaceutique en France. Les coordonnateurs groupe CGT et FO de Sanofi se sont dits en «colère» après les déclarations d'Arnaud Montebourg, estimant qu'il n'y avait «absolument rien de changé» par rapport aux projets initiaux de la direction du laboratoire. «On a l'impression que c'est encore une opération de communication de la part de la direction et que le gouvernement se soit bêtement fait avoir une nouvelle fois», a déclaré à l'AFP, Thierry Bodin, coordonnateur groupe CGT. En insistant : «914 suppressions de postes, c'est déjà le chiffre qu'annonçait la direction". "On ne voit pas quelles sont les avancées».Sanofi avait dévoilé en juillet un projet prévoyant la suppression de 914 postes à l'horizon 2015. Pour autant, les modalités n'étaient pas encore connues et laissaient planer inquiétudes et craintes du côté des salariés. HYPERLINK "http://Sanofi avait dévoilé en juillet un projet prévoyant la suppression de 914 postes à l'horizon 2015. Pour autant, les modalités n'étaient pas encore connues." \t "_blank" Et les syndicats avaient estimé que la réalité porterait sur «bien d'avantage». Le site de Toulouse, qui emploie 640 personnes, cristallisait ces craintes. Trois comités centraux d'entreprises (CCE) et un comité d'entreprise se tiendront jeudi, dont un CCE consacré à la recherche réunissant plusieurs dizaines de représentants de la direction et du personnel à Chilly-Mazarin (Essonne).
Novasep investit 30 millions deuros sur son site de Mourenx le 11 octobre 2012 UN
Le spécialiste de la purification de molécules actives complexes va construire une unité de fabrication dun principe actif.
En concurrence avec un autre site européen, cest finalement Mourenx (Pyrénées-Atlantique) qui rafle la mise ! Le groupe Novasep, qui a son siège à Pompey (Meurthe-et-Moselle), a décidé dinvestir 30 millions deuros dans la construction de ce quil annonce être "la plus grande unité de chromatographie au monde pour lindustrie pharmaceutique". Lusine sera édifiée sur le site que détient Novasep sur la plate-forme Sobegi à Mourenx, qui produit une dizaine de principes actifs avec 110 salariés.
"Nous avons choisi de réaliser cet investissement à Mourenx car dune part la plate-forme Sobegi dispose des utilités (fluide, froid, azote) et dautre part le site actuel de Novasep a une longue expérience de la chromatographie. Enfin nous avons eu un soutien très fort des collectivités", explique Jean Blehaut, directeur du marketing de Novasep.
Le projet a été soutenu à hauteur de 600 000 euros par la Région HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/aquitaine/" \o "Elargissez votre recherche de l'actualité industrielle dans la région Aquitaine." \t "" Aquitaine auquel il faut ajouter 200 000 euros daide remboursable. Le conseil général des Pyrénées-Atlantiques apporte également 600 000 euros. La communauté de communes de Lacq sengage sur 1,3 million deuros. Le premier coup de pioche va être donné en décembre. Lentrée en service de la nouvelle unité sera effective en avril 2014. Une trentaine demplois pourrait être crée.
Lusine produira pour le compte dun laboratoire pharmaceutique un principe actif. Un contrat pour dix ans. Selon les collectivités locales, ce principe actif est destiné à la lutte contre le cholestérol.
Cette implantation qui est une bonne nouvelle pour le Bassin de Lacq, vient conforter lunité de Novasep à Mourenx, marquée par un portefeuille de produits en déclin.
Cet investissement est le troisième investissement majeur de Novasep en 2012, après lextension de son site industriel de Shanghai en HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/chine/" \o "Info et actu économique et industrielle en Chine" \t "" Chine, et une augmentation de capacité de son site du Mans (Sarthe). Novasep réalise un chiffre daffaires consolidé de 300 millions en 2011 deuros et emploie 1 300 salariés.
Silab inaugure en Corrèze sa troisième unité de production le 11 octobre 2012 UN
, Le fabricant d'actifs naturels pour l'industrie cosmétique implanté à Saint-Viance inaugure le 12 octobre sa troisième unité de production.
En service depuis plus d'un an sur le site de Saint-Viance (Corrèze) l'unité de production UP 3 du fabricant dactifs naturels Silab sera officiellement inaugurée le 12 octobre par Sophie Thibault, préfète de la Corrèze et des personnalités de la région, une inauguration qui avait été reportée en raison de lélection présidentielle.
Président fondateur de Silab (Société industrielle limousine d'application biologique), Jean Paufique, ingénieur agronome et biologiste, se réjouit de participer à sa cinquième inauguration depuis la création de sa société en 1984 qui n'a cessé de s'étendre. "Ce nouvel atelier de 4 500 mètres carrés qui compte trois lignes de production a nécessité un investissement de 15 millions d'euros. Nous doublons ainsi tous les cinq ans notre capacité de production en anticipant l'augmentation de notre activité, explique-t-il. La production a progressé de 124 % entre 1966 et 2001, de 130 % entre 2001 et 2006 et elle s'est ralentie ensuite à cause de la crise avec une hausse de seulement 40 % entre 2006 et 2011. Cependant nous mettons tout en uvre aujourd'hui pour retrouver notre cadence dès la sortie de crise".
L'entreprise ne change rien à sa stratégie de développement en continuant de miser sur l'innovation. Cela lui a permis de se hisser à la première place dans sa spécialité au niveau national. En décembre dernier, l'Institut national de la propriété industrielle (Inpi) lui a décerné le super trophée national de l'innovation pour ses 163 brevets déposés.
Cette année, les chercheurs de Silab ont conçu six nouveaux produits standards et cinq produits spécifiques ont été mis au point pour les grands comptes de l'industrie cosmétique à savoir L'Oréal, HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/lvmh/" \o "LVMH : Actualités du groupe français d'entreprise spécialisé dans le luxe - Usine Nouvelle" \t "" LVMH et Clarens. "Nous avons cette année recruté neuf personnes que nous avons formées dans notre centre de formation, ce qui porte l'effectif à 204 salariés dont 65 chercheurs. Nous consacrons plus de 20 % de notre chiffre d'affaires à la recherche avec en moyenne dix dépôts de brevets par an", précise le Pdg.
Silab investit actuellement 5 millions d'euros pour rénover un bâtiment de 2 500 mètres carrés acquis récemment. Sa destination reste confidentielle mais Jean Paufique assure que "Silab ne va pas changer de métier, nous investissons sur des technologies dites de rupture, donc ce que nous y produirons, nous le produisons pas aujourd'hui".
Pour asseoir ses positions à l'international, Silab vise les marchés en émergence en Asie et plus particulièrement en HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/chine/" \o "Info et actu économique et industrielle en Chine" \t "" Chine. "Après le HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/japon/" \o "Toute l'information économique et industrielle sur le Japon" \t "" Japon et la Corée où nous sommes fortement présents, nous nous développons bien en Chine grâce aux deux bureaux commerciaux ouverts récemment, assure le président. Le pouvoir dachat des Chinois augmente. En début d'année, nous avons décidé de créer une filiale au HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/brésil/" \o "Découvrez toute l'actualité économique et industrielle en Brésil" \t "" Brésil, la phase de démarches administratives est juste terminée. Notre objectif est d'atteindre 15 % du marché international et de rester leader en France."
Silab s'est également bien développé aux États Unis grâce à une filiale ouverte voilà trois ans.
En septembre, Jean Paufique était nommé professeur Honoris Causa par l'Université de Franche-Comté pour sa contribution dans le domaine de la biologie de la peau et les relations privilégiées établies avec les chercheurs et les universitaires spécialistes de la peau. L'entreprise a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 31 millions d'euros avec un effectif de 195 salariés.
