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b) En supposant que ce chauffage est réalisé par une batterie électrique,
déterminez la consommation énergétique liée au débit d'air neuf introduit dans la
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TES1 - TD - 02/2013 - Prendre un peu aux plus aisés, cela ferait combien pour les plus modestes ?
Guy Démarest, Professeur de SES au lycée Monod de St Jean de Braye (45)
Objectifs : - Que les élèves manipulent les déciles et les outils courants de calcul,
- qu'ils appréhendent l'impact concret de la redistribution sur les inégalités,
- qu'ils distinguent revenu par ménage et revenu par unité de consommation.
Démarche :
La question semble relever du "bon sens", ainsi que la réponse "non, bien sûr, cela ferait très peu pour chacun des pauvres ainsi aidés". Mais l'évidence n'est pas le meilleur critère de vérité scientifique, ce serait même son ennemi principal selon le philosophe Gaston Bachelard. Or, sur son blog, Jean Gadrey aborde cette question dans un post du 11 janvier 2010 et lui apporte une réponse scientifique, simple.
Ce TD porte sur le chapitre : Les pouvoirs publics peuvent-ils contribuer à la justice sociale ?
1. Les inégalités de revenu en France de nos jours
Document 1 : Les inégalités de revenu en France en 2007 (en euros)
DécilesNiveau de vie moyen1 par anNiveau de vie moyen1 par moisD 10 : les 10% les plus aisés50 7784 231D 929 7682 481D 824 6982 058D 721 5651 797D 619 2201 602D 517 1321 428D 415 2971 275D 313 3911 116D 2 : deuxième tranche des revenus11 256 938D 1 : les 10% les plus pauvres7 698641Rapport interdécile : D10 / D1......1. par unité de consommation (uc) ou équivalent adulte isolé.
Source : INSEE.
Question 1
Rappelez la différence entre déciles pointés et déciles moyens. Présentez chaque chiffre souligné d'une phrase.
NB : De la question 2 à la 10, raisonnez sur les valeurs mensuelles. Arrondissez les résultats (pas de centimes).
Question 2
Calculez le rapport D10/D1 et présentez le résultat d'une phrase.
2. Un exemple de politique de redistribution des revenus
Décidons arbitrairement de prélever 10 % des revenus des 10 % les plus riches. Il ne s'agit que d'une moyenne : rien n'empêche de prélever davantage sur les 5% ou les 1% des revenus les plus élevés et moins sur les revenus inférieurs.
Question 3
Calculez le montant que représente ce prélèvement moyen sur un mois.
2.1. Premier scénario
Supposons que l'on transfère ce prélèvement aux 10 % du bas de léchelle, le premier décile.
Question 4
Calculez le niveau de vie augmenté, puis le taux de variation que cela représente par rapport à sa valeur précédente.
Question 5
Sachant que le seuil de pauvreté à 60% du revenu médian était à 908¬ en 2007, quel effet a ce transfert ?
2.2. Second scénario
Pour garder une relative progressivité, on décide de redistribuer ces revenus au 2/3 pour le premier décile et 1/3 sur le deuxième décile.
Question 6
Calculez les revenus augmentés des deux premiers déciles, ainsi que les taux de variation suivis par ces revenus.
Question 7
Calculez les nouvelles valeurs du rapport interdécile, pour le scénario 1 et le scénario 2. Cette redistribution vous semble-t-elle un moyen efficace de réduire les inégalités de niveaux de vie ?
Question 8
Sachant qu'un ménage compte en moyenne 1,6 unité de consommation, calculez le niveau de vie moyen d'un ménage appartenant aux 10% les plus aisés, et d'un ménage appartenant aux 10% les plus faibles, avant et après cette redistribution (scénario 1 et 2)
niveau de vie moyen d'un ménage...avant redistributionaprès redistribution
scénario 1après redistribution scénario 2...appartenant aux 10% les plus aisés...appartenant aux 10% les plus pauvresQuestion 9
Peut-on considérer que les conditions de vie des ménages les plus modestes vont s'améliorer significativement ? Justifiez votre réponse.
Question 10
Peut-on considérer que les conditions de vie des ménages les plus aisés vont se dégrader significativement ? Justifiez votre réponse.
Question 11
Sachant qu'il y a environ 41 millions d'unités de consommation en France, calculez le montant global du prélèvement opéré sur le décile le plus élevé sur une année (arrondissez).
Question 12
Depuis 2000, la perte annuelle de ressources fiscales liée aux seules réductions de limpôt sur le revenu (sans les niches fiscales) se monte à environ 30 milliards deuros, dont les deux tiers ont bénéficié exclusivement aux 10 % les plus riches, soit 20 milliards d'euros (chiffre arrondi). Quel(s) commentaire(s) vous inspire ce constat ?
Question 13 (Synthèse)
Que montre cet exercice sur la redistribution des revenus ? Un tel « transfert solidaire » vous semble-t-il souhaitable ? réalisable ? Expliquez votre réponse.
Réponses
Q1. Pour construire des déciles, on classe la population par ordre croissant d'une variable, par exemple du plus petit revenu au plus grand. Un décile pointé est une valeur du revenu (de la variable) qui sépare deux tranches de 10% de l'effectif : 10% de la population gagne moins de x euros en 2007, 20% moins de y euros, etc. Alors qu'un décile moyen indique la valeur moyenne des revenus dans une tranche de 10% de la population : les 10% les plus modestes de la population gagnent en moyenne y euros, les 10% les plus payés z euros en 2007.
En 2007, en France, les 10% de la population gagnaient 50 778 euros par an soit 4 231 euros par mois par unité de consommation.
Les 10% les plus pauvres de la population française disposaient de 641 euros par mois par unité de consommation en 2007.
NB : - Il y a toujours un décile (ou un quantile) pointé de moins que le nombre de tranches (image : on coupe 3 fois un gâteau roulé pour faire 4 parts). Alors que le nombre de déciles moyens est le même que le nombre de tranches : 10 tranches, 10 valeurs moyennes, une par tranche.
- Le rapport inter-déciles est donc Dp9/Dp1 avec les déciles pointés, et Dm10/Dm1 avec les déciles moyens ; mais la nature des déciles, moyens ou pointés, est rarement précisée sur les documents statistiques.
Q2. Dm10/Dm1 = 4 231/641 = 6,6
Les 10% les plus aisés de la population ont un niveau de vie 6,6 fois plus grand que les 10% les plus modestes, par unité de consommation, en France en 2007.
Q3. 4 231 x 10% = 423 ¬
Q4. Le niveau de vie des 10% les plus modestes passerait à : 641 + 423 = 1 064 ¬ , soit un taux de variation de (1 064 641)/641 = 0,660 = 66%. Soit une hausse des 2/3.
Q5. Dans le premier scénario, le niveau de vie moyen des 10% les plus pauvres passerait au-dessus du seuil de pauvreté de 156 ¬ alors qu'il était inférieur de 267 ¬ auparavant.
Remarque : certains économistes proposent que l'Union européenne se dote, à l'image des normes budgétaires (3%-60%) ou monétaires (2%), d'objectifs sociaux chiffrés. Comme par exemple atteindre un taux de pauvreté inférieur à 5%, ou que la valeur du premier décile, pointé ou moyen, soit supérieure au seuil de pauvreté monétaire. Ce qui donnerait un contenu et des objectifs concrets à l'idée d'Europe sociale.
Q6. Dans le second scénario, on répartit les 423 ¬ en deux parts.
2/3 x 423 = 282 ¬ ; 641 + 282 = 923 ¬ ; le premier décile moyen augmenterait ainsi de 44%.
1/3 x 423 = 141 ¬ ; 938 + 141 = 1 079 ¬ ; le deuxième décile moyen croîtrait ainsi de 15%.
Q7. Dans le 1er scénario, le rapport interdécile moyen passerait à : 3 808/1 064 = 3,56 et dans le deuxième scénario à : 3 808/923 = 4,13
Rq : Ceci dit, dans le premier scénario, le premier décile n'est plus le premier, vu que son revenu moyen passe au-dessus du deuxième. Si on prend la valeur du deuxième décile ...qui devient du coup le premier, on trouve : 3 808 / 938 = 4,06
Soit une baisse de 46,1% dans le premier cas et de 37,4% dans le deuxième (et -38,5% dans le premier scénario revu comme ci-dessus). Cette redistribution est donc efficace, elle réduit assez nettement l'écart entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres, mais surtout elle améliore fortement les conditions de vie matérielle des plus démunis, qui passent au-dessus du seuil de pauvreté dans les deux scénarios. C'est-à-dire qu'ils peuvent sortir de la grande pauvreté (misère) et satisfaire davantage et mieux leurs besoins fondamentaux. Leurs conditions de vie s'améliorent alors fortement, ainsi que leur sentiment de bien-être.
