INTRODUCTION - ULB
Représentation par le diagramme de Venn. A A. Ensemble C ...... (B est sujet
dans la majeure et attribut dans la mineure) 1° tout B est A 2° tout C est B
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LOGIQUE CLASSIQUE ET THEORIE NAIVE DES ENSEMBLES
TABLE DES MATIERES
LOGIQUE : INTRODUCTION
Termes constants
Termes Variables
Proposition :brique fondatrice
Condition
Quantificateur universel
Quantificateur existentiel
équation
identité
ALGEBRE DES ENSEMBLES
Egalité Inclusion Complémentaire Intersection Réunion
APPLICATION DE LALGEBRE DES ENSEMBLES A LA LOGIQUE
Référentiel et domaine de vérité
Synthèse
Plus de détails
Conjonction de deux conditions
Disjonction de deux conditions
Implication p => q
Négation dune condition Principe du tiers exclus
Réciproque de p( q Contraposée de p ( q
Equivalence
Négation dune implication
Lois de Morgan
Négation de propositions quantifiées :
Cas dun quantificateur
Cas de deux quantificateurs
Tautologie - Antologie
Syllogisme
Introduction
La logique étudie le raisonnement. Elle veut indiquer comment, de faits et de jugements qui sont donnés par ailleurs, on peut tirer valablement dautres jugements, par le seul raisonnement, et déterminer comment discerner des raisonnements non valables.
Termes constants : objets fixes bien déterminés
Ex : 14 ; Bruxelles ; Mozart ; ( = lensemble vide
Termes variables : ne désignent aucun objet déterminé
Ex : y-z ; le père de
les valeurs dune variable sont les constantes que lon substitue à cette variable.
Propositions : Expressions énonçant un fait qui peut être V ou F
Il nexiste pas dintermédiaire (principe du tiers exclus)
Ex : 18 est un nombre entier
Laddition dans est ( commutative
7 est un nombre pair
On les désignera par des lettres p, q,
Une proposition est un énoncé abstrait sur lequel on ne fait aucune hypothèse a priori sur la véracité ou la fausseté.
Il sagit ainsi de la brique fondatrice de la science de la logique, au même titre que le point est lobjet de base de la géométrie ou le nombre celui de larithmétique.
Une proposition est donc davantage quune simple phrase, mais une phrase nest pas non plus nécessairement le reflet, fut-il imparfait, dune proposition. Pour que ce soit le cas., encore faut-il que les mots employés aient un sens clair et non ambigu, càd quils ne fassent pas référence à des notions elles-mêmes mal définies.
Condition :
Exemple : x est un nombre réel supérieur à 5
Ce nest PAS une proposition. Elle nexprime pas un fait V ou F
Il existe une indéterminée :
Si on remplace dans cette expression x par 7
On obtient une proposition V
Si on remplace dans cette expression x par 3
On obtient une proposition F
Exercice (notion de proposition) :
Etudier la valeur de vérité des propositions suivantes
le réel 3 est positif
x ( 5
x²-4 = 0 ( x = 2
tout losange est un parallèlogramme
quelle est la t° de ce jour ?
Rép : (1) (3) (4) sont des propositions
V F V
QUANTIFICATEURS
1° Quantificateur universel (x signifie quelque soit x
Ex : dans ( la proposition p :
(x ( ( : (x + 2)² = x² + 4x + 4 est V
2° quantificateur existentiel (x signifie il existe au moins un x tel que
(x ( ( : x² - 3x + 2 = 0 En effet, x = 1 par Exemple
Une proposition peut-être :
Universelle affirmative : Tous les naturels sont des réels
Universelle négative : Aucun nombre premier nest un nombre pair
Particulière affirmative : Il existe des nombres réels qui sont des entiers négatifs
Particulière négative : Il existe des naturels qui ne sont pas des nombres pairs
Exercices :
Etudier la valeur de vérité des propositions (quantifiées) suivantes
(x ( ( : x + 3 = 4
(x ( ( : x² e" 0
(x ( ( : x² e" 0
(x ( ( : 3x + 1 ( (
x-2
les deux quantificateurs ( et ( peuvent être utilisés dans une même condition MAIS l ordre dans lequel ils sont présentés n est pas indifférent.
