La grandeur d'esprit - IslamHouse.com
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La grandeur desprit
uvre écrite par
Le Noble Cheikh :
Muhammad Al-Hamad
Traduit par
Habîb Rahmânî
Revu et corrigé par
Lequipe Islamhouse
Publié par
Le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)
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1ère édition, 2013/1434
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Les louanges reviennent de droit à Allah, le Généreux, Celui qui pourvoit la subsistance de Ses créatures. Et que la prière et la paix soient sur celui qui a été envoyé pour parachever les bons comportements notre prophète Muhammad ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ceux qui les auront suivi avec bienfaisance jusquau jour du Rassemblement.
La grandeur desprit représente à la fois un style gracieux et un caractère louable. Elle fut autrefois abordée dans les uvres des écrivains ainsi que dans les ouvrages de sciences religieuses, de littérature et de murs.
Elle a été expliquée et définie de manières très diverses et nombreuses, mais concordantes pour la plupart dentre elles. Les termes qui se rapportent à la grandeur desprit divergent par leurs formes mais cela reste une divergence de forme et non de fond. Et pour cause, la majeure partie des définitions de la grandeur desprit sont des définitions de sous-parties de cette notion.
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Les principales définitions de la grandeur desprit
1. Elle symbolise le summum de la dignité et de la valeur humaine.
2. Elle consiste à préserver son âme de toute bassesse.
3. Selon Al-Ahnaf Ibn Qays, la grandeur desprit est faite de chasteté et de privation (ou contentement).
4. Maymûn Ibn Maymûn a dit que « la grandeur desprit consistait premièrement à manifester un visage radieux, deuxièmement à éprouver de laffection pour autrui et troisièmement à satisfaire le besoin des gens ».
5. Ibn Hubayrah a dit : « La grandeur desprit consiste à purifier ses biens et manifester du sérieux et de la pondération dans les assemblées ».
6. Il a également été évoqué que la grandeur desprit résidait dans le fait de « parler avec honnêteté, supporter les défauts de ses voisins, prodiguer des bienfaits à ses contemporains et sabstenir de faire du mal aux personnes proches ou éloignées ».
7. On a représenté la grandeur desprit comme étant le fait que « lhomme traite celui qui lui est inferieur avec équité, surpasse celui qui lui est supérieur et rétribue en fonction de ce quil reçoit ».
8. Par ailleurs, il a été dit que la grandeur desprit consistait à « être reconnaissant après un bienfait, à patienter face à lépreuve, à pardonner lorsque lon est capable [de se venger] et à tenir sa promesse ».
9. On a relaté que « la compagnie agréable, la préservation des parties intimes, de la langue et le délaissement du blâmable » relevaient de la grandeur desprit.
10. La grandeur desprit a été expliquée par le fait que lhomme « évite de commettre un acte pour lequel il aurait à demander des excuses et qui serait susceptible de le discréditer aux yeux des gens de bien ».
11. Abû Al-cAmaythal a composé un ensemble de vers à propos des nobles caractères, des causes menant à la gloire ainsi que des différentes formes de grandeur desprit :
Sois véridique, chaste, bon, doux et pondéré,
Sois indulgent. Apaise, offre, patiente et fais preuve de courage
Sois aimable, tendre, calme. Défends et supporte,
Sois ferme, prolifique. Protège, procure et secoure.
Ceci est la voie claire menant aux bons comportements
Emprunte-la car tu connais désormais la bonne direction.
12. Bahrâm Ibn Bahrâm a affirmé que « la grandeur desprit est un terme qui englobe tous les comportements gracieux ».
13. cAbdullah Al-Fârisî fut interrogé au sujet de la grandeur desprit. Il répondit : « La grandeur desprit réside dans le fait de réunir [les gens], de faire preuve de finesse, de se débarrasser de ses défauts [NdC : ou dentretenir son hygiène] et de ne pas exagérer ».
14. Ash-Sharbînî a affirmé : « La meilleure explication qui a été faite au sujet de la grandeur desprit est celle qui décrit un individu comme adoptant le comportement des coreligionnaires de son époque parmi les gens attachés à préserver la législation islamique et ses bonnes manières en considérant son lieu et son espace ».
15. Ibn Sallâm disait : « Il nest pas une chose qui mène au bien dici-bas et de lau-delà, et qui anoblit un serviteur dans sa vie et après sa mort sans quelle se rapporte à la grandeur desprit ».
Ceci nest quun aperçu de la bibliographie qui traite de la grandeur desprit. Personne na divergé, parmi ceux qui lont expliquée, quant au fait quil existe des attitudes nécessaires pour élever la noblesse desprit de tout individu.
Or, nous avons en notre possession des sources douces et pures dont découle la notion de grandeur desprit : le Livre Sage, la Sunna purifiée, les récits de nos grands pieux prédécesseurs et les histoires de sages et vertueux.
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Les actes qui mènent à la grandeur desprit
Voici, cher lecteur, une liste de principes qui permettront de faire la lumière sur la notion de grandeur desprit, et qui permettront à quiconque les met en pratique de sélever en degrés de noblesse. Celles-ci sont sous forme de notes synthétiques, car les contraintes [de rédaction] ne nous permettent pas de développer plus longuement.
1. Lhomme doit être calme et posé. Aucun signe extérieur dangoisse ou dempressement ne doivent apparaître en lui, comme le fait de se retourner régulièrement ou de se déplacer à une allure extrêmement vive et contraire à la norme. Quant à la rapidité [modérée] qui marque labsence de lenteur, cela révèle une détermination et raffermit la grandeur desprit.
2. La clarté, la belle élocution et la délicatesse dans les propos.
3. Le musulman doit préserver sa langue de porter atteinte à lhonneur de ses frères, de prononcer une parole involontaire et un langage indécent.
4. Rencontrer les gens avec un visage souriant, leur parler avec douceur sans chercher à deviner leurs intentions ou à lever le voile sur ce qui se passe dans leurs curs.
Al-Hasan Ibn Sahl disait à ce sujet : « La grandeur desprit et la noblesse se retrouvent dans le sourire. Il ny a rien de mieux pour le cur quun homme au grand cur ».
5. Ecouter attentivement son interlocuteur, même sil a tendance à se répéter et même si le contenu de ses propos est déjà connu. De fait, ceci incite le locuteur à apprécier la personne qui lécoute et permet quil ne se sente pas dénigré. Cest ce point particulier que le poète Abû Tamâm a cherché à retranscrire dans ses vers :
Qui pourra mindiquer un homme qui, lorsque je le mets en colère par mon impolitesse...
Naura pour réaction que lindulgence,
Et portera attention à mes dires de tout son cur...
Et de son oreille, alors quil en est sûrement mieux informé ?
6. Etre franc, éviter tout hypocrisie ou tromperie. Il ne convient pas de manifester à une personne une certaine amitié et déprouver dans le même temps de la haine envers cette dernière. Aussi, il nest pas acceptable dattester de la bonne conduite dune personne alors quon le trouve égaré du droit chemin. Ce qui est voulu ici est que lexhibition et la flatterie ne doivent pas devenir des habitudes. Cependant, lorsque la sagesse exige que lon garde pour soi ce qui est susceptible dêtre extériorisé tel que lamitié et la haine ceci démontre la grandeur desprit dans toute sa splendeur.
7. Que le pouvoir dont on peut disposer namène pas à lorgueil et larrogance, et que la solitude que lon simpose ne mène pas au regret.
8. Contrôler ses émotions lors des moments de colère ou de joie intense.
9. Adopter une position modérée, dans les moments de facilité et lors des épreuves. Al-Bacîth disait :
Je ne suis pas de ceux qui se réjouissent lorsque le destin leur sourit
Ni de ceux qui se lamentent face aux aléas de la vie
Aussi, cAbdulazîz Ibn Zurârah Al-Kilâbî disait :
Jai vécu longtemps et connu divers états,
Dans lesquels jai affronté la douceur et la portion congrue.
De toute chose, jai été éprouvé, sans que le délice me réjouisse,
Mais je ne me suis pas résigné de lamentation devant ces fatalités
Leffroi ne hante pas mon cur avant que survienne le choc,
Et lorsquil se produit, je ne ressens aucune gêne.
10. Bien traiter son hôte, lui être jovial, être à son service, ne pas charger ses invités de tâches, aussi minimes soient-elles, comme le fait de demander à linvité de faire passer un livre ou un verre ou autre
Surtout sil sagit dune personne inconnue ou bien une personne qui nest pas habituée à servir les autres [NdC : de par son rang noble ou autre
].
cUmar Ibn cAbdilazîz a dit à ce sujet : « Utiliser ses invités ne fait pas partie de la grandeur desprit ».
11. La grandeur desprit appelle à ce que règnent le sérieux et la sagesse lors des assises et que les plaisanteries basses et excessives soient proscrites.
12. Le musulman ne doit pas commettre en secret des actes vils quil aurait eu honte de faire en public et qui entacheraient sa valeur.
13. Etre constamment pudique.
14. Toujours être doux.
15. Prendre sur soi pour satisfaire les gens et éviter le conflit.
16. Être véridique et honnête.
17. Préserver les secrets dautrui, même en cas de rupture des liens damitié :
Le noble nest pas celui qui, lorsque son ami commet une erreur,
Expose les secrets quil savait à son sujet.
Mais le noble est celui dont lamitié perdure,
Et garde le secret, quil soit en bon ou mauvais terme.
18. La justice et léquité
19. Se passer de ce que les gens possèdent et éviter de solliciter autrui. Ahmad Ibn Yahyâ dit :
Celui qui évite de quémander, son ami désirera le rencontrer,
De même que le nécessiteux, avec un visage radieux.
Ton frère est celui dont tu remplis les poches,
Mais si tu lui demandes son aide alors que tu deviens une charge pour lui.
20. Eprouver de la fierté et de lattachement à sa religion, et de la pugnacité lorsque les limites dAllah (al-mahârim) sont enfreintes.
21. La hardiesse, lambition élevée et le délaissement des futilités et des bassesses.
22. La loyauté envers ses frères.
23. Satisfaire les besoins gens.
24. Les aimer et sempresser de les rendre heureux.
25. Toujours faire preuve de modestie.
26. Supporter la dureté de la vie.
27. Ne pas se plaindre ouvertement des aléas de la vie si ce nest pour revendiquer ses droits. Les Arabes ont rapporté des sagesses à ce sujet. Parmi elles :
Il arrive que le noble se montre souriant lors dun malheur,
Alors que son cur se consume de chaleur ardente.
28. Eviter dénumérer les faveurs et les bienfaits prodigués, hormis en cas de réprimande ou bien lorsque lon nest pas capable de répondre à une demande. Dans ce dernier cas, il ne sagit pas dévoquer ses bienfaits pour montrer un rapport de force mais plutôt pour rappeler le lien damitié qui les liait avant la demande [NdC : par exemple, il sagit de dire : « Je ne peux pas satisfaire à ta demande, je t ai déjà donné ceci et cela& »].
Allah dit :
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« Ô les croyants! N annulez pas vos aumônes par un rappel ou un tort » [Sourate « La Vache » v.264]
Un homme disait à ses enfants : « Lorsque vous recevez un bienfait dune personne, faites-le lui oublier ». Puis il dit : « Rappeler sa bonne action lannule ».
Ibn Hazm rapporta : « Il existe uniquement deux situations où il est autorisé dévoquer les bienfaits : la réprimande et le refus dune demande. Hormis ces deux circonstances, il est odieux et réprouvé dagir de la sorte.