Q8.
niveau de vie moyen d'un ménage...avant redistributionaprès redistribution
scénario 1après redistribution scénario 2...appartenant aux 10% les plus aisés4 231 x 1,6 = 6 7703 808 x 1,6 = 6 0933 808 x 1,6 = 6 093...appartenant aux 10% les plus pauvres641 x 1,6 = 1 0261 064 x 1,6 = 1 702
(938 x 1,6 = 1 501 dans le cas revu)923 x 1,6 = 1 477Q9. Le niveau de vie des ménages les plus modestes s'améliore nettement, comme vu aux questions 4, 5 et 7.
Q10. Le niveau de vie des 10% les plus favorisés baisse certes, mais reste très confortable. Par exemple, on peut calculer le revenu moyen en faisant la moyenne simple des dix déciles moyens, et l'on trouve 1 757 ¬ par unité de consommation soit 2 811 ¬ par ménage. Or, le dixième décile passe de 2,4 à 2,2 (2,17 précisément) revenus moyens. Ou encore, il dépasse ce revenu moyen de 3 282 ¬ au lieu de 3 959 ¬ avant, soit 677 ¬ de moins. Leur sort reste confortable, malgré le sentiment de perte ressenti : il est moins confortable.
Q11. 10% de l'effectif représentent 4,1 millions d'unités de consommation, le montant global se monte donc, pour 12 mois, à : 4 100 000 x 423 x 12 = 20 811 600 000 ¬ , soit environ 21 milliards d'euros.
Q12. Deux tiers de 30 milliards en représentent 20, soit le même montant que la redistribution calculée dans cet exercice. Autrement dit, prélever 10% au décile supérieur des revenus reviendrait à annuler les "cadeaux" fiscaux faits aux plus aisés depuis les années 2000. Ces allègements d'impôts ont aggravé les inégalités, et cela sans que les plus modestes en aient profité, contrairement à la thèse du ruissellement (trickle down). Cette thèse, utilisée pour justifier les réductions d'impôts sur les revenus des plus aisés depuis les années 1990 dans les pays riches, supposait que l'amélioration des plus hauts revenus devait profiter aux plus modestes, sous forme de créations d'emplois (car tous les riches étaient identifiés à des investisseurs, créateurs et développeurs d'entreprises) ; de même, leur consommation devait générer des emplois en grand nombre dans l'industrie et surtout les services.
Or, ce n'est pas ce qui s'est passé : la hausse exceptionnelle des plus hauts revenus s'est accompagnée d'un développement de la pauvreté et de la précarité, depuis les années 1990. Romain Rancière et Mickael Kumhof ont montré que l'économie a suivi un cycle comparable à celui qui a mené à la crise de 1929 : une forte montée des inégalités, caractérisée par une hausse des plus hautes rémunérations, mène à une augmentation sensible du montant des fonds dans les banques ; celles-ci cherchent alors des opportunités pour placer ces fonds de manière rentable : spéculation (années 1926-29, années 1990-2001 avec la bulle internet), subprimes à partir de la fin des années 1990.
Un résumé en 4 pages est téléchargeable ici : www.imf.org/external/pubs/ft/fandd/fre/2011/09/pdf/kumhof.pdf
Joseph Stiglitz, dans son livre Le prix de l'inégalité (2012), montre que le ruissellement a bien eu lieu ...mais vers les échelons du haut !
Q13. Cet exercice montre l'efficacité de la redistribution : en prenant un peu aux plus aisés on peut améliorer nettement les conditions de vie des plus modestes, sans dégrader significativement celles des plus favorisés, sans les plonger dans l'inconfort, la précarité ni la pauvreté, ni même un niveau de vie moyen. Ils sont justes moins riches -en restant riches-.
Un tel « transfert solidaire » permet d'aller vers une société moins inégalitaire.
Mais est-il juste et souhaitable ? Cela renvoie aux convictions morales, philosophiques de chacun, à sa conception politique et au débat démocratique.
Par exemple, quel sort une société humaine doit-elle réserver aux plus démunis ? N'importe quelle inégalité initiale de_`bcª«¶¹ Q U © ª HI©ªï×ïÇïÇ·¨¨¨xfTBTB"hÇúhª_±6CJOJQJ]aJ"hÇúhèUø6CJOJQJ]aJ"hÇúhª_±5CJOJQJ]aJ"hÇúhèUø5CJOJQJ]aJhÇúhª_±CJOJQJaJhÇúhèUøCJOJQJaJhÇúhÇúCJOJQJaJhÇúhÇú5CJOJQJaJhÇúhª_±5CJOJQJaJ/jhÇúhèUø0J5CJOJQJU\aJhÇúhèUø5CJOJQJaJc« R ª IªÝ (DbúõçÛÛÖÖÖÖÖĹ¹
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