Reprendre le pouvoir sur notre monnaie http://etienne.chouard.free ...
Depuis début juin 2009, un nouveau site "dette et monnaie" se propose de .....
Dernière modification par AJH (22-08-2006 22:30:47) ...... Message n°2016 ......
qui le fit traduire en français, et la myriade de Saint-Simoniens et assimilés qui
forme, ...... sera approprié par le parlement du Canada au service public. Article
91.
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Reprendre le pouvoir sur notre monnaie HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?id=81" http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?id=81
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Par HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
Depuis début juin 2009, un nouveau site "dette et monnaie" se propose de résumer tout ce qui a trait à la monnaie et à la dette publiqueC'est sur HYPERLINK "http://monnaie.wikispaces.com" http://monnaie.wikispaces.com , avec renvoi automatique par HYPERLINK "http://www.detteetmonnaie.fr" http://www.detteetmonnaie.fr Nous n'oublions pas pour autant le site " HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org" faux-monnayeurs "
Bonjour
Je puis déjà poursuivre cette discussion sur le principal volet de mes compétences, puisque le sujet de ce forum est " 4 Quelles missions confions-nous à l'État ? "Je pense que reprendre le pouvoir sur notre monnaie, qui est en même temps reprendre le pouvoir sur notre économie, doit être une valeur forte de notre 'future' constitution.Je ne vais pas redévelopper ici les arguments en appui de cette thèse, mais je peux renvoyer le lecteur curieux à quelques pages où vous trouverez pas mal d'informations (si vous lisez tout, vous en saurez quasiment autant que moi ):
HYPERLINK "http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=DettePublique" http://tiki.societal.org/tiki-index.php
tePublique HYPERLINK "http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=ChangerDeParadigme" http://tiki.societal.org/tiki-index.php
eParadigme HYPERLINK "http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=PageADED" http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=PageADED HYPERLINK "http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=BankingQuotes" http://tiki.societal.org/tiki-index.php
kingQuotes HYPERLINK "http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=CreationMonetaire" http://tiki.societal.org/tiki-index.php
nMonetaire HYPERLINK "http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=PageDUTRIEUX" http://tiki.societal.org/tiki-index.php
geDUTRIEUX HYPERLINK "http://www.societal.org/docs/crip.pdf" http://www.societal.org/docs/crip.pdf ("vieux" document qui va être réactualisé dans un livre à sortir prochainement) HYPERLINK "http://www.societal.org/docs/16.htm" http://www.societal.org/docs/16.htmJe n'ai trouvé, dans la Constitution de la V république, que très peu de choses concernant la monnaie .. tout ce que j'y ai trouvé (mais je ne suis pas spécialiste et j'ai pu passer à coté d'autres textes ayant valeur constitutionnelle), est ceci
Article 34 :La loi est votée par le Parlement.La loi fixe les règles concernant : les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice des libertés publiques ; les sujétions imposées par la Défense Nationale aux citoyens en leur personne et en leurs biens ; la nationalité, l'état et la capacité des personnes, les régimes matrimoniaux, les successions et libéralités ; la détermination des crimes et délits ainsi que les peines qui leur sont applicables ; la procédure pénale ; l'amnistie ; la création de nouveaux ordres de juridiction et le statut des magistrats ; l'assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toutes natures ; le régime d'émission de la monnaie.
... n'étant pas constitutionnalisés, les statuts et les objectifs du système bancaire ont pu faire l'objet de toutes les manipulations, sans doute d'ailleurs de toute bonne foi de la part des députés...Néanmoins, même si la volonté de "notre groupe" était de rendre le pouvoir de création monétaire à la Nation (au peuple), nous avons un sacré problème. Nous sommes tenus par les Traités européens et particulièrement le Traité de Maastricht qui a établi en dogme l'indépendance du système bancaire et l'interdiction aux Etats de la zone euro d'émettre leur monnaie ou même de prendre la moindre indépendance sur ce sujet.
Deux articles nous "gouvernent":1- l'article L. 141-3. du Code monétaire et financier qui stipule: "Il est interdit à la Banque de France d'autoriser des découverts ou d'accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publics. L'acquisition directe par la Banque de France de titres de leur dette est également interdite."2 - l'article 104 du Traité de Maastricht qui stipule " il est interdit à la BCE et aux Banques Centrales des Etats membres d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publiques des Etats membres...". Il sera bientôt intégré, sans que personne ne s'y oppose, dans la future constitution européenne défendue par nos grands esprits de droite comme de gauche. S'il est adopté, l'Europe deviendra le seul et unique pays au monde et dans l'histoire où l'indépendance absolue d'une Banque Centrale aura été constitutionnalisée. L'article vaut d'être cité : " Ni la BCE, ni un membre quelconque de ses organes de décision ne peuvent solliciter ni accepter des instructions des institutions, organes ou agences de l'Union, des gouvernements des Etats-membres ou de tout autre organisme. Les institutions, organes ou agences de l'UE ainsi que les gouvernements des Etats-membres s'engagent à respecter ce principe et à ne pas chercher à influencer les membres des organes de décision de la BCE dans l'accomplissement de leur mission ".
(En clair: les Etats ne peuvent pas emprunter à leurs Banques Centrales ni à la BCE ... ne reste plus que la monnaie "de crédit" des Banques commerciales qui auront elles mêmes financés d'autres "spéculateurs")Alors ?..Alors, écrire (et surtout faire adopter) une Constitution qui serait en opposition formelle avec Maastrich me semble mission impossible.Il ne reste donc que peu de pistes (en avez vous d'autres ?)..1 - un "système" difficile à faire comprendre par la population (et même certains économistes HYPERLINK "http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=YakaFaucon" http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=YakaFaucon ( voir " Remettre de la monnaie dans un développement utile " )2 - dénoncer Maastricht3 - modifier Maastricht4 - recréer le "Franc" en tant que monnaie interne au pays ( un "SEL national"...) .. c'est une piste que je n'ai pas encore creusée, mais après tout, pourquoi pas... je pense néanmoins qu'on serait également en opposition avec d'autres articles de ce Traité que je n'ai jamais pu lire en entier.En attendant, il me semble évident qu'aucune nouvelle Constitution Nationale ne peut améliorer ce point sans "révolution" .. c'est la raison pour laquelle je pense qu'un Traité ou un TCE devrait d'abord régler ce problème...AmicalementAJ Holbecq
Dernière modification par AJH (28-06-2009 12:04:15)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#2 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=1961" \l "p1961" 22-08-2006 22:20:07
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BonjourUn "historique" intéressant que je connaissais, mais retrouvé sur HYPERLINK "http://fragments-diffusion.chez-alice.fr/laproposition157.html" http://fragments-diffusion.chez-alice.f
on157.html .. Voici l'histoire
La proposition de loi organique n° 157 tendant à limiter le rôle de lendettement dans la création de la monnaie.Tovy Grjebine (député de l'époque) avait, dans les années 1970, mené des travaux qui devaient donner lieu au dépôt dune Proposition de loi organique, n° 157, enregistrée le 22 juillet 1981. Cette étude présentait une technique de financement obtenu par le changement des contreparties monétaires. Nous reprenons ici des extraits significatifs de lexposé des motifs précédant la proposition de loi organique n° 157.Proposition de loi organiqueTendant à limiter le rôle de lendettement dans la création de la monnaie et à permettre une nouvelle politique économique assurant la résorption du chômage et lindépendance énergétique.Exposé des motifs« (...) Il nous a semblé logique de tester tout dabord la politique qui était décrite dans lexposé des motifs. Nous avons obtenu un résultat extrêmement prometteur: - le chômage diminuerait de 500.000 en trois ans; - léquilibre extérieur ne se trouverait pratiquement pas affecté (baisse du franc de 1 % en trois ans);- le taux dinflation resterait voisin de la valeur prise comme valeur de base : la valeur actuelle plus 0,5 % par an (...) ».« La politique de reprise qui résulte de nos propositions nest pas faite avec une monnaie supplémentaire obtenue par la voie du crédit, comme il était dusage de faire jusquà présent. La reprise est déterminée en remplaçant une monnaie par une autre dont lorigine est différente. Le remplacement de la monnaie actuelle due à lendettement des agents économiques par une monnaie à contrepartie dEtat, provoque un désendettement de ceux-ci sans pour autant augmenter la quantité de monnaie - doù leffet de reprise sans inflation que le modèle économétrique a noté. La reprise ne provoque pas de déséquilibre de la balance commerciale parce que cette reprise est dirigée entièrement vers la suppression des importations de pétrole. Cette reconversion énergétique étant notamment organisée en utilisant une énergie abondante dans le pays : leau chaude obtenue à la place des rejets actuels des centrales électriques, et de leau géothermique. (...) ».« (...) La cause de linflation doit être recherchée dans la récession ou plus précisément dans la situation que nous avons créée pour lutter contre la récession : nos gouvernements successifs ont cru quil était plus sage daugmenter la masse monétaire à partir du crédit, de lendettement, que de laugmenter en contrepartie de créances sur lEtat, ou de créances internationales. Ainsi 85 % de la monnaie française ont été créés à partir du crédit, principalement du crédit aux entreprises. Les dettes ne sont pas également réparties entre tous les Français et ce sont surtout les entreprises qui supportent les endettements les plus élevés. Les agents économiques qui fixent les prix sont ainsi ceux qui ont intérêt à la hausse des prix. Ils espèrent voir leur endettement diminuer grâce à linflation. Là aussi les courbes statistiques viennent à lappui de cette analyse : Les augmentations de prix apparaissent bien corrélées avec les augmentations du taux dintérêt. Les entreprises devaient répercuter leurs frais financiers sur leurs coûts, chaque hausse du taux dintérêt apparaît donc sur la courbe des hausses de prix. Pour certaines entreprises, linflation est vitale. En effet, si celle-ci venait à sarrêter, les intérêts de leurs dettes deviendraient réels, leur bénéfice devrait doubler pour pouvoir payer des intérêts aussi lourds. Lendettement de la sidérurgie française représenterait deux fois et demi son chiffre daffaires annuel, or, il lui était impossible daccroître ses bénéfices. Tout arrêt de linflation est donc impossible tant que les modes de création de la monnaie ne sont pas révisés ». (...) On comprend alors léchec des gouvernements des pays en crise dans leur lutte contre linflation: ils nont pas pensé à sattaquer à lendettement dune manière globale en créant de la monnaie par une autre voie. (...). La croissance de linflation a obligé le Gouvernement et la Banque Centrale à augmenter progressivement le taux de lescompte de la Banque Centrale. Les statistiques montrent ainsi une lente montée de ses deux taux et cela depuis le moment où le gouvernement a pratiquement cessé de créer de la monnaie au nom de lEtat, cest-à-dire depuis les années soixante.
Comme la masse monétaire ne croissait que par la voie du crédit, les entreprises devaient emprunter pour investir. Le rapport fond propres/fonds empruntés a commencé à fléchir. Avec la montée des taux dintérêts, il devenait dangereux demprunter pour investir à long terme, car si jamais linflation baissait, les entreprises auraient été liées par des dettes à fort taux dintérêt réel. Même les plus solides ninvestissaient plus que pour des projets super-rentables. Cette baisse des investissements a constitué donc une deuxième raison pour le développement du chômage ».
« (...) Le précédent gouvernement avait souhaité que les entreprises assainissent leur situation et, dès lors, recommencent à investir. Cette proposition est incompatible avec lorigine de la masse monétaire actuelle de la France. En effet, si les entreprises remboursent leurs dettes, la masse monétaire va diminuer de plus de 25 % et, dès lors, le pays connaîtra une récession encore plus grave. Même aujourdhui le rapport masse monétaire/PNB est très près du minimum tolérable ». « Une entreprise peut rembourser ses dettes, la majorité des entreprises ne peut pas le faire, du moins tant quaucune action nest entreprise par lEtat. Si, en revanche, le gouvernement introduisait de la monnaie sur contrepartie dEtat, les entreprises pourraient rembourser leurs dettes. La masse monétaire augmenterait à cause de laction du gouvernement et diminuerait à cause du remboursement des dettes. On entrevoit le mécanisme dune nouvelle politique que nous appellerons la politique du changement des contreparties de la monnaie ». « (...) Toute croissance nécessite une croissance parallèle de la masse monétaire. Si cette monnaie nest pas introduite par lEtat, elle sera demandée aux autres sources possibles et en premier lieu au crédit. On peut expliquer ainsi pourquoi les crises étaient cycliques au XIX e siècle et pourquoi cette périodicité rapide a disparu au XX e siècle. On peut montrer finalement comment la carence de la création de la monnaie par lEtat a obligé léconomie a avoir recours au crédit, pourquoi aujourdhui les 85 % de la monnaie sont dus à celui-ci. Ainsi cest bien « lécart récessionniste », écart entre la production et les possibilités des consommateurs, qui a créé une demande supplémentaire de monnaie ».« Mais cest labstention du gouvernement qui a obligé de créer cette monnaie par la voie du crédit ; une fonction essentielle na pas été assurée. Or, nous avons vu que cest aussi le crédit qui apparaît comme la cause principale de linflation. (...) La création de la monnaie par voie du crédit a été un palliatif mais pas une méthode définitive pour éviter les crises de récession. (...).
Puisque la quantité de monnaie doit augmenter comme le PNB, lEtat doit pouvoir créer et introduire cette monnaie dans léconomie. Pour introduire plus de monnaie que les impôts nen retirent, le budget de lEtat doit être « déséquilibré ». Ce déséquilibre est indépendant de limportance du budget par rapport au PNB. Cette politique nimplique pas une économie dirigiste, puisque ce déséquilibre peut apparaître simplement en réduisant les impôts sans réduire les dépenses de lÉtat. Une telle différence sappelle présentement un « déficit » et ce terme à lui seul condamne une fonction mal comprise et qui, dès lors, ne peut être assumée. En fait, il ny a pas de déficit : lEtat nest pas une entreprise. En revanche, il y a des tâches que lui seul peut assumer: cest ainsi que dans une économie en expansion il doit augmenter les moyens déchanges. (...) Le fait de créer davantage de moyens déchanges monétaires ne doit pas être appelé un « déficit » mais devrait être appelé par un nom qui donne une image plus correcte de la situation ».
« Par ailleurs, il ne faut pas mettre à la disposition du gouvernement une monnaie déjà existante, car cette technique ne ferait que déplacer une monnaie sans en créer de nouvelle. Il ne faut donc pas vendre des bons du Trésor aux agents économiques mais donner des ordres démission à la Banque Centrale. La monnaie ainsi créée ne peut apparaître que sur le compte du Trésor. Il ny aura donc pas augmentation de la dette nationale. Cette création monétaire doit être définitive et elle ne doit faire intervenir quun service et une institution dEtat: le Trésor et la Banque Centrale. Il faut en somme élargir « le droit régalien de battre monnaie », qui existe toujours pour les pièces, en un droit démission de billets mais en instituant un mode de contrôle et un cadre légal. Ce contrôle peut-être beaucoup plus strict que les règles arbitraires qui limitent aujourdhui la création de la monnaie par la voie du crédit ». « (...) La législation du « déficit » du budget ne suffit pas. Avec la législation actuelle toute création de pièces de monnaie peut-être définitive alors que toute émission de billets ou de monnaie scripturale ne peut être que temporaire. Il résulte de cette situation quil faut sans cesse augmenter « le déficit ». Si léconomie croît par exemple de 3 % par an, la masse monétaire doit croître au même rythme. Si lintroduction de monnaie se fait en vendant des bons du Trésor à échéance dun an, lannée suivante il faudrait réintroduire non plus 3 % mais 6 % puisque la moitié de ce « déficit » servira à maintenir « en vie » la monnaie créée lan passé. Cette situation est évidemment absurde. Elle napparaît pas avec autant de clarté parce que les créances sur lEtat peuvent avoir des vies plus longues, mais il nen reste pas moins quun dispositif de création définitive doit être créé. Le budget de croissance qui introduit le supplément de monnaie nécessaire à la croissance doit être financé par des bons spéciaux sans intérêt et sans échéance, vendus directement à la Banque de France (arts. 2 et 3 de la présente loi). On peut les appeler aussi des ordres démission. Une fois la monnaie émise par le Banque centrale, elle ne peut aller que sur le compte de lÉtat ». « Laugmentation de monnaie nationale peut se faire par la réduction fiscale. Il ny a aucune raison daugmenter indéfiniment le rôle de lEtat, tout donne à penser quil faut même le réduire dans bien des cas. En période normale, lintroduction de la monnaie nouvelle se ferait donc en diminuant les prélèvements fiscaux. Pendant les périodes exceptionnelles (périodes de guerre, de sous emploi ...) lintroduction de monnaie nouvelle pourrait ainsi se faire à laide dun budget de dépenses supplémentaires. Dans la conjoncture actuelle ce troisième budget pourrait servir à financer une reconversion énergétique accélérée ».« Ainsi depuis 1971 nous avons appris que la monnaie est définie par ce quil y a devant elle et pas derrière elle, par son pouvoir dachat. Les monnaies fortes sont les monnaies des pays où il ny a pas dinflation. Le yen, monnaie forte, na que des papiers comme contrepartie ».« Nous avons dit que la récession, le chômage et linflation pouvaient être expliqués par lendettement des agents économiques. Une technique de désendettement, « de remplacement des contreparties de la monnaie », peut donc permettre la résorption du chômage et la diminution de linflation. Mais il ne faut pas que la reprise qui va suivre provoque un déséquilibre de la balance commerciale.La politique économique que cette proposition de loi permettra doit donc faire face aux trois problèmes simultanément.(...) Les opérations de désendettement sont vieilles comme le monde car les crises de récession son apparues parallèlement à la monétisation des échanges. Solon, le législateur, a organisé une opération de désendettement de la Grèce antique. Les romains ont pratiqué de la même manière plusieurs opérations de désendettement. Aujourdhui, avec la monnaie papier, ces opérations sont plus faciles à organiser: cest la politique du changement des contreparties de la monnaie. Les actions politiques peuvent différer mais le principe reste le même. On introduit une monnaie à contrepartie dÉtat et on détruit la monnaie qui avait été créée par les dettes. On modifie parallèlement les coefficients des réserves obligatoires et dencadrement du crédit. Par exemple, chaque français recevrait du Trésor un crédit de 1000 F qui ne serait utilisable que pour payer des dettes régulièrement contractées ou pour acheter des actions. Le contribuable recevant cet avoir indiquerait les actions quil souhaite acquérir. Dans les deux cas la somme transite entre ses mains sans quil puisse la dépenser, il ny a donc pas daugmentation brutale de la consommation bien que lopération porte sur 50 milliards de francs. En fait, toute lopération serait faite par les bureaux des percepteurs avec des fonctionnaires supplémentaires embauchés temporairement.Les entreprises qui accepteraient démettre des actions pour payer leurs dettes se verraient exemptées de limpôt sur les sociétés, pour le même montant. Le désendettement des entreprises se ferait donc par deux voies: une augmentation de lactionnariat et un remboursement égal au montant de limpôt sur les sociétés. La participation capital-travail progresserait de 50 milliards alors que lendettement des agents économiques diminuerait de 50 milliards. Rien ne soppose à fixer un montant plus important à cette opération ou à la renouveler plusieurs années de suite ou plusieurs fois dans lannée.En supposant que lon se limite à une mesure par an, lendettement diminuerait donc de 100 milliards de francs par an, alors que la monnaie émise par lEtat augmenterait du même chiffre. Cependant la nouvelle monnaie sera une monnaie « Banque de France » alors que la monnaie qui disparaîtra nétait quune monnaie de compte bancaire et nous savons que toute introduction de monnaie « Banque de France » peut permettre la création dune quantité supérieure de monnaie bancaire. Pour éviter cet effet multiplicateur, le coefficient de réserves obligatoires devra être modifié en conséquence ainsi que le coefficient dencadrement du crédit. La masse monétaire en circulation restera donc identique alors que des milliards de dettes auront disparu, sans que personne ne soit lésé ».
Proposition de loi organique n° 157Article PremierLe budget de lEtat est présenté en trois parties :1) Un budget fiscal de recettes et dépenses courantes.Ce budget est obligatoirement équilibré;Des charges dinvestissement peuvent figurer dans les dépenses courantes.2) Un budget bancaire de prêts de lEtat à des agents économiques privilégiés.Ce budget ne peut être financé que par les ressources du Trésor.Ce budget est affecté à des investissements.3) Un budget de croissance financé par une création monétaire proportionnelle à la croissance du PNB..Ce budget est affecté à des actions dintérêt général ou participe au financement du premier budget qui comporte dans ce cas une réduction du prélèvement fiscal.Article 2Pour financer le budget de croissance dans les limites fixées annuellement par la loi de finances, le Gouvernement est autorisé à émettre des bons du Trésor spéciaux. Ces bons sont vendus à la Banque de France par le Trésor.Ces bons ne rapportent pas dintérêt et nont pas déchéance.Article 3Le rapport entre les contreparties nationales ou internationales de la monnaie et les contreparties dues à lendettement est fixé annuellement par la loi de finances.
J'ai maintenant une question aux juristes ...Si la France se mettait en porte-à-faux par rapport à la Communauté européenne en émettant par exemple une "monnaie interne secondaire" (le franc, en plus de l'euro), que risquerait t-elle en faisant ainsi fi de l'article 104 du Traité de Maastricht ?
Dernière modification par AJH (22-08-2006 22:30:47)
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#3 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=1962" \l "p1962" 23-08-2006 00:13:54
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C'est vraiment très intéressant, merci André-Jacques Vraiment, nos hommes politiques sont trop proches des industriels et des banquiers pour prendre des décisions dans l'intérêt général, c'est l'impression récurrente qui se dégage à tout propos quand on observe leur conduite des affaires du pays.Comment se fait-il qu'ils aient pu ainsi, impunément, abandonner aux banquiers privés le droit de créer la monnaie et d'en tirer profit, sans aucun mérite, aux dépens de la collectivité ? C'est du sabordage politique. Je me sens trahi par ceux que j'avais élus pour me représenter.Et quand aux traités européens qui ont été mis en place pour verrouiller ces abandons, il faut tous les dénoncer.Nous manquons de rouages institutionnels responsabilisants, de procédures rendant les politiciens réellement "accountable" : "responsables" au sens "tenus de rendre des comptes et révocables à tout moment".Étienne.
#4 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=1966" \l "p1966" 23-08-2006 08:23:55
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Bonjour EtienneEh oui, 100 fois d'accord avec toi ..Si je pouvais faire "table rase", je prônerais:1- L'établissement d'un budget (différencié du budget de fonctionnement de l'État qui doit, lui, être financé par les recettes, impôts et taxes), pour tout ce qui concerne les dépenses d'investissement de la Nation ( "Formation Brute de Capital Fixe" ; Écoles, hôpitaux, infrastructures de transport et de communication, acquisition de terrains, etc.)2 - Le Parlement détermine et vote chaque année la liste et le coût prévisionnel des besoins en équipements nouveaux. 3 - Le Parlement détermine si les moyens techniques et énergétiques, la main duvre nécessaire et le savoir-faire existent au sein de la zone monétaire (afin d'éviter au maximum les importations de biens ou services lorsqu'elles ne sont pas strictement nécessaires). 4 - En fonction de 2 et 3, le Parlement autorise l'émission monétaire correspondante, au fur et à mesure des besoins de financement (il s'agit de payer les entreprises traitantes). Il s'agit d'une monnaie centrale , non productive d'intérêt lors de son émission.5 - La contrepartie comptable de cette émission est dans la valeur comptabilisée des équipements collectifs réalisés, déduit leurs amortissements (leur usure).... il n'y a donc aucun "déficit comptable"Mais comment faire une telle révolution dans les esprits et dans les textes ?AmitiésAJ
Dernière modification par AJH (23-08-2006 08:25:21)
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#5 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=1981" \l "p1981" 23-08-2006 21:01:12
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Ah enfin !C'est drôle, on s'est dit pas plus tard qu'hier soir, avec Étienne (véridique) :- ce serait bien de monter vite ces divers volets relatifs à l'économie, notamment celui sur la monnaie. Ce serait bien qu'André-Jacques le lance... - "il peut arriver souvent que je cerne mal le périmètre des pouvoirs publics, et les propos des autres sur le périmètre : les institutions financières traînent un peu cette ambiguïté pour un novice. Après meilleur examen, beaucoup moins, mais je me demande qui en ce bas monde a les idées claires là-dessus, tout en n'ayant pas de parti pris idéologique... Car reste qu'au présent [
] les missions de la BC [de France] ne relèvent pas de la constitution, etc... Car reste que si "on" a si facilement restructuré d'en haut toute le pan "finance, commerce" au niveau européen et mondial, c'est bien parce qu'un flou insupportable existait et existe sur la nature de ces "institutions". Ce sont mes propos d'hier, auxquels Étienne a répondu : Tu as parfaitement raison : donc, il ne faut pas laisser à nos représentants le pouvoir de changer sans nous ce à quoi on tient vraiment. Je dirais qu'il y a une "référence circulaire" : c'est quoi ce à quoi on tient vraiment ? Si on la laissé filé, cest justement que lon ne savait pas - ce que j'écrivais. Qui le sait déjà pour lui même (sans être calé en économie ou même en l'étant, et moins en philosophie politique, par exemple...), qui voit la puissance des liens de domination entre faits économiques, intérêts privés (de forte taille ou moindre), institutions financières (et commerciales) et pouvoirs politiques ? Il se trouve que j'ai passé une moitié de ma journée à réfléchir à ce fichu problème : par quel bout aborder l'économie pour la cerner ici ? Je ne vois pas d'autre réponse que celle-ci : lister tous les droits fondamentaux (et devoirs individuels explicitement associés). Ensuite, remonter aux institutions, par la fonction qu'elles ont à remplir pour faire appliquer ces divers droits. Notamment ceux qui ont été proclamés récemment (environnement, 2004). (Ajouter éventuellement quelques autres, si on sait vraiment ce qu'on veut : je peux garantir que personnellement, je considère que faire effectivement appliquer ceux qui existent serait énorme...) Cela implique sans doute de nouvelles fonctions, donc de nouvelles institutions et des nouveaux rapports (séparation, contrôle) entre pouvoirs publics. Et une révision partielle des anciennes. Le problème, ici, c'est que l'approche actuelle est : soit, pour la base de la hiérarchie des volets, un classement par institution ; soit un foutoir en chantier quand on part des droits pour remonter aux institutions... Après quoi je tombe sur ce volet, et ces propos d'André-Jacques, parmi autres tant attendus : ... n'étant pas constitutionnalisés, les statuts et les objectifs du système bancaire ont pu faire l'objet de toutes les manipulations, sans doute d'ailleurs de toute bonne foi de la part des députés... Tiens donc, comme on se retrouve...Concernant le blocage européen actuel, AJH, rassurez-vous : on le retrouve à d'autres niveau, aussi essentiels que celui-là...Je pense que la règle d'or, ici, est d'en faire abstraction, d'écrire une bonne constitution qui soit donc susceptible d'être adoptée par les peuples européens, et de contraindre tôt ou tard nos dirigeants à la proposer en référendum, ou d'enfin organiser une constituante (c'est de bon sens, mais on ne demande pas à qui a le privilège de négocier des traités de perdre ce privilège et cette illusoire aspiration à la postérité...) en suivant des standards pas trop inférieurs à ceux qui commencent à devenir voyants dans le soutien populaire. Pour ce qui nous concerne ici, enlevons nous déjà la moitié des épines du pied, et tapons à l'échelle de l'Europe, situons déjà le problème de l'indépendance monétaire et des statuts des institutions financières au plan européen, c'est plus logique (moins opposé d'avance à tout ce qui se fait) et sans doute bien plus puissant : celle-ci a le premier poids économique au monde, et le FMI et l'OMC au stade supérieur... c'est bien assez de problèmes comme d'avantages qui y invitent, non ?
Dernière modification par sam17 (23-08-2006 21:29:01)
#6 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=1982" \l "p1982" 23-08-2006 21:04:38
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Sur la panoplie de volets (existants et encore à monter) liés à l'économie (*) et leur organisation, déjà quelques remarques :- sur deux des grandes catégories du forum, l'idée serait de suivre "l'approche par les institutions" (un volet se rapporte à une institution ou fonction, la monnaie en étant une) et pour chaque on a le découpage : définition des pouvoirs (publics) ; contrôle des pouvoirs ;- on a la catégorie "Grands principes". Qui comporte au présent un volet "La constitution ne définit pas de politique économique". Principe énorme, qui semble se suffire à lui même, mais semblerait à tort ne pas impliquer de règles positives... Principe que je traduis déjà ainsi :
1) Les statuts des organes formant le système bancaire sont définis explicitement par la constitution. Donc pour commencer, l'exposé de leur nature et de leur nombre. La BC, le Fonds d'aide, ... Le Trésor, quel est son statut ? Cet exposé lui-même ne figure pas dans la constitution française (??) 2) Bien évidemment, ces organes n'ont pas l'indépendance politique. Ils sont contrôlés par d'autres pouvoirs publics (problèmes divers de séparations et contrôles des pouvoirs).3) Outre la nature des pouvoirs et des "produits" en jeu dans les relations à définir entre pouvoirs publics concernés (la monnaie sous toutes ses formes, notamment) les missions de ces organes ne sont pas prédéfinies, autre que celle-ci : "accompagner les politiques (du gouvernement), appliquer les lois de finance, ..." Surtout pas de mission du type "assurer la stabilité des prix" (ou lutter contre l'inflation), pas même la version complète à l'américaine, avec "oeuvrer pour l'emploi et pour la croissance". Tout cela me semble déjà idéologiquement bloqué et bloquant.
Nous avons encore trois autres volets, éparpillés, traitant d'économie. Il serait bien de les regrouper, je trouve, sans les réduire à un seul (nous n'aurons pas de trop de ces 3). Je dirais qu'ils ont une constante, qui est sans doute de proposer une approche qui n'est pas celle allant des institutions vers les droits et devoirs fondamentaux, mais plutôt l'inverse. Je pense qu'ils ont vocation à servir de support de discussion dans cette optique. Seulement, ils sont mal formulés / mal agencés / incomplets :- l'un traite de la propriété et parle d'y opposer d'autres droits fondamentaux. Ce qui tombe sous le sens (la liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui...) Par ailleurs, il me semble qu'il faut arriver à séparer propriété d'entreprise et privée, ou dit autrement, aborder les différences entre revenus en salaires et du capital, ...- un autre traite du "bien collectif". Il faudrait déjà séparer un volet "services publics", en consacrer un au problème du financement équitable des pouvoirs publics et services publics, ... Celui là, je crois, traite plutôt du périmètre de l'air, de l'eau et autres biens collectifs devant être retirés de la sphère marchande.- celui que j'ai ouvert tient son titre d'une tentative de se lancer faite avant qu'il y ait assez d'échanges sur le périmètre des institutions liées à l'économie, et son objet reste flou, et bien trop large.Globalement, je dirais que cet embryon de groupe de volet, aujourd'hui au nombre de 4, devrait être regroupoés dans une même catégorie "droits et devoirs fondamentaux", et recouverts (introduits) par un seul volet du groupe, qui listerait l'ensemble des droits fondamentaux et devoirs individuels explicitement associés.Le titre "Principes relatifs à l'activité économique" pourrait par exemple être modifié pour s'y adapter, et le volet accueillir déjà comme base (entête) une énumération de tous les articles de la "Charte" supposée être le standard actuel, et liés à l'activité économique (*).Chacun des autres volets devrait se focaliser sur l'un de ces droits fondamentaux (ou devoirs associés), et établir une discussion permettant de remonter aux institutions, soit les outils permettant de garantir leur application, et aborder les mécanismes politiques, sociaux et économiques en jeu dans l'intervalle.Pardon, c'et un peu hors sujet ici, et je déplacerai un message et demi dès qu'on aura débattu de l'organisation des divers "volets économie". (*) Disons : "aspects liés aux pouvoirs économiques privés quels qu'ils soient, mettant en jeu les droits fondamentaux et devoirs associés"
Dernière modification par sam17 (23-08-2006 21:43:29)
AJH, votre 1983.La charte à laquelle vous pensez existe déjà : c'est le Pacte international relatif aux droits économiques et sociaux, qui constitue - avec la Déclaration universelle des droits de l'homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques - la Charte internationale des droits de l'homme. C'est de ces textes qu'il faudrait partir pour voir s'il n'y aurait rien à modifier depuis le temps (30 ou 40 ans). Vous trouverez ces instruments par Google, comme d'habitude (sous "Charte internationale des droits de l'homme", probablement). JR
Dernière modification par Jacques Roman (24-08-2006 19:17:54)
#9 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=1986" \l "p1986" 24-08-2006 19:43:38
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@Jacques RomanMerci, je l'ai trouvé sur " HYPERLINK "http://www.ohchr.org/french/law/cescr.htm" http://www.ohchr.org/french/law/cescr.htm " Le moins qu'on puisse dire c'est que ça n'a pas eu beaucoup d'effets sur certains points ( ex: les salaires des femmes, article 3) et que c'est évidemment un peu "flou" : pour ma part je voudrais des engagements beaucoup plus précis dans une Constitution ("à travail égal, salaire égal" par exemple), que ce soit une Constitution Nationale ou une Constitution de "l'Union des Etats Européens" Mais bon... sans doute des choses à garder...Il me semble aussi que le problème plus général de ces Chartes c'est qu'il n'y a pas de réelles pénalités si elles ne sont pas intégralement appliquées .. mais peut-être est ce que je me trompe sur ce point ?
Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels Adopté et ouvert à la signature, à la ratification et à l'adhésion par l'Assemblée générale dans sa résolution 2200 A (XXI) du 16 décembre 1966Entrée en vigueur: le 3 janvier 1976, conformément aux dispositions de l'article 27PréambuleLes Etats parties au présent Pacte, Considérant que, conformément aux principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde, Reconnaissant que ces droits découlent de la dignité inhérente à la personne humaine, Reconnaissant que, conformément à la Déclaration universelle des droits de l'homme, l'idéal de l'être humain libre, libéré de la crainte et de la misère, ne peut être réalisé que si des conditions permettant à chacun de jouir de ses droits économiques, sociaux et culturels, aussi bien que de ses droits civils et politiques, sont créées, Considérant que la Charte des Nations Unies impose aux Etats l'obligation de promouvoir le respect universel et effectif des droits et des libertés de l'homme, Prenant en considération le fait que l'individu a des devoirs envers autrui et envers la collectivité à laquelle il appartient et est tenu de s'efforcer de promouvoir et de respecter les droits reconnus dans le présent Pacte, Sont convenus des articles suivants: Première partieArticle premier1. Tous les peuples ont le droit de disposer d'eux-mêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel. 2. Pour atteindre leurs fins, tous les peuples peuvent disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles, sans préjudice des obligations qui découlent de la coopération économique internationale, fondée sur le principe de l'intérêt mutuel, et du droit international. En aucun cas, un peuple ne pourra être privé de ses propres moyens de subsistance. 3. Les Etats parties au présent Pacte, y compris ceux qui ont la responsabilité d'administrer des territoires non autonomes et des territoires sous tutelle, sont tenus de faciliter la réalisation du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, et de respecter ce droit, conformément aux dispositions de la Charte des Nations Unies. Deuxième partieArticle 21. Chacun des Etats parties au présent Pacte s'engage à agir, tant par son effort propre que par l'assistance et la coopération internationales, notamment sur les plans économique et technique, au maximum de ses ressources disponibles, en vue d'assurer progressivement le plein exercice des droits reconnus dans le présent Pacte par tous les moyens appropriés, y compris en particulier l'adoption de mesures législatives. 2. Les Etats parties au présent Pacte s'engagent à garantir que les droits qui y sont énoncés seront exercés sans discrimination aucune fondée sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, l'opinion politique ou toute autre opinion, l'origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance ou toute autre situation. 3. Les pays en voie de développement, compte dûment tenu des droits de l'homme et de leur économie nationale, peuvent déterminer dans quelle mesure ils garantiront les droits économiques reconnus dans le présent Pacte à des non-ressortissants. Article 3Les Etats parties au présent Pacte s'engagent à assurer le droit égal qu'ont l'homme et la femme au bénéfice de tous les droits économiques, sociaux et culturels qui sont énumérés dans le présent Pacte. Article 4Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent que, dans la jouissance des droits assurés par l'Etat conformément au présent Pacte, l'Etat ne peut soumettre ces droits qu'aux limitations établies par la loi, dans la seule mesure compatible avec la nature de ces droits et exclusivement en vue de favoriser le bien-être général dans une société démocratique. Article 51. Aucune disposition du présent Pacte ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits ou libertés reconnus dans le présent Pacte ou à des limitations plus amples que celles prévues dans ledit Pacte. 2. Il ne peut être admis aucune restriction ou dérogation aux droits fondamentaux de l'homme reconnus ou en vigueur dans tout pays en vertu de lois, de conventions, de règlements ou de coutumes, sous prétexte que le présent Pacte ne les reconnaît pas ou les reconnaît à un moindre degré. Troisième partieArticle 61. Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent le droit au travail, qui comprend le droit qu'a toute personne d'obtenir la possibilité de gagner sa vie par un travail librement choisi ou accepté, et prendront des mesures appropriées pour sauvegarder ce droit. 2. Les mesures que chacun des Etats parties au présent Pacte prendra en vue d'assurer le plein exercice de ce droit doivent inclure l'orientation et la formation techniques et professionnelles, l'élaboration de programmes, de politiques et de techniques propres à assurer un développement économique, social et culturel constant et un plein emploi productif dans des conditions qui sauvegardent aux individus la jouissance des libertés politiques et économiques fondamentales. Article 7Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent le droit qu'a toute personne de jouir de conditions de travail justes et favorables, qui assurent notamment: a) La rémunération qui procure, au minimum, à tous les travailleurs: i) Un salaire équitable et une rémunération égale pour un travail de valeur égale sans distinction aucune; en particulier, les femmes doivent avoir la garantie que les conditions de travail qui leur sont accordées ne sont pas inférieures à celles dont bénéficient les hommes et recevoir la même rémunération qu'eux pour un même travail; ii) Une existence décente pour eux et leur famille conformément aux dispositions du présent Pacte; b) La sécurité et l'hygiène du travail; c) La même possibilité pour tous d'être promus, dans leur travail, à la catégorie supérieure appropriée, sans autre considération que la durée des services accomplis et les aptitudes; d) Le repos, les loisirs, la limitation raisonnable de la durée du travail et les congés payés périodiques, ainsi que la rémunération des jours fériés. Article 8 1. Les Etats parties au présent Pacte s'engagent à assurer: a) Le droit qu'a toute personne de former avec d'autres des syndicats et de s'affilier au syndicat de son choix, sous la seule réserve des règles fixées par l'organisation intéressée, en vue de favoriser et de protéger ses intérêts économiques et sociaux. L'exercice de ce droit ne peut faire l'objet que des seules restrictions prévues par la loi et qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, dans l'intérêt de la sécurité nationale ou de l'ordre public, ou pour protéger les droits et les libertés d'autrui. b) Le droit qu'ont les syndicats de former des fédérations ou des confédérations nationales et le droit qu'ont celles-ci de former des organisations syndicales internationales ou de s'y affilier. c) Le droit qu'ont les syndicats d'exercer librement leur activité, sans limitations autres que celles qui sont prévues par la loi et qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, dans l'intérêt de la sécurité nationale ou de l'ordre public, ou pour protéger les droits et les libertés d'autrui. d) Le droit de grève, exercé conformément aux lois de chaque pays. 2. Le présent article n'empêche pas de soumettre à des restrictions légales l'exercice de ces droits par les membres des forces armées, de la police ou de la fonction publique. 3. Aucune disposition du présent article ne permet aux Etats parties à la Convention de 1948 de l'Organisation internationale du Travail concernant la liberté syndicale et la protection du droit syndical de prendre des mesures législatives portant atteinte -- ou d'appliquer la loi de façon à porter atteinte -- aux garanties prévues dans ladite convention. Article 9Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent le droit de toute personne à la sécurité sociale, y compris les assurances sociales. Article 10Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent que: 1. Une protection et une assistance aussi larges que possible doivent être accordées à la famille, qui est l'élément naturel et fondamental de la société, en particulier pour sa formation et aussi longtemps qu'elle a la responsabilité de l'entretien et de l'éducation d'enfants à charge. Le mariage doit être librement consenti par les futurs époux. 2. Une protection spéciale doit être accordée aux mères pendant une période de temps raisonnable avant et après la naissance des enfants. Les mères salariées doivent bénéficier, pendant cette même période, d'un congé payé ou d'un congé accompagné de prestations de sécurité sociale adéquates. 3. Des mesures spéciales de protection et d'assistance doivent être prises en faveur de tous les enfants et adolescents, sans discrimination aucune pour des raisons de filiation ou autres. Les enfants et adolescents doivent être protégés contre l'exploitation économique et sociale. Le fait de les employer à des travaux de nature à compromettre leur moralité ou leur santé, à mettre leur vie en danger ou à nuire à leur développement normal doit être sanctionné par la loi. Les Etats doivent aussi fixer des limites d'âge au-dessous desquelles l'emploi salarié de la main-d'oeuvre enfantine sera interdit et sanctionné par la loi. Article 111. Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent le droit de toute personne à un niveau de vie suffisant pour elle-même et sa famille, y compris une nourriture, un vêtement et un logement suffisants, ainsi qu'à une amélioration constante de ses conditions d'existence. Les Etats parties prendront des mesures appropriées pour assurer la réalisation de ce droit et ils reconnaissent à cet effet l'importance essentielle d'une coopération internationale librement consentie.2. Les Etats parties au présent Pacte, reconnaissant le droit fondamental qu'a toute personne d'être à l'abri de la faim, adopteront, individuellement et au moyen de la coopération internationale, les mesures nécessaires, y compris des programmes concrets: a) Pour améliorer les méthodes de production, de conservation et de distribution des denrées alimentaires par la pleine utilisation des connaissances techniques et scientifiques, par la diffusion de principes d'éducation nutritionnelle et par le développement ou la réforme des régimes agraires, de manière à assurer au mieux la mise en valeur et l'utilisation des ressources naturelles; b) Pour assurer une répartition équitable des ressources alimentaires mondiales par rapport aux besoins, compte tenu des problèmes qui se posent tant aux pays importateurs qu'aux pays exportateurs de denrées alimentaires. Article 12 1. Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent le droit qu'a toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale qu'elle soit capable d'atteindre. 2. Les mesures que les Etats parties au présent Pacte prendront en vue d'assurer le plein exercice de ce droit devront comprendre les mesures nécessaires pour assurer: a) La diminution de la mortinatalité et de la mortalité infantile, ainsi que le développement sain de l'enfant; b) L'amélioration de tous les aspects de l'hygiène du milieu et de l'hygiène industrielle; c) La prophylaxie et le traitement des maladies épidémiques, endémiques, professionnelles et autres, ainsi que la lutte contre ces maladies; d) La création de conditions propres à assurer à tous des services médicaux et une aide médicale en cas de maladie. Article 13 1. Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent le droit de toute personne à l'éducation. Ils conviennent que l'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et du sens de sa dignité et renforcer le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Ils conviennent en outre que l'éducation doit mettre toute personne en mesure de jouer un rôle utile dans une société libre, favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux, ethniques ou religieux et encourager le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix. 2. Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent qu'en vue d'assurer le plein exercice de ce droit: a) L'enseignement primaire doit être obligatoire et accessible gratuitement à tous; b) L'enseignement secondaire, sous ses différentes formes, y compris l'enseignement secondaire technique et professionnel, doit être généralisé et rendu accessible à tous par tous les moyens appropriés et notamment par l'instauration progressive de la gratuité; c) L'enseignement supérieur doit être rendu accessible à tous en pleine égalité, en fonction des capacités de chacun, par tous les moyens appropriés et notamment par l'instauration progressive de la gratuité; d) L'éducation de base doit être encouragée ou intensifiée, dans toute la mesure possible, pour les personnes qui n'ont pas reçu d'instruction primaire ou qui ne l'ont pas reçue jusqu'à son terme; e) Il faut poursuivre activement le développement d'un réseau scolaire à tous les échelons, établir un système adéquat de bourses et améliorer de façon continue les conditions matérielles du personnel enseignant. 3. Les Etats parties au présent Pacte s'engagent à respecter la liberté des parents et, le cas échéant, des tuteurs légaux, de choisir pour leurs enfants des établissements autres que ceux des pouvoirs publics, mais conformes aux normes minimales qui peuvent être prescrites ou approuvées par l'Etat en matière d'éducation, et de faire assurer l'éducation religieuse et morale de leurs enfants, conformément à leurs propres convictions. 4. Aucune disposition du présent article ne doit être interprétée comme portant atteinte à la liberté des individus et des personnes morales de créer et de diriger des établissements d'enseignement, sous réserve que les principes énoncés au paragraphe 1 du présent article soient observés et que l'éducation donnée dans ces établissements soit conforme aux normes minimales qui peuvent être prescrites par l'Etat. Article 14 Tout Etat partie au présent Pacte qui, au moment où il devient partie, n'a pas encore pu assurer dans sa métropole ou dans les territoires placés sous sa juridiction le caractère obligatoire et la gratuité de l'enseignement primaire s'engage à établir et à adopter, dans un délai de deux ans, un plan détaillé des mesures nécessaires pour réaliser progressivement, dans un nombre raisonnable d'années fixé par ce plan, la pleine application du principe de l'enseignement primaire obligatoire et gratuit pour tous. Article 151. Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent à chacun le droit: a) De participer à la vie culturelle; b) De bénéficier du progrès scientifique et de ses applications; c) De bénéficier de la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur. 2. Les mesures que les Etats parties au présent Pacte prendront en vue d'assurer le plein exercice de ce droit devront comprendre celles qui sont nécessaires pour assurer le maintien, le développement et la diffusion de la science et de la culture. 3. Les Etats parties au présent Pacte s'engagent à respecter la liberté indispensable à la recherche scientifique et aux activités créatrices. 4. Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent les bienfaits qui doivent résulter de l'encouragement et du développement de la coopération et des contacts internationaux dans le domaine de la science et de la culture. Quatrième partieArticle 161. Les Etats parties au présent Pacte s'engagent à présenter, conformément aux dispositions de la présente partie du Pacte, des rapports sur les mesures qu'ils auront adoptées et sur les progrès accomplis en vue d'assurer le respect des droits reconnus dans le Pacte. 2. a) Tous les rapports sont adressés au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, qui en transmet copie au Conseil économique et social, pour examen, conformément aux dispositions du présent Pacte; b) le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies transmet également aux institutions spécialisées copie des rapports, ou de toutes parties pertinentes des rapports, envoyés par les Etats Parties au présent Pacte qui sont également membres desdites institutions spécialisées, pour autant que ces rapports, ou parties de rapports, ont trait à des questions relevant de la compétence desdites institutions aux termes de leurs actes constitutifs respectifs. 1. Les Etats parties au présent Pacte présentent leurs rapports par étapes, selon un programme qu'établira le Conseil économique et social dans un délai d'un an à compter de la date d'entrée en vigueur du présent Pacte, après avoir consulté les Etats Parties et les institutions spécialisées intéressées. 2. Les rapports peuvent faire connaître les facteurs et les difficultés empêchant ces Etats de s'acquitter pleinement des obligations prévues au présent Pacte. 3. Dans le cas où des renseignements à ce sujet ont déjà été adressés à l'Organisation des Nations Unies ou à une institution spécialisée par un Etat partie au Pacte, il ne sera pas nécessaire de reproduire lesdits renseignements et une référence précise à ces renseignements suffira. Article 18En vertu des responsabilités qui lui sont conférées par la Charte des Nations Unies dans le domaine des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le Conseil économique et social pourra conclure des arrangements avec les institutions spécialisées, en vue de la présentation par celles-ci de rapports relatifs aux progrès accomplis quant à l'observation des dispositions du présent Pacte qui entrent dans le cadre de leurs activités. Ces rapports pourront comprendre des données sur les décisions et recommandations adoptées par les organes compétents des institutions spécialisées au sujet de cette mise en oeuvre. Article 19Le Conseil économique et social peut renvoyer à la Commission des droits de l'homme aux fins d'étude et de recommandations d'ordre général ou pour information, s'il y a lieu, les rapports concernant les droits de l'homme que communiquent les Etats conformément aux articles 16 et 17 et les rapports concernant les droits de l'homme que communiquent les institutions spécialisées conformément à l'article 18. Article 20Les Etats parties au présent Pacte et les institutions spécialisées intéressées peuvent présenter au Conseil économique et social des observations sur toute recommandation d'ordre général faite en vertu de l'article 19 ou sur toute mention d'une recommandation d'ordre général figurant dans un rapport de la Commission des droits de l'homme ou dans tout document mentionné dans ledit rapport. Article 21Le Conseil économique et social peut présenter de temps en temps à l'Assemblée générale des rapports contenant des recommandations de caractère général et un résumé des renseignements reçus des Etats parties au présent Pacte et des institutions spécialisées sur les mesures prises et les progrès accomplis en vue d'assurer le respect général des droits reconnus dans le présent Pacte. Article 22 Le Conseil économique et social peut porter à l'attention des autres organes de l'Organisation des Nations Unies, de leurs organes subsidiaires et des institutions spécialisées intéressées qui s'occupent de fournir une assistance technique toute question que soulèvent les rapports mentionnés dans la présente partie du présent Pacte et qui peut aider ces organismes à se prononcer, chacun dans sa propre sphère de compétence, sur l'opportunité de mesures internationales propres à contribuer à la mise en oeuvre effective et progressive du présent Pacte. Article 23Les Etats parties au présent Pacte conviennent que les mesures d'ordre international destinées à assurer la réalisation des droits reconnus dans ledit Pacte comprennent notamment la conclusion de conventions, l'adoption de recommandations, la fourniture d'une assistance technique et l'organisation, en liaison avec les gouvernements intéressés, de réunions régionales et de réunions techniques aux fins de consultations et d'études. Article 24Aucune disposition du présent Pacte ne doit être interprétée comme portant atteinte aux dispositions de la Charte des Nations Unies et des constitutions des institutions spécialisées qui définissent les responsabilités respectives des divers organes de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées en ce qui concerne les questions traitées dans le présent Pacte. Article 25Aucune disposition du présent Pacte ne sera interprétée comme portant atteinte au droit inhérent de tous les peuples à profiter et à user pleinement et librement de leurs richesses et ressources naturelles. Cinquième partieArticle 26 à 31
( j'ai laissé tomber la 5° partie qui a trait à la ratification) AmicalementAJH
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#10 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=1989" \l "p1989" 25-08-2006 09:15:48
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"A travail égal, salaire égal"AJH, votre 1986.Je reprends votre exemple. L'article 7 répond à votre préoccupation et bien au-delà : "Article 7Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent le droit qu'a toute personne de jouir de conditions de travail justes et favorables, qui assurent notammen t: a) La rémunération qui procure, au minimum, à tous les travailleurs: i) Un salaire équitable et une rémunération égale pour un travail de valeur égale sans distinction aucune; en particulier, les femmes doivent avoir la garantie que les conditions de travail qui leur sont accordées ne sont pas inférieures à celles dont bénéficient les hommes et recevoir la même rémunération qu'eux pour un même travail; ii) Une existence décente pour eux et leur famille conformément aux dispositions du présent Pacte; b) La sécurité et l'hygiène du travail; c) La même possibilité pour tous d'être promus, dans leur travail, à la catégorie supérieure appropriée, sans autre considération que la durée des services accomplis et les aptitudes; d) Le repos, les loisirs, la limitation raisonnable de la durée du travail et les congés payés périodiques, ainsi que la rémunération des jours fériés. "Le principe "A travail égal, salaire égal" est le principe général proclamé par l'OIT il y a bien longtemps - avant le Pacte. Celui-ci précise et élargit le principe général en l'étendant à toutes les "rémunérations ", autrement dit au salaire ET AUX INDEMNITES CONNEXES. Ces dispositions du Pacte devraient vous enchanter : je ne comprends pas vos réserves. JR
Dernière modification par Jacques Roman (25-08-2006 09:21:16)
#11 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=1990" \l "p1990" 25-08-2006 11:32:37
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À André-Jacques,une petite remarque sur le texte "Lettre ouverte à eux qui font de la dette publique une priorité" (et sans doutes d'autres) :le symbole Md¬ prête () un peu à confusion si on n'a pas le contexte, parce qu'il laisse penser qu'il s'agit de millions. Le symbole officiel en France pour milliards est le "G" de giga : G¬ donc.À part ça, je prends le temps de me cultiver pour pouvoir répondre déjà à vos propos d'introduction du volet, parce qu'il y a pas mal de (bon) matériau.
#12 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=1991" \l "p1991" 26-08-2006 11:19:14
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"A travail égal, salaire égal"/Question des textes d'applicationJe reviens au message 1986 d'AJH (même objet).D'après l'analyse d'AJH (si j'ai bien compris) le principe "A travail égal, salaire égal" serait plus précis que l'article correspondant (article 7) du Pacte international relatif aux droits économiques et sociaux.Au contraire, l'article en question apporte des précisions d'une portée considérable au principe général.Ce qui me fait penser que quelqu'un (je ne sais plus où) a dit dans le contexte du RIC (référendum d'initiative citoyenne) que la loi votée par le peuple devait être appliquée directement "sans décrets d'application". Cette conclusion est parfaitement irréaliste.L'article 7 du Pacte montre magnifiquement la nécessité et l'utilité des textes d'application. ll faut seulement s'assurer qu'ils ne restreignent pas (ni n'étendent) indûment la portée de la loi : ce n'est pas du tout le cas en l'occurrence en ce qui concerne l'article 7 du Pacte, qui fait une interprétation tout à fait raisonnable du terme "salaire" figurant dans le principe général. JR
#13 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=1994" \l "p1994" 29-08-2006 07:53:30
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sam17 a écrit:
À André-Jacques,une petite remarque sur le texte "Lettre ouverte à eux qui font de la dette publique une priorité" (et sans doutes d'autres) :le symbole Md¬ prête () un peu à confusion si on n'a pas le contexte, parce qu'il laisse penser qu'il s'agit de millions. Le symbole officiel en France pour milliards est le "G" de giga : G¬ donc.À part ça, je prends le temps de me cultiver pour pouvoir répondre déjà à vos propos d'introduction du volet, parce qu'il y a pas mal de (bon) matériau.
Merci SamUne vieille et mauvaise habitude de ma part, mea culpa.Ceci dit G¬ ne "parle" vraiment pas à la majorité. Je vais donc essayer, sur les textes publics, d'utiliser "milliards d'¬ " ou alors de transformer en millions (comme les comptes publics, d'ailleurs: 5 milliards d'¬ = 5000 M¬ )CordialementAJH
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#14 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=1995" \l "p1995" 29-08-2006 08:00:54
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Jacques Roman a écrit:
"A travail égal, salaire égal"/Question des textes d'applicationJe reviens au message 1986 d'AJH (même objet).D'après l'analyse d'AJH (si j'ai bien compris) le principe "A travail égal, salaire égal" serait plus précis que l'article correspondant (article 7) du Pacte international relatif aux droits économiques et sociaux.Au contraire, l'article en question apporte des précisions d'une portée considérable au principe général..../...JR
BonjourOui, Jacques, vous avez raison... Ce n'ai pas exactement ce que je voulais dire, seulement qu'il faudrait "insister"Nous voyons bien que, par exemple, cet article 7 n'est pas appliqué avec toute la rigueur voulue, même en France.Ne serait-il donc pas utile, dans une Constitution, de reprendre l'ensemble des articles adéquats d'un tel Pacte, en les renforçant si nécessaire?CordialementAJHAjout: quand je lis " d) L'éducation de base doit être encouragée ou intensifiée, dans toute la mesure possible, pour les personnes qui n'ont pas reçu d'instruction primaire ou qui ne l'ont pas reçue jusqu'à son terme; ", je me dis qu'il faudrait supprimer le " dans toute la mesure possible " pour que cet article ait toute sa force
Dernière modification par AJH (29-08-2006 08:03:40)
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#15 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=1996" \l "p1996" 29-08-2006 08:28:57
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Constitution écologique...À AJH,Est-il bien indispensable de reprendre le propos auquel vous répondez dans vos messages, quand le dialogue suit son fil, ce par des messages très courts (ce qui est n'est pas si souvent sur le forum) ? Je dis ça parce que ça double le volume, et le forum est déjà si dense... Et puis, Étienne protège ses yeux en saccageant la nature : il fait des impressions papier pour nous lire... le vilain. Pour un prof d'informatique, architecte à wikichoses, cest le comble
On va encore laccuser dêtre un irresponsable
Boouh !Allez, je reprends le boulot ce matin : m'en vais donc concevoir des bagnoles...
#16 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=1997" \l "p1997" 29-08-2006 08:38:42
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Constitution/droits fondamentauxBonjour AJH (votre 1995).Sur cette très importante question de savoir s'il faut ou non détailler les droits fondamentaux dans la constitution (nationale ou européenne), je ne crois pas pouvoir faire mieux que de vous renvoyer aux dispositions correspondantes du projet HYPERLINK "http://www.cipunce.net" www.cipunce.net (Rév. 11) :"Article [4] : Droits fondamentaux "1. LUnion accepte la Déclaration universelle des droits de lhomme, proclamée le 10 décembre 1948, ainsi que la Convention européenne de sauvegarde des droits de lHomme et des libertés fondamentales, en date à Rome du 4 novembre 1950."2. Une loi organique fixe les modalités dapplication de la Déclaration universelle et de la Convention européenne dans le cadre de lUnion. Cette loi pourra reprendre, sous réserve du paragraphe 3 du présent article, les dispositions de la Charte des droits fondamentaux proclamée à Nice, le 8 décembre 2000 par le Parlement européen, le Conseil européen et la Commission européenne."3. Aucune disposition de la Constitution na pour objet ou ne peut avoir pour effet de restreindre la portée théorique ou pratique des droits fondamentaux tels quappliqués dans lordre juridique interne des États membres."Dans la note correspondante, j'ai dit pourquoi il me semble extrêmement dangereux de lister les droits fondamentaux dans une constitution : en gros, les droits fondamentaux sont universels, imprescriptibles et inaliénables, et figurent dans des instruments internationaux ; si chaque pays ou groupe de pays les liste dans une constitution modifiable, on risque d'aboutir à des formulations de plus en plus différentes et de voir disparaître la notion même de "droits fondamentaux". C'est donc par renvoi aux instruments internationaux qu'il convient de procéder, la loi organique servant à adopter les modalités d'application . JR
#17 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=1998" \l "p1998" 29-08-2006 21:49:57
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Bonsoir AJH,dans les deux premiers paragraphes (articles) de la page HYPERLINK "http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=PageADED" http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=PageADED, il y a une redite de dix lignes au bas mot, sur toute la fin des deux parties. Une petite réorganisation ne ferait pas de mal.Rien que comme ça, c'est un plaisir, et bien des espoirs. Merci. Il faut lancer une chaîne de solidarité, avec ces idées : voir comme on peut débarquer... J'ai discuté de la Dette avec un copain, hier soir. Jamais voté plus à droite que... sans toucher au PS, mais il était "pour"... qu'on s'acharne à réduire la "Dette". Qui lui en voudrait ?
Dernière modification par sam17 (29-08-2006 21:51:25)
#18 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=1999" \l "p1999" 29-08-2006 22:59:17
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@SamMerci pour les corrections .. c'est faitVoici ce que j'ai écrit aujourd'hui même sur le forum "oléocène" ( HYPERLINK "http://www.oleocene.org/phpBB2/viewtopic.php?p=80762" \l "80762" http://www.oleocene.org/phpBB2/viewtopi
0762#80762 )
Les nouvelles recettes fiscales financeront le désendettement, annonce Dominique de VillepinLe Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé lundi que "l'ensemble des recettes fiscales nouvelles" seront attribuées au désendettement de l'Etat."Les recettes fiscales nouvelles qui sont évaluées, Jean-François Copé (ministre délégué au Budget) l'a dit, entre 1 et 3 milliards, eh bien l'ensemble de ces recettes fiscales nouvelles iront au désendettement", a promis Dominique de Villepin sur TF1."Il ne s'agit pas de dilapider l'argent des Français, notre souci, c'est de faire des économies, c'est ce que nous avons fait", a ajouté Dominique de Villepin. "Nous avons multiplié les audits au sein de la dépense publique pour dégager des marges de manoeuvre (...), c'est grâce à ces économies que nous allons financer" les nouvelles mesures annoncées. Boursorama le 28 Aout 2006
Bon, réfléchissons un peu...La dette publique est de 1067 milliards d'euros (fin 2004), donc environ 1100 milliards, le montant des intérêts de la dette est de 40,8 milliards, le taux d'intérêt de la dette est donc, en moyenne de 4% l'an.Le budget prévisionnel de la France pour 2006 anticipe des dépenses pour un montant de 329,5 milliards d'euros, des recettes pour 282,6 milliards et donc un déficit probable de 46,9 milliards d'euros.Donc, Villepin veut nous "désendetter" ( disons pour 2 milliards) .. le déficit 2006 ne sera plus "que" de 44,9 milliards d'euros. A 4%, nous ne devrons donc chaque année "que " 1,796 milliards d'euros d'intérets, au lieu de 1,876, soit un "gain" de 80 millions d'euros ... peanuts, alors que perdre 2 milliards d'investissements d'équipements publics (genre isolation des batiments publics ou modifications des systèmes de chauffage) risque dans l'avenir de couter chaque année beaucoup plus cher en énergie supplémentaire dépensée.Bref, mauvais calcul, même si on ne suit pas mon raisonnement qui est celui de dire qu'il n'y a aucune raison de payer pour emprunter à des "spéculateurs" la monnaie nationale qui est la notre.
Ah, oui, on est en plein changement d'hébergeur, donc parfois des difficultés de connexion ... si nécessaire (pas de connexion) essayer HYPERLINK "http://ns35229.ovh.net/tiki.societal/" http://ns35229.ovh.net/tiki.societal/
Dernière modification par AJH (29-08-2006 23:11:21)
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#19 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2000" \l "p2000" 30-08-2006 19:02:51
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BonjourJe viens de relire l'ensemble de ce fil et je voudrais réagir sur le point suivant.Le "Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels " n'est pas une "charte des droits économiques" tel que je l'entendais, laquelle devrait pour moi réguler les relations entre l'Etat, le peuple et les différents corps constitués ou non (BCE, IEM, Trésor Public, Système bancaire et financier, Bourse, etc) ... alors que là (dans le Pacte) on est plus dans les "devoirs" que doit appliquer ou faire appliquer l'Etat envers le peuple..
Mais, bon sang, une Constitution doit spécifier le rôle de l'Etat dans le système monétaire, sinon des parlementaires peuvent eux aussi se faire manipuler et le peuple perdre son pouvoir... C'est ce qui s'est passé et on voit qu'il est très difficile de "revenir en arrière".
AmicalementAJH
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#20 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2001" \l "p2001" 30-08-2006 20:37:51
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Bonsoir AJH,C'est bien une Charte : elle définit un ensemble de droits fondamentaux, que les Etats reconnaissent en l'adoptant.Les relations entre l'Etat, l'appareil d'Etat et le peuple, c'est ce que définit la Constitution, justement. La Charte appelle la Constitution, qui a pour objet de la faire appliquer.La Constitution définit les pouvoirs publics, leur fonction, leur organisation.Vous ne vous êtes pas trompé d'adresse : c'est ici que ça se passe... Vous avez tout à fait raison sur le fait que les statuts des organes formant le système monétaire (et autres organes de contrôle financier, commercial ?) doivent être au plus vite définis dans la constitution : ce sont des pouvoirs publics... Du moins, ils le redeviendront tôt ou tard. (Cela dépend, si ça "pète" d'ici là... paraît que Bush Jr a le cerveau qui flanche de manière inquiétante. Pas mal d'américains en sont à se demander si c'est psychiatrique ou s'il a quelque chose à cacher qui est trop dur à porter.)Mais une bonne constitution ne remplace pas une bonne charte, elle la fait appliquer efficacement.Le Préambule de notre constitution commence ainsi : "Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu'aux droits et devoirs définis dans la Charte de l'environnement de 2004."La référence au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels n'y est pas inscrite : est-ce acceptable ?Je trouve qu'une Charte adoptée comme un pacte international, est une juste "une Charte-Traité" sans valeur contraignante pour l'Etat vis à vis de la nation qu'il est supposé incarner. (D'ailleurs celle-ci n'est-elle pas violée constamment par l' FMI et l'OMC, et ainsi par la plupart des Etats qui l'ont signée ?) L'adoption d'une véritable Charte devrait être donner lieu à une modification de la constitution.Et cela devrait se faire dans l'autre sens : on consulte la nation par référendum, et si elle signe, l'Etat l'adopte.
Dernière modification par sam17 (30-08-2006 20:51:05)
#21 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2005" \l "p2005" 30-08-2006 22:52:40
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
« L'escroquerie monétaire mondiale », par Eberhard HamerMes amis, allez vite lire ce document exceptionnel : HYPERLINK "http://www.econologie.com/articles.php?lng=fr&pg=2706" http://www.econologie.com/articles.php?
mp;pg=2706.C'est un document en trois parties, aussi passionnantes que révoltantes.Vous trouverez sur ma page 'Liens' (menu) un document qui regroupe les trois parties pour une mise en page A4 (11 pages).
De la monnaie dÉtat à la monnaie privée La mainmise sur les valeurs réelles au moyen dune monnaie-fiction Monopoles formés grâce aux valeurs réelles Objectif stratégique de lescroquerie monétaire mondiale
Amicalement.Étienne.
#22 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2006" \l "p2006" 31-08-2006 00:48:55
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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Bonsoir ÉtienneAttention quand même à ne pas prendre cet article pour "parole d'évangile" .. [phrase retirée par moi] bien que le fond soit proche de la réalité.Il n'empêche que l'idée la plus simple pour comprendre comment la monnaie "apparait" reste celle ci: une émission monétaire est simplement un crédit porté au compte d'un emprunteur contre un engagement de remboursement ultérieur. La banque devient donc créancière (elle peut réclamer ce capital + les intérêts et d'ailleurs, pour garantir sa créance elle a souvent quelques garanties, en plus de la bonne foi de l'emprunteur , ie; hypothèque ou assurance).Lorsque le montant du prêt est "scripturalement" crédité sur le compte de l'emprunteur, celui-ci peut s'en servir pour payer à son tour ses créanciers.Donc, en permanence, de nouveaux crédits sont créés (par les banques) et des crédits arrivants à échéance sont soldés... Mais il faut payer les intérets ! Les banques sont donc "obligées" ( en plus des billets et pièces qui sont émis par les Banques Centrales, c'est tout ce que le système a laissé en "monnaie gratuite") de créer le montant de la monnaie nécessaire au payement de ces intérêts qui vont donc être tranférés dans leurs propres comptes ... ou récupérer les biens réels qui avaient été gagés si l'emprunteur ne peut pas rembourser ...AmitiésAJ
Dernière modification par AJH (01-09-2006 07:58:35)
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#23 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2014" \l "p2014" 31-08-2006 23:33:46
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André-Jacques.Tu sais que je trouve ta thèse de la "création monétaire sans intérêt comme privilège nécessaire de l'État" tout à fait séduisante et sans doute décisive, mais il me semble qu'elle n'envisage quand même pas tous les problèmes (il en reste )Celle de Eberhard Hamer me paraît fort plausible, tout comme la tienne, à une autre échelle.Tu dis pourtant voir dans son texte "beaucoup de parti pris et pas mal d'erreurs"...Est-ce que tu peux détailler, s'il te plaît ?
#24 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2016" \l "p2016" 01-09-2006 00:07:35
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Étienne a écrit:
André-Jacques.Tu dis pourtant voir dans son texte "beaucoup de parti pris et pas mal d'erreurs"...Est-ce que tu peux détailler, s'il te plaît ?
ÉtienneJe m'en doutais (que tu allais me demander des explications) en écrivant cela .. je n'aurais pas dû , c'est trop long et trop fatiguant de développer, désolé .. je te demande seulement non pas de rejeter ce texte mais de ne pas le considérer comme parole d'évangileAllez, je te donne un exemple... Relis les deux derniers tiers de la page 2 .. Hamer part sur le postulat suivant, sur lequel il appuie ses affirmations " Or, une augmentation de la masse monétaire implique toujours de linflation. Et linflation entraîne une dévalorisation de la monnaie. " qui est une affirmation de l'ordolibéralisme mais qui est loin d'être prouvé (depuis 2 ans la masse monétaire de la zone euro a grossi de 25% alors que l'inflation n'a pas dépassé 4% sur cette période et il n'y a pas eu de dévaluation)AmitiésAJ
Dernière modification par AJH (01-09-2006 00:08:47)
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André-Jacques,OK, c'est long, mais tu ne peux pas discréditer le document sans argumenter, n'est-ce pas ?Je ne prends rien comme parole d'évangile, rassure-toi : je suis un athée endurci et je mange un ou deux curés tous les matins mais quand un document me convainc, je m'en sers.Le fait que l'augmentation excessive de la masse monétaire finit par entraîner de l'inflation (plus d'unités monétaires pour représenter une même valeur -> dépréciation mécanique de chaque unité de monnaie par dillution -> hausse des prix nominaux, inflation) est plutôt un enchaînement logique et basique qu'on apprend en débutant, non ? (même si cette corrélation est souvent contrariée par des tas d'autres phénomènes) et je vois là rien qui soit gravement fautif, et encore moins caractéristique de l'ordolibéralisme J'ai relu le texte, je le trouve fort, malgré quelques défauts peu importants. Je trouve cette démonstration bouleversante. Elle se recoupe bien avec de nombreuses autres observations. Elle aide à relier entre elles des informations qui paraissaient indépendantes.
#26 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2020" \l "p2020" 01-09-2006 08:44:26
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Bonjour ÉtienneLe temps est malheureusement incompressible et je ne reviens pas sur ma décision de ne pas commenter ce texte de Hamer, ce serait trop long pour le faire sérieusement. J'ai donc effacé ma phrase litigieuse de mon message .Je suis évidemment d'accord avec lui sur le fond, sur plusieurs points (il y en a d'autres)1 - l'auteur sigmatise l'achat de biens réels avec un bien symbolique (la monnaie).. j'ai attiré l'attention sur ce point dans mon livre en 2001 ( chapitre 1 page 19)2 - les dollars pourris et le risque de dévaluation du dollar .. (ceci dit la valeur d'une monnaie est toujours "par rapport à une autre" .. si l'euro dévalue de la même manière ca n'a pas d'incidence ici et toutes les monnaies feront pareil à plus ou moins long terme)3 - les riches (possédants) vont devenir de plus en plus riches (en biens réels), les "moutons" (ceux qui détiennent des devises) pourront peut être se faire tondre.. Viviane Forrester disait que "les riches n'ont plus besoin des pauvres"Pour l'inflation, on peut en reparler plus précisément, ca c'est plus important . Mais à propos de l'ordolibéralisme ( issu des théories de Friedman, "politiquement correct"), regarde le nombre de fois où Hamer encense la politique monétaire allemande dans son texte!..Juste un rappel pour ceux qui ont oublié : L'ordolibéralisme prône " l'économie sociale de marché" (en allemand "Soziale Marktwirtschaft". Le "social " dans l'affaire n'est qu'un faux ami car il n'y a pas de recherche d'équilibre entre le social et les "lois" du marché.
« Léconomie sociale de marché » est fondée sur deux dogmes : La politique monétaire doit être assumée par des "experts" et non par le pouvoir politique (les citoyens), condition nécessaire selon eux pour éviter une souplesse monétaire aboutissant à des risques inflationnistes (La BCE, dans son fonctionnement actuel, incarne parfaitement cette idée ) La concurrence est le cur de toute la politique économique. Les ordolibéraux estiment que les autorités doivent intervenir le moins possible dans la vie économique.
Et puis, Keynes n'était pas tout à fait d'accord avec le lien que tu donnes.Pour les monétaristes une création monétaire anticipée se traduit par une hausse des prix et non par une stimulation de la croissance, alors que pour Keynes, entre autres, une création monétaire anticipée peut se traduire par une augmentation de la production, sans nécessairement augmentation des prix; cela dépend du rapport entre l'offre et la demande, et si la création monétaire est orientée au bénéfice de la consommation ou de la production.Pour ma part je pense qu'il faut bien séparer:- L' inflation , on devrait d'ailleurs parler plutôt de "pouvoir d'achat" (achats de la vie courante, le fameux indice INSEE) sur lesquels la quantité de monnaie n'a pas d'effets inflationnistes , la preuve depuis 5 ans en Europe, mais aussi aux USA, alors que le taux d'intérêt en a surement un.... comme les tensions sur l'énergie en aura bientôt un, quelle que soit la quantité de monnaie en circulation... Je veux dire que l'inflation ne se produit pas sur ce qui n'est pas "rare"- La spéculation (sur des biens qu'on ne retrouve évidemment pas dans l'indice INSEE)où ce sont ceux qui ont accès à la monnaie (au crédit) supplémentaire (par rapports à leurs besoins en biens et services "d'utilité") qui font monter la valeur de certains biens réels (immobilier, actions, art, etc) par effet d'enchère. Je précise que la "rareté organisée" (terrains constructibles par exemple) crée un effet spéculatif mais qui n'est pas à proprement parler de l'inflationTon " plus d'unités monétaires pour représenter une même valeur -> dépréciation mécanique de chaque unité de monnaie par dillution -> hausse des prix nominaux, inflation " qui est celui de Hamer est donc très discutable (et discuté.. voir Margrit Kennedy par exemple)AmitiésAJ
Dernière modification par AJH (01-09-2006 08:47:14)
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#27 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2021" \l "p2021" 01-09-2006 09:05:41
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Merci André-Jacques pour ton intéressant message. Je dois filer car c'est la rentrée pour les profs. Mais nous en reparlerons, si tu veux bien : je vais essayer de résumer en quelques points ce qui m'intéresse vivement dans cet article car nous serons peut-être d'accord sur ces points-là et surtout, je voudrais valider (ou invalider) certains points factuels, comme la proportion entre la croissance des biens et celle des signes monétaires, le volume des achats d'or au début du siècle, les réserves d'or de la BCE, etc. (je parle rapidement, de mémoire, mais ce serait bien de savoir si cette thèse est de l'info ou de l'intox, solide ou farfelue).Encore merci pour ta patience Amicalement.Étienne.
#28 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2112" \l "p2112" 13-09-2006 16:50:16
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Bonjour,Je suis content de voir que la connaissance de cette fraude fasse son chemin. Je viens de lire la discussion, et j'ai été vraiment impressionné par le texte montré par Etienne Chouard qui est quand même l'un des meilleurs (le ?) que j'ai lu sur le sujet. La critique sur l'ordolibéralisme m'a fait tiquer sur l'impression que le texte m'avait laissée à propos de la banque allemande. Au sujet de l'inflation il me semble que le texte contient la remarque dans son explication que la fed oblige les banques à emmagasiner un certain surplus de dollars. De plus, l'utilisation intensive dans les marchés et le fait que tout le monde depend du dollar font que personne ne spécule sur sa chute. Pour ce qui est de la remarque keynésienne sur l'injection de monnaie, elle est très vraie. D'ailleurs un prêt à taux zéro pour permettre aux chômeurs et autres de se lancer dans le commerce me semble être une mesure intéressante pour lancer l'économie et combattre le chômage.Cela me rappelle une histoire apprise au Québec comme quoi, pendant la guerre Franco-Anglaise, ces derniers ont beaucoup plus emprunté, donc gagné la guerre puisqu'ils avaient les moyens réels. Matériels, disons. Ensuite, ils ont annulé la dette. c'est, dirons nous, une méthode très anglo-saxonne de considérer l'argent.En fait je suis curieux, non plus seulement des débats constitutionnels complexes (d'ailleurs, il me semble que c'est gravé dans la constitution des US que l'État a le droit d'émettre de la monnaie), mais de pouvoir présenter ce sujet à nos cher compatriotes. C'est-à-dire écrire un texte de démarage simple qui puisse être diffusé et pousser les gens à faire des recherches.Je lance l'idée ici, avec une solution de banque professionnelle qui me paraît être un bon début. Puisque ces problèmes vous intéressent et/ou sont dans vos compétences, j'aimerais bien votre aide. HYPERLINK "http://www.alternativeagauche2007.org/wiki/index.php?title=Utilisateur:Antoine" http://www.alternativeagauche2007.org/w
ur:AntoineSincèrement, Antoine
Dernière modification par Antoine (13-09-2006 16:52:45)
#29 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2186" \l "p2186" 05-10-2006 22:07:45
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Lindispensable Bernard Maris tient enfin une chronique quotidienne sur France Inter : « Lautre économie », cest très tôt (de 6h14 à 6h16) et les archives ne fonctionnent pas bien (seule l'émission du jour est présentée !).Ce 5 octobre, Bernard nous parle des monnaies sociales au Brésil, comme alternative au racket des banques via la monnaie : HYPERLINK "http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/lautreeconomie/index.php?id=47919" http://www.radiofrance.fr/franceinter/c
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#30 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2189" \l "p2189" 09-10-2006 23:16:01
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L'économie du risque (de la peur)Les chefs totalitaires en puissance se manifestent par et se font sélectionner sur leur capacité révélée et leur intention avouée dagir violemment.Chacun sait que pour qu'un fond de pension choisisse un dirigeant à la tête d'une multinationale qu'il contrôle, il faut que celui-ci ait révélé auparavant une forte capacité de nuisance sociale, de pillage d'actifs à court terme des entreprises qui ont eu le malheur de l'avoir à leur tête.Les aspirants directeurs des fonds de pensions se faisant eux-mêmes une concurrence féroce basée sur le même principe dont je parle...Je viens de tomber sur un article qui nous parle d'une telle sélection, mais dans un domaine... central. (Je conseille plus globalement le blog cité, et notamment l'audition d'une conférence d'une heure de l'auteur - HYPERLINK "http://lenairu.free.fr/conf_du_10_octobre_2005_strasbourg.wav" http://lenairu.free.fr/conf_du_10_octob
sbourg.wav)
HYPERLINK "http://lenairu.free.fr/pages/chap_2pag.html" http://lenairu.free.fr/pages/chap_2pag.html / Onglet « Citations »Extrait dun manuel de cours DALLOZ destiné à des étudiants en économie, et plus précisément en économie monétaire, intitulé "Monnaie, Banque, Financement", Chapitre 5, Page 214 :"Afin de résoudre ce problème de crédibilité, Gordon et Barro (deux économistes, ndlr) envisagent un modèle de construction de réputation [...] Backus et Drifill (deux autres économistes, ndlr) ont alors mis l'accent sur l'attitude des responsables de la politique économique à l'égard de l'inflation : tous prétendront être très hostiles à l'inflation mais seuls le sont réellement ceux qui acceptent un chômage élevé si c'est le prix à payer pour une faible inflation. En acceptant le chômage, les responsables construisent leur réputation car seuls les actes couteux sont convaincants." Dans ce chapître 5, intitulé "Les fondements des politiques monétaires", les auteurs abordent la problématique de la Banque Centrale indépendante. Ils rappellent tout d'abord que "depuis une vingtaine d'années, c'est le concept d'indépendance des banques centrales qui inspire l'évolution des structures de décision de ces organismes" (p.213). Notre Banque Centrale Européenne (BCE) en est une illustration. [
] les auteurs expliquent qu'au cours des années 70, les niveaux d'inflation (et l'indexation des salaires sur cette inflation) avaient créé une situation où il était devenu nécessaire de mettre en oeuvre une nouvelle donne pour assurer la stabilité des prix. Le penchant inflationniste des gouvernements, cherchant sous la pression populaire (très forte après 68, ne l'oublions pas) à maintenir le chômage à des niveaux raisonnables, devenait insupportable pour toute une catégorie d'agents économiques, à savoir les investisseurs et les détenteurs de capitaux. L'idée des monétaristes (à nouveau Milton Friedman et ses disciples) fut de retirer des mains des gouvernements le contrôle de la création monétaire, c'est-à-dire la capacité de créer de la monnaie ex-nihilo, à partir de rien, ce que l'on appelle couramment faire tourner la planche à billets. En confiant ce rôle de gardien de la monnaie à une banque centrale réputée indépendante (concept dans les faits plus que douteux : indépendant de quoi et de qui, là est toute la question), et en confiant à cette entité la fonction basique de créer tous les ans un peu plus de monnaie selon une règle fixe et "connue de tous" (par exemple 5% par an), alors on était censé atteindre l'optimum nirvanesque de tout capitaliste : une croissance sans "inflation", c'est-à-dire des profits qui s'accumulent mais qui ne s'érodent pas...[
] Le problème de nos économistes cherchant à promouvoir cette toute nouvelle banque centrale sortie de leur imagination est : comment prouver aux marchés financiers et aux agents économiques qu'elle est bien indépendante au sens où elle ne se laissera pas tenter par les travers inflationnistes qui étaient précisément reprochés aux gouvernements ? Leur réponse tient en un mot : la crédibilité. Une telle banque centrale, nouvellement créée, doit acquérir une crédibilité. Elle doit être crédible dans sa lutte contre la fameuse inflation. Et comment peut-elle devenir crédible ? Eh bien, elle doit se construire une réputation. [
]En clair, la BCE est actuellement en phase de construction de sa réputation. Elle a, il faut le dire, à sa tête un homme qui a lui déjà une certaine réputation. Jean-Claude TRICHET, actuel président de la BCE, fut auparavant pendant de longues années (celles de la montée du chômage) gouverneur de la Banque de France. J'avais déjà entendu dire à plusieurs reprises que ce monsieur avait sur la conscience au moins deux millions de chômeurs français. A l'époque, je n'avais pas compris. On parlait de politique du franc fort, mais je ne connaissais ni le NAIRU, ni les "règles du jeu" en vigueur dans le métier. Ces deux millions de chômeurs que certains lui imputaient, ce n'était pas en fait le fruit d'une erreur de politique, comme le quidam aurait éventuellement pu le penser. Ces deux millions de chômeurs français étaient manifestement les matériaux de construction de la réputation du monsieur en question en tant que banquier central moderne. Qu'il fut nommé (on ne parle pas d'élection dans ce milieu, c'est de la cooptation bien sentie) nouveau Président de la BCE après ce brillant parcours n'est donc pas un hasard : sa réputation et sa crédibilité passée dans la lutte contre l'inflation parlaient en sa faveur. Les chômeurs allongés sur le sol pouvaient en témoigner. Les colts du cow-boy Trichet luisaient au soleil le jour de sa prise de pouvoir. La noble et respectable institution sise à Francfort ne pouvait que bénéficier des rejaillissements de cette nomination sur sa propre réputation... Réputation auprès de qui au fait ? Mais des marchés, et principalement des marchés financiers, pardi...
Dernière modification par sam17 (09-10-2006 23:23:30)
#31 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2191" \l "p2191" 10-10-2006 11:08:07
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Merci SamDans le livre que nous avons écrit avec Philippe Derudder "Les 10 plus gros mensonges sur l'économie" qui sortira en janvier chez Dangles, nous expliquons le " NAIRU" (en le reliant également à la fausse lutte contre l'inflation .. qui n'est pas celle que l'on croit) dans le chapitre 8 " Mensonge 8 : Il faut lutter contre l'inflation pour sauvegarder l'emploi "Sans trop trahir et sans mise en page, voici ce que nous y avons écrit
L'alibi de l'emploil'emploi, dans toute cette affaire, n'est encore une fois qu'un habillage démagogique destiné à détourner l'attention d'une position qui serait plus délicate à défendre. Non seulement il n'est « qu'effet de manche », mais en plus il semble fort que la volonté soit de le maintenir dans la précarité plutôt que de le développer.Avez-vous entendu parler du NAIRU ? Cela veut dire en anglais « Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment » (taux de chômage qui n'accélère pas l'inflation). Si nous regrettions précédemment que l'on n'utilise pas d'autres indicateurs que le PIB pour déterminer la richesse, assimilée au bien-être d'un pays, curieusement en voici un qui retient toute l'attention de nos gouvernants. De quoi s'agit-il ? De déterminer le taux de chômage au dessous duquel l'inflation risque de repartir. Le NAIRU s'ancre dans l'étude du rapport qui existe entre le chômage et l'inflation, fondé sur l'idée que lorsque le chômage est élevé, il a une influence à la baisse sur les salaires et, par répercussion sur les prix, et quinversement lorsque le chômage se résorbe, les salariés se sentent dans une position plus confortable, qui se traduit par une pression à la hausse sur leurs revenus. Ce taux est variable selon les pays, dans la mesure ou les marchés de l'emploi présentent des caractéristiques différentes, principalement à cause des politiques sociales et des législations du travail. En France, le ministère des Finances l'a fixé à 9 % en 1997, taux à notre connaissance encore valable aujourd'hui. La conséquence de cela est qu'il est « urgent de ne rien faire » pour relancer l'emploi puisque, avec un taux de chômage officiel de 9,8 %, on se situe tout près du NAIRU ! Que le chômage tombe d'un point, et nous voilà en situation inflationniste potentielle
Horreur ! L'exercice, en réalité, relève d'un art subtil : il faut maintenir l'emploi dans des conditions de précarité et de fragilité telles que le salariat admette psychologiquement comme nécessaires toutes mesures qui favorisent et la flexibilité du marché du travail, et des salaires bas, tout en évitant qu'il se dégrade trop, pour ne pas nuire à la croissance et à la paix sociale. Car plus le marché de l'emploi est « flexible » (manière élégante de dire « plus le salarié est taillable et corvéable à merci »), plus le NAIRU baisse. C'est ainsi qu'il se situe légèrement au dessous de 5 % aux Etats-Unis. Et un marché « flexible » est un marché qui s'adapte plus rapidement et qui est plus compétitif. D'où la persistance à laisser entendre que le chômeur est « responsable » de sa situation, par « inadaptation au marché ». Honte à vous chômeurs ! Vous vous comportez en enfants gâtés, car vous auriez un emploi si vous n'étiez pas si gourmands tant sur vos conditions de travail que sur votre rémunération. Il va falloir vous secouer, car la bonne volonté et la générosité des institutions ont leur limite ! Comme le rappelle Jean Vassileff dans son livre Le partage contre la croissance, notre classe politique « prône la réalité économique, mais en fait, cest une idéologie de « la loi de la jungle », au profit des plus riches et au détriment des plus pauvres ». Le comble !Le courant monétariste, comme nous l'avons rappelé, préconise une politique monétaire restrictive, puisque toute création monétaire anticipée est génératrice d'inflation. Ainsi Friedmann conseille-t-il aux autorités monétaires de fixer a priori une norme de croissance de la masse monétaire et de s'y tenir. En bon élève, la BCE a fixé un taux de croissance de la masse monétaire de 4,5 % par an, juste assez pour faire face à une inflation « normale » de 2 % l'an, 2 % de croissance et 0,5 % de « terme correctif ». Jetez un coup d'oeil au tableau ci-après. La diagonale inférieure représente la prévision, la ligne supérieure dessine la réalité de la monnaie créée..(image)Ce sont quelques 1000 milliards « de trop » que la BCE a créés. Or, vous observerez que l'inflation et la croissance se situent à moins de 2 %. Il y a là un mystère qui devrait ébranler les autorités dans leurs convictions, car elles ont fait ce qu'elles réprouvent : injecter beaucoup plus d'argent qu'elles « n'auraient dû » selon la théorie ; toutefois cela ne se traduit pas par la moindre inflation ; c'est en totale contradiction avec la théorie ! Comme quoi l'idéologie rend vraiment aveugle. Passons outre ! Reste toutefois la vraie question : qu'est devenu cet argent ? Car on devrait en trouver la trace, soit sous forme d'inflation (si l'emprunt créateur de monnaie avait surtout profité au consommateur, sans que la production ait augmenté) soit sous forme de croissance (si ce même emprunt avait plutôt profité à la production répondant à une demande équivalente), soit sous forme des deux. Mais de tout cela, aucune trace ! Nous n'avons pas de réponse absolue. Nous avons posé la question à plusieurs économistes qui avancent des éléments de réponse sans certitude. Disons que ce qui ressort de plus probable c'est : - Une remise en cause de la validité des chiffres et en particulier ceux de l'inflation. En effet, le taux d'inflation est déterminé par l'évolution des prix à l'intérieur d'un panier de biens et services, pondérés en fonction du poids de leur utilisation dans la vie des ménages. On pourrait donc débattre à l'infini de la justesse des appréciations qui permettent sa détermination. D'autre part, il s'agit des prix à la consommation. Cela exclut donc les prix de ce que l'on appelle « l'investissement », c'est-à-dire l'immobilier, les remboursements de crédits, les uvres d'art, les actions, etc. Or, pour ne prendre que l'immobilier, il a beaucoup augmenté depuis 98 ; 10 % par an en moyenne en France !- Une évasion vers « les bulles spéculatives », profitant donc plus à l'accumulation de capital financier. Cette hypothèse semble être plus en accord avec ce que traduisent les chiffres en matière de répartition de la richesse et de son évolution puisque, entre 1984 et 2004, la part de la richesse nationale qui revient aux salariés a reculé en France de 10 % par rapport à celle allant aux détenteurs de capitaux. Cette tendance se confirme au travers de nombreuses autres données ; en voici quelques-unes, histoire de mieux se représenter les choses : En 1960, les 20 % de la population mondiale vivant dans les pays les plus riches avaient un revenu 30 fois supérieur à celui des 20 % les plus pauvres. Il était de 82 fois supérieur en 1995. Dans plus de 70 pays, le revenu par habitant est inférieur à ce qu'il était il y a vingt ans ; fin 2003, la capitalisation boursière mondiale était égale à 31000 milliards de dollars, soit 86 % du PIB annuel de la planète (36000 milliards de dollars). Les détenteurs directs d'actions possédaient donc un patrimoine boursier représentant la valeur de presque une année de production marchande de toute la planète. Mais de qui parle-t-on ? La richesse boursière est concentrée dans un petit nombre de pays développés : avec 5 % de la population mondiale, les EU représentent 46 % de la capitalisation mondiale. L'Europe 25 %, le Japon 15 %, ce qui fait pour ces trois entités 85 % du total ! Ainsi, on estime que 300 millions d'individus actionnaires (soit 5 % de la population mondiale) détiennent la quasi-totalité de la richesse boursière de la planète, dont une douzaine de millions contrôlent et la moitié de la capitalisation et une proportion à peine plus faible du patrimoine marchand mondial . Alors, oui ! La stabilité des prix est préférable à bien des égards, même à l'emploi quoique notre proche histoire révèle que nous avons traversé des périodes d'inflation forte avec maintien du plein emploi. Ce que nous dénonçons, c'est l'idéologie extrémiste qui soutient le principe et en fait quasiment son seul cheval de bataille, en utilisant l'argument de l'emploi pour travestir une logique de création et de répartition de richesse favorable aux plus riches au dépend de ceux qu'elle prétend servir. En fin de compte les monétaristes qui ont prôné et obtenu l'indépendance de la BCE pour la raison que les Etats étaient trop laxistes et favorisaient l'inflation en injectant trop d'argent dans le système, font exactement pareil. Mais pas pour la même cause. Les Etats le faisaient dans une optique plus soucieuse du bien commun, quand les autorités financières servent en premier les intérêts de l'argent. Mais ce jeu est dangereux, nous dit l'analyste financier Edouard Tétreau , car « La sphère financière génère tellement d'argent qu'elle ne sait plus quoi en faire. Des bulles se forment partout, dans l'immobilier, en Chine ou sur le marché des obligations [dettes des Etats] et des fusions-acquisitions. On n'a jamais vu autant d'OPA dans le monde depuis la bulle de 1999-2000. Les dividendes d'aujourd'hui sont les bulles de demain et les krachs d'après-demain. » Oui, à pousser le bouchon trop loin, tout cela pourrait bien nous sauter à la figure, et là, personne ne sera épargné. C'est pourquoi il nous semble essentiel que les citoyens d'Europe se mobilisent pour demander que la BCE soit mise sous la tutelle des instances politiques. Encore faudrait-il qu'elles soient composées de vrais démocrates plus concernés par le bien des peuples et l'avenir du monde que par leur carrière.
AmitiésAJH
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#32 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2202" \l "p2202" 16-10-2006 00:16:59
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L'inflation apparenteTiens, j'ai trouvé cette phrase qui en a fait cogiter plus d'un, il paraît, sur un mode offensif aussi bien que défensif :
"Si les ménages sous-estiment le taux d'inflation effectif, ils seront enclins à offrir plus de travail, puisqu'ils surestiment le salaire réel proposé, ce qui les conduit à accepter des propositions d'emplois qu'ils refuseraient si leurs prévisions étaient correctes." (Milton Friedman)
Sûr que si la vie normale c'est d'acheter en banlieue proche parisienne quand on est forcé d'y bosser, et d'avoir accès significatif à l'enrichissement sur les mille et un marchés de valeurs abstraites, le salarié moyen est bien pauvre.Voir HYPERLINK "http://linflation.free.fr/pages/17alhomepag.html" http://linflation.free.fr/pages/17alhomepag.html/ Voir l'onglet : "Le schéma qui illustre le "Trou Noir de la Monnaie" dans le Capitalisme Financier actuel"
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#33 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2204" \l "p2204" 17-10-2006 11:04:32
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Sous-estimation de l'inflation par les ménagesSam (2202).Cette remarque de Friedman est d'autant plus pertinente (pourtant, elle vient d'un économiste !) que chacun a tendance à sous-estimer son pouvoir d'achat (présent et futur) dans l'abstrait, et à le surestimer au moment d'acheter : pessisme de principe, optimisme de fait. Autrement on n'expliquerait pas le surendettement galopant, aux EUA, évidemment, et aussi en France. JRPS : D'où l'importance d'un organisme statistique officiel doté de l'indépendance fonctionnelle (au moins par rapport au gouvernement).
Dernière modification par Jacques Roman (17-10-2006 11:31:04)
#34 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2214" \l "p2214" 25-10-2006 22:52:13
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Le nouveau « mur de largent » (*)(*) Thèse (Pr. François Morin) d'une reformation moderne dun phénomène observé dans les années 1920 : un pouvoir de la haute finance sur les pouvoirs politiques, par lintermédiaire des principaux leviers de la politique économique et financière.Jai tenu à faire la transcription de quelques extraits de lémission Du grain à moudre, sur France Culture, du 13/10/2006, sur le thème : « L'argent est-il un facteur de production comme les autres ? » - HYPERLINK "http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/grain/fiche.php?diffusion_id=46040" http://www.radiofrance.fr/chaines/franc
n_id=46040Jai reformulé et réagencé un peu les extraits, pour limiter le volume.
* Origine de la Banque de France, ses rapports avec les pouvoirs politiques(J) La Banque de France est une création de Napoléon Bonaparte, qui a nationalisé une banque privée, et a fait détruire les instruments de création monétaire des autres banques. (2) Il y eut une alliance dintérêts entre Bonaparte, qui avait besoin dune banque démission, et les grands banquiers de lépoque, qui avaient besoin dune sorte de société dassurance, quand ils avaient besoin dargent, pour pouvoir se refinancer. (Il nest pas exclu que ces financiers aient financé le coup dEtat).(2) En 1924 (époque du premier "mur de l'argent"), la Banque de France est privée, et a des régents banquiers ou industriels, comme François de Wendel et le Baron de Rotschild. Il y a un double plafond que la BC na pas le droit de dépasser : un plafond des avances aux gouvernements [cumul du bilan entre gouvernements successifs - NDT], fixé par lAssemblée nationale, et plafond des émissions fiduciaires.(2) En 1936 puis en 1945, en deux temps, l'indépendance de la Banque de France est supprimée : elle est placée juridiquement sous la dépendance de lEtat, nationalisée, et son Gouverneur est nommé par le gouvernement.Mais les lois ne règlent pas tout : en 1952, le gouverneur Baumgartner envoie dans la presse une lettre de remontrances au gouvernement, qui le renverse. Le Gouverneur peut toujours sappuyer sur lopinion publique ou sur lopinion des hommes daffaires pour faire pression, et "défendre la monnaie". (1) Lindépendance des Banques centrales en Europe est un chose très récente : elle est née dans courant des années 1980 pour «déconnecter le cycle politique du cycle économique et financier ».Autrefois, les « autorités monétaires », qui réalisaient la fixation des taux dintérêt, étaient à la fois les gouverneurs des Banques centrales et les Ministres de léconomie et des finances. Les intérêts apparaissent contradictoires entre ces deux autorités : les premiers ont vocation, comme tout banquier, à lutter contre linflation, et par conséquent à chercher à hausser les taux dintérêt dès quil y a des menaces dinflation ; les seconds ont tendance à vouloir que les taux dintérêt soient le plus bas possible pour faciliter le financement de léconomie (et la dette publique). [Equilibre des pouvoirs, quoi - NDT](2) Cest en 1993 que la Banque de France devient indépendante, à partir du moment où le Gouverneur « a la garantie de lemploi » pendant le temps de son mandat.Du temps du premier « mur dargent » (années 1920), la BdF était une banque privée, mais le Gouverneur était révocable par le gouvernement au moindre geste.* Le nouveau « mur de largent »(J) Les marchés financiers peuvent-ils (de nouveau) renverser les gouvernement (indirectement), et comment ?(2) "Les 200 familles", accusées autrefois de conditionner la politique économique des gouvernements, étaient désignées comme les propriétaires des principales banques, même si le discours politique du moment se trompait largement sur ce point.(1) Les marchés financiers exercent aujourdhui une influence directe sur les Banques centrales et sur leur rôle dans la formation des taux dintérêt. Influence importante sur les taux à long et moyen terme, mais qui existe aussi sur les taux à court terme, même si les BC ont encore la main sur ces derniers (surtout la Federal Reserve américaine). Aujourdhui, les taux dintérêts, qui sont clairement une variable clé de léconomie mondiale, se forment surtout sur ce quon appelle les marchés SWAP. Ces marchés fixent les « taux SWAP », qui sont les taux de certains produits dérivés (contrats déchange). Ces marchés sont extrêmement importants aujourdhui : dans les salles de marché, les opérateurs ont désormais comme éléments de référence ces taux SWAP, et non plus ceux des titres dEtat, qui étaient habituellement les titres référentiels classiques.On a un phénomène tout à fait nouveau, quest la prééminence acquise dun certain type de produits financiers, quon appelle les « produits dérivés ». Cest par ce biais que le pouvoir financier sexerce majoritairement au présent. Ces marchés de produits dérivés ont pris une importance incroyablement importante. On sait que 3% seulement des échanges financiers concernent aujourdhui les échanges de biens et de services. Le reste vient pour lessentiel de ces échanges de produits dérivés.Dans les années 1970 et 1980, on a libéralisé les marchés des changes (lieus où se forment les taux de change [valeurs relatives des différentes monnaies, NDT]), puis les marchés obligataires (lieus où se forment les taux dintérêt). Ces deux taux sont les variables clés de léconomie mondiale, au présent.Quand on libéralise un marché, les prix des produits concernés peuvent désormais varier, osciller. Or, les opérateurs financiers naiment pas du tout lincertitude. Aussi, à la fin des années 1980, a-t-on créé de nouveaux marchés, quon a appelés les « marchés de produits dérivés » : ce sont des produits financiers dassurance. Ils garantissent contre toutes sortes de risques financiers, notamment contre les fluctuations des taux de change.Ces produits dérivés sont des produits financiers essentiellement, qui séchangent et sachètent également : pour certains sur des marchés très organisés, pour dautres, sur des marchés « de gré à gré », parmi lesquels les SWAP.Dun côté, on a là des produits de couverture, dassurance contre les risques financiers, mais dun autre, ceux qui les achètent et les vendent, spéculent, qui pensent connaître davantage lavenir, par exemple sur les taux de change ou lévolution des taux dintérêt : c'est sur ces deux variables majeures que se font lessentiel des produits dérivés.Les contrats SWAP sont des contrats qui permettent aux opérateurs de se prémunir des variations de taux dintérêt : on échange des taux dintérêt variables contre des taux fixes. Ce quon appelle « taux SWAP », cest la partie "taux fixe" de ces contrats.Et ce sont ces taux fixes qui sont au présent la référence absolue en matière de fixation des taux dintérêt.Or, ce sont les grandes banques privées qui fixent ces taux SWAP, dans des marchés de gré à gré (comme autrefois : en 1924-25, cétaient des marchés de gré à gré qui fixaient les taux dintérêt, il ny a avait pas véritablement de marchés organisés, de « marchés interbancaires », comme on les appelle aujourdhui). Il y a donc un pouvoir des marchés, détenus par les plus grandes banques du monde, non seulement sur les taux de change (c'est un autre aspect, qu'on laissera ici de côté) mais aussi sur la fixation des taux dintérêt.Comme dans les années 1920, il y a (et il y aura de plus en plus) confrontation brutale entre le monde financier, représenté par un certain nombre de banques, et les pouvoirs politiques, dont les marges en matière de politiques économiques, de politiques publiques, sont de jour en jour plus réduites. Notamment parce quil faut bien pouvoir financer les déficits publics, avec des taux dintérêt qui sont au présent plutôt élevés. Deuxième élément constitutif du nouveau « mur dargent » : un autre élément, encore plus inquiétant, du pouvoir des grandes banques est quelles ont pris le contrôle des grands fonds « institutionnels ». Ce sont ces sociétés de gestion qui sont à lorigine de la « valeur actionnariale » des grands entreprises, et des « normes financières » qui sont exigées en termes de rentabilité financière (15%,
), qui bouleversent complètement lorganisation de ces entreprises, et le marché du travail. On a, par lintermédiaire de la mainmise financière des grandes banques sur les sociétés de gestion de fonds, une mainmise sur des pans entiers de léconomie réelle, à travers les entreprises cotées en Bourse [qui sont donneurs dordre dune très grande part des autres
NDT](J cite (1) -) Lendettement public na fait que croître ces dernières années, notamment en raison des dépenses engendrées par ces processus de libéralisation. Donc on peut continuer le cercle vicieux.Oui. Autrefois, les déficits publics étaient financés essentiellement par linflation. Mais avec la création des marchés obligataires, les Etats sont obligés aussi daller sur les marchés pour financer leur déficit. Et lendettement croissant fait que les taux dintérêt, en termes réels, ont tendance à saccroître naturellement. Ce qui nétait pas du tout le cas dans les années 1970, par exemple, où les taux dintérêt réels étaient même négatifs.Intervenants ("J" pour journalistes) :(1) François Morin, professeur de sciences économiques à l'université de Toulouse 1, qui a été membre du Conseil général de la Banque de France et du Conseil d'analyse économique, est membre du laboratoire de recherche LEREPS, et est lauteur dun livre intitulé Le nouveau mur de l'argent (Seuil, 2006) (2) Alain Plessis, professeur émérite dhistoire économique à Paris 10 Nanterre, spécialiste de lhistoire des banques et de la bourgeoisie en France, auteur notamment dHistoires de la Banque de France, Ed. Albin Michel, 1998, et de Limpôt en France au XIXe et XXe siècles, (publié par le comité pour lHistoire économique et financière de la France).
Dernière modification par sam17 (25-10-2006 23:52:59)
#35 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2344" \l "p2344" 24-01-2007 00:56:09
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Nécessaire lutte de survie du peuple contre les banques ?Sam vient de m'envoyer copie dun message bouleversant.Je le reproduis ici pour quon en parle ensemble, que vous me disiez ce que ça vous inspire.
Mais quattend ATTAC France ?, par Alain Vidal :Même Benjamin Franklin, même Abraham Lincoln, même Sir Josiah Stamp, gouverneur de la Banque d'Angleterre
Mêmes eux lont dit. Mêmes eux
Tous ont dénoncé limposture des intérêts, le vol des richesses commis par les banques privées. ATTAC France qui prétend sattaquer à la finance internationale, ne dit toujours rien publiquement
ne lance toujours pas de campagne nationale sur la monnaie, nincite pas, nationalement, à un travail déducation populaire qui expliquerait simplement, comme beaucoup le font depuis 250 ans que : les intérêts bancaires sont la première cause dexclusion, de chômage, de misère, de malnutrition, de maladies, de famine... et de guerre dans le monde.Documentation extraite de « Vers Demain » ( HYPERLINK "http://www.michaeljournal.org/accueil.htm" http://www.michaeljournal.org/accueil.htm) « Dans les colonies, nous émettons notre propre papier-monnaie, nous lappelons Colo Script, et nous en émettons assez pour faire passer facilement tous les produits des producteurs aux consommateurs. Créant ainsi notre propre papier-monnaie, nous contrôlons notre pouvoir dachat et nous navons aucun intérêt à payer à personne. » (Benjamin Franklin 1750).Les banquiers anglais, mis au courant, firent adopter par le Parlement anglais une loi défendant aux colonies de se servir de leur monnaie script et leur ordonnant de se servir uniquement de la monnaie-dette dor et dargent des banquiers qui était fournie en quantité insuffisante. La circulation monétaire dans les colonies se trouva ainsi diminuée de moitié. « En un an, dit Franklin, les conditions changèrent tellement que lère de prospérité se termina, et une dépression sinstalla, à tel point que les rues des colonies étaient remplies de chômeurs. » Alors advint la guerre contre lAngleterre et la déclaration dindépendance des États-Unis, en 1776. Les manuels dhistoire enseignent faussement que la Révolution Américaine était due à la taxe sur le thé. Franklin déclara : « Les colonies auraient volontiers supporté linsignifiante taxe sur le thé et autres articles, sans la pauvreté causée par la mauvaise influence des banquiers anglais sur le Parlement : ce qui a créé dans les colonies la haine de lAngleterre et causé la guerre de la Révolution. »
Les Pères Fondateurs des États-Unis, ayant tous ces faits en mémoire, et pour se protéger de lexploitation des banquiers internationaux, prirent bien soin de stipuler clairement dans la Constitution américaine, signée à Philadelphie en 1787, dans larticle 1, section 8, paragraphe 5 : « Cest au Congrès quappartiendra le droit de frapper largent et den régler la valeur. »
Abraham Lincoln , Président des États-Unis étant à court dargent pour financer les armées du Nord, partit voir les banquiers de New-York, qui lui offrirent de largent à des taux allant de 24 à 36 %. Lincoln refusa, sachant parfaitement que cétait de lusure et que cela mènerait les États-Unis à la ruine. Son ami de Chicago, le Colonel Dick Taylor, vint à la rescousse et lui suggéra la solution : « Que le Congrès passe une loi autorisant lémission de billets du Trésor ayant plein cours légal, payez vos soldats avec ces billets, allez de lavant et gagnez votre guerre. » Cest ce que Lincoln fit, et il gagna la guerre: de 1862 à 1863, Lincoln fit émettre 450 millions $ de « greenbacks ».
Lincoln appela ces greenbacks « la plus grande bénédiction que le peuple américain ait jamais eue. » Bénédiction pour tous, sauf pour les banquiers, puisque cela mettait fin à leur « racket » du vol du crédit de la nation et de création dargent avec intérêt. Ils mirent donc tout en oeuvre pour saboter loeuvre de Lincoln. Lord Goschen, porte-parole des Financiers, écrivit dans le London Times :« Si cette malveillante politique financière provenant de la République nord-américaine devait sinstaller pour de bon, alors, ce gouvernement fournira sa propre monnaie sans frais. Il sacquittera de ses dettes et sera sans aucune dette. Il aura tout largent nécessaire pour mener son commerce. Il deviendra prospère à un niveau sans précédent dans toute lhistoire de la civilisation. Ce gouvernement doit être détruit, ou il détruira toute monarchie sur ce globe. » (La monarchie des contrôleurs du crédit.) Lincoln déclara tout de même: « Jai deux grands ennemis: larmée du Sud en face et les banquiers en arrière. Et des deux, ce sont les banquiers qui sont mes pires ennemis. » Lincoln fut réélu Président en 1864 et fit clairement savoir quil sattaquerait au pouvoir des banquiers une fois la guerre terminée. La guerre se termina le 9 avril 1865, mais Lincoln fut assassiné cinq jours plus tard, le 14 avril.Une formidable restriction du crédit sensuivit, organisée par les banques. Largent en circulation dans le pays, qui était de 1907 millions de $ en 1866, soit 50,46 $ pour chaque Américain, tomba à 605 millions de $ en 1876, soit 14,60 $ par Américain. Résultat: en dix ans, 54 446 faillites, pertes de 2 milliards de $. Cela ne suffisant pas, on alla jusquà réduire la circulation dargent à 6,67 $ par tête en 1867 !
En 1896, le candidat démocrate à la présidence était William Jennings Bryan déclare, (et encore une fois, les livres dhistoire nous disent que ce fut une bonne chose quil ne fut pas élu président, car il était contre la monnaie « saine » des banquiers, largent créé sous forme de dette, et contre létalon-or) : « Nous disons dans notre programme que nous croyons que le droit de frapper et démettre la monnaie est une fonction du gouvernement. Nous le croyons. Et ceux qui y sont opposés nous disent que lémission de papier-monnaie est une fonction de la banque, et que le gouvernement doit se retirer des affaires de la banque. Eh bien! moi je leur dis que lémission de largent est une fonction du gouvernement, et que les banques doivent se retirer des affaires du gouvernement... Lorsque nous aurons rétabli la monnaie de la Constitution, toutes les autres réformes nécessaires seront possibles, mais avant que cela ne soit fait, aucune autre réforme ne peut être accomplie. » Et finalement, le 23 décembre 1913, le Congrès américain votait la loi de la Réserve Fédérale , qui enlevait au Congrès lui-même le pouvoir de créer largent, et remettait ce pouvoir à la «Federal Reserve Corporation». Un des rares membres du Congrès qui avait compris tout lenjeu de cette loi, Charles A. Lindbergh (le père du célèbre aviateur), déclara : « Cette loi établit le plus gigantesque trust sur terre. Lorsque le Président (Wilson) signera ce projet de loi, le gouverne-ment invisible du Pouvoir Monétaire sera légalisé... le pire crime législatif de tous les temps est perpétré par cette loi sur la banque et le numéraire. »
Quest-ce qui a permis aux banquiers dobtenir finalement le monopole complet du contrôle du crédit aux États-Unis ? Lignorance de la population sur la question monétaire. John Adams écrivait à Thomas Jefferson, en 1787 : « Toutes les perplexités, désordres et misères ne proviennent pas tant de défauts de la Constitution, du manque dhonneur ou de vertu, que dune ignorance complète de la nature de la monnaie, du crédit et de la circulation. »
Salmon P. Chase, Secrétaire du Trésor sous Lincoln, déclara publiquement, peu après le passage de la loi des Banques Nationales: « Ma contribution au passage de la loi des Banques Nationales fut la plus grande erreur financière de ma vie. Cette loi a établi un monopole qui affecte chaque intérêt du pays. Cette loi doit être révoquée, mais avant que cela puisse être accompli, le peuple devra se ranger dun côté, et les banques de lautre, dans une lutte telle que nous navons jamais vue dans ce pays. » Et lindustriel Henry Ford: « Si la population comprenait le système bancaire, je crois quil y aurait une révolution avant demain matin. » (Fin dextraits)« Fondée en 1998, Attac (Association pour la Taxation des Transactions pour lAide aux Citoyens) promeut et mène des actions de tous ordres en vue de la reconquête, par les citoyens, du pouvoir que la sphère financière exerce sur tous les aspects de la vie politique, économique, sociale et culturelle dans lensemble du monde. Mouvement déducation populaire, lassociation produit analyses et expertises, organise des conférences, des réunions publiques, participe à des manifestations
» Alors quil ny a pas de travail déducation populaire permanent sur cette arme de domination massive que sont les intérêts de la monnaie marchandise, ATTAC France affirme participer à « la reconquête, par les citoyens, du pouvoir que la sphère financière exerce sur tous les aspects de la vie politique, économique, sociale et culturelle dans lensemble du monde. »Mais quattend ATTAC France ?????????????? Alain Vidal, groupe monnaie, ATTAC 44 (17 janvier 2007).
Source : HYPERLINK "http://www.michaeljournal.org/galerie.htm" http://www.michaeljournal.org/galerie.htm
Source : HYPERLINK "http://www.michaeljournal.org/galerie.htm" http://www.michaeljournal.org/galerie.htm
Alain Vidal semble être un instituteur historien de grand talent. Lisez aussi cette histoire :« Pour un colloque sur l'enseignement de l'Histoire » : HYPERLINK "http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2002-10-06%2021:12:01&log=lautrehistoire" http://www.michelcollon.info/articles.p
rehistoireSuperbe lettre, vraiment !
Ne ratez pas, enfin : "L'île des naufragés", par Louis Even HYPERLINK "http://www.michaeljournal.org/ilenauf.htm" http://www.michaeljournal.org/ilenauf.htmAmicalement.Étienne
#36 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2345" \l "p2345" 24-01-2007 12:17:11
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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BonjourJe rajoute seulement...Quand les banques privées contrôlent la monnaie, les intérêts cumulés à tous les stades de la production (sans aucunement faire intervenir un éventuel crédit à la consommation), représentent au moins 30% des prix hors taxes des biens et services que nous consommons, richesse transférée aux banques sans aucune justification en échange d'une simple ligne d'écriture sur un ordinateur.Sans les intérêts sur la création monétaire (qui devient ensuite "capital" qui, à son tour, demande des dividendes ), nous pourrions travailler un tiers moins pour le même pouvoir dachat ! AmitiésAJ
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#37 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2346" \l "p2346" 25-01-2007 03:02:36
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Les banques, et les profits des banquesAJH (2345).Je ne dis pas forcément que que vous ayez tort, mais l'argent représenté par les intérêts ne disparaît pas : il sert à quelque chose. À quoi? Voilà la vraie question - une question de redistribution. Si ma remarque est justifiée, alors le chiffre de 30 % des prix hors taxes demande à être réexaminé sous un autre angle : le rôle exact des banques ; ou encore, l'emploi qu'elles font de leurs profits. En supposant que les profits aillent exclusivement aux actionnaires (ou aux propriétaires), la question ne se règle-t-elle pas par l'impôt ? JR
#38 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2347" \l "p2347" 25-01-2007 08:52:27
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Un autre coup de projecteur sur la caverne des voleursSam me signale un autre document exceptionnel sur l'activité discrète de nos pires parasites :Incursion dans un domaine trop réservé HYPERLINK "http://www.attac78nord.org/rubrique.php3?id_rubrique=37" http://www.attac78nord.org/rubrique.php3?id_rubrique=37C'est un dossier très riche, et absolument passionnant, constitué par les militants d'Attac 78, sur l'escroquerie monétaire dont nous sommes tous victimes.Mais que fait la maison mère (Attac France) ???? On dirait que les préoccupations d'appareil distraient fâcheusement les acteurs d'Attac de l'essentiel Ce précieux document est assez long, 50 pages et 2 pages de bibliographie : il faudra donc en présenter progressivement le meilleur par extraits, pour les plus pressés d'entre nous.Amicalement.Étienne.
#39 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2348" \l "p2348" 25-01-2007 15:47:18
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Bonjour JacquesQuestion intéressante, et je vais tenter d'y répondre... mais pour le faire avec précision il faudrait certains chiffres que je n'ai pas (et pas le temps de rechercher en ce moment)Actuellement on peut estimer à 200 milliards d'euros les intérets cumulés lors de la production.. et ces intérets sont toujours facturés in fine au consommateur(Calcul: L'ensemble de la TVA perçue est de 125 milliards d'euros, ce qui corresponds donc à une consommation d'environ 630 milliards d'euros HT . On peut considérer que les intérêts "pèsent" environ 30% du montant total des échanges HT dans une première analyse (depuis une dizaine d'année les taux d'intérêts ont baissé) soit environ 200 milliards d'euros, ce qui représente 12 ou 13% du PIB)De plus, on sait que l'endettement des ménages représente 60% des revenus bruts (chiffre d'avril 2004 : 611,6 milliards d euros .. à 5% en moyenne d'intérêt moyens, ca fait 30 G¬ annuels.)La charge de la dette de l'Etat représente 40 G¬ On est donc à un total de 270 G¬ et 85% de ces 270 G¬ , soit 230 G¬ sont issus de la création monétaire bancaire "ex nihilo".Vous posez donc une bonne question... "oui, mais où vont-ils?"Sans pouvoir donner des chiffres précis à chaque catégorie, on peut lister (mais ne pas oublier que les banques ne vivent pas "que" de l'intérêt):1 - les salaires et cotisations sociales des salariés des banques2 - les loyers3 - les frais généraux4 - la formation de capital (immobilier)5 - les réserves financières6 - les dividendes aux actionnairesCe que l'ont sait d'autre part, c'est que le "système d'intérêt" est bénéficiaire pour 10% de la population la plus riche (probablement les actionnaires), neutre pour 10% (probablement les cadres) et appauvrit les 8 déciles des "déjà pauvres" et des tranches moyennes (probablement la majorité des salariés de ce système bancaire) , puisque chacun paye des intérêts conséquents (parfois sans le savoir comme lors de la consommation courante)Il s'agit bien d'un impôt payé par les moins riches... et donc, non , la question ne se réglerait pas par un impôt qui serait appliquée aux seuls actionnaires, mais par des mesures simples :
- Interdiction faite aux banques privées de prendre des intérêts sur une création de crédit au entreprises et aux particuliers (mais facturation d'honoraires)- Assurances et hypothèques au bénéfice non pas des banques qui ne prêtent pas "leur" argent en cas de défaut de remboursement du capital, mais de la collectivité ( budget national).- Autorisation aux épargnants de prêter leur épargne contre intérêt (dividendes), avec imposition des revenus- Création monétaire nationale (ou zone euro) afin de financer les budgets d'équipements et de recherche (le fonctionnement + amortissements doivent rester couvert par les recettes), équipements et recherche qui représentent une "valorisation" de la Nation (estimation actuelle de la "valeur France": 10 000 G¬ , soit envion 10 fois la dette)
À ceci, je rajoute (à débattre) : remboursement des intérets cumulés de la dette ( environ 650 G¬ ) par création monétaire sur 20 ans et remboursement du capital cumulé de la dette (environ 450 G¬ ) par prélèvement sur les recettes, sur 20 ans.En attendant, nous avons le projet EMS ( HYPERLINK "http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=EMS-18points" http://tiki.societal.org/tiki-index.php
S-18points)CordialementA-J Holbecq
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#40 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2349" \l "p2349" 25-01-2007 21:02:50
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Redistribution de revenus par l'impôt ou redistribution démocratique des capitaux pour une production "libérale" (doublée d'un revenu garanti pour tous). Impuissance des pouvoirs publics ou pilotage citoyen de la croissance en qualité.Merci Jacques et AJH pour cette question et cette réponse. Je crois que Jacques disait : "et bien, alors, il s'agit de modifier largement la répartition des impôts pour équilibrer, compenser, cette injustice". La réponse dAJH, elle, ne parle pas d'avenir, de bataille politique, mais de ce qui se fait au présent. Et je pense qu'AJH a considéré une seule manière de répondre, pas deux autres (qui sont aussi siennes, je crois), qui toutes deux montrent aussi que non, la question ne se règle pas par l'impôt :1) Parce que dans le contexte (néolibéral, de la mondialisation dérégulée, de l'impuissance programmée et maintenue des Etats, ...) il est tout à fait inimaginable qu'on y vienne jusquà nouvel ordre. Il suffit de lire, d'observer les faits, les évolutions (on vient d'apprendre que les réductions fiscales sur les entreprises en France se montent à 65 G¬ pour 2005 - soit un triplement en deux ans, en gros). Il suffit d'analyser les mécanismes : il n'y a rien à faire pour enrayer le mécanisme qui tue les Etats et rend impossible toute politique économique (en les endettant et en organisant une fuite généralisée de capitaux) et fait exploser les inégalités de partout, sauf à réformer radicalement nombre de règles des institutions financières, notamment celles mises en place peu à peu depuis les années 1980. Je vous épargne plus de développements de cet argument, il remplissent les bibliothèques et autres forums altermondialistes, entre autres. 2) Mais même en appliquant des réformes considérables pour sortir de ce blocage actuel, le processus global de redistribution serait mauvais car tout aussi impropre à nous sortir du mode pervers de croissance actuelle, et à conduire vers un pilotage en qualité de la croissance par voie démocratique.Ce quapporte lidée centrale dAJH (lui entre autres), cest en même temps :- Labolition dun privilège, au sens "noble" (
), quasi inconnu et presque jamais aboli, celui des banquiers. Lequel privilège sest accru encore ces dernières décennies (je passe là-dessus, jai lintention de réunir sur ce volet une belle série dinformations très concrètes au sujet des institutions et liées à la question du contrôle de la monnaie) ;- une voie qui permettrait de contourner de multiples blocages évoqués en 1), puis, sur le mode incitatif, et par la pratique (et une prise de conscience de lefficacité de la réforme comme du privilège aboli) de parvenir à un bouleversement plus global, à terme du régime financier actuel. Je pense que cette mesure ne suffirait pas à elle seule, mais serait indispensable. Il faudrait lui apposer une taxe Tobin (ou bien revenir sur un mode de régulation des changes... concerté au plan intergouvernemental), notamment. (De même, quoique dans un autre registre, ma proposition faite sur le volet "principes socioéconomiques
" dindexation de tout type de taxation des entreprises en fonction des inégalités individuelles quelles mettent en jeu, vise une « 3e » voie de type incitatif (par le poids économique dune lUE dotée dun pareil instrument), et cherche en particulier à contourner le problème crucial de la libre circulation des capitaux dérégulée, qui rend imposible toute réelle réforme fiscale jusquà présent (sur un mode pas même contraire à lAGCS, et avec bien dautres avantages) ;- enfin, de mener à lobjectif de changement évoqué en 2, dune réappropriation démocratique du « pilotage de la croissance en qualité ». Et sur le plan pédagogique notamment, il est très intéressant de discuter de cet aspect. Je vous épargne également un long argumentaire, car avec AJH vous êtes en compagnie éclairée pour cela. Quelques notes, tout de même."Voilà la vraie question - une question de redistribution". Très juste, Jacques - vous parlez comme "Oncle Bernard" (Bernard Maris). Mais la révolution qu'apporte l'idée générale de l'approche d'AJH, comme d'autres, est de dire que cette question reste à formuler plus précisément.Une question essentielle qu'a soulevé Keynes "en sciences", mais d'autres l'ont fait avant et après lui, AJH en particulier est la suivante : faut-il créer la monnaie avant la production (les échanges) qu'elle vise à permettre, ou bien après ?
Et bien je pense pouvoir dire que si la réponse est évidemment « avant », le régime dans lequel nous sommes considère que : - pour lEtat, il na pas à la créer avant, c'est mal (!) et dailleurs il na plus le droit du tout ("à 99%" (plus) depuis 1993 jy reviendrai) ; - pour les entreprises, cest évident, ils leur faut des investissements pour produire quoique ce soit, or ces investissements enrichissent une cascade de rentiers, au premier rang desquels les gros actionnaires des grandes banques, lesquelles possèdent aussi les plus grands parts des fonds de pension
(et sont de faux monnayeurs).
Dans ce résumé, où vous avez tous les plus gros acteurs en présence, on voit suggérée l'idée que disposer de la monnaie avant de produire permet de choisir ce qu'on veut en faire. Pour qui a le droit de choisir / de faire. Beau schisme idéologique en perspective.Une idée tout aussi bien ancrée, mais fausse, et qui dérive de l'idée préconçue (acquise) sur l'origine de la monnaie, est qu'un Etat pourvoit nécessairement à ses dépenses de la période à venir avec l'impôt qu'il a prélevé avant. Ou que sinon il s'endette alors forcément (ce qui justifierait qu'il paye des intérêts à ses créanciers je ne suis pas contre l'intérêt, du moment qu'il est raisonnable et qu'il ne porte pas sur de la monnaie créée à partir de rien par des particuliers). Mais alors comment fait-on au départ ? Pas de monnaie, pas d'échanges, du troc à la rigueur, donc pas d'impôts l'an prochain. Et accessoirement pas de services publics cette année. Donc pas d'Etat... Faut voir le bon côté de la chose : aucun rentier n'aura profité non plus... mais comme dit Keynes, "d'ici là, nous serons tous morts"...Plus sérieusmement, puisque l'idée "l'Etat se finance nécessairement sur les impôts déjà prélevés ou bien s'endette" est idéologiquement orientée, puisque on a pu observer que l'accroissement conséquent des services publics par injection de monnaie peut très bien, sans créer d'inflation forte et à long terme, relancer tout le secteur privé et faire profiter tout le monde (sauf les banquiers et les rentiers), une question se pose en particulier : l'impôt, plutôt qu'un mode de financement des services publics, n'est-il pas bien plus un simple moyen de répartition ? C'est d'ailleurs ce que vous suggérez, par votre réponse, si l'on considère que dans le contexte présent, il y a presque 100% de "retard d'impôts" à compenser.Reste donc plutôt à savoir qui/comment doit décider des priorités de production. Je réponds : le débat démocratique, les cahiers de doléances, et par ailleurs, mon bien être personnel, en tant que travailleur : d'une, hors de question d'envoyer de force les gens à 500 Km du lieu d'habitation de leur femmme, de leurs enfants, ... ; de deux, il y a des travaux que j'aime faire, qui contribuent à mon équilibre, à me faire me sentir utile, ... d'autre pas (il y a notamment des priorités à planifier pour investir dans le développement de machines réduisant les travaux pénibles). Reste ensuite à savoir combien de monnaie il faut. La réponse est simple : autant que nécessaire... d'après ce qui a été planifié. Voilà une bonne raison de s'effrayer pour qui croit qu'on va nécessairement faire du socialisme brut avec une pareille réforme. Bien au contraire, ce nouvel instrument monétaire permettrait de développer les modèles dits "socialistes-libertaires", ou plus simplement... d'encourager bien plus de gens à entreprendre. Du libéralisme non capitaliste, en mot. Le tout est de veiller à développer les institutions permettant l'expression démocratique des besoins.Et puisqu'on en serait à ce régime, pourquoi maintenir le salariat, pourquoi pas donner à tous un revenu, sans conditions ? C'est un autre débat, je crois. Et je sais qu'Etienne est plutôt favorable à une forme de récompense au mérite, de ce point de vue (salaud de droite, va ...) Mais alors, je pense qu'il faudrait garder un léger impôt sur le revenu, qui garde un caractère progressif. Tout simplement pour limiter la vitesse d'accroissement des inégalités, afin que les inégalités justifiées par les efforts fournis ne se maintiennent pas au delà de l'année rémunérée (schématiquement).Pour en revenir à votre réponse, Jacques : une société qui donnerait à tous le même revenu mais seulement à une minorité le contrôle du choix des types et des modes de productions, serait-elle souhaitable ? Une société d'esclaves salariés ? Nest-ce pas la société des « managers » qui a inspiré les Burham (pour "démontrer" que le socialisme mène au totalitarisme l'idée à fait son chemin : chez Orwell (1984) mais aussi chez Aron, qui le fit traduire en français, et la myriade de Saint-Simoniens et assimilés qui forme, en France, notre nouvelle aristocratie...), où le régime stalinien, sil avait donné à tous le même revenu ? Nest-ce pas ce que serait notre société (bientôt) si lapplication de votre seule "compensation en retard de phase", était possible ? Et les "esclaves salariés", que produiraient ils comme genre de biens selon vous ? Plutôt des armes, des futilités matérielles et culturelles, de la malbouffe et du CO2, ou plutôt de belles choses utiles? Pensez enfin aux prouesses de corruption qu'apporteraient inévitablement tant d'argent centralisé. Inévitablement centralisé, y compris au sens géographique du terme, puisque nous aurions toujours à traiter avec des pouvoirs économiques énormes et concentrés. (Au passage, je pense que c'est une chose sur laquelle il faudra travailler beaucoup, AJH, la décentralisation du contrôle des capitaux, même dans "votre système". Hors de question qu'une caste se mettent à détourner en masse la monnaie scripturale (ou autre) "par simpe jeu d'écriture" (sans doute par "faux-monnayage" - les individus spoliés inégalement le verraient vite, sinon.)
Dernière modification par sam17 (25-01-2007 22:17:23)
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Et puisqu'on en serait à ce régime, pourquoi maintenir le salariat, pourquoi pas donner à tous un revenu, sans conditions ? C'est un autre débat, je crois. Et je sais qu'Etienne est plutôt favorable à une forme de récompense au mérite, de ce point de vue (salaud de droite, va ...)
À mon avis, cela ne fait même pas débat. C'est non car c'est injustifiable en termes d'humain. En gros, concrètement, il y a risque de dévaloriser l'effort individuel, de démotiver les individus, de supprimer l'un des moteurs les plus puissants de l'investissement/engagement personnel (je parle en termes non monétaires, bien sûr). Insérez ici votre meilleur souvenir de Picsou avec un symbole "$" scintillant dans chaque il.Un revenu minimum de survie, peut-être, en cas de pépin (on tombe là dans des schémas déjà essayés, même si mal), mais au-delà, pour moi, on n'obtiendra pas l'effet escompté.Quant à la récompense au mérite, c'est un peu un corrollaire de ce que je viens de dire. L'inconvénient, et il est de taille, c'est que le mérite est relatif, et son appréciation, trop souvent des plus arbitraire... (C'est un ancien salarié qui parle.)
Mais alors, je pense qu'il faudrait garder un léger impôt sur le revenu, qui garde un caractère progressif. Tout simplement pour limiter la vitesse d'accroissement des inégalités, afin que les inégalités justifiées par les efforts fournis ne se maintiennent pas au delà de l'année rémunérée (schématiquement).
Tu veux dire un peu comme le système actuel des primes (d'objectif), dont l'effet est généralement limité dans le temps à leur seule année de perception ?...
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#42 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2351" \l "p2351" 26-01-2007 10:15:49
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Salut Candide,ça fait débat, alors ? ... je crois qu'il faudrait alors le déplacer sur un autre volet, mais c'est un plaisir de te revoir passer par là, alors ça attendra. Et puis finalement, c'est peut-être tout à fait dans la continuité du sujet.La "récompense au mérite pour les salariés", tous ou presque connaissons le problème de la subjectivité. Une anecdote, qui symbolise assez bien ce que je vis et vois dans le travail depuis des années : quand j'ai commencé dans la vie active, je faisais un stage chez un concepteur-fabriquant réputé d'enceintes acoustiques. J'y étudiais les déformations par vibration de membranes de hauts-parleurs. C'est un domaine très pointu, qui fait travailler mettons vingt personnes à temps-plein dans le monde ; ça s'appuie en particulier sur des mesures par hologrammes, pulsées à haute fréquence (il faut un gros laser avec de grosses armoires électriques, des théories, des logiciels d'acquisition, de traitement, ...) Un jour, le patron, sortant de son bolide rutillant, m'a adressé un peu la parole, au lieu de me serrer la pogne sans même me regarder dans les yeux : j'avais sur mon bureau de superbes images en 3D que j'avais faites sur un des hauts-parleurs. On y voyait une très belle "déformée", bien régulière, et bien marquée, qui faisait un motif très... esthétique. Comme en plus, j'ai mon côté artiste, c'était traité, retouché, ... D'un point de vue technique, ça voulait dire que "son" haut-parleur avait un défaut pas catastrophique, mais pas terrible pour la qualité et, sur le papier, pour l'image de la boîte. Seulement, on l'a collé dans le catalogue, ça en jette. Et les concurrents l'avaient fait déjà, ce genre de pub. Pire, la plupart des concurrents commandent ces images pour environ 1 000 euros et deux jours pièce, sans faire la moindre étude dessus. Quant aux boîtes sous-traitantes qui amortissent leur matériel avec peine, elles sont ravies de prendre ces miettes. Ca fait aussi se déplacer un commercial par-ci, ça paye un aller retour en train ou en avion par-là (il y a peu de boîtes spécialisées), un hotel, un restau, ... Bref, l'économie. Que nous dit le résultat ? L'image dit au gogo : "on fait des études très poussées pour étudier nos super hauts-parleurs", et personne ne saura que c'est un pur mensonge, du moins sous cet aspect. Et même, comme le patron, le gogo croira qu'une belle image veut forcément dire un beau produit... Ce qui est en soi un pur contre sens. Pourquoi j'étais là ? Le chef du labo avait fait des efforts pour lancer ce stage, en préliminaire à des projets de développement ambitieux qu'il avait (encore une perle payée au lance-pierres et traité comme un paillasson, au passage), et pour avoir mes 2000 balles (FF) par mois. Mais voilà le critère de choix du patron, je vous l'ai expliqué. Critère qui est celui du gogo consommateur (en définitive - quand on l'y a poussé). Critères de ceux qui : 1. n'y connaissent rien ; 2. ne se posent pas la question des conditions de travail ; 3. subissent et imposent tout à la fois la seule loi des sous et du tape à l'oeil. Comment ce monsieur a-t-il réussi ? Avec une petite fortune familiale, et des copains bien placés dans les magazines à gogos pour lesquels il avait travaillé d'abord (comme cadre sup. je suppose). Pour le reste, le pragmatisme des hommes d'affaires. Durant mon stage, un collègue technicien dont est parti en tournée aux USA pour changer lui-même un composant électronique sur les enceintes... à 40 000 euros la paire de la caste de vedettes qui se fait plaisir (reluire) en se payant les enceintes de salon les plus chères au monde. Rien ne justifie qu'une opération aussi simple soit faite par un technicien maison. Mais rien non plus ne justifie le prix de ces petits bijoux... Au fait, mon mérite, là dedans ? Qui en jugera ?...Il y a beaucoup de bénévoles, mais tout le monde n'en est pas ; il y a aussi beaucoup de gens qui recherchent simplement une reconnaissance sociale en travaillant (une fois à l'abri des factures impayées, ...) J'ai tendance à me dire que si personne ne connaissait la nécessité, et si personne ne jouissait de rentes, par ailleurs, la reconnaissance sociale et la recherche d'émancipation personnelle seraient les seuls vrais motifs pour pousser les gens à produire. Et ces moteurs, ils sont universels, n'en déplaise à Picsou. Je connais très peu de gens vraiment fainéants, et je connais surtout énormément de gens payés à faire ce qu'ils n'aiment pas faire et pas payés pour faire ce qu'ils aiment faire.Quelque soit le domaine qui décide de tes revenus : l'entreprise, le service où tu es rattaché, la commune, l'Etat, ... jamais on ne voit les salaires décidés par un débat démocratique réunissant tous les intéressés. Pas plus que la définition des prix et des besoins relatifs. Voilà ce que je peux suggérer comme voie de réponse à ta question. Un véritable fainéant, dans un système où le bien commun et les revenus seraient décidés le plus démocratiquement possible, ce serait quelqu'un qui ne fait rien suivant la volonté de la majorité. Je préfère sans aucun doute cette base de dictature à toutes celles qu'on a connu, et qu'on connaît. Et je suis convaincu qu'il n'y a pas nécessairement de risque qu'on en vienne à un système qui écarte les projets sous prétexte qu'il faut que tout soit centralisé et approuvé absolument par 50% de gens ; je suis convaincu surtout qu'il faut, là encore, laisser aux gens poser leurs questions, et pas simplement sonder leurs réponses. Ce que fait notre système, pour l'essentiel. Car un tas de besoins, très divers, ne se traduisent pas en "demande" sur le marché. Quand je vois par exemple la nécessité d'une constituante et de tant de cahiers de doléance, d'une éducation à la citoyenneté critique, dans un Etat toujours plus dépouillé, et quand je vois en parallèle que des dizaines de gens, bénévolement, consacrent un temps fou à s'autoriser à penser sur les institutions de demain, à organiser des manifestations, à mettre en place des sites internet qui donnent une voix aux autres... je sais où iraient en particulier mes priorités lors des "séances de questions". Et je suis assez convaincu que dans un pareil contexte, ce genre de productions serait jugé utile, et prioritaire sur bien d'autres, par les citoyens. Pour commencer, parce qu'elles sont justement indispensables pour péréniser un système démocratique d'expression des besoins et d'allocation des capitaux. Faute de quoi c'est le socialisme d'Etat en ligne de mire.Dans un système monétaire comme celui dont parle AJH, il n'y a plus de diktat des rentiers. Et si on y fabrique des voitures à tant de % c'est : d'une, parce que la société l'a choisi, de manière concertée, débattant de ses besoins ; de deux, parce que l'entreprise qui "m'emploie" a proposé un projet, et un bilan des besoins de financement, dans la définition desquels la voix des "salariés" importe. Parce qu'il n'y a pas de raison alors de faire comme dans un système capitaliste (ou bolchevique), et de ne planifier la production qu'au regard de la consommation. Je ne vois d'ailleurs pas d'autre système, sauf le modèle libertaire (les deux se rejoignent) où on puisse faire appliquer ce principe que nous nous entendons pour affirmer : "le droit des travailleurs à faire un travail dans lequel ils s'épanouissent". Sur le deuxième point, je veux dire plus généralement que l'inégalité de revenus ne devrait pas, dans la durée, engendrer toujours plus d'inégalités. Ne pas que l'argent aille à l'argent. Du moins, pas sur le long terme. Pas simplement parce qu'il faut à tout prix éradiquer toute inégalité, mais surtout parce qu'il ne faut pas que l'économie toute entière soit (continue d'être) dictée par les rentiers, sans quoi il est impossible de parvenir à une reprise en main du pilotage de la croissance par la société, selon ses besoins exprimés démocratiquement. Or, c'est inévitable dans un système qui autorise les rentes, et qui ne met pas en place en même temps un impôt progressif sur le revenu (voir la parabole du casino).Il y a des divergences, parmi les gens qui ont conscience du privilège des banquiers (la perception d'intérêts sur la monnaie qu'ils créent à partir de rien) et qui souhaitent l'abolir : certains voudraient aussi abolir purement et simplement les intérêts sur tout crédit. Ce n'est pas mon cas (pas non plus celui d'AJH, je crois). Dans la mesure où l'argent qu'on a a été gagné légitimement, et non pas en tous cas, créé comme de la fausse monnaie, par des particuliers, je trouve normal, si on le prête, d'en tirer des intérêts en pourcentage raisonnable. Encore une fois, pas par amour ou respect du principe, mais en pensant aux perversions engendrées. Il me semble important, même dans une société qui parviendrait à reprendre le contrôle de son mode de croissance, de garder une latitude individuelle s'agissant d'initiative d'investissements d'activités. Sinon, même si on ne rique pas pour autant de plonger dans l'immobilisme en matière de progrès technique, on risque, à cause de perversions installées dans le système de consultation, d'être à la merci de la dictature d'une majorité, ou même d'une caste d'aristo reformée. Il faut une soupape, et une soupape qui laisse une latitude aux entrepreneurs passionnés (pas par le profit). Pour financer un tas de productions particulières, culturelles notamment, qui bien qu'utiles, voire indispensables, ne sont souhaitées (ou supposées souhaitées, si cela n'est pas débattu) que par un très petit nombre de gens sur l'instant.Au bilan, je crois qu'il faut que le système dans son entier ne soit à la merci ni d'une minorité qui imposerait ce qui est "rentable" pour tous ou non, ni d'une majorité qui excluerait plein de petites productions indispensables, utiles, du moins non nuisibles.
Dernière modification par sam17 (26-01-2007 14:41:26)
#43 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2352" \l "p2352" 26-01-2007 12:38:28
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Sam17 a écrit:
Et puisqu'on en serait à ce régime, pourquoi maintenir le salariat, pourquoi pas donner à tous un revenu, sans conditions ? C'est un autre débat, je crois. Et je sais qu'Etienne est plutôt favorable à une forme de récompense au mérite, de ce point de vue (salaud de droite, va ...)
Candide a écrit:
À mon avis, cela ne fait même pas débat. C'est non car c'est injustifiable en termes d'humain. En gros, concrètement, il y a risque de dévaloriser l'effort individuel, de démotiver les individus, de supprimer l'un des moteurs les plus puissants de l'investissement/engagement personnel (je parle en termes non monétaires, bien sûr).
BonjourA mon avis, justement si, ça fait débat. Sam parle d'un revenu, pas de tous les revenus. Le "Revenu Citoyen" DOIT permettre à chacun de vivre et de satisfaire ('a minima' dans un premier temps) les besoins fondamentaux: Santé et soins, Nourriture, Logement, Energie, chauffage, Habillement, Transport, Communication, Education, Loisirs (en ai-je oublié?)Ce Revenu Citoyen n'empêche évidemment pas, afin de ne pas dévaloriser l'effort individuel et de démotiver, de payer en supplément un salaire (Revenu d'Activité) dont les limites devraient être déterminés démocratiquement (pour ma part, je "milite" pour un rapport 1 à 3 après impôts), suivant les critères sociétaux.( HYPERLINK "http://tiki.societal.org" http://tiki.societal.org).CordialementAJH
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#44 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2353" \l "p2353" 27-01-2007 02:13:18
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André-Jacques, Sam,OK, après un petit tour, même rapide, sur le site d'AJH, je comprends mieux. Nous ne parlions tout simplement pas le même langage.Sam, quelques questions...
Je connais très peu de gens vraiment fainéants, et je connais surtout énormément de gens payés à faire ce qu'ils n'aiment pas faire et pas payés pour faire ce qu'ils aiment faire.
OK. Cela dit...1. Peut-on tabler sur le fait qu'il se trouvera toujours suffisamment d'individus pour effectuer les travaux les moins "fun" ? Insérez ici la liste de travaux que vous détesteriez faire (style éboueur, égoutier, etc.)2. Peut-on être sûr qu'il y aura adéquation entre l'offre de prestations et la demande ? Je m'explique : j'ai rêvé ou bien les filières Psychologie et EPS sont actuellement saturées au-delà du raisonnable. C'est peut-être un mauvais exemple, qui a des causes autres que l'intérêt personnel véritable des personnes qui cherchent à s'engager dans ces voies, mais je pense que vous voyez ce que je veux dire...
Parce qu'il n'y a pas de raison alors de faire comme dans un système capitaliste (ou bolchevique), et de ne planifier la production qu'au regard de la consommation.
Je comprends pas bien là. Si l'on se place strictement dans le domaine des biens de consommation, ce type de planification n'évite-t-il pas le gaspillage et ne permet-il pas une meilleure utilisation des ressources ?Bien cordialement,Candide
Dernière modification par Candide (27-01-2007 11:43:06)
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#45 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2354" \l "p2354" 27-01-2007 03:31:39
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Candide a écrit:
OK. Cela dit...1. Peut-on tabler sur le fait qu'il se trouvera toujours suffisamment d'individus pour effectuer les travaux les moins "fun" ? Insérez ici la liste de travaux que vous détesteriez faire (style éboueur, égoutier, etc.)2. Peut-on être sûr qu'il n'y aura adéquation entre l'offre de prestations et la demande ? Je m'explique : j'ai rêvé ou bien les filières Psychologie et EPS sont actuellement saturées au-delà du raisonnable. C'est peut-être un mauvais exemple, qui a des causes autres que l'intérêt personnel véritable des personnes qui cherchent à s'engager dans ces voies, mais je pense que vous voyez ce que je veux dire...Candide
BonjourJuste un avis rapidePour le 1 , en attendant une "économie écosociétale" (après le prochain crash économique mondial?), l'application "pure" de la loi de l'offre et de la demande concernant ces métiers pénibles devrait résoudre le problème ... mais actuellement cette loi est perturbée par la "nécessité de survie" (ce qui ne se produirait plus avec un "revenu citoyen" )Pour le 2 il me semble que c'est plus justement une absence de planification (parfois excessive d'ailleurs, par exemple dans le numerus clausus des médecins)SociétalementAJH
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#46 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2355" \l "p2355" 27-01-2007 12:03:04
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Bonjour A-J,
Pour le 1 , en attendant une "économie écosociétale" (après le prochain crash économique mondial?), l'application "pure" de la loi de l'offre et de la demande concernant ces métiers pénibles devrait résoudre le problème ... mais actuellement cette loi est perturbée par la "nécessité de survie" (ce qui ne se produirait plus avec un "revenu citoyen" )
Je vois mal, hélas !, comment on pourrait instaurer ce nouveau type d'économie, que je découvre et trouve très intéressant, en l'absence d'un nouvel électrochoc du type de celui que vous décrivez.Personnellement, cela fait plusieurs années que je pense que le métier d'éboueur, pour ne citer que lui, étant tout aussi vital que dangereux et pénible, nécessiterait d'être très largement mieux considéré et mieux payé (voire même mieux payé que certains métiers moins pénibles). Mais en occident aussi nous semblons avoir nos intouchables, ce qui prouve une fois de plus que l'esclavage n'a pas été complètement aboli, ni dans les faits ni dans les esprits.Un revenu citoyen pourrait permettre de résoudre ce problème, notamment pour cette profession si vitale à la société.
Pour le 2 il me semble que c'est plus justement une absence de planification (parfois excessive d'ailleurs, par exemple dans le numerus clausus des médecins)
C'est vrai. Mais puisque nous n'en sommes encore qu'au stade de la théorie, il me semble qu'une planification, aussi adéquate soit-elle, ne permettrait pas de parer au déséquilibre que j'évoque : si la société détermine (pardonnez-moi cet exemple idiot) qu'elle a besoin de 1000 fleuristes et que 5000 personnes considèrent en leur âme et conscience que ce métier répond à leur "droit des travailleurs à faire un travail dans lequel ils s'épanouissent", que fait-on ?Mais je ne suis ni sociologue ni psychologue, et des études de modélisation ont peut-être montré que ce problème n'en est pas un ?...Bien cordialement,Candide
Dernière modification par Candide (27-01-2007 12:03:50)
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@CandideBonjourOn sort un peu trop du sujet du forum "reprendre le pouvoir sur notre monnaie" pour entrer dans le détail de l'écosociétalisme. Puis-je vous demander de renouveller cette demande de précision sur le forum sociétal ( HYPERLINK "http://forum.societal.org/" http://forum.societal.org/ ) .. merciSociétalementAJ
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Les deux pieds, les deux mains dans la m...À André-Jacques,je copierai volontiers toute intervention utile sur ton forum. On pourra toujours faire du ménage ici un peu plus tard. STP, profitons encore un peu du fait que le débat vit pour garder la ligne.Cela dit, avant de "reprendre le pouvoir sur notre monnaie", il faut savoir à qui on va donner ce pouvoir... après les banquiers. La discussion a aussi sa place ici, non ?À Candide,pour nous sortir un peu de la philo... et répondre déjà à ta question sur les éboueurs : tu sais sans doute que certaine ville (j'ai oublié laquelle) a déjà aboli l'usage de ce métier, du moins sous la forme qu'on connaît, en mettant en place un gigantesque réseau souterrain de récupération des ordures, avec de gros aspirateurs qui concentrent au centre de traitement les sacs de déchets déposés un peu partout dans des bornes. On fait aussi, en France, appel à la participation individuelle pour trier les déchets. On a aujourd'hui un tas d'emballages odieusement polluants, on a aussi, à l'heure ou les champs d'OGM du monde couvrent l'équivalent de deux fois la superficie de la France, des décrets en cascade en matière d'hygiène, qui contraignent à des gaspillages hallucinants en emballages, en énergie, en bureaucratie, contrôleurs de contrôleurs, ... ; on a de la surproduction et des monceaux de denrées dégueulasses qui finissent à la benne, ...Faisons le tour de l'équation. D'abord, ça évite de bloquer sur un problème particulier qui n'a rien d'universel. Tout montre, et l'histoire notamment, qu'on peut se débarrasser des boulots les plus pénibles, les plus aliénants, ... Pourvu qu'on mette les capitaux au bon endroit dans cette optique. Encore faut-il que la voix de ceux qui se le paluchent à l'instant t soit prise en compte. Un problème que l'on constate à l'ère néolibérale est que tout les gains de productivité sont captés par les actionnaires, comme tout ce qui peut se capter...Ensuite, ça veut dire que "la loi de l'offre et de la demande" selon le marché pur est une pure ignominie, c'est la loi de la jungle tout simplement, à ceci près qu'elle est mise au mains d'une race capable de détruire toute vie sur Terre. Car précisément chacun, dans son secteur, ne prend en compte que les paramètres qui concernent ses finances, c'est à dire son pouvoir de conjurer l'angoisse de mort manié avec la capacité mentale d'un veau...On trouve ainsi une multitude d'aberrations, face auxquelles on dit "il faut une volonté politique", "il faut que les mentalités changent". Par exemple, l'automobile. Et qui plus est, la bagnole polluante à une ère où elle pourrait sans mal l'être 1 000 fois moins. Chacun tire sur son bout de corde, et rien ne se démêle. Tout ce qui avance, c'est que celui qui a un gros pouvoir concentré emmène le tout là où ça l'arrange lui. C'est pour ça que le métier d'éboueur, comme la voiture qui pue et envahit tout, est presque une fatalité.Les mentalités suivent les lois, non l'inverse. Quant à la "volonté politique", elle a besoin de s'appuyer : d'une, sur la puissance du politique ; de deux, sur un débat qui prenne en compte au mieux tous les paramètres, pour juger du bien commun.
Dernière modification par sam17 (27-01-2007 20:30:02)
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BonjourJe voulais juste signaler à Candide qu'à propos du point " si la société détermine (pardonnez-moi cet exemple idiot) qu'elle a besoin de 1000 fleuristes et que 5000 personnes considèrent en leur âme et conscience que ce métier répond à leur "droit des travailleurs à faire un travail dans lequel ils s'épanouissent", que fait-on ? ", on est vraiment dans le détail de l'écosociétalisme.. mais enfin, pour répondre rapidement, c'est les besoins qui déterminent le nombre de fleuristes autorisés à s'installer dans une zone donnée.Sam, tu demandes " Cela dit, avant de "reprendre le pouvoir sur notre monnaie", il faut savoir à qui on va donner ce pouvoir... après les banquiers. La discussion a aussi sa place ici, non ? " Oui, dix fois oui ... sur le wiki, j'ai fait un certain nombre de propositions .. ++++++++++++++++++Titre supplémentaire B = Système monétaire et bancaire(en cours d'écriture... Ces structures sont sous les ordres du Gouvernement et sous le contrôle des Assemblées )Article B11 - L'Institut dÉmission Monétaire ( I.E.M.) est chargé démettre la monnaie centrale fiduciaire (pièces et billets) ainsi que le crédit à la Nation (monnaie scripturale ou électronique) 2 - Toute création de monnaie permanente doit relever de l'Etat et de l'Etat seul Article B2- Le Centre danalyse stratégique est un organisme directement rattaché au Premier ministre. Il a pour mission déclairer le Gouvernement dans la définition et la mise en uvre de ses orientations stratégiques en matière économique, sociale, environnementale ou culturelle. Tous ses travaux sont rendus publics. Article B3 - Le Conseil économique et social est auprès des pouvoirs publics une assemblée consultative. Par la représentation des principales activités économiques et sociales, le Conseil favorise la collaboration des différentes catégories professionnelles entre elles et assure leur participation à la politique économique et sociale du Gouvernement. Il examine et suggère les adaptations économiques ou sociales rendues nécessaires notamment par les techniques nouvelles. - Le Conseil économique et social, saisi par le Gouvernement, donne son avis sur les projets de loi, d'ordonnance ou de décret ainsi que sur les propositions de loi qui lui sont soumis. Un membre du Conseil économique et social peut être désigné par celui-ci pour exposer devant les assemblées parlementaires l'avis du Conseil sur les projets ou propositions qui lui ont été soumis. Le Conseil économique et social peut être également consulté par le Gouvernement sur tout problème de caractère économique ou social. Tout plan ou tout projet de loi de programme à caractère économique ou social lui est soumis pour avis et sera rendu public. La composition du Conseil économique et social et ses règles de fonctionnement sont fixées par une loi organique. Article B4 Le Trésor Public est la banque de lÉtat. (le système de gestion des comptes de lEtat et des administrations) Il reçoit les recettes et paye les débits de lEtat, des collectivités et de ladministration. il recouvre les recettes publiques il contrôle et exécute les dépenses publiques il produit linformation budgétaire et comptable publique il offre des prestations dexpertise et de conseil financier il gère lépargne et les dépôts de fonds dintérêt général Article B5La Cour des Comptes vérifie les comptes publics, fait des recommandation, peut ester en justice (partie civile) contre des fonctionnaires ou des structures Article B6L'Institut National de la Statistique, des Études Économiques et de lInformation Publique (INSEEIP) Il présente les comptes de la Nation sous une forme intelligible au citoyen. Dune part les recettes, dautre part les dépenses de fonctionnement et les amotissemen,ts (usures), dune part les dettes, dautre part les avoirs (capital) Article B7Le système bancaire est composé de : 1 - La Banque Centrale qui détermine et fait appliquer les régles de bonne conduite bancaire aux banques et établissements financiers, suivant la régle que tout financement d'investissement à un terme donné doit être assuré par des emprunts au moins de même terme. Aucun emprunt à long terme ne peut être financé par des emprunts à court terme. Interdit la spéculation aux banques sur les changes, les actions, obligations et produits dérivés. Veille à la dissociation totale des activités bancaires qui formant le réseau des banques privées (3 catégories d'établissements distincts et indépendants ) 2 - le réseau des banques privées: a - Banques de dépôts: encaissements, paiements, garde de dépôts de leurs clients. b - Banques de prêts: le montant global des prêts ne peut excéder le montant global des fonds empruntés (épargne préalable ou émission monétaire de lIEM) c - Banques d'affaires: investissent dans les entreprises les fonds empruntés au public ou aux banques de prêts. Aucune banque privée ne peut prendre une dénomination qui pourrait faire penser qu'elle est une émanation du secteur public (dénominations telles que " nationale") ++++++++++++++++Tout est évidemment discutable AmitiésAJ
Dernière modification par AJH (27-01-2007 22:02:08)
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La loi de l'offre et de la demande n'est pas l'apanage du marché...
"Peut-on être sûr qu'il y aura adéquation entre l'offre de prestations et la demande ? [...] les filières Psychologie et EPS sont actuellement saturées au-delà du raisonnable. [...]"
Je te ferais remarquer que tu parles d'un fait contemporain, de ce qui se passe dans un monde supposé déjà très largement soumis au marché... pas celui qu'on essaye d'esquisser. Je ne sais pas si tu souhaites expliquer pourquoi les choses sont ainsi. Je veux bien - et ce n'est pas bien difficile de trouver des masses d'explications - mais est-ce dans le sujet ?A vrai dire, je pense que cette situation serait encore deux fois plus marquée dans une "économie sociétaliste". Sauf que ce serait bien plus équilibré... avec la "demande".Nous sommes dans une époque qui vante le bien-être mental, la santé, la culture physique, la jeunesse, ... Et pour tous ces "secteurs", ce n'est traité que sous la part "consommation" (demande / offre de biens et services), et pas du tout en pensant aux travailleurs (demande / offre de travail). On consulte à tout va, on se gave de tranquillisants et de drogues, et les facs de psycho sont bondées de gens, les débouchés sont peu nombreux, les facs de médecines sont ultra sélectives (et ces années d'études horribles sur le plan psychologique), les labos, concentrés, gavent leurs actionnaires, emploient peu de chercheurs et de techniciens, pillent les frais de recherche de l'Etat et attirent au salaire ses chercheurs qui n'ont plus de débouchés publics, posent leurs brevets. Les drogues ? Elle viennent du trafic. Avec tout ce que ça entend d'exploitation, de cynisme, de peurs, ... On bouffe cosmétiques, parfums, ... ça fait vivre de gros rentiers et quelques rares salariés, beaucoup de gens dans la pub... On se gave de plats bios et light bourrés de saletés et de graisse, et chacun sait comme le secteur de l'alimentation de masse est une horreur pour les producteurs. On afflue dans les salles de sport et lieux de sports en tous genres, mais pense-t-on à ceux qui y bossent ? Certains ont des horaires très tordus et cherchent à faire des heures à tout prix, d'autres ont des heures stressantes car ils ont trop d'élèves eux-mêmes surmenés. On nous crible de jeunisme à la TV, et les jeunes n'ont pas de boulot. Faut dire que dans les feuilletons, à part les flics ou les stars, personne ne bosse.Des orgies de magazines "bien dans ma tête dans ma petite bulle" côtoient celle de "people pleins de sous et soucis de riches", ça fait vivre des paparazzi eux-mêmes esclaves d'un système de bargeots, où la chasse au scoop rend fou, où on rémunère énormément quelques rares travaux, et où la part de gâchis est énorme. Ca fait vivre quelques rares éditeurs et rédac chef parisiens, copains de la jet-set et de l'aristocratie politico-médiatique. Ca fait vivre aussi quelques gourous modernes et autres charlatans "psychologues". On a aussi les monceaux de magazines de jeux, ... Tous ces secteurs n'ont besoin que de très peu de main d'uvre, laquelle est dévalorisée (pour un qui récupère un sujet intéressant, combien récupèrent la m..de qu'on vend ensuite ?), où la concurrence est rude pour les places, et qui gavent les propriétaires (faut voir le prix des parutions, c'est du même ordre que les journaux hebdomadaires.)La presse... intéressant, les vedettes éditorialistes, qui souvent servent aussi comme cadres sup., captent tout le pognon qui ne va pas aux actionnaires, qui justifie une masse de publicité, ... et les journaux ont très peu de main d'oeuvre pour faire un travail de journalisme digne de ce nom. Et que nous disent les premiers ? Que l'internet tue le journalisme... car on leur pique leur boulot à "éditorialiser en ligne", sans être journalistes... Alors qu'il est bien que les éditoriaux sortent de la mainmise de ces chiens de garde du gratin politique et financier, justement, et que le vrai journalisme ait de quoi vivre.. dans les journaux. Mais on peut toujours attendre qu'ils s'en aillent, les éditorialistes de révérence à 30 000 par mois.On répète sans cesse que l'avenir est aux métiers de l'intellect, de l'imagination, il y a le net, ... Mais qui fait le boulot et qui engrange le pognon ?Bref. S'agissant de la demande, c'est celle du consommateur. Et surtout, c'est la demande solvable, point. Ce depuis le début de la société "bourgeoise". La différence, dans le contexte du marché pur, c'est qu'avant l'Etat était solvable, et que la garantie des droits fondamentaux était possible, maintenant, c'est fini. S'agissant d'offre, c'est celle de biens rentables pour qui vit de rentes. Là encore, plus que jamais depuis le XIXe.Mais puisque en termes de travail, la demande est ainsi constituée, est-il normal qu'au niveau du partage des travaux et des bénéfices, on soit organisé ainsi ? Si on veut de la psy, du sport, du bien-être, pas de souffrance, ... pourquoi ces secteurs d'activité sont si bouchés ? On a bien potentiellement une demande de travail importante, qui va avec la demande de biens et services.Un petit retour sur les travaux pénibles, dégradants, aliénants, ... Comment éradiquer ces travaux-là ? À l'évidence, développer de nouvelles machines modernes, lancer des projets vastes et ambitieux. Donc évidemment, beaucoup de travail de recherche, de développement, des ingénieurs, des techniciens, pas tant d'ouvriers puisque on peut s'éviter largement les travaux pénibles, dégradants, ... pour peu qu'on le veuille. Suffit de développer en même temps les machines outils des machines outils, ... Donc il faut pouvoir planifier en ayant beaucoup d'argent disponible de manière assez ponctuelle, concentrée - plus exactement, il faut mettre en cohérence nombre de projets - et permettre des décisions politiques pour encourager la création de secteurs nouveaux, former les gens, ... Ensuite, donner du boulot à ces salariés dans d'autres métiers. Ou les former, justement, pour travailler sur les projets d'équipements remplaçant leurs travaux, ... en incluant ce budget dans le plan d'ensemble.Qu'en est-il au présent ? La recherche publique ? Chacun a entendu des échos. La recherche privée ? Déjà, la piteuse santé du secteur public est mauvais signe, car les entreprises travaillent beaucoup avec le public pour tout ce qui nécessite des investissements importants et communs, pour la recherche fondamentale ou avancée, ... Et puis on constate que la recherche privée ne fait pas bosser beaucoup de gens. L'ingénierie ? Une catastrophe. Il n'y a plus que des commerciaux qui se font embaucher. Tout le technique se délocalise à vue d'il, et même pire, les ressources globales sont comprimées, la communication technique est traitée n'importe comment : pas le temps, pas de moyens, et des monceaux de managers qui court-circuitent tout. Tout est morcelé, sous-traité, et les infos techniques entre entreprises, elles passent par le haut pour redescendre, ... Je ne sais pas si les gens savent, mais pour décrocher une affaire, aujourd'hui, il faut avoir fait l'étude complète avant même de savoir si on est "affecté" par le client, c'est à dire, si on aura la commande. Souvent, même, le client te pique le résultat, les mises au point, et fait produire ailleurs, là où le coût de production est moins cher mais où ils n'ont pas de moyens d'étude, de mises au point, ... Parfois, il te promet que tu lui écouleras 10 000 pièces / an pendant trois ans. Et en fait, il ne t'en prend que le quart, et change de fournisseur au bout d'un an (tout cela est légal). Suivent encore les "90 jours fin de mois" pour voir les ronds. La formation ? ... Pas les fonds (avec des actionnaires à 15-18-20% et plus, faut pas rêver, le jus ne sort pas du néant).C'est pas comme ça qu'on va éliminer les boulots pénibles. De toutes manières, il suffit de lever les yeux : petits boulots, précarité, temps partiel, ... La peur de le perdre quand on en a. Et le stress au travail, c'est le lot de tous, comme jamais on l'a vu depuis le XIXe. Après ces détours, ce qu'on voit :- on pourrait, ensemble, "se payer" plein de psys, de profs de sports (et de temps libres, pour les faire bosser). Ce n'est ni la demande de biens et services ni la demande de travail, le problème, manifestement, les deux sont importantes- on pourrait abolir les boulots pénibles : tout le justifie, et en particulier le fait que ça ferait grimper la demande de travail dans la recherche, l'ingénierie, le technique, tout en répartissant mieux les hordes de managers et autres commerciaux qui saturent les industries existantes. Encore une fois, on a l'offre et la demande, si on voit les choses en termes de travail et de consommation et non pas en termes de produits disponibles et de demande solvable, en termes de "marché du travail" régit par la demande des financiers lesquels étudient la demande solvable de consommation.Si on regarde par exemple la proposition de loi d'André-Jacques et de ses confrères, on voit que le débat public est impliqué à la fois dans l'expression de la demande de biens et services, et à la fois dans celle de travail. Pour le deuxième aspect, il s'agit pour les gens, librement, de construire un projet, comme le fait un entrepreneur. Sans se soucier de la question des fonds. Le projet implique dès le départ la prise en compte des métiers, de leur organisation, ... car tout est chiffré en termes de besoins de financement. Pas de raison de planifier des sales boulots ingrats et mal payés, puisque d'une part, il n'y pas à mal payer les boulots manuels (le rêve de Boris Vian...), et d'autre part, on aura à l'évidence (je dirais, dès les premières années, en priorité) des projets ambitieux permettant de remplacer ces taches par des machines. Par ailleurs, il n'est pas impératif de tenir le budget, l'important est plutôt que le service proposé soit rendu au mieux. Ce budget est réactualisé ensuite, ce qui permet de débattre s'il vaut mieux remettre des fonds et poursuivre, améliorer ceci ou cela, y compris dans les conditions de travail, je suppose : en particulier, investir dans une machine car un des salariés souffre de son boulot et veut d'ailleurs s'en aller. Tu me diras, s'il n'y a pas assez de place de psys, ça ne change rien à mon soucis, si je tiens à exercer comme psy. C'est vrai, mais il ne faudrait pas oublier une chose : si beaucoup de gens font aujourd'hui un boulot qui les rend malheureux, ce n'est pas tant qu'ils ne savent faire qu'une chose ou deux, et qu'ils n'ont pas trouvé. C'est bien plutôt que tout ce qu'on leur propose ne leur convient pas, et qu'en même temps, pour tout ce qui leur conviendrait, on ne les prend(rait) pas ou bien ils n'en vivraient pas. Je crois que ça change beaucoup de choses.
Dernière modification par sam17 (27-01-2007 23:05:14)
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André-Jacques,je connais ton texte (2358), pour cause. Mais je ne parlais pas de ça. Ce que j'évoquais, c'est "comment s'établiraient les débats publics, s'agissant de décider : les besoins de biens et services (pas du total de la monnaie à créer ou détruire) ; qui souhaite et peut travailler où ?La partie monétaire et bancaire de ta proposition m'est plutôt familière. La Cour des comptes, passons. Quant au conseil économique et social, pour moi, ça n'est que l'organe qui centralise l'évaluation des besoins et offres de projets exprimés par le débat démocratique - au niveau local, en bonne part -, évalue (non pas décide) les besoins de monnaie, la répartition, et travaille avec le gouvernement pour articuler ça dans le cadre de projets d'ensemble promis par le gouvernement, ... Bref, nous sommes à une autre échelle. "le Conseil favorise la collaboration des différentes catégories professionnelles entre elles et assure leur participation à la politique économique et sociale du Gouvernement."Oui, avec le genre de bémol que tu sais. Ne tombons pas dans la dérive d'une planification centralisée et d'une mise à disposition des travailleurs essentiellement aux projets d'un gouvernement. L'essentiel est que les pouvoirs pulics puissent prévoir en avance combien de monnaie il faut. Or, cela n'implique pas une politique d'emploi directive et centralisée. Il me semble qu'il faudrait d'emblée ajouter dans ce chapitre les éléments constitutionnels mis en jeu dans votre proposition de loi pour l'ECS. A savoir, les principaux mécanismes qui permettent (garantissent) une expression démocratique des besoins (référendum locaux et nationaux) ainsi que des projets d'entreprises proposés (implication des mairies dans le vote des projets financés, ...) Tu ne peux pas ne mettre dans la constitution que la partie centralisée, donnant un pouvoir de planification au gouvernement et au CES, et ne laisser qu'à la loi le soin de définir les pouvoirs décentralisés. Sinon, qu'en est-il si ces lois ne sont pas adoptées, ou sont abrogées ensuite ? C'est cet ajout au même rang de norme qui évitera justement la dérive "socialiste", non ?
Dernière modification par sam17 (27-01-2007 23:32:48)
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AJH, Sam,Merci d'avoir répondu à mes questions de néophyte en écosociétalisme, qui auraient effectivement été mieux à leur place sur le forum sociétal.Je suis d'accord (je l'avais d'ailleurs envisagé dans mon message d'origine) que le problème que j'évoquais, qui est tout à fait réel aujourd'hui (même s'il est artificiellement entretenu pour les raisons de rentabilité évoquées par Sam), ne se poserait peut-être pas dans le contexte écosociétal dans lequel vous vous placez. Comme le résume bien Sam : « A vrai dire, je pense que cette situation serait encore deux fois plus marquée dans une "économie sociétaliste". Sauf que ce serait bien plus équilibré... avec la "demande". »
Je voulais juste signaler à Candide qu'à propos du point "si la société détermine (pardonnez-moi cet exemple idiot) qu'elle a besoin de 1000 fleuristes et que 5000 personnes considèrent en leur âme et conscience que ce métier répond à leur "droit des travailleurs à faire un travail dans lequel ils s'épanouissent", que fait-on ?", on est vraiment dans le détail de l'écosociétalisme.. mais enfin, pour répondre rapidement, c'est les besoins qui déterminent le nombre de fleuristes autorisés à s'installer dans une zone donnée.
OK, mais je ne parlais pas au niveau d'une zone (ce système est plus ou moins en vigueur aujourd'hui pour les pharmacies, je crois), car si une zone est saturée on peut toujours aller s'installer ailleurs, même si on s'écarte déjà dans ce cas de l'idéal dont parlait Sam (dans une partie de l'un de ses récents messages qu'il a effacée depuis ; merci Sam ! INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/yikes.png" \* MERGEFORMATINET ), à savoir le souhait de la majorité des gens de ne pas être contraint de déménager pour pouvoir travailler. Non, je me plaçais bel et bien à l'échelle de la société qui compose un pays tout entier. Ce qui est un "simple" problème de mobilité au niveau des zones, devient un problème de chômage au niveau d'un pays...Mais je ne veux surtout pas encombrer ce fil avec des questions qui n'y ont pas leur place. Aussi, si A-J peut m'indiquer l'endroit de son site où je trouverai la réponse à cette question, je me ferai un devoir et un plaisir d'aller la consulter.Bien cordialement.Candide
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1) La BCE et l'euro - 2) L'argent, c'est du temps1) Voici les dispositions pertinentes du projet CIPUNCE Rév. 13 de constitution de la Confédération européenne (actuellement offert à l'acceptation sur HYPERLINK "http://www.cipunce.net" www.cipunce.net ) en rapport avec la BCE :"Article [49] : Attributions et fonctionnement"1. La BCE fixe la politique monétaire de la Confédération en conformant son action aux orientations politiques et économiques données par les institutions et organes confédéraux compétents."2. Le Système de banques centrales est dirigé par les organes décisionnels de la Banque centrale. Son objectif général est de maintenir la stabilité des prix tout en soutenant les politiques économiques confédérales."3. LEurosystème est chargé de conduire la politique monétaire confédérale."2) Puisque nous en sommes ici à des considérations générales, il me semble que nous sommes tous victimes, plus ou moins, du proverbe "Le temps, c'est de l'argent" (si je me répète, excusez-moi - j'ai déjà dit ça mais je ne sais plus où).Il faut partir du principe contraire "l'argent, c'est du temps" , et bien se rendre compte que, par conséquent, redistribuer de l'argent, c'est redistribuer le temps - ou plus exactement l'usage du temps limité dont on dispose. Car c'est bien là la question : le temps nous est à peu près exactement compté, alors que l'argent est imprimable à volonté : on peut me donner tout de suite un million d'assignats... mais pas une seconde de plus.Ce qui est en cause, c'est donc l'effet de la circulation de l'argent sur l'emploi du temps limité dont dispose une population donnée. Par exemple, le versement de 30 % d'intérêts aux actionnaires d'une banque se traduira davantage en temps consacré à la fabrication de jaguars et au maintien d'hôtels de luxe, alors que les transferts à l'État au titre des prélèvement sociaux iront davantage à la guérison du SIDA. Il doit y avoir des conséquences plus concrètes à tirer de cette constatation - à moins qu'elle soit trop simpliste ? Ma mauvaise connaissance de l'économie m'empêche d'arriver à une idée à la fois suffisamment générale et précise : si nous avions une sorte de jeu de monopoly perfectionné pour se représenter la situation schématiquement, ça aiderait. JR
Dernière modification par Jacques Roman (28-01-2007 10:07:48)
#54 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2363" \l "p2363" 28-01-2007 09:08:32
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Ne pas être contraint de déménager pour pouvoir travaillerCandide,j'ai effacé ce passage ? C'était involontaire. Tu as raison, c'est important. En fait nous avons discuté récemment de ça avec AJH, dans le cadre de la proposition sur l'Espace Complémentaire Sociétal ( HYPERLINK "http://www.societal.org/docs/EMS-dev.pdf" http://www.societal.org/docs/EMS-dev.pdf). Pour tout dire, "mon amendement" a été reçu, approuvé, et pris en compte dans la version de la proposition mise en ligne.Dans mon message n°2360, tu peux voir que j'évoque un "bémol", et que j'en tire des conclusions. Cela concerne aussi le sujet que tu évoques, et plus largement, cela vise à généraliser le mécanisme - démocratique - de décision proposé pour le cas de l'ECS, et ainsi, à garantir que celui qui a pour rôle de battre la monnaie, au plan national, n'ait pas en même temps le pouvoir (exclusif) de décider lui-même de son usage, donc de planifier la production de manière centralisée, et que soient financées des politiques (décidées au plan local notamment) prenant en compte directement ou non "l'offre de travail" (financement de "libres entreprises") - voir plus en détails la proposition de loi citée.Ce sujet mérite discussion. Soit sur le forum d'AJH, soit déjà ici, sur le volet "EMS" : je pense que ce serait bien de commencer par discuter des aspects démocratiques, géographiques, "offre / demande", ..., de la prise de décision déjà dans le cadre d'un espace sociétal complémentaire à une économie de marché classique, puis éventuellement, en imaginant une généralisation de cette manière de décider ensemble des politiques économiques.
Dernière modification par sam17 (28-01-2007 09:10:25)
#55 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2364" \l "p2364" 28-01-2007 09:37:14
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Pour une loi donnant aux États le contrôle dune monnaie publique sans intérêts.Constituons des collectifs « Libérer la Monnaie »Un appel important, lancé le 1er janvier 2007 par Alain Vidal, à relayer partout parmi la population :
Message aux parlementaires :Privilèges hérités de lAncien Régime, les intérêts sur la monnaie privée perçus par les banques doivent être abolis.Pour une loi donnant aux États le contrôle dune monnaie publique sans intérêts
Chaque jour, à cause des intérêts qui réduisent le pouvoir dachat, des commerçants déposent leur bilan, des paysans vendent leur ferme, des gens se retrouvent au chômage, des hôpitaux, des écoles, ne sont pas construits, des étudiants arrêtent leurs études, des familles ne partent plus en vacances, des gens se retrouvent à la rue
Payons le travail des banquiers, mais pas les intérêts.Sans production de biens et de services, la monnaie ne serait rien, naurait aucune utilité, aucune valeur.Lennui, cest que les banquiers confondent la monnaie avec les richesses produites à lextérieur des banques.L'argent n'est quun permis dacheter, une représentation chiffrée, sur ordinateur, des biens et des services.Les marchandises commercialisées nappartiennent pas aux banquiers, ils nont donc pas à en prélever des intérêts.Seul le capital emprunté devrait être remboursé. Cest à lÉtat de contrôler ce bien public quest la monnaie.
Les intérêts pris par les banquiers, provoquent une pénurie dargent chez les consommateurs.La monnaie sans intérêts, cest la garantie dun pouvoir dachat correspondant aux biens et aux services produits dans le pays.Pour quune production soit vendue il faut et il suffit quelle soit achetée.Pour quelle soit achetée, il faut et il suffit que la quantité de monnaie en circulation soit égale à la valeur de la production.
Aux USA, en 1861, lÉtat reprit le contrôle de lémission et de la circulation dune monnaie sans intérêts.La production agricole et industrielle redémarra, le chômage disparut.En 1865, après lassassinat du président Lincoln, les banques privées imposèrent de nouveau une monnaie avec intérêts.En dix ans, le pouvoir dachat chutant de moitié, il y eut 55 000 faillites avec tout un cortège de chômage et de misère..Logique, car les banquiers, avec les intérêts, prenaient la moitié de largent que les gens gagnaient en travaillant.
Une idée reçue à combattre : seuls ceux qui empruntent paieraient des intérêts, et bien non !Quand nous achetons un bien ou un service, nous payons toujours une part dintérêts intégrés au prix. En effet, les intérêts liés aux prêts pour investissements sont répercutés dans tous les prix, jusquaux consommateurs.Tous, nous payons des intérêts, directement ou indirectement
Même un SDF qui achète du pain.Résultat, des gens sappauvrissent, même en travaillant.
Une heure pour faire un gâteau au chocolat, seulement 10 secondes pour créer 1 milliard deuros.La création dargent, ça ne coûte quasiment rien en terme de travail réel.Par contre, pour payer les intérêts, vous devrez travailler, produire un bien ou un service dont la valeur ira au banquier.Quand les banques privées contrôlent la monnaie, le pouvoir dachat est réduit de 33% par les intérêts.
Plus un pays produit de richesses, plus il sendette, car les nouvelles marchandises ne seront achetées que par de largent dendettement, puisque créé avec intérêts par les banquiers.Conséquences : largent payant nous force à produire toujours plus, dévastant la planète et répandant la misère.
Dans une économie de marché, il est normal de rembourser le capital en travaillant, et de payer le service bancaire. Par contre lintérêt, véritable racket, doit être aboli.
Les intérêts représentent, en moyenne, 33% du prix hors taxes des biens et services que nous consommons. 200 milliards ¬ , pour de simples lignes d écriture sur ordinateur, c est l équivalent de 75% du budget de la France ! Sans les intérêts, en conservant le même pouvoir d achat, nous pourrions travailler un tiers de temps en moins !
Comme à Nantes, constituons des collectifs « Libérer la Monnaie »Dans les quartiers, les entreprises, sur la place publique, devant les banques, agissonspour une loi donnant aux États le contrôle dune monnaie publique sans intérêts,une monnaie dont la valeur totale serait égale à celle des biens et services produits.
Contact et envoi des signatures de soutien à la proposition de loi : Alain Vidal, 5 avenue Louis Vasseur 44000 Nantesvidal.mothes@wanadoo.fr
#56 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2365" \l "p2365" 28-01-2007 09:42:46
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"L'argent, c'est du temps"Oui, si l'on considère l'intérêt considérable qu'il y a à lire les 50 pages du document "Incursion dans un domaine trop réservé" : HYPERLINK "http://www.attac78nord.org/rubrique.php3?id_rubrique=37" http://www.attac78nord.org/rubrique.php3?id_rubrique=37 pour comprendre ce qu'est la monnaie, ce qu'on en a fait et ce qu'on pourrait en faire.Si l'on considère - puisqu'en économie on en revient toujours à un problème de partage - que les travaux les plus pénibles, dégradants, aliénants, devraient être les mieux rémunérés, plus exactement ceux dans lesquels le temps de travail devrait être limité.Si l'on considère le nombre inquiétant de chômeurs, et le fait que 25% des actifs sont directement touchés par la chômage, alors qu'on nous dit qu'il faut travailler plus, en une semaine, en une année, en une vie.Si on considère un point central dans la manière dont s'organise le grand pillage moderne depuis deux décennies, à savoir que tous les gains de productivité sont captés par les rentiers (actionnaires et banquiers). Alors que, comme le rappelle Candide, il y a nombre de travaux pénibles, dégradants, qui sont maintenus ; alors qu'il est essentiel que le progrès se traduise par une suppression progressive de ces travaux et leur remplacement par l'oeuvre de machines, dont la production nécessite des politiques cohérentes et concertées de financement et d'évolution des métiers demandés : surcroît de travail en recherche, développement, ingénierie, technique, ..., transfert d'une partie des commerciaux et managers sur-saturant les industries existantes, vers ces nouvelles industries.Le temps (de travail), mettons. L'important c'est, comme pour la monnaie, qui décide de sa distribution, et pour quoi faire. Et qu'est-ce qu'on produit, donc qu'est-ce qu'on consomme dans ses temps libres ? La pauvreté intellectuelle, plus exactement l'absence de réflexions nouvelles sur l'avenir dans les médias de masse, ce n'est pas le sympôme le moins écoeurant de notre société de consommation.On a vu se multiplier les critiques de Marx, disant qu'il traîne une énorme contradiction, en voulant (annonçant) d'un côté une société libérée du travail, et en disant d'un autre que le travail est un besoin essentiel de l'humain. Mais il n'y a aucune contradiction, puisque pour Marx, le travail dont il faut se libérer est le travail aliénant, celui qu'on est contraint à faire pour le prix d'un revenu (de subsistance). Le vrai travail souhaitable, c'est celui qu'on fait de sa propre initiative, celui dont on juge par soi-même qu'il est utile, et que sa production nous fait nous sentir utile, ... Or, dans le contexte présent, c'est justement ce travail qu'on ne rémunère pas, ou presque.Pour revenir à des considérations positives, n'oublions pas un point fondamental qui a été évoqué, et qui se situe à la base de la problématique constituant le titre de ce volet : la monnaie, il faut la créer avant la production qu'elle permet d'échanger, et celui qui dispose de la monnaie est celui qui a le pouvoir de décider de la production qu'elle financera.
Dernière modification par sam17 (28-01-2007 09:51:55)
#57 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2366" \l "p2366" 28-01-2007 10:15:33
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Un nouveau jeu de "monopoly"J'ai modifié mon message 2362 sur "l'argent, c'est du temps" sans me rendre compte qu'on y avait déjà répondu, pour suggérer que quelqu'un nous fabrique un jeu style "monopoly" qui aiderait des gens comme moi à comprendre concrètement la circulation de l'argent. En attendant j'irai voir le HYPERLINK "http://www.attac78nord.org/rubrique.php3?id_rubrique=37" http://www.attac78nord.org/rubrique.php3?id_rubrique=37 recommandé par Sam. JR
#58 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2367" \l "p2367" 28-01-2007 11:01:09
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La BCE et l'euro - les BC, les banques, le Trésor, l'Euro et les autres monnaiesJacques,Je conteste plusieurs choses dans votre chapitre (n°2362). En particulier, tout l'alinéa :"2. Le Système de banques centrales est dirigé par les organes décisionnels de la Banque centrale. Son objectif général est de maintenir la stabilité des prix tout en soutenant les politiques économiques confédérales."1) Je ne suis pas d'accord pour inclure "maintenir la stabilité des prix" parmi les objectifs, même combiné avec d'autres. 2) Je ne suis pas d'accord non plus pour que "les politiques économiques" de même que la décision de répartition de la monnaie créée soient effectués exclusivement au niveau confédéral.Ne perdons pas patience, il s'agit de choses fondamentales. Et en tant que "constituant virtuel", et quel que soient les jalons définis pour le CIPUNCE (il n'est jamais trop tard pour bien faire), vous n'êtes sans doute pas contre l'idée que les constituants s'encadrent de conseils (parmi ceux qu'ils peuvent avoir sous la main). Je vais essayer de limiter l'argumentaire, et de passer à des propositions directes de remplacements. Pour le point 1), je souhaiterais d'abord rappeler les mesures constitutionnelles que l'on trouve dans les constitutions des USA et du Canada. Du moins, avant qu'elles aient été rendues caduques (sans être pour autant réécrites). Je pense qu'il faut revenir un peu sur Terre, et ne pas imaginer que les "socétalistes" proposent des choses qui auraient de tous temps été considérées comme révolutionnaires. Même si nous avons les ("prix Nobel" d'économie) dits "monétaristes" qui proposent les mêmes mesures fondamentales, il est bon de revenir un peu sur le roc des siècles passés...Pour le point 2) il nous faut considérer plusieurs aspects. - Tout d'abord, découlant du point 1), le fait que le pouvoir décisionnaire confédéral ne devrait pas excéder en proportion la proportion du budget confédéral (de l'UE) dans la somme des budgets publics de la confédération, à savoir celui, cumulé, des Etats-membres et de l'UE. Plus généralement, si on considère une perspective "sociétaliste" (ou plus classique, devrait-on dire), la proportionnalité devrait être définie par rapport à la distribution entre UE, Etats-membres (pas simplement de l'Eurogroupe), les régions, les collectivités locales, ... de la planification des financements contrôlée par les pouvoirs publics, au sens large. Qu'on craigne le retour à l'économie bolchevique ou le maintient de celle, tout aussi centralisée, dirigée par les principaux actionnaires des principales banques, le problème est en partie le même : celui de la répartition du pouvoir de contrôle de la création monétaire et de son affectation. De toutes manières, il faut savoir ce qu'on veut, si l'Europe est un Etat, un Etat fédéral, une confédération d'Etats, voire de nations... Et être cohérents avec cette décison de base, s'agissant de distribuer le contrôle de la monnaie.- Ensuite, il faut considérer la présence ou l'absence d'harmonisation fiscale dans l'UE. On ne peut pas centraliser la politique monétaire sans faire l'harmonisation fiscale. Il faut également savoir de quels types d'impôt on parle, et considérer globalement l'harmonisation. Vous voyez par exemple qu'au présent, les TVA sont harmonisées, pas le reste (rien d'étonnant). - Enfin, il y a la question de savoir si l'UE doit être la monnaie unique des Etats membres de l'Eurogroupe ou si elle doit simplement être leur monnaie commune. Ca change énormément de choses, notamment la répartition du contrôle de la monnaie (selon celles des monnaies d'Etats, ou régionales, ou "sectorielles", ou autres monnaies parallèles ayant cours forcé - étant échangeables contre l'euro). Cela pose déjà la question du parti pris éventuel dans le début de l'alinéa : le réseau de BC des Etats membres est dirigé par les organes décisionnels de la BCE. Cela me semble trop vague, et a priori bien trop centralisé.
Dernière modification par sam17 (28-01-2007 11:46:40)
#59 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2368" \l "p2368" 28-01-2007 11:09:33
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Système monétaire et bancaire du Canada
Extraits de la Loi constitutionnelle du Canada de 1867, Article 106. [...] le fonds consolidé de revenu du Canada [...] sera approprié par le parlement du Canada au service public.Article 91. Autorité législative du parlement du Canada. [
] l'autorité législative exclusive du parlement du Canada s'étend à toutes les matières tombant dans les catégories de sujets ci-dessous énumérés, savoir : - la dette et la propriété publiques ; - la réglementation du trafic et du commerce ; - l'assurance-chômage [depuis 1940] ; - le prélèvement de deniers par tous modes ou systèmes de taxation ; - l'emprunt de deniers sur le crédit public ; [...] - le recensement et les statistiques ; [
] - le cours monétaire et le monnayage ; - les banques, l'incorporation des banques et l'émission du papier-monnaie ; - les caisses d'épargne ; - les poids et mesures ; - les lettres de change et les billets promissoires ; - l'intérêt de l'argent ; - les offres légales ; - la banqueroute et la faillite ;- les brevets d'invention et de découverte ; - les droits d'auteur ; [
]"
HYPERLINK "http://www.bankofcanada.ca/fr/bref/qui.html" http://www.bankofcanada.ca/fr/bref/qui.htmlLe 31 juillet 1933, le Parlement mit sur pied la Commission royale sur la banque et la monnaie au Canada. La Commission Macmillan, du nom de son président, le très honorable Lord Macmillan, c.r., eut pour mandat d'étudier le fonctionnement du système bancaire et monétaire canadien et d'examiner les dispositions de la Loi sur les banques. Elle fut aussi appelée à se pencher sur la possibilité de fonder une banque centrale.La Commission Macmillan fut créée peu de temps avant que n'expirent les chartes des banques canadiennes, que le Parlement était chargé de revoir et de renouveler chaque décennie depuis 1871, année d'adoption de la Loi sur les banques. C'était aussi l'occasion pour le Parlement de modifier le code bancaire national. En 1933, celui-ci jugea qu'il était devenu nécessaire d'examiner la structure financière existante et ses mécanismes en vue de répondre aux questions soulevées par la Grande Dépression et la conjoncture économique internationale, ainsi que d'orienter l'avenir économique du pays.
En tant que banque centrale du pays, la Banque du Canada a quatre grands domaines de responsabilité.Politique monétaireLa politique monétaire a pour objet de contribuer à la bonne tenue de l'économie et à l'amélioration du niveau de vie des Canadiens et des Canadiennes. Pour parvenir à ce résultat, la Banque maintient l'inflation à un taux bas, stable et prévisible. MonnaieLa Banque est responsable de l'émission, de la conception, de la distribution et du remplacement des billets de banque canadiens. Elle veille également à ce qu'ils soient à l'épreuve de la contrefaçon. Système financierLa Banque s'emploie activement à favoriser la fiabilité, la solidité et l'efficience du système financier au Canada et dans le monde. Gestion financièreLa Banque assure des services de gestion financière de grande qualité, efficaces et efficients, à titre d'agent financier du gouvernement, ainsi que pour son propre compte et pour celui d'autres clients.
La Banque du Canada a été fondée en 1934 sous la forme d'une société privée. Depuis 1938, elle est une société d'État qui appartient au gouvernement fédéral. La totalité des actions de la Banque sont émises au nom du ministre des Finances. En définitive, la Banque est la propriété des citoyens canadiens.La Banque n'est pas un ministère du gouvernement fédéral. Elle mène ses activités avec beaucoup d'indépendance par rapport à la plupart des autres organismes fédéraux [??] En voici des exemples : * Le gouverneur et le premier sous-gouverneur sont nommés par le Conseil d'administration de la Banque (avec l'approbation du Cabinet), et non par le gouvernement fédéral. * Le sous-ministre des Finances siège au Conseil d'administration de la Banque, mais sans droit de vote. * Les dépenses de la Banque sont examinées par son Conseil d'administration, alors que celles des ministères fédéraux sont soumises au Conseil du Trésor. * Les ressources humaines sont gérées par la Banque elle-même et non par un organisme fédéral. * La vérification des comptes de la Banque n'est pas effectuée par le vérificateur général du Canada, mais plutôt par des vérificateurs externes nommés par le Cabinet sur recommandation du ministre des Finances.
(Sans commentaires.)
Dernière modification par sam17 (28-01-2007 11:18:31)
#60 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2369" \l "p2369" 28-01-2007 11:24:46
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Système monétaire et bancaire aux USA
Extrait de la Constitution des USA, article I, section 8 :Le Congrès aura le pouvoir : - de lever et de percevoir des taxes, droits, impôts et excises, de payer les dettes [
] - de faire des emprunts sur le crédit des États-Unis ; - de réglementer le commerce avec les nations étrangères [
] ; - de battre monnaie, d'en déterminer la valeur [au plan national et relativement à - trad. pers. (*) ] celle des monnaies étrangères, et de fixer l'étalon des poids et mesures ; - d'assurer la répression de la contrefaçon des effets et de la monnaie en cours aux Etats-Unis [
](*) To coin money, regulate the value thereof, and of foreign coin.
Manifestement, l'essentiel de ces compétences ont été (là aussi) déléguées à la Federal Reserve, en 1913.Et la Fed se vante bien évidemment de son indépendance par rapport au gouvernement. Quant au congrès, on se demande s'il existe dans la décision.Dans le "Code of Federal Regulations", Titre 12, articles 201-3 et 4, si j'ai bien compris, il est indiqué que la Fed na aucune obligation daccorder les prêts demandés par/pour les institutions, elle a le droit de demander toute justification pour sassurer de la « solvabilité » de ces institutions, après quoi elle juge souverainement de lopportunité daccorder le crédit...Et si le crédit est reporté, les taux d'intérêts augmentent... Quels taux d'intérêts ? Versés à qui ?Autre règle de la Fed des USA : « Après que toutes les dépenses nécessaires d'une banque de réserve fédérale aient été payées ou fournies, les actionnaires de la banque seront autorisés à recevoir un dividende annuel de 6 pour cent sur le capital social versé. » Ah, la BC a des actionnaires ?? Pour quoi faire ?Bien sûr, deux fois par an, la Fed fait son rapport au Congrès. On connaît ça, la politique du fait accompli où l'expert-délégué rend des comptes six mois plus tard - quand tout se passe bien - à ceux là mêmes qui sont supposés exercer le pouvoir transféré. (Et s'ils avaient fait des promesses électorales, ils se débrouilleront bien pour mentir encore une fois aux électeurs, sans doute... par omission.)
Dernière modification par sam17 (28-01-2007 11:49:43)
#61 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2371" \l "p2371" 28-01-2007 19:54:06
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Bonjour à tous,
2) Puisque nous en sommes ici à des considérations générales, il me semble que nous sommes tous victimes, plus ou moins, du proverbe "Le temps, c'est de l'argent" (si je me répète, excusez-moi - j'ai déjà dit ça mais je ne sais plus où).
Disons plutôt que nous sommes victimes de la lecture unidirectionnelle de ce puissant proverbe. En effet, il est parfaitement vrai que le temps c'est de l'argent. Cela dit, il ne faut pas oublier qu'une égalité (x = y) peut se lire dans les deux sens, et Jacques a immensément raison de poursuivre...
Il faut partir du principe contraire "l'argent, c'est du temps" , et bien se rendre compte que, par conséquent, redistribuer de l'argent, c'est redistribuer le temps - ou plus exactement l'usage du temps limité dont on dispose. Car c'est bien là la question : le temps nous est à peu près exactement compté, alors que l'argent est imprimable à volonté : on peut me donner tout de suite un million d'assignats... mais pas une seconde de plus.
Ça, de même que tout ce qui a été dit sur ce sujet récemment, ça me touche énormément, en tant que personne qui, comme la plupart d'entre nous, doit ou aimerait faire tellement de choses dans une journée qu'elle regrette que les journées ne comptent pas 2 fois plus d'heures. Quant à la formule que j'ai mise en gras, elle mérite d'être intégrée directement dans le "best of" des citations qu'Étienne gère quelque part sur son site...Bien cordialement,Candide
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#62 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2372" \l "p2372" 28-01-2007 20:02:58
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Bonjour cher Candide, plaisir de vous retrouver INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Le "best of des citations", c'est la page "En vrac" ? Je l'aime bien, celle-là : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/En_Vrac.htm" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/En_Vrac.htm INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET
#63 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2373" \l "p2373" 30-01-2007 06:02:53
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Constitution/Banque centrale européenneSam (2367).Entre votre message et la présente réponse, j'ai reparcouru le présent forum, et ce qui était pourtant clair dès le début vient seulement de m'apparaître : nous parlons ici de politique, pas de règles constitutionnelles.Je propose donc aux participants CIPUNCE qui ont accepté mon avant-projet Rév. 13 comme base de travail (deux : c'est un bon début, il n'en reste plus que 48 à venir, et quand même encore plus de 24 heures pour ce faire...) de modifier comme suit les dispositions relatives à la BCE :"Chapitre IX"La Banque centrale de la Confédération européenne "Article [48] : Statut. La Banque centrale de la Confédération européenne, institution confédérale, a la capacité juridique requise pour lui permettre dexercer les pouvoirs qui lui sont assignés par la Constitution et les lois organiques. Elle est autonome dans la gestion de ses finances sous réserve de larticle [49-1] de la Constitution."Article [49] : Attributions et fonctionnement"1. La BCE gère la politique monétaire de la Confédération en conformant son action aux orientations politiques et économiques données par les institutions et organes confédéraux compétents."2. La Banque centrale peut prendre des règlements."Article [50] : Modalités diverses. La loi organique précise le statut, les attributions et les modalités de fonctionnement de la Banque centrale."De cette manière, les questions de politiques sont renvoyées au débat législatif et intergouvernemental ordinaire. La loi organique, dans l'avant-projet CIPUNCE Rév. 13, exige d'être non seulement débattue par le Parlement européen, mais approuvée par tous les États membres - qui devront donc faire application de leurs règles constitutionnelles respectives. JR
#64 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2374" \l "p2374" 30-01-2007 06:05:09
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Constitution/Banque centrale européenneSam (2367).Entre votre message et la présente réponse, j'ai reparcouru le présent forum, et ce qui était pourtant clair dès le début vient seulement de m'apparaître : nous parlons ici de politiques, pas de règles constitutionnelles.Je propose donc aux participants CIPUNCE qui ont accepté mon avant-projet Rév. 13 comme base de travail (deux : c'est un bon début, il n'en reste plus que 48 à venir, et quand même encore plus de 24 heures pour ce faire...) de modifier comme suit les dispositions relatives à la BCE :"Chapitre IX"La Banque centrale de la Confédération européenne "Article [48] : Statut. La Banque centrale de la Confédération européenne, institution confédérale, a la capacité juridique requise pour lui permettre dexercer les pouvoirs qui lui sont assignés par la Constitution et les lois organiques. Elle est autonome dans la gestion de ses finances sous réserve de larticle [49-1] de la Constitution."Article [49] : Attributions et fonctionnement"1. La BCE gère la politique monétaire de la Confédération en conformant son action aux orientations politiques et économiques données par les institutions et organes confédéraux compétents."2. La Banque centrale peut prendre des règlements."Article [50] : Modalités diverses. La loi organique précise le statut, les attributions et les modalités de fonctionnement de la Banque centrale."De cette manière, les questions de politiques sont renvoyées au débat législatif et intergouvernemental ordinaire. La loi organique, dans l'avant-projet CIPUNCE Rév. 13, exige d'être non seulement débattue par le Parlement européen, mais approuvée par tous les États membres - qui devront donc faire application de leurs règles constitutionnelles respectives. JR
#65 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2381" \l "p2381" 04-02-2007 15:07:51
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Jacques,Il ne s'agit pas de parler de politiques, sauf - par soucis d'éclairer les débats - pour montrer que :- dans le régime actuel seules des politiques monétaires néolibérales sont rendues possibles ;- dans le régime qu'on peut souhaiter, toutes les politiques monétaires doivent pouvoir être pratiquées (en particulier, changer le régime actuel ne doit pas imposer une politique monétaire socialiste et centralisée).Si vous trouviez normal qu'un régime dans lequel la création monétaire est une pure nécessité (en proportion de la croissance) rende toute nouvelle monnaie payante pour l'Etat et autorise à des particuliers à la lui vendre, c'est une chose. Si par contre, tout en admettant la pertinence de cette problématique, vous considériez que ce choix relève d'une loi, fut-elle organique, ou de règlements, ç'en est une autre. Que je sache, le choix de l'abolition des privilèges, de l'égalité en droits, relève de la constitution, voire même de la Charte. Voilà pour la problématique constitutionnelle essentielle de ce volet. Ce n'est pas bien compliqué de la cerner. Libre à chacun, par contre, de commencer par juger si elle est pertinente.La constitution doit définir précisément à qui appartient le pouvoir de création monétaire et le contrôle de son affectation première. Cela concerne l'organisation des pouvoirs publics (distribution, séparation et contrôle des pouvoirs) ainsi que la répartition géographique de ces pouvoirs dans le cadre d'une confédération.Cette définition ne peut pas être laissée au gré d'une majorité parlementaire en place, sans quoi cela revient à laisser ces parlementaires modifier eux-mêmes ce qui relève de la constitution, de l'organisation des pouvoirs publics (transférer eux-mêmes des pouvoirs publics). Pas non plus de loi organique. Lisez l'extrait de la constitution des USA ou du Canada, les choses y sont clairement tranchées. (Comme par ailleurs cette vieille constitution n'a pas bénéficié des services éclairés d'Etienne... et mentionné noir sur blanc que le pouvoir constituant est protégé, séparé, ... et contrôlé par le référendum, il se trouve que la forfaiture qui a conduit à contourner l'article I section 8 de la constitution américaine depuis 1913 ne peut pas être ainsi nommée. J'ai pensé que cet exemple historique illustrait bien la nécessité d'accorder les clauses d'une constitution durable.)Concernant le 2e point de mon message n°2367 :- la constitution des USA spécifie : [pouvoirs du Congrès] de lever et de percevoir des taxes, droits, impôts et excises, de payer les dettes et pourvoir à la défense commune et à la prospérité générale des États-Unis ; mais lesdits droits, impôts et excises seront uniformes dans toute l'étendue des États-Unis. La notion d'harmonisation fiscale (à travers un territoire pour lequel le contrôle de la monnaie est centralisé) est posée clairement. On ne choisit pas décemment de centraliser ce pouvoir sans associer ce choix à celui d'une harmonisation fiscale ; le choix de cette harmonisation doit être inscrit dans la constitution, ou bien alors il faut revenir sur une création monétaire nationale, indépendante ;- puisque la création monétaire, comme la fiscalité, sont précisément ce qui finance l'organisation des pouvoirs publics (et les services publics), il me semble évident que se pose aussi la question d'une juste répartition du pouvoir monétaire dans une confédération qui ne produit qu'une part ifnime de redistribution à l'échelle confédérale, possède un budget confédéral minime, et unit des Etats membres aux PIB très différents. J'ai proposé quelque chose de concrêt en la matière, et encore une fois, ce n'est pas une proposition de loi : le pouvoir décisionnaire confédéral en matière de création monétaire et de choix de son affectation première ne devrait pas excéder en proportion la proportion du budget confédéral dans la somme des budgets publics de la confédération, à savoir celui, cumulé, des Etats-membres et de l'UE. Et la répartition de ce pouvoir entre chaque Etat-membre (voire entre régions, collectivités locales, ...) devrait être proportionnelle à leurs PIB respectifs (idéalement, à celui qu'ils auront l'année suivante).La question de l'union monétaire ne change rien à ces deux problèmes de (re)distribution, au contraire, elle les crée, ce qui appelle des réponses, des garanties.
Dernière modification par sam17 (04-02-2007 15:29:52)
#66 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2389" \l "p2389" 05-02-2007 06:08:45
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Principes constitutionnels monétairesSam (2381).Concrètement, pourriez-vous rédiger les projets d'articles constitutionnels correspondants (pour la constitution européenne, pour la constitution nationale) ? JR
#67 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2391" \l "p2391" 05-02-2007 12:06:56
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Jacques Roman (2389)J'ai pour ma part fait une proposition sur le wiki : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/wikiconstitution/index.php?title=Constitution_nationale_d%27origine_citoyenne_AJH" Constitution nationale d'origine citoyenne AJH ; voir Titre supplémentaire B = Système monétaire et bancaire.AJH
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#68 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2419" \l "p2419" 22-02-2007 18:38:00
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HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
BonjourJe voulais signaler l'ouverture du site "Les Faux Monnayeurs" HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org" http://www.fauxmonnayeurs.org , dans le droit fil de ce forum évidemment, et la proposition "Espace Complémentaire Sociétal" sur le site de campagne de José Bové HYPERLINK "http://www.unisavecbove.org/spip.php?article1052" http://www.unisavecbove.org/spip.php?article1052Cordialement - AJH
Dernière modification par AJH (22-02-2007 18:41:47)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#69 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2472" \l "p2472" 11-05-2007 06:09:06
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
Pierre Rosanvallon utilise l'exemple de l'indépendance de la Banque centrale allemande pour illustrer la recherche d'institutions indépendantes pour se protéger des abus de pouvoirs des exécutifs :France Culture, HYPERLINK "http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/utls/archives.php" l'éloge du savoir, vendredi 11 mai 2007 : HYPERLINK "http://www.tv-radio.com/ondemand/france_culture/UTLS/UTLS20070511.ram" Les institutions de l'intérêt général : la démocratie du 21e siècle 9/14 ( HYPERLINK "http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/utls/fiche.php?diffusion_id=51664" http://www.radiofrance.fr/chaines/franc
n_id=51664)(il parle en ce moment même ; le lien ne sera valide que dans une heure INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET )Il évoque des sources variées très intéressantes sur la monnaie. Le lien entre la stablilité de la monnaie et la substance même du contrat social est utile pour comprendre la détermination des allemands à conserver l'indépendance de leur banque centrale.Toutes ses leçons sont passionnantes : voir les adresses sur ma page 'Liens et documents'.
#70 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2474" \l "p2474" 12-05-2007 02:20:55
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
« La crise mondiale daujourdhuiPour de profondes réformes des institutions financières et monétaires » HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_Allais_1998.htm" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/m
s_1998.htm Un article superbe de Maurice Allais dans Le Figaro des 12, 19 et 26 octobre 1998.À lire et à étudier soigneusement, cest un document important.Pour l'imprimer, HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_Allais_1998.pdf" utiliser plutôt la version pdf.Dautres extraits et dautres résumés sur Maurice Allais, sur le site du normand curieux (Le Drakkar Bleu Noir) : HYPERLINK "http://www.drakkar-bleu-noir.info/article-797906.html" http://www.drakkar-bleu-noir.info/article-797906.html HYPERLINK "http://www.drakkar-bleu-noir.info/article-823383.html" http://www.drakkar-bleu-noir.info/article-823383.html HYPERLINK "http://www.drakkar-bleu-noir.info/article-797683.html" http://www.drakkar-bleu-noir.info/article-797683.htmlVoir également : « Présentation de Maurice Allais » HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Presentation_Maurice_Allais.htm" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/P
Allais.htm Trois articles très utiles pour découvrir un grand homme, passionnant et incroyablement méconnu.Les rebelles aux abus de pouvoir devraient sans doute connaître ce rigoureux et généreux vieux monsieur :ses démonstrations seront salutaires pour confondre les grands voleurs qui nous dirigent.
#71 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2489" \l "p2489" 15-06-2007 05:53:05
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
« LARNAQUE de la dette publique »par André-Jacques Holbecq : HYPERLINK "http://www.societal.org/docs/dette-publique.htm" http://www.societal.org/docs/dette-publique.htmExtrait de ce document dont les tableaux chiffrés sont passionnants (après un petit temps d'adaptation pour se mettre dans le bain) :
« (
) Entre 1980 et 2006, la dette a augmenté de 913 milliards d'euros, alors que nous avons payé 1 176 milliards d'euros d'intérêts. Si nous n'avions pas eu à emprunter ces 913 milliards d'euros sur les marchés monétaires, c'est-à-dire si nous avions pu créer notre monnaie, faire exactement ce qu'ont le droit de faire les banques privées, la dette qui était de 229 milliards d'euros début 1980 serait totalement remboursée et nous disposerions en plus d'un solde de trésorerie positif de 34 milliards d'euros.(
)Conclusion : 1 167 milliards d'euros d'intérêts payés pendant 27 ans, c'est à peu près 119 millions d'euros par jour (oui, par jour ! depuis 30 ans) que nous payons aux déjà plus riches qui d'ailleurs peuvent ainsi nous les reprêter à nouveau contre intérêt.Et ces 43 milliards par an [de dette imposée à tous sans raison d'utilité publique] sont l'équivalent de 240 Airbus A350, ou de 3 porte-avions "Charles de Gaulle", ou de 40 000 belles villas sur la Côte dAzur, ou de l'isolation (en comptant 10 000 euros par foyer) de 4 270 000 logements, ou un salaire net de 18 000 euros annuel, salaire médian en France, versé à 2 380 000 personnes... Mais vous pouvez trouver d'autres exemples !
Nous préconisons, soit, au niveau national : une reprise du droit de seigneuriage droit régalien d'émettre la monnaie , éventuellement par émission d'une monnaie complémentaire (voir HYPERLINK "http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=EMS" ECS), soit, au niveau de la zone euro : 1 - Le gouverneur de la Banque Centrale Européenne (BCE) doit pouvoir être contraint à une émission monétaire centrale (sans intérêt) par une décision conjointe de la Commission ou du Conseil européen (c'est-à-dire les chefs d'État), ET des députés européens des pays de la zone euro. 2 - Les critères de Maastrischt doivent être revus, et spécifier désormais :a) que les budgets des États doivent être équilibrés en "fonctionnement" + "amortissements". Nul État de la zone euro ne peut déroger à cette règle.b) que les États peuvent financer leurs équipements (budget d'investissements) par un appel à création monétaire sans intérêt de la BCE. Néanmoins pour garder une égalité de traitement entre tous les États de la zone euro, les émissions monétaires seront réparties égalitairement au prorata de la population de chaque État.
Pour justifier cette nécessité, le lecteur doit savoir que, depuis 1973, la France ne crée plus de monnaie pour combler ses propres déficits, que ce soit en fonctionnement (salaires et retraites des fonctionnaires, loyers, etc.) ou en investissements pour son développement (écoles, routes, ponts, aéroports, ports, hopitaux, bibliothèques, etc.), mais quelle emprunte sur les marchés monétaire en émettant des obligations (bons du Trésor) sur lequel évidemment elle doit payer un intérêt à ceux qui souscrivent (40% du montant par des résidents, 60% par des non-résidents). Ceci a pour conséquence, comme nous l'avons vu plus haut, qu'au fil des années la dette s'alourdit d'un montant sensiblement égal au "déficit", qu'il faut couvrir par l'emprunt, c'est-à-dire par l'émission d'obligations nouvelles auprès du public et surtout des investisseurs institutionnels (assurances, banques, etc.). »
Ne pas laisser ce sujet aux experts : ce n'est pas compliqué et notre liberté individuelle semble dépendre étroitement de notre sourcilleuse vigilance sur ce rouage essentiel de l'économie.
J'ai l'impression qu'André-Jacques Holbecq, avec la mise en lumière du privilège féodal des banques privées qui peuvent nous dominer tous à travers la création monétaire confisquée, a identifié un problème majeur de l'espèce humaine, et que ce problème ne trouvera sa solution qu'à travers ma propre thèse : c'est à nous nous qui n'avons pas besoin des banques "pour renouveler notre pouvoir" et qui sommes donc infiniment plus indépendants des banques que les politiciens professionnels c'est à nous, donc, d'écrire nous-mêmes, au plus haut niveau du droit, les règles qui nous protègeront de l'asservissement économique enfin identifié et compris. Ma thèse (juridique) renforce et complète la thèse (économique) d'André-Jacques, et réciproquement. La thèse (philosophique) de Michel Onfray, qui se bagarre pour rendre possible une philosophie populaire, un esprit critique appris dès le plus jeune âge par le plus grand nombre , cette thèse est, elle aussi, complémentaire de nos propres thèses car une Constitution d'origine populaire qui nous rendrait enfin notre souveraineté monétaire et l'abondance correspondante ne pourra voir le jour que si elle est écrite, validée et défendue quotidiennement par une multitude rendue raisonnable par la réflexion. Je rêve, me direz-vous INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Pourtant, tout ça devient très cohérent, je trouve.
Amicalement.Étienne.
#72 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2490" \l "p2490" 16-06-2007 09:12:40
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« Pourquoi avons-nous besoin dinnovations monétaires ? Trois erreurs courantes, trois conséquences probables, trois solutions possibles »Un document passionnant de Margrit Kennedy, spécialiste des monnaies locales : HYPERLINK "http://www.margritkennedy.de/pdf/BUE_FRA_KennedyFranzArt.pdf" http://www.margritkennedy.de/pdf/BUE_FR
anzArt.pdfMerci à Alex INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET qui nous l'a signalé sur le blog : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2007/05/01/72-non-ce-n-est-pas-trop-cher-le-financement-des-besoins-collectifs-est-rendu-sciemment-ruineux" Non, ce n'est pas "trop cher" : le financement des besoins collectifs est rendu sciemment ruineux par un sabordage monétaire étonnant, messages 49 et 67 Alex y écrit notamment :
C'est vrai que, tout de suite après le crach argentin, des monnaies locales ont été créées.Elles ont servi aux populations pour survivre.Ces monnaies avaient une architecture très simple, conçue en urgence, et n'avaient pas de facteur anticyclique, et donc étaient instables.Aujourd'hui, il faut plutôt parler de monnaies complémentaires, à l'architecture très stable, qui intègrent des concepts très fonctionnels.Un de ces concept est expliqué par Margrit Kennedy :
1.4. Des frais dutilisation à la place des intérêts Nous connaissons depuis le début du vingtième siècle une solution qui est non seulement incroyablement simple et élégante, mais aussi pratique et facile à comprendre. Elle a été découverte et publiée pour la première fois en 1916 par Silvio Gesell, un homme daffaires germano-argentin. Son Ordre économique naturel est au capitalisme et au communisme ce qua été le changement dans notre perception du monde quand nous avons découvert que la Terre nétait pas plate mais sphérique et que le soleil ne tournait pas autour de la Terre mais vice versa (ce qui, soit dit en passant, est encore difficile à croire quand nous observons un coucher de soleil).Au lieu dimposer des intérêts pour assurer la circulation de la monnaie, Gesell propose une taxe comme « incitation à la circulation » ou, en anglais, « demurrage », limitant ainsi la monnaie à sa fonction de moyen déchange et de réserve stable de valeur. Si vous avez plus dargent que vous nen avez besoin, vous lapportez à la banque qui le prête, le remettant ainsi en circulation. Il ny a alors pas de frais.
C'est essentiel de bien lire le textes importants et connaitres les meilleures idees.Le monde académique aujourd'hui est paralysé par l'obscurantisme : si, au temp de Galilée, le prix Nobel avait existé, et s'il avait été décerné par l'église, on n'aurait pas eu de révolution copernicienne.Aujourd'hui, la revolution copernicienne tarde parce que le prix Nobel d'economie est décerné par la banque de Suède !!Nous voilà enchaînés à l'obscurantisme de la vision usuro-centrique avec tous les risque qui vont avec :
Les intérêts se comportent en fait comme un cancer à lintérieur du système économique et donc également au sein de notre société, notre « organisme social ». Si nous étions capable de mettre en place un système monétaire qui corresponde à la courbe de croissance « naturelle », alors la croissance zéro ou la croissance qualitative, réclamée depuis si longtemps par les écologistes et les économistes, serait possible.On sest moqué de ces Albanais qui, dans les années 90, ont cru certains banquiers qui affirmaient quun soi-disant plan dinvestissement pyramidal leur rapporterait des intérêts mensuels de 25 % et plus. À cause de laugmentation exponentielle de largent investi, ceci était vrai, mais seulement à court terme. Toutefois, aussitôt que le taux daugmentation des investissements commença à ralentir, le système seffondra. Nous ne sommes pas fondamentalement plus malins, car quiconque accepte notre système monétaire actuel encourt précisément le même risque, bien que sur une plus longue période. Dans les pays à taux dintérêt élevé, par exemple en Amérique latine, cet effondrement se produit environ tous les dix ou quinze ans. Dans les pays à taux dintérêt peu élevé comme la Suisse ou lAllemagne, cela se produit tous les quarante ou soixante ans. Un effondrement majeur arrive alors sous forme dun krach financier, dune révolution ou dune guerre.
Un cancer donc. Il y a aujourd'hui, même sur ce blog, quelqu'un qui se vante de la croissance économique de la société occidentale.Et bien, sa gloire est éphémère, éphémère comme la cellule cancérigène qui va bientôt mourir avec l'organisme qu'elle parasite.
#73 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2491" \l "p2491" 16-06-2007 09:13:32
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« Système monétaire et bancaire : proposition constitutionnelle N°1 »par André-Jacques Holbecq : HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.php?lng=fr&pg=6" http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.
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#74 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2493" \l "p2493" 18-06-2007 08:21:50
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Bonjour"Ma" proposition institutionnelle spécifie, dans le cadre européen de la zone euro :
1 - Le gouverneur de la Banque Centrale Européenne (BCE) doit pouvoir être contraint à une émission monétaire centrale (sans intérêt) par une décision conjointe de la commission ou du conseil européen (c'est-à-dire les chefs d'État), ET des députés européens des pays de la zone euro.
Je reçois à l'instant un message de Sam17, qui exprime ainsi son avis:
Nooooon ! Par les députés, point.Comme dans la constitution des USA. C'est le Parlement qui vote le budget, l'impôt, ... et qui fixe le change (en théorie). La création monétaire va évidemment avec ces domaines de contrôle.Un gouvernement, en ces matières, ça proposera toujours. Mais il faut que le Parlement dispose. Donc ni la Commission ni le Conseil (qui ne sont pas que des exécutifs, mais des instances tyranniques, jusqu'à nouvel ordre, dans le contexte institutionnel européen et quand bien même).La question qui se pose surtout à mon sens c'est celle de la part de décision des députés nationaux dans une configuration pas fédérale. Dans le contexte actuel, vu la répartition de la fiscalité / des budgets, je pense que la décision du volume de création et de son usage devrait appartenir essentiellement aux parlements nationaux. On avait parlé de proportionner ce pouvoir volume à la population du pays). Bien qu'il faille une instance européenne pour voter l'ensemble (du volume). De même que pour "tenir" la BCE et garantir le respect de ladite proportionnalité. Ajoutons une part d'attribution de la monnaie créée au prorata du budget européen par rapport à la somme des budgets publics nationaux + européen.
Qu'en pensez-vous ?Pour ma part, je voudrais juste apporter une petite justification à ma proposition. En fait, je pars de l'état actuel (où l'UE est quand même gérée par la Commission et le Conseil) et je tente de proposer ce qui me paraît le plus facilement applicable.... Il n'y a que si le fonctionnement de l'UE changeait pour devenir un régime 100% parlementaire qu'il serait, à mon sens, possible de laisser tout pouvoir de décision au Parlement (concernant l'émission monétaire qui est ici notre sujet), lequel est en général plus "partisan" que ne l'est l'exécutif...Ceci dit, c'est vrai qu'intellectuellement je suis pour un "exécutif fort" et préfère laisser à un Parlement un rôle prépondérant au niveau des propositions.Pour tenir compte de l'objection (néanmoins intéressante ;-) ) de Sam17, je proposerais donc d'écrire:
1 - Le gouverneur de la Banque Centrale Européenne (BCE) doit pouvoir être contraint à une émission monétaire centrale (sans intérêt) par une décision de la Commission OU du Conseil européen (c'est-à-dire les chefs d'État), OU des députés européens des pays de la zone euro.
Ajout 13 h 20 :Reste à proposer les majorités pour le Conseil et le parlement ...
Dernière modification par AJH (18-06-2007 13:20:13)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#75 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2554" \l "p2554" 05-07-2007 03:34:15
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André-Jacques a mis en ligne un compteur en temps réel des intérêts payés depuis le 1er janvier 2007 sur la "dette publique" HYPERLINK "http://www.societal.org/dette/interets.htm" http://www.societal.org/dette/interets.htmC'est "parlant".
#76 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2588" \l "p2588" 08-08-2007 04:18:40
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« Ou la propriété emportera la République, ou la République emportera la propriété »par Pierre-Joseph Proudhon, à lAssemblée nationale constituante, le 31 juillet 1848 : HYPERLINK "http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/1848_Pierre_Joseph_Proudhon.asp" http://www.assemblee-nationale.fr/histo
oudhon.aspUn texte formidable
je lai déniché dans un livre passionnant : « les grands discours parlementaires du XIXe siècle de Benjamin Constant à Adolphe Thiers » (chez Armand Colin), puis je lai trouvé sur le net pour vous le signaler in extenso. Je signale aussi que tous les livres de cette collection (il y en a cinq, en commençant par la Révolution : Mirabeau, Danton, Robespierre, Condorcet, Saint-Just, Talleyrand, Sieyès, Barnave
), tous sont enthousiasmants, pour comprendre la République et reprendre goût à la Démocratie.
« Le citoyen Proudhon : Citoyens représentants, vous êtes impatients, non pas de m'entendre, mais d'en finir. Le socialisme, depuis vingt ans, agite le peuple. Le socialisme a fait la révolution de Février : vos querelles parlementaires n'auraient pas ébranlé les masses. Le socialisme a figuré dans tous les actes de la révolution (
) C'est le socialisme qui a servi de bannière à la dernière insurrection ; ceux qui l'ont préparée et ceux qui l'exploitent avaient besoin, pour entraîner l'ouvrier, de cette grande cause. C'est avec le socialisme que vous voulez en finir, en le forçant de s'expliquer à cette tribune. Moi aussi, je veux en finir. Et puisque vous m'avez garanti la liberté de la parole, il ne tiendra pas à moi que nous en finissions avec le socialisme ou avec autre chose. (Rumeurs prolongées.)J'avais écouté, avec l'attention qu'elles méritaient, les observations du comité des finances sur la proposition que j'ai eu l'honneur de vous soumettre ; J'ai lu, depuis, avec toute la diligence dont je suis capable, le rapport que vous avez entendu mercredi, et je déclare qu'après cette lecture je me crois plus fondé que jamais à insister sur l'adoption de mon projet. [...]On a voulu écraser en moi, d'un seul coup, le socialisme, c'est-à-dire la protestation du prolétariat, et faire, par cette exécution, un pas de plus dans la voie réactionnaire. (Allons donc ! - Écoutez ! Écoutez ! - Laissez tout dire !)La force du socialisme, sachez-le bien, ne tient pas au succès d'un individu. Mais, puisqu'on a fait d'une proposition financière une question de parti, je ne reculerai pas devant cette discussion ainsi élargie. Il sera prouvé aujourd'hui que ce sont les notabilités financières qui, depuis vingt ans, par leur ineptie, sont la cause de notre ruine. Grâce au comité des finances, le débat n'est point entre le citoyen Thiers et moi ; il est entre le travail et le privilège. [...]Citoyens représentants,La proposition qui vous est déférée n'est rien de moins, prenez-y garde, que la révolution de Février ; et ce que vous allez faire pour l'une, vous le ferez pour l'autre. Vous ne savez rien de ma proposition, pas plus que de la Révolution (Réclamations.), ni le principe, ni le but, ni les moyens. Le comité des finances, qui, par sa spécialité devait vous les faire connaître, ne vous en a rien dit. Tout ce qu'il a soupçonné de mon projet, c'est qu'il était quelque peu révolutionnaire. Est-ce que le comité des finances accueille les idées révolutionnaires ? est-ce que, dans cette révolution de Février, il voit autre chose qu'une surprise, un accident déplorable ? Pour moi, je suis de ceux qui prennent au sérieux cette révolution, et qui ont juré d'en poursuivre l'accomplissement. Vous m'excuserez donc, citoyens, si, pour expliquer ma proposition, je reprends les choses d'un peu haut. Je serai, d'ailleurs, dans ces prolégomènes extrêmement bref. En 93, si la mémoire ne me trompe, au moment des plus grands dangers de la République, un impôt du tiers fut frappé sur le revenu. Je ne vous dirai pas comment fut établi cet impôt, comment il fut accueilli, ce qu'il rendit. Ce que je veux vous faire remarquer, et qui seul importe en ce moment, c'est qu'en 93 la propriété paya sa dette à la révolution. À cette époque, où il s'agissait d'être ou de nêtre pas, la propriété, chose rare, fit un sacrifice au salut public : ce souvenir lui est resté comme un des plus atroces de ces jours immortels. Depuis lors, depuis cinquante-six ans, la propriété, je veux dire le revenu net, n'a contribué en rien à la chose publique. (Dénégations et rires.) Vous rirez après.L'impôt établi sur le principe de la proportionnalité, sa seule base possible, a pesé constamment, de tout son poids, sur le travail. Le travail seul, je le répète à dessein, afin que l'on me contredise, le travail seul paye l'impôt comme il produit seul la richesse. La révolution de 1848 est arrivée. Ses dangers, ses angoisses, pour être d'une nature toute différente, ne sont pas moindres que ceux de 93. Il s'agit donc de savoir si la propriété, si le revenu net, en tant qu'il se spécialise et se sépare du produit brut, veut faire pour cette révolution QUELQUE CHOSE ! En 93, la révolution combattait contre le despotisme et contre l'étranger. En 1848, la révolution a pour ennemis le paupérisme, la division du peuple en deux catégories, ceux qui possèdent et ceux qui ne possèdent pas. L'objet de la révolution de Février s'est formulé tour à tour de différentes manières : extinction du paupérisme, organisation du travail, accord du travail et du capital, émancipation du prolétariat ; tout récemment, droit au travail ou garantie du travail. Cette formule du droit au travail ou de la garantie du travail, est celle que vous avez adoptée dans votre projet de Constitution, articles 2, 7 et 132, et que vous maintiendrez, je n'en doute pas. (Bruit.)Acceptant donc la détermination ainsi faite de la question révolutionnaire, le droit au travail, j'arrive tout de suite à ma proposition, et je me demande : en quoi consiste le droit au travail, et comment est-il possible de le réaliser ? [...]Le travail pourrait être garanti, si la production avait un débouché sans limites : voilà mon premier raisonnement. Je ne crois pas qu'à cet égard je rencontre de contradicteurs. Si le travail, pris dans sa collectivité, était continuellement plus demandé qu'offert, il est évident que la garantie du travail existerait ; elle n'aurait pas besoin des promesses de l'État ; elle ne compromettrait point la liberté ni l'ordre. À cela, point de difficulté. Qu'est-ce donc qui nous empêche d'avoir en nous-mêmes un pareil débouché ? La puissance de consommation, dans la société comme dans l'individu, est infinie ; et si la plus grosse fortune ne suffit jamais à un homme qui sait vivre, quelle pourrait donc être la consommation d'un pays où l'amour du bien-être, le goût du luxe, le raffinement des murs, sont poussés à un aussi haut degré qu'ils le sont parmi nous, si la faculté de consommer était donnée à ce pays dans fa mesure de ses besoins ? N'est-il pas évident que si, au lieu du produit chétif de 10 milliards, qui ne donne pas à chacun de nous 75 centimes par jour, il nous était permis de dépenser 100 milliards, 7 fr. 05 c. par jour et par tête, nous les dépenserions. (Mouvement.) Je ne dis pas que nous puissions en arriver là maintenant ; mais je dis que nous sommes capables de les dépenser. (On rit.)Ce n'est donc pas, au fond, la volonté de consommer, par conséquent le débouché, qui manque ; c'est que la consommation est mal servie. Il y a quelque chose qui l'empêche, qui met sur elle l'interdit. Les magasins regorgent et la population est nue ; le commerce est stagnant et le peuple ne vit que de privations ! Tous, tant que nous sommes, nous voulons d'abord le bien-être et ensuite le luxe : nous produisons, autant qu'il est en nous, ce qu'il faut pour combler nos désirs ; les richesses sont là qui nous attendent, et nous restons pauvres ! Quel est donc ce mystère ?
Ce qui empêche la consommation, ce qui, par une conséquence nécessaire, met le veto sur le travail, c'est que la circulation des produits est entravée. Et la circulation est entravée :1° Par l'emploi exclusif de l'or et de l'argent comme instruments d'échange :2° Par le loyer, ou péage, qu'il faut payer pour s'en servir ;3° Par l'assimilation qui a été faite de tous les capitaux et instruments de production, notamment du sol, à l'instrument de circulation, au numéraire, en sens qu'on a établi partout sur les instruments de travail, comme sur l'argent des péages, et quon a rendu, pour les détenteurs oisifs, des corps essentiellement inertes productifs d'intérêts ;4° Enfin, par la fascination de lor et la fureur du monopole, dont les effets sont que chacun, au lieu de produire pour jouir, et par conséquent de consommer dans la mesure de son travail, produit pour accumuler soit de l'or, soit des capitaux, et, au moyen de cette accumulation, s'exempter ensuite du travail, vivre sans produire, exploiter les travailleurs. [...]
Le peuple, plus avancé sur ce point que les économistes, commence à le comprendre ; la classe ouvrière a analysé la puissance secrète qui arrête la circulation, ferme le débouché, amène fatalement la stagnation et la grève. Aux yeux du prolétariat, les caisses d'épargne et de retraite sont le sauve qui peut de la société moderne. Les financiers ignorent ces choses-là, ou, s'ils les savent, ils les dissimulent ; il y va de leur privilège. Le problème consiste donc, pour moi, non pas à établir une communauté impossible, à décréter une égalité illibérale et prématurée ; il consiste à supprimer les péages de toute nature qui pèsent sur la production, la circulation et la consommation, suppression que j'exprime par la formule plus technique, plus financière, de gratuité du crédit. (Interruptions diverses.)La gratuité du crédit, telle est, en langage économique, la traduction de ces deux mots, insérés dans le projet de Constitution, la garantie du travail. Or l'intérêt de l'argent étant la pierre angulaire du privilège et le régulateur de toutes les usures, j'entends par là de tous les revenus de capitaux, c'est donc par l'abaissement progressif de l'intérêt de l'argent qu'il faut procéder à la gratuité du crédit, à l'abolition des taxes qui entravent la circulation et produisent artificiellement la misère. Et c'est à quoi nous parviendrons bientôt en créant une banque nationale dont le capital pourrait être porté, je raisonne ici suivant les idées de la routine financière, à 1 ou 2 milliards, et qui ferait l'escompte et la commandite, dans les conditions voulues, mais sans intérêt, puisqu'il implique contradiction qu'une société bénéficie sur elle-même. Ayons donc une banque nationale, organisons le crédit public, et, à moins que nous ne voulions entretenir, faire perdurer à tout jamais le privilège et la misère, il est clair qu'avec cette banque nous aurons, les frais d'administration et de bureau réservés, l'escompte pour rien, le crédit pour rien, et finalement l'usage des maisons et de la terre pour rien. (Hilarité générale prolongée.)Et quand nous serons arrivés là (Nouveaux rires.), le principe d'action du commerçant et de l'industriel étant changé, lamour du bien-être, des jouissances effectives se substituant, comme mobile du travail, à l'ambition et à l'avarice, le fétichisme de l'or faisant place au réalisme de lexistence, l'épargne cédant la place à la mutualité, la formation des capitaux sopérant par l'échange même, la consommation deviendra, comme la faculté de jouir, sans bornes. (Longue interruption. - rires et exclamations diverses.) Un débouché sans fond sera ouvert au producteur, et la garantie du travail, de fait comme de droit, existera. Tel est, en raccourci, en ce qui concerne la garantie du travail, mon plan de réalisation, et je doute qu'on en puisse trouver d'autre. (Ah ! ah !)Je reconnais donc, et je n'éprouve pas la moindre peine à faire cette déclaration, je reconnais, j'affirme que la garantie du travail est incompatible avec le maintien des usures et péages établis sur la circulation et les instruments de travail, avec les droits seigneuriaux de la propriété. (Exclamations.)Ceux qui prétendent le contraire peuvent se dire phalanstériens, girondins ou montagnards ; ils peuvent être de fort honnêtes gens et d'excellents citoyens : mais, à coup sûr, ils ne sont pas socialistes ; je dis plus, ils ne sont pas républicains. (Nouvelles exclamations.)Car de même que l'égalité politique est incompatible avec la monarchie ou l'aristocratie, de même l'équilibre dans la circulation et dans l'échange, l'égalité entre la production et la consommation, en autres termes la garantie du travail, est incompatible avec la royauté de l'argent et l'aristocratie des capitaux. Et comme ces deux ordres d'idées sont essentiellement solidaires, il faut conclure encore que la propriété, le revenu net, qui n'existe que par la servitude, est impossible dans une République ; et que, de deux choses lune, ou la propriété emportera la République, ou la République emportera la propriété. (On rit. - Vive agitation.)Je regrette, citoyens, que ce que je dis vous fasse tant rire, parce que ce que je dis ici vous tuera. (« Oh ! Oh ! » - Nouveaux rires.) [...]La révolution de Février, je le répète, n'a pas d'autre signification. (Chuchotements.) Abolir progressivement, et dans le plus court délai possible, tous ces droits du seigneur qui pressurent le travail, arrêtent la circulation et ferment le débouché ; par suite, et comme conséquence nécessaire, exciter une consommation insatiable, ouvrir un débouché sans fond, fonder sur une base indestructible la garantie du travail ; voilà, sans m'occuper des formes nouvelles d'une société ainsi établie, comment je conçois la possibilité de résoudre immédiatement, pratiquement, la question sociale. Voilà ce que j'appelle, improprement peut-être, abolir la propriété. Car, remarquons-le bien, ici point de dépossession, point d'expropriation, point de banqueroutes, pas de loi agraire, pas de communauté, pas d'intervention de l'État, pas d'atteinte à l'hérédité ni à la famille (Explosion de rires.) : annihilation du revenu net, par la concurrence de la banque nationale, c'est-à-dire la liberté, rien que la liberté. (Interruption.) [...]Citoyens représentants, vous venez d'entendre ma profession de foi. Elle était nécessaire pour vous faire comprendre le sens de ma proposition et le rapport qui vous a été lu la rendait encore plus indispensable. On m'a accusé de dissimuler mes intentions, de n'oser dire ici ce que j'imprime depuis dix ans dans des brochures et des journaux. Vous m'êtes témoins aujourd'hui si je dissimule, si j'ai peur de dire à la face de la France ce que je crois, ce que je veux. Oui, je veux l'abolition de la propriété dans le sens que je viens de dire ; et c'est pour cela que, dans un article dénoncé à cette tribune, j'ai écrit cette phrase : La rente est un privilège gratuit, qu'il appartient à la société de révoquer. Mais, comme je l'ai fait observer, la révocation de ce privilège peut être subite et violente, telle, en un mot, que, dans l'exaltation de la colère, l'appelle un homme d'esprit, comme aussi elle peut être successive et pacifique. Je vous demande aujourd'hui, comme représentant du peuple, obligé, à ce titre, de ménager tous les intérêts, d'ordonner que cette révocation soit faite avec toute la lenteur et les ménagements que peuvent souhaiter les positions acquises, avec toutes les garanties de sécurité que peuvent exiger les propriétaires (Rires ironiques.)Et c'est à fin de pourvoir aux voies et moyens de cette révocation, et nullement pour passer à une exécution immédiate que je propose de créer temporairement un impôt spécial, l'impôt sur le revenu au moyen duquel le pays sortirait de la crise, travailleurs et maîtres reprendraient la position qu'ils occupaient avant la révolution ; la propriété dépréciée recouvrerait sa valeur ; le crédit public serait inauguré sur de nouvelles bases.Voici donc [...] quel est le sens de ma proposition :1° Dénonciation à la propriété, à la classe bourgeoise, du sens et du but de la révolution de Février ; 2° Mise en demeure, adressée à la propriété, de procéder à la liquidation sociale, et, entre-temps, de contribuer, pour sa part, à l'uvre révolutionnaire ; les propriétaires rendus responsables des conséquences de leur refus, et sous toutes réserves. (Vive interruption.)Plusieurs membres : Comment ! Sous toutes réserves ! Expliquez-vous !Le citoyen Dupin (de la Nièvre) : C'est très clair ! La bourse ou la vie !Voix nombreuses : Monsieur le président, faites expliquer l'orateur !Monsieur le président : L'orateur entend la demande ; je l'invite à s'expliquer.Le citoyen Proudhon : La réserve vient à la suite de la propriété. Elle signifie... Plusieurs membres : Nous avons bien compris !Le citoyen Proudhon : Elle signifie qu'en cas de refus nous procéderions nous-mêmes à la liquidation sans vous. (Violents murmures.)Voix nombreuses : Qui, vous ? Qui êtes-vous?... (Agitation.)Le citoyen Ernest de Girardin : Est-ce de la guillotine que vous voulez parler ? (Bruit. - Diverses interpellations sont adressées de plusieurs côtés à l'orateur.)Le citoyen président : J'invite tout le monde au silence. L'orateur a la parole pour expliquer sa pensée.Le citoyen Proudhon : Lorsque j'ai employé les deux pronoms vous et nous, il est évident que, dans ce moment-là, je m'identifiais, moi, avec le prolétariat, et que je vous identifiais, vous, avec la classe bourgeoise. (Nouvelles exclamations.)Le citoyen de Saint-Priest : C'est la guerre sociale !Un membre : C'est le 23 juin à la tribune !Plusieurs voix : Laissez parler ! Écoutez ! Écoutez !Le citoyen Proudhon, reprenant : Ce que j ai tenu à démontrer, par l'examen des moyens que je présente, c'est que ma proposition est aussi conservatrice des intérêts de la propriété, que décisive quant à l'objet même de la révolution. Ce qui fâche le plus dans mon projet, c'est que le résultat en est infaillible, c'est que rien de pareil ne s'est jamais vu en finances ; c'est surtout qu'il n'est point traduit ou imité de l'anglais10. On n'ose pas contester de manière absolue qu'un impôt sur le revenu soit injuste : on aurait contre soi les maîtres de la science, le vu secret du fisc, l'exemple de l'Angleterre ; on aurait contre soi la conscience publique. [...]C'est la première fois depuis que le vote de l'impôt est devenu la prérogative parlementaire, qu'on a vu accuser l'impôt de spoliation ! L'impôt sur le revenu une spoliation ! Que dire alors de l'impôt sur le travail ? Que c'est un assassinat !... [...]Il suffit de montrer la chose, pour prouver à tout homme de bonne foi que cette propriété, dont on fait si ridiculement le palladium de la famille et de la civilisation, ne tient en réalité qu'à un fil, qui ne tardera pas à rompre, pour peu qu'on veuille encore le tendre. Nommer la banque nationale, c'est tuer d'un coup la propriété, sans raisonnement, sans phrase.Une voix : C'est cela, la mort sans phrase !Une autre voix : Au Moniteur le discours ! Son auteur à Charenton ! [...] »
Mon commentaire sur ce combat de Proudhon seul contre tous datant déjà de 1848 :
Pour info, « Charenton » est une ville hébergeant un asile de fous, au sud-est de Paris. Pourtant, Proudhon était tout sauf fou. Jen veux pour preuve les démonstrations, rigoureuses et fortement défendues depuis cinquante ans, de notre « prix Nobel » Maurice Allais, que je lis en parallèle à Proudhon (et aux autres) et qui corroborent singulièrement les analyse de Pierre-Joseph. Maurice Allais a voué une grande partie de sa vie à comprendre lintérêt et ses interactions avec le reste de léconomie. Je lis notamment « Économie et intérêt » (éd. Clément Juglar), écrit en 1947 puis revu et augmenté en 1998, et cest une pure merveille (de plus de 1 000 pages passionnantes) : cet homme a compris et démontré dès 1947 et il na cessé de confirmer et amplifier cette conviction depuis la pollution profonde que constitue le taux dintérêt positif dans léconomie dun pays : pour garantir loptimum capitalistique et pour que la productivité sociale dune économie soit maximum, il préconise simplement et fortement un intérêt nul ou négatif. Cet intérêt nul ou négatif nest mécaniquement pas possible aujourdhui du fait des structures actuelles (voir plus bas), mais précisément, la réforme de ces structures rendrait enfin possible ce qui est impossible aujourdhui : la fixation autoritaire dun taux nul ou négatif.Enfin, et toujours pour donner au discours de Proudhon la crédibilité et la force prédictive quil mérite, Maurice Allais, grand économiste très libéral de la fin du XXe siècle, a démontré que la possibilité de stockage sans frais de certains biens rend inéluctable un intérêt positif : cette nuisible possibilité concerne notamment la propriété privée des terres et la liquidité de la monnaie circulante (fiduciaire + scripturale). Maurice Allais en déduit deux mesures essentielles pour nous tous, deux mesures qui sont seules à rendre possible un intérêt nul ou négatif et donc seules à permettre une optimisation de tous les facteurs économiques : 1) la collectivisation des terres (rien que ça, et il y tient, et il en démontre puissamment lutilité générale)2) la mise en place de deux monnaies au lieu dune, pour permettre que la monnaie de compte (celle qui est utilisée pour afficher les prix) soit stable (fondée sur la valeur moyenne dune heure de travail de manuvre, par exemple) et quen même temps la monnaie circulante (celle qui sert à payer le prix : manuelle + scripturale) soit régulièrement dévaluée, 5% par exemple, pour dissuader la terrible thésaurisation de la monnaie circulante. Dans un livre plus récent et plus court, « Pour lindexation » (éd. Clément Juglar, 1990), pour mettre fin à toutes les spoliations injustes (qui sont légion), Allais défend bien la thèse dune nécessaire indexation générale de tous les prêts, de tous les emprunts et de tous les salaires sur lindice des prix, avec une inflation régulée autour de 2%. Cette indexation générale a été également défendue par de grands économistes comme Fisher, Keynes et Friedman.Donc, quand Proudhon réclame en 1948 que la rente disparaisse, que le crédit devienne gratuit, que cessent les privilèges attachés à la propriété (sans pour autant détruire cette propriété !), quand il réclame la gratuité des terres, il est loin dêtre fou, cest même sans doute lhomme le plus censé de cette assemblée partisanne.Il faut lire Proudhon dans le texte original au lieu de se contenter des calomnies rédigées de façon expéditive par des auteurs peu crédibles. Il faut aussi lire Maurice Allais, là encore dans le texte original, cest lumineux et explosif à la fois.Lémancipation des hommes passe par leur culture, politique et philosophique, économique et juridique, on nen sort pas : il faut éteindre la télé et lire, lire, et lire encore INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/yikes.png" \* MERGEFORMATINET )
Lisez notamment « Économie et intérêt », notamment le chapitre X : portée de la théorie générale de lintérêt, p. 515 s., qui synthétise les analyses et les propositions de Maurice Allais en termes simples. Il faudrait surtout que lon arrive à publier le point F : perspectives économiques et sociales de la théorie générale de lintérêt pour faire connaître largement cette pensée puissante, innovante et salutaire.Plan de deux sous-parties essentielles :E. Fondement de lintérêta. Fondement de lexistence dun taux dintérêt1. Nécessité de lintérêt2. Économie collectiviste et taux dintérêtb. Fondement de lexistence dune valeur toujours positive de lintérêt1. Nécessité dun taux dintérêt toujours positif dans les conditions de structure actuelles2. Économie collectiviste et taux dintérêt positif3. Limitations légales du taux de lintérêt4. Justification actuelle de lintérêtF. Perspectives économiques et sociales de la théorie générale de lintérêt Conclusions générales de la théorie de lintérêta. Propositions pour une réforme1. Organisation systématique de la concurrence2. Réalisation dune unité de compte stable3. Dépréciation de la monnaie circulante4. Couverture intégrale des dépôts à vue5. Collectivisation de la propriété du sol6. Annulation du taux de lintérêtb. Avantages généraux de la politique économique proposée1. Les vices fondamentaux du « laisser-faire »2. Avantages de la politique proposée quant à lorganisation de la production3. Avantages de la politique proposée quant aux cycles économiques [et aux crises !]4. Avantages de la politique proposée quant à la répartition : intérêts purs, primes de risque, bénéfices, épargne, inégalités, profits, universalité des revenus du travailc. Perspectives sociales des réformes proposées
Ce travail est un passionnant objet détude pour tout citoyen soucieux de comprendre ce qui lopprime.
#77 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2589" \l "p2589" 08-08-2007 08:00:28
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Merci EtienneIl me semble de plus en plus évident qu'il faut un site dédié à la pensée économique d'Allais et de ceux qui lui sont proches, anciens et "modernes"... afin d'aller contre la pensée " économiquement correcte" des gens qui n'ont pas fondamentalement réfléchi au problème des conséquences de l'intérêt.La collectivisation des terres est un des axes de l'écosocétalisme HYPERLINK "http://tiki.societal.org" http://tiki.societal.org, de même que la création de monnaie nationale fiduciaire et scripturale sans intérêt.Mais nous sommes dans le combat entre ceux qui peuvent, comme moi, se définir comme "libéraux anti-capitalistes" et ceux que l'ont doit appeller " néolibéraux capitalistes".Je ne m'étends pas, mais (je sais que tu est d'accord) je reprendrai l'extrait du discours de Proudhon sur HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org" http://www.fauxmonnayeurs.orgAmitiésAJH
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#78 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2604" \l "p2604" 29-08-2007 18:56:45
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BonjourJ'essaye de synthétiser sous forme d'articles constitutionnels comment pourrait fonctionner ce 4° pouvoir qui serait celui de la création monétaire, compte tenu du fait que l'Etat bénéficierait (dans mon projet) de tous les intérêts sur toute la monnaie existante ("Toute création de monnaie, hormis certaines monnaies localement autorisées de type « SEL », doit relever de l'État et de l'État seul. Les intérêts, dont les taux sont déterminés par la Banque Centrale, sont crédités au compte du Trésor Public ")Mon "problème" est celui du fonctionnement indépendant de la Banque Centrale ( que j'ai parfois différencié d'un Institut d'Emission Monétaire, mais ce n'est pas absolument nécessaire), afin que d'une part, cette BC soit assez indépendante pour pouvoir refuser une création monétaire politique ou électoraliste, mais ne puisse pas refuser une création monétaire nécessaire à l'équipement du pays ..Idées bienvenuesA+ AJH
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#79 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2607" \l "p2607" 30-08-2007 10:31:44
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"Pouvoir monétaire"AJH (votre 2604).Un détail : le pouvoir dont vous parlez ne serait pas le "pouvoir de la création monétaire", mais bien le "pouvoir monétaire", dont l'exercice serait confié à des responsables élus ou nommés. JR
#80 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2608" \l "p2608" 30-08-2007 13:58:22
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Oui Jacques, c'est exact .. merciMais l'idée reste quand même, fondamentalement, que toute l'émission de monnaie soit l'apanage de ce "4° pouvoir", les intérêts revenant à la collectivité.AJH
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#81 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2609" \l "p2609" 31-08-2007 08:15:10
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La grande faute des banquiers centraux Magazine Challenges | 30.08.2007 HYPERLINK "http://www.challenges.fr/business/20070830.CHAP1020013/la_grande_faute_des_banquiers_centraux.html" http://www.challenges.fr/business/20070
traux.html
Dans un livre à paraître mi-septembre, l'économiste Patrick Artus pointe les défaillances de la BCE et de la Fed, responsables des flambées spéculatives.Directeur de la recherche de Natixis, professeur à Paris I et à Polytechnique, membre du Conseil d'analyse économique, Patrick Artus met la dernière main à un ouvrage très critique sur les banques centrales, en particulier la Banque centrale européenne et son équivalente américaine, la Réserve fédérale. Ce livre-événement, qui tombe à point nommé, sera publié le 13 septembre aux éditions Perrin sous le titre Les Incendiaires. Les banques centrales dépassées par la globalisation. Sa thèse est que les instituts monétaires, engoncés dans leur objectif de lutte contre l'inflation, se sont comportés comme des incendiaires, laissant se développer et se multiplier les flambées spéculatives. L'économiste, qui va jusqu'à évoquer un éclatement de la zone euro, prône un élargissement d'urgence des objectifs de la politique monétaire des banques centrales et une meilleure coordination avec les gouvernements.
En 1994, Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale, décide de monter de 3 à 6% les taux d'intérêt à court terme simplement parce qu'il y a une reprise économique, sans le moindre risque d'inflation. Cela provoque un ralentissement net de la croissance économique aux Etats-Unis en 1995, et, plus grave, la crise des pays émergents d'Amérique latine. Or l'inflation n'est jamais réapparue aux Etats-Unis pour différentes raisons : gains de productivité importants, baisse des prix des matières premières jusqu'en 1998, remontée du dollar à partir de 1995. Cet épisode de 1994 constitue sans doute le premier signe que la théorie de la crédibilité - et donc des «frappes préventives» - n'est plus adaptée. Nous pensons que les banques centrales devraient aujourd'hui avoir un mandat plus large que la politique anti-inflationniste, qui est celui de protéger les agents économiques privés contre les risques financiers majeurs. Or elles n'ont pas joué ce rôle, puisque, de manière bien sûr variable d'un pays à l'autre, les banques centrales ont laissé se developper : un risque de crise immobilière (comme on l'a vu aux Etats-Unis dans la période récente); un risque de crise d'endettement (comme on l'a vu aux Etats-Unis au début des années 2000 pour la dette des entreprises, comme on le voit aujourd'hui au Royaume-Uni pour la dette des ménages); un risque de crise des changes (aux Etats-Unis, dans quelques pays émergents); un risque, à long terme, même d'éclatement de l'euro. Les banques centrales qui opèrent aujourd'hui ont été formatées pour répondre aux difficultés économiques du début des années 1980, causées par les effets néfastes de l'inflation forte et le laxisme de politiques monétaires peu crédibles. Or, dans notre monde globalisé et complexe, les problèmes auxquels elles sont confrontées (internationalisation financière, bulles des prix des actifs) sont devenus très différents. En un mot, l'outil est inadapté à la situation.
***
L'indépendance va normalement de pair avec la responsabilité, le fait de rendre des comptes. Le gouverneur de la Banque d'Angleterre doit expliquer au chancelier de l'Echiquier les raisons pour lesquelles, si cela se produit, l'inflation est supérieure à 2%. Le président de la Réserve fédérale fait des témoignages très détaillés devant le Congrès sur les raisons qui expliquent ses choix. La BCE est placée devant des contraintes particulièrement faibles. Certes, le président de la BCE tient une conférence de presse après les réunions du Conseil, et certes il explique sa politique devant le Parlement européen. Mais, de l'avis des analystes, ces interventions brillent surtout par leur maigre contenu informatif. La BCE a étendu son indépendance jusqu'au point où elle a défini elle-même, sans concertation, la limite des 2% de l'inflation. Elle va jusqu'à refuser la coordination avec les gouvernements. Cela a été montré clairement en 2006 par la fin de non- recevoir opposée par le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, à une lettre du président de l'Euro- groupe qui réunit les ministres des Finances de la zone euro proposant des rencontres plus fréquentes.
***
Notre position est que la différence de discours entre les Européens et leur banque centrale vient, comme dans le cas de la Réserve fédérale, de ce que les références théoriques et les choix de comportement de la BCE sont hérités d'un passé lointain, ne sont plus adaptées au fonctionnement des économies contemporaines. La BCE continue d'adhérer à une stratégie des années 1980-1990, où elle se concentre sur le rôle de l'inflation. Cela lui fera mettre en place de grands mouvements des taux d'intérêt pour des variations très petites de l'inflation de la zone euro. Cette stratégie est dépassée et inadaptée au monde contemporain. Les banques centrales s'attachent toujours à suivre les évolutions de la demande intérieure, du crédit, de l'emploi, et en tirent des conclusions pour l'évolution de l'inflation. Le crédit progresse plus vite : l'inflation revient; la demande des ménages s'accroît : l'inflation revient; le chômage baisse (un peu) : l'inflation revient. Pourtant, nous ne sommes plus du tout dans des économies fermées où la hausse de la demande intérieure conduisait à une hausse de la production domestique, d'ou une tension sur les prix; où les créations d'emplois faisaient monter les salaires. On ne devrait en principe plus entendre les banques centrales commenter les évolutions des prix, des salaires, sur une base purement nationale ou régionale, ni craindre que les reprises d'activité ne conduisent à des reprises de l'inflation. Il faut même être extrêmement prudent pour attribuer la baisse de l'inflation dans une région à la crédibilité de la banque centrale. Or, pourtant, la BCE, comme toutes les banques centrales, tombe dans ce travers.
***
On sait que les coûts pour un pays qui sortirait de la zone euro sont gigantesques. Pourtant, certains pourraient être tentés. On voit le piège qui se referme sur l'Italie : puis que d'autres pays de la zone euro ont une économie qui se redresse (Allemagne) ou qui devient inflationniste (Espagne), la BCE doit passer, compte tenu de ses objectifs, à une politique monétaire plus restrictive. Dans un environnement où il n'y a aucune solidarité entre pays, cette évolution est dramatique pour l'Italie : elle affaiblit encore la demande, elle accroît les charges d'intérêts sur la dette publique, elle rend impossible l'amélioration de la situation des finances publiques. Malgré les coûts associés, l'Italie pourrait être tentée de déprécier sa devise, pour restaurer sans souffrance la compétitivité et accélérer de ce fait la croissance, et rendre plus facile la correction budgétaire.
#82 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2635" \l "p2635" 22-09-2007 23:58:18
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L'escroquerie monétaire mondiale : une explication du racket du monde opéré par les grandes banques privées HYPERLINK "http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=462" http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=462
Système monétaire mondial crise du dollarLes manipulations du système monétaire et du système des changes provoquent le scandale le plus important de notre époque. Pour la première fois, lescroquerie monétaire atteint des dimensions mondiales, parce quelle a lieu effectivement dans le monde entier, quaucun gouvernement ne peut plus la contrôler ni la stopper ou lempêcher et que, formellement, elle a même lieu légalement en raison de lois désuètes. Létape décisive dans la rupture avec la monnaie dEtat a été la fondation, en 1913, du Système fédéral de réserve des États-Unis. Dès la fin du XIXe siècle, les banques sous la coupe de lempire Rotschild ont lancé une grande campagne pour prendre le contrôle de léconomie des Etats-Unis. Venant dEurope, les Rotschild ont financé la Banque J.P. Morgan & Co., la Banque Kuhn Loeb & Co., John D. Rockefellers Standard Oil Co., les chemins de fer dEdward Harriman et les aciéries dAndrew Carnegie. Aux environs de lan 1900, les Rotschild ont envoyé aux États-Unis un de leurs agents, Paul Warburg, pour coopérer avec la Banque Kühn Loeb & Co. Jacob Schiff et Paul Warburg ont lancé une campagne visant à instaurer des «Federal Reserve Banks» (FED), instituts privés démission. Appuyés par les deux grands groupes financiers Rotschild et Rockefeller, ils sont parvenus à fonder une banque centrale privée ayant le droit démettre sa propre monnaie, moyen légal de paiement garanti à lorigine par lÉtat. Linstauration de la FED en 1913 a permis aux banquiers internationaux de raffermir leur puissance financière aux États-Unis. Paul Warburg a été le premier président de la FED. Le XVIe amendement de la Constitution américaine, qui a permis au gouvernement de prélever un impôt sur le revenu, a suivi la fondation de la FED. Telle était la conséquence du fait que le gouvernement ne pouvait plus émettre sa propre monnaie. Ainsi, les banquiers internationaux faisaient indirectement main basse sur le patrimoine privé des citoyens américains. À lépoque, les plus importants actionnaires de la FED étaient: Les banques Rothschild de Paris et de Londres La Banque Lazard frères de Paris La Banque Israel Moses Seif en Italie La Banque Warburg à Amsterdam et à Hambourg La Banque Lehmann à New York La Banque Kuhn Loeb & Co. à New York La Banque Rockefeller Chase Manhattan à New York La Banque Goldman Sachs à New York. Après la Première Guerre mondiale, les réserves dor mondiales ont été accumulées dans cette banque privée quétait la FED, de sorte que de nombreuses banques centrales nont plus pu maintenir létalon-or et que leur pays a sombré dans la déflation la première crise économique mondiale. Même pendant la Guerre mondiale, les États-Unis ont exigé des pays en guerre quils paient les armements livrés en or. Après la fin de la guerre, lor de lAllemagne a dû aussi être cédé comme butin de guerre. À elles seules, plus de 30 000 tonnes dor du monde se sont ainsi accumulées aux États-Unis. Cet or a servi de couverture au dollar. Toutefois, comme une grande partie des dollars étaient détenus dans les banques centrales étrangères comme réserves monétaires, les États-Unis ont pu imprimer et dépenser davantage de dollars quils navaient dor. En effet, les autres pays avaient besoin de dollars pour acheter des matières premières, traitées uniquement en cette monnaie. Outre lor, le dollar est donc devenu de plus en plus une des réserves monétaires principales des banques centrales étrangères. Le règne du dollar dans le monde avait commencé.
En 1971, Richard Nixon (37e président des Etats-Unis de 1969 à 1974) a résilié lobligation de convertir le dollar en or (létalon de change-or) et, simultanément, la garantie de lEtat à propos du dollar. Depuis lors, le billet vert nest couvert ni par lor ni par une garantie de lEtat; il sagit donc de la monnaie privée libre de la FED. Or la masse monétaire de dollars en circulation déterminée par la FED (depuis mars 2006, celle-ci ne publie plus le chiffre de la masse monétaire M3) est devenue un problème insoluble: pendant que la masse mondiale de biens quadruplait au cours des 30 dernières années, la masse monétaire sest multipliée par quarante. Comment fonctionne cette banque privée qui a le droit dimprimer des dollars? La FED produit des dollars. Ceux-ci sont prêtés au gouvernement des Etats-Unis contre des obligations qui servent de «sûretés» à la FED. Les banques de la FED qui détiennent ces titres perçoivent des intérêts annuels. Astucieux, nest-il pas vrai? Dès 1992, les obligations détenues par la FED avaient une valeur de quelque 5 trillions de dollars [Selon Le Petit Robert, depuis 1948, un trillion est un milliard de milliards (soit 10^18) ÉC INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET ], et les intérêts payés par les contribuables américains augmentent constamment. La FED sest appropriée ce patrimoine incroyable en prêtant de largent au gouvernement américain et en encaissant alors des intérêts. La contre-valeur: du papier de couleur, nommé dollar. Répétons-le: le dollar est émis non pas par le gouvernement des États-Unis, mais par la FED, qui est contrôlée par des banques privées et met à disposition du gouvernement de largent et, en contre-partie, encaisse largement des intérêts et prélève des impôts. Personne ne remarque cette duperie. De plus, les obligations émises par le gouvernement donnent à la FED un droit de gage, public et privé, sur lensemble des biens-fonds des États-Unis. De nombreuses actions en justice se sont efforcées de faire annuler la loi sur la FED, mais sans succès jusquà maintenant. Le président John F. Kennedy a été le premier à tenter de transformer la FED en édictant un décret présidentiel («executive order number 11110»). Peu après, il a été assassiné, probablement par son propre service de renseignements. Le premier acte de son successeur, Lyndon B. Johnson, a été dannuler le décret de son prédécesseur dès son retour de Dallas à Washington, dans lavion présidentiel.
Et aujourdhui? Les banques privées tentent par tous les moyens de maintenir et dassurer leur gigantesque source de revenu quest le dollar. Les États qui veulent nouer leurs relations commerciales internationales sur la base de leuro, tels lIrak, lIran ou le Venezuela, sont déclarés terroristes. Les gouvernements sont forcés de livrer des produits aux Etats-Unis contre des dollars sans valeur, et laugmentation effrénée de la liquidité fournit à la haute finance les liquidités illimitées avec lesquelles elle peut acheter dans le monde entier. Les banques centrales du monde entier sont forcées de détenir des dollars sans valeur comme «réserves monétaires». Le dollar des Etats-Unis est la monnaie privée de la haute finance, garantie par personne si ce nest par elle-même, utilisée pour maximiser le profit, accrue sans vergogne, employée comme moyen de domination mondiale et pour accaparer toutes les matières premières et autres valeurs au monde. Source: Internationaler Hintergrundinformationsdienst für Politik, Wirtschaft und Wehrwesen, inter info, suite 344, juillet et août 2007(Traduction Horizons et débats)
#83 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2644" \l "p2644" 27-09-2007 02:20:56
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
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Le décret en question de Kennedy, «executive order number 11110» : HYPERLINK "http://www.presidency.ucsb.edu/ws/index.php?pid=59049&st=&st1=" http://www.presidency.ucsb.edu/ws/index
=&st1=(Merci à Bernard pour la référence.)
#84 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2645" \l "p2645" 27-09-2007 02:31:25
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
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« Non, M. Fillon, la France nest pas en situation de faillite ! »C'est un excellent article d'André-Jacques Holbecq sur Agoravox, suivi d'excellents compléments (toujours d'andré-Jacques).À lire.Ce serait gentil à vous de ne pas le laisser seul avec les brutes qui traînent sur Agoravox INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Allez y donner votre avis.
#85 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2655" \l "p2655" 05-10-2007 11:21:17
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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BonjourCe qui suit pourrait faire partie d'un chapitre d'un livre en cours d'écriture. J'aimerais beaucoup avoir vos avis et vos critiques (n'hésitez pas INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET ) avant de "finaliser"
"Proposition constitutionnelle Il nous a semblé quil pourrait être plus démonstratif aux yeux du lecteur de présenter une des visions possibles dun système monétaire et bancaire, sous forme darticles constitutionnels
Article 1Toute création de monnaie, hormis certaines monnaies localement autorisées de type « SEL », doit relever de l'État et de l'État seul, par lintermédiaire de la Banque Centrale qui la prête aux banques privées chargées de financer les divers agents économiques. Les intérêts perçus sur ces prêts, dont les taux sont déterminés par la Banque Centrale, sont crédités au compte du Trésor Public.Article 2Le Trésor Public est la banque de lÉtat, système de gestion des comptes de lÉtat et des administrations Il reçoit les recettes et paie les débits de lÉtat, des collectivités et de ladministration. il recouvre les recettes publiques il reçoit les intérêts de la monnaie émise par la Banque Centrale et confiée au système bancaire il contrôle et exécute les dépenses publiques il produit linformation budgétaire et comptable publique il offre des prestations dexpertise et de conseil financier il gère lépargne et les dépôts de fonds dintérêt général Article 3 La Banque Centrale est le quatrième pouvoir, indépendant du pouvoir politique. 1. Elle est chargé démettre la monnaie fiduciaire (pièces et billets) ainsi que la monnaie scripturale et électronique prêtée contre intérêt aux banques de prêts qui en font la demande. 2. Elle émet le crédit à la Nation. 3. Elle détermine et fait appliquer les règles de bonne conduite bancaire aux banques et établissements financiers, suivant la règle que tout financement d'investissement à un terme donné doit être assuré par des emprunts au moins de même terme. Aucun emprunt à long terme ne peut être financé par des emprunts à court terme. 4. Elle surveille linterdiction, faite aux banques et établissements financiers, de la spéculation sur les changes, les actions, obligations et produits dérivés. 5. Elle veille à la dissociation totale des activités bancaires formant le réseau des banques privées (trois catégories d'établissements distincts et indépendants). Article 4Le budget de lÉtat doit être équilibré en « fonctionnement» et « amortissements » par la fiscalité. « Léquipement » des collectivités publiques fait partie dun budget séparé, financé par émission monétaire. Article 5Le réseau des banques privées comporte trois types de banques : 2.1 - Banques de dépôts : encaissements, paiements, garde de dépôts de leurs clients. 2.2. - Banques de prêts : le montant global des prêts ne peut excéder le montant global des fonds empruntés (épargne préalable ou émission monétaire de la Banque Centrale) 2.3. - Banques d'affaires : investissent dans les entreprises les fonds empruntés au public ou aux banques de prêts. Article 6Aucune banque privée ne peut prendre une dénomination qui pourrait faire penser qu'elle est une émanation du secteur public (dénominations telles que « nationale » ou « publique »).Article 7La Cour des Comptes vérifie les comptes publics, fait des recommandations, peut ester en justice (partie civile) contre des fonctionnaires ou des structures. Article 8L'Institut National de la Statistique, des Études Économiques et de lInformation Publique (INSEEIP) présente les comptes de la Nation sous une forme intelligible au citoyen. Dune part les recettes, dautre part les dépenses de fonctionnement et les amortissements (usures), dune part les dettes, dautre part les avoirs (capital).Article 9Un Centre danalyse stratégique est un organisme directement rattaché au Premier ministre. Il a pour mission déclairer le Gouvernement dans la définition et la mise en uvre de ses orientations stratégiques en matière économique, sociale, environnementale ou culturelle. Tous ses travaux sont rendus publics. Article 10- Le Conseil économique et social est, auprès des pouvoirs publics une assemblée consultative. Par la représentation des principales activités économiques et sociales, le Conseil favorise la collaboration des différentes catégories professionnelles entre elles et assure leur participation à la politique économique et sociale du Gouvernement. Il examine et suggère les adaptations économiques ou sociales rendues nécessaires notamment par les techniques nouvelles. - Le Conseil économique et social, saisi par le Gouvernement, donne son avis sur les projets de loi, d'ordonnance ou de décret ainsi que sur les propositions de loi qui lui sont soumis. Un membre du Conseil économique et social peut être désigné par celui-ci pour exposer devant les assemblées parlementaires l'avis du Conseil sur les projets ou propositions qui lui ont été soumis. Le Conseil économique et social peut être également consulté par le Gouvernement sur tout problème de caractère économique ou social. Tout plan ou tout projet de loi de programme à caractère économique ou social lui est soumis pour avis et sera rendu public. La composition du Conseil économique et social et ses règles de fonctionnement sont fixées par une loi organique. "
Merci de votre aideAJH
Dernière modification par AJH (05-10-2007 11:22:27)
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#86 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2656" \l "p2656" 05-10-2007 18:21:59
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Commentaire extrêment partiel.!!Sur votre proposition constitutionnelle, je n'interviens que sur l'article 10, parce que je suis pour la disparition du Comité Economique et Social au niveau national. je ne vois pas à quoi il sert sauf a servir des rémunérations aux permanents des organismes reconnus et bien installés et donc à créer de la routine et de la complaisance.S'il servait à quelque chose, il n'y aurait pas besoin de créer toutes ces commissions temporaires pour faire des rapports ou des études sur tel ou tel sujet.Lorsque les pouvoirs veulent négocier avec des groupes de pression, ils ne passent jamais par le CES. Ils les convoquent à l'Elysée ou à Matignon, les rencontrent, ici ou là. Donc, la fonction consultative du CES est trés limitée.Ce n'est pas non plus un contre pouvoir, il ne joue aucun rôle de contrôle des assemblées élues, des conséquences de telle ou telle mesure. Les conseillers sont extrêmenent bien payés pour ne pas faire grand chose . Et donc c'est aussi un moyen de tenir les organisations, car les personnes sont le plus souvent cooptées. En revanche au niveau régional, les CES peuvent jouer un rôle car il n'y a pas deux assemblées au niveau régional. Mais encore faudrait 'il revoir leurs compétences et les modes de désignation des Conseillers.De Gaulle avait aussi prévu de le supprimer en 1969, projet dans son référendum. Mais il voulait réformer le Sénat en intégrant une partie de la société civile dans le nouveau Sénat ( il y voyait deux collèges; un collège d'élus et un collége société civile).Mais je ne crois pas que le CES sera supprimé, bien sûr. Même dans le Grenelle de l'environnement, les associations demandent à ce que le CES leur fasse une petite place (Lesquelles, vous voyez !!), alors même qu'un peu plus loin, on souhaite en plus la création d'une agence de la nature, malgré tout ce qui existe déjà. Enfin, tout le monde recherche des places quoi.!!
Dernière modification par orbi (05-10-2007 18:24:09)
#87 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2659" \l "p2659" 06-10-2007 13:29:41
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@orbiMerciOn peut se poser aussi la question de savoir comment rendre le CES plus "efficace" . Une idée là dessus ?Mais ceci dit, rien n'oblige effectivement à garder le CES.Ce qui m'importe le plus c'est, dans une hypothèse où la BdF (ou la BCE) forment effectivement un 4° pouvoir, elle ait quand même "l'obligation" de se plier à une demande unanime des parlementaires (des 2 chambres à 3/5° des par exemple ?), sans tomber dans le risque de voir ces demandes utilisées à des fins électoralistes...Et là, j'avoue que je ne sais pas ...
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#88 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2663" \l "p2663" 07-10-2007 13:07:10
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@ AJH,je trouve cette formulation claire et assez complète. J'ai mis quelques couleurs et complété deux bricoles, dans les articles 1 et 3. Je vais l'intégrer (en partie au moins) dans la wiki constitution INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET
#89 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2664" \l "p2664" 07-10-2007 13:43:21
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@etienneOui, mais comment sont nommés les dirigeants de la BdF (ou BCE), quel est le "contre pouvoir " nécessaire, en sorte que l'émission monétaire (même pour "l'équipement") ne puisse être utilisé à des fins électoralistes/politiques ? C'est un peu là où je bloque INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET
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#90 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2734" \l "p2734" 25-10-2007 11:12:30
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"Dans la note correspondante, j'ai dit pourquoi il me semble extrêmement dangereux de lister les droits fondamentaux dans une constitution : en gros, les droits fondamentaux sont universels, imprescriptibles et inaliénables, et figurent dans des instruments internationaux ; si chaque pays ou groupe de pays les liste dans une constitution modifiable, on risque d'aboutir à des formulations de plus en plus différentes et de voir disparaître la notion même de "droits fondamentaux".
Effectivement si les droits fondamentaux sont définis et déterminés il ne s'agit plus de droits fondamentaux mais de droits positifs : ce qui n'est pas la même chose...Le droit positif ou écrit peut être modifié, limité voir abrogé tandis que le droit fondamental se situe aux niveaux des valeurs d'une société et il ne peut être fait atteinte aux valeurs sans remettre en cause la/les raison/s d'être d'une société.Le droit fondamental se situe donc dans une zone "blanche" du droit, un "no man's land" ou une "terra incognita" : un idéal difficile à matérialiser ou à définir qui rejoint certainement le domaine spirituel ou transcendant, voir l'universalité de la condition humaine.Il est plus prudent d'invoquer le droit fondamental par allusion comme le fait la déclaration d'indépendance des Etats-Unis : "Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Toutes les fois qu'une forme de gouvernement devient destructive de ce but, le peuple a le droit de la changer ou de l'abolir et d'établir un nouveau gouvernement, en le fondant sur les principes et en l'organisant en la forme qui lui paraîtront les plus propres à lui donner la sûreté et le bonheur."Ici les législateurs ont eu la prudence d'évoquer indirectement ces "droits inaliénables" en les rattachant à la sphère du divin en ne citant que 3 exemples : "la vie, la liberté et la recherche du bonheur"...Il faut noter la perspective donnée : " Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits" et un autre droit défini en creux et défendu dans une description du contexte historique : celui de "résistance à l'oppression".On trouve dans d'autres parties du corpus constitutionnel d'autres exemples. Ainsi dans les amendements ultérieurs (Du Ier au Xe amendement : la déclaration des droits) on trouve : 1. L'interdiction de loi limitant le libre exercice d'une religion, ni qui restreigne la liberté de parole ou de la presse, ni le droit qu'a le peuple de s'assembler paisiblement et d'adresser des pétitions 2. L'interdiction de légiférer pour nier le droit du peuple d'assurer la sécurité d'un l'Etat libre et d'organiser "Une milice bien organisée" par et avec "le droit qu'a le peuple de détenir et de porter des armes". Un article bien mal interprété par les marchands d'armes, mais que nous comprenons peut-être mieux grace à notre hymne national : "Aux armes citoyens, formez vos bataillons" et qui traduit en moyen d'action le droit de résistance à l'oppression.4. Les arrestations et perquisitions ne peuvent avoir lieu sans mandat du juge.5. Les inculpations se font par un grand jury, nul ne pourra, dans une affaire criminelle, être obligé de témoigner contre lui-même, ni être privé de sa vie, de sa liberté ou de ses biens sans procédure légale régulière ; nulle propriété privée ne pourra être expropriée dans l'intérêt public sans une juste indemnité.6. Les procès se font devant jury. L'accusé a droit à la confrontation avec les témoins à charge, et peut forcer les témoins à décharge à venir déposer. Il a droit à un avocat.7. Les procès devant jury sont de droit si la peine encourue est supérieure à une amende de 20 dollars.8. les châtiments cruels ou exceptionnels, sont interdits9. L'énumération des droits dans les amendements précédents ne doit pas être interprétée comme niant l'existence d'autres droits.10. Les pouvoirs qui ne sont pas conférés aux États-Unis par la Constitution appartiennent aux États respectifs, ou au peuple.On note ici sous le termes "droits fondamentaux" plusieurs choses différentes et qui prêtent peut-être à confusion : des libertés individuelles (vie, liberté, recherche du bonheur, droit à la propriété, droit à un jugement équitable), des droits collectifs (résistance à l'oppression, sécurité et liberté de l'Etat, force armée citoyenne, réforme du régime politique, garantie du droit, prévalence de la notion d'utilité publique sur le droit privé, etc. On peut souligner en particulier que la défense du droit n'est envisagée que par l'exclusion de celui-ci du domaine de la législation !!! Et il revient alors - à défaut de loi - au juge de garantir les droits fondamentaux et libertés et de sanctionner ou corriger l'abus de pouvoir par l'autorité (législative ou exécutive -voir autre autorité non gouvernementale) par un jugement équitable et juste indemnité !On a donc ici une double allégeance du magistrat à la fois à la loi mais aussi au droit fondamental - ce qui appelle et justifie une totale indépendance de la fonction - qui permet invoquer à la fois la loi et l'équité en fonction de la meilleur défense et garantie d'un droit fondamental ou d'une liberté. On peut aussi souligner la force des amendements 9 et 10 qui laisse en suspend à la fois la définition/limitation/négation des droits et rappelle la souveraineté "par défaut" des Etats et du peuple.
C'est donc par renvoi aux instruments internationaux qu'il convient de procéder, la loi organique servant à adopter les modalités d'application . JR
Il n'y a pas de droits fondamentaux en dehors de devoirs tout aussi fondamentaux. De même le droit n'est pas indépendant de l'autorité puisqu'il en constitue le fondement de la mission et qu'il est de la responsabilité des citoyens d'en extirper les abus et de lutter contre les aspects tyranniques. C'est pourquoi la formule "les droits et les devoirs de l'homme et du citoyen" est irremplaçable et on ne saurait : au nom de textes généreux et soit-disant de "droits universels" se substituer au role d'un gouvernement "toléré" par le peuple sauf à instaurer un super-gouvernement dont les abus serait encore plus incontrôlables et l'oppression à laquelle il serait encore plus difficile à résister ou de renverser.
#91 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2784" \l "p2784" 08-11-2007 22:20:49
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Montesquieu est avec nous ! INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Merci à Adrien qui vient de m'écrire pour me faire remarquer un texte ancien, illustre, un texte qui fait souvent penser aux banques privées daujourdhui, « traitants » et « fermiers » modernes, toujours aussi gravement parasitaires :
Montesquieu, Lesprit des lois,Livre XIII : des rapports que la levée des tributs et la grandeur des revenus publics ont avec la liberté,Chapitre XIX : Qu'est-ce qui est plus convenable au prince et au peuple, de la ferme ou de la régie des tributs ?
« La régie est l'administration d'un bon père de famille, qui lève lui-même, avec économie et avec ordre, ses revenus.Par la régie, le prince est le maître de presser ou de retarder la levée des tributs, ou suivant ses besoins, ou suivant ceux de ses peuples. Par la régie, il épargne à l'État les profits immenses des fermiers, qui l'appauvrissent d'une infinité de manières. Par la régie, il épargne au peuple le spectacle des fortunes subites qui l'affligent. Par la régie, l'argent levé passe par peu de mains ; il va directement au prince, et par conséquent revient plus promptement au peuple. Par la régie, le prince épargne au peuple une infinité de mauvaises lois qu'exige toujours de lui l'avarice importune des fermiers, qui montrent un avantage présent dans des règlements funestes pour l'avenir.Comme celui qui a l'argent est toujours le maître de l'autre, le traitant se rend despotique sur le prince même : il n'est pas législateur, mais il le force à donner des lois. »
Définition du Petit Robert : Régie : 1f& Dr. admin. Mode de gestion d'une entreprise publique, par les fonctionnaires d'une collectivité publique. Régie d'État, régie communale. Régie simple ou directe, entièrement dirigée et organisée par les fonctionnaires.
Comme le disait Goethe : "Tout a déjà été pensé. L'important est d'y penser à nouveau."
#92 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2800" \l "p2800" 19-11-2007 00:10:57
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« Quelle masse monétaire pour le pilotage de l'économie ? »Un document absolument passionnant, de Gabriel Galand (1994) : HYPERLINK "http://www.chomage-et-monnaie.org/Documents_pdf/Mecamo_bul3.pdf" http://www.chomage-et-monnaie.org/Docum
o_bul3.pdfExtrait important (tous les citoyens devraient maîtriser ce sujet décisif pour leur émancipation du travail forcé) :
« (
)VIII La qualité de la masse monétairePoser le problème de la qualité de la masse monétaire peut surprendre.Actuellement, pratiquement la totalité de la monnaie est créée par le crédit des banques (voir §III). Ce mode de création a des inconvénients structurels et conjoncturel :
Du point de vue structurel :- L'offre de crédit par les banques est difficilement contrôlable par la Banque Centrale, sauf encadrement du crédit. De plus ce contrôle est un contrôle de maximum. Il n'assure pas de création minimum.- La propension des banquiers eux mêmes à offrir des prêts est variable dans le temps et plutôt procyclique (c'est-à-dire inverse à ce qui pourrait empêcher les cycles). En effet en période d'expansion les banques participent à l'euphorie et sont plutôt laxistes, en période de dépression elles sont très méfiantes et deviennent très restrictives.- La demande de crédit est en théorie contrôlable par la Banque Centrale en agissant sur les taux d'intérêt, qui agissent sur la demande de crédits et sur l'épargne, elles-mêmes corrélées avec la création monétaire. Mais ces corrélations sont très indirectes. D'autre part, les taux d'intérêt peuvent subir des influences internationales qui empêchent l'emploi optimal de ce moyen.- La demande de crédits dépend de la propension des agents à s'endetter et, si elle est insuffisante, on n'a guère de moyens de l'augmenter, d'autant plus qu'elle est assez inélastique par rapport au niveau des taux d'intérêts.
Du point de vue conjoncturel, on constate que :- Pour des raisons liées aux politiques économiques passées, les agents économiques (surtout les entreprises et l'État) sont actuellement très endettés et que, en raison des taux d'intérêt élevés, tout endettement supplémentaire est difficile, voire impossible.- De plus, l'endettement actuel coûte cher en frais financiers, ce qui pèse sur les résultats et aggrave souvent l'endettement.- Enfin, les taux élevés génèrent une épargne abondante qui pèse, nous l'avons vu, sur la demande de crédits créateurs de monnaie. La demande totale de crédits étant trop faible, la création monétaire devient insuffisante.En conséquence, toute action de croissance de l'offre ne peut générer le financement de la demande supplémentaire nécessaire puisque, les agents ne voulant plus s'endetter, on ne crée pas suffisamment de monnaie.Dans cette situation, tout se bloque car les agents ne peuvent sortir de l'endettement par une expansion qui n'est plus financée. Il y a alors compétition pour les fonds existants, avec des effets d'éviction en chaîne. Par exemple, comme l'explique R.Chuilon [4], dans cette situation, le déficit budgétaire ne peut être résorbé, car "toute augmentation de l'impôt réduira les investissements et l'embauche, si elle frappe les entreprises, et freinera la consommation si elle touche les ménages."
Toutes ces raisons, structurelles et conjoncturelles, poussent à trouver un autre moyen de création monétaire, qui permette :- de piloter plus aisément le financement de la croissance,- de sortir de l'impasse actuelle de l'endettement, surtout celui de l'Etat, qui empêche toute politique de relance volontariste.Ce moyen existe, nous l'avons vu, c'est l'avance par la Banque de France à l'Etat des sommes correspondantes.C'est ce que nous avons appelé la création de monnaie permanente.IX La "solidification" de la masse monétaireTout d'abord observons que toute injection de monnaie permanente passe par un contrôle accru des banques commerciales. En effet, supposons que nous injections 100 milliards dans l'économie sous forme de monnaie centrale à la disposition de l'État, celle-ci se retrouve au fur et à mesure des dépenses de l'État, en disponibilités des banques commerciales à la Banque Centrale. Ces banques peuvent donc créer k fois 100 milliards de monnaie de crédit, soit, à la valeur actuelle du multiplicateur k, environ 500 milliards ! Il faut donc faire très attention (la "planche à billets" est surmultipliée !).Ensuite, un raisonnement simple nous montre que, pour sortir de l'impasse actuelle, l'État ne peut pas se contenter de créer le supplément annuel de monnaie. En effet celui-ci, même avec une croissance en valeur de 8%, est d'environ 1 750 x 8%, soit 140 milliards. Pour mettre l'économie sur une pente de croissance, favoriser le désendettement des agents et entreprendre son propre désendettement (la dette est actuellement de l'ordre de 2 000 milliards), c'est nettement insuffisant. Il faut donc entreprendre un remplacement partiel de la masse monétaire actuelle par de la monnaie permanente.Ceci est parfaitement possible car l'encours de crédit est d'environ 8 500 milliards. On peut penser que la durée moyenne de remboursement est inférieure à 10 ans. Plus de 850 milliards de crédits arrivent donc à échéance chaque année. L'État pourrait donc créer, en plus du supplément de monnaie dû à la croissance, par exemple 200 milliards par an qui devraient venir en diminution de l'encours de crédit des banques. Mais on veut que ce soit l'encours de crédits monétisés qui diminue de ce montant. D'où les deux dispositifs possibles évoqués plus haut.a) L'augmentation du taux de réserves obligatoiresOn peut faire en sorte qu'avec un montant de réserves croissant prenant en compte les injections de l'État, mais un taux croissant, la baisse du multiplicateur entraîne une baisse de l'encours de crédits monétisés. Plus précisément, si par exemple l'encours monétisé est de 1 600 milliards dont 1 350 milliards de dépôts et le taux des réserves est de 5%, cela signifie que les réserves sont de 1 350×5% soit 67,5 milliards. Si on souhaite baisser cet encours à 1 400 milliards, et si l'État injecte, pour compenser cette baisse de monnaie de crédit, 200 milliards en monnaie permanente, et de plus 100 milliards permettant la croissance de M1, les disponibilités vont se trouver monter, en arrondissant, à 70+200+100, soit 370 milliards. Un calcul simple montre que, pour que les réserves obligatoires soient de 370 milliards pour un encours de 1 400 milliards, le taux des réserves obligatoires doit être augmenté à environ 25%.Toutefois, les banques auront du mal à accepter la diminution de cet encours. Elles préféreront peut-être, si elles en ont la possibilité, supporter des réserves obligatoires plus importantes, quitte à demander un refinancement à la Banque de France.Il y a alors trois solutions :- la Banque de France refuse les concours supplémentaires de refinancement : ça n'est pas l'habitude et cela risque de faire dangereusement monter les taux d'intérêt, - elle hausse encore plus le taux des réserves obligatoires (mais de combien ?),- en dernier ressort, elle encadre le crédit.b) L'encadrement du créditPour répondre à l'objectif de baisse des crédits monétisés, et contrairement à ce qui s'est pratiqué dans le passé, l'encadrement devrait porter sur ces seuls crédits, soit le montant total des crédits diminué de toutes les ressources d'épargne à long ou court terme, et fixer pour ce montant une norme d'évolution négative. Dans notre exemple cette norme serait de -200/1 600, soit une diminution de 12,5%. Cette forme d'encadrement "partiel" devrait permettre d'éviter les multiples dérogations du passé, et d'inciter les banques, limitées dans leur création monétaire, à encourager l'épargne.X Le rôle de l'ÉtatNous situant ici sur le plan technique, nous ne dirons rien de l'aspect politique du procédé. Toutefois il faut observer que si le premier bénéficiaire de la création de monnaie permanente est l'Etat, cela ne signifie pas pour autant un rôle accru de l'Etat dans l'économie. En effet, il peut immédiatement redistribuer cette monnaie sous forme de réductions d'impôts ou de subventions aux entreprises et conserver ainsi la décentralisation de l'économie. Les obstacles se situent donc plutôt au plan idéologique qu'au plan de la politique économique.XI Le désendettementNous avons mentionné plus haut la nocivité d'un endettement excessif. Or le renouvellement de M1 décrit cidessus ne résoud le problème que partiellement. En effet, même si on renouvelait complètement M1 par de la monnaie permanente, on n'aurait pas pour autant supprimé tout le crédit. En effet, nous avons vu que M1 est d'environ 1600 milliards, alors que l'endettement total est d'environ 8200 milliards.Aller plus loin en injectant encore plus de monnaie permanente ne servirait à rien car, nous l'avons vu, cette injection grossirait définitivement M1 et introduirait des tensions inflationnistes sans pour autant garantir une diminution des encours de crédit. Le seul moyen en fait, d'après les mécanismes que nous avons décrits, de provoquer un désendettement plus important, est d'inciter les agents à utiliser la monnaie liquide qu'ils détiennent pour se désendetter. Pour ce faire, la seule méthode valable à notre avis est de faire repartir l'économie pour que les agents économiques aient une meilleure santé financière et se désendettent de leur propre initiative. Le premier à le faire sera l'État.Bien entendu nous n'avons pas parlé de l'inflation comme moyen évident de déprécier les dettes, car c'est un moyen avec de graves inconvénients, mais il faut être conscient qu'actuellement un peu d'inflation soulagerait bien des débiteurs, et ne pénaliseraient pas outre mesure les créanciers, qui bénéficieraient de taux réels un peu moins déraisonnables.En résumé, le désendettement ne peut être réalisé par la génération de monnaie permanente qu'à concurrence de M1. Pour le reste le moyen le plus "rationnel" est de provoquer la prospérité.XII Le contrôle institutionnelLe principal argument des adversaires de la création de monnaie par la Banque Centrale au profit de l'Etat est le risque très grand de dérapage qu'on symbolise par le spectre de la "planche à billets". En fait il existe bien des procédés pour instituer des garde-fous.Tout d'abord, comme l'ont proposé un projet de loi de 1981 [2] qui n'a pas eu de suite, ainsi que A.Grjebine [3], on pourrait diviser le budget de l'Etat en trois parties :- le budget de fonctionnement des services de l'Etat, qui devrait impérativement être en équilibre sans emprunt ni création monétaire,- le budget d'investissements, qui serait financé par l'emprunt,- le budget de croissance, qui serait alimenté par la Banque Centrale et permettrait une injection de monnaie permanente compatible avec la croissance de l'économie.Les trois budgets seraient votés séparément et les modalités de communication entre eux (par exemple le budget de croissance finançant un dégrèvement temporaire d'impôt) soigneusement codifiés.On pourrait aussi, comme le suggère R.Chuilon [4], confier à la Banque Centrale, dont les missions auraient été redéfinies, le soin de surveiller l'application de cette transformation de la masse monétaire et veiller à sa croissance en fonction des besoins de l'économie.En vérité, si les hommes politiques sont convaincus de l'intérêt de l'opération, ils trouveront les moyens de faire contrôler par la Nation ce qui après tout lui appartient, n'étant que l'expression financière du potentiel de croissance de la collectivité. »Bibliographie :[1] A.Chaineau "Mécanismes et politiques monétaires"; PUF 1990 (10ème édition).[2] Projet de loi No 157 du 22/7/1981[3] A.Grjebine "L'état d'urgence"; Flammarion 1983[4] R.Chuilon "Destruction monétaire et déséquilibre économique"; Haute Finance; été 1992
#93 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2804" \l "p2804" 19-11-2007 08:20:21
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BonjourFondamentalement Galland a raison ... mais le problème s'est compliqué avec l'euro: l'article cité par Etienne, que je conseille de lire en totalité après l'avoir téléchargé en pdf semble effectivement dater et ne concerner que le cas français... or nous n'avons plus notre "liberté" (si tant est nous pourrions l'avoir compte tenu du poids lobbyiste du système bancaire commercial)Pour ma part, je pense de plus en plus que toute la monnaie doit être centrale, qu'elle soit permanente ou temporaire ne me semble pas être le point le plus important, et que tous les intérêts (sur la création monétaire, pas sur l'épargne) doivent revenir à la collectivité .La "bonne" solution semble être celle définie sur le wiki HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/wikiconstitution/index.php?title=Le_PLAN_P%2C_une_Constitution_pour_les_Peuples_d%27Europe" http://etienne.chouard.free.fr/wikicons
d%27EuropeAJH
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L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#94 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2814" \l "p2814" 21-11-2007 00:36:43
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« La France en guerre économique »Trois extraits vidéos de la conférence de François Asselineau du 14 novembre dernier : HYPERLINK "http://www.u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=12" http://www.u-p-r.org/ab/index.php?page=
&id=12Très intéressant.Étienne.
#95 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2829" \l "p2829" 23-11-2007 02:19:14
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La bande son de ma synthèse en 7 minutes (ouf !), hier matin sur France Info INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET « Le traité simplifié et sa critique par les internautes avec Étienne Chouard (audio 7'30") »"Linvité du net" (émission de David Abiker sur France Info à 9h50) le 21 novembre 2007 : HYPERLINK "http://www.france-info.com/spip.php?art" http://www.france-info.com/spip.php?art
sous_themeJ'ai pu évoquer (ultra rapidement, mais c'est lisible, je crois) l'idée du sabordage monétaire de l'article 104 de Maastricht, décision contraire à l'intérêt général et pourtant sans débat.Étienne.
#96 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2833" \l "p2833" 23-11-2007 02:38:40
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« CAPTATION DES RENTES MONDIALES PAR LE CAPITAL FINANCIER »Un document passionnant proposé par Robert-Antoine Frouville : HYPERLINK "http://www.avenirdattac.net/IMG/pdf/Rubrique_Finance_RentesMondiales2.pdf" http://www.avenirdattac.net/IMG/pdf/Rub
iales2.pdfBonne nuit INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
#97 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2846" \l "p2846" 29-11-2007 08:26:06
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J'ai envoyé un mail à Michael Moore pour lui suggérer de faire un film sur ce sujet ^^ Ben quoi ! On sait jamais INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET
#98 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2855" \l "p2855" 05-12-2007 23:12:41
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L'article 104 de Maastricht est désormais l'artice 123 du TFUE : HYPERLINK "http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rap-info/i0439.pdf" http://www.assemblee-nationale.fr/13/pd
/i0439.pdf
Article 1231. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées "banques centrales nationales", d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de lUnion, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.
#99 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2891" \l "p2891" 09-12-2007 01:50:17
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AJH a écrit:
@etienneOui, mais comment sont nommés les dirigeants de la BdF (ou BCE), quel est le "contre pouvoir " nécessaire, en sorte que l'émission monétaire (même pour "l'équipement") ne puisse être utilisé à des fins électoralistes/politiques ? C'est un peu là où je bloque INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET
Deux organes de décisions dans la BCE :- Le directoireComposé d'1 président, 1 vice président et de 4 collaborateursQui mettent en oeuvre les politiques monétaires décidées par le conseil des gouverneursTout citoyen possédant une autorité et une expérience professionnelle reconnue en matière monétaire ou bancaire et n'ayant jamais exercé de mandat politique européen ou national peut se déclarer candidat.Chaque candidature est étudiée par le parlement européen et doit être validée par au moins 10% des députés européens.Le président, le vice-président et les 4 collaborateurs sont tirés au sort parmi les différents candidats validés.Le président devra rendre compte régulièrement (fréquence fixée par un vote du parlement européen) de la politique monétaire décidée et mise en oeuvre par la BCE.Le directoire sera renouvelé tous les 5 ans.- Le conseil des gouverneursComposé du directoire et des gouverneurs des BCNQui décide des politiques monétaires et de la façon dont elles doivent être exécutées.Ses réunions sont filmées et rendues publiques et disponibles sur le site internet de la BCE.Et j'y ajouterai une 3ème instance :- Une commission de contrôle parlementaireComposée de 3 députés européens, tirés au sort parmi les députés européens qui sont candidats.Ils assisteront aux réunions du conseil des gouverneurs.Ils disposeront de toute la transparence nécessaire de la part des membres de la BCE pour faire leurs rapports.Ils tiendront le rôle de rapporteurs auprès du parlement européen, un des députés, ou plusieurs s'ils en ressentent le besoin, feront leur rapport à la suite de l'intervention du président de la BCE devant le parlement.On peut donner au parlement un pouvoir de censure du directoire, qui s'il est voté, provoquera le renouvellement du directoire.VoilàQu'en penses-tu ?
#100 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2941" \l "p2941" 15-12-2007 21:56:24
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Krugman : Argent perduun article de Paul Krugman, New York Times, 14 décembre 2007 : HYPERLINK "http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1509" http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1509
14 décembre 2007« Comment tout cela va-t-il se terminer ? Les marchés ne retrouveront pas un fonctionnement normal tant que tous les cadavres - les créances douteuses - nauront pas été sortis des placards. Et cela ne se produira probablement pas avant que limmobilier nait fini de baisser et que les entreprises financières naient apuré toutes leurs pertes. Cela prendra sans doute des années. »Mercredi, la Réserve Fédérale a annoncé quelle allait prêter 40 milliards de dollars aux banques. Selon mon décompte, cest la quatrième intervention majeure pour venir en aide au système financier depuis que les choses ont commencé à aller mal, voila cinq mois. Celle-ci sera peut-être efficace, mais je ne ny crois pas.Lors des crises financières passées - leffondrement de la bourse en 1987, les conséquences du défaut de paiement de la Russie en 1998 - la Fed a pu utiliser sa baguette magique et disperser les nuages sur les marchés. Mais cette fois-ci, la magie ne fonctionne pas.Pourquoi ? Parce que le problème des marchés nest pas seulement celui dun manque de liquidité. Il y a également un problème fondamental de solvabilité.Permettez moi dexpliquer la différence en prenant un exemple.Imaginez quil y ait une rumeur inquiétante au sujet de la Banque de Pottersville : les gens racontent que la banque a accordé un prêt énorme au beau-frère du directeur, qui a dilapidé largent dans une entreprise en faillite.Même si la rumeur est infondée elle peut mettre à bas la banque. Si chacun pense que la banque va faire faillite et réclame son argent au même moment, elle devra trouver du liquide en vendant ses avoirs en urgence à prix cassés. Elle pourrait alors se retrouver en faillite, même si elle navait pas réellement fait ce prêt douteux.Dans la mesure où la perte de confiance engendre une prophétie auto-réalisatrice, même les déposants qui ne croient pas à la rumeur cèderaient à la panique et retireraient leurs avoirs tant quils le peuvent.Mais cest là que la Fed peut venir à la rescousse. Si la rumeur est fausse, la banque a suffisamment dactifs pour couvrir ses dettes. Tout ce qui lui manque, cest la liquidité, cest-à-dire la capacité de lever des fonds rapidement. La Fed peut solutionner ce problème en accordant à la banque un crédit temporaire, le temps nécessaire pour que le calme revienne.Les choses sont très différentes si la rumeur savère vraie, si la banque a effectivement accordé un énorme prêt qui ne sera pas remboursé. Dans ce cas là, le problème nest pas de restaurer la confiance, mais de faire face à une situation ou la banque est vraiment, réellement, en faillite.Mon histoire sur une banque en bonne santé frappée par une crise de confiance, qui peut être surmontée avec un prêt temporaire de la Fed, décrit à peu près ce que le système financier dans son ensemble a subi en 1998. Le défaut de paiement de la Russie a entraîné leffondrement du fonds dinvestissement géant Long Term Capital Management, et durant quelques semaines, la panique a régné sur les marchés.Mais quand la situation sest dénouée, finalement, assez peu dargent avait été perdu. Une expansion temporaire du crédit par la Fed avait donné à tout le monde le temps nécessaire pour retrouver ses esprits et la crise fut rapidement surmontée.En août, la Fed a tenté de rééditer ce quelle avait fait en 1998, apparemment avec succès, tout au moins à première vue. Mais la crise de confiance est revenue, pire que jamais. La raison en est que cette fois le système financier - à la fois les banques et plus encore les institutions financières non bancaires, ont accordé de nombreux prêts qui vont vraisemblablement se terminer très très mal.On peut facilement se perdre dans tous les détails des crédits hypothécaires, de la réévaluation des mensualités, des titres CDO, et ainsi de suite. Mais il y a deux faits importants qui peuvent vous aider à vous représenter à quel point le problème est considérable.Dabord, nous avons eu une énorme bulle immobilière au milieu de la décennie. Pour revenir à un ratio historiquement normal entre le prix des logements et les loyers, le prix moyen devrait chuter denviron 30% en dessous des niveaux actuels.Deuxièmement, il y avait une masse énorme dargent emprunté dans cette bulle. Les nouveaux acquéreurs navaient pas ou peu dapport personnel, et les propriétaires refinançaient leurs emprunts, convertissant ainsi en liquide les gains nés de lappréciation de leur bien.Lorsque les prix de limmobilier seront revenus sur terre, de nombreux emprunteurs se retrouveront avec un patrimoine négatif, endettés pour un montant supérieur à la valeur de leur maison. Et ces patrimoines négatifs entraînent souvent des saisies et de lourdes pertes pour les prêteurs.Les chiffres sont énormes. Le blog financier Calculated Risk estime, à partir des données de First American CoreLogic, que si le prix de limmobilier baisse de 20%, ce seront 13,7 millions de propriétaires qui seront dans le rouge. Si les prix baissent de 30%, ce nombre sélèvera à 20 millions.Cela signifie dénormes pertes, et explique pourquoi les liquidités se sont asséchées. Ce qui se déroule dans les marchés ne relève pas de la panique irrationnelle. Cest une panique tout à fait rationnelle, car il y a beaucoup de pertes dans le secteur, mais personne ne sait combien en détient, sous la forme de créances douteuses, celui qui veut emprunter de largent.Comment tout cela va-t-il se terminer ? Les marchés ne retrouveront pas un fonctionnement normal tant que tous les cadavres - les créances douteuses - nauront pas été sortis des placards. Et cela ne se produira probablement pas avant que limmobilier nait fini de baisser et que les entreprises financières naient apuré toutes leurs pertes. Et cela prendra sans doute des années.Dici là, tous ceux qui espèrent que la Fed - ou quiconque - arrive avec un plan qui fasse disparaître la crise seront terriblement déçus.
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2946" \l "p2946" 16-12-2007 08:32:50
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
C'est un excellent article, merci Etienne de l'avoir découvert.J'ajoute que les premières estimations (dont vous n'entendrez que peu parler) font état d'un crash global de 2000 milliards de dollars (quasiment le PIB total de la France) étendu sur 1 an et dont le "pic" interviendrait en mars 2008 pour 800 millions. EDIT: 800 milliardsIl y a aussi l'Espagne mais surtout le Royaume Unis qui ont peut être fonctionné avec des "prêts pourris"En fait, il n'y a qu'une seule solution pour éviter que "les biens réels" (les terrains et les maisons) ne se retrouvent, même dépréciés, dans le portefeuille des prêteurs (les banques qui survivront) et que les acheteurs soient mis à la rue. C'est parfaitement anti libéral (l'horreur pour les étasuniens et la pensée unique) ... c'est que la loi (l'Etat) gèle les taux de tous les prêts immobiliers à une valeur raisonnable (inflation + 1% par exemple)
Dernière modification par AJH (17-12-2007 09:38:35)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#102 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2956" \l "p2956" 17-12-2007 09:28:19
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« Le choix de la défaiteles élites françaises dans les années 30 »
Un grand livre important dAnnie Lacroix-Riz qui résume ici son travail, dans une vidéo captivante
Cette historienne courageuse est un puits de science (elle semble tout savoir sur les intrigues et le racket des banques, en associant intelligemment histoires intérieures et histoire internationale) et elle nous donne un cours dhistoire absolument essentiel (ne ratez pas ça) :Pour écouter ce document passionnant d'une seule traite : HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/video/xztbh_le-choix-de-la-defaite_events" http://www.dailymotion.com/video/xztbh_
ite_events
(Également disponible en quatre épisodes séparés :1) HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/Libre_/video/x3oquv_le-choix-de-la-defaite14_politics" http://www.dailymotion.com/Libre_/video
4_politics 2) HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/Libre_/video/x3oqz5_le-choix-de-la-defaite24_politics" http://www.dailymotion.com/Libre_/video
4_politics 3) HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/Libre_/video/x3or36_le-choix-de-la-defaite34_politics" http://www.dailymotion.com/Libre_/video
4_politics 4) HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/Libre_/video/x3orek_le-choix-de-la-defaite44_politics" http://www.dailymotion.com/Libre_/video
4_politics )Annie Lacroix-Riz évoque ici, de façon très vivante : la synarchie (club de banques et industriels comploteurs) qui veut depuis longtemps des institutions qui ne permettent pas aux salariés de se défendre ; la dictature de la Banque de France (club de banques privées) qui gouverne les gouvernements par les avances quelle leur accorde ou pas et qui trouvait beaucoup de charmes aux régimes de Mussolini et de Hitler pour remplacer cette « République » qui permettait aux citoyens de défendre leurs droits ; les banques et les industriels qui gouvernent depuis longtemps (ce qui se passe aujourdhui na donc rien de nouveau !) ; cette Banque de France qui a ruiné la République espagnole pour aider Franco, qui a aidé lAllemagne à trouver de lor pour son réarmement, qui a voulu la défaite française, qui a dissuadé la France de combattre pour permettre à lAllemagne dachever son réarmement ; les grandes banques qui ont fait durer les guerres coloniales ; Marc Bloch dénonçant (à la fin de "l'étrange défaite") la trahison de Pékin (vaste réseau dalliances les journalistes à la Brinon, les hommes politiques à la Laval, les hommes de main du genre 6 février, les hommes daffaires du Creusot (Schneider) et, principalement, les militaires livrant la France à ses ennemis, et les raisons plutôt principalement économiques que militaires, selon Annie Lacroix-Riz, qui animaient cette trahison ; les plans de liquidation de la République qui datent de bien avant 1936, 1936 nayant fait que différer ces plans : on a saboté le réarmement, on a préparé des plans contre la République avec létranger, on savait que lAllemagne allait faire guerre et on négociait pourtant avec elle (« OK on va être battu, mais comment ? ») ; lobsession des salaires à limiter qui est la motivation des élites financières pour détruire la République ; nos élites qui ont décidé quHitler allait venir en France pour remplacer la République par un régime qui ne permette plus aux salariés de résister ; les manuvres du jeune État gaulliste pour que tout ça ne soit pas su et qui a protégé les hommes de la synarchie (en faisant disparaître larticle 75 et s. du code pénal incriminant la haute trahison et lintelligence avec lennemi, puis larticle 87 qui punissait la collaboration, et ces hommes (synarques) qui sont restés impunis !) ; le travail de fourmi dans les archives souvent atroces ; la similitude avec la situation actuelle qui est frappante ; pour Annie Lacroix-Riz, elle est même plus grave quen 1940 : la dépendance des historiens par rapport aux élites dirigeantes semble plus grande aujourdhui quen 1940)
Tout ça est abject et révoltant
Car les points de ressemblance avec notre présent sont très éclairants. Écoutez et réécoutez, vous verrez
#103 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2992" \l "p2992" 22-12-2007 02:44:49
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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Bonjour,AJH, vous dites :"Depuis 1973 la France s'est interdite de créer la monnaie dont elle a besoin pour combler ses propres déficits"Je n'arrive pas à trouver de loi écrite en 1973 qui correspond à ce que vous dites, j'ai bien trouvé la loi de 1993 ici : HYPERLINK "http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ECOX9300075L" http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/Un
OX9300075LMais pas celle de 1973, il s'agit bien d'une loi ?
#104 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2996" \l "p2996" 22-12-2007 08:40:05
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BonjourLa modification antérieure (à celle de 1993) des statuts de la BdF a fait l'objet d'une loi du 3 janvier 1973 (c'est indiqué sur le site de la BdF). Je n'ai pas retrouvé cette loi (Code monétaire?), ni les statuts pour la période 1973 à 1993. Il n'est pas du tout certain qu'il y ait eu, dans la loi de 1973, une "interdiction formelle" (telle qu'elle apparait ensuite dans la loi du 4 aout 1993 qui précise " interdit à celle-ci (la BDF) dans son article 3 d'autoriser des découverts ou d'accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publics, de même que l'acquisition de titres de leur dette....")Mais on peut affirmer que " Depuis 1973 la France s'est interdite de créer la monnaie dont elle a besoin pour combler ses propres déficits" simplement en vérifiant que la dernière "avance au Trésor" de la banque de France date du 21 mars 1974 HYPERLINK "http://www.banque-france.fr/fr/stat_conjoncture/series/annhis/telnomot/hb.w.14000.0000.txt" http://www.banque-france.fr/fr/stat_con
0.0000.txtA+AJH
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#105 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3016" \l "p3016" 26-12-2007 20:23:18
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Effectivement cela prouve que cela a été arrêté à cette époque mais on ne sait pas pourquoiCa serait bien quand même de retrouver le texte de cette loi, si quelqu'un le trouve hésitez-pas à nous le partager, merci INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Parceque malheureusement vu qu'il s'agit d'un sujet qui se heurte à beaucoup d'idées reçues, je pense qu'il faut absolument tout référencer et tout prouver, vous ne pensez pas ?
#106 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3024" \l "p3024" 27-12-2007 06:10:55
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=8" Jacques Roman
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HYPERLINK "mailto:jacquesroman@hotmail.com" e-mail
Loi de 1973Sandy,Voici ce que j'ai trouvé par Légifrance (en interrogeant sous "Autres textes législatif et règlementaires". Vous noterez que cette loi a été abrogée en 1994. Pour le texte, il faut rechercher par le Journal officiel (je suppose que l'année 1973 a été informatisée.Loi ordinaire 73-7 du 03/01/1973 DIRECTION ET ADMINISTRATION DE LA BANQUE DE FRANCETEXTE TOTALEMENT ABROGE A COMPTER DU 01-01-1994.PubliI(e) au Journal officiel Lois et DIcrets du 04/01/1973 page 165BANQUEBANQUE DE FRANCESTATUTPROPRIETE INDUSTRIELLEDECOUVERTEFONCTIONNAIREMONNAIELOI MONETAIRECOMPOSITION ET FONCTIONS DU CONSEIL GENERAL CHARGE DE DELIBERER DES QUESTIONS RELATIVES A LADMINISTRATION DE LA BANQUE ET LEMPLOI DES FONDS PROPRES LISTE DES OPERATIONS DE BANQUE EFFECTUEES PAR LA BANQUE DE FRANCE ABROGATION DES TEXTES SUIVANTS : LOI DU 24 GERMINAL AN XI, LOI DU 22-04-1806, DECRET IMPERIAL DU 16-01-1808 SAUF LARTICLE 23, LART. 52 DE LA LOI DU 28-04-1832, LA LOI DU 17-05-1834, LA LOI DU 30-06-1840, LA LOI DU 09- 06-1857, LA LOI DU 12-08-1870, LA LOI DU 13-06-1878, LA LOI DU 17-11-1897, LART. 12-2E DE LA LOI DU 09-04-1898, LA LOI DU 29-12-1911, LA LOI DU 20-12- 1918, LA LOI DU 23-06-1936, LA LOI DU 24-07-1936, LE DECRET DU 12-11-1938, LA LOI DU 03-09-1940, ORDONNANCE DU 05-12-1944, LART. 24 DE LA LOI NO 481974 DU 31-12-1948, LE TITRE II DE LORDONNANCE NO 67838 DU 28-09-1967. RECT. JO DU 06-01-1973 P291.
#107 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3031" \l "p3031" 28-12-2007 23:42:37
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« LE VÉRITABLE SYSTÈME AMÉRICAIN DÉCONOMIE POLITIQUE CONTRE LE LIBRE-ÉCHANGE »par Pierre Bonnefoy : HYPERLINK "http://www.solidariteetprogres.org/spip/article-imprim.php3?id_article=3576" http://www.solidariteetprogres.org/spip
ticle=3576 Ce texte est littéralement passionnant, il ma scotché à mon siège pendant une journée.Il y a là une clef de lecture de lhistoire absolument bouleversante.Je vous conseille de le lire durgence, cest un des meilleurs documents que jai lus depuis trois ans.Je le reproduis ici in extenso pour quon en mesure bien limportance.
On y découvre : Que les vraies racines de la République américaine sont beaucoup plus chez Leibniz (un progressiste à la recherche du bonheur général) que chez Locke (un dictateur colonialiste) ; Limportance cardinale de la pensée dAlexander Hamilton et de Friedrich List et la lutte acharnée depuis deux siècles aux USA entre les partisans et les adversaires du « système » dHamilton et List. Ce combat méconnu est incroyablement éclairant pour comprendre les enjeux actuels, y compris en Europe, évidemment ; Lintérêt stratégique pour lempire britannique des thèses dAdam Smith, quand il préconisait de se fier à « la main invisible » (pourtant identifiable demblée au rayon des superstitions crétinisantes) : il est passionnant de remarquer que linterdiction dagir pour le progrès économique des colonies protégeait les positions dominantes en vigueur à lépoque. Ricardo, Say, Malthus, et tous ceux quon appelle abusivement les « classiques » (alors quils ont peut-être été profondément malhonnêtes) ont objectivement servi le même intérêt idéologique au profit de lEmpire colonial ; Que le libre échange débridé et la monnaie dÉtat rare sont des armes fort anciennes pour les banquiers et les industriels contre les peuples.