Exemples :
(x ( ( ( a ( ( : a ( x V
( a ( ( (x ( ( : a ( x F
3)
(x ( ( ( x( ( : x + x = 0 (1)
(o ( ( (x ( ( : 0 + = x = x + 0 (2)
à tout élément ( est associé un autre élément, SYMETRIQUE du premier pour laddition dans ( et cet autre élément ( aussi à (.
Il existe un élément ZERO qui associé à nimporte quel élément de ( donne comme somme ce second élément.
EQUATION IDENTITE
Equation :
Cest une condition qui a la forme dune égalité entre deux termes
( indéterminée(s)
Exemple :
3 x + y = x - 2y
(x + 4) (x - 2) = 0
et (2) ne sont ni V ni F aussi longtemps que lon ne donne pas aux variables des valeurs numériques déterminées.
Identité :
Cest une proposition qui a la forme dune égalité entre deux termes
Exemple :
(a, b ( ( : (a + b)² = a² + 2ab + b²
ALGEBRE DES ENSEMBLES
Introduction:
Née dune lente élaboration dans lesprit des plus éminents mathématiciens, une idée étonante a germé puis sest cristallisée et développée depuis la fin du 19ième s sous le nom de théorie des ensembles.
Des liens étroits vont vite se tisser entre cette théorie et la logique
Lidée étonnante a été formalisée par Georg CANTOR
Quelle est-elle ?
Ce qui compte en mathématiques, cest moins la nature des objets étudiés ( point/ droite/nombres/suites/fonctions/vecteurs /matrices) que les relations qui existent entre ces objets et les propriétés quils vérifient.
Dès lors, lattitude qui fut adoptée consite à étudier des STRUCTURES et des RELATIONS sur des ensembles dobjets, sans se préoccuper de la nature de ces objets, lesquels furent baptisés ELEMENTS de lensemble quils forment.
Un ensemble peut être défini en nommant chacun de ses éléments (et dans certains cas nest connu que par la donnée de chacun de ses éléments).Cest ce quon appelle la définition en EXTENSION.
Dans dautres cas, une phrase suffit à définir un ensemble. Cest ce quon appelle la définition en COMPREHENSION .On se donne une propriété (dite caractéristique) que peut ou non satsfaire un OBJET x.x sera élément de lensemble E(ou non) selon quil vérifie (ou non) la propriété.On parle dappartenance :x (E (x (E)
NB : un ensemble doit être BIEN DEFINI (pas dambiguïté).
Lensemble VIDE ( ne contient AUCUN élément
Ex : ( mois de 26 jours (
1. Egalité :
Deux ensembles E1 et E2 sont égaux ssi
Chaque élément de E1 est élément de E2 et chaque élément de E2 est élément de E1
2. Inclusion / Complémentaire :
Ex : Soit A = (nombres impairs inférieurs à 20(
( A = {1, 3, 5, 9, 11, 13, 15, 17, 19(
Soit B = (nombres impairs inférieurs à 20 et divisibles par 3(
(B = (3, 9, 15(
Lensemble B est CONTENU dans lensemble A : B(A
(tous les éléments de B sont éléments de A)
Soit C : lensemble des éléments de A qui ne sont pas éléments de B :
C = (1, 5, 11, 13, 17, 19(
Cest le complémentaire de B par rapport à A (NB : A constituant ici un référentiel)
Représentation par le diagramme de Venn
A A
Ensemble C
ENSEMBLE C
NB : ( = ensemble vide
3. Intersection et réunion :
EXERCICE 1 :
Parmi les personnes étant dans lassemblée on demande de :
lever la main gauche si on a un frère
lever la main droite si on a une sur
NB : certains auront deux mains levées
On a :
Cest lintersection
Ensuite, on demande ni frère ni sur, deux frères, etc
Et (Elèves( qui appartiennent à S ou a F ou aux deux
donne :
Cest lunion
EXERCICE 2:
Soient X et Y tels que
Card (X ( Y) = 20
Card (X ( Y) = 90
La proposition suivante est-elle V ou F ?
Card X = 20 et Card Y = 70
Elle est F, car si Card X = 20 alors
X Y
90
Et si Card Y = 70 alors on a Card (X ( Y) = 70 ( 90
EXERCICE 3 :
Soient E = R
A = (x : 1 ( x ( 3(
B = (x : 2 ( x ( y(
? A ( B / A ( CB / CA ( B etc
APPLICATION DE LALGEBRE DES ENSEMBLES A LA LOGIQUE
Les assertions habituelles de la logique peuvent être symboliquement représentées dans lalgèbre des ensembles.
EXERCICE :
Sil est vrai que « certains x ne sont pas des y » et que « tous les z sont des y », il résulte que :
certains x ne sont pas des z
certains x sont des z
certains z ne sont pas des x
réponse :
X est non inclus à Z
Lintersection de X et Z est non vide
Z est non inclus à X
Exemple concret :X est lensemble des multiples de 2Z est lensemble des multiples de 3
Certains multiples de 2 ne sont pas multiples de 3 ex :4Certains multiples de 2 sont multiples de 3 ex :6Certains multiples de 3 ne sont pas multiples de 2 ex :9
Diagramme de Venn [à venir]
Référentiel et domaine de vérité (dune condition)
Rappel :
On appelle condition à une ou plusieurs variables des expressions contenant une ou plusieurs variables et qui DEVIENNENT des propositions quand on substitue à ces variables des CONSTANTES « convenables ».
Ex : Condition : x est un nombre réel supérieur à 5.
x = 3 : cela a un sens (mais la proposition est F)
x= droite : la proposition obtenue na pas de sens.
Lensemble des éléments x pour lesquels la condition a un sens est appelé REFERENTIEL de cette condition.
LE DOMAINE DE VERITE de la condition est le sous ensemble D de E tel que :
la condition est vraie (x (D et la condition est fausse ( x ( D
Exercices : (à faire après avoir donner la notion ()
Dans ( x > 4 ( x > 5 F
x² = 16 ( x = 4 F
dans ( x² = 9 ( x = 3 F
dans ( x² ( x = 5 V
Rappel :
Le référentiel dune condition cest lensemble que parcourt la ou les variables tel quen remplaçant la variable par lun de ses éléments, la condition devienne une proposition vraie.
Exemple : x < 5
Si le référentiel est ( :
Alors D = ] - (, 5 [
Si le référentiel est (
Alors D = (0, 1, 2, 3, 4(
Synthèse : Négation/Conjonction/Disjonction/Implication
Soit Proposition p
Soit A = dom de vérité de p
Non p (NEGATION)
Soient Propositions p et q
Soit A = dom de vérité de p
Soit B = dom de vérité de q
p et q (CONJONCTION)
Soient Propositions p et q
Soit A = dom de vérité de p
Soit B = dom de vérité de q
p ou q (DISJONCTION)
Soient Propositions p et q
Soit A = dom de vérité de p
Soit B = dom de vérité de q
p (q (IMPLICATION)
Région où antécédent V
Conséquent F
Plus de détails
Le calcul des propositions constitue la première étape vers la formalisation des démonstrations.Il permet de sassurer sans risque derreur que des déductions sont valides.
Le calcul des propositions peut être considéré comme un language comportant des lettres, des connecteurs pour les relier, et des parenthèses ouvrantes ou fermantes
Dans le calcul des propositions : on ne sintéresse ni au contenu des propositions, ni aux raisons qui peuvent conduire à les considérer comme V ou F, mais aux relations existant entre elles.
NEGATION dune condition
Exemples
p : 2 + 2 = 4 q = non p : 2 + 2 ( 4
p : 7 est pair q = non p : 7 impair
Ces paires de PROPOSITIONS sont telles que si lune à la valeur V, lautre a la valeur F et réciproquement.
On dira :
La seconde est la négation de la première et réciproquement.
Exemple :
p : x est un nombre pair
q = non p = x nest pas un nombre pair
( une indéterminée ; il sagit de deux CONDITIONS
Rappel :PRINCIPE DU TIERS EXCLUS
Si ça nest pas vrai , cest faux
Si ça nest pas faux ,cest vrai
Il ny a pas dautres possibilités
Une proposition est Vraie ou Fausse
Une proposition ne peut être Vraie et Fausse.
pNon pVFFV
NB : Evident ! mais
.
Peut-on accepter un tel principe ?
Comment savoir si cela est toujours vrai ?
Certains mathématiciens ont cherché à se passer de ce principe.
Ce principe est utilisé dans certaines démonstrations mathématiques. En particulier, dans la démonstration par l'absurde.
Exemple :(2 est irrationnel.
Pour sassurer de quelque chose, un moyen consiste à prouver que le contraire na pas lieu. Cette technique de démonstration, dont la mise en pratique peut parfois dérouter, est extrêmement utile.
Résumons :
En mathématiques, on ne peut pas être une chose et son contraire.Ainsi, lorsquon veut montrer que qcq chose est vrai, une première étape peut consister à montrer que son contraire est faux.« première étape ? »En existe-t-il une seconde ? NON, à condition dadmettre LE PRINCIPE DU TIERS EXCLUS qui,comme son nom lindique, pose quentre un énoncé et son contraire, il ny a pas de troisième possibilité
Certains logiciens ont été gênés par le principe du tiers exclus, notamment ceux pour qui seule une construction effective dun objet mathématique autorise à le considérer comme véritablement existant.Pour eux, dune certaine manière, LA NEGATION DUNE NON EXISTENCE EST UNE PREUVE PAR DEFAUT
Soient A le domaine de la vérité de la condition p
B le domaine de la vérité de la condition p
LA CONJONCTION de 2 conditions
p et q (domaine de vérité : A ( B
Cest une nouvelle condition.
Elle est vraie dans chaque cas ou p et q sont vraies toutes les deux ; elle est fausse dans les autres cas.
Exemple : le système déquations
3x + 4y 1 = 0
x y = 0
se traduit par la recherche de (x,y) telle que ce couple vérifie la conjonction 3x + y 1 = 0 et x y = 0
NB : conjonction de deux conditions à deux indéterminées.
LA DISJONCTION de 2 conditions
p ou q (domaine de vérité : A ( B
Cest une nouvelle condition.
Elle est vraie dans chaque cas où lune au moins des conditions p ou q est vraie.
Elle est fausse quand p et q sont fausses à la fois
.
LIMPLICATION
p ( q signifie si p alors q
Elle est fausse dans chaque cas où p est V et q est F . Elle est vraie dans les autres cas.
Il y a lieu dinsister sur le fait que limplication p ( q est V, dans le cas où lantécédent est F.
Ecrire p(q naffirme pas automatiquement que p est VDu faux peut impliquer du vraiETRANGE ! !
p :1+1=3 Fq : 2 est plus grand que 1 Vp(q
p : 3 divise 6 Vq : 7 est un nombre premier Vp(q
NB : p = antécédent
q = conséquent
si limplication p ( q est toujours vraie
alors A ( B et réciproquement
utilisation de limplication
p ( q V Alors q est V
V p est une CS pour q
p ( q V alors p est F
F il faut au moins que p soit vraie
q est une CN (CS) pour p
Exemples
( a, b ( ( : (a = 0 ou b = 0( est une condition nécessaire et suffisante pour que a.b = 0
( A = ø ou B = ø est une condition suffisante pour que A ( B = ø mais ce nest pas une condition nécessaire.
COMMENTAIRES :
Le moteur de toute démonstration, cest ce qui permet daffirmer que quelque chose étant vrai, autre chose en découle nécessairement. Cette idée se formalise avec la notion dimplication, dont certains aspects contre-intuitifs ne doivent pas être négligés
En général, quand on dit quelque chose, cest quon laffirme comme vrai. Bien sur, il arrive quon dise des choses dont on est incertain de la véracité, ou même que lon sait être fausse.
Le LOGICIEN, en revanche, ne sintéresse pas à la véracité des hypothèses : pour lui, écrire « p implique q » naffirme pas automatiquement que p est vraie, mais seulement que SI p est vraie, alors q aussi
« p implique q « est laffirmation logique que lun des deux cas suivants(ou les deux) se produit :
q est V
P est F
Ce second cas est le plus étrange :Comment une hypothèse fausse peut-elle impliquer quoi que ce soit ?
EXERCICES :
Implication logique sans indéterminée
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
p : 2 ( 3 Vrai
p ( q Vrai
q : 2 > 1 Vrai
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
p : 3 est un nombre premier Faux
p ( q Vrai
q : 8 est un nombre premier Faux
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
p : 1 + 1 = 3 Faux
p ( q Vrai
q : 2 > 1 Vrai
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
p : 3 divise 6 Vrai
p ( q Vrai
q : 7 est un nombre premier Vrai
Cas où ( indéterminée
p : x > 3
p ( q Vrai
q : x > 1
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
p : x ( 3
p ( q Vrai
q : x > 1
Condition nécessaire (CN) / Condition suffisante (CS)
( Compléter les phrases suivantes par « il faut », « il suffit » ou « il faut et il suffit ».