Sanofi : les Comités d'entreprises perturbés par les syndicats le 11.10.2012
La pression ne se relâche pas chez les salariés de HYPERLINK "http://actualites.leparisien.fr/sanofi.html" Sanofi. Le comité central d'entreprise (CCE) de la branche recherche de groupe a été suspendu quelques dizaines de minutes ce jeudi à Chilly-Mazarin (Essonne), et d'autres réunions similaires ont été perturbées sur d'autres sites.Trois Comités centraux d'entreprise (CCE) et un comité d'entreprise se tiennent actuellement en région parisienne et à HYPERLINK "http://actualites.leparisien.fr/lyon.html" Lyon, dont un CCE consacré à la recherche à Chilly-Mazarin (Essonne)
Les élus du personnel demandent le retrait pur et simple du projet de restructuration HYPERLINK "http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/sanofi-le-groupe-pharmaceutique-va-supprimer-900-postes-en-france-d-ici-2015-25-09-2012-2180531.php" \t "_blank" qui prévoit 900 suppressions de postes à l'horizon 2015, bien davantage selon les HYPERLINK "http://actualites.leparisien.fr/syndicats.html" syndicats.A Chilly-Mazarin où se tient l'un des trois CCE, les échanges entre 34 représentants des salariés et 14 de la direction se sont concentrés sur le plan de réorganisation du groupe pharmaceutique annoncé le 5 juillet. "Ca se passe mal parce que la direction veut parler des mesures sociales d'accompagnement et pas de la justification du plan", a-t-on appris auprès d'une source syndicale du CCE recherche. Des suspensions similaires seraient intervenues sur d'autres sites selon un délégué syndical présent dans l'Essonne.Les syndicats inquiets sur l'avenir du site de ToulouseMercredi, Arnaud Montebourg a affirmé avoir été informé par Sanofi «de conditions nouvelles relatives à son plan de restructuration». «Sanofi annonce désormais zéro licenciement, se contentant exclusivement pour ses mesures de restructuration d'un plan de départs volontaires limité à 914 postes.», a-t-il dit à la presse.Dans un document de travail confidentiel de la direction, dont l'AFP avait eu connaissance début octobre, ce chiffre de 914 suppressions de postes d'ici à 2015 était déjà avancé. Réagissant aux déclarations du ministre, les coordonnateurs groupe CGT et FO de Sanofi ont estimé mercredi soir qu'il n'y avait «absolument rien de changé» par rapport aux projets initiaux de la direction du laboratoire.Pour les délégués, rien n'est réglé, et notamment pas le sort du site de Toulouse, qui devait voir transférée une partie de ses activités recherche, «les activités anti-infectieux» et les «activités de chimie liées aux anti-infectieux», selon le document confidentiel de la direction. La division infectiologie toulousaine - qui emploie environ 150 personnes - doit bien être «transférée» sur le site de Lyon, a confirmé le ministre. «Sanofi annonce que le site de Toulouse n'est plus dans son plan de restructuration, hormis l'infectiologie et quelques fonctions support.», a-t-il dit. HYPERLINK "http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/blouses-blanches-et-echarpes-tricolores-contre-sanofric-a-paris-03-10-2012-2201247.php" \t "_blank" Pas de quoi calmer les inquiétudes des salariés qui resteront mobilisés ce jeudi.Les structures du sud de la France les plus touchéesDans le cadre «des jeudis de la colère», des salariés des sites de Toulouse et Montpellier - qui devraient être le plus affectés - se réuniront dans l'Hérault, à l'occasion des journées du Cancéropôle du Grand Sud-ouest.Parallèlement, plusieurs centaines de salariés devraient également se réunir à la mi-journée sur HYPERLINK "http://www.leparisien.fr/espace-premium/essonne-91/le-siege-de-sanofi-devrait-etre-epargne-par-les-suppressions-d-emplois-26-09-2012-2181219.php" \t "_blank" le site de Chilly-Mazarin pour «maintenir la pression» et dire «qu'ils ne veulent pas de ce plan», a expliqué Bernadette Tric, déléguée CGT. Vendredi, l'intersyndicale doit être reçue par Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif.En 2011, le groupe Sanofi a réalisé plus de 33 milliards d'euros de chiffre d'affaires et des bénéfices de près de 9 milliards. HYPERLINK "http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/sanofi-pourrait-ravir-a-total-sa-place-de-premiere-capitalisation-boursiere-08-10-2012-2215993.php" \t "_blank" Et le groupe est en passe de ravir au géant du pétrole Total sa place de première capitalisation boursière française. La CFDT estime à 3000 le nombre d'emplois qui subiront l'impact des plans de la direction, entre suppressions, départs volontaires, transferts, etc.
Rio Tinto : la scénario de la cession de Saint-Jean-de-Maurienne privilégié Les Echos | 11/10 |
Ses négociations avec EDF pour renouveler le contrat d'approvisionnement de son site de production savoyard étant toujours dans l'impasse, le géant de l'aluminium cherche désormais activement un repreneur
Bientôt la fin de l'incertitude pour les 450 salariés de l'usine Rio Tinto de Saint-Jean de Maurienne ? Mercredi, le géant de l'aluminium a indiqué que la cession du site savoyard est désormais « une solution privilégiée ». En juin, il avait lancé un ultimatum à EDF, son partenaire énergétique pour renouveler le contrat d'approvisionnement électrique de l'usine, lequel arrive à échéance début 2014. Les deux groupes n'étant toujours pas parvenu à un accord, Rio Tinto cherche désormais activement un repreneur, tout en poursuivant les négociations avec l'électricien français.
« Le processus de cession a été entrepris début juillet et nous avons reçu plusieurs marques d'intérêt en septembre », a expliqué le géant de l'aluminium. Il devrait s'accélérer : la réception des offres préliminaires devrait être achevé « très vite, dans une semaine ou deux », a-t-il promis. Concernant l'identité du potentiel repreneur, Rio Tinto « étudiera tous les dossiers », ceux émanant d'industriels comme de fonds d'investissements.
De son côté EDF ne semble toujours pas disposé à céder sur ses tarifs. Depuis 1985, le site savoyard bénéficiait d'un prix d'électricité 2 à 3 fois inférieur au prix du marché actuel, soit 18 euros par mégawattheure. Avec l'arrivée à échéance du contrat d'approvisionnement du site, EDF veut réviser à la hausse ses tarifs. Du coup, le modèle économique du site ne tient plus. « La mort est déjà annoncée, le sujet est déjà clos, Rio Tinto a déjà décidé d'arrêter » son activité à Saint-Jean-de-Maurienne, a déclaré Henri Proglio, le PDG de l'électricien, à Reuters, visiblement sceptique sur la probabilité de parvenir à un accord.
Doutes des syndicats
Les syndicats, eux, doutent de voir aboutir le projet de cession. Pour Eric Massat, délégué syndical CFDT chez Rio Tinto, « la cession du site sans contrat d'électricité n'est pas crédible, d'autant que les coûts énergétiques représentent 40% de ses coûts de production ». Sans compter que les prix de l'aluminium fléchissent en Europe. En outre, le géant minier envisage de conserver le centre de recherche et développement du site savoyard, visiblement difficile à séparer de l'usine.
A plus long terme, le conflit avec EDF pourrait aussi mettre en péril la viabilité de l'autre site français de Rio Tinto, à Dunkerque. Le contrat d'approvisionnement électrique de ce site arrive à échéance en 2017. Rio Tinto a déjà pris les devants et négocié un contrat couvrant 50% des besoins énergétiques du site à « un tarif acceptable ». Ceci par l'intermédiaire du consortium Exeltium, fondé par six grands industriels très gros consommateurs d'électricité (Air Liquide, ArcelorMittal, Arkema, Rio-Tinto-Alcan, Rhodia et Solvay). Reste donc à négocier les 50% restants d'ici à 2017.
Le chimiste Tessenderlo vend son usine de Calais le 12 octobre 2012
Le groupe belge va vendre son usine de Calais (Pas-de-Calais) spécialisée dans les activités pharmaceutiques. Les licenciements économiques devraient concerner 39 salariés.
A limage de son compatriote HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/solvay/" \o "L'actualité économique de Solvay dans l'industrie" \t "" Solvay, qui sest délesté en 2009 de ses activités pharmaceutiques, Tessenderlo est en train dopérer le même virage. Le chimiste souhaite se recentrer dans les secteurs de lalimentaire, de l'agriculture et de la gestion de l'eau. Conséquences en France : le groupe cède son site Calaire Chimie de Calais (Pas-de-Calais) à International Chemical Investors Group (Icig) et adapte son site de Loos (Nord) à cette stratégie.
Lusine calaisienne, Calaire Chimie, emploie 200 salariés pour un chiffre d'affaires denviron 25 millions d'euros. Elle a déjà subi des restructurations ces dernières années qui ont aboutis à une cinquantaine de suppressions de postes.
Quant à lusine de Loos, Produits Chimiques de Loos (PCL), elle reste dans le giron de Tessenderlo. Elle va arrêter ses activités dans la pharmacie pour se renforcer dans la fabrication de produits chimiques pour le traitement des eaux (produits dépuration, assainissement des eaux usées
). Cette installation industrielle emploie 158 personnes et génère un chiffre daffaires de 70 millions deuros.
Au final, le changement de cap de Tessenderlo devrait entraîner la suppression de 62 postes et le licenciement économique de 39 salariés de lusine de Loos. La procédure d'un plan de sauvegarde de l'emploi devrait être engagée.
Pour assurer le recentrage de cette usine, augmenter ses capacités de production et la moderniser, le groupe va injecter 75 millions deuros au cours des dix prochaines années.
Tessenderlo a généré un chiffre daffaires de 2,1 milliards deuros en 2011 et emploie 7 500 salariés. Via sa division pharmaceutique, le groupe fournit des intermédiaires et ingrédients pharmaceutiques actifs auprès de plusieurs sociétés pharmaceutiques internationales pour des produits de marque et des génériques.
International Chemical Investors Group est quant à lui un holding industriel privé spécialisé dans les activités chimiques et pharmaceutiques de taille moyenne. Créé en 2004, ICIG a acquis auprès de grands groupes chimiques et pharmaceutiques internationaux 17 entités opérationnelles. Les entreprises ICIG emploient actuellement plus de 3 300 personnes et opèrent sur 17 sites de production en Europe et aux États-Unis qui génèrent un chiffre d'affaires global de quelque 700 millions d'euros.
Pétrole
LAIE baisse sa prévision de demande mondiale jusqu'en 2016 Les échos 12.10.12
Pour l'agence énergétique de l'OCDE, la demande d'or noir ne progressera que de 1,2% par an en moyenne d'ici à 2016 , au lieu du 1,3% prévu. La demande devrait passer de 89,79 millions de barils par jour cette année à 94,45 millions en 2016, soit environ un demi million de barils de moins qu'anticipé.
Un autre clignotant de l'économie mondiale vient de passer à l'orange. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a revu vendredi à la baisse ses prévisions de croissance de la demande pétrolière d'ici à 2016. Elle ne table plus que sur une hausse de 1,2% par an en moyenne, au lieu de 1,3% auparavant.
'Des révisions de données antérieures et une croissance économique inférieure à ce qui était attendu ont conduit à une réduction d'environ un demi million de barils par jour pour 2012', et d'autant sur la période 2011-2016, a souligné HYPERLINK "http://www.iea.org/Textbase/npsum/MTOMR2012sum.pdf" \t "_blank" l'AIE dans son rapport à moyen terme sur le marché pétrolier (voir un résumé du document).
En volume, la demande d'or noir devrait passer de 89,79 millions de barils par jour (bp/j) cette année à 94,45 millions en 2016, soit environ un demi million de barils par jour de moins que ce qu'elle anticipait jusque là. Ce tassement de la demande devrait s'accompagner d'une détente sur les prix (voir encadré).
Dans le détail, les nouvelles projections de l'AIE sont inférieures de 480.000 bp/j pour 2012 et 930.000 bp/j pour 2013, par rapport à sa précédente étude prospective de décembre 2011. Les révisions pour les années suivantes vont dans le même sens : -880.000 b/j pour 2014, -680.000 pour 2015, -540.000 pour 2016. Enfin, pour l'année 2017, où il s'agit d'une première estimation, l'AIE table sur une demande de 95,68 millions de barils par jour.
Dette et Chine
Sans surprise, l'agence énergétique de l'OCDE explique sa décision de revoir ses estimations sur la période par 'les craintes persistantes liées à la dette dans l'OCDE, en particulier, dans la zone euro', et 'même la Chine, principal moteur de la hausse de la demande au cours de la décennie écoulée, donne des signes de ralentissement', ajoute-t-elle.
HYPERLINK "http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0202212288949-petrole-vers-une-baisse-de-la-demande-en-2012-2013-352221.php" Au mois d'août déjà, l'organisation internationale basée à Paris avait dégradé ses anticipations pour la demande de pétrole dans le monde à 89,6 millions de barils par jour en 2012 et 90,5 millions en 2013, en invoquant une croissance économique «molle», le prix élevé du baril et de la réduction de la demande en Chine et aux Etats-Unis .
Dans son précédent rapport sur les prévisions à 5 ans publié en décembre 2011, l'AIE disait attendre une croissance d'environ 8% de la demande mondiale entre 2010 et 2016 mais elle prévoyait que de moindres tensions sur les marchés que les années précédentes. Dix mois plus tard, l'agence peint un tableau encore moins sombre, expliquant que la demande augmenterait de moins de 7% entre 2012 et 2017, année lors de laquelle elle devrait atteindre 95,7 millions bpj.
Vers une détente progressive des cours du pétrole
Les cours du pétrole pourraient progressivement se détendre au cours des cinq prochaines années en raison notamment du ralentissement économique mondial et de la forte augmentation de la production en Irak et en Amérique du Nord, prévoit l'AIE. 'La prévision de la demande semble plus basse, tandis que le pouvoir de transformation de technologies non conventionnelles de production de pétrole utilisées pour le gaz de schiste en Amérique du Nord ont dépassé nos précédentes attentes', souligne-t-elle. L'année passé, l'Agence avait estimé que la production américaine de brut léger extrait des formations de schistes avait 'le potentiel pour changer la donne'. Elle note cette année que l'impact de cette filière de production augmente.La capacité mondiale de production devrait augmenter de 9,3 millions bpj d'ici à 2017 pour atteindre 102 millions bpj, excédant la demande de plus de 6%. 'Environ 20% de la hausse de la production liquide provient de la capacité de l'Irak et 40% de la production nord-américaine de brut léger ou à partir de l'exploitation des sables bitumineux', pointe le rapport . L'Opep devrait investir massivement pour augmenter ses capacités de réserves, qui devraient plus que doubler à 5-7 millions bp/j, un niveau jamais atteint depuis la hausse des prix du pétrole entre 2003 et 2008. Malgré ces perspectives favorables, l'AIE met en garde contre le niveau exceptionnel des incertitudes sur l'économie mondiale et les risques géopolitiques régionaux.
Plasturgie
Bisphénol A : "Nous ne pourrons plus exporter nos produits" le 11 octobre 2012 UN
Au grand dam des industriels, les contenants alimentaires et les dispositifs médicaux avec du bisphénol A pourraient être bientôt interdits. Interview de Vincent Truelle, le directeur général de la Fédération française des industries d´aliments conservés.
Comment se passer du bisphénol A (BPA) ? La question est sur les lèvres de très nombreux industriels après le vote du Sénat, mardi 9 octobre, dune proposition de loi qui pourrait aboutir dès le 1er juillet 2015 à linterdiction de tous les contenants alimentaires et dispositifs médicaux contenant cette substance. Fortement soupçonné dêtre un perturbateur endocrinien, le BPA se trouve dans de nombreux objets du quotidien. Parmi les produits les plus exposés : les boîtes de conserves et les canettes de boissons. Le vernis qui en tapisse lintérieur est constitué de résine dite époxy, une forme polymérisée de BPA. Le secteur des aliments en conserve représente un chiffre daffaires de 4,5 milliards deuros en France, soit 3 milliards demballages. La filière compte un millier de sociétés, dont près de 200 grandes entreprises, qui emploient 35 000 personnes. Comment les industriels de ce secteur ont-ils réagi à ce vote ? Peuvent-ils trouver des substituts ? Quel sera limpact de cette loi sur leur activité, si elle est confirmée en deuxième lecture ? Réponses avec Vincent Ruelle, le directeur général de la Fédération française des industries d´aliments conservés (Fiac).
L'Usine Nouvelle - Comment réagissez-vous au vote du Sénat ?Vincent Truelle - Le Sénat a accordé un délai supplémentaire par rapport à ce que prévoyaient lAssemblée Nationale et la Commission des affaires sociales du Sénat. Léchéance a été repoussée au 1er juillet 2015. Nous avions demandé pour notre part une échéance au 1er janvier 2016. Pour résumer, nous allons devoir remplacer les résines époxy, connues et utilisées depuis près de 50 ans dans les conserves, par des vernis moins bons, moins connus, qui ont été écartés par les industriels, car moins performants. Nous sommes face à un important travail de mise au point de vernis qui doivent remplir les mêmes fonctions, comme celles détanchéité et danticorrosion, et ce pour de longues durées. Et pour faire ces tests, nous avons besoin de temps. Nous devons nous assurer que les nouveaux vernis, qui seront forcément plus chers, rendront les mêmes services et seront dune totale innocuité.
Vous vous attendiez à une telle décision ?Ce que je trouve inquiétant, cest quau lieu de traiter ce sujet complexe sur le plan scientifique, à léchelle de lEurope, la France décide de le traiter seule. Les autorités ont agi trop vite. LAgence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) et lAutorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) rendront toutes deux des avis en 2013. Il aurait été préférable dattendre leurs conclusions avant dagir. Or la proposition de loi englobe la fabrication, mais aussi limportation, lexportation et la mise sur le marché des contenants alimentaires.
Que se passera-t-il en 2015 si nous ne pouvons plus exporter nos produits ? La moitié des conserves consommées en France est importée. Quelles seront les conséquences de leur interdiction dans les négociations commerciales ? Avant linterdiction, la proposition de loi prévoit aussi la mise en place dun avertissement sanitaire sur tous les produits. Cest une application excessive du principe de précaution. Comment préparer laprès bisphénol A ?Il sagit dun sujet controversé, mais sil faut vraiment remplacer le BPA, autant sy mettre et mutualiser nos ressources. Au départ, cette recherche sest faire de manière désordonnée. Nous essayons de trouver des substituts depuis déjà trois ans. Des essais sont réalisés entre les producteurs de conserves et les industriels utilisateurs. Ces actions se font conjointement avec ces industriels et le Centre technique de la conservation des produits agricoles (CTCPA).
Lidée est de coordonner les essais pour ne pas les dupliquer inutilement. Nous avons aujourdhui identifié quatre substituts possibles au BPA : les polyesters, polyacrylates, vinyls, et acryliques. Nous devons nous assurer quils ne donnent pas un goût aux aliments et que leurs caractéristiques mécaniques sont satisfaisantes. Mais à lheure actuelle, personne nest encore capable de proposer un substitut viable aux résines époxy.
Rhône-Alpes : La Plastics Vallée se régénère le 11 octobre 2012 UN
Le plus grand pôle plasturgiste français installé autour d'Oyonnax (Ain) a su développer un esprit de filière. Elle se renouvelle régulièrement. Des aciers pour moules aux tracteurs à pédale, des presses à injecter au flaconnage, du lycée professionnel Arbez Carme de Bellignat (Ain), au pôle de compétitivité de la plasturgie Plastipolis
Depuis la création en 1899 d'une usine de celluloïd destinée à une fabrique de peignes en plastique, la Plastics Vallée se déploie autour d'Oyonnax. Avec environ 600 entreprises, c'est l'une des deux grandes zones d'emplois industriels de Rhône-Alpes, la vallée de l'Arve (Haute-Savoie) étant, elle, spécialisée dans le décolletage et la mécanique de précision. « L'une des forces de la région, c'est de réunir les compétences nécessaires dans un rayon de 20 à 30 kilomètres », observe Ivan Audouard, le directeur industriel de MIHB, qui réalise un chiffre d'affaires de 32 millions d'euros et emploie 160 salariés à Oyonnax. L'entreprise, qui dispose de 70 presses à injecter et de 12 souffleuses, travaille surtout pour l'industrie automobile. PSA, Toyota et BMW lui commandent des clés de voiture, sa spécialité. MIHB, dirigée par Frédéric Jullien, fabrique aussi des modules de pompes pour Audi et Volkswagen, des sièges auto pour enfants, des bidons de 5 à 20 litres. Fidélisation des salariés MIHB, qui a décidé de réunir ses cinq sites de production sur un seul, laissé vacant par Smoby, s'est diversifié dans la domotique et l'emballage. Et plus récemment dans les jouets artistiques sous sa marque, Svara. Elle produit de plus en plus de pièces techniques à forte valeur ajoutée, surmoulées ou utilisant des technologies innovantes comme l'IMA (« in mold assembly »). Pour limiter les opérations d'assemblage et leur coût, MIHB développe des process associés avec des partenaires locaux, des concepteurs de machines .
La PME qui met du chanvre dans l'auto le 11 octobre 2012 UN
AFT Plasturgie s'apprête à bouleverser le secteur des composites. Grâce à un procédé tenu secret, cette PME dijonnaise va produire en grande série des pièces de sécurité pour l'automobile. Reportage. C'est une petite zone industrielle et tertiaire comme il en existe des milliers en France. À ceci près que les policiers de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) s'y rendent régulièrement pour surveiller un véritable joyau industriel. Son nom : AFT Plasturgie. À Fontaine-les-Dijon, juste au nord de Dijon (Côte-d'Or), la PME est en train de faire des miracles avec... du chanvre !
Textile-Cuirs et Peaux
Des licenciements envisagés chez Albany-Cofpa à Saint-Junien le 11 octobre 2012 UN
Les salariés du fabricant de toiles non tissées sont à nouveau inquiets après avoir appris que des licenciements étaient envisagés.
Suite à une rencontre entre Daniel Halftermeyer, directeur Europe du groupe Albany International, les représentants du personnel de l'usine de Saint-Junien (Haute-Vienne) et les élus au comité d'établissement, les salariés ont été informés qu'un plan de licenciements était envisagé sur les unités de Saint-Junien et Sélestat (Bas-Rhin).
L'annonce faite oralement par le directeur Europe n'a pour l'heure pas été officialisée en comité central d'entreprise. "Il voudrait transférer 35 % de nos commandes en Asie et Amérique du Nord et partager l'activité qui resterait à Saint-Junien avec Sélestat, déclare Christophe Sardin élu CGT au comité central d'entreprise. HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/article/fermeture-de-albany-copfa-133-salaries-sacrifies.N169510" Nous redoutons donc un transfert d'activité ce que la direction voulait déjà faire en février. Alors qu'aujourd'hui l'usine de Saint-Junien facture directement sa production à ses clients, on nous dit que demain elle sera vendue au siège d'Albany, en HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/suisse/" \o "Toute l'information économique et industrielle en Suisse" \t "" Suisse, avec une valeur ajoutée moindre de 3 % puis revendue avec une marge de 50 %. L'usine de Saint-Junien ne serait alors plus rentable. Aujourd'hui notre carnet de commandes est plein, on peut se développer et la direction veut détruire des emplois, ce n'est pas concevable".
Cette perspective fait écho à la mobilisation des 133 salariés consécutive au projet de fermeture de l'usine de Saint-Junien qui avait été annoncée en février et à laquelle la direction avait finalement renoncée.
Contactée la direction du site n'a pas donné suite à notre demande. La volonté du groupe serait cependant de maintenir les deux sites. Concernant l'unité de Saint-Junien le projet s'orienterait vers une production de proximité alors qu'aujourd'hui elle est destinée à près de 40 % aux Etats Unis et à l'Asie et dans le même temps d'améliorer la rentabilité de certains produits.
Albany Saint-Junien a réalisé lan dernier 21 millions d'euros de chiffre d'affaires et dégagé un résultat net de 4 millions.
Les ventes de Burberry au ralenti depuis trois mois le 11 octobre 2012 Reuters
Le groupe de luxe britannique Burberry a confirmé le ralentissement de ses ventes en l'imputant à une moindre demande au Royaume-Uni et en Chine.
Burberry, célèbre pour ses imperméables, a par ailleurs confirmé ce 11 octobre le rapatriement de son activité de parfums et de produits de beauté au sein de son périmètre dans la perspective de l'arrêt de son contrat de licence avec le français Interparfums, annoncé en juillet.
Les ventes des magasins ouverts depuis plus d'un an ont progressé de 1% seulement sur les trois mois au 30 septembre, deuxième trimestre fiscal du groupe, après une croissance de 6% sur les trois mois précédents.
Le 11 septembre, Burberry avait surpris les marchés en faisant état d'une croissance zéro sur les dix premières semaines du trimestre. L'avertissement avait fait plonger le titre de plus de 20% à la Bourse de Londres et ébranlé l'ensemble des valeurs européennes du luxe.
Sur l'ensemble du premier semestre, le chiffre d'affaires de Burberry ressort à 883 millions de livres (1,1 milliard d'euros), en hausse de 8% à taux de change constants. De 11% au premier trimestre, la croissance a ralenti à 5% au deuxième.
Dans son communiqué, le groupe précise que ses ventes sont restées solides à Hong Kong, en France et en HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/allemagne/" \o "Toute l'information économique et industrielle en Allemagne" \t "" Allemagne, mais ont ralenti au Royaume-Uni et en HYPERLINK "http://www.usinenouvelle.com/chine/" \o "Info et actu économique et industrielle en Chine" \t "" Chine.
Pour le deuxième semestre, Burberry prévoit une stabilité du chiffre d'affaires sur un an et des revenus de licence à peu près stables également sur l'ensemble de l'exercice 2012/2013.
Lainière de Roubaix, La Redoute, CETI... Les grandes dates de l'histoire du textile à Roubaix-Tourcoing Voix Du Nord 11.10.12 (En annexe avec photos)
Verre
Arc International : le Syndicat autonome veut faire reconnaître l'utilisation de l'amiante VDN 8.10.12
INCLUDEPICTURE "http://www.lavoixdunord.fr/sites/default/files/imagecache/vdn_main_article/articles/ophotos/20121005/1577367435_arc-international-le-syndicat-autonome-315356.jpg" \* MERGEFORMATINET Le Syndicat autonome d'Arc International oeuvre pour que l'entreprise verrière soit reconnue comme ayant utilisé de l'amiante. Si ça devait être le cas, près de mille salariés pourraient demander à partir avant l'âge légal de la retraite.
Saverglass crée deux nouvelles lignes et soixante-quinze emplois VDN 8.10.12
À côté d'Alphaglass, à Arques, va émerger Alphadec, nouvelle filiale du groupe Saverglass spécialisé dans les bouteilles de luxe. 21 millions d'euros sont investis dans la future unité de décoration et de satinage. « Un projet d'une rare importance pour l'Audomarois », souligne Jacques Parissaux, le directeur d'Alphaglass. Soixante-quinze emplois seront créés
Réalisée par Michel DECAYEUX pour le compte de la FEDECHIMIE CGTFO
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