29. Prendre garde à ne pas nuire ni blesser les sentiments dautrui par une parole, un acte ou un geste.
30. Éprouver de laffection envers ses frères, désirer ardemment retrouver ses origines et ressentir de la nostalgie pour le passé. Ibn cAbdil-Barr rapporte :
« On demanda à certains sages le critère qui permettait de déterminer lintégrité des hommes sans les connaître, ni les tester. Ils répondirent : « Par leur volonté de retrouver leurs origines et leur regret du passé ». Ils rapportèrent en outre quAl-Asmacî rapporta quun bédouin dit un jour : « Si tu souhaites connaître lintégrité dune personne et sa capacité à tenir ses engagements, observe donc le désir quil éprouve à retourner à ses terres dorigine, son affection envers ses coreligionnaires et le regret quil éprouve pour son passé ».
31. La bonté et la piété envers les parents, et lentretien des liens de parenté (ou de proximité).
32. Rendre le mal par le bien.
33. Accepter les excuses de ceux qui en demandent.
LImâm Ash-Shâficî (?) a évoqué :
Accepte les excuses de la personne qui vient te demander pardon,
Quil ait dit du bien de toi ou non
Celui qui fait ce quil te plait ta certes respecté,
Et celui qui te désobéit en secret taura obéi
34. Bien penser dautrui et leur trouver des excuses.
Après la mort dun des enfants de Yûnus Ibn cUbayd, on lui dit : « Le fils de cAwn nest pas venu te présenter ses condoléances ». Il rétorqua : « Lorsque nous sommes liés avec un frère par une forte amitié, son absence ne nous affecte pas ».
La femme de cAbdullah Ibn Mutîc dit à son mari :
« Je nai pas vu pire que tes compagnons ! Lorsque tu te trouves dans laisance, ils te fréquentent et dans le cas contraire, ils tabandonnent ! »
Il répondit : « Cela est dû à leur noblesse : ils nous entourent lorsque nous sommes en position de force par rapport à eux et ils nous quittent quand nous nous retrouvons impuissant devant ces derniers ».
Deux hommes, amis lun de lautre, passèrent à proximité de Khâlid Ibn Safwân et lun deux fit un détour pour venir le voir tandis que le second sen détourna. On rapporta cela à Khâlid qui rétorqua : « Le premier est venu me voir car cest une personne polie et le second sest détourné car cest une personne de confiance [NdC : cest-à-dire quelle ne cherche pas à se mélanger avec nimporte qui] ».
35. La générosité sous toutes ses formes : en faisant don de sa personne, de sa science, de son argent, de son pouvoir et en servant autrui. Etre généreux en évitant de solliciter les gens, en se montrant indulgent et ainsi de suite...
36. Préserver lhonneur dautrui. Séloigner des endroits où règnent la suspicion et la moquerie.
37. Se détourner des ignorants :
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« Accepte ce qu on t offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants ». [Sourate « Al-Acrâf », v.199].
38. Lindifférence [face aux erreurs dautrui].
39. Faire des concessions dans les transactions commerciales, sans que ce soit par faiblesse ou par incapacité.
40. Soffrir des cadeaux conformément à la parole du prophète ((): « Offrez-vous des cadeaux, vous vous aimerez entre vous ».
41. Etre indulgent et contenir sa colère.
42. Traiter les gens en fonction de leur rang.
43 Chercher le compromis et éviter les mésententes entre les compagnons, particulièrement lors dun voyage.
Al-Ahnaf Ibn Qays disait : « Si je métais assis auprès de cent personnes, jaurai aimé chercher la satisfaction de chacune dentre elles».
Abû Ghassân Ghanâh Ibn Kulayb disait également : « Je me réunis un jour avec Muhammad Ibn An-Nadhr Al-Hârithî, cAbdullah Ibn Al-Mubârak, Fudhayl et un autre homme. Je leur avais préparé à manger. Muhammad Ibn An-Nadhr nessayait jamais de nous contredire. Cest pourquoi Ibn Al-Mubârak sétonna et lui dit : « Tu nous contredis que très rarement ! » puis il leur a entonné les vers suivants :
Si tu fréquentes une personne, fréquente un noble, plein de pudeur, de chasteté et générosité.
Qui dit non lorsque tu dis non, et dit oui lorsque tu dis oui.
44. Evoquer les qualités et camoufler les défauts dautrui.
45. Avoir un corps propre.
46. Dégager une bonne odeur.
47. Accorder de limportance à lapparence sans exagération, ni vanité.
48. Accepter la critique constructive et le conseil sincère avec noblesse et ouverture.
49. Eviter de trop manger, parler, dormir et se mêler aux autres.
50. Respecter les us et les coutumes tant quelles ne sont pas en contradiction avec la législation islamique.
51. Veiller à toujours se comporter comme un étranger ici-bas.
52. Fréquenter les nobles desprit.
53. Accorder une grande considération au bien que les autres font.
Sufyân Ath-Thawrî disait : « Jétais assoiffé mais une personne me précéda au point deau puis mabreuva ensuite. Le bien quil mavait fait métait insupportable, car je ne pouvais pas trouver de quoi le récompenser en échange ».
54. Oublier ses bonnes actions et les considérer comme insignifiantes.
55. Respecter les droits des voisins en évitant de leur porter atteinte, en supportant leurs torts, en les protégeant, en les défendant, en se montrant bienveillant avec eux et en les honorant.
56. La crainte pieuse (« At-taqwâ »). Elle constitue lessence de la noblesse desprit. Elle est son début et sa fin. Elle est comme un joyau au milieu de son collier.
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Le délice et le mérite de la grandeur desprit
Même si la grandeur desprit implique la privation dun grand nombre de plaisirs, elle est en fait un délice en elle-même, voire lun des plus grands plaisirs ici-bas. Et sil y a bien dans la préservation de la grandeur desprit un grand nombre de difficultés à affronter, la paix intérieure que trouve lhomme lorsquil atteint un niveau de maturité élevé lui fera oublier chaque peine et lui effacera toute trace de fatigue. Lorsque nous analysons plus profondément les comportements et les règles de bienséances auxquels la grandeur desprit incite, nous remarquons quils mènent tous au respect et à ladmiration de celui qui sest en paré.
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Eduquer à la noblesse desprit
Après avoir détaillé les nobles comportements et les bonnes manières qui constituent la grandeur desprit, et ayant remarqué que lenracinement de ces derniers dans lâme nécessite de la patience, un effort sur soi-même, un esprit dobservation ainsi quun certain tact, il devient alors un devoir déduquer nos âmes à préserver ces comportements et déduquer nos enfants et ceux qui sont sous notre responsabilité sur cette voie ; et ce depuis lâge de raison. Lobjectif recherché est quils ne soient pas influencés par des mauvaises conduites et nacquièrent pas de fâcheuses habitudes qui les priveraient alors dacquérir les comportements vertueux, car il ny aurait dès lors plus de place dans lâme pour ces derniers.
De ce fait, si nous leur inculquons les valeurs de noblesse desprit, ils vanteront notre paternité, se montreront reconnaissants pour notre bonne éducation et seront une réjouissance pour nos yeux, un exemple pour les générations futures, et une belle parure pour notre communauté. Ils récolteront par cela la force ici-bas et le bonheur dans l au-delà.
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1434/2013
NdT/NdC : le terme « Al-Murû ah » est un terme polysémique qui peut se traduire de diverses manières selon le contexte dans lequel il s emploie. Il englobe à la fois les notions de noblesse, d intégrité, de fierté, d amour propre, de dignité, d humanisme, de courage, de virilité, d esprit chevaleresque& Nous avons choisi de le traduire ici par les notions de « grandeur ou noblesse d esprit ».
NdC : c est comme si l auteur faisait allusion au champ lexical de la guerre. Il compare ses amis à des personnes courageuses qui n ont pas peur de se retrouver en état de faiblesse devant plus fort qu eux et qui ont pitié du faible lorsqu il se retrouve affaibli et le délaissent.
Rapporté par Al-Bukhârî dans « Al-Adab Al-Mufrad », par Al-Bayhaqî dans « As-Sunan Al-Kubrâ », d après le hadith d Abû Hurayrah.
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