Pour quun quadrilatère soit carré,
quil soit un rectangle.
Pour quun triangle soit équilatéral,
quil ait deux angles de 60 degrés.
Pour quun rectangle soit un carré,
quil soit un losange.
Pour quun quadrilatère soit un losange,
quil soit un carré.
Pour quun parallélogramme soit un losange,
que ses diagonales soient perpendiculaires.
Pour quun quadrilatère soit un parallélogramme,
que ses diagonales se coupent en leur milieu.
Pour que la vitesse moyenne dun automobiliste sur un certain trajet soit supérieure à 90 km/h,
que sa vitesse instantanée ait été à un certain moment supérieure à 90 km/h.
Pour que la vitesse moyenne dun automobiliste sur un certain trajet soit supérieure à 90 km/h,
que sa vitesse instantanée ait été constamment supérieure à 90 km/h.
Implication/Conjonction/Disjonction
Les propositions suivantes sont-elles vraies ou fausses ? Si fausses, fournir un contre-Exemple.
si x est divisible par 4 et par 6
alors x est divisible par 24
réponse : F
contre-Exemple : x = 12
si x est impair
alors x est divisible par 3
réponse : F
contre-Exemple : x = 5
si 3 divise xy
alors 3 divise x et 3 divise y
réponse : F
contre-Exemple : x = 3 et y = 7
justification : xy = 3 x 7 = 21 ( 3 divise xy
3 divise 3
mais 3 ne divise pas 7
si 3 divise (x+y)
alors 3 divise x ou 3 divise y
réponse : F
contre-Exemple : x = 8 y = 4
justification : x+y = 12 mais 3 ne divise ni 8 ni 4
Equivalence
Conjonction de deux implications réciproques.
p ( q
p est une CNS pour q
EXERCICE :
Déterminer parmi les implications suivantes celles qui sont vraies et celles qui conduisent à une équivalence.
2y 7 = 5 ( y = 6
a = 6 et b = 4 ( ab = 24
x = 2 ( x2 + 3x = 10
x2 = 4x + 5 ( x = -1 ou x = 5
le quadrilatère ABCD est un rectangle ( le quadrilatère ABCD a ses diagonales égales
m et n sont deux nombres pairs ( (m+n) est un nombre pair
Réciproque/Contraposée
a) Soit limplication suivante :Si un triangle est rectangle, alors il na pas dangles obtus.
Ecrire 1- la réciproque
2- la contraposée
3 - la réciproque de la contraposée
4 - la contraposée de la réciproque
Réponses :
si un triangle na pas dangles obtus, alors il est un rectangle
Ce qui est faux
Ce triangle équilatéral na pas dangles obtus et ce nest pas un triangle rectangle
si un triangle a au moins un angle obtus
alors il nest pas rectangle
si un triangle nest pas rectangle alors il a au moins un angle obtus
cfr réponse 3
b) dans ( :
x = 3 ( x2 = 9 Vrai Contraposée x2 ( 9 ( x ( 3 Vrai
Réciproque x2 = 9 ( x = 3 Faux
Si x est multiple de 4, alors x² lest aussi, mais la réciproque est fausse.
La contraposée de la proposition p(q est la proposition non q( non p
Une proposition est toujours équivalente à sa contraposée.
Si lune est vraie il en est de même pour lautre
.
On a donc deux manières différentes dexprimer la même vérité ! ! !
d) Si x est un nombre impair, alors x2 est un nombre impair.
Cela est évident
Conséquence importante :
Si x2 est pair (non impair), alors x est pair (non impair).
Ceci est moins évident à prouver.
Négation dune implication
Si x est un multiple de 2, alors x est un multiple de 4.
Ceci est une proposition fausse. En effet : contre-Exemple : x = 18
Négation : Il existe x multiple de 2 et x non multiple de 4.
Ceci est une proposition vraie.
Règle :
non (p ( q( est (p et non q(
Lois de Morgan
Ces lois concernent la négation de la conjonction et de la disjonction.
EXERCICES
Soit p : x = y
q : k > 0
La négation de [p et q] est lune des propositions ci-dessous.
Laquelle ?
(x ( y) et (k ( 0) càd non p et non q
(x ( y) ou (k ( 0) càd non p ou non q
((x = y) et (k ( 0)) ou ((x ( y) et (k > 0)) càd (p et non q( ou (non p et q
Négation de propositions quantifiées
Négation utilisant UN quantificateur.
soit p une condition
soit la proposition (x ( E : x vérifie p
négation : ( x ( E : x ne vérifie pas p
Exemple : E = (0,1,2,3,4(
p = être inférieur à 5 (x ( E x < 5 Vrai
négation : ( x ( E : x ( 5 Faux
soit p une condition
soit la proposition ( x ( E : x vérifie p
Exemple : ( x ( E : x = 5 Faux
négation : (x ( E : x ( 5 Vrai
( Règle :
remplacer le quantificateur ( par ( (( par ()
remplacer par sa négation la condition intervenant dans la proposition.
c) Soit p : ( a ( ( : a < 0 Faux
Non p : ( a ( ( a ( 0 Vraie
Soit p : ( x ( ( : x > 3 Vrai
Non p : ( x ( ( x ( 3 Faux
Négations utilisant les deux quantificateurs
( x ( ( , ( x ( ( : x+x = 0
Cette proposition est fausse.
Contre-Exemple : x = 3 ( x ( ( : x+x = 0
A= (2,3,4,5,6(
( y ( A : ( x ( A y ( x Vraie
négation ( y ( A, ( x ( A : y >x Fausse ( justification : y = 2 ( x :x 2
q : x > 1
p ( q est vraie pour toute valeur de x, cest donc une tautologie.
Une antilogie ou contradiction est une combinaison de propositions qui est toujours fausse, quelle que soit la valeur des différentes propositions.
Exemple :
p : x > 5
q : x ( 1
p et q est fausse pour toute valeur de x, cest donc une antilogie.
Remarque : on dira que deux propositions p et q sont logiquement équivalentes ssi la bi-implication p ( est une tautologie.
Syllogisme
Aristote définit ainsi cette notion « Le syllogisme est un discours dans lequel, certaines choses étant posées, quelque chose dautre que ces données en résulte nécessairement par le fait de ces données «
Si de p on peut déduire q et si de q on peut déduire r, alors de p on peut déduire r.
Exemple :
3x + 2 ( 6 ( 3x ( 6
et
3x ( 6 ( x ( 6
donc
3x + 2 ( 6 ( x ( 6
Aristote sest attelé à la tâche de fonder une sorte d « arithméthique des propositions » , dans laquelle la vérité supposée de deux dentre elles (les PREMISSES) entraîne celle de la troisième(la CONCLUSION) selon des modalités définies par différentes catégories de syllogismes.
Une structure syllogistique comprend donc :
Une proposition majeure, une proposition mineure et une conclusionLes trois propositions consécutives dun syllogisme rassemblent trois termes :un grand A, un moyen B, et un petit C
On peut donc obtenir potentiellement 64 syllogismes différents ;toutefois outre que certains ainsi obtenus sont équivalents, tous ne sont pas concluants.
Voici un exemple de syllogisme non concluant : Tout B est AQuelque C est B
Tout C est A
Voici quatre exemples de syllogismes les plus immédiats :(B est sujet dans la majeure et attribut dans la mineure) 1° tout B est A2° tout C est BDONC tout C est A1°aucun B nest A
2°tout C est B
DONC aucun C nest A1° tout B est A
2°quelque C est BDONC quelque C est A
1°aucun B nest A2°quelque C est BDONC quelque C nest pas A
EXERCICES DE SYNTHESE
Voici 6 énoncés:
Si a = b, alors ( > 0
Si a ( b, alors ( ( 0
Si ( ( 0, alors a ( b
( > 0 est une condition nécessaire pour que a et b soient égaux
a = b est une condition nécessaire pour que ( soit supérieur à 0
a = b est une condition suffisante pour que ( soit supérieur à 0
Pour que ( soit supérieur à 0, il faut que a et b soient égaux
Pour que ( soit supérieur à 0, il suffit que a ne soit pas différent de b
Une seule des affirmations suivantes est correcte. Laquelle?
1- et 2- sont équivalents
1-, 3-, 5- sont équivalents
1-, 4-, 6-, 7- sont équivalents
1-, 3-, 4-, 6-, 8- sont équivalents
Projet Prép. Préguidance Cours du professeur G. De Meur 2005
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Chantal Marchal Chargée dExercices
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