LE VÉRITABLE SYSTÈME AMÉRICAIN DÉCONOMIE POLITIQUE CONTRE LE LIBRE-ÉCHANGE
4 décembre 2007par Pierre BonnefoyCe nest pas sans raison que beaucoup de physiciens considèrent que léconomie nest pas une science « sérieuse » : il sagit sans doute de la discipline où le décalage est le plus caricatural entre ce qui est enseigné sous ce nom depuis plusieurs décennies et la science véritable. Comble du ridicule, le prix Nobel déconomie a souvent été accordé à déminents professeurs qui auraient tout à fait trouvé leur place dans lIle de Laputa des voyages de Gulliver. Parmi ces professeurs figurent les responsables de la déconfiture du fonds spéculatif LTCM en 1998 qui, comme on le sait aujourdhui, a bien failli provoquer un effondrement de lensemble de léconomie mondiale ; on y trouve également celui qui a conçu le système de dérégulation de lélectricité en Californie, dont lEtat de la Côte- Ouest ne sest jamais remis.Malgré le fait que lon honore les chantres du monétarisme et célèbre la victoire du monde libéral, la réalité économique actuelle fait voler en éclats cette illusion. A ce jour, sur les cinquante Etats américains, quarante- six sont déjà pratiquement en faillite, le déficit budgétaire fédéral est en train dexploser, la bulle immobilière est sur le point déclater, linfrastructure de base est dans un état de délabrement total et la misère prend des proportions alarmantes. De plus, si les Etats-Unis ont pu survivre jusquà présent, cest en menant une politique impériale de pillage systématique des ressources à létranger par le biais de la « mondialisation » et dinstitutions comme le Fonds monétaire international, ce qui a rendu ce pays le plus méprisé et le plus craint dans le monde.Ainsi, les libéraux comme les antimondialisations partagent un même postulat erroné, celui qui consiste à croire que les Etats-Unis sont une superpuissance économique. Toutefois, ils en partagent un second, tout aussi erroné, qui consiste à croire que libre-échange constitue le système américain déconomie. En effet, il existe ce que lon appelle le « système américain déconomie politique » qui, comme nous allons maintenant le relater, a constamment défendu une politique volontariste de développement de lindustrie et de la science, opposée aux théories économiques destructrices dAdam Smith.Leibniz : le père spirituel de la révolution américaineOn peut lire dans la Déclaration dindépendance du 4 juillet 1776, les lignes suivantes : « Nous tenons les vérités suivantes pour évidentes en soi : que tous les hommes sont créés égaux ; quils sont dotés de la part de leur Créateur dun certain nombre de droits inaliénables ; que parmi ces droits figurent la vie, la liberté et la poursuite du bonheur. »Pour bien mesurer la portée de ces quelques lignes, il faut comprendre quelle était alors la vision que lEmpire britannique avait de ses colonies. A la fin du XVIIe siècle, ladministration des colonies américaines fut confiée entre autres à John Locke (1632-1704), que lon présente aujourdhui, à tort, comme linspirateur des idées républicaines. Ce dernier établit une véritable dictature économique sur ces colonies, leur interdisant davoir des manufactures et de confectionner des produits finis. Leur activité devait essentiellement se limiter à la production de matières premières (destinées aux manufactures britanniques), notamment le coton des plantations du Sud. Dans cet esprit, il rédigea la Constitution de la colonie de Caroline du Sud, dans laquelle il déclara que lobjectif du gouvernement est de défendre « la vie, la liberté et la propriété » des citoyens. Bien entendu, lune des composantes essentielle de cette « propriété » nétait autre que la population desclaves, une institution que Locke trouvait tout à fait compatible avec son idéal de « tolérance ». Chez Locke, la servitude et la noblesse sont des états héréditaires ; un esclave na pas de propriété, donc il nest pas un citoyen.On oublie généralement que Locke avait en Europe un ennemi acharné - Gottfried Leibniz (1646-1716) - qui pensait au contraire que léconomie dun Etat devait favoriser la création dinventions, de machines et de manufactures, afin de libérer lhomme du travail physique aliénant et de donner à la société davantage de penseurs et davantage de puissance.Cest ainsi quil écrit un Plan de la création dune société des Arts et des Sciences en Allemagne dont le premier objectif est de « produire assez de nourriture pour la nation afin [...] daméliorer les industries, de faciliter le sort de la main-doeuvre manuelle [...] par le progrès technologique, de toujours rendre à un prix abordable des machines thermiques, moteur de base de toute action mécanique, afin que tous puissent constamment expérimenter toutes sortes de pensées et didées innovatrices, propres à eux-mêmes et aux autres, sans perdre un temps précieux ». Réfutant par avance une erreur fondamentale de Marx, Leibniz considère que lesclavage naméliore pas la productivité ; cest un gaspillage car la véritable richesse réside dans la capacité des citoyens à inventer. Dans La Société et lEconomie, Leibniz ajoute : « Et pourquoi tant de gens [les ouvriers] devraientils être réduits à tant de pauvreté pour le bien de si peu ? La Société aura donc pour but précisément de libérer le travailleur de sa misère. » Dans son essai politique Sur la loi naturelle, Leibniz explique que la société la plus parfaite est celle dont lobjectif est le bonheur suprême et général.Si lon compare la Déclaration dindépendance à la société telle que Locke la concevait, on se rend compte que dans la première, la « poursuite du bonheur » a pris la place de la « propriété » de la seconde. Ceci est un indice capital pour comprendre que le véritable inspirateur de la république nest pas Locke mais Leibniz. La controverse entre Leibniz et Locke na rien dun débat académique : il sagit bel et bien dune lutte entre deux factions politiques irréconciliables. Il est très instructif de sintéresser en particulier aux dernières années de la vie de Leibniz de ce point de vue-là. Leibniz avait beaucoup dinfluence auprès des têtes couronnées, jusquen Russie où il fut le conseiller de Pierre le Grand.Vers 1710, la question de la succession de la reine Anne dAngleterre se posa de manière critique car celleci navait pas de descendant. Grâce aux recherches généalogiques de Leibniz, il fut alors admis que la succession irait à la maison de Hanovre. Sophie de Hanovre, lamie de Leibniz, pouvait donc se retrouver reine dAngleterre. Une menace mortelle pour lEmpire britannique ! Cependant, Sophie était âgée et son fils, George, nétait pas une lumière et subissait linfluence de loligarchie britannique. LEmpire fit appel à lun de ses serviteurs, placé à la tête de la Royal Society, pour discréditer linfluence politique de Leibniz. Ce serviteur qui nétait autre quIsaac Newton (1642-1727), un disciple de Locke, monta une cabale prétendant que Leibniz lui aurait volé linvention du calcul différentiel - un calcul que Newton ne maîtrisait tout simplement pas ! Grâce à Locke, Newton devint un riche actionnaire de lEmpire colonial. Il fut également placé à la direction de la Monnaie pour la grande refonte. Le futur George Ier soutint Newton contre Leibniz et ce dernier fut éloigné de la famille royale. La mort étrange de la reine Anne, suivant de peu celle de Sophie, le fit accéder au trône. LEmpire était sauvé.Néanmoins, comme le montre son énorme correspondance, Leibniz avait tissé un réseau damis à travers le monde qui partageaient le même idéal républicain. On trouve dans ce réseau un grand nombre de savants comme Denis Papin, linventeur dune machine à vapeur pouvant naviguer, mais aussi de véritables républicains comme Jonathan Swift, dont les écrits constituent de cinglantes attaques contre lEmpire britannique. Et surtout, on trouve parmi les correspondants de Leibniz des dirigeants américains comme William Penn, John Winthrop Jr., Cotton Mather, etc. Cest William Penn qui fonda la Pennsylvanie, dont le nom de la capitale - Philadelphie - fut inspiré dun écrit de Leibniz intitulé Societa Philadelphica. Dès 1630, les Winthrop réussirent à arracher au roi dAngleterre, Charles Ier, une charte leur permettant détablir une colonie relativement autonome dans le Massachusetts, qui fut un véritable laboratoire dessai pour un gouvernement républicain ; dans les décennies qui suivirent, lEmpire neut de cesse que de remettre la main sur cette charte. Quant à Cotton Mather, il fut le mentor intellectuel du principal organisateur de la révolution américaine - Benjamin Franklin (1706-1790) - un authentique savant leibnizien.Au XVIIIe siècle, ces hommes étaient arrivés à la conclusion que la première république de lhistoire moderne ne pourrait être créée en Europe car loligarchie y était trop puissante. Cependant, cette oligarchie étant très occupée à se faire la guerre à elle-même (en particulier la France contre lAngleterre), ils décidèrent de commencer par lAmérique. Linterdiction faite aux Américains davoir des manufactures les convainquit finalement de la nécessité de la révolution. Cette révolution fut un compromis qui rassembla plusieurs tendances très différentes, ce qui explique pourquoi les Etats du Sud purent maintenir lesclavage pendant encore un siècle. Cependant, grâce à Benjamin Franklin que lon peut considérer comme linspirateur de la Déclaration dindépendance bien quelle ait été formellement rédigée par Jefferson, le texte fondateur des Etats-Unis contient en germe la société industrielle et labolition de lesclavage.Alexander Hamilton et la première Banque nationale
Alexander Hamilton (1755- 1804) fut laide de camp de George Washington (1732-1799) pendant la guerre dIndépendance et le premier secrétaire au Trésor des Etats-Unis, de 1789 à 1794. Sous limpulsion de Benjamin Franklin, il mit en oeuvre le système économique préconisé par Leibniz. Cest notamment lui qui créa la première Banque nationale des Etats-Unis. Par opposition au système de banques centrales privées, le système de Banque nationale donne à lEtat la capacité unique démettre du crédit et, par conséquent, de diriger ce crédit vers une activité nécessaire à lintérêt général. Ce système ne soppose pas à lexistence de banques privées (il sappuie même sur ces dernières) mais il encadre leur activité et limite leur pouvoir politique. Hamilton savait que largent nest que le moyen dorganiser la production et le commerce. Dans un système où lémission de crédit est contrôlée par des intérêts strictement privés, largent devient lui-même un objet de commerce ; cest dailleurs ce qui se passe à lépoque actuelle depuis ladoption des taux de changes flottants depuis 1971. Le système de banques centrales privées est donc intrinsèquement spéculatif et destructeur. Pour sortir de la crise économique actuelle, lune des premières mesures que le Président américain devrait prendre durgence serait précisément la nationalisation de la Réserve Fédérale, lactuelle banque centrale américaine, en se référant aux conceptions dHamilton.Cependant, laspect le plus fondamental de loeuvre dHamilton réside dans son travail déducation vis-à-vis du citoyen et de ses élus. À cette fin, il rédigea un certain nombre de rapports présentés au Congrès - Rapport sur le crédit public (1790), - Rapport sur une Banque nationale (1790), - Rapport au sujet des manufactures (1791),destinés à présenter ses conceptions économiques et à réfuter celles de lEmpire britannique.Il faut préciser quun empire ne peut pas étendre sa domination de manière durable en se contentant de simposer par sa puissance militaire et policière. Il ne dure que parce quil dispose de moyens de propagande visant à contrôler lesprit de ses sujets. Lannée même de la Déclaration dindépendance, en 1776, un employé de la Compagnie britannique des Indes orientales dénommé Adam Smith (1723-1790) écrit sa Richesse des Nations, une attaque explicite contre les volontés de la république américaine naissante de se doter de manufactures et de moyens de développement. Dans cet ouvrage, Smith recommande aux Etats de ne pas intervenir dans la vie économique et de laisser jouer les lois de la concurrence - la « main invisible » des marchés -, nignorant pas que les manufactures américaines nauraient pu, dès leur démarrage, concurrencer les produits finis dAngleterre. En adoptant un tel système, les Etats- Unis nauraient eu pour seule ressource que de produire des matières premières et de laisser la puissance manufacturière à lEmpire britannique. Il sagissait donc pour Smith de proposer à lAmérique de rester dans une dépendance économique similaire à celle quelle connaissait avant la guerre ; en dautres termes, maintenir le colonialisme sous une apparence républicaine. À partir du moment où elle était la seule à contrôler le pouvoir technologique et où elle empêchait le reste du monde dy avoir accès, lAngleterre ne risquait pas de dépendre des matières premières américaines puisquelle possédait dautres colonies à travers le monde qui pouvaient remplir cette même tâche.Il convient ici de souligner le lien de parenté étroit qui existe entre la doctrine économique de Smith et la physique de Newton et des empiristes, cest-à-dire des ennemis de Leibniz. Pour Smith, léconomie dune société humaine se résume à la somme algébrique des intérêts particuliers contradictoires qui sy font concurrence. Smith considère que la meilleure qualité de lêtre humain, cest son égoïsme et non sa capacité à collaborer avec ses semblables dans un projet commun. Cependant, la somme de ces égoïsmes crée un plus grand bien pour tout le monde. Pourquoi ? Parce que grâce à la « main invisible », le marché est autorégulé. Cest tout. Personne ne peut expliquer ce quest cette divinité mystérieuse, il faut se contenter dy croire. Lespace physique de Newton est tout aussi arbitraire. Il est composé dun grand vide dans lequel des particules élémentaires passent leur temps à sentrechoquer, sattirer et se repousser. Lunivers est constitué de la somme de ces particules. Il ny a pas dharmonie densemble, seule la loi de gravitation universelle régit le comportement de chaque individu vis-à-vis de ses voisins immédiats. Comment ce désordre initial peut-il créer des structures organisées, de la vie, de lintelligence ? Face à cette question gênante, Newton fait intervenir une divinité : le Grand Horloger qui vient régulièrement remonter le monde. Avec encore moins de rigueur intellectuelle, les newtoniens actuels de la physique font intervenir le « dieu hasard » et balayent le problème dun revers de la main en ajoutant que, de toutes façons, le monde va vers une mort chaude ou une mort froide et que lexistence de lhomme nest quun accident statistique. Au hasard des physiciens correspond donc la main invisible des économistes. Dans les deux cas, il est demandé à lindividu davoir foi en des axiomes arbitraires, et de ne pas trop chercher à intervenir dans les affaires du monde.Prenant une attitude diamétralement opposée, Hamilton demande dans son Rapport au sujet des manufactures, à ce que lEtat mette en oeuvre toutes les mesures permettant de favoriser la capacité productrice de la société. Ceci implique, bien entendu, de favoriser par un ensemble davantages et de primes la création de manufactures et lutilisation de nouvelles machines, de promouvoir limmigration de main-doeuvre étrangère, de taxer limportation de produits finis étrangers, dinterdire lexportation de matières premières, de favoriser les inventions et de construire un réseau national dinfrastructure de transport. Toutes ces propositions sont fondamentalement opposées au système dAdam Smith et de ses héritiers daujourdhui.On peut donc considérer les rapports dHamilton comme une véritable déclaration dindépendance économique des Etats-Unis, cest-à-dire la référence pour ce que lon appelle le « Système américain déconomie politique » : ils sont une réfutation claire et systématique des dogmes dAdam Smith sur le libre-échange. Malheureusement, toutes les recommandations dHamilton nont pas été suivies ; le Rapport au sujet des manufactures na pas été adopté par le Congrès. Cependant, les idées quil contient ont été pleinement reprises par les économistes américains qui, à la suite dHamilton, ont développé les Etats-Unis au cours du XIXe siècle.
Lennemi intérieurPour bien comprendre la société américaine daujourdhui, il faut réaliser que, dès le début, lidéal républicain qui anime les conceptions économiques dHamilton a été violemment combattu de lintérieur par une faction dont les membres avaient pleinement adopté les moeurs oligarchiques de lEmpire britannique, lorsquils nétaient pas carrément des traîtres.Quils possèdent des plantations et des esclaves dans le Sud ou quils contrôlent la puissance financière des établissements bancaires privés de la Côte Est, ces oligarques ont un point commun : ils sont tous ennemis du progrès scientifique et du développement industriel. Même si certaines de ces familles dirigent des empires industriels, leur objectif nest pas le développement de lindustrie en tant que tel mais lutilisation de celle-ci pour asseoir leur pouvoir politique et financier (ils chercheront, par exemple, à contrôler un certain type dindustrie tout en sopposant aux innovations qui menaceraient ce contrôle). Lidée quun Etat soit au service dun projet de développement et mette en oeuvre à cette fin des outils tels quune banque nationale, des barrières protectionnistes ou quil organise la création dinfrastructures, leur est tout simplement insupportable.Parmi ceux qui ont entrepris un sabotage systématique de loeuvre dHamilton, deux méritent ici dêtre signalés. Le premier, Aaron Burr (1756-1836), fut dénoncé par Hamilton comme ayant essayé dorganiser un coup dEtat. Ceci lui coûta la présidence des Etats-Unis quil convoitait en 1800, mais il devint tout de même vice-président du Président Jefferson jusquau 11 juillet 1804, date à laquelle il tua Hamilton au cours dun duel. Exilé, il essaya dorganiser une Sécession des Etats du Nord - en dautres termes, une dissolution des Etats-Unis pour le plus grand bénéfice de lEmpire britannique. Gracié, il revint à New York où il fonda la Banque de Manhattan, nommée plus tard la Chase Manhattan Bank. A partir de cette banque, il spécula et organisa le trafic dopium en collaboration avec dhonorables établissements britanniques qui lancèrent deux guerres de lopium en Chine. [1]Tandis que Burr supprimait physiquement Hamilton, Albert Gallatin (1761-1849) tenta de détruire son oeuvre économique. Gallatin fut secrétaire au Trésor pendant une très longue période, de 1801 à 1816, sous les présidences de Jefferson et de Madison. Il est reconnu aujourdhui comme une référence par de nombreux économistes tels que Milton Friedmann, car sa principale obsession était de couper dans les budgets pour réduire la dette publique.Or la toute jeune république dut mobiliser ses ressources pour construire une marine de guerre et protéger son commerce face à une menace contre sa sécurité nationale. En effet, la guerre dIndépendance était achevée mais, sous prétexte de guerre contre la France, lAngleterre attaquait systématiquement des vaisseaux américains pour prendre leurs cargaisons et enrôler de force leur équipage. La France finit par imiter lexemple anglais. Hamilton savait que le problème de la dette pouvait attendre et il serait résolu par la création de richesses futures obtenues en aidant les manufactures. Cependant, Gallatin considérait au contraire quil fallait avant tout « être crédible » sur le plan commercial, cest-à-dire payer la dette publique quitte à pratiquer une politique daustérité qui empêcherait lAmérique de se défendre. Gallatin réussit à convaincre Jefferson que lAngleterre laisserait les Etats-Unis relativement tranquilles, si ces derniers ne la « provoquaient » pas en sarmant et sils respectaient les règles du jeu économique... britanniques. Gallatin finit sa carrière à la National Bank of New York, doù il est devenu lun des chefs de file des défenseurs du libre-échange aux Etats-Unis. Il a également contribué à détruire de lintérieur le système de banque nationale dHamilton.Le parti Whig et Friedrich List mènent la bataille contre le libre-échangeFace au danger que les politiques économiques de Gallatin représentaient pour lexistence même des Etats-Unis, des anciens membres du « mouvement des jeunes » de Franklin, comme léconomiste Mathew Carey (1760-1839), le futur président John Quincy Adams (1767-1848) et le futur ministre des Affaires étrangères Henry Clay (1777- 1852), organisèrent la résistance en créant le Parti Whig. Ils forcèrent littéralement le président Madison à déclarer la seconde guerre dindépendance de 1812 à 1815 contre lAngleterre - une guerre qui fut gagnée grâce à une mobilisation économique quils ont notamment organisée autour de la construction dune flotte.Ils ont également rétabli des barrières protectionnistes, lancé des travaux dinfrastructure et attaqué les doctrines de libre-échange dAdam Smith et de ses successeurs, Jean- Baptiste Say (1767-1832), David Ricardo (1772-1823) et Thomas Malthus (1766-1834). Un homme a joué un rôle capital pour aider le Parti Whig dans cette entreprise, il sagit de léconomiste germano-américain Friedrich List (1789-1846). Ce dernier sest peut-être opposé plus explicitement quHamilton lui-même au libre-échange. En Allemagne, List est le père du Zollverein, cest-à-dire lunion douanière qui a jeté les bases de lunité politique allemande. Il concevait cette union douanière comme devant être accompagnée de la création dun vaste réseau dinfrastructures, en particulier ferroviaires. Lorsquil sest trouvé aux Etats-Unis de 1825 à 1832, il a mené la même bataille économique quen Allemagne, se montrant ainsi à la fois patriote de son pays et citoyen du monde.Dans une lettre adressée le 10 juillet 1827 à Charles Ingersoll, vice-président de la Société pour la promotion des manufactures et des arts mécaniques de Pennsylvanie, List écrit : « Je limite mes efforts à la réfutation de la théorie dAdam Smith et de ses disciples, dont les erreurs fondamentales nont pas encore été comprises aussi clairement quelles devraient lêtre.« Cest cette théorie qui fournit aux opposants du Système américain les moyens intellectuels de leur opposition. Cest lalliance entre ces prétendus théoriciens et ceux qui croient avoir intérêt au libre-échange, qui donne une telle apparence de force au parti opposé. Se vantant de leur supériorité imaginaire en matière de science et de connaissance, les disciples de Smith et de Say traitent chaque défenseur du bon sens comme un empiriste dont les pouvoirs mentaux et les réalisations intellectuelles ne sont pas suffisamment développés pour pouvoir concevoir la sublime doctrine de leurs maîtres.« Je crois que le devoir [de la convention générale dHarrisburg, 1827] est de frapper fort, en déclarant erroné le système dAdam Smith et dautres, en lui déclarant la guerre au nom du Système américain, en invitant les intellectuels à révéler ses erreurs et à préparer des cours populaires sur le Système américain - et enfin, en faisant en sorte que le gouvernement général [des Etats-Unis] soutienne létude du Système américain dans les différents collèges, universités et institutions académiques sous ses auspices. »
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Adam Smith. Pour lui, la richesse des nations est basée sur léchange de valeurs organisé selon un principe consistant à « acheter à bon marché pour revendre cher ». Au contraire, List estime quune nation qui ne produit que des valeurs déchange ne sera jamais souveraine, indépendante et réellement forte au niveau industriel.
Son livre intitulé Le système national déconomie politique, conçu pour lessentiel à Paris, a circulé à travers le monde à partir de 1841 et a fourni un argumentaire majeur pour tous les opposants au libre-échange britannique. Dans cet ouvrage, List montre explicitement comment le système dAdam Smith nest rien dautre quun outil pour permettre le pillage des pays sous-développés. Il reste, de ce fait, dune importance capitale pour nous.Plus profondément, List explique pourquoi le libre-échange na rien de scientifique. Pour Adam Smith, la richesse des nations est basée sur léchange de valeurs organisé selon un principe consistant à « acheter à bon marché pour revendre cher ». A contrario, List estime quune nation qui ne produit que des valeurs déchange peut paraître à un certain moment dans une bonne position économique (pensons aux économies « émergentes » daujourdhui en Amérique Latine ou en Asie du Sud-Est), mais elle ne sera jamais souveraine, indépendante et réellement forte au niveau industriel.Il écrit que « la faculté de produire de la richesse est plus importante que la richesse elle-même ; elle assure non seulement la progression et laugmentation de ce qui a été gagné mais aussi le remplacement de ce qui a été perdu ». Ainsi, la vraie source de la valeur, cest léducation, les progrès culturels, le développement scientifique : « Létat actuel des nations est le résultat de toutes les découvertes, inventions, améliorations, perfections et efforts de toutes les générations qui ont vécu avant nous ; ceux-ci forment le capital mental de lespèce humaine daujourdhui et chaque nation séparée nest productive que dans la mesure où elle a su comment sapproprier les acquis des anciennes générations et les accroître par ses propres acquis. Le produit le plus important des nations, ce sont les hommes. »Cette dernière affirmation, typiquement leibnizienne, selon laquelle la richesse se trouve dans la capacité créatrice de lindividu, est capitale non seulement pour réfuter Smith qui place la richesse dans le bénéfice commercial, mais également Karl Marx pour qui la richesse se trouve dans le nombre dheures de travail physique effectué par louvrier, ou le nombre de litres de sueur quil aura transpiré. List montre que Marx et Smith commettent la même erreur : ce sont des matérialistes, ils croient en des notions fixes de la richesse.Ce nest pas sans humour que List fait remarquer que si lon considérait le simple travail physique comme la cause de la richesse, alors il serait difficile dexpliquer pourquoi les nations modernes sont incomparablement plus riches, plus peuplées, plus puissantes et plus prospères que celles des anciens temps. Proportionnellement, ces dernières employaient en effet plus dheures de travail par habitant. [2]La marche vers la guerre de SécessionLe Parti Whig aidé par List a réussi à faire des Etats-Unis une puissance industrielle, mais cette impulsion décisive a été de courte durée. En 1833, Andrew Jackson, le héros de la seconde guerre dindépendance, est devenu Président des Etats-Unis à la suite de John Quincy Adams. Officiellement, Jackson prétendait soutenir le Système américain ; dans les faits, il a trahi ce système et un bras de fer sest engagé entre son Administration et le Parti Whig, dirigé depuis le Congrès par Henry Clay. Poursuivant loeuvre destructrice dAlbert Gallatin, Jackson a retiré les fonds fédéraux de la Banque nationale, enlevant au gouvernement le principal outil de sa politique économique tel que lavait voulu Hamilton. La politique de crédit étant ainsi laissée dans les mains des banquiers privés de la Côte Est (et de leurs associés britanniques) opposés par principe au développement, lactivité manufacturière - le poumon de léconomie - sest trouvée asphyxiée.Ceci a empêché lémergence dun secteur industriel dans les Etats du Sud, les entrepreneurs locaux nétant pas en mesure dobtenir le crédit nécessaire pour leurs activités. Soutenus par lAngleterre de lord Palmerston avec laquelle ils étaient en relation commerciale, les planteurs de coton du Sud ont alors menacé de faire sécession si le système de libre-échange nétait pas adopté. Pour éviter la dissolution de la nation, Clay a donc été forcé daccepter en 1833 un compromis qui a mis à mal le système protectionniste. Il est important de le souligner ici : les banquiers de Boston et les esclavagistes du Sud ont ceci en commun quils sont en bons termes avec lEmpire britannique et quils défendent le libre-échange. Ces mesures imposées par Jackson furent très lourdes de conséquences. En 1837, les Etats-Unis se trouvaient en dépression économique et connaissaient des famines.Larrêt du développement industriel du Sud a redonné un coup de fouet au commerce du coton et, par là même, aux pratiques desclavage qui avaient alors commencé à disparaître. La question de lesclavage a été alors utilisée pour jeter de lhuile sur le feu. Franklin, Hamilton, John Quincy Adams, et après eux Lincoln et Henry Carey, étaient explicitement opposés à lesclavage. Comme cela devrait être clair daprès ce qui précède, lun des aspects fondamentaux de leur bataille a été de créer délibérément les conditions économiques aboutissant à labolition de lesclavage tout en évitant une guerre civile qui aurait affaibli la république et laurait mise à la merci de lEmpire. Alors que les banquiers de Boston se sont opposés à cette politique économique, il est particulièrement important de préciser que ces derniers ont en même temps soutenu le mouvement abolitionniste radical. Le célèbre abolitionniste radical William Lloyd Garrison, par exemple, était un directeur de la banque dAlbert Gallatin. Harriet Beecher Stowe, lauteur de La case de loncle Tom, une autre figure du mouvement abolitionniste radical, était également liée aux mêmes intérêts financiers. Ces abolitionnistes radicaux ont notamment soutenu léquipée sanglante de John Brown, qui sest livré à des massacres de civils dans les Etats du Sud et dautres actions spectaculaires pour « sopposer à lesclavage ». Naturellement, bien loin daider le sort des esclaves, tout cela na fait que terroriser la population et faciliter léclatement de la guerre civile. Ce mouvement, on laura compris, a été suscité pour saboter les efforts des véritables abolitionnistes tels que Lincoln ou Henry Carey. [3]Parallèlement à cela, les banquiers prirent le contrôle du Parti démocrate américain, à partir duquel ils dirigèrent la politique américaine jusquà la guerre de Sécession de manière quasi continue par lintermédiaire des présidents suivants : Jackson (1829 et 1833), Van Buren (1837), Polk (1845), Pierce (1853) et Buchanan (1857). Tous ces hommes poursuivirent lentreprise de destruction économique de Gallatin.Dans cet intervalle, deux présidents Whig opposés au libre-échange furent élus : William Henry Harrison (1841) et Zachary Taylor (1849) mais tous deux sont morts peu après leur élection dans des circonstances troublantes. [4] Lincoln applique le programme économique dHenry CareyLorsque Abraham Lincoln (1809- 1865), un héritier déclaré dHenry Clay, arrive à la Présidence au début de 1861, la situation des Etats-Unis est donc pratiquement désespérée. Sur le plan économique, les politiques de Jackson et de ses successeurs ont ruiné le pays. La population américaine est démoralisée et corrompue. Sur le plan stratégique, deux forces apparemment antagonistes poursuivent le même but de faire éclater les Etats-Unis en tant que république souveraine : au Nord, les banquiers et, au Sud, les planteurs de coton. Ces deux forces sont soutenues simultanément par lEmpire britannique à travers des établissements banquiers tels que Rothschild et Baring. Cest donc improprement que lon qualifie la guerre de Sécession de « guerre civile ». Il serait plus exact de dire que, depuis la Révolution américaine, la guerre irrégulière menée par lAngleterre (aidée de temps en temps par la France) contre le Système américain na jamais cessé. La guerre de Sécession est donc une guerre internationale non déclarée.Lorsque le conflit éclate, le gouvernement a un besoin urgent de financement mais les Britanniques organisent contre lui un boycott de crédit sur le plan international. Ladministration Lincoln se tourne alors vers la New York Associated Banks et négocie un prêt de 150 millions de dollars en or. Sur un prétexte fallacieux, le directeur dAssociated Banks qui nest autre que James Gallatin, le fils dAlbert Gallatin, suspend le paiement au gouvernement fédéral le 28 décembre 1861. Cela déclenche une réaction en chaîne de défauts de paiement qui culmine avec la suspension, par le Trésor, du paiement en or sur toutes les obligations gouvernementales - domestiques et internationales - ce qui a pour effet de sortir les Etats-Unis du système standard or international. En dautres termes, le gouvernement américain est en faillite.
Agissant de concert avec leurs associés britanniques, les banquiers de New York font pression sur Lincoln pour quil abandonne la souveraineté nationale économique. En janvier 1862, James Gallatin présente au Trésor lultimatum des banques qui se résume en quatre points :1. payer leffort de guerre au moyen dune augmentation massive des impôts directs sur la population ;2. déposer tout lor du gouvernement dans les banques privées de New York et donner à ces banques le monopole sur le commerce de la dette gouvernementale, qui se présente essentiellement sous la forme dobligations que les banquiers veulent vendre sur le marché londonien ;3. suspendre les lois permettant au gouvernement de réguler lactivité des banques ;4. supprimer toute émission de papier-monnaie du gouvernement, de sorte que seuls lor et les billets émis par les banques privées puissent circuler comme monnaie. Toute ressemblance avec des mesures imposées actuellement par le Fonds monétaire international ne saurait être une coïncidence fortuite...
Accepter de telles conditions serait revenu à signer larrêt de mort des Etats-Unis en tant que nation souveraine ; Lincoln les rejeta. A la place de cela, il mit en oeuvre toute une série de mesures économiques révolutionnaires inspirée directement du Système américain qui sauvèrent la nation. En particulier, il utilisa les pouvoirs souverains de lEtat pour faire émettre plus de 400 millions de dollars sous forme de papier-monnaie (ces billets portèrent le nom de « greenbacks ») et le Trésor américain vendit pour 1,3 million de dollars dobligations gouvernementales 5 : 20 (rachetables en cinq ans et arrivant à maturité en vingt ans), non pas à des banquiers étrangers mais directement à la population américaine. Le père intellectuel de lensemble du programme économique de Lincoln nest autre que léconomiste Henry Carey (1793-1879), le fils de Mathew Carey.À la demande de Lincoln, le Congrès vota dans lurgence la loi autorisant lémission des greenbacks par le Trésor - le Legal Tender Act. Cependant, les alliés de Lincoln et Carey au Congrès ne purent empêcher que soit associé à cette loi un amendement qui fut lourd de conséquences par la suite. Selon cet amendement, dune part, le cours légal des greenbacks serait limité dans le temps, dautre part, les greenbacks ne seraient pas convertibles en or ; en particulier, ils ne pourraient pas être utilisés pour payer les intérêts des obligations de guerre, même si ces dernières eussent été achetées en greenbacks.Néanmoins, cet « argent du peuple », comme Carey lappelait, a circulé et a été utilisé à léchelle locale pour financer les fermes, les entreprises et les manufactures. Son utilisation, combinée avec les autres politiques génératrices de crédit du gouvernement de Lincoln, ont lancé lune des plus grandes expansions industrielles de toute lhistoire de lhumanité. Parmi les mesures adoptées par ladministration Lincoln figurent les suivantes : taxes protectionnistes en faveur de lindustrie américaine, émission de monnaie (greenbacks), un système de Banque nationale, création dune Académie nationale des sciences, création du département de lAgriculture, construction du chemin de fer Transcontinental, création du réseau télégraphique, etc. Toutes ces mesures souhaitées en leur temps par Hamilton et List firent des Etats-Unis la première puissance industrielle du monde. Mettant en acte loeuvre universelle initiée deux siècles plutôt par Leibniz et ses associés, les politiques de Carey firent beaucoup démules à travers le monde depuis la Prusse et la Russie jusquen Chine et au Japon en passant par lAmérique latine. Cette politique américaine de développement visait à éradiquer définitivement le pouvoir mondial de lEmpire britannique.Pour bien comprendre à quel point le Système américain représentait une menace pour Londres, il convient ici de donner quelques précisions concernant le système britannique de standard or (ou étalon-or). Au XIXe siècle, les pièces dor étaient encore reconnues comme la seule forme légitime de richesse. En 1821, le gouvernement britannique imposa sur le plan international le standard or, avec la livre sterling comme monnaie de référence mondiale (le même rôle que joue le dollar aujourdhui). En 1844, une loi votée au Parlement britannique - le Peel Act - fixa le prix international de lor à 3 livres, 17 shillings et 9 pence lonce. Sous le standard or international, toutes les dettes publiques et privées ainsi que toutes les obligations financières, y compris le papier-monnaie, étaient rachetables en espèces (cest-à-dire, dans le langage de lépoque, en pièces dor) à la demande. Au cours du XIXe siècle, la City de Londres a pu, par ce système, contrôler lensemble des affaires monétaires du monde entier. Elle dominait directement la fourniture dor : en 1873, les banques de Londres détenaient 120 millions de livres dor, contre 40 millions pour celles de New York, tandis que les banques françaises et allemandes en détenaient respectivement 13 et 8 millions.De 1840 à 1850, les principales banques de Londres étaient les « prêteurs de dernier ressort » pour les grandes entreprises et les gouvernements. Une grande part des dettes étrangères des gouvernements était ainsi détenue à Londres. Par son contrôle sur cette dette et sa position dominante sur le marché de lor, Londres était donc en mesure de lancer des guerres économiques et financières contre ses ennemis, et en particulier les Etats-Unis. Cest précisément cela que les banques de New York alliées des Britanniques ont tenté de faire en 1861, en interrompant leurs versements au gouvernement américain afin quil renonce à sa souveraineté économique.
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Abraham Lincoln mit en oeuvre toute une série de mesures économiques révolutionnaires inspirée directement du Système américain qui sauvèrent la nation.
Les greenbacks furent donc non seulement une mesure durgence pour pouvoir financer leffort de guerre et sauver la nation mais, plus important encore, ce fut une remise en question fondamentale du standard or menaçant ainsi directement lEmpire britannique. En effet, avec le standard or, la quantité de monnaie qui circule est essentiellement limitée par la quantité dor détenue dans les banques dont elle est la contrepartie. En conséquence, le crédit aux entreprises est lui-même limité et le développement de la nation également. Comme Hamilton et Carey lavaient parfaitement compris, il est possible daccroître la masse monétaire en circulation sans produire de linflation : la contrepartie de cette monnaie nest plus une quantité fixe dor mais une anticipation des richesses physiques produites dans lavenir par les manufactures qui bénéficient de facilités de crédit. Ce système dynamique ne fonctionne que dans la mesure où le gouvernement, représentant le bien public (le « general welfare » selon les termes de la Constitution américaine), oriente les crédits ainsi générés vers une production quil juge utile pour répondre aux besoins de la société, et non pas vers des entreprises spéculatrices.
Laprès LincolnAbraham Lincoln est assassiné le 14 avril 1865, au moment où la guerre de Sécession sachève. La guerre entre la République américaine et lEmpire se poursuit alors sous de nouvelles formes. Le démocrate Andrew Johnson, vice-président de Lincoln, prend sa place et soppose à légalité des droits entre les Noirs et les Blancs. Il essaie notamment, en vain, dempêcher le Congrès de voter le 14e amendement de la Constitution interdisant toute limitation des droits des citoyens. Au Congrès, les amis de Carey lancent contre lui une procédure dimpeachment (destitution) pour trahison, à laquelle il néchappe que par une voix de majorité en 1868. Néanmoins, quelques mois plus tard, la présidence revient à Ulysses Grant, du Parti républicain (le parti de Lincoln), le héros de la guerre de Sécession. Malheureusement, Grant est influençable et sa politique économique savérera désastreuse. Henry Carey se retrouve donc le chef de file du Système américain.Loffensive économique de lEmpire commence dès la mort de Lincoln. Dans le numéro davril de la revue North American Review, Simon Newcomb, le chef de lAssociation de la science sociale de Boston, publie un article intitulé « Examen de notre politique économique ». Dans cet article, il demande que la nation retourne à des « principes économiques sains » ; il appelle à une « contraction de la monnaie », cest-à-dire rétablir sans délai la convertibilité or, abandonner les greenbacks et mettre un terme au protectionnisme. Une trahison totale de la révolution de Lincoln ! Quelques jours plus tard, le secrétaire dEtat au Trésor, Hugh McCulloch, membre de la même association, lance dans le Chicago Tribune une attaque violente et personnelle contre Henry Carey, tout en se faisant lécho des exigences politiques formulées dans larticle de Newcomb. En décembre 1865, McCulloch demande, dans son Premier rapport annuel, lautorisation de retirer immédiatement les greenbacks de la circulation. Le 18 décembre, la Chambre des représentants décide par un vote de 144 voix contre 6 de coopérer avec le Trésor dans son entreprise de contraction de la monnaie. Lors de son discours inaugural, Andrew Johnson annonce sans ambiguïté : « [...] le libre-échange avec tous les marchés du monde est la véritable théorie du gouvernement. »Lampleur des efforts personnels entrepris par Carey pour empêcher cette politique est considérable. Entre janvier 1866 et mars 1869 (date de lentrée en fonctions de Grant), il a écrit des milliers de pages sous forme darticles, de lettres ouvertes, de travaux théoriques qui sont publiés à des millions dexemplaires à travers tous les États-Unis. Ces textes ont permis dorganiser une résistance nationale et de freiner la destruction du Système économique américain pendant des années, sauvant ainsi limpulsion industrielle donnée pendant la guerre. Parmi ces textes figurent une série de lettres ouvertes à McCulloch qui ont été publiées dans plus de la moitié des journaux américains. Dans la quatrième de ces lettres, Carey montre que la contraction monétaire serait une trahison du bien public (general welfare), une notion fondamentale dans la Constitution américaine et qui se trouve au centre de la politique de Lincoln. Dans la septième lettre, Carey expose sans ambiguïté la question stratégique sous-jacente à ce débat économique sur la contraction : « La question, mon cher Monsieur, sur laquelle vous devez vous prononcer est, à mon avis, la plus importante qui nait jamais été soumise à un seul individu. Nous venons juste den finir avec une petite difficulté interne [la guerre civile] ; laissant jusquà présent en suspens la grande question de savoir si le monde devra être, à lavenir, soumis au système britannique antinational qui a pour objectif particulier de permettre aux banquiers et aux courtiers de réduire en esclavage les fermiers et les agriculteurs du monde extérieur [...]. La contraction, au moyen de laquelle le prix de largent est si rapidement élevé, passe par la première de ces directions et a pour résultat de donner la victoire à lAngleterre. »En conséquence de ce bras de fer entre Carey et McCulloch, le Congrès vota en avril 1866 une loi de compromis qui autorisait le Trésor à commencer le retrait des greenbacks de la circulation, mais qui limitait ce retrait à 10 millions de dollars pendant les six premiers mois et 4 millions par mois par la suite, cest-à-dire beaucoup moins que ce que McCulloch avait demandé. Néanmoins, cette législation constitua un changement majeur de direction pour la nation, dautant plus que le retrait des greenbacks nétait quun aspect particulier de la politique de contraction monétaire. Au total, entre 1865 et 1877, la quantité dargent en circulation aux Etats-Unis est passée de 2,1 milliards de dollars à 606 millions, soit de 58 à 14,60 dollars par habitant, provoquant un effondrement des prix des denrées de base. Mesurée en termes de paniers de biens (cest-à-dire en termes déconomie physique), la dette du pays a doublé au cours de cette période.À la convention républicaine de 1868, Carey et ses alliés se retrouvent minoritaires et le programme électoral du Parti républicain adopte la politique de McCulloch : le parti de Lincoln a perdu ses repères. Deux jours après lélection du 3 novembre, Carey écrit une série de lettres au nouveau président Grant intitulées « Aurons nous la paix ? ». Il explique que la seule manière de surmonter la crise politique et économique à laquelle la nation fait face, consiste à lancer un développement économique du Sud, combiné avec une poursuite des politiques nationales de développement économique des années Lincoln. Malheureusement, ladministration Grant poursuit la politique de contraction et il sensuit fort logiquement une très grave crise économique en 1873.Le 18 septembre 1873, létablissement financier de Jay Cooke est déclaré en faillite. Cooke, un soutien majeur de la politique économique de Lincoln, seffondre suite aux attaques combinées de Wall Street et de la City de Londres qui font courir le bruit de son insolvabilité. Ces rumeurs provoquent une réaction des banques britanniques qui lui demandent de rendre largent quelles lui ont prêté pour des fonds destinés à la construction du réseau ferroviaire du Pacifique Nord. La faillite de Cooke déclenche la plus grave dépression économique de lhistoire du pays à cette date. Les marchés dactions de New York ferment pour la première fois de leur histoire ; dans les 24 heures, 37 banques et sociétés de courtage seffondrent.Lorsque lannée 1873 sachève, plus de 5000 entreprises commerciales en ont fait autant. Les effets de cette dépression se sont fait sentir jusque dans les années 1890. En avril 1874, les alliés de Carey au Congrès font passer une loi autorisant une augmentation des greenbacks en circulation, mais Grant y oppose son veto. Pour finir, le Specie Resumption Act, loi par laquelle est décidé le retour à la convertibilité or, est voté et ratifié en janvier 1875. La mise en application de cette loi est cependant retardée jusquen 1879, année de la mort de Carey.Les cinquante années qui suivent sont une longue période de décadence économique et politique des Etats-Unis. Au cours de cette période, le président William McKinley est le dernier représentant du Système économique américain qui, malgré certaines faiblesses, reste un ardent défenseur du protectionnisme. Cependant, McKinley est assassiné en 1901. Son successeur, Théodore Roosevelt, est le premier Président américain issu dune famille directement liée à la Confédération sudiste. Cest avec lui que commence véritablement la « relation particulière » entre les Etats-Unis et lAngleterre et ce que lon appelle la « politique de la canonnière » ou plus simplement « limpérialisme américain ».Sur le plan économique, larrivée au pouvoir de Théodore Roosevelt se traduit par un abandon radical du Système américain et des grands projets dinfrastructure caractéristiques de lhéritage de Lincoln et Carey, ainsi que ladoption du libre-échange britannique. Théodore Roosevelt adopta une politique de conservation des « espaces naturels » (5) dans son pays, arrêtant de grands projets dinfrastructure entre lEst et lOuest des États-Unis et maintenant le Sud dans un état darriération. On comprend mieux ainsi pourquoi lintérieur des Etats- Unis est encore un désert humain un siècle plus tard.LhéritageAprès la mort de Carey, les États- Unis vont connaître une cinquantaine dannées de déclin économique et culturel, plaçant le pays sous la domination dun petit groupe de cartels financiers dirigés par la banque de JP Morgan. Ces intérêts privés ont appliqué une politique de pillage économique et de spéculation financière. Ils ont créé la Réserve fédérale sous la présidence Wilson, lantithèse même dune Banque nationale. Ils ont pris le contrôle de linfrastructure de base et ont fait de lélectricité une denrée rare et coûteuse, à limage des pratiques récentes dEnron en Californie. Cette politique économique va aboutir à la Grande Dépression.Cest dans ce contexte désastreux que Franklin Delano Roosevelt devient président des États-Unis en 1933. Les milieux financiers ne sen méfient guère car ils le croient appartenir à leur caste. En effet, membre très important du Parti démocrate, il est le cousin de Théodore Roosevelt et fut le secrétaire dEtat à la Marine du Président Wilson. Cependant, ils se trompent. Écarté de la vie publique en 1921 par une crise de poliomyélite, Franklin Roosevelt décida détudier les travaux dun ami de son arrière-arrière- grand-père, Isaac Roosevelt, cent cinquante ans auparavant. Cet ami sappelait Alexander Hamilton.La conclusion quil tira de cette étude est résumée par Roosevelt lui-même, au cours dune discussion avec lord Halifax : « Je suis bien conscient que les experts vont probablement attaquer de telles propositions avec le plus grand enthousiasme. Cependant, jen suis venu à comprendre que tout ce qui ma été enseigné à luniversité [il était à Harvard] sous le nom déconomie par des experts en la matière sest avéré totalement faux ! »Dès son arrivée à la Maison Blanche, Roosevelt fait passer une série de lois anti-spéculatives et, en lespace de quelques semaines seulement, il brise le pouvoir des banques et organise une politique de crédits publics finançant de grands projets dinfrastructure à travers tout le pays. Nayant pas pu léliminer, les banques sont forcées de collaborer à son New Deal. Pour réfuter lune des nombreuses idées fausses entretenues au sujet de ce « miracle économique », il faut préciser que leffort de guerre ne sera engagé quà partir du second mandat de Roosevelt, cest-à-dire 1937-1941. Autrement dit, ce nest pas la guerre qui a remis léconomie américaine sur pied, mais cest la réussite de limpulsion économique lancée par Roosevelt, inspirée du Système américain déconomie politique, qui a permis leffort de guerre, et par là, la victoire contre le nazisme ! Comme son fils, Eliot Roosevelt, lindique dans sa biographie intitulée As he saw it, Roosevelt avait lintention dorganiser un Global New Deal, après la guerre, cest-à-dire une décolonisation du monde et un développement économique général. Sa mort prématurée empêcha ce projet de se réaliser.Depuis la mort de Roosevelt, et mises à part les courtes années de la présidence Kennedy, les États- Unis connaissent un déclin économique et culturel qui fait resurgir le spectre de la Grande Dépression, excepté quelle concerne cette fois-ci lensemble de la planète. Cependant, le projet de développement économique mondial dont rêvait Roosevelt est encore bien vivant. Au sein du Parti démocrate, il existe une faction grandissante défendant la tradition rooseveltienne, dirigée par léconomiste Lyndon LaRouche. Pour sortir de la crise actuelle, voilà ce que celui-ci préconise : « Pour lessentiel, ma philosophie économique se résume comme suit : les États- Unis doivent retourner au Système américain déconomie politique, tel que létablit le Président George Washington et tel que lélabora le secrétaire au Trésor Alexander Hamilton dans trois célèbres rapports au Congrès concernant le crédit national, la banque nationale, et les manufactures. Cela veut dire la fin du libre-échange, de la dérégulation et du monétarisme chers à Adam Smith. Cela veut dire la promotion de linvestissement à haute intensité capitalistique en vue de progrès technologiques rapides. Cela veut dire la disponibilité de crédits bon marché pour investir dans ces secteurs et des avantages fiscaux généreux aux investissements correspondants. Cela veut dire un vaste programme de rénovation et damélioration des infrastructures de la nation et la remise en état du système scolaire et de celui de la santé. [...] »Certes, comme avec Roosevelt , « les experts » attaquent « de telles propositions avec le plus grand enthousiasme ». Néanmoins, les propositions de LaRouche de réorganisation du système monétaire international un nouveau Bretton Woods et de grands projets dinfrastructure le Pont terrestre eurasiatique sont aujourdhui discutées au plus haut niveau dans des pays comme la Russie, lInde, la Chine, la Turquie, lItalie et bien dautres. En Italie, par exemple, 77 sénateurs de tous les partis ont récemment introduit une motion au Sénat italien en faveur dun nouveau Bretton Woods, tel que la formulé LaRouche. Cette initiative est à rapprocher du projet de « New Deal européen » proposé par le ministre italien de lEconomie, Giulio Tremonti, lors de la présidence italienne de lUnion européenne qui a débuté le 1er juillet 2003.Toutefois, lespoir de faire revivre cette tradition économique réside principalement dans un mouvement de jeunes que LaRouche a lancé aux Etats-Unis et qui est également en train de sétendre en Europe. Sa particularité est davoir été conçu comme une « université ambulante », liant laction politique à létude en profondeur de lhistoire, de la science et des arts. Ces jeunes, qui seront les leaders de demain, ressemblent beaucoup aux jeunes révolutionnaires américains qui entouraient un autre jeune de 80 ans : Benjamin Franklin.
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Alexander Hamilton et le Rapport sur une banque nationale (extraits) « Le Secrétaire rapporte respectueusement :« [...] Quune banque nationale est un instrument de première importance en vue dune administration prospère des finances et serait de la plus grande utilité pour les opérations en rapport avec la promotion du crédit public [...]« Voici quelques-uns des principaux avantages dune telle banque :« Laugmentation du capital actif ou productif dun pays. « Lor et largent, sils sont utilisés simplement comme instrument déchange et daliénation ont été dénommés non sans raison capital mort [improductif, NdR] ; mais sils sont déposés dans une banque, pour devenir la base de la circulation de papier [monnaie fiduciaire ou scripturale, NdR], qui prend leur caractère et place comme signes ou représentants de la valeur, alors ils acquièrent la vie ou, en dautres termes, une qualité active et productrice [...] il va de soi, par exemple, quune monnaie détenue dans son coffre par un marchand qui attend une opportunité pour lemployer, ne produit rien jusquà ce que lopportunité se présente. Mais, si au lieu de séquestrer son argent de cette manière, il le dépose à la banque ou linvestit dans le capital dune banque, il apporte un profit dans lintervalle [...]. Son argent ainsi déposé ou investi constitue un fonds, à partir duquel lui-même ou dautres peuvent emprunter des quantités bien plus élevées. Cest un fait bien établi que les banques en bon crédit peuvent faire circuler une plus grande somme que la quantité quelles détiennent effectivement en or ou en argent [...].« Lune des propriétés des banques est daccroître le capital actif du pays [...] largent de tel particulier, alors quil est déposé en sécurité à la banque ou investi en action, est en mesure de satisfaire aux besoins dautres, sans pour autant être soustrait de son propriétaire [...]. Cela génère un profit supplémentaire, venant de ce qui est payé par dautres pour lusage de son argent, alors que lui-même nest pas en mesure den faire usage ; la monnaie est ainsi dans un état dincessante activité.« [...] La faculté de la banque de prêter et de faire circuler une somme supérieure au montant de son actif en pièces métalliques génère, au service du commerce et de lindustrie, une augmentation nette du capital. Les achats et les créations dentreprise peuvent en général être réalisés par une somme donnée en papier bancaire ou en crédit, aussi efficacement quune somme égale dargent et dor. Ainsi, en contribuant à élargir la masse des entreprises industrielles et commerciales, les banques deviennent les nourrices de la richesse nationale [...].« Quest-ce que la richesse ?« [...] La richesse intrinsèque dune nation ne se mesure pas par labondance du métal précieux quelle recèle, mais par la quantité et les productions de son travail et de son industrie [...]. Il est certain que la stimulation de lindustrie à laide dun système de crédit papier adapté et bien régulé, est à même de compenser, et audelà, la perte dune partie de lor et de largent dune nation [...]. Une nation qui na pas de mines sur son sol doit obtenir le métal précieux dailleurs, généralement en échange des produits de son travail et de son industrie. La quantité quelle possédera sera en principe déterminée par le solde, favorable ou défavorable, de sa balance commerciale ; cest-à-dire selon la proportion entre sa capacité à répondre à la demande étrangère et son besoin de marchandises étrangères, soit la différence entre le montant de ses importations et le montant de ses exportations. Ainsi, létat de lagriculture et des manufactures, la quantité et la qualité de la main-doeuvre et de lindustrie doivent influencer et déterminer laccroissement ou la réduction du stock dor et dargent.« Si tout cela est vrai [...], des banques bien constituées [...] augmentent de différentes façons le capital actif du pays. Cest précisément cela qui génère lemploi, qui anime et accroît le travail et lindustrie. Toute addition qui contribue à mettre en oeuvre une plus grande quantité des deux, tend à créer une plus grande quantité des produits des deux : et, en fournissant plus de biens pour lexportation, conduit à une balance commerciale plus favorable et en conséquence à lintroduction dor et dargent. « Le soutien à lindustrie est [...] dune plus grande utilité pour corriger une balance commerciale déficiente quaucune réduction dans les dépenses des ménages ou des individus : et la stagnation de lindustrie plongera à coup sûr le déséquilibre que ne pourra supprimer une politique de restriction des dépenses.« Pourquoi une banque nationale ? [Hamilton donne plusieurs raisons pour lesquelles des banques privées existantes ne peuvent jouer le rôle de banque nationale et pourquoi une nouvelle banque doit être créée.]« [...] La dernière raison [...] est la nécessité de se protéger dinfluences étrangères qui pourraient sinfiltrer dans la direction dune banque. Une prudence raisonnable interdit à toute personne qui ne serait pas citoyen des États-Unis de devenir le directeur de la Banque nationale, ou que des étrangers non résidents puissent influencer la désignation de directeurs par le vote de leurs représentants [...].« On doit considérer quune telle banque nest pas du ressort de la propriété privée, cest une machine politique de la plus haute importance pour lEtat. »
Friedrich List et le Système national déconomie politique Selon les libre-échangistes britanniques, toute forme de protectionnisme mise en oeuvre par un pays pour promouvoir la croissance de son secteur agro-industriel serait une violation des sacro-saintes lois de la concurrence.Comme List le fait remarquer de manière particulièrement pertinente, lAngleterre, qui représente à son époque la première puissance mondiale, na jamais pratiqué pour elle-même cette politique de libre-échange quelle préconise pour le reste du monde. List donne lexemple du commerce entre lAngleterre et ses colonies : « Sils [les ministres anglais] avaient permis en Angleterre la libre importation des tissus de coton et de soie de lInde, les fabriques anglaises de tissus de coton et de soie se seraient immédiatement arrêtées. LInde avait pour elle non seulement le bas prix de la matière première et de la main-doeuvre, mais encore une longue pratique, une dextérité traditionnelle. Sous le régime de la concurrence, lavantage lui était assuré ; mais lAngleterre ne voulait pas fonder des établissements en Asie, pour tomber sous leur joug manufacturier. Elle aspirait à la domination commerciale et elle comprenait que, de deux pays qui trafiquent librement lun avec lautre, celui qui vend des produits fabriqués domine, tandis que celui qui ne peut offrir que des produits agricoles, obéit. Déjà à légard de ses colonies dAmérique du Nord, lAngleterre avait pris pour maxime de ne pas y laisser fabriquer une tête de clou, encore moins de laisser entrer chez elle une tête de clou qui aurait été fabriquée dans ces colonies. »LAngleterre « ne voulut pas consommer un fil de lInde, elle repoussa ces produits si beaux et à si bon marché, elle préféra se servir des tissus mauvais et chers quelle avait fabriqués elle-même ; elle vendit à bas prix aux pays du continent les étoffes bien supérieures de lOrient ; elle leur laissa tout lavantage de ce bon marché, pour elle-même, elle nen voulut pas. En cela, lAngleterre a-t-elle agit follement ? Oui, daprès Adam Smith et J.B. Say, daprès la théorie des valeurs. Car en vertu de cette théorie, devant acheter des marchandises qui lui étaient nécessaires là où elle les trouvait au meilleur marché et de meilleure qualité, elle était insensée de les fabriquer elle-même plus chèrement quelle neût pu les acheter, et de faire, pour ainsi dire, un cadeau au continent. »List montre avec une parfaite lucidité que larriération économique imposée aux colonies est la véritable cause de la guerre dindépendance : « Les colonies de lAmérique du Nord furent tenues par la métropole, sous le rapport des arts industriels, dans un si complet asservissement, quoutre la fabrication domestique et les métiers usuels, on ny toléra aucune espèce de fabrique. En 1750, une fabrique de chapeaux établie dans le Massachusetts provoqua lattention et la jalousie du Parlement, qui déclara toutes les fabriques coloniales dommageables au pays [common nuisances], sans en excepter les forges, dans une contrée qui possédait en abondance tous les éléments de la fabrication du fer. [...] Le monopole de lindustrie manufacturière par la mère patrie est lune des principales causes de la révolution américaine ; la taxe sur le thé ne fit que déterminer lexplosion. »
Notes1. La Chine avait une bonne raison de sopposer au libre-échange britannique : elle ne voulait pas laisser entrer sur son territoire lopium produit en Inde par les colonisateurs. Deux guerres lont fait revenir à des principes économiques plus « sains ». Aujourdhui, les financiers soutiennent activement les projets de légalisation de la drogue, avec à leur tête le spéculateur George Soros, et Richard Grasso, le président du New York Stock Exchange...2. Il est intéressant de noter à ce sujet que le Système américain pose un paradoxe que le marxisme na jamais pu résoudre. Marx a constamment défendu lAngleterre et lécole de libre-échange comme étant la forme la plus avancée de capitalisme et de société civile, contre List et le Système américain. Refusant de comprendre la supériorité des processus créateurs mentaux de lindividu sur toute notion fixe de richesse, Marx considérait que le système britannique était supérieur au système américain. Il nest pas indifférent de noter que Marx a développé son système en Angleterre, ce qui montre que lEmpire a toujours su choyer en son sein une opposition factice afin dempêcher la véritable opposition de faire circuler ses idées. Les idées de Marx nont pas attendu la chute du rideau de fer pour montrer leurs limites : Marx pensait que la « révolution prolétarienne » commencerait dans une puissance industrielle telle que lAngleterre ou lAllemagne, mais certainement pas en Russie ou en Chine. Il navait pas non plus prévu que les États-Unis dépasseraient bientôt lAngleterre en puissance.3. Ces manipulations ne sont pas sans similitude avec ce que lon voit aujourdhui dans certains « mouvements altermondialistes » qui ne proposent rien dautre quune révolte rageuse sans projet ni perspective. Ils partagent avec les ultralibéraux une même opposition au développement industriel et infrastructure des pays du Sud, les premiers pour des raisons de protection de lenvironnement, les seconds pour empêcher ces pays de devenir des puissances économiques souveraines.4. Il est bon de rappeler ici un autre fait capital pour bien comprendre les États-Unis : quatre présidents américains en exercice ont été assassinés en moins dun siècle : Lincoln, Garfield, McKinley et Kennedy. Les trois premiers étaient ouvertement opposés au libre-échange, tandis que le dernier était sur le point de proposer une nationalisation de la Réserve fédérale. On peut rajouter que Franklin Roosevelt a échappé de justesse à un attentat au moment où il lançait son New Deal...5. Historiquement, la politique dite de « parcs naturels » a été, depuis le XIXe siècle, une arme de lEmpire colonial britannique pour empêcher le développement des pays pauvres, comme en témoigne aujourdhui encore la multiplication des parcs naturels en Afrique, placés sous ladministration de multinationales occidentales via la puissante organisation écologiste le World Wildlife Fund. Cette politique de parcs, un gel de lactivité humaine sur dimmenses territoires, constitue un prétexte pour interdire à ces pays dutiliser leurs ressources naturelles et de construire des infrastructures.
Bibliographie« 200 years since Hamiltons Report on Manufactures », Executive Intelligence Review, 3 janvier 1992.Anton Chaitkin, Treason in America, New Benjamin Franklin House, New York, 1984.Anton Chaitkin, « The land-bridge : Henry Careys global development program », Executive Intelligence Review, 2 mai 1997.Robert Ingraham, « Henry Careys Battle to Save Lincolns Economic Revolution », Executive Intelligence Review, 6 décembre, 2002.Konstantin George, « The U.S.-Russian entente that saved the Union », The Campaigner, juillet 1978.Nancy Spannaus, Christopher White, The Political of the American Revolution, EIR.W. Allen Salisbury, The Civil War and the American System, EIR, Washington, 1992.Graham Lowry, How the nation was won, EIR, Washington, 1988.Jacques Cheminade, Roosevelt - de Gaulle - Monnet, Reprendre leur combat, Solidarité et Progrès, 2000.Friedrich List, Système national déconomie politique, Gallimard.
HYPERLINK "http://www.solidariteetprogres.org" www.solidariteetprogres.org --> le site du mouvement Solidarité & Progrès HYPERLINK "http://www.cheminade-le-sursaut.org" www.cheminade-le-sursaut.org --> le site officiel de Jacques Cheminade HYPERLINK "http://www.lymfrance.org" www.lymfrance.org --> Le site du mouvement des jeunes larouchistes français
#109 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3037" \l "p3037" 31-12-2007 11:00:38
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L'anémie monétaire du circuit économique = LA cause essentielle du chômage HYPERLINK "http://www.onnouscachetout.com/themes/economie/ajh-09-anemie-monetaire-du-circuit-economique.php" http://www.onnouscachetout.com/themes/e
omique.phpUn article très intéressant, non ? Qu'en pensez-vous ?Je vous recommande aussi chaleureusement (à nouveau)le site HYPERLINK "http://www.chomage-et-monnaie.org/" Chômage et monnaie, dont de nombreux textes sont passionnants : HYPERLINK "http://www.chomage-et-monnaie.org/Dossiers.html" http://www.chomage-et-monnaie.org/Dossiers.html
Voyez notamment :La monnaie d'endettement, facteur d'amplification des cycles économiquespar Jacques Berthillier (1998) HYPERLINK "http://www.chomage-et-monnaie.org/Documents_html/MonnaieEtCycles.html" http://www.chomage-et-monnaie.org/Docum
ycles.htmlRelance par injection de monnaie permanente et taux d'intérêtpar Alain Grandjean (1996) HYPERLINK "http://www.chomage-et-monnaie.org/Documents_html/MonnPerEtTauxInt.html" http://www.chomage-et-monnaie.org/Docum
uxInt.htmlMonnaie permanente dette et déficits publicspar Alain Grandjean (2000) HYPERLINK "http://www.chomage-et-monnaie.org/Documents_html/MonPerDefPub.html" http://www.chomage-et-monnaie.org/Docum
efPub.html
#110 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3038" \l "p3038" 01-01-2008 19:50:18
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Chers amis,Le lien entre nos institutions malhonnêtes dès leur constitution, de façon à bien verrouiller notre impuissance politique et les intrigues des banques privées qui sont capables, pour nous asservir, de voler la création monétaire à la collectivité, et même de contraindre les représentants politiques à livrer le pays à des bourreaux qu'elles ont fait naître , est pour moi la découverte de l'année 2007. Cette découverte permet de progresser dans notre réflexion sur une Constitution d'origine citoyenne. Ceux qui disent qu'on ne progresse pas se trompent.Alan Greenspan vient de déclarer : « je dois prévoir que quelque chose dinattendu va arriver et nous mettra à terre... » « ... Nous, ainsi que toutes les autres banques centrales, perdons le contrôle des forces qui accroissent les prix. » HYPERLINK "http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=3655" http://www.solidariteetprogres.org/spip
ticle=3655Et on dirait bien que c'est le pire cauchemar des banquiers : le cauchemar des banquiers, c'est de lâcher par mégarde la gorge des salariés (80% de la population active), et de les voir s'échapper pour recommencer à lutter victorieusement pour augmenter leurs salaires...C'est cette obsession viscérale des salaires chez les banquiers qu'a utilement soulignée Annie Lacroix-Riz dans ce livre important qu'est "Le choix de la défaite" (*) ( HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/video/xztbh_le-choix-de-la-defaite_events" ne ratez pas cette vidéo) : sabordage historique dont la preuve formelle apportée par l'historienne pour les années 30 met en lumière (et permet d'enfin comprendre) le même choix pour les mêmes raisons : tenir en cage les salaires , à travers la construction européenne ardemment voulue et imposée par les banquiers, à commencer par Jean Monnet...Des salariés dotés d'institutions leur permettant de se défendre financièrement... une République, quoi... L'horreur absolue de tous les banquiers et de tous les rentiers du monde... Malgré le fait qu'il se trompe tout le temps, je trouve qu'entendre Greenspan redouter sérieusement cette perspective de reprise de l'inflation est un bon pronostic de bonne année... INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET
Bonne année à vous tous, chers amis !
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
(*) Annie Lacroix-Riz souligne fortement, preuves formelles à l'appui, ce qui la distingue bien de nombreux historiens contemporains faux-nez du MEDEF que, même en 1936, le Ministre des finances avait promis au Gouverneur de la Banque de France (également maître du Comité des Forges, MEDEF du moment) de bien tenir les salaires (comme le faisaient, et le font toujours ?, tous les ministres des finances avant de prendre leurs fonctions), et que c'est uniquement sous la pression irrésistible de la rue, sous la contrainte de centaines de milliers de salariés en colère et prêts à en découdre physiquement, que les Ministres (et leurs banquiers matons) ont dû lâcher les congés payés, les 40 heures, les hausses de salaires, etc. Annie Lacroix-Riz souligne qu'aujourd'hui encore, comme hier, il n'y a pas grand-chose à attendre de l'initiative de nos "représentants" puisque leurs vrais maîtres sont les banquiers : rien ne se fera de bon si les salariés ne prennent pas eux-mêmes en charge la défense de leurs intérêts.Elle souligne aussi que l'obsession des banquiers contre les hausses de salaires était telle que la Banque de France a soutenu activement Hitler, parmi d'autres dictateurs, que la même Banque de France a rendu possible le financement de l'effort de guerre de l'Allemagne et que la même Banque de France a finalement voulu et imposé la capitulation rapide de la France devant Hitler, carrément... car Hitler était formidable du point de vue des salaires : exactement l'homme dont les méthodes convenaient bien à la Banque de France pour traiter les syndicats et autres agitateurs d'esclaves... Tout ça est passionnant. Cette historienne est un phare, un des derniers qui soient allumés. Voyez aussi cette deuxième longue et intéressante vidéo : HYPERLINK "http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=3024." http://www.solidariteetprogres.org/spip
icle=3024. Voir aussi cette bonne recension du livre : HYPERLINK "http://www.solidariteetprogres.org/spip/special/Ent-Lacroix-Riz.pdf" http://www.solidariteetprogres.org/spip
ix-Riz.pdfSur la profonde malhonnêteté de nombreux historiens actuels, grassement payés par les plus riches (et encensés publiquement tous les jours par des médias aux ordres qui peut résister à cette corruption ?) pour réécrire une histoire sur mesure et sans preuves , il faut absolument lire cet autre livre, tout petit celui-là mais décapant au possible : « L'histoire contemporaine sous influence » ; voir cette bonne recension : HYPERLINK "http://www.voltairenet.org/article13259.html" http://www.voltairenet.org/article13259.html
#111 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3040" \l "p3040" 02-01-2008 12:41:48
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=8" Jacques Roman
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Monnaie, capitalistes et salariésJ'ai honte de mon incompétence dans ce domaine pourtant essentiel.Une chose que je sens bien : ces problèmes ne se traitent qu'au niveau mondial ; on peut toujours commencer par l'Europe pour obtenir de petits résultats, mais rien à espérer, certainement, au niveau national.Seulement voilà : comment les salariés (disons les non-capitalistes) pourraient-ils prendre en charge leurs intérêts dans une économie mondialisée quand 55 % des électeurs français actifs se prononcent effectivement pour le renforcement des politiques capitalistes - comme si la France était majoritairement un pays de capitalistes et de rentiers ?Et d'ailleurs, quelle solution au niveau mondial tant qu'il y aura des pays riches et des pays pauvres ? Il faudrait substituer aux politiques du profit des politiques de gestion rationnelle et de partage qui devraient prendre effet très graduellement pour éviter une désorganisation générale : nous en sommes bien plus loin, je crois, qu'il y a 50 ans. Pour commencer, il faudrait se débarrasser de l'OMC - et aussi du FMI et de la Banque mondiale, ces prétendues "institutions spécialisées de l'ONU" -, et remettre en train la Charte de La Havane, qui prévoyait la création d'une Organisation mondiale du commerce (OIC) soucieuse du développement de tous ses États membres.Cette charte, je le rappelle, reste ouverte à la ratification : de là à espérer que Fidel Castro préside un jour les cérémonies de lancement de la future OIC... JR
Dernière modification par Jacques Roman (02-01-2008 12:42:28)
#112 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3060" \l "p3060" 07-01-2008 11:59:12
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Jacques Roman a écrit:
Pour commencer, il faudrait se débarrasser de l'OMC - et aussi du FMI et de la Banque mondiale, ces prétendues "institutions spécialisées de l'ONU" -, et remettre en train la Charte de La Havane, qui prévoyait la création d'une Organisation mondiale du commerce (OIC) soucieuse du développement de tous ses États membres.Cette charte, je le rappelle, reste ouverte à la ratification : de là à espérer que Fidel Castro préside un jour les cérémonies de lancement de la future OIC... JR
Tout à fait d'accord ... pour ceux que l'analyse (par jacques Nikonoff) de cette Charte intéresse: HYPERLINK "http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=CharteLaHavane" http://tiki.societal.org/tiki-index.php
teLaHavane
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#113 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3062" \l "p3062" 08-01-2008 19:49:19
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HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
Journal officiel de la République françaiseLoi n° 73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France
Sandy a écrit:
Bonjour,AJH, vous dites :"Depuis 1973 la France s'est interdite de créer la monnaie dont elle a besoin pour combler ses propres déficits"Je n'arrive pas à trouver de loi écrite en 1973 qui correspond à ce que vous dites, j'ai bien trouvé la loi de 1993 ici : HYPERLINK "http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ECOX9300075L" http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/Un
OX9300075LMais pas celle de 1973, il s'agit bien d'une loi ?
Mon petit voisin qui termine ses études d'avocat me l'a trouvée... Il s'agit bien de la loi d'Etat 73-7 du 3 janvier 1973
EDIT:Les liens ont changé (tiens, tiens ..)Vous pouvez directement télécharger ces pages sur: HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org/file/JO197300165.pdf" http://www.fauxmonnayeurs.org/file/JO197300165.pdf HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org/file/JO197300166.pdf" http://www.fauxmonnayeurs.org/file/JO197300166.pdf HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org/file/JO197300167.pdf" http://www.fauxmonnayeurs.org/file/JO197300167.pdf... ou par "légifrance" :"page d'accueil du site Légifrance, rubrique "les autres textes législatifs et réglementaires" en indiquant dans nature = loi et dans numéro 73-7. Cliquez sur l'icone "fac-similé". HYPERLINK "http://www.legifrance.gouv.fr/rechTexte.do?reprise=true&page=1" http://www.legifrance.gouv.fr/./rechTex
amp;page=1 "
L'article important me semble l'article 25 (page 166): "Le trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France"
Dernière modification par AJH (04-02-2008 18:46:32)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#114 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3065" \l "p3065" 09-01-2008 02:19:42
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=8" Jacques Roman
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HYPERLINK "mailto:jacquesroman@hotmail.com" e-mail
AJH (3062).Merci à vous et à votre ami avocat. En effet, cette possibilité d'obtenir des images vidéo des anciens numéros du JO est signalée dans une page d'instruction de Légifrance que je n'avais pas vue.Je viens de suggérer à Légifrance d'ajouter cette information dans la rubrique "Journal Officiel de sa page d'accueil. JR
#115 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3070" \l "p3070" 09-01-2008 23:54:18
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L'interdiction de la "planche à billet publique" est-elle conforme à la constitution française ? [1] Oui, merci beaucoup à eux, André-Jacques. Plusieurs interrogations.Les "effets" du Trésor (art. 25) : c'est du verbiage (ancien) financier qui désigne quelque chose de précis, j'imagine ?Je note que l'article 19 dit : "Les conditions dans lesquelles l'État peut obtenir de la Banque des avances et des prêts sont fixées par des conventions passées entre le ministre de l'économie et des finances et le gouverneur, autorisées par le conseil général [de la Banque]. Ces conventions doivent être approuvées par le Parlement." Pour me faire l'avocat du diable, je demanderais : qu'est ce qui aurait interdit, ponctuellement, un gouvernement et sa majorité parlementaire de gauche de fixer ces conditions de telle sorte qu'il s'agisse de prêts à taux zéro ? Bon, il fallait déjà que le banquier central soit disposé à le proposer lui-même... Manifestement, il s'agissait bien de systématiser (sortir du contrôle politique) le contrôle des règles du crédit, tandis que l'usage, même occasionnel de la planche à billet publique, devenait impossible.Je m'interroge ensuite sur la constitutionnalité de cette loi. D'après cette loi, le Parlement n'a plus d'autre occasion d'être sollicité initiative impossible ; pas même consulté ; aucune reddition de comptes en cours ou en fin d'exercice que celle que j'ai citée. (Sinon que "Les opérations de la Banque sont régies par la législation commerciale" art. 29).Le taux et autres conditions de l'escompte (art. 24 et 26) et les opérations de la Banque "sur le marché" (art. 28) sont du ressort du conseil général de la BC. Plus généralement, le gouverneur dirige et administre la Banque, avec ses sous-gouverneurs, et ils décident avec le conseil. Tous ces gens émanent du gouvernement : ils sont "nommés par décret en conseil des ministres" (art. 10, 13) ; le censeur et son suppléant, qui ont un pouvoir de censure sur les décisions du conseil (art. 16), sont "nommés par le ministre de l'économie et des finances" (art. 13). "Le gouverneur prête serment entre les mains du Président de la République, de bien et fidèlement diriger la Banque conformément aux lois et règlements." (art. 10)L'article 34 de la constitution stipule : "La loi est votée par le Parlement. [Elle] fixe les règles concernant : [...] le régime d'émission de la monnaie." L'article 20 dit : "Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation" et l'article 21 : "Le Premier Ministre dirige l'action du Gouvernement [...] Il assure l'exécution des lois. Sous réserve des dispositions de l'article 13, il exerce le pouvoir règlementaire [...]")Ces deux articles, notamment, ont été examinés par le Conseil Constitutionnel suite au recours déposé à l'occasion de la discussion de la loi n° 93-980 du 4 août 1993 relative au statut de la Banque de France et à l'activité et au contrôle des établissements de crédit ( HYPERLINK "http://admi.net/jo/19930806/ECOX9300075L.html" http://admi.net/jo/19930806/ECOX9300075L.html), prévue en application du traité de Maastricht.La décision du Conseil constitutionnel n° 93-324 DC du 3 août 1993 HYPERLINK "http://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/1993/93324dc.htm" http://www.conseil-constitutionnel.fr/d
3324dc.htm :- reconnait que la politique monétaire est partie intégrante de la politique de la Nation, donc relève des prérogatives du gouvernement- indique que l'article 3 est approuvé, considérant qu' « aux termes de l'article 34 de la Constitution, dans l'exercice de cette compétence, il était loisible au législateur de décider [
] par l'article 3 de la loi d'interdire à [la Banque de France] de consentir des découverts ou d'accorder des crédits au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publics ainsi que d'acquérir directement des titres de leur dette ».Remarques personnelles (ingénues) :- Les sénateurs et députés auteurs de la double saisine du Conseil constitutionnel navaient invoqué de la Déclaration des droits de lHomme et du citoyen de 1789 que son article 3. (lequel consacre la primauté et lexclusive du dépositaire de la souveraineté populaire, qui « émane expressément de la Nation »). Soit, manifestement avec pour principale préoccupation de conserver leurs prérogatives, même si cela est louable. Ce qui me semble l'être moins, c'est ce qu'ils n'ont pas fait valoir d'autre des dispositions de la DDHC. Ils nont invoqué :- ni larticle 5 de la DDHC, qui stipule « La Loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société » - ni son article 6, qui dit que « La Loi [
] doit être la même pour tous » - la Banque de France pouvant bien (continuer d) accorder "découverts" et "crédits" aux établissements financiers privés, contrairement aux institutions publiques, ce qui suppose, au-delà de la discrimination entre personnes morales, une discrimination entre individus ;- ni ses articles 12 et 13, indiquant que « La [
] force publique [
] est [
] instituée pour l'avantage de tous » et que « Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable [et] doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés » ;- ni, bien sûr, larticle 1er de la DDHC [est-il besoin de le rappeler ici ?], sans doute trop énorme pour qu'on y songe : il nétait pas question alors de remettre en cause le "privilège des banquiers"
Dernière modification par sam17 (13-01-2008 12:16:38)
#116 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3073" \l "p3073" 10-01-2008 08:37:37
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Merci Sam pour cette analyse... faudrait mettre cela sur le site " fauxmonnayeurs""Les "effets" du Trésor (art. 25) : c'est du verbiage (ancien) financier qui désigne quelque chose de précis, j'imagine ?"Non, c'est un mot qui reste tout à fait actuel, bien que peu employé . Ils veulent parler là "d'effets publics" : rentes, obligations, bons du Trésor, ... émis et garantis par les pouvoirs publics.Donc l'article 25 serait à lire :" Le trésor public ne peut présenter les garanties que lui, l'Etat ou les collectivités publiques auraient émis, à l'escompte de la Banque de France"
Dernière modification par AJH (10-01-2008 13:47:34)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#117 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3074" \l "p3074" 10-01-2008 13:19:26
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Merci pour ces précisions.Je pense que, sur votre site, vous devriez y mettre en lien toutes ces références ^^Car, il faut bien le reconnaître, les gens ayant beaucoup d'idées reçues dans ce domaine, il me paraît important de bien apporter les preuves de tout ce qui est dénoncé.Une question que je me posais : quelles sont les pistes actuellement envisagées, voir évoquées, pour revenir sur cette décision ?L'abrogation de l'article au niveau du traité européen est-il dans un premier temps la seule solution ?Et dans les autres pays européens, comment s'est déroulé cette dérive ? Ils ont bien dû, eux aussi, adapter leur législation nationale pour être conformes au traité de Maastricht ?
#118 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3079" \l "p3079" 11-01-2008 00:01:13
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@ AJ : Promis, ce WE, je mets ce triple lien et mes commentaires (vu qu'ils te semblent parlants) sur "fauxmonnayeurs".Merci pour la traduction des "effets", c'est tout de suite plus compréhensible.
Dernière modification par sam17 (11-01-2008 00:03:24)
#119 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3085" \l "p3085" 11-01-2008 12:10:07
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Une chose aussi que vous n'expliquez pas, c'est en quoi une politique destinée à maitriser l'inflation est favorable aux rentiers ? Pouvez-vous m'expliquer svp ? INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET
#120 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3087" \l "p3087" 12-01-2008 01:14:27
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L'inflation et la renteBonsoir Sandy,à défaut de voir Keynes sortir de sa tombe et si AJH est occupé à l'écriture de son nouveau livre... je réponds d'après ce que je sais.Inversons déjà la proposition : une inflation importante est défavorable aux rentiers, car que le taux d'intérêt réel d'un crédit vaut son taux d'intérêt nominal (contractuel, affiché) diminué du taux d'inflation. Si un prêt sur un an est à 6% par an, le rentier qui prête 100 ¬ le jour j0 récupère 106 ¬ au bout d'un an. Mais si, cette année-là, l'inflation est de 7%, alors 100 ¬ à la date du remboursement ne valent plus que 93 ¬ en valeur équivalente à j0. Et donc les 106 ¬ récupérées ne valent plus que 98.6 ¬ en valeur équivalente à j0, soit moins que ce qui a été prêté au départ.Déjà, vous me direz peut-être : quelle importance de se référer à la valeur de la monnaie à une date qui est du passé ? On pourrait déjà répondre qu'on s'en fiche de l'inflation :1. si tout le monde perd ou gagne autant de pouvoir d'achat. Mais la monnaie peut rarement être vue comme un élément "neutre"2. tant qu'il n'y a pas hyperinflation. Une inflation assez élevée (disons 5-15%), et même soutenue, selon le contexte (institutionnel et économique), n'est pas la même chose que l'hyper-inflation tant redoutée. Cette dernière est une perte de contrôle, un emballement du taux d'inflation qui devient exponentiel. Elle tarit la "liquidité" et ne tue pas que des rentiers : tout le monde y passe3. l'investisseur, et bien sur le pur rentier, ajoutera : oui, mais comment je prévois mes contrats si le régime ne me garantit pas, sinon une absence d'inflation, du moins une évolution stable et faible de celle-ci ?Rien ne dit que le pouvoir d'achat de tout le monde varie de la même manière avec l'inflation / la déflation.Dans notre exemple, on voit que le prêteur a gagné 1.4 ¬ juste en empruntant (tant mieux : il s'en sert pour consommer, produire, payer salaires, impôts, ...) tandis que rentier en a perdu autant en se privant d'un peu de sa fortune (pas la banque, qui perd mais en sortant l'argent d'un chapeau)L'inflation, qui est une perte de valeur intrinsèque de la monnaie (un phénomène monétaire), est généralement assimilée à la hausse moyenne des prix (et même couramment confondue avec), ce qui est logique : la valeur de la monnaie ne peut s'exprimer que par rapport à la valeur marchande de ce qu'elle sert à échanger. En fait, il faut voir de quels produits on observe les prix. Dans le contexte présent, les gros excédents de monnaie crées par le crédit engendrent une forte inflation des "actifs", c.à.d. des produits financiers et de l'immobilier : ce sur quoi la spéculation porte directement. Mais tôt ou tard, cette inflation virtuelle deviendra réelle : la hausse du prix d'achat de l'immobilier se répercute sur celui des loyers ; quant aux produits financiers, on peut en parler longtemps, mais en un mot, pour citer Frédéric Lordon, "la finance prend le monde en otage", et rien, jusqu'à nouvel ordre, ne vient s'opposer à la "démesure financière", c'est à dire aux exigences toujours croissantes des actionnaires. Et un ensemble de mécanismes, ou leur absence, se chargent de faire perdre du pouvoir d'achat à la plupart des salariés au profit de ces rentiers. En résumé, cette inflation moderne, pilotée par le couple monnaie de crédit - capitalisme financier, n'est pas défavorable aux rentiers, au contraire. (Certains, comme AJH, vont jusqu'à dire que les principaux rentiers apprécient même, désormais, les forts taux d'intérêt, à commencer par les taux de réescompte des Banques centrales, puisque ils ont en quelque sorte une rente de situation, vu les différences énormes de fortunes.) Je faisais cette précision car c'est une manière de dire que la question classique que vous soulevez n'appelle plus guère de réponse classique.On a coutume de dire que les salariés, contrairement aux rentiers, ne perdent pas de pouvoir d'achat en contexte inflationiste. Ça tient principalement à deux mécanismes combinés observés durant longtemps, l'un politique, l'autre économique : d'une part on s'est habitués à ce que les syndicats soient actifs et défendent les hausses de salaires a minima lorsque cela est justifié et manifestement possible ; d'autre part au fait que l'inflation est un symptôme de l'abondance de liquidités, donc de la facilité d'emprunter : historiquement, cela signifiait que l'investissement productif s'accroissait, augmentant la production des entreprises, et ainsi la richesse du pays ; les salariés aux bas et moyens revenus étant, toujours historiquement, les principaux consommateurs, il y avait aussi des raisons de capitalistes à accepter d'augmenter les salaires, le chiffre d'affaire croissait, et avec lui les dividendes, malgré l'inflation (du moins relativement, si on raisonne par rapport au pouvoir d'achat moyen des gens) ; on avait là, disons, une spirale "fordienne". Qui plus est, de plus hauts salaires permettent d'augmenter les impôts. La méthode keynésienne ajoute à cela qu'on peut (on pouvait) déclencher cette spirale ascendante en injectant de la monnaie avant que s'effectue la croissance souhaitée, ce par le biais d'investissements publics. Donc par la planche à billets publique. Notez que ladite "croissance souhaitée" pouvait se décider publiquement, et selon sa qualité, non pas à l'aveugle dans un système ou seul le privé décide de ce qui se produit, de ce qui est rentable (pour lui). Après cette injection, une hausse des impôts est toujours le moyen de plus ou moins rembourser cette "dette de l'État", c'est à dire de détruire plus ou moins de cet argent injecté, donc de diminuer plus ou moins l'inflation générée. Ces impôts ajoutés ne coutent rien de plus, ou cette monnaie injectée "en avance" ne coutent rien à la société, si on considère que c'est la contrepartie de l'enrichissement personnel des gens ainsi permis ; or ces impôts, ou cette monnaie publique injectée, ils auront créé des services publics. C'est par contre une méthode de répartition que les capitalistes détestent, non pas tant parce qu'elle les appauvrit d'ailleurs (tout dépend de l'impôt et de la distribution des montants), mais parce que l'État peut imposer avec ce seul levier une politique économique les empêchant de prévoir l'inflation, et soutenant surtout les salaires plus que les rentes : c'est un impôt progressif "masqué". J'ajoute que dans le système monétaire d'aujourd'hui, celui de la monnaie marchandise, où la spéculation pure sur les changes dans le monde pèse plus de dix fois l'économie réelle et où valeur des monnaies est elle-même exclusivement fixée par la loi de l'offre et de la demande, une injection publique de monnaie serait perçue comme un grave "interventionnisme" de l'État faussant les "lois du marché" dans le saint des saints du casino... on marche sur la tête.Si on revient sur les divers mécanismes cités, qu'a fait la globalisation néolibérale sinon "euthanasier Keynes" méthodiquement ? - la création monétaire par l'État, on le sait, a été interdite- tuer les syndicats : cette directive de Von Hayeck a été déjà très bien réalisée dans les faits ; les frontières grandes ouvertes et la libéralisation financière s'en sont chargé sans difficulté. On peut jaser sur la déliquescence soit disant idéologique des syndicats, les fusions - acquisitions - morcellements - mise en concurrence - externalisations - délocalisations... suffisent amplement à les rendre impuissants ; quant à la dictature des actionnaires en face, elle est non seulement avérée mais même, elle s'auto-entretient et il lui faut toujours plus se développer : fonds spéculatifs, de pension, montages employant les paradis fiscaux, et un tas de bulles financières, notamment "dérivées" qu'il faut à tout prix alimenter, donc faire croitre, sinon tout s'effondre (et tout le monde y passe d'ailleurs)- le chômage massif délibérément entretenu (cf. le NAIRU), effet direct de tout cela, et principalement de la libre circulation des capitaux, donc du dumping social, maintient une pression à la baisse sur les salaires - augmentez le pouvoir d'achat des salariés à bas ou moyens revenus, rien ne dit que ça fera des achats dans le pays : mondialisation du commerce et dumping social oblige - cf. 1982 en France, et le virage PS à 180°. Si le contexte institutionnel et la politique économique (et monétaire) ne permettent pas de relancer l'investissement productif dans le pays, il n'y aura pas de miracle.- la création de services publics pourrait encore se faire à la rigueur en augmentant les impôts des riches (les autres, on leur a déjà tant pressé le citron). Or : elle est habilement interdite par l'UE ; il faut, parait-il, rembourser la "dette" "odieuse" ; on les "liquide" aussi car il faut sans cesse donner de nouveaux débouchés à l'afflux de produits financiers issus de l'afflux de monnaie de crédit, faute de quoi les bulles s'accumulent et avec elles les risques de crash ; dernier argument, qu'on appelle "théorie du ruissellement" : les riches sont les investisseurs potentiels, donc pour créer de la richesse pour tous (croissance), il faut nécessairement les aider à s'enrichir... Cette théorie est ridicule au possible, d'autant que l'investissement productif se fait essentiellement ailleurs, puisque c'est là qu'il rapporte beaucoup, globalisation financière oblige. Mais je voulais finir par là, pour montrer à quel point, aussi absurde soit-elle, on est finalement forcé de l'appliquer, autant dire d'y croire à la longue - sauf à révolutionner le régime... On est cernés. J'espère en tous cas avoir répondu de manière instructive.
Dernière modification par sam17 (13-01-2008 11:57:56)
#121 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3099" \l "p3099" 13-01-2008 09:47:26
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L'interdiction de la "planche à billet publique" est-elle conforme à la constitution française ? [2] Dans la continuité de l'analyse présentée dans mon message n°3070, je cite plusieurs extraits de Bastien François, Le régime politique de la Ve République (éd. La Découverte, 2006), relatifs au contrôle de constitutionnalité des lois et à son évolution depuis 1958. Je trouve ça très instructif.
« [A l'origine de la Ve République] la saisine du Conseil constitutionnel est doublement restreinte. Seules quatre autorités politiques (le Président de la République, les présidents de lAssemblée nationale et du Sénat, le Premier ministre) peuvent saisir le Conseil et cette saisine ne peut intervenir que dans un délai bref, entre le vote et la promulgation de la loi (qui doit intervenir dans les quinze jours). La portée du contrôle de constitutionnalité est par ailleurs limitée puisque, dans lesprit des constituants, le Préambule de la Constitution [...] ne peut pas être utilisé par le Conseil constitutionnel pour fonder la censure dune loi. » (p 47)« Cette situation va commencer à changer lorsque le Conseil constitutionnel, en 1971, prend linitiative de contrôler la constitutionnalité dune loi au regard du Préambule de la Constitution [ndlr : recours relatif à la liberté dassociation]. Les conséquences de cette décision du 16 juillet 1971 sont considérables. » (p 47)« Le Conseil constitutionnel est aujourd'hui considéré comme une institution essentielle du régime de la Ve République. Il n'en a pas toujours été ainsi. [...] Certains constitutionnalistes vont alors évoquer l'existence d'un "principe de constitutionnalité", c'est à dire le principe d'une subordination généralisée de l'activité politique à la Constitution [...] Au cours des années 1980 [...] la cause semble entendue [...] » (p 101)« La façon dont est posée, pendant les années 1970, dans les débats philosophiques, la question du totalitarisme [...] est ainsi directement au principe de la valorisation de l' "État de droit" et de l'importance désormais accordée aux "droits de l'homme" comme garantie juridique face au pouvoir. [...] la thématique de l'État de droit devient un point de ralliement commun de la droite libérale et de la gauche socialiste au début des années 1980. » (p 105)« En 1974, à l'initiative du Président de la République nouvellement élu, Valéry Giscard d'Estaing, la Constitution va être révisée pour permettre à soixante députés ou soixante sénateurs de saisir le Conseil constitutionnel. » (p 50)Le nombre annuel de saisines, qui oscillait entre 0 et 1 depuis 1958, passe brutalement à un niveau compris entre 5 et 18. (graphe p 51)« [
] le Conseil affine ses techniques de contrôle de la loi. Il se réserve dorénavant le droit dapprécier la recevabilité des amendements ; il décide souvent de contrôler dautres dispositions de la loi que celles qui lui sont explicitement soumises, et fait valoir des motifs dinconstitutionnalité qui nont pas été évoqués par les auteurs de la saisine ; il se livre à une forme de contrôle dopportunité en vérifiant si le législateur na pas fait une "erreur manifeste dappréciation" en décidant de telle ou telle mesure; [
] » (p 51)« [
] désormais, la loi "nexprime la volonté générale que dans le respect de la Constitution" (décision du 23 août 1985). » (p 52) « Le Conseil constitutionnel est désormais l'éminent protecteur des minorités politiques au Parlement, des droits de l'homme et, plus encore, le garant de l'État de droit. » (p 102) « [...] Le Conseil constitutionnel n'est plus simplement le censeur du gouvernement-législateur, il devient ainsi un élément central des rapports entre l'État et les citoyens [...] » (p 103)« En ne se contant pas d'en contrôler la régularité "externe" [ndlr : celle des modes de décision aboutissant aux lois ou définies par les lois] mais en vérifiant la constitutionnalité du contenu même des lois, le Conseil constitutionnel se place au cur du processus législatif et son intervention prend, inévitablement, un caractère politique. En s'appuyant, pour exercer ce contrôle, sur la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et le Préambule de la Constitution de 1946 -- des textes très "idéologiques" --, il ne fait que renforcer cette tendance dans la mesure où l'interprétation des dispositions relatives aux droits fondamentaux est presque toujours politique. D'autant que certains principes constitutionnels sont contradictoires : doit-on privilégier les nationalisations ou le droit de propriété ? Le droit de grève ou la continuité du service public ? [...] » (p 106)Lauteur juge que « [
] même si le Conseil constitutionnel nabuse pas de ce pouvoir de faire surgir ex nihilo des principes constitutionnels (et même sil nutilise ce pouvoir que pour la bonne cause : la défense des libertés), une telle pratique est fondamentalement antidémocratique, puisquelle se substitue au pouvoir constituant qui appartient au peuple. » (p 48)
L'objet de ces citations était évidemment de rappeler le contexte historique des décisions de 1973 et 1993. Chacun devrait pouvoir tirer diverses conclusions. J'en proposerai sans doute dans les temps qui viennent. En attendant, quelques commentaires sur ceux des propos de B. François qui relèvent du jugement personnel.Les dispositions ayant permis au Conseil constitutionnel de faire varier le fondement de sa jurisprudence et la portée de son contrôle ne sont écrites nulle part. La pratique a changé sans qu'il ait été nécessaire de réviser la Constitution. C'est bien la preuve que ces évolutions de la pratique ne sont pas contraires à la constitution, et la question n'est pas tant celle des évolutions historiques des murs politiques ayant conduit à ces changements que celle de savoir pourquoi le Conseil constitutionnel ne faisait pas "de zèle" auparavant, et surtout : quelles dispositions aurait-on du mettre dans la Constitution pour éviter cette carence ? M. Bastien a beau dire que le gaullisme faisait peu de place au Conseil constitutionnel voire s'en servait surtout pour appuyer le gouvernement-législateur, il s'agit d'abord de voir que la Constitution de 1958, en elle-même, ne le faisait pas. On peut déjà voir et critiquer la manière par laquelle le Conseil constitutionnel est nommé, au lieu de noyer le poisson.Si le "peuple constituant" n'a pas été interrogé sur cette liberté d'un pouvoir constitué de faire évoluer son pouvoir et de s'arroger un pouvoir constituant, on peut dire qu'a priori, le peuple a été consulté sur la base d'une loi fondamentale incluant le "bloc de constitutionnalité", en particulier les dispositions de la Déclaration de 1789.Par ailleurs, même après 1974, la constitution est encore loin de la "démocratie" pour une autre raison : non seulement, le nombre de parlementaires requis pour déclencher une saisine reste assez élevé (bien qu'il ait suscité des frayeurs... à l'origine, et chez les élus et gardiens de temples), mais il n'y a pas de "RIC de saisine, et il n'y a pas non plus de saisine possible après promulgation de la loi.. De telles pratiques, si elles intervenaient, seraient donc anticonstitutionnelles, mais démocratiques... C'est se moquer que de dire que le Conseil constitutionnel, en se servant d'un pouvoir qu'il avait mais n'utilisait pas jusque là (en remplissant un devoir qu'il ne remplissait pas), et en contribuant à palier à ces défauts "pour la bonne cause", adopte une position antidémocratique.Enfin, le peuple ne disposant pas d'instruments tel que le "RIC constituant", c'est un peu se moquer que de dire que le pouvoir constituant lui appartient -- Étienne, as-tu rappelé ses propres propos à Bastien François, en 2005 ? --, surtout quand on interprète ainsi le produit de son vote : car, quant à dire que la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen est un texte « très "idéologique" », excepté, à la rigueur, de rares dispositions (art. 2), c'est une affirmation infondée, ou bien la démocratie et même les principes de base du régime constitutionnel sont des "doctrines" qui relèvent de l'idéologie... Prenons notamment l'article 16 : la garantie des droits fondamentaux de l'individu est l'un des deux fondements du régime constitutionnel. Il est intéressant de voir que cette "disposition" votée par le "peuple constituant" était on ne peut plus clairement indiquée dès l'origine comme critère majeur d'appréciation de la constitutionnalité des lois, donc comme cadre des pouvoirs et devoirs du conseil constitutionnel dès 1958. A ce niveau là de confusion, que dire ? Si le souverain s'attache à des principes "idéologiques" en adoptant sa constitution, celui-ci moins que tout autre n'a à être discuté par un constitutionnaliste... Sinon, on se demandera s'il reste une once de repaires dans le contrat. B. François analyse le tournant de 1974 comme une révolution, alors qu'il s'agit d'une mise en conformité ; ce faisant, il critique le contenu du "bloc de constitutionnalité" comme s'il avait été greffé arbitrairement à la constitution ; il voit son métier de constitutionnaliste évoluer : celui-ci est simplement rappelé à ses fondamentaux....
Dernière modification par sam17 (13-01-2008 11:44:50)
#122 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3101" \l "p3101" 13-01-2008 10:06:35
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Merci Sam .. je suis terriblement "charette"Je rajoute un extrait de "les 10 plus gros mensonges sur l'économie" (ed Dangles, pour notre ami Sandy)
Les vraies raisons de la lutte contre l'inflationMais alors, nous direz-vous ? Pourquoi ce consensus autour de la lutte contre l'inflation ? Il doit bien y avoir un intérêt tout de même ? Nous voyons deux raisons principales : - Une raison « épidermique » : c'est celle qui s'inscrit en cicatrice profonde dans la mémoire collective qui porte le souvenir des désastres et des souffrances liés aux quelques périodes d'« hyperinflation » que le monde a connues. Jacques Marseille , lors de propos recueillis par Laurence Caramel publiés dans un article de "Le Monde" du 13 décembre 2005, intitulé « Faut-il avoir peur de l'inflation ? » déclare à ce sujet : « Nos banquiers centraux ignorent les leçons de lHistoire et ne retiennent que le souvenir cauchemardesque laissé par linflation allemande de 1923 quils associent, par erreur, à lavènement du nazisme qui survient en 1933, après une sévère
déflation ! »- L'éternelle raison inavouable : préserver les avantages des plus riches. La lutte contre l'inflation, c'est en réalité la lutte des rentiers contre les actifs ! Dans les années 1970 à 1984, les profits des entreprises sont érodés par une inflation qui augmente et un rapport de force en leur défaveur. Les détenteurs de patrimoines et les prêteurs de capitaux sont pénalisés par une inflation à deux chiffres, jusqu'à l'offensive du courant économiste libéral.Si vous possédez beaucoup d'argent, l'inflation est pour vous un vrai problème ; en revanche, il ne l'est pas si vous n'en possédez pas. Imaginez : vous avez un million d'euros dans un contexte inflationniste à 10 % l'an. Passé un an, votre million ne vaut plus que 900.000 euros ; vous avez perdu 100.000 euros en pouvoir d'achat, à moins bien sûr d'avoir placé votre capital de façon à ne pas le laisser se déprécier. Mais vous attendez bien autre chose que de simplement sauvegarder votre pouvoir d'achat ! Vous désirez le meilleur rendement possible ; et quand vous avez déjà un handicap de 10 % au départ, c'est moins facile. L'inflation, pour le rentier, est assimilable à une taxe sur la fortune. Alors que si vous n'avez pas d'argent, elle ne vous touche pas, à condition bien sûr que les salaires suivent son évolution, ce qui est le cas en règle générale, car lorsque l'inflation augmente fortement, les revendications sociales ne se font pas attendre.De même, l'inflation est un problème pour ceux qui prêtent plus que pour ceux qui empruntent. Pensez donc ! Prêter de l'argent dans un climat inflationniste
passe encore à court terme, mais à moyen ou long terme
Il y a risque de ne pas rentrer dans son argent si les choses s'aggravent ; risque de faible rendement dans tous les cas. Alors que l'emprunteur, qui n'a pas de capital à protéger, trouve dans l'inflation une aide au financement. C'est ainsi que bon nombre de personnes, à revenus modestes, ont pu acheter leur maison dans les années 70. Le crédit était cher ! 15
17 %
parfois plus ! Les mensualités mangeaient une bonne part du revenu familial. Mais « grâce à l'inflation », les revenus doublaient en moyenne tous les 6-7 ans, de sorte qu'il n'y avait que les quelques premières années qui étaient dures à passer.Mais les conséquences ne se limitent pas à une simple rivalité entre riches et moins riches. Jacques Marseille, dans ce même article, précise : « La lutte des classes n'est pas entre « bourgeois » et « prolétaires », elle est entre les créanciers et les débiteurs. Or, aujourd'hui, les taux dintérêt servis aux créanciers sont historiquement élevés et quand les créanciers ont trop de pouvoir par rapport aux débiteurs, eh bien la croissance est faible, fatalement [
] La grande nouveauté, c'est qu'avec la création de leuro, nous avons délégué notre pouvoir monétaire à une banque centrale dont le souci n'est pas de s'ajuster aux besoins et à lidentité des pays qui la composent. Quel est le résultat ? La zone euro connaît une faible inflation mais elle est aussi la zone de croissance la plus faible du monde et la zone de chômage la plus élevée. Nous devrions nous poser cette question de bon sens : est-ce que la création de la monnaie unique et dune BCE indépendante a été une bonne chose pour la croissance et le dynamisme de la zone ? »
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#123 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3102" \l "p3102" 13-01-2008 12:41:56
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Je rajoute (encore) un petit détail.Les banques prêtent soit de la création monétaire pure, soit une épargne préalable, L'inflation dans le premier cas, ne les gêne pas trop ; le capital est totalement "fictif" (c'est un équilibre au bilan, des "chiffres" qui n'ont rien à voir avec le pouvoir d'achat), les intérêts, même s'ils perdent en pouvoir d'achat pour elles, n'en gardent pas moins une certaine valeur.L'inflation dans le second cas les gêne beaucoup plus. Comme elles prêtent à long terme des dépôts de court terme, elles vont devoir régulièrement augmenter les intérêts versés à ces épargnants qui leur confient ces dépôts de court terme : à la fin, elles y seront de leur poche si les intérêts sur la monnaie quelles ont prêté à long terme est à taux fixe.Dans les deux cas le système bancaire a donc intérêt, comme les « rentiers », à une inflation faible (ou au moins constante), où le taux dintérêt dépasse (le plus possible) le taux dinflation.Ceci dit, linflation nest fondamentalement pas souhaitable, car si elle permet aux emprunteurs de se créer plus facilement un patrimoine, il est difficile de savoir si laugmentation du coût de la vie nérode pas ce quils gagnent (leurs salaires ou leurs retraites vont-elles suivre ?)Allais propose, dans « la crise mondiale daujourdhui » une indexation obligatoire en valeur réelle de tous les engagements sur lavenir ( prêts, emprunts, salaires , et moi je rajouterais retraites) et écrit « une telle indexation impliquerait lobligation légale dassortir à lavenir tous les emprunts à moyen et long terme de lEtat *, des entreprises et des particuliers dune garantie de pouvoir dachat en principal et en intérêts, cette garantie étant assurée par lindexation en valeur réelle des remboursements et intérêts par référence à lindice général des prix »*
mais noublions pas quAllais parallèlement demande que toute la monnaie soit « centrale » ce qui signifie que, comme lEtat est seul actionnaire de la Banque Centrale, tous les intérêts lui reviennent sous forme de dividendes ou dimpôts sur les bénéfices (oui, la BdF paye limpôts sur les bénéfices des sociétés INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET )
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Michel Rocard : Aux USA toute la croissance provient de lendettementContre-Info a retranscrit un entretien intéressant avec Michel Rocard sur Fance Culture hier dimanche : HYPERLINK "http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1572" http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1572
« Si le pétrole continue à augmenter, ou si les taux dintérêts, pour des raisons liées à linflation, commencent à remonter, le service de la dette américaine nest plus soutenable, budgétairement. Sans même parler du remboursement du capital. » Dans un entretien diffusé par France Culture, Michel Rocard revient sur la crise financière et ses répercussions mondiales.Par Michel Rocard, France Culture, 13 janvier 2007Après la publication dun entretien avec le Nouvel Observateur soulevant la possibilité dune crise mondiale , Michel Rocard est revenu aujourdhui au micro de Vincent Lemerre sur les risques de crise majeure quont créé la dette américaine, la financiarisation de léconomie et son dernier avatar, les subprimes.De nombreux problèmes se posent. Je suis tout dabord importuné par les incertitudes des économistes. Sur la situation où nous sommes, il ny a pas de consensus, pas dhomogénéité de la couche professionnelle des bons économistes.Je fais partie de ceux qui sont un peu inquiets. Ma culture nest pas financière, mais plus de léconomie physique - réelle. Mais je trouve que nous sommes dans une situation un peu dangereuse.Pourquoi ? Se déroule en ce moment cette crise du crédit hypothécaire américain dit des subprimes, cest-à-dire des crédits hypothécaires fragiles car consentis à des gens aux revenus incertains et non vérifiés, et pour des prêts qui représentent souvent 125% de la valeur du logement, avec des annuités à taux variable qui peuvent devenir terribles.En général ces prêts étaient consentis avec deux ans de paiement dintérêts seulement, sans remboursement du capital. Or la plus grosse des échéances qui vient et qui menace, elle est pour le printemps prochain. Elle est devant nous et pas dernière nous. Il y a déjà beaucoup détablissements bancaires mondiaux qui sont menacés par leffondrement de ce système, dans lequel on découvre que de nombreuses personnes ne peuvent pas régler leurs échéances.On sait par exemple aux Etats-Unis que quatre millions de maisons doivent être expropriées dans lannée qui vient. Je ne sais pas sil y aura assez de policiers pour ça, et assez de juges pour confirmer toutes ces expulsions, mais cest totalement tragique.Tout cela pourrait être considéré, et cest dailleurs lavis dun certain nombre déconomistes comme une crise ponctuelle, lourde, du système bancaire américain lié au seul crédit immobilier, hypothécaire en lespèce. Lennui cest que cela se greffe sur une pyramide de crédits qui est incroyable. Tant aux Etats-Unis quen Grande Bretagne - jélargis le sujet - depuis six ans, toute la croissance a comme contrepartie de lendettement. On ne sait plus très bien où lon va...Observons la dette totale américaine, interne et externe, hors banques. Cest une habitude de calculer ainsi car les banques se couvrent les unes les autres, se protègent, et leurs comptes sont toujours imbriqués, donc on sort les institutions financières, et lon fait le calcul de tout ce que doivent les ménages, les entreprises, les Etats américains et la Fédération. Cette dette totale vient datteindre - cest la Fed qui lannonce - 39 trillions de dollars. 39 000 milliards de dollars.Il est évident quà ce niveau là elle ne sera jamais remboursée. A la limite ces chiffres nont plus aucun sens, mais ils ont pour effet de grever beaucoup la vie quotidienne. Cest là que lon retrouve lincidence avec les subprimes. Le système fonctionne à la condition que les USA puissent trouver, pour continuer à financer leur développement dans ces conditions étranges, deux milliards de dollars par jour, qui sont principalement souscrits, qui sont prêtés par lAsie.Tout cela est absolument gigantesque et lon ne sait pas comment cela se tricote ou se détricote. Il y a beaucoup de réflexions là-dessus, la première cest que les liquidités mondiales sont concernées par tous ces mouvements, or la moitié de ces liquidités sont stockées dans des paradis fiscaux, qui échappent à la connaissance et en tout cas à une fiscalité régulatrice.Il peut y avoir des mouvements soudains, brutaux, dassez grande gravité.Une crise systémique de la finance mondialisée ?« La crise mondiale est pour demain, » cest le titre qui a été choisi par le Nouvel Observateur. Je lai trouvé un peu brutal. Moi je pose les questions, je ne suis pas sûr davoir toutes les réponses, mais il y a quand même un exemple.La crise de le-économie, léconomie de linformatique, a craqué comme une bulle en 2000-2001, et a volatilisé dans latmosphère autant de milliers de milliards de dollars que celle de 1929, en volume absolu. En pourcentage du produit de lépoque cest évidemment plus faible, mais en volume cela fait une sacrée quantité. Mais personne na rien vu. Il ny a pas eu de conséquences sur léconomie physique ailleurs. Cela veut dire quoi ? Que notre capitalisme est devenu plus atomisé, ce qui veut dire que les chocs sont plus dilués.Cela ne veut pas dire que si une crise survient elle sera moins grave, mais quelle sera moins soudaine et moins brutale ou peut-être moins visible au début.Les conséquences du système financier sur la situation des salariésLes salariés français nont encore rien vu de la crise financière. Si la crise financière explose on verra, mais nous ny sommes pas encore. Mais pour le moment, [ces conséquences] cest aveuglant. Depuis 1945 jusquà 1972, la France était en plein emploi, et avec une croissance de 5% par an en moyenne. Ces chiffres étaient communs à toute lEurope et à lAmérique du Nord, entre 4 et 5% de croissance. Croissance rapide donc, pas de crise financière.Il y avait quelques fois des faillites nationales dun pays, mais il y avait un accord général dans le monde pour régler ça vite, et cautériser avant la contagion à tout autre voisin. Nous y sommes arrivé, et cela a tenu à peu près jusquà 1990. Il y avait surtout le plein emploi. Et la France aussi connaissait le plein emploi.Nous sommes maintenant dans une situation ou 25% de la population est soit pauvre, soit chômeur soit précaire, et ce chiffre, curieusement caractérise toutes les économies des pays développés. Cest une évolution du système. Il ne faut pas mettre le mot production à toutes les sauces, mais il est vrai que le capitalisme aujourdhui produit du travail précaire, beaucoup plus quil ne lavait fait dans les années 45 à 70 - en gros.2008, lannée de la Chine et de lInde ?Question : Dans une tribune intitulée « Nous ne sommes pas en 1929 » Nicolas Baverez estime que les difficultés seront passagères, mais par contre pour lui, 2008 et cette crise à venir vont accélérer le basculement de léconomie mondialisée vers le sud, la Chine et lInde. Pour lui, symboliquement, 2008 est lannée où le nord perd le leadership du capitalisme mondialisé.Cest vrai et cela narrange rien. Réservons le fait que Baverez fait de la situation économique générale un diagnostic un peu moins alarmiste que le mien, on verra bien qui a raison. Moi je ne pense pas quune économie vivant de lendettement au point où nous en sommes maintenant puisse tenir très longtemps.Regardez cette affaire de dette américaine. Si le pétrole continue à augmenter, il vient de reprendre sa hausse et a passé les 100 dollars cette semaine, ou si les taux dintérêts, pour des raisons liées à linflation, commencent à remonter, le service de la dette américaine nest plus soutenable, budgétairement. Sans même parler du remboursement du capital.Je ne crois pas que cela soit soluble facilement et que lon sen tirera comme ça. Je ne crois pas quà 39 trillions de dollars, le monde [rocardo- marmonnement...] longtemps. Cest une controverse avec Nicolas Baverez quil faudrait instruire avec beaucoup plus denquêtes chiffrées, de recherches. Ni lui ni moi ne sommes des professionnels de léconomie quotidiennement.Mais ce quil dit de léconomie des pays émergents est tout à fait vrai et cest parfaitement exact que la Chine et lInde, un peu le Brésil aussi... Le Brésil a un taux de croissance de 7 à 8%, la Chine est autour de 10 ou 11 et lInde dans les 9 ou 10. Ce sont des cadences que plus personne navait connues.Tout cela veut dire que la Chine et lInde qui représentaient 1 ou 2% du commerce mondial il y a trente ans en représentent aujourdhui chacun de 7 à 9% , et que le total des deux va faire 40% au milieu du siècle. Cest donc un changement radical déquilibre et il a raison.Je najoute que deux choses : la première cest que cela ne change rien à la gravité dune désorganisation générale du système financier dans lequel la Chine et lInde sont aussi engagées. Et deuxièmement, léconomie chinoise a donnée à certains auteurs, qui sont des observateurs plus qualifiés que je ne le suis, le sentiment dêtre aussi victime de phénomènes de bulles internes. Des phénomènes dultra-amplification de certaines zones de léconomie, avec un aspect carrément spéculatif dans leurs financements.Si cest vrai, la Chine serait contaminable par un effondrement de bulle, autrement dit, il ny a pas là de quoi se rassurer beaucoup.(...)Les intertitres sont de la rédactions
#125 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3108" \l "p3108" 14-01-2008 13:22:53
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Quelques enseignements de la récente crise financièreÉditorial de Gabriel Galand, janvier 2008, sur le site Chômage et monnaie : HYPERLINK "http://www.chomage-et-monnaie.org/Documents_html/Edito.html" http://www.chomage-et-monnaie.org/Docum
Edito.html
La récente crise financière est née de l'éclatement de la bulle immobilière américaine et plus spécifiquement de l'éclatement de la bulle du crédit hypothécaire dans ce pays. Beaucoup d'encre a déjà coulé à ce sujet, et nous n'allons pas essayer de le traiter de nouveau dans son ensemble. Nous voudrions plutôt en tirer deux ou trois enseignements sur des aspects qui ne sont pas souvent relevés. Tout d'abord, cette crise montre l'importance de la monnaie en général et du système bancaire en particulier dans les économies modernes. Parce que des banques se trouvent fragilisées et font des pertes inhabituelles, les autorités s'inquiètent d'une possible répercussion sur les entreprises. Certains parlent de récession, voire même de crise globale de l'économie. Un certain ralentissement peu déjà être noté. Est-il normal que des ratées dans la chaîne du crédit aient de telles conséquences ? D'un côté, cela conforte notre vision monétaire de l'économie. Si la monnaie déraille, quoi de plus normal qu'il y ait des conséquences ? Mais d'un autre côté, cela démontre une grave défaillance du système de régulation monétaire. On a laissé des mécanismes vitaux aux mains de spéculateurs ou de banques avides de profit, qui ne voient que leur propre intérêt. Dans cette affaire l'intérêt général, qui dans nos institutions est représenté par la banque centrale, ne semble pas avoir prévalu. Car c'est le 2ème enseignement de cette crise. La banque centrale semble aujourd'hui impuissante à prévenir et même à maîtriser ces dysfonctionnements par l'utilisation de ses mécanismes habituels. Prévenir elle ne veut pas, car les lois et règlements qui auraient pu empêcher la bulle hypothécaire ne sont pas de son ressort. Il aurait donc fallu qu'elle en demande la mise en uvre au pouvoir politique. Or une telle démarche est contraire à sa politique d'indépendance.Maîtriser elle ne veut pas non plus le faire par ces mécanismes habituels car elle est piégée par un discours erroné. Pour comprendre cela il faut rentrer un peu dans le détail. Les mécanismes " standard " d'action de la banque centrale sont les taux d'intérêt de son refinancement des banques, qu'elle fixe discrétionnairement. Par cette décision, elle fixe entièrement les taux de marché à court terme et partiellement les taux à long terme. Mais cet instrument unique a des effets de toutes sortes sur l'économie. D'un côté une hausse des taux rend le crédit plus difficile, dans le contexte actuel de défaillance du crédit il faudrait donc baisser les taux. Mais d'un autre côté une hausse des taux contrarie la demande solvable en décourageant le crédit à la consommation et immobilier, et contrarie aussi l'offre en décourageant le crédit à l'investissement et en augmentant les frais financiers des entreprises. En résumé une hausse des taux freine la croissance, une baisse des taux la favorise.Depuis plus de 20 ans le discours de la banque centrale est qu'elle freinera la croissance si des tensions inflationnistes se manifestent. Depuis 20 ans, ce discours a un sens (même si on ne l'approuve pas) parce que les tensions inflationnistes, assez faibles à vrai dire, sont dues soit à une hausse excessive de la demande, soit à une hausse exagérée des salaires, soit les deux. Dans une telle situation, le freinage de la croissance, même si on désapprouve cette logique, décourage bien la demande et les hausses de salaires. Mais aujourd'hui, de toutes façons, nous ne sommes plus dans la même situation. L'inflation est à la hausse dans le monde et en Europe, mais c'est une inflation par les coûts du pétrole, des matières premières et des denrées alimentaires, sur lesquels la banque centrale n'a aucun pouvoir. Par conséquent, la banque centrale refuse de baisser les taux pour aider le crédit, sous prétexte de lutte contre l'inflation, alors que ces taux ne sont d'aucun secours pour ce faire dans le contexte actuel.En laissant le crédit se dégrader, la banque centrale risque de provoquer un ralentissement sans diminuer l'inflation, c'est-à-dire de provoquer une " stagflation ". Le dernier enseignement est que la banque centrale n'a pas peur de prêter de l'argent à une entreprise quand l'emprunteur est une banque en difficulté de trésorerie. On ne sait pas combien finalement la banque centrale européenne prêtera aux banques secondaires, il semble que le crédit ouvert soit de 350 milliards d'euros. C'est considérable. Elle a trouvé ce moyen pour aider les banques sans baisser les taux d'intérêt. Mais pourquoi ne pourrait-elle pas faire de même lorsqu'un secteur non financier de l'économie est en difficulté, ou au moins financer une institution capable de mener des actions pour la relance ou la productivité de l'économie ? Nous et d'autres(1)avons demandé que la banque centrale soit autorisée, et même incitée à participer ainsi au financement de la croissance. Les événements actuels nous montrent que les obstacles à une telle démarche sont artificiels.
(1) Nous avons demandé dans HYPERLINK "http://www.chomage-et-monnaie.org/Documents_html/Manifeste2006.html" notre manifeste 2006 que la banque centrale refinance une agence publique d'investissements. Le CIPMF (Centre International Pierre Mendès-France) l'a demandé aussi dans son HYPERLINK "http://www.chomage-et-monnaie.org/Documents_pdf/Manifeste_CIPMF.pdf" manifeste.
#126 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3109" \l "p3109" 14-01-2008 13:42:55
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Alerte LEAP/E2020 : Phase de rupture du système financier mondial en 2008 HYPERLINK "http://www.leap2020.eu/GEAB-N-20-est-disponible-!-Alerte-LEAP-E2020-Phase-de-rupture-du-systeme-financier-mondial-en-2008_a1138.html" http://www.leap2020.eu/GEAB-N-20-est-di
a1138.htmlArticle alarmant (alarmiste ?), mais intéressant. Je retiens ce graphique étonnant :
INCLUDEPICTURE "http://www.leap2020.eu/photo/801910-981541.jpg" \* MERGEFORMATINET Concentration des produits dérivés au sein de l'ensemble des banques commerciales américaines au 30/09/2007Source Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC)Commentaire : 7 banques (7) concentrent 98% de l'ensemble, soit 155 400 Milliards USD"...
Suivi de ce texte :
"Pour l'équipe LEAP/E2020, il est donc déjà avéré qu'après avoir perdu le contrôle de l'évolution des taux d'intérêts (cf. GEAB N°16), la Réserve Fédérale US vient de perdre deux autres attributs essentiels qui caractérisaient le système financier mondial de l'après-1945 : sa crédibilité d'acteur volontariste pouvant modifier les tendances lourdes des marchés (8), et sa capacité à organiser et entraîner l'ensemble des banques centrales mondiales selon son rythme et ses objectifs. Ce faisant, elle vient de perdre la capacité de piloter à elle seule le système financier mondial, capacité qu'elle avait acquise après 1945. Si les marchés financiers sont actuellement surtout sensibles à la perte du premier attribut (9), les chercheurs de LEAP/E2020 estiment que c'est la perte du second (et sa conséquence en terme de pilotage du système) qui porte en germe la rupture du système financier mondial au cours de l'année à venir, probablement à l'été 2008, quand les conséquences de la récession US commenceront à se faire sentir pleinement et qu'Asiatiques et Européens se verront définitivement contraints d'imposer leurs propres choix au « pilote de la Fed ». (...)
Ne pas oublier, cependant, qu'il est assez périlleux, et passablement présomptueux, de décrire l'avenir, surtout avant qu'il ne survienne...
#127 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3110" \l "p3110" 14-01-2008 21:41:43
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Notes :"la dette totale américaine, interne et externe, hors banques [...] vient datteindre [...] 39 trillions de dollars. 39 000 milliards de dollars"39 T$ US. Ça fait le PIB mondial annuel."Concentration des produits dérivés au sein de l'ensemble des banques commerciales américaines au 30/09/2007 [...] : 7 banques concentrent 98% de l'ensemble, soit 155 400 Milliards USD"..."155 T$ US. Ça fait 4 années de production à l'échelle mondiale...Enfin, avant que le crash ne fasse plonger le PIB...Et tout ça de produits dérivés...Mes frères, je vous propose prier Mammon, ensemble avec les rentiers et les culs-bénits, américains et de tous pays,qu'il sauve l'intégralité de ces 7 personnes des plus "morales" qui soient. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Putain, qu'est-ce que je vais dire à ma fille à son prochain anniversaire ?Vu comme c'est barré, je vois au moins un point positif : ça fermera le caquet des économistes du parti unique, et on peut même croire que celui-ci mettra la clef sous la porte.Nous disions donc, en attendant que ça pète et que les loups suivants arrivent, on a du boulot à préparer, ici.
Dernière modification par sam17 (14-01-2008 21:51:16)
#128 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3166" \l "p3166" 24-01-2008 21:14:20
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
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Tony Blair devient conseiller de la banque américaine JPMorgan
LONDRES, 10 jan 2008 (AFP) - L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair a été embauché jeudi comme conseiller à temps partiel par la banque américaine JPMorgan, a annoncé celle-ci dans un communiqué, et ce ne pourrait [n']être que son premier pas dans le secteur privé, selon la presse.M. Blair conseillera la direction générale de la banque, "apportant son immense expérience internationale pour lui fournir un avis stratégique et une vision de l'intérieur sur les questions politiques mondiales et sur les tendances émergentes", se félicite JPMorgan dans le communiqué.L'ancien Premier ministre participera de surcroît au nom de JPMorgan à certains évènements et conférences, selon la banque."Nous sommes honorés" de la décision de M. Blair, s'est félicité le président directeur général Jamie Dimon, estimant que l'ancien dirigeant "apportera à nos responsables et à nos clients une vision mondiale unique et irremplaçable, particulièrement précieuse dans une période aussi tourmentée".Cité dans le communiqué, M. Blair a souligné pour sa part "cette grande occasion de pouvoir contribuer au travail de JPMorgan Chase", qualifiée de "compagnie de premier ordre à la pointe de l'économie mondiale, avec une présence pratiquement dans chaque partie du monde".Selon un cabinet de recrutement new-yorkais cité jeudi par le Financial Times (FT), son rôle chez JPMorgan lui vaudra sans doute une rémunération de plus d'un million de dollars par an.M. Blair, 54 ans, désormais représentant du Quartette pour le Proche-Orient, a lui-même confié au FT qu'il comptait prochainement accepter "une petite poignée" de postes similaires de la part de différentes entreprises dans des secteurs variés."Je me suis toujours intéressé au commerce et à l'impact de la mondialisation. De nos jours, la confluence entre la politique et l'économie est très puissante dans les différentes parties du monde, dont les marchés émergents", observe-t-il.M. Blair a déjà une expérience de conférencier international très bien rémunéré, comme par exemple l'ancien président américain Bill Clinton. Il y a quelques mois, la presse chinoise avait ainsi critiqué sa rémunération de 500.000 dollars pour trois heures de présence à une conférence dans le sud de la Chine.Il aurait aussi perçu une avance de quelque 10 millions de dollars pour ses mémoires, rappelle le FT.
M. Blair ne sera pas non plus le premier ancien dirigeant à travailler pour le privé : l'ancien Premier ministre britannique conservateur John Major et l'ancien président américain George Bush sont tous deux devenus conseillers du fonds d'investissement américain Carlyle.
M. Blair, qui est cité régulièrement comme le favori du président de la République française Nicolas Sarkozy pour devenir président de l'Union européenne, a également indiqué au FT qu'il comptait lancer une fondation oecuménique, alors qu'il vient lui-même de se convertir au catholicisme, et qu'il allait probablement travailler aussi sur le changement climatique.AFP 09h53 - 10 JAN 08
Monsieur Blair devrait croupir en prison pour cette corruption qui démasque les vrais maîtres du pouvoir.À ce niveau de prévarication, on se demande s'il faut rire ou pleurer. Ces retours d'ascenseurs devraient être criminalisés au plus haut niveau du droit : à l'évidence, toute Constitution honnête devrait interdire à vie toute situation de cette nature. Cela fait partie du statut de l'élu.Mais le fait que ce soit des banques qui dominent ainsi nos "élus", comme on maîtrise des marionnettes, me fait relayer l'information au rayon de la monnaie.Je n'arrive pas à me défaire d'une lancinante envie de vomir...Étienne.
#129 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3168" \l "p3168" 25-01-2008 00:48:11
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Je me posais qqs questions :1) Existe-t-il des documents publics qui permettent de savoir qui possède la dette exactement ?2) Qu'en est-il des autres pays européens ? Comment s'est déroulée pour eux leur conversion à ce système monétaire ? Où en est leur dette ?3) Où peut-on obtenir des chiffres précis sur la part des intérêts dans notre dette ?Merci d'avance.
#130 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3169" \l "p3169" 25-01-2008 00:52:56
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Étienne a écrit:
Monsieur Blair devrait croupir en prison pour cette corruption qui démasque les vrais maîtres du pouvoir.À ce niveau de prévarication, on se demande s'il faut rire ou pleurer. Ces retours d'ascenseurs devraient être criminalisés au plus haut niveau du droit : à l'évidence, toute Constitution honnête devrait interdire à vie toute situation de cette nature. Cela fait partie du statut de l'élu.Mais le fait que ce soit des banques qui dominent ainsi nos "élus", comme on maîtrise des marionnettes, me fait relayer l'information au rayon de la monnaie.Je n'arrive pas à me défaire d'une lancinante envie de vomir...Étienne.
Quand on voit qu'une personne comme Alain Juppé, condamnée pour corruption, sera surement élue au 1er tour qqs années plus tard comme maire de Bordeaux, on se rend compte que dans notre société la corruption est considérée comme un délit vraiment mineur
#131 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3170" \l "p3170" 25-01-2008 05:17:15
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Corruption/prise illégale d'intérêtsSandy (3169).Alain Juppé n'a pas été condamné pour corruption (qui supposerait un enrichissement personnel) mais pour prise illégale d'intérêts dans l'affaire des postes fictifs de la mairie de Paris. La Cour d'appel a, précisément, souligné qu'il n'y avait pas eu enrichissement personnel. La corruption et la prise illégale d'intérêts font l'objet d'articles distincts du code pénal.Entre ce qui a été reproché à Alain Juppé et ce qui ne sera pas reproché à Tony Blair, je fais une différence (que vous ferez vous aussi sans doute), et qui n'est pas à l'avantage du second. Il faut ajouter que la pratique coupable à laquelle s'est laissé aller M. Juppé était considérée comme naturelle, sinon favorable au développement démocratique, avant que la loi en fasse un délit. Je n'excuse pas M. Juppé : mais, j'y reviens, il faut faire la différence entre cette pratique et la corruption. Autrement, il y a du bon dans la nouvelle que Tony Blair a accepté un poste de conseiller chez JP Morgan :ça m'étonnerait qu'il renonce à un million de dollars par an pour se porter candidat à la présidence de l'UE. Ouf ! Même avec plus d'indulgence qu'Étienne à l'égard des politiciens, on a un mauvais goût dans la bouche. JR
#132 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3172" \l "p3172" 25-01-2008 11:12:58
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Les attendus du jugement de première instance contre Alain Juppé doivent rester en mémoire, me semble-t-il : HYPERLINK "http://dbminos.club.fr/libreinfo/plaquette03_67.htm" http://dbminos.club.fr/libreinfo/plaquette03_67.htmRevoir aussi le "traitement médiatique" du cas Juppé : HYPERLINK "http://www.acrimed.org/mot770.html" http://www.acrimed.org/mot770.html
Ne pas oublier non plus que le Ministère public (le Procureur), celui qui défend les intérêts de la société et réclame (ou ne réclame pas !) une peine, ce juge n'est pas un vrai juge car il n'est pas indépendant ; il est même complètement dépendant ; et pas dépendant de n'importe qui : il est carrément hiérarchiquement subordonné au pouvoir exécutif, c'est-à-dire aux hommes au pouvoir qu'il peut être appelé à juger. La possibilité de maîtriser l'accusation publique à travers les réquisitions et l'appréciation de l'opportunité des poursuites est, pour les hommes au pouvoir, une garantie majeure d'impunité et un outil pour se protéger les uns les autres ; je trouve cela révoltant. Cette source majeure d'injustice disparaîtra naturellement dans une Constitution écrite pas des auteurs désintéressés. À l'évidence, encore une fois, ce qui compte, ce n'est pas qui vote la Constitution, ce qui compte, c'est qui écrit la Constitution.
Je vous rappelle ce fil important : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?id=41" 2C Les juges doivent être totalement indépendants du pouvoir exécutif, où il ne faut pas rater les commentaires passionnants de "Revol".Dans l'affaire Juppé, il semble bien que c'est surtout le courage héroïque de quelques petits juges qui a permis le jugement de première instance, dans un décor d'institutions bien verrouillées pour protéger les hommes au pouvoir de toute punition sérieuse : je ne sais pas s'il existe des études statistiques poussées sur le sujet, mais on dirait que les hommes politiques ne sont jamais vraiment condamnés à quoi que ce soit, on dirait qu'ils n'ont tous que des peines avec sursis.Étienne.PS : nous devrions peut-être continuer cette conversation dans le fil indiqué ci-dessus car elle est sans rapport direct avec la monnaie, n'est-ce pas ? INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET (C'est de ma faute, pardon.)
#133 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3177" \l "p3177" 26-01-2008 09:56:17
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Étienne,Je réponds donc sur HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?id=41" le fil 2C. JR
#134 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3180" \l "p3180" 26-01-2008 12:55:27
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« Daniel Cohen était linvité des Matins de France Culture ce jeudi 24 janvier » HYPERLINK "http://web2.radio-france.fr/chaines/france-culture/emissions/matins/fiche.php?diffusion_id=59229" http://web2.radio-france.fr/chaines/fra
n_id=59229Daniel Cohen, conseiller de la banque Lazard, devient littéralement passionnant sur la fin de lentretien :Jai noté pour vous (grosse charrette de travail) :
(120) Ali Badou : On voyait la réaction de la banque américaine : baisser rapidement les taux, et le refus de Jean-Claude Trichet, président de la banque centrale européenne, de baisser les taux dintérêts (pas dinflation, pas de baisse de taux) ; est-ce que ces deux attitudes sont vraiment contradictoire ?Daniel Cohen : oui, totalement, totalement contradictoire, on a dun côté une banque centrale américaine qui fait de la lutte contre la récession (annoncée et à venir) la priorité, au risque de relancer linflation en 2008 et décorner sa crédibilité (surtout si linflation apparaît en même temps que la récession), et, en face, une BCE qui fait le pari exactement inverse, cest-à-dire dignorer le risque de récession (à limage de la Fed qui ignore de risque dinflation) et ne se préoccupe (là encore en image inversée de la Fed) que de linflation : deux positions radicalement opposées et, je trouve, aussi extrêmes lune que lautre. (
) Ces politiques sont le résultat dune histoire : dans le cas de la Fed, la crise de 29 continue dhabiter les esprits : Ben Bernanke lui-même est un ancien professeur déconomie dont la thèse portait sur la crise de 1929 et dont la thèse était que à limage de ce que disait déjà Milton Friedman, la Fed, à lépoque, a porté une grande part de responsabilité dans la crise de 1929 parce quelle avait sous-estimé le risque de cette crise et laissé entrer en crise les banques américaines (près de 50 000 banques avaient fait faillite en lespace dun an et la Fed avait laissé, impavide, ces banques aller à la faillite), donc ça, cest une erreur que la Fed ne veut pas reproduire, en tout cas que Ben Bernanke ne veut pas reproduire (
) (12510) Donc, on a des banques qui perdent parfois 30-40% de leur valeur, ça veut dire, tout dun coup, leur capital qui se réduit comme peau de chagrin ; du coup, des difficultés quelles trouveront à se refinancer aussi ; bref, tout un mécanisme qui est dangereux chez nous aussi et vis-à-vis desquels la seule solution est une baisse des taux : quand une banque est en difficulté (prenez City Bank, elle a perdu 60% de sa valeur en lespace de six mois)
comment aider une banque qui fait faillite à se redresser ? Il ny a que deux solutions : soit vous avez des capitaux frais qui la refinancent, et ça cest ce que les banques US essaient de faire en faisant appel à Singapour, à Abou Dabi, à des fonds souverains qui viennent les refinancer ; soit, au fond, lÉtat met de largent au pot, or (et cest dailleurs une des causes de la crise de cette semaine : on attendait un plan Bush destiné à refinancer les banques et) ça a été un plan en généralité destiné en réalité à préparer la réélection dun républicain en donnant des baisses dimpôts un petit peu à tout le monde, bref quelque chose qui coûte beaucoup dargent mais qui est complètement à côté de la plaque. Donc, si lÉtat ne vient pas soi-même au service de la recapitalisation des banques dun côté, et si les grands fonds veulent bien mettre de largent mais pas au point de resolvabiliser, quest-ce qui reste comme solution ? Et bien il ny en a pas beaucoup, parce que mettre des liquidités dans le système comme font les banques centrales depuis lété, ça ne resolvabilise pas quelquun qui est en défaut : « vous navez pas dargent, je peux vous en prêter mais si je vous demande de rempbourser
»Ali badou :
oui, mais ça le sauve alors quil serait en faillite autrement
Daniel Cohen : oui mais ça le sauve temporairement : faire une avance de crédit à une banque en difficulté ne sort pas cette banque de la difficulté. Alors cette situation, ça nest plus la crise de 1929 qui devient la bonne référence, mais cest plutôt la crise japonaise des années 1990 : les banques japonaises ont été brutalement plombées par le retournement du cycle hypothécaire, déjà, il y a eu une bulle immobilière extravagante dans les années 80 au Japon (
) qui sest retournée comme prévu en réalité, et du coup, les banques se sont retrouvées avec un portefeuille complètement insolvable de crédits hypotécaires, et elles ont mis dix ans, chaque année en mettant un peu de profit de côté à reconstituer leur capital. Donc, on peut être dans une situation qui peut être dure et durable si les banques sont amputées des réserves qui leur permettraient de faire des crédits sans aucune solution de sauvetage. (
) et dans une situation comme celle-là, il ny a que des taux dintérêts très faibles pendant longtemps qui peuvent sauver les banques, parce quavec des taux faibles, elles peuvent, ; progressivement, reconstituer des marges en se finançant bon marché et en faisant des crédits un petit peu plus onéreux, mais ça, cest la voie que lEurope, pour linstant, a fermée. (
)(13432) Ali Badou ; Georges Soros disait quon sortait dun cycle de 60 ans de création monétaire et dendettement et que cétait la fin du dollar comme monnaie de réserve mondiale. Vous partagez ce point de vue ?Daniel Cohen : non, la référence à un cycle de 60 ans ne me paraît pas la bonne ; on vit certainement la fin dun cycle commencé par Greenspan quand il a pris ses fonctions en 1987, donc cest un cycle plus court, de 20 ans : les USA avaient glissé vers linflation dans les années 60 et 70 ; avec la politique de Paul Volker, un immense coup darrêt à cette dérive inflationniste avait été fait et avait été très coûteuse, cest une des récessions les plus sévères daprès guerre que les USA avaient connu en 1982, la deuxième année du mandat de Raegan à lépoque, et linflation avait été éradiquée dune certaine façon définitivement, et cest ce qui avait permis à Alan Greenspan de surfer sur la vague de croissance due au boom des nouvelles technologies, sans se préoccuper de linflation (le souci de Greenspan était simplement déviter la récession). On a dailleurs eu à cette époque lillusion quune croissance permanente était possible. (
)(14545) On a limpression quil ny a plus de communication entre la BCE et les différents Conseils des Ministres, cest tragique : cest tragique quil ny ait pas un consensus, une discussion, entre pairs qui font un diagnostic, qui peuvent diverger par moments mais qui visent un même but. Alors là, justement, cest le but qui nest pas le même, alors cest une cacophonie. (
) (14650) Une bonne politique, quand on a à la fois un risque dune monnaie surévaluée et un risque inflationniste, une bonne politique, en tout cas dans les livres, ce quon enseigne à nos élèves, cest à la fois davoir une politique monétaire laxiste pour empêcher que la monnaie se surévalue et que les taux dintérêt ne restent à des niveaux trop élévés, et une politique budgétaire restrictive. Le bon policy mix face à une situation comme celle-là, ça nest pas dappuyer sur tous les boutons à la fois. (
)(14740) Ce débat sur le policy mix, en Europe, il na jamais eu lieu. Chacun veut prendre le domaine de compétence de lautre : la BCE dit : « faites une politique budgétaire rigoureuse parce que cest la seule façon de crédibiliser leuro », et les ministres des finances disent à la politique monétaire : « soyez laxiste », donc chacun essaie dempiéter sur le territoire de lautre et il ny a pas de coordination possible. (
) Mais comme la politique budgétaire consolidée nexiste évidemment pas, et quon empile des politiques hétérogènes, la BCE ne considère pas quelle a un interlocuteur capable de délivrer, comme on dit en anglais, une politique budgétaire adaptée à une stratégie. Cest ce déséquilibre institutionnel-là quon retrouve à luvre dans cette cacophonie, en effet, de lEurogroupe dun côté, et de la BCE de lautre.(14935) Alain-Gérard Slama : je voudrais vous renvoyer du problème des institutions au problème des acteurs : on nous disait toujours que le capitalisme sautorégulait, et en particulier les banques, alors comment se fait-il quelles aient été à ce point prises à défaut ?Daniel Cohen : tous ceux qui ont pu penser que le système financier pouvait sauto-réguler sont des naïfs ou des incompétents. [ou des voleurs... ÉC] Cest la seule chose dont on peut être sûr : cest que le système financier, dans toute son histoire éternelle, va de crise financière en crise financière. Lidée quon puisse demander aux acteurs darrêter de prendre des risques lorsque tout le monde connaît la pathologie du système, qui est que dans tout système financier normalement constitué, lorsquil y a des gains, cest pour les opérateurs qui les ont générés, et lorsquil y a des pertes, elles sont toujours mutualisées, soit parce que cétait les déposants (cétait le cas jusquen 1929), soit parce que cest les États qui viennent au secours des pertes
Donc, à partir du moment où on a un jeu assymétrique et encore une fois, cest toujours le jeu des marchés financiers , il est sûr que les marchés financiers vont toujours à la limite, à la limite du risque parce que celui raisonnons en terme de stocks options, cest un très bon exemple « je gagne si ça monte, mais si ça baisse je ne perd pas », puisque ma rémunération est indexée à la hausse, le système financier fonctionne suivant ce principe : si ça marche, vous faites un bon deal, bravo, formidable bonus, et si ça marche pas, si vous faites perdre des milliards, bon ben vous perdez votre job, vous allez en trouver un autre, mais vos pertes ne sont pas proportionnées aux pertes que vous faites subir à la société. Donc, tout système financier est forcément instable pour cette raison même, on le sait, et lenjeu est donc 1) davoir des régulations qui permettent, autant que faire se peut de limiter les excès (les régulations sont toujours détournées au bout du compte, il ny a aucune régulation qui ne vaut très longtemps ; ça ne veut pas dire quil nen faut pas) ; 2) et surtout, il faut protéger la société de ces excès. Cest ce quon a fait après 1929, on a compris quil fallait protéger les déposants des risques que les banques leur faisait courir : et on a un système de garantie de dépôts aux Etats-Unis qui fait quon na plus de crise systémique ; on a des crises bancaires, mais on na plus de crise de système comme il y a eu après 1929. Donc, cest cette réflexion quil faut toujours avoir, mais lidée que les marchés financiers pourraient trouver eux-mêmes la voie de la raison est une méconnaissance complète des mécanismes.
Alors juste pour conclure sur ce point parce que cest important, dans la régulation de Bâle, cest-à-dire dans la régulation que les banques simposent à elles-mêmes, on est arrivé en effet, et cest sans doute de lidéologie qui a été à luvre, au point où on a demandé aux banques dévaluer elles-mêmes leur coefficient de risque pour fixer les niveaux de réserves prudentielles ! Alors ça, cest le comble de la déréglementation : quand on voit quaujourdhui les banques sont totalement incapables dévaluer les risques quelles ont pris, quelles ont fait prendre à leurs actionnaires, avec ces produits mathématiques que personne ne comprend, et sans doute pas même ceux qui les ont inventés, cest extravagant de se dire quau cur du logiciel bancaire, il y a une auto évaluation des risques que les banques prennent. Là, il y a certainement un immense retrour de bâton qui va se produire avc la crise des subprimes, et il faut évidemment revenir sur ces dispositions quon appelle de « Bâle 2 », il faut être capable de dire : « si moi, régulateur, je ne comprends pas cette formule, alors jassume le pire, comme on dit en anglais, je suppose que cest le plus risqué possible, et ne venez pas me dire comme ça a été le cas à propos des subprimes, quen fabricant des cocktails de crédits à des ménages insolvables, on arrive à fabriquer des crédits de la plus haute qualité », hein, je rappelle que les subprimes, cest à lorigine des crédits fait à des délinquants américains, mais qui, combinés par des formules mathématiques, devenaient des crédits de qualité égale à la dette des gouvernements, ce quon appelle des crédits triple A ! Cest extravagant de penser quon arrive à fabriquer les uns à partir des autres, cest pourtant ce qui sest passé. Là, la régulation doit passer pour empêcher ça.
Olivier Duhamel : mais alors, comment, en attendant, sortir du dilemme diabolique daujourdhui si on est responsable politique et encore plus si on est responsable des grandes banques centrales, première ligne Etats-Unis ? Si je ne fais rien, je laisse arriver une récession catastrophique ; si jinterviens, je viens payer à la place des gangsters
Daniel Cohen [qui nenvisage pas une seconde, curieusement, quon retire définitivement aux banques privées le droit de création monétaire, alors que ce serait, à lévidence, la seule bonne solution durable aux crises du capitalisme. ÉC] : il ny a pas de solution. Il faut toujours naviguer entre ces deux maux. Sauver les banques aujourdhui serait la bonne solution : injecter les 100 milliards (si les 100 milliards promis par Bush avaient été injectés dans les banques, il ny aurait plus de crise), mais évidemment, en faisant cela, je récompense les gangsters, évidemment ce nest pas possible. Alors, il faut trouver, il faut ruser, il ny a pas de solution simple, et les crises financière font partie, encore une fois, du monde dans lesquel on vit, et il faut sans cesse ruser sans cesse avec ça. Je pense quon aurait pu couper la poire en deux, je ne veux pas être aristotélicien, chaque fois sur les questions que vous me posez, cest-à-dire prévoir un fonds de sauvetage pour les banques les plus en difficulté, mettre de côté 50 milliards pour rassurer (
), et puis criminaliser les dirigeants (comme on la fait à la suite de laffaire Enron), dire "il y a des sanctions, y compris pénales, de responsabilité des dirigeants" face à des maux de cette nature parce quils ont mis en péril la communauté. »
#135 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3181" \l "p3181" 26-01-2008 21:43:17
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Sandy a écrit:
Je me posais qqs questions :1) Existe-t-il des documents publics qui permettent de savoir qui possède la dette exactement ?2) Qu'en est-il des autres pays européens ? Comment s'est déroulée pour eux leur conversion à ce système monétaire ? Où en est leur dette ?3) Où peut-on obtenir des chiffres précis sur la part des intérêts dans notre dette ?Merci d'avance.
Bonjour SandyPour la question 1, on trouve une réponse globale sur HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Dette_publique_de_la_France" http://fr.wikipedia.org/w/index.php?tit
_la_France, dont j'extrait
" Depuis la création de l'euro, l'État français s'est tourné vers le marché mondial de l'épargne, ce qui fait quen 2007, 60 % de la dette de l'État français est détenue par des non-résidents (cest-à-dire ménages ou entreprises non-français)[21]. Cette part des non-résidents est en augmentation forte et régulière depuis 1999, date à laquelle elle valait 28 %[22]. Au 2e trimestre 2007, 58 % des OAT émises par lÉtat étaient détenues par des non-résidents (entreprises et ménages étrangers) ; au sein des 42 % restants détenues par des entreprises ou des ménages français, 60 % létaient détenues au sein de contrats dassurance (comme les contrats dassurance-vie), 20 % par des établissements de crédit, et 17 % par le biais dOPCVM[23]."
... mais il est sans doute impossible de trouver une réponse détaillée (noms et adresses ;-) )Pour la question 2 ; HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_pays_par_dette_publique" http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_p
e_publiquePour la question 3: Le total des intérêts déjà payés entre 1980 et 2006 est estimé à 1141 milliards deuros (en euros constants 2006). Il est proche du montant du capital restant dû à la fin de la même période, de 1142 milliards deuros (c'est un hasard). Le montant des intérêts varie selon les taux d'intérêts .. il serait de l'ordre de 42 milliards pour 2007 (on n'a pas encore les chiffres exacts) .. AJH
Dernière modification par AJH (26-01-2008 21:44:09)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#136 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3182" \l "p3182" 27-01-2008 03:01:58
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
Pour info, AJH a produit deux précieux graphiques pour comprendre l'arnaque de la dette publique : INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Dette_France_1980_2006.jpg" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Soldes_budgets_France_1980_2006.jpg" \* MERGEFORMATINET Bonne nuit à tous INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
#137 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3196" \l "p3196" 31-01-2008 12:58:16
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
« À linstar dHitler, mise en branle de la planche à billets aux États-UnisAccélération de linflation dans le monde »par William A. M. Buckler, The Privateer, Australie : HYPERLINK "http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=716" http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=716 Un article très intéressant, et utile pour comprendre la logique ultralibérale.On a parfois les cheveux qui se dressent sur la tête, mais on y trouve également des explications, des images et des chiffres très utiles, je trouve.Amicalement.Étienne.
#138 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3220" \l "p3220" 02-02-2008 23:07:39
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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Qui détient la dette de la France ? Je n'ai pas trouvé grand chose, cela ne renseigne pas beaucoup INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/sad.png" \* MERGEFORMATINET Qui sont ces non-résidents ? Aucun moyen de savoir ? INCLUDEPICTURE "http://www.aft.gouv.fr/IMG/jpg/0801_porteurs_fr.jpg" \* MERGEFORMATINET HYPERLINK "http://www.aft.gouv.fr/article_960.html?id_article=960" http://www.aft.gouv.fr/article_960.html?id_article=960
#139 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3222" \l "p3222" 03-02-2008 02:53:38
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=8" Jacques Roman
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Qui détient la dette de la France ?Sandy, avez-vous regardé l'article HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France" http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publ
_la_France(sous "Créanciers") ?
#140 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3224" \l "p3224" 04-02-2008 18:49:17
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HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
BonjourPour info, edit de mon message 3062, du 08/01/08, suite au changement d'adresse de téléchargement chez "Légifrance"
EDIT:Les liens ont changé (tiens, tiens ..)Vous pouvez directement télécharger ces pages sur: HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org/file/JO197300165.pdf" http://www.fauxmonnayeurs.org/file/JO197300165.pdf HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org/file/JO197300166.pdf" http://www.fauxmonnayeurs.org/file/JO197300166.pdf HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org/file/JO197300167.pdf" http://www.fauxmonnayeurs.org/file/JO197300167.pdf... ou par "légifrance" :"page d'accueil du site Légifrance, rubrique "les autres textes législatifs et réglementaires" en indiquant dans nature = loi et dans numéro 73-7. Cliquez sur l'icone "fac-similé". HYPERLINK "http://www.legifrance.gouv.fr/rechTexte.do?reprise=true&page=1" http://www.legifrance.gouv.fr/./rechTex
amp;page=1 "
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#141 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3252" \l "p3252" 07-02-2008 11:48:02
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INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
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Patrick Viveret : un coup détat sur la monnaie HYPERLINK "http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1649" http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1649
4 février 2008La monnaie est un bien commun, un outil au service des sociétés. Patrick Viveret, lun des initiateurs du réseau déchange Sol, rappelle que le droit de création monétaire a été transféré pour lessentiel aux banques commerciales, et ceci sans aucun débat public. Il estime que la réappropriation démocratique de la monnaie est un enjeu décisif et que les réseaux déchanges solidaires sont les laboratoires ou sexpérimente et se préfigure un autre rapport à léchange marchand. HYPERLINK "http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1649" Entretien.
Source audio : ReporterreChanger la monnaie pour changer le monde HYPERLINK "http://www.reporterre.net/entretiens/entretien-viveret-031107.php" http://www.reporterre.net/entretiens/en
031107.php
3 novembre 2007Le capitalisme a opéré depuis les années 1970 un coup d'État sur la monnaie, explique Patrick Viveret : il a transféré aux banques le pouvoir de création monétaire. Ainsi se trouve-t-on aujourd'hui dans un fantastique décalage entre l'économie financière et l'économie réelle. Il faut préparer aujourd'hui les alternatives nécessaire quand ce système va s'écrouler : ainsi avec la monnaie SOL, fondée sur la coopération et la richesse qu'est le temps disponible.
#142 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3261" \l "p3261" 07-02-2008 14:25:09
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=76" Candide
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3261" \l "p3261" Message n°3261
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Impressions à chaud...J'hésite entre 2 attitudes...Hurler de rage, avec quelques envies de meurtre, contre les ordures qui ont monté ou laissé monter un système pareil, et celles qui l'entretiennent et en profitent...Éclater d'un rire homérique tellement tout ceci est absurde.Cela dit, et si cet effondrement prédit était une formidable chance de reprendre le contrôle sur l'économie ?...En attendant, l'inconvénient c'est que l'on sait qui va encore faire les frais du cataclysme. Comme le dit Bernard Lavilliers dans sa chanson "Faits divers" : "Comment va la banque ? La banque surnage. Pour les grands requins y a pas de naufrage." ( HYPERLINK "http://www.paroles.net/chanson/14841.1" http://www.paroles.net/chanson/14841.1)Cherchons bien, il doit bien encore rester quelques guillotines quelque part... Ça permettrait peut-être de repartir sur de bonnes bases.Je me demande de plus en plus si l'on va pouvoir faire l'économie d'une nouvelle révolution...
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#143 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3265" \l "p3265" 07-02-2008 20:20:39
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3265" \l "p3265" Message n°3265
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
Un entretien passionnant avec Annie Lacroix-Riz : À VENDRE : FRANÇAIS DE BONNE QUALITÉ HYPERLINK "http://www.vox-populi.net/article.php3?id_article=296" http://www.vox-populi.net/article.php3?id_article=296Merci à Jean Christophe Grellety de nous avoir signalé à la fois cet échange et ce site Vox Populi qui semble être encore une sacrée mine... INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET
#144 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3299" \l "p3299" 11-02-2008 02:13:31
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3299" \l "p3299" Message n°3299
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
Sur Publius, un récapitulatif des missions des différentes banques centrales du mondetoutes les banques centrales du monde, ou presque, ont comme mission principale la stabilité des prix HYPERLINK "http://publiusleuropeen.typepad.com/publius/2005/04/a_propos_de_la_.html" http://publiusleuropeen.typepad.com/pub
e_la_.htmlBonne nuit, chers amis INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
#145 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3300" \l "p3300" 11-02-2008 04:48:58
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=8" Jacques Roman
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3300" \l "p3300" Message n°3300
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Étienne (3299).Toutefois, la Banque centrale américaine constitue une exception notable, puisque sa mission (je recopie Publius) est la suivante :"The Board of Governors of the Federal Reserve System and the Federal Open Market Committee shall maintain long run growth of the monetary and credit aggregates commensurate with the economy's long run potential to increase production, so as to promote effectively the goals of maximum employment, stable prices, and moderate long-term interest rates." (Federal Reserve Act, section 2A) Les objectifs sont donc, par ordre de priorité : taux d'emploi maximal, stabilité des prix, modération des taux d'intérêt à long terme. L'accent est sur une politique économique d'ensemble, pas sur la stabilité des prix. JR
#146 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3392" \l "p3392" 04-03-2008 23:06:01
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3392" \l "p3392" Message n°3392
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
« Le processus constituant et la création monétaire »Vidéo (20 min.) de la conférence à lIEP dAix du 15 janvier 2008 : HYPERLINK "http://levillagedesfacteursdimages.org/facteursdimages/spip.php?rubrique505" http://levillagedesfacteursdimages.org/
ubrique505Je parle parfois un peu vite parce que je sais que je vais manquer de temps, mais cette synthèse en vidéo peut vous intéresser pour relayer ces idées.
#147 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3405" \l "p3405" 11-03-2008 06:16:01
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3405" \l "p3405" Message n°3405
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Pouvez-vous m'éclairer sur une de vos propositions svp ?Vous expliquez qu'il faut rendre à la banque centrale le pouvoir de création monétaire, pour cela le retirer aux banques commerciales et que cette banque centrale prêterait aux banques commerciales la monnaie dont elles auraient besoin.Je ne comprends pas très bien comment les banques commerciales fonctionneraient suite à cela ?On retournerait à un système où les banques fonctionneraient sur les dépots qu'elles auraient reçu ?
#148 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3406" \l "p3406" 11-03-2008 07:39:26
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HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
@Sandy" On retournerait à un système où les banques fonctionneraient sur les dépots qu'elles auraient reçu ?"En gros, oui...Les banques commerciales seraient les intermédiaires entre les demandeurs de crédit et les épargnants (prêts de même durée). Si le montant total de l'épargne proposée par les épargnants se trouve être inférieur à la demande de crédit (ou que la banque commerciale préfère cette formule, elle doit garder ce choix), les banques pourront se financer directement auprès de la Banque Centrale.La solution la plus efficace semble être celle proposée par Allais: (voir HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.php?lng=fr&pg=47" http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.
&pg=47 )
Cette double condition implique une modification profonde des structures bancaires et financières reposant sur la dissociation totale des activités bancaires telles quelles se constatent aujourdhui et leur attribution à trois catégories détablissements distincts et indépendants :1. des banques de dépôt assurant seulement, à lexclusion de toute opération de prêt, les encaissements et les paiements, et la garde des dépôts de leurs clients, les frais correspondants étant facturés à ces derniers, et les comptes des clients ne pouvant comporter aucun découvert ;2. des banques de prêt empruntant à des termes donnés et prêtant les fonds empruntés à des termes plus courts, le montant global des prêts ne pouvant excéder le montant global des fonds empruntés ;3. des banques daffaires empruntant directement au public ou aux banques de prêt et investissant les fonds empruntés dans les entreprises
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#149 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3407" \l "p3407" 11-03-2008 08:14:00
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=8" Jacques Roman
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3407" \l "p3407" Message n°3407
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HYPERLINK "mailto:jacquesroman@hotmail.com" e-mail
Banques d'affairesAJH (votre 11 mars). Je m'y connais très peu, mais il me semble que les banques d'affaires ne sont pas de vraies banques (rendant des services objectivement tarifés), mais des fonds spéculatifs - ou pour mieux dire des casinos. Pour clarifier les choses, il vaudrait mieux ne pas les appeler des "banques". JR
Dernière modification par Jacques Roman (11-03-2008 08:15:09)
#150 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3408" \l "p3408" 11-03-2008 08:49:50
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3408" \l "p3408" Message n°3408
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HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
JacquesLes banques d'affaires peuvent avoir un rôle positif sur l'économie en levant des capitaux (je ne dis pas "en créant de la monnaie") sur des créations d'entreprises financièrement risquées.C'est totalement la définition et le rôle d'une banque d'emprunter pour reprêterSi elles "jouent " trop, elles feront perdre leurs investissements aux épargnants qui leur auront confié leurs économies, et disparaitront par l'effet d'une saine concurrence.PS: je dois m'absenter, je ne pourrai plus répondre aujourd'hui..
Dernière modification par AJH (11-03-2008 08:50:48)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3413" \l "p3413" 13-03-2008 08:38:20
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3413" \l "p3413" Message n°3413
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
« Quelques ITV audio récentes du père Chouard, où l'on parle de monnaie et du coup d'État simplifié »
Trois longs moments de radio, où jai du temps pour expliquer et pour répondre aux questions, sur HYPERLINK "http://icietmaintenant.info/" Ici et Maintenant, format mp3 audio : 2 novembre 2007, avec Alex sur Ici et Maintenant : exposé (2 h 15) HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/multimedia/ITW_EC/20071102_Alex-Chouard-2h15mns.mp3" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/m
h15mns.mp3 7 novembre 2007, avec Alex sur Ici et Maintenant : questions des auditeurs (2 h 55) HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/multimedia/ITW_EC/20071107_Alex-Chouard-Auditeurs-2h55mns.mp3" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/m
h55mns.mp3 8 janvier 2008, avec Alex sur Ici et Maintenant : Rappels et questions des auditeurs (2 h 10) HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/multimedia/ITW_EC/20080108_Alex-Chouard-Art-Revue-Presse-2h10mns.mp3" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/m
h10mns.mp3
Tous ces fichiers sont assez volumineux : il vaut mieux les capturer (clic droit, Enregistrer la cible sous
) et les écouter ensuite au calme, loin de lordinateur.Jaimerais bien savoir si ça vous intéresse ou si cest inutile INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Amitiés.Étienne.
#152 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3414" \l "p3414" 14-03-2008 21:03:22
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3414" \l "p3414" Message n°3414
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IP: HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/moderate.php?get_host=3414" 90.24.102.16
HYPERLINK "mailto:sandycoin@wanadoo.fr" e-mail
MerciC'est intéressant mais vous n'avez pas répondu à Camille sur son objection par rapport au contrôle des pouvoirs avec l'introduction dans le traité de Lisbonne de la possibilité pour les parlements nationaux de s'opposer au conseil des ministres selon le principe de subsidiarité ?
Dernière modification par Sandy (15-03-2008 00:41:15)
#153 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3427" \l "p3427" 18-03-2008 17:21:25
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3427" \l "p3427" Message n°3427
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
Le système bancaire américain na aucune chance de survivre HYPERLINK "http://www.agoravox.fr/article_tous_commentaires.php3?id_article=37549" http://www.agoravox.fr/article_tous_com
icle=37549
La réalité comptable le démontre...Voici un point sur létat de la crise financière américaine.Selon les différentes études publiées récemment aux Etats-Unis, la capitalisation des banques oscille entre 1 500 et 2 000 milliards de dollars.En face, lencours des titres hypothécaires est denviron 11 000 milliards de dollars. Lexposition des banques américaines sur ces titres tourne autour de 50 %, soit 5 500 milliards de dollars.Limmobilier américain a chuté de 10-12 %, soit un trou dans la compta de 1 100 à 1 400 milliards de dollars, donc à peu de choses près la totalité du capital des banques américaines, sans même compter les autres segments du marché du crédit, type prêt étudiant, prêt à la consommation, crédit auto et, surtout, lensemble des prêts aux entreprises...Déjà, à ce stade, cest à peu près lensemble de la banque américaine qui est en cessation de paiement virtuellement.Mais que savons-nous de limmobilier américain ? Quil est déconnecté comme de nombreux pays dans le monde du pouvoir dachat. Compte tenu de la situation de la finance dans le pays, avec les millions de saisies entraînant un excédent doffre de maisons et appartements, on peut raisonnablement estimer que la correction baissière va se poursuivre avec une première target située entre -20 et -30 % à horizon dun ou deux ans. En effet, dès que la valeur de lemprunt immobilier dépasse celle dun bien, les Américains ont intérêt à se déclarer en faillite. Seul un marché haussier de limmobilier pourrait calmer le jeu. Est-ce crédible à ce stade ?Etablissons un scénario moyennement pessimiste avec une chute de 25 %. Cela fait un trou de 2 500 à 3 000 milliards de dollars. Il suffit de faire ces additions pour comprendre que la finance américaine est fichue ! Elle ne peut pas payer le gouffre. Le dollar également ne pourra pas résister. Il ne sagit que dune question de temps. Le pire va arriver. Simplement, les Etats-Unis sont en année électorale et ne sont pas prêts à faire le ménage. Tout va être fait pour décaler dans le temps la facture. Ce quil y a damusant, cest quon pensait avec Haberrer à la tête du Crédit lyonnais avoir fait le tour de la question au début des années 90 au niveau des dérapages, mais les Américains nous ont largement dépassés dans la discipline. Le contribuable français na finalement pas payé très cher au vu de ce que vont débourser les contribuables américains... HYPERLINK "http://www.agoravox.fr/article_tous_commentaires.php3?id_article=37549" (...)
La fin dune époque HYPERLINK "http://www.agoravox.fr/article_tous_commentaires.php3?id_article=37525" http://www.agoravox.fr/article_tous_com
icle=37525
La Réserve fédérale américaine a donc annoncé dans la nuit de dimanche à lundi dernier, événement sans précédent, une réduction de son taux descompte et des facilités de crédits aux institutions financières non bancaires jusque-là réservées aux seuls établissements bancaires dûment réglementés! M.Bernanke, son président, devrait également réduire de 0,75 point les taux dintérêt usuels à lissue de la réunion mardi de la Banque centrale américaine, totalisant ainsi une baisse de 3 % de ces taux depuis lété dernier. HYPERLINK "http://www.agoravox.fr/article_tous_commentaires.php3?id_article=37525" (...)
#154 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3428" \l "p3428" 18-03-2008 17:30:07
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Bonjour Sandy,Pardonnez mon retard à répondre, je suis par monts et par vaux et, en rentrant, je dois m'occuper en toute première priorité de mes étudiants.Je n'ai pas approfondi ce point, en effet, alors qu'il mérite de l'être, sans doute. Laissez-moi quelques jours pour trouver un peu de temps, et on en reparle. Le prochain WE, je vais à Nantes, alors que les WE précédents, j'étais en Allemagne ou dans les Landes, c'est sans fin...Si, de votre côté, vous avez des éléments, à charge et/ou à décharge, relayez l'info, on progressera tous INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET De mémoire, les conflits à propos de la subsidiarité se terminent tous, un jour ou l'autre, devant la Cour de justice européenne qui a la puissance, l'indépendance et les tendances qu'on sait. Donc, le fait que les parlements nationaux aient un mot à dire ne signifie pas qu'ils aient un quelconque pouvoir de décision. Il faut vérifier quel est leur pouvoir, réellement et précisément.Amicalement.Étienne.
#155 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3429" \l "p3429" 19-03-2008 21:56:48
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La question de CamilleA Sandy,
[...] son objection par rapport au contrôle des pouvoirs avec l'introduction dans le traité de Lisbonne de la possibilité pour les parlements nationaux de s'opposer au conseil des ministres selon le principe de subsidiarité
Ce point que vous rappelez de la question de Camille (l'auditrice) n'a aucune portée dans le domaine de la monnaie, puisque la compétence de l'UE en matière monétaire est exclusive (pour la zone euro). Les autres "objections" de sa question n'apportent pas non plus de réponse dans ce cas, puisque toutes les règles en matière monétaire privent non seulement les Etats mais tous les pouvoirs publics du contrôle. C'est aussi simple et effrayant que ça.Je rappelle rapidement ces règles, au besoin : indépendance de la BCE et du système de banques centrales ; interdiction de l'usage de la création monétaire pour prêter aux pouvoirs publics ; rôle de la BCE réduit à la stabilité des prix. Ajoutons les critères de déficit, mais aussi, car cela joue indirectement : interdiction des entraves à la libre circulation des capitaux, y compris en provenance de pays tiers, et aux investissements étrangers directs ; interdiction de créer, développer, pérenniser des services publics dès lors que le secteur est investi par le domaine marchand ; j'en passe.Face à ça, tout ce qui relève des Etats membres ne peut absolument pas faire le poids, compenser.Qu'en est-il hors des domaines dans lesquels l'UE a la compétence exclusive ? Il me faut d'abord dresser le tableau général.Le Conseil (des ministres), comme le rappelle Étienne, exerce des fonctions parlementaires au niveau européen. C'est même le seul véritable organe parlementaire européen. Le Parlement européen, quand il a un rôle, n'a jamais (je dis bien jamais) de pouvoir décisif.L'autre collège d'exécutifs, le Conseil européen (des chefs d'États), a le surtout le pouvoir d'ôter tout pouvoir aux parlements, nationaux et européen (outre le fait qu'il contrôle la politique étrangère) : il exerce le pouvoir décisif dans l'élaboration des traités et il choisi les membres de la Commission, avant que le PE exerce un simple droit d'accepter ou de refuser en bloc, comme pour les directives dans les domaines où il est impliqué. Je signale au passage que, contrairement à ce que dit Camille, la Commission n'est pas responsable devant le PE. Non seulement elle ne peut être censurée (qu'en bloc et) à la majorité des 2/3, mais le motif ne peut être qu'une "gestion" contraire aux règles des traités : il ne s'agit certainement pas d'une responsabilité politique. La Commission, comme on sait, a l'exclusivité de l'initiative des directives. Et contrairement au Conseil, le PE n'a pas le pouvoir d'imposer ses amendements, même dans la "procédure législative normale" (de "codécision").La constitution française stipule que « Les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l'exercice de tout mandat parlementaire » (art. 23.1) et que « La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l'objet d'une révision [de la constitution] » (art. 89.5) Une république étant a fortiori un régime constitutionnel, elle repose essentiellement sur la séparation des Pouvoirs (article 16 de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789, qui fait partie de la constitution). Or larticle 16 TUE (traité de Lisbonne consolidé) indique que le Conseil est « composé d'un représentant de chaque État membre au niveau ministériel, habilité à engager le gouvernement de l'État membre qu'il représente et à exercer le droit de vote », et quil « exerce, conjointement avec le Parlement européen, les fonctions législative et budgétaire ». Littéralement, il sagit dun mandat parlementaire. Comment maquiller une telle forfaiture ? C'est simple, l'UE reposant sur un traité, elle ne fait pas des "lois", et tout ce qu'elle fait n'a de valeur légale que transposé, traduit, mis en oeuvre par les institutions nationales. Or le Droit de l'UE prime celui des Etats membres. Y compris la plupart des clauses de la constitution : celà d'après deux cas de jurisprudence célèbres de la CJCE, mais de l'avis même du Conseil constitutionnel, désormais. En pratique, il faut donc se référer à lensemble du montage institutionnel européen, à lanalyse intégrale de lensemble Union européenne Etat membre pour démontrer que les termes juridiques comme "loi", "législatif", en principe employés de manière abusive dans les traités européen, peuvent être considérés au sens propre. (Par contre "citoyenneté européenne" est abusif, mais cela n'est pas contredit par les faits - passons).Une preuve : la constitution dit (art. 34) que le Parlement vote les lois, et que les lois définissent le régime d'émission de la monnaie. Or le Parlement est tenu, par la constitution elle-même (puisqu'elle est modifiée à cet effet, et le Conseil constitutionnel y veille lui-même), de mettre en oeuvre l'engagement de la France dans les traités. Le Parlement national transpose donc les règles européennes en matière monétaire (en général, il s'en tient à se conformer aux interdictions établies par les traités, puisque la BCE ne fait pas d'actes législatifs). A côté de ça, la constitution dit que la loi est l'expression de la volonté générale, et que nulle autorité ne s'exerce, de droit, qui n'émane pas de la nation. Voilà une preuve claire de cette tutelle légalisée, et donc du fait que le gouvernement national n'a pas à exercer de fonction parlementaire au plan européen (dans quelque entité que ce soit si son Droit prime).Sur cette base, que voulez-vous que change le droit de recours du parlement national légal, alors qu'il ne peut faire valoir, au mieux, que le respect des règles des traités ?Savez-vous qu'en 1998, le gouvernement Jospin a approuvé une directive européenne rendant brevetable un gène ou un élément isolé du corps humain, alors que l'Assemblée nationale avait voté autrefois à l'unanimité une loi qui interdisait exactement cela ? En 2003, Mattei a demandé d'abroger cette loi à une AN qui était encore entièrement hostile à la directive européenne. Pas le choix. Ils ont voté un vague amendement supposé s'opposer à la directive. En 2008, ils ont ratifié le traité de Lisbonne après avoir encore une fois modifié la constitution pour la rendre conforme aux traités...
Dernière modification par sam17 (19-03-2008 22:10:34)
#156 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3434" \l "p3434" 20-03-2008 08:19:07
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Crise bancaireLa triple faute des grandes banques privées par Éric Toussaint et Damien Millet : HYPERLINK "http://www.voltairenet.org/article156049.html" http://www.voltairenet.org/article156049.html
Alors que de grandes banques et des fonds de placement seffondrent un peu partout dans les pays du Nord, les dirigeants des principales banques mondiales évoquent une simple correction du système, certes douloureuse, mais pas dramatique. Pour Damien Millet et Éric Toussaint, cette réaction est bien la preuve que lannulation de la dette du tiers-monde qui serait moins sèvére que lactuelle crise nest pas une utopie, mais une exigence réalisable. HYPERLINK "http://www.voltairenet.org/article156049.html" (...)
#157 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3438" \l "p3438" 20-03-2008 20:13:08
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Michel Aglietta: "Une crise aussi grave que celle de 1929"par Gabriel Zucman (Regards croisés sur l'économie) sur Rue89.com : HYPERLINK "http://www.rue89.com/2008/03/20/michel-aglietta-une-crise-aussi-grave-que-celle-de-1929" http://www.rue89.com/2008/03/20/michel-
le-de-1929
La crise du système financier américain, enclenchée depuis le mois daoût, a pris ces cinq derniers jours un caractère dramatique, de lavis des plus grands responsables économiques de la planète.Traversant sa "plus grave crise depuis la Seconde Guerre mondiale", selon lancien président de la banque centrale américaine Alan Greenspan, la finance mondiale fait aujourdhui face à un "risque de rupture", pour le patron du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn. Comment en est-on arrivé là? Sommes-nous au début dune grave crise économique?1) Le mécanisme de la panique bancaire aux Etats-Unis. La chute de Bear Stearns, cinquième banque daffaires des Etats-Unis, a soudainement accéléré la décomposition dun système financier qui nen finit pas de digérer ses excès. Alors quil y a une semaine, son PDG Alan Schwartz déclarait que Bear Stearns ne connaissait "aucune pression sur ses liquidités et encore moins une crise de liquidités", la prestigieuse maison, vieille de 87 ans, sest effondrée en trois jours. Vendredi, constatant quelle ne pouvait plus assurer ses obligations de paiement, elle sest placée sous perfusion de la Banque centrale américaine. Dimanche soir (!), elle était rachetée par sa concurrente JP Morgan pour une somme dérisoire (2 dollars par action, contre un cours de 100 dollars il y a trois mois) lors dun sauvetage rocambolesque organisé en urgence par le gouvernement américain, la Banque centrale et les deux banques en un week-end. Pourquoi les autorités ont-elles montré tant dempressement? Parce que la structure du système financier mondial est celle dun château de cartes. Les grandes institutions sont inextricablement liées par les prêts quelles se consentent mutuellement. Que lune vienne à faire défaut, et ce sont toutes ses créancières qui sont fragilisées, acculant les plus faibles à la faillite, et ainsi de suite, en quelques heures. Cest ainsi que Bear Stearns a sombré au lendemain de lannonce de la faillite du fonds coté de Carlyle, ce "hedge fund" (fonds spéculatif) qui finançait ses opérations auprès, entre autres, de Bear Stearns. Afin déviter la poursuite de "leffet domino", il était nécessaire que Bear Stearns pût, coûte que coûte, assurer ses obligations de paiement, ce qui passait par son adossement à un acteur aux reins plus solides. 2) Aux racines de la crise: l'encouragement à l'immobilier. Dans les milieux économiques, il est de bon ton de blâmer les responsables de la politique monétaire (Ben Bernanke aux Etats-Unis, Jean-Claude Trichet en Europe), alors quils ont jusquà présent, et particulièrement aux Etats-Unis, joué un rôle remarquable et évité que le pire ne se produise. On reproche en particulier à la Banque centrale américaine, et à son ancien président Alan Greenspan, davoir alimenté la bulle immobilière en laissant les taux dintérêt trop bas (1% en 2003). En réalité, la crise financière est dans une large mesure de la responsabilité politique de ladministration Bush, et viendra encore noircir un bilan déjà bien piteux. Pour le comprendre, il faut revenir sur la source des maux de léconomie américaine. La crise, on le sait, vient du secteur immobilier. Ici, des courtiers sans scrupule ont accordé des prêts léonins à des ménages qui navaient pas les moyens de devenir propriétaires de leurs maisons. Ce système a été non seulement toléré, mais encouragé par ladministration américaine, via un ensemble de subventions et de garanties apportées aux emprunteurs. Citons, pêle-mêle: la détaxation des intérêts demprunt, la détaxation des plus-values immobilières, une garantie dEtat apportée aux emprunteurs fournissant un apport personnel trop faible, ainsi que la suppression de toutes les régulations dans le secteur du crédit immobilier.Chacun, dans la "ownership society" chère au président Bush, devait pouvoir devenir propriétaire de sa maison; tous les moyens étaient bons! Slogan foncièrement démagogique: dans une société où les 10% les plus riches ont 48% des revenus (ce qui est le niveau le plus élevé jamais atteint aux Etats-Unis depuis
1928) et les 10% les plus pauvres seulement 2%, il est mathématiquement impossible que chacun ait les revenus suffisants pour être propriétaire de sa maison... Il nempêche. Les exhortations présidentielles et les politiques incitatives qui les accompagnaient ont alimenté une bulle spéculative.Tout allait très bien, tant que les prix de limmobilier montaient, et que tout le monde anticipait leur hausse. Les ménages propriétaires pouvaient alors faire valoir auprès de leur banquier que la valeur de leur habitation saccroissait, donc que leur richesse augmentait, donc quils pouvaient emprunter davantage. Cest ainsi quils contractaient de nouveaux prêts gagés sur la valeur de leur maison pour consommer, ou tout simplement pour sacquitter des mensualités de leurs autres crédits! 3) Sommes-nous de retour en 1929 ?Ce système était voué à la faillite dès le retournement des prix de limmobilier, ce qui sest produit au cours de lannée 2006. Rapidement, la valeur des habitations est devenue inférieure, pour de nombreux ménages, au montant du prêt quils devaient encore rembourser. De gré ou de force, ils ont alors dû céder leur habitation à leurs créanciers. Une fois tombées dans lescarcelle des banques, les maisons ont été remises immédiatement en vente, accentuant la baisse des cours immobiliers...Cette spirale baissière a également affecté tous les titres financiers qui avaient été construits à partir des crédits immobiliers. Les actifs des banques et de tous les investisseurs les plus exposés à limmobilier ont ainsi fondu comme neige au soleil. Voilà comment le château de cartes a été ébranlé. Aujourdhui, sans lintervention des autorités américaines, le système bancaire seffondrerait entièrement. La crise, comme nous le dit Michel Aglietta, professeur de sciences économiques à Nanterre, est dans ses mécanismes et ses effets cumulatifs, aussi grave que celle de 1929. (Voir la vidéo.)(vidéo)Ses premières conséquences réelles commencent à se faire sentir brutalement. Au lendemain de son rachat par JP Morgan, Bear Stearns a exprimé lintention de se séparer de 7 000 salariés, soit la moitié de ses effectifs. Que va-t-il se passer maintenant? La différence avec 1929 réside dans la réactivité des autorités. Alors quil avait fallu attendre lentrée en fonction de Roosevelt en 1933 pour que le gouvernement sattaque sérieusement à la crise, en prenant les commandes des banques, la Banque centrale américaine et le gouvernement semblent aujourdhui déterminés à empêcher, par tous les moyens, une aggravation de la situation et la multiplication des faillites.Concrètement, cela signifie que les pertes réalisées par les banques seront socialisées, cest-à-dire assumées in fine par lEtat, comme lont été celles de la Northern Rock en Grande-Bretagne.
Voyez aussi les commentaires sur les nationalisations des banques...
#158 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3443" \l "p3443" 26-03-2008 01:01:21
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Mettre en cause les traités européens qui sanctuarisent la liberté de mouvements des capitaux par Frédéric Lordon (LHumanité) HYPERLINK "http://www.humanite.fr/Crise-financiere-Frederic-Lordon-economie" http://www.humanite.fr/Crise-financiere
n-economie
Crise financière : Entretien avec Frédéric Lordon"Les gens comprennent très bien que lharmonie du marché a quelques sérieux ratés quand la Société générale voit sévaporer 7 milliards deuros dun coup."Face à la crise financière, léconomiste et philosophe Frédéric Lordon appelle à mettre en cause les traités européens qui sanctuarisent la liberté de mouvements des capitaux.De nombreux commentateurs et éditorialistes mettent la crise financière sur le compte dune « folie » qui se serait emparée des marchés. Que pensez-vous de ces interprétations ?Frédéric Lordon. La thèse de la « folie » vaut à peu près ce que vaut celle de « limmoralité », cest-à-dire rien. On peine à croire dailleurs que la cécité intellectuelle ou lentêtement idéologique puissent aller jusquà une telle nullité de pensée, spécialement au moment où les destructions - financières se produisent là, sous nos yeux, révélant leurs causes les plus évidentes. Le plus étonnant dans cette affaire ne tient presque plus aux événements eux-mêmes - pourtant ô combien spectaculaires ! - mais à lacharnement de la croyance libérale et à la force du déni. Si même des catastrophes de cette magnitude ne parviennent pas à dessiller lescouade des « experts » et des précepteurs de service, on se demande quel degré de convulsion il faudra atteindre pour obtenir deux le premier doute
Il faut bien se mettre à leur place cependant : la « folie » et « limmoralité », cest tout ce qui leur reste avant den arriver à lindicible mise en question, celle des structures. Car tel est bien, malheureusement pour eux, lenseignement à vif de la crise : jusque dans leffondrement, la libéralisation financière demeure parfaitement conforme à son concept. Ce à quoi nous assistons est le déploiement nécessaire dune mécanique inscrite au coeur des structures libéralisées de la finance. UBS a perdu 18 milliards de dollars, Merril Lynch, 19 et Citigroup, 21, sans opérations frauduleuses ni Jérôme Kerviel local. Bref, elles ont perdu en jouant, strictement, le jeu de la finance tel quil est configuré actuellement. Cest bien cette configuration qui est intrinsèquement lorigine du problème. Comment peut-on imaginer un seul instant que des opérateurs financiers pourraient renoncer à poursuivre dextraordinaires opportunités de profit dans un univers qui les démultiplie et leur donne des proportions sans commune mesure avec les gains de léconomie réelle ? Par quel miracle de vertu la Société générale qui, en 2006, tire 23 % de rentabilité des capitaux propres de sa banque de détail pourrait-elle sabstenir de saisir les 48 % ( !) que lui offre sa banque dinvestissement ? Laissez léconome dune congrégation bénédictine libre daller placer les excédents de la chartreuse sur les marchés et il finira avec des CDO de subprimes
La crise présente na donc rien dexceptionnel ?Frédéric Lordon. Entre « trader fou » et hypothèse de « laccès de folie », tout est fait pour donner à lévénement actuel un statut daberration exceptionnelle - un égarement incompréhensible sur fond de parfait bon sens. Mais la « folie » est le régime permanent et nécessaire de la finance libéralisée.Dans quels mécanismes senracine ce fonctionnement de la finance ?Frédéric Lordon. La finance de marché a la propriété de faire voir, par une sorte dexpérimentation en vraie grandeur, les résultats catastrophiques dune situation où tous les agents sont simultanément laissés libres de poursuivre frénétiquement leurs - intérêts de profitabilité maximum et placés sous de féroces contraintes de concurrence et dévaluation - mesure du mérite individuel par largent, saine concurrence, évaluation permanente : un rêve sarkozyste
Dans le champ de la finance, la concurrence est sauvage. Cest le domaine qui a porté le plus loin lobsession de lévaluation comparée des performances de tous : annuaires professionnels de toutes sortes multiplient les classements et les hit-parades pour tous les métiers et tous les types dactifs. Avec des - effets de grande ampleur puisque des mandats de gestion, cest-à-dire des masses financières considérables, vont être déplacés vers les vedettes du moment. Du fait même de cette concurrence infernale, dont les tables sont remises à jour sur une base trimestrielle, les agents vivent dans un état dhystérie permanente. Tout ce qui en réalité, ou en imagination, offre une perspective de rentabilité accrue, et surtout de rentabilité différentielle, sera poursuivi avec acharnement. Cette pression concurrentielle sarticulant à la pleine libération de la pulsion cupide, les efforts désespérés de tous pour dépasser tous entraînent une accumulation collective de risques dont nul na le souci puisque chacun nest préoccupé que de ses intérêts individuels. Seule une pensée indigente - ou complice - peut sobstiner de voir là un problème de moralité alors quil nest question que de structures.Comment comprendre la répétition de ces crises financières depuis vingt ans ?Frédéric Lordon. Jhésite entre deux stratégies : dénoncer lindigence conceptuelle du couple « moderne »-« archaïque » - sans lequel léditorialiste libéral réformateur de base nest plus capable de construire une seule phrase -, ou bien le retourner contre ses utilisateurs. Car seule une formidable inversion rhétorique peut donner la régression libérale pour un « progrès ». Sitôt installée, la déréglementation des marchés de capitaux nous a fait faire un bond en arrière de soixante ans puisque le krach de 1987 a non seulement égalé en importance celui de 1929 mais a constitué le premier événement du genre survenu depuis lors. Quant à la panique bancaire de la Northern Rock, il faut carrément remonter à 1866 pour en retrouver léquivalent. On juge du « progrès » et de la « modernité »
Or la croyance libérale nen démord pas. On reste sidéré du bilan dérisoire de la réunion européenne tenue à Londres le 29 janvier. « Tout en préférant des solutions de marché, si les acteurs de marché savèrent inaptes à traiter ces problèmes, nous sommes prêts à considérer des solutions de remplacement réglementaires », déclare sans rire le communiqué officiel. Mais cette inaptitude est avérée depuis vingt ans ! La preuve en est cette infernale récurrence de la crise des marchés puisque, depuis 1987, nous navons pas la paix plus de quatre ans daffilée. Quoique touchant des compartiments différents, et avec sans doute des effets économiques différents, la similitude formelle des crises de 2007 et 2001 est frappante. Même délire spéculatif, mais aussi même carence des agences de notation, même prolifération des structures hors bilans échappant aux contrôles comptables réguliers, et jusquau parallélisme des « entités spéciales » - entre les SPV (Special Purpose Vehicle) qui ont coulé Enron en 2000 et les SIV (Special Investment Vehicle) gavés de subprimes de 2007, lidentité est presque parfaite. Et, bien sûr, les mêmes recommandations de « réintégration des hors-bilans », les mêmes solennelles promesses de transparence et de moralité. Recommandations jamais suivies, promesses jamais tenues, paroles envolées sitôt commencée la bulle daprès.Vous avez formulé, il y a quelque temps, des propositions pour, dites-vous, « affamer la finance »
Frédéric Lordon. Il faut bien avoir conscience quune fois la formation dune bulle lancée, il est trop tard. Dabord elle est vouée à crever. Et lorsquelle le fera, elle armera instantanément la prise dotages qui contraindra le banquier central à venir au secours des institutions financières en détresse. Cest là toute la perversité de la crise financière qui, au-delà dun certain stade de gravité, crée une situation dite de risque systémique. La densité des engagements croisés entre les banques est en effet telle quun défaut individuel peut être propagé de manière foudroyante, au risque de provoquer un collapsus général. Devant lénormité des conséquences possibles, le banquier central, quelle que soit sa volonté de sanctionner les imprudents, na pas dautre choix que dintervenir pour leur sauver la mise. Pour sortir de cette situation, il ny a pas dautre moyen que
déviter quelle ne se forme ! Pour asphyxier la bulle ab initio, il faut la priver (dune partie) de son oxygène : le crédit. À ceci près quélever les taux dintérêt risque de tuer léconomie réelle en même temps que la spéculation. Doù lidée de taux dintérêt dédoublés, lun à destination des seuls agents de léconomie productive, et qui pourra être maintenu aussi bas quon veut, pendant que lautre, à destination des seuls agents de la finance, pourra être relevé aussi haut que nécessaire.Vous proposez aussi dinstaurer un plafonnement de la rémunération des actionnaires.Frédéric Lordon. Jai donné à cette proposition le nom de SLAM - Shareholder Limited Authorized Margin. Il sagit de plafonner par un écrêtement fiscal la rémunération des actionnaires pour désarmer les incitations du capital actionnarial à intensifier indéfiniment lexploitation des salariés. Nous ne sommes plus là dans la problématique de la crise de crédit, mais dans celle, plus permanente, de lemprise de la finance actionnariale sur léconomie. En faire mention ici vaut donc surtout pour dire que, contrairement aux usuelles fins de non-recevoir du genre « il ny a pas dalternative » et « de toute façon vous navez rien à proposer », des idées pour arraisonner la finance, il commence à y en avoir.Comment imposer de tels outils de régulation ?Frédéric Lordon. Toutes les propositions « techniques » sont nulles et non avenues tant quelles restent sans force politique. Or, pour sinistre quelle soit à bien des égards, la conjoncture présente a au moins lavantage doffrir une opportunité sans pareille au rassemblement de cette force et à linstallation de la question financière dans le débat politique. Car cest au coeur de la crise, et au spectacle de ses formidables destructions de valeur, que les esprits sont frappés. Les gens comprennent très bien que lharmonie du marché a quelques sérieux ratés quand la Société générale voit sévaporer 7 milliards deuros dun coup. Il y a là une configuration politique extraordinaire dont il faut impérativement tirer parti. Cest peut-être le seul bénéfice de ces crises que doffrir des invalidations en actes et, il faut le dire, à grand spectacle, des thèses libérales de parfaite autorégulation des marchés. Ne pas lexploiter serait une faute politique qui nous condamnerait à attendre passivement la prochaine secousse - puisque des causes inchangées produiront à coup sûr des effets semblables. Or, il est temps de dire que cette succession métronomique des séismes financiers - sans doute jusquici rattrapés, mais jusquà quand, et à quel prix en termes de croissance et demploi ? - nous nen voulons plus. « Ne plus vouloir », cest donc viser les causes, cest-à-dire les structures, et affirmer que leur transformation profonde doit être un enjeu majeur de notre débat politique.Quelle forme donner concrètement à ce « ne plus vouloir » ?Frédéric Lordon. Jai hautement conscience de mes - risibles compétences en matière daction politique. Mais lidée de regarder bras ballants le manège repartir pour un tour exactement à lidentique me rend malade, cest pourquoi je ne peux pas mempêcher de lancer au moins une idée - et même, pourquoi pas, de la poursuivre. Sil sagit de refaire lagenda du débat public et dy faire figurer en haut de liste la question financière, ne faut-il pas jouer dans lopinion un coup « catalytique » pour faire précipiter les multiples réactions individuelles en une idée collective claire et distincte - et en un programme daction politique ? Je ne vois guère de meilleur moyen pour cela que la pétition. Il faudrait quelle soit portée par une pluralité de médias. Mais, surtout, cette pétition devrait impérativement être européenne, et relayée par des titres amis en Allemagne, en Italie, en Espagne et ailleurs. Car cest bien lEurope le niveau pertinent où poser de nouveau la question de la libéralisation financière. Et cela dautant plus que, honte suprême pour tous les faux-culs qui chantent les louanges de lEurope « bouclier contre la mondialisation », ce sont les traités européens qui sanctuarisent la liberté de mouvement des capitaux et sopposent à toute modification significative des structures de la finance. Cette obscénité démocratique - je rappelle que la liberté de mouvement des capitaux sétait trouvée inscrite dans la charte des droits fondamentaux du traité constitutionnel de 2005
-, qui nous prive de la possibilité de remettre la finance à la place que, politiquement, nous voulons lui assigner, donne du même coup son objectif évident à cette pétition : larticle III-56 du traité européen consolidé. « Toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites » : voilà ce dont nous ne voulons plus. Mettre à bas cet article III-56 est le préalable à toute reconstruction des structures de la finance, cest-à-dire à tout projet politique de sortie de la configuration présente du capitalisme. Si la présente crise nous en donne lopportunité et la force, alors elle naura pas eu lieu pour rien. Entretien réalisé par Rosa Moussaoui paru dans lHumanité du 21 mars 2008À lire : Les Quadratures de la politique économique, Paris, Albin Michel, 1997. Fonds de pension, piège à cons, Paris, Liber, 2000. La Politique du capital, Paris, Odile Jacob, 2002. Et la vertu sauvera le monde, Paris, Liber, 2003. LIntérêt souverain : essai danthropologie économique spinoziste, Paris, La Découverte, 2006. Spinoza et les sciences sociales. De léconomie des affects à la puissance de la multitude, en collaboration avec Yves Citton, Paris, Éditions Amsterdam, 2008.
#159 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3444" \l "p3444" 26-03-2008 20:58:03
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Le Paquebot Normandie n'a pas été perdu par le feu, mais par les pompiers!En effet, toute l'eau destinée à éteindre le feu s'est accumulée dans les superstructures du navire, ce qui, du fait de l'élévation du centre de gravité, produisit une "instabilité fatale"...l'insuffisance de cloisonnements dans ces superstructure aggrava l'effet, toute l'eau s'accumulant "du côté où çà penchait": ce fut donc un "naufrage à quai" !De même, "la liberté de circulation des capitaux" et l'arrosage des banques en feu par la banque centrale fonctionnant comme la pompe à billets des "pompiers du capital", voilà l'accumulation du fric "en hauteur: c'est à ce niveau que se relance la spéculation !...Bon, il faut "cloisonner un minimum" pour freiner le phénomène, avec une "taxe Tobin" qui permettra d'ammortir le "roulis des transactions financière" !...En tous cas, en fond de cale, c'est sec ! pas étonnant que çà puisse se retourner !
#160 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3445" \l "p3445" 26-03-2008 21:43:16
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Le Canard Enchaîné, 26 mars 2008, page 2 :Il ny aura pas de « plan de rigueur », a répété Sarkozy sur tous les tons. Et, pourtant, il y a comme un vent de panique qui gagne le plus haut sommet de lEtat. Le Président et le Premier Ministre jugent, en privé, la situation économique mondiale « gravissime », et plusieurs ministres ont trouvé Sarkozy « préoccupé » au dernier Conseil des ministres.Il faut dire quil ny a pas lieu de se réjouir. Même si Christine Lagarde sapprête à annoncer, la bouche en cur, à ses collègues européens, le 28 mars, une perspective de croissance de 1,8 % à 2 % pour 2008, ces prévisions, déjà revues à la baisse, sont aujourdhui dépassées. Ses propres experts de Bercy, qui se fondent sur les chiffres de lINSEE et du FMI, tablent sur une croissance comprise entre 1 % et 1,5 %. Rappelons que le budget 2008 a été bâti sur lhypothèse dune croissance de 2 % à 2,5 %.Du coup, les promesses du candidat Sarkozy de baisser de 4 points les prélèvements obligatoires (environ 68 milliards deuros) ont toutes les chances de rejoindre celles de Chirac dans les oubliettes de lHistoire. La question est surtout de savoir si lesdits impôts et les contributions sociales ne vont pas augmenter.Lheure est plus que jamais à la réduction des dépenses. « Jusquà 7 milliards de crédits », affirme-t-on dans les couloirs de Bercy. Un objectif qui correspond au montant des sommes gelées au début de lannée par Eric Woerth, mais qui a déjà été mangé par les petits cadeaux distribués ici et là par Sarkozy au cours de ses pérégrinations.Pour se rassurer, Sarkozy ne peut pas compter sur ses conseillers. A lElysée, cest à qui broiera le plus de noir. « Nous sommes condamnés à faire le gros dos devant les mouvements sociaux », se résigne lun.« Cest une situation quon na pas connue depuis les années 30, renchérit lautre. Il est possible que le monde connaisse une guerre économique, monétaire et sociale. » Et tout ça sans marge de manuvre.« Cest fichu. Il est impossible de sortir du carcan européen », soupire lun. « Il ny a pas de levier monétaire, plus de levier fiscal, plus de levier budgétaire », se lamente son collègue de bureau. Et le même de résumer : « Il va nous falloir gérer une inflation plus forte, alors que les salaires progressent peu. Ce qui nous attend est terrible. »Mais du moment que Christine Lagarde conserve le sourire.
#161 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3446" \l "p3446" 27-03-2008 07:38:48
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BonjourJe relaye un message d'une cinquantaine d'économistes en colère contre la dérégulation des mouvements de capitaux imposée par les institutions européennes :Ce jeudi est lancée dans un ensemble de médias européens une pétition appelant à une réaction politique contre la finance libéralisée dont nous ne voyons que trop les dégâts. Cette pétition réclame l'abrogation de l'article 56 du traité européen tel qu'il interdit toute restriction à la liberté de mouvements des capitaux. L'abrogation de cet article nous semble le préalable à toute reconstruction des structures de la finance.Cette pétition est lancée à l'initiative d'un collectif d'économistes européens. Elle est relayée par :L'Humanité, Le Monde Diplomatique, Politis, Là bas si j'y suis, Flamman (Suède), Trybuna Robotnicza (Pologne), Publico (Espagne), Il Manifesto (Italie), Die Tageszeitung (Allemagne).Cette pétition est sur HYPERLINK "http://www.stop-finance.org" http://www.stop-finance.orgIl faut maintenant la faire connaître -- et signer ! -- du plus grand nombre de citoyens européens possible ! Tout ce que vous pourrez faire pour la diffuser sera d'une aide inestimable.[Ajout d'Étienne] Merci André-Jacques INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET J'ai relayé l'info sur la partie blog également : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2008/03/27/91-speculation-et-crises-ca-suffit" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/f
-ca-suffitVoici le texte proposé à la mobilisation générale :
Spéculation et crises : ça suffit !La finance déréglementée détruit les sociétés. Silencieusement, au quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises, cest-à-dire les salariés, pour en extraire davantage de rentabilité, au Nord comme au Sud. À grand spectacle et avec fracas dans les crises aiguës où se révèlent brutalement les invraisemblables excès de la cupidité spéculative et leur contrecoup sur lactivité et lemploi. Chômage, précarisation, accroissement des inégalités : les salariés et les plus pauvres sont voués à faire les frais soit de la spéculation, soit des nuisances du krach qui sensuit.Depuis deux décennies, le cours de la finance mondiale nest quune longue suite de crises : 1987, krach boursier ; 1990, crise immobilière aux Etats-Unis, en Europe et au Japon ; 1994, krach obligataire américain ; 1997 et 1998, crise financière internationale ; 2000-2002, krach internet ; 2007-2008 enfin, crise immobilière et peut-être crise financière globale.Pourquoi une telle répétition ? Parce que toutes les entraves à la circulation des capitaux et à l« innovation » financière ont été abolies. Quant aux banques centrales qui ont laissé enfler la bulle, elles nont plus dautre choix que de se précipiter au secours des banques et des fonds spéculatifs en mal de liquidités.Nous nattendrons pas la prochaine crise sans rien faire et ne supporterons pas plus longtemps les extravagantes inégalités que la finance de marché fait prospérer ni les dangers quelle fait courir à tous. Parce que linstabilité est intrinsèque à la déréglementation financière, comment les dérisoires appels à la « transparence » et à la « moralisation » pourraient-ils y changer quoi que ce soit et empêcher que les mêmes causes, de nouveau, produisent les mêmes effets ? Y mettre un terme suppose dintervenir au cur du « jeu », cest-à-dire den transformer radicalement les structures. Or, au sein de lUnion européenne, toute transformation se heurte à linvraisemblable protection que les traités ont cru bon daccorder au capital financier.Cest pourquoi nous, citoyens européens, demandons labrogation de larticle 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société. Et nous demandons également que soit restreinte la « liberté détablissement » (art. 48) qui laisse opportunément au capital la possibilité de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs.Si par « liberté » il faut entendre celle des puissances dominantes, aujourdhui incarnées dans la finance, dasservir le reste de la société, disons immédiatement que nous nen voulons pas. Nous préférons celle des peuples à vivre hors de la servitude de la rentabilité financière.
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#162 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3454" \l "p3454" 31-03-2008 12:26:51
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« Et si je devenais oisif ? Quy a-t-il de pire quun patron ? Ou la réflexion du banquier »par B@@L sur oulala.net : HYPERLINK "http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=3328" http://www.oulala.net/Portail/article.p
ticle=3328Cest drôle et pédagogique
Intéressante présentation de lescroquerie inhérente au nouveau métier des banquiers.
#163 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3469" \l "p3469" 08-04-2008 17:56:31
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Nest-ce pas pour cela que je suis sur terre ?!...Par Ghislaine Saint Pierre Lanctôt HYPERLINK "http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article6309" http://www.altermonde-sans-frontiere.co
rticle6309
Ghislaine Saint Pierre Lanctôt est une doctoresse et clinicienne québécoise, auteure des best-sellers "La Mafia Médicale", "le Procès de la Mafia Médicale" et plus récemment du livre "Que diable suis-je venue faire sur cette terre ?".Un mandat darrestation a été prononcé le 3 mars 2008 pour défaut de comparaître à lencontre de Ghislaine Lanctôt. Le 6 juin 2007, lAgence du revenu du Canada avait signifié une sommation de comparaître le 18 juin 2007 en cour du Québec de Granby pour répondre à sept chefs daccusation relatifs à limpôt et pour omission de produire des déclarations de revenus.QUE SE PASSE-T-IL ?Jusquen 1994, jai accepté de payer les impôts pour lentité fictive appelée "contribuable", une corporation que le gouvernement a créée, qui lui appartient et qui porte le nom de LANCTÔT, Ghislaine. Je croyais contribuer ainsi au bien public et je le faisais avec entrain. Que sest-il passé pour que je stoppe complètement cette pratique ?Cest par obéissance à mon "âme et conscience" que jai pris cette décision, depuis que je sais que : 1 - Les impôts ne servent pas au bien public. Ils vont directement dans les coffres des banquiers internationaux propriétaires de la Banque du Canada qui les utilisent pour financer les armes et les guerres, entre autres... 2 - La Banque du Canada nappartient pas au Canada. Elle est un cartel de banques privées internationales qui créent la monnaie canadienne. Ce pouvoir de création de la monnaie était exclusif au gouvernement canadien. Il la cédé à la Banque du Canada en 1913. Depuis lors, le gouvernement emprunte (avec intérêt composé) de largent quil pouvait créer lui-même, sans coûts. Cest ainsi quune dette sest constituée et que le peuple, les "contribuables" donnés en garantie, se saignent à blanc pour en payer uniquement les intérêts. 3 - Les services fournis par le gouvernement ne sont pas payés par les impôts. Ils sont financés à même de nouveaux emprunts encourus régulièrement. Doù la croissance constante de linflation et de la dette - capital et intérêts -. 4 - La dette est fictive, virtuelle. Cest une fausse dette. Aucun argent na été prêté par les banquiers propriétaires de la Banque du Canada. Ce sont des écritures sans aucune réserve qui sont enregistrées et utilisées. Cest de largent fictif, créé à partir de rien. Il ny a pas de vraie dette ! 5 - Les impôts sont à contribution volontaire pour les particuliers. Il ny a pas de loi qui impose aux femmes et aux hommes vivants - des êtres humains en chair et en os - de payer limpôt sur leurs revenus. Seules les corporations - des personnes fictives - sont tenues de payer limpôt sur leurs profits (revenus moins dépenses).EN PAYANT LES IMPÔTS :Je me fais complice de tromperie et escroquerie publiques. Je participe au financement des guerres et génocides dans le monde. Les Principes de Nuremberg ninterdisent-ils pas toute forme de collaboration, directe ou indirecte, avec un "crime contre la paix, un crime de guerre, un crime contre lhumanité" ? Jendosse la dépossession des petits par les gros, je crée linjustice sociale. Devant ce constat, mon âme minterdit formellement de contribuer aux impôts. Dailleurs, même chez les autorités, le message est ambivalent quant au comportement à adopter. Cest établi, il faut toujours obéir aveuglément aux ordres des autorités. Sauf que, parfois, il faut obéir à sa conscience plutôt quaux ordres des autorités...Je suis consciente de la perturbation quoccasionne, pour les systèmes établis, lobéissance à mon âme et conscience. Peu importe le prix à payer, je demeure fidèle à mon âme et conscience. Cest elle qui gère ma vie et je lui ai donné carte blanche. Quelle que soit lissue de cette aventure, je me réjouis de contribuer à lévolution de la conscience humaine. Après tout, nest-ce pas pour cela que je suis sur terre ?!Ghislaine Lanctôt
#164 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3470" \l "p3470" 08-04-2008 18:50:31
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BonjourUn intéressant débat actuellement sur le blog de Paul Jorion (qui est Paul Jorion ?: HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/" http://www.pauljorion.com/ )3 articles avec des commentaires ... dans l'ordre:1 - HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=470" http://www.pauljorion.com/blog/?p=470 : Le scandale des banques qui « créent » de largent Le retour ! (06/04)2 - Bonne question et mauvaise hypothèse (07/04)3 - La monnaie : projet de réforme (08/04)AmitiésAJEDIT: le "3" avance fort : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=488" http://www.pauljorion.com/blog/?p=488
Dernière modification par AJH (10-04-2008 09:45:27)
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#165 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3471" \l "p3471" 08-04-2008 18:52:23
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Étienne a écrit:
Nest-ce pas pour cela que je suis sur terre ?!...Par Ghislaine Saint Pierre Lanctôt HYPERLINK "http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article6309" http://www.altermonde-sans-frontiere.co
rticle6309
Aux dernières nouvelles, elle est incarcérée...
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#166 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3482" \l "p3482" 12-04-2008 11:37:48
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Voilà, le débat est clos sur le blog de Paul Jorion HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=488" http://www.pauljorion.com/blog/?p=488 et les intervenants espèrent, comme il l'a promis, qu'il pourra intégrer la dernière mouture dans un article
Une réforme de la manière dont la monnaie est créée est indispensable. Cette réforme devrait prendre la forme suivante.Toute création de monnaie doit relever de lÉtat et de lÉtat seul par lintermédiaire de la Banque Centrale indépendante du pouvoir politique mais oeuvrant dans le cadre de la démocratie. La monnaie créée et prêtée par la Banque Centrale à lEtat ou aux collectivités publiques ne peut financer que des dépenses dinvestissement, daide à des secteurs à vocation dintérêt collectif tels que léducation, la santé et la protection de lenvironnement, et en cas de crise ou de catastrophe naturelle. A lexception de cela, les dépenses de fonctionnement et damortissement doivent être financées par les recettes fiscales.La Banque Centrale détermine, afin de contenir linflation dans des limites raisonnables, de viser un objectif de plein emploi et de faciliter le développement durable de léconomie, la quantité de monnaie proposée et les taux dintérêt auxquels les banques commerciales peuvent emprunter entre elles et auprès delle-même.Le réseau des banques privées comporte 3 types de banques :1. - Banques de dépôts : encaissements, paiements, garde de dépôts de leurs clients.2. - Banques de prêts : le montant global des prêts ne peut excéder le montant global des fonds empruntés (épargne préalable ou émission monétaire de la Banque Centrale). Les financements proposés par les banques de prêts doivent être assurés par des emprunts dont le terme est au minimum de même durée.3. - Banques daffaires : investissent dans les entreprises les fonds empruntés au public ou aux banques de prêts. Dans une perspective assurantielle, les banques ont le droit de couvrir leurs positions mais les positions nues, équivalentes à des paris directionnels sur lévolution des marchés, leur sont interdites.
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#167 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3483" \l "p3483" 12-04-2008 17:55:17
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Le deuxième alinéa me semble incompréhensible.Est-ce lié à mes "à priori" idéologiques ? je ne le crois pas : Soit la "démocratie" concerne la BC , et alors, elle y est "soumise" d'une façon ou d'une autre, donc "non indépendante", soit rien ne change dans le système faussement "démocratique" actuel.J'aurais souhaité un "pôle public de financement", donc un système mixte de création financière :D'une part, une "monnaie commune européenne" pour donner du crédit-développement aux entreprises créatrices d'emplois durables et intégrant dans leurs critères de gestion "la modernité de la responsabilité sociale, environnementale et sociétale",d'autre part, une "monnaie nationale" frappée par un État ayant la seule légitimité démocratique possible pour le faire au nom d'un peuple... et pour son usage.... Mais les rêves des uns et des autres sont si vite catalogués dans le registre des "idéologies dépassées"...
#168 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3484" \l "p3484" 12-04-2008 18:12:10
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En lisant les 56 réponses/débats/commentaires, tu t'aperçois qu'arriver à un consensus (qui satisfasse déjà celui qui écrira l'article et le publiera, probablement dans une grande "tribune") n'a pas été facile. Nous savons tous que c'est loin d'être parfait, mais déjà tellement loin de ce qui existe actuellement.Je pense que la BC peut être indépendante tout en oeuvrant dans le cadre de la démocratie (imparfaite, évidemment) ... ex: la justice...
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#169 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3485" \l "p3485" 12-04-2008 18:25:04
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Je reviens sur ce souhait d'une double monnaie...Si la proposition était intégrée dans l'UE ou la zone euro (ne révons pas, tout au plus pourra t-elle faire réfléchir quelques personnes sur la nécessité de repenser un nouveau système monétaire), il n'y aurait plus besoin de double monnaie. Chaque Etat pouvant décider, sans que ca ne lui coûte d'intérêts, les investissements qu'il souhaite et les entreprises pouvant se financer de la même manière que maintenant (seulement, les intérêts reviennent à la collectivité).Si je dois défendre une monnaie "secondaire", alors ce que je défends c'est la "monnaie sociétale" dans le cadre de financements d'Espaces Complémentaires Sociétaux HYPERLINK "http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=EMS-18points" http://tiki.societal.org/tiki-index.php
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#170 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3493" \l "p3493" 25-04-2008 10:53:42
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Frédéric Lordon ouvre enfin un blog :"La nouvelle pompe à phynance" HYPERLINK "http://blog.mondediplo.net/La-pompe-a-phynance" http://blog.mondediplo.net/La-pompe-a-phynanceVous y trouverez un article très intéressant : « Quatre principes et neuf propositions pour en finir avec les crises financières » HYPERLINK "http://blog.mondediplo.net/2008-04-22-Quatre-principes-et-neuf-propositions-pour-en" http://blog.mondediplo.net/2008-04-22-Q
ns-pour-en
#171 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3494" \l "p3494" 25-04-2008 11:07:50
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Je précise que la réponse de Frédéric Lordon à "Utopia" (qui citait le blog de Paul Jorion) , en me citant, ne me "satisfait" absolument pas et j'espère que nous pourrons avoir un réel débat sur les motifs qui font rejeter à Frédéric le principe de "100% de réserves"
Dernière modification par AJH (25-04-2008 11:08:41)
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#172 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3497" \l "p3497" 25-04-2008 18:55:41
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Le texte est vraiment trop technique, je trouve cela dommage, difficile d'y comprendre quelque chose, mais l'idée qui me semble intéressante c'est celle du dédoublement du taux d'intérêt au niveau des banques et de la banque centrale, créer un taux d'intérêts s'appliquant uniquement aux crédits destinés à financer l'économie réelle, et un taux d'intérêts s'appliquant uniquement aux actions financièresMais qu'en serait-il dans un tel système de l'idée développée ici de rendre à l'état la possibilité de financer lui-même ses investissements ?
#173 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3499" \l "p3499" 25-04-2008 19:25:11
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Sandy a écrit:
Mais qu'en serait-il dans un tel système de l'idée développée ici de rendre à l'état la possibilité de financer lui-même ses investissements ?
Je n'ai pas encore réussi à avoir de F.L. son argumentation sur ce qui me semble pour le moment de sa part un rejet de cette proposition.
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#174 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3508" \l "p3508" 27-04-2008 07:20:45
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Pétition HYPERLINK "http://www.stop-finance.org" http://www.stop-finance.orgJ'ai signé la pétition, même si le texte ne me convient pas à 100 % : l'essentiel y est.À cette occasion, je rappelle le texte figurant dans le projet préliminaire CIPUNCE Rév. 14 de "constitution de la Confédération européenne" ( HYPERLINK "http://www.cipunce.net" http://www.cipunce.net) :Article [82] : Principes socioéconomiques à caractère constitutionnel1. Principe socioéconomique général. La Confédération a pour principe que léconomie est au service de la société et de ses membres.2. Libertés économiquesa) La liberté dentreprise est garantie.b) La liberté de circulation des personnes, des biens et des services et la liberté détablissement sont garanties à lintérieur de la Confédération et en conformité avec son droit.c) Les points [a) et b)] du présent article sentendent sous réserve des autres dispositions de la Constitution et de la faculté pour la Confédération de prendre des mesures dexception dans son intérêt, celui des États membres et celui des populations.3. Biens publics. Est bien public tout bien que la loi range dans le patrimoine commun. Un bien public nest aliénable que par la loi.4. Services publics. Tout service dintérêt économique général impliquant égalité daccès, continuité et adaptabilité et tout monopole de fait constituent des services publics. Il appartient à chaque État membre de fixer par la loi les modalités de prestation de ces services, notamment de décider dans chaque cas sil convient de recourir à lexpropriation pour cause dutilité publique.5. Modalités dapplication des principes socioéconomiques. La loi organique précise les modalités dapplication des principes énoncés au présent article.JR
#175 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3510" \l "p3510" 29-04-2008 19:25:09
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« Les Quatre principes et neuf propositions pour en finir avec les crises financières de Frédéric Lordon »Un débat alléchant sengage sur le blog de Paul Jorion : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=525" http://www.pauljorion.com/blog/?p=525 Étienne
#176 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3524" \l "p3524" 14-05-2008 18:16:52
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bonjour AJH, votre graphique sur la dette semble reposer sur l'idée qu'avant la réforme des statuts de la banque de france en 1973 l'état avait recours à des emprunts sans intérêtsétait-ce réellement le cas ?selon ce lien : HYPERLINK "http://www.banque-france.fr/fr/stat_conjoncture/series/annhis/html/annhis_concoursautresor.htm" http://www.banque-france.fr/fr/stat_con
tresor.htmles emprunts sans intérêts ont seulement eu lieu de 1936 à 1940 et de 1972 à 1973 non ?
#177 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3530" \l "p3530" 16-05-2008 10:58:11
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
La dette publique est une affaire très rentable, mais pour qui ?un nouveau livre d'André-Jacques, passionnante synthèse.André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder publient ces jours-ci un livre que j'ai trouvé excellent et que je vous recommande chaleureusement :
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Couverture_dette_publique_affaire_rentable_AJHPD922x500.jpg" \* MERGEFORMATINET
Préface :Tous les citoyens devraient parfaitement connaître les mécanismes élémentaires de la création monétaire et de la dette publique : notre émancipation politique et économique dépend directement et inévitablement de notre émancipation monétaire. À ce simple titre, ce livre est important et pourra sans doute changer votre compréhension du monde, comme il a changé la mienne. Jétais, en 2005, tout entier consacré à lanalyse de nos institutions (françaises et européennes) ; javais compris, cette même année, que ce nest pas aux hommes au pouvoir décrire les règles du pouvoir, que tous les abus de pouvoir étaient rendus possibles par la malhonnêteté des processus constituants. Je discutais sur mon forum des grands principes dune bonne Constitution, et nous écrivions sur le wiki une Constitution dorigine Citoyenne, ce que jappelle le site du «Plan C».Javais donc commencé à construire un outil que je crois inédit et prometteur pour une prochaine émancipation générale. Mais je négligeais complètement, par ignorance, un point absolument essentiel, un point à cause duquel toute solution politique semble effectivement interdite. André-Jacques Holbecq est venu un jour sur le forum du Plan C et a créé un fil étrange dont le titre était «Reprendre la création monétaire aux banques privées»
La réaction fut rapide et le fil de discussion est devenu un des plus actifs et riches du site : nous progressons tous ensemble assez vite sur ce sujet décisif et méconnu: ce sont les banquiers privés qui maîtrisent le pouvoir politique, et la maîtrise privée de la création monétaire est un verrou diabolique qui interdit en profondeur tout droit des peuples à disposer deux-mêmes.Par habitude, par ignorance, par négligence, nous acceptons sans le savoir une profonde servitude non nécessaire: il ny a rigoureusement aucune raison dabandonner la création monétaire aux banques privées.Ainsi, des sommes considérables, celles des intérêts de toute cette création monétaire privée, sont retirés depuis des décennies à la collectivité française, dans la plus grande discrétion et sans la moindre justification politique ou économique, et sans le moindre débat public sur le sujet. De plus, une dette publique extravagante, annuellement renouvelée, complètement asphyxiante pour les services publics et pour le bien-être général est née de cette invraisemblable ponction. Cette dette est très injustement imputée à la prétendue incurie de lÉtat : il nen est rien, puisque les dépenses publiques restent assez stables en France depuis des décennies. Non, cest bien dun racket privé de la richesse publique quil est question à la source de la dette publique, depuis 1973 en France, et partout dans le monde ; à lévidence, linternationale des banques existe déjà bel et bien, et il est plus que temps de la repérer et den décrire les méfaits.Comprendre cette servitude injuste et la faire connaître à tous les citoyens, cest déjà préparer notre prochaine libération.Puisquon men donne ici loccasion, je vais remercier André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder du fond du cur : ils ont, dans leurs différents livres, écrits seuls ou en commun, considérablement enrichi mon analyse politique des abus de pouvoir en me rendant sensible un rouage déterminant dans loppression des hommes (nés libres) par le travail forcé. Tous deux cherchent honnêtement, ils écoutent tout le monde, ils passent des milliers dheures à expliquer et expliquer encore ce quils ont compris.Et, puisquil est presque mon voisin, André-Jacques devient un ami ; et je le vois progresser à toute vitesse, en nous emmenant avec lui. Il est généreux et pragmatique, il reconnaît tout naturellement ses erreurs, son action est utile, très utile, pour le bien public. Je suis heureux de lavoir rencontré et je vous engage à le découvrir à votre tour.Étienne Chouard
#178 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3531" \l "p3531" 16-05-2008 19:51:58
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Sandy a écrit:
bonjour AJH, votre graphique sur la dette semble reposer sur l'idée qu'avant la réforme des statuts de la banque de france en 1973 l'état avait recours à des emprunts sans intérêtsétait-ce réellement le cas ?selon ce lien : HYPERLINK "http://www.banque-france.fr/fr/stat_conjoncture/series/annhis/html/annhis_concoursautresor.htm" http://www.banque-france.fr/fr/stat_con
tresor.htmles emprunts sans intérêts ont seulement eu lieu de 1936 à 1940 et de 1972 à 1973 non ?
Bonjour SandyDepuis l'après guerre la Banque de France a toujours été un établissement public. Quand la BdF avait l'autorisation de faire des "avances au Trésor" les intérêts que payait l'Etat à la Banque de France, lorsqu'il en payait (vous avez raison de souligner ces deux périodes), revenaient d'une manière ou d'une autre (dividendes ou impôts) à l'Etat.Malheureusement l'article 25 de la loi du 3 janvier 1973 précise "Le trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France", ce qui signifie que le trésor public ne peut présenter les garanties que lui, l'Etat ou les collectivités publiques auraient émis, à l'escompte de la Banque de France.Donc, l'Etat finance ses besoins (excédant les recettes fiscales) sur divers marchés... en payant des intérêts aux détenteurs d'épargne...CordialementAJH
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#179 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3533" \l "p3533" 17-05-2008 23:24:58
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
« Demain, Cest lAn 2000 ! »un livre apparemment passionnant de Jean-Gaston Bardet (1907-1989), écrit en 1950, et signalé par Rumbo sur lexcellent blog de Paul Jorion, dans le billet « Surplus et masse monétaire » : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=544" http://www.pauljorion.com/blog/?p=544
« En réponse à cette question primordiale du surplus et de la masse monétaire, voici, ci-dessous, un extrait du livre prophétique de larchitecte Jean-Gaston BARDET (1907-1989) - Demain, Cest lAn 2000 ! - écrit en 1950. Les 58 ans écoulés depuis sa parution ne font que confirmer, chaque année, chaque jour, la justesse de cette approche du modèle historique bancaire qui sexerce sans pitié sur le monde dit moderne.Aussi je ne saurait trop recommander létude (hélas pour le moment seulement en anglais) du major Clifford Hugh DOUGLAS (1879-1952) qui a démontré que les intérêts bancaires de largent mis en circulation, aujourdhui trouvant [leur] origine à peu près à 100% dans la création monétaire ex-nihilo par les banques commerciales, alourdissaient irrémédiablement et stérilement les prix que nous payons au quotidien dun gros 1/3 (à son époque). Actuellement, Magrit KENNEDY, qui est aussi architecte et très avancé(e) en économie, contrôle que la proportion des intérêts dans la composition des prix monte en moyenne jusquà 40%. De même les impôts que nous payons servent à rembourser les intérêts bancaires des dettes publiques, impôts qui, en grande partie, finissent dans les poches des actionnaires des banques commerciales et autres fonds privés, etc.Les actionnaires, mêmes richissimes, une fois quils ont réinvesti, ne pourront jamais acheter et absorber personnellement toute la production des biens et des services, tandis que les salariés ne peuvent en aucune façon acheter la proportion réelle de toute la production qui leur revient, leur revenus se trouvant dautant diminués par les intérêts bancaires écrasants dans leur ensemble. Les producteurs des biens et des services sont et seront toujours frustrés (même et surtout sils ne savent pas pourquoi, ce qui est le cas) de ne pouvoir obtenir les revenus correspondant exactement à la valeur monétaire de ce quils produisent.Voici un extrait du livre, plus actuel que jamais, de Jean-Gaston BARDET, architecte et urbaniste :
« (
) Lhomme ne peut rien créer ex-nihilo. Largent-négatif ou dette peut, et doit, être détruit par un jeu décritures sur le grand Livre : la colonne Avoir équilibrant la colonne Doit. Mais subsiste lintérêt à payer, qui ne le peut être que grâce à une nouvelle création ex-nihilo dargent-négatif et ainsi de suite
Il se produit une boule de neige de dettes, une marée dargent-négatif, de néant, qui augmente sans cesse et entraîne la destruction obligatoire des biens réels.Le chaos économique qui conduit chaque pays à lalternative : révolution ou guerre, provient dune méconnaissance de vérités élémentaires, tant des marxistes dailleurs, que des économistes libéraux. Marx, en effet, na nullement soupçonné le mécanisme de largent-négatif, et a reporté ses attaques contre le profit et la propriété. Ces derniers ayant toujours été defendus dans de justes limites par lÉglise, mère des Pauvres, la sagesse commandait de chercher une autre explication.La voici. Pour quil ny ait pas coexistence de surproduction et de sous-consommation, il faut que le revenu national puisse acheter la production nationale donc lui soit égal, la soupape des exportations étant de plus en plus réduite dans un monde qui sunifie .Or tout prix comporte deux parts : lune de travail, lautre de capital, lune A) de salaires personnels (directs ou indirects mais versés à des personnes pour leur consommation), lautre B) de rémunération des capitaux engagés, qui sont des capitaux dargent-négatif en majeure partie la monnaie légale servant à peine à 5% des échanges (avoua lors de lenquête précitée M. C. Towers, gouverneur de la Banque du Canada). Tel est le phénomène A + B découvert expérimentalement par le major Douglas en 1920 et au sujet duquel M. de Valera déclarait en 1942 : Malgré mes demandes réitérées, aucun économiste na pu me démontrer la fausseté de ce théorème.Si donc les producteurs touchent un total a, ils ne peuvent, en aucune façon, acheter un total A + B ; le revenu national reste toujours - inférieur - à la production nationale. Il y aura toujours des surplus et les consommateurs seront toujours en état de sous-consommation. Telle lorigine du phénomène surabondance-misère quaucun dirigisme ne peut réduire.Faut-il souligner que plus la structure productrice est concentrée, plus les investissements dans dénormes machines sont gigantesques, plus B croît aux dépens de A dans léquation, moins les salarié peuvent acheter leur production, plus la misère augmente, ce qui se vérifie depuis un siècle, quelle que soit laugmentation continue des salaires.
Le remède financier dont nous avons déjà montré dans nos autres chapitres la valeur économique consiste dune part dans le micro-machinisme et la décentralisation diminuant B. Et dautre part, dans le retour à lÉtat de son droit régalien de battre monnaie, enfin dans lutilisation de crédit public retrouvé, sans intérêt, pour la construction des services publics nationaux, régionaux (routes et hôpitaux, écoles et forêts, etc) où la part de salaires personnels est maxima et qui sont en dehors du circuit : Production, dans lequel doit jouer seulement la monnaie légale.
Faut-il faire remarquer que, quelle que soit la Distribution : structure du commerce et répartition des biens parmi les citoyens, cela ne joue quà lintérieur de A . Il peut y avoir des injustices, des bénéfices scandaleux ou un gaspillage dû à une cascade dintermédiaires, mais les Salaires totaux, plus ou moins bien répartis, doivent dabord permettre dacheter la Production totale. Le système bancaire actuel, autrement dit lusure-à-largent-négatif ne peut rien créer de positif, il est très axactement inverti. Il prospère en temps de guerre, sépanouit, apporte la prospérité matérielle aux ouvriers requis en usine, aux fournisseurs de lÉtat et aux fabriquants de munitions, pendant que la fleur de la nation est tuée ou mutilée. Il languit en temps de paix, se contracte, apporte le rétrécissement du pouvoir dachat, les faillites, banqueroutes, le chômage et toutes les misères à la clé. Pourquoi ce paradoxe?Il y a toujours assez de pouvoir dachat pour les buts de guerre PARCE QUE les biens créés sont détruits. Ainsi la sous-consommation peut être ordonnée au nom du patriotisme, tandis que la surproduction est liquidée. Il ne sagit point de mettre au pilori les banquiers actuellement inconscients, mais de considérer les faits. Les faits sont les suivants, ils crèvent les yeux : lusure-à-largent négatif conduit à fournir toujours assez dargent pour la guerre, la mort et la destruction, et jamais assez pour la paix, la vie et la construction. Plus la guerre est terrible, dévastatrice, plus de pouvoirs dachat sont créés, plus le flot dargent-négatif senfle ainsi que les bénéfices des usuriers. Mais ce gonflement ne peut avoir lieu avec des biens qui encombreraient le marché, puisque les salaires sont toujours insuffisants pour les acheter, et ne peut avoir lieu que dans un seul cas, celui de la destruction délibérée des stocks. Le système ne fonctionne avec - efficiency - que si lon détruit des biens réels. Il conduit implacablement à la guerre. »Jean-Gaston BARDET (1950)
#180 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3534" \l "p3534" 17-05-2008 23:59:21
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AJH a écrit:
Sandy a écrit:
bonjour AJH, votre graphique sur la dette semble reposer sur l'idée qu'avant la réforme des statuts de la banque de france en 1973 l'état avait recours à des emprunts sans intérêtsétait-ce réellement le cas ?selon ce lien : HYPERLINK "http://www.banque-france.fr/fr/stat_conjoncture/series/annhis/html/annhis_concoursautresor.htm" http://www.banque-france.fr/fr/stat_con
tresor.htmles emprunts sans intérêts ont seulement eu lieu de 1936 à 1940 et de 1972 à 1973 non ?
Bonjour SandyDepuis l'après guerre la Banque de France a toujours été un établissement public. Quand la BdF avait l'autorisation de faire des "avances au Trésor" les intérêts que payait l'Etat à la Banque de France, lorsqu'il en payait (vous avez raison de souligner ces deux périodes), revenaient d'une manière ou d'une autre (dividendes ou impôts) à l'Etat.Malheureusement l'article 25 de la loi du 3 janvier 1973 précise "Le trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France", ce qui signifie que le trésor public ne peut présenter les garanties que lui, l'Etat ou les collectivités publiques auraient émis, à l'escompte de la Banque de France.Donc, l'Etat finance ses besoins (excédant les recettes fiscales) sur divers marchés... en payant des intérêts aux détenteurs d'épargne...CordialementAJH
Et c'est bien ce que j'ai du mal à comprendre, pourquoi faire payer des intérêts à l'état si ces intérêts reviennent intégralement à l'état ensuite ?Vous dites que cela revenait dans les caisses de l'état soit par des paiements d'intérêts soit par les impôts, pouvez-vous ètre plus concret svp ?
#181 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3535" \l "p3535" 18-05-2008 08:43:17
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A propos de l'extrait de Jean-Gaston BARDET cité par Étienne...Je suis évidemment d'accord sur le fond du problème et plus globalement les idées défendues par les défenseurs du "crédit social" ... le développement que nous avons fait de l'écosociétalisme ( HYPERLINK "http://wiki.societal.org/" http://wiki.societal.org/ ) intègre une bonne part de ces idées .Juste un point.... si je suis tout à fait d'accord avec la proposition " mais les Salaires totaux, plus ou moins bien répartis, doivent dabord permettre dacheter la Production totale." je m'oppose à l'idée d'une forte relation avec la quantité de monnaie qui est exprimée dans cet extrait. En effet, les créditistes et Bardet ne tiennent pas compte de la vitesse de circulation de la monnaie ( voir par exemple l'apologue "la Dame de Condé" sur HYPERLINK "http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=ChangerDeParadigme" http://wiki.societal.org/tiki-index.php
eParadigme ).
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#182 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3536" \l "p3536" 18-05-2008 08:55:09
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Cher André-Jacques,Si on n'a pas assez de signes monétaires en circulation, on peut augmenter la vitesse de circulation pour échanger plus de richesses, ok, (pourtant, est-ce cette vitesse se décrète ? il me semble que non) ; mais ce qui est ici souligné c'est que la monnaie distribuée doit être suffisante pour acheter les richesses produites, non ?Et cette idée-là semble très pertinente, je trouve. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Est-ce que tu as du nouveau sur les paramètres qui déterminent la vitesse de circulation de la monnaie (aujourd'hui environ 1, sans qu'on sache trop pourquoi, apparemment) ?Étienne.
#183 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3537" \l "p3537" 18-05-2008 09:28:08
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Sandy a écrit:
Et c'est bien ce que j'ai du mal à comprendre, pourquoi faire payer des intérêts à l'état si ces intérêts reviennent intégralement à l'état ensuite ?Vous dites que cela revenait dans les caisses de l'état soit par des paiements d'intérêts soit par les impôts, pouvez-vous ètre plus concret svp ?
Oui, c'est vrai, pourquoi le Trésor Public payait-il des intérêts à la Banque de France ? J'avoue que je n'en sais trop rien... peut être (mais sans aucune certitude) pour de simples problèmes comptables ?Pour la seconde question, c'est plus simple. Comme la Banque de France est une institution dont le capital appartient à l'Etat, les intérêts payés entrent dans son bilan (chiffre d'affaire). La BdF, comme toute société doit payer des frais, des loyers, des salaires, des cotisations sociales, des investissements, etc. Reste son bénéfice brut qui est soumis à l'impôt sur les sociétés. Le bénéfice net est distribué aux actionnaires (nonobstant les réserves que la société peut décider) et comme le seul actionnaire est l'Etat...On trouve page 7 des comptes annuels de la BdF HYPERLINK "http://www.banque-france.fr/fr/publications/telechar/comptes_bdf/cpts_2007/comptes_BDF_2007.pdf" http://www.banque-france.fr/fr/publicat
F_2007.pdf " Le dividende versé à lÉtat sélève à 1 739 millions deuros. Le solde, soit 0,1 million deuros, a été laissé en report à nouveau." et page 9 "Impôts sur les bénéfices : 1 396 millions d'euros "CordialementAJH
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#184 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3538" \l "p3538" 18-05-2008 09:47:15
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Étienne a écrit:
Cher André-Jacques,Si on n'a pas assez de signes monétaires en circulation, on peut augmenter la vitesse de circulation pour échanger plus de richesses, ok, (pourtant, est-ce cette vitesse se décrète ? il me semble que non) ; mais ce qui est ici souligné c'est que la monnaie distribuée doit être suffisante pour acheter les richesses produites, non ?Et cette idée-là semble très pertinente, je trouve. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Est-ce que tu as du nouveau sur les paramètres qui déterminent la vitesse de circulation de la monnaie (aujourd'hui environ 1, sans qu'on sache trop pourquoi, apparemment) ?Étienne.
Mon cher ÉtienneTu as raison, "la monnaie distribuée doit être suffisante pour acheter les richesses produites " et c'est bien pour cela que j'approuve l'expression " mais les Salaires totaux, plus ou moins bien répartis, doivent dabord permettre dacheter la Production totale " .... mais ce que je veux dire, c'est que c'est évidemment le cas dans notre société (je ne vois pas de surplus qui ne peuvent être achetés "globalement") .. il y a assez de monnaie, avec une vitesse de circulation sensiblement de 1 comme tu le soulignes (il y a ensuite un problème de répartion évident des revenus, mais c'est un autre sujet). Il y avait entre 1980 et 2000 une Vitesse de Rotation de la Monnaie (pour ceux qui l'ignorent, c'est le PIB divisé par la masse monétaire M1) de 4, et tu as raison, la VRM ne se decrete pas, c'est une conséquence de choix individuels ... la seule explication (me semble t-il) c'est l'inflation ou le sentiment d'un risque d'inflation ... "la monnaie "brule les doigts"" et les gens achètent au lieu de "placer" ... Tiens, ça serait une question à poser à Frédéric (tu le fais ?)... il y a peut être une explication que je ne connais pas ...AJ
Dernière modification par AJH (18-05-2008 09:47:57)
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#185 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3595" \l "p3595" 31-05-2008 09:05:27
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« La dette prend aux pauvres pour donner aux riches »Avec France Inter, la chronique de Bernard Maris, journaliste et écrivain : HYPERLINK "http://www.marianne2.fr/La-dette-prend-aux-pauvres-pour-donner-aux-riches_a87685.html" http://www.marianne2.fr/La-dette-prend-
87685.html
« La dette publique doit être réduite, surtout parce que les intérêts perçus par les banques privées qui prêtent à l'État, viennent des impôts, en particulier de la TVA. Retour sur la dette publique : Bruxelles vient de demander à la France d'être un peu plus rigoureuse. La sempiternelle affaire de la dette publique ! 1 180 milliards d'euros. «Déficit public, le mal français» titrait Le Monde. Et bien, revenons une fois de plus sur ce «mal». 1) d'abord, l'État accuse les collectivités territoriales, qui sont en effet les responsables de l'augmentation de la dette. C'est d'un cynisme invraisemblable: L'État a transféré ses charges aux collectivités territoriales, par exemple la gestion du Rmi ou encore les politiques d'aides aux personnes âgées, et 70% des investissements publics sont réalisés par les collectivités territoriales. C'est énorme. C'est aussi la preuve que l'État ne fait plus son travail, c'est un choix. 2) Qu'est-ce qu'une dette ? Quand vous empruntez pour contruire votre maison, vous êtes endettés. Etes-vous coupable pour autant ? Pas du tout ! Vous espérez, par votre travail dans les années futures, rembourser votre dette et payer votre maison. On peut imaginer que la dette publique aussi, sera remboursée par du travail futur. Réponse : non, parce que les dépenses publiques sont des dépenses de fonctionnement. Un transfert des pauvres vers les riches Autrement dit, les dépenses publiques ne sont pas faites pour constuire une maison. Et si les dépenses publiques étaient faites pour construire une maison, la maison publique. Les policiers ? Inutiles ? Ils gardent la maison. Les professeurs. Inutiles ? Ils construisent la maison. Les chercheurs, les infirmiers, etc. Et une maisons construite par le privé ne serait pas mieux construite. Le privé construit en papier, à court terme. Il construit pour lui, et non pour la collectivité. Il ne regarde ni l'environnement, ni la beauté, ni la recherche désintéressée. Et pourtant, il faut réduire la dette... Pourquoi ? Parce que nous payons les intérêts de la dette aux banques privées qui nous prêtent. L'impôt paye les intérêts de la dette. Or l'impôt, en France, est largement proportionnel. La grande part de l'impôt est la TVA, payée par les pauvres autant que par les riches. En revanche, les intérêts de la dette sont perçus par les personnes les plus aisées. La dette réalise dont un transfert fiscal des plus démunis vers les plus aisés. C'est uniquement pour cette raison que la dette doit être réduite. Non pas une phrase mais HYPERLINK "http://www.amazon.fr/dette-publique-une-affaire-rentable/dp/2913492568/ref=sr_1_1?" un livre : La dette publique, une affaire rentable par André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder, Editions Yves Michel. »Bernard Maris
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Pour écouter le son de cette chronique : HYPERLINK "http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/journaldeleconomie/index.php?id=68199" http://www.radiofrance.fr/franceinter/c
p?id=68199
#186 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3597" \l "p3597" 03-06-2008 23:24:51
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« La macroéconomie étudiée librement par Jean Bayard »Un site étonnant, fourmillant didées et de formulations originales et séduisantes ; à travailler
HYPERLINK "http://www.bayard-macroeconomie.com/macroeconomie.htm" http://www.bayard-macroeconomie.com/macroeconomie.htm
« Aujourd'hui retraité, Jean Bayard a achevé sa carrière professionnelle dans une multinationale en qualité de directeur des études financières. En 1980, il s'est intéressé à l'économie et, utilisant essentiellement ses connaissances comptables et financières, s'est livré à des travaux de recherche concentrés sur les comptes nationaux et effectués à partir d'une expression mathématique (que l'on trouve dans la plupart des manuels d'économie) démontrant l'égalité existant entre l'épargne et l'investissement. On doit cette égalité au célèbre économiste anglais John Maynard Keynes.Ainsi, la même année, en créant de toutes pièces une comptabilité nationale, il a découvert une loi macro-économique qui commande l'allure de marche de toute activité nationale. Il a consacré les premières années qui ont suivi, à la mise au point et à la vérification de cette loi. Il a ensuite orienté ses travaux vers l'étude et la recherche des causes de phénomènes économiques qui agissent trop souvent sur notre vie quotidienne à notre corps défendant et dans l'impuissance générale. Pour pénétrer dans le maquis des circuits de la monnaie, il a dû retracer les schémas d'écritures comptables complexes, seul moyen de démonter les mécanismes monétaires. Enfin, praticien de formation il a écrit non sans peine la théorie de cette loi. Sous l'angle de cette découverte et à l'écart des sentiers battus, les pistes empruntées peuvent expliquer un résultat en totale contradiction avec les théories qui jalonnent le parcours de notre incapacité à affronter les réalités économiques de notre époque.Plus de vingt-cinq années de travail ne serviraient à rien si les résultats obtenus n'étaient diffusés. Toutes les tentatives de publication faites jusqu'à présent ont échoué. Pourtant, un économiste éminent : le professeur Alain Cotta s'est intéressé à ses travaux, au point d'en proposer spontanément le manuscrit à son éditeur, malheureusement sans succès. Il est en effet difficile de faire passer un message qui se situe en marge des dogmes reconnus, qui bouleverse l'ordre établi et surtout menace des institutions monétaires et statistiques aussi solides que celles qui nous dirigent.Grâce à Internet, il n'y a plus de politique éditoriale de l'éditeur ou de ligne politico-dogmatique du rédacteur en chef pour s'opposer à la publication d'oeuvres ou d'articles de presse. Le public devient sans entrave aucune le seul juge. »
HYPERLINK "http://www.bayard-macroeconomie.com/macro.pdf.htm" Téléchargez ici son livre au format pdfVoici lintroduction, ça donne vraiment envie de lire la suite !
« La croissance, ça se décrète ! Tout simplement parce que l'activité nationale de production se finance comme n'importe quelle activité d'entreprise et qu'un financement, ça s'organise. Mais, comme à l'heure actuelle on ne le sait pas, son financement s'opère de manière anarchique parce qu'il obéit à des effets d'ensemble non ordonnés, donc conjoncturels.La croissance, ça se décrète ! Mais pour l'admettre, il faudrait s'affranchir tout spécialement des théories monétaristes de l'inflation qui paralysent tout essor économique. La pensée économique contemporaine, dominée par des théoriciens à cent lieues des réalités de ce monde, est littéralement envahie par l'inflation. On est en présence d'une erreur collective monumentale due à un syndrome généralisé. Partout dans le monde on a réussi l'exploit insensé de vaincre l'inflation par un sévère blocage du développement économique et social dont l'emploi et le pouvoir d'achat font les frais.Non, la croissance ne relève pas de formules incantatoires ainsi qu'on pourrait fort bien le croire si l'on en juge par les propos et l'attitude des spécialistes lorsqu'ils sont en quête de reprise économique. La croissance n'est rien d'autre que la différence existant entre les mesures d'activité de production nationale de deux périodes successives, ayant pour unité de compte la monnaie. Elle relève donc des mathématiques. La quantité de monnaie consacrée à l'activité nationale varie naturellement d'une période à l'autre en fonction d'une multitude d'éléments qui déterminent la conjoncture, mais c'est cette quantité de monnaie qui fait la différence et qui oriente l'activité à la hausse ou à la baisse. La maîtrise de cette masse monétaire conduit à la maîtrise de l'économie nationale.La conjoncture nest rien dautre quune économie libérale livrée à linfluence désordonnée, parce que non régulée, des facteurs endogènes opposés que sont lépargne et le crédit.Il existe une loi macroéconomique qui démontre que la sphère de l'activité de production, dite sphère réelle, connaît l'expansion ou la récession selon qu'elle est alimentée plus ou moins en monnaie. Dans la dynamique économique, l'épargne joue le rôle du frein tandis que le crédit joue celui de l'accélérateur, si bien que l'on passe de l'activité d'une période à celle de l'autre par simple addition du crédit et soustraction de l'épargne, tous agents confondus. La différence entre les deux activités, ou entre le crédit et l'épargne, correspond très précisément à une création ou une destruction de monnaie, selon qu'elle est positive ou négative. Et si l'on veut obtenir la croissance, il ne reste qu'à éliminer l'érosion monétaire de ces deux facteurs.Les instituts de statistiques obtiennent en théorie le même résultat, mais empruntant des voies beaucoup plus tortueuses où cohabitent difficilement statistique et comptabilité, ils se privent de la clarté indispensable à une bonne compréhension du phénomène et obtiennent en définitive un résultat faussé par une méthodologie inadaptée. De plus, usant de son autorité tutélaire, l'État y trouve son compte puisqu'il peut infléchir chaque fois qu'il le juge nécessaire des résultats (croissance et inflation notamment) obtenus par une approche statistique, que tous les experts s'accordent à qualifier d'approximatifs.Non, il n'y a pas de croissance sans monnaie et sans monnaie il n'y a pas d'inflation. La monnaie nourrit à la fois la croissance et l'inflation, la première parce qu'elle ne peut s'en passer et la deuxième parce qu'il y a longtemps que les gens ont compris qu'il fallait augmenter les prix pour s'en accaparer les fruits. C'est aussi simple que cela.En fait, la croissance et le chômage, on en parle beaucoup, mais on s'occupe d'abord de la lutte contre l'inflation pour protéger le capitalisme monétaire, et dans cette lutte perpétuelle, on a découvert un allié de poids par la capacité étonnante qu'il possède à faire baisser les prix : le libre-échange. D'où son succès. Mais, en pesant sur les prix il pèse tout autant sur les revenus, et dans un environnement économique libéral, il avantage naturellement les plus forts. Cest pourquoi le fossé qui sépare les nantis des démunis ne cesse de sagrandir. Aussi, comment avons-nous pu nous laisser prendre au piège de la mondialisation ? Comment avons-nous pu nous laisser entraîner dans la plus fantastique course aux chimères de tous les temps, que les progrès de la communication ont étendu à la planète tout entière ?C'est d'abord un véritable défi lancé aux mathématiques : comment supposer un instant qu'en agissant sur une fraction (le solde des échanges extérieurs) non seulement variable en plus ou en moins, mais aussi tout au plus égale à 2 ou 3 centièmes, on allait obtenir la croissance de l'ensemble ? C'est ensuite oublier que cet ensemble, c'est-à-dire le produit national (PIB), est représenté pour près ou plus de 100% par la consommation et l'investissement, les échanges extérieurs faisant la différence.La priorité des échanges doit être réservée à léconomie nationale : consommation et investissement.On ne parle que de commerce international et de conquêtes de marchés à l'étranger, sans jamais parler des conséquences de l'importation sur l'économie intérieure. Personne ne semble connaître l'existence d'une loi fondamentale en matière d'échanges internationaux : il n'y a pas d'exportateur dans un pays sans un importateur dans un autre pays, ce qui veut dire quau niveau de la planète les exportations sont égales par définition aux importations. On peut en déduire sans risque d'erreur qu'il n'y a pas d'autre croissance qu'intérieure.Les statistiques, qui sont à la disposition de tout un chacun, montrent que sur 35 ans le développement du commerce international s'est traduit, dans tous les pays de l'OCDE sans exception, par une hausse considérable (du simple au double, voire au triple) de la part des exportations et de celle des importations dans leur PIB, sans que pour autant le solde de ces échanges n'ait dépassé, en plus ou en moins, plus de 3% dans la majorité des cas sur toute la période. Seulement voilà, pour le savoir, il faudrait extraire des statistiques d'autres informations que celles qui ne gênent personne ou qui flattent les courants de la pensée à la mode.Ce qui est sûr, c'est que par l'interdépendance qu'elle a créée dans les échanges entre les pays, la mondialisation a considérablement fragilisé nos économies nationales. Comment ignorer ce que démontrent des événements encore tout proches ? L'économie japonaise, déjà mal en point, a été terrassée par l'effondrement de l'activité des pays asiatiques voisins, tandis que l'Europe et les Etats-Unis ont été menacés à leur tour par la chute des économies nipponne, russe et brésilienne. En étendant le libre-échange à la planète entière, on a créé de nouvelles sources de désordre au détriment des économies nationales et des populations.Pendant plusieurs années, des économistes français parmi les plus réputés se sont élevés contre cette politique et en ont dénoncé les méfaits. Bien que les statistiques leur aient donné raison, ils nont pas été écoutés. En fait, ils ont prêché dans le plus grand désert parce qu'ils se sont heurtés à l'aveuglement incommensurable d'une volonté politique qui a sacrifié l'intérêt collectif sur l'autel de la mondialisation, véritable miroir aux alouettes !La compétitivité, fille naturelle de la concurrence, excitée au plus haut point par le libre-échange, est devenue en période de ralentissement économique une espèce de machine infernale à produire soit du chômage (Europe) soit des salaires de misère (USA), soit les deux à la fois, mais conduisant de toute façon à des pertes massives de pouvoir d'achat, surtout parmi les populations laborieuses. C'est la politique sociale de l'emploi, dirigiste en Europe et libérale aux États-Unis, qui fait la différence.Largument largement employé pour faire admettre les bienfaits du libre-échange consiste à dire que les premiers bénéficiaires des baisses de prix sont les consommateurs. Mais ce que lon oublie de dire, cest que les prix faisant les revenus puisque le produit national est égal au revenu national, les baisses de prix conséquence de la concurrence entraînent mécaniquement des baisses de revenus. Mais, pas pour tout le monde !Cest quen effet, les hommes politiques, les chefs dentreprise et dune manière générale tous ceux qui ont le pouvoir de fixer les prix et ceux qui les servent ne sont évidemment pas concernés par la baisse des revenus puisquils sont les premiers à se servir. Ceux-là et ceux-là seulement gagnent sur les deux tableaux ! Leur pouvoir dachat saméliore à la fois par la hausse de leur revenu et par la baisse de leurs dépenses.Il n'est donc pas surprenant de constater que ce sont les plus nombreux qui sont les plus touchés, c'est-à-dire les revenus les moins élevés, ceux des masses laborieuses, ce qui explique largement le creusement du fossé qui sépare à nouveau les riches et les pauvres.À quoi cela sert-il d'offrir sur le marché des produits de consommation à des prix de plus en plus bas s'il faut sacrifier pour y parvenir le pouvoir dachat dune large partie de la population ainsi privée des ressources nécessaires pour se les payer ?Enfin, si la mondialisation des échanges productifs s'avère incapable de conduire l'ensemble des pays du monde vers le progrès, celle des échanges financiers engendre par ses excès des effets beaucoup plus graves car elle crée de dangereuses perturbations dans la sphère de l'activité de production. Pour combattre l'inflation que l'on voit partout et favoriser la croissance que l'on a toujours tendance à voir séchapper, on fait appel aux capitaux étrangers. On semble ignorer qu'un pays n'a aucun besoin de concours extérieurs, excepté si sa balance commerciale est déficitaire.Si les entrées massives de capitaux dans un pays peuvent être utiles à son développement, c'est indubitable, les sorties sont pour le moins dévastatrices, ainsi qu'en témoignent les exemples successifs du Mexique, des pays dExtrême-Orient, de la Russie et plus récemment du Brésil. On oublie tout simplement que les entrées de devises ont pour effet de créer de la monnaie nationale, tandis que les sorties au contraire ont pour effet de la détruire. Les sorties provoquent donc une sorte de dépression monétaire interne dont les pays concernés ont bien du mal à se remettre. Sans que l'on cherche véritablement à en mesurer les effets néfastes sur l'activité de production, le secteur des placements financiers et de la spéculation prospère outrageusement. Par des taux réels d'intérêt élevés, dans un environnement où l'inflation est quasiment éliminée, ce secteur capte la monnaie qui fait tant défaut à l'activité de production. Mais qui donc s'en préoccupe ?Comme toujours la priorité est donnée à la protection du capital et dans ce domaine, l'apanage revient sans nul doute aux gardiens du temple de la monnaie qui ont réussi à élever des barrières pratiquement infranchissables, aidés en cela par des tabous soigneusement entretenus dans l'opinion publique. On protège le capitalisme monétaire contre toute atteinte extérieure et on dispose d'une autre alliée avec la théorie quantitative de la monnaie. Cette théorie, qui définit le niveau des prix en fonction de la masse monétaire et de sa vitesse de circulation, conserve une influence prépondérante sur la politique monétaire des banquiers centraux qui nont rien dautre pour justifier leur lutte contre linflation. Principalement fondée sur des situations de pénurie, elle a été généralisée aveuglément à toutes les circonstances de la vie économique, alors qu'elle ne trouve pas à s'appliquer en période d'abondance, même relative comme c'est le cas dans nos pays industrialisés, lorsque l'appareil de production bien rôdé est capable de répondre dans de très courts délais à la demande des agents économiques. On semble oublier que c'est la rareté d'un produit qui fait son prix. Son succès tient au fait qu'elle sert à nulle autre pareille le capitalisme monétaire dans sa lutte perpétuelle contre l'inflation.C'est ainsi que s'est développé un syndrome, celui de linflation, qui a envahi petit à petit le corps économique tout entier.La monnaie est le carburant de léconomie. Comme un moteur a besoin dessence, lactivité de production a besoin de monnaie pour marcher. Personne n'est capable de dire quelle est la quantité de monnaie nécessaire à une économie déterminée pour fonctionner. Personne ne sait ou ne veut savoir dans quelles conditions précises s'opère l'émission monétaire et comment se mesure sa masse. Aucun expert n'est capable d'expliquer les variations erratiques auxquelles elle est sans cesse soumise. Personne ne connaît les rapports existant entre les deux sphères d'activité (production et finance). Mais tout le monde est sûr que la masse monétaire a un effet certain sur les prix, et seulement sur ceux de la sphère réelle. C'est inouï !Tout d'abord, il est curieux de constater que dans la mesure de la masse monétaire, on ne cherche pas à isoler les banques des établissements financiers, alors qu'une différence fondamentale les oppose:- les banques créent et détruisent de la monnaie dans toutes leurs opérations avec le secteur non bancaire pour la bonne et simple raison qu'elles ne disposent pas d'un compte en banque comme tout un chacun pour payer ou encaisser,- les établissements financiers, eux comme tout le monde, doivent disposer d'un compte alimenté ou de lignes de crédit dûment autorisées pour fonctionner,ce qui change tout dans la mesure de la masse monétaire en circulation.Ensuite, on ne cherche pas à savoir comment cette masse circule, car autrement on connaîtrait l'existence de parkings monétaires, véritables capteurs d'épargne, et on verrait que la monnaie ne circule pas du tout comme on le croit. En banque, en effet, l'épargne ne circule pas pour la bonne raison quelle n'a pas de contrepartie en monnaie ; elle en a déjà une à l'actif de son bilan : ce sont notamment les crédits qu'elle a accordés. Dans un établissement financier, il en va tout autrement précisément parce que celui-ci doit disposer au préalable des fonds épargnés pour pouvoir les prêter. En banque, l'épargne est morte. Dans un établissement financier, elle est vive ou active. C'est toute la différence, elle est fondamentale.La monnaie scripturale ne quitte jamais les banques, lesquelles prises ensemble n'ont aucun besoin de monnaie puisqu'elles la créent et la détruisent à volonté, mais comme elle passe sans cesse d'une banque à l'autre on peut avoir l'illusion qu'elle leur est nécessaire. Et les banquiers, pour la plupart, se laissent prendre au piège, ce qui est un comble !Et puis, on est sûr que la masse monétaire est à l'origine de l'inflation des prix dans la seule sphère réelle, alors que celle-ci n'a pas l'exclusivité de l'émission de monnaie. On se garde bien de nous dire notamment que les crédits accordés par le système bancaire sur les marchés à terme de bourse et de change, conduisent à la multiplication des signes monétaires. Il y a donc bien deux sources d'émission et par voie de conséquence deux masses qui obéissent à des nécessités distinctes.Enfin, on ne cherche surtout pas à séparer les deux sphères d'activité pour ne pas avoir à vérifier la théorie qui ne prévoit qu'une vitesse de circulation. La sphère financière est en effet composée d'au moins deux flux monétaires indépendants qui fonctionnent à leur vitesse propre. D'un côté les transactions de l'activité de production, de l'autre celles de l'activité purement financière, l'une et l'autre respectivement dans le rapport énorme de 1 à 40 environ, rapport qui n'a cessé de croître au cours des trois dernières décennies avec l'arrivée des produits dérivés.Quant aux discours abstraits sur la dichotomie existant entre les deux sphères d'activité, ils ne font qu'entretenir la confusion dans les esprits. Il existe cependant un moyen simple de connaître, sans erreur possible, les relations existant entre la sphère réelle et la sphère financière en s'inspirant des méthodes comptables en usage dans les grands groupes. Par la consolidation des comptes de résultat de toutes les entreprises on peut obtenir le produit national et par celle de leurs comptes de bilan on peut disposer de son financement. Mais cela conduirait à reconnaître le principe du financement de l'activité nationale, là où il n'existe pas de théorie sur le sujet.Ainsi, de facto, la monnaie se trouve protégée dans l'enceinte d'une bastille qui ne cesse de se fortifier. C'est qu'en effet, les banques centrales les unes après les autres copient le modèle américain de la Fed, véritable centre du capitalisme mondial, et acquièrent leur indépendance. Les gouvernements perdent ainsi tour à tour le dernier lien d'autorité et en définitive le pouvoir absolu que donne la monnaie sur l'économie dun pays. Si l'on veut réellement régler, enfin et une fois pour toutes, le douloureux problème du chômage et de la misère humaine, il est capital de se débarrasser des dogmes monétaires et des tabous qui cernent la monnaie de toutes parts, et urgent de remplacer le libre-échange, facteur de paralysie de l'économie, par la libre concertation des échanges entre les pays, car la priorité des échanges doit être réservée à l'économie nationale : consommation et investissement.La monnaie peut et doit devenir l'outil démocratique du développement du bien-être des populations et non l'instrument de leurs souffrances. On pourra alors, et alors seulement, choisir une autre politique économique que le capitalisme. » (Fin de lintroduction)
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#187 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3598" \l "p3598" 04-06-2008 07:31:51
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BonjourJean bayard est très intéressant d'une manière générale .. il s'exprime aussi souvent sur le bog de Paul Jorion HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/" http://www.pauljorion.com/Je relève quand même une erreur dans son introduction " - les banques créent et détruisent de la monnaie dans toutes leurs opérations avec le secteur non bancaire pour la bonne et simple raison qu'elles ne disposent pas d'un compte en banque comme tout un chacun pour payer ou encaisser,"SI... et j'ai sous les yeux un chèque crédit coopératif d'Aix (chèque de banque) . Renseignements pris à l'agence, chaque Agence dispose de son propre "compte"...
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#188 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3600" \l "p3600" 05-06-2008 06:04:12
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Croissance - Jean BayardIl me semble que Jean Bayard part du principe que la croissance est une bonne chose.Est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux s'occuper de réorganiser la production et la consommation aux niveaux local et mondial? JR
#189 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3601" \l "p3601" 05-06-2008 08:11:08
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Jacques Roman a écrit:
Croissance - Jean BayardIl me semble que Jean Bayard part du principe que la croissance est une bonne chose.Est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux s'occuper de réorganiser la production et la consommation aux niveaux local et mondial? JR
Jean Bayard a beaucoup de qualités et de connaissances, plusieurs raisonnements intéressants, mais c'est quand même un "libéral bon teint". Mais je n'ai hélas pas le temps (ni le courage) d'argumenter sur ses propositions.Globalement en ce qui concerne la monnaie je reste sur les idées que j'ai développées dans mon dernier bouquin (très proches de celles d'Allais) et que je défends sur le blog de Paul Jorion ( et particulièrement ici HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=597" http://www.pauljorion.com/blog/?p=597 sous le pseudo "stilgar" que j'avais pris lors des premiers échanges ne sachant pas "où" je mettais les pieds.)En ce qui concerne les échanges économiques, je suis totalement en accord avec vous , Jacques: je suis en train d'écrire une analyse de la mise à jour 2002 du livre de Meadows "limits to growth - the 30-years update" (c'est en anglais et donc je ne vais pas vite), qui fera suite à l'article d'analyse de son premier rapport de 1972 ( HYPERLINK "http://www.societal.org/docs/cdr1.htm" http://www.societal.org/docs/cdr1.htm )... mais il y a vraiment de quoi être pessimiste!
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#190 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3605" \l "p3605" 06-06-2008 07:26:04
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The Irish Times : pour la première fois, le NON passe en tête dans un sondage (publié vendredi 6 juin 2008).NON : 35 %.OUI : 30 %.Indécis : 28 %.Niront pas voter : 7 %. HYPERLINK "http://www.ireland.com/newspaper/frontpage/2008/0606/1212696236403.html" http://www.ireland.com/newspaper/frontp
36403.html
#191 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3606" \l "p3606" 06-06-2008 09:11:27
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À Instit...Oui, c'est une très grande nouvelle et un très grand espoir. Mais il y a un hic...Déjà en 2001 les irlandais avaient rejeté le Traité de Nice par voie référendaire, pour y adhérer environ un an plus tard.Espérons que, si le non l'emporte cette fois-ci aussi, ils ne changeront pas d'avis/on ne les fera pas insidieusement changer d'avis/on ne leur volera pas leur victoire comme ce fut le cas en France (au choix)...À suivre de très près, en croisant les doigts.
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#192 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3608" \l "p3608" 06-06-2008 10:12:53
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Chers amis,ce fil est consacré à la monnaie et, si je comprends bien que cette nouvelle vraiment sympa donne envie d'aller le crier sur tous les toits INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET , ce serait bien de poursuivre cet échange-là plutôt sur ce fil ("08 Le projet de TRAITÉ MODIFICATIF") qui correspond mieux : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3604" \l "p3604" http://etienne.chouard.free.fr/forum/vi
3604#p3604Merci pour tout ce que vous faites, je vous trouve formidables INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
#193 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3612" \l "p3612" 06-06-2008 16:39:03
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SPECULANDUn site qui met la spéculation sous les projecteurs de la moquerie : HYPERLINK "http://speculand.com/" http://speculand.com/Une initiative amusante (et intéressante) d'Attac. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET
#194 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3620" \l "p3620" 07-06-2008 22:00:13
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LARGENT EST ESSENTIELLEMENT UN TITRE AUX PRODUITS ET AUX SERVICES Un texte passionnant, un bijou, dans un style limpide, de Louis Even, HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=597" \l "comment-4602" signalé par Rumbo, sur le blog de Paul Jorion (qui devient chaque jour davantage un outil quotidien indispensable de réflexion) :
LARGENT EST ESSENTIELLEMENT UN TITRE AUX PRODUITS ET AUX SERVICES Secouer le non-sens financier Fabriquer largent qui manque Les piastres ne sont point des ordonnances du cielLargent est fait pour payer, pour acheter. Cest essentiellement un titre donnant droit à des produits ou des services au choix. Ce titre est fait de chiffres. Chiffres gravés sur du métal, ou imprimés sur du papier, pour largent de poche. Chiffres inscrits dans des comptes de banque, pour le commerce et lindustrie.La solution saute aux yeux. Cest de mettre largent au même pas que les produits : production abondante, argent abondant ; production facile, argent facile ; produits existant devant les familles en besoin, argent dans les familles devant les produits.Lorsquon a tout ce quil faut, excepté largent, pour produire les biens, privés ou publics, demandés par la population, la solution logique, puisque seul largent fait défaut, cest de faire largent qui manque et de procéder à la production. Mais entendre ainsi dire de faire largent quand il en manque, voilà un langage que beaucoup de gens trouvent encore étrange. On admet bien que si lon manque de maisons il faut en bâtir, si lon manque de vêtements il faut en fabriquer. Mais fabriquer de largent, cela paraît inouï. Il y a je ne sais quoi de sacré autour du mot argent la chose pourtant la plus simple à produire quand ceux qui en ont lautorité le décident. Aucune difficulté technique, simple question de décision. On en a eu lexemple en 1939. Depuis dix années, toutes les nations civilisées étaient dans ce quon appelait la crise. Pas une crise de produits, ni de bras, on avait trop de tout cela. Pas une crise de température ni de Providence : rien navait changé de ce côté-là. Mais une crise dargent. Individus, compagnies, gouvernements, manquaient dargent. On chômait, faute dargent pour payer le travail. On nachetait pas, faute dargent pour payer les produits. Pourtant, tous ces pays-là embarquaient dans une guerre majeure, et une guerre moderne majeure demande des milliards.La magie de largent Cest alors quon vit disparaître la magie de largent. Dans tous les pays en guerre, on fabriqua tout largent quil fallait pour conduire la guerre, au fur et à mesure quon en avait besoin, tant quon avait des hommes et du matériel pour faire la guerre. Le « pas dargent », quon entendait tous les jours avant la guerre, ne fut pas prononcé une seule fois pendant la guerre. Quand lAllemagne capitula, ce ne fut pas à cause du manque dargent, mais à cause du manque dhommes et de matériel pour continuer. Comment donc le monde passa-t-il ainsi, subitement, de la crise dargent à labondance dargent pour la guerre ? Comment ? Mais en fabriquant largent qui manquait. Au Canada, dès la déclaration de guerre par un gouvernement à coffres_ vides, ce gouvernement se fit faire 8o millions de dollars, et ça ne prit pas cinq minutes. Dautres millions suivirent, et lon eut des milliards, tous les milliards voulus pour changer les chômeurs en soldats ou en fabricants de munitions, davions, de vaisseaux et autre attirail de guerre. Aux États-Unis, après Pearl Harbour, le président Roosevelt déclara quil ne permettrait pas au non-sens financier dempêcher la nation de mettre tous ses hommes valides et tous ses moyens de production au service de la guerre. Le non-sens financier, disait Roosevelt. Le non-sens financier, cest la paralysie de la production et de la distribution de richesse pour manque de ces petites choses quon appelle piastres. Des piastres, qui ne sont point des ordonnances du ciel ; des piastres qui ne sont point une affaire compliquée à produire, puisquelles sont venues du jour au lendemain quand on a secoué le non-sens financier pour entrer hardiment dans la grande tuerie mondiale. Pour avoir largent, ni le gouvernement canadien, ni aucun autre gouvernement en guerre nenvoya les hommes dans les mines dor. Les hommes, cétait pour larmée, pour les munitions, et un grand nombre de femmes aussi. Pour avoir largent, le gouvernement nengagea même pas dimprimeurs pour imprimer des dollars. Cest beaucoup plus simple que cela. Il demanda aux banquiers de lui faire de largent. En faire, mais oui. Depuis longtemps, les gens nen avaient pas, ils ne pouvaient donc pas en épargner et en porter à la banque. Les coffres des banques étaient donc passablement à plat. Et pourtant il fallait des millions, il fallait des milliards. Pas dautre solution que den faire.Le compte de banque Pour faire largent voulu, les banques neurent pas à inventer une nouvelle méthode. Elles employèrent simplement la même technique quelles emploient toutes les fois quelles prêtent de grosses sommes dargent à des industriels ou à des corps publics. Dans ces occasions-là, elles font largent quelles prêtent ; elles créditent lemprunteur sans débiter personne.Vous savez tous ce que cest quun compte de banque. Quand vous en avez un, vous pouvez payer sans sortir de largent de votre poche. Vous faites un chèque. Celui qui reçoit votre chèque peut le déposer à sa propre banque. Quarrivera-t-il ? Votre compte sera diminué, et le sien sera augmenté. Il ny aura eu besoin ni dor, ni dargent blanc, ni de nickel, ni de piastres en papier rien quune addition dans un compte et une soustraction dans un autre compte, et cest aussi bon. Cest avec cela que marchent les grosses affaires. Cest avec cela quon a financé la guerre. Mais, direz-vous, pour avoir un compte de banque, il faut épargner et déposer. Cest une méthode. Mais il y en a une autre, celle des emprunts. Supposons que je sois un gros industriel. Je veux agrandir mon usine. Il me faudrait tout de suite $100,000. Je vais à la banque. Je marrange avec le gérant pour un emprunt de $100,000. Il me demande des garanties, évidemment. Mais je napporte pas un sou à la banque. Le gérant me signe un papier. Je vais au caissier. Je dépose ce papier. Le caissier ouvre son livre, à mon compte, et il inscrit à mon crédit $100,000. Je sors de la banque avec un compte de $100,000, sur lequel je pourrai tirer des chèques au fur et à mesure que jaurai des paiements à faire. Voyez-vous : je nai pas fait ce compte-là par la méthode des épargnants. Sans apporter un sou à la banque, je sors quand même avec un compte de $100,000, tout comme si javais apporté et déposé cette somme. Ce qui est remarquable encore là-dedans, cest que pour me prêter cet argent-là, le banquier na pas sorti un sou de son tiroir ; et il na pas diminué dun seul sou le compte dun seul autre client. Tout le monde en a autant quauparavant, et moi jai $100,000 de plus. Un beau $100,000 enlevé à personne, sorti de nulle part, et maintenant dans mon compte. Cest un $100,000 dargent tout neuf, tout en chiffres, mais aussi bon que de lor pour payer nimporte quoi. Ce $100,000 a été fabriqué par le banquier, avec sa plume et une goutte dencre, après quil a consenti à le faire. Une décision, un peu dencre, et cest tout. Cest là la fabrication de largent moderne; et seule la banque fait cela. Le gouvernement, qui manque toujours dargent, ne fait pas cela; il est inférieur au banquier. Évidemment, jaurai à rembourser le $100,000 au banquier ; même un peu plus à cause de lintérêt. Quand je rembourserai, jaurai retiré largent de la circulation; le fonds total à chèque dans le pays aura diminué de $100,000 et un peu plus. Largent commence donc quand le banquier prête ce quil appelle des crédits, et qui est le principal argent moderne. Puis largent finit quand on le rembourse à la banque. Comme il faut que les remboursements soient plus gros que les prêts, il faut quil y ait continuellement des emprunts nouveaux, autrement il ny aurait bien vite plus du tout dargent. On vit donc avec de largent emprunté quelque part dans le système bancaire, donc parce que des individus ou des compagnies ou, des corps publics sendettent. Quand les prêts sont plus rapides que les remboursements, largent devient plus abondant. Quand les prêts deviennent plus difficiles et quil faut rembourser quand même, largent en circulation diminue, on appelle cela restriction du crédit. Si la restriction du crédit est aiguë et se prolonge, on appelle cela une crise, et le monde souffre devant une production possible abondante.Largent, un titre Largent est fait pour payer, pour acheter. Cest essentiellement un titre donnant droit à des produits ou des services au choix. Ce titre est fait de chiffres. Chiffres gravés sur du métal, ou imprimés sur du papier, pour largent de poche. Chiffres inscrits dans des comptes de banque, pour le commerce et lindustrie. Vous connaissez dautres chiffres, qui sappellent prix. Eux sont inscrits sur les étiquettes qui accompagnent les produits. Les chiffres qui sont des prix viennent aussi vite que les produits et en rapport avec les produits. Mais les chiffres qui sont de largent, dans nos poches ou dans nos comptes de banque, ne viennent point du tout aussi vite que les produits ni en rapport avec eux. Cest pour cela que tout le monde se plaint. Cest pour cela que des gens se privent devant des produits abondants ; ou bien quils sendettent et prennent des années à payer ce qui se fabrique pourtant en quelques jours, parfois en quelques heures. Cest pour cela que les municipalités et les commissions scolaires et dautres corps publics sont toujours aux prises avec du manque dargent ou avec des dettes, ne pouvant pas taxer davantage des gens qui manquent déjà, dargent pour faire vivre convenablement leurs familles. Cest pour cela que des maisons sont vendues pour les taxes. Cest pour cela que des produits agricoles se vendent mal ou pas du tout, alors quils sont bons et désirés, parce que ceux qui les voudraient nont pas de quoi les payer. Cest pour cela quil y a des chômeurs, qui aimeraient pourtant bien travailler et il y a tant de choses à faire mais on na pas de quoi les payer. Cest pour cela que les gens se chicanent partout, quils cherchent à sarracher les uns des autres largent qui est trop rare, alors quils ne se chicanent jamais autour des produits dans les magasins, parce que ces produits sont abondants. La solution saute aux yeux. Cest de mettre largent au même pas que les produits : production abondante, argent abondant ; production facile, argent facile ; produits existant devant les familles en besoin, argent dans les familles devant les produits.Argent social Pour cela, il faut que le volume de largent et sa mise en circulation soient une affaire sociale, non pas une affaire dépendant de profiteurs, de banques qui maintiennent largent difficile et conditionné par elles, de sorte quon soit toujours obligé daller à leurs portes sendetter et les engraisser dintérêts. Cest pourquoi nous demandons que largent soit mis au monde, selon les besoins et selon la production, par une banque nationale, ou un organisme national, existant pour le service et non pour le profit ; tout comme la justice et les autres ministères publics existent pour le service de la nation et non pas pour le profit personnel des ministres ou des juges Mais les contrôleurs actuels de largent et du crédit tiennent à garder leurs privilèges et leur pouvoir. Ils exercent de grosses pressions contre tout changement. Tant quil ny aura pas de la part du peuple une pression plus forte, ça ne changera pas. Cest pourquoi nous demandons à tous les citoyens, de nimporte quels partis, de sunir et de faire sur les gouvernements des pressions croissantes et répétées pour que, sentant la force du peuple plus que celle des financiers, ils fassent sauter une fois pour toutes le non-sens financier, pour que largent soit rendu conforme à la production et serviteur des individus, des familles, des corps publics. Ce sera la plus grande réforme de tous les temps, et elle vaut tous nos efforts.LOUIS EVEN
#195 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3643" \l "p3643" 14-06-2008 17:05:39
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Bonjour,Un grand merci à Etienne Chouard pour avoir ouvert sur son site une place de choix à la présentation de mon ouvrage sur la macroéconomie. Merci aussi pour les compliments qui l'accompagnent, auxquels j'ai été très sensible.Actuellement absent de mon domicile jusqu'à lundi, je n'ai pas sous la main les éléments qui me permettont de répondre à M. Holbecq.A bientôt, donc.jean bayard
#196 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3644" \l "p3644" 14-06-2008 19:28:00
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J'espère que Jean Bayard ne me tiendra pas rigueur de l'expression utilisée "libéral bon teint". ... Jean pourra s'en défendre si j'ai mal compris ses positions, mais ce n'est de toute façon pas une "vacherie" dans ma bouche (je n'ai pas écrit ultra libéral INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET ) .. le libéralisme n'a pas que de mauvais côtés...En tous les cas, bienvenue sur ce forum...
Dernière modification par AJH (14-06-2008 19:30:14)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#197 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3650" \l "p3650" 16-06-2008 16:54:06
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Voici mes réponses aux observations de M. Holbecq :a) il est un peu trop facile et quelque peu léger de réfuter un court passage de lintroduction de mon ouvrage, sans avoir pris le temps et la peine de le lire, peut-être dans la crainte dy trouver la confirmation de ses erreurs,b) je maintiens la phrase contestée : « les banques créent et détruisent de la monnaie dans toutes leurs opérations avec le secteur non bancaire pour la bonne et simple raison qu'elles ne disposent pas d'un compte en banque comme tout un chacun pour payer ou encaisser », jaurais dû toutefois ajouter « et parce quelles tirent des chèques sur elles-mêmes »,c) il y a 3 ou 4 ans déjà, un ami, Alain Grandjean (Chômage et Monnaie) a voulu vérifier ce que javançais en matière bancaire, et a découvert un bouquin (quil ma fait découvrir moi-même) intitulé « La comptabilité bancaire » de Jean-Marie Gélain à La revue Banque Editeur ; on y trouvera à la page 173, le texte suivant :« La banque a intérêt à remplacer au maximum les chèques tirés sur la Banque de France par des chèques tirés sur elle-même (chèques de banque crédités en « 162 » - Provisions pour chèques à payer) ».Je crois savoir que les banques ne délivrent plus de chèques certifiés, quelles ont remplacés par des chèques de banque, tirés sur leurs propres caisses. A présent, on ne distingue plus les chèques de banque émis pour le compte de leurs clients de ceux émis pour leur propre compte (acquisition dactifs par exemple), mais le processus comptable est le même.Ainsi le chèque crédit coopératif d'Aix (chèque de banque), que tient M. Holbecq nest rien dautre quun chèque tiré sur un compte interne (chaque agence a le sien) à la banque. Il en serait tout autrement si le chèque de banque était tiré comme autrefois sur la banque centrale, car comme tout un chacun il aurait alors fallu à la banque la provision ou bien une ligne de crédit pour que le chèque soit honoré.Dans ce même ouvrage, une autre information intéressante que lon peut trouver à la page 127, comme suit :« Pratiquement, la paie mensuelle est assurée par un service central de la banque qui débite chaque agence des frais de personnel et qui crédite directement les comptes du personnel tenus généralement dans la même agence ».Ainsi, la banque crée la monnaie quelle met à la disposition de ses agents.Ce qui confirme (en partie) ce que javance par ailleurs : la banque monétise ses actifs et ses dépenses (en créditant les comptes de ses agents et autres fournisseurs, par exemple) et démonétise ses passifs et ses recettes (en débitant les comptes de ses clients, intérêts, agios et autres prestations, par exemple). On peut dire également que la banque monétise ses pertes et démonétise ses profits. Il existe bien entendu des limites imposées par la réglementation bancaire (ratio Cooke, notamment).d) enfin, je nai pas du tout apprécié le sens péjoratif que M. Holbecq donne au mot libéral, lorsquil me traite de « libéral bon teint » ; se trompe, celui qui croit rehausser son image en ternissant celle de son voisin.
#198 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3651" \l "p3651" 16-06-2008 16:56:01
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Voici mes réponses aux observations de M. Holbecq :a) il est un peu trop facile et quelque peu léger de réfuter un court passage de lintroduction de mon ouvrage, sans avoir pris le temps et la peine de le lire, peut-être dans la crainte dy trouver la confirmation de ses erreurs,b) je maintiens la phrase contestée : « les banques créent et détruisent de la monnaie dans toutes leurs opérations avec le secteur non bancaire pour la bonne et simple raison qu'elles ne disposent pas d'un compte en banque comme tout un chacun pour payer ou encaisser », jaurais dû toutefois ajouter « et parce quelles tirent des chèques sur elles-mêmes »,c) il y a 3 ou 4 ans déjà, un ami, Alain Grandjean (Chômage et Monnaie) a voulu vérifier ce que javançais en matière bancaire, et a découvert un bouquin (quil ma fait découvrir moi-même) intitulé « La comptabilité bancaire » de Jean-Marie Gélain à La revue Banque Editeur ; on y trouvera à la page 173, le texte suivant :« La banque a intérêt à remplacer au maximum les chèques tirés sur la Banque de France par des chèques tirés sur elle-même (chèques de banque crédités en « 162 » - Provisions pour chèques à payer) ».Je crois savoir que les banques ne délivrent plus de chèques certifiés, quelles ont remplacés par des chèques de banque, tirés sur leurs propres caisses. A présent, on ne distingue plus les chèques de banque émis pour le compte de leurs clients de ceux émis pour leur propre compte (acquisition dactifs par exemple), mais le processus comptable est le même.Ainsi le chèque crédit coopératif d'Aix (chèque de banque), que tient M. Holbecq nest rien dautre quun chèque tiré sur un compte interne (chaque agence a le sien) à la banque. Il en serait tout autrement si le chèque de banque était tiré comme autrefois sur la banque centrale, car comme tout un chacun il aurait alors fallu à la banque la provision ou bien une ligne de crédit pour que le chèque soit honoré.Dans ce même ouvrage, une autre information intéressante que lon peut trouver à la page 127, comme suit :« Pratiquement, la paie mensuelle est assurée par un service central de la banque qui débite chaque agence des frais de personnel et qui crédite directement les comptes du personnel tenus généralement dans la même agence ».Ainsi, la banque crée la monnaie quelle met à la disposition de ses agents.Ce qui confirme (en partie) ce que javance par ailleurs : la banque monétise ses actifs et ses dépenses (en créditant les comptes de ses agents et autres fournisseurs, par exemple) et démonétise ses passifs et ses recettes (en débitant les comptes de ses clients, intérêts, agios et autres prestations, par exemple). On peut dire également que la banque monétise ses pertes et démonétise ses profits. Il existe bien entendu des limites imposées par la réglementation bancaire (ratio Cooke, notamment).d) enfin, je nai pas du tout apprécié le sens péjoratif que M. Holbecq donne au mot libéral, lorsquil me traite de « libéral bon teint » ; se trompe, celui qui croit rehausser son image en ternissant celle de son voisin.jean bayard
#199 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3652" \l "p3652" 16-06-2008 17:21:42
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BonjourRien à ajouter à ce que qu'écrit Jean Bayard. Je n'ai pas l'intention de m'épuiser dans des débats stériles. Et je prends acte que Jean Bayard ne se considère pas comme un libéral : avec mes excuses, donc.
Dernière modification par AJH (16-06-2008 17:27:10)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#200 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3667" \l "p3667" 19-06-2008 12:17:49
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Je suis vraiment désolé dêtre à lorigine de linterruption des débats quEtienne Chouard se réjouissait danimer sur un sujet inépuisable : la monnaie. Et je le regrette profondément.Vous me feriez le plus grand plaisir, si vous acceptiez tous sans exception, de revenir sur ces pages afin de poursuivre des discussions bien entamées.En ce qui me concerne, je souhaiterais donner lexemple et répondre à la remarque de Jacques Roman qui ne sest pas trompé en supposant que je pars du principe que la croissance est une bonne chose. Voici, à mon avis, pourquoi :Il existe une égalité dont on parle peu, cest celle du Produit National et du Revenu National. Tous nos revenus dépendent du Produit Intérieur Brut (PIB) et nos revenus représentent notre pouvoir dachat. Quand le PIB croît, le revenu croît dautant. On peut dire dans ces conditions que la croissance, qui est un supplément de pouvoir dachat pour lensemble de la population, est une bonne chose.Le problème central du pouvoir dachat est celui de sa répartition qui résulte naturellement de conflits sociaux plus ou moins aigus. Ceux-ci sont plus ou moins tendus selon que la croissance est faible, inexistante ou au contraire soutenue.Laugmentation des prix, source dinflation, est le premier moyen pour celui qui en décide (notamment lentrepreneur) daméliorer son pouvoir dachat, tant que la hausse générale natteint pas en moyenne celle de sa propre hausse. Ensuite, grâce à une forte croissance, je pense que les conflits sapaisent.jb
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BonjourJ'ai passé le débat sur le PIB sur le fil suivant: HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3671" \l "p3671" http://etienne.chouard.free.fr/forum/vi
3671#p3671Je sais que c'est lié avec la monnaie, mais il me semble qu'il est important de savoir d'abord "ce que l'on souhaite"AJH
Dernière modification par AJH (19-06-2008 19:26:09)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#202 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3675" \l "p3675" 20-06-2008 02:34:39
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Croissance et PIBMerci à Jean Bayard d'avoir bien voulu commenter, sous le sujet "monnaie", ma remarque concernant le rôle de la croissance. Je réponds sur le nouveau fil PIB ouvert par AJH et me réserve de revenir ici s'il y a lieu. Cordialement. JR
Dernière modification par Jacques Roman (20-06-2008 02:41:20)
#203 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3686" \l "p3686" 24-06-2008 15:57:54
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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Bonjour AJH, vous avez dit plusieurs fois qu'il fallait redonner aux états le pouvoir de création monétaire et vous avez montré un graphique qui simulait en fait l'évolution de la dette si jamais aucun intérêt n'avait été payé.Est-ce que tout type d'emprunt par l'état auprès de sa banque centrale serait autorisé comme le suggère ce graphique ? Ou est-ce que vous voulez que ce pouvoir soit limité ?Si vous voulez le limiter, cela voudrait-dire qu'un certain nombre de ces emprunts continueraient de donner lieu à des intérêts.Le remboursement de la dette dépendrait fortement des proportions entre emprunts auprès de l'état et emprunts avec intérêts non ?
#204 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3687" \l "p3687" 24-06-2008 17:22:52
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Bonjour SandyCe que nous souhaitons c'est que toute la monnaie ( demande de crédit des ménages, des entreprises ou des collectivités) soit émise par la Banque Centrale qui percevrait ainsi tous les intérêts de la monnaie émise.A défaut, c'est l'annulation de l'article 104 du Traité de Maastrischt, lequel interdit aux banques centrales (nationales et BCE) de prêter aux Etats.Sachant que le reproche immédiat qui nous est fait est celui de "la planche à billet" ( ceux qui soulèvent cette objection oublient souvent qu'actuellement ce sont les banques commerciales qui la font tourner, ou considèrent que les collectivités, devant emprunter avec intérêt auprès des marchés financiers seront de ce fait économes des deniers publics ), nous préférons dire que les emprunts auprès de la BCE ou des BCN doivent être limités à des utilisations d'investissements (en excluant donc le "fonctionnement", qui correspond en gros aux salaires, consommables et amortissements, lesquels doivent donc être financés par les recettes fiscales).Il faut remarquer que le montant emprunté annuellement est en gros l'équivalent des intérêts à payer, mais aussi l'équivalent de la Formation Brute de Capital Fixe (les investissements), sans pouvoir évidemment dire si l'emprunt complémentaire annuel, qui devient donc l'équivalent d'un complément de recettes pour les collectivités publiques, est affecté à l'un ou à l'autre, ou même au payement des salaires de la fonction publique.En fait, toutes choses restant égales par rapport au budget public actuel, celui ci serait en équilibre si nous n'avions pas d'intérêts à payer sur les emprunts passés ou, s'il faut continuer à payer ces intérêts (un peu plus de 40 milliards par an) les emprunts auprès des BC (affectés à l'investissement) ne creuseraient pas la dette (nous nous devrions à nous mêmes puisque la BCN est une structure qui appartient à la collectivité)Ai-je répondu ?
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#205 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3688" \l "p3688" 25-06-2008 02:14:36
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3688" \l "p3688" Message n°3688
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IP: HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/moderate.php?get_host=3688" 90.24.68.104
HYPERLINK "mailto:sandycoin@wanadoo.fr" e-mail
Oui mais je ne comprend pas INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/roll.png" \* MERGEFORMATINET En fait vous feriez un transfert des emprunts normalement générés par les déficits vers le financement des investissements ?
#206 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3689" \l "p3689" 25-06-2008 07:19:13
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
@SandyEn 2007:Total des recettes des administrations publiques: 940 Md¬ Total des dépenses: 991 Md¬ Solde négatif: - 51 Md¬ Sont compris dans les dépenses:FBCF=Formation Brute de Capital Fixe (investissements): - 62 Md¬ Intérêts payés - intérêts reçus (solde): - 48 Md¬
Si les administrations publiques pouvaient emprunter auprès de la BC (donc sans intérêts ou avec des intérêts qui lui reviennent puisque payés à la BC) il suffirait d'emprunter 62 Md¬ au titre de la FBCF pour pouvoir, sur le budget général, payer les intérêts (48) sans augmenter les impôts, et affecter 14 milliards (soit 62 - 48) au remboursement du capital de la dette...
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#207 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3690" \l "p3690" 26-06-2008 11:31:50
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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IP: HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/moderate.php?get_host=3690" 90.8.196.191
HYPERLINK "mailto:sandycoin@wanadoo.fr" e-mail
Et à combien estimez-vous que ce remboursement du capital de la dette affectera le montant des intérêts à payer chaque année dans le budget ?Et surtout comment vous faites pour l'estimer ? INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET
#208 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3691" \l "p3691" 26-06-2008 12:11:39
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Comment rembourser la dette?Que cela nous plaise ou non, nous voilà avec une belle dette sur le dos dont il va bien falloir faire quelque chose. Est-il envisageable de s'en débarrasser ? Nous le disons tout net, tant que nous resterons ficelés dans le système actuel, il n'y a pas d'issue satisfaisante:- ou bien on laisse filer et dans ce cas le poids des intérêts ira croissant, nécessitant pour son paiement un prélèvement de plus en plus lourd sur les recettes fiscales, créant ainsi un transfert progressif de la richesse nationale sur les prêteurs- ou bien on rembourse progressivement le capital, mais pour que cela se traduise par un réel allègement de la dette, il ne faut plus creuser parallèlement le déficit, ce qui est actuellement le cas. Vous constaterez en effet que si d'un côté on affecte certaines recettes au remboursement de la dette, on continue par ailleurs à voter des budgets en déficit, nécessitant de nouveaux emprunts, de sorte que globalement, la dette ne s'arrête pas de grimper. Il faudrait donc et rembourser par tranches annuelles le capital, et continuer à payer les intérêts sur ce qui reste dû, et s'interdire tout déficit, ce qui correspondrait à priver la collectivité d'une bonne centaine de milliards par an si l'on veut éponger la dette en 25 ans. D'autre formules existent sans doute, mais comprenons que nous sommes dans un système de vases communicants. Tout ce qui sera affecté à la dette, d'une façon ou d'une autre, sera autant qui sera prélevé sur l'ensemble de la population et qui ne lui sera pas redistribué sous forme de services ou d'infrastructures. Peut-être est-ce le but caché comme nous ne disions dans le chapitre relatif aux coulisses et enjeux de la dette, et tout le laisse croire, mais souhaitons que nous soyons dans l'erreur ou qu'un revirement de la pensée dominante, toujours possible, rende d'un coup populaire les théories que nous défendons.Dans le cadre des propositions que nous avons exposées, il est possible de rembourser l'intégralité de la dette, sans que cela pénalise la société. De nombreuses formules sont possibles mais nous retiendrons ici deux options. Dans les deux cas que nous allons exposer nous avons pris les bases suivantes :- Nous partons d'une dette publique à rembourser de 1200 milliards d'euros, montant correspondant à ce qu'elle était fin 2007. - Les recettes fiscales restent constantes.- Nous fixons l'inflation à 2%- Nous admettons un taux d'intérêt moyen applicable à la dette de 4 % pour les prochaines années. - 60 % de la dette sont détenus par des non-résidents, 40 % par des français. Lorsque l'État rembourse les français, ceux-ci sont censés payer des impôts directs et indirects sur les revenus générés par le paiement des intérêts. Nous considérerons donc que le remboursement net moyen des intérêts est équivalent à un taux de 3% annuel Première option:Recourir à une création monétaire annuelle qui représente les intérêts nets c'est-à-dire 3% de la dette, plus un montant constant annuel de 30 milliards deuros de remboursement de capital. Le calcul détaillé à l'aide du tableur ci dessous, sur les bases précitées, laisse apparaître que la dette serait remboursée en 28 ans : INCLUDEPICTURE "http://www.societal.org/docs/modifdettepub/rbt%20-%20prop%201.png" \* MERGEFORMATINET -----------------Seconde proposition: INCLUDEPICTURE "http://www.societal.org/docs/modifdettepub/rbt%20-%20prop%202.png" \* MERGEFORMATINET Nous partons ici dune décision de création de 60 milliards deuros par an. De même que dans la première suggestion, les intérêts nets représentent 3% de la dette annuellement, linflation est retenue à 2%, et les recettes fiscales sont constantes. Dans ce cas et comme le tableur ci-dessous l'indique, c'est en 22 ans que la dette pourrait être intégralement remboursée :Vous noterez deux points importants:- Le montant de monnaie centrale à créer ne dépasserait pas 60 milliards deuros. C'est tout à fait supportable compte tenu que la masse monétaire M3 est, pour la France, denviron 1 800 milliards deuros (1 700 milliards + 100 milliards environ en pièces et billets). La création monétaire centrale (et nouvelle) représenterait donc moins de 4% de la masse monétaire la première année (pourcentage qui serait décroissant au fil des années suivantes), alors quà ce jour la pente de création monétaire depuis 2001 est proche de 10% par an.- C'est moins la rapidité avec laquelle on pourrait se désendetter qui est remarquable que le fait de pouvoir le faire sans risque de récession pour l'économie réelle, sans appauvrissement de la population et sans affaiblissement de l'État.
EDIT le 29 juin suite aux objections justifiées de Sandy, et en attendant de pouvoir corriger le livre lors d'une prochaine édition espérée...
Dernière modification par AJH (29-06-2008 21:31:04)
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#209 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3692" \l "p3692" 26-06-2008 18:18:08
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Bonjour,Mais donc si j'ai bien compris tout repose sur l'idée que cette création monétaire n'aurait aucune conséquence néfaste, comme par exemple une augmentation de l'inflation.Comment en être certain ?
#210 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3693" \l "p3693" 26-06-2008 18:51:35
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Les monétaristes ( HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Mon%C3%A9tarisme" http://fr.wikipedia.org/wiki/Mon%C3%A9tarisme ) considèrent que l'inflation est "uniquement" un phénomène monétaire: au plus il y a de monnaie, au plus il y a d'inflation. Outre que cette position est très discutable (entre 2002 et 2007 il n'y pas eu d'inflation importante des biens de consommation alors que la quantité de monnaie augmentait de 10% par an) , ce que nous proposons ici n'est pas une augmentation de la masse monétaire "en plus" de l'augmentation issue de la création monétaire par les banques commerciales, mais un "remplacement" d'une monnaie portant intérêt pour l'Etat, par une monnaie sans intérêt.Pour ma part, je pense que l'inflation est avant tout un phénomène de production insuffisante et d'inclusion, dans les coûts de production, des intérêts sur les besoins de financement des entreprises (chaîne de production et de distribution)
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#211 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3694" \l "p3694" 27-06-2008 16:35:26
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pourquoi retirez vous le paiement des intérêts du total de la dette chaque année ? ( excusez mes questions novices ^^ INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET
Dernière modification par Sandy (27-06-2008 16:36:07)
#212 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3695" \l "p3695" 27-06-2008 18:59:14
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Sandy a écrit:
pourquoi retirez vous le paiement des intérêts du total de la dette chaque année ? ( excusez mes questions novices ^^ INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET
:oops: Pan sur le bec pour ma pomme!Merci Sandy ...EDIT: j'ai modifié le 29 juin le message 3691 en fonction de cet échange constructif.
Dernière modification par AJH (29-06-2008 21:31:30)
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#213 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3697" \l "p3697" 28-06-2008 21:10:55
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Merci pour vos explications, mais je ne comprends tjrs pas la façon dont on passe de 1140 à 1067... Vous dites que nous nous servons seulement d'une partie de cette création monétaire pour rembourser la dette, alors pourquoi enlevons nous la totalité de cette création monétaire à la dette restant due l'année suivante ?
#214 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3698" \l "p3698" 29-06-2008 20:38:03
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SandyCompte tenu de vos objections tout à fait justifiées jespère pouvoir corriger lors du prochain tirage du livre
de toute façon, encore merci pour votre remarque constructive. Je reformule et modifie donc mon message n°3691 du 26 juin pour ne pas perturber les lecteurs du forum.
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#215 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3701" \l "p3701" 30-06-2008 14:01:37
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oki merci INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET
#216 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3703" \l "p3703" 30-06-2008 17:01:07
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Autre flou pour moi ^^ Encore ! INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/tongue.png" \* MERGEFORMATINET Vous expliquez que la masse de monnaie en circulation sert à faire fonctionner l'économie, ce qui aurait une incidence sur la croissanceSi nous passons de 12% de création de monnaie par an à 3,33 % ( 60M par an ) est-ce que cela ne va pas avoir une incidence néfaste sur la croissance ?
#217 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3705" \l "p3705" 30-06-2008 18:15:47
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Pas de problème, c'est un plaisir jusque mercredi (après je prends quelques jours de repos INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET )La comparaison sert justement à montrer que 3 à 4% de création monétaire, alors que nous tournons sur des bases de 10 à 12%, ne serait pas inflationniste. Mais bien évidemment, nous sommes ici dans une "utopie" dans laquelle la Banque Centrale aurait un véritable pouvoir sur la "quantité de monnaie" et non pas seulement, comme aujourd'hui, sur le seul taux d'intérêt (sauf à modifier les régles concernant les réserves obligatoires).La proposition est ici de création de 60 M supplémentaires à destination des détenteurs de la dette et seule une partie se retrouverait sans doute, en tant qu'épargne cherchant à se placer, dans le circuit monétaire. Cette partie aurait pour conséquence que les banques commerciales auraient ainsi moins de monnaie nouvelle à créer et donc je pense (mais il faudrait faire des simulations pour lesquelles je n'ai pas toutes les données) que la quantité totale de monnaie nouvelle émise chaque année resterait probablement stable par rapport à ce qu'elle est actuellement (les autres paramètres restant stables, mais il faut dire qu'en ce moment c'est assez difficile de formuler des hypothèses: on a vu l'inflationne pas trop bouger pendant 5 ans et, sans qu'il n'y ait plus d'émission monétaire, bondir d'un seul coup depuis quelques mois, par l'effet du prix du pétrole, du à la soudaine prise de conscience de l'arrivée du "peak oil")PS: ceci dit, je ne suis pas devin non plus INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET
Dernière modification par AJH (30-06-2008 18:16:25)
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#218 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3717" \l "p3717" 02-07-2008 15:16:42
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3717" \l "p3717" Message n°3717
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IP: HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/moderate.php?get_host=3717" 82.65.97.69
HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
Dette : "dépenser plus pour pouvoir être réélu" HYPERLINK "http://www.agoravox.fr/article_tous_commentaires.php3?id_article=41705" http://www.agoravox.fr/article_tous_com
icle=41705Lire les commentaires, au moins en diagonale...
#219 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3718" \l "p3718" 02-07-2008 15:40:20
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3718" \l "p3718" Message n°3718
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IP: HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/moderate.php?get_host=3718" 82.65.97.69
HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
Pour redonner à la monnaie son équivalence travail et empêcher quelle soit gérée comme une marchandise, faut-il éliminer les spéculateurs ?... HYPERLINK "http://solutions-politiques.over-blog.com/article-19430509-6.html" http://solutions-politiques.over-blog.c
509-6.htmlUn article et des échanges intéressants...
#220 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3732" \l "p3732" 05-07-2008 10:14:00
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3732" \l "p3732" Message n°3732
Lieu: Trets (France, 13)
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Messages: 983
IP: HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/moderate.php?get_host=3732" 62.147.223.53
HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
« La dette publique »par logan sur Agoravox : HYPERLINK "http://www.agoravox.fr/article_tous_commentaires.php3?id_article=41389" http://www.agoravox.fr/article_tous_com
icle=41389 Les graines commencent à germer
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET
#221 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3735" \l "p3735" 05-07-2008 14:40:31
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=338" NingúnOtro
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INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/338.gif" \* MERGEFORMATINET
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3735" \l "p3735" Message n°3735
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IP: HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/moderate.php?get_host=3735" 83.52.71.71
HYPERLINK "mailto:ningunotro@hotmail.com" e-mail HYPERLINK "http://ningunotro.blogsome.com" Site web
Étienne... si les principaux partis politiques d'aujourd'hui arrivent à maintenir leur contrôle majoritaire sur le Parlement Européen dans les élections de 2009 et sont assez convaincants pour le reconvertir en Constituante Constitutionnelle avec leurs représentants en représentation majoritaire, voire absolue... ces graines qui commencent à germer seront des OGM Terminator! INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/sad.png" \* MERGEFORMATINET
#222 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3738" \l "p3738" 06-07-2008 00:25:34
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3738" \l "p3738" Message n°3738
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
« Le script du film Money as debt » HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org/file/Money_as_Debt-fr.pdf" http://www.fauxmonnayeurs.org/file/Money_as_Debt-fr.pdfMes amis, il faut lire ça ! 12 pages importantes.Ceux qui suivent ce site connaissent déjà toutes ces idées, mais elles sont ici excellemment organisées et illustrées. Je trouve l'ensemble très bien présenté. Un excellent complément du livre d'AJH (disponible sur un de ses sites, d'ailleurs).Rappel sur le film : HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.php?lng=fr&pg=70" http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.
&pg=70
Money as Debt - transcription frMoney as Debt (L'Argent en tant que Dette)Réalisation : Paul Grignon ( HYPERLINK "http://moneyasdebt.net/" http://moneyasdebt.net/)Traduction fr : Little Neo, janvier 2008 : HYPERLINK "http://submoon.freeshell.org" http://submoon.freeshell.org
Certains des plus grands hommes des États-Unis,dans le domaine du commerce et de la production, ont peur de quelque chose.Ils savent qu'il existe quelque part une puissancesi organisée, si subtile, si vigilante, si cohérente, si complète, si persuasive...qu'ils font bien, lorsqu'ils en parlent, de parler doucement.-- Woodrow Wilson, ancien président des États-Unis
Chaque fois qu'une banque fait un prêt, un nouveau crédit bancaire est créé.De l'argent tout neuf.-- Graham F. Towers, gouverneur de la Banque du Canada 1934-54
Le procédé par lequel les banques créent de l'argentest tellement simple que l'esprit en est dégoûté.-- John Kenneth Galbraith, économiste
Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d'une nation,et je n'aurai pas à m'occuper de ceux qui font ses lois.-- Meyer Anselm Rothschild, banquier
L'Argent en tant que Dette* La Dette... *2 grands mystères dominent notre vie. L'amour et l'argent."Qu'est-ce que l'amour ?" est une question qui a été infiniment explorée dans les histoires, leschansons, les livres, les films, et à la télévision. Mais on ne peut pas en dire autant pour la question"Qu'est-ce que l'argent ?". Il n'est pas étonnant que la théorie monétaire n'ait pas inspiré de films àgros budget. Mais on ne la mentionne même pas dans les écoles où la plupart d'entre nous sommesallés... Pour la plupart d'entre nous, la question "D'où vient la monnaie ?" évoque l'image d'unatelier imprimant des billets et frappant des pièces. Nous croyons que la monnaie est créée par legouvernement. C'est vrai, mais seulement jusqu'à un certain point.Ces valeurs symboliques de métal et de papier, que nous considérons comme la monnaie, sonteffectivement produites par une agence gouvernementale, la "Mint". Mais la vaste majorité del'argent n'est pas créée par cette agence, elle est créée, en quantité phénoménale, chaque jour, pardes entreprises privées, connues sous le nom de banques.La plupart d'entre nous croyons que les banques prêtent de l'argent leur ayant été confié par desdépositaires. Cela est facile à imaginer, mais ce n'est pas la réalité. En fait, les banques créentl'argent qu'elles prêtent non pas à partir des possessions des propriétaires, ni de l'argent déposé,mais directement à partir de la promesse des emprunteurs de les rembourser. La signature del'emprunteur sur le contrat de prêt constitue une obligation de payer à la banque le montant del'emprunt plus les intérêts, ou alors de perdre la maison, la voiture, ou tout bien ayant constitué lagarantie. C'est donc un engagement important pour l'emprunteur. Qu'est-ce que cette mêmesignature implique pour la banque ? La banque se doit de faire exister le montant du prêt etsimplement le marquer sur compte de l'emprunteur. Ca paraît invraisemblable ? Assurément, ça nepeut être la vérité... Mais ça l'est.Pour comprendre comment ce miracle de la banque moderne est apparu, considérons cette bellehistoire :~ La Légende de l'Orfèvre ~Il était une fois un temps où à peu près n'importe quoi pouvait servir de monnaie. Cela devaitsimplement être transportable, et assez de personnes devaient avoir la conviction que cela pourraitplus tard être échangé contre des choses d'une valeur réelle telles que de la nourriture, des habits, oudes abris. Coquillages, fèves de cacao, pierres précieuses, et mêmes des plumes, ont été utiliséscomme monnaie. L'or et l'argent étaient attrayants, malléables, et facile à travailler. De fait certainescivilisations devinrent expertes avec ces métaux.Les orfèvres rendirent le commerce bien plus facile en fabriquant des pièces, c'est-à-dire des unitésstandards de ces métaux, dont le poids et la pureté étaient certifiés. Pour protéger son or, l'orfèvreavait besoin d'un coffre. Et bientôt ses concitoyens vinrent frapper à sa porte, afin de louer unespace pour entreposer en sécurité leur propre or et leurs propres valeurs. Rapidement l'orfèvre louatous les espaces de son coffre, et il gagnait un petit revenu de son affaire de location de coffre.Les années passèrent, et l'orfèvre fit une observation avisée. Les dépositaires venaient rarementretirer leur or physiquement présent dans le coffre, et de plus ils ne venaient jamais en même temps.La raison était que les reçus que l'orfèvre avait donnés en échange de l'or, étaient échangés sur lemarché comme si c'était l'or lui-même. Cette monnaie papier était bien plus pratique que les lourdespièces, les montants pouvaient être simplement écrits au lieu d'être laborieusement comptés un parun pour chaque transaction.En même temps l'orfèvre avait une autre affaire : il prêtait son propre or en faisant payer desintérêts. Comme ses reçus étaient unanimement acceptés, les emprunteurs demandaient pour lesprêts des reçus en lieu et place d'or véritable. Au fur et à mesure que cette industrie se développait,de plus en plus de gens demandaient des prêts et cela donna à l'orfèvre une meilleure idée. Il savaitque bien peu de ses dépositaires retiraient leur or, donc l'orfèvre se figura qu'il pouvait sansproblème échanger des reçus contre l'or de ses dépositaires, en plus du sien. Aussi longtemps queles prêts étaient remboursés, ses dépositaires n'en sauraient rien, sans dommage pour eux.Et l'orfèvre, désormais plus banquier qu'artisan, faisait un profit supérieur à ce qu'il aurait pu obteniren ne prêtant que son propre or. Pendant des années l'orfèvre profita discrètement du revenuconfortable des intérêts des prêts de l'or de ses dépositaires. Maintenant, en tant que prêteurproéminent, il était plus riche que ses concitoyens, et il l'affichait ostentatoirement. Des soupçonss'élevèrent selon lesquels l'orfèvre dépensait l'argent des dépositaires. Les dépositaires serassemblèrent et menacèrent l'orfèvre de retirer leur or si celui-ci n'expliquait pas l'origine de sarécente fortune. Contrairement à ce qu'on aurait pu attendre, cela ne tourna pas au désastre pourl'orfèvre. Malgré le caractère intrinsèquement frauduleux de sa démarche, son idée marchaitparfaitement. Les dépositaires n'avaient rien perdu. Leur or était en sécurité dans le coffre del'orfèvre.Au lieu de retirer leur or, les dépositaires exigèrent que l'orfèvre, dorénavant leur banquier, partageses profits avec eux en leur payant une partie des intérêts. Ce fut le début du système bancaire. Lebanquier payait un faible taux d'intérêt sur les dépôts d'argent des clients, qu'il prêtait ensuite à untaux plus élevé. La différence couvrait les coûts des opérations ainsi que les profits. La logique dusystème était simple et cela semblait un moyen raisonnable de satisfaire les demandes de crédit.Cependant ce n'est pas la façon dont le système bancaire fonctionne aujourd'hui. Notre orfèvrebanquiern'était pas satisfait de ses marges après avoir partagé les intérêts des prêts avec lesdépositaires. De plus la demande de crédits s'accroissait rapidement car les Européens émigraientpartout dans le monde. Mais les prêts étaient limités par le montant d'or que les clients avaientdéposé. Et c'est là qu'il eut une idée bien plus subtile. Comme personne d'autre que lui ne savait ceque contenait le coffre, il pouvait prêter des reçus sur de l'or qui n'existait pas réellement. Aussilongtemps que les détenteurs de reçus ne venaient pas tous simultanément demander leur or,comment cela pourrait-il se savoir ?Ce nouveau schéma fonctionna parfaitement, et le banquier devient immensément riche grâce auxintérêts sur des prêts d'or qui n'existaient pas. L'idée que le banquier puisse créer de l'argent à partirde rien était trop inimaginable pour être crue. Donc pendant longtemps cette pensée ne traversa pasl'esprit des gens. Mais le pouvoir d'inventer de l'argent monta à la tête du banquier comme vouspouvez tous l'imaginer. Finalement l'ampleur des prêts accordés et sa richesse affichée déclencha ànouveau des suspicions. Certains emprunteurs commencèrent à demander de l'or véritable à la placedes représentations papier. Les rumeurs se propagèrent. Un jour beaucoup de riches dépositairesvinrent simultanément retirer leur or. C'en était fini.Un océan de titulaires de reçus déferla dans les rues jouxtant les portes closes de la banque. Hélas lebanquier n'avait pas assez d'or et d'argent pour honorer tous les reçus qu'il avait placés dans leursmains. C'est ce qu'on appelle l'assaut de la banque, et c'est ce que chaque banquier redoute. Cephénomène d'assaut a ruiné des banques individuelles, et, peu étonnamment, a fortement détérioréla confiance publique envers les banquiers. Il eût été simple de rendre illégale la pratique de lacréation d'argent ex nihilo mais les larges volumes de crédit que les banquiers offraient étaientdevenus essentiels au succès de l'expansion commerciale de l'Europe, donc à la place cette pratiquea été légalisée et régulée. Les banquiers ont accepté de limiter la quantité d'argent fictif de prêtspouvant être mis à disposition.La limite était quand même bien supérieure à la valeur totale de l'or et l'argent entreposés dans lecoffre ; souvent le rapport était de 9 dollars fictifs pour 1 dollar réel d'or. Ces régulations étaientsoutenues par des inspections surprises. Il était également convenu que dans le cas d'un assaut desbanques centrales aideraient les banques locales avec des transfusions d'urgence d'or. C'estseulement en cas d'assaut simultané sur plusieurs banques, que la bulle de crédit imploserait et quele système serait anéanti.* Le système monétaire aujourd'hui *Avec les années le système de réserves fractionnaires, avec son réseau intégré de banques soutenuespar une banque centrale, est devenu le système monétaire dominant dans le monde. Dans le mêmetemps la fraction d'or soutenant l'argent des dettes s'est invariablement réduit à néant.La nature même de la monnaie a changé. Autrefois le dollar papier était vraiment un reçu quipouvait être échangé contre un montant fixe d'or ou d'argent. Actuellement un dollar papier ounumérique ne peut être échangé que contre un autre dollar papier ou numérique. Avant, les créditscréés par les banques privées n'existaient que sous forme de document bancaire privé que les gensavaient le droit de refuser de même qu'aujourd'hui nous pouvons refuser un chèque privé.À présent, un crédit bancaire privé est légalement convertible en monnaie fiduciaire issue par legouvernement : les dollars, euros, livres, etc, que nous voyons habituellement comme de lamonnaie. La monnaie fiduciaire est une devise créée par ordonnance ou décret gouvernemental etles lois en vigueur stipulent que les citoyens doivent accepter cette monnaie comme payement pourune dette sous peine qu'en cas de refus les tribunaux annulent la dette en question.Donc maintenant la question est : Si les gouvernements et les banques peuvent tous deux créer del'argent, combien d'argent existe-t-il ? Autrefois la quantité totale de monnaie existant était limitéepar les quantités physiques effectives des objets servant de monnaie. Ainsi, afin de créer du nouvelor ou du nouvel argent, l'or ou l'argent devait être trouvé et extrait du sol.Actuellement, l'argent est littéralement créé comme dette. De la monnaie est créée sitôt quequelqu'un contracte un prêt auprès d'une banque de ce fait la quantité totale de monnaie pouvantêtre créée n'a qu'une limite réelle : le niveau total de la dette. Les gouvernements imposent unelimite statutaire supplémentaire sur la création d'argent neuf en établissant des règles appeléesexigences de réserve fractionnaire. Pour la plupart arbitraires, les exigences de réserve fractionnairevarient d'un pays à l'autre, et de temps à autre. Dans le passé il était fréquent d'exiger que lesbanques possèdent au moins un dollar d'or réel dans leur coffre pour 10 dollars de monnaie-dettecréés. Aujourd'hui les exigences de réserve ne s'appliquent plus au rapport entre l'argent neuf et l'oren dépôt, mais au rapport entre la monnaie-dette créée et la monnaie-dette existant déjà en dépôt àla banque. Aujourd'hui, la réserve d'une banque consiste en deux choses : le montant d'espècesémises par le gouvernement que la banque a déposées à la banque centrale plus le montant demonnaie-dette existante que la banque a en dépôt.Pour illustrer cela d'une façon simple, imaginons une banque toute nouvelle sur le marché, qui n'apas encore de dépositaire. Cependant les investisseurs ont constitué un dépôt de réserve de 1111,12dollars d'espèces existantes, qu'ils ont mis à la banque centrale. La réserve fractionnaire en vigueurest 9:1.1re étapeLa banque ouvre et accueille son premier emprunteur, il a besoin de 10000 dollars pour acheter unevoiture. Avec le taux de réserve 9:1, la réserve de la nouvelle banque à la banque centrale,également dénommée base monétaire, lui permet de créer légalement neuf fois ce montant, soit10000 dollars, sur la base de la reconnaissance de dette de l'emprunteur. Ces 10000 dollars ne sontpris de nulle part ailleurs, c'est de l'argent tout neuf, simplement inscrit sur le compte del'emprunteur comme crédit bancaire. Ensuite l'emprunteur fait un chèque sur ce crédit pour acheterla voiture.2e étapeLa vendeuse dépose ces 10000 dollars nouvellement créés à sa banque. Contrairement à la basemonétaire déposée à la banque centrale, cet argent de crédit récemment créé ne peut pas êtremultiplié par le taux de réserve, en fait il est réparti selon la fraction de réserve. Au rapport de 9pour 1, un nouveau prêt de 9000 dollars peut être effectué sur la base de ce dépôt de 10000 dollars.3e étapeLorsque ces 9000 dollars sont déposés par une tierce personne à la banque qui les a initialementcréés, ou une autre, ils deviennent la base légale d'un troisième crédit, cette fois pour un montant de8100 dollars. Telle une de ces poupées russes où chaque couche contient une poupée légèrementplus petite, chaque nouveau dépôt contient le potentiel pour un prêt légèrement plus petit suivantune série décroissante infinie. Maintenant, si l'argent prêté n'est pas déposé à la banque, le processuss'arrête, c'est la part imprévisible du mécanisme de création d'argent. Mais plus vraisemblablement,à chaque étape l'argent sera déposé dans une banque et le procédé de répartition peut se répéterencore et encore, jusqu'à ce que presque 100 000 dollars d'argent neuf soient créés au sein dusystème bancaire.Tout cet argent a été créé entièrement à partir de dettes et le tout a été légalement autorisé par ledépôt initial d'une réserve de seulement 1111,12 dollars qui sont restés assis, intacts, à la banquecentrale. Ce qu'il y a de plus avec cet ingénieux système, c'est que la comptabilité de chaque banquede la chaine doit montrer que la banque a 10% en plus de dépôts que d'argent qu'elle a prêté. Celadonne aux banques un très bon motif pour acquérir des dépositaires, afin d'être capable d'émettredes prêts, supportant l'impression générale mais trompeuse, que l'argent prêté est celui des dépôts.Maintenant, à moins que tous les prêts successifs aient été déposés dans la même banque, on nepeut pas affirmer qu'une banque multiplie sa base monétaire initiale d'un facteur de presque 90 enémettant des crédits à partir de rien. Cependant le système bancaire fonctionne en boucle fermée,les crédits créés dans une banque deviennent des dépôts dans une autre, et réciproquement. Dans unmonde théorique d'échanges parfaitement uniformes, l'effet ultime serait exactement le même que sil'ensemble du processus avait lieu au sein d'une banque unique ; c'est-à-dire que la réserve initiale àla banque centrale d'un peu plus de 1100 dollars permet au système de collecter des intérêts surjusqu'à 100 000 dollars qu'il n'a jamais eus. Les banques prêtent de l'argent qu'elles n'ont pas !Si ça a l'air ridicule, essayez ceci : ces dernières décennies, sous la pression incessante des lobbiesbancaires, les exigences de constituer un dépôt de réserve à la banque centrale nationale ontsimplement disparu dans certains pays, et les taux de réserve actuels peuvent être bien supérieurs à9:1. Pour certains types de compte, des taux de 20:1 ou 30:1 sont monnaie courante (super jeu demots). [Pas de réserve du tout dans certains cas] Et encore plus récemment en introduisant des fraisde prêts pour augmenter la contribution de l'emprunteur à la réserve, les banques ont désormais unmoyen de circonvenir complètement les exigences de réserve. Donc, alors que les règles sontcomplexes, la réalité est, dans les faits, très simple : les banques peuvent créer autant d'argentque nous pouvons en emprunter.
Chacun sait inconsciemment que les banques ne prêtent pas d'argent.Quand vous prélevez de l'argent de votre compte épargne,la banque ne vous dit jamais que vous ne pouvez pas faire çaparce que l'argent a été prêté à quelqu'un d'autre.-- Mark Mansfield, économiste et auteur
Malgré l'exposition médiatique des planches à billets, la monnaie créée par le gouvernementreprésente typiquement moins de 5% de l'argent en circulation, plus de 95% de toute la monnaieexistant aujourd'hui a été créée par quelqu'un signant une reconnaissance de dette à une banque. Deplus, cette monnaie de crédit est créée et détruite en immenses quantités chaque jour, au fur et àmesure que les nouveaux prêts sont faits et les anciens remboursés.
J'ai bien peur que le citoyen ordinaire n'aimerait pas qu'on lui dise que lesbanques peuvent créer de la monnaie, et le font....Et ceux qui contrôlent le crédit de la nation dirigentla politique du gouvernement et portent au creux de leurs mains la destinée du peuple.-- Reginald McKenna, ex-président du conseil de la Banque d'Angleterre du Milieu
Les banques ne peuvent employer ce système monétaire qu'avec la coopération active dugouvernement. Tout d'abord les gouvernements font passer des lois instituant l'usage de la monnaiefiduciaire nationale, deuxièmement ils autorisent que les crédits privés bancaires soient convertis endevises gouvernementales, troisièmement les tribunaux font respecter les dettes et finalement lesgouvernements font passer des régulations pour protéger le fonctionnement du système monétaire etsa crédibilité auprès du public, sans rien faire pour l'informer de la provenance réelle de l'argent. Lasimple vérité est que quand nous signons sur les pointillés un "prêt hypothécaire", notre engagementsigné de payer, soutenu par les possessions que nous nous engageons à abandonner en cas de nonpaiement,est la seule chose de réelle valeur mise en jeu dans cette transaction.Pour toute personne croyant que nous honorerons notre promesse, ce contrat de prêt, ouhypothèque, est maintenant un morceau de papier portable, échangeable, et vendable. C'est un IOU.Cela représente de la valeur, et est en conséquence une forme de monnaie. Cette monnaie(scripturale), l'emprunteur peut l'échange contre l'argent réel et palpable (fiduciaire).Dans la vie réelle, un prêt signifie que le prêteur doit avoir quelque chose à prêter. Si tu as besoind'un marteau, le fait que je te prête une promesse de fournir un marteau que je n'ai pas ne sera pasd'une grande utilité. Mais dans le monde artificiel de l'argent, la promesse d'une banque de payer del'argent qu'elle n'a pas est reconnue comme monnaie, et nous l'acceptons telle quelle.
Ainsi notre moyen national d'échange est maintenant à la mercides transactions de prêts des banques, qui prêtent, non pas de l'argent,mais des promesses de fournir de l'argent qu'elles n'ont pas.-- Irving Fisher, économiste et auteur
Une fois que l'emprunteur a signé sa reconnaissance de dette, la banque compense la transaction encréant, en quelques frappes au clavier, sur un ordinateur, une dette correspondante de la banque versl'emprunteur. Du point de vue de l'emprunteur, cela devient de l'argent de crédit sur son compte, etparce que le gouvernement autorise cette dette de la banque envers l'emprunteur à être convertie endevises, tout le monde doit l'accepter comme de la monnaie. Encore une fois la vérité est trèssimple. Sans le document signé par l'emprunteur la banque n'aurait rien à prêter.Ne vous êtes-vous pas déjà demandé comment il se fait que tout le monde, gouvernements,entreprises, PME, familles, puissent être tous endettés en même temps, et pour des montants siastronomiques ? Ne vous êtes-vous pas posé la question : comment se fait-il qu'il y ait autantd'argent à prêter ? Maintenant vous savez. Il n'y en a pas. Les banques ne prêtent pas d'argent. Ellesle créent simplement à partir de la dette et cette dette étant potentiellement illimitée, il en est demême pour l'argent à prêter. Et comme il apparaît, la situation contraire est également vraie.* Pas de dette, pas d'argent *N'est-il pas stupéfiant que malgré l'incroyable richesse des ressources de l'innovation, et de laproductivité qui nous entourent, nous soyons presque tous, gouvernements, entreprises, individus,lourdement endettés envers les banquiers ? Si seulement les gens s'arrêtaient et pensaient :Comment cela est-il possible ? Comment se fait-il que les gens qui produisent les vraies richessesdu monde soient endettés envers ceux qui ne font que prêter l'argent qui représente la richesse ?Encore plus étonnant, une fois que nous réalisons que l'argent est de la dette, nous réalisons que s'iln'y avait pas de dette, il n'y aurait pas d'argent.
C'est ainsi qu'est notre système monétaire.S'il n'y avait pas de dette dans le système, il n'y aurait aucun argent.-- Marriner S. Eccles, gouverneur et président du CA de la Fed
Si tout cela est une découverte, vous n'êtes pas les seuls. La plupart des gens imaginent que si toutesles dettes étaient payées, l'état de l'économie s'améliorerait. C'est certainement vrai à l'échelleindividuelle. De même que nous avons plus d'argent à dépenser lorsque nous avons remboursé nosprêts, nous pensons que si tout le monde était dans le vert, il y aurait plus d'argent à dépenser engénéral.Mais en vérité, c'est exactement le contraire. Il n'y aurait pas d'argent du tout. C'est ainsi, noussommes complètement dépendants de crédits bancaires continuellement renouvelés pour qu'il y aitexistence de l'argent. Pas de prêts, pas d'argent. C'est ce qui est arrivé pendant la GrandeDépression. La masse monétaire s'est effondrée au fur et à mesure que les prêts s'asséchaient.
C'est une pensée déconcertante.Nous sommes totalement dépendants des banques commerciales. Au départ, il fauttoujours quelqu'un qui emprunte chaque dollar que nous avons en circulation, enespèces ou en crédit.Si les banques créent assez d'argent synthétique, nous prospérons ; sinon, noussombrons dans la misère.Nous sommes, définitivement, sans système monétaire permanent.Quand on a une vision complète de l'ensemble, l'absurdité tragique de notreposition désespérée est presque incroyable, mais il en est ainsi.-- Robert H. Hemphill, gestionnaire de crédits, Fed, Atlanta, Géorgie
* Une dette perpétuelle *Ce n'est pas tout. Les banques ne créent que le montant du principal. Elles ne créent pas l'argentpour payer les intérêts. D'où celui-ci est-il censé provenir ? Le seul endroit où les emprunteurspeuvent aller pour obtenir l'argent pour payer les intérêts est dans la masse monétaire globale del'économie, mais presque toute -cette masse monétaire a été créée exactement de la même façon, ils'agit de crédit bancaire devant être remboursé avec plus que ce qui a été créé. Donc partout il y ad'autres emprunteurs dans la même situation essayant frénétiquement d'obtenir de l'argent dont ilsont besoin pour payer à la fois le principal et les intérêts à partir d'un réservoir d'argent qui necontient que les principaux.Il est clairement impossible que tout le monde rembourse le principal et les intérêts, car l'argent desintérêts n'existe pas. Cela peut même être exprimé par une simple formule mathématique. P/(P+I)honoreront leur contrat. I/(P+I) seront saisis.Le grand problème est que pour les prêts à long terme, tels les hypothèques et les dettesgouvernementales, le total des intérêts excède de loin le principal, donc à moins que beaucoupd'argent supplémentaire ne soit créé pour payer les intérêts, cela engendre une grande proportion defaillites, et donc une économie non fonctionnelle. Pour maintenir une société fonctionnelle, le tauxde faillites doit être bas. Et donc, pour accomplir cela, de plus en plus de nouvel argent-dette doitêtre créé pour satisfaire la demande actuelle d'argent pour payer les dettes précédentes. Mais biensûr, ça rend juste la dette totale plus grande et donc encore plus d'intérêts doivent être payésrésultant en une grandissante et inexorable spirale d'endettements.C'est uniquement le délai temporel entre la création de l'argent des nouveaux prêts et lesremboursements qui empêchent le manque global d'argent d'émerger et de mettre ainsi le systèmetotal en banqueroute. Cependant, comme le monstre insatiable du crédit grandit et grandit, le besoinde créer de plus en plus d'argent pour le nourrir se fait sentir de plus en plus urgemment.Pourquoi les taux d'intérêt sont-ils si bas ? Pourquoi recevons-nous des cartes de crédit nonsollicitées ? Pourquoi le gouvernement US dépense-t-il plus que jamais ? Cela serait-il pourempêcher l'effondrement complet du système ?Une personne rationnelle se doit de demander :cela peut-il vraiment continuer pour toujours ? L'effondrement n'est-il pas inévitable ?
Une chose à comprendre à propos de notre système de réserve fractionnaireest que tel lors d'un jeu de chaises musicales,aussi longtemps que la musique tourne, il n'y a pas de perdants.-- Andrew Gause, historien de la monnaie
L'argent facilite la production et l'échange, et avec la croissance de la masse monétaire, l'argent estde plus en plus dévalorisé à moins que le volume de production et d'échange dans le monde réel necroisse de la même proportion. Ajoutez à cela le fait que quand nous entendons que l'économie croîtde 3% chaque année, cela ressemble à une croissance constante, mais ça ne l'est pas. Les 3% decette année représentent plus que les 3% de l'année dernière parce qu'il s'agit des 3% du nouveautotal. Au lieu d'une ligne droite, telle que naturellement visualisée à partir des mots, la courbe decroissance est en fait exponentielle, de plus en plus abrupte.
La plus grande déficience de la race humaineest notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle.-- Albert A. Bartlett, physicien
Le problème, bien sûr, est que la croissance perpétuelle de l'économie réelle exige une escaladepermanente de l'utilisation des ressources et de l'énergie. De plus en plus d'objets doivent passer desressources naturelles à la poubelle chaque année, sans arrêt pour éviter l'implosion du système.
Toute personne croyant qu'une croissance exponentiellepeut continuer à jamais dans un monde finiest soit un fou, soit un économiste.-- Kenneth Boulding, économiste
Que pouvons-nous faire face à cette situation effrayante ? [Il peut y avoir épuisement des ressourceset des talents, mais pourquoi devrait-il y avoir un jour épuisement d'argent ?] Une chose est sûre,nous avons besoin d'un concept d'argent radicalement différent. Il est temps que plus de personnesposent à elles-mêmes et à leurs gouvernements 4 questions simples. Partout dans le monde lesgouvernements empruntent de l'argent à des banques privées, avec des intérêts. La dette desgouvernements est une composante importante de la dette totale, et le règlement de cette detteconstitue une bonne part de nos impôts.Maintenant, nous savons que les banques créent simplement l'argent qu'elles prêtent et que lesgouvernements les ont autorisées à faire cela. [Création de monnaie soutenue uniquement par la dette.]Donc la première question est : Pourquoi les gouvernements choisissent-ils d'emprunter de l'argentavec intérêts alors qu'un gouvernement pourrait créer lui-même, sans intérêts, l'argent dont il abesoin ?Et la deuxième grande question est : Pourquoi créer l'argent comme dette ? Pourquoi ne pas créer del'argent circulant en permanence sans qu'il ait besoin d'être perpétuellement ré-emprunté - avecintérêts- pour exister ?La troisième question : Comment un système monétaire qui ne peut seulement fonctionner qu'avecune croissance en accélération permanente peut-il être employé pour bâtir une économie durable ?N'est-il pas logique qu'une accélération permanente de la croissance et la durabilité ne sont pascompatibles ?Et finalement : Qu'y a-t-il dans notre système monétaire qui le rende totalement dépendant d'unecroissance perpétuelle ? Que devrait-il être modifié pour permettre une économie durable ?* L'usure *Il fut un temps où facturer des intérêts sur un prêt était appelé "usure", et était passible de sanctionssévères, y compris la mort. Chaque grande religion a interdit l'usure. Les arguments contre cettepratique étaient essentiellement moraux. Il était maintenu que la seule finalité légitime de l'argentétait de faciliter l'échange de biens et services réels. Toute forme de gain d'argent basée uniquementsur la possession d'argent était jugée comme l'acte d'un parasite ou d'un voleur. Cependant, commeles besoins en crédits du commerce grandissaient, les arguments moraux ont cédé face à l'argumentselon lequel le prêt implique pour le prêteur un risque et un coût d'opportunité et conséquemment latentative de faire un profit sur un prêt est justifié.Aujourd'hui cette notion semble incongrue, aujourd'hui l'idée de gagner de l'argent avec de l'argentest vue comme un concept que chacun essaye d'employer. Pourquoi travailler quand tu peux fairetravailler ton argent pour toi ?Cependant, si on essaye de concevoir un futur durable, il est très clair que la facturation d'intérêtsest à la fois un problème moral et pratique. Imaginez une société et une économie qui peut perdurerdes siècles parce que, au lieu de piller ses ressources primaires d'énergie, elle se restreint à ce quiest produit chaque jour : pas plus de bois n'est coupé que ce qui pousse pendant la même période,toute l'énergie est renouvelable : solaire, gravitationnelle, géothermique, magnétique, ou toute autreméthode découverte. Cette société vit à l'intérieur des limites de ses propres ressources nonrenouvelablesen réutilisant et recyclant chaque chose. Les populations s'y succèdent ainsi. Une tellesociété ne pourrait jamais fonctionner avec un système monétaire fondamentalement dépendantd'une croissance accélérant perpétuellement. Une économie stable aurait besoin d'une massemonétaire au moins capable de rester stable sans s'effondrer.Disons que le volume total de cette masse monétaire stable est représenté par un grand cercle.Imaginons aussi que les prêteurs doivent avoir préalablement l'argent pour le prêter. Si des gens, ausein de cette masse monétaire, se mettent systématiquement à prêter de l'argent avec intérêt, leurpart de la masse monétaire va croître. S'ils continuent à prêter avec intérêt tout l'argent remboursé,quel est la conséquence inévitable ? Que ce soit de l'or, de la monnaie fiduciaire, de la monnaiedette,cela importe peu, les prêteurs finiront avec tout l'argent et après que les recouvrements et lesbanqueroutes soient réglés, ils finiront également avec tous les biens. C'est seulement si lesrendements des prêts à intérêts étaient uniformément distribués parmi la population que ceproblème central serait résolu. Une lourde taxe des profits bancaires pourrait accomplir cet objectif,mais dès lors pourquoi les banques voudraient-elles exister ?Si nous étions capables de sortir un jour de la situation actuelle, nous pourrions imaginer unsystème bancaire fonctionner comme service non-lucratif pour la société, répartissant les intérêtsgagnés comme un dividende universel pour les citoyens, ou prêtant sans facturer aucun intérêt.
Je n'ai jamais vu personne ayant pu, avec logique et rationalité,justifier que le gouvernement fédéral emprunte pour utiliser son propreargent...Je pense que le temps viendra où les gens demanderont que cela soit changé.Je pense que le temps viendra dans ce pays où ils viendront nous accuser,vous, moi, et toute personne liée au Congrès,d'être resté assis sans rien faireet d'avoir permis à un système aussi stupide d'être perpétué.-- Wright Patman, membre démocrate du Congrès 1928-1976président du comité de la Banque et de la Monnaie 1963-1975
* Changer le système *Si c'est la nature fondamentale de notre système qui pose problème, bricoler le système ne pourrajamais résoudre ces problèmes ; le système lui-même doit être remplacé. Beaucoup de critiquesmonétaires appellent à un retour à une monnaie basée sur l'or prétendant que l'or a pour lui un longhistorique de fiabilité. Ils ignorent les nombreuses arnaques pouvant être pratiquées avec l'or :ajustement des pièces, alliances du métal, prise de contrôle du marché, tout cela a été fait dans laRome antique, et a contribué à sa chute. Certains défendent que l'argent est plus abondant que l'or etdonc plus difficile à monopoliser.Beaucoup mettent en doute la nécessité d'un retour aux métaux précieux. Personne ne veutrecommencer à porter de lourds sacs de pièces pour les courses. Il est certain que de la monnaiepapier, numérique, plastique, ou plus probablement biométrique, serait le moyen d'échange ultime,avec le même potentiel pour créer une dette aussi illimitée que nous avons aujourd'hui. En plus decela, si l'or redevenait la seule base légale d'argent ceux qui n'ont pas d'or n'auraient soudain plusd'argent. D'autres demandeurs de réforme monétaire ont conclu que la cupidité et la malhonnêtetésont les principaux problèmes et qu'il y aurait de meilleurs moyens pour créer un système honnêteet équitable que le retour à l'or ou à l'argent.Des esprits inventifs ont proposé toute une panoplie de systèmes alternatifs pour créer de l'argent.Beaucoup de systèmes de troc privé créent de l'argent comme dette, comme le font les banques,mais c'est fait ouvertement et sans paiement d'intérêts. Un exemple est un système de troc où ladette est exprimée en promesses d'heures de travail, tous les travaux étant également équivalents àun nombre de dollars permettant aux heures d'être converties avec le prix des biens en dollars. Cetype de système monétaire peut être mis en place par toute personne pouvant trouver un moyen defaire la comptabilité ainsi que des participants volontaires et dignes de confiance.La mise en place d'un système monétaire de troc local, même étant actuellement de peu d'utilité,serait une prudente mesure préventive, pour toute communauté. La réforme monétaire, comme laréforme électorale, est un vaste sujet, requérant une volonté de changement et une capacité à penserhors du système. La réforme monétaire, comme la réforme électorale, ne viendra pas facilement enraison des intérêts immensément puissants bénéficiant du système actuel qui feront tout leurpossible pour maintenir leurs avantages.À présent que nous avons vu que l'argent n'est qu'une idée, et qu'en réalité l'argent peut être ce quenous décidons, voici une idée très simple de concept alternatif à considérer. Ce modèle est basé surdes systèmes ayant autrefois fonctionné en Angleterre et en Amérique, systèmes ayant été rongés etdétruits par les orfèvres-banquiers et leur système de réserve fractionnaire. Pour créer une économiebasée sur de l'argent en permanence libre d'intérêts, l'argent pourrait être simplement créé et injectédans l'économie par le gouvernement, préférablement sur des infrastructures durables facilitantl'économie, comme les routes, les voies ferrées, les ponts, les ports, et les marchés publics.Cet argent ne serait pas créé comme dette, il serait créé comme valeur, la valeur résidant dans l'objetde la dépense. Si cet argent neuf facilitait une augmentation proportionnelle des échanges, faisant ensorte qu'il soit utilisé, cela ne causerait pas d'inflation. Si les dépenses du gouvernement causaientune inflation il y aurait deux voies d'action à considérer.L'inflation est essentiellement équivalente à une taxe sur l'argent ; que la valeur de l'argent diminuede 20% ou que le gouvernement prenne 20% de notre argent, l'effet sur notre pouvoir d'achat est lemême. De ce point de vue, l'inflation à la place des impôts peut être politiquement acceptable si elleest bien dépensée et contenue. Ou, le gouvernement pourrait choisir de contrer l'inflation encollectant de l'argent des impôts et en le mettant hors d'usage réduisant la masse monétaire etrestaurant la valeur de l'argent. Pour contrôler la déflation, qui est le phénomène de la chute desrémunérations et des prix, le gouvernement dépenserait simplement plus d'argent déjà existant. Sanscompétition de la création de monnaie-dette privée, les gouvernements auraient plus de contrôleeffectif de leur masse monétaire nationale. Le public saurait qui blâmer si les choses tournaient mal,les gouvernements grandiraient et tomberaient sur leur capacité à préserver la valeur de l'argent.Le gouvernement fonctionnerait essentiellement grâce aux impôts comme aujourd'hui mais l'argentdes impôts serait bien plus utile puisque rien ne serait commis pour payer des intérêts aux banquesprivées. Il n'y aurait pas de dette nationale si le gouvernement créait simplement l'argent dont il abesoin. Notre perpétuelle servitude collective envers les banques à travers le paiement des intérêtsde la dette gouvernementale serait impossible.
L'argent est une nouvelle forme d'esclavage, il se distinguede l'ancienne simplement par le fait qu'il est impersonnel,il n'y a pas de relation humaine entre le maître et l'esclave.-- Léon Tolstoï
* La force invisible *
Personne n'est plus en esclavage que celui qui croit à tort qu'il est libre.-- Goethe
Ce qui nous a été enseigné de voir comme la démocratie et la liberté est devenu en réalité une formeingénieuse et invisible de dictature économique. Aussi longtemps que notre société entière resterafondamentalement dépendante du crédit bancaire pour sa masse monétaire, les banquiers seront enposition de décider qui aura l'argent dont il a besoin et qui ne l'aura pas.
Le système bancaire moderne fabrique de l'argent à partir de rien.Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé.La banque fut conçue dans l'iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre.Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l'argent et en un tour de mains ils créeront assez d'argent pour la racheter.Otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfiquecar nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux.Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavagelaissez donc les banquiers continuer à créer l'argent et à contrôler les crédits.-- Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d'Angleterre 1928-1941(réputé 2e fortune d'Angleterre à cette époque)
L'incapacité pour les colons d'obtenir le pouvoir d'émettre leur propre argent àl'écart des mains de Georges III et des banquiers internationauxfut la raison PRINCIPALE de la guerre d'indépendance.-- Benjamin Franklin
Peu de gens sont conscients aujourd'hui que l'histoire des Etats-Unis depuis la révolution en 1776 aété en large part l'histoire d'une lutte épique pour la libération et l'indépendance vis-à-vis desbanques européennes internationales. Cette lutte fut finalement perdue en 1913 quant le présidentWoodrow Wilson ratifia le Federal Reserve Act plaçant le cartel bancaire international en charge dela création de la monnaie américaine.
Je suis un homme des plus malheureux. J'ai inconsciemment ruiné mon pays.Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit.Notre système de crédit est concentré dans le privé.La croissance de notre nation, en conséquence, ainsi que toutes nos activités, sont entre les mains de quelques hommes.Nous en sommes venus à être un des gouvernements les plus mal dirigés du monde civiliséun des plus contrôlés et dominés non pas par la conviction et le vote de la majoritémais par l'opinion et la force d'un petit groupe d'hommes dominants.-- Woodrow Wilson, président des Etats-Unis 1913-1921
La puissance de ce système est profondément enracinée de même que le silence de l'éducation etdes médias à ce sujet. Il y a quelques années, le premier ministre canadien a fait mener un sondagechez les non-économistes: à la fois auprès de professionnels hautement qualifiés et de "monsieurtout le monde". L'enquête a conclu qu'aucun d'entre eux n'avait une idée précise de la façon dontl'argent est fabriqué. En fait, il est probablement sûr de dire que la plupart des gens, y compris lesemployés de banques en première ligne ne se sont jamais donné le temps de considérer la question.Et toi ?
Toute la perplexité, la confusion, et la détresse en Amériquene provient pas des défauts de la Constitution ou de la Confédération ni du désir d'honneur ou de vertumais de notre ignorance profonde de la nature des devises, du crédit, et de la circulation.-- John Adams, père fondateur de la Constitution américaine
Le système moderne d'argent en tant que dette naquit il y a un peu plus de 300 ans quand lapremière Banque d'Angleterre fut mise en route avec un contrat royal pour le prêt fractionnaire dereçus d'or au taux modeste de 2 pour 1. Ce taux modeste n'était que le proverbial pied dans la porte.Le système est maintenant mondial créant des montants virtuellement illimités d'argent à partir d'airpur et a enchaîné presque chaque personne de cette planète à une dette perpétuellement croissantequi ne pourra jamais être payée.Tout cela a-t-il pu arriver par accident ? Ou bien est-ce une conspiration ? De toute évidence il y alà quelque chose d'énorme...
Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est maître absolu de toute l'industrie et tout le commerce...et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d'une manière ou d'une autre, par une très petite élite de puissants, vous n'aurez pas besoin qu'on vous explique comment les périodes d'inflation et de déflation apparaissent.-- James A. Garfield, président des Etats-Unis, assassiné
Le gouvernement devrait créer, émettre, et faire circuler toutes les devises et tous les crédits nécessaires pour satisfaire les dépenses du gouvernement et le pouvoir d'achat des consommateurs. En adoptant ces principes, les contribuables économiseraient d'immenses sommes d'argent en intérêts.Le privilège de créer et d'émettre de la monnaie n'est pas seulement la prérogative suprême du gouvernement, mais c'est aussi sa plus grande opportunité.-- Abraham Lincoln, président des Etats-Unis, assassiné
Jusqu'à ce que le contrôle de l'émission de devises et de crédit soit restauré au gouvernement et reconnue comme sa responsabilité la plus flagrante et la plus sacrée,tout discours sur la souveraineté du Parlement et la démocratie est vain et futile... Une fois qu'une nation abandonne le contrôle de ses crédits, il n'importe plus qui fait ses lois...L'usure, une fois aux commandes, coule n'importe quelle nation.-- William Lyon Mackenzie King, ex-premier ministre du Canada (qui nationalisa la Banque du Canada)
Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times,au magazine Time, et aux autres grandes publicationsdont les directeurs ont assisté à nos réunionset respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ansIl aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le mondesi nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années.Mais le monde est aujourd'hui plus sophistiquéet préparé à l'entrée dans un gouvernement mondial.La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelleet de banquiers mondiauxest assurément préférable à l'autodétermination nationale des siècles passés.-- David Rockefeller, s'adressant à la Commission Trilatérale, 1991
Seuls les petits secrets doivent être protégés.Les grands sont gardés secrets par l'incrédulité du public.-- Marshall McLuhan, "gourou" des médias
Money as Debt (L'Argent en tant que Dette)Réalisation : Paul Grignon (moneyasdebt.net)Traduction fr : Little Neo, janvier 2008 : HYPERLINK "http://submoon.freeshell.org" http://submoon.freeshell.org
#223 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3744" \l "p3744" 06-07-2008 22:52:09
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La dette s'alourdit à 1.250 milliards d'euros au 31 marsUne dépêche dans Les Échos du 27 juin : HYPERLINK "http://www.lesechos.fr/info/france/300276653.htm" http://www.lesechos.fr/info/france/300276653.htm
Selon l'Insee, la dette publique de la France a augmenté de plus de 40 milliards d'euros au premier trimestre, représentant 65,3% du PIB. La dette publique de la France (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) a augmenté de 41,1 milliards d'euros au premier trimestre par rapport au trimestre précédent et s'établissait à 1 250,6 milliards d'euros au 31 mars, a annoncé vendredi l'Insee. "Exprimée en pourcentage du PIB, la dette se situe approximativement à 65,3%, en hausse de 1,4 point par rapport au trimestre précédent", indique l'Institut national de la statistique.Le programme de stabilité européen fixe à 60% du produit intérieur brut la limite autorisée d'endettement public pour un État-membre de l'Union européenne. Fin 2007, la dette publique représentait 1209,5 milliards d'euros, soit 63,9% de la richesse nationale.Durant le premier trimestre, la dette de l'Etat a augmenté de 35,8 milliards d'euros pour atteindre 965,8 milliards. "Cette hausse, habituelle au premier trimestre, s'explique en partie par un programme d'émissions de titres concentré sur le début d'année ; la trésorerie de l'État augmente dans le même temps de 18 milliards", indique l'Insee.La dette des organismes divers d'administrations centrales (ODAC, agences de l'Etat comme l'ANPE, Météo-France, etc.) diminue de 2 milliards d'euros pour s'établir à 95,4 milliards, en raison notamment de la reprise par l'État de la dette de Charbonnages de France (2,4 milliards), établissement public officiellement dissous le 1er janvier dernier.La dette des collectivités locales baisse quant à elle de 3,6 milliards d'euros, "une baisse du même ordre de grandeur que celle enregistrée au premier trimestre de 2007", précise l'Insee. Au 31 mars, elle se monte à 132 milliards d'euros. La dette des administrations de sécurité sociale augmente en revanche nettement, de 10,9 milliards d'euros, pour s'établir à 57,4 milliards. "Cette augmentation, qui succède à une baisse au trimestre précédent, s'explique notamment par un effet de consolidation", selon l'Insee.L'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss) avait émis à la fin de l'année dernière des titres à court terme, souscrits par l'Etat. L'Acoss a remboursé l'Etat début 2008 au moyen d'un emprunt bancaire. (source AFP)
J'ai laissé ce commentaire (composé en 1 000 caractères des deux messages de 500 caractères envoyés au Monde la semaine dernière ; message en cours de "modération" => pas encore publié) :
Dette publique : au lieu de multiplier les seaux et les serpillières, fermez le robinet !Bonjour.Les journalistes des Échos connaissent-ils la thèse suivante sur LA SOURCE DE LA DETTE, et quen pensent-ils ?Depuis que lÉtat sest imposé à lui-même, en 1973, sans débat public, cest Pompidou, banquier, qui était Président de payer des intérêts sur le financement des investissements publics, la dette publique ne fait que croître.Voyez : HYPERLINK "http://tinyurl.com/5jrxyx" http://tinyurl.com/5jrxyxCette loi de 1973 quune autre loi pouvait défaire a été verrouillée au plus haut niveau du droit, rendue inaccessible de fait à toute révision, par lart. 104 du traité de Maastricht qui interdit lui aussi à la BCE de prêter aux États (ce qui leur permettrait pourtant de ne pas subir la charge des intérêts).Quelle est la légitimité politique, quelle est même lefficacité économique de ce hara-kiri monétaire ?Voyez : HYPERLINK "http://tinyurl.com/3mwb4q" http://tinyurl.com/3mwb4qMerci pour toutÉtienne Chouard HYPERLINK "http://www.cecri.info" www.cecri.infoLien proposé : Le Plan C : reprendre le contrôle de notre monnaie en écrivant nous-mêmes la Constitution : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?id=81" http://etienne.chouard.free.fr/forum/vi
.php?id=81Fichier proposé : La monnaie comme dette (document exceptionnel) HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org/file/Money_as_Debt-fr.pdf" http://www.fauxmonnayeurs.org/file/Money_as_Debt-fr.pdf
#224 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3745" \l "p3745" 06-07-2008 23:14:52
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Un message intéressant d'André Armand, en commentaire (n°88) de ma tribune sur Marianne : HYPERLINK "http://www.marianne2.fr/Etienne-Chouard-s-exprime-de-nouveau-apres-le-non-irlandais_a88467.html?voir_commentaire=oui" http://www.marianne2.fr/Etienne-Chouard
ntaire=oui
« D'un point de vue national, peu importe que l'émetteur de ce papier-monnaie correctement réglé soit le gouvernement ou une banque ; un tel système sera aussi productif de richesses qu'il soit émis par l'un ou par l'autre : mais il n'en est pas de même de l'intérêt des individus. Dans un pays où le taux d'intérêt du marché est de 7 % et où l'État a besoin de 70 000 £ par an pour une certaine dépense, il est important pour les individus de ce pays de savoir si ces 70 000 £ proviendront d'un impôt qu'ils auront à payer, ou si l'État peut se les procurer sans avoir recours à l'imposition. Supposons qu'un million en monnaie soit nécessaire pour financer une expédition. Si l'État émet un million en papier-monnaie en remplacement d'un million en pièces, l'expédition serait financée sans que la communauté n'ait à supporter une quelconque charge ; mais si une banque émettait un million en papier-monnaie et les prêtait au gouvernement à un taux de 7 % en déplaçant ainsi un million en pièces, le pays serait alors frappé d'un impôt permanent de 70 000 £ par an ; la population paierait l'impôt, la Banque l'encaisserait et, dans l'un et l'autre cas, la société resterait aussi riche qu'avant ; l'expédition aurait en réalité été financée par l'amélioration de notre système, en rendant productif, sous forme de marchandises, un capital d'une valeur d'un million, plutôt que de laisser improductif sous forme de pièces ; mais l'avantage en reviendrait toujours aux émetteurs de papier-monnaie, et, dans la mesure où l'État représente la nation, c'est la nation qui aurait économisé l'impôt si l'État, et non la Banque, avait émis ce million. »
Ce texte n'est pas extrait du livre de Jean-Jacques HOLBECQ et Philippe DERUDDER, mais de celui de David RICARDO dans « Des principes de l'économie politique et de l'impôt », édition de 1821, traduit chez GF Flammarion en 1993, page 373. Je propose, puisque le théorème Ricardo-Barro a fait florès, d'appeler le précédent théorème Ricardo-HDC (Holbecq, Derudder, Chouard) André.
Amusant, non ? Cette citation de celui que les prétendus "libéraux" d'aujourd'hui considèrent comme un pape de l'économie (Ricardo) pourrait figurer en bonne place dans la prochaine édition du livre "La dette une affaire rentable", non ? INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
#225 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3756" \l "p3756" 08-07-2008 11:41:16
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« America from freedom to fascism »Un documentaire très intéressant de Aaron Russo, sous-titré en français, à voir. Aaron Russo est mort "subitement" après la sortie de son film : HYPERLINK "http://sathyadas2.blogspot.com/2008/05/america-from-freedom-to-fascism.html" http://sathyadas2.blogspot.com/2008/05/
scism.htmlLimpôt sur le revenu américain ne serait justifié par aucune loi (!). Il faudra vérifier cela.
De toutes façons, en Amérique comme en France, cet impôt ne sert nullement à financer le moindre service public puisque le montant de limpôt sur le revenu est totalement absorbé par le seul intérêt de la dette publique !
Partout dans le monde, des politiciens corrompus et irresponsables nous imposent des lois iniques et nous enferment dans le piège de la dette odieuse au profit des banquiers.Il nest pas question de contester le principe de limpôt, évidemment, mais il est question de contester le racket des gibiers de potence que sont les banquiers. Si quelquun peut mindiquer un manuel incontestable, factuel, validé même par les monétaristes, qui décrive minutieusement et honnêtement lhistoire vraie de la Réserve Fédérale américaine, si possible en français, je lui serais très reconnaissant.Ce que japprends à son sujet me paraît tellement incroyable
Quelque chose me gêne pourtant dans ce film : on semble parfois y faire le procès de limpôt plutôt que celui de la dette (ce qui n'est pas du tout pareil : à partir d'un même constat on a des conclusions fort différentes),procès de l'impôt qui rejoindrait les thèses ultralibérales (chacun pour soi, que le meilleur gagne tout, et vive la jungle), alors que ma propre thèse (un État bien institué, donc bien contrôlé, peut être parfaitement vertueux) vise prioritairement la concorde, le respect mutuel et le bonheur de tous, même des faibles.
Malgré ce bémol, ce document est passionnant.Étienne.
#226 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3759" \l "p3759" 08-07-2008 17:30:25
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3759" \l "p3759" Message n°3759
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Sur agoravox ils nous soutiennent que la Formation brute de capital fixe n'est pas de l'investissement vu que la majeure partie sont des dépenses d'amortissementEt pour eux si il n'y a pas augmentation du capital de l'état mais simple renouvellement il y a inflationQq'un qui connait mieux le fonctionnement de tout ça pourrait il m'expliquer si c'est vrai ou faux et pq ? INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Merci !
#227 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3777" \l "p3777" 12-07-2008 09:55:22
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
« Précisions sur l'origine du prix élevé du pétrole »Une analyse étonnante de F. William Engdahl : HYPERLINK "http://www.wmaker.net/alterinfo/Precisions-sur-l-origine-du-prix-eleve-du-petrole_a20064.html?print=1&PHPSESSID=29455d6af570133b321a18c881193af5" http://www.wmaker.net/alterinfo/Precisi
c881193af5
#228 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3779" \l "p3779" 12-07-2008 11:31:48
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3779" \l "p3779" Message n°3779
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IP: HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/moderate.php?get_host=3779" 81.250.79.179
HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
Sandy a écrit:
Sur agoravox ils nous soutiennent que la Formation brute de capital fixe n'est pas de l'investissement vu que la majeure partie sont des dépenses d'amortissementEt pour eux si il n'y a pas augmentation du capital de l'état mais simple renouvellement il y a inflationQq'un qui connaît mieux le fonctionnement de tout ça pourrait-il m'expliquer si c'est vrai ou faux et pq ? INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Merci !
Bonjour SandyDéfinition de l'INSEE; "La formation brute de capital fixe (FBCF) est constituée par les acquisitions moins cessions d'actifs fixes réalisées par les producteurs résidents.Les actifs fixes sont les actifs corporels ou incorporels issus de processus de production et utilisés de façon répétée ou continue dans d'autres processus de production pendant au moins un an."Il n'y a absolument pas d'amortissements dans la FBCFCordialementAJH
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#229 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3781" \l "p3781" 12-07-2008 11:58:02
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Étienne a écrit:
De toutes façons, en Amérique comme en France, cet impôt ne sert nullement à financer le moindre service public puisque le montant de limpôt sur le revenu est totalement absorbé par le seul intérêt de la dette publique !Étienne.
Bonjour camaradeSauf erreur, autant les taxes peuvent l'être, autant l'impôt (en France, et il s'agit aussi bien de l'IRPP que de l'IS et d'autres), n'est pas "affecté.Donc écrire ce qui est quoté n'est pas exact.Tout ce qu'on peut dire c'est qu'une bonne partie de l'impôt sur le revenu est équivalente aux intérêts de la dette publique, mais les intérêts de la dette sont payés sur le budget général, pas "avec" l'IRPP .AmitiésAJ
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#230 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3782" \l "p3782" 12-07-2008 12:03:22
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3782" \l "p3782" Message n°3782
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HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
Étienne a écrit:
« Précisions sur l'origine du prix élevé du pétrole »Une analyse étonnante de F. William Engdahl : HYPERLINK "http://www.wmaker.net/alterinfo/Precisions-sur-l-origine-du-prix-eleve-du-petrole_a20064.html?print=1&PHPSESSID=29455d6af570133b321a18c881193af5" http://www.wmaker.net/alterinfo/Precisi
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Libération - 23 juin 2008Le rôle de la spéculation financière dans la hausse des cours du pétrole a été lun des sujets de discorde, hier, de la conférence de Djedda (Arabie Saoudite), qui réunissait pays consommateurs et producteurs de pétrole, et qui sest achevée sur lexigence dune «meilleure transparence et plus grande régulation des marchés financiers». Un peu plus tôt, le roi Abdallah dArabie Saoudite avait lancé une violente diatribe contre ces «spéculateurs qui perturbent le marché pour servir leurs intérêts égoïstes», y voyant lune des causes de la hausse des prix. «Le capital suit la montée du marché du pétrole, ce nest pas lui qui la conduit», avait rétorqué le secrétaire américain à lEnergie, Samuel Bodman. Où se situe la vérité ? Réponse de Francis Perrin, lun des meilleurs connaisseurs du dossier.Quelle est la vraie part de la spéculation dans la flambée du pétrole ?Pour moi, la spéculation nest pas lélément moteur dans la hausse du pétrole. Elle existe et constitue un aspect significatif de la flambée, mais elle na pas lancé le mouvement. Les spéculateurs sont plus des suiveurs que des faiseurs de prix. Ils ont vu que le prix du pétrole augmentait, ils ont étudié ce marché quils connaissaient mal, car ce sont des financiers et non des industriels, et sont arrivés à la conclusion quil avait encore un potentiel de hausse important du fait dun risque de déséquilibre entre une demande qui continue à croître - même avec un baril à près de 140 dollars - et une offre qui ne sera peut-être plus suffisante demain pour couvrir la demande. Ces acteurs financiers se disent quil y a encore un potentiel de valorisation et jouent le pétrole à la hausse.Qui sont exactement ces acteurs financiers ?Financiers et spéculateurs sont des mots souvent utilisés comme synonymes ; or ce nest pas la même chose. Les spéculateurs sont des acteurs financiers qui sintéressent au pétrole parce que cest un moyen de gagner de largent sur le court terme. Mais tous les acteurs financiers ne sont pas des spéculateurs. Il peut sagir aussi de fonds de pension qui cherchent à investir dans des actifs présentant un bon potentiel de valorisation sur le long terme. Ces acteurs financiers, un peu déboussolés par la crise immobilière américaine, se replient sur le marché des matières premières et particulièrement sur le pétrole, attrayant du fait de la hausse continue de la demande.Le moteur de la flambée serait donc le déséquilibre offre-demande ?Plutôt la perception dun risque important de déséquilibre pour lavenir. Le mois prochain, lAgence internationale de lénergie va publier ses projections à moyen terme. Elle va sûrement dire quil existe, dans les cinq ans à venir, un risque élevé que loffre ne puisse plus couvrir la demande, du fait dinvestissements insuffisants. Cette hausse de la demande est bien sûr une moyenne au niveau mondial. Aux Etats-Unis, à cause de la crise financière et de la hausse du prix du carburant, la demande a un peu baissé, comme en Europe, mais partout ailleurs, en Chine, en Inde, au Moyen-Orient, en Amérique latine, elle augmente
La Chine a levé les subventions sur le pétrole, cela peut freiner la demande
Les subventions, là est le vrai sujet. Pourquoi, à des prix aussi élevés, la demande pétrolière continue-t-elle à augmenter dans certains pays (Chine, Inde, Moyen-Orient, Amérique Latine
) ? Parce que les prix des produits pétroliers y sont massivement subventionnés pour maintenir une croissance élevée (les sommes générées par cette croissance apportent bien plus aux gouvernements que le montant des subventions). Au moins la moitié de la population mondiale vit dans des pays où les prix des produits pétroliers sont subventionnés. Mais les prix deviennent si élevés que ces pays sont forcés de réduire un peu les subventions, car ils ne sen sortent plus. Les subventions peuvent représenter 10 à 20 % du budget de lEtat ! Certains de ces pays vont donc devoir donner des coups de canif dans leur politique de subvention, et cela peut marquer un tournant, montrer quon a atteint une zone de prix à la limite du supportable.La flambée du pétrole tient donc davantage aux subventions quà la spéculation ?Bien plus, car, sil ny avait pas les subventions, les cours mondiaux ne continueraient pas à augmenter ainsi. Le portefeuille des gens nest pas illimité, surtout dans les pays en développement. Seul ce système de subventions permet à la demande pétrolière de continuer à augmenter. Et fait que le système est au bord de lexplosion.Pourquoi les pays producteurs naugmentent-ils pas leur offre ?Mais parce quils ne le peuvent pas ! Aujourdhui, lécart entre capacités de production et production - cest-à-dire ce qui pourrait être produit en plus avec quelques semaines de préavis - ne dépasse pas 2 millions de barils par jour (dont 1,7 million de lArabie Saoudite), ce qui est très peu rapporté à une consommation de 87 millions de barils par jour ! Cest là aussi une raison de la flambée actuelle. Les marges de manuvre étant très faibles, une seule catastrophe - par exemple un cyclone cet été dans le golfe du Mexique - peut faire grimper les prix au-delà de 200 dollars le baril et menacer de faire basculer la planète dans la pénurie !Par ailleurs, lintérêt de lArabie Saoudite, cest que les prix du pétrole soient assez élevés pour quelle gagne beaucoup dargent, mais pas assez pour que cela pousse les pays consommateurs à baisser leur consommation. Doù ses propositions régulières daccroître légèrement loffre. Mais léquilibre du marché pétrolier, et donc de la planète, peut-il reposer uniquement sur lArabie Saoudite ?Est-ce que cette flambée ne rentabilise pas certains projets dexploration pétrolière ?Oui, si lon a accès aux réserves. Or, on ne peut aller ni en Arabie Saoudite, ni au Koweït, ni au Mexique. Qui ira investir en Irak ou en Iran ? Et au Venezuela, et en Russie ? Les compagnies pétrolières nont jamais été aussi riches, certes, mais elles ne peuvent accéder aux pays qui ont le plus gros potentiel de la planète.
A titre personnel, participant depuis plusieurs années au HYPERLINK "http://forums.oleocene.org/" forum "oleocene" , je ne suis pas du tout d'accord avec l'exposé de F. William Engdahl AmitiésAJEDIT: je rajoute ce lien ... voir les 2 pages HYPERLINK "http://forums.oleocene.org/viewtopic.php?f=7&t=7061" http://forums.oleocene.org/viewtopic.php?f=7&t=7061
Dernière modification par AJH (12-07-2008 14:13:19)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
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L'argent, instrument de distributionpar Louis EvenPourquoi les créditistes parlent-ils toujours d'argent, de système monétaire, de réforme de système d'argent ?Parce que presque tous les problèmes qui nous tracassent tous les jours sont des problèmes d'argent. Pas seulement les problèmes des individus, mais aussi les problèmes des institutions, des écoles, des universités, des municipalités, des gouvernements.Dans notre monde actuel, on ne peut pas vivre longtemps sans obtenir des produits faits par d'autres; et ces autres ont aussi besoin de nos produits. Or, on ne peut pas obtenir les produits d'autres sans les payer. Et pour payer, il faut de l'argent.L'argent est ainsi un permis de vivre. Non pas qu'on mange de l'argent quand on a faim; ni qu'on se mette de l'argent sur le dos pour s'habiller. Mais sans argent, vous n'avez rien, excepté ce que vous pouvez faire vous-même, si vous disposez de quelques moyens de production. Sans argent, on ne va pas loin. Même ceux qui n'attachent pas leur coeur à l'argent sont obligés d'en avoir au moins un peu s'ils ne veulent pas aller trop vite dans un cercueil.Mais c'est une invention du diable, l'argent. C'est une source de désordre. C'est un instrument de domination. C'est un outil de perdition.C'est le mauvais usage de l'argent, la mauvaise gestion du système d'argent, qui tient du diable, qui fait tout ce que vous dites et bien d'autres choses abominables.Mais l'argent, comme instrument d'échange et de distribution des produits, est peut-être la plus belle invention sociale des hommes. Comme instrument de distribution, remarquez bien, parce que c'est pour cela qu'il a été établi. Grâce à l'existence de l'argent, l'agriculteur qui a plus de pommes de terre qu'il lui en faut pour sa famille, mais qui voudrait des chaussures pour ses enfants, n'est pas obligé de chercher un cordonnier qui a des chaussures de trop et qui a besoin de pommes de terre. Et la même chose pour le cordonnier: il n'est pas obligé de courir la campagne pour trouver un homme qui a trop de pommes de terre et qui voudrait des chaussures.Chacun offre sur le marché général ce qu'il a de trop. Il en obtient cette petit chose qui ne prend pas de place et qu'on appelle de l'argent. Puis avec cet argent, il choisit ce qu'il veut sur le marché général.Ce qu'il veut: c'est là une grande qualité de l'argent. L'argent est aussi bon pour choisir du beurre que pour choisir un instrument de musique. Tout le monde accepte l'argent en retour de ses produits ou de son travail, parce que tout le monde sait qu'il pourra ensuite faire accepter cet argent par n'importe qui pour se procurer n'importe quoi.En soi, l'argent est peu de chose, surtout l'argent moderne. Un simple morceau de papier gravé, portant le chiffre 5, vous permet d'acheter ce que vous voulez pour la valeur de cinq dollars. Et si le morceau de papier, pas plus grand, pas plus épais, porte le nombre dix, il vous permet de choisir n'importe quels produits, pour la valeur de dix dollars.L'argent n'a pratiquement aucune valeur en soi. C'est essentiellement un chiffre qui indique une valeur, qui représente une valeur, qui permet de se procurer cette valeur.Encore faut-il que les produits soient là !Évidemment, il faut que les produits soient là, pour qu'on puisse en obtenir. L'argent n'est pas un produit, c'est un instrument pour distribuer des produits. On ne peut pas distribuer des produits qui n'existent pas.Il serait absurde de prétendre nous faire vivre avec des chiffres marquant des valeurs, quand il n'y a pas de produits à obtenir pour cette valeur. Distribuez autant d'argent que vous voudrez à un homme isolé au pôle nord, ou dans un désert dont il ne peut sortir: ça ne lui servira à rien.Mais il est aussi absurde, et plus exaspérant encore, de manquer de chiffres pour obtenir des produits qui s'offrent et dont on a besoin pour vivre.Ce qui veut dire qu'il faut un rapport juste entre les produits portant une valeur indiquée, et les chiffres entre les mains de ceux qui ont besoin de ces produits.C'est de la comptabilité ?Exactement. D'un côté, des produits, portant des chiffres qui s'appellent prix. De l'autre côté, des morceaux de papier, ou rondelles de métal, ou comptes de banque, avec des chiffres qui sont du pouvoir d'achat.Quand vous pouvez mettre le signe égal entre les deux, les produits passent du producteur, ou du marchand, au consommateur qui en a besoin.
Alors, il est bon, notre système d'argent ?Il serait bon, si la comptabilité était exacte, et si les chiffres qui donnent droit aux produits étaient bien répartis. Mais le système est vicié, parce que ceux qui le conduisent tiennent faussement cette comptabilité, et aussi parce que les chiffres sont mal répartis.Les comptables ne sont ni les producteurs, ni les gouvernements. Les chiffres commencent dans les banques ; et ces chiffres ne sont pas en rapport avec la production qui s'offre, mais en rapport avec ce que le banquier pense pouvoir faire de profit sur le trafic de ces chiffres.Au lieu d'être une simple comptabilité de service, le système d'argent a été vicié. Son contrôle a été monopolisé ; il est devenu un objet de trafic, de domination, de tyrannie, de dictature quotidienne sur nos vies.Le cultivateur peut augmenter sa production : le comptable du système d'argent, qui est le banquier, n'augmente pas pour cela les chiffres-argent et n'en distribue pas à ceux qui ont besoin d'acheter les produits du cultivateur.Des chiffres viennent plus abondamment quand on fait des canons, des bombes, alors que personne ne veut de ces bijoux-là. On distribue ces chiffres aux salariés des munitions, qui ne produisent rient pour le marché: cela ne peut servir qu'à grossir les prix et diminuer la valeur d'achat des chiffres.Et quand on n'est pas en guerre, ou en préparatifs de guerre, c'est le contraire. On a vu nos grands hommes des gouvernements, dans tous les pays civilisés, permettre aux trafiquants de chiffres de mettre les peuples en pénitence pendant dix années, devant des produits qui ne se vendaient pas, faute de chiffres.C'était criminel. Les faux comptables étaient criminels. Les gouvernements, mandatés pour le bien commun, étaient complices des criminels, laissant faire par lâcheté ou par bêtise.Les créditistes veulent-ils chambarder tout le système ?Pas du tout. Ils trouvent très bien que l'argent moderne soit essentiellement de la comptabilité. Mais ils veulent une comptabilité juste. Ils veulent que l'argent soit ramené à sa fin propre: instrument de distribution.Et c'est très simple. Puisque l'argent est un titre aux produits, le public doit disposer d'un pouvoir d'achat suffisant pour commander les produits dont il a besoin, aussi vite que le système producteur peut fournir ces produits.Puis, dans ce public, chaque personne doit posséder une part suffisante de ce pouvoir d'achat, puisque chaque personne a le droit de vivre et qu'il est impossible de vivre sans argent pour se procurer les produits.
C'est pourquoi le Crédit Social propose :A. L'établissement d'un Office de Crédit (national ou provincial), qui tiendrait la comptabilité de la production globale et de la consommation (ou destruction, ou dépréciation) globale, dans le pays ou la province. L'Office actuel des Statistiques fournit déjà presque tous ces renseignements; une estimation approximative est d'ailleurs suffisante.B. Un pouvoir d'achat global en rapport avec la capacité de production, et équitablement réparti entre les membres de la société:1. Par des récompenses au travail, comme aujourd'hui, distribuées par l'industrie elle-même.2. Par un dividende périodique à chaque personne, employée ou non, de la naissance à la mort, pour assurer au moins une part suffisante pour vivre; ce dividende serait distribué par l'Office de Crédit.3. Par un abaissement des prix, un escompte général bannissant toute inflation; cet escompte serait compensé au vendeur par l'Office de Crédit.
Où cet Office de Crédit prendrait-il l'argent pour les dividendes et pour les compensations au vendeur en retour de l'escompte ?Puisque l'argent est un chiffre qui permet de commander des choses à la production du pays, l'Office de Crédit ferait simplement ces chiffres dans la mesure où la capacité de production peut y répondre. Affaire de comptabilité.Ces chiffres peuvent très bien être de simples inscriptions de crédit dans un compte ouvert à chaque citoyen; et un simple chèque sur le crédit national (ou provincial) adressé au vendeur sur présentation de ses bordereaux d'escomptes.Impossible, et inutile, de fournir ici des détails techniques. Les modalités d'application sont d'ailleurs variées. (Une façon possible est expliquée dans la brochure «Une finance saine et efficace».)Croyez-vous que ces crédits-là circuleraient et seraient acceptés comme de l'argent ?Certainement. Ils circulent et sont acceptés aujourd'hui. Les prêts ou découverts aux industriels, aux commerçants; les crédits qui ont permis à Mackenzie King, à Roosevelt, à Churchill, et aux autres, de faire six années de boucherie humaine tout cela n'est et n'était ni de l'or, ni même du papier, mais de simples chiffres inscrits dans des comptes et mobilisés par des chèques.Mais croyez-vous qu'un système d'argent, ça se mène comme ça ?Aimez-vous mieux que ce soit l'argent qui mène les hommes?Remarquez bien, d'ailleurs, qu'il n'y a rien d'arbitraire dans la comptabilité monétaire proposée par le Crédit Social. La production reste le fait des producteurs eux-mêmes. La consommation reste le fait et le choix des consommateurs eux-mêmes. Les comptables de l'Office de Crédit ne font que relever les totaux; ils en déduisent mathématiquement ce qui manque d'un côté pour le rendre égal à l'autre.Il n'y a donc ni expropriations, ni nationalisations, ni décrets dictant ce qu'il faut produire ou ce qu'il faut consommer. Le Crédit Social est une démocratie économique parfaite. Tout demeure l'affaire d'hommes libres. Bien plus libres qu'aujourd'hui, parce que des consommateurs munis d'un pouvoir d'achat suffisant commanderaient bien plus librement les produits de leur choix que ceux dont le porte-monnaie est toujours maigre et souvent vide.
Louis Even
(Texte signalé par "Rumbo" sur cet intéressant billet de Paul Jorion : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=660" « IndyMac Bank (1985 2008) »)Loriginal est là : HYPERLINK "http://www.michaeljournal.org/distribf.htm," http://www.michaeljournal.org/distribf.htm, librement reproductible sans droit dauteur à condition de signaler le site dorigine. Étienne.
#232 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3804" \l "p3804" 18-07-2008 08:04:37
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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Bonjour, merci AJHCe qui serait bien aussi, cela serait de faire la lumière sur la mise en place du système monétaire européenQui l'a pensé, qui l'a mis en oeuvre, et peut être retrouver des archives de l'époque etc ...J'avoue je n'ai pas encore lu votre livre, peut être avez-vous déjà fait tout ça, mais nos adversaires portent leurs attaques principalement sur la crédibilité de toutes ces théories, je pense que revenir sur le passé peut apporter beaucoup de crédibilitéEt peut être que de questionner directement les personnes qui ont été mêlées à la mise en place de ce système pourrait apporter des réponses aux questions qu'on se pose
#233 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3806" \l "p3806" 18-07-2008 18:47:29
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Je ne suis pas sûr qu'il faille ici multiplier les commentaires pétroliers qui sont peut-être un peu hors sujet par rapport à la monnaie... (sauf à analyser les causes de l'inflation, c'est ça ?), mais bon, cet article qui suggère que "le marché du pétrole ressemble comme deux gouttes deau aux marchés financiers" est intéressant : HYPERLINK "http://www.m-pep.org/spip.php?article822" "DANS LES PROFONDEURS LIBÉRALES DE LA CRISE PÉTROLIÈRE", par A. Bernier (M'PEP) dans Marianne 2.
#234 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3807" \l "p3807" 19-07-2008 02:29:36
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Étienne,Merci pour le lien vers le documentaire d'Aaron Russo. J'ignorais tout de cette affaire et j'ai été stupéfait de ce que j'ai découvert. La première des 7 parties n'est bizarrement plus disponible sur le site (on peut la voir en plus petit et non sous-titrée sur Google, via le lien HYPERLINK "http://video.google.com/videoplay?docid=-1656880303867390173" http://video.google.com/videoplay?docid
3867390173, lui-même accessible sur le site de l'auteur HYPERLINK "http://www.freedomtofascism.com" http://www.freedomtofascism.com).Ce document est capital car il montre parfaitement l'universalité de la méthode employée pour réduire les peuples du monde en esclavage.Cela dit, je suis entièrement d'accord avec toi en ce qui concerne le côté dérangeant du film, dans lequel l'impôt sur le revenu est davantage présenté comme le problème, alors que c'est son gaspilage qui est le vrai problème. C'est pourtant dit dans le film, mais Russo insiste davantage sur le souhait des organisations citées d'abolir cet impôt, ce qui crée un déséquilibre préjudiciable à une réhabilitation/reconstruction du financement de l'État par ce biais. Je ne pense pas que cette approche serve les intérêts de ces organisations, bien au contraire, car l'IRS et le gouvernement ont beau jeu de dénoncer cette croisade comme un manque de civisme, voire comme une trahison envers les intérêts du pays.Cela fait de longs mois que je le pense avec inquiétude, j'en ai trouvé l'écho tout récemment sur plusieurs des sites Web que les formidables contributeurs à ce sujet (et à d'autres) ont conseillés, et le documentaire le sous-entend également : au train où vont les choses, je crains fort que nous ne puissions faire l'économie d'une nouvelle révolution, et étant donné la brutalité de l'ennemi et de ses sbires (parfaitement illustrée par les scènes insoutenables de l'intervention de l'IRS et de l'interpellation de la femme dont le permis avait apparemment été invalidé), cette révolution a malheureusement toutes les chances d'être très violente.À ce propos, je n'ai pu m'empêcher de "tilter" lors d'un passage que j'ai trouvé particulièrement significatif (ce qui est apparemment voulu par l'auteur car ce passage me paraît étrangement isolé au sein du récit) : celui où, sous prétexte de protéger les citoyens de Floride suite au passage de Katrina, la garde civile américaine leur retire leurs armes (en violation du 2e amendement de la Constitution). Que penser, dès lors, de l'apparente recrudescence des tueries dans les établissements publics aux USA, et notamment dans les organismes d'éducation ? Un moyen de jouer de la corde sensible et de convaincre la population qu'il faut interdire la détention d'armes par les citoyens ? Un peuple désarmé ne peut plus se révolter aussi facilement... Et si cette particularité américaine constituait l'un des derniers remparts du monde libre contre la tyrannie ?Amitiés.Candide
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#235 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3809" \l "p3809" 19-07-2008 03:31:48
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Étienne... la ressemblance est valide pour tous les domaines ou les neo-conservateurs interviennent pour se procurer le plus de ressources possibles, du fait qu'ils utilisent partout les mêmes stratégies pour y parvenir et qu'ils ne laissent sans toucher aucune sphère productive ou des bénéfices peuvent être obtenus.
#236 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3832" \l "p3832" 22-07-2008 12:20:32
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#237 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3848" \l "p3848" 24-07-2008 08:53:10
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#238 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3883" \l "p3883" 27-07-2008 13:48:48
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Prêts directs de la banque centrale aux pouvoirs publicsBonjour AJH.Suite à votre intervention sur le blog du Président Giscard d'Estaing, il a fait le commentaire suivant :"La possibilité du prêt direct de la Banque de France au Trésor public a généré partout où il fut appliqué une situation d'inflation monétaire permanente. Vous [...] semblez penser qu'une dette du Trésor public envers la Banque de France ne serait pas décomptée comme faisant partie de la dette de l'administration publique. "En réalité, il y a dans ce domaine des règles bien connues qui définissent le montant des avances et prêts de l'institut d'émission en faveur du Trésor public, avances et prêts qui ont évidemment vocation à être remboursés et qui figurent de ce fait dans le montant de la dette publique. Ce que vous supposez consiste à dire qu'on aurait pu remplacer un endettement visible et structuré par une simple émission monétaire. Mais ce serait ouvrir les bras au retour à l'inflation des années 1950."Je trouve cette crainte de l'inflation dans le contexte des prêts directs convaincante, mais je connais bien mal les problèmes de la monnaie. Auriez-vous une contre-explication simple pour les "nuls" (comme moi) ? Merci d'avance. JR
#239 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3885" \l "p3885" 27-07-2008 19:06:14
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Mais... qu'est donc cette inflation dont certains ont si peur?Sauf preuve du contraire (je n'ai fait que des réfléxions théoriques)... l'inflation c'est le fait que l'argent "liquide", en billets ou sur un compte en banque... n'ait à une certaine date plus la valeur qu'elle avait quand on l'a reçue.Ce n'est qu'un problème pour ceux qui maintiennent des liquidités importantes... les rentiers. Ceux qui gangnent leur pain de mois en mois n'ont pas de problème avec l'inflation... sauf que ces mêmes rentiers s'organisent pour ne pas nous actualiser nos salaires correctement. Une fois par année si on à de la chance, et avec un coefficient qui ne couvre pas toute la perte de pouvoir d'acquisition.Dans un système économique ou l'argent crée représente la valeur des biens produites... peu importe que la contrepartie de ce qui à été produit soit 1 million ou 10 millions... ce n'est qu'un accord pour représenter une valeur aléatoire, le but est que la chiffre et les produits soient équivalents pour permettre l'exchange équitative entre l'effort remunéré qui à produit ces biens, et combler le besoin de biens qui est à la base de l'effort de production. L'argent n'est que une étappe intermédiaire de réprésentation de la valeur pendant que cette échange se concréte avec le choix des produits que chacun préfére obtenir en échange de son effort productif.Le seul problème est une "complication colaterale" due aux proprietés intrinseques de l'argent: le fait qu'il peut être mis de coté SANS être échangée pour des biens pendant longtemps. Quand il est mis à coté... l'équilibre est foutú parce-que la portion qui circule est moins que le montant nécessaire pour acheter tout ce qui à été produit.D'une part... si on veut faire circuler toute la production (conditio sine qua non pour rémunerer les producteurs de cette production)... les prix de vente doivent descendre au dessus des couts de production, dans une proportion égale a celle qui est soustraite par les rentiers. Par exemple, si nous produisons pour valeur de 100 unités de monnaie, mais les rentiers mettent de coté 20 unités de monnaie des qu'elle est crée comme contrepartie, alors cette production qui vaut 100 unités... ne peut plus se vendre que pour 80, qui est tout l'argent qui reste disponible. Soit tout se "vend" 20% moins cher... ou 20% de la production ne se vend pas du tout (ce serait plutôt une combination des deux)... sauf que ces sacrés rentiers décident remettre en circulation une partie des unités de monnaie qu'ils ont mis de coté auparavant. Et nous savons bien qu'ils ne font pas cela si ce n'est que pour une bonne occasion d'inversion, avec des substantiels bénéfices.L'inflation, c'est quand nous n'arrivons plus à produire (par le fait que il ne circule plus assez de monnaie pour payer la production à un prix raisonnable et qu'on ne produit pas à des prix déraisonnables)... et que la production réellement produite est donc disputée entre ceux qui ont de l'argent... en donnant plus d'argent pour la même valeur produite. Comme ce "plus d'argent" ne représente pas "plus de valeur"... l'argent se dévalue et c'est l'inflation. Comme c'est la "représentation de la valeur" qui change, et pas sa contrepartie en "valeur de biens produits"... on ne sort pas de la spirale vicieuse... la monnaie qui circule est chaque fois moins suffisante pour acheter la totalité des biens produits... des 20% mis à coté par les rentiers, on passe a 50% et plus par la perte accumulée de "réprésentation de la valeur".Ce sont donc ceux qui mettent trop de monnaie hors circulation qui causent l'inflation, mais c'est normalement aussi eux qui subissent le plus fort les effets de cette inflation parce-que c'est eux qui accumulent les plus grands montants de monnaie liquide sujet à dévaluation.L'inflation et la dévaluation sont des amis des travailleurs des le moment qu'ils recoivent comme contrepartie de leur travail le montant en monnaie que représente celui-ci à chaque instant. Un mois ça peut être 100 unités monétaires, le suivant 120 unités monétaires. Leurs dépenses sont aussi parallèles à leurs revenus (sauf que les politichiens ont convenu de ne pas faire l'actualisation par mois, mais une fois par an, et qu'ils trichent avec le pourcentage réel).Seuls les capitalistes investisseurs qui maintiennent trop de liquidités à long terme se voient expropriées par l'inflation parce-que la monnaie qu'ils obtiennent représentant une certaine valeur un jour... peut bien n'en garder que 25% ou moins dans pas trop d'années.Voyez donc pourquoi la priorité de la "Banque Centrale Europénne" est donc le contrôle de l'inflation plutôt que le plein emploi...
#240 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3888" \l "p3888" 27-07-2008 22:47:07
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Démagogie giscardienneA JR (message n°3883)Cela fait plaisir d'entendre rappeler, régulièrement, les méfaits de personnages comme VGE, dont le nom est cité avec ou sans la particule ou le titre honorifique à vie, parce qu'il est sain de se rappeler que les conjurés, peu importe leur degré de volontarisme, ont aussi l'art de la rhétorique... Mais évidemment, ce qui nous fait avancer, c'est le débat raisonnable. Faisons donc éclater tranquillement ce que cache le propos de VGE, et le mensonge pur et simple qu'il constitue, formulé en l'état.Je m'excuse auprès de NingúnOtro de ne pas répondre à son message pour le moment, mais je tiens à préciser d'emblée ceci, vu la question de JR : rien ne permet de dire que le problème technique que VGE considère va apporter de l'inflation ; ce sont précisément des facteurs qu'il ne note pas qui génèreraient de l'inflation, et cela se produirait avec ou sans la base qu'il considère ; il y a donc un mensonge, qu'il masque en lançant, en conclusion, un spectre du passé qu'il sort largement de son contexte. C'est la recette n°1 de la propagande, qu'on traduit en français vulgaire par : "t'as vu l'avion ?", et qui marche encore mieux si on ajoute l'effet de la peur, et plus exactement, d'une peur irraisonnée. Le plus génial est quand elle est implacablement irraisonnée parce que son objet lui même est une illusion. En effet, si JR a quelque chose à craindre, y compris l'inflation au présent, cela n'a rien à voir avec le propos que VGE essaie de nous faire avaler ni même, d'ailleurs avec le spectre qu'il agite, ce qui est le plus remarquable dans l'effet qu'il est parvenu à produire (ce spectre agite VGE et les intérêts qu'il sert, il n'a aucune raison d'agiter les travailleurs - cf. le message de NingúnOtro, et d'autres postés il y a quelques mois).Il s'agit donc de reprendre son propos pour montrer en quoi le problème qu'il désigne n'est pas le vrai, avant de discuter des effets de l'inflation lorsque ce problème se pose.La masse monétaire, pour ne provoquer ni inflation ni déflation, doit s'accroitre, sur une période donnée, dans la même proportion que l'accroissement de la valeur (nominale, d'échange) associée au flux total des échanges marchands réalisés (au moyen de cette monnaie). Ce n'est pas une croyance, c'est un théorème. N'importe quel économiste le sait et l'admet depuis qu'on l'a établi. Cette situation d'équilibre est d'ailleurs assez simple à appréhender, même si le phénomène d'inflation, lui, avec ses divers mécanismes, est bien plus difficile à comprendre (mais, encore une fois, démonter le propos de VGE ne nous demande pas d'expliquer ce qu'il se produit s'il y a inflation) : il s'agit que la monnaie joue un rôle neutre, celui d'un simple moyen d'échange : tout doit donc se passer, au bilan d'ensemble, comme si nous étions dans un régime de troc. Or la monnaie parcourt le trajet inverse de celui que parcourent les marchandises échangées. Si, par exemple, tout signe monétaire ne sert qu'à un échange dans l'année, il faut que la valeur de la masse monétaire soit celle du PIB. Ajoutez le paramètre "vitesse de circulation" de la monnaie, ça ne change rien à ce raisonnement de base, où le paramètre est simplement fixé, à 1. Evidemment, cela ouvre une autre dimension importante, mais il se trouve que cette vitesse de circulation fluctue très peu, même au présent, et si l'on est capable de mesurer la quantité des échanges à une fréquence donnée, il n'est pas bien plus difficile de mesure cette vitesse. Par contre, en ouvrant cette dimension, on pose aussi la question de la pure spéculation, qui fait rage comme jamais au présent. Mais elle se fait en bonne partie par échange de titres financiers, qui sont des dérivés de la monnaie... Passons, démonter le propos de VGE ne nous en demande pas tant. Mais il s'agit de mettre en lumière tout ce qu'il cache, et il vaut donc la peine de noter quelques aspects du problème. Or, le problème de la spéculation n'est pas le moindre de ceux que cache la fausse neutralité de VGE. Il s'agit même de penser que ce que redoutent VGE et l'oligarchie qu'il sert et qui le tient, ce n'est pas du tout l'inflation à laquelle on pense, quand on travaille et consomme, mais une forme d'inflation qui nuirait aux spéculateurs qui ont tant d'argent qu'ils ne savent même plus quoi consommer.Notez, au passage, que, si la mesure du PIB ne dit à peu près rien de la quantité de bonheur induite, elle est utile ne serait-ce que pour fixer une référence à la création monétaire requise.Ainsi, si la croissance est positive, comme c'est le cas depuis longtemps - et la croissance a été très forte dans les années 1950, il me semble -, il faut augmenter la masse monétaire. A moins de souhaiter une déflation.Or, si le Trésor rembourse à l'institut d'émission (à la Banque centrale) la monnaie que ce dernier lui a confié, l'institut d'émission est supposé détruire cette monnaie (ou la retirer du circuit, ce qui revient au même). La monnaie, espérons-le, n'appartient pas à l'organe public qui l'émet. De ce fait, il est évident que la masse monétaire n'augmente pas.Puisqu'il est naturel, en cas de croissance, de créer de la nouvelle monnaie, il est parfaitement illogique de supposer que, dans l'ensemble, elle soit fournie à la société contre une reconnaissance de dette. Une dette de l'État envers lui-même ? De la Nation envers elle-même ? VGE, d'ailleurs, n'ignore pas, et il ne dénonce pas non plus, le fait que la BCE crée, de manière chronique, beaucoup plus de monnaie que ce qu'on préconiserait en appliquant le théorème cité. Il n'ignore pas non plus ce que la Banque de France en dit : cette aberration ne crée pas d'inflation apparente, mais elle gonfle les bulles spéculatives. Il sait tout aussi bien que l'inflation sonnante et trébuchante qui nous arrive au présent est en bonne part un effet différé de cette même aberration. Mais peu importe, les plus gros requins se sont mis à l'abri.J'insiste pour dire que VGE commet un mensonge et non pas un simple mensonge par omission. Car, dans son propos, il compare deux situations, mais dans chacune d'elles il considère que l'injection de la nouvelle monnaie se fait par la fourniture au Trésor, par la Banque centrale (l'institut d'émission). Il ne parle absolument pas du crédit bancaire, et ne compare pas du tout ces deux modes de création monétaire. Pourquoi, donc, parler de dette ? Il est important de l'expliquer, parce que VGE, en bon technocrate, cache un mensonge et des privilèges derrière un motif purement comptable. Or, si cela fait très longtemps qu'on appelle "dette publique" le même phénomène apparent, il y a plusieurs raisons et plusieurs sens, dont certains sont parfaitement admissibles, d'autres inavouables, les autres relevant du passé.- La première raison est purement comptable : a partir du moment où l'on sépare les pouvoirs, ou même si on a besoin de découper les tâches, et que cela met en jeu des responsabilités et des contrôles, on peut très bien concevoir que l'on parle-là d'une dette contractée par l'une des poches de l'État envers une autre. Une série de précisions qui me paraissent très importantes, dans ce contexte : - Tout le monde s'entend pour dire qu'on ne devait pas laisser l'État financer des dépenses de fonctionnement avec la création monétaire (ou avec une dette contractée auprès de particuliers). Cela entend déjà un besoin comptable. - Mais si l'État finance ainsi des investissements publics, cela pose la question du temps : celui de l'amortissement et, plus généralement, celui de la planification ; en même temps, cela suppose qu'il y aura des variations inévitables, dans une période donnée, entre la création monétaire effective et l'optimum de création monétaire au sens de l'inflation nulle : on en arrive à un point essentiel. - Si on revient au théorème de départ, cherchant à l'appliquer, on est amené à constater que le flux d'échanges marchands (la valeur nominale cumulée) non seulement ne peut pas se mesurer à une fréquence infinie, ce qui implique de fixer des étapes, mais aussi qu'il s'agit de savoir si le volume de création monétaire requis doit être estimé en retard de phase (d'après le volume d'échanges marchands effectués durant la période précédente) ou bien plutôt en avance de phase, soit en établissant des projections, des "prévisions de croissance" dont vous entendez parler souvent, mais aussi une réflexion sur le circuit de la monnaie dans laquelle, par exemple, payer des fonctionnaires, à long, moyen et même court terme, ne sert pas à rien, y compris du point de vue des intérêts privés. La "dette" publique doit donc avant tout s'entendre comme une notion liée au temps, parce que ces mécanismes impliquent nécessairement une planification. Mais cela ne signifie pas nécessairement qu'il s'agisse de rembourser de l'argent. Ou bien, dans ce cas, il faut demander : à qui ? Et répondre : à une entité extérieure, ou à des particuliers. Sinon, il s'agit bien toujours d'un engagement de la société envers elle-même, mais il n'induit pas de dette. Pas même envers nos descendants, au contraire : les investissements réalisés à temps leur profiteront, tandis que la monnaie, on ne leur a pas emprunté, et d'ailleurs elle ne vaut rien par elle-même. Ce genre de rappel et autres remarques de bon sens fait dire à AJH, en résumé, que la "dette publique" n'appauvrit pas la nation, au contraire, elle l'enrichit. Du moins, tout cela est vrai si on ne déclenche pas une avalanche de superinflation. Mais rien de ce que j'ai posé pour le moment ne suppose qu'on a créé ne serait-ce qu'un peu trop de monnaie. - Puisque l'État, au présent, est réellement endetté, il est facile de concevoir qu'il l'ait déjà été souvent. Cela peut signifier tout simplement qu'il se soit autorisé une sorte de plan quinquennal dans lequel il admettait créer trop de monnaie mais s'engageait aussi à la détruire au bout d'un certain temps (détruire étant ici l'exact synonyme de rembourser). Je ne discuterai pas, ici, de la question de savoir quels niveau de dépassement, sur quelles périodes, créent une crise de superinflation. Je me contente de distinguer les différents visages de la dette, et c'est bien assez pour faire un long message. Mais n'importe qui ou presque sait qu'un certain Keynes, et d'autres bien avant lui, ont prôné ou appliqué des dépassements significatifs et prolongés sans que cela ait fait souffrir les pauvres gens. - Mais ça peut signifier aussi que l'État a pu choisir, à certains moments, d'emprunter au privé plutôt que de créer de la monnaie... car, s'il y avait une forte inflation, les taux d'intérêt réels étaient négatifs. Et c'est arrivé notamment durant une période qui hante M. Giscard d'Estaing et surtout de nombreux financiers, qui furent les seuls perdants à l'époque. Il s'avère ainsi que, grâce à la mesure que nous dénonçons, non seulement ils ont pris leur revanche mais ils l'ont fait en prenant l'État à son propre jeu, tout en profitant de la confusion pour inverser les responsabilités comme les problèmes et ceux qu'ils concernent. Ce fut un coup de maitre, que je situe très haut dans ce que j'appelais, plus haut, une conjuration. On l'apprécie d'ailleurs par la précocité de la mesure dans la réalisation du mouvement néolibéral, mais aussi par l'endurance des effets matériels et psychiques induits. En effet, le problème de 99.5% des gens n'est pas du tout que l'État crée de la monnaie, ni même qu'il ne la (se) rembourse pas, mais qu'il puisse la créer en quantité déraisonnable, ou sans se soucier de savoir dans quoi il investit, ou bien encore qu'il choisisse une forme d'endettement qui nous mette sous l'empire des financiers. Or VGE ne parle ni de quantité ni de finalité ni d'institutions ; il ne parle que d'un problème qui n'en est pas un... sauf pour les financiers. - La seconde raison est tout simplement que le créancier n'est pas un pouvoir public, mais une personne privée. Et c'est précisément ce que VGE ne dit pas. Puisque c'est le cas, au présent, et qu'il parle, comme nous, du présent. Et si ça été très longtemps et souvent, sinon toujours le cas en partie (ce qui ne rend pas le fait légitime), c'est le cas à 100% au présent. C'est lui-même, avec quelques hommes dont Pompidou, qui ont poussé pour établir cette loi pour la première fois en France, en 1973. C'est précisément ce que nous dénonçons en premier lieu (la question de la création monétaire par le biais du crédit est plus complexe) : puisque la société a un besoin naturel de créer de la monnaie s'il y a de la croissance, et puisque effectivement on en crée, de la monnaie (beaucoup, même), comment peut-on admettre que l'État n'y accède qu'au prix d'une dette contractée envers des personnes privées ? Ce qui signifie que la dette est de droit remboursable, mais qu'elle l'est avec intérêts, évidemment.- Une autre raison, qui ne nous concerne pas (plus) mais qui concerne les États-uniens, en particulier, est que la Banque centrale elle-même est en fait une banque privée, possédée par des actionnaires privées, lesquels touchent des dividendes sur ses bénéfices. Ce fut longtemps le cas de la Banque "de France" (de sa création par Napoléon, qui octroya à quelque 200 familles, un privilège d'émission de la monnaie légale, jusqu'à... Pétain), et le premier cas historique est celui de la Banque "d'Angleterre", en 1694 si je me souviens bien. Aux USA, les actionnaires de la Fed peuvent se servir jusqu'à hauteur de 6% en fin d'exercice. Il est facile de comprendre que l'octroi de crédits au trésor est conditionné. Or les statuts de la Fed ôtent tout véritable contrôle au Congrès, et plus largement aux pouvoirs publics. - En remontant dans l'histoire, on comprend plus facilement encore la pertinence de cette notion de dette publique. Si le théorème évoqué plus haut était déjà valable (il est universel, pour tout régime monétaire), la quantité d'or ou d'autres métaux précieux nécessaire, évidemment, n'était pas donnée aux rois par l'opération du Saint-esprit. Cela suppose évidemment des conséquences aristocratiques, et aussi des tensions extérieures, des besoins de conquêtes, ... Mais on peut renverser le problème, en diminuant le taux d'or ou d'argent pur dans la composition des pièces de monnaie, et en imposant que la valeur d'échange de cette monnaie serait conservée. Ce que les souverains firent souvent. Le terme d'inflation, d'ailleurs, vient, si j'ai bonne mémoire, du fait qu'avec une même masse de métal précieux on produisait ainsi un volume de pièces accru. Si on revient au théorème, et si l'on se souvient que ce n'est pas l'or qui fait la valeur nominale de la monnaie, mais la valeur que le souverain lui donne, on voit qu'en soi, le procédé ne fait pas d'inflation. Mais l'inflation vient du fait que le souverain abusa du procédé, c'est à dire créa trop de monnaie, au regard de ce que le peuple produisait et échangeait. Les mécanismes, ensuite, importent peu : les prix augmentent. Il y a aussi des impacts sur les taux de change : si une monnaie perdait de sa valeur par rapport à l'or ou à l'argent, des spéculateurs voyageurs rapportaient des pièces étrangères, de plus forte valeur, et fondaient le métal pour le revendre aux fabricants de monnaie, qui les payaient en pièces locales...
Dernière modification par sam17 (28-07-2008 08:35:28)
#241 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3889" \l "p3889" 28-07-2008 01:12:46
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sam, vous avez vraiment du mal pour exprimer et vulgariser ce que vous expliquez INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET perso j'ai tout simplement rien compris dutout INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET
#242 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3890" \l "p3890" 28-07-2008 01:19:22
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Sandy, écoutez plutôt VGE : c'est limpide, ça parait évident et c'est un énorme mensonge. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Plus sérieusement, lisez plutôt AJH, il a l'habitude et il est (bien) plus facile à comprendre.
#243 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3891" \l "p3891" 28-07-2008 01:44:58
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"La possibilité du prêt direct de la Banque de France au Trésor public a généré partout où il fut appliqué une situation d'inflation monétaire permanente. Vous [...] semblez penser qu'une dette du Trésor public envers la Banque de France ne serait pas décomptée comme faisant partie de la dette de l'administration publique."En réalité, il y a dans ce domaine des règles bien connues qui définissent le montant des avances et prêts de l'institut d'émission en faveur du Trésor public, avances et prêts qui ont évidemment vocation à être remboursés et qui figurent de ce fait dans le montant de la dette publique. Ce que vous supposez consiste à dire qu'on aurait pu remplacer un endettement visible et structuré par une simple émission monétaire. Mais ce serait ouvrir les bras au retour à l'inflation des années 1950."Il y a plusieurs choses à comprendre. Dites moi si j'ai bien tout compris INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET D'abord effectivement il y a risque d'inflation si la valeur de la monnaie diminue, et cette valeur correspond à un rapport entre la masse monétaire et la richesse que cette monnaie est censée représenter.Le système monétaire qui a été mis en place ( principalement inspiré des théories monétaristes néo libérales de Milton Friedman ) n'est pas forcément le seul et l'unique système qui serait efficace pour contrôler la masse monétaire et ainsi l'inflation issue de la création monétaireC'est partant du constat que ce système engendrait pour les états et pour les peuples différents problèmes ( dette publique / soumission des peuples / gouvernements aux financiers ) que ce système est remis en cause.Ce qui est proposé sur ce site Jacques est une alternative qui nous permettrait à la fois d'obtenir les mêmes résultats au niveau de l'inflation, et qui en plus nous permettrait de réduire la dette publique et de retrouver notre souveraineté vis à vis des financiers.Aujourd'hui il faut comprendre dans quelle idéologie on se trouve, l'UE pense concurrencer les pays émergents en gelant les salaires, en luttant contre l'inflation monétaire grâce au système monétaire et en mettant de la concurrence à tous les niveaux pour faire baisser les prix. Voilà ce qui a réellement changé entre les années 50 et aujourd'hui. Le but ne serait pas de donner comme dans les années 50 un pouvoir illimité au gouvernement en matière de création monétaire mais un pouvoir limité aux seules dépenses d'investissement.On sait que durant ces années les différents gouvernements en ont abusé en dévaluant exprès leur monnaie pour réduire artificiellement leur dette ( d'où inflation ), ceci leur serait maintenant interdit.Cela dit il convient de constater qu'à l'époque ce n'était pas un très gros problème ( sauf pour les riches et les rentiers ) vu que les salaires étaient augmentés en conséquence ( apogée des luttes syndicales ).Donc limiter ce pouvoir aux seules dépenses d'investissement, c'est s'assurer qu'à chaque augmentation de masse monétaire serait associée une création de valeur, ainsi peu ( ou pas ? ) de risques d'inflation.Ainsi vous voyez que la réponse de VGE est inapropriée.D'abord parcequ'il place le débat sur un souci de transparence comptable ce qui est abusif.Ensuite par ce qu'il tient toute cette problématique sous silence.
Dernière modification par Sandy (28-07-2008 01:45:39)
#244 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3892" \l "p3892" 28-07-2008 01:54:47
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InflationMerci à NingúnOtro et à Sam pour ces deux commentaires convergents qui ont contribué à m'éclaircir les idées. J'y reviendrai. Je suppose qu'AJH est d'accord ? JR
Dernière modification par Jacques Roman (28-07-2008 01:55:59)
#245 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3893" \l "p3893" 28-07-2008 06:56:12
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Jacques Roman Très rapidement, je fignolerai une réponse à VGE plus tard. L'argument de l'inflation est spécieux, jugez-en ( en % d'inflation, année par année..) 16,2 1951 11,9 1952 -1,7 1953 0,4 1954 1 1955 4,2 1956 3 1957 15,1 1958 6,2 1959 3,6 1960 3,3 1961 4,8 1962 4,8 1963 3,4 1964 2,5 1965 2,7 1966 2,7 1967 4,5 1968 6,5 1969 5,2 1970 5,7 1971 6,2 1972 9,2 1973 13,7 1974 11,8 1975 9,6 1976 9,4 1977 9,1 1978 10,8 1979 13,6 1980 13,4 1981 11,8 1982 9,6 1983 7,4 1984 5,8 1985 2,7 1986 3,2 1987 2,7 1988 3,6 1989 3,4 1990 3,2 1991 2,4 1992 2,1 1993 1,7 1994 1,7 1995 2 1996 1,2 1997 0,7 1998 0,5 1999 1,7 2000 1,7 2001 Tiens, tiens, c'est en 73 que redémarre l'inflation... Laissez moi penser que VGE, même si on l'imagine de bonne foi, s'est totalement planté ; son "système" n'a pas supprimé l'inflation, en plus que d'appauvrir collectivement les français ! Ceci dit, totalement d"accord avec l'explication précédente de NingunOtro : l'inflation, c'est la mort pour le rentier (on ne parle pas ici d'inflation des prix des actifs, mais d'inflation des prix de la consommation...)EDIT; je rajoute que je suis également d'accord et avec Sam et avec Sandy... (mais j'y reviendrai)EDIT2: Pour faire vite, je suis parti des coefficients de transformation de la monnaie d'une année sur l'autre... ces coefficients d'inflations annuelles sont à vérifier[Édit d'Étienne (29/7-15h) : pour la lisibilité immédiate des chiffres ci-dessus, je reporte ici le message d'AJH affiché sur une autre page :]
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3901" \l "p3901" Message n°3901 (28 juillet, AJH)Bon, j'ai refait mes calculs.. voici le graphique INCLUDEPICTURE "http://www.societal.org/docs/inflation1950-2001.png" \* MERGEFORMATINET et les données que vous pouvez télécharger sur HYPERLINK "http://www.societal.org/docs/inflation%201950-2001.xls" http://www.societal.org/docs/inflation 1950-2001.xls
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#246 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3894" \l "p3894" 28-07-2008 07:12:01
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Je retranscris l'échange complet
Le samedi 19 juillet 2008, 16:39 par A-J Holbecq Monsieur le PrésidentSi j'avais trouvé une adresse courriel directe, j'aurais pu éviter de passer par ce blog. J'espère que votre équipe vous transmettra la question qui suit, et que vous pourrez me répondre direcement.Le 3 janvier 1973, sous la présidence de Georges Pompidou, alors que vous étiez Ministre de Finances, est entrée en application une réforme importante des statuts de la Banque de France, dans lequel nous trouvons ce très court article 25 ; « le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à lescompte de la Banque de France », autrement dit fut bloqué à ce moment toute possibilité de crédit de la Banque de France au Trésor, et ici se trouve l'origine de la dette des administrations publiques dans notre pays laquelle atteint maintenant plus de 1200 milliards (au seul sens de Maastricht), et nous ponctionne collectivement de plus de 40 milliards d'intérêts par an, payés aux "déjà plus riches".J'aimerais que vous m'expliquiez, sans langue de bois, quel fut, à l'époque, la justification de ce changement de cap qui nous ligote sous la coupe des banques privées.Avec ma considération la plus distinguée
Par Valéry Giscard d'Estaing le vendredi 25 juillet 2008, 14:26 - Réponses aux bloggeurs @ A-J Holbecq : Réforme des statuts de la Banque de FranceLa réforme des statuts de la Banque de France, adoptée sous le mandat de Georges Pompidou et lorsque j'étais Ministre des Finances, est une réforme moderne qui a transposé en France la pratique en vigueur dans tous les grands pays : il s'agissait à l'époque de constituer un véritable marché des titres à court, moyen et long terme, qu'il soit émis par une entité privée ou publique. La possibilité du prêt direct de la Banque de France au Trésor public a généré partout où il fut appliqué une situation d'inflation monétaire permanente. Votre remarque sur l'endettement public est inexacte et révélatrice : vous semblez penser qu'une dette du Trésor public envers la Banque de France ne serait pas décomptée comme faisant partie de la dette de l'administration publique. En réalité, il y a dans ce domaine des règles bien connues qui définissent le montant des avances et prêts de l'institut d'émission en faveur du Trésor public, avances et prêts qui ont évidemment vocation à être remboursés et qui figurent de ce fait dans le montant de la dette publique. Ce que vous supposez consiste à dire qu'on aurait pu remplacer un endettement visible et structuré par une simple émission monétaire. Mais ce serait ouvrir les bras au retour à l'inflation des années 1950.
Ma réponse, pour le moment...Merci pour votre réponse, mais je ne suis évidemment pas du tout d'accord avec vos arguments. Il a bien fallu de l'émission monétaire (par le "crédit" des banques privées (augmentation de M1 sur une pente de 10% annuelle, sans inflation), pour que les prêteurs puissent prêter à l'Etat français. La grosse différence avec un prêt direct de la Banque Centrale aux collectivités, est simplement que dans ce dernier cas les intérêts seraient revenus à la Banque Centrale (et donc, in fine, à la collectivité).J'ai calculé (mon dernier livre " La dette pubique, une affaire rentable") qu'entre 1980 et 2006, c'est plus de 1100 milliards d'euros (valeur 2006) d'INTERETS que nous avons payés aux déjà plus riches...Je trouve que votre décision de 1973 a été une trahison - voulue ou non - envers les français... pas tous, il est vrai.
Dernière modification par AJH (28-07-2008 07:13:14)
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#247 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3896" \l "p3896" 28-07-2008 08:15:23
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A AJH,en découvrant ton message, où tu indiques la courbe historique de l'inflation de 1951 à 2001, j'ai eu trois réactions :- p... c'est long... : je te propose que demander à Étienne de la passer en graphique, il saura l'insérer dans ton message. Tu es d'accord ? - c'est tellement parlant que ça mérite de s'étaler... Cela dit, un graphique attirerait aussi bien le regard de ceux qui parcourent cette page.- ce serait encore bien plus percutant si tu indiquais une source.
#248 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3897" \l "p3897" 28-07-2008 08:20:52
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sam17 a écrit:
A AJH,en découvrant ton message, où tu indiques la courbe historique de l'inflation de 1951 à 2001, j'ai eu trois réactions :- p... c'est long... : je te propose que demander à Étienne de la passer en graphique, il saura l'insérer dans ton message. Tu es d'accord ? - c'est tellement parlant que ça mérite de s'étaler... Cela dit, un graphique attirerait aussi bien le regard de ceux qui parcourent cette page.- ce serait encore bien plus percutant si tu indiquais une source.
Salut SAMVoir mon "edit 2" ci dessus..La source c'est HYPERLINK "http://www.insee.fr/fr/themes/indicateur.asp?id=29&type=1&page=achatfranc.htm" http://www.insee.fr/fr/themes/indicateu
tfranc.htm (il faut x100 avant 61) et j'ai fait le calcul d'inflation année par annéeJe ferai un graphique, mais je n'ai pas le temps maintenant .. si tu veux le faire INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET ... faut d'abord aussi que je vérifie les chiffres
Dernière modification par AJH (28-07-2008 08:21:17)
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#249 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3898" \l "p3898" 28-07-2008 09:44:55
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Quand on voit la courbe, il apparait que VGE fut le plus mauvais.Que le mur de l'argent épargne un exécutif de droite alors qu'il serre la vis à la gauche, ce n'est pas une première.Il apparait une autre tendance remarquable : une baisse régulière de l'inflation, amorcée dans les premières années Mitterrand et soutenue ensuite.Ce qui ne fait pas pour autant honneur à Mitterrand, au contraire. Car cette rigueur comptable en cache une bien plus palpable.Puisque le facteur que VGE agite n'est pas le problème, il faut donc chercher du côté d'autres leviers. Cette seule mesure légale (de 1973) ne ferme pas l'équation néolibérale, évidemment. Les autres convergent, avec elle, pour "euthanasier" méticuleusement les syndicats, suivant la directive de Von Hayeck, ou encore lisent "à l'envers" la courbe de Philips, selon l'approche "Friedman". Celle qui consiste à dire qu'il faut choisir entre le chômage et les salaires... si on fixe certains paramètres. Le tout était de transformer des choix politiques en données d'entrées fixes, et si possible immuables. Ainsi, comme dit Friedman, le problème n'est pas que les hypothèses soient justes [mais de faire qu'elles le deviennent].Ceux qui gagnent leur pain de mois en mois n'ont pas de problème avec l'inflation... sauf que ces mêmes rentiers s'organisent pour ne pas nous actualiser nos salaires correctement. (NingunOtro, message n°3885)L'un des premiers bouleversements, ensuite, me parait être la suppression de l'indexation des salaires sur l'inflation, peu après leur prise de pouvoir, par les traîtres "socialistes".Ce qui a dû passer assez en douceur, puisque l'inflation baissait, et puisque les autres barreaux de la cage enfermant les syndicats n'étaient pas encore en place. Au contraire, je gagerais que ça a dû renforcer un temps le pouvoir des syndicats, et que cela a permis d'entretenir l'euphorie des vrais socialistes le temps d'ajouter encore quelques barreaux à la cage.Mais avec la libre circulation intégrale des capitaux et des biens et la dérèglementation financière, notamment en 1986, le piège était déjà refermé sur les syndicats. Restait encore à ajouter, dans la "constitution", la bride du plafonnement du déficit.
Dernière modification par sam17 (28-07-2008 09:50:34)
#250 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3900" \l "p3900" 28-07-2008 14:31:37
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1973, c'est l'année du premier choc pétrolier.Et 1975/1976, c'est le second choc pétrolier.Le taux d'inflation a monté brutalement en 1973, mais en toute honnêteté je ne crois pas que VGE en soit responsable. Même situation en 2008 - une fois encore : un choc pétrolier. JR
Dernière modification par Jacques Roman (29-07-2008 02:29:52)
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Bon, j'ai refait mes calculs.. voici le graphique INCLUDEPICTURE "http://www.societal.org/docs/inflation1950-2001.png" \* MERGEFORMATINET et les données que vous pouvez télécharger sur HYPERLINK "http://www.societal.org/docs/inflation%201950-2001.xls" http://www.societal.org/docs/inflation 1950-2001.xls
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#252 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3903" \l "p3903" 28-07-2008 14:46:38
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Jacques Roman a écrit:
1973, c'est l'année du premier choc pétrolier.Et 19756/1976, c'est le second choc pétrolier.Le taux d'inflation a monté brutalement en 1973, mais en toute honnêteté je ne crois pas que VGE en soit responsable. Même situationen 2008 - une fois encore : un choc pétrolier. JR
Bonjour JacquesCitation W.P.: Les 16 et 17 octobre 1973, pendant la guerre du Kippour, les pays arabes membres de l'OPEP, alors réunis au Koweït, annoncent un embargo sur les livraisons de pétrole contre les États « qui soutiennent Israël ».Alors je veux bien admettre l'incidence sur l'inflation 1974, mais pour 73, c'est plus difficile pour moi (n'oublions pas que la mise en application de la modif des statuts BdF est de janvier 1973)Quand au second choc INCLUDEPICTURE "http://img433.imageshack.us/img433/5517/barileuroajhrs0.png" \* MERGEFORMATINET , le prix du pétrole était élevé, mais l'inflation a diminuéMais si les effet sur l'inflation après 1973 peuvent êtres discutables, on voit sur le graphique du post précédent que "l'excuse" de VGE ( inflation des années 1950) ne tiens pas réellement ( à part pour 1958) , et que de toute façon le reproche principal que je fais (les intérêts reviennent au privé) ne sont pas pris en compte dans sa réponse...
Dernière modification par AJH (29-07-2008 07:02:45)
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A Jacques,La courbe, sur la période durant laquelle VGE était, il se trouve, le Président, montre qu'il y a eu une forte création monétaire au regard de nos capacités de production et d'échanges. Effet du choc pétrolier ou pas. Et même si on peut considérer que la création de monnaie excédentaire a été une tentative d'amortir le choc. Il est possible que je me trompe sur ce point, je suis loin d'avoir les connaissances techniques pour l'affirmer.Mais il se trouve que le problème discuté n'était pas là. Prenez garde, je vous ai dit que le propos de VGE se résumait à un "t'as vu l'avion", et effectivement la discussion menace de partir sur l'épouvantail qu'il a agité.
Deux choses sont sûres, c'est que depuis 1973 : - ce ne sont pas des hommes politiques, pas même le Président de la république, mais une agence indépendante qui a dirigé la politique monétaire- quel que soit le volume de monnaie créée, 0.00% a été donnée ou même prêtée aux pouvoirs publics.
On peut être impuissant face à un choc pétrolier. Quoique les négociations internationales servent à quelque chose, et que les rapports de force internationaux sont rarement étrangers avec la politique de chacune des nations concernées dans ce cas, on sait l'importance du rôle du Président de la République, en France. Mais quand on est le Président, il suffit presque de claquer des doigts pour (re)prendre le contrôle de la création monétaire.Le Président, en 1974, n'était pas plus concerné par les décisions relatives à la création monétaire ou même à la politique monétaire au sens large. Et pour cause. Cela n'enlève pas, au contraire, la responsabilité de la personne de VGE, ex ministre des finances et désormais Président. Double responsabilité, puisqu'il aurait pu sans grande difficulté, vu la constitution, revenir sur cette réforme aberrante dont il assume ouvertement la responsabilité. Quitte à utiliser le référendum... ce qui aurait appris beaucoup aux Français. Non, plus sérieusement, je crois qu'il avait depuis longtemps déjà accepté une cage, l'enfermant lui et les autres.Je voulais donc dire non pas que VGE fut mauvais gestionnaire en tant que Président, mais qu'il fut mauvais parce qu'il a grandement contribué à réduire le politique, y compris le Président de la République (qu'il fut juste après) au rang de gestionnaire. Et sur ce point, il est entièrement responsable parce qu'il a persisté dans son choix. Ou bien parce qu'en 1973, il savait obéir déjà à une machine qui n'a pas de marche arrière. La vie de conjuré est faite de choix... un temps ; après on n'en revient pas.Dans mon message précédent, pour le reste, je parlais des raisons qui ont pu faire chuter l'inflation après le "règne" de VGE. Mais mon problème n'est pas l'inflation, je le disais au départ. Je disais, en somme, que ce sont les "socialistes" qui nous ont offert la plupart des barreaux de la cage néolibérale. Désormais, tandis que la création monétaire battait son plein, on voyait un tas de choses que la courbe ne dit pas, ou même, dont elle laisserait penser le contraire : l'État s'endettait, les salaires stagnaient en valeur nominale, la croissance avec, et les financiers voyaient une énorme inflation... de la valeur de leurs actifs financiers. Mais tout ça, ce ne sont que des chiffres.
Dernière modification par sam17 (28-07-2008 22:49:04)
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Chocs pétroliersMerci à AJH et à Sam pour ces nouveaux commentaires. En ce qui concerne le deuxième choc pétrolier, il remonte à 1979, et non à 1975/1976 (contrairement à ce que j'avais écrit dans mon précédent message).Voici ce que dit Wikipedia au sujet des deux premiers chocs pétroliers (le troisième étant l'actuel) :
- Premier choc pétrolier : Le 17 octobre 1973, les représentants des pays arabes pétroliers, mis à part l'Iran, réunis à Koweït, décident une réduction mensuelle de 5% de la production pétrolière jusqu'à évacuation des territoires occupés et reconnaissance des droits des Palestiniens. Le 20 octobre, Fayçal décide un embargo total sur les livraisons destinées aux États-Unis, puis aux Pays-Bas. Le prix du baril sur le marché libre passe de 3$ à 18$ en quelques semaines. Fin décembre, les pays de l'OPEP réunifient le prix du baril à 11,65$. Entre le mois d'octobre 1973 et le mois de janvier 1974, le prix du baril du brut de référence qu'est l'Arabe léger, est quadruplé, passant de 2,32$ à 9,00$. Dans ce prix, l'« État producteur » prélève, en 1973, 2,09 USD/baril et 8,7 USD/baril en janvier 1974 soit plus de 4 fois plus.- Le deuxième choc pétrolier s'est produit en 1979. Sous les effets conjugués de la révolution iranienne et de la guerre Iran-Irak, le prix du pétrole est multiplié par 2,7 entre la mi-1978 et 1981.Le 8 septembre 1978 ont lieu à Téhéran des émeutes très violemment réprimées, qui sont connues sous le nom de Vendredi noir. Cest le début de la période active de la révolution iranienne, qui sachèvera par la fuite du Shah le 16 janvier 1979, et cest donc aussi le début du deuxième choc pétrolier. Le 22 septembre 1980 commence la guerre Iran-Irak. Le prix du baril de pétrole atteint 39 dollars soit, en tenant compte de linflation, léquivalent de 92,50 dollars de septembre 2005. À cette époque, larrêt des exportations iraniennes provoque presque instantanément lannonce de nouvelles hausses de prix officiels, tout dabord modérées. Avec tous ces bouleversements, les circuits de commercialisation du pétrole sont complètement désorganisés à léchelle mondiale.Dans ce nouveau contexte :- les Japonais sont privés dune part appréciable de leurs sources dapprovisionnement traditionnelles ; - après deux années de relative abondance et de quasi stabilité de prix, le niveau des stocks est tombé partout très bas (donc y compris les stocks de réserve).Une psychose sempare des pays consommateurs du monde entier et chacun tente à « tout prix » de reconstituer ses stocks. Certains gouvernements contingentent les consommations et dautres, comme les États-Unis, allouent des subventions aux importations tandis que les « traders » profitent de la situation pour jouer la hausse sur les marchés « spot », ceci malgré laugmentation de la production saoudienne et la reprise partielle des exportations de bruts iraniens.À Rotterdam, les prix des produits finis flambent, passant entre fin octobre 1978 et fin juin 1979 de :200 à 400 $/tm pour le supercarburant ; 130 à 380 $/tm pour le gazole ; 70 à 140 $/tm pour le fuel ordinaire.Le prix « spot » des bruts suit une ascension encore plus erratique et désordonnée. En effet le prix de lArabe Léger qui est de moins de 13 $/bbl (bbl = baril en abrégé) en septembre 1978 atteint 35 $/bbl en mai 1979 et culminera à plus de 40 $/bbl à lautomne de la même année.Devant cet affolement des prix « spot » sur tous les marchés du monde entier, les prix « officiels » semballent à leur tour. Cest devenu une « spirale ascendante » de hausses de prix sans fin. Les hausses des « prix spot » qui, en principe sont « réversibles » entraînent des hausses qui sont « irréversibles » celles-là, des « prix officiels », à partir desquels se développent de nouvelles hausses de « prix spot » et ainsi de suite.Cest ainsi que le « prix officiel » de lArabe Léger se retrouvera, après toutes ces péripéties, à 26 $/bbl au début de lannée 1980 et à 32 $/bbl après louverture des hostilités entre lIran et lIrak le 1er novembre de la même année.La tension du marché et le bouleversement des habitudes ne se traduisent pas seulement par une hausse considérable du prix des bruts, mais détruisent aussi la « hiérarchie normale » dans léchelle de prix basée sur la qualité intrinsèque de chacun des bruts.Sous la pression des pays producteurs les plus intransigeants, il y a eu un étirement anormal dans léchelle de prix des bruts, non plus selon leurs qualités mais selon leurs origines. Après la réunion de lOPEP à Bali en décembre 1980, lécart entre le prix officiel de lArabe Léger (brut de référence, en anglais on dit marker crude) et celui du « Mélange Saharien » passe à 8 $/bbl soit 5 à 6 fois son niveau de Décembre 1978 (1,40 $/bbl).Avec les pays producteurs les plus gourmands, il faut ajouter aussi que ceux-ci exigent, de plus, un certain nombre de « primes » diverses qui peuvent représenter jusquà 3 $/bbl à additionner au prix officiel.Dans ce contexte, léchelle de prix na plus aucun sens économique et na donc aucun rapport avec celle des valorisations véritables basée sur la qualité. Il en résulte que les résultats des sociétés de raffinage dépendent largement de leurs sources dapprovisionnement.Devant cette cherté, les pays consommateurs cherchent tout dabord des économies dénergie et ensuite dautres sources dénergie, ce qui entraîne un ralentissement très marqué de la consommation de lor noir. Ce ralentissement de la consommation de la part des pays industrialisés à partir de 1980 devait fatalement entraîner un retournement de la conjoncture pétrolière, qui est devenue très nette à partir du printemps 1981.Ce retournement met en lumière le caractère anormal de la « nouvelle échelle de prix » établie après la conférence de lOPEP à Bali. Le déclin de la consommation mondiale affectait prioritairement les bruts les plus chers, cest-à-dire les bruts venant des pays producteurs les plus intransigeants et les plus gourmands. Cest ainsi que les « primes diverses » instituées par ces pays commencent à disparaître.En juin 1981, les producteurs de la mer du Nord abaissaient leurs prix de 3 $/bbl. Puis léchec successif de deux conférences tenues à Genève, par les pays de lOPEP, en mai puis en août 1981, pour tenter de revenir à une « échelle réunifiée » de prix nempêchait pas certains pays comme le Mexique et le Nigeria, de procéder à leur tour, à des baisses de prix significatives afin de réaligner leurs prix sur le brut de référence quest lArabe Léger.Finalement, à la suite de deux nouvelles réunions, lune à Genève fin octobre 1981, et lautre début décembre de la même année à Abu Dhabi, les pays de lOPEP, procédaient, malgré la réticence de certains, à la remise en ordre attendue, de léchelle de prix normale. Centrée sur le nouveau prix de référence de 34 $/bbl de lArabe Léger, la nouvelle grille de différentiels de prix entre ce brut et des autres bruts se resserrent et se contractent de manière très sensible [...].Ces nouveaux différentiels de prix mettaient définitivement un terme à la distorsion considérable et erratique imposée par les pays intransigeants et gourmands. Cest ainsi que se terminent les avantages de certaines sources dapprovisionnements aux détriments dautres sources.Aujourdhui, avec du recul, on voit que cette crise pétrolière a des conséquences considérables, non seulement pour les pays industrialisés, mais aussi pour les pays en voie de développement qui nont pas de ressources énergétiques propres. On constate en effet :- pour les pays industrialisés, un renchérissement du coût de lénergie qui les oblige à investir prématurément dans certaines énergies de substitution ; une mise en veilleuse des investissements hautement rentables dans dautres branches de lindustrie ; une politique plus ou moins déflationniste et protectionniste, chacun pour son compte, afin de limiter et contrebalancer le déséquilibre de leurs balances de paiements ;- pour les pays en voie de développement : aux handicaps naturels qui sont déjà très difficiles de les franchir, sajoute labsence de ressource énergétique bon marché. Tous ces faits entraînent une « désoptimisation globale » de léconomie au niveau mondial pour de longues années et la freinent bien au-delà de ce quaurait, en toute hypothèse, exigé une gestion prévoyante des ressources énergétiques de la planète.On observe également un autre phénomène dû à la nouvelle répartition des revenus entre les pays producteurs et les pays consommateurs. Avec cette nouvelle répartition, les pays producteurs bénéficient dune rente de situation, où leurs exportations génèrent des recettes considérables. Cette manne financière est en partie injectée dans leur économie locale sous forme dinvestissements ou redistribuées plus ou moins à leurs ressortissants. Mais une grande part de ces capitaux nouvellement acquis est mal utilisée. Pour un pays comme lArabie saoudite par exemple, les recettes sont telles que les responsables « haut placés » peuvent investir et acheter en Occident des pans entiers de lindustrie du tourisme, de la finance et lindustrie lourde.
Ces citations sont un peu longues, mais j'aimerais bien savoir si elles sont de nature à modifier les précédents commentaires d'AJH et de Sam sur VGE et l'inflation. En particulier, d'après le graphique donné par AJH, les deux montées de l'inflation au cours de la période 1973-1979 semblent bien correspondre aux deux chocs pétroliers.Il me semble que la politique monétaire est inséparable de l'économie mondialisée, et que l'économie (inflation comprise) était déjà mondialisée en 1973-1979. Mais je ne suis pas sûr des conclusions à en tirer quant au rôle de la banque centrale et à la question de prêts directs de la banque centrale à l'État, même si je crois que ce serait effectivement (à supposer que ce soit possible dans les circonstances présentes, mondiales et européennes) l'un des principaux moyens de reprendre le contrôle sur la monnaie.Comme vous le voyez, mes idées sur la question sont loin d'être claires, mais je suis convaincu de son importance. JR
Dernière modification par Jacques Roman (29-07-2008 03:41:02)
#255 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3909" \l "p3909" 29-07-2008 07:17:02
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Mais Jacques, comme le dit Sam le problème n'est pas dans l'inflation puisque la monnaie nécessaire à la couverture des déficits publics a de toute façon été émise. Mais avec intérêts à payer par la collectivité à des détenteurs privés, au lieu de "sans intérêts" ... c'est aussi simple que cela. INCLUDEPICTURE "http://www.societal.org/docs/dettepub2.png" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://www.societal.org/docs/dettepub3.png" \* MERGEFORMATINET
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#256 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3910" \l "p3910" 29-07-2008 07:30:45
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AJH, pardon, mais je parlais de l'inflation en rapport avec l'échange qui a eu lieu sur le site de VGE.Quand même, il me semble que l'inflation touche à notre sujet ("reprendre le pouvoir sur la monnaie") dans la mesure où l'inflation peut forcer l'État (= la collectivité) à s'accorder des crédits en émettant de la monnaie ou bien en empruntant auprès du secteur privé sur le marché domestique ou à l'étranger. Ou bien est-ce que je déraille (tout à fait possible), et quel est le sujet exactement ? JR
#257 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3911" \l "p3911" 29-07-2008 07:37:09
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Y a t il eu un ralentissement économique suite à ces chocs pétroliers ?
#258 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3918" \l "p3918" 29-07-2008 13:35:02
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Voici mes 2 réponses à VGE HYPERLINK "http://vge-europe.eu/index.php?post/2008/07/25/Reponse-de-VGE" \l "comments" http://vge-europe.eu/index.php?post/200
E#comments1. Le samedi 26 juillet 2008, 12:44 par A-J Holbecq
Merci pour votre réponse, mais je ne suis évidemment pas du tout d'accord avec vos arguments. Il a bien fallu de l'émission monétaire par le "crédit" des banques privées (augmentation de M1 sur une pente de 10% annuelle, sans inflation), pour que les prêteurs puissent prêter à l'Etat français. La grosse différence avec un prêt direct de la Banque Centrale aux collectivités, est simplement que dans ce dernier cas les intérêts seraient revenus à la Banque Centrale (et donc, in fine, à la collectivité).J'ai calculé (mon dernier livre " La dette pubique, une affaire rentable") qu'entre 1980 et 2006, c'est plus de 1100 milliards d'euros (valeur 2006) d'INTERETS que nous avons payés aux déjà plus riches...Je trouve que votre décision de 1973 a été une trahison - voulue ou non - envers les français... pas tous, il est vrai.
et2. Le mardi 29 juillet 2008, 07:54 par A-J Holbecq
Monsieur le Président,Reprenons en détail votre réponseVous me prêtez des propos que je nai pas tenus en écrivant « vous semblez penser qu'une dette du Trésor public envers la Banque de France ne serait pas décomptée comme faisant partie de la dette de l'administration publique. »Mon propos ne porte pas sur le capital, mais sur les intérêts et je nai pas pensé qu'une dette du Trésor public envers la Banque de France ne serait pas nécessairement - décomptée comme faisant partie de la dette de l'administration publique.. . mais cest aussi, lorsque nécessaire, un moyen comme un autre démission monétaire au fur et à mesure des besoins induits par la croissance.Vous écrivez également : « : il s'agissait à l'époque de constituer un véritable marché des titres à court, moyen et long terme, «Jai effectivement bien compris cette position. Au lieu de faire financer les besoins des collectivités publiques (l cas échéant en faisant la différence entre besoins financiers de fonctionnement et besoins dinvestissements) par une augmentation de la fiscalité ou un prêt de la Banque Centrale, on sadresse au privé et la collectivité paye donc des intérêts à ces prêteurs. Et tant pis si le payement par lEtat des intérêts, sil avait été au bénéfice de la Banque Centrale, aurait permis de bénéficier in fine de prêts sans intérêt : comme je le disais dans la réponse précédente, cest plus de 1100 milliards deuros en 25 ans que la collectivité aurait économisé si ces intérêts lui avaient été restitués.Vous me répondez dautre part « Ce que vous supposez consiste à dire qu'on aurait pu remplacer un endettement visible et structuré par une simple émission monétaire. »Que le prêt au Trésor Public soit direct par la Banque Centrale ou non, car issu de crédits (demande de monnaie ) par les banques commerciales, il y a bien une émission monétaire équivalente correspondante à lorigine.On aurait pu (plus précisément, « vous auriez pu »), pour économiser le payement dintérêts, remplacer un « endettement visible et structuré » auprès des détenteurs de capitaux, par un « endettement visible et structuré » auprès de la banque de France, quitte à encadrer les règles démission, par exemple au seuls besoins de financement des investissements, en conservant le financement du fonctionnement de lEtat et des collectivités (y compris, si on veut, les amortissements) par les recettes fiscales.Vous auriez pu aussi, lorsque vous avez pris les habits de Président, faire modifier cet article 25 de la loi du 3 janvier 1973 que vous aviez signée et qui interdisait au Trésor public dêtre présentateur de ses propres effets à lescompte de la Banque de France. Un calcul simple montre bien que, sans le poids des intérêts sur la dette publique, les soldes des budgets seraient restés positifs pendant toute la période 1980-2005, sauf pour les années 1992 à 1996 et 2002 à 2005, au lieu dêtre négatifs.Quand à linflation des années 50, je déduis des données de « déflation par l'indice général des prix à la consommation » de lINSEE que :- linflation entre 1950 et 1959 à suivi annuellement les taux suivants 9,4 / 16,4 / 12,3 / -1,7 / 0,0 / 0,9 / 4,5 / 2,8 / 15,1 / 6,9- linflation entre 1960 et 1972 à suivi annuellement les taux suivants, très « raisonnables » 3,2 / 3,3 / 4,8 / 4,8 / 3,4 / 2,5 / 2,7 / 2,7 / 4,5 / 6,4 / 5,2 / 5,7 / 6,2 /Je remarque également quà partir de 1973, ces taux augmentent rapidement (près de 14% en 1974) et restent au dessus de 8% jusquen 1984
oh, je sais, la «première crise pétrolière
»
Je ne crois donc pas que votre justification « Mais ce serait ouvrir les bras au retour à l'inflation des années 1950 » soit la bonne.Avec mes salutatons distinguées
Dernière modification par AJH (29-07-2008 13:36:02)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#259 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3920" \l "p3920" 29-07-2008 13:44:50
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#260 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3922" \l "p3922" 29-07-2008 15:15:13
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C'est déjà bien qu'il publie sur son blog les questions qu'on lui pose sans les trafiquer. C'est loyal.VGE est-il plus honnête que je ne le pensais ?
#261 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3928" \l "p3928" 29-07-2008 15:52:08
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Ben, vous vous rappelez déjà son honnêteté concernant le traité de Lisbonne.
#262 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3929" \l "p3929" 29-07-2008 16:14:32
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On peut penser que personne n'est tout blanc ou tout noir INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Mais je me fais l'avocat du diable parce que la construction européenne des multinationales et des banquiers contre les peuples, c'est proprement impardonnable, OK.
#263 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3935" \l "p3935" 29-07-2008 19:40:30
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Vous l'avez supposé vous même : peut-être que finalement ces hommes politiques n'en avaient pas conscience et se sont fait manipuler ... Ce qui ne les pardonne pas pour autant effectivement INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET
#264 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3939" \l "p3939" 30-07-2008 10:18:25
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Jacques Roman a écrit:
AJH, pardon, mais je parlais de l'inflation en rapport avec l'échange qui a eu lieu sur le site de VGE.Quand même, il me semble que l'inflation touche à notre sujet ("reprendre le pouvoir sur la monnaie") dans la mesure où l'inflation peut forcer l'État (= la collectivité) à s'accorder des crédits en émettant de la monnaie ou bien en empruntant auprès du secteur privé sur le marché domestique ou à l'étranger. Ou bien est-ce que je déraille (tout à fait possible), et quel est le sujet exactement ? JR
JacquesJ'avais "zappé" votre question.Les monétaristes lient totalement l'inflation à la quantité de monnaie issue évidemment de la création monétaire. Néanmoins, ces 5 dernières années la création de monnaie a dépassé 10% par an, alors que inflation + augmentation du PIB n'aurait justifié que 4,5%... Et il n'y a pas eu d'inflation: donc les monétaristes sont très "ennuyés" pour expliquer ce fait.En ce qui concerne la position de VGE, elle est intenable. En effet, si les budgets des Etats sont en déficits, il leur faudra soit augmenter les recettes soit emprunter... s'ils empruntent, deux solutions: soit emprunter sur les marchés financiers en payant des intérêts, soit emprunter sans intérêt auprès de leur Banque Centrale. Ils choisissent la première solution et ça aboutit à ce que, comme par hasard, le montant annuel des intérêts des emprunts est sensiblement équivalent au déficit budgétaire... ca n'étonne personne ? VGE dit que si nous n'avions pas suivi "sa" voie, nous aurions inconsidérément augmenté la masse monétaire en émettant de la monnaie superflue... mais d'une part elle a bien été émise (par le système bancaire), et "en plus" il a fallu en émettre plus car il a fallu payer des intérêts (plus de 1100 milliards d'euros en 25 ans...)Rien n'empêchait, comme j'ai essayé d'expliquer sur son blog, qu'il garde la possibilité de financement du Trésor par la banque Centrale, en prenant des mesures légales et constitutionnelles pour limiter cette émission au nécessaire (choix des parlementaires, par exemple... ou investissements seuls)Vous devriez lire mon livre INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#265 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3940" \l "p3940" 30-07-2008 12:57:04
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AJH a écrit:
Les monétaristes lient totalement l'inflation à la quantité de monnaie issue évidemment de la création monétaire. Néanmoins, ces 5 dernières années la création de monnaie a dépassé 10% par an, alors que inflation + augmentation du PIB n'aurait justifié que 4,5%... Et il n'y a pas eu d'inflation: donc les monétaristes sont très "ennuyés" pour expliquer ce fait.
Quelque part ailleurs (désolé, j'ai une connexion si lente que je ne vais pas chercher), j'ai dit qu'une partie de l'inflation est créée quand les investisseurs mettent de côté une partie de l'argent créé comme contrepartie juste au total des biens produits. J'ai pris comme exemple 20%... Si 20% de l'argent créé comme contrepartie des produits et services offerts est détourné pour satisfaire d'autres besoins de quelques uns... le 100% de l'offre ne peut plus être vendu que pour le 80% de sa valeur, puisque c'est le max d'argent disponible... soit chaque produit se vend 80% de sa valeur, soit seulement 80% des produits se vend 100% de sa valeur, ou quelconque autre combination plus exotique (la pub fait bien vendre des choses 200%... voire 1.000% leur valeur réelle).Le problème qui se pose ici pour ces monétaristes, c'est le fait qu'une partie de l'argent détourné (les 20% dans mon exemple) l'est directement sur la masse monétaire créée. Pour suivre votre exemple : sur les 10% de monnaie créée, 5,5% ont été directement détournés au moment de la création, et la manque de liquidités créé par le montant total détourné, le reste en le mettant de côté au moment où il est mis en circulation... finissant comme ampliation de capital dans les fonds d'inversion par exemple (les fonds pleins de pétrodollars par exemple).Ce qui reste à trouver pour aboutir à un modèle économique équilibré, que ces monétaristes ne trouvent pas (ou peut-être sont-ils "ennuyés" parce qu'ils ne savent que trop bien de quel phénomène il s'agit mais qu'ils ne peuvent trahir leurs maîtres en dévoilant ce que ceux-ci veulent garder caché), c'est le pour-quoi de ce mécanisme de détournement d'une partie chaque fois plus grande de toute la masse monétaire produite, et les effets que cela provoque à une échelle mondiale sur l'équilibre entre les détenteurs de différentes "portions" de la masse monétaire totale. Et oui... c'est encore un petit jeu de pouvoirs qui se joue au dessus de nos têtes !J'ai des théories assez intéressantes là-dessus...
#266 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3956" \l "p3956" 31-07-2008 13:36:22
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« La Monnaie étudiée par les citoyens sur le blog de Paul Jorion »Avec son accord, et pour faciliter une impression soignée pour une lecture à tête reposée, je publie ici une compilation des HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/" échanges passionnants consacrés à la monnaie qui ont eu lieu ces derniers mois sur le blog de Paul : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/Blog_de_Paul_Jorion_Monnaie.pdf" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/m
onnaie.pdf Si vous le pouvez, imprimez ces 300 pages, elles aident à comprendre progressivement une clef décisive de lémancipation des hommes.Étienne.
#267 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3959" \l "p3959" 01-08-2008 04:01:42
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=8" Jacques Roman
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AJH, merci de votre 3939.J'ai noté de me procurer votre livre lors de mon prochain passage en France, et je compte bien y trouver de quoi m'instruire.Il faudrait créer un jeu du genre "Monopoly" pour aider à comprendre les mécanismes de la monnaie. J'ai même trouvé un nom : "Picaillons"... En attendant, j'essaierai de regarder ces 300 pages signalées par Étienne.Amicalement. JR
Dernière modification par Jacques Roman (01-08-2008 04:08:44)
#268 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3963" \l "p3963" 01-08-2008 09:00:23
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Cher Jacques,Les livres d'AJH sont disponibles hors de France, je crois :La dette publique, une affaire rentable (excellent, je trouve) : HYPERLINK "http://www.amazon.fr/dette-publique-une-affaire-rentable/dp/2913492568" http://www.amazon.fr/dette-publique-une
2913492568Les 10 plus gros mensonges de l'économie (excellent aussi) : HYPERLINK "http://www.amazon.fr/plus-gros-mensonges-sur-L%C3%A9conomie/dp/2703306954" http://www.amazon.fr/plus-gros-mensonge
2703306954Une alternative de société : l'écosociétalisme : Où l'intérêt particulier rejoint l'intérêt collectif (très intéressant projet de société) : HYPERLINK "http://www.amazon.fr/Une-alternative-soci%C3%A9t%C3%A9-l%C3%A9cosoci%C3%A9talisme-particulier/dp/2913492347" http://www.amazon.fr/Une-alternative-so
2913492347Chez Amazon, le port est gratuit (mais peut-être pas pour la Thaïlande INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET ).Amitiés.Étienne.
#269 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3968" \l "p3968" 01-08-2008 14:33:49
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Étienne, lis cet article : il est long, mais il devrait te passionner ![Merci Instit, pour ce très beau cadeau INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Je n'ai pas pu m'empêcher de surligner. Pour ceux que ça gêne, HYPERLINK "http://www.alterinfo.net/Que-les-proces-commencent-Les-banques-s-attendent-a-un-deluge-de-litiges_a22279.html?PHPSESSID=06eed74a35623203ef1a3fe0cff9b0cd" l'original est sobre INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Ce texte donne un grand espoir. Merci ! Étienne (2 août, 0h)]
Que les procès commencent : Les banques s'attendent à un déluge de litigestraduction d'un texte de Ellen H. Brown (juriste), 13 juillet 2008 - HYPERLINK "http://www.webofdebt.com/articles/bracing-storm.php" Web of debtDans un article paru dans The San Francisco Chronicle en décembre 2007, l'avocat Sean Olender a suggéré que la véritable raison du projet de renflouement du subprime (crédit immobilier à risque), proposé par le Ministère des Finances des États-Unis, ne concernait pas tant le maintien des emprunteurs fauchés chez eux que la conjuration d'une vague d'actions judiciaires contre les banques. Le plan à l'époque sur la table était de geler le taux des intérêts sur un nombre limité de prêts risqués. Sean Olender a écrit : Le seul objectif du gel est d'empêcher les propriétaires de titres adossés à des hypothèques, ou MBS [1], incluant de nombreux étrangers, de poursuivre les banques étasuniennes et de les forcer à racheter des titres à leur valeur nominale : à près de 10 fois leur valeur de marché aujourd'hui. La bombe à retardement dans le système bancaire n'est pas le réajustement du taux des prêts hypothécaires à risques [2]. Le véritable problème est la capacité contractuelle des investisseurs en MBS à exiger des banques qu'elles rachètent les prêts à leur valeur nominale s'il y a eu fraude dans le processus de départ.. . . Les conséquences catastrophiques de l'action des investisseurs forçant les auteurs des titres à racheter les prêts à leur valeur nominale sont au-delà du discours médiatique actuel. Les prêts en cause éclipsent la somme de la réunion de tous les capitaux disponibles dans les plus grandes banques étasuniennes, et les poursuites judiciaires des investisseurs dévoilerait leur responsabilité accablante, suffisante pour provoquer même la faillite des plus grande banques étasuniennes, entraînant les énormes renflouements, de Fannie Mae et Freddie Mac, et même de FDIC, financés par le contribuable. La prudence et la logique seraient que les banques qui ont vendu ces déchets empoisonnés les rachètent, et qu'un grand nombre de gens aillent en prison. S'ils connaissaient la fraude, ils devraient racheter les titres.
Cette idée pourrait donner la chair de poule même aux plus puissants banquiers d'affaires, en particulier au Ministre des Finances, Henry Paulson lui-même, qui était le patron de Goldman Sachs à l'âge d'or de l'écriture des documents empoisonnés du subprime, de 2004 à 2006. La tromperie hypothécaire ne s'est pas cantonnée aux déclarations faites aux emprunteurs et aux documents des prêts : elle est dans la conception même des « produits financiers » bancaires. Entre autres défauts de conception, il y a le fait que la dette hypothécaire transformée en titres boursiers (titrisée) est devenu si complexe que la propriété sous-jacente aux titres a souvent été perdue dans le brassage et, sans propriétaire légal, personne n'est qualifié légalement pour procéder aux saisies [3]. C'est le problème procédural qui a incité le juge fédéral de district Christopher Boyko à statuer en octobre 2007 que la Deutsche Bank n'avait pas qualité pour saisir les 14 hypothèques de prêts possédées par un fond commun de détenteurs de MBS. (2) Si un grand nombre de propriétaires défaillants avaient contesté leur saisie en prétextant que les plaignants n'avaient pas qualité pour agir, des milliards de dollars en MBS seraient menacés. Les détenteurs de titres furieux pourraient alors réagir par des litiges qui pourraient vraiment menacer l'existence des Goliaths bancaires.
Les investisseurs en MBS ayant le pouvoir de mener de grandes poursuites judiciaires comprennent l'État et les gouvernements locaux, qui ont des parts substantielles de leurs actifs en MBS et autres investissements similaires. Un signe des choses à venir est la plainte, déposée le 1er février 2008 par l'État du Massachusetts, contre la banque d'affaires Merrill Lynch, pour tromperie et fausses déclarations concernant une valeur d'environ 14 millions de dollars de titres du subprime vendus à la ville de Springfield. La plainte portait sur la vente de « certains effets financiers ésotériques, connus sous le nom de Collateralized Debt Obligations (CDO, obligation de garantie sur dette) inadaptés pour la ville et qui, quelques mois après la vente, sont devenus illiquides [4] et ont perdu la quasi-totalité de leur valeur de marché. » Le mois précédent, la ville de Baltimore a poursuivi en dommages-intérêts la Banque Wells Fargo pour la débâcle du subprime, alléguant que Wells Fargo avait intentionnellement fait preuve de discrimination en vendant des titres hypothécaires à haut intérêt plus fréquemment à des Noirs qu'à des Blancs, en violation du droit fédéral. Une autre action en justice novatrice déposée en janvier 2008 a été introduite par le maire de Cleveland, Frank Jackson, contre 21 grandes banques d'affaires, pour avoir autorisé le crédit immobilier à risque et la crise des saisies hypothécaires dans sa ville. Ce procès visait les banques d'affaires qui se sont nourries du marché hypothécaire en rachetant des crédits immobiliers à risques aux prêteurs sur hypothèque pour les « titriser » et vendre ensuite ces titres à des investisseurs. Les fonctionnaires municipaux ont dit espérer recouvrer des banques des centaines de millions de dollars de dommages-intérêts, incluant les pertes d'impôts sur les propriétés dévaluées et l'argent dépensé pour la démolition et la condamnation de milliers de maisons abandonnées. Les accusés comportent les géants bancaires : Deutsche Bank, Goldman Sachs, Merrill Lynch, Wells Fargo, Bank of America et Citigroup. Ils ont été accusés de création de « nuisance publique » en achetant et en revendant de façon irresponsable les prêts au logement à haut intérêt à l'origine des défaillances de remboursement, qui ont réduit l'assiette fiscale de la ville et laissé les quartiers en ruines.
Jackson a déclaré au journal de Cleveland The Plain Dealer : « Pour moi, ce n'est pas différent de la criminalité organisée ou de la drogue. Cela a le même effet que le marché de la drogue dans les quartiers. C'est à bien des égards une forme de criminalité organisée, qui est parvenue à être légalisée. » Il a rajouté lors d'un interview enregistré sur bande vidéo, « Ce procès dit : Vous n'allez plus nous faire ça. »
Le journal The Plain Dealer a aussi interviewé le procureur général de l'Ohio Marc Dann, qui envisage des poursuites judiciaires de l'État contre certaines de ces mêmes banques d'affaires. « Manifestement il y a eu une fausse donne, » a-t-il dit, « et la source est Wall Street. Je suis heureux de devoir traquer quelques-unes de ces compagnies. » Toutefois, une chose bizarre s'est produite sur le chemin du tribunal. Comme le gouverneur de New York, Eliot Spitzer, le procureur général Dann a démissionné de son poste en mai 2008 après une enquête pour harcèlement sexuel dans son bureau. Avant d'être forcés de démissionner, les deux procureurs étaient sur la piste des banques, essayant de fixer leur responsabilité dans la vague destructrice de saisies de maisons dans leurs juridictions. Mais les coups continuent à pleuvoir. En juin 2008, le procureur général de Californie, Jerry Brown, a poursuivi Countrywide Financial Corporation, le plus grand prêteur hypothécaire à l'origine de milliers de saisies, pour commercialisation trompeuse de prêts risqués pour les emprunteurs. Entre autres choses, les 46 pages de la plainte alléguait que : « Les accusés considéraient les emprunteurs comme rien d'autre qu'un moyen pour émettre plus de prêts, mettant ceux-ci en route avec peu ou aucune considération sur les moyens des emprunteurs et à leur capacité à supporter leur accession à la propriété à long terme. . . La compagnie fermait systématiquement les yeux sur les pratiques trompeuses des courtiers et de ses propres agents de prêt, en dépit de « nombreuses plaintes alléguant que les emprunteurs ne comprenaient pas les conditions de leur prêt. » Les placeurs qui ont confirmé l'information sur la mise en uvre du prêt hypothécaire étaient « sous pression intense traitant de 60 à 70 prêts par jour, faisant qu'il leur était pratiquement impossible d'étudier avec soin la situation financière des emprunteurs et le bien-fondé du prêt. »La haute pression dans la sphère des ventes de Countrywide et dans le système de rémunération des placeurs a encouragé le refinancement en série des prêts dans le pays. Des poursuites judiciaires similaires contre Countrywide et son directeur général ont été déposées par les États de l'Illinois et de Floride. Ces poursuites ne visent pas seulement des dommages-intérêts, mais aussi l'annulation des prêts, ce qui crée un cauchemar potentiel pour les banques. Il est aussi possible que d'énormes actions judiciaires par recours collectifs (class action) des emprunteurs escroqués soient en branle. Dans le Wisconsin en 2007, une décision actuellement en appel de la juge de district Lynn Adelman décrétait que Chevy Chase Banque avait violé la Truth in Lending Act (TILA ou loi sur la transparence en matière de prêts) en cachant les clauses du prêt à taux ajustable, et que, pour ce motif, des milliers d'autres emprunteurs de Chevy Chase peuvent se joindre aux plaignants dans une class action. Selon un rapport de Reuters du 30 juin 2008 : La juge a transformé une affaire de class action ordinaire en un cauchemar potentiel pour le secteur bancaire étasunien, en constatant aussi que les emprunteurs pourraient obliger la banque à annuler, ou à résilier, leurs prêts. Cette décision a été suspendue dans l'attente d'un appel à la 7ème cour d'appel du travail, dont la décision est prévue dans quelques jours. L'idée d'annuler les prêts véreux pour endiguer la marée de saisies a fait son chemin : une action judiciaire, déposée la semaine dernière par le procureur général de l'Illinois, demande au tribunal de résilier ou de corriger les hypothèques immobilières de Countrywide Financial, issues de « pratiques déloyales ou frauduleuses. » Le secteur bancaire de l'hypothèque immobilière a déjà fait face à la pression des autorités régulatrices fédérales et étatiques, qui ont accusé les banques d'avoir abaissé la norme des garanties et d'avoir obligé les emprunteurs, grâce à des supercheries, à signer des prêts coûteux à taux d'intérêt ajustable, que les banques ont plus tard regroupés et vendus au titre de moyens de placement à taux d'intérêt élevé. La TILA est une loi fédérale de 1968, dont le rôle est de protéger le consommateur contre l'abus dans le crédit, en exigeant la divulgation claire des conditions du prêt et de son coût. Elle permet au consommateur de solliciter l'annulation ou la terminaison d'un prêt, et le remboursement de tous les intérêts et frais quand le prêteur s'avère être en infraction. Le charme de cette loi, dit Cathy Moran, avocate des faillites en Californie, est qu'elle prévoit une stricte responsabilité : les emprunteurs lésés n'ont pas à prouver qu'ils ont été personnellement escroqués ou trompés, ni qu'ils ont subi un véritable préjudice. Le simple fait de défectuosité dans la divulgation des clauses leur donne le droit d'annuler et de priver le prêteur de ses intérêts. Dans la petite enquête de Moran, au moins la moitié des prêts examinés comportaient des violations à la TILA. Si la class action est appropriée pour l'annulation des prêts sur la base de tromperie dans le processus de divulgation des clauses, le résultat pourrait être un déluge de recours collectifs en justice contre les banques dans tout le pays.
La résiliation pourrait être une solution non seulement pour les emprunteurs, mais aussi pour les investisseurs en MBS. Les clauses de nombreux contrats de vente de prêt stipulent que les prêteurs doivent reprendre les prêts qui deviennent très vite défaillants ou qui contiennent des erreurs ou des tromperies. Une avalanche de résiliations serait catastrophique pour les banques. Elles ont sorti les prêts de leurs registres et ont vendu ceux-ci à des investisseurs afin de faire beaucoup plus de prêts que ne l'autorise la réglementation bancaire. Les règles bancaires sont complexes, mais pour chaque dollar du capital propre d'une banque sur son bilan, ses prêts sont censés se limiter à 10 dollars. Le problème pour les banques est que, lorsque le processus est inversé, la règle du 10 à 1 peut travailler dans l'autre sens : mettre un dollar de mauvaise créance irrécouvrable sur un registre de banque peut réduire sa capacité de prêt d'un facteur de 10.
Comme l'expliquait une information de BBC News citant le professeur Nouriel Roubini en qualité d'expert :
« La titrisation était la clef pour aider les banques à éviter la règle du 10 à 1 de la réglementation. Pour faire en sorte que leurs prêts à risques aient un semblant d'attrait pour les acheteurs, les banques ont utilisé la complexité de l'ingénierie financière pour repenser leur emballage afin qu'ils semblent absolument sûrs avec un rendement bien au-dessus des placements vraiment sûrs proposés. Les banques ont même trouvé le moyen de retirer les prêts de leur bilan sans les vendre du tout. Elles ont conçu de nouvelles entités financières étranges, appelée Special Investment Vehicles ou SIV (moyens de placement spéciaux), avec lesquels les prêts peuvent être portés techniquement et juridiquement hors du bilan, hors de vue, et hors d'atteinte des règles des autorités de réglementation. Donc, une fois encore, les SIV ont fait de la place sur les bilans pour que les banques continuent le prêt. Les banques ont contourné les règles de régulation en écoulant leurs prêts à risques, mais comme bon nombre de prêts titrisés ont été achetés par d'autres banques, les pertes étaient toujours à l'intérieur du système bancaire. Les prêts détenus en SIV étaient techniquement hors bilan bancaire, mais quand la valeur des SIV a commencé à s'effondrer, les banques qui les ont créés ont constaté qu'elles en étaient toujours responsables. De cette manière, les pertes de placement, qui pouvaient sembler en dehors du champ d'application de la règle du 10 à 1 de la réglementation, ont soudainement commencé à arriver sur les bilans bancaires. . . Le problème affronté à présent par de nombreux gros prêteurs est que, quand les pertes figurent sur le bilan bancaire, la règle du 10 à 1 de la réglementation entre en jeu car les pertes réduisent le capital propre de la banque. « Si vous avez une perte de 200 milliards de dollars, ça réduit d'autant votre capital, vous devez réduire vos prêts de 10 fois plus, » explique le professeur Roubini. « De cette manière, vous pouvez devoir réduire de deux billions de dollars le crédit total pour l'économie.
Vous pourriez aussi obtenir la faillite des banques mêmes. Le total des fonds propres des 100 premières banques étasuniennes était de 800 milliards de dollars à la fin du troisième trimestre de 2007. On s'attend actuellement à ce que les pertes bancaires s'élèvent à près de 450 milliards de dollars, assez pour éliminer plus de la moitié des fonds propres des banques, laissant nombre d'entre elles insolvables. Si les débiteurs inondent les tribunaux de défenses valables pour leur dette et si les détenteurs de MBS remettent en question leurs titres, le résultat pourrait être encore pire. Ainsi, que se passerait-il en cas de faillite des banques qui se sont livré à ces pratiques irresponsables ? Ces banques sont largement reconnues coupables, mais elles s'attendent à être renflouées par la Réserve Fédérale ou les contribuables car elles sont « trop grosses pour couler. » L'argument est qu'en permettant leur banqueroute, l'économie sombrera avec elles.
C'est la crainte, mais c'est faux. Nous avons besoin d'une source de crédit, il nous faut donc des banques ; mais nous n'avons pas besoin de banques privées. C'est un fait peu connu, bien caché, que les banques ne prêtent pas leur propre argent ni même celui de leurs déposants. Elles créent en réalité l'argent qu'elles prêtent et cette création d'argent est justement une fonction publique, et non pas privée. La Constitution délègue le pouvoir de créer l'argent au Congrès et seulement au Congrès. Dans l'octroi de prêts, les banques ne font qu'accorder du crédit et la vraie agence accordant l'« engagement parfait et le crédit des États-Unis » est les États-Unis eux-mêmes.
Ce qui est en jeu ici dépasse le simple traitement équitable des propriétaires et des investisseurs en MBS trompés. Les banques et les maisons d'investissement sont à présent en train de presser les dernières gouttes de sang de la cote de crédit du gouvernement étasunien, « empruntant » de l'argent et fourguant des papiers sans valeur au gouvernement et aux contribuables. Quand la poussière retombera, ce seront les banques, les maisons de courtage et les Fonds Spéculatifs pour investisseurs riches qui seront sauvés. Les gens dont la maison a été saisie seront dépossédés, et à moins que votre fond de pension ait investi dans les Hedge Funds bien branchés politiquement, vous pouvez probablement l'embrasser et lui dire au revoir, comme l'ont déjà fait les enseignants en Floride.
Mais le génie de la banque est une créature de la loi, et la loi peut le renvoyer dans sa lampe. La faillite imminente de quelques très grosses banques pourrait fournir au gouvernement l'occasion de reprendre le contrôle de ses finances. Plus que ça, elle pourrait fournir les fonds pour lutter contre des problèmes autrement insolubles, qui menacent actuellement d'anéantir notre niveau de vie et notre position dans le monde. La seule solution l'emportant sur une solution provisoire serait de confisquer le pouvoir de créer de l'argent aux banquiers privés et de le rendre collectivement au peuple. C'est ainsi que cela aurait dû être de tout temps, et c'est ainsi que c'était à nos origines, mais nous sommes tellement habitués aux fait que les banques sont des entreprises privées, que nous avons oublié les banques publiques de nos ancêtres. Le meilleur modèle bancaire colonial américain a été mis au point dans la province de Pennsylvanie de Benjamin Franklin, où le gouvernement possédait la banque, émettait l'argent et le prêtait aux agriculteurs à 5 pour cent d'intérêt. Les intérêts étaient remis au gouvernement, en remplacement des impôts. Dans les décennies d'exploitation de ce système, la province de Pennsylvanie allait sans impôts, inflation ni dette. Plutôt qu'acculer les banques à la faillite et les envoyer sur les roses, la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) devrait examiner de près les registres des banques et mettre en règlement judiciaire toutes celles jugées insolvables. La FDIC (contrairement à la Réserve Fédérale) est en fait un organisme fédéral. Elle a la possibilité de prendre les actions d'une banque en échange de son renflouement, en fait de sa nationalisation. Cela se fait en Europe avec les banques en faillite, et ça c'est fait aux États-Unis avec Continental Illinois, la quatrième plus grande banque du pays, quand elle a sombré dans les années 90. Un système bancaire véritablement national pourrait délivrer l'« engagement parfait et le crédit des États-Unis » à des fins publiques, notamment pour le financement des infrastructures, le développement de l'énergie durable et les soins de santé. Le crédit émis par l'État pourrait aussi servir à remédier à la crise du subprime. Les autorités locales pourraient l'utiliser pour racheter les prêts hypothécaires en défaut, indemniser les investisseurs en MBS et mettre l'immobilier à la disposition du public. Les propriétés pourraient ensuite être louées à leurs occupants à un tarif raisonnable, laissant les gens dans leur maison sans l'opportunité d'achat d'une maison sans payer. Un programme de location-vente pourrait aussi être institué. Les bénéfices seraient affectés au remboursement du crédit avancé pour acheter les hypothèques, équilibrant la fourniture d'argent et prévenant l'inflation.
En attendant que le gouvernement fédéral agisse, il existe aussi des possibilités privées et locales pour atténuer la crise du subprime. Chris Cook est consultant du marché stratégique britannique et ancien directeur de conformité chez International Petroleum Exchange. Il recommande d'obtenir que toutes les parties s'établissent en formant un groupe constitué comme une LLC (société à responsabilité limitée), dans un cadre de partenariat réunissant des locataires et des financiers à titre de copropriétaires, sous un dépositaire neutre. Les propriétaires originaux payeraient une location abordable, et le fond commun résultant des locations serait réparti dans une unité d'intérêts, semblable à une société de placement immobilier. Entre autres avantages par rapport à l'habituel MBS, il n'y aurait pas de prêt à intérêt, puisque la propriété appartiendrait purement et simplement à la LLC. L'élimination des intérêts réduit sensiblement les coûts. Les anciens propriétaires pourraient occuper la propriété à un prix de location abordable, avec la possibilité d'acheter une participation dans celle-ci. Pour les banques, l'avantage serait qu'elles pourrait trouver à nouveau des investisseurs, puisque les risques seraient éliminés de l'investissement par l'assurance d'une pleine occupation à des prix abordables, et, pour les investisseurs, l'avantage serait un investissement sûr avec un remboursement régulier. Carolyn Betts, une avocate de l'Ohio ayant servi à Washington comme conseillère de sociétés émettrices de MBS formées par diverses entités gouvernementales fédérales, a représenté Resolution Trust Corporation lors de sa vente aux enchères pour non remboursement d'un emprunt hypothécaire commercial durant la dernière crise immobilière. Elle propose de resserrer le jeu des États, dans le style de ce qui a été intenté contre les compagnies de tabac par un consortium de procureurs généraux des État dans les années 90. Elle note qu'à la fin de 2007, au moins 20% des fonds détenus par Ohio Public Employees' Retirement System (PERS) étaient composés de MBS et d'autres investissements similaires. Cela fait de l'argent public de l'Ohio un investisseur important dans ce genre de titres liés à des créances hypothécaires. Le gouvernement de l'Ohio a intérêt à ne pas avoir de saisies immobilières, puisque les saisies détruisent les marchés immobiliers locaux, contribuent à la baisse des recettes fiscales et aux pertes sur les investissements PERS, et engendrent une contrainte sur le système de logement abordable régional et étatique. Une série d'actions coordonnées intentées par des procureurs généraux pourrait éliminer l'entremise des banquiers coupables et restituer les biens à la maîtrise et au contrôle du pays. Andrew Jackson aurait déclaré au Congrès en 1829 : « Si le peuple étasunien comprenait seulement l'injustice totale de notre argent et du système bancaire, il y aurait une révolution avant le matin. » Une vague de procès privées, de recours collectifs et de poursuites intentées par le gouvernement, visant à corriger les pratiques bancaire préjudiciables, pourrait déclencher une révolution dans le secteur bancaire, rendre aux États-Unis le pouvoir de proposer l'« engagement parfait et le crédit des États-Unis, » et restituer les biens de la communauté à la maîtrise et au contrôle du pays.Notes de traduction :[1] MBS, Mortgage-Backed Security, est un titre boursier garanti par des hypothèques immobilières. Les revenus d'un MBS proviennent du remboursement du capital et des intérêts d'un ensemble de tranches de prêts hypothécaires, chaque prêt étant morcelé en fines tranches dispersées dans une multitude de MBS. Le fractionnement des prêts puis le brassage des tranches servent à répartir les risques (en cas de défaillance d'un emprunteur), et rend le prix des MBS abordables (un titre adossé à un prêt entier serait inabordable pour un investisseur ordinaire). Les paiements sont généralement mensuels sur la durée des prêts. La constance des revenus n'est pas garantie car des prêts inclus dans le MBS peuvent être remboursés par anticipation, ou bien les mensualités peuvent être plus grandes que ce qui a été fixé, ce qui réduit le capital prêté et les intérêts (sans parler des défauts de remboursement avec rejet juridique de la procédure de saisie ou impossibilité de revendre une maison saisie).[2] On s'attend à ce que la hausse du taux d'intérêt des prêts rende plus difficile les remboursements et entraîne une nouvelle vague de saisies immobilières.[3] Chaque hypothèque ayant été découpée en fines tranches [1] réparties dans une multitude de titres MBS, chaque hypothèque se trouve aujourd'hui dispersée dans un très grand nombre de titres. La conséquence est que l'acte hypothécaire original, le document officiel qui nomme l'auteur du prêt et lui donne des droits sur le bien immobilier hypothéqué, a été perdu dans ce brassage.[4] Illiquide : qualifie un actif qui ne peut être aisément transformé en argent, par exemple des titres, des immeubles ou des marchandises difficiles à écouler à cause d'un marché peu actif ; se dit d'un marché dont le faible nombre de transactions conduit à des écarts sensibles de cours ; se dit également d'une entreprise dont la trésorerie est insuffisante pour lui permettre de satisfaire ses besoins d'exploitation courante et de remplir ses engagements financiers. HYPERLINK "http://www.alterinfo.net/Que-les-proces-commencent-Les-banques-s-attendent-a-un-deluge-de-litiges_a22279.html?PHPSESSID=06eed74a35623203ef1a3fe0cff9b0cd" http://www.alterinfo.net/Que-les-proces
e0cff9b0cd
#270 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4082" \l "p4082" 08-08-2008 01:12:35
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BonsoirUn article paru sur Agoravox qui vise à désamorcer les fantasmes de la création monétaire qui se répandent sur la blogosphère ( ce sont ses mots ^^ ) : HYPERLINK "http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=43026" http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=43026
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Article HYPERLINK "http://www.vincentperriertrudov.fr" www.vincentperriertrudov.fr sur Agoravox, concernant la nature de la monnaieMerci Sandy.Je crois utile de reproduire ici cet article, le premier de quatre articles annoncés par Vincent Perrier, parce qu'il touche directement aux fondements de la présente discussion. Sous l'angle adopté par l'auteur, il s'agirait (me semble-t-il) de savoir si les banques font des profits en jouant sur ce que j'appellerai les "différentiels de confiance monétaire". JR
Les fantasmes de la création monétaire (1/4)Une fausse idée se répand depuis quelques mois dans la blogosphère, selon laquelle les banques feraient du profit à partir de quelque chose qui nexiste pas. La dématérialisation de la monnaie, le mécanisme du crédit et celui des réserves fractionnaires peuvent rendre lhypothèse séduisante.Les excès des banques, dans leur ruée sur les subprimes, fournissent un prétexte "béni" pour confondre, tout dun bloc, la nature de la monnaie et le laisser-aller des banques dans lévaluation des risques, le fondement de leur valeur ajoutée et la facturation excessive de leurs services associée à une répartition inéquitable des profits.Mais cette confusion entre théorie et pratique est la porte ouverte à des conclusions plus ou moins fumeuses qui poussent à mettre à bas le système alors quil suffirait de le réformer pour en corriger les failles.Pour ceux qui nont pas suivi le fil de ces discussions, ou qui nont pas le temps de sattaquer à cette longue lecture, en voici le résumé :"La création monétaire nest pas du ressort du gouvernement, mais des banques privées, qui ne sont soumises quaux règles dites des réserves fractionnaires. Ces règles leur permettent de créer des quantités considérables de monnaie par le jeu du crédit, dans des proportions sans aucune mesure avec les montants de leurs dépôts. Les banques font des profits, par le jeu des intérêts, sur quelque chose qui nexiste pas."Dautres observent que la dette publique coûte des sommes considérables à lEtat, notamment en intérêts. "Si lEtat créait lui-même sa propre monnaie, il naurait pas dintérêts à payer, cela lui coûterait donc moins cher. LEtat devrait donc retrouver le monopole de la création monétaire et ne pas payer dintérêts du tout."Pour vérifier la validité dun tel raisonnement, il convient dabord de se pencher sur la question de ce quest réellement la monnaie. Cest là que lon trouve la première faille dans le sophisme selon lequel "les banques font du profit en faisant payer quelque chose qui nexiste pas".Les articles suivants porteront successivement sur la question du taux dintérêt, de la croissance et de linflation, puis sur le décryptage de la propagande qui est lancée, pour enfin terminer sur les pistes de réformes quil faudrait imposer au système bancaire.Penchons-nous donc tout dabord sur les éléments constitutifs de la monnaie.La rôle de la monnaieLe rôle dune monnaie est de permettre les échanges de biens et de services. Dans une économie de troc, on échange directement des biens et des services les uns contre les autres, sans intermédiaire. Le troc connaît actuellement un nouvel essor, par le biais de sites web qui proposent soit des échanges temporaires de logements - pour des vacances - soit des échanges directs de biens et/ou de services.Le problème dune économie de troc est son manque de fluidité. Il faut du temps et/ou de la chance pour trouver quelquun qui acceptera déchanger son petit bateau amarré dans le Sussex contre une grange dans le Larzac. Ou un sac à main de marque doccasion contre une peinture à laquarelle.La monnaie assume donc, dune part, le rôle détalon de valeur, qui permet de mesurer la valeur dun bien, et, dautre part, le rôle de vecteur de cette valeur, qui permettra à son détenteur déchanger cette monnaie contre un bien ou un service quil désire, immédiatement ou ultérieurement.Lutilisation dune monnaie permet donc de rendre les échanges plus fluides, car elle élimine les contraintes déchange bilatéral induites par le troc. Ensuite, elle élimine la contrainte de limmédiateté de léchange, puisque le détenteur de monnaie peut attendre avant déchanger sa quantité de monnaie contre un autre bien ou service.Le point central est donc lassurance, pour celui qui accepte de la monnaie en échange de son bien ou de son service, dêtre en capacité dacquérir dautres biens et services dune valeur égale à celle quavaient les biens et services quil a cédé.Cest ce quon appelle la confiance dans la monnaie.La nature de la monnaieDès lors, on saperçoit que la nature de la monnaie est complètement décorrélée de son "support". Quil sagisse de lor, de largent, de papier ou de quelques 0 et 1 dans une mémoire dordinateur, ce qui compte cest la confiance.Quand la confiance disparaît, la monnaie elle-même disparaît. Ce phénomène de disparition de la monnaie, que lon appelle "hyper-inflation", a été observé à plusieurs reprises au cours de lHistoire : les assignats de la Révolution française, le mark allemand des années 1920 ou le dollar zimbabwéen aujourdhui en sont des exemples décole.Au cours de lHistoire, de nombreux supports ont été utilisés pour la monnaie. Il y a eu bien entendu les métaux (or, argent, cuivre...), mais également dautres supports tels que des coquillages, ou plus récemment du papier.Le choix du support était déterminé en fonction de la confiance quil était censé véhiculer, et non pas seulement - ou pas du tout - pour sa valeur intrinsèque. Cest évident pour le papier, mais cela est vrai également pour lor. La valeur intrinsèque de lor en tant que métal était un des éléments de la confiance dans les pièces de monnaie en or, mais cela nétait pas le seul critère.Au Moyen Âge, certaines pièces dor étaient mieux acceptées que dautres. Pourquoi ? Parce que les systèmes de contrôle de ceux qui battaient cette monnaie étaient de qualité inégale. Certaines pièces étaient moins souvent contrôlées que dautres et les risques de fraude étaient plus importants (limage des pièces, etc.).Le système de contrôle de la monnaie est donc un des éléments constitutifs de la confiance dans une monnaie - et par conséquent de sa valeur.Cest donc une erreur que de croire que la monnaie a une valeur en soi. La seule valeur dune monnaie se "mesure" au niveau de confiance qui y est attaché.Si on poursuit le raisonnement jusquau bout, on se rend compte que ce qui "existe" vraiment, ce nest pas la monnaie, cest la confiance qui est traduite au travers de cette monnaie. Cest pour cela que la monnaie peut être complètement dématérialisée.Le "tiers de confiance"Cest là quintervient le rôle du "tiers de confiance". Un tiers de confiance est une personne, physique ou morale, qui joue le rôle dintermédiaire, et qui intervient dans les échanges afin que les parties soient rassurées par les termes et les conditions de léchange.Tout cela est un peu théorique, mais en voici des exemples concrets. Si vous passez une petite annonce pour vendre votre voiture sur internet, vous avez tout intérêt à effectuer votre transaction au sein dune agence bancaire. Le conseiller qui gère votre compte pourra effectuer les contrôles sur les billets, vérifier que le chèque de banque est un vrai, bref, vous assurer que lacheteur vous donne la valeur réellement annoncée. Un certain nombre de personnes ayant accepté des chèques sans effectuer les vérifications nécessaires se sont retrouvées sans véhicule avec des chèques non provisionnés.Au Moyen Âge, cétait celui qui pesait et vérifiait les pièces dor, dargent, etc. qui assurait ce rôle. Mais le rôle de tiers de confiance est également assuré, dune autre manière, par ce quon appelle les chambres de compensation. Ces organismes sont très utiles pour effectuer transferts et mettre à disposition des fonds à distance.Imaginez que vous ayez un compte dans la même banque que votre grand-mère. Vous avez 200 euros, votre grand-mère a 200 euros et, pour votre anniversaire, elle vous fait un virement de 50 euros. Votre compte passe donc à 250 euros et le sien à 150 euros.Tout cela est totalement immatériel, votre banque a simplement modifié les montants de vos comptes en banque respectifs. Cest le principe dune chambre de compensation. Sil y avait une seule banque au monde, elle serait donc une immense chambre de compensation.Dans les deux cas, cest la confiance dans la monnaie qui est en jeu, et non une prétendue valeur intrinsèque de la monnaie.En quoi cela invalide-t-il la théorie sur la "création monétaire" par les banques privées ?Les banques ne "créent" donc pas la monnaie, elles constatent ou anticipent des valeurs présentes ou futures. Elles constatent la valeur dun bien immobilier, ou anticipent la valeur de revenus futurs en fonction dun emploi salarié.En fonction de ces données relatives aux valeurs qui sont détenues ou qui seront détenues, elles valident un niveau de confiance quant à la solvabilité du demandeur, et accordent un prêt.La valeur qui déclenche la création monétaire nest donc pas du ressort des banques, mais de la personne qui demande le crédit, puisque cest cette personne, avec ses possessions et son travail, qui est à lorigine de la valeur.Les banques ne sont donc les dépositaires que de la confiance - et cest déjà beaucoup, et facturent leurs services autour de cette confiance. Quelles fassent des profits sur ces services est tout à fait normal.Il est donc faux de dire quelles font des profits sur quelque chose qui nexiste pas.Pour finirJe nai pas abordé dans cette partie la question des taux dintérêts. Je laborderai dans un prochain article, mais je pense quun débat sur le rôle et la nature de la monnaie sont nécessaires avant daborder cette question. Car tout le débat est fondé sur ces définitions et, si lune ou lautre sont invalidées, ce sont toutes les déductions qui sappuient dessus qui seffondrent. HYPERLINK "http://www.vincentperriertrudov.fr" www.vincentperriertrudov.fr
Dernière modification par Jacques Roman (08-08-2008 05:18:04)
#272 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4089" \l "p4089" 08-08-2008 07:48:28
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VPT enfonce des portes ouvertes.. il suffit d'ailleurs de voir comment est reçu son article sur Agoravox.Je ne veux pas perdre mon temps mais:1 - personne n'a jamais dit que "Les banques font des profits, par le jeu des intérêts, sur quelque chose qui nexiste pas"2 - "tout le monde" sait bien que "La seule valeur dune monnaie se "mesure" au niveau de confiance qui y est attaché."3 - il est le premier à prétendre que 'stricto sensu' les banques ne créent pa la monnaie4 - etcSur son blog il écrit même " Cest un fantasme dimaginer le grand méchant banquier qui, derrière son écran dordinateur, va rajouter quelques zéros sur ses comptes bancaires et va devenir milliardaire par magie. ", ce qui sous entends qu'il y auraient des auteurs s'intéressants à la monnaie qui le pensent: c'est ridicule...Ne vous laissez pas enfumer: SI, les banques créent bien la monnaie.. mais personne n'a jamais dit que c'était sans condition, et "ex nihilo" ou le verbe "créer" ne veut pas dire cela.Jean Jégu l'explique très bien ;
Ceux qui comprennent que qualifier la création monétaire de ex nihilo veut dire quun banquier peut se lever le matin en décidant quil va créer dix millions deuros, nous comprennent mal. Tout le monde sait bien que pour prêter il faut trouver un emprunteur. Notre banquier va donc tout au plus pouvoir se dire aujourdhui, je vais mefforcer de placer 10 millions demprunts. Il faut donc reconnaître que le ex nihilo peut prêter à confusion, à beaucoup de confusion. Que diriez-vous dune formulation qui pourrait être : la Banque crée de la monnaie scripturale par le crédit, sans recourir directement à aucune autre monnaie préexistante mais simplement sur lengagement de lemprunteur à rembourser le capital et à payer les intérêts convenus. Le remboursement du capital et lacquittement des intérêts donne lieu à destruction monétaire équivalente, cest à dire supérieure au capital reçu.
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Merci Jacques. Pour info, le même article est sur le site de l'auteur : HYPERLINK "http://vincentperriertrudov.wordpress.com/2008/08/06/les-fantasmes-de-la-creation-monetaire-1/" http://vincentperriertrudov.wordpress.c
netaire-1/) et les commentaires y sont très intéressants : 'RST' et quelques autres contredisent l'auteur soigneusement et rigoureusement, le plus souvent. En fait, le plus gros de cet article est une histoire de la monnaie, mais dans laquelle on aurait "oublié" le plus intéressant : les personnes et les contextes qui ont permis le sabordage historique, dans chaque pays. Et sur le fond, au moment de prouver qu'il n'y a pas de création monétaire par les banques privées, que c'est un fantasme, il ne dit presque rien et ne prouve rien du tout. Son analse de la valeur me fait penser à une superstition. Si la monnaie n'a pas de valeur, comme il le prétend, qu'il me donne donc la sienne, de monnaie : j'en veux bien et elle ne lui manquera pas puisqu'elle n'a pas de valeur... C'est insane. Je pense que cet auteur, s'il est intelligent et de bonne foi comme l'est Paul Jorion, ne va pas tarder à reconnaître qu'il s'est trompé, sur presque tous les points INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET , et notamment sur sa certitude qu'on peut faire confiance aux banques privées : un tiers de confiance imposé en douce, sans débat public, par de la corruption au plus haut niveau, des intrigues innombrables et des assassinats quand il le faut (l'auteur a oublié ces menus détails dans son histoire de la monnaie), ce n'est pas du tout un tiers de confiance, c'est un escroc... Étienne.
#274 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4537" \l "p4537" 19-08-2008 12:09:30
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La fin du « nouveau consensus monétaire »La crise financière et lhéritage de Milton FriedmanUn très bon texte de James K. Galbraith [18 août 2008]
Quelles sont les implications théoriques de la crise financière éclatée en 2007 ? Sous son impact, lhéritage de Milton Friedman tombe en ruines, et les avatars du monétarisme tombent dans le ridicule. Cest le cas notamment du « nouveau consensus monétaire », érigé jusquà récemment au rang de fondement intellectuel des banques centrales modernes.Ce texte sinspire dune allocution prononcée le 24 juin 2008 au Parlement européen. Le 8 novembre 2002, à Chicago, Ben Bernanke, alors gouverneur de la Banque centrale américaine, aujourdhui son président, prononçait un discours en hommage à Milton Friedman, à loccasion du 90e anniversaire du fondateur de la théorie monétariste. « Comme tout le monde ici présent le sait, Friedman et [Anna Jacobson] Schwartz affirment dans leur Histoire monétaire que leffondrement économique de 1929-1933 avait été le résultat du dérèglement du mécanisme monétaire du pays. Contredisant la vision acceptée par leurs contemporains, [
] Friedman et Schwartz pensaient que la contraction est en réalité une preuve tragique de limportance des forces monétaires. [
] Jaimerais dire à Milton et à Anna : au sujet de la Grande Dépression, vous avez raison, cest notre faute. Nous sommes désolés. Mais grâce à vous, nous ne recommencerons pas ».Moins de six ans après, face à la crise financière éclatée en 2007, le président Bernanke et ses collègues de toutes les grandes banques centrales sont confrontés au dilemme suivant. Ils peuvent sen tenir aux idées de Friedman, mais alors ils doivent reconnaître que la seule cause possible de la crise en cours a été leur propre politique, à savoir le resserrement monétaire entrepris dans les années 2005-2007. Ils ne peuvent, en bonne logique, se réclamer de Friedman sans reconnaître dans la situation actuelle ou ils se trouvent obligés de poursuivre lexpansionnisme monétaire à outrance, lerreur de leur politique antérieure. Ou bien ils peuvent faire comme si la crise actuelle nexistait pas et espérer quelle passe, en suivant les consignes ce que daucuns appellent aujourdhui « le nouveau consensus monétaire » qui se réclame, lui aussi, de lhéritage intellectuel du monétarisme ! Ces deux choix révèlent, entre eux, la contradiction intellectuelle dans laquelle sest retrouvée la doctrine de Friedman, qui reste aux fondements de toutes les idéologies des banques centrales. Car ni le monétarisme dans sa version classique, ni le « nouveau consensus monétaire », noffrent les éléments pour comprendre la crise financière éclatée aux États-Unis en 2007.Autrement dit, la crise financière actuelle incite à revenir sur lhéritage de Friedman et son impact intellectuel sur les décideurs économiques actuels. Elle incite à le faire sur le terrain propre de Friedman, là où il se sentait « chez lui » et où il a régné pendant plusieurs décennies : la politique monétaire, le « taux naturel de chômage » et lidée que la lutte contre linflation passe avant la lutte contre le chômage. Cest dans ce domaine quil a connu son plus fort impact et aussi sa plus grande réussite intellectuelle. Cest sur ce champ de bataille quil a vaincu lestablishment keynésien des années 1960, prisonnier de lidée dune courbe de Phillips stable [1]. Cest là quil a planté le décor de la « contre-révolution » qui domine la microéconomique universitaire depuis une génération et qui continue à influencer la manière dont la plupart des gens conçoivent la politique monétaire et la lutte contre linflation. Quen reste-t-il aujourdhui ?Lessor et le déclin du monétarismeDabord, que fut le monétarisme ? On le sait, Friedman y voyait lidée que « linflation est partout et toujours un phénomène monétaire », ce qui signifie que la monnaie et les prix sont liés. Friedman croyait surtout que la monnaie était une variable politique, une quantité que la banque centrale pouvait créer ou détruire à volonté. Créez-en trop, et vous relancez linflation ; créez-en trop peu, et léconomie risque de seffondrer. Il sensuit que le bon dosage entraîne le bon résultat : des prix stables, avec pour corollaire ce que Friedman appelait le taux naturel de chômage. Ce raisonnement avait pour but de soutenir sa proposition clef : un marché libéré de toute entrave est intrinsèquement stable. Dans lévangile selon Friedman, le gouvernement est le serpent, lintrus dans le jardin dEden, et la politique doit avant tout laisser léconomie suivre son cours. Cétait la leçon de son fameux programme télévisé de 1980, Free to Choose, mais cest aussi le sens profond de sa pensée. Malgré toutes les données statistiques présentées dans Une Histoire monétaire des États-Unis 1867-1960, publié en 1963 par Milton Friedman et Anna Schwartz, ce livre avait un message simple : le marché est infaillible, seul le gouvernement se trompe.Friedman sest imposé parce que son travail était suffisamment complexe pour revêtir laspect de vérité scientifique, et parce quil confirmait les idées reçues dun certain milieu. On peut comparer avec ce que disait John Maynard Keynes dans sa Théorie générale de lemploi, de lintérêt et de la monnaie (1936), à propos du succès quavait connu David Ricardo :
Une victoire aussi décisive [
] a quelque chose de singulier et de mystérieux. Elle ne peut sexpliquer que par un ensemble daffinités entre sa doctrine et le milieu où elle a été lancée. Le fait quelle aboutisse à des conclusions tout à fait différentes de celles quattendait le public profane ajoutait, semble-t-il, à son prestige intellectuel. Que son enseignement, appliqué aux faits, fût austère et désagréable lui conférait se grandeur morale. Quelle fût apte à supporter une superstructure logique, vaste et cohérente, lui donnait de léclat. Quelle présentât beaucoup dinjustices sociales et de cruautés apparentes comme des incidents inévita¬bles dans la marche du progrès, et les efforts destinés à modifier cet état de choses comme de nature à faire en définitive plus de mal que de bien, la recommandait à lautorité. Quelle fournît certaines justifications aux libres activités du capitaliste individuel, lui valait lappui des forces sociales dominantes groupées derrière lautorité. (Traduit de langlais par Laurent Bury. )
Le succès de Friedman est comparable à celui de Ricardo, mais pas jusquau bout. Certes, Friedman justifie lui aussi linjustice et soutient lautorité. Mais son armature intellectuelle nest ni vaste ni cohérente. Son raisonnement est dune simplicité désarmante, et pourtant il peut être assez sibyllin. Il misait sur le court terme pour certains effets, sur le long terme pour dautres, passant de lun à lautre à son gré. Ricardo, cétait Harpagon de Molière ; Friedman ressemblait plutôt au Joueur de flûte de Hamelin. [2]À la fin des années 1970, la victoire de Friedman fut consolidée par la force explicative des modèles de régression monétaristes et léchec de la courbe de Phillips. Robert Lucas voyait dans le phénomène de stagflation, qui est apparu à cette époque, « la preuve expérimentale la plus nette que puisse connaître la macroéconomie ». À la même époque, jai joué un rôle mineur dans lirruption des idées monétaristes sur le terrain politique américain. Ma mission consista à préparer, entre 1975 et 1978, la Humphrey-Hawkins Full Employment Act [3] sur la politique monétaire. Dans une alliance pragmatique avec les économistes monétaristes au sein de la commission chargée de préparer le texte de loi, nous insistions pour ce que la Banque centrale fixe et évalue chaque année son objectif de croissance monétaire. Même si notre objectif nétait pas tant de stabiliser la croissance mais dobliger la Fed à faire preuve de plus de transparence, cet accord donna sans doute du poids politique au monétarisme.
Peu après, cest sur ce même terrain politique que le monétarisme seffondra. À partir de 1979, la Fed adopta officiellement des objectifs monétaires à court terme. Le résultat fut une cascade de désastres : taux dintérêt à 20%, dollar réévalué à 60%, chômage à 11%, récession, désindustrialisation de la région du Middle-West et, en dernière instance, crise de la dette du tiers monde. En août 1982, face à la faillite de lÉtat mexicain et à une révolte au Congrès je my suis mêlé encore une fois la Fed abandonna les objectifs monétaires pour ne plus jamais y revenir.
Au milieu des années 1980, le monétarisme rigoureux dont Friedman sétait fait le champion disparut également du monde universitaire. La croissance monétaire devint forte et fluctuante, sans que linflation reparaisse. Peut-être linflation était-elle « partout et toujours un phénomène monétaire », comme Friedman lavait affirmé en 1963, mais certains phénomènes monétaires pouvaient se produire sans relancer linflation, ce qui rendait profondément problématique lusage des agrégats monétaires comme instrument de contrôle. À la Banque dAngleterre, Charles Goodhart en a tiré les conclusion en énonçant sa fameuse loi : Lorsquon tente dutiliser une relation économétrique à des fins de contrôle politique, elle se transforme. En 2003, Friedman lui-même concédait à Simon London, du Financial Times : « Le recours à la quantité de monnaie comme objectif na pas été une réussite. Aujourdhui, je ne suis pas sûr que je le recommanderais aussi vigoureusement que par le passé ».Les successeursIl en est resté une série de doctrines, toutes plus vagues que le monétarisme classique, mais porteuses du même message : la banque centrale devait placer le contrôle de linflation au cur de ses préoccupations, sans se soucier du chômage sauf dans le cas où celui-ci ne tomberait trop bas. On pensait par ailleurs que linstabilité dans le secteur financier devait être ignorée par les décideurs macroéconomiques sauf lorsquelle devenait impossible à ignorer. La première de ces doctrines, le « taux naturel de chômage » ou « taux de chômage qui naccélère pas linflation » (NAIRU), fut élaborée en 1968 par Friedman lui-même et par Edmund Phelps ; son grand attrait tenait à ce que, pour la première fois, on incorporait la prospective à un modèle macroéconomique. Les macroéconomistes ladoptèrent en masse. Mais à la fin des années 1990, elle se révéla parfaitement inadéquate lorsque Alan Greenspan permit au chômage de tomber en dessous de plusieurs barrières NAIRU successives : 6%, 5,5%, 5%, 4,5% et finalement même 4%. Ce fut une bonne nouvelle pour tout le monde sauf pour les économistes associés au NAIRU ceux-là furent bien embarrassés, ou du moins auraient dû lêtre. Certains renièrent Friedman pour retrouver les théories de léconomiste suédois Knut Wicksell : cest ainsi que le « taux naturel dintérêt » connut une vogue éphémère aux États-Unis. Mais cette idée nétait soutenue ni par la recherche empirique, ni par les théories qui ont vu le jour depuis labandon de létalon-or [4].
Puis vint Ben Bernanke et la doctrine du « ciblage dinflation ». Cette idée repose sur ce que Marvin Goodfriend, de la Carnegie-Mellon University, appelle « le nouveau consensus en politique monétaire » : un ensemble didées conçues au début des années 1980 mais adaptées (en surface, du moins) aux évolutions qui ont eu lieu depuis. Premièrement, « le principal message monétariste était confirmé : seule une politique monétaire [
] pouvait réduire durablement linflation avec, pour la production et lemploi, des conséquences substantielles mais bien moins graves que selon les scénarios keynésiens ordinaires ». Deuxièmement : « une banque centrale indépendante peut acquérir une certaine crédibilité pour sa politique dinflation basse sans mandat institutionnel du gouvernement ». Troisièmement : « sil intervient au moment opportun, un resserrement agressif des taux dintérêt peut réduire les attentes dinflation et éviter une résurgence de linflation sans provoquer une récession ». Examinons un par un ces principes.
Dabord, lidée que la politique monétaire peut réduire durablement linflation pour un prix raisonnable est-elle « le principal message monétariste » ? Pas du tout. Le principal message monétariste était que le contrôle de linflation passe par le contrôle de la croissance monétaire. Mais cela fait plusieurs décennies que nous nessayons même plus de contrôler la croissance monétaire ; elle fait ce quelle veut. La Fed américaine ne sy intéresse plus et a même cessé de publier certaines statistiques en la matière. Pourtant, linflation nest pas revenue. Le principal message monétariste est donc évidemment faux. Quant à la question du coût, personne na jamais douté quune récession sévère pouvait enrayer linflation. Mais Goodfriend oublie de dire que la récession des années 1981-82, lorsque les monétaristes étaient aux commandes, fut de loin la pire de laprès-guerre. Elle fut plus grave que toutes celles quavaient subies les régimes keynésiens. En déformant lhistoire, Goodfriend laisse aussi entièrement de côté la catastrophe infligée aux pays en voie de développement par la crise de la dette mondiale.Ensuite, que vaut au juste la « crédibilité » de la lutte contre linflation menée par une banque centrale « déterminée » ? On prétend souvent que cette idée va de soi : en matière de revendication salariale, les travailleurs reverront leurs exigences à la baisse parce quils savent que des demandes excessives seraient sanctionnées par des taux dintérêt élevés. Ce mécanisme a fait ses preuves dans le cas très spécifique de lAllemagne daprès-guerre où, pendant plusieurs années, le syndicat de la sidérurgie menait des négociations implicites avec la Bundesbank. Mais la Bundesbank disposait dune arme puissante : une hausse des taux dintérêt signifierait un deutsche mark fort, et donc la baisse des exportations allemandes de machines et de produits technologiques. En loccurrence, la menace était crédible. Aux États-Unis, la situation na rien de comparable, et rien nindique que les syndicats américains prennent en compte la politique monétaire dans leurs stratégies syndicales. Il ne serait pas rationnel pour eux de le faire : dans un système de négociation salariale décentralisé, lauto-limitation salariale dans un secteur donné créerait simplement des marges de manuvre dans dautres. En outre, et de façon plus éloquente encore, les compagnies pétrolières américaines ne se sont jamais privées daugmenter le prix de lessence dès que cela était possible, sans craindre les effets ultérieurs dune hausse des taux dintérêt.Bernanke na rien vu venirEnfin, peut-on vraiment affirmer que « sil intervient au moment opportun, un resserrement agressif des taux dintérêt » permet déviter linflation « sans provoquer une récession » ? Cette idée est sans doute le fondement du nouveau consensus monétaire. Elle a été affirmée dans le numéro dautomne 2007 du Journal of Economic Perspectives, voix officielle de lAmerican Economic Association, dans un article de Goodfriend intitulé « How the World Achieved Consensus on Monetary Policy » (Comment le monde est parvenu à un consensus en matière de politique monétaire). Goodfriend y écrit : « Selon ce principe de ciblage dinflation, une politique monétaire qui vise linflation apporte la meilleure contribution à la stabilisation de la production [
] Cibler linflation rend la production réelle conforme à la production potentielle ». Plus loin : « Ce type dargumentation implique que le ciblage dinflation entraîne la meilleure adaptation de lemploi et de la production au cycle économique, que seule la politique monétaire permet datteindre. Ainsi, et cest laspect révolutionnaire du consensus théorique moderne, même ceux qui se soucient avant tout de stabiliser léconomie réelle peuvent soutenir un objectif de faible inflation pour la politique monétaire [
] La politique monétaire ne devrait donc pas essayer de contrer les fluctuations en matière demploi et de production dues aux cycles économiques réels ».Détail significatif, cest vers le mois daoût 2007, au moment même où éclate la crise, que ces affirmations ont été publiées. On peut les comparer avec les promesses que la route de Bagdad serait jonchée de fleurs. Puisque à ce moment précis, la Réserve fédérale était au plus fort dun « resserrement agressif des taux dintérêt », en cours depuis fin 2004, visant justement à « réduire linflation prévue » tout en « évitant la récession ». En juillet 2006, le président Bernanke affirma au Sénat américain : « La récente hausse de linflation préoccupe le FOMC [Comité de politique monétaire de la Fed] [
] La Réserve fédérale doit uvrer contre toute psychologie inflationniste qui conférerait une persistance plus grande à ce qui ne serait autrement quun accroissement transitoire de linflation ». En février 2007, il répéta ce message en le renforçant : « Le FOMC a de nouveau indiqué que son principal souci est le risque que linflation ne baisse pas comme prévu » (cest moi qui souligne). En juillet de la même année, Bernanke réitère : « Le niveau dutilisation des ressources étant relativement élevé, tant quil na pas été prouvé que les pressions inflationnistes restent modérées, le FOMC reste fidèle à lidée que les risques élevés dinflation sont son principal souci ».Avant lautomne dernier, le président Bernanke avait fait quelques allusions à lévolution du secteur financier. En mai 2006, il se montrait enthousiaste : « Les avancées technologiques ont radicalement transformé loffre de services financiers dans notre économie. Notamment, la sophistication croissante de linformatique permet aux prêteurs de collecter et de traiter les données nécessaires pour évaluer et chiffrer le risque de façon bien plus efficace que par le passé ». Dans le même style : « La concurrence entre prestataires financiers et des consommateurs informés ; voilà à mes yeux le meilleur mécanisme pour assurer loffre de produits financiers meilleurs et à moindre coût ». Quant aux consommateurs, Bernanke prônait la formation et la prudence : « Une étude portant sur près de 40 000 prêts hypothécaires abordables, ciblant les emprunteurs à faibles revenus, a montré que le conseil avant lachat dune maison réduisait de 19% en moyenne le taux de retard de paiement ».En février 2007, Bernanke était encore confiant : « Malgré les ajustements en cours dans le secteur du bâtiment, les perspectives économiques densemble restent bonnes. [...] Somme toute, léconomie américaine paraît susceptible de se développer à un rythme modéré cette année et lannée suivante ; la croissance devrait se consolider à mesure que le retard du bâtiment se comble » (cest moi qui souligne). Un mois plus tard, il se montrait moins joyeux devant la Joint Economic Committee [5] : « Ces derniers mois, nous avons constaté une forte augmentation du taux de retard de paiement sur les prêts à taux variable accordés à des emprunteurs à risque (subprimes), qui représentent un peu moins de 10% de tous les prêts en cours ». Et pourtant : « Il paraît néanmoins possible de maîtriser limpact de ces problèmes sur lensemble de léconomie et sur les marchés financiers ». Cest seulement le 19 juillet 2007, dans son discours au Sénat, quil avoue le caractère un peu trop optimiste de ses propos antérieurs : « depuis quelques semaines, les investisseurs sinquiètent de plus en plus du risque de crédit pour certains types dinstruments financiers ». Cétait trois semaines avant que le marché des prêts interbancaires sécroule, le 11 août 2007.Retour à Keynes, Galbraith et MinskyQuels éléments le « nouveau consensus monétaire » offrait-il pour présager lextraordinaire crise financière qui sest abattue, à partir du mois daoût 2007, sur le logement et le secteur bancaire américains et qui continue à préoccuper les banques centrales du monde entier ? Aucun. Dans les articles consacrés à la politique monétaire et le « nouveau consensus », il nest jamais question de crises financières, de prêteur de dernier ressort ou de nationalisation des banques (comme pour la Northern Rock en Grande Bretagne). On y trouve plutôt une profession de foi aveugle et dogmatique qui affirme que la politique monétaire ne doit en aucun cas se soucier de pareils problèmes. Cest en partie pourquoi je considère le prétendu « nouveau consensus monétaire » comme une idée dénuée de toute pertinence. Faisant face à la réalité dun système financier qui seffondre, les banques centrales ny ont trouvé aucun appui ; elles ont dû chercher ailleurs pour repenser leur politique. Elles y sont plus ou moins parvenues, et cest tout à leur honneur. Mais elles ne lont pas avoué.Quest-ce qui est pertinent, alors ? Comme beaucoup de commentateurs lont vite redécouvert, ce sont les théories de John Maynard Keynes, de John Kenneth Galbraith et de Hyman P. Minsky qui sont pertinentes pour comprendre la crise économique actuelle. Voici ce quécrivait Keynes en 1931, dans « Les conséquences pour les banques de la chute des valeurs monétaires ». Selon, lui nous vivons
dans une collectivité qui, je le rappelle, est organisée de telle sorte quun voile dargent recouvre un large espace entre les biens eux-mêmes et le propriétaire des richesses. Le propriétaire apparent des biens eux-mêmes sen est assuré la propriété en empruntant de largent au véritable possesseur de la richesse. De plus, cest surtout par lintermédiaire des banques que tout cela sest fait. Cest-à-dire que les banques ont en échange dun dédommagement fait intervenir leur garantie. Elles tiennent la place entre le véritable emprunteur et le véritable prêteur. [
]Cest pourquoi une diminution des valeurs monétaires aussi sérieuse que celle qui se produit actuellement, menace de faire sécrouler toute notre structure financière. Les banques et les banquiers sont aveugles de nature. Ils nont pas vu ce qui allait arriver. Certains ont même accueilli avec faveur la chute des prix vers ce quils ont appelé un juste niveau, le niveau « naturel » et souhaitable davant-guerre. Cest-à-dire le niveau des prix auquel fut habitué leur esprit dans la période de leur formation. Aux États-Unis, certains dentre eux emploient de soi-disant « Économistes » qui nous répètent encore aujourdhui que nos maux proviennent du fait que les prix de certaines marchandises et de certains services nont pas encore assez baissé [
]. [color=purple]Un banquier sensé nest hélas point un banquier qui voit venir le danger et lécarte, mais un banquier qui, lorsquil se ruine, le fait dune manière orthodoxe et conventionnelle, en même temps que ses collègues, de façon à ce quon ne puisse rien lui reprocher. [6][/color]
De même, en 1955, dans son livre La Crise économique de 1929, John Kenneth Galbraith rejetait lidée adoptée plus tard par Friedman selon laquelle banquiers et spéculateurs reflétaient simplement le cours antérieur de la politique monétaire. Au cours de lété 1929, disait-il, « il ny avait pas de raisons de craindre un désastre. Personne ne pouvait prévoir que la production, les prix, les revenus et tous les autres indicateurs continueraient de se contracter durant trois longues et sombres années. Ce nest quaprès la catastrophe que lon vit des raisons plausibles pour supposer que les choses pourraient bien saggraver pendant longtemps encore ». [
] « Il semble y avoir peu de doute quen 1929, léconomie était fondamentalement malsaine [
] Beaucoup de choses allaient de travers : [
] La mauvaise répartition des revenus [
] La structure déficiente des sociétés. [
] Un mauvais système bancaire [
] Létat incertain de la balance commerciale [
] Linsuffisance des connaissances économiques ». À ce dernier sujet, il ajoutait : « Considérer les gens de nimporte quelle époque comme particulièrement obtus ne semble guère valable et cela créerait un précédent que les membres de notre génération pourraient regretter. Toutefois, il semble certain que les économistes et ceux qui donnaient des avis en matière économique vers la fin des années vingt et au début des années trente, se révélèrent presque toujours lamentables ». Sur ce dernier point, on considère aujourdhui que John Kenneth Galbraith sest trompé. Je vous renvoie au « nouveau consensus monétaire ».
Enfin, Hyman Minsky professait que la stabilité économique était elle-même créatrice dinstabilité. La logique est simple : en période apparemment stable, les banques, entre autres, prennent des risques exceptionnels. Bientôt, linstabilité interne quelles engendrent menace tout le système. La finance devient spéculative et lon arrive au schéma de Ponzi [7]. Le système sécroule et doit être reconstruit. Les gouvernements ne sont pas les seules sources dinstabilité. Les marchés sont beaucoup plus instables, beaucoup plus déstabilisants. Historiquement, ce fait est avéré : linstabilité du marché précède de beaucoup la croissance du gouvernement lors du New Deal et après, ou même lexistence des banques centrales.
Le comportement de la banque centrale nétait évidemment pas la seule cause de la Grande Dépression. Les défauts intrinsèques de la structure sociale, financière et industrielle, combinés avec une mauvaise politique avant et après le crash, étaient tout aussi responsables du désastre, et la crise elle-même a eu un effet accélérateur. La situation actuelle est bien sûr très semblable. Je ne pense donc pas que la hausse des taux dintérêt ait à elle seule provoqué leffondrement actuel, et je ne pense pas quil suffise de réduire les taux pour remédier à nos difficultés. Dautres causes doivent être prises en compte : lincapacité à réguler le marché du subprime, lattitude permissive face à la titrisation, labrogation de la loi Glass-Steagall de 1933 , la dérégulation discrète du marché des avenirs énergétiques (energy futures trading) et des autres marchés de marchandises, et la calamité générale qui consiste à confier aux banques le travail du gouvernement.Il nempêche : si Friedman sest trompé, le « nouveau consensus monétaire » se trompe encore plus. Ce consensus, qui adopte lattitude de lautruche face à la spéculation sur les marchandises, et qui na rien à dire sur les prêts abusifs, la titrisation spéculative et la fraude dentreprise, na rien à dire des problèmes quaffronte aujourdhui la politique monétaire. Respectées à la lettre, ses instructions mèneraient au désastre. Il ny a par bonheur aucun risque que les banques centrales choisissent de suivre cette voie, quelles que soient les convictions quelles affichent en public. Et si aussi bien Friedman que le « nouveau consensus » se trompent, que peuvent faire les banques centrales aux abois ? Il faut quelles se rendent à lévidence : linstabilité du capitalisme, lirresponsabilité des spéculateurs rendent la régulation et lintervention nécessaire plus nécessaire que jamais.Traduit de langlais (États-Unis) par Laurent Bury.par James K. Galbraith [18 août 2008]Source : La vie des idées, HYPERLINK "http://www.laviedesidees.fr/La-fin-du-nouveau-consensus.html" http://www.laviedesidees.fr/La-fin-du-n
ensus.html
Notes[1] Ndrl : Dérivée des travaux de léconomiste A. W. Philips, contestée par Friedman et lécole monétariste, cette courbe pose lexistence dune relation inversée entre le taux de chômage et linflation, laissant entendre que la politique publique pouvait baisser le chômage au prix dun taux dinflation plus élevé.[2] Lors dune réunion de lAmerican Economic Association à San Francisco, jai ainsi assisté à une interview quil accordait à une chaîne de télévision :
-Professeur Friedman, demanda le reporter, comment se portera léconomie lannée prochaine ? -Eh bien, puisque la monnaie a connu lan dernier une croissance ralentie, la récession sera terrible. -Et à quoi faut-il sattendre pour les prix ? -Puisque la monnaie connaît une croissance rapide depuis plusieurs années, linflation sera terrible. -Professeur Friedman, poursuivit le reporter, la famille américaine moyenne sera-t-elle mieux lotie lan prochain, ou moins bien quà présent ? -La famille américaine moyenne nexiste pas. Certaines familles américaines seront mieux loties, dautres moins bien.
[3] Ndtr : signé par Jimmy Carter en 1978, cette loi assigne explicitement quatre objectifs nationaux à la politique économique du gouvernement : le plein-emploi, la croissance, la stabilité des prix et équilibre budgétaire et de balance de paiement.[4] Ndtr : Létalon-or est un système monétaire dans lequel lunité de compte correspond à un poids fixe dor, comme dans le cas du système de Bretton Woods (19461971).[5] Ndtr : réunissant des membres du Congrès et du Sénat américains.[6] John Maynard Keynes, Essais de persuasion (1931), traduction de langlais par Herbert Jacoby, 1933.[7] Ndtr : Nommé ainsi après Charles Ponzi, linventeur dun système de boule de neige où les promesses de profits inédits entraînant un afflux de capitaux, créant un effet qui nest pas viable sur le long terme.
#275 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4609" \l "p4609" 21-08-2008 15:04:46
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Je trouve que toute cette discussion sur la monnaie et la situation économique, tout comme d'ailleurs celle sur la politique... manque de solidité et de solutions possibles parce qu'elle se tient dans le cadre de ce qui est communément accepté comme l'encadrement habituel de ces domaines...Or, moi je dis que si, depuis le temps qu'on discute sur ces sujets, on n'a pas fini par trouver la formule optimale pour gérer les incongruences et les déviations qui apparaissent... c'est peut-être parce qu'il y a une force extérieure à celles qu'on tente d'équilibrer dans nos équations qui fait toujours des dégâts considérables. Peut-être avons nous besoin d'un Einstein qui s'invente une théorie de la relativité pour ouvrir des nouveau horizons dans la politique et l'économie. Peut-être une théorie de la saturation, ou une théorie de la non-abondance... quelque chose qui justifierait que les soi-disant lois du marché libre ne fonctionnent plus d'une façon optimale lors qu'on se rapproche de quelques limites... et que ces limites changent la prépondérance de considérations démocratiques pour la convenance d'impositions dictatoriales, tant dans la politique comme dans l'économie.Identifier l'occurrence de telles conditions serait déjà un bon pas en avant... et peut-être nous inciterait à penser par nous-mêmes au lieu de consulter tant de littérature, qui PEUT être pertinente mais qui, dans la plupart des cas, traite des situations pas tout à fait comparables à celle à laquelle nous faisons face aujourd'hui... Parce que, comme toujours, il y a beaucoup plus de littérature, intéressante parfois, que de temps pour la lire et la comprendre. Et parce que souvent, ces forces obscures qui restent en dehors des équations arrivent bien sûr à rester en dehors de la littérature aussi.
#276 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4616" \l "p4616" 22-08-2008 06:39:12
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La monnaie est triste, hélas ! et je ne lirai pas tous les livres...NingúnOtro (4609) a raison. C'est souvent le cas depuis quelque temps, je trouve.Tout ce que je me sens capable de faire pour ma part, c'est d'exposer du mieux que je peux des convictions plus ou moins justes ou erronées mais devenues personnelles au fil des ans. Elles valent ce qu'elle valent, c'est entendu.Les seuls livres pertinents (à part Les Essais, comme de juste, et les oeuvres d'imagination) sont les livres de cuisine : et encore, pas tous. Étienne, vous lisez trop ! JR
#277 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4620" \l "p4620" 22-08-2008 13:11:34
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Oui comme tout est verrouillé au niveau des traités européens, la question de la stratégie pour récupérer notre pouvoir de création monétaire n'a toujours pas de solution.
#278 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4624" \l "p4624" 22-08-2008 14:56:19
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Sandy.D'abord, il faut comprendre comment fonctionne la monnaie : ce n'est pas mon cas (peut-être bientôt, grâce à AJH ?).Ce verrouillage des traités européens dont vous parlez n'a rien de définitif - surtout si les traités étaient un jour soumis à l'obligation de référendum. Le point important, c'est comprendre comment ça marche. JR
#279 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4625" \l "p4625" 22-08-2008 15:07:20
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Bonjour JacquesJe vais laisser parler "mon" co auteur, sur le blog de paul Jorion il est peut être plus didactique que moi.Ensuite, je suis prêt à répondre à toutes vos questions INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET +++++++philippe DERUDDER dit : 12 août 2008 à 22:10 Bonjour à toutes et tous,Je fais une petite apparition après une longue absence. Je viens de prendre connaissance (rapidement) de vos derniers échanges sur la monnaie, tout à fait passionnants, et je me permets de revenir sur un point apporté par Paul, je crois, qui résume bien la controverse sur le sujet :je cite Vincent Perrier-Trudov repris par Paul Jorion : Tout dabord, les banques ne créent pas la monnaie, elles constatent ou anticipent des valeurs présentes ou futures. Elles constatent la valeur dun bien immobilier, ou anticipent la valeur de revenus futurs en fonction dun emploi salarié.En fonction de ces données relatives aux valeurs qui sont détenues ou qui seront détenues, elles valident un niveau de confiance quant à la solvabilité du demandeur, et accordent un prêt.La valeur qui déclenche la création monétaire nest donc pas du ressort des banques mais de la personne qui demande le crédit, puisque cest cette personne, avec ses possessions et son travail, qui est à lorigine de la valeur.Les banques ne sont donc les dépositaires que de la confiance - et cest déjà beaucoup, et facturent leurs services autour de cette confiance. Quelles fassent des profits sur ces services est tout à fait normal.Il est donc faux de dire quelles font des profits sur quelque chose qui nexiste pas. ___________Ce texte joue sur lambiguïté des mots dune façon extraordinaire et en particulier sur celui de la valeur. Paul, vous nous dites avoir bcp écrit sur le sujet, je métonne donc que ce texte, que vous citez, ne vous choque pas.1 - Valeur réelle Valeur symbolique Le pain est une nourriture. La valeur réelle puisque sans nourriture, je ne peux vivre. Ce pain a dautant plus de « valeur » à mes yeux que jai faim et il est juste de dire que cest le demandeur (moi) qui suis à lorigine de la valeur. Si le pain navait aucun intérêt pour les êtres humains, le boulanger nexisterait pas et la « valeur pain » non plus. Dans la mesure ou ce pain a une valeur pour moi, il va sinstaurer une relation entre moi et le boulanger qui utilise cette valeur réelle pour acquérir de son côté dautres richesses réelles nécessaires à sa vie. Pour faciliter les échanges et sortir des contraintes du troc, les êtres humains ont inventé la « monnaie » qui est une représentation SYMBOLIQUE de la valeur RÉELLE dont lune des fonctions est dêtre une échelle de valeur.Il y a donc la chose : valeur réelleet le prix de la chose : valeur symbolique.Le prix fixe sur cette échelle le niveau où léchange va pouvoir se faire.Il est donc encore exact de dire que de tout cela, le banquier nest que spectateur. Il constate. Mais peut-on dire pour autant quil ne crée pas la monnaie ? 2 Création monétaire Si je suis daccord pour payer ce pain un euro, cela ne me donne pas pour autant cet euro, quil soit sous forme de pièce dans ma poche ou décriture sur mon compte. Lunité monétaire qui incarne cette valeur symbolique relève du privilège abandonné au banquier.Les gens créent la valeur réelle par leur activité,la banque crée le signe de la valeur symbolique, avec la particularité que sans ce signe, la monnaie, je ne peux avoir accès à la richesse réelle, même si elle existe. Quand le texte affirme dentrée « les banques ne créent pas la monnaie » et conclut « elles ne sont que dépositaires de la confiance » cela sous-entend que le banquier ne serait quun « entrepôt comptable » ou les gens déposent une monnaie pré-existante, quil aurait mission de gérer au mieux des intérêts des déposants. On en revient à la vielle croyance que les banques ne font que prêter largent épargné. Je ne vais pas me relancer dans une démonstration qui, de toute façon sera refusée par ceux qui ne veulent/peuvent pas admettre que largent aujourdhui ne pré-existe pas. Oui les banques prêtent bien largent des épargnants, mais doù vient largent épargné ? Dune mosaïque de crédits en amont. Ce qui est trompeur, bien sûr, cest que lépargnant nest pas en règle général celui qui a emprunté. Il faut considérer les choses globalement.Pour donner une image il faut se représenter le système comme un bassin (la masse monétaire « existante » dans la société) alimenté dun côté par un robinet deau (le crédit consenti à la société), et une évacuation au fond (le remboursement des crédits). Le niveau de leau dans le bassin dépend du rapport qui existe entre le débit dalimentation et celui de lévacuation. Quand je regarde les choses du pas de ma porte, jai limpression que largent existe, car manifestement il y a « de leau dans le bassin » ; mais je ne perçois pas quil sagit dun flux en perpétuel mouvement. Sil ny avait pas de nouvelles demandes de crédits, le niveau de la masse monétaire baisserait au fil des remboursements effectués. Alors oui, ce sont bien les gens qui sont à lorigine du processus de création monétaire par la demande de crédit, mais ce sont bien les banquiers qui, ayant seul le pouvoir de créer le signe monétaire sous forme décriture comptable, consentent les crédits et ont la main mise sur lalimentation et lévacuation.3) Légitimité du pouvoir de création monétaire Autrement dit, cest comme si lhumanité devait demander lautorisation de produire et consommer, comme un enfant demande à ses parents lautorisation de sortir. Car cest la banque qui, selon quelle va accorder le crédit ou pas, décide en dernier recours de ce qui a le droit de se faire ou non dans le monde.Oublions un instant lhistoire de création « ex nihilo » et, attachons nous juste à laspect de la légitimité de lautorité qui détient de privilège de lémission de la monnaie. Ce sont les peuples qui créent la « valeur réelle » par leur activité. Il semble que sur ce point il ny ait pas davis contraire. De quel droit une des « cellules » de ce « corps », la banque, sarroge-t-elle le droit de créer les signes qui représentent symboliquement cette valeur ? Car nous ne parlons pas là de haricots verts, de voitures ou de parapluies, nous parlons dune valeur universelle qui donne accès au haricot, à la voiture ou au pépin
. Puisque le peuple est créateur de la vraie valeur, il est légitimement en droit de gouverner les signes qui la représentent. Cest donc un organisme public représentant les intérêts de la communauté entière qui devrait détenir ce privilègeLa différence ?Si cest le privé : largent est créé de manière sélective, sur des critères de rentabilité et de solvabilité au service prioritaire des actionnaires du système. Si cest le public : Il peut être émis sur des critères dintérêt commun sans nécessité absolue dêtre remboursé, et sans nécessité non plus dêtre assorti dun intérêt. 4) LintérêtLe texte se termine sur ce morceau de bravoure en affirmant que les banques « facturent leurs services autour de cette confiance. Quelles fassent des profits sur ces services est tout à fait normal. Il est donc faux de dire quelles font des profits sur quelque chose qui nexiste pas. »Que les banques, comme tout autre commerçant, recherchent le profit est normal, mais laisser entendre que lintérêt ne fait que couvrir le risque du prêteur !!!Si la banque nest quun comptable de la société, comme le laisse entendre ce texte, alors elle devrait être payée par honoraires pour un service justifiable. Tous ceux qui ont acheté une maison on peut-être trouvé un peu exagéré le fait davoir à payer plus en intérêts quen capital ! Mais de toute façon, et pour tout ce qui a été dit ici et dans bon nombre dautres articles sur ce blog, lintérêt bancaire est :Cause première de linflation par ailleurs dénoncée comme fléau n°1,Cause première de la course à la croissance si dommageable à lenvironnement pour la raison que ce qui est dû aux banques est supérieur à ce quelles ont prêtéCause première de lappauvrissement des nations par la dette publiqueCause première de lappauvrissement des plus pauvres (qui paient lintérêt) et de lenrichissement des plus riches (qui encaissent lintérêt)et tout cela en rémunération dun service qui découle dun privilège illégitime ?Oui la banque a une utilité sociale, mais ce texte cherche à masquer, volontairement ou non, lindécence et lillégitimité des privilèges quelle a su arracher malheureusement à ceux qui étaient en devoir de protéger les intérêts de la communauté. Le problème est moins du côté de la banque qui, en bon commerçant voit midi à sa porte, quau niveau du politique qui au fil du temps sest mis lui même en situation de marionnette avec pour conséquence que le peuple qui la élu devient lui même suspendu aux mêmes fils. Il est essentiel que les peuples reprennent le pouvoir de création monétaire, mais il est tout aussi essentiel que le politique reprenne une position dominante sur léconomique et le financier.++++++Voilà... je vous écoute, Jacques
Dernière modification par AJH (22-08-2008 15:10:57)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#280 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4627" \l "p4627" 22-08-2008 17:41:03
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=338" NingúnOtro
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1 - Valeur réelle Valeur symboliqueLe pain est une nourriture. La valeur réelle puisque sans nourriture, je ne peux vivre. Ce pain a dautant plus de « valeur » à mes yeux que jai faim et il est juste de dire que cest le demandeur (moi) qui suis à lorigine de la valeur. Si le pain navait aucun intérêt pour les êtres humains, le boulanger nexisterait pas et la « valeur pain » non plus.Dans la mesure ou ce pain a une valeur pour moi, il va sinstaurer une relation entre moi et le boulanger qui utilise cette valeur réelle pour acquérir de son côté dautres richesses réelles nécessaires à sa vie.Pour faciliter les échanges et sortir des contraintes du troc, les êtres humains ont inventé la « monnaie » qui est une représentation SYMBOLIQUE de la valeur RÉELLE dont lune des fonctions est dêtre une échelle de valeur.Il y a donc la chose : valeur réelleet le prix de la chose : valeur symbolique.Le prix fixe sur cette échelle le niveau où léchange va pouvoir se faire.Il est donc encore exact de dire que de tout cela, le banquier nest que spectateur. Il constate. Mais peut-on dire pour autant quil ne crée pas la monnaie ?
C'est après avoir établi la distinction entre "valeur réelle" et "valeur symbolique"... que vous vous égarez en suivant les pas logiques de la théorie conventionnelle. Vincent Perrier-Trudov dit évidemment des choses qui ne sont pas vraies... mais le merit (ou démerit) de sa démarche ne se trouve pas dans le fait de dire des choses vraies ou fausses, mais dans la CERTAINTÉ de vous faire suivre, tant si vous êtes d'accord avec elles comme si pas... les axiomes de sa propre hypothèse dans la discussion qui s'en suit. Parce-que tant que vous discuterez sur SES termes, ou ceux du développement classique de la théorie monétaire... vous n'irez pas chercher des possibles explications ailleurs, et il gagne du temps pour ces mandataires (mais il faut peut-être croire qu'il est de bonne foie et qu'il ne fait que exposer ses propres convictions, toute coïncidence avec des intérêts d'autrui étant fortuite ).La raison des problèmes monétaires se trouve pourtant dans toute sa simplicité déjà devant vos yeux... et n'est autre que la perte du lien direct entre la valeur réelle et la valeur symbolique. La cause du problème de l'inflation, la stanflation, et encore quelques autres comme les subprime, etc... est comme on dit bien une CRISE DE CONFIANCE dans la monnaie. POURQUOI?Parce-que quelques-uns, dans leur compétition folle qui à besoin de marchés libres et non-faussées... se sont livrées à une course folle de création "ex-nihilo" de "valeur symbolique"... et que ils ont besoin justement de ces marchés libres et non-faussées pour se garantir "le droit" d'échanger leurs "valeurs symboliques bidon" contre des "valeurs réelles", en concurrence avec les "valeurs symboliques pas bidon"... c'est de la que vient la crise de confiance dans les "valeurs symboliques" qui cause l'inflation... les gens n'en veulent plus parce-que ils ne peuvent plus savoir quelle sera la dévaluation finale des valeurs symboliques qu'ils possèdent, toutefois que la "valeur symbolique" RÉELLE d'une "valeur symbolique" quelconque qu'ils possèdent s'exprime comme: VSr = VR / VS+VSb et qu'ils n'ont aucun contrôle sur la quantité que représente "Valeur Symbolique Bidon" dans cette équation.Reste à savoir QUI à crée tant de "VSb" et pourquoi (j'ai mes idées la dessus, mais elles reposent sur tant de valeurs d'analyse en dehors de la théorie habituelle, que les exposer n'est pas du tout facile).
#281 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4756" \l "p4756" 02-09-2008 15:53:33
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« Michel Rocard : nous n'aurions jamais dû céder sur la Banque de France » HYPERLINK "http://www.solidariteetprogres.org/article4505.html" http://www.solidariteetprogres.org/article4505.htmlCest beau comme une graine qui germe
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Michel Rocard mâche de moins en moins ses mots lorsquil sagit de parler de la crise financière que nous subissons actuellement et des causes qui en sont à lorigine. Très présent à lUniversité dété du Parti socialiste à La Rochelle ce weekend, Michel Rocard a prononcé quelques paroles lourdes au cours de son intervention dans latelier consacré à ce que doit être aujourdhui la politique économique et sociale.Prenant la parole à la fin dun panel de sept intervenants parmi lesquels Vincent Peillon, Michel Sapin, Gérard Colomb et Jean Marc Eyrault, Michel Rocard a dabord insisté sur la gravité de la crise, estimant que ses prédécesseurs qui avaient tous pourtant traité de la crise, nen avaient pas assez insisté sur sa gravité.Il sen est pris à limmoralité du capitalisme financier qui a mis fin aux « trente glorieuses » daprès guerre, comme étant à lorigine de cette crise. Lancien Premier ministre na pas hésité à dénoncer « lordure morale » de cette forme de capitalisme qui endette délibérément des personnes incapables de tenir leurs engagements hypothécaires, se disant quil suffira de saisir leur bien pour se rembourser, en cas de pépin.À ce capitalisme financier prédateur à lorigine de crises spéculatives de plus en plus graves tous les cinq ans et qui portent désormais atteinte à lensemble du système, Michel Rocard a opposé la stabilité des « Trente glorieuses », une période de plein emploi qui na pas connu de crise financière et où la croissance oscillait entre 3 et 5.5%.Michel Rocard, qui avait cosigné un texte paru dans Le Monde du 11 mars, avec quatorze anciens chefs de gouvernement et responsables de grandes institutions, appelant à une conférence internationale de chefs dEtat pour poser les bases dun nouveau système monétaire et économique international, a évoqué le rôle nécessaire du crédit à bon marché dans le développement économique.Il ne peut y avoir de création de richesses sans anticipation monétaire, a dit lancien Premier ministre en substance, soulignant que les critères de Maastricht nous ont poussé vers une économie extrêmement malthusienne. Nous naurions pas du céder nos instruments dintervention dans léconomie, a dit Michel Rocard, nous naurions pas du céder sur la Banque de France qui permettait à lEtat démettre du crédit, alors quaujourdhui il est contraint de lemprunter aux banques privées
Michel Rocard a battu sa propre coulpe sur cette question où lui-même avait joué un rôle à lépoque, soulignant quil avait alors considéré que la création de leuro, face au dollar, valait bien ce compromis et que lAllemagne, de toutes façons, naurait jamais accepté de concessions sur lindépendance de linstitut démission.Face à lurgence de la crise, Michel Rocard a estimé que plutôt que de poser immédiatement la question du statut de la Banque centrale européenne, car cela exigerait de revoir les traités, il fallait utiliser, dans lurgence, la Banque Européenne dInvestissement (BEI) à laquelle aucun statut ninterdit de faire du crédit pour des investissements dans dimportants projets dinfrastructures ou en faveur des PMI/PME innovantes. Selon ses statuts, la BEI dont les capitaux sont souscrits par les Etats, peut prêter à hauteur de 250% ses capitaux propres qui atteignent actuellement, près de 165 milliards deuros. Elle aurait donc, en principe, un trésor de guerre représentant un peu plus de 400 milliards deuros, ce qui est bien loin de ce qui est requis pour sortir de la crise que nous connaissons.Il na pas, cependant, précisé si elle a les moyens démettre du crédit public, à bas taux dintérêt afin de rendre ces investissements intéressants, ou si elle est obligée demprunter sur les marchés aux taux élevés pratiqués par ceux-ci, cas dans lequel ces investissements ne pourraient pas représenter une sortie à la crise actuelle.Étant nous-mêmes à lorigine des propositions en faveur dun nouveau Bretton Woods que nous avons très largement diffusées depuis des années dans tous les milieux politiques concernés, en France et au niveau international, nous attendons impatiemment des explications supplémentaires de lancien Premier ministre sur le mécanisme quil envisage.
#282 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4757" \l "p4757" 02-09-2008 19:18:51
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Rocard a du lire notre livre INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Si l'un de vous peut trouver son discours ou son intervention "dans le texte", je suis preneur ...
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#283 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4758" \l "p4758" 02-09-2008 19:50:09
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Ce qui me dérange c'est le manque de confrontation des idées ... Certes les idées se propagent mais c'est toujours le calme plat du côté des néo-libéraux et de ceux qui ont mis en place ce système ... Qu'en est-il advenu de vos conversations avec Mr Giscard d'Estain ?
#284 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4759" \l "p4759" 02-09-2008 20:10:21
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@SandyVGE: Hélas, pas de suite .. il doit toujour être en vacances INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET HYPERLINK "http://vge-europe.eu/index.php?post/2008/07/25/Reponse-de-VGE" http://vge-europe.eu/index.php?post/200
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#285 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4760" \l "p4760" 02-09-2008 23:51:07
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Il na pas, cependant, précisé si elle a les moyens démettre du crédit public, à bas taux dintérêt afin de rendre ces investissements intéressants, ou si elle est obligée demprunter sur les marchés aux taux élevés pratiqués par ceux-ci, cas dans lequel ces investissements ne pourraient pas représenter une sortie à la crise actuelle.
SI !!! Le tout est d'avoir des fonds, peu en importe l'intérêt. Laissons la dette gonfler exponentiellement, la banque centrale sera obligée de la rembourser un jour, après avoir pris conscience de son extrême sadisme passé.
Michel Rocard est l'un des seuls hommes politiques pour qui je conserve une véritable admiration, et je suis heureux qu'il s'ouvre à ces idées. Puisse la classe politique suivre son exemple. Néanmoins le problème est à mon avis moins l'indépendance de la banque centrale que l'aberrant, masochiste et mal nommé "pacte de stablité et de croissance", concept qui cantonne les dépenses publiques, possiblité d'emprunt préférentiel ou non.
Dernière modification par TL (02-09-2008 23:55:03)
#286 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4762" \l "p4762" 03-09-2008 11:26:58
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TL a écrit:
SI !!! Le tout est d'avoir des fonds, peu en importe l'intérêt. Laissons la dette gonfler exponentiellement, la banque centrale sera obligée de la rembourser un jour, après avoir pris conscience de son extrême sadisme passé.
Mais, la Banque Centrale c'est "nous" (la collectivité)Qui plus est ce n'est pas elle qui prête l'argent nécessaire pour couvrir les déficits (sensiblements équivalents aux intérêts payés), mais au contraire, les épargnants et les banques commerciales.Ce que nous défendons c'est justement de redonner aux Banques Centrales le droit (et le devoir) d'émettre de la monnaie directement à destination des divrses collectivités
TL a écrit:
Michel Rocard est l'un des seuls hommes politiques pour qui je conserve une véritable admiration, et je suis heureux qu'il s'ouvre à ces idées. Puisse la classe politique suivre son exemple. Néanmoins le problème est à mon avis moins l'indépendance de la banque centrale que l'aberrant, masochiste et mal nommé "pacte de stablité et de croissance", concept qui cantonne les dépenses publiques, possiblité d'emprunt préférentiel ou non.
Assez d'accord, mais il faut néanmoins certaines limites dans la mesure où nous avons une monnaie commune avec des économies différentes. Je reste à penser que la meilleure proposition est celle que nous avons faite: ne pas inclure dans le pacte de stabilité les dépenses d'équipement et d'investissement.
Dernière modification par AJH (03-09-2008 11:27:38)
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#287 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4764" \l "p4764" 03-09-2008 16:48:11
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La question que pose Solidarité et Progrès est très pertinente, mais la réponse est triviale : seul le réseau européen de Banques centrales, piloté par la BCE, peut émettre de la monnaie ; pas la BEI. Ils auraient donc pu ajouter directement que M. Rocard se contenterait d'un crédit contracté auprès de personnes privées.Par ailleurs, 400 milliards de prêts aux pouvoirs publics, au plan européen, ce qui doit faire du 80 milliards pour l'État français, c'est largement de quoi exploser les critères de Maastricht en termes de déficit public.Quand bien même ça passerait en endettement à long terme, M. Rocard oublie-t-il (aussi) que les traités européens interdisent aux États membres les subventions aux entreprises tout comme le développement de services publics ?En fait, il s'agirait donc d'accorder ce prêt aux pouvoirs publics européens... Pour en faire quoi ? Se faire mousser ?L'UE se donnerait ainsi le droit de faire ce qu'elle interdit aux États, et arriverait comme ça, comme le messie... Les gouvernements impuissants dans le cadre national se feraient le plaisir d'agir là où ils tirent les ficelles. Bref, ils feraient ce qu'ils n'ont pas cessé de faire déjà. Ces vendeurs de peuples, ces endetteurs, ces pousse à polluer, ces traîtres faiseurs de désespoir vont encore trouver l'occasion de jouer le même jeu européen, en relançant les rentrées d'argent des richissimes prêteurs et en "démontrant" que cette UE est bonne pour nous. Boeurk.
Dernière modification par sam17 (03-09-2008 16:51:08)
#288 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4765" \l "p4765" 03-09-2008 19:19:36
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Tout à fait d'accord avec Sam. Boeurk!
#289 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4766" \l "p4766" 04-09-2008 00:32:17
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Désolée, je n'ai lu que les derniers messages, pas compris le rapport avec le sujet :"Reprendre le pouvoir sur notre monnaie"cela alors que pour ce qui me regarde, il nous faut et reprendre la banque et reprendre les médiasà commencer par les médias, c'est à dire par travailler de réfléchir des arguments qui fonctionnent dans la rue...cela avant que l'on s'en retourne ou bien que l'on en revienne à l'art de la guerre comme de l'art de l'art des Beaux Arts.La question de reprendre le pouvoir sur notre monnaie, n'est pas pour moi nationaliste, cette question concerne l'humanité aussi bien d'Europe, des USA, que d'Afrique, l'argent est un moyen commode d'échange, inventé par les hommes, pour les hommes, c'est une valeur symbolique dont il leur appartient de se démerder: l'argent c'est l'usage de notre temps, la valeur que dont donnons ou laissons donner de cet usagevoulons-nous vraiment en retourner ou en revenir à ce que l'art de la guerre soit à nouveau combler comme l'art de l'art des Beaux Arts de notre humanité ?Cela n'est pas notre challenge, nous avons un autre dada, alors allons-ypour commencer tenons nous tous debout derrière Denis Robert pour exiger la traçabilité de la monnaiedès fois que l'on nous cache, plutôt que l'on sache, comme si nous devions l'ignorer, comment, pourquoi, pourqui, est crée, échangé, dépensé l'argent de notre monde, en sorte que nous ne puissions en juger.Pour sûre, je ne suis pas socialiste, les socialiste se disent "réalistes" comme les tenants du modem ou de l'UMP, autrement dit couchés à la valeur de l'argent donnée des ordres du marché, je ne sais pas ce que je suis, je me fous de ce que les autres sont, je voudrais seulement que puisque l'argent est une valeur d'échange, que le temps, notre temps est une valeur de l'argent, l'humanité ait son mot à dire de l'usage que l'on peut faire de son temps, de notre temps, c'est à dire de la valeur de l'argentpour mémoire: les tortionnaires de la Gestapo étaient rémunérés, cependant que des résistants ne l'étaient pas.
Dernière modification par CM (04-09-2008 00:35:49)
#290 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4779" \l "p4779" 06-09-2008 10:50:37
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
« Les 7 plaies de léconomie »Une passionnante synthèse de lanalyse originale et stimulante de Jean Bayard : HYPERLINK "http://www.bayard-macroeconomie.com/les7plaiesdel_economie.htm" http://www.bayard-macroeconomie.com/les
onomie.htm Je reproduis ici in extenso ce texte que je trouve riche en idées originales (comme d'habitude, les mises en forme sont de moi INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET et pour un texte sans forme, HYPERLINK "http://www.bayard-macroeconomie.com/les7plaiesdel_economie.htm" consultez l'original), pour que nous puissions en parler un peu, point par point. Peut-être Jean nous rejoindra-t-il pour approfondir ensemble certains aspects importants ?
« Les 7 plaies de léconomie »« Profitant depuis toujours dune position dominante, quil sest attaché à renforcer au cours des décennies, dabord par la loi, puis par le bourrage de crâne sur linflation et par la diffusion dinformations tronquées, le pouvoir monétaire a bâti une véritable bastille, devenue quasi imprenable depuis quil a obtenu lindépendance.Enfin, en forme dapothéose, sublime tour de force, il a réussi à faire signer le traité de Maastricht par la plupart des gouvernants dEurope, disposant ainsi de tous les moyens de loppression par la monnaie : taux fixés arbitrairement pour linflation, pour le déficit budgétaire et pour lendettement de lÉtat.Les mots ne sont pas assez forts pour traduire le sentiment de révolte que tout être humain peut ressentir face à létendue des maux dont souffre notre société, maux dont les causes profondes résident dans les restrictions monétaires que nous imposent la toute-puissance monétaire et les groupes de pression qui lui sont associés pour leur seul profit.Il est urgent de libérer les populations laborieuses de cette nouvelle forme desclavage économique.Les 7 plaies de léconomie peuvent être énumérées comme suit :
1 Le syndrome de linflation et la théorie quantitative de la monnaie2 La création et la circulation de la monnaie dans les banques3 - Lépargne et les parkings monétaires en banque4 La théorie de légalité de lépargne et de linvestissement5 Les réserves obligatoires et le refinancement des banques à la Banque Centrale6 - La mondialisation des échanges7 La compétitivité et les gains de productivité
Les cinq premières plaies dorigine monétaire sont indubitablement dues à des systèmes mis au point et protégés par la puissance monétaire, tandis que les deux autres relèvent plutôt de pressions exercées par les groupes capitalistes sur la gouvernance économique, c'est-à-dire sur les dirigeants de la planète.Enfin, des théories dun autre âge complètement dépassées ajoutent à la confusion qui règne dans tous les domaines de léconomie. Elles servent décran protecteur aux puissances qui nous exploitent.
1 Le syndrome de linflation et la théorie quantitative de la monnaieCest certainement la plaie la plus large et la plus profonde, car elle freine lactivité de production et paralyse tout véritable essor.Pour bien comprendre les mécanismes économiques qui sont à l'origine de l'inflation, il faut commencer par savoir de quoi l'on parle. Aussi, convient-il de bien distinguer l'inflation monétaire - trop grande quantité de monnaie - et la hausse des prix, c'est-à-dire la cause et ses effets supposés, car si l'inflation monétaire peut avoir pour conséquence la hausse des prix, on est en droit de supposer que celle-ci n'a pas exclusivement pour origine l'inflation monétaire. Le terme d'inflation passé dans le langage commun entretient tout naturellement la confusion.Et, le pouvoir monétaire se garde de la dissiper, bien au contraire.En fait, la masse monétaire na aucune influence sur les prix dès lors que loffre et la demande sont équilibrées. Ce qui est le cas dans nos pays industrialisés où la structure et l'outil de production sont généralement bien adaptés à la demande courante. Les systèmes modernes de perception des marchés (études de marché, enquêtes de comportement, etc..) n'y sont pas étrangers.
Cest la rareté dun produit qui fait son prix.Dans nos sociétés modernes, la véritable cause de la hausse des prix ne se trouve pas dans une prétendue inflation de monnaie, mais plus simplement dans lattitude des entrepreneurs nhésitant pas à modifier, qui les tarifs, qui les pancartes, qui les étiquettes pour faire leur profit et améliorer leur pouvoir dachat. Cest trop simple pour que lon puisse sarrêter à pareille hypothèse, aussi lui préfère-t-on la théorie quantitative de la monnaie qui fait beaucoup plus sérieux ! Et puis, il nexiste pas de théorie de linflation des prix due à des comportements de surcroît difficiles à maîtriser.La Banque Centrale sait très bien quelle perdra son autorité le jour où lon pourra démontrer que la hausse des prix est sans rapport avec lémission de signes monétaires. Il ne faut pas oublier qu'elle a fait inscrire la lutte contre linflation dans le marbre de ses statuts. Cest bien la raison pour laquelle, elle saccroche à la théorie quantitative de la monnaie comme un coquillage à son rocher.Les autorités monétaires sont non seulement responsables du blocage économique de nos sociétés, mais aussi davoir inoculé dans le corps économique tout entier une maladie que lon peut appeler le syndrome de linflation, ceci à seule fin de se protéger. Toutes les occasions sont bonnes pour alerter l'opinion sur les risques d'inflation, au point d'en avoir fait l'instrument du bourrage de crâne.
En limitant lémission monétaire, on limite la croissance et par voie de conséquence on empêche toute amélioration du pouvoir dachat des masses laborieuses, celles qui ont la plus forte propension à consommer, cest-à-dire à doper la croissance et linvestissement pour la produire, et par effet denchaînement à engendrer la spirale expansionniste.Le syndrome de linflation est la première des maladies quil est urgent déradiquer, en même temps que de se débarrasser de la théorie quantitative de la monnaie, si lon veut en finir avec le chômage et la misère humaine.Dans cette lutte perpétuelle contre linflation, qui nest quune lutte contre un spectre, nos dirigeants sous linfluence des autorités monétaires ont signé à Maastricht un traité interdisant aux Banques Centrales Nationales (BCN) davancer sous quelque forme que ce soit de largent à lÉtat. De quelle inflation sagit-il ? Les déficits nont jamais été aussi élevés pour un taux dinflation qui na jamais été relativement aussi faible. Comment expliquer pareille aberration de la part de nos élites, bernées par le pouvoir monétaire ?Les Américains, et les Anglais itou, se sont bien gardés de pousser aussi loin la stupidité et laveuglement.Pendant ce temps-là, les banques ont pris le relais et créent en partie la monnaie qui fait défaut à lÉtat ; en partie, bien sûr, puisque certains agents non bancaires et létranger souscrivent à lémission de bons ou dobligations dÉtat. Mais, comme il nexiste pas de prêt consentis par les banques, à lÉtat en loccurrence, qui ne soit le résultat dune émission de signes monétaires, la planche à billet fonctionne, mais dune autre manière qui passe inaperçue. Et comme le pouvoir monétaire laisse croire que la monnaie circule, tout le monde pense que les fonds empruntés par lÉtat sont des fonds empruntés sur les marchés financiers, donc à labri de lémission de monnaie ce qui est en partie faux.Les moyens de tromper lopinion sont incommensurables !
2 - La création et la circulation de la monnaie dans les banquesTout le monde, y compris les spécialistes et la plupart des banquiers eux-mêmes (ce qui est un comble !), pense que la banque utilise notre argent à des fins propres et quelle prête lépargne que nous lui confions. Bref, tout le monde croit que la monnaie circule.Il sagit là dune erreur monumentale dissimulée par des circuits monétaires complexes auxquels il est très difficile daccéder.Et, le pouvoir monétaire na jamais rien fait pour la dissiper, bien au contraire puisquil a réussi le tour de force de la masquer par une disposition de loi quil a fait voter.La loi française du 24 janvier 1984 précise, en effet, que les établissements de crédit sont des personnes qui effectuent à titre de profession habituelle des opérations de banque. Celles-ci comprennent la réception de fonds du public, les opérations de crédit, ainsi que la mise à disposition de la clientèle ou la gestion de moyens de paiement. Sont considérés comme fonds reçus du public les fonds quune personne recueille dun tiers, notamment sous forme de dépôts, avec le droit den disposer pour son propre compte, mais à charge pour elle de les restituer.Dans cette définition, les autorités éludent totalement le principe central de la création monétaire par les banques et ne font aucune distinction entre les banques qui créent la monnaie et les établissements financiers qui nont dautre pouvoir que celui de la faire circuler. Lopération de crédit peut en effet sentendre et sentend généralement comme la mise à disposition dun prêt à partir de fonds reçus du public.Ce texte de loi a été délibérément rédigé pour laisser croire que la monnaie en banque circule, ce qui est faux. Il entretient ainsi la plus grande confusion dans le domaine protégé de la puissance monétaire.De plus, cette confusion a été renforcée volontairement par le regroupement des banques et des établissements financiers sous une seule appellation : IFM « Institutions financières et monétaires », dont la définition du secteur est donnée par la Banque de France comme suit :
comprenant les établissements de crédit résidents, tels que définis par la législation communautaire et toutes les autres institutions financières résidentes dont lactivité consiste à recevoir des dépôts et/ou de proches substituts de dépôts de la part dentités autres que des IFM et qui, pour leur propre compte, consentent des crédits et/ou effectuent des placements en valeur mobilières. Les OPCVM monétaires remplissent les conditions et sont dès lors inclus dans le secteur des IFM.Il est clair que les autorités monétaires nont pas lintention douvrir les portes du système à lopinion.Mais, revenons à la banque. En créant des signes monétaires, elle saffranchit de la dépendance dun compte bancaire approvisionné pour fonctionner, ce qui nest pas le cas de tout un chacun et y compris de létablissement financier. Une banque en tant que telle ne récolte pas de dépôts, elle les crée par le crédit quelle consent.
La banque ne dispose pas de la monnaie ainsi créée. Elle appartient à ses clients, seuls autorisés à la faire circuler.
De plus, à linstar de la Banque Centrale, elle dispose dun privilège exorbitant : elle monétise ses pertes et démonétise ses profits, ce que jusquà présent personne na compris ou osé dire. Elle monétise ses pertes en créditant le compte de ses clients de ses dépenses et elle démonétise ses profits en le débitant de ses recettes.Pourtant, si tout le monde sait que la banque crée la monnaie sans trop savoir dailleurs comment, personne ne sait exactement ce quelle devient une fois créée.En simplifiant, on peut dire que le système fonctionne surtout par compensation, lorsque les clients émettent des chèques, des traites ou encore utilisent leurs cartes de crédit et autres supports. Mais en compensation, comme le terme lindique, les fuites des unes sont égales aux excédents des autres, ce qui nourrit les prêts et emprunts entre banques, dans une monnaie créée pour la circonstance que l'on peut appeler monnaie de contre-partie ou contre monnaie, avec pour seule difficulté la combinaison des termes (échéances). À aucun moment, y compris en compensation, les banques ne peuvent prendre possession des fonds qui [h=#FFFF99]appartiennent à leurs clients, c'est pourquoi elles se trouvent dans l'obligation de créer une monnaie de contre-partie pour solder leurs positions.[/h]On dit aussi que les banques empruntent à court terme pour prêter à long terme.Il sagit là dun bel exemple de raisonnement inversé dû à la confusion existant sur la circulation de la monnaie du fait de labsence de séparation entre les banques et les établissements financiers.Elles prêtent dabord en créant la monnaie, quel que soit le terme, et empruntent ensuite pour parer aux fuites interbancaires. Elles nont besoin de monnaie quau moment où les fonds créés quittent la banque (fuite de monnaie), mais lesquels fonds en même temps alimentent dautres banques (excédent), puisquelles vont dune banque à lautre ; cest ainsi que les unes prêtent aux autres.Il sensuit des déséquilibres plus ou moins structurels dune banque à lautre, avec pour conséquence des prêts et emprunts à des termes pouvant aller du jour le jour, à moyen et long terme. En outre, ces déséquilibres sont modifiés dans un sens ou dans lautre par les choix dépargne de la clientèle.En fait, les banques prises ensemble créent la monnaie dans toutes leurs transactions avec les agents non bancaires, comme il en est de la Banque Centrale sur laquelle elles sappuient principalement pour leurs opérations de propre compte.Sil ny avait que 2 banques sur la place, la Banque Centrale et une Banque de dépôts, les transactions entre agents non bancaires étant opérées alors au sein de la même banque, il ny aurait pas de fuite de monnaie.Plus le système bancaire est concentré, moins les fuites sont importantes. Les banques ne sy sont pas trompées, qui vont de fusions-absorptions en fusions-absorptions.Il faut savoir, à présent, que la Banque Centrale oblige les banques à faire passer toutes leurs transactions par un compte ouvert au nom de chacune delles dans ses livres. En procédant de la sorte, elle veut faire croire quelle contrôle effectivement leurs opérations, ce qui nest pas le cas. Les jeux sont faits puisque les prêts et emprunts interbancaires sont effectués, soit directement entre banques, soit par le biais du marché interbancaire, à la sortie de la compensation. LInstitut dEmission fait alors office de simple chambre denregistrement.De plus, pour masquer son impuissance dans la maîtrise de lémission monétaire par les banques, elle a décidé que la monnaie échangée sur les marchés interbancaires serait de la monnaie centrale, seule monnaie qui a cours selon elle dans le pays.On pouvait lire, en effet, dans les notes dinformations de la Banque de France en 1978 et cela na certainement pas changé depuis :
les règlements interbancaires seffectuent en monnaie centrale, cest-à-dire à laide dun instrument de paiement dont la création est réservée à la Banque de France.Elle fait ainsi limpasse sur la réalité des compensations faites en monnaie de contre-partie, monnaie émise par les banques elles-mêmes. Et, personne ny voit que du feu, puisque ça marche !Il est vrai que nombre de transactions de très gros montants, sappliquant généralement à des opérations de banques pour propre compte, passent effectivement par lInstitut dEmission. Ces opérations sont faites en monnaie centrale (émise par lInstitut) et sont alors dûment autorisées.Mais il faut ajouter de surcroît, que la monnaie scripturale émise en abondance par la Banque Centrale revient nécessairement aux banques, parce quelles font partie du système. Elles peuvent ainsi financer leurs opérations pour propre compte, sans disposer daucun droit sur cette monnaie. Et, comme elles se livrent à des opérations spéculatives sur les marchés dérivés, elles nourrissent à elles seules les risques dits systémiques tant redoutés par les autorités monétaires, à juste titre dailleurs !
3 - Lépargne et les parkings monétaires en banque
Dans un établissement financier, lépargne collectée sert à loctroi de crédits. La fonction dun tel organisme est de faire circuler la monnaie.En banque, cest tout le contraire, ce nest pas lépargne qui va aux crédits, ce sont les crédits qui vont à lépargne. La fonction de la banque est de créer la monnaie ; ce sont ses clients qui la font circuler.La monnaie une fois créée, ne reste pas dans sa forme initiale de dépôt à vue. Les clients des banques (entreprises et ménages) la font circuler entre eux, jusquà ce quils (les ménages principalement) la transfèrent sur un compte dépargne ou bien souscrivent à des bons de caisse ou autrement. Les comptes dépargne comme les comptes de dépôts à vue ne peuvent être utilisés par le banquier, car cela lui est interdit. Seul le titulaire du compte est autorisé à en disposer.Les dépôts dépargne en banque comme les dépôts à vue nont pas de contrepartie en monnaie, puisquils en ont déjà une : la créance qui est à lorigine de leur création. Ces dépôts dépargne et à vue représentent la monnaie. Ils sont la monnaie !Lépargne en banque est donc une épargne morte qui occupe les parkings monétaires bancaires. Elle ne circule pas tant que le titulaire choisit de la conserver en compte.
Il est difficile de croire que les autorités monétaires ignorent cette particularité et quelles se soient laissées prendre au piège de la confusion quelles ont elles-mêmes créée. Et pourtant, elles font comme si elles ignoraient que lépargne bancaire est indisponible. Elles obligent, en effet, les banques à transférer auprès dune banque chargée de les redistribuer (Caisse des Dépôts et Consignations, en France) des fonds spécialement « collectés », par exemple pour le financement dinvestissements à caractères sociaux.On se trouve alors dans une situation ubuesque : tenues de procéder à ces transferts, les banques sont dans lobligation de créer la monnaie correspondante ! Au prix dune série dopérations très complexes, dans lesquelles intervient la Banque Centrale, mais opérations difficiles à démonter. Cest ainsi que tout le monde croit que lépargne circule et que lon évite ainsi de créer de nouveaux signes monétaires, source dinflation !Cest un véritable tour de force !Mais comme elle ne circule pas, lépargne a pour conséquence de freiner la marche de lactivité de production. Elle est même le plus puissant frein de léconomie, aussi faudrait-il cesser de lencourager.
4 La théorie de légalité de lépargne et de linvestissementRappelons que cette égalité s'écrit comme suit :
C + I = XC + S = YX = YI = S
Sachant d'une part que X représente le produit national, Y le revenu national et C la consommation, et convenant d'autre part que le produit national et le revenu national sont identiques, il s'ensuit que l'investissement I est égal à l'épargne S.
Consommation + Investissement = Produit NationalConsommation + Épargne = Revenu NationalProduit National = Revenu NationalInvestissement = Épargne
Cette expression mathématique est à la fois trop simple et insuffisante pour en déduire que lépargne finance linvestissement, car elle mêle deux grandeurs de nature différente : lépargne (grandeur monétaire) et linvestissement (grandeur économique), ce qui a pour conséquence de masquer toute autre source de financement, notamment et surtout lémission monétaire qui finance indéniablement une part de linvestissement.Enfin, elle confond par compensation lépargne prélevée sur le revenu et la désépargne, tandis quelle ignore totalement lépargne forcée, cest-à-dire la fraction du revenu qui sert au remboursement des dettes.De plus, on vient de voir que lépargne bancaire est une épargne morte, immobilisée si lon préfère. Elle ne peut donc pas servir à quelque investissement que ce soit, ce qui frappe ainsi de nullité la théorie de légalité de lépargne et de linvestissement.Pourtant en vertu de cette égalité, admise aux quatre coins du monde, on favorise lépargne que lon suppose être employée à linvestissement comme dans une sorte de cercle vertueux à labri de linflation monétaire. Cest pourquoi elle est encouragée.On sait maintenant que dans le cycle monétaire des échanges de la sphère réelle, lépargne joue le rôle de ralentisseur tandis que le crédit joue celui de laccélérateur. La régulation monétaire est le seul moyen de maîtriser léconomie.Encore une théorie archaïque et nocive pour léconomie, dont il est urgent de se défaire.
5 Les réserves obligatoires et le refinancement des banques à la Banque CentraleLe système des réserves obligatoires a été mis en place pour la première fois aux États-Unis dès le XIXe siècle. Il existe en France depuis 1967.Lobligation faite aux banques de détenir en avoirs liquides (billets ou avoirs en compte à la banque centrale) un certain pourcentage des dépôts reçus répondait à lorigine au simple souci de préserver à la fois la propre liquidité des banques et la sécurité des déposants. Note dinformation davril 1988 de la Banque de France.On notera le terme de dépôts reçus (utilisé dans le texte initial) qui pouvait expliquer à lépoque le prélèvement par la Banque Centrale de monnaie dont disposaient les banques en billets ou en compte sur leurs clients. On peut supposer, mais ce nest pas sûr du tout, que les autorités monétaires dalors étaient de bonne foi, lusage de la création monétaire par les banques nétant peut-être pas encore très répandu et connu.Mais ce que lon pouvait ignorer autrefois, on ne peut plus lignorer aujourdhui.Pourtant, les autorités monétaires font toujours comme si les banques recevaient en dépôt largent de leurs clients. On a vu plus haut comment elles avaient réussi à engendrer et à maintenir la confusion.Rien ne change. Voici en effet ce que dit aujourdhui la Banque de France à propos de lEurosystème.Le système de réserves obligatoires remplit deux fonctions principales : - contribuer à la stabilisation des taux d'intérêt du marché monétaire, les réserves pouvant être constituées en moyenne ;- élargir la demande de monnaie de banque centrale en créant ou accentuant un déficit structurel de liquidités sur le marché.Les deux fonctions facilitent la régulation du marché monétaire par lEurosystème.Si on lit attentivement le texte écrit sur la deuxième fonction, on saperçoit que le vocabulaire a changé, dans un style ampoulé, mais pas le fond. Accentuer un déficit structurel de liquidités sur le marché laisse toujours entendre que les banques disposent des dépôts de leurs clients, ce qui est faux, ainsi quon la vu. Déjà en 1988, la Banque de France écrivait : « leffet premier de lexistence des réserves obligatoires est de ponctionner la liquidité bancaire ».
On peut se poser la question de savoir de quelle liquidité il sagit ? Les banques nont pas de liquidité, puisquelles ne disposent pas des liquidités de leurs clients, contrairement à ce que lon cherche à nous faire croire !
On se trouve ici au cur de la confusion qui règne en matière de liquidité bancaire.Les banques sont dépourvues de liquidités, excepté celles que lInstitut dEmission les oblige à conserver en compte. Pour le reste, les actifs éligibles à la Banque Centrale (qui entrent dans le ratio de liquidité) ne sont pas des liquidités, contrairement à la version officielle. Les actifs éligibles sont des contreparties de liquidités, car dans l'hypothèse où ils seraient cédés à des agents non bancaires, ils donneraient lieu à destruction monétaire. Ils ne peuvent donc à la fois être monnaie et contrepartie !On est en présence dune véritable imposture de la part des puissances monétaires, qui dissimulent la réalité des transactions dans le but de protéger le capitalisme monétaire dans ses uvres et pour son épanouissement au détriment des peuples qui nen peuvent mais. Et, ce nest pas tout. Cest dans le vocabulaire quil faut aussi chercher les pièges destinés à nous tromper.Il en est ainsi du terme de refinancement qui laisse croire de manière insidieuse que les banques re-financent leurs activités de création monétaire, alors quil sagit tout simplement du financement de leurs obligations dapprovisionnement de monnaie fiduciaire (nécessité économique) et de réserves obligatoires (législation).
Si lon examine attentivement leurs bilans, on saperçoit que les banques centrales émettent de la monnaie, indubitablement centrale, en quantité plus ou moins grande selon les pays, monnaie qui bénéficie exclusivement aux banques puisquelles font partie du système comme écrit plus haut.La Fed par exemple, comble à peu près tous les besoins de « refinancement » des banques américaines prises ensemble ; elle reprend même des surplus de liquidités. En fait, elle crée tellement de monnaie que certaines banques « épargnent » chez elle. Ce phénomène est moins prononcé en France et encore moins en Euroland.Alors, dun côté on prétend réduire les liquidités des banques en obligeant les banques à constituer des réserves, et de lautre on les alimente en liquidités à profusion. Il y a un truc !
Enfin, pour renforcer le dispositif de cette monumentale supercherie, on a inventé la théorie du multiplicateur de crédit, qui suppose grosso modo que les banques sont limitées dans leurs activités de création monétaire à proportion dégressive de la monnaie centrale quelles détiennent à lInstitut dEmission.
6 - La mondialisation des échanges.Les économistes et autres experts nignorent pas que le Produit National ou (PIB) comprend : la consommation, linvestissement et le solde des échanges extérieurs. Ils ne peuvent non plus ignorer que les échanges extérieurs ne représentent quune très faible fraction de lensemble : généralement environ 3%, et qui plus est en plus ou en moins selon le sens du solde.La croissance dun pays repose donc essentiellement sur son activité intérieure : consommation et investissement. Et, la règle est la même pour tous les pays.Il est donc vain de croire que tout le monde peut exporter sans limite, ce qui nempêche pas les gouvernements de tous les pays dencourager leurs entreprises à exporter. Et celles-ci de se précipiter à lassaut de parts de marché à létranger, non sans succès, il faut bien le dire. Mais il apparaît de plus en plus clairement que les multinationales font leurs profits sur le dos des populations nationales.
La course aux exportations est une course aux chimères, menée à un train denfer par les multinationales, aidés et encouragée par les dirigeants de tous les pays.
Sur les marchés, en raison dune concurrence acharnée, que ce soit à lintérieur ou à lextérieur, pour vendre il faut être compétitif et pour être compétitif il faut réduire les coûts de production. Mais pour réduire les coûts de fabrication, il faut mécaniser à outrance, réduire les salaires (ou tout au moins les contenir) et produire inéluctablement des chômeurs.Les plaies de ce mal sont pourtant tellement apparentes quil faut user darguments, pour le moins fallacieux, pour tromper lopinion.
Largument largement employé pour faire admettre les bienfaits du libre-échange et de la mondialisation qui en est lapogée, consiste à dire que les premiers bénéficiaires des baisses de prix sont les consommateurs. Mais ce que lon oublie de nous dire, cest que les prix faisant les revenus puisque le produit national est égal au revenu national, les baisses de prix conséquence de la concurrence entraînent mécaniquement des baisses de revenus.Cest une imposture, car ils ne baissent pas pour tout le monde !Cest quen effet, les hommes politiques, les chefs dentreprise et dune manière générale tous ceux qui ont le pouvoir de fixer les prix et ceux qui les servent ne sont évidemment pas concernés par la baisse des revenus puisquils sont les premiers à se servir (ainsi, nos députés, par exemple). Ceux-là et ceux-là seulement gagnent sur les deux tableaux ! Leur pouvoir dachat saméliore à la fois par la hausse de leur revenu et par la baisse de leurs dépenses.
On importe dans les pays riches la misère des pauvres au seul profit des puissants de ce monde. Cest ainsi que lon fabrique de nouveaux pauvres !Les résultats sont là pour le prouver : les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres, sans parler des classes moyennes qui voient leur pouvoir dachat sétioler au fil des ans.Mais, jusquoù peut donc aller notre aveuglement ?
Le seul et unique moyen pour chaque pays dobtenir la croissance de son Produit National ou PIB, réside dans linjection massive de monnaie nationale dans les circuits de la sphère réelle. Puis, afin de préserver léquilibre de ses échanges extérieurs nécessairement mis en péril par cette mesure, des accords déchanges bi ou multilatéraux doivent être négociés entre pays, sous légide dun organisme tel que lOrganisation Mondiale du Commerce (OMC), tout indiqué pour exercer cette fonction de médiation.Cela ne veut pas dire quil faille fermer les frontières. Il ne suffit que de mettre de lordre là où règne lanarchie du libre-échange.
Il est vital, il est même crucial que lopinion se dresse contre ce fléau dont la plaie sétend à la planète entière. Il est urgent de mettre un terme à la folie des hommes qui nous dirigent.
7 La compétitivité et les gains de productivitéLa compétitivité est mesurée par les prix et aussi par les coûts salariaux.Brièvement, cest la raison pour laquelle les hausses de rémunération des salariés doivent être contenues dans la limite des gains de productivité, ce qui est déjà inacceptable. Il nest pas de document sérieux sur léconomie qui ne parle de compétitivité. Et de voir fleurir les graphiques dindices comparant les performances des pays industrialisés. Dans ces tableaux comparatifs, la France fait actuellement piètre figure. Le sujet est traité chaque mois dans le bulletin de la Banque de France, ce qui montre lintérêt quon lui porte.Pourquoi un tel intérêt ? Encore et toujours linflation, car la concurrence fait baisser les prix !On peut avancer sans crainte derreur que les politiques de libre-échange ne peuvent se concevoir sans que la concurrence puisse sexercer librement. Pour prendre la mesure du phénomène, il nest que de voir lacharnement thérapeutique de Bruxelles dans sa lutte pour que la concurrence sexerce sans entrave aucune !Dans un milieu ouvert sans limite à la concurrence, les entreprises doivent être compétitives sous peine de disparaître. Mais, elles ne peuvent être compétitives quà la condition de réduire toujours plus la part de la main duvre dans la fabrication, c'est-à-dire mécaniser et diminuer les coûts salariaux.
Cest ainsi que la compétitivité, fille naturelle de la concurrence excitée au plus haut point par le libre-échange, est devenue une espèce de machine infernale à produire soit du chômage, soit des salaires de misère, soit encore les deux à la fois, pouvant conduire à des pertes massives de pouvoir dachat au niveau national en période de stagnation ou de récession.La mécanisation des travaux manuels, que ce soit dans les ateliers ou dans les bureaux devient une priorité. Les causes de la mécanisation ont changé radicalement : alors qu'autrefois, au temps des 30 glorieuses, on mécanisait pour fournir une demande qui paraissait insatiable, on mécanise aujourd'hui pour survivre devant une demande qui semble s'échapper. La recherche de la compétitivité encouragée par les pouvoirs publics, devient le slogan à la mode. On laisse gaillardement le tissu national se déchirer en prétextant qu'il faut le restructurer. Et toutes ces mesures prises, on s'étonne encore de voir fondre les effectifs des entreprises et les chômeurs proliférer.
En cherchant à réduire les coûts, par le fait même, l'emploi ne peut plus être protégé et les contrats à durée déterminée, qui ne sont que le reflet de la précarité des affaires sur l'emploi, pullulent. Sur le marché du travail, la demande devient plus forte que l'offre et les salaires ont tendance à baisser. C'est la loi du marché. Quand elles embauchent, les entreprises proposent des salaires de plus en plus bas. Les augmentations se font plus rares ainsi que les promotions dans la hiérarchie des salaires. Tous les moyens sont bons pour réduire les coûts et par contagion celles qui pourraient s'en passer n'y résistent pas.La mondialisation des échanges devrait nous faire comprendre toute létendue du désastre qui nous envahit, malgré quelques moments de répit dus à une « conjoncture » plutôt favorable.Car, on n'a pas encore vraiment compris que l'on ne peut pas mener la même politique économique, selon que l'on traverse une période de plein ou de sous-emploi, de forte ou de faible activité, et qu'en toutes circonstances il faut donner la priorité au travail de l'homme sur celui de la machine.On se nourrit alors dillusions en supposant que les pays industrialisés compensent par de fortes ressources dans des technologies de pointes comparées à des pays en voie de développement qui en manqueraient. On devrait sapercevoir que ces pays en voie de développement, comme le terme lindique, ne nous attendent pas pour exceller dans des domaines pointus, tel linformatique en Inde ; demain la Chine explosera dans tous les domaines des productions de plus en plus élaborées et de haute technologie.On attend peut-être pour voir !Cette plaie ne fait quajouter à la précédente, car située dans son prolongement elle est supposée être la condition de notre existence économique. En éradiquant le mal quengendre la première, on supprime les causes de la seconde.Elles sont soumises toutes les deux à linfluence des forces de pression du capitalisme économique qui na que faire des dégâts quil occasionne chez les populations laborieuses.
Des projets grandioses dans les domaines de la recherche scientifique, de la santé, de l'environnement, de l'espace, de la culture ou tout simplement de la vie quotidienne, ne voient pas le jour, non pas parce que l'on manque de moyens en hommes et en matières, mais parce que l'on manque de monnaie ! C'est le comble du capitalisme face au chômage et à la misère !Seule une prise de conscience collective peut nous affranchir du joug que nous imposent les autorités monétaires. Le moment est venu de libérer la monnaie de ses dogmes, de ses tabous et de ses carcans. Le moment est venu de rendre le pouvoir monétaire au peuple, c'est-à-dire à ses élus. La monnaie peut et doit être le moyen démocratique d'accès au bien-être pour tous. Le salut économique passe par la régulation monétaire, que seul l'État est apte à assumer. Il n'y a pas d'autre alternative si l'on veut trouver ou retrouver le chemin de la paix, de la prospérité, de l'abondance et du travail pour tous.Durgence, il faut reprendre la bastille et faire "sauter la banque" (centrale).Jean Bayardjuin 2007modifié en juillet 2008 »
Je crois qu'on est au coeur de nos servitudes politiques, à leur source principale, tant il est vrai que la souveraineté politique procède de la souveraineté monétaire, et pas l'inverse. Je vous recommande à nouveau HYPERLINK "http://www.bayard-macroeconomie.com" le site de Jean Bayard, où vous trouverez son livre, pétillant de liberté de penser. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
#291 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4780" \l "p4780" 06-09-2008 18:24:00
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Étienne,Nous devrions contacter Jean Bayard et lui offrir de se joindre à nous... il semble savoir ce qui se passe en matière macro-économique.Cependant, je ne sais pas s'il limite ses exposés à ce qui peut être entendu par une base sociale submergé dans les thèses économiques classiques et qu'il sait qu'il y a quelque chose de plus, ou si par contre il n'est pas conscient du fait qu'il y ait cette quelque chose de plus.Je crois vous l'avoir dit déjà... le problème, ce n'est pas la théorie économique... le problème, c'est qu'il y a un pouvoir en dehors de tout le système qui fixe ses propres règles au bénéfice de ses propres intérêts, et que ces intérêts et ces règles nous sont imposées comme incontournables. La marge de manuvre qui nous est laissée sous ces règles ne nous suffira jamais pour résoudre nos problèmes, parce que notre état problématique fait partie de la solution dont ont besoin ces pouvoirs dans l'ombre.Ouvrez les yeux... l'argent n'est autre chose qu'une arme de guerre dont on abuse autant qu'on peut. L'argent a le pouvoir d'être échangé contre des biens réels. Ceux qui se font la guerre n'ont que faire d'argent... ils ont le pouvoir d'en fabriquer tant qu'ils veulent. Le seul problème, c'est qu'ils sont plusieurs à se faire la guerre et donc à se faire la concurrence dans la tâche de convertir l'argent fabriqué ex-nihilo en biens tangibles achetés. Parce que, bien qu'ils peuvent fabriquer tout l'argent du monde, les propriétés ne sont leurs que quand ils réussissent à échanger une somme quelconque (le montant en soi n'a pas trop d'importance, sauf que celui-ci fait des marées dans les troupeau de moutons) contre le titre de propriété. Les propriétés sont des actifs durables qui peuvent être utilisés pour couvrir des besoins opérationnels... et qui ne souffrent pas de l'inflation ou la dépréciation, une fois qu'ils ont été acquis, ils sont affectés à une activité, et le fait que leur prix monte ou baisse n'a plus aucune importance parce que une fois utiles ils ne vont plus être vendus.Ces pouvoirs, ce qu'ils se disputent, c'est la possession de biens réels, les seuls qui vaillent quand tout le système monétaire s'effondrera. Les biens réels, les abris pour se protéger soi-même du chaos qui suivra l'éclatement, et la loyauté des armées semi-publiques ou carrément privées qui finira par défendre leurs forteresses. Tiens, cela me rappelle une chose... cette banque de semences qui c'est inaugurée il y a peu dans un parage nordique assez froid... il me paraît parfait comme refuge de ces criminels, cela m'étonnerait qu'il n'en soit pas un (éloigné des foules, excuse parfaite pour bâtir quelque chose de grand, excuse parfaite pour bâtir quelque chose doté pour stocker plein de vivres -si cela sert pour les semelles, cela sert pour la viande congelée aussi, qui sait ce qui entre dans ces camions...-, et si ils savent qu'ils ne vont rien faire contre les changements climatiques ils savent aussi que la température deviendra plus douce. De fait, on pourra même essayer de calculer quand ils voudraient en faire usage!).Bretton Woods, ce fut un accord entre eux pour ne pas trop abuser de la création ex-nihilo d'argent... pour qu'elle puisse servir à acheter des biens réels. Personne ne vend aujourd'hui un bien réel à 10 millions s'il sait qu'il peut en obtenir 15 millions demain. Le contrôle de l'inflation n'est rien d'autre, puisque c'est eux qui créent l'inflation en injectant leurs montants d'argent créé ex-nihilo, que d'interdire aux autres de bénéficier de ce mécanisme en demandant plus pour leurs biens réels. Rappelons-nous, l'inflation, c'est payer plus d'argent pour des biens réels et des services. Les biens réels, c'est ceux qui doivent être fabriqués avec un effort réel en matériaux et en main d'uvre. En contrôlant l'inflation des biens réels et de l'argent... ils réussissent à appauvrir tout le monde. Ils sont plus intéressés à contrôler les prix des biens réels que celui de l'argent. De toute façon, l'existence de biens réels croît beaucoup plus lentement qu'ils ne voudraient... ils ont dû s'inventer des marchés spéculatifs pour placer leur argent pourri plus vite, des services -surtout loisirs- virtuels, etc. Alors, ils sont limités dans la capacité de créer des produits à marge de bénéfice énorme pour déposséder les gens du peu d'argent qui leur reste par leurs salaires pour leur faire la compétence dans l'achat de biens réels (et aussi, parce que celui qui ne manque pas d'argent ne vend pas les biens réels qu'il a... et toute leur création ex-nihilo d'argent ne servirait à rien si personne ne voudrait vendre).Ne vous trompez pas... cette crise, bien que les heurtant apparemment, est bien voulue... le manque de confiance crée de l'inflation... et avec l'inflation ce n'est pas eux qui manqueront de l'argent, c'est surtout les petits propriétaires de biens réels avec leurs hypothèques qu'ils ne pourront plus payer. C'est donc une occasion PROVOQUÉE pour que des biens RÉELS changent de mains de ceux qui n'auront pas assez d'argent vers ceux qui en ont, qui peuvent fabriquer ex-nihilo eux-mêmes.La seule solution, c'est d'arrêter l'usage d'argent fabricable ex-nihilo et stockable sans limite, ou au moins la possibilité de leur échange pour des biens durables.Le dollar est fou. La création de l'Euro fut un essai pour enlever aux américains l'exclusivité de cette planche à billets verts. Reste à savoir si l'intention est d'en faire une planche à billets concurrente ou un outil de gérance. Le taux d'échange dollar/euro montre que le monde a plus confiance dans l'euro que dans le dollar, pour le moment. Nous ne savons pas si cela est conséquence de la nécessité d'avoir de l'espoir ou si cela correspond à une réalité tangible.Ce qui est de toute façon incontournable, et que je ne retrouve toujours nulle part, c'est la reconnaissance de l'existence de la concurrence de ces groupes de pouvoir qui se battent entre eux et qui exercent assez d'influence pour rendre nulles en non avenues toutes les règles de l'économie classique.En plus, même si ces groupes n'existaient pas (supposons INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET ), de théories de marche générales, plusieurs, nous sommes passés il y a quelque temps à une situation spécifique sous laquelle la plupart de celles-ci ne sont plus tout à fait valables : celle de la scarcité, voire même le manque cruel de quelques matières premières, même de l'eau et de la nourriture... et là, les marchés ne fonctionnent plus seulement au présent, mais ils décomptent chaque fois plus le futur prévisible... ce qui les rend beaucoup plus difficiles à orienter puisque nul n'est maître de la peur des gens.Les problèmes que nous avons dans la politique sont étroitement liées avec ces problèmes économiques, parce que ceux-ci ne sont que l'effort de ces groupes hors-économie qui se battent entre eux pour prendre le contrôle politique afin de mener les programmes qui maintiendront leurs intérêts à l'écart de l'intervention des pouvoirs publics (surtout, bien sûr, si ces pouvoirs publics risquent de ne pas/plus représenter directement leurs intérêts par le placement de leurs pions dans la politique, mais d'être renversés par des personnes qui représentent réellement le pouvoir souverain des peuples).Et c'est pour cela qu'ils sont si intéressées pour mettre en place le "Traitre Constitutionnel", le "Mini-Traitre" (on le votera bien avec un "Mini-Pavé" celui-là, en juin 2009, n'est-ce pas ?) ou le "Traitre de Lisbonne"... ces traités sont tous des SAR"K"OPHAGES pour la souveraineté populaire.Tiens, je ne vais pas me priver de lancer l'idée... maintenant justement que Sarko veut relancer l'idée de l'armée européenne (Il est fou, il n'attend même pas que les Irlandais, pourtant tant attachés à leur neutralité, aient revoté le "Traitre de Lisbonne". Ou bien il sait déjà que ce scénario est peu probable...)... une bonne campagne publicitaire, reprenant quelques unes des rares images des coffins américains rentrant de la guerre d'Irak... Changeons les drapeau qui les couvrent par des français et des européens... "C'est pour quand, les SAR"K"OPHAGES ?"Je sens qu'elle va être intéressante, la campagne électorale pour juin 2009 !
#292 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4781" \l "p4781" 06-09-2008 19:55:47
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Puis, voila encore un tour de joué... les sociétés hypothécaires Freddie Mac et Fannie Mae viennent d'être nationalisées... après avoir encaissé pendant des années des juteux bénéfices, maintenant, les pertes, c'est à la société toute entière de les financer. L'annonce inminente HYPERLINK "http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2008/08/21/vers-une-nationalisation-de-freddie-mac-et-fannie-mae_1086241_829254.html" http://www.lemonde.fr/elections-america
29254.html en français, la confirmation aujourd'hui, en espagnol (pas de titulaire de première page, au moins sur l'internet que je sache) HYPERLINK "http://www.elmundo.es/mundodinero/2008/09/06/economia/1220680318.html" http://www.elmundo.es/mundodinero/2008/
80318.html. Je n'ai pas encore trouvé en français.Et cela va continuer en ce genre... c'est ce que j'avais annoncé,... depuis le temps qu'ils s'organisent la compétitivité autour des paris type "face, je gagne; pile, tout le monde perd"... on voit que le temps de perdre est arrivé pour rester un bout de temps.Sauve qui peut,... et arrêtons cela le plus vite possible en démantelant la vie artificielle de ces voyous économiques, et pas la vie réelle des gens !
Dernière modification par NingúnOtro (06-09-2008 19:56:38)
#293 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4783" \l "p4783" 07-09-2008 12:13:35
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@ NingünotroA la question principale me concernant, voici ce que je puis vous répondre. Je n'ai jamais cherché à limiter mes exposés à ce qui peut être entendu par une base sociale submergé dans les thèses économiques classiques. J'ai toujours cherché à exposer ce que mes analyses macroéconomiques m'ont révélé. Pour le reste, oui, je crois savoir quelque chose de plus et toute la difficulté pour moi est de le faire comprendre.Par ailleurs, j'ai tout lieu de croire que l'économie *réelle* souffre d'un manque cruel de monnaie. Voici à mon avis pourquoi : je crois que l'on peut dire que l'émission monétaire est principalement destinée à l'activité de production, qu'elle soutient jusqu'à ce que les revenus que cette activité génère soient pour partie épargnée par les ménages. Cette épargne pour la plupart bancaire *ne circule pas*. Elle produit alorsun puissant effet de ralentissement sur l'appareil de production. Les effets combinés de l'épargne et du crédit sur l'appareil de production sont analysés sur mon site sous le titre "Exposé sur la macroéconomie".Enfin, l'émission monétaire et l'accumulation des capitaux posent un problème qui est circonscrit à mon sens aux banques (émission pour propre compte) et aux fonds de placement (accumulation) qui en abusent. Je pense qu'il existe des solutions à ces problèmes qui passent par une règlementation sévère de la profession bancaire d'une part et de la spéculation d'autre part.jean bayard
#294 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4786" \l "p4786" 08-09-2008 05:22:24
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Jean,Merci de répondre à mes soucis.Nous sommes d'accord sur le fait que l'économie réelle manque cruellement de monnaie pour rétribuer convenablement l'effort humain qui est créateur de richesses. Je vous suis quand vous dites que le but primordial, la destination de la création de monnaie est traditionnellement l'activité de production... c'est normal parce-que seul la création de valeur réel peut être l'excuse pour la création de monnaie qui est valeur représentatif.C'est la théorie, et cela devrait être la pratique dans une économie, disons cyniquement "libre et non-faussée". Mais si nous nous plaignons d'autre part que les banques font tourner la planche à billets par la constitution de prêts jusqu'au point de s'inventer des "subprime" et de la titrization... comment alors se plaindre du fait que cette épargne de la part des ménages fruit de leurs activités, pour la plupart bancaire *ne circule pas*?Vous supposez que les ménages obtiennent l'argent et le cachent dans leurs chausettes? Moi, j'ai plutôt l'impression que les ménages, avec ce qu'ils obtiennent pour leur travail, arrivent à peine à payer leurs frais courants, et qu'il y en à chaque fois plus qui n'arrivent plus à le faire jusqu'à la fin du mois.Alors, puisque l'argent est crée, même à un rythme aussi fou que possible, et que ce ne sont pas les ménages qui le reçoivent... qui le retient pour qu'il ne puisse pas circuler, et pourquoi.Qui à le pouvoir de le retenir, et qui à le pouvoir de le dépenser quand il veut en achetant ce qu'il veut? Parce-que c'est cet acteur la qui exerce le pouvoir de fabriquer des récessions quand il décide de ne pas en faire circuler assez, et c'est aussi cet acteur qui à le pouvoir de dévaluer l'argent en faisant circuler tout d'un coup trop d'argent... Quand les gens, les ménages, manquent d'argent, ils sont poussés vers la vente d'actifs... Quand ceux qui ont accumulé l'argent sans le faire circuler passent d'un moment à l'autre à le faire circuler massivement en se lançant à l'achat de ces actifs, ils provoquent de l'inflation... Ce qui valait 1.000.000, ils le paient 5.000.000. Pour eux, l'argent n'est qu'un outil, et ce qu'ils obtiennent, c'est que seul ceux qui disposent d'argent au montants dans les mêmes magnitudes qu'eux puissent acheter des actifs. Les vendeurs, ils voient les 5.000.000 immédiatement dévaluées parce-que tout ce qu'ils pourraient acheter avec à multipliée par 5 son prix aussi. Alors, ils ne peuvent destiner cet argent qu'à la consommation... Le grand problème avec cette dévaluation... c'est celui des gens normaux, des familles, des qu'ils n'ont plus d'actifs à vendre... parce-que si bien l'inflation multiplie les prix par cinq, leur salaire ne se voit pas multiplié par cinq pour compenser. Les petites entreprises n'arrivent pas a multiplier par cinq le prix de leurs produits pour compenser, font faillite, licencient leurs travailleurs... En effet, ces mystérieux acteurs ne s'intéressent qu'aux actifs matériels précis nécessaires pour atteindre leurs obscurs buts, ils n'ont guère d'intérêt pour les services ou les biens de consommation qui ne font que deuxième choix comme moyen de démunir d'argent encore plus les gens et les ménages en échange de rêves de richesses éphémères et de sensations futiles. Qui est donc cet acteur mystérieux qui semble jouer en dehors des règles classiques de l'économie? Quelles sont ces motivations?En quoi ce qu'il fait ne s'adapte pas aux règles classiques de l'économie jusqu'à faire que même les experts ne s'y retrouvent plus pour nous donner des explications qui clochent avec ces théories classiques? Existe t'il une quelconque théorie nouvelle qui puisse expliquer le comportement "abnormal" de cette économie? Si pas quelque chose de simple... alors nous devenons fous, nous voulons bien essayer de comprendre quelque chose de difficile aussi. Plutôt faire l'effort que subir l'ignorance paralysante.Je vais de ce pas vous faire une visite, voire si j'y trouve quelque chose d'utile pour stimuler ma compréhension. Ce que vous croyez savoir de plus est-ce décrit/expliquée sur votre site, ou est-ce que la difficulté que vous avez à le faire comprendre vous à poussé à ne même pas le décrire et l'écrire la ou cela peut être lu par qui essaierait de vous comprendre? (ce n'est pas un reproche que je vous fais, j'essaie de constater des faits objectifs, car moi cela m'arrive souvent de ne pas prendre la peine d'écrire sur du papier ou dans une collection de bits un tas d'idées que j'ai et pour lesquelles je crois que la possible audience est si minuscule que faire sa mécanographie à un seul doigt comme je dois le faire -en plus, le français n'est pas ma langue maternelle- ne vaut pas la chandelle.)En ce qui concerne le problème posé par l'émission monétaire et l'accumulation des capitaux, qui serait circonscrit au banques et aux fonds de placement qui en abusent, selon vous, vous croyez qu'ils sont mèrement capricieux en faisant cela, ou vous êtes capable de nous fournir des raisons concrêtes et valides pour justifier leur comportement? Des choix précis, ils ne se font pas sans des raisons précises.Une mauvaise identification de ces raisons, et on propose des solutions tout à fait ineffectives. Méfions-nous de trop de données trop facilement disponibles pour faire l'analyse mauvais... cela ne bénéficie que cet obscur acteur qui semble tout le temps s'échapper des variables de nos équations pendant qu'il agit à sa guise.Quelle stratégie utilisent ces mystérieux acteurs dans cette semblable partie de monopoly, et quel est leur but ultime?Moi, je crois que cette partie de monopoly économique et la partie de monopoly politique qu'est la mondialisation et comme part de celle-ci la conformation avec des règles spécifiques (TC/MT/TL) d'un joueur global européen... se voit bousculée par le même acteur invisible, insaisissable, mais bien présent, qui défends ces intérêts par dessus de toute autre considération. Au plaisir de vous lire.
Dernière modification par NingúnOtro (08-09-2008 05:42:32)
#295 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4789" \l "p4789" 08-09-2008 12:26:54
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Bonjour NingünOtro,Je vais essayer de répondre à quelques unes des nombreuses questions que vous soulevez.La monnaie qui a été créée par les banques dans l'affaire des subprimes que vous citez, a fait l'objet de prêts à des conditions que je qualifierais de délictueuses. Selon les informations dont j'ai pu disposer, ces prêts ont été accordés à des taux variables qui ont été multipliés par plus de 2 en même temps que les taux de la Fed grimpaient. Je vous suggère de lire l'article que j'ai écrit à ce propos publié sur mon site. Les ménages qui ont tout perdu dans cette affaire se sont trouvés placés (comme tous les emprunteurs) en *épargne forcé* à laquelle ils n'ont pu faire face.Sur un plan général, les ménages sont bien obligés d'épargner pour rembourser leurs emprunts. Il n'est pas question de bas de laine. Bien sûr, vous avez raison de dire que beaucoup trop de ménages ont du mal à joindre les deux bouts, mais ils épargnent : avant = épargne de précaution, et après = épargne forcée.Le problème que vous soulevez ici est le niveau des revenus, lequel dépend du niveau de la croissance, laquelle dépend de la marche de l'activité de production, soumise à l'influence du crédit distribué par les banques (création) qui a un effet d'accélérateur, d'une part, et l'épargne bancaire qui a l'effet contraire celui du ralentisseur, d'autre part.Pendant tout le temps de l'activité de production, les agents économiques se battent pour avoir leur part du gâteau (croissance) et pour améliorer leur pouvoir d'achat. Si le gâteau est petit, on imagine l'intensité des luttes.Mais, ce n'est pas tout à mon avis, car la bataille se situe aussi sur le terrain des capitaux dans la sphère dite financière et monétaire dans le but de les faire fructifier et toucher des plus-values. Pour en revenir à l'affaire des subprimes, dans cette bataille les banques et détenteurs de capitaux ont fait de très grosses moins-values, et là je dis que c'est bien fait pour eux.Les comportements me semblent fondés sur l'appât du gain, ne cherchez pas ailleurs. Ils gagnent trop souvent, mais ils perdent aussi. Malheureusement, cela ne se fait pas sans dégâts ! dans un sens ou dans l'autre. C'est pourquoi, je pense qu'il faut règlementer la profession bancaire et la spéculation.J'espère avoir répondu aussi bien que possible à vos questions.Bonne journée
#296 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4797" \l "p4797" 09-09-2008 10:13:44
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Bonjour JeanGlobalement d'accord avec votre document, mais il me semble que lorsque vous parlez de circulation de la monnaie vous induisez (bien involontairement) le lecteur en erreur en écrivant " Bref, tout le monde croit que la monnaie circule. Il sagit là dune erreur monumentale "Si, la "quantité" de monnaie circule (ce n'est pas à vous que je vais apprendre la relation P=M.V)Je comprends ce que vous voulez dire, mais je ne suis pas certain que le lecteur lambda le comprenne.. sans doute devriez-vous préciser.Au plaisirEDIT le 10Cette phrase également me gêne:
Et comme le pouvoir monétaire laisse croire que la monnaie circule, tout le monde pense que les fonds empruntés par lÉtat sont des fonds empruntés sur les marchés financiers, donc à labri de lémission de monnaie ce qui est en partie faux.
N'aurait-il pas mieux valu écrire: " Tout le monde pense que, comme les fonds empruntés par lÉtat sont des fonds empruntés sur les marchés financiers, ils sont donc à labri de lémission de monnaie (alors que c'est en partie faux.)" ?
Dernière modification par AJH (10-09-2008 08:32:52)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#297 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4798" \l "p4798" 10-09-2008 02:37:33
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André-Jacques,Pour le lecteur externe aux cercles initiées dans la matière, ce n'est certes pas facile de comprendre comment ces choses la fonctionnent, tout en plus que les groupes à idéologies opposées à l'intérieur de ce cercle d'initiées diffusent dans la société civile des théories pas compatibles entre elles et que des morceaux indiscriminés de celles-ci ne peuvent pas être recombinés sans aide experte sous peine de n'obtenir rien de cohérent qui puisse être compris même par des experts.Trop de gens oublient leur objectivité professionnelle et exercent de mercenaires dans une guerre de désinformation ou le Citoyen Lambda termine totalement déboussolé, et beaucoup d'experts pas trop méthodiques et scrupuleux aussi parce-que leur loyauté est plus proche de leur affinité idéologique que de leur déontologie professionnelle.Ce que moi je crois (à titre personnel, vous êtes libre de penser autrement, bien sur), c'est que la planche à billet tourne les 24h sur 24 à plein rendement, utilisant toutes les subterfuges possibles pour accélérer (la crise des subprimes en est une belle preuve parce-que il s'agit d'accepter avec des excuses pas très solides des occasions de créer de l'argent; et l'intervention de la FED dans Fannie Mae et Freddy Mac le résultat inexcusable de ce pari risquée, car comme j'ai dit déjà quelques fois, ils parient le plus fort qu'ils peuvent: pile, je gagne, face tout le monde perds -pile, je fabrique mon argent, face, le contribuable paie ) la création d'argent, et différents acteurs se livrant à une course folle pour être les meilleurs dans ce domaine parce qu'ils compètent entre eux pour avoir plus de ressources que les autres.C'est cette compétition qui est un vrai aspirateur d'argent, parce qu'il ne sert qu'à être mis sur une pile énorme par chacun des acteurs dans cette compétition (tout comme les missiles, bateau et sous-marins nucléaires d'ailleurs), la force RELATIVE de chacun d'eux se mesurant à la hauteur de la pile correspondante.Alors, supposons à un moment "t0" une masse monétaire existente "Mt0". Comment peut évoluer cette situation?Mt0 se compose de M(i)t0 + M(e)t0 + M(c)t0 + M(a)t0, ou (i) est (inversion), (e) est épargne, (c) est consommation et (a) est accaparation. Peut-être d'autres subdivisions peuvent être identifiées, mais je n'ai point besoin de compliquer encore plus les choses ici.Notons que dans la théorie économique classique "M(a)t0" n'existe pas, c'est un facteur nouveau que je me suis inventé pour essayer de comprendre la situation et que vous le fassiez avec moi. Ce facteur représente l'effort des acteurs présents dans la compétition folle pour accaparer des ressources et les dédier à leur jolie compétition. Ainsi, dépendant de la quantité d'acteurs x présents, M(a) = M(a)x1 + M(a)x2 + ... + M(a)xn.Quelle est la possible situation au moment t1?Mt1 > Mt0 , evidemment.Mt1(i) > Mt0(i) , souhaitable, mais peu vérifiable en réalitéMt1(e) < Mt0(e) , l'épargne, surtout des familles, tend vers 0, voire la négativité dans le cas des subprimeMt1(c) > Mt0(c) , la consommation est stimulée, voire sanctifiée comme moteur qui fait tourner l'économieMt1(a) >>> Mt0(c) , l'accaparation est la variable la plus férocement active, vue que les acteurs y vont à mort.Ce que je veu soumettre à votre attention, c'est que un élément qui n'est pas présent dans la théorie économique classique est le facteur prédominant dans l'économie réelle d'aujourd'hui sans que ceux qui le savent n'osent l'inclure explicitement dans les équations qui sont d'utilité pour le saisir et le paramétrer parce ceux qui peuvent le faire jouent leur rôle dans cette partie et que en le mentionnant ils attireraient sur eux l'attention des foules citoyennes normales et se causeraient un problème qui impacterait sur leur compétitivité en comparation avec les autres acteurs qui éviteraient cette situation. Seulement quelqu'un d'externe à leur compétition aurait intérêt à dénoncer cette situation (j'ose, mais qui suis-je?).Pourtant, l'accaparation, mise de coté pour être destinée à d'autres buts, explique BEAUCOUP de choses, entre autres l'absence chronique de liquidité dans les marchés.Créer de la monnaie n'est pas la solution si elle est aussitôt accaparée, c'est à dire si delta[M] < delta[M(a)], et c'est fou mais ce qui ce passe avec Fannie Mae et Freddy Mac est précisément cela et plus... ils ont obligé (ou ceux qui le gèrent se sont "laissés" obliger) , pas sur que ce ne soient pas eux qui aient inventé toute la maquination) a mettre directement un bien grand montant d'argent directement dans M(a) pour éviter une crise.Qui paie? Évidemment les citoyens qui voient que delta[M(a)] emporte la plus grande partie de delta[M], en détriment de delta[M(e)] et delta[M(c)].Le problème que nous avons içi c'est la voracité de requin de M(a) qui centrifuge toute nouvelle création de monnaie, en plus d'exercer chaque fois plus de pression sur M(e) (des foyers, mais aussi des états), et M(c).Et la, j'ai bien peur que votre petite discussion sur la circulation de la monnaie ne soit que anecdotique... en effet, cette circulation n'est qu'un effet placebo à l'intérieur de M(c) qui ne fait que évidemment faire circuler au plus vite la monnaie pour que les acteurs aient le plus possible d'opportunités pour saisir son transfert (par le biais des commissions pour transactions et le prélèvement de marges de bénéfices sur les opérations de vente/achat) vers M(a).J'espère que le lecteur lambda aura entendu quelque chose... en penseur lambda, je veux bien répondre à toutes leurs questions non-triviales pour autant que j'en serais capable.Au plaisirNingúnOtro.
Dernière modification par NingúnOtro (10-09-2008 02:50:51)
#298 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4799" \l "p4799" 10-09-2008 09:57:46
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@ AJHProfitant hier d'une belle journée ensoleillée, j'ai fait une randonnée en montagne, c'est pourquoi je n'ai pas répondu plus tôt.Bien sûr que la monnaie circule, mais pas du tout comme on le croit. Ma formule est un peu lapidaire, c'est vrai ! Je répète que ce sont les clients de la banque qui font circuler la monnaie, pas la banque ; ce qui a pour conséquence des erreurs d'appréciation monumentales sur la circulation de la monnaie.Prenons l'exemple des livrets LDD (anciennement Codevi). Vous savez que les banques doivent "utiliser" l'épargne de leur clientèle au développement durable dont la gestion est confiée à des organismes habilités pour cela. Les fonds collectés doivent être remis à ces organismes, directement ou indirectement (CDC, je crois). Mais, je suppose que ce que vous ne savez pas, c'est que pour remplir leurs obligations les banques doivent créer de nouveaux signes monétaires ! parce qu'elles ne peuvent pas disposer de l'épargne de leurs clients. Dans ces conditions, pourquoi le pouvoir monétaire se prête-t-il à ce jeu de dupes ? J'apporte la preuve comptable de ce que j'avance au chapitre de mon ouvrage, intitulé "La monnaie, source de vie économique", car la monnaie scripturale naît et se transmet par l'écriture comptable.En ce qui concerne la phrase qui vous gène, on peut l'écrire comme vous le suggérez. Si j'avais eu connaissance de la part que détiennent les banques dans la dette du Trésor, j'aurais été plus précis. Car, c'est cette part qui a conduit à l'émission monétaire.J'espère avoir répondu aux questions posées.jean
#299 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4804" \l "p4804" 12-09-2008 18:10:26
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Lintéressante proposition de Michel Rocardpar Tzecoatl, sur Agoravox : HYPERLINK "http://www.agoravox.fr/article_tous_commentaires.php3?id_article=44362" http://www.agoravox.fr/article_tous_com
icle=44362Cet article renvoie à ces deux autres :Larnaque monétaire internationale ou la face cachée de la mondialisation par Crazy Horse, sur Agoravox : HYPERLINK "http://www.agoravox.fr/article_tous_commentaires.php3?id_article=38367" http://www.agoravox.fr/article_tous_com
icle=38367La dette publiquepar Logan, sur Agoravox : HYPERLINK "http://www.agoravox.fr/article_tous_commentaires.php3?id_article=41389" http://www.agoravox.fr/article_tous_com
icle=41389
Et moi, je suis un petit veinard : demain, je passe l'après-midi avec Jean (Bayard), ce qui va me permettre de lui poser la foultitude de questions que m'inspire HYPERLINK "http://www.bayard-macroeconomie.com/" sa stimulante réflexion INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Je vous raconterai.Étienne.
#300 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4806" \l "p4806" 12-09-2008 19:04:38
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Bonjour à tous.Il va s'en dire que les deux informations pertinentes de mon article proviennent de ce fil, à savoir la réponse de VGE et la sortie de Rocard. Je souhaitais montrer aux agoravoxiens, déjà fortement sensibilisés à cette question, les réactions de la classe politique qui n'est pas complètement fermée à notre critique du système monétaire, dont j'ai beaucoup appris auprès de AJH.Cordialement,Tzecoatl
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@TzecoatlJe suis allé lire ton article .. très bien expliqué.Surtout (je m'adresse à chacun des lecteurs de ce forum) n'hésitez pas à puiser dans nos sites internet ; notre but est évidemment de faire connaitre cette "arnaque" urbi et orbi (c'est le jour à ça INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET ). Nous sommes d'ailleurs en train de mettre en place un nouveau site sous forme d'un appel à une MOBILISATION CITOYENNE pour restaurer le droit légitime des Nations à émettre leur propre monnaie et en finir avec la dette publique. HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org HYPERLINK "http://wiki.societal.org" http://wiki.societal.org HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org" http://www.fauxmonnayeurs.org HYPERLINK "http://www.10mensonges.org" http://www.10mensonges.org
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#302 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4808" \l "p4808" 12-09-2008 21:33:27
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Bonjour Tzecoatl INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET La valeur ajoutée d'Agoravox, en cette occurrence, c'est de multiplier les intervenants, donc de varier les débats et d'augmenter les chances pour nous tous de progresser, tant il est vrai qu'on ne progresse jamais tant que dans la controverse.Merci pour le relais, donc INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
#303 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4809" \l "p4809" 13-09-2008 23:27:36
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J'ai déjà lu sur "Liberaux.org" des critiques assez sévères et pleines de certitudes des idées avancées ici. Cela pourrait être intéressant de les inviter à débattre.
#304 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4823" \l "p4823" 15-09-2008 12:20:27
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« Étouffés sous la dette »par Yves Genier, dans le journal suisse Le Temps : HYPERLINK "http://www.letemps.ch/template/finance.asp?page=23&article=239665" http://www.letemps.ch/template/finance.
cle=239665
Le Trésor américain est donc venu au secours de Freddie et Fannie avec des moyens ahurissants: près de 200 milliards de dollars, soit la moitié du PIB suisse. On a déjà beaucoup évoqué cette entrave aux règles du libéralisme et du capitalisme. Mais il y a une question plus fondamentale encore: jusqu'à quand les contribuables américains pourront-ils supporter l'ÉNORME dette qui pèse sur leurs épaules ? Aujourd'hui, la part de dette fédérale qui pèse sur chaque citoyen américain dépasse les 120 000 dollars. Et une interrogation croissante est relayée par plusieurs analystes: comment demander aux contribuables de venir au secours du secteur des prêts hypothécaires alors que les mêmes contribuables ne peuvent plus financer les obligations fédérales actuelles ? Fin 2004, les deux banques centrales du Japon et de la Chine détenaient près de mille milliards de dollars en bons du Trésor américain. En théorie, rappelons qu'il n'y a aucune limite à l'endettement. Cependant il y a un niveau de change raisonnable que le dollar doit maintenir sans quoi les créanciers ne voudront plus prêter d'argent aux Etats-Unis. Dans l'opération de sauvetage de Fannie et Freddie, tout le monde aura remarqué que le plan de sauvetage ne préserve pas les actionnaires mais les détenteurs d'obligations. Pourquoi ? Réponse : les détenteurs d'obligations sont majoritairement des pays étrangers notamment chinois (lire en page 21). Impossible pour les États-Unis de les laisser tomber car Washington a désespérément besoin de l'argent des non-Américains. Si par malheur, les détenteurs étrangers des 14 915 milliards de dollars de dette américaine commençaient à craindre que le gouvernement fasse défaut, ils s'en débarrasseraient rapidement. Ce serait alors la fin du système monétaire actuel basé sur le dollar. Il en est qui sont mal placés pour donner des leçons... C'est ce qu'a pensé la semaine dernière la présidente de l'Argentine. Cristina Kirchner a raillé mercredi la banque Lehman Brothers qui avait annoncé que l'Argentine pourrait faire défaut sur la dette en 2010. Une leçon-avertissement qui passe mal au moment où la banque annonçait une perte trimestrielle de 3,9 milliards. «Cette banque étrangère devrait s'intéresser à ses propres comptes plutôt qu'à ceux d'autres pays», a ironisé Mme Kirchner. «Cette même banque qui annonçait l'effondrement de l'Argentine en 2010», a-t-elle ajouté et qui avait aussi dit en 2001, deux mois avant la grande crise économique qui a frappé l'Argentine, que les finances du pays étaient très solides...
#305 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4824" \l "p4824" 15-09-2008 12:35:52
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
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Autre dette factice, fabriquée de toutes pièces faute de monnaie permanente disponible en suffisance dans le pays aux dépens de ceux qui bossent :« Le mythe du "déficit" de la Sécurité sociale » HYPERLINK "http://reformeraujourdhui.blogspot.com/2007/10/le-mythe-du-dficit-de-la-scurit-sociale.html" http://reformeraujourdhui.blogspot.com/
ciale.html
À en croire le gouvernement, les journalistes des grands médias, les instituts de sondage et les experts de tous bords, le « déficit » de la Sécurité sociale menacerait notre système de protection sociale, créé en 1945 pour donner « la garantie à chacun, quen toutes circonstances, il pourra assurer sa subsistance et celle de personnes à sa charge ».Selon le dernier rapport de la commission des comptes de la Sécurité sociale, (CCSS), le déficit du régime général s élèverait à 11,7 milliards d ¬ à la fin de l année 2007, contre 8,7 milliards en 2006 et 11,6 en 2005. En 2008, il devrait de nouveau s aggraver à 12,7 milliards d ¬ , hors mesures nouvelles inscrites dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2008.La CCSS a bâti ses prévisions sur une croissance de 2 à 2,5% en 2008 comme en 2007 et table sur une accélération de la progression de la masse salariale de 4,8% en 2008 comme en 2007. Ces chiffres ne donnent pas une vision densemble de la protection sociale car ils concernent le seul régime général et intègrent une reprise de dette dun montant de 5,7 milliards par la Cades (Caisse damortissement de la dette sociale).En réalité, il y a surtout un manque de financement que les gouvernements successifs, depuis de très nombreuses années, ont laissé perdurer au gré des aléas de la conjoncture économique. Ce « trou » est dû notamment aux nombreuses exonérations de charges sociales, attribuées à tous les employeurs, sans aucune distinction depuis 1993, et non compensées intégralement par lÉtat.Et il y avait sans doute des décisions plus courageuses à prendre que la création de nouvelles franchises médicales, à la charge exclusive des assurés sociaux, au 1er janvier 2008...
Outre le ticket modérateur, on connaissait déjà le forfait d 1 ¬ sur les actes médicaux, le forfait de 18 ¬ sur les actes dont le tarif est égal ou supérieur à 91 ¬ , le forfait hospitalier de 16 ¬ par jour (inventé dès 1983...), voilà maintenant le forfait de 50 centimes d ¬ par boîte de médicament, le forfait de 50 centimes pour chaque acte paramédical sans oublier le forfait de 2 ¬ pour chaque recours à un transport sanitaire qui s appliquent depuis le 1er janvier 2008.Pourtant, dautres solutions existaient pour rétablir une situation financière saine, dont les principales sont évoquées ci-après, mais le gouvernement préfère marteler que le système actuel donne lieu à des « fraudes », que les assurés sociaux, comme les médecins, dépensent sans compter, quil y a une « surconsommation de médicaments », un trop grand « nomadisme médical », un nombre trop important « dexamens médicaux injustifiés » ou « darrêts de travail abusifs », sans parler des Français qui vont de plus en plus souvent à lhôpital pour de petits traitements ou de simples bobos. On donne sa carte Vitale, on ne sait pas combien ça coûte, du chômeur qui "ose" venir réclamer ses prestations familiales à la CAF, de celui qui roule en BMW grâce aux allocations familiales de cette même CAF, etc
autant de balivernes qui masquent les véritables scandales dont on parle peu
Comble de lescroquerie intellectuelle, Nicolas Sarkozy, qui parlait volontiers de « rupture » avant lélection présidentielle, en est réduit aujourdhui à faire appel à la compassion des Français à légard des patients atteints du cancer et de la maladie dAlzheimer. Car, on ne voit pas comment, en mettant en place un lourd dispositif de franchises, on peut dégager des sommes nécessaires sur ces pathologies à partir dune assurance maladie qui est déjà très déficitaire !Les assurés sociaux devront ainsi payer sans rechigner alors que dans le même temps lÉtat a accumulé, à légard de la Sécurité sociale une dette impressionnante.Régler le problème de la dette de lÉtat Dans une note de janvier 2007, lAcoss (agence centrale des organismes de sécurité sociale) indiquait que la dette de lÉtat, vis à vis du seul régime général, aurait atteint 5,9 milliards deuros à la fin 2006.Avec les autres régimes, notamment le régime agricole, la dette représente plus de 7 milliards deuros, liée aux exonérations de cotisations que lÉtat sétait engagé à prendre à sa charge : contrats dapprentissage et de professionnalisation, exonérations dans les DOM, prestations sociales versées pour le compte de lÉtat sans que les budgets votés ensuite suffisent à couvrir la dépense (AME, API, etc.).Cette dette napparaît ni dans le déficit budgétaire (les sommes nétant pas effectivement versées par lÉtat), ni dans le déficit de la Sécurité sociale (qui, elle, intègre ces créances dans ses comptes). Les coûts de trésorerie associés à la dette ont de plus représenté 160 millions deuros en 2006 !Auditionné par la commission des Finances de lassemblée nationale, le ministre du Budget et des Comptes publics a précisé son intention « dengager lapurement de la dette » de lÉtat au plus tôt.Mais ce nest pas la première fois quun gouvernement promet « dengager lapurement de la dette » à légard de la Sécurité sociale. Cette nouvelle promesse risque de se heurter aux dures réalités financières car, à cause du versement des pensions de retraite en fin dannée, lAcoss sera virtuellement en défaut de paiement, son plafond davances de trésorerie, fixé par la loi à 28 milliards deuros, devant être dépassé !Mieux gérer et réduire les exonérations de charges accordées aux employeurs Depuis de nombreuses années, les exonérations de charges sont accordées indistinctement à toutes les entreprises, celles dont la santé est florissante comme celles qui ont des difficultés sérieuses.Autre aberration, les exonérations de charges, notamment celles résultant de la loi Fillon, sont attribuées de façon dégressive et sannulent au niveau de 1,6 Smic, ce qui favorise la multiplication des bas salaires, les employeurs étant inciter indirectement à maintenir le plus de salariés possibles en dessous de 1,6 fois le Smic horaire, soit 13,50 ¬ bruts depuis le 1er juillet 2007. Ces baisses de charges n ont jamais suscité les créations d emplois annoncées et l on devrait par conséquent favoriser exclusivement les entreprises fortement créatrices d emploi et ne délocalisant pas.Pour le seul régime général, en 2006, les exonérations de cotisations patronales de sécurité sociale se sont élevées à 23,8 milliards deuros contre 21,5 milliards en 2005., relève une étude de lAcoss de novembre 2007. Leur montant a ainsi augmenté de 13,2%, en forte accélération par rapport à lannée précédente. La part des exonérations sur le total des exonérations dues au régime général a également progressé cette année, contrairement aux années précédentes, sétablissant à 9,4%, soit 0,6% point supplémentaire.Pour lensemble des régimes de Sécurité sociale, la CCSS indique que les dispositifs dexonérations de charges en faveur de lemploi devraient atteindre le total impressionnant de 31,75 milliards deuros en 2008 après 28 milliards en 2007 et 24 milliards en 2006. Cette nouvelle poussée est liée aux allégements sur les heures supplémentaires, qui représenteront un peu plus de 4 milliards de plus lan prochain. Les allégements généraux (entre 1 et 1,6 SMIC) devraient quant à eux voir leur progression ralentir (+ 4,3 % tout de même), à 21,5 milliards deuros, ainsi que les exonérations en faveur de lemploi à domicile (+ 7 %), à 2,1 milliards. Sur lensemble de ces exonérations, près de 2,5 milliards deuros ne seraient pas encore compensés à la Sécurité sociale en 2008.Fiscaliser les cotisations salariales, au moins en partie Le rétablissement dune trésorerie saine passe aussi par un changement du mode de financement de la Sécurité sociale, qui devrait être accompagné de la création dun régime universel et de la disparition de la multitude de régimes particuliers existants, pour les toutes les branches maladie, allocations familiales et vieillesse.Il convient den finir avec ce quil est convenu dappeler tantôt des cotisations (maladie, vieillesse, allocations familiales, accidents du travail, fonds national daide au logement, etc.), tantôt des contributions comme la CSG (contribution sociale généralisée) ou la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) qui sont tantôt déductibles de limpôt sur le revenu, tantôt non déductibles !En 2006, sur les 322,8 milliards deuros encaissées par les Urssaf, 71% de ces encaissements provenaient des cotisations et contributions sur les salaires et autres revenus dactivité professionnelle, sans parler des cotisations et contributions sur les revenus de remplacement tels que retraites ou allocations chômage !Un financement plus équitable consisterait dans le versement dune contribution financière par tous les assujettis sans exception, Calculée avec un même pourcentage sur lensemble des revenus fiscaux au lieu et place des cotisations et contributions sur les seuls salaires, elle serait à la fois plus juste (une même assiette fiscale pour tous, quel que soit son régime actuel de sécurité sociale) et plus important (1 point de cotisation sur lensemble des revenus déclarés au fisc rapportant beaucoup plus quun point de cotisation sur les seuls salaires).Les salariés seraient les premiers gagnants car les salaires, non amputés des cotisations sociales, seraient supérieurs aux salaires nets actuels.En son temps, Michel Rocard avait courageusement créé la CSG avec une assiette de cotisations un peu plus large que les salaires, mettant à contribution lensemble des revenus des personnes physiques (revenus salariaux, revenus de remplacement, revenus financiers). Mais celle-ci repose encore principalement sur les salaires et ne taxe donc pas les foyers fiscaux selon leur faculté contributive, comme pourrait le faire une contribution universelle basée sur la même assiette que celle de limpôt progressif sur les revenus.Face à la perspective dun changement radical du mode de financement, les partis de gouvernement font preuve soit dune hostilité viscérale (cest le cas de lUMP), soit dune extraordinaire timidité (cest le cas du PS). Il en va de même des organisations syndicales, très conservatrices dans ce domaine, qui en sont restées au bon vieux principe de lassiette salariale daprès guerre et aux sacro-saintes cotisations ouvrières et patronales...Élargir lassiette des cotisations patronales Le problème de linjustice de lassiette salariale se pose également pour les cotisations des entreprises, dites cotisations patronales. Cest ainsi que les sociétés à fort taux de main duvre, avec une forte masse salariale mais une faible valeur ajoutée, se trouvent pénalisées par rapport à celles ayant une faible masse salariale mais une haute valeur ajoutée.Le remplacement des cotisations patronales par une contribution sur la valeur ajoutée serait la mesure la plus appropriée et équivaudrait à la création dune « CSG entreprise ». Cette proposition fut explorée à plusieurs reprises au travers de divers rapports commandés, par le passé, aussi bien par Alain Juppé que par Lionel Jospin, anciens premiers ministres.Un tel changement dassiette des cotisations patronales serait une véritable révolution. Il reviendrait pour la première fois à inclure les profits dexploitation des entreprises dans lassiette de financement de la Sécurité sociale, notamment les entreprises ayant « ajusté à la baisse » leur masse salariale, à loccasion de restructurations ou délocalisations.La « CSG entreprise » aurait également des effets bénéfiques sur lemploi des PME, souvent étranglées par les contraintes imposées par les « donneurs dordre ».Plusieurs syndicats professionnels sont pour cette raison, favorables à cette nouvelle assiette qui serait de surcroît beaucoup plus stable que lassiette salaire. Il nest pas anodin que la confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) et lunion patronale artisanale (UPA) y soient particulièrement favorables à la différence du MEDEF.La CSG entreprise serait aussi facile à mettre en place. Elle existe en effet déjà en germe dans lactuelle contribution sociale de solidarité sur les sociétés (C3S), assise sur la valeur ajoutée, mais dont le taux est très faible. Pour réaliser le basculement total des cotisations patronales vers cette CSG entreprise, il suffirait de supprimer les cotisations patronales et leur substituer une C3S dont le taux serait à peu près multiplié par 40 par rapport à son taux actuel.Assujettir les rémunérations indirectes telles que lintéressement, la participation et les stock-options Le rapport annuel de la cour des comptes sur la Sécurité sociale estime que les exonérations de cotisations sociales sur les stocks-options ont fait perdre 3 milliards deuros de recettes en 2005. Pourtant pour le premier président de la cour, Philippe Séguin, les 8,5 milliards de stocks-options distribués en 2005 sont bien « un revenu lié au travail, donc normalement taxable ». Le président observe également que les gains réalisés par les bénéficiaires sont souvent importants et concentrés sur un nombre restreint dindividus. Les 100 premiers bénéficiaires devraient toucher chacun une plus-value de plus de 500 000 euros, et les 50 premiers de plus de 10 millions deuros.Le rapport souligne que les mécanismes dintéressement tels que les stocks-options, ainsi que les indemnités de départ à la retraite ou de licenciement, exonérés de charges sociales, représentent une perte comprise entre 6 et 8,3 milliards deuros en 2005 ; Une somme qui aurait pu réduire de moitié le déficit qui sélevait la même année à 11,6 milliards deuros !La cour des comptes propose donc au gouvernement de plafonner, voire de supprimer ces exonérations de cotisations !Nicolas Sarkozy avait évoqué ce problème pendant la campagne présidentielle et la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008 prévoit bien dinstituer une contribution patronale de 10% qui sappliquera sur les attributions doptions de souscription ou dachats dactions et sur les attributions dactions gratuites. Une contribution salariale de 2,5% sappliquera par ailleurs aux plus-values réalisées lors des levées doptions de souscription ou dachat dactions et lors des cessions dactions gratuites. Une décision bien timide que la majorité parlementaire UMP a pris soin dédulcorer encore un peu plus en instituant une date deffet non rétroactive, à compter du 16 octobre 2007 seulement...Développer le contrôle des entreprises par les Urssaf Laction des Urssaf est centrée essentiellement sur le contrôle dassiette, contrôle sur place dune entreprise dont la situation est vue dans son ensemble et qui donne lieu à des redressements, essentiellement la réintégration dans lassiette des cotisations davantages en nature, de salaires non déclarés, de salariés et salaires non déclarés sans intention de fraude.En 2006, environ 110 000 entreprises, soit 5,15 % du total, ont fait lobjet dun contrôle dassiette et lAcoss a relevé une hausse importante du montant des redressements réalisés qui a atteint 893,5 millions d ¬ contre 824,9 millions en 2005.Si toutes les entreprises concernées étaient contrôlées chaque année (environ 2 150 000), le montant des redressements s élèverait à près de 7 milliards d euros par an !Malheureusement la faiblesse du corps des inspecteurs d Urssaf, 1705 inspecteurs du recouvrement pour toute la France, soit 1 inspecteur pour 1250 entreprises, fait que certaines entreprises ne sont jamais contrôlées ou trop peu.Au classique contrôle dassiette sajoute la lutte contre le travail illégal et clandestin. Mais malheureusement, dans ce domaine aussi, les déclarations dintention tiennent souvent lieu de politique menée. Les Urssaf affectent en fait moins de 10% des effectifs du corps de contrôle à la lutte contre le travail clandestin, cest à dire moins de 170 inspecteurs pour toute la France !Dernier chiffre connu, celui de la fraude dans les cafés, hôtels, restaurants qui sélèverait, daprès lAcoss, à 29,4 % détablissements qui font travailler des salariés non déclarés. Les taux de fraude sont très importants en Île-de-France et dans les DOM, avec respectivement 61 % et 48 % des établissements en infraction !Pierre Ricordeau, nouveau directeur de lAcoss, a indiqué que la branche du recouvrement pour le seul régime général avait encaissé 322,8 milliards deuros en 2006 !Mais fin février 2007, le taux des restes à recouvrer des entreprises du secteur privé sétablissait à 0,70%, soit 2,25 milliards deuros de manque à gagner pour la Sécurité sociale.Chaque année, une partie de ces restes à recouvrer, est effacée régulièrement des ardoises et finissent (dans le jargon de lUrssaf) en « admission en non-valeur », cest à dire quelles sont considérées comme définitivement impossibles à recouvrer et disparaissent en fumée
Supprimer la subvention de lAssurance maladie aux entreprises Chaque heure, un salarié meurt pour des raisons directement liées au travail. Selon François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, ce sont en moyenne 9 000 personnes qui meurent chaque année en France daccidents du travail ou de maladies professionnelles.Dans le secteur privé, selon les chiffres de la Caisse nationale dAssurance-Maladie (CNAM), on a enregistré 699 217 accidents de travail avec arrêts en 2005 dont 474 mortels.48 104 maladies professionnelles ont été reconnues par la CNAM en 2004, soit 25 maladies professionnelles pour 10 000 salariés et une augmentation de 7,73% par rapport à 2003. Les troubles musculo-squelettiques (TMS) représentent 76 % de lensemble de ces maladies, et ont augmenté de 6 %. Les affections provoquées par le bruit ont augmenté très fortement (+ 43,71 %) et le nombre total de cancers reconnus dorigine professionnelle est passé de 1 661 à 1 889 cas.Mais en réalité, ces chiffres et en particulier ceux des cancers professionnels seraient beaucoup plus élevés et avoisineraient les 7 500 par an selon Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CGT car cest un véritable parcours du combattant qui a été mis en place pour dissuader les victimes de s engager dans la reconnaissance du caractère professionnel de la maladie.La Direction générale du travail observe que les sommes consacrées à l indemnisation des maladies professionnelles sont également en augmentation constante, passant de 1 121 millions d ¬ en 2002 à 1 246 millions en 2003 et 1 481 millions en 2004.Si l assurance maladie est en difficulté financière, c est aussi parce qu elle ne réclame pas le remboursement des pathologies en rapport avec le travail : cancers professionnels, allergies, stress, troubles musculo-squelettiques et même suicides, etc.Cela constitue en fait une formidable subvention de lassurance maladie vis-à-vis des entreprises
Modifier les critères dattribution des prestations sociales, dont 50% sont versées sans conditions de ressources Depuis 1978, les prestations familiales ont été étendues à lensemble de la population (29,5 millions de familles sont couvertes aujourdhui par au moins une des prestations de la CAF) mais de nombreuses allocations sont attribuées sans aucune condition de ressources. Ces prestations représentent, en masse financière, la moitié environ du total des prestations servies par les CAF.Les allocations familiales, par exemple, sont attribuées systématiquement à toutes les familles ayant au moins deux enfants, celles vivant modestement comme celles vivant confortablement (cadres supérieurs, professions libérales, PDG, etc.).Cette situation anormale, qui consiste à aider de manière identique les familles pauvres comme les familles les plus riches, est très choquante. Dans la France du 21ème siècle, les chômeurs, rmistes, salariés modestes nayant quun enfant à charge ne perçoivent pas dallocations familiales car elles sont attribuées quà partir du second enfant mais le milliardaire en euros, ayant deux enfants à charge les perçoit !Aucune réforme sérieuse na jamais été entreprise par les pouvoirs publics pour remédier à cette situation qui date de laprès-guerre. Seul Lionel Jospin avait tenté maladroitement de fixer un plafond de ressources au-delà duquel les familles aisées ny avaient pas droit, ce qui déclencha immédiatement, à cause des effets de seuil, une certaine réprobation des familles, plutôt aisées, il est vrai
Toute réforme crédible devrait prévoir en fait soit le versement des allocations familiales à toutes les familles dès le premier enfant, en les déclarant ensuite dans limpôt sur le revenu (telle fut à un moment la proposition dAlain Juppé, 1er Ministre), soit lattribution à tous mais en fonction dun barème dont les montants seraient dégressifs au fur et à mesure que les revenus augmentent.Ces modifications devraient être étendues à toutes les prestations sans exception de façon à mettre en adéquation un budget social avec une certaine justice sociale.Les moyens ne manquent donc pas pour que le financement de la Sécurité sociale soit établi de façon pérenne pour toutes les branches maladie, accidents de travail, allocations familiales et vieillesse.Laffaiblissement de la protection sociale découle avant tout dun choix politique fait depuis la fin des trente glorieuses par tous les gouvernements successifs de droite comme de gauche, qui nont jamais voulu réformer vraiment le système, préférant utiliser les bonnes et vieilles recettes de la « maîtrise médicalisée » des soins (anciennement maîtrise comptable
) ou de la baisse du montant des pensions servies (réformes Balladur en 1993 et réforme Fillon en 2003, absence de réforme de la part de Lionel Jospin
).Aujourdhui, la méthode utilisée par Nicolas Sarkozy pour tenter de résorber ce « déficit » nest finalement pas surprenante car cest la même que celle employée pour compenser les baisses dimpôts consenties aux plus fortunés : augmenter encore la fiscalité indirecte en la déguisant, pour la circonstance, en franchises médicales.Cette solution particulièrement injuste confirme, si besoin était, que la majorité gouvernementale UMP - Nouveau Centre est toujours prédisposée à remettre en cause les principes de solidarité de la Sécurité sociale comme ceux de limpôt progressif républicain.Cela ressemble étrangement à la politique de Georges Bush qui sest fait le champion lui aussi des baisses dimpôts pour les plus riches et qui a programmé la disparition de ce quil reste du peu de droits aux États-Unis pour se soigner ou bénéficier dune retraite décente
#306 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4825" \l "p4825" 15-09-2008 12:50:47
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Oui...Qui plus est, tout le monde oublie que les dépenses des uns (les "dépenses" des caisses de SS) font les recettes des autres (toute la chaîne des professionnels de santé), lesquelles recettes ne rentrent pas dans la même comptabilité (celle de la sécu), mais dans celle du PIB.
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#307 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4826" \l "p4826" 15-09-2008 13:11:33
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Je rajoute...Il est bien sûr toujours délicat de comparer des flux et des stocks, mais le patrimoine de la Sécurité Sociale est de 195,8 milliards d'euros... HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrimoine_des_administrations_publiques_fran%C3%A7aises" http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrimoine
C3%A7aises
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#308 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4827" \l "p4827" 15-09-2008 19:12:11
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Aux 8 remèdes cités dans cet article j'en rajouterais un: une taxe sur la consommation (TVA sociale ou simple taxe sur le prix de vente) assortie d'un "impôt positif" distribué à tous (je dis bien "tous", afin de lisser l'effet de la pauvreté sur les taxes à la consommation). Une telle taxe pourrait également inclure une composante écologique et sociétale.J'avais un jour fait le calcul quelque part mais je ne le retrouve plus ... INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/sad.png" \* MERGEFORMATINET
Dernière modification par AJH (15-09-2008 19:13:53)
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#309 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4828" \l "p4828" 15-09-2008 21:54:33
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Cest maintenant ou jamais
HYPERLINK "http://www.solidariteetprogres.org/article4548.html" http://www.solidariteetprogres.org/article4548.html
15 septembre 2008 (Nouvelle Solidarité) Comme nous lavons signalé depuis des années, le système financier et monétaire international ne pouvait que finir par seffondrer, puisquil est devenu une entité entièrement privée, spéculative, et destructrice pour léconomie physique, depuis que le système de Bretton Woods a été définitivement abandonné en 1971. HYPERLINK "http://solidariteetprogres.org/article4522.html" Comme le week-end passé, le week-end qui vient de se finir démontre, pour ceux qui y auraient encore cru, que le système est bel et bien mort.Lehman Brothers, 4e banque dinvestissement américaine, 650 milliards dactifs affichés, est mise en faillite, faute de repreneurs. En effet, ça ne se bousculait pas au portillon pour racheter la banque new-yorkaise. Barclays demandait comme condition une garantie du gouvernement américain de 300 milliards ! Qui voudrait dune banque dont la moitié des actifs nexistent pas ?!Merril Lynch, une des plus grosses banques daffaire du monde avec 1800 milliards de dollars dactifs, vient dêtre rachetée par Bank of America (BoA) pour 50 milliards de dollars. On peut donc se demander les conditions et les garanties qui ont été données à BoA pour un tel rachat. Merrill Lynch a déjà perdu officiellement 52 milliards de dollars sur des actifs titrisés. AIG, le premier assureur mondial, demande un prêt à court terme de 40 milliards à la Réserve Fédérale (Fed). Il faut dire que le groupe américain a assuré pour des dizaines de milliards de dérivés de crédit. Washington Mutual, 1ère banque dépargne des Etats-Unis, fait face à 32,5 milliards de dollars de défaut de paiement sur des hypothèques et aurait besoin, à moyen terme, dune garantie du gouvernement pour faire face à des pertes qui sélèveraient à 24 milliards.La Fed ouvre encore plus grand les vannes du crédit aux « 10 grandes banques qui ont travaillé avec elle tout le week-end pour éviter un cataclysme boursier lundi », écrit lAFP. La banque centrale américaine accroît les montants de liquidités allouées au refinancement des institutions bancaires en faisant passer sa principale enchère de 250 milliards de dollars mensuels, à 600 milliards. Et elle abandonne lobligation pour les banques preneuses de fournir en contrepartie des titres notés « AAA », cest-à-dire des titres théoriquement « sûrs », pour accepter des actifs à risque, cest-à-dire des titres autrement invendables sur les marchés. Ces dix banques - Bank of America, Barclays, Citigroup, Credit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, JPMorgan Chase Co, Merrill Lynch, Morgan Stanley et UBS dont quatre européennes, ont mis au pot 7 milliards de dollars chacune pour un fond anti-faillite de 70 milliards de dollars au total.La BCE, la Banque dAngleterre et la Banque Nationale de Suisse sapprêtent aussi à pisser des liquidités, après les concertations qui ont duré tout le week-end. Dans un communiqué, la BCE se dit "prête à contribuer à des conditions ordonnées sur le marché monétaire en euro", ce que lagence Reuters traduit à juste titre par « un signe quelle est disposée à ouvrir grand les robinets du crédit ».Alors cest maintenant ou jamais
HYPERLINK "http://www.solidariteetprogres.org/sp_HP-Krach.php3" Face au krach financier : le Nouveau Bretton Woods (le vrai).
Quand on voit les marges de manoeuvre gigantiques que les banques centrales savent dégager quand leur propre intérêt est en jeu, on est rétrospectivement dégoûté quand on se souvient de leur pingrerie, âpres au gain et sans pitié, pour financer les économies nationales.
Ce qu'on oublie de faire en nationalisant ces banques en faillite, c'est de jeter en prison tous leurs dirigeants.
L'irresponsabilité pénale des prétendus "experts financiers" (racketeurs en bande organisée, en fait) est un scandale honteux.Bien fait pour nous puisque nous restons là sans rien faire. Bien fait pour nous puisque nous sommes trop lâches, trop sottement égoïstes, pour nous révolter, nous insurger, et même pour seulement manifester notre mécontentement : combien sommes-nous aux Mocries ? Quelques poignées... La Boétie avait bien repéré que le moteur de la servitude volontaire, c'est l'indifférence au sort d'autrui. Quelle puissante pensée.N'oubliez pas de réécouter HYPERLINK "http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions_ete/caen/fiche.php?diffusion_id=63122" la contre-histoire de la philosophie de Michel Onfray de cette année (diffusées au mois d'août sur France Culture)(*).Les quatre leçons sur Stirner HYPERLINK "http://pagesperso-orange.fr/michel.onfray/6annee31mars08.htm" 1. Stirner, un roman solipsiste, HYPERLINK "http://pagesperso-orange.fr/michel.onfray/6annee7avril08.htm" 2. Une machine de guerre antihégélienne, HYPERLINK "http://pagesperso-orange.fr/michel.onfray/6annee28avril08.htm" 3. Jouir de la vie et HYPERLINK "http://pagesperso-orange.fr/michel.onfray/6annee5mai08.htm" 4. Se créer Libertésont passionnantes tant elles incitent logiquement à se lever pour résister...Au premier abord, on dirait une brute cynique qui professe une doctrine repoussante selon laquelle chacun fait sa loi et agit comme il veut, arrêté par la seule force que lui opposent les autres, "Chacun se préfère aux autres, Un chien voit un os en la possession dun autre chien et ne reste à lécart que sil se sent trop faible, Si vous prenez la jouissance, elle est votre droit, Je fais ce que je veux..." Pas faux mais pas aimable, apparemment inutilisable pour concevoir une société pacifiée... Et au deuxième abord, Stirner est finalement un disciple extrême de l'indispensable La Boétie, un antidote puissant à cette école de la soumission qui était professée à l'époque par ce salaud de Hegel (philosophe fumeux justifiant un État tout puissant, totalitaire, dominant tout à fait les individus) : Stirner dit : battez-vous, résistez, l'individu est la seule réalité qui vaille, rien ne peut ni ne doit limiter sa liberté, ce sont les pauvres qui sont responsables de l'existence des riches, Si la soumission cessait, cen serait fini de la domination aussi, La force qui manque à l'individu peut lui venir par associations d'égoïstes.... Dérangeant, décapant, mais pas inutile du tout, en fait... À découvrir... (Merci Michel INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET )Étienne.
(*) Malheureusement, contrairement aux années passées, si vous n'avez pas podcasté et enregistré les émissions d'août au fur et à mesure, elles semblent déjà ne plus être disponibles sur le site de France Culture... Dommage car les CD de Michel sont très chers. Mais alors, que c'est passionnant ! Cette sixième année contenait encore de nombreuses pépites d'intelligence utile pour résister.
La seule chose qui permet au mal de triompher, c'est l'inaction des hommes de bien.Edmond Burke (1929 - 1997)
Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. Albert Einstein
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/En_Vrac.pdf" Voyez la riche page "En vrac"
#310 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4829" \l "p4829" 15-09-2008 22:29:18
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=276" Instit
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4829" \l "p4829" Message n°4829
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HYPERLINK "mailto:bruno.arfeuille@libertysurf.fr" e-mail
La Banque Centrale Européenne a injecté 30 milliards deuros.Chose étonnante : cet été, la Banque Centrale Européenne avait déjà injecté 65 milliards deuros dans les banques privées européennes pour les sauver de la faillite.Aujourdhui, elle injecte 30 milliards deuros supplémentaires. 65 + 30 = 95 milliards deuros pour sauver les banques privées !En clair : les contribuables européens vont payer 95 milliards deuros pour sauver les banques privées de la faillite !Conclusion : les banquiers européens jouent à léconomie-casino. Mais les banquiers européens savent que jouer au casino leur fera TOUJOURS gagner des milliards.1- Quand les banquiers gagnent en jouant à léconomie-casino, les banquiers empochent largent.2- Quand les banquiers perdent en jouant à léconomie-casino, les contribuables européens doivent payer 95 milliards deuros pour sauver les banques de la faillite !
#311 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4830" \l "p4830" 16-09-2008 07:41:30
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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@InstitCe n'est pas tout à fait ça .. La BCE "refinance" c'est à dire qu'elle prends "en pension" pour une période donnée les titres que les banques peuvent offrir en garantie pour obtenir de la monnaie centrale (la monnaie qui leurs permet les échanges et les compensations entre elles, à partir de leurs comptes à la banque centrale nationale)Les contribuables ne payent rien dans ce cas, car les banques sont censées rembourser la BCE qui effacera donc leur dette issue du refinancement.C'est évidemment différent en cas de faillite d'une banque qui ne peut rembourser cette ouverture de crédit supplémentaire à la BCElire HYPERLINK "http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=CreationMonetaire&highlight=agoravox" http://wiki.societal.org/tiki-index.php
t=agoravox
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#312 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4831" \l "p4831" 16-09-2008 12:22:32
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=338" NingúnOtro
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Mais non, AJH, Instit à tout à fait raison...... la compétitivité extrème amène toujours à faire des paris à la limite... pile, je gagne, face, tout le monde perds!Le problème, c'est que cette situation n'est pas exceptionnelle, elle est structurelle par la logique du sistème... ceux qui ne prennent pas ce pari... ont perdu la compétitivité d'avance. Alors, tout le monde prends le pari... et retient son souffle.La chute du dolar face à l'euro, c'était une reconnaissance du fait que les paris américains étaient trop risquées pour les investisseurs... la preuve en est que le cours du dollar ne c'est pas redressé avant l'injection d'argent public dans FANNIE MAE et FREDDY MAC, statuant aisi que ce serait la FED qui amorcerait le risque des paris en faisant payer le contribuable. C'est ce que les autres banques etc. sont en train d'essayer maintenant... ils soumettent à la FED leur besoin urgent de refinanciation aussi... en spéculant (encore des paris à la limite) sur le fait d'entrer ou non dans le lot de ceux qui pourraient avoir aussi la chance d'être sauvés.C'est parce-que cette dynamique ne peut être supportée trop longtemps d'ailleurs que la FED leur claque maintenant la porte sur le nez en abandonnant LEHMAN BROTHERS, qui avait reussi à se placer le premier dans la qeue.Ceci aura servi pour démontrer que sauver FANNIE MAE et FREDDY MAC n'aura servi à rien. Cela ne sert qu'a encourager ceux qui prennent des risques spéculatifs dans la course folle à compétition pour la compétitivité.La compétitivité est un leurre, elle ne sert qu'a opposer des démandants de crédit pour developper des activités quand on sous-entends que l'argent disponible (la quantité de monnaie mise en circulation pour combler ces besoins) est fortement inférieure à la quantité de monnaie necessaire pour que tout le monde qui en à besoin puisse obtenir toute celle dont il à besoin.Le truc, à la fin, est de savoir QUI décide que 150.000 millions de dollars pour Fannie Mae et Freddy Mac c'est bien, et POURQUOI, mais resoudre par exemple le problème de la faim ou celui du sida, ou quelques autres problèmes à base humaine plutôt qu'économique ou strictement financière n'est pas possible.QUI?, POURQUOI?
#313 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4832" \l "p4832" 16-09-2008 13:54:05
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L' allocation hebdomadaire de la BCE est habituellement de ¬ 150 à ¬ 200 milliards: la seule chose, c'est que je ne suis pas certain que le refinancement soit garanti par des prises en pension de "bonne qualité".
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#314 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4833" \l "p4833" 16-09-2008 17:02:08
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
@NingúnOtroJ'essaye d'expliquer ce à quoi corresponds réellement le "refinancement".. ce n'est évidemment pas pour autant que j'approuve le système, et je suis d'accord avec toi sur tes deux derniers paragraphes et tes questions, qui et pourquoi. Néanmoins le cas de Fannie Mae et Freddy Mac est très particulier: différents pays étrangers détiennent des obligations (des titres) émis par ces deux structures, pour, je crois 1000 milliards de dollars, et les "lâcher" signifiait immédiatement l'effondrement du dollar; les ricains ne pouvaient pas le faire, c'était un suicide.
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#315 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4834" \l "p4834" 17-09-2008 04:27:00
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=338" NingúnOtro
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D'accord pour Fannie May et Freddy Mac. Vues les circonstances, le problème réel est de comprendre pourquoi rien ni personne n'est intervenu bien avant pour ne pas courir ce risque avec ces investisseurs étrangers institutionnels qu'on ne pouvait pas laisser tomber sans que tout dégringole.Le problème de fond est donc de savoir si cette stratégie (de placer des investissements pourris en dollars) est une tactique habituelle de payer des investisseurs étrangers avec quelque chose qui risque de ne plus rien valoir a chaque instant, auquelle l'effondrement des valeurs de FM & FMc aurait fait trop de mal pour que les États-Unis puissent aujourd'hui se permettre une telle chose, ou si cette situation et cette solution se sont produites sans connexion avec stratégies préalables.Parce-que cela pose le problème général de toutes les inversions dénommés en dollars et garanties ou pas par les États-Unis ou par la FED: peut-on les maintenir en sachant que quand les USA décideront qu'ils ne peuvent plus les honorer (et que leurs armées ne suffiront plus à faire que tout le monde accepte cela et se taise) tout cela deviendra simplement poussière?Les USA devraient en bonne logique souffrir un mouvement de désinvestissement brutal, les inversions se dirigeant vers des pays émergents avec une économie plus performante et sans armées sur-dimensionnées qui nous feraient peur à l'heure de réclamer ce qui nous appartient.La aussi, il y à l'impression que comme il n'y à pas assez pour rembourser tout le monde, seuls les premiers seront servis... et ce n'est pas très intelligent que d'attendre à ce que se soient les américains eux-mêmes qui décident qui sont les amis les plus proches auxquels ils feront cette faveur le jour venu.Si les USA étaient une entreprise commerciale tout court, elle devrait être placée sous l'autorité d'une commission de liquidation.Dans la compétition LIBÉRALISME - COMMUNISME, bien que les deux systèmes étaient pourris par le besoin de pervertir leurs propres règles pour rester dans la course... on voit maintenant clairement qu'on avait l'impression que c'était le LIBÉRALISME qui avait gagné... seulement parce-que leur comptabilité était truquée. Je ne fais pas un procès au libéralisme, ni au communisme, ni à aucun autre système... je fais un procès au fait que des que plusieurs alternatives sont présentes le besoin de se faire la concurrence et de démontrer la supériorité de l'une sur les autres, et le fait de poursuivre cette compétition bien au delà de toute possible limite logique et éthique qui préserve le système qui est commun à tous, la Terre, d'expériments à résultats irréversibles et d'épuisement de matières premières irremplaçables, nous condamne tous à l'extinction.
#316 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4835" \l "p4835" 17-09-2008 12:07:26
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« Les Echos.fr : La débâcle de Lehman Brothers menace-t-elle le système bancaire international dans son ensemble ? Le risque systémique est-il réel ? Michel AGLIETTA, professeur d'économie à PARIS-X NANTERRE : Oui, certainement. La décision spectaculaire prise par la Réserve fédérale, en élargissant le type d'actifs qu'elle peut prendre en pension, en témoigne. De même que la création, par dix grandes banques, d'un pool de 70 milliards de dollars pour assurer la liquidité du marché interbancaire. Ces mesures ont pour but d'éviter une faillite générale d'un système où toutes les banques sont liées entre elles par des crédits croisés. La décision des autorités monétaires américaines témoigne de leurs craintes d'un risque systémique qui entraînerait une cascade de faillites bancaires. Nous assistons là à une socialisation des pertes des banques. »Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, The Guardian, 16 septembre 2008 :« Heure des comptes, ou effondrement du château de cartes, chacun choisira son cliché. Le fait est que le dernier soubresaut de cette crise financière que certains comparent avec le krach de Wall Street en 1929, est le résultat du comportement malhonnête des institutions financières, et de lincompétence de la part des décideurs. Nous sommes habitués à cette hypocrisie. Les banques rejettent toute suggestion visant à les soumettre à une règlementation, les banques repoussent toute proposition de mesures anti-trust - mais lorsque les problèmes surgissent, elles demandent subitement lintervention de lEtat : elles doivent être renflouées car elles sont trop grosses, trop importantes, pour pouvoir faillir. »Paul Krugman, économiste, New York Times, 15 septembre 2008 :« Les conséquences de ces opérations de sauvetage rendent nerveux les responsables de la Fed et du Trésor. Car ils prennent de gros risques avec largent des contribuables. Par exemple, la plus grande partie du portefeuille dactifs de la Fed est à ce jour engagée en contrepartie de prêts garantis par des collatéraux à la valeur douteuse. En outre, les responsables sinquiètent que leurs efforts de sauvetage puissent encourager lapparition dencore plus de comportements à risque. A la longue, cela commence à ressembler à : « Pile, je gagne. Face, les contribuables perdent. »
#317 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4836" \l "p4836" 17-09-2008 17:00:47
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Voila qu'ils me volent mes expressions... "Pile, je gagne; face, tout le monde perd".Ce genre de paris est le rien-ne-va-plus, le nec plus ultra, de la stratégie de la compétitivité à outrance dans une économie de marché libre et non-faussée (sauf quand cela intéresse pour reprendre du souffle après avoir mal parié, et qu'on réussit l'exploit de convaincre l'autorité ultra-libérale, parce-que alors c'est une stratégie encore plus élaborée pour essayer de décrocher une seconde dernière chance... et rester dans la course folle).La logique suivie est si claire que tout le monde la joue, sous peine d'être décroché du peloton de tête dans la course folle à l'accélération.Les subprimes étaient un instrument pour tromper le moteur et accélérer plus vite que ce que les existences actuelles de carburant ne permettaient... tout le monde avait trouvé le truc pour rouler sur du carburant futur avant qu'il ne se soit matérialisé... mais il arrive un moment ou on se rend compte du fait que cela devient physiquement impossible de matérialiser tout ces emprunts au futur...Les subprimes ne sont pas les seuls instruments concernés... le marché de futurs et la spéculation qui s'en suit est quelque-chose de pareil.Au fait, j'ai une question à poser... lorsque la boite qui à titrisé l'hypothèque d'une maison fait faillite, d'un coté il y à les acheteurs des titres qui peuvent réclamer les montants investis, mais de l'autre coté il y à le propriétaire de la maison qui soudainement n'a plus à qui payer... est-ce qu'il peut agir subitement comme si il n'avait plus d'hypothèque sur sa maison, faute d'avoir à qui payer après la faillite?Parce-que si c'était le cas, il devrait protester le fait qu'on rescousse la banque pour qu'on ne l'oblige pas a terminer de payer son hypothèque pourrie.
#318 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4837" \l "p4837" 18-09-2008 06:28:15
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Nous devons nous rappeler du 2 décembre 1945.Le 2 décembre 1945, le chef du gouvernement, un certain Charles De Gaulle, nationalise la Banque de France et les grandes banques de crédit. Conséquence : la Banque de France et les grandes banques de crédit passent SOUS LES ORDRES DU POUVOIR POLITIQUE. La France va connaître la période appelée " Les Trente Glorieuses ".A partir de 1986, c'est le contraire. Jacques Chirac (l'anti De Gaulle) commence à privatiser les grandes banques. Edouard Balladur continuera à privatiser les grandes banques. Lionel Jospin continuera à privatiser les grandes banques. Jean-Pierre Raffarin continuera à privatiser les grandes banques. Conséquence : les grandes banques ECHAPPENT AUX ORDRES DU POUVOIR POLITIQUE. La France connaît la période la plus désastreuse de son Histoire : 1986-2008, la désagrégation de la France.Conclusion : nous devons faire comme Charles De Gaulle a fait le 2 décembre 1945. Nous devons nationaliser la Banque de France et les grandes banques de crédit. La banque ne doit pas être dans le secteur privé. La banque est un service public.
#319 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4838" \l "p4838" 18-09-2008 07:59:37
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@ InstitEn ce qui concerne la banque de France, elle est restée nationalisée. Le problème est que ses statuts lui interdisent de prêter aux collectivités publiques. HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.php?lng=fr&pg=4" http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.
r&pg=4
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#320 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4839" \l "p4839" 18-09-2008 10:51:48
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Et voilà ce qu'on peut lire dans la presse ce jour :
L'ancien Premier ministre Edouard Balladur et le député UMP Bernard Carayon ont appelé les gouvernements, y compris en Europe, à prendre leurs responsabilités."Les Etats doivent vite reprendre leurs responsabilités, sans remettre en cause le libéralisme économique, il leur faut fixer à nouveau des règles du jeu", déclare jeudi M. Balladur dans le quotidien économique La Tribune.
C'est un appel au secours, le comble absolu de l'hypocrisie au regard de la doctrine de la "concurrence libre et non faussée", de la "liberté totale du marché" et de la "non-intervention des États".Prendre leurs "responsabilités" et "fixer à nouveau des règles du jeu" "sans remettre en cause le libéralisme économique" (c'est à hurler, nom de Zeus !!!!!), c'est-à-dire cracher au bassinet pour recoller les pots cassés, mais surtout ne rien dire et ne rien faire qui puisse empêcher ces truands de recommencer dès que l'orage sera passé. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/yikes.png" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/yikes.png" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/yikes.png" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/yikes.png" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/yikes.png" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/yikes.png" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/yikes.png" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/yikes.png" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/yikes.png" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/yikes.png" \* MERGEFORMATINET
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#321 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4840" \l "p4840" 19-09-2008 07:06:12
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AJH, nous devrions changer les statuts de la Banque de France. La Banque de France devrait pouvoir prêter aux collectivités publiques. D'autre part, LE POUVOIR POLITIQUE français, issu du suffrage universel direct, c'est-à-dire choisi par le peuple, doit contrôler LE POUVOIR MONETAIRE.L'Etat doit reprendre un pouvoir essentiel : le pouvoir de battre monnaie.Enfin, j'aimerais présenter 4 mesures à prendre (si un jour les Républicains NONistes arrivent au pouvoir).La première mesure à prendre (si un jour les Républicains NONistes arrivent au pouvoir) : le pouvoir politique doit reprendre le contrôle de la monnaie de la France, le franc.La deuxième mesure à prendre : relancer le plus vite possible la planche à billets pour revenir aux pièces et aux billets en francs.La troisième mesure à prendre : comme le Général De Gaulle l'avait fait le 2 décembre 1945, nationaliser les banques.La quatrième mesure à prendre : interdire aux banques nationalisées de se comporter comme des banques privées. Une banque nationalisée est un service public. Une banque nationalisée doit servir l'intérêt général. Une banque nationalisée n'a pas à se comporter comme une banque privée. Par exemple, une banque nationalisée ne doit pas se comporter comme le Crédit Lyonnais dans les années 1980-1990.Les banques doivent être aux ordres du pouvoir politique élu par le peuple. Les banques sont un service public. Quand les banques sont privatisées, nous voyons ce que ça donne.
#322 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4841" \l "p4841" 19-09-2008 08:35:14
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BonjourPour ma part, je ne défendrais pas toutes vos propositions: je m'en explique
Instit a écrit:
AJH, nous devrions changer les statuts de la Banque de France. La Banque de France devrait pouvoir prêter aux collectivités publiques. D'autre part, LE POUVOIR POLITIQUE français, issu du suffrage universel direct, c'est-à-dire choisi par le peuple, doit contrôler LE POUVOIR MONETAIRE.L'Etat doit reprendre un pouvoir essentiel : le pouvoir de battre monnaie.
Oui...
Instit a écrit:
Enfin, j'aimerais présenter 4 mesures à prendre (si un jour les Républicains NONistes arrivent au pouvoir).La première mesure à prendre (si un jour les Républicains NONistes arrivent au pouvoir) : le pouvoir politique doit reprendre le contrôle de la monnaie de la France, le franc..
Je préfère pour ma part d'abord essayer de sauver l'euro, mais ca passe par au moins un mandat différent à la BCE . Voici ce que nous proposons:
Au niveau de la zone euro: 1 - Pour tout ce qui concerne le financement des projets collectifs de l'eurozone - et en particulier pour financer la mutation qu'exige le défi écologique ainsi que le virage technologique pour pallier l'épuisement de certaines ressources naturelles; pour financer la recherche, un enseignement ainsi qu'un système de santé de qualité gratuits et, en général, pour tout ce qui sera considéré démocratiquement comme nécessaire pour l'amélioration collective de la qualité de la vie de façon durable - la Banque Centrale Européenne (BCE) doit pouvoir être contrainte à une émission monétaire centrale, éventuellement sans échéance et sans intérêt, par décision des députés des pays de la zone euro du parlement européen sur demande soit de la commission, soit du conseil européen (c'est-à-dire les chefs d'Etat), soit des députés européens des pays de la zone euro. 2 - Les critères de Maastricht doivent être revus et permettre de soumettre au débat démocratique par exemple les propositions: a) les budgets des États doivent être équilibrés en "fonctionnement" + "amortissements" par la fiscalité. Nul État de la zone euro ne dvrait déroger à cette règle. b) les États peuvent faire financer leurs équipements (budget d'investissements) par un appel à création monétaire sans intérêt de la BCE. Néanmoins, les députés de la zone euro du Parlement Européen devraient disposer, à la majorité simple, d'un droit de veto concernant une demande d'un État s'ils estiment que le projet n'est pas fondé ou qu'il contredit les orientations générales de la politique européenne. c) les besoins d'investissements collectifs de l'eurozone doivent également pouvoir être financés par création monétaire sans intérêt de la BCELes statuts et la mission de la Banque Centrale Européenne doivent être revus en conséquence Au niveau national : A défaut de faire aboutir ce projet au niveau européen, d'opérer une reprise du droit collectif (national) d'émettre la monnaie, éventuellement par émission d'une monnaie complémentaire à l'euro , quitte à risquer une sortie de l'UE, non par anti européanisme mais pour se donner la possibilité de devenir le modèle qui inspirera les autres Nations.
Instit a écrit:
La deuxième mesure à prendre : relancer le plus vite possible la planche à billets pour revenir aux pièces et aux billets en francs.
Nous pronons au contraire la suppression des pièces et billets, afin que toute transaction soit "traçable"
Instit a écrit:
La troisième mesure à prendre : comme le Général De Gaulle l'avait fait le 2 décembre 1945, nationaliser les banques.
On peut encadrer, comme le propose Allais, le fonctionnement bancaire sans les nationaliser. Néanmoins au moins une banque doit être sous contrôle de l'Etat (comme l'était dans le temps le Trésor Public) HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.php?lng=fr&pg=21" http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.
&pg=21
Instit a écrit:
La quatrième mesure à prendre : interdire aux banques nationalisées de se comporter comme des banques privées. Une banque nationalisée est un service public. Une banque nationalisée doit servir l'intérêt général. Une banque nationalisée n'a pas à se comporter comme une banque privée. Par exemple, une banque nationalisée ne doit pas se comporter comme le Crédit Lyonnais dans les années 1980-1990..
D'accord ....
Dernière modification par AJH (19-09-2008 08:35:48)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#323 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4847" \l "p4847" 20-09-2008 09:53:49
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AJH écrit : " Je préfère pour ma part d'abord essayer de sauver l'euro, mais ca passe par au moins un mandat différent à la BCE . "Problème insoluble : pour donner un mandat différent à la BCE, il faut l'unanimité des 27. Or, de nombreux gouvernements disent et répètent qu'ils ne donneront JAMAIS un mandat différent à la BCE. Le plus opposé à un nouveau mandat pour la BCE est le gouvernement allemand, mais il y en a plusieurs autres.Chaque nation a son histoire. Nous n'y pouvons rien. C'est comme ça. De nombreux pays sont viscéralement obsédés par la stabilité des prix et ils ne voudront JAMAIS donner un nouveau mandat à la BCE.Il faut sortir de l'Union Européenne.
#324 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4848" \l "p4848" 20-09-2008 10:34:06
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Instit a écrit:
AJH écrit : " Je préfère pour ma part d'abord essayer de sauver l'euro, mais ca passe par au moins un mandat différent à la BCE . "Problème insoluble : pour donner un mandat différent à la BCE, il faut l'unanimité des 27. Or, de nombreux gouvernements disent et répètent qu'ils ne donneront JAMAIS un mandat différent à la BCE. Le plus opposé à un nouveau mandat pour la BCE est le gouvernement allemand, mais il y en a plusieurs autres.Chaque nation a son histoire. Nous n'y pouvons rien. C'est comme ça. De nombreux pays sont viscéralement obsédés par la stabilité des prix et ils ne voudront JAMAIS donner un nouveau mandat à la BCE.Il faut sortir de l'Union Européenne.
Oui, j'en suis tout à fait conscient et même plutôt d'accord, mais je crois qu'il faut donner une dernière chance sous forme d'un "chantage" et éventuellement d'un compromis, au moins pour la zone euro (pour les autres, y compris les anglais, on s'en fiche de leur avis)Mais ceci dit, il vaudrait mieux que l'euro explose de lui même... Peut être les italiens, qui ont le plus à gagner, le feront ils?Lécart entre les rendements des bons du Trésor à 10 ans italien et allemands est monté à 21,1 % le jeudi 18 septembre (la France est à 8%): INCLUDEPICTURE "http://sd-1.archive-host.com/membres/up/2107676425/200809192LIRDM.gif" \* MERGEFORMATINET On peut interpréter ceci en disant que la "lire virtuelle" est sur évaluée de 21% par rapport au "DM virtuel" ... pénalisant ainsi les exportateurs italiens
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#325 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4849" \l "p4849" 20-09-2008 10:44:37
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D'accord.Je n'ai aucune sympathie particulière pour deux économistes partisans de l'Union Européenne : Patrick Artus et Marie-Paule Virard. Ils sont des OUIstes et je les considère comme des adversaires politiques.En revanche, j'apprécie leurs livres (et aussi le vôtre, AJH !). Ils ont publié leur dernier livre " Globalisation : le pire est à venir " en mai 2008, éditions La Découverte. Le sous-titre :" Inégalités croissantes, gaspillage des ressources, spéculation financière, course absurde aux profits, et implosion de l'Europe ".Ils expliquent que chaque nation a son histoire, et surtout chaque nation a son économie. Dans les années qui viennent, chaque nation va mener sa politique en fonction des caractéristiques de son économie. Les économies des nations européennes vont de plus en plus diverger. L'Union Européenne va éclater.Sortons avant qu'il ne soit trop tard.
#326 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4854" \l "p4854" 20-09-2008 15:56:40
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Vous oubliez une chose, Instit...... l'Europe, tous ensemble sous l'Euro, affronte des problèmes sur les marchés internationaux. C'est la crise des subprimes et des autres instruments de "créativité" financière inventés surtout dans la zone anglo-saxonne (USA-GB) qui à plombé, par la crise de confiance sur la solvabilité de ces instruments, le cours du dollar face à d'autres monnaies et qui à comme contrepoids gonflé le cours de l'euro comme monnaie refuge alternative.Ceci se voit très clair lorsque le dollar remonte rien que juste après l'intervention de Fannie Mae et Freddy Mac, moment ou est rétablie la confiance pour les investisseurs/spéculateurs dans le dollar après le signal inéquivoque de la FED confirmant que ce serait le contribuable américain qui paierait finalement les pots cassés... eh, oui! Je n'ai pas suivi en parallèle les courses des quelques monnaies européennes qui ne sont pas intégrés dans l'euro, comme la livre anglaise, le franc suisse ou quelques-unes des monnaies nordiques, mais je suis prêt à parier que leur cours n'a pas tant monté face au dollar (parce-que n'étant pas perçues comme monnaies refuge) et que l'écart dollar-ces monnaies est toujours moins prononcé aujourd'hui que celui dollar-euro, même après le recul de cet écart les derniers jours.Demandez-vous ce qui se serait passé dans un scénario pareil mais sans l'euro et avec chaque monnaie nationale, franc français aussi tant que tous les autres, seule face aux turbulences. Vous croyez que le franc français aurait bénéficié du statut de monnaie refuge comme à fait l'euro (qui avec son envolée face au dollar nous à protégé du pire en atténuant l'effet de la hausse du pétrole au meilleur moment)? Vouloir renoncer à l´Euro, c'est argumentable... mais alors, donnez des arguments crédibles et ne dites pas que quelque chose ne ce serait pas passé sans l'euro SANS analyser ce qui pourrait avoir eu lieu dans ces mêmes circonstances si le franc français aurait été libre pour réagir selon les stratégies qu'aurait pu mettre en place la banque nationale française.Si avec l'euro on est dans la merde, l'alternative avec un franc français ne pourrait être meilleure qu'après avoir démontré qu'avec le franc on ne serait PAS dans la merde, et pas avant, peu importe combien on se plaint de ne pas avoir pu faire l'expérience avec le franc.Vous mentionnez quelques livres (que je n'ai pas lu, dommage, mais on peut extrapoler la tendance du contenu d'après leurs titres), mais vous ne mentionnez en rien en quoi euro oui, euro non aurait fait une quelconque différence (positive au cas d'avoir pu compter sur le franc, naturellement) dans la situation qu'ils décrivent.
#327 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4855" \l "p4855" 20-09-2008 16:30:44
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@NingúnOtroVous avez l'air de considérer que c'est un avantage que l'euro ait tellement monté face au dollar.Posez vous la question de savoir si le pétrole a tellement grimpé en dollar à cause de la demande (ou de la spéculation) ou parce que le dollar baissait par rapport aux autres monnaies? (le prix du pétrole suit quasiment instantanément le cours dollars/euros).Est ce que les Européens qui vivent dans des pays qui ne sont pas dans la zone euro sont plus "malheureux" que nous ? ... les Suisses, les Danois, les Anglais, d'autres ...Il n'est pas certain qu'avec un franc français l'alternative serait meilleure, mais l'inverse n'est pas certaine non plus : nos exportations seraient néanmoins plus "compétitives" (bien que je n'aime pas ce mot), nous éviterions peut être beaucoup de délocalisations (EADS ou les fabriquants automobiles, par exemple) et si le pétrole ou d'autres biens importés étaient relativement plus chers, pour ma part, je dirais tant mieux car ça nous obligerait plus vite à basculer sur des productions nationales ou alternatives.
Dernière modification par AJH (20-09-2008 16:31:52)
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Le crédit productif : le financement des grands projets par une banque nationalepar Hartmut Cramer HYPERLINK "http://solidariteetprogres.online.fr/Dossiers/Economie/Creditproductif.html" http://solidariteetprogres.online.fr/Do
uctif.html
Introduction
Le présent débat sur le Pacte de stabilité et le financement des grands travaux nécessite, plus que jamais, de réhabiliter les concepts de crédit productif et de banque nationale. En effet, comment pouvons-nous assurer, au moment où la croissance fait défaut et où les déficits se creusent, le financement nécessaire à ces grands projets d'infrastructure et à la réhabilitation de l'industrie, de l'agriculture et des services publics ? Il est clair en effet qu'une relance de l'économie demande un effort d'investissement à long terme axé sur la production plutôt que sur la consommation, ce qui ne peut être accompli que par le crédit productif. Ceci signifie qu'il faut faire appel à des investissement d'Etat et à des crédits fournis ou bien par une banque nationale ou, pour le cas de l'Europe actuelle, par une banque centrale européenne transformée et fonctionnant selon le principe d'une banque nationale. Qu'entend-on par là ? Une banque nationale augmente pour ainsi dire, par l'émission de nouveaux billets de banque, la quantité de crédit alloué à des investissements productifs dans l'infrastructure, l'agriculture, l'industrie, la recherche scentifique fondamentale et le développement de nouvelles familles de technologies. Elle émet ainsi du crédit à faible taux d'intérêt et à des fins rigoureusesement définies. Le grand argument contre ce type de système est qu'il crée de l'inflation. Mais ceci dépend entièrement de la manière dont le crédit est utilisé. Depuis 1998, les quantités d'argent injectées par les banques centrales dans le système financier international dans l'espoir de le renflouer dépassent l'imagination. Nous proposons au contraire de remettre entre les mains de gouvernements souverains le pouvoir de créer et de réglementer le crédit pour qu'il soit directement lié à la production physique. C'est pourquoi il faut s'assurer qu'une banque nationale ne soit pas, comme c'est présentement le cas de la Réserve fédérale américaine, laissée dans les mains d'une petite élite de puissants intérêts bancaires privés. Il faut au contraire qu'elle rende des comptes aux instances élues par la population. Les gouverneurs d'une telle banque ne doivent par conséquent pas être inféodés à ces intérêts financiers privés mais être choisis parmi des hommes d'expérience et de confiance provenant autant des secteurs de l'agriculture, de l'industrie, de la santé, de l'éducation, de la science et de la technologie, que ceux de la banque et de la finance en tant que tels. L'exemple de la première Banque nationale américaine, mise en place par Alexander Hamilton, le premier secrétaire au Trésor des Etats-Unis, dans le but de reconstruire l'économie de ce pays dévasté et surendetté par la Révolution contre le colonialisme et le libre-échange anglais, constitue la référence historique fondamentale. Nous préférons toutefois reproduire ci-dessous, en raison de la similitude de la crise actuelle avec la dépression des années trente et du danger que nous encourons, un discours prononcé par Hartmut Cramer lors d'une conférence de l'Institut Schiller le 23 mars 2003 à Bad Schwalbach, en Allemagne.
Lautenbach et le concept de création de crédit productifpar Hartmut CramerNous avons eu hier un aperçu impressionnant des fantastiques possibilités offertes par le Pont terrestre eurasiatique et les divers projets d'infrastructure qui lui sont rattachés, ce qui nous amène à poser cette question : « Qui va payer tout ça ? » C'est cette question simple mais absolument cruciale, que nous allons examiner ce matin. La réponse, en principe, c'est que nous avons besoin d'un nouveau système financier, un « nouveau Bretton Woods » tel que le définit Lyndon LaRouche. Dans ce contexte, je vous renvoie à son récent essai, Economie : la fin d'une illusion, à son programme infrastructurel d'urgence pour les Etats-Unis, connu sous le nom de « super-Tennessee Valley Authority », et à l'essai Le commerce sans monnaie, un panier de biens tangibles (voir HYPERLINK "http://solidariteetprogres.online.fr/Lyn/Reforme.html" note en bas de page *), rédigé en été 2000, dans lequel il traite du problème spécifique qui se posera entre le moment de l'effondrement physique ultime du système irrémédiablement failli du FMI et la mise en oeuvre effective du nouveau Bretton Woods. Pour des raisons de temps, je ne mentionnerai que les éléments fondamentaux de ces concepts. Dans Le commerce sans monnaie, LaRouche esquisse une stratégie en deux étapes pour une réforme monétaire globale. Attendu que la plus forte résistance à la mise en place d'un système monétaire stable viendra des Etats-Unis, écrivait-il à l'époque (prévision qui s'est avérée juste, eu égard à la guerre insensée menée actuellement contre l'Irak), toute réforme viable doit se dérouler « en deux phases successives, régionale et globale ». La première phase, en fait une réactivation de l'idée de Fonds monétaire asiatique, est conçue à la fois comme moyen de défense contre la guerre financière et comme moyen de promouvoir les échanges de biens physiques et les investissements à long terme, surtout entre pays asiatiques. Avec le temps, d'autres pays et d'autres régions du monde pourraient s'y joindre ou lancer des processus de coopération similaires. La deuxième étape consiste à créer un système financier global - le nouveau Bretton Woods de LaRouche. Comme tout système monétaire global efficace, ce nouveau système doit être protectionniste et dirigiste, à réserve or, basé sur des taux de change fixes et des contrôles de capitaux provisoires. Fort d'une « colonne vertébrale » solide donnant au gouvernement les moyens nécessaires pour combattre les attaques spéculatives et orienter l'économie dans la bonne direction - celle de la production - un Etat souverain peut alors utiliser les institutions financières adéquates existantes - ou en créer de nouvelles - pour émettre du crédit productif. Exemplaire à cet égard est le Kreditanstalt für Wiederaufbau (banque de reconstruction allemande) - c'est d'ailleurs le modèle que le gouvernement italien vient d'adopter pour lancer de grands projets d'infrastructures - qui s'est avérée un instrument très efficace pour l'émission de crédits publics illimités destinés à des objectifs productifs spécifiques au service de l'intérêt général. Le débat économique en AllemagneJe voudrais maintenant vous présenter cet instrument, si efficace, qui nous permettrait non seulement de réaliser de grands projets, créant de la richesse physique et des emplois pour tous, mais aussi d'accroître la productivité à l'échelle nationale et internationale, ce dans le cadre d'un nouveau Bretton Woods. Pour en donner un exemple concret, je vais ranimer le débat qui faisait rage en Allemagne au début des années 30, alors qu'il devenait chaque jour plus clair que, dans cette période de grande crise, toute continuation de la catastrophique politique déflationniste - clairement dictée par les puissances financières anglo-américaines - conduirait à la destruction de l'Etat, tandis que le parti nazi d'Hitler s'apprêtait à s'emparer du pouvoir.
J'ai choisi cet exemple car il met en lumière deux aspects qui sont d'une importance fondamentale pour nous aujourd'hui. D'abord, il nous prouve qu'il est possible, en principe, de surmonter une dépression à condition d'opter pour les bonnes solutions et d'y mettre la volonté politique nécessaire, ce qui a été prouvé par le président américain Franklin Roosevelt, dont la tradition est perpétuée aujourd'hui par LaRouche. Deuxièmement, à l'opposé, c'est la leçon à tirer de cette Allemagne du début des années 30, qui aurait pu emprunter cette direction mais ne l'a pas fait, avec les conséquences que nous connaissons.
Ironiquement, l'Allemagne disposait à cette époque de tous les moyens intellectuels nécessaires pour surmonter la crise, ce que le cofondateur du « système américain » d'économie politique, Friedrich List, aurait appelé le pouvoir mental ou capital intellectuel. Surtout, l'on trouvait dans toutes les associations et partis politiques d'excellents économistes qui étaient tous de fidèles disciples de List. Il existait même une « Société Friedrich List » qui n'était pas du tout un cercle de débats académiques, puisque ses membres - économistes, banquiers, industriels, hommes politiques et même membres actifs du gouvernement - intervenaient énergiquement sur le terrain économique et politique au niveau des discussions et du processus de décision. Au début des années 30, le problème principal en Allemagne - comme dans les autres pays européens et dans le monde - est le suivant : comment sortir de la Grande Dépression avant que le fascisme ne prenne le pouvoir ? En septembre 1931, la Société Friedrich List organise un séminaire secret à Berlin réunissant ses principaux membres - une trentaine de grands économistes, banquiers et hommes politiques - pour deux jours de discussion intense sur la façon dont l'Allemagne peut créer du crédit productif, les marchés internationaux ne lui fournissant aucun capitaux - du moins pas pour des projets productifs. Lors de ce séminaire, le Dr Wilhelm Lautenbach, à l'époque haut conseiller au ministère de l'Economie et l'économiste allemand dans la tradition de List de loin le plus compétent, présente un document innovateur au titre provocateur : « Les possibilités de relancer l'activité économique par l'investissement et l'expansion du crédit ». Avant de vous présenter le concept fondamental de ce document crucial, qui se révèle chaque jour plus précieux (c'est d'ailleurs pour cela qu'Helga Zepp-LaRouche a lancé, à l'occasion des dernières élections fédérales, sa « campagne Lautenbach » pour sortir de la crise actuelle), voyons qui était Wilhelm Lautenbach. Un économiste listienWilhelm Lautenbach reçut une éducation universelle. Né en 1891dans la région du Hartz en Allemagne du nord, il fréquente les lycées humanistes de Goslar et de Brunswick (la ville de Gauss), avant de s'inscrire à la célèbre université de Göttigen, où il étudie d'abord les mathématiques et les sciences exactes, avant de se spécialiser dans la science politique et le droit, qu'il étudie aussi à Genève et à Berlin. Sa formation scolaire et universitaire humaniste fera de lui non pas un expert de la « théorie de l'argent » ou du « monétarisme », mais un remarquable représentant de la tradition de l'économie physique héritée de Leibniz et Humboldt. C'est en effet un économiste brillant et un expert reconnu pour toutes les questions de crédit et de finance. Dans un curriculum vitae rédigé en 1941, retrouvé dans ses documents personnels aux Archives fédérales de Coblence, Lautenbach écrit que, dans ses diverses fonctions au ministère de l'Economie où il est entré après avoir obtenu son diplôme de docteur en Philosophie, en 1919, il a « à traiter de plus en plus de questions générales d'économie nationale, à tel point qu'à partir de 1924, je suis devenu le conseiller du secrétaire d'Etat et du ministre lui-même pour ces questions ». Comme en témoignent ses idées et son caractère exceptionnel, Lautenbach devient en quelque sorte la « conscience économique et politique » de l'Allemagne de Weimar qui, en raison des pressions politiques extérieures (traité de Versailles et réparations impossibles à payer - deux mesures similaires aux « conditionnalités » du FMI aujourd'hui), se trouve dans une situation extrêmement difficile. Après l'éclatement de la Grande Dépression, en octobre 1929, et surtout après la crise bancaire désastreuse de 1931 qui ébranle les fondements mêmes du système financier international, tout le monde comprend qu'il faut intervenir immédiatement et globalement. A la fin de l'année 1930, le chômage frappe plus de quatre millions de personnes et le parti nazi d'Hitler, qui n'était, avant 1929, qu'un groupuscule fasciste parmi d'autres, devient alors une menace très grave pour la fragile démocratie allemande. On voit déjà se profiler, pour l'hiver 1931, le spectre de 7 millions de chômeurs.
Le problème qui se pose alors est, somme toute, similaire à celui que nous connaissons aujourd'hui. Faute de résorber le chômage de masse par une relance globale et ciblée de l'économie physique, la société risque de sombrer dans le chaos économique, social et politique. Ce qui se traduit, concrètement, par l'arrivée au pouvoir du parti nazi qui, après l'adhésion de l'ancien président de la Reichsbank, Hjalmar Schacht, en 1930, voit croître son influence dans le domaine décisif de la politique économique et financière. C'est notamment le cas dans les centres financiers de Londres et New York dont Schacht est en quelque sorte l'« agent sur place », comme en témoignent ses lettres obséquieuses au puissant gouverneur de la Banque d'Angleterre, Montagu Norman, avec qui il s'entretenait quotidiennement par téléphone lorsqu'il dirigeait la Reichsbank. Montagu Norman dirigea pendant un quart de siècle la Banque d'Angleterre - de 1920 à 1945 - exerçant à ce titre plus de pouvoir sur la politique financière internationale que n'en a aujourd'hui le président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan.
Deux conceptions diamétralement opposéesDès les années 20, Lautenbach se pose comme l'adversaire irréductible de Schacht, car il ne peut y avoir de compromis entre leurs politiques économiques et financières respectives. L'approche purement monétariste d'« argent rare » promue par Schacht, qui était d'ailleurs strictement contrôlée, jusque dans les détails, par les intérêts financiers anglo-américains, étrangle de plus en plus la production, menaçant d'entraîner l'Allemagne dans la faillite économique et politique. Ce qui ne l'empêche cependant pas de changer son fusil d'épaule aussitôt après l'accession au pouvoir d'Hitler, en optant pour une variante non moins dangereuse du monétarisme, la politique de l'argent facile - destinée à couvrir les dépenses improductives pour le réarmement. Il les refinancera même à l'aide des junk bonds de l'époque, les traites mefo. À l'extrême opposé, Lautenbach prône, en ces années décisives, la relance de la production par des mesures appropriées, provoquant également une baisse du chômage. Pour reprendre ses propres termes : « J'ai présenté sans relâche à mes chefs, dès 1930, des mesures de création d'emplois à grande échelle, mais j'ai seulement obtenu qu'un exposé, conçu comme une proposition du gouvernement sur la création d'emplois, devienne l'objet d'une discussion à la Société Friedrich List en septembre 1931, peu avant la dévaluation anglaise à la demande du secrétaire d'Etat, Trendelenburg, et du directeur de la Reichsbank, Luther. Au départ, les participants à ce séminaire s'opposaient vigoureusement à l'idée fondamentale et à la dimension de ce projet, mais à la fin du séminaire, ils l'approuvèrent, à quelques exceptions près. Néanmoins, le projet disparut à nouveau, car le gouvernement n'avait pas le courage d'agir de manière décisive. » La réunion secrète de 1931Je voudrais maintenant évoquer cette réunion de la Société Friedrich List, qui s'est déroulée les 16 et 17 septembre 1931 dans l'immeuble de la Reichsbank, à Berlin, car elle donne réellement la clé du problème : le concept de « création de crédit productif » comme solution à la crise. Lautenbach, un haut fonctionnaire du ministère, comme nous l'avons vu, était l'orateur principal de cette réunion secrète d'une trentaine de personnes, à laquelle participaient le directeur de la Reichsbank, Luther, les secrétaires d'Etat Schäffer (Finances) et Trendelenburg (Economie), ainsi que de grands économistes et quelques hommes politiques et banquiers hauts placés. L'appartenance de tous les participants à la Société Friedrich List, fondée en 1925, souligne le poids politique de cette institution. Membre très actif de cette société, c'est pour deux raisons que Lautenbach a été choisi comme orateur principal de ce séminaire, convoqué à la hâte. D'abord, il jouit, bien au-delà de son ministère, d'une réputation d'« expert extrêmement perspicace et pas toujours commode en matière de politique monétaire et de crédit » et ensuite, il a développé depuis quelque temps des idées originales et même audacieuses concernant ce thème brûlant. Le seul titre de son document, que les participants n'ont reçu qu'au début de la réunion, est considéré à l'époque, à cause de la « dictature des réparations » de Versailles (on dirait aujourd'hui, la « dictature des critères » de Maastricht) comme politiquement scandaleux : « Possibilités de relancer l'activité économique grâce aux investissements et à l'expansion du crédit ». L'argumentation de Lautenbach est aussi scientifiquement brillante que claire. Il écrit : « Le moyen naturel de surmonter une urgence économique et financière (...) ne consiste pas à limiter l'activité économique, mais à l'accroître ». Il distingue deux types d'urgence : d'une part, les catastrophes naturelles et les périodes précédant ou suivant une guerre, où la nécessité d'accroître la production s'impose à l'évidence, et de l'autre, les urgences économiques et financières de dimensions nationales et internationales, où il est évident que « nous devrions et voulons produire plus. Mais le marché, seul régulateur de l'économie capitaliste, ne fournit pas de directives positives évidentes. » Pour résoudre ce problème, aussi grave à l'époque que maintenant, Lautenbach procède de la façon suivante. Après avoir rejeté les méthodes habituellement utilisées pour gérer une crise (réductions budgétaires, baisses d'impôts, coupes dans les dépenses publiques) comme totalement insuffisantes, voire « contre-productives » en période de dépression, puis ayant montré qu'il existe, dans un tel contexte, un excédent de « capacités productives inutilisées et de main d'uvre inemployée », dont l'utilisation productive est la « tâche véritable et la plus urgente de la politique économique », Lautenbach touche au coeur du problème. Cette tâche « est en principe simple à résoudre », affirme ce disciple de List, si l'Etat (l'Etat souverain, pourrait-on ajouter) crée « une nouvelle demande économique nationale » qui - c'est la condition essentielle - « représente un investissement dans l'économie nationale. On doit penser à des tâches comme des travaux publics ou subventionnés par l'Etat qui se traduisent par un accroissement de la valeur de l'économie et qui, dès le retour à des conditions normales, doivent de toutes façons être entrepris. » Dans ce contexte, Lautenbach pense d'abord à une infrastructure de transports. Là se pose la question décisive : « Puisque les capitaux à long terme ne sont disponibles ni sur le marché extérieur, ni sur le marché intérieur, comment peut-on financer de tels projets ? » Lautenbach rejette la réponse courante selon laquelle le manque de fonds interdit d'entreprendre « des travaux publics raisonnables en période de grande dépression », affirmant de manière désarmante : « La liquidité est avant tout une question organisationnelle technique. Les banques sont liquides lorsqu'elle trouvent un appui suffisant auprès de la Reichsbank. » Par conséquent, Lautenbach propose que la banque centrale accorde aux banques des « garanties de réescompte » sur les bons destinés au financement de « projets économiquement raisonnables et nécessaires ». Le même argument avait été utilisé, presque cent ans plus tôt, par le cofondateur du « système américain », Friedrich List - un combattant pour la vérité qui dut quitter l'Allemagne dans cette période sombre que fut la Sainte Alliance - dans son uvre maîtresse, Système national d'économie politique : « Le système de crédit public est une des plus belles créations de l'art de gouverner récent et une bénédiction pour les nations, pour autant qu'il sert de moyen de distribuer les coûts des réalisations et des efforts de la génération actuelle, qui ont un impact positif sur la nationalité entière pour toutes les époques futures, et garantissent son existence, sa croissance, sa grandeur, sa puissance, et un accroissement de ses pouvoirs producteurs sur plusieurs générations ; ça ne devient une malédiction que s'il sert de moyen à une consommation nationale inutile, et en ce sens, non seulement ne favorise pas le progrès des futures générations, mais leur dérobe à l'avance les moyens mêmes de réaliser de grands projets nationaux. (
) Aucun effort de la génération actuelle n'apporte un avantage spécial décisif et favorable, que l'amélioration des transports, vu que ces investissements accroissent extraordinairement les pouvoirs productifs de la génération future, dans une progression toujours croissante. » Comme List, Lautenbach estime que « l'effet stimulant de l'expansion primaire du crédit » destiné au financement de projets d'infrastructure a pour effet de relancer dans l'économie l'ensemble de la production. Le financement initial des projets d'infrastructure et d'investissements conduit à une conjoncture plus favorable pour l'ensemble de l'économie, le redémarrage des capacités de production inutilisées se traduit par un accroissement de la productivité, tandis que l'augmentation des recettes fiscales permet à l'Etat de gérer à long terme les crédits servant au pré-financement des projets. Lautenbach souligne aussi que les projets d'infrastructure financés à crédit n'ont aucun effet inflationniste. Ces projets sont « rationnels et totalement incontestables du point de vue économique », étant donné qu'ils permettent « une vraie formation de capital économique, dans un sens matériel ». Ce type de financement à crédit génère une valeur économique réelle - on assiste à une véritable création de valeur. Lautenbach n'oublie pas non plus l'effet multiplicateur productif qui résulte toujours de ce type d'investissements dans des projets intégrant les technologies les plus avancées, comme en témoigne l'exemple extraordinaire du projet Apollo, lancé par le président Kennedy afin d'envoyer un homme sur la Lune. C'est d'ailleurs pour cette raison que Lyndon LaRouche donne tant d'importance aux transferts de technologies dans son programme pour établir un nouvel ordre économique mondial. Au-delà, Lautenbach fait remarquer que l'expansion de la production se fait à une échelle et à un rythme proportionnellement plus grands que l'expansion du crédit. Sa conclusion - présentée, rappelons-le, devant l'élite économique et financière de l'Allemagne en 1931 - se lit à la fois comme un fervent appel à une politique économique « dirigiste productive » et comme une description presque prophétique des effroyables développements politiques qui allaient suivre : « Avec une telle politique d'investissement et de crédit, la disproportion entre l'offre et la demande sur le marché intérieur sera écartée et par conséquent on donnera à toute la production une direction et un but. En l'absence d'une telle politique, nous nous dirigerons inévitablement vers une désintégration économique et une rupture de notre économie nationale, à tel point que pour éviter une catastrophe politique interne à ce moment-là, nous serons obligés d'augmenter fortement l'endettement public à court terme dans le seul but de la consommation, tandis qu'aujourd'hui nous disposons encore des moyens, en utilisant ce crédit pour des objectifs productifs, de rétablir l'équilibre entre notre économie et nos finances publiques. » Occasion perdueComme on le sait, le gouvernement allemand n'ayant pas eu le courage d'agir de manière décisive, cette proposition innovatrice de Lautenbach fut écartée - avec les conséquences que l'on sait pour l'Allemagne, l'Europe et le monde. Rétrospectivement, il est clair que si le plan Lautenbach avait été immédiatement mis en oeuvre, il n'aurait laissé aucune chance à Hitler ni aux nazis. C'est une réalité que LaRouche et ses associés à l'échelle internationale ne cessent de répéter depuis des décennies, bien que toute discussion sur ce sujet soit politiquement taboue. Le protocole de ce séminaire secret de la Société Friedrich List ne fut publié que soixante ans plus tard, en 1991, et ce n'est qu'en novembre 2002 que le professeur Herbert Giersch, ancien directeur de l'Institut économique mondial de Kiel et ancien membre du groupe des « sages », mentionna dans un article qu'au début des années 30, un groupe d'économistes de toutes tendances, dont Lautenbach, avait élaboré un programme économique compétent qui aurait permis de stopper Hitler. Pourtant, en novembre 1932, même l'insuffisant « plan Papen » pour relancer l'économie engendra tant d'optimisme en Allemagne que les nazis perdirent plus de 2 millions de voix aux élections de novembre. Goebbels fit une dépression et Hitler parla de se suicider. La mise en oeuvre un an plus tôt du « plan Lautenbach » - incomparablement plus compétent - aurait tenu le pouvoir hors de portée des nazis. Ils reconnurent eux-mêmes immédiatement -Schacht et ses amis anglo-américains les premiers - que ce « plan Lautenbach » était de la dynamite politique. En juillet 1932, l'aile syndicale du parti nazi se présenta aux élections avec un programme économique de création d'emplois, qui faisait vaguement écho au concept de Lautenbach. Alerté par Schacht, Hitler ordonna aussitôt l'élimination de ce programme - bien que cette revendication d'apparence sociale ait fait gagner beaucoup de voix aux nazis, qui devint ainsi le parti le plus fort. En effet, le but de Schacht n'était pas de mettre Hitler au pouvoir pour qu'il lancer un programme de création de crédit productif, mais pour faire exactement le contraire - et c'est ce qu'il fera plus tard avec son programme de « canons au lieu de beurre ». Une tentative sérieuse sera néanmoins lancée pour réaliser le « plan Lautenbach » : en décembre 1932, le gouvernement von Schleicher, qui vient d'être formé, ordonne in extremis à la Reichsbank de mettre à disposition des crédits productifs pour des projets d'infrastructure. Mais Schacht mobilise immédiatement ses maîtres anglo-américains pour contrer ces mesures et d'importantes quantités d'argent affluent de l'étranger dans les caisses vides du parti nazi. Fin janvier 1933, von Schleicher est renversé et Hitler mis au pouvoir. Mais Schacht n'est pas encore satisfait, il a une vengeance personnelle à assouvir. A l'été 1934, il est de fait le ministre omnipotent des Finances et de l'Economie, ayant obtenu, après la prise de pouvoir d'Hitler, non seulement le poste de président de la Reichsbank, mais aussi, après une tristement célèbre intrigue, celui de ministre de l'Economie. Son premier acte officiel consiste à renvoyer Lautenbach de ce ministère, et c'est d'ailleurs le seul haut fonctionnaire qu'il licenciera. Pour se justifier, Schacht fait explicitement appel à une loi qu'Hitler avait fait adopter pour se débarrasser de hauts fonctionnaires indésirables. Parmi eux, il y avait bien sûr beaucoup de juifs, ce qui eut pour conséquence une importante « perte de cerveaux », étant donné qu'à l'époque, une bonne partie des professeurs, scientifiques et artistes étaient d'origine juive. L'exemple de RooseveltLe refus d'utiliser cet instrument qu'est la génération de crédit productif mena donc à des conséquences catastrophiques pour l'Allemagne. Par contre, l'efficacité de cet instrument fut démontrée aux Etats-Unis, sous forme du new deal du président Franklin Roosevelt qui, dès son entrée en fonctions le 4 mars 1933, lança un « plan Lautenbach américain », basé sur les principes du système américain. Après une réforme rigoureuse du système bancaire américain en faillite, menée à bien en quelques jours, Roosevelt accorda des crédits pour de grands projets d'infrastructure comme le développement de la Vallée du Tennessee (TVA), relançant ainsi l'économie physique. Lautenbach suivit avec grand intérêt la réalisation de son idée aux Etats-Unis, comme en témoigne ce discours qu'il prononça à Berlin en 1936 : « Depuis plus de quatre ans, on pratique aux États-Unis une politique d'octrois de crédits, mais il faut y distinguer deux périodes différentes, celle de Hoover et celle de Roosevelt. Elles sont différentes dans leurs objectifs, leurs moyens et leur réussite. » Herbert Hoover, selon Lautenbach, suivait une méthode purement monétariste et « espérait tout accomplir par l'effet de relance dû à l'argent à bon marché. Cette attente était illusoire à tous égards. » C'est le contraire de ce que fit Roosevelt, en présentant un « programme de crédit global », note Lautenbach. Même si son new deal n'était pas « exactement unifié, cohérent et clairement réfléchi, [il était] audacieux et correct dans sa démarche ». En outre, Roosevelt fit preuve de souplesse dans la réalisation de ce programme. Dans l'ensemble, sa politique basée sur la création de crédit productif eut un effet « inhabituellement bénéfique » sur l'économie américaine. « L'importance de ces mesures, conclut Lautenbach, est mise en lumière par le fait que ces projets géants comme le développement agricole et industriel de la Vallée du Tennessee - projets qui, à cause de leur générosité unique, ont une place unique dans l'histoire - ne constituent qu'une fraction minuscule du projet global de création d'emplois. Les succès de la politique de Roosevelt sont sans conteste très grands. » Aujourd'hui, nous pouvons certainement parvenir à un succès tout aussi grand, en réalisant le nouveau Bretton Woods, la super-Tennessee Valley Authority et le Pont terrestre eurasiatique de LaRouche, et, de cette manière, créer les conditions de la « paix par le développement ».
Chers amis, je ne saurais trop vous conseiller la lecture de HYPERLINK "http://www.amazon.fr/Syst%C3%A8me-national-d%C3%A9conomie-politique-Friedrich/dp/2070753409" ce livre littéralement passionnant de Frédéric List, "Système national d'économie politique" (Éd. Tel Gallimard, 1998) : c'est un grand livre, à faire connaître, comme arme décisive contre la sotte idéologie superstitieuse des libre-échangistes. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
#329 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4858" \l "p4858" 20-09-2008 20:16:49
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@AJHC'est un air, sujet à interprétation, et vous êtes donc libre de le croire ainsi, mais ce que je voulais dire c'est que la taille de la zone euro joue comme coussin d'amorçage des coups en mettant en commun toutes les forteresses des membres, sans oublier qu'il met aussi en commun toutes les faiblesses.Je n'ai point voulu toucher l'influence de la montée de l'euro, bien que j'ai dit que la montée était le résultat de reflux des masses d'inversions qui fuyaient un dollar dans lequel ils n'avaient pas confiance. C'est à dire, l'euro lui-même ne serait pas à la base de sa montée.J'ai bien dit que j'ignorais si l'écart qui s'était crée à était plus grand entre le dollar et l'euro ou entre le dollar et les autres monnaies européennes, la seule hypothèse que j'ai avancé, sans avoir d'évidences, est que cet écart devrait être plus grand entre le dollar et l'euro si cette dernière à été prise plus comme monnaie refuge que les autres monnaies européennes. Il se pourrait bien que l'écart envers une autre monnaie européenne comme la livre britannique soit plus grand, et alors on pourrait conclure que l'euro n'a pas été utilisée comme monnaie refuge. Je ne vois donc pas ou vous trouvez l'inspiration pour parler du bonheur/malheur des citoyens des pays européens hors zone euro.Ce qui me gène dans la supposition du fait que avec le franc français le résultat aurait pu être mieux, ... et même pire, c'est l'expression intrinsèque d'insolidarité, de replis sur soi sans regard pour la situation des autres. Peut-être que la France aurait fait mieux toute seule avec le franc dans cette crise-ci, mais est-ce qu'elle aurait fait mieux dans toutes les crises depuis que l'euro existe? Si elle aurait pu faire mieux dans ce cas-ci, n'oubliez vous quand-même pas qu'elle se trouve dans une position de départ particulière avec l'aide (ou peut-être malgré l'obstacle) d'être part de l'euro?Vous citez la situation entre autres des délocalisations d'EADS, mais êtes-vous conscient du fait que sans l'euro EADS n'aurait peut-être jamais existé pour avoir l'occasion de délocaliser? Délocaliser ne se fait pas exclusivement pour bénéficier de monnaies moins chères pour l'exportation... la plupart de la raison est le prix de la main d'uvre et les contraintes d'espace et de législation environnementale et fiscale... très importantes pour entre autres les fabricants d'automobiles.Je suis moi aussi favorable à des productions nationales alternatives, mais pas à cause du prix prohibitif des importations du pétrole, des biens d'investissement ou ceux de consommation, mais parce-que les productions nationales permettent de payer des salaires socialement performants (au moins, je voudrais espérer qu'on paierait un travailleur national pour une quantité d'heures qui exclurait qu'il puisse gagner quelque chose de plus autre part assez pour qu'il puisse vivre du travail qu'il fait, et qu'on n'ait point besoin d'importer des immigrés qui veulent bien se contenter d'un niveau de subsistance sub-standard en rapport à celui qui est normal dans la zone ou en plus on lui demandera de s'intégrer -sans lui en donner assez de moyens!). Ceci demanderait le retour du protectionnisme, pour empêcher la concurrence déloyale d'importation à prix de dumping dans la zone, mais possibiliterait aussi d'utiliser les revenus des taxes à l'importation pour éviter ce dumping pour améliorer directement la situation des travailleurs producteurs de ces produits au lieu de mettre toute la différence entre le cout de production du produit et le prix de vente équitable dans la zone euro dans la poche à bénéfices du patron producteur. Je sais, ce ne sont que des idées, avec des difficultés à surmonter avant de pouvoir être appliquées... mais le dumping social issu du fait que les personnes n'arrivent plus à se financer une journée de vie avec les revenus de ce qu'ils produisent dans une journée doit être évité cout que cout. Aussi le fait que beaucoup de taches qui devraient être faites pour garder notre environnement etc. ne puissent être abordés pour cette même cause.La situation est très complexe, et il faut éviter de réfléchir d'une manière fractionnaire en oubliant les rapports de cause-effet de l'objet de notre conversation avec tout le reste si on ne veut pas arriver à des conclusions qui SEMBLENT logiquement saines mais qui sont impossibles à intégrer dans la maille épaisse que forment toutes les circonstances et les faits ensemble pour former la réalité.
#330 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4859" \l "p4859" 21-09-2008 00:08:07
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En effet, comment pouvons-nous assurer, au moment où la croissance fait défaut et où les déficits se creusent, le financement nécessaire à ces grands projets d'infrastructure et à la réhabilitation de l'industrie, de l'agriculture et des services publics ? Il est clair en effet qu'une relance de l'économie demande un effort d'investissement à long terme axé sur la production plutôt que sur la consommation, ce qui ne peut être accompli que par le crédit productif.
Que l'analyse et les solutions livrées dans le discours de Cramer dont l'extrait ci-dessus est représentatif soient justes ou pas du point de vue purement économique, je crains fort qu'elles n'ignorent complètement un nouveau paramètre qui a fait irruption avec fracas dans l'équation globale ces dernières années : la reconnaissance (tardive) de l'incontestable dégradation de l'environnement et de la diminution des ressources au niveau mondial, dont nous ressentons tous les premiers effets depuis dejà longtemps.Ce texte qui résonne des échos poussiéreux d'un 19e siècle ignorant et aveugle et d'une première moitié du 20e siècle de plus en plus obsédée par le matérialisme et le profit et refusant toute remise en question des doctrines établies semble ignorer totalement la dimension humaine, et plus particulièrement éthique et philosophique, des problèmes auxquels nous sommes confrontés depuis plusieurs décennies.En posant le problème d'un strict point de vue économique, en envisageant de "grands projets d'infrastructure" et un "effort d'investissement à long terme axé sur la production", Cramer semble oublier une réalité qui crève pourtant les yeux : nous ne sommes plus au début du 20e siècle, ni même ce qui est plus grave dans le contexte mondial qui était celui du début du 20e siècle.Le véritable enjeu aujourd'hui n'est ni plus ni moins que la survie de l'humanité dans des conditions décentes, laquelle passe notamment par une gestion draconnienne des ressources à l'échelle planétaire, et donc par un contrôle extrêment strict du couple production-consommation et non par une relance frénétique (je serais même tenté de dire "hystérique") de la production (avec ses conséquences pourtant inévitables sur un niveau de consommation déjà trop élevé).Si ces "grands projets" tournent autour du développement durable, tels qu'un plan de développement massif des transports "verts" et des énergies propres et renouvelables, ils sont effectivement plus que nécessaires : ils sont vitaux. En revanche, s'il s'agit de bétonner quelques centaines de kilomètres d'autoroute supplémentaires, çe ne mènera nulle part.C'est d'un changement complet de paradigme que l'humanité a besoin, et cette nécessité semble totalement et tristement absente du discours de Cramer.Il est plus que temps que les détenteurs du pouvoir politique (et avec eux l'ensemble des habitants de la planète) se rendent compte que la protection de l'environnement au sens large c'est-à-dire les mesures nécessaires à la survie de l'humanité ne peut être subordonnée à des critères économiques de rentabilité. Quand il y a le feu à la maison, on ne s'interroge pas de savoir combien va coûter l'intervention des pompiers.Mais je doute fort, au vu de l'enterrement officiel du Grenelle de l'environnement auquel nous sommes en train d'assister, que ceux qui, aujourd'hui, choisissent quels sont les « projets économiquement raisonnables et nécessaires », aient pris conscience de cette nécessité vitale.
Dernière modification par Candide (21-09-2008 00:09:39)
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#331 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4860" \l "p4860" 21-09-2008 09:47:45
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NingúnOtroJe ne puis répondre aux 5 premiers paragraphes et personne ne le peut (que se serait-il passé "si" ...)Pour le suivant, je suis partisan d'un certain retour à un protectionnisme ... proposons ce que propose Allais, par exemple: que 80% d'une production possible le soit localement dans une même zone économique ( France ou pays limitrophes afin d'éviter les transports) et que 20% puissent être importés par mise aux enchères entre importateurs ... (les pourcentages doivent s'entendre en quantité et non en valeur)
Dernière modification par AJH (21-09-2008 10:03:27)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#332 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4861" \l "p4861" 21-09-2008 10:01:09
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@ CandideD'accord avec vous... bien que je sois aussi d'accord sur le financement des grands projets par une banque nationale ( émission monétaire centrale).D'une manière générale je n'approuve pas les idées de développement sans limite (scientiste) prônées par Cheminade, même si je suis d'accord avec lui sur beaucoup de sujets monétaires.Je suppose que vous (tous) connaissez HYPERLINK "http://terresacree.org/ressources.htm" http://terresacree.org/ressources.htmEt j'en profite, sur le sujet des "limites de la croissance" pour signaler l'adresse d'un article finalisé cet été ( analyse du livre de Meadows "the 30 year update" paru en 2003, suite du premier article analysant son livre de 1973) : HYPERLINK "http://www.societal.org/docs/cdr2.htm" http://www.societal.org/docs/cdr2.htm.. il n'y a pas beaucoup de solutions si nous voulons (collectivement) éviter l'iceberg...
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#333 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4862" \l "p4862" 21-09-2008 11:13:50
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Chers Candide et André-Jacques,Je suis tout à fait d'accord avec vous : la croissance pour la croissance, le progrès pour le progrès, ressemblent à des folies, et notre environnement ne tardera pas à nous imposer violemment ses limites physiques. Ce point de désaccord est aussi pour moi une divergence assez profonde avec le mouvement Solidarité et Progrès, malgré l'immensité de ressources intelligentes que je trouve chez eux.Cependant, toute la mécanique monétaire qui nous permettrait d'être moins gaspilleurs, plus efficaces dans la satisfaction des besoins élémentaire de tous les hommes, reste efficiente et opérationnelle, il me semble. C'est donc avec des lunettes actuelles que je lis ces textes anciens, qui continuent à porter, je trouve, des clefs d'émancipation oubliées.Cher NingúnOtro,Soyez gentil : n'accusez pas systématiquement de "repli sur soi" ceux qui cherchent à SORTIR d'une machine à broyer les individus, d'un système d'institutions antidémocratiques, je dis bien antidémocratiques, c'est-à-dire voulues et conçues précisément pour détruire les démocraties nationales (haïes par les industriels et les banquiers), un système qui est manifestement construit contre nous et pas pour nous. On constate tous les jours (c'est un fait) que l'Europe n'est pas un bien en soi et qu'elle peut même, comme beaucoup d'empires, être un mal absolu au regard du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Cette accusation récurrente de xénophobie et de nationalisme étroit est insultante. Merci de le comprendre. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
#334 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4863" \l "p4863" 21-09-2008 11:19:07
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D'accord Étienne INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#335 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4864" \l "p4864" 21-09-2008 12:27:17
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Cher Étienne,Je suis plus gentil que ce que je peux me permettre d'être compte tenu des circonstances... par nature philosophique, parce-que j'ai l'impression de comprendre globalement le problème auquel nous devons faire face. Je suis cruellement conscient du fait que je ne peu faire grand chose d'autre que penser, tout seul. C'est pour cela qu'il ne me reste pas d'autre alternative que d'essayer de convaincre d'autres gens du fait qu'ils doivent penser plus, plus vite, plus profondément, ET SURTOUT AGIR. Agir, pas seulement une fois qu'on à pensé la bonne solution finale pour mettre en place celle-ci, mais aussi agir pour conquérir une visibilité, être un phare sur lequel d'autres puissent s'orienter pour nous rejoindre dans l'effort ou même puiser de la force pour continuer avec leurs propres efforts en sachant qu'ils ne se trouvent pas seuls, au lieu d'abandonner victimes du désespoir devant la réalisation qu'ils n'arriveront jamais à faire quelque chose d'utile avant que cela ne soit trop tard avec leurs seules forces (je pense surtout à des solutions envisageables mais qui demanderaient un effort plus étendu dans le temps qu'ils n'ont de espérance de vie disponible pour le fournir, cet effort, dans la situation trop souvent réelle qu'ils ne trouvent personne d'assez enthousiaste pour garantir la pérennité des projets avant leur mort, voire même leur déclin productif).Nous ne pouvons convaincre personne de faire plus qu'il ne fait déjà si nous ne questionnons pas les assomptions que celui-ci utilise pour déterminer qu'il fait déjà tout ce qu'il peut, ou même tout ce qu'a à droit à demander de lui une quelconque autorité légale, civique, morale ou autre.J'en conviens, ce n'est pas très commode d'être interpellé par quelqu'un qui vous dit que vous ne faites pas assez, ou que vous vous trompez dans les assomptions que vous prenez comme base pour vos efforts. Même quand au lieu de vous dire que vous avez carrément tort, on vous invite à réfléchir plus profondément et à trouver par vous-mêmes ou et comment vous pouvez perfectionner ou corriger vos raisonnements pour être plus productifs dans la recherche d'actions envisageables et de solutions possibles.Réaliser que le problème est global, à l'échelle Terre, et vous inviter tous à tenir compte de ce fait, pour que même en pensant des solutions partielles pour une zone géographique comme l'Europe, ou encore plus petite, la France, vous n'oubliez pas que ces solutions doivent être compatibles avec l'entourage plus ample et s'intégrer sans trop de incohérences avec une solution plus globale envisageable au lieu de créer encore plus de problèmes pour la possibilité qu'une telle solution globale soit possible... cela ne peut se confondre avec une accusation récurrente de xénophobie et de nationalisme étroit et être perçue comme insultante que si on actue avec une charge de préjudices envers l'action d'autrui telle que le réflexe défensif est exagéré.Je me sens donc dans le devoir de vous dire que je comprends parfaitement pourquoi vous me demandez de comprendre ce que vous me demandez, ou au moins je pense avoir une hypothèse raisonnable pour comprendre cela, qui peut s'avérer moins précise qu'une autre hypothèse possible aussitôt que vous m'aurez fourni des données additionnelles qui déligitiment mes assomptions initiales. Je préfèrerais mille fois que vous en soyiez capables.J'ai, entre autres, jeté un coup d'il sur le document cdr2.htm que AJH propose à Candide... et j'y ai trouvé manquante une hypothèse de travail fort hypothétique mais pas du tout écartable sauf par naïveté ou auto-censure vues les circonstances... la perspective de la survie à plus long terme en limitant ACTIVEMENT (cela peut se faire par action ou par omission) le nombre total d'humains qui auraient besoin de ressources non-renouvelables.Ce n'est pas une blague... on laisse bien mourir des milliers d'enfants et autres de faim et de maladie partout dans le monde, quand on ne déplace pas carrément le théâtre d'opérations de nos guerres à des lieux ou les victimes civiles semblent être plus voulues que celles des combattants, on n'organise pas nous les guerres qu'ils se livrent entre eux, on leur rend inviable l'accès à des médecines existantes par le seul moyen d'en fixer un prix prohibitif sans connexion avec les coûts de production et défendre à outrance les droits des patentes...C'est une guerre cynique non-déclarée qui se livre sous nos yeux tous les jours...... et nous n'osons même plus penser qu'elle est livrée parce que notre égoïsme nous empêche de le reconnaître... nous jouissons de notre situation actuelle seulement parce que nous acceptons que ce soient des autres qui souffrent. La propagande se charge bien de nous inoculer le fait que pour une raison ou une autre -pas la même peau, pas la même religion, pas la même langue, etc. ce ne sont pas des humains avec les mêmes droits que nous autres heureux appartenants à la culture occidentale... c'est des subhumains qui osent même se révolter et être nuisibles en ayant le toupet de devenir des terroristes.Voilà que je fais encore des cercles autour de ce que vous considérez une accusation récurrente de xénophobie et de nationalisme étroit.Je sais que ce n'est pas ce que vous sentez, et que vous n'aimerez pas qu'on vous le présente comme je le fais... mais il faut bien que quelqu'un vous fasse réfléchir d'une manière plus globale...Merci aussi de le comprendre.NingúnOtro.
#336 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4866" \l "p4866" 21-09-2008 14:56:17
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AJH écrit : " Je ne puis répondre aux 5 premiers paragraphes et personne ne le peut (que se serait-il passé "si" ...). Pour le suivant, je suis partisan d'un certain retour à un protectionnisme. "AJH, vous êtes partisan d'un certain retour à un protectionnisme ?100 % des gouvernements des 27, et 80 % des parlementaires des 27, ont voté OUI au traité de Lisbonne. Or, que dit le traité de Lisbonne ?« Par l'établissement d'une union douanière conformément aux articles 28 à 32, l'Union contribue, dans lintérêt commun, au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs, ainsi qu'à la réduction des barrières douanières et autres. »Traité sur le fonctionnement de lUnion européenne, Cinquième partie, Titre II, Article 206, page 152. HYPERLINK "http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rap-info/i0439.pdf" http://www.assemblee-nationale.fr/13/pd
/i0439.pdfEn clair : en 2008, 100 % des gouvernements des 27, et 80 % des parlementaires des 27, ont voté OUI à un traité libre-échangiste.Conclusion : l'Union Européenne est fondamentalement pour le libre-échangisme mondial généralisé. Si la France veut instaurer un certain protectionnisme, la France doit sortir de l'Union Européenne.
#337 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4868" \l "p4868" 21-09-2008 15:07:41
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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@InstitVous avez raison ... mais je préférerais que le Traité de Lisbonne ne soit pas appliqué (ou modifié sur ce point... et sur d'autres) afin d'éviter une sortie qui serait traumatisanteJe pense néanmoins que s'il est encore possible d'avoir une Europe viable, ça ne pourra être qu'une europe à 2 vitesses (zone euro et hors zone euro), et qu'au sein de l'eurozone les règles fiscales ou sociales soient identiques, en plus évidemment du rôle de la BCE et des banques centrales... après, on pourra voir!Mais comme je ne crois pas que ce "machin" puisse fonctionner, je pense qu'effectivement on devrait se retirer de l'Europe après avoir posé nos conditions si elles sont refusés (L'Europe a plus besoin de nous - parapluie nucléaire - que nous d'elle)La Suisse n'en fait pas partie et les habitants n'en sont pas pour autant plus malheureux...Mais pour ce que j'en dis, n'ayant aucun pouvoir .... il y a peu de chance que les politiques suivent cette voie!
Dernière modification par AJH (21-09-2008 16:23:15)
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#338 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4872" \l "p4872" 21-09-2008 22:47:43
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André-Jacques,Ne vous méprenez pas : je suis aussi entièrement d'accord sur l'idée d'un financement des grands projets par une banque nationale (et pour le rétablissement de la souveraineté des banques nationales en matière d'émission monétaire). Le tout est de ne pas se tromper de "grand projet". Cher Étienne,OK pour les "lunettes actuelles". Il convient de les garder à portée de main en toutes circonstances.NingùnOtro,
J'ai, entre autres, jeté un coup d'il sur le document cdr2.htm que AJH propose à Candide... et j'y ai trouvé manquante une hypothèse de travail fort hypothétique mais pas du tout écartable sauf par naïveté ou auto-censure vues les circonstances... la perspective de la survie à plus long terme en limitant ACTIVEMENT (cela peut se faire par action ou par omission) le nombre total d'humains qui auraient besoin de ressources non-renouvelables.Ce n'est pas une blague... on laisse bien mourir des milliers d'enfants et autres de faim et de maladie partout dans le monde, quand on ne déplace pas carrément le théâtre d'opérations de nos guerres à des lieux ou les victimes civiles semblent être plus voulues que celles des combattants, on n'organise pas nous les guerres qu'ils se livrent entre eux, on leur rend inviable l'accès à des médecines existantes par le seul moyen d'en fixer un prix prohibitif sans connexion avec les coûts de production et défendre à outrance les droits des patentes...C'est une guerre cynique non-déclarée qui se livre sous nos yeux tous les jours...... et nous n'osons même plus penser qu'elle est livrée parce que notre égoïsme nous empêche de le reconnaître... nous jouissons de notre situation actuelle seulement parce que nous acceptons que ce soient des autres qui souffrent. La propagande se charge bien de nous inoculer le fait que pour une raison ou une autre -pas la même peau, pas la même religion, pas la même langue, etc. ce ne sont pas des humains avec les mêmes droits que nous autres heureux appartenants à la culture occidentale... c'est des subhumains qui osent même se révolter et être nuisibles en ayant le toupet de devenir des terroristes.Voilà que je fais encore des cercles autour de ce que vous considérez une accusation récurrente de xénophobie et de nationalisme étroit.Je sais que ce n'est pas ce que vous sentez, et que vous n'aimerez pas qu'on vous le présente comme je le fais... mais il faut bien que quelqu'un vous fasse réfléchir d'une manière plus globale...Merci aussi de le comprendre.
Vous n'êtes pas seul à vous interroger sur ce sujet. Nous avons déjà abordé cette question dans ce forum, dans la discussion "Quel PIB, croissance ou décroissance ?", à laquelle vous pouvez vous reporter.
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#339 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4873" \l "p4873" 22-09-2008 01:57:32
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Le plan américain de soutien aux banques : "monstrueux", selon Stiglitz HYPERLINK "http://www.7sur7.be/7s7/fr/2402/Crise-boursiere/article/detail/423171/2008/09/20/Le-plan-americain-de-soutien-aux-banques-monstrueux-selon-Stiglitz.dhtml" http://www.7sur7.be/7s7/fr/2402/Crise-b
litz.dhtml
"On met les placements à risque entre les mains des contribuables": comme aucun investisseur privé ne veut des placements à risque, "on les colle au contribuable, c'est monstrueux", a jugé le prix Nobel d'économie 2001.Le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz a estimé "monstrueux" l'exposition des contribuables américains par le plan de soutien massif au secteur bancaire annoncé par Washington, dans un entretien à paraître dimanche dans un quotidien allemand.Ce plan "n'est qu'une solution à court terme", a-t-il déclaré au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung (FAS) dans un entretien diffusé samedi soir. "On met les placements à risque entre les mains des contribuables": comme aucun investisseur privé ne veut des placements à risque, "on les colle au contribuable, c'est monstrueux", a jugé le prix Nobel américain 2001.Joseph Stiglitz voit dans la crise actuelle "la fin d'un modèle économique désastreux" et "la fin de l'idéologie selon laquelle les marchés libres et dérégulés fonctionnent toujours". Selon lui, le système financier américain tout comme le gouvernement du pays ont perdu leur crédibilité.Pour désengorger le système et ramener la stabilité sur les marchés, le gouvernement veut racheter aux banques et aux institutions financières des actifs "non liquides" dont personne ne veut plus et qui sont à l'origine de l'une des plus graves crises à Wall Street depuis la Grande dépression de 1929, explique-t-il.Selon ce plan transmis au Congrès vendredi soir, l'administration américaine met 700 milliards de dollars sur la table pour enrayer la crise de confiance des marchés financiers. (belga/7sur7)
#340 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4874" \l "p4874" 22-09-2008 02:02:02
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
LE PORTAIL DU PROTECTIONNISME HYPERLINK "http://www.solidariteetprogres.org/sp_Protectionnisme.php3" http://www.solidariteetprogres.org/sp_P
nisme.php3Un très beau début que ce nouveau portail, avec de nombreux documents utiles et deux films passionnants : Firewall et surtout 1932Bonne nuit, mes amis INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
#341 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4908" \l "p4908" 26-09-2008 22:05:09
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Bonjour,Alors que la France et l'Italie commencent à envisager un nouveau Bretton Woods, je me renseigne sur ces accords sur wikipedia. La fin de cette article m'intrigue : HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Bretton_Woods" http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Bretton_WoodsQue pense M. Holbecq de la critique de R. Triffin? Et en quoi devrait diverger ce "nouveau" Bretton Woods?Autre question : L. LaRouche prône un "système de crédit plutôt que système monétaire". Des crédits... à quels taux...? J'aimerais quelques précisions à ce sujet, ainsi que l'avis de M. Holbecq.Je trouve aussi que les propositions de M. LaRouche manquent cruellement d'une prise en compte sérieuse des problèmes environnementaux actuels. Tout comme la politique économique néo-libérale, c'est se tirer une balle dans le pied...Merci d'avance.
Dernière modification par Nicodemus (26-09-2008 22:05:30)
#342 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4912" \l "p4912" 27-09-2008 12:40:19
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Les propositions qui ressortent de ces 2 films ne me semblent pas très intéressantes, mais c'est vrai qu'elles se rapprochent des idées développées ici.Ce qui est intéressant, mais à prendre avec des pincettes je pense, c'est la vision de l'enchainement des faits qui placent beaucoup de responsabilités sur l'oligarchie britannique. Il faudrait des preuves de tout ce qui est avancé et une confrontation contradictoire avec des historiens.
#343 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4915" \l "p4915" 27-09-2008 14:49:50
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=76" Candide
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Une proposition qui me semble intéressante, dans la droite ligne des Mocries... HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=784" \l "comment-7325" http://www.pauljorion.com/blog/?p=784#comment-7325
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#344 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4919" \l "p4919" 27-09-2008 16:43:23
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Si jai bien compris larticle du WSJ en ligne (MarketWatch) daté de vendredi après-midi, la Chine vient dautoriser
la vente à découvert, afin de booster les gains de son secteur financier ! On croit rêver...
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#345 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4921" \l "p4921" 27-09-2008 17:01:45
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Mais non, Candide... c'est une question de COMPÉTITIVITÉ...Tant qu'on reste adepte à cette logique... on ne peut interdire à ces propres pions ce dont bénéficient les pions des autres, sous peine de permettre que les autres soient plus compétitifs que les votres... et que vous perdiez la course de l'acumulation des ressources. Parce-que c'est cette acumulation qui permettra aux autres de vouys battre.C'est la course folle à la compétitivité débridée qu'il faut abolir si nous voulons avoir une chance de survivre cette folie.Et malheureusement, cela ne pourra se faire que pour TOUT LE MONDE, c'est à dire MONDIALEMENT, et au même temps...Le seul autre arrangement possible, ce serait un monde MULTI-POLAIRE ou des coalitions majoritaires de fortune seraient capables d'imposer leur supériorité temporelle pour obliger les plus puissants mis en minorité à acepter des limites à leurs actions égoïstes.C'est pour cela que je me bats pour que l'Europe soit un joeur indépendant dans l'arène mondiale... avec une âme sociale, et pas un appendix qui grossit la toute-puissance neo-con de l'administration etats-unienne au service de ces multinationales. C'est pour cela que je me bats POUR l'Europe que je veux sociale, mais pas pour l'Europe que veut l'élite politique et économique actuelle.Faudra réussir si nous voulons être exemple à suivre et phare porteur d'espoir pour les citoyennetés etats-uniennes et maintenant il parait aussi, les citoyennetés chinoises (au plus des russes, des africaines, etc.).Ceux qui oeuvrent contre nous nous comblent d'inutilités agrèables pour pervertir notre détermination...
#346 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4922" \l "p4922" 27-09-2008 17:16:28
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=76" Candide
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4922" \l "p4922" Message n°4922
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Mais je suis bien d'accord sur la nécessité impérieuse et urgente d'une action concertée au niveau mondial.Ce que je trouve effarant dans la mesure chinoise c'est qu'elle est prise au moment même où la technique qu'elle autorise vient de démontrer non seulement ses limites mais aussi ses dangers pour le système financier qu'elle est censée aider à se développer...Cela dit, si cette technique peut avoir les mêmes effets désastreux en Chine, ce serait un mal pour un bien, car cela accélérerait peut-être la remise à plat que nous appelons de nos vux...
Dernière modification par Candide (27-09-2008 17:18:18)
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#347 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4925" \l "p4925" 27-09-2008 18:31:12
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
Nicodemus a écrit:
Bonjour,Alors que la France et l'Italie commencent à envisager un nouveau Bretton Woods, je me renseigne sur ces accords sur wikipedia. La fin de cette article m'intrigue : HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Bretton_Woods" http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Bretton_WoodsQue pense M. Holbecq de la critique de R. Triffin? Et en quoi devrait diverger ce "nouveau" Bretton Woods?Autre question : L. LaRouche prône un "système de crédit plutôt que système monétaire". Des crédits... à quels taux...? J'aimerais quelques précisions à ce sujet, ainsi que l'avis de M. Holbecq.Je trouve aussi que les propositions de M. LaRouche manquent cruellement d'une prise en compte sérieuse des problèmes environnementaux actuels. Tout comme la politique économique néo-libérale, c'est se tirer une balle dans le pied...Merci d'avance.
BonjourJ'ai répondu sur le blog, mais je recopie ci dessous, ce sera plus facile ici:J'avoue que je n'ai aucune connaissance concernant la thèse de Triffin.. mais il y a eu tellement d'analyse différentes sur ces accords INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Autant je suis d'accord dans l'ensemble avec les propositions de Cheminade concernant la nécessité d'une remise à plat du système monétaire, autant j'ai des difficultés à comprendre la prose de LaRouche, et franchement, je n'arrive pas à suivre ses propos "abscons". "Système de crédit" plutôt que "système monétaire" ? mais nous sommes actuellement dans un système monétaire basé sur une pyramide de crédits plus ou moins "pourris".Quand à un nouveau Bretton Woods, si j'estime également qu'il est nécessaire de revoir et s'accorder mondialement sur un système de change (faudrait-il adopter une proposition similaire à celle rejetée à Bretton Woods, le "bancor" de Keynes ?) et de commerce international, je ne suis fondamentalement pas d'accord avec les propositions Solidarité et Progrès qui, comme vous le dites bien, "manquent cruellement d'une prise en compte sérieuse des problèmes environnementaux actuels" et prônent une "fuite en avant" dans la production, la consommation, le nucléaire, la population, les transports, les échanges, etc...Je rajoute que la base d'un accord concernant le commerce international (lié bien évidemment à la monnaie) a déjà été proposé: c'est la charte de La Havane que les américains, à l'époque, ont refusé de signer; HYPERLINK "http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=CharteLaHavane" http://wiki.societal.org/tiki-index.php
teLaHavane
Dernière modification par AJH (27-09-2008 18:32:24)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#348 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4929" \l "p4929" 28-09-2008 01:57:03
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=429" Nicodemus
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HYPERLINK "mailto:nicodemusss@hotmail.fr" e-mail
Merci pour la réponse INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Pourriez-vous développer l'idée du "bancor"? Car un système bancaire mondial, dans la conjoncture actuelle... je tique un peu... ^^J'ai fait le tour aujourd'hui des quelques mouvements anti-néolibéralistes qui veulent une complète refonte du système économique mondial... Ce que je trouve dommage, c'est que tant de personnes se dispersent sur des problèmes annexes - même si ces problèmes sont effectivement importants - en proposant des programmes regroupant tous les pans de l'économie mondiale, européenne ou simplement française, et ce dans plusieurs mouvements différents. J'ai l'impression que le message principal ne peut finalement pas passer. Ce que je retire de ma recherche, c'est que la France est endettée depuis que l'Etat a perdu son droit d'emprunter à la Banque de France (1973 il me semble), emprunts sans intérêts vu que l'Etat était seul actionnaire de la Banque de France.Ne serait-il pas plus utile de s'unir pour exiger l'annulation de cette réforme?Après, je suis bien conscient que le fond du problème réside dans le rôle des banques dans l'économie mondiale, les réserves fractionnaires et ce genre de choses... Mais ne vaudrait-il pas mieux qu'on s'attaque au problème étape par étape?
Dernière modification par Nicodemus (28-09-2008 02:15:39)
#349 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4935" \l "p4935" 28-09-2008 13:47:39
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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Le problème principal c'est que cette interdiction a été portée jusque dans les traités européens depuis le traité de MaastrichtDonc une telle réforme ne pourrait avoir lieu que dans le cadre d'une réforme profonde du système bancaire européen et de la BCE. Et pour obtenir cela des autres pays européens cela risque d'être difficile.D'abord il faut bien comprendre que cette proposition ne peut pas venir du parlement européen, je la vois mal partir aussi du conseil des gouvernements tellement leurs activités restent cloisonnées et loin du public, le seul qui a donc le poids nécessaire pour soulever un vrai débat européen sur la question c'est le président de la république.
#350 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4936" \l "p4936" 28-09-2008 15:36:42
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=429" Nicodemus
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HYPERLINK "mailto:nicodemusss@hotmail.fr" e-mail
.... donc c'est bien ça, mieux vaut l'exiger nous-mêmes... ^^
Dernière modification par Nicodemus (28-09-2008 15:37:26)
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4937" \l "p4937" 29-09-2008 10:05:49
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
INVARIANTS ET VARIANTES DE LA SOUVERAINETÉ MONÉTAIREpar Jérôme Blanc, Maître de conférences en sciences économiques, Université Lumière Lyon 2, Chercheur au Centre Auguste et Léon Walras HYPERLINK "http://ideas.repec.org/p/hal/journl/halshs-00142162_v1.html" http://ideas.repec.org/p/hal/journl/hal
62_v1.htmlUn document très théorique (pas toujours simple à lire), mais apparemment sérieux et dont on pourra peut-être tirer un ou deux étais supplémentaires pour nos thèses.Étienne.
#352 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4952" \l "p4952" 30-09-2008 16:35:39
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4952" \l "p4952" Message n°4952
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HYPERLINK "mailto:sandycoin@wanadoo.fr" e-mail
Une petite question sur les mécanismes monétaires : Comment est calculé la valeur de la monnaie par rapport à une autre monnaie ?
#353 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4963" \l "p4963" 02-10-2008 16:23:07
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=276" Instit
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HYPERLINK "mailto:bruno.arfeuille@libertysurf.fr" e-mail
La banque Dexia devait faire faillite. Mardi 30 septembre, le gouvernement français, le gouvernement belge, et le gouvernement luxembourgeois ont injecté 6,4 milliards d'euros pour renflouer la banque Dexia. Les contribuables vont verser 6,4 milliards d'euros pour sauver la banque Dexia de la faillite. Scandale supplémentaire : le patron de Dexia, Axel Miller, va partir en empochant 3,73 millions d'euros en parachute doré. Axel Miller a osé éclater de rire quand on lui a parlé de son parachute doré. Regardez cette video insupportable : HYPERLINK "http://aliceadsl.lci.fr/infos/economie/conjoncture/0,,4108048-VU5WX0lEIDUzNg==,00-le-fou-rire-du-patron-de-dexia-sur-son-parachute-dore-.html" http://aliceadsl.lci.fr/infos/economie/
dore-.html La banque, le crédit, la monnaie sont un service public. Il faut re-nationaliser les banques.
#354 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4967" \l "p4967" 03-10-2008 02:46:35
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=429" Nicodemus
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Je crois que nous sommes tous d'accord sur le fait qu'il est inutile d'attendre de notre gouvernement qu'il repense le système monétaire français (pour commencer) de sa propre initiative.Je relance donc ma suggestion : ne serait-il pas plus efficace de vouloir une seule et même chose pour commencer, et l'exiger d'une seule et même voix...?
#355 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4974" \l "p4974" 03-10-2008 13:17:38
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Nicodemus, je suis bien d'accord avec vous, c'est pour cela que j'ai bien proposé de monter rapidement une structure pour présenter des candidatures CIVILES (non-politisées) dans les 27 membres de l'Union pour les élections de juin 2009. Après les affronts organisées par TOUS les politichiens professionnels... exiger cela d'une seule et même voix devrait être la chose la plus facile à faire...... mais je vois que du point de vue ACTIF... même les MOCRIES ont été abandonnés, et qu'on laisse passer des dates cruciales pour structurer une réponse cohérente en diversifiant les thèmes théoriques pour faire du bla bla bla, et prendre cela comme excuse pour dire qu'on n'est jamais prêt pour faire quelque chose de pratique, qui puisse rallier des appuis massifs? par sa visibilité.Certains argumentent qu'on n'est pas assez organisées pour monter une structure infaillible dans laquelle pouvoir avoir une confiance AVEUGLE. Cela ne sera jamais possible sans une VIGILANCE ACTIVE DE TOUS.Et puis... on n'a pas besoin d'une structure infaillible... nous sommes tous humains, nous avons le droit de commettre des erreurs. Ceci doit être accepté et annulé en implémentant les procédures de correction adéquates.CE QUI EST SUR... c'est que si nous le peuple, les citoyens plus éveilles et conscients, nous ne présentons pas candidature... les électeurs N'AURONT JAMAIS la chance de voter pour UNE MEILLEURE OPTION que celles qu'ils connaissent déjà, et qu'on doit assumer que nous pouvons peut-être ne pas être parfaits... mais que nous serons DIFFICILEMENT PIRES.J'en ai assez des gens qui trouvent toujours des excuses pour ne pas se croire prêts à faire quoi-que-ce-soit qui devrait être fait quand le moment opportun frappe à la porte.Oui, c'est pas gagné d'avance, oui, peut-être pour réussir il faudra passer des nuits en blanc, oui, probablement rien ne sera possible si quelques-uns au moins ne mettent pas la main dans leur poche pour faire face aux frais les plus urgents, oui, la tache semble énorme et infinnissable...... mais bon dieu... vous êtres des femmes et des hommes dignes d'être libres... ou vous ne l'êtes pas. DÉCIDEZ-VOUS, le futur n'attendra pas.
#356 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4985" \l "p4985" 03-10-2008 17:30:55
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NingúnOtro, tout le monde ne vit pas sur la lune comme toi, le citoyen abstrait hors des réalités sociales, hors sol n'existe pas, des candidats non-politisés non plus.D'accord pour pour un mouvement qui se présente aux élections au Parlement Européen, mais sur des bases progressistes.En fait, le but de la construction européenne était de refouler l'influence des classes populaires sur la politique. Car à l'échelon national de chaque pays, ces classes pesaient trop au goût des dominants. Ceci a été réalisé au plan européen par la "construction" européenne et au plan mondial par les accords commerciaux de libre-échange, les directives du FMI, de la Banque Mondiale et l'AGCS.Donc, je pense que le m-pep est le mieux placé pour moi pour réaliser nos aspirations. HYPERLINK "http://www.m-pep.org/" http://www.m-pep.org/
La qualité de la démocratie établie dans un groupe de personnes déterminées n'est que le reflet du respect et la prise en compte des opinions de ce groupe dans les décisions. Or plus ce groupe est grand, plus ce respect est petit.
#357 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4986" \l "p4986" 03-10-2008 17:54:41
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Je lirai les objectifs du m-pep dès que possible.Mais c'est encore un mouvement qui s'ajoute à tous les autres (même si les idées sont bonnes), et cela divise encore un peu plus toutes les personnes visant une refonte du système économique mondial... Je ne dis pas que prendre parti pour tel ou tel mouvement est idiot, mais il faudrait vraiment trouver quelque chose qui rallie toute cette mouvance pour donner une 1ère action précise, avec le poids de toutes ces personnes réunies, et pas forcément avec un nom de parti ou mouvement derrière. Après, je ne suis pas économiste ni spécialiste en la matière, et je n'ai pas de solution précise à apporter à ma critique, mais c'est ce que je ressens.
Dernière modification par Nicodemus (03-10-2008 17:57:02)
#358 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4989" \l "p4989" 04-10-2008 12:30:11
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Tout à fait d'accord avec Nicodemus...Les "progressistes", je les aime, et je les plains... Gilles nous présente le m-pep... mais le PS se dit progressiste aussi, et puis le NPA, le Nouveau Parti Anticapitaliste, vous en avez entendu parler? Puis, le PC existe toujours, et les anciens bolcheviques, les maoistes, les ... bien trop nombreuses à nombrer, on dirait qu'il y à plus de factions que de militants...J'en ai marre, des progressistes qui n'éxistent que pour diviser. Et puis on n'est plus dans les premières années de la révolution industrielle, le prolétariat n'est plus ce qu'il était. La lutte de classes telle que la conçoit la doctrine marxiste pour qu'elle lui serve bien est caduque. Le marxisme à été une forme d'interpreter une situation pour provoquer une réaction dans une direction préalablement identifiée et voulue. Le projet à échoué, point. Il est temps de pousser à coté les débris et de regarder la situation actuelle en face... SANS que ce nouveau effort soit en permanence CONFISQUÉE par la vieille garde marxiste dans l'espoir de faire renaitre ce fénix. La situation actuelle demande de la générosité de tous... il faut oublier les intérêts particuliers pour servir les collectifs.C'est dommage que ce soient précisement les mouvements qui se disaient collectivistes qui ne soient pas capables de l'entendre, cela ne dit pas trop de bien sur leur base idéologique...C'est qui, qui vit sur la lune?Pour moi, elle ne constitue qu'une mesure du recul que je prends avant d'analiser TOUTE la situation... beaucoup d'autres ont le nez tant collé sur un seul arbre, qu'ils n'arrivent pas à s'éduquer pour être capables de survivre dans la foret.
#359 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4993" \l "p4993" 04-10-2008 14:19:52
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Actuellement l'aile gauche du parti socialiste a réussit à se rassembler autour du même projet pour le congrès du PS, c'est la première fois depuis 30 ans, ça va à l'encontre de l'opinion arrêtée que tu te fais de la gauche.Je crois qu'il y a historiquement des raisons à ces divisions, les défaites, les renoncements, l'hégémonie du libéralisme à une période, le désespoir aussi, mais c'est en train de changer.Et, amicalement ningun, de ce que j'ai pu voir de tes interventions, tu as des difficultés à envisager les choses concrètement, il me semble que tu es toi aussi souvent dans la lune INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET
#360 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=4995" \l "p4995" 04-10-2008 14:30:13
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Mais oui, Sandy, je prends trop souvent mes désirs pour la realité... pas besoin de te dire que les reveils ils sont durs INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Un peu dans le sens de... "Comme ils ne savaient pas que c'était impossible, ils l'ont fait quand-même INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET "
#361 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5003" \l "p5003" 05-10-2008 01:11:02
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HYPERLINK "mailto:nicodemusss@hotmail.fr" e-mail
Un documentaire très bien conçu qui vient juste d'arriver sur la toile, malheureusement pas encore traduit, mais si vous avez quelques notions d'anglais, je vous le conseille fortement :Zeitgeist: Addendum HYPERLINK "http://video.google.com/videoplay?docid=7065205277695921912" http://video.google.com/videoplay?docid
7695921912
#362 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5004" \l "p5004" 05-10-2008 09:37:39
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
Zeitgeist - Remasterisé - Complet (sous-titré en français) HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/relevance/search/zeitgeist/video/x4jhkg_zeitgeist-remasterise-complet_news" http://www.dailymotion.com/relevance/se
mplet_newsOn peut télécharger le film (701 Mo, cliquer droit sur la photo, puis Enregistrer la cible sous...) à cette adresse : HYPERLINK "http://www.choix-realite.org/?download" \l "zeitgeist" http://www.choix-realite.org/?download#zeitgeistOn dirait que le lien que vous avez envoyé, Nicodemus, est un complément, n'est-ce pas ?Si quelqu'un a des informations complémentaires sur ces vidéos, merci de nous les faire connaître. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
#363 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5005" \l "p5005" 05-10-2008 10:01:27
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
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Le modèle social français : un refuge pour les tradersLes Français Traders travaillant à la City à Londres qui se retrouvent au chômage touchent une allocation chômage maximale de 75¬ par semaine, rapidement dégressive. HYPERLINK "http://www.lepoint.fr/actualites-economie/la-city-saisie-de-vertige/916/0/275018" Alors ils s'arrangent pour réintégrer le régime français d'assurance-chômage, auquel ils n'ont pourtant jamais cotisé. Pour accéder au statut très envié de chômeur en France payé sur la base de sa rémunération de trader anglo-saxon (hors bonus), il faut -subtilité importante- avoir retravaillé plus d'un jour et moins d'un mois en France. Un conseiller des Assedic précise :"Surtout pas davantage, sinon l'allocation ne sera plus calculée sur la base du salaire anglais, mais sur celle de la nouvelle paie française."Les traders, qui connaissent la combine, optent le plus souvent pour un petit job au McDo ou dans une agence d'intérim. Et c'est le jackpot ! Car les Assedic vous versent alors pendant 23 mois l'équivalent de 57,4% du salaire que vous auriez touché en France pour le job que vous exerciez à l'étranger. Quand on sait que Jérôme Kerviel touchait 100 000 euros par an de salaire hors bonus, on imagine ce que les Assedic retiennent comme base de calcul pour un cador de la City.Londres - La City saisie de vertige HYPERLINK "http://www.lepoint.fr/actualites-economie/la-city-saisie-de-vertige/916/0/275018" http://www.lepoint.fr/actualites-econom
6/0/275018
Information à confirmer ; je n'ose pas croire que cela soit vrai.Étienne.
#364 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5014" \l "p5014" 05-10-2008 17:06:27
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Zeitgeist, Documentaire de Peter Joseph, U.S.A. (2007), 120 minutesZeitgeist dénonce 3 grands lavages de cerveau, liés les uns aux autres, que nous subissons depuis plus ou moins longtemps...3 parties donc :- Les origines de toutes les religions sont liées aux astres, - Le 11 septembre 2001,- Les maîtres du monde sont dans les coulisses... de la monnaie.Certains accuseront une mise en scène tappe-à-l'oeil, donc antithétique avec l'idée principale. Personnellement je ne pense pas l'auteur de ce film aussi bête, je pense que ce choix, bien qu'audacieux, a été mûrement réfléchi, afin de suggérer le doute même dans son propre film... Car l'autre message, en filigrane, mais pas moins important, est de toujours chercher la vérité autour de nous.Important de préciser que le film est regardable et téléchargeable gratuitement sur le site officiel.Site Officiel : HYPERLINK "http://www.zeitgeistmovie.com/" http://www.zeitgeistmovie.com/Lien pour le film (sous-titré français) en streaming : HYPERLINK "http://video.google.com/videoplay?docid=3767487358149440770" http://video.google.com/videoplay?docid
8149440770
Zeitgeist - Addendum, Documentaire de Peter Joseph, U.S.A. (2008), 120 minutesSuite de Zeitgeist, Zeitgeist - Addendum rappelle le principal problème évoqué dans le précédent film - à savoir le système économique mondial corrompu - , en apporte de nouvelles preuves (et croyez moi ça vaut le détour), et enfin propose des solutions alternatives. Certaines d'entre elles pourront peut-être paraître utopiques. Personnellement, j'ai bien envie d'y croire. Là encore, film regardable gratuitement sur le site officiel. Le sous-titrage français ainsi que le téléchargement arriveront dans peu de temps.Les sources des 2 documentaires sont citées et dans les films, et sur le site officiel.
Dernière modification par Nicodemus (05-10-2008 20:56:13)
#365 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5015" \l "p5015" 05-10-2008 21:43:27
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07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie NingúnOtro, merci de participer, je souhaite que tu répondes à quelques questions. 1 · Comment reprendre le pouvoir sur notre monnaie sans l'arracher à ceux qui l'ont ? 2 · Cette option de reprendre le pouvoir sur notre monnaie n'est-elle pas éminemment politique ? 3 · Ne va-t-elle pas à l'encontre du pouvoir du capitalisme financier ?4 · Cette position n'est-elle pas progressiste ou anarchiste et antagoniste du pouvoir des actionnaires des banques ? Tu veux des candidats non-politisés pour les élections de leur Parlement de leur Union Européenne (leur, car on ne compte plus les dénis de démocratie des instigateurs de ces lieux de pouvoir ) de juin 2009. 5 · Soit, mais dans quel but exact ?Sois clair, ne te réfugies dans tes arguments habituels de vision lucide depuis la lune comme tu l'as fait si souvent.Une fois toi et amis élus, que ferez-vous lors des votes ? Parce que le but et l'essence-même d'un Parlement, même un Parlement-croupion comme le Parlement Européen est de débattre, se prononcer et voter.6 · Un exemple précis : Un projet de directive de libéralisation et d'ouverture à la concurrence des hôpitaux est présenté au vote.Comment votes-tu ?Je t'invite à bien vouloir clarifier désormais tes positions de candidat concernant le mouvement politique qui se présentera aux élections européennes. Ceci en répondant de manière précises aux 6 questions que je te pose. Merci. Gilles.
La qualité de la démocratie établie dans un groupe de personnes déterminées n'est que le reflet du respect et la prise en compte des opinions de ce groupe dans les décisions. Or plus ce groupe est grand, plus ce respect est petit.
#366 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5021" \l "p5021" 06-10-2008 17:05:45
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Gilles, vous me posez-là quelques questions auxquelles il est assez difficiles de répondre... pas parce que je n'aurais pas de réponses bien à moi, mais parce que mes réponses individuelles ne servent pas à grand chose tant que je reste tout seul. Je ne peux proposer que ce qu,e moi, je crois le plus approprié à titre personnel, et MÊME SI JE ME CROIS ASSEZ PERSUASIF, je ne peux conditionner le mouvement politique tout entier que si mes idées sont débattues (parmi toutes les autres, toutes aussi respectables, qui seront présentés par d'autres camarades) et parviennent à être acceptées (préférablement par consessus, sinon en gagnant une votation avec une marge assez grande parce que je n'aime pas imposer mes idées, même à des petites minorités).Puis, je ne peux repondre de manière précise, comme tu demandes gentiment, à des questions qui ne sont pas du tout aussi précises que ce que tu penses...D'abord... parce que des solutions qui ont besoin de temps pour se faire une place et qui doivent surmonter une opposition féroce, et qui n'ont donc d'autre option que d'être complexes et à implémenter par étapes... ne peuvent pas être décrites et syntétisées en quelques lignes ici de façon à être compréhensibles par tous. Peut-être vos questions sont simples par votre formulation simpliste, mais les questions qu'elle abordent ne le sont pas du tout, et la situation et le contexte dans lesquelles elles se situent ne sont pas un cliché statique pour lequel je peux formuler une solution aujourd'hui qui sera encore valable dans deux mois, ou dans deux ans. Ce sont des circonstances dynamiques (qui, en plus, évoluent ces jours-ci à un rytme de vertige) qui demandent beaucoup de clairvoyance et d'adaptabilité aux circonstances pour adopter le plus tôt possible les mesures les plus positives qu'on soit encore capable d'envisager.Désolé, mais personne n'a de boule de cristal pour vous proposer aujourd'hui une solution globale et parfaite à tout. Le temps pris pour vous la décrire, cette solution, et les circonstances auront déjà assez changé pour être incompatibles avec l'implémentation complète de la solution proposée...Vous voyez... je n'aime pas être mis au piège... peu importe si je vous répond A ou B... la probabilité que, le temps venu, la solution parfaite soit exactement A ou exactement B est quasi nulle. C'est pour cela que les politichiens professionnels savent depuis longtemps que leur meilleure option est de ne pas répondre à la question... peu importe combien de temps vous la répéterez. Il paraît qu'il n'y a pas que les politichiens qui soient professionnels... INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET .Mais comme je n'ai pas de poste à défendre bec et ongles, je ne vais pas être méchant avec vous, je vais essayer de répondre en tant que citoyen responsable ayant été élu pour représenter les intérêts du plus grand nombre.1) Bonne question... je crois que vous aurez vous-même trouvé que c'est impossible (pas que ce soit impossible de leur arracher ce pouvoir, mais parce que la formulation de votre question m'oblige à envisager de ne pas le faire, et qu'on ne peut logiquement point reprendre quelque chose sans impliquer d'en déposséder ceux qui la détenaient auparavant). Vous ne seriez pas crypto-communiste par hasard ? Mais on pourrait très bien envisager une autre genre de solution que celle d'organiser la lutte de classes sur les barricades pour reprendre ce qui n'est point matériel. L'argent est une convention intellectuelle soutenue par un pacte de confiance. Justement, c'est la faute de confiance dans la monnaie actuelle, due aux excès commis par les apprentis sorciers de la haute-finance, qui a généré la crise actuelle qu'on connaît.Pour moi, la solution optimale, au vu de la situation, serait de ne pas accepter les solutions que proposent ces apprentis sorciers, de mettre la monnaie des gens honnêtes dans les trous qu'ont créés ces maffieux dans le but de reconstituer ce système pour qu'ils puissent continuer à déclencher des crises reconnues cycliques...Laissons-les avec leur problèmes de sorciers...Créons un nouveau système moins susceptible d'être détourné pour des raisons partisanes de son but principal qui est d'être abondant pour huiler les rouages des exchanges DE BIENS RÉELS.Utilisons ce nouveau système entre nous, et avec le temps ce système ruineux pour eux disparaîtra sans qu'on doive se battre pour l'anéantir. Créons l'"équivalent d'une heure réelle de travail" comme monnaie entre travailleurs... et qui, dans quelques années se souviendra de ce que valut d'antan un billet vert ou un billet multicolore avec les lettres euro ? Ou peut-être peut-on encore sauver l'Euro, et que ce soit celui-ci qui représente l'"équivalent d'une heure de travail" (si on est capable de se faire retourner les billets d'euros accumulés par des spéculateurs sans que la sueur n'intervienne, bien sûr, nous ne ferons pas de cadeaux).Bien sûr, faire évoluer le système actuel qui règle tout maintenant, vers le système futur qui règlera tout à partir d'une certaine date, suppose une certaine période de cohabitation qui ne sera pas toujours facile à gérer. Notre tâche peut être précisément de la gérer au mieux pour le bien du plus grand nombre.On suggère déjà le besoin d'un nouveau Bretton Woods... et bien, ce serait une de nos tâche de faire que ce ne soient pas seulement les financiers apprentis sorciers et les politichiens professionnels qui se réunissent une fois encore exclusivement entre eux pour accorder le nouveau système que nous devrons subir jusqu'à la prochaine crise insurmontable.2) Bien sûr qu'elle est politique... mais du moment qu'une telle décision changerait beaucoup pour des gens qui se fichent pas mal de la politique... faut pas être naif et croire qu'ils vont nous laisser la prendre sans rien faire... dans le champ de leurs influences politiques, et en dehors de celui-ci par n'importe quelle autre force qu'ils pourraient exercer.3) Bien sûr, mais... le pouvoir financier, c'est quoi ? Celui qui s'écroule sous nos yeux pour une simple crise de confiance ? Vous avez peur d'une magie qui peut décider que ce qui valait 1000 millions un jour ne vaille que 100 millions le lendemain ? C'est un pouvoir FICTIF, qui n'existe que parce que vous voulez bien y croire.La crise, c'est justement qu'il s'écroule parce que on n'y croit plus, par une crise de confiance. Allons jusqu'aux dernières conséquences et bon débarras. (Là encore, en gérant de la meilleure façon possible pour le plus grand nombre la transition).4) Cette position est antagoniste des spéculateurs, qu'ils soient économiques ou idéologiques, et favorable à mettre les pieds sur terre une fois pour toutes, en s'appuyant sur des idées LOGIQUES et ÉTHIQUES pas nécessairement patrimoine d'une idéologie concrète ni consolidant des acquis fondés sur des erreurs ou des abus, sur l'ignorance de nos ancêtres quoi. (faut pas interpréter ceci d'une manière tordue comme renoncer à un programme scientifique spatial, hein, les pieds sur terre est une expression, pas un sens littéral INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET ).Je veux des candidats NON-politisées parce que je ne veux pas qu'ils s'accrochent à leurs privilèges ni qu'ils tiennent compte du fait qu'ils ont des dettes anciennes à liquider qui préserveraient leur servitude envers des intérêts qui ne seraient pas ceux du plus grand nombre.5) Le but primordial, c'est celui de nettoyer les écuries d'Augias dans lesquelles s'est transformé toute la politique de façon à ce qu'aucun homme honnête n'y trouve plus sa place pour servir, de façon à ce qu'aujourd'hui, tous les candidats se présentent pour SE servir, avec les résultats qu'on connaît.Il faut donc nettoyer maintenant pour que d'honnêtes hommes après puissent se présenter pour faire une politique idéologique honnête sans devoir partager la place avec des escrocs et être obligés de porter des pince-nez.Je ne me réfugie guère sur la lune, bien que je dois dire qu'on n'est capable de reconnaître la merde de ces écuries que quand on peut se retirer à y penser dans un endroit où l'odeur de merde n'imprègne pas tout.Une fois élus, on mettra en marche le programme de nettoyage, et pendant qu'on y est, on utilisera LA LOGIQUE et l'ÉTHIQUE pour résoudre les controverses qui surgiront. On ne peut pas les prévoir d'avance, et donc on ne peut guère fournir des réponses en conserve d'avance. L'homme est malgré tout une espèce intelligence... faisons-lui un minimum de confiance (point besoin de faire de la politique, sans cela, n'est-ce pas ?).6) Tant que "libéralisation" et "ouverture à la concurrence" signifient ce qu'ils signifient aujourd'hui, il n'en est évidemment pas question. Mais si libéralisation et ouverture à la concurrence arrivent à avoir comme signification de fournir le meilleur service au plus grand nombre pour le bénéfice de tous... pourquoi pas voter oui ?Le vote, OUI ou NON, dépendra de la situation au moment de voter, pas des impressions que nous avons sur les faits aujourd'hui.Voilà, j'ai fait de mon mieux, récompense-moi en répondant toi aussi à ces mêmes questions, même si je présume que tu n'a pas du tout envie de te présenter candidat... cela sera toujours un bon exercice qui t'aidera à comprendre d'autres candidats.Merci à toi.
#367 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5023" \l "p5023" 06-10-2008 18:58:12
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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un nouveau système entre nous ? qui ça nous ?pour rappel il est interdit d'utiliser une autre monnaie que celle de l'étatet si vous parlez de la France et d'autres pays, vous n'êtes pas sans constater que nous sommes dans un pays qui ne peut pas ignorer le droit, et notamment le droit internationalnous sommes liés par des traités ou des accords internationauxde plus, vous ne serez pas sans constater par vous même que nous n'avons à l'heure actuelle aucun pouvoir, les seuls à en avoir réellement, le président et le gouvernement, étant fortement liés à ceux que nous voulons déposséder de leur pouvoirvous dites : "la solution optimale, au vu de la situation, serait de ne pas accepter les solutions que proposent ces apprentis sorciers,"je suis d'accord mais comment-faire ? cela ne relève malheureusement pas de notre volonté, il me semble que malgré notre profond désaccord, cela va se faire sous nos yeux, sans que nous ayons notre mot à dire, une solution pourrait être évidemment une action populaire, mais là encore la fameuse "révolution" ou le "grand soir" cela fait depuis longtemps que plus personne n'y croit
#368 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5024" \l "p5024" 06-10-2008 19:17:43
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Bonjour, sinon il serait temps je pense de présenter un projet pour la résolution de la crise financière et pour une réforme du système monétaire européenAJH , Etienne, avez vous réussit à monter un projet avec des mesures concrètes ?D'après ce que j'ai compris, la fragilité du système actuel provient du fait que la quantité de monnaie est totalement dépendante du rapport entre la quantité qui est constamment créée et la quantité qui est constamment détruite, ainsi lors d'une crise comme nous la vivons actuellement, la quantité de monnaie créée va chuter et tout le monde risque de se retrouver sans argent comme en 1929Donc la solution radicale à cela serait de mettre en place une monnaie permanente au lieu de cette monnaie temporaire, mais la question est comment ?
#369 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5025" \l "p5025" 06-10-2008 19:30:44
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Sandy,AJH va nous présenter bientôt un nouveau bébé, un site dédié, conçu pour nous aider à résister ensemble en se concentrant sur la monnaie.Wait and see INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
#370 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5026" \l "p5026" 06-10-2008 19:52:21
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J'aimerais écrire un article mais je ne suis pas sur de comprendre tout à fait comment dans l'esprit de ceux qui les défendent ces mesures comme le plan Paulson comptent résoudre cette crise ?Qqu'un de gentil pour m'expliquer ? INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET
#371 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5028" \l "p5028" 07-10-2008 13:37:42
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« La dette publique » HYPERLINK "http://www.public-debt.org" http://www.public-debt.orgAppel à mobilisation citoyennePOUR QUE L'ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR !
Formulaire de pétitionNous demandons instamment aux pouvoirs politiques d'accéder aux demandes suivantes. Au niveau de la zone euro : 1 - Pour tout ce qui concerne le financement des projets collectifs de l'eurozone - et en particulier pour financer la mutation qu'exige le défi écologique ainsi que le virage technologique pour pallier à l'épuisement de certaines ressources naturelles; pour financer la recherche, un enseignement ainsi qu'un système de santé de qualité gratuits et, en général, pour tout ce qui sera considéré démocratiquement comme nécessaire pour l'amélioration collective de la qualité de la vie de façon durable - la Banque Centrale Européenne (BCE) doit pouvoir être contrainte à une émission monétaire centrale, éventuellement sans échéance et sans intérêt, par décision des députés des pays de la zone euro du parlement européen sur demande soit de la commission, soit du conseil européen (c'est-à-dire les chefs d'Etat), soit des députés européens des pays de la zone euro. 2 - Les critères de Maastricht doivent être revus et permettre de soumettre au débat démocratique par exemple les propositions: a) les budgets des États doivent être équilibrés en "fonctionnement" + "amortissements" par la fiscalité. Nul État de la zone euro ne devrait déroger à cette règle. b) les États peuvent faire financer leurs équipements (budget d'investissements) par un appel à création monétaire sans intérêt de la BCE. Néanmoins, les députés de la zone euro du Parlement Européen devraient disposer, à la majorité simple, d'un droit de veto concernant une demande d'un État s'ils estiment que le projet n'est pas fondé ou qu'il contredit les orientations générales de la politique européenne. c) les besoins d'investissements collectifs de l'eurozone doivent également pouvoir être financés par création monétaire sans intérêt de la BCELes statuts et la mission de la Banque Centrale Européenne doivent être revus en conséquence Au niveau national : À défaut de faire aboutir ce projet au niveau européen, d'opérer une reprise du droit collectif (national) d'émettre la monnaie, éventuellement par émission d'une monnaie complémentaire à l'euro, quitte à risquer une sortie de l'UE, non par anti européanisme mais pour se donner la possibilité de devenir le modèle qu'inspirera les autres Nations. Pour soutenir cet appel et celui de la lettre postale, merci de remplir le formulaire ci-dessous.
Il vous sera envoyé une demande de confirmation. Votre soutien ne sera effectif quà réception de votre confirmation.Mais ce soutien électronique ne suffit pas ... il est nécessaire de conforter cette action HYPERLINK "http://www.public-debt.org/soutien.php?a=postale" en écrivant directement à votre député et à votre sénateur, car, nous le savons par expérience : isolée, cette lettre restera ignorée ou évacuée poliment. Il est essentiel qu'elle arrive en nombre, régulièrement et de toute part sur le bureau des élus et personnalités - notamment de la presse - pour qu'elle ne soit pas traitée à la légère. Notre objectif est que les envois proviennent, nombreux, d'individus, d'associations, de groupes ou d'organismes citoyens. C'est le seul moyen pour que cette question, si importante pour l'avenir des Peuples, soit enfin connue d'eux et et qu'ils puissent la traiter.
HYPERLINK "http://www.public-debt.org" http://www.public-debt.org
#372 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5029" \l "p5029" 07-10-2008 13:40:48
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
« BANKSTERS.TVla création monétaire nous appartient » HYPERLINK "http://www.bankster.tv" http://www.bankster.tv Jeune site déjà fourmillant de ressources ; voyez les vidéos : HYPERLINK "http://www.bankster.tv/videos.htm" http://www.bankster.tv/videos.htm
#373 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5033" \l "p5033" 08-10-2008 19:22:43
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=76" Candide
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HYPERLINK "mailto:pierre.delafontaine@free.fr" e-mail
SONDAGE : 54% des Français pour un changement important du système capitalisteUn total de 54% des Français pensent qu'il faut "transformer radicalement" ou "réformer en profondeur" le système capitaliste, selon un sondage CSA pour l'Humanité Dimanche, à paraître jeudi.Dans le détail, 40% estiment qu'il faut le "réformer en profondeur" et 14% qu'il faut le "transformer radicalement".En mars 2006, ils n'étaient que 45% à choisir l'une ou l'autre de ces réponses, rappelle l'institut.40% des personnes interrogées (-9 points par rapport à mars 2006) pensent qu'il suffit de "l'aménager sur quelques aspects" (36%) ou qu'il faut "le laisser tel quel" (4%). 6% ne se prononcent pas.Pour 60% des sondés, on assiste actuellement à "une crise générale du système capitaliste qui nous concerne tous", tandis que 35% considèrent qu'il s'agit d'une "crise boursière passagère qui provient des excès des marchés, notamment américains". 5% ne se proncent pas.Sondage réalisé par téléphone les 1er et 2 octobre, auprès d'un échantillon national de 952 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Notice complète disponible auprès de la Commission des sondages.
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#374 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5035" \l "p5035" 09-10-2008 07:00:40
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5035" \l "p5035" Message n°5035
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Pas d'émission bancaire en euro sur simple décision des députés européens (ou nationaux) !Je trouve complètement irréaliste la première demande figurant dans la pétition reproduite par Étienne dans son message 5028.Ce genre de décision ne peut pas relever du seul parlement (surtout pas du parlement européen) mais des gouvernements des États membres en concertation avec leurs parlements, évidemment, conformément à leurs procédures constitutionnelles.La fonction d'un parlement n'est pas de gouverner (or il s'agirait ici d'un acte de gouvernement) mais de renvoyer le gouvernement quand il y a lieu et de contrôler son action. C'est là un principe constitutionnel élémentaire - à moins de se trouver en régime d'assemblée, mais dans ce cas il faut être logique, supprimer les gouvernements et transférer les fonctions exécutives à des comités d''assemblée législative, comme cela s'est fait du temps de la Convention nationale.Je reste ignorant en matière monétaire ; une chose dont je suis sûr toutefois c'est que ce genre de demande irréfléchie fait le plus grand tort aux légitimes aspirations démocratiques que nous partageons tous ici. Sur cette base, il me semble inutile de commenter le reste de la pétition. JR
#375 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5037" \l "p5037" 09-10-2008 10:24:01
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=76" Candide
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5037" \l "p5037" Message n°5037
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Je cite des extraits (apparemment complets) dune interview donnée à Newsmanagers.com par Philippe dArvisenet, directeur des études économiques de BNP Paribas :
Newsmanagers.com : Etes-vous partisan de linstallation dun superviseur au niveau européen ?Philippe dArvisenet : Plusieurs groupes bancaires européens sont désormais multinationaux. Les Etats européens ont montré leur capacité à coordonner leur action dans la gestion immédiate de la crise.Voyez-vous dautres banques européennes tomber en faillite ?- Les grandes banques européennes sappuient sur une large base de dépôts et sont à labri. Pour les moyennes, les Etats sont derrière et les déposants sont protégés.La régulation des marchés risque-t-elle de tuer linnovation financière ?- Cest précisément lécueil à éviter, mais il faut se rappeler que, traditionnellement, linnovateur a toujours un train davance sur le régulateur. En cette matière, la pratique précède la théorie.
Je trouve que ces réponses en disent long sur létat desprit et les intentions cyniques des financiers dans le contexte actuel : empêcher autant que faire se peut toute entrave à leur liberté de reprendre leur petit jeu de roulette russe, et laisser les contribuables payer les pots cassés
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#376 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5039" \l "p5039" 09-10-2008 13:27:17
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=338" NingúnOtro
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HYPERLINK "mailto:ningunotro@hotmail.com" e-mail HYPERLINK "http://ningunotro.blogsome.com" Site web
Candide... il ne faut pas être candide... Les exécutifs d'AIG font la fête... HYPERLINK "http://messageboards.aol.com/aol/en_us/articles.php?boardId=469467&articleId=594901&func=6&channel=Communiquer&filterRead=false&filterHidden=true&filterUnhidden=false" http://messageboards.aol.com/aol/en_us/
dden=false HYPERLINK "http://www.boursorama.com/forum/message.phtml?file=378440282&pageForum=1" http://www.boursorama.com/forum/message
ageForum=1 HYPERLINK "http://www.lepost.fr/article/2008/09/15/1265107_ca-pete-c-est-la-fete.html" http://www.lepost.fr/article/2008/09/15
-fete.htmlJe l'ai déjà mentionné quelque part... le fait que la débâcle est trop grande pour qu'elle puisse être permise n'est pas une nouvelle qui leur échappe... cette eventualité était déjà escomptée dans leur stratégie de risques controlés."Pile, je gagne..., face, tout le monde perd..."Puis, on invente des positions à court et bien sur les interventions étatiques "providentielles".C'est comme dans les films de la Jungle de Cristal, de Bruce Willis... le malin, il sait toujours que le FBI suit le manuel à la lettre. Il s'arrange pour que cela lui serve, quand les "idiots" qui servent la loi coupent le courant...Puis quand c'est les politichiens qui maintiennent la loi et les forces de l'ordre dans l'impuissance et l'impotence...Faudrait qu'on clone Montesquieu...
#377 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5042" \l "p5042" 09-10-2008 13:59:55
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=76" Candide
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HYPERLINK "mailto:pierre.delafontaine@free.fr" e-mail
@ NingúnOtroRassurez-vous, il n'y avait aucune candeur dans mon message, juste un rappel à la vigilance de tous pour que nous ne nous laissions pas voler cette opportunité unique qui nous est offerte de contribuer en tant que citoyens à une remise à plat et surtout dans le bon ordre du système qui s'effondre sous nos yeux.
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#378 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5044" \l "p5044" 09-10-2008 14:41:35
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=338" NingúnOtro
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Ce n'était qu'un petit jeu de mots pas trop méchant... sans arrière-pensées en tout cas.Faut bien essayer de rire quelque-temps, même quand tout est à pleurer...Je suis bien d'accord avec vous que "Le Monstre" nous montre aujourd'hui tant de ces "incongruences" (politiques ET économiques)... qu'on serait FOUS de ne pas en profiter pour ENFONCER le CLOU jusqu'au bout.La chute du mur de Berlin fut une fête...La chute du mur de Wall Street doit l'être aussi.Et si cette chute du mur de Wall Street vient juste opportune pour nous permettre de rappeler aux citoyens que toutes ces constructions furent POLITIQUES, et qu'il est temps de renover la BASE POLITIQUE malsaine qui gêre nos vies... on commence par le Parlement Européen (plutôt symbolique, mais structurellement beaucoup plus accessible!), ET on continue après cette victoire par chacun des PARLEMENTS NATIONAUX, qui ouvrent eux la porte au renouvellement de la COMMISSION. Si on ne renouvelle pas le parlement, même symbolique, maintenant, on aura beaucoup plus de mal à organiser le reste de la révolution... quitte à devoir tout repousser encore au moins 5 années, sans garanties que l'exploit soit encore faisable...
#379 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5048" \l "p5048" 09-10-2008 19:38:25
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=8" Jacques Roman
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HYPERLINK "mailto:jacquesroman@hotmail.com" e-mail
Je suis d'accord avec NingúnOtro que le moyen le plus pratique d'agir est de se concentrer sur les élections européennes. JR
#380 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5053" \l "p5053" 10-10-2008 06:08:21
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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Excusez la violence de mes propos, mais je ne trouve pas d'autre mots ...C'est totalement absurde ce que vous dites ...Nous sommes en pleine crise financière, c'est MAINTENANT qu'il faut agir pour promouvoir ces idées, parcequ'il n'y aura jamais meilleur moment que MAINTENANT alors que le monde entier est en train de se demander quelles sont les solutions pour sortir de cette crise et pour que ce genre de crise n'arrive jamais plus ...Cette crise peut mener soit à une remise en cause du système, soit voir les choses continuer comme avant.Et une remise en cause peut aboutir soit à un meilleur système, soit à un système encore pire.Il est certain que si nous laissons les mêmes personnes qui sont responsables de cette crise proposer et appliquer leurs solutions, ce sera forcément pire ...
#381 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5054" \l "p5054" 10-10-2008 14:04:54
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Sandy (5053),Et alors, que proposez-vous ? (En tenant compte svp que la dizaine de personnes qui participent activement à ce forum n'ont pas été cacapables de s'entendre ne serait-ce que sur la définition d'un objectif concret à leur niveau.) JR
#382 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5055" \l "p5055" 10-10-2008 14:20:33
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(Suite de mon message 5054)Les barricades ? Des manifestations devant les mairies ou au château de Versailles ? Aller au ministère des finances et retenir Mme Lagarde en otage ? JR
#383 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5056" \l "p5056" 10-10-2008 15:44:51
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Un article historique vient d'être publié sur le site du journal La Tribune. Je le recopie :Ci-gît le libéralisme, 1979 - 2008.Des banques nationalisées, en Europe et aux Etats-Unis. Des dirigeants européens qui réhabilitent l'intervention publique et suspendent les règles communes qui proscrivent les aides d'Etat, tout comme celles qui promeuvent la concurrence. Les salaires des patrons encadrés, la finance stigmatisée, l'économie de marché critiquée : la crise a provoqué un gigantesque tête-à-queue idéologique. Comme si, avec les craquements du système bancaire mondial, se terminait un grand cycle libéral. Un cycle comme le capitalisme en a connu plusieurs, qui s'interrompent toujours de la même façon, avec un krach financier retentissant.Voilà près de trente ans que l'économie de marché sans limites était célébrée sur tous les continents, et qu'on lui attribuait non sans raison l'extraordinaire emballement de la croissance économique des dernières années, qui a vu le PIB américain progresser de moitié entre 1994 et 2006 et la Chine sortir du Moyen Age. C'est au nom de cette efficacité que nous avons organisé le retrait de la puissance publique dans la plupart des pays du monde. Qu'on a déréglementé les secteurs de l'énergie, des télécommunications, des transports, en exaltant les vertus de la concurrence.Cette grande vague libérale naît durant les années 1970, dans le monde anglo-saxon. En 1979, Margaret Thatcher conquiert le pouvoir au Royaume-Uni. En quelques années, elle remet sur pied ce grand pays épuisé, en ouvrant les frontières, en taillant dans la dépense publique, en baissant les impôts et en cassant les syndicats. Quinze mois plus tard, l'Amérique élit à la présidence un vieil acteur au rencart reconverti dans la politique, Ronald Reagan. Ce républicain fera lui aussi merveille, en rétablissant une Amérique qui avait été considérablement affaiblie. Il réussira avec les mêmes recettes que son homologue britannique : moins d'impôts, moins de règles, moins d'État.En 1989, la chute du mur de Berlin décuple la vague libérale, parce qu'elle ouvre au commerce et à l'économie de marché un continent qui aspire à la liberté politique et économique. Russie, Pologne, Tchécoslovaquie, nouveaux Länder allemands, tous se précipitent pour renier le plan et adorer le marché, avec le zèle du converti. La Communauté économique européenne accueille ces nouveaux catéchumènes avec enthousiasme. L'Europe est elle-même engagée dans une entreprise de vaste envergure, le marché unique. Le projet est inspiré, là encore, par la grande vague libérale qui balaye la planète : ouverture des frontières, démantèlement des politiques industrielles nationales au profit de la concurrence, contention de la sphère publique. La ferveur libérale est à son comble au début des années 1990, grâce à l'irruption des nouveaux pays industrialisés, celle de la Chine en particulier, qui adoptent eux aussi l'économie de marché. Les entreprises occidentales profitent des nouvelles libertés d'investissement et des bas coûts de transport pour étendre leur terrain d'action. Le commerce mondial change subrepticement de nature : les échanges intrafirmes deviennent prépondérants, l'organisation des entreprises se love dans la nouvelle géographie de la croissance, profitant des considérables différences de salaires dans un monde où les règles du jeu économiques s'universalisent.La première rupture intervient en 1997-1998, avec la crise asiatique, qui infléchit la trajectoire folle des «dragons» d'Asie du Sud-Est. Trois ans plus tard, c'est l'éclatement de la bulle Internet, puis le scandale Enron. Celui-ci jette une ombre sur la sincérité des comptes publiés par les entreprises. La croissance mondiale reprend pourtant à vive allure, grâce aux médications d'Alan Greenspan, qui soutient la croissance américaine en baissant ses taux d'intérêt. Il s'ensuivra la plus grosse bulle spéculative de l'histoire, avec l'explosion des prix de l'immobilier dans le monde entier, et la progression inouïe de l'endettement - la liberté économique stimule les « instincts animaux », pour reprendre les termes de l'économiste John Maynard Keynes. La dette totale des Américains (tous agents confondus) atteint 350 % du PIB en 2007 même en 1929, elle n'avait fait que frôler les 300 %. La crise des subprimes intervient en juillet 2007, et s'amplifie au cours de l'année 2008.On connaît la suite. Le marché a produit une catastrophe qu'il est incapable de régler tout seul. D'où l'incroyable succession de nationalisations d'établissements financiers depuis quelques mois. Comme toujours, les autres nations suivent, et se mettent à prêcher aussi pour le retour de l'Etat, le contrôle des rémunérations, le retour à la réglementation... Et les conversions idéologiques se multiplient. Celle de Paul Krugman, par exemple, économiste réputé et naguère défenseur de la mondialisation heureuse, et aujourd'hui bien plus circonspect. Ou celle de Giulio Tremonti, lieutenant de Silvio Berlusconi, qui a publié, début 2008, un livre qui fait un tabac, la Paura e la Speranza ("La Peur et l'Espoir"). Naguère maître à penser de la droite libérale, il conteste aujourd'hui le marché, «idéologie totalitaire», et appelle à la construction d'une Europe « avec des portes, à condition qu'elles ne soient pas toujours ouvertes ». Autant de signes du gigantesque retournement idéologique qui est à l'uvre sous nos yeux, dans le monde entier. Nicolas Sarkozy lui-même a d'ailleurs fait l'apologie du rôle de l'Etat dans l'économie, lors de son discours de Toulon, fin septembre 2008.Jusqu'où peut aller cette inclination régressive ? Rien n'est désormais impossible. La mondialisation entre très probablement dans une phase d'éclipse. Car sa cause première n'est ni la technologie, ni la baisse des coûts de transport, ni même l'organisation des entreprises, mais le degré de tolérance des sociétés à l'ouverture internationale et leur aspiration à la liberté. Sentiment qui varie sensiblement d'une époque à l'autre, en fonction de la conjoncture et de la confiance dans l'avenir. En temps de crise, les citoyens ne demandent pas plus de liberté, mais plus de protection.Dans les mois qui viennent, nos sociétés vont donc rétablir les frontières nationales. En Europe, nous avons commencé, avec la multiplication des mesures dispersées et contradictoires que les gouvernements ont prises pour lutter contre la crise. Et, dans peu de temps, le libéralisme nous semblera ce qu'il est : une belle idée de beau temps, complètement inadaptée lorsque l'âme collective s'inquiète d'une tempête inhabituelle. Une consolation, toutefois. Durant ce cycle qui s'ouvre, la France, viscéralement antilibérale, sera en accord avec son temps, en vertu d'une loi éternelle : une pendule arrêtée donne l'heure deux fois par jour.Auguste Detoeuf, le 1er mai 1936 : "le libéralisme est mort ! "Dans les années 1930 aussi, on s'interroge sur les moyens de sortir de la crise, et sur la nécessité de revenir à l'intervention économique au détriment de l'économie de marché. En France, un petit groupe d'esprits éclairés, polytechniciens, crée alors un groupe de réflexion, «X-Crise». Le 1er mai 1936, X-Crise reçoit un grand dirigeant d'entreprise, Auguste Detuf, patron de Thomson-Houston, qui prononce une conférence intitulée « La fin du libéralisme ». Extraits : « Le libéralisme est mort ; il a été tué, non pas par la volonté des hommes ou à cause d'une libre action des gouvernements, mais par une inéluctable évolution interne. Je crois que la fausse mystique libérale, les déclarations libérales sans sincérité, toute cette démagogie à l'intention des classes dirigeantes et d'un peuple qui confond la liberté économique avec la liberté tout court, sont des dangers publics. »François Lenglet, rédacteur en chef Economie, politique, international à La Tribune. HYPERLINK "http://www.latribune.fr/opinions/20081009trib000181654/ci-git-le-liberalisme-1979-2008.html" http://www.latribune.fr/opinions/200810
-2008.html
#384 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5058" \l "p5058" 10-10-2008 19:29:01
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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Jacques Roman a écrit:
Sandy (5053),Et alors, que proposez-vous ? (En tenant compte svp que la dizaine de personnes qui participent activement à ce forum n'ont pas été capables de s'entendre ne serait-ce que sur la définition d'un objectif concret à leur niveau.) JR
Vous savez très bien que je n'ai pas toutes les réponses, je n'ai pas cette prétention, mais au moins accordons nous sur le fait qu'il faut que tout le monde y réfléchisse car c'est maintenant qu'il faut agirLes gouvernements européens parlent de faire un très gros emprunt d'état pour sauver les banques, comment veulent ils s'y prendre ? Est-ce que c'est conforme au Traité de Maastricht ? N'y a t il rien d'exploitable pour créer une jurisprudence qui permettrait de passer outre ce traité ?Si nous n'avons pas la possibilité d'influer sur le déroulement des choses directement, au moins pouvons nous le tenter indirectement en tentant de sensibiliser les gens comme les politiciens, les journalistes, les économistes, si ce n'est pas déjà fait afin que eux même puissent agir
#385 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5061" \l "p5061" 11-10-2008 10:58:46
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Sandy (5058).D'abord, nous ne parlons pas du traité de Maëstricht - c'est le passé - mais des traités européens en vigueur, c'est-à-dire du traité sur l'Union européenne et du traité instituant la Communauté européenne tels que modifiés en dernier lieu par les traités de Nice et d'Athènes.Ensuite, je pense qu'en effet en vertu de ces traités un particulier ou un groupe de particuliers pourraient invoquer devant le tribunal de première instance et la Cour de justice de la Communauté toutes sortes de violations des dispositions de traité en vigueur (par exemple en rapport avec le principe de la liberté de concurrence). Mais cela prendrait un temps considérable et, à mon avis, ne servirait à rien parce la Cour rejetterait certainement toutes ces demandes en invoquant l'état de force majeure (= évènement imprévu ou irrésistible - la présente crise économique - libérant les États membres de leurs obligations découlant des traités).Comme vous le comprenez bien, Sandy, les tribunaux disent le droit, mais le bon sens dicte en fin de compte l'étendue légitime de l'application faite de leurs décisions surtout lorsqu'elles touchent à des actes de gouvernement. Aussi les tribunaux ne manquent-ils pas d'opérer eux-mêmes sur la base du bon sens afin d'éviter de se décrédibiliser. Rien à espérer, donc, de ce côté-là : il serait inconcevable que face à l'urgence mondiale qui vient de se créer un ou plusieurs individus puissent faire obstacle aux décisions des États simplement en saisissant les juridictions UE (ou nationales). Et de toute façon, l'arrêt de la Cour serait rendu bien après juin 2009, et je croyais que vous étiez pressé. Par ailleurs, je ne vois pas quelle compétence spéciale nous aurions ici pour sensibiliser les politiciens, les journalistes et les économistes à des questions, : ils le sont déjà infiniment mieux que nous comme en témoignent les journaux et la télévision.D'ailleurs, comment proposeriez-vous d'influer sur le cours des choses ? C'est bien beau de définir un objectif général, mais encore faudrait-il se préoccuper des moyens.Soyons réalistes : la solution (s'il y en a une) est politique, pas juridique, et la plus proche occasion (sauf évènement imprévu) qui nous est donnée, à nous simples citoyens, de la faire avancer, je la vois dans les élections européenne de juin prochain (ne serait-ce qu'en votant pour des candidats qui partagent notre point de vue). JR
Dernière modification par Jacques Roman (11-10-2008 11:02:23)
#386 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5063" \l "p5063" 11-10-2008 23:57:54
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Une idée plus qu'intéressante, émise par un intervenant d'un forum du Monde :Le fait que les États seront vraisemblablement amenés à recapitaliser les banques doit impliquer en contrepartie l'effacement partiel ou total de leur dette ou en tout cas des intérêts auprès de ces mêmes banques. Peut-être serait-ce aussi l'occasion de sortir du cercle vicieux qui constitue le piège mortel de la dette...
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#387 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5064" \l "p5064" 12-10-2008 07:54:32
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@CandideL'idée n'est pas mauvaise mais on peut estimer que les établissements de crédit (quelle est la part des "vraies" banques dans cela?) ne détiennent en propre qu'environ 65 milliards d'euros sur un total de dette publique de 1250 .Je préfère pour ma part qu'une banque en difficulté soit partiellement ou totalement nationalisée après audit de son bilan réel ("actifs moins les dettes" ) ou au cours du marché au moment où elle est prête à déposer son bilan.Mais si c'est nationaliser pour reprivatiser 6 mois plus tard, ce n'est pas valable non plus... il faut donc un engagement de durée "illimité"
Dernière modification par AJH (12-10-2008 07:55:24)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#388 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5065" \l "p5065" 12-10-2008 11:56:07
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=8" Jacques Roman
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Dette publique détenue par des établissements privésCandide et AJH (5063 et 5064).Non seulement les établissements privés ne détiennent qu'une petite part de la dette publique, mais il me semble que dans la mesure où ces établissements sont assistés par l'État la compensation dont parle Candide doit se faire de manière automatique (avec adaptation des taux d'intérêts, etc.). Est-ce que j'ai raison ? JR
Dernière modification par Jacques Roman (13-10-2008 13:33:10)
#389 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5070" \l "p5070" 12-10-2008 16:29:39
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Jacques Roman a écrit:
Dette publique détenue par des établissements privésCandide et AJH (5063 et 5064).Non seulement les établissements privés ne détiennent qu'une petite part de la dette publique, mais il me semble que dans la mesure où ces établissements sont assistés par l'État la compensation dont parle Candidde doit se faire de manière automatique (avec adaptation des taux d'intérêts, etc.). Est-ce que j'ai raison ? JR
Je ne suis pas certain de bien comprendre la question, mais les OAT ont une durée de vie de 7 ans en moyenne ... les taux sont donc fixés pour 7 ans (mais seulement sur une partie de la dette puisqu'il y a en permanence remboursement et émissions nouvelles sans compter l'augmentation annuelle des emprunts de 45 G¬
Dernière modification par AJH (12-10-2008 16:31:32)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#390 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5071" \l "p5071" 12-10-2008 17:26:16
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@ AJHOK, cela ne résout qu'une partie du problème, mais la mesure vaut surtout par son exemplarité. Ce serait une bonne façon de remettre la phynance à sa place, c'est-à-dire sous tutelle, et de lui ôter une fois pour toute l'envie et les moyens de recommencer ses c....ries.En effet, il est clair que les individus concernés ne comprennent qu'un seul langage : la force. Et que tant que les peuples de la Terre ne leur opposeront pas la force, que ce soit celle des lois ou celle des armes, ils recommenceront.
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#391 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5072" \l "p5072" 12-10-2008 18:19:45
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=8" Jacques Roman
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AJH 5070.Ce que je voulais dire, c'est que l'effacement partiel ou total de des créances que l'établissement renfloué peut avoir sur l'État se fait automatiquement lors de l'opération de renflouement, par un calcul compensatoire qui fera je suppose partie de l'accord passé par l'État avec l'établissement. L'idée mentionnée par Candide dans son 5063 n'a donc rien d'une mesure nouvelle ou exceptionnelle ; elle est sans doute déjà appliquée depuis longtemps. JR
#392 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5075" \l "p5075" 12-10-2008 23:17:29
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@ Jacques
Ce que je voulais dire, c'est que l'effacement partiel ou total de des créances que l'établissement renfloué peut avoir sur l'État se fait automatiquement lors de l'opération de renflouement, par un calcul compensatoire qui fera je suppose partie de l'accord passé par l'État avec l'établissement. L'idée mentionnée par Candide dans son 5063 n'a donc rien d'une mesure nouvelle ou exceptionnelle ; elle est sans doute déjà appliquée depuis longtemps.
"je suppose", "sans doute"... Au point où nous en sommes, on ne peut plus se payer le luxe de simples formules "suppositoires". Je pense qu'il est inutile de rappeler où nous a menés la confiance que nous faisions au système financier et aux gouvernements...La conférence de presse, ce soir, des laquais du système financier, indique bien une prise de participation des États dans ledit système, mais rien sur la dette elle-même, laquelle s'était pourtant invitée dans le débat politique lors de l'élection présidentielle. Mais ça, un Euro de foot "dramatique", des JO "polémiques", une Star'Ac revue, une Ile de la tentation, un divorce/remariage présidentiels (etc. ad nauseam) plus tard, qui s'en souvient encore dans le bon peuple ?...Je pense qu'il serait nécessaire, si le présent gouvernement souhaite ramener la confiance au sein de la population, de lui donner des garanties autrement plus concrètes et précises. Ce devrait être fait demain lundi, mais en ce qui me concerne, j'aimerais bien voir la dette mentionnée dans les mesures annoncées.
Dernière modification par Candide (12-10-2008 23:22:16)
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#393 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5076" \l "p5076" 13-10-2008 01:12:58
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quand ils expliquent qu'ils garantissent les dépôts, cela veut dire quoi ? est-ce que cela veut dire que le petit épargnant à qui on a proposé de faire fructifier son argent sur les marchés financiers va être remboursé de ses pertes ?
#394 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5077" \l "p5077" 13-10-2008 09:07:18
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Non, apparemment, seuls les comptes courants (dépôt à vue) et d'épargne classiques (PEL, CEL, Livret A, LDD, LEP et assimilés) sont "garantis".L'assurance vie n'est pas couverte, pas plus que les plans d'épargne retraite.Mais cela reste à confirmer. Il pourrait d'ailleurs être intéressant de compléter cette liste pour que chacun puisse s'y référer dans les jours à venir.De plus, garantir c'est bien, mais avec quel argent ?
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#395 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5078" \l "p5078" 13-10-2008 10:40:41
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Attention : signalé par AJ HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=839" sur le blog de Paul (qui pétille fort, en ce moment) : « Pour une réforme radicale du système bancaire »Un article important dans le journal suisse Le Temps, écrit par Christian Gomez, Docteur d'Etat en sciences économiques, ancien élève du Prix Nobel Maurice Allais et directeur de banque à Zurich : HYPERLINK "http://www.letemps.ch/template/economie.asp?page=9&article=241564" http://www.letemps.ch/template/economie
cle=241564
Pour une réforme radicale du système bancaire
L'économie mondiale est au bord du gouffre. Tout le monde s'interroge sur la sécurité et la valeur de son épargne et beaucoup subiront demain le chômage et l'angoisse du lendemain. Les pertes économiques et financières promettent d'être considérables. Pourquoi? Une raison de fond: le mode de création monétaire dans nos économies. À l'heure où cette crise marque la faillite quasi-totale de la plupart des schémas intellectuels en vogue au cours des vingt dernières années, le temps est peut-être venu de penser «out of the box» et de proposer des solutions radicalement nouvelles. En l'occurrence, la solution proposée s'inscrit dans une lignée prestigieuse des plus grands et des vrais économistes libéraux de notre temps: Irving Fisher, l'Ecole de Chicago et Milton Friedman, Maurice Allais... Peu d'économistes nieront que les causes de la crise d'aujourd'hui résident dans une expansion démesurée des agrégats monétaires et de crédit. En fait, même si celle-ci a donné lieu à plus de débordements que d'habitude, elle ne diffère pas dans sa cause ultime de celles qui l'ont précédée et cette raison, c'est le pouvoir de création monétaire des banques. Pour bien comprendre ce point, il faut résumer le mode de fonctionnement du système monétaire en trois traits: - Les banques, par leurs opérations de crédit, disposent du pouvoir monétaire, c'est-à-dire du pouvoir de créer ou de détruire de la monnaie; - La mise en uvre de ce pouvoir dépend en fait des «humeurs» d'acteurs privés: les désirs conjugués des banques de prêter et des agents économiques d'emprunter; - De ce fait, l'évolution de la quantité de monnaie en circulation, dont dépendent les fluctuations de l'activité économique et le mouvement des prix, résulte de décisions «privées» et est soumise aux emportements des acteurs économiques. Par ailleurs, ce système aux origines historiquement frauduleuses distord indûment la répartition des revenus, car le privilège de création monétaire crée une rente, qui n'est pas différente conceptuellement des gains qu'obtiendrait dans son activité une association de faux-monnayeurs qui achèterait des biens et/ou des actifs sur le marché ou prêterait à d'autres personnes avec la monnaie fabriquée. Vouloir modifier cette situation, c'est d'abord vouloir rendre le pouvoir de création monétaire, et la rente qui lui est attachée, aux seules autorités monétaires et, in fine, à l'Etat, qui retrouverait ainsi la plénitude de son pouvoir «régalien»; ensuite faire en sorte que tous les types d'investissement soient financés par de la «vraie» épargne, c'est-à-dire que le crédit bancaire soit financé par des dépôts d'épargne à maturités fixes sans aucune transformation possible des échéances pour éliminer tout germe d'instabilité. Pour réaliser cet objectif, un des grands partisans de ce système, le Prix Nobel français (1988) Maurice Allais, a proposé dans de nombreux travaux de séparer les fonctions bancaires en les faisant exercer par des entités distinctes, principalement: - Les banques de dépôts, qui ne s'occuperaient que de la gestion des encaisses des clients (cash management), en les couvrant à 100% par de la monnaie de base (banque centrale) et en se faisant rémunérer pour ces services. - Les banques de prêts, qui recevraient les dépôts à terme/d'épargne et les prêteraient à des termes légèrement plus courts aux emprunteurs. Les conséquences de la mise en uvre d'un tel système seraient considérables. Du point de vue de la politique économique, le contrôle total de l'offre de monnaie donnerait des moyens très efficaces de régulariser l'évolution économique et l'inflation, tout en prévenant tout risque systémique. Du point de vue de l'efficacité économique, non seulement la gestion des encaisses serait optimisée par les banques (baisses des coûts) et par les agents économiques (du fait du coût d'usage de la monnaie), mais le rôle régulateur des taux d'intérêt dans l'orientation de l'épargne et la sélection des investissements serait magnifié. Enfin, en ce qui concerne la répartition des revenus, la capture de la «rente» monétaire permettrait d'obtenir une recette budgétaire supplémentaire d'un montant significatif (pour la zone euro, en première approximation, l'équivalent de la moitié de l'impôt sur le revenu pour un taux de croissance de la masse monétaire de 4,5%). Par ailleurs, du fait des caractéristiques du processus de transition du système actuel au système projeté, une large partie des problèmes liés à l'existence d'une dette publique imposante serait réglée, comme nous le montrons ci-après. Difficile à mettre en oeuvre? Pas vraiment. Dès la décision de réorganisation prise, les banques actuelles seraient invitées à se transformer en holdings bancaires (voir schéma ci-dessus). Pour couvrir les besoins en monnaie de base nécessaires au passage des dépôts à vue dans les banques de dépôts, les techniques les plus simples de la titrisation pourraient être utilisées, parmi d'autres solutions possibles. Les banques actuelles créeraient chacune des structures de titrisation ad hoc auxquelles elles vendraient le montant de créances nécessaires détenues à leur bilan, le financement étant assuré par l'émission de notes souscrites par la banque centrale. Comme les banques resteront en charge du service de ces créances (recouvrement des intérêts et du principal), aucune interruption des relations clients ne serait à prévoir et, comme ce service serait rémunéré, le compte d'exploitation des banques serait protégé. Dans la période de transition, on assisterait à un double mouvement conjugué au fur et à mesure du remboursement des créances placées dans la structure de titrisation: d'un côté, la banque centrale, pour éviter tout recul de la masse monétaire, les remplacerait à son bilan par des achats de titres publics; de l'autre, les banques de prêts renouvelleraient à l'échéance les créances initiales à partir des dépôts d'épargne effectués par leurs clients. C'est dans ce processus que se trouve une solution, radicale elle aussi, au problème de la dette publique puisqu'une part substantielle de celle-ci serait absorbée par la banque centrale qui rétrocéderait les intérêts de cette dette à l'Etat sous forme de profit de l'institut d'émission. Ce système n'a jamais vraiment existé, même si des économistes prestigieux ont soutenu des approches similaires. Contre lui, il y a le poids des idées reçues sur l'inéluctabilité du système actuel et le choc des intérêts. Rendre la rente de la création monétaire aux citoyens, sous forme d'une ressource budgétaire, forcément, cela ne plait pas à tout le monde et surtout pas aux banquiers... Mais peut-être que les peuples pourraient s'intéresser à un système qui leur assurerait la prospérité, en libérant l'initiative, et la sécurité, en éliminant les «manias» qui ruinent périodiquement nos économies. Et si la refondation d'un nouveau capitalisme passait par là ?
C'est tellement bon que je surligne rien... INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Ne ratez pas ces deux billets de Paul : Un Bretton Woods dont lespèce se souvienne : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=828" http://www.pauljorion.com/blog/?p=828 Constitution ou pas ? : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=839" http://www.pauljorion.com/blog/?p=839Ce blog est for-mi-dable... INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
#396 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5081" \l "p5081" 13-10-2008 13:44:38
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"Je suppose..."Candide (5075).À ma terminologie "je suppose" correspond votre terminologie du message 5063 : "vraisemblablement, doit impliquer".Autrement dit, nous traitons tous les deux d'hypothèses. Elles restent à vérifier : je m'en remets à vous puisque la question semble vous tenir à coeur. JR
#397 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5082" \l "p5082" 13-10-2008 13:57:29
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Jacques, ce n'est pas vraiment ce que je voulais dire.Tout d'abord, je pense qu'étant donné les derniers événements, on peut sans problème retirer le mot "vraisemblablement" de mon message 5063. Les États VONT être amenés à recapitaliser les banques défaillantes.Ensuite, pour ce qui est de mon "doit impliquer", il ne s'agit nullement d'une hypothèse, d'une supposition à prendre au conditionnel, mais d'un impératif absolu. En cas de recapitalisation par l'État, ladite recapitalisation IMPOSE en contrepartie un effacement partiel ou total de la dette ou de ses intérêts.Merci de m'avoir donné la possibilité de préciser ce qui n'était pas nécessairement clair.
Dernière modification par Candide (13-10-2008 14:44:33)
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#398 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5087" \l "p5087" 14-10-2008 17:53:19
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Oxfam est une confédération d'Organisations Non Gouvernementales, luttant sur les terrains politique, économique et humanitaire, contre la pauvreté et l'injustice dans le monde. Le porte-parole d'Oxfam France, Sébastien Fourmy, rappelle trois chiffres à ne jamais oublier :Eliane Patriarca : Ces derniers jours, plusieurs organisations ou experts de l'aide alimentaire se sont dit choqués par la disproportion des moyens. Sébastien Fourmy, porte-parole d'Oxfam France : En effet, il y a un écart patent entre les moyens mis en oeuvre pour tenter de juguler la crise financière mondiale, et la passivité de la communauté internationale face à la crise alimentaire et humanitaire. On réussit à trouver quelque 1000 milliards de dollars pour les banques, ce qui montre que quand la communauté internationale veut, elle peut se donner les moyens d'agir vite. Mais quand il s'agit de la faim, chacun détourne le regard. À la réunion de la FAO en juin 2008, seuls 6,5 milliards d'euros ont été annoncés pour relancer le système agricole de production. Trente milliards de dollars seulement permettraient de nourrir durant un an les 925 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde. Bien sûr que cela ne serait qu'une solution à court terme, mais cela donne un ordre d'idées : c'est ce que nous avons expliqué aux assemblées du FMI et de la Banque mondiale. HYPERLINK "http://www.liberation.fr/terre/0101124044-la-crise-financiere-occulte-la-crise-alimentaire" http://www.liberation.fr/terre/01011240
limentairePremier chiffre : 30 milliards de dollars permettraient de nourrir pendant un an les 925 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde.Deuxième chiffre : après les émeutes de la faim dans 40 pays en 2008, la communauté internationale a dépensé seulement 6,5 milliards de dollars pour relancer le système agricole de production.Troisième chiffre : 3 019 milliards de dollars.Pour renflouer les banques privées, les Etats-Unis viennent dannoncer un plan de 700 milliards de dollars. Pour renflouer les banques privées, les pays européens viennent dannoncer un plan de 1 700 milliards deuros, cest-à-dire 2319 milliards de dollars. Total : 700 + 2319 = 3019 milliards de dollars.3 019 milliards de dollars pour renflouer les banques privées ! HYPERLINK "http://www.lesechos.fr/info/inter/300301160-l-europe-annonce-ses-chiffres-pres-de-1-700-milliards-pour-les-banques.htm" http://www.lesechos.fr/info/inter/30030
anques.htm
#399 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5089" \l "p5089" 15-10-2008 07:07:21
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=8" Jacques Roman
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Instit (5087).Oui, cette comparaison de chiffres donne à réfléchir. JR
#400 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5093" \l "p5093" 15-10-2008 15:53:12
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Et encore, je n'ai pas les chiffres récents ! Le Financial Times écrit que les pays européens vont en réalité mettre en oeuvre 1 873 milliards d'euros pour renflouer les banques privées !Je dois donc refaire mon calcul !Premier chiffre : 30 milliards de dollars permettraient de nourrir pendant un an les 925 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde.Deuxième chiffre : après les émeutes de la faim dans 40 pays en 2008, la communauté internationale a dépensé seulement 6,5 milliards de dollars pour relancer le système agricole de production.Troisième chiffre : 3 245 milliards de dollars.Pour renflouer les banques privées, les Etats-Unis viennent dannoncer un plan de 700 milliards de dollars. Pour renflouer les banques privées, les pays européens viennent dannoncer un plan de 1 873 milliards deuros, cest-à-dire 2 545 milliards de dollars. Total : 700 + 2 545 = 3 245 milliards de dollars.3 245 milliards de dollars pour renflouer les banques privées ! HYPERLINK "http://www.ft.com/cms/s/0/a7eba3fc-992b-11dd-9d48-000077b07658.html?nclick_check=1" http://www.ft.com/cms/s/0/a7eba3fc-992b
ck_check=1
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5094" \l "p5094" 15-10-2008 16:02:13
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=76" Candide
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HYPERLINK "mailto:pierre.delafontaine@free.fr" e-mail
@ Instit,Pour révoltante que cette comparaison puisse paraître, merci de ne pas oublier les conclusions du fil de discussion suivant, dont je vous invite à prendre connaissance dans son intégralité (il est court) : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?id=119" http://etienne.chouard.free.fr/forum/vi
php?id=119
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#402 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5108" \l "p5108" 17-10-2008 16:50:49
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=276" Instit
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" Alors quon vient de trouver en un mois 4 000 milliards de dollars pour les banques, il na jamais été possible den dégager seulement 20 pour lutter contre la faim dans le monde ! " ( Jacques Attali, 14 octobre 2008 )Je cite la chronique de Jacques Attali :
À la regarder du point de vue des salariés, la situation économique actuelle nest pas encore tragique : la baisse de limmobilier permet à plus de gens davoir accès à lachat dun logement ; la baisse de la croissance réduit le prix du pétrole. Et la baisse des Bourses ramène les portefeuilles dactions à leur niveau dil y a cinq ans, à un moment où leurs détenteurs nétaient pas à plaindre.Seuls risquent de perdre les plus pauvres, consommateurs endettés sous la pression des banques, et les plus riches, qui auront plus de mal désormais à faire croire quil est légitime que les revenus financiers augmentent de plus de 20 % chaque année, quand les revenus du travail naugmentent que de moins de 2 %.Certes, nul na intérêt au désastre des banques, interfaces entre le monde virtuel de la finance et celui de léconomie réelle. Et comme le montre lexcellent plan annoncé dimanche soir, on trouvera toujours aisément de largent par limpôt, cest-à-dire par les revenus des vrais gens, pour financer les pertes des institutions.Mais, pour les autres sujets sérieux, (comme la faim, la pauvreté, le climat, la déforestation), rien.Et pourtant, cette semaine, un rapport de la commission européenne rappelle que léconomie du monde perd chaque année plus de richesses par la déforestation, (soit entre 2 000 et 5000 milliards de dollars), que par la crise financière.Alors quon vient de trouver en un mois au moins 4 000 milliards de dollars dans le monde pour les banques, il na jamais été possible den dégager seulement 20 pour lutter efficacement contre la faim dans le monde, ou pour sauver la forêt brésilienne, ou pour généraliser le microcrédit aux 600 millions de familles qui en ont besoin.Bien sûr, il faut régler ces désordres financiers ; parce que si on ne le fait pas, cest toute léconomie mondiale réelle qui basculerait, non pas dans la récession, mais dans la dépression. Mais il faut inscrire cette action dans le cadre dun véritable projet de société, au service des vrais gens. Largent mobilisé ne doit pas aller aux actionnaires des banques, mais à leurs clients, spoliés et surendettés par le jeu insensé du crédit à la consommation, à de grands travaux mondiaux capables de régler les problèmes des générations futures, et à la mise en place dun véritable état de droit planétaire. HYPERLINK "http://blogs.lexpress.fr/attali/" http://blogs.lexpress.fr/attali/
#403 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5109" \l "p5109" 17-10-2008 17:37:41
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
Un article très intéressant : HYPERLINK "http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=10558" http://www.mondialisation.ca/index.php?
;aid=10558"Derrière la panique, la guerre financière pour le futur pouvoir bancaire mondial"Un extrait :
Les lignes de la bataille se dessinentQue se dégage-t-il des grandes lignes des deux approches opposées face au développement de la crise ? À présent, le plan Paulson fait manifestement partie d'un projet visant à créer trois géants financiers mondiaux colossaux : Citigroup, JP Morgan Chase et, bien entendu, la propriété de Paulson, Goldman Sachs, devenue maintenant assez opportunément une banque. Ayant utilisé avec réussite la peur et la panique pour arracher 700 milliards de dollars de renflouage au contribuable, désormais les trois grands essayeront leurs muscles hors du commun à ravager les banques européennes dans les années à venir. Tant que les plus grandes agences financières de notation du monde, Moody's et Standard & Poors, sont épargnées par les scandales et les auditions au Congrès, le pouvoir financier réorganisé de Goldman Sachs, Citigroup et JP Morgan Chase pourrait potentiellement se regrouper et accélérer leur ordre du jour mondial dans les prochaines années, en marchant sur les cendres de la faillite de l'économie étasunienne, mise en banqueroute par leurs folies.En saccordant sur la stratégie de nationalisation des banques que les ministres des Finances de l'UE estiment « trop stratégiques par leur caractère systémique pour faire faillite » tout en garantissant les dépôts bancaires, les plus grands gouvernements de l'UE, l'Allemagne et le Royaume-Uni, ont opté, contrairement aux États-Unis, pour ce qui ira dans le plus long terme, en permettant aux géants bancaires de résister aux attaques financières prévues de leurs homologues, Goldman ou Citigroup. La liquidation spectaculaire des actions sur les bourses d'Europe et d'Asie est en réalité un problème secondaire de loin le moins critique. Selon des rapports du marché, ce bradage est alimenté surtout par les fonds de couverture (hedge funds) étasuniens qui tentent désespérément de remonter le niveau des espèces, car ils réalisent que l'économie étasunienne se dirige vers une dépression économique, celle à laquelle ils se sont exposés et pour lesquelles le plan Paulson ne règle rien. Un mécanisme restaurant la solvabilité du système bancaire et interbancaire est de loin le plus stratégique. La débâcle de l'ABS était « Made in New York » Néanmoins, ses effets doivent être isolés et les banques viables de l'UE défendues dans l'intérêt public, et non pas, comme aux États-Unis, dans le seul intérêt des banques des «copains de Paulson». Les instruments non réglementés à létranger, comme les hedge funds et les banques et assurances non réglementées, se sont tous engagés dans la construction de ce que jai appelé un tsunami de 80 billions de dollars en ABS. Certains des gouvernements les plus conservateurs de lUE ne sont pas sur le point d'acheter le remède proposé par Washington.Tout en semparant des gros titres, la baisse coordonnée des taux d'intérêt de la BCE et des autres banques centrales européennes ne fait pas grand chose en réalité pour traiter le vrai problème : la peur des banques à se prêter entre elles tant que leur solvabilité nest pas assurée. En amorçant un état partiel de nationalisation dans l'UE, et en rejetant le système de renflouage des Berlusconi-Sarkozy, les gouvernements de l'UE, cette fois menés de façon intéressante par l'Allemagne, mettent en place une base saine pour sortir de la crise. Restez à l'écoute, cest loin d'être terminé. Il s'agit d'une lutte pour la survie dun Siècle étasunien en construction depuis 1939 sur les piliers jumeaux de la domination financière et militaire : léventail complet de la dominance étasunienne. Les banques asiatiques, gravement endommagées par la crise dAsie de 1997-98 pilotée par Wall Street, sont apparemment très peu exposées aux problèmes étasuniens. Les banques européennes sont exposées de différentes façons, mais aucune ne lest aussi sérieusement que le système bancaire mondial étasunien.
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#404 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5110" \l "p5110" 18-10-2008 13:16:08
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INCROYABLE EXPLICATION COMPTABLE DES FAILLITES DE BANQUES (FAILLITES NON NÉCESSAIRE ?!) « Lautre scandale financier: les banques ne savent plus compter ! » HYPERLINK "http://www.marianne2.fr/L-autre-scandale-financier-les-banques-ne-savent-plus-compter!_a92291.html" http://www.marianne2.fr/L-autre-scandal
92291.html
Lautre scandale financier: les banques ne savent plus compter !« Pour mieux comprendre la crise financière, Marianne2 interroge des économistes sur ses épisodes marquants. Aujourdhui, Didier Marteau, professeur à lESCP-EAP et spécialiste des marchés doptions, décrypte ces normes comptables qui ont plongé dans la faillite des banques pourtant parfaitement solvables.Où est passé tout cet argent ? Sans crier gare, ensorcelés par la crise, les comptes des établissements financiers, pleins dactions et de créances, se sont vidés de toute valeur. Certes la crise des subprimes a fait plonger des titres, rendus invendables
mais pas au point de voir sombrer les plus grandes banques et assurances occidentales dans labîme de la faillite ! À côté de la société de prise de participation de lEtat et de la société de refinancement annoncées par Christine Lagarde, une mesure plus nébuleuse a été avancée sur lobscure « norme comptable IFRS », responsable selon la ministre de lEconomie dune grande partie des maux que connaît aujourdhui la finance. Comment des banques riches de milliards deuros dactions se sont-elles retrouvées en faillite du jour au lendemain ? Didier Marteau, professeur à lESCP-EAP et chargé de cours en 3è cycle à lUniversité Paris I Sorbonne et à Paris Dauphine. Si les subprimes sont à lorigine de leffondrement de beaucoup de valeurs, les normes comptables ont été la vraie raison de lamplification et de la propagation de la crise. Pour calculer leurs résultats, toutes les banques du monde utilisent le même outil de calcul : la norme IFRS (International Financial Reporting Standards : références internationales de comptabilité financière). Selon cette norme, la valeur des créances dont une banque dispose dans son stock doit être calculée suivant le prix du marché. Si une banque dispose de 100 unités d une créance et que le cours de cette créance sur le marché est de 10¬ , la banque devra déclarer 1.000¬ de réserve. Or, après les subprimes, les banques ont commencé à se méfier énormément les unes des autres. Cette crise de défiance a énormément réduit les échanges car tout le monde a eu peur de se voir vendre des produits pourris, des créances « contaminées » par la crise. Mais les banques avaient tout de même besoin de vendre et se sont mises à céder des valeurs de bonne qualité à des prix bien en dessous de leur valeur réelle. Sur les 100 unités de tout à l heure, au lieu d en vendre 90 par jour, la banque n en vendait plus que 10 mais, au lieu de les vendre à 10¬ , elle les bradait à 3¬ , un prix «distressed» («cassé»). Le problème qui s est posé c est que, pour calculer leur bilan, les banques ont dû appliquer le prix du marché - qu elles avaient cassé pour pouvoir vendre - à leur stock d actifs. Dans notre exemple, même si la banque n a vendu que 10% de ses créances à 3¬ , elle doit appliquer ce prix à tout le reste de son stock pour déclarer son bilan. Du coup, au lieu d avoir 90 unités à 10¬ (leur prix normal), lui garantissant 900¬ de réserve, elle doit comptabiliser ces 90 unités au prix cassé du marché 3¬ et n a donc plus que 270¬ de réserve. Trois fois moins ! Au moment de faire leurs comptes, les banques ont donc dû déclarer des pertes considérables qui étaient simplement causées par la défiance des marchés qui les obligeaient à brader leurs actifs. Or, selon la réglementation Bâle II qui définit les critères de solvabilité dune banque, une banque doit toujours disposer de réserves égales en valeur aux prêts quelle a émis, sans quoi elle est déclarée en faillite. Par conséquent, certaines banques qui disposaient de stock daction largement suffisant mais qui ont vendu aux prix cassés du marché durant la crise ont été obligées de se déclarer en faillite.
Dans cette situation, où se trouvent de nombreuses banques européennes ou américaines, il y a trois possibilités : 1.Vendre dautres actifs pour renflouer les caisses mais on multiplie ainsi le nombre de titres en circulation et on fait baisser leur valeur : le serpent se mort la queue. 2.Recapitaliser les banques. Cest ce qui a été décidé dans le cadre du plan européen par lequel les Etats ont racheté des parts des banques pour quelles disposent de fonds propres pour couvrir les emprunts émis. 3.SUSPENDRE LA NORME COMPTABLE IFRS, ce qua également proposé Christine Lagarde. La troisième solution consiste à changer de référence : au lieu de calculer les fonds en se basant sur le prix du marché (mark to market), on fixe une valeur modèle qui sert de référence à toutes les banques dans le calcul de leur bilan (mark to model). Si on revient à notre banque de tout à lheure, au lieu de compter les 90 unités qu elle a en réserve à 3¬ , qui est le prix cassé du marché, on va établir une référence à 9¬ pour comptabiliser ses fonds propres. Au lieu de se retrouver à déclarer 270¬ , la banque pourra déclarer 810¬ . Elle aura certes subi une forte perte mais cela pourra lui éviter de se déclarer en faillite alors que la valeur des actions quelle a en réserve ne sest effondrée quà cause du climat de défiance.
Didier Marteau est membre de la Société déconomie politique. Il est lauteur de Monnaie, Banque et Marchés Financiers paru en mars 2008 aux éditions Economica. Vendredi 17 Octobre 2008 - 18:27, Propos recueillis par Sylvain Lapoix
Mon commentaire : si cela est vrai, on peut sétonner que nos « représentants » choisissent la solution n°2 qui est proprement RUINEUSE et qui enferme un peu plus les peuples et leurs simili démocraties dans la PRISON DE LA DETTE, non ?
Aussi, mon esprit sottement paranoïaque fait-il un lien avec le document suivant, signalé hier ici-même par André-Jacques (merci AJH), thèse complotiste, assurément :« Derrière la panique, la guerre financière pour le futur pouvoir bancaire mondial »Une analyse « complotiste » assumée (mais pas forcément fausse pour autant, évidemment, sauf pour les faux naïfs qui voudraient nous forcer à penser quil ny a jamais aucun complot nulle part),analyse très intéressante de F. William Engdahl : HYPERLINK "http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=10558" http://www.mondialisation.ca/index.php?
;aid=10558
Derrière la panique, la guerre financière pour le futur pouvoir bancaire mondialCe qui ressort du comportement du marché financier européen ces deux dernières semaines, ce sont les anecdotes dramatiques de la crise financière et la panique qui servent délibérément à certaines factions influentes, dans et en dehors de lUnion européenne, à façonner la face future de la banque mondiale suite à la débâcle du subprime (prêt à haut risque) et des titres adossés à des créances (ABS) aux États-Unis. Le développement le plus intéressant des derniers jours est la position allemande unifiée et forte de la chancelière, du Ministre des Finances, de la Bundesbank et du gouvernement de coalition. Tous sont opposés à un super-fond de renflouage bancaire du style étasunien dans lUnion européenne. Pendant ce temps-là, le Ministre étasunien des Finances, Henry Paulson, continue son copinage envers le capitalisme (Crony Capitalism) au détriment de la nation et au profit de ses copains du monde financier. Cest un cocktail inutilement explosif. La chute de 7 à 10 pour cent de la bourse par jour fait les gros titres dramatiques de lactualité et sert à susciter un grand sentiment de malaise proche de la panique chez le citoyen ordinaire. Les événements des deux dernières semaines dans les banques de lUE, depuis le sauvetages de la situation dramatique des banques Hypo Real Estate, Dexia et Fortis, et lannonce dAlistair Darling, le Chancelier de lÉchiquier au Royaume-Uni, dun changement radical dans la politique du traitement des banques en difficulté au Royaume-Uni, ont commencé à révéler les grandes lignes des diverses réponses européennes, à ce qui est en réalité une crise fabriquée aux États-Unis (« Made in USA »). De sérieuses raisons font penser que Henry Paulson, lancien directeur général de Goldman Sachs, nest pas stupide en tant que ministre des Finances. Il y a aussi des raisons réelles de croire quil agit en fait en fonction dune stratégie à long terme bien pensée. La façon dont se déroulent à présent les événements dans lUE tend à le confirmer. Comme me la dit un haut responsable banquier européen lors dune discussion privée, « Une guerre est en cours entre les États-Unis et lUnion européenne pour définir la face future de la banque européenne. » Du point de vue de ce banquier, la tentative en cours du Premier ministre italien Silvio Berlusconi et de Nicolas Sarkozy en France, de créer un « fond » commun en Union européenne, avec peut-être plus de 300 milliards de dollars pour sauver les banques en difficulté, serait de facto jouer directement dans la stratégie à long terme de Paulson et de lestablishment étasunien, en affaiblissant en réalité les banques et en remboursant les titres véreux dorigine étasunienne détenus par les banques de lUE. UTILISER LA PANIQUE POUR CENTRALISER LE POUVOIRComme je le documente dans mon prochain livre, Power of Money: The Rise and Decline of the American Century, (Le pouvoir de largent : essor et déclin du siècle étasunien), dans toutes les grandes paniques financières aux États-Unis depuis au moins celle de 1835, les titans de Wall Street, surtout la Maison JP Morgan avant 1929, ont déclenché délibérément la panique bancaire en coulisses pour consolider leur emprise sur la banque des États-Unis. Les banques privées ont utilisé la panique pour contrôler la politique de Washington, notamment la définition exacte de la propriété privée de la nouvelle Réserve fédérale en 1913, et pour consolider leur contrôle sur lindustrie, comme US Steel, Caterpillar, Westinghouse et ainsi de suite. En bref, ils sont les vétérans de ce genre de guerre financière pour lélargissement de leur pouvoir. Ils doivent maintenant faire quelque chose de semblable à léchelle mondiale afin de pouvoir continuer à dominer la finance mondiale, le cur de la puissance du siècle étasunien. Cette pratique, du recours à la panique pour concentrer leur pouvoir privé, a créé une concentration extrêmement puissante de pouvoir financier et économique entre quelques mains du secteur privé, ces mêmes mains qui, en 1921, créèrent linfluent groupe dexpert en politique étrangère étasunienne, le Council on Foreign Relations, pour guider la montée du Siècle Étasunien, tel que lappelait le fondateur de lépoque, Henry Luce dans un essai capital en 1941. Il devient de plus en plus évident que les gens comme Henry Paulson, qui, par la façon dont il fut lun des promoteurs les plus énergiques de la révolution de lABS à Wall Street, avant de devenir ministre des Finances, sont animés par des mobiles qui dépassent de loin leurs instincts de cupidité. Dans ce contexte, la propre expérience de Paulson est intéressante. Dans le passé, à laube des années 70, Paulson entama sa carrière en travaillant pour un homme célèbre nommé John Ehrlichman, limpitoyable conseiller en politique intérieure de Nixon qui, à lépoque du Watergate, avait créé les fameux Plombiers pour réduire au silence les adversaires du Président, et que Nixon a abandonné « à être forcé dexister sans soutien » en prison pour lui. Paulson semble avoir pris de la graine de son mentor de la Maison Blanche. Selon un article du New York Times, quand il était coprésident de Goldman Sachs, il a fait partir de force en 1998 son coprésident, Jon Corzine, dans ce qui équivalait à «un coup dÉtat». Il devient évident que Paulson, et ses amis de Citigroup et JP Morgan Chase, ont une stratégie, de même que le parrain de la titrisation des hypothèques et de la déréglementation bancaire, lancien président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, comme je lai exposé en détail dans la partie IV de ma précédente série, Financial Tsunami. Étant sûrs quà un moment la pyramide de billions de dollars de subprimes douteux et des autres titres adossés à des prêts hypothécaires à hauts risques allaient seffondrer, ils étaient apparemment déterminés à propager le plus possible dans le monde entier les ainsi nommés « déchets toxiques » de lABS, pour attirer les grandes banques du monde, plus particulièrement celles de lUnion européenne, dans leur piège à miel. Ils avaient de laide. Lors de son dernier témoignage sous serment, Eric Dinallo, le directeur du New York Insurance Department, a déclaré à laudition de surveillance du renflouage dAIG de Paulson, que la réduction du financement ces dernières années dirigées par le gouvernement de Bush-Cheney, avait réduit la fiabilité du département, qui devait contrôler ou veiller sur 80 billions de dollars de titres adossés à des créances (ABS), incluant le subprime empoisonné, les titres hypothécaires de catégorie Alt-A et bien dautres. Le gouvernement Bush a réduit son personnel de plus de 100 personnes à une seule. Oui « UNE, » ce nest pas une faute de frappe. Est-ce que cétait juste une coupe de budget par ferveur idéologique, ou était-ce délibéré ? Est-ce que le responsable garantissant quaucune personne efficace au gouvernement ne supervise lexplosion de la titrisation des actifs hypothécaires était lancien homme de Goldman Sachs, lhomme qui avait convaincu le Président dembaucher Paulson, lancien directeur de lOffice of Management and Budget (OMB) de Bush, lactuel chef détat-major du Président : Joshua Bolten ?Ce sont peut-être des questions que le Congrès ferait bien de poser à des gens comme Henry Paulson et Joshua Bolten, au lieu de questions de diversion du genre de la hauteur de la prime reçu par Richard Fuld a Lehman. Ny a-t-il pas, là sur le cadavre, les empreintes digitales de M. Bolten ? Et pourquoi ny a-t-il aucune question sur le rôle de Paulson en tant que directeur général de Goldman Sachs, le promoteur de Wall Street le plus agressif en faveur des titres exotiques et des autres produits de titrisation adossés à des actifs ?
Il semblerait aujourdhui que la stratégie de Paulson était dutiliser une situation de crise, de crise préprogrammée, prévisible dès 2003, quand Joshua Bolten est devenu chef de lOMB, au moment où tout ça a éclaté, pour affoler les gouvernements les plus conservateurs de lUnion européenne en les précipitant au secours des actifs toxiques des États-Unis. Si cela devait arriver, ça détruirait ce qui reste de bon dans le système bancaire et les institutions financières de lUE, rapprochant dun pas de plus le monde vers un marché monétaire contrôlé par les copains de Paulson, des copains du style capitaliste étasunien. Le «copinage capitaliste» est certainement une explication appropriée ici. Robert Rubin, le prédécesseur de Paulson à la fois chez Goldman Sachs et aux Finances, aimait accuser les banquiers asiatiques de Thaïlande, dIndonésie et des autres pays frappés en 1997 par les attaques spéculatives des fonds de couverture sponsorisés par les États-Unis, de «copinage capitaliste» donnant limpression que la crise avait sa source en Asie et nétait pas la conséquence dattaques délibérées des institutions financières parrainées par les États-Unis pour objectif déliminer entre autres le modèle du Tigre asiatique et transformer lAsie en bailleur de fonds de la dette étasunienne.
Il est intéressant de noter que Rubin est à présent directeur de Citigroup, manifestement lune des banques survivantes des «copains de Paulson», la banque qui a dû jusquici passer par pertes et profits la plus grande somme en actifs titrisés empoisonnés. Si lallégation de panique planifiée est exacte, dans le style de la panique de 1907, et cest un grand si, alors le plan a réussi . . . jusquà un certain point. Ce point est tombé pendant le week-end du 3 octobre, par hasard au moment des vacances de lunification nationale de lAllemagne.LAllemagne lâche le modèle étasunienDans la soirée du dimanche 5 octobre, lors de pourparlers à huis clos, Alex Weber, le patron réaliste de la Bundesbank, Jochen Sanio, le dirigeant de BaFin, et des représentants du gouvernement de coalition à Berlin de la chancelière Angela Merkel, ont lancé pour Hypo Real Estate (HRE) un plan de renflouage dun valeur nominale de 50 milliards deuros. Toutefois, derrière ce chiffre considérable dans les gros titres, comme le soulignait Weber dans une lettre rendue publique du 29 septembre au ministre des Finances Peer Steinbrück, non seulement les banques privées allemandes ont proposé 60 pour cent de ce chiffre, avec 40 pour cent pour lÉtat, mais en plus, compte tenu de lattention avec laquelle le gouvernement, en coopération avec la Bundesbank et BaFin, ont structuré laccord de crédit de secours, dans le pire des scénarios, la perte maximale possible pour lÉtat, serait limitée à 5,7 milliards, et non pas à 30 milliards deuros comme beaucoup lont cru. Cest toujours de largent, mais pas le chèque en blanc de 700 milliards de dollars que le Congrès des États-Unis, contraint par les quelques jours de chute des cours boursiers, a décidé de donner à Paulson. La rapidité daction du ministre des Finances Steinbrück à virer la direction de HRE, en contraste frappant avec Wall Street où les mêmes délinquants fraudeurs restent dans leur bureau à récolter dénormes primes, montre aussi lapproche différente. Mais cela ne tranche pas le nud du problème. La situation de HRE provient, comme noté précédemment, des excès de sa banque filiale auxiliaire, en propriété exclusive, DEPFA en Irlande, un pays de lUE connu pour sa réglementation libérale relâchée et son bas régime fiscal. Changement dans la politique britanniqueAu Royaume-Uni, après le stupide et coûteux renflouage de Northern Rock en début dannée, le gouvernement du Premier ministre Gordon Brown vient dannoncer un changement politique radical allant dans le même sens que lAllemagne. Les banques britanniques obtiendront exceptionnellement 50 milliards de livres (64 milliards deuros) de renflouage du gouvernement et des prêts de secours de la Banque dAngleterre. Le trésor public a déclaré que le gouvernement allait acheter des actions privilégiées de la Royal Bank of Scotland Group Plc, de Barclays Plc et dau moins six autres banques, et fournira environ 250 milliards de livres de garanties de prêts pour refinancer la dette. La Banque dAngleterre mettra à disposition au moins 200 milliards de livres. Le plan ne précise pas combien obtiendra chaque banque. Tout ça signifie que le gouvernement britannique nationalise, au moins partiellement, ses banques internationales les plus importantes, au lieu de racheter leurs prêts véreux dans le style dun plan inapplicable à la Paulson. Dans ce genre dapproche, le coût pour le contribuable du Royaume-Uni sera bien moindre, car, une fois la crise calmée et les affaires revenues à la normale, le gouvernement pourra vendre des parts de lÉtat aux banques en bonne santé avec peut-être un bon bénéfice pour le trésor public. Le gouvernement Brown a sans doute réalisé que la couverture de garantie accordée à Northern Rock et Bradford & Bingley en début dannée na fait quouvrir les vannes des dépenses gouvernementales sans arranger le problème.La nouvelle politique étasunienne de nationalisations, par rachat des obligations sans valeur détenues par des banques sélectionnées que Paulson a choisi de sauver, plutôt que de recapitaliser les banques pour leur permettre de continuer à fonctionner, contraste énormément de lapproche idéologique du « marché libre » de Paulson.
Les lignes de la bataille se dessinentQue se dégage-t-il des grandes lignes des deux approches opposées face au développement de la crise ? À présent, le plan Paulson fait manifestement partie dun projet visant à créer trois géants financiers mondiaux colossaux : Citigroup, JP Morgan Chase et, bien entendu, la propriété de Paulson, Goldman Sachs, devenue maintenant assez opportunément une banque. Ayant utilisé avec réussite la peur et la panique pour arracher 700 milliards de dollars de renflouage au contribuable, désormais les trois grands essayeront leurs muscles hors du commun à ravager les banques européennes dans les années à venir. Tant que les plus grandes agences financières de notation du monde, Moodys et Standard & Poors, sont épargnées par les scandales et les auditions au Congrès, le pouvoir financier réorganisé de Goldman Sachs, Citigroup et JP Morgan Chase pourrait potentiellement se regrouper et accélérer leur ordre du jour mondial dans les prochaines années, en marchant sur les cendres de la faillite de léconomie étasunienne, mise en banqueroute par leurs folies.
En saccordant sur la stratégie de nationalisation des banques que les ministres des Finances de lUE estiment « trop stratégiques par leur caractère systémique pour faire faillite » tout en garantissant les dépôts bancaires, les plus grands gouvernements de lUE, lAllemagne et le Royaume-Uni, ont opté, contrairement aux États-Unis, pour ce qui ira dans le plus long terme, en permettant aux géants bancaires de résister aux attaques financières prévues de leurs homologues, Goldman ou Citigroup. La liquidation spectaculaire des actions sur les bourses dEurope et dAsie est en réalité un problème secondaire de loin le moins critique. Selon des rapports du marché, ce bradage est alimenté surtout par les fonds de couverture (hedge funds) étasuniens qui tentent désespérément de remonter le niveau des espèces, car ils réalisent que léconomie étasunienne se dirige vers une dépression économique, celle à laquelle ils se sont exposés et pour lesquelles le plan Paulson ne règle rien. Un mécanisme restaurant la solvabilité du système bancaire et interbancaire est de loin le plus stratégique. La débâcle de lABS était « Made in New York » Néanmoins, ses effets doivent être isolés et les banques viables de lUE défendues dans lintérêt public, et non pas, comme aux États-Unis, dans le seul intérêt des banques des «copains de Paulson». Les instruments non réglementés à létranger, comme les hedge funds et les banques et assurances non réglementées, se sont tous engagés dans la construction de ce que jai appelé un tsunami de 80 billions de dollars en ABS. Certains des gouvernements les plus conservateurs de lUE ne sont pas sur le point dacheter le remède proposé par Washington.Tout en semparant des gros titres, la baisse coordonnée des taux dintérêt de la BCE et des autres banques centrales européennes ne fait pas grand chose en réalité pour traiter le vrai problème : la peur des banques à se prêter entre elles tant que leur solvabilité nest pas assurée. En amorçant un état partiel de nationalisation dans lUE, et en rejetant le système de renflouage des Berlusconi-Sarkozy, les gouvernements de lUE, cette fois menés de façon intéressante par lAllemagne, mettent en place une base saine pour sortir de la crise. Restez à lécoute, cest loin dêtre terminé. Il sagit dune lutte pour la survie dun Siècle étasunien en construction depuis 1939 sur les piliers jumeaux de la domination financière et militaire : léventail complet de la dominance étasunienne. Les banques asiatiques, gravement endommagées par la crise dAsie de 1997-98 pilotée par Wall Street, sont apparemment très peu exposées aux problèmes étasuniens. Les banques européennes sont exposées de différentes façons, mais aucune ne lest aussi sérieusement que le système bancaire mondial étasunien. HYPERLINK "http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=10558" http://www.mondialisation.ca/index.php?
;aid=10558
Alors... Info ou intox ? INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
#405 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5111" \l "p5111" 18-10-2008 13:22:14
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DÉBAT François ASSELINEAU vs Nicolas BAVEREZ HYPERLINK "http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=73" http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=73
« Radio Notre-Dame a eu l'excellente idée d'organiser un débat entre François ASSELINEAU et Nicolas BAVEREZ, l'essayiste en vogue auquel la presse écrite et les médias ouvrent continuellement colonnes et antennes pour chanter, depuis des années, les bienfaits du libéralisme, de la mondialisation et des "réformes indispensables" pour "la France qui tombe"'.Mais, cette fois-ci, grâce à Radio Notre Dame, la langue de bois a - enfin ! - volé en éclat.Face à un Nicolas BAVEREZ gêné et contraint de ressasser continuellement la pensée unique, le président de l'UPR a exposé les racines de la crise financière, démontré l'écrasante co-responsabilité de la construction européenne dans la genèse de cette catastrophe, souligné l'énormité des sommes en jeu et l'irresponsabilité de ceux qui ont conduit à ce désastre, et fait des propositions précises pour empêcher que pareil scénario puisse se renouveler.François ASSELINEAU a également amené Nicoals BAVEREZ à reconnaître que son fameux modèle américain ne vivait en fait que d'hyper-endettement et était sur le déclin, à avouer sans le dire que les critères de Maastricht n'étaient plus pertinents, et à reconnaître qu'au fond, les libéraux n'ont aucune proposition sérieuse pour lutter contre la spéculation et pour sortir de la crise.Avec plus de 60.000 auditeurs, l'audience de Radio Notre Dame a battu des records. Preuve que les Français ont envie d'entendre enfin des vrais débats et pas les débats de connivence. » HYPERLINK "http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=73" Le débat
#406 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5114" \l "p5114" 18-10-2008 14:14:29
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5110" \l "p5110" Étienne a écrit : Alors... Info ou intox ? INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
Pour moi, c'est de l'info, mais c'est aussi de l'intox dans le sens où celui qui le donne a un intérêt particulier à ce que ce soit connu.Comme la logique décrite ressemble assez bien à ce qui était à attendre dans le modèle théorique que je développe moi-même, je suis preneur, mais pas sans réserves. Il est évident que nous évoluons vers un monde multipolaire... et que la guerre économique pour la domination fera autant de dégâts collatéraux que nécessaire.Notre problème à nous, les citoyens et les peuples, c'est d'éviter que nos élites s'appuient sur la crise sous-jacente pour faire passer la règlementation qui rendrait "plus compétitive" nos élites dans ces batailles, en sacrifiant les droit des citoyens et en fait les exploitant carrément comme ressources... on se croirait un humain-batterie dans Matrix qui n'arrive pas à se réveiller des doux rêves induits...Nous devons croire que les citoyens des autres pôles stratégiques ou puissances ont à s'opposer à des stratégies pareilles de la part de leurs élites, et que ce n'est pas en cédant que nous nous aiderons nous-mêmes et les autres peuples.
#407 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5115" \l "p5115" 18-10-2008 20:41:24
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=9" sam17
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On nattrape pas la luneExtrait d'un article de Jean-Marie Harribey (co-président d'ATTAC, économiste) paru dans LHumanité ce 18 octobre 2008. Le texte de cet article fait suite à celui que J.-M. Harribey avait écrit au moment de la lutte contre le CPE, « HYPERLINK "http://harribey.u-bordeaux4.fr/travaux/travail/dessin-modele.pdf" Dessine-moi un modèle » (LHumanité, 24 mars 2006).
« Bonjour, dit le petit prince. Bonjour, dit le grand banquier. Que fais-tu ? demanda le petit prince. Je prête de largent à qui en veut. Aux riches, qui men rendront davantage, et aux pauvres qui men rendront encore plus, avec des intérêts importants. Et où prends-tu cet argent ? questionna le petit prince en fronçant les sourcils. Je ne le prends nulle part puisque cest moi qui le crée. Tu fais ça souvent, comme tu veux ? Tu nas pas de limite ? Jai les coudées franches parce que le banquier central ferme les yeux et jai convaincu le gouvernement que cétait bon pour tout le monde.[...]
#408 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5123" \l "p5123" 19-10-2008 13:11:03
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
La dette nationale américaine explose les compteurs HYPERLINK "http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/buzz_sur_le_web/20081010.OBS5301/la_dette_nationale_americaine_explose_les_compteurs.html" http://tempsreel.nouvelobs.com/actualit
teurs.html
Installée à New York, la "National Debt Clock" affiche depuis 1989 l'état de la dette nationale américaine. Mercredi, elle s'est trouvée à court de place avec une dette de plus de 10.000 milliards de dollars.
#409 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5124" \l "p5124" 19-10-2008 13:26:47
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5124" \l "p5124" Message n°5124
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
On nattrape pas la lunele texte intégral de Jean-Marie Harribey (avec les notes, merci Sam INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET )(LHumanité, 18 octobre 2008)
Ce texte fait suite à celui que javais écrit au moment de la lutte contre le CPE, « Dessine-moi un modèle », LHumanité, 24 mars 2006, HYPERLINK "http://harribey.u-bordeaux4.fr/travaux/travail/dessin-modele.pdf" http://harribey.u-bordeaux4.fr/travaux/
modele.pdf « Bonjour, dit le petit prince. » (1) Bonjour, dit le grand banquier. Que fais-tu ? demanda le petit prince. Je prête de largent à qui en veut. Aux riches, qui men rendront davantage, et aux pauvres qui men rendront encore plus, avec des intérêts importants. Et où prends-tu cet argent ? questionna le petit prince en fronçant les sourcils. Je ne le prends nulle part puisque cest moi qui le crée. Tu fais ça souvent, comme tu veux ? Tu nas pas de limite ? Jai les coudées franches parce que le banquier central ferme les yeux et jai convaincu le gouvernement que cétait bon pour tout le monde. Est-ce que les pauvres pourront te rembourser ? Sans problème, car jai pris soin de leur faire signer une hypothèque sur la valeur de leur logement qui ne cesse de monter.Le petit prince se tut, réfléchit un instant et questionna de nouveau : Pourquoi le prix des habitations augmente-t-il ? On y fait des améliorations, des aménagements ? On ny fait rien. Car il faudrait que les pauvres fassent un deuxième emprunt pour rénover leur maison. Non, les prix de tous nos actifs montent parce que tout le monde croit quils vont monter. Cest un phénomène auto-référentiel, dit le grand banquier, en prenant un air pénétré. On inscrit tout cela dans notre bilan et les actionnaires sont aux anges. Sur la Terre, vous ne faites donc rien et la valeur des choses saccroît spontanément ? Comment est-ce possible ? Ah, si, répondit le grand banquier. Nous produisons beaucoup de marchandises. Mais la production augmente lentement, à cause du prix du pétrole, des travailleurs qui veulent en faire toujours moins, des grèves, des charges qui pèsent sur les entreprises, et de bien dautres contraintes. Alors, on pratique le métier de la finance. Cest plus rentable et ça va plus vite. La finance est-elle totalement détachée des choses matérielles ? Jai entendu dire que vous faisiez aussi pousser des tomates hors sol, est-ce pareil pour la finance ? On croit que oui, mais, en réalité, non. Comme on gagne beaucoup dargent en spéculant, ça pousse les normes de rentabilité à la hausse et ça oblige les entreprises à restreindre les coûts salariaux. Tous ceux qui ont investi du capital ont ainsi un meilleur retour. Cest le secret : la plus-value réelle dun côté permet une plus-value boursière de lautre. Et tu nas pas peur que ça sécroule ? Non, car il y a des médias spécialisés pour entretenir la confiance et nous avons un grand président qui a promis de tout garantir. Et comment pourra-t-il tenir cette promesse ? Ah, on ne texplique donc rien sur ta planète ! Je viens de te le dire : tout marche tant que les anticipations à la hausse concomitante de la productivité et de la Bourse se poursuivent. Le président a compris quen travaillant, on senrichissait. Nest-ce point ainsi chez toi ? À ce propos, comment se porte la Bourse sur ta planète ? Il ny a pas de Bourse sur mon étoile, rétorqua le petit prince. La seule magie est celle de la lumière qui nous éclaire et nous chauffe gratuitement.À cet instant, un point rouge clignota sur lécran de lordinateur du grand banquier et une courbe apparut : les cours boursiers seffondraient les uns après les autres, au point que la cotation fut interrompue. Pris de panique, le grand banquier senfuit, dévala lescalier pour rattraper le cours de son action, mais en vain, le parachute doré accroché à son dos le ralentissait. La crise était là.Le petit prince, assez décontenancé par les évènements, reprit sa marche et rencontra le renard. Connaissez-vous souvent sur Terre des crises de cette nature ? lui demanda le petit prince. De plus en plus souvent, hélas, car les privatisations, la diminution de la sécurité sociale et la baisse des salaires ont donné lillusion aux financiers et à tous ceux qui ont beaucoup dargent quils pouvaient éternellement planer en lair, en pariant sur la pérennité de cette fiction. Ny a-t-il personne pour avertir du danger ? Pas beaucoup. La majorité des économistes sont payés pour vanter la magie de la Bourse, par exemple pour verser des retraites, la capacité du capital à se valoriser tout seul, sans passer par la case travail, et la vertu du marché à être la clé de lharmonie universelle. Je ne comprends rien à votre manière de vivre, dit le petit prince. Toutes les crises ne vous servent donc pas de leçons ? Que faites-vous pour les éviter ? Sont-elles une maladie incurable ou bien les hommes sont-ils totalement dépourvus de logique ? Cest très compliqué, répondit le renard. Les hommes ne manquent pas desprit logique, mais la logique du capitalisme est encore plus forte. Ceux qui tiennent largent ont le pouvoir et ils crient sur les toits quil suffit de moraliser les choses, décarter les brebis galeuses, sans toucher au principe sacro-saint de la propriété et de la recherche du profit.Le petit prince montrait des signes dincompréhension de plus en plus grands : Dans votre système, faut-il entendre que vous bannissez la morale des relations entre les hommes ?Le renard soupira et esquissa un geste dimpuissance : Le système est plongé dans « les eaux glacées du calcul égoïste » (2) et la morale est pour lui un corps étranger. Je voulais juste te dire que la proposition de le moraliser est là pour faire diversion, tandis quune spéculation chasse lautre, hier sur limmobilier, aujourdhui sur le blé ou le riz, demain sur les énergies renouvelables, et tandis que la croissance de léconomie épuise toutes les ressources naturelles. Les hommes ne sinquiètent-ils pas de ce risque ? Beaucoup de voix assurent que « le progrès des connaissances compensera lépuisement des ressources » (3).Le petit prince marqua un instant darrêt, puis reprit, un peu hésitant : Votre eau devient imbuvable, mais cela vous suffit-il de le savoir, grâce à la science ? La soif de savoir étanche-t-elle votre soif deau fraîche ? Au cours de mes voyages, jai rencontré un marchand de pilules qui enlèvent la soif, et ses clients ne savaient plus quoi faire de leur temps. « Les hommes senfournent dans les rapides, mais ils ne savent plus ce quils cherchent. Alors ils sagitent et tournent en rond
» (4) Vous voulez décrocher la lune « avec les dents »(5), grimpés sur léchelle de la finance qui pense pouvoir atteindre le ciel. Si vous faites tomber la lune, vous naurez plus de marées pour rythmer vos chants et je perdrai mon réverbère sous lequel je parle aux étoiles et écoute la brise lointaine qui me parvient de la Terre.__________________Notes :1. A. de Saint-Exupéry, Le Petit Prince, 1940.2. K. Marx, F. Engels, Manifeste du parti communiste, 1848.3. J.P. Fitoussi, E. Laurent, La nouvelle écologie politique, Economie et développement humain, Paris, Seuil,2008.4. A. de Saint-Exupéry, Le Petit Prince, 1940.5. N. Sarkozy, campagne électorale 2007.
#410 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5153" \l "p5153" 20-10-2008 19:22:08
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« Frédéric Lordon : conférence sur la crise financière » HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/video/x73dkm_conference-sur-la-crise-financiere_news" http://www.dailymotion.com/video/x73dkm
ciere_newsPassionnante vidéo
Frédéric est en pleine forme INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Je viens de passer quatre heures à vous la retranscrire. Bonne lecture.
« Personne na prêté attention à ce que garantit le plan français : ce ne sont pas les prêts interbancaires qui sont garantis par la France (comme le font les Anglais et les Allemands) ; lÉtat français apporte sa garantie à une « structure de refinancement des banques », cest tout autre chose ; cest un mauvais doublon de banque centrale. »« Le plus grave problème est que ce plan français limite la garantie du prêteur en dernier ressort, alors quil est absolument nécessaire pour le système que cette garantie soit illimitée (renvoi à Michel Aglietta). »
« Vous savez, avec 700 milliards, on peut faire plein de choses différentes : je métonne quon nait pas envisagé une troisième solution, beaucoup plus prometteuse et curieusement jamais envisagée : utiliser ces centaines de milliards dans une caisse de refinancement hypothécaire des ménages américains.En dautres termes, non pas sauver les banques, mais SAUVER LES MÉNAGES POUR SAUVER LES BANQUES »AVANTAGES IMMÉDIATS : au lieu dexposer les finances publiques à un choc monumental, 1) cette formule étale la charge sur les échéanciers nominaux des crédits hypothécaires, on lisserait leffort des finances publiques sur 20 ou 30 ans !2) la restauration des ménages dans leur situation demprunteurs, certes aidés mais solvables, aurait pour effet de rétablir AUSSITÔT la continuité des paiements sur la dette hypothécaire et donc ramènerait IMMÉDIATEMENT les titres dérivés dépréciés (les APS, les CDO, qui plombent les bilans bancaires
) à leur valeur initiale puisque cette valeur repose précisément sur la régularité des paiements des emprunteurs initiaux.Par conséquent, cette revalorisation des titres dérivés éteint INSTANTANÉMENT les pertes bancaires et reconstitue AUSSITÔT les bases de capitaux propres et dégèle DANS LINSTANT les marchés de crédit, or cest bien ça le problème auquel nous avons à faire face.3) Dernier avantage qui nest pas le plus économique mais qui nest pas le moins intéressant : réinstaller les ménages dans leur situation demprunteurs solvables et dans leur situation doccupants de leur logement pour ceux dont la maison na pas encore été revendue sont une décision politique dont les effets de légitimation sont dune puissance quon ne sous-estimera pas : on pourrait ainsi rétablir un cercle vertueux où la confiance appelle la confiance (au lieu du cercle vicieux quon sapprête à reconduire).
Or, TOUS les plans quon nous propose sont des packages daide UNILATÉRALE à la finance, ce qui est politiquement insoutenable, et surtout SANS CONTREPARTIES alors que les contreparties sont précisément le point stratégique qui pourrait nous permettre de sortir du dilemme autrement fatal du risque systémique qui ne nous laisse le choix quentre deux solutions catastrophiques : 1) secourir la finance mais, ce faisant, sauver la mise aux irresponsables, ou bien ne pas les sauver et aller à la ruine totale.
Or, ce dilemme admet une solution très simple, dont on pourrait, par ironie, trouver le nom dans le lexique emprunté au FMI, ça sappellerait la CONDITIONNALITÉ : le prix à payer de laide étatique serait la REFONTE RADICALE DE LA STRUCTURE DE LA FINANCE suivant quelques grands PRINCIPES :Principe 1 : LE CONTRÔLE DES RISQUES EST UNE CHIMÈRE. Lincapacité des financiers à évaluer leurs risques nest pas accidentelle, elle est principielle, elle est essentielle. Par conséquent, elle est définitive et insurmontable. Je dis que cest un problème sans solution.Donc, la capacité des banques à prendre des risques doit être limitée drastiquement ab initio.Principe 2 : QUAND UNE BULLE EST FORMÉE, IL EST TROP TARD.La bulle est vouée à crever, le risque systémique à sarmer, et la prise dotage dans laquelle sont enfermées les puissances publiques à se refermer comme un piège implacable, et dailleurs, nous y sommes.En conséquence, la reconstruction des structures de la finance doit poursuivre lobjectif, exigeant mais stratégique, dEMPÊCHER que des bulles ne se reforment.Principe 3 : LA RÉGULATION FINANCIÈRE DOIT ABANDONNER LE PRINCIPE du « level playing field » (à luvre dans les accords de supervision internationale du type Bâle I et II) qui nous condamne fatalement à nous contenter DUNE RÉGULATION MINIMALE.Il faut considérer la nécessité dune zone plus restreinte, à régulation supérieure. Or une telle zone serait déstabilisée si elle était maintenue dans un environnement de parfaite liberté de mouvements des capitaux. La différence de régulation va donc nécessairement avec la protection.Principe 4 : LEUROPE EST UN ESPACE DACTIVITÉ FINANCIÈRE AUTO-SUFFISANT. Par la variété de ses classes dactifs, par la profondeur et la liquidité de ses marchés, cette proposition est difficilement contestable. Il en résulte que lEurope est une candidate naturelle à constituer une zone financière régulée et dument protégée, ce qui suppose alors la suppression immédiate de larticle 63 du traité de Lisbonne (à supposer quon veuille garder le reste dailleurs).
* * * * *
PROPOSITIONS opératoires : (là, on va ouvrir le capot et mettre les mains dans le cambouis, parce que ce nest pas le tout de proposer de réorganiser la finance, il faut vérifier la faisabilité de lopération). On va commencer en douceur : Proposition 1 : la DÉTITRISATION. Cette innovation est une plaie, elle est directement responsable de la crise présente. Il faut purement et simplement linterdire. Je rappelle que cette technique date du début des années 90 et que les banques sen passaient fort bien auparavant.Proposition 2 : la DÉLEVIÉRISATION.Le vrai poison de la finance des marchés, cest la leviérisation. Je rappelle quon appelle levier tout procédé qui permet à un opérateur de prendre des positions [des engagements] sur les marchés financiers au-delà de ses ressources propres.Le premier levier à sévèrement restreindre est le levier dendettement (et de façon autrement plus mordante que les dispositifs de Bâle I et II).Autre levier, la leviérisation de marge, c'est-à-dire le levier lié au niveau ridicule des avances qui sont exigées pour prendre des positions qui sont parfois pharamineuses sur les produits dérivés sur ce quon appelle les « marchés organisés ». À quel niveau faut-il fixer le minimum de ces dépôts de marge réglementaire ? 50% ? 80 % 100 % Je nen sais rien, mais en tout cas plus que les 2 à 5% qui sont en vigueur en ce moment.Préalable à cette déleviérisation de marge : REPRENDRE LE CONTRÔLE DES ENTREPRISES DE BOURSE, car le croirez-vous ? les places de marchés financiers, cest-à-dire la structure même de la finance déréglementée, sont des ENTREPRISES PRIVÉES et par conséquent SOUVERAINES. On imagine dici lempressement quelles auront à mettre en uvre la re-règlementation dont nous sommes en train de parler
Par exemple, parmi les plus grandes places de marché, il y a Euronext, dont la chambre de compensation nest autre que Clearstream. Donc NATIONALISATION OBLIGATOIRE DE CES PLACES DE MARCHÉ, éventuellement européenne, sous un statut à inventer.Je vous fais grâce des propositions sur les marchés de gré à gré et jen viens directement à la Proposition 5 de POLITIQUE MONÉTAIRE : DOUBLE TAUX DINTÉRÊT, UN TAUX PRODUCTIF ET UN TAUX SPÉCULATIFDoù viennent les liquidités qui sinvestissent sur les marchés, et qui sont en quelque sorte le carburant de la bulle ?Hélas, elles viennent des épargnes des salariés en premier lieu, épargnes qui sont collectées par tous les investisseurs institutionnels : les assureurs, les OPCVM, les fonds de pension, etc.Mais ces liquidités viennent aussi pour une part très importante du CRÉDIT BANCAIRE. Or, sur cette composante-là, la politique économique à directement prise, par le truchement de la politique monétaire. On peut donc envisager dasphyxier la finance par le crédit, cest-à-dire par un resserrement de la politique monétaire. Vient alors une objection : léconomie va mourir presque en même temps que la finance. On rencontre-là un dilemme classique de la politique économique, dilemme qui est lié au fait que la politique monétaire ne dispose que dUN SEUL INSTRUMENT pour suivre une multiplicité dobjectifs qui sont le plus souvent CONTRADICTOIRES. Et cest bien le cas ici : dune part, soutenir la croissance, dautre part, contenir la spéculation financière.Ce dilemme na rien de fatal : sa solution consiste en UNE POLITIQUE MONÉTAIRE DÉDOUBLÉE, qui distinguerait : un taux dintérêt réel (au sens de taux dintérêt productif), consacré au refinancement des crédits destinés aux activités des agents productifs réels, dun taux dintérêt spéculatif pour le refinancement des crédits destinés aux agents de léconomie financière.
Il devient alors possible dÉLEVER LE TAUX DINTÉRÊT SPÉCULATIF À DES NIVEAUX MEURTRIERS, POUR CASSER LES REINS DE LA SPÉCULATION, tout en maintenant le taux dintérêt productif à des niveaux aussi bas que lon veut pour maximiser la croissance et lemploi.
* * * * *
Pistes complémentaires en cours de mise au point (pas encore complètement finalisées) :La NATIONALISATION étendue (intégrale ?) du secteur du CRÉDIT et de la FINANCE La nationalisation de la finance a pour elle deux arguments de principe dune solidité extrême : Argument 1 : les dépôts, les épargnes, le crédit, sont des biens VITAUX pour la société.Or, on ne confie PAS à des intérêts PRIVÉS un bien PUBLIC VITAL pour la SOCIÉTÉ.(Particulièrement quand ces intérêts privés sont aussi mal éclairés que ceux de la finance)(On pourrait répliquer cet argument à lidentique pour la sécurité nucléaire, par exemple)Argument 2 : une structure vitale pour la société doit être agencée pour résister non pas seulement aux contraintes des temps ordinaires mais aussi pour résister à des événements extrêmes.Donc, ce sont les événements extrêmes qui décident le la configuration dune structure vitale.Or, ça tombe bien : un événement extrême, on en a un sur les bras donc on peut savoir, et la solution sest imposée delle-même : on a nationalisé. La conclusion sen déduit logiquement : LÉVÈNEMENT EXTRÊME A PARLÉ, et il impose ses réquisits comme configuration PERMANENTE et non pas transitoire de la finance : CE RÉQUISIT, CEST LA NATIONALISATION.Évidemment, la nationalisation appelle ses propres conditions de viabilité :La pire des choses, cest de plonger des entités publiques dans un environnement de compétition pour la profitabilité ; on la vu avec lexemple du Crédit Lyonnais. La tutelle publique, nous enseigne ce cas, nest pas assez puissante pour contenir les dérives qui résultent de la concurrence avec le privé, à plus forte raison quand tout ce petit monde est plongé dans un univers où les perspectives de profitabilité sont démentielles, cest-à-dire irrésistiblement tentantes.Il faut donc empêcher au maximum la cohabitation entre entités publiques et entités privées.Il est temps denvisager la DÉMARCHÉISATION, partielle ou totale, DU FINANCEMENT DE LÉCONOMIE :Contrairement à ce quon nous a raconté pendant deux décennies, lintermédiation de marché na strictement rien de nécessaire ; au contraire, on en voit toutes les tares. On peut donc parfaitement soutenir que le financement de léconomie peut procéder du recyclage en crédit des dépôts et des livrets dépargne à taux garantis. Objection : OK pour le financement par la dette, mais quid de la « finance equity » (en fonds propres [sans endettement]) ? Le problème se pose effectivement pour les secteurs naissants pour lesquels lequity a été réputé linstrument financier par excellence depuis lamorçage (le venture capital) jusquà lintroduction en bourse (IPO), là où la dette semble un instrument inapproprié. Et on comprend largument : le venture capitalist sy retrouve et accepte de tout perdre sur les neuf premiers projets sil sait que le dixième va être extraordinairement rentable, et évidemment, un banquier qui intervient avec des instruments de dette classiques ne prendra pas ce risque. Cette objection na rien dinsurmontable : on pourrait concevoir DES TAUX VARIABLES INDEXÉS SUR LES PROFITS, par exemple, qui permettraient de financer des entreprises naissantes par le secteur bancaire sans avoir à passer par léquity ou lintroduction en bourse.Lhypothèse de FERMER LA BOURSE doit au moins être mise sur la table.Elle a de très bons arguments en sa faveur, figurez-vous, car LA CONTRIBUTION NETTE DES MARCHÉS DACTIONS AU FINANCEMENT DE LÉCONOMIE EST TENDANCIELLEMENT NULLE et est même devenue NÉGATIVE aux États-Unis.
LES MARCHÉS FINANCIERS considérés comme institution sont donc comme une machine dont le RENDEMENT thermo dynamique est MINABLE, et daprès ses propres critères, elle est BONNE POUR LA CASSE.
Et si après réflexion, il fallait quand même décider que la bourse doive rester ouverte, alors que ce soit sous SLAM (Shareholer Limited Authorized Margin) : il faut parler à la finance la langue quelle comprend ; le SLAM est un dispositif fiscal que jai proposé il y a quelque temps dÉCRÊTEMENT DE LA RENTABILITÉ ACTIONNARIALE ET DONC DE LA LIMITATION DES NUISANCES quelle induit quand elle devient lunique critère de la conduite des entreprises. »
Excellente vidéo, donc : HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/video/x73dkm_conference-sur-la-crise-financiere_news" http://www.dailymotion.com/video/x73dkm
ciere_newsTout est bon dans Lordon INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
#411 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5155" \l "p5155" 20-10-2008 20:48:03
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5155" \l "p5155" Message n°5155
Date d'inscription: 28-11-2006
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Et en ce qui concerne le pouvoir de création monétaire avec de telles propositions ?
#412 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5156" \l "p5156" 20-10-2008 20:59:02
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5156" \l "p5156" Message n°5156
Date d'inscription: 28-11-2006
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sauf pour les faux naïfs qui voudraient nous forcer à penser quil ny a jamais aucun complot nulle part),
A ces gens il suffit juste de leur faire remarquer que pourtant ils croient au complot d'Islamistes qui détournent des avions dans des tours aux états unis. Peut-être croient-ils que les complots n'existent que chez les islamistes ? INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Franchement, cette "paranoïa" dénoncée par certains adeptes de la pensée unique est tout ce qu'il y a de plus saine. La vigilance des citoyens par rapport aux différentes institutions et par rapport aux différents pouvoirs, politiques médiatiques ou financiers, ne peut qu'aider à prévenir les possibles abus.
#413 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5193" \l "p5193" 24-10-2008 17:01:56
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=276" Instit
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5193" \l "p5193" Message n°5193
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HYPERLINK "mailto:bruno.arfeuille@libertysurf.fr" e-mail
Greenspan : crise de foi INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/CriseDeFoiGreenspan.jpg" \* MERGEFORMATINET HYPERLINK "http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2008/10/alan-greenspan.html" http://cordonsbourse.blogs.liberation.f
nspan.html
La dernière crise de foi quant aux "bienfaits" du marché fait la une des médias américains. Et pour cause. Elle provient d'Alan Greenspan, l'ex-président de la Federal Reserve, qui a professé pendant 18 ans à la tête de la banque centrale américaine la supériorité du marché sur la régulation. Interrogé jeudi 23 octobre par le président de la Chambre des représentants, Henry Waxman, qui était particulièrement mordant, Alan Greenspan a, comme l'écrit le New York Times, " admis qu'il avait eu tort de faire confiance au marché pour réguler le système financier sans un contrôle supplémentaire du gouvernement ".Lisez les déclarations de Greenspan. Elles révèlent un homme totalement désemparé par la crise financière.
- "J'ai fait une erreur en comptant sur l'intérêt privé des organisations, principalement des banquiers, pour protéger leurs actionnaires." - "Ceux d'entre nous qui comptaient sur l'intérêt des établissements de crédit pour protéger les actionnaires (en particulier moi-même) sont dans un état de choc et d'incrédulité". - "La crise a pris une dimension beaucoup plus grande que ce que j'avais imaginé".- "J'ai trouvé une faille dans l'idéologie capitaliste. Je ne sais pas à quel point elle est significative ou durable, mais cela m'a plongé dans un grand désarroi."- "La raison pour laquelle j'ai été choqué, c'est que l'idéologie du libre marché a fonctionné pendant 40 ans, et même exceptionnellement bien". - "J'ai eu en partie tort en n'essayant pas de réguler le marché des Credit Default Swaps".- "Le modèle de gestion des risques tenait depuis des décennies. Mais l'ensemble de cet édifice intellectuel s'est effondré l'été dernier."
Heureusement qu'il y a encore Alain Madelin pour croire aux vertus du libéralisme. Mais il doit se sentir de plus en plus seul, non ?
HYPERLINK "http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2008/10/alan-greenspan.html" http://cordonsbourse.blogs.liberation.f
nspan.html
#414 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5196" \l "p5196" 24-10-2008 20:31:00
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
Membre
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5196" \l "p5196" Message n°5196
Date d'inscription: 28-11-2006
Messages: 710
IP: HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/moderate.php?get_host=5196" 90.21.107.191
HYPERLINK "mailto:sandycoin@wanadoo.fr" e-mail
Comme disent les commentaires sur libération, c'est écoeurant INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET
#415 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5198" \l "p5198" 24-10-2008 23:16:38
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5198" \l "p5198" Message n°5198
Lieu: Trets (France, 13)
Date d'inscription: 28-01-2006
Messages: 983
IP: HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/moderate.php?get_host=5198" 62.147.223.53
HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
Bonjour,Sur le fil HYPERLINK "http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2008/10/alan-greenspan.html" http://cordonsbourse.blogs.liberation.f
nspan.html, je viens de poster le commentaire suivant, découpé en trois parties à cause d'un contrôle anti-spam assez rigoureux :
Étienne Chouard (message 1/3) répond à Pier2 qui dit en substance, pour discréditer les nonistes : « où est le plan B promis en 2005 par les opposants au TCE ? »
Vous dites : "restez calme!! Fabius va venir enfin nous pésenter son plan "B" vous vous souvenez??? nous l'attendons toujours mais cela va venir!!! n est ce pas Martine?"
___________________________Je reste toujours stupéfait de l'indigence de cet argument.Selon vous, apparemment, le fait que les auteurs d'un plan A épouvantable n'aient eux-mêmes aucun plan B serait une raison de faire un reproche valable à DAUTRES ?! À ceux qui résistent précisément contre ce plan A calamiteux ?Mais voyons, c'est bien sûr aux auteurs du plan A sans plan B qu'il faut faire ce reproche amer, non ? Où est donc la logique de votre argument ?____________De plus, je crois quil est faux de penser que cet argument politicien « nayez pas peur de voter non contre ce plan-là : les responsables ont des plans de rechange », effectivement utilisé en 2005 par certains professionnels de la politique, il est faux de penser que cet argument ait été déterminant : la plupart de ceux qui protestaient contre le plan A se fichaient pas mal de savoir si les affreux capables de nous violer avec un tel plan A avaient prévu un autre plan, quil soit étiqueté B, X ou Z, plan de rechange qui aurait assurément été aussi détestable que le plan original, tant il est vrai que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effet. Les FAITS ont dailleurs bien confirmé ce pronostic et ô combien ! avec ce véritable viol politique, ce coup dÉtat quest le Traité de Lisbonne, clone du TCE imposé par voie parlementaire le 4 février 2008 : les parlementaires contre les peuples, sans fard, sans vergogne, rien que ça
Ils peuvent se le permettre, puisque nos institutions (aussi bien en France quen Union européenne) ne prévoient AUCUN moyen de résister aux pires abus de pouvoir.À l'évidence, ce sont les AUTEURS du plan A qu'il faut changer, et surtout pas demander aux mêmes traîtres un nouveau plan. _________________________À mon sens, trois ans après le Non des Français et des Hollandais, lessentiel nest toujours pas débattu sur la place publique, par la faute des "journalistes professionnels" (salariés) (volontairement ou involontairement, je ne sais pas) qui norganisent aucun débat sur ce point. Le voilà, à mon avis, lessentiel :CE N'EST PAS AUX HOMMES AU POUVOIR D'ÉCRIRE LES RÈGLES DU POUVOIR.En dautres termes, ce n'est pas aux ministres, ce nest pas aux parlementaires, ce nest pas aux juges, d'écrire la Constitution, droit suprême dont la fonction première est de limiter les pouvoirs, daffaiblir les pouvoirs, de contrôler les pouvoirs, pour protéger les hommes contre les abus de pouvoir, tous les hommes contre tous les abus de pouvoir. Ce nest pas à ces hommes-là décrire ou de modifier ne serait-ce quune ligne de la Constitution parce que ces hommes-là sont à la fois juges et parties dans le processus constituant, ils ont UN INTÉRÊT PERSONNEL à organiser l'impuissance politique du plus grand nombre (évidemment sans l'avouer) et ils trichent, il suffit de lire les constitutions du monde pour s'en convaincre en détail.(à suivre pour cause de robot anti-spam récalcitrant)Étienne Chouard etienne.chouard@free.fr_______________Liens et documents utiles (revue de presse orientée sur la résistance aux abus de pouvoir, actualisée tous les jours depuis trois ans, 10 Mo) : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Liens_en_totalite.pdf" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/L
talite.pdf
Étienne Chouard (message 2/3) répond à Pier2 (Suite du message précédent)La seule solution efficace, pour établir enfin vraiment le précieux mais inaccessible (jusquà ce jour) droit des peuples à disposer d'eux-mêmes est d'exiger UNE ASSEMBLÉE CONSTITUANTE HONNÊTE, ET DONC TIRÉE AU SORT : SURTOUT PAS ÉLUE PARMI LES CANDIDATS IMPOSÉS PAR LES PARTIS POLITIQUES les militants et les élus ne représentent que 1% seulement de la populationqui sont tous des hommes candidats au pouvoir et qui écriront donc fatalement des règles pour eux-mêmes et mécaniquement contre les autres._______________________Pour ce qui concerne la crise financière et monétaire comme pour les autres problèmes urgents de notre société, la seule solution pour imposer l'intérêt général aux industriels et aux banquiers (qui ont littéralement acheté le pouvoir en finançant la campagne électorale de nos élus, ce qui leur donne le droit dexiger des privilèges en contrepartie), c'est d'écrire nous-mêmes la Constitution, le droit du droit, le droit supérieur, le seul qui s'impose aux pouvoirs. On peut tout déléguer, sauf la réflexion sur le processus constituant, lécriture de la Constitution. Alain écrivait fort bien : LA VIGILANCE NE SE DÉLÈGUE PAS.Et si, paresseux, épuisés par notre travail, distraits par les jeux, si nous laissons écrire les constitutions par les hommes au pouvoir, tant qu'on reste aussi NÉGLIGENTS, nous autres simples citoyens, ON A EXACTEMENT CE QU'ON MÉRITE, car LE POUVOIR VA JUSQU'À CE QU'IL TROUVE UNE LIMITE (règle cardinale pour comprendre la vie sur terre, cest quasiment un principe physique) et c'est évidemment à nous, nous : ceux qui n'ont pas de pouvoir et qui peuvent refuser d'obéir à un pouvoir qu'ils n'ont pas voulu, relire John Locke, CEST À NOUS DE LA FIXER, CETTE LIMITE.(à suivre pour cause de robot anti-spam récalcitrant)Étienne Chouard etienne.chouard@free.fr_______________Liens et documents utiles (revue de presse orientée sur la résistance aux abus de pouvoir, actualisée tous les jours depuis trois ans, 10 Mo) : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Liens_en_totalite.pdf" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/L
talite.pdf
Étienne Chouard (message 3/3) répond à Pier2 (Suite et fin des deux messages précédents) Voyez l'état de notre réflexion, et venez nous aider à réfléchir et proposer une alternative honnête aux institutions actuelles, sur le forum du plan c, pour une constitution d'origine citoyenne : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum" http://etienne.chouard.free.fr/forum Et voyez aussi ce plaidoyer contre l'élection et pour le tirage au sort, thèse qui ne sera jamais défendue, évidemment, par les élus et leurs proches, mais thèse pourtant conforme à l'intérêt général : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Tirage_au_sort.pdf" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/T
u_sort.pdf Voyez enfin cet échange passionnant «Reprendre le contrôle de la monnaie » (bien public VITAL), où lon montre progressivement que la puissance publique doit urgemment reprendre aux banquiers privés la maîtrise totale de la création monétaire : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?id=81" http://etienne.chouard.free.fr/forum/vi
.php?id=81 (ce qui ne sera pas possible tant que la Constitution verrouillera notre impuissance politique, les deux questions, jen suis sûr, Constitution dorigine citoyenne et Monnaie sous contrôle citoyen sont liées, étroitement interdépendantes).______________________Pas salut, pas de protection contre les abus de pouvoir, pas de démocratie pour les hommes sils ne se réapproprient pas eux-mêmes la Constitution, LEUR Constitution.Et le seul moyen crédible de cette réappropriation, dans la lignée de lanalyse pénétrante de Montesquieu, cest dimposer une STRICTE SÉPARATION ENTRE LE POUVOIR CONSTITUANT ET LES POUVOIRS CONSTITUÉS. LAssemblée Constituante ne doit surtout pas être élue parmi les candidats imposés par les partis politiques : NÉCESSAIREMENT, LASSEMBLÉE CONSTITUANTE DOIT ÊTRE TIRÉE AU SORT.Étienne Chouard etienne.chouard@free.fr_______________Liens et documents utiles (revue de presse orientée sur la résistance aux abus de pouvoir, actualisée tous les jours depuis trois ans, 10 Mo) : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Liens_en_totalite.pdf" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/L
talite.pdf
Mais ce troisième message n'est pas passé (contrôle anti-spam). Je re-éssaierai demain. HYPERLINK "http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2008/10/alan-greenspan.html" http://cordonsbourse.blogs.liberation.f
nspan.htmlObstinés, on vous dit... INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Ça y est (23h40, ça fait cinq heures que je bosse sur ce post, ils sont courageux, les résistants, n'est-ce pas ?) : en retirant les liens cliquables (ceux que ça intéresse devront copier/coller le lien affiché dans leur barre d'adresse, ce n'est pas grave), le robot a bien voulu laisser passer ma conclusion résumé/liens. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/cool.png" \* MERGEFORMATINET Reste à attendre la validation, mais cela ne saurait tarder car le journaliste qui publie ce blog a l'air tout à fait honnête.Étienne
#416 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5248" \l "p5248" 28-10-2008 09:25:35
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Lors du sommet de la zone euro du 12 octobre dernier, les chefs d'Etat et de gouvernement se sont mis d'accord pour présenter, de façon coordonnée, des plans nationaux de sauvetage des banques inspirés de celui présenté auparavant par Gordon Brown au Royaume-Uni. Tous ces plans suivent donc les mêmes principes : recapitalisation des banques et garantie publique du crédit interbancaire. Ils diffèrent cependant significativement dans le détail de leur mise en uvre et ces différences sont instructives. Quand on compare notamment le plan anglais, qui a servi de modèle, et son équivalent français, on se rend compte que le gouvernement britannique s'est montré nettement plus exigeant vis-à-vis des banquiers que le gouvernement français dont les aides n'impliquent guère de contreparties significatives.Au Royaume-Uni, le gouvernement a décidé d'injecter 50 milliards de livres, soit 63 milliards d'euros, dans le capital des banques anglaises, sous la forme de 25 milliards de livres d'actions et 25 milliards de livres de titres dits subordonnés. Qu'est-ce qu'un « titre subordonné » ? C'est un titre financier qui fait partie des capitaux propres d'une entreprise, c'est-à-dire qu'il comporte les mêmes risques financiers que les actions : si l'entreprise fait faillite, il perd toute valeur et celui qui le détient n'a aucun droit sur la vente des biens restants de la société. En revanche, contrairement aux actions, il ne donne pas de droit de vote à l'assemblée générale des actionnaires ni aucun droit de regard sur la marche de l'entreprise. Il est rémunéré sous la forme d'un taux d'intérêt supérieur à celui auquel on rémunère normalement le crédit, compte tenu des risques supplémentaires pris sur le plan financier. En contrepartie de cette recapitalisation, le gouvernement anglais a imposé aux banques des conditions très strictes : maintien de la distribution des crédits aux particuliers et aux PME au niveau de 2007 ; aucun bonus en 2008 pour les dirigeants des banques et redéfinition de toutes les politiques de bonus ; aucun dividende pour les actionnaires normaux tant que l'Etat sera au capital ; présence de représentants de l'Etat dans les conseils d'administration. En France, le gouvernement a lui aussi décidé de recapitaliser les banques à hauteur de 40 milliards d'euros. Une première tranche de 10,5 milliards d'euros a été mise en uvre le 20 octobre dernier, mais uniquement sous la forme de titres subordonnés. Ce qui signifie que, contrairement au gouvernement anglais, l'Etat français a apporté cette somme aux banques sans revendiquer aucun droit de regard sur leur fonctionnement via une présence au capital et dans les conseils d'administration. Il ne leur a pas non plus imposé de conditions strictes en matière de dividendes, de bonus ou encore de distribution de crédit. Déjà le 30 septembre dernier, il avait accepté de sauver Dexia tout en restant un actionnaire minoritaire, alors que les 6,4 milliards de capital apportés (dont 3 par l'Etat français) auraient dû logiquement se traduire par une expropriation des actionnaires existants et une prise de contrôle majoritaire de la société. Dans le cadre du plan de sauvetage de 360 milliards d'euros annoncé le 13 octobre, le gouvernement français a également confié aux banques les clefs de la société créée pour gérer les 320 milliards de crédits qu'il s'est engagé à leur apporter, en leur accordant généreusement deux tiers du capital de cette entité, bien que les crédits en question soient financés uniquement par l'Etat... La seule contrepartie précise a été de souscrire au code de conduite proposé par le Medef et l'Association française des entreprises privées (Afep) le 6 octobre dernier, qui est censé limiter les excès en matière de « parachutes dorés » et de « retraites chapeaux »... En l'absence de contraintes législatives et fiscales, il y a peu de chances pourtant que ce code se révèle plus efficace que ses multiples prédécesseurs : rapport Viénot 1 en 1995, Viénot 2 en 1999, Bouton en 2002, premier code de conduite du Medef et de l'Afep de 2003, recommandation des mêmes organisations en 2007... Bref, il fallait évidemment voler au secours des banques afin de limiter le risque d'un credit crunch catastrophique pour l'économie réelle, mais on était en droit d'exiger d'elles des contreparties sérieuses. Sur ce plan, Gordon Brown, qui n'est pas réputé pourtant pour son hostilité foncière à l'égard des acteurs financiers, s'est montré nettement plus regardant que Nicolas Sarkozy et son gouvernement. Les banques anglaises étaient certes, du fait de la crise immobilière qui sévit outre-Manche, dans une situation plus difficile que les banques françaises, et donc obligées d'accepter des conditions draconiennes. Mais si les banques françaises ne sont pas réellement dans le besoin, faut-il leur apporter quand même autant de capitaux sans contreparties, alors que le gouvernement manque tellement de moyens pour soutenir l' « économie réelle » face à la grave récession qui menace ? HYPERLINK "http://www.alternatives-economiques.fr/crise-financiere-sauvatage-des-banques_fr_art_633_40485.html" http://www.alternatives-economiques.fr/
40485.html
#417 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5260" \l "p5260" 29-10-2008 17:16:03
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Jacques Cheminade : "Il faut organiser la banqueroute du système financier actuel"un entretien intéressant accordé au site capital.fr : HYPERLINK "http://www.capital.fr/actualite/Default.asp?interview=O&numero=71347&Cat=ACT" http://www.capital.fr/actualite/Default
mp;Cat=ACT
De plus en plus de responsables politiques réclament la tenue d'un nouveau Bretton Woods. Jacques Cheminade n'a pas attendu la crise financière pour appeler à une refondation complète du système financier international. Dès le milieu des années 90, cet énarque dissident, candidat en 1995 à l'élection présidentielle, pointait du doigt le risque de désintégration du système actuel. Le président de Solidarité et Progrès nous livre son analyse de la situation et les remèdes qu'il juge indispensables pour éviter un effondrement de l'économie mondiale.Capital.fr : Pourquoi le système est-il aussi gravement malade ?Jacques Cheminade : Nous subissons aujourd'hui les effets de la dérégulation financière mondiale entamée en 1971 avec la fin de la convertibilité du dollar en or. Cette décision a sonné la fin de l'ordre monétaire international mis en place à la fin de la seconde guerre mondiale lors de la conférence de Breton Woods. Et cela a ouvert la voie à une spéculation financière de plus en plus folle. Dans les faits, l'émission de monnaie a été abandonnée aux banques et aux compagnies d'assurance qui ont créé des liquidités à tout va. Cela a abouti à la création de capital fictif, c'est-à-dire ne correspondant à rien dans l'économie réelle. La politique de taux d'intérêt très bas des banques centrales, l'utilisation massive de produits dérivés, la titrisation des crédits, l'usage excessif de l'effet de levier et l'absence de réglementation des marchés financiers ont contribué à des prises de risques inconsidérées et à lapparition d'une bulle financière sans précédent à léchelle du monde qui a éclaté et n'a pas fini de se dégonfler.Capital.fr Les centaines de milliards injectés ne suffiront donc pas à résoudre la crise
Jacques Cheminade : Les efforts déployés par les gouvernements occidentaux pour sauver le système actuel seront aussi inutiles que de réordonner les chaises sur le pont du Titanic. Les pouvoirs publics ne font qu'ajouter de l'argent à l'argent. Les sommes versées au frais du contribuable vont peut-être soulager la sphère financière à court terme mais ne résoudront pas le fond du problème. D'une part la confiance entre les acteurs du système a disparu et ensuite beaucoup d'emprunteurs ne pourront jamais rembourser leurs dettes. Si l'on ne change pas profondément les règles du jeu, le monde ne pourra éviter une récession d'une ampleur historique.Capital.fr : Quelles répercussions craignez-vous ?Jacques Cheminade : Après une phase de déflation due à l'effondrement de l'économie réelle, le véritable danger est l'hyperinflation, les acteurs économiques perdant foi en la valeur de l'argent. Les Etats seront obligés de recourir à une politique d'austérité sociale à cause de la chute de leurs recettes. Face à des populations prises à la gorge, les autorités pourraient restreindre certaines libertés pour sauvegarder l'ordre public. Le risque de déstabilisation du régime chinois sera particulièrement élevé lorsque les exportations de ce pays ne trouveront plus de consommateurs solvables en Occident.Capital.fr Quelles solutions proposez-vous pour éviter un tel scénario catastrophe ?Jacques Cheminade : Le monde a besoin d'un nouvel ordre financier et monétaire qui soit établi d'un commun accord entre toutes les grandes puissances, donc sans exclure ni la Russie, ni la Chine ni l'Inde. Tout d'abord, il faut organiser la banqueroute du système actuel en faisant le tri entre les bonnes créances, celles liées à l'économie réelle, et les mauvaises créances, liées aux actifs toxiques. Ces dernières seront liquidées, seules les premières devront être remboursées. Ensuite, il est indispensable d'empêcher la spéculation sur les devises en mettant en place des taux de change fixe. Les gouvernements souverains, qui sont les seuls garants des intérêts des peuples, doivent reprendre le contrôle de leurs monnaies et donc des banques centrales. Enfin, il faudra émettre du crédit productif public. Des emprunts à très long terme et à faible taux d'intérêts pourront ainsi être débloqués pour financer de grands projets d'infrastructures et investir dans la recherche fondamentale. Bref, il ne sagit, ni dune solution technique ou technocratique, ni dun arrangement entre diplomates. La nouvelle règle du jeu ne peut quêtre la conséquence dune volonté politique, redonnant priorité au travail humain et à la justice sociale, ce qui implique un combat à mener contre loligarchie financière implantée à Londres et à Wall Street. Propos recueillis par Guillaume Dubois et Adrien Desoutter
#418 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5262" \l "p5262" 30-10-2008 01:30:27
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À quoi sert l'épargne ?Et si elle ne sert plus à rien, pourquoi payer un intérêt ?La société a-t-elle besoin de payer la rente de l'épargnant ?Je reproduis ici, pour information, un échange avec André-Jacques qui commence chez Paul Jorion : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=887" \l "comment-9273" http://www.pauljorion.com/blog/?p=887#comment-9273
Étienne Chouard dit : 29 octobre 2008 à 17:35 Il faut organiser la banqueroute du système financier actuelUn entretien intéressant, complètement en phase avec tout ce qui se dit ici à mon avis, donné par Jacques Cheminade à HYPERLINK "http://www.capital.fr" http://www.capital.fr : HYPERLINK "http://www.capital.fr/actualite/Default.asp?interview=O&numero=71347&Cat=ACT" http://www.capital.fr/actualite/Default
mp;Cat=ACTQuand Cheminade dit :
(
) il faut organiser la banqueroute du système actuel en faisant le tri entre les bonnes créances, celles liées à léconomie réelle, et les mauvaises créances, liées aux actifs toxiques. Ces dernières seront liquidées, seules les premières devront être remboursées.
Est-ce que cest possible, techniquement ? Est-ce quon peut se dispenser de rembourser ceux qui jouaient le monde au casino (sans rien apporter à la collectivité) ? Est-ce quon a les moyens techniques de DISTINGUER les investisseurs utiles des spéculateurs inutiles ?Parce que cest vraiment dur à digérer de sauver tout le monde, y compris les salauds qui se foutent pas mal du malheur général (ils sont déjà en train de se goinfrer à loccasion des faillites catastrophiques, paraît-il).Quest-ce quune société a à gagner à tolérer des spéculateurs ? Plus généralement, Paul : EST-CE QUON A ENCORE BESOIN DE LÉPARGNE ET DE LA BOURSE, puisquon sait désormais créer ex nihilo la monnaie dont on a besoin (en quantité adéquate aux besoins réels de léconomie réelle) ? Et si on na plus besoin de lépargne, est-ce quon pourrait imaginer de ne plus rémunérer lépargne quau taux de linflation (pas un centime de plus), en se contentant déviter aux écureuils de sappauvrir ? Amitiés.Étienne.
A-J Holbecq dit : 29 octobre 2008 à 19:47 @Etienne C.En imaginant un système où tous les intérêts sur la création monétaire reviennent à la collectivité (monnaie uniquemnt centrale), où les entreprises et les particuliers aient accès au crédit raisonnable , quel serait, daprès toi, lavantage dinterdire (car je suppose que cest à cela que tu penses) de rémunérer lépargne au dessus au taux de linflation (et qui décide de la valeur réaliste du taux de linflation?) ?Je pense pour ma part quil faut laisser - dans lhypothèse ci-dessus - la liberté aux particuliers et aux entreprises de prêter à qui ils le souhaitent et au taux correspondant à un contrat entre les parties
AmitiésAJ
Étienne Chouard dit : 30 octobre 2008 à 00:47 @ AJH,Lavantage de ne plus rémunérer lépargne au-dessus de linflation serait de ne spolier personne indument. Ni les épargnants, protégés de lérosion monétaire,ni les emprunteurs, remboursant ce quils doivent et pas plus.Si personne na vraiment besoin dépargne (une fois quon sait créer la monnaie quand on en a besoin, on na plus besoin de fourmis pour en mettre de côté pour les cigales), il ny a plus de raison (plus de rareté ?) pour justifier le prix demandé aujourdhui (il ny a plus de justification de lintérêt).Jajoute que je suis en train de découvrir, à travers mes conversations avec Allais et ma lecture de Keynes, que lélasticité de lépargne en fonction des taux dintérêt nest pas celle quon mavait enseignée à la fac : Pour résumer : en fait, les épargnants népargnent pas pour gagner un taux dintérêt, ils épargnent parce quils ont trop dargent et quils ont satisfait leurs besoins ; ils épargneraient de toutes façons, quel que soit le taux. En dautres termes, largument selon lequel lintérêt serait le prix dune privation ne vaut pas grand-chose.Cest cette faible élasticité qui permet de parler de rente de lépargnant pour désigner le taux dintérêt (réel, bien sûr, cest-à-dire corrigé de linflation).
- Si cela est vrai, si lintérêt (réel) nest quune rente, inutile pour favoriser lépargne, - si en plus il est ruineux pour le plus grand nombre (ceux qui travaillent) et injuste, puisque demandant un effort à des acteurs qui pourraient parfaitement obtenir le même service à meilleur coût (création monétaire publique sans intérêt réel), - et si en plus, comme le suggère assez bien Jean Bayard, cette épargne est structurellement nuisible pour le fonctionnement du système (un frein à la croissance) parce quelle retire du pouvoir dachat aux consommateurs et favorise mécaniquement la surproduction (puisque Revenu national = Produit national, toute Épargne prélevée sur le Revenu créera une difficulté pour écouler la Production de la période),si, donc, lintérêt est aussi inutile, voire nuisible, à la collectivité, alors à quoi bon payer cet intérêt ?!
Décidément, au regard de lintérêt général, je ne comprends pas à quoi servent aujourdhui les bourses (chaque année, alors que leur fonction prétendue est de « financer léconomie », les bourses en viennent parfois, au lieu de créer du capital, à détruire du capital net !).Bonne nuit INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.___________________Je reproduis ici (jespère que le robot ne va pas me jeter comme un spammeur) deux explications que je trouve lumineuses au sujet de la rente de lépargnant. La première vient du gros livre qua écrit Maurice Allais au sortir de la guerre (et qui lui a valu plus tard le Prix Nobel), « Économie et intérêt », page 101 et s. :
Rente de lépargnantLorsque le taux du marché a la valeur déquilibre Ie (fig. 1), le capital épargné par un individu donné a la valeur Ce, mais une partie de cette épargne subsisterait si le taux dintérêt du marché était inférieur à Ie. Il en résulte pour lépargnant une rente. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/RenteDeLepargnant_MauriceAllaisP101.jpg" \* MERGEFORMATINET En effet, la quantité dC que lépargnant aurait consenti à capitaliser pour un revenu annuel IdC est en fait capitalisée pour un revenu annuel IedC.Il en résulte pour lui un revenu gratuit, égal à lintégrale INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/RenteDeLepargnant_MauriceAllaisP101bis.jpg" \* MERGEFORMATINET R = Surface hachurée IoIeMe que nous appellerons rente de lépargnant.Certains économistes ont prétendu que lintérêt perçu IC était la rémunération de leffort dabstinence réalisé par lépargnant en portant son capital de la valeur C0, quil aurait si le taux dintérêt était nul, à sa valeur déquilibre Ce. On voit en fait que cette rémunération est généralement beaucoup plus élevée que le sacrifice réel ainsi consenti, dont la valeur est égale à la surface C0CeMe correspondant à la rémunération de la seule épargne marginale et on comprend les paroles indignées de Lassalle, devant certaines thèses extrêmes des théoriciens de labstinence : «Lintérêt du capital est la récompense de la privation ! Admirable parole, parole qui vaut son pesant dor ! Les millionnaires européens, les ascètes, les pénitents hindous, les stylistes perchés sur une jambe en haut de leur colonne, les bras tendus, le corps penché, la mine blême, tendant vers le peuple leur écuelle pour recueillir la récompense de leurs privations ! Au milieu deux et dominant tous les pénitents, le pénitent des pénitents : la firme Rothschild !».Rente de lépargnant et rente du consommateur.En réalité, il ne faut voir dans la rente de lépargnant quun cas particulier de la rente dont bénéficie tout individu lorsquil participe au marché. En effet, un individu (X) poursuit léchange dun bien (A) contre un bien (B) tant que, compte tenu du taux déquivalence du marché, les quantités reçues de (B) ont pour lui plus de valeur que les quantités données de (A) et arrête cet échange lorsque son taux déquivalence psychologique devient égal au taux déchange du marché. Il en résulte que toute opération économique librement effectuée laisse à lagent qui le poursuit un revenu gratuit, une rente, puisquil ny a équivalence psychologique entre les quantités reçues et les quantités fournies quà la marge et que tant que cette limite nest pas atteinte lagent considéré retire un avantage de léchange.La rente de lépargnant en tant que revenu gratuit nest donc pas un phénomène propre à lépargne et elle est absolument, analogue à la rente du consommateur pour lequel la valeur psychologique moyenne des biens acquis est toujours supérieure à celle des sommes dépensées pour les acquérir, la différence pouvant être considérable, ou à la rente du travailleur pour lequel la valeur psychologique du salaire est toujours supérieure à celle du travail fourni.Si donc, et comme nous lavons montré, il serait faux de soutenir que lintérêt perçu nest que la stricte rémunération de leffort dépargne, il serait tout aussi injustifié de sindigner du caractère de revenu gratuit dune partie des intérêts touchés, alors que ce même caractère sattache aux achats du consommateur, aux revenus du travailleur et dune manière générale à tout acte économique et quelque justes quelles puissent être, en tant que critiques de certaines théories de labstinence, les observations de Lassalle ne sauraient être retenues en aucune façon dans la forme qui leur a été donnée en tant quarguments tendant à mettre en cause la justification sociale du prêt à intérêt (2)._____________(2) Toutefois, il est bien certain que sil ny a, entre la rente du consommateur ou du travailleur et la rente de lépargnant, aucune différence de nature, il peut y avoir dans certains cas une différence déchelle. Ainsi, il ny a guère de comparaison possible entre la rente du travailleur pour lequel le salaire correspondant à un travail donné perçu sur la base dun salaire unitaire égal à sa valeur psychologique marginale peut être cinq à dix fois supérieur à sa valeur psychologique moyenne, et la rente du milliardaire américain qui, sur la base dun taux dintérêt pur de lordre de 4%, perçoit 40 millions dintérêts pour une épargne quil ne modifierait guère si le taux dintérêt pur du marché devenait nul.Source : Maurice Allais, « Économie et intérêt » (p 101 et s.), 1947, réédité par les Éditions Clément Juglar en 1998.
============================= La seconde explication sur la rente de lépargnant que je voudrais vous signaler est tirée dune perle, une pure merveille : la Note finale (point II) de la « Théorie générale de lemploi, de lintérêt et de la monnaie » de Keynes (p. 366 et s chez Payot) :
IIMais il y a une seconde partie de notre analyse dont les conséquences sont beaucoup plus importantes pour lavenir des inégalités de fortune ; cest notre théorie du taux de lintérêt. On justifiait jusquici une certaine élévation du niveau de lintérêt par la nécessité de fournir à lépargne un encouragement suffisant. Mais nous avons démontré que le montant effectif de lépargne est rigoureusement déterminé par le flux de linvestissement et que linvestissement grossit sous leffet dune BAISSE du taux de lintérêt, pourvu quon ne cherche pas à le porter au delà du montant qui correspond au plein emploi. La politique la plus avantageuse consiste donc à faire baisser le taux de lintérêt par rapport à la courbe de lefficacité marginale du capital jusquà ce que le plein emploi soit réalisé.Ce critère conduira, sans aucun doute, à un taux de lintérêt beaucoup plus faible que celui qui a régné jusquici, et pour autant quon puisse faire des conjectures au sujet des courbes de lefficacité marginale qui correspondent à un équipement en capital de plus en plus développé, il y a lieu de croire que le maintien plus ou moins continu dune situation de plein emploi exigera une baisse profonde du taux de lintérêt, sauf toutefois si dans la communauté tout entière (État compris) il se produit une forte variation de la propension à consommer.Nous sommes convaincu que la demande de capital est strictement limitée, en ce sens quil ne serait pas difficile daccroître léquipement jusquà ce que son efficacité marginale tombe à un chiffre très faible. Ceci ne veut pas dire que lusage des biens de capital ne coûterait presque plus rien, mais seulement que le revenu quon en tirerait aurait tout au plus à couvrir la dépréciation due à lusure et à la désuétude, et une certaine marge destinée à rémunérer les risques ainsi que lexercice de lhabileté et du jugement. En bref, les biens durables de même que les biens éphémères fourniraient au cours de leur existence un revenu global couvrant tout au plus le coût du travail nécessaire à les produire, augmenté des coûts de lhabileté et de la surveillance et dune allocation correspondant aux risques.Cet état de choses serait parfaitement compatible avec un certain degré dindividualisme. Mais il nen impliquerait pas moins leuthanasie du rentier et par suite la disparition progressive du pouvoir oppressif additionnel qua le capitaliste dexploiter la valeur conférée au capital par sa rareté. Lintérêt ne rémunère aujourdhui aucun sacrifice véritable non plus que la rente du sol. Le détenteur du capital peut obtenir un intérêt parce que le capital est rare, de même que le détenteur du sol peut obtenir une rente parce que le sol est rare. Mais, tandis que la rareté du sol sexplique par une raison intrinsèque, il ny a aucune raison intrinsèque qui justifie la rareté du capital. Une raison intrinsèque de cette rareté, plus précisément un sacrifice véritable que seule pourrait faire consentir loffre dune récompense sous forme dintérêt, nexisterait que dans le cas où la propension individuelle à consommer savérerait assez forte pour que lépargne nette en situation de plein emploi devienne nulle avant que le capital fût suffisamment abondant. Et, même dans ce cas, les Pouvoirs Publics auraient encore la ressource dentretenir une épargne commune assez importante pour permettre au capital de se développer jusquà ce quil cessât dêtre rare.La généralisation de la rente nous paraît constituer une phase intermédiaire dans lévolution du capitalisme ; elle prendra fin lorsquelle aura rempli son objet. Et la disparition de la rente du capital entraînera bien dautres changements radicaux dans ce régime. Le grand avantage du programme que nous préconisons, cest que la disparition du rentier ou du capitaliste sans profession naura rien de soudain, quelle nexigera aucun bouleversement, quelle résultera de la simple persistance pendant un certain temps de lévolution graduelle que la Grande-Bretagne a connue récemment.Il faut avouer cependant que lexpérience seule peut indiquer dans quelle mesure il convient dorienter la volonté publique, telle quelle sexprime par la politique du Gouvernement, vers le renforcement de lincitation à investir; et dans quelle mesure il est possible daccroître la propension moyenne à consommer sans risque de séloigner de lobjectif consistant à dépouiller le capital de sa valeur de rareté en lespace dune ou deux générations. On constatera peut-être que la propension à consommer est si facilement renforcée par le déclin de lintérêt que le plein emploi peut être réalisé moyennant un flux dépargne et par suite une vitesse daccumulation à peine plus grands quaujourdhui. Dans ce cas laugmentation des taxes sur les gros revenus et sur les grosses successions pourrait avoir linconvénient dabaisser le flux dinvestissement correspondant au plein emploi très au-dessous du niveau qui existe en fait à lheure actuelle. Nous ne songeons pas à nier quune telle conséquence soit possible, voire même probable. Il serait téméraire en ce domaine de prédire la réaction de lhomme moyen en face de circonstances nouvelles. Cependant, si lon pouvait sans difficulté assurer approximativement le plein emploi par une légère augmentation du flux dinvestissement actuel, on aurait déjà résolu un problème essentiel. Et il resterait à fixer par une décision séparée lampleur et les modalités des restrictions de consommation quil serait juste et raisonnable dappeler la génération actuelle à consentir afin que ses successeurs puissent bénéficier le moment venu dun état de plein investissement.Source : John Maynard Keynes, 1883-1946 , « Théorie générale de lemploi, de lintérêt et de la monnaie » (1936), « Notes finales sur la philosophie sociale à laquelle la théorie générale peut conduire » HYPERLINK "http://classiques.uqac.ca/classiques/keynes_john_maynard/theorie_gen_emploi/theorie_emploi.html" Université du Québec À Chicoutimi et Édition Payot 2005.
Je ne reproduis pas la suite, mais pourtant, cest littéralement passionnant (une autre fois ?
). Je trouve la traduction de Payot (2005) meilleure que celle disponible sur le site de nos amis canadiens. Jai un peu corrigé cette dernière dans ce sens.Bonne nuit.Étienne.
#419 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5263" \l "p5263" 30-10-2008 02:00:19
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Entretien avec Jacques Chaminade (message 5260)Le diagnostic et les solutions de Jacques Cheminade me paraissent convaincants : priorité doit être donnée au travail humain et à la justice sociale, et les États souverains doivent reprendre le contrôle de la monnaie.Mais cette reprise du contrôle de la monnaie par les États souverains peut être individuelle ou collective. Elle sera collective, je suppose, dans le cas de la zone euro, et l'on peut même envisager une reprise en main à l'échelle mondiale si les accords de Bretton Woods sont effectivement renégociés dans le sens souhaité par Jacques Cheminade.À en juger par l'évolution des marchés financiers et boursiers, la proportion de monnaie de singe dans la monnaie mondiale totale est grosso modo de 50 %. Cela signifie que (collectivement parlant) nous sommes 50 % moins riches si l'on n'honore plus les dettes libellées dans la monnaie de singe.Question : qui (pays, catégories sociales) détient en fait cette monnaie de singe et sera donc privé de ses avoirs à proportion si l'on procède comme le propose Jacques Cheminade ("organiser la banqueroute du système actuel") ? Il est clair que les remèdes administrés jusqu'à présent privilégient la socialisation des pertes : exemple : il est maintenant question en France d'abaisser le taux d'intérêt sur le livret A. Le cas des ÉUA est particulier : ce pays, comme on le sait, vit depuis longtemps aux crochets du reste du monde. Les Américains, encouragés par leur gouvernement à s'endetter personnellement, n'épargnent pas, et ce sont les pays étrangers - Japon, Chine notamment - qui soutiennent la dette publique américaine et, indirectement, la dette américaine privée. Les créanciers des États-Unis devront-ils renoncer d'une manière ou d'une autre (par une chute accélérée du dollar ÉU ou par l'annulation de fait des instruments financiers américains qu'ils détiennent) à se faire rembourser ? D'autre part (nous en avons déjà parlé ici), le rôle lui-même de la monnaie en tant qu'étalon de l'activité humaine est peut-être à revoir : le temps individuel et collectif (temps de travail, temps de vie, et qualité du temps de vie) est sans doute un étalon plus objectif pour orienter et mesurer le développement. Existe-t-il déjà un modèle mathématico-économique fondé sur le temps ? L'indice de développement humain utilisé par l'ONU constitue une première approche. JR
#420 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5264" \l "p5264" 30-10-2008 02:07:54
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Cher Jacques,On se rapproche effectivement du coeur du coeur du problème...Et sur ce chantier de société à reconstruire en repartant de la base, je vous recommande la lecture de ce livre, original et inventif, de notre ami AJH :Une alternative de société : l'écosociétalisme : Où l'intérêt particulier rejoint l'intérêt collectif HYPERLINK "http://www.amazon.fr/Une-alternative-soci%C3%A9t%C3%A9-l%C3%A9cosoci%C3%A9talisme-particulier/dp/2913492347" http://www.amazon.fr/Une-alternative-so
2913492347Bonne nuit INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
#421 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5267" \l "p5267" 30-10-2008 03:21:29
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Il me semble que tout cela est réformable et qu'il n'y a pas besoin d'arriver à de telles extrémitésLa difficulté consiste déjà, à convaincre les français, ensuite à convaincre au moins nos partenaires européens, enfin dans la condition où on veut garder l'Euro
#422 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5268" \l "p5268" 30-10-2008 03:29:24
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Etienne, pour une bonne partie des gens, l'épargne est surtout un moyen d'économiser, la vision comme quoi ils ont trop d'argent et qu'il ne s'agit pas d'une privation me parait douteuseOn peut par exemple donner l'exemple des parents qui ouvrent un compte pour leurs enfants, ou des gens qui économisent pour s'acheter plus tard quelquechose, une voiture par exemple, ou des vacances.Cela constitue forcément une privation vu qu'ils pourraient le dépenser tout de suite à autre chose.Mais ça vaut ce que ça vaut, la vidéo de Paul Grignon, l'argent-dette, suggère qu'historiquement l'épargne n'est qu'une réponse du banquier face au mécontement des épargnants qui voyaient que le banquier faisait un profit en se servant de l'argent pour vendre des empruntsL'intérêt de l'épargne étant ainsi un partage des profits entre le banquier et les épargnants
Dernière modification par Sandy (30-10-2008 03:34:14)
#423 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5269" \l "p5269" 30-10-2008 08:32:18
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Cher Sandy,La préoccupation d'épargner pour se mettre à l'abri du besoin en cas de coup dur est juste et louable, mais ce légitime comportement d'épargne de précaution ne justifie nullement de VOLER son prochain.Il me semble.Or, précisément, si l'on arrive à prendre du recul sur l'habitude très ancrée de l'intérêt généralisée au point de sembler "naturelle" , on se rend compte que l'intérêt est un revenu indu, illégitime, non nécessaire et imposé par la seule force d'une position dominante, agravé d'un processus accumulatoire qui renforce encore les positions dominantes des plus riches.Si cette obligation n'est pas légitime, pas juste, alors ne subsiste, pour la société, que l'obligation de protéger l'épargne de l'inflation, pour éviter la spoliation des épargnants, elle aussi illégitime.Cette thèse ne paraît "extrême" que par la force d'une habitude, rarement réévaluée (par le commun des mortels).De la même façon, l'égalité de droit des femmes devait paraître une revendication "extrême" à l'époque de leur soumission généralisée. Pourtant, cette revendication paraît aujourd'hui juste et nécessaire.Nous avons peut-être ajourd'hui la même difficulté à penser librement la monnaie et l'intérêt que nos aïeux ont eu à penser librement la condition féménine. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
#424 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5270" \l "p5270" 30-10-2008 09:34:51
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@ Étienne,Un autre angle de vue...
- et si en plus, comme le suggère assez bien Jean Bayard, cette épargne est structurellement nuisible pour le fonctionnement du système (un frein à la croissance) parce quelle retire du pouvoir dachat aux consommateurs et favorise mécaniquement la surproduction (puisque Revenu national = Produit national, toute Épargne prélevée sur le Revenu créera une difficulté pour écouler la Production de la période),
Et si cette différence traduisait tout simplement un excédent de production ? Autrement dit, que cette fraction de production n'était fondamentalement pas indispensable, ni même nécessaire, et constituait dans ce cas un pur gâchis des ressources de la planète, surtout dans le cas de biens non durables et périssables (non stockables jusqu'à demande ultérieure) ?
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#425 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5271" \l "p5271" 30-10-2008 11:18:59
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Les grands patrons imposent à leurs salariés de se serrer la ceinture.En revanche, les grands patrons se versent un salaire en augmentation de 20 % par rapport à lannée dernière !Les grands patrons gagnent en moyenne 310 SMIC par mois.Jeudi 30 octobre 2008, sur le site du journal Le Figaro :
Les salaires des grands patrons ont progressé de 20 % en 2007.Les 50 premiers patrons français ont touché en moyenne un revenu de 383 000 euros par mois, en hausse de 20 % en un an, selon le magazine « Capital ».Numéro 1 des patrons français les mieux payés : Jean-Philippe Thierry. À la tête dAGF Allianz, il a empoché 23,2 millions deuros en 2007, soit 1,9 million deuros par mois. Deuxième du classement du magazine « Capital », Pierre Verluca, le patron de Vallourec. Avec une rémunération en hausse de 32 %, il a gagné 12,4 millions deuros lan dernier, quand le « profit de sa société augmentait dà peine 8 % », selon le mensuel économique. Gérard Mestrallet, le Pdg de Suez, est sur la troisième marche avec un revenu annuel de 12,2 millions deuros. Suivent Jean-Louis Beffa, le Pdg de Saint-Gobain (10,2 millions deuros) et Xavier Huillard (10 millions deuros), le patron de Vinci. Le classement du magazine a été établi en prenant en compte les salaires, avantages en nature (voitures de fonction) ainsi que les plus-values sur les stocks-options, lesquelles, « vitaminées par la flambée de la Bourse », ont « rapporté 70 % de plus » aux patrons quen 2006, note « Capital ». Ainsi, les 50 premiers grands patrons dentreprises cotées en Bourse ont en moyenne touché un revenu de 383 000 euros par mois en 2007, léquivalent de 310 Smic.
HYPERLINK "http://www.lefigaro.fr/patrimoine/2008/10/29/05001-20081029ARTFIG00472-les-salaires-des-patrons-progressent-toujours-.php" http://www.lefigaro.fr/patrimoine/2008/
jours-.php
#426 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5273" \l "p5273" 30-10-2008 11:49:48
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Épargne/intérêtsÉtienne,La comparaison avec l'égalité femmes-hommes ne tient pas (à mon avis) parce que dans ce cas il s'agit d'un droit à respecter alors que dans le cas de l'épargne il s'agit généralement d'un service rendu (pas obligatoire).Si le montant de mon épargne est utilisé par quelqu'un, il y a service rendu et c'est ce qui justifie le versement d'intérêts au-dessus de l'inflation. Par contre, l'épargne-lessiveuse ne rend service à personne et, logiquement, ne donne pas lieu au versement d'intérêts. C'est comme lorsque je loue mon logement à autrui au lieu de le laisser vide. JR
#427 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5275" \l "p5275" 30-10-2008 15:20:47
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Jacques Roman a écrit:
Épargne/intérêtsÉtienne,La comparaison avec l'égalité femmes-hommes ne tient pas (à mon avis) parce que dans ce cas il s'agit d'un droit à respecter alors que dans le cas de l'épargne il s'agit généralement d'un service rendu (pas obligatoire).Si le montant de mon épargne est utilisé par quelqu'un, il y a service rendu et c'est ce qui justifie le versement d'intérêts au-dessus de l'inflation. Par contre, l'épargne-lessiveuse ne rend service à personne et, logiquement, ne donne pas lieu au versement d'intérêts. C'est comme lorsque je loue mon logement à autrui au lieu de le laisser vide. JR
Le problème n'est pas l'épargne... IL RESIDE EXCLUSIVEMENT DANS LES INTÉRÊTS. Lorsque la mise à disposition de capitaux se fait contre le paiement d'intérêts, alors on à besoin de PLUS D'ARGENT QUE CELUI QU'ON À EMPRUNTÉ pour liquider le prêt. D'ou peut-il sortir, cet argent en plus? Soit on le soustrait à quelqu'un d'autre qui en aurait aussi besoin pour rembourser son prêt, en le laissant dans la misère la plus absolue (c'est ce qui se passe avec le tiers-monde qu'on spolie pour faire les bénéfices nécessaires pour pouvoir payer NOS prêts), soit on accorde un prêt adittionnel pour le montant des intérêts à liquider, et on s'endette ENCORE PLUS pour la prochaine échéance... c'est pour cela que l'endettement de tous les pays ne cesse de s'accroitre... car les seuls qui puissent se sortir de ce piège sont ceux qui sont très voyou et piquent chez leurs voisins et ceux qui ont la chance de produire un produit valuable pour l'économie réelle (comme le pétròle) qu'ils puissent vendre avec plus de plusvalue que le montant des intérêts qu'ils doivent liquider, au point que quelques-uns arrivent même à liquider le principal.Mais combien peuvent se vanter d'une productivité économique plus haute que la somme nécessaire pour vaincre tant les intérêts des prêts comme la dépréciation provoquée par l'inflation?
#428 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5276" \l "p5276" 30-10-2008 15:41:28
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Jacques,On peut, sans excès, considérer LE DROIT DE NE PAS SE FAIRE VOLER (comme au coin du bois au moindre emprunt) comme un droit fondamental (encore bafoué aujourd'hui, mais pas forcément pour toujours ; d'où ma comparaison, que je persiste à trouver pertinente), et pas seulement comme un simple "service".
Et pour mon vieil ami "libéral" André-Jacques, si on laisse aux épargnants la "liberté" de demander ou pas un intérêt, ils vont TOUS le faire, bien entendu, naturellement guidés par leur intérêt propre, et comme d'habitude, la liberté débridée débouchera toujours sur la loi de la jungle, loi du plus fort. En l'occurrence, les maîtres du produit rare (ici, l'argent épargné) peuvent imposer leurs conditions et bénéficier d'une RENTE (non nécessaire, je le répète). Très peu pour moi INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET
Je trouve fort séduisant l'objectif de Keynes : euthanasier le rentier à coup d'intérêts réels nuls ou négatifs.Étienne.
#429 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5277" \l "p5277" 30-10-2008 19:53:25
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=8" Jacques Roman
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Prêts et intérêtsNingúnOtro (5275), Étienne (5276),Il appartient à l'emprunteur de n'emprunter que s'il se sait capable de rembourser le capital plus un intérêt raisonnable correspondant au service rendu. Tout emprunteur honnête s'arrange en conséquence, en réorganisant ses dépenses dans le temps, sans rien demander à personne.L'endettement croissant des pays (pas de tous, d'ailleurs : par exemple, je serais surpris que le Luxembourg, Monaco ou la Suisse soient véritablement endettés - bon, mais passons) est dû au fait qu'ils empruntent sans se préoccuper de l'obligation de rembourser, en profitant de leur qualité d'États souverains pour reporter le poids de la dette sur les générations futures. Il faut distinguer à cet égard dette publique et dette privée. Les situations sont différentes même si dans certains pays comme les ÉUA (et peut-être aussi le RU) les particuliers suivent depuis longtemps le mauvais exemple des pouvoirs publics et s'endettent par principe. Processus qui rappelle celui de l'inflation, qui fait lui-même penser à l'individu qui vient de se jeter du 94ème étage et passe devant le premier en se disant "Tant que ça dure !".Quant au "droit de ne pas se faire voler" dont parle Étienne, nous sommes bien d'accord, mais entendons-nous : il s'applique à tout le monde et pour tous les services, y compris le prêt. Ni l'emprunteur ni le prêteur ne doivent se faire voler. Or (comme cette conjonction est bien placée ici...) ce serait voler le prêteur que de l'obliger à prêter gratuitement : pourquoi paierait-on son coiffeur, son boulanger, et pas son prêteur ? J'harpagonnise peut-être, mais on ne doit pas oublier que l'argent, quand on va au fond des choses, c'est du temps. Il n'est pas justifié de voler son temps à quiconque.Admettons, enfin, l'idée keynésienne d'"euthanasier le rentier à coups d'intérêts réels nuls ou négatifs". Je me demande toutefois si elle ne risque d'encourager la consommation sauvage et inécologique, sans compter la spéculation et la dissimulation. À moins d'obliger les particuliers à remettre à l'État leur numéraire non utilisé et à retirer au fur et à mesure ce qu'il leur faut pour leurs dépenses ? C'est par l'impôt qu'on préserve ou qu'on rétablit la justice sociale - pas par des mécanismes monétaires. JR
Dernière modification par Jacques Roman (31-10-2008 03:46:53)
#430 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5279" \l "p5279" 30-10-2008 20:18:11
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Jeudi 30 octobre 2008, dans le Nouvel Observateur, page 14, la journaliste Doan Bui interroge un spéculateur anglais, Simon Cawkwell.
Simon Cawkwell accueille la journaliste en lui offrant le champagne.« Au désespoir ! À la ruine ! À ces marchés stupides qui me permettent de menrichir ! » Simon Cawkwell nous reçoit dans son grand appartement dans le quartier chic de South Kensington, à Londres, et, en hôte attentionné, il insiste pour sabrer le champagne et lever un toast en lhonneur du krach. Ce nest pas tous les jours quon trinque avec le diable ! Avec ses 150 kilos débordant de sa chaise, ses chaussettes rouge vif, ses quatre écrans dordinateur où défilent non-stop les cours de la Bourse, le personnage rayonne dune aura falstaffienne. Dailleurs, son surnom à la City, cest « Evil Knievel », alias le chevalier du Mal, ou quelque chose dapprochant.« Les krachs, jadore, il ny a pas de périodes plus excitantes. Jai connu celui de 1987, mais jétais moins riche à lépoque, je ne pouvais pas miser de grosses sommes. Cette crise-là est bonne, très bonne, pour mes affaires. Évidemment, il va y avoir beaucoup de chômage, des années de récession. Mais moi, je vais gagner beaucoup dargent. »Se sent-il coupable ?« Mais pourquoi, ma chère ? Je serais bien stupide de ne pas en profiter. »Au total, Evil Knievil pense que la crise actuelle lui rapportera 4,5 millions deuros.« Une broutille. Si vous saviez combien certains ont raflé ! »Cest peut-être le refrain le plus entonné dans le monde de la finance. Il y a toujours un plus coupable que vous. David Freud, petit-fils de Sigmund Freud et ex-banquier daffaires, a lexplication de ce déni collectif : « Il ny a pas de sens de la responsabilité. Cest un secteur très individualiste, perverti par la culture du bonus. Et le bonus, cest gagnant-gagnant. Quand vous êtes performant, vous gagnez. Quand vous perdez, vous gagnez toujours, mais moins. »David Freud a lui aussi joué au jeu des bonus, ces mégaprimes qui font passer les salaires des footballeurs pour de vulgaires pourboires : « Si les gens savaient ce quon gagne, on rétablirait la guillotine et des têtes valseraient sur des piques. »
#431 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5288" \l "p5288" 01-11-2008 18:14:45
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Petite histoire très pédagogique, en toute sa simplicité... HYPERLINK "http://zorbas.etherweb.fr/L-economie-pour-les-Nuls" http://zorbas.etherweb.fr/L-economie-pour-les-Nuls
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Buffett l'antispéculateurUn bon article d'Hélène Constanty dans Challenges : HYPERLINK "http://www.challenges.fr/magazine/politique/0139.016678/buffett_lantispculateur.html" http://www.challenges.fr/magazine/polit
ateur.html
Buffett l'antispéculateurLes allers-retours en Bourse, le «sage d'Omaha» les a en horreur. A chaque crise boursière, les marchés font mine de redécouvrir ses principes, pourtant d'une grande simplicité.Les golden boys qui ont gagné, puis perdu des fortunes en spéculant à Wall Street ont dû le prendre longtemps pour un vieux fou. Aujourd'hui, à 78 ans, l'homme le plus riche du monde fait plutôt figure de vieux sage. En un mois, au plus fort de la tempête boursière, l'Américain Warren Buffett a investi - tenez- vous bien - 12,7 milliards de dollars dans des entreprises secouées par les vents violents. Avec un sang- froid de lézard, il a gobé Constellation Energy, un producteur d'électricité en perdition convoité par EDF (4,7 milliards de dollars), puis un gros morceau de la grande banque d'affaires Goldman Sachs (5 milliards), et une bonne portion du conglomérat industriel General Electric (3 milliards). Et il lui reste encore du cash. Beaucoup de cash. A la fin du premier semestre 2008, son fonds d'investissement Berkshire Hathaway disposait de 31 milliards de dollars dans le tiroir-caisse, prêts à être investis dans l'heure dans des entreprises affaiblies par la crise. Buffett s'est même déclaré prêt à participer à hauteur de 1% au plan Paulson de 700 milliards de dollars destiné à renflouer l'économie américaine.Ne jamais paniquerCe Zorro à l'allure de grand-père tranquille restera dans l'histoire comme le capitaliste le plus atypique que l'Amérique ait connu. Le seul qui ait bâti une fortune aussi colossale (62 milliards, selon le magazine Forbes) dans les crises boursières. Sa règle d'or ? Considérer les marchés et leurs fluctuations comme des alliés, pas des ennemis. Autrement dit, acheter quand les autres vendent, et ne jamais paniquer quand la Bourse va mal. Facile à dire... Moins évident à mettre en ?oeuvre, année après année, depuis la création de son fonds d'investissement, dans les années 1960. A chacune des périodes de récession de l'économie américaine, à chacune des défaillances de Wall Street (1973, 1979, 1990, 2002) correspond un grand millésime pour Berkshire Hathaway.Acheter des «mégots»Warren Buffett, né en août 1930, a été marqué par la Grande Dépression qui a suivi la crise de 1929 et les récits qu'en faisait son père, courtier en Bourse à Omaha, dans le Nebraska. A 20 ans, il lit The Intelligent Investor, de Benjamin Graham. Une révélation. Graham, professeur à l'université de Columbia, apprend à ses élèves, apprentis financiers, à n'acheter que des valeurs souscotées, des «mégots de cigares» dont personne ne veut. Buffett restera fidèle toute sa vie à ces principes d'investissement iconoclastes, qu'il mettra en application à très grande échelle avec un succès phénoménal. Lors des assemblées générales de Berkshire Hathaway, grands-messes qui se tiennent une fois par an à Omaha, Warren Buffett adore raconter des histoires devant un parterre de 30 000 petits actionnaires qui boivent ses paroles.
Voici sa parabole du spéculateur : «C'est l'histoire d'un prospecteur de pétrole qui arrive au paradis. L'homme se présente devant saint Pierre, qui lui dit :- Mauvaise nouvelle, il n'y a plus de place pour vous.Le prospecteur réfléchit, puis demande à saint Pierre :- Vous me permettez de dire un mot à mes confrères ? Le prospecteur met ses mains en porte-voix et crie :- On a trouvé du pétrole en enfer ! Tous se précipitent vers la sortie et foncent vers l'enfer. Saint Pierre invite alors le prospecteur à entrer. Après un moment d'hésitation, celui -ci lui répond :- Non merci, je vais plutôt aller rejoindre les autres. Il y a peut-être du vrai dans cette rumeur de pétrole, après tout...»
Buffett a toujours eu la spéculation en horreur. Les allers-retours en Bourse, très peu pour lui. Day trader ? Certainement pas. L'homme serait plutôt du genre «life trader». Il préfère acheter des valeurs sûres et leur rester fidèle des années. A vie, même, dans le meilleur des cas. Il ne sélectionne que des entreprises exceptionnelles, occupant une place dominante dans leur secteur, insensibles aux sautes d'humeur des consommateurs. Ses participations offrent un bel échantillon de l'économie américaine dans ce qu'elle a de plus solide : 13,1% d'American Express, 8,6% de Coca-Cola, 3,3% de Procter & Gamble, 9,2% de la banque Wells Fargo... Son histoire d'amour avec Coca-Cola est exemplaire. D'abord parce que c'est sa boisson fétiche : le milliardaire ne boit que du Cherry Coke, version aromatisée à la cerise. Surtout parce qu'il a attendu des années avant d'investir, guettant un moment de faiblesse de l'action. L'occasion s'est présentée après le krach de 1987 : sans bruit, Buffett a amassé 200 millions d'actions. Aujourd'hui, la valeur de cette participation vaut huit fois le prix payé à l'époque. Warren Buffett reste soigneusement à l'écart des valeurs technologiques, qu'il juge bien trop incertaines. Il a traversé les années de folie Internet en se demandant chaque matin comment les investisseurs pouvaient perdre à ce point le sens commun, en misant sur des dot coms si manifestement surévaluées. L'une de ses plus belles tirades contre Wall Street et ses spéculateurs date de février 2001 : «Ils savent que s'ils restent au bal trop longtemps, ils seront transformés en citrouilles ou en rats. Mais en même temps ils ne veulent pas perdre une seule minute de la fête. Ils ont tous l'intention de quitter le bal une seconde avant minuit. Le problème, c'est qu'ils dansent dans une salle dont l'horloge n'a pas d'aiguilles.»Cette aversion pour le risque et la spéculation lui a formidablement bien profité, ainsi qu'aux heureux actionnaires de son fonds. La valeur de l'action Berkshire Hathaway s'est appréciée, en moyenne, de 21% par an depuis 1965.Pour autant, Warren Buffet n'a rien d'un révolutionnaire anticapitaliste. Tout au contraire. La passion de sa vie, c'est de faire fructifier l'argent investi. Très peu interventionniste dans les sociétés de son portefeuille, il ne s'intéresse qu'à un seul indicateur : le rendement des capitaux investis. Ce qui suppose une traque sans pitié des gaspillages et une méfiance viscérale à l'égard des fusions - acquisitions, qui ne visent, selon lui, qu'à gonfler l'ego des managers, sans servir l'intérêt des actionnaires. Il attend des dirigeants de ses entreprises qu'ils soient aussi radins que lui-même. Pendant longtemps, Buffett a eu l'impression de prêcher dans le désert. Mais, depuis le début de la décennie, ses idées font leur chemin. L'éclatement de la bulle Internet, puis le scandale Enron, la crise des subprimes, et enfin le grand écroulement de ces dernières semaines ont fi ni par ébranler les certitudes. Tout à coup, on se souvient du prédicateur d'Omaha. De ses harangues contre les salaires excessifs des dirigeants d'entreprise, de ses tirades contre les stock- options, de ses croisades pour une taxation plus égalitaire...Ne pas être gourmandBuffett défend des idées politiques qui font se dresser les cheveux sur la tête des «vrais» milliardaires, ceux qui claquent leur fortune dans des duplex sur Central Park, des yachts chromés et des armées de gardes du corps. Il n'a pas de mots assez durs pour critiquer les faramineux salaires des grands patrons. Lui-même se verse depuis des années la même somme : 100 000 dollars par an, ce qui le place, selon Forbes, au 497e rang des patrons les mieux payés des Etats-Unis. «Lorsque des dirigeants trop avides se mettent à faire la poche des actionnaires, les administrateurs devraient leur taper sur les doigts», assène-t-il. Or, selon lui, les conseils d'administration ne jouent pas leur rôle. Ils sont devenus des clubs feutrés, où l'on accède poliment à n'importe quelle demande de l'équipe dirigeante : «Lorsqu'un PDG demande au conseil l'autorisation de s'attribuer une mégaprime sous forme de stock-options, oser émettre une objection semble aussi grossier que de péter à table.»Prôner la justice socialeLa présidentielle lui a donné l'occasion d'exprimer haut et fort son soutien aux démocrates. Avec un traitement de faveur pour Barack Obama, que Warren Buffett soutient depuis sa campagne pour devenir sénateur de l'Illinois, en 2005. Le financier lui envoie régulièrement des coupures de presse, annotées de ses réflexions sur la politique économique. C'est grâce à lui qu'Obama a gagné également le soutien de Bill Gates. L'une des idées chères à Buffett, reprise par Obama, est que le système fiscal américain est profondément injuste, car il taxe trop peu les revenus du capital. En 2007, lors d'un dîner de collecte de fonds du Parti démocrate auquel il participait, à 4 600 dollars par couvert, il s'est indigné devant un parterre de riches patrons : «Nous tous ici payons proportionnellement moins d'impôts que nos réceptionnistes et nos femmes de ménage. Moi, personnellement, j'ai payé l'an dernier 17,7% d'impôt sur mes 46 millions de revenus, alors que ma secrétaire, qui a déclaré 60 000 dollars de salaire, a été taxée à 30%.» Son autre thème de prédilection ? Les droits de succession. Warren Buffett est à ce point opposé à la notion même d'héritage qu'il a décidé de léguer toute sa fortune à des oeuvres humanitaires, au premier rang desquelles la fondation de ses amis Bill et Melinda Gates. Il est donc révulsé par les idées du camp républicain, qui envisage de supprimer les droits de succession. «Les supprimer creuserait encore plus le fossé entre riches et pauvres, qui ne cesse de s'accroître aux Etats-Unis», estime-t-il. Des supercapitalistes qui tiennent ce langage, vous en connaissez beaucoup ?Constanty Hélène
#433 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5294" \l "p5294" 03-11-2008 13:19:07
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Warren Buffett est l'homme le plus riche du monde. Warren Buffett a beaucoup de qualités : la franchise, par exemple. Dans le New York Times, le 26 novembre 2006, Warren Buffett parle de la guerre des classes :« Theres class warfare, all right, Mr. Buffett said, but its my class, the rich class, thats making war, and were winning. » HYPERLINK "http://www.nytimes.com/2006/11/26/business/yourmoney/26every.html?_r=2&ex=1165554000&en=02ed48ae1473efe0&ei=5070&oref=slogin&oref=slogin" http://www.nytimes.com/2006/11/26/busin
ref=sloginTraduction :« La guerre des classes existe, daccord, dit Warren Buffett, mais cest ma classe, la classe des riches, qui fait cette guerre, et nous sommes en train de la gagner. »Le livre le plus important de lannée 2008 reprend cette expression de Warren Buffett : HYPERLINK "http://www.amazon.fr/guerre-classes-Fran%C3%A7ois-Ruffin/dp/2213638160" « La guerre des classes », de François Ruffin, édition Fayard.
#434 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5311" \l "p5311" 06-11-2008 16:23:27
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Un SDF meurt de froid à Clichy (Hauts-de-Seine). Source : RTL.03/11/2008 | Mise à jour : 13:47 | Un homme sans domicile fixe est mort de froid cette nuit à Clichy, dans les Hauts-de-Seine, selon RTL. Il a été retrouvé vers 6 heures du matin par un autre SDF, allongé dans l'herbe et le torse nu. C'est le deuxième sans-abri décédé en une semaine en région parisienne. Lundi dernier, c'est un homme de 47 ans qui avait été retrouvé mort dans le bois de Vincennes.
#435 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5312" \l "p5312" 06-11-2008 17:18:43
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Fondation Abbé Pierre, mercredi 29 octobre 2008 :« On constate un fort accroissement, dans certains territoires, de personnes nouvelles dans nos accueils de jour ou à la porte des structures dhébergement. Les dernières données sur le nombre des impayés de loyer confirment dramatiquement lévolution dangereuse de la situation avant même laggravation liée à la crise financière. - Plus de 500 000 ménages présentent des impayés de loyer de plus de 2 mois, soit une augmentation de plus de 96 % (source INSEE) sur 4 ans dans le parc privé, et une augmentation de plus de 58 % dans le parc public où les loyers sont encadrés. - Les deux tiers des impayés concernent des ménages modestes, ou très modestes : revenu inférieur au SMIC pour un célibataire, et inférieur à 2 SMIC pour une famille avec enfants. Ces ménages touchent pourtant une aide au logement qui savère insuffisante face à la dernière flambée des prix des loyers et des charges. La Fondation Abbé Pierre sétonne que la réponse gouvernementale dans le dernier texte soumis au Parlement tente de substituer laccession sociale à la propriété au logement social, et renforce la répression (délai raccourci de 3 ans à 1 an) plutôt quun dispositif de prévention des expulsions obligatoire et équilibré. Leffet ciseau entre la crise du pouvoir dachat et laugmentation du coût du logement provoque une situation catastrophique pour de nombreuses familles. À quand une intervention publique juste, forte et ambitieuse ? » HYPERLINK "http://www.fondation-abbe-pierre.fr/communiques.php?id=128" http://www.fondation-abbe-pierre.fr/com
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#436 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5314" \l "p5314" 07-11-2008 01:41:02
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Warren BuffettNe nous faisons pas d'illusion. Warren Buffett est l'illustration même du supercapitalisme et de la superspéculation. Qu'il consacre 7 milliards de dollars (1 % de son fonds d'investissement) à appuyer l'effort financier du gouvernement américain, qu'il subventionne le Fonds Bill Gates, et même qu'il soit pour l'abolition de l'héritage ne changent rien à cette réalité. La réalité du capitalisme, c'est le pouvoir donné à de simples particuliers d'orienter les activités de la société en disposant du temps des autres une fois qu'il a été converti en argent. JR
#437 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5319" \l "p5319" 07-11-2008 13:25:11
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Tout à fait d'accord avec Jacques Roman...Warren Buffet, et ses corréligionaires, sont, avec leur obsession d'accumuler des ressources converties en argent avec lequel disposer du temps des autres (pour organiser leur obsession défensive, selon eux seule garantie de survie... en étant le plus fort) DIRECTEMENT responsables de la pénurie de beaucoup de gens qui n'arrivent pas à survivre, même en travaillant si besoin est les 24h, avec les miettes que ces terroristes des capitaux laissent sur la table.Une campagne de marketing propagandistique de 7 milliards de dollars (pour se garantir la gratitude d'Obama et l'impunité face à d'éventuelles mesures que celui-ci pourrait prendre?)... n'y change rien. Cela devrait même nous faire refléchir sur la marge de maneuvre que pourrait avoir Obama dans certains domaines...
#438 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5322" \l "p5322" 07-11-2008 14:05:38
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En matière d'économie et dans beaucoup d'autres domaines, Obama n'aura guère plus de latitude que ses prédécesseurs.Ce qui est extraordinaire dans l'élection américaine, c'est qu'une nette majorité des citoyens américains a mis à bas le tabou raciste : c'est un évènement centennal.L'Amérique et les politiques américaines me paraissaient si criticables depuis des dizaines d'années que j'avais fini par me demander si je n'étais pas devenu antiaméricain : si je l'étais, je ne le suis plus. Le reste, à côté, est presque du détail (pour le moment en tout cas...). JR
#439 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5324" \l "p5324" 07-11-2008 16:44:30
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Etats-Unis : le chômage au plus haut depuis 1994.Le pays a perdu 240 000 emplois en octobre 2008, après 284 000 en septembre, et le taux de chômage a grimpé à 6,5 %. Le chiffre est largement supérieur aux attentes. L'industrie manufacturière a supprimé 90 000 emplois en octobre, la construction 49 000. HYPERLINK "http://www.lesechos.fr/info/inter/300307382-etats-unis-le-chomage-au-plus-haut-depuis-1994.htm" http://www.lesechos.fr/info/inter/30030
s-1994.htmLa dette publique des Etats-Unis atteint des sommes inimaginables.Dette publique des Etats-Unis au 2 septembre 2008 : 9 667 801 662 429 dollars.Dette publique des Etats-Unis au 4 novembre 2008 :10 566 146 196 490 dollars. HYPERLINK "http://www.treasurydirect.gov/NP/BPDLogin?application=np" http://www.treasurydirect.gov/NP/BPDLog
ication=np
#440 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5332" \l "p5332" 07-11-2008 23:51:05
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De plus et surtout : à la dette publique américaine s'ajoute la dette privée américaine... JR
#441 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5335" \l "p5335" 08-11-2008 08:57:13
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Crise financière : Union sacrée pour sacrée arnaque par Éric Toussaint 3 novembre 2008 HYPERLINK "http://www.cadtm.org/spip.php?article3845" http://www.cadtm.org/spip.php?article3845
Le sauvetage des banques et des assurances privées réalisé en septembre-octobre 2008 constitue un choix politique fort qui navait rien dinéluctable et qui plombe lavenir à plusieurs niveaux décisifs.Tout dabord, le coût de lopération est entièrement porté à charge des pouvoirs publics, ce qui entraînera une augmentation très importante de la dette publique |1|. La crise capitaliste actuelle, qui durera au moins plusieurs années, voire une dizaine dannées |2|, va entraîner une réduction des recettes de lEtat alors quaugmenteront ses charges liées au remboursement de la dette. En conséquence, les pressions pour réduire les dépenses sociales vont être très fortes.Les gouvernements dAmérique du Nord et dEurope ont remplacé un échafaudage branlant de dettes privées par un écrasant montage de dettes publiques. Selon la banque Barclays, les gouvernements européens de la zone euro vont émettre en 2009 de nouveaux titres de dette publique pour un montant qui devrait atteindre 925 milliards deuros |3|. Cest une somme colossale, sans compter les nouvelles émissions de bons du Trésor par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Japon, le Canada, etc. Pourtant, récemment encore, il y avait un consensus des mêmes gouvernements pour réduire la dette publique. Les partis de droite, du centre et de la gauche traditionnelle ont tous appuyé la politique de sauvetage favorable aux grands actionnaires sous le fallacieux prétexte quil ny avait pas dautres solutions pour protéger lépargne de la population et le fonctionnement du système de crédit.
Cette union sacrée signifie le transfert de la facture à la majorité de la population qui sera invitée à payer pour les frasques des capitalistes sous différentes formes : réduction des services que lEtat fournit à la population, pertes demploi, baisse du pouvoir dachat, augmentation des contributions des patients pour les soins de santé, des parents pour léducation des enfants, réduction des investissements publics
et une augmentation des impôts indirects.
Comment sont financées actuellement les opérations de sauvetage qui sont en cours en Amérique du Nord et en Europe ? LEtat apporte de largent frais aux banques et aux assurances au bord de la faillite, soit sous forme de recapitalisation soit sous forme dachat des actifs toxiques des entreprises concernées. Que font les banques et les assurances avec cet argent frais ? Essentiellement, elles achètent des actifs sûrs pour remplacer des actifs toxiques dans leur bilan. Quels sont les actifs les plus sûrs en ce moment ? Les titres de la dette publique émis par les Etats des pays les plus industrialisés (bons du Trésor des Etats-Unis, de lAllemagne, de la France, de la Belgique
).La boucle est bouclée : lEtat donne de largent aux institutions financières privées (Fortis, Dexia, ING, banques françaises, britanniques, nord-américaines
). Pour ce faire, les Etats émettent des titres du Trésor public qui sont souscrits par ces mêmes banques et assurances, qui sont restées dans le secteur privé (car lEtat na pas demandé que le capital quil apporte lui donne droit à prendre les décisions, ni même à participer aux votes) et qui font de nouveaux profits en prêtant largent frais quelles viennent de recevoir des Etats |4| à ces mêmes Etats en exigeant bien sûr un intérêt maximum
Cette énorme arnaque en cours bénéficie de la loi du silence. Lomerta est de mise entre les principaux protagonistes : gouvernants, banquiers voleurs, assureurs voyous. Les grands médias se gardent bien danalyser jusquau bout le mécanisme de financement des opérations de sauvetage. Ils sattardent sur des détails : larbre qui cache la forêt. Par exemple, la grande question que se pose la presse en Belgique à propos du financement de la recapitalisation de Fortis qui passe sous le contrôle de BNP Paribas est la suivante : combien vaudra laction Fortis en 2012 quand lEtat qui sen est porté acquéreur pourra la revendre ? Bien sûr, personne ne peut répondre sérieusement à cette question, mais cela nempêche pas la presse dy consacrer des pages entières. Cela permet de détourner lattention. La philosophie et le mécanisme de lopération de sauvetage ne sont pas analysés. Il faut espérer que grâce à laction conjuguée des médias alternatifs, des organisations citoyennes, des délégations syndicales et des partis politiques de la gauche radicale |5|, cette grande arnaque sera comprise par une partie croissante de la population et dénoncée. Ce ne sera pas facile, tant le bourrage de crâne est considérable.Au fur et à mesure de laggravation de la crise naîtra un profond malaise qui se transformera en défiance politique à légard des gouvernements qui ont réalisé ce type dopération. Si le jeu politique se poursuit sans grand bouleversement, les gouvernements de droite en place aujourdhui seront remplacés par des gouvernements de centre gauche qui poursuivront une politique sociale-libérale. De même, les actuels gouvernements sociaux-libéraux seront remplacés par des gouvernements de droite. Chacun à leur tour, ils critiqueront la gestion de leurs prédécesseurs en affirmant quils ont vidé les caisses de lEtat |6| et quil ny a pas de marge de manuvre pour des concessions aux demandes sociales.
Il ny a rien dinéluctable en politique. Un autre scénario est tout à fait possible. Dabord, il faut affirmer quon peut parfaitement sauver lépargne des citoyens et le système de crédit dune autre manière. On peut assurer la protection de lépargne de la population grâce à la mise sous statut public des entreprises de crédit et des assurances au bord de la faillite. En dautres mots, il sagit de les étatiser ou de les nationaliser. Cela signifie que lEtat qui en devient propriétaire assure la responsabilité de leur gestion. Afin déviter que le coût de cette opération retombe sur lécrasante majorité de la population qui na aucune responsabilité dans la crise, les pouvoirs publics doivent faire payer ceux qui sont à lorigine de celle-ci. Il suffit de récupérer le coût du sauvetage des entreprises concernées en prélevant un montant égal sur le patrimoine des grands actionnaires et des administrateurs. Évidemment, cela implique de prendre en compte lensemble de ces patrimoines et pas seulement la partie issue des sociétés financières en faillite.
LEtat doit également entamer des poursuites légales contre les actionnaires et les administrateurs responsables du désastre financier, afin dobtenir à la fois des réparations financières (qui vont au-delà du coût immédiat du sauvetage) et des condamnations à des peines de prison si la culpabilité est démontrée. Il faut aussi prélever un impôt de crise sur le grand capital afin de financer un fonds de solidarité pour les victimes de la crise (notamment les chômeurs) et pour créer de lemploi dans des secteurs utiles pour la société.
De nombreuses mesures complémentaires sont nécessaires : ouverture des livres de compte des entreprises avec droit de regard des organisations syndicales, levée du secret bancaire, interdiction des paradis fiscaux en commençant par linterdiction faite aux entreprises davoir quelque transaction ou actif que ce soit avec ou dans un paradis fiscal, taxe progressive sur les transactions en devise et sur les produits dérivés, instauration du contrôle sur les mouvements de capitaux et sur les changes, arrêt net de toute nouvelle mesure de déréglementation/libéralisation des marchés et des services publics, retour à des services publics de qualité
Laggravation de la crise remettra à lordre du jour la question du transfert de secteurs industriels et des services privés vers le secteur public, de même que la question de la mise en uvre de vastes plans pour la création demplois.
Tout cela permettrait de sortir de cette grave crise par le haut, à savoir en prenant en compte lintérêt des populations. Il sagit de réunir les énergies pour créer un rapport de force favorable à la mise en pratique de solutions radicales qui ont comme priorité la justice sociale.__________________Notes :|1| Du côté des gouvernements et de la Commission européenne pourtant chargée de veiller au respect des normes de Maastricht, on évite soigneusement le sujet. Quand des journalistes deviennent vraiment insistants, ce qui est très rare, on leur répond quon navait pas le choix. Il faut aussi préciser que plusieurs gouvernements réalisent tout comme les banques faillies, des opérations hors bilan ou hors budget afin de dissimuler le montant exact de leurs obligations en terme de dettes publiques.|2| On peut la comparer à la crise dans laquelle le Japon sest débattu à partir du début des années 1990 et dont il sortait à peine quand cette crise la touché de plein fouet.|3| Selon Barclays, cette somme se répartirait comme suit : 238 milliards pour lAllemagne, 220 milliards pour lItalie, 175 milliards pour la France, 80 milliards pour lEspagne, 69,5 milliards pour les Pays-Bas, 53 milliards pour la Grèce, 32 milliards pour lAutriche, 24 milliards pour la Belgique, 15 milliards pour lIrlande et 12 milliards pour le Portugal.|4| Bien sûr, largent frais apporté par lEtat ne sera pas uniquement utilisé pour lachat de titres du Trésor, il servira également à de nouvelles restructurations bancaires ainsi quau profit direct des banques.|5| Espérons quon pourra compter également sur des parlementaires faisant leur boulot et sur des journalistes qui dans les grands medias voudront réellement analyser de manière critique la manière dont le sauvetage bancaire est réalisé jusquici.|6| Ils pourraient dénoncer cela ou tenter dagir dès maintenant au sein des institutions parlementaires. Sils ne le font pas alors quil est évident quils savent parfaitement que la dette publique va fortement augmenter, cest quils partagent lorientation choisie. De fait, ils ont choisi lunion sacrée quils rompront à lapproche des élections.
#442 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5336" \l "p5336" 08-11-2008 20:36:12
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Le plan de sauvetage : l'ultime pillage de BushPar Naomi klein 29 octobre 2008 HYPERLINK "http://www.france.attac.org/spip.php?article9182" http://www.france.attac.org/spip.php?article9182
Dans les derniers jours avant lélection, bien des républicains semblent avoir abandonné la lutte pour le pouvoir. Mais ne vous y trompez pas, cela ne veut pas dire quils reculent sur tous les fronts. Si vous voulez voir de lauthentique huile de coude républicaine, regardez donc lénergie quils consacrent à jeter par la fenêtre une part considérable des 700 milliards de dollars du plan de sauvetage. Lors dune récente audition de la Commission sénatoriale sur le secteur bancaire, le sénateur républicain Bob Corker était attelé à cette tâche et a gardé à lesprit une échéance claire : linvestiture du prochain président des États-Unis. « À quelle hauteur pensez vous que les fonds auront été dépensés dici le 20 janvier ? » a demandé Corker à Neel Kashkari, lancien banquier de 35 ans en charge du plan de sauvetage. Quand les colonisateurs européens ont réalisé quils navaient pas dautre choix que de laisser le pouvoir aux habitants autochtones, ils sefforçaient de vider la trésorerie locale de son or et de saccaparer tout le cheptel de valeur. Sils étaient vraiment vicieux, comme ce fut le cas des Portugais au Mozambique au milieu des années 70, ils coulaient du béton dans les puits dascenseurs. Rien daussi barbare dans le cas du gang Bush. Plutôt quune franche et rudimentaire mise à sac, il privilégie les instruments bureaucratiques, tels que les « enchères dactifs en détresse » et le « programme de rachat de titres ». Mais ne vous y trompez pas : le but est exactement le même que celui des Portugais défaits un ultime et frénétique pillage de la richesse publique avant de rendre les clés du coffre. Comment expliquer autrement les décisions pour le moins étranges qui ont gouverné lallocation des fonds du plan de sauvetage ? Quand ladministration Bush a annoncé quelle allait injecter 250 milliards de dollars dans les banques américaines en échange de titres, on a parlé de « nationalisation partielle » une mesure radicale nécessaire afin que les banques recommencent à accorder des prêts à lensemble des agents économiques. Le secrétaire du Trésor Henry Paulson avait vu la lumière, nous a-t-on dit, et suivait désormais la voie ouverte par le Premier ministre britannique Gordon Brown.Il savère, en fait, quaucune nationalisation, partielle ou autre, na eu lieu. Les contribuables américains nont gagné aucun contrôle significatif sur les banques, ce qui explique pourquoi celles-ci sont libres de dépenser tout cet argent comme bon leur semble. Chez Morgan Stanley, il semble que ces gains inattendus vont servir à payer les primes de bonus. Citigroup a laissé entendre que les 25 milliards de dollars reçus allaient servir à racheter dautres banques, alors que John Thain, ladministrateur général de Merrill Lynch, a déclaré à des analystes « quau moins jusquau prochain trimestre, ça ne va être quun coussin damortissement. » Le gouvernement américain, pendant ce temps, en est réduit à supplier les banques quelles consacrent ne serait-ce quune portion de largent des contribuables à loctroi de prêts officiellement, la raison derrière lensemble de ce programme. Quel est donc le réel but de ce plan de sauvetage ? Ma crainte est que cette série de renflouements soit plus bien plus ambitieuse quun simple cadeau de départ aux grandes banques ; ma crainte est que la version Bush de la « nationalisation partielle » ne soit destinée quà transformer le Trésor américain en un guichet automatique illimité au profit des banques pour les années à venir. Souvenez-vous, le principal souci parmi les gros joueurs du marché, les banques en particulier, nest pas le manque de crédit mais la chute du prix de leurs actions. Les investisseurs ont perdu confiance dans lhonnêteté des grands acteurs financiers, et ce à juste titre. Cest là que lintervention du Trésor savère particulièrement payante. En achetant des parts dans ces institutions financières, le Trésor signifie au marché que ces institutions financières sont un pari sûr. Pourquoi sûr ? Non pas parce que leur niveau de risque a enfin été précisément évalué, non pas parce quelles ont renoncé au genre de produits financiers exotiques et au niveau dendettement effarant qui ont mené a la crise, mais plutôt parce que le marché va désormais compter sur le gouvernement américain pour ne pas laisser ces compagnies faire faillite. Si elles se retrouvent à nouveau en difficulté, les investisseurs vont désormais supposer que lÉtat va une nouvelle fois trouver des fonds pour les renflouer, puisque les laisser sombrer lui ferait perdre les milliards dinvestissements en titres consentis initialement. (Regardez par exemple le géant de lassurance AIG, déjà revenu auprès des contribuables pour un deuxième renflouement et qui semble prêt à en demander un troisième). Lenchaînement de lintérêt public à celui des entreprises privées est le vrai but du plan de sauvetage : Paulson donne à toutes les compagnies admises dans le programme potentiellement des milliers une garantie implicite du Département du Trésor. Pour les fébriles investisseurs recherchant des placements sûrs, ces rachats de titres par le trésor sont encore plus rassurants quun AAA par lagence de notation Moodys.
Une assurance comme celle-ci na pas de prix. Pour les banques le meilleur est que le gouvernement les paye en plus de donner sa garantie. Pour les contribuables en revanche, lensemble du plan est extrêmement risqué et pourrait bien coûter significativement plus que ne le suggère lidée originale de Paulson dacheter 700 milliards de dettes toxiques. Maintenant les contribuables ne sont plus sur la sellette au regard des dettes seulement mais, potentiellement, du destin de toutes les grandes entreprises qui leur vendent des titres. Il est intéressant de remarquer que Fannie Mae et Freddie Mac bénéficiaient tous les deux de ce genre de garantie tacite avant même que ces deux géants des prêts hypothécaires ne soient nationalisés au début de la crise. Pendant des décennies, le marché avait compris que, puisque ces acteurs privés étaient liés au gouvernement, on pouvait toujours compter sur lOncle Sam pour sauver la mise. Cétait, comme beaucoup lont souligné, le pire des mondes. Non seulement les profits étaient privatisés et les risques socialisés mais le soutien implicite du gouvernement générait de puissantes incitations en faveur de modes de gestion et de comportements irresponsables.
Maintenant avec le nouveau programme de rachat de titres, Paulson a pris le modèle discrédité de Fannie et Freddie et la appliqué à une vaste part de lindustrie bancaire. Et une fois de plus, il ny a pas de raison de se détourner des paris les plus risqués et ce dautant moins que le Trésor na pas demandé aux banques de réduire leurs prises de risques. (Le Trésor apparemment se refuse à « micro manager ».) Pour renforcer encore la confiance du marché, le gouvernement fédéral a aussi annoncé publiquement des garanties illimitées pour nombre de dépôts bancaires. Et comme si cela ne suffisait pas, le Trésor a aussi encouragé les banques à fusionner frénétiquement les unes avec les autres, sassurant que seules subsistent des institutions « trop grosses pour faire faillite », qui bénéficieront ainsi automatiquement dun plan de sauvetage en cas de besoin. De trois façons différentes, le gouvernement dit franchement au marché que Washington ne va pas laisser les institutions financières du pays supporter seules les conséquences de leur propre comportement, aussi irresponsable quil ait pu être. Cela pourrait bien être linvention la plus créative de Bush : le capitalisme sans risque. Il y a cependant une lueur despoir. La réponse du Trésor à la question du sénateur Corker suggère en effet que le Trésor connaît des difficultés à disperser les fonds du plan de sauvetage. Jusquà présent il a demandé environ 350 des 700 milliards de dollars du plan, mais la plupart de largent na pas encore été dépensé. Pendant ce temps, il est chaque jour de plus en plus évident que le plan a été vendu au public sous de faux prétextes. Il est clair quil ne visait pas à permettre aux activités de prêt de redécoller. Le plan visait à faire ce quil fait aujourdhui : transformer lÉtat en une compagnie dassurance géante pour Wall-Street un filet de sécurité pour ceux qui en ont le moins besoin, subventionné par les gens qui auront le plus besoin de la protection de lÉtat pour traverser la tempête économique qui sannonce. Cette duplicité présente néanmoins une occasion politique. Quelque soit le vainqueur des élections le 4 novembre, il aura une immense autorité morale. Il devra sen servir pour obtenir un gel de la dispersion des fonds de renflouement non pas après la passation officielle du pouvoir (en janvier) mais tout de suite après lélection. Tous les accords devraient être renégociés, cette fois en sassurant que le public obtienne des garanties. Il est risqué bien sûr dinterrompre le processus de sauvetage. Le marché ne va pas aimer ça. Rien ne serait plus risqué cependant que de laisser le gang de Bush donner un gros cadeau de départ au grand patronat ce cadeau qui se répéterait à linfini.
#443 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5352" \l "p5352" 13-11-2008 17:57:32
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Ce qui est hallucinant en novembre 2008, c'est de voir des catégories entières basculer dans l'extrême pauvreté. Lisez cet article paru sur le site du journal Le Figaro jeudi 13 novembre 2008 :La crise redessine le visage de la pauvreté en France, s'inquiètent les associations caritatives. Depuis plusieurs semaines la situation s'est détériorée, à tel point que le rapport annuel sur la pauvreté du Secours Catholique, qui sera rendu public jeudi « a un temps de retard », met en garde François Soulange président du Secours Catholique. La récession a précipité dans la précarisation des catégories inédites de la population. « Depuis septembre 2008 et le début de la crise, on voit arriver des jeunes qui débutent leur vie professionnelle. En intérim ou en CDD de trois mois, leurs contrats n'ont pas été renouvelés », confie François Soulage. Du côté de la Croix Rouge, on remarque que de nombreux étudiants, mais aussi des retraités, des employés en CDI et aux petits salaires, y compris des fonctionnaires municipaux, requièrent désormais de l'aide pour manger. Poussent aussi la porte des associations des « nouveaux pauvres ». « Des profils inédits se tournent vers nous : chefs d'entreprise en faillite, petits commerçants qui doivent fermer leurs boutiques...», témoigne, dans les Echos, Henriette Steinberg, secrétaire générale du conseil d'administration du Secours populaire. La hausse conjuguée des loyers, de l'essence et des produits alimentaires, vécue en 2008, s'est traduite par une aggravation de la précarité. « Ceux qui venaient à nous le font plus souvent et pour des besoins plus vastes », s'alarme Henriette Steinberg. Toutes les associations constatent une hausse de la fréquentation de leurs centres. « Le Secours populaire a accueilli entre 10 et 15 % de personnes supplémentaires. Aux Restaurants du Cur, c'est la même chose » confie François Soulage. A Narbonne, 30 % de citoyens en plus ont fait appel au Secours Catholique. A Toulouse, l'affluence aux distributions de repas de la Croix-Rouge a doublé. Dans l'Ouest, à Redon, l'affluence aux distributions de repas de la Croix-Rouge a augmenté de 26 % ... HYPERLINK "http://www.lefigaro.fr/economie/2008/11/13/04001-20081113ARTFIG00425-la-crise-fait-emerger-de-nouveaux-pauvres-.php" http://www.lefigaro.fr/economie/2008/11
uvres-.php
#444 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5358" \l "p5358" 16-11-2008 15:47:22
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Pour info, je vous signale un nouveau billet de blog lié à ce fil du forum :Journalistes, vite ! Organisez-nous un VRAI grand débat public sur la monnaie et la dette ! HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2008/11/16/96-journalistes-vite-organisez-nous-un-grand-debat-public-sur-la-monnaie-et-la-dette" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/f
t-la-dette
« Bankster.tv solde les comptes avec les médias » HYPERLINK "http://vimeo.com/2095828" http://vimeo.com/2095828(La fin est à revoir plusieurs fois, je trouve, tant elle est chargée en textes, en sons et en images)
Cette vidéo est une réponse à lémission étonnante dArrêt sur images : « Au départ, les banquiers ne réalisaient pas ce qu'ils faisaient » (Tu parles
Cest une blague ? C'est un prof d'éco qui sort cette énormité ?)« HYPERLINK "http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2008/10/au-fait-cest-qu.html" Cori, HYPERLINK "http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/" Delaigue, HYPERLINK "http://www.arhv.lhivic.org/index.php/" Gunthert, dissèquent "l'argent dette" sur notre plateau » HYPERLINK "http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1297" http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1297
En complément utile, pour comprendre la pertinence et la grande force du film de Paul Grignon, je crois quil vaut mieux LIRE LE SCRIPT DU FILM LARGENT DETTE (voyez le site faux-monnayeurs), sans la pollution des images, images qui, à la fois, compliquent la compréhension du message et donnent inutilement prise à toutes sortes daccusations de manipulation : HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org/file/Money_as_Debt-fr.pdf" http://www.fauxmonnayeurs.org/file/Money_as_Debt-fr.pdf Lisez ce script, je le trouve irréprochable et essentiel.
Mon commentaire sur HYPERLINK "http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1297" lémission dArrêt sur Image : Je connais un peu Daniel Schneidermann et je le crois vraiment honnête, autant quil le peut pour continuer à gagner sa vie comme tout le monde parmi les HYPERLINK "http://www.homme-moderne.org/societe/socio/accardo/" journalistes précarisés. Dailleurs, il questionne souvent bien, en cette occurrence (je trouve donc Banksters trop sévère avec lui). Mais alors là, probablement par peur du discrédit radical et automatique qui accompagne aujourdhui toute dénonciation de complot, il sest fait embarquer dans une galère (on dirait dailleurs quil le sent lui-même, plusieurs fois dans lémission, devant les réponses insanes de ses invités « experts économiques ») : 1) En donnant la parole à deux personnes apparemment incompétentes, au moins sur la monnaie et la dette : Alexandre Delaigne (professeur déconomie à Saint-Cyr, animateur du site HYPERLINK "http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/" éconoclaste et journaliste occasionnel à Libération, qui aligne les énormités économiques, je vous conseille de voir ce film assis), et Nicolas Cori ( HYPERLINK "http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2008/10/au-fait-cest-qu.html" blogueur-journaliste de Libération également, donc probablement salarié du banquier Rothschild, donc soumis à ses ordres sil est salarié (cest peut-être à vérifier), cette soumission est juridiquement incontestable ; dire le contraire serait prendre les gens pour des imbéciles), deux personnes qui devraient manifestement lire un peu plus (la littérature critique sur la monnaie et la dette, en loccurrence), et surtout lire autre chose que la prose de leurs collègues « journalistes », qui se répètent tous les uns les autres. Ces deux personnes disent, de façon embarrassée, à la fois que « tout le monde sait ce que dit ce film, en tout cas nimporte quel élève de première année déconomie », et que « ce film contient des erreurs qui en affaiblissent la portée », sans jamais détailler et encore moins prouver AUCUNE de ces prétendues erreurs, notez-le : jamais.
En plus de cette contradiction, ils oublient surtout de dire quAUCUN des manuels déconomie ne décrit la création monétaire aux élèves et étudiants DE FAÇON CRITIQUE : on y décrit TOUJOURS le processus en une ou deux pages, et on y passe à la suite du cours déconomie comme si ce sabotage de la souveraineté monétaire publique était naturel et indiscutable : jai à la maison une trentaine de manuels scolaires évoquant ce sujet, depuis le niveau du lycée jusquau niveau de la faculté : à ma connaissance, PAS UN ouvrage scolaire ne déroge à cette pédagogie de la soumission, à lécole de la résignation. Ce point important na pas été débattu.Pour cette seule bonne raison, le succès populaire du film de Paul Grignon est donc salutaire.
Pourquoi les journalistes sont-ils aussi conformistes ? On peut les comprendre : il faut bien garder son travail, je le dis sans aucune ironie : les journalistes semblent conduits à se répéter les uns les autres (une sorte de HYPERLINK "http://books.google.fr/books?id=FabyXVFHmKAC&pg=PA170&lpg=PA170&dq=psittacisme+journalistes&source=web&ots=fMMmnIAGpO&sig=CQ1075tDl3RcZdSMJ5uRJPzXZJE&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=14&ct=result" psittacisme) en constatant ce fait (effectivement effrayant si on se met à leur place) que ceux qui ont le courage de se démarquer de HYPERLINK "http://www.homme-moderne.org/societe/socio/bourdieu/lexique/d/doxa.html" la Doxa du moment prennent un risque considérable pour leur droit de parole publique : voir le cas de Jean-Marie Bigard (connu d'un large public, et pour ainsi dire protégé par sa notoriété, bien davantage que beaucoup de journalistes) qui est HYPERLINK "http://www.reopen911.info/News/2008/10/18/jm-bigard-il-faut-une-nouvelle-enquete-sur-le-11-septembre/" pourtant devenu carrément tricard (interdit de parole) à Europe 1 et qui a été largement calomnié dans tous les journaux (sans pouvoir se défendre, le plus souvent), pour avoir simplement contesté la thèse officielle de « lattentat du Pentagone par un avion de ligne en rase-mottes à haute vitesse le 11 septembre 2001 ».Les manuvres générales dintimidation pour faire taire les dénonciateurs dintrigues sont très inquiétantes pour la liberté dexpression. La démocratie nest plus correctement protégée par "les sentinelles du peuple" cest le nom que lon donnait aux journalistes en 1789, et à lépoque, il fallait déjà du courage et de lhonnêteté pour assumer cette mission. 2) Et surtout sans inviter de contradicteur averti (cest le plus grave reproche quon puisse faire à lémission, à mon sens) : Ceux qui sont censés défendre le film mis en cause (Judith Bernard, Justine Brabant et André Gunthert) nont que relativement peu de temps de parole et surtout, nayant naturellement pas beaucoup lu sur la question de la monnaie et de la dette, ils nont pas assez de matière et se sentent peu légitimes pour argumenter devant les deux prétendus experts (ce nétait pourtant pas difficile de signaler la pauvreté de leurs réponses). Malgré ce double handicap : Judith souligne fort justement que (en substance) « ce film est moins "pédagogique" (car nous ne sommes pas des enfants) quun important effort de vulgarisation, utile comme les contes et paraboles, nombreux et importants, que concevaient et diffusaient les philosophes des Lumières » ; André souligne courageusement que (en substance) la thèse (pas la "théorie", cette expression « théorie » sert à disqualifier la thèse en douce : cest un procédé rhétorique évidemment malhonnête), la thèse dun complot, donc, c'est-à-dire de manuvres secrètes contre le bien public au profit dintérêts privés, avec lappui constant (volontaire ou non), de nos propres élus, cette thèse dun complot contre les intérêt du plus grand nombre est « validée » par le film de Paul Grignon : Money as debt. » ; Justine, elle aussi courageusement, se fait lavocate de laccusé absent (Paul Grignon), mais trop brièvement. Jai trouvé les « réponses » des nos experts souvent ineptes ; je me suis surpris plusieurs fois à protester dindignation devant mon écran INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET
En fait, à revoir ces images, je me demande si nos deux « experts » nont pas simplement PEUR, eux aussi, de perdre leur boulot, ce qui les force à DÉFENDRE LINDÉFENDABLE, forcément maladroitement. Ce serait une explication moins infamante que lincompétence étonnante dont ils donnent le spectacle et à laquelle on a du mal à croire, finalement.
Par ailleurs, je trouve vraiment étonnante cette répugnance (une crainte ?) que Daniel manifeste à accepter que soit prononcée sur son plateau la phrase pourtant bien inoffensive « le film de Grignon valide la thèse dun complot », phrase qua prononcée André à la fin. Daniel naccepte que la phrase : « le film de Grignon rend plausible la théorie dun complot ». Et plusieurs fois, il pousse son interlocuteur à dire clairement : « Alors, cest un complot ? Répondez précisément. » Pourquoi cette pression ? Pour le punir ensuite par une disqualification automatique pour excès de certitude complotiste ? Jai souvent senti cette pression insistante, lors des entretiens que jai eus avec des journalistes à propos de la polémique sur le 11 septembre, cette polémique indispensable et qui narrive pourtant pas à prendre sa juste place sur la scène publique, en violation de HYPERLINK "http://aixtal.blogspot.com/2007/01/lexique-isegoria.html" liségoria.Jai limpression que les journalistes dArrêt sur images de la même façon qu HYPERLINK "http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2289/articles/a383665-.html" Ariane Chemin, qui avait tant déformé mes propos (au téléphone) sur le 11 septembre (voir larticle reproduit plus bas HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Liens_en_totalite.pdf" sur ma page Liens) et HYPERLINK "http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/09/les-eurosceptiq.html" comme Jean Quatremer qui a renchéri en déformant à son tour encore un peu les prétendues « infos » dAriane , tous ces journalistes se comportent comme sils savaient quils risquent leur carrière sils accréditent un tant soit peu une thèse interdite (et il y en a de plus en plus, des paroles interdites) : on dirait qu'ils ont peur. Une série de sujets liés à différentes intrigues à grande échelle sont placés sous le signe de lintimidation, au moins de ceux qui sont payés pour nous « informer ».Pour intimider les blogueurs, pour linstant, cest plus dur. Doù lintérêt du net pour défendre le droit dexpression (et la démocratie). Bien entendu, je parle des blogueurs libres de tout lien de subordination journalistique.
Pourquoi ne pas avoir donné la parole à la défense ? HYPERLINK "http://www.moneyasdebt.net/" Paul Grignon notamment, puisquil est mis en cause publiquement, ou bien HYPERLINK "http://www.bankster.tv/" un des animateurs de Banksters.tv, qui sont particulièrement bien affutés sur la question, ou bien HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2008/05/16/94-la-dette-publique-est-une-affaire-tres-rentable-mais-pour-qui" André-Jacques Holbecq qui vient décrire un livre sur le sujet auquel il consacre un bonne partie de sa vie, ou encore un élève de HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Presentation_Maurice_Allais.pdf" Maurice Allais (Maurice est trop âgé pour venir sur un plateau) comme HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5078" \l "p5078" le banquier Christian Gomez, ou bien encore HYPERLINK "http://www.laviedesidees.fr/La-fin-du-nouveau-consensus.html%20" James K. Galbraith, que sais-je ?, un contradicteur quoi, ce spectacle irritant où des mauvais (des vraiment mauvais ou des rendus mauvais par la trouille de se faire virer ?) se font tendre le micro comme sils étaient des experts, sans contradiction solide.
Plus généralement (et Arrêt sur image est justement à part, de ce point de vue, le plus souvent), la parole à la défense, et plus encore LE DERNIER MOT à la défense avant de juger puisque, à lévidence, presque tous les journalistes se comportent désormais en juges , ces droits de la défense sont de moins en moins un principe fondamental et élémentaire de justice pour les « journalistes-juges-salariés ».
* * * * *
Pour conclure et pour quon voit bien le lien entre lintimidation des lanceurs dalerte et mon site sur les institutions, je dirais que cest la démocratie qui est en jeu avec la mise en cause du droit dexpression et, à mon avis, vous vous en doutiez, LA SOLUTION EST INSTITUTIONNELLE : Seule une Constitution HONNÊTE cest-à-dire écrite par des individus désintéressés, donc SURTOUT PAS ÉLUS parmi les candidats imposés par les partis, toujours financés par des industriels et des banquiers dès quils peuvent gagner seule une Constitution honnête, donc, pourra garantir aux citoyens au plus haut niveau du droit, à un niveau inaccessible aux pouvoirs institués qui ne doivent pas pouvoir toucher une ligne de ces règles qui doivent les dominer seule une Constitution honnête, donc, peut garantir à la fois lindépendance (liberté absolue de parole) et la responsabilité (punition en cas dabus de pouvoir) des journalistes.Quand au débat dArrêt sur images sur la mauvaise l'épouvantable médiatisation des thèses dissidentes sur la monnaie et la dette, à mon avis, ce débat important dASI reste à faire. À quand une autre émission ?
#445 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5362" \l "p5362" 17-11-2008 22:45:13
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Etienne, Bonsoir. Trés content d'avoir vu la vidéo "Argent dette". Tu as eu raison de mettre le lien pour le script. C'est trés pédagogique. je crois que les gens ( ou du moins ceux qui se sont déjà posés la question de la création de richesse) perçoivent quelque chose vis a vis de l'argent, mais de fait je pense que l'on préfére ne pas le savoir. ça nous ménerait trop loin etc etc .. cette vidéo est trés utile , néanmoins, je voulais faire part de mes reflexions sur la question du "que faire" dans la derniere partie de la vidéo, qui donc nous interpelle particulièrement.je trouve que la démonstration est dévalorisée par les propositions et solutions préconisées;1) soit "des banques à but non lucratif". (banques qui prêteraient sans intérêt, aprés rémunération du service). Il y a trente six mille manières comptables de détourner la question du "non lucratif." . Il suffit de ne pas déclarer de bénéfices, en par exemple augmentant de façon continue et exponentielle les salaires et rémunérations diverses des personnels, ou administrateurs, oubien en faisant des provisions pour des investissements ou primes collatéraux, ou dépenses indues etc... 2) je trouve que le passage sur la technique du troc, ( le SEL etc..), affaiblit la démontration parce que cette question n'est pas au niveau de la complexité de la vraie économie. 3) enfin je regrette que la vidéo insiste inutilement sur la question de la décroissance. ( avec stabilité de la population etc...). Le propos perd de son efficacité. Il aurait été plus judicieux et suffisant de remettre en question la course à la croissance en laissant ouverte cette question. Ce n'est pas le sujet de la démonstration, bien que ce soit lié bien sûr.Je crois là qu'il y a trois faiblesses de communication, qui la rend moins pertinente. la seule solution n'est'elle pas la nationalisation des banques de crédit. point. ?? C'est celà ?
Dernière modification par orbi (17-11-2008 23:21:44)
#446 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5363" \l "p5363" 18-11-2008 00:17:33
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Cher Orbi,Il me semble que nous n'avons même pas besoin de procéder à la nationalisation des banques : le seul fait de reprendre aux banques le droit de création monétaire (pour donner ce droit à un organe de la puissance publique, indépendant du gouvernement) obligerait les banques à se comporter comme les établissements financiers (qui ne sont pas des banques et qui vivent fort bien sans créer la monnaie qu'elles prêtent) et rendrait à la collectivité le revenu des intérêts de cette création monétaire. Maurice Allais estime ce manque à gagner à 5% du Revenu national (chaque année), une paille. Sans compter la fin de l'asphyxie politique due à la dette publique.L'autre question importante (encore à approfondir, même parmi nous) est la légitimité de l'intérêt (légitimité à mon avis très usurpée) et les avantages économiques à attendre d'une indexation générale sur l'inflation (indexation des prix, indexation des salaires, indexation des créances, etc.) : voir HYPERLINK "http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/allais-maurice/pour-l-indexation,70406.aspx" le petit livre passionnant de Maurice Allais : "Pour l'indexation". L'indexation sera sans doute un des débats importants dans la cité, une fois que les citoyens auront commencé à se réapproprier la réflexion sur le financement de l'économie (ça a l'air de bouger en ce moment, c'est bien).
#447 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5368" \l "p5368" 18-11-2008 13:02:28
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Ca n'a aucun rapport, mais, cher orbi, avez-vous considéré participer au HYPERLINK "http://www.labdem.eu/Forum" forum du site du HYPERLINK "http://www.labdem.eu" Laboratoire Démocratique ? Vos HYPERLINK "http://www.labdem.eu/Forum/viewtopic.php?f=13&t=3" \l "p3" informations sur les élections européenne y sont reprises, et votre contribution serait particulièrement bienvenue. Étienne est aussi inscrit au site.Par ailleurs, je suis d'accord avec Etienne sur la création de la monnaie, et la crise financière actuelle démontre que le système, sa structure même, est mal fondé. Seul un organisme public, sous contrôle public, devrait pouvoir avoir le droit de créer de la monnaie. Savez-vous que la FED, référence de toutes les banques centrales actuelles, et entité privée malgré son nom, avait été crée le HYPERLINK "http://www.newyorkfed.org/aboutthefed/history_article.html" 23 décembre 1913 lors d'une séance avec 3 sénateurs (alors que tout le monde était déjà parti pour les vacances de Noël) ?
#448 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5369" \l "p5369" 18-11-2008 16:16:52
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à Zolko, bonjour. Excuse moi , mais j'ai été absent une dizaine de jours. Je vais aller sur le forum du laboratoire démocratique. à Etienne, sur la question de la vidéo, tu vois, j'aurais aimé qu'au lieu de parler du troc, de la décroissance, qu'elle prenne le temps, de nous expliquer comment on fait, quelles sont les conséquences, les avantages, pour, comme tu le dis
reprendre aux banques le droit de création monétaire ( pour donner ce droit à un organe de la puissance publique, indépendant du gouvernement) qui obligerait les banques à se comporter comme les établissements financiers (qui ne sont pas des banques et qui vivent fort bien sans créer la monnaie qu'elles prêtent) et rendrait à la collectivité le revenu des intérêts de cette création monétaire
Quels sont les personnalités politiques qui travaillent cette question ? Sais-tu si Larrouturru, économiste au PS, par exemple y a déjà travaillé ?
#449 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5370" \l "p5370" 18-11-2008 21:48:27
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Etienne écrit : " il me semble que nous n'avons même pas besoin de procéder à la nationalisation des banques : le seul fait de reprendre aux banques le droit de création monétaire (pour donner ce droit à un organe de la puissance publique, indépendant du gouvernement) obligerait les banques à se comporter comme les établissements financiers ".Je suis en désaccord total.Je suis pour la nationalisation des banques (Charles De Gaulle avait nationalisé la Banque de France et les grandes banques de crédit le 2 décembre 1945).Je suis pour donner à la Banque de France, et à elle seule, le droit de création monétaire.Je suis pour placer la Banque de France sous les ordres directs du gouvernement, car le gouvernement est nommé par le Président de la République élu au suffrage universel direct, et car le gouvernement est responsable devant l'Assemblée Nationale élue au suffrage universel direct.Je suis pour placer la Banque de France sous les ordres directs du gouvernement car le gouvernement a une légitimité démocratique indiscutable.Je suis farouchement opposé à l'idée anti-démocratique de transférer le droit de création monétaire à un organe indépendant, quel qu'il soit.Qu'est-ce qu'un organe indépendant ?Réponse : c'est un organe non élu au suffrage universel direct, donc sans aucune légitimité démocratique.
#450 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5371" \l "p5371" 18-11-2008 22:12:32
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Etienne a écrit:
il me semble que nous n'avons même pas besoin de procéder à la nationalisation des banques : le seul fait de reprendre aux banques le droit de création monétaire (pour donner ce droit à un organe de la puissance publique, indépendant du gouvernement) obligerait les banques à se comporter comme les établissements financiers ".
Instit a écrit:
Je suis en désaccord total (...) Je suis pour donner à la Banque de France, et à elle seule, le droit de création monétaire.
jusque là, le désaccord n'est pas visible. Il me semble qu'Étienne propose quelque-chose de similaire.
Je suis pour placer la Banque de France sous les ordres directs du gouvernement, car le gouvernement est nommé par le Président de la République élu au suffrage universel direct, et car le gouvernement est responsable devant l'Assemblée Nationale élue au suffrage universel direct.
Alors là, c'est moi qui suis en désaccord: le gouvernement d'aujourd'hui, nommé par Bouyges, Dassault, Lagardère et Rotschild n'a rien de démocratique. Le droit de vote n'est pour moi pas équivalant à démocratie.
Qu'est-ce qu'un organe indépendant ?
Ca peut être un organe contrôlé démocratiquement, mais pas par le gouvernement. Ca peut-être des fonctionnaires avec un conseil d'administration de citoyens tirés au sort !
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Cher Instit,Pas la peine de se mettre en colère : moi, ça ne me ferait ni chaud ni froid de nationaliser les banques INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Je rappelle que je suis pour la nationalisation des centrales d'achat et de la grande distribution, qui sont à mes yeux un service public stratégique, qui ne devraient donc, en aucun cas, être des centres de profit. Alors, nationaliser les banques... pas de problème de mon côté. Je disais juste que cela ne me paraît pas indispensable pour mettre fin au racket des banques.D'autre part, et je vais vous contredire à mon tour, l'expérience des hommes me conduit à me méfier à la fois :- du pouvoir monétaire confié directement aux représentants qui risquent d'être tentés, c'est un euphémisme, de produire trop de monnaie pour distribuer du plaisir à court terme, de façon à être reconduits dans leur pouvoir au terme de leur mandat, au prix d'une faillite monétaire un peu plus tard, - et du suffrage universel comme moyen de contrôle des représentants : deux cents ans de pratique de l'élection montrent comme un cri que les élections sont une illusion dégradante, un mythe mensonger jouant de notre narcissisme en nous rabâchant que nous sommes les "souverains", tu parles, mythe dont les effroyables effets pervers mensonges, corruptions, trahisons, abus de pouvoir, injustices, pouvoir politique carrément acheté, finalement, malgré les belles promesses, par les détenteurs du pouvoir économique, privilégiés hyper cumulards... polluent gravement les quelques avantages.Je vous comprends, Instit, mais j'aimerais que vous proposiez 1) des gardes-fous contre les excès de création monétaire qu'on peut redouter de la part d'éventuels démagogues ; 2) que vous nous expliquiez ce que l'État fera mieux que les banques privées si on les nationalise, (je vous provoque un peu, pardonnez-moi, mais il est possible que nos points de vue puissent facilement se rapprocher), et 3) si vous êtes satisfait de l'élection comme mode de désignation de nos représentants : désigne-t-on les meilleurs ? les élus sont-ils fidèles à leurs promesses ? défendent-ils l'intérêt général ? Vous sentez-vous bien représenté ? Ce mode permet-il à n'importe quel humain de valeur d'accéder à des responsabilités, favorisant ainsi l'ardeur citoyenne ?De toutes façons, on peut toujours gueuler et exiger ce qu'on veut : si on n'impose pas une AC tirée au sort, ON N'AURA RIEN DU TOUT, et ce sera bien fait pour nous. Il fallait mieux choisir la cible de nos efforts.Bien fait.C'est clair, j'ai le bourdon INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/sad.png" \* MERGEFORMATINET Amitiés.Étienne.
Dernière modification par Étienne (18-11-2008 22:30:54)
#452 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5373" \l "p5373" 18-11-2008 22:47:48
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1) des gardes-fous contre les excès de création monétaire qu'on peut redouter de la part d'éventuels démagogues :une élection législative tous les cinq ans, et une élection présidentielle tous les cinq ans.2) ce que l'État fera mieux que les banques privées si on les nationalise :- première possibilité : l'Etat fait mieux, ou plutôt la Banque de France et les banques de crédit obéissant aux ordres du gouvernement font mieux. Conclusion : tout va bien.- Seconde possibilité : la Banque de France et les banques de crédit obéissant aux ordres du gouvernement font moins bien. Conclusion : tout va mal pendant cinq ans. Cinq ans plus tard, les élections permettent au peuple français de virer le gouvernement.3) si vous êtes satisfait de l'élection comme mode de désignation de nos représentants : désigne-t-on les meilleurs ? Non, mais je n'en ai rien à foutre. Ce qui m'importe, c'est la possibilité de les virer tous les cinq ans si ils échouent.Les élus sont-ils fidèles à leurs promesses ? Pas souvent, mais je n'en ai rien à foutre. Ce qui m'importe, c'est la possibilité de les virer tous les cinq ans si ils trahissent leurs promesses.Défendent-ils l'intérêt général ? Pas souvent, mais je n'en ai rien à foutre. Ce qui m'importe, c'est la possibilité de les virer tous les cinq ans si ils n'ont pas défendu l'intérêt général.Vous sentez-vous bien représenté ? Oui, Germinal Peiro est un excellent député.Ce mode permet-il à n'importe quel humain de valeur d'accéder à des responsabilités, favorisant ainsi l'ardeur citoyenne ?Non, mais le tirage au sort non plus.
#453 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5374" \l "p5374" 18-11-2008 22:59:43
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Et bien Instit, tout va bien, donc : le système actuel est parfait, non ? Il semble coller parfaitement à vos exigences : une élection tous les cinq ans (réelle ou factice, peu importe), point barre.Alors, de quoi vous plaignez-vous ?
#454 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5375" \l "p5375" 18-11-2008 23:02:48
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Instit a écrit:
une élection législative tous les cinq ans, et une élection présidentielle tous les cinq ans.
Et une bouteille de rhum, yo-hé !Vous plaisantez, Instit, n'est-ce pas ? Vous n'auriez pas passé tout ce temps sur ce forum si vous étiez crédule de la TF1-cratie. Ou alors, vous avez abusé du rhum.
#455 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5376" \l "p5376" 19-11-2008 00:45:35
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5376" \l "p5376" Message n°5376
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Une élection législative tous les cinq ans, et une élection présidentielle tous les cinq ans.
Les élus sont-ils fidèles à leurs promesses ? Pas souvent, mais je n'en ai rien à foutre. Ce qui m'importe, c'est la possibilité de les virer tous les cinq ans si ils trahissent leurs promesses.Défendent-ils l'intérêt général ? Pas souvent, mais je n'en ai rien à foutre. Ce qui m'importe, c'est la possibilité de les virer tous les cinq ans si ils n'ont pas défendu l'intérêt général.
Et que faites-vous des dégâts occasionnés à l'intérêt général pendant les mandatures ? Rien à foutre non plus ?Et si les suivants de ceux que vous avez virés à supposer que vous réussissiez à les virer se conduisent comme les précédents, l'intérêt général devient quoi, et vous faites quoi ? Vous patientez encore 5 ans en maugréant ?En fait, tout ce qui semble vous importer c'est de pouvoir vous défouler en vain tous les 5 ans."Tout le monde il est beau... Tout le monde il est gentil..." c'est mignon comme refrain, mais faut pas en abuser.
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#456 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5378" \l "p5378" 19-11-2008 10:32:25
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=276" Instit
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5378" \l "p5378" Message n°5378
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HYPERLINK "mailto:bruno.arfeuille@libertysurf.fr" e-mail
" Et bien Instit, tout va bien, donc : le système actuel est parfait, non ? Il semble coller parfaitement à vos exigences : une élection tous les cinq ans (réelle ou factice, peu importe), point barre. Alors, de quoi vous plaignez-vous ? "Non, le système actuel n'est pas parfait. Mais je connais un système qui est encore pire : le système du tirage au sort.
#457 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5379" \l "p5379" 19-11-2008 10:36:49
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=276" Instit
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" Vous plaisantez, Instit, n'est-ce pas ? Vous n'auriez pas passé tout ce temps sur ce forum si vous étiez crédule de la TF1-cratie. "Je ne suis pas crédule de la TF1-cratie, mais je respecte le choix du peuple français qui a voté pour la TF1-cratie en mai 2007 en toute connaissance de cause. Si le peuple français a voté pour la TF1-cratie, c'est que nous (les participants au forum d'Etienne Chouard), nous avons été mauvais, ou que nous n'avons pas su proposer une alternative, ou que nous ne savons pas parler au peuple français, ou que nos priorités ne sont pas les priorités du peuple français.
#458 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5380" \l "p5380" 19-11-2008 10:41:45
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" En fait, tout ce qui semble vous importer c'est de pouvoir vous défouler en vain tous les 5 ans. "Tout le monde il est beau... Tout le monde il est gentil..." c'est mignon comme refrain, mais faut pas en abuser. "Je ne me défoule pas en vain tous les 5 ans : je vote tous les 5 ans. C'est en vain que je vote ? Non. Puisque mes idées (gaullistes) sont ultra-minoritaires dans le peuple français, je trouve tout à fait normal que mes candidats ne soient pas élus, ni en 1986, ni en 1988, ni en 1993, ni en 1995, ni en 1997, ni en 2002, ni en 2007.Je n'ai jamais pensé que "Tout le monde il est beau... Tout le monde il est gentil...", mais je me méfie des intellectuels qui savent ce qui est bon pour le peuple. Je me méfie des intellectuels qui veulent faire le bonheur du peuple à sa place.
#459 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5381" \l "p5381" 19-11-2008 10:51:33
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Instit a écrit:
je connais un système qui est encore pire : le système du tirage au sort.
Ca, c'est un mensonge: vous ne connaissez pas un tel système.
#460 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5382" \l "p5382" 19-11-2008 10:54:52
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Si le peuple français a voté pour la TF1-cratie, c'est que nous (les participants au forum d'Etienne Chouard), nous avons été mauvais, ou que nous n'avons pas su proposer une alternative, ou que nous ne savons pas parler au peuple français, ou que nos priorités ne sont pas les priorités du peuple français.
Vous oubliez une possibilité : celle que le peuple français a été suffisamment endormi et berné par les mensonges de la TF1-cratie qu'il a pensé que les promesses du candidat NS coïncidaient avec ses propres priorités.
Je n'ai jamais pensé que "Tout le monde il est beau... Tout le monde il est gentil...", mais je me méfie des intellectuels qui savent ce qui est bon pour le peuple. Je me méfie des intellectuels qui veulent faire le bonheur du peuple à sa place.
Il n'y a pas que des intellectuels qui veulent faire le bonheur du peuple à sa place. Regardez tous les guignols qui sont au pouvoir, sur sa scène ou dans ses coulisses depuis quelques décennies. On ne peut pas dire que tous sont des intellectuels, loin s'en faut et NS en tête, et cela ne les empêche pas de vouloir faire le "bonheur du peuple" à leur manière...Personnellement, je me méfie comme de la peste de ce que l'on nous présente comme l'élite (autoproclamée) de la nation, alors qu'elle n'a jamais été foutue de la gérer correctement.
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#461 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5383" \l "p5383" 19-11-2008 10:56:23
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@ Zolko,Vous m'avez coupé l'herbe sous le pied !Instit, ce système n'ayant jamais été utilisé en France, vous ne pouvez objectivement pas le connaître.
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#462 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5384" \l "p5384" 19-11-2008 12:12:04
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" Instit a écrit: je connais un système qui est encore pire : le système du tirage au sort." Ca, c'est un mensonge: vous ne connaissez pas un tel système. "Exact.Je connais personnellement des dizaines d'êtres humains dans mon département de la Dordogne, (y compris des instituteurs), qui sont drogués au pouvoir. Ces gens-là ont une volonté de puissance hypertrophiée. Si par malheur quelques-uns d'entre eux étaient tirés au sort pour être parlementaires (ou ministres, ou président de la République), nous aurions un régime fasciste en France. Un régime fasciste DE GAUCHE, pour faire le bonheur du peuple, bien entendu.
#463 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5385" \l "p5385" 19-11-2008 12:19:15
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" Vous oubliez une possibilité : celle que le peuple français a été suffisamment endormi et berné par les mensonges de la TF1-cratie qu'il a pensé que les promesses du candidat NS coïncidaient avec ses propres priorités. "Nous sommes d'accord. En mai 2012, nous verrons ce que choisira le peuple.1- Si le peuple pense qu'il a été trahi, il virera Sarkozy et l'UMP.2- En mai 2012, si le peuple pense que les promesses du candidat Sarkozy ont été tenues (pouvoir d'achat, démocratie exemplaire et irréprochable, etc.), le peuple revotera une seconde fois pour Sarkozy et pour une majorité UMP à l'Assemblée Nationale. A ce moment-là, je trouverai ce choix normal. Une élection, c'est une photographie de la mentalité d'un peuple à un moment précis. Si les Français votent Sarkozy en mai 2007, ça signifie que les Français ont une mentalité sarkozyste en mai 2007. Si les Italiens votent Berlusconi en 2008, ça veut dire que les Italiens ont une mentalité berlusconiste en 2008. Si les Allemands votent Hitler en 1933, ça signifie que les Allemands ont une mentalité hitlérienne en 1933.
#464 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5386" \l "p5386" 19-11-2008 12:40:26
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Instit a écrit:
Si les Allemands votent Hitler en 1933, ça signifie que les Allemands ont une mentalité hitlérienne en 1933.
Ce que vous dites fait peur. C'est à la limite du racisme: un pas de plus, et si les noirs sont pauvres c'est qu'ils sont feignants.Et, pardonnez-moi, mais cela montre seulement votre ignorance. La propagande (de Goebbels à Staline et Fidel Castro, et TF1 et Fox-News aussi) est une science que certaines étudient. Cela est parfois déguisé en marketing ou communication, mais n'est qu'une et même chose: faire croire à une personne que ce que son cerveau "ressent" est sa propre volonté. Le reflex de Pavlov et d'autres manifestations font le sujet d'études scientifiques poussées, et reproductibles.
Dernière modification par Zolko (19-11-2008 12:41:08)
#465 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5387" \l "p5387" 19-11-2008 13:07:48
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HYPERLINK "mailto:zoltan.hubert@zzaero.com" e-mail HYPERLINK "http://www.zzaero.com" Site web
Instit a écrit:
Je connais personnellement des dizaines d'êtres humains dans mon département de la Dordogne, (y compris des instituteurs), qui sont drogués au pouvoir. (...) Si par malheur quelques-uns d'entre eux étaient tirés au sort pour être parlementaires (ou ministres, ou président de la République)
Au fait, c'est qui le dictateur là ? C'est qui qui sait ce qui est mieux pour les autres ? Selon vous, l'opinion de ces gens ne mérite même pas d'être entendue ? Que faites-vous de Voltaire : "Je ne suis pas d'accord avec votre avis, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire" ? Je préfère entendre l'avis de ces "assoiffés de pouvoir" que les savoir ronchonner et voter pour des semi-fascos quand ils savent que personne ne regarde.Par ailleurs, personne n'a jamais proposé de tirer au sort les ministres, ou quelque poste unitaire qui soit. C'est purement statistique.
#466 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5388" \l "p5388" 19-11-2008 13:56:08
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" Si les Allemands votent Hitler en 1933, ça signifie que les Allemands ont une mentalité hitlérienne en 1933. " Ce que vous dites fait peur. C'est à la limite du racisme: un pas de plus, et si les noirs sont pauvres c'est qu'ils sont feignants. "Zolko n'a rien compris, donc je me suis mal exprimé. Je recommence. Une élection au suffrage universel direct est une photographie de la mentalité d'un peuple A UN MOMENT DONNE.Exemples :- si les Français votent Sarkozy en mai 2007, ça veut dire qu'ils ont une mentalité sarkozyste en mai 2007 ;- si les Français votent De Gaulle en 1965, ça veut dire qu'ils ont une mentalité gaulliste en 1965 ;- si les Français votent Mitterrand en 1988, ça veut dire qu'ils ont une mentalité mitterrandiste en 1988 ;- si les Allemands votent Hitler en 1933, ça veut dire qu'ils ont une mentalité hitlerienne en 1933 ;- si les Allemands votent pour le socialiste Brandt en 1969, ça veut dire qu'ils ont une mentalité socialiste en 1969 ;- si les Allemands votent pour le démocrate-chrétien Kohl en 1982, ça veut dire que les Allemands ont une mentalité démocrate-chrétienne en 1982.
#467 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5389" \l "p5389" 19-11-2008 13:58:12
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Zolko écrit : " Au fait, c'est qui le dictateur là ? "C'est moi, bien sûr. Je suis un dictateur.
#468 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5390" \l "p5390" 19-11-2008 14:00:53
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Une élection, c'est une photographie de la mentalité d'un peuple à un moment précis. Si les Français votent Sarkozy en mai 2007, ça signifie que les Français ont une mentalité sarkozyste en mai 2007.
Là encore, vous oubliez un point important : NS (et d'autres avant lui et sûrement aussi après) a été élu avec 53 % des voix (si ma mémoire est bonne, mais peu importe si c'est 51 ou 54), mais ces voix correspondent aux suffrages exprimés, pas à la totalité du corps électoral ! Si l'on tient compte du nombre de votes recueillis par Ségolène Royal et du niveau d'abstention et de vote blanc, NS est très loin d'avoir réuni une véritable majorité. Il a en réalité été élu par une minorité UMP st sympathisants bien organisée et regroupée.On est là très loin d'une véritable démocratie, d'une véritable légitimité et d'une véritable représentativité.
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#469 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5391" \l "p5391" 19-11-2008 14:01:57
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Zolko écrit : " C'est qui qui sait ce qui est mieux pour les autres ? Selon vous, l'opinion de ces gens ne mérite même pas d'être entendue ? Que faites vous de Voltaire: "Je ne suis pas d'accord avec votre avis, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire" ? "Mais nous sommes d'accord sur ce point.Toutes les opinions méritent d'être entendues.Ensuite, il faut choisir quelle opinion sera portée au pouvoir. Je souhaite choisir quelle opinion sera portée au pouvoir par des élections présidentielles, et par des élections législatives. Ce système des élections tous les cinq ans n'est pas parfait. Mais c'est le système que je préfère.
#470 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5392" \l "p5392" 19-11-2008 14:11:21
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Candide écrit que Sarkozy " a en réalité été élu par une minorité UMP st sympathisants bien organisée et regroupée. On est là très loin d'une véritable démocratie, d'une véritable légitimité et d'une véritable représentativité. "Pas d'accord. Sarkozy incarne parfaitement la mentalité du peuple français en mai 2007. Les Français savaient parfaitement pour qui ils votaient car ils avaient vu agir Sarkozy depuis l'année 1993. En 1993, Sarkozy est devenu ministre du Budget. Les Français ont vu Sarkozy à l'oeuvre. Sarkozy a été ministre de l'Economie et des Finances. Les Français ont vu Sarkozy à l'oeuvre. Sarkozy a été ministre de l'Intérieur. Les Français ont vu Sarkozy à l'oeuvre. Les Français ont voté Sarkozy en toute connaissance de cause. De même que les Italiens ont voté Berlusconi en toute connaissance de cause. Ils ont ensuite réélu encore une fois Berlusconi en toute connaissance de cause.Sarkozy, de la même façon que Berlusconi, de la même façon que Hitler, de la même façon que tous les dirigeants politiques élus au suffrage universel direct, incarnent la mentalité d'un peuple A UN MOMENT DONNE. Chaque peuple a les dirigeants politiques qu'il mérite.
#471 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5394" \l "p5394" 19-11-2008 15:22:32
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=352" Zolko
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Candide a écrit:
vous oubliez un point important : NS (...) a été élu avec 53 % des voix (si ma mémoire est bonne)
Votre mémoire vous trahit: c'était 31% des voix.
Instit a écrit:
Une élection au suffrage universel direct est une photographie de la mentalité d'un peuple A UN MOMENT DONNE.
NON, c'est faux: c'est cela, modulo le système électoral. Cela a été démontré par Condorcet (*)Si le système électoral ne permet que l'élection de certains types de personnes, avec certaines types d'idées, et/ou exclue du système certaines personnes et/ou certaines idées, le résultat n'est pas une photographie de la mentalité d'un peuple. Et, encore une fois pardonnez-moi mais je travaille dans ce domaine, la photographie est une projection de la réalité à travers un instrument, et l'instrument a une fonction de transfert: l'instrument filtre, et le résultat est la réalité convoluée par la fonction de transfert de l'instrument. Je suis désolé, je ne suis pas capable de décrire le phénomène avec des mots plus simples. Je vous invite de vous renseigner sur Condorcet.(*) Condorcet a montré que suivant la méthode de suffrage utilisé lors d'une élection, on pouvait arriver à différents résultats, pour une même population et les mêmes candidats. Parmi les méthodes d'élection possibles il y a :- uninominal à un tour- uninominal à 2 tours, où les 2 premiers passent au 2-ième tour (présidentielle française)- uninominal à 2 tours, où tous ceux qui ont fait plus x% passent au 2-ième tour (législative française)- pluri-nomial à un tour (on peut voter pour plusieurs personnes, et on totalise tous les votes)- bi-nomial pro-et-contre (c'est de mon invention) on peut voter pour celui qu'on aimerait le plus, et on peut voter contre celui qu'on veut le moinsSelon la méthode qu'on prend, on va sélectionner la personne la plus consensuelle, ou la plus admirée, ou la moins détestée, ...
#472 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5395" \l "p5395" 19-11-2008 15:34:00
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=276" Instit
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HYPERLINK "mailto:bruno.arfeuille@libertysurf.fr" e-mail
Si vous voulez, je change le mot " photographie ".Une élection au suffrage universel direct est une indication de la mentalité d'un peuple A UN MOMENT DONNE.Chaque peuple a les dirigeants politiques qu'il mérite.
#473 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5396" \l "p5396" 19-11-2008 15:45:19
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=352" Zolko
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IP: HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/moderate.php?get_host=5396" 145.238.172.25
HYPERLINK "mailto:zoltan.hubert@zzaero.com" e-mail HYPERLINK "http://www.zzaero.com" Site web
Instit a écrit:
Si vous voulez, je change le mot " photographie ".
Ca changera rien. Le système électoral filtre: que vous appeliez ce filtre photographie ou autre-chose n'impressionnera pas Condorcet. Vous comprenez la notion de système filtrant ? Qu'il ne laisse passer que certaines choses, et pas d'autres ?
#474 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5397" \l "p5397" 19-11-2008 16:06:08
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=76" Candide
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HYPERLINK "mailto:pierre.delafontaine@free.fr" e-mail
@ Zolko,Non, 31 % c'était au premier tour. Or NS n'a pas été élu au premier tour mais au second, et au second il a battu Ségolène Royal 53,06 % à 46,94 %.
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#475 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5398" \l "p5398" 19-11-2008 16:17:10
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=352" Zolko
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Candide a écrit:
Non, 31 % c'était au premier tour. Or NS n'a pas été élu au premier tour mais au second, et au second il a battu Ségolène Royal 53,06 % à 46,94 %.
NS a été élu lors de la présidentielle de 2007 qui comporte 2 tours: 31% et 53%en 2002, c'était 19% et 82% pour Chirac. Alors que les 2 étaient au pouvoir auparavant. Quelle conclusions en tireront les historiens ?
#476 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5399" \l "p5399" 19-11-2008 16:49:01
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Cher Instit,Et bien, vous avez envie de cogner, ces temps-ci, on dirait INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Ça nous réveille et ça nous distrait du cafard, c'est bien INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Vous dites : "Non, le système actuel n'est pas parfait. Mais je connais un système qui est encore pire : le système du tirage au sort."C'est très intéressant : vous pouvez me donner un exemple pratique (sur terre) où la désignation des représentants par tirage au sort a été effectivement pratiquée et a donné de mauvais résultats ? Je serais très intéressé de le(s) connaître.Je comprends votre inquiétude de voir désigner des affreux (et je la partage, bien sûr, tout comme les Athéniens, qui n'étaient pas des sots). Pour vous rassurer (mais vous me direz si cela ne suffit pas à vous rassurer), je vous rappelle que le tirage au sort que j'imagine prévoit le volontariat (ce qui élimine tous les mauvais qui se savent mauvais, mais aussi tous les lâches qui ne veulent pas prendre le risque d'être punis, voir ci-près), et surtout un contrôle étroit et permanent des tirés au sort (par d'autres tirés au sort), révocables à tout moment en cas de mécontentement des représentés.Je fais remarquer que le système actuel, qui vous donne presque satisfaction apparemment, ne prévoit AUCUN contrôle ni possibilité de révocation entre deux élections. Je dirais même plus que le seul contrôle prévu (la possibilité de ne pas réélire un mauvais, possibilité présentée comme une redoutable sanction de nature à rendre vertueux les représentants), ce seul contrôle, donc, est totalement biaisé, vidé de toute réalité, dévoyé par la domination d'un parti unique (de droite ou, si vous voulez, "libéral", ce qui revient à favoriser les plus forts c'est-à-dire les privilégiés), parti unique qui se présente fictivement en deux partis permettant de simuler une alternance démocratique (un "de droite" et un "de gauche") qui se font systématiquement élire dès que l'autre s'est fait haïr... Ces gens-là, dès la fin de leurs études, se sont installés à mi-temps à nos crochets, en se votant d'ailleurs eux-mêmes de substantielles indemnités de "chômage" entre deux élections pour la période où ils sont hors-jeu, et selon moi, le "vote" actuel s'apparente plutôt à de la vente forcée, tant les choix sont factices.Dans ce contexte, je trouve que le tirage au sort AVEC CONTRÔLE PERMANENT DES REPRÉSENTANTS serait un progrès historique, pour nous, pas pour les élus, c'est sûr... Mais vous êtes peut-être un élu, pardon... INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.PS : mais c'est vrai que le tirage au sort flatte moins l'ego des citoyens, il ne prétend pas ostensiblement que vous êtes, oui vous là, LE SOUVERAIN, une partie du souverain... L'attrait narcissique (JE choisis MON élu comme JE VEUX selon MES intérêts...) du suffrage universel est une formidable trouvaille des privilégiés. À mon avis, ils ne l'ont pas fait exprès au départ, mais aujourd'hui ils ont bien compris ce qu'ils pouvaient tirer de ce fantastique filon, qui conduit les esclaves à se battre pour choisir leur bourreau... avec un sentiment authentique de liberté, et même de la fierté... Pour les barons voleurs, c'est proprement inespéré. Les tyrans n'ont plus besoin de la violence : les gueux se font violence à eux-mêmes et se privent du droit de résister à l'oppression, sur la foi de ce mythe du suffrage universel.N'oublions pas que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute.Je trouve étonnant que vous puissiez avoir l'impression d'un vrai choix dans le système actuel : les grosses ficelles se voient partout, non ?
#477 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5400" \l "p5400" 19-11-2008 18:50:58
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excusez moi de revenir au titre du fil.j'ai enfin parcouru tout ce fil et je suis convaincu de l'importance ( essentielle ou stratégique comme le dit Etienne) de cette revendication; reprendre le pouvoir sur le monnaie. je cherche donc à formuler de façon synthétique et néanmoins claire une telle revendication, signalée par Etienne, pour l'intégrer dans le pacte démocratique que je suis en train d'établir - (voir le fil ; HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?id=103&p=5" http://etienne.chouard.free.fr/forum/vi
03&p=5rappel
PACTE DEMOCRATIQUEles douze indispensables à constitutionaliser pour 20121) Non cumul des mandats (article prêt)2) Dose de proportionnelle (en discusion sur la dose )3) Reconnaissance du vote blanc4) Statut de l'élu ; (indemnités, et modalités diverses)5) Un sénat clérocratique (proposition à améliorer)6) Modification article 89 (référendum obligatoire pour révision constitutionnelle)7) Référendum d'initiative citoyenne ( un vrai, clair et simple)8) Réforme des institutions décentralisées et RICs locaux (à travailler)9) Orientations pour assurer le développement de l'expression publique indépendante. (médias et partis)10) Lignes directrices d'une politique de sensibilisation et de formation aux droits et devoirs du citoyen, aux libertés publiques, aux contrôles démocratiques11)création monétaire exclusivement publique 12) Renforcement des pouvoirs de la Cour des comptes et autres organismes de contrôle.
Je voulais donc savoir qu'elles sont vos réflexions sur les propositions d'AJH, qui me plaisent assez et semblent faire le tour de la question. Reste aussi le problème de savoir si cette question doit être posée au niveau d'une constitution nationale ou au niveau européen. ( monnaie EURO) ?? AJH N° 253"Proposition constitutionnelle
Il nous a semblé quil pourrait être plus démonstratif aux yeux du lecteur de présenter une des visions possibles dun système monétaire et bancaire, sous forme darticles constitutionnels
Article 1Toute création de monnaie, hormis certaines monnaies localement autorisées de type « SEL », doit relever de l'État et de l'État seul, par lintermédiaire de la Banque Centrale qui la prête aux banques privées chargées de financer les divers agents économiques. Les intérêts perçus sur ces prêts, dont les taux sont déterminés par la Banque Centrale, sont crédités au compte du Trésor Public.Article 2Le Trésor Public est la banque de lÉtat, système de gestion des comptes de lÉtat et des administrations Il reçoit les recettes et paie les débits de lÉtat, des collectivités et de ladministration. il recouvre les recettes publiques il reçoit les intérêts de la monnaie émise par la Banque Centrale et confiée au système bancaire il contrôle et exécute les dépenses publiques il produit linformation budgétaire et comptable publique il offre des prestations dexpertise et de conseil financier il gère lépargne et les dépôts de fonds dintérêt général Article 3 La Banque Centrale est le quatrième pouvoir, indépendant du pouvoir politique. 1. Elle est chargé démettre la monnaie fiduciaire (pièces et billets) ainsi que la monnaie scripturale et électronique prêtée contre intérêt aux banques de prêts qui en font la demande. 2. Elle émet le crédit à la Nation. 3. Elle détermine et fait appliquer les règles de bonne conduite bancaire aux banques et établissements financiers, suivant la règle que tout financement d'investissement à un terme donné doit être assuré par des emprunts au moins de même terme. Aucun emprunt à long terme ne peut être financé par des emprunts à court terme. 4. Elle surveille linterdiction, faite aux banques et établissements financiers, de la spéculation sur les changes, les actions, obligations et produits dérivés. 5. Elle veille à la dissociation totale des activités bancaires formant le réseau des banques privées (trois catégories d'établissements distincts et indépendants). Article 4Le budget de lÉtat doit être équilibré en « fonctionnement» et « amortissements » par la fiscalité. « Léquipement » des collectivités publiques fait partie dun budget séparé, financé par émission monétaire. Article 5Le réseau des banques privées comporte trois types de banques : 2.1 - Banques de dépôts : encaissements, paiements, garde de dépôts de leurs clients. 2.2. - Banques de prêts : le montant global des prêts ne peut excéder le montant global des fonds empruntés (épargne préalable ou émission monétaire de la Banque Centrale) 2.3. - Banques d'affaires : investissent dans les entreprises les fonds empruntés au public ou aux banques de prêts. Article 6Aucune banque privée ne peut prendre une dénomination qui pourrait faire penser qu'elle est une émanation du secteur public (dénominations telles que « nationale » ou « publique »).
Merci de vos reflexions.
#478 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5401" \l "p5401" 19-11-2008 19:06:08
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Etienne écrit : " Mais vous êtes peut-être un élu, pardon. "Je n'ai jamais été encarté, je n'ai jamais été candidat à quoi que ce soit.Etienne écrit : " Vous pouvez me donner un exemple pratique (sur terre) où la désignation des représentants par tirage au sort a été effectivement pratiquée et a donné de mauvais résultats ? "Non. Mais je parle du principe du tirage au sort. Le principe du tirage au sort est plus mauvais que le principe du suffrage universel direct. Pour diriger la France, je préfère que le suffrage universel direct désigne des représentants. Je refuse que, pour diriger la France, on tire au sort des représentants. C'est pour moi une question de principe.
#479 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5402" \l "p5402" 19-11-2008 20:37:02
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Etienne écrit : " Selon moi, le "vote" actuel s'apparente plutôt à de la vente forcée, tant les choix sont factices. "Non. Nous n'avons que l'embarras du choix. Par exemple, aux dernières élections présidentielles de mai 2007, nous avions le choix entre 12 candidats :1.1 François Bayrou, OUIste du centre1.2 Olivier Besancenot, NONiste d'extrême-gauche 1.3 José Bové, NONiste écologiste et alter-mondialiste1.4 Marie-George Buffet, NONiste communiste 1.5 Arlette Laguiller, NONiste d'extrême-gauche 1.6 Jean-Marie Le Pen, NONiste d'extrême-droite 1.7 Frédéric Nihous, NONiste chasseur 1.8 Ségolène Royal, OUIste de gauche1.9 Nicolas Sarkozy, OUIste de droite 1.10 Gérard Schivardi, NONiste d'extrême-gauche 1.11 Philippe de Villiers, NONiste de droite 1.12 Dominique Voynet, OUIste écologiste.Les choix ne sont pas factices car les électeurs choisissent en toute connaissance de cause. Bien sûr, il existe en France des centaines de milliers d'électeurs qui sont dégoûtés de la politique. Il existe des centaines de milliers d'électeurs qui ne s'intéressent pas à la politique. Il existe des centaines de milliers d'électeurs qui ne se sentent pas représentés par aucun des 12 candidats ci-dessus. Par exemple, j'en connais qui auraient aimé voter pour un candidat PETASSE (Parti Exigeant un Tirage Au Sort Substitué aux Elections). Malheureusement, en mai 2007, il n'y avait pas de candidat PETASSE.
#480 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5405" \l "p5405" 19-11-2008 21:46:38
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Vous avez mal quelque part, Instit ?
#481 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5406" \l "p5406" 19-11-2008 21:49:11
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Étienne a écrit:
Vous avez mal quelque part, Instit ?
[tsss ÉC]
#482 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5407" \l "p5407" 19-11-2008 21:58:16
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orbi a écrit:
Article 1Toute création de monnaie, hormis certaines monnaies localement autorisées de type « SEL », doit relever de l'État et de l'État seul, par lintermédiaire de la Banque Centrale qui la prête aux banques privées chargées de financer les divers agents économiques.
Pour être franc, je suis perdu dès ce 1er article. Mais c'est vrai que je ne comprends pas le système de création de monnaie actuel. Quand on imprimait l'argent pour de vrai, je comprends.Car si la création se fait quand une banque privée demande un prêt à la banque centrale... je ne vois pas en quoi la création de la monnaie en devient à la charge d'une institution publique. Cette institution publique est certes au courant que de la monnaie a été créée, mais elle n'en est pas à l'origine. Car si aucune banque privée n'en fait la demande ? La monnaie n'est plus créée ? Si la banque centrale baisse alors ses taux pour favoriser cet emprunt, mais que aucune banque privée ne demande de prêt pour autant ? Si une entreprise à besoin d'un prêt et qu'elle est saine et que son projet d'investissement est bon, mais qu'aucune banque privée ne veut prêter pour cause de "credit crunch" (vous voyez ce que je veux dire), en quoi cela devient une création de monnaie "publique" ? Ou si, malgré des taux élevés, les banques privées demandent des prêts (chers) car cela est rentable, comment les freiner ?Et si l'état lui-même a besoin d'argent, il fait un prêt avec intérêts auprès de la banque centrale ? Ou d'une banque privée ?Je suis d'accord avec vous sur l'objectif de la création de la monnaie par un organisme public, mais je ne comprends pas comment le système que vous proposez, et qui me semble identique au système actuel, donnerait ce résultat. Mais je n'ai pas non-plus de solution de rechange : je crois bien que sur ce coup, le lavage de cerveau, la pensée unique, a bien fonctionné sur moi.
#483 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5409" \l "p5409" 20-11-2008 10:19:10
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« Peut-on se passer de la Bourse ? Entretiens croisés »Un débat intéressant dans les colonnes de LHumanité : HYPERLINK "http://www.humanite.fr/popup_imprimer.html?id_article=1080680" http://www.humanite.fr/popup_imprimer.h
le=1080680Les avis de HYPERLINK "http://hussonet.free.fr/" Michel Husson, comme dhabitude, sont éclairants :
Selon les cours de la Bourse, la valeur dune entreprise peut seffondrer du jour au lendemain. Est-il possible de sémanciper de la Bourse ? Comment ?Michel Husson : « Dans la logique dune économie capitaliste régie par la loi de la valeur, le cours boursier reflète les anticipations de profit : cest une sorte de droit de tirage sur la plus-value à venir. Jusquau milieu des années 1990, les indices boursiers sont bien corrélés avec des indicateurs de profit. Le lien est ensuite rompu, et les cours boursiers se mettent à croître exponentiellement en décrochant complètement de la rentabilité réelle. Cette « exubérance irrationnelle », pour reprendre lexpression de Greenspan, repose sur un socle objectif, qui est le flux permanent de capitaux « libres » à la recherche dune hyperrentabilité engendrée par la croissance des profits non investis. La déréglementation permet à ces capitaux de circuler et de fondre, tels des oiseaux de proie, sur les segments les plus rentables. Ainsi naissent les bulles qui reposent sur une illusion fondamentale, celle que linstrument qui leur permet de prétendre à une fraction de la plus-value est aussi un moyen de la produire effectivement. Ce nest quen tarissant la source qui approvisionne ces capitaux que lon peut imaginer un retour (improbable) à un fonctionnement normal des Bourses. »
Les entreprises doivent-elles se soumettre aux normes comptables qui dépendent de la Bourse ?Michel Husson : « Les nouvelles normes comptables (IFRS, international financial reporting standard) conduisent à réévaluer trimestriellement les actifs à leur valeur de marché, baptisée « juste valeur ». Tout le monde, ou presque, saccorde aujourdhui à dire quelles accroissent la volatilité des cours et sont procycliques, notamment en raison de leur interaction avec les règles prudentielles (dites Bâle 2). On se demande bien comment cette monstrueuse absurdité a pu simposer à léchelle européenne. »
Est-on obligé de passer par la Bourse pour assurer le financement des entreprises ?Michel Husson : « Non, et dailleurs la Bourse nassure que très partiellement le financement des entreprises. Sa contribution a même pu être négative quand les entreprises pratiquaient à grande échelle le rachat de leurs propres actions. Jusquau début des années 1980, linvestissement était financé à 70 % ou 80 % par autofinancement, le reste étant fourni par le crédit, les marchés financiers jouant un rôle très marginal. Revenir à cette configuration serait souhaitable, mais cela irait à lencontre des intérêts des possédants, qui reposent sur une imbrication très étroite de la finance et des entreprises. En France, les sociétés non financières ont ainsi versé 196 milliards deuros de dividendes en 2007, mais elles en ont reçu 148 milliards. »
Est-ce que cette crise, qui a entraîné des nationalisations partielles de banques, ne plaide pas en faveur de la constitution dun pôle financier public et de critères de gestion des banques distribuant le crédit, qui soient favorables à la création de richesses réelles et à lemploi ?Michel Husson : « Évidemment, parce quun pôle financier public permettrait dorienter le crédit en fonction de priorités définies selon dautres critères que la rentabilité : ce qui est le plus rentable nest pas forcément le plus utile socialement. Puisque les gouvernements, même les plus libéraux, sont contraints dans lurgence de « nationaliser », il faut réhabiliter lidée même de nationalisation, en disant que le crédit et lassurance devraient être des services publics gérés démocratiquement. Et si lon veut être cohérent, il faudrait même avancer lidée dune nationalisation intégrale parce que ce serait le seul moyen de sassurer que largent public injecté sert à autre chose quà éponger les dettes et à rétablir le profit des banques. »
#484 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5413" \l "p5413" 20-11-2008 16:38:15
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Etienne, je relève le dernier passage.
Puisque les gouvernements, même les plus libéraux, sont contraints dans lurgence de « nationaliser », il faut réhabiliter lidée même de nationalisation, en disant que le crédit et lassurance devraient être des services publics gérés démocratiquement. Et si lon veut être cohérent, il faudrait même avancer lidée dune nationalisation intégrale parce que ce serait le seul moyen de sassurer que largent public injecté sert à autre chose quà éponger les dettes et à rétablir le profit des banques
Est-ce que ce n'est pas plus simple comme revendication que celle sur la monnaie, car à quel niveau porter cette dernière (Europe ou ETat) en raison de l'existence de l'Euro. ? et lors de quels combats électoraux a t'elle le plus de chance de se faire entendre ? ( européennes, présidentielles et législatives françaises, ???).Enfin ma problèmatique de réformes de la constitution nationale n'a peut être pas sa place sur ce fil. je retourne sur le fil adéquat.
#485 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5416" \l "p5416" 20-11-2008 22:45:41
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orbi a écrit:
à quel niveau porter cette dernière (la monnaie) - Europe ou Etat - en raison de l'existence de l'Euro. ? et lors de quels combats électoraux a t'elle le plus de chance de se faire entendre ? (européennes, présidentielles et législatives françaises, ???).
L'Euro a été introduit avec le traité de Maastricht: donc, il me semble, soit le combat sur la monnaie doit se faire dans le cadre Européen, soit il faut se battre dans le cadre national pour sortir de l'Euro. Dans la crise actuelle, l'Euro a quand-même été protecteur, par la simple masse et puissance économique qu'il représente. Je pense donc qu'un combat pour sortir de l'Euro serait perdu. Il faut alors porter le combat au niveau Européen. Tiens, ça tombe bien, il y a des élections bientôt.
#486 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5417" \l "p5417" 20-11-2008 22:55:43
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Orbi,Le problème, avec "la nationalisation des banques sans avoir compris/envisagé l'enjeu et le piège de la création monétaire", c'est qu'il me semble qu'on l'a déjà essayée (en 1981 par exemple) et que ça n'a pas bien marché. Nationaliser ne suffit pas, dirait-on.J'ai l'impression qu'il faut mieux comprendre le coeur de l'escroquerie pour s'en prémunir durablement.Et cette protection doit figurer au plus haut niveau du droit (dans la constitution) pour résister à un changement de majorité parlementaire.Non ?
#487 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5418" \l "p5418" 21-11-2008 01:34:17
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Etienne et Zolko.oui je suis d'accord avec vos deux remarques. En gardant à l'esprit "l'enjeu et le piège de la création monétaire" ne pourrait 'on pas établir une revendication au niveau européen sur la monnaie" en reprenant les propositions d'AJH, et une autre au niveau national sur la revendication du crédit et de l'assurance comme services publics gérés démocratiquement; de fait en nationalisant les banques de crédit ? ?Ne serait-ce pas cohérent ?
#488 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5420" \l "p5420" 21-11-2008 03:15:37
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Aucun de nous n'a connu le système du tirage au sort...... pour la bonne raison qu'il n'a pas utilisé depuis plus de 2 000 ans en matière de gouvernement.Alors, il me semble qu'Instit est aussi bien placé pour en dire du mal que d'autres pour en dire du bien. JR
#489 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5424" \l "p5424" 21-11-2008 11:02:31
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Jacques Roman a écrit:
Aucun de nous n'a connu le système du tirage au sort... pour la bonne raison qu'il n'a pas utilisé depuis plus de 2 000 ans en matière de gouvernement.
Si, dans les tribunaux, les jurés sont tirés au sort sur la liste électorale. Et ça a l'air de fonctionner bien. Donc le seul exemple moderne qu'on connaisse est bon.
#490 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5425" \l "p5425" 21-11-2008 11:35:51
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Tirage au sort jamais testé ?Jacques, avez-vous oublié cette expérience-là ?« Colombie-Britannique : La démocratie mise à niveau par les citoyens » HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3356" \l "p3356" http://etienne.chouard.free.fr/forum/vi
3356#p3356
Je suis de plus en plus convaincu que les hommes sont directement responsables de leur propre malheur.
Autrement dit,il n'y a pas de mauvais pouvoirs(puisque tous les pouvoirs abusent PAR NATURE*)il n'y a que des pouvoirs mal limités (mal limités par les autres**, mal limités par ceux qui renoncent au pouvoir mais qui ne devraient JAMAIS renoncer à surveiller les pouvoirs).
Donc, si vous en avez marre des abus de pouvoir et de votre impuissance politique,ne vous en prenez pas aux "autres", pas même aux pouvoirs abusifs ! HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2008/11/18/97-bien-fait-pour-vous" BIEN FAIT POUR VOUS. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/sad.png" \* MERGEFORMATINET
S'il vous plaît, chers mais, il faudrait arrêter de développer ici (sur le fil monnaie/finance) nos idées sur le tirage au sort : nous serions mieux sur le fil dédié au choix des réprésentants : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?id=20" http://etienne.chouard.free.fr/forum/vi
.php?id=20 INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Étienne___________________* C'est une expérience éternelle, tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; IL VA JUSQU'À CE QU'IL TROUVE DES LIMITESMontesquieu, L'esprit des lois, 1748, Livre XI, Chapitre IV.** puisqu'il semble ÉVIDENT, même pour un enfant, qu'il n'y a RIEN À ATTENDRE DES POUVOIRS EUX-MÊMES QUANT À LEUR PROPRE LIMITATION: c'est aux autres de prendre en charge cette limitation. Pas de démocratie en dehors de cette idée centrale. Mais je radote, il faut que je m'éloigne et que chacun se débrouille avec son impuissance, et avec cette graine d'idée, qui ne germera peut-être jamais.
#491 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5433" \l "p5433" 24-11-2008 23:25:42
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« Voyage au pays merveilleux de la finance »Une synthèse riche et amusante signalée par Paul Jorionconcotée par Jean-Jacques Chiquelin pour le NouvelObs : HYPERLINK "http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/economie/20081119.OBS1723/voyage_au_pays_merveilleux_de_la_finance.htm" http://tempsreel.nouvelobs.com/speciale
inance.htmC'est un excellent article, à ne pas manquer...
Voyage au pays merveilleux de la financeNOUVELOBS.COM | 20.11.2008 | 09:02Gagner des centaines de milliards en prêtant à des pauvres incapables de rembourser? Cest fou. Cest moderne. Cest possible. La finance mondiale la fait. Suivez nous chez Walt Lehman et Morgan Dysney, au pays des contes et légendes de la stabilité financière. Par Jean-Jacques ChiquelinBienvenue au pays merveilleux de la finance, chez Walt Lehman, Morgan Dysney, dans les vertes vallées du crédit illimité où serpente fraîche et vivifiante la rivière liquidité. Bienvenue au pays ou lon peut prêter largent que lon na pas à des gens qui ne pourront pas rembourser et sen mettre plein les fouilles. Bienvenue au pays ou les risques sortent couverts et nont jamais froid grâce aux nouveaux bas de laine en obligations synthétiques et à la couverture miraculeuse qui protège de la volatilité. Où les swaps-dou-ha swinguent avec les spreads.Bienvenue sur la planète ou tout le monde à la dette solide, la dette de lemploi, et personne la dette à claques. Bienvenue au pays des fonds, des fonds de fonds, des crédits default swap où il y a du spread à se faire sur les put et les call; où les Collateralized debt obligations (CDO) sont juteuses comme des tranches dAsset-Backed securities regroupées. Bienvenue chez les Helocs, les Alt A, les subprime, les adjustable-rate mortgages et autres cadeaux pour les pauvres. Tu ne rembourses rien la première année, et après tu perds ta maison. Bienvenue sur la grande roue des crédits à gogos, sur les montagnes russes des emprunts montés sur des hypothèques comme des drag Queens sur des talons hauts et maquillés tout pareil. Bienvenue dans la grande lessiveuse de la dispersion des risques où lon fait bouillir le sous-jacent adossé à des tranches mezzanine equity et senior dans un special purpose vehicle qui tous les soirs passe ramasser les créances qui puent triées comme des déchets ménagers.Bienvenue dans leldorado des hedge, de la private equity, chez les seigneurs des grands fonds alternatifs, les purs et durs de la performance absolue. Bienvenue dans le monde où il y a des milliards à gagner en prêtant à des gens insolvables. Tu vois un emprunt subprime dans lherbe, tu le ramasses, tu fais comme la princesse avec le petit crapaud, tu lembrasses, et il se transforme en tas dor. Bienvenue dans le grand bonneteau mondial. Suivez le guide.Pour cette plongée dans la SF, non, pas la science fiction, mais la stabilité financière, nous allons emporter avec nous une publication de référence, la RSF, la Revue de la stabilité financière, éditée par la Banque de France et consultable sur son site internet. Du lourd. Deux numéros ont particulièrement attiré notre attention, celui dAvril 2007 consacré aux hedge funds, et celui de février 2008 consacré à la liquidité. A tout seigneur tout honneur, commençons par les hedge funds. Depuis la fin 2006, le monde de la finance se pose une lancinante question : Comment réduire le risque que les relations de crédit entre prime brokers dealers, ( les banques) et Hedge Funds ne "se dénouent de façon désordonnées dans les périodes de fortes tensions sur les marchés". Autrement dit en risque systémique où la chute de lun entraîne celle de tous les autres.On connaît aujourdhui la réponse, et elle coûte des milliers de milliards de dollars qui sont en train de partir en fumée au fur et a mesure que le prix des actions et autres produits financiers plongent de façon désordonnée. Autrefois on disait, cest ici que les Athéniens satteignirent. Grâce à la mondialisation, nous sommes tous des Athéniens.Depuis de début de la crise, les fonds spéculatifs sont souvent présentés comme les grands responsables de la tempête financière de ces dernières semaines. Ils seraient ainsi à lorigine de ce que les professionnels redoutaient depuis quelques années, une crise systémique. Sont ils les seuls coupables ? Il ne sagit pas dexonérer les fonds de leur part de responsabilité dans la crise actuelle mais de pointer aussi celles des autres intervenants : banques, agences de notations, autorité de contrôles et de surveillance des marchés, gouvernements. Sans lidée prédominante, devenue un dogme, y compris dans les services de surveillance des marchés des bienfaits absolus de la déréglementation, certaines dérives auraient pu être évitées. Sans les banques dinvestissements à linitiative de la multiplication des produits dérivés dont les hedge funds comptaient parmi les plus gros acheteurs, ces derniers nauraient pu prendre une telle place dans la finance mondiale. Dautant que pour sortir des créances de leur bilan, et les vendre sous forme de titres, les banques étaient les premières à leur prêter ou à créer leurs propres fonds pour, elles aussi, échapper à la réglementation. Elles y ont gagné beaucoup dargent. Au prix de risques inconsidérés ? on le constate aujourdhui : "Il semble que les investisseurs aient acquis des risques quils ne maîtrisaient pas. Qui plus est, les grandes institutions financières nont pas tant réussi à se défaire des risques quà les transférer à dautres lignes de métier dans le cadre de leurs propres activités, ce qui a entraîné une concentration non souhaitée des risques dans leurs propres bilans" résume parfaitement dans la RSF de février 2008 Peter R Fischer managing director de BlackRock, Inc un gestionnaire dactifs. Devenus le symbole des pires dérives du capitalisme financier (sic) les hedge funds étaient portés aux nues encore hier : "la santé et le dynamisme des marchés financiers modernes dépendent largement de la présence dinstitutions et dinvestisseurs innovants et disposés à prendre des risques. Les hedge funds contribuent fortement à favoriser lefficience et la stabilité des marchés" écrivait parmi tant dautres, Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France en avril 2007. Ils incarnaient les habits neufs de la finance. Les hedge funds sont des fonds dinvestissement privés à effet de levier utilisant une large gamme de stratégies dinvestissements dont lobjectif est de générer des taux de rendement absolu (alpha) supérieurs à la moyenne. En 1990, environ cinq cents hedge funds géraient quelque 40 milliards de dollars dactifs. En 2006, ils étaient 9 500 hedge funds et les actifs sous gestion sélevaient à 1 400 milliards de dollars. On prévoyait alors que le secteur des hedge funds atteindrait 2 000 milliards de dollars dactifs gérés (assets under management ou AUM) à la fin de 2008, avec un taux de croissance annuel prévisionnel denviron 16 %.En dépit dune croissance exceptionnelle, la taille des hedge funds demeure modeste comparée aux marchés dactions ( 50 000 milliards de dollars) et dobligations internationaux (plus de 60 000 milliards de dollars). Autre aspect qui nest pas négligeable, cest un euphémisme, les hedge ne sont pas soumis aux même contraintes que les établissements traditionnels."Les hedge funds se trouvent être peu réglementés car la réglementation de la gestion dactifs classique nautorisait pas la vente à découvert et leffet de levier. Ces fonds ont donc été créés en dehors des limites de la réglementation traditionnelle, dans des juridictions offshore ou en recourant à des structures juridiques telles que les partnerships aux États-Unis. Comme ils nétaient pas réglementés, ils se sont dabord adressés à une population dinvestisseurs autorisés à les acheter, principalement des particuliers. Les institutions financières, telles que les fonds de pension et les compagnies dassurance. constituaient 2 % des investisseurs en 2000, 38 % en 2005 et cette part atteindra probablement 50 % en 2008. Ceci entraînera un doublement de la taille du secteur de la gestion alternative dans les trois à cinq ans à venir" écrivent Jean Pierre Mustier directeur général adjoint de la Société Générale, et Alain Dubois, président du directoire Lyxor asset management (In RSF special Hedhe Funds, avril 2007). En général, les investisseurs des hedge funds sont des particuliers fortunés et, de plus en plus, des fondations, des conseillers en gestion de patrimoine et des investisseurs institutionnels plus traditionnels. Linvestisseur paie une commission de gestion de 1 % à 5 %. En outre, ces fonds facturent généralement des commissions de performance sur les plus-values, généralement de 20 % à 30 %, voire 50 % dans des cas exceptionnels."Les commissions liées aux résultats sont la principale source de revenus pour le gérant. La norme est de 2 % des AUM (asset under management) et de 20 % des gains. On dit que cette norme a été instaurée par le premier gérant de hedge funds, A. W. Jones. Son raisonnement était que "lorsque les marchands vénitiens revenaient dun voyage fructueux, ils prenaient 20 % des profits de leurs commanditaires". Cette structure de commissions a généré de la création de richesse dun montant de lordre de 40 milliards de dollars par an. Cela a permis aux gérants de devenir des sociétés bien établies, concurrentes des gestionnaires dactifs traditionnels et des banques dinvestissement dans le recrutement des meilleurs personnels". Jean Pierre Mustier, directeur général adjoint de la Société Générale, Alain Dubois, président du directoire Lyxor asset management In RSF special Hedhe Funds, avril 2007.Autant prévenir les âmes sensibles : le monde de la finance nest pas indifférent à largent. "Dynamisés par leurs excellentes performances, les hedge funds ont vu leurs rendements absolus passer de 15 % par an (contre 10 % pour un indice global équilibré) dans les années quatre-vingt à 19 % (contre 9 %) sur la décennie suivante. En termes de rendements ajustés du risque, les rendements absolus ont été quatre fois supérieurs aux rendements relatifs, contrairement à lopinion communément admise." Patrick Stevenson, directeur général, Atlas Capital Limited in RSF avril 2007.Sur le plan fiscal, pardon, sur celui de lorganisation pratique, le plus simple est de faire simple comme le souligne Andrew Crockett, président de JP Morgan chase international. " Les hedge funds sont généralement immatriculés dans un pays et le plus souvent gérés dans un autre. Cette stratégie permet de simplifier les conséquences fiscales de leurs activités".Faire simple, cest simplifier les conséquences. Cest ce que disait toujours Al Capone. Je ne supprime personne, je simplifie les conséquences. Nuance. Les hedge funds et les banques dinvestissement ont toujours été des partenaires étroitement liés. De nombreux gérants de hedge funds sont danciens traders. Les deux métiers partagent la même culture technique, une culture faite de produits dérivés et de gestion des risques. Selon certaines études, les hedge funds génèrent, pour les grandes banques dinvestissement, 40 % du total des transactions sur actions, et 80 % de lensemble des transactions sur les marchés des dettes des entreprises en restructuration (distressed debt). Selon un rapport de Greenwich Associâtes (2006), les hedge funds représentent actuellement plus de 50 % de lensemble des transactions sur les marchés américains des titres à revenu fixe. En 2005, les hedge funds ont procuré 25,8 milliards de dollars de recettes aux grandes banques dinvestissement. De nombreuses banques dinvestissement possède leur propres hedge funds, comme le montre lacquisition récente par Fortis de Hedge Fund Services (HFS), le plus grand administrateur de fonds situés aux Îles Vierges britanniques (mars 2006). Jean Pierre Mustier (Société générale) et Alain Dubois (Lyxor asset management) estiment que les différences entre gestion classique et hedge funds sont en train de sestomper au point que les deux sont de plus en plus en "concurrence frontale". La réglementation de la gestion dactifs tend à devenir de plus en plus flexible et à permettre à la gestion dactifs "classique" dutiliser les mêmes techniques que les hedge funds. Nous verrons plus loin, que Michel Prada, le président de lautorité des marchés financiers (AMF) pense exactement le contraire. Pour lui, lactivité des hedge est de plus en plus régulée. Modernes, faisant appel à des techniques sophistiquées, avec juste ce quil faut de réputation sulfureuse liée à leurs gains comme au secret qui entoure leur stratégie dinvestissement, les hedge funds sont depuis quelques années devenus tendance, attirants, chics et sexy. En plus, on peut y gagner énormément dargent pour parler poliment et au dessus de la ceinture."Ces dernières années, on a pu assister à un exode massif des meilleurs gérants de fonds traditionnels vers l'univers de la performance absolue motivé essentiellement par l'attrait d'une rémunération à la performance, ainsi que par le désir d'échapper aux carcans trop stricts des benchmarks et des indices. Loin d'être terminé, cet exode continue de plus belle et frappe maintenant les grandes banques d'investissement et leurs salles de marché. Pas un jour ne passe sans que l'on annonce le départ d'une équipe ou d'un managing director, au point que l'on peut se demander qui ne gère pas un fonds alternatif, et surtout, qui va rester aux commandes de ces établissements financiers. A méditer lorsque l'on voit qu'en parallèle, ces mêmes établissements financiers rachètent à prix d'or les groupes de hedge funds formés par des équipes qu'ils ont licenciées il y a quelques années". François Serge Lhabitant, professeur de Finance à HEC Lausanne et à lEdhec et responsable de la recherche et linvestissement chez Kedge Capital. "Le temps", le 26 janvier 2005Cette tempête de sable chaud naurait pu embraser les places financières mondiales, griser les cerveaux des salles de marchés, des gestionnaires de fortunes, de Paul Paulson à lanonyme courtier faisant du porte à porte pour fourguer du crédit à gogo sans un petit coup de pouce de la Fed. La crise actuelle de crédit est la gueule de bois des années 1996 à 2006 de politique accommodante de la banque fédérale qui a stimulé les secteurs de léconomie américaine les plus sensibles aux taux dintérêts : le logement et linvestissement à effet de levier. Cest à dire une bulle immobilière et un secteur hedge fund, qui ont prospéré de concert, Wall street et le bronx la main dans la main."Aux États-Unis, sur le marché des crédits hypothécaires à risque, lorsque les bilans augmentent suffisamment rapidement, on accorde des crédits même aux emprunteurs qui nont pas les moyens de rembourser, tant le désir dutiliser les capitaux excédentaires est intense écrivaient en février 2008 dans la RSF Tobias Adrian, économiste à Federal Reserve Bank of NY et Hyun Song Shin, professeur dEconomie à Princeton qui concluent «Les germes du repli à venir du cycle du crédit sont ainsi semés". Peter R Fischer, managing director Black Rock, Inc (in Revue de stabilité financière février 2008) ajoute un autre élément déterminant dans laffaire, la titrisation. Un coup de génie. "Cet ensemble de conditions, taux réels bas, vigueur de linvestissement en logements et de la demande de prêts hypothécaires, demande des investisseurs pour des produits obligataires, ont créé un contexte extraordinairement favorable, dune part aux rachats dentreprise financés par lendettement et, dautre part, à la titrisation et au packaging de produits de crédit. On estime que, au total, lémission nominale dinstruments de crédit a été multipliée par douze, passant de 250 milliards de dollars en 2000 à 3 000 milliards en 2006, ce qui correspond à la somme des titres adossés à des créances hypothécaires (mortgage-backed securities MBS), des titres adossés à des actifs (asset backed securities ABS), des titres adossés à des créances hypothécaires sur limmobilier commercial (commercial mortgage-backed securities CMBS) et des titres représentatifs de portefeuilles de créances bancaires (collateralised debt obligations CDO) qui sont eux-mêmes des investissements à effet de levier en crédits hypothécaires et en titres de dette privée à haut rendement". Bienvenue dans lère de la titrisation massive. Comparée à la titrisation, la rué vers lor est une partie de billes. Plus tard, on sen souviendrait comme dune époque ou le fric ruisselait sur les murs, dégoulinait des écrans. On a les produits structurés, les sous jacents, les dérivés, les adossés, les collatéraux, les synthétiques. Que du frais, du jardin. Détail amusant, les plus impliqués dans les produits synthétiques complexes, les titrisés jusquaux yeux, ceux qui se distribuaient en fin dannée des dizaines de milliards de dollars de primes, sont au cur du business avec les plus pauvres. On retrouve Bank of America, Coutrywide Financial, Jp Morgan Chase, National City Mortgage, Washington mutual, Wells Fargo. J.P. Morgan Chase est la banque la plus impliquée dans la garantie des credits defaults swaps. Countrywide dans les Helocs (home equity line of credit). Des prêts accordés sur la valeur supplémentaire acquise par une maison depuis son achat. Il est facile de comprendre que si limmobilier baisse, les ennuis vont commencer."La titrisation consiste pour lentreprise cherchant à se refinancer, à vendre à une entité ad hoc (dénommé "Special Purpose Vehicle" ou SPV) un ensemble dactifs (dans le cas présent des créances hypothécaires subprime), le SPV émettant des titres (doù le terme de "titrisation") pour se procurer les fonds nécessaires au paiement des actifs quil acquiert. Ces titres sont dénommés habituellement "Asset Backed Securities" (valeurs mobilières adossées à des actifs) et se déclinent en dinnombrables sous catégories ("Asset Backed Commercial Paper", "Collateralised Debt Obligations", "Residential Mortgage Backed Securities", etc.). Ils sont vendus à des investisseurs professionnels qui fournissent ainsi au SPV les liquidités dont il a besoin pour acquérir ses actifs. Dominique Doise, avocat au barreau de Paris, in "Subprime le prix des transgressions"Chez les "vehicles», on oublie trop souvent les SIV, "structured investments véhicles", les véhicules dinvestissements structurés. Les SIV cest comme des SPV mais en version timide. Discrète. "Rares sont les acteurs du marché qui avaient même entendu parler de ces SIV et de ces conduits avant lété 2007. Cest à cette époque quils ont découvert du jour au lendemain que leurs propres perspectives financières, ainsi que la stabilité du système financier des États-Unis, étaient tributaires de la situation de ces véhicules". Barry Eichengreen, professeur déconomie et de sciences politiques à luniversité de Californie, Berkeley, RSF numéro spécial liquidité, février 2008. En général, ces SIV ne sont rien dautres que des hedge funds sous un nom demprunt. Ils en possèdent toute la panoplie : Investissement dans des actifs à risque, parfois illiquides, effet de levier et demprunt maximum, et le goût prononcé pour la transparence dune termite pour la lumière. "Certains SIV sont entièrement détenus et exploités par une banque commerciale ou daffaires. Des salariés de la banque gèrent le portefeuille et cest la même banque qui accorde la ligne de crédit. Dans de tels cas, il suffit aux ingénieurs financiers de déguiser et de reconditionner les activités de banque traditionnelle, et la distinction entre la banque protégée par le filet de sécurité et le SIV livré à lui-même devient entièrement artificielle". Barry, tu vois le mal partout. En plus, ne me dit dis pas que tes contre les synergies. La vraie vérité, cest que la où la titrisation passe, le risque trépasse, noyé dans la liquidité. "Toutes les catégories imaginables de risques sont aujourdhui couramment déconstruites, reconstituées puis transférées vers les intervenants disposés à les supporter au moindre coût possible. Les investisseurs trouvent ainsi de nouvelles opportunités de diversification. Les hedge funds et autres fonds dinvestissement privés ont également joué un rôle prépondérant dans le processus de transformation dactifs illiquides en actifs liquides et donc négociables." Philipp M. Hildebrand, vice président de la Banque nationale suisse in RSF, avril 2007.Tout cela est extrêmement simple pour peu que lon veuille bien se donner un peu de mal. Prenons lexemple du credit-default-swap ou CDS qui est une sorte dassurance dans laquelle le vendeur joue le rôle de lassureur et lacheteur celui de lassuré. Sociologue, anthropologue, auteur de "limplosion. la finance contre léconomie" (Fayard 2008). Paul Jorion a travaillé pendant dix ans aux Etats Unis dans les milieux bancaires comme spécialiste de la formation des prix. Dans son excellent blog, il explique que "les CDS ont joué un rôle essentiel dans la constitution de produits financiers synthétiques". Il faut comprendre synthétique comme dans les tissus. La rayonne est un tissu synthétique, que lon peut utiliser à la place du coton, produit naturel. Dans la finance, le produit synthétique est crée pour fonctionner sur le marché comme un produit naturel mais en mieux. "Cest pourquoi, les CDS furent utilisés pour créer des collateralized-debt-obligations (CDO) synthétiques. Au lieu dêtre constitués comme les CDO proprement dits de tranches dAsset-backed securities (ABS) regroupés en un seul instrument, les CDO synthétiques étaient des CDS mimant le comportement des CDO. De même les "ABX" étaient des CDS qui assuraient leur acheteur contre des pertes hypothétiques subies par un indice représentant un panier dABS adossées à des prêts subprimes". Il suffisait de le dire. Autre exemple, un des acteurs clés de la vie à crédit, lassureur monoligne, qui va garantir une opération financière, par exemple lémission dobligations par une municipalité. Jusque là cest simple. On assure, croit-on. Erreur. "lassurance monoligne fait lobjet dune réassurance, qui structurellement ne se présente pas comme une véritable réassurance, puisquelle vient en couverture dune opération qui nest pas une véritable assurance". Comprendo la musica ?Quest ce que cela montre ? un truc marrant. Lhomme de la rue ignorait complètement lexistence de cet univers, mais nombre de financiers, même avertis aussi. Mieux. Ils ny comprenaient rien. Trop compliqué, abscons, supposant la maîtrise doutils mathématiques sophistiqués, et surtout intervenant à la vitesse de calcul de puissants ordinateurs. En clair un univers réservé à un petit nombre de spécialistes, pas tous blancs blancs.Dr. Shahin Shojai, directeur de la recherche stratégique chez Capco et rédacteur en chef du Journal of Financial Transformation, a déclaré : Il ne se passe pas une journée sans que les investisseurs se demandent s'ils comprennent vraiment la plupart des produits dans lesquels ils investissent. La complexité d'un grand nombre d'instruments nouveaux est tout simplement trop forte pour la plupart des investisseurs, même les plus avertis".On croyait quon était les seuls à se perdre dans les subtilités des marchés à terme du billet SNCF pour se couvrir contre la hausse de laller simple Paris Massy Palaiseau en semaine normale, pas du tout. Le banquier en costard sur mesure comme on nen verra jamais dans notre agence, tout pareil. Il pilote des milliards comme nous le livret A des enfants. Remplissez le chèque, signez là."En outre, laugmentation considérable de la puissance de calcul contribue largement à encourager le trading algorithmique (automatique) qui permet de prendre des positions immédiates et volumineuses en fonction danomalies de prix perçues. Grâce à cette technologie, il est également possible de gérer lexposition au risque en temps réel. Il convient toutefois de reconnaître que lefficacité dune gestion automatisée du risque est totalement tributaire du caractère réaliste des modèles sous-jacents". Andrew Crockett, président JPMorgan chase international.Andrew, jespère ne pas trahir ta pensée en la résumant de la façon suivante : faut pas se tromper de tributaire pour le sous jacent ? Ok merci. Ne noircissons pas le tableau. Tout cela est extrêmement sérieux et basé sur des études scientifiques qui établissent sans le moindre doute que de la même façon quil y avait une biologie prolétarienne différente de la biologie bourgeoise, il existe une neurobiologie financière : "La prévision dun gain financier active une partie différente du cerveau que la prévision dune perte financière.» Faites lexpérience, ça vaut le coup, et prenez une aspirine. "Les résultats récents de plusieurs études cliniques indiquent que le fonctionnement du cerveau humain est à l'origine du profil des caractéristiques de la prise de décision financière, elle-même responsable du profil observé de la distribution des rendements des actifs financiers. L'approche heuristique comportementale/ cognitive, les perceptions et les émotions sont les facteurs de choix en situation d'incertitude sur les marchés financiers. Les études basées sur l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) montrent que la prévision d'un gain financier active une partie différente du cerveau que la prévision d'une perte financière. De même que des circuits neuronaux distincts sont responsables d'inciter différents types de choix financiers, l'activation d'un circuit neuronal particulier peut conduire à des variations dans les préférences aux risques des investisseurs. En outre, l'activation excessive de ces circuits neuronaux peut pousser à des erreurs d'investissement !" écrivait en juin 2007, Kostas Iordanidis, codirecteur des investissements chez Olympia Capital Management. Kostas, tu permets que je tappelle Kostas, il est temps de te reposer, crois moi, tas le neuronal à genoux, et des courants dair dans les circuits. Tu prends deux subprimes avant de te coucher, tu arrêtes les CDS une semaine ou deux, et ça devrait aller mieux sur le plan heuristique comportemental. Petite précision, Olympia Capital gère 6 milliards de dollars dactifs. Efficience des marchés et stabilité financière vont en hedge fund. Le premier qui rira aura une tapette. Lidée générale qui a prévalu et prévaut encore chez certains, cest que la gestion alternative, les produits dérivés, et les hedge funds ont contribué à renforcer de manière significative lefficience de marché et la stabilité financière en accroissant la liquidité sur de nombreux marchés financiers, en améliorant le processus de découverte des prix et en abaissant le coût du capital. Christian Noyer, gouverneur de la banque de France nétait pas le dernier à lécrire dans la revue de la Banque de France en avril 2007 : "les hedge funds contribuent fortement à favoriser lefficience et la stabilité des marchés .» Heureusement quon les a pour éviter le pire. La commission européenne ne disait pas autre chose. Sagit pas de réguler nimporte comment et de briser lélan par des mesures inadéquates. Touche pas aux hedge. Selon les termes du groupe dexperts de la Commission européenne sur les hedge funds de juillet 2006 : "les hedge funds améliorent le fonctionnement des marchés financiers. Ils fournissent des liquidités aux marchés et exercent une influence stabilisatrice importante en répartissant les risques au sein dune large gamme dinvestisseurs. En effet, les hedge funds adoptent souvent des analyses de marché originales (stratégies "contrarian"), peuvent utiliser leffet de levier et en général modifier la composition de leur portefeuille beaucoup plus fréquemment que les fonds classiques .»La nouvelle directive européenne concernant les OPCVM (Organismes de Placement Collectif de Valeurs Mobilières) publiée en 2002 accepte déjà les positions short mises en oeuvre au moyen de produits dérivés. De nouvelles initiatives, comme la recommandation européenne sur les produits dérivés vont plus loin et autorisent leffet de levier pour les OPCVM sans aucune limite, pourvu que la value at risk (VaR) du fonds reste inférieure à des limites non spécifiées. Les autorités de régulation ont également tendance à favoriser la libre commercialisation des hedge funds, comme le montre le Livre blanc de la Commission européenne sur la gestion dactifs, qui propose un régime de placement privé européen pour la commercialisation des hedge fundsTout cela va indéniablement dans le bon sens, nen déplaise aux éternels Cassandre, comme si depuis Newton, leffet de levier navait pas fait ses preuves dans la chute des corps. Il les a super bien faites. Un petit exercice pratique de Christian Noyer, va nous le démontrer. Attention pericolosi sporgersi.Pour lillustrer clairement, imaginons quun montant de valeur 100 soit investi dans un fonds de fonds. Cest le capital total. Ensuite, le fonds emprunte 200 et investit le capital et largent emprunté (soit 300) dans un autre hedge fund. Cet autre fonds emprunte encore 300 et investit le total (soit 600) dans une tranche de CDO (collateralized debt obligations) subordonnées, qui fait habituellement lobjet dun effet de levier de facteur 10. Globalement, lexposition totale du fonds de fonds est de 6 000 mais avec un capital à 100, soit un effet de levier de 60 fois le capital ! Avec une telle pyramide dendettement, une baisse de 2 % de la valeur des actifs suffit à effacer la totalité du capital." Merci Christian, cest limpide et effrayant à la fois. Tu rigoles Christian, une baisse de 2% , mais au jour daujourdhui, une baisse de 2% cest champagne caviar bonheur patchouli chinchila, cest mieux quune hausse lan dernier. Cela dit si nous comprenons bien ta démonstration, à linverse, une hausse de 2% permet de doubler le capital de départ. Si tas pensé à "simplifier les conséquences fiscales" tas de quoi affronter lavenir du futur non?Un petit truc me turlupine, pendant que jy pense. Les types qui font levier, là ils ont le permis, la qualification vol aux instruments, le vol de nuit tout quoi. Je veux dire, faut le bac pour faire levier ? "Un grand nombre de nouveaux fonds n'a pas de système de gestion des risques adéquat et leur processus de gestion est peu fondé. Quant à leur solidité opérationnelle, elle fait sourire et ne devrait pas passer un processus de due diligence sérieux. Et pourtant, ces nouveaux fonds arrivent à lever du capital, parfois même plusieurs centaines de millions. Inquiétant, lorsque l'on se rappelle, d'après une étude réalisée par Capco, que près de 54% des fonds alternatifs ayant fait faillite aux Etats-Unis présentaient des dysfonctionnements opérationnels qui auraient été facilement identifiables" Ecrivait le 26 janvier 2005 dans "Le temps" François Serge Lhabitant, professeur de Finance à HEC Lausanne et à lEdhec et responsable de la recherche et linvestissement chez Kedge Capital. Puisquils arrivent à lever du capital sans donner dinformations, on ne voit pas pourquoi ils en donneraient, et dailleurs, ils ne le font pas. Tous ceux qui ont rempli un dossier pour un malheureux prêt bancaire apprécieront la suite. "Les hedge funds ne publient généralement pas de données détaillées sur leurs portefeuilles. Étant donné la vitesse de rotation de ces derniers, de telles informations ne seraient de toute façon pas très pertinentes". Andrew Crockett, président JPMorgan chase international. Des produits très complexes avec un levier denfer qui séchangent à la vitesse des ordinateurs. On devine que pour sy retrouver, ça va être du gâteau. Mais comment font les banquiers partenaires des hedge ? Ben, on dira que ça dépend. "Dans la mesure où linformation se limite généralement à des données financières de base, la capacité des banques à déterminer la solvabilité des hedge funds est également limitée"(..) Les banques doivent disposer des indicateurs quantitatifs et qualitatifs de la valeur liquidative dun hedge fund, de ses expositions au risque et de sa liquidité". in "Transfert du risque de crédit et stabilité financière" Roger T. Cole, directeur de la division, surveillance et réglementation du secteur bancaire à la Fed. Ça ne vous rappelle rien ? ça ressemble à la version haute finance du prêt Alt A, le "prêt menteur" dans lequel lemprunteur ne donne pas les véritables informations sur ses revenus et sa situation patrimoniale en général. Cest exactement ce que font un certain nombre de hedge fund. Autrement dit, cette fabuleuse opération a fonctionné avec du mensonge de bas en haut, pour emprunter quelques milliers de dollars comme des dizaines ou des centaines de millions de dollars. Tout le monde ne devait pas y perdre. Cétait bon quand même. On sen souviendra comme les meilleurs moments dune folle jeunesse. Restons confiants : "Malgré lexistence détudes contradictoires, il semble quil existe certains domaines où la discipline de marché sexerce delle-même" Roger T. Cole, directeur de la division, surveillance et réglementation du secteur bancaire, Fed. Des études contradictoires. Roger, je vais te présenter Paulo, du bar des sports. Il en connaît un rayon sur la discipline de marché. Il a même un nerf de buf sous le comptoir, au cas où y en aurait un qui faute d un système de gestion de risque adéquat commettrait lerreur de ramener sa gueule. Mais, allez vous me rétorquez, en plus de la discipline de fer de marché, linvestisseur ne peut il pas sappuyer en toute confiance sur les études béton des agences de notations, les Moodys, Standard and Poors, Fitch Rating, un des piliers de la discipline de marché tamponné par la trés officielle administration fédérale NRSO «(nationaly-recognised statistical organisation) ? "En réalité, tous les risques des opérations de titrisation des prêts hypothécaires "subprime" nont pas été appréciés par les "Rating Organizations". En particulier le risque-pourtant essentiel-de la liquidité des titres émis par les SPV na pas été analysé. Les "Rating Organizations" étaient, en toute hypothèse, dans lincapacité démettre une quelconque appréciation sérieuse sur la liquidité des titres émis par les SPV"Dominique Doise, avocat au barreau de Paris, in "Subprime le prix des transgressions" Mais si Dominique, aies confiance dans la discipline de marché. Les agences ont soigneusement appréciés les risques. Ils étaient même vachement bien placés pour le faire. On a affaire à des pros, mon gars, comme chez Arthur Andersen."Les conflits dintérêts face auxquels se retrouvent les agences constituent aussi une source de problèmes. Ces agences facturent tout dabord des honoraires pour leurs conseils sur la manière de structurer les obligations et les dérivés qui permettra de recevoir la note souhaitée. Il va de soi quelles sont ensuite tentées dattribuer à ces émissions la note promise. Barry, comme ça jaurais eu mon bac, tu peux en être sûr. Peut être même avec mention. Tous ces travers se sont manifestés lors des crises des marchés émergents. Mais maintenant que le problème nous concerne, en dautres termes, quil affecte les États-Unis, les autorités vont peut-être se demander plus sérieusement comment encadrer le processus de notation". Barry Eichengreen professeur déconomie et de sciences politiques à luniversité de Californie, Berkeley,( RSF numéro spécial liquidité, février 2008).Jadore le passage :"maintenant que le problème nous concerne" nous, et plus seulement les métèques, je veux dire "les pays émergents", qui, soit dit en passant, nous permettent de boucler nos fins de mois en achetant nos bons du trésor, il faudrait arrêter les frais. " Les régulateurs doivent également envisager une réforme profonde de la procédure de notation par les agences. On améliorerait lefficacité des marchés de capitaux en alignant les intérêts des agences de notation sur ceux des investisseurs et non plus sur ceux des émetteurs"Peter R.fisher Managing Director, Blackrock (in RSF special liquidité de février 2008). Sans parler que lon ne peut exclure de croiser des petits malins. Bayou Capital a extorqué aux investisseurs un demi-milliard de dollars en manipulant les prix dobligations illiquides, avec laide de sa propre société de courtage. Ben quoi on nest jamais mieux servi que par soit même. In the bayou lintégrité de marché on nourrit les caïmans avec. Peter Fisher résume la situation avec bon sens : "Si les investisseurs institutionnels ne sont pas prêts à consacrer le temps et largent nécessaires à lanalyse et à lévaluation des risques quils encourent, ils devront supporter des pertes dépassant leurs attentes."Pour ce qui est des attentes, on na pas été déçu du dépassement. Faut il alors en arriver à des mesures extrêmes, limiter laccès au Hedge funds pour protéger les investisseurs ? . Andrew Crockett, président JPMorgan chase international, pointe de façon touchante, et en homme de cur, la principale conséquence de cette attitude qui loin de les protéger, frapperait injustement les foyers modestes : "En théorie, on peut considérer quil est injuste de réserver les opportunités dinvestissement potentiellement lucratives à des individus déjà fortunés". Mais cher Andrew, les subprime et leurs petits copains de crédits, sont la participation des pauvres aux hedge funds, leur ticket dentrée à la fête de la dette. Les sociétés de "predatory lending", le prêt rapace, taux exorbitant, frais maximum, ont fondu sur les quartiers pauvres en général et les minorités ethniques en particulier. Aux plus pauvres, les taux les plus élevés. Normal, il y a une prime de risques. Aux autres les taux les plus faibles. Le système pense à tout Andrew, ne loublie jamais.Le décor planté, on peut aborder les grandes questions existentielles, et hurler comme un loup des marchés pris au piège :Et la stabilité systémique bordel ? Nouzivoilà. Sur la planète du potentiellement lucratif, dans cet immense ciel bleu titrisé comme un portefeuille de SPV basé aux Caïmans, il y avait un petit nuage noir, un point minuscule. Rien de grave, juste une question qui depuis quelques sorties de virages à plusieurs milliards de dollars, comme celle du fond Amaranth (voir note 1), ou de LTMC, (Long terme management capital) taraudait quand même le cerveau reptilien de la finance, provoquant de petits frissons sur la peau des crocodiles aux couilles dacier qui ont déjà traversé plus dune bulle financière au volant de leur "special vehicule purpose".Une question comme on se les pose à deux ans et demi, quand on découvre Ginette toute nue dans la baignoire, ou plus tard, à Vincennes, quand cette carne de Sylver Cloud na pas été foutu de finir placé dans la troisième, alors que les modèles sophistiqués de cet abruti de gégé garantissaient que cétait du sûr à cent pour cent. On navait pas le temps ni lenvie dy penser. . On prenait ses commissions, ses primes de fins dannées, ses bonus, on réfléchissait à la déco du loft sur la Tamise ou sur lHudson, cinq cent mètres carrés. ça se fait pas tout seul. Est ce que je mets le jeff Koons dans lentrée ou dans le salon ? Pourtant, cette saloperie de petit nuage revenait, avec son sourire mielleux et faux-cul de vendeur de prêt hypothécaire à un chômeur du Bronx. Quelle question ? La question quoi, le to be or not to be, du grand soir titrisé : La stabilité systémique. Les activités des hedge funds risquent-elles de nuire à la stabilité systémique ? En clair, risquent-elles de foutre en lair tout le système, intérêt et principal ? Et pourquoi, on se le demandait en 2007 voire avant, sil y avait une vie après les subprimes, bande de vaste éventail de parties prenantes ? Parce quil y avait des raisons. "Avant lété 2007, il était largement admis que la titrisation avait renforcé la résistance du système financier aux chocs, en répartissant limpact des défauts de paiement sur un vaste éventail de parties prenantes. Pour ces deux raisons (la taille restreinte de lexposition et sa large dispersion), jusquà lété 2007, les intervenants de marché estimaient que lexposition aux prêts à risque était trop faible pour entraîner des problèmes dans tout le système financier" Les intervenants de marché estimaient, on est daccord, Andrew, mais
:" Cependant, les banques et les autres institutions financières prêtent massivement aux hedge funds et on pourrait avancer que la faillite dun hedge fund risque davoir des retombées sur les établissements plus proches du coeur du système financier. Cest la crainte des conséquences systémiques de leffondrement potentiel de LTCM qui a poussé la Federal Reserve Bank of New York à contribuer au sauvetage de ce fonds. Ces inquiétudes saccentuent à mesure que le poids des hedge funds dans le système financier saccroît" Andrew Crockett, président JPMorgan chase international.Même en Suisse, ils se faisaient du mouron, mais de mort naturelle. "Au stade actuel de nos connaissances, les hedge funds procurent des avantages substantiels aux marchés financiers. Mais ils constituent également une source potentielle de risque systémique. Pour être plus précis, les hedge funds peuvent devenir le mécanisme de transmission du risque systémique, parce quils empruntent auprès des institutions financières réglementées et effectuent des opérations avec ces mêmes institutions, telles les prime brokers et les banques dinvestissement" Philipp M. Hildebrand, vice président de la Banque nationale suisse (n RSF avril 2007). Un risque systémique qui ferait seffondrer le mur de largent, comme un vulgaire mur de Berlin ? Le mur de Wall Street emporté par une sorte de tectonique des places financières ? Vous rigolez, là, les gars. Théoriquement, je dis pas, mais cest prévu, relisez Milton et Friedman, il ny a aucune raison de se faire du souci. "Les études des autorités de supervision révèlent que les expositions au risque de crédit de la contrepartie des banques vis-à-vis des hedge funds demeurent relativement limitées par rapport au total de leurs encours ou de leur capital".Roger T. Cole, directeur de la division, surveillance et réglementation du secteur bancaire, Fed (In RSF avril 2007). Dis Roger, tu serais pas copain avec Michel, le président Prada qui surveille nos petits marché à nous les français, à lAutorité des marchés financiers ? lui aussi il pense que la situation is under control. Dailleurs dans les banques, ils ne sont pas fous. "Tous les risques identifiés sont pris en compte, conformément à la politique de gestion des risques globale des banques en la matière, comme par exemple : les risques liés au secteur (risque de forte croissance ou deffondrement du secteur), les risques de concentration, les risques des valeurs relatives, les risques directionnels de marché et les risques de liquidité. Ces risques sont pris en compte dans leur manifestation la plus extrême, à laide de stress tests qui utilisent les pires modifications de lenvironnement économique observées par le passé, ainsi que des scénarios imaginaires extrêmes. Ces modèles très sophistiqués sont tout à fait convaincants. Il nexiste aucune raison de croire quils ne fonctionneront pas, en pratique, dans des situations de crise .»Jean Pierre Mustier, directeur général adjoint de la Société Générale, Alain Dubois, président du directoire Lyxor asset management ; Conformément. Le mot que je cherchais. jean Pierre. Ce qui est rassurant, cest que nous sommes entourés de modèles très sophistiqués et convaincants. Tiens, fais moi penser à te parler de jérôme Kerviel, un petit gars méritant avec du potentiel et des modèles plein la tête. Non pas des modèles de chez Elite, Jean Pierre, malheureusement, ladition aurait été moins salée. Non, Bouton, ne trouve pas ça drôle. Et puis, pour nous rassurer, il y a le truc imparable : les simulations. "Les établissements financiers et leurs autorités de contrôle procèdent à des simulations de crise poussées sur leurs portefeuilles. On peut se demander si les scénarios quils simulent sont assez extrêmes." Barry Eichengreen professeur déconomie et de sciences politiques à luniversité de Californie, Berkeley,(in RSF février 2008)"Le cas de Northern Rock, la société de crédit immobilier britannique qui est devenue une victime emblématique de la crise actuelle, illustre bien ce point. Northern Rock aurait effectué, avec succès, toutes les simulations de crise sur lesquelles elle sétait entendue avec lautorité britannique des services financiers (Financial Services Authority FSA) au premier semestre 2007" . Rassure nous encore un coup Barry : "Bien évidemment, la possibilité que toutes les sources de financement de la banque puissent se tarir au même moment ne figurait pas au nombre des scénarios simulés". Bien sûr, bien sûr, qui aurait pu imaginer. On avait passé avec succès toutes les simulations de crise. Au fait, Barry, ta pas cinquante milliards deuros sur toi ? oui jusquà demain. Jean Pierre Mustier, directeur adjoint de la Société Générale ny croie pas une seconde : "Il existe également des considérations dordre général concernant lexistence dun risque systémique autre que le risque bancaire, mais il nexiste pas véritablement dargument pour les appuyer, excepté que nous ne connaissons pas les activités des hedge funds sur une base consolidée". "Des considérations dordre général ."Ah le Jean Pierre, cest pas avec des trucs de gonzesse pareil quon larrête. Pas de quoi se faire fouetter en position à découvert. On a tout ce quil faut. Le risque est dispersé, même sa maman ne le retrouverait pas. Excusez moi. Salut, Jean Pierre, cest Jerôme, ben, Jerôme Kerviel, le facteur humain du risque systémique à lui tout seul. Ces inquiétudes sont-elles fondées ? Théoriquement il y a un risque. Il y en a toujours un. La conjonction de limprévu qui tombe sur le hasard. Mais tout ça est sous contrôle. Non ? Ce serait par exemple le cas si la conjonction dévénements inattendus mais non improbables (une "tempête parfaite" "perfect storm") provoquait des pertes significatives pour toutes les stratégies dinvestissement à effet de levier et si la fermeture forcée de positions érodait la liquidité du marché et les prix des actifs en général. (..) Andrew Crockett, président JPMorgan chase international nous interprète "Stormy weather". La tempête parfaite, fallait oser. Andrew même à Hollywood il trouverait ça trop gros. Ladies and gentlemen ici your commandant de bord ; please attache your seat bells, we are going to traverse a perfect storm. Si linattendu nérode pas la liquidité, tout va bien se passer, dans le cas inverse, on aura pas pied, cest sûr. Thank you. Michel Prada, président de lAutorité des marchés financiers, ( RSF numéro 10 davril 2007), and your co pilote de la "perfect storm" : bienvenue au grand soir du risque systémique : "Aujourdhui, ce risque semble considéré comme peu élevé. On relèvera ainsi que les études disponibles font état dun taux annuel de défaillance de 3 pour 1 000, chiffre qui est resté remarquablement constant au cours des dix dernières années alors que le nombre de hedge funds a été multiplié par sept au cours de cette période. Il reste que le risque existe et doit être géré.» Il est vachement cool, Michel pour un fonctionnaire. Le plus lucide, cest encore Peter. Il a le don pour mettre le doigt ou ça fait mal. "Toutefois, se focaliser sur lincertitude entourant la situation des emprunteurs masque une réalité difficile à affronter : les grands intermédiaires financiers sont eux-mêmes à la fois prêteurs et emprunteurs et leur réticence à octroyer des prêts reflète dans une large mesure une réaction défensive face aux incertitudes quils nourrissent concernant leur propre bilan". Peter R Fischer managing director BlackRock, IncQuand on voit ce quon a dans le bilan, ça rend prudent, vu quils sont au moins aussi malin que nous
et quon ne sait même pas ce quon a ni comment lévaluer vu que la valeur de lactif est indexé sur on ne sait pas quoi. Mais, Peter, jy pense tout à coup, Tout va bien, on sen fou des risques, puisquils sont dispersés. DISPERSES. on sait même plus où y sont tellement il y a eu dispersion. On sen souvient, la gestion alternative et les nouveaux produits sophistiqués avaient, outre lavantage de favoriser une meilleure liquidité des marchés, celui de disperser les risques pris par les investisseurs, voire de les éliminer.La liquidité est fille de la dispersion. Elle même fille de la titrisation. Et réciproquement. Un truc tout bête auquel personne navait pensé est, semble t-il, venu perturber la dispersion du risque : Les banquiers ne connaissaient pas forcément les risques quil fallait disperser. Impayable. Impayable. Le coup parfait, monté sur des roulettes. The perfect storm. Le mec au moment de disperser, il trouve plus ses risques. Pourtant cest pas ce qui manque. Il engueule sa femme comme pour les clés. Cest le coup, de pas de bol. Après, bien sûr, tout cest précipité, et cest le contraire qui sest produit. La Bear Stearns a commencé à tousser, la liquidité sest dispersée, et le risque sest concentré. On avait tout faux. En avril 2007 la Fed estimait les pertes à environ 150 milliards de dollars, puis on a commencé à parler de 400 milliards. En novembre Goldman Sachs remportait le qui dit mieux avec 2000 milliards de dollars. Et puis après, cest Paulson qui est arrivé. Short à mort. La dispersion il y avait pas cru. Il sest fait 3 milliards sur le coup. Liquide le Paul.Ironie de lhistoire, lavidité au gain des Lehmann Brothers, Morgan Stanley, Goldman Sachs, et autres stars de la finance mondiale a fini par se retourner contre elles. La bulle immobilière américaine poumon du système sest essoufflée. Que le prix des maisons devienne inabordable et quil ny ait plus de nouveaux acheteurs pour continuer à le faire monter, est un détail qui a manifestement échappé aux hautes sphères financières. Comment pouvait il en être autrement dans un pays, où la moitié de la population, soit 150 millions de personnes, se partage 2,8% du patrimoine national, tandis que les 3 millions les plus riches en possèdent 37,8% ? Notons au passage que linsolvabilité des pauvres nest devenu un problème quà partir du moment où la finance mondiale a manqué doxygène. Lidée que de meilleurs salaires, des emplois moins précaires, des conditions de vies moins destructrices puissent contribuer à la solvabilité dune famille ou dun individu na aucune chance dintervenir dans le débat. Encore moins à se demander à quoi sert léconomie."Quest il advenu de la dispersion du risque" sinterroge finement Peter R.Fisher qui est pas du genre à se laisser disperser. "Les turbulences ayant affecté les marchés du crédit et des financements au second semestre 2007 montrent de façon préoccupante que la dispersion du risque sur les marchés de capitaux sest avérée moins efficace que prévu. Il semble que les investisseurs aient acquis des risques quils ne maîtrisaient pas. Qui plus est, les grandes institutions financières nont pas tant réussi à se défaire des risques quà les transférer à dautres lignes de métier dans le cadre de leurs propres activités, ce qui a entraîné une concentration non souhaitée de risques dans leurs propres bilans". Ben, quand il voit une concentration non souhaitée, nimporte quel sous préfet décroche son téléphone et envoie les CRS. Après on fait le bilan. Allo lhôpital ? Comme la déclaré Ben Bernanke, président du Conseil des gouverneurs du Système fédéral de réserve, devant la Commission budgétaire du Sénat, le 18 janvier 2008 : "lapproche que nous avons choisie est celle de la discipline de marché. Ce système a plutôt bien fonctionné jusquà présent".Accroches toi, Ben, ça va secouer, il y a du désir intense dutiliser des capitaux dans lair. On se demande pourquoi, mais "discipline de marché" dans la bouche de Ben Bernanke ça sonne comme "défense du prolétariat" dans celle de leonid Brejnev. Revenons quelques mois en arrière, dans la verte vallée du matin calme où coulait limpide et fraîche la rivière liquidité, fille de la dispersion. Rappelons nous la prédiction de Tobias Adrian, senior economist Fed New York et de Hyun Song Shin Professeur déconomie, Princeton University. "Aux États-Unis, sur le marché des crédits hypothécaires à risques, lorsque les bilans augmentent suffisamment rapidement, on accorde des crédits même aux emprunteurs qui nont pas les moyens de rembourser, tant le désir dutiliser les capitaux excédentaires est intense. Les germes du repli à venir du cycle du crédit sont ainsi semés". Sept mois plus tard, les germes du repli ont grandi avec sur la tronche un sourire de grande débâcle. Le désir dutiliser des capitaux est moins intense. Tu peux les garder tes CDS. Va disperser ailleurs. "Pourquoi continuer à acheter des credit-default swaps quand la solvabilité de ceux qui les vendent est en question ? Facteur aggravant, comme il sagit dun marché non régulé, personne nest chargé de vérifier cette solvabilité, de la même manière que personne na jamais vérifié si les vendeurs de CDS disposaient des réserves suffisantes en cas de pépin"Blog de Paul Jorion, le 17 septembre 2008. Pépin, tu ny vas pas un peu fort Paul ?La grande descente est commencée. Les portefeuilles de crédits immobiliers Helocs (home equity line of credit) ne valent plus rien aux yeux des investisseurs. Les actionnaires de la plus importante firme américaine de crédit au logement, Countrywide sen sont aperçu. En janvier, la valeur de laction Countrywide a perdu 88% comparée à son plus haut niveau de 2007. Le marché estimait que son portefeuille immobilier de 15 milliards de dollars pour lessentiel constitué dHelocs ne valait pas plus de 5 milliards. Assimilés à une créance de second rang par rapport au prêt ayant servi à acheter un bien immobilier, les helocs sont considérés comme inrecouvrables en cas de défaillance de lemprunteur. La question concernant ces prêts est simples : pourquoi les a t-on accordés? La réponse est simple : ils alimentaient le système. Du charbon dans le fourneau et la locomotive file à un train denferCDS :SS CDS :SS !!!Le facteur aggravant est fort comme un cheval. 62 000 milliards de dollars de CDS ont été contractés aux Etats Unis, chiffre comparable au montant mondial des dépôts bancaires. La banque JP Morgan, sacré Andrew, est le principal acteur de ce marché avec 7000 milliards. Ce petit rappel sur les CDS permettra de mieux apprécier tout lhumour de lintervention dikball12, un internaute sur le Blog de Paul Jorion :"Bonjour, étant commissaire aux comptes dinstitutions commercialisant ces types de produits, je peux vous assurer que les cabinets dexpertises comptables nont aucun moyen ou très peu de contrôler la valorisation des CDS dans les portefeuilles de titres. (
) nous navons pas les moyens daller contrôler la méthode mathématique de valorisation dun CDS". Mais alors ikball12, comment faites vous pour certifier les comptes ? Pas comme Arthur Andersen ceux dEnron quand même ? Comme les banquiers pour disperser les risques quils ne maîtrisent pas ? Comme les régulateurs pour contrôler les SPV installés aux îles Caïmans ? Tu pédales dans le hors bilan, toi. Il est temps que tu écoutes Michel Prada, président de lAutorité des marchés financiers, dans RSF numéro 10 davril 2007 : "En conclusion, ce serait faire un contresens que de considérer les hedge funds comme des entités non régulées, non contrôlées, aux mains de sortes de "docteurs Follamour de la finance" qui, en travaillant au profit dune clientèle constituée exclusivement dune élite de riches particuliers, feraient courir unrisque de déstabilisation globale au système financier. Cette vision nest plus du tout conforme à la réalité de ce secteur financier." Le hedge est lavenir de lhomme. Le hedge shabille en Prada. Tu vois ikball12, même dans ta grande solitude une main secourable se tend. Toi aussi tu peux arrêter le hors bilan, les financiers anonymes peuvent taider à arrêter les CDS. "Avant que les gouvernements et les autorités de réglementation financière nenvisagent des réformes permettant de faire face aux turbulences de 2007, ils devraient prendre du recul et réfléchir au fait que les vingt-cinq ans defforts consentis pour améliorer la sécurité et la solidité du système bancaire par ladoption de normes de fonds propres fondées sur les risques ont coïncidé avec une désintermédiation progressive du système bancaire et un mouvement continu de transfert des risques hors du bilan.Hors dici du bilan. ça cest bien vu Peter. Tu la dit à Michel Prada, jai limpression quil ne la pas remarqué.La division du travail qui se développe entre les initiateurs, les distributeurs et les gestionnaires dactifs, la création de titres liés à des créances hypothécaires et adossés à des actifs, et la multiplication des véhicules "stand-alone" (autonomes), porteurs de risques depuis les hedge funds jusquaux conduits, aux SIV, aux CDO et collateralised loan obligations (CLO) , tous ces éléments ont eu pour objectif de faire sortir les risques du bilan des banques et, directement ou indirectement, de faire baisser les exigences de fonds propres explicites liées à ces activités".Peter R.fisher Managing Director, Blackrock (in RSF special liquidité de février 2008). Cest marrant on se dit que Fisher pourrait faire le job de Prada alors que le contraire semble beaucoup moins vrai. On se le dit aussi pour Eric Woerth, ministre français du budget, qui sintéresse à lactualité et réagit vigoureusement : "oui au capitalisme financier a condition quil y ait des règles, le secret bancaire doit être une relique du passé". Sans rire. Le secret bancaire une relique du passé ? Quand elle était réclamée par des magistrats pour lutter contre la criminalité financière et la corruption la régulation et la levée du secret bancaire de certains paradis fiscaux étaient synonyme détatisme rampant voire de totalitarisme. Pourquoi serait-elle devenue aujourdhui lalpha et lomega du sauvetage du système ? Eric ? Allo Eric ? Des règles, mais comment ? Ta une idée Eric où ta juste dit ça pour faire lintéressant ? Parce que rappelle toi, ce qui a rendu possible la transformation du capitalisme en capitalisme dit "financier" cest justement la dérèglementation, autrement dit la suppression de règles censées être un frein au libre jeu des marchés. On est ainsi passé des états souverains aux marchés souverains, auto régulés. Ça ne sest pas fait sans laccord des gouvernements, Eric, tu ten doutes quand même un peu. Même les socialistes ils savent ça. Certains économiste vont plus loin. Ils considèrent que certains abus actuels sont les effets pervers de la régulation issue de laccord de Bâle en 1988. "En imposant un niveau minimum de fonds propres aux banques et en exigeant ainsi une couverture accrue des actifs à risque, lAccord de Bâle de 1988 a encouragé les banques à faire sortir leurs activités risquées de leur bilan. En dautres termes, lessor des véhicules dinvestissements structurés (structured investment vehicles SIV) et des conduits nest pas tout à fait le fruit du hasard" Barry Eichengreen professeur déconomie et de sciences politiques à luniversité de Californie, Berkeley, RSF numéro spécial liquidité, février 2008. OK Barry. On a interdit aux banquiers de sortir par la porte en laissant la fenêtre ouverte. Tas raison Barry, ils sont sortis par la fenêtre. Mais pourquoi a-t-on laissé la fenêtre ouverte ? Quand les investisseurs estiment la réglementation trop contraignante, ils délocalisent leurs activités vers des pays où lon peut faire tout ce que lon veut en restant caché derrière des sociétés dont lidentité des actionnaires est protégée par le secret bancaire local. "les paradis fiscaux et bancaires dans les années daprès guerre étaient des soupapes pour la politique léconomie et la finance. En somme de simples caisses noires. Mais lordinateur, les satellites et lémergence des marchés financiers ont donné une ampleur sans précédent à ces places bancaires. La libéralisation des marchés a transformé les paradis bancaires et fiscaux en point de passage obligé pour les capitaux quelque que soit leur origine" écrit jean de Maillard, magistrat, dans "un monde sans loi" Selon transparency international, les sites financiers off shore abritent 400 banques, deux tiers des 2000 fonds spéculatifs et deux millions de sociétés écrans représentant 10 000 milliards de dollars dactifs financiers. Michel ? Michel, tu avances ou tu régules ? Bon alors maintenant que les athéniens satteignirent, et que les danaïdes ont leur tonneau, quest ce quon fait ? On régule ou on laisse faire ? Résumons la situation. Si on régule leurs activités, les banques créent, "on" ou si besoin "off shore" des entités qui échappent à la régulation et qui nont dautres but que den annuler les effets attendus. Question subsidiaire : Peut on vivre à lère de la titrisation de masse, au paradis de la gestion alternative, bénéficier de tout ce qui a "amélioré le fonctionnement et la stabilité des marchés financiers", sans conserver ce sur quoi tout cela a été construit : le hors bilan des SIV, SPS bourré de créances titrisées, la non transparence, labsence de contrôle public, leffet de levier, les marchés de gré à gré, les fraudes, les agences de notations laxistes et intéressées, les paradis fiscaux, les primes gigantesques, au fond tout ce qui a conduit à la crise systémique ? Jean-Jacques Chiquelin
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Ce dimanche, des manifestations ont eu lieu dans 38 grandes villes américaines, pour en finir avec la Réserve Fédérale :Le contrôle de la politique monétaire doit être rendu au Congrès, et ne plus dépendre de gens non-élus, et d'organisations privées qui sont inconstitutionnelles.
Parmi les commentaires sur Prison Planet, l'évidence fait son chemin :"En finir avec la Fed, voilà un objectif concret.Cessons de leur payer des milliards d'intérêts.C'est le rôle du Trésor public d'émettre la monnaie."
#493 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5441" \l "p5441" 27-11-2008 00:52:50
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Création de la monnaie ex nihilo ou pas ?Le débat sur la monnaie reprend sur le blog de Paul Jorion :Après quelques messages (en recul rapide, ces derniers temps, sur les débats de cet été) : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=966" Bloomberg contre la Fed HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1025" Création monétaire, lillustration de Paul Grignon HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1038" Le vrai débat sur la monnaie peut commencer HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1047" « Ex nihilo » : un dernier mot HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1049" Les commentateurs HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1057" Lillusion des banques qui créent largent, par Boris AscrizziPaul a publié ce matin : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1067" Notre débat sur la monnaie : et si c'était à refaire ?C'est-à-dire qu'il est tant revenu en arrière dans les progrès du débat sur la monnaie, qu'il en est venu à même se demander s'il n'avait pas fait une erreur de lancer le débat tout entier, [menacé qu'il a été (j'en suis sûr) par tous ceux qui lui tendent leurs micros en ce moment, et qui ne le tendent qu'à ceux qui disent ce qu'ils veulent entendre, ce qui pousse évidemment au conformisme le plus orthodoxe]... Finalement, il ne regrette pas, dit-il, mais on sent que c'est passé juste... C'est triste.Je viens donc de poster le long message suivant, en réponse pour réaffirmer l'essentiel (qui se dilue et s'affaiblit sur ce blog déconcertant ; Paul me décourage un peu en ce moment, avec ses retours en arrière où il semble être capable de TOUT OUBLIER, tout ce qui a été démontré (et admis ! ) auparavant...)
Bonjour à tous.Hum, on recule par ici, ces temps-ci, et pourtant, je ne comprends pas du tout les « arguments nouveaux ».Jai relu plusieurs fois HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1057" le message de Boris, et les commentaires du fil allant dans le même sens, mais je ne comprends pas du tout ce qui, dans ce message, ni dans les billets récents, rend légitime et utile au pays 1) le fait que les banques privées créent la monnaie quelles prêtent moyennant un intérêt ruineux et 2) que cette création monétaire soit interdite à la puissance publique. Si on reste sur les idées simples, en simplifiant un peu mais pas trop, il me semble que :
La monnaie est UN TITRE (matérialisé ou pas) qui représente (de façon considérée comme fiable et commode) une valeur (existante ou future) sur la base dun ENGAGEMENT de payer :* Quand la BANQUE CENTRALE émet des billets et des pièces la monnaie FIDUCIAIRE, de fiducia = confiance, ce sont des titres MATÉRIALISÉS qui sont mis en circulation, des titres qui représentent UNE DETTE DE LÉTAT (ou, vu de lautre côté, une créance contre lÉtat en faveur du porteur de la monnaie), une dette qui nest pas programmée pour être remboursée, mais une dette quand même : cest la CONFIANCE DANS LA FIABILITÉ DU DÉBITEUR (ici l'État) qui fait la valeur de ce titre et qui permet aux acteurs de lutiliser pour leurs échanges sans craindre pour leurs intérêts. * Quand les BANQUES PRIVÉES émettent des crédits pour alimenter des DAV (dépôts à vue) la monnaie scripturale, de scriptura = écriture), ce sont des titres DÉMATÉRIALISÉS qui sont mis en circulation, des titres qui représentent UNE DETTE DE LA BANQUE (ou, vu de lautre côté, une créance contre la banque en faveur du porteur de la monnaie) , une dette qui est programmée pour être remboursée, remboursement qui fera disparaître la monnaie en question : là aussi, cest la CONFIANCE DANS LA FIABILITÉ DU DÉBITEUR (ici la banque) qui fait la valeur de ce titre et qui permet aux acteurs de lutiliser pour leurs échanges sans craindre pour leurs intérêts.
_________________________
Remarque importante : quand les banques privées prêtent de largent quelles nont pas, elles créent donc DEUX DETTES (ce qui entraîne une difficulté à comprendre car des confusions sont alors possibles : de quelle dette parle-t-on ?) : 1ère dette : en consentant un crédit, la banque commence par reconnaître SA PROPRE DETTE (la provision du compte, lengagement de payer à dautres acteurs les chèques et virements à hauteur de cette somme), et si jai bien compris, CEST CETTE DETTE-LÀ QUI FAIT LA MONNAIE, ET PAS LAUTRE (doù un risque de confusion). Pour répondre à Boris, Paul et les autres, cette dette nouvelle de la banque envers son client CRÉE pour ce client un POUVOIR DACHAT TEMPORAIRE, pas du tout illusoire, bien réel, incontestablement créé ex nihilo (il me semble), même si cest pour un temps seulement. Est-ce que ce fait nest pas simplement incontestable ?2ème dette : et la banque consent à ainsi sendetter en échange de LA DETTE RÉCIPROQUE DE SON CLIENT, dont le terme est simplement plus éloigné, et naturellement, cest la différence de terme entre les deux dettes qui fait tout lintérêt de la manuvre pour le client.
Sur le plan comptable (et cest assez important pour comprendre le système), ces DEUX DETTES celle de la banque (la monnaie) et celle du client (la contrepartie) apparaissent au BILAN de la banque :- la dette de la banque apparaît au passif (à droite) du bilan de la banque,- alors que la dette du client (la créance de la banque contre lui) apparaît à lactif du bilan de la banque (à gauche). Les deux montant sont égaux, équilibrés, et ce tour de magie (cette création de pouvoir dachat immédiat pour le client) nest possible que grâce à la certitude (au moins la conviction) de la banque dêtre remboursée (par une prochaine destruction de pouvoir dachat du client au moment du remboursement).Si le client ne peut pas rembourser (comme dans le cas des subprimes, par exemple), la banque se retrouve avec sa seule dette (envers les acteurs extérieurs), qui nest plus équilibrée par la dette du client (devenu insolvable) : LACTIF (à gauche du BILAN) que représentait la confiance dans un client solvable PASSE AUX PERTES (à gauche du compte de RÉSULTAT).
(À ce stade, jhésite à admettre que la monnaie correspondant à la créance irrécouvrable soit alors DÉTRUITE, comme me le dit fortement Jean (Bayard), parce que je ne vois pas par quelle écriture comptable cela aurait lieu. Intuitivement, jaurais plutôt tendance à penser quassumant désormais la contrepartie de cette monnaie en lassumant en charge (au sens strict), la banque en devient le support à la place de son client et que cette monnaie (titre toujours aussi fiable pour les autres) continue à circuler. Mais Jean notre spécialiste de la comptabilité des banques semble très assuré que cette monnaie est détruite dans ce cas
On va en reparler ; ce sera intéressant de savoir par quelle opération comptable cette destruction de monnaie a lieu dans cette situation.)
La réflexion de Paul et Boris sur les réserves fractionnaires me paraît complètement à part, presque hors sujet, puisquelle ne concerne que des limites imposées aux banques, sans modifier du tout le mécanisme (assez simple) décrit plus haut.Le fait que les dépôts ne font pas les crédits se déduit rigoureusement du simple fait que les banques ne peuvent pas du tout disposer de largent quelles détiennent sur des DAV (largent des dépôts à vue ne leur appartient pas et elles nont pas mandat de le prêter) et les règles de comptabilité linterdisent rigoureusement (voir les explications de Jean Bayard). Le fait que la loi impose aux banques de ne pas prêter plus quun multiple X de leurs dépôts (ou quelles doivent avoir en dépôt une fraction Y de leur encours de crédit, cela revient au même) ne signifie nullement que ces dépôts peuvent être prêtés, ni en tout ni en partie (et ils ne peuvent absolument pas lêtre, si jai bien compris).Par contre, la création monétaire des banques privées, sur le plan strictement comptable (et pas du tout en vertu dune prétendue « théorie » paranoïaque), se fait mécaniquement en contrepartie dun DAV (dépôt à vue), ce qui fait dire (sans erreur) que « ce sont les crédits qui font les dépôts ». Cest de la comptabilité, pas une « théorie » (il me semble). Jai hâte que Jean Bayard ait réparé sa connexion internet et revienne argumenter un peu ici sur ce point central de la comptabilité des banques quil connaît particulièrement bien et du « pivot » comptable que sont les DAV dans la création monétaire par les banques privées.Surtout, je ne vois pas comment une éventuelle erreur (toujours possible
Qui ne se trompe jamais ? La belle affaire, que lautre se soit trompé, ça nen fait pas un âne, évidemment
) comment une simple erreur, donc, sur les différents ratios de réserves ou sur des dérives ou excès de certains résistants, pourrait discréditer lanalyse de fond de la création monétaire ex nihilo par les banques privées (création à mon sens tout à fait incontestable, jusquà la preuve du contraire, preuve que je ne trouve pas dans les derniers billets).________________________
Alors, quest-ce donc que cette prétendue « illusion » dont parle Paul dans son billet ?Si on prend illusion au sens de convention, contrat, règle dun jeu qui représente la richesse sans être vraiment la richesse, daccord. Mais si on prend illusion au sens de représentation fausse de la réalité, la création monétaire nest pas du tout une illusion : quand un organe de confiance (État ou banque ou autre) crée de la monnaie, il crée immédiatement du pouvoir dachat, pouvoir dachat disponible tout de suite qui na rien dune illusion. Ce pouvoir dachat est permanent si lorgane émetteur peut se permettre de ne jamais rembourser sa dette : cest le cas de la monnaie permanente crée par lÉtat. Ce pouvoir dachat est temporaire si lorgane créateur de monnaie doit rembourser : cest le cas des banques qui doivent détruire (au moment du remboursement) la monnaie quelles ont créée (au moment du prêt).À la rigueur, on peut admettre le mot d« illusion » pour signaler le fait que le pouvoir dachat de la monnaie est le plus souvent « voué à bientôt disparaître » (puisque lessentiel de la monnaie est scripturale et surtout temporaire), mais leffet anticipateur du crédit, lui, nest pas du tout une illusion, il permet linvestissement et, finalement, plus tard, la création de plus de richesses réelles que la monnaie quil a fallu créer au départ.
________________________Mais surtout, et vous semblez évacuer le débat sans avoir réglé le point suivant, pourtant décisif : la création monétaire par les banques (et la destruction associée) ne poserait aucun problème si elles ne prélevaient pas au passage LA DÎME DE LINTÉRÊT, revenu sans cause, imposé sans légitimité politique ni économique, et dont le montant est sans commune mesure avec le travail des banques dans le domaine des prêts. Cest la RENTE de lintérêt qui devrait choquer tous les vrais libéraux.La création monétaire par les banques ne peut justifier que le versement dhonoraires, revenus proportionnels au travail (comme tout le monde, quoi), et en sen tenant strictement au seul travail lié aux crédits concernés (et pas aux frais divers dautre nature liés à la « diversification » des banques). Lintérêt perçu par les banques sur la création monétaire, ruineux pour la société toute entière, imposé sans aucun débat public, cet intérêt non nécessaire nest pas légitime. Je ne comprends pas pourquoi il faudrait renoncer à ce débat ici.________________________________Je trouve que les considérations sur les « armoires de ballons » et sur cette très mystérieuse (pour moi) « conservation des quantités » semblent confondre la richesse et la monnaie et sèment le trouble dans la réflexion, sans apporter déléments convaincants qui justifieraient quon cesse de sintéresser à ce thème majeur pour lhumanité : il faut que la collectivité des hommes dispose du contrôle complet de sa monnaie, sans jamais abandonner ce contrôle à des centres de profit, sans quoi cette collectivité humaine va perdre immanquablement le contrôle de ses représentants politiques (et de sa liberté), tant il est vrai que la souveraineté politique DÉCOULE, dépend, de la souveraineté monétaire, et pas linverse._________________________________Par ailleurs, le fait de mêler les considérations sur la crise financière actuelle au débat sur les mécanismes de fond de la création monétaire ajoute à la confusion : on na pas besoin (je ne sais pas si quelquun la fait) dutiliser cette crise pour montrer la création de monnaie ex nihilo par les banques privées : cette création est un fait comptable avéré et décrit par (presque ?) tous les manuels, apparemment, jen ai une trentaine à la maison : (presque ?) TOUS décrivent la création monétaire ex nihilo comme une exclusivité des banques privées pour ce qui concerne la monnaie scripturale.
Mais attention : tous décrivent ce processus mais AUCUN MANUEL SCOLAIRE NE CRITIQUE CE PROCESSUS, et cest précisément ce qui est très étonnant et qui conduit certains à parler de « secret » : ce qui est au moins très mal enseigné à lécole (et très mal mis en scène pour les citoyens par les journalistes), cest la profonde ILLÉGITIMITÉ 1) de lintérêt perçu sur la création monétaire par les banques privées et 2 ) de linterdiction totale faite récemment aux États de créer sans charge dintérêts la monnaie dont la collectivité a besoin. Sur ce dernier point, larticle 104 du traité de Maastricht (devenu article 128 du traité de Lisbonne) est simplement incontestable, cest un fait : nos gouvernants ont abandonné définitivement le droit de créer eux-mêmes la monnaie dont le pays à besoin et ils se sont donc imposés par-là de payer (ils nous ont imposé de payer avec nos impôts) UN INTÉRÊT NON NÉCESSAIRE. Ce sabordage monétaire, sans débat honnête, a été verrouillé en 1992 au plus haut niveau du droit, à la fois constitutionnel et international, ce qui le rend pratiquement irréversible. Vous trouvez cela « démocratique » ?Jai farfouillé dans tous mes manuels et je nai jamais trouvé cette approche critique (sauf à létat de trace, parfois, sur une ligne ou deux), cette nécessaire invitation au débat, avec confrontation des thèses opposées et une discipline argumentative qui permettrait à chaque citoyen ainsi éclairé de peser les avantages et les inconvénients réels (pour le plus grand nombre) des propositions en présence. Donc, ceux qui prétendent qu« il ny a pas de secret », que « tout ça est enseigné en première année de fac », que tout cela relève de la « théorie du complot dune bande de farfelus indignes dune conversation avec les vrais spécialistes », tous ceux-là, souvent des professeurs drapés dans leur dignité, oublient de signaler ce point essentiel de LÉTUDE SANS CRITIQUE imposée par les manuels, de cette pédagogie de la soumission aux « experts du risque » (tu parles !) que seraient les banquiers et leurs techniciens, de cette école de la résignation qui règne aujourdhui en matière monétaire (on voit comme il est encore difficile de résister, même averti). Or, cet enseignement (sur la monnaie), par nature, est forcément politique : il impacte toutes les décisions relatives au monde commun, tous les enjeux de la Cité. Et dire que cet enseignement « ne doit pas être politique », imposer que cet enseignement soit neutre, « uniquement descriptif de ce qui EST, sans jamais parler de ce qui POURRAIT ÊTRE, ou DEVRAIT ÊTRE », cest évidemment très politique (lexigence de ne pas faire de politique est dailleurs, généralement, une position très favorable aux conservateurs).Paul nous parle ici de son retour, après quelques égarements, à « la théorie financière dominante telle quon la trouve exprimée dans les livres de référence » : je suis bien curieux de connaître quelques livres de référence qui expliquent que les banques privées ne créent pas la monnaie ex nihilo (et comment ces livres expliquent les écritures dans les comptes de la banque décrites par Jean Bayard).
_____________________________________Enfin, contrairement à ce que dit Boris, ceux qui réclament « que cesse labandon de la création monétaire aux banques privées moyennant un intérêt ruineux » ne réclament pas du tout, que je sache, le retour à létalon-or. Pas du tout.Le mécanisme de la création monétaire ex nihilo est formidable, tout le monde la compris, cest un outil moderne qui nest contesté par personne : ce qui pose problème
non, disons plutôt, ce qui est parfaitement inadmissible, encore une fois, cest dune part, de faire payer à la société toute entière un intérêt exorbitant (5% du revenu national chaque année, selon Maurice Allais) en échange dun travail minuscule de certains acteurs privés privilégiés, et dautre part, de priver lÉtat (cest-à-dire nous tous) du droit de créer lui-même cette monnaie pour financer ses investissements publics sans subir une charge dintérêt non nécessaire. De ce que jai lu et relu de son message, Boris ne démontre rien contre ces point essentiels, qui sont LE FOND, LESSENTIEL, du film de Paul Grignon, points que nous devrions pouvoir débattre ici sans monter en épingle des erreurs de détail, toujours possibles mais pas rédhibitoires.En dautres termes, à mon avis, lillusion nest pas là où, à nouveau, malheureusement, Paul le pense Pardon davoir été si long.Amicalement.Étienne.
#494 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5443" \l "p5443" 27-11-2008 08:08:15
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« Emmanuel Todd dénonce brillamment le libre échange et la sottise crasse du G20 »N°6 HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/video/x7iasb_emmanuel-todd-parle-daprs-la-dmocra_news" http://www.dailymotion.com/video/x7iasb
mocra_newsN°7 HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/video/x7iavx_emmanuel-todd-parle-daprs-la-dmocra_news" http://www.dailymotion.com/video/x7iavx
mocra_newsN°8 HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/video/x7iay0_emmanuel-todd-parle-daprs-la-dmocra_news" http://www.dailymotion.com/video/x7iay0
mocra_news Trois parties dune excellente vidéo de lexcellent Emmanuel Todd, parue ce matin, 27 nov. 2008, expliquant à Mediapart la folie du libre échange pour les salariés qui sont les dindons dune farce et loutil puissant que pourrait, que devrait, constituer lUnion européenne pour organiser à la fois la relance (keynésienne) de léconomie et la protection de la zone européenne.Il conchie avec force la « pensée zéro » (expression quil préfère à « pensée unique ») et la maladie mentale de nos gouvernants qui "comprennent" vraiment tout de travers, nos "élites" gouvernantes qui refusent de voir lévidence et continuent au G20 à demander plus de libre échange ! HYPERLINK "http://www.amazon.fr/Apr%C3%A8s-d%C3%A9mocratie-Emmanuel-Todd/dp/2070786838" Son dernier livre « Après la démocratie » est simplement passionnant, délicieux à lire, je vous le conseille comme un médicament radical contre la pensée zéro INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Il faut voir ces vidéos et lire ce livre : ce type pétille dintelligence.
#495 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5444" \l "p5444" 27-11-2008 09:59:26
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Encore un commentaire du père Chouard HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1067" chez Paul (en cours de modération), peut-être utile ici, "chez nous" INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET
Toujours passionnantes réflexions de Pierre-Yves D, merci.Pierre-Yves, quand vous dites :
Je commence par Maurice Allais. Celui-ci a tort lorsquil assimile la monnaie scripturale a de la fausse monnaie. Pour lui cette monnaie nest plus RELATIVE à quoi que ce soit et cest pourquoi elle est pour lui sans valeur.
Je crois comprendre ce que vous comprenez, mais je pense que vous vous trompez, vous aussi :
Allais connaît très bien la valeur du temps et il sait que la monnaie scripturale est un titre de confiance en une richesse à venir, un pouvoir dachat anticipé. Mais il pense que le pouvoir de créer cette monnaie est RÉGALIEN, il affirme et cest une pensée POLITIQUE, au sens le plus noble du terme que cest la puissance publique qui doit détenir lexclusivité de ce pouvoir de création monétaire (et du bénéfice de ses revenus éventuels).Et donc, de ce point de vue, tout particulier qui saviserait de pratiquer ce pouvoir régalien peut être assimilé à nimporte quel faux-monnayeur, quand bien même aurait-il réussi par sa grande influence à circonvenir les parlementaires pour obtenir une loi et a fortiori une constitution ! qui rendrait légale cette fausse monnaie. Et ça se défend. Précisément, quand Allais souligne la façon maffieuse (le mot est de moi) dont les banques se sont emparées partout de ce pouvoir il y a quelques siècles, il prend en compte, IL NOUBLIE PAS les racines malhonnêtes du droit de création monétaire des banques privées il souligne le vol originel dun pouvoir décisif par quelques privilégiés particulièrement puissants, et il oppose la légalité actuelle (contestable) à une illégitimité intemporelle (imprescriptible). Les mots sont de moi, mais cest, à mon sens, le fond de la pensée dAllais, et lintérêt de ce débat essentiel.
______________________Quant à lexpression ex nihilo, je ny tiens pas plus que ça et il est abusif dy voir une erreur danalyse : avec le reproche dutiliser lexpression « ex nihilo », on coupe les cheveux en quatre, en montant en épingle une expression à vocation pédagogique qui ne sert quà souligner la dématérialisation de la monnaie, et dont lemploi ou pas ne change pas grand-chose à la description juste du mécanisme de la création monétaire (et de sa légitimité ou pas, selon lacteur qui la prend en charge).
Dailleurs, « création ex nihilo » est un pléonasme : le mot « créer », par définition, porte en lui la naissance à partir de rien, même si cest en contrepartie de quelque chose : le fait que lanticipation soit gagée ne permet pas de dire que la monnaie préexistait : la monnaie instrument déchange et signe de pouvoir dachat immédiat est bien CRÉÉE au moment du prêt (et détruite au moment du remboursement).
On pourrait donc aussi bien parler de « création monétaire », simplement. La pertinence de lexpression « ex nihilo » est un faux débat ; je pense que cette partie des conversations nous distrait de lessentiel. Amicalement.Étienne.
#496 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5445" \l "p5445" 27-11-2008 10:17:15
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5445" \l "p5445" Message n°5445
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Je vois que nous sommes sur la même longueur d'onde et... branchés sur la même fréquence : radio Jorion !
Quant à lexpression ex nihilo, je ny tiens pas plus que ça et il est abusif dy voir une erreur danalyse : avec le reproche dutiliser lexpression « ex nihilo », on coupe les cheveux en quatre, en montant en épingle une expression à vocation pédagogique qui ne sert quà souligner la dématérialisation de la monnaie, et dont lemploi ou pas ne change pas grand-chose à la description juste du mécanisme de la création monétaire (et de sa légitimité ou pas, selon lacteur qui la prend en charge).
En revanche, je ne suis pas d'accord avec le qualificatif de "faux débat" concernant le terme "ex nihilo". Il ne fait pas que "souligner la dématérialisation de la monnaie", car il pourrait très bien y avoir dématérialisation sans création ex nihilo. Il qualifie donc un aspect fondamental de la création monétaire. Je viens d'ailleurs d'essayer, dans la mesure de mes faibles compétences en ce domaine, de répondre à différents mesages récents, dont celui de Pierre-Yves, qui est un intervenant de premier ordre.
Dernière modification par Candide (27-11-2008 10:26:17)
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#497 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5447" \l "p5447" 27-11-2008 12:02:37
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Étienne a écrit:
Sur ce dernier point, larticle 104 du traité de Maastricht (devenu article 128 du traité de Lisbonne) est simplement incontestable, cest un fait : nos gouvernants ont abandonné définitivement le droit de créer eux-mêmes la monnaie dont le pays à besoin et ils se sont donc imposés par-là de payer (ils nous ont imposé de payer avec nos impôts) UN INTÉRÊT NON NÉCESSAIRE. Ce sabordage monétaire, sans débat honnête, a été verrouillé en 1992 au plus haut niveau du droit, à la fois constitutionnel et international, ce qui le rend pratiquement irréversible.
Etienne, j'essaye de suivre ce sujet, et j'avoue que je suis perdu. Je vous rejoins que dire "on a toujours fait comme-ça, c'est comme-ça que ça se passe" est digne des singes qui n'ont pas osé descendre de l'arbre.Mais comme je n'ai pas le temps de pouvoir chercher à comprendre, j'essaye d'aller au plus vite: il me semble qu'il y a 2 problèmes:- la création de monnaie ex-nihilo par des pouvoirs privés- l'emprunt de pouvoirs publics EXCLUSIVEMENT auprès de prêteurs privés, donc avec intérêts. Sur le premier point... vu que la monnaie représente - ou devrait représenter- le commerce, qui est une affaire privée par nature... finalement je ne sais que penser.Mais alors sur le deuxième !!! Il est là, le véritables scandale. Il l'est d'autant plus que les dettes de l'Etat sont décidés, crées par le gouvernement et les élus (à travers du budget) et que les intérêts de cette dette reviennent aux banques et investisseurs privées, qui contrôlent, directement (Rotschild --> Libération) ou indirectement (Bouyges --> bourse --> banques et Bouyges --> TF1) les médias qui autorisent l'élection ... des élus, qui créent la dette de l'Etat, qui profite aux.... et la boucle est bouclée.C'est donc sur ce deuxième point qu'il faut porter le combat: que les pouvoirs privés puissent créer de la monnaie: OK, laissons les, on leur mettra d'autres bâtons dans les roues (taxe Tobin par exemple, ou limitation de la propriété des entreprises = personne morale à des personnes physiques pour éviter la cascade des propriétés). Mais les pouvoirs publics doivent AUSSI être capables de créer de la monnaie, sans intérêts. C.à.d. que l'état émet de la monnaie, comme-ça, en claquant des doigts. Une fois qu'on a dit ça, pourquoi il n'y aurait pas plusieurs monnaies ? Genre, 2 ? Une pour le commerce privé, et une pour l'état ? Si l'état est assez puissant pour que les pouvoirs privés ne puissent pas le mettre à genoux, c'est la monnaie publique qui sera la référence. Laissons alors les pouvoirs privés avec leur monnaie de singe, du moment qu'on a une monnaie publique.Non ? J'ai sûrement pas tout compris, mais ceci est déjà une indication: si seulement les banquiers comprennent l'argent, il y a un vrai problème démocratique.
#498 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5448" \l "p5448" 27-11-2008 12:18:55
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Re : le débat sur la monnaie sur le blog de P. JorionJe ne suis même plus certain que l'on puisse encore dégager quoi que ce soit de vraiment nouveau et solide de ce débat, qui tourne en rond, avance et recule, et a lieu de plus en plus entre un petit nombre d'intervenants ayant des idées bien arrêtées.De plus, le décalage temporel des réponses, parfois important, et le nombre et la longueur des messages, rendent leur suivi extrêmement difficile, si ce n'est impossible.Au final, ça part tellement dans tous les sens qu'au bout de quelques dizaines de réponses on se demande quelle était la question.C'est typiquement le genre de débat qui nécessiterait un autre format et qui n'a que difficilement sa place sur un forum.Suis-je le seul à avoir cette impression ?
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#499 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5449" \l "p5449" 27-11-2008 13:15:37
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Candide a écrit:
C'est typiquement le genre de débat qui nécessiterait un autre format et qui n'a que difficilement sa place sur un forum
Mon format préféré pour les débats et discussions à distance est la liste de diffusion (mailing-list): on reçoit les mails de-suite, et on peut y répondre de-suite. C'est asynchrone, mais quasi temps-réel.
#500 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5450" \l "p5450" 27-11-2008 16:33:24
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Maintenant que même Paul Jorion pense que le débat est peut-être à refaire... puis je vous suggérer... de revisiter HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2008/05/16/94-la-dette-publique-est-une-affaire-tres-rentable-mais-pour-qui" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/f
s-pour-qui
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Qui saurait écrire un texte pour le HYPERLINK "http://www.labdem.eu/Pages/index.php?page=programme&lang=FR" programme du HYPERLINK "http://www.labdem.eu" Laboratoire Démocratique concernant la refonte des statuts et rôle de la Banque Centrale Européenne (voir au bas de la page) qui fasse 2 choses:- explique la situation actuelle- propose comment les pouvoirs publics pourraient emprunter de l'argent sans payer des intérêts privés.Je sais, c'est un boulot énorme. L'idée est d'être succinct et de renvoyer pour les détails sur des liens Internet. Maintenant que le problème est bien compris par beaucoup, c'est fondamental de l'expliquer MAIS AUSSI de proposer une alternative. Comme la BCE avait été crée lors d'un traité Européen (Maastricht), et qu'il y a toujours celui de Lisbonne qui nous pend au dessus de la tête, et que TOUS les Européens sont concernés par ce problème, il y aurait une certaine logique de saisir les élections au Parlement Européen pour à la fois stopper définitivement le traite de Lisbonne et de proposer un nouveau traité. Dans lequel, évidemment, on reviendra sur le traité de Maastricht et la BCE en particulier.Que pensez-vous si la BCE peut prêter aux Banques Centrales Nationales de l'argent sans intérêts, et chaque Banque Centrale (de chaque pays, donc) peut prêter aux pouvoirs publics de son pays sans intérêts (y compris aux pouvoirs locaux) ? Ainsi, les dérives par pays sont identifiables, et un pays vertueux n'a pas à financer les pays laxistes. Ça marcherait ? Ou alors, la BCE pourrait prêter AVEC intérêts, qui seraient re-distribués aux pays membres (les pays mal-gérés financeraient les pays vertueux).En contrepartie, il faut aussi imposer un contrôle démocratique sur cette pratique, pour éviter l'effet "open bar" que ceux au pouvoir se servent dans la caisse pour financer des projets grandioses, ou pour se sortir par une pirouette d'une gestion calamiteuse.
#502 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5469" \l "p5469" 02-12-2008 03:53:38
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Propagande de la droite concernant la dette publique : HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/video/x7l21c_la-france-en-faillite_news" http://www.dailymotion.com/video/x7l21c
llite_news HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/video/x7l17g_la-france-en-faillite-et-dette-publ_news" http://www.dailymotion.com/video/x7l17g
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#503 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5475" \l "p5475" 02-12-2008 22:17:15
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Fin du système monétaire mondial pour l'été 2009: HYPERLINK "http://www.informationclearinghouse.info/article21364.htm" http://www.informationclearinghouse.inf
e21364.htm
According to LEAP/E2020, if global leaders fail to realize that in the next three months and to take actions in the next six months (...) the US debt will « implode » by summer 2009 (...) The United States will fall into an economic and financial pitfall in 2009 if they cling to their past « privileges ». Once the world has given up on the Dollar, it will be too late to negotiate.
Oups, une HYPERLINK "http://www.leap2020.eu/GEAB-N-29-est-disponible!-Phase-IV-de-la-Crise-Systemique-Globale-Rupture-Systeme-Monetaire-Mondial-d-ici-l-ete-2009_a2429.html" version française existe aussi.C'est pas complètement en rapport avec ce sujet, je pense d'ailleurs que c'est trop tard pour sauver le système mponétaire, même si on le voulait. Ce qu'on peut faire, par contre, et c'est maintenant ce à quoi j'aimerais qu'on prépare le Laboratoire Démocratique ( HYPERLINK "http://www.labdem.eu" www.labdem.eu) c'est d'être prêt pour quand le chaos frappera.Alors tous ceux qui sont intéressés par le système monétaire mondial ET par l'organisation politique de nos sociétés, on a 6 mois. A ce moment, le système implosera, à la manière de l'URSS. C'est arrivé en Europe il y a moins de 20 ans, et ça arrivera encore en Europe bientôt. On a donc 6 mois pour préparer un système de rechange (monétaire et politique), qui devra être opérationnel au pied levé. Et s'il vous plaît, ne prenez pas ces prévisions à la légère (oh, l'autre, ça fait 10 ans qu'on prévoit tous les ans la fin de l'empire américain, eh, ho, à d'autres...). On sait que le système dans sa globalité va s'effondrer, et on sait qu'AUCUN homme politique au pouvoir actuellement ne peut l'accepter, et donc ne pourra rien préparer pour affronter la situation. Nous, si.re-oups: HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/video/x5nrae_money-as-debt-13vost-fr_news" Money as debt, en rapport direct avec le sujet, lui.
Dernière modification par Zolko (02-12-2008 22:59:03)
#504 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5476" \l "p5476" 02-12-2008 22:55:08
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Globalement, ils n'ont peut-être pas tort sur l'implosion du dollar, implosion programmée si l'on en croit Pierre Hillard.Un bémol cependant : les mêmes prévoyaient dans un bulletin récent l'euro à 1,75 dollar d'ici la fin 2008, et ce exactement pour les mêmes raisons.On en reparle dans 1 mois ? Ce qui n'empêche nullement de se préparer en attendant...
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#505 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5477" \l "p5477" 02-12-2008 23:28:29
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@ SandyQu'est-ce que c'est que cette saloperie (et je pèse mes mots) ? Ça sort d'où ? Vu les références visibles (le logo France 5) et la présence de ce suppôt de Satan de Beytout, je parie que ça à voir avec l'émission diffusée (et rediffusée) récemment sur France 5 et intitulée justement "La France en faillite ?" (pas regardée, ni lu le descriptif en détail)...Je ne sais pas si je regarderai la 2e partie, rien que pendant la première j'avais déjà envie de vomir...J'espère au moins que cette propagande totalitaire n'est pas passée à une heure de grande écoute...
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#506 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5478" \l "p5478" 03-12-2008 00:33:47
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Candide a écrit:
Globalement, ils n'ont peut-être pas tort sur l'implosion du dollar, implosion programmée si l'on en croit Pierre Hillard.
Je pense qu'il y a plusieurs forces qui se battent: parfois, leurs objectifs se superposent, parfois non. Et puis les Néo-Conservateurs - car c'est eux - n'ont pas toujours été d'une très grande intelligence. Ils ont sûrement des grands projets, mais ça ne se passe pas forcément comme ils le voudraient. Je pense que le dollar est tellement sous perfusion qu'il n'est pas sauvable, du coup, tel un toxico ou un joueur de roulette, ils parient encore plus gros: cette fois, c'est la planète entière et sa monnaie.Autant dire qu'ils n'ont pas l'ombre d'une chance d'y arriver, mais ils peuvent créer énormément de dégâts, de misère et de destruction en essayant. Voire une guerre mondiale. L'Apocalypse, que prêchent les évangélistes fanatiques aux USA, qui commencent à dire que de toutes façons, on est trop nombreux sur Terre.
Un bémol cependant : les mêmes prévoyaient dans un bulletin récent l'euro à 1,75 dollar d'ici la fin 2008, et ce exactement pour les mêmes raisons.
Ouais, ben moi j'avais prédit que le système monétaire international - et le dollar en tête - s'éffondrerait en septembre, après les JO de Pékin: bingo. Bon, d'accord, c'était facile. Mais c'est tout aussi facile de prédire la fin du US $. Certains disent que ça ne tiendra même pas jusqu'à l'été. Pour ce qui est de la remontée du dollar, il y a plusieurs explications possibles, mais une me parait bien plus pertinente: un des problèmes majeurs de la crise financière actuelle est du à la vente à découvert (on vend ce qu'on n'a pas, et on l'achète plus tard en espérant que le prix dans le futur, quand on achète, sera plus bas que maintenant, quand on vend; oui, dans n'importe quelle autre activité cela est de l'escroquerie, mais pas pour les banquiers: que voulez-vous, faut bien que ça serve d'avoir des amis au gouvernements !). Or, la plupart de ces ventes à découvert étaient intitulés en $, et avant, ils étaient simplement financés par du crédit. Mais maintenant que le crédit s'est tari, ils doivent être financés par la vente de biens, et pour des dollars, pour payer l'option d'achat futur. C'est une purge. En dollars. Tant que durera la purge, il y aura une grosse demande de dollars. Mais après, le dollar n'aura plus aucune valeur. La durée des contrats à terme des ventes à découvert devrait donner la date de l'implosion des USA (en comptant à partir de septembre-octobre 2008).
#507 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5481" \l "p5481" 03-12-2008 18:08:11
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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Candide a écrit:
@ SandyQu'est-ce que c'est que cette saloperie (et je pèse mes mots) ? Ça sort d'où ? Vu les références visibles (le logo France 5) et la présence de ce suppôt de Satan de Beytout, je parie que ça à voir avec l'émission diffusée (et rediffusée) récemment sur France 5 et intitulée justement "La France en faillite ?" (pas regardée, ni lu le descriptif en détail)...Je ne sais pas si je regarderai la 2e partie, rien que pendant la première j'avais déjà envie de vomir...J'espère au moins que cette propagande totalitaire n'est pas passée à une heure de grande écoute...
Oui c'est cette émission ...Niveau propagande en effet j'ai connu plus subtil ...
#508 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5483" \l "p5483" 04-12-2008 10:04:29
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
Je m'étonnais que depuis presque un mois il n'y avait plus de débat sur ce fil, mais je viens de comprendre: j'ignore pourquoi mais j'étais "désabonné" et ne recevais donc plus les notifications.
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#509 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5484" \l "p5484" 04-12-2008 10:19:01
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=76" Candide
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@ SandyJ'espère que des téléspectateurs se sont manifestés pour protester contre la violation flagrante d'intimité que subit le couple qui habite à l'hôtel en face des bureaux de l'« agence de presse », les coordonnées et les caractéristiques de l'homme et de la femme étant trouvées en quelques instants par une collaboratrice de l'agence dans un fichier clairement indiqué comme "biométrique", alors que normalement seuls des services de sécurité de l'état devraient y avoir accès !Mais bon, j'arrête là car on s'éloigne du sujet du fil. Pardon à Étienne et à tous, mais ce docu-fiction m'a fait bondir. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/sad.png" \* MERGEFORMATINET
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#510 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5485" \l "p5485" 04-12-2008 10:45:29
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HYPERLINK "mailto:zoltan.hubert@zzaero.com" e-mail HYPERLINK "http://www.zzaero.com" Site web
Extrait du traité de Lisbonne consolidé, qu'on peut trouver HYPERLINK "http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cmsUpload/st06655-re01.fr08.pdf" ici:
CHAPITRE 4 LES CAPITAUX ET LES PAIEMENTS Article 63 (ex-article 56 TCE)1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements decapitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.
Voilà, au moins c'est clair. Si c'est pas du capitalisme assumé ça, je ne sais pas ce que c'est. Au fait, bye-bye, taxe Tobin !
#511 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5486" \l "p5486" 04-12-2008 12:22:28
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=338" NingúnOtro
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INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/338.gif" \* MERGEFORMATINET
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5486" \l "p5486" Message n°5486
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HYPERLINK "mailto:ningunotro@hotmail.com" e-mail HYPERLINK "http://ningunotro.blogsome.com" Site web
Zolko a écrit:
Extrait du traité de Lisbonne consolidé, qu'on peut trouver HYPERLINK "http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cmsUpload/st06655-re01.fr08.pdf" ici:
CHAPITRE 4 LES CAPITAUX ET LES PAIEMENTS Article 63 (ex-article 56 TCE)1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements decapitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.
Voilà, au moins c'est clair. Si c'est pas du capitalisme assumé ça, je ne sais pas ce que c'est. Au fait, bye-bye, taxe Tobin !
Bien sur, Zolko... c'est pour cela que quelques-uns se démandent encore pourquoi quelques-autres sont CONTRE ce trait(r)é depuis le début. Ils devraient nous remercier parce-que c'est à cause de fous visionnaires comme nous que CE TRAITÉ N'EST TOUJOURS PAS EN VIGUEUR! Et puis, pas besoin de vous dire que ce petit extrait n'est pas la seule perle LIBERTICIDE qu'il contient.Plus grave... cherchez SOUVERAINETÉ (du peuple, des citoyens) dans ce trait(r)é... et vous verez que ceux qui l'ont rédigé ont été assez "IDIOTS" pour ne pas le mentionner. Je ne suis pas nationaliste du tout, mais je n'aime pas lobotomiser mes droits...Tout le reste n'est que guerre de propagande, que nous renoncions à livrer au cri de "c'est trop difficile" ou "nous sommes déjà vainçus" parce que c'est l'attitude qui demande le moins d'effort. Faut que défendre la liberté soit gratuit, n'est-ce pas? On nous fait cadeaux de tant de choses inutiles... pourquoi-pas celle-la?
#512 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5489" \l "p5489" 05-12-2008 10:11:46
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5489" \l "p5489" Message n°5489
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IP: HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/moderate.php?get_host=5489" 62.147.223.53
HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
Frédéric Lordon a produit un papier très intéressant sur son blog :Cette Europe-là est irréparable HYPERLINK "http://blog.mondediplo.net/2008-11-30-Cette-Europe-la-est-irreparable" http://blog.mondediplo.net/2008-11-30-C
rreparableJean Quatremer a réagi (de triste façon, comme d'habitude quand on ose critiquer son dieu UE) :Europe et concurrence: l'imposture Frédéric Lordon HYPERLINK "http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/11/limposture-frdr.html" http://bruxelles.blogs.liberation.fr/co
-frdr.htmlEt Frédéric a rédigé une réponse que je trouve absolument délicieuse :RQPJQ (Rien Que Pour Jean Quatremer) HYPERLINK "http://blog.mondediplo.net/2008-12-01-RQPJQ-Rien-Que-Pour-Jean-Quatremer" http://blog.mondediplo.net/2008-12-01-R
-QuatremerCes échanges se déroulent sur fond de débâcle monétaire largement causée et agravée par les institutions européennes, ce qui permet de voir un lien logique avec notre précieux fil centralisant nos réflexions sur la monnaie.
Cette Europe-là est irréparable30 novembre 2008, par Frédéric LordonDans une sorte dapothéose de bêtise doctrinaire et avec un insurpassable sens de là-propos historique, la Commission européenne, en loccurrence incarnée par Mme Kroes, gardienne des règles de la concurrence, vient dintervenir dans le grand débat de la crise financière. Pour dire que les injections dun total de 10,5 milliards deuros décidées par lEtat français pour recapitaliser six banques (BNP Paribas, Crédit agricole, Banques populaires, Crédit mutuel, Société générale, Dexia) étaient illégales au regard des saintes lois de la concurrence libre et non faussée [1].Le Traité européen piétiné par ses partisans mêmes Il faut bien lui accorder que, sur le papier et dun point de vue tout à fait formel, elle na pas complètement tort. Il y a bien en effet dans ladorable Traité de Lisbonne un article 107 qui interdit les aides dEtat [2]. À la vérité il larticle 107 nest pas le seul à connaître les derniers outrages en cette époque de sauve-qui-peut-tout-va-sécrouler. À cet égard, on pourra voir le symptôme dune certaine gêne dans le silence discret des usuels admirateurs de lUnion européenne, hormis peut-être Bernard Guetta et Jean Quatremer, qui ne connaissent aucun jour férié et, en toute occasion, trouvent lEurope à son meilleur. Le fait est quen un mois à peine les impérieuses nécessités du bord du gouffre nont pas laissé aux gouvernements européens dautre choix que de cesser de finasser et de faire tout ce que devaient sauf à aller au grand effondrement entre autres piétiner allègrement une bonne poignée darticles jusquici réputés intouchables du Traité européen. Mieux valait donc ne pas trop sétendre sur ces irrégularités et rester discret à propos de ces intempestifs piétinements en espérant que, le gros de la crise passé, et quelques effets damnésie aidant, tout rentrerait dans lordre de la légalité européenne un instant suspendue, dailleurs cest déjà oublié.Il va falloir pourtant rester vraiment discret pour que tout ceci ne se voie pas car pour quelques unes de ses dispositions dordre économique les plus fondamentales, le Traité, mine de rien, est à létat de courageuse pelouse municipale un dimanche de rugby un peu pluvieux.Larticle 130 qui interprète le principe dindépendance de la banque centrale comme lobligation dune absence complète de rapport avec les gouvernements, nen a pas moins vu Jean-Claude Trichet faire estrade commune avec Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José-Manuel Barroso et Gordon Brown (hors euro !). Bien mieux : larticle 123, qui interdit à la Banque centrale européenne de prêter « aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales aux autres autorités publiques des Etats membres » ne la pas retenue douvrir un crédit de 5 milliards deuros à un gouvernement, hongrois en lespèce, qui plus est pas même membre de la zone euro ! Larticle 126, qui encadre strictement les déficits et les dettes des Etats, sapprête pour sa part à passer un moment difficile alors que les milliards deuros volent en direction des banques, que les dettes publiques enflent par demi-douzaines de points de PIB pour sauver la finance et, surtout, que sannonce une récession dune extraordinaire sévérité.Et puis il y a la concurrence
Larticle 101, qui interdit les constitutions de positions dominantes et sert plus généralement de dissuasion aux opérations de concentration, na visiblement pas fait le moindre obstacle aux mouvements de restructuration bancaire, dailleurs encouragés par les Etats qui ny ont vu que lopportunité déconomiser un peu les finances publiques en organisant la reprise des banques les plus fragiles par celles qui létaient un peu moins. Du rachat de Fortis par BNP-Paribas, de HBOS par Lloyd-TSB, de LBBW par la banque régionale de Bavière, de Dresdner par Commerzbank, ou de Bradford&Bingley dont les bons morceaux ont été partagés entre Abbey et Santander, la « consolidation » du secteur bancaire a connu une accélération prodigieuse en se passant visiblement de toute approbation européenne. Enfin larticle 107
À un moment, ça fait trop. Nellie Kroes veut bien tout ce quon veut se taire quand les banques jouent au monopoly sous ses fenêtres, laisser faire de terribles dérèglements qui ont beau ne pas être de son ressort, la font souffrir quand même , mais on ne peut pas lui demander non plus de se renier toujours plus et indéfiniment sinon quel sens pour lexistence et à quoi bon commissaire à la concurrence ? On notera loccasion choisie pour craquer : larticle 107, les aides dEtat. Car dans la hiérarchie des abominations, cest toujours lEtat qui vient en premier. On bafoue les articles anti-concentration, cest sans doute très mal mais, à titre exceptionnel, Mme Kroes peut se faire une raison puisque cest celle du capital : le privé sait ce quil fait même sil faut parfois gentiment le gourmander. Mais lEtat, cest vraiment lhorreur, lui passer quoi que ce soit est un inadmissible manquement avec des principes pour lesquels on ne transige pas, puisquil est lanti-marché par excellence. Il était donc logique que, parmi toutes les violations caractérisées du Traité européen, ce fussent les aides dEtat qui poussassent la commissaire à bout et à sa première révolte.Les contresens de luniversalisme concurrentiel Mais cette « logique » na, comme telle, pas dautre titre que lacharnement dans la cohérence doctrinaire. Car il faut être à demi-fou, et même en bonne voie de le devenir complètement, pour envisager de soumettre au droit commun de la concurrence les mesures dextrême urgence quune crise financière séculaire rend vitales. Mais rien narrête la Commission, et dautant moins quelle nen est pas à son coup dessai en cette matière. En 1998, le dingue de service sappelait Karel Van Miert, et dans le bras de fer qui lopposait à lEtat français à propos du plan de sauvetage du Crédit lyonnais, il avait trouvé malin, sans doute pour refaire le rapport de force à son avantage, de menacer de laisser la banque aller à la faillite si le gouvernement ne passait pas sous ses fourches caudines en matière de contreparties car, en matières daides dEtat, la doctrine européenne veut quon ne les tolère quà titre tout à fait exceptionnel et surtout quon les fasse payer de « contreparties » consistant à exiger de lentreprise aidée quelle se coupe un bras et deux jambes, probablement pour quelle garde un souvenir plus net de son « sauvetage » et quelle soit dissuadée dy revenir de sitôt.La seule chose qui avait échappé alors à Karel Van Miert, comme à Mme Kroes aujourdhui, est quune banque nest pas tout à fait une entreprise ordinaire, et quon ne devrait envisager la possibilité de sa faillite ne parlons même pas de lannoncer publiquement à grand son de trompe quavec la plus extrême circonspection, peut-être même quelques tremblements. Cest quà linverse dune entreprise ordinaire, une banque quand elle sécroule, na pas le bon goût de tomber seule, ou de nentraîner « que » quelques malheureux sous-traitants avec elle. La densité des engagements interbancaires est telle quune faillite locale, dès lors quelle est un peu importante, en induit immanquablement dautres, qui à leur tour etc. Les ruées de déposants qui sen suivent intensifient létat de panique bancaire et rendent encore moins contrôlable la série divergente des faillites en cascade, au bout de laquelle il ny a plus que la perspective de leffondrement du système financier dans son ensemble. Cest cette caractéristique absolument singulière à lunivers bancaire, seule susceptible dactiver ce quon nomme le risque systémique, qui devrait dissuader à tout jamais de soumettre le traitement des faillites bancaires à des procédures de droit commun ; et cest précisément sur cette prévention élémentaire on pourrait même dire vitale, car autant le dire carrément : même à ceux qui détestent les financiers, le spectacle dune ruine totale de la finance nest pas beau à voir que sasseyent depuis le coup de force de 1994 [3] tous les commissaires européens à la concurrence successifs, avec une parfaite tranquillité et une certitude dogmatique qui font froid dans le dos. Non sans faire penser aux témoins de Jéhovah qui préfèrent laisser mourir plutôt que doffenser leurs interdits de la transfusion, la doctrine européenne de la concurrence prend, lâme claire, le risque du cataclysme financier ultime plutôt que de renoncer si peu que ce soit à ses parfaits principes et paraître céder à la bête étatique.La Commission daujourdhui à limage de la Réserve Fédérale
de 1929 À lextrême rigueur, la commissaire Kroes veut bien envisager quelques dérogations mais tient tout autant à faire savoir quelles seront chèrement payées : les fameuses « contreparties » en lespèce prendraient pour les banques aidées la forme dune obligation
de réduire leurs encours de crédit ! Réduire leurs prêts à léconomie, à un moment où tout le monde se bat pour tenter de dénouer le credit crunch et pour faire redémarrer à la manivelle les crédits sans lesquels nous allons à la récession meurtrière, nest-ce pas là une idée proprement géniale ?! Seule la Commission européenne grande époque la notre peut en avoir de pareilles et camper en toute bonne foi dans le sentiment dune impeccable logique. Si, dans son esprit hélas implacablement « cohérent », les contreparties consistent en mesures destinées à détordre ce qui a été tordu, et à rétablir en vérité ce qui a été faussé la concurrence bien sûr alors il faut imposer aux entreprises indûment aidées de restituer sous une forme ou sous une autre les parts de marchés quelles ont injustement captées (ou pas perdues) grâce aux aides, cest-à-dire « logiquement », dans le cas présent, empêcher les banques de recruter plus demprunteurs
Loccasion est donc donnée de redécouvrir que la logique nest pas quun innocent jeu de lesprit mais, plongée dans certains contextes et prospérant dans certains cerveaux, mute en effrayante tare et en fléau social. Les Étasuniens doivent nen pas croire leurs yeux dobserver le spectacle européen, et se féliciter chaque jour davantage de ne pas avoir sur le dos léquivalent dune institution aussi nuisible que la Commission dans sa forme actuelle. Eux, au moins, ont-ils compris lurgence de la situation et des mesures impératives quelle requerrait, fussent-elles tout à fait hors du commun et prouvent-ils chaque jour davantage que lexceptionnel ou la transgression des règles ne leur font pas peur quand il savère que respecter les règles est plus dangereux que de sen affranchir. En fait des règles aussi stupides, ils ont surtout la sagesse de sen donner assez peu, en tout cas sous forme juridique « dure » quant aux règles simplement doctrinales, plus molles, ils les trouvent les plus faciles à renverser et ne sen privent pas chaque fois quils lestiment nécessaire.En Europe cest linverse. Les règles doctrinales sont aussi résistantes que le reste en fait, par une aberration typique de lesprit dogmatique, toutes ont été scrupuleusement transcrites en règles dures juridiques : ces Traités que le monde entier nous envie , et qui ne laissent plus aucune marge dinterprétation, de flexibilité, ou dadaptation, bref le piège parfait. Un instant toutefois, en ce mois doctobre 2008, on a été tenté de penser quà lépreuve de la crise majuscule, le juridisme européen borné lavait cédé à la réaffirmation des souverainetés politiques pour une fois à peu près coordonnées , et que la situation extrême avait commandé. Nous sommes en train de nous apercevoir quil nen est rien et que la grande caractéristique des extrémistes doctrinaires est quils ne renoncent jamais, en aucune circonstance de ce point de vue la Commission daujourdhui, dans son entêtement dans laberration, nest pas sans faire penser à la Réserve Fédérale de 1929, qui prit un soin particulier à faire tout ce quil ne fallait pas faire, mais dans le plus parfait respect de ses principes orthodoxes dalors.Ouvrir une crise politique européenne Il faut bien reconnaître, à la décharge de ces pauvres commissaires, quà lissue de ces plans de sauvetage, la construction européenne se retrouve en grand déséquilibre juridique. Articles 101, 107, 123, 126, 130, ça commence à faire beaucoup. Mais que peut-on dire darticles qui ont été si mal pensés, et doivent être répudiés à la première crise sérieuse, sinon quil faut les réécrire de fond en comble et en fait bien dautres avec eux
et que la période présente en offre la formidable opportunité ? Cest pourquoi le gouvernement français, sil avait deux sous de sens historique, saisirait cette occasion sans pareille pour ouvrir une crise politique positive, aussi brutale que nécessaire, mais tolérable, et même désirable, justement parce quelle offre de refaire à chaud ce qui est depuis si longtemps avéré impossible à froid fut-ce avec quelques « non » retentissants à tous les référendums
cest-à-dire de relancer enfin la construction européenne sur de nouvelles bases expurgées de la pollution concurrentielle. Et en effet, jamais casus belli européen ne sest si bien présenté. La Commission qui a le don de se mettre en tort pulvérise ici ses propres records : se proposer dexiger des restrictions de crédit, au moment où toute léconomie en attend la reprise comme de son oxygène vital, est une véritable performance dans lart de nuire et aussi dans celui de ne rien comprendre , une sorte déquivalent de la mise en danger dautrui mais à lusage des collectivités.Comme tous les grands pouvoirs dérangés, la Commission a perdu tout sens commun et, nayant jamais eu le moindre contact avec la population de ceux quelle baptise dans un irrésistible élan dhumour involontaire « les citoyens européens », elle est fatalement exposée au pas de trop, à lexcès marginal insupportable, mais commis dune parfaite bonne foi et en toute bonne conscience. Et puisque lanalyse des dynamiques historiques requiert sa dose de cynisme, on observera quune fraction non négligeable des dominants pourrait parfaitement apporter son concours à louverture de cette crise. Car le capital lui-même na pas vraiment intérêt aux outrances dune Commission, qui la certes beaucoup et bien servi, mais finira par tuer tout le monde à force de pureté idéologique. Que ce soit un gouvernement de droite qui se retrouve le protagoniste possible de cette épreuve de force possible est une ironie qui ajoute au charme de la période. Quand ce gouvernement est celui de Nicolas Sarkozy évidemment il y a lieu de sen tenir à des anticipations modérées, connaissant la disproportion entre ses aboiements et ses passages à lacte. Le drame politique est cependant que sil devait y avoir le moindre espoir cest de ce côté quil se situerait. Car on ne doit se faire aucune illusion : jamais au grand jamais aucune contestation de cette sorte ne pourrait venir des rangs du socialisme de gouvernement. Eux feraient don de leur personne et se jetteraient pour faire barrage de leur corps à pareille infamie puisquil est désormais irréversiblement engrammé dans leurs esprits que sen prendre à cette Europe cest sen prendre à lEurope. Nous voilà donc au bout dun certain chemin, là où quelque espoir paradoxal renaît en même temps que le nombre des solutions restantes seffondre. Car, si ce que les verdicts de la supposée « démocratie » et ses référendums parodiques nont pas pu faire, le moment décisif de la crise maximale ne le peut pas non plus, quelles issues restera-t-il ? LEurope dans sa forme actuelle prend un soin particulier à écurer autant quelle le peut, parfois même, mais dans le silence de leurs âmes tourmentées, jusquà ses défenseurs les plus sincères et, voudrait-elle précipiter des accès de refermements nationaux, quelle ne sy prendrait pas autrement. Si vraiment cest là le produit chaque jour plus probable de cette délirante aventure, on se demande presque si, pour lidée européenne elle-même, il ne faudrait pas souhaiter quun beau jour les manants je veux dire les « citoyens européens » se rendent sur place dire un mot en direct aux grands malades qui ont rendu cette Europe irréparable. Et le cas échéant se proposent de les virer à coup de lattes dans le train.Ce texte, qui en visiblement excité plus dun, est suivi dune réponse à la (charmante) réponse de Jean Quatremer._____________Notes[1] « Brussels blocks French bank bail-out », Financial Times, 28 novembre 2008.[2] Au passage, il y a matière à sinterroger : pourquoi le plan français et pas les autres ? La réponse est très probablement à trouver dans la forme technique prise par lintervention française qui, à linverse de ses homologues britanniques et allemandes par exemple, a choisi (Dexia mise à part) de recapitaliser les banques par des injections de « faux » fonds propres, plus précisément par des instruments de dette hautement subordonnée. Par son exigibilité très faible, la dette subordonnée est admise dans la définition de la base de capitaux propres entrant dans le calcul du ratio de solvabilité dit « Tier-1 ». Mais ce ne sont pas de véritables fonds propres puisque cest toujours de la dette , de sorte que le plan français ne constitue ni de près ni de loin une nationalisation (partielle), à linverse de la formule quont retenue les autres Etats membres. Lavantage du plan français est quil ménage un peu les finances publiques, puisque ces dettes sont remboursables (elles sont à échéance de cinq ans), là où une injection de vrais capitaux propres est par définition non récupérable. Linconvénient symétrique tient au fait que, dans le cadre européen, si, par extraordinaire, les nationalisations sont encore tolérées le Traité se vante dans sa grande largesse de ne pas se prononcer sur les régimes de propriété, publique ou privée, des entreprises les aides publiques, qui sont neutres du point de vue de la propriété, ne le sont pas.[3] Karel Van Miert, commissaire à la concurrence de 1994 à 1999, na jamais caché quil avait fait du dossier Crédit lyonnais une opportunité de soumettre « enfin » au droit européen de la concurrence les secteurs bancaires des Etats membres, jusquici sanctuarisés sous lexclusive tutelle des Trésors nationaux. Les discussions entre la France et la Commission à propos du sauvetage du Lyonnais commencent en 1994.
Europe et concurrence: l'imposture Frédéric Lordon30 novembre 2008, par Jean Quatremer :Je suis tombé par hasard sur le blog de Frédéric Lordon, "la pompe à phynance", un économiste très à la mode en ce moment au sein de l'ultra gauche. Plus précisément sur un papier intitulé: "cette Europe là est irréparable". Je suis tombé de ma chaise devant un tel tissu d'inanités et de mensonges. Se fondant sur un article du Financial Times qu'il n'a manifestement pas bien compris, Lordon affirme: "dans une sorte dapothéose de bêtise doctrinaire et avec un insurpassable sens de là-propos historique, la Commission européenne, en loccurrence incarnée par Mme Kroes, gardienne des règles de la concurrence, vient dintervenir dans le grand débat de la crise financière. Pour dire que les injections dun total de 10,5 milliards deuros décidées par lEtat français pour recapitaliser six banques (BNP Paribas, Crédit agricole, Banques populaires, Crédit mutuel, Société générale, Dexia) étaient illégales au regard des saintes lois de la concurrence libre et non faussée".Le problème est que le point de départ de la charge violemment anti-européenne qui suit est faux: la Commission n'a pris aucune décision et discute simplement avec le gouvernement français. Au passage, j'ai aussi droit à une volée de bois vert avec mon collègue Bernard Guetta: "on pourra voir le symptôme dune certaine gêne dans le silence discret des usuels admirateurs de lUnion européenne, hormis peut-être Bernard Guetta et Jean Quatremer, qui ne connaissent aucun jour férié et, en toute occasion, trouvent lEurope à son meilleur". Je me demande à quoi je dois d'être ainsi désigné à la vindicte populaire, mais, vu la bêtise de l'article, je prends cela comme un honneur.Voici la réponse que j'ai postée sur son blog hébergé par le Monde diplomatique ne pouvant laisser passer un papier aussi mensonger. J'attends avec impatience la réponse du sentencieux économiste.Je tombe par hasard sur ce billet qui montre que Frédéric Lordon ne comprend non seulement rien au droit européen de la concurrence, mais accumule les affirmations inexactes voire les mensonges purs et simples, le tout mêlé à un euroscepticisme qui na rien à envier à celui dun Vaclav Klaus ou dun Declan Ganley. Quelques exemples dinepties.
1/ Lauteur fait référence à une décision de la Commission déclarant les aides de lEtat français illégales. Il nest est rien : il sagit simplement dune discussion, comme il y en a toujours entre les Etats et la Commission, lorsquil y a aides dEtats. Il ny a donc aucune décision. Donc son emportement est charmant, mais passe complètement à côté de sa cible : comment, la Commission ose assumer le rôle qui lui a été assigné par les traités, traités encore en vigueur aux dernières nouvelles ? Effectivement, il y a de quoi sénerver...2/ Je précise à lauteur que le traité de Lisbonne ne peut servir de cadre juridique de référence, celui-ci nétant pas encore entré en vigueur. Il devrait tout simplement se rapporter aux traités existants. Je précise aussi que les règles de concurrence figurent dans les traités depuis 1957.3/ Lauteur explique que : " lEtat, cest vraiment lhorreur, lui passer quoi que ce soit est un inadmissible manquement avec des principes pour lesquels on ne transige pas, puisquil est lanti-marché par excellence. Il était donc logique que, parmi toutes les violations caractérisées du Traité européen, ce fussent les aides dEtat qui poussassent la commissaire à bout et à sa première révolte". Sait-il que chaque année, la Commission valide environ 60 à 70 milliards deuros daides dEtat ? La pointe a été, si mes souvenirs sont bons, de 140 milliards deuros (au moment de lunification allemande). Le nombre de décision dinterdiction est infime au regard de cette masse. Ce chiffre montre effectivement la dureté de la Commission dans ce domaine...4/ La Commission a décidé, dès le début de la crise, dappliquer encore plus souplement ses critères en matière daide dEtat. Elle a publié des guides lines sur ce sujet. Tous les plans nationaux déjà acceptés sont ici : HYPERLINK "http://ec.europa.eu/comm/competitio..." http://ec.europa.eu/comm/competitio... Seuls les plans autrichien, espagnol et hongrois sont encore à létude.5/ Les affirmations contestables pleuvent comme à Gravelotte : "Larticle 130 qui interprète le principe dindépendance de la banque centrale comme lobligation dune absence complète de rapport avec les gouvernements". Cest intéressant. Lauteur sait-il que le président de la BCE siège chaque mois à lEurogroupe et le président de lEurogroupe siège chaque mois au conseil des gouverneurs ? Jajoute que Trichet se rend tous les deux mois devant le Parlement européen pour répondre aux questions des eurodéputés et quil tient une conférence de presse mensuelle. Et, contrairement à ce quaffirme Lordon, Trichet sentretient régulièrement avec les gouvernements au téléphone ou lors de rencontre bilatérales.6/ Lauteur nous dit encore que les mouvements de restructuration bancaire en cours se font "en se passant visiblement de toute approbation européenne". Jaime beaucoup le "visiblement" : en petit effort de recherche lui montrerait quil nen est rien.7/ Je passe sur les insultes : qualifier Karel van Miert de "dingue" apporte beaucoup au débat. Je note que lorsque le commissaire à la concurrence a menacé de laisser le Crédit Lyonnais aller à la faillite, cétait au moment où lEtat français refusait toute mesure sérieuse de restructuration. Finalement un accord a été trouvé -qui ne nuisait pas aux concurrents qui eux navaient pas sombré dans les folies du CL- et le Crédit Lyonnais a été sauvé (mais la facture a été payée par les contribuables faut-il le rappeler).8/ Frédéric Lordon affirme que "les règles doctrinales (européennes) sont aussi résistantes que le reste en fait, par une aberration typique de lesprit dogmatique, toutes ont été scrupuleusement transcrites en règles dures juridiques : ces Traités que le monde entier nous envie , et qui ne laissent plus aucune marge dinterprétation, de flexibilité, ou dadaptation, bref le piège parfait". Or lassouplissement actuel des règles de concurrence montre exactement le contraire. Je dois dire quen matière "desprit dogmatique", lauteur semble en connaître un rayon.9/ Lauteur, dans sa note 2, dit enfin ce quil en est : en effet, ce qui coince à Bruxelles, cest le fait que lEtat Français, conseillé par Michel Pébereau de BNP-Paribas, a choisi un mécanisme juridique de recapitalisation qui la prive de rémunération et dune place au conseil dadministration des banques ainsi aidées. Tous les autres pays ont choisi de faire payer les banques pour leur aide (un intérêt de 9% en Grande-Bretagne, si mes souvenirs sont bons, 5% en Belgique), pas la France. Cela ne choque pas lauteur, cest pour le moins curieux. Cest cette aide sans contrepartie, ce cadeau aux banquiers dirait lauteur, qui est critiqué car cela revient à accepter une grave distorsion de concurrence. Personnellement, ce mécanisme me pose problème et je suis surpris quil ne fasse pas débat : Nicolas Sarkozy, ce grand socialiste, conseillé par son ami banquier, choisi de ne pas faire payer les banques. Curieux, non ? Mais Frédéric Lordon trouve cela très bien et sindigne que lon sinterroge.
Je pourrais continuer longtemps. Je suis atterré de lire autant de contrevérités assénées avec la force de conviction de "celui qui sait". La critique est bienvenue lorsquelle se fonde sur des faits, pas sur des convictions idéologiques. Mais bon, dès quil sagit de taper sur "Bruxelles", tout est bon. Même dénoncer une "décision" qui na pas été prise.
RQPJQ (Rien Que Pour Jean Quatremer)lundi 1er décembre 2008, par Frédéric LordonÀ mon dernier texte, Jean Quatremer a pris le mors aux dents. Il a mis en ligne sur son blog une réaction délicieuse intitulée « Limposture Frédéric Lordon ». On notera loubli, volontaire évidemment, de la préposition génitive « de », qui aurait normalement donné « limposture DE Frédéric Lordon », en vue de suggérer quune imposture peut mêtre imputée. Mais non, cest toute ma personne qui est une imposture, une imposture ontologique et sur pattes. Cest charmant, courtois comme pas deux et tolérant à souhait, bref démocrate-européen façon Quatremer.Normalement, il ne faudrait pas répondre à ça. Mais on voit bien que cest difficilement possible. Donc je le fais. Dautres que Jean Quatremer (et ses affidés) jugeront sur pièces de la teneur analytique respective des deux propos, puisque avec lui (eux) il y a visiblement lieu de ne pas chercher à poursuivre un de ces « débats-causes perdues » dont les conditions de possibilité mêmes sont parfaitement absentes.Ce nest pas que je tienne les autres critiques pour négligeables, mais, pour bon nombre, ce sont si visiblement ses petits amis rameutés par blog interposé, jimagine, et armé darguments si semblables quil est préférable de regrouper il nest dailleurs nul besoin, comme Jean Quatremer me le prêtera sans doute par réflexe, dimaginer que je ferais de lui une sorte de chef dorchestre coordonnant la manuvre, il suffit de sen remettre à la similitude des formes de pensées qui, spontanément accordées par une même foi, produisent nécessairement des discours identiques en dehors de toute coordination et de toute orchestration. Neût-été leffet davalanche dailleurs, jaurais presque trouvé estimable que Jean Quatremer saventure chez les « méchants » pour leur porter la contradiction. Evidemment sur le fond, et puis dans ces conditions
Juridisme mal placé et maltraitance des mouches Par un effet dimprégnation qui doit être le propre de lamour dinstitution, les amis de cette Europe ont épousé leur chose si complètement quils ont le juridisme européen plus juridiquement européen que nimporte quel juriste européen. Il faut navoir pas peur du ridicule pour trouver à opposer comme premiers arguments que le Traité de Lisbonne nest pas en vigueur et que la Commission na encore rien décidé
Faudra-t-il mettre sur le compte de laffreuse déception irlandaise cette réaction très étrange de Jean Quatremer qui croit bon de faire du foin à propos de cette sottise de troisième ordre ? il est vrai que cette obstination des peuples bornés à refuser le bien quon veut leur faire a de quoi mettre en rage, mais normalement pas au point de conduire à ce genre dâneries.Lineffectivité du Traité de Lisbonne en tout cas navait échappé à personne (JQ-2) [1] pas même à moi, cest dire. Mais cette imputation dignorance rectifiée, on ne voit pas bien ce que ça change à léconomie générale de largument. Ny a-t-il pas un traité européen en vigueur prohibant les aides dEtat, dont larticle adéquat est repris mot pour mot dans le Traité de Lisbonne, et Jean Quatremer na-t-il pas compris que tel était le véritable sujet de ce texte ? Que le Traité soit de Lisbonne, de Nice ou de Vesoul, que larticle soit numéroté 107 ou 87, peut-il expliquer plus en détail ce que ça change ? Et sil ne le peut pas, peut-il alors expliquer à quoi rime cette entrée en matière ? Peut-il comprendre le concept de « convention » qui, dans la sorte dentre-deux où nous sommes, choisit de prendre une référence et ici, arbitrairement, celle du texte le plus frais à lesprit de lopinion publique, précisément parce quil nest pas encore voté, et quil représente encore un enjeu politique. Pour ma part en tout cas, je peux lui expliquer une chose : eussé-je retenu la référence du Traité de Nice et sa numérotation, il aurait été le premier à me faire remarquer ma scandaleuse ignorance de létat des choses européennes et que cétait Lisbonne, presque déjà là, notre radieuse réalité.On ne sort pas davantage du jardin denfant avec largument-massue qu« il ny a donc aucune décision » (à propos de la menace de la Commission de bloquer le plan français), mais en revanche « de quoi sénerver » (quon en parle quand même) (JQ-1) [2]. Que Jean Quatremer soit révulsé de lépouvantable négativité qui est sans doute à ses yeux la tare fondamentale du débat démocratique, en tout cas quand il prend son Europe pour objet, on le savait déjà et même dassez longue date. Il faudra toutefois lui expliquer que tel est malheureusement le propre du débat contradictoire quil sy émet de la critique, cest-à-dire, pour celui dont les investissements psychiques passent un peu la raison, de cruelles attaques contre ses objets damour. Comme une sorte dagent représentatif, Jean Quatremer dailleurs livre à lui seul, mais à son corps défendant, toute la conception de la démocratie en vigueur dans la sphère européenne. Car mutatis mutandis, il faudrait déduire de son argument formel quon ne saurait émettre la moindre critique contre le Traité de Lisbonne puisquil ne sapplique pas, quil est injuste dobjecter à une mesure quelconque de politique publique tant quelle nest quun projet, et que probablement il était illégitime de critiquer Nicolas Sarkozy pendant sa campagne puisquil nétait pas encore président. Cest seulement quand on est assommé quon a le droit de faire la critique du gourdin.Comme la abondamment montré le débat, je veux dire, le trauma, de 2005, la fuite dans le formalisme et la dépolitisation, est une tendance désormais permanente des amis de cette Europe, ce dont témoigne une fois de plus la référence faussement érudite et vraiment inepte à la présence de la prohibition des aides publiques dès le Traité de Rome (JQ-2). Car là encore, il faut avoir lillère du juridisme bien accrochée pour ne pas voir, ou pour feindre de ne pas voir, tout ce que le régime présent des aides publiques, à esprit juridique quasi constant depuis son écriture originelle, doit à une histoire multidécennale dont lenjeu a été précisément de faire passer ces dispositions de létat dencre sur du papier à létat de mesures véritablement exécutoires. Contrairement à ce quimagine Jean Quatremer, il y a une histoire de la concurrence européenne et, comme toute histoire, cest une histoire politique, une histoire de conquêtes, de consolidations institutionnelles, de modification déquilibres de pouvoirs et de coups de force réussis. Réussis par qui ? Par la Commission bien sûr, mais il est vrai poussée, à partir du sommet de Fontainebleau, par les Etats eux-mêmes, qui la tenaient jusquici pour quantité négligeable et samusaient de ses avertissements, mais à partir de 1984 consentent pour de bon à lélever comme autorité supérieure à la leur et spécialement en matière de concurrence. Si le marché commun existait de toute éternité (1957) pourquoi a-t-il donc fallu un acte unique en 1986
si ce nest parce quil fallait faire passer bon nombre des propositions juridiques du Traité à létat de politiques effectives et que cette transition nallait pas de soi ? Il en va de même des aides dEtat auxquelles on ne comprendra pas grand chose si on se borne à psalmodier les textes sacrés de 1957.Il faudrait raconter à Jean Quatremer quelques histoires, pas si anciennes dailleurs, qui lui montreraient dans quel mépris les Etats membres ont tenu jusquà la fin des années 70 les avertissements de la Commission en matière daides publiques mais Jean Quatremer pourrait être horrifié de découvrir quon ait vécu si longtemps dans le péché et dans lirrespect de ce qui était écrit. De la restructuration de la sidérurgie européenne qui, à la fin des années 70, marque véritablement le commencement du passage au réel du droit européen des aides dEtat, jusquà la « conquête » du secteur bancaire au milieu des années 90, il sest passé des choses dont nulle observance lettrée des parchemins ne donnera la moindre intelligence. Et sil advenait quil était injuste de supposer Jean Quatremer ignorant de tout cela, la question, subsidiaire sen déduirait simplement : pourquoi cette référence répétitive, et finalement sans objet à 1957, sinon par goût des amulettes ou des arguments sophistiques ?...Nouvelles lignes directrices sur les aides dEtat et conduite sur glace Mais il faut être juste : il ny a pas que diversion formaliste et juridique dans les remarques de Jean Quatremer, il y a aussi des objections de fond. Ce nest pas quelles soient beaucoup plus pertinentes cependant. « La Commission valide environ 60 à 70 milliards daides dEtat » (JQ-3) ? La belle affaire ! Il va falloir un peu plus que ça pour faire un argument qui tienne debout. Le Traité (de la ville qui sied à Jean Quatremer et sous les numéros qui lui agréent) reconnaît en effet des cas daides publiques admissibles ça échappe difficilement à la lecture de larticle
Mais lesquels ? « Sont compatibles avec le marché intérieur : les aides à caractère social octroyées aux consommateurs individuels (
) ; les aides destinées à remédier aux dommages causés par les calamités naturelles » (article 107) mais aussi les aides au développement économique des régions, aux projets dintérêt commun européen et oui ! les aides à certaines régions de la RFA. Jean Quatremer peut donc observer triomphalement que les aides publiques ont atteint « une pointe, si (ses) souvenirs sont bons de 140 milliards deuros (au moment de lunification allemande) ». Ses souvenirs sont bons, mais pas très profonds puisque, comme avec le Port-Salut, cétait « écrit dessus ». Oui, le Traité reconnaît les aides à la réunification et oui, nous aussi, Jean Quatremer, nous avons un vague souvenir de ceci, cest peut-être la raison pour laquelle nous retenons nos larmes de joie de découvrir que ces aides ont été effectivement validées. Mais Jean Quatremer a-t-il saisi ce dont mon texte est lobjet ou faut-il lui faire un dessin : il ne sagit pas des aides aux consommateurs, aux réparations des tempêtes ou à la réunification allemande, ce sont les aides aux entreprises. Sans doute par simplicité desprit et par inaptitude scolastique je minterroge en effet sur linterdiction des aides publiques qui sont interdites, et pas sur celle, plus difficile à concevoir, des aides qui sont autorisées...Cest à ce moment enfin quon entre véritablement dans largumentation pas trop tôt
Jean Quatremer met gracieusement à ma disposition un lien sur le relâchement du régime des aides publiques dans le cas de la crise financière (JQ-4), il est bien aimable. Il se trouve que je lavais lu, mais que je nen tire pas la même conclusion que lui (on peut grouper avec JQ-8) et pour au moins deux raisons. La première est quil a été nécessaire de torturer des textes qui prohibaient formellement ce quon essaye dautoriser aujourdhui, moyennant des arrangements dont je me demande, confessant mon défaut de technicité juridique européenne, comment ils survivront à laprès-crise et, plus précisément, comment ils éviteront de créer un précédent dont sauront se saisir plus tard des agents privés avisés. Cest là la faiblesse des constructions institutionnelles fortement juridicisées, comme lUnion européenne, quelles admettent très peu de flexibilité et que toute tentative de faire un pas hors des clous, fût-ce dans lurgence dune situation de crise, crée potentiellement un problème de droit.On pourrait objecter que le droit rectifie le droit et que les nouvelles lignes directrices opèrent de fait ladaptation dont Jean Quatremer admire la fluidité. Il faudra toutefois soumettre à des juristes plus qualifiés la validité, non pas de lapparition de nouvelles lignes directrices, mais de lignes directrices temporaires et réversibles, cest-à-dire ad hoc. Que la Commission émette à jet continu de nouvelles lignes directrices à propos de tout et nimporte quoi, tout monde le sait. Mais cette émission continue est tout de même régulée par un principe de cumulativité et de non-contradiction tolérable. Je demande à voir ce que la CJCE, par exemple sollicitée par quelque banque désireuse dêtre aidée également, dira de cet équivalent dun « blip » juridique. Quil y ait des revirements de jurisprudence qui défont ce qui avait été fait et semblent briser la dynamique cumulative est une chose bien connue, mais ces revirements mêmes sont en général appelés à faire droit pour longtemps. Le tête-à-queue juridique « je-détends-je-resserre » car on a bien compris que cette tolérance de la Commission nest pas appelée à durer équivalent du double-demi tour au frein à main est un genre assurément très neuf, dont il reste à savoir si le droit européen va lépouser entièrement. Et si jamais, le nouveau paradigme juridique du « blip » ou du tête-à-queue était in fine validé, il faudrait sen réjouir comme dune bonne nouvelle annonçant que ce que la Commission aura été capable de faire une fois, elle pourra donc le refaire, ceci signifiant quà ce degré de révision discrétionnaire et ad hoc on est en bonne voie de sortir du droit pour refaire de la politique.Mais la vraie raison est ailleurs bien sûr. Elle est dans ce fait que, manifestement saisie dun spasme de répugnance au spectacle de ses propres actes, la Commission retire politiquement dune main ce quelle a semblé accorder juridiquement de lautre. Jean Quatremer pourra-t-il nous expliquer comment on peut dans le même élan saluer ladmirable flexibilité des nouvelles lignes directrices et ne rien trouver à redire au fait que la Commission incrimine aussitôt un plan daides publiques ? Je me demande si la raison quil allèguerait ne tient pas à la seule chose quil consente à maccorder (JQ-9), hélas bien maladroitement le monde est mal fait : ce serait le choix de linstrument financier retenu par le plan français (dette subordonnée plutôt que « vrais » fonds propres) qui justifierait entièrement sa disgrâce ; les vraies recapitalisations seraient les seules admissibles puisquelles touchent au régime de propriété de lentreprise aidée à propos duquel la Commission, dans sa parfaite tolérance idéologique, sinterdit de trouver à redire. Que ce soit très probablement le raisonnement fait par la Commission, je le maintiens, sous laccord bienveillant de Jean Quatremer. Mais il faut tout de même se souvenir que cette tolérance rencontre rapidement ses limites puisque lune des contreparties exigées du Crédit lyonnais pour son sauvetage consistait précisément en un engagement du gouvernement français à privatiser la banque
Il y a surtout que, dans lenveloppe de ce sauvetage, outre la structure de cantonnement, la Commission navait pas oublié de mettre en cause les 4 milliards de Francs de recapitalisation en vrais fonds propres accordés en 1996 et quà lépoque aucune distinction chinoise navait été faite à propos de la nature des instruments financiers.Risque systémique ? Quest-ce quon risque ? Puisque cet épisode du Lyonnais a connu un moment particulièrement gratiné et que Jean Quatremer ne peut permettre quon « insulte » le Commissaire de lépoque Karel Van Miert (JQ-7), je voudrais préciser ceci : qualifier de « dingue de service », comme je lai fait, un de ces responsables irresponsables qui prend sciemment ( ?) le risque de déclencher une panique bancaire sur lun des plus importants établissements dun Etat-membre me paraît avec le recul une qualification assez adéquate, presque technique, et au total dune grande modération. Il aurait fallu dire dautres choses à propos de ce que fit alors M. Van Miert, je me demande même si ne gît pas quelque part dans les profondeurs dun code oublié quelque chose comme une incrimination pour mise en danger de lépargne publique quon pourrait (aurait pu) opportunément exhumer. Oui, je ne vois que lhypothèse de la granitique bêtise idéologique pour faire des choses pareilles, cest-à-dire pour déstabiliser délibérément une banque majeure au nom des principes concurrentiels standard auxquels les banques ne ressortissent notoirement pas, et, ce faisant, activer un risque systémique [3] dont les conséquences sont incalculables, tout ceci pour arracher au gouvernement de français de lépoque quelques milliards de cessions dactifs de plus
[4] On cherche en vain une métaphore suffisamment parlante pour faire saisir lampleur du délire par exemple une compagnie privée délectricité qui refuserait de plonger les barres de graphite dans un réacteur en voie de diverger au motif dobtenir une subvention du conseil régional ?Sous une forme maximale, lépisode Van Miert revient à sa façon sur ce qui fait le véritable objet de ce texte, et quau demeurant, Jean Quatremer a soigneusement évité. Toutes arguties juridiques et diversions (cf. infra) mises à part, pourrait-il nous dire ce quil pense sur le fond de la décision de bloquer, en situation de collapsus financier majeur, des plans daide au secteur bancaire sinistré, dont les Etats-Unis montrent à quelle ampleur il est urgent de les déployer [5], ou bien de les assortir de contreparties exigeant la réduction de leurs bilans (cest-à-dire de leurs encours de crédit) au moment où leur expansion est un enjeu économique vital ? Tout le reste est littérature.BCE et politique économique Terminons-en donc avec la « littérature ». JQ-5, à propos de larticle 130 et de lindépendance de la BCE. Je serais assez prêt à plaider la rédaction élastique ce point toutefois était périphérique. Je ne retire cependant pas grand-chose et persiste, explicitement cette fois, puisque Jean Quatremer na pas compris ou pas voulu comprendre le fond de mon propos. Effectivement sauf à prêter à Jean-Claude Trichet une névrose troglodyte, il nest pas difficile de lui accorder quil lui arrive de sortir, de rencontrer des gens, parfois des dirigeants gouvernementaux même il leur parle. Mais Jean Quatremer a visiblement du mal à décoller du sens propre et à envisager le sens figuré des mots. Que Jean-Claude Trichet admette à son conseil le vaillant président de lEurogroupe et, je suis prêt à limaginer aussi, lui accorde de prendre la parole, quest-ce que ça change ? Jean Quatremer a-t-il observé une seule décision significative de coordination du policy-mix depuis que leuro a été lancé ou bien, variante, une seule décision de politique monétaire « coordonnée » autrement que du simple fait que les gouvernements sétaient trouvés fortuitement daccord avec une décision que M. Trichet avait déjà prise souverainement ? Si, oui, quil nous en présente une seule, et même plusieurs si possible, pour quon puisse le prendre au sérieux. Et sil désire aller plus loin, pourra-t-il nier cette chose évidente à nimporte quel économiste normalement éveillé que le modèle européen des relations Gouvernement(s)-Banque centrale est aux antipodes de son homologue étasunien où la coordination la vraie, la coordination substantielle et pas seulement les rituels formels de la parlotte sans effet, celle où on dit des choses qui pèsent et où on décide de les faire de concert est, sinon un principe, du moins une pratique quasi-constitutive.Largument des conférences de presse est encore plus dérisoire. Bien sûr on peut, si lon veut, appeler « conférences de presse » ces scènes où Jean-Claude Trichet est assis à une tribune face à des journalistes et des mots sortent de sa bouche. Mais enfin il ne faut pas être trop regardant pour confondre le genre, sous son habituelle définition, avec une séance de lecture dun communiqué, suivie des relectures du même communiqué en guise de réponse à toutes les questions quelles quelles soient. Jean Quatremer pour qui ces moments de communication unilatérale sont sûrement de grands moments de grâce, de démocratie et de publicité a dû remarquer que le mot que le président Trichet prononce le plus souvent est « again ». Placé au début de chaque réponse-relecture, il a vocation à signaler au questionneur que ce sera « encore » la même chose, sans doute pour quil soit prévenu et, par après, pas trop déçu.De nouveau le risque systémique et les « bonnes » contreparties Enfin dernier point (JQ-9, « again »). Jean Quatremer se refait à peu de frais une santé de gauche en stigmatisant le sauvetage unilatéral et sans contrepartie des banques : « Personnellement ce mécanisme me pose problème et je suis surpris quil ne fasse pas débat » on a vu en effet que Jean Quatremer a lart de soulever des débats, non pas sans pertinence intrinsèque, mais sans rapport avec lobjet circonscrit du texte, et que dès quil est question de lEurope, tout vient dun coup et sans distinction. Il serait toutefois utile à lavenir quil le fasse dune manière qui ne soit pas totalement incohérente car, écrire dans la même phrase (JQ-9) que, oui, le gouvernement français intervient avec de la dette subordonnée, mais que non, à linverse de ses homologues britannique et belge, il fait un cadeau aux banques, cest navoir pas deux sous de suite dans les idées : si lEtat prête, et puisque jusquà plus ample informé, on prête en général moyennant taux dintérêt, alors cest à titre onéreux pour les banques. De fait lEtat facture ses prêts subordonnés aux banques récipiendaires 400 points de base au dessus des taux de ses propres titres déchéance équivalente, ce qui fait bien plus que le taux belge que Quatremer admire tant comme quoi, en matière de contrevérités et dineptie, Jean Quatremer se défend également. « Nicolas Sarkozy, poursuit-il vaillamment, ce grand socialiste conseillé par son ami banquier, choisit de ne pas faire payer les banques. Curieux non ? Mais Frédéric Lordon trouve cela très bien et sindigne quon sinterroge ». Jean Quatremer est bien gentil dattirer mon attention sur ce problème. Il ne sait pas cependant que je viens de publier un livre sur la question et quelle y est extensivement traitée dailleurs, ironie, dans un sens qui, au tout début au moins, devrait lui convenir. Il ne sait pas non plus que je suis intervenu à dassez nombreuses reprises (au regard de mes critères de présence médiatique) dans des médias, mais évidemment dans aucun de ceux qui lui servent de références habituelles. De cette ignorance-là, il nest pas question de lui en vouloir. Un peu plus de parler sans savoir et de ne pas même prendre la peine de se renseigner avant de sortir ce genre de
contrevérité, son mot préféré mais à lusage des autres.Or une simple intuition aurait pu lui suggérer quavec les positions qui sont les miennes sur cette Europe, je ne suis pas particulièrement un ami de la finance, et quil était possible que je me fusse posé le problème. Ceci mis à part, notre accord nen sera pas moins de courte durée car, si jai dit et répété autant que je le pouvais depuis août 2007 quil ny avait pas plus impérieuse nécessité quun sauvetage de la finance, et pas plus grand scandale que ce sauvetage demeure sans sévérissimes contreparties, ce ne sont visiblement pas les mêmes contreparties que nous avons à lesprit. Pour faire simple, on ne voit pas en quoi de pures pénalités financières ponctuelles (à la sauce Commission) auraient quelque pouvoir que ce soit de modifier durablement le comportement des banques. Comme toujours les grands libéraux, Jean Quatremer ne voit que des agents individuels et est incapable de voir les structures qui les déterminent. Or on ne change significativement aucun comportement dagent tant quon na pas profondément modifié le système des contraintes et des autorisations dans lequel ils sébattent. En lespèce ce système est celui de la libéralisation des marchés de capitaux. « Mes » contreparties, si je puis mexprimer ainsi, ne consistent pas en stupides pénalités dun jour, mais en transformation radicale du jeu même de la finance marchéisée tel quil réengendre continûment des crises, et en le retour à une configuration des structures de la finance dans laquelle les marchés eux-mêmes seront réduits autant quil le faut pour neutraliser les emportements concurrentiels-cupides et les invraisemblables prises de risque qui les accompagnent.Le sort que je propose de réserver à la finance de marché en crise maximale est, jen conviens paradoxal, puisque il tient en quelque sorte quil faut la tuer mais rétablie ! Cest une position pas trop compliquée, mais dont je vois bien pourtant ce quelle a de déconcertant de prime abord et ce nest plus tant à Jean Quatremer que je madresse ici quà certaines critiques relevées sur ce blog. Laisser la finance daujourdhui mourir delle-même, comme elle y va tout droit sans plans publics, nous offre pour seule certitude de la suivre de très près dans la tombe. Je voudrais voir la tête des partisans, dailleurs très légitimement révoltés, de la « mort bancaire tout de suite », au moment où le plaisir davoir vu les banques en ruine sera suivi du constat que leur banque également est allée au tas, et que leurs petites économies sont entièrement parties en fumée car cest cela le niveau du risque systémique dans lequel nous vivons depuis la mi-septembre. Jai qualifié, depuis longtemps déjà, cette situation qui force littéralement les pouvoirs publics à venir au secours des irresponsables de la finance, de prise dotage [6] est-ce assez clair ?Là où il mest infiniment plus facile de les rejoindre cest sur ce quil conviendrait de faire après après quon ait dune manière ou dune autre sauvé les banques pour éviter cela. Lorsque les dépôts et les épargnes du public sont à nouveau convenablement sécurisés, alors oui, là il peut être question de tuer, non pas les banques, mais la finance marchéisée, et pour ainsi dire à froid je veux dire par « tuer » réduire aussi drastiquement que nécessaire lemprise des marchés sur le secteur bancaire. Rien ne sortira du débat buté opposant frontalement « laisser crever les banques » ou « les sauver », car ce sont deux solutions également insatisfaisantes lune tout de suite, lautre pour plus tard, puisque sauvées et rétablies à lidentique, propulsées à nouveau dans le même « jeu », elles referaient immanquablement les mêmes erreurs. La contrepartie pour laquelle je plaide depuis un peu plus dun an (mais pas sur TF1 ou dans Libération), cest celle-là : abolir ce « jeu », et accessoirement tout ce qui va avec, enrichissements obscènes, bonus faramineux, etc. On comprend que Jean Quatremer ne veuille surtout pas porter le débat sur terrain aussi gênant. Il lui faudrait consentir à mettre en cause lun des principes les plus sacrés de la construction de son Europe, à savoir la libéralisation intégrale des marchés de capitaux. Et on voit dici son air interdit : « reréglementer les marchés ?! peut-être même en fermer certains ??!! Mais ça nest pas du tout notre Europe ! ». Il est vrai.Et maintenant, rions un peu : bien chauffé, Jean Quatremer va venir nous expliquer, comme le mamamouchi Delors et Philippe Riès, que les traités européens « ne sont pour rien dans la crise financière » [7]. Cette fois-ci, on le laissera faire tout seul.______Notes :[1] La notation JQ-n désigne le point n du commentaire laissé par Jean Quatremer sur ce blog.[2] Par défaut, toutes les citations en italiques viennent des remarques de Jean Quatremer.[3] Certes la Commission avait alors confié à quelques banquiers centraux à la retraite le soin de rédiger un rapport certifiant quil ny avait aucun risque systémique à la faillite du Crédit lyonnais ben voyons, lune des toutes premières banques du pays, peut-être même la première à lépoque cest-à-dire pour se donner la certitude quon pouvait user sans crainte de la menace de la faillite...[4] Rappelons que, pour un total daides reçues estimé à 140 milliards de francs, la Commission avait exigé que le Crédit lyonnais sampute de 600 milliards dactifs...[5] Et seule une lecture malhonnête pourra faire de cette proposition un blanc-seing à tous les plans étasuniens, et ne pas faire la différence entre impératif dun plan et nature du plan mais comme cette lecture malhonnête est quasi-certaine avec Jean Quatremer, autant prendre les devants.[6] « Quand la finance prend le monde en otage » ; « Comment protéger léconomie réelle » ; Crises financières, nen tirer aucune leçon... » ; « Le jour où Wall Street est devenu socialiste »[7] « Jacques Delors : comment lEurope doit affronter la crise » (Mediapart.fr).
#513 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5490" \l "p5490" 05-12-2008 14:22:55
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Étienne a écrit:
Frédéric Lordon a produit un papier très intéressant sur son blog :Cette Europe-là est irréparable...
Le système monétaire Européen, sans doute ? C.à.d. où les banques ont le droit à une réserve fractionnée, et qu'ainsi ils créent de la monnaie scripturale qui est l'équivalent légal, autorisé et défendu par l'Etat, de la monnaie fiduciaire émise par ... l'Etat. Et qu'en plus, l'Etat s'interdit, tout seul, d'emprunter directement auprès de lui-même sans intérêts, mais seulement auprès des finances privées, payant ainsi des intérêts... privés. Pour rien, seulement comme-ça, sans contre-partie !?!? Et qu'en plus, ce système n'est enseigné NULLE-PART, ni en école ni à la télévision, on n'en parle JAMAIS. Dans les journaux, on parle des trous-noirs et des matchs de foot, mais d'où vient l'argent, jamais. Et pourtant, il y en a de plus en plus, comme l'en atteste la sempiternelle croissance. Il pleut du ciel.Et c'est comme-ça dans TOUS les pays "de l'ouest".Sauf sur HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/video/x6yyed_zeitgeist-2-addendum-part-1-of-13_news" Internet, HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/video/x75e0k_largent-dette-de-paul-grignon-fr-in_news" 2 fois.Les grands banquiers du monde occidental contrôlent ainsi tous les pays "occidentaux", quant-aux autres, soit ils souffrent, soit ils se battent, soit ils s'organisent, soit ils font peur. En tout cas, un certain équilibre semble être atteint. Et ceci en garantissant une richesse accrue aux populations européennes, quand-même au passage, mais qui ne peut pas croître indéfiniment non-plus pour des raisons de ressources limités. Donc là, le système - réserve fractionnée et équivalence entre monnaies fiduciaire et scripturale - a atteint une limite physique à sa croissance, mais le système est basé sur la croissance. Donc, fin du système.Et après ?
#514 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5491" \l "p5491" 05-12-2008 17:53:23
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Soit on s'organise, soit c'est chacun pour soi...Si on ne s'organise pas, alors l'argent ne vaut plus rien. Tout celui qui n'est pas idiot exchange tout ce qu'il à de "virtuel", c'est à dire richesse non-materiélle, argent, actions, ... en richesse materielle à usage personnel, si possible non périssable (assez difficile pour la bouffe), stockable et défendable.Du moment ou il n'y aura plus aucune personne assez idiote pour vendre ce que les intelligents cherchent en exchange d'argent (billets et monnaies, ainsi que scripturale)... toute les billets qui restent ne seront utiles qu'à allumer un feu pour se protéger du froid. Les monnaies, à jouer du pile ou face.C'est bien pour cela que les banques qui reçoivent des aides ne les convertent pas en prêts qui "s'évaporeront" tout comme toute autre expression purement monétaire, mais utilisent tout ce qu'ils reçoivent, n'importe quelle liquidité... en actifs matériels tels que je les décris en haut.Áprès que tout se soit éffondré... la seule exchange qui restera ce sera le troc entre actifs matériels et le troc entre actifs matériels et temps de travail.On réinvente la civilisation... et cela sera dur tant que les chars de quelques-uns auront du pétrole pour avancer et les kalashnikovs de la munition.Encore plus tard, on reviendra à l´epee et à l'arc.
#515 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5497" \l "p5497" 06-12-2008 17:13:17
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Étonnamment, Paul Jorion continue recommence à nier la création monétaire par les banques privées :Pourquoi il ny a pas de « création monétaire » par les banques commerciales, par Helmut Creutz HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135" http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135
HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1103" Jai écrit hier que cela me prendrait cinq ans de mettre au point une théorie de la monnaie qui me satisfasse. Je navais envisagé quun seul cas : celui où nous serions seuls, vous et moi, travaillant ensemble. Or, jai reçu du renfort, par courrier. Ute Höft me fait parvenir un exemplaire de Le syndrome de la monnaie de Helmut Creutz, originellement paru en 1993 et traduit de lallemand par Economica en 2008.Je vais pouvoir gagner du temps parce que lauteur analyse de nombreux aspects de la monnaie auxquels je nai pas encore loccasion de réfléchir, et que sur ceux dont jai débattu ici, nous disons lui et moi strictement la même chose.Donc si mes explications pourquoi les banques commerciales ne créent pas de monnaie ex nihilo vous ont convaincu, vous napprendrez peutêtre pas grand-chose en lisant les pages du livre que je reproduis ci-dessous (169 à 171) mais si vous croyez toujours à la création monétaire par les banques commerciales, un autre auteur réussira peut-être là où jai échoué jusquici. (Vous reconnaîtrez au passage dans le texte de Creutz mon « principe de conservation des quantités », mon explication des masses monétaires en termes de double emploi, ma « reconnaissance de dette », ainsi que la distinction que je fais entre flux monétaires et opérations comptables).
La « surmultiplication de la création monétaire » (par Helmut Creutz)La plupart des livres denseignement affirment que les possibilités de création monétaire des banques sont en principe illimitées. Elles ne sont restreintes que par des ratios dencaisse ou de réserves bancaires quelles doivent maintenir auprès des banques centrales ou démission, soit de plein gré, soit parce quelles y sont obligées. Et cette relation entre le montant des réserves et laccroissement monétaire est même calculée par les théoriciens de la surmultiplication de la création monétaire avec une grande exactitude mathématique. Si les réserves se montent en tout à 5 % du portefeuille des dépôts, les banques peuvent, à partir de chaque dépôt bancaire effectué créer un montant de crédit dix-neuf fois supérieur, neuf fois supérieur en cas de réserves de 10 % et quatre fois supérieur en cas de réserve de 20 %. Le résultat de la création monétaire est donc inversement proportionnel au montant des réserves retenues.[Prenons l'exemple de 100 millions provenant d'une banque d'émission, soumis à des réserves fractionnaires de 10 %, et qui créeraient ainsi des « fonds de crédit » de 900 millions.]En additionnant les crédits accordés en chaîne on arrive dès la troisième étape à un montant de 244 millions. En continuant ainsi la série infinie où les valeurs diminuent détape en étape, effectivement on arrive arithmétiquement à une somme de 900 millions, soit neuf fois plus que lapport initial de 100 millions.Mais si lon reprend les opérations, pas à pas, en laissant la théorie de côté, on constate :1) que lors de chaque réutilisation du premier dépôt supposé de 100 millions, suite au crédit quil a permis daccorder, il se produit à chaque fois un nouveau dépôt dun client quelconque de la banque, dépôt qui, bien entendu, peut être de nouveau prêté ;2) que lenchaînement des octrois de crédits et des constitutions de réserves par les banques tel quil est décrit ne peut se faire quaussi longtemps quaucun des déposants ne dispose de son avoir en effectuant un retrait ou un virement ; 3) quen réalité, au fil du processus, on nassiste nullement à un accroissement de la masse monétaire mise en circulation, de quelque manière que ce soit, mais toujours à une réutilisation, tandis que, à chaque étape, la masse monétaire réellement existante est inéluctablement le résultat de laddition des réserves constituées jusque-là et du crédit accordé en dernier, et équivaut au montant initial de 100 millions ;4) que non seulement il ne se produit pas daccroissement de la masse monétaire mais, quen fait, en ce qui concerne la masse monétaire active et axée sur la demande, elle diminue même constamment, étant donné que sur les 100 millions initiaux, des montants de plus en plus élevés sont gelés dans les réserves des banques jusquà être totalement absorbés ;5) que lutilisation répétée de la monnaie, que ce soit pour procéder à des achats, la prêter ou en faire cadeau, naccroît jamais sa masse mais uniquement les opérations dachats, de prêts ou de dons ainsi effectués, qui, bien entendu, additionnées, donnent des montants de plus en plus élevés.Les faits énumérés ci-dessus sont encore plus clairs lorsquon se représente cet enchaînement, non pas au niveau de banques, mais au niveau dopérations commerciales, et quil sagit non plus de prêts à répétition mais de ventes à répétition. Là aussi, on peut supposer que chaque commerçant met dix pourcent de sa recette de côté et quil dépense le reste directement ou indirectement dans un autre magasin pour faire des achats. Là encore, laddition des opérations dachat donnerait le même résultat que celles des opérations de crédit dans le cas de la « surmultiplication de la création monétaire ». Et pourtant personne nirait prétendre que la masse monétaire a été multipliée par neuf ou que les commerçants ont créé 900 millions [ex nihilo].Où est donc lerreur de raisonnement de certains théoriciens ? Lerreur de la théorie classique de la création monétaire réside dans le fait quon additionne des avoirs ou des crédits se reconstituant au fil du temps, ou des postes de crédit, aux montants reçus au départ et quon déduit de cette addition quil y a une création monétaire ou une création de crédit. En dautres termes : cette théorie assimile lutilisation multiple de largent à un accroissement, elle confond moyen de transport et opération de transport. Mais, pas plus que lutilisation répétée de wagons ou de camions pour des transports nentraîne un accroissement du nombre de wagons ou de camions, lutilisation répétée dargent pour des achats ou des prêts nentraîne un accroissement de son montant.Lerreur de raisonnement et dinterprétation des théoriciens de la création monétaire est sans aucun doute due en grande partie au fait que lon continue à considérer les avoirs et les portefeuilles de crédit comme du numéraire. Or, en fait, il ne sagit que de postes de comptabilisation qui documentent le montant des prêts dargent et les obligations de remboursement qui en résultent, sans que ceux-ci fassent augmenter la masse monétaire en circulation. Cest pourquoi tous les regroupements de numéraires et de dépôts sous la rubrique « masse monétaire » sont si discutables. Ceci vaut surtout pour laddition des M1 et M3. Helmut Creuz, Le syndrome de la monnaie, Economica, Paris (2008) : 169-171.
Ce matin, j'ai donc composé un nouveau message, que je soumets au feu de votre critique, mes chers amis. Est-ce que je me trompe, à votre avis ?
Étienne Chouard dit : 6 décembre 2008 à 14:37 Bonjour,Merci pour cette référence très intéressante ; jai bien sûr commandé ce livre. En voici HYPERLINK "http://www.uea.ac.uk/env/ijccr/pdfs/IJCCRvol12(2008)review2.pdf" un commentaire intéressant.(Au passage, je viens de finir de scanner le livre de Gesell, un très vieux livre qui est littéralement passionnant.)Aussi séduisant et intéressant quil soit par ailleurs, il me semble quHelmut Creutz (amateur passionné, comme nous, si jai bien compris) commet (lui aussi) une erreur :________________Nous devrions dabord correctement DÉFINIR le mot MONNAIE, en terme simples.
Une bonne formulation, je trouve, est dese représenter la monnaie commeUN SIGNE DOTÉ DUN POUVOIR DACHAT.
Que pensez-vous de cette définition, pour commencer ?
Un signeMATÉRIALISÉ (pièce ou billet)ouDÉMATÉRIALISÉ (solde dun compte bancaire).
Aujourdhui, il semble que TOUS ces signes soient des RECONNAISSANCES DE DETTES :- soit des dettes de lÉtat (billets et pièces),- soit des dettes des banques (provision des DAV, dépôts à vue).Des reconnaissances de dettes suffisamment FIABLES, émises par des débiteurs suffisamment indestructibles, pour inspirer CONFIANCE à tout le monde et servir de monnaie déchange.Léchange a lieu en faisant CIRCULER LE TITRE de la dette (titre éventuellement dématérialisé, peu importe), un peu comme on fait circuler une traite ou un chèque par endossement (sauf quil ny a pas toujours besoin dendos : pour la monnaie fiduciaire billets et pièces, on na pas besoin de signer au dos du titre pour céder la créance). Les mécanismes de la circulation monétaire sapparentent donc à la CESSION DE CRÉANCE._________________________Si vous me le permettez, je vais décrire deux fois le même mécanisme, de façon comparable pour faire sentir le PARALLÈLE qui existe entre lÉtat créateur de monnaie-pouvoir-dachatet les banques créatrices de monnaie-pouvoir-dachat (dites-moi si je me trompe, sil vous plaît) :
LA MONNAIE FIDUCIAIRE (les billets et les pièces) sont la reconnaissance dune DETTE DE LÉTAT au bénéfice du PORTEUR, reconnaissance de dette si fiable, si peu suspecte dêtre jamais trahie, que tout le monde doit laccepter. Le porteur de billets ou de pièces (le porteur de cette créance contre lÉtat) dispose donc dun POUVOIR DACHAT, un moyen daccéder tout de suite à des richesses réelles. Si lÉtat crée de nouvelles pièces, de nouveaux billets, il crée du pouvoir dachat en proportion.IL PEUT le faire parce que tout le monde lui fait CONFIANCE. Cest dailleurs ce qui peut causer un problème sil en crée TROP : si lÉtat crée des milliards et des milliards de pouvoir dachat sans que la production puisse suivre immédiatement (en fournissant suffisamment de produits pour cette demande nouvelle), il crée un effet de RARETÉ qui, mécaniquement, fera monter les prix (et donc baisser la valeur de sa monnaie, au point de devenir, à la limite, de la « monnaie de singe »).MAIS comme le souligne avec force Jean Bayard, si les producteurs sont capables de suivre les injections de pouvoir dachat correspondant à de la création monétaire (sils sont capables daugmenter rapidement leur production), il ny aura pas du tout dinflation (parce quil ny aura pas de rareté). Ce point important est mal traité par la théorie économique classique, je trouve.
_____________________________
LA MONNAIE SCRIPTURALE (les soldes créditeurs sur les comptes bancaires, la provision de ces comptes) sont la reconnaissance dune DETTE DUNE BANQUE au bénéfice du PORTEUR, reconnaissance de dette si fiable, si peu suspecte dêtre jamais trahie, que tout le monde laccepte généralement.Le porteur de cette créance contre la banque (le titulaire du compte en banque) dispose donc dun POUVOIR DACHAT, un moyen daccéder tout de suite à des richesses réelles.Si la banque (en échange des contreparties qui lui conviennent, PEU IMPORTE LESQUELLES, ceci est un point décisif) crée (accepte de reconnaître) de nouvelles dettes, de nouvelles provisions dans ses comptes, elle crée du pouvoir dachat en proportion. ELLE PEUT le faire parce que tout le monde lui fait CONFIANCE.Cest dailleurs ce qui peut causer un problème si elle en crée TROP : si les banques créent des milliards et des milliards de pouvoir dachat sans que la production puisse suivre immédiatement (en fournissant suffisamment de produits pour cette demande nouvelle), elles créent un effet de RARETÉ qui, mécaniquement, fera monter les prix (et donc baisser la valeur de sa monnaie, au point de devenir, à la limite, de la « monnaie de singe »).MAIS comme le souligne avec force Jean Bayard, si les producteurs sont capables de suivre les injections de pouvoir dachat correspondant à de la création monétaire (sils sont capables daugmenter rapidement leur production), il ny aura pas du tout dinflation (parce quil ny aura pas de rareté). Ce point important est mal traité par la théorie économique classique, je trouve.
==============================Si Jean (avec les créditistes) a raison, il suffit aux hommes de produire la monnaie (fiduciaire et/ou scripturale) en proportion de ce que les producteurs sont capables de produire pour ne JAMAIS causer dinflation, et créer lABONDANCE qui nest une utopie que parce que nous nous imposons nous-mêmes une rareté non nécessaire. Au contraire, le système de LARGENT DETTE ACTUEL crée et entretient UNE RARETÉ (non nécessaire) puisquil interdit à lÉtat de créer librement de la monnaie permanente, et puisque TOUTE MONNAIE NOUVELLE DOIT ÊTRE BIENTÔT DÉTRUITE (rareté de la monnaie qui, à lévidence, ne profite quà quelques privilégiés qui en perçoivent le prix le prix de largent, cest lintérêt et qui, eux, et eux seuls, vivent dans labondance).==============================Donc, pour revenir au raisonnement de Helmut Creutz, je trouve quil ne prend pas en compte (il fait comme si nexistait pas) la création de POUVOIR DACHAT, indiscutablement observée quand la banque prête plus quelle ne possède. Je trouve que la comparaison avec les moyens de transport ne tient pas : certes, la réutilisation dun wagon plusieurs fois ne multiplie pas le nombre de wagons, évidemment ; certes, la réutilisation plusieurs fois de la même monnaie ne multiplie pas la monnaie : personne na jamais dit cela, que je sache : on parle là de la vitesse de CIRCULATION de la monnaie qui est un AUTRE SUJET.
Mais, prendre la CRÉATION dune nouvelle dette comme une TRANSMISSION de dette existante, sous prétexte que lune prend lautre comme indice de confiance légal, cest là, je crois, une erreur.Si jai bien compris, quand une banque prête de largent (quand elle reconnaît une nouvelle dette contre elle), il nest pas question de réutiliser de la monnaie existante : LA BANQUE NA PAS LE DROIT DE PRÊTER LARGENT QUI MAPPARTIENT, elle na pas le droit de céder la créance que jai contre elle, je suis le seul, en droit, à pouvoir faire ça. Elle peut CRÉER (prêter) une somme CORRESPONDANTE, mais PAS prêter CETTE SOMME-LÀ.Par contre, probablement parce que les dépôts quelle détient dans ses livres sont une sorte de signe de la confiance que de nombreux acteurs lui portent, le fait que jai 100 de provision en DAV chez elle (100 de créance contre elle) lui permet (légalement, mais est-ce bien légitime ?) de CRÉER DE LA MONNAIE SUPPLÉMENTAIRE EN PROPORTION, POUR LA PRÊTER À DAUTRES, ce qui, indubitablement, crée du pouvoir dachat, puisque je nai rien perdu de mon propre pouvoir dachat, moi dont la provision sert de « réserve prudentielle ».
____________________Enfin, si on a vu que les deux dettes se ressemblent (celle de lÉtat et celle des banques), il est important de souligner une différence de taille : on loublie (ou on fait semblant de loublier), si les dettes des banques doivent toutes être remboursées (les banques ne peuvent créer que de la monnaie temporaire), LÉTAT, LUI, PEUT FORT BIEN CRÉER DE LA DETTE QUIL NE REMBOURSERA JAMAIS, de la monnaie PERMANENTE. Il lui suffit de le décider. Cest une question POLITIQUE.Ainsi, les 26 milliards que va engager la France pour relancer notre économie le seront à coup de dette publique, par de la monnaie temporaire et coûteuse, une monnaie qui se paiera cher, plus tard, avec nos privations, nos souffrances, nos impôts futurs, alors quon aurait aussi bien pu créer de la monnaie permanente et gratuite, sans endetter finalement qui que ce soit. (Il aurait mieux valu penser également, dailleurs, à fermer un peu les frontières pour éviter que tout cet argent ne file vers les caisses délocalisées de concurrents déloyaux qui ne respectent ni les hommes ni la nature.)_____________________Mais décidément, chaque jour un peu plus, on se demande si les gouvernants du monde servent lintérêt général ou des intérêts particuliers. Sils savérait que nos représentants se soient mis hors de notre contrôle pour ne plus servir que quelques acteurs influents, ce serait bien de NOTRE FAUTE de A à Z, nous qui nous préoccupons si peu de contrôler et punir les pouvoirs (toujours dangereux, par nature), tant il est vrai quil ny a pas de mauvais pouvoir, il ny a pas dun côté des « gouvernants vicieux » et de lautre des « gouvernés vertueux », il ny a pas de complot des méchants puissants qui écraseraient leurs gentils sujets :
De la même façon quil serait stupide de reprocher à une pierre de tomber ou à leau de couler vers le bas, il est stupide de reprocher aux pouvoirs dabuser puisque cest leur nature même : LE POUVOIR VA JUSQUÀ CE QUIL TROUVE UNE LIMITE. Je déduis de cette immense pensée de Montesquieu queIL NY A PAS DE MAUVAIS POUVOIR,IL NY A QUE DES POUVOIRS MAL LIMITÉS(par nous).
Et À QUI la charge de limiter les pouvoirs ? QUI VA ÉCRIRE la Constitution, seule règle suffisamment haute pour simposer aux pouvoirs, seule règle que pourraient craindre les pouvoirs, seule règle supérieure capable de nous protéger contre les abus de pouvoir ?Qui ?Cest LA question, à mon sens.Et bien cest précisément la question dont tout le monde se moque éperdument : personne nattache la moindre importance à la qualité du processus constituant, personne ne sintéresse ni encore moins surveille lhonnêteté, le désintéressement, de ceux qui vont écrire ou réviser la constitution. Tous, absolument tous même vous, nest-ce pas ? , sen remettent aux élus, aux ministres, aux juges, pour écrire les règles, les limites, les contrôles, les sanctions, de leurs propres pouvoirs
Ça minspire une seule pensée forte : Bien fait pour vous, bien fait pour nous.Amicalement quand même, mais passablement désespéré par la responsabilité des hommes dans leur propre malheur, obstinément.Étienne.
#516 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5511" \l "p5511" 08-12-2008 10:32:40
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Jean Bayard vient de rédiger une importante contribution ( HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1067" \l "comment-11717" sur le blog de Paul Jorion) que vous ne devriez pas rater :
Jean Bayard dit : 4 décembre 2008 à 09:43 @vous tous et plus particulièrement @ Etienne, @ Candide et @ Armand (leurs billets du 27 novembre, journée riche en réflexions de toutes sortes) sans oublier Paul qui me déroute car je ne sais plus ce quil pense.Bonjour,Un changement de FAI ma privé pendant quelques jours de connexion et empêché de répondre à vos demandes, instantes de la part de certains. Je suis très sensible à lhonneur que vous me faites en vous référant bien souvent à mes travaux et merci tout particulièrement à mon ami Etienne Chouard qui semble avoir adopté quelques unes de mes thèses. Mon nouveau fournisseur mayant fait faux bond le 03 12, je suis obligé de faire passer ce billet à partir dun cybercafé.Voici, peut-être pêle-mêle quelques réflexions qui me sont venues à la lecture de vos billets sur la monnaie.1 Limite de création monétaire (et autres engagements) imposée par le ratio de solvabilitéSachez tout dabord quil existe une limite légale à la création monétaire par les banques. Cette limite est fixée par le ratio de solvabilité, dit ratio Cooke (USA) et Bâle II (en Europe, sauf erreur de ma part) : Le rapport entre le montant de leurs fonds propres et celui de lensemble des risques quils encourent du fait de leurs opérations doit être au moins égal à 8%. Cela veut dire quelles peuvent prendre des engagements allant jusquà 12,5 fois leurs fonds propres, ce qui est déjà énorme. Et de surcroît, ce texte vise aussi bien les autres IFM, banques daffaires notamment, non créateurs de monnaie parce les autorités ne font pas la différence (voir ci-dessous).Cest ce ratio qui a pété à la gueule (pardonnez-moi lexpression) des banquiers centraux dans laffaire des subprimes. 2 Principe de la création monétaire ex-nihiloEn ce qui me concerne, le principe de la création monétaire ex-nihilo (à partir de rien, cest-à-dire sans monnaie pré-existante) est irréfutable. Je pense que les crédits font les dépôts dans les banques, tandis que les dépôts font les crédits dans les établissements financiers. Cest fondamental et pourtant les autorités monétaires refusent de faire cette distinction, bien au contraire puisquelles cherchent à entretenir la confusion qui règne dans les esprits, avec le succès que lon peut voir partout. Voici comment est rédigée la loi :La loi française du 24 janvier 1984 précise que les établissements de crédit sont des personnes qui effectuent à titre de profession habituelle des opérations de banque. Celles-ci comprennent la réception de fonds du public, les opérations de crédit, ainsi que la mise à disposition de la clientèle ou la gestion de moyens de paiement. Sont considérés comme fonds reçus du public les fonds quune personne recueille dun tiers, notamment sous forme de dépôts, avec le droit den disposer pour son propre compte, mais à charge pour elle de les restituer. Constitue une opération de crédit pour lapplication de la présente loi tout acte par lequel une personne agissant à titre onéreux met ou promet de mettre des fonds à la disposition dune autre personne
Les directives européennes en matière de réglementation bancaire se sont largement inspirées de cette loi.Il sagit là dune imposture, car les autorités éludent totalement le principe central de la création monétaire par les banques et ne font aucune distinction entre les banques qui créent la monnaie et les établissements financiers qui ne peuvent que la faire circuler. La création monétaire est un sujet tabou !
À présent, je voudrais compléter HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1067" \l "comment-11283" le billet dEtienne daté du 27 novembre et répondre en même temps aux questions posées par Candide et Armand. Pour cela, je dois vous expliquer dabord comment sopère à mon sens la création monétaire, aussi simplement que je le pourrai.Tout dabord, les banques de dépôts sont les seules à disposer du pouvoir de création monétaire, car elles sont domiciliataires des règlements ordonnés par leurs clients et les seules à avoir accès à la compensation. Cest un point névralgique du système. Cest la différence qui existe entre le sujet et lobjet, si je puis mexprimer ainsi. La banque tire sur elle-même, tandis que le client tire sur sa banque.Les banques créent et détruisent la monnaie dans toutes leurs relations avec les agents non bancaires :- par les concours quelles apportent à léconomie, cest-à-dire aux agents non bancaire, y compris les établissements financiers,- par leur activité propre (soit notamment : acquisition de biens immobiliers et mobiliers, produits dérivés, spéculations tous azimuts, dépenses et recettes dexploitation, ..)Pour ce faire, elles utilisent jusquà en abuser les comptes de DAV de leurs débiteurs et de leurs créditeurs, qui servent de comptes pivot à toutes leurs opérations, soit directement si ces agents ont un compte ouvert chez elles soit indirectement par la compensation. Il faut savoir que les trésoriers de banque ont reçu pour instruction dans les années 80 de ne plus émettre de chèques tirés sur la Banque de France en règlement de leurs dettes, mais de tirer sur elles-mêmes. Je suppose que cest à ce moment-là quelles ont compris quelles pouvaient utiliser les systèmes de télé-compensation pour saffranchir de la dépendance au pouvoir monétaire, ce quelles font à présent sans contrôle ni retenue puisque personne dans les hautes sphères des banques centrales nen sait rien ou ne veut rien savoir. Elles se trouvent néanmoins dans lobligation de passer par la Banque centrale pour de nombreuses opérations de transferts de fonds importants (TBF).Ainsi par exemple, pour payer les salaires de leur personnel les banques créditent purement et simplement les comptes DAV de leurs salariés, et inversement, elles débitent leurs clients des intérêts, agios et autres frais qui leur reviennent. Ce faisant, dans un cas elles créent de la monnaie et dans lautre la détruisent. Ces opérations sont faites directement puisquelles tiennent leurs comptes. Le mécanisme de la compensation (voie indirecte) est plus complexe, mais aboutit au même résultat. On en déduit que :les banques de dépôts monétisent leurs pertes et démonétisent leurs profitsMais, comme les banques à linstar des entreprises ont vocation à faire des bénéfices, on peut dire quelles détruisent la monnaie quand elles font des profits et la créent quand elles font des pertes.Ce qui mamène naturellement à la question restée pendante dÉtienne : que devient la monnaie lorsque la créance (qui a servi à son émission) devient irrécouvrable ?La perte sert à présent de contrepartie, puisque la créance disparaît. La monnaie est détruite par les bénéfices sur lesquels cette perte simpute. Si toutefois la perte est trop importante (cas des banques affectés par la crise immobilière américaine), le ratio de solvabilité met les banques dans lobligation de relever leur capital. Laugmentation de capital entraîne ipso facto destruction monétaire puisque les comptes des agents non bancaires (actionnaires anciens ou nouveaux) seront débités, directement ou indirectement comme il est dit au-dessus.3 Monnaie centrale et théorie du multiplicateurDe tous les travaux danalyses que jai menés sur les circuits comptables empruntés par la monnaie, je crois pouvoir avancer que dans les transactions spécifiquement interbancaires, il ne séchange pas de monnaie centrale, excepté quand lInstitut démission est partie prenante (compte DAV du Trésor public domicilié chez lui, principalement). Après compensation et règlement des positions correspondantes des banques entre elles, la super banque ne sert que de simple chambre denregistrement comptable.Les banques ayant accès à la compensation (banques domiciliataires uniquement), liquident leurs positions entre elles dans une monnaie de contrepartie (que jai supposé longtemps être secondaire) quelles créent pour la circonstance. La fonction de cette monnaie de contrepartie, ou contre-monnaie, est de maintenir quoi quil arrive, le lien entre les valeurs dactif à lorigine de lémission monétaire et la monnaie passant sans cesse dune banque à une autre. Les banques en position débitrice empruntent dans cette monnaie aux banques en position créditrice, la somme de toutes les positions étant par définition égale à zéro. Cette contre-monnaie est captive ; elle est imposée par le système et ne peut absolument pas servir de monnaie déchange.Si lon excepte les transactions faites entre les banques et le Trésor, on saperçoit que la monnaie centrale na pas cours entre les banques, comme on le pense, cest pourquoi je ne crois pas à la théorie du multiplicateur qui nest pour moi quune vue de lesprit. La banque émet dabord la monnaie et approvisionne ensuite son compte conformément aux obligations de réserves. Et également ensuite sapprovisionne en monnaie fiduciaire que toute nouvelle création implique. Et puis, que penser de lapplication pratique de cette théorie, quand on sait que la monnaie centrale est abondante (France), sinon surabondante (USA) ? Lémission monétaire ne devrait avoir ainsi aucune limite.On retrouve à lorigine de cette méprise, limposture du pouvoir monétaire qui ne veut pas entendre parler de création monétaire en dehors delle (voir en tête du § 2, plus haut, la loi de 1984), et qui prétend également quil ne séchange que de la monnaie centrale entre banques.Dans la panoplie des moyens de tromper lopinion, et ils sont nombreux, on retrouve lerreur soigneusement entretenue, laissant supposer que les banques emploient lépargne de leurs clients afin de consentir des prêts. Ceci dans lintention partout présente déviter linflation, enfin son spectre ! Cela nest pas possible, car lépargne bancaire est placée dans des parkings monétaires sans utilité pour léconomie. La banque ne peut pas disposer de lépargne de ses clients, car elle na pas de contrepartie monétaire puisquelle a déjà celle des créances et autres éléments dactif à lorigine de sa création. Je me suis livré à une étude poussée des obligations dans lesquelles se trouvent les banques quand elles doivent transférer lépargne réglementée (Codevi, maintenant LDD, par exemple) de leurs clients. Japporte la preuve comptable que les banques créent de nouveaux signes monétaires pour remplir leurs obligations ! Au sommet des institutions monétaires, on na pas affaire à des imbéciles. Ils ne peuvent pas ignorer cette particularité.
Nous sommes bernés par le pouvoir monétaire de la façon la plus révoltante. Profitant dun système très complexe et difficile daccès, il utilise sa toute-puissance de manière indécente et éhontée. Nous sommes bernés quand :a) il refuse dintroduire dans la loi le principe central de la création monétaire par les banques,b) il fait et laisse croire que la monnaie échangée entre banques est de la monnaie centrale, seule monnaie ayant cours dans le pays, selon lui,c) il entretient le mythe du multiplicateur, pour faire croire que les banques sont limitées dans leur capacité à émettre des signes monétaires, tout en agitant le spectre de linflation,d) il prétend que les banques utilisent la monnaie quelles reçoivent en dépôts (à charge pour elles de la restituer à leurs clients sur leur demande), alors quelle ne peut circuler que sur lordre des déposants,e) que lépargne sert à financer linvestissement, ce qui est parfaitement impossible pour lépargne bancaire puisquelle est immobilisée dans les parkings monétaires, sans utilité pour léconomie,f) quil fait croire que les banques peuvent transférer lépargne réglementée de leurs clients, comme si elles en disposaient naturellement, les obligeant ainsi à créer en définitive de nouveaux signes monétaires,g) il parle des effets de second tour, peu connus du public (effets de second tour veut dire quil ne faut surtout pas laisser les salaires augmenter dès que linflation montre le bout de son nez), ce qui est la preuve du cynisme du pouvoir monétaire,h) il fonde toute sa politique monétaire sur la théorie quantitative de la monnaie, théorie dont je conteste la validité en période dabondance comme cest le cas dans nos pays industrialisés,i) et enfin, beaucoup plus grave, il inocule et entretient dans le corps économique tout entier un mal que lon peut appeler le syndrome de linflation, qui nest quun spectre agité avec le succès que lon sait, avec pour effet la dépendance de tous les peuples envers les puissances monétaires, aggravée par les accords de Maastricht en Europe,j) il se sert de la monnaie comme le moyen de notre oppression.
Comment appelez-vous ça ? Jy vois personnellement une atteinte à nos libertés.Le pouvoir monétaire est entre les mains dune poignée dindividus sans scrupule entourés dune garde rapprochée, qui font la loi pour lasservissement des peuples. Trouvez-vous cela acceptable ? on se croirait toujours au moyen âge, à lépoque des serfs !Vous avez sans doute remarqué, comme moi, quil nest plus question dinflation depuis quelques mois. Cest quil y a le feu à la maison ! Comment parler dinflation, alors que sortent des milliards comme des lapins dun chapeau sans fond ! On a remisé la théorie quantitative de la monnaie pour la circonstance. Et à quoi servent ces milliards aux USA ? non pas à corriger les dégâts causés aux malheureux propriétaires spoliés, mais à renflouer ceux qui sont les responsables du désastre ! Il faut quand même le faire, au mépris de la justice la plus élémentaire ! (*)Lédifice a été fortement ébranlé et je crois que le moment est propice (et il ne se renouvellera sûrement pas de sitôt) à une action populaire denvergure pour quenfin le pouvoir monétaire soit rendu au peuple.Je viens de rédiger un papier intitulé Comment sortir de la crise que je ne puis insérer sur mon site avant le 15 prochain, sauf contretemps. Toutefois, si Paul my autorise je pourrais le publier sur son blog (8 pages). Je reviens à mon cybercafé demain.Étienne, tu devrais être content, ainsi que bien dautres. Je propose la suppression des taux dintérêt et son remplacement par lindexation des prêts et emprunts sur un indice approprié : celui de lérosion monétaire. Et, je crois vraiment que ça peut marcher.Pardonnez-moi davoir été un peu long, mais javais beaucoup à dire et à rattraper mon retard.Bien amicalement à tous, à toutes et à bientôtJean(*) Le gouvernement américain aurait été mieux inspiré dobliger les banques à renégocier les contrats de prêts subprime, plutôt que de les renflouer à coups de centaines de milliards de dollars. Il ne fait plus de doute que lon préfère soigner le capital plutôt que la misère humaine !Mais, il nest pas trop tard pour bien faire.En redonnant à ceux qui ont tout perdu, les moyens financiers de récupérer leur bien ou dacquérir un nouveau logement, en obligeant les banques à leur consentir de nouveaux prêts à bas taux fixe, cette fois, tout en mettant à la charge de LEtat une fraction des intérêts si nécessaire, le nouveau président des Etats-Unis ferait uvre dutilité publique et gagnerait certainement en popularité.Cette mesure aurait pour effet :- de permettre aux banques de recéder les biens hypothéqués quelles détiennent et de redresser leurs comptes,- de relancer le marché immobilier,- de réduire le soutien financier aux banques responsables de la crise,- et, enfin, dapporter un peu de justice et déquité dans cette sinistre affaire. Les contribuables américains ne verraient sûrement pas dobjection, au contraire, à voir leurs impôts profiter aux malheureuses victimes spoliées, plutôt quaux banques responsables de la catastrophe. Il ne faut pas perdre de vue le fait que, si lon ny prend garde, les centaines de milliards de dollars destinés à redresser les comptes des banques, peuvent aussi leur servir à se refaire lorsque lon constatera que les provisions pour créances douteuses ont été excessivement majorées !@ Étienne :Suite à ton billet du 30 novembre relatif au message que tu as transmis de ma part disant en conclusion: puisque ce qui distingue les établissements financiers des banques, cest précisément le droit exclusif de créer la monnaie scripturale, création monétaire accordée par lÉtat aux seules banques, je ne crois pas que lEtat ait accordé ce droit aux banques, mais plutôt quelles se le sont approprié.
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Nouvelle contribution passionnante sur la création monétaire, littéralement passionnante, HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135" \l "comment-11961" celle de Nuknuk66, sur HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135" le billet étonnant "Pourquoi il ny a pas de « création monétaire » par les banques commerciales, par Helmut Creutz"
nuknuk66 dit : 7 décembre 2008 à 23:40 Tiens : je tombe par hasard sur un excellent article de François Grua paru dans le Recueil Dalloz 1998 qui devrait pouvoir alimenter votre (passionnante) réflexion :
Le dépôt de monnaie en banque1 - La pratique du dépôt de monnaie en banque est la plus simple qui soit. Pourtant son analyse juridique a toujours laissé une impression dembarras.Doù la tentation dimaginer quelle aurait pu se fourvoyer dans ses prémices et quen éliminant les fausses pistes le droit lui aussi saurait être simple.Doù les quelques antithèses qui suivent.1. La garde de la chose nest pas essentielle2 - Si on a pris lhabitude de déposer son argent en banque, ce nest pas tellement pour le conserver à labri des voleurs ou du feu. Cest à cause dune limite naturelle des espèces monétaires : elles se prêtent mal aux paiements importants et à distance. Les hommes nont jamais trouvé mieux quelles pour résoudre leurs échanges, mais leur remise implique des déplacements ennuyeux et risqués. Il est bien commode de se décharger du transit sur un banquier, qui met largent là où on veut quil aille.Le principal dessein du déposant est donc dutiliser plus aisément son argent, au moyen dordres quil adressera à sa banque (chèques, virements, etc.). Telle est au départ loriginalité majeure de ce contrat : une manière de se dessaisir dune chose pour la rendre mieux apte à son emploi.3 - Cette considération porte à laisser de côté la discussion classique, qui senlise vite, de savoir si le contrat tient du dépôt proprement dit (quoique irrégulier) ou plutôt du prêt. Ni lun ni lautre nont été conçus pour permettre au remettant de mieux utiliser lui-même la chose.La garde peut être mise hors sujet, dautant quelle na franchement guère de sens, appliquée à une chose qui na pas vocation à dormir. Le sujet véritable réside dans ce tour de prestidigitation juridique grâce auquel on parvient à conserver pour soi ce quon donne.2. Le dépôt de monnaie ne transfère aucun droit de propriété4 - Une idée communément admise, même par la Cour de cassation, est que le dépôt transfère au banquier la propriété des espèces sur lesquelles il porte. La jurisprudence évite de qualifier le contrat, mais ses effets principaux seraient ceux du dépôt irrégulier : les espèces étant choses de genre, le déposant en perd la propriété dès leur remise et ne dispose plus que dun droit de créance(1).Mais cette idée de transfert de propriété est une fiction, car en réalité les espèces ne semblent pas des choses dont on soit propriétaire. Elles ne sont pas des biens.5 - La monnaie est la seule chose qui soit faite uniquement pour être due. Sa seule fonction est dêtre objet dobligation. Cela donne un rapport singulier entre lobligation monétaire et son objet. A la différence des autres sortes dobligations, qui vont chercher leur objet parmi les choses qui ont par elles-mêmes une utilité, des choses qui existent autrement que par le fait quelles sont dues, qui sont des biens, les obligations monétaires se fabriquent un objet rien que pour elles. La monnaie accède ainsi à létat dobjet de lobligation sans avoir eu besoin de passer préalablement par létat de bien.Devient-elle alors un bien parce quelle est objet dobligation ? Tel est probablement le cheminement de ceux qui croient en sa propriété. Mais il ne suit pas lordre logique des facteurs. Cest la qualité de bien qui permet normalement à une chose de devenir objet dobligation, pas linverse. Une chose est ou nest pas un bien ; elle ne le devient pas par la fonction juridique quon lui fait remplir.6 - Si malgré tout lidée de propriété des espèces conserve quelque vraisemblance, cest à cause dune certaine propension de lesprit à leur prêter une valeur. Quoique dans la réalité elles ne vaillent rien, pas même leur coût de fabrication, on simagine volontiers quelles portent cependant une valeur, vu quelles permettent dacquérir des choses qui elles-mêmes en ont une. Un billet de banque serait, somme toute, comme un petit tableau de maître, ou sa reproduction, quon aurait artificiellement doté dune valeur de convenance afin quil puisse séchanger avec nimporte quoi. Les espèces seraient donc au moins des biens artificiels.Mais cette fiction napporte à la monnaie rien dont elle ait besoin. Ce nest pas elle qui explique les vertus de la monnaie et la convoitise quelle suscite. Un marteau est recherché pour la force de frappe quil contient ; un litre de lait, pour ses lipides. Au contraire les espèces sont des choses faites uniquement pour être remises, donc détenues. Elles sont recherchées pour leur seule détention, qui est une fin en soi, parce quelle est la condition nécessaire et suffisante de leur utilisation. Peu importe donc ce quelles contiennent. Ce nest pas dans la chose, mais dans le fait de sa détention que réside la capacité dachat.Ce nest pas non plus en prêtant de la valeur aux espèces quon expliquera le phénomène du paiement, cest-à-dire de lextinction de la dette par leur remise. Un paiement avec de la monnaie nest pas un échange entre deux choses regardées comme portant en elles, chacune de son côté, une égale quantité de valeur. Ce nest pas léquivalence avec ce quon acquiert qui fait le paiement. La monnaie nest équivalente à rien, car il faut quelle soit rien pour être tout, contrairement aux autres choses, qui parviennent à être quelque chose en étant juste ce quelles sont. La monnaie néteint pas la dette par voie dégalité, mais par voie dautorité.7 - A sen tenir à la réalité, les espèces parviennent à remplir leur fonction en étant rien, rien que des signes, sans avoir à singer les biens. Monnaie et obligation monétaire nexistent que lune par lautre et échappent au néant en saccrochant lune à lautre, en marge du droit des biens(2). Mieux vaut donc alléger lanalyse du dépôt de monnaie de cette idée de propriété qui lencombre(3). Ce contrat est une remise volontaire despèces, un transfert de détention, ni plus ni moins.3. Largent nest pas déposé pour être restitué8 - Il y a deux manières dutiliser la monnaie. Remise en paiement, elle éteint une dette. Remise sans dette, elle fait naître une créance.Certains contrats sur largent ont précisément pour fonction dexploiter cette seconde virtualité de leur objet. Ainsi le prêt à intérêt. Si le prêteur abandonne ses espèces, ce nest pas pour rendre service à lemprunteur, mais parce quil préfère une créance à des espèces. Il remet lobjet dune créance qui nexiste pas pour devenir titulaire dune créance ayant cet objet. Il troque, pour ainsi dire, ses espèces contre une créance. Cest que les espèces ne produisent pas directement de fruits. Seules les créances ont cette vertu, seules elles produisent intérêts.Le principe du dépôt en banque est le même. Lui aussi nest quun paiement à lenvers. Lui aussi a pour but de fabriquer une créance avec de la monnaie.En soi ce but na rien doriginal : tous les contrats sont conclus pour faire naître des créances. Mais dordinaire, ce qui intéresse un créancier nest pas vraiment la créance, cest son paiement. De lui viendra sa véritable satisfaction. Au contraire, dans le dépôt de monnaie en banque, le déposant nattend pas sa satisfaction de lexécution par le banquier de lobligation de restitution qui naît, car seul un fou déposerait son argent pour le plaisir quon le lui rende. Ce que désire le déposant est simplement létat de créancier. Cela lui suffit. Dans limmédiat, il est satisfait sans paiement, parce quil trouve dans sa créance exactement ce quil cherche : lorigine de cette prérogative qui va lui permettre de disposer des espèces du banquier, comme si cétait les siennes, pour régler les tiers.9 - Cette prérogative tient à un mécanisme général du droit des obligations : toute créance de somme dargent, pas seulement sur un banquier, est une réserve despèces à la disposition du créancier, car un créancier peut demander à son débiteur de porter les espèces à un tiers quil lui indique. Cette figure juridique, connue sous le nom dindication de paiement, est prévue par le code civil dans ses art. 1277, al. 2, et 1937.Elle suppose le consentement du débiteur, le créancier nétant sûrement pas en droit de lui imposer contre son gré le surcroît de charge quimplique le transport des fonds au tiers indiqué. Dans le cas du dépôt en banque ordinaire, le consentement du banquier est normalement acquis davance, par louverture du compte, qui contient ce service particulier. Mais cest dire que laccord des volontés se situe hors du dépôt. Le dépôt a bien pour but de placer des fonds à la disposition du déposant, mais à lui seul il ny parvient pas. Il ne fait que créer une situation : rendre le déposant créancier. Un autre contrat est nécessaire pour exploiter cette situation. Le dépôt nest quune étape dans la production des effets qui en sont attendus, mais qui ne sont pas produits par lui.Il y a dailleurs des dépôts qui nouvrent pas la possibilité de disposer des espèces du banquier en ordonnant à celui-ci de payer des tiers. Cest le cas de ce quon appelle le gage-espèces. Sa différence essentielle avec le dépôt en banque ordinaire est quil engendre une créance nue, non assortie du droit de disposer des espèces du banquier.10 - Ce qui précède conduit à distinguer deux manières pour le déposant dutiliser sa créance pour payer les tiers. Il peut dabord la céder. Alors cest une créance qui change de titulaire. Le tiers cessionnaire est investi du droit de réclamer paiement au banquier. Mais le déposant peut aussi demander au banquier de transférer des espèces à un tiers quil lui indique. Alors ce sont des fonds qui changent de mains. Le tiers nest investi daucun droit sur le banquier dépositaire. Son rôle se borne à recevoir les fonds qui lui sont adressés.La pratique bancaire utilise les deux procédés. Ainsi un chèque est de par la loi un mode de transfert de créance, la provision. Au contraire, le virement est un mode de transfert despèces, non dune créance, puisque ce nest pas le bénéficiaire, mais le déposant, qui donne lordre de payer.11 - Ces vues divergent de celles qui sont communément admises en doctrine aujourdhui. Lanalyse habituelle part aussi de la constatation que le déposant est titulaire dune créance, mais elle considère quun droit de cette nature ne répond pas aux exigences de la pratique, car les transmissions de créances sont des opérations compliquées (cf. art. 1690 c. civ.) et peu sûres (cf. opposabilité des exceptions). La pratique aurait besoin que ces créances nées de dépôts se transmettent aussi simplement et aussi sûrement que les espèces. Elle cherche donc à assimiler ces créances à des espèces. Elle découvre la solution dans une fiction, encore une : celle que les créances nées de dépôts sincorporent dans les écritures en compte, comme elles sincorporent dans les effets de commerce, de sorte quelles se transmettraient par simple jeu décritures. Ainsi sexpliquerait le virement.La doctrine monétaire recourt volontiers aux fictions, quoique lutilisation de la monnaie paraisse bien naturelle à tout le monde et quon nexplique pas les phénomènes naturels à coup de fictions. Elles permettent évidemment à la pratique de retomber sur ses pieds, mais sans souplesse. Et lennui, avec elles, cest le risque que le profane ne se laisse gagner par limpression quil est en face dun rideau de fumée derrière lequel seuls les initiés ont accès et quils sy taillent à leur aise leur petit empire dans le savoir. Mieux vaut se passer delles quand on le peut.Or aucune fiction nest nécessaire pour expliquer la simplicité du virement. Cest très naturellement quil est un transfert despèces, non de créance. Il suffit de voir quil est une forme dindication de paiement. Ce nest pas parce que les dépôts engendrent des créances que les virements sont a priori des transferts de créances. Cest au contraire ce qui leur permet dêtre des transferts despèces, des espèces détenues par le banquier débiteur.Cette fiction que les écritures en banque sont comme des espèces est à la rigueur acceptable quand elle ne fait que décrire la réalité, cest-à-dire quand, derrière la créance du déposant, on trouve en effet des espèces mises à disposition par le banquier. Mais quand ce nest pas le cas, elle fausse lanalyse. Ainsi dans le gage-espèces, on ne saurait assimiler la créance quil fait naître à des espèces, à moins de donner à fond dans cette fiction que toute écriture en banque est comme des espèces et tomber dans le piège quon sest soi-même tendu.4. Les avoirs en banque ou « monnaie scripturale » ne sont pas assimilables aux espèces monétaires12 - Les économistes ont sûrement les meilleures raisons dassimiler les avoirs en banque à des espèces et de parler de « monnaie scripturale ». Mais pour les juristes subsisteront toujours des différences irréductibles.13 - Les avoirs en banque ne sont pas des instruments de paiement aussi complets que les espèces, parce quils napportent pas au créancier une satisfaction égale, quelle que soit la manière dont ils sont utilisés.Quand un créancier reçoit lavoir de son débiteur à létat de créance par exemple dans un chèque, il nest pas payé, car une remise de créance ne vaut pas paiement. Seul lencaissement de cette créance vaut paiement(4). Donc, dans cette hypothèse, lavoir reste ce quil est : une créance.Et quand le créancier reçoit lavoir par virement, alors il reçoit bien des espèces(5) et il est payé. Mais ces espèces passent aussitôt pour lui à létat de créance, sous forme davoir dans son propre compte. Or cette forme ne lui convient pas nécessairement, car une créance est une chose vulnérable. Elle se compense sans quon y puisse rien, elle se saisit, elle se prescrit, elle se bloque, elle est exposée au contentieux, serait-il infondé. Cest pourquoi cette forme de paiement est subordonnée en principe au bon vouloir du créancier. Hors quelques exceptions dinspiration fiscale, on nest pas obligé de recevoir son dû sous forme davoir en banque. Autrement dit, à la différence des espèces, la « monnaie scripturale » na pas cours légal, et cest là un attribut monétaire fondamental qui lui manque. La monnaie ne valant que par sa capacité de réutilisation, le cours légal est la garantie juridique, pour celui qui la reçoit, quil pourra lutiliser à son tour en limposant en paiement à ses propres créanciers. Sans cette garantie, la satisfaction du créancier prend en droit un caractère aléatoire. Cest donc seulement en fait que les avoirs en banque jouent le rôle de monnaie ; et même en fait ils ny parviendraient pas si, derrière eux, il ny avait les espèces(6).14 - De manière plus générale, ce nest pas en baptisant monnaie ce qui est un droit quon fera oublier au créancier quon ne paye pas avec un droit. Ni un droit de créance ni un droit de propriété. Aucun créancier ne sera daccord si son débiteur lui dit : « Jai oublié chez moi sur le manteau de la cheminée les espèces que je devais vous remettre. Elles y sont parfaitement individualisées. Je vous en transfère la propriété. Vous voilà payé ». Le droit peut préparer la satisfaction du créancier, il peut lentourer de garantie, mais il ne peut pas la créer. Ce quil faut au créancier, ce nest pas un droit à la chose ou sur la chose, mais la chose elle-même(7).15 - Les rapports des espèces et des avoirs en banque avec le droit privé sont foncièrement différents.Les espèces, face au droit, sont comme lamour ou lenfant de Bohème : la répulsion est immédiate et réciproque. Dostoïevski a dit que largent, cest la liberté frappée. Donc le non-droit. Les espèces sy réfugient dautant mieux quelles ne sont pas des biens, quelles ne sont rien. La régularité et la moralité ny trouvent pas toujours leur compte, mais cest pareil pour toutes les libertés, et après tout celle-là en vaut dautres qui sont homologuées comme publiques dans les ouvrages spécialisés(8).Les avoirs en banque nont pas ce charme anarchique. Ils sont du droit, puisquils sont créances. Contrairement aux espèces, qui ne sont pas faites pour être individualisées, et même faites pour ne pas lêtre, les avoirs le sont nécessairement sous leur forme décritures. On le suit à la trace dans le dédale des comptes. On décèle leur origine et leur destination. Loeil des autres, et leur nez, sy insinue aisément(9). Ils sont congénitalement sujets aux contrôles étatiques. Ils obligent à rendre des comptes. Bref, la liberté de Dostoïevski se laisse mal déposer en banque(10).Il y a là un paradoxe. Le droit ne peut pas vraiment tenir la « monnaie scripturale » pour de la monnaie, précisément parce quelle est du droit, seulement du droit.Conclusion16 - Si les analyses qui précèdent sont exactes, le dépôt de monnaie en banque est le contrat le plus simple de tout le droit des obligations. Sa seule finalité, son unique effet, est la naissance dune créance monétaire. Cette créance permet de déplacer de la monnaie, mais elle ne se métamorphose pas elle-même en monnaie. Créance elle est, créance elle reste.Notes(1) Ainsi Cass. 1re civ., 7 févr. 1984, Bull. civ. I, n° 49 ; Defrénois 1984, art. 33427, note Larroumet. Lidée dun transfert de propriété de la monnaie par le dépôt conduit aussi à analyser le gage-espèces comme une aliénation fiduciaire à titre de garantie. Cf. Cass. com., 3 juin 1997, Bull. civ. IV, n° 165 ; JCP 1997, II, n° 22891, rapp. Rémery ; D. 1998, Jur. p. 61, note François ; D. 1998, Somm. p. 104, obs. Piedelièvre.(2) Le code civil considère manifestement les espèces comme des biens, comme des choses susceptibles de propriété. Voir notamment lart. 1238. Cest quen 1804 les espèces étaient réellement des biens, car elles étaient ou représentaient une créance dor ou dargent. Ce nest plus le cas aujourdhui. Voilà plus de vingt ans quaucune monnaie nest plus rattachée à un métal, ni directement ni indirectement. Cela a coupé les espèces du monde des biens pour les réduire au seul état dobjet dobligation.(3) Dans le contentieux, lidée de propriété de la monnaie ne paraît jamais avoir servi à rien. A admettre le principe de la revendication des espèces en cas de vol (cf. Cass. req., 25 nov. 1929, DH 1930, p. 3 ; RTD civ. 1934, p. 184, obs. Solus) ? Mais, en pratique, la revendication butte contre limpossibilité dindividualiser les espèces dans le patrimoine du voleur. De même la question du moment du transfert de propriété de la monnaie ne se pose jamais. Cest quon ne paye pas avec un droit de propriété. Cf. infra, n° 14.(4) Cass. com., 23 juin 1992, Bull. civ. IV, n° 245. V. aussi labondante jurisprudence énonçant que la remise dun chèque ne vaut pas paiement.La fiction de lincorporation de la créance dans les effets de commerce na donc jamais suffi pour que la remise dun effet de commerce vaille paiement, pour que leffet soit assimilable à de la monnaie. Comment, dès lors, dans le dépôt en banque, la fiction de lincorporation de la créance dans les écritures pourrait-elle suffire à transformer cette créance en monnaie ? Le paiement est une épreuve de vérité. Il na que faire des fictions.(5) Cf. supra, n° 10.(6) Pour un juriste, leuro ne sera donc pas une véritable monnaie tant quil sera dépourvu du cours légal et nexistera que sous forme davoirs.(7) Cest une autre raison qui, en droit privé, empêchera leuro dêtre une monnaie véritable, distincte des monnaies nationales, tant quil naura pas ses propres espèces.Cest aussi une autre raison pour laquelle lidée de propriété de la monnaie ne sert à rien.(8) Lart. 221 c. civ. aurait dû aller sans dire.(9) Le secret bancaire procéda visiblement, à lorigine de sa pratique, de lidée de rendre les comptes en banque aussi opaques que les portefeuilles et réduire ainsi, autant quil était possible, cet écart naturel entre les espèces et les avoirs en banque. Cest ce qui lui donnait sa particularité par rapport aux autres secrets professionnels. Mais le droit positif y a apporté tant de limites quil semble en avoir fait un secret professionnel comme un autre.(10) Cest une raison de plus qui empêchera leuro dêtre une monnaie véritable tant quil nexistera que sous forme décritures dans les comptes. Allez payer un dessous-de-table en euros
J'ai répondu ceci ce matin :
Étienne Chouard dit : Votre commentaire est en cours de modération 8 décembre 2008 à 08:00 @ nuknuk66,merci pour cette formidable trouvaille (dont la numérotation est un peu baroque, au premier abord, cependant ) : chaque relecture de cette riche analyse donne de nouveaux éclaircissements.================================Il me semble pourtant quil y manque un aspect essentiel de la monnaie-dette, celui de la dette sous-jacente à la monnaie fiduciaire : Quand le Dalloz écrit (point 10, al.2) : « Au contraire, le virement est un mode de transfert despèces, non dune créance », ou encore (point 11, al. 3) : « Or aucune fiction nest nécessaire pour expliquer la simplicité du virement. Cest très naturellement quil est un transfert despèces, non de créance. », lauteur oublie que les billets et les pièces (la monnaie fiduciaire), les espèces, sont aussi des créances, des créances contre lÉtat cette fois et jamais remboursables, cest vrai, depuis la non convertibilité en or, mais des créances quand même. Quand un paiement a lieu par transfert dESPÈCES, cest donc, encore et toujours, un TRANSFERT DE CRÉANCE, mais une créance contre un autre débiteur quune banque, une créance contre lÉtat. Lauteur sent bien que le débat nest pas clos, dailleurs, quand il souligne la différence dapproche entre les juristes et les économistes (point 12). Au point 14, lauteur en vient même à confondre lui-même la monnaie fiduciaire à une chose, cest amusant : même les plus fins analystes sy perdent, décidément
« 14 - De manière plus générale, ce nest pas en baptisant monnaie ce qui est un droit quon fera oublier au créancier quon ne paye pas avec un droit. Ni un droit de créance ni un droit de propriété. Aucun créancier ne sera daccord si son débiteur lui dit : « Jai oublié chez moi sur le manteau de la cheminée les espèces que je devais vous remettre. Elles y sont parfaitement individualisées. Je vous en transfère la propriété. Vous voilà payé ». Le droit peut préparer la satisfaction du créancier, il peut lentourer de garantie, mais il ne peut pas la créer. Ce quil faut au créancier, ce nest pas un droit à la chose ou sur la chose, mais la chose elle-même (7). »
Sa distinction se fonde sur ce point, important mais dont il exagère la portée (point 13, al. 3), je trouve :
« (
) à la différence des espèces, LA MONNAIE SCRIPTURALE NA PAS COURS LÉGAL, et cest là un attribut monétaire fondamental qui lui manque. La monnaie ne valant que par sa capacité de réutilisation, le cours légal est la GARANTIE juridique, pour celui qui la reçoit, quil pourra lutiliser à son tour en limposant en paiement à ses propres créanciers. Sans cette garantie, la satisfaction du créancier prend en droit un caractère aléatoire. Cest donc seulement en fait que les avoirs en banque jouent le rôle de monnaie ; et même en fait ils ny parviendraient pas si, derrière eux, il ny avait les espèces. »
Il me semble quinsister sur cet aspect aléatoire de la créance contre les banques (que constitue la provision des DAV) est un peu « un juridisme » ; dun point de vue économique, cest quasi négligeable : la solvabilité des banques (garanties par lÉtat jusque dans les pires tempêtes comme on peut le constater en ce moment) est quasi parfaite. À mon sens, LE POUVOIR DACHAT DES DEUX MONNAIES, FIDUCIAIRE ET SCRIPTURALE, EST LE MÊME. Et le fait (pour revenir à notre débat, ici) que les banques privées puissent créer du pouvoir dachat (moyennant un intérêt ruineux) nest pas envisagé par lauteur. La distinction de lauteur est donc compréhensible (passionnante même), mais discutable :Lenjeu de cet oubli (loubli que les espèces sont aussi une dette, une dette contre lÉtat), cest doublier ce fait POLITIQUE majeur que lÉtat est, lui aussi, tout à fait capable de créer la monnaie précieux TITRE DE DETTE FIABLE qui facilite tant nos échanges et QUON PEUT CRÉER À VOLONTÉ.On risque alors doublier de se battre pour que lÉtat conserve cette fonction régalienne, en oubliant que ce mode de création monétaire-là, LÉMISSION MONÉTAIRE PAR LÉTAT, EST INFINIMENT MOINS COÛTEUSE POUR LA COLLECTIVITÉ (pas de charge dintérêt, et même pas forcément de charge de remboursement, pas toujours). ================================Décidément, la pertinence de la parabole des ballons est vraiment très contestable, et la confusion règne, apparemment, en matière de création monétaire, même chez de nombreux professionnels de largent. Utile débat, donc. Comme dhabitude, de la discussion jaillit la lumière. Ne pas avoir peur de se tromper : en réalisant quon se trompait, on progresse, cest à la fois banal et positif. Étienne.
#518 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5515" \l "p5515" 08-12-2008 12:59:22
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Étienne a écrit:
À mon sens, LE POUVOIR DACHAT DES DEUX MONNAIES, FIDUCIAIRE ET SCRIPTURALE, EST LE MÊME. Et le fait (pour revenir à notre débat, ici) que les banques privées puissent créer du pouvoir dachat (moyennant un intérêt ruineux) nest pas envisagé par lauteur. La distinction de lauteur est donc compréhensible (passionnante même), mais discutable :Lenjeu de cet oubli (loubli que les espèces sont aussi une dette, une dette contre lÉtat), cest doublier ce fait POLITIQUE majeur que lÉtat est, lui aussi, tout à fait capable de créer la monnaie précieux TITRE DE DETTE FIABLE qui facilite tant nos échanges et QUON PEUT CRÉER À VOLONTÉ.On risque alors doublier de se battre pour que lÉtat conserve cette fonction régalienne, en oubliant que ce mode de création monétaire-là, LÉMISSION MONÉTAIRE PAR LÉTAT, EST INFINIMENT MOINS COÛTEUSE POUR LA COLLECTIVITÉ (pas de charge dintérêt, et même pas forcément de charge de remboursement, pas toujours).
Le grand problème, ici, Ëtienne, est tout NU: Le fait que les banques privées puissent créer du pouvoir dachat. Rien de plus, rien de moins.Tu peux comparer cela exactement avec la situation des lotteries, dont l'état se garde bien de laisser le monopole (quoi que...).Le grand problème du système neo-libéral, c'est que la compétence libre et non faussée dans le marché de la création du pouvoir d'achat est devenue sacro-sainte. Chacun essaie d'être encore plus ingénieux que son voisin, et l'ingénierie financière ne connaît comme limite que la stupidité humaine.Subprimes, etc... toute l´économie financière est devenu un énorme schème de Ponzi HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Sch%C3%A9ma_de_Ponzi" http://fr.wikipedia.org/wiki/Sch%C3%A9ma_de_Ponzi
Dernière modification par NingúnOtro (08-12-2008 13:05:08)
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NingúnOtro a écrit:
Le grand problème, ici, Étienne, est tout NU: Le fait que les banques privées puissent créer du pouvoir dachat. Rien de plus, rien de moins.
Je n'en suis pas si sûr que cela soit le problème: en effet, si j'ai un magasin (de jouets par ex) j'ai toute légitimité à créer de la monnaie qui donnera du pouvoir d'achat dans MON magasin. Ca s'appelle des bons d'achat. Mais ce sera de la monnaie avec lequel on ne pourra rien acheter ailleurs, et que l'État ne reconnaîtra pas. Le vrai problème à mon avis est que la monnaie créée par les banques n'est pas différentiable de celle créée par l'État: c'est de la fausse monnaie, légale. Si sur votre relevé bancaire était noté: XXX¬ uros + YYYßidules, les ßidules étant de la monnaie émise par la banque avec une certaine convertibilité assurée par la banque, à ses risques, il n'y aurait pas de problème. Mais les ßidules, bien qu'émises par les banques, portent le même nom et la même valeur que les ¬ uros émis par l'État, et garantis par l'État.Pourquoi ?
#520 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5517" \l "p5517" 08-12-2008 18:53:16
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@ZolkoParce que les "bidules" sont également garantis par l'Etat à hauteur de 70000 ¬ par personne et que de toute façon un Etat ne peut pas laisser une grande banque (et le système bancaire dans sa globalité) s'écrouler.Sur les 9000 milliards d'euros formant ce qu'on dénomme "la monnaie" , seuls 650 milliards sont des euros "banque centrale" .. et ils n'ont absolument pas plus de valeur que les autres si le système monétaire s'effondre, simplement parce que la monnaie c'est de la confiance ...Il n'y a rien qui puisse remplacer la "monnaie-confiance'
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#521 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5518" \l "p5518" 08-12-2008 19:10:25
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Zolko, par pitié... on n'arrivera nullepart si on ne peut guère utiliser des raccourcis logiques et des simplifications... Si l'état crée de la monnaie qui représente du pouvoir d'achat...Si les banques créent des "bidules" qu'on ne peut guère différentier de la monnaie...ALORS, les banques créent du POUVOIR D'ACHAT.C'est si simple que cela.Maintenant, analysons les problèmes qu'on rencontre quand les banques, des entités privés au but lucratif qui doivent rendre compte de leur rentabilité à des actionnaires privés dépourvus de buts bénéfiques pour la collectivité, compètent dans un marché libre et non-faussée pour être les plus performants dans la "création de pouvoir d'achat ex-nihilo".Plus, analysons les implications de la compétence déloyale que constitue le fait que quelques-uns puissent le faire ex-nihilo alors que d'autres ne peuvent le faire qu'avec beaucoup de sueur...La dévaluation de l'argent, et le fait que les quantités qu'on peut en gagner avec de la sueur dans une journée de travail ne suffisent plus à se garantir la survie pendant une journée... à BEAUCOUP À VOIR avec la compétence déloyale qu'est la création ex-nihilo.Si on peut créer ex-nihilo 1.000.000¬ aussi facilement que cela, dans un instant... tôt ou tard les banques achèteront en un instant un pain en payant ce 1.000.000¬ , pendant que n'importe quel mortel est assuré d'être mort long avant d'avoir pu travailler assez pour pouvoir manger.Une fois introduits dans une telle logique, la seule solution est de décider TOUT DE SUITE que l'argent n'à plus cours légal pour personne.Ce qu'ils sont en train de faire maintenant, les "institutions financières" et leur apprentis de sorciers, c'est de disséminer de la confusion pendant qu'ils s'appliquent à acheter, avec leur argent ex-nihilo, toutes les existences de resources MATERIELLES, celles qui retiendront de la valeur quand l'argent lui il ne vaudra plus rien. Si ils stimulent la consommation et l'investissement des états dans les grandes infrastructures, c'est parce-que en faisant cela ils éliminent une possible compétence dans la course folle pour les ACTIFS MATÉRIELS à valeur pérenne qu'ils convoitisent, eux...Faut essayer de penser un peu... d'une façon indépendante et pas en fonction des données interessés que quelques-uns des acteurs veulent bien disséminer comme propagande pour préserver LEURS intérêts.
#522 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5519" \l "p5519" 08-12-2008 19:38:28
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AJH a écrit:
Parce que les "bidules" sont également garantis par l'Etat à hauteur de 70000 ¬ par personne
J'ai bien compris, mais pourquoi ? Pas "pourquoi aujourd'hui" mais "pourquoi l'Etat avait fait ce pas en 1973" ? (et constitutionalisé par le traité de Maastricht). La réponse à cette question nous donnera peut-être des arguments pour défaire Maastricht.
et que de toute façon un Etat ne peut pas laisser (...) le système bancaire dans sa globalité s'écrouler.
Ca, je comprends aussi. Mais dans ce cas, cela revient à dire que le système bancaire, "dans sa globalité", est étatisé de fait. Et que l'aspect privé du système bancaire n'est là que pour masquer que les banquiers reçoivent une rente de l'Etat, et la populace n'a qu'à la fermer. Vous savez, "on" en a pendu pour moins que ça. Et je vous rappelle qu'il y a 20 ans, le système Soviétique s'est effondré. Si l'Etat ne peut laisser un système bancaire parasite s'effondrer, il n'y a alors pas d'autre alternative que de faire s'effondrer l'Etat "dans sa globalité". Cela s'appelle une révolution, et ça fait peut-être bien un peu trop longtemps que cela ne s'est plus vu par ici.Attendez que des millions de gens aient faim ou froid, vous allez voir ce qui va arriver au système bancaire "dans sa globalité".
Sur les 9000 milliards d'euros formant ce qu'on dénomme "la monnaie" , seuls 650 milliards sont des euros "banque centrale" .. et ils n'ont absolument pas plus de valeur que les autres si le système monétaire s'effondre, simplement parce que la monnaie c'est de la confiance ...
Ce n'est pas la confiance qui est en cause, mais la confusion. Si les 2 types de monnaie étaient bien différentiables, l'écroulement de l'une provoquerait au contraire la ruée sur l'autre. L'Etat français ne peut pas disparaître, tandis qu'une banque privée si. Cela fait une différence qualitative pour le mot confiance.Mais vous vous contredisez ici, et vous montrez au contraire que l'Etat peut laisser le système bancaire dans sa globalité s'effondrer: supposez que tous les petits porteurs retirent leurs avoirs qu'ils ont dans les banques privés (pour du liquide)... Si il n'y a pas assez d'argent liquide dans le système pour satisfaire cela, et TOUTES les banques de dépôt se déclarent en même temps en cessation de payement... L'Etat n'a alors pas d'autre choix que de TOUT nationaliser, et de repartir avec un système bancaire neuf. Je pense que c'est la clef de la solution: voilà comment se débarrasser du système bancaire actuel.
Il n'y a rien qui puisse remplacer la "monnaie-confiance'
Une autre "monnaie-confiance" ?Y-a-t-il une société où la monnaie crée par les banques privées a un autre nom que la monnaie d'Etat ? (Cuba en est proche: l'Etat émet des Pesos, tandis que le commerce privé fonctionne largement avec des $US).Y-a-t-il une société où la réserve fractionné n'existe pas ?
#523 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5521" \l "p5521" 08-12-2008 19:51:42
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Zolko, la banque musulmane ne connaît même pas l'intérêt..., puis, elle ne connait pas les titrisations, ET les FONDS SOUVERAINS des pays MUSULMANS fonctionnent avec de l'argent GAGNÉ, en paiement des livraisons de PÉTROLE... ils ne connaissent pas la création ex-nihilo.C'est en grande partie LA raison de la guerre contre le "TERRORISME"... car c'est du terrorisme que de ne pas se laisser empoisonner par la logique capitaliste occidentale (et son cheval de Troie, la démocratie formelle), et de ne pas vouloir être contaminé par ce virus-la.La logique mercantile occidentale à besoin de ces marchés-la pour repousser l'avènement du problème qu'on connaît aujourd'hui. La logique mercantile occidentale est un gigantesque scheme de Ponzi, qui à besoin de nouveau crédules pour ne pas s'écrouler, même s'il faut les obliguer à participer par la force brute...Puis, l'écroulement du sistème occidental n'est qu'un problème partiel... ce n'est que nous qui insistons à y voir la fin du monde...
#524 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5522" \l "p5522" 08-12-2008 19:54:13
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Zolko a écrit:
Mais vous vous contredisez ici, et vous montrez au contraire que l'Etat peut laisser le système bancaire dans sa globalité s'effondrer: supposez que tous les petits porteurs retirent leurs avoirs qu'ils ont dans les banques privés (pour du liquide)... Si il n'y a pas assez d'argent liquide dans le système pour satisfaire cela, et TOUTES les banques de dépôt se déclarent en même temps en cessation de payement... L'Etat n'a alors pas d'autre choix que de TOUT nationaliser, et de repartir avec un système bancaire neuf. Je pense que c'est la clef de la solution: voilà comment se débarrasser du système bancaire actuel.
je ne reponds que sur cette argumentation car je n'ai pas assez de temps pour revoir chaque point.Si vous avez 70000 euros en banque et que la banque fait faillite, l'Etat garanti ces 70000 euros... mais je n'ai jamais dit que c'était "en espèces" ... ce sera un chèque du Trésor Public (ou autre structure) que vous pourrez aller déposer dans une banque de votre choix et qui vous permettront d'utiliser votre chéquier ou votre C.B. ou de faire des virements.Si tous les français qui ont un compte bancaire décidaient d'aller chercher des billets, je pense qu'il n'y aurait pas plus de 1200/1500 euros en espèces par personne. Les banques ne seraient pas en cessation de paiement pour cela ... elles vous donneraient un chèque de banque en complément.Le problème de beaucoup c'est de penser que des billets sont plus de la vraie monnaie que des chiffres sur un compte... si personne n'accepte les billets, ils n'ont plus aucune valeur en soi ... et en quoi voulez-vous que l'Etat (ou la banque Centrale) vous échange vos billets ?
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#525 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5523" \l "p5523" 08-12-2008 19:57:17
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NingúnOtro a écrit:
ils ne connaissent pas la création ex-nihilo.
Etes vous certain de ce que vous écrivez là ?
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#526 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5524" \l "p5524" 08-12-2008 20:18:05
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Indépendantes, libres et scandaleuses : les banques centrales par Laurent Pinsolle, sur Marianne2.fr : HYPERLINK "http://www.marianne2.fr/Independantes,-libres-et-scandaleuses-les-banques-centrales_a94190.html" http://www.marianne2.fr/Independantes,-
94190.html
Les banques centrales sont en première ligne dans la lutte contre la crise. Avec des capacités d'investissement bien supérieures à celles des États. Mais si les politiques ont des comptes à rendre au peuple, les bureaucrates aux commandes bénéficient d'une scandaleuse indépendance. Le plan Paulson de 700 milliards a été modifié et voté par le Congrès américain, comme le sera le plan Sarkozy devant le Parlement. Quoi de plus normal ? Mais des sommes encore plus importantes sont engagées sans réel contrôle, par les banques centrales, du fait de leur indépendance.Comment les banques centrales sauvent le systèmeLa crise actuelle a déclenché un mécanisme de sauvetage du système économique complexe. Par-delà les baisses de taux, ce sont les Etats qui semblent en première ligne. Dans un premier temps ils ont recapitalisé les institutions financières défaillantes et garanti les échanges interbancaires. Ce sont les fameux 360 milliards deuros à léchelle de la France. La majeure partie est seulement une garantie mais pas une dépense : si la crise se dénoue, rien ne sera dépensé. Néanmoins, cela représente un véritable engagement que lEtat devrait honorer si la crise connaissait un nouveau soubresaut. La deuxième intervention des Etats est la relance budgétaire qui se met en place dans les différents pays. À chaque fois, le Parlement vote.Mais, finalement, lintervention qui a permis de stabiliser temporairement le système - et qui pourrait bien le sauver sans le changer - est le fait des banques centrales. La plupart des médias en parlent peu, car ces notions sont complexes. Ce sont pourtant les banques centrales qui sont en première ligne dans la lutte contre la crise. En effet, la baisse de la valeur des actifs a provoqué des dépréciations colossales que la plupart des banques ne parviennent pas à assumer, ce qui démontre linsuffisance des ratios prudentiels (la quantité de capital quune banque doit détenir par rapport à son bilan). Résultat, les banques sont contraintes de vendre des actifs pour améliorer leur position, mais de nombreux actifs sont invendables dans le contexte actuel. Du coup, les banques centrales se sont substituées au marché pour en racheter une partie.Un engagement financier colossalCette action des banques centrales, bien que peu connue, est massive. La Fed (Réserve fédérale pour les Etats-Unis) et la BCE (Banque Centrale Européenne) rachètent ainsi à tour de bras des actifs pourris des institutions financières pour assainir leur bilan. Fin novembre, Ben Bernanke a ainsi annoncé quil garantissait 306 milliards de dollars dactifs de Citigroup. Il a également annoncé le rachat de 500 milliards de dollars dactifs reposant sur des emprunts immobiliers, 200 milliards pour acheter des actifs « titrisés » ainsi que 100 milliards de dette de Fannie Mae et Freddie Mac. The Economist estime le nouvel engagement à 800 milliards de dollars, qui sera financé
par la planche à billets !
Il est possible de chiffrer les montants pour lesquels nos banquiers centraux se sont engagés. À la fin août, le bilan de la banque centrale américaine était de 900 milliards de dollars. Fin octobre, il a atteint 2 200 milliards de dollars et pourrait donc atteindre 3 000 milliards de dollars fin 2008 en prenant en compte les nouvelles annonces de son président, soit une injection de 2 100 milliards de dollars. La BCE voit les choses en un peu moins grand, mais ses statistiques, disponibles sur son site, montrent que les engagements des banques centrales de la zone euro sont passés de 2 100 milliards deuros en août à 2 800 milliards en octobre, soit une hausse de 700 milliards en deux mois, en attendant les chiffres de novembre
Un immense problème de responsabilitéBref, les quelques 15 milliards deuros de dépenses supplémentaires annoncées par Nicolas Sarkozy pour 2009 ne sont quune broutille par rapport aux engagements que prennent nos banquiers centraux. Jean-Claude Trichet et Ben Bernanke ont sorti leur chéquier pour sauver le système financier. Si le risque de dérapage inflationniste semble négligeable, du fait de la récession économique, le problème est que ce sont les banques centrales qui assument désormais la responsabilité des actifs pourris quelles ont acquis. Alors que leur bilan était essentiellement composé de bons du trésor, ils sont aujourdhui remplis dactifs risqués.Et cela pose un immense problème de responsabilité dans la mesure où cest bien lEtat et les citoyens qui assument in fine la responsabilité de ces engagements. Mais alors que les gouvernements assument cette responsabilité devant les électeurs et le Parlement, les banquiers centraux, qui sont indépendants, peuvent prendre des décisions en toute liberté et sans la moindre conséquence pour eux-mêmes puisquils ne peuvent pas être révoqués (pour huit ans dans le cas de la BCE
). Bref, les banques centrales prennent des engagements colossaux pour la collectivité sans avoir la moindre responsabilité politique.Pour une re-politisation des banques centralesLa démocratie, cest le gouvernement du peuple par le peuple, pour le peuple. Le système actuel est un système où les banques centrales agissent en toute liberté et sans avoir de comptes à rendre pour sauver le monde financier en déversant des milliards que les Etats assument finalement.Pire, elles ne se préoccupent pas le moins du monde de léconomie réelle, pour laquelle on ne fait pas le quart de ce qui est fait pour les banques. On pourrait rétorquer que les banques centrales indépendantes ont apporté la stabilité monétaire. Cependant, en Europe, ce sont les politiques qui ont tué linflation au début des années 80 avant de renoncer à exercer la politique monétaire dans les années 90.Surtout, cette indépendance semble tous les jours plus aberrante quand on constate les engagements pris par les banquiers centraux, qui nassument pas les responsabilités de leurs actes et ne sont contrôlés par personne. Défense de la collectivité contre intérêts particuliersComme le montrent bien Joseph Stiglitz dans La grande désillusion ou Robert Reich dans Supercapitalisme, il ne faut pas confier à des organisations bureaucratiques des décisions éminemment politiques car leur décision sert essentiellement les objectifs de leur milieu et non ceux de la collectivité, qui en assument pourtant les conséquences. Cest pourquoi il doit revenir aux politiques de prendre (ou pas) ce genre de décisions, qui engagent lensemble de la collectivité, comme toute décision monétaire.Les banques centrales ont engagé des sommes énormes de manière totalement opaque, sans le moindre débat et sans que le peuple ou les politiques ne puissent rien y redire. Comme pourrait le dire Emmanuel Todd, en matière de gestion de la crise, nous sommes un peu « après la démocratie »
#527 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5532" \l "p5532" 09-12-2008 09:56:12
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AJH a écrit:
si personne n'accepte les billets, ils n'ont plus aucune valeur en soi ... et en quoi voulez-vous que l'Etat (ou la banque Centrale) vous échange vos billets ?
Des impôts ?Vous oubliez dans TOUS vos raisonnements que l'Etat n'est pas une entité commerciale comme une autre: il paye des fonctionnaires (dont la police, les juges et l'armée ! s'il n'y a plus d'État, il n'y a plus de société civilisé, on est comme en Afghanistan), il finance des travaux publics (écoles, routes...), il finance des projets de développement (Anvar, CNRS, INRIA...) et en contrepartie il récolte des taxes et impôts. Si l'Etat décidait de ne plus accepter que de l'argent liquide (des billets) pour payer les impôts, et payait tous ces employés en billets... imaginez le scénario. Garantir l'argent commercial comme si c'était l'équivalant de la monnaie d'État est donc bien une décision de l'État de se saborder, tout seul.
Si vous avez 70000 euros en banque et que la banque fait faillite, l'Etat garanti ces 70000 euros... mais je n'ai jamais dit que c'était "en espèces" ... ce sera un chèque du Trésor Public (ou autre structure) que vous pourrez aller déposer dans une banque de votre choix et qui vous permettront d'utiliser votre chéquier ou votre C.B. ou de faire des virements.
CQFD: pour l'Etat, l'argent des banques est équivalant de se propre monnaie. Et pourtant, les 2 n'ont RIEN en commun:- ils ne sont pas créés par le même organisme- ils ne sont pas créés par le même processus- ils n'ont pas la même contre-valeur...et pourtant, ils ont le même nom. C'est scientifiquement une imposture.Je répète donc ma question : pourquoi l'État a fait ça ? En contrepartie de quoi ?
#528 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5533" \l "p5533" 09-12-2008 10:12:47
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Zolko, précisez-moi votre pensée...Vous partez du prémisse que les billets de banque sont de la monnaie (de l'argent) de l'Etat et pas la monnaie (l'argent) bancaire , ou je n'ai pas compris ?
Dernière modification par AJH (09-12-2008 10:13:35)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#529 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5535" \l "p5535" 09-12-2008 10:29:16
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AJH a écrit:
Zolko, précisez-moi votre pensée...Vous partez du prémisse que les billets de banque sont de la monnaie (de l'argent) de l'Etat et pas la monnaie (l'argent) bancaire , ou je n'ai pas compris ?
Je pensais avoir compris que l'argent-billet émis par l'Etat était un objet, réel, convertible en d'autres monnaies, et cette convertibilité est garantie par l'Etat. le taux de conversion n'est pas garanti par l'Etat, cependant. Comme contre-exemple, le forint de l'époque Sovietique n'était pas convertible en monnaies de l'ouest. Et je pense que l'argent-électronique au Trésor Public est garanti par autant de billets de banque, objets physiques.Tandis que l'argent-commercial n'est rien d'autre que des bons-d'achat, comme ceux émis par les stations service (les points de fidélité). Et l'Etat autorise les banques commerciales à écrire le même nom (¬ uro) sur ces bons d'achats que les billets qu'il émet lui-même, sous certaines conditions (posséder 10% de la somme émise en monnaie d'Etat par exemple).
NingúnOtro a écrit:
la banque musulmane ne connaît même pas l'intérêt... C'est en grande partie LA raison de la guerre contre le "TERRORISME"
Théorie intéressante. Vu que l'invasion de l'Irak était du à Saddam Hussein ayant accepté d'être payé en ¬ uros pour le pétrole... je serais tenté de la croire.
#530 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5536" \l "p5536" 09-12-2008 10:57:08
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@ZolkoVous devriez lire l'article sur la monnaie sur wikipedia ... il n'est pas mal fait HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie" http://fr.wikipedia.org/wiki/MonnaieLa monnaie manuelle/fiduciaire ( billets de banque) a effectivement un petit avantage sur le chèque ou la carte de crédit ... le destinataire est tenu de l'accepter (sauf s'il pense que le billet que vous lui remettez est un faux), mais vous pouvez, si le commercant refuse chèque et carte de crédit, ne pas aller faire vos achats chez ce commercant . Cette monnaie centrale est émise par sa banque centrale qui est indépendante (en ce qui concerne la BCE)L'Etat décide quelle est la monnaie qui a cours légal sur son territoire: mais ne confondez pas la "forme de la monnaie" et les moyens de paiement La monnaie électronique ou scripturale peut également être convertie en monnaies étrangères et l'Etat se sert bien de cette monnaie scripturale pour payer ses dépenses ou recevoir les recettes ... c'est pourtant bien de la monnaie émise au départ par le système bancaire sous forme de crédits aux entreprises et aux ménages.Donc, oui, vous pouvez dire que " l'Etat autorise les banques commerciales à écrire le même nom (¬ uro) sur ces bons d'achats que les billets qu'il émet lui-même " ... mais qu'est ce que ca change puisque c'est de la monnaie légale que l'Etat garanti jusqu'à hauteur de 70000 ¬ ? (ce qui ne veut pas dire que j'approuve le système actuel de création monétaire par les banques commerciales)Imaginez que l'Etat ne garantisse pas ces dépôts de 70000 ¬ par personne ... tout le monde voudrait avoir des billets de banque chez lui (les voleurs et les marchands d'armes se frotteraient les mains).
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#531 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5537" \l "p5537" 09-12-2008 11:07:02
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AJH a écrit:
NingúnOtro a écrit:
ils ne connaissent pas la création ex-nihilo.
Etes vous certain de ce que vous écrivez là ?
A-J, je n'avais que la conviction logique pour oser dire cela, mais comme je suis assez consécuent dans ma logique...... voilà quelques liens d'appui à mon affirmation que j'ai "Googlée":Sur le monde musulman et l'usure...Article: HYPERLINK "http://www.oumma.net/La-charia-le-riba-et-la-banque" http://www.oumma.net/La-charia-le-riba-et-la-banqueRéponse: HYPERLINK "http://oumma.com/Reponse-a-l-article-de-Khalid" http://oumma.com/Reponse-a-l-article-de-KhalidDébat: HYPERLINK "http://mondearabe.discuforum.info/t1536-La-charia-le-riba-et-la-banque.htm" http://mondearabe.discuforum.info/t1536
banque.htmVidéo (pour ceux qui aiment INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET : HYPERLINK "http://www.tariqramadan.com/spip.php?article10398" http://www.tariqramadan.com/spip.php?article10398Désolé de ne pas apporter plus, mais toutes mes connaissances sont assimilées et ne se trouvent plus perpétuellement référenciées... pour la doc, si on sait quoi chercher on trouve toujours.
Dernière modification par NingúnOtro (09-12-2008 11:07:57)
#532 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5538" \l "p5538" 09-12-2008 11:28:24
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AJH a écrit:
Vous devriez lire l'article sur la monnaie sur wikipedia ... il n'est pas mal fait HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie" http://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie
Les Banques centrales émettent la monnaie banque centrale et contrôlent la monnaie créée par les banques privées.C'est donc bien 2 monnaies différentes.
L'Etat décide quelle est la monnaie qui a cours légal sur son territoire
Je l'attendais, celle-là: si vous traversez la Suisse sur l'autoroute, vous pourrez payer dans la plupart des stations-service en ¬ uros. Ce n'est pas l'Etat qui décide, mais les commerçants. L'Etat décide de la monnaie officielle (celle qui sert à payer les impôts) mais les commerçants peuvent accepter n'importe quelle autre monnaie, à leurs risques et périls. C'est pour cela que c'est fondamental de distinguer l'argent commercial et l'argent légal.
La monnaie électronique ou scripturale peut également être convertie en monnaies étrangères
Vous voulez dire: si je vais en Suisse, je pourrais payer avec mon chéquier ? Que je pourrais aller dans une banque Suisse, y faire un chèque (en ¬ uros) et elle me donnera des Francs Suisses ? Logiquement, si la monnaie scripturale était convertible, je devrais pouvoir le faire. Si non, c'est qu'elle n'est pas convertible. (et nous savons tous que cela ne se passe pas comme-ça)
l'Etat se sert bien de cette monnaie scripturale pour payer ses dépenses ou recevoir les recettes...
Ah, et comment l'Etat fait la différence entre la monnaie scripturale et la monnaie fiduciaire ?
Donc, oui, vous pouvez dire que "l'Etat autorise les banques commerciales à écrire le même nom (¬ uro) sur ces bons d'achats que les billets qu'il émet lui-même" ... mais qu'est ce que ca change puisque c'est de la monnaie légale que l'Etat garanti jusqu'à hauteur de 70000 ¬ ?
Ce que ça change ? Ben, ça dépend, et j'en reviens à ma question: en contrepartie de quoi l'État garanti cet argent là ?
Imaginez que l'Etat ne garantisse pas ces dépôts de 70000 ¬ par personne ... tout le monde voudrait avoir des billets de banque chez lui (les voleurs et les marchands d'armes se frotteraient les mains).
Là, vous êtes de mauvaise foi: rien n'empêche de mettre de l'argent-billet dans une banque ! Et quand on voyage, cette banque émet des "traveller chèques" et hop, plus de voleurs (les Templiers faisaient déjà ça au moyen-age). Et quand on veut acheter un produit à l'étranger, des sociétés spécialisés - tels Western Union - peuvent assurer ce service (et pour preuve que l'argent scriptural n'est pas convertible, Western Union n'accepte que des billets de banques comme dépôt).Il n'y a aucune difficulté technique.
Dernière modification par Zolko (09-12-2008 11:34:00)
#533 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5539" \l "p5539" 09-12-2008 12:11:53
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Zolko a écrit:
en contrepartie de quoi l'État garanti cet argent là ?
Dix fois que je le dis "la confiance" , mais je précise : sur la confiance collective et les capacités collectives de création de richesses!
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@NingúnOtroDésolé, je ne vois rien dans les références que vous m'avez données qui réponde à ma question.Je pense que comme toutes les autres banques les banques islamiques "créent" de la monnaie par le crédit... qu'ensuite elles "détournent" l'intérêt demandé sous forme par exemple de participation ou d'honoraires est une autre question. L'islam, d'après ce que j'ai compris, condamne l'usure... à partir de quel taux l'intérêt devient-il de l'usure pour l'islam?De toute façon (réflexion générale) , je me demande toujours comment ceux qui pensent que les banques ne prêtent que les dépôts de leurs clients peuvent expliquer l'origine de ces dépôts...
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#535 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5543" \l "p5543" 09-12-2008 13:02:46
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AJH a écrit:
en contrepartie de quoi l'État garanti cet argent là ?
Dix fois que je le dis "la confiance" , mais je précise : sur la confiance collective et les capacités collectives de création de richesses!
Vous voulez dire que, en échange de milliards de monnaie, réelle, l'Etat reçoit... de la confiance ???
AJH a écrit:
De toute façon (réflexion générale) , je me demande toujours comment ceux qui pensent que les banques ne prêtent que les dépôts de leurs clients peuvent expliquer l'origine de ces dépôts...
Ben... historiquement, c'était les gouvernements (rois, sultans...) qui produisaient la quantité physique d'argent avec lequel ils payaient les mercenaires et les employés de l'Etat, et avec lequel ils achetaient des armes et des outils. Cet argent se dispersait dans la société, et finissait en dépôt. C'était avant que l'État autorise les réserves fractionnées.
#536 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5544" \l "p5544" 09-12-2008 13:07:10
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AJH a écrit:
@NingúnOtroDésolé, je ne vois rien dans les références que vous m'avez données qui réponde à ma question.Je pense que comme toutes les autres banques les banques islamiques "créent" de la monnaie par le crédit... qu'ensuite elles "détournent" l'intérêt demandé sous forme par exemple de participation ou d'honoraires est une autre question. L'islam, d'après ce que j'ai compris, condamne l'usure... à partir de quel taux l'intérêt devient-il de l'usure pour l'islam?De toute façon (réflexion générale) , je me demande toujours comment ceux qui pensent que les banques ne prêtent que les dépôts de leurs clients peuvent expliquer l'origine de ces dépôts...
André-Jacques... désolé, je ne peux chercher des détails précis pour vous, puisque vous êtes le seul à savoir précisement ce qui vous satisfairait.Toutefois... vous pouvez user la fonction de recherche par exemple ici HYPERLINK "http://www.islamqa.com/fr/" http://www.islamqa.com/fr/. Cherchez "argent", "intérêts", etc. Et, des fois les réponses à certaines questions... évitent d'autres questions car devenus inutiles...La RIBA (l'usure)... interdit tout intérêt (même 0,01%), et l'idée que la création ex-nihilo serait interdite vient tout seule si on compare les "proportions" du pécher par rapport à ce qui est expressement interdit dans ces moindres détails.Je vous accorde quand-même que la pratique actuelle PEUT être différente de celle que veut la tradition, notamment sous l'influence de la finance occidentale, dont l'institutionalisation de l'intérêt date de l'introduction du Calvinisme Protestant (par le besoin d'expandre ces marchés en quête de proies innocentes pour le schême de Ponzi qu'est la finance occidentale).
#537 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5545" \l "p5545" 09-12-2008 13:44:00
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@ZolkoC'est manifestement très difficile de faire comprendre que n'importe quelle monnaie (banque centrale ou banque commerciale) n'existe que parce que les hommes en ont décidé ainsi .. il n'y a pas de "monnaie naturelle" (même l'or!), et l'acceptent parce qu'ils ont confiance en elleQue dire de mieux que wikipedia
La monnaie est un instrument de paiement spécialisé accepté de façon générale par les membres dune communauté en règlement dun achat, dune prestation ou d'une dette. Elle a quatre fonctions principales :- La fonction d'intermédiaire dans les échanges, - La fonction d'expression des valeurs et d'unité pour le calcul économique et la comptabilité, - La fonction de réserve de valeur - La capacité juridique déteindre des dettes et des obligations, notamment fiscales. On parle de « pouvoir libératoire ». Une monnaie se caractérise par la confiance quont ses utilisateurs dans la persistance de sa valeur et de son pouvoir déchange lors de sa circulation. Elle a donc des dimensions sociales, politiques, psychologiques, juridiques et économiques.La monnaie a pris au cours de l'histoire les formes les plus diverses : buf, sel, nacre, ambre, métal, papier, etc. Après une très longue période où l'or et l'argent (et divers métaux) en ont été les supports privilégiés, la monnaie est aujourd'hui presque entièrement dématérialisée et circule majoritairement sous des formes scripturales ou électroniques.En raison de l'importance du rôle de la monnaie, les États ont très tôt cherché à s'assurer le maximum de pouvoir monétaire, faisant de la monnaie un de leurs symboles et une marque de leur puissance. Ils ont obtenu progressivement un peu partout le monopole de l'émission des billets et des pièces. Ils exercent un contrôle statique sur l'activité de création monétaire des banques par la législation et dynamique par l'intermédiaire des banques centrales.
Dernière modification par AJH (09-12-2008 13:44:23)
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#538 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5547" \l "p5547" 09-12-2008 14:08:01
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AJH a écrit:
C'est manifestement très difficile de faire comprendre que n'importe quelle monnaie (...) n'existe que parce que les hommes en ont décidé ainsi
Non, c'est pas difficile, je comprends très bien.
En raison de l'importance du rôle de la monnaie, les États ont très tôt cherché à s'assurer le maximum de pouvoir monétaire, faisant de la monnaie un de leurs symboles et une marque de leur puissance.
Oui, cela me semble logique. Les États ont compris que le pouvoir monétaire est une puissance.
Ils exercent un contrôle statique sur l'activité de création monétaire des banques par la législation et dynamique par l'intermédiaire des banques centrales.
Mais là, ça contredit TOUT ce qui précède. Pourquoi abandonner le pouvoir de la création monétaire pour ne plus en avoir que le contrôle indirect ? C'est un abandon de leur puissance, mais ils gagnent quoi en échange ? Pourquoi l'État fait ça ? Pour se rassurer: "mais oui mon gros lapin, t'es un État bien gentil, nous avons confiance en toi, et nous te prêterons plein d'argent !"En fait, vous dites comme moi dans tout votre discours, et à la fin, vous ne faites pas la distinction entre monnaie fiduciaire et scripturale, ce qui, selon moi, met tout votre raisonnement parterre. Donc ma question devient:Les monnaies fiduciaires (émises par les banques centrales) et scripturales (émises par les banques commerciales) sont-elles égales ?Réponse:1) selon Western Union, NON (ils n'acceptent que la fiduciaire)2) selon un commerçant sur une autoroute Suisse: OUI (ils acceptent les 2)3) selon une banque Suisse: NON (ils n'acceptent que la fiduciaire)4) selon l'État Français: OUI (il ne voit pas la différence)
Dernière modification par Zolko (09-12-2008 14:20:12)
#539 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5551" \l "p5551" 09-12-2008 16:27:17
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ECRIRE UNE CONSTITUTION N'EST-CE PAS COMME CREER UNE MONNAIE ?Bonjour à toutes et à tous, qui vous êtes tirées vous-mêmes du sort auquel vous pensez qu'on peut tirer une assemblée capable d'écrire ce que vous n'avez pas encore fini de commencer à rédiger : une "Constitution par le peuple et pour le peuple".Une de plus ou de moins, me voila donc déjà prète à protester avec vous contre l'illégitimité des pouvoirs établis. Par définition, ils peuvent s'exercer et perdurer tant que la grande majorité des humains ne disent rien, ce qui vaut "consentement".Pourtant il y a des "émotions" , comme de petites bourrasques, la dernière en date ayant soufflé quelques jours sur la Grèce... A moins qu'on soit assez mal informés pour ignorer d'autres tempêtes simultanées, à moins qu'on ait oublié la fragilité relative de la croûte terrestre frissonnant comme une crême sur un lait qui est déjà entrain d'aller au feu...vision planétaire de ce qui peut s'imaginer comme tremblement global des consciences populaires à l'heure où les maîtres des "pouvoirs" appellent la crise du système "une crise de confiance".Si jamais "un peuple finissait d'écrire vraiment une constitution pour soi", il finirait son écriture dans la rue sous la mitraille, voire même dans un stade bien cerné par des miradors, sur le modèle déjà vu au Chili et dans bien d'autres pays tout au long d'une Histoire sans fin recommencée:Le pouvoir "en place" qui accepterait de partir de lui-même, sous prétexte que s'est écrite une Constitution plus légitime, n'y croyons pas !Il faut donc beaucoup de courage pour écrire cette Constitution, et de la colère, du temps, et encore bien d'autres ingrédients qu'il conviendrait , pour commencer, de cultiver au moins dans des "universités populaires", voire dans je ne sais quelles organisations capables de donner confiance en soi d'abord à chacun de ses adhérants, ensuite autour d'elle à des partenaires de plus en plus nombreux jusqu'à former ce que l'on appelle "un peuple debout"...Y a du boulot !Je ne crois donc pas qu'il puisse être question de "reprendre le pouvoir sur notre monnaie", car la question de la monnaie est à l'économie ce que la question du droit est à la société: nous n'avons jamais eu aucun des pouvoirs que nous crûmes avoir, mais cela n'est évident qu'au bout du processus au cours duquel "les petites failles que nous négligions" sont devenues des gouffres amers.Ainsi, le fait que la Constitution soit écrite par ceux qui vont l'utiliser contre le peuple était "négligeable" tant que "tout allait bien", de même que le fait que l'économie servait la finance sensée lui servir était négligeable jusqu'à ce que la finance ait pompé tout le "jus" de la dite économie, le seul profit possible ne pouvant plus être obtenu que par "la traite d'esclaves" à coût zéro.Il y a sûrement une force qui maintient l'ordre social avec son "péché originel" et qui est prête à "tout" pour çà, alors il est impossible de séparer les deux combats à mener "de front": celui qui consiste pour le peuple à se donner une confiance en soi suffisante pour devenir non seulement "compétent dans l'écriture de ses lois fondamentales", mais encore avec assez d'oxygène, de loisirs, de santé, de toutes ces "choses" que seul un mouvement social revendicatif puissant peut conquérir, afin de prendre le loisir nécessaire pour l'écrire, cette Constitution" ! Quand Sarko répond aux profs en grève "ils n'ont pas conscience de la crise où est le monde", pour ma part, je comprends que c'est bien dans cette "crise providentielle" qu'investit le monde des dominants pour anémier ceux qui lui résistent: c'est ce qui me fait réécrire : "IL Y A SUREMENT UNE CASTE QUI EST PRETE A TOUT"...est-ce de la parano ?
Dernière modification par Aïda Zeki (10-12-2008 13:00:16)
#540 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5556" \l "p5556" 10-12-2008 13:09:39
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Bienvenue, Aïda!Faut évidamment RETIRER LE CONSENTEMENT, en donnant aux citoyens les moyens pour que ce qu'ils peuvent faire ne soit pas inutile.Pour cela, politiquement, économiquement... il faut leur proposer des option qui ne soient la peste ni le chôléra.Mais voilà qu'on se met difficilement d'accord pour savoir quoi donc offrir...Bienvenue donc, car deux cerveaux fonctionnent mieux qu'un seul, et trois...
#541 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5559" \l "p5559" 10-12-2008 14:47:54
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Aïda Zeki a écrit:
Le pouvoir "en place" qui accepterait de partir de lui-même, sous prétexte que s'est écrite une Constitution plus légitime, n'y croyons pas !
Oui, c'est une bonne remarque et une question qui revient souvent. On peut soit tout casser et exécuter en place public quelques dirigeants pour donner l'exemple, ce qui rendra les autres plus dociles, soit... les ruiner. Le système bancaire est tel que les citoyens, le peuple, si il retire ses sous des banques, peuvent amener TOUTES les banques à la faillite, en impossibilité de payer les dépôts ("run on the banks" comme disent les grand-bretons). Et, je parie que "le pouvoir en place" connaît se risque, puisque la première annonce qu'ils ont fait au début de cette crise était d'augmenter la garantie des dépôts bancaires par l'Etat. Mais pour nous, c'est une arme à 1 coup, donc il ne faut pas le faire avant que nous soyons capables d'assurer un autre système. En effet, si on ruine la système pendant que les dirigeants actuels sont au commandes, il le réorganiseront à leur guise à nouveau, sous prétexte de cette faillite.
Il faut donc beaucoup de courage pour écrire cette Constitution, et de la colère, du temps, et encore bien d'autres ingrédients qu'il conviendrait , pour commencer, de cultiver au moins dans des "universités populaires", voire dans je ne sais quelles organisations capables de donner confiance en soi d'abord à chacun de ses adhérants, ensuite autour d'elle à des partenaires de plus en plus nombreux jusqu'à former ce que l'on appelle "un peuple debout"...Y a du boulot !
En fait, nous avons commencé à travailler sur cette association que tu mentionne: elle s'appelle Laboratoire Démocratique: HYPERLINK "http://www.labdem.eu" www.labdem.eu Cela se passe essentiellement par Internet.L'idée est d'avoir un groupe parlementaire après les prochaines élections Européennes, et utiliser ce groupe pour à la fois lancer des études sur l'écriture d'un nouveau traité Européen qui inclurait des modifications impératives aux constitutions nationales, et pour avoir un accès aux médias de masse pour déclencher une ruée sur les banques quand il le faudra. Il va sans dire que le gang de requins au pouvoir nous regardera gentiment faire !
#542 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5568" \l "p5568" 11-12-2008 09:08:28
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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@ZolkoMême si un groupe de personne décidait de retirer toutes les liquidités possibles (monnaie fiduciaire) ca ne changerait rien et ça n'amènerait pas les banques à la faillite ... on vous dirait seulement à un certain moment " votre argent est garanti par le système bancaire à hauteur de 70000 ¬ par personne, et par l'Etat si nécessaire. Nous ne disposons pas pour le moment de l'équivalent en billets de votre compte, et en attendant que la Banque Centrale imprime des billets supplémentaires, nous vous proposons de vous fournir en billet 100 euros par semaine... N'oubliez pas cependant de nous rembourser tous vos prêts en cours, y compris les intérêts, avant d'insister, car, et ce n'est un secret pour personne, le système de réserves fractionnaires ne nous impose de disposer que d'une réserve limitée d'argent central"Vous ferez quoi ?La monnaie fiduciaire (pièces et billets) représente environ 650 milliards d'euros (en zone euro), alors que l'ensemble de la monnaie dette (créances sur le seul secteur privé) représente 12600 milliards d'euros.Nous avons admis progressivement à admettre que le véhicule de la monnaie était électronique et qu'une grande partie de la monnaie elle même (85% de M1) était également sous forme de chiffres dans des livres comptables.Et puis, voulez vous que je vous dise , je souhaite personnellement que TOUTE la monnaie (l'argent, le flouze, les créances, les deniers, le fric , etc...) soit électronique, numérotée, nominative et traçable ... fini ainsi les paiements au noir qui échappent aux impôts et taxes, et les valises de billets qui passent les frontières ou financent les partis politiques.
Dernière modification par AJH (11-12-2008 09:10:32)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#543 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5569" \l "p5569" 11-12-2008 10:03:44
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Lu sur le blog de Paul Jorion, dans le fil sur Attali...
b(r)ankignole dit :10 décembre 2008 à 22:58Désolé pour ceux qui ne lisent pas langlais, mais comme Attali a 5 amis visionnaires qui lui sont reconnaissants jai pensé que ca pourrait les interesserThe Financial Times, one of the most respected and widely read newspapers on the planet, features an editorial today that openly admits the agenda to create a world government based on anti-democratic principles and concedes that the term global governance is merely a euphemism for the move towards a centralized global government.For years we were called paranoid nutcases for warning about the elites plans to centralize global power and destroy American sovereignty. Throughout the 1990s people who talked about the alarming move towards global government were smeared as right-wing lunatics by popular culture and the media.Now the agenda is out in the open and in our faces, the debunkers have no more ammunition with which to deride us.A jaw-dropping editorial written by the Financial Times chief foreign affairs commentator Gideon Rachman entitled And now for a world government lays out the plan for global government and how it is being pushed with deceptive language and euphemisms in order to prevent people from becoming alarmed. HYPERLINK "http://www.ft.com/cms/s/0/05c36962-c594-11dd-b516-000077b07658.html?nclick_check=1" http://www.ft.com/cms/s/0/05c36962-c594
ck_check=1
Voilà qui vient étayer les craintes de Pierre Hillard dans les vidéos dont les liens ont été fournis par Zolko et que l'on peut trouver résumés et complétés dans le lien suivant : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5453" \l "p5453" http://etienne.chouard.free.fr/forum/vi
5453#p5453
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#544 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5572" \l "p5572" 11-12-2008 14:29:11
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=352" Zolko
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AJH a écrit:
Même si un groupe de personne décidait de retirer toutes les liquidités possibles (monnaie fiduciaire) ca ne changerait rien et ça n'amènerait pas les banques à la faillite ... on vous dirait seulement à un certain moment " votre argent est garanti par le système bancaire à hauteur de 70000 ¬ par personne, et par l'Etat si nécessaire. Nous ne disposons pas pour le moment de l'équivalent en billets de votre compte (...)l" Vous ferez quoi ?
Ce point mérite d'être vérifié: les banques sont-elles tenues de me fournir en liquide mes dépôts si je les réclame (avec un préavis éventuellement) ? Si elle sont obligés de le faire, mais qu'elles en sont incapables, il n'y a pas d'autres moyens que de se déclarer en faillite, et l'Etat, pour garantir les 70000¬ , serait obligé de les nationaliser. Il n'y a qu'à se référer aux cas récents (Northern Rock, Fortis, Islande...) et il me semble que ces cas me donnent raison. C'est un point légal, pas un sujet de débat. Sauriez-vous indiquer la législation en vigueur sur ce point ?
AJH a écrit:
La monnaie fiduciaire (pièces et billets) représente environ 650 milliards d'euros (en zone euro), alors que l'ensemble de la monnaie dette (créances sur le seul secteur privé) représente 12600 milliards d'euros.
5% ! Cooool, ça va être du gâteau alors.
AJH a écrit:
Et puis, voulez vous que je vous dise , je souhaite personnellement que TOUTE la monnaie (l'argent, le flouze, les créances, les deniers, le fric , etc...) soit électronique, numérotée, nominative et traçable ...
Alors vous ne seriez pas copain avec HYPERLINK "http://www.labdem.eu/Forum/viewtopic.php?f=17&t=18" Antoine : "Il faut une loi imposant la possibilité de pouvoir payer en cash quoiqu'il arrive. La liberté de tous en dépend. Je suis prêt à nourrir le débat pour ceux qui en doutent."
Dernière modification par Zolko (11-12-2008 14:43:30)
#545 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5573" \l "p5573" 11-12-2008 15:13:43
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@Zolko" Sauriez-vous indiquer la législation en vigueur sur ce point ? " ... non, je ne pense pas savoir vous indiquer de tels textes de loi , mais de la même manière je pense que vous auriez du mal à trouver un texte IMPOSANT aux banques, sous peine d'être mises en faillites, de rembourser TOUS les comptes courants en liquide/espèces.La faillite de Northern n'a pas eu pour cause un manque de billets (ça a été une conséquence), seulement le fait que son bilan était trop déséquilibré ( diminution de la valeur de l'immobilier donc diminution du poste actif, impayés, sans doute quelques "subprimes", puis panique faisant baisser le passif, c-à-d les dépôts à vue... car ses clients ont massivement transféré leurs avoirs dans d'autres banques)Fortis et Islande, c'est les conséquences de mauvaises spéculations ...Je puis très bien être copain avec Antoine et même avec vous INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET qui semblez penser pareil, bien que ca ne soit pas mon avis et que son motif (la liberté de tous) soit à mon sens un mauvais motif.
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#546 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5574" \l "p5574" 11-12-2008 15:15:57
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Zolko a écrit:
AJH a écrit:
La monnaie fiduciaire (pièces et billets) représente environ 650 milliards d'euros (en zone euro), alors que l'ensemble de la monnaie dette (créances sur le seul secteur privé) représente 12600 milliards d'euros.
5% ! Cooool, ça va être du gâteau alors.
C'est du gateau...C'est bien pour cela que les banques ne prêtent même pas l'argent que les gouvernements aveugles (ou achetées) leur donnent, même si ces gouvernements font semblant de protester...Ce qu'ils font, c'est convertir tout l'argent qu'ils touchent en ACTIFS MATÉRIELS IMPÉRISSABLES.Parce-que une fois que PERSONNE ne voudra plus VENDRE DES ACTIFS... tout l'argent liquide qui reste, en posession de qui-que ce soit (et les petits épargnants risquent encore d'être dupes, dans leur ignorance) NE VAUDRA PLUS que pour s'essuyer le cul!C'est le sauve-qui peut pour les magnats (et quelques-uns des moins compétitifs périront aussi, augmentant avec leurs actifs rachetés à prix de solde la puissance des plus grands, qui comptaient bien sur cela quand ils ont déclenché la crise -c'est une crise pour forcer la concentration-), et le tant pis pour tous les autres.Ils vident même les caisses et la crédibilité des états-nations sur la marche...Vous le voulez au gout de qui, votre gateau?
#547 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5576" \l "p5576" 11-12-2008 15:48:52
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AJH a écrit:
je pense que vous auriez du mal à trouver un texte IMPOSANT aux banques (...) de rembourser TOUS les comptes courants en liquide/espèces.
Hum... vous voulez dire que si je dépose de l'argent à la banque, elle peut, ou pas, selon ses envies, me les restituer ? C'est tranquille comme métier alors, banquier: "Venez déposez votre argent chez moi, et si vous le réclamez, je vous le restituerai peut-être. Ou peut-être pas. Et si vous êtes pas content, allez vous faire cuire un uf." !?!? Je pense qu'au contraire, si je vais à la banque et qu'elle refuse de me donner MON argent (en liquide, puisque c'est la seule forme légale) je peux aller au tribunal, qui alors enverra la police. Si des milliers millions de personnes font la démarche...Cela, bien entendu, dans l'optique où nous n'avons pas complètement basculé dans une dictature déclarée, comme l'illustre NingúnOtro.
#548 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5577" \l "p5577" 11-12-2008 18:37:04
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Zolko a écrit:
MON argent (en liquide, puisque c'est la seule forme légale) je peux aller au tribunal, qui alors enverra la police. Si des milliers millions de personnes font la démarche....
Tout euro (fiduciaire ou scriptural) a "cours légal". Dire que le liquide est la seule forme légale est une erreur.Mais bon, sérieusement je ne sais pas quelle serait l'attitude des juges le jour où les réserves en billets de toutes les banques seraient "épuisées", puisque, avec la meilleure volonté du monde, elles ne pourraient vous donner ces billets que le jour où la Banque Centrale en imprimerait ou que des déposants viendraient en redéposer. En monnaie M1, il n'y a que 650 Md¬ en circulation, pour 3200 Md¬ de dépôts à vue... (et je ne parle pas de M2 et M3), mais comme je le disais, si vous avez 70000 ¬ en espèces chez vous, allez vite acheter un fusil...
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#549 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5578" \l "p5578" 11-12-2008 18:41:55
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AJH a écrit:
si vous avez 70000 ¬ en espèces chez vous, allez vite acheter un fusil...
Si j'avais 70000¬ en espèces chez moi, je ne serais pas en train de discuter par Internet avec des anarcho-souverainistes !!! ;-)
#550 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5579" \l "p5579" 11-12-2008 20:47:50
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AJH a écrit:
Tout euro (fiduciaire ou scriptural) a "cours légal". Dire que le liquide est la seule forme légale est une erreur.Mais bon, sérieusement je ne sais pas quelle serait l'attitude des juges le jour où les réserves en billets de toutes les banques seraient "épuisées", puisque, avec la meilleure volonté du monde, elles ne pourraient vous donner ces billets que le jour où la Banque Centrale en imprimerait ou que des déposants viendraient en redéposer. En monnaie M1, il n'y a que 650 Md¬ en circulation, pour 3200 Md¬ de dépôts à vue... (et je ne parle pas de M2 et M3), mais comme je le disais, si vous avez 70000 ¬ en espèces chez vous, allez vite acheter un fusil...
Les ¬ uros, qu'ils soient fiduciaires ou scripturaux, peuvent être à forme légale tout ce qu'ils veulent... du moment que plus personne n'en veut... ILS NE VALENT PLUS RIEN! Si quelqu'un en à 70.000 chez lui... il ferait bien de les dépenser en quelque chose de TANGIBLE, de préférence utile pour le futur prévisible.Quand je pense que les espagnols sont les plus grands collectionneurs de billets de 500¬ ... je m'imagine qu'on ne manquera pas de papier toilette par ici INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET .
Zolko a écrit:
Si j'avais 70000¬ en espèces chez moi, je ne serais pas en train de discuter par Internet avec des anarcho-souverainistes !!! ;-)
Moi, je dois avoir pour tout capital 1.500¬ , et ils se trouvent dans ma poche... Suite à un procès d'éviction fraudulent par contre, je n'ai aucune autre dépense que la bouffe, car je ne paie loyer, eau ni électricité et que la date d'éviction est fixé (en principe) pour le 23 mars 2009. La, pas de problème, je devrais être mobile pour la campagne électorale de toute façon, et après juin 2009 je devrai trouver un logement quelquepart en Bruxelles INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET . Beaucoup de (ex)travailleurs font pire en ce moment.
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5618" \l "p5618" 13-12-2008 17:33:55
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
LA CHUTE DES MARCHÉS : JUSQU'OÙ ?par Christian Gomez* : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/CHUTE_DES_MARCHES_CHRISTIAN_GOMEZ.pdf" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/m
_GOMEZ.pdf
Une étude récente menée par Value Square Asset Management et l'Université de Yale montrait, après avoir recensé les variations de cours de bourse depuis 1825, que l'année 2008 restera probablement dans l'histoire boursière comme l'année la plus noire de tous les temps, plus noire même que l'année 1931, ce qui en dit long sur l'incurie des théories économiques et des politiques qui nous ont conduit à un tel désastre. Face à une telle situation, le propos de cet article est de mettre les évolutions constatées des cours de bourse en perspective et de montrer que le processus engagé pourrait nous conduire à terme encore bien plus bas, sans pour autant rompre avec les grandes tendances historiques qui se dégagent de l'étude du passé.ÉVOLUTION NORMALE ET PÉRIODES DE SURÉVALUATION INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/djnewversiontemps.gif" \* MERGEFORMATINET L'analyse de la période 1920-2008 conduit à dégager avec netteté un grand chenal d'évolution, encadrant bien tous les points hauts et bas de l'évolution boursière sur la période 1935-1995, soit sur près de 60 ans, avec un rythme de croissance moyen proche de celui du PNB nominal, ce qui lui donne un sens économique certain. Et, en rétrapolant ce "tunnel" sur la période 1920-1935 et en l'extrapolant à 1995-2008, il est possible ainsi de bien montrer les deux grandes périodes de surévaluation boursière : 1926-1931 et 1996-mi-2008, avec les pointes, respectivement de 1929 et de 1999, et, avec surprise, de constater que les taux de surévaluation aux deux "pics" sont très similaires. Dans le second grand "boom", celui que nous avons connu, il y a deux points qui se dégagent : La phase de surévaluation commence en 1996, quand le Gouverneur du Federal Reserve Board, Allan Greenspan, est encore lucide et parle d' "Irrational exuberance", exactement au moment où une rupture dans la politique monétaire est observée avec un décollage des agrégats monétaires (Cf Le Temps, 31 octobre 2008, page 27); L'éclatement de la "bulle internet" en 2000-2003, aurait dû conduire à un réalignement des valeurs boursières et de l'économie en général, mais ce réajustement a été avorté du fait d'une politique monétaire agressive et de l'appel d'air provoqué par la "mondialisation", entraînant une fuite en avant et une accentuation dramatique de tous les déséquilibres.Finalement, devant la poussée extraordinaire de l'endettement, le système a dû craquer et c'est maintenant que nous vivons le grand réajustement, un moment nécessairement très pénible.OÙ ALLONS-NOUS ?Si nous nous reportons au graphique, nous voyons que le marché boursier américain réintègre son grand chenal d'évolution de long terme dans le cadre d'une énorme conflagration portant sur les divers aspects du fonctionnement de notre système économique. Sur le plan financier, il faut que les bilans bancaires soient purgés de toutes les mauvaises créances qui vont encore s'accroître du fait de la crise économique, (soit plusieurs dizaines de pourcents en équivalent PNB, probablement 4 à 5 trillions de dollars pour les seuls Etats-Unis !) et que se déboucle tout cet enchevêtrement de dettes et de leviers qui ont fait de notre économie une immense soufflé en train d'imploser. Sur le plan économique, il faut s'attendre à des baisses substantielles encore des prix de l'immobilier dans les pays les plus atteints par la spéculation et à un réajustement général des comportements, notamment en matière d'épargne. Au plan international, l'arrêt de la fuite en avant que l'on a connue depuis le vrai début de la mondialisation en 1995 (date décidément fatidique) va conduire à des réajustements très douloureux pour réduire les capacités excédentaires accumulées durant le "boom" (Chine, pays asiatiques) et l'excès d'endettement tant intérieur qu'extérieur. Et tout cela va nécessairement se réaliser dans un climat de faillites spectaculaires, de hausse du chômage et d'une crise de confiance qui, à un moment ou à un autre, pourrait toucher les États eux-mêmes et leur capacité à assumer leurs engagements et toutes les garanties données.Si notre analyse est correcte, même si certains indicateurs d'évaluation commencent à montrer que le marché entre dans des zones de prix raisonnables, il nous semble que la profondeur de la crise est telle et les incertitudes si grandes (financières, économiques, sociales) que le bas du tunnel sera touché à un moment ou à un autre, aux environs de 2010. Concrètement, cela donne des niveaux de l'ordre de 4500-5000 pour le Dow-Jones (contre 7920 au 20 novembre) et de 550 (contre 790) pour le S&P500 soit encore des baisses de 30 à 40% par rapport aux niveaux actuels. C'est seulement à partir de tels niveaux, que l'on pourra dire que le système a été apuré.
* * * * *
Les années qui viennent s'annoncent troublées avec une volatilité forte, c'est à dire que même dans une tendance demeurant encore fortement baissière, des rebonds spectaculaires pourront survenir. Ce qu'il faut garder en tête, c'est que même si les Autorités monétaires et politiques parviennent, avec les mesures d'urgence prises, à éviter une dépression aussi profonde que dans les années 30, elles ne peuvent rien contre les déséquilibres accumulés qui devront de toutes façons être résorbés. En évitant une chute de l'économie trop forte à court terme avec son cortège de souffrances, elles ne font qu'étaler le paiement de la facture dans le long terme et cela ne sera pas sans conséquences graves sur la croissance économique dans la prochaine décennie. Or, si les marchés n'aiment pas les récessions, ils ont encore plus horreur des croissances molles ! (* : Docteur dÉtat en Sciences Économiques et ancien élève de Maurice Allais, Christian Gomez a dabord suivi une carrière universitaire- Maître de Conférences à lUniversité de Rennes - avant de rejoindre en 1983 le secteur bancaire où il a exercé des fonctions de responsabilités importantes dans lactivité de Banque dinvestissement dune grande Institution Financière Internationale tant en Europe Paris, Londres et Zürich - quen Asie - Tokyo et Hong-Kong).
#552 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5621" \l "p5621" 13-12-2008 17:58:55
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Les enchères continuent... USA soutient son industrie automobile, l'Europe DEVRA suivre pour ne pas perdre de COMPÉTITIVITÉ RELATIVE...Ors, combien de secteurs économiques différents existent-ils pour refaire cette stratagème?Puis, faut pas oublier que ces sacrès américains jouent avec des dollars (encore monnaie réserve et dans les coffres de beaucoup de nations) qui ne sont pas des ¬ uros ou d'autres monnaies qui n'ont pas l'avantage de prendre les reserves d'autrui en otage.
#553 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5623" \l "p5623" 13-12-2008 20:13:02
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Étienne a écrit:
ÉVOLUTION NORMALE ET PÉRIODES DE SURÉVALUATION INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/djnewversiontemps.gif" \* MERGEFORMATINET
L'échelle des abscisses est logarithmique, ce qui correspond à une croissance exponentielle... et si on continue la courbe jusqu'en 2100 ? Einstein disait: "celui qui croit en une croissance économique infinie est soit un imbécile, soit un économiste". Je pense que la situation est encore pire que ce que Christian Gomez est capable d'imaginer: lors de la chute de l'Union Soviétique, l'économie a perdue 90% de sa valeur. Sachant que pendant longtemps le volume des échanges commerciaux était environ 2 fois le volume du commerce, et qu'aujourd'hui c'est 20 fois... sachant que les ratios de réserve des banques sont de 9:1 ... c'est le scénario qui me semble le plus probable.90% de chute !!!
#554 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5624" \l "p5624" 13-12-2008 20:18:07
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Zolko a écrit:
sachant que les ratios de réserve des banques sont de 9:1 ...
Quel est, selon vous , la "nature" de ce ratio ? (je vous donne la réponse toutde suite: ce ne sont pas des billets de banque)Mais surtout pourquoi des "bouts de papier" garderaient-ils une quelconque valeur en cas de crash du système économique et monétaire ?
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#555 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5625" \l "p5625" 13-12-2008 21:03:24
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HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
Pour ceux qui ne sont pas encore persuadés que les universitaires (à part Jorion, évidemment) n'y connaissent rien sur la création monétaire, pour ceux qui ne font pas totalement confiance à Creutz sur ce sujet, j'ai réuni sur ce lien HYPERLINK "http://www.societal.org/monnaie/" http://www.societal.org/monnaie/ plusieurs documents sur la création monétaire (extraits de livres): ce sont des "images" qu'il faut télécharger..."La monnaie et ses mécanismes" (ref: Plihon) "Economie monétaire et financière" (ref: Amphi)"La Banque de France et la monnaie" (ref: BDF)"Théorie de la monnaie et de la banque" (ref : shumpeter)"La monnaie" (ref : Brana)"Déchiffrer l'économie" (ref : Clerc - Fondateur de "Alternatives économiques" )En anglais: "Modern Money Mecanisms" ( ref : MMM.pdf)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#556 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5627" \l "p5627" 13-12-2008 21:12:44
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Je ne trahis personne en recopiant ici un mail (collectif) de Christian Gomez concernant la création monétaire.
Faites attention et souvenez vous des paroles de Gladstone: "Il y a plus d'hommes qui sont devenus fous en étudiant les problèmes monétaires qu'il n'y en a qui ont perdu l'esprit par amour....".../...1) il n'y a pas un banquier qui vous dira qu'il crée de la monnaie, car... il ne le sait pas ( sauf s'il a été un bon élève de l'IEP ou des facs d'Eco , et encore......)2) le banquier de base (agences du réseau) vous dira plutôt qu'il se bat tous les jours pour attirer de nouveaux clients et donc de nouveaux dépôts...3) il n'y a aucun "complot" dans cette attitude, aucune "omerta", car il n'y a aucun besoin de connaitre le processus de création monétaire pour être un bon banquier ( il vaut bien mieux être un bon analyste financier pour évaluer les risques liés au crédit).../...Pour comprendre le processus de création monétaire, il faut "déconstruire" le processus qui part du crédit accordé et se boucle par son "financement" au niveau de la banque et du système bancaire global en essayant de bien déterminer ce qui est génération d'un pouvoir d'achat ex-nihilo sur l'économie (création monétaire) ou un transfert d'épargne (intermédiation financière).Accorder un crédit, c'est d'abord, par un simple jeu d'écriture, inscrire une somme au crédit d'un compte avec laquelle on pourra faire des paiements. Ensuite, l'histoire commence..... en fonction de ce que deviennent les flux d'argent, la banque va faire face à des besoins de financement différenciés.CAS LE PLUS SIMPLE POUR COMPRENDRE LA PROBLEMATIQUESupposez qu'il n'y ait qu'une seule banque X et qu'une monnaie ( les dépôts à vue gérés par cette banque), on voit immédiatement que le crédit effectué trouve immédiatement son financement qui est le dépôt à vue créé lui-même puisque :- toute dépense, cad tout transfert d'argent du récepteur du crédit (débit du compte dans la banque X et donc diminution du depot à vue dans cette banque)- ...va se retrouver comme reception d'une recette pour un autre agent ( crédit du compte dans la banque X et donc augmentation du dépôt à vue dans la m^me banque)Globalement, on aura donc au niveau du bilan de la banque:- à l'actif : une créance- au passif: un dépôt à vue détenue par Durand alors que le crédit avait été accordé à Dupont.Peut-on dire que la créance a été financé par Durand ? certainement pas car pour Durand, cet argent est immédiatement disponible et va entrer dans son plan de dépenses et ainsi de suite.L'augmentation globale de la dépense et donc du revenu à la fin du process sera: delta (Dépenses) = V (vitesse de circulation de la monnaie) * delta (depots à vue).CAS PLUS COMPLEXES POUR SE RAPPROCHER DU FONCTIONNEMENT REEL:a) cas de 2 banquesMaintenant supposez qu'il y ait 2 banques qui se partagent le marché et que les dépôts se répartissent entre elles selon un certain rapport (parts de marché). Il est facile de montrer que si les augmentations de crédit et donc de dépôts se font selon ce rapport, la création de crédit/ monnaie n'a aucune limite car le "refinancement" des 2 banques sera "automatique", les dépôts partant à la concurrence étant exactement compensés par les versements venant du concurrent.b) Introduction d'une Banque Centrale pour gérer les déséquilibres de trésorerie entre les deux banquesSi ce n'est pas le cas, il faut un troisième "larron" (sans jeu de mots) : la Banque Centrale, car, s'il y a un déséquilibre entre les entrées et les sorties de fonds pour chacune de ces banques vis à vis de l'autre, il faudra que cela se règle par virements sur leurs comptes à la BC. Et, là l'affaire se COMPLIQUE...un peu......car, il y a désormais deux sortes de monnaies:- la monnaie bancaire (les dépôts à vue détenues par les banques)- la monnaie de base (Banque centrale)c) système monétaire en économie fermée avec :- monnaies bancaires ( depots à vue des banques)- comptes des banques auprés de la banque Centrale (réserves)- billets et pieces émis pour le compte du Trésor par la Banque centrale.A partir de là, il est facile de reconstituer les notions jumelles/complémentaires de:-multiplicateur de crédit ( une injection de monnaie banque centrale conduit à un multiple de monnaie en circulation via le mécanisme du crédit bancaire))-diviseur de crédit: (une addition de nouveaux crédits entraine une demande supplémentaire de refinancement en monnaie banque centrale.)INTRODUCTION DES DEPOTS A TERME.Là , je vais m'arrêter car cela pourrait devenir trés complexe. En effet, il y aura création monétaire ou non selon la nature (substituabilité plus ou moins grande à l'encaisse) du dépôt en question.Mais, si cela vous intéresse, il faudra y revenir. ====Ancien Prof à l'Université de Rennes avant de devenir banquier d'investissement, je viens de me remémorer ce qui faisait la base des cours que je donnais en deuxième année de fac.Je m'excuse auprés de ceux qui connaissent la matière et qui n'ont sans doute rien appris.Mais, .../... il faut repartir de la base pour bien faire comprendre les notions essentielles.- Mécanisme du crédit bancaire et création monétaire- comportement d'encaisse et vitesse de circulation de la monnaie- différence encaisse / épargneetc...etc....
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#557 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5628" \l "p5628" 13-12-2008 21:55:34
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AJH a écrit:
pourquoi des "bouts de papier" garderaient-ils une quelconque valeur en cas de crash du système économique et monétaire ?
Parce-que les gens auront toujours besoin de se nourrir, de commercer... donc ils utiliseront quelquechose pour cela. Mais, surtout, parceque les USA et le dollar se casseront la figure avant (et les UK et le £ encore avant peut-être) donc "nous" avec "nos" ¬ uros ne serons pas encore complètement perdus. Mais c'est vrai que des biens tangibles et utiles auront probablement plus de valeur... comme la gnôle. bien expliqué dans HYPERLINK "http://www.fromthewilderness.com/free/ww3/060105_soviet_lessons.shtml" un essai de Dimitri Orlov, à lire absolument. HYPERLINK "http://www.fromthewilderness.com/free/ww3/062805_soviet_lessons_part2.shtml" partie 2 et HYPERLINK "http://www.fromthewilderness.com/free/ww3/071805_soviet_lessons_part3.shtml" partie 3.
An economy does not collapse into a black hole from which no light can escape. (...) Economic collapse gives rise to new, smaller and poorer economies.
#558 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5634" \l "p5634" 14-12-2008 19:23:54
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AJH a écrit:
Pour ceux qui ne sont pas encore persuadés que les universitaires (à part Jorion, évidemment) n'y connaissent rien sur la création monétaire, pour ceux qui ne font pas totalement confiance à Creutz sur ce sujet, j'ai réuni sur ce lien HYPERLINK "http://www.societal.org/monnaie/" http://www.societal.org/monnaie/ plusieurs documents sur la création monétaire (extraits de livres): ce sont des "images" qu'il faut télécharger..."La monnaie et ses mécanismes" (ref: Plihon) "Economie monétaire et financière" (ref: Amphi)"La Banque de France et la monnaie" (ref: BDF)"Théorie de la monnaie et de la banque" (ref : shumpeter)"La monnaie" (ref : Brana)"Déchiffrer l'économie" (ref : Clerc - Fondateur de "Alternatives économiques" )En anglais: "Modern Money Mecanisms" ( ref : MMM.pdf)
J'ai rajouté, ce jour, 7 pages de "La fin du capitalisme... et après?" de Lucien Pfeiffer, l'nventeur du crédit-bail, qui dirigea l'Union des Banques à Paris (ref: Pfeiffer)
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#559 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5649" \l "p5649" 15-12-2008 18:19:13
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Une des critiques qui revient souvent par rapport à l'utilisation de "la planche à billet" avant 1973 par l'état, c'est la dévaluation du franc.Quelle serait votre réponse face à cette critique ?
#560 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5650" \l "p5650" 15-12-2008 18:30:00
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@SandyVoici la réponse que j'avais faite à VGE lors du débat sur son blog, que vous retrouvez ici HYPERLINK "http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=DebatVGE" http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=DebatVGE
Le mardi 29 juillet 2008, 07:54 par A-J HolbecqMonsieur le Président,Reprenons en détail votre réponseVous me prêtez des propos que je nai pas tenus en écrivant « vous semblez penser qu'une dette du Trésor public envers la Banque de France ne serait pas décomptée comme faisant partie de la dette de l'administration publique. »Mon propos ne porte pas sur le capital, mais sur les intérêts et je nai pas pensé qu'une dette du Trésor public envers la Banque de France ne serait pas nécessairement - décomptée comme faisant partie de la dette de l'administration publique.. . mais cest aussi, lorsque nécessaire, un moyen comme un autre démission monétaire au fur et à mesure des besoins induits par la croissance.Vous écrivez également : « : il s'agissait à l'époque de constituer un véritable marché des titres à court, moyen et long terme »Jai effectivement bien compris cette position. Au lieu de faire financer les besoins des collectivités publiques (l cas échéant en faisant la différence entre besoins financiers de fonctionnement et besoins dinvestissements) par une augmentation de la fiscalité ou un prêt de la Banque Centrale, on sadresse au privé et la collectivité paye donc des intérêts à ces prêteurs. Et tant pis si le payement par lEtat des intérêts, sil avait été au bénéfice de la Banque Centrale, aurait permis de bénéficier in fine de prêts sans intérêt : comme je le disais dans la réponse précédente, cest plus de 1100 milliards deuros en 25 ans que la collectivité aurait économisé si ces intérêts lui avaient été restitués.Vous me répondez dautre part « Ce que vous supposez consiste à dire qu'on aurait pu remplacer un endettement visible et structuré par une simple émission monétaire. »Que le prêt au Trésor Public soit direct par la Banque Centrale ou non, car issu de crédits (demande de monnaie ) par les banques commerciales, il y a bien une émission monétaire équivalente correspondante à lorigine.On aurait pu (plus précisément, « vous auriez pu »), pour économiser le payement dintérêts, remplacer un « endettement visible et structuré » auprès des détenteurs de capitaux, par un « endettement visible et structuré » auprès de la banque de France, quitte à encadrer les règles démission, par exemple au seuls besoins de financement des investissements, en conservant le financement du fonctionnement de lEtat et des collectivités (y compris, si on veut, les amortissements) par les recettes fiscales.Vous auriez pu aussi, lorsque vous avez pris les habits de Président, faire modifier cet article 25 de la loi du 3 janvier 1973 que vous aviez signée et qui interdisait au Trésor public dêtre présentateur de ses propres effets à lescompte de la Banque de France. Un calcul simple montre bien que, sans le poids des intérêts sur la dette publique, les soldes des budgets seraient restés positifs pendant toute la période 1980-2005, sauf pour les années 1992 à 1996 et 2002 à 2005, au lieu dêtre négatifs.Quand à linflation des années 50, je déduis des données de « déflation par l'indice général des prix à la consommation » de lINSEE que :- linflation entre 1950 et 1959 à suivi annuellement les taux suivants 9,4 / 16,4 / 12,3 / -1,7 / 0,0 / 0,9 / 4,5 / 2,8 / 15,1 / 6,9- linflation entre 1960 et 1972 à suivi annuellement les taux suivants, très « raisonnables » 3,2 / 3,3 / 4,8 / 4,8 / 3,4 / 2,5 / 2,7 / 2,7 / 4,5 / 6,4 / 5,2 / 5,7 / 6,2 /Je remarque également quà partir de 1973, ces taux augmentent rapidement (près de 14% en 1974) et restent au dessus de 8% jusquen 1984
oh, je sais, la «première crise pétrolière
»
Je ne crois donc pas que votre justification « Mais ce serait ouvrir les bras au retour à l'inflation des années 1950 » soit la bonne.Avec mes salutations distinguées
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#561 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5651" \l "p5651" 15-12-2008 18:31:57
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Oh pardon, j'ai répondu à coté de la question, sur l'inflation et non la dévaluationJe laisse ce que j'ai écrit, mais je reviens sur la question un peu plus tard... OK, j'y reviens;La dévaluation permet de relancer la croissance , par la relance des exportations et donc l'amélioration de la balance commerciale (qui devrait, pour le bien, être équilibrée). Une dévaluation peut être simplement une évolution des parités, ou bien la conséquence d'une décision de politique monétaire décidée par le gouvernement. Mais la dévaluation n'a pas grand chose à voir avec la planche à billet, du moins directement.Indirectement, si on émets beaucoup de monnaie , on peut éventuellement (mais ce n'est pas une loi absolue) avoir de l'inflation, laquelle va avoir pour conséquence l'augmentation des salaires (le second tour de Trichet) si les salariés imposent de pouvoir garder leur pouvoir d'achat. De cela, nos productions deviendront plus chères et nous perdrons de la compétivité à l'export, ce qui imposera de dévaluer ou de restreindre nos importations pour garder un équilibre du bilan import-export.
Dernière modification par AJH (15-12-2008 19:16:49)
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#562 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5663" \l "p5663" 16-12-2008 13:32:49
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Zolko a écrit:
AJH a écrit:
pourquoi des "bouts de papier" garderaient-ils une quelconque valeur en cas de crash du système économique et monétaire ?
Parce-que les gens auront toujours besoin de se nourrir, de commercer... donc ils utiliseront quelquechose pour cela. Mais, surtout, parceque les USA et le dollar se casseront la figure avant (et les UK et le £ encore avant peut-être) donc "nous" avec "nos" ¬ uros ne serons pas encore complètement perdus. Mais c'est vrai que des biens tangibles et utiles auront probablement plus de valeur... comme la gnôle. bien expliqué dans HYPERLINK "http://www.fromthewilderness.com/free/ww3/060105_soviet_lessons.shtml" un essai de Dimitri Orlov, à lire absolument. HYPERLINK "http://www.fromthewilderness.com/free/ww3/062805_soviet_lessons_part2.shtml" partie 2 et HYPERLINK "http://www.fromthewilderness.com/free/ww3/071805_soviet_lessons_part3.shtml" partie 3.
An economy does not collapse into a black hole from which no light can escape. (...) Economic collapse gives rise to new, smaller and poorer economies.
Merci, Zolko, j'ai presque tout reconnu...Quelques liens en exchange... HYPERLINK "http://www.altruists.org/static/files/Fractional%20Reserve%20Banking%20as%20Economic%20Parasitism(Valdimir%20Nuri).pdf" http://www.altruists.org/static/files/F
0Nuri).pdf * Vladimir Z. Nuri: Fractional Reserve Banking as Economic Parasitism HYPERLINK "http://www.secamlocal.ex.ac.uk/people/staff/mrwatkin/nuri.pdf" http://www.secamlocal.ex.ac.uk/people/s
n/nuri.pdf * Vladimir Z. Nuri: Fractional Reserve Banking as Economic Parasitism HYPERLINK "http://econwpa.wustl.edu/eps/mac/papers/0203/0203005.pdf" http://econwpa.wustl.edu/eps/mac/papers
203005.pdf * Vladimir Z. Nuri: Fractional Reserve Banking as Economic Parasitism HYPERLINK "http://wideeyecinema.com/?p=439" http://wideeyecinema.com/?p=439 (lecture on-line) * Vladimir Z. Nuri: Fractional Reserve Banking as Economic Parasitism HYPERLINK "http://mpra.ub.uni-muenchen.de/7465/" http://mpra.ub.uni-muenchen.de/7465/ * KV, Bhanu Murthy and Deb, Ashis Taru (2008):Theoretical Framework Of Competition As Applied To Banking Industry HYPERLINK "http://wideeyecinema.com/?p=528/" http://wideeyecinema.com/?p=528/ * Murray N. Rothbard: The Mystery of Banking HYPERLINK "http://wideeyecinema.com/?p=388" http://wideeyecinema.com/?p=388 * Eustace Mullins: Secrets of the Federal ReserveToute la librairie... HYPERLINK "http://ideas.repec.org/j/index.html" http://ideas.repec.org/j/index.htmlDésolé pour ceux qui ne maitrisent pas la langue de Sheakespeare...
#563 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5699" \l "p5699" 18-12-2008 12:24:46
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Une fois n'est pas coutume, je voudrais pousser un coup de gueule...Voici un extrait d'une interview reproduite sur Boursorama (que je suis de temps à autre pour obtenir des infos générales sur l'« ambiance » actuelle) :
(Newsmanagers.com) - Pour Robert Rochefort, directeur du Crédoc, les attentes des particuliers en matière de produits financiers vont changer. Mais le véritable enjeu est de savoir si les ménages finiront par douter de la puissance et la solidité financière de la puissance publique, provoquant, ainsi, une nouvelle crise. Newsmanagers.com : Quest-ce que la crise va changer dans le comportement financier des ménages ? Robert Rochefort : Cest une évidence mais incontournable : la crise a débouché sur une hantise, une aversion au risque totale. Lorsque la crise sapaisera, les ménages vont donc rechercher des placements sans risque. Je les vois mal se précipiter sur une Sicav indexée sur le CAC 40 sauf à ce quelle soit assortie de paliers verrouillant le capital acquis. Et encore. Car ce type de sécurité obère une partie de la performance. La sécurité du capital a son prix. On peut, en revanche, assister à une remontée de lobligataire. Au final, ce sont les pouvoirs publics qui orienteront les flux dépargne avec une politique fiscale favorisant les secteurs quils voudront renflouer en priorité. NM : Les actifs réels comme lor, la terre, etc., vont-ils connaître un retour en grâce ? RR : Je ne crois pas. Les mouvements que lon a enregistrés sur lor, notamment sur le Napoléon, sont anecdotiques. Cest un peu comme le mouvement qui a poussé les gens à acheter des coffres-forts au pire de la crise, en octobre. Cela ne va pas durer. Pour autant, il y a un marché de niches pour les petits épargnants qui veulent détenir des biens concrets et pour les gros patrimoines en quête de diversification patrimoniale, mais le gros du marché de lépargne nest pas concerné par ce type de placements. (...)NM : Que va-t-il se passer pour la pierre résidentielle ? RR : La situation peut être résumée en quelques chiffres. Il y a un déficit chronique de 900.000 logements à quoi sajoutent 250.000 logements quil faut fournir, en plus, chaque année, pour loger les nouveaux ménages. Avec la crise, tous les projets immobiliers sont bloqués. Quand la situation saméliorera, on va donc sortir de la crise avec une pénurie de plus de 1,2 millions de logements. Il y aura des tensions sur le marché, cest inévitable. A terme, on pourrait même voir les pouvoirs publics passer des accords avec les collectivités territoriales pour préempter les terrains disponibles et y construire des unités dhabitation. (...)NM : Le taux dépargne des ménages va-t-il augmenter ? RR : Deux attitudes sont possibles : soit les ménages puisent dans leur épargne pour maintenir leur niveau de vie. Soit, ils cèdent à une logique dinvestissement et consomment davantage de produits financiers pour se prémunir. Dans ce cas, le taux dépargne des ménages, actuellement de 14 %, pourrait remonter. Je ne sais laquelle de ces deux hypothèses prévaudra, peut-être la deuxième sur le moyen terme. NM : Quels sont les prochains facteurs de crise ? RR : Je pense quau départ, on a sous-estimé la crise et que, maintenant, on a tendance à la surestimer. Nous sommes minoritaires à penser cela, mais les stabilisateurs automatiques (dépenses sociales et publiques) et lincroyable capacité des entreprises à sadapter rapidement à la situation joueront favorablement. Les entreprises bâtissent, certes, des budgets daustérité, mais elles sauront profiter de la moindre éclaircie économique. Le risque, car il y en a un, serait que les ménages naient plus confiance en lEtat. Car ils observent la situation internationale et constatent que des centaines de milliards sortent de la poche des Etats. Largent tombe du ciel. Le véritable enjeu est de savoir si ces ménages finiront par douter de la puissance et de la solidité financière de la puissance publique. Si cela se concrétise, une nouvelle crise se produira et elle sera sévère. Cela reviendrait à envisager quaprès les bulles des dernières années, la suivante qui pourrait éclater serait celle résultant de lendettement excessif des Etats et de la perte de confiance dans la signature dachat de quelques-uns dentre eux puis pour dautres par un effet de dominos.
Les mots que j'ai mis en rouge m'ont fait bondir intérieurement quand je les ai lus ! Tant que des individus comme celui-là qui considèrent tout et n'importe quoi, même ce qui ne l'est pas, comme un banal "produit à consommer" seront un tant soit peu aux commandes, on n'est pas près de reprendre le contrôle de notre monnaie, ni même de nos institutions, ni de mieux gérer les ressources de la planète ! Ce ne sont que des mots totalement inappropriés lexicalement bien que soigneusement choisis pour préserver l'illusion technocratique mais quelle distance ces simples mots peuvent mettre avec le réel et l'humain !!!
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#564 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5701" \l "p5701" 18-12-2008 13:43:52
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Candide a écrit:
Les mots que j'ai mis en rouge m'ont fait bondir intérieurement quand je les ai lus ! Tant que des individus comme celui-là qui considèrent tout et n'importe quoi, même ce qui ne l'est pas, comme un banal "produit à consommer" seront un tant soit peu aux commandes, on n'est pas près de reprendre le contrôle de notre monnaie, ni même de nos institutions, ni de mieux gérer les ressources de la planète ! Ce ne sont que des mots totalement inappropriés lexicalement bien que soigneusement choisis pour préserver l'illusion technocratique mais quelle distance ces simples mots peuvent mettre avec le réel et l'humain !!!
Oui Candide, tu as raison. Mais tant que les hommes auront peur du lendemain, peur de n'avoir pas assez d'argent pour eux ou leur famille, il essayeront d'épargner et certains "joueront" leur épargne en espérant des profits importants (voir Madof)
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#565 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5702" \l "p5702" 18-12-2008 13:50:19
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Toujours à propos de la "difficulté" d'une reprise de contrôle...Cf. les vidéos de Pierre Hillard, initialement signalées par Zolko.
Tribune libre - Article paru dans l'Huma le 16 décembre 2008Par Jean-Claude Paye, sociologue, auteur de "La fin de lÉtat de droit", publié aux éditions La Dispute.Un marché transatlantique impérialUne résolution du Parlement européen de mai 2008 opère une légitimation du projet de création dun grand marché transatlantique pour 2015. Elle envisage lélimination des barrières au commerce, dordre douanier, technique ou réglementaire, ainsi que la libéralisation des marchés publics, de la propriété intellectuelle et des investissements. Laccord prévoit une harmonisation progressive des réglementations et surtout la reconnaissance mutuelle des règles en vigueur des deux côtés de lAtlantique. Dans les faits, cest le droit américain qui sappliquera.Parallèlement, des discussions discrètes se sont développées afin de créer un espace commun de contrôle des populations. Un rapport secret, conçu par des experts de six États membres, a établi un projet de création dune aire de coopération transatlantique en matière de « liberté de sécurité et de justice », dici à 2014. Il sagit de réorganiser les affaires intérieures et la justice des États membres « en rapport avec les relations extérieures de lUnion européenne », cest-à-dire essentiellement en fonction des relations avec les États-Unis.Plus encore que le transfert des données personnelles et la collaboration des services de police, processus déjà largement réalisé, lenjeu de la création dun tel espace consiste dans la possibilité, à terme, de la remise des ressortissants de lUnion aux autorités états-uniennes. Rappelons que le mandat darrêt européen, qui résulte de la création dun « espace de liberté, de sécurité et de justice » entre les États membres, supprime toutes les garanties quoffrait la procédure dextradition. Le mandat darrêt repose sur le principe de reconnaissance mutuelle. Il considère, comme immédiatement conforme aux principes dun État de droit, toutes les dispositions juridiques de lÉtat demandeur. Linstallation dune telle aire de coopération transatlantique ferait que lensemble de lordre de droit états-unien serait reconnu par les 27 et que les demandes américaines dextradition seraient, après de simples contrôles de procédure, automatiquement satisfaites.Le parallélisme entre la libéralisation des échanges entre les deux continents et le contrôle américain des populations européennes a existé durant les treize années qua duré le processus de négociation.Les progrès dans la création dun marché transatlantique sont dus à laction dun institut euroaméricain, le Transatlantic Policy Network. Fondé en 1992 et réunissant des parlementaires européens, des membres du Congrès des États-Unis et dentreprises privées, il appelle à la création dun bloc euroaméricain aux niveaux politique, économique et militaire. Il est soutenu par de nombreux think tanks comme lAspen Institute et est alimenté financièrement par des multinationales américaines et européennes.Un élément important de cet « espace de liberté, de sécurité et de justice », le transfert général des données personnelles est en train daboutir. Un rapport interne écrit conjointement par des négociateurs appartenant au ministère de la Justice et au département de la Sécurité intérieure côté américain et par le Coreper, un groupe de représentants permanents, en ce qui concerne lUnion Européenne, annonce un accord en ce sens pour début 2009.Les négociateurs se sont déjà mis daccord sur douze points principaux. En fait, il sagit de remettre en permanence aux autorités américaines une série dinformations privées, telles que le numéro de la carte de crédit, les détails des comptes bancaires, les investissements réalisés, les itinéraires de voyage ou les connexions Internet, ainsi que des informations liées à la personne telles la race, les opinions politiques, les moeurs, la religion
Les Américains inscrivent leurs exigences dans le contexte économique. Lenjeu nest pas de pouvoir transmettre ces données aux autorités administratives, ce qui est déjà largement réalisé, mais de pouvoir légalement les remettre au secteur privé. Il sagit de supprimer tout obstacle légal à la diffusion des informations et de garantir des coûts les plus bas possible. Il faut avant tout assurer la rentabilité du marché.Les négociateurs européens ont abandonné leur propre légalité en ce qui concerne la nécessité dun contrôle indépendant et ont accepté les critères américains. Ils admettent que le pouvoir exécutif se surveille lui-même en considérant que le système de contrôle interne du gouvernement américain offrait des garanties suffisantes. Ils ont accepté que les données concernant la « race », la religion, les opinions politiques, la santé, la vie sexuelle soient utilisées par un gouvernement à condition « que les lois domestiques fournissent des protections appropriées ». Chaque gouvernement pourrait décider lui-même sil respecte ou non cette obligation.Le processus qui conduit à linstallation dun grand marché transatlantique est linverse de celui de la construction de lUnion européenne. Le marché commun européen est dabord une structure économique basée sur la libéralisation des échanges de marchandises. Le grand marché transatlantique sappuie sur la primauté du droit américain. Il est dabord une construction politique, même la création dune Assemblée transatlantique est évoquée. Lexercice de la souveraineté des autorités états-uniennes sur les populations européennes et la légitimation de ce pouvoir par lUnion sont les conditions de la mise en place de nouveaux rapports de propriété et déchange : transformer les données personnelles en marchandises et libérer ce grand marché de toute entrave.
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#566 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5840" \l "p5840" 29-12-2008 13:47:20
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Petite question ?Est-ce qu'il serait possible de créer un établissement financier qui prête à taux zero et auquel pourrait emprunter l'état ? Une espèce de banque centrale BIS ? Ou est-ce que c'est interdit ?
#567 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5845" \l "p5845" 29-12-2008 18:23:50
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Rien n'est interdit que par quelqu'un...... voici une lecture bien interessante: HYPERLINK "http://17-s.info/es/node/85" http://17-s.info/es/node/85
Dernière modification par NingúnOtro (29-12-2008 19:12:02)
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Sandy (Message n°5649)AJH (Message n°5651) Sur la dévaluation...Je me permets d'essayer de compléter la réponse de AJH qui ne porte que sur la dévaluation compétitive d'un état.C'est aussi en fait le moyen de résistance d'un état à la mondialisation, et c'est bien ce dernier point qui la rend sacrilège aux império-mondialistes.Au delà de cela, la dévaluation est aussi un phénomène souterrain mondial (bien que nié) dans l'économie, qui se traduit actuellement par les prix exorbitants qu'ont pris les biens durables (globalement ceux que l'on groupait sous le vocable de propriété privée) devenant inaccessibles pour une partie croissante de la population.Ce phénomène va s'exacerber c' est la seule réponse naturelle qui permettra à terme de retrouver l'adéquation qui doit exister entre les richesses (durables + consommables) réelles que la quantité de monnaie prétend refléter et l'augmentation démentielle de la masse monétaire qui résulte du jeu combiné de l'intérêt et des effets de levier.Aussi quelles que soient les péripéties qui nous attendent dans la crise qui est devant nous il n'existe que deux alternatives à sa résolution:- soit les Diafoirus actuels font prévaloir leur point de vue, la masse monétaire croît encore de plan de relance en plans de sauvetage, et c'est une dévaluation générale (ou krach généralisé) qui résoudra le problème et permettra aux générations futures de repartir d'un bon pied.- soit on interdit l'intérêt qui est le moteur de la croissance monétaire qu'il est ensuite illusoire de vouloir contrôler, et on peut imaginer retrouver tant bien que mal un état d'équilibre entre le monde monétaire et le monde réel.
#569 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5874" \l "p5874" 31-12-2008 23:18:43
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Des nouvelles de mes participations récentes sur le blog de Paul JorionChers amis,Depuis quelques jours, poussé par la contradiction chez Paul, je progresse sensiblement sur la monnaie, notamment sur la technique comptable qui sous-tend ma monnaie scripturale (c'es-à-dire quasiment toute la monnaie, plus de 90%). Je commence à avoir l'impression de tourner un peu en rond et je vais prendre un peu de champ, peut-être, mais je veux vous tenir au courant de mes réflexions INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET et tenir à jour ce long fil sur la monnaie qui regroupe à lui seul tout ce que nous avons pu collecter comme info importante depuis sa création. Voici donc une sélection des interventions du père Chouard chez le père Jorion depuis le 7 décembre 2008.Si vous ne lavez pas déjà fait, je vous conseille de parcourir ce long fil, au titre provocateur (farfelu) mais très intéressant, intitulé : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135" « Pourquoi il ny a pas de « création monétaire » par les banques commerciales, par Helmut Creutz » (6 décembre 2008), et dont cette première bordée de messages est extraite (conseil : allez lire les messages là-bas, chez Paul, pour mieux comprendre les séquences argumentatives) :Nota : pour votre confort, chaque extrait reproduit ci-dessous contient le lien direct chez Paul (en cliquant sur la date du commentaire). Mais j'ai remarqué qu'il y a parfois un petit bug : ces liens ne renvoient pas toujours à la position précise du commentaire, mais parfois au début du fil... ce qui oblige à parcourir ensuite le fil pour chercher le commentaire, ce qui est assez fastidieux. Solution : si on clique alors sur la barre d'adresse (en haut de la fenêtre du navigateur) et si on tape la touche Entrée, alors cette fois, on accède vraiment précisément, chez Paul, au commentaire cité.
Étienne Chouard dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135" \l "comment-11960" 7 décembre 2008 à 23:39 @ Nadine :Vous me dites :
« @ Étienne ChouardVous dites : Si jai bien compris, quand une banque prête de largent (quand elle reconnaît une nouvelle dette contre elle), il nest pas question de réutiliser de la monnaie existante : LA BANQUE NA PAS LE DROIT DE PRÊTER LARGENT QUI MAPPARTIENT, elle na pas le droit de céder la créance que jai contre elle, je suis le seul, en droit, à pouvoir faire ça. Êtes-vous si sûr de ce que vous avancez ? Car ce que vous dites est CAPITAL. Retrouvez le texte de loi qui linterdit et vous aurez gagné la bataille de la création ex nihilo ; si vous avez tort ou que vous ne puissiez pas le prouver, alors cest Paul Jorion qui a raison. »
Je suis en train den préparer une démonstration comptable avec Jean Bayard (la comptabilité des banques laisse peu de place à la fantaisie et permet de « voir » la création monétaire en pleine lumière), mais HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135" \l "comment-11928" Eminence Thénar a déjà correctement étayé mon affirmation en sappuyant, lui, sur un texte de la Réserve Fédérale américaine de Chicago (à vérifier peut-être ?). Je rappelle ce passage de lexplication dEminence Thénar que je trouve important :
@ Paul Jorion : Jai déjà précisé HYPERLINK "http://www.truthsetsusfree.com/ModernMoneyMechanics.pdf" les pages importantes : 6 à 11.La différence entre lexplication de Modern Money Mechanics (MMM) et votre théorie :- vous dites que si une banque reçoit 1000 en dépôt dun individu A, elle en garde 100 et en prête 900 lors dun crédit à un individu B. Il y a conservation des quantités. Si B ne rembourse pas, et que la banque ny pallie pas (par lensemble de ses fonds), A a perdu son dépôt. Cela signifie que A et B ne peuvent utiliser leurs comptes en même temps (sils représentent tous les clients de la banque).- MMM explique que si une banque commerciale reçoit 1000 en dépôt de A, elle en garde la totalité (1000) et crée 900 lors dun crédit pour les prêter à B. LES INDIVIDUS A ET B PEUVENT TOUS LES DEUX UTILISER LEUR SOMME POUR LA DÉPENSER, PERSONNE NE PERD SON POUVOIR DACHAT.The important fact is that these deposits do not disappear. They are in some deposit accounts at all times. All banks together have $10,000 of deposits and reserves that they did not have before. However, they are not required to keep $10,000 of reserves against the $10,000 of deposits. All they need to retain, under a 10 percent reserve requirement, is $1000. The remaining $9,000 is excess reserves. This amount can be loaned or invested. See illustration 2.If business is active, the banks with excess reserves probably will have opportunities to loan the $9,000. Of course, they do not really pay out loans from the money they receive as deposits. If they did this, no additional money would be created. What they do when they make loans is to accept promissory notes in exchange for credits to the borrowers transaction accounts. Loans (assets) and deposits (liabilities) both rise by $9,000. Reserves are unchanged by the loan transactions. But the deposit credits constitute new additions to the total deposits of the banking system.
Il me semble que cette explication de la Réserve Fédérale colle parfaitement avec HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135" \l "comment-11875" la formulation que je proposais hier, quand je disais :
Nous devrions dabord correctement DÉFINIR le mot MONNAIE, en terme simples.Une bonne formulation, je trouve, est de se représenter la monnaie comme UN SIGNE DOTÉ DUN POUVOIR DACHAT. Un signe MATÉRIALISÉ (pièce ou billet) ou DÉMATÉRIALISÉ (solde dun compte bancaire). Aujourdhui, il semble que TOUS ces signes soient des RECONNAISSANCES DE DETTES :- soit des DETTES DE LÉTAT (billets et pièces),- soit des DETTES DES BANQUES (provision des DAV, dépôts à vue).Des reconnaissances de dettes suffisamment FIABLES, émises par des débiteurs suffisamment indestructibles, pour inspirer CONFIANCE à tout le monde et servir de MOYEN D'ÉCHANGE.Léchange a lieu en faisant CIRCULER LE TITRE de la dette (titre éventuellement dématérialisé, peu importe), un peu comme on fait circuler une traite ou un chèque par endossement (sauf quil ny a pas toujours besoin dendos : pour la monnaie fiduciaire billets et pièces, on na pas besoin de signer au dos du titre pour céder la créance). Les mécanismes de la CIRCULATION MONÉTAIRE sapparentent donc à la CESSION DE CRÉANCE.(
) LA MONNAIE SCRIPTURALE (les soldes créditeurs sur les comptes bancaires, la provision de ces comptes) sont la reconnaissance dune DETTE DUNE BANQUE au bénéfice du PORTEUR, reconnaissance de dette si fiable, si peu suspecte dêtre jamais trahie, que tout le monde laccepte généralement.Le porteur de cette créance contre la banque (le titulaire du compte en banque) dispose donc dun POUVOIR DACHAT, un moyen daccéder tout de suite à des richesses réelles. Si la banque (en échange des CONTREPARTIES qui lui conviennent, PEU IMPORTE LESQUELLES, ceci est un point décisif) crée (accepte de reconnaître) de NOUVELLES DETTES (de nouvelles provisions dans ses comptes), ELLE CRÉE DU POUVOIR D'ACHAT en proportion. ELLE PEUT le faire parce que tout le monde lui fait CONFIANCE.(
)Si jai bien compris, quand une banque prête de largent (quand elle reconnaît une nouvelle dette contre elle), il nest pas question de réutiliser de la monnaie existante : LA BANQUE NA PAS LE DROIT DE PRÊTER LARGENT QUI MAPPARTIENT, elle na pas le droit de céder la créance que jai contre elle, je suis le seul, en droit, à pouvoir faire ça. Elle peut CRÉER (prêter) une somme CORRESPONDANTE, mais PAS prêter CETTE SOMME-LÀ.Par contre, probablement parce que les dépôts quelle détient dans ses livres sont une sorte de signe de la confiance que de nombreux acteurs lui portent, le fait que jai 100 de provision en DAV chez elle (100 de créance contre elle) lui permet (légalement, mais est-ce bien légitime ?) de CRÉER DE LA MONNAIE SUPPLÉMENTAIRE EN PROPORTION, POUR LA PRÊTER À DAUTRES, ce qui, indubitablement, crée du pouvoir dachat, puisque je nai rien perdu de mon propre pouvoir dachat, moi dont la provision sert de « réserve prudentielle ».
_________________________=] Donc, à mon avis, Helmut Creutz se trompe dès le départ quand il dit :
Mais si lon reprend les opérations, pas à pas, en laissant la théorie de côté, on constate :1) que lors de chaque réutilisation du premier dépôt supposé de 100 millions, suite au crédit quil a permis daccorder (
)
Son erreur (lerreur de Paul ?), cest que le crédit bancaire ne RÉUTILISE PAS les dépôts, il CRÉE la monnaie nécessaire au prêt en quantité PROPORTIONNELLE aux dépôts, sans toucher aux dépôts, ce qui est très différent. IL NY A PAS « CONSERVATION DES QUANTITÉS ».____________________Par ailleurs, limage des BALLONS ( HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1057" celle de Boris) ne me paraît pas pertinente, car elle introduit une CONFUSION entre la richesse réelle (les biens que la monnaie permet dacquérir, comme les ballons) et la monnaie qui ne doit pas être perçue autrement, je pense, que comme UNE CRÉANCE contre la banque ou contre lÉtat, créance transférée quand la monnaie circule et détruite quand la créance est remboursée.Tous les livres universitaires qui expliquent la création monétaire que jai à la maison décrivent la création monétaire par les banques privées. Je métonne quon en soit encore ici à contester ce mécanisme de base.Et je ne vois pas pourquoi la pensée (passionnante par ailleurs, semble-t-il) de ce « technicien, puis entrepreneur et enfin architecte indépendant, mais aussi moniteur d'aviation, inventeur et auteur » quest HYPERLINK "http://www.eyrolles.com/Accueil/Auteur/helmut-creutz-85976" Helmut Creutz recueille auprès de Paul autant de crédit alors quil nest, finalement, pas beaucoup plus expert que nous tous ici ;-)__________________Si on cherche, on retrouve la création monétaire par les banques privées « à tous les coins de rue », au détour de tous les documents les plus officiels et les plus sérieux.Par exemple, dans HYPERLINK "http://bdfbs-ws01.heb3.fr.colt.net/archipel/publications/bdf_bm/bdf_bm_2000/bdf_bm_73_etu_2.pdf" ce bulletin de la Banque de France n°73, page 61, intitulé « Sources et mécanismes de la création de monnaie dans le cadre de lEurosystème », on peut lire :
« Laccroissement de la masse monétaire peut alors procéder du circuit traditionnel crédit-dépôt : le crédit accordé par une banque se traduit par une mise à disposition de lemprunteur dune quantité de monnaie, elle-même enregistrée sous forme de dépôt à vue, le bilan global des IFM saccroissant ainsi de manière égale à lactif et au passif. Les établissements de crédit peuvent également créer de la monnaie lorsquils achètent des titres au secteur détenteur de monnaie. »
Autre exemple, HYPERLINK "http://bdfbs-ws01.heb3.fr.colt.net/fr/instit/telechar/discours/dis080302.pdf" sous la plume de Monsieur Trichet (page 4), qui ne passe pas pour un farfelu dans ce domaine, on peut lire :
« Naturellement, nous suivons également attentivement lévolution des contreparties de M3, cest-à-dire les sources de la création monétaire, et plus particulièrement les crédits à léconomie, (
) »
Encore un exemple, assez gratiné : HYPERLINK "http://bdfbs-ws01.heb3.fr.colt.net/archipel/publications/bdf_bm/bdf_bm_1995/bdf_bm_22_etu_1.pdf" dans un document intitulé « les contreparties de la masse monétaire M3 et leur évolution en 1994
», la Banque de France nous explique :
(
) laccroissement des créances nettes des institutions financières SUR LÉTAT a constitué une source TRÈS SIGNIFICATIVE de création monétaire.
Cest-à-dire que les crédits consentis par les banques aux États sont bien, eux aussi, à base de création monétaire (et, je le rappelle au passage, moyennant un intérêt non nécessaire que je considère jusquà ce quon mait démontré sa légitimité comme scandaleux).Dans ce même document de la Banque de France, on peut lire (mais faut-il encore des preuves ?!) :
Les différentes opérations à lorigine de la création monétaire et de la variation du stock de monnaie sont directement retracées, ou trouvent leur image, au sein des bilans des institutions financières qui créent et gèrent la monnaie. Ces éléments des bilans des institutions financières sont regroupés dans les statistiques monétaires sous le terme de contreparties de la masse monétaire.Les contreparties, comme lagrégat de monnaie M3, sont établies à partir des bilans agrégés de la Banque de France, des établissements de crédit et assimilés, ainsi que des OPCVM, auxquels sont ajoutés les éléments de lactivité monétaire du Trésor et de La Poste.Alors que M3 correspond à la fraction monétaire du passif du bilan de ces organismes, les contreparties de M3 regroupent lensemble des autres éléments de ce bilan, cest-à-dire lactif et les postes non monétaires du passif. Elles fournissent ainsi une information précieuse sur les modalités de la création monétaire.La création monétaire se réalise de deux façons principales :- lorsque les institutions financières mettent de la monnaie à la disposition dun agent non financier résident en contrepartie dacquisition de créances sur létranger ;- lorsquelles consentent aux agents non financiers résidents des financements nouveaux.Les principales contreparties concernent donc respectivement la création monétaire dorigine externe, les créances nettes sur lextérieur, et celle qui est dorigine interne, le crédit interne, subdivisé en créances nettes sur lÉtat et créances sur léconomie.
En fait, HYPERLINK "http://%20http://moteur.banque-france.fr/search?a%20
%20mp;start=0%20" TOUTES les pages de la Banque de France consultables sur le sujet de la création monétaire confirment que ce sont les banques privées qui créent la monnaie, chaque fois quelle accordent un crédit, que ce soit aux entreprises, aux particuliers ou à lÉtat.Cher Paul, est-ce que ces sources ne sont pas « sérieuses » ? Est-ce que la Banque de France ne publie pas des documents d« experts de la finance » ?Cher Paul, je vous renouvelle ma requête, pressante : donnez-nous, sil vous plaît, les noms de ces auteurs et les titres de ces ouvrages que vous évoquiez il y a peu comme des références expertes prouvant cette évidence selon vous que les banques ne créent pas la monnaie quelles prêtent, donnez-nous des indications précises de pages à lire, des citations
des références indiscutables en un mot. Merci pour votre patience et pour tout ce que vous faites.Amicalement.Étienne.
Étienne Chouard dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135" \l "comment-12022" 9 décembre 2008 à 01:30Cher Fred,Je pense que vous vous trompez quand vous dites : « Au niveau individuel, il me semble que Paul a raison : le bilan de chaque banque est équilibré, par définition la création de monnaie napparaît pas. »LA MONNAIE CRÉÉE à loccasion dun crédit APPARAÎT bien sûr au bilan de la banque qui a prêté : AU PASSIF (à droite, du côté de ses dettes). ___(Ne pas rater ceci, cest essentiel : la monnaie scripturale, cest un chiffre à droite du bilan dune banque ou, si on accepte une définition moins étroite de la monnaie, dun organisme digne de confiance, État ou
?? supermarché qui distribue des bons dachat que séchangent ensuite les clients
:-) Sacrés humains
prêts à faire de la monnaie, prêts à faire confiance, avec nimporte quels signes
) ____Et la même somme LA CONTREPARTIE de la monnaie, ce en échange de quoi la banque est prête à sendetter est inscrite en même temps de lautre côté, À LACTIF (à gauche, du côté de ses créances). LE BILAN EST DONC ÉQUILIBRÉ *, MAIS LA MONNAIE CRÉÉE NEST QUE DUN CÔTÉ DU BILAN :de lautre, ce nest pas la monnaie, cest la contrepartie, qui peut être nimporte quoi, il me semble : la propriété dun immeuble, dun terrain, dun bijou, dune entreprise, despèces, lengagement de rembourser avec intérêts de la part de quelquun de fiable, etc. Il faut surtout que la contrepartie ait une valeur suffisamment fiable pour que la banque accepte de sendetter.Cette opération comptable, dirigée par un acteur digne de confiance (une banque ou un État, par exemple) permet de donner aux acteurs économiques, qui en ont besoin pour échanger et produire des richesses, des SIGNES DOTÉS DUN POUVOIR DACHAT (pour moi, cest la meilleure représentation de la monnaie) capables de circuler facilement.Aujourdhui, les signes monétaires sont de simples créances contre les banques ou contre lÉtat parce que les humains les acceptent ainsi, parce quils leur font CONFIANCE. Autrefois, des coquillages précieux jouaient ce rôle de signes dotés dun pouvoir dachat parce que tout le monde à lépoque faisait assez confiance au pouvoir dachat de ces coquillages pour les accepter en échange. Plus tard, dans la jeune république américaine, cest le tabac qui a joué pendant des années ce rôle de signe doté dun pouvoir dachat parce que tout le monde faisait assez confiance au pouvoir dachat de cette plante pour laccepter en échange.Ailleurs, cest lor et largent qui ont joué ce rôle de signes dotés dun pouvoir dachat parce que tout le monde faisait assez confiance au pouvoir dachat de ces pièces et lingots pour les accepter en échange.Aujourdhui, les signes monétaires sont de simples créances sur des acteurs particulièrement solides.Le débat ces derniers temps sur ce blog pour distinguer la monnaie fiduciaire (qui serait la seule vraie monnaie, on ne voit pas pourquoi puisque tous ces signes ont rigoureusement le même pouvoir dachat) de la monnaie scripturale (qui serait de la fausse monnaie, voire pas de la monnaie du tout ! ben voyons
) me paraît complètement à côté de la plaque, comme faussé après avoir déraillé sur une mauvaise parabole. Lautre débat, ici, pour simplement faire admettre que les banques créent la monnaie quelles prêtent me paraît tout aussi étonnant. Je suis surpris que ce qui paraît un mécanisme somme toute assez simple soit si dur à faire accepter ici.Bon, il faut que jaille dormir, bonne nuit à tous ;-)Étienne.______________* NB : le bilan est TOUJOURS équilibré puisquil rassemble, directement ou indirectement en passant par le compte de résultat, les montants de TOUS les comptes, et que les écritures en partie double garantissent cet équilibre : on écrit toujours autant à gauche quà droite, en quelque sorte.
Étienne Chouard dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135" \l "comment-12899" 20 décembre 2008 à 21:50
Monnaie PERMANENTE (créée par la Banque Centrale) et monnaie TEMPORAIRE (créée par les banques commerciales) sont deux FORMES de MONNAIE : toutes deux sont des MOYENS DE PAIEMENT, toutes deux sont des SIGNES DOTÉS DUN POUVOIR DACHAT FIABLE ET ÉQUIVALENT, toutes deux sont des ACTIFS ACCEPTÉS PAR TOUS LES VENDEURS pour le règlement de leurs créances nées de l'échange. Réduire la « monnaie » à la seule monnaie « manuelle » (billets et pièces) est une posture qui semble REFUSER PAR LES MOTS LE FAIT de la dématérialisation (générale et avérée) des monnaies, un recul purement lexical donc, qui gêne la compréhension du réel et complique la dénonciation des incontestables privilèges des banques commerciales.
Chers amis,Il me semble que le débat sur la monnaie senlise ici (ou séternise) dans une complexité inutile et surtout dans une confusion apparue au départ. La principale confusion venant dUNE DÉFINITION INCERTAINE DU MOT « MONNAIE », confusion conduisant certains dentre nous à prétendre que « les banques commerciales ne créent pas de monnaie », affirmation qui paraît aux autres une criante contre-vérité démentie par les faits comptables quotidiens les plus élémentaires.Est-il possible de façon à ensuite reprendre notre progression sur lessentiel de tomber daccord sur UNE DÉFINITION INDISCUTABLE de la monnaie ?Car en effet, il semble que ceux qui prétendent que « les banques commerciales ne créent pas de monnaie » ne peuvent le faire quau prix de la réduction du mot "monnaie" à la seule monnaie dite fiduciaire ou manuelle (les billets et les pièces *), cest-à-dire la monnaie PERMANENTE émise par lÉtat. Le dernier théoricien convoqué pour soutenir cette thèse est Helmut Creutz qui refuse effectivement de qualifier de « monnaie » les sommes disponibles sur les DAV (dépôts à vue). La lecture des vingt premières pages du livre dHelmut Creutz permet de comprendre cette importante clef de compréhension : quand Creutz dit « les banques privées ne créent pas la monnaie », IL NE PARLE PAS DE LA MÊME MONNAIE QUE TOUT LE MONDE : il réduit le mot monnaie à la seule monnaie permanente émise par la Banque Centrale sous forme de billets et de pièces, ce qui fait que le titre du billet de Paul (« Pourquoi il ny a pas de "création monétaire" par les banques commerciales ») induit tout le monde en erreur puisque personne ici navait jamais contesté à la monnaie scripturale DES FONCTIONS COMMUNES À TOUTE MONNAIE (en tout cas je le crois, parce que ce serait difficile à démontrer) : à la fois signe de pouvoir dachat accepté par tous pour pratiquer les échanges et réserve de valeur. En relisant [a href"http://www.pauljorion.com/blog/?p=348]le premier billet de Paul[/url], dailleurs, je ne retrouve pas du tout, à lépoque, cette restriction de vocabulaire (« monnaie » = seule monnaie permanente) apparue récemment avec le billet sur Creutz : au départ, Paul refusait simplement lidée de la création de pouvoir dachat ex nihilo par les banques ; Paul nous expliquait que les banques commerciales doivent détenir préalablement largent quelles prêtent (soit quelles prêtent directement largent déposé par dautres clients, soit quelles prêtent de largent quelles empruntent pour cela) ; il nous disait (le 7 février 2008) : « Il ny a (malheureusement !) pas de « miracle de création dargent » : les banques commerciales ne créent pas dargent ex nihilo ! Pour en prêter, il faut que comme vous et moi, elles le trouvent quelque part ! ». Je crois encore aujourdhui que Paul se trompait, tout simplement.Et cette façon de présenter aujourdhui le problème en laissant LES MOTS CHANGER DE SENS sans le souligner ressemble un peu à un sophisme (involontaire, sans doute). Car, si la définition du mot « monnaie » était effectivement réduite aux seuls billets et pièces (ce qui aurait quand même linconvénient de nous faire revenir au vocabulaire du moyen-âge
), nous serions vite tous daccord : effectivement, les banques commerciales ne créent pas ce type de monnaie-là ; effectivement, les banques commerciales ne créent pas de monnaie permanente. Et alors ?Nous serions tous daccord, mais sur un enjeu accessoire, alors que le problème principal resterait intact : le problème soulevé par ceux qui contestent aux banques la légitimité politique du droit de créer la monnaie temporaire (moyennant un intérêt ruineux qui sapparente à un revenu sans travail, au dépens de la collectivité et en faveur de certains acteurs privilégiés), ce problème se serait simplement DÉPLACÉ par un glissement de vocabulaire : il resterait scandaleux que certains acteurs privilégiés détiennent (légalement mais illégitimement) un droit de création de nouveaux « SIGNES DOTÉS DE POUVOIR DACHAT », seraient-ils temporaires, un droit très coûteux pour la collectivité qui subit là un considérable manque à gagner : OK, ON NE DIT PLUS "MONNAIE", MAIS MÊME EN CHANGEANT DE MOT, LA RÉALITÉ DE LA CRÉATION DE POUVOIR DACHAT PAR LES BANQUES COMMERCIALES À LOCCASION DU CRÉDIT SUR DAV RESTE À LA FOIS INCONTESTABLE TECHNIQUEMENT ET CONTESTABLE POLITIQUEMENT.À mon sens, le débat « la monnaie est-elle seulement la monnaie permanente émise par lÉtat ou bien aussi la monnaie temporaire créée par les banques » est un nuage de fumée qui nous distrait de lessentiel : la vraie question quon narrive pas à traiter à cause de la confusion décrite plus haut est : « quelle est la légitimité politique et lefficacité économique du droit quont certains acteurs privilégiés de prélever sur la richesse nationale un revenu considérable (lintérêt) en exerçant à titre privé un pouvoir qui devrait être régalien (exclusivement public) : financer lactivité économique en créant temporairement la monnaie dont les agents ont besoin immédiatement ? ».Pour résumer « les fondamentaux » en matière de technique monétaire, et pour soutenir la thèse que la monnaie est monnaie quelle que soit sa forme (métallique, papier ou scripturale), je reproduis ci-dessous un fragment de lintroduction dun livre remarquable : « Mécanismes et politique monétaires. Économie du système bancaire français de LUME », dAndré Chaîneau, chez QUADRIGE / PUF, 1968 2000, 12ème édition. Comme Galbraith (dont je vous parlerai également très prochainement), cest une fontaine deau claire pour comprendre la complexité du réel. Bonne lecture.Étienne.* La monnaie scripturale inspirant la même confiance que la monnaie papier pour solder les créances nées des échanges, on pourrait aussi bien lappeler fiduciaire elle aussi ; mais peu importe.__________________________________________________ATENTION : EXTRAIT IMPORTANT DUN LIVRE IMPORTANT :
INTRODUCTION :[introduction du livre dAndré Chaîneau, « Mécanismes et politiques monétaires », PUF. Cest moi qui souligne. ÉC]« Cet ouvrage veut présenter l'économie d'un système bancaire, en l'occurrence celui de lUnion monétaire européenne.Mais le terme "économie" doit être précisé parce qu'il possède de nombreux sens. L'auteur l'entend, avant tout, comme "l'ordre qui préside dans la distribution des parties d'un ensemble". Il s'agit donc essentiellement d'étudier les liaisons et relations entre divers agents et institutions qui donnent une structure homogène à un secteur : ici, le secteur bancaire.Il faut également préciser la méthode de l'étude. Elle aurait pu être une description des institutions de crédit (banques, organismes spécialisés, Trésor), ou une analyse juridique de la distribution du crédit, ou un exposé de technique bancaire. Si ce livre n'ignore pas les enseignements de ces approches, il recourt cependant à un langage proprement économique. Sa volonté affirmée a été de dégager de leur contexte, par un processus d'abstraction généralisante, les mécanismes monétaires de l'économie. Il y a donc simplification du réel dans la mesure où toute théorie simplifie. Les situations particulières d'existence ou de fonctionnement de telle ou telle institution disparaissent dans le concept abstrait. Cela ne signifie pas que la réalité soit méprisée. Bien au contraire, elle est réécrite dans une langue logique débarrassée de toutes les impuretés produites par l'évolution historique. (Il est symbolique de constater que les systèmes bancaires et financiers des pays nouvellement indépendants possèdent une structure plus rationnelle que celle des systèmes des pays anciennement industrialisés.) Alors, elle devient directement intelligible à l'intelligence humaine qui peut réaliser son ambition d'une action économique éclairée et faire passer dans les faits concrets et complexes une volonté correctement formulée. L'opposition des praticiens et des théoriciens est, sur le plan de la réflexion, la plus vaine qui soit. Ainsi, ce livre sans recourir pour cela à un langage ésotérique voudrait être aussi une reconstruction théorique de l'économie du système bancaire.Cette ambition a commandé la démarche de l'analyse par approximations successives qui fonde le plan.La première partie définit la monnaie, décrit la masse monétaire et introduit le système bancaire, tout en posant déjà quelques concepts d'analyse. C'est la situation de l'Union monétaire européenne qui est retenue comme illustration ; mais ce pourrait être n'importe quelle autre.Avec la seconde partie, il est fait table rase, au départ, des institutions monétaires et de leurs mécanismes. Mais leur reconstruction en est entreprise, étape par étape. D'abord, une banque unique fonctionne, crée et détruit de la monnaie. Puis, plusieurs banques commerciales coexistent dans un climat concurrentiel. Enfin, une Banque Centrale coiffe le réseau des banques commerciales dont la gestion, profondément affectée par son existence, justifie l'établissement de relations par la voie du refinancement sur le marché interbancaire. Elle expose donc les mécanismes de création de monnaie de chaque banque, leur interdépendance ainsi que leur pouvoir de multiplier les signes monétaires. Mais l'analyse reste statique.Avec la troisième partie, l'étude devient plus dynamique. Elle montre que le fonctionnement du système bancaire donne à la Banque Centrale la possibilité d'exercer un pouvoir de direction monétaire. Pour réguler l'activité des banques, elle dispose de deux instruments : la politique du refinancement et du taux d'intérêt ainsi que la politique des réserves obligatoires.La dernière partie est le terme inévitable de cette étude. Une théorie de l'offre de monnaie par les banques a été jusque-là présentée. Il faut maintenant répondre à la question : Pourquoi cette offre de monnaie ? La réponse évidente est : pour le financement de l'économie. Mais aussi naïve qu'elle puisse paraître, il faut la reprendre et la développer dans toute une partie. La théorie du rôle des intermédiaires financiers est assez étonnamment trop récente et trop incertaine pour qu'elle puisse ne pas être exposée. Elle permet d'ailleurs de mieux comprendre l'institution banque commerciale qui remplit simultanément deux fonctions : celle d'organisme créateur de monnaie étudiée tout au long des chapitres précédents et celle d'organisme collecteur d'épargne, sans doute plus simple à analyser mais très importante sur un plan quantitatif. Ainsi cette partie permet d'approcher la banque sous un aspect plus institutionnel et ainsi d'achever l'étude du système bancaire. (
)___________________CHAPITRE PREMIER : L'ACTIF MONÉTAIREI. DÉFINITION DE L'ACTIF MONÉTAIRE1° Généralités. La monnaie est constituée par l'ensemble des moyens de paiement, c'est-à-dire par la somme des actifs qu'acceptent tous les vendeurs pour le règlement de leurs créances nées de l'échange et que leur remettent leurs acheteurs qui règlent ainsi leurs dettes.La monnaie apparaît donc fonctionnellement comme l'équivalent-valeur de tout ce qui fait l'objet d'une transaction. Cela implique que l'unité monétaire est l'unité de compte de la valeur marchande de tous les biens, services et titres. Le plus souvent, sa définition est nationale ; mais elle peut être plurinationale : c'est le cas pour l'euro qui est la monnaie des pays qui forment l'Union monétaire européenne. La définition nationale ne doit pas faire oublier qu'une monnaie nationale peut être très utilisée en dehors de ses frontières, comme le dollar us.Mais cette fonction de la monnaie, celle d'[b[intermédiaire des échanges[/b] ou plus exactement de contrepartie des échanges, peut être incorporée dans plusieurs supports. Alors coexistent plusieurs formes monétaires : la monnaie-papier (les billets), la monnaie métallique (les pièces) et la monnaie scripturale (les dépôts).2° La monnaie-actif. La monnaie qui donne le pouvoir d'acheter est à l'évidence un élément de richesse. Elle figure à l'actif du bilan des agents économiques. Cet actif monétaire est durable ; il ne se détruit pas au cours de l'échange qui ne le fait que circuler. Sa durée de vie est plus longue que celle d'une voiture, d'un réfrigérateur ou d'une maison puisque aucun de ses utilisateurs n'a à se soucier de son remplacement qui est assuré gratuitement. L'éternité étant impossible à postuler, la monnaie est un actif extrêmement durable.Actif durable sans aucun doute, mais doté d'une spécialisation fonctionnelle, telle est la monnaie. En effet, tout actif est défini par le service rendu. Lui, l'actif monétaire, sert au règlement de la créance-dette qui naît à l'occasion de la vente-achat d'un actif non monétaire. Il sert de contre-valeur à tout ce qui n'est pas lui-même.3° La dichotomie des actifs monétaires et des actifs non monétaires. Elle se déduit du rôle de la monnaie dans les transactions. S'opposent d'une part les actifs non monétaires qui sont les objets des transactions : les biens, les services, les titres financiers et aussi les monnaies étrangères nommées devises et d'autre part les actifs monétaires qui sont les facteurs permissifs des transactions.II. LÉCHANGE ET LA MONNAIE(
) [
André Chaîneau décrit ici le troc et son inconvénient majeur : pulvériser le marché global en dinnombrables marchés particulier
]d) La fonction de la monnaie est de faire éclater le troc en deux demi-échanges réels. I vend d'abord son bien Bl et ensuite achète le bien B2 désiré. Ne pourrait-on pas penser qu'il y a en fait la succession de deux trocs successifs : d'abord celui de Bl contre de la monnaie et ensuite celui de la monnaie contre B2 ? La réponse est négative. L'actif monétaire que reçoit le vendeur[ /b] n'a, pour lui, pas d'autre utilité que celle de lui permettre d'acheter. Il [b]ne représente pas un bien spécifique - même s'il en est un ; il ne représente qu'un pouvoir d'achat.La conséquence est que LE SUPPORT MATÉRIEL DE LA MONNAIE N'A AUCUNE IMPORTANCE, QUE SEULE COMPTE LA FONCTION MONÉTAIRE. La monnaie, dans l'exemple retenu, n'est que l'intermédiaire du passage de Bl à B2. Aussi dit-on qu'elle remplit la fonction d'intermédiaire des échanges. La différence avec le troc est totale. Ce dernier établit des prix relatifs, c'est-à-dire des taux d'échange entre deux biens que les participants désirent posséder. Avec la monnaie, on obtient des prix absolus, des prix abstraits détachés de toute idée de possession du bien qui est à la base de la monnaie.AINSI S'EXPLIQUE L'ABANDON DE TOUTE FORME MATÉRIELLE PAR LA MONNAIE, son évolution d'une monnaie-bien de type réel (l'or par exemple) vers une monnaie-signe de type abstrait (la monnaie moderne), vers une monnaie purement fonctionnelle.e) L'inconvénient de l'échange monétaire découle de son avantage. La vie est ainsi faite. Le troc a éclaté en deux demi-échanges réels (vente puis achat) déséquilibrés réellement et rééquilibrés monétairement. L'équilibre réel fondamental du troc : une offre et une demande de biens simultanées, n'est retrouvé que si l'achat suit la vente. Alors, la monnaie remplit idéalement sa fonction d'intermédiaire des échanges. Mais l'enchaînement, quoique très probable, n'est pas absolument certain. L'agent peut vendre sans acheter : il conserve de la monnaie en caisse, il thésaurise. Il peut acheter sans vendre : soit il déthésaurise, soit il bénéficie d'une création de monnaie. Si, au niveau individuel, la coexistence d'avares et de prodigues est évidente, c'est un peu plus compliqué au niveau global.(
)Ainsi la monnaie possède l'inconvénient de son avantage. Parce qu'elle brise le troc en deux demi-échanges réels indépendants une vente et un achat elle facilite et multiplie les transactions ; mais elle permet aussi la généralisation à toute l'économie d'un ÉVENTUEL DÉSÉQUILIBRE RÉEL impensable sous le régime du troc qui exige la réalisation simultanée d'une offre et d'une demande réelles de même valeur pour les deux cocontractants.Mais l'avantage de la facilitation des échanges l'emporte sur l'inconvénient de l'instabilité de l'économie que l'on essaiera de pallier.III. L'ACTIF MONÉTAIRE ET LES AUTRES1° L'actif monétaire est tout actif qui tire son utilité de sa fonction de moyen de règlement de la dette-créance qui naît de toute transaction achat-vente.Comme cet actif monétaire doit être commun au plus grand nombre de coéchangistes, son aire d'usage à titre exclusif ou principal définit un espace monétaire auquel correspond un espace commercial intégré. La règle est celle d'un cadre national. Mais dans l'Europe occidentale contemporaine, pour onze pays (en 1999), ce cadre monétaire national est devenu celui de l'Union monétaire européenne avec l'euro qui est une monnaie plurinationale.2° Les actifs non monétaires sont tous les autres qui sont échangeables contre de la monnaie sur leurs marchés respectifs, c'est-à-dire qui sont liquidables en monnaie. Cette distinction est inattaquable. On peut distinguer deux types principaux d'actifs.Les actifs réels sont ceux sur lesquels s'exerce un droit réel de propriété : les biens et les services.Les actifs financiers apparaissent lors d'opérations prêt-emprunt et représentent les droits personnels des créanciers sur leurs débiteurs : ce sont les titres. Les actions posent un problème. Ces titres de propriété sont juridiquement des actifs réels mais matériellement ressemblent à des actifs financiers.Ce sont tous ces actifs non monétaires dont la propriété circule de vendeur à acheteur contre la remise de monnaie.3° Les fonctions de l'actif monétaire. Pour qu'un actif devienne de la monnaie, il doit remplir deux fonctions. a) La première fonction est celle d'unité de compte : elle résulte de son utilisation comme mesure-étalon de la valeur de marché des actifs non monétaires. Ceux-ci se voient attribuer des prix monétaires fixés en unités monétaires.b) La seconde fonction est celle d'intermédiaire des échanges. Alors, la monnaie est la contre-valeur remise par l'acheteur au vendeur pour qu'il abandonne son bien.c) Une monnaie complète cumule les deux fonctions. Une monnaie peut ne remplir que la première : elle est alors une monnaie de compte : ce que l'écu européen était pratiquement. Par contre, l'euro de l'Union monétaire européenne est une véritable monnaie depuis janvier 1999 : en effet les monnaies nationales qui ne disparaîtront effectivement qu'en 2002, ne sont d'ores et déjà que des subdivisions temporaires de cet euro.d) Qu'en est-il de la fonction de réserve de valeur ? Même si elle a beaucoup frappé les économistes, elle n'a pas une importance fondamentale. D'abord elle dérive du caractère nécessairement durable de l'actif monétaire. La monnaie doit pouvoir circuler plusieurs fois de débiteur à créancier, donc ne peut être que durable et donc doit conserver sa valeur au cours du temps. Ensuite dans cette fonction de réserve de valeur, la monnaie est concurrencée par tous les autres actifs durables qui souvent la remplissent mieux qu'elle : actions, immeubles, objets d'art, etc.Quelle valeur la monnaie conserve-t-elle dans le temps ? La réponse évidente est sa valeur nominale, leuro aujourd'hui vaut 1 euro demain. Mais si la monnaie est une parfaite réserve de valeur nominale (ce qui explique que l'on n'est pas obligé de dépenser tout de suite la monnaie gagnée et ce qui entraîne la possibilité des déséquilibres de l'économie), est-elle en plus une bonne réserve de valeur réelle ? La réponse immédiate est non parce que nos sociétés connaissent un taux d'inflation positif.(
)Donc, dès qu'il y a une quelconque élévation du niveau général des prix, la monnaie devient une mauvaise réserve de valeur réelle et est concurrencée par les actifs non monétaires durables qui profitent le plus de cette conjoncture de hausse des prix.Telle est la monnaie.______________________CHAPITRE II : LA MASSE MONÉTAIREI. LA DÉFINITION DE LA MASSE MONÉTAIRELa masse monétaire est la somme des actifs monétaires que détiennent les agents économiques pour la réalisation de leurs transactions présentes et futures. Elle représente la somme de leurs encaisses.Comme cette encaisse monétaire globale a pour fonction de servir dans les échanges, l'ensemble des utilisateurs de monnaie formera dans l'économie le secteur non bancaire qui sera noté SNB. Il comprend essentiellement les ménages et les entreprises mais aussi les administrations et quelques rares institutions financières non bancaires.Par opposition, existe le secteur bancaire noté SB dont les raisons d'exister sont la création de monnaie et la gestion de sa circulation.II LA MONNAIE DÉTENUE PAR LE SECTEUR NON BANCAIREQuelle est la nature de cette monnaie, actif de paiement ?1° La monnaie est une créance sur le secteur bancaire. La monnaie figure à l'actif du bilan des agents économiques qui l'utilisent et qui possèdent soit des actifs réels meubles et immeubles, soit des créances sur d'autres agents économiques.De nos jours, il n'existe plus de monnaie-bien, de monnaie-marchandise à valeur intrinsèque (l'or par exemple). Aussi elle se présente comme un titre de créance. Peut-elle être un titre de créance sur le secteur non bancaire ? La réponse est non parce qu'une telle créance qui résulte d'une opération de prêt n'a pas le pouvoir de circuler d'acheteur à vendeur : par exemple, l'obligation émise par une entreprise ou une administration et détenue en portefeuille par un ménage ne peut être utilisée par ce dernier pour régler un achat. Est-elle alors une créance sur le secteur bancaire ? La réponse est non et oui. Non s'il s'agit d'un titre représentant un prêt fait par l'agent du SNB à une banque, titre qui établit une relation personnelle. Oui si ce titre de créance sur la banque peut circuler de débiteurs à créanciers successifs. En conséquence, toute monnaie est une créance sur une banque, mais pas l'inverse.2° La monnaie n'est pas une dette du secteur bancaire. Cette affirmation peut paraître surprenante puisqu'il vient d'être dit que la monnaie est une créance sur une banque.La première raison est que la monnaie, actif de paiement, circule sans cesse de débiteurs à créanciers, dans la communauté de ses utilisateurs. Sa fonction de moyen de paiement la piège donc dans ce secteur non bancaire et la rend inopposable aux banques.À cette première explication fonctionnelle s'ajoute une seconde, logique : comment les banques pourraient-elles rembourser ce titre qui est lui-même la monnaie ?3° L'originalité de la monnaie (en fait une des originalités) est que, à la créance monétaire du secteur non bancaire ne peut PAS correspondre une dette MONÉTAIRE du secteur bancaire.La première conséquence est que l'opposition des biens et des titres est insuffisante et qu'il faut y introduire la monnaie. Ce sera la distinction des actifs réels, financiers et monétaires.La seconde conséquence est que sera appelée banque toute institution financière disposant de ressources permanentes SERVANT DE MOYENS DE PAIEMENT qui évidemment figureront à son passif. Les autres institutions financières qui ne peuvent qu'emprunter seront dites non bancaires. La complication vient de ce que les banques peuvent, en plus de leurs ressources monétaires, disposer de ressources empruntées. Il n'en reste pas moins que ce qui les spécifie est la présence, au passif de leurs bilans, de ressources servant au règlement des transactions commerciales et financières.4° Les diverses formes monétaires. a) L'actif monétaire, créance sur une banque qui circule de débiteur à créancier, prend plusieurs formes.Il peut être 1 / billets notés B émis seulement par la Banque Centrale : pour nous la Banque Centrale européenne qui a le privilège de leur émission, 2 / monnaies divisionnaires MD (les pièces de monnaie qui servent d'appoint aux billets et qui seront confondues avec eux étant beaucoup moins importantes), et enfin 3 / dépôts D faits sur les comptes courants de leurs utilisateurs, comptes ouverts dans les banques commerciales (Banque nationale de Paris, Crédit agricole..., etc.).b) Commentaires de ces formes, 1. Très souvent les billets B et les monnaies divisionnaires MD sont regroupés dans un même sous-ensemble, celui de la monnaie manuelle qui circule de la main à la main, par tradition (remise) manuelle du débiteur au créancier. En effet, les pièces de monnaie servent d'appoint aux billets. La notation de ce regroupement reste B parce que les monnaies divisionnaires sont en quantité très faible par rapport aux billets.2. Ces trois formes du même actif monétaire doivent évidemment être RÉCIPROQUEMENT CONVERTIBLES SANS CONDITION, SANS COÛT (ou très réduit) ET SANS RISQUE (c'est-à-dire à taux de change unitaire : 100 euros en billets égaux à 100 euros en dépôts égaux à 100 euros en monnaies divisionnaires).3. Il faut se souvenir que D ne comprend que les dépôts à caractère monétaire. Les banques reçoivent d'autres dépôts qui ne sont pas naturellement monétaires mais qui sont convertibles en actifs monétaires après liquidation sur leurs marchés respectifs. L'exemple limite est celui des dépôts sur livrets dont la conversion en monnaie est extrêmement facile (elle se fait à la demande sur présentation du livret), mais qui cependant restent des titres, des actifs financiers parce qu'ils ne peuvent pas servir de moyens de paiement.5° Résumé. La masse monétaire M se ventile en : billets B, monnaies divisionnaires MD et dépôts D :M = (B + MD) + Dexpression que l'on simplifie en : M = B + Dparce que billets et pièces sont deux formes complémentaires de la monnaie manuelle.Autrefois, l'on aurait structuré la masse monétaire selon son apparence matérielle : métallique, papier et scripturale ; l'on aurait insisté sur le processus de dématérialisation de la monnaie qui aurait conduit du métal au papier puis au signe écrit. C'EST AUJOURD'HUI SANS INTÉRÊT. IL N'Y A PLUS DE MONNAIE-MARCHANDISE À VALEUR RÉELLE : MÊME NOS PIÈCES EN CUPRO-NICKEL SONT UNE MONNAIE-SIGNE. IL N'Y A PLUS QUE DE LA MONNAIE FIDUCIAIRE QUI NE VAUT AUX YEUX DES UNS QUE CE QU'ELLE VAUT AUX YEUX DES AUTRES. (Il est permis de regretter que la Banque Centrale européenne utilise l'expression monnaie fiduciaire pour désigner la monnaie manuelle : toute monnaie repose sur la « fides » que l'on a en elle.)(
) [La suite est littéralement passionnante. Cet homme a lart dexpliquer simplement les réalités complexes. ÉC](Source : André Chaîneau, « Mécanismes et politique monétaires. Économie du système bancaire français de LUME » , QUADRIGE / PUF, 1968 2000, 12ème édition)
______________________Personnellement, malgré lattention et lintérêt que je porte au livre « Le syndrome de la monnaie » (que je lis avec plaisir), je trouve quHelmut Creutz sème ici une confusion supplémentaire avec une distinction qui ne sert à rien, comme si Helmut Creutz nacceptait pas la dématérialisation de la monnaie et comme sil ne se rendait pas compte que même la monnaie fiduciaire elle aussi ! est désormais dématérialisée (elle na plus aucune relation avec un bien matériel, or, argent ou autre) : Bon, LES BANQUES PRIVÉES NE CRÉENT PAS DE MONNAIE PERMANENTE, ET ALORS ? Le problème essentiel (celui de la monnaie temporaire) semble alors inaccessible par un effet de LEURRE dun non problème qui obsède Creutz et qui détourne notre attention. Indépendamment du nom quon lui donne, que pense cet auteur de la monnaie TEMPORAIRE indiscutablement créée à gogo par les banques privées ? Par ailleurs, que faut-il penser de LINTÉRÊT perçu à loccasion de cette création de monnaie temporaire sans autre effort quune ligne décriture comptable ? Je continue donc à lire ce gros livre en espérant bien y trouver des réponses. Mais la citation de Paul (en tête de cette conversation) ne me paraît pas la plus intéressante du livre, ni la plus utile. Et elle napporte pas à Paul (il me semble) le renfort dont il avait besoin pour valider son billet HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=348" « Le scandale des banques qui "créent" de largent » et sa thèse (incompréhensible, pour moi, jusquici) dune « conservation des quantités » en matière de crédit bancaire. Les explications de Chaîneau me paraissent rigoureuses car elles nempilent pas les contradictions des autres théories en y ajoutant les siennes : les explications de Chaîneau peut-être est-ce dû à leur approche comptable me semblent difficiles à contester. Quand Creutz prétend par exemple (page 9) que nous confondons, tous autant que nous sommes, le chéquier ou la carte bleue avec la monnaie, il nous prend pour des imbéciles : personne ne confond le calepin de chèques vierges avec LA PROVISION TRANSMISSIBLE qui attend nos ordres de virement à la banque, personne ne confond la carte en plastique avec la créance du DAV que la carte permet de transférer sans sy substituer. La monnaie, cest la créance transmissible (et acceptée par tous en paiement), et non pas le support de la transmission, qui peut prendre plusieurs formes et qui ne doit pas faire perdre de vue lessentiel de la monnaie-dette. Amitiés à tous, (je vous prépare quelques délicieuses explications de Galbraith).Étienne.
nadine dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135" \l "comment-12908" 20 décembre 2008 à 23:30Bonsoir Etienne,Vous revenez en force. Cest bien.Simplement une seule question, en espérant que vous y répondrez:Si les banques font de la création monétaire en faisant du crédit comme vous le pensez, comment se fait il que pour résoudre le problème de la bulle du crédit certaines autorités financières (américaine) préconisent en dernier recours la monétisation de la dette en faisant tourner la planche à billet? Cest donc que les banques ont créé de la dette et non pas de la monnaie sinon pourquoi monétiser ?Si vous arrivez à répondre à ce mystère je vous accorde que cest vous qui aviez raison.Amicalement
Étienne Chouard dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135" \l "comment-12924" 21 décembre 2008 à 10:20Chère Nadine,Effectivement, l'expression "monétiser la dette" me paraît étrange (est-ce bien traduit ? Qui parle, en disant cela ?) puisque désormais, si j'ai bien compris, et vous avez raison de souligner la contradiction toutes les monnaies sont (déjà) de la dette : dette de la Banque Centrale (monnaie manuelle et monnaie BC) ou dette d'une banque commerciale (monnaie scripturale soldes disponibles des DAV), et même parfois dette d'un agent suffisamment fiable pour qu'un titre de créance contre lui soit accepté en paiement par de nombreux acteurs (limportant pour quon puisse parler de monnaie est que ce titre de créance puisse CIRCULER librement avec une force libératoire dans les échanges). Cette expression « monétiser la dette » joue sans doute sur les mots (pour masquer certaines responsabilités écrasantes ?) en nappelant plus « monnaie » que la monnaie dÉtat, dans un contexte où les banques commerciales situation actuelle véritablement extra-ordinaire sont toutes en faillite, SAUF SI LÉTAT seul rescapé du naufrage parce quil est, lui, indestructible REPRENAIT À SON COMPTE LES DETTES DES BANQUES FAILLIES, comme si la dette des faillis (la monnaie ayant pour contrepartie les prêts subprimes et autres risques insensés) devenait (par un nouveau traitement de faveur extravagant, Nadine, convenez-en) la dette de lÉtat, comme si la fausse monnaie des banques commerciales devenait par un coup de baguette magique, par le fait du prince, complice des usuriers la vraie monnaie de lÉtat. Tout ça sans jeter un seul de ces usuriers en prison. Mais, si lexpression « monétiser la dette » signifie bien [/i]« transférer à lÉtat la charge de la dette des banques faillies »,[/i] alors, cette distinction entre la fausse monnaie des banques privées (capables dêtre en faillite pour avoir pris infiniment trop de risques à créer des tombereaux de monnaie en prêtant même à des insolvables, par une invraisemblable cupidité) et la vraie monnaie de lÉtat (jamais en faillite par principe) devient une réalité assumée en crise, alors quelle nétait même jamais débattue hors crise. Jaimerais bien quon arrive à parler ici de la responsabilité, pénale et patrimoniale, de tous ces « professionnels de la finance », de tous ces prétendus « professionnels du risque », des « ingénieurs financiers » qui nassument jamais PERSONNELLEMENT le risque des MILLIARDS quils engagent tous les jours dans les salles de marché, tous des « gens sérieux » qui savent compter, eux, pas comme nous, les amateurs, les charlots, les jean-foutre, les drôles, qui ne comprennent rien au risque ni aux subtilités aristocratiques de la haute finance
Lhistoire de la monnaie de Galbraith (son livre « Largent » est simplement passionnant) montre que tout ça est une vielle histoire. En voilà un petit extrait :
(
) « Ceux qui possèdent de l'argent, comme autrefois ceux qui s'enorgueillissaient de grands titres ou d'une noble naissance, s'imaginent toujours que la crainte et l'admiration qu'inspire l'argent tiennent en fait à leur propre sagesse ou à leur personnalité. Le contraste ainsi créé entre la haute opinion qu'ils ont d'eux-mêmes et la réalité souvent ridicule, voire dépravée a toujours constitué une source d'étonnement et d'amusement. De la même manière, il a toujours été permis de se réjouir assez perfidement de la vitesse avec laquelle crainte et admiration partent en fumée quand ces individus connaissent des revers de fortune.L'histoire de la monnaie renferme une autre occasion de s'amuser : de siècle en siècle il s'est toujours trouvé des hommes, surtout des hommes, pour penser qu'ils avaient découvert le secret de sa multiplication à l'infini. Et toujours, ils ont été en mesure de le persuader à d'autres aussi fortement qu'ils se le persuadaient à eux-mêmes Invariablement, le phénomène comporte la redécouverte, fût-ce sous une forme vaguement nouvelle, d'une escroquerie vieille comme le monde.La plupart des discussions sur la monnaie s'enferment dans une épaisse gangue d'incantation et de prêchi-prêcha. Souvent de propos délibéré. Ceux qui parlent d'argent ou en font le sujet de leur enseignement et donc leur gagne-pain tirent prestige, estime et avantages pécuniaires, comme les médecins ou les sorciers, de la croyance soigneusement cultivée qu'ils entretiennent une association privilégiée avec l'occulte qu'ils ont des perspectives sur un domaine totalement inaccessible aux gens ordinaires. Source de satisfaction professionnelle et, à l'occasion, de profit personnel, cette attitude n'en constitue pas moins elle aussi une escroquerie bien connue. Il n'est rien, s'agissant de l'argent, qu'une personne dotée d'une curiosité, d'un zèle et d'une intelligence raisonnable ne puisse comprendre. Et quelles que soient les erreurs d'interprétation ou de fait que la présente histoire puisse contenir, il n'en est aucune, le lecteur peut s'en persuader, qui procède d'une simplification outrancière. L'étude de la monnaie est, par excellence, le domaine de l'économie dans lequel la complexité est utilisée pour déguiser la vérité et non pour la révéler. La plupart des choses de la vie automobiles, maîtresses, cancer comptent surtout pour ceux qui les ont. L'argent au contraire est aussi important pour ceux qui en ont que pour ceux qui n'en ont pas. C'est pourquoi les uns comme les autres ont intérêt à le comprendre. Et les uns comme les autres devraient savoir que cette compréhension est parfaitement à leur portée.À cet égard, on ne manquera pas de demander si un ouvrage consacré à l'histoire de l'argent ne devrait pas commencer par une quelconque DÉFINITION de ce qu'est en réalité l'argent. Cette bande de papier de valeur intrinsèque nulle, qu'est-ce donc qui la rend utile à l'échange tout en laissant telle autre bande de dimension et de couleur semblables parfaitement sans valeur ? Les précédents de ce genre de tentative ne sont guère encourageants. À la télévision, les journalistes réputés pour leur sagacité ouvrent immanquablement les interviews d'économistes par cette question : « Bon, eh bien, dites-moi c'est quoi au juste, l'argent ? » Immanquablement, les réponses sont incohérentes. Quant aux professeurs chargés d'enseigner les premiers rudiments d'Économie, qu'il s'agisse de la monnaie ou de la banque, ils commencent par donner des définitions d'une remarquable subtilité. Lesquelles sont soigneusement transcrites, apprises à grand-peine et heureusement oubliées. Le lecteur devrait s'attaquer aux pages qui vont suivre en sachant bien que L'ARGENT N'EST RIEN DE PLUS OU DE MOINS QUE CE QU'IL A TOUJOURS CRU CE QUE L'ON OFFRE OU REÇOIT POUR L'ACHAT OU LA VENTE DE BIENS, SERVICES ET AUTRES. Les différentes formes de monnaie, comme ce qui détermine ce qu'elles achètent, voilà qui est encore autre chose. Mais c'est précisément ce que les pages suivantes se proposent de révéler. » (
)(Source : John Kenneth Galbraith, « L'argent », Folio histoire, page 17 et s.
Amicalement.Étienne.
nadine dit : [url= HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135" \l "comment-1293321" http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135#comment-1293321 décembre 2008 à 13:20[/url]Merci Étienne pour votre réponse.Monétiser la dette est une expression largement utilisé par les économistes et qui a un sens précis.Jai dit que cest un mystère pour moi dans le cadre dune création monétaire par les banques privées mais comme je ny crois absolument pas !Monétiser la dette signifie pour moi et les économistes (enfin ce que jai lu) payer en monnaie de singe via la planche à billet électronique les engagements bancaires provenant de la bulle du crédit.Cela ne coûte rien à lÉtat ! par contren ça ruine les épargnants par linflation.Amicalement
Étienne Chouard dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135" \l "comment-12963" 21 décembre 2008 à 20:48MONNAIE DE SINGE ?Chère Nadine,Pourquoi appelez-vous "monnaie de singe" la monnaie provenant de la planche à billets étatique ?Vous sous-entendez probablement qu'imprimer trop de billets de banques conduit mécaniquement forcément à dévaluer la valeur individuelle de chaque billet, comme au temps où la monnaie représentait une quantité d'or ou d'argent. Je vous rappelle que ce nest plus le cas (du tout) : la monnaie nest plus matérialisée, même pas la monnaie fiduciaire (les billets et les pièces).Je me demande si ce rapport entre la valeur de la monnaie et sa quantité nest pas très largement un mythe, un outil pour rendre dociles les citoyens en quête de justice économique.
Certes, je comprends bien qu'en créant d'emblée 100 milliards nouveaux sans que les producteurs puissent fournir la production correspondante (cette précision est absolument décisive, pensez-y), alors, je CRÉE DE LA RARETÉ, du pouvoir d'achat sans biens et services à acheter, et là, c'est vrai, mécaniquement, les prix vont augmenter et la valeur de chaque dollar baisser. OK, je sais ça.Mais Nadine, comment savez-vous que les producteurs ne vont pas s'adapter immédiatement (ou très rapidement) à la demande créée par linjection de monnaie d'État ? C'est important de répondre à cette question car, si les producteurs produisent aussitôt les produits demandés, il n'y aura pas de rareté supplémentaire et il n'y aura pas d'inflation, donc pas de monnaie dévaluée et donc pas de monnaie de singe.
Est-ce que je me trompe quelque part ?
Par ailleurs, est-ce que vous êtes bien sûre qu'il n'y a pas DÉJÀ à travers le monde SANS DOMMAGE catastrophique, manifestement des milliers de planche à dollars qui tournent à fond toute l'année, depuis des années, dans des ateliers clandestins ou même étatiques ? Qui est capable de compter les dollars (en papier) circulant dans le monde pour vérifier qu'il n'y a pas infiniment plus de dollars que la richesse qu'ils sont censés représenter, et que, donc, la monnaie dollar n'est pas déjà une lamentable "monnaie de singe" ? Qui peut établir ce ratio de façon scientifique et fiable ? Personne ne peut le faire, je le crois. Si ça se trouve, les dollars circulent effectivement en quantité astronomique et POURTANT, ILS RENDENT BIEN LES SERVICES QUON ATTEND DEUX : ils permettent aux hommes de travailler et déchanger les fruits de leur travail.
C'est pour ça que la quantité de monnaie produite n'est probablement pas aussi importante que le prétendent les partisans de la théorie quantitative de la monnaie (ceux qui disent que la valeur de la monnaie dépend étroitement et exclusivement de la quantité de monnaie en circulation par rapport aux richesses qu'elle permet d'échanger).D'ailleurs vous voyez bien que, quand les capitalistes ont le feu aux fesses, eux, ils trouvent instantanément les milliers de milliards nécessaires, sans invoquer le moins du monde le risque de transformer la monnaie en monnaie de singe. Ça ne vous met pas la puce à loreille, ça ? Je pense qu'ils savent, eux, qu'il n'en est rien : que ce risque dinflation lié à la planche à billets est (pas complètement mais) largement un mythe, appuyé sur quelques mésaventures historiques traumatisantes (les assignats de la révolution, les marks à la brouette entre deux guerres...) bien montées en épingles pour effrayer le bon peuple. Quand il faut faire la guerre, aussi, on trouve des milliards par milliers, sans limite... Ça ne vous conduit pas à remettre en cause cette peur de la planche à billets quon veut manifestement nous inculquer pour RENONCER À UN ÉTAT CRÉATEUR DE MONNAIE ?Par contre, quand il serait question de créer les quelques milliards nécessaires pour loger, soigner, nourrir et éduquer tout le monde, "là non : pas possible, vous allez nous transformer la monnaie en monnaie de singe"...Voyez-vous ce que je veux dire, Nadine : cette école de la soumission, cette église de la résignation, qui prêche que la planche à billets doit être interdite aux États en temps de paix soi-disant "parce que cette incurie va nous transformer la monnaie en monnaie de singe", alors que la planche à billets placée dans les mains des banques commerciales, elle, ne poserait quasiment pas de problème (dailleurs, voyez, les banques se régulent elles-mêmes, comme à Bâle I ou Bâle II
), ça sent l'arnaque à plein nez.Non ?Je crois que cest folie de priver notre État (cest-à-dire nous tous) du droit de créer la monnaie dont nous avons besoin collectivement pour financer les services publics. Je pense que la décision qui prive les États de ce droit régalien na rien à voir avec lintérêt général, mais satisfait largement des intérêts très particuliersAmicalement.Étienne.PS : quand vous dites que vous ne croyez pas que les banques commerciales créent l'argent quelles prêtent (la monnaie certes temporaire, mais bien réelle et bien nouvelle), ça fait le même effet que si vous affirmiez que vous ne croyez pas que le soleil brille le jour INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET En ouvrant différents livres de technique bancaire ou des livres d'économie financière, on trouve la création monétaire PARTOUT.Ont-ils tous tort ?
#570 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5875" \l "p5875" 31-12-2008 23:26:31
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
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Des nouvelles de mes participations récentes sur le blog de Paul Jorion (suite)Chers amis,Ne ratez pas cet échange, j'y signale une idée formidable de Jean-Marcel Jeanneney, extrêmement bien argumentée. Il faut prendre le temps de lire ça :
nadine dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135" \l "comment-12965" 21 décembre 2008 à 23:06Étienne,Si vous pensez que la planche à billet est un faux problème cest votre droit, mais si vous avez le temps allez passer quelques jours au Zimbabwe et regardez les dégâts que peut faire la planche à billet ! Après, on rediscutera du problème si vous voulez.Bonne soirée.
Étienne Chouard dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135" \l "comment-13184" 27 décembre 2008 à 02:05ÉPOUVANTAILS ou REFLATION ? 1/2Nadine,Je réponds tardivement à HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135" \l "comment-12965" votre message du 21 décembre (23h06), pardonnez-moi, mais cette réponse fut assez longue à préparer, vous comprendrez pourquoi._______________________Ce nest peut-être quune apparence, mais vous semblez raisonner de façon manichéenne : pour vous, c'est apparemment tout ou rien, et votre exemple du Zimbabwe me fait penser à un épouvantail : Rappel : les épouvantails conduisent les moineaux à renoncer eux-mêmes à leur propre intérêt, en les effrayant par un mythe, une apparence trompeuse de danger simulé. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET
Pourtant, daprès moi, le monde n'est pas noir ou blanc : en matière monétaire, je vous invite à vous affranchir des idées reçues sur la planche à billets car le choix ne se limite peut-être pas à ces deux extrêmes : "Pas de planche à billets du tout pour l'État" (et le corps social sendette et s'asphyxie faute de monnaie PERMANENTE ET GRATUITE en suffisance)OU "planche à billet à gogo pour l'État" (et la monnaie s'effondre par perte de confiance à cause dexcès insupportables).Ce serait bien, entre nous, de pouvoir envisager d'autres situations que des caricatures.
Devant la déroute criante et honteuse des théories orthodoxes (ce quon appelle de façon trompeuse la théorie économique « standard »), nous devrions pouvoir examiner ici, ensemble, des idées hétérodoxes, sereinement, sans catastrophisme, en cherchant des palliatifs aux objections éventuelles, au lieu de tout rejeter en bloc à partir de peurs exagérées, exagérées au point de ressembler à des superstitions. Par exemple, ne pourrions-nous pas étudier cette proposition de REFLATION, où la Banque Centrale injecterait empiriquement (par touches successives) des quantités importantes mais raisonnables de monnaie permanente : 300 ¬ par personne sans condition et puis on voit ce que ça donne en termes d'inflation : si tout reste calme, on recommence ; si l'inflation devient un peu trop forte, on arrête un moment, etc. C'est une proposition que je trouve fort séduisante de Jean-Marcel Jeanneney pas vraiment suspect de pulsions gauchistes, pas vraiment un rêveur irresponsable non plus INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET dans son livre "Écoute la France qui gronde", éd. Arléa, 1996. Voici quelques passages passionnants de ce livre stimulant. Vous noterez la description méticuleuse de la déflation (qui nous pend au nez si on laisse sendetter tout le corps social au lieu de créer la monnaie permanente qui nous manque), ainsi que limportance quil donne aux indicateurs de masse monétaire et de flux nets de capitaux pour comprendre lexpansion et la récession :
Extrait : HYPERLINK "http://www.amazon.fr/Ecoute-France-gronde-Jeanneney-Jean-Marce/dp/2869592930/ref=sr_1_1" « Écoute la France qui gronde », de Jean-Marcel Jeanneney, (Arléa, 1996). Universitaire, ministre de l'Industrie, ambassadeur de France en Algérie, puis ministre des Affaires sociales et enfin ministre d'État sous la présidence du général de Gaulle, Jean-Marcel Jeanneney a plus tard créé et présidé l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).[Cest moi qui souligne. ÉC]CHAPITRE PREMIER : LA MÉMOIRE COURTE« Un danger nous menace, nous l'avons oublié : LA DÉFLATION, redoutable conjonction de baisse des prix, des revenus et du produit national, aggravant le chômage et multipliant les cas d'extrême pauvreté. À l'heure actuelle, ses méfaits possibles ne sont pas suffisamment présents aux esprits, parce que ce cataclysme n'a jamais sévi depuis 1936 en France, ni ailleurs dans le monde. Rares sont aujourd'hui les hommes, dont je suis, qui peuvent se souvenir de malheurs vieux de plus de soixante ans.Divers signes, sur lesquels nous reviendrons, donnent à craindre que les économies de la France et de plusieurs de ses voisins soient, un jour ou l'autre, atteintes d'un tel mal. Pour faire mesurer la gravité de l'enjeu, il est utile de jeter un regard sur un passé relativement lointain, où certaines déflations furent des calamités.ENTRE LES DEUX GUERRES : des événements dévastateursL'ampleur du danger est mise en lumière par l'histoire des années 20 et 30 en Europe et aux États-Unis. Les données numériques, même imparfaites, dont on dispose pour cette période suffisent pour illustrer combien les événements d'alors furent brutaux et dévastateurs.Aux États-UnisDe 1929 à 1933, les prix de gros des produits manufacturés baissèrent aux États-Unis de 32 %, ceux des produits agricoles de 61 et ceux des biens de consommation de 39. La masse monétaire se contracta de 33 %. Les cours des actions s'effondrèrent, au point qu'à la fin de 1932 leur niveau était inférieur de 80 % à celui de l'été 1929.Ce profond affaissement de toutes les valeurs marchandes s'accompagna d'une diminution égale des grandeurs réelles : la production industrielle fut réduite de 50 %, celle des automobiles de 63, le produit national brut de 29, le pouvoir d'achat de la masse salariale de 25, le volume de la consommation de 22. Il y eut trois millions de chômeurs en 1930, dix millions en 1932 et treize en 1933. Les investissements des entreprises s'effondrèrent (-71 %), compromettant gravement les possibilités ultérieures de production. La consommation diminua un peu moins que le produit national, les ménages n'épargnant plus, et même désépargnant 1 % de leurs revenus après impôts en 1932 et 2 en 1933, alors qu'ils en avaient épargné 5 en 1929 : pour survivre, ils vendirent des actifs ou s'endettèrent. L'État fédéral lui aussi désépargna : à un excédent budgétaire de 180 millions de dollars en 1929, succéda un déficit de 850 millions en 1930 et de 2,9 milliards en 1931, les recettes couvrant alors moins de la moitié des dépenses !Beaucoup de gens furent ruinés. Les seuls gagnants, sans qu'ils le méritent, furent les créanciers. La baisse profonde des prix, des biens de consommations et plus encore des immeubles et des actions, leur permettait, avec ce qu'ils percevaient à titre d'intérêt ou de remboursement, d'acquérir en 1932 deux tiers de biens de consommation en plus, et cinq fois plus d'actions qu'ils ne l'auraient pu en 1929 ! Encore fallait-il que leurs débiteurs soient demeurés solvables.En AllemagneÀ la même époque en Allemagne l'effondrement des prix ne fut guère moindre qu'aux États-Unis : de 1929 à 1933, la baisse des prix de gros agricoles fut de 40 %, celle des produits manufacturés de 39, celle des prix de détail de 24. La masse monétaire se réduisit de 24 % entre le début de 1930 et le début de 1934. Quant au volume de la production industrielle, il diminua de 50 % entre la fin de 1929 et le milieu de 1932, et le produit national de 23. Le chômage atteignit six millions de travailleurs en 1932.En FranceLa déflation commença en France plus tard qu'ailleurs. Moins rapide, mais plus longue, elle fut finalement presque aussi néfaste. Entre le milieu de 1931 et la fin de 1935, les prix de détail diminuèrent de 35 %, les prix de gros agricoles de 48, ceux des produits industriels de 39. La masse monétaire se contracta de 16 %. Simultanément, la réduction des volumes fut forte : celle de la production industrielle de 33 %, celle du trafic des chemins de fer de 39 % (assez bon indice, à cette époque, de l'activité). Le nombre d'heures travaillées dans l'industrie diminua de 30 % et le chômage augmenta à proportion. Cependant, grâce à la grande place tenue alors dans l'économie française par l'agriculture, dont les productions augmentèrent de 1 % l'an, le PIB ne fut réduit que de 17 %.Des phénomènes analogues furent observés de 1929 à 1934 chez nos voisins : en Belgique, aux Pays-Bas, en Italie.Au Royaume-UniLe cas du Royaume-Uni est particulier : entre les deux guerres mondiales, il fut affecté à deux reprises par de semblables déflations.D'abord, de la fin de 1920 à la fin de 1922 : la baisse des prix de détail fut alors de 37 %, celle des prix de gros des denrées alimentaires de 51, celle des produits industriels de 52 ; la masse monétaire se réduisit de 14. Corrélativement, la production industrielle, après avoir chuté de 40 % entre le début de 1920 et le début de 1921, ne se releva que lentement, en 1922 et 1923, alors qu'elle progressait vivement dans les autres pays.Les mêmes phénomènes se répétèrent, un peu moins brutalement, de 1929 à 1933. Les prix de détail baissèrent de 18 %, les prix de gros des denrées alimentaires de 35, les produits manufacturés de 27. La production industrielle fut réduite de 29 %. Le chômage, qui en 1929 atteignait déjà un million de personnes, en frappa plus de deux millions et demi en 1931.Ces deux déflations successives, séparées par six années de faible croissance, firent qu'en 1933 la production industrielle, malgré une récente reprise, se trouvait inférieure de 20 % à ce qu'elle avait été au début de 1920.Quelle fut donc l'origine de ces événements simultanés et désastreux ? Quels mécanismes économiques les ont perpétués pendant plusieurs années ? Comment a-t-on réussi, tant bien que mal, à mettre fin à ces déflations ?MÊMES EFFETS, CAUSES DIVERSESLa simultanéité et la similitude des faits observés dans les quatre pays étudiés peuvent faire penser qu'ils eurent une seule et même cause. Ce serait une erreur : les faits initiateurs ont été différents.Aux États-Unis : une crise boursièreC'est la brusque et inattendue chute de la bourse de New York, le 24 octobre 1929, qui déclenche le mouvement. Elle survient après une très rapide progression des cours des actions, qui avaient triplé au long des cinq années antérieures. Si la hausse excessive des actions précédant la crise boursière avait été seule coupable, leur baisse se serait arrêtée dès la correction des excès passés. Que tel n'ait pas été le cas révèle qu'un déséquilibre économique profond avait précédé le krach.De 1922 à 1929, le produit national par habitant avait augmenté de 5 % l'an et la production industrielle de 6. Des progrès de productivité importants avaient été réalisés, grâce notamment au travail à la chaîne, inauguré par Ford. Néanmoins, les salaires nominaux avaient quelque peu fléchi, certains plus que le coût de la vie, alors en baisse de 1 % l'an. Les prix agricoles eux-mêmes avaient régressé, bien que les quantités de blé et de maïs produites fussent restées stables. Ainsi salariés et agriculteurs n'avaient-ils pu accroître leurs achats de biens manufacturés comme il l'eût fallu pour offrir des débouchés suffisants aux productions.Des investissements, financés par les hauts profits des entreprises et par des crédits largement accordés, avaient plus que compensé l'insuffisance de la demande des ménages, au point de provoquer en 1927 et 1928 une croissance de 9 % l'an de la production industrielle. Cela avait entretenu une euphorie boursière inconsidérée. Le jour où des détenteurs de capitaux, plus avisés que d'autres, comprirent que ce processus ne pouvait durer car accroître les équipements n'est justifié qu'autant que des débouchés supplémentaires s'offrent ils décidèrent de vendre leurs actions sans plus tarder : les cours s'effondrèrent. Initialement, ce n'était que la correction d'excès spéculatifs. Mais dans un pays où les profits s'étaient accrus aux dépens des salaires, l'insuffisance de la demande des ménages, accentuée par la chute de la bourse, tira aussitôt les productions vers le bas.En Allemagne : une pénurie de capitauxTandis qu'aux États-Unis ce sont des déséquilibres intérieurs qui provoquèrent l'effondrement de l'économie, en Allemagne, il résulta d'un tarissement des entrées de capitaux. Après qu'en 1924 l'adoption du plan Daws avait réussi à organiser provisoirement le paiement par l'Allemagne d'une partie des réparations dues à ses vainqueurs, en vertu du traité de Versailles, et après qu'un nouveau mark eut été instauré, un flux de capitaux privés étrangers, principalement américains, s'était dirigé vers ce pays. Son économie, convalescente après quatre années d'hyperinflation, paraissait destinée à un brillant avenir. De 1924 à 1927, la production industrielle y avait presque doublé. Les taux d'intérêt, tant à long qu'à court terme, étaient attrayants pour les prêteurs : entre 6 et 7 %, au lieu de 4 à 3,5 aux États-Unis. Les importations nettes de capitaux, qui n'avaient été encore que de 126 millions de dollars en 1926, avaient atteint plus d'un milliard en 1927 et en 1928. Quand les prêteurs s'aperçurent qu'une partie de ces sommes avait été utilisée par des collectivités publiques de manière improductive, ils s'en inquiétèrent : en 1929, les flux de capitaux étrangers se réduisirent de moitié. Entre 1926 et 1929, les salaires avaient augmenté de 20 %, le coût de la vie ne s'élevant que de 5. En alourdissant les coûts de production alors que le cours du mark en dollars ou en livres sterling était maintenu -, ils rendaient les produits allemands moins compétitifs sur les marchés d'exportation. Cette détérioration de la compétitivité, jointe au moindre afflux de capitaux étrangers, provoqua de 1927 à 1929 une stagnation des productions industrielles, pendant qu'elles progressaient fortement dans les autres pays, le Royaume-Uni excepté.Un certain manque de confiance dans l'avenir de l'économie allemande s'était traduit, dès 1927, par une baisse des cours des actions, au moment où la bourse de New York était en pleine ascension. Fragilisée par un fort endettement, dépendante des États-Unis pour ses financements et de l'économie mondiale pour ses exportations, croissant au rythme de 10 % l'an depuis 1925, l'économie allemande vacillait déjà avant même qu'aux États-Unis la bourse s'effondre. Aussi la contagion du krach américain fut-elle immédiate.En France : un effet de contagionRien de pareil en France dans un premier temps. En 1928 et 1929, et encore au premier trimestre 1930, la production industrielle s'accrut au rythme de 9 % l'an. La production agricole augmenta quelque peu. Les capitaux affluèrent : du début de 1928 au début de 1930, l'encaisse-or de la Banque de France s'éleva de 1788 tonnes à 2800, ses réserves de devises demeurant inchangées, autour de 26 milliards de francs. La masse monétaire s'éleva de 98 à 109 milliards. Les taux d'intérêt à long terme, qui étaient de 9 % en 1926 et encore de 5,6 au début de 1928, s'abaissèrent à 3,8 en 1930. Les salaires nominaux continuant d'augmenter de 8 % l'an et la hausse du coût de la vie n'étant plus que de 4, les salaires réels, qui avaient baissé de 1921 à 1927, s'élevèrent de 4 % l'an de 1928 à 1930. Les cours des actions, après de fortes hausses, se stabilisèrent au début de 1929. Le budget de l'État, déficitaire jusqu'en 1925, fut en 1926 et 1927 quelque peu excédentaire et en 1928 et 1929 de 1 % du PIB. Le commerce extérieur était déficitaire depuis 1926, mais la balance des paiements courants demeurait excédentaire de plus de 1 % du PIB en 1928 et 1929. L'économie française était alors prospère et bien équilibrée.Le retard avec lequel la déflation a sévi en France montre qu'elle fut provoquée de l'extérieur. La forte réduction de la demande mondiale, induite des crises survenues ailleurs, fit tomber les exportations de 15 % du PIB en 1928 à 10 en 1930. La brutale baisse des cours des actions à New York, en octobre 1929, s'étant répercutée presque aussitôt sur les cours à Paris, les pertes en capital subies par les actionnaires, même quand elles n'étaient que virtuelles, les incitaient à réduire leur train de vie.Au Royaume-Uni : une affaire de prestigeLe déclenchement au Royaume-Uni de la première des deux déflations, celle de 1920-1921, résulte de la politique menée alors. Lorsqu'en mars 1919 fut rompue la solidarité financière entre alliés - qui avait permis de maintenir pendant la guerre le cours du change de la livre en dollars à peu près à son niveau d'avant guerre - la dépréciation de la livre fut brutale et atteignit 25 % dès le début de 1920. Les prix de détail s'élevèrent alors de 30 % en deux ans. Cependant, le gouvernement britannique proclama bientôt sa volonté de ramener le cours de la livre à sa parité d'avant guerre avec le dollar, afin de restaurer le prestige de Londres en tant que place financière mondiale. Il le fit en réduisant la masse monétaire de 10 % en deux ans, en élevant quelque peu le taux de l'argent à court terme, de 2 à 3 %, et en mettant en uvre une politique de rigueur budgétaire. Grâce à la crédibilité du gouvernement britannique, des capitaux vinrent s'investir à Londres pour profiter de la future plus-value en dollars des prêts libellés en livres sterling. C'est ce retour à la parité d'avant guerre avec le dollar qui, en élevant le niveau des prix en Angleterre au-dessus de ce qu'il était en Europe, les poussa vigoureusement à la baisse, déclenchant un processus de déflation, particulier au Royaume-Uni.Quant à la déflation qui y sévit à partir de 1930, elle fut à la fois une rechute de la précédente - due au maintien de la livre à un cours trop élevé - et l'effet d'une contagion, avec six mois de décalage, de la crise survenue aux États-Unis.UN CERCLE INFERNALSi différentes qu'aient été les causes initiales de ces déflations, la poursuite de celles-ci résulta d'enchaînements similaires. Chacun de ces mécanismes eut un rôle plus ou moins important selon les pays, mais tous entrèrent en jeu, tous étant susceptibles de jouer en tout lieu et à toute époque.La baisse des prix de la plupart des marchandises provoqua une dépréciation des stocks, qui incita les entreprises à s'en défaire le plus vite possible. Leur vente, en accroissant les offres sur le marché, accéléra la baisse des prix.Toute baisse générale et rapide des prix fait subir des pertes aux entreprises, même si elles n'ont pas de stocks, leurs coûts de production ne diminuant pas à proportion. Elles achètent certes à meilleur marché les matières premières ou biens intermédiaires qu'elles incorporent dans leur production, mais les salaires qu'elles paient ne baissent pas ou ne baissent que peu et lentement. Le montant de leurs dettes et les intérêts qu'elles doivent acquitter demeurent inchangés. Leurs clients, escomptant de nouvelles baisses, retardent leurs achats autant qu'ils le peuvent, ce qui, en restreignant les débouchés, oblige à réduire les productions. À cause de l'existence de coûts fixes (ceux qui restent les mêmes quand les quantités produites diminuent) la réduction de la production élève le coût de chaque unité. Les profits sont laminés, des pertes apparaissent. Pour tenter de survivre, les entreprises doivent licencier une partie de leur personnel. Quand cela ne suffit pas, elles sont mises en liquidation : certaines disparaissent, d'autres trouvent un repreneur à bas prix, qui ne conserve généralement que des effectifs réduits. Les salaires réels individuels s'élèvent grâce à la baisse du coût de la vie, mais la masse salariale est réduite par le chômage.Les chômeurs, dont le nombre s'accroît, limitent leurs achats par manque de ressources, restreignant encore les débouchés dont les entreprises peuvent disposer, tandis que la crainte du chômage incite les travailleurs en activité à modérer leurs dépenses pour accroître leurs épargnes par hantise de l'avenir.Le ralentissement de l'activité et la diminution des revenus d'une partie de la population amenuisent les recettes fiscales de l'État, au moment même où des allocations doivent être versées aux chômeurs, où des aides à l'embauche sont parfois consenties aux entreprises et des subventions à celles qui sont en difficulté. L'État s'efforce alors de compenser ces dépenses nouvelles en diminuant ses investissements ; les entrepreneurs qui réalisent des travaux publics ou fournissent à l'État des équipements en pâtissent : ils doivent réduire leurs effectifs et leurs achats. Comme ces réductions de dépenses ne suffisent pas à équilibrer les finances publiques, l'État augmente le taux de certains impôts, ce qui réduit d'autant la capacité d'achat des particuliers et des entreprises. Il s'endette toujours davantage, ce qui soutient la demande, mais seulement dans la mesure où par ses emprunts il ne prive pas les entreprises de capitaux à long terme.Les banques contribuent, bien malgré elles, à accentuer la déflation. Elles refusent tout crédit aux emprunteurs dont elles redoutent l'insolvabilité, paralysant ceux-ci et les acculant parfois à la fermeture. Elles font de même envers certains ménages, ce qui réduit la clientèle des fabricants de biens de consommation durables. À d'autres, elles consentent encore des crédits, mais à des taux plus élevés, en raison du risque, taux qui dissuadent certains d'emprunter et alourdissent les coûts de ceux qui acceptent ces conditions. Les banques sont d'ailleurs contraintes de restreindre leurs crédits, car leurs ressources s'amenuisent, les particuliers dont les revenus dépendent de l'activité économique ayant moins d'argent à leur confier, et aussi parce que la diminution des crédits accordés par le système bancaire réduit inéluctablement les dépôts.Quand la solvabilité d'une banque est compromise par trop de défaillances de ses débiteurs, ses clients, inquiets, retirent les dépôts qu'ils y avaient faits, précipitant ainsi sa déconfiture : une source de crédit disparaît. Si le système bancaire tout entier devient suspect aux déposants, nombre d'entre eux préfèrent sauvegarder leurs avoirs liquides en transformant des dépôts en billets, ce qui réduit encore davantage la capacité des banques survivantes à faire crédit, d'autant plus que, craignant de nouveaux retraits, elles constituent des réserves liquides plus élevées. Ce mécanisme a sévi de façon spectaculaire aux États-Unis, du début de 1931 au début de 1933 : le montant des billets en circulation s'éleva de 3,8 à 5,4 milliards de dollars, tandis que les dépôts à vue dans les banques s'abaissaient de 22 à 16 milliards, réduisant d'autant leur capacité de prêter.La contraction de la masse monétaire, observée lors de toute déflation, est d'autant plus néfaste à l'activité qu'elle s'accompagne d'un ralentissement de sa circulation, parce que les individus inquiets augmentent leurs encaisses de précaution ; une plus grande part de la masse monétaire est alors inactive, comme si elle n'existait provisoirement plus.Les ajustements rationnels et justifiés, opérés individuellement par les divers acteurs de la vie économique pour faire face aux difficultés qu'ils rencontrent ou redoutent, ont finalement pour effet d'empirer la situation de la plupart d'entre eux.Les victimes sont naturellement portées à se rebeller. Les salariés dont les rémunérations sont réduites, ou qui craignent qu'elles le soient, se mettent en grève pour protester. De petits industriels, des artisans, des commerçants ou des agriculteurs, qui subissent des pertes, refusent d'acquitter leurs impôts. Le pessimisme ambiant incite les plus violents à se révolter contre un pouvoir politique accusé d'impuissance, d'indifférence ou d'aveuglement. Quand l'ordre public est troublé, la situation économique s'en trouve encore aggravée. Le moment risque de venir où des démagogues, promettant l'impossible, accéderont au pouvoir par les urnes ou par la pression de la rue. Ils ne s'y maintiendront que par la force, aux dépens des libertés, et seront incapables de remettre l'économie en marche autrement que par de multiples contraintes, en bâillonnant toute opposition. Ils désigneront et persécuteront des boucs émissaires chargés des malheurs de tous. Puissent les choses ne pas aller ainsi à l'avenir !LA SORTIE DU PIÈGEPar REFLATION, j'entends une AUGMENTATION DE LA MASSE DES REVENUS DISTRIBUÉS, UN RENOUVEAU DES PRODUCTIONS et, éventuellement, une hausse du niveau général des prix. Diverses politiques de reflation permirent de sortir du piège.Aux États-Unis : le pragmatisme audacieux de RooseveltPendant plus de trois ans, rien n'avait été fait par le pouvoir pour mettre fin à l'effondrement de la production et au chômage. Le président Hoover, comme la plupart de ses compatriotes, pensait que la crise se résorberait d'elle-même par le seul jeu des forces du marché. Il affirmait que « la prospérité était au coin de la rue ». Elle ne fut pas au rendez-vous.Lorsque Franklin Roosevelt prit ses fonctions de président, le 4 mars 1933, non seulement la dépression économique avait atteint la profondeur que j'ai indiquée, mais le système bancaire était menacé d'écroulement et l'insurrection grondait, au point qu'au lendemain même de son accession au pouvoir il proclama un moratoire bancaire, non pas tant parce que des banques étaient au bord de la cessation de paiement, mais pour leur permettre, en abaissant leurs rideaux de fer et verrouillant leurs portes, de se protéger contre des émeutiers.Roosevelt n'avait guère d'idées préconçues, mais la volonté de faire flèche de tout bois pour rompre le cercle infernal dans lequel les États-Unis se trouvaient pris. En subventionnant le maintien de champs en friche et même le labour de terres déjà ensemencées, il mit fin à la surproduction des produits agricoles et à la baisse de leurs prix. En garantissant le remboursement des dépôts bancaires jusqu'à un certain montant, il rassura les déposants. Il lança de vastes programmes de travaux publics, parmi lesquels l'aménagement spectaculaire de la Tennessee Valley. Il modéra la concurrence entre les entreprises par des codes de bonne conduite. Ainsi il provoqua en deux ans une hausse de 80 % des prix agricoles et de 20 % des produits manufacturés. Cela entraîna une hausse du coût de la vie, mais de seulement 15 % en deux ans. Roosevelt encouragea une majoration de la plupart des salaires nominaux, de 40 à 50 % pour beaucoup d'entre eux, dépassant sensiblement le coût de la vie. Cette élévation des prix et des salaires, en procurant aux ménages et aux entreprises du pouvoir d'achat, devait avoir - et eut - pour effet d'ouvrir des débouchés et de relancer l'activité.Cette politique systématique de relèvement général mais différencié des prix visait à rétablir entre eux des relations voisines de celles qui existaient de 1925 à 1928 et à alléger le poids des dettes. L'augmentation des salaires non seulement accrut la demande, mais atténua les inégalités sociales. L'objectif proclamé était une hausse suffisante du niveau des prix, suivie d'une stabilité qui conserve au dollar son pouvoir d'achat pendant plusieurs générations. Il s'agissait de provoquer une reflation, non une inflation permanente.Ces multiples corrections apportées aux distorsions économiques antérieures furent obtenues par des mesures d'ordre interne à l'économie américaine. Leurs effets furent bientôt amplifiés par une dévaluation voulue du dollar, de 41 %, réalisée entre juin et décembre 1933. Les importations et les exportations s'élevant à moins de 5 % du PIB, l'effet commercial de cette dévaluation sur l'économie américaine fut relativement faible. Mais ayant été obtenue par une hausse du prix de l'or détenu désormais seulement par le Trésor, elle ouvrit la possibilité d'accroître considérablement les émissions de billets couverts par cette encaisse métallique. Des achats d'argent, simultanément opérés à des prix majorés, accrurent encore la masse monétaire.Après avoir encore désépargné en 1933, les ménages épargnèrent à nouveau : 1 % de leurs revenus après impôts en 1934, 4 en 1935, puis 6 en 1936 et 1937. Au cours de l'année 1933, le taux de l'escompte fut abaissé de 3,5 à 1 %, le taux du marché monétaire de 1 à 0,4, puis à 0,13 % ; les taux d'intérêt à long terme, qui étaient de 6 % en 1932 - soit un taux réel de 15 compte tenu d'une baisse de 9 % l'an des prix à la consommation , ne baissèrent qu'à 4,5 à la fin de 1933 et 4 en 1935, mais la hausse des prix à la consommation étant de 7 % l'an, le taux réel à long terme était devenu négatif de 3 %. Tandis que des billets faisaient retour dans les banques, améliorant leur liquidité, la masse monétaire augmenta de 20 % en deux ans et sa vitesse de circulation s'accéléra.Les effets matériels aussi furent d'une grande ampleur. La production industrielle connut un rebond de 40 % au cours des six premiers mois de 1933. Un peu hésitante ensuite, elle reprit, dès l'été 1934, une progression de 15 % l'an, qui dura jusqu'en 1937. À cette date, le chômage avait diminué de plus de moitié. Entre 1933 et 1937, les investissements des entreprises augmentèrent de 25 % l'an et la consommation des ménages de 6. L'étonnante rapidité de cette croissance fut possible parce qu'en 1932 d'énormes capacités de production étaient inemployées, bien que beaucoup aient été détruites au cours des années de déflation. Il fallut les reconstituer. Aussi est-ce seulement en 1937 que le PIB rejoignit presque son niveau de 1929.
En Allemagne : l'État totalitaireLe retour à une croissance économique en Allemagne, au deuxième trimestre 1933, coïncida avec celui observé aux États-Unis, mais dans des circonstances politiques bien différentes. En mars 1933, Hitler accéda au pouvoir pour mettre en uvre une politique national-socialiste. La croissance de l'économie allemande fut alors plus rapide, plus régulière aussi, que l'américaine : la production industrielle augmenta de 25 % l'an jusqu'à l'été 1935 et se poursuivit ensuite au rythme de 11 %, si bien que LE NOMBRE DES CHÔMEURS, qui était de six millions en 1933, DEVINT PRESQUE NUL EN 1939. L'Allemagne manqua alors de main-d'uvre, quoique la durée du travail eût sensiblement augmenté. Cette CROISSANCE ACCÉLÉRÉE ne s'accompagna que d'une HAUSSE TRÈS MODÉRÉE DES PRIX (5 % l'an pour les produits agricoles, 4 pour les prix de gros des articles manufacturés et seulement 1 pour les prix à la consommation). Les salaires nominaux individuels ne s'élevèrent également que de 1 %, mais la masse salariale crût fortement grâce à la réduction du chômage.Cette configuration du développement de l'économie allemande résulte de conditions politiques particulières : celles d'un État totalitaire. Le national-socialisme laissait subsister la propriété privée des moyens de production, mais l'État se rendit maître de tous les rouages de l'activité et ne permit aucune contestation. Il exerça une emprise complète sur les relations commerciales et financières avec l'étranger. Le commerce extérieur, sensiblement réduit, demeura un peu excédentaire. Le contrôle des changes et des mouvements de capitaux fut draconien, les infractions pouvant être punies de mort. La définition en or du mark ne fut pas modifiée, mais il n'était plus convertible ni en or, ni en devises étrangères. Les dettes extérieures ne furent plus honorées qu'en marks inconvertibles. Toute importation de marchandises fut subordonnée à l'octroi de devises par l'État.Dans cette économie, confinée sur elle-même, les débouchés nouveaux furent ouverts principalement par l'État. Il réalisa de grands travaux, construisant notamment des autoroutes, à la fois pour employer des chômeurs et pour faciliter, le cas échéant, de rapides mouvements de troupes motorisées. Il mit en uvre des programmes de constructions aéronautiques, d'abord présentées comme civiles, avant de se lancer ouvertement dans des fabrications d'armement. Il octroya des aides financières aux propriétaires rénovant ou transformant leurs immeubles et accorda des dégrèvements fiscaux aux particuliers employant des domestiques. Les taux d'intérêt à court terme, qui dépassaient 5 %, furent abaissés jusqu'à moins de 3 en 1937.Parce que réalisée dans une nation fermée sur l'extérieur et orientée tout entière vers la préparation de la guerre, cette remarquable remise en marche de l'économie allemande ne peut évidemment servir de modèle. Mais elle montre qu'une ample croissance est possible tant que de grandes quantités d'hommes et d'équipements sont inutilisées. Et elle met en lumière certaines relations dynamiques, susceptibles d'être utilisées par d'autres régimes politiques.
Au Royaume-Uni : la dépréciation de la livreLa reprise de l'économie britannique se situa au quatrième trimestre de 1932, précédant de quelques mois celle observée aux États-Unis et en Allemagne. De 1932 à 1937, la croissance de la production industrielle fut de 10 % l'an et celle du PIB de 4, ce qui ne s'y était jamais vu - et ne s'y est plus jamais revu. Les prix de gros des produits alimentaires demeurèrent stables jusqu'en 1936 et ceux des matières industrielles augmentèrent de 4 % l'an. Les uns et les autres connurent une brusque flambée en 1937 (+ 20 %) à cause d'une poussée du prix mondial des matières premières, qui fut sans lendemain ; ils retombèrent dès l'année suivante sur leurs tendances antérieures. Quant aux prix à la consommation, ils s'élevèrent régulièrement de 3 % l'an, tandis que les salaires nominaux restaient à peu près stables, ce qui majora les profits. Les cours des actions à la bourse de Londres, qui avaient baissé moins qu'ailleurs et avaient commencé à se redresser avant les autres, dès l'été de 1932, s'élevèrent ensuite de 16 % l'an, atteignant au début de 1937 un niveau double de celui de 1932, supérieur de 10 % au maximum antérieur, situé en 1928. Le gonflement de la masse monétaire fut de 25 %. Le taux d'escompte de la Banque d'Angleterre fut maintenu imperturbablement à 2 %, le taux de l'argent à court terme, qui était de 4 % en 1930, se situa un peu au-dessous de 1 et le rendement des obligations fut de 3 au lieu de 5 antérieurement.Cette renaissance de l'économie britannique fut obtenue grâce à la dépréciation de la livre, survenue à partir de septembre 1931, et par l'établissement, en 1932, lors de la conférence d'Ottawa, d'une protection commerciale ad valorem de 10 à 20 % aux frontières de l'Empire britannique. La dépréciation de la livre n'avait pas été délibérée : ce furent des sorties de capitaux, suscitées par la mauvaise santé de l'économie, qui la provoquèrent. Après que les autorités monétaires eurent en vain relevé le taux d'escompte à 6 % et que la Banque d'Angleterre eut perdu de grandes quantités d'or, le gouvernement laissa, le 20 septembre 1931, la livre se déprécier sur le marché des changes. Au lieu de 4,86 dollars en l'été 1931, la livre ne valut plus que 3,51 dollars au début de janvier 1932 et 3,31 à la fin de l'année. Un fonds d'égalisation des changes fut institué, qui eut surtout pour raison d'être de s'opposer à une remontée de la valeur de la livre. La dévaluation du dollar, intervenue en 1933, ramena le cours de la livre à sa parité antérieure avec lui. La définition en or des monnaies du continent européen ayant été maintenue, leur change en livres et en dollars restait majoré de 80 % par rapport à ce qu'il était en 1930.Cette dépréciation de la livre fut particulièrement bénéfique pour l'Angleterre. Elle conféra à l'industrie britannique un avantage commercial considérable à l'égard des pays du continent européen et, jusqu'en 1933, vis-à-vis des États-Unis, car la plupart des pays qui l'approvisionnaient en denrées alimentaires et en matières premières industrielles avaient pour monnaie la livre sterling ou une monnaie liée à elle, si bien que leurs fournitures à l'Angleterre ne se trouvaient guère renchéries. L'économie britannique se repliait quelque peu sur elle-même et sur le Common-wealth. Alors que dans les années 20 les importations britanniques atteignaient 25 % du PIB, à partir de 1933 elles étaient retombées à 15, et les exportations seulement à 10 au lieu de 17. Le déficit commercial, qui était important depuis plus d'un siècle, s'accentua. La balance des paiements courants se détériora : fortement excédentaire depuis le milieu du XIXe siècle (sauf pendant la guerre de 1914-1918), grâce principalement aux services bancaires et à la flotte marchande, elle devint déficitaire en 1931 et le demeura, d'environ 1 % du PIB, jusqu'à la guerre. Ce déficit impliquait des entrées de capitaux supérieures aux sorties, qui procuraient au Royaume-Uni des disponibilités monétaires, stimulant d'autant mieux la croissance que les concurrences extérieures étaient freinées par des droits protecteurs. Mais il était aussi le signe d'un déclin à venir.En France : une dramatique illusionLa France de ces années 30 offre le triste exemple d'une sortie de crise manquée. Au second semestre de 1932 et au premier semestre de 1933, un rebond d'activité est bien intervenu (la production industrielle s'éleva de 20 % en un an), mais il fut sans lendemain. Au début de 1935, l'indice de la production industrielle se retrouva au plus bas niveau atteint trois ans auparavant.Pourtant, les capitaux n'ont pas manqué : au bilan de la Banque de France, les avoirs en devises et en or, qui étaient de 60 milliards en 1928, s'élevèrent à 90 milliards en 1932, et le taux de l'argent à court terme baissa de 3,5 à 1 %. Mais la dépréciation de la livre constitua un handicap pour le commerce extérieur français et exerça sur les prix intérieurs une forte pression à la baisse. Quand, au second semestre de 1933, le dollar fut dévalué à son tour de 41 %, cette pression s'accentua et les prix à la consommation baissèrent de 6 % l'an de 1931 à 1935. Néanmoins, une disparité difficilement supportable s'établit entre les prix français et les prix anglais ou américains, ou ceux de leurs satellites. (
) Au printemps de 1936, la production industrielle, malgré sa remontée récente, était encore de 23 % inférieure à son niveau de 1930 ; aux États-Unis, elle ne l'était plus que de 5 ; en Angleterre et en Allemagne, elle dépassait ce niveau de 10. L'appareil industriel français avait vieilli, faute d'investissements. L'économie était appauvrie par cinq années de déflation.En mai 1936, le mécontentement justifié de la population amena à la Chambre des députés une majorité de Front populaire. Le gouvernement présidé par Léon Blum, composé de socialistes et de radicaux, mit en uvre, dès juin, une politique de hausse des salaires et de stricte limitation de la durée du travail à quarante heures par semaine. Puis il dévalua le franc en octobre. Le tout sans réussir à relancer l'économie. En 1938, la production industrielle était encore moindre qu'en 1936, bien qu'une dépréciation de 60 % du franc eût ramené les prix français à peu près au niveau des prix anglais et américains. Ce fut seulement pendant les six premiers mois de 1939, quand un gouvernement où Paul Reynaud était ministre de l'Économie et des Finances eut desserré certaines contraintes et réussi à susciter des retours de capitaux, qu'un progrès rapide de la production industrielle la porta à un meilleur niveau, mais inférieur encore de 12 % à celui du maximum atteint en 1930.Quand la guerre éclata, la France n'était pas guérie des méfaits de la déflation. »
Après ce rappel des détails oubliés (ou jamais appris) dune situation de DÉFLATION, et la description de QUELQUES POLITIQUES PASSÉES REMARQUABLES pouvant servir dillustration des réactions possibles, Jean-Marcel Jeanneney décrit sa proposition (ci-dessous) et cest si intéressant que je réserve ça au message suivant.Je suis sûr que toute création de monnaie permanente par la banque centrale au profit des citoyens ne crée PAS ipso facto de linflation. Comme en médecine, tout est question de mesure : on ne renonce pas aux médicaments sous prétexte que leur excès serait mortel. Amicalement.Étienne.(à suivre)
#571 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5876" \l "p5876" 31-12-2008 23:31:16
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Des nouvelles de mes participations récentes sur le blog de Paul Jorion (suite)
Étienne Chouard dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135" \l "comment-13185" 27 décembre 2008 à 02:06 ÉPOUVANTAILS ou REFLATION ? 2/3(Suite du message précédent) Jean-Marcel Jeanneney prend ensuite mille précautions pour montrer que sa proposition centrale est formulée en toute connaissance des risques inflationnistes liés à une création monétaire surabondante. Il a raison, cest un gage utile pour prendre au sérieux sa proposition.
(suite du livre de JM Jeanneney : )CHAPITRE II : LES MENACES D'AUJOURD'HUI(
)Le poids des dettesL'endettement de tous les agents économiques atteint une proportion de leurs revenus beaucoup plus élevée qu'autrefois où, en temps de paix, les États s'attachaient davantage à équilibrer, bon an mal an, leurs budgets, où les entreprises finançaient principalement leurs investissements au moyen de leurs profits, et où les ménages achetaient meubles et même immeubles principalement au moyen d'une épargne préalable. À l'heure actuelle, les États se sont fortement endettés, espérant ainsi soutenir l'activité économique ; les entreprises se sont développées par des appels exagérés à des crédits bancaires ; les ménages se sont beaucoup équipés grâce à des crédits à la consommation.Or un endettement accru de tous les acteurs économiques constitue un danger manifeste de déflation. Une dette excessive de l'État, qui l'oblige à consacrer une trop grande part de ses ressources fiscales au service de cette dette, le paralyse quand il voudrait soutenir une activité défaillante. Lorsque les entreprises mal conduites ou malchanceuses avaient été financées essentiellement au moyen de capitaux appartenant au chef de l'entreprise ou à ses actionnaires, ou prêtés par des personnes physiques, leur faillite affectait peu l'activité générale. Présentement, des faillites trop nombreuses alourdiraient les bilans des banques de créances irrécouvrables. Certaines banques seraient obligées de vendre des actifs dont les prix tendraient à s'effondrer, entraînant avec eux l'appauvrissement d'une multitude de personnes. Quelques faillites retentissantes, une crise sociale ou politique ou un événement extérieur malencontreux pourrait suffire, en ébranlant l'édifice du crédit, à enclencher une déflation.(
)Le désordre monétaireEntre les deux guerres mondiales, il n'y avait plus de pièces d'or en circulation dans le monde, mais la plupart des unités monétaires restaient définies par un poids d'or. Après les troubles de l'après-guerre, leurs taux de change furent à nouveau déterminés par des rapports de poids d'or. Des transferts de lingots, provoqués par d'infimes variations des cours, assuraient une stabilité presque parfaite de ceux-ci. Cependant, tout État souverain avait la possibilité de modifier le cours officiel de sa monnaie en changeant le prix auquel il déclarait être acheteur et vendeur de lingots ; ainsi firent les États-Unis en 1933. L'Angleterre renonça en 1931 à acheter et vendre de l'or à un taux fixe et laissa le marché des changes déterminer, au jour le jour, le cours de sa monnaie avec celles qui étaient convertibles en or, puis elle vendit et acheta elle-même de l'or ou des devises sur le marché, afin d'influencer le cours de la livre sterling par rapport aux autres monnaies. Mais l'or constituait néanmoins le dénominateur commun des monnaies.Bien différente est la réalité actuelle. Les banques centrales continuent à détenir précieusement dans leurs caves des tonnes d'or à titre de précaution, mais il y est immobilisé et ne joue plus aucun rôle dans les mécanismes de change. C'est en août 1971 que les États-Unis, en mettant fin à la convertibilité en or du dollar, brisèrent le système monétaire international qu'ils avaient imposé au monde en 1945. Ils le trouvaient trop exigeant pour eux. Depuis juillet 1974, les grandes monnaies du monde n'ont plus de relations fixes et ne sont plus, même théoriquement, définies par un poids d'or. En 1976, le flottement généralisé des monnaies fut officialisé par un amendement aux statuts du FMI.Les variations des cours des changes, ainsi libérés de toute règle, sont susceptibles de réduire, à la longue, les écarts entre les niveaux des prix nationaux exprimés en une monnaie de référence le dollar par exemple , ce qui devrait avoir pour effet de corriger les déséquilibres des balances commerciales. Mais ces cours, soumis à des flux de capitaux, sensibles à des événements de toutes sortes et aux anticipations des spéculateurs, agissent souvent dans un sens contraire à celui qui rapprocherait les pouvoirs d'achat des monnaies. Les distorsions de concurrence et les incertitudes en résultant entravent les initiatives productrices.Les gérants d'énormes masses de capitaux, désormais détenus par des fonds de pensions et des sociétés de placement, soucieux avant tout d'en préserver la valeur, sont attentifs au sort des monnaies dans lesquelles les titres sont libellés. Ils surveillent constamment les politiques monétaires et budgétaires. Le gouvernement de chaque État, s'il veut éviter de brusques retraits de capitaux étrangers, doit être attentif à ne pas inquiéter ces gérants, en respectant les règles que ceux-ci considèrent comme propres à préserver la valeur d'une monnaie, quand bien même cela entraverait la croissance économique du pays en cause ou mécontenterait gravement sa population. Ces règles, conçues pour assurer la conservation de la valeur des actifs financiers, peuvent avoir des effets déflationnistes en raison des mesures de rigueur budgétaire et de sévérité à l'égard des bilans des banques qu'elles imposent. Le paradoxe est qu'elles risquent de provoquer une dévalorisation des actifs réels, immeubles ou équipements industriels, se trouvant dans le patrimoine des sociétés où ces gérants ont placé des capitaux.L'actuel système des changes flottants est responsable, pour une part, du ralentissement de la croissance intervenu en Europe depuis 1974 et constitue une menace pour l'avenir. Malheureusement, pour établir dans le monde un système de changes fixes, éventuellement ajustables, il faudrait l'accord actif des États-Unis qui, estimant trouver avantage à la situation actuelle, ne le souhaitent pas. Il faudrait aussi passer outre aux intérêts de tous ceux qui tirent profit de la variabilité des cours des changes : d'une part les spéculateurs avisés, qui réalisent d'énormes gains en anticipant et, parfois, en provoquant les variations des cours ; d'autre part les établissements financiers, qui gèrent les opérations de change et fournissent aux entreprises productrices, moyennant des commissions, les moyens de se protéger, tant bien que mal, contre les effets de variations qui affectent leurs coûts d'approvisionnement en produits importés et leurs prix de vente à l'exportation.(
)CHAPITRE III : LES FAUSSES « BONNES IDÉES »[Un très intéressant chapitre, mais je ne reproduis que les quelques points directement utiles à notre débat sur la monnaie. ÉC]Malheureusement, la plupart des remèdes préconisés de divers côtés sont des potions insuffisantes ou dangereuses ; les « bonnes idées » se révèlent fausses.La hausse systématique des salaires(
)La réduction autoritaire de la durée du travail(
)Le charme pervers des déficitsUne politique de déficit volontaire des finances publiques est plus subtile. Elle est souvent qualifiée de keynésienne, une analyse théorique de John Maynard Keynes étant souvent invoquée pour la justifier.Une théorie subtile, à l'appui d'une pratique commode...Keynes a souligné que, dans toute économie, l'épargne, c'est-à-dire la non-consommation d'une partie des revenus pendant une période donnée, est nécessairement égale aux dépenses d'investissement. Mais il a montré aussi - c'est un de ses apports, parmi d'autres, à la science économique que le niveau d'activité auquel cette égalité se réalise n'est pas automatiquement celui qui assurerait le plein-emploi des hommes et des machines. Car si le montant de l'épargne que les individus souhaitent constituer est supérieur au montant des sommes que les investisseurs sont désireux d'utiliser, l'insuffisance de l'investissement, par rapport à l'épargne souhaitée, diminue les quantités de biens produites et, de ce fait, les revenus distribués, et donc l'épargne réalisée. On atteint un équilibre, mais de sous-emploi.Si, par crainte de l'avenir, notamment du chômage, les particuliers veulent ne pas réduire leur épargne, ou même veulent l'augmenter, alors que les investisseurs se dérobent, l'économie entre dans un cercle vicieux. En diminuant plus encore leurs consommations, les ménages amenuisent les débouchés des entreprises. Celles-ci, produisant moins, n'investiront pas. L'égalité entre épargne et investissement se réalisera à un niveau encore plus bas.Partant de là, on conclut que, pour éviter le sous-emploi, et éventuellement pour briser le cercle infernal d'une aggravation constante de ce sous-emploi, il faut que l'État substitue ses propres dépenses à celles, insuffisantes, du secteur privé, mais sans augmenter les impôts, afin de ne pas réduire encore davantage consommations et investissements.Bien avant que la théorie keynésienne apparaisse et se répande, on a fait du keynésianisme sans le savoir. Aujourd'hui comme hier, quand une dépression menace ou s'installe, des gouvernements augmentent les dépenses publiques et les financent par des emprunts. L'État embauche des hommes et des femmes chômeurs, qui deviendront de meilleurs consommateurs, il réalise des travaux publics ou achète des équipements, procurant ainsi des débouchés à des entreprises, dans l'espoir qu'elles embaucheront et achèteront davantage de biens intermédiaires, puis se remettront à investir dès qu'une reprise de l'économie se profilera. Ainsi la pompe des affaires sera réamorcée.Politique séduisante et agréable pour les gouvernants et les gouvernés. Alors que des citoyens, dont on augmenterait les impôts, protesteraient, c'est volontairement que des détenteurs de réserves financières, pour les faire mieux fructifier, les prêtent à l'État. Ils n'ont aucune raison de réduire leurs dépenses de consommation et l'État augmente les siennes. Tout paraît devoir aller pour le mieux.... mais désormais nociveCertes, l'État dépensant aussitôt les sommes qu'il a empruntées, les liquidités du système bancaire ne sont pas réduites et les crédits à court terme susceptibles d'être faits aux entreprises n'en souffrent pas. Cependant, l'État est obligé d'offrir un taux d'intérêt suffisant pour attirer à lui des capitaux, éventuellement étrangers. [Cest le piège de largent-dette. ÉC] Les taux d'intérêt s'en trouveront vraisemblablement majorés, d'autant plus que l'État emprunte à long terme, se refusant à emprunter au moyen de bons du Trésor à trois, six ou douze mois qui le mettraient à la merci de ses prêteurs, comme ce fut le cas en France, en 1925, au temps du Cartel des gauches. Certains emprunteurs privés ne pouvant supporter des taux d'intérêt élevés seront évincés du marché des capitaux. À quoi s'ajoute que, si des capitalistes étrangers souscrivent aux emprunts d'État, il est particulièrement à craindre que les détenteurs de ces titres, inquiets tôt ou tard de l'avenir de la monnaie, les vendent tout à coup, provoquant une crise financière, voire de change.On dit parfois que des investissements publics peuvent être plus utiles que ne l'auraient été les investissements privés. Cela est parfois vrai. Mais, le besoin d'investissement de l'État réapparaissant chaque année et la comptabilité publique ne prenant pas en compte leur amortissement, une bonne gestion exige qu'il finance ses investissements par des impôts. Les tenants des politiques dites keynésiennes se plaisent à déclarer que la relance obtenue grâce au déficit public procurera des excédents budgétaires qui permettront de rembourser les emprunts précédents. L'expérience historique montre que, même s'il y a effectivement relance, aucun remboursement n'a lieu. Quand des excédents budgétaires apparaissent, les gouvernants s'empressent de les dépenser.Le règlement des arrérages d'une dette publique opère un transfert de revenus des contribuables aux créanciers de l'État. L'ensemble des revenus des ménages ne s'en trouve pas diminué, mais les personnes actives, pressurées, risquent d'être découragées, tandis que les rentiers, bénéficiaires de ces transferts, n'y trouvent aucun motif d'accomplir des efforts productifs, bien au contraire. La succession de déficits accumulés amplifie la part des impôts ayant cet effet nocif.En France, au budget de l'État de 1996, le service de la dette atteint 226 milliards, soit un peu plus de 16 % des recettes fiscales. Cette somme équivaut presque au montant des dépenses militaires (241 milliards). Et comme, en dépit de cette charge stérile, il faut que l'État continue à remplir, tant bien que mal, ses fonctions, les prélèvements obligatoires atteindront probablement 45 % du produit national en 1996. Une augmentation des prélèvements devenant dangereuse, ce sont des devoirs essentiels que l'État ne pourra plus assumer convenablement, à moins qu'il emprunte encore. Mais alors, sa dette augmentant sans cesse, son poids ne pourra plus jamais être contenu, sinon par une inflation forte qui en réduise en terme réel la charge nominale excessive. D'une telle inflation, on dira ci-après les dangers.Quant à couvrir le déficit par des avances de la Banque de France, on verra au chapitre IV à quels excès cela a donné lieu, et les fortes inflations qui en ont résulté. C'est donc à réduire, voire supprimer les déficits publics qu'il conviendrait de s'employer, pour non seulement atteindre à l'équilibre des dépenses hors dette ce qui, d'après les prévisions budgétaires, ne sera même pas le cas en 1996, où le déficit atteindra 290 milliards, supérieur de 70 milliards aux intérêts de la dette -, mais pour couvrir par des recettes ordinaires la charge des intérêts. En effet, dans l'hypothèse d'un simple équilibre des recettes et dépenses publiques hors intérêts de la dette, celle-ci exprimée en pour-cent du PIB croîtra tant que le taux de croissance du PIB en valeur sera inférieur au taux d'intérêt moyen de cette dette.Perspectives amères, qui auraient dû dissuader, dans le passé, d'abuser des déficits publics. Le seul remède est de tout faire pour accélérer la croissance. Elle seule peut permettre d'accroître les recettes fiscales sans élever les taux d'imposition.La tentation de l'inflation(
)Le libéralisme débridé(
)Le refuge dans l'empirisme_______________________________CHAPITRE IV : UNE « MARCHANDISE MERVEILLEUSE »« Ce qui affola les conquérants de l'Amérique ce fut l'or, d'une attraction si puissante sur l'homme sauvage ou civilisé... Le miracle de cette marchandise merveilleuse, c'est qu'aussitôt extraite elle est vendue puisque la frappe est libre, et qu'il est loisible à chacun de monnayer l'or en pièces trébuchantes... Cette marchandise singulière... n'a guère de fonction que comme signe représentatif des autres, office que remplit tout aussi bien, sinon mieux, le moindre chiffon de papier. » Georges Clemenceau, Le Grand Pan, 1896, (Imprimerie nationale, 1995, p. 123)L'insuffisance de la demande de biens de consommation et d'équipement est la cause essentielle de la langueur actuelle des affaires et de la persistance du chômage. C'est à cette insuffisance qu'il faut d'abord remédier. Si on procurait des débouchés supplémentaires aux producteurs de biens de consommation et aux commerces situés en aval, les uns et les autres recommenceraient à embaucher et à investir en machines et en bâtiments. Les producteurs de ces équipements embaucheraient eux aussi, distribueraient davantage de salaires et réaliseraient plus de profits. Les rentrées fiscales augmenteraient et le montant total des aides aux chômeurs diminuerait. De multiples problèmes financiers et sociaux, que la dépression rend insolubles, pourraient être alors assez vite résolus.Pour relancer la demande, il faut créer de la monnaie. Quelle monnaie ?Échec aux banquesLes banques créent de la monnaie ou en détruisent selon les circonstances. Elles le font en accordant ou refusant des crédits, selon des règles, écrites ou non écrites, sans le respect desquelles elles deviendraient, tôt ou tard, insolvables.Quand les banques créent de la monnaie en accordant des crédits, elles utilisent les dépôts que des particuliers ou des entreprises leur font en attendant d'en avoir l'usage. Mais elles peuvent prêter davantage, sachant qu'une grande partie des sommes qu'elles avancent, après avoir servi à des paiements, reviendront aux unes ou aux autres sous forme de dépôts. L'ensemble du système bancaire peut ainsi créer de la monnaie, sans autre limite que le besoin qu'il a de fournir des billets à ceux de ses clients qui lui en demandent en échange de monnaie scripturale. Les billets constituant encore 16 % de la masse monétaire Ml (billets + comptes à vue), si l'ensemble des banques augmente de 10 milliards les crédits consentis, celles-ci auront besoin de demander 1,6 milliards de billets à la Banque de France. Dans la mesure où la Banque de France le jugera souhaitable pour la bonne marche de l'économie, elle les leur fournira en échange de créances à court terme apportées par elles. La Banque de France peut créer de la monnaie à volonté puisque ses billets ont cours légal. Si elle estime que ses prêts à court terme ne suffisent pas à créer assez de monnaie, elle peut acheter des titres de créance à long terme, notamment des emprunts d'État. Cette élasticité du système bancaire est nécessaire à un bon financement de l'économie et à sa croissance, mais elle peut être excessive. Si la Banque de France considère qu'il y a excès de liquidités, elle rend plus difficiles ou plus coûteux ses concours aux banques commerciales, ou encore vend les titres qu'elle a en portefeuille, retirant ainsi de la monnaie du marché. De cette manière, elle peut freiner une accélération de la demande jugée incompatible avec les capacités de production françaises, donc inflationniste à condition toutefois que des déficits budgétaires ou l'arrivée de capitaux étrangers n'en annulent pas les effets.Dans le cas inverse de dépression économique, où la demande est inférieure aux capacités de production, la Banque de France peut certes diminuer ses taux d'intérêts à court terme, mais cela ne saurait toujours suffire à relancer l'économie. Cette baisse n'entraîne pas à coup sûr celle des taux à moyen et long terme, qui commandent l'investissement dans beaucoup de secteurs, notamment celui du bâtiment. Elle peut même faire monter les taux longs, dans la crainte, fut-elle injustifiée, d'un regain d'inflation. Et les taux courts risquent alors de remonter à leur tour.Quand bien même une baisse générale et profonde des taux courts et longs serait obtenue, les entreprises qui n'ont pas de commandes suffisantes n'emprunteront pas : à quoi bon accroître le parc de ses machines ou ses stocks si on pense ne pas pouvoir vendre davantage ? L'exemple actuel du Japon est remarquable. Le taux d'intérêt à trois mois y est inférieur à 1 % et le taux à dix ans y est de moins de 3 % ; néanmoins, l'économie ne repart pas. Quant aux particuliers, s'ils ont peur du chômage ou si leurs salaires ou autres revenus diminuent, ils hésiteront à s'endetter pour acheter des biens de consommation. Ceux d'entre eux qui seraient enclins à emprunter pour faire construire un immeuble ne le feront pas s'ils ont le sentiment que la valeur marchande de celui-ci risque de se déprécier. Dans une telle conjoncture, la Banque de France est impuissante à faire sortir l'économie du cercle vicieux dans lequel celle-ci est enfermée : baisse des prix, de l'activité, des revenus et des consommations, réduction des rentrées fiscales, chômage, volonté des individus d'accroître une épargne de précaution qu'ils veulent liquide. Les banques qui récoltent cette épargne ne trouvent pas à la prêter dans sa totalité, sinon à l'État impécunieux, obligé d'accroître son déficit qui risque de devenir bientôt insupportable.Alors il est utile, mais non sans danger, que soient émises des monnaies d'autre source que bancaire.La tentation du papierUne source possible de monnaie est la fabrication de papier-monnaie.À la fin du XVIIIe siècle, des gouvernements aux abois ont utilisé la planche à billets, pièce de bois sur laquelle était fixée une plaque de cuivre gravée, qui servait à imprimer des morceaux de papier où était inscrit le nombre d'unités monétaires que chacun d'eux représentait.Pendant la guerre d'indépendance des colonies britanniques d'Amérique, le Congrès continental, pour faire face à ses besoins urgents, émit du papier-monnaie en quantités telles qu'il perdit bientôt toute valeur.Le fantasme des assignatsQuinze ans plus tard, en France, en janvier 1790, la Constituante créa une Caisse de l'extraordinaire, chargée de centraliser le produit des ventes de biens du domaine royal et de biens ecclésiastiques déclarés biens nationaux. En même temps, elle décréta l'émission dassignats sur cette caisse. Dans l'ancien droit, on appelait assignat l'action d'asseoir une rente sur un bien-fonds. Ces premiers assignats étaient des délégations sur le prix de vente prochain des biens nationaux. On en émit d'abord pour un montant de 400 millions, qui correspondait à peu près à la valeur des biens à vendre. Ils portaient intérêt à 5 % et n'étaient constitués que de grosses coupures de 1000, de 300 et de 200 livres, qui matérialisaient la reconnaissance d'une sorte de créance hypothécaire. Ils n'étaient pas une monnaie et reçurent bon accueil. Mais, dès avril 1790, un décret de l'Assemblée nationale fit de ces assignats une monnaie ayant cours entre toutes personnes dans toute l'étendue du royaume, devant être reçue comme espèce sonnante dans toutes les caisses publiques. Dans l'esprit de l'Assemblée nationale, il s'agissait à la fois de remédier à la pénurie de numéraire et de pourvoir aux besoins du Trésor en émettant un montant d'assignats bien supérieur à la valeur des biens mis en vente. En 1793, on en avait émis arbitrairement pour près de 4 milliards et ils avaient perdu plus de 80 % de leur valeur par rapport aux pièces d'or ou d'argent qui circulaient encore plus ou moins clandestinement. Ils furent alors échangés, à raison de 30 pour 1, contre des mandats territoriaux, ayant eux-mêmes cours légal et forcé mais qui, bientôt, perdirent à leur tour toute valeur, cependant que la circulation de pièces d'or et d'argent était de nouveau légalisée. Mauvais souvenir !Il existe cependant quelques exemples d'émissions de papier-monnaie d'État moins pernicieuses. Aux États-Unis, de 1860 à 1865, pendant la guerre de Sécession, des greenbacks (le dos des billets était de couleur verte) furent émis pour financer la guerre. En Angleterre, pendant la Première Guerre mondiale, le Trésor britannique émit des currency notes pour 350 millions de livres, tandis que la Banque d'Angleterre, dont les billets avaient aussi, en fait, cours forcé, élevait leur circulation de 29 à 87 millions de livres seulement. Greenbacks et currency notes furent, finalement, après quelques années, incorporés dans le bilan de la banque d'émission du pays, partageant ainsi la dépréciation des billets de celle-ci, avec lesquels ils se confondirent. En ces deux cas, l'inflation fut forte : au temps des greenbacks les prix doublèrent presque ; ils firent plus que doubler au Royaume-Uni au temps des currency notes. Les détenteurs de ces billets, moins spoliés que ceux d'assignats, perdirent environ la moitié de leur pouvoir d'achat.Les avances faites à l'ÉtatLes banques ayant reçu le privilège d'émettre des billets permettant de régler des transactions plus commodément qu'avec des pièces ont toujours été plus ou moins considérées par les gouvernements, en cas de besoin, comme au service de l'État qui leur avait concédé ce privilège, même quand elles étaient des sociétés privées. Lorsqu'un État exigeait de la banque d'émission qu'elle lui octroie des crédits, on disait qu'il faisait marcher la planche à billets.Pendant presque tout le XIXe siècle, et jusqu'en 1914, les billets de la Banque de France, étant librement convertibles en or ou en argent, n'étaient pas du papier-monnaie, mais des titres représentatifs de métaux précieux. C'est seulement de mars 1848 à août 1850, qu'en raison des troubles révolutionnaires, la convertibilité des billets fut suspendue et qu'un pouvoir libératoire leur fut conféré. Il en alla de même en 1870, un mois après la déclaration de guerre à l'Allemagne. Dès 1873, la Banque de France reprit, en fait, le remboursement en or de ses billets, mais le cours forcé ne fut officiellement aboli qu'en janvier 1878. Pendant ces deux périodes d'inconvertibilité et de cours forcé, les billets de la Banque de France étaient du papier-monnaie. Redevenus officiellement convertibles en janvier 1878, ils le restèrent jusqu'en août 1914, tout en conservant le caractère de monnaie légale.Durant tout ce siècle, les gouvernements demandèrent de temps à autre à la Banque de France de consentir des avances au Trésor, non seulement aux époques de cours forcé, mais aussi lorsque ses billets étaient convertibles en or ou en argent. La Banque le fit, non sans rechigner. Ces avances portèrent d'abord intérêts, mais lors du renouvellement du privilège de la Banque, en 1897, alors qu'elles furent portées à 180 millions, elles devinrent désormais sans intérêt. En 1911, une avance supplémentaire de 20 millions fut accordée. Il était tacitement convenu que ces sommes ne seraient jamais remboursées.Échelonnées sur tout le siècle, ces créations de monnaie au profit du Trésor furent, au total, relativement faibles. En 1913, elles ne s'élevaient qu'à 3 % du montant des engagements à vue (billets en circulation et comptes courants de dépôts à la Banque de France), seulement 1,2 % de la valeur cumulée des pièces et billets en circulation. En raison de cette modération, les conséquences n'en avaient pu être que bénéfiques.Il en alla tout autrement à partir de 1914. À cause des avances consenties pendant et après la guerre, les créances de la Banque sur le Trésor s'élevèrent à 67 % de son actif au début de 1919, atteignirent 74 % en 1921 et se maintinrent presque à ce niveau jusqu'à la fin de 1926. Corrélativement, le coût de la vie fut multiplié par cinq en douze ans.La même opération d'émission de papier-monnaie pour le compte de l'État eut lieu, avec une plus grande ampleur encore, de 1939 à 1949, années pendant lesquelles la Banque de France fournit à l'État plus de 700 milliards de francs. En neuf ans, les prix furent multipliés par vingt.Inévitable était le recours à la planche à billets en temps de guerre et pendant les années de reconstruction d'après guerre. Il était impossible que des augmentations d'impôts pussent faire face aux énormes dépenses effectuées alors par l'État. Il les couvrit en partie par des emprunts et, quant au reste, se trouva contraint de le faire par des émissions abondantes de monnaie. Il opéra ainsi un prélèvement indirect sur les créanciers de toutes sortes, sur tous les titulaires de revenus fixes ou de revenus ne s'élevant pas autant que la hausse des prix. Sans le vouloir, il avantagea indûment les débiteurs privés aux dépens de leurs créanciers. Une telle pratique n'est pas admissible en temps normal.Que des émissions de monnaie par l'État lui-même ou pour son compte par la Banque de France aient été souvent abusives et que les effets en aient été alors déplorables n'est pas une raison pour les proscrire dans d'autres circonstances et selon des modalités différentes. Ce qui advint au temps où les monnaies étaient métalliques est, à cet égard, riche d'enseignements.L'âge d'or... et d'argentQuand la monnaie était faite principalement de pièces, la frappe d'or ou d'argent retirait une certaine quantité de ce métal du marché, ce qui maintenait son prix au niveau résultant de la définition métallique de l'unité monétaire sans quoi il eût fléchi en période de forte production.D'autre part et surtout, le système fournissait à l'apporteur du métal un pouvoir d'achat sans qu'il eût rien à produire en contrepartie. La demande de biens se trouvait ainsi augmentée, sans qu'il y eût, de ce fait, plus de biens disponibles. De même, lorsque l'excédent de la balance des opérations courantes permettait aux nationaux d'acquérir des devises qui servaient à acheter à l'étranger de l'or aboutissant dans les caves de la Banque d'émission, l'opération agissait doublement sur le marché national des biens et services : il y avait moins d'offres de marchandises importées et la monnaie obtenue de la Banque d'émission, en échange de métal précieux, constituait un pouvoir d'achat sans contrepartie immédiate de productions de biens.En les dépensant, les individus qui avaient acquis ainsi pièces ou billets engendraient une activité dans le pays, à condition toutefois qu'une production nationale accrue répondît à la demande supplémentaire de biens. Il fallait, pour cela, que les habitants du pays eussent la possibilité et surtout la volonté de travailler davantage. Si, faute d'un effort créatif suffisant, on recourait à des importations pour satisfaire la consommation supplémentaire, la balance commerciale se détériorait et une part de la monnaie créée allait à l'étranger, là où un surcroît d'activité avait lieu.Au XVIe siècle, des galions ont apporté d'Amérique en Espagne de grandes quantités d'or provenant du pillage des richesses accumulées au Mexique et au Pérou, auxquelles s'ajouta l'argent extrait de mines très productives par une population indigène cruellement exploitée. Bien que des corsaires eussent détourné certaines cargaisons vers d'autres pays, des quantités considérables de métaux précieux parvinrent en Espagne, à titre public ou privé, de 1520 à 1650, et se répandirent peu à peu en Europe occidentale.Une partie de l'or et de l'argent arrivés d'outre-Atlantique servit à fabriquer des objets d'orfèvrerie, mais une autre fut frappée en pièces de monnaie. Abondance monétaire d'autant mieux venue qu'au XVe siècle l'Europe avait connu une certaine pénurie de numéraire. Grâce à ces pièces, la demande accrue de biens provoqua le développement d'activités multiples, non seulement en Espagne, mais aussi dans les pays voisins d'Europe, d'où les Espagnols importèrent ce qu'ils ne pouvaient pas ou ne voulaient pas produire eux-mêmes. CETTE INJECTION DE MONNAIE N'ENTRAÎNA, EN ESPAGNE ET EN EUROPE, QU'UNE FAIBLE HAUSSE DES PRIX. D'après les indices qui ont été rétrospectivement calculés, elle ne semble pas avoir excédé 2 % l'an en Espagne. En France et en Angleterre, à en croire les séries de prix particuliers dont on dispose, la hausse, plus tardive, aurait été aussi de 2 % jusqu'à la fin du XVIe siècle. L'inflation fut donc partout assez lente pour n'être pas nocive. Les progrès matériels d'alors eurent certes bien d'autres causes, mais ils auraient sans doute été moindres sans l'expansion monétaire survenue.Il en fut de même au XIXe siècle. La production d'or mondiale s'est accrue à trois reprises. Entre 1820 et 1840, elle doubla ; entre 1845 et 1853, elle s'éleva de trente-cinq à deux cents tonnes par an grâce aux mines d'or de Californie, puis elle déclina légèrement jusqu'en 1888. De nouveau, elle s'accrut fortement lorsque furent mises en exploitation des mines d'or en Afrique du Sud et en Australie : elle atteignit sept cents tonnes en 1912. La production de l'argent, qui bénéficiait aussi jusqu'en 1875 de la frappe libre dans la plupart des pays occidentaux, sauf en Angleterre, fut plus régulièrement croissante : de sept cents tonnes en 1845 à deux mille tonnes en 1875.Il n'était guère satisfaisant que le développement économique du monde dépende, pour une part, du hasard de découvertes de mines procurant du métal précieux. Il ne l'était pas non plus que ces mines donnent lieu à des bagarres parfois mortelles entre prospecteurs individuels ou que leur mise en valeur par de grandes sociétés s'opèrent en soumettant leurs travailleurs à des conditions de vie effroyables. Mais le fait est que, jusqu'en août 1914, cela a contribué, de façon parfois insuffisante mais jamais excessive, au financement de la croissance économique dans nombre de pays. Si, en 1876, les pays d'Europe et les États-Unis n'avaient pas supprimé la frappe libre de l'argent, en raison de la forte croissance de sa production - devenue en partie un sous-produit de celle du plomb -, on aurait sans doute évité le ralentissement de croissance observé ensuite pendant une trentaine d'années en Occident.Effets bénéfiques pour la FranceLes trois fortes augmentations de la production mondiale d'or survenues au XIXe siècle se répercutèrent en France. La balance des paiements courants ayant été le plus souvent positive, particulièrement au cours des années 1850 à 1869 et à partir de 1885 (3 % du PIB de 1895 à 1910), la partie de l'excédent qui ne servait pas à faire des prêts ou des investissements à l'étranger se réglait sous forme d'importations de métaux précieux. L'or et l'argent importés, non consacrés à de l'orfèvrerie, étaient transformés en monnaie, soit par frappe de pièces, soit par échange contre des billets à la Banque de France.Bien qu'il y ait eu évidemment d'autres facteurs de croissance économique, il est instructif de constater la relation en France entre le montant du métal ainsi monétisé et l'augmentation du PIB.Monétisation de métaux précieux en France et croissance du PIB[tableau 1]On voit que pendant les périodes 1820-1840, 1849-1869, 1902-1913, où les créations de monnaie provoquées par des importations de métaux précieux ont été fortes, les taux de croissance du PIB ont été les plus élevés, dépassant ou atteignant 2 % l'an, au lieu de 1 % de 1840 à 1849 et de 1869 à 1902, lorsque cette monétisation a été faible.Au XXe siècle, billets contre métalDepuis que, le 4 août 1914, l'or ne peut plus être transformé en pièces de monnaie au gré de chacun (sauf aux États-Unis, où cela n'adviendra qu'en 1933), sa production a continué à créer de la monnaie quand il aboutissait dans la cave d'une Banque d'émission, mais une monnaie exclusivement fiduciaire, sous forme de billets où de crédits inscrits dans les comptes de la Banque.Ce ne fut pas possible en France, de l'été 1914 à l'été 1926, le prix de l'or sur le marché étant supérieur à celui auquel la Banque de France était autorisée à l'acheter. En 1926, on revint en France à des mécanismes de création monétaire proches de ceux d'avant guerre. Certes, les billets de la Banque de France ne furent plus jamais convertibles en pièces d'or, mais des entrées d'or furent de nouveau susceptibles d'engendrer des créations de monnaie. Une loi du 7 août autorisa en effet la Banque à procéder à des achats d'or, d'argent et de devises aux cours du marché, et à émettre des billets pour un montant correspondant. En fait, la Banque de France n'acheta jusqu'en juin 1928 que des devises pour 26 milliards de francs. Mais après que la loi du 25 juin 1928 eut donné la nouvelle définition du franc en or, elle eut l'obligation de rembourser ses billets en lingots d'or et d'acheter l'or qu'on lui présentait en émettant en contrepartie des billets ou en inscrivant dans ses livres des crédits. Entre août 1926 et 1931, ses avoirs en devises et or s'élevèrent de 55 milliards de francs. Pendant cinq ans et demi, la Banque de France a ainsi injecté dans la circulation 10 milliards de francs par an en moyenne, soit 2,5 % du PIB en valeur de 1929.Ces injections de francs ne sont pas étrangères au fait que, de 1926 à 1927, le PIB en volume n'ait baissé que de 2 %, malgré la brutalité du choc constitué au deuxième semestre 1926 par une appréciation de moitié du franc sur le marché des changes, le dollar passant de 50 à 25 francs. Mieux encore, elles ont provoqué ou permis une augmentation du PIB de 26 % en 1928 et de 9 en 1929. Elles ont contribué aussi à ce qu'en 1930 et 1931 le PIB ne baisse en France que de 3, puis de 4 %, alors qu'aux États-Unis sa chute était de 8, puis de 10.Inversement, de 1931 à 1935, l'encaisse-or et de devises de la Banque de France ayant baissé de 11 milliards, la destruction d'une partie de la monnaie antérieurement créée a entraîné une diminution du PIB de 12 % en quatre ans.Substitut : les droits de tirages spéciaux sur le FMIDepuis qu'aucune monnaie n'est plus définie par un poids d'or et que les banques d'émission n'en achètent plus en contrepartie de monnaie émise par elles, l'utile source d'approvisionnement de l'économie mondiale en liquidités constituée par la production d'or a disparu.La possibilité reconnue, en 1967, au Fonds monétaire international de créer, avec l'accord de ses membres, de la monnaie sous le nom de droits de tirages spéciaux (DTS), constitue un moyen de réaliser ce que la production d'or fit autrefois, et de manière a priori préférable. Tandis que la production d'or à des fins monétaires gaspillait des efforts humains et des équipements, l'émission de monnaie par le FMI ne comporte presque aucun frais. Et alors que la production d'or était sans rapport direct avec les besoins en monnaie de l'économie mondiale, le FMI pourrait doser ses émissions selon ces besoins.Ce sont les États-Unis qui, en 1966, voyant leurs réserves d'or fondre - bien que leur balance des paiements courants fut encore excédentaire-, prétendirent que l'économie mondiale allait souffrir d'un manque de liquidités. Ils voulurent que le Fonds monétaire international fut utilisé pour créer, sans contre-valeur, de la monnaie qui serait répartie entre les membres du FMI.Lorsque des DTS furent émis pour la première fois, en 1970, les hausses des prix des matières premières et des prix à la consommation étaient déjà devenues générales. Cette création de DTS a malheureusement coïncidé avec une ample augmentation des liquidités internationales par les banques commerciales, multipliant les eurodollars hors de toute réglementation : le montant de ceux-ci dans les dix grands pays développés autres que les États-Unis s'éleva de 19 milliards en 1966 à 68 en 1970, à 170 en 1974, et à 600 en 1980.Ce n'est pas un hasard si, pendant les années 70, la hausse des prix à la consommation a été en Allemagne, aux États-Unis, en France et au Royaume-Uni respectivement de 7, 8, 10 et 13 %, au lieu de 2, 2,5, 4 et 4 % dans ces mêmes pays pendant la décennie précédente. Quant aux prix des matières premières, l'indice Moody's, en hausse de seulement 1 % pendant les années 60, il augmenta en moyenne de 13 % pendant les années 70. L'inflation, alors, eut certes d'autres causes que monétaires, mais l'émission de DTS, s'ajoutant à l'expansion des liquidités internationales par les eurodollars, n'a pu manquer d'y contribuer. Il y a là l'exemple d'une création ex nihilo de monnaie ayant eu lieu à contretemps.CETTE MÉSAVENTURE NE SUFFIT PAS À INTERDIRE À JAMAIS UNE TELLE OPÉRATION. Le FMI en a opéré depuis lors quelques autres, plus justifiées.__________________________CHAPITRE V : DU BON USAGE DE LA PLANCHE À BILLETS
Je prétends que, dans la conjoncture actuelle, à condition d'entourer l'opération de garde-fous, l'émission de monnaie ex nihilo par la Banque de France, sans qu'existe aucune créance en contrepartie, est indispensable pour sortir notre économie de son anémie.
Faire marcher la planche à billets ? L'expression est doublement anachronique, les billets étant imprimés sur des rotatives et la masse monétaire constituée, pour les quatre cinquièmes, d'inscriptions dans des comptes bancaires à vue. J'emploie néanmoins ce terme par provocation, pour aller au-devant de la réaction psychologique défavorable de Français informés des turpitudes de notre histoire monétaire.L'opération préconisée ici est fondamentalement différente des émissions de papier-monnaie dont j'ai relaté les mauvais effets. Lorsque les gouvernements sont libres d'émettre de la monnaie au profit de l'État, ou peuvent faire pression sur leur banque centrale pour qu'elle lui en fournisse gratuitement, ils résistent souvent mal à la tentation d'en abuser. On empêchera cela. Cette émission n'est pas identique non plus à celle de DTS qui fournissent un actif supplémentaire aux banques centrales et permettent d'équilibrer plus aisément les balances des paiements.Tout autres aussi sont les créations de monnaie effectuées couramment par une banque d'émission en tant que dispensatrice de crédits aux entreprises et aux particuliers par l'intermédiaire de banques commerciales. Ces crédits consentis aux entreprises trouvent leur justification dans les productions qu'ils financent, dont la vente permettra de les rembourser. Les crédits à la consommation des ménages seront suivis, quelques mois après, par des remboursements, majorés d'un intérêt qui diminue le revenu disponible de l'emprunteur.Il s'agit ici de fournir aux ménages un pouvoir d'achat supplémentaire, qui n'alourdisse en rien les coûts de production et qui, n'étant pas remboursable, leur permette d'accroître leur demande de biens sans la restreindre par la suite. Cela doit être fait seulement lorsque l'insuffisance de la demande globale est la cause d'une activité productrice inférieure aux capacités de production. De même en médecine, un remède peut être contre-indiqué pour un patient en raison de sa complexion ou de son état de santé du moment ; prescrit à bon escient et bien dosé, il sera salutaire. Pour que des émissions de monnaie ex nihilo interviennent au bon moment et en quantités convenables, la décision ne pourra être prise que par une autorité indépendante du gouvernement et capable de bien apprécier la situation économique du pays. La monnaie ainsi créée ne pourra en aucun cas être remise au Trésor, ce que d'ailleurs les accords européens et le statut de la Banque de France interdisent désormais.Le choix du momentPour que la création de monnaie sans contrepartie soit féconde, il faut que soient réunies TROIS CONDITIONS. Elles le sont actuellement en France, et dans d'autres pays européens.Des capacités de production mobilisablesUne première et principale condition est que le produit national soit inférieur aux capacités de production, afin que le supplément de demande n'ait pour effet ni un renouveau d'inflation, ni un excès d'importations.Actuellement, d'après les enquêtes de l'INSEE auprès des chefs d'entreprises françaises, leurs capacités de production ne sont utilisées qu'à moins de 85 %. Encore est-ce là une constatation ne tenant compte que des machines existantes et des travailleurs employés ou immédiatement disponibles et compétents. Une étude récente de la Banque de France indique que dans l'industrie les possibilités d'accroissement de la production, sans modification de la durée du travail, des effectifs ou du travail posté, serait de 5,6 % et, qu'avec une éventuelle augmentation de la durée du travail et des effectifs dans des limites raisonnables, elle atteindrait 16 %. La capacité de produire pourrait être en outre assez rapidement accrue par des investissements. Ils sont actuellement inférieurs de 20 % à ce qu'ils étaient en 1990, bien que l'autofinancement des entreprises atteigne en moyenne une ampleur telle que beaucoup ne rencontreraient aucune difficulté financière à investir pour répondre à un surplus de demande. Et plus de trois millions de chômeurs sont disponibles. Leurs aptitudes professionnelles ne sont pas toujours suffisantes ; mais nombre d'entre eux pourraient être rapidement mis à niveau.Des prix assagisParce qu'une hausse plus ou moins rapide des prix a sévi pendant une cinquantaine d'années, on est enclin à méconnaître que les temps ont changé. L'inflation s'est réduite en Europe depuis environ dix ans ; elle a maintenant disparu sous le double effet de politiques économiques plus restrictives et de concurrences s'exerçant à travers le monde entier. Aujourd'hui, le risque n'est plus une forte hausse générale des prix, mais leur baisse, comme il advint au cours des années 30. La politique économique doit agir en conséquence. Si un accroissement de la demande globale ne faisait que rapprocher celle-ci de l'offre potentielle, le niveau de l'ensemble des prix ne s'élèverait pas ou peu.Une balance des paiements excédentaireUn excédent de la balance des paiements courants montre que l'économie nationale, même si elle produit moins qu'elle ne pourrait, produit plus qu'elle ne consomme.Dans un pays où il n'y aurait presque pas de chômage et où le PIB croîtrait rapidement comme ce fut longtemps le cas au Japon - on pourrait considérer cet excédent comme bénéfique, parce qu'il permettrait d'acquérir des créances sur l'étranger ou d'y acheter des entreprises. Le jour, plus ou moins lointain, où, la population de ce pays ayant vieilli, le nombre de travailleurs sera réduit, les ressources dont il disposera à l'étranger lui éviteront une baisse de son niveau de vie. Mais un tel excédent n'est pas un objectif valable pour la France, où de nombreux travailleurs sont au chômage et où PIB et niveau de vie croissent trop lentement, si même ils ne baissent pas. L'excédent doit être utilisé, au moins en partie, pour accroître les consommations et les investissements intérieurs, grâce à un supplément d'importations.La charge de la décisionLe nouveau statut de la Banque de France, entré en vigueur le 1er janvier 1994, confie au Conseil de la politique monétaire, formé de personnalités connaissant bien les problèmes économiques, la charge de la politique monétaire de la Banque. Il est présidé par le gouverneur ; les deux sous-gouverneurs en sont membres ; nommés par le gouvernement pour six ans, tous trois sont irrévocables. Les six autres membres sont nommés aussi par le gouvernement, mais selon une procédure limitant ses choix. Ils sont aussi irrévocables et leur mandat, de six ans, n'est pas renouvelable. Les conditions d'indépendance et de compétence sont ainsi réunies autant qu'il est possible.Ce Conseil a la responsabilité de définir et mettre en uvre la politique monétaire dans le but d'assurer la stabilité des prix. Il a mission aussi de favoriser, dans la mesure de ses moyens, la bonne marche de l'économie. C'est à ce Conseil qu'il faut confier le soin de juger si la situation de l'économie française justifie une émission de monnaie sans contrepartie de créances, et quelle quantité serait appropriée. Le ministre de l'Économie et des Finances, qui a le droit de venir siéger au Conseil avec voix consultative, pourrait y faire entendre l'avis du gouvernement, suggérer une émission ou la déconseiller en fonction de la politique économique menée, mais il ne pourrait ni l'imposer, ni s'y opposer. Nul doute, cependant, que le Conseil serait attentif à ses propos, comme aussi à ceux tenus à l'Assemblée nationale ou au Sénat dans les commissions devant lesquelles le gouverneur de la Banque est appelé à s'exprimer.Les gouverneurs des Banques centrales considèrent généralement que la stabilité des prix est réalisée quand la hausse du coût de la vie n'excède pas 2 à 3 % l'an. Si la hausse était inférieure, et si le Conseil de la politique monétaire estimait que la croissance de l'économie française pouvait être accélérée sans risque d'inflation ni de déficit de la balance des opérations courantes, il remplirait sa mission en décidant une émission de monnaie. Il le devrait plus encore si le coût de la vie venait à baisser, la Banque étant incapable, en minorant seulement ses taux directeurs, d'empêcher que s'enclenche une déflation.Pour que la Banque puisse ainsi injecter de la monnaie, le vote d'une loi sera nécessaire pour l'y habiliter et l'autoriser à inscrire à l'actif de son bilan, au paragraphe « autres rubriques d'actifs », une ligne intitulée « émissions faites en application de la loi du... ».Comment faire ?La loi d'août 1993 interdit à la Banque de France d'autoriser des découverts ou d'accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout organisme ou entreprises publics. Il est donc exclu que la monnaie créée soit remise à l'État. Elle ne devra pas non plus être utilisée pour fournir des ressources à des personnes privées qui en reçoivent normalement de l'État ou de collectivités territoriales - familles nombreuses, chômeurs, vieillards dépendants, indigents, entreprises naissantes ou en difficulté -, car la Banque de France subventionnerait indirectement la puissance publique, en se substituant à elle, alors qu'il incombe à celle-ci de trouver par ses impôts les ressources nécessaires à l'accomplissement de ses tâches. Une seconde raison d'interdire à la Banque de telles subventions est que, une fois accordées, elles devraient inévitablement être renouvelées chaque année, alors que la création de monnaie ex nihilo ne devrait intervenir qu'en fonction de circonstances économiques passagères. C'EST DONC DIRECTEMENT AUX HABITANTS DU TERRITOIRE FRANÇAIS QUE LA MONNAIE CRÉÉE DEVRA ALLER.S'agissant de relancer la consommation de façon aussi générale et uniforme que possible, aucune catégorie sociale ne devra être avantagée plus qu'une autre, afin que le fonctionnement des marchés ne soit en rien perturbé. Si l'État veut favoriser tels ou tels individus ou influencer le comportement de certains acteurs de la vie économique, qu'il agisse de son côté ! Ce n'est pas à cette opération de relance qu'il incombe de le faire. D'ailleurs, la Banque de France ne serait pas qualifiée pour en décider. Cela l'exposerait à des revendications de toutes sortes si on prétendait cibler la distribution de monnaie, et ce serait inextricable.
Le mot capitation désignant un impôt uniforme prélevé par tête d'habitant, l'allocation versée à chacun serait UNE CAPITATION INVERSÉE ! Mille ou deux mille francs, par exemple, seraient versés, un beau jour, à toute personne résidant régulièrement en France métropolitaine et dans les départements ou territoires d'outre-mer, quels que soient son âge, sa nationalité ou ses revenus. Le moment serait librement choisi par la Banque de France, qui ne serait nullement obligée de répéter l'opération. Elle garderait la faculté de la refaire si la conjoncture économique le rendait souhaitable.La simplicité d'une répartition uniforme serait bienvenue en notre temps où bien des décisions publiques sont souvent assorties de tant de modalités et de conditions que les citoyens n'y comprennent rien. L'uniformité de la somme allouée à chaque habitant la rendrait plus utile à ceux dont les ressources sont faibles qu'aux plus fortunés. Elle serait globalement plus élevée pour une famille nombreuse. Tant mieux !Pour écarter toute suspicion de détournement par l'État, les sommes devraient parvenir aux bénéficiaires sans passer par le Trésor public. Presque tous les habitants majeurs ayant un compte en banque ou aux Chèques postaux ou dans une caisse d'épargne, c'est à ce compte que l'allocation serait versée, ainsi que celles de leurs enfants mineurs. Ceux qui n'en ont pas auraient à s'en faire ouvrir un ; les Chèques postaux devraient l'accepter. Les radios, les journaux et la télévision annonceraient cette distribution. Des imprimés seraient à la disposition des habitants, là où ils auraient un compte. Ils auraient à y inscrire leur nom, le numéro du compte sur lequel ils demanderaient que leur soit versée l'allocation, leur adresse, leur numéro d'identification à l'INSEE (mentionné sur leur carte d'assurance-maladie), les noms de leurs enfants à charge inscrits sur ladite carte ou, à défaut, sur tout autre document. Ils certifieraient sur l'honneur n'avoir pas fait la même demande à un autre compte.Les banques, les Chèques postaux ou les caisses d'épargne adresseraient, chaque jour ou chaque semaine, à la Banque de France la liste de leurs clients ayant demandé l'allocation et seraient crédités des sommes correspondantes. La Banque établirait, sur informatique, la liste nominative de toutes les allocations accordées, avec mention du numéro d'identification pour faciliter les rapprochements, afin que les demandes multiples puissent être détectées et sanctionnées. Pour faciliter à la Banque ce contrôle, elle serait autorisée à limiter, éventuellement, le nombre de banques habilitées à octroyer ces allocations. Pour couvrir leurs frais, les banques commerciales et la Banque de France se partageraient une somme de 10 francs par allocation attribuée, s'ajoutant à celle-ci.Au terme des trois mois accordés pour formuler une demande d'allocation, le nombre de celles-ci seraient confronté au chiffre de la population au 1er janvier précédent, publié par l'INSEE. Une différence apparaîtrait, du fait d'habitants n'ayant pas voulu ou pas pu formuler de demande. La somme correspondant à cette différence serait versée par la Banque de France à des associations caritatives, en accord avec le président de l'UNIOPSS (Union nationale interfédérale des organismes privés sanitaires et sociaux).
Quels effets ?La population résidant sur le territoire français, y compris les départements d'outre-mer, étant en décembre 1995, d'après l'INSEE, de 59,8 millions d'habitants, on peut supposer qu'elle sera de 60 millions en 1997. Si on allouait, par exemple, 2 000 francs à chaque habitant, 120 milliards [de francs] seraient injectés dans l'économie, soit un peu moins de [b]2 % du produit intérieur marchand (compte tenu des départements d'outre-mer non retenus par les comptes de la nation), 6,7 % de la masse monétaire Ml (billets et dépôts à vue), 3,7% de M2 (Ml + dépôts d'épargne), 2,2 % de M3 (M2 + dépôts à terme et SICAV monétaires).L'effet direct serait une augmentation de la consommation. Il est difficile d'évaluer quelle partie de l'allocation serait épargnée. Actuellement, l'épargne individuelle se situe entre 13 et 14 % du revenu disponible après impôts directs. Le supplément de revenu serait peut-être davantage épargné ; seule l'expérience permettrait de le dire.L'accroissement de la consommation se porterait probablement moins sur l'alimentation et les services que sur des biens manufacturés, ce qui accélérerait d'autant mieux l'investissement. Les investissements supplémentaires auraient un effet multiplicateur sur la demande intérieure, c'est donc l'ensemble de l'activité qui se trouverait stimulée.L'augmentation de la production réduirait les coûts unitaires, car les entreprises ont des coûts fixes : les intérêts des emprunts, les primes d'assurance, la taxe professionnelle, les salaires des dirigeants et ceux des employés accomplissant des tâches administratives qui sont à peu près indépendants des quantités produites. Même les salaires versés aux ouvriers n'augmenteraient d'abord pas proportionnellement aux productions si le rythme de travail était auparavant anormalement faible. Certains producteurs profiteraient certes de cette baisse de leurs coûts unitaires pour élargir leurs marges. Mais la forte concurrence intérieure et extérieure s'exerçant actuellement sur les marchés ferait qu'un grand nombre d'entreprises réduiraient leurs prix de vente pour conserver ou développer leur clientèle ou pour accroître leurs parts de marché à l'exportation. Des emplois seraient créés, non pas immédiatement à proportion des augmentations de production, mais leur nombre ne serait pas négligeable et irait croissant.Les ventes aux ménages procureraient des rentrées supplémentaires de TVA au Trésor public et le surcroît de bénéfices réalisés par les sociétés augmenterait, l'année suivante, le rendement de l'impôt qui les frappe.Les importations de biens et services s'élèveraient évidemment puisqu'elles fournissent actuellement 20 % des ressources utilisées, tandis que les exportations seraient favorisées seulement par une légère baisse des prix unitaires. Mais l'existence d'un large excédent de la balance des opérations courantes, 45 milliards en 1994 (compte tenu du déficit des balances des départements d'outre-mer), et 84 milliards en 1995 soit 1,1 % du PIB, permet d'amputer cet excédent sans inconvénient.Selon que les sommes distribuées seraient dépensées ou épargnées, les flux monétaires provoqués différeraient, mais toutes augmenteraient la masse monétaire. Si M3 était enflée, comme indiqué ci-dessus, de 2,2 %, elle s'élèverait dans l'instant au-dessus de la norme fixée par la Banque de France pour la croissance de M3, mais l'augmentation du PIB en résultant élèverait la norme fixée par la Banque, qui l'est en additionnant la croissance du PIB et la hausse tolérée des prix. D'un côté l'augmentation de la masse monétaire aurait normalement pour effet une baisse du taux d'intérêt à court terme, mais, d'un autre côté, le développement de l'activité induirait des demandes supplémentaires de crédit aux banques, qui tendraient à élever ce taux. Il incomberait à la Banque de France, par une variation de ses taux directeurs ou en réactivant le système des réserves obligatoires, de contrecarrer la baisse éventuelle du taux d'intérêt à court terme si elle l'estimait contraire au maintien du cours du franc au niveau souhaité.(Àsuivre)
#572 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5877" \l "p5877" 31-12-2008 23:33:50
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Étienne Chouard dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135" \l "comment-13186" 27 décembre 2008 à 02:09ÉPOUVANTAILS ou REFLATION ? 3/3(Suite et fin des deux messages précédents)
À partir du troisième trimestre 1997, la seconde distribution de 1 000 francs cumule ses effets avec ceux de la première. On peut lire sur ces tableaux les effets de ces deux distributions de monnaie, trimestre par trimestre, en 1997 et pour les années 1997, 1998 et 1999.Si l'on considère les moyennes annuelles, on voit qu'en 1997 le PIB marchand serait accru de 0,8 %, ce qui résulte rait d'une augmentation de 1,1 % de la consommation des ménages. (D'après le modèle, l'augmentation, en 1997, de la consommation de produits agro-alimentaires ne serait que de 0,33 %, celle de services de 0,54, tandis que celle de produits manufacturés serait de 2 %. Les mêmes différences se retrouvent au cours des années 1998 et 1999.) La hausse des investissements des entreprises atteindrait 2,2 %. La relance de la consommation, loin d'avoir un effet inflationniste, permettrait, au moins à court terme, une baisse des coûts unitaires de production. D'où une baisse de 0,2 % des prix à la consommation par rapport à ce qu'ils auraient été, et une hausse du pouvoir d'achat du salaire horaire de 0,1 %. Les importations augmenteraient de 1,5 %, sous le double effet de la consommation et de l'investissement. Les exportations seraient en légère augmentation grâce à la baisse relative des coûts unitaires. L'emploi s'accroîtrait en moyenne de vingt mille personnes - dont trente-cinq mille au quatrième trimestre - si bien que le nombre des demandes d'emploi non satisfaites diminuerait en moyenne de quatorze mille, dont vingt-quatre mille au quatrième trimestre. L'excédent du commerce extérieur serait réduit de 25 milliards, mais demeurerait largement positif. Le déficit public serait réduit de 22 milliards.La durée des effets varie selon les grandeurs considérées. En 1998, si de nouvelles allocations n'étaient pas distribuées, les effets des précédentes sur le PIB et la consommation diminueraient d'environ moitié. Mais le flux d'investissement resterait presque aussi élevé et l'emploi continuerait à s'améliorer. L'impact négatif sur le solde du commerce extérieur s'atténuerait. L'amélioration du solde public se maintiendrait. En 1999, seul l'emploi continuerait à être encore stimulé, tandis que presque tous les effets s'estomperaient, mais ne seraient pas nuls.La relative faiblesse du nombre de créations d'emplois tient à ce que, dans une période d'activité ralentie, les entreprises conservent des salariés dont la productivité est faible. La relance de la demande a pour premier effet d'accroître la productivité des travailleurs en place, plus que de rendre nécessaires de nouvelles embauches. Cette situation est transitoire : si la croissance se poursuit, on embauchera de plus en plus pour un accroissement égal de production.Rassurer les marchésUne difficulté majeure de l'opération est psychologique : persuader les marchés financiers que cette distribution de monnaie ne sera pas inflationniste et qu'elle ne conduira pas à une dévaluation du franc. Quel que soit le poids des fantasmes nés du souvenir d'émissions excessives de monnaie en France et de dévaluations successives, on devrait pouvoir convaincre de la nature différente de l'opération en question.Lorsqu'au cours des dernières années des spéculateurs sont montés à l'attaque du franc, croyant sa dépréciation prochaine par rapport au mark, on s'est en vain efforcé de les détromper en faisant valoir qu'en France « les fondamentaux » étaient bons : inflation maîtrisée, commerce extérieur en excédent, modération des hausses de salaires. Si les opérateurs ne furent pas convaincus, c'est parce que leur attention se portait sur la déprime de l'économie française et sur le chômage élevé sévissant en France. Ils pensaient que l'incapacité des pouvoirs publics à y remédier les conduirait à recourir à une relance par des déficits publics supplémentaires, qui provoqueraient une inflation, conduisant inévitablement à une dévaluation. Les garanties dont je propose d'entourer l'opération d'émission de monnaie et la nature de ses effets devraient permettre de rassurer les gestionnaires de capitaux. Ils sont de bons analystes des mécanismes économiques, même s'ils se trompent parfois sur l'ampleur des réactions des autorités monétaires pour déjouer leurs manuvres. Ils seraient mieux rassurés encore si une politique cohérente de croissance non-inflationniste était simultanément annoncée, telle que je la propose au chapitre suivant.Si l'Europe...Les effets seraient bien plus favorables en France si l'opération proposée était effectuée en même temps chez des voisins européens.Si, par exemple, l'Allemagne distribuait en même temps que la France des sommes équivalentes par habitant, nos importations en provenance de ce pays, provoquées par les allocations de monnaie, n'augmenteraient pas et nos exportations y croîtraient d'autant plus que la population allemande est de quatre-vingt-deux millions d'habitants. Comme la part, dans nos exportations totales, de celles allant en Allemagne est de 18 %, l'excédent de notre balance commerciale serait beaucoup moins réduit. Il le serait évidemment moins encore si d'autres États membres de l'Union agissaient de même.Le jour où existerait une monnaie commune à de nombreux États de l'Union européenne, la décision d'émettre certaines quantités de monnaie ex nihilo devrait être prise par la Banque centrale européenne et leur répartition faite par les Banques centrales nationales. Répartie sur une vaste ère géographique, l'injection de monnaie aurait sur la balance des opérations courantes de l'ensemble de ces pays des effets d'autant moins négatifs que le commerce entre les États concernés constituerait une plus grande part du commerce extérieur de chacun d'eux, et l'effet de relance des activités serait d'autant plus grand qu'elles se stimuleraient mutuellement.Enfin, si tous les membres de l'Union européenne, même en l'absence d'une monnaie commune, décidaient d'effectuer en même temps une opération analogue à celle étudiée ici dans le cadre de la France, les résultats seraient d'une ampleur encore plus grande. Pour donner une idée de ce qu'ils pourraient être, le département d'économétrie de l'OFCE a bien voulu utiliser son modèle Mimosa.Il a été supposé que dans les quinze États de l'Union, une somme égale à 1,7 % du PIB (ce qui correspond aux 120 milliards de francs distribués en France dans la simulation précédente) serait allouée aux habitants. Le tableau suivant indique les effets dans les quatre États les plus peuplés de l'Union et l'effet global dans l'Union européenne. On voit que, pour ce qui concerne la France, l'augmentation du PIB au cours de la première année est trois fois plus forte (2,3 % au lieu de 0,8), bien que l'injection de monnaie soit la même. L'augmentation de la consommation des ménages est plus que double (2,6 % au lieu de 1,1), de même que celle de l'investissement des entreprises (5,6 % au lieu de 2,2). Les prix à la consommation baissent davantage, le taux de chômage diminue beaucoup plus, car la réduction du chômage est plus que proportionnelle à la croissance. L'opération n'étant pas répétée, les effets s'amenuisent, comme dans le cas français, au cours des années suivantes. Mais rien n'interdirait de la renouveler si cela paraissait utile. »Distribution de 1,7 % du PIB aux ménages dans l'ensemble de l'Union européenne[tableau 4]Source : OFCE, Modèle MIMOSA.(
)Source : HYPERLINK "http://www.amazon.fr/Ecoute-France-gronde-Jeanneney-Jean-Marce/dp/2869592930/ref=sr_1_1" « Écoute la France qui gronde », de Jean-Marcel Jeanneney, (Arléa, 1996). Universitaire, ministre de l'Industrie, ambassadeur de France en Algérie, puis ministre des Affaires sociales et enfin ministre d'État sous la présidence du général de Gaulle, Jean-Marcel Jeanneney a plus tard créé et présidé l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).
Voilà. Jean-Marcel Jeanneney semble défendre là une sacrément bonne idée, non ?Il faudrait que des journalistes lui tendent leur micro et lui demandent ce que lactualité lui inspire comme corrections.Au plaisir de vous lire.Étienne.
Étienne Chouard dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135" \l "comment-13188" 27 décembre 2008 à 02:51Sur la corrélation entre la masse de monnaie PERMANENTE ET GRATUITE et la PROSPÉRITÉ générale (sans inflation !) :lexemple intéressant des pays subventionnés par lUnion européenne,véritables laboratoires de création monétaire ex nihilo (et de plein emploi)._________________Chers amis,Encore un mot, avant d'aller se coucher (mais faites-le taire !) : Je fais un lien entre la proposition de Jeanneney (des injections ponctuelles de monnaie centrale, directement dans le portefeuille des citoyens, sans intérêt ni même de remboursement, pour booster vraiment la demande) et ma propre analyse des "miracles économiques" observés ces dernières années en Espagne et en Irlande :Si je ne m'abuse, ces deux pays ont reçu pendant des années des océans de SUBVENTIONS de la part de l'Union européenne. Certes, du point de vue de l'Europe toute entière, ces subventions sont à somme nulle : ce que gagnent les uns est perdu par les autres.Mais, DU POINT DE VUE DE LÉCONOMIE DES ÉTATS ASSISTÉS, LES SUBVENTIONS EUROPÉENNES S'ANALYSENT, À MON AVIS, EN UNE FORMIDABLE CRÉATION MONÉTAIRE EX NIHILO.MAIS ATTENTION : PAS DU TOUT LARNAQUE DE LA MONNAIE-DETTE-DES-BANQUES-PRIVÉES (qu'il aurait fallu payer dun intérêt ruineux et qu'il aurait même fallu rendre un jour), non, pas cette fausse monnaie asphyxiante, MAIS UNE MONNAIE DE LIBÉRATION AUTHENTIQUE, PERMANENTE ET GRATUITE, exactement celle dont je défends l'idée, contre la tutelle actuelle des banques centrales, véritables pères fouettards des peuples au travail.Ainsi, un pays comme l'Irlande qui compte seulement 7 millions de personnes (en gros, de mémoire) a ainsi vu injecter quelque 40 milliards d'euros de subventions et aides diverses (on pourra trouver le chiffre exact ensemble, en cherchant à évaluer un chiffre NET), 40 milliards gratuits, sans intérêts ni même rien à rembourser... Alors ? Les conséquences concrètes dans le labo ? Le rêve ou l'horreur ?Et bien, CES PAYS ONT-ILS ÉTÉ RAVAGÉS PAR UNE INFLATION ÉPOUVANTABLE ? PAS DU TOUT (que je sache).PAR CONTRE, LE CHÔMAGE A TOTALEMENT DISPARU ET LA PROSPÉRITÉ S'Y EST INSTALLÉE À TOUTE VITESSE, un peu partout dans le tissu social. D'ailleurs, les eurolâtres en ont profité pour prétendre que ces miracles lui étaient imputables (en oubliant un peu de parler du fouet à clous rouillés de l'argent-dette que la Banque centrale européenne administre quotidiennement aux autres peuples de l'Union...)Ça ne mériterait pas un petit débat, au moins, cet exemple-là, moderne et tout ?Allez, cette fois : bonne nuit à tous :-)Étienne.
Sacré travail, tout ça
Si vous ne lavez pas déjà fait, je vous conseille de parcourir ce long fil, au titre provocateur (farfelu) mais très intéressant, intitulé HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1135" « Pourquoi il ny a pas de « création monétaire » par les banques commerciales, par Helmut Creutz » (6 décembre 2008)Je rapporterai mes autres participations dans d'autres messages... INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
#573 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5878" \l "p5878" 01-01-2009 02:19:18
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=8" Jacques Roman
Membre
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Procédures de discussionBonne année, Étienne.Je continue d'être en admiration devant votre immense activité et je vous repose la question : comment faites-vous ?La reproduction de vos échanges "Jorion" sur ce fil de discussion sera certainement utile (ne serait-ce qu'à titre d'archive) à ceux qui ont suivi le présent débat depuis le début. Ce n'est pas mon cas, et je connais très mal les question de monnaie, n'ayant même pas encore réussi (à ma grande honte) à me faire une idée un peu claire de sa nature.C'est donc en paresseux incompétent que je me permets les remarques suivantes.J'avoue avoir beaucoup de mal à m'adapter à la nouvelle technique internet des citations (surtout sous la forme : 'A a dit que B a dit que C a dit que ...", avec un encadré dans un encadré dans un encadré). Cette technique me paraît dangereuse. Elle remplace l'effort de synthèse par la répétition, et elle freine la marche du raisonnement en obligeant à relire entièrement les échanges et à les débarrasser de leurs scories avant de retomber sur l'essentiel et de pouvoir reprendre le fil de l'argumentation. De plus, on risque de rater ce que le "citateur" considère, justement, comme l'essentiel dans le texte qu'il a reproduit intégralement, et donc de rebondir sur des malentendus.Par exemple, vous parlez d'une bonne idée de Jean-Marcel Jeanneney, dont l'opinion a une grande importance vu le CV de l'intéressé : mais je ne la trouve pas synthétisée dans vos messages... ou se pourrait-il que les brumes du 1er janvier (pure image : ici, il est 7 h 30, il y a un beau soleil, et la température est d'environ 22 degrés) me brouillent la vue ?Mais je suis sans doute minoritaire, et comme je le disais, sous l'angle archival la reprise intégrale est certainement efficace.Cordialement. JR[Cher Jacques, je comprends et je vous propose deux solutions : 1) je mets en valeur le plus important avec des coups de surligneur pour permettre une lecture en diagonale (j'ai préparé ça cette nuit dans les messages ci-dessus). 2) Vous pouvez (et je vous le conseille) aller lire les messages dans leur contexte, chez Paul : c'est pour vous faciliter la tâche que j'ai mis en tête de chaque message le lien direct chez Paul. Je vous recommande très chaleureusement et très amicalement de faire l'effort personnel de comprendre la mécanique de base de la création monétaire : le financement de tous vos projets politiques et donc tout simplement leur faisabilité ou pas, rien que ça dépend de cette compréhension : nous étions bien fous de nous en désintéresser, et ce n'est pas compliqué (Paul complique tout (sur ce point précis seulement), mais je pense que c'est parce qu'il n'arrive pas à reconnaître publiquement (c'est difficile, on peut le comprendre) qu'il s'est gravement trompé le jour où il a affirmé (sententieusement) que les banques commerciales ne créent pas l'argent qu'elle prête... Il se perd depuis en mille débats plus alambiqués et inutiles les uns que les autres, mais d'un autre côté, il nous oblige par là à devenir clairs, irréfutables.) Le fait qu'il vous manque encore une synthèse (il y en aura dans mes prochains messages reportés) est effectivement dommage, mais je n'en peux plus... Amitiés. Étienne. 1er janvier 2009, 8h40)]
#574 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5879" \l "p5879" 01-01-2009 02:34:30
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Sacré travail, tout ça
Je n'avais rien à fêter pour l'arrivée de l'an 2009... alors j'en ai profité pour lire ce sacré travail qui semble vous prendre un temps fou dernièrement... en détriment d'autres causes...Et bien, j'en finis profondément déçu... si c'est à cela que vous avez dédié dernièrement tout votre temps... vous tournez en rond et vous n'avez toujours rien compris. Pire, vous prenez tout le monde en otage avec votre incapacité de comprendre parce que personne ne veut/peut faire quoi-que-ce-soit d'utile tant que vous ne lui tenez pas la main.Je vais essayer de vous faire un petit croquis... que ça fasse "clic" et qu'on puisse passer à autre chose d'urgent et utile (relativement plus, je veux dire). Simplifions un MAX.1) Un ouvrier travaille et produit pour un montant total de 1.000¬ de marchandise.2) Son patron lui paie un salaire de 800¬ (c'est un exemple généreux INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET )3) Son patron se paie un bénéfice de 200¬ (on simplifie... pas de couts de production sauf le salaire)Jusque la, pas d'autre commentaire utile sauf que c'est une simplification brutale.C'est à partir de maintenant que cela devient intéressant...4) L'ouvrier mets son salaire dans la banque A.5) Le patron mets ces bénéfices dans la banque A.Cela devient difficile, alors recapitulons:1) Un ouvrier travaille et produit pour un montant total de 1.000¬ de marchandise.6) La banque A reçoit 1.000¬ en dépôts (800¬ par le point 4) + 200¬ par le point 5)Dit autrement: on produit pour une VALEUR de 1.000¬ , et on crée du POUVOIR D'ACHAT pour une valeur de 1.000¬ .C'est le mécanisme ultra-simple que tout le monde devrait comprendre. On peut multiplier par 6 milliards le travailleur, par 10 millions les patrons, par 10.000 les banques, par 1.000 milliards le montant des marchandises produites... cela ne change rien, cela reste compréhensible...Du moins, j'espère que pas trop d'entre vous se sont déjà égarés...Maintenant, je ne vais pas expliquer en détail ce qui est déjà expliqué ailleurs... mais ceux d'entre vous qui ne comprennent pas comment fonctionne le système de réserve fractionnaire des banques feraient bien de se renseigner (je suis sur qu'Étienne à déjà fourni les textes pertinents ou les liens quelquepart, mais je suis plutôt expert en logique... c'est en repensant les choses chaque fois depuis zéro que je compense depuis toujours une manque de mémoire assez gênante -croyez-moi, la logique n'aide pas à se rappeler le nom des gens... alors je ne demande jamais son nom à personne, on à trop l'air con quand on n'est plus capable de s'en souvenir deux minutes plus tard-).En bref, la réserve fractionnaire, qui est de 10% des dépôts pour les banques sous la tutelle de la Réserve Fédérale Américaine (ce qui veut dire qu'elle ne peut pas être (trop) différente ailleurs -concurrence libre dans des marchés non faussées oblige, sauf pour les américains quand ils en ont envie parce-que ils vous envoient un de leurs porte-avions si vous n'êtes pas d'accord INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET ) ne veut dire rien d'autre que...... pour chaque 100¬ que une banque à en dépôt chez elle... elle doit en garder 10¬ en réserves et elle peut octroyer des prêts pour un montant de 90¬ .Pour bien comprendre... revenons à notre récapitulation, et complétons:1) Un ouvrier travaille et produit pour un montant total de 1.000¬ de marchandise.6) La banque A reçoit 1.000¬ en dépôts (800¬ par le point 4) + 200¬ par le point 5)Ajoutons les effets du mécanisme de la réserve fractionnaire...7) La banque A mets 100¬ (10% des 1.000¬ du point 6) ) dans ces reserves, et 900¬ dans la caisse préts à preter.Et voilà le tour d'arnaque joué!...En effet, la situation résultante est la suivante:Production de "marchandise": ............................................ 1.000¬ (fruit des efforts combinés travailleur + patron)===================================================Pouvoir d'achat du travailleur: ...................................................800¬ (déposés dans la banque)Pouvoir d'achat du patron: .........................................................200¬ (déposés dans la banque)Pouvoir d'achat de la banque: ...................................................900¬ (crée ex-nihilo)Quelqu'un ne comprends pas les implications? La banque s'invite pour 900¬ ex-nihilo comme partenaire égal avec le travailleur ET le patron... en compétence "libre et non-faussée" pour acheter les seules 1.000¬ de production réelle.Aux enchères, système très utilisé lorsque il y a plus de demande (1.900¬ ) que d'offre (1.000¬ )... cela donne que les 1.000¬ de production se vendront pour 1.900¬ en argent...... et outre une inflation automatique de presque 100%... le travailleur n'obtiendra que (1.000/1.900*800) = 421¬ (ces 800¬ dévaluées), le patron (1.000/1.900*200) = 105,25¬ (ces 200¬ dévaluées) et la banque qui s'est invité sans fournir aucun effort... (1.000/1.900*900) = 473, 75¬ (la, c'est 473,75¬ de bénéfices NET, sur le dos de tout le système productif!)La, c'est un exemple SUPER-SIMPLIFIÉE! ... Tiens, je devrais écrire "L'économie pour les NULS"... si quelqu'un n'a pas encore fait, mais j'ai tendance à simplifier tant que je ne fais pas assez de pages pour un bouquin.Et je n'ai même pas employé une seule lettre de tous ces textes cités en haut par Étienne.Maintenant, en DESSUS de ce que j'ai expliqué... vous pouvez ajouter l'effet pernicieux des intérêts, vous pouvez vous battre entre vous pour décider si la banque est une escroquerie et que ce ne serait soudainement pas ainsi si ce sont les nations qui les gèrent (mais faites la différence... la réserve fractionnaire est UNE escroquerie, et la planche à billets EN EST UNE AUTRE, les deux peuvent vivre ensemble INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET ).En plus, la crise des subprimes... soudainement elle devient tout simple aussi... dans cette compétitivité folle, mais libre et non-faussée INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/sad.png" \* MERGEFORMATINET les plus "intelligents" n'avaient pas assez pour se faire la concurrence avec les 10% de la reserve fractionnaire... c'est à dire, ils ont "titrisé" de n'importe quelle façon, même en endossant les risques à d'autres, une portion des 90% crées en prêts... pour pouvoir les remplacer par encore plus de prêts.Maintenant, la crise des subprimes, les scandales type Madoff, etc.... le système financier doit les amorcer en douce, sans faire de scandale, parce-que ce sont tous des initiées dans l'arnaque des réserves fractionnaires qui se font la compétence aux surenchères... et qui risquent de tout dévoiler si on leur touche un poil (c'est joli, un Madoff se promenant dans la rue avec un simple bracelet électronique... on oublie les citoyens lambda dans des oubliettes pour beaucoup moins que cela.Le système financier tout fraudulent DES LA CRÉATION MÊME DE LA RÉSERVE FÉDÉRALE AMÉRICAINE par les banques privées (rappelons-le)... est le faucon du dilemme entre le faucon et le pigeon, qui est pris dans le piège des prisonniers (ce sont deux constructions classiques de la logique et de la théorie des jeux que je ne connaissais pas ainsi énoncés jusqu'à-ce que San Google m'explique). Je m'arrête la pour l'instant... j'ai déjà donné un sacré boulot à vos neurones pour commencer 2009! Je continuerais des que vous donnerez des signes d'avoir compris... parce-que si non... pas la peine de continuer.Bonne Année..., Bon Reveillon..., BON REVEIL!
Dernière modification par NingúnOtro (01-01-2009 02:56:04)
#575 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5882" \l "p5882" 01-01-2009 08:54:18
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Nigun, j'ai du mal à comprendre vos exemples simplifiés... et je crois que vous vous trompez sur plusieurs points essentiels. Notamment, quand vous dites "Pouvoir d'achat de la banque: ...................................................900¬ (crée ex-nihilo)"... Attention : d'abord, le pouvoir d'achat créé par la banque nécessite un prêt, et ensuite, ce pouvoir d'achat n'est évidemment pas pour la banque mais pour celui à qui elle prête (et qui devra le rendre, d'ailleurs).Votre présentation me semble parfois très éloignée de la réalité comptable de la monnaie scripturale INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Mais j'ai peut-être mal lu, j'y reviendrai (là, je dois partir).Étienne.
#576 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5883" \l "p5883" 01-01-2009 12:42:57
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Bon sang, faudra-t-il vous faire un croquis pour que vous reconnaissiez les lettres de l'alphabet aussi?...... ils ont l'embarras du choix pour faire ce prêt à qui bon leur semble... des leurs.... ils peuvent même ne pas faire de prêt du tout et acheter directement eux-mêmes des entreprises toutes entières... garantis solvables par leurs actifs mobiliers (elles peuvent être revendues pour rendre le prêt... mais cela serait con... une fois qu'ils possèdent les actifs ils ne les lâchent plus, ils se les vendent les uns aux autres pour équilibrer leurs portefeuilles.)Eux, ils n'ont jamais de problème avec les prêts... Bon dieu, Étienne... La Banque... c'est depuis le début un GIGANTESQUE "Schème de Ponzi" qui n'a même pas besoin de s'alimenter de nouveaux idiots pour payer les bénéfices des plus anciens... ces nouveaux ont été remplacés par les flux d'entrée de nouveau capitaux crées "ex-nihilo" et le système est devenu autarcique. Les initiées protègent leur secret.Et comme ils se vantent de dire entre eux... l'escroquerie est si énorme, si incroyable, que leur meilleure défense est votre incrédulité.Maintenant... pensez combien de choses réellement mauvaises... des guerres, de la corruption politique, de la dévaluation du valeur-travail (avec des humains qui n'arrivent plus à la fin du mois même en travaillant +8h tous les jours de la semaine)... sont seulement des "effets collatéraux" de la compétence libre et non-faussée en quête des dernières ressources physiques...Parce-que les Madoff, les subprime... ce n'est que de la "créativité financière" pour dépasser les restrictions de la réserve fractionnaire et faire mieux dans les surenchêres pour les actifs qui se trouvent encore libres sur les marchés.Ne vous faites guère d'illusions... l'argent ne vaudra plus rien des qu'il n'y aura plus rien à acheter (au moins dans l'échelle de magnitude ou ils l'emploient, eux... des milliers de milliards...)Le système est condamnée... par excès d'avarice (la surenchère de la compétitivité des uns envers les autres). Quand ceux qui fabriquent l'argent ne trouvent plus rien à acheter pour 1.000 millions... ils offrent 10.000 millions (ils n'ont pas à travailler pour les obtenir).Quand même 100.000 millions ne seront plus assez de leurre pour que quelqu'un vende des actifs productifs ou des actifs de réserve (matières premières)... tout l'argent qui n'aura pas été depensé en achetant quelque chose... sera caduc et perdera toute sa valeur.La musique s'arrêtera... et celui qui n'aura pas fait attention en s'assurant une chaise... será pris hors jeu.Difficile à croire? Les crédules ne manqueront pas, jusqu'au dernier moment.
#577 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5885" \l "p5885" 01-01-2009 13:32:55
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"La monnaie pour un nul" (moi) Étienne, merci de votre indulgence, et de votre travail considérable, certainement pas inutile de toute façon.J'ai mis votre conseil en pratique. Pour cela, je me suis reporté à mon vieux Grand Dictionnaire Larousse encyclopédique Larousse (GDEL) édition 1984 pour y rafraîchir mes connaissances élémentaires. Dans mon état actuel de quasi-ignorance, c'est certainement plus rentable que d'aller lire les productions de l'école de Chicago et des autres économistes ou même les précis Dalloz.Je vais résumer ci-après le résultat de mon travail pour me servir de pense-bête et pour le cas où ça pourrait servir à quelqu'un, en mettant en caractères gras les mots clés.- Nature de la monnaie : instrument d'échange, étalon de la valeur des marchandises, réserve de valeur.- Valeur de la monnaie : au début, valeur marchande de la marchandise qui la constitue - or, argent, etc., utilisés couramment et d'une valeur certaine ; puis valeur des billets de banque représentant cette marchandise ; puis valeur de la monnaie fiduciaire à cours forcé et légal fondé sur le monopole d'émission accordé à un seul établissement contrôlé par l'État, et simultanément (toujours en tant que monnaie fiduciaire), valeur de la monnaie scripturale consistant non plus en pièces et en billets mais en transferts de soldes créditeurs entre comptes à vue ouverts dans les banques. La valeur de la monnaie moderne (fiduciaire) dépend de sa rareté relative, de la confiance du public, et de la valeur des marchandises qu'elle permet d'acheter.- Valeur de l'unité monétaire (pouvoir d'achat) : elle est fonction de la valeur des marchandises produites et échangées dans cette monnaie. Les variations générales des prix reflètent les variations de la valeur de la monnaie.- Caractéristiques de la monnaie : la monnaie est un actif liquide, à savoir qu'elle peut être transformée à plus ou moins long terme en marchandises (ou services ?). Son rendement est nul. C'est un actif qui ne comporte qu'un risque : la perte de pouvoir d'achat par inflation. Elle peut être (voir plus haut) manuelle - pièces et billets - ou scripturale - transfert par jeu d'écritures entre comptes bancaires.Jusque là, c'est clair comme de l'eau de roche, sauf que par "marchandises", je suppose qu'il faut comprendre "biens et services" ?Continuons :- Mesure des disponibilités monétaires et de la masse monétaire. M1 (disponibilités monétaires) = billets et pièces et dépôts à vue ; M2 (masse monétaire) = disponibilités monétaires, + épargne liquide (comptes sur livrets et dépôts à terme) ; M3 (liquidité de l'économie) = tous les actifs liquides + masse monétaire + épargne liquide auprès des caisses d'épargne.("Caisses d'épargne" est du vocabulaire français : je suppose qu'il faut comprendre "établissements d'épargne".)- Monnaie centrale : monnaie créée par la Banque centrale = billets banque de banque (et pièces, je suppose) créés par la Banque centrale + solde des comptes créditeurs que toutes les banques sont tenues d'avoir auprès de la Banque centrale (ce sont les "réserves obligatoires", instrument de la politique monétaire). Nous passons maintenant au point essentiel traité sur ce fil de discussion.- "Création monétaire" : elle est le résultat d'opérations de crédit consistant à transformer des créances en moyens de paiement. La monnaie est donc créée en réponse à une demande de monnaie des agents économiques. Les demandeurs de monnaie sont notamment les agents étrangers (ils apportent des divises en échange), l'État (il finance ses dépenses en obtenant des prêts et des avances des banques), les ménages et les entreprises (ils empruntent pour financer leurs activités économiques). La monnaie ainsi créée a pour contrepartie économique les créances que les agents créateurs de monnaie (banques, le Trésor, la Banque centrale) détiendront sur les différentes catégories d'agents.- Créateurs de monnaie. Les banques sont les plus importants créateurs de monnaie. Le crédit accordé par la Banque, inscrit à l'actif de son bilan, a pour contrepartie, au passif, l'augmentation des disponibilités de la clientèle. La banque se trouve limitée dans la création de monnaie 1) par le fait que l'emprunteur n'a pas forcément son compte dans la banque qui lui prête et que la banque ne peut accorder de crédits que dans la limite des dépôts effectués chez elle, et 2) par le fait qu'une partie des dépôts effectués dans la monnaie créée est transformée en billets qui correspondent à des transferts de dépôts des banques vers la monnaie de la Banque centrale. Globalement, le système est équilibré ; la compensation entre banques se fait par l'intermédiaire du marché monétaire ; le taux d'intérêt est le prix pratiqué sur le marché, qui traduit les besoins du système bancaire en monnaie. Voilà l'essentiel de ce que j'ai appris/réappris et assez bien compris. Je me demande si ça correspond à l'idée que les autres participants se font de la question.J'aimerais avoir les certitudes de NingúnOtro (ce n'est pas une critique mais de la jalousie). Cela dit, il me semble que son analyse et ses exemples laissent de côté les effets de l'instinct spéculatif qui fait que la valeur de l'argent et des biens (et services) qu'il représente varie constamment selon des critères non arithmétiques. En ce qui concerne l'augmentation du pouvoir d'achat de la banque, il me semble (comme à Étienne) que dans l'exemple cité par NingúnOtro elle ne peut pas être de 900 : plutôt de la portion de cette somme correspondant à l'intérêt perçu - moins les frais de la banque évidemment.Et puis, ou bien je rate un nez au milieu d'une figure, ou bien - toujours dans l'exemple cité par NingúnOtro - les 1 000 euros ne peuvent pas être à l'origine de 1 900 euros de pouvoir d'achat de toute façon puisque par la force des choses l'ouvrier et le patron ont perdu la disposition de leurs 1 000 euros.La clé, ou en tout cas le déclencheur, de la crise actuelle est dans la transformation incontrôlée de créances bancaires incertaines (les fameux "sous-prêts) en moyens de paiement eux-mêmes généralement acceptés de manière incontrôlée par les banques et autres établissements. Dès le départ, il n'y avait aucune certitude que les biens immobiliers offerts en garantie hypothécaire pourraient se revendre aussi cher qu'on l'avait prévu : c'était une simple supputation fondée sur un optimisme béat.Il faut donc règlementer plus strictement l'activité des banques et interdire les agences de notation, à remplacer au besoin dans leur rôle actuel par des services spécialisés des banques centrales et d'institutions internationales comme le FMI et la Banque européenne d'investissement. Le moyen le plus sûr de contrôler l'ensemble de la situation serait de nationaliser les banques. Ce qui ne devrait pas empêcher les nouvelles banques nationalisées d'opérer aussi efficacement que des banques privées (ce qu'elles perdraient en hardiesse, elles le regagnerait en sécurité), et la justice sociale y trouverait son compte. Pour éviter des problèmes de compétitivité, il vaudrait quand même mieux que çe se fasse au niveau mondial - mais c'est évidemment impossible. À tort ou à raison je n'ai pour ma part plus guère de doute que la crise actuelle, plus grave que celle de 1929, sera réglée par la création de monnaie à la demande de l'État, et cela dans dans la plupart des pays développés -les EUA en particulier. Comme l'a dit quelqu'un ici, ce sera peut-être le moyen de ramener à un niveau raisonnable les prix excessifs de certains bien privés - sinon de la propriété privée de son ensemble. JR
Dernière modification par Jacques Roman (01-01-2009 13:48:25)
#578 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5888" \l "p5888" 02-01-2009 04:02:02
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Des nouvelles de mes participations récentes sur le blog de Paul Jorion (suite)Chers amis,Dans un autre billet important (toujours aussi mal fondé à mon avis), intitulé HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1289" « Argent et reconnaissance de dette : de faux jumeaux » (21 décembre 2008), Paul essaie encore de nier (on ne sait pourquoi, sinon pour ne surtout pas reconnaître publiquement une grosse erreur) que les banques commerciales créent la monnaie. Un court échange entre Loïc et Nadine fut pour moi loccasion de faire une sorte de synthèse, peut-être celle que Jacques demandait lautre nuit (je trouve sa propre vision assez claire et juste, dailleurs). Je reproduis ici le résultat de mon travail, pour mémoire toujours : vous y trouverez un extrait important du livre de Dominique Plihon et un autre document imortant qui résume la théorie générale de Keynes (sur l'emploi, l'intérêt et la monnaie, juste ce qu'il nous faut, cette théorie...) et qui insiste sur le point cardinal de la monnaie crédit comme plaie à soigner d'urgence. À lire.
Loïc Abadie dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1289" \l "comment-13007" 23 décembre 2008 à 04:50 Dans la pratique et dans les faits, cette distinction entre argent et reconnaissance de dette me semble être devenue bien floue aujourdhui.La monnaie banque centrale (billets et pièces) par exemple est garantie essentiellement par de la dette (voir le bilan de la FED), tout comme la monnaie temporaire créée par les banque privées (qui constitue lessentiel de la masse monétaire, rappelons le) est garantie par de la dette. Simplement, jusquici la monnaie banque centrale reposait sur une dette en théorie de meilleure qualité (essentiellement des bons du trésor pour la FED) que les monnaies temporaires (garanties par des hypothèques ou la simple capacité de remboursement des emprunteurs). Mais là aussi, cette distinction est en train de se réduire, vu que la FED a maintenant dans son bilan de tout : bons du trésor, mais aussi dettes hypothécaires, papier commercial et toutes sortes de créances bancaires prises en pension ( HYPERLINK "http://www.federalreserve.gov/releases/h41/Current/" http://www.federalreserve.gov/releases/h41/Current/ ).Idem au niveau des garanties : Notre fonds de garantie, doté dun peu plus de 2 milliards deuros est totalement insignifiant et incapable de faire face à une seule faillite bancaire de taille significative. En cas de problème, il sera sans doute recapitalisé par létat
A quelle hauteur, jusquà quels montants, de quelle façon ? Personne nen sait rien, et sans doute pas les dirigeants eux-mêmes. Et il en va de même pour le FDIC des USA.Jai entendu cela il y a quelques mois Nicolas Sarkozy sest engagé à ce quaucun déposant ne perde un seul euro parce quun établissement financier se révélerait dans lincapacité de faire face à ses engagements . Nous avons bien eu linformation que 320 milliards deuros pourront être mobilisés pour garantir les créances bancaires.Mais comme toute promesse politique, elle est à géométrie variable, et pourra changer à lavenir en fonction du contexte.Alors y a-t-il une vraie distinction entre la part garantie de nos comptes et la part non garantie ? Pour moi non vu le flou existant. Nous le voyons, la distinction entre monnaie et reconnaissance de dette existe sans doute dun point de vue académique, mais pratiquement pas dans la pratique.
nadine dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1289" \l "comment-13074" 24 décembre 2008 à 08:15@Loïc AbadieVous dites : Dans la pratique et dans les faits, cette distinction entre argent et reconnaissance de dette me semble être devenue bien floue aujourdhui.La monnaie banque centrale (billets et pièces) par exemple est garantie essentiellement par de la dette (voir le bilan de la FED), tout comme la monnaie temporaire créée par les banque privées (qui constitue lessentiel de la masse monétaire, rappelons le) est garantie par de la detteCest vrai que cest une impression quon peut avoir, mais bon, quand une banque centrale achète de lor ou toute autre chose, vous voyez bien que largent créé pour loccasion nest garantie par aucune dette !Encore une fois, attention de ne pas confondre argent et dette, à cause de cette erreur beaucoup de raisonnement sont faux (je ne parle pas pour vous, Loïc, lensemble de votre raisonnement me paraît juste).
Étienne Chouard dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1289" \l "comment-13083" 24 décembre 2008 à 11:37
Résumé :LA MONNAIE APPARAÎT (ET CIRCULE) AU PASSIF DU BILAN DES BANQUES comme toutes leurs DETTES, tout simplement,sauf que ces dettes-là sont TRÈS SIMPLEMENT TRANSMISSIBLES, ce qui les rend si utiles dans les échanges : ça sert à payer et ça s'appelle de la monnaie.Mais quel est lintérêt de contester une telle évidence ?Quest-ce quon cherche ici, finalement ?
Nadine, Vous dites à Loïc : « vous voyez bien que largent créé pour loccasion nest garantie par aucune dette ! »Cest une confusion : personne ne dit que l'argent est GARANTI PAR une dette (c'est plutôt la dette qui est garantie par quelque chose) : de nos jours, l'argent EST une dette, LARGENT EST UNE RECONNAISSANCE DE DETTE (QUI CIRCULE).L'argent est un TITRE ; un titre est UN MORCEAU DE PAPIER QUI PROUVE UN DROIT. Le fait que les titres, progressivement, se soient DÉMATÉRIALISÉS ne devrait pas vous empêcher d'accéder intellectuellement au concept de « titre », comme preuve de valeur maîtrisée.Rappelez-vous ce qu'est un BILAN :Un bilan compte (et affiche, à lintention des tiers, pour quils soient honnêtement informés) :- toutes mes richesses (TOUT CE QUI M'APPARTIENT ET TOUT CE QUON ME DOIT, mes créances contre les autres) dun côté, À L'ACTIF, - et tout ce que je dois retrancher de ces richesses pour donner une photo fidèle de ma richesse NETTE à la fin de l'année (TOUTES MES DETTES, au sens large parfois, et à plus ou moins long terme), de lautre côté, AU PASSIF.
LA MONNAIE FIDUCIAIRE APPARAÎT AU PASSIF DU BILAN DE LA BANQUE CENTRALE et LA MONNAIE SCRIPTURALE (CHAQUE DAV) APPARAÎT AU PASSIF DES BANQUES COMMERCIALES.Cest CE CHIFFRE (à droite des comptes de la banque émettrice dabord, puis à droite des comptes de différentes banques ensuite), ce chiffre qui matérialise une dette de la banque émettrice, CEST CE CHIFFRE QUI CIRCULE dun compte à lautre, cest ce chiffre qui est offert en paiement des échanges, cest ce chiffre qui est accepté en contrepartie de léchange. Et si ce chiffre est accepté et sil permet léchange, cest parce que lémetteur du titre dématérialisé en chiffre) est solide, fiable, on peut compter sur ce titre dont on pourra se servir à notre tour dans les échanges suivants parce que TOUT LE MONDE ACCEPTE CE TITRE. CE FAIT COMPTABLE, OBJECTIF ET INCONTESTABLE, laisse peu de place à la fantaisie ou aux élucubrations.
_________________________________Nadine, vous lancez à répétition des affirmations (à mon avis erronées) sans étayer vos affirmations de la moindre confirmation solide, ce que vous pourriez pourtant faire en construisant une démonstration ou en produisant une citation (mais est-ce que vous lisez, jen viens à me le demander). Vous alignez (ce que je considère, peut-être à tort, comme) des erreurs de débutant sans tenir compte des objections et sans chercher ni trouver le moindre renfort scientifique. Lefficacité du cerveau collectif que voudrait animer Paul en prend alors un rude coup (il me donne limpression de régresser, en ce moment) : Nadine, IL FAUT MIEUX ÉTAYER VOS PROPOS : VOUS AVEZ PEUT-ÊTRE RAISON, je ne le conteste nullement et je cherche ici mes propres erreurs comme on cherche un trésor pour progresser vraiment, MAIS UNE SIMPLE AFFIRMATION NE SUFFIT PAS. Je renouvelle ma demande un peu solennelle: quelles sont vos sources ? Pouvez-vous nous donner des références conceptuelles, théoriques, des citations, des chiffres, autre choses que des affirmations, capricieuses et entêtées, qui refusent de prendre en compte les objections ? _________________________Le 26 novembre, dans HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1067" son billet « Notre débat sur la monnaie : et si cétait à refaire ? », Paul Jorion nous disait :
Les experts reconnus vous diront quengager le dialogue avec les « amateurs éclairés » qui tentent de poser un il critique sur leur discipline, est non seulement une perte de temps mais peut se révéler aussi une expérience dangereuse pour vous puisque votre nom se retrouve in fine associé aux thèses hétérodoxes dont vous avez accepté de débattre avec eux.La discussion que nous avons engagée sur « la création monétaire » pourrait sembler leur donner raison. Arrivé au bout du parcours, jai trouvé beaucoup derreurs de raisonnement et parfois pire : quelques falsifications intentionnelles. La position où je me retrouve à larrivée est celle que javais au départ : celle des « experts » reconnus de la question, celle quexprime la théorie financière dominante telle quon la trouve exprimée dans les livres de référence de ma profession dingénieur financier.
J'ai reçu ce billet comme une régression, un argument d'autorité. Argument d'autorité même pas fondé, sans aucune référence précise.Jai demandé plusieurs fois à Paul ses propres sources, ces « livres de référence » au moins un ! de ces « experts reconnus » ou un de ces « ingénieurs financiers » dont il parlait dans son billet en invoquant la possibilité (quil refusait quant à lui, ouf !) de renvoyer les amateurs à leurs chères études au nom de la parole incontestable des experts de la finance. Jai demandé plusieurs fois à Paul des citations précises de cette « théorie financière dominante » qui démontrerait que les banques commerciales ne créent pas la monnaie.Mais rien nest venu non plus à ce jour : je ne sais toujours pas quelles sont les autorités indiscutables auxquelles Paul fait allusion pour prétendre que les banques commerciales ne créent pas la monnaie (ce qui pour moi, sauf à donner un sens fumeux et inutilisable au mot « monnaie », est une extravagance, jusquà preuve du contraire).Paul, jimagine que vous êtes débordé (jai moi-même beaucoup de mal à trouver le temps quil faut pour participer correctement à votre « cerveau collectif » dont je pense, comme vous, que cest un outil extraordinaire et inédit dans lhistoire des hommes), mais il faudrait nous donner ces références sérieuses, ces auteurs dont cest le métier mais que vous ne faites quévoquer sans jamais les préciser._________________________________De mon côté, pour étayer mon propre discours, en plus du rappel de base ci-dessus (rappel à ma manière) sur ce quest un bilan et sur lemplacement précis de la monnaie scripturale dans le bilan des banques, je reproduis ci-dessous un extrait de « La monnaie et ses mécanismes » (un petit livre très bien fait et que je vous recommande, un de plus) de Dominique Plihon, économiste à la Banque de France et au Commissariat général du Plan, professeur d'économie à l'université Paris-Nord :
« 3. Le processus de création monétaireLa monnaie contemporaine est principalement scripturale et émise par les banques, comme on vient de le voir. Il est donc important de préciser par quels mécanismes les banques créent de la monnaie et participent à la croissance de la masse monétaire.La monnaie scripturale correspond aux dépôts à vue (DAV), inscrits au passif des banques et détenus par les agents non bancaires. La monnaie scripturale circule par l'intermédiaire des différents instruments qui en permettent la circulation (chèques, cartes bancaires). Le dépôt est la provision d'un compte, celui-ci pouvant être alimenté soit par une remise de billets, soit par un virement d'un autre compte, soit grâce à un crédit accordé par la banque. Ce dernier procédé est celui qui provoque l'augmentation de la masse de monnaie en circulation.Dans un système de BANQUE UNIQUESupposons, pour simplifier, que le système bancaire soit composé d'une seule banque, et qu'il n'existe donc pas de problèmes de conversion d'une monnaie dans une autre. Cette hypothèse sera levée au paragraphe suivant. Prenons le cas d'une entreprise qui emprunte auprès de sa banque. Le mécanisme de la création monétaire se réalise par un accroissement simultané de l'actif et du passif de l'établissement bancaire concerné, illustré par le schéma ci-après :(actif).......................Banque...................(passif)---------------------------------------------------------Crédit + 100..................|....................DAV +100(actif)........................Entreprise................(passif)-------------------------------------------------------------Avoir.à.la.banque + 100..|....................Dette + 100La monnaie créée se concrétise par une inscription au compte (DAV, pour dépôts à vue) du client emprunteur qui figure au passif du bilan bancaire ; la contrepartie est inscrite à l'actif à un poste créance sur le client. Le remboursement du crédit aboutira, de façon symétrique, à une destruction de monnaie en diminuant à la fois l'actif et le passif du bilan bancaire. La masse monétaire constituée essentiellement par la monnaie scripturale s'accroît lorsque les flux de remboursements sont inférieurs aux flux des crédits nouveaux, de la même manière que le niveau d'une piscine s'élève lorsque le flux d'écoulement est inférieur au flux de remplissage.Tous les crédits ne donnent pas nécessairement lieu à de la création monétaire : c'est le cas d'un crédit « interentreprises », pour lequel le financement s'opère par prélèvement sur ressources existantes. De même en est-il de certains établissements qui ouvrent des comptes à leurs clients les services financiers de La Poste par exemple mais ne peuvent financer ceux-ci qu'en drainant une épargne préexistante. Les banques commerciales collectent également de l'épargne ; la part des crédits financés sur épargne ne participe pas, par définition, à la création de monnaie.La création monétaire ne résulte pas uniquement des opérations de crédit. Par exemple, lorsqu'un exportateur apporte à sa banque des devises étrangères et demande des euros en échange, le compte du client est crédité, selon les écritures ci-après : (actif)........................Banque................(passif)---------------------------------------------------------Devises + 100.................|............DAV + 100(actif)......................Exportateurs...........(passif)-----------------------------------------------------------Avoirs en devises...100...|Avoirs en euros.......+100...|La banque a réalisé une opération de création monétaire ; la masse monétaire en euros augmente. Dans ce cas, l'accroissement de la masse monétaire a pour contrepartie une augmentation des créances du système bancaire sur l'extérieur, ce qui sera analysé plus loin au chapitre III (p. 45).Dans un SYSTÈME BANCAIRE DIVERSIFIÉDans la réalité, le système bancaire est composé d'une multiplicité d'établissements et de plusieurs formes de monnaies. Cette diversité tient, en premier lieu, à la coexistence de monnaie scripturale et de monnaie fiduciaire. L'émission de billets est le monopole de la banque centrale, souvent qualifiée pour cette raison d'« institut d'émission ». Les banques, de leur côté, ont le monopole de la création de monnaie scripturale. Ce privilège n'est accordé qu'aux établissements qui ont reçu un « agrément » des autorités monétaires pour la mise à disposition de la clientèle des moyens de paiement. Ce pouvoir de création monétaire des banques n'est pas illimité ; il est contraint par les « fuites » de liquidité subies par les banques lorsqu'elles doivent assurer la conversion de leur monnaie dans une autre forme de monnaie. Ainsi, les banques doivent répondre aux demandes de retrait de billets et assurer la conversion de monnaie scripturale en billets.Supposons qu'une banque crée de la monnaie scripturale à hauteur de 100 euros à la suite d'un crédit accordé à un particulier (1). Ce dernier décide ensuite (2) de convertir ses avoirs en billets pour un montant de 30 euros. La banque subit une « fuite » de 30 euros correspondant aux billets qu'elle doit se procurer auprès de la banque centrale. Son compte à la banque centrale est débité d'autant, selon les écritures ci-dessous :(actif).........................................Banque.....................(passif)---------------------------------------------------------------------------1. Crédit + 100...............................|....................DAV + 100.....................................................|2. Compte à la banque centrale -30..|....................DAV - 30(actif)......................................Particulier.....................(passif)---------------------------------------------------------------------------1. Avoir à la banque + 100...............|.....................Dette + 100.....................................................|2. Avoir à la banque -30...................|....Billets.................+30..................|(actif).........................Banque.centrale....................(passif)---------------------------------------------------------------------------................................................|......2..Billets.....+30................................................|......Compte de la banque -30À la suite de ces opérations, la création de monnaie scripturale, inscrite au passif de la banque, est limitée à 70 euros.Toutefois, la masse monétaire dans son ensemble (billets et dépôts à vue) a augmenté de 100 euros.La diversité des systèmes bancaires modernes provient également de la multiplicité des banques. Chaque banque émet sa propre monnaie (la monnaie « Crédit lyonnais », la monnaie « Crédit agricole »...) et toute banque est tenue d'assurer la conversion de « sa » monnaie dans celle des autres. Cette conversion entre les monnaies émises par les différentes banques constitue une autre forme de « fuite » pour chaque banque qui vient limiter son pouvoir de création monétaire.Supposons que le Crédit lyonnais crée 100 euros à la suite d'un crédit accordé à l'entreprise Renault (1) et que cette dernière utilise ce crédit à hauteur de 50 euros pour payer son fournisseur Michelin (2). Michelin est client du Crédit agricole qui reçoit ces 50 euros en dépôt. Le Crédit lyonnais subit une « fuite » de 50 euros qu'il finance par un emprunt « interbancaire » auprès du Crédit agricole selon les écritures suivantes : »[Pardon, jai la flemme de reconstituer le schéma décritures de Dominique Plihon avec des caractères texte, aux alignements toujours aléatoires, mais vous pouvez consulter le schéma sur les images tif que je donne en lien ci-dessous, voyez la page 21. ÉC]« Au total, la création de monnaie « Crédit lyonnais » a été limitée à 50 euros par suite de la conversion de cette monnaie dans celle du Crédit agricole. Mais la création monétaire globale, au niveau de l'ensemble du système bancaire, s'est élevée à 100 euros. Celle-ci est répartie entre les deux réseaux bancaires. »(Source : HYPERLINK "http://www.amazon.fr/monnaie-ses-m%C3%A9canismes-Dominique-Plihon/dp/2707152781/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1230109918&sr=8-1" « La monnaie et ses mécanismes », Dominique Plihon, La découverte, 2006, HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/Plihon_monnaie_p18.tif" page 18, HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/Plihon_monnaie_p19.tif" page 19, HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/Plihon_monnaie_p20.tif" page 20 et HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/Plihon_monnaie_p21.tif" page 21.)
Merci à tous, pour votre pensée chaque jour plus enrichissante.Étienne
nadine dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1289" \l "comment-13111" 25 décembre 2008 à 02:49 @ Étienne.Souvenez- vous de la question que je vous ai posée :«Si les banques font de la création monétaire en faisant du crédit comme vous le pensez, comment se fait il que pour résoudre le problème de la bulle du crédit certaines autorités financières (américaines) préconisent en dernier recours la monétisation de la dette en faisant tourner la planche à billet? Cest donc que les banques ont créé de la dette et non pas de la monnaie sinon pourquoi monétiser ?»Vous mavez répondu sans me répondre :Effectivement, lexpression monétiser la dette me paraît étrange (est-ce bien traduit ? Qui parle, en disant cela ?)Une simple remarque, ne pas connaître cette expression et laisser sous entendre que je suis inculte
vous devriez changer vos lectures orientées, car cest une expression que même les débutants connaissent et qui est très importante dans notre débat.Dans cette exemple, je pense avoir démontré par les faits et non par le raisonnement, de façon très simple (cétait le but) que toutes vos croyances sur la monnaie sont fausses ou alors démontrez moi par A+B le contraire sans me ressortir sans arrêt des citations de tel ou tel auteur. Ce que je voudrais ce sont des faits ou vos raisonnements personnels, je me fiche de ce que pense tel ou tel auteur, même prix Nobel . Ce nest pas parce que tout le monde dit la même chose que je dois admettre que ce qui est dit est vrai.La difficulté et je le sens bien, cest que de nombreux experts écrivent des livres qui nous expliquent que les banques créent la monnaie. Je reconnais que cest un fait que je ne mexplique pas car jusquà preuve du contraire, pour moi, ils ont tort. Tous les faits de la crise actuelle sont contre eux, dailleurs ils ont été incapables de la prévoir.Pour finir si vous pensez que le débat régresse parce quil ne va pas dans votre sens cest votre problème, moi au contraire je trouve quil avance très vite depuis peu.Alors vous me dites : IL FAUT MIEUX ÉTAYER VOS PROPOS
Commencez à appliquer ce conseil à vous même en mexpliquant sérieusement pourquoi le fait de monétiser la dette nest pas pour vous la preuve que largent ce nest pas de la dette.Jattends avec impatience votre réponse.Amicalement
Étienne Chouard dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1289" \l "comment-13142" 25 décembre 2008 à 21:07Chère Nadine,Je m'en veux toujours après m'être impatienté (ça ne donne jamais de bons résultats), pardonnez-moi si mon ton est parfois indélicat.______________________________Mais jenrage dêtre ici bloqué sur un point que je trouve secondaire, alors que nous avons tant à débattre sur un autre point, cardinal lui : quelle est la LÉGITIMITÉ des banques à créer la monnaie ou appelez ça autrement que « monnaie » si ça vous chante, mais avançons, sil vous plaît.Le fait davoir abandonné lexclusivité de la création de moyens de paiements nouveaux (je nose plus dire monnaie pour éviter les sables mouvants de lergotage oiseux) aux banques commerciales, au prix dun intérêt ruineux pour la collectivité (et au prix dun manque à gagner considérable pour la puissance publique) est-il légitime ou pas ? Légitime POLITIQUEMENT : la création monétaire nest-elle pas un droit régalien (collectif et sous contrôle public par nécessité) ? Et légitime ÉCONOMIQUEMENT : les décisions 1) dabandonner le revenu public des intérêts sur la création monétaire et 2) dimposer, en plus, à lÉtat le paiement dintérêts non nécessaires, ces décisions prises sans débat public rendent-elles la machine économique collectivement plus efficace (ou arrangent-elles seulement les intérêts de quelques privilégiés) ?Voilà les débats que nous narrivons pas à aborder ici à cause du faux débat sur le mot monnaie. Faux débat car toutes les considérations métaphysiques sur les fondements et implications de lobjet conceptuel monnaie ne changent pas grand-chose (il me semble) aux perspectives du débat POLITIQUE sur lacteur BANQUE qui, lui, me semble être particulièrement nécessaire, décisif et urgent pour fabriquer un monde commun plus juste.__________________Sur les FAITS qui corroborent (spectaculairement) la thèse de LA MONNAIE-CRÉDIT : Je vous ai expliqué OÙ se matérialisent les monnaies (toutes les monnaies) : au BILAN DES BANQUES (banque centrale ET banques commerciales), côté PASSIF, avec les DETTES.Jai expliqué comment les TITRES en papier sont devenus des CHIFFRES sur des comptes, invariablement fondés sur la CONFIANCE que leur portent tous les acteurs. LA PRÉSENCE DE LA MONNAIE (instrument de paiement pour tous les échanges) AU PASSIF DES BANQUES, CECI EST UN FAIT. Sur le terrain des faits, la balle est donc dans votre camp :-)On pourrait même dire que la monnaie nest nulle part ailleurs que dans le bilan des banques : le bout de papier quest le billet de banque nest quUNE DES FORMES possibles de la dette transmissible (dont les hommes ont besoin pour échanger facilement) : le billet de banque qui vous inspire tant confiance nest pourtant NULLEMENT LA SEULE FORME POSSIBLE ; le croire est une illusion denfant, il me semble.______________________Sur lexpression « MONÉTISER LA DETTE », jai dit poliment : « je trouve ça étrange » pour ne pas dire brutalement : « cest soit une bêtise soit une escroquerie ». Vous prenez cette marque de civilité pour une marque dignorance, mais je nai pas peur de lignorance, pas plus que de lerreur : jessaie simplement de les faire reculer en moi, mais je connais ma faiblesse chronique, très humaine. Sans me faire dillusions, donc : cest Alphonse Allais qui disait, je crois, en substance : « Inutile de paniquer, personne ne survivra »
Et jai répondu ensuite (mais vous navez peut-être pas lu jusquau bout) en suggérant que LEXPRESSION « MONÉTISER LA DETTE » NEST COHÉRENTE QUEN JOUANT SUR LES MOTS (et précisément en jouant sur la croyance que vous partagez) et en faisant COMME SI la monnaie de la Banque centrale était la seule monnaie qui vaille. Sinon, à mon sens, cette expression est incohérente.Donc, si lexpression « monétiser la dette » est bien un jeu de mots utile (une escroquerie, donc) pour masquer la responsabilité écrasante des faux-monnayeurs qui financent depuis des décennies la spéculation effrénée qui nous a évidemment menés à lactuelle catastrophe (en faisant comme si la monnaie-dette-privée nétait pas aussi utile et dangereuse que la monnaie-dette-publique), alors oui, cette expression napporte nullement la preuve que les banques commerciales ne créent pas de monnaie. Nullement.Et il me semble que ce nest pas une fausse réponse. Cest une vraie réponse et là aussi, cest à vous de jouer :-)_______________________________Sur votre liberté de penser librement : Je suis le premier à m'insurger contre l'obligation de penser comme tout le monde (je massume comme iconoclaste si besoin est) et je revendique comme vous le droit individuel inaliénable de résister à la pensée dominante, sur le seul fondement de ma raison : c'est ce concept essentiel d'ISEGORIA que jai repéré comme fondamental, auquel les Athéniens tenaient plus que tout il y a déjà 2 500 ans, considérant le droit de parole égal pour tous la vie sauve à TOUTES les pensées dissidentes comme la meilleure protection de la démocratie (la vraie, pas le triste simulacre contemporain).Comme je vous comprends, donc, et comme je me sens proche de vous de ce point de vue !Pourtant, il nest pas inutile de lire et faire connaître les meilleures pensées passées : elles nous font souvent gagner un temps précieux et distinguant les vrais problèmes des faux, et souvent de belle manière car nos aïeux écrivaient souvent fort bien. Et si je prends la peine de reproduire (ici et chez moi) de grandes pensées, ce nest donc pas pour user dun quelconque argument dautorité (je déteste ces arguments-là), mais pour apporter au débat une argumentation complète, cohérente, démonstrative en soi, avec des faits intéressants, des chiffres utiles ou des idées bien articulées. Et le fait que certains hommes aient passé LEUR VIE SUR UN SUJET me pousse à lire leur synthèse avec la plus grande attention (je me garderais bien de rejeter leurs conclusions du revers de la main). Ainsi cet Helmut Creutz qui se creuse la tête, comme nous mais DEPUIS VINGT ANS, sur la monnaie : je prends son argument très au sérieux et je le lis avec plaisir, même si je trouve quelques belles erreurs (à mon avis) par-ci par-là. Ainsi Keynes, quil est important (et agréable) de lire parce que cet homme, dont la culture était immense, et pas seulement en économie, ne perdait pas la boussole et gardait en tête le cap essentiel, celui du bonheur à assurer au plus grand nombre : je vous conseille la lecture de la HYPERLINK "http://www.amazon.fr/Th%C3%A9orie-g%C3%A9n%C3%A9rale-lemploi-lint%C3%A9r%C3%AAt-monnaie/dp/2228880116/ref=sr_1_1" « Théorie générale de lemploi, de lintérêt et de la monnaie », souvent beaucoup plus accessible quon ne le dit, et dont lintérêt pour notre débat sur la monnaie est immense.Il y est question, justement, de la monnaie-crédit, celle dont vous contestez lexistence même. Voyez lintroduction passionnante du traducteur, Jean de Largentaye, en 1968. Vous lirez à la fin de cette note que le traducteur de la Théorie générale souligne que, pour Keynes lui-même (ça vaut le coup de sy pencher un peu, non ?), « la clef du plein emploi se trouve dans labandon de cette institution empirique, injuste et inefficace quest la monnaie de crédit ». Malgré le fait que cette information soit à la fin de la note, jen reproduis lintégralité car toutes les considérations sur limportance DUNE DEMANDE SOUTENUE donc des salaires réels, donc de la masse monétaire effectivement dépensable dans la prospérité générale me paraissent dune actualité brulante et dune importance décisive. Je pense quil est plus urgent de relire Keynes que de croire sur parole la kyrielle ses commentateurs. La conclusion de la Théorie générale est dailleurs une perle dont je vous reparlerai sans doute. Je vous prépare aussi, chère Nadine en réponse à votre remarque sur lhyper inflation absolument certaine, daprès vous, à la moindre utilisation de la planche à billets par la puissance publique , un autre document tout à fait passionnant, de Jean-Marcel Jeanneney cette fois, dont les arguments se conjuguent parfaitement avec ceux de Keynes pour une monnaie libérée de la contrainte de la dette (au moins de temps en temps). (Je tarde parce que la préparation de tous ces textes prend un temps fou, pardon.)
Théorie générale de Keynes, Payot 1988, Deuxième note du traducteur (1968) :[Cest moi qui souligne. ÉC.]« Le 21 avril 1946, John Maynard Keynes succombait à une défaillance de son cur depuis longtemps affaibli. Une grande lumière s'éteignait, qui n'est pas encore remplacée. La Théorie Générale, son dernier ouvrage de doctrine et en quelque sorte son testament économique, est avant tout une théorie de l'emploi. C'est ce qui lui confère son importance. Le plein emploi en effet, c'est-à-dire l'absence de tout loisir forcé, n'est pas seulement le critère de la bonne marche d'une économie. Il est encore et surtout la base d'un statut satisfaisant de la main-d'uvre, et par suite la condition, dans une société libre, de l'équilibre politique et social.Le chômage effectif et même la simple menace de chômage sont pour les travailleurs une cause d'aliénation et de démoralisation. Lorsque la main-d'uvre risque de manquer d'emploi, elle ne peut être pleinement indépendante de ses employeurs. Elle se trouve handicapée dans les négociations de salaires et de ce fait il est rare que le travail soit rétribué aux taux qui correspondent à sa productivité. Les secours pécuniaires peuvent aider matériellement le chômeur, mais ils ne sauraient apaiser le sentiment qu'il éprouve de son inutilité sociale.C'est parce qu'elle offrait une solution plausible à l'angoissant problème du chômage que la Théorie Générale fut accueillie avec tant dintérêt en 1936. La solution paraissait même si simple et le plein emploi si accessible que plusieurs gouvernements n'ont pas craint de l'inscrire parmi les droits constitutionnels de leurs ressortissants. De nos jours linfluence heureuse de la Théorie Générale sur les niveaux d'emploi n'est guère contestée, encore qu'à partir de 1938 elle ait été masquée par l'effet des dépenses militaires et des guerres. Si les pays industriels n'ont pas connu de chômage comparable à celui qui a sévi pendant les années 1930, c'est à la Théorie Générale qu'on le doit. Il s'en faut pourtant que le mal soit conjuré. Le chômage chronique a réapparu dans ces pays. L'éventualité qu'il s'aggrave n'est pas exclue. Elle est fréquemment évoquée, en particulier, par les autorités monétaires, ce qui indique qu'à leurs yeux les niveaux actuels de l'emploi sont eux-mêmes précaires. Ces niveaux, au demeurant, ne sont maintenus qu'au prix d'interventions de la Puissance Publique plus extensives que Keynes ne le laissait prévoir. La Théorie Générale n'a donc réalisé qu'en partie les espoirs qu'elle avait suscités. Ses succès et ses échecs s'expliquent par certains de ses aspects généraux ou particuliers, sur lesquels il paraît nécessaire d'appeler l'attention du lecteur.L'innovation majeure de la Théorie Générale est d'avoir mis en lumière l'égalité des montants globaux de l'investissement d'une part et de l'épargne d'autre part. Cette égalité existe quelle que soit la période considérée et quel que soit le système monétaire employé. Dans une économie fermée elle résulte de l'identité de ces deux grandeurs globales. Dans une économie ouverte elle existe aussi, à condition de considérer comme un investissement l'accroissement net des créances sur l'extérieur. Du point de vue de l'individu, certes, l'investissement et l'épargne sont des faits indépendants et leurs montants n'ont pas de raison de coïncider. Mais dans l'ensemble d'une communauté ces montants ne peuvent pas différer. Par son importance théorique et pratique, l'égalité des montants globaux de l'épargne et de l'investissement mériterait, semble-t-il, d'être appelée la loi de Keynes. Il en résulte par exemple que le freinage de la consommation ne peut de lui-même accroître le montant global de l'épargne.En ce qui concerne le comportement du salaire réel, la Théorie Générale a été moins novatrice. Trompé par les statistiques, Keynes a jugé nécessaire d'emprunter à la doctrine orthodoxe la thèse que ledit salaire réel varie en sens inverse de l'emploi ; qu'il diminue, par exemple, quand lemploi augmente. Cette thèse orthodoxe du salaire réel est subordonnée à deux conditions, qui dans la réalité sont loin d'être satisfaites. L'une est le premier postulat orthodoxe, qui veut que le salaire réel soit égal, en valeur, à la production marginale de l'unité de travail. L'autre est la loi des rendements décroissants, aux termes de laquelle ladite production marginale diminue, en volume, quand l'emploi augmente.Les entreprises ne peuvent pas payer aux travailleurs des salaires supérieurs au prix(1) de leur production marginale, car l'emploi des moins productifs serait alors pour elles une cause de pertes. Il importe, certes, de ne jamais l'oublier. Mais il n'est pas moins vrai que, en sens inverse, elles peuvent leur payer des salaires inférieurs, et même largement inférieurs, au prix de ladite production marginale quand la concurrence ne les oblige pas à abaisser celui-ci jusqu'au niveau du coût. Elles cherchent alors à fixer ce prix au niveau qui rend le profit maximum, niveau supérieur au coût et séparé de lui par une marge appréciable ; La marge entre le prix de la production marginale de la main-d'uvre d'une part et le salaire d'autre part est l'essence de la plus-value de Marx. Elle est la source principale de l'autofinancement, qui suffit aujourd'hui aux États-Unis à alimenter les dépenses d'investissement des entreprises. Rien n'autorise à penser qu'elle soit négligeable. Le premier postulat orthodoxe suppose un degré de" "concurrence entre les entreprises qui n'existe qu'exceptionnellement dans le monde réel. Et l'on peut s'étonner, en vérité que la Théorie générale ayant pour prémisse que la concurrence est imparfaite entre les salariés, ait ignoré qu'elle l'est aussi entre les entreprises.Le salaire réel n'est donc pas déterminé, comme le voudrait le premier postulat, par le rendement marginal de la main-d'uvre, c'est-à-dire par un facteur objectif échappant au contrôle direct tant des entreprises que des salariés. Il est principalement déterminé par l'action globale des entreprises. Seuls, en effet, les salaires nominaux sont fixés par voie de négociation entre celles-ci et les salariés. Et s'il est vrai que dans lesdites négociations les salariés, grâce au droit de coalition, sont plus forts qu'autrefois, leurs pouvoirs n'en restent pas moins limités et partiellement illusoires, puisque en l'absence d'indexation des salaires, ils ne s'étendent pas au coût de la vie, c'est-à-dire au second élément du salaire réel. Ce sont les entreprises seules qui, conjointement, déterminent le coût de la vie en fixant le prix des produits, quand elles peuvent le faire librement. Pour combattre l'érosion du salaire réel les salariés n'ont pas d'autre moyen que d'abréger la durée des accords de salaires, de manière qu'ils soient fréquemment remis en discussion. Il se produit alors une interaction des prix et des salaires, à laquelle on donne parfois le nom de course ou spirale. Ces observations, précisons-le, ne visent que le salaire réel moyen ; chaque groupe de salariés peut en effet améliorer son salaire réel aux dépens des autres groupes s'il obtient une hausse de son salaire nominal qui est répercutée sur les prix. Quant à la loi des rendements décroissants, elle paraît souvent en défaut. De nombreuses entreprises estiment en effet que, si leur échelle de production était accrue, le rendement marginal des travailleurs y serait plus grand. Une telle situation, qui s'explique par la complexité croissante des techniques, incite les producteurs à se grouper pour réduire les coûts. En affaiblissant ainsi la concurrence entre les entreprises, elle tend à renforcer leur contrôle sur le salaire réel. Cette situation indique d'autre part qu'on se trouve plus loin du plein emploi de l'équipement que ne le prévoyait Keynes. Lorsque en effet l'équipement existant est complètement utilisé le rendement des travailleurs ne peut être que décroissant. Aussi longtemps qu'il continue de croître quand leur emploi progresse, on peut être sûr que l'utilisation de l'équipement n'est pas tout près de sa limite supérieure.La thèse orthodoxe du salaire réel n'est pas un élément essentiel ni même nécessaire de la Théorie. Générale. Elle peut en être distraite sans aucun inconvénient. Son élimination renforce même les conclusions pratiques de la Théorie Générale, comme le faisait observer Keynes trois ans après la publication de celle-ci (cf. Economic Journal, mars 1939). En fait cependant l'inclusion de ladite thèse orthodoxe dans la Théorie Générale a permis d'invoquer l'autorité de cette dernière en faveur d'opinions directement contraires à son enseignement essentiel. C'est ainsi qu'en 1963 Per Jacobsson, Directeur du Fonds Monétaire International, s'est appuyé sur un passage de la Théorie Générale pour soutenir qu'un progrès sensible de l'emploi exigeait que les salaires nominaux restent stables ou tout au moins ne montent pas aussi vite que les prix. Puisque tout progrès dans l'emploi de la main-d'uvre est lié à un déclin du volume de sa production marginale et puisque ledit volume ne peut baisser au-dessous du coût en valeur réelle, il fallait, pensait-il, pour que l'emploi pût progresser, que ce coût fût réduit, c'est-à-dire que le salaire réel diminuât (cf. Walter Lippmann Washington Post, 14 mars 1963). Ceci, simple expression de la thèse orthodoxe, suppose d'abord qu'il n'y a pas d'écart entre le prix et le coût marginal, c'est-à-dire pas de profit sur la tranche marginale de la production, et ensuite que les rendements décroissent quand l'emploi progresse, double hypothèse qui, nous l'avons dit, est rarement vérifiée. En vérité, le niveau de l'emploi est moins gouverné par le coût que par la demande. Telle est la leçon qui se dégage de la Théorie Générale et aussi, croyons-nous, des faits. Si le salaire réel baisse, il faut s'attendre que dans l'ensemble de la communauté la propension à consommer fléchisse, entraînant dans son déclin la demande globale mesurée en unités de salaire et par conséquent l'emploi. La propension globale à consommer s'affaiblit en effet quand la part relative des travailleurs dans le revenu global diminue, si l'on peut admettre que leur propension à épargner est moindre que celle du reste de la communauté.Suivant une autre opinion communément professée, quand les techniques progressent, le salaire réel ne saurait augmenter plus vite que la productivité sans qu'il en résulte un déclin de l'emploi. Cette opinion repose sur la même base théorique que la précédente. Si le salaire réel augmente plus que la productivité, dit-on, le coût réel de la production marginale croît et il faut que l'emploi décline pour que ce coût accru n'excède pas en valeur réelle le volume de la production marginale ; ce qui suppose de nouveau qu'il n'y a pas de profit marginal ni de rendement croissant. En réalité, à seule fin d'empêcher que l'emploi fléchisse quand les techniques progressent, il faut que les salaires réels augmentent plus vite que la productivité, et d'autant plus vite que les progrès de celle-ci sont plus rapides. Sinon, en effet la propension globale à consommer faiblit du fait que le revenu réel global croît (en unités de production) sous l'action des progrès techniques. Par suite la demande globale exprimée en unités de salaire fléchit elle aussi, de même que l'emploi qui en est solidaire ; sauf dans la mesure où certains progrès techniques stimulent l'investissement, mesure qui devrait être faible, on va le voir, en l'absence d'une consommation adéquate. Pour que, dans une ère de progrès technique, l'emploi non seulement ne décline pas mais augmente, un double renforcement de la propension à consommer est donc nécessaire, l'un pour l'empêcher de baisser et l'autre pour le faire monter. Ces renforcements peuvent être attendus, nous l'avons dit, d'une péréquation des revenus, pour autant qu'il existe des inégalités marquées entre les degrés respectifs de propension à l'épargne dans les différents secteurs de la communauté.Une autre particularité de la Théorie Générale, l'importance du rôle qu'y joue l'investissement, a pu inciter à croire que celui-ci constitue le remède spécifique au chômage involontaire. Dans une étude consacrée aux variations de l'emploi, et surtout aux variations qu'il subit dans la courte période où l'équipement change peu, il était normal d'insister sur le plus capricieux des deux facteurs qui le gouvernent. Mais l'analyse de courte période ne doit pas être confondue avec la thérapeutique de longue période. Le remède spécifique au chômage, c'est, à n'en pas douter, l'accroissement de la consommation, laquelle est la fin de l'activité économique, et non l'augmentation de l'investissement, qui n'en est que le moyen. La Théorie Générale le dit sans équivoque, notamment dans le chapitre 22 section IV. N'est-ce pas d'ailleurs en temps de guerre qu'il est le moins question de sous-emploi, aux époques précisément où la consommation est accrue par les besoins militaires jusqu'aux limites physiques des ressources disponibles ? La Théorie Générale indique aussi que le moyen le plus naturel d'accroître la consommation est de laisser progresser les revenus les plus faibles. Dans certaines circonstances, il est vrai, si la propension à consommer s'avère inélastique et le désir d'épargne irréductible, on peut juger opportun de stimuler l'investissement pour satisfaire ce désir, de manière qu'il ne bloque pas le progrès de l'emploi. Mais ce n'est là qu'un expédient dispendieux ; l'investissement ne peut connaître un essor naturel et fructueux qu'en réponse aux besoins d'une consommation adéquate. Le gaspillage des ressources productives est manifeste quand on produit de nouveaux investissements identiques à ceux dont on dispose alors que ceux-ci sont en partie inemployés. Ce genre de gaspillage n'est pas rare dans les secteurs oligopolistiques, où la concurrence ne s'oppose pas à la rémunération des investissements nouveaux aussi longtemps qu'il existe un excès d'investissements anciens. Une forme moins apparente de gaspillage tend à se produire aux époques de rapides progrès techniques, parce que les entreprises sont particulièrement tentées de remplacer leurs outillages existants par d'autres plus modernes et qu'elles risquent alors, plus qu'en d'autres temps, de le faire prématurément.Que les entreprises et les autorités se montrent peu empressées d'accéder au plein emploi par le relèvement de la consommation, il n'y a pas lieu de s'en étonner, étant donné leur souci de préserver les ressources productives pour d'éventuels besoins des investissements ou des services publics. Il est surprenant en revanche que les travailleurs ne s'opposent pas davantage au freinage de la consommation quand celui-ci contribue à perpétuer le sous-emploi. Leur résignation au chômage chronique signifie sans doute qu'ils ne sont pas convaincus de la possibilité pratique d'y mettre fin. Comment expliquer ce scepticisme ? Faut-il incriminer les hypothèses de base de la Théorie Générale ? Assurément non, elles sont strictement conformes à la réalité présente. Serait-ce alors qu'il existe dans cette Théorie une contradiction interne qui l'empêche de conduire au but du plein emploi ? On aimerait pouvoir aussi répondre à cette question par la négative. C'est ce que nous n'hésitions pas à faire en 1939. Aujourd'hui l'expérience et l'analyse commandent, on va le voir, d'y donner une réponse affirmative.La Théorie Générale est accessoirement la théorie de la monnaie ; non pas d'une monnaie quelconque, mais bien de LA MONNAIE DE CRÉDIT, qui est en usage dans presque tous les pays. La théorie de l'emploi et celle de la monnaie ne sont que deux faces d'une même analyse, laquelle explique en particulier comment en augmentant la quantité de monnaie on peut faire baisser l'intérêt, et comment, par ce moyen, on peut accroître d'abord l'investissement, en second lieu la demande globale, et en définitive l'emploi. Dans cette analyse, la quantité de monnaie est une des variables indépendantes, et du point de vue pratique la plus importante de toutes puisqu'elle est commandée directement par les autorités. Il est clair que la Théorie Générale n'est applicable qu'à la monnaie de crédit. Elle n'aurait guère de sens si la monnaie était entièrement gagée par de l'or ou par des marchandises autres que précieuses ; le plein emploi étant irréalisable dans le premier cas et obligatoire dans le second (2).En réalité la monnaie de crédit ne se gouverne pas aussi simplement qu'il est dit ci-dessus. Pour que l'intérêt baisse et qu'il en résulte un progrès de l'emploi, il faut que la LIQUIDITÉ s'accroisse en valeur réelle, c'est-à-dire QUE LA QUANTITÉ DE MONNAIE AUGMENTE EN UNITÉS DE SALAIRE. Et il faut d'autre part qu'elle croisse plus vite que le désir de liquidité. Or l'unité de salaire devient instable quand l'emploi s'élève et elle monte d'autant plus vite que l'emploi est plus haut. La Théorie Générale insiste sur ce fait notamment dans son chapitre 21 ; nous y reviendrons. Il n'est donc pas toujours possible d'accroître le montant en unités de salaire de la quantité de monnaie, et il peut en conséquence exister une limite à l'efficacité de l'expansion monétaire en tant que levier de l'emploi, dès lors que l'unité de salaire est susceptible d'augmenter autant ou même plus que la quantité de monnaie. Lorsqu'il en est ainsi, la hausse des salaires et des prix dégradant le pouvoir d'achat de la monnaie, celle-ci n'inspire pas confiance et sa rareté effective freine l'investissement. L'expansion monétaire est alors incapable de faire baisser l'intérêt réel et progresser l'emploi. Dans ce cas le rôle du désir de liquidité peut être négligé ; la thésaurisation étant inexistante, ce désir ne répond qu'à la nécessité de régler les transactions et il se stabilise à un minimum.Si la confiance dans le monnaie doit être préservée, il faut donc que l'expansion monétaire reste modérée, car au-delà d'un certain rythme elle cause une hausse rapide de l'unité de salaire et des prix, appelée fuite devant la monnaie, qui fait monter l'intérêt réel et décliner l'emploi comme nous venons de le dire. Mais en sens inverse, si l'expansion monétaire est insuffisante et si, de ce fait, l'unité de salaire croît trop lentement ou surtout décroît, le désir de liquidité se renforce d'une façon cumulative et sa croissance empêche ladite expansion monétaire de faire baisser l'intérêt. Quand l'épargne se détourne des obligations, comme de tout autre placement non liquide, il est clair que l'intérêt monte en valeur nominale, et plus encore en valeur réelle si les prix baissent, de sorte que l'emploi ne peut que décliner. Entre ces deux extrêmes, dans la zone médiane où le désir de liquidité n'est ni trop faible ni trop fort, il existe un certain rythme de hausse de l'unité de salaire qui rend l'intérêt réel minimum et auquel par conséquent l'emploi culmine. Les monnaies de crédit peuvent être gouvernées de manière que la hausse effective de l'unité de salaire ne s'écarte pas beaucoup de ce rythme optimum, et de nos jours les autorités paraissent en fait se conformer bon gré mal gré à une règle de ce genre. Cependant les niveaux auxquels l'emploi culmine restent au-dessous des maximas désirés par les travailleurs. C'est donc que les limites à l'efficacité de l'expansion monétaire sont effectives dans la voie du plein emploi et que la Théorie Générale ne fournit aucun moyen de les franchir. [Là, jai envie de discuter INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET ÉC]Pourquoi l'unité de salaire devient-elle instable aux hauts niveaux de l'emploi ? C'est avant tout parce qu'elle est arbitraire, en ce sens qu'elle peut varier d'une façon quelconque quand elle est exprimée en une monnaie de crédit, dont la valeur est elle-même arbitraire. Un étalon marchandises a un coût physique en unités de travail et l'inverse de ce coût détermine l'unité de salaire en cet étalon. Il a aussi une valeur d'usage, fondée sur l'utilité des biens physiques qui le composent. La monnaie de crédit échappe à ces contraintes objectives. Elle n'a pas de coût appréciable, ni de valeur d'usage, mais seulement une valeur d'échange et de spéculation, qu'il est permis de qualifier arbitraire. Dès lors que l'unité de salaire varie d'une façon quelconque, aux hauts niveaux de l'emploi ladite unité ne peut que monter, en raison des fluctuations inéluctables de la demande globale. Ceci résulte du simple fait qu'il existe une limite au progrès de l'emploi, que celle-ci soit imposée par la fatigue, la loi ou les syndicats, ou par les options individuelles, tandis que dans nos régimes monétaires il n'existe pas de limite à la hausse de l'unité de salaire. La Théorie Générale montre que les fluctuations de la demande globale agissent à la fois sur l'emploi d'une part et de l'autre sur les salaires et les prix. Aux bas niveaux de l'emploi, leur action s'exerce fortement sur l'emploi et faiblement sur les salaires et les prix. Aux hauts niveaux de l'emploi il en va de même dans le sens de la baisse de la demande globale. Mais non dans le sens de la hausse. Quand l'emploi devient inélastique au voisinage de son maximum, la hausse de la demande globale ne saurait l'accroître, et son action ne peut dès lors s'exercer que sur les salaires et les prix. Du fait des réactions asymétriques de l'unité de salaire aux va-et-vient de la demande globale il est inévitable que les mouvements de cette unité soient tous ascendants, comme il est nécessaire qu'une roue à cliquets tourne toujours dans le même sens.Pourquoi, demandera-t-on, les prix ne sont-ils pas stabilisés même aux hauts niveaux de l'emploi par DES RÉSERVES DE BIENS RÉELS ? La réponse est fournie par Keynes dans le Treatise on Money. DU FAIT DE LEUR STRUCTURE MONÉTAIRE, NOS ÉCONOMIES ONT HORREUR DES STOCKS. En l'absence d'un volant régulateur de marchandises, les prix ne peuvent donc y être stabilisés que par un volant de travailleurs et d'équipement inemployés, c'est-à-dire parles fluctuations d'un niveau insuffisant de l'emploi.Dans les dernières années de sa vie Keynes pressentait qu'il ne serait pas possible de concilier le plein emploi avec la stabilité des prix. Vingt ans plus tard les dirigeants politiques semblent le découvrira leur tour. M. Callaghan, Chancelier de l'Échiquier, et M. Pompidou ont fait des déclarations en ce sens, respectivement en novembre 1967 et en janvier 1968. Dès l'année 1951, un des disciples les plus illustres de Keynes, Abba Lerner, estimait dans son livre Economics of Employment que la moyenne des salaires devrait être stabilisée par une action syndicale bu gouvernementale pour que le plein emploi pût être atteint. C'est de la même idée que s'inspire la Politique dite des Revenus, qui tend à soumettre les salaires au contrôle des autorités, ainsi que les profits, les rentes et les autres revenus. Cette Politique, en paralysant le mécanisme des prix, nous paraît propre à causer plus de pertes du côté du rendement que de gains du côté de l'emploi. C'est un paradoxe, à nos yeux révélateur, que la Théorie Générale, dont tant de pages attestent le profond attachement de Keynes à l'individualisme et aux libertés, ait conduit à des méthodes aussi attentatoires à ces principes. Ladite Théorie, il est vrai, contient également des anathèmes répétés contre le « laissez faire ». En bonne logique ces anathèmes auraient dû être dirigés contre la monnaie de crédit ; mais ils ne pouvaient l'être, de toute évidence, dans une théorie fondée sur l'usage d'une telle monnaie.L'on trouve pourtant dans la Théorie Générale une vérité qui nous paraît être le principe de toute science monétaire. Elle n'y figure pas sous la plume de Keynes, mais sous celle d'un historien orthodoxe, Heckscher, qui est cité dans ces termes : « La fuite devant les biens réels est, dans une économie monétaire, l'attitude la plus normale de l'homme naturel » (p. 346). L'évasion hors des biens réels (il vaudrait mieux dire hors des biens déterminés), puisqu'elle est impossible en régime de troc, est en effet spécifique des économies monétaires. Mais elle n'est dangereuse pour l'emploi que si elle mène à l'impasse d'un métal précieux ou aux abstractions de la monnaie de crédit. Elle aurait peu de conséquence si elle conduisait à une monnaie elle-même constituée de biens réels, susceptibles d'être produits et consommés. Dans ce cas, la monnaie serait un investissement en stocks liquides en même temps qu'un moyen d'épargne. L'égalité de l'épargne et de l'investissement serait maintenue dans l'ensemble de la communauté sans requérir les fluctuations du revenu global et de l'emploi, qui en sont le facteur nécessaire quand la monnaie est fiduciaire. En d'autres termes, la fuite devant les biens réels n'est génératrice de chômage que lorsque l'expansion monétaire est impropre à fournir assez d'emploi, soit parce qu'elle est limitée par des causes physiques, comme dans le cas de la monnaie or, soit parce qu'elle risque de faire monter excessivement les salaires et les prix comme c'est le cas, nous l'avons vu, de la monnaie de crédit. La clef du plein emploi ne doit donc pas être cherchée dans l'expansion monétaire, ni dans la Politique des Revenus, ni dans les autres expédients déduits de la Théorie Générale. Elle se trouve, à notre avis, dans l'abandon de cette institution empirique, injuste et inefficace qu'est la monnaie de crédit et son remplacement par une monnaie rationnelle, adaptée à ses fonctions économiques et sociales. Puisse l'ouvrage de Keynes aider à le comprendre. »Avril 1968. Jean de Largentaye.___________Notes :(1) Le mot prix signifie bien entendu prix de vente. Nous n'employons jamais l'expression prix de revient, mais seulement celle de coût.(2) Cf. Économie appliquée, tome XX, juillet-septembre 1967, pp. 265-318.Source : John Maynard Keynes, "Théorie générale de lemploi, de lintérêt et de la monnaie", Payot, 1988, pages 20 à 29 : deuxième note du traducteur (1968), Jean de Largentaye.
Bien amicalement.Étienne.
Étienne Chouard dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1289" \l "comment-13148" 26 décembre 2008 à 01:55Chers amis, Est-ce que nous ne sommes pas PRESQUE D'ACCORD ?____________ Paul, Nadine et quelques uns parmi nous disent : "les banques commerciales ne créent pas de monnaie : elles ne PEUVENT PAS le faire puisque LA SEULE MONNAIE qui mérite ce nom est celle émise par la banque centrale, par définition". Sous-entendu : le contraire SERAIT un véritable SCANDALE INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET D'autres parmi nous disent : "aujourd'hui, cest un fait, les banques commerciales ont le droit (mais pas la légitimité) de CRÉER À PARTIR DE RIEN (mais quand même pas sans limite) des SIGNES PORTEURS DE POUVOIR DACHAT, tout aussi efficaces dans léchange que les signes de la Banque centrale, bien que TEMPORAIRES, et tout aussi dangereux pour léconomie quand ils sont en surnombre, et également très dangereux quand ils favorisent une pénurie des signes permanents. Les banques commerciales ont obtenu ce droit de nos députés (il suffit de lire leurs bilans), mais ça nous coûte les yeux de la tête et C'EST un véritable SCANDALE INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET _____________Finalement, il y a un groupe qui dit « ce SERAIT (au conditionnel) un scandale que d'autres organes que la Banque centrale aient le droit d'émettre de la MONNAIE », alors que l'autre groupe dit que « C'EST un scandale » (à l'indicatif).Est-ce que nos points de vue sont si radicalement opposés ?... INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Bonne nuit à tous.Étienne.
#579 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5894" \l "p5894" 03-01-2009 00:27:20
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5894" \l "p5894" Message n°5894
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Des nouvelles de mes participations récentes sur le blog de Paul Jorion (suite)Troisième billet de Paul important en décembre, HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1353" « Les bons et les mauvais coupables » (27/12/2008), au cours duquel quelques échanges mémorables ont eu lieu, notamment un avec Loïc Abadie (ultralibéral et spéculateur assumé) et un autre avec Paul Jorion qui a semblé irrité au fait qu'on continue à invoquer la thèse de Jean Bayard (les banques ne prêtent pas du tout l'épargne qu'elles reçoivent en dépôt : elles créent presque toujours l'argent qu'elles prêtent).Encore une fois, je soumets mes réflexions au feu de votre critique.Cette fois, je vais commencer par le billet de Paul, qui défend le principe du prêt à INTÉRÊT et discrédite à bon compte ceux qui critiquent lintérêt avec des arguments que je trouve fort peu convaincants :
Billet de Paul Jorion du 27 décembre 2008 : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1353" « Les bons et les mauvais coupables » (27/12/2008) :« Imaginons que vous êtes persuadé que le versement dintérêts est une chose néfaste. Vous êtes parvenu à cette conclusion par le raisonnement ou en étant convaincu par les arguments de lune des religions qui prêchent ce message : le christianisme et lislam.Je précise tout de suite que je ne fais pas partie de ces personnes : je considère les intérêts comme un excellent moyen de partager dans certaines circonstances la fructification dun capital entre celui qui a avancé ce capital et celui qui la fait fructifier.Vous vous penchez sur lhistoire de léconomie et vous constatez avec tristesse que toutes les tentatives déradication des intérêts se sont soldées par un échec. Vous lancez une investigation, à la recherche des coupables.Première hypothèse : Les banques commerciales créent de la monnaie ex nihilo. Alors le mécanisme est simple : elles perçoivent des intérêts sur ces flux, et les banquiers sont responsables.Seconde hypothèse : Les banques jouent un rôle dintermédiation : elles mettent en contact ceux qui ont du capital en excès et ceux à qui il fait défaut, elles perçoivent les intérêts des emprunteurs et les reversent aux prêteurs. Elles perçoivent au passage la « marge bancaire » : elles versent moins aux prêteurs que ce quelles reçoivent des emprunteurs, la « marge » couvre leurs frais et leur assure un profit qui rémunère la fonction dintermédiation quelles procurent. Dans un système où les intérêts nexisteraient pas, la « marge bancaire » serait remplacée par une simple commission.Dans cette second hypothèse, les bénéficiaires des intérêts sont les prêteurs : les investisseurs, les épargnants, les pourvoyeurs en capital, cest-à-dire les « capitalistes ».Imaginons maintenant que vous souscriviez initialement à la première hypothèse mais que la seconde vous paraît désormais préférable. La situation est frustrante : vous cherchiez des coupables, et vous les aviez trouvés : « les banquiers », un petit groupe, aisément circonscrit et dont vous ne faites pas partie. La seconde hypothèse vous propose à la place un groupe énorme, diffus à lintérieur de lensemble de la population, allant du plus gros financier au plus petit épargnant. Pire : pour peu que vous possédiez un livret-épargne ou quelques actions, vous êtes vous-même un « petit rentier », un « petit spéculateur », cest-à-dire, lun des coupables.Souvenez vous de lété dernier : le monde était la proie de la spéculation sur le pétrole et sur lensemble des matières premières, le grain venait du coup à manquer, des émeutes de la faim éclataient en Égypte, en Côte-dIvoire, en Haïti, le monde en colère réclamait la tête des coupables. Lenquête fut lancée et on les découvrit sans trop de peine : les fonds de pension, les universités, les musées, les hôpitaux. Zut ! Même topo : les coupables nétaient pas ceux que lon attendait (espérait ?) ! »
Il y aurait un jeu qui consisterait à compter le nombre de procès dintention portés dans ces phrases, mais passons.
Étienne Chouard dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1353" \l "comment-13236" 28 décembre 2008 à 16:49Largument de la CONCURRENCE entre les banques commercialesest-il PERTINENT (et RASSURANT) ?Cher Oppossum, (Est-ce que le mot oppossum a un sens, avec deux p ?)Vous dites :
"B) Effectivement les banques commerciales ont un pouvoir exorbitant, en théorie, mais il est BORDÉ par :- la concurrence (on aura beau blablater, elle existe bien réellement)- les fuites- la nécessité de se provisionner en monnaie Banque centrale
J'ai lu ça cent fois dans les manuels, effectivement. Pourtant, depuis quelque temps, je formule en moi-même une objection, à laquelle je n'ai pour l'instant pas de réponse, mais vous m'aiderez peut-être
Je vous invite donc à blablater un peu avec moi ;-) ____________________________Pour justifier le privilège de création monétaire consenti aux banques commerciales, on met souvent en avant le fait que ce privilège nest pas sans limite. Première analogie qui me vient à lesprit : cest un peu comme si une prétendue « loi » autorisait dabominables Rapetous à venir très légalement piquer de largent dans votre poche tous les soirs, OUI MAIS PAS TOUT, donc vous voyez bien que ce nest pas si grave
Pas très convaincante, la justification de « la limite », je trouve. Passons.La limite jai failli dire la prétendue « limite » serait, selon les manuels, lexistence dune concurrence entre les banques, concurrence qui les empêcherait de faire nimporte quoi et de prêter à gogo, par exemple à des clochards (à quoi pensez-vous, espèce de séditieux ?).Comment fonctionne cette « limite » ?Si je suis une banque (disons que je suis la BNP) qui détient en gros une part de marché des DAV (les dépôts à vue, c est la monnaie) de 10% (autrement dit, sur 100 ¬ déposés, bon an mal an, 10 ¬ sont déposés chez moi BNP), alors, quand je prête 100 ¬ à un client, je crée 100 "¬ BNP" et ce client va utiliser ces ¬ pour régler ses achats et, au final, il y a 90 ¬ qui vont quitter mes comptes BNP (le passif de mon bilan) pour échouer sur les comptes de mes concurrents (le passif du bilan des autres banques, la monnaie circule). De la même façon mais en sens inverse, chaque fois que les autres banques prêtent (créent) des euros à leurs clients, bon an mal an, il y en a 10% qui font finir sur mes propres comptes (au passif de mon bilan).Donc, si nous respectons tous (nous autres les banques) nos parts de marché (si nous prêtons en respectant ces proportions), cest-à-dire si moi BNP je prête (crée) aujourdhui 10% (et pas plus) de tout ce qui a été prêté (créé) aujourdhui, alors, le soir, après la compensation, les comptes des banques entre elles seront en équilibre, personne ne devra rien à personne et donc personne naura besoin de monnaie banque centrale pour éponger un déséquilibre.Au contraire, si moi BNP, alléchée par quelques demandeurs de crédit très séduisants, jai exagéré aujourdhui et si jai beaucoup trop prêté (beaucoup trop créé), si jai par exemple prêté (créé) aujourdhui 30% de ce qui a été prêté (créé) par toutes les banques dans la journée, une grande partie de cet argent nouveau (90% de ces 30%) va fuir mes comptes alors quune moindre partie (10% seulement de lensemble des prêts de la journée, comme dhabitude) va revenir dans mes comptes, ce qui va me rendre débiteur envers les autres banques, le soir à la compensation. Or, quand une banque est débitrice envers une autre banque, elle ne peut pas payer sa collègue banque en « monnaie de singe » : moi BNP, je ne peux pas payer la Société générale en « monnaie BNP », de la monnaie que je créerais ex nihilo comme dhabitude (je ne peux pas parce que je nai pas de contrepartie à mettre en face, dans ce cas de figure)
Donc, la Société générale veut de la monnaie banque centrale en paiement de ses créances. Or, moi BNP, heureusement !, je ne peux naturellement pas créer cette monnaie banque centrale (celle qui me manque parce que jai « exagéré » en prêtant (créant) plus que ce que ma part de marché me permettait de faire). Alors, il faut que moi BNP jemprunte cette monnaie banque centrale (soit à la banque centrale elle-même, soit à une autre banque, la Société Générale si elle veut bien me la prêter, ce qui ne va pas de soi ces temps-ci), et ça va me coûter les yeux de la tête.Doù la « limite ».____________________________Mon objection : Que se passe-t-il SI, INSENSIBLEMENT, PETIT À PETIT, TOUTES LES BANQUES PRÊTENT DE PLUS EN PLUS TOUT EN RESPECTANT GROSSO MODO LEURS PARTS DE MARCHÉ RESPECTIVES (un jour plus, mais lautre jour moins) ?Dans ce cas-là, la compensation annule toutes les dettes tous les soirs, et le besoin en monnaie banque centrale reste nul pour tout le monde. Et la « planche à billets commerciale » peut ainsi progressivement et impunément tourner de plus en plus vite. Non ?À mon avis, cest ce qui se passe depuis des années et (cest mon objection) cette évolution-là (« tout le monde prête-crée de plus en plus sans que lun des prêteurs-créateurs ne dépasse ni significativement ni durablement les autres ») annule complètement largument (déjà passablement frelaté comme je lai signalé dabord) de la concurrence entre banques comme « garde-fou » salutaire, véritable « garant de la vertu » des banques commerciales créatrices de la monnaie (tu parles).Rappel : la masse monétaire augmente (sans inflation, notez-le au passage) de plus de 10% par an depuis plus de six ans sur la zone euro.Que pensez-vous de cette objection ?Au plaisir de vous lire.Étienne.___________________PS : je ne prône nullement la nationalisation des banques : à mon avis, elles connaissent mieux leur clientèle (individu par individu) que ne le ferait nimporte quelle administration et elles peuvent très bien rester privées si la puissance publique récupère le monopole de la création monétaire. Je suggère seulement de leur retirer (pour le rendre à la collectivité) ce privilège extravagant de percevoir un revenu (lintérêt) proportionnel à la somme quelles créent gratuitement de toutes pièces au moment du prêt, alors que de simples honoraires suffiraient, proportionnels au travail (très modeste en loccurrence, il me semble) effectué par les banques. Cette mesure mettrait fin à une injustice ruineuse, un revenu sans cause, une rente non nécessaire pénalisant tous les autres acteurs. PPS : sur la justification ou pas de lintérêt (lintérêt en général, et pas seulement de lintérêt perçu par les banques, bien sûr), il est évident que les dogmes religieux (que je conchie chaque matin) ne sont pas le seul socle intellectuel possible à une critique radicale de lintérêt.Limiter notre critique à cette genèse-là est réducteur au point den être déloyal : il ny a pas que des imbéciles qui dénoncent à la fois linjustice et linefficacité économique de lintérêt.Je vous prépare (mais cest long, je vais un peu tarder) des extraits significatifs de lanalyse de Maurice Allais telle quil la formulait déjà dans « Économie et intérêt » en 1947 (livre passionnant qui lui a valu le prix dit « Nobel »). Vous verrez quil appuie sa pensée sur une description méticuleuse et une critique rigoureuses de nombreux grands esprits passés (pas du tout d« extrême gauche ») ; ça va vous intéresser, cest sûr.PPPS : je sais que parfois, sur le net, LES MAJUSCULES signifient que lon crie. Mais ce nest quune convention, une convention qui a comme conséquence de nous interdire à tous lusage des majuscules, alors que les majuscules permettent aussi dattirer lattention sur un point vraiment très important. Alors, entre deux conventions, jai choisi (librement) la plus courante (en dehors de lInternet) et comme je ne crie pas, je nimagine pas quon puisse croire que je crie
Loïc Abadie dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1353" \l "comment-13244" 28 décembre 2008 à 19:31Bonsoir,Je pense aussi que le versement dintérêts (donc le crédit) est nécessaire et bénéfique. Sans eux personne de sensé naccepterait de prêter son argent et les investissements de long terme ne pourraient avoir lieu. Même en finance islamique, ces intérêts refont surface sous forme détournée (montage de capital-risque assimilables de fait à du crédit). Et ce crédit doit rester laffaire du privé, faute de quoi on donnerait aux états un droit de vie et de mort sur tous les opérateurs économiques ayant besoin du crédit
et on reviendrait bien vite aux dictatures socialistes.Pour le reste :clairement la 2ème hypothèse les banques sont de simples intermédiaires nest pour moi pas valide.Dans le cas dune banque intermédiaire, le client X ayant 10000 euros serait contacté par la banque Y. Elle lui demanderait si il est intéressé pour prêter de largent à lemprunteur Z, et si X répond oui (et seulement dans ce cas), les 10000 euros disparaîtraient de son compte pour être transférés sur le compte de Z, et en fin dopération X serait remboursé et partagerait les intérêts avec sa banque.Nous sommes alors dans un système à réserve pleine et il ny a pas de création de monnaie, juste des transferts.Dans le système actuel, la banque Y prête les 10000 euros de X sans lui demander son avis, ne lui verse au final aucun intérêt sur son compte courant, et les 10000 euros restent en théorie sur le compte de X, la banque espérant simplement quil ny aura pas trop de déposants venant réclamer au même moment leur argent. De la monnaie temporaire étant créée de toutes pièces à cette occasion, et se trouve disponible pour alimenter une spéculation excessive si elle est surabondante.Ce nest pas ce que jappelle une intermédiation. Dans une vraie intermédiation, le médiateur discute avec les deux parties, et les mouvements dargent sont clairs !Maintenant est-ce que cela fait des banques les coupables ? La réponse est pour moi non. Si le système actuel de réserve fractionnaire existe cest quil y a un large consensus social en sa faveur pour le moment. Rien ninterdit en effet à une banque de ne prêter quavec laccord des déposants, en transférant largent créé au lieu de créer de la monnaie temporaire. Dans ce système, 100% des emprunteurs peuvent faire défaut, cela ne posera pas de problèmes à la banque, et aux déposants qui ont choisi de ne pas prêter leur argent. Cest ce que jappelle une banque Rothbardienne.Si de telles banques nont pas vu le jour jusquici alors quaucune loi ne linterdit, cest quil ny avait pas de demande sociale dans ce sens : Nous approuvons donc tous de fait le système actuel !Pourquoi dailleurs chercher à tout prix un coupable (si ce nest pour se dire ce nest pas de ma faute) ?Le coupable initial (si lon peut dire) réside dans la nature grégaire des hommes (sans doute dorigine génétique et sélectionné comme avantage évolutif). Cest cette nature grégaire qui était bénéfique à lépoque paléolithique qui ne lest plus du tout dans le monde financier : elle pousse les opérateurs à acheter parce que dautres achètent et à vendre parce que dautres vendent.Ce comportement grégaire et irrationnel a été démontré par de nombreuses expériences de marchés fictifs, y compris sur des étudiants en économie à priori très avertis. Le fait dêtre libéral ne mempêche évidemment pas de reconnaître cette évidence, et la théorie des marchés rationnels nest dailleurs pas partagée par tous les libéraux (loin de là).Tout le monde est donc coupable (si lon peut dire) des excès actuels, en particulier les états qui ont poussé à lendettement et incité les banques à prendre des risques extrêmes. Mais là encore, les états ne sont au final que lémanation de la foule qui plébiscite les politiques de fuite en avant dans le crédit.Le coupable, cest la dynamique de groupe qui sempare de différentes foules : ménages, cadres des banques, responsables politiques
etc.À partir de là :- Soit on maintient le système actuel de réserve fractionnaire avec capacité de production de crédit quasi-illimitée, et de grands cycles bulles/implosion senchaîneront quelles que soient les règlementations imposées à la spéculation (lexcès de liquidité issu dun crédit incontrôlé trouvera toujours une issue où se placer).- Soit on passe à un système de réserve pleine (ou dans un premier temps, par prudence, à un système de réserve fractionnaire très encadré, avec des leverage ratios très limités pour les banques, comme jai eu loccasion de le détailler). Il y aura encore de petites bulles spéculatives (la nature humaine étant ce quelle est), mais au moins elles nauront pas la possibilité de grossir exagérément et de faire de gros dégâts vu quelles nauront pas de carburant-crédit en quantité suffisante pour cela.Sur la spéculation pour finir, je pense quil faut distinguer deux types de spéculation : - La spéculation rationnelle, qui consiste à acheter un actif sous-évalué après une étude détaillée de ses fondamentaux et du rendement quil offre, ou au contraire à vendre un actif surévalué, en recherchant des anomalies de marché par rapport aux normales historiques sur le très long terme. Cest en général ma démarche (je revendique le droit de spéculer, cest à dire de pouvoir acheter et vendre librement des actifs pour me constituer un patrimoine)Les rationnels (je pense en faire partie) vont souvent à lencontre du sentiment de foule dominant, et se méfient dès quils voient un large consensus se développer.- La spéculation irrationnelle, qui consiste à acheter un actif simplement parce quil a monté et à le vendre parce quil a baissé en dehors de toute étude fondamentale. Cest cette spéculation qui est à lorigine des bulles.
Étienne Chouard dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1353" \l "comment-13248" 28 décembre 2008 à 21:38@ Loïc,Vous dites :
« Je pense aussi que le versement dintérêts (donc le crédit) est nécessaire et bénéfique. Sans eux, personne de sensé naccepterait de prêter son argent et les investissements de long terme ne pourraient avoir lieu. »
Je pense que cest une erreur, une vraie belle erreur : en fait, LES ÉPARGNANTS NÉPARGNENT PAS POUR GAGNER UN TAUX DINTÉRÊT : ils épargnent parce quils ont trop dargent et quils ont satisfait leurs besoins ; ils épargneraient de toutes façons, quel que soit le taux. Tout taux réel positif crée une rente, un effet daubaine appelé « rente de lépargnant ». et jen ai parlé HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=887" \l "comment-9291" dans ce message du 30 octobre, avec une citation de Maurice Allais et un autre de Keynes à lappui.Jaimerais savoir ce que vous pensez, Loïc, de cette thèse de la rente de lépargnant, effet daubaine non nécessaire.Amicalement.Étienne.__________________Rappel de mes deux citations : La première vient du gros livre qua écrit Maurice Allais au sortir de la guerre (et qui lui a valu plus tard le "Prix Nobel"), « Économie et intérêt », page 101 et s. :
RENTE DE L'ÉPARGNANTLorsque le taux du marché a la valeur d'équilibre Ie (fig. 1), le capital épargné par un individu donné a la valeur Ce, mais une partie de cette épargne subsisterait si le taux d'intérêt du marché était inférieur à Ie. Il en résulte pour l'épargnant une rente. HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/RenteDeLepargnant_MauriceAllaisP101.jpg" Figure 1 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/RenteDeLepargnant_MauriceAllaisP101bis.jpg" Figure 2En effet, la quantité dC que l'épargnant aurait consenti à capitaliser pour un revenu annuel IdC est en fait capitalisée pour un revenu annuel IedC.Il en résulte pour lui un revenu gratuit, égal à l'intégraleR = Surface hachurée IoIeMe que nous appellerons rente de l'épargnant.Certains économistes ont prétendu que l'intérêt perçu IC était la rémunération de l'effort d'abstinence réalisé par l'épargnant en portant son capital de la valeur C0, qu'il aurait si le taux d'intérêt était nul, à sa valeur d'équilibre Ce. On voit en fait que cette rémunération est généralement beaucoup plus élevée que le sacrifice réel ainsi consenti, dont la valeur est égale à la surface C0CeMe correspondant à la rémunération de la seule épargne marginale et on comprend les paroles indignées de Lassalle, devant certaines thèses extrêmes des théoriciens de l'abstinence" : «L'intérêt du capital est la récompense de la privation ! Admirable parole, parole qui vaut son pesant d'or ! Les millionnaires européens, les ascètes, les pénitents hindous, les stylistes perchés sur une jambe en haut de leur colonne, les bras tendus, le corps penché, la mine blême, tendant vers le peuple leur écuelle pour recueillir la récompense de leurs privations ! Au milieu d'eux et dominant tous les pénitents, le pénitent des pénitents : la firme Rothschild !».Rente de l'épargnant et rente du consommateur.En réalité, il ne faut voir dans la rente de l'épargnant qu'un cas particulier de la rente dont bénéficie tout individu lorsqu'il participe au marché. En effet, un individu (X) poursuit l'échange d'un bien (A) contre un bien (B) tant que, compte tenu du taux d'équivalence du marché, les quantités reçues de (B) ont pour lui plus de valeur que les quantités données de (A) et arrête cet échange lorsque son taux d'équivalence psychologique devient égal au taux d'échange du marché. Il en résulte que toute opération économique librement effectuée laisse à l'agent qui le poursuit un revenu gratuit, une rente, puisqu'il n'y a équivalence psychologique entre les quantités reçues et les quantités fournies qu'à la marge et que tant que cette limite n'est pas atteinte l'agent considéré retire un avantage de l'échange.La rente de l'épargnant en tant que revenu gratuit n'est donc pas un phénomène propre à l'épargne et elle est absolument, analogue à la rente du consommateur pour lequel la valeur psychologique moyenne des biens acquis est toujours supérieure à celle des sommes dépensées pour les acquérir, la différence pouvant être considérable, ou à la rente du travailleur pour lequel la valeur psychologique du salaire est toujours supérieure à celle du travail fourni.Si donc, et comme nous l'avons montré, il serait faux de soutenir que l'intérêt perçu n'est que la stricte rémunération de l'effort d'épargne, il serait tout aussi injustifié de s'indigner du caractère de revenu gratuit d'une partie des intérêts touchés, alors que ce même caractère s'attache aux achats du consommateur, aux revenus du travailleur et d'une manière générale à tout acte économique et quelque justes qu'elles puissent être, en tant que critiques de certaines théories de l'abstinence, les observations de Lassalle ne sauraient être retenues en aucune façon dans la forme qui leur a été donnée en tant qu'arguments tendant à mettre en cause la justification sociale du prêt à intérêt (2)._____________(2) Toutefois, il est bien certain que s'il n'y a, entre la rente du consommateur ou du travailleur et la rente de l'épargnant, aucune différence de nature, il peut y avoir dans certains cas une différence d'échelle. Ainsi, il n'y a guère de comparaison possible entre la rente du travailleur pour lequel le salaire correspondant à un travail donné perçu sur la base d'un salaire unitaire égal à sa valeur psychologique marginale peut être cinq à dix fois supérieur à sa valeur psychologique moyenne, et la rente du milliardaire américain qui, sur la base d'un taux d'intérêt pur de l'ordre de 4%, perçoit 40 millions d'intérêts pour une épargne qu'il ne modifierait guère si le taux d'intérêt pur du marché devenait nul.Source : Maurice Allais, « Économie et intérêt » (p 101 et s.), 1947, réédité par les Éditions Clément Juglar en 1998.
============================== La seconde explication sur la rente de lépargnant que je voudrais vous signaler est tirée dune perle, une pure merveille :
Note finale (point II) de la « Théorie générale de lemploi, de lintérêt et de la monnaie » de Keynes (p. 366 et s chez Payot) :II« Mais il y a une seconde partie de notre analyse dont les conséquences sont beaucoup plus importantes pour l'avenir des inégalités de fortune ; c'est notre théorie du taux de l'intérêt. On justifiait jusqu'ici une certaine élévation du niveau de l'intérêt par la nécessité de fournir à l'épargne un encouragement suffisant. Mais nous avons démontré que le montant effectif de l'épargne est rigoureusement déterminé par le flux de l'investissement et que l'investissement grossit sous l'effet d'une BAISSE du taux de l'intérêt, pourvu qu'on ne cherche pas à le porter au delà du montant qui correspond au plein emploi. La politique la plus avantageuse consiste donc à faire BAISSER le taux de l'intérêt par rapport à la courbe de l'efficacité marginale du capital jusqu'à ce que le plein emploi soit réalisé.Ce critère conduira, sans aucun doute, à un taux de l'intérêt beaucoup plus faible que celui qui a régné jusqu'ici, et pour autant qu'on puisse faire des conjectures au sujet des courbes de l'efficacité marginale qui correspondent à un équipement en capital de plus en plus développé, il y a lieu de croire que le maintien plus ou moins continu d'une situation de plein emploi exigera une baisse profonde du taux de l'intérêt, sauf toutefois si dans la communauté tout entière (État compris) il se produit une forte variation de la propension à consommer.Nous sommes convaincu que la demande de capital est strictement limitée, en ce sens qu'il ne serait pas difficile d'accroître l'équipement jusqu'à ce que son efficacité marginale tombe à un chiffre très faible. Ceci ne veut pas dire que l'usage des biens de capital ne coûterait presque plus rien, mais seulement que le revenu qu'on en tirerait aurait tout au plus à couvrir la dépréciation due à l'usure et à la désuétude, et une certaine marge destinée à rémunérer les risques ainsi que l'exercice de l'habileté et du jugement. En bref, les biens durables de même que les biens éphémères fourniraient au cours de leur existence un revenu global couvrant tout au plus le coût du travail nécessaire à les produire, augmenté des coûts de l'habileté et de la surveillance et d'une allocation correspondant aux risques.**************************************Cet état de choses serait parfaitement compatible avec un certain degré d'individualisme. Mais il n'en impliquerait pas moins LEUTHANASIE DU RENTIER ET PAR SUITE LA DISPARITION PROGRESSIVE DU POUVOIR OPPRESSIF ADDITIONNEL QUA LE CAPITALISTE D'EXPLOITER LA VALEUR CONFÉRÉE AU CAPITAL PAR SA RARETÉ. L'INTÉRÊT NE RÉMUNÈRE AUJOURD'HUI AUCUN SACRIFICE VÉRITABLE non plus que la rente du sol. Le détenteur du capital peut obtenir un intérêt parce que le capital est rare, de même que le détenteur du sol peut obtenir une rente parce que le sol est rare. Mais, tandis que la rareté du sol s'explique par une raison intrinsèque, il n'y a aucune raison intrinsèque qui justifie la rareté du capital. **************************************Une raison intrinsèque de cette rareté, plus précisément un sacrifice véritable que seule pourrait faire consentir l'offre d'une récompense sous forme d'intérêt, nexisterait que dans le cas où la propension individuelle à consommer savérerait assez forte pour que l'épargne nette en situation de plein emploi devienne nulle avant que le capital fût suffisamment abondant. Et, même dans ce cas, les Pouvoirs Publics auraient encore la ressource d'entretenir une épargne commune assez importante pour permettre au capital de se développer jusqu'à ce qu'il cessât d'être rare.La généralisation de la rente nous paraît constituer une phase intermédiaire dans l'évolution du capitalisme ; elle prendra fin lorsqu'elle aura rempli son objet. Et la disparition de la rente du capital entraînera bien d'autres changements radicaux dans ce régime. Le grand avantage du programme que nous préconisons, c'est que la disparition du rentier ou du capitaliste sans profession n'aura rien de soudain, qu'elle n'exigera aucun bouleversement, qu'elle résultera de la simple persistance pendant un certain temps de l'évolution graduelle que la Grande-Bretagne a connue récemment.Pratiquement on pourrait se proposer (tout ceci n'a rien d'irréalisable) d'abord d'augmenter l'équipement jusqu'à ce que le capital cesse d'être rare, de manière à supprimer la prime attribuée au capitaliste sans profession ; ensuite de créer un système de taxation directe obligeant les financiers, les entrepreneurs et les autres hommes d'affaires à mettre au service de la communauté à des conditions raisonnables leur intelligence, leur caractère et leurs capacités professionnelles (ces hommes d'affaires aimant certainement assez leur métier pour consentir à travailler à bien meilleur compte qu'à présent).Il faut avouer cependant que l'expérience seule peut indiquer dans quelle mesure il convient d'orienter la volonté publique, telle qu'elle s'exprime par la politique du Gouvernement, vers le renforcement de l'incitation à investir; et dans quelle mesure il est possible d'accroître la propension moyenne à consommer sans risque de séloigner de lobjectif consistant à dépouiller le capital de sa valeur de rareté en l'espace d'une ou deux générations. On constatera peut-être que la propension à consommer est si facilement renforcée par le déclin de lintérêt que le plein emploi peut être réalisé moyennant un flux dépargne et par suite une vitesse daccumulation à peine plus grands quaujourdhui. Dans ce cas l'augmentation des taxes sur les gros revenus et sur les grosses successions pourrait avoir l'inconvénient d'abaisser le flux d'investissement correspondant au plein emploi très au-dessous du niveau qui existe en fait à l'heure actuelle. Nous ne songeons pas à nier qu'une telle conséquence soit possible, voire même probable. Il serait téméraire en ce domaine de prédire la réaction de l'homme moyen en face de circonstances nouvelles. Cependant, si l'on pouvait sans difficulté assurer approximativement le plein emploi par une légère augmentation du flux d'investissement actuel, on aurait déjà résolu un problème essentiel. Et il resterait à fixer par une décision séparée l'ampleur et les modalités des restrictions de consommation qu'il serait juste et raisonnable d'appeler la génération actuelle à consentir afin que ses successeurs puissent bénéficier le moment venu d'un état de plein investissement. »Source : John Maynard Keynes, 1883-1946 , « Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie » (1936), « Notes finales sur la philosophie sociale à laquelle la théorie générale peut conduire » HYPERLINK "http://classiques.uqac.ca/classiques/keynes_john_maynard/theorie_gen_emploi/theorie_emploi.html" Université du Québec À Chicoutimi et Édition Payot 2005.
oppossum dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1353" \l "comment-13251" 28 décembre 2008 à 22:57 Voilà Etienne, je tente une petite réponse : 1) Vous dites :Je suggère seulement de leur retirer (pour le rendre à la collectivité) ce privilège extravagant de percevoir un revenu (lintérêt) proportionnel à la somme quelles créent gratuitement de toutes pièces au moment du prêt, alors que de simples honoraires suffiraient, proportionnels au travail (très modeste en loccurrence, il me semble) effectué par les banques. Cette mesure mettrait fin à une injustice ruineuse, un revenu sans cause, une rente non nécessaire pénalisant tous les autres acteurs. Et bien sachez que sur ce point, je suis plutôt daccord avec vous. Cest un prélèvement indu.Même si dans les faits, je me demande si, après examen attentif de leur frais, on en tirerait beaucoup (car ce coefficient des réserves fractionnaires est-il toujours utilisé à son maximum ?).Par ailleurs, des prélèvements indus, des prix mal fixés, des impôts imbéciles, des gaspillages, il y en a légion.Mais enfin je suis daccord avec vous.Mais je doute que pour vous, cette suggestion que vous faites, ne soit lessentiel de la restauration de la puissance de lÉtat dans le processus de création monétaire : Si ? Alors, cest finalement presque trop raisonnable non ? 2) Néanmoins, vous semblez très critique sur le principe même de lintérêt :il ny a pas que des imbéciles qui dénoncent à la fois linjustice et linefficacité économique de lintérêt, dites-vous.Je nai pas dopinion sur le sujet très précise et si je navais pas constaté, comme vous, que la nature humaine est contrastée, je pencherais du côté du gratuit, du beau et de lémotion. Mais moi même je sais que je ne suis pas parfait.Par conséquent, lidée dun intérêt, qui ne serait pas de lusure, me parait intuitivement sage, normale, prudente. Je dirais même que si largent était sans intérêt, le fait dépargner perdrait de son attrait
Quant au fait de prêter (cest-à-dire prendre tout de même un risque), alors là il na plus aucun intérêt -cest le cas de le dire- .Ce qui est sûr cest quon se priverait dun des moyens de contrôler le crédit !3) Dans le problème que vous posez (situation où toutes les banques créeraient de + en + dargent, mais de façon proportionnelle à leur taille pour ne pas se gêner), effectivement largument de la concurrence comme moyen de les brider dans la quantité de monnaie émise tombe en partie. Mais je vous objecterai quen fin de compte, la diversité des banques et donc leur concurrence, est plutôt un frein à ce que lune dentre elle devienne hégémonique, ce qui représenterait un danger indéniable.Quant bien même la règle des réserves fractionnaires nexisterait pas, les banques ne peuvent tout de même pas créer à linfini de la monnaie si personne ne vient emprunter ! Le risque dun accroissement sans limite nexiste pas : la société a des limites dans labsorption de crédit !Vous avez raison de dire quil a eu effectivement trop de crédit consenti, mais cela sest passé ainsi parce que les taux étaient trop bas et que lemprunt est devenu une opération courante , une sorte de façon culturelle de vivre : on achète et on consomme à crédit , on investit à crédit , on équilibre les budgets publics par le crédit ! Les banques non fait que faire boire un âne qui avait décidé de boire
bien entendu, elles en étaient réjouies ! Donc, je suis daccord avec vous. Mais le risque identifié nest pas le bon, daprès moi.Ma défense des banques privés ne mempêche pas de penser que la création monétaire devrait être mieux contrôlée ou plutôt que cette création ne devrait pas avoir pour seule logique de faire un profit excessif du côté des banques : ainsi elles ne seraient donc pas tentés de pousser les gens à lendettement (consommation / investissement). Oui voilà, jai bien formulé ma pensée. Qui vous rejoint quelque part Étienne, je crois. PS/ Je ne parle même pas des outils de pure spéculation (qui sont la conséquence de largent pas cher de la Fed, mais qui ensuite deviennent une raison supplémentaire den créer) quon devrait interdire et basta.
Étienne Chouard dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1353" \l "comment-13256" 29 décembre 2008 à 00:36Oppossum,Vous dites : "Je dirais même que, si largent était sans intérêt, le fait dépargner perdrait de son attrait
"Cette vision est probablement une erreur : voyez HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1353" \l "comment-13248" mon message de 21h38 : l'élasticité de l'épargne par rapport aux taux d'intérêt est faible : quand les taux changent, la propension à épargner ne change pas. Le taux d'intérêt réel (attention, le taux réel, c'est le seul qui compte et c'est la partie du taux qui dépasse le taux de l'inflation) est une rente non nécessaire. Vous dites ensuite : "quant au fait de prêter (cest-à-dire prendre tout de même un risque), alors là il na plus aucun intérêt cest le cas de le dire- ."D'où viendrait que seule l'épargne puisse être prêtée ? Nest-il pas possible de créer (ex nihilo) la monnaie quon a besoin de prêter (où le nom quon voudra bien donner ici à ces nouveaux moyens de paiement, peu importe lequel) ?D'ailleurs, HYPERLINK "http://www.bayard-macroeconomie.com/lamonnaie.htm" selon Jean Bayard, les banques n'ont pas du tout le droit de prêter l'épargne déposée chez elles (cet argent ne leur appartient pas et cette épargne bancaire est neutralisée dans ce qu'il appelle des « parkings monétaires : elles doivent créer de la monnaie (en proportion de cette épargne) pour la prêter. »)Amicalement.Étienne.______________PS : vous ne mavez pas dit.Quest-ce que signifie oppossum ?PPS : quant à la prétendue protection contre lhégémonie qui est censée nous être apportée par la concurrence entre les banques, avez-vous remarqué comme, en pleine crise épouvantable, la principale priorité des banques, même avec largent des contribuables, cest de racheter leurs concurrents en difficulté, devenant ainsi des monstres de plus en plus dangereux. Il me semble dailleurs que les personnes physiques feraient bien, avant dy laisser leur liberté et même leur peau, de se préoccuper de la taille monstrueuse que prennent leurs propres créatures, les « personnes morales » ; enfin le jeu de mot tombe mal puisque HYPERLINK "http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=17216" les personnes morales (les corporations) sont probablement les êtres les plus immoraux, les plus cyniques, que la terre ait jamais portés. Je pense que les intérêts vitaux des personnes morales sont contraires même à ceux de leurs membres.En tout cas, je nai AUCUNE confiance dans des acteurs privés, quels quils soient, pour gérer la monnaie, bien public inaliénable, comme lair et leau. Aucune institution ne peut être mieux contrôlée que lÉtat
Ne souriez pas, on peut faire mieux que par le passé, si on ne néglige pas lessentiel : lÉtat est loutil collectif le plus facile à contrôler à condition, bien sûr, que les citoyens imposent une véritable Constitution et donc un processus constituant de qualité (cest-à-dire des constituants désintéressés, surtout pas à la fois juges et parties), doù limportance décisive de ma bagarre
Dun certain point de vue, je rejoins les ultralibéraux qui se méfient de lÉtat comme de la peste (car je crains, moi aussi, le Léviathan, qui est capable de nous écraser sans sen apercevoir, simplement en se retournant, sinquiétait Alain), mais la solution néolibérale qui consiste à dépouiller lÉtat de toutes ses prérogatives (pour quil ne puisse plus nuire, il y a une certaine logique) conduit finalement à la loi de la jungle cest-à-dire à la négation de la liberté pour le plus grand nombre et la liberté pour les plus forts seulement. Ce « libéralisme »-là est une escroquerie. Au lieu de cela, selon moi, un État fort mais tenu à la gorge par une vraie Constitution c'est-à-dire une Constitution non écrite par lui et surtout une Constitution HORS DE PORTÉE pour lui, AU-DESSUS de lui (même les traités ne pourraient venir à bout de cette Constitution véritable), cet État fort placé à tout moment sous le contrôle sourcilleux des citoyens pour servir lintérêt général, serait bien plus libéral que lÉtat-peau-de-chagrin que nous imposent (sans débat) les néolibéraux depuis 25 ans, État réduit bientôt à ses fonctions de police, de justice et darmée, misère totalitaire pour le seul service des privilégiés et aux dépens du plus grand nombre. Lidée libérale a été dévoyée. On ne sen sortira pas, ni en matière monétaire et financière, ni en aucune matière décisive, sans se réapproprier le processus constituant, au niveau des simples citoyens.
Attention : échanges importants (avec Loïc et Paul) :
Loïc Abadie dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1353" \l "comment-13262" 29 décembre 2008 à 04:51 À Etienne LES ÉPARGNANTS NÉPARGNENT PAS POUR GAGNER UN TAUX DINTÉRÊTCest sans doute vrai que lépargne est peu sensible aux taux (et beaucoup plus à la confiance des ménages en lavenir à long terme), mais quel rapport avec la question des banques ou du crédit ?Nous épargnons par exemple pour nous protéger de lavenir quand il nous semble menaçant, ou bien pour préparer des projets futurs.Si il ny a plus de taux dintérêt sur les prêts, jépargnerai encore, évidemment : Je pourrai placer mon capital dans de limmobilier pour avoir un loyer, ou dans des actions qui rapportent un rendement (et éventuellement une perspective de plus-value)Par contre je refuserai de prêter à qui que ce soit mon argent vu que cela ne me rapportera plus rien. Tout le monde (ou quasiment) fera comme moi et plus aucune entreprise, plus aucun ménage ne trouvera alors de quoi emprunter.Si on interdit le rendement (loyers ou actions), cela revient à rendre inutile la possession dun capital. Cest un cauchemar socialiste (ou une utopie 68-arde, ce qui revient au même), dans lequel toute inégalité serait supprimée. Certains utopistes rêvent dun monde sans inégalité, mais il faut bien en voir les conséquences pratiques : Dans ce cas de figure, je madapterai simplement à ce système en en faisant le moins possible : je choisirai simplement le travail demandant le moins de responsabilité, que je ferai sans aucune motivation (ou que je ne ferai pas si cest possible)
et la majorité des opérateurs agiront comme moi (il y aura toujours 1 ou 2% didéalistes purs et durs), se comportant en boulets inertes. Une société de ce type péricliterait rapidement (ou dériverait vers une dictature parce quil faudra une hiérarchie féroce pour obliger les gens totalement démotivés à travailler quand même, avant de péricliter).Bien entendu, jaurai fui bien avant cela vers un pays nayant pas adopté de telles mesures, qui lui progressera bien plus vite (ses citoyens étant plus motivés) et qui sera bien vite en mesure de dicter ses conditions aux pays ayant choisi limpasse égalitaire et une solution aussi extrémiste que la suppression de la rente.
Étienne Chouard dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1353" \l "comment-13276" 29 décembre 2008 à 12:57Cauchemar socialiste supposé et cauchemar capitaliste avéré
combien de poids pour deux mesures ?Loïc,Je reprends votre message point par point, pour ne pas être trop long. Je mets ce que vous me dites « entre guillemets et en italiques », et je vous réponds [entre crochets].« LES ÉPARGNANTS NÉPARGNENT PAS POUR GAGNER UN TAUX DINTÉRÊT : Cest sans doute vrai que lépargne est peu sensible aux taux (et beaucoup plus à la confiance des ménages en lavenir à long terme), mais quel rapport avec la question des banques ou du crédit ? »[Pour moi, ce sont deux questions distinctes, mais cest Paul, dans son billet, qui suppose que les deux questions sont liées, non ?]_______« Nous épargnons par exemple pour nous protéger de lavenir quand il nous semble menaçant, ou bien pour préparer des projets futurs. » [Nous sommes daccord : une motivation importante de lépargne, tels des écureuils, est de mettre de côté du pouvoir dachat, en prévision des mauvaises périodes, toujours à craindre.MAIS, cette légitime précaution nemporte PAS DU TOUT avec elle LE DROIT À "RÉCOLTER" PLUS (SANS TRAVAILLER) QUE CE QUON A ÉPARGNÉ, ce surplus étant forcément réalisé sur le dos de ceux qui travaillent, jusquà démonstration du contraire. Et cest bien là que nous divergeons, je pense.Je sais bien que ce revenu facile (sans travail) vous semble une évidence, parce que les épargnants ont pris LHABITUDE de gagner plus que ce quils ont économisé, en attendant simplement que le temps qui passe fasse grossir leur tas dor, tout seul, sans travail, mais toutes les habitudes ne sont pas forcément bonnes, ni légitimes. Essayez de trouver le fondement moral, la justification de ce gain sans travail, ce nest pas si simple. Et si vous repoussez largument moral, comme si la morale navait pas sa place en économie (on entend ça souvent, je ne sais pas ce que vous en pensez), pouvez-vous donner une justification à ce cynisme (la philosophie égoïste par excellence) ? Paix et morale sont-elles dissociables ?De mon point de vue, le seul intérêt défendable pour lépargne, cest celui qui protège lépargne de l'injustice de lérosion monétaire, cest donc un intérêt dont le taux ÉGALE celui de linflation, sans le dépasser, ce qui donne un taux RÉEL NUL.]_______« Si il ny a plus de taux dintérêt sur les prêts, jépargnerai encore, évidemment : je pourrai placer mon capital dans de limmobilier pour avoir un loyer, ou dans des actions qui rapportent un rendement (et éventuellement une perspective de plus-value) » [Votre habitude de gagner de largent sans travailler vous fait chercher dautres combines présentant les même propriétés, on peut le comprendre, mais sil ny avait plus AUCUN moyen de gagner de largent sans travailler soi-même (sous-entendu, en faisant travailler les autres à sa place), vous feriez, je pense, [b]contre mauvaise fortune bon cur[/i] et vous vous contenteriez très normalement du juste fruit de votre PROPRE travail (une épargne protégée de lérosion monétaire, et pas plus), et si vous aviez besoin de plus dargent, vous feriez enfin comme tout le monde : vous vous mettriez au travail (un vrai travail qui crée de la richesse)
Et ce ne serait que JUSTICE.Pour montrer quon peut dire tout ça sans être un « extrême gauchiste » au couteau entre les dents, jinsisterai sur la formulation de Keynes lui-même (grand bourgeois libéral, grand spéculateur et profondément anticommuniste), formulation que jaime bien, à la fin de sa théorie ; je vous la signale à nouveau parce je ne suis pas sûr que vous layez bien lue :
[Cest Keynes qui parle, mais cest moi qui souligne. ÉC]« La généralisation de la rente nous paraît constituer une phase intermédiaire dans lévolution du capitalisme ; elle prendra fin lorsquelle aura rempli son objet. Et la disparition de la rente du capital entraînera bien dautres changements radicaux dans ce régime. Le grand avantage du programme que nous préconisons, cest que la disparition du rentier ou du CAPITALISTE SANS PROFESSION naura rien de soudain, quelle nexigera aucun bouleversement, quelle résultera de la simple persistance pendant un certain temps de lévolution graduelle que la Grande-Bretagne a connue récemment.Pratiquement on pourrait se proposer (tout ceci na rien dirréalisable) dabord daugmenter léquipement jusquà ce que le capital cesse dêtre rare, de manière à supprimer la prime attribuée au capitaliste sans profession ; ensuite de créer un système de taxation directe OBLIGEANT LES FINANCIERS, LES ENTREPRENEURS ET LES AUTRES HOMMES DAFFAIRES À METTRE AU SERVICE DE LA COMMUNAUTÉ À DES CONDITIONS RAISONNABLES LEUR INTELLIGENCE, LEUR CARACTÈRE ET LEURS CAPACITÉS PROFESSIONNELLES (ces hommes daffaires aimant certainement assez leur métier pour consentir à travailler à bien meilleur compte quà présent). »(Source : John Maynard Keynes, 1883-1946 , « Théorie générale de lemploi, de lintérêt et de la monnaie » (1936), « Notes finales sur la philosophie sociale à laquelle la théorie générale peut conduire » HYPERLINK "http://classiques.uqac.ca/classiques/keynes_john_maynard/theorie_gen_emploi/theorie_emploi.html" Université du Québec À Chicoutimi et Édition Payot 2005.)
Façon élégante, pour ce génie, de dire que les rentiers sont oisifs, que ce sont des parasites qui vivent sans travailler aux crochets de ceux qui travaillent, que leur rente, contrairement à ce que vous prétendez, ne les encourage pas du tout à travailler mais au contraire, précisément, les DISSUADE de « mettre leur intelligence et leurs capacités au service de la communauté », aux dépens de tous ceux qui, eux, sont condamnés aux travaux forcés (à leur service). ]_______« Par contre je refuserai de prêter à qui que ce soit mon argent, vu que cela ne me rapportera plus rien. Tout le monde (ou quasiment) fera comme moi et plus aucune entreprise, plus aucun ménage ne trouvera alors de quoi emprunter. » [Vous refuserez de prêter votre bel argent et on sen passera sans problème puisquon sait désormais depuis que la monnaie est totalement dématérialisée créer ex nihilo largent dont on a besoin pour financer les investissements productifs. Vous garderez votre argent et il ne manquera à personne.]_______« Si on interdit le rendement (loyers ou actions), cela revient à rendre inutile la possession dun capital. Cest un cauchemar socialiste (ou une utopie 68-arde, ce qui revient au même), dans lequel toute inégalité serait supprimée. Certains utopistes rêvent dun monde sans inégalité, mais il faut bien en voir les conséquences pratiques : » [Est-ce que ce serait si grave que la possession dun capital devienne inutile ?Imaginez que le « cauchemar socialiste » (supposé) qui vous fait si peur à vous qui vivez du travail des autres est un « rêve de libération » pour ceux qui, aujourdhui, travaillent à votre place.Je vous signale, au cas où vous viviez dans une bulle, que notre réel quotidien à tous ceux qui travaillent et ont peur précisément de perdre ce travail qui est leur seul moyen de survivre, ce réel est bien le « cauchemar capitaliste » avéré (pas supposé).Mais il faut être du côté des damnés de la terre (dans la famille des licenciés boursiers, par exemple), semble-t-il, pour sen apercevoir.]_______« Dans ce cas de figure, je madapterai simplement à ce système en en faisant le moins possible : je choisirai simplement le travail demandant le moins de responsabilité, que je ferai sans aucune motivation (ou que je ne ferai pas si cest possible)
et la majorité des opérateurs agiront comme moi (il y aura toujours 1 ou 2% didéalistes purs et durs), se comportant en boulets inertes. » [Je vais me dispenser de commenter ces projets personnels qui parlent deux-mêmes.] _______« Une société de ce type péricliterait rapidement (ou dériverait vers une dictature parce quil faudra une hiérarchie féroce pour obliger les gens totalement démotivés à travailler quand même, avant de péricliter). » [Je connais un bon moyen déviter toute dictature (ça sappelle une Constitution, une vraie), mais jen ai largement parlé ces temps-ci, je ny reviens pas. Les « constitutions » « communistes » nen sont pas, pas plus que les « constitutions » « démocratiques » : aucune na été écrite avec le minimum de précautions pour éviter les tricheries éhontées des « représentants » contre lintérêt des citoyens. Par exemple, la Constitution soviétique de 1918, que jai sous les lunettes, a été écrite par
le parti
(après avoir dissous lassemblée constituante dès quelle a résisté à Lénine
) Je ne vois aucune fatalité inévitable dans ces abus de pouvoir immémoriaux : nous devons surtout bien repérer LA VRAIE SOURCE des dysfonctionnements, l'origine véritable de notre difficulté à contrôler les hommes au pouvoir : la qualité du processus constituant.]_______« Bien entendu, jaurai fui bien avant cela vers un pays nayant pas adopté de telles mesures, qui lui progressera bien plus vite (ses citoyens étant plus motivés) et qui sera bien vite en mesure de dicter ses conditions aux pays ayant choisi limpasse égalitaire et une solution aussi extrémiste que la suppression de la rente. » [Fuyez donc
Personne ne vous regrettera, si vous ne travaillez pas comme tout le monde.Je nai pas parlé dégalité, sauf peut-être dégalité devant le travail, effectivement : il sagit de traiter en PARASITES ceux qui font travailler les autres sans travailler eux-mêmes. Pour le reste, je suis profondément méritocratique : ceux qui se donnent du mal et qui sont utiles ce qui nexclut évidemment pas les petits patrons doivent être largement mieux traités que ceux qui font le minimum. Ce nest pas si difficile à organiser et cela nimpose pas nécessairement un système dextorsion injuste comme le système actuel.La suppression de la rente nest une solution « extrémiste » quaux yeux des seuls rentiers
;-) ]Étienne._______PS : si vous avez un vrai travail, si vous nêtes donc pas un rentier, tous ces reproches et toutes ces remarques ne vous concernent pas, cela va sans dire : vous voyant défendre ouvertement la rente et la spéculation, je vous ai interpellé COMME SI vous étiez un rentier pur et dur, un spéculateur professionnel, ceux quon appelait naguère les « profiteurs ». Mais cest un statut social, une posture économique, que jinterpelle, plus quune personne désignée, bien évidemment ; je nai rien contre vous ;-)
Loïc Abadie dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1353" \l "comment-13284" 29 décembre 2008 à 15:22 Lexpérience montre que lhomme cherche les failles des systèmes. Un système sans profit ne tient pas, du moins avec lhomme tel quil est.Cest une évidence
beaucoup de rêveurs dextrême-gauche et de philosophes vivant dans un monde imaginaire semblent incapables de le comprendre.Les petites tribus peuvent avoir un système sans profit uniquement parce quil est facile didentifier celui qui cherche la faille et de le rappeler à lordre. Il risque lexclusion de la tribu et a donc tout intérêt à adopter un comportement collectif si il veut rester inséré dans sa micro-société.Dans une grande société, ce nest plus le cas. Il faut trouver une autre source de motivation, qui est le profit. Sans lui, elles périclitent rapidement
toutes les tentatives de supprimer la rente se sont soldées par des échecs retentissants.La rente est une compensation évidente et indispensable : le rentier accepte de prêter son argent, ou de linvestir dans un projet. Il risque en faisant cela de perdre partiellement ou totalement sa mise. La rente est tout simplement ce quon verse en compensation de ce risque.Étienne Chouard prône un système sans rente, où les revenus du travail seraient la seule source dinégalité et de motivation possibles.Qui accepterait dans ce système de prêter de largent aux entreprises lorsquelles auraient besoin de fonds pour réaliser des projets ? Personne ! Ou plutôt si, le seul candidat qui resterait disponible serait létat, qui deviendrait rapidement tout puissant et totalitaire.Autre remarque : rien ninterdit dans nos pays lexistence dentreprises appartenant totalement aux travailleurs, où le patron ne toucherait quun salaire, et où la totalité des revenus de lentreprise irait à ses salariés. Ce sont des coopératives. On pourrait même estimer quelles disposent dun avantage théorique : le fait de ne pas avoir de rente à verser aux actionnaires leur permettrait de vendre des produits moins chers que leurs concurrents, ou de consacrer plus de moyens aux investissements.Or les coopératives ne dominent pas le paysage économique, loin de là : Cest bien la preuve que ce modèle est moins efficace dans la majorité des cas.
Je nai pas répondu à Loïc Abadie, considérant que javais déjà tout dit et quaucun élément nouveau nétait apparu.La suite est avec Paul
À suivre
#580 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5895" \l "p5895" 03-01-2009 00:46:36
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
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Des nouvelles de mes participations récentes sur le blog de Paul Jorion (suite)Suite des échanges sur le billet de Paul Jorion intitulé : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1353" « Les bons et les mauvais coupables » (27/12/2008),
Paul Jorion dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1353" \l "comment-13289" 29 décembre 2008 à 16:50 @ Étienne Chouard
selon Jean Bayard, les banques nont pas du tout le droit de prêter lépargne déposée chez elles (cet argent ne leur appartient pas et cette épargne bancaire est neutralisée dans ce quil appelle des « parkings monétaires ») Cette opinion de Jean Bayard, quaucun fait ne supporte, mérite-t-elle dêtre rapportée une fois de plus ?
Étienne Chouard dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1353" \l "comment-13329" 30 décembre 2008 à 12:17 «
quaucun fait ne supporte » ??@ Paul Jorion,Paul, HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1353" \l "comment-13289" tu me demandes : « Cette opinion de Jean Bayard, quaucun fait ne supporte, mérite-t-elle dêtre rapportée une fois de plus ? »Hum. Il y a quelquun que jaffectionne qui ma signalé récemment cette sentence remarquable que jai trouvée bien pertinente : « Il convient de ne pas violer lun des principes fondamentaux de la méthodologie scientifique, à savoir de prendre les réfutations au sérieux. »Tout à lheure, je te renverrai amicalement la question, comme si nous jouions au boomerang
;-)___________________Mais dabord, sur le fond de la thèse de Bayard, il me semble quil y a un fait important qui donne raison à Jean, un fait comptable* : Prenons un client et une épargne très courante, un LDD (livret de développement durable, ex CODEVI), par exemple, et voyons comment cette épargne pourrait « financer » un prêt (un prêt à quelquun dautre). Quand une banque « utilise lépargne dun client matérialisée sur un compte LDD pour prêter ces euros inutilisés à un autre client qui, lui, a besoin deuros, et quelle fait ainsi son travail dintermédiation » (pour utiliser comme point de départ les mots et mécanismes de la thèse adverse à celle de Jean thèse théorique quaucune écriture comptable ne confirme, que je sache ), il se trouve que les faits comptables (dans la banque*) montrent une réalité tout à fait intéressante : 1) le compte du client épargnant (le LDD) ne baisse pas dun centime (il la trouverait mauvaise, vous imaginez, le client épargnant, de voir son épargne diminuer sans son ordre), et ce client peut donc toujours, à tout moment et dans linstant, récupérer sa mise, transférer son LDD sur son DAV et donc convertir ces sommes (très légèrement) immobilisées en pouvoir dachat immédiat (chiffre au passif de la banque transmissible librement et libératoire dans les échanges), cest-à-dire en monnaie, en vraie monnaie (puisque la monnaie scripturale est un moyen de paiement équivalent aux billets dans les échanges, sauf à mériter un diplôme de capillitracteur). Ce fait comptable se traduit ainsi dans les faits courants, dans les termes de léchange réel : sur ce compte, il y a toujours de la monnaie, la monnaie épargnée.2) le compte (dépôt à vue) du client nécessiteux (lautre, celui qui a besoin dargent) augmente POURTANT, comme par magie par leffet du prêt bancaire, et ce client emprunteur dispose ainsi de ce qui lintéresse : un pouvoir dachat immédiat, matérialisé par un chiffre, à droite du bilan de la banque, un chiffre transmissible etc. quil pourra transférer librement pour payer ses divers achats. Ce fait comptable se traduit ainsi dans les faits courants, dans les termes de léchange réel : sur cet autre compte, est apparue de la nouvelle monnaie, la monnaie empruntée.Les faits sont têtus.Donc, Jean Bayard a raison : la banque ne prête nullement les sommes qui sont épargnées, mais des sommes nouvelles, forcément nouvelles, qui sappuient sur le fait que lépargne existe (cette épargne ne servant que de réserve, de garantie), mais qui ne sont pas cette épargne.Pour ce qui concerne les moyens de paiement, il ny a pas "conservation des quantités", mais augmentation. Il y a augmentation du nombre de moyens de paiement effectivement utilisables au même moment (comme il y aura prochainement diminution au moment du remboursement).
Donc, plutôt que dire, de façon simple mais inexacte : « Les banques servent dintermédiaires en prêtant largent des uns (qui ont trop dargent et qui en épargnent) aux autres (qui en manquent et qui sont prêt à en emprunter) ; et au moment des remboursements, cette monnaie qui a circulé par lintermédiaire de la banque est ensuite rendue de lemprunteur à lépargnant. » On devrait plutôt dire, ce qui correspond formellement et strictement aux écritures comptables à la banque, siège véritable de la monnaie : « Les banques servent dintermédiaires en sappuyant sur lépargne des uns (qui ont trop dargent et qui en épargnent, cest-à-dire ne sen servent pas pour consommer) pour créer de largent supplémentaire, temporairement (en proportion de lépargne déposée) et le prêter aux autres (qui en manquent et qui sont prêt à en emprunter) ; et cette monnaie temporaire sera progressivement détruite par la banque lors de chaque remboursement de lemprunteur, jusquà disparaître complètement. »
La première formulation est une approximation souvent rencontrée dans les vulgarisations à propos des banques, pour donner aux néophytes une première idée, en gros, du rôle des banques dans la société, mais ce serait une erreur de ne plus se détacher de cette présentation pédagogique, simple mais imprécise, une de celles dont les profs ont souvent besoin dans un premier temps pour accéder progressivement au réel complexe._______________Pour un PEA (plan dépargne en actions), cest très différent puisque dans ce cas de figure précis, auquel ne peut évidemment pas être réduite toute lépargne, cest le client de la banque qui donne lordre à la banque, précisément et individuellement, dacheter en son nom telle et telle action en bourse (puisque le client na pas le droit daller lui-même à la bourse), et donc son DAV baisse, sans surprise puisque cest lui qui a donné lordre du transfert (conformément au fait quil est le seul à pouvoir le décider en vertu du droit de propriété) : sa monnaie se déplace (pas de crédit =] pas de création monétaire) vers le DAV du vendeur, qui monte. Et par ailleurs, son PEA se remplit de la propriété de titres (des actions), mais ces actions ne sont pas de la monnaie puisque leur valeur nest pas liquide (pas disponible, pas librement transmissible, pas « monnaie »
). Dans le cas du PEA, donc, (et des comptes dépargne équivalents), il y a bien circulation, avec intermédiation de la banque : le compte dorigine en monnaie (DAV) se vide, un autre compte qui nest plus de la monnaie parce que trop peu liquide (PEA) se remplit, mais lautre DAV, celui du vendeur des actions, se remplit
ici, donc, la monnaie circule, il ny a pas eu de création monétaire. Il y a bien eu intermédiation de la banque et conservation des quantités, puisquil ny a pas eu de crédit.__________________________Mais Paul, puisque tu poses cette question à propos de la thèse de Jean, je reformule ta question avec mes propres lunettes (amusées) :
L'opinion que les banques commerciales ne créent pas de monnaie à l'occasion des prêts qu'elles consentent à leurs clients, opinion qu'aucun fait ne supporte (puisque plus de 90% de la monnaie** que nous utilisons tous, de fait, tous les jours, est composée précisément des dépôts à vue, DAV que la comptabilité bancaire de base*** voit gonfler mécaniquement lors des prêts et dégonfler lors des remboursements), cette opinion complètement hétérodoxe mérite-t-elle d'être rapportée chaque jour une fois de plus, sans qu'aucun document ni académique, ni pédagogique, ni politique, ni philosophique, ni comptable, ni économique ne soit jamais venu la supporter**** ?
Au-delà du clin dil affectueux du retour à lenvoyeur, il me semble quil faut répondre OUI aux deux questions, la tienne et la mienne, tant que tous les interlocuteurs intéressés et constructifs (que je suppose tous par principe de bonne foi) ne se sont pas rangés de bon gré à l'opinion commune.Toi-même, récemment, tu nous as fort bien rappelé cette forte sentence :« Il convient de ne pas violer lun des principes fondamentaux de la méthodologie scientifique, à savoir de prendre les réfutations au sérieux. »;-)Bien amicalement, et avec toute ma reconnaissance pour ta patience et ta gentillesse.Étienne.________________________* Et les faits comptables sont dune importance cardinale dans notre débat, de toute évidence, puisque plus de 90% de la monnaie cest-à-dire quasiment toute, en fait est composée décritures comptables et de rien de plus. On ne peut donc pas méconnaître la comptabilité des banques sans perdre toute chance de comprendre quoi que ce soit à la monnaie moderne, il me semble.** Tous les humains du monde, ou presque, utilisent le mot monnaie au sujet des moyens de paiement créés par les banques commerciales et utilisés par tout le monde dans les échanges, cette réalité terminologique est un fait, non ?*** Jai sous les lunettes un livre intitulé HYPERLINK "http://www.amazon.fr/Comptabilit%C3%A9-bancaire-2e-%C3%A9dition/dp/2863251910/ref=sr_1_2" « La comptabilité bancaire », (chez La revue Banque éditeur), de Jean-Marie Gélain, HEC, expert-comptable diplômé, docteur ès-sciences économiques, et qui a été, entre autres, Directeur Adjoint à la Direction des Services Comptables de la Société Générale. Ce livre est préfacé par Jean-Louis Butch, secrétaire général de la Commission bancaire, qui ne tarit pas déloges à lendroit de lauteur (jai regroupé la préface, le bilan des banques et quelques pages utiles dans HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/ComptabiliteBancaireJMGelain.pdf" ce petit fichier. Et que trouve-t-on, dans ce bréviaire de la comptabilité des banques, qui pourrait être utile dans notre débat ? Dabord, dès lintroduction (p 13), une phrase qui donne la position des experts-comptables sur la création monétaire privée : « Il faut souligner, écrit Gélain, limportance de [la règlementation des informations bancaires] (
) ce traitement particulier des banques se justifie pour plusieurs raisons fondamentales : (
) la participation à la création monétaire avec les crédits accordés à la clientèle, (
) »Cet homme a le sens de leuphémisme. On y trouve aussi, un peu plus loin (p 37), lécriture de base qui matérialise la création monétaire au moment du crédit :
2 Lutilisation du crédit par le clientÀ chaque décision de décaissement [i.e. lutilisation dune sorte de réserve qui est inscrite dans un premier temps hors bilan pour ne pas, trop vite, endetter inutilement la banque avec une somme pas encore utile. ÉC], la banque crédite le client : [Je présente lécriture sous forme de comptes en T, moins compacte que dans le livre (voir HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/ComptabiliteBancaireJMGelain.pdf" le fichier) mais plus pédagogique, je trouve, et je le fais avec les moyens du bord (jessaie de remplacer les espaces par des points pour conserver les distances). ÉC]D.........20. Crédits à la clientèle...........C-------------------------------------------------.......[Ça, cest la mémoire comptable demontant...................|...................................la créance contre le client. ÉC]..D.....251. Compte ordinaire du client.......C--------------------------------------------------........[Ça, cest la monnaie...............................|............. montant.........(le solde créditeur dun DAV). ÉC](Source : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/ComptabiliteBancaireJMGelain.pdf" « La comptabilité bancaire », (chez La revue Banque éditeur), de Jean-Marie Gélain)
La création monétaire privée utilise donc bien, simplement, deux comptes de bilan (ici, les n° 20 et 251 quon peut retrouver dans HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/ComptabiliteBancaireJMGelain.pdf" le fichier). On y trouve aussi dans le livre de Gélain ce que je cherchais depuis longtemps, et qui est finalement assez simple : lécriture qui matérialise la DESTRUCTION monétaire.Il me semblait difficile de concevoir que la banque puisse détruire la monnaie quelle avait créée alors que cette monnaie, par définition, était faite pour circuler et donc pour lui échapper vers les bilans de ses concurrents. Comment la banque avait-elle accès à cette monnaie pour la détruire, au moment du remboursement du prêt ? Cétait pour moi une des dernières énigmes. Ce livre me la expliqué, très simplement (les problèmes monétaires sont infiniment plus simples, je trouve, quand on les aborde par langle de leur support privilégié qui est la comptabilité : cest rigoureux, cest accessible, cest irréfutable, cest clair).Voici lexplication (et lécriture). Au moment du remboursement du prêt, la banque ne détruit pas exactement LA monnaie quelle avait créée au moment du prêt, mais plutôt UNE QUANTITÉ ÉQUIVALENTE de monnaie. À léchéance du crédit, par le crédit du compte qui mémorise le prêt (et qui se vide dautant), il suffit de ponctionner (débiter) le DAV du montant du capital : cette écriture interne qui vide un DAV sans en remplir un autre EST une destruction de monnaie, une disparition de chiffres porteurs de pouvoir dachat.Cest simple, je trouve ça irréfutable.
2 Lamortissement du crédit [Lamortissement, cest le remboursement. ÉC]Conformément aux conditions contractuelles fixées à lorigine avec le client, à chaque échéance la banque journalise : D..251. Compte ordinaire du client...C.......[cest le DAV (le dépôt à vue, la monnaie)--------------------------------------------------
....c.= capital remboursé. Cette monnaie disparaît.montant.[c+i].........|.....................................i.= intérêts. Cette monnaie se déplace.............................|...................................................(vers le Résultat de la banque). ÉC]..D.......20.Crédits.à.la.clientèle......C-----------------------------------------------.......[La créance de la banque (c=capital).........................|............montant.[c].............contre le client séteint. ÉC].........70. Produits dexploitation.D......bancaire Intérêts perçus.......C-----------------------------------------------...[Le client sest débrouillé pour alimenter...............................|.......montant.[i].......son DAV pour que la banque puisse...............................|............................. à la fois détruire de la monnaie (c)...............................|............................. et en déplacer une autre (i)
ÉC](Source : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/ComptabiliteBancaireJMGelain.pdf" « La comptabilité bancaire », (chez La revue Banque éditeur), de Jean-Marie Gélain)
Ce livre nest sans doute pas le plus agréable quil mait été donné de lire (je mentraîne à leuphémisme), mais il est sans doute une référence utile et je ne manquerai pas de vous signaler les autres pépites que jy trouverai probablement.**** À part le livre dHelmut Creutz, autodidacte comme Jean Bayard, et passionnant comme lui, mais aussi, franchement iconoclaste, comme lui.
Je vous signale cette couverture formidable du dernier PLAN B, disponible en kiosque pour un prix qui fait rire :
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Merci à toute léquipe du Plan B INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Le prochain relevé des aventures du père Chouard dans les terres de Jorion sera le dernier pour décembre.Étienne.
#581 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5899" \l "p5899" 03-01-2009 03:41:11
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Étienne, pour faire des tables rudimentaires il faut user les tags "code" et "/code", sous wordpress avec "", sous punBB avec "[" et "]"Par exemple:D 251. Compte ordinaire du client C [cest le DAV (le dépôt à vue, la monnaie)-------------------------------------- c = capital remboursé. Cette monnaie disparaît.montant [c+i] | i = intérêts. Cette monnaie se déplace | (vers le Résultat de la banque). ÉC]D 20. Crédits à la clientèle C-------------------------------------- [La créance de la banque (c=capital) | montant [c] contre le client séteint. ÉC] 70. Produits dexploitation.D bancaire Intérêts perçus C-------------------------------------- [Le client sest débrouillé pour alimenter | montant [i] son DAV pour que la banque puisse | à la fois détruire de la monnaie (c) | et en déplacer une autre (i)
ÉC]devient:
Code:
D 251. Compte ordinaire du client C [cest le DAV (le dépôt à vue, la monnaie)
-------------------------------------- c = capital remboursé. Cette monnaie disparaît.
montant [c+i] | i = intérêts. Cette monnaie se déplace
| (vers le Résultat de la banque). ÉC]
D 20. Crédits à la clientèle C
-------------------------------------- [La créance de la banque (c=capital)
| montant [c] contre le client séteint. ÉC]
70. Produits dexploitation.
D bancaire Intérêts perçus C
-------------------------------------- [Le client sest débrouillé pour alimenter
| montant [i] son DAV pour que la banque puisse
| à la fois détruire de la monnaie (c)
| et en déplacer une autre (i)
ÉC]
(punBB ajoute le mot "Code:", Wordpress ne le fait pas.)Cela fait qu'une police de caractères monospace soit usé, et qu'on n'ait plus besoin de remplacer les espaces par des points. La composition de la table doit se faire dans wordpad ou n'importe quel programme qui use une police de caractères monospace, bien sur. Et pour les copier coller d'un logiciel à l'autre... il faut faire un peu attention INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET .[Merci Nigun, je n'y pensais plus (j'oubliais que je suis chez moi...). Je vais changer ça. Le problème, c'est que je perds les mises en forme (les couleurs) et les liens hypertextes. Étienne (3/01, 16h45)]
#582 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5922" \l "p5922" 03-01-2009 17:05:18
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L'amérique latine continue à nous servir de laboratoire démocratique, à l'avant-garde de l'humanité qui s'émancipe des abus de pouvoir, alors qu'ici, notre paresse et notre suffisance laissent le champ libre à un totalitarisme ultra moderne qui ne dit pas son nom.
LÉquateur met la finance sur le banc des accusés et répudie sa « dette illégitime » HYPERLINK "http://risal.collectifs.net/spip.php?article2435" http://risal.collectifs.net/spip.php?article2435De passage à Genève, le vice-président Lenin Moreno confirme la volonté de Quito de ne pas rembourser un tiers de ses créances internationales.LÉquateur pourrait répudier un tiers de sa dette extérieure. Lannonce faite en novembre par le président Rafael Correa na pas surpris. La nomination lan dernier dune Commission daudit intégrale du crédit public (CAIC) avait sonné comme un avertissement : la société équatorienne na pas à rembourser les « dettes illégitimes » laissées par des gouvernements aux ordres dorganismes financiers internationaux, eux-mêmes au service des créanciers privés. Le gouvernement sest laissé jusquà mi-décembre pour analyser le rapport de la CAIC et consulter ses partenaires internationaux. Dici là, Quito a suspendu le paiement des intérêts. Prévisible, la décision nen est pas moins dimportance : ces 3,8 milliards de dollars représentent 7% du produit intérieur brut de lEquateur, un pays dont plus de la moitié des citoyens vit sous le seuil de pauvreté.Parallèlement, la décision a provoqué une hausse immédiate du « risque-pays », le coefficient déterminant le coût des futurs crédits que solliciterait lEtat équatorien. Ainsi quun conflit avec le Brésil, qui héberge lun des créanciers mis en cause.Ce nest pas la première fois que Rafael Correa sen prend directement ou indirectement au Fonds monétaire international et à la Banque mondiale. Ministre de lEconomie en 2005, il navait pas hésité à démissionner de son poste pour protester contre un diktat du représentant local de la Banque mondiale, Eduardo Sommensatto. Un fonctionnaire quil sempressera dexpulser dès son élection à la tête du pays en 2006...Dans la même veine, le président équatorien est un des plus fervents promoteurs de la Banque du Sud, présentée comme une alternative aux institutions issues de Bretton Woods.En pleine crise financière globalisée, la venue à Genève du vice-président Lenin Moreno offrait lopportunité de faire le point sur lexpérience équatorienne, qui voit ce petit pays andino-amazonien chercher une voie de développement alternatif, entre dirigisme économique, politiques sociales et intégration latino-américaine.Quelles sont les lignes de force qui guident le gouvernement de M. Correa ?Lenin Moreno : Notre priorité est dagir auprès des secteurs les plus marginalisés sous les gouvernements néolibéraux. Cela signifie que lon doit reconstruire des services publics de santé et déducation (Université comprise) gratuits et dexcellente qualité pour tous les Equatoriens. Nous essayons daider les plus démunis à se loger dignement, lÉtat fournissant les fonds propres nécessaires à lacquisition ou à la réparation dune maison. Sur le plan économique, nous favorisons la production et la consommation locales afin de limiter le poids des importations. LÉtat a aussi une importante politique dinvestissements, par exemple dans les infrastructures routières et aéroportuaires. Nous avons plusieurs programmes visant à favoriser lemploi. Je citerais par exemple le « 5-5-5 », qui ouvre des microcrédits de 5000 dollars à 5% sur cinq ans pour lancer des projets productifs.LÉquateur est très dépendant des envois dargent des migrants et des exportations pétrolières. La crise mondiale met-elle en péril cette politique ?Sans doute allons-nous connaître une diminution de ces revenus. Mais nous avons été prudents : notre budget qui court jusquau milieu de lan prochain a été établi sur la base de prix du pétrole similaires à ceux que nous connaissons actuellement.À terme, les programmes sociaux sont-ils menacés ?Non. Le président de la République la clairement affirmé : les programmes sociaux seraient les derniers à être touchés. Il se peut quon réduise les investissements, mais pas le social.Le président a affirmé récemment que lÉquateur pourrait refuser de rembourser une part de sa dette externe. Est-ce une réponse à la crise ?Non. La commission daudit de la dette avait été instituée bien avant. Son rapport qui vient dêtre rendu recense nombre dirrégularités qui vont de la captation dintérêts démesurés à des contrats signés hors de toute procédure légale. On relève des choses curieuses, comme des dettes qui étaient sur le point dêtre prescrites, soudainement renouvelées afin de favoriser les créanciers... On peut, pour le moins, parler de manque de patriotisme de la part des gouvernements signataires...Quest-ce quune dette illégitime ?Ce peut être une dette illégale, par exemple quand les procédures institutionnelles nont pas été respectées. Nous avons des cas où des documents ont été antidatés. Mais une dette est aussi illégitime, lorsquelle résulte dun prêt qui na pas été investi dans le domaine qui était prévu, à cause de gouvernements malhonnêtes et avec la complicité des organisations financières internationales préteuses ou qui supervisaient ces prêts. Les cas repérés par la commission ont été transmis à la justice et seront soumis à des arbitrages internationaux qui en détermineront la nature légitime ou non.En répudiant sa dette, lÉquateur ne court-elle pas le risque, en cette période de rareté du crédit, dêtre exclue de futurs prêts bancaires ?Non, car la dette juste, continuera dêtre remboursée avec ponctualité.Lexistence de la Banque du Sud change-t-elle la donne ?Cest à quoi nous aspirons... Les économies latino-américaines possèdent entre 400 et 500 milliards de dollars entreposés dans des banques principalement nord-américaines... Pourquoi devrions-nous demander des crédits à létranger, si nous pouvons avoir notre propre banque de développement ?Le « côté factice » du capitalismeQue vous inspire le fait que les gouvernements du Nord dépensent des milliards pour sauver des banques privées ?Et bien... chacun a sa façon de gouverner... En ce qui nous concerne, nous interviendrions dabord auprès des secteurs sociaux les plus défavorisés. Ce sont eux qui souffrent le plus des crises.Vit-on une récession passagère ou une crise du système capitaliste ?Cette crise découle du côté factice de rapports économiques éloignés des réalités. On a livré léconomie à des jeux de marketing, multiplié des produits financiers destinés à tromper les gens. Les prix des matières premières ont été faussés par la spéculation, elle-même financée par lendettement des ménages notamment nord-américains. Jusquau jour où cette pyramide de papier sest écroulée.Malgré la crise du capitalisme, on parle peu dalternatives... Comment réagissez-vous au Sommet du G20 ?Cest le symptôme dun système néolibéral qui a érigé le « sauve qui peut » en mode de fonctionnement. On se regroupe pour trouver des solutions de sauvetage pour soi. On montre sur un radeau et on coupe les mains de ceux qui essaient de sy accrocher... LÉquateur na pas attendu cette crise pour chercher des alliances internationales, mais autour de propositions solidaires, inclusives.Les entreprises obligées demployer des personnes handicapéesVous êtes à Genève pour la Conférence de lUNESCO sur linclusion par léducation. La question du handicap, qui vous touche personnellement, est-elle devenue prioritaire en Équateur ?LÉquateur vit des changements transcendantaux dans le domaine social, principalement dans lattention que nous devons aux personnes les plus sensibles de la société. Et, parmi elles, bien sûr, aux personnes handicapées. LÉquateur a signé, puis ratifié en avril 2008 la Convention internationale sur les droits des personnes handicapées. Ce texte a force de loi : toute personne handicapée dans nimporte quel pays estimant ses droits violés peut porter plainte auprès des Nations Unies.Que faites-vous concrètement ?Nous avons lancé un programme qui sappelle « Équateur sans barrière » qui conçoit linclusion dans sa globalité : cela va de la nomination dun procureur des droits des personnes handicapées à des aides techniques personnalisées ou encore laccessibilité des lieux publics, etc. Toutes les entreprises ont lobligation demployer au moins 3% de personnes handicapées, un taux que nous allons bientôt relever à 4%. Enfin et surtout, nous essayons de conscientiser la société pour quelle apprenne à reconnaître sa diversité et la nécessaire solidarité.Votre élection à la vice-présidence est un signe que les choses bougent...Le président ma choisi comme un symbole. Il voulait signifier que sous son gouvernement les personnes issues des groupes sensibles allaient avoir une ascension prioritaire.Propos recueillis par Benito Pérez
#583 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5956" \l "p5956" 05-01-2009 10:12:04
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NingúnOtro a écrit:
Sacré travail, tout ça
Je n'avais rien à fêter pour l'arrivée de l'an 2009... alors j'en ai profité pour lire ce sacré travail qui semble vous prendre un temps fou dernièrement... en détriment d'autres causes...Et bien, j'en finis profondément déçu... (...) vous tournez en rond
Mis à part le style rédactionnel un brin condescendant de NingúnOtro (chacun sa karma), je dois bien dire que je suis un peu d'accord. Si je peux me permettre, Étienne, citer en intégralité les échanges sur le site de Joriond n'est pas très lisible, même quand vous surlignez les passages importants. Si vous pouviez ne citez que certains paragraphes pertinents, on pourrait lire le reste sur le site lui-même.Pour ce qui est de la création monétaire, on est tous bien d'accords pour dire que cela ne va pas comme c'est fait aujourd'hui, mais personne ne saurait pointer du doigt le problème exact, ni une bonne solution réalisable. On sait aussi que le pouvoir politique est mélangé au pouvoir financier, qu'ils se protègent mutuellement, et qu'il sera impossible de changer quoi-que ce soit dans la politique monétaire avant d'avoir changé profondément, radicalement, les choses dans le pouvoir politique: c'est aussi cela, tourner en rond. Nous savons tous cela, mais comment changer les choses, et vers quoi tendre ?
Je vais essayer de vous faire un petit croquis... que ça fasse "clic" et qu'on puisse passer à autre chose d'urgent et utile (relativement plus, je veux dire). Simplifions un MAX.
Tiens, moi aussi je vais apporter ma contribution simplificatrice. Admettons que les évolutions du système monétaire sont quasi-statiques, c.à.d. qu'à tout moment, le système est en équilibre. Nous partirons d'une situation où toutes les banques sont à la limite de leurs réserves fractionnées (1:9, elles ont émis 9 fois plus de crédit que leurs réserves).1) Admettons que l'Etat (ou la banque centrale) crée 1000¬ et paye des fonctionnaires avec cela. Elle le fait ex-nihilo, en imprimant des billets.2) ces fonctionnaires déposent ces 1000¬ dans les banques, qui voient instantanément gonfler leur réserves de 1000¬ ...3) ...et peuvent donc en prêter 9000¬ par le mécanisme des réserves fractionnés (je passe sur la série convergente qui permet d'arriver à ces 9000¬ ). Ces 9000¬ sont crées alors par les banques en faisant crédit à ses clients, en écrivant (monnaie scripturale) la somme sur le compte des clients, et en l'écrivant dans leurs bilans (somme nulle). Cette création n'est pas ex-nihilo, puisque les banques avaient besoin du support des 1000¬ crées par l'État.4) Quand le client rembourse les 9000¬ , la banque l'efface aussi de son bilan.5) Mais cette fois, la somme n'est plus nulle, car le client rembourse PLUS que 9000¬ !!!!!!! (les intérêts). L'Etat a autorisé la banque à empocher les intérêts sur les 9000¬ pour absolument aucune raison, aucun service rendu, aucun produit. RIEN.C'est là, et seulement là, que ce situe le problème: dans les intérêts. Si les banques prêtaient l'argent sans intérêts, il n'y aurait aucun problème avec la réserve fractionnée. Bien-sûr, si les banques ne pouvaient pas prêter avec intérêts, elles ne le feraient pas, et n'auraient pas poussé à obtenir l'autorisation des réserves fractionnées.Une solution toute simple serait alors d'interdire les crédits avec intérêts. Mais, me dites vous, qui prêterait alors de l'argent nécessaire aux investissements à long terme ? Simple: l'État, la société, la collectivité, des banques mutuelles, la mairie...
#584 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5958" \l "p5958" 05-01-2009 10:25:08
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Zolko (5956).À solution toute simple, question toute simple.Dites-moi, Zolko, comment l'État, la société, la collectivité, les banques mutuelles, les mairies & financeraient-ils ces services de prêts "gratuits"? En d'autres termes, qui prendrait en charge les dépenses de fonctionnement correspondantes ?JR
Dernière modification par Jacques Roman (05-01-2009 10:29:46)
#585 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5959" \l "p5959" 05-01-2009 10:36:49
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Jacques Roman a écrit:
Dites-moi, Zoko, comment l'État, la société, la collectivité, des banques mutuelles, la mairie. & financeraient-ils ces services de prêts "gratuits"?
Je n'ai jamais dit que ces services seraient gratuits: je n'ai parlé que des intérêts (on peut imaginer des frais de dossier à prix fixe par exemple). Une banque mutuelle pourrait créer de l'argent avec les réserves fractionnés, mais sans intérêts perçus. L'argent serait alors vraiment détruit une fois le crédit remboursé, un exercice à somme nulle.Et puis, réfléchissons... si c'est la mairie, elle y gagnerait grâce aux impôts qu'elle percevra des projets qu'elle aura financé !
#586 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5962" \l "p5962" 05-01-2009 11:03:30
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Le problème de la monnaie me semble facile à conceptualiser.C'est fait depuis longtemps d'ailleurs, avec la fable de la Dame de Condé que je ne vais pas avoir à raconter à un aussi docte lectorat.La fable met en scène une dame, d'ailleurs pas très au courant des derniers progrès du capitalisme.Elle aurait dû d'abord demander un intérêt sur son avance de paiement. C'est le B.A.Ba du capitalisme, c'est l'intérêt, c'est de la création monétaire automatique!Elle aurait pu vendre aussi pendant cette journée l'entreprise d'un quelconque artisan de la commune, à l'insu même de celui-ci, et tirer bénéfice de cet argent par un autre prêt à intérêt pendant la journée ou par la conclusion d'une affaire avantageuse lui réclamant du cash ce jour là, par exemple le rachat (réel celui-là) de l'entreprise de cet artisan. C'est un peu plus sophistiqué, mais c'est du réel.C'est aussi le principe du capitalisme de base, fondamentalement destructeur de la propriété privée, jusqu'aux imites de son pouvoir de coercition.Et bien, il me semble la solution serait de ramener la Dame à son utilité réelle, c.a.d permettre les transactions entre tous les acteurs économiques, par la gestion, salariée, des petits bouts de papier ou des bits informatiques requis, avec une caisse de péréquation pour les débiteurs insolvables.Un livre sérieux et éclairant sur la mise en perspective historique des relations du pouvoir et de l'économique, à mon avis incontournable, c'est "Condition de l'homme moderne" de Hannah Arendt
#587 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5974" \l "p5974" 05-01-2009 23:53:41
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
« Pour un système socialisé du crédit »Un long article de Frédéric Lordon où il évoque enfin (mais pas assez) la création monétaire : HYPERLINK "http://blog.mondediplo.net/2009-01-05-Pour-un-systeme-socialise-du-credit" http://blog.mondediplo.net/2009-01-05-P
-du-credit
« Cest un texte un peu long. Mais, dabord, on nest pas obligé de lire, et ça cest bien
Ensuite il nétait pas facile de faire court dès lors que lanalyse des formes que pourraient prendre des institutions bancaires radicalement restructurées à la lumière de la crise financière était inévitablement amenée à croiser un débat sur la création monétaire qui agite beaucoup, non sans raisons, quelques secteurs de ladite "blogosphère". Ces débats monétaires sont envisagés ici à concurrence de leur pertinence pour la question centrale qui est ici posée, à savoir : à quoi pourrait devrait ressembler un système bancaire dont le comportement de ces dernières années suggère quil est temps de le refaire à neuf.Table des matières : De quelques envies de nationalisations punitives En situation de récession : la nationalisation-coordination La sécurité des encaisses monétaires est un bien public vital (quon ne confie pas à des intérêts privés) Nationalisation ou non-privatisation bancaire ? Les structures dun système socialisé du crédit ______________« La nationalisation daccord, mais partielle et temporaire ! » Ils se relaient en boucle à tous les micros comme pour conjurer le spectre hideux du capitalisme dÉtat, cette abomination qui les a tenus sur la brèche depuis deux décennies. « Ils » ? Toujours les mêmes bien sûr : répétiteurs libéraux, préposés à la rectification des erreurs socialistes et à la rééducation market friendly, experts permanents et patentés, autorités davant la crise comme daprès. Bien sûr une vue raisonnablement ambitieuse des choses se féliciterait de leur avoir arraché une fois dans leur vie le mot « nationalisation », eux qui nont cessé de proclamer la supériorité du marché et du privé. Mais le compte ny est pas tout à fait et leur allégresse à faire payer par la puissance publique, quils ont tant méprisée, les pots cassés normalement réservés aux actionnaires a de quoi donner quelques aigreurs. De quelques envies de nationalisations punitives Hors tout argument de principe, il y a déjà dans cette affaire plus quil nen faut pour justifier de céder à la mauvaise humeur et à la tentation de la nationalisation méchante, cest-à-dire permanente, peut-être même un peu confiscatoire sur les bords. À commencer par le comportement des banques récipiendaires de laide publique elles-mêmes. On aurait pu imaginer que ces messieurs, nayant jamais manqué une occasion de se proclamer la race des seigneurs ni de ridiculiser larchaïsme misérable de laction publique, adopteraient un profil moins flamboyant au moment de se rendre à léquivalent pour eux de la soupe populaire. Rien du tout ! Ils portent haut comme dhabitude et leur cynisme na pas pris une ébréchure. Ceux qui imaginaient que les aides gouvernementales avaient vocation à permettre aux banques de redémarrer les émissions de crédit aussi vite que possible risquent donc den être pour leurs frais cest le cas de le dire. Quatre jours après avoir aimablement encaissé 25 milliards de dollars de recapitalisation au bon cur du contribuable étasunien, Jamie Dimon, le président de JP Morgan Chase livre dans une conférence interne sa vision de leur meilleure utilisation [1]. Il ny est nulle part question du moindre crédit supplémentaire à léconomie. Davantage, en revanche de financer les suites opérationnelles de lintégration récente de Washington Mutual, et surtout daccumuler les moyens de nouvelles acquisitions car, on ne le dit pas assez, les crises sont des périodes fastes si on sait les prendre du bon côté : les mal-portants sont légions et leurs cours de Bourse anéantis les désignent comme des proies excellent marché pour ceux qui restent à peu près à flots
et peuvent compter sur les concours financiers de lÉtat pour financer leurs emplettes. « Je pense quil va y avoir de grandes opportunités pour nous dans cet environnement » [2] déclare sans lombre dun embarras de conscience lun des dirigeants de JP Morgan, « et je crois que nous avons loccasion dutiliser ces 25 milliards de dollars de cette façon » pour le coup, on peut leur faire confiance.Au moment où la crise fait exploser à la face de lopinion publique internationale ce mélange, auquel aucune autre corporation ne résisterait, de rémunération obscène, dincompétence manifeste et dirresponsabilité sans borne puisque raflant les profits de la bulle, la finance laisse les dégâts du krach à toute la collectivité
avant de lappeler à son secours ! , il y a dans le cynisme bancaire une constance et une fraîcheur inentamée qui finiraient presque par forcer ladmiration. Dans le cas de la banque britannique Barclays, cest labsence complète de remords et une forme dintransigeance idéologique acharnée qui étonnent le plus. Car Barclays, elle, ne veut pas de lÉtat. Ni de son secours ni, surtout, de sa présence. Cest que le gouvernement britannique, qui a un peu plus de suite dans les idées que les autres, a décidé que financer cétait nationaliser, fut-ce partiellement, et que nationaliser cétait avoir voix au chapitre. Or le gouvernement a laissé entendre quil entrait dans « la voix au chapitre » de reprendre la main sur les rémunérations des banquiers et dy mettre bon ordre. Bien sûr on nimagine pas dagression caractérisée, juste le minimum cosmétique permettant de calmer momentanément la fureur du public. Mais même de ce minimum, Barclays ne veut à aucun prix. Son président Bob Diamond, que son nom prédestinait sans doute aux bonus exorbitants, na-t-il pas empoché 20 millions de livres au titre de lannée 2007 ? Il ferait beau voir que lÉtat, socialiste par nature, lui impose de renoncer si peu que ce soit à la juste rémunération de ses mérites. Aussi, plutôt que den venir à cette abomination dernière, et parce que tout de même ses pertes rondelettes la contraignent à la recapitalisation, Barclays a-t-elle imaginé, sur le mode du « tout mais pas ça », déchapper à lÉtat en se jetant dans les bras dinvestisseurs du Qatar et dAbu Dhabi [3].Ce nest pas den appeler à tel investisseur plutôt quà tel autre qui soit remarquable ou discutable en soi, ce sont plutôt les conditions dans lesquelles on sollicite les uns pour ne pas vouloir de lautre. Car la secourable entrée des investisseurs du Golfe a son prix qui défie la rationalité économique. Il faut dire quen matière de recapitalisation des banques occidentales, les fonds souverains ont déjà donné
et sen souviennent encore : persuadés quavec la déconfiture de Bear Stearns et son sauvetage par les autorités étasuniennes, la crise avait atteint son point extrême et que les valeurs ne pouvaient que remonter, les fonds souverains avaient jugé venu le moment de leur entrée en scène sur le double mode de la générosité salvatrice et de la bonne affaire opportunément ramassée. Las, cétait en mars 2008, et lon sait ce qui est advenu depuis
Pour les convaincre dy revenir après la saint Barthélémy de lautomne, il fallait y mettre le prix. Au nom de lintégrité du privé et de la préservation des bonus, Barclays y était prête. Mais quel prix ! Le gros de lopération de recapitalisation (3 milliards de livres) consiste en un paquet dactions préférentielles destiné aux deux fonds souverains. Là où les actions ordinaires sont rémunérées par un dividende, dont chacun sent bien quil sera probablement maigrelet dans les années qui viennent, les actions préférentielles, assimilées à une participation en capitaux propres, ont le délicieux avantage de jouir néanmoins dune rémunération garantie, à limage des obligations. Or la garantie dont Barclays gratifie ses nouveaux actionnaires nest pas mince : 14% avant impôt jusquen 2019
Certes les actionnaires ordinaires ne sont pas non plus des amis du socialisme, mais certains dentre eux commencent à lavoir mauvaise au moment où ils réalisent que Barclays envisagent de payer à leurs frais sa détestation de lÉtat et sa préférence pour les bonus. Il est vrai que faire ceinture alors que les deux nouveaux entrants sont accueillis avec du 14% garanti sur dix ans nentre dans aucune définition, même très élastique, de léquité précisons : de léquité interactionnariale. Et ceci dautant moins quà 3 milliards de livres dactions préférentielles plus 2,8 autres dactions convertibles réservés aux mêmes, et un paquet supplémentaire de warrants, la recapitalisation a des effets dilutifs dont les actionnaires ordinaires sont les premières victimes.La présence d« actionnaires » et « victimes » dans la même phrase, le second sappliquant au premier, laisse immanquablement une impression bizarre. Mais, on laura compris, il sagissait moins dinvoquer les normes de la justice absolue que de montrer jusquoù le capital privé se montre prêt à aller pour échapper à la nationalisation et préserver la souveraineté de largent. Et de suggérer par là combien ce genre de spectacle rend dautant plus impérieuses les envies de nationalisation, dailleurs sous une forme quon voudrait particulièrement brutale. On objectera sans doute que ce sont là des arguments sanguins qui ne devraient pas avoir part à la décision. Cest un point de vue. Évidemment il faut avoir un il de colin froid pour sy tenir, et tout le monde na pas cette chance. De moins en moins de monde au demeurant. Un sondage réalisé auprès de 115 directeurs financiers de grandes entreprises étasuniennes révèle que 58% dentre eux sattendent à ce que largent public reçu par les banques servent surtout à financer de nouvelles acquisition ou (pour 40% des répondants) à maintenir rémunérations et bonus [4]. On ne sattardera pas sur les mérites scientifiques dun sondage probablement pire que la moyenne dun genre génériquement avarié, si ce nest pour en retenir linformation brute quil se trouve tout de même un nombre considérable de directeurs financiers désabusés au point de soupçonner à leur tour les banques de recevoir largent du contribuable avec toutes les intentions du monde, sauf celle de prêter. Il devrait être assez clair que les directeurs financiers étasuniens ne sont pas par principe ennemis des grasses rémunérations. Mais, que celles des banquiers soient maintenues par les fonds des plans de sauvetage publics, même à eux la chose semble discutable
En situation de récession : la nationalisation-coordination Quand bien même elle naurait que ces arguments-là en sa faveur, la nationalisation punitive du secteur bancaire ne serait pas moins entièrement justifiée. Il se trouve quelle en a dautres, sans doute plus recevables pour le lecteur moins intempérant, et, il est vrai, plus analytiques. On les trouverait, pour commencer, dans le droit fil du grand troc implicite dont les États sont les dindons qui voulait échanger aides publiques contre reprise du crédit. Le gouvernement français sahurit davoir été floué et découvre quayant tout fait
il na aucun pouvoir dans les banques renflouées ! Leût-il vraiment désiré, il lui aurait suffi de sen donner les moyens, et notamment dintervenir en fonds propres afin davoir aux conseils des banques une participation politique proportionnée à sa participation financière. Mais, pour lheure, le gouvernement a choisi des instruments de dette, suffisamment sophistiqués pour, moyennant quelques torsions réglementaires, avoir lair de recapitaliser
sans véritables apports de fonds propres.Les 10,5 milliards deuros apportés à six banques (BNP Paribas, Crédit agricole, Banques populaires, Crédit Mutuel, Société générale, Caisses dépargne) fin octobre 2008, ont pris la forme de dettes hautement subordonnées, dont lexigibilité est la plus faible possible, au point de les assimiler à de quasi-fonds propres. La dette subordonnée est ainsi admissible pour la constitution de la base de capitaux propres entrant dans la définition du ratio de solvabilité Tier-1 pourvu quelle ne dépasse pas une certaine proportion. Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a offert son concours à la discrète modification réglementaire qui a permis de relever la part maximum de la dette subordonnée de 25 à 35% du total des capitaux propres « Tier-1 »
On comprend bien lavantage du point de vue des finances publiques : par construction, la dette subordonnée doit être remboursée en loccurrence son échéance est de cinq ans, et elle porte un taux dintérêt supérieur de 400 points de base aux taux des titres dÉtat de même maturité, ce qui, si aucun des renfloués ne fait faillite entre temps, rend ce concours de lÉtat réversible et en fait même une assez bonne affaire. On en comprend symétriquement les inconvénients pour les banques : il sagit dune « recapitalisation »
mais temporaire, puisque, au moment du remboursement, les ratios de capital des banques perdront instantanément ce quils avaient gagné au moment de recevoir les fonds en fait lÉtat gagne du temps et espère que dici 2013 les banques auront refait du gras. On en voit enfin les limites du point de vue de la puissance publique qui voudrait obtenir des banques quelles se remettent à prêter en contrepartie de ces aides, puisque la différence entre « vrais » fonds propres et « quasi fonds propres », cest le droit de vote ! La dette subordonnée nest assimilable à du capital propre que dun point de vue strictement comptable et réglementaire ; elle reste séparée des actions en cela quelle ne confère aucun droit « politique » à son porteur en assemblée générale des actionnaires ou, mieux, au conseil dadministration. LÉtat apporte donc des milliards, mais sous une forme qui le prive demblée de toute influence stratégique. Cest pourquoi le désarroi du gouvernement, qui pensait les banques bonnes filles et prêtes à se sentir ses obligées, fait peine à voir. La morale de la réciprocité na jamais vraiment été leur truc et, si encaisser les aides sans être formellement contraintes de prêter savère de leur point de vue plus confortable quencaisser les aides et prêter, il ne devrait pas y avoir lieu de sétonner quelles choisissent la première solution, sauf persistance attardée dune âme denfant ou accès de débilité profonde.Quand bien même, par une sorte de miracle moral incompréhensible, les banques ne suivraient pas leur ligne de plus grande pente du cynisme opportuniste, leur réticence à prêter ne serait pas aisément surmontée. Car le bon vouloir nest pas seul en cause dans cette affaire et il est rationnel pour une banque confrontée à un contexte macroéconomique extraordinairement adverse de retenir ses émissions sauf à prendre le risque de voir ses prêts nouvellement accordés tourner très rapidement en mauvaises créances. Le propre dune récession aussi violente que celle qui sannonce est de transformer des agents économiques sains ex ante en futurs mal-portants. Dans ce processus, les banques contribuent activement, quoique à leur corps défendant, à faire advenir cela même quelles redoutent le plus, puisque leurs propres décisions de restriction du crédit, sur la foi dune anticipation de dégradation prochaine, privent les agents des avances qui leur permettent ordinairement de relancer les productions, et mettent en panne lensemble des dynamiques offres-demandes des demandes des uns qui soutiennent les offres des autres. On pourrait même, si lon voulait, prêter aux banques une conscience lucide de cet effet pervers, elles nen pourraient mais. Cest là un problème typique, peut-être le problème par excellence, des économies de marché, cest-à-dire des économies où des unités productives indépendantes se déterminent sur une base privative et en dehors de toute coordination globale ex ante : nul ne choisira dy aller seul contre une tendance densemble défavorable
et par conséquent les réactions individuelles et rationnelles de repli face à la tendance ont pour seul effet de valider et damplifier la tendance.Pour quune banque consente à prêter, il lui faudrait la certitude que toutes les autres prêteront avec elle et que sa propre contribution ne sera pas quun coup dépée isolé dans leau dune mer démontée. La caractéristique de la coordination bancaire dans ce genre de situation est donc quelle porte avec elle ses propres conditions de réussite : si toutes les banques prêtent simultanément, la conjoncture reçoit un puissant soutien densemble et les agents solvables sont maintenus dans leur solvabilité puisquils disposent des moyens de reconduire des productions viables. Mais précisément, léconomie de marché est par construction une forme économique dans laquelle la coordination fait constamment problème. Aussi toutes les banques sapprêtent-elles à observer chacune par devers elle, les désastres globaux, y compris pour elles-mêmes individuellement, de la coordination manquante. Cette coordination, dont les agents privés livrés à eux-mêmes sont incapables, ne peut donc venir que du dehors : dune main visible et suffisamment puissante pour prendre les commandes et imposer à tous de se régler sur une certaine ligne de conduite qui leur est mutuellement avantageuse. Or, on laura pressenti, il nest pas dautre main visible de cette sorte que celle de lÉtat.Si, comme il est répété en boucle, mais pour une fois à très juste titre, la récession est le produit direct de la violente contraction du crédit et que, a contrario, seule une restauration des conditions antérieures du crédit permettrait déviter le pire qui sannonce, alors le problème de coordination qui sy oppose pour lheure détermine de lui-même sa solution : synchroniser la reprise du crédit par toutes les banques, et non pas simplement par une poignée de banques aidées, sous le commandement autoritaire de lÉtat. Et comme, avec les banques, la simple prière nest pas tout à fait suffisante, le modus operandi de la manuvre sen déduit : la prise des commandes par la nationalisation, accompagnée le cas échéant probablement il écherra de toutes les facilités de refinancement nécessaire dont les autorités étasuniennes sont en train de montrer à quelle échelle phénoménale il est possible de les déployer. La sécurité des encaisses monétaires est un bien public vital (quon ne confie pas à des intérêts privés) On fera remarquer que cet argument inscrit la nationalisation dans la particularité dune situation conjoncturelle, par nature transitoire, et quil ne saurait lui donner les justifications dune disposition permanente. Or ces justifications existent, elles sont fournies comme jamais par la crise financière elle-même. Contre la puissance des effets damnésie il faut en effet se souvenir de ces semaines de septembre-octobre 2008 au cours desquelles la possibilité de leffondrement total des institutions bancaires et financières des principaux capitalismes est restée comme suspendue. Quun hebdomadaire aussi peu suspect de complaisances altermondialistes que The Economist titre à sa une « Le monde au bord du gouffre » devrait en dire assez long sur létat de péril extrême où les dérèglements de la finance ont porté les sociétés. « Les sociétés » en effet et pas seulement « les économies » car la matérialisation dun risque systémique géant signifie lévaporation instantanée de toutes les avoirs et encaisses monétaires
pour tout le monde. Cest lévénement maximal en économie et, précisément parce quil est maximal, il cesse ipso facto dêtre exclusivement économique puisque il a pour effet de plonger toute la société dans un chaos violent au moment où la totalité des agents, entreprises mais surtout ménages, se retrouvent privés absolument des moyens de faire face aux exigences élémentaires de leur survie matérielle dans une économie monétaire à travail divisé. Cest une situation tellement exceptionnelle quaucun effort dimagination nest suffisant pour se la figurer adéquatement et pour se représenter létat de destruction sociale qui en résulterait. À défaut, au moins a-t-elle la vertu de faire mieux voir ce que la routine des temps ordinaires rejette dans un parfait oubli, à savoir que la sûreté des encaisses nest pas à proprement parler une donnée de nature économique : elle est un pré-requis à toute activité économique possible ; en termes savants (ou pédants) on pourrait dire quelle est le transcendantal de léconomie, cest-à-dire sa condition de possibilité même.Si donc on prend au sérieux que les dépôts, les épargnes et des possibilités minimales de crédit doivent être considérés comme des biens publics vitaux pour la société marchande, il sen déduit quon nen remet pas la garde à des intérêts privés, à plus forte raison quand ils sont aussi mal éclairés que des banques profondément engagées dans les activités de marchés financiers et sans cesse exposées à leurs tendances déséquilibrantes. Par une association didées bien fondée, on peut difficilement sempêcher de songer à cet autre bien public vital pour la société quest la sûreté nucléaire et de ce quil pourrait en résulter quils aient été « confiés » à des actionnaires privés, dirigés par lunique critère de la rentabilité des capitaux propres. Et quand bien même lévocation du risque qui découle de cette extraordinaire décision nappelle quun simple conditionnel « ce qui pourrait résulter » cest encore beaucoup trop quand il est question dune question aussi grave.Un deuxième argument de principe prolonge très naturellement le précédent car, même à une lecture de mauvaise volonté, il devrait apparaître quon nest plus là dans le registre des impulsions sanguines ou, un peu mieux, des considérations simplement conjoncturelles. Cest une idée assez robuste en effet quune structure vitale pour la société doit être conçue et configurée pour résister, non pas aux contraintes des temps ordinaires, mais à des événements exceptionnels. Pour filer la métaphore nucléaire, le dimensionnement de lenceinte de confinement dun réacteur ne retient pas pour hypothèse la chute dun canard épuisé mais celle de lécrasement dun avion. Ce nest pas que les avions aient une telle propension à aller au sol inopinément et spécialement à cet endroit où le réacteur est construit. Mais, pour si improbable que soit la réalisation de ce risque-là, cest bien lui qui est retenu comme criterium pour cette seule raison que son occurrence entraînerait pour la société des dommages incalculables. Par conséquent, ce sont les événements extrêmes qui décident de la configuration de la structure vitale par anticipation prudente ou par longue méditation des cuisantes expériences du passé. Or, ça tombe bien : un événement extrême, en matière de finance, nous venons den avoir un ! Et la solution sest imposée delle-même : on a nationalisé ! Une succulente ironie historique et politique veut que ce soient des gouvernements idéologiquement libéraux qui y aient été contraints, envers et contre toutes les préventions de leurs archaïques doctrines il va sans dire que tombe de plein droit dans cette catégorie le gouvernement britannique du faux-Labour (Fake Labour ou peut-être, pour la paronymie, Few Labour), appellation à la vérité beaucoup plus adéquate que celle aveuglément reprise du New Labour, comme si létiquette de la « nouveauté » comme oripeau destiné à faire passer une trahison manifeste pouvait tromper quiconque. Ainsi lévénement extrême a parlé et, par largument qui précède, il impose ses réquisits comme configuration, mais permanente, de la finance. Ce réquisit, cest la nationalisation.Des conditions de viabilité de la nationalisationDire cela nest pas ignorer les exigeantes conditions de viabilité dont devrait être muni un projet de nationalisation bancaire. Car nul nignore en effet les dégâts que peuvent produire, au sein même du secteur public, supposément gouverné par une « autre logique », la cohabitation avec des entités privées, elles entièrement vouées à la profitabilité. Le cas du Crédit lyonnais a suffisamment montré les limites de la tutelle publique à lépoque néolibérale il est vrai que depuis ce moment inaugural de 1984 ou Laurent Fabius, premier ministre assigna aux entreprises publiques pour unique objectif de « faire du profit », la tutelle en question a perdu jusquau sens de sa vocation spécifique et na plus été capable de concevoir ni de commander quoi que ce soit qui diffère significativement des objectifs du privé, de fait reconnus comme seuls légitimes. Cest sans doute la raison pour laquelle le Lyonnais jouant à la croissance indéfinie de la part de marché et du profit comme les « vrais » mais adossé à la garantie publique a fini dans létat quon sait. Et cest la même raison, par parenthèses, qui permet daffirmer dès aujourdhui, et sans grand risque de se tromper, quune Poste au capital ouvert, enfin autorisée ses dirigeants en rêvent depuis si longtemps à « jouer à la mondialisation », qui plus est assise sur le tas dor des livrets A, est vouée à navoir bientôt plus en tête que lactivité de marchés (moderne et qui rapporte) au lieu du courrier (ennuyeux et qui coûte), mais surtout à prendre date dès maintenant pour un de ces désastres où mène fatalement la létale combinaison de linexpérience, du ravissement des tard venus et de lempressement de celle qui voudra au plus vite « avoir tout dune grande ». À plus forte raison quand elle a perdu jusquà son identité pour avoir tout cédé aux logiques du marché, la tutelle publique nest donc pas en soi suffisamment puissante pour contenir les dérives qui résultent de la concurrence avec le privé, et spécialement quand tout ce petit monde sébat joyeusement dans un univers dont les perspectives de profitabilité sont hors du commun, et partant irrésistiblement tentantes, comme cest le cas de la finance de marché. Cest la raison pour laquelle la cohabitation des entités privées et publiques doit être limitée au maximum, argument qui plaide sinon pour une nationalisation intégrale du crédit, du moins pour un secteur public très majoritaire. Nationalisation ou non-privatisation bancaire ? Il est pourtant permis de se demander si largument central, celui qui reconnaît à la sécurité des dépôts le statut dun bien public, ne devrait pas moins conduire à une conclusion de nationalisation quà une conclusion de « non-privatisation » ce qui nest pas exactement la même chose. Car il est vrai que la nationalisation bancaire à grande échelle se heurte à une réserve sérieuse. On pourrait même dire : à une réserve essentielle, puisquelle est liée au fait même que lÉtat détiendrait le contrôle direct de tous les moyens de crédit. Cest là le type même de proposition bien faite pour mettre de travers tous ceux qui considèrent que la captation du pouvoir démission monétaire par des agents privés est en soi un scandale et quun pouvoir si stratégique se devrait dêtre entièrement rendu à la souveraineté populaire, cest-à-dire domicilié en lÉtat. Il y a beaucoup de choses justes dans cet argument-là
à part son ultime conclusion et ceci, alors même quelle semble devoir simposer sans coup férir dès lors quon en a admis les prémisses !Où la question des institutions bancaires croise celle de la création monétaireOn ne peut quêtre étonné et réjoui de lampleur prise par ce débat qui a dabord fait son chemin sur Internet à partir de la vidéo de Paul Grignon, Money as debt, mais qui reçoit un fameux coup de main de la crise financière a-t-on jamais autant parlé quaujourdhui de banques et de liquidités ?... Trop habitués à la parlotte entre initiés mais surtout persuadés de leur monopole « naturel » sur la chose économique, les économistes ne pouvaient imaginer un seul instant voir débarquer dans les cénacles bien propres de lacadémie une horde de mal-élevés décidés à se saisir de la question monétaire. Mais les manants ne respectent rien et eux qui ont été si longtemps et si soigneusement tenus à lécart des débats économiques ont décidé dun coup que ces choses-là les concernaient aussi et quà défaut de se les voir expliquer ils sen saisiraient eux-mêmes. Seul un réflexe dordre, hélas trop prévisible, peut avoir conduit certains économistes, nouvelle noblesse de robe, à sêtre scandalisés et à avoir pris pour une insupportable intrusion dans le champ de leurs questions réservées ce qui devrait être tenu pour le plus admirable des réflexes démocratiques : le tiers-état sintéresse. À la décharge des clercs, il faut bien reconnaître que ce débat « parallèle » sur la création monétaire a été lancé de la plus maladroite des manières et que le sens commun académique a quelques bonnes raisons de renâcler aux accents légèrement paranoïaques de la vidéo de Paul Grignon qui, sur fond de musique inquiétante, dévoile la formidable conspiration : la monnaie est créée ex nihilo par les banques
Évidemment, le goût du sensationnel en prend un coup sitôt découvert que la conspiration de la création monétaire ex nihilo fait lobjet des enseignements de première année universitaire, et même des lycées, à loccasion desquels la « révélation » a jusquici provoqué peu dévanouissements. Une bonne moitié de la vidéo-scoop de Grignon était donc déjà en vente libre et disponible dans nimporte quel manuel pour classes de Terminale SES
Le principe symétrique du droit absolu de saisine des « amateurs », et de leur droit deffraction dans les débats des « professionnels », devrait donc consister en un minimum de respect pour la division du travail et une obligation, non pas bien sûr davoir préalablement accumulé une connaissance « professionnelle », mais au moins de ne pas imaginer « tout inventer », de cultiver le doute méthodique que « la » question (nimporte laquelle) a dû être déjà travaillée, et de faire leffort minimal « dy aller voir avant » manière déviter les boulettes du type « complot monétaire »
On pourrait cependant aussi imaginer que la position même du « savoir » devrait valoir à ceux qui loccupent une sorte de devoir dindulgence, pour mettre tout ça de côté. Et en venir plus rapidement aux vraies questions. Quitte à résumer grossièrement, il semble que lobjet du tumulte tourne autour des éléments suivants :1. On croyait la création monétaire le fait de lÉtat lÉtat nétait-il pas réputé « battre monnaie » ? ; on découvre que cest plutôt laffaire des banques privées.2. Non contente dêtre privée, lémission monétaire-bancaire seffectue ex nihilo. Or ce qui ne coûte rien à « produire » (loctroi de lignes de crédit) est facturé quelque chose : le taux dintérêt. La chose nest-elle pas profondément illégitime ? Nul ne questionne le privilège de quelques institutions privées, seules détentrices du droit de création monétaire, et encore moins les conditions réelles de leurs profits.3. Un qui sait combien lintérêt lui coûte, cest lÉtat. Le service de la dette publique nengloutit-il pas bon mal an léquivalent des recettes de limpôt sur le revenu ? Certes, ce ne sont pas des banques qui le lui facturent (lÉtat sendette sur les marchés), mais retour au point 1 si lÉtat disposait du droit de création monétaire, il pourrait en profiter lui, cest-à-dire la collectivité des citoyens-contribuables et, pour peu quil soit raisonnable, réserver « sa » création monétaire au financement de lavenir, cest-à-dire des biens déquipement de la nation, le tout bien sûr à intérêt nul, donc avec les économies quon imagine.4. Or il se trouve que les facilités monétaires que lui accordait la Banque de France ont été interdites par la loi de 1973, et que le verrouillage est devenu quasi définitif avec larticle 123 du Traité européen (Lisbonne) qui prohibe formellement toute avance de la BCE aux États membres.Il faut bien reconnaître que lidée de la création monétaire ex nihilo est suffisamment contre-intuitive et suffisamment contraire aux représentations spontanément formées par le sens commun en matière monétaire pour justifier leffet de stupéfaction quentraîne presque systématiquement son énoncé. Car le sens commun se figure le banquier comme lhomme aux écus il na pas totalement tort
assis sur un tas dor préalablement accumulé et par conséquent disponible pour être ensuite prêté. Cest là, au sens strict des termes, confondre la finance, où des détenteurs de capitaux déjà accumulés prêtent à des demandeurs de fonds, et la banque, dont laction caractéristique est le crédit, qui procède par simple écriture et met des fonds à disposition hors de toute accumulation préalable, et sous la forme de la bien nommée monnaie scripturaire, simplement en créditant des comptes dagent.La voie étroite (mais praticable) entre instabilité privée et sur-émission publiqueDans La violence de la monnaie [5], Michel Aglietta et André Orléan ont montré limportance pour tout système bancaire de réaliser un compromis institutionnalisé entre les deux modèles polaires antagonistes de la centralisation et du fractionnement.Le modèle fractionné pur remet intégralement la création monétaire à des banques privées. Ce sont donc des monnaies scripturaires idiosyncratiques qui se trouvent émises dans cette configuration en quelque sorte la banque A émet des « euros-A », la banque B des « euros-B », et ces différentes monnaies sont soumises en permanence à une épreuve de convertibilité de marché, à des taux évidemment fluctuants selon la qualité anticipée de leurs émetteurs respectifs : rien ne garantit a priori léquivalence 1:1 des euros-A, B, etc. Un système bancaire fractionné pur est, par construction, dune extraordinaire instabilité, entre autres parce que le taux de change des monnaies internes est laissé à des mécanismes de marché. Tel nest évidemment pas le monde dans lequel nous vivons, quoique les banques y émettent de la monnaie sur la même base décentralisée, scripturaire et fiduciaire. Mais, et cest une différence fondamentale, les banques jouissent en fait dune sorte de délégation, ou de concession démission monétaire accordée par le pôle public (concrétisée par une autorisation bancaire), et, surtout, la variété des monnaies bancaires idiosyncratiques est ré-homogénéisée sous lespèce du cours légal, cest-à-dire de la convertibilité instituée (et non de marché) de toutes les monnaies bancaires en la monnaie « banque centrale » : 1 euro-A = 1 euro-B =
= 1 euro Banque centrale. Linstitution du cours légal est adossé au circuit du refinancement bancaire par lequel les soldes interbancaires sont exclusivement réglée en monnaie centrale (la monnaie émise par la banque centrale) laquelle sétablit alors comme clé de voute du système et place toutes les émissions monétaires privées sous sa fédération homogénéisatrice. Cette emprise du pôle public sur les émetteurs privés de monnaies (monnaies certes privées à leur émission mais aussitôt « déprivatisées » par la contrainte institutionnelle du cours légal et par lhomogénéisation qui résulte de leur circulation dans le circuit interbancaire dominé par la banque centrale) est lexpression même du compromis institutionnalisé entre fractionnement et centralisation, là où un système centralisé pur ne connaitrait en définitive que le seul émetteur public de monnaie : une monobanque tout à la fois banque centrale et banque commerciale agissant au travers du réseau de ses succursales.Certes le réseau des « agences » de la monobanque « décentralise » en quelque sorte lémission de crédit en la branchant sur les conditions locales réelles du tissu économique dont les agences, sur place, ont la connaissance fine. Mais lémission du crédit nen est pas moins dans la main exclusive dun pôle étatique unifié et, si cette propriété a pour avantage (théorique) la possibilité dun contrôle démocratique souverain, elle a aussi pour rude inconvénient de remettre la totalité de la création monétaire à un agent lÉtat dont nul ne peut faire lhypothèse quil lutilisera pour le meilleur seulement.Dire cela nest pas affaire de stigmatisation par principe de lÉtat qui serait par essence moins vertueux ou efficace que « le privé » il faudrait être particulièrement à la masse pour soutenir de pareilles âneries au moment où la finance privée offre le spectacle de destructions de valeur jamais vue dans toute lhistoire du capitalisme
Mais la méfiance est légitimement suscitée par la taille et la puissance, qui permettent danticiper labus, la déraison ou la démesure, et elle doit lêtre tout particulièrement quand il est question dun concentré de violence aussi explosif que la monnaie. Car la monnaie est en soi une puissance sociale, dont toutes les autres puissances de la société, grandes ou petites, privées ou publique, cherchent frénétiquement à semparer. La monnaie est le méta-bien, cest-à-dire le bien particulier qui, dans la société marchande, donne accès à tous les autres biens. Elle est donc linstrument générique du désir. Tous les désirs dobjet de la société marchande passent par elle la littérature, le théâtre, le cinéma, les plus inspirés comme les plus médiocres, ont-ils jamais cessé de faire fonds sur ce pouvoir magnétique de largent-talisman ? Cest pourquoi il ne faut escompter aucune modération ni aucune régulation interne au désir dargent, et quon voit mal par quel miracle lÉtat unique détenteur des moyens de la création monétaire résisterait à la tentation de devenir « émetteur pour compte propre ».Cest la raison pour laquelle il est permis de redouter que le pôle étatique unifié du crédit cède plus souvent quà son tour à la tentation de substituer aux critères de la sélectivité économique qui régissent normalement les octrois de crédit, des critères de sélectivité politique avec les risques de surendettement et de mauvaises créances qui vont avec, et plus encore à la tentation dapporter des solutions monétaires à des conflits qui nont pas réussi à être réglés politiquement. Il ny a sans doute pas dhuile plus efficace à mettre dans les rouages politiques que de la monnaie à court terme. Nimporte quel trouble social ou presque doit pouvoir être éteint avec de la monnaie supplémentaire, formidable adjuvant qui dispense de tous les douloureux arbitrages auxquels sont systématiquement reconduites des finances publiques sous contrainte budgétaire. Or lÉtat est, par construction, le lieu où se totalisent la plupart des conflits sociaux et on imagine sans peine la propagation comme traînée de poudre qui résulterait dun conflit social difficile auquel lÉtat aurait apporté une solution monétaire « pure » [6], à lissue de quoi il deviendrait réputé que le robinet monétaire est politiquement disponible et potentiellement ouvert, et qui verrait aussitôt se précipiter tous les secteurs de la société pour obtenir par les mêmes voies des avantages équivalents. Il faut tenter de se figurer la puissance du désir de monnaie qui semparerait de toute la société et la ruée générale vers l« État-monétaire » qui sensuivrait, pour se faire une idée de la violence politique et sociale quenferme la monnaie.Là où le pôle fractionné pur est menacé par linstabilité et la déflation, le pôle centralisé pur est donc, lui, exposé au risque permanent de la sur-émission, du surendettement et de linflation, cest-à-dire au risque de lÉtat-puissance toujours tenté dajouter la puissance sociale de la monnaie à la sienne propre. Avertir du risque dabus monétaire dÉtat nest nier ni que les allocations monétaires du privé peuvent être fameusement aberrantes, ni quil soit possible dimaginer en principe une politique de crédit public éclairée et justifiée par le financement de besoins sociaux. Ainsi, par exemple, la sélectivité politique, à laquelle il a été fait référence, nest pas en soi un critère illégitime de lorientation des crédits il est très possible par exemple denvisager de soutenir en crédits des entités chroniquement déficitaires du fait, par exemple, de sujétions de service public, là où bien sûr aucun prêteur privé ne sengagerait. Mais cest que la sélectivité politique devienne lunique critère, et quelle prenne le pas systématiquement sur la sélectivité économique qui présente un risque : celui, microéconomique, de lémission de crédits qui ne seront pas remboursés, et celui, macroéconomique, de la surémission inflationniste. Or les occupants de lÉtat poursuivent des objectifs avant tout politiques, et notamment ceux de leur pérennité au pouvoir, objectifs qui menacent de se subordonner tous les moyens disponibles, y compris les moyens monétaires. Aussi, quitte à insister un peu lourdement, il faut redire que la monnaie nest pas un pur instrument en attente de ses usages rationnels et quil ny a sans doute pas pire erreur que de prendre sur elle le point de vue étroitement techniciste de « lingénieur » : la monnaie est du concentré de désir, et cest à laune de cette charge de violence et de démesure, telle quelle en fait un objet quasi-anthropologique, quil faut en envisager le maniement et les formes dinstitutionnalisation. La grande leçon de « La violence de la monnaie », cétait quen matière monétaire les modèles polaires purs sont dangereux et quil ny a pas dautre voie que celle du compromis institutionnalisé entre les principes antagonistes du fractionnement et de la centralisation, de lÉtat instance de la volonté souveraine et de lÉtat abuseur monétaire potentiel, etc. Les structures dun système socialisé du crédit Reste que, des compromis institutionnalisés, il peut sen concevoir de nombreux et de fort différents. Celui dans lequel de fait nous nous trouvons a largement fait la démonstration de ses tares à loccasion de la crise financière : les concessionnaires privés de lémission monétaire nont eu de cesse de sur-émettre du crédit en direction des opérateurs de la finance de marché, nourrissant la plus extravagante crise de mauvaises dettes quon ait jamais vue. Pour autant, la nationalisation à grande échelle durgence ne devrait être quune étape de transition et à terme muter vers une réorganisation complète des structures monétaires et bancaires, restaurant le compromis centralisation-fractionnement, mais évidemment sous des formes qui ne reconstituent pas le système antérieur, cest-à-dire sous des formes qui refractionnent le système bancaire mais en redéfinissant radicalement le statut des concessionnaires.« Refractionner », cest, à lencontre de lunification publique du système du crédit, reconnaître le principe même de la délégation-concession de lémission monétaire et, plus encore, maintenir lautonomie opérationnelle des concessionnaires. Mais le point important, appelé à faire véritablement rupture, réside dans la redéfinition de leur statut, et consiste notamment à placer explicitement la concession sous un principe de service public, comme il convient si lon prend au sérieux lidée directrice que les dépôts et les épargnes sont des biens publics vitaux pour la société. Aussi cette redéfinition statutaire pourrait-elle seffectuer selon lesquisse de cahier des charges suivant :1. Les concessionnaires de lémission monétaire ne sauraient être des sociétés privées par actions.2. Ni entités actionnariales privées, ni entités publiques sous le contrôle direct de lÉtat, les concessionnaires devraient être des organisations sinon non-profitables, du moins à profitabilité encadrée, cest-à-dire limitée. Loccasion est donnée de répondre aux préoccupations de ceux qui partant de lidée de création monétaire ex nihilo en déduisent lillégitimité de principe de lintérêt. Il faut reconnaître que la remarque ne peut pas laisser indifférent
Si la « production du service bancaire », à savoir lémission du crédit, ne coûte rien, puisquelle ne nécessite aucune accumulation de fonds préalable, il est vrai que le fait quelle soit consentie à titre onéreux a du mal à passer. La réalité est cependant un peu différente du schéma théorique pur. En premier lieu, les institutions bancaires ont à couvrir des coûts de structure. Ensuite, et surtout, quoique procédant en principe à des émissions ex nihilo, les banques ne sont pas pour autant dégagées de toute nécessité de financement. Une part des crédits est adossée à des accumulations préalables. Mais surtout, le règlement des soldes interbancaires seffectue en monnaie centrale et celle-ci nest fournie
quaux guichets de la banque centrale, et moyennant intérêt le taux directeur. On pourrait cependant tirer la synthèse de tous ces éléments et considérer que, oui, la modalité « ex nihilo » rend abusive la facturation aux clients des banques dun intérêt sur la totalité des encours de crédit mais, non, il nest guère imaginable que ces crédits soient alloués à taux nul puisque les banques ont des coûts à couvrir, et notamment des coûts variés de refinancement. En conséquence, le prix du crédit pourrait être formé sur la base du taux directeur de la banque centrale [7] mais au prorata de la part des encours effectivement refinancée plus un petit quelque chose pour couvrir les coûts de structure et fournir une marge modérée permettant de financer des investissements de développement matériel et technique.Lintérêt coût du crédit
et régulateur de lémission monétaireLerreur, cependant, des « critiques de lintérêt » consiste à ne le regarder que comme un simple prix, dont la légitimité reposerait en dernière analyse sur la réalité des coûts effectivement consentis par les offreurs de crédit. Cest oublier que, via les taux directeurs de la banque centrale, lintérêt est aussi, et en fait surtout, non pas le seul terme de léchange entre un offreur et un demandeur privés, mais linstrument général du contrôle de loffre et de la demande de monnaie. Il faudrait dailleurs dire les choses dans un registre moins « technique » et plus anthropologique : lintérêt est linstrument de la contention externe de linsatiable désir dargent. Quand bien même par un miracle institutionnel et technologique, les banques seraient en mesure de fournir du crédit à prix rigoureusement nul, il faudrait conserver la possibilité artificielle de le facturer aux clients à titre onéreux et pour la raison suivante : la simple contrainte de remboursement du principal peut ne pas suffire à réguler delle-même la demande de moyens de paiements « excédentaires » « excédentaires » par rapport à quoi ? par rapport à ceux qui sont fournis par le revenu courant, car telle est bien leffet, et même la finalité du crédit : détendre momentanément la contrainte budgétaire des agents et leur permettre de dépenser plus quils ne gagnent. Cest bien parce quil permet ainsi de « franchir les limites » que le crédit est un objet de désir explosif. Ne pas se donner les moyens de le contrôler, cest sexposer en quelque sorte à « lexcès des moyens de paiement excédentaires » : excès macroéconomique de la demande ainsi solvabilisée par rapport aux capacités de production, ou excès microéconomiques, éventuellement généralisés, demprunteurs surchargés de dette et dont la solvabilité est vulnérable à un retournement conjoncturel. Cest pourquoi la politique monétaire doit impérativement conserver les instruments lui permettant le cas échéant de décourager des demandes de crédit qui ne le seraient pas suffisamment du seul fait de la contrainte de remboursement du principal ; et ceci ne peut être fait quen y ajoutant, fût-ce artificiellement, la surcharge réglable de lintérêt. Ne voir lintérêt quau prisme du « juste (ou de linjuste) prix », cest donc passer à côté de lessentiel en matière monétaire, et notamment ignorer combien la monnaie nest pas une marchandise comme les autres [8], dont le prix naurait quà refléter la réalité des structures de coûts. Et cest méconnaître la nature profonde de la monnaie qui est dêtre un concentré de désir et partant de violence.Le contrôle du crédit par les parties prenantesAussi faut-il déconnecter les problématiques de lintérêt-prix et de lintérêt-régulateur
mais sans oublier cependant que le profit bancaire demeure en soi un enjeu de première importance, comme lattestent les désastres où viennent de conduire sa poursuite effrénée dans lunivers mirobolant des marchés, ni renoncer à tirer la conclusion qui sen suit logiquement : les entités dépositaires de ce bien public que sont les avoirs monétaires des agents ne doivent pas être laissées libres de sadonner sans réserves aux tentations du profit financier, et sil apparaît que ces tentations sont en soient irrésistibles comment pourraient-elles ne pas lêtre dans lunivers capitaliste dont la finalité même est laccroissement indéfini du profit ? il convient demblée de leur couper les ailes. En cette matière la première mesure conservatoire consiste à leur refuser le statut dentités privées actionnariales dont la vocation, on pourrait même dire lessence, est la recherche du profit et à placer les futures entités bancaires sous une contrainte réglementaire de profitabilité encadrée, cest-à-dire limitée à tout prendre il ny a guère meilleure régulation dincitations quon sait éminemment dangereuses quun obstacle « en dur ».3. Existe-t-il alors dans le répertoire des formes juridiques disponibles de quoi habiller adéquatement ce genre dentité ? Si ça nest pas le cas, rien ninterdit de faire preuve dun peu de créativité pour inventer un statut intermédiaire entre les sociétés de capitaux et les établissements publics, et qui ne soit ni de simple association, ni dONG, mais un statut sui generis. Quel serait le but de ce statut ad hoc, et en particulier pourquoi refuser de piocher dans le sous-répertoire des établissements publics ? La réponse, on la compris, tourne autour de lidée dun contrôle public mais qui ne serait pas directement étatique, un contrôle public dune autre nature, lato sensu pour ainsi dire. Tel est le troisième point de cette esquisse de cahier des charges qui envisage pour les banques un contrôle public local par les parties prenantes : salariés, entreprises, associations, collectivités locales, représentants locaux de lÉtat, etc. Par un argument tout à fait semblable à celui qui sest appliqué à linstant au pôle bancaire public unifié, il ne saurait être question que les intéressés au crédit ait directement la main sur le crédit cest-à-dire, en loccurrence, que les parties prenantes siègent directement dans les comités dengagement. Leur place est dans des instances plus distantes et moins opérationnelles comités de suivi et dorientation mais à toutes les échelles, du niveau local (départemental par exemple, ou tout autre circonscription qui fasse sens du point de vue de lactivité économique) jusquau niveau « groupe ».Tout ceci nest pas sans faire penser au modèle bancaire mutualiste, mais avec tout de même de sensibles différences et, surtout, avant son formidable dévoiement par les logiques de la finance de marché. Il nen demeure pas moins que : 1) la multiplicité et lautonomie opérationnelle des concessionnaires de lémission monétaire, 2) la soustraction aussi bien au secteur privé profitable quau contrôle étatique direct, au profit dune nouvelle forme de service public (bancaire) et 3) le contrôle public local par les parties prenantes mais moyennant des médiations institutionnelles suffisamment allongées sont les caractéristiques centrales qui définissent, non plus un pôle public unifié du crédit, mais ce qui pourrait être appelé un système socialisé du crédit.La question de la solvabilité : quels fonds propres pour un système socialisé du crédit ?La soustraction au secteur privé conduit inévitablement à poser la question des fonds propres. Bien sûr ces banques pourraient émettre de la dette de long terme mais par construction pas des actions. LÉtat, par ses finances publiques, auraient-il les moyens dêtre lunique fournisseur de ressources permanentes pour la totalité du secteur bancaire socialisé ? sachant que, à supposer que ce puisse être le cas, ce statut dunique apporteur de fonds propres ne lui donnerait, là encore par construction juridique, aucune hégémonie décisionnelle : nous sommes ici dans un monde où les rapports de pouvoir économiques les rapports de « gouvernance » si lon veut sont reconstruits sur des bases entièrement nouvelles et, plus précisément, sur des bases entièrement politiques, cest-à-dire complètement désindexées des rapports économiques, et notamment des rapports de participation financière. Le capitalisme actionnarial a fini par imposer comme une évidence indépassable que la voix au chapitre était indissolublement liée à la propriété financière et à la participation au capital. On serait presque tenté dadmirer la performance qui a consisté à rendre impensable que la distribution du pouvoir au sein des entités économiques puisse seffectuer autrement, et à effacer des esprits cette idée pourtant élémentaire que lorganisation des rapports des hommes entre eux est, par définition, une question proprement politique et quelle ne perd rien de cette qualité y compris dans lunivers économique. Si donc on sait reconnaître, comme il doit lêtre, le caractère authentiquement politique des rapports de pouvoir, fussent-ils économiques, il apparaît que la médiation de la propriété financière en opère une distorsion que rien ne fonde véritablement, avec pour seul effet, on sen doute, de substituer au principe « un homme une voix » le principe « une action une voix », cest-à-dire de réinstituer le suffrage censitaire en proportionnant la capacité politique des agents à leur capacité patrimoniale. Cest dailleurs bien cette pleine repolitisation de rapports qui nauraient jamais dû être dépolitisés par les logiques capitalistiques, que le système socialisé du crédit vise à produire au travers de ses formes institutionnelles propres et qui interdit absolument que lapporteur de fonds propres revendique la moindre contrepartie de pouvoir à ce seul motif.Il reste que, même renonçant à faire du pouvoir le corrélat de ses apports, lÉtat verrait les finances publiques rudement sollicitées davoir à fournir en fonds propres la totalité du système bancaire socialisé, particulièrement si la transition est brutale. Est-ce à dire que la question de la solvabilité bancaire reste sans solution dans ces conditions ? Non car lÉtat a toujours la ressource dun apport substitutif, dune nature autre que des fonds propres « directs », à savoir lapport de sa garantie. Au demeurant, rien ninterdit de considérer que la garantie que lÉtat apporterait aux banques à lintention de tous leurs créanciers nest pas autre chose quun apport latent de fonds propres mais non tirés. Plus précisément encore, la garantie de lÉtat fonctionne de fait comme une réserve potentielle de fonds propres non tirés mais à tirage certain en cas de besoin. Cet apport de fonds propres « contingents » mais à tirage certain en cas de matérialisation de lélément de contingence, cest-à-dire d« événement de solvabilité » a exactement les mêmes effets quun apport ferme de fonds propres ex ante
mais avec de remarquables propriétés déconomie pour les finances publiques.Est-il cependant raisonnable dadosser ainsi la totalité du secteur bancaire à la garantie de lÉtat ? Oui à partir du moment où ces banques sociales opèrent sur les bases qui viennent dêtre indiquées, à savoir des banques, dabord tenues à distance dun univers de marchés quil faudra avoir sérieusement cadenassé [9], mais surtout tenues à un cadre réglementaire de profitabilité limitée. Seule cette force du plafonnement réglementaire du profit peut sopposer avec quelque chance de succès aux forces autrement irrésistibles de la concurrence-cupide, cest-à-dire de lélan en vue dun profit indéfiniment plus élevé. Et, de fait, la question de la solvabilité, ou plutôt de linsolvabilité des banques ne se pose jamais que dans les cas polaires opposés de la poursuite actionnariale-privée du profit jusquà laveuglement et au prix de risques hors de toute maîtrise
ou bien de la commande directe de lÉtat qui impose à des banques publiques de procéder à des surplus démission monétaire incompatibles avec les contraintes générales de léconomie ou bien avec la situation particulière de quelques bénéficiaires, au risque de linflation ou du surendettement local ou global. Mais la structure même du système socialisé du crédit le rend immune à ces deux dérives et a donc pour effet de maintenir la probabilité doccurrence des « événements de solvabilité » à des niveaux aussi bas que possible.Si cette configuration du système bancaire est, toutes choses égales par ailleurs, plus à labri quune autre de la folie des grandeurs, nest-elle pas à linverse exposé au risque symétrique dune attrition du crédit du fait de la disparition des incitations de la concurrence et du profit ? Là encore, il semble que le risque soit limité par les structures politiques mêmes du système socialisé du crédit dès lors quelle donnent toute leur part aux partie prenantes, directement intéressées au maintien à bon niveau des flux de financement bancaires
et dès lors que leur influence sexerce dans des formes institutionnelles qui réalisent un bon équilibre des pouvoirs et ne leur accordent ni rien
ni tout !___________Post-scriptum : Les animateurs du débat sur la création monétaire auront quelques raisons de nêtre pas satisfaits de cette « réponse » qui a laissé de côté bon nombre de leurs interrogations et notamment, pour partie, celle des prérogatives de lÉtat en matière de création monétaire. Pour partie seulement puisque ce texte a longuement souligné les risques dun pôle public unifié du crédit. Pour autant, il nest pas revenu sur la question de la politique monétaire et des modalités du financement des déficits publics mais cest quon ne peut parler de tout en une fois et que ce texte est déjà assez long comme ça
Pour toutefois ne pas laisser traîner dinutiles ambiguïtés il nest peut-être pas inutile de faire immédiatement une ou deux mises au point. La plus urgente et la plus catégorique est sans doute celle qui concerne le statut dindépendance de la banque centrale en général, et de la BCE en particulier. À ce propos il est possible pour une fois
de dire les choses assez simplement : la banque centrale est linstance de la politique monétaire et, dans « politique monétaire », il y a « politique » qui veut dire politique ! Que les orientations générales de loffre de monnaie soient soustraites aux institutions de la politique représentative est un état de fait que rien, strictement rien, ne parviendra jamais à justifier en principe. À ce compte-là pourquoi ne pas envisager de démembrer complètement lÉtat instance des politiques publiques et remettre chacune delles à une agence indépendante propre confiée à des experts non élus ? Quon ne sy trompe pas : il en est à qui lénormité de la proposition ne donne pas un battement de cil, au contraire y voient-ils un modèle de laction publique tout à fait désirable. Même un lecteur un peu distrait aura compris que telle nest pas la position, défendue dans ce texte
On ne devrait pas avoir à dire ce genre de trivialité et pourtant il le faut : la pleine repolitisation de la politique monétaire est un enjeu de première importance que ne saurait minimiser aucune des « raisons », ou plutôt des causes, très bien identifiables, ayant conduit à lindépendance de la banque centrale.Reste la question de savoir dans quelles conditions les dépenses publiques pourraient bénéficier dune facilité de financement monétaire. Les lignes qui précèdent ont assez mentionné les dangers dune création monétaire qui serait laissée à la discrétion de lÉtat hors de tout contrôle. Pourtant, force est, inversement, de reconnaître quil est des situations où cette possibilité dune création monétaire publique est macroéconomiquement très bien fondée. Largument du financement des « dépenses davenir » ou des besoins sociaux fait évidemment partie du dossier mais sans être à soi seul décisif. La circonscription des « dépenses davenir » peut faire problème. Stricto sensu, rien par exemple, ninterdirait dy verser les dépenses déducation nationale le premier poste budgétaire en France. Or on comprend aisément quil est difficilement envisageable de se donner un financement monétaire du quart du budget de lÉtat
Mais ce sont surtout les conditions macroéconomiques générales qui commandent. Quelque fondée que soit une certaine dépense publique, son financement monétaire admet pour condition nécessaire que les capacités de production existent pour y faire face sauf à laisser se creuser le déficit extérieur ou voir déraper linflation. Il nest pas question dentrer ici dans une discussion de macroéconomie des politiques budgétaire et monétaire mais simplement de suggérer que restent à inventer les formes institutionnelles réalisant le « bon » compromis entre reconnaître des cas bien fondés de financement monétaire des déficits publics sans pour autant laisser lÉtat seul en position den juger discrétionnairement. Il en va donc de la politique monétaire comme de lorganisation du système socialisé du crédit : tout est affaire de montage institutionnel et de médiations convenablement agencées, cest-à-dire réalisant un bon équilibre entre tendances antagonistes dont la présence est également nécessaire. Mais ceci ne dit pas grand-chose sur la forme précise que ces médiations pourraient prendre concrètement
Cest dire que le débat nest pas près dêtre épuisé. Frédéric Lordon (sur son blog, "La pompe à phynance" : HYPERLINK "http://blog.mondediplo.net/2009-01-05-Pour-un-systeme-socialise-du-credit" http://blog.mondediplo.net/2009-01-05-P
-du-credit)_______________Notes :[1] Joe Nocera, « So When Will Banks Give Loans ? », New York Times, 25 octobre 2008[2] Art.cit.[3] Respectivement la Qatar Investment Authority et le sheikh Mansour Bin Zayed Al Nahyan, membre de la famille royale dAbu Dhabi[4] « Many CFOs Cynical on Banker Bailout Plans », CNBC.com, 26 novembre 2008[5] Michel Aglietta et André Orléan, La violence de la monnaie, PUF, 1982[6] Certes, nombreux sont les conflits sociaux qui appellent très légitimement des solutions financières, cest-à-dire requièrent de diriger vers certaines catégories de citoyens ou certains secteurs de la politique publique des moyens supplémentaires. Mais justement : ce sont des solutions financières, et non monétaires, cest-à-dire à financement fiscal. Il est temps de mesurer ce que létat de tension chronique des finances publiques et de paupérisation structurelle des services publics doit au refus de relever les prélèvements obligatoires au niveau qui devrait être le leur, et notamment en mettant sérieusement à contribution le capital et les catégories les plus fortunées[7] Ou au taux moyen pondéré de refinancement de la banque considérée[8] Quitte à faire « académique », il faut tout de même citer ici le livre de Karl Polanyi, La Grande Transformation (Gallimard, 1984), dont lintuition centrale la monnaie nest pas un objet marchand ordinaire est également au centre de La violence de la monnaie dAglietta et Orléan (op. cit.)[9] Voir en ce sens le chapitre 5 de Jusquà quand ? Pour en finir avec les crises financières (éditions Raisons dagir, 2008), ou, sur ce blog, HYPERLINK "http://blog.mondediplo.net/2008-04-23-Quatre-principes-et-neuf-propositions-pour-en" « Quatre principes et neuf propositions pour en finir avec les crises financières »
#588 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5992" \l "p5992" 07-01-2009 23:02:14
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
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Message laissé sur le blog de Paul Jorion intitulé "Le vrai débat sur la monnaie : un second point" HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1440" \l "comment-13797" http://www.pauljorion.com/blog/?p=1440#comment-13797
Bonjour à tous,Frédéric Lordon explique en deux mots (dans une courte vidéo "interdire la titrisation") le rapport entre la titrisation et la création échevelée de monnaie-dette (le crédit bancaire sans plus aucune vraie limite) et
la crise (par surendettement) : HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/video/x6bm80_frederic-lordon-la-titrisation_news" http://www.dailymotion.com/video/x6bm80
ation_news____________________De mon côté, je répète et cest une DÉMONSTRATION, et pas un argument dautorité ou une révérence pieuse à je ne sais quelle théorie :
1. Définition : la monnaie scripturale est la somme des soldes créditeurs des dépôts à vue (créditeurs pour les clients et, évidemment, débiteurs pour les banques qui doivent cet argent, nommé provision, à leurs clients).2. Donc, la monnaie scripturale est surtout une réalité comptable (en plus dêtre, si lon veut, par curiosité intellectuelle, une réalité philosophique, sociologique, anthropologique ou métaphysique).3. Lors dun crédit bancaire, un DAV voit son solde augmenter (dans la comptabilité de la banque, celle dont il va être difficile de saffranchir sans perdre sa crédibilité), ALORS QUAUCUN AUTRE DAV NE BAISSE. Ceci est, pour moi, une démonstration, simple et irréfutable, que le crédit bancaire fait AUGMENTER les moyens de paiement présents dans léconomie, disponibles pour régler les échanges : « il y a plus de monnaie après le crédit quavant le crédit », on se demande à la fin comment il faut le dire.
La réalité comptable, cest quil ny a PAS de transfert de moyens de paiement dun client à lautre, il ny a pas conservation des quantités : la réalité comptable, cest que, lors dun crédit bancaire, il y a création monétaire.Jattends toujours la démonstration du contraire.Et prétendre que ceux qui, comme Paul Jorion et quelques autres, NIENT LES FAITS pour démontrer la réalité dune fiction au moyen de constructions intellectuelles sophistiquées, ce sont « les héritiers de Galilée », cest vraiment voir et présenter le monde À LENVERS Mais je continue de penser quil sagit dun malentendu (parce que cest trop gros).Étienne.
#589 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5993" \l "p5993" 07-01-2009 23:35:23
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Étienne a écrit:
la réalité comptable, cest que, lors dun crédit bancaire, il y a création monétaire. Jattends toujours la démonstration du contraire.
Il me semble que l'argument est que cette création n'est que temporaire: l'argent est bien crée, mais il est détruit un peu plus tard (lors du remboursement). Ce ne serait alors pas une "vraie" création.SAUF les intérêts, qui sont remboursés mais jamais prêtés, donc jamais crées !!! C'est pour cela qu'il faut sans cesse créer plus de masse monétaire pour pouvoir rembourser les intérêts sur l'argent créé dans le passé, puisqu'il n'y a pas assez de masse monétaire en circulation pour payer le principal ET les intérêts => d'où l'obligation de croissance économique => ce qui prouve bien que le schéma actuel est une pyramide de type Ponzi: les intérêts dus aujourd'hui sont payés par le principal emprunté aujourd'hui => ce système va s'écrouler: c'est mathématique.Les derniers à rester dans le système sont ceux qui perdent TOUT.
2. Donc, la monnaie scripturale est surtout une réalité comptable
Et c'est en cela que l'argent liquide est différent: c'est une réalité matérielle. Quand le grand trou noir viendra (que certains prévoient pour mi-2009) les commerçants n'accepteront plus de chèques et cartes-bleus, mais accepteront toujours des billets... Je me demande quand sera le dernier moment pour retirer mes maigres avoirs à la banque. J'aurais peut-être déjà du le faire.
#590 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5994" \l "p5994" 08-01-2009 02:00:50
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Désolé, mais vous tournez toujours en rond, les deux, même si vous ne vous mettez pas d'accord les deux sur les "détails"1) La réserve fractionnaire telle quelle, est une escroquerie gigantesque.L'argent sert de moyen d'exchange "liquide" parce que il détient la représentation de la valeur d'actifs réels. Il est stable quand le total de l'argent présent dans le système correspond a la somme totale de la valeur des actifs réels. Il devient instable, cause d'inflation, quand il y à plus de "valeur argent" que de la "valeur actif" dans le système parce-que alors le "valeur argent" qui ne trouve pas un actif à acheter à un prix X, mais qui ne sert à rien oisif, monte les enchères en offrant un prix X + y. Grâce à la reserve fractionnaire... pour chaque actif produit a une valeur-actif 1.000¬ , des que son équivalent en valeur-argent de 1000¬ est déposé temporairement dans une banque... celle-ci, par ce mécanisme, et sans créer de la valeur-actif elle-même, obtient le droit de créer ex-nihilo 900¬ de valeur-argent, qu'elle pourra alors preter, ou utiliser pour acheter la propriété d'actifs (qui grossissent son fonds de commerce).Je vous l'ai déjà dit:Création d'actifs... 1.000¬ Création de valeur-argent légitime... 1.000¬ Jusque la le système devrait être stable, sauf sur le détail des moyens et de la légitimité de l'agent chargé de créer les monnaies et les bouts de papier qui représentent ce valeur-argent représentatif, et sur le détail de la cohérence du lien valeur-actif avec valeur-argent lorsque la disparition de l'un n'implique pas l'évanouissement de l'autre (une douzaine d'Sufs coutent/valent 2¬ , mais ces 2¬ ne sont pas crées lorsque la poule pond les Sufs, et ils ne cessent d'exister et de représenter une valeur quand quelqu'un mange les oeufs; de la même façon, lorsque une banque brule les billets se convertent en pavées noires, mais les actifs dont ils sont supposées représenter la valeur ne disparaissent pas). Mais en adittionant le mècanisme de reserve fractionnaire... la dévaluation de tous les actifs est instantanée! En plus, on met en concurrence déloyale avec le travail, qui est le seul moteur réel de création d'actifs et de richesse, de valeur-argent réel, cette portion de valeur-argent crée sans effort ex-nihilo. De fait, l'argent ex-nihilo est crée si facilement, sans effort ni investissement matériel... que dans la dévaluation qui s'en suit ceux qui doivent travailler n'arrivent pas à faire la concurrence par leur travail à l'argent ex-nihilo, et qu'on n'est plus payé pour son travail assez pour survivre le temps nécessaire pour travailler... La réserve fractionnaire des banques est une escroquerie logique... autant plus que... ceux qui n'arrivent plus à la fin du mois doivent demander des prêts... et que même à taux d'intérêt 0%... n'importe que prêt leur sert de prétexte pour se créer 9/10ièmes d'argent ex-nihilo pour enfoncer encore plus le clou! On n'arrive jamais à rembourser, sauf à trouver une mine d'or ou du pétrole quand le prix est dans les nuages (c'est à dire quand la valeur ajoutée du produit à une rentabilité encore plus performante que la réserve fractionnaire des banques).2) Le problème des intérêts (même modestes) est une escroquerie moins gigantesque que la première, mais pas moins une escroquerie. Effectivement, l'intéret n'étant pas crée au même moment que le prêt, il n'existe pas quand on va le rembourser... il ne devient que disponible lorsque on utilise pour cette fin une partie du principal du prêt suivant... Bien sur, pour rembourser ce deuxième prêt... il vous faudra non seulement un troisième pour les interêts de celui-ci, mais aussi pour la partie du principal du second que vous avez utilisé pour liquider le premier... et bon, vous pouvez continuer la série ad nauseam...Le second problème existe depuis qu'existent les prêts à intérêt, le premier, depuis qu'existent les banques comme intermédiaires, mais institutionnalisé à échelle planétaire depuis la création de la FED, la Réserve Fédérale Américaine.Il ne leur à pas fallu trop de temps pour arriver aux limites des possibilités de ces deux escroqueries.En plus, tant l'intérêt comme la réserve fractionnaire sont des INVENTIONS OCCIDENTALES, mais on impose la souffrance de ces effets à toute l'humanité, surtout en exploitant ceux qui ne sont pas capables de comprendre les mécanismes et de s'abstenir d'en être victimes.Le problème n'est pas seulement de finir avec l'abus... pour cela il suffit de rendre caduc d'un coup tout l'argent et de revenir au troc, mais de reprendre tous les actifs qu'ils nous ont volés depuis qu'ils injectent cet argent qu'il ne leur coute rien de produire dans notre système de monnaie d'echange de valeur-actif.Un problème de vision, pour comprendre, c'est qu'on n'a pas à faire a une seule institution bancaire qui nous suce le sang... il s'agit de toute une troupe de vampires qui en plus se font la compétence entre eux, cherchant des méthodes encore plus perfectionnés pour être les champions des vampires. Les subprimes ne sont qu'une petite surenchère sur le schéma de la réserve fractionnaire. Le schème de Ponzi de Madoff, et tous les autres qui sauteront... ne font pas scandale entre eux parce-que ils savent qu'ils les usent tous... Madoff n'est que l'idiot qui c'est fait prendre...La banque restera, si on n'y rémedie pas... la plus performante des industries, capable d'acheter ex-nihilo tous les politichiens qu'il faudra. Elle ne doit pas être tant en déclive quand une des multinationales automobiles plutôt que recevoir de l'argent prétend qu'on lui donne le permis pour que sa filiale de financiation des achats de ces voitures puisse fonctionner comme une banque complète (et on lui permettra, parce ils sont au courant de l'arnaque, et plutôt que ficher par terre toute la structure ils préfèrent inviter un vampire de plus à leur table... de toutes façon, ce sera nous qui paierons l'augmentation de l'addition).Comme on dit, l'arnaque est trop énorme, on refuse de croire qu'on ait pu nous jouer ce coup...
Dernière modification par NingúnOtro (08-01-2009 02:14:32)
#591 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6005" \l "p6005" 08-01-2009 14:20:55
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Dans un billet récent, intitulé HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1440" « Le vrai débat sur la monnaie : un second point », Paul soutient sa thèse baroque de façon de plus en plus discutable : ses contradicteurs, selon lui, se contentent des manuels pour enfants, aplatissant le savoir aux dépens du raisonnement, remplacé par des citations, de préférence courtes, qui lui servent de substitut
On nest pas plus aimable. HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1440" \l "comment-13820" En cours de discussion, Paul en vient à carrément nier la réalité comptable de la monnaie scripturale... Il me dit :
@ Etienne ChouardLa « réalité comptable » nest pas une réalité : cest une stylisation fondée sur le postulat que le crédit est toujours égal au débit. Dans la réalité [économique] les choses ne se passent pas comme ça, il y a des profits et des pertes, des gains et des dépenses. La « création monétaire ex nihilo » est un artefact (une fiction) qui permet de maintenir cette égalité comptable entre le crédit et le débit.Wikipedia : HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Comptabilit%C3%A9_en_partie_double" comptabilité en partie double Dans son principe, linscription dun montant dans un compte implique toujours la mention de même montant dans un autre compte, ce qui facilite les recoupements et la trace des disparitions. Impérativement, lun des deux comptes doit être débité et lautre doit être crédité de manière à établir le contrepartie. Cette double mention matérialise aussi la dualité de flux impliqués dans chaque transaction comptable. Une entreprise qui achète un véhicule 10 000 ¬ augmente son patrimoine puisqu elle a un véhicule. C est un débit. En contrepartie, elle doit payer ce véhicule, donc faire diminuer sa trésorerie, événement que l on inscrit au crédit. On passera l écriture suivante : Intitulés -Débit CréditCompte Véhicule -10 000Compte de trésorerie 10 000Mais le fait est que la compagnie a dépensé 10.000 ¬ .
Il se compare dans son billet à Galilée (ou bien, il juge nécessaire l apparition d un nouveau Galilée dans le débat monétaire, quil trouve sans doute théologique et obscurantiste). Cest vraiment le monde à lenvers, précisément.Jai envoyé le message ci-dessous (la citation de Galbraith vous intéressera, vous devriez lire son livre) :(Ça ne saute peut-être pas aux yeux demblée, mais chaque commentaire fait quelques petits pas vers une meilleure compréhension des mécanismes en jeu dont vous avez compris que je les considère comme absolument essentiels.)
Étienne Chouard dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1440" \l "comment-13831" 8 janvier 2009 à 04:24Bonsoir.@ Archimondain, qui me dit :
[Vos trois points] démontrent effectivement une création monétaire. Mais vous oubliez une hypothèse. Si vous pouvez en plus affirmer que tous les clients peuvent retirer largent de leurs DAV, je serais convaincu. Mais pour le moment, il me semble que ce nest pas possible sans mettre la banque en faillite. De largent qui ne peut être utilisé (et qui nest donc plus un moyen de paiement pour un certain temps : le temps de remboursement des crédits correspondants) nest donc pas vraiment de largent.
Mais voyons, vous faites comme si seule la monnaie fiduciaire permettait de régler les échanges ! Mais à lévidence, il nen est rien : limmense majorité, non, la presque totalité des échanges se règlent (ça veut dire sont soldés et quon naura pas à y revenir) avec de la monnaie scripturale (totalement dématérialisée) sans aucun mouvement de monnaie manuelle. En montant en épingle la possibilité toute théorique (parce que sans mobile) dune demande générale de conversion de la monnaie scripturale en monnaie manuelle, vous inventez une faiblesse qui nexiste pas puisque les deux types de monnaie sont strictement équivalents et convertibles sans délai, ni coût, ni risque. Vous dites : « Si vous pouvez en plus affirmer que tous les clients peuvent retirer largent de leurs DAV, je serai convaincu. » Mais pourquoi diable faudrait-il quils le puissent, puisque la monnaie ne sert pas à ça ? La monnaie scripturale ne sert pas à être convertie en monnaie manuelle, elle ne sert pas à être retirée : elle sert à solder les comptes entre un débiteur et un créancier. Et elle convient très bien pour jouer ce rôle sous sa forme dématérialisée (scripturale). La réalité économique (et comptable), cest que la monnaie scripturale, toute dématérialisée quelle est, convient très bien à solder les échanges entre humains, sans AUCUN mouvement de monnaie manuelle : cest donc indubitablement de la monnaie.Quant à votre deuxième paragraphe :
Si en revanche, largent qui sert de garantie lors de loctroi dun crédit peut tout de même être dépensé alors que le crédit nest pas remboursé, je suis daccord pour dire quil y a création. Mais cela ne me semble pas être le cas. Donc, en tant que réalité comptable, création peut-être. En tant que moyen de paiement, je ne suis toujours pas convaincu.
Largent qui sert de garantie au prêt
Vous parlez des réserves ? Évidemment quon peut le dépenser avant que le prêt ne soit remboursé
Cest presque sans rapport.Les réserves sont une contrainte qui ne constituent pas le processus création monétaire (une partie du malentendu vient sans doute de cette confusion, comme si la monnaie pouvait être créée en application des règles des réserves) : ces réserves ne font que (tenter de) lencadrer : les réserves ne sappliquent pas à tel ou tel crédit nommément, mais cest plutôt lensemble des encours qui doit être couvert par une proportion de monnaie banque centrale. Mais les banques nattendent pas davoir les réserves pour prêter (largent mis en réserve), LORDRE est même précisément linverse (et ça compte pour comprendre) : dabord on prête, puis on compense avec les concurrents, et puis si on en a besoin, on réapprovisionne en monnaie banque centrale
Mais il est déraisonnable de penser que les sommes qui sont prêtées sont celles qui étaient préalablement déposées, cela ne correspond pas à la réalité.___________________@ Nadine qui dit :
Ce nest pas parce quaucun autre DAV baisse quil y a création monétaire. La banque joue sur le fait que personne nira retirer son argent. Elle prête de largent quelle na pas. Le système bancaire est une banque virtuelle où personne ne vient retirer son argent, cest aussi simple que cela. Aucune création monétaire nintervient car ce nest pas nécessaire et cest contre-productif.
Nadine, en plus de mon explication ci-dessus (à Archimondain), je voudrais vous poser une vraie question : Pour vous, quest que la monnaie, quest-ce que largent ?_______________________@ Paul qui me dit : La « réalité comptable » nest pas une réalité.Cette affirmation est sidérante.Votre exemple de la comptabilisation dun achat de voiture montre justement le contraire : lécriture que vous prenez comme « exemple de fiction comptable » montre pourtant parfaitement la réalité économique dun achat dimmobilisation : au prix dune sortie de monnaie dun compte de trésorerie (actif très liquide, en bas du bilan), jai augmenté ma fortune immobilisée (un autre actif est apparu au bilan, plus haut, moins liquide). Un compte de bilan sest vidé, un autre sest rempli, je ne me suis pas appauvri.Aucune stylisation, aucune fiction là-dedans. Au contraire, la comptabilité cherche (au moins HYPERLINK "http://www.monde-diplomatique.fr/2005/11/RICHARD/12911" tant que les financiers ne se mettent pas à en trafiquer les règles pour travestir la vérité au profit des certaines partie prenantes) à traduire le plus fidèlement possible la réalité économique de lentreprise. Et la partie double est une trouvaille très rigoureuse, très logique.Et quand vous dites « La « création monétaire ex nihilo » est un artefact (une fiction) qui permet de maintenir cette égalité comptable entre le crédit et le débit », on dirait que vous navez compris ni à quoi sert la comptabilité, ni comment elle fonctionne, ni ce quest la monnaie scripturale (une dette de banque envers un client, un chiffre sur un compte, librement transmissible). La « fiction » dont vous parlez a une réalité bien tangible, pas fictive du tout, dans la plupart des échanges sur terre. Moi, je parlerais plutôt de « convention ».Dans un autre commentaire, vous dites : « Cela nenlève rien au fait que si tous se présentent au même moment pour retirer largent sur leur compte la banque ne dispose que des 100 ¬ initiaux. » C est encore la fausse faiblesse dont je parlais plus haut. Il faudrait sortir de cette conception enfantine que seuls les billets et les pièces sont « de l argent » (je retrouve cette conception très réductrice (fétichiste ? mes billets, mes beaux billets
) chez Helmut Creutz, que je continue à lire mais qui commence à me casser les pieds tant il dit de sottises, vraiment ; il faudra quon reparle de ce gros livre très contestable). Presque toute la monnaie est désormais dématérialisée et la monnaie scripturale ne sert pas à être convertie en monnaie fiduciaire, au contraire : elle joue son rôle (complètement, de A à Z) dans presque tous les échanges sans le moindre mouvement de monnaie manuelle. Cette prétendue faiblesse nen est donc pas une, la réalité quotidienne le montre. La crise actuelle montre encore davantage cette réalité de la force de la monnaie scripturale, puisque les États protègent les banques voleuses menteuses contre vents et marées, ce quon peut analyser comme la volonté politique de donner à leur monnaie de singe UN COURS LÉGAL DE FAIT.Finalement, pour montrer à tout prix que vous ne vous êtes pas trompé HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=348" en affirmant il y a onze mois que « les banques commerciales ne créent pas dargent », « si elle peut vous prêter, cest soit quelle utilise largent de quelquun dautre, (
) soit quelle emprunte ellemême cet argent », vous allez être conduit à nier toutes sortes dévidences, au risque, peut-être, de dégrader votre crédibilité. Cest dommage, parce quil nest nullement infamant de se tromper. Mais bon, je reste prêt à accepter que cest moi qui me trompe, évidemment, mais pas sans une vraie démonstration.Je reste surtout sur cette forte impression de MALENTENDU, car jai souvent limpression que vous nous dites que cette monnaie de banque, monnaie-crédit, monnaie-dette, nest carrément PAS DE LA MONNAIE, tant elle est mal fondée, fragile, illusoire, fictive, alors que je dis, moi, que la monnaie scripturale est largement (pour la part de monnaie-crédit) DE LA FAUSSE MONNAIE parce que ses créateurs ont usurpé une légitimité (et un revenu sans travail) qui ne peut être que publique. Cest incroyable quon narrive pas à rapprocher ces deux points de vue.Amicalement.Étienne. ________________PS : dans votre billet, vous citez JK Galbraith qui dit, effectivement : « Dans les entretiens télévisés, lhôte, réputé pour ses questions incisives, a lhabitude de faire débuter lentretien avec léconomiste invité en lui posant celle-ci : « Dites-moi, après tout, la monnaie, cest quoi ? » Les réponses sont immanquablement incohérentes. »Vous parlez ensuite daplatissement du savoir à des fins pédagogiques, et danesthésie de la pensée par les citations courtes comme substitut à un raisonnement
Tout cela nest pas très gentil. Mais on vous a vu vous-même citer de grands auteurs en cas de besoin, et on vous a vu aussi simplifier votre pensée pour être plus
pédagogique
et personne ne songera à vous le reprocher, naturellement.Vous dites ensuite que la question de la monnaie est complexe
Il me semble que vous avez oublié de signaler dautres passages du même Galbraith, dans le même livre (merveilleux dintelligence, dérudition et dhumour) « Largent » :[Cest moi qui souligne. ÉC]
« La plupart des discussions sur la monnaie s'enferment dans une épaisse gangue d'incantation et de prêchi-prêcha. Souvent de propos délibéré. Ceux qui parlent d'argent ou en font le sujet de leur enseignement et donc leur gagne-pain tirent prestige, estime et avantages pécuniaires, comme les médecins ou les sorciers, de la croyance soigneusement cultivée qu'ils entretiennent une association privilégiée avec l'occulte qu'ils ont des perspectives sur un domaine totalement inaccessible aux gens ordinaires. Source de satisfaction professionnelle et, à l'occasion, de profit personnel, cette attitude n'en constitue pas moins elle aussi une escroquerie bien connue. Il n'est rien, s'agissant de l'argent, qu'une personne dotée d'une curiosité, d'un zèle et d'une intelligence raisonnable ne puisse comprendre. Et quelles que soient les erreurs d'interprétation ou de fait que la présente histoire puisse contenir, il n'en est aucune, le lecteur peut s'en persuader, qui procède d'une simplification outrancière. L'étude de la monnaie est, par excellence, le domaine de l'économie dans lequel la complexité est utilisée pour déguiser la vérité et non pour la révéler. La plupart des choses de la vie automobiles, maîtresses, cancer comptent surtout pour ceux qui les ont. L'argent au contraire est aussi important pour ceux qui en ont que pour ceux qui n'en ont pas. C'est pourquoi les uns comme les autres ont intérêt à le comprendre. Et les uns comme les autres devraient savoir que cette compréhension est parfaitement à leur portée.À cet égard, on ne manquera pas de demander si un ouvrage consacré à l'histoire de l'argent ne devrait pas commencer par une quelconque définition de ce qu'est en réalité l'argent. Cette bande de papier de valeur intrinsèque nulle, qu'est-ce donc qui la rend utile à l'échange tout en laissant telle autre bande de dimension et de couleur semblables parfaitement sans valeur ? Les précédents de ce genre de tentative ne sont guère encourageants. A la télévision, les journalistes réputés pour leur sagacité ouvrent immanquablement les interviews d'économistes par cette question : « Bon, eh bien, dites-moi c'est quoi au juste, l'argent ? » Immanquablement, les réponses sont incohérentes. Quant aux professeurs chargés d'enseigner les premiers rudiments d'Économie, qu'il s'agisse de la monnaie ou de la banque, ils commencent par donner des définitions d'une remarquable subtilité. Lesquelles sont soigneusement transcrites, apprises à grand-peine et heureusement oubliées. Le lecteur devrait s'attaquer aux pages qui vont suivre en sachant bien que l'argent n'est rien de plus ou de moins que ce qu'il a toujours cru ce que l'on offre ou reçoit pour l'achat ou la vente de biens, services et autres. Les différentes formes de monnaie, comme ce qui détermine ce qu'elles achètent, voilà qui est encore autre chose. Mais c'est précisément ce que les pages suivantes se proposent de révéler. (
) »Source : « Largent », John Kenneth Galbraith, Folio Histoire, p18 et s.
.
« Les banques de Venise (1) et de Gênes furent les précurseurs reconnus des banques commerciales de notre vie quotidienne moderne. Celles de la plaine du Pô étaient à peine moins avancées et lorsque le prêt d'argent s'institutionnalisa à Londres, il s'installa tout naturellement dans Lombard Street.Le processus par lequel les banques créent de l'argent est si simple que l'esprit en demeure confondu. Quand il s'agit de choses aussi importantes, on est en droit de s'attendre à un mystère plus profond. Les dépôts de la Banque d'Amsterdam dont on vient de parler pouvaient, sur instruction de leur propriétaire, être transférés à d'autres pour régler des comptes. (Un service qui avait longtemps été rendu par les précurseurs privés de la banque.) Les pièces déposées ne servaient pas moins d'argent par le simple fait d'être enfermées dans une banque et susceptibles de transfert sous le seul effet d'un trait de plume.Il était inévitable que l'on découvre comme le firent les échevins conservateurs d'Amsterdam en se penchant avec un intérêt coupable sur leurs propres besoins en tant que directeurs de la Compagnie des Indes orientales qu'un autre trait de plume permettrait à un débiteur de la banque, et non plus à un créditeur du titulaire du dépôt, de recevoir un prêt sur ce dépôt inemployé. Et bien sûr, c'était la banque qui percevrait des intérêts sur le prêt ainsi consenti ! On pouvait prévenir les auteurs de dépôts que ces derniers étaient susceptibles d'une telle utilisation peut-être même les payer pour cela. Le dépôt original restait au crédit de son auteur. Mais il existait désormais un nouveau dépôt constitué par le prêt. Les deux dépôts pouvaient être utilisés pour effectuer des paiements, comme de l'argent. De l'argent avait donc bien été créé. La découverte de cette capacité des banques à ainsi créer de l'argent se produisit très tôt dans l'histoire de la banque. C'est qu'il existait cet intérêt à gagner sur les prêts. Avec ce genre de stimulant, les hommes ont un naturel instinct de novateur.Il existait une autre possibilité faisant appel à des billets de banque et qui serait un jour merveilleusement exploitée par la future république américaine. L'emprunteur recevait non plus un dépôt, mais un billet rachetable dans les espèces qui avaient été placées à la banque comme capital ou comme dépôt sédentaire. Avec ce billet, l'emprunteur pouvait effectuer ses paiements ; le bénéficiaire d'un tel paiement, plutôt que de changer son billet pour de l'argent liquide, pouvait fort bien l'utiliser pour ses propres paiements, et ainsi de suite à l'infini. Entre-temps, la banque continuait de recevoir des intérêts sur le prêt original. Un jour, peut-être, le billet reviendrait à la banque pour être échangé contre du liquide. Mais alors l'emprunteur aurait déjà remboursé son emprunt, en liquide lui aussi. Tout serait pour le mieux, et l'on aurait gagné un intérêt. Il y avait aussi une chance pour que le billet continue de passer de main en main sans jamais être reconverti. Le prêt qui avait conduit à son émission produirait des intérêts puis serait remboursé. Le billet continuerait sa ronde. Personne ne viendrait jamais réclamer les liquidités originales qui avaient permis le prêt original. Dans les années 1960, M. George Bail, diplomate, politicien et avocat, chéri du succès, quitta le service public pour s'associer aux Lehman Brothers, la grande firme de Wall Street. « Pourquoi diable, l'entendit-on demander un peu plus tard, est-ce que personne ne m'avait parlé plus tôt de la banque? »Écrivant au milieu du siècle dernier, John Stuart Mill réglait en quelques phrases la question des facteurs déterminant la valeur de la monnaie ce qu'elle achète :
La valeur ou puissance d'acquisition de la monnaie dépend, en premier lieu, de l'offre et de la demande... L'offre de la monnaie, en un mot, est la totalité de la monnaie en circulation au moment dont on parle... La demande de monnaie se compose, au contraire, de toutes les marchandises mises en vente (2).
L'explication était parfaite pour l'époque. Et elle dit aussi ce que les banques peuvent faire à la monnaie. Sur un dépôt original en liquide, on pouvait consentir des prêts. Il en résultait de nouveaux dépôts ou de nouveaux billets utilisables comme de l'argent. L'offre de biens restant inchangée, les prix augmenteraient et la monnaie perdrait de sa valeur. Pour peu que les banques se montrent âpres au gain, se livrent une concurrence acharnée, voire les deux, et pour peu que les emprunteurs se montrent suffisamment euphoriques, l'expansion des prêts producteurs d'intérêts serait importante, dépôts ou billets se multiplieraient. Il en résulterait une augmentation des prix ou une diminution de la valeur ou pouvoir d'achat de la monnaie.La hausse des prix était un inconvénient pour le public ou, en tout cas, pour ceux qui payaient au lieu de recevoir. Et pour les banques aussi, il y avait un hic. C'était la possibilité que l'ensemble des auteurs de dépôts et des détenteurs de billets se présentent plus ou moins simultanément pour retirer leur argent. L'auteur original du dépôt pouvait rentrer dans ses fonds, puisque le dépôt était toujours à la banque. Sinon, on pouvait le remettre à celui qui l'avait emprunté. Mais aux deux à la fois, rien à faire. Cette merveilleuse capacité des banques le miracle de la multiplication des dépôts était suspendue à un fil. Il fallait que les auteurs de dépôts ou les détenteurs de billets ne viennent qu'en petit nombre réclamer les liquidités que la banque s'engageait à payer. S'ils venaient tous ensemble, la banque ne pouvait pas payer. Et dès que l'idée que la banque ne pouvait pas payer se répandait, tous venaient, précisément, et souvent à la hâte. Quand cela se produisait, les dépôts ou les billets qui avaient jusqu'alors servi d'argent cessaient de servir. Dépôts et billets des premiers venus seraient transformés en argent liquide mais pour les retardataires, il ne resterait rien. Il ne leur restait plus que les bouts de papier sans valeur d'une banque désormais faillie. Cela avait cessé d'être de l'argent. Au miracle primitif de la création d'argent répondait alors le désespoir de son aussi soudaine disparition.Comme il y avait désormais moins d'argent pour acheter, les prix baissaient. Leur baisse pouvait être rapide et ruineuse tant pour ceux qui avaient des marchandises à vendre que pour ceux qui avaient des dettes à rembourser. C'était la dépression, la panique, la contrepartie naturelle de l'euphorie antérieure. Et là encore, c'était une chose assez simple.Avec le développement de la banque, à compter du XVIIe siècle, et l'aide d'un certain nombre d'autres circonstances, ces cycles d'euphorie et de panique se multiplièrent. Leur amplitude en vint à correspondre à peu près avec le temps qu'il fallait aux gens pour oublier le désastre précédent le temps que les génies financiers d'une génération mourussent dans la honte et fussent remplacés par de nouveaux hommes de l'art que gogos et gobe-mouches pouvaient croire aussi doués, mais vraiment, cette fois, que Midas. Ces cycles d'euphorie et de panique se sont étalés sur deux cent soixante-dix ans, de John Law jusqu'aux prestidigitateurs des caisses d'épargne américaines. Puisque John Law a montré, peut-être mieux que personne après lui, ce qu'une banque peut faire avec la monnaie et à la monnaie, il mérite que l'on s'arrête un peu sur son cas. (
) »__________Notes :1. Charles Dunbar a fait uvre de pionnier avec une étude excessivement intéressante des opérations originales : « The Bank of Venice », The Quartely Journal of Economies, vol. VI, n° 3 (avril 1892). Aux XIIIe, XIVe et XVe siècles, plus d'une centaine de banques de dépôt virent le jour à Venise. Une proportion importante connut des faillites plus ou moins fracassantes. Le Sénat déploya de grands efforts pour tenter de régler leurs opérations, allant jusqu'à décider de leurs heures d'ouverture et à contraindre les caissiers à compter les espèces sous les yeux des clients. Les résultats furent bien décevants. Au XVIe siècle, un certain Tommaso Contarini, membre du Sénat, adressa à ses pairs un discours dans lequel il résumait les difficultés rencontrées. Dans la paraphrase qu'en a donnée Dunbar, il faisait remarquer qu'un banquier avait toujours « la possibilité de rendre service à ses amis en l'absence de tout paiement par la simple rédaction d'un petit bout de papier faisant état d'un dépôt. S'il convoite de beaux meubles ou des joyaux fins, il peut satisfaire ses propres désirs d'un simple trait de plume dans son livre de crédit, tout comme il peut acheter des biens immeubles et richement doter ses enfants sans bourse délier » (p. 316). Voir aussi Frédéric Lane, « Venetian Bankers, 1496-1533 : A Study in the Early Stages of Deposit Banking », The Journal of Political Economy, vol. XLV, n° 2 (avril 1937), p. 187 sq.2. John Stuart Mill, Principes d'Économie politique, liv. III, chap. vin, § 2, Paris, 1861, t. II, p. 10-11.Source : « Largent », John Kenneth Galbraith, Folio Histoire, p38 et s.
Si Galbraith nexistait pas, il faudrait linventer. Tous ses livres sont passionnants.Et je gage que le citer ne nous dispensera pas de raisonner ;-)
Ce à quoi Paul, un peu énervé, apparemment, l'air de m'avoir cloué le bec, mais avec un argument contre-productif pour lui (vous lirez vous-mêmes) :
Paul Jorion dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1440" \l "comment-13832" 8 janvier 2009 à 05:30@ Etienne ChouardExtrait du texte HYPERLINK "http://www.abb-bvb.be/edu/fr/mod001/files/WF-fichebank-tekst-fr.pdf" Comprendre la Banque (Association Belge des Banques), mentionné par Gérard P. dans un commentaire. Il ny a rien de plus : pas de mystère, pas de miracle. « Scriptural » décrit le support : une écriture, plutôt quun billet de banque, quune pièce en or ou en argent. Mais ce support est entièrement indifférent : il est purement anecdotique, sans influence aucune sur le mécanisme. Cest ma dernière intervention sur ce sujet, ma crédibilité va bien, merci, et je passe à autre chose.4.1. Comment se fait la création de monnaie par les banques ? Par loctroi de crédit et la récolte de dépôts à vue, les banques participent au processus de création de monnaie : elles créent la monnaie scripturale. Cest en faisant du crédit que les banques créent de la monnaie. La banque centrale prête aux banques commerciales, en fonction notamment de la demande de billets, et celles-ci prêtent à leur clientèle. Cette clientèle redépose en banques une partie de largent emprunté, dépôts qui peuvent être utilisés pour de nouveaux crédits. Cet effet multiplicateur est à la base de la création de monnaie par les banques. Le rapport entre la masse monétaire finale et la masse monétaire initiale est appelé multiplicateur monétaire.Lorsque les banques reçoivent des dépôts de leurs clients, elles doivent cependant être en mesure de faire face à leurs demandes de retraits. La loi des grands nombres leur permet de constater quune partie importante des dépôts reçus reste inutilisée. De ce fait, elles peuvent accorder des crédits, tout en conservant de quoi faire face aux retraits de leur clientèle. Ce quelles gardent à cette fin est appelé coefficient de réserve.
Paul déserte donc le champ de bataille, mais pourtant, rien n'est réglé... Bizarre... INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET
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Dans les commentaires de son billet HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1427" « Le Monde Économie, lundi 5 janvier », HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1427" \l "comment-13709" Paul revendique lappui des analyses de Keynes, Marx et Engels en renfort de sa thèse farfelue, mais sans la moindre citation ni référence précise, comme dhabitude
Jai envoyé ceci ce matin (cest en cours de modération).La citation du Capital de Marx vous intéressera sans doute. En abordant la littérature sur la monnaie, on confirme bien que le danger de la banque privée est une vieille affaire.
Étienne Chouard dit : Votre commentaire est en cours de modération HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1427" \l "comment-13853" 8 janvier 2009 à 12:42@ Moi :Vous dites : "les comptes à vue, cest de largent qui a été déposé en banque".Précisément, les comptes à vue ne sont pas seulement alimentés (provisionnés) par de l'argent déposé en banque (vous pensez sûrement à de la monnaie fiduciaire quand vous dites « de largent ») : par le mécanisme élémentaire du crédit, la banque peut à tout moment à partir de la seule confiance qu'elle fait à son client, mais aussi grâce à la confiance que tous les acteurs lui accordent, en tant que banque la banque peut augmenter le solde créditeur dun compte à vue sans le moindre dépôt de monnaie (fiduciaire ou autre).
Et ce solde créditeur du compte à vue, cest précisément LA DÉFINITION de la monnaie scripturale. Ce sont des moyens de paiement.La monnaie scripturale est un objet comptable. Cest sa définition.
*********************************Bon, jai vu HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1440" \l "comment-13820" dans un autre fil, cette nuit, que Paul nie maintenant la réalité comptable de la monnaie scripturale ; il me dit : « La « réalité comptable » nest pas une réalité : cest une stylisation fondée sur le postulat que le crédit est toujours égal au débit. Dans la réalité [économique] les choses ne se passent pas comme ça, il y a des profits et des pertes, des gains et des dépenses. La « création monétaire ex nihilo » est un artefact (une fiction) qui permet de maintenir cette égalité comptable entre le crédit et le débit. Je pense que cest là une méconnaissance profonde, dune part, de la comptabilité et de son importance (pas toujours positive !) dans notre réalité quotidienne, mais aussi des mécanismes comptables à luvre lors de la création monétaire : quand une banque crée de largent (des moyens de paiement nouveaux) à loccasion dun crédit, elle ne crée pas de richesses, elle ne comptabilise nullement « un profit, une perte, un gain ou une dépense » (Paul semble nenvisager que des comptes de Résultat, alors que la monnaie circule précisément dans les comptes de Bilan, ce qui a un sens économique précis, très bien traité (sans fiction) par la comptabilité). En créant de la nouvelle monnaie scripturale, la banque ne crée quun pouvoir dachat temporaire (précieux, mais temporaire quand même), la banque ne crée pas une richesse nouvelle ; en cette occurrence-là, au moment de la création de monnaie-crédit, il ny a donc pas de profits ou de pertes puisque tout se passe au bilan (négligeons les intérêts à ce stade du raisonnement, car eux, ils apparaîtront effectivement au Résultat, avec les profits) : en faisant crédit, la banque enregistre deux dettes (la sienne, immédiatement exigible et cessible, et celle de son client, exigible plus tard) qui séquilibrent, sans profit ni perte, au Bilan. Lune de ces dettes, cest de la monnaie. Elle vient dêtre créée. Mais elle est temporaire et elle va bientôt disparaître. Tant quelle existe, elle est librement cessible, transmissible, et elle permet (plusieurs fois !) de solder définitivement les comptes entre un débiteur et un créancier. Elle permet aussi dattendre et de garder de la valeur en réserve. Ce sont les fonctions de la monnaie. La réalité comptable de la monnaie scripturale et lefficience quotidiennement vérifiée de cet outil me semblent relever de lévidence. Facilement démontrable, donc. ***************************************Même en faisant un subtil (mais inutile) distingo avec lexpression « largent » qui ne serait, selon vous, stricto sensu, que la monnaie fiduciaire (moi, je veux bien), vous aurez du mal à nier cette nature comptable de la monnaie scripturale, comme vous aurez du mal à vous affranchir de la rigueur comptable pour lanalyser : la monnaie scripturale (le moyen de paiement aujourdhui le plus courant, et de très loin) est composée des solde débiteurs débiteurs pour la banque, puisque la banque doit la provision aux titulaires des comptes des comptes à vue.
Autre réalité comptable incontestable (à mon avis) : quand une banque fait crédit, elle ne déplace pas un chiffre dun compte vers un autre compte (à vue), elle augmente le chiffre du compte à vue sans rien retirer à personne (aucun compte ne baisse, cest UN FAIT). À lissue de lopération comptable de crédit bancaire, il y a incontestablement DAVANTAGE de moyens de paiement disponibles dans le circuit économique, doù lexpression pédagogique (tellement évidente quelle en est pléonastique) « création ex nihilo », ce qui ne signifie PAS sans contrepartie, évidemment, comme certains voudraient le faire croire : on peut évidemment créer moyennant une contrepartie et on aura pourtant bel et bien créé (« ex nihilo », forcément, si on respecte la définition même du mot créer). « Ex nihilo » insiste sur le fait quavant le crédit, il ny avait rien, pas dargent (les signes qui allaient bientôt apparaître nexistaient pas encore, pas du tout !), et que, après le crédit, il y a quelque chose (de plus) qui est apparu, de nouveaux signes monétaires.
Attention :Ne confondez pas les réserves fractionnaires (qui sont une couche de contraintes ajoutée au processus pour limiter la liberté des faux-monnayeurs) avec le mécanisme lui-même qui ne nécessite nullement que de la monnaie centrale existe préalablement au prêt. Sil vous plaît, prêtez attention à LORDRE des opérations : la banque prête AVANT de faire ses comptes pour vérifier quelle respecte bien la règle des réserves et, si elle est en défaut, APRÈS après avoir créé largent, elle se « refinance » ; (de surcroît, en fait, lexpression « refinancement » est trompeuse parce quelle suggère que la banque doit trouver quelque part TOUT largent quelle a prêté, alors quon ne lui demande, en fait, de nen trouver quune infime partie).
Il ny a là ni argument dautorité, ni théorie économique : il sagit de technique comptable, avec la rigueur correspondante, collant à une convention économique (i.e. « la monnaie scripturale est un titre de créance, temporaire et dématérialisé, créé (et détruit) par les banques commerciales »).
Et mettre en avant la vision anthropologique, la perception sociologique, la conception philosophique, ou une autre représentation intellectuelle de la monnaie, est une approche intéressante, sans aucun doute, mais pas si on prétend nier lévidence ! Les anthropologues, eux aussi, ont des comptes à rendre à la logique et aux faits ;-)Surtout que cette négation du fait comptable de la création de monnaie privée, en loccurrence, fait sans doute quelques heureux : les banquiers (et les spéculateurs associés qui ont bien besoin de cet afflux permanent dargent facile) doivent être assez satisfaits, en effet, que les citoyens narrivent même pas à tomber daccord sur la réalité du privilège quils ont réussi à extorquer depuis des siècles à la Cité, et cette confusion leur permettra peut-être de continuer à profiter longuement encore de ce passe-droit (ruineux pour nous)Maintenant, si on conteste ici les définitions mêmes (la monnaie scripturale ne serait pas de la monnaie !), si on détruit le sens des mots (dans quel but ? La confusion interdisant toute critique solide), cest un jeu possible (chacun ses jeux, vive la liberté), mais franchement, on maltraite les mouches et on narrive pas, ici, à progresser sur cet aspect essentiel, à mon avis, de la souveraineté politique :
Qui détient la souveraineté monétaire, qui a le pouvoir de battre monnaie ? Cest important, parce que ce pouvoir est sans doute le seul pouvoir qui vaille, le pouvoir dont découlent tous les autres pouvoirs. Et a contrario, celui qui na pas ce pouvoir na aucun pouvoir : la souveraineté politique procède de la souveraineté monétaire, et pas linverse.Si ce ne sont plus les représentants du peuple (des représentants placés sous le contrôle permanent du peuple) qui détiennent le pouvoir de battre monnaie, il ne faut pas sétonner que le peuple ne compte politiquement pour RIEN.
Amicalement.Étienne.___________________PS : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1427" \l "comment-13709" Paul prétend quil a avec lui Keynes, Marx et Engels
mais sans nous donner une seule citation... Hum HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1289" \l "comment-13142" Jai moi-même donné des indications précises qui donnent à penser que Keynes dénonçait la monnaie-crédit comme une source de chômage. Marx lui-même, a ce que jen connais, avait bien repéré, lui aussi, ce droit exorbitant accordé aux banque de créer du « capital fictif » dont les fonctions monétaires ne faisaient déjà aucun doute (ni pour Marx, ni pour les banquiers de lépoque), en concurrence avec la monnaie primitive qui nétait déjà plus le principal moyen de paiement. Il parlait de « capital fictif » un peu comme Allais dénonce les « banques faux-monnayeurs ». Mais si Paul a lu quelque part sous la plume de Marx la défense de son idée que « la seule monnaie vraiment en usage ne serait que la monnaie fiduciaire et que les banques ne feraient que faire circuler la monnaie fiduciaire sans jamais créer eux-mêmes de nouveaux signes équivalents aux espèces », il va nous dire sans difficulté où il a lu cela, (précisément, please, parce que Marx, c'est des milliers et des milliers de pages...). De mon côté, pour prouver ce que je dis à propos de Marx (ça ne vaut pas démonstration puisque la démonstration de la création monétaire privée est comptable, comme je lai rappelé plus haut), je reproduis ici un extrait du « Capital » de Karl Marx, extrait qui intéressera tout le monde ici, sans doute. Remarque : ce texte a 150 ans, écrit à une époque où la monnaie fiduciaire était encore gagée sur lor, au lieu dêtre comme aujourdhui totalement dématérialisée. Cest dans le livre III, §5 :
[Cest moi qui souligne. ÉC]Chapitre XXV : Le crédit et le capital fictif« Le plan de notre étude n'embrasse pas l'analyse détaillée du crédit et des instruments au moyen desquels il fonctionne ; nous n'entendons nous occuper que des points qui sont absolument nécessaires pour caractériser la production capitaliste en général. À ce point de vue le crédit commercial et le crédit en banque sont seuls intéressants pour nous et encore n'avons-nous pas à les envisager en ce qui concerne le rapport de leur développement avec celui du crédit public.J'ai exposé dans le premier volume (chap. III, 3, b) comment la circulation simple des marchandises appelle l'argent fonctionnant comme moyen de paiement et fait naître un rapport de créancier à débiteur entre le producteur et le commerçant. Cette base naturelle du crédit s'élargit, se généralise et se perfectionne à mesure que se développent le commerce et la production capitaliste, qui ainsi qu'on le sait ne travaille qu'en vue de la circulation. L'argent finit par fonctionner uniquement comme moyen de paiement, la marchandise n'étant plus vendue contre espèces sonnantes, mais sur un engagement écrit de la payer à un jour déterminé. Pour ne pas compliquer notre exposé nous appliquerons le nom général de traites ou d'effets à tous les engagements quels qu'ils soient qui interviennent entre les acheteurs et les vendeurs. Jusqu'au jour de l'échéance CES TRAITES CIRCULENT COMME MOYENS DE PAIEMENT, ET ELLES SONT EN RÉALITÉ LA MONNAIE DU COMMERCE. ELLES FONCTIONNENT INTÉGRALEMENT COMME MONNAIE LORSQU'ELLES SOLDENT DÉFINITIVEMENT LES COMPTES ENTRE UN DÉBITEUR ET UN CRÉANCIER, PUISQUE DANS CE CAS LA MONNAIE MÉTALLIQUE NE DOIT, INTERVENIR D'AUCUNE FAÇON. De même que les avances réciproques des producteurs et des commerçants sont la base du crédit, de même la traite est en réalité la base de la monnaie de crédit, des billets de banque, etc. ; car ceux-ci reposent, non sur la circulation monétaire (espèces ou papier), mais sur la circulation des lettres de change.
W. Leatham (banquier en Yorkshire), Letters on the Currency, 2° éd., Londres 1840 : « Je trouve que pendant l'année 1838 les traites ont représenté un total de 528.493.842 £ (il évalue les lettres de change étrangères à environ 1/5 de cette somme) et que le montant des traites simultanément en circulation a été de 132.123.460 £. » (p. 56.)« Les lettres de change constituent une partie de la circulation qui dépasse toutes les autres réunies. » (p. 3.)« Cet énorme édifice de traites repose (!) sur une base constituée par les billets de banque et l'or et sa solidité et même son existence peuvent être mises en danger, si dans le cours des évènements cette base se rétrécit. » (p. 8.)« Lorsque je fais lévaluation de tous les engagements des banques dont aux termes de la loi le paiement peut être exigé immédiatement en espèces, je trouve une somme de 153 millions alors que l'encaisse pour faire face à ces paiements n'est que de 14 millions en or. » (p. 11.)« Le contrôle des traites ne serait possible que si l'on mettait des obstacles à la surabondance de l'argent et à la réduction du taux de l'escompte qui produit en partie et favorise cette expansion considérable et dangereuse. Il est impossible de savoir quelle est l'importance totale des traites qui répondent à des transactions réelles et quelle est celle des effets fictifs, de la « cavalerie », ayant pour but de créer un capital fictif par la mise en circulation d'effets ne correspondant à aucune opération commerciale. Je sais que dans les périodes où la monnaie est abondante et à bon marché, de pareilles manuvres sont très fréquentes. » (p. 43, 44.)
J. W, Bosanquet, Metallic, Paper, and Credit Currency, Londres,1842 : « La moyenne des paiements faits journellement au Clearing House de Londres dépasse 3 millions de £ et la monnaie nécessaire pour solder ces comptes est d'un peu plus de 200.000 £. » (p. 36.)(En 1889 le chiffre des affaires traitées an Clearing House fut de 7618 ¾ millions de £, ce qui pour 300 jours ouvrables fait une moyenne de 25 ½ millions par jour. - F. E.) « Les lettres de change sont incontestablement un instrument de circulation (currency) indépendant de la monnaie, car grâce à l'endossement elles sont un moyen de transmission de la propriété. » (p. 92.)« On peut admettre quen moyenne chaque traite est endossée deux fois et effectue deux paiements avant d'arriver à échéance Il en résulte que l'endossement a eu pour effet pendant l'année 1839 de permettre des transferts de créances pour deux fois 528 millions, soit 1056 millions £, c'est-à-dire plus de 3 millions par jour. Il est certain que les traites et les dépôts fonctionnent comme monnaie pour au moins 18 millions de livres par jour. » (p. 93)
Voici en quels termes Tooke parle du crédit en général :
« Ramené à son expression la plus simple, le crédit est la confiance fondée on non qui amène quelqu'un à confier à un autre un capital, en argent ou en marchandise évaluée en argent, à condition d'en avoir la restitution dans un délai déterminé. Lorsque ce capital est prêté en argent, soit en billets de banque, soit en espèces, soit en une remise sur un [compte] correspondant, il sera restitué augmenté d'un certain pour cent pour l'usage qui en aura été fait. Lorsqu'il est avancé en marchandises, dont la valeur est alors fixée en argent de commun accord entre les parties, la somme à restituer comprend une indemnité pour lusage du capital et le risque jusqu'à l'échéance. Des engagements écrits fixent dans les opérations de ce genre les dates aux quelles les restitutions doivent être faites, et ces engagements, qui sont transmissibles, procurent aux prêteurs le moyen, lorsque l'occasion s'en présente, d'utiliser leur capital avant qu'il soit restitué, d'emprunter ou d'acheter à des conditions avantageuses, parce que leur crédit est renforcé par la deuxième signature apposée sur la traite. » (Inquiry into the Currency Principle, p. 87.)
Ch. Coquelin, Le Crédit et les Banques (Edit. Guillaumin, 1876, p. 60) :
« Dans tout pays, le plus grand nombre des actes de crédit se consomment dans le cercle même des relations industrielles, c'est-à-dire de travailleur à travailleur, de commerçant à commerçant. Le producteur de la matière première en fait l'avance au fabricant qui doit la mettre en uvre, en acceptant de lui une obligation payable à terme. Ce dernier, après avoir exécuté le travail qui le concerne, avance à son tour et aux mêmes conditions cette matière déjà préparée à quelque autre fabricant, qui doit lui faire subir une préparation nouvelle, et le crédit s'étend ainsi de proche en proche, d'un producteur à l'autre, jusqu'au consommateur. Le marchand en gros fait des avances de marchandises au marchand en détail, après en avoir reçu lui-même du fabricant ou du commissionnaire. Chacun emprunte d'une main et prête de l'autre, quelquefois de l'argent, mais bien plus souvent des produits. Ainsi se fait, dans les relations industrielles, un échange continuel d'avances qui se combinent et s'entrecroisent dans tous les sens. C'est surtout dans la multiplication et l'accroissement de ces avances mutuelles que consiste le développement du crédit, et c'est là qu'est le véritable siège de sa puissance. »
L'autre aspect du crédit se rattache au développement du commerce d'argent, qui dans la production capitaliste marche naturellement d'un pas égal avec le commerce de marchandises et qui, ainsi que nous l'avons vu dans la partie précédente (chapitre XIX), comprend la garde du fonds de réserve, les opérations d'encaissement et de paiement, les paiements internationaux et le commerce de lingots. La seconde fonction des commerçants d'argent se rattache à l'administration du capital productif d'intérêts et du capital-argent; ils sont les intermédiaires entre les prêteurs et les emprunteurs. À ce point de vue, les opérations du banquier consistent à concentrer de grandes masses d'argent et de représenter, d'une part, l'ensemble des bailleurs de fonds et, de l'autre, l'ensemble des emprunteurs. Les profits qu'elles rapportent proviennent de ce que le banquier emprunte à un taux plus bas qu'il ne prête.Le capital dont les banquiers disposent pour leurs prêts leur afflue de différentes manières. En premier lieu se concentrent dans leurs mains, en leur qualité de caissiers des capitalistes industriels, le capital-argent que les producteurs et les commerçants doivent tenir en réserve et celui qui leur est remis en paiement; ces capitaux deviennent des capitaux empruntables. Grâce à cette opération de concentration, le fonds de réserve du commerce est réduit au minimum et une partie du capital-argent, qui aurait dormi comme fonds de réserve, est prêtée et fonctionne comme capital productif d'intérêts. Le capital disponible dans les banques est constitué, en second lieu par les dépôts de capitalistes d'argent, qui s'en rapportent aux banquiers du soin de trouver un placement pour leurs fonds ; ces dépôts, qui représentent les épargnes et l'argent momentanément inoccupé de toutes les classes, ont pris de l'importance dès que les banques ont atteint un certain degré de développement et surtout dès l'instant où elles ont payé un intérêt aux dépôts qui leur étaient confiés. De petites sommes, insuffisantes pour fonctionner isolément comme capital-argent, se groupent en grandes masses et représentent une puissance financière considérable. Cette action de la banque, qui consiste à, grouper de petits capitaux, ne doit pas être confondue avec son rôle d'intermédiaire entre les véritables capitalistes d'argent et les emprunteurs. Enfin le capital dont les banquiers disposent pour leurs prêts est constitué également par la partie des revenus qui n'est pas dépensée.Lorsqu'il s'agit du crédit commercial, les prêts se font par l'escompte des traites et les avances sous différentes formes : avances sur crédit personnel, avances sur gages (titres portant intérêts, fonds publics, actions de toute nature), avances sur connaissements, sur warrants et autres titres de propriété de marchandises, sur récépissés de dépôts, etc. Ces avances se font ou par une ouverture de crédit ou par la remise d'effets ou de chèques sur d'autres banques, ou par la remise de billets de banque quand la banque qui fait l'avance est une banque d'émission. Le billet de banque est simplement une traite payable à vue, que le banquier tire sur lui-même et qu'il remet en échange de la traite qu'il escompte. Cette forme du crédit frappe le vulgaire, d'abord parce que le titre de crédit qui y correspond franchit le cercle étroit de la circulation commerciale pour se répandre dans la circulation générale et y fonctionner comme monnaie; ensuite parce que dans la plupart des pays la banque principale d'émission a un caractère indécis, qui lui permet de fonctionner à la fois comme banque nationale et banque privée, qui lui assure l'accaparement du crédit national et fait plus ou moins de ses billets des moyens légaux de paiement; enfin parce que le billet de banque, qui est un litre de crédit circulant, établit à l'évidence que le banquier est un commerçant de crédit. (Le banquier fait ce commerce, non seulement quand il émet des billets de banque, mais quand il avance en espèces l'argent déposé chez lui.) En réalité, et le plus bel exemple en est fourni par les banques d'Écosse, le billet de banque ne constitue que la monnaie du commerce de gros et e~e sont les dépôts qui sont l'élément capital dans les banques.Nous n'avons pas, au point de vue de l'étude que nous avons à poursuivre, à nous occuper davantage des institutions spéciales du crédit, ni des formes spéciales des banques.
« Les banquiers font deux genres d'affaires
1° ils accumulent les capitaux de ceux qui ne trouvent pas à les employer immédiatement, pour les transmettre et les distribuer à ceux qui en ont emploi. 2° ils gardent les revenus de leurs clients pour les leur restituer à mesure qu'ils en ont besoin. La première de ces opérations constitue la circulation du capital, la seconde, la circulation de l'argent (currency.) L'une est la concentration du capital suivie de sa distribution ; l'autre est l'administration de la circulation pour des usages locaux ». - Tooke, Inquiry into the Currency Principle, p. 36, 37.
Nous reviendrons sur ce passage dans le chapitre XXVIII.Reports of Committees. Vol. VIII. Commercial Distress. Vol. II Part. 1, 1847-48. Minutes of Evidence (que nous citerons désormais sous le titre : Commercial Distress, 1847-48). De 1840 à 1850, les traites présentées à l'escompte à Londres furent payées dans un grand nombre de cas, non par des billets de banque, mais par des traites tirées à 21 jours d'une banque sur l'autre (Témoignage de J. Pease, banquier de province, n° 4636 et 4656). D'après le même rapport, dès que la monnaie se faisait rare, les banquiers avaient l'habitude d'employer également ces traites pour payer leurs clients, et si ceux-ci voulaient obtenir des billets de banque, ils devaient de nouveau escompter ces traites. CETTE OPÉRATION ÉQUIVALAIT POUR LES BANQUIERS DU PRIVILÈGE DE FAIRE DE L'ARGENT. Elle était mise en pratique de temps immémorial par la maison Jones, Loyd et Co, qui y avait recours dès que le taux de l'intérêt dépassait 5 %. Les clients étaient très satisfaits d'être payés en traites provenant de Jones, Loyd et Co, parce qu'ils les escomptaient plus facilement que les leurs, aussi ces traites passaient-elles par vingt, trente mains (ibidem, n° 901, 904, 995.)Toutes ces formes ont pour but de rendre les titres de crédit transmissibles.
« Quelle que soit sa forme, le crédit doit fonctionner à un moment donné comme monnaie ; que cette forme soit le billet de banque, la traite ou le chèque, les opérations et leur résultat sont essentiellement les mêmes ». Fullarton, On the Regulation of Currencies, 2° éd., Londres, 1845, p. 88. « Les billets de banque sont la monnaie divisionnaire du crédit » (p. 57).
Les lignes suivantes sont empruntées à J. W. Gilbart, The History and Principles of Banking, Londres, 1834 :
« Le capital d'une banque se compose de deux parties, le capital engagé (invested capital) et le capital de banque (banking capital) qui est emprunté (p. 117).Le capital de banque se constitue de trois manières : 1° en recevant des dépôts ; 2° en émettant des billets de banque ; 3° en tirant des traites. Lorsque quelqu'un consent à me prêter gratuitement 100 £ et que je donne cet argent en prêt à un autre au taux de 4 % par an, je fais une opération qui me rapporte 4 £ à la fin de l'année. De même lorsque celui qui a accepté mon billet de banque, c'est-à-dire ma promesse de paiement, (I promise to pay est la formule habituelle des billets de banque en Angleterre) me le restitue à la fin de l'année en me payant 4% d'intérêt comme si je lui avais prêté 400 £, je gagne 4 £; enfin si dans une ville de province quelqu'un me remet 100 £ à condition que je les paie 21 jours plus tard à une personne de Londres, je touche comme profit l'intérêt que rapportera cet argent pendant les 21 jours. Voilà un exposé succinct des opérations d'une banque et des. moyens qui permettent de créer un capital de banque par des dépôts, des billets de banque et des traites (p. 117).En général, le profit d'un banquier est en raison de l'importance de son capital de banque, c'est-à-dire de son capital emprunté, et il faut évidemment pour le déterminer défalquer du profit brut l'intérêt du capital engagé (p. 148).Les avances d'un banquier à ses clients sont faites avec l'argent des autres (p. 146).Seuls les banquiers qui n'émettent pas de billets créent leur capital de banque en escomptant des traites, leurs opérations d'escompte venant grossir leurs dépôts. Les banquiers de Londres n'escomptent qu'aux maisons qui ont un compte-courant chez eux (p. 119).Une firme qui escompte des traites chez son banquier doit laisser en dépôt chez celui-ci sans intérêt une partie du montant de ses traites ; de cette manière le banquier reçoit pour l'argent qu'il a avancé un intérêt plus élevé que l'intérêt courant et il se constitue un capital de banque au moyen de l'argent qu'il retient » (p. 129)« Grâce aux virements de compte, les banques de dépôts font des économies d'instruments monétaires et règlent avec une petite quantité de numéraire des affaires de grande importance. L'argent qui n'est pas employé pour ces opérations sert au banquier à faire des avances à ses clients, en escomptant leurs billets, etc., et c'est ainsi que les virements de compte augmentent la puissance des banques de dépôts » (p. 123).«Peu importe que les clients en relation d'affaires aient ou non le même banquier ; les banques échangent leurs chèques au Clearing House. Les virements de compte pourront donc pousser le système des dépôts à un tel développement que l'emploi de la monnaie métallique deviendra complètement inutile. Si chacun avait un compte-courant chez un banquier et effectuait tous ses paiements en chèques, ceux-ci deviendraient l'exclusif instrument des échanges. Avec une organisation pareille les banquiers devraient posséder la monnaie, car sans cela les chèques n'auraient pas de valeur » (p. 124) :
La centralisation des transactions locales dans les banques se réalise : 1° par les banques succursales; (Les banques départementales ont des succursales dans les petites villes, de même que les banques de Londres en ont dans les différents quartiers de la ville). 2° par les agences.
« Chaque banque départementale a un agent à Londres, pour y payer ses traites et rembourser ses billets, et recevoir les paiements d'habitants de Londres pour compte de leurs créanciers de province » (p. 127). Chaque banquier reçoit les billets des autres et ne les émet plus ; mais dans chaque grande ville, tous se réunissent une ou deux fois par semaine pour faire l'échange de leurs billets et solder la différence en bons sur Londres (p. 134).«Le but des banques est de faciliter les affaires. Tout ce qui facilite les affaires facilite la spéculation, et souvent les deux sont si intimement liées qu'il est difficile de dire où finissent les affaires et où commence la spéculation. Partout où il existe des banques, on obtient le capital avec plus de facilité et à meilleur compte. Ce bon marché du capital favorise la spéculation, de même que le bon marché de la viande et de la bière encourage la gourmandise et l'ivrognerie » (p. 137, 138).« Étant donné que les banques d'émission paient avec leurs billets, il peut sembler que leurs opérations d'escompte soient faites exclusivement avec le capital constitué par ces billets. Cependant il n'en est rien. Alors même qu'un banquier paie avec ses billets toutes les traites qu'il escompte, il se peut que les 9/10 des traites se trouvant en sa possession représentent un capital réel ; car de ce qu'il a payé les traites au moyen de billets de son émission, il ne résulte pas que ces billets restent en circulation jusqu'à l'échéance des traites. Celles-ci peuvent avoir à courir pendant trois mois, alors que les billets peuvent rentrer à la banque en trois jours » (p. 172).Le dépassement des comptes par les clients se présente régulièrement dans le monde des affaires. C'est pour cela que les ouvertures de crédit doivent être garanties. Les crédits sont ouverts, non seulement sur une garantie personnelle, mais contre un dépôt de titres, de valeurs » (p. 174, 175).Lorsqu'il est avancé sur marchandises données en nantissement, le capital produit les mêmes effets que lorsqu'il est avancé pour des traites présentées à l'escompte. Lorsque quelqu'un emprunte 100 £ en donnant des marchandises en garantie, c'est comme s'il les avait vendues contre une traite de 100 £, qu'il escompterait ensuite chez un banquier. Mais l'avance d'argent lui permet de garder ses marchandises jusqu'à ce que le marché devienne plus favorable et d'échapper au sacrifice qu'il aurait dû s'imposer s'il avait dû se procurer de l'argent à tout prix » (p. 180, 181).
The Currency Question Reviewed, etc., p. 61, 63 : « Il est incontestable que les 1000 £ que je dépose aujourd'hui chez A seront mises en circulation demain et constitueront un dépôt chez B. Après-demain elles passeront à C, et ainsi de suite d'une manière indéfinie. Ces 1000 £ de monnaie peuvent donc, grâce à ces transferts successifs, représenter une somme indéterminable de dépôts, et c'est ainsi qu'il est possible que les neuf dixièmes des dépôts n'existent en Angleterre que dans les livres des banquiers, responsables chacun pour leur part... Il en est de même en Écosse où la monnaie en circulation (presqu'exclusivement en papier !) ne dépasse jamais 3 millions de £ alors que les dépôts s'élèvent à 27 millions. Aussi longtemps qu'il ne se produit pas une demande de restitution brusque et en masse des dépôts (a run on the banks), ces mêmes 1000 £ revenant sur leurs pas pourront avec la même facilité solder un nombre indéterminable de comptes. Je les donnerai aujourd'hui à un commerçant à qui je les dois ; celui-ci les emploiera demain pour payer la dette quil a à l'égard d'un troisième; ce dernier en fera usage après-demain pour se mettre en règle avec sa banque, et ainsi, passant de main en main et de banque en banque, ces 1000 £ solderont toute somme imaginable. »
[Note dEngels : Nous avons vu que déjà en 1831, Gilbart savait que « tout ce qui facilite les affaires facilite la spéculation, les deux étant souvent si intimement liées qu'il est difficile de décider où finissent les affaires et où commence la spéculation. » Plus il est facile d'obtenir des avances d'argent sur des marchandises non vendues, plus de pareilles avances sont demandées, plus on est tenté, dans le seul but d'en obtenir, de fabriquer des marchandises ou d'en inonder des marchés éloignés. L'histoire du commerce anglais nous présente pendant la période allant de 1815 à 1817, un exemple frappant de la manière dont le monde des affaires d'un pays peut tout entier être pris d'un pareil vertige et de la fin qui attend des opérations de ce genre ; elle nous montre en même temps ce dont le crédit est capable. Mais quelques explications préliminaires sont nécessaires.Dans les derniers mois de 1812 la crise, qui depuis 1837 n'avait cessé de peser sur l'industrie anglaise, commença à prendre fin. Pendant les deux années suivantes la demande de produits anglais par l'étranger alla en croissant et la prospérité atteignit son point culminant en 1845-1846. En 1813 la guerre de l'opium était venue ouvrir la Chine au commerce anglais et ce nouveau débouché avait encouragé l'expansion déjà si vivace de l'industrie et surtout de l'industrie du coton. « Comment pourrions-nous jamais trop produire ? Nous avons 300 millions d'hommes à habiller », me disait alors un fabricant de Manchester. Toutes les fabriques qu'on bâtissait, toutes les machines à vapeur et tous les métiers à filer et à tisser qu'on installait étaient insuffisants pour absorber le torrent de plus-value qui affluait du Lancashire. On s'était jeté sur la construction des chemins de fer avec la même passion qu'on développait l'industrie, et c'est sur ce terrain que les fabricants et les commerçants commencèrent, déjà dès l'été de 1844, à donner libre carrière à leur passion de la spéculation. On souscrivait des actions tant et plus, pourvu qu'on eût l'argent pour les premiers versements ; l'avenir se chargerait du reste ! D'après la question 1059, C. D. 1849/57, on engagea pendant les années 1846-47 un capital de 75 millions dans les chemins de fer ; aussi quand vint le moment de parfaire les versements, fallut-il recourir au crédit et saigner dans la plupart des cas le capital engagé directement dans les affaires. Or dans beaucoup d'entreprises ce capital était lui-même obéré ; la perspective des profits élevés avait entraîné à des opérations beaucoup plus importantes que ne le permettait l'avoir liquide dont on disposait. Le crédit était cependant abondant et à bon marché. Le taux de l'escompte avait varié de 4 ¾ à 2 ¼ % en 1844, pour s'élever à 3 % en octobre 1845 et 5 %, en février 1846, et retomber ensuite à 3 ¼ % en décembre 1846. Les banques avaient une encaisse en or inconnue jusque-là et la Bourse cotait plus haut que jamais toutes les valeurs du pays. C'eut été de la naïveté de perdre une si belle occasion et de ne pas entrer carrément dans la danse. Pourquoi ne pas fabriquer tant qu'on pouvait et inonder de marchandises les marchés étrangers qui soupiraient après les produits anglais ? Pourquoi ne pas profiter de l'occasion qui s'offrait de faire un double bénéfice en vendant en Extrême-Orient les fils et les tissus et en écoulant en Angleterre les marchandises importées en échange ? Ainsi se développèrent les consignations en masse sur l'Inde et la Chine, qui ne tardèrent pas à devenir un système ayant pour but exclusif, ainsi que l'établiront les notes suivantes, l'obtention d'avances d'argent et qui devaient nécessairement aboutir à l'encombrement des marchés et au krach. Celui-ci éclata après les mauvaises récoltes de 1846. D'énormes quantités de produits alimentaires, surtout de céréales et de pommes de terre, durent être importées en Angleterre et en Irlande, et les pays qui les fournirent ne purent guère être payés en produits de l'industrie anglaise. On fut obligé d'envoyer à l'étranger au moins neuf millions d'or. La Banque d'Angleterre en fournit 7 ½ millions, mais sa liberté d'action sur le marché financier en fut sérieusement atteinte. Les autres banques, dont les réserves sont déposées à la Banque d'Angleterre et s'identifient en réalité avec celle de la Banque, durent également enrayer leur mouvement monétaire, si bien que le courant des paiements commença par rencontrer des difficultés et finit par s'arrêter complètement. L'escompte, qui en janvier 1847 était encore de 3 à 3 ½ %, s'éleva à 7 %, aux premiers symptômes de la panique qui se manifestèrent en avril ; il retomba momentanément à 6 et même à 5 % pour monter résolument dès que les conséquences de la mauvaise récolte portèrent la panique à son comble. Le taux officiel de l'escompte fut au moins de 7 % en octobre et de 10 %, en novembre, ce qui revient à dire que la plus grande partie des traites fut escomptée à un taux usuraire et même ne fut pas escomptée du tout. Plusieurs maisons de premier ordre et un grand nombre de moyennes et de petites firent faillite, et la Banque elle-même fut menacée. Sous la pression de l'opinion publique, le gouvernement fut obligé de suspendre le 25 octobre le Bank Act de 1881 et d'autoriser le cours forcé, ce qui ne pouvait évidemment rien compromettre, le crédit des billets de banque étant garanti en fait par le crédit de la nation. Le manque de monnaie métallique cessa de faire sentir ses effets et si toute une série de grands et de petits établissements embourbés sans rémission fit encore faillite, la crise cependant put être considérée comme vaincue. En septembre l'escompte était redescendu à 5 % et déjà en 1848 s'esquissait la nouvelle reprise des affaires, qui vint enrayer en 1819 les mouvements révolutionnaires du continent, qui provoqua après 1850 la plus brillante prospérité que l'industrie eût connue jusque-là et se termina... par le krach de 1857. - F. Engels. ]1. Une pièce émanant de la Chambre des Lords et publiée en 1848 donne des détails intéressants sur la dépréciation colossale que subirent les fonds publics et les actions pendant la crise de 1847. Elle donne les chiffres suivants sur la perte subie par les valeurs de février à octobre 1847 :Fonds publics anglais 93.824.217 £Actions de docks et de canaux 1.358.288 £Actions de chemins de fer 19.579.820 £ Total 114.762.325 £2. Le Manchester Guardian du 24 novembre 1848 donne les renseignements suivants sur la fièvre d'affaires avec les Indes Orientales, durant laquelle on ne tira pas des traites parce que des marchandises étaient vendues, mais on vendit des marchandises pour avoir des traites à escompter et transformer en argent :A de Londres achète, par l'intermédiaire de B, au fabricant C de Manchester des marchandises à expédier à D aux Indes. B paie C par une traite à six mois et se couvre par une traite à six mois sur A, qui tire à, six mois sur D dès que les marchandises sont embarquées. « De cette manière l'acheteur (A) et le vendeur (B) touchent de l'argent longtemps avant qu'ils ne paient la marchandise en espèces, sans compter que très souvent à l'échéance ils ont soin de renouveler leurs traites, sous prétexte que dans des expéditions à si longue distance il faut beaucoup de temps pour voir rentrer son argent. Ce qui était malheureux dans ces opérations c'était qu'au lieu de perdre en importance, elles prenaient de l'extension dès que les pertes survenaient. Plus ceux qui y prenaient part devenaient pauvres, plus ils éprouvaient le besoin d'acheter, afin d'obtenir des avances pour remplacer le capital perdu dans les opérations précédentes, et ils achetaient, non parce que la demande les y engageait, mais uniquement pour faire une opération financière. En outre ce qui se passait en Angleterre se renouvelait aux Indes. Des maisons indiennes dont le crédit était suffisant pour permettre descompter leurs traites, achetaient du sucre, de l'indigo, de la soie, du coton, non parce que les prix étaient plus avantageux que les derniers prix de Londres, mais parce que les traites qu'ils avaient à payer à des maisons de Londres approchaient de l'échéance et devaient être couvertes. Quoi de plus simple que d'acheter un chargement de sucre, de le payer par une traite à six mois au profit du vendeur et d'envoyer par poste le connaissement à Londres ? Moins de deux mois après et alors que la marchandise était à peine chargée, le connaissement était gagé à Lombard Street et la maison de Londres avait de l'argent huit mois avant que les traites tirées pour le paiement de la marchandise arrivassent à échéance.» Et tout cela alla régulièrement, sans interruption ni difficulté, aussi longtemps que les comptoirs d'escompte eurent de l'argent en abondance pour l'avancer contre des connaissements et des warrants, et escompter quel qu'en fut l'import les traites des maisons indiennes sur les « bonnes » firmes de Mincing Lane.[Ces tripotages restèrent en vogue aussi longtemps que les communications avec les Indes se firent par le Cap. Le canal de Suez et les transports par steamers qui en furent la conséquence, sont venus ruiner cette méthode de fabriquer du capital fictif, qui reposait sur la longue durée du transport des marchandises et qui est devenue tout à fait impossible depuis que le télégraphe informe le jour même le négociant de Londres de la situation du marché des Indes et réciproquement. - F. Engels]3. Le rapport sur la Commercial Distress 1847-48 dit ce qui suit :
« Pendant la dernière semaine d'avril 1847 la Banque d'Angleterre fit savoir à la Royal Bank of Liverpool que son ouverture de crédit était réduite de moitié. Cette décision eut des conséquences fâcheuses, étant donné que depuis quelque temps déjà, les paiements se faisaient à Liverpool beaucoup plus en traites qu'en espèces, les négociants remettant en paiement à la banque, non plus de l'argent comme précédemment, mais des effets qu'ils avaient reçus eux-mêmes pour leurs fournitures de coton et autres produits. Les billets que la banque avait à liquider pour les commerçants étaient pour la plupart payables à l'étranger et avaient été soldés en grande partie jusque-là par les sommes dues pour les livraisons des produits. Mais maintenant, au lieu de remettre des espèces, les négociants apportaient des effets de différente nature et à des échéances variées, payables en grande partie à trois mois et correspondant à des ventes de coton. Les unes étaient payables en banque à Londres, les autres étaient tirées directement sur des commerçants de toute espèce, encagés dans les affaires brésiliennes, américaines, canadiennes, indiennes, etc.... Les commerçants de Liverpool ne tiraient pas les uns sur les autres, mais leurs clients du pays qui avaient acheté des produits à Liverpool leur remettaient des traites sur des banques ou des maisons de commerce de Londres ou sur n'importe qui. La décision de la Banque d'Angleterre eut pour conséquence que la circulation, qui précédemment dépassait généralement trois mois, dut être réduite pour les traites données en paiement pour les produits vendus à l'étranger. » (p. 26, 27).
Ainsi que nous l'avons déjà dit, la période de prospérité de 1844-47 fut accompagnée en Angleterre des premières grandes spéculations sur les valeurs de chemins de fer. Le rapport que nous venons de citer analyse comme suit les conséquences de ces opérations :
« En avril 1847, la plupart des maisons de commerce s'étaient décidées à faire languir plus ou moins leurs affaires (to starv their business) en engageant une partie de leur capital dans les chemins de fer (p. 41), qui avaient emprunté en même temps, au taux élevé de 8 %, à des particuliers, des banquiers et des compagnies d'assurances (p. 66). Pour pouvoir continuer les affaires, les maisons de commerce furent obligées de s'adresser aux banques et de leur prendre, par l'escompté de traites, plus de capital qu'il n'aurait fallu (p. 67). - (Question) Entendez-vous dire que les versements qui furent faits sur les actions souscrites aux chemins de fer contribuèrent pour une large part à la dépression dont souffrit le marché financier en avril et octobre 1847 ? - « Je crois qu'ils eurent plus d'influence sur la dépression du mois d'avril. À mon avis ils consolidèrent plutôt la situation des banquiers jusque probablement en été. L'argent ne fut pas dépensé immédiatement après qu'il fut versé, et les banques eurent à leur disposition, au commencement de l'année, une bonne partie des fonds des chemins de fer. »
(Cette déclaration fut confirmée par de nombreux témoignages de banquiers dans le C.D. 1848/57).
« Ces fonds furent écoulés petit à petit en été et se trouvèrent considérablement réduits le 31 décembre. Ce fut précisément cette diminution progressive des fonds des chemins de fer - ils diminuèrent d'un tiers du 22 avril au 31 décembre - qui fut la cause de la dépression du mois d'octobre, dont l'effet se fit sentir dans toute l'Angleterre et soutira petit à petit les dépôts de toutes les banques » (p. 43, 44.).
Une constatation identique est faite par Samuel Gurney, le chef de la célèbre maison Overend Gurney & Co :
« En 1846 la demande de capital fut considérable de la part des compagnies de chemins de fer ; elle ne fit cependant pas monter le taux de lintérêt. Beaucoup de petites sommes furent condensées en de grandes et celles-ci furent transportées sur le marché financier, la tactique étant de jeter sur le marché de la City plus d'argent qu'on n'en retirait. »
M. Hodgson, directeur de la Liverpool Joint Stock Bank, établit dans les termes suivants jusqu'à quel point les traites peuvent constituer la réserve des banques :
« Nous avions l'habitude de retenir dans notre portefeuille les traites échéant au jour le jour, jusqu'à concurrence des neuf dixièmes de nos dépôts et de l'argent qui nous était confié par des tiers... ce qui eut pour conséquence que pendant la crise les traites que nous eûmes à encaisser journellement équilibrèrent les paiements que nous eûmes à faire. » (p. 53).
Les traites de spéculation :
N° 5092. « Par qui les traites (correspondant à des ventes de coton) étaient-elles principalement acceptées ? - R (Gardner, le filateur de coton dont il est plusieurs fois question dans notre ouvrage). Par des courtiers en marchandises. Un commerçant achète du coton, le remet à un courtier, tire une traite sur celui-ci et la porte à l'escompte.N° 5094. Et ces traites sont présentées aux banques de Liverpool et y sont escomptées ? - À Liverpool et ailleurs
Si cette circulation de complaisance, qui fut admise principalement par les banques de Liverpool, n'avait pas été appliquée, la livre de coton eut été à mon avis de 1 ½ à 2 d. moins chère l'année dernière.N° 600. Vous dites que des traites en nombre considérable, tirées par des spéculateurs sur des courtiers en coton, ont circulé à Liverpool. En a-t-il été de même pour des traites se rapportant à d'autres produits coloniaux que le coton ? - (A. Hodgson, banquier à Liverpool). Oui ; mais l'opération a porté principalement sur le coton.N° 601. Comme banquier, aimez-vous mieux ne pas recevoir de ces traites ? - D'aucune manière ; nous les considérons comme des effets absolument réguliers, pour autant que la masse n'en devient pas trop considérable... Ces traites sont souvent renouvelées ».
Tripotages sur le marché de l'Extrême-Orient en 1847. - Charles Turner, chef d'une des premières firmes de Liverpool faisant le commerce avec les Indes Orientales :
« Nous connaissons tous ce qui s'est produit dans les affaires avec l'île Maurice et d'autres affaires du même genre. Les courtiers, qui avaient l'habitude de faire des avances sur les connaissements et sur les marchandises dès qu'elles étaient arrivées à destination, ce qui est tout à fait dans l'ordre s'étaient mis également à faire des avances sur des produits qui n'étaient pas encore embarqués et même qui n'étaient pas encore fabriqués. C'est ainsi que j'avais acheté à Calcutta des traites pour six à sept mille livres, dont le montant devait être appliqué à des plantations de sucre dans l'île Maurice. Les traites furent présentées en Angleterre et plus de la moitié fut protestée. Quand le sucre qui devait permettre de les payer nous arriva, il se trouva qu'il avait été gagé à des tiers avant d'être embarqué, presqu'avant d'être raffiné (p. 78). Les marchandises en destination des Indes Orientales doivent maintenant être payées au comptant au fabricant. Mais cela n'a guère d'importance, car si l'acheteur jouit de quelque crédit à Londres, il tire sur Londres, y escompte sa traite (lescompte y étant à bon marché) et paie le fabricant avec l'argent qu'il obtient... Il faut au moins douze mois pour que celui qui embarque des marchandises pour les Indes en reçoive l'argent ... Celui qui veut traiter avec ce pays et qui dispose de 10 ou 15.000 £ quand il commence les affaires, se fera ouvrir un crédit suffisant dans une maison de Londres; il lui payera 4 % pour pouvoir tirer sur elle, le produit des marchandises vendues aux Indes devant être adressé directement à cette maison et celle-ci ayant l'assurance en vertu d'une convention secrète que ses traites seront renouvelées jusqu'au moment où ce produit lui aura été payé. Des traites de ce genre sont escomptées à Liverpool, à Manchester, à Londres ; les banques écossaises en possèdent un certain nombre (p. 79).N° 730. L'examen des livres d'une maison de Londres qui fit faillite il n'y a pas longtemps, fit découvrir ce qui suit : Deux firmes, l'une à Manchester, l'autre à Calcutta, s'étaient fait ouvrir un crédit de 200.000 £ dans une maison de Londres, Les fournisseurs de la maison de Manchester, qui de Manchester ou de Glasgow envoyèrent des marchandises en consignation à, la maison de Calcutta, tirèrent sur la maison de Londres jusqu'à concurrence de 200.000 £, mais en même temps, en vertu de la convention, la maison de Calcutta tira également sur la maison de Londres pour une somme de 200.000 £. Ces dernières traites furent vendues à Calcutta et le produit de la vente fut employé à acheter d'autres traites, qui furent envoyées à Londres pour permettre à la maison de Londres de payer les traites tirées par les fournisseurs de Glasgow et de Manchester. Cette combinaison permit de mettre pour 600. 000 £ de traites en circulation.N° 971. À présent, lorsqu'une maison de Calcutta a payé avec ses propres traites tirées sur son correspondant de Londres un chargement en destination de l'Angleterre, il suffit qu'elle envoie le connaissement à Londres, pour qu'il puisse être utilisé comme gage dans Lornbard Street pour obtenir des avances d'argent ; celles-ci seront donc faites huit mois avant que les traites viennent à échéance ».
4. En 1848 un comité de la Chambre haute fut chargé de poursuivre en secret une enquête sur les causes de la crise de 1847 ; les témoignages qu'il recueillit furent publiés en 4857 sous le titre de Minutes of Evidence taken before the Secret Committee of the H. of L. opposated to inquire into the causes of distress, etc. Nous y trouvons la déposition suivante faite par M. Lister, directeur de la Union Bank Liverpool :
« 2444. Il y eut, au printemps 1847, une expansion irrationnelle du crédit due à ce que des commerçants qui avaient retiré une partie de leur capital du commerce pour l'engager dans les chemins de fer, voulaient conserver quand même leur ancienne importance à leurs affaires. Tous espéraient sans doute vendre à profit leurs actions de chemins de fer et reconstituer ainsi leur capital ; mais tous trouvèrent que cela n'était pas possible et ils durent faire appel au crédit pour des paiements que précédemment ils pouvaient faire au comptant. De là, l'expansion du crédit ».« 2500. Ces traites qui mirent en perte les banquiers qui en étaient porteurs, étaient-elles tirées principalement pour payer des achats de céréales ou de coton ? - Elles correspondaient à des achats de toute nature, des céréales, du colon, du sucre. Aucun produit, sauf peut-être lhuile, n'échappa à la dépression des prix.« 2506. Un courtier se garde bien d'accepter une traite s'il n'est pas suffisamment couvert, même contre une dépréciation de la marchandise qui lui sert de garantie.« 2512. Deux espèces de traites sont tirées contre des produits. La première catégorie comprend les traites tirées de là-bas sur les importateurs. Elles arrivent généralement à échéance avant que les produits ne soient arrivés à destination. Aussi le commerçant doit-il, s'il ne dispose pas d'un capital suffisant, donner sa marchandise en gage à un courtier jusqu'à ce qu'il ait trouvé à la vendre. Dans ce cas, le commerçant de Liverpool tire immédiatement sur le courtier une traite de la seconde catégorie, garantie par sa marchandise
il appartient ensuite au banquier de s'assurer si le courtier est en possession de la marchandise et de s'informer de ce qu'il a avancé sur elle. Il doit s'assurer si le courtier est suffisamment couvert pour la perte qu'il pourrait éventuellement subir.« 2516. On nous envoie également des traites de l'étranger. Quelqu'un achète là-bas une traite sur l'Angleterre et l'envoie à une maison anglaise; nous ne pouvons pas nous rendre compte de ce que la traite est sérieuse ou non, ni contrôler si elle représente des produits ou du vent.« 2533. Vous disiez que des produits étrangers pour ainsi dire de toute nature avaient été vendus à grande perte. Croyez-vous qu'il en fut ainsi parce qu'on avait fait des spéculations aventureuses sur ces produits ? . - La cause fut qu'il y eut une importation considérable alors qu'il n'y avait pas une consommation correspondante pour l'absorber. Il semble que la consommation diminua énormément.«2537. En octobre... les produits furent à peu près invendables ».
Dans le même rapport, un connaisseur de premier ordre, le très digne et très roué quaker Samuel Gurney de Overend Guerney et Co, nous montre comment le krach arrivant à son point culminant, ce fut un sauve-qui-peut général :
« 1262. Lorsqu'une panique se produit, l'homme d'affaires ne se demande pas à quel taux il peut placer son argent, ni s'il perdra 1 ou 2 %, en vendant ses bons du trésor ou son trois pour cent. Une fois qu'il est sous le coup de la frayeur, il se préoccupe peu de perdre ou de gagner ; il se sauve, que le reste du monde se débrouille.
5. En ce qui concerne l'encombrement de deux marchés l'un par l'autre, voici un extrait de la déposition que fit M. Alexander, commerçant s'occupant d'affaires avec les Indes Orientales, devant la Commission de la Chambre des communes faisant en 1857 une enquête sur les banques :
« 4330. Si en ce moment j'avance 6 sh. à Manchester, on m'en restitue 5 aux Indes, et si j'en avance 6 aux Indes, j'en retrouve 5 à Londres ».
Le marché des Indes était donc encombré par des produits expédiés d'Angleterre et le marché anglais l'était par des produits venant des Indes. Et cela se passait pendant l'été de l'année 1857, à peine dix ans après la cruelle expérience de 1847 ! »Source : HYPERLINK "http://marxists.anu.edu.au/francais/marx/works/1867/Capital-III/kmcap3_24.htm" Karl Marx, « Le capital ».
Voilà. Le moins quon puisse dire, cest quil ne ressort pas de ces écrits (assez connus) de Marx et Engels que les banques commerciales ne créent pas de monnaie
Puisque Paul mobilise Marx, Engels et Keynes à lappui de sa thèse baroque, jattends, donc (de Paul et de ceux qui sont daccord avec Paul) des citations de Marx, Engels ou Keynes qui affirment (et démontrent) que, par le mécanisme du crédit, les banques ne créent pas de monnaie et ne font que faire circuler la monnaie banque centrale (avec une « conservation des quantités »). Il y en a peut-être, je suis très intéressé de les connaître.Amicalement.Étienne.
#593 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6008" \l "p6008" 08-01-2009 14:44:57
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Étienne a écrit:
La crise actuelle montre encore davantage cette réalité de la force de la monnaie scripturale, puisque les États protègent les banques voleuses menteuses contre vents et marées, ce quon peut analyser comme la volonté politique de donner à leur monnaie de singe UN COURS LÉGAL DE FAIT.
On peut payer ses impôts avec.
Je reste surtout sur cette forte impression de MALENTENDU, car jai souvent limpression que vous nous dites que cette monnaie de banque, monnaie-crédit, monnaie-dette, nest carrément PAS DE LA MONNAIE, tant elle est mal fondée, fragile, illusoire, fictive, alors que je dis, moi, que la monnaie scripturale est largement (pour la part de monnaie-crédit) DE LA FAUSSE MONNAIE parce que ses créateurs ont usurpé une légitimité (et un revenu sans travail) qui ne peut être que publique.
Finalement, vous semblez dire la même chose mais avec des mots différents. Seulement, cela fait trop mal au cul à Mr Jorion de dire que le gouvernement (ou le système) le baise. Vous appelez la monnaie scripturale de la fausse-monnaie, lui de pas-vrai-monnaie-donc-ça-compte-pas, et moi de monnaie commerciale. MAIS, un état de fait est indéniable: on peut payer les impôts avec cette monnaie-là, donc elle est équivalente, aux yeux de la légalité, à la monnaie fiduciaire. Et pourtant, elle n'est qu'un contrat entre vous et la banque.J'ai alors une question, un scénario: si je vous prête de l'argent et que vous me faites une reconnaissance de dette, un tribunal me défendra comme pour tout contrat pour récupérer mon argent. C'est donc légal. Mais, je ne pourrais pas utiliser ce papier pour payer mes impôts. Et en quoi est-ce différent avec de l'argent scriptural à la banque ? Pourquoi puis-je payer les impôts avec mon chéquier ? Et si je paye mes impôts avec le chéquier d'une banque qui a fait faillite sans que je sois au courant ?
#594 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6010" \l "p6010" 08-01-2009 15:04:44
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D'accord, j'accepte que Galbraith était lui aussi intelligent... mais de grâce, payez-moi une nouvelle souris, je viens d'en casser la roue... INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET [Sacré farceur INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Désolé de trop travailler INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/neutral.png" \* MERGEFORMATINET Étienne, 8/1, 19h20]
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Zolko a écrit:
Et en quoi est-ce différent avec de l'argent scriptural à la banque ?
Simplement parce que la loi autorise les banques, et seulement les banques, à effectuer ce genre de manip ... pas vousBonne année à tou(te)sAJH
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#596 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6014" \l "p6014" 08-01-2009 19:14:51
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Lu sur le site Liberation.fr :« Satisfait de voir une partie de ses théories mises en pratique, Fitoussi ne peut faire moins que de voler au secours du plan de relance élaboré par Sarkozy. Et Fitoussi le sabreur de la pensée unique qui pouvait lancer : « Il faut renationaliser le système bancaire », dexcuser ainsi le manque de garanties demandées : « LEtat aurait voulu devenir actionnaire. Ce sont les banques qui ont refusé. » Ce qui sonne comme un aveu de faiblesse et qui contribue à la préservation des avantages acquis des énarques et des mutualistes, qui nont eu de cesse de privatiser les banques qui leur étaient confiées et qui nont aucune honte à socialiser leurs pertes, tout en refusant que les dépositaires de lintérêt général viennent mettre le nez dans leurs très mauvaises affaires. HYPERLINK "http://www.liberation.fr/economie/0101308682-remonetise" http://www.liberation.fr/economie/0101308682-remonetiseCet article de Liberation.fr me rend furieux. Je me mets en colère quand je relis cet incroyable aveu de Jean-Paul Fitoussi : « LEtat aurait voulu devenir actionnaire. Ce sont les banques qui ont refusé. » Qu'est-ce que c'est que ça ? Les banques exigent, et l'Etat obéit ? Mais dans quel pays vivons-nous ? Depuis quand l'Etat obéit-il aux banquiers privés ? Depuis quand ?Je répète mon plaidoyer en faveur d'un pôle public unifié du crédit :1- La banque, le crédit, la monnaie sont des services publics.2- La banque, le crédit, la monnaie doivent être nationalisés.3- La banque, le crédit, la monnaie doivent être sous le contrôle direct et exclusif du gouvernement français.4- Le gouvernement français est légitime car il procède du suffrage universel direct. Tous les cinq ans, le peuple français vote au suffrage universel direct lors des élections législatives. Cette question de la légitimité est fondamentale. 5- En cas de mauvaise gestion de ce pôle public unifié du crédit, le gouvernement français pourra être sanctionné aux élections législatives suivantes. Le peuple français pourra le sanctionner tous les cinq ans. Cette question de la sanction est fondamentale elle aussi.
#597 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6168" \l "p6168" 19-01-2009 21:22:09
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Instit a écrit:
3- La banque, le crédit, la monnaie doivent être sous le contrôle direct et exclusif du gouvernement français.
C'est le gouvernement français qui, le 3 janvier 1973, a privatisé la souveraineté monétaire française. Sous le contrôle direct et exclusif du gouvernement français (enfin, AVANT de le privatiser bien-sûr, mais plus APRES)
4- Le gouvernement français est légitime car il procède du suffrage universel direct.
Un grande énergie de ce forum sert à prouver le contraire de cela: les élections périodiques sont un système pipé, par construction, et les élus ne sont pas légitimes (même s'ils sont légaux).
5- En cas de mauvaise gestion de ce pôle public unifié du crédit, le gouvernement français pourra être sanctionné aux élections législatives suivantes. Le peuple français pourra le sanctionner tous les cinq ans. Cette question de la sanction est fondamentale elle aussi.
Le ministre des finances qui a privatisé le système monétaire français était... Valery Giscard d'Estaing. Je n'ai pas l'impression que cette forfaiture l'ai empêché d'être élu et ré-élu pendant plusieurs décennies après son "crime". Au contraire, il a été sanctionné en étant bombardé président de la constituante qui a écrit le TCE, qui coulait dans le marbre constitutionnel son méfait législatif.Instit, je comprends et même je partage votre rage contre le système bancaire privé, mais je pense que notre meilleure chance de le renverser n'est pas dans les mains de Sarkozy ou de Strauss-Kahn, mais dans une constituante européenne tirée au sort: on pourra défaire le traité de Maastricht et reprendre le contrôle de nos monnaies. Il n'y a aucun homme politique français éligible qui ira dans votre sens (et pour cause: ceux qui disent cela sont bannis des médias par ceux qui profitent du système actuel). Rejoignez-nous dans le front du Plan C !
#598 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6169" \l "p6169" 19-01-2009 22:15:50
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Zolko écrit : " C'est le gouvernement français qui, le 3 janvier 1973, a privatisé la souveraineté monétaire française. Sous le contrôle direct et exclusif du gouvernement français (enfin, AVANT de le privatiser bien-sûr, mais plus APRES). "Mais nous sommes entièrement d'accord. Le ministre des finances qui a privatisé le système monétaire français était Valery Giscard d'Estaing. Là aussi, nous sommes entièrement d'accord. Depuis le 3 janvier 1973, Valery Giscard d'Estaing et la plupart des dirigeants politiques français ont voulu faire une expérience. Cette expérience, la voici :depuis 1973, ils ont affaibli l'Etat en le dépouillant de ses pouvoirs.Oh, bien sûr, ils n'ont pas dépouillé l'Etat de tous ses pouvoirs. En France, l'Etat a de beaux restes.Mais ils ont fait cette expérience, par exemple : ils ont privatisé les banques. Ils ont fait cette autre expérience : ils ont transféré le pouvoir monétaire de la France à une Banque Centrale Européenne, indépendante du pouvoir politique.Quel est le résultat de cette expérience ?Le résultat de cette expérience, nous le voyons aujourd'hui : un désastre.En tant que gaulliste, je voterai pour des candidats ayant à leur programme ce qu'a réalisé Charles de Gaulle le 2 décembre 1945 : LA NATIONALISATION DE LA BANQUE DE FRANCE ET DES GRANDES BANQUES DE CREDIT.Je voterai pour des candidats ayant à leur programme le retour à la monnaie de la France, le franc. La monnaie de la France doit être contrôlée par le gouvernement de la France, et par lui seul.Notre grand point commun, Zolko, est le suivant : nous avons exactement les mêmes ennemis.Notre grande différence, Zolko, est la suivante : pour virer nos ennemis du pouvoir, tu prépares depuis des mois des armes qui sont inadaptées à la bataille des années 2009-2012.Depuis des mois, tu es en train de forger des armes inadaptées au champ de bataille. Ces armes sont : le tirage au sort, et la Constituante.Tu ne tiens aucun compte du contexte de notre champ de bataille.Ce contexte, le voici : le retour des passions nationales, le retour des passions nationalistes, le retour des fureurs populaires, le basculement dans la pauvreté de centaines de milliers de Français, une chute terrible du niveau de vie pour des millions de Français, la paupérisation généralisée, des tensions extrêmes entre les classes sociales, et peut-être des tensions extrêmes entre les religions.Et toi, Zolko, tu vas attaquer nos ennemis avec quelles armes ?Le tirage au sort, et la Constituante.Je te dis ce que je pense, et je fais cette hypothèse : LES FRANCAIS, EN 2009, N'EN ONT STRICTEMENT RIEN A FOUTRE DE TON TIRAGE AU SORT ET DE TA CONTITUANTE.En ce qui me concerne, je ne vous rejoindrai pas dans votre front du Plan C.
#599 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6171" \l "p6171" 19-01-2009 23:54:59
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Vous devriez tous lire "Emphyrio" de Jack Vance!
#600 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6180" \l "p6180" 20-01-2009 11:31:20
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Instit a écrit:
Notre grand point commun, Zolko, est le suivant : nous avons exactement les mêmes ennemis. (...) Depuis des mois, tu es en train de forger des armes inadaptées au champ de bataille. Ces armes sont : le tirage au sort, et la Constituante. (...) LES FRANCAIS, EN 2009, N'EN ONT STRICTEMENT RIEN A FOUTRE DE TON TIRAGE AU SORT ET DE TA CONTITUANTE.
Des années, pas des mois. Mais je suis surpris à chaque fois que je parle d'une constituante tirée au sort, c'est invériablement la même réponse: "ah ouais, voilà une bonne idée: enfin quelque-chose de différent !"
En ce qui me concerne, je ne vous rejoindrai pas dans votre front du Plan C.
Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Mais juste par curiosité, c'est quoi les armes que tu fourbis ?
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6188" \l "p6188" 20-01-2009 15:08:33
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Mes armes sont le militantisme partout, le militantisme dans le monde virtuel (sur internet) auprès de tous les mouvements Républicains NONistes, le militantisme dans le monde réel (au boulot, dans les bars, dans les magasins, dans la rue, partout). Il existe plusieurs mouvements Républicains NONistes qui présentent une liste aux élections européennes. Ce sont ces gens-là qu'il faut soutenir en 2009.Evidemment, ils ne sont pas parfaits. Evidemment, la démocratie représentative actuelle n'est pas parfaite. Il n'empêche que le contexte explosif des années 2009-2012 peut donner de bons résultats électoraux aux Républicains NONistes. A court terme, mon objectif est le suivant : redonner au pouvoir politique français les pouvoirs qui ont été transférés ailleurs (pouvoir territorial, pouvoir de contrôler les frontières de la France, pouvoir de contrôler les lois de la France, pouvoir de contrôler la monnaie de la France, etc.) Voici l'objectif à court terme : sortir de l'Union Européenne le plus vite possible, avant que l'Union Européenne ne nous entraîne vers le chaos.
#602 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6194" \l "p6194" 20-01-2009 21:52:09
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C'est peut-être pour cela que vous ne trouvez pas assez d'écho par ici, Instit... Votre solution exclusive pour la France... n'en est pas une, tout aussi parfaite que vous la croyez... si le reste de la planète coule. La France n'a pas les capacités, à elle toute seule, pour devenir tout d'un coups une autarcie.Alors cessez de penser trop étroitement... cette argumentation sert d'autres maitres.
#603 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6202" \l "p6202" 21-01-2009 15:32:06
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Le jeudi 7 février 2008, le MEDEF a tenu son Conseil Exécutif dans les locaux de la Commission européenne ! Le MEDEF a pu ainsi discuter tranquillement avec 9 des 27 membres de la Commission européenne !Le vendredi 8 février 2008, le MEDEF a tenu sa convention dans lhémicycle du Parlement européen ! Je vous jure que cest vrai ! Voici le début du discours de Laurence Parisot :« Chers amis entrepreneurs, chers amis amoureux de lentreprise et de lesprit dentreprise, bonjour ! Quel plaisir, quelle fierté de vous accueillir dans le temple même de la démocratie européenne, le Parlement européen ! Hier le Conseil Exécutif de notre mouvement sest tenu dans les locaux du pouvoir exécutif de lUnion, dans les locaux de la Commission : au Berlaymont. Nous avons pu librement et utilement échanger avec neuf des vingt-sept commissaires euro¬péens, et ce pendant près de deux heures. Aujourdhui, nous nous réunissons ensemble dans lhémicycle du Parlement, à Bruxelles. Demblée, je remercie très chaleureusement Hans-Gert Pöterring qui a accepté que nous organisions ici-même notre grand rassemblement annuel, notre Convention. Et merci, merci beaucoup à Ernest-Antoine Seillière, le Président de Business Europe sans le soutien duquel cet événement naurait pas été possible ! » HYPERLINK "http://www.benchmarkercestlasante.eu/files/intro_lp_bxl08.pdf" http://www.benchmarkercestlasante.eu/fi
_bxl08.pdfLaurence Parisot sest félicitée de la ratification du traité de Lisbonne par les députés français et les sénateurs français.Ernest-Antoine Seillière est lancien président du MEDEF. Il est aujourdhui le président de Businesseurope, le patronat européen. Businesseurope regroupe 39 syndicats de patrons venant de 33 pays. Ernest-Antoine Seillière sest lui-aussi félicité de la ratification du traité de Lisbonne par les députés français et les sénateurs français : BUSINESSEUROPE's President Ernest-Antoine Seillière addressed the MEDEF Convention which gathered more than 1,000 company representatives in the European Parliament in Brussels on 8 February. Speaking in the opening session on the New Europe, he highlighted why Europe matters for companies, now more than ever considering the major changes which will be introduced by the Lisbon Treaty. He also welcomed the ratification of the Lisbon Treaty by the French Parliament on 7 February. France joins Hungary, Malta, Slovenia and Romania as the fifth country ratifying the Treaty since its endorsement by the Heads of State and Government at the EU Council on 13 December 2007. HYPERLINK "http://www.businesseurope.eu/Content/Default.asp?PageID=520" http://www.businesseurope.eu/Content/De
PageID=520Récapitulons.- Laurence Parisot sest félicitée de la ratification du traité de Lisbonne.- Ernest-Antoine Seillière sest félicité de la ratification du traité de Lisbonne.- Le patronat français est pour le OUI au traité de Rome en 1957, pour le OUI à l'Acte Unique en 1986, pour le OUI au traité de Maastricht en 1992, pour le OUI à la Constitution européenne en 2005, pour le OUI au traité de Lisbonne en 2007.Et vous voudriez encore rester dans LEUR union européenne ? Vous n'avez pas encore compris que l'union européenne était faite D'ABORD pour le patronat, par le patronat ?
#604 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6203" \l "p6203" 21-01-2009 16:47:24
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=352" Zolko
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6203" \l "p6203" Message n°6203
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Instit a écrit:
Et vous voudriez encore rester dans LEUR union européenne ?
Cher Instit,vous avez de la chance car il y a une solution très simple et rapide pour vous: vous prenez un billet d'avion et vous allez en Australie. Et hop, vous cessez d'être dans leur/cette Union Européenne.Mais ce que vous voulez en fait, je le soupçonne, est autre-chose. Vous voulez probablement que la France sorte de l'Union Européenne... mais vous êtes-vous assuré que c'est ce que les français veulent aussi ? Vous parlez de démocratie, alors il serait important de savoir ce que le demos veut, non ? Ou voudraient-ils plutôt des changements radicaux dans cette Europe, jusqu'au point, éventuellement, que cela en devienne une autre Europe ? Je pencherait plutôt vers cette hypothèse: qu'une grande majorité des français veulent 1) rester dans une organisation européenne 2) mais une autre que celle de cette Union Européenne.Et c'est pour cette bataille qu'une constituante tirée au sort est une arme adaptée.
#605 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6207" \l "p6207" 22-01-2009 06:42:05
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6207" \l "p6207" Message n°6207
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D'accord à 100 %.Comme Charles de Gaulle, je souhaite une Europe des Etats. Je souhaite une Europe des Etats indépendants.« La France peut et elle doit aider par tous moyens en son pouvoir au redressement de lEurope. Jentends dune Europe formée dhommes libres et dEtats indépendants, organisée en un tout susceptible de contenir toute prétention éventuelle à lhégémonie et détablir entre les deux masses rivales lélément déquilibre dont la paix ne se passera pas. Cest à la France quil appartient de prendre, dans ce domaine essentiel, les initiatives nécessaires. Il va de soi enfin quelle doit concourir à toutes les formes : politique, économique, sociale, intellectuelle, de la coopération internationale, par quoi notre pauvre univers déchiré tend à bâtir sa future unité. » (Charles de Gaulle, Discours et Messages, tome 2, Plon, p.87)« Mais il est vrai que la patrie est un élément humain, sentimental, alors que cest sur des éléments daction, dautorité, de responsabilité, quon peut construire lEurope. Quels éléments ? Eh bien, les Etats ! Car il ny a que les Etats qui soient à cet égard valables, légitimes et capables de réaliser. Jai déjà dit et je répète quà lheure quil est, il ne peut pas y avoir dautre Europe que celle des Etats, en dehors naturellement des mythes, des fictions, des parades. » (Charles de Gaulle, Discours et messages, tome 3, Plon, p.407)Une Europe différente de l'actuelle, d'accord. Une Europe des Etats indépendants. Une Europe dans laquelle chaque Etat contrôle ses frontières, sa monnaie, ses lois. Une Europe dans laquelle, pour chaque nouveau projet, certains Etats acceptent de participer, mais dans laquelle d'autres Etats refusent de participer, et ne participent pas. Une Europe à la carte, dans laquelle les 27 Etats ne sont pas forcés de prendre le même menu.Hypothèse : cher Zolko, l'Europe que tu essaies SINCEREMENT de construire à l'aide d'un tirage au sort et d'une Constituante, c'est l'Europe des mythes, c'est l'Europe des fictions, c'est l'Europe des parades.En juin 2009, il faudra regarder de près :1- le taux d'abstention (qui ne cesse de monter depuis que les élections européennes existent) ;2- le score des partis anti-Union Européenne.
#606 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6217" \l "p6217" 22-01-2009 12:39:23
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=352" Zolko
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Instit a écrit:
Je souhaite une Europe des Etats indépendants. (...) Une Europe dans laquelle chaque Etat contrôle ses frontières, sa monnaie, ses lois.
Ca s'appelle une Confédération. Moi aussi je suis pour une Confédération Européenne (je l'ai même explicitement mentionné dans la série de HYPERLINK "http://www.labdem.eu/Pages/index.php?page=Vote/voter&lang=FR" questions à voter). Il me semble, mais je n'en suis pas 100% sûr, qu'avec l'Europe on nous avait promis l'ouverture des frontières; en tant que Hongrois, des frontières fermées me sont extrêmement désagréables. Mais au lieu d'ouvrir les frontières, on les a supprimés. Ce qui n'a rien à voir. Et moi aussi, tout en étant "pro-européen", je souhait que les frontières nationales soient rétablies, mais ouvertes, avec un contrôle par prélèvement (on contrôle 1 passage sur 100 par ex).Mais ce sera à la constituante tire au sort de proposer ce genre de choses. Si une constituante tirée au sort est mise en place, elle s'inspirera des sites et discussions et sondages et initiatives populaires pour écrire les nouvelles institutions: vous pourrez beaucoup plus facilement faire passer vos idées qu'aujourd'hui.
#607 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6226" \l "p6226" 22-01-2009 14:50:34
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Zolko, nous n'avons pas le temps de convaincre les 26 autres Etats, les 26 autres peuples. Je souhaite que la France reprenne le contrôle de ses frontières, le contrôle de sa monnaie, le contrôle de ses lois. Après, mais seulement après, la France pourra proposer aux autres Etats une nouvelle expérience :la Confédération Européenne.Mais après.
#608 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6237" \l "p6237" 23-01-2009 13:32:50
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Instit a écrit:
Je souhaite que la France reprenne le contrôle de ses frontières, le contrôle de sa monnaie, le contrôle de ses lois.
Moi aussi. Et je suis convaincu que cela se fera plus vite avec une constituante européenne tirée au sort qu'en attendant 2012 et Sarkozy ou Strauss-Kahn comme président. Ou que la "crise" devienne tellement grave que les gens commencent à avoir faim.
#609 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6240" \l "p6240" 23-01-2009 21:41:44
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=276" Instit
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6240" \l "p6240" Message n°6240
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HYPERLINK "mailto:bruno.arfeuille@libertysurf.fr" e-mail
Bon, Zolko, je veux te poser trois questions. Nous sommes au début, seulement au début, de la pire crise financière, économique, sociale depuis 1929. 1- Tu crois vraiment que c'est le moment de parler aux Français d'une Constituante Européenne ? 2- Tu crois vraiment que c'est le moment de parler aux Français du tirage au sort ?3- Tu n'as pas peur de n'intéresser que quelques intellectuels et quelques juristes ?
#610 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6242" \l "p6242" 24-01-2009 03:10:43
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=8" Jacques Roman
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Tout à fait d'accord avec vous, Instit (6240), si vous pensez aux élections européennes de juin. JR
#611 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6245" \l "p6245" 24-01-2009 12:35:21
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=352" Zolko
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Instit a écrit:
Bon, Zolko, je veux te poser trois questions.
Bon, Instit, avoue que t'as les boules pour pleins de raisons, et tu te défoules sur l'"Europe". Ce sera plus vite fait. Les choses qui te foutent les boules sont franco-françaises et n'ont aucun rapport avec l'Europe. Mis à part que l'Europe n'a pas réparé les erreurs françaises.
Nous sommes au début, seulement au début, de la pire crise financière, économique, sociale depuis 1929.
Oui, et je pense, je suis même sûr, que ce que les français et les européens veulent c'est se débarasser des responsables de ces débacles. Et tout ce qui peut contribuer dans ce sens sera accueilli favorablement. Et le tirage au sort va dans ce sens. Donc, si on est capables d'atteindre les français et de leur expliquer, oui, ils souhaitent une proposition concrète qui mettra d'autres que les éternels élus professionnels dans une situation de décision/proposition. Ce que les français ne veulent ABSOLUMENT plus est le language habituel qu'ils ont déjà entendu 1000 fois et dont ils sont sûrs qu'il ne mêne nulle-part.
#612 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6250" \l "p6250" 24-01-2009 16:39:30
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Sortir durgence de lUnion européenne et apprivoiser le tirage au sort comme émancipation radicale des factions et des factieux.
S'il vous plaît, chers amis, ce fil est consacré à la monnaie : mettons fin à cette parenthèse hors sujet, s'il vous plaît : concentrons-nous ici sur la monnaie. On peut continuer HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?id=123" sur le fil consacré à l'UE. Étienne
Zolko,Je voudrais défendre Instit parce que pense, comme lui, que LE MYTHE de la construction européenne SERT À (a été imaginé , voulu et défendu pour) déconstruire les Républiques. Notre impuissance croissante impuissance politique et impuissance économique est UN FAIT indéniable. Tout se passe COMME SI lUnion européenne était voulue et animée par une puissance ennemie des nations européennes. Pour ouvrir les frontières et libérer les flux de capitaux (en ayant déjà vécu et analysé la catastrophe de 1929), il faut être plus bête que la moyenne ou particulièrement mal intentionné.Je continue à lire Annie Lacroix-Riz (ne ratez pas HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/video/x7k88w_de-munich-a-vichy_news" la vidéo de sa conférence sur son dernier livre : "De Munich à Vichy, l'assassinat de la IIIe République") et je crois que lUnion européenne est la dernière trouvaille des privilégiés (la précédente était le fascisme en Italie et en Allemagne) pour de débarrasser de lidée démocratique en la vidant, cette fois, de son sens par le mensonge quotidien à tous les étages, en poussant bien entendu des hauts cris damour de la démocratie à chaque accusation de dérive totalitaire, cris dindignation doublés daccusations dantisémitisme et de xénophobie, au passage.Souvenez-vous de cette profonde observation de Jean Grenier : ça fonctionne parce que « les gens ont peur des mots ».Les gens nont pas besoin de savoir, ils ont besoin de croire (Castoriadis), et nimporte quel mensonge leur suffira, cest à pleurer. Donc, lUnion européenne nest pas la cause de nos malheurs, effectivement, elle en est LOUTIL.La vraie cause profonde du malheur des hommes, cest linventivité des privilégiés pour préserver leurs privilèges, inventivité décuplée par une motivation exceptionnelle et une culture en proportion : mieux vaut savoir lire pour être un bon accapareur : en connaissant parfaitement les diverses formes des abus de pouvoir et des résistances passées, le profiteur tyrannique se donne des armes quasiment invincibles pour organiser ses propres abus et vaincre les prochaines résistances. Et linculture des citoyens est le verrou de linjustice, avec leur consentement.Comme Instit, je crois quil faut sortir du piège de lEmpire (de lUE), en toute première priorité, et reconstruire dabord un cadre démocratique véritable, à UNE ÉCHELLE ÉPROUVÉE et connue, la NATION, voire même à une échelle plus proche des hommes, une fédération de COMMUNES, un peu comme en Suisse, avec, de toutes façons, la clef de voûte du Référendum dinitiative citoyenne. Ensuite, et ensuite seulement, entre nations économiquement comparables (les premiers pays fondateurs ?), on pourra reconstruire une entité politique plus vaste, mais seulement à travers un processus constituant honnête, cest-à-dire dont les auteurs seront désintéressés et dans lequel le peuple sera obligatoirement consulté et respecté._____________________Quant à la haine dInstit pour le tirage au sort, je dirais : « bien fait pour vous ». Si vous ne voyez pas que toute cette nasse de politique simulée, toute cette supercherie antidémocratique, tous ces mensonges de riches et toutes ces arnaques de rentiers, toute cette escroquerie de politicards qui empilent les mythes les plus incroyables, si vous ne voyez pas que toutes ces tromperies sont rendues possibles par LÉLECTION QUI PERMET AUX RICHES DACHETER LES ÉLUS en payant leurs campagnes électorales et leurs soutiens médiatiques, si vous croyez vraiment à cette illusion du « suffrage universel qui fait de chaque citoyen LE SOUVERAIN », alors oui, vraiment : bien fait pour vous.Pour ma part, je nattends rigoureusement rien de la classe politique professionnelle qui a, par définition, par construction, par le mécanisme même de lélection, inéluctablement, UN INTÉRÊT PERSONNEL CONTRAIRE À LINTÉRÊT GÉNÉRAL, et quand on a dit ça, on a tout dit : le reste coule de source. Donc, moi, je nai aucun pouvoir, mais jai encore la liberté de dire : Bien fait pour vous.Et que tout continue comme avant, tant que les causes fondamentales perdureront. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/neutral.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.__________________LEurope ne dit pas ce quelle fait ; elle ne fait pas ce quelle dit. Elle dit ce quelle ne fait pas ; elle fait ce quelle ne dit pas. Cette Europe quon nous construit, cest une Europe en trompe loeil. Pierre Bourdieu.
#613 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6253" \l "p6253" 24-01-2009 18:19:52
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Des nouvelles de mes participations récentes sur le blog de Paul Jorion (fin décembre) : ne ratez pas Jean GrenierChers amis,Il reste un travail utile du mois de décembre (sur le blog de Paul Jorion), à propos de monnaie, mais aussi à propos des orthodoxies excluantes et de laccusation de paranoïa qui traîne autour de toute dénonciation de complot, un travail dont je ne vous ai pas encore parlé. Ne ratez pas l'extrait de Jean Grenier sur l'esprit d'orthodoxie que j'ai recopié-là, il est formidable.Cétait dans un billet intéressant, mais troublant, intitulé HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1320" « Le scandale des sélénites qui prennent les banques pour des soucoupes volantes
, par Daniel Dresse », daté du 25 décembre 2008.Jy ai répondu :
Étienne Chouard dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1320" \l "comment-13182" 27 décembre 2008 à 01:13 Cher Paul, cher Daniel (Lynda), chers vous tous, HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1320" Ce message me laisse un peu perplexe, à plusieurs titres, mais dun autre côté, et c'est le plus important, il semble confirmer ce que je sens depuis quelques jours : les points de vue apparemment franchement opposés semblent ici prêts à se rapprocher parce quun malentendu est en train de se dissiper ( HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1289" \l "comment-13148" voir mon post de cette nuit). Je décris dabord ma perplexité (et je garde le meilleur pour la fin) :________________Le titre dabord, qui semble assimiler la réflexion de ceux qui parlent de « scandale de labandon de la création monétaire aux banques privées » à cette autre réflexion de ceux qui croient dur comme fer aux soucoupes volantes, cest-à-dire des farfelus (éventuellement un peu paranoïaques), crédules au point de croire de telles sornettes : ce titre semble fait pour moquer une thèse, et pourrait dailleurs revenir tranquillement à son auteur comme un boomerang (car, si la création de monnaie par les banques commerciales était finalement bel et bien démontrée, ceux qui la niaient en moquant les autres risquent un peu dêtre moqués à leur tour). Je fais dire à ce titre peut-être davantage que ce que vous avez pensé vous-même en le rédigeant, mais on commence à saccoutumer, ces temps-ci, à se voir moquer, dès quune intrigue (forcément secrète) est analysée et dénoncée ; on se fait moquer et discréditer à bon compte, sans effort, avec cette incantation rituelle (et trop facile) qui dispense apparemment son auteur de justifier autrement toute affirmation péremptoire : « [début de la "pensée critique] Ah ! Encore un adepte de la théorie du complot (un paranoïaque, quoi)
[fin de la "pensée critique] ». Je dis au passage (même si, sans doute, ni Paul ni Daniel ne sont concernés en loccurrence) que cette façon de se débarrasser commodément de toute opinion dissidente (qui se permet daccuser un pouvoir de sinistres manigances) en amalgamant cette critique argumentée avec une pensée exagérée et donc ridicule, sans même faire leffort de réunir soi-même un fait ou un argument en renfort, est à la fois une insulte à lintelligence et une malhonnêteté intellectuelle ; jappelle ces (faux) naïfs qui font ainsi mine de croire quil ny a jamais eu aucun complot nulle part, je les appelle les adeptes de « la théorie de la théorie du complot », et je leur reproche de voisiner, le plus souvent, le degré zéro de largumentation : on traite ainsi lautre de « paranoïaque », on laisse penser insidieusement que lui et (surtout) ceux qui saviseraient de lécouter sont au comble du « ridicule », exactement comme dans une cour de récréation, cest de ce niveau, et on passe ensuite à autre chose après un procès expéditif. ___________________________Daniel (ou Linda ?) dit : « leurs démonstrations sappuient généralement sur lempilement COMPLEXE ET DÉROUTANT de notions redondantes comme monnaie, moyen de paiement, dépôt, crédit, jeux décriture etc. »Je trouve que la complexité nest précisément pas du côté de ceux qui dénoncent labandon de la création monétaire aux banques privées : Comptabilité et cours déconomie monétaire à lappui, ils soutiennent simplement que tout DAV (dépôt à vue) dans une banque commerciale est, PAR DÉFINITION, une des formes de monnaie (la plus courante, même, qui nous sert quotidiennement pour régler TOUS nos échanges), et que LA COMPTABILITÉ DES BANQUES (qui laisse assez peu de place à la fantaisie) montre sans ambiguïté que ces sommes en DAV gonflent (de nouveaux chiffres transmissibles sont créés) à loccasion des prêts, et dégonflent à loccasion des remboursements (les chiffres transmissibles disparaissent progressivement) , ce qui conduit ces observateurs, toujours très simplement, à parler de création monétaire et de destruction monétaire. Le scandale vient dabord des CONDITIONS DE LA CRÉATION monétaire en soi : dabord, cette monnaie, qui a fini par prendre toute la place, est TEMPORAIRE et elle est donc, par nature, « asphyxiante » si on nen a pas dautre, puisquil faudra toujours la rendre et donc en perdre les avantages. Par ailleurs, elle peut facilement devenir surabondante (on le voit bien ces temps-ci) car les limites en sont fort peu contraignantes pour les acteurs privilégiés qui ont confisqué à leur profit ce droit régalien. Mais le scandale vient surtout de labandon par la collectivité du REVENU de lintérêt, abandon qui constitue UN MANQUE À GAGNER considérable POUR LA PUISSANCE PUBLIQUE (faut-il croire Maurice Allais qui lestime à 5% du revenu national, léquivalent en privations de limpôt sur le revenu ? Enlisés dans une controverse, nous navons pas encore pu débattre de ce calcul). Quel quen soit le montant exact, ce manque à gagner est assurément payé par chacun dentre nous sous forme dIMPÔTS, impôts qui ne seraient pas nécessaires si nos représentants dune époque navaient pas ainsi sabordé, saboté, notre souveraineté monétaire. Tout ça est assez simple, il me semble.Je ne vais pas décrire la complexité quil a fallu développer au contraire, de lautre côté de ce blog, pour arriver à montrer que « les banques commerciales ne créent PAS la monnaie quelles prêtent à partir de rien dautre que leur culot et la confiance quon leur fait », tant cette complexité est foisonnante (c'est l'image des ballons qui m'a le plus surpris) ; ce serait trop long et je le suis déjà naturellement (trop long) ;-) À mon avis, ces arguments-là deviennent complexes simplement parce quils ne correspondent pas à la réalité quils veulent expliciter. C'est mon avis, pas plus.___________________Analyser la CRÉATION monétaire observée à loccasion dun crédit bancaire comme sil sagissait de CIRCULATION monétaire, cest, pour moi, un signe de CONFUSION manifeste, un Nième signe de la "complexité" évoquée plus haut. (Mais je me trompe peut-être, bien sûr.) Il serait dailleurs intéressant de savoir comment les uns et les autres, ici, calculent HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_quantitative_de_la_monnaie" \l "Vitesse_de_circulation_de_la_monnaie" la vitesse de ROTATION de la monnaie. Pour moi, j en suis resté (pour l instant) à un calcul assez simple : en divisant le PIB par la masse monétaire, on obtient une vitesse de rotation assez facile à appréhender : si le pays a échangé 8 000 G¬ de richesses cette année alors que la masse monétaire n était que de 4 000 G¬ , les acteurs, en moyenne, ont dû utiliser chaque signe monétaire deux fois pour pratiquer tous leurs échanges (PIB 8000/ M3 4000= Vitesse 2). On n obtient évidemment pas le même résultat selon qu on prenne M1, M2 ou M3 comme masse monétaire de référence. Il me semble que lagrégat utilisé par la BDF pour observer cette vitesse proche de 1 est M3 ( HYPERLINK "http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?ref_id=NATTEF08233" dont lordre de grandeur est un peu moins de 8000 G¬ pour la zone euro en 2006).Le principe des monnaies « fondantes » (qui perdent constamment et rapidement un peu de leur valeur) vise justement à dissuader la thésaurisation pour favoriser la circulation de la monnaie. Une inflation modérée pourrait (devrait normalement) produire simplement un effet comparable. Logiquement, la stabilité des prix, au contraire, devrait ne pas stimuler la circulation puisquon ne perd alors pas grand-chose à thésauriser._______________________________Daniel (ou Linda ?) dit ensuite : « On rejoint ici lopinion souvent émise notamment après des MOUVEMENTS DEXTRÊME-GAUCHE, pour lesquels, il coule de source que lon peut en créer de largent À PROFUSION selon les besoins. »
Cette façon de coller des étiquettes globales et globalisantes (honorifiques ou infamantes, selon le cas, invitation à lire attentivement si létiquette est reluisante, ou invitation à se détourner prestement, sans même prendre connaissance de lidée étiquetée, si létiquette est humiliante, ladjectif « extrême » servant par ailleurs de repoussoir pavlovien commode pour intimider ceux qui craignent par-dessus tout le ridicule) sur le front des interlocuteurs, alors que, selon moi, les idées devraient être détachées de leur auteur pour être appréciées justement, sans procès dintention, cette manie étiqueteuse me désole : je lattribue à lemprise des partis, des factions, des orthodoxies et de leurs prêtres, sur la pensée politique du moment.
Non pas que Daniel soit lui-même un de ces factieux, bien sûr (il nen a pas lair du tout !), mais cest dans lair du temps, dans les habitudes locales. Et je trouve ça bien regrettable.Sur la thèse importante de la très nécessaire séparation des idées pour réunir les hommes, sur cette lutte contre les orthodoxies et contre lesprit de faction, contre lesprit de parti, de clan, de discorde imposée, je voudrais vous signaler ce texte, à la fois fort et utile, de Jean Grenier, professeur de philosophie de Camus (que Camus admirait), extrait de son petit livre formidable HYPERLINK "http://www.priceminister.com/navigation/se/category/sa/kw/jean+grenier+orthodoxie" « Essai sur lesprit dorthodoxie » (dont jai parlé récemment à Paul en privé) ; cest une merveille, ne ratez pas cette pensée-là :
« Les essais qui suivent sont une longue protestation contre les orthodoxies. Il me faut m'expliquer sur ce mot. Je laisse de côté la définition admise par Littré : « Conformité aux doctrines de l'Église. On appelle auteur orthodoxe celui qui n'enseigne rien que de conforme à l'autorité de l'Église, etc. » Ce qui m'intéresse plutôt c'est le sens du mot par extension : « Quiconque ne produisait pas des certificats ou des gages suffisants d'orthodoxie païenne était exclu non seulement des écoles entretenues par les cités, mais de toute espèce d'enseignement public (sous l'empereur Julien). » Cette citation donne un sens encore trop restreint au mot orthodoxie. Je l'ai pris plutôt au sens qu'a employé Émile Burnouf dans la Science des religions quand, revenant à l'étymologie du mot, il écrit : « Quand une opinion se déclare droite et vraie, cela signifie que toute opinion différente n'est ni l'un ni l'autre. » « Chaque orthodoxie a pour opinion qu'elle est la seule bonne et la seule vraie. » Une orthodoxie est donc avant tout une doctrine d'exclusion.L'orthodoxie succède à la croyance. Un croyant en appelle à tous les hommes pour qu'ils partagent sa foi ; un orthodoxe récuse tous les hommes qui ne partagent pas sa foi. C'est que la foi du premier est surtout un sentiment et la foi du second surtout un système. Le premier dit : « Laissez venir à moi... » et le second : « Qu'il soit anathème... » C'est une loi presque fatale que ceci succède à cela.Pourquoi ce durcissement, ce passage de l'appel au refus ? C'est que toute croyance contient en germe un élément négatif : la même idée qui est un moyen de ralliement sert aussi un moyen d'exclusion : « Qui n'est pas avec moi est contre moi. »C'est surtout qu'une croyance en s'implantant dans une société s'organise et se défend comme une plante qui étend ses racines jusqu'à ce qu'elle trouve de l'eau, recouvre sa tige d'écorce, tourne ses feuilles vers le soleil, enfin use de tous les moyens pour se développer et repousse avec intransigeance tout ce qui ne peut pas l'y aider. L'orthodoxie est donc une suite fatale de toute croyance qui réussit ; ou, en tout cas, elle est une tentation à laquelle peu de croyances résistent.(
) [Les orthodoxies] rapprochent des hommes très différents qu'elles rendent semblables ; elles éloignent des hommes très semblables qu'elles rendent différents et même hostiles, témoins les luttes interminables, à l'époque des Croisades, entre les Latins et les Grecs.Ces grandes forces sociales que constituent les orthodoxies risquent de faire perdre complètement le contact avec la croyance primitive.Toute orthodoxie repose en effet sur des conventions, et la première de toutes est qu'il faut se ranger à l'avis soit d'une majorité, soit d'un chef, et, une fois que cette majorité ou ce chef se sont prononcés, se ranger à leur avis sous peine d'être bannis de la société. Une hérésie se distingue d'une orthodoxie par le fait qu'elle ne groupe qu'une minorité. Tel est au moins le caractère de l'hérésie pour celui qui voit les choses du dehors. Pour celui qui les voit du dedans, la majorité et le chef se décident d'après la tradition, ils sont animés d'un esprit qui dicte leurs décisions ; l'arbitraire du nombre ou de la dictature ne serait ainsi qu'apparent.En tout cas, le résultat est que l'orthodoxie devient de plus en plus une convention et s'appuie de plus en plus sur des formulaires, de même qu'elle cherche un soutien dans un État ou dans une classe sociale.Cette cristallisation et ce raidissement sont des nécessités pour l'orthodoxie. Elle ne peut se maintenir qu'en restant immobile, car la moindre fissure pourrait entraîner l'écroulement de tout l'édifice : si on laisse critiquer un point, pourquoi pas un autre point et ainsi de suite ? L'orthodoxie est donc parfaitement intransigeante. Et le croyant se sent rassuré : dans un univers changeant il s'attache à quelque chose qui ne bouge pas, et se sent d'accord avec un grand nombre d'hommes. Or les deux causes les plus aiguës de souffrance sont incontestablement la solitude dans la Nature et la solitude dans la société. ÉCHAPPER À L'ISOLEMENT EST LE PREMIER BESOIN DE L'HOMME. ON S'EXPLIQUE, QUAND ON PENSE À CELA, L'ADHÉSION À UNE ORTHODOXIE DE NOMBREUX INTELLECTUELS, exigeants pour leur propre pensée, mais PRÊTS À ACCEPTER N'IMPORTE QUEL SYSTÈME AFIN DE N'ÊTRE PLUS SEULS, et aussi parfois afin de rejoindre la communion humaine. De telles conversions quand elles sont désintéressées sont très respectables. Elles n'en sont pas moins suspectes du point de vue de l'intégrité intellectuelle, car on ne doit admettre aucune idée, même bienfaisante, que l'on ne croie vraie. Le « pieux mensonge » est chose haïssable. C'est l'honneur de l'homme de se soumettre à des choses qui le dépassent.(
)2° À peine née, la foi agit ; à peine agit-elle qu'elle cherche à se nommer. Elle rassemble autour d'elle un nombre d'hommes qu'elle sépare des autres : ce partage forme les partis. Déjà l'idéal se trouble et s'obscurcit en passant dans la pratique. Il existait pour unifier ; voici qu'il divise. Le croyant s'étonne qu'on ne participe pas à sa croyance. Mais il ne nie que parce qu'il affirme ; il ne déteste que parce qu'il aime. Un moment vient où il finit par oublier le but pour ne plus voir que le moyen.(Commentaire [de Jean Grenier]) : Nous n'examinons ni le fascisme ni le social-nationalisme. La Nation et la Race peuvent être efficaces mais c'est, nous semble-t-il, plutôt comme mythes que comme idéaux. Un mythe divise dès le début ; un idéal peut se dégrader en mythe, mais commence toujours par unir. Nous sommes contre les mythes.Du parti.Il peut être intéressant de voir maintenant comment se fait l'adhésion à un parti une fois que nous avons circonscrit le champ dans lequel peut se faire cette adhésion. Nous laissons le cas de ceux qui ont souffert et n'ont pas eu à choisir, pour nous tourner du côté de ceux qui n'ont pas souffert et dont le choix doit être déterminé par l'intelligence. Nous ne parlons plus ici des mêmes hommes ; et nous allons signaler quelques difficultés qui se présentent aux intellectuels.3° Un intellectuel qui s'est montré dilettante et n'a envisagé dans la vie que sa part de rêve et de jeu, dès qu'il est converti à l'action sociale, se précipite vers la conception la plus rigide de l'art populaire : il ne veut plus écrire une ligne qui ne serve à la société ; et surtout il ne verra aucune difficulté à adhérer au Credo le plus catégorique. Plus on a pris de libertés autrefois, plus on doit se montrer sévère envers soi-même et aussi envers les autres. La psychologie de saint Augustin est celle de tous les convertis. 4° Comme l'intellectuel a d'habitude (et rien n'est plus malheureux) peu de contact avec les autres hommes, en tout cas en a moins que l'ouvrier, le technicien ou l'homme politique, comme par suite il ne peut agir directement autour de lui, il se croit obligé d'adopter des opinions extrêmes afin de compenser le peu d'étendue de son action. Il sera d'autant plus tenté de le faire, s'il a le sentiment de la justice, que sa situation sociale paraîtra aux autres plus avantageuse.5° Quand on doit traiter une affaire qui vous concerne personnellement on réfléchit avant de s'y engager, car si l'affaire tourne mal vous en supportez les conséquences. Un pilote, un chirurgien, un mécanicien, n'ont pas le droit de se tromper. Si vous adoptez une théorie politique vous n'aurez pas ces scrupules... Et même... Laissons parler Descartes :« II me semblait que je pourrais rencontrer plus de vérité dans les raisonnements que chacun fait touchant les affaires qui lui importent, et dont l'événement le doit punir bientôt après s'il a mal jugé, que dans ceux que fait un homme de lettres dans son cabinet touchant des spéculations qui ne produisent aucun effet, et qui ne lui sont d'autre conséquence sinon que peut-être il en tirera d'autant plus de vanité qu'elles seront plus éloignées du sens commun, à cause qu'il aura dû employer d'autant plus d'esprit et d'artifice à tâcher de les rendre vraisemblables. »6° Il faut tenir compte du désir de simplification naturel à tout homme. Autrefois il y avait dans les villages les « blancs » et les « rouges » et il ne fallait pas sortir de là. Maintenant si l'on n'est pas « marxiste » ou susceptible de le devenir, on vous tient pour « fasciste ». Ce n'est pas une mauvaise tactique étant donné la peur des mots ; et l'on voit des gens résignés à tout dire et à tout faire « pour ne pas passer pour... ». Mais un pareil procédé n'est preuve ni de bon sens ni de bonne foi.Peut-on être convaincu de la nécessité et de la bienfaisance de ce qu'on appelle en gros « le socialisme » ? Oui. Est-on forcé pour cela d'être marxiste? Non. Peut-on admettre une politique d'extrême gauche? Oui. Est-on forcé pour cela d'admettre la métaphysique de l'extrême gauche ? Non.Transformer la propriété, renoncer à toute conquête et à toute colonisation, faire du travail un droit et un devoir, pourquoi pas? Mais comme cela m'ennuie si vous exigez pour cela que je croie au progrès, à la raison et à la science, au sens où les hommes du siècle dernier ont pris ces mots-là!
Il convient de dissocier les idées, avant et afin d'associer les curs.
Voici quelques dissociations :7° L'extension de l'instruction ne va pas toujours de pair avec le progrès de la culture. Les masses sont de plus en plus éclairées, mais les lumières sont de plus en plus basses. Les idées courtes et simplistes ont plus de succès que les autres. Un homme cultivé a de moins en moins de contemporains. Pour peu qu'il mette en doute certaines idées générales et optimistes, un peu trop générales et un peu trop optimistes, il passe pour un buveur de sang. Mais cette marche inverse de l'instruction et de la culture n'était pas fatale. (
) »Jean Grenier, « Essai sur lesprit dorthodoxie ».
Bon, voilà ; ce texte vous semblera peut-être hors sujet au premier abord, mais pourtant, il éclaire bien des aspects de nos controverses, et cest à Jean Grenier que je pense tout de suite quand on invoque létiquette infamante « extrême quelque chose » en guise de baguette magique de discrédit facile
Chaque fois, je me dis alors en moi-même : « la peste soit des orthodoxies et de leurs inquisiteurs
»Mais surtout, sur le fond, je nai jamais lu ici (mais je peux avoir raté des interventions, il y en a tant chez Paul) que largent pouvait être librement créé « À PROFUSION » : jai plutôt lu quil était possible et utile de créer "À SUFFISANCE" (et précisément sans excès) une monnaie PERMANENTE, ce qui serait déjà formidable. Tous ont souligné cette nécessaire prudence, connaissant bien le chiffon rouge de lhyperinflation, sorte de crucifix brandi par les exorcistes amis des rentiers pour effrayer les enfants curieux et indociles qui feraient mine de trouver intéressant le FAIT de la corrélation répétée entre prospérité générale et inflation modérée... Le chiffon rouge des amis des rentiers consiste à faire croire que toute inflation porte en elle le germe fatal de lhyperinflation, ce qui est un amalgame, une exagération, une caricature (au profit de quelquun, peut-être ?). ___________________________Daniel (ou Linda ?) dit ensuite : « Croire dans la possibilité de créer la monnaie à partir de rien, amène à oublier que la création monétaire est forcément adossée à la production de richesses ». Il serait intéressant détayer cette affirmation : est-elle descriptive ou prescriptive ? Décrit-elle la réalité actuelle ? (et dans ce cas, il me semble que Daniel se trompe) ou bien indique-t-elle une conduite raisonnable à adopter en matière de création monétaire ? (et là, nous serions bien daccord). ______________________________Mais surtout, à la fin du billet de Daniel (ou de Linda), nous allons peut-être tous nous rejoindre (enfin !) quand il dit :
Je considère désormais la monnaie comme un bien commun, émis de toute façon par une banque centrale, laquelle doit représenter tous les citoyens dun ensemble politique donné - nations ou confédération de nations - il ny a pour linstant pas de Banque Centrale démission Universelle, même si certains en rêvent. Dans cette optique, toute manipulation touchant à la circulation de ce bien commun doit pouvoir rester sous contrôle du citoyen. Sont alors condamnables autant les banques périphériques (daffaires ou commerciales), qui accordent des crédits à tort et à travers pour les refourguer ensuite au marché sous forme de produits financiers opaques - leur seul souci étant de se sucrer au passage - quune banque centrale dite « indépendante » qui na de compte à rendre quà son directeur comme cest le cas pour la BCE.Le bien commun monétaire étant gagé sur la production commune, il est également capital que tout citoyen puisse trouver toutes les conditions favorables pour pouvoir participer à celle-ci. En particulier, sont constitutionnellement à proscrire ces étranges captations de « plus values négatives du travail » (avec en contrepartie une création de valeur pour lactionnaire) que constituent les licenciements boursiers.(
)La réappropriation de leur monnaie par les citoyens, à travers un système bancaire régulé et contrôlé ce qui ne remet pas en cause sa fonction originelle - doit permettre à chacun de rêver à nouveau en toute confiance, et destimer lavoir bien mérité. Cela sappelle la DIGNITÉ.
Que pensez-vous, Paul, de cette belle conclusion ? Sommes-nous tous réunis autour de cette formulation cuménique ?Et si vous lagréez, si nous convergeons tous vers une monnaie libérée de la rente banquière et placée sous contrôle public intégral, quel est lintérêt de linterminable discussion sur la création (ou pas) de monnaie par les banques commerciales ? Ou bien, autrement dit, Paul, comment voulez-vous appeler, par quelle expression, (pour quon puisse tous enfin utiliser un mot commun consensuel pour décrire une réalité incontestable) les « signes nouveaux porteurs de pouvoir dachat créés temporairement de toutes pièces par les banques commerciales à loccasion dun prêt » ? QUEL NOM donnez-vous à ces chiffres transmissibles apparus ex nihilo sur des DAV au moment des emprunts (et détruits au moment des remboursements) ?Et que pensez-vous de la maîtrise publique (nécessaire ou pas ?) de toute création de nouveaux exemplaires ces signes ?Bien amicalement.Étienne.
HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1320" \l "comment-13182" Les commentaires qui suivent sont intéressants...À propos des accusations de paranoïa antisémite et xénophobe jetées à la figure des déconciateurs de complot, je vous recommande de lire cette excellente introduction à un excellent livre : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2009/01/05/99-l-etat-retors-et-la-pretendue-theorie-du-complot" L'État retors et la prétendue théorie du complot : introduction remarquable au "Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu"J'ai aussi réalisé (pour essayer de convaincre Paul et Alexandre) un gros travail sur une publication de la Banque de France et la monnaie. Je vous en parlerai dans un prochain message ici. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET
#614 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6255" \l "p6255" 24-01-2009 19:22:55
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Étienne a écrit:
lUnion européenne nest pas la cause de nos malheurs, effectivement, elle en est LOUTIL. (...) Comme Instit, je crois quil faut sortir du piège de lEmpire (de lUE), (...) et reconstruire dabord un cadre démocratique véritable, à UNE ÉCHELLE ÉPROUVÉE et connue, la NATION, voire même à une échelle plus proche des hommes, une fédération de COMMUNES, un peu comme en Suisse, avec, de toutes façons, la clef de voûte du Référendum dinitiative citoyenne.
Cela explique votre silence sur la proposition de Plan C : si je comprends bien, vous ne pouvez pas être contre une constituante européenne tirée au sort (puisque c'est ce que vous défendez depuis 3 ans) mais vous ne pouvez pas non-plus approuver quoi-que ce soit qui viendrait de - ou qui aurait seulement une vague relation avec - l'Union Européenne (que vous haïssez).Mais ce que je ne comprends pas, c'est comment vous pensez faire sortir la France de l'UE. Je vous vois mal prendre les armes, et la prochaine échéance électorale française est 2012 où une des personnes que vous épinglez sera élue si rien n'est fait entre-temps.Vous comptez peut-être que la situation socio-économique devienne tellement pourrie que les français se révolteront ? Mais l'Empire UE aura réagi avant, et ne laissera pas arriver ! Ils prendront des dettes astronomiques que JE et MES ENFANTS devront repayer, et de cela, il n'en est pas question.J'ai l'impression que votre haine de l'UE vous aveugle, et vous rentrez dans le schéma décrit par NingúnOtro et vous devenez apathique, défaitiste et cynique: juste ce que la strate dirigeante voulait. Vous êtes en train de jouer VOS cartes en LEUR faveur. Mais cela n'enlèvera rien au remerciements que je vous dois pour avoir contribué à faire capoter le TCE.
#615 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6256" \l "p6256" 24-01-2009 19:48:05
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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Pour info, j'ai mis un résumé succinct sur la création monétaire sur la page HYPERLINK "http://www.societal.org/monnaie/resume.htm" http://www.societal.org/monnaie/resume.htmN'hésitez pas à vous en servir...@ZolkoJe comprends ce désappointement d'Etienne .. je ressens la même chose que lui.J'ai l'impression (je suis sûr) qu'un programme "sans politique" pour l'élection des parlementaires européens, demandant seulement une constituante européenne tirée au sort, et bien qu'il soit une belle idée, sera totalement inaudible de la population qui va penser principalement à la crise et à se venger de Sarko .Je pense de plus en plus qu'il ne faut rien espérer de cette consultation, sauf peut être à faire de l'entrisme au PG ou auprès de Nicolas Dupont Aignan (par exemples) ce qui rendrait le message "audible".
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#616 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6257" \l "p6257" 24-01-2009 20:05:06
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Mon cher Zolko, heureux de vous retrouver. Vous êtes peut être totalement immunisé en tant que Hongrois envers la propagande stalinienne, mais permettez-nous, à Étienne, Instit ainsi qu'à moi, d'être aussi totalement immunisé contre la propagande européïste. Je ne m'inquiète pas en ce qui vous concerne, au plus longtemps vous séjournerez ici, vos anticorps, faibles au départ comme aujourd'hui, prendront de plus en plus de force. Songez que j'étais un chaud partisan de la construction européenne en 1979 et voilà ce que je suis devenu un anti-européen décomplexé. Trente ans de mensonges et de promesses, pour nous faire voter et nous trahir ensuite, voilà ce qu'il a fallu pour me faire évoluer.Zolko, vous avez échappé aux tanks russes, je m'en réjouis, alors faites l'effort d'échapper aux think tanks des États-Unis d'Amérique.Regardez leurs buts : Un marché commun transatlantique, mais bien entendu pas question de demander leur avis aux peuples concernés. HYPERLINK "http://www.tpnonline.org/TPN%20Completing%20the%20Transatlantic%20Market%20-%20Second%20Annual%20Report.pdf" Si vous comprenez l'anglais, voilà de quoi vous ouvrir les yeux sur leurs prochains buts.Un peu comme au début de la construction européenne vous vous souvenez, non c'est vrai vous êtes hongrois d'origine, eh bien, sachez que le Traité fondateur de cette construction, le traité de Rome, n'a jamais été validé par aucun suffrage du peuple.Combien d'années Zolko avant de nous rejoindre ?
Dernière modification par gilles (24-01-2009 20:07:46)
La qualité de la démocratie établie dans un groupe de personnes déterminées n'est que le reflet du respect et la prise en compte des opinions de ce groupe dans les décisions. Or plus ce groupe est grand, plus ce respect est petit.
#617 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6258" \l "p6258" 24-01-2009 21:53:00
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« La Banque de France et la monnaie »un document passionnant, émis par la BDF en 1977 et mis à jour en 1980Chers amis, Voici encore une participation importante au blog de Paul Jorion (sur la monnaie) qui ma demandé un travail fou, mais qui aide à fixer les idées. Cest un message que jai envoyé il y a une quinzaine de jours. (Depuis, jai dégoté une version de 1986, je les comparerai et je mettrai en valeur les nouveautés. Si vous avez des MAJ plus récentes, prévenez-moi SVP : on dirait que ce genre de mise au point officielle et incontestable sur la création monétaire nexiste plus depuis des années, allez savoir pourquoi, bande de paranoïaques que vous êtes
)
Étienne Chouard dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1440" \l "comment-14162" 11 janvier 2009 à 01:35Chers amis,Cest un cours sur la monnaie que je vous signale ce soir, encore un, mais un cours administré par
la Banque de France elle-même (jespère que la source vous paraîtra assez fiable pour nêtre pas demblée jetée aux orties). Vous verrez vous-même si la création monétaire dévolue aux banques commerciales est, pour la plus haute autorité monétaire du pays, une sottise, comme vous le prétendez vous. Jai passé deux jours (grippé) à traduire en texte et à relire les 200 pages scannées que ma transmises Jean ; on bosse, vous voyez, et on va prendre les infos à la source, de lencrier même de la Banque centrale, on espère que vous ne trouverez pas notre pensée trop aplatie ni nos citations trop courtes.Je ne vais pas tout copier ici, ce serait trop long ; pourtant, ce petit livre est passionnant. Cest devenu un gros fichier, que jai publié sur mon site, à la fois HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_Banque_de_France_et_la_monnaie.pdf" en images (au format pdf, 18 Mo !) et HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_Banque_de_France_et_la_monnaie.doc" en texte (au format doc, 4 Mo) avec quelques coups de surligneur, bien sûr...) (il doit rester des coquilles ; on corrigera ça, si besoin est).Voici quelques extraits intéressants de ce document émis par la Banque de France en 1978-1980. Jai laissé lintro avec les définitions de la monnaie parce que ça nous manque un peu ici, je trouve ;-)
[Cest moi qui souligne. ÉC]La Banque de France et la monnaie (1978, 1980)Chapitre I : La monnaieLa monnaie nous est familière, cependant la connaissance que nous en avons est souvent imparfaite. Cette situation n'est pas surprenante car il est naturel que la réflexion ne se porte pas spontanément sur un instrument d'usage quotidien. Au demeurant, les formes de la monnaie sont diverses : billets de banques et pièces métalliques assurent l'essentiel de nos paiements courants tandis que, pour les règlements d'une certaine importance, nous utilisons de plus en plus, au moyen de chèques, virements, avis de prélèvements ou cartes de crédit, les fonds déposés à vue en banque ou à la poste. Enfin, les voyages à l'étranger nous amènent à acquérir les monnaies d'autres pays et si ces opérations de change sont faciles à réaliser nous en saisissons souvent mal les mécanismes.Définir la monnaie en analysant ses fonctions et en précisant le fondement de sa valeur, recenser ses formes, indiquer comment s'établissent les rapports entre les monnaies nationales sur les marchés des changes constitueront les trois sections de ce chapitreI - Fonctions et fondement de la valeur de la monnaieA - Les fonctions de la monnaieLa monnaie est devenue indispensable dès que les échanges économiques se sont développés. Le troc, qui lie de façon rigoureuse une vente à un achat, limite la circulation des marchandises : la personne qui désire un bien déterminé ne possède pas nécessairement le produit que le vendeur de ce bien veut obtenir en échange. L'intervention de la monnaie permet d'opérer la transaction en la scindant en deux : la marchandise au lieu d'être échangée directement contre un autre produit est négociée contre une certaine quantité de monnaie qui en constitue le prix et avec laquelle le vendeur pourra se procurer les biens qui lui sont nécessaires. Ont lieu successivement une vente, puis un achat. La monnaie joue ainsi un rôle d'intermédiaire dans les échanges.De plus, elle simplifie les transactions en servant de commune mesure des valeurs. Il est infiniment plus simple d'évaluer un produit par rapport à un étalon unique que de fixer les relations d'échange de ce produit avec toutes les autres marchandises.Enfin, pour être acceptée, la monnaie doit pouvoir servir d'instrument de conservation des valeurs ou, si l'on préfère, d'instrument d'épargne. Il ne faut pas qu'entre le moment où la vente est opérée et celui où le remploi du prix est effectué, la perte de pouvoir d'achat soit trop importante. Sans doute l'expérience montre-t-elle que l'utilisation de la monnaie est compatible avec une forte dépréciation de son pouvoir d'achat ; mais cette détérioration de la valeur de la monnaie entraîne une préférence pour les biens réels qui n'est pas favorable au développement économique : au-delà de certains seuils, variables selon les pays, les vendeurs acceptent avec de plus en plus de réticence de recevoir de la monnaie en paiement, surtout lorsqu'ils n'en ont pas l'emploi immédiat ; on tend ainsi pratiquement à revenir au troc.On peut considérer la monnaie comme un bien demandé par tous qui répond au besoin général d'échange des produits ; mais elle est un bien d'une nature un peu particulière dans la mesure où, au contraire des autres biens, son utilité est universelle et non pas spécifique.On dit souvent aussi que la monnaie est une créance : elle permet d'acheter toutes les marchandises et sa détention constitue donc un droit sur la production de biens et de services. Mais l'analogie ne doit pas être poussée trop loin ; la monnaie présente en effet des caractéristiques qui ne permettent pas de l'identifier à un engagement conclu entre particuliers. À la différence des créances, elle doit être acceptée par tous on dit qu'elle a pouvoir libératoire dans le pays où elle a été émise et sa liquidité est parfaite car elle est immédiatement utilisable.B - Le fondement de la valeur de la monnaieLes premières monnaies, constituées par des produits faisant l'objet de larges courants d'échange, tiraient leur valeur de leur emploi sous forme de marchandises ; il en a été notamment ainsi pour le bétail ; c'est pourquoi l'on disait autrefois d'un témoin qui se taisait, qu'il avait un buf sur la langue pour indiquer qu'il avait été payé. La nécessité d'obtenir à la fois une grande valeur sous un faible volume, une conservation aisée et une homogénéité facilitant la division de la marchandise-étalon conduisit à recourir à des métaux précieux : l'or et l'argent constituèrent pendant longtemps les monnaies les plus courantes.Ces métaux circulaient à l'origine sous forme de lingots qui devaient être pesés lors de chaque transaction. Pour éviter cet inconvénient l'habitude se prit d'indiquer par une empreinte sur chaque pièce de métal, le poids et la contenance de métal précieux. Les pouvoirs publics s'assurèrent le privilège de frapper ainsi les pièces : les monnaies métalliques étaient nées.Cependant le sceau dont elles étaient revêtues ne faisait foi que dans les limites de la juridiction de l'autorité qui l'avait apposé ; les banquiers, dont le nom dérive du « banc » sur lequel leur activité s'exerçait, échangeaient les unes contre les autres les diverses monnaies en circulation. Leur clientèle prit ainsi l'habitude de leur confier des monnaies contre délivrance d'un reçu. Ces reçus, naturellement moins encombrants que les espèces métalliques, furent utilisés pour opérer des transferts de fonds. A partir du moment où l'usage de les rédiger sous une forme type et de les libeller en sommes « rondes » se répandit, ils prirent le nom de billets de banque.Au XIXe siècle, le développement du machinisme fit augmenter à une cadence rapide les biens offerts au public et la demande de monnaie devint plus vive. Les banquiers constatant que les billets de banque émis par eux circulaient comme une véritable monnaie et n'étaient pas tous présentés pour être échangés contre des pièces métalliques, il leur parut possible d'accroître la quantité de moyens de paiement soit en utilisant une partie des espèces métalliques, qui leur étaient confiées, pour consentir des prêts soit, plus simplement encore, en émettant de nouveaux billets théoriquement représentatifs de dépôts métalliques. Il était toutefois nécessaire de conserver une encaisse-or et argent suffisante pour faire face aux demandes éventuelles de remboursement. Afin d'éviter les abus, chaque gouvernement réserva progressivement le privilège de l'émission des billets à une seule banque.La monnaie commença ainsi à se détacher de sa base métallique et à devenir fiduciaire, c'est-à-dire à reposer sur la confiance (fiducia en latin) que la convertibilité du papier en espèces métalliques serait à tout moment assurée.Toutefois l'évolution se poursuivant, le billet de banque a finalement changé de nature. Il obtint d'abord le Cours légal, c'est-à-dire que son acceptation comme moyen de paiement devint obligatoire, puis il reçut le cours forcé qui dispensait la banque émettrice de le rembourser en or. Il a ainsi perdu sa qualité originelle de billet à ordre pour devenir une monnaie qui s'est substituée aux espèces métalliques d'or et d'argent.À côté du billet et toujours sous la pression des demandes de l'économie, se sont développés les règlements par écritures résultant du transfert de soldes créditeurs entre comptes à vue ouverts dans les banques ou établissements assimilés. L'évolution qui a permis aux règlements par écritures de se substituer dans une large mesure aux billets de banque a été analogue à celle qui avait conduit les billets à se substituer à l'or. Le dépôt bancaire représente un droit à recevoir des billets de banque, comme le billet de banque représentait un titre permettant d'obtenir de l'or.La monnaie sous toutes ses formes est devenue entièrement fiduciaire. Sa valeur résulte de sa rareté relative et surtout de la confiance que le public accorde aux autorités responsables de sa gestion ; celles-ci s'efforcent de ne pas permettre la mise en circulation de moyens de paiement plus importants que ne l'exigent les besoins de l'activité économique. Ainsi progressivement, la conception nominaliste du fondement de la monnaie l'a emporté sur la conception matérialiste. Cette substitution a permis aux sociétés industrialisées de parcourir une étape importante de leur évolution économique, car le développement des signes monétaires n'aurait pas été compatible avec une conception matérialiste du numéraire. Toutefois, en ouvrant d'amples facilités à la création monétaire, les progrès réalisés ont en assez large mesure rendu plus précaire la stabilité du pouvoir d'achat de la monnaie.II - Les formes de la monnaie II existe deux formes de monnaie : la monnaie dite manuelle, parce qu'elle circule par transfert effectif d'une vignette ou d'un jeton, et la monnaie dite scripturale parce qu'elle est transférée par écritures d'un compte à un autre. La monnaie manuelle est constituée par les monnaies divisionnaires et les billets de la Banque de France, la monnaie scripturale est représentée par l'ensemble des comptes à vue dans les banques, aux chèques postaux et au Trésor.En revanche, la quasi-monnaie, qui couvre les dépôts à terme et d'épargne dans les banques, et l'épargne liquide, qui désigne, outre la quasi-monnaie, les avoirs dans les caisses d'épargne et les bons du Trésor sur formules, ne peuvent être utilisées à des paiements sans avoir été au préalable transformées en billets ou en dépôts à vue. Cette transformation est cependant extrêmement aisée ; aussi convient-il de tenir compte de ces avoirs pour déterminer la quantité de monnaie existante ou potentielle.A - La monnaie manuelle1°) Les billets de banqueLa Banque de France est seule habilitée à émettre des billets de banque qui sont reçus comme monnaie légale. Son intervention se limite au territoire métropolitain. Si les billets qu'elle émet circulent également dans les départements d'outre-mer, leur mise à la disposition du public est assurée dans ces territoires par les instituts qui disposent du privilège d'émission outre-mer.La Banque de France doit, indépendamment des considérations relatives au volume global de l'émission qui ressortissent à la politique monétaire, assurer la qualité matérielle des billets en circulation et faire en sorte qu'ils soient des moyens de règlement commodes et sûrs.La fabrication des billets met en uvre un processus industriel complexe. Les signes monétaires qu'il s'agit de produire doivent pouvoir faire face à un usage prolongé ; il faut à la fois garantir leur résistance à l'usure, différencier nettement les divers types de coupures les uns des autres et rendre difficiles les contrefaçons.La Banque de France produit elle-même le papier à billets dans son usine de Vic-le-Comte à partir de matières premières sélectionnées. Ce papier se caractérise, entre autres particularités, par son filigrane, dessin visible par transparence dans l'épaisseur des parties blanches des billets. L'impression s'effectue dans les ateliers de Chamalières, près de Clermont-Ferrand, et de Puteaux. La production annuelle dépasse 700 millions de coupures destinées à la France, auxquelles il faut ajouter les fabrications effectuées pour le compte de divers pays étrangers. La finition des billets, extrêmement soignée pour décourager les faussaires, fait appel, pour les coupures d'une valeur supérieure à 10 F, à une surimpression terminale appelée « taille douce » qui donne du relief au recto des coupures en soulignant les principaux traits du dessin par un mince dépôt d'encre noire ou foncée.Mais la Banque de France ne délivre pas seulement des billets neufs à ses guichets. Autant que possible, elle réintroduit dans la circulation les coupures déjà utilisées et qui sont revenues dans ses caisses, non sans les avoir triées pour éliminer les billets trop usagés qui sont ensuite détruits.II lui arrive aussi, mais plus rarement, de remplacer systématiquement une vignette par une autre. Les anciennes coupures, alors privées de cours légal, ne sont plus acceptées en paiement nulle part mais demeurent échangeables à tous les guichets de la Banque de France, à l'exception de celles qui sont définitivement privées de valeur en application de textes légaux (ordonnance du 30 mai 1945 et loi du 30 janvier 1948).La gamme des billets en circulation comprend en 1977 des coupures de 500, 100, 50, et 10 F- Comme on peut le voir dans le tableau ci-contre, en valeur, les deux grosses coupures forment plus de 90 % du total. La Banque de France assure, par l'intermédiaire de ses succursales, une répartition géographique des encaisses adaptée aux besoins des agents économiques.Si la circulation des billets continue à croître régulièrement, cette augmentation est cependant proportionnellement moins importante que celle de la monnaie scripturale.L'usage du chèque et des autres moyens de règlement par écritures gagne en effet progressivement de nouvelles couches sociales. À la limite, on peut imaginer un système dans lequel tout ce qui est gagné et dépensé par chacun serait immédiatement comptabilisé par un ordinateur, ce qui supprimerait la nécessité d'un support matériel des règlements.Cette perspective risque cependant de se trouver compromise par le coût qu'entraînent de telles opérations pour la collectivité, notamment lorsqu'il s'agit de règlements de faible montant.Mais si l'importance relative du billet tend à diminuer au profit d'autres moyens de paiement, il conservera longtemps la faveur du public pour les transactions courantes.Circulation fiduciaire au 30 juin 1977(graphique)Les billets en circulation sont inscrits au passif du bilan de la Banque de France, de même que les dépôts qui constituent la monnaie figurent au passif du bilan des banques. Pour les dépôts, cette situation se justifie par le fait qu'ils permettent à qui les détient d'obtenir sur simple demande des billets de la Banque de France ou des transferts dans d'autres banques ou aux chèques postaux. Pour les billets, leur inscription au passif correspond au fait que les porteurs de billets pouvaient autrefois les transformer en or. Cette possibilité a maintenant disparu.Si le montant des billets en circulation n'est plus limité par des règles spécifiques plafond fixé par la loi ou couverture en or comme il le fut dans le passé à une époque ou ils représentaient une part très importante de l'ensemble des moyens de paiement, la Banque n'émet des billets qu'en contrepartie d'opérations définies par ses statuts : acquisitions d'avoirs en or et devises, concours à l'État, crédits au système bancaire. Cependant l'action des autorités monétaires s'exerce essentiellement au niveau de la masse monétaire globale et n'agit qu'indirectement sur la circulation des billets alors que les variations du comportement du public exercent des effets plus immédiats.2") Les monnaies divisionnairesCes monnaies sont constituées par les pièces métalliques ; celles-ci jouent un rôle d'appoint dans les transactions et comme, autrefois, elles représentaient une fraction de l'unité monétaire elles sont appelées monnaies divisionnaires. Leur raison d'être s'explique par le fait que, dans le cas de petites coupures circulant fréquemment, il convient de préférer au papier le métal qui est plus solide et moins sujet à l'usure.Le pouvoir libératoire de ces pièces est limité par la loi, c'est-à-dire que le créancier n'est tenu de les accepter que jusqu'à concurrence d'un montant déterminé. Cette disposition vise à éviter les abus : un débiteur pourrait gêner son créancier en le réglant avec une grande quantité de pièces métalliques.La valeur nominale des monnaies divisionnaires, mentionnée sur l'une de leurs faces, est sans rapport avec leur valeur marchande, c'est-à-dire le prix que l'on pourrait en retirer en vendant au poids le métal dont elles sont constituées. Elles sont donc une monnaie fiduciaire. Leur alliage est en effet le plus souvent à base de métaux communs (nickel, cupro-nickel, cupro-aluminium, acier inoxydable). Toutefois, depuis 1960, des pièces de 5, 10 et 50 F ont été frappées en argent mais il est assez remarquable de noter que ces pièces ne se sont jamais intégrées de façon satisfaisante dans la circulation française, le public ayant préféré les thésauriser.Les pièces métalliques sont émises par le Trésor ; ceci constitue une survivance de l'époque où les monnaies d'or et d'argent étaient frappées par l'État qui en garantissait l'aloi. L'expérience technique ainsi acquise est maintenant utilisée par l'administration des Monnaies et Médailles qui frappe les pièces pour les livrer à la Banque de France en vue de leur mise en circulation. Celle-ci en règle le montant au Trésor et approvisionne les guichets de son siège et de ses comptoirs. Le public est alors servi en fonction de ses demandes.B - La monnaie scripturaleLa monnaie scripturale est constituée par les avoirs en compte à vue dans la plupart des institutions financières. L'expression « à vue » signifie que les avoirs sont disponibles à tout moment au gré de leurs titulaires, soit pour un retrait en billets, soit pour un transfert par chèque ou virement, et peuvent donc être utilisés sans délai pour effectuer des règlements. Cette définition exclut non seulement les comptes à terme mais aussi les comptes sur livrets qui peuvent faire l'objet d'un retrait à vue mais ne sont pas disponibles par chèque ou virement.Toutes les institutions financières n'ont pas la faculté de recevoir et de gérer des dépôts à vue. Les règles en vigueur en réservent le privilège :- aux banques, y compris les organismes de crédit agricole et de crédit mutuel, ainsi qu'à la Banque de France,- aux centres de chèques postaux,- aux caisses d'épargne privées,- aux comptables du Trésor public.En outre, les agents de change et divers organismes financiers gèrent, pour les besoins de leur activité, des comptes de clients, assimilables à des dépôts à vue.Des raisons diverses expliquent le développement progressif des dépôts à vue par rapport à la circulation des billets de banque. Parmi celles-ci on doit mentionner :- la sécurité offerte par l'usage de la monnaie scripturale, qui présente beaucoup moins de risques de perte ou de vol que les espèces ;- la commodité des règlements qu'elle permet, car ceux-ci sont effectués par écritures, sans exiger le déplacement ni du débiteur ni du créancier ;- la sûreté de ces règlements, qui, enregistrés dans les comptabilités des organismes financiers, se prêtent à des recherches et à la production de preuves en cas d'erreurs ou de contestations.En revanche, les dépôts à vue n'offrent plus l'attrait d'un intérêt. En 1967, le Conseil National du Crédit en a interdit la rémunération que les centres de chèques postaux n'avaient d'ailleurs, en ce qui les concerne, jamais consentie voulant ainsi encourager l'accroissement de l'épargne liquide ou à court terme.Il faut se garder de confondre la monnaie scripturale avec les instruments qui permettent de la faire circuler et qui ne jouent, dans les règlements, qu'un rôle de support, tels le chèque et le virement.Tous les règlements scripturaux ont la même base : l'ordre donné par le titulaire du compte au gestionnaire de son dépôt de remettre des fonds à une personne déterminée, qui peut d'ailleurs être le titulaire du compte lui-même s'il s'agit, par exemple, d'un retrait de billets. Cet ordre est transmis par des instruments divers.Certains sont émis par le débiteur tels le chèque, le virement et le chèque postal. D'autres, qui sont de création plus récente, supposent l'intervention du créancier tels l'avis de prélèvement et le titre universel de paiement.L'avis de prélèvement est un procédé de recouvrement des créances. Il repose sur une autorisation donnée une fois pour toutes par le titulaire d'un compte à son banquier de régler le créancier au vu d'un avis émis par celui-ci en représentation de sommes dues. L'avis de prélèvement est utilisé par certains créanciers, Électricité de France, Service du téléphone par exemple, que leur activité conduit à procéder à des recouvrements périodiques auprès de très nombreux débiteurs.Complétant l'avis de prélèvement un nouveau système de règlement est apparu au cours de ces dernières années : le titre universel de paiement (T.U.P.). Né d'une idée qui avait été utilisée pour le recouvrement de primes d'assurance, le T.U.P. a été lancé en 1972 dans le secteur postal ; il a été admis par les banques à compter du 1er mars 1977.Le T.U.P. est émis par des sociétés ayant de très nombreux règlements à recevoir et dont les débiteurs ont refusé le blanc-seing indispensable dans le système de l'avis de prélèvement. Il revêt la forme d'un imprimé sur lequel le créancier marque, au moyen d'une imprimante d'ordinateur, les caractéristiques et les références du paiement, ainsi que, s'il en a connaissance, le numéro de compte du débiteur et la domiciliation bancaire.L'intérêt du T.U.P. pour le débiteur est de disposer d'une formule de règlement déjà remplie sur laquelle il n'a qu'à apposer sa signature et, si elle n'y figure pas déjà, l'indication du compte à débiter ; il est donc dispensé de transcrire les mentions de référence de son règlement. L'avantage procuré à l'entreprise créancière est de recevoir une bande magnétique descriptive des règlements, directement exploitable en ordinateur. Le T.U.P. n'impose pas l'usage d'un compte, puisqu'il peut être utilisé comme mandat postal.Enfin, la carte de crédit, dont l'usage tend actuellement à se répandre, aboutit à un prélèvement au compte du titulaire de cette carte par l'intermédiaire des banquiers de ses fournisseurs.Par ailleurs, bien qu'ils servent d'abord de supports au crédit comme en témoigne le fait qu'ils comportent un terme de paiement, la lettre de change et le billet à ordre constituent des instruments de transferts scripturaux ; l'une et l'autre sont en effet habituellement présentés pour règlement par écritures à la banque du débiteur au moment de leur«échéance» cest-à-dire à la date fixée pour le paiement.Quels que soient les instruments utilisés, les règlements scripturaux entraînent une énorme masse de transferts entre les institutions financières. Il arrive que le débiteur et le créancier aient leur compte dans le même établissement ; mais ce n'est pas le cas le plus fréquent. Dans toutes les villes de quelque importance, les représentants des organismes financiers se rencontrent donc chaque jour ouvrable pour confronter leurs créances et leurs dettes respectives au sein d'une centrale de règlements, appelée « chambre de compensation » et apurent les soldes dégagés, en faveur ou à la charge de chacun, par l'intermédiaire de la Banque de France, où ils ont eux-mêmes des comptes. Ainsi, la Banque de France se situe au centre des échanges de monnaie scripturale et apparaît comme la Banque des banques. C'est d'ailleurs la Banque de France qui organise et dirige la « compensation » dans les villes où elle est établie, sauf à Paris où existe une institution spéciale créée à cet effet et placée sous la responsabilité des différents participants.De même la Banque assure la gestion de l'« ordinateur de compensation », système d'échange interbancaire des opérations transcrites sur bandes magnétiques (cf. page 118).C - Les disponibilités quasi monétaires et la masse monétaireLes dépôts bancaires qui ne sont pas immédiatement utilisables dans un règlement ne peuvent être au sens strict considérés comme de la monnaie. On peut toutefois, en cas de besoin, les transformer aisément en monnaie sans perte de capital. Aussi faut-il en tenir compte dans l'élaboration de la politique monétaire presqu'au même titre que la monnaie. On les qualifie généralement de « quasi-monnaie » ou, dans le langage des techniciens de « disponibilités quasi monétaires » pour les distinguer des « disponibilités monétaires » proprement dites.Ces avoirs consistent en deux catégories de dépôts gérés par les banques et accessoirement par le Trésor public :- les « comptes sur livrets », les plus proches de la monnaie, recouvrent des avoirs qui sont en fait remboursables à vue mais ne peuvent être utilisés par chèques, le déposant devant, en principe, effectuer lui-même le retrait en billets lorsqu'il désire employer ses fonds. Aussi les comptes sur livrets sont-ils considérés comme comptes d'épargne et assortis d'un intérêt. Ils tirent leur nom du livret remis au titulaire du compte et sur lequel s'inscrivent toutes les opérations. Parmi les comptes sur livrets, il est d'usage de classer à part ceux qui recueillent l'épargne logement, qui bénéficient d'un régime de rémunération particulièrement favorable, en raison des avantages accordés par l'État (exonération fiscale et prime), et qui permettent d'obtenir à des taux préférentiels des prêts pour l'habitation ;- les « dépôts à terme » sont bloqués dans les banques par convention pour une durée déterminée, généralement assez courte, un mois, trois mois, six mois ou un an par exemple. Ils offrent des avantages à la fois pour les établissements dépositaires, qui sont assurés en principe de conserver les fonds jusqu'à l'expiration du contrat et pour les déposants qui perçoivent un intérêt en contrepartie de l'abandon temporaire de leurs disponibilités. Les « bons de caisse » ont les mêmes caractéristiques mais, au lieu d'être simplement inscrits sur les livres des banques, ils sont représentés par un titre au porteur ou à ordre remis aux déposants.Les composantes de la masse monétaire (en milliards de francs)(graphique)L'ensemble des disponibilités monétaires et des disponibilités quasi monétaires forme la « masse monétaire » entendue dans un sens large. La monnaie manuelle et les dépôts à vue représentaient à fin 1976 53 % de la masse monétaire, la quasi-monnaie en constituant le solde, soit 47 %. On doit noter que dix ans auparavant, soit fin 1966, les proportions respectives étaient de 82 % et 18 %. La quasi-monnaie se développe ainsi à une cadence particulièrement rapide. Le versement d'un intérêt sur les dépôts quasi monétaires n'est évidemment pas étranger à cette évolution dont il convient de se féliciter dans la mesure où elle ralentit la vitesse de circulation du numéraire et, par suite, les pressions inflationnistes, mais il ne faut pas oublier qu'elle traduit aussi une réticence à l'égard des placements financiers plus longs.D - Les placements liquides ou à court terme et l'ensemble des liquiditésLes disponibilités monétaires et quasi monétaires ne comprennent pas certains avoirs qui, bien qu'ils ne soient pas gérés par des établissements dépositaires de comptes à vue, sont également susceptibles d'être transformés rapidement en monnaie. Ce sont les dépôts dans les caisses d'épargne, très proches par leurs caractéristiques des comptes sur livrets ouverts auprès des banques, les bons du Trésor titres représentatifs d'emprunts à court terme du Trésor et les bons des groupements régionaux d'épargne et de prévoyance, ces deux sortes de bons étant peu différents des « bons de caisse » bancaires. Ainsi, on peut se demander pourquoi on a fixé à la masse monétaire des frontières qui semblent quelque peu artificielles.En réalité, la délimitation de la masse monétaire, telle qu'elle est faite en France, répond à des considérations pratiques. Elle retient, avec la monnaie fiduciaire et la monnaie scripturale proprement dite, les éléments quasi monétaires gérés par des organismes, banques et accessoirement Trésor, qui reçoivent en même temps des dépôts à vue et sont dotés du pouvoir de créer de la monnaie.Il est possible d'établir pour ces organismes un tableau analogue à un bilan, relativement simple, faisant apparaître, d'un côté les sources de formation de la monnaie, appelées contreparties de la masse monétaire (or et devises, créances sur le Trésor public, concours à l'économie) et, de l'autre côté, la masse monétaire résultant de cette formation (cf. notice méthodologique sur les statistiques publiées par le Conseil National du Crédit figurant en annexe 3).Les autorités monétaires ne se désintéressent pas pour autant des liquidités détenues par le public, et qui ne sont pas incluses dans la masse monétaire ainsi définie. Elles les recensent et en suivent l'évolution. Bien plus, pour marquer les similitudes entre les disponibilités quasi monétaires d'une part, les comptes sur livrets des caisses d'épargne, les bons des groupements régionaux d'épargne et de prévoyance et les bons du Trésor d'autre part, le Conseil National du Crédit regroupe les unes et les autres sous le concept de « placements liquides ou à court terme ». Ce concept recouvre donc, à la fois des éléments de la masse monétaire et des éléments extérieurs à cette masse. On obtient, ainsi, le total des avoirs non monétaires susceptibles de se transformer en monnaie dans un laps de temps relativement court et qui représentent, de ce fait, un pouvoir d'achat « potentiel » utilisable dans un délai assez bref.Pour récapituler ces définitions on peut présenter les diverses composantes de l'ensemble des liquidités de l'économie selon le schéma suivant :Liquidités de l'économie à fin 1976 (M3) (en milliards de francs)(graphique)La masse monétaire représente, selon le point de vue adopté :- le montant cumulé des encaisses détenues par les particuliers et les entreprises.- l'ensemble des instruments de paiement créés par les banques, la Banque centrale et le Trésor et figurant au passif dans la comptabilité de ces institutions.Il est évidemment beaucoup plus simple de recenser quelques postes des passifs des institutions financières relativement peu nombreuses et qui tiennent une comptabilité précise de leurs opérations que de récapituler les encaisses de tous les agents économiques qui ne sont pas d'ailleurs toujours au fait de la consistance de leurs avoirs-S'il existe ainsi deux approches différentes de la masse monétaire, il reste et ceci est fondamental que les avoirs ou les créances monétaires des divers agents économiques ne sont pas autre chose que les engagements ou les dettes monétaires des institutions ou des établissements créateurs de monnaie. Il s'agit d'une seule et même réalité qui ne diffère que par l'aspect sous lequel on la considère.(
)Chapitre II : La création monétaire[Rappel : source = document officiel de la Banque de France. ÉC]La création monétaire s'effectuait traditionnellement par l'intermédiaire d'opérations de crédit bancaire consistant à transformer des créances en moyens de paiement. Ce phénomène de monétisation des créances apparaît encore de façon parfaitement claire lorsqu'il est réalisé par l'escompte d'une lettre de change ou traite tirée, par exemple, à l'occasion d'une vente, par un industriel sur un commerçant en gros. L'industriel qui a besoin de monnaie cède la lettre de change à son banquier qui le crédite en compte de son montant, déduction faite d'intérêts.Actuellement la prédominance de l'escompte commercial a disparu, les banques préférant, pour des raisons de simplicité et d'économie, financer un ensemble de besoins plutôt que des opérations particulières. II n'en reste pas moins que, ce faisant, elles continuent à anticiper des rentrées de fonds dont elles versent aux créanciers une fraction plus ou moins importante.La monnaie ainsi créée est résorbée quand le débiteur principal fait face à ses engagements. La création monétaire se développe cependant car la progression de l'activité économique détermine un accroissement continuel du montant des concours accordés.Les organismes créateurs de monnaie sont les banques, le Trésor public et la Banque de France. Les développements qui suivent s'attachent à définir les rôles respectifs de ces divers organismes ainsi que celui d'institutions financières qui, sans créer à proprement parler de la monnaie, participent cependant au processus d'expansion monétaire. Le problème de la responsabilité de la création monétaire sera enfin évoqué.I - Les banquesA - Leur pouvoir de création monétaireContrairement à une idée encore trop répandue, la fonction des banques consiste beaucoup moins à collecter des dépôts dans le public qu'à créer de la monnaie au profit des entreprises, des particuliers et de l'État.[Vous navez pas bien lu, je crois. Relisez, sil vous plaît
Qui parle, déjà ? Un sélénite ? non, non
ÉC]Une banque pourrait même créer indéfiniment de la monnaie si les crédits qu'elle consentait servaient à régler des particuliers ou des entreprises ayant un compte chez elle. Le crédit accordé, inscrit à l'actif du bilan de la banque au fur et à mesure de son utilisation, a alors pour contrepartie l'augmentation, au passif, des disponibilités de la clientèle.Cette hypothèse extrême semble, à première vue, un peu caricaturale ; elle est cependant proche de la réalité si l'on considère l'ensemble du système bancaire car une très large part des paiements s'effectue bien en créditant des comptes bancaires. Il reste que, dans les faits, existent deux limitations.- La première provient des transferts de fonds opérés lors de la création monétaire. Les comptes des bénéficiaires des règlements opérés par l'emprunteur seront parfois situés dans la banque qui a accordé le crédit mais, le plus souvent, ils le seront dans d'autres établissements.- La seconde limitation provient de la transformation en billets de banque d'une partie de la monnaie créée. Le public, conformément à ses habitudes de règlement, maintient, du moins à court terme, un rapport relativement stable entre la monnaie qu'il confie aux banques et celle qu'il conserve en billets. Si la monnaie additionnelle est généralement créée sous forme de dépôts, le comportement du public tend à rétablir rapidement la répartition habituelle entre billets et dépôts.Ces deux limitations n'ont pas la même portée. La première comporte une contrepartie : si la création monétaire d'une banque entraîne des transferts vers d'autres banques, les opérations de crédit réalisées par ces dernières provoquent un flux de sens opposé. Néanmoins, pour une banque déterminée, il n'y a pas nécessairement égalité entre les fonds reçus des autres banques et les virements qu'elle doit effectuer à leur profit, ce qui peut poser un problème de trésorerie. Mais si, au lieu de considérer une seule banque, on prend en compte l'ensemble du système bancaire, la limitation se borne aux transferts réciproques avec les chèques postaux ou le Trésor public et elle n'a guère d'effet contraignant ; parfois même la trésorerie bancaire est, au contraire, alimentée par des fonds originaires du secteur public. Tel est notamment le cas lorsqu'un déficit budgétaire est couvert par un concours direct de la Banque de France à l'État.Il en va autrement pour les billets que seule la Banque centrale émet et que les banques doivent se procurer auprès d'elle en lui cédant certains actifs. À la contrainte exercée sur les banques par les prélèvements en billets s'ajoute l'obligation, qui sera évoquée ultérieurement, de constituer des avoirs en compte à la Banque centrale.B - Les opérations bancairesLa création monétaire par les banques se réalise par trois voies principales : les crédits aux entreprises et aux particuliers, les concours à l'État, les achats de devises étrangères. Dans les deux premiers cas il s'agit de création monétaire interne directe par le crédit, dans le troisième de la transformation en moyens de paiement intérieurs de créances monétaires sur l'étranger.1°) Les crédits aux entreprises et particuliersAutrefois les crédits aux entreprises distribués par les banques étaient essentiellement des crédits à court terme, les établissements de crédit s'attachant à ne pas immobiliser les fonds qui leur étaient confiés à vue et à brève échéance. Ces crédits à court terme qui représentent encore à l'heure actuelle une large part des opérations bancaires, prennent la forme d'avances garanties, de découverts, d'escomptes commerciaux... ; ils sont principalement destinés à financer le fonds de roulement des entreprises.Cependant, les apports du marché financier s'étant révélés insuffisants pour faire face aux besoins d'équipement de l'économie, les banques ont été amenées à financer les investissements par l'octroi de crédits à moyen et même à long terme.Pour sauvegarder la liquidité des emplois, c'est-à-dire pour que les banques soient en mesure de restituer les fonds reçus lorsque les déposants demandent à les retirer, ces crédits ont d'abord été assortis de facilités de refinancement. Ceci signifie que les créances des banques sur les emprunteurs, représentées par des lettres de change ou des billets à ordre, peuvent, sous certaines conditions, être cédées à des institutions telles que le Crédit National ou le Crédit Foncier qui les renégocient à leur tour, si cela est nécessaire, auprès de la Banque de France.Puis les banques commerciales ont peu à peu pris conscience que les fonds déposés par leur clientèle présentent globalement une assez grande stabilité. L'octroi de crédits longs en contrepartie de ressources à vue ne comporte pas de risque réel d'immobilisation des fonds lorsque l'établissement qui procède à cette « transformation » possède une certaine taille et que l'importance de sa clientèle de déposants le garantit contre les diminutions accidentelles de ses ressources. Au demeurant, le risque d'un retrait important devient de plus en plus improbable à mesure que la part relative de la monnaie manuelle (billets et pièces) décroît au bénéfice de la monnaie scripturale gérée par les banques. Au surplus, celles-ci bénéficient d'une consolidation partielle de leurs ressources liée à l'expansion des dépôts à terme et d'épargne.L'exigence de liquidité se trouve ainsi atténuée et les banques interviennent de plus en plus largement à moyen et long terme, en se préoccupant moins qu'autrefois du caractère mobilisable de leurs concours. C'est ainsi notamment qu'elles ont développé de façon considérable leurs opérations de crédit destinées à permettre à des personnes physiques d'acquérir des logements nouvellement ou anciennement construits. L'importance relative de chaque opération et la durée des concours font que ces crédits ont pris une place non négligeable dans les emplois des banques.Par ailleurs, les autres prêts aux particuliers se sont aussi fortement accrus pendant ces dernières années sans prendre toutefois une expansion comparable à celle qu'ils connaissent aux États-Unis.Certains de ces prêts sont consentis pour les besoins de l'activité professionnelle. Les progrès de la technique ont en effet permis aux producteurs individuels de disposer d'un matériel perfectionné auquel renchérissement du coût de la main-d'uvre les a d'ailleurs incités à recourir. Ainsi les agriculteurs et les entreprises de caractère artisanal ont-ils accru le nombre des demandeurs de crédit. Il en est de même des professions libérales dans la mesure où elles ont été conduites à faire bénéficier leur clientèle de services qui exigent un équipement moderne de coût relativement élevé.Parallèlement la production en grande série de biens de consommation durables (automobiles, télévisions, machines à laver,...) a conduit les banques à consentir des crédits finançant la vente à tempérament de ces biens. Ces crédits permettent aux particuliers de se porter acquéreurs sans avoir constitué une épargne préalable égale à la valeur de la marchandise à acquérir.En outre, l'élévation générale du niveau de vie et l'abondance des biens de toutes natures ont multiplié les incitations à la consommation des ménages, les banques françaises, suivant l'exemple américain, ont alors accordé des prêts personnels qui sont des concours à court terme mais sans affectation nettement définie.On doit reconnaître que, lorsque la durée du crédit dépasse un an ou lorsque l'opération financée n'est pas nettement définie, la notion de monétisation de créance, sans disparaître complètement, tend à s'estomper. Le banquier n'escompte plus une rentrée de fonds déterminée, il anticipe seulement sur les revenus ultérieurs de sa clientèle.La tendance à la généralisation de cette attitude témoigne que les banques sont de mieux en mieux assurées de leur pouvoir de création monétaire et rend d'autant plus nécessaire l'action modératrice et coordinatrice des autorités de tutelle.2°) Les concours à l'ÉtatLes concours des banques à l'État prennent la forme d'achats d'effets publics réalisés pour l'essentiel directement auprès du Trésor public. L'État, selon ses besoins, peut pratiquer une politique d'émission permanente de ces valeurs ou procéder à des adjudications. Les bons du Trésor acquis par les banques ne sont pas matériellement créés mais font simplement l'objet d'une inscription en compte. Ils sont négociables entre banques et auprès de la Banque de France.Les banques peuvent aussi participer indirectement au financement du Trésor en procédant à l'escompte de bons du Trésor présentés par leur clientèle, mais ces opérations n'ont qu'une faible importance.Il existe une certaine interdépendance entre les concours à l'État et les concours à l'économie. L'État pratique d'ailleurs parfois une politique systématique de déficit budgétaire pour soutenir l'activité. Dans ce cas, ses dépenses, au lieu d'être couvertes intégralement par l'impôt, le sont aussi par l'emprunt et les concours bancaires. Les commandes publiques stimulent l'activité des entreprises et contribuent par là à améliorer leur situation financière.En période exceptionnelle, en temps de guerre ou de forte relance conjoncturelle, les dépenses du secteur public s'amplifient au point que la trésorerie des entreprises est largement alimentée par les règlements de l'État. Dans ces conditions, la totalité de la création monétaire peut, à la limite, avoir pour seule contrepartie l'augmentation des concours au Trésor.
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)3°) Les achats de devises étrangèresLes banques, par l'intermédiaire desquelles les négociations s'opèrent sur les marchés de change, cèdent sur ces marchés les devises étrangères c'est-à-dire des avoirs en compte dans les banques étrangères - des exportateurs ainsi que des bénéficiaires de créances sur l'étranger qui doivent transformer leurs avoirs en francs. Inversement elles procurent à leur clientèle les devises étrangères nécessaires pour opérer des règlements hors du territoire national. Lorsque les offres de devises l'emportent sur les demandes, les cours des monnaies étrangères baissent jusqu'au point d'équilibre entre offres et demandes, à moins que le solde résiduel ne soit acquis par le Fonds de Stabilisation des Changes que la Banque de France gère pour le compte du Trésor public et dont elle assure la trésorerie en francs (Cf. page 102).Par ses interventions sur le marché des changes, le Fonds de Stabilisation transforme ainsi en monnaie nationale des créances en devises étrangères excédentaires ou à l'inverse fournit au marché des devises étrangères en échange de monnaie nationale.Par ses achats de devises le Fonds de Stabilisation élargit donc les trésoreries en francs des entreprises, dont le recours au crédit bancaire interne diminue d'autant. En revanche, ses interventions à la vente de devises tendent à réduire les liquidités internes.Ainsi, le solde de la balance des paiements peut, par son sens, positif ou négatif, et par son ampleur, exercer une influence plus ou moins importante sur la liquidité de l'économie.En définitive les trois voies par lesquelles les banques créent de la monnaie (crédits aux entreprises ou aux particuliers, concours à l'État, achat de devises étrangères) ne doivent pas être considérées isolément. La création monétaire progresse en général assez régulièrement en fonction du développement de l'activité économique, mais l'importance relative de ses différentes sources peut connaître des fluctuations de très grande ampleur, ce qui pose naturellement un problème pour la conduite de la politique monétaire.Évolution des principales contreparties de la masse monétaire (à l'exclusion des divers)(graphique où les concours à léconomie (les crédits) représentent toujours la presque totalité des contreparties de la masse monétaire)II - Le trésor publicPour être moins important que celui des banques le rôle de création monétaire du Trésor public n'est cependant pas négligeable.Sans doute convient-il de ne pas oublier que, comme il a été indiqué au chapitre précédent, le Trésor public a le privilège de la frappe des monnaies divisionnaires. Mais le pouvoir de création monétaire qu'il détient à ce titre est limité, ces opérations ne portant que sur des montants assez faibles.En revanche, le Trésor public participe directement à la création monétaire et pour des montants appréciables au moyen d'institutions telles que les comptes courants postaux et les fonds particuliers (comptes tenus sur les livres du Trésor). Le rôle monétaire de ces comptes résulte de ce que, comme les dépôts bancaires, ils sont utilisables dans les paiements courants. La création monétaire par le Trésor se réalise comme suit.Dans de nombreux cas, le Trésor public paye ses fonctionnaires, verse des pensions et règle ses dépenses en créditant les comptes dont il assume lui-même la gestion. Lorsque le Trésor règle une dette en créditant un compte courant postal ou « un compte de fonds particuliers », c'est-à-dire un compte ouvert auprès d'un comptable public (receveur du Trésor ou percepteur), il n'a pas à constituer de provision préalable : la création monétaire est liée à la gestion des comptes à vue. L'opération ne pose un problème de trésorerie à l'État que lorsque les titulaires de comptes courants postaux et de fonds particuliers demandent un transfert de leurs avoirs hors de ces circuits ou un retrait sous forme de billets.Mais, d'une manière générale, les bénéficiaires de ces règlements du Trésor ne demandent pas le virement immédiat à un compte dans une banque de la totalité de leurs avoirs aux C.C.P. ou n'opèrent pas un retrait total en billets. En outre, de nombreux particuliers et entreprises désirant bénéficier des facilités de transfert que procure la Poste, se font ouvrir des comptes à vue auprès d'elle, même s'ils ne s'attendent pas à recevoir des paiements de l'État. Il résulte de cette situation des transferts complexes entre la monnaie bancaire et la monnaie postale. L'État, dont la trésorerie est en symbiose avec celle des P.T.T., bénéficie de l'accroissement annuel du solde des dépôts et la politique de règlement des dépenses publiques en favorise le développement.III - La banque de FranceD'une façon générale, les banques centrales ne créent plus beaucoup de monnaie ; ceci tient au fait qu'elles n'accordent pas directement des crédits aux entreprises et aux particuliers et qu'une grande part des concours bancaires accordés à l'État est initialement consentie par les banques commerciales. C'est pourquoi d'ailleurs l'appellation « banque centrale », c'est-à-dire « banque des banques », tend de plus en plus à l'emporter sur celle d'Institut d'émission.[Là aussi, vous devriez relire, non ? ÉC]La Banque de France ne crée de la monnaie que lorsqu'elle consent des avances directes à l'État, effectue des avances sur titres au profit d'emprunteurs privés, accorde des concours à des organismes financiers qui ne gèrent pas de comptes à vue, ou lorsqu'elle achète des devises étrangères directement à des entreprises, à des particuliers ou à l'État.Les avances directes au Trésor constituent la voie la plus importante de la création monétaire effectuée en propre par la Banque de France ; en effet, bien que le montant de ces avances n'ait en moyenne pas augmenté depuis fort longtemps, les fluctuations des besoins de financement du Trésor entraînent en cours d'année d'importantes variations, qui constituent autant d'opérations de création puis de destruction monétaire. Comme on le verra ultérieurement, le législateur est intervenu pour fixer les limites et les modalités de ces avances.Les avances sur titres, qui connurent un grand succès au 19*' siècle, ont vu leur importance décroître et elles ne jouent plus qu'un rôle marginal dans la création monétaire.Les concours à des organismes qui ne gèrent pas de dépôts, sont assez rares et ont, en général, peu d'ampleur. Toutefois le refinancement des prêts spéciaux à la construction consentis dans le cadre de la loi de 1950 par le Comptoir des Entrepreneurs et le Crédit Foncier de France atteignait il y a quelques années un montant relativement élevé. On peut aussi mentionner les concours que la Banque de France consent éventuellement à des établissements financiers spécialisés dans le financement des ventes à tempérament bien que l'importance de ces opérations soit faible.Les achats directs de devises étrangères à des particuliers (touristes étrangers par exemple) ou à des institutions diverses sont eux aussi peu élevés et ne représentent qu'une faible fraction du total' des opérations de change traitées par l'Institut d'émission.Il n'en reste pas moins que la Banque de France émet deux sortes de monnaies indispensables au processus de création monétaire :- il s'agit, d'une part, on l'a vu, des billets de banques qu'elle remet aux banques qui, à leur tour, les délivrant aux entreprises et aux particuliers, sans d'ailleurs qu'il y ait, à proprement parler, de création monétaire, puisque ce sont des avoirs en compte des banques sur les livres de la Banque de France, puis des particuliers ou des entreprises sur les livres des banques, qui sont transformés en billets.- il s'agit, d'autre part, de la monnaie scripturale constituée par les soldes créditeurs des banques et des autres intermédiaires financiers sur les livres de la Banque centrale ; contrairement aux composantes de la masse monétaire, cette monnaie « centrale » ne sert qu'aux règlements interbancaires et n'intervient pas dans le circuit normal des échanges ; cependant, son aptitude à se transformer en toute autre forme de monnaie en fait l'instrument indispensable à la convertibilité de toutes les autres catégories de monnaies entre elles.L'action de la Banque de France s'exerce donc essentiellement pour faciliter et contrôler la création monétaire des banques, la Banque centrale étant le point de passage obligé de divers mouvements de fonds :- parce qu'elle gère les réserves de change du pays, les banques doivent s'adresser à elle pour s'approvisionner en devises ou transformer leurs devises en francs, lorsque l'équilibre du marché des changes requiert ses interventions ;- dans le cadre de l'aide apportée à la trésorerie publique, la Banque de France recouvre pour le compte du Trésor, les chèques créés par les contribuables ou les avis de prélèvement émis par le Trésor ; inversement les règlements du Trésor public à destination du système bancaire passent aussi par l'intermédiaire de la Banque centrale ;- les mouvements de fonds entre banques s'opèrent par transferts de compte à compte auprès de l'Institut d'émission du solde résultant de la compensation entre créances et dettes réciproques.Par ailleurs, ainsi qu'il a déjà été exposé, les banques n'ont pas l'entière liberté de développer leurs opérations de crédit car l'augmentation de la monnaie scripturale entraîne, en raison des habitudes de règlement du public, un accroissement des billets de banque en circulation dont la Banque de France a le privilège d'émission. Sans doute l'importance des billets dans la masse des moyens de paiement a-t-elle tendance à décroître ce qui réduit à due concurrence la base d'action de la Banque centrale. Mais les autorités monétaires peuvent, si elles le jugent utile, augmenter la quantité de « monnaie centrale » nécessaire aux banques en les obligeant à maintenir sur les livres de l'Institut d'émission un montant minimum d'avoirs en comptes dont l'importance est fonction du volume des dépôts de l'établissement assujetti ou de celui des crédits qu'il a accordés. C'est sur ce principe que repose le système des réserves obligatoires dont le fonctionnement sera analysé plus en détail lors de l'étude des mécanismes de la politique du crédit.IV - Les institutions financières Les banques ne sont pas les seuls organismes à consentir du crédit. À côté d'elles interviennent les établissements financiers dont l'activité facilite les ventes à tempérament, la construction ou le crédit bail, et qui se procurent leurs moyens de financement auprès des banques dont ils sont, dans bien des cas, les filiales. Le crédit est distribué également par d'autres institutions, qui trouvent leurs ressources sur le marché financier, mais qui ne gèrent pas de dépôts à vue et ne créent donc pas, en principe, de monnaie, encore que par leur activité elles participent à l'alimentation des flux monétaires.De même qu'il est pratiquement impossible de traiter de la monnaie sans mentionner la quasi-monnaie et l'épargne liquide, on peut difficilement passer sous silence, dans la description de la création monétaire, l'action d'établissements dont les ressources n'ont pas un caractère strictement monétaire. Une séparation nette entre ces établissements et les banques serait, d'un point de vue économique, d'autant plus difficilement concevable qu'une proportion croissante des ressources des banques est constituée par de l'épargne à court terme.Les ressources du Crédit Foncier et du Crédit National, établissements semi-publics spécialisés respectivement dans le crédit au logement et les prêts à moyen et long terme à l'industrie sont essentiellement constituées par l'émission d'obligations. La monnaie ainsi collectée est simplement remise en circulation lorsque les crédits sont distribués. Toutefois il est évident que la vitesse de circulation du numéraire est affectée par l'utilisation que les bénéficiaires des prêts font des capitaux dont ils obtiennent la disposition.Les caisses d'épargne, dont les ressources alimentent, pour une large part, les opérations de crédit de la Caisse des Dépôts et Consignations, sont des établissements plus proches des banques. Elles entrent d'ailleurs en Concurrence avec ces dernières dans la recherche de la clientèle de déposants puisque plus de la moitié des ressources bancaires est constituée par des dépôts à terme et d'épargne. Sans doute l'octroi d'un crédit par la Caisse des Dépôts, voire dans certaines limites, par les caisses d'épargne elles-mêmes, prêts destinés au financement de la construction de logements ou d'équipements des collectivités locales opère-t-il simplement une redistribution de la monnaie collectée, mais, en raison des habitudes de placement du public, une partie de cette monnaie revient alimenter les comptes sur livrets des caisses d'épargne.[MAJ 1980 : Ajouter à la fin du deuxième paragraphe : « ...sur livrets des caisses d'épargne. Il faut aussi ne pas oublier que, depuis 1978, les caisses d'épargne privées sont autorisées à ouvrir des comptes de dépôts à vue ».]Enfin dans l'activité d'un organisme comme la Caisse Nationale de Crédit Agricole dont les ressources proviennent pour une large part de l'émission de bons à court et moyen terme ainsi que d'obligations, il est malaisé d'identifier ce qui constitue une simple redistribution de fonds de ce qui participe à la création proprement dite de liquidités monétaires. La même observation vaut d'ailleurs pour les banques qui gèrent de plus en plus de dépôts d'épargne et de dépôts à terme.S'il est difficile de préciser les frontières de la monnaie, c'est que ses sources sont multiples et qu'en définitive sa création accompagne de façon presque spontanée l'octroi des crédits dont l'expansion mesurée est nécessaire à la progression de l'activité économique.Il semble naturel de considérer que les établissements dont les opérations développent les moyens de paiement sont à l'origine de la création monétaire. Cette considération qui paraît relever du simple bon sens n'est cependant pas pleinement conforme à la réalité.On constate en effet que, sans être entièrement prédéterminées, les opérations de la Banque centrale sont sujettes à des contraintes. Il n'est pas possible de limiter brusquement les possibilités de refinancement des crédits consentis par les banques sans désorganiser gravement le marché monétaire et l'activité économique, une éventuelle action restrictive ne saurait être que progressive. De même, l'Institut d'émission doit veiller à ce que l'État puisse se procurer les ressources qui lui sont indispensables pour assurer l'exécution du budget voté par le Parlement.La situation dans laquelle se trouvent placées les banques est assez analogue. Une hausse substantielle des salaires nominaux versés par les entreprises implique une adaptation du flux de création monétaire à défaut de laquelle se produirait un blocage des circuits de paiement entraînant du chômage et des troubles sociaux. De même un enchérissement sensible des matières premières, des produits énergétiques, des divers approvisionnements nécessaires à l'activité des entreprises exige à plus ou moins long terme des moyens de paiement supplémentaires.La création monétaire est le fait des organismes qui la réalisent techniquement, mais elle n'est possible que si elle répond à une demande des entreprises, des ménages ou de l'État.Chapitre III : La vie de la monnaieC - Monnaie centrale et monnaie bancaireLes variations du montant de la « monnaie Banque centrale » en circulation se répercutent sur la trésorerie des banques. Selon qu'une banque a un accès plus ou moins aisé à la monnaie de la banque centrale, l'exécution des transferts qu'elle doit opérer lui pose moins ou plus de problèmes ; on évalue l'aisance de sa trésorerie en fonction de ce critère.La liquidité du système bancaire varie donc en sens opposé des besoins des banques en « monnaie Banque centrale ». C'est ainsi que cette liquidité diminue chaque mois au moment où les entreprises prélèvent des billets sur leurs comptes bancaires pour payer leurs salariés. Puis, toutes choses restant égales, la liquidité bancaire se reconstitue en cours de mois lorsque, par suite des dépenses des ménages, les billets refluent vers les comptes bancaires. Cette fluctuation cyclique régulière permet de constater que les besoins courants de l'économie nécessitent des ajustements constants d'un circuit monétaire à l'autre.De façon générale la liquidité d'une banque tend à se réduire dans la mesure où ses crédits se développent alors que de nouvelles possibilités de refinancement en monnaie centrale ne lui sont pas ouvertes : la distribution des crédits est en effet inéluctablement une source de transferts. Aussi chaque établissement s'efforce-t-il de limiter l'incidence de ces transferts en développant les services rendus à la clientèle afin d'attirer le maximum de monnaie créée soit à son initiative soit indépendamment de son intervention. La recherche des dépôts du public par les banques est pour elles une quête de liquidités.(
)III - Les objectifs du contrôle monétaireLa croissance équilibrée de l'économie exige qu'une quantité adéquate de moyens de paiement soit mise à la disposition des agents économiques, consommateurs et producteurs. C'est pourquoi l'objectif central du contrôle monétaire consiste à régler le volume des moyens de paiement utilisables sur les marchés des biens et de services, ce qui suppose une action portant non seulement sur le volume de la monnaie proprement dite billets et dépôts à vue mais aussi sur la masse des liquidités susceptibles de se transformer en monnaie.A - Relations entre les phénomènes monétaires et les phénomènes économiques1°) Les principesL'exécution des transactions repose évidemment sur l'utilisation d'une quantité appropriée de monnaie. Ainsi le développement économique s'accompagne nécessairement, sous certaines réserves qui seront précisées plus loin, d'une augmentation du volume de la monnaie. Mais il serait inexact de considérer les variations de ce volume comme une simple conséquence de l'évolution de la production et des échanges. En réalité, la monnaie joue un rôle actif dans le déroulement de ces phénomènes. L'injection de monnaie nouvelle dans les circuits de règlement tend à inciter les agents économiques à augmenter leurs achats. À l'inverse, une raréfaction des moyens de paiement disponibles freine l'expansion des transactions.Une analyse complète du rôle moteur de la monnaie, qui fait l'objet d'amples discussions, dépasserait le cadre nécessairement limité de la présente brochure. On se bornera à en admettre le principe en remarquant que les fluctuations de la masse monétaire agissent à la fois mais dans des proportions qui peuvent différer sur la demande des consommateurs et sur celle des investisseurs.On pourrait être tenté de déduire des relations ainsi dégagées que les autorités monétaires devraient se fixer pour objectif permanent une extension rapide des moyens de paiement disponibles afin de rechercher la croissance maximale du niveau de vie. Dans la réalité, les choses ne sont pas aussi simples. La politique monétaire doit évoluer sans cesse entre deux écueils, celui de l'excès et celui de l'insuffisance de création de liquidités nouvelles.2°) Freinage de la création monétaireL'excès de la création monétaire est le danger le plus courant à notre époque où la demande de financement monétaire est très large pour couvrir les besoins entraînés tant par le relèvement des revenus nominaux des salariés ou des entrepreneurs individuels, que par l'accroissement des investissements des entreprises ou le développement des équipements collectifs. Il faut aussi tenir compte des crédits anticipant sur des revenus futurs et destinés à permettre l'achat de biens de consommation durables ou de logements.Or l'accroissement de la masse monétaire ne peut dépasser certaines limites sans engendrer de graves perturbations. II tend en effet à provoquer un développement de la demande de biens et services que les capacités de production ne sauraient toujours satisfaire. Une création monétaire trop forte entraîne ainsi tous les inconvénients de l'excès de la demande sur l'offre et notamment la hausse des prix intérieurs et la détérioration du commerce avec l'étranger.C'est pourquoi les autorités monétaires sont fréquemment conduites à freiner l'expansion des moyens de paiement lorsque celle-ci menace de prendre spontanément une allure trop vive.Sans doute les écoles de pensée keynésienne et monétariste diffèrent-elles quant à l'importance de l'influence exercée par la création monétaire sur l'activité économique, aux délais dans lesquels elle se fait sentir et aux mécanismes de transmission qu'elle implique, mais nul ne conteste l'existence de cette influence ni le sens dans lequel elle agit.3°) Stimulation de la formation de monnaieLorsque la situation économique est telle que les capacités de production ne sont que partiellement employées, on peut, au contraire, envisager de susciter une relance de l'activité en facilitant la formation de liquidités nouvelles.À l'inverse de ce que certains pourraient croire, il est généralement aussi difficile de stimuler la croissance des moyens de paiement que de la ralentir. L'initiative des autorités monétaires n'y suffit pas. Il faut que producteurs et consommateurs sollicitent des liquidités supplémentaires notamment en recourant au crédit. À défaut, par exemple dans les situations de stagnation économique prononcée, voire de récession, les remèdes les plus efficaces ne relèvent pas de la politique du crédit. L'action de l'État prend alors une importance primordiale ; elle s'exerce par l'augmentation des dépenses publiques et par des réductions d'impôts dans le cadre d'une politique budgétaire anticyclique, c'est-à-dire d'une politique qui vise à corriger l'évolution spontanée de l'activité économique et qui implique un recours du Trésor à la création monétaire.(
)Chapitre V : Les instruments de contrôle du créditLes autorités monétaires exercent leur action sur la distribution du crédit selon diverses procédures dont les effets sont complémentaires.Elles agissent de façon indirecte en réglant le loyer de l'argent et la liquidité des banques, mais elles interviennent aussi de façon plus immédiate soit en imposant une limite globale à la progression des concours bancaires soit en les orientant d'une manière sélective.I - L'action par les taux d'intérêtIl existe une relation nécessaire entre les conditions de refinancement imposées par la Banque centrale aux autres banques et les taux pratiqués par celles-ci pour les concours à l'économie. Quand elles consentent leurs crédits, les banques prennent en considération le coût qu'elles devront supporter lorsque la nécessité de les mobiliser se fera sentir. À son tour, la hausse des taux bancaires freine évidemment la demande de concours et, à l'inverse, leur réduction accroît cette demande.Cependant, à l'époque actuelle, ces phénomènes ne jouent pas sans difficultés. On peut même soutenir paradoxalement que, lorsque le coût de refinancement tend à amenuiser leurs marges d'exploitation, les banques s'efforcent d'accroître le volume des crédits qu'elles distribuent ; semblable entreprise ne paraît pas vouée à l'échec car, en période d'expansion, la sensibilité des emprunteurs à l'égard de l'élévation des taux d'intérêt nominaux est particulièrement faible.(
)B - Augmentation des besoins en monnaie centraleLes réserves obligatoires au lieu de réduire les possibilités de refinancement des banques accroissent leurs besoins en monnaie centrale. Ce dispositif de contrôle est originaire des États-Unis où il appuie traditionnellement l'action de la Banque centrale sur le marché monétaire. Depuis la dernière guerre, de nombreux pays européens s'en sont dotés et il a été institué en France par un décret du 9 janvier 1967.Le système de réserves oblige les banques à constituer des avoirs en soldes créditeurs à la Banque centrale à concurrence d'un pourcentage de certains postes de leur bilan. Les réserves ont d'abord été assises sur les dépôts, puis afin que leur action s'exerce le plus près possible de la création monétaire et puisse ainsi, en cas de besoin, la freiner plus efficacement, les réserves sur les dépôts ont été complétées en février 1971 par l'institution de réserves calculées sur les crédits distribués par les banques et les établissements financiers.Le Conseil National du Crédit a habilité la Banque de France à fixer les coefficients de réserves à l'intérieur de certaines limites : 25 % pour les exigibilités (sauf en ce qui concerne les exigibilités des non-résidents qui peuvent être frappées jusqu'à 100 %) et 50 % pour les crédits distribués.L'efficacité du système implique qu'aucune rémunération ne soit versée sur les sommes déposées à la Banque centrale ; cette disposition est importante car elle permet, lorsqu'une action restrictive apparaît nécessaire, de faire subir aux banques des charges supplémentaires d'endettement par l'augmentation des réserves à constituer et de contrôler ainsi leur action par le biais de la rentabilité. Dans ces conditions, il n'est pas nécessaire que les coefficients de réserves pratiqués soient très élevés ; l'observation a été faite bien souvent que ce sont plus les variations des réserves que leur ampleur qui ont de l'importance pour la régulation monétaire. Mais il est évident aussi que les modifications du taux des réserves ne sauraient être fréquentes ; elles sont utilisées, soit pour infléchir la distribution du crédit, soit pour contrôler les fluctuations importantes(
)Il apparaît donc en définitive que les divers moyens à la disposition des autorités monétaires ne sauraient être employés isolément mais doivent au contraire se compléter mutuellement. C'est leur action conjuguée qui permet de régler au mieux l'expansion des prêts bancaires en fonction des exigences, parfois contradictoires, de l'activité économique.On doit cependant reconnaître que, malgré la diversité des moyens d'action employés, la politique monétaire n'a pas été en mesure de préserver la stabilité des prix. Une telle situation est en large part imputable au fait que l'inflation trouve son origine dans les conflits opposant les divers groupes sociaux au sujet de la répartition du revenu national.L'atténuation de tels conflits par la recherche d'une conciliation des intérêts en présence relève de la politique générale du gouvernement, qui peut employer à cette fin des mesures de nature très diverse.Par exemple un contrôle direct des prix peut s'imposer pour introduire une rupture dans le mouvement de hausse en modifiant les anticipations inflationnistes que ne justifient pas l'état réel de l'offre et de la demande. Une intervention monétaire ne saurait, en ce domaine particulier, être que tardive et inadaptée en raison de la rigidité des prix à la baisse.De même il appartient aux autorités gouvernementales d'améliorer, par des mesures législatives et une politique budgétaire appropriée, le consensus social afin d'aboutir éventuellement à un accord sur une politique des revenus dont la mise en uvre faciliterait largement les discussions sur le relèvement des salaires.La monnaie apparaît ainsi plus comme un facteur permissif de l'inflation que comme sa cause profonde. Sans doute la politique monétaire doit-elle s'attacher à brider la hausse des prix, mais elle ne saurait être l'instrument décisif ni surtout unique de cette action. L'émission monétaire est en définitive fonction des objectifs de plein emploi et de croissance qu'un pays s'assigne et la stabilité des prix traduit souvent, en large part, un bon équilibre des structures sociales.(
)(p 98) En effet, si la réglementation de l'activité des banques commerciales ne s'est développée qu'à une date relativement récente et a d'abord été inspirée par le souci de défendre les intérêts des déposants, elle a répondu ensuite surtout à la nécessité de contrôler le pouvoir d'émission de monnaie scripturale acquis par ces banques.(
)
(p 150)Notice méthodologique sur les statistiques publiées par le conseil national du créditI. Les statistiques de la monnaie, du crédit et des émissions de valeurs mobilières.1. Les liquidités de l'économie1.1. DéfinitionsLes liquidités de l'économie, encore appelées M1, englobent des actifs détenus par les agents économiques autres que les intermédiaires financiers et le Trésor public : moyens de paiement immédiatement utilisables, ou disponibilités monétaires (M1) et placements d'épargne liquide ou à court terme, susceptibles d'être convertis rapidement en moyens de paiement, sans risque de perte en capital.Dans les liquidités de l'économie, on distingue la masse monétaire (ou M2) comprenant les seules liquidités gérées par les organismes banques, Banque de France et Trésor public qui créent de la monnaie ; la masse monétaire regroupe donc, d'une part, les disponibilités monétaires (M1) et, d'autre part, la quasi-monnaie, c'est-à-dire les comptes sur livrets dans les banques et les bons et comptes à échéance émis ou gérés par elles, ainsi que les comptes à terme ouverts chez les comptables-publics ; elle ne comprend pas les autres placements liquides ou à court terme : livrets et bons des caisses d'épargne, et bons du Trésor sur formules.Sous l'intitulé « contreparties de la masse monétaire », le Conseil national du crédit recense les opérations qui sont à l'origine des variations de la masse monétaire.1.2. La masse monétaireLes statistiques relatives à la masse monétaire et à ses contreparties sont établies à partir :- des situations comptables de la Banque de France, des établissements inscrits sur la liste des banques par le Conseil national du crédit, des banques populaires, de la Banque française du commerce extérieur, des caisses de crédit agricole mutuel affiliées à la Caisse nationale de crédit agricole, à la Confédération nationale du crédit mutuel et à la Fédération centrale du crédit agricole mutuel (secteur privé) ;- des données fournies par la comptabilité publique (ministère de l'économie et des finances) et par les centres de chèques postaux (services financiers du ministère des postes et télécommunications).Les statistiques monétaires couvrent exclusivement la France métropolitaine. Elles portent à la fois sur les opérations effectuées au nom de résidents ou de non-résidents, qu'elles soient libellés en francs français, en monnaie circulant dans certains territoires d'outre-mer, ou en devises étrangères. Toutefois, il est possible de répartir certaines de ces opérations selon qu'elles concernent des résidents ou des non-résidents, ou qu'elles sont traitées en francs ou en d'autres monnaies.La masse monétaire (M2) comprend les disponibilités monétaires, ou moyens de paiement, et les disponibilités quasi monétaires.1.2.1. Les disponibilités monétaires (M1)Les disponibilités monétaires sont constituées par les moyens de paiement, utilisables, sans préavis ni échange, par simple tradition manuelle (billets et monnaies divisionnaires) ou par règlements d'écritures (dépôts à vue mobilisables par chèques et virements).Elles comprennent donc :- les billets émis par la Banque de France et détenus sur le territoire métropolitain par le public ;- les pièces (ou monnaies divisionnaires) en circulation, émises par le Trésor public :- les soldes des comptes à vue ouverts, au nom d'entreprises non bancaires ou de particuliers, dans les banques, à la Banque de France, dans les centres de chèques postaux et chez les comptables publics.1.2.1.1. Billets en circulationLe montant des billets en circulation est obtenu en déduisant du poste « billets en circulation » du passif du bilan de la Banque de France, les billets en caisse dans les banques, la masse monétaire ne comprenant pas, par définition, les liquidités détenues par les intermédiaires financiers qui participent à la création monétaire. Du reste, s'ils n'étaient pas déduits, ces billets feraient dans une large mesure double emploi avec les dépôts des entreprises et des particuliers dans les banques.En outre, les billets mis à la disposition de l'Institut d'émission des départements d'outre-mer pour assurer les besoins de la circulation fiduciaire dans ces quatre départements sont déduits du poste « billets en circulation » : le montant de ces billets correspond à la rubrique : « avance à l'Institut d'émission des départements d'outre-mer » qui figure à l'actif du bilan de la Banque de France.1.2.1.2. Monnaies divisionnaires en circulationLe montant des monnaies divisionnaires en circulation est fourni par la caisse générale de la Banque de France, qui procède à leur émission pour le compte du Trésor.1.2.1.3. Dépôts à vueLes dépôts à vue (ou monnaie scripturale) recensés dans les statistiques monétaires regroupent, pour l'essentiel, les soldes des comptes à vue ouverts au nom des entreprises et des particuliers :- dans les banques ;- à la Banque de France ;- dans les centres de chèques postaux ;- chez les comptables publics.Ces comptes constituent des dettes envers la clientèle ; ils figurent dans les banques et à la Banque de France au passif des situations comptables. Dépôts à vue dans les banquesLes banques sont des établissements dont l'activité principale consiste à effectuer des opérations de crédit à court, moyen et long terme, et à recevoir du public des dépôts de fonds à vue et à terme. Le pouvoir de création monétaire du système bancaire, pris dans son ensemble, tient au fait que celui-ci n'a pas besoin, pour accorder des crédits, de disposer préalablement des ressources correspondantes, puisque la distribution du crédit se traduit presque dans tous les cas par une monétisation de créances et crée au passif des banques un montant de dépôts équivalent. Dans la mesure où ces dépôts, utilisés par chèques et virements, constituent la forme de monnaie la plus répandue, et, de ce fait, demeurent pour la plus large part dans le circuit bancaire, les banques peuvent développer leurs concours sans avoir à se procurer un montant correspondant de ressources pour les financer.(
)(Source : « La Banque de France et la monnaie », publication officielle de la BDF en 1978 & mise à jour 1980 :- HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_Banque_de_France_et_la_monnaie.pdf" en images : au format pdf, 18 Mo ! et - HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_Banque_de_France_et_la_monnaie.doc" en texte : au format doc, 4 Mo.)
Voilà, noubliez pas de lire le reste : jai mis des coups de stabilo (dans le fichier doc) partout où le texte concerne directement notre controverse. Mais presque tout est intéressant. On dirait que celui qui a écrit ce texte la fait honnêtement.Maintenant, si vous avez une explication au fait quil nexiste apparemment pas aujourdhui de document équivalent, officiel, pour expliquer les mécanismes actuels, je suis intéressé. Comme avec MMM, toute explication officielle du mécanisme de création monétaire semble avoir disparu. _______________@ Julien Alexandre,Pourquoi avez-vous choisi la Banque postale, plutôt quune autre banque, pour montrer une page de pub qui explique que les dépôts sont prêtés tels quels à plus ou moins long terme ?Mais surtout, que pensez-vous du document ci-dessus, imprimé et diffusé pendant des années par la Banque de France ? Moi, je le trouve plus précis, plus complet, plus technique, plus crédible quoi
que la courte page de pub internet de la Banque Postale.- Je nai toujours pas mon écriture comptable, celle qui va me montrer largent qui circule dun dépôt vers un prêt (puisque cest lui quon prête, selon vous, on doit bien pouvoir le suivre, non ?).Sacré dialogue de sourds
Amicalement.Étienne.
Paul à répondu (on peut dire quil ne se foule pas, et surtout qu'il fait simplement comme si le document disait le contraire de ce qui y est objectivement écrit... INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET ) :
Paul Jorion dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1440" \l "comment-14168" 11 janvier 2009 à 04:04Ce document très complet de la Banque de France utilise lexpression « création monétaire » pour décrire la transformation de différents flux monétaires ou « quasi-monétaires » les uns dans les autres. Toutes ces transformations respectent ce que jai appelé un principe de conservation des quantités, à lexception de la création, effectivement ex nihilo, de monnaie centrale. Rien dans ce document ne vient conforter lhypothèse dune création de monnaie ex nihilo par les banques commerciales. Le document souligne aussi très clairement que lexpression monnaie scripturale renvoie à un simple support particulier mais que le mécanisme qui sapplique à lui est le même que celui qui sapplique à tout autre support. Sa définition est extrêmement simple : « la monnaie scripturale est représentée par lensemble des comptes à vue dans les banques, aux chèques postaux et au Trésor » (p. 10).
Julien Alexandre, aussi, a répondu avec HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1440" \l "comment-14185" ce message, et jai répondu HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1440" \l "comment-14245" ça, et lui HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1440" \l "comment-14255" ça
De son côté, Paul ma répondu ceci (il dit que la BDF ment, pour cacher le secret de la non création monétaire qui, selon lui, paniquerait les foules
parole d'expert
) :
Paul Jorion dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1440" \l "comment-14248" 12 janvier 2009 à 03:27 @ Etienne ChouardJulien Alexandre et le document de la Banque de France disent la même chose. Mettre le mot création en caractères gras et en rouge (je suppose que ça ne se trouve pas dans le document original et quil sagit dune addition de ta part) ny changera rien. La seule différence, cest que cest mieux expliqué par Julien Alexandre. Pourquoi est-ce mieux expliqué chez Julien ? Parce quil na pas à se livrer à un exercice de corde raide de relations publiques en même temps, comme a à le faire une Banque Centrale. Javais mis la même chose en évidence à propos du document Modern Money Mechanics de la Federal Reserve Bank de Chicago. Le point de vue de Julien Alexandre nest pas non plus isolé : il représente celui de lensemble du monde financier à lexception de quelques comptables qui ont été longuement cités ici et de Maurice Allais. Si son point de vue était isolé pourquoi les tenants de la création de monnaie ex nihilo par les banques commerciales se lamentent-ils régulièrement que la plupart des employés de banques affirment eux quelles ne créent pas dargent ? Que ce soit le point de vue des professionnels nest sans doute pas une garantie mais cest en tout cas incontestable. Ceci dit, même lorsquil se fait que mon point de vue est celui de la majorité des experts, cela na pas pour moi valeur dargument. Si je le souligne, cest parce que je note souvent chez toi cette tendance à dire à tes contradicteurs quils sont isolés, quil existe un consensus contre eux ou, dans mon cas, que je risque de perdre ma crédibilité si je ne suis pas daccord avec toi. Un autre commentateur a attiré lattention sur ton goût pour les attaques ad hominem. Tout ça, ce sont des tentatives dintimidation verbale, cela ne remplace ni les faits, ni le raisonnement.
Et jai répondu ceci à Paul :
Étienne Chouard dit : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1440" \l "comment-14277" 12 janvier 2009 à 12:35@ Paul,Paul, quand tu dis « Julien Alexandre et le document de la Banque de France disent la même chose », tu es dans le déni de la réalité. Chacun le verra en lisant, simplement.______________Tu dis : « Le point de vue de Julien Alexandre nest pas non plus isolé : il représente celui de lensemble du monde financier à lexception de quelques comptables qui ont été longuement cités ici et de Maurice Allais. » Encore faudrait-il le prouver.______________Tu me dis ensuite : « je note souvent chez toi cette tendance à dire à tes contradicteurs quils sont isolés, quil existe un consensus contre eux ».Si je le pense, je le dis, effectivement. Et tu fais la même chose ;-)Remarque que cest exactement ce que tu fais toi-même quand tu dis : « à lexception de quelques comptables qui ont été longuement cités ici et de Maurice Allais »
Et cest normal : chacun essaie de prendre des appuis sur dautres pensées, et chacun trouve que les appuis adverses sont faiblards (évidemment, sinon on changerait davis, tout simplement). Donc, "j'ai également noté chez toi cette tendance..." ;-)_______________Paul, objectivement, tu nas toujours pas donné, de ton côté, la moindre référence pour PROUVER ce prétendu « point de vue de lensemble du monde financier ». Pas un livre, pas un article, rien, aucune citation, longue ou pas. Ceci est un fait.Nous sommes donc priés de nous fier à ta seule autorité, ta parole d« ingénieur financier ». Sans autre source. Désolé, sur ce sujet-là, compte tenu de tout notre travail de lecture, et dans létat actuel des débats, cest insuffisant. ________________Quelles « attaques ad hominem » ? Le fait de mettre en balance les affirmations de « Julien Alexandre » et les explications officielles et détaillées de la Banque de France (et de plus de 60 ouvrages sur la question) ?Quelle intimidation verbale ? Le fait dargumenter ? Le fait de mettre en gras ce qui est particulièrement utile, pour ne pas le rater parmi des dizaines de pages de texte serré ? Allons
« Quand on veut tuer son chien, on dit quil a la rage » INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET ______________________Lors dun échange récent avec un des directeurs de la Société générale (je ne consulte pas que les comptables), il nous a écrit ceci (ce message-là était dailleurs pour toi, Paul, et jétais en copie) :
« Concernant le point évoqué, je dirais : - les banques font du crédit tous les jours et les personnes en charge ne se préoccupent pas en général du financement ; - les trésoreries gèrent les entrées sorties de fonds après compensation et tous les virements de banques à banques se font via leurs comptes à la BC (ce ne sont pas des espèces, c'est aussi immatériel que le reste...) - quand il y a un déséquilibre dans la trésorerie d'une banque par rapport aux autres, il y a emprunt sur le marché monétaire auprès des banques "en excédent" (à la fin de la journée, tous les comptes sont soldés et équilibrés auprès de la banque Centrale. C'est au niveau du fonctionnement du système global que l'on juge de la création monétaire, c'est-à-dire de l'augmentation des encaisses liquides détenues par les agents économiques pour faire des transactions. »
Ce même directeur de banque, un spécialiste financier de haut niveau, nous écrivait aussi, quelque temps auparavant :
1) il n'y a pas un banquier qui vous dira qu'il crée de la monnaie, car... il ne le sait pas (sauf s'il a été un bon élève de l'IEP ou des facs d'Éco, et encore...) 2) le banquier de base (agences du réseau) vous dira plutôt qu'il se bat tous les jours pour attirer de nouveaux clients et donc de nouveaux dépôts...3) il n'y a aucun "complot" dans cette attitude, aucune "omerta", car il n'y a aucun besoin de connaître le processus de création monétaire pour être un bon banquier (il vaut bien mieux être un bon analyste financier pour évaluer les risques liés au crédit). Par ailleurs, rechercher le "secret" en analysant un bilan bancaire est une tentative vouée à l'échec : les dépôts à vue apparaîtront nécessairement comme une "ressource" au même titre que les dépôts à terme et d'épargne. Les discussions sur la possibilité ou non de prêter les DAV me paraissent largement surréalistes (sans vouloir heurter quiconque), pour ne pas dire sans fondement. Pour comprendre le processus de création monétaire, il faut "déconstruire" le processus qui part du crédit accordé et se boucle par son "financement" au niveau de la banque et du système bancaire global en essayant de bien déterminer ce qui est génération d'un pouvoir d'achat ex-nihilo sur l'économie (création monétaire) ou un transfert d'épargne (intermédiation financière). Accorder un crédit, c'est d'abord, par un simple jeu d'écriture, inscrire une somme au crédit d'un compte avec laquelle on pourra faire des paiements. Ensuite, l'histoire commence..... en fonction de ce que deviennent les flux d'argent, la banque va faire face à des besoins de financement différenciés. Cas le plus simple pour comprendre la problématique :Supposez qu'il n'y ait qu'une seule banque X et qu'une monnaie (les dépôts à vue gérés par cette banque), on voit immédiatement que le crédit effectué trouve immédiatement son financement qui est le dépôt à vue créé lui-même puisque : - toute dépense, cad tout transfert d'argent du récepteur du crédit (débit du compte dans la banque X et donc diminution du dépôt à vue dans cette banque) - ...va se retrouver comme réception d'une recette pour un autre agent (crédit du compte dans la banque X et donc augmentation du dépôt à vue dans la même banque) Globalement, on aura donc au niveau du bilan de la banque: - à l'actif : une créance - au passif: un dépôt à vue détenue par Durand alors que le crédit avait été accordé à Dupont. Peut-on dire que la créance a été financée par Durand ? Certainement pas, car pour Durand, cet argent est immédiatement disponible et va entrer dans son plan de dépenses et ainsi de suite. L'augmentation globale de la dépense et donc du revenu à la fin du process sera: delta (Dépenses)= V (vitesse de circulation de la monnaie) * delta (dépôts à vue). Cas plus complexes pour se rapprocher du fonctionnement réel : a) cas de 2 banques Maintenant, supposez qu'il y ait 2 banques qui se partagent le marché et que les dépôts se répartissent entre elles selon un certain rapport (parts de marché).
Il est facile de montrer que si les augmentations de crédit et donc de dépôts se font selon ce rapport, la création de crédit/monnaie n'a aucune limite car le "refinancement" des 2 banques sera "automatique", les dépôts partant à la concurrence étant exactement compensés par les versements venant du concurrent.
b) Introduction d'une Banque Centrale pour gérer les déséquilibres de trésorerie entre les deux banques Si ce n'est pas le cas, il faut un troisième "larron" (sans jeu de mots) : la Banque Centrale, car, s'il y a un déséquilibre entre les entrées et les sorties de fonds pour chacune de ces banques vis-à-vis de l'autre, il faudra que cela se règle par virements sur leurs comptes à la BC. Et, là l'affaire se complique... un peu
car, il y a désormais deux sortes de monnaies : - la monnaie bancaire (les dépôts à vue détenues par les banques) - la monnaie de base (Banque centrale) c) système monétaire en économie fermée avec : - monnaies bancaires (dépôts à vue des banques) - comptes des banques auprès de la banque Centrale (réserves) - billets et pièces émis pour le compte du Trésor par la Banque centrale. À partir de là, il est facile de reconstituer les notions jumelles/complémentaires de : -multiplicateur de crédit (une injection de monnaie banque centrale conduit à un multiple de monnaie en circulation via le mécanisme du crédit bancaire),-diviseur de crédit : (une addition de nouveaux crédits entraine une demande supplémentaire de refinancement en monnaie banque centrale.) Introduction des dépôts a terme :Là, je vais m'arrêter car cela pourrait devenir très complexe. En effet, il y aura création monétaire ou non selon la nature (substituabilité plus ou moins grande à l'encaisse) du dépôt en question. Mais, si cela vous intéresse, il faudra y revenir. »
Je rappelle que ce nest pas un simple comptable qui parle, mais un professionnel de la finance, un vrai. Alors ?_______________- Paul, tu nas rien répondu sur mon objection à propos de LORDRE des opérations : comment expliques-tu, sans création monétaire, que les banques prêtent AVANT de se refinancer (partiellement) ?- Tu ne dis rien non plus à propos du droit de propriété comme support juridique, simple et évident, dune interdiction radicale de prêter ce qui ne tappartient pas : en fonction de quel passe-droit, la banque pourrait-elle prêter largent qui ne lui appartient pas ? - tu ne mas pas dit non plus comment se matérialise en comptabilité, selon toi, le « transfert » de monnaie au moment où la banque prête soi-disant mon argent alors que mon compte ne baisse pas. Est-ce que, d'après toi, les banques tiennent une comptabilité parallèle, occulte, pour se souvenir quand même de largent quelles ont prélevé sans le montrer mais quelles comptent rendre un jour ? Ou bien, est-ce quil y a des transactions qui ne sont pas comptabilisées dans une banque, Paul ? Je ne le crois pas. Je crois que limpasse sur la comptabilité est rédhibitoire en cette matière monétaire et je pense que cette impasse fausse lanalyse en profondeur.;-)Étienne.
Pour linstant, on en est là. HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1478" Paul a tenté de mettre un terme autoritaire au débat sur la création monétaire, mais la discussion continue ardemment, avec Shiva, Bese, etc. vers la fin du fil HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1116" « Ce nest quun début » (4 décembre 2008)Moi, pour le moment, jen ai marre INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/neutral.png" \* MERGEFORMATINET ______________Lundi, je devrais recevoir 18 (ou 19, je ne sais plus) nouveaux livres sur la création monétaire (aux titres et auteurs très alléchants). Bien sûr, je vous en reparlerai INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
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#619 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6260" \l "p6260" 24-01-2009 23:02:47
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gilles a écrit:
Zolko, vous avez échappé aux tanks russes, je m'en réjouis, alors faites l'effort d'échapper aux think tanks des États-Unis d'Amérique.
Vous faites bien d'en parler: une des choses que j'aimerais voir proposer par la constituante tirée au sort est l'indépendance militaire de l'Europe, c.à.d. qu'aucune force militaire non-européenne ne peut stationner sur le sol européen (des exercicies d'entrainement peuvent être envisagés). Je dirais-même, cette demande est une des 3 majeures qui me motivent à demander cette constituante.Une autre étant de limiter le mandat des élus, et la 3-ième étant la politique monétaire.Je crois que j'ai fait l'effort de comprendre et répondre vos points, alors je vous serais gré si vous pouviez répondre à ma simple question que j'ai posé plusieurs fois sans jamais recevoir le moindre début de réponse : quelle stratégie proposez-vous pour sortir la France de l'Union Européenne ? (Moi, je vous en ai proposé une, de stratégie: on arrête avec l'Union Européenne et on la remplace par la Confédération Européenne)
#620 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6262" \l "p6262" 24-01-2009 23:44:00
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Zolko,Je vous ai répondu sur le fil HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6261" \l "p6261" Sortir de l'Union EuropéenneIci, cette conversation (importante) est trop hors sujet, s'il vous plaît : n'y parlons que de monnaie (au moins indirectement).Étienne.
#621 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6265" \l "p6265" 25-01-2009 02:14:42
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Étienne, ma souris à bien tenu le coup, cette fois-ci INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Puis je vous suggérer qu'avant de vous y mettre avec ces 18 ou 19 bouquins neufs sur la création monétaire (je vais ipso-facto faire la réserve de 18 nouvelles souris, cela promet INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/sad.png" \* MERGEFORMATINET ), qui vont encore vous aliéner de la réalité urgente un bon bout de temps, vous vous détendiez un peu en changeant de registre un moment? Je vous assure, vous n'allez pas regretter de faire une petite pause avec de la littérature d'anticipation (les anglos peuvent garder leur "Science Fiction", le français ne se débrouille parfois pas mal en question de terminologie). Lisez donc "Emphyrio", de Jack Vance.
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#622 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6271" \l "p6271" 25-01-2009 14:48:54
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Concernant la monnaie de la France, le franc, voici enfin une bonne nouvelle :
Économie : l'euroland au bord de la crise. (Courrier International, 23 janv. 2009)Les critères de Maastricht et le pacte de stabilité n'ont pas réussi à rapprocher les économies des pays membres de la zone euro. Les disparités Nord-Sud perdurent et deviennent une véritable bombe à retardement.Tout a commencé avec la crise financière. Celle-ci s'est rapidement transformée en crise économique. Elle pourrait maintenant se muer en crise de l'euro. Dix ans après l'adoption de la monnaie commune européenne, force est de constater que les critères de Maastricht et le pacte de stabilité, qui devaient permettre aux Etats concernés d'harmoniser leurs politiques économiques, se sont soldés par un échec total. En réalité, les écarts de compétitivité entre, d'une part, l'Allemagne, les Pays-Bas et l'Autriche et, d'autre part, la France, l'Espagne, l'Italie, le Portugal et la Grèce n'ont cessé de se creuser et vont encore s'aggraver sous l'effet de la crise économique et financière. Les pays économiquement plus faibles vont devoir financer la relance de leur économie par un nouvel accroissement de leur dette et devront verser encore plus d'intérêts. La Grèce, par exemple, devra payer deux fois plus que l'Allemagne pour rembourser ses emprunts d'Etat. Il n'y a pratiquement aucun espoir d'échapper à ce cercle vicieux. Autrefois, la dévaluation de la monnaie était l'arme la plus efficace dans ce genre de situation. Cela est aujourd'hui impossible. Désespéré, le gouvernement italien a tenté de négocier avec l'Allemagne pour lancer un emprunt d'Etat conjoint et s'est naturellement fait envoyer sur les roses. Car les Allemands n'ont pas l'intention de payer pour les Italiens. Ces tensions ne retomberont que si la disparité des économies du Nord et du Sud s'estompe. À défaut, il ne restera d'autre alternative que de sortir de la zone euro.Michael MoravecDer Standard
Source : HYPERLINK "http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=93846" http://www.courrierinternational.com/ar
j_id=93846
#623 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6275" \l "p6275" 25-01-2009 17:19:06
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Je vous suggère la lecture des trois articles de Jean Claude Werrebrouck , et particulièrement le 3° HYPERLINK "http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2485" http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2485 , sous forme de conclusion, dans lequel on trouve (entre autres choses amusantes...)
Le scénario le plus probable, et surtout le plus satisfaisant, devient alors celui-ci : puisque les banques centrales, malgré les déversements héliportés de liquidités, sont incapables à elles seules de réamorcer la ronde des échanges, puisque les Etats seront très vite à court de munitions malgré leur incontestable efficacité, alors il conviendra denvisager un partage des tâches : Aux banques centrales le soin de fournir des quantités illimitées de munitions ; aux Etats - désormais bien armés - de les utiliser et de forcer par la commande publique le réamorçage de la ronde des échanges. Concrètement cela passera par lachat massif de bons du trésor par les banques centrales, des achats qui par leur caractère massif empêcheront la remontée des taux dintérêt. Sans doute la nature des choses va-t-elle changer puisque lachat de bons du trésor US par un citoyen américain ou chinois est une ponction sur une masse monétaire existante, alors que lachat par la FED est pure création. La récession peut ne pas devenir grave dépression si les autorités monétaires partout dans le monde sorientent vers un tel partage des tâches. Et lenjeu est tel que ce scénario a de bonnes chances démerger très rapidement. La double planche à billets (déversements héliportés sur les banques dun côté, sur les trésors de lautre) est au moins dans un relatif court terme la seule alternative à lirruption massive et dévastatrice dune crise exceptionnellement grave.7) Des solutions ....et des questions sans réponsesBien sûr le scénario qui vient dêtre développé bouleverse les croyances les mieux établies, notamment les bienfaits de la stabilité monétaire, le dogme de lindépendance des banques centrales, avec notamment linterdiction pour un Etat dexiger lachat de bons du trésor par sa propre banque centrale. Le problème va rapidement se poser pour lEurope qui sest construite une banque centrale qui est de loin la plus indépendante du monde. Rappelons par exemple que larticle 101 du traité constitutif de la CE interdit à la banque centrale et aux banques centrales nationales daccorder toutes formes de crédits aux administrations publiques nationalesNotons que dans les faits, le pragmatisme, tout au moins le pragmatisme américain, semble déjà se manifester et le président de la FED, en décembre 2008, nhésite pas à déclarer quil compte bien utiliser des « moyens non conventionnels ». Ce pragmatisme fait à linverse place à beaucoup de rigueur côté BCE et le scénario retenu sera sans doute assez difficile à mettre en place. Difficulté accrue aussi en raison du fait que les stratégies de coopération entre Etats européens ne semblent pas toujours lemporter sur des stratégies plus nationales.Il nempêche quil sera tout simplement intenable pour lEurope de conserver des Etats nationaux dans leur statut de petite grenouille alors que partout ailleurs le double déversement héliporté sera à luvre , et ce, ne serait-ce que pour des considérations de change qui verraient lEuro sapprécier au-delà de toute limite. Une solution devra donc être trouvée pour que lEurope puisse à son tour - et sans limite - sortir du grenier la planche à billets.Le double déversement héliporté aboutira mécaniquement à une hausse considérable de la masse monétaire mondiale. Lorsque les bons du trésor émis sans limites népongeront plus lépargne mondiale, ce qui est encore largement le cas au moment où ces lignes sont écrites, mais deviendront de la pure création monétaire, un écart sera crée entre la masse monétaire disponible et ses contreparties en termes de marchandises disponibles. La question est alors de déterminer le moment où la déflation, enfin éloignée, laissera la place à linflation.Il est impossible de répondre à une telle question. Cette inflation est pourtant inéluctable et débutera lorsque les Etats ayant forcé le redémarrage des rondes des échanges, les premières raretés réapparaitront. Ces premières raretés se manifesteront vraisemblablement sur les matières premières et notamment le pétrole dont le faible prix actuel élimine mécaniquement les recherches et forages difficiles et donc son offre.
Dernière modification par AJH (25-01-2009 17:21:04)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#624 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6278" \l "p6278" 25-01-2009 19:48:56
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Étienne a écrit:
Je vous ai répondu sur le fil HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6261" \l "p6261" Sortir de l'Union Européenne
Merci Etienne pour votre message. Je vous répondrais plutôt sur le fil 26 où Jacques a fait, aussi, des remarques dans son HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6268" \l "p6268" Message n°6268 qui répondent en partie à vos arguments. Il m'est trop difficile de suivre trop de fils, et mes réponses concernent directement la campagne de juin 2009. Je ne reprends ici qu'un seul point directement lié à la monnaie.L'Union Européenne a été créée par le traité de Maastricht, qui a aussi créé l'Euro : en première lecture, il peut sembler raisonnable de vouloir sortir de l'UE pour recouvrer la souveraineté monétaire.MAIS:La France a cédé sa souveraineté monétaire en 1973 (3 janvier) indépendamment de l'Europe, presque 20 ans avant l'Union Européenne et l'Euro: elle a cédé sa souveraineté aux marchés privés internationaux, et à aucun pouvoir européen. Du coup, si la France quitte l'Union Européenne, elle se retrouvera dans la situation pre-Maastricht, avec un franc français, certes, mais toujours soumis aux marchés privés internationaux (et pas européens). Alors, une fois sorti de l'UE, les français devront se battre encore pour retrouver la souveraineté public de leur monnaie. Et rien ne dit que ce sera plus facile que si on s'attaquait directement à retrouver la souveraineté public d'une monnaie continentale.Je me refuse de penser que vous souhaitez seulement un patriotisme primitif avec un franc national mais toujours privé. Donc, soit il y a un gros malentendu et nous ne parlons pas de la même chose, soit l'un de nous à loupé quelques éléments importants. Puisque vous avez-eu l'amabilité de répondre à ma question précédente, je vais encore abuser et vous posez une autre question courte: en quoi sortir de l'UE rendra-t-il la souveraineté monétaire au peuple français, et pas seulement le symbole national toujours contrôlé par les marchés privés internationaux ?
#625 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6279" \l "p6279" 25-01-2009 21:30:20
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Perspectives formidables d'émancipation monétaire et économique en sortant de l'Union européenne
Zolko a écrit:
Je ne reprends ici qu'un seul point directement lié à la monnaie.L'Union Européenne a été créée par le traité de Maastricht, qui a aussi créé l'Euro : en première lecture, il peut sembler raisonnable de vouloir sortir de l'UE pour recouvrer la souveraineté monétaire.MAIS:La France a cédé sa souveraineté monétaire en 1973 (3 janvier) indépendamment de l'Europe, presque 20 ans avant l'Union Européenne et l'Euro : elle a cédé sa souveraineté aux marchés privés internationaux, et à aucun pouvoir européen. Du coup, si la France quitte l'Union Européenne, elle se retrouvera dans la situation pré-Maastricht, avec un franc français, certes, mais toujours soumis aux marchés privés internationaux (et pas européens). Alors, une fois sortis de l'UE, les Français devront se battre encore pour retrouver la souveraineté publique de leur monnaie. Et rien ne dit que ce sera plus facile que si on s'attaquait directement à retrouver la souveraineté publique d'une monnaie continentale.Je me refuse de penser que vous souhaitez seulement un patriotisme primitif avec un franc national mais toujours privé. Donc, soit il y a un gros malentendu et nous ne parlons pas de la même chose, soit l'un de nous à loupé quelques éléments importants. Puisque vous avez-eu l'amabilité de répondre à ma question précédente, je vais encore abuser et vous posez une autre question courte: en quoi sortir de l'UE rendra-t-il la souveraineté monétaire au peuple français, et pas seulement le symbole national toujours contrôlé par les marchés privés internationaux ?
Cher Zolko,Le traité de Maastricht est une norme institutionnelle et internationale, un contrat signé entre 27 pays : cela rend cette norme, à mon avis, non modifiable sur l'essentiel, intangible, irrévocable, inaccessible, aussi bien aux citoyens qu'à leurs représentants élus (qui, au passage, n'ont plus aucun pouvoir réel). J'analyse ce traité comme un verrou qui, en montant une norme au plus haut niveau du droit (institutionnel et international), rend inattaquable une situation qui pouvait encore changer auparavant.Au contraire, la norme préexistante en France était une loi, une simple loi (de 1973, comme vous le rappelez). Et ce qu'une simple loi a fait, une simple loi peut le défaire.Ceci est essentiel.Donc, si on s'arrache des griffes du traité de Maastricht, on revient à une échelle politique, une dimension géographique et démographique, où les humains ont une chance, une possibilité non fictive de reprendre le contrôle des hommes à qui ils concèdent le pouvoir.Cela fait une différence considérable, décisive même : l'Union européenne est une prison politique, un piège contre la démocratie. Vous ne changerez RIEN d'important en restant à l'intérieur, je crois. C'est un pot de glue.Et la difficulté grandissante de réviser la constitution européenne (qui va avec le grand nombre de pays signataires) épaissit les murs et multiplie les barbelés de l'enceinte de cette prison. Je sais que c'est un procès d'intention d'affirmer que c'était voulu comme ça au départ (et que ça l'est encore maintenant), mais c'est un procès d'intention alimenté par de nombreuses pièces à conviction, extraites par une patiente observation d'historiens, de déclarations, de courriers, de discours, de livres, d'archives, de faits avérés qui montrent des volontés oligarchiques anciennes et tenaces... Le sabordage monétaire par une simple loi est facile à redresser. Voilà la différence qui justifie de sortir d'urgence de l'UE.D'autant qu'en 1973, sans débat (pas d'Internet à l'époque), la décision félone est passée comme une lettre à la poste dans l'indifférence (et l'ignorance) générale ; aujourd'hui, un gouvernement (de gauche ou de droite) aurait du mal à éviter un débat public complet sur la légitimité politique et sur la légitimité économique d'une décision aussi ruineuse que l'interdiction pour l'État de créer la monnaie dont il a besoin pour financer les investissements publics. La loi changerait donc rapidement, je pense, dans le bon sens. Et je pense aussi qu'une certaine prospérité reviendrait rapidement car je crois que la quantité de monnaie (la vraie : la monnaie permanente et gratuite) est décisive dans la performance économique, si on sait interdire rigoureusement les excès (de la part des hommes au pouvoir, notamment, et là, je rejoins parfaitement Frédéric Lordon).
Ces raisons valent sur le plan de la monnaie, mais il y a bien d'autres sujets qui imposent également de fuir rapidement le piège de l'UE : je pense ici au libre-échange mortifère imposé par la signature secrète de l'AGCS (accord général sur le commerce des services qui dépouille progressivement les État de tout droit d'interdire quoi que ce soit aux investisseurs privés étrangers), négociations qui se déroulent dans le plus grand secret (même les parlementaires européens n'ont pas le droit de voir une ligne des négociations en cours, c'est un scandale révoltant) négociations menées par un seul homme : le commissaire au commerce extérieur (ultra libéral sous influence des industriels et des banquiers) négocie seul et en secret l'AGCS au nom de 480 millions de citoyens, en dehors de tout contrôle... Il me semble que ce piège est mortel. Il me semble que tout ce "système politique" est morpionné en profondeur, corrompu dans son génome, irrécupérable.Comme vous, je voudrais libérer mes enfants de cette étreinte. Mais contrairement à vous, je ne crois pas que cet outil-là soit récupérable. Comme vous, je voudrais que les humains du monde fraternisent (vraiment).Mais je voudrais sortir de l'Union européenne parce je vois bien qu'elle impose, à travers tous ses textes fondamentaux (irréversibles), elle impose la guerre économique qui est, il me semble, la nouvelle guerre imaginée par le totalitarisme moderne des rentiers pour imposer la docilité aux travailleurs.Je ne pense pas mériter d'être classé parmi les "patriotiques primitifs" (et je réclame à cor et à cri une monnaie publique), mais s'il existe des "patriotes primitifs" humanistes, vraiment humanistes (ce n'est pas impossible du tout), je les respecte car je comprends fort bien qu'on tienne à la nation faute de mieux et qu'on redoute le choix de l'empire qui a toujours broyé les hommes.Il faut arrêter d'intimider ceux qui croient qu'une démocratie n'est possible qu'au niveau national en les traitant de termes méprisants (comme "franchouillards" ou "patriotes primitifs"), au nom d'une idéologie eurolâtre aussi profondément mythique (à mon avis) que toutes les religions. Je ne me sens pas du tout patriote (sauf de la patrie du monde), mais conchier les patriotes est une mode contestable aux motivations douteuses.Étienne.
#626 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6280" \l "p6280" 25-01-2009 21:34:01
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Procédons par ordre :1- D'abord, en mai 2012, c'est l'élection présidentielle. Nous devons voter pour un candidat NONiste qui aura dans son programme la phrase : " Il faut sortir de l'Union Européenne. "2- Ensuite, en juin 2012, c'est l'élection législative. Nous devons voter pour un ( ou des ) candidat NONiste qui aura dans son programme la phrase : " Il faut sortir de l'Union Européenne. "3- Si ces deux élections sont gagnées, la France sort de l'Union Européenne et revient à sa monnaie, le franc.4- Enfin, dernière étape : l'Assemblée Nationale vote deux lois :- une loi re-nationalisant la Banque de France ;- une loi permettant à l'Etat de se financer auprès de la Banque de France grâce à des avances faites au Trésor Public, sans intérêt et sans échéance.Voici ce que nous devrions faire.
#627 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6283" \l "p6283" 26-01-2009 01:10:07
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=338" NingúnOtro
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Bien sur, Instit... le reste du monde attendra tranquillement en vous voyant faire, n'ayant rien à dire...... et vous terminerez par être complètement auto-suffisants dans votre toute-petite autarcie dont plus personne ne se souviendra.Je vous recommande de revisiter l'histoire de l'Albanie... et son présent, avant d'imposer ce choix à la France franchouillarde.
#628 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6284" \l "p6284" 26-01-2009 01:29:44
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
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NingúnOtro,Comment dit-on « nationaliste européen, fier de son petit continent » ? Europouillard ? INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET
#629 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6285" \l "p6285" 26-01-2009 01:49:42
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=338" NingúnOtro
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Étienne a écrit:
NingúnOtro,Comment dit-on « nationaliste européen, fier de son petit continent » ? Europouillard ? INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET
Je ne t'en veux pas, Étienne INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET , tu as oublié de faire le tour de mes commentaires chez Jean Quatremer avant d'écrire cela, j'en suis sur.
#630 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6290" \l "p6290" 26-01-2009 08:32:29
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Le problème avec les europouillards, c'est qu'ils ont TOUJOURS le même argument.Le problème avec les europouillards, c'est qu'ils répètent TOUS le même argument, ils disent : " Quoi ? Vous voulez sortir de l'Union Européenne ? Donc vous êtes pour l'autarcie. Donc vous voulez devenir l'Albanie au temps de Enver Hodja. "Le problème avec les europouillards, c'est qu'ils n'ont pas compris que l'on pouvait sortir de l'Union Européenne et continuer à communiquer, à échanger, à commercer, à être ouverts sur le monde.Le problème avec les europouillards, c'est qu'ils ramènent tout à l'Union Européenne. Pour eux, c'est l'Union Européenne ou le chaos.Comme si la France, l'Angleterre, l'Italie, etc. avaient attendu l'Union Européenne pour donner au monde des chefs d'oeuvre, des grands hommes, des grandes inventions, des grands poèmes, etc.Comme si, entre l'Union Européenne et l'Albanie d'Enver Hodja, il n'y avait rien.Comme si, entre l'Union Européenne et l'Albanie d'Enver Hodja, il n'y avait aucun autre choix.Comme si, entre l'Union Européenne et l'Albanie d'Enver Hodja, il n'y avait aucune autre alternative.
#631 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6295" \l "p6295" 26-01-2009 10:35:11
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=352" Zolko
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6295" \l "p6295" Message n°6295
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Etienne et Instit, vos messages ont confirmé mes pires craintes: vous n'avez pas de plan pour sortir de l'UE, et sortir de l'UE ne rendra pas la souveraineté monétaire au peuple français. Instit, au passage, je vous salue pour le mordant de votre humour. Je crains de devenir désagréable, alors je vais m'abstenir de répondre à tous les points ici.
Étienne a écrit:
Et ce qu'une simple loi a fait, une simple loi peut le défaire.
Et ce qu'un simple traité européen a fait, une constitution européenne défera aisément.
Le sabordage monétaire par une simple loi est facile à redresser.
Avec un Sénat français ancré solidement à droite ?
#632 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6297" \l "p6297" 26-01-2009 11:11:53
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=142" orbi
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6297" \l "p6297" Message n°6297
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Eh bien quelle évolution !!! quant au forum du plan C de démocratisation du "beau rêve européen", conçu après le débat européen de 2005, et quant aux échanges mutuels.J'avais cru comprendre "que les discussions ne concerneraient QUE LE PROCESSUS démocratique ET LES INSTITUTIONS, et pas le programme économique et social." C'était une gageure, sans doute trop difficile à tenir, ou bien je n'ai rien compris, ce qui est tout à fait envisageable.
#633 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6304" \l "p6304" 26-01-2009 14:42:05
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=276" Instit
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6304" \l "p6304" Message n°6304
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Mon plan pour sortir de l'Union Européenne et pour rendre la souveraineté monétaire au peuple français :1- D'abord, en mai 2012, c'est l'élection présidentielle. Nous devons voter pour un candidat NONiste qui aura dans son programme la phrase : " Il faut sortir de l'Union Européenne. "2- Ensuite, en juin 2012, c'est l'élection législative. Nous devons voter pour un ( ou des ) candidat NONiste qui aura dans son programme la phrase : " Il faut sortir de l'Union Européenne. "3- Si ces deux élections sont gagnées, la France sort de l'Union Européenne et revient à sa monnaie, le franc.4- Enfin, dernière étape : l'Assemblée Nationale vote deux lois :- une loi re-nationalisant la Banque de France ;- une loi permettant à l'Etat de se financer auprès de la Banque de France grâce à des avances faites au Trésor Public, sans intérêt et sans échéance.
#634 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6306" \l "p6306" 26-01-2009 14:55:19
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6306" \l "p6306" Message n°6306
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HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
@Institje pense qu'à l'heure actuelle il vaut mieux espérer que l'article 104 soit simplement abrogé et que la BCE puisse financer directement les Etats de la zone euro. Mon message 623 d'hier montre que certains pensent que c'est possible si ce n'est inéductable.Ce qui n'empêcherait pas, par exemple, de soutenir une proposition "française" telle que celle ci " HYPERLINK "http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=EMS" http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=EMS "PS: la banque de France EST nationalisée...
Dernière modification par AJH (26-01-2009 14:56:16)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#635 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6309" \l "p6309" 26-01-2009 17:46:26
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=8" Jacques Roman
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De simples lois ?Instit (et Étienne accessoirement).Je me permets de vous rappeler qu'en vertu de l'article 55 de notre constitution "les traités ou accords internationaux régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l'autre partie".Par conséquent, les mesures que vous proposez explicitement ou implicitement ne peuvent pas être prises par une "simple loi" : il faudrait d'abord soit renégocier les traités existants avec les autres États membres et obtenir leur consentement unanime, soit réviser l'article 55 de la Constitution en précisant les exceptions qu'on pourrait faire à cet article. Ces deux options me paraissent exclues.Il y aurait une troisième option : faire la révolution. JR
#636 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6311" \l "p6311" 26-01-2009 18:09:36
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=8" Jacques Roman
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"Europouillard", ou "eurochouillard" ?J'aime bien l'"europouillard" d'Étienne (6284), mais en continuant sur sa lancée il me semble qu' "eurochouillard" serait davantage en consonance avec "franchouillard" (le son "cheu" est important pour maintenir l'analogie phonique et sémantique).J'ai même une définition à proposer, inspirée par celle du Petit Larousse pour "franchouillard" :"eurochouillard, e adj, et n. Fam. péj. Qui présente les défauts parfois attribués, notamment par les franchouillards, au partisan moyen d'une union européenne institutionnalisée (amour immodéré des bureaucraties apatrides et mépris du peuple, en partic.)"Eurochouillard" sera très utile pour faire de la peine aux Ouistes inconditionnels et les mettre au pilori. Je compte l'employer dans les mois à venir. JRPS : J'ai regardé Google par acquit de conscience, et "eurochouillard" a déjà été proposé :Le plus grand Français? - Télé sur mobile - Cinéma et TV - Forums ... - [ Translate this page ]... n'a pas de frontière et je pense qu'il va falloir inventer un nouveau mot équivalent à 'franchouillard' pour l'Europe, pourquoi pas 'eurochouillard' ? ...mais pas "europouillard". JR
Dernière modification par Jacques Roman (26-01-2009 18:25:51)
#637 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6313" \l "p6313" 26-01-2009 18:47:42
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6313" \l "p6313" Message n°6313
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AJH écrit : " je pense qu'à l'heure actuelle il vaut mieux espérer que l'article 104 soit simplement abrogé et que la BCE puisse financer directement les Etats de la zone euro. "Pour y arriver, il faudra l'accord des 27 Etats membres, sans aucune exception. Problème : l'Allemagne n'arrête pas de répéter qu'elle est viscéralement contre un changement de mission de la BCE. L'Allemagne veut que la BCE ne s'occupe que de " LA STABILITE DES PRIX ", et uniquement de cela, pour des raisons historiques. D'autres pays sont contre aussi, mais je ne me rappelle plus lesquels. Conclusion : arrêtons de croire au père Noël, nous n'arriverons jamais à l'unanimité des 27 ( demain des 35 ! ) Etats membres sur ce point précis. Cassons-nous de ce Titanic d'Union Européenne : il vient de percuter l'iceberg. AJH écrit : " La Banque de France est nationalisée. " Je me suis mal exprimé. Je voulais dire : " Comme Charles de Gaulle l'avait fait le 2 décembre 1945, il faut nationaliser la Banque de France, c'est-à-dire placer la Banque de France sous les ordres exclusifs du gouvernement français. Le pouvoir bancaire, le pouvoir du crédit, le pouvoir monétaire doivent être placés sous les ordres exclusifs du pouvoir POLITIQUE. "Quant au pouvoir POLITIQUE (président de la République, gouvernement, Assemblée Nationale), il est légitime parce qu'il procède du suffrage universel direct. La seule légitimité POLITIQUE est (à mes yeux) le suffrage universel direct. Un pouvoir POLITIQUE qui ne procède pas du suffrage universel direct n'a à mes yeux aucune légitimité. Je préfère ne pas aborder le sujet du tirage au sort ...Jacques Roman nous parle du respect des traités internationaux. Jacques Roman écrit : " il faudrait d'abord soit renégocier les traités existants avec les autres États membres et obtenir leur consentement unanime, soit réviser l'article 55 de la Constitution en précisant les exceptions qu'on pourrait faire à cet article. "Jacques Roman, imaginons.Nous sommes en 2012. Un candidat à l'élection présidentielle fait campagne sur le thème : " Il faut sortir de l'Union Européenne. Il faut revenir au franc. " Résultat de l'élection présidentielle : il est élu. Quelques jours plus tard, une majorité de députés soutenant ce programme est élue à l'Assemblée Nationale.Conclusion : en 2012, ce nouveau pouvoir POLITIQUE appliquera le programme pour lequel il aura été élu par le peuple français. Les traités européens ne nous concerneront plus. Bien sûr, les juristes hurleront au scandale. Et alors ? Qu'est-ce qu'on en aura à foutre des hurlements des juristes ?
#638 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6325" \l "p6325" 27-01-2009 12:04:19
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=352" Zolko
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6325" \l "p6325" Message n°6325
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Instit a écrit:
imaginons.Nous sommes en 2012. Un candidat à l'élection présidentielle fait campagne sur le thème : " Il faut sortir de l'Union Européenne. Il faut revenir au franc. " Résultat de l'élection présidentielle : il est élu. Quelques jours plus tard, une majorité de députés soutenant ce programme est élue à l'Assemblée Nationale.
Malheureusement, le Sénat reste solidement ancré à droite, alors ce nouveau pouvoir "de gauche alternative" voit tous ses points du programme alternatifs bloqués. Le président décide de passer par référendum pour sortir de l'UE, mais la campagne habilement orchestrée par les médias européens privés faisant peur aux citoyens français échoue par 51% contre la sortie, et 49% pour.Résultat: en 2013, la France est toujours dans l'UE qui fonctionne depuis 2010 selon le traité de Lisbonne que les Irlandais ont fini par approuver au bout de la 3-ième tentative, l'Euro est toujours contrôlé par les marchés privés qui ont été refinancés après le débâcle de 2008 sur fond publics, la dette public qui en résulte dépasse les 120% du PIB avec des déficits courants à 8%. Les banquiers offrent alors une montre en diamants massifs au nouveau président pour le remercier de ne pas avoir participé à la campagne pour une constituante européenne tirée au sort que des anarcho-souverainistes avaient proposé aux élections européennes en 2009, et qui a échoué de justesse.
#639 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6326" \l "p6326" 27-01-2009 12:37:04
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6326" \l "p6326" Message n°6326
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Malheureusement, le Sénat reste solidement ancré à droite, alors ce nouveau pouvoir "de gauche alternative" voit tous ses points du programme alternatifs bloqués. Le président décide de passer par référendum pour sortir de l'UE
Il faudra au minimum qu'il s'appelle DE GAULLE, parce qu'il faudra brutaliser l'article 11 de la constitution pour que le Président puisse décider de son référendum. (il faut l'accord des deux chambres, et véto du sénat toujours possible)Et ça c'est pas gagné. Sauf peut être si le référendum par l'article 11 est une promesse de campagne dans le programme présidentiel du candidat qui va être élu. Ce qui lui conférera une légitimité pour le faire.
Dernière modification par orbi (27-01-2009 12:39:02)
#640 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6329" \l "p6329" 27-01-2009 15:05:00
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Qu'est-ce qu'on en a à f... du Sénat qui est à droite ?En 1981, les horribles socialo-communistes ( ! ) ont appliqué le programme pour lequel ils avaient été élus et le Sénat s'est écrasé.En 1988, pareil.En 1997, pareil.
#641 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6330" \l "p6330" 27-01-2009 15:35:03
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Ils ont fait des référendums ???
#642 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6333" \l "p6333" 27-01-2009 20:52:24
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De 1981 à 1995, François Mitterrand a consulté le peuple français deux fois :- 6 novembre 1988 Autodétermination de la Nouvelle-Calédonie : adoption. - 20 septembre 1992 Ratification du traité de Maastricht : adoption.
#643 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6335" \l "p6335" 27-01-2009 22:42:28
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oui, et donc il y a eu accord des deux chambres, sur l'organisation des deux référendums.pour le référendum éventuel sur la monnaie, il faudra gagner l'assemblée nationale ( ce que vous faites donc en 2012) , puis il faudra attendre aussi pour gagner le Sénat. C'est peut être pas pour tout de suite. Bon courage.!!
#644 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6340" \l "p6340" 28-01-2009 07:21:21
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Orbi écrit : " oui, et donc il y a eu accord des deux chambres, sur l'organisation des deux référendums. "Mais non ! L'accord des deux chambres n'est pas du tout obligatoire pour organiser un référendum !Ou avez-vous vu cela ?En réalité, le président de la République peut organiser un référendum EN SUIVANT DEUX PROCEDURES AU CHOIX :1- Première procédure : sur proposition conjointe des deux assemblées. En clair : l'Assemblée Nationale et le Sénat proposent au président de la République d'organiser un référendum. Selon l'article 11 de la Constitution française, le président de la République n'est pas du tout obligé d'accepter cette proposition de référendum : il peut refuser la proposition des deux chambres d'organiser un référendum.2- Seconde procédure : sur proposition du Gouvernement. En clair : imaginons 2012. Election présidentielle en mai 2012. Un nouveau président est élu sur ce programme : " Il faut sortir de l'Union Européenne. Il faut revenir à la monnaie de la France, le franc. " Election législative en juin 2012. Une nouvelle majorité est élue à l'Assemblée Nationale sur ce programme : " Il faut sortir de l'Union Européenne. Il faut revenir à la monnaie de la France, le franc. " Un nouveau gouvernement est formé. Le président de la République nomme le Premier Ministre et les autres membres du Gouvernement. Aussitôt, ce nouveau gouvernement applique son programme.Le Sénat est de droite. Et alors ? Qu'est-ce que ça peut f... ?1981-1986 : la gauche applique son programme de gauche (le Sénat de droite s'écrase). 1988-1993 : la gauche applique son programme de gauche (le Sénat de droite s'écrase).1997-2002 : la gauche applique son programme de gauche (le Sénat de droite s'écrase).Concernant le référendum :Article 11 :Le Président de la République, sur proposition du Gouvernement pendant ladurée des sessions ou sur proposition conjointe des deux assemblées, publiées auJournal officiel, peut soumettre au référendum tout projet de loi portant surlorganisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politiqueéconomique ou sociale de la Nation et aux services publics qui y concourent, outendant à autoriser la ratification dun traité qui, sans être contraire à laConstitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions.
#645 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6341" \l "p6341" 28-01-2009 11:28:02
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De fait, je suis d'accord.J'avais aussi suivi cette idée de l'article 11 pour proposer une révision de la constitution par "un président courageux". Voir mon article sur cette question référendaire du 5 juin 2006. HYPERLINK "http://changerlarepublique.over-blog.com/article-2921706.html" http://changerlarepublique.over-blog.co
21706.htmlDonc allez y !! Il vous reste à trouver ce Président de la République pour sortir de l'Union Européenne.
#646 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6344" \l "p6344" 28-01-2009 12:39:30
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Instit a écrit:
En 1981, les horribles socialo-communistes ( ! ) ont appliqué le programme pour lequel ils avaient été élus et le Sénat s'est écrasé.
Pendant 2 ans: ils ont rongé leur frein, ont saboté en douce toutes les décisions, et 2 ans après, tout est redevenu comme avant. Quant-au gouvernement Jospin de 1997, c'est celui qui a le plus privatisé de tous les temps: c'est certain que le Sénat (de droite) n'allait pas s'y opposer. C'est ça que vous recherchez ?
AJH a écrit:
je pense qu'à l'heure actuelle il vaut mieux espérer que l'article 104 soit simplement abrogé et que la BCE puisse financer directement les Etats de la zone euro.
Soyons clairs: si l'objectif est réellement de "Reprendre le pouvoir sur notre monnaie", la BCE qui prête aux États nationaux est la solution la plus simple et la plus rapide. Il faut "juste" trouver le mécanisme qui évite que les pays sobres payent pour les pays dépensiers. Sinon, effectivement, l'Allemagne n'acceptera jamais ce financement... et je la comprends. Moi-même, je n'ai AUCUNE envie de financer la dette que les gouvernement français successifs ont empilés depuis 20 ans pour acheter les voix des citoyens ayant le pouvoir de nuisance le plus grand (routiers, banquiers, pêcheurs...). Et ceci serait autant vrai avec une monnaie franco-française.
#647 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6346" \l "p6346" 28-01-2009 14:11:38
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Mais où avez-vous vu que Mitterrand et ses gouvernements de gauche n'avaient pas pu appliquer leur programme ?Mais où avez-vous vu que Mitterrand avait été empêché de faire quoi que ce soit par le Sénat ?Où ?
#648 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6347" \l "p6347" 28-01-2009 14:34:20
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Pour moi le sénat ne sert à rien, sauf qu'il a un pouvoir c'est de bloquer les revisions instituionnelles, si elles ne lui plaisent pas . Le Sénat a un droit de veto sur les revisions constitutionnelles. Mais il reste la possibilité de l'Article 11 pour un président qui estimerait qu'il n'a pas à saisir le parlement d'un projet de référendum.
#649 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6349" \l "p6349" 28-01-2009 15:51:03
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Jacques Roman a écrit:
De simples lois ?Instit (et Étienne accessoirement).Je me permets de vous rappeler qu'en vertu de l'article 55 de notre constitution "les traités ou accords internationaux régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l'autre partie".Par conséquent, les mesures que vous proposez explicitement ou implicitement ne peuvent pas être prises par une "simple loi" : il faudrait d'abord soit renégocier les traités existants avec les autres États membres et obtenir leur consentement unanime, soit réviser l'article 55 de la Constitution en précisant les exceptions qu'on pourrait faire à cet article. Ces deux options me paraissent exclues.Il y aurait une troisième option : faire la révolution. JR
Cher Jacques : Les traités sont dénoncés depuis la nuit des temps sans le moindre problème, dès que la volonté politique (et les intérêts des privilégiés, le plus souvent) l'imposent. Dès que nous seront sortis de l'UE, il faudra évidemment dénoncer aussitôt tous ces traités, qui sont autant de trahisons du peuple. Tous les abandons de souveraineté sans Assemblée constituante et sans Référendum sont de honteux abus de pouvoir : la souveraineté n'appartient pas aux élus, qui n'en sont que les dépositaires temporaires et qui ne peuvent en déposséder le peuple pendant le temps de leur mandat sans le trahir gravement. Étienne (26/1 - 23h15)]
#650 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6376" \l "p6376" 29-01-2009 23:33:34
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Banquiers complices de la maffia partout dans le monde...Bonjour à tous. HYPERLINK "http://www.unodc.org/unodc/en/costas-corner/bashing-the-bankers.html" Sur son blog, le directeur général du Bureau des Nations unies sur les drogues et la criminalité (UNODC), litalien Antonio Mario Costa dénonce carrément la complicité entre le crime organisé et le système financier :
Bashing the BankersPosted : 19 November 2008 Bankers are getting a run for their money these days. Their greed, arrogance and deception have shaken people's confidence in their profession and the trust of the institutions that conspired with them to cause the crisis -- hedge and investment funds, insurance companies, rating and audit agencies. During September and October, within about 60 days, the world's financial architecture as constructed in the past 60 years, collapsed. And we are just at the beginning of the drama, as jobs, markets, revenues and production are also being destroyed by the crisis.Complicity with evil?Not only have bankers created monstrous financial instruments whose size, complexity and ownership nobody could understand or master. So many of them have engaged in something both stupid and diabolic. They have allowed the world's criminal economy to become part of the global economy. Investment bankers, fund managers, commodity traders and realtors - together with auditors, accountants and lawyers - have assisted syndicates to launder the proceeds from crime and become legitimate partners to business. In most cases the predicated crime was mafia-type: namely, violence against individuals, business and property. In other cases the predicated crime was corruption: namely, a silent yet pernicious violence against national treasuries and against public services that remain unfunded. Greedy banks have taken in and hidden this blood money. Complex financial instruments have made financial markets deliberately less transparent and more accessible to wrong-doing. Thanks to bankers, accountants and lawyers, criminal groups have become multinational corporations: a sort of mafia borghese, or white collar syndicate. Today, the financial crisis is providing an extraordinary opportunity for even greater mafia penetration of cash-strapped financial houses: with the banking crisis choking lending, these cash-rich criminal groups have emerged as the only sources of credit. Nobody seems to have challenged Roberto Saviano's assertion, made in the book and film Gomorra, that "it is not the Camorra that chooses finance, it is finance that chooses the Camorra".In other words, the world today is facing more than one type of economic crime, the result of more than one compromise between bankers and their conscience. How can we help? HYPERLINK "http://www.unodc.org/unodc/en/costas-corner/bashing-the-bankers.html" (Lire la suite sur le site du Bureau des Nations unies sur les drogues et la criminalité, UNODC
)
En français, sauf erreur :
« Les banquiers ont non seulement créé des instruments financiers monstrueux dont la taille, la complexité et la propriété restent incompréhensibles, mais nombre dentre eux se sont lancés dans quelque chose de stupide et de diabolique : ils ont permis à léconomie criminelle dintégrer léconomie mondiale. Les banques daffaires, les gestionnaires de fond et les opérateurs, associés aux auditeurs, aux comptables et aux avocats, ont aidé les mafias à blanchir les revenus du crime et à devenir des partenaires daffaires réglos. La plupart du temps, ces crimes sont de type mafieux, violentant des individus, des sociétés ou des propriétés. Dans dautres cas, il sagit de corruption : une violence silencieuse et pernicieuse contre les fonds gouvernementaux et les services publics qui restent sous-financés.Les banques avides ont pris et dissimulé cet argent entaché de sang. Les instruments financiers complexes ont délibérément rendu les marchés financiers moins transparents et plus accessibles aux malversations. Grâce aux banquiers, aux comptables et aux avocats, les groupes criminels sont devenus des sociétés multinationales : une sorte de mafia bourgeoise, de syndicat du crime en col blanc. Aujourdhui, la crise financière est loccasion extraordinaire dune plus grande pénétration par la mafia des établissements financiers qui se retrouvent à court de cash : avec la crise bancaire qui a étouffé le crédit, ces groupes criminels, fortement pourvus en cash, sont devenus la seule source de crédit. Personne ne semble avoir contesté les affirmations de Roberto Saviano dans son livre et son film Gomorra, affirmant que ce nest pas la Camorra qui va à la finance, mais la finance qui vient la Camorra ».
__________________Pour ma part, je proteste évidemment que des milliers de milliards soient prêtés ou donnés par nos prétendus « représentants » aux banquiers (blanchisseurs) alors quau contraire, les mêmes prétendus « représentants » refusent toute aide significative aux simples humains. Et quand les chiens de garde du système répliquent, indignés : « Mais, espèce dirresponsable que vous êtes, il fallait bien sauver les économies des pauvres gens !!! » (Ah ! les philanthropes
), je réponds quon aurait dû effectivement sauver les banques, mais sans oublier de jeter les banquiers (et leurs complices) en prison, après avoir confisqué tous leurs biens mal acquis, ce qui naurait nullement compromis le sauvetage en question, au contraire.Mais nos représentants ont oublié ce détail.Le scandale du siècle, plus que la faillite du système de croissance à crédit que nous ont imposé les médias vendus aux privilégiés, cest limpunité des plus grands voleurs, limpunité des personnes physiques.Cette escroquerie financière rejoint lescroquerie électorale qui permet aux plus riches dacheter nos élus (via le financement des campagnes électorales et lappropriation des médias faiseurs dopinion).________________Une voie inexplorée :Il me semble avoir repéré que notre impuissance politique est écrite quelque part.Elle est comme programmée.Ça se passe au plus haut niveau du droit, à un endroit dont, bizarrement, tout le monde se désintéresse totalement. Cest « trop compliqué », dit-on.Notre impuissance politique à tous est programmée dans la Constitution (la française et leuropéenne, cest tout comme).Relisez-la et, au-delà des bonnes intentions (sans force contraignante !) affichées en introduction, cherchez un seul vrai moyen juridique pour les citoyens de résister à un abus de pouvoir politique ou économique.Il ny en a pas.Mais.QUI donc a ÉCRIT cette constitution ?!Posez-vous la question.Vous avez lexplication.Et la solution.Ce nest pas aux hommes au pouvoir décrire les règles du pouvoir.Ne laissez pas les hommes des partis simposer dans le processus constituant.En effet, même sincèrement dévoués au bien public (ça existe encore), en cette occurrence précise, au moment décrire les limites de leur propre pouvoir (et de celui de leurs amis), ces personnes-là ont un intérêt personnel contraire à lintérêt général.Imposez la stricte séparation du pouvoir constituant et des pouvoirs constitués.Et résistez à la haine que cette position déclenchera immanquablement (et logiquement) chez les voleurs de pouvoir, ceux qui nous tiennent si soigneusement à lécart des décisions politiques.Amitiés.Étienne.
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6395" \l "p6395" 01-02-2009 08:38:38
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Hier avait lieu le 2ème jour du congrès fondateur du PG créé par Jean Luc Mélenchon et Marc Dolez, des dissidents du parti socialiste.Ils devaient aborder les textes d'orientation politique et discuter notamment un amendement sur la restitution du pouvoir de création monétaire aux citoyens.Cet amendement a été rejeté. Je n'ai malheureusement pas plus de détails que cela INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/sad.png" \* MERGEFORMATINET
#652 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6396" \l "p6396" 01-02-2009 10:02:58
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Sandy,Jacques Généreux un homme attachant dont j'apprécie la compétence économique, les vertus pédagogiques, l'esprit subtil et enjoué, la profondeur philosophique, la modestie, et surtout un humanisme jamais pris en défaut a quitté le PS pour entrer au Parti de Gauche.On pourrait peut-être lui poser la question HYPERLINK "http://jacquesgenereux.fr/" sur son blog. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/neutral.png" \* MERGEFORMATINET
#653 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6397" \l "p6397" 01-02-2009 13:24:55
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Bonne idée.Je vous invite fortement si vous avez le temps.Au moins il sera familier avec la question vu qu'elle a été abordée et qu'il s'est déjà exprimé dessus.Et puis vous saurez peut être être plus convaincant.
#654 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6424" \l "p6424" 06-02-2009 10:26:46
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Sarko : «Les prêts aux banques rapportent 1,4 milliard.» Faux ! Mise au point par Philippe Cohen, dans Marianne : HYPERLINK "http://www.marianne2.fr/Sarko-Les-prets-aux-banques-rapportent-1,4-milliard-Faux-!_a174745.html" http://www.marianne2.fr/Sarko-Les-prets
74745.htmlEn déclarant que les prêts consentis par l'Etat aux banques rapporteront 1,4 milliards, le Président de la République a commencé par émettre une contre-vérité évidente [un mensonge de plus, oui ; il faut appeler les choses par leur nom. ÉC] pour les connaisseurs. Explication. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/RapprochementDesPrimesDeRisque_BNP_EtatFrancais.jpg" \* MERGEFORMATINET « La crise est suffisamment dure pour quon ne mente pas aux Français», a dit dentrée de jeu le Chef détat. Moyennant quoi il a immédiatement enchainé par une contre-vérité : «les prêts aux banques ne vous a pas coûté un centime deuro : les 25 milliards deuros prêtés aux banques rapporteront à la France 1,4 milliards deuros à la fin 2009.»Eh bien, cette assertion est fausse, pour deux raisons :1°) Largent que létat prête aux banques nexiste pas dans ses caisses. La France est donc obligée de lemprunter sur les marchés. Les experts considèrent que le taux auquel la France emprunte représente à peu près la moitié de celui auquel elle prête aux banques. Le prêt ne rapporte donc pas 1,5 milliards mais la moitié, 700 milions.2°) Au-delà de ce calcul comptable, on pourrait montrer que les prêts consentis par lEtat aux banques affaiblissent considérablement la crédibilité du pays. Autrement dit, en prêtant aux banques, létat transfère le risque, ce que les marché sanctionnent immédiatement en augmentant le taux auquel la France peut emprunter, comme on peut le constater sur le schéma qui ouvre cet article.Au total, la décision de prêter aux banques ne rapporte en réalité pas grand chose au pays, ce qui ne veut pas dire quil ne fallait pas le faire, pour, comme la dit le Président, sauver lépargne des Français ou permettre aux banques de continuer à exercer leur métier. Jeudi 05 Février 2009 - 20:39Philippe Cohen et Emmanuel Lévy
#655 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6425" \l "p6425" 06-02-2009 10:51:48
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
Banquiers voleurs, récidivistes et impunis, dénoncés par le Financial TimesPaul Jorion vient de signaler un article intéressant : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1824" http://www.pauljorion.com/blog/?p=1824
Un HYPERLINK "http://www.ft.com/cms/s/0/e4a8870a-f2dc-11dd-abe6-0000779fd2ac.html" excellent article de mon amie Janet Tavakoli (jai déjà eu loccasion de la citer ici et dans mes livres) dans le Financial Times daujourdhui. Quelques morceaux choisis :
Les banques daffaires et les hedge funds transformèrent le risque financier en crack financier grâce à leffet de levier.Les huiles qui enflaient les bulles de crédit auto-attribué mirent en accusation les faiblesses des modèles. Mais linterprétation fautive du hasard est une diversion par rapport à ce qui constituait le véritable problème : lintention de nuire.Les financiers ainsi que les professionnels de la finance structurée nignoraient pas le danger qui se cachait dans les prêts à risque. Et pourtant ils allèrent encore plus loin. Les tranches risquées - celles dont les professionnels savaient quelles finiraient aux profits et pertes - furent utilisées dans dautres produits consolidés que leurs copains géraient dun côté dans un fond ouvert au public et de lautre vendaient à découvert dans leurs propres hedge funds. Le problème ne résidait pas dans les queues des distributions statistiques (outliars) mais dans la capacité de lindustrie financière à tenir en respect la foule de ses menteurs (liars).Il nexiste pas dexplication innocente de la plupart des titres créés et vendus par les banques daffaires. Ils furent conçus comme des conduits pour canaliser les pertes.Aucun cygne, de quelque couleur que ce soit ne fut impliqué.Pendant ce temps-là, le fait quen réalité aucun financier ne se retrouve devant les tribunaux na pas échappé à tout le monde. Serait-il possible que les banques chinoises se montrent moins coopératives visàvis des ÉtatsUnis parce que Wall Street les a roulées dans la farine ?
Vos commentaires : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1824" http://www.pauljorion.com/blog/?p=1824Étienne.
#656 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6426" \l "p6426" 06-02-2009 12:12:55
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
Le B-A-BA de la crise des subprimes HYPERLINK "http://www.rue89.com/files/subprimesRue89.pdf" http://www.rue89.com/files/subprimesRue89.pdfUne bande dessinée très claire (et parfois très drôle).C'est un peu ancien, mais c'est bon. Un utile rappel. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET Étienne. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Cestunebanquequilefera.jpg" \* MERGEFORMATINET
(...) INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/TaMere.jpg" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET
#657 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6427" \l "p6427" 06-02-2009 13:06:04
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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Bonjour Sarkozy dit que cela ne coûte rien aux français mais comment est-ce possible ?En combien de temps les banques vont-elles rembourser ?Cet argent va bien augmenter les déficits de l'état non ?
#658 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6456" \l "p6456" 11-02-2009 17:05:21
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=338" NingúnOtro
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6456" \l "p6456" Message n°6456
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HYPERLINK "mailto:ningunotro@hotmail.com" e-mail HYPERLINK "http://ningunotro.blogsome.com" Site web
HYPERLINK "http://www.relfe.com/plus_5_french.html" http://www.relfe.com/plus_5_french.htmlJuste pour raffraichir la mémoire...
#659 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6525" \l "p6525" 23-02-2009 22:13:17
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6525" \l "p6525" Message n°6525
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#660 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6587" \l "p6587" 12-03-2009 17:13:28
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Je suis un peu hors sujet en signalant ici cette "cyber@ction"Cyber @ction 306: Pour Inscrire la refondation du système monétaire international à l'ordre du jour du prochain G20Pour participer 1 simple CLIC ICI suffit HYPERLINK "http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre.php?id=382" http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre.php?id=382Dans le prolongement de la cyber @ction 281 : Pour que l'argent nous serve au lieu de nous asservir ! Nos partenaires nous proposent une nouvelle interpellation du Président de la RépubliqueMonsieur le Président La refondation du système monétaire international doit être incluse à l'ordre du jour de la réunion du G20 à Londres en avril prochain. Nous espérons que vous avez connaissance des propositions comme celles de Hazel Henderson (USA), James Robertson (UK) ou Maurice Allais (FR).Lorigine même de la monnaie est à la base de toute architecture financière. A ce jour c'est la sphère privée qui détient le pouvoir de création monétaire, et cette création de monnaie temporaire est porteuse d'intérêts qui appauvrissent la société ; les États ou collectivités publiques eux-mêmes nont plus la possibilité de se financer directement auprès de leur Banque Centrale (art. 104 du Traité de Maastricht ou 123 du Traité de Lisbonne). Ces intérêts considérables que le système actuel de création monétaire impose de payer aux détenteurs de la dette, nécessite de transférer chaque jour, rien quen France, plus de 120 millions deuros du public aux détenteurs privés des titres de dette, pour les seuls intérêts.Les crises financière et écologique actuelles ne sont pas de simples « incidents de parcours conjoncturels » dont on sortira en utilisant les « recettes classiques », elles sont systémiques, et la conséquence directe de la pensée qui sous-tend nos modes de production, de consommation, de répartition de la richesse et particulièrement de la création monnaie.L'humanité est entrée dans une ère nouvelle dont il convient d'écrire officiellement les premières lignes. Le prochain G20 offre cette opportunité. Au nom du peuple que vous représentez, exigez que cette question soit au centre des réflexions, à la lumière des propositions qui existent déjà, telles que :- celle qui consiste à nationaliser (ou plutôt « européaniser » puisque cest leuro qui nous importe), la création de monnaie elle-même, en interdisant aux établissements privés de procéder à cette création payante.- celle qui consiste en la création d'une unité de compte internationale émise par une nouvelle autorité monétaire internationale et co-existante avec les monnaies nationales. Elle servirait de devise unique pour les échanges internationaux et serait source de financement gratuite pour les programmes d'utilité sociétaleVeuillez croire, Monsieur le Président, à lexpression de notre haute considérationAidez-nous dans notre action en participant à cette cyber @ctionMerci aussi de diffuser largement cet appel.L'équipe "public-debt.org »Alain Uguen Association Cyber @cteurs COMMENT AGIR ?Sur le siteCette cyber @ction est signable en lignePar courrier électroniqueC'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville4- Rajouter l'objet de votre choix : Inscrire la refondation du système monétaire international à l'ordre du jour du prochain G205- Adressez votre message aux adresses suivantes :petitions1@www.elysee.frcyberacteurs@wanadoo.frCliquer ici :Vérifiez que les 2 adresses apparaissent bienrajoutez l'adresse de votre député que vous trouverez ici HYPERLINK "http://www.cyberacteurs.org/actions/institutions.php" http://www.cyberacteurs.org/actions/institutions.php6- Envoyez le messageCette cyber @ction est aussi signable en ligne HYPERLINK "http://www.cyberacteurs.org" http://www.cyberacteurs.orgPar cette action, vous ferez connaître votre opinion au Président de la République et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.====================Prénom NOMprofession adressecode postal villeMonsieur le Président de la République,La refondation du système monétaire international doit être incluse à l'ordre du jour de la réunion du G20 à Londres en avril prochain à la lumière des propositions qui existent déjà, telles que :- celle qui consiste à nationaliser (ou plutôt « européaniser » puisque cest leuro qui nous importe), la création de monnaie elle-même, en interdisant aux établissements privés de procéder à cette création payante.- celle qui consiste en la création d'une unité de compte internationale émise par une nouvelle autorité monétaire internationale et co-existante avec les monnaies nationales. Elle servirait de devise unique pour les échanges internationaux et serait source de financement gratuite pour les programmes d'utilité sociétaleVeuillez croire, Monsieur le Président, à lexpression de notre haute considération====================Donner à Cyber @cteurs, cest donner du pouvoir à votre souris D'avance, MERCI ! Faire un don en ligne* * * * * * * * * * Association Cyber @cteurs C/O Alain Uguen 152 rue F.Pelloutier 29000 Quimper Tél : 02 98 90 05 94
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#661 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6588" \l "p6588" 12-03-2009 17:30:37
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AJH a écrit:
Pour Inscrire la refondation du système monétaire international à l'ordre du jour du prochain G20
Il me semble que c'est déjà le cas, et c'est bien ce qui m'inquiète: qui pense réellement que la bande de voleurs qui a profité du système qui s'effondre vont tout d'un coup organiser un nouveau système juste et équitable ?
#662 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6589" \l "p6589" 12-03-2009 17:36:00
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@ZolkoOui, alors, on fait quoi?
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#663 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6591" \l "p6591" 12-03-2009 18:11:14
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AJH a écrit:
Oui, alors, on fait quoi?
Plan C !!! Une fois que des citoyens "normaux" ont un accès aux organes du pouvoir européen (l'¬ uro est européen) on fait un appel pour que les gens se ruent sur leurs banques, qui font faillite en cascade, et HOP ! on les nationalise. (si des gros groupes industriels se retrouvent en faillite aussi, on les nationalise aussi. Pas de quartiers).Ensuite, on édicte les règles de création monétaire en Europe, les autres, ils font ce qu'ils veulent. De toutes façons, la monnaie est un problème double: légal (pour payer les impôts) et commercial (avec des acteurs qui utilisent éventuellement aussi d'autres monnaies). Il n'y a donc pas une bonne solution unique, ce qu'il faut c'est un écosystème, une diversité de monnaies qui fluctuent, et y compris qui de créent et/ou qui s'effondrent.Ensuite, on revend certaines entreprises nationalisées et l'état gagne de l'argent. Seuls les actionnaires actuels seront lésés, mais des millions seront gagnants (on parle démocratie ou non ?)
#664 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6592" \l "p6592" 12-03-2009 18:29:55
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ZolkoJ'ai l'impression que tu zappes un peu les conséquences de faillites bancaires et industrielles sur la population. Pour ma part, je ne suis pas partant pour nationaliser les banques, mais je pense qu'il faudrait nationaliser la monnaie.Second point: le but d'un Etat n'est pas de gagner de l'argent mais de répartir: il peut très bien le faire en augmentant simplement les impôts.
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#665 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6603" \l "p6603" 15-03-2009 00:35:01
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AJH a écrit:
J'ai l'impression que tu zappes un peu les conséquences de faillites bancaires et industrielles sur la population.
Pas du tout, j'estime simplement que les alternatives sont bien pires: guerre mondiale ou hyperinflation.Selon ce que j'ai compris, le système financier "occidental" est un gigantesque système pyramidal (Ponzi scheme) où les apports - réels - des nouveau entrants servent à payer les intérêts de ceux qui sont déjà là (à travers la création monétaire grâce à la réserve fractionnaire et aux intérêts perçus dessus: seulement le principal est créé, pas les intérêts dessus, donc l'argent de l'intérêt doit être emprunté aussi, qui devient le principal de l'emprunt suivant qu'il faut rembourser avec intérêts aussi, ...: c'est un système pyramidal exemplaire, les historiens le citeront pendant longtemps). D'après ce que j'ai lu, il y a environ 50 trillions d'argent en spéculation (les CDS et CDO ?) ce qui représente 3 fois la production mondiale, ou 10 fois la production occidentale. Les Chinois viennent de le comprendre, et le BRIC (Brésil-Russie-Inde-Chine) a déjà dit qu'ils ne se satisferont pas de sparadrap et de strapontins au G20: la fête est finie, le prochain domino à tomber est le Royaume-Uni, en été 2009. La seule chose qui nous sépare désormais du chaos sont les élections européennes de juin 2009. Vous ne pourrez pas dire que vous n'avez pas été prévenu. Réfléchissez à ce que vous direz à vos enfants quand ils vous demanderont: "Mais Papa, tu faisais quoi pendant que le système s'effondrait ?"Il y a 10 fois trop de dollars en circulation. Il y a 3 solutions pour cela:- guerre mondiale- hyperinflation- ruine totale et nationalisation du système bancaireMalheureusement, beaucoup de gouvernements semblent se diriger vers l'hyperinflation pour résoudre la problème, et historiquement la guerre a été la solution favorite. AJH, j'ai l'impression que tu zappes un peu vite les conséquences de l'hyperinflation sur la population. Pour les ultra-riches, passer de 10 millions de revenu à 1 million (réel) est certes douloureux, mais passer de 2000 euros à 200 euros est catastrophique. La seule alternative est de ruiner les banques pour les nationaliser (perte sèche pour les actionnaires), effacer les ardoises des Etats qui coopèrent (jeu à somme nulle), effacer des comptes les "produits" financiers exotiques (perte sèche pour les clients fortunés et idiots qui y ont investi) et on devrait alors se retrouver avec des banques ayant des comptes équilibrés et 80% de la population qui n'en serait pas affectée, 15% qui auront perdu un peu, et les 5% les plus riches qui seront ruinés et se retrouveront avec à peine plus que les autres. Pendant la période incertaine, la banque postale et la Banque de France assureront l'intérim.C'est quoi qui vous embête dans ce scénario ? Vous pensez que je suis trop apocalyptique ? Relisez l'histoire.Je viens de lire HYPERLINK "http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=12517" un article tout aussi catastrophiste que moi:"There are no solutions under the prevailing global financial architecture. Meaningful policies cannot be achieved without radically reforming the workings of the international banking system. "
Pour ma part, je ne suis pas partant pour nationaliser les banques, mais je pense qu'il faudrait nationaliser la monnaie. Second point: le but d'un Etat n'est pas de gagner de l'argent mais de répartir: il peut très bien le faire en augmentant simplement les impôts.
Le rôle de l'Etat est aussi de punir les voleurs et les tricheurs, et d'assurer la pérennité de la société. Et la nationalisation (temporaire ?) des banques est parfait pour cela.
Dernière modification par Zolko (15-03-2009 01:34:39)
#666 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6605" \l "p6605" 15-03-2009 15:35:56
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AJH a écrit:
ZolkoJ'ai l'impression que tu zappes un peu les conséquences de faillites bancaires et industrielles sur la population. Pour ma part, je ne suis pas partant pour nationaliser les banques, mais je pense qu'il faudrait nationaliser la monnaie.Second point: le but d'un Etat n'est pas de gagner de l'argent mais de répartir: il peut très bien le faire en augmentant simplement les impôts.
Pourquoi es-tu contre nationaliser les banques ? Le crédit et l'épargne ne devraient-ils pas être des services publics ?
#667 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6654" \l "p6654" 24-03-2009 11:51:09
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J'ai fait une contribution sur l'autre forum qui pourrait intéresser ce sujet: HYPERLINK "http://www.front-plan-c.eu/Forum/viewtopic.php?f=17&p=351&sid=b103af2ba1c5487de7cc96e5d629180b" \l "p351" La guerre des monnaies a commencé
#668 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6659" \l "p6659" 24-03-2009 13:10:43
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Sandy a écrit:
Pourquoi es-tu contre nationaliser les banques ? Le crédit et l'épargne ne devraient-ils pas être des services publics ?
Probablement parce-que nationaliser les banques MAINTENANT ne servirait qu'a socialiser les pertes des banques privées, en plus en transférant la bulle d'argent qu'ils ont crée ex-nihilo par le mécanisme de la réserve fractionnaire dans les dettes des états, sur notre dos donc. Ceci nuirait considérablement la manuvrabilité financière des états pour réagir après comme réponse à la crise de l'économie réelle.Il faut aussi se rendre compte du fait que les banques privées d'aujourd'hui ne sont pas des entreprises isolées... ils sont propriété de leurs actionnaires, à leur tour propriétaires de grands conglomérats multinationaux... qui rachètent les banques en faillite avec des actifs juteux, mais par contre vident de quelconque actif avec valeur et bourrent d'actifs toxiques celles qu'ils vont laisser nationaliser par la puissance publique.C'est à dire... tout à l'air d'une manuvre pour affaiblir les états en alourdissant leurs dettes, tandis qu'en même temps ils assainissent les comptes des grandes multinationales.Est-ce qu'on nous prépare le futur des mega-corporations en achevant les états?Depuis le temps que les banques pompent les richesses de tout le monde... la seule solution réparatrice véritable serait de laisser faire directement faillite tout le système existant et exproprier tout les actifs matériels qu'ils ont accumulés par l'exploitation du mécanisme de la réserve fractionnaire. Le mécanisme de la réserve fractionnaire EST un énorme schème de Ponzi ou on ne rémunère pas le capital par les entrées de nouveau capital investit, mais par la création ex-nihilo de celui-ci. C'est à dire... c'est un système clos pour initiées qui fonctionne comme une deus ex machina. Sauf que quelques-uns ont eu besoin d'un avantage comparatif même à l'intérieur de cette machine, et ils ont inventé les subprimes pour dépasser les limites de sécurité du système. Maintenant que la machine surchauffe, c'est un sauve-qui-peut avant que celle-ci n'explose, en essayant de ne pas devoir à avouer le crime et prendre la punition.Comme tous les grands banquiers ont été avides de toucher les bénéfices du système au point d'acheter tous les politiciens dont ils ont eu besoin (c'est pas l'argent qui manquait)... encore aujourd'hui personne ne s'occupe vraiment des intérêts des citoyens... on en est toujours au stade de limiter dans la mesure du possible les dégâts pour les initiées.Ils essaieront de se mettre d'accord pour "sauver" "le système", en essayant de ne pas sacrifier trop le "performance". Il parait que les pays de tradition anglo-saxonne ont moins de scrupules que d'autres... d'où les désaccords sur la solution encore existants entre les deux rives de l'atlantique...Pour ceux qui ont une petite idée de ce qui ce passe... le cirque est grandiose! Dommage qu'il faille hypothéquer le futur pour s'acheter une place à la tribune.Je croi que je vous ai déjà recommandé de lire "Emphyrio" de Jack Vance... oui, de la science fiction, ou de l'anticipation comme on dit en France.
#669 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6684" \l "p6684" 29-03-2009 11:38:06
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Le libéral Institut Montaigne pique une crise daltermondialismeLe think tank français propose une régulation accrue des activités spéculatives.Un article intéressant de Nicolas CORI, de Libération : HYPERLINK "http://www.liberation.fr/economie/0101558601-le-liberal-institut-montaigne-pique-une-crise-d-altermondialisme" http://www.liberation.fr/economie/01015
ondialisme
Dans lestablishment financier, la crise provoque deux types dattitudes. Il y a dun côté ceux qui, tel Daniel Bouton, le président de la Société générale, continuent à vouloir sen mettre plein les poches en pensant que leffondrement des marchés nest quun épiphénomène et quensuite, tout repartira comme avant. Et de lautre, ceux qui pensent que pour sauver le capitalisme, il faudra remettre à plat un système profondément déstabilisateur. Claude Bébéar, le fondateur dAxa, est de ceux-là. Et, à vrai dire, on nattendait pas sur ce terrain celui qui a été le parrain du capitalisme français et qui a fait fortune grâce aux stock-options et aux OPA agressives. A sa retraite, en 2000, Bébéar avait créé lInstitut Montaigne, un think tank ultralibéral financé par le gratin du capitalisme français. Et voila quà lapproche du G20, cet institut publie des recommandations au gouvernement que ne renierait pas un militant dAttac.Maux. Dans une note intitulée «Reconstruire la finance pour relancer léconomie», lInstitut Montaigne place sa réflexion sous le haut patronage de Joseph Stiglitz, Paul Krugman et Maurice Allais, des économistes pas vraiment de droite, et plaide pour une réglementation accrue du système financier. Plusieurs maux sont pointés du doigt : les paradis fiscaux, le court-termisme des opérateurs, le manque de transparence des produits financiers et le manque de contrôle des agences de notation.Et linstitut nhésite pas à proposer des solutions provocatrices. Comme la «nationalisation de pans entiers de lindustrie financière mondiale», coordonnée entre Etats, tant «le niveau de pertes» du secteur «est abyssal». Lidée fait hurler les banquiers qui, depuis des mois, déploient un lobbying denfer, en France ou aux Etats-Unis, pour ne pas passer sous la coupe des Etats.Mais Montaigne ne sarrête pas là. Il demande un nouveau Glass-Steagall Act, du nom de la loi américaine qui, dans les années 30, avait séparé les activités de banque de détail et de banque dinvestissement. Et surtout, il demande que les activités spéculatives des banques soient taxées à 80 %, dans la mesure où elles sont «devenues dangereuses pour nos économies et nos sociétés». À lintérieur de cette liste infamante seraient placés les produits dérivés, la titrisation, le financement des hedge funds
Taxe. Plus innovant encore, lidée de créer une sorte de taxe Tobin sur les produits financiers les plus spéculatifs. «Cette contribution Montaigne, dun montant de 1 %, aurait dabord pour objectif de stabiliser le marché des produits dérivés de crédits», indique lInstitut. Elle passerait par linstauration dune Bourse, ce qui rendrait transparentes les transactions sur ces produits échangés de gré à gré. Et largent récolté, évalué à 300 milliards de dollars (225 milliards deuros), pourrait servir à financer laction du FMI. Notamment à destination des pays émergents. Conclusion du think tank : «Lensemble des marchés mondiaux de dérivés pourraient contribuer à lintérêt général et non plus seulement à lintérêt de quelques grappes de traders sans supervision rigoureuse.» Ces derniers jours, ces propositions ont été présentées au gouvernement et aux professions financières, lors de rencontres informelles. Le ministère des Finances a plutôt apprécié. Certains, comme les banquiers daffaires ou les patrons de banque universelle, ont été horrifiés par ce quils ont entendu. Un bon signe ?
#670 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6685" \l "p6685" 29-03-2009 15:01:29
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Ce n'est toujours que des enchères... offrir en sacrifice le moins possible qui résulte acceptable... pour sauver le reste des acquis d'une longue période d'exploitation du système spoliateur qui démarra avec la création de la FED américaine et l'institutionnalisation de la pompe à ressources d'autrui qu'est la création de l'argent par le mécanisme de la réserve fractionnaire.Ils ne pensent renoncer à la réserve fractionnaire, moins encore à nous rendre ce qu'ils ont accaparé en l'usant librement pendant si longtemps.S'ils n'offrent pas au moins cela... il est plutôt de notre intérêt de simplement abolir d'un coup tout l'argent (cela punira automatiquement et sans mesures compliquées tout ceux qui n'ont fait que l'accumuler... les autres peuvent continuer à travailler en usant le troc ou en redémarrant les échanges nécessaires avec l'implantation de monnaies locales complémentaires. Cela règlerait aussi d'un coup le problème des paradis fiscaux... tout ce qu'ils accumuleraient dans leurs comptes chiffrés devenant instantanément obsolète sans qu'ils aient à être d'accord.Reste à installer aussi une méthode alternative pour l'allocation de la propriété et le tour de la redistribution des richesses à échelle planétaire est joué!Il ne faut pas se surprendre du fait qu'ils essaient d'éviter d'en arriver la!
#671 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6699" \l "p6699" 01-04-2009 13:49:29
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Un sujet sur les banques centrales et le G20 sur les blogs de Le Monde: HYPERLINK "http://ecofi.blog.lemonde.fr/2009/04/01/les-banques-centrales-et-le-g20/" Les banques centrales et le G20Étienne, chauffez les commentaires !
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« Le coup dÉtat feutré »un texte littéralement passionnant de Simon Johnson, ancien économiste en chef du FMI, sur le blog de Paul Jorion : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=2731" http://www.pauljorion.com/blog/?p=2731Le coup dEtat feutré, par Simon Johnson (traduction française)
Voici notre traduction collective de lentretien que Simon Johnson a accordé au magazine The Atlantic, publié dans son numéro du mois de mai.Jai demandé à The Atlantic, ainsi quà Johnson lui-même, le droit de publier cette traduction. Je nai pas encore reçu de réponse. Je la retirerais bien entendu immédiatement si jen recevais lordre. [Paul Jorion]Copyright HYPERLINK "http://www.theatlantic.com/doc/200905/imf-advice" The Atlantic. « La crise a mis à nu bien des vérités déplaisantes au sujet des Etats-Unis. Lune des plus inquiétantes, dit un ancien économiste en chef du Fonds Monétaire International, est que lindustrie financière a effectivement mis la main sur notre gouvernement - une situation plus classique sur un marché émergent, et qui est au centre de bien des crises des marchés émergents. Si léquipe du FMI pouvait parler librement des Etats-Unis, elle nous dirait ce quelle dit à tous les pays dans cette situation : le rétablissement ne peut réussir quà la condition de briser loligarchie financière qui bloque la réforme indispensable. Et si nous voulons éviter une vraie dépression, le temps nous manque.par Simon Johnson.Le coup dEtat feutréUne chose que lon apprend relativement rapidement lorsque lon travaille au Fonds Monétaire International, cest que personne nest jamais très heureux de vous voir. Habituellement vos clients vous appellent seulement après que le capital privé les a abandonnés, après que les partenaires du commerce régional ont échoué à leur jeter une bouée de sauvetage suffisante, après que les tentatives de dernier recours pour emprunter à des amis puissants comme la Chine ou lUnion européenne sont tombées à leau. Vous nêtes jamais le premier invité à la danse.La raison, bien sûr, est que le FMI sest spécialisé dans le fait de dire à ses clients ce quils naiment pas entendre. Jaurais du le savoir; jai imposé des changements pénibles à bien des dirigeants étrangers lorsque jétait économiste en chef en 2007 et 2008. Et jai senti les effets de la pression du FMI, au moins indirectement, lorsque jai travaillé aux côtés des gouvernements en Europe de lEst alors quils se débattaient après 1989, et avec le secteur privé en Asie et en Amérique latine au cours des crises de la fin des années 1990 et début des années 2000. A cette époque, depuis ces points dobservations privilégiés, jétais aux premières loges pour voir le déroulement régulier des officiels - dUkraine, de Russie, de Thaïlande, de Indonésie, de Corée du Sud et dailleurs - arriver en traînant les pieds vers le fonds dans les pires circonstances et lorsque routes les autres tentatives avaient échoué.Chaque crise est différente, bien sûr. LUkraine faisait face à une hyperinflation en 1994; la Russie avait désespérément besoin daide lorsque son système de rotation demprunts à court terme explosa durant lété 1998 ; la roupie indonésienne plongea en 1997, mettant presque à plat léconomie réelle; cette même année, le miracle économique long de 30 ans de la Corée du Sud fut stoppé lorsque les banques étrangères refusèrent soudainement daccorder de nouveaux crédits.Mais je dois vous dire que pour les dirigeants du FMI, toutes ces crises se ressemblaient désespérément. Chaque pays, bien sûr, avait besoin dun prêt, mais plus que cela, chacun avait besoin de procéder à de grands changements pour que le prêt puisse fonctionner. Presque toujours, les pays en crise doivent apprendre à vivre selon leurs moyens après une période dexcès - les exportations doivent être augmentées et les importations réduites - et le but est dy parvenir sans générer la plus horrible des récessions. Naturellement, les économistes du fonds passent leur temps à établir les politiques - le budget, les réserves monétaires et ainsi de suite - qui font sens dans ce contexte. Mais la solution économique est rarement très difficile à trouver.Non, la réelle préoccupation des cadres supérieurs du FMI, et lobstacle majeur à la reprise, est presque invariablement la politique des pays en crise.Habituellement, ces pays sont dans une situation économique désespérée pour une simple raison - leurs puissantes élites se sont laissées emporter lors de la période des vaches grasses et prirent trop de risques. Les gouvernements des marchés émergents et leurs alliés du secteur privés forment en général une oligarchie très unie - et la plupart du temps très raffinée - dirigeant le pays à peu près comme une entreprise lucrative dans laquelle ils sont les actionnaires majoritaires. Lorsquun pays comme lIndonésie, la Corée du Sud ou la Russie se développe, croissent également les ambitions de ses capitaines dindustrie. Tels les maîtres de leur univers miniature, ces personnes font des investissements qui bénéficient clairement à léconomie, mais ils commencent également à faire des paris de plus en plus gros et de plus en plus risqués. Ils considèrent - correctement la plupart du temps - que leurs connexions politiques les autoriseront à se défausser sur le gouvernement de tout problème conséquent qui se présenterait.En Russie, par exemple, le secteur privé est confronté à des difficultés sérieuses parce que, ces 5 dernières années environ, il a emprunté au moins 490 milliards aux banques et aux investisseurs en se basant sur la croyance que le secteur de lénergie du pays pouvait soutenir une augmentation permanente de la consommation de toute léconomie. A mesure que les oligarques russes dépensaient leur capital, en acquérant dautres entreprises et en se lançant dans dambitieux projets dinvestissement qui créèrent des emplois, leur poids au sein de lélite politique sest accru. Leur soutien politique grandissant offrait un meilleur accès à des contrats lucratifs, à des facilités fiscales et aux subventions. Et les investisseurs étrangers nauraient pas pu être plus contents ; toutes choses étant égales par ailleurs, ils préféraient prêter de largent à des personnes qui avaient le support implicite de leur gouvernement national, même si cette garantie dégageait une légère odeur de corruption.Mais inévitablement, les oligarques des marchés émergents semballent; ils gaspillent largent et bâtissent dénormes empires commerciaux sur des montagnes de dettes. Les banques locales, parfois encouragées par le gouvernement, deviennent trop conciliantes face à une extension du crédit à lélite et à ceux qui dépendent delle. Le surendettement connaît toujours une fin tragique, que ce soit le fait dun individu, dune entreprise ou dun pays. Tôt ou tard, les conditions de crédit se rétrécissent et plus personne ne veut plus vous prêter à des conditions qui seraient acceptables.La spirale infernale qui suit est particulièrement abrupte. Dénormes entreprises vacillent au bord du défaut de paiement et les banques locales qui leur ont prêté font faillite. Les partenariats public-privé dhier sont renommés capitalisme de copinage. Le crédit devenu indisponible, la paralysie de léconomie en découle, et la situation ne cesse dempirer. Le gouvernement est obligé de réduire ses réserves en monnaie étrangère pour payer les importations, le service de la dette et pour couvrir les pertes du privé. Mais ces réserves peuvent bien sûr sépuiser. Si le pays ne parvient pas à se ressaisir avant que cela narrive, il fera défaut sur sa dette souveraine et deviendra un paria économique. Le gouvernement, dans sa course pour stopper lhémorragie, devra éliminer quelques-uns des champions économiques nationaux - subissant désormais des pertes massives de capitaux - et devra restructurer un système bancaire particulièrement déséquilibré. Dans dautres termes, il devra se débarrasser de certains de ses oligarques.Or, affamer les oligarques est rarement la stratégie choisie par les gouvernements de marchés émergents. Bien au contraire : au début de la crise, les oligarques sont habituellement ceux qui bénéficient en premier lieu de laide du gouvernement, comme un moyen daccès privilégié aux devises étrangères, ou encore dimportants dégrèvements fiscaux, ou - cest là une technique de sauvetage classique du Kremlin - lachat par le gouvernement dobligations privées. Sous la contrainte, la générosité envers les anciens amis prend une multitude de formes très innovantes. Pendant ce temps-là, comme on a besoin de ponctionner quelquun, la plupart des gouvernements des marchés émergents se tournent vers les salariés ordinaires - au moins jusquà ce que les émeutes deviennent trop importantes.Au final, ainsi que les oligarques de la Russie de Poutine le réalisent maintenant, certains parmi lélite doivent perdre leur situation avant que la reprise puisse démarrer. Cest un jeu de chaises musicales: il ny a juste pas assez de réserves monétaires pour prendre soin de tout le monde, et le gouvernement ne peut pas se permettre déponger complètement la dette du secteur privé.Alors, le personnel du FMI regarde dans les yeux le ministre des finances et décide si oui ou non le gouvernement est désormais sérieux. Le FMI octroiera même éventuellement un prêt à un pays comme la Russie, mais dabord il veut être convaincu que le premier ministre Poutine est prêt, décidé, et capable dêtre dur avec certains de ses amis. Sil nest pas prêt à jeter ses anciens associés aux loups, le FMI peut attendre. Et quand il est prêt, le FMI est heureux de faire dutiles suggestions - particulièrement en prenant soin de retirer le contrôle du système bancaire des mains des entrepreneurs les plus incompétents et les plus avares.Évidemment, les anciens amis de Poutine se défendront. Ils mobiliseront leurs alliés, feront jouer le système, et mettront la pression sur dautres secteurs du gouvernement pour obtenir des subventions supplémentaires. Dans les cas extrêmes, ils tenteront même la subversion - incluant un appel à leurs contacts parmi les décideurs de la politique étrangère américaine, ainsi que le firent avec un certain succès les Ukrainiens à la fin des années 90.Nombre de programmes du FMI déraillent (un euphémisme) précisément parce que le gouvernement ne parvient pas à rester suffisamment sévère envers ses anciens amis, et les conséquences en sont une inflation massive et dautres désastres. Un programme revient sur les rails dès que le gouvernement reprend les rênes ou quand les puissants oligarques ont choisi parmi eux lequel gouvernera - et ainsi lequel gagnera ou perdra - à lintérieur du plan du FMI. Le vrai combat en Thaïlande et en Indonésie en 1997 fut de déterminer quelles grandes familles perdraient leurs banques. En Thaïlande, cela a été accompli de manière relativement douce. En Indonésie, cela conduisit à la chute du président Suharto et au chaos économique.À partir de ces longues années dexpérience, le personnel du FMI sait que ses programmes réussiront - stabiliser léconomie et permettre la croissance - si et seulement si quelques-uns des puissants oligarques qui firent tant pour créer les problèmes sous-jacents sont mis hors de combat. Cest le problème de tous les marchés émergents.Devenir une république bananière De par sa profondeur et sa soudaineté, la crise financière et économique US rappelle remarquablement les moments que nous avons connus sur les marchés émergents (et seulement sur les marchés émergents) : la Corée du sud (1997), la Malaisie (98), la Russie, lArgentine (à de multiples reprises). Dans chacun des cas, les investisseurs étrangers, effrayés que le pays ou son secteur financier ne puissent faire face à leur montagne de dette, stoppèrent soudainement leurs financements. Et dans chacun de ces cas, cette crainte devint auto-réalisatrice, à mesure que les banques échouaient à refinancer leur dette renouvelable et savéraient incapables de payer. Cest précisément ce qui a conduit Lehman Brothers à la banqueroute le 15 septembre, provoquant du jour au lendemain un tarissement de toutes les sources de financement du secteur financier. Tout comme dans les crises des marchés émergents, la faiblesse du système bancaire sest propagée à toute léconomie, provoquant une sévère contraction de lactivité économique et des privations pour des millions de personnes.Mais il existe une similitude plus profonde et plus dérangeante : les intérêts de lélite des affaires - financière, dans le cas des USA - a joué un rôle central dans lémergence de cette crise, pariant de plus en plus gros, avec laccord implicite du gouvernement, jusquà linévitable effondrement. Plus inquiétant encore, ils utilisent maintenant leur influence pour prévenir exactement le type de réformes nécessaires, et ce, rapidement, pour sortir léconomie de son plongeon la tête la première. Le gouvernement semble impuissant, ou sans volonté, pour agir contre eux.Les Topbankers dinvestissement et les fonctionnaires du gouvernement aiment à jeter le blâme pour ce qui est de la responsabilité de la crise actuelle sur la baisse des taux dintérêts après limplosion de la bulle Internet ou, mieux encore - histoire de refiler la patate chaude à quelquun d ;autre - sur le flot dépargne provenant de Chine. Certains à droite aiment à se plaindre de Fannie et Freddie, ou même des efforts de longue durée destinés à promouvoir un plus large accès à la propriété. Et, bien sûr, cest un axiome pour tout le monde que les régulateurs responsables de la sécurité et de la validité se sont endormis au volant.Mais toutes ces politiques - régulation amaigrie, argent bon marché, lalliance tacite US-Chine, le développement de laccès à la propriété - avaient toutes quelque chose en commun. Même si, certaines sont traditionnellement associées aux Démocrates et dautres aux Républicains, elles bénéficièrent toutes au secteur financier. Les changements de politique qui auraient pu endiguer la crise et limiter les profits du secteur bancaire - telle la tentative désormais fameuse de Brookley Born de réguler les CDS à la Commodity Future Trading Commission, en 98 - furent ignorées ou balayées dun revers de main.Lindustrie financière na pas toujours bénéficié de tels traitements de faveur. Mais depuis 25 ans environ la finance sest énormément développée, devenant encore plus puissante. Le décollage a commencé lors des années Reagan et na fait que de se renforcer avec les politiques de dérégulation des administrations Clinton et Bush. De nombreux autres facteurs ont alimenté lascension de lindustrie financière. La politique monétaire de Paul Volker dans les années 80 et laccroissement de la volatilité des taux dintérêts qui lont accompagnée ont rendu le commerce des obligations bien plus lucratif. Linvention de la titrisation, des swaps de taux dintérêt, et des CDS accrût sensiblement le volume des transactions sur lesquelles les banquiers pouvaient faire de largent. De plus, une population vieillissante et très aisée a investi de plus en plus dargent dans les titres, aidée en cela par linvention de lIRA et du plan 401(k) [programmes de retraite autogérés]. Ensemble, ces développements ont largement augmenté les opportunités de profit des services financiers.Sans surprise, Wall Street sest précipitée sur ces opportunités. De 1973 à 1985, le secteur financier na jamais représenté plus de 16% des profits des entreprises nationales. En 1986, ce chiffre atteignait 19%. Pendant les années 90 il a oscillé entre 21 et 30%, plus haut quil ne lavait jamais été pendant la période daprès guerre. Au cours de la décennie actuelle il a atteint 41%. Les rémunérations se sont énormément accrues. De 1948 à 1982, les rémunérations moyennes du secteur financier se situaient entre 99 et 108 % de la moyenne pour toutes les entreprises nationales privées. Depuis 1983 elles ont décollé atteignant 181% en 2007.Lénorme richesse que le secteur financier a créée et concentrée a donné aux banquiers un poids politique énorme - un poids jamais vu aux US depuis lère J. P. Morgan (lhomme). Pendant cette période, la panique bancaire de 1907 ne pût être arrêtée que par une coordination des banquiers du secteur privé : aucune entité gouvernementale nétant apte à fournir une réponse efficace. Mais ce premier âge des banquiers oligarques parvint à son terme avec lapplication dune régulation bancaire significative en réponse à la Grande Dépression ; le retour dune oligarchie financière américaine est plutôt récente.Le corridor Wall Street - Washington Bien sûr, les Etats-Unis sont un cas unique. Et tout comme nous avons léconomie, larmée et la technologie les plus évoluées du monde, nous avons aussi la meilleure oligarchie.Dans un système politique primitif, le pouvoir est transmis par la violence, ou par la menace de la violence : coups dEtat militaires, milices privées et ainsi de suite. Dans un système moins primitif, plus représentatif des marchés émergents, le pouvoir est transmis par largent : corruption, pots de vin et comptes dans des banques offshore. Bien que le lobbying et le financement des campagnes électorales jouent un rôle déterminant dans le système politique américain, la bonne vieille corruption - des enveloppes bourrées de billets de 100 $ - est probablement reléguée au second plan, à lexception de Jack Abramoff.Au lieu de cela, lindustrie financière américaine a renforcé son pouvoir politique en accumulant une sorte de capital culturel - un système de croyance. Il fut un temps, peut-être, où ce qui était bon pour General Motors était bon pour le pays. Ces dernières décennies, lattitude générale sen tint à lidée que ce qui était bon pour Wall Street était bon pour le pays. Lindustrie des banques et des titres est devenue lun des contributeurs principaux des campagnes politiques, mais au plus fort de son influence, elle navait pas besoin de sacheter les faveurs des politiques comme ce fut le cas pour lindustrie du tabac ou pour les constructeurs militaires. Elle profitait plutôt du fait que les initiés de Washington croyaient déjà que dimportantes institutions financières et la libre circulation des capitaux étaient cruciales pour la position américaine dans le monde.Un canal dinfluence était, bien sûr, le mouvement dindividus entre Wall Street et Washington. Robert Rubin, anciennement président-adjoint de Goldman Sachs, a servi à Washington comme Secrétaire du Trésor sous Clinton, et devint plus tard président du comité exécutif de Citigroup. Henry Paulson, PDG de Goldman Sachs pendant le long boom, devint Secrétaire du Trésor sous George W. Bush. John Snow, le prédécesseur de Paulson, quitta le Trésor pour devenir président de Cerberus Capital Management, un grand private-equity qui compte également Dan Quayle parmi ses dirigeants. Alan Greenspan, en quittant la Réserve fédérale, devint consultant à Pimco, peut-être lacteur principal sur les marchés dobligations.Ces connexions personnelles furent souvent multipliées à des niveaux inférieurs au cours des trois administrations présidentielles passées, renforçant les liens entre Washington et Wall Street. Cest devenu une sorte de tradition pour les employés de Goldman Sachs dêtre engagés par le service public lorsquils quittent lentreprise. Le flot des anciens de Goldman - comprenant Jon Corzine, actuellement gouverneur du New Jersey, ainsi que Rubin et Paulson - na pas seulement installé des gens équipés de la vision du monde de Wall Street dans les corridors du pouvoir; il a aussi contribué à établir une image de Goldman (en tout cas au sein des instances fédérales) comme une institution quasiment de lordre du service public.Wall Street est un lieu très attirant, parfumé de lodeur du pouvoir. Ses dirigeants croient effectivement quils manuvrent les leviers qui font marcher le monde. Il est compréhensible quun fonctionnaire invité dans leurs salles de conférence, même si ce nest que pour une rencontre, succombe à leur charme. Tout au long de mon travail au FMI, jai été frappé par laisance daccès des principaux financiers aux dirigeants les plus élevés du gouvernement U.S. et par lentremêlement des carrières politiques et financières. Je garde un souvenir vivace dune rencontre au début 2008 - entre des dirigeants politiques dun certain nombre de pays riches au cours de laquelle lorateur affirma, à lapprobation générale de lassistance, que la meilleure préparation pour devenir un président de banque centrale était de travailler dans une banque dinvestissement.Une génération entière de dirigeants politiques ont été hypnotisés par Wall Street, sont toujours et complètement convaincus que tout ce que disaient les banques était vrai. Les déclarations de Greenspsan en faveur des marchés financiers dérégulés sont bien connues. Mais Greenspan nétait de loin pas le seul. Voici ce que disait en 2006 Ben Bernanke, lhomme qui lui a succédé: La gestion du risque de marché et du risque de crédit est devenue de plus en plus sophistiquée
Des organisations bancaires de toutes tailles ont fait des avancées significatives ces deux dernières décennies dans leur capacité à mesurer et à gérer les risques.Bien sûr, tout ceci était en majeure partie une illusion. Les régulateurs, les législateurs et les universitaires partaient du principe que les dirigeants de ces banques savaient ce quils faisaient. Avec le recul, on sait que ce nétait pas le cas. La division des produits financiers dAIG, par exemple, fit 2,5 milliards de profits avant impôt, principalement en vendant des assurances sous-évaluées sur des titres complexes et mal-compris. Souvent décrites comme ramasser des pièces de monnaie devant un rouleau-compresseur, cette stratégie nest profitable que lorsque tout va bien, et est catastrophique lorsque ça va mal. Ainsi à lautomne dernier, AIG sétait engagée à assurer plus de 400 milliards de dollars de ces titres. A cette date, le gouvernement U.S., dans une tentative de sauver lentreprise, sest engagé à hauteur de 180 milliards de dollars en investissements et prêts pour couvrir les pertes que le modèle sophistiqué de mesure et de gestion des risques dAIG avait déclaré virtuellement impossibles.Le pouvoir de séduction de Wall Street sest même (ou spécialement) étendu jusquaux professeurs déconomie et de finance habituellement confinés dans les bureaux étroits des universités et dans la quête dun prix Nobel. Comme les mathématiques financières devinrent de plus en plus essentielles à la pratique de la finance, les professeurs prirent de plus en plus position comme consultants ou partenaires des institutions financières. Myron Scholes et Robert Merton, deux prix Nobel, en furent peut-être les exemples les plus fameux; ils occupèrent des postes de direction dans le hedge fund Long-Term Capital Management en 1994, avant que le fonds ne sévanouisse dans un célèbre échec à la fin de la décennie. Mais bien dautres suivirent le même chemin. Cette migration donna le brevet de la légitimité académique (et laura intimidante de la rigueur intellectuelle) au monde bourgeonnant de la haute finance.À mesure que de plus en plus de riches faisaient leur argent avec la finance, le culte de celle-ci se répandit dans la culture au sens large. Des uvres comme Barbarians at the Gate, Wall Street, et Bonfire of the Vanities - toutes présentées comme des contes initiatiques - ne servirent quà augmenter la mystique de Wall Street. Michael Lewis indiqua dans Portfolio lannée dernière que lorsquil écrivait Liars Poker, un compte-rendu dinitié de lindustrie financière, en 1989, il espérait que le livre provoque une indignation envers les horreurs et les excès de Wall Street. A linverse il se retrouva submergé de lettres détudiants de lEtat de lOhio qui me demandaient si javais dautres secrets à partager
Ils avaient lu mon livre comme un manuel dinstruction. Même des criminels de Wall Street, comme Michael Milken et Ivan Boesky, devinrent des idoles. Pour une société qui célèbre lidée de senrichir, il était facile de conclure que lintérêt du secteur financier était équivalent aux intérêts de la nation - et que les gagnants dans le secteur financier devaient mieux savoir que dautres ce qui était bon pour lAmérique et devaient travailler dans le secteur public à Washington. La foi dans la liberté des marchés financiers devint la sagesse partagée - célébrée dans les pages éditoriales du Wall Street Journal et au Congrès.
De cette rencontre entre les campagnes de publicité de la finance, les relations personnelles et lidéologie découlèrent, en se limitant aux dix dernières années, un flot de politiques de dérégulations qui sont, avec le recul, pour le moins surprenantes: - linsistance sur louverture des frontières à la libre circulation des capitaux;- la répudiation des régulations datant de lépoque de la Grande Dépression, régulations séparant la banque commerciale et la banque dinvestissement;- une interdiction de la part du Congrès de réguler les Credits-Default Swaps (CDS) ;- une augmentation importante de leffet de levier autorisé pour les banques dinvestissement;- une main légère (devais-je dire invisible ?) à la Securities and Exchange Commission dans lapplication des régulations ;- des accords internationaux qui autorisent les banques à évaluer elles-mêmes leur propre risque ;- et un échec international dadapter les régulations aux fantastiques développements de linnovation financière.
Létat desprit qui accompagnait ces mesures à Washington semblait balancer entre la nonchalance et la célébration affichée : la finance libérée de tout lien, pensait-on, allait continuer à propulser léconomie de plus en plus haut.Les oligarques américains et la crise financière Loligarchie et les politiques gouvernementales qui y contribuèrent ne furent pas les uniques causes de la crise financière qui éclata lannée dernière. Plusieurs autres facteurs y participèrent, comme des emprunts excessifs par les ménages et des conditions de prêts trop laxistes à lextérieur du domaine habituel de la finance [subprime]. Mais les plus importantes des banques commerciales et dinvestissement - ainsi que les hedge funds qui sont à leurs côtés - étaient les plus principaux bénéficiaires des bulles jumelles de limmobilier et de la Bourse de cette décennie, leurs profits se nourrissant dun volume toujours grandissant de transactions supportés par une base relativement étroite dactifs physiques réels. À chaque fois quun prêt était vendu, reconditionné, titrisé et revendu, les banques prélevaient leurs frais, et les hedge funds qui achetaient ces titres récoltaient des honoraires toujours plus gros à mesure que leurs fonds augmentaient.Parce que tout le monde senrichissait et parce que la santé de léconomie nationale dépendait autant de la croissance de limmobilier et de la finance, personne à Washington neut lintention de sinterroger sur ce qui se passait. Au lieu de cela, Greenspan, le directeur de la Fed et le président Bush affirmaient régulièrement que léconomie était fondamentalement saine et que la croissance fantastique des titres complexes et des Credit-Defaults Swaps étaient la preuve de la bonne santé dune économie dans laquelle le risque était distribué de la manière la plus sûre.En été 2007, des signes de tension commencèrent à apparaître. La bulle avait produit tellement de dette que même un obstacle économique mineur pouvait entraîner des problèmes majeurs, et laugmentation de défaut de paiement du secteur des hypothèques subprimes fut ce hoquet fatal. Depuis lors, le secteur financier et le gouvernement fédéral se sont comportés exactement comme on pouvait sy attendre à la lumière des crises passées des marchés émergents.Depuis, les princes du monde financier ont été bien sûr décrédibilisés en tant que leaders et stratèges - du moins aux yeux de la plupart des Américains. Mais alors que les mois passèrent, les élites financières ont continué à considérer que leur position de chouchous de léconomie est acquise, malgré le désastre quils ont causé.Stanley ONeal, le PDG de Merrill Lynch, a fortement engagé son entreprise dans le marché des MortgageBacked Securities lors de son point culminant en 2005 et 2006 ; en octobre 2007, il reconnut : la vérité est que nous - enfin moi - nous nous sommes trompés en nous surexposant aux subprimes, et que nous avons souffert de labsence de liquidité de ce marché. Personne nest plus déçu que moi de ce résultat. ONeal emporta avec lui un bonus de 14 millions de $ en 2006 ; en 2007 il quitta Merrill Lynch avec un parachute doré de 162 millions de $, même si celui-ci a bien fondu depuis.En octobre, John Thain, le PDG final de Merrill Lynch, a poussé son équipe de directeurs à lui accorder un bonus de 30 millions de $ ou plus, puis a réduit sa demande à 10 millions de $ en décembre ; il retira sa requête face à un concert de protestations, mais seulement après que laffaire fut dévoilée dans le Wall Street Journal. Merrill Lynch dans son ensemble ne faisait pas mieux : le paiement des bonus, 4 milliards de dollars au total, fut avancé en décembre, vraisemblablement afin déviter la possibilité que ces bonus soient réduits par Bank of America qui devint propriétaire de Merrill dès le premier janvier. Wall Street versa 18 milliards de bonus de fin dannée lannée dernière à ses employés new-yorkais, après que le gouvernement débourse 243 milliards de $ au titre daide durgence au secteur financier.Lors dune panique financière, le gouvernement doit répondre à la fois avec célérité et détermination. La racine du problème est lincertitude - dans ce cas-ci, lincertitude sur le fait que les banques disposent de suffisamment dactifs pour couvrir leur passif. Des demi-mesures combinées avec le recours à la pensée magique et une attitude passive ne peut pas surmonter cette incertitude. Et plus la réaction tarde, plus cette incertitude bloque le crédit, sape la confiance des consommateurs et fige léconomie - rendant le problème de plus en plus difficile à résoudre. Et bien, les caractéristiques principales de la réaction du gouvernement à la crise financière ont été le retard, le manque de transparence, et labsence de volonté de déranger le secteur financier.Jusquici la réponse du gouvernement peut le mieux être décrite comme la politique du coup par coup : lorsquune institution financière majeure se trouve en difficulté, le Département du Trésor et la Réserve fédérale concoctent un sauvetage pendant le week-end et annonce le lundi que tout est rentré dans lordre. En mars 2008, Bear Stearns a été vendu à JP Morgan Chase dune manière qui ressemblait pour beaucoup à un cadeau offert à JP Morgan. (Jamie Dimon, le PDG de JP Morgan, fait partie de léquipe de directeurs de la Réserve fédérale de New-York qui, avec le Département du Trésor, a arrangé la transaction). En septembre, nous avons vu Merrill Lynch être vendue à Bank of America, le premier sauvetage dAIG, ainsi que la saisie et vente immédiate de Washington Mutual à JP Morgan - le tout arrangé par le gouvernement. En octobre, neuf grandes banques furent recapitalisées le même jour en huis-clos à Washington. Et suivirent les sauvetages supplémentaires de Citigroup, AIG, Bank of Amercia, encore Citigroup et encore AIG.Certains de ces arrangements ont peut-être été des réponses raisonnables à la situation immédiate. Mais il na jamais été clair (et ce ne lest toujours pas) quelle combinaison dintérêts furent servis, et comment. Le Trésor et la Fed nagirent en accord avec aucun principe énoncé publiquement, mais élaborèrent simplement la transaction et déclarèrent que cétait ce que lon pouvait faire de mieux étant donné les circonstances. Cétait des affaires de petit matin dans une arrière-salle, point à la ligne.Tout au long de la crise, le gouvernement a fait particulièrement attention à ne pas déranger les intérêts des institutions financières, ou de ne pas mettre en question les bases du système qui nous a amenés là. En septembre 2008, Henry Paulson demanda au Congrès 700 milliards de $ afin dacheter des actifs toxiques aux banques, sans conditions et sans audit administratif des décisions dachat. De nombreux observateurs suspectèrent que lobjectif était dacheter à un prix surévalué ces actifs de débarrasser et de cette manière les banques du problème et cétait en effet, uniquement de cette manière que ces achats dactifs toxiques pouvaient faire une différence. Ce plan a peutêtre été suspendu parce quil nétait pas possible de faire admettre au plan politique un subventionnement aussi patent,.En lieu et place, largent a été utilisé pour recapitaliser les banques, pour acheter des actions dans des conditions qui furent favorables de manière grossière aux banques elles-mêmes. À mesure que la crise sapprofondissait et que les institutions financières eurent besoin de plus daide, le gouvernement sest montré de plus en plus créatif pour trouver des moyens complexes dapporter des subventions aux banques afin que le public lui ne parvienne pas à comprendre. Le premier sauvetage dAIG, dont les termes étaient relativement favorables au contribuable, a été complété par trois autres sauvetages dont les conditions étaient bien plus favorables pour AIG. Le deuxième sauvetage de Citigroup et celui de Bank of America comprirent des garanties dactifs complexes qui offraient des assurances aux banques à des taux bien inférieurs à ceux du marché. Le troisième sauvetage de Citigroup, fin février, convertit des actions privilégiées du gouvernement en actions ordinaires à un prix bien plus élevé que le prix du marché - un subventionnement que même la plupart des lecteurs du Wall Street Journal nauraient pas noté en première lecture. Et les actions privilégiées convertibles que le Trésor achètera dans le cadre du nouveau Plan de Stabilité Financière donne loption de conversion et donc la chance de gain aux banques, et non pas au gouvernement.Le dernier plan - qui a probablement pour objectif de procurer des prêts bon marchés aux hedge funds et autres afin quils puissent acheter des actifs toxiques à des prix relativement élevés - a été énormément influencé par le secteur financier, et le Trésor ne la pas caché. Comme Neel Kashkari, un dirigeant important du Trésor à la fois sous Henry Paulson et Tim Geithner (et un ancien de Goldman), déclara au Congrès en mars, « Nous avons reçu des propositions non sollicitées de la part de personnes du secteur privé disant : Nous avons des réserves de capital ; nous désirons acquérir des actifs de banques en difficulté. » Et le plan permet de faire exactement cela : En mariant le capital du gouvernement - le capital du contribuable - au capital du secteur privé et en apportant le financement, vous pouvez rendre ces investisseurs capables dacheter ces actifs à un prix intéressant pour les investisseurs et intéressant pour les banques. Kashkari na pas précisé si ce prix était avantageux pour le troisième groupe concerné : les contribuables.Même si lon ignore léquité envers les contribuables, lapproche du gant de velours du gouvernement envers les banques est profondément inquiétant, pour une simple raison : ça ne va pas forcer le secteur financier à changer de comportement, habitué quil est à mener ses affaires selon ses propres critéres, à une période où ce comportement doit cependant changer. Comme un important dirigeant de banque anonyme lexplique au New York Times lautomne dernier, Peu importe combien Hank Paulson nous donne, personne ne va prêter un centime avant que léconomie ne se rétablisse. Et voilà le hic : léconomie ne se redressera pas avant que les banques ne soient à nouveau saines et désireuses de prêter.Lissue Si lon se contente dexaminer la crise financière (en laissant de côté certains des problèmes de léconomie en général) nous sommes confrontés a minima à deux difficultés majeures intrinsèquement liées. La première est un secteur bancaire dans un état critique menaçant détouffer toute reprise naissante susceptible dêtre générée par le stimulus fiscal. La seconde est un équilibre des pouvoirs politiques qui donne un droit de véto au secteur financier sur les politiques publiques, même lorsque ce secteur a perdu le soutien populaire.Les grandes banques, semble-t-il, nont cessé de gagner en pouvoir politique depuis le début de la crise. Et ce nest guère surprenant. Avec un système financier si fragile, les dégâts que pourrait causer la faillite dune des principales banques - Lehman était de taille modeste comparé à Citigroup ou Bank of Amercia - sont bien plus importants quen temps normal. Les banques ont ainsi exploité cette peur alors quelles extorquaient de Washington des accords favorables pour elles. Bank of America a ainsi obtenu son deuxième plan de sauvetage (en janvier) après avoir averti le gouvernement quelle ne pourrait peut-être pas soutenir lacquisition de Merrill Lynch, une perspective que le Trésor ne voulait même pas envisager.
Les défis que les USA relèvent sont familiers au personnel du FMI. Si vous cachiez le nom du pays et ne montriez que les chiffres, il ne fait aucun doute que les têtes chenues du FMI vous diraient : nationalisez les banques en péril et démantelez-les à la demande.
Dune certaine manière, bien sûr, le gouvernement a déjà pris le contrôle du système bancaire. Il a garanti les passifs des plus grosses banques et il reste aujourdhui leur seule source crédible de capitaux. Pendant ce temps-là, la Réserve Fédérale a repris le rôle majeur de fournisseur de crédit à léconomie - la fonction que le secteur bancaire privé est supposé remplir mais ce nest pas le cas. Cependant il y a des limites à ce que la Fed peut faire toute seule; consommateurs et entreprises restent dépendants des banques dont létat des livres comptables et le manque dencouragement ne permettent pas doctroyer les prêts dont léconomie a besoin et le gouvernement ne contrôle pas réellement les responsables de ces banques ni leurs décisions.À la racine du problème des banques se trouvent les pertes énormes quelles ont indubitablement subies sur leurs portefeuilles dassurances et de prêts. Mais elles ne veulent pas reconnaître létendue complète de leurs pertes parce quelles seraient déclarées insolvables. Aussi, elles minimisent le problème et demandent des aides insuffisantes pour les assainir (et une fois encore elles ne peuvent révéler létendue de laide dont elles auraient besoin pour cela), mais qui leur permettent de tenir encore un peu. Ce comportement est délétère : les banques malades ne prêtent pas (accumulant largent pour reconstituer des réserves) ou elles font des paris désespérés sur des prêts à haut risque ou des investissements qui pourraient rapporter gros, mais qui, probablement ne paieront pas du tout. Dans lun ou lautre cas, léconomie continue à souffrir, et par là même, les actifs des banques continuent à se détériorer - générant ainsi un cercle vicieux destructeur.Pour briser ce cercle vicieux, le gouvernement doit contraindre les banques à reconnaître léchelle réelle de leurs problèmes. Comme le FMI le comprend (et comme le gouvernement U.S. lui-même a insisté a ce sujet pour de multiples marchés émergents dans le passé) la manière la plus directe de les forcer à le reconnaître, cest la nationalisation. Au contraire, le Trésor essaie de négocier le sauvetage banque après banque et se comporte comme si les banques étaient maîtres du jeu - contorsionnant les termes de chaque accord pour minimiser la prise de participation étatique tout en renonçant à toute influence du gouvernement sur les orientations stratégiques des banques ou leurs opérations. Dans ces conditions, nettoyer le bilan des banques est impossible.La nationalisation nimpliquerait nullement une propriété définitive de lEtat. Le conseil du FMI serait alors, principalement : étendez la zone dinfluence de la FDIC (Federal Deposit Insurance Corporation). Une intervention de la FDIC est fondamentalement une procédure de faillite des banques gérée par le gouvernement. Cela autoriserait le gouvernement à écarter sans ménagement les actionnaires des banques, de remplacer les directions défaillantes, de nettoyer les bilans, et enfin de revendre les banques au secteur privé. Lavantage principal étant une reconnaissance immédiate du problème afin quil puisse être résolu avant quil ne saggrave.Le gouvernement doit inspecter les bilans et déterminer quelles banques ne survivraient pas à une récession sévère. Ces banques devraient alors faire un choix : réévaluer leurs actifs à leur valeur réelle et lever des fonds privés dans les 30 jours, ou passer sous le direction du gouvernement. Le gouvernement devrait alors réévaluer à la baisse les actifs toxiques des banques sous administration judiciaire - juste reconnaissance de la réalité - et transférer ces actifs à une structure gouvernementale indépendante, qui tentera de récupérer tout ce qui pourra lêtre pour le contribuable (comme le fit le RST (Resolution Trust Corporation) après la débâcle des caisses dépargne dans les années 80). Les derniers vestiges de ces banques, nettoyés et à nouveau aptes à accorder des crédits en toute sécurité, et par là à nouveau dignes de la confiance des autres investisseurs et prêteurs - pourraient être vendus.Nettoyer les méga-banques constituera une entreprise complexe. Et cela coûtera cher aux contribuables ; si on se réfère aux derniers chiffres du FMI, le nettoyage du système bancaire coûtera probablement près de 1,5 trillion de dollars (10% de notre PIB) à long terme. Mais seule une action décisive du gouvernement - mettant au jour la pleine mesure du pourrissement financier et restaurant de manière vérifiable la santé dun lot de banques - pourra guérir le secteur financier dans son ensemble.Cela peut sembler être un traitement de cheval. Mais, en fait, bien que nécessaire, cest insuffisant. Le second problème que doivent affronter les USA - le pouvoir de loligarchie - est au moins aussi important que la crise actuelle du crédit. Un conseil du FMI sur ce point serait une fois encore très simple : casser les reins de loligarchie.Des institutions surdimensionnées influencent les politiques publiques de manière disproportionnée ; les principales banques que nous connaissons aujourdhui tirent lessentiel de leur pouvoir du fait quelles sont too big to fail, « trop grosses pour faillir ». La nationalisation et la reprivatisation ne changeront pas cela ; de même, le remplacement des dirigeants de banques qui nous ont conduits à la crise bien que juste et sensé, ne serait au final que le remplacement dun groupe de gestionnaires tout-puissants par un autre : un simple changement de nom de nos oligarques.Idéalement, les principales banques devraient être vendues en pièces détachées de taille moyenne, divisées par région ou par type dactivité. Ou, si cela savérait compliqué - si nous voulions vendre les banques rapidement - elles pourraient être vendues entières, mais à la condition dêtre rapidement démantelées. Les banques restant aux mains du privé devant être sujettes à une limitation de leur taille.Ceci peut apparaître comme une étape brutale et arbitraire, mais cest la meilleure manière de limiter le pouvoir dinstitutions privées dans un secteur essentiel à léconomie toute entière. Bien sûr, certains se plaindront des coûts de fonctionnement dun système bancaire plus fragmenté, et ces coûts sont réels. Mais cest également le cas des coûts quentraîne une banque est trop grosse pour faillir - une arme dautodestruction massive - lorsquelle se désintègre. Quoi que ce soit de trop gros pour faillir est trop gros pour exister.Pour assurer un démantèlement systématique des banques et prévenir une éventuelle résurgence de ces dangereux mastodontes, nous avons également besoin dactualiser notre législation anti-trust. Des lois mises en place il y a plus de cent ans pour combattre des monopoles industriels ne sont plus adaptées aux problèmes qui sont les nôtres aujourdhui. Le problème actuel du secteur financier nest plus quune entreprise donnée détienne suffisamment de part de marché pour influencer les prix ; cest quune seule entreprise ou un petit réseau dentreprises interconnectées, puissent, en cas de faillite, ébranler toute léconomie. Les stimuli fiscaux de ladministration Obama rappellent Franklin Delano Roosevelt, mais ce que nous avons à imiter ici cest le démantèlement massif des trusts de Teddy Roosevelt.Limiter les rémunérations des dirigeants, malgré des relents de populisme, pourrait aider à restaurer léquilibre des pouvoirs politiques et éviter lémergence dune nouvelle oligarchie. Lattrait principal de Wall Street - pour les gens qui y travaillent et pour les officiels du gouvernement tout simplement trop heureux de se reposer sur ses lauriers - ayant bien entendu été les montants faramineux qui pouvaient y être gagnés. Limiter ces montants permettrait évidemment de réduire la voilure du secteur financier et de la rendre plus semblable aux autres secteurs de lindustrie.Malgré tout, plafonner forfaitairement les rémunérations est maladroit, particulièrement sur le long terme. Et la majeure partie de largent est de nos jours obtenue loin de toute régulation par le biais des hedge funds et des private-equity, aussi la diminution des rétributions peut être complexe à mettre en uvre. La régulation et limpôt pourraient constituer un élément de la solution. Au fil du temps, cependant, ce qui importe réellement serait daccroître la transparence et la concurrence, ce qui devrait faire baisser les rémunérations dans lindustrie financière. À ceux qui diraient que cela conduira à la fuite des activités financières vers dautres pays nous répondrions alors : tant mieux.Deux voies Pour paraphraser Joseph Schumpeter, léconomiste du début du 20e siècle, tout le monde a des élites; ce qui importe cest den changer de temps à autres. Si les Etats-Unis étaient simplement un pays comme un autre qui viendrait au FMI le chapeau à la main, je serais passablement optimiste quant à son avenir. La plupart des crises des marchés émergents que jai mentionnées se sont terminées relativement rapidement et débouchèrent, dans la plupart des cas, sur des rétablissements relativement solides. Mais, hélas, cest là que nous atteignons la limite de notre analogie entre les Etats-Unis et les marchés émergents. Les pays des marchés émergents nont quune prise précaire sur la richesse, et sont globalement des nains. Lorsquils sont en difficulté, ils ne disposent littéralement plus dargent - ou au moins ne disposent plus des devises étrangères sans lesquelles ils ne peuvent survivre. Ils nont pas le choix et doivent, prendre des décisions difficiles et en dernière instance, une action déterminée fera partie de léquation. Mais, bien évidemment, les Etats-Unis sont la nation la plus puissante du monde, démesurément riche, et jouissant du privilège exorbitant de pouvoir payer ses dettes envers létranger dans sa propre monnaie, monnaie quils peuvent se contenter dimprimer. En conséquence, ils pourraient bien hoqueter encore longtemps - comme le Japon la fait durant sa décennie perdue - sans avoir jamais le courage de faire ce quil est nécessaire de faire, sans jamais vraiment se rétablir. Une rupture franche avec le passé - impliquant la prise de contrôle et lassainissement des grandes banques - ne semble pas être au programme actuellement. Et personne au FMI ne peut contraindre les Etats-Unis à une telle rupture.À mon sens, les États-Unis ont devant eux deux scénarios plausibles. Le premier est constitué dune suite de solutions ad hoc, banque après banque et dun continuel roulement de sauvetages (répétés), comme ceux quon a pu voir en février pour Citigroup et AIG. Ladministration tentera dy parvenir tant bien que mal, et la confusion règnera.Boris Fyodorov, ancien ministre des finances russe, a lutté pendant la plus grande part de ces deux dernières décennies contre les oligarques, contre la corruption et labus dautorité sous toutes ses formes. Il disait volontiers que la confusion et le chaos allaient dans le sens des intérêts des puissants - leur permettant dagir légalement ou illégalement, en tout impunité. Lorsque linflation est élevée, qui peut encore dire ce quun morceau de propriété vaut réellement? Lorsque que le système de crédit repose sur des arrangements gouvernementaux byzantins et des transactions darrière-salle, comment savoir si vous nêtes pas escroqué ?Notre avenir pourrait être celui où le chamboulement permanent alimente le pillage quopère le système financier, et où nous discuterons à linfini du pourquoi et du comment les oligarques ont pu se métamorphoser en simples fripouilles et comment est-ce dieu possible que léconomie narrive pas à redémarrer.Le second scénario débute dune manière plus glauque, et pourrait malheureusement se terminer de la même manière. Mais il offre au moins un espoir minime que nous parviendrons à sortir de notre torpeur. Le voici : léconomie globale continue de se détériorer, le système bancaire de lEurope de lEst seffondre et du fait que ce sont essentiellement des banques dEurope occidentale qui en sont les propriétaires la crainte justifiée dune insolvabilité généralisée des gouvernements européens sempare de tout le continent. Les créanciers souffrent de plus en plus et la confiance sombre encore davantage. Les économies asiatiques exportatrices de biens manufacturés sont ravagées, tandis que les producteurs de matières premières en Amérique Latine et en Afrique ne sen sortent guère mieux. Laggravation dramatique de la situation mondiale donne le coup de grâce à une économie américaine déjà chancelante. Les taux de croissance de référence de ladministration pour le budget en cours sont de plus en plus considérés comme irréalistes, et les scénarios de stress optimistes que le Trésor américain utilise actuellement pour évaluer les bilans des banques deviennent la source dune grande gêne.Face à ce genre de pressions et confrontés à la perspective dun effondrement à la fois national et global, un peu de jugeote infuse enfin lesprit de nos dirigeants.La représentation communément partagée parmi lélite est toujours que la crise actuelle ne peut pas être aussi grave que lors de la Grande Dépression. Cette vision est fausse. Ce à quoi nous sommes confrontés pourrait, en réalité, être pire que la Grande Dépression - parce que le monde est aujourdhui bien plus interconnecté et parce que le secteur bancaire est devenu si énorme. Nous sommes confrontés à une récession synchronisée dans presque tous les pays, à une baisse de la confiance des individus comme des entreprises, et des problèmes majeurs pour les budgets des États. Si nos dirigeants devenaient conscients des conséquences potentielles de cette situation, alors nous assisterons peut-être à une reprise en main draconienne du système bancaire et la vieille élite brisée. Espérons quil ne soit pas alors trop tard.»
Source : HYPERLINK "http://www.imf.org/external/np/bio/fra/sjf.htm" Simon Johnson, ancien économiste en chef du FMI, dans le magazine HYPERLINK "http://www.theatlantic.com/doc/200905/imf-advice" The Atlantic, traduction et signalement par HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=2731" Paul Jorion.
#673 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6769" \l "p6769" 11-04-2009 09:48:08
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« Le terrible secret de Tim Geithner : le système financier mondial est en péril Quand la solution à la crise financière en devient la cause »par William Engdahl, sur Mondialisation.ca, 5 avril 2009 : HYPERLINK "http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13066" http://www.mondialisation.ca/index.php?
;aid=13066 « Le secrétaire au Trésor des États-Unis, Tim Geithner, a révélé son plan tant attendu dassainissement du système bancaire étatsunien, mais il a refusé de divulguer le « terrible secret » de la crise financière actuelle. En agissant de la sorte, il tente de sauver des banques étatsuniennes de facto en faillite, lesquelles menacent de faire tomber le système mondial dans une nouvelle phase encore plus dévastatrice de destruction de la richesse. Nous lavons déjà mentionné, le plan Geithner, son soi-disant Programme dinvestissement en partenariat public-privé ou PPPIP, nest pas dédié à restaurer un système de prêt salutaire donnant du crédit aux entreprises et aux consommateurs. Il sagit plutôt dune autre manigance complexe servant à verser davantage de centaines de milliards de dollars directement aux banques dominantes et aux firmes de Wall Street, responsables du présent bourbier dans les marchés mondiaux du crédit, sans toutefois leur demander de changer leur modèle opérationnel. Pourtant, on pourrait se dire que ce plan, en assainissant les banques, aidera tôt ou tard à surmonter le problème.Il ne le fera pas si ladministration Obama procède comme elle le fait en ce moment. En défendant son plan à la télévision étatsunienne récemment, M. Geihner protégé de Henry Kissinger, autrefois PDG de la New York Federal Reserve Bank faisait valoir que son intention « nétait pas de soutenir les banques faibles aux dépends des banques fortes ». Toutefois, cest précisément ce que fait le PPPIP : les banques faibles sont les cinq plus grandes banques du système. Le « terrible secret » que M. Geithner tente vigoureusement de cacher au public est très simple. À la source des actifs toxiques bouleversant le système financier mondial, il y a au plus peut-être cinq banques étatsuniennes. Cest cette réalité que M. Geithner tente désespérément de protéger. Contrairement aux crises bancaires précédentes, le problème ne consiste pas en des pertes sur prêt ordinaires. Cest plutôt une variété de dérivés financiers exotiques qui se trouvent au cur du problème, plus spécifiquement les soi-disant swaps sur défaillance (Credit Default Swaps).En 2000, le secrétaire au Trésor de ladministration Clinton était un dénommé Larry Summers. M. Summers venait tout juste dêtre promu No. 1 de Goldman Sachs par son supérieur, le banquier de Wall Street Robert Rubin, lorsque ce dernier a quitté Washington pour occuper le poste de vice-président de Citigroup. Comme je le décris en détails dans mon nouveau livre à paraître cet été, Power of Money: The Rise and Fall of the American Century, M. Summers a convaincu le président Clinton dapprouver plusieurs projets de loi républicains, ouvrant ainsi les vannes aux banques pour quelles abusent de leur pouvoir. Que les grandes banques de Wall Street aient dépensé quelque 5 milliards en lobbyisme pour ces changements après 1998 a probablement eu un effet sur M. Clinton.
Une loi importante abrogeait le Glass-Steagall Act de 1933, adopté durant la Grande Dépression, interdisant la fusion entre les banques commerciales, les compagnies dassurances et les firmes de courtage telles que Merrill Lynch ou Goldman Sachs. Une autre loi soutenue par le secrétaire au Trésor Larry Summers en 2000 était lobscure, mais cruciale Commodity Futures Modernization Act (CFMA). Cette loi empêchait lorganisme gouvernemental de réglementation, la Commodity Futures Trading Corporation (CFTC) [Commission du commerce à terme des marchandises], de superviser le commerce des instruments financiers dérivés. La nouvelle loi CFMA stipulait que ce que lon appelle communément les dérivés négociés hors bourse, comme les swaps sur défaillance en cause dans le désastre des assurances de AIG (que Warren Buffett a déjà qualifiés darmes de destruction financière massive), ne soient pas réglementés par le gouvernement.
À lépoque où M. Summers saffairait à ouvrir les vannes de labus financier pour les sociétés de fiducie de Wall Street, son assistant était nul autre que Tim Geithner, lhomme aujourdhui secrétaire du Trésor. À lheure actuelle, lancien patron de M. Geithner, Larry Summers, est conseiller économique en chef du président Obama puisquil est chef du Conseil économique de la Maison-Blanche. Mettre MM. Geithner et Summers en charge de réparer les dégâts financiers équivaut à faire du renard le gardien du poulailler. Le « terrible secret »M. Geithner ne souhaite pas que le public comprenne son petit secret, soit que labrogation de la loi Glass-Steagall et ladoption du CFMA en 2000 ont permis la création dun petite poignée de banques qui allaient pratiquement monopoliser des pans importants des activités hors bilan mondiales ou lémission des dérivés hors bourse. Selon le récent Rapport trimestriel sur le commerce bancaire et les produits dérivés du Federal Office of Comptroller of the Currency, cinq banques étatsuniennes possèdent actuellement 96 % des positions de dérivés de toutes les banques des États-Unis en terme de valeurs symbolique, ainsi qu'un pourcentage ahurissant, soit 81 %, d'exposition au risque de crédit net total en cas de défaillance. Ces cinq banques sont JPMorgan Chase, qui détient la première place avec une somme étourdissante de 88 billions de dollars en dérivés (66 billions deuros!). Morgan Chase est suivie par Bank of America et Citibank lesquelles possèdent respectivement 38 billions et 32 billions en dérivés. La quatrième place dans les sweepstakes des dérivés revient à Goldman Sachs avec ses « maigres » 30 billions, somme qui baisse de façon draconienne à 5 billions de dollars en cinquième position où se situe la banque fusionnée Wells Fargo-Wachovia. Par ailleurs, au sixième rang, la britannique HSBC Bank USA détient 3,7 billions de ces actifs toxiques. Par la suite, lexposition des banques des États-Unis à ces dérivés hors bilan non réglementés diminue dramatiquement. Afin den souligner lampleur, notons quun billion sécrit 1 000 000 000 000. Continuer à investir dénormes quantités dargent des contribuables dans ces cinq banques sans modifier leur système opérationnel revient à traiter un alcoolique avec de lalcool gratuit à volonté.Le sauvetage gouvernemental dAIG, dépassant à ce jour les 180 milliards, a dabord servi à payer ses swaps sur défaillance aux contreparties, les joueurs Goldman Sachs, Citibank, JP Morgan Chase et Bank of America, des banques se croyant « trop importantes pour faire faillite ». En effet, ces cinq institutions se croient maintenant si grandes quelles peuvent dicter la politique du gouvernement fédéral. Certains ont appelé cette opération un coup dÉtat des banquiers. Elle na définitivement rien de salutaire. Voilà le terrible secret que le secrétaire Geithner et Wall Street tentent désespérément de cacher car il dirigerait lattention des électeurs vers de vraies solutions. Le gouvernement fédéral dispose depuis longtemps de lois pour faire face aux banques insolvables. La Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) met la banque sous séquestre et ses actifs et ses passifs sont triés par un audit indépendant. On évince les gestionnaires irresponsables, les actionnaires accusent des pertes et une fois épurée, la banque est finalement divisée en en plus petites unités. Lorsquelle est assainie, on la vend au public. Le pouvoir des cinq méga banques de faire chanter le pays en entier serait alors moins grand. Ooohh. Ouais ?Cest ce que Wall Street et Tim Geithner cherchent frénétiquement à prévenir. Le problème est centralisé sur ces cinq grandes banques et le cancer financier doit être isolé et réfréné par une agence fédérale afin que la victime, léconomie réelle, puisse fonctionner à nouveau sainement. Voilà ce qui doit être mis sous séquestre ou nationalisé. En retardant cela et en refusant de demander un contrôle gouvernemental des comptes totalement indépendant pour déterminer si ces cinq banques sont réellement solvables, le gouvernement Obama provoque des pertes pour les États-Unis et léconomie mondiale, lesquelles seront inévitablement exponentielles lorsque les pertes en dérivés exploseront. Il sagit de la détérioration préprogrammée de la récession, signifiant une augmentation des faillites dentreprises, la multiplication des manquements des débiteurs hypothécaires et la montée en flèche du chômage. Cette situation devient hors de contrôle (dun gouvernement responsable) parce quelle est permise par le secrétaire Geithner, Larry Summers et ultimement le président, quil ait ou non eu le temps de chercher à comprendre ce qui est en jeu.Une fois que les cinq banques problématiques isolées par la FDIC et le Trésor, le gouvernement devrait légiférer afin dabroger immédiatement la déréglementation bancaire de Larry Summers, comprenant la remise en application de la loi Glass-Steagall et lannulation du Commodity Futures Modernization Act de 2000 ayant permis lactuel abus criminel des banques. Lon pourrait alors commencer à discuter de réformes financières sérieuses, en commençant par des mesures pour « fédéraliser » la Réserve fédérale et retirer le pouvoir monétaire des mains des banques privées comme JP Morgan Chase, Citibank ou Goldman Sachs. »William EngdahlSource : HYPERLINK "http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13066" http://www.mondialisation.ca/index.php?
;aid=13066Article original en anglais, HYPERLINK "http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=12953" Geithners Dirty Little Secret: The Entire Global Financial System is at Risk, When the Solution to the Financial Crisis becomes the Cause, publié le 30 mars 2009.Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca. William Engdahl est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca. HYPERLINK "http://www.mondialisation.ca/index.php?context=listByAuthor&authorFirst=William&authorName=Engdahl" Articles de William Engdahl publiés par Mondialisation.ca
#674 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6772" \l "p6772" 11-04-2009 14:28:13
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6772" \l "p6772" Message n°6772
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Je voudrais, après ces deux articles tout à fait fondamentaux postés par Etienne, dire ici quelle est "notre" proposition:- Toute la monnaie doit être nationalisée, émise par la seule banque centrale, propriété de l'Etat et contrôlée démocratiquement, tout en étant "indépendante" . C'est cet aspect "constitutionnel" le plus difficile à équilibrer.- Les banques commerciales et les établissements financiers ne disposent plus du droit de créer une monnaie-dette et ne peuvent que jouer le rôle d'intermédiaire entre la monnaie existante et la demande des emprunteurs, ne pouvant jamais prêter de monnaie confiée à plus court terme que l'emprunt- Trois types de banques sont concevables:a - Banques de dépôts: encaissements, paiements, garde de dépôts de leurs clients.b - Banques de prêts: le montant global des prêts ne peut excéder le montant global des fonds empruntés (épargne préalable ou émission monétaire de la Banque Centrale)c - Banques d'affaires: investissent dans les entreprises les fonds empruntés au public ou aux banques de prêts.- Aucun établissement ne peut ajouter des intérêts pour son compte: la rémunération est sous forme d'honoraires de servicesPour info: j'ai écrit un petit résumé: "la création monétaire pour les nuls" que vous pouvez télécharger sous 3 formats aux adresses suivante: HYPERLINK "http://www.societal.org/monnaie/creationmonnaiepourlesnuls.doc" http://www.societal.org/monnaie/creatio
esnuls.doc HYPERLINK "http://www.societal.org/monnaie/creationmonnaiepourlesnuls.odt" http://www.societal.org/monnaie/creatio
esnuls.odt HYPERLINK "http://www.societal.org/monnaie/creationmonnaiepourlesnuls.pdf" http://www.societal.org/monnaie/creatio
esnuls.pdf
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#675 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6773" \l "p6773" 11-04-2009 15:44:51
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6773" \l "p6773" Message n°6773
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HYPERLINK "mailto:pierre.delafontaine@free.fr" e-mail
Ce texte de Johnson, que j'ai découvert sur le blog de Paul Jorion, est une véritable bombe. Comment les médias osent-ils ne pas en parler davantage ?! Nous connaissons tous la réponse...Je vous conseille également cet entretien (en anglais, mais le journaliste et son invité parlent distintement et il y a une transcription juste en dessous de la fenêtre vidéo)... HYPERLINK "http://www.pbs.org/moyers/journal/04032009/watch.html" http://www.pbs.org/moyers/journal/04032009/watch.html
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#676 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6782" \l "p6782" 15-04-2009 06:04:57
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Confessions d'un banquier pourri : la crise financière vécue de l'intérieur HYPERLINK "http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/confessions-d-un-banquier-pourri-la-crise-financiere-vecue-de-l-interieur_179073.html" http://www.lexpansion.com/economie/actu
79073.htmlEmilie Lévêque, sur le site de L'Expansion - 12/04/2009 10:58:00
C'est l'incroyable récit d'un ex-dirigeant de banque qui préfère rester anonyme et qui signe "Crésus" ce livre sur l'histoire secrète du krach de septembre 2008, sur la faillite de Lehman Brothers. On y découvre les dessous du secret bancaire suisse et surtout les « pratiques mafieuses » des banquiers. Extraits.À tous ceux qui font encore confiance à leur banque... Tel est l'incipit de « Confessions d'un banquier pourri », publié sous le pseudonyme de Crésus, aux Editions Fayard (sortie en librairie le 15 avril, 17,90 euros). Rempli de confessions choc, il offre un récit hallucinant des milieux de la haute finance et de la crise financière de septembre 2008. A tel point qu'il pose la question de sa crédibilité. Philippe Cohen, rédacteur en chef du site Marianne2.fr - le magazine a publié en exclusivité des extraits du livre dans son numéro du samedi 11 avril - précise qu'il a pris la précaution de soumettre ce témoignage à un banquier qui l'a jugé tout à fait crédible. Nous avons été autorisés à en proposer également quelques morceaux choisis.Le petit jeu va maintenant être de savoir qui est Crésus ? L'auteur donne quelques indices : « Vous ne me connaissez pas. J'ai grandi dans l'ombre, au coeur du sérail de l'argent, écrit-il dans le prologue de son livre. Je suis un parasite de la haute finance, l'un des membres du directoire d'une des plus grandes banques de France. À peine surpayé, j'ai ramassé quelques dizaines de millions d'euros en une quinzaine d'années. Une paille, comparée aux salaires et aux primes des traders que je dirige. Ou plutôt que je dirigeais. Voilà cinq mois, j'ai été écarté des affaires par un président soudain très à cheval sur les règles et le contrôle des risques. » Une idée ?Bonnes feuilles :Les subprimes : comment les banquiers ont réalisé le « casse du siècle »« Eh bien, quand on m'interroge, je compare les banquiers à des bouchers pas très consciencieux. En fait nous avons fait disparaître les crédits à hauts risques dont nous voulions nous débarrasser en les mélangeant avec des créances de bonne qualité. La fabrication de ce cervelas d'un genre nouveau s'appelle la titrisation. Ensuite, on débite les nouveaux titres en tranches, qu'on vend en engrangeant au passage de belles commissions. [...] Quand les morceaux de viande avariée - en l'occurrence les subprimes - pourrissent et devienne toxiques, ça contamine toute la saucisse, et les acheteurs tombent malades. »« Le processus était assez simple : au départ, on balançait aux structures des impayés ou des crédits à risques. Ensuite les types qui vendaient notre camelote noyaient ces produits incasables dans toutes sortes de liquidités avec deux objectifs : d'abord faire passer le risque de la Banque vers la Bourse, comme on se débarrasserait d'un mistigri encombrant, et, deuxième objectif, nettoyer nos bilans, puisque les créances invendables disparaissaient du passif pour réapparaître miraculeusement dans la colonne des actifs. »« Pour sauver notre résultat, ne restait finalement que notre métier de base : nos clients les plus modestes, tous ces braves gens qui tiraient le diable par la queue. C'était eux qu'on assommait. Les marges sur nos encours de crédit allaient d'ailleurs progresser de 20 à 21% cette année. Que ce fussent les crédits à la consommation, les prêts-relais ou les découverts, toutes ces niches étaient incroyablement rentables, malgré ce qu'en disait notre discours officiel. Les crédits immobiliers se révélaient, eux aussi, très satisfaisants, avec une marge de l'ordre de 16%. Toutes nos divisions allaient perdre de l'argent, exceptée la banque de détail, justement. En ce domaine, nous avions encore quelques idées pour améliorer encore l'ordinaire. En multipliant les propositions à la clientèle, on avait réussi à faire exploser les frais bancaires : virements, chèques de banque, retraits, ouvertures de comptes, remises de cartes de crédits, consultations de comptes sur le net, tout justifiait un prélèvement d'apparence anodine. L'ensemble représentait à la fin plus de la moitié de notre bénéfice annuel!Où étaient les sanctions ? Devions-nous rendre des comptes ? Et à qui d'ailleurs ? A nos conseils d'administration ? Plaisanterie ! A l'Etat ? Une mascarade ! Les « camarades » de l'inspection des Finances ne nous gênaient pas, c'est le moins qu'on puisse dire. Aux médias ? Ils ne posaient pas beaucoup de questions et prenaient nos communiqués les plus effrontés pour argent comptant. Les banquiers du monde entier étaient en train de réaliser en toute impunité le casse du siècle. [...] de Paris à New York, une bande avait accumulé des fortunes invraisemblables. »Les dessous de la faillite de Lehman Brothers :Le livre évoque une prostituée de luxe qui a recueilli les confidences d'un important actionnaire saoudien à qui Henry Paulson avait annoncé qu'il allait lâcher la banque Lehman Brothers. Autrement dit, elle accuse l'ex ministre américain au Trésor de délit d'initié.« Les Etats-Unis avaient un besoin vital des Saoudiens. D'abord parce que l'Arabie Saoudite possède le quart des réserves mondiales de pétrole brut. [...] Ensuite parce que si le roi Abdallah se cassait la figure, c'était la catastrophe : la famille des Saouds détient à titre privé 7% des actifs américains. [...] Enfin, aux Etats-Unis, le premier semestre 2008 avait été exécrable. En cinq ans, le niveau de la dette avait explosé. Pour se financer, le Trésor émettait des obligations garanties par l'Etat. Et qui les achetait ? Les Saoudiens ! Juste après les Chinois. Ce financement de plusieurs milliards de dollars par mois était vital. Sans lui, l'Amérique risquait de s'effondrer. Alors pour Paulson et pour l'administration Bush, commettre un petit délit d'initié était une vétille. Une incartade au nom de la raison d'Etat. »« Le drame s'était joué en deux actes. D'un côté, le bureau loft de Richard Fuld, au 31e étage de la tour Lehman, sur la VIIe avenue. Greffé à son téléphone, le patron de Lehman Brothers s'était battu jusqu'au bout pour trouver un repreneur capable de sauver son empire. « Dick » avait appelé sans relâche ses contacts dans tous les établissements financiers et parmi les milliardaires de la planète. Les investisseurs du Moyen-Orient avaient été les premiers à lui raccrocher au nez. Les Chinois, les Russes, les Américains avaient suivi. En réalité, cela faisait des mois que Fuld cherchait une solution. Depuis que Paulson et la Réserve fédérale américaine lui avaient refusé la possibilité de changer de statut pour devenir une banque commerciale susceptible d'avoir accès aux différentes aides de l'Etat.Le dernier espoir de Fuld ? Bank of America. Fuld tentait inlassablement de joindre le président de BofA, Ken Lewis, pour lui faire une offre mirobolante. Mais Kenneth ne répondait pas. Logique : à ce moment précis, il était avec le secrétaire au Trésor, à quelques blocs de là.Car le drame s'était également noué au siège de la Fed, au sud de Manhattan. Henry Paulson avait convoqué dans son bureau l'élite de la communauté de Wall Street. Etaient présents Ken Lewis, mais aussi Timothy Geithner, le président de la Fed de New York, Christopher Cox, le gendarme de Wall Street, et les patrons des plus grandes banques américaines. En principe il s'agissait de trouver le moyen de dégager une petite centaine de milliards de dollars, pendant le week-end, pour sauver la trésorerie de Lehman et sauver la banque de la faillite. Une gageure. Non parce que les interlocuteurs de Paulson n'avaient pas le pouvoir de mobiliser cette somme, loin s'en faut, mais parce que personne n'avait à ce moment-là envie de donner le coup de pouce décisif à « Poison Fuld ». Son arrogance, son mépris des règles et des convenances chères à Wall Street avaient fait le vide autour de lui.En moins de deux heures, le problème avait été réglé. Lehman ne pouvait pas être sauvé. Ce serait la version officielle, sans plus d'explications. »Secret bancaire: la Suisse menace l'Europe et se couche devant les Etats-Unis« On a dû sortir l'arme lourde : ils étaient déchaînés ! Je ne pensais pas que Barroso leur mettait une telle pression. [Déclaration de Konrad Hummler, président de l'Association des banquiers privés suisses]-Le président de la Commission ?- Evidemment. En tout cas, on leur a clairement fait comprendre qu'on était prêts à suspendre toutes les transactions avec l'Europe s'ils continuaient à montrer des dents. Je n'en revenais pas : les Suisses venaient de menacer la Commission européenne de geler tous les avoirs européens. [Propos de Damien, le narrateur du livre] [...]-Et ils vous ont cru ?-Il faut croire que oui ! »« Paulson a appelé Pascal Couchepin, le président...-... de la Confédération ?-... Oui. Et il lui a dit qu'il voulait les comptes numérotés des six patrons de Lehman, dans les vingt-quatre heures. [...] Paulson a continué en disant au président suisse : c'est simple, si vous ne levez pas le secret bancaire dans ce cas précis, on fait passer dans la semaine au Congrès une loi d'urgence qui interdira pendant six mois toute transaction financière entre la Suisse et les USA.-Mais, chez eux, violer le secret bancaire est quasiment un crime ! Impossible !-Oui. Mais c'est exactement ce qui s'est passé. C'était il y a quatre jours, et comme leur principale banque a déjà perdu 40 milliards de francs suisses et qu'elle est au bord de la faillite... il leur était difficlile de ne pas collaborer...-Et alors ?-Et bien, le ministre suisse et le type qui dirige l'Association des banquiers privés sont partis à la pêche. Genève n'est pas une si grande ville. Ils ont ensuite pris les nazes de l'UBS par les couilles et ils se sont faits tamponnés en beauté. Et ils n'ont pas traîné pour balancer les comptes des patrons de Lehman au gouvernement américain. Et on ose encore dire que la Suisse est un paradis fiscal ! »
On sera nombreux à lire ce livre...Étienne
#677 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6868" \l "p6868" 26-04-2009 16:26:49
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Je viens de poster HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=2908" \l "comment-24825" ça chez Paul, c'est un document important :L'analyse passionnante d'Irving Fisher : 100% money pour mettre "la monnaie à labri des prêts".Chers amis,Je vous signale ce travail de [url=http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/p/sylvie-diatkine,447902.aspx]Sylvie Diatkine[/a], une passionnante synthèse de l'uvre d'un grand esprit [url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Irving_Fisher]Irving Fisher[/a] était admiré des plus grands : Keynes, Friedman, Allais, Galbraith, etc. où chacun pourra ici constater que notre débat sur la monnaie ("Faut-il continuer à autoriser les banques à nous imposer leur fausse monnaie à l'occasion du crédit ?") est non seulement une vieille affaire mais surtout le possible cur nucléaire, toujours actif, des crises économiques. Notre (parfois âpre) discussion est sûrement une excellente piste pour trouver une solution durable aux pires défauts du système actuel.J'ai encore mis dix nouveaux livres sur [url=http://etienne.chouard.free.fr/Europe/BibliographieCreationMonetaire_r.jpg]ma pile[/a] INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Amitiés.Étienne. HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?id=81" http://etienne.chouard.free.fr/forum/vi
.php?id=81___________________« Tout pour nous-mêmes et rien pour les autres » semble avoir été à toutes les époques du monde la vile maxime des maîtres de lhumanité.Adam Smith, « La richesse des nations », Livre III, chapitre 4.___________________
« La monnaie à labri des prêts » : le plan de I. Fisher (1935) à lorigine des propositions de « narrow banking » (1) par Sylvie Diatkine (2) Communication aux 20èmes Journées Internationales dÉconomie Monétaire et Bancaire, Birmingham, 5-6 juin 2003. Source : [url=http://www.univ-orleans.fr/deg/GDRecomofi/Activ/diatkine_birmingham.pdf]http://www.univ-orleans.fr/deg/GDRecomofi/Activ/diatkine_birmingham.pdf[/a]Les débats fondateurs des XVIIIe et XIXe siècles jusquau début du XXe siècle portent sur le lien entre la monnaie bancaire et le crédit et son influence sur les cycles. Les conséquences de la prise de risques par les banques au niveau de linstabilité bancaire sont mises en évidence, notamment celles du risque de liquidité. Ce dernier est lié au caractère liquide du passif de la banque qui fournit ainsi une « assurance de liquidité » alors que lactif est illiquide. Il en résulte la possibilité de crise de liquidité et la nécessité de lintervention du prêteur ultime. En même temps, une question récurrente au sein de la théorie bancaire est justement celle des moyens de réduire ces risques source dinstabilité en agissant au niveau du rapport entre monnaie et crédit(3). Létude de ce débat fait ressortir lopposition entre deux conceptions de la banque. Soit une banque qui « transforme » des réserves préexistantes en monnaie bancaire soit une banque qui crée de la monnaie bancaire à partir du crédit. Certains auteurs choisiront une solution maximale en envisageant de séparer le crédit de la monnaie et en supprimant le risque de liquidité. Cette solution a donné lieu à diverses propositions de réformes bancaires. Nous étudierons celle de I. Fisher, présentée dans 100% Money, 1935. Les deux fonctions maintenant séparées soit de fourniture de crédit soit de gestion des paiements seront le fait de banques spécialisées afin de limiter les répercussions, sur le système de paiements, de linstabilité introduite par le cycle du crédit. Lémission de monnaie bancaire doit être couverte à 100 % par des réserves, afin que la « monnaie ne soit plus à la merci des prêts ». Cependant, I. Fisher, sil se préoccupe des crises bancaires, voulant éviter les conséquences du risque de transformation et de liquidité pris par les banques sur la monnaie, nenvisage de les réguler que par le moyen de la politique monétaire et la variation de la quantité de monnaie de base et non par une régulation du crédit. Ici la politique bancaire disparaît. On trouve aujourdhui des propositions de réforme bancaire visant à instaurer des banques avec 100% de réserves chez M. Allais ou chez M. Friedman(4) ou des « banques étroites » (narrow banking). Dautres projets encore ont pour but de remplacer les banques par des institutions financières de type « money market funds » ou fonds mutuels investis en titres du marché monétaire(5). Lobjet de cette communication est de retracer lorigine des propositions contemporaines de « narrow banking » dans lhistoire de la pensée économique. Pour ce faire, nous nous concentrerons sur le plan de I. Fisher exposé dans 100 % Money (Adelphi, NewYork, 1935). Il est aussi à la base du plan de lÉcole de Chicago(6) qui sinsère dans le débat entre partisans de règles ou dune politique discrétionnaire en matière de politique monétaire. Limportance des crises bancaires durant la Grande Dépression du début des années trente incite en effet les auteurs à sinterroger sur leurs causes. Mais certains vont proposer des solutions radicales puisquil sagira de faire cesser toute création de monnaie à partir du crédit. Ils vont donc proposer daller plus loin (mais dans la même ligne) que lÉcole de la circulation et lAct de 1844 en Angleterre. Le plan de la communication sorganise de la façon suivante. Nous rappellerons lorigine théorique de la réforme proposée par I. Fisher qui se situe dans les arguments de lÉcole de la circulation puisquil y fait référence lui-même (Fisher, 1935, p. 18 et pp. 46-48). Puis nous exposerons, dans un deuxième temps, la conception de la monnaie présentée dans louvrage et la critique portée au système de réserves fractionnaire (« la monnaie ne doit pas être à la merci des prêts »). Dans une troisième étape, nous donnerons lessentiel du contenu du plan de réforme tant du point de vue de la théorie bancaire que des règles de politique monétaire (« banques étroites et nationalisation de la monnaie »). Enfin, nous montrerons les liens entre le plan de Fisher et les propositions contemporaines de « narrow banking ». Lensemble des propositions de réformes monétaires de Fisher et les recherches théoriques sur lesquelles elles sappuient sont motivés par la volonté de stabiliser la valeur de la monnaie et par la conviction que les fluctuations de lactivité économique ont pour origine des faits monétaires. Elles débouchent sur la nécessité de la mise en uvre dune politique monétaire reposant sur une règle a priori et quantitative doffre de base monétaire par la banque centrale pour réguler la valeur de la monnaie(7) et éviter tout rôle déstabilisateur de la monnaie, position qui na pas varié tout au long de son uvre. Selon H.E. Loef et H.G. Monissen(8), le développement de ses projets de réforme par Fisher sinscrit dans deux phases de recherche de leurs fondements théoriques. La première met en évidence la nature monétaire des fluctuations économiques dans The Purchasing Power of Money (1911). Plusieurs articles tels que « The Business Cycle Largely a "Dance of The Dollar" » (1923) en sont aussi des exemples. La deuxième se situe après la Grande Dépression qui incite Fisher à modifier ses vues théoriques sur lorigine des booms et dépressions quil attribue à des mécanismes dendettement et de déflation par la dette(9). Cependant, on retrouve ses conceptions antérieures quant à loffre de monnaie puisque la déflation se manifeste par une baisse du niveau des prix et trouve son origine dans la contraction du stock de monnaie sous forme de dépôts bancaires(10). Ses propositions de politique monétaire sont alors la « reflation » afin de sortir de la déflation, ce qui est compatible avec une règle de politique monétaire de long terme, qui elle-même doit sappuyer sur une proposition de réforme du système bancaire lui imposant un coefficient de réserves de 100 %, afin dassurer ainsi un complet contrôle de la base monétaire. 1. lorigine du plan de réforme de 1935 de I. Fisher Lorigine du plan proposé par I. Fisher se situe dans lanalyse des limites et insuffisances de la réforme de la Banque dAngleterre de 1844 et des théories de lÉcole de la circulation pour éviter les crises bancaires et stabiliser le système monétaire. En effet, I. Fisher tire les conclusions de lensemble des débats entre lÉcole de la circulation et lÉcole de la banque(11), se situant ainsi du côté des théoriciens de lÉcole de la circulation, tout en complétant leurs propositions. Si la monnaie est créée par les banques à partir du crédit, ce qui est cause de crises bancaires. Les fluctuations de la quantité de monnaie et les fluctuations de prix en résultent. En effet, selon I. Fisher, si les crises bancaires sont néfastes, cest parce quelles aboutissent à une diminution de la quantité de monnaie. Il faut donc empêcher cette production de monnaie à partir du crédit. Selon lÉcole de la Circulation, ceci est lié au fait que la Banque dAngleterre, avant la réforme de 1844, ne respecte pas une liaison stricte entre ses émissions et lévolution de ses réserves en métal. Ceci fonde largumentation essentielle de ses partisans pour justifier la nécessité de la réforme de la banque dAngleterre en 1844. Car, selon eux, on peut même dire que, en retardant léchéance, les directeurs de la Banque sont contraints ultérieurement à un freinage encore plus sévère qui provoque des faillites encore plus larges de banques(12) et des fluctuations amplifiées de lactivité économique. Le problème est donc dabord celui de la proportionnalité entre réserves et émissions de monnaie bancaire(13). Les crises bancaires sont donc en réalité le résultat de laction publique car, en raison dune mauvaise politique, la structure du crédit et de la monnaie risque dêtre détruite. Et si la banque dAngleterre doit ensuite intervenir comme prêteur ultime, cest du fait même de ses propres erreurs antérieures de politique monétaire(14). Dans ce cadre, la surémission de monnaie est créée par celle de la monnaie de base (les billets) et le remède relève seulement de la politique monétaire (une règle automatique de régulation de la base monétaire en stricte proportion de la quantité de réserves métalliques dans les coffres de la Banque). Ceci permettra déviter tout retard dajustement entre les mouvements de métal et ceux de la masse monétaire et des instruments de crédit. Il est alors possible de réguler lactivité de toutes les banques à laide de la politique monétaire de la banque centrale car les billets de la Banque dAngleterre servent de monnaie de réserves pour les banques locales ; le système bancaire est déjà hiérarchisé. Les billets de la banque centrale ne sont mis en circulation que par lescompte. Ils peuvent être redéposés en compte à la banque. Celle-ci peut faire de nouvelles avances à partir de ces dépôts. Ils sont ainsi reprêtés selon le mécanisme connu du multiplicateur de crédit qui a été introduit par Torrens(15). Bien que les dépôts puissent faire office de moyens de paiement, ils nen constituent pas moins des instruments de crédit et non de la monnaie qui se limite aux billets et pièces. Ils ne forment que le prêt dune monnaie préexistante et sont de la monnaie « déléguée »(16). Cette thèse caractéristique de lÉcole de la circulation sécarte de lanalyse selon laquelle, à linverse, ce sont les instruments de crédit qui deviennent des moyens de circulation (la monnaie ne préexiste pas au crédit). Selon lÉcole de la circulation, si ce coefficient multiplicateur est suffisamment stable et si la création de billets est régulée, il en résulte que toute loffre de monnaie et de crédit est contrôlée puisque la base à laquelle sapplique le multiplicateur est bloquée. Les dépôts se contractent selon un facteur multiplicateur (du fait du coefficient de réserves) en réaction à la contraction des billets. Cependant, un auteur comme Torrens se rend compte de linstabilité du multiplicateur (Torrens, 1858). Apparaissent donc ainsi établis les principes dune régulation du crédit à partir de loffre de monnaie(17). Il ny a donc pas lieu de distinguer deux fonctions séparées de la Banque dAngleterre : dune part celle de réguler la valeur et la quantité de la monnaie, et dautre part, celle de soutenir la structure du crédit national cest-à-dire, dune part, celle de mener la politique monétaire et, dautre part, celle de prêteur ultime. Car pour accomplir ces deux fonctions elle doit se reposer sur le même principe et le même mécanisme qui est celui dune stricte proportion entre ses émissions et ses réserves, principe dont elle ne doit pas séloigner et qui ne souffre aucune exception même en des cas particuliers. La réforme de 1844 appliquée à la Banque dAngleterre permettra justement de mettre en uvre de façon indéfectible ce principe. LAct de Peel divise la Banque dAngleterre en deux départements : le département démission (issue department) et le département de banque (banking department). Le but est dobtenir ainsi que la variation de la quantité de billets émis suive exactement la variation de lencaisse-or de la banque cest-à-dire les mouvements dentrée et de sortie dor du pays. Le mécanisme mis en place aboutit à limiter automatiquement les opérations de crédit du département de banque par le niveau de lencaisse or du département démission. Seul le département démission émet les billets couverts à 100% par le métal et ne les remet au département de banque que contre lor que celui-ci lui apporte. Les billets sont ensuite mis en circulation à loccasion des escomptes par le département de banque. Les liquidités du département de banque sont donc obtenues sous forme de billets quil reçoit du département démission et dont il garde une partie en réserves. Ainsi son activité est limitée par ses possibilités dobtenir ainsi de la liquidité. Lémission des billets à loccasion des escomptes ne repose plus sur le comportement autonome et discrétionnaire de la banque dAngleterre qui pourrait abuser de son pouvoir et imposer une « circulation forcée » mais sur la volonté du public de détenir des billets et sur les forces « naturelles » déquilibre des paiements extérieurs. Il sagit dune première forme de ce que lon appellera ensuite une caisse démission. Cependant, les insuffisances de lAct de 1844 ont été notées. En particulier, sil règle lémission de billets, il ne permet pas de réguler les autres instruments de crédit qui servent aux paiements, tels que les instruments scripturaux (comptes qui circulent par chèques ou virements)(18). Donc la surémission de monnaie peut continuer sous dautres formes que les billets. Celle-ci résulte de linstabilité du multiplicateur et de la substitution entre formes de monnaie. À partir dun même niveau de billets, une proportion variable dautres instruments de crédit peut être créée. Cest ce que note I. Fisher.
« In England the inadequacy of reserves against notes had scarcely been remedied in 1844 when it reappeared on the form of indequacy of reserves against deposits. When Sir Robert Peel applied essentially a 100% principle to part of the English note issue, checking deposits had not yet become a problem. They scarcely existed. But they speedily became a problem through the same abuse which had previously made bank notes a problem. (
) Instinctively, checking deposits were resorted to by banks as a way of circumventing the restrictions on note issues. This modern deposit peril thus takes place of the old bank note peril. » I. Fisher (1935), p. 46.
Les erreurs de lAct de 1844 ont été reproduites, aux États-Unis, par le Federal Reserve Board, qui se préoccupe de maintenir le niveau de réserves par rapport à ses billets et non par rapport aux dépôts (notamment les réserves en métal ; pour Fisher, le problème nest pas le niveau des réserves métalliques, et il faut même supprimer létalon-or). Aux États-Unis se développe aussi la quasi monnaie par substitution aux billets. Or, il y a plus de risque de demande de remboursement par les clients des dépôts que des billets du FED.
«Or if 40% is necessary for the notes, much more than 40% ought to be required for deposits. The reason why the two reserve requirements are so inconsistent is doubtless to be found in history. Bank notes had been subject to long abuse « wild cat banking » -the memory of which now deters the bankers from exploiting notes ; but deposits have behind them no such history or memory. So deposits are exploited by the bankers of today as their forefathers exploited notes. The present depression is the logical result. » I. Fisher, 1935, p. 50
Cest pourquoi, si lon veut rendre les principes de lÉcole de la circulation efficaces, afin dimposer une proportionnalité stricte entre circulation monétaire et réserves, il faut se concentrer sur le problème de la monnaie qui circule sous forme de chèques (checking deposits) et lui imposer aussi (ce que na pas fait lAct de 1844) un coefficient de réserves de 100 %. Il faut réguler les dépôts, mettre la monnaie à labri des prêts qui créent les dépôts. Cette réforme est nécessaire car le système actuel est responsable des crises bancaires et de la destruction de monnaie quelles ont entraînée dans le cadre de la Grande Dépression. 2. « la monnaie à la merci des prêts » et les cycles Cette réduction de la masse monétaire a accentué la crise économique dans le secteur réel. En effet, I. Fisher se réfère à son analyse de la déflation par la dette, une présentation de la récession accentuée par le surendettement (Fisher, 1935, chapitre 7)(19). Il montre lenchaînement de causes qui conduisent à la liquidation dune situation de surendettement : les ventes de détresse, la contraction de la monnaie bancaire qui circule par chèques lorsque les prêts bancaires sont remboursés, le ralentissement de la vitesse de circulation, une baisse du niveau des prix puisque la masse monétaire et la vitesse se réduisent, une baisse encore plus grande de la valeur nette des entreprises précipitant des faillites, une baisse des profits, de la production et de lemploi, une perte de confiance et la thésaurisation, une baisse du taux dintérêt nominal et une hausse du taux réel conformément à la théorie du taux dintérêt de Fisher selon laquelle le taux dintérêt réel est le taux nominal déflaté des prix. Selon lui, ce schéma est aggravé car la monnaie bancaire est créée à partir du crédit bancaire ; il en résulte que la contrainte de remboursement des crédits pèse sur la masse monétaire et la contracte. Ce fait est la cause primordiale de la baisse des prix si lon applique la théorie quantitative de la monnaie et que le niveau général des prix est déterminé par la quantité de monnaie. Ainsi selon Fisher, le fait essentiel de la crise est la destruction de monnaie par les banques ; les booms et dépressions donnent lieu à des fluctuations de la monnaie émise par les banques. La monnaie est à la merci des prêts. Et ceci est dû au système de réserves fractionnaires quappliquent les banques car cest dans ce système que la monnaie est créée par les crédits ; cest donc pour éviter les crises que Fisher propose un plan de réforme de ce système.
« Thus our national circulating medium is now at the mercy of loan transactions of banks ; and our thousands of checking banks are, in effect, so many irresponsible private mints. What makes the trouble is the fact that the bank lends not money but merely a promise to furnish money on demand money it does not possess. The banks can build upon their meager cash an inverted pyramid of such « credit », that is , cheching book money, the volume of which can be inflated and deflated. » I. Fisher (1935), p. 7.
En effet, la monnaie bancaire (sur les comptes de chèques) selon Fisher est totalement différente de la monnaie manuelle. La première représente la seconde et, pour être acceptée, nécessite la permission spéciale du créancier qui la reçoit. De plus, dans le cadre du système actuel de réserves fractionnaire, si tous les déposants demandaient en même temps leur monnaie sous forme liquide, les banques ne pourraient leur fournir à moins de pouvoir réaliser des actifs. Car, depuis le temps des « goldsmiths », les banques ne conservent pas toutes les liquidités qui sont déposées chez elles en caisse. Elles les reprêtent. Au-delà de la fonction de banques de dépôt ou de simple dépositaire en consigne (qui au début était liée à un coefficient de réserves de 100 %), elles ont acquis celle de banque de prêt qui implique un coefficient de réserve fractionnaire (inférieur à 100 %). Ce fut lévolution de la Banque dAmsterdam (Fisher, 1935, chapitre 3). Il est ainsi possible, par exemple, que la banque reprête ses réserves dix fois car I . Fisher parle du système actuel comme dun système « 10 % réserves ». À partir dun dépôt initial dun premier client, elle fait un premier prêt sous forme dune ouverture de découvert à un autre client (tandis que le premier, détenteur du dépôt initial, peut toujours aussi bien utiliser son dépôt pour payer), prêt qui donnera lieu à retour dans ses livres en un nouveau dépôt. À partir de ce nouveau dépôt sopère un autre prêt à un autre client qui opère un nouveau dépôt et ainsi de suite
Le volume total des prêts et donc de la monnaie sur les comptes de chèques est donc égal à dix fois le volume des réserves initiales (la véritable monnaie manuelle) déposées chez elle(20). Le mécanisme suppose quil nexiste quune seule banque dans la communauté. Il y a donc multiplication de la monnaie bancaire sur les comptes de chèques(21). Les banques sont des firmes qui « produisent « de la monnaie. Le problème est que si la monnaie est créée à partir des prêts, elle est aussi détruite par leurs remboursements. Quand la déflation arrive, les banques cessent de prêter et le public est privé dune partie de la circulation monétaire. Ce mode de création de la monnaie la soumet à des fluctuations très fortes. On retrouve donc le problème déjà posé par lÉcole de la circulation, à savoir la multiplication des crédits qui crée une surémission de monnaie et détend le lien entre monnaie et réserves, introduisant une source de fluctuations plus grandes de lactivité économique.
« If the two parties, instead of being a bank and an individual, were an individual and an individual, they could not inflate the circulating medium by a loan transaction, for the simple reason taht the lender could not lend what he didnt have, as banks can and do. (
) Only commercial banks and trust companies can lend money which they manufacture by lending it. The Savings Bank does not create its deposits. It lends the funds deposited in it. And by the same token, two individuals cannot deflate the circulating medium by liquidating ; neither can a savings bank and an individual. » I. Fisher (1935), p. 38
De ce fait, les banques vont ainsi créer la déflation. Car elles cherchent à augmenter leurs réserves afin de diminuer leur risque de liquidité et il y aura une diminution nette de la quantité de monnaie.
« The banks get cash from the public by calling such loans as are call loans, or by refusing to renew loans coming due, or by selling to the public some of their investments. They demand cash in order to meet demands for cash by their depositors, so that the actual cash they pay out now adds nothing at all to the publics net total volume of cash, since it must come out of the public in the first place. The bank simply robs Peter to pay Paul. But the deposits, of course, shrink with every pay-off of deposits, so that the total circulating medium in the hands of the public shrinks by the shrinkage of deposits. » Fisher (1935), pp. 64-65 « In this contest the banks will not be content to get money from the public merely fast enough to pay back to the public. They will, in most cases, get it faster than that, so as to be in a « more liquid » position to weather the storm. (
) But the dominant motive of the banks is to save their own skins, and the net result is to increase their cash reserve at the expense of the circulating medium of the public. In effect, they, for the time, become the enemies of the public » Fisher (1935), p. 68
Il est vrai que ceci nest possible que sil nexiste pas de prêteur ultime. La crise selon Fisher ne se manifeste donc pas seulement au niveau microéconomique par des faillites bancaires mais aussi au niveau macroéconomique par une contraction du stock de monnaie selon la logique quantitativiste. On retrouve ce type dexplication des conséquences de la crise des années 1930 chez M. Friedman(22). Doù la nécessité dune régulation monétaire. Durant les crises, il se produit en effet des variations du taux dintérêt très abruptes. On se souvient des arguments des partisans de lÉcole de la circulation selon lesquels les fluctuations du taux sur le marché monétaire sont plus fortes dans un système à réserves fractionnaires du fait de la succession des booms et dépressions, due aux retards de la politique monétaire en cas de sorties de métal. Selon Fisher (1935, p. 106), les facteurs déterminants du cycle sont le surendettement par crédit bancaire et la déflation(23) qui sen suit. Dans le cas dun boom, qui peut démarrer sil existe une différence positive entre le taux de profit et le taux dintérêt, le taux nominal monte dabord ; mais le taux réel dintérêt baisse (en dessous de zéro) du fait de linflation et de la dépréciation de la monnaie, ce qui favorise encore les emprunteurs et les incite au surendettement. Il se produit donc une évolution divergente du taux dintérêt nominal et du taux réel (Fisher, 1935, p. 130). Linflation se développe de façon cumulative tant que le taux dintérêt na pas retrouvé son niveau normal. Le retournement du cycle sopère parce que les banques relèvent leur taux nominal, du fait de la baisse de leurs réserves. Le taux réel monte au-dessus de son niveau normal et il se produit alors une déflation cumulative, pour des raisons symétriques de celles de la phase précédente. Leffet de la hausse des taux dintérêt réels se fait sentir sur lensemble de lencours des dettes passées accumulées et non seulement sur les nouveaux prêts. Fisher décrit, certes, lenchaînement des événements de la déflation par la dette qui inclut une baisse de la valeur nette des entreprises, précipitant les faillites (Fisher, 1935, p. 108). Mais il insiste sur un second effet, qui est lui monétaire, puisquil consiste en une contraction des encaisses nominales agrégées et en une baisse du multiplicateur de base monétaire (par fuite des dépôts mais aussi par augmentation des réserves des banques par rapport aux dépôts puisque les banques cherchent à contracter le volume de leurs prêts, ce qui est indépendant des paniques bancaires), qui empêche le mécanisme stabilisant de leffet dencaisse réelle de jouer(24). Ce dernier effet monétaire nest pas une nouveauté par rapport aux analyses de 1911. On retrouve un cadre quantitativiste. Car on doit noter que, dans le texte de 1935 (100 % Money) que nous analysons, Fisher insiste particulièrement sur leffet monétaire pour justifier son plan de réforme bancaire. Cest pourquoi, en réalité, le système actuel de « 10 % réserves » ne favorise pas les emprunteurs. Il semble que le taux dintérêt nominal soit plus bas en raison de laccroissement de la quantité de prêts permis par lexistence des banques mais cet avantage est illusoire du fait des booms et dépressions. Car les emprunteurs y perdent en fait plus quils ny gagnent car ils perdent leur solvabilité et crédibilité et subissent la réduction de loffre de crédit lorsque les banques ont besoin de liquidités. Il faut bien comprendre, selon Fisher (1935, p. 124), que, si lemprunteur quelconque (cest à dire de petite taille et qui na pas de poids dans la négociation avec la banque) paiera peut être un taux nominal plus haut dans le système à « 100% réserves », sur le long terme celui sera plus stable. Alors quaujourdhui il varie grandement et de plus, dans certaines circonstances comme les dépressions, dailleurs créées par les banques, cet emprunteur ne peut pas emprunter du tout, même à nimporte quel taux, car les banques doivent reconstituer leur liquidité et cessent de prêter. 3. le plan de réforme de I. Fisher Lidée essentielle consiste à supprimer le lien entre crédit et monnaie. Les banques devront observer un coefficient de réserves de 100 %. Tous les comptes de chèques ne pourront faire circuler que de la monnaie déjà « en caisse ». Le but est daligner toutes les formes de monnaie bancaire sur les billets ; aller au-delà des principes de lAct de 1844 en imposant la même règle aux dépôts quaux billets. Fisher pense même que le problème des billets nest plus important puisque la monnaie est principalement composée de comptes chèques. La monnaie sera émise par une commission spéciale et gouvernementale ; elle sera remise aux banques contre la partie de leurs actifs qui correspond à leurs prêts. Elle servira donc de réserves aux banques et ne pourra pas, par elle-même, faire varier la circulation monétaire du pays. Il y aura donc substitution de cette monnaie aux titres des banques et à lavenir, une fois ce processus terminé, un coefficient de réserves de 100 % en cette monnaie sera observé à tout moment. Les dépôts étant entièrement reliés aux réserves, tous les instruments de paiement se comporteraient comme les réserves, comme sil sagissait dune circulation de monnaie manuelle uniquement. On retrouve les propositions de lÉcole de la circulation : une circulation de papier qui se comporte comme sil sagissait dune circulation métallique (des certificats de métal), comme si les réserves métalliques circulaient. Dans le système proposé par Fisher (« 100 % money » à distinguer du système actuel de « 10 % money »), il ny a plus de différence entre ce qui est monnaie manuelle (monnaie effective) et instruments de crédit qui circulent. Fisher précise quil sagit dun plan de nationalisation de la monnaie mais non de lactivité de banque ou de crédit (Fisher, 1935, p. 18). Lémission de monnaie est gérée par lÉtat et elle est distribuée et mise en circulation (sa répartition entre les utilisateurs dune masse prédéterminée par lÉtat) par les banques privées.
« Let the Government, through an especially created « Currency Commission », turn into cash enough of the assets of every commercial bank to increase the cash reserve of each bank up to 100% of its checking deposits. In other words, let the Government buy (or lend money on) some of the bonds, notes, or other assets of the bank with money(25), especially issued through the Currency Commission. Then all check-book money would have actual money pocket-money behind it » Fisher (1935), pp. 8-9.
Les banques sont donc divisées en deux départements : un département qui continue à faire du crédit mais sans émette de monnaie ou gérer des comptes chèques, et un département démission qui gère les paiements en chèques dont les dépôts sont entièrement couverts par de la monnaie manuelle (qui est de la monnaie manuelle émise par le gouvernement). On reconnaît les principes de la séparation de la Banque dAngleterre en deux départements selon lAct de 1844 : un département de banque et un département démission.
« The money subject to check would, as elsewhere stated, be kept in a separate « Check Bank » which would be a department of the original bank, or affiliated with it. Each original commercial bank would thus be split into a Check Bank or Department and a Loanand-Investment Bank or Department. The Loan Department, could, of course, like any other depositor, deposit its own cash in the warehouse-bank or department, and draw out this cash or transfer it by check » Fisher (1935), p. 53.
Les avantages sont dabord que le risque de liquidité ou de transformation des banques disparaît ainsi que les « runs » et faillites bancaires. Les déposants ne craindront plus que la banque ne puisse les rembourser puisque la monnaie quils demanderaient est toujours dans la banque (Fisher, p. 10). Le risque bancaire est donc réduit, y compris le risque de défaut car la monnaie qui est émise est gagée sur le crédit du gouvernement des États-Unis. Ceci constitue notamment une solution au problème du risque de liquidité tel quil est traité dans le cadre du modèle de Diamond et Dybvig (1983), mais alors il ny a plus dassurance de liquidité fournie par les banques. Wallace (1996) développe ce point. Il montre que les propositions actuelles de « narrow banking », qui sont la version contemporaine des projets de banques ayant 100% de réserves(26), visent à établir des banques némettant que des dépôts gagés entièrement par des actifs liquides. Cependant, ces propositions ne se basent pas sur une théorie (ou un modèle) bancaire. En particulier, elles ne montrent pas en quoi leur solution est nécessaire car elle permettrait logiquement de résoudre les effets néfastes de lilliquidité bancaire. Car le problème que les propositions de « banques étroites »sont supposées résoudre nexisterait pas si les banques nétaient pas illiquides. Or il existe des théories qui explicitent ce point. En particulier, le modèle de Diamond et Dybvig (1983) est utile car il montre pourquoi les banques sont illiquides et quel service elles rendent ce faisant. Wallace (1996) prolonge la version originale de ce modèle pour traiter explicitement des propositions de « narrow banking »( que ces auteurs ont cependant aussi critiqué dans Diamond et Dybvig (1986) et Dybvig (1993)) et montrer de façon fondée théoriquement comment ces propositions, en supprimant la prise de risque de liquidité par les banques, auraient des conséquences négatives sur léconomie. Car les propositions de « narrow banking » sont interprétables dans les termes du modèle de Diamond et Dybvig (1983) si lon introduit dans ce modèle le cas où le système bancaire est liquide au sens où il peut « accomoder » tout schéma de proportion des retraits entre agents qui sont « impatients » et ceux qui sont « patients » ; en ce sens il na plus d exigibilités fonction de celles des déposants. Cependant, puisque ce système bancaire fournit alors une allocation équivalente à celle dautarcie aux agents, ceci aboutit à supprimer le rôle du système bancaire qui améliorait justement cette allocation ; résoudre lilliquidité bancaire aboutit à supprimer le problème qui lavait fait naître (27). 4. La régulation monétaire et bancaire Revenons à I. Fisher. Selon lui, les variations de la masse des dépôts qui circulent par chèques et de toute la circulation monétaire seraient régularisées. En effet, la monnaie ne serait plus créée au rythme du crédit, cest-à-dire de laccroissement des prêts et de leurs remboursements ainsi que de leur ralentissement. Il en résulte une limitation des cycles économiques et une plus grande stabilité de la valeur de la monnaie. Dans le système bancaire actuel (dit à « 10 % réserves »), les liquidités peuvent être reprêtées à linfini. La multiplication des dépôts se fait à partir dune base faible en liquidités. Au contraire, selon Fisher, son plan de réforme permettra une plus grande stabilité du taux dintérêt. Il évitera ainsi toute contraction de la circulation monétaire en cas de déflation et même il favorisera une plus grande régularité de loffre de monnaie et donc évitera des variations de prix, si lon suit la théorie quantitative. La variation de la quantité de monnaie nest plus contrôlée par les banques mais par la commission gouvernementale démission de la monnaie qui suit une règle monétaire (Fisher, 1935, p. 15). Elle doit « diriger » la monnaie de façon à ce que lindice des prix retenu soit stable. La monnaie nétant plus émise en fonction du crédit, si le public rembourse ses emprunts (faits non à partir de monnaie « nouvelle »), cela ne diminue en rien la quantité de monnaie ; il y a simplement une nouvelle répartition.
« Under the 100% system, when bank loans increased or decreased, the volume of the checking deposits would not be affected any more than when any other sort of loans increased or decreased. These deposits would be part of the total actuel money of the nation, and this total could not be affected by being lent from one person to another. » Fisher (1935), p. 13
Les buts poursuivis dans la régulation dun système bancaire sont doubles et distincts : dune part, la stabilité du niveau des prix obtenue par la gestion de loffre de monnaie par la commission monétaire et dautre part, la stabilité des banques par la mise en place dun coefficient de réserves à 100 %. Les objectifs de la politique monétaire (la monnaie) et de la politique bancaire (ou du crédit) sont séparés analytiquement mais sont en fait confondus dans leurs moyens. Cependant, la politique monétaire a un rôle primordial. Il est nécessaire que la quantité de monnaie suive le mouvement des affaires, mais ceci ne peut sopérer en liant monnaie et endettement. Car, ainsi que nous lavons vu, dans le système actuel, le développement des prêts entraîne un développement des comptes de chèques (la monnaie) plus rapide que celui de lactivité économique. Il en résulte une hausse des prix et des profits durant les phases de booms. Il y a dautre part une tendance permanente au surendettement et donc à la trop grande prise de risque de défaut par les banques. Et la liquidation de ces prêts amène normalement la quantité de comptes chèques à se contracter plus vite que lactivité économique, de telle sorte que le niveau des prix et des profits baisse habituellement lors de la dépression (Fisher, 1935, p. 160). Au contraire, si le niveau de la quantité de monnaie restait stable (ou augmentait lentement et non plus rapidement que lactivité économique) durant les phases dexpansion de lactivité économique, il ne se produirait pas de hausse des prix, et pas de baisse des prix en phase de récession. Ceci est possible dans le système « 100 % réserves » car les prêts augmentent avec lactivité économique, mais pas la monnaie. La banque centrale na, dans ce cadre, quune seule fonction : celle dassurer la stabilité de la valeur de la monnaie. Celle-ci est définie par un indice des prix. La stabilité de la valeur de la monnaie ne doit pas être appréciée par rapport à un étalon tel lor, qui est instable et parce que la convertibilité en or rend le système bancaire encore plus instable, vu la faible quantité dor disponible. On retrouverait les mêmes problèmes quavec le système de « réserves à 10 % ». Les banques nauraient jamais assez de liquidités. Il faut donc gérer la monnaie à laide dune règle prédéfinie (28). La politique bancaire est très réduite. Dans le nouveau système « 100 % réserves », la banque centrale na pas la fonction de prêteur en dernier ressort car le risque de transformation nexiste plus pour les banques et elle na donc pas à leur fournir de la liquidité en urgence. Les banques sont toujours liquides. Il en résulte que, dans ce système, il suffit de petites variations de la quantité de monnaie pour assurer la stabilité des prix. Il nest pas besoin de la faire varier fortement puisque la déflation nexiste plus. On retrouve les propositions de lÉcole de la circulation selon lesquelles la banque centrale na pas à assurer le rôle de prêteur en dernier ressort. Fisher critique les modalités daction de la Federal Reserve Bank, depuis sa création, en tant que prêteur en dernier ressort. Ses prêts peuvent accroître les réserves des banques, mais en fait ceci leur a permis de supporter des coefficients de réserves encore plus petits et ceci na pas supprimé les faillites bancaires (notamment en 1920) qui ont même été de plus grande ampleur quavant sa création (Fisher, 1935, p. 44). 5. Les « banques étroites » Dans le système de réserves à 100 %, les banques nont pas besoin de reconstituer leurs réserves ou leurs liquidités puisque ces dernières sont fixées une fois pour toutes ; il ne peut donc se produire de restriction du crédit de ce fait. Le crédit nest pas lié à la monnaie que les banques créent mais à lépargne (Fisher, 1935, p. 75). On retrouve donc la tradition classique puisque les investissements et les prêts bancaires ne sont possibles quà partir dune épargne préalable déposée chez elles. Les banques deviennent alors de simples intermédiaires financiers entre épargnants et investisseurs. Dans le projet de réforme de Fisher, les banques prêteraient de largent, soit à partir de leur propre capital, soit à partir de largent reçu de leurs clients et placé en épargne (Fisher, 1935, pp. 12 et 16). Les dépôts qui circulent par chèques (checking deposits) sont très différents des dépôts dépargne (saving deposits). Ces derniers représentent un investissement tout comme un titre qui rapporte un intérêt. Cet investissement, tout comme nimporte quel titre, ne requiert pas dêtre gagé sur des réserves à 100 %.
« But loans normally come out of savings, and the growth of the loans should depend on the growth of the savings, and not be either stimulated or hampered, as they are now, by a monetary system unduly expanding and contracting. Of course the volume of loans can exceed the volume of money just as sales do. The same money can negotiate one loan after another just as it can negotiate one sale after another. It can even come back to the same savings bank and be relent. So long as the loans are made out of real money and not out of money manufactured by the lender, for the purpose, they will not violate the principle of the 100% system. » Fisher (1935), pp. 79-80 « Thus, under the 100% system, the chief function of the loan department would be that of a broker between savers and enterprising borrowers of the savings. The rate of interest would register the supply and demand of theses savings. This might mean at various times a slower or a faster increase of production and productive enterprise than now, but the net increase in the long run would be faster than now, as well as steadier, because not interrupted by so many, or so severe, depressions. » Fisher (1935), p. 82
Les banques sont alors neutres et non distinguables des marchés ou des autres agents individuels opérant sur les marchés. De plus, étant plus liquides dans le cadre du projet de réforme, elles pourront améliorer la qualité de leurs prêts. Elles pourront détenir des actifs à plus long terme et en plus grande quantité, et des actifs plus rentables que ceux quelles étaient obligées de détenir avant par peur des « runs » car il sagissait dactifs à court terme (Fisher, 1935, p. 138). Les prêts sont donc de la monnaie déjà existante épargnée et transférée dun individu à un autre par lintermédiaire de la banque. Il ny a donc pas daugmentation du volume total de la monnaie. Un individu en reçoit si un autre sabstient de consommer. Ceci est opéré sur le marché des prêts et non celui de la monnaie (« le soi-disant marché de la monnaie », selon Fisher, 1935, p. 166). Sur ce marché des prêts se détermine le prix des prêts ou de lépargne, le taux dintérêt (qui est donc fondamentalement réel) et non le prix de la monnaie, qui est le niveau général des prix. La monnaie nest que lintermédiaire des échanges et le véhicule en lequel se font les prêts. Les banques nont pas alors un comportement différent dun autre agent prêteur. La politique monétaire de régulation de la quantité de monnaie n a pas à se préoccuper de lactivité des banques, mais de celle de la commission gouvernementale que veut créer Fisher.
« The so-called « money market » should be simply the market for loans from Jones to Smith, not the source of the circulating medium for Jones and Smith. Intrinsically, loans have nothing to do with putting more money or less money into circulation. The true abundance or scarcity of money is never registered in the loan market. It is registered by the index number of prices. » Fisher (1935), pp. 166-167
On peut citer des prolongements contemporains des idées introduites par Fisher. M. Allais ou M. Friedman(29) proposent de séparer banques de dépôt qui effectueraient les paiements en monnaie de base et banques de prêts qui feraient des crédits à partir demprunts de même terme (des intermédiaires financiers) afin de mieux contrôler lémission de monnaie bancaire et déviter linstabilité bancaire. La même suggestion a été faite par Tobin (1985)(30). Plus récemment, dautres propositions tendant à réduire les banques à une activité « étroite » (ou à des prêts à court terme) (narrow banking(31)) sont apparues. Dautres encore visent à remplacer les banques par des institutions financières de type « money market funds » ou fonds mutuels investis en titres du marché monétaire. Ceux-ci utilisent les fonds quils collectent pour acheter des titres financiers sans risque. Ils peuvent fournir des services de paiement aux détenteurs de leurs parts émises dans le public cest à dire faire des opérations analogues à celles effectuées sur des comptes de dépôts bancaires (virements etc
). C.A. Goodhart (1990) considère que ces fonds mutuels sont aussi à même que les banques de fournir des services de paiements(32). Différents intermédiaires financiers peuvent le faire. Il propose donc que les services de paiement soient effectués par des fonds mutuels qui investiraient en titres de marché dont la valeur fluctuerait. Ils émettraient en contrepartie des parts dans le public dont la vente servirait aux paiements(33). Car, selon lui, ce nest pas la fonction de gestion des moyens de paiement qui est caractéristique des banques et nécessite quelles soient soutenues par une banque centrale, mais le fait quelles détiennent à leur actif des titres non négociables et illiquides (du fait quils « incorporent » une information privée) ; cest du côté du rôle particulier que le crédit bancaire joue pour certains emprunteurs quil faut chercher leur raison dêtre (ce qui détermine à son tour le caractère particulier de leur passif qui sont des dettes à valeur fixe). Il sagit donc bien de définir le rôle des banques à partir du risque de transformation. Selon lui, la source de linstabilité bancaire subsiste et nest pas résolue par lexistence de fonds mutuels qui prennent en charge la gestion des paiements. Ce point le différencie donc de lanalyse de Fisher ; cependant « la monnaie est aussi à labri des prêts »et ne subit plus les effets de linstabilité bancaire. Fama (1980) décrit les banques comme ayant deux fonctions : lune de fourniture de services de transaction et lautre de gestion de portefeuille. Il propose que la première soit remplie par des « banques » qui deviendraient analogues à des fonds mutuels investissant en titres de marché. La monnaie est remplacée par des actifs financiers. Il est cependant possible de maintenir une « monnaie manuelle » (billets et pièces) dans le système financier qui serait émise par le gouvernement. Le problème de linflation est alors uniquement réduit à celui du contrôle du stock de cette monnaie. [/b]Conclusion Nous avons pu établir la similarité des arguments en faveur de lexistence de banques ayant un coefficient de réserves de 100% utilisés par les partisans de lÉcole de la Circulation (en faveur de la réforme de la Banque dAngleterre en 1844) et par I . Fisher dans son plan de 1935. La même volonté de supprimer le risque de liquidité des banques et les conséquences sur la fluctuation de loffre de monnaie en est lobjet. les mêmes préoccupations sont à lorigine des propositions contemporaines de « banques étroites ». [b]Il en résulte alors une conception de la monnaie séparée du crédit et des banques comme de simples intermédiaires financiers. ________________Notes :1 Le texte de la communication sera disponible en anglais lors des 20 èmes Journées Internationales dÉconomie Monétaire et Bancaire, Birmingham, 5-6 juin 2003, sous le titre « Circulating medium not at the mercy of loan transactions » : from I. Fishers plan (1935) to present proposals of « narrow banking ». 2 Université de Paris XII, Faculté de sciences économiques et de gestion, et PHARE (Pôle dhistoire de lanalyse et des représentations économiques, FRE 2541) 3 Nous avons tenté de retracer une partie de ce débat dans Diatkine S (2002). 4 M. Allais, 1967 ; M. Friedman, 1959. 5 Nous reviendrons sur ce point plus loin. 6 H. Simons (1934). On peut aussi citer dans le même ordre didées L. Currie (1934). Pour une analyse de ces textes, voir les articles rassemblés par F. Capie (1993, vol. 6 et 10). 7 Sur ce point, voir D. Patinkin (1969). 8 H.E. Loef et H.G. Monissen (1999). 9 I. Fisher, 1932. 10 W. Allen, « I. Fisher and the 100 percent reserve proposal », Journal of Law and Economics, 26, p. 704, cité par H-E. Loef et H. G. Monissen, op. cit, p. 87. 11 Schwartz A. (1989) , Skaggs (1999). Nous avons présenté ces débats dans Diatkine S. (2000) et Diatkine S. (1995). 12 Torrens R., 1837 ; réédité in OBrien, 1994, p. 34. 13 Contrairement à une interprétation souvent admise, les propositions de réforme du système monétaire de D. Ricardo ne sont pas identiques à celles de lÉcole de la Circulation car il nenvisage pas dinstaurer un coefficient de réserves de 100% mais seulement de fixer à la banque centrale un objectif en prix à respecter ( et non en quantité). Elle doit faire varier la quantité de billets de façon à stabiliser le prix de la Livre en métal. Sur ce point voir Diatkine S. (1998) 14 Torrens R., ibidem, p. 61.15 Torrens donne un exemple numérique par lequel il montre que les banquiers ne vont pas garder dans leurs coffres tout le montant de monnaie redéposée chez eux. « They would reissue the greater part of the sum , say 800000 of the 1000000 in the » discount of merchant bills, or in the purchase of government securities :
»( Torens, 1837, p. 11) Après plusieurs vagues de multiplication de crédits, qui dépendent de la partie de la circulation monétaire qui reste « in the hands of those who do not keep their cash with bankers ; while the remaining portion will be in the hands of those who do keep their cash with bankers [
] Whatever sums they may advance upon securities in the morning, the same sums will be returned to them in the evening, in the form of new deposits ; and in this way the amount of their deposits must continu to increase, until they bear that proportion to the fixed amount of the returning cash, which the experience of the bankers may suggest to say and legitimate
Thus we see that, in consequence of the system of banking prevalent in this country, a fixed amount of circulating money be the basis of a fluctuating amount of credit money, even though the circulating money should be purely metallic. « (Torrens, 1837, pp. 11-16). 16 « He failed (Adam Smith- S.D.-) to recognise the important and generic distinction between issuing notes and making advances from deposits , - in other words, between creating additional circulation and lending upon securities portions of the circulation already in existence ;
» (Torrens R., 1858 ; réédité in OBrien ed., 1994, p. 301 ; voir aussi, p. 318-319.) 17 OBrien, 1994, IV, « Introduction », p. IX. 18 Ce fait a été confirmé par D.P. OBrien (1998) qui montre, par une étude statistique et économétrique, que lAct de 1844 a échoué dans la mise en uvre dune politique de régulation de loffre de monnaie par la base monétaire (celle-ci comprend, outre les billets, les dépôts à la Banque dAngleterre) et à stabiliser les agrégats monétaires et le niveau des prix. Il na, de plus, pas fait disparaître les crises bancaires. 19 Voir la note 23, p. 8. 20 Fisher, 1935, p. 30-31. 21 On retrouve lanalyse de Torrens (voir ci-dessus, p. 4). 22 M. Friedman et A. Schwartz, 1963. 23 I. Fisher intitule le chapitre 7 de 100% Money, « Booms and depressions », qui est le même titre que celui de son livre paru en 1932 ; il sy réfère ainsi quà son article où il a développé une analyse de leffet sur lendettement de la déflation, « The Debt-Deflation Theory of Great Depressions », 1933, trad. 1988 (Fisher, 1935, p. 105). Sur ces ouvrages, voir R. Dimand, 1994. 24 Fisher, 1935, p. 108 . 25 Une note na pas été reproduite. 26 Wallace N. (1996), p. 3.27 It shows that in this model narrow banking eliminates the role of banking. The proposition implies that using narrow banking to cope with the potential problems of banking illiquidity is analogous to reducing automobile accidents by limiting automobile speeds to zero. « Wallace (1996), p. 9. 28 Fisher, 1935, p. 169-170. On rejoint ici le débat entre règle et discrétion en matière de politique monétaire ouvert par les débats du XIXe siècle et qui continue jusquà nos jours. 29 M. Allais, 1967, p. 17-31 ; M. Friedman, 1959, p. 65-75. 30 J. Tobin (1985), p. 20. 31 Pour un exposé et une discussion de ces propositions, voir par exemple, N. Wallace, 1996. 32 C.A. Goodhart (1990), p. 86 33 ibidem, p. 96. ____________BIBLIOGRAPHIEAllais M. (1967) : « Les conditions de lexpansion dans la stabilité sur le plan national », Revue déconomie politique, janvier-février. Allen R.L. (1993) : Irving Fisher. A Biography, Basil Blackwell. Allen W. : « I. Fisher and the 100 Percent Reserve Proposal », Journal of Law and Economics, 26. Capie F. (1993) : History of Banking, W. Pickering, vol. 6 et 10. Currie L. (1934) : Supply and Control of Money in the United States, Cambridge, Massachussets. Diamond D., Dybvig P. (1983) : « Bank Runs, Deposit Insurance and Liquidity », Journal of Political Economy, 91, 3. Diamond D., Dybvig P. (1986) : « Banking Theory, Deposit Insurance and regulation », Journal of Business, 59, January. Dybvig P. 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Wallace N. (1996) : « Narrow Banking Meets the Diamond-Dybvig Model », Quaterly Review of the Federal Reserve Bank of Minneapolis, 20 (1). Source : [url=http://www.univ-orleans.fr/deg/GDRecomofi/Activ/diatkine_birmingham.pdf]http://www.univ-orleans.fr/deg/GDRecomofi/Activ/diatkine_birmingham.pdf[/a]
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#678 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6869" \l "p6869" 26-04-2009 17:56:03
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Pas vraiment d'accord avec cet économiste en chef du FMI, je ne comprends pas vraiment ce qui vous attire dans ce texte ? c'est l'histoire du coup d'état des banques ? mouais ...Si on se rappelle bien de la petite histoire du FMI, ces derniers ont toujours exigé des contreparties aux pays qu'ils aidaient, et ces contreparties ont toujours été de mettre en place les politiques néo-libérales qui sont à l'origine de la crise financière, libéralisations, déréglementations, derrière leur volonté d'augmenter les exportations il faut comprendre la liberté pour les multinationales de venir exploiter les ressources naturelles et la main d'oeuvre bon marché de ces pays en crise.Leurs actes les inscrivent donc complètement dans les politiques voulues aussi par les financiers et je trouve assez rigolo que cet économiste en chef les désigne eux en particulier alors que toutes les apparences semblent conforter l'idée que FMI / Financiers / gouvernements travaillaient main dans la main, partageant la même idéologie.Pour preuve sa volonté de "socialiser les pertes" via les nationalisations puis de "privatiser les profits" une fois les banques remises à flot en les privatisant.Cet économiste c'est tout à fait le genre de personnes qu'il faudrait définitivement voir disparaitre de la vie publique.C'est évidemment une nationalisation définitive du système bancaire qu'il faut réaliser.
#679 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6870" \l "p6870" 26-04-2009 17:59:36
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Sandy a écrit:
C'est évidemment une nationalisation définitive du système bancaire qu'il faut réaliser.
On en a vu l'efficacité avec la Société Générale .. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Nationaliser la monnaie est beaucoup plus efficace; les banques restant privées ne feront pas supporter les erreurs qu'elles peuvent faire à la collectivité.
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#680 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6871" \l "p6871" 26-04-2009 18:14:59
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AJH a écrit:
Sandy a écrit:
C'est évidemment une nationalisation définitive du système bancaire qu'il faut réaliser.
On en a vu l'efficacité avec la Société Générale .. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Nationaliser la monnaie est beaucoup plus efficace; les banques restant privées ne feront pas supporter les erreurs qu'elles peuvent faire à la collectivité.
Il n'y a pas qu'un type de nationalisation qui est possible, et évidemment la nationalisation type "je conserve un comportement d'entreprise privée" n'a aucun intérêtPar nationalisation j'entends la mise en place d'un service publique bancaire qui s'occupe des encaisses des paiements et des prêts aux particuliers et aux entreprises. Et ces banques seraient totalement séparées des marchés financiers, ainsi elles n'auraient aucune erreur à faire supporter à qui que ce soit n'allant pas faire joujou sur les marchés financiers.Cela implique la nationalisation de la monnaie aussi.
#681 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6873" \l "p6873" 26-04-2009 18:24:27
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@SandyIl ne s'agit donc pas de nationaliser toutes les banques dans votre esprit, mais d'avoir quelques banques nationalisées: on avait le Trésor Public avant 2001 HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.php?lng=fr&pg=21" http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.
&pg=21Le Trésor, qui gérait quelques 800 000 comptes bancaires privés, essentiellement détenus par des fonctionnaires, a cessé cette activité au 31 Décembre 2001.Le Trésor gérait, à fin novembre 2000,574 000 comptes à vue, ( représentant un encours de 16,7 milliards de francs => 2,54 G¬ )43 141 comptes à terme. ( 1,8 milliard de francs => 274 M¬ . )144 410 codevi et livrets jeunes. ( 1,6 milliards de francs. => 243 M¬ )189 000 comptes titres ( 32,9 milliard de francs. => 5 G¬ )
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#682 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6874" \l "p6874" 26-04-2009 18:30:59
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AJH a écrit:
@SandyIl ne s'agit donc pas de nationaliser toutes les banques dans votre esprit, mais d'avoir quelques banques nationalisées: on avait le Trésor Public avant 2001 HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.php?lng=fr&pg=21" http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.
&pg=21Le Trésor, qui gérait quelques 800 000 comptes bancaires privés, essentiellement détenus par des fonctionnaires, a cessé cette activité au 31 Décembre 2001.Le Trésor gérait, à fin novembre 2000,574 000 comptes à vue, ( représentant un encours de 16,7 milliards de francs => 2,54 G¬ )43 141 comptes à terme. ( 1,8 milliard de francs => 274 M¬ . )144 410 codevi et livrets jeunes. ( 1,6 milliards de francs. => 243 M¬ )189 000 comptes titres ( 32,9 milliard de francs. => 5 G¬ )
Pas vraimentIl s'agit de nationaliser toutes les banques de dépot et de prêt, seules demeureraient privées les banques d'affaires qui n'auront pas le droit de faire du dépot et du pretEt qui pourront faire joujou avec la bourse autant qu'elles veulent le temps que l'on traite le cas de spéculation ^^On a pu constater avec la crise que si les banques tombaient, c'était nos encaisses nos paiements que l'on ne pouvait pas faire, c'était l'impossibilité de faire des prêts ou de déposer / retirer son argent, cela démontre que ces activités ont une utilité publique fondamentale, et on ne confie pas à des intérêts privés ce qui a une telle importance pour la collectivitéMême principe pour la monnaie
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AJH a écrit:
Il ne s'agit donc pas de nationaliser toutes les banques dans votre esprit, mais d'avoir quelques banques nationalisées
Moi je trouve ça bien.
Sandy a écrit:
Il s'agit de nationaliser toutes les banques de dépot et de prêt, seules demeureraient privées les banques d'affaires qui n'auront pas le droit de faire du dépot et du pret. Et qui pourront faire joujou avec la bourse autant qu'elles veulent le temps que l'on traite le cas de spéculation
Ca aussi c'est bien. Et ça correspond au Glass-Steagall Act qui justement séparait de façon étanche les banques de dépôt et les banques d'investissement.... et qui a été aboli et 1999. On pourrait alors avoir 2 types de banques:- les banques de dépôts qui ne servent qu'à garder l'argent privé et permettre des moyens de paiement. Elles se paieraient sur la facturation des services rendus. Il pourrait y en avoir de types privé ou d'état (la banque postale par ex). Il faudrait inventer quelque-chose concernant les découverts, donc des prêts aux particuliers (personnes physiques uniquement).- les banques d'investissement, qui ne prêtent qu'aux entreprises: celles-ci, il leur faudrait imposer des réserves pleines (100%) suivant l'école autrichienne, et ne pourraient donc investir qu'avec l'accord du client dépositaire. Elles pourraient se payer sur les bénéfices réalisés par leurs investissements. Elles n'auraient pas la possibilité de servir d'intermédiaires de paiement (et déposeraient la somme investie sur un compte de dépôt).Une priorité devrait être d'interdire les intérêts sur de l'argent prêté grâce aux réserves fractionnaires: soit on prête avec intérêt son argent propre (réserve pleine 100%) soit on crée temporairement de l'argent lors d'un prêt mais alors à 0%. Alors, la création monétaire ne se fait plus par les banques privés. Il faut donc re-créer un autre système de création monétaire publique (la république de Weimahr et le Zimbabwe nous encouragent à ne pas confier la création monétaire à l'exécutif qui pourrait avoir la tentation d'en abuser pour camoufler une mauvaise gestion et/ou une politique clientèliste).
#684 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6889" \l "p6889" 27-04-2009 11:19:34
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Frédéric Lordon explique que supprimer l'intérêt serait dangereux du fait que c'est le seul frein à la folie dépensière qui généralement accompagne le crédit ou l'argent en général, vous en pensez quoi ?
#685 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6890" \l "p6890" 27-04-2009 11:32:43
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Sandy a écrit:
Frédéric Lordon explique que supprimer l'intérêt serait dangereux du fait que c'est le seul frein à la folie dépensière qui généralement accompagne le crédit ou l'argent en général, vous en pensez quoi ?
Je pense qu'il a raison mais que l'intérêt payé sur les crédits (lors de création monétaire) doit revenir à la collectivité et non aux banques privées.Par contre, l'épargnant (qui a déjà payé son intérêt lors de la création monétaire) doit pouvoir demander un intérêt (contrat privé)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#686 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6891" \l "p6891" 27-04-2009 11:44:40
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Sandy a écrit:
Frédéric Lordon explique que supprimer l'intérêt serait dangereux du fait que c'est le seul frein à la folie dépensière qui généralement accompagne le crédit ou l'argent en général, vous en pensez quoi ?
AJH a écrit:
Je pense qu'il a raison mais que l'intérêt payé sur les crédits (lors de création monétaire) doit revenir à la collectivité et non aux banques privées.
Oui, c'est pas mal.
AJH a écrit:
Par contre, l'épargnant (qui a déjà payé son intérêt lors de la création monétaire) doit pouvoir demander un intérêt (contrat privé)
Ca par contre je suis résolument contre: c'est la rente. "tout travail mérite salaire" mais je ne vois pas en quoi déposer de l'argent dans une banque devrait rapporter un revenu. On peut difficilement l'interdire, mais si une banque ne peut pas prêter l'argent déposé elle n'aura aucune raison de donner des intérêts à de l'argent déposé chez elle. Aujourd'hui, la banque paye des intérêts aux déposants car elle sait que 1000 de dépôts lui autorisent 9000 de prêts sur lesquelles elle peut réclamer des intérêts. C'est justement ça qu'il faut casser: l'usure, la rente, l'argent qui "travaille" en dormant.
#687 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6892" \l "p6892" 27-04-2009 12:04:06
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@ZolkoSi la collectivité permet les prêts avec intérêt (lors d'une création monétaire), soit ces prêts seront accessible à un emprunteur parce qu'il est fiable, avec un taux X%, soit l'emprunteur n'arrivera pas à se faire financer par la collectivité (il n'est pas assez fiable, son projet n'est pas "compatible").S'il se tourne vers l'épargnant qui va lui proposer un taux de X% + x% , il n'y a qu'un transfert de monnaie vers un épargnant (qui peut être une personne qui a travaillé et peu dépensé antérieurement) qui accepte de prendre un risque... mais il n'y a aucune "perte" pour la collectivité. C'est pour cela que j'écrivais "contrat privé".Maintenant qu'il y ait des établissements financiers (privés) qui sont payés en honoraires pour conseiller et mettre en relation l'un et l'autre, ça ne me gêne pas.Je maintiens ma position: il y a des moments où il faut accepter un peu de libéralisme (dans son sens originel).
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#688 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6893" \l "p6893" 27-04-2009 12:09:27
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Zolko a écrit:
C'est justement ça qu'il faut casser: l'usure, la rente, l'argent qui "travaille" en dormant.
Quand il est prêté, l'argent travaille: il permet la création de richesses.S'il ne travaille vraiment pas, il n'aura aucune rémunération
Dernière modification par AJH (27-04-2009 12:10:03)
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#689 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6896" \l "p6896" 27-04-2009 12:24:44
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AJH a écrit:
Quand il est prêté, l'argent travaille: il permet la création de richesses.
Si l'argent prêté existe, oui. Si il est crée en route, non. Si je prête mon argent que j'ai dans la poche, je cours un risque. Si j'imprime de l'argent et le file à quelqu'un, je n'en cours aucun. Si j'imprime 100¬ sur un billet, je n'ai crée aucun richesse. Si j'ai 100¬ dans la poche et que je les investit dans un four à pain, j'ai crée de la richesse. C'est pour cela qu'une banque d'investissement avec réserves pleines - qui prête donc du vrai argent - doit effectivement pouvoir payer des intérêts/dividendes/profits. Mais alors en assumant les risques, et les déposants courent un risque est acceptent de perdre leur argent. C'est le capitalisme à grand-papa, et je l'accepte.Mais si on dépose son argent dans une banque de dépôt qui ne peut investir, elle ne peut pas non-plus payer des intérêts en retour. D'où viendrait l'argent des intérêts ainsi payés ? Si une telle banque peut prêter de l'argent et l'intérêt de ce prêt va à la collectivité, comment la banque pourrait payer des intérêts aux déposants ? C'est pas que je veuille l'interdire, mais si on sépare banques d'investissement et banques de dépôt, cela deviendra non-rentable.
#690 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6897" \l "p6897" 27-04-2009 12:29:08
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Zolko a écrit:
si on sépare banques d'investissement et banques de dépôt, .
Je n'ai absolument aucune opposition à ce point, mais je me mets dans la situation où toute la monnaie est nationalisée. Les banques de dépôt ne peuvent absolument pas prêter les dépôts, ni évidemment créer de la monnaie : elles sont en fait des comptables des comptes de chacun, et des échanges monétaires commerciaux ou autres... elles sont rétribuées en honoraires pour ces services au public.
Dernière modification par AJH (27-04-2009 12:29:33)
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#691 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6899" \l "p6899" 27-04-2009 13:06:04
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Les intérêts comme frein indispensable à la fringale de pouvoir d'achat des hommes ? Non.
Sandy a écrit:
Frédéric Lordon explique que supprimer l'intérêt serait dangereux du fait que c'est le seul frein à la folie dépensière qui généralement accompagne le crédit ou l'argent en général, vous en pensez quoi ?
J'en ai longuement parlé avec Frédéric, plusieurs fois, et je pense que, sur ce point, il se trompe :
il y a d'autres freins (que les intérêts) à la déraison des emprunteurs potentiels, beaucoup plus puisants à mon avis, à commencer par la capacité à rembourser :Quand on n'a pas la capacité de rembourser (quel que soit le taux), 1) on ne se lance pas dans un emprunt, et (surtout) 2) le prêteur ne consent pas le prêt à un insolvable.
D'ailleurs, l'expérience confirme mon intuition : pendant les périodes où de fait les taux réels ont été nuls ou négatifs (taux courants inférieurs ou égaux à l'inflation), les crédits n'ont pas explosé de façon déraisonnable, que je sache.Comme Maurice (et bien d'autres), je pense que la société serait plus juste et plus efficace avec des taux d'intérêts NULS (taux courants égaux à l'inflation).Étienne.
#692 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6936" \l "p6936" 30-04-2009 01:46:23
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Bonsoir,Un article assez épatant. On a envie d'y croire
Cette façon de créer la monnaie au moment où on en a besoin, ça me fait penser à la monnaie d'AJH dans HYPERLINK "http://societal.org/" son projet d'écosociétalisme. Mais AJ, lui, imagine un système centralisé quand même.En tout cas, ils n'ont peur de rien, ceux-là, ça fait un courant d'air...
Open Money : bientôt chacun créera sa propre monnaieEntretien avec Jean-François Noubel.
De la même façon que le micro-ordinateur a donné leur autonomie informatique à toutes les unités humaines (maisons, entreprises, écoles, institutions...) et que les technologies vertes promettent de leur donner une autonomie énergétique (solaire, éolien, géothermie, etc.), voilà quarrivent les monnaies libres (« open money »), censées donner à chacun son autonomie monétaire. En termes techniques, après la généralisation de lhtml (protocole informatique qui permet à nimporte quel ordinateur de se brancher sur internet) et de lhttp (langage universel du web) qui ont transformé chaque citoyen planétaire en émetteur/récepteur dinformations (au moins potentiel), préparez-vous au prochain protocole du world wide web : appellons-le provisoirement htxx. Grâce à lui, chacun pourra bientôt devenir émetteur/récepteur de monnaies - ce qui va métamorphoser léconomie et la société, mais aussi nos vies et nos esprits. Nous avons interrogé lun des membres du petit groupe qui prépare cette révolution.
Propos recueillis par Mélik NGuédar.Nouvelles Clés : Avant les années 70, personne navait vu venir le micro-ordinateur et les bouleversements quil allait apporter. Dans les années 80, qui nous parlait dInternet ? Aujourdhui, vous dites que nous sommes à la veille dun choc aussi grand, concernant non plus linformation, mais la monnaie ?Jean-François Noubel : Finement comprendre la monnaie est une expérience incroyable, quelque chose de lordre du film Matrix. On se libère des conditionnements du système, pour le contempler du dehors, dans ses structures fines. La plupart des échanges sont aujourdhui monétarisés. La monnaie imbibe tout, nos psychés, nos comportements, bien au-delà de ce que nous imaginons. Lensemble du monde actuel est modelé par la monnaie. Réaliser cela est très secouant. Cest du même ordre que découvrir la rotondité de la terre. On passe par le déni, la colère, le marchandage, etc. Avant de pouvoir vous parler de larrivée des « monnaies libres » (open money), il est indispensable de comprendre deux ou trois choses sur notre système actuel.Vous avez déjà joué au Monopoly, nest-ce pas, avec des joueurs et une banque ? Si la banque ne donne pas dargent, le jeu sarrête, même si vous possédez des maisons. On peut entrer en pauvreté, non par manque de richesse, mais par manque doutil de transaction, de monnaie. Dans le monde daujourdhui, 90% des personnes, des entreprises et même des États sont en manque de moyens déchange, non quils soient pauvres dans labsolu (ils ont du temps, des compétences, souvent des matières premières), mais par absence de monnaie. Pourquoi ? Parce que, comme dans le Monopoly, leur seule monnaie dépend dune source extérieure, qui va en injecter ou pas. Il ny a pas autonomie monétaire des écosystèmes.Au Monopoly tout le monde commence à égalité. Puis, peu à peu, des déséquilibres sintroduisent. Si la banque décidait de faire payer la monnaie, avec taux dintérêt, les déséquilibres saccroîtraient encore plus vite, parce que, mathématiquement, lintérêt évolue de façon exponentielle. Aujourdhui, 95 % de la monnaie mondiale est payante. En moyenne, quand vous achetez un objet, le cumul des intérêts constitue 50% de son prix. Cette architecture fait que la moindre inégalité samplifie très vite : plus vous êtes riche, plus vous avez tendance à vous enrichir, plus vous êtes pauvre, plus vous avez tendance à vous appauvrir. Il y a un phénomène dauto-attraction de la monnaie, quasiment comme la matière dans le cosmos. On parle de « loi de condensation », avec des boucles en feedback positif ou négatif.Le premier a en avoir parlé, au XIX° siècle, est léconomiste Vilfredo Pareto, qui avait beaucoup voyagé et constaté que, quel que soit le système, 20% de la population humaine possédait en moyenne 80% des richesses. Le « principe Pareto » a montré que notre système monétaire nétait pas viable à long terme - tout le monde est daccord là-dessus, même les dirigeants de lUS Federal Bank. Cest par nature un système à cycle court, où lon doit régulièrement remettre les compteurs à zéro, par une crise grave, un crack général, une guerre. Ce système encourage fondamentalement le court terme, la compétition, la propriétarisation dun maximum de choses, ressources, mais aussi savoir, espèces vivantes, etc. Dans la métaphore du Monopoly, le décalage entre riches et pauvres saccroît jusquà labsurde, puisque finalement, le riche élimine les pauvres et, se retrouvant seul, ne peut plus jouer. Même sil dit quil a « gagné », cest un jeu à mort collective. Si vous faisiez jouer à ce jeu les dix sages les plus sages du monde, ils ne pourraient rien y changer, car tout dépend de la règle, cest-à-dire de larchitecture intrinsèque du système, notamment en ceci : les joueurs dépendent dune source extérieure qui leur fournit loutil de leurs propres transactions et, ce faisant, leur dicte sa loi..LES LETS ET LA REDÉCOUVERTE DE LA MONNAIE LIBREN.C. : Nen a-t-il pas toujours été ainsi ?J.F.N. : Au cours de lhistoire, lhumanité sest inventé une foule de moyens monétaires et nous nous trompons quand nous pensons que notre système est le fruit dune longue évolution universelle : il est jeune, droit sorti de lAngleterre victorienne, qui la taillé pour servir lidéologie industrielle. Depuis, cest devenu un processus planétaire, qui a énormément évolué, notamment depuis vingt ans, en devenant digital. Les conséquences de la digitalisation sont considérables : nous vivons de plus en plus sur des cartes de crédit, donc avec de largent payant, et les puissants peuvent désormais transférer des sommes colossales dun bout à lautre de la planète dun simple clic dordinateur.La première monnaie libre remonte, elle, à environ un siècle. Lun de ses inventeurs, était un Autrichien qui, après un tour du monde, sétait retrouvé chez lui, une région économiquement sinistrée. Son idée fut de relancer lactivité en inventant une monnaie locale « fondante ». Cest une monnaie qui, non seulement ne rapporte pas dintérêt, mais qui perd de la valeur si lon ne sen sert pas. Au bout dun mois, par exemple, si vous ne lavez pas utilisée, vous pouvez la jeter, car on imprime dautres billets. Cette architecture décourage la thésaurisation monétaire et encourage la dépense, linvestissement et la thésaurisation de biens. Du coup les tendances inégalitaires décrites par Pareto se trouvent bloquées. Changeant la règle du jeu monétaire, vous changez les comportements et toute léconomie repart. Cet Autrichien a si bien réussi quon la... jeté en prison ! Il arrivait trop tôt. À cette époque, attaquer la centralisation étatique était un tabou.Avec la crise de 29, on va voir les habitants de certaines zones totalement ruinées et démonétarisées se remettre au troc et, sapercevant que celui-ci ne peut pas mener loin, redécouvrir le principe de base de la monnaie, qui correspond à un processus naturel. Toutes sortes de monnaies locales sont ainsi apparues dans les années 30, en Europe et en Amérique. Là aussi, la question deviendra politique et la réponse sera le New Deal, puis, de façon radicale, la seconde guerre mondiale.N.C. : Pour notre génération, tout commence avec les fameux Lets canadiens...J.F.N. : Lets que lon a traduit par « Local exchange tip system », alors que le sens originel était simplement « lets do it » ! Cest parti vers 1982, dun certain Michael Lynton, membre de notre groupe actuel, qui vivait à lépoque près de Vancouver, dans une vallée en crise, après que larmée ait quitté la zone. Lynton eut lidée géniale de créer un système de crédit mutuel sans banque du tout. Pas de source extérieure, on se fait confiance : chaque fois que jachète quelque chose, cest noté en moins ; chaque fois que je vends quelque chose, cest noté en plus. Nul besoin davoir accumulé de largent au préalable, cest léchange qui crée spontanément la monnaie.Ces Canadiens qualifièrent leur nouvelle monnaie de « CC » (pour « Community Currencies »). Leur système fit tâche dhuile dans le monde entier. En France, on vit ainsi apparaître différents SEL (« système déchange local »). On estime quil existe aujourdhui dans le monde environ cinq mille monnaies locales de ce genre. Elles sont généralement restées en marge de la société, dans des réseaux de chômeurs, des quartiers défavorisés, chez des révolutionnaires de lécologie, etc. Une version des Lets est indexée sur le temps. Le « time banking », qui fonctionne sur du « time dollar », est devenu une institution aux États-Unis. Dans les zones en crise, que la monnaie a désertées, les gens au chômage sont riches en temps ! Comme ils disposent aussi de savoirs faire, il suffit de mettre en place un système dinformation et de comptabilité des échanges, pour que lactivité reparte.N.C. : Pourquoi ces systèmes sont-ils restés marginaux ?J.F.N. : Dabord parce que léconomie principale, hyper puissante, reste pour le moment opérationnelle. Dautre part, ces nouvelles monnaies supposent une participation très active, militante. Si vous avez du travail et que votre train de vie vous va, votre motivation restera molle. Il en est allé autrement dans certains cas, notamment en Argentine, où la monnaie sest brusquement effondrée. Imaginez que tous vos euros ne vaillent plus rien du jour au lendemain, votre motivation va changer. Dabord, vous allez descendre dans la rue, pour chercher quoi échanger, afin de couvrir vos besoins fondamentaux. En moins dune semaine, vous vous apercevrez que le troc pur ne marche pas, ou très mal, quil faut un système dinformation derrière. Donc, pour pouvoir manger, vous allez devoir acquérir une culture de la monnaie. Celle-ci commence par un inventaire de vos richesses. Quavez-vous à offrir ? Enseigner langlais ? Les ufs de votre poulailler ? Transporter des personnes ou des marchandises dans votre voiture ? Tout le monde se livre à cette recherche. On découvre alors que des gens qui navaient aucune valeur dans le système étatique et bancaire, en trouvent soudain une. Par exemple des femmes illettrées, absentes des radars économiques « normaux », découvrent quelles ont de la valeur, parce quelles peuvent : cuisiner, jardiner, coudre, laver, garder des enfants, etc.N.C. : En pleine crise, on imagine en effet que sont revalorisées les savoirs faire pragmatiques, liés à la survie. Par contre, si je suis épistémologue ou neurochirurgien, je risque davoir du mal à monnayer ça.J.F.N. : Pas forcément. Certes, au moment dun crack économique, les étages seffondrent et on en revient à une base quasiment biologique. Mais le monde se reconstruit vite. On retrouve ce que les psychosociologues appellent la « pyramide de Maslow » : les premières semaines, vous avez besoin de boire, de manger, de vous chauffer, etc. ; au bout dun mois, vous aurez peut-être envie de vous faire couper les cheveux ; puis de reprendre vos cours de yoga, ou de piano. La sophistication revient plus vite quon ne croit. Ce fut le cas des « réseaux de troc » argentins, qui ont rapidement adopté un modèle de « monnaie fondante ». Des spécialistes les ont rejoints, par exemple léconomiste Eloisa Primavera, qui fait partie de notre petit cercle...Cette histoire argentine a bien marché, touchant des millions de personnes. Et puis tout sest effondré, en quelques semaines. Pourquoi ? Dabord parce que la monnaie officielle est revenue en force et que les vieilles habitudes ont repris. Ensuite, sur un point essentiel, ce système restait classique : il y avait toujours une banque, qui créait la monnaie, fondante ou pas, une source extérieure aux transactions. Dans le meilleur des cas, cette source est honnête et indexe bien la masse monétaire aux besoins, mais au bout du compte, il y eut assez derreurs et de malversations, pour que la majorité se rabatte sur le système étatique réparé. On pourrait citer de nombreux autres exemples, lAustralie, lAfrique du Sud et des tas dendroits dans le monde, avec parfois le soutien des États. Ici même, il y a le projet européen Sol, dans lequel Patrick Viveret est très investi. Mais sur un point essentiel, ça reste classique : la source monétaire est extérieure à l« écosystème », alors que la monnaie du futur, dont je voudrais vous parler maintenant, émane des agents eux-mêmes.N.C. : Venons-en donc enfin à cette nouvelle vision !.DES MILLIONS DE MONNAIES SUR LE WEB !J.F.N. : Cest un processus monétaire révolutionnaire, comparable à ce qui sest passé pour les médias. Revenez vingt ans en arrière, nous avions quelques dizaines de mass-médias, journaux, télés, radios, pour des dizaines de millions de citoyens. Ces médias étaient tous propriété dÉtats ou de grands groupes. En face, lindividu était isolé, démuni. Aujourdhui, grâce à Internet, nous sommes des millions à avoir des blogs et des sites, qui diffusent toutes sortes dinformations, provenant de millions démetteurs. La source nest plus extérieure à nous. Ce phénomène est en train de bouleverser les flux dinformation, la gouvernance et donc la réalité du monde.La monnaie constitue la prochaine étape. Il ny a plus aucune raison, ni économique, ni idéologique, ni technique, pour que la monnaie continue à émaner dune source extérieure, prise dans une architecture centralisée et inégalitaire. Désormais, linfrastructure technique, les connaissances, lidéologie, tout est prêt pour que chacun puisse créer sa ou ses monnaies. Dans les années qui viennent, vous allez voir apparaître des millions de monnaies, comme vous avez aujourdhui des millions de médias. Si je vous avais parlé de millions de médias il y a vingt ans, vous mauriez ri au nez. En réalité, personne nest relié à des millions de médias, chacun se relie plutôt aux vingt, dix, cinq ou trois médias dont il a besoin et qui lui correspondent. Pour la monnaie, nous allons assister à un phénomène similaire. Vous nallez pas adhérer à des millions de monnaies, mais à quelques-unes, qui vous correspondront. Par exemple à la monnaie de votre quartier, avec laquelle vous allez pouvoir payer votre coiffeur, votre boulanger, votre épicier, etc. À lautre extrême, admettons que vous soyez philatéliste spécialisé dans le papillon, vous allez adhérer à la communauté mondiale des collectionneurs de ces timbres-là, qui aura sa propre monnaie, le Butterfly, permettant de séchanger des timbres sans passer par le dollar, leuro ou le yen. Chacun va déterminer ses appartenances monétaires en fonction de ses besoins. Si vous vous apercevez que lessentiel de vos achats provient de votre région, vous allez adhérer à une communauté monétaire régionale. Si vous voyagez beaucoup dans telle partie du monde, vous allez vous retrouver dans un réseau de gens comme vous, qui vont développer leur propre monnaie. Même votre immeuble peut avoir sa monnaie, pour acheter et vendre, par exemple du covoiturage, des cours particuliers, du baby-sitting, etc.Toutes ces monnaies se créeront aussi facilement que se crée aujourdhui un groupe de discussion sur le web. Au début tous les comptes sont à zéro et puis on commence les échanges et les comptes se mettent à bouger, en plus ou en moins...N.C. : Admettons que je minstalle au fond de la campagne, et que je veuille adhérer à une monnaie locale pour payer ma nourriture. Mon compte va très vite se trouver dans le rouge, car je naurai rien à offrir en échange dans cette région, nétant hélas ni artisan, ni jardinier, ni cuisinier, ni infirmier, ni même enseignant - seule une grande ville sophistiquée peut éventuellement avoir besoin des services dun journaliste, non ?J.F.N. : Je poursuis ma description, vous allez voir comment tout cela se met en place. En allant du plus petit vers le plus grand, vous avez dabord une monnaie de quartier utilisée par quelques dizaines de personnes ; puis une monnaie locale ou régionale comptant quelques centaines de milliers dutilisateurs ; puis des monnaies nationales ou transnationales, qui auront des dizaines de millions, voire des centaines de millions de membres. Vous pouvez par exemple très bien imaginer une monnaie internationale « Créatifs Culturels », dont les tenants garantiront : « Tout ce qui circule chez nous est garanti durable, éthique, pacifique, clean, bio, etc. » À lintérieur dun cercle dune telle ampleur, sétabliront une éthique, une gouvernance, une fiscalité interne... et là, on aura besoin de journalistes, vous trouverez votre place.N.C. : Quelquun comme moi ne peut donc fonctionner quavec la monnaie dun gros réseau mondial ?J.F.N. : Même si cétait le cas, cela ne poserait pas de problème. Comme aujourdhui, vous aurez des gens dont 80% des échanges continueront à se faire sur le plan local et qui nutiliseront que des monnaies de la région. Mais même eux ont besoin de sacheter, mettons, de lessence, pour laquelle ils auront besoin dune monnaie globale - cela représentera peut-être 10% ou 20% de leurs transactions. À linverse, dautres fonctionneront majoritairement avec des monnaies internationales. Tout cela donnera toutes sortes déchanges.N.C. : Concrètement, si jarrive chez le boulanger, jarrive avec quoi en poche : des pièces, des billets, un chéquier ?J.F.N. : Une carte magnétique, vraisemblablement. De ce point de vue, la carte de crédit bancaire a bien préparé le travail. Aujourdhui, il peut arriver que vous entriez dans un magasin qui ne prend pas votre type de carte de crédit. Vous choisissez alors un autre mode de paiement, ce nest pas plus compliqué que ça.N.C. : Mais ce système ne représente-t-il pas une sorte de régression hyper compliquée, comme au temps où chaque seigneurie frappait sa propre monnaie et où les gens passaient leur temps à changer une monnaie contre une autre ?J.F.N. : Internet aurait semblé horriblement compliqué si javais dû vous lexpliquer en théorie avant que ça nexiste. Nous allons vers un monde qui comportera des millions de monnaies et donc des millions de parités, et pourtant ça ne sera pas compliqué. Limmense différence avec lépoque que vous évoquez tient au fait que toutes ces « open moneys » (monnaies libres) seront créées par les gens eux-mêmes et non par les seigneurs locaux. Cela change tout.N.C. : Mais nous, Européens, qui sommes si contents davoir aujourdhui le même euro, de Gibraltar à Varsovie, nallons-nous pas juste à rebours de ce que vous dites ?J.F.N. : Ça nest pas contradictoire. En gros, il sagit de laisser chaque écosystème exprimer spontanément ses besoins. Le projet « Open Money » consiste à dire : « Voilà loutil pour créer toutes les monnaies que vous voulez, avec les architectures, la gouvernance et les limites que vous voulez, indexée sur ce que vous voulez : des dollars, des heures, des kilowatts, rien... » Cest donc un métasystème que nous sommes en train de mettre en place. De la même façon quont été établis le protocole http, avec interface utilisateur, qui permet à des machines très différentes de communiquer les unes avec les autres sur le réseau mondial, et aussi le système html, qui permet à toute personne de faire du contenu et de le communiquer sur ce réseau (cf encadré ci-contre), nous sommes en train de créer un nouveau protocole, appelons-le provisoirement htxx, qui permettra à tout collectif de se créer sa ou ses monnaies. N.C. : Des experts monétaires partagent-ils votre point de vue ?J.F.N. : Oui, par exemple Bernard Lietaer, cofondateur de leuro, ancien de la banque centrale européenne, qui sexplique dans son best-seller "The future of money" et aussi sur [a href="http://www.transaction.net/money/book/index.html"]The Future of Money
[/a] Il vient de produire pour le Club de Rome un document faisant le lien entre ce quil appelle les « monnaies complémentaires » et la durabilité. Cest un réformiste, très politique. Selon lui, la monnaie principale est yang, masculine, compétitive, dynamique, et les « monnaies complémentaires » sont yin, féminines, servant quand on na pas besoin dêtre en compétition, mais en collaboration, avec partage de savoir, développement durable, etc. Il pense quun bon dosage entre monnaies yin et yang nous permettra de naviguer à long terme. Je ne partage pas tout à fait son point de vue, même si cest un ami que jestime beaucoup.N.C. : Le prospectiviste Mark Luyckx nous disait récemment que plusieurs milliers dentreprises belges fonctionnaient déjà en partie avec leur propre monnaie... Mais pouvez-vous nous en dire plus sur ce nouveau protocole ?J.F.N. : Il permettra à chacun de se créer des comptes, à partir desquels il pourra émettre et recevoir autant de monnaies quil voudra. Aujourdhui, vous avez par exemple un compte email, que vous pouvez communiquer, pour participer à des groupes de discussion ou à des réseaux de toutes sortes. À partir de ce compte, vous émettez et recevez des emails. Eh bien, de la même façon, vous aurez un compte CC (community currency) qui vous permettra de vous connecter à nimporte quelle monnaie en quelques clics et de pouvoir émettre et recevoir de ces monnaies-là..UNE GOUVERNANCE ÉTHIQUE INTÉGRÉE DANS UN LOGICIELN.C. : Il y a une différence de taille entre linformation et la monnaie : par définition, la première est illimitée - si jutilise une information, je nen prive personne -, alors que la monnaie symbolise une richesse qui, quelle quelle soit, ne peut malheureusement pas se démultiplier ! Quest-ce qui va ancrer ces monnaies libres dans le réel matériel de la rareté ?J.F.N. : Imaginez une partie de Monopoly où, à la place de la banque, chacun des joueurs achète et vend librement, avec des comptes, initialement égaux, qui montent et qui descendent en fonction des échanges. Les joueurs de ce collectif décident du type de produits ou de services échangés. Ils fixent aussi les limites du marché : jusquoù peut-on descendre dans le débit et grimper dans le crédit ? Exemple simple pour faire comprendre, un groupe de personnes pratiquant le covoiturage peut décider de prendre comme règle de gouvernance que personne ne pourra descendre plus bas que -200 km, ni monter plus haut que +200 km. Si vous avez déjà donné 200 km, vous devez absolument vous faire covoiturer par les autres, tout ce que vous donnerez en plus ne sera pas comptabilisé. Inversement, si vous avez déjà pris 200 km, vous avez épuisé votre crédit et il vous faut covoiturer les autres si vous voulez continuer à fonctionner dans ce collectif. Autrement dit, un collectif peut décider que personne ne sendettera ni ne senrichira au-delà dun certain pourcentage de la masse monétaire globale de ce collectif.Cas de figure plus élaboré, qui va forcément se retrouver dans les grandes monnaies libres : un système de « réputation », comme sur e-bay. Imaginons par exemple que vous ayez cinq ans dancienneté dans tel système monétaire, avec 4000 transactions, dont 99 % tout à fait réussies, votre réputation sera très positive et votre ligne de crédit très large - vous pourrez même prétendre à un emprunt pour acheter votre maison. Si par contre vous avez été souvent dans le rouge, que plusieurs fois vous navez pas rempli vos engagements, votre marge de crédit sera plus étroite. Si vous vous comportez vraiment mal, vous allez même être repéré par tout le net et aucun groupe monétaire ne vous acceptera plus. Bien sûr, quand vous démarrez dans un nouveau réseau, vous avez une petite marge, qui sélargira en fonction de votre plus ou moins bonne réputation. Tout cela est en fait de la gouvernance engrammée dans la technologie.N.C. : Cest automatique...J.F.N. : Mieux que ça. Réfléchissez à lessence même de cette technologie : en soi, cest de la conscience embarquée, ou engrammée. Pensez aux premières heures de e-bay. Combien de gens ont dit, à lépoque : « Ça ne marchera jamais ! On a déjà du mal à acheter la tondeuse du voisin, ou à la lui vendre par peur des chèques en bois, comment irais-je faire des enchères avec un type à lautre bout du monde que je nai jamais vu ?! » La réponse, cest que vous navez pas à faire confiance à cet inconnu, mais à la technologie, non pas parce quelle serait « automatique », mais parce quon y a engrammé une structure de gouvernance. Laccord tacite est intégré au mode opératoire. Les transactions en ligne sur la toile nont pas besoin dune confiance explicite, le protocole mis en place règle ces problèmes-là.Lune des grandes erreurs de la plupart des économistes aujourdhui, est de dire quil faut dabord la confiance pour quune nouvelle monnaie soit possible. Cétait vrai dans lancien paradigme, mais faux dans le nouveau. Cest ce quon voit aussi dans Wikipédia, dont on se moquait : « Ça ne peut pas marcher ! » Mais on a créé la gouvernance dans la technologie du Wiki. Eh bien, nous sommes en train de préparer la même chose pour la monnaie !N.C. : Une rumeur récente prétend que beaucoup darticles de Wikipédia sont manipulées par les multinationales, les maffias, les services secrets, etc.J.F.N. : Soyons pratique : tout système se jauge à sa résilience, cest-à-dire à sa capacité dembrasser les forces en présence. Wikipédia peut-il continuer, malgré la pathologie humaine ? Jusquà preuve du contraire, la réponse est oui. Bien sûr que les lobbies, les grandes entreprises, les États, sans compter certains groupes extrémistes, tentent dinfluencer certaines informations stratégiques. Malgré cela, Wikipédia est déjà la plus grande encyclopédie du monde.N.C. : Jusquà présent, la plupart des expériences de « monnaie locale » réussies - dans les années 30 à Wörgel (Autriche), les années 50 à Lignières-en-Berry, les années 90 à Buenos Aires - ont été finalement stoppées par lÉtat, jaloux de son supposé monopole monétaire. Vous pensez que les « monnaies libres » pourront tranquillement se développer sur le web, sans que les États ne les sabotent ?J.F.N. : Ça embête surtout les puissances financières qui contrôlent les États. Cela dit, toute grande innovation sinstalle en deux temps : un premier temps dactivisme social, souvent idéologique, qui crée un contexte, où se coulent, dans un second temps, des inventions beaucoup plus pragmatiques. Celles-ci sont forcément confrontées à lancien ordre établi, menacé dans sa survie. Cest valable à toutes les époques. Au Moyen-âge, vous avez des gens qui disent : « Il faut traduire la Bible pour que tout le monde puisse la lire. » Cette idée révolutionnaire révulse lÉglise, qui voit le monde seffondrer et sabrite derrière le fait que cest techniquement impossible. Mais voilà que Güttenberg résout la question en inventant limprimerie, qui va métamorphoser la culture et fonder une nouvelle civilisation ! La même chose est en train de se passer aujourdhui avec la monnaie. La première phase est accomplie, le contexte est là, creusé par toutes sortes dexpériences, dans une situation de crise économique larvée. Létape suivante ? Dun côté, les activistes sociaux des forums alter-mondialistes réclament que lon passe par la voie politique, en légiférant, interdisant, fiscalisant, bref en utilisant le système présent. De lautre côté, vous avez les inventeurs, parmi lesquels je situe notre petit groupe. Nous ne sommes pas dans une logique de combat, même si nous voyons bien les défauts du système. Nous sommes juste en train dinventer le système suivant !N.C. : Qui appartient à votre groupe ?J.F.N. : Une dizaine de personnes, dont Eric Harrys Brown, Ernie Jacob ou le fameux Michael Lynton, linventeur des Lets qui, en vingt-cinq ans, a vraiment connu la traversée du désert du visionnaire. Aujourdhui, nous avons quasiment achevé, larchitecture du protocole - cest le plus complexe -, la gouvernance, les modèles économiques sous-jacents, la stratégie de lancement, puis de déploiement... Mon propre rôle a été de diffuser la nouvelle. De plus en plus de gens dans le monde veulent en être ! Prochaine étape, début février 2008, nous nous réunissons une semaine au Mexique, pour mettre quelques dizaines de personnes au diapason, puis nous répartir en groupes de travail sur les modèles économiques, ou les vecteurs de diffusion, ou encore la levée de fonds... car ce qui nous sépare désormais du lancement, ce sont les quelques millions de vieux dollars ou deuros nécessaires aux deux années de travail à plein temps qui le précèderont - il sagira forcément de fonds éthiques, reposant sur une stratégie à long terme, et je nhésite pas à dire : sur une vision spirituelle.N.C. : De quelle façon ?J.F.N. : La réponse est multiple. Toutes les grandes inventions humaines, depuis la maîtrise du feu ou de la roue, ont contribué à lévolution spirituelle de lhumanité. Quand un rêve réussit à sincarner dans la matière, la conscience se déploie. Il y a plus de conscience dans un monde qui contient des livres que dans un monde qui nen contient pas. Mais ça va plus profond. Des êtres qui auraient toujours vécu en prison, se verraient eux-mêmes comme naturellement limités. Transposés dans une nature fleurie, quelque chose se déploie en eux. La vie moderne actuelle rogne une grande partie de notre éventail de possibilités. Tout ce qui nest pas monnayable a du mal à prouver sa valeur. Connaissez-vous le « Wealth Aknowlegment System » (WAS) ou « système de reconnaissance de la richesse » ? Cest une façon dinterroger la personne sur sa richesse intrinsèque, son identité profonde, son âme. Le système monétaire actuel permet des échanges globaux, entre humains qui ne se connaissent pas, mais seulement pour une toute petite partie de leurs vraies richesses. Que deviennent les autres richesses ? Une partie dentre elles na pas besoin dêtre comptabilisée, ne concernant que la sphère intime. La plupart des autres sont niées, ou dégradées. Alors que dans des systèmes déchanges différents, comme ceux que permettront les monnaies libres, tout un pan de la richesse, donc de la conscience humaine pourra se révéler. Mais pour vraiment vous parler du WAS, il faudra que vous reveniez nous voir. Cest lautre moitié de notre programme. Source : Nouvelles clés HYPERLINK "http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=1366" http://www.nouvellescles.com/article.ph
ticle=1366.
Je trouve que ça remue ;-)Amitiés.Étienne.______________"L'utopie, c'est proprement ce qui n'est nulle part ; c'est un édifice d'idées dans une tête ; et cela n'est pas peu de chose. Je respecte l'utopie." ALAIN, Propos (21 juin 1906).______________
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Salut Étienne.C'est un article déjà ancien..RIEN À VOIR avec la monnaie écosociétale (qui n'est pas créée quand on en a besoin, mais quand on travaille et produit des richesses ou des services) ; mais surtout, il n'y a pas 36 sortes de monnaies...Je connais bien J-F Noubel (il habite dans le coin) et je ne suis pas du tout d'accord avec ses idées d'open money, mais alors pas du tout, pour 3 raisons :- aucune garantie pour le détenteur de cette monnaie (il y aura des "pigeons") car pas de garantie de valeur,- moyen d'échapper à la solidarité nationale,- merdier sans nom pour s'y retrouver dans les différentes monnaies (taux de change indémerdable ou monnaies réservées à un groupe de personnes ayant des modes de vie communs).Bref, c'est revenir au moyen âge où chaque hobereau avait sa propre monnaie...Bon, tu me dois "200 AJH" pour cette intervention sur ton forum INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET )AmitiésAJ
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#694 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6939" \l "p6939" 30-04-2009 12:14:26
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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je suis d'accord avec AJH, il est évident que la mise en place de monnaies libres créerait des instabilités absolument hallucinantes au niveau des changes ce qui implique des effondrements de monnaie sans arrêt avec tous les dégats pour les gens qui utilisent cette monnaie que l'on peut imagineron rentre ici dans l'idéologie ultra libérale la plus radicale où les effondrements de système et les dégats sociaux qu'ils peuvent causer n'embarassent pas les adeptes de ces idées, pour eux c'est une nécessaire étape dans l'auto régulation à laquelle ils croient
#695 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6947" \l "p6947" 02-05-2009 22:02:33
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« Conférence internet de LaRouche du 28 avril » HYPERLINK "http://www.solidariteetprogres.org/article5395.html" http://www.solidariteetprogres.org/article5395.htmlUne longue intervention, très pessimiste, mais très intéressante.La condamnation du plan anti CO2 y est radicale. Débat interdit ?
À propos de débat interdit (apparemment rien à voir avec la monnaie => ne rebondissez pas trop ici, svp, sauf si, comme Larouche, vous voyez une corrélation) :
« Le réchauffement climatique (incontestable) n'aurait pas de cause humaine » HYPERLINK "http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=-4123082535546754758&hl=fr" http://video.google.com/googleplayer.sw
&hl=frCe film développe un des points de vue que défend Larouche ci-dessus.On y trouve une avalanche de témoignages scientifiques tout à fait troublants :Encore un débat interdit, comme celui sur le 11 septembre, alors qu'une bonne démocratie devrait mettre en scène toutes les opinions dissidentes.Le site Pensée unique prend le contre-pied de l'orthodoxie du moment : HYPERLINK "http://www.pensee-unique.fr/" http://www.pensee-unique.fr/Ils se trompent sûrement, comme tout le monde, mais il est bon qu'ils aient la parole.
Étienne.
#696 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6948" \l "p6948" 03-05-2009 09:39:29
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BonjourPour ceux qui auraient l'envie et les compétences pour creuser ce sujet (ce qui n'est pas mon cas INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET ) HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Controverses_sur_le_réchauffement_climatique" http://fr.wikipedia.org/wiki/Controvers
climatiqueCritiques à propos de ce film vidéo que nous cite Etienne: HYPERLINK "http://www.climateofdenial.net/?q=node/3" http://www.climateofdenial.net/?q=node/3 et analyse sur WP HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Great_Global_Warming_Swindle" http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Great_
ng_SwindleJe ne dis pas pour autant que Al Gore n'a pas dis aussi quelques bêtises et qu'il n'a pas d'intérêts financiers sur les "taxes carbone" ... INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Mais ne faut-il pas également remettre en question la réalité même du réchauffement climatique ? HYPERLINK "http://www.zetetique.ldh.org/rechauffement_climatique.html" http://www.zetetique.ldh.org/rechauffem
tique.html
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#697 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6968" \l "p6968" 05-05-2009 22:55:35
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André-Jacques,ça n'entre pas vraiment dans la rubrique, n'empêche, j'aimerais bien avoir un peu plus de renseignement, peut-être sauras-tu m'apporter une explication, je suis allée voir Let's make money, il est dit à un moment que la guerre d'Irak tenait au fait que Saddam Hussein menaçait de faire payer dans une autre monnaie que le dollar le fameux or noir, cela me semble tout à fait probable, en quoi et comment cela aurait-il pu avoir une influence dévastatrice sur l'économie américaine, excuse-moi déjà pour mon inculture en la matière, ça doit être évident pour toi, mais ça ne l'est pas pour moi, merci déjà quoiqu'il en soit !
#698 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6969" \l "p6969" 06-05-2009 05:26:52
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Le dollar américainCatherine, En attendant la réponse d'AJH, voici mon avis.Si toutes les transactions internationales se font en dollars, tout le monde a besoin de dollars pour payer, d'accord ? On se débarrasse donc de sa monnaie pour acheter des dollars, et comme les États-Unis ont le monopole de l'émission du dollar ils prélèvent à volonté leur dîme au passage et s'en servent pour leurs besoins propres et ceux de leurs citoyens, cela sans contrepartie. De plus, ils peuvent faire fonctionner la planche à billets à volonté.La dîme permet de financer les guerres, d'acheter à bas prix des maisons en bois et de grosses voitures dévoreuses d'essence. D'autre part, la force militaire hégémonique (payée sur cette rente de situation) rassure les détenteurs d'espèces, qui sentent que dans un pays si bien militarisé leur fortune sera adéquatement protégée. D'où afflux outre-Atlantique de capitaux en quête de sécurité - même provenant de pays pauvres - et, pour l'Américain moyen, possibilité (puisque l'argent abonde) de recevoir des prêts quasi à volonté sans offrir aucune garantie de remboursement de s'empiffrer dans les restauvites à coup de portions deux fois plus copieuses que celles de l'Européen moyen. Vous aurez reconnu la situation actuelle ou récente : la bourse a chuté de 50 % environ, ce qui est sans doute représentatif du rabiot.Deux questions : 1) Pensez-vous que si le dollar cessait d'être la monnaie internationale de paiement et si l'euro ou le yuan (je ne parle pas du yen ou du franc suisse, qui sont des babioles) se mettaient à lui faire concurrence, les ÉUA pourraient continuer de se faire entretenir par le reste du monde à concurrence de 50 % de leurs revenus ?2) Et dans la négative, ne pensez-vous pas que leur économie en souffrira ?Cela dit, je ne crois pas que ce soit une raison majeure de l'invasion de l'Iraq. La raison majeure, c'est le pétrole(plus, sans doute, la situation israélo-palestinienne).Ceci sous réserve de l'opinion d'AJH, qui s'y connaît sans doute mieux que moi. JR
Dernière modification par Jacques Roman (07-05-2009 11:05:31)
#699 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6971" \l "p6971" 06-05-2009 07:29:24
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Bonjour CatherineGlobalement d'accord avec la réponse de Jacques Roman ... inutile que j'en rajoute une couche.Le fait que Saddam voulait effectivement vendre son pétrole en euro était à mon sens secondaire pour les USA ... ce qu'ils voulaient avant tout c'est avoir la main sur les réserves de pétrole de l'Irak (les 2° ou 3° du monde, je crois)AmicalementAJ
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#700 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6976" \l "p6976" 06-05-2009 10:50:40
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Catherine,une autre explication possible est qu'ils étaient en train de se faire mettre dehors par l'Arabie Saudite, où ils avaient d'énormes bases militaires, car les Princes de là-bas craignaient plus que tout une révolte dans leurs rues, et la présence d'infidèles militarisés sur la terre sainte de l'Islam était source de tension. Du coup, les "stratèges" américains ont du regarder la carte de la région et ils ont du penser que l'Iraq serait la cible la plus facile - tant militairement que diplomatiquement - pour y créer les conditions de présence militaire. Voir la méga-ambassade fortifiée qu'ils ont construit en Iraq.Bien-sûr, cette explication ne fait que se rajouter à celles d'AJH et Jacques, et c'est probablement une combinaison de tout-ça qui a poussé à l'invasion.
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6980" \l "p6980" 06-05-2009 14:55:34
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Pourquoi opposer des raisons qui poussent dans le même sens ? Il y avait bien des raisons à cette guerre à l'Irak, dont plusieurs sont triviales. Au lieu de focaliser sur je ne sais quel gouvernement américain, puisque celui qui est officiel est de toutes manières esclave d'une certaine raison "d'État", autant considérer l'intérêt et la logique de l'empire néolibéral, un empire en crise. Je commence par répondre à la question n°2 de JR (message n°6969) -- je suis bien d'accord avec ce message pour le reste. Si vous entendez par "leur économie" la seule chose qu'un humaniste peut considérer, autrement dit si vous vous placez du point de vue de l'intérêt général du peuple étatsunien, en considérant le bien être de la (grande) majorité des gens, alors je répondrais, à rebours de l'économisme ambiant et sans aucune hésitation que non, elle n'en soufrirait pas ; bien au contraire (sauf passagèrement).L'empire néolibéral est extrêmement inégalitaire, on le sait. On oublie parfois que c'est aux États-unis, pour ne pas dire au coeur de cet empire (image réductrice) que les inégalités sont les plus marquées. C'est donc là qu'il faut justement distinguer le plus, disons, bien être commun et indicateurs économiques satisfaisant l'idéologie dominante, c'est à dire le discours assimilant les intérêts particuliers des puissants à l'intérêt commun.Il ne s'agit pas que de comptabilité. Chacun peut constater de manière éclatante que la logique néolibérale, qui n'a eu de cesse de se développer dans ses excès, fait exploser jusqu'aux "valeurs", au sens que chacun peut donner à son existence, infiltrant jusqu'aux tréfonds de la shère privée. Nous sommes là dans l'économie dans toute sa plénitude. L'impérialisme dévore tout dans la "métropole", des institutions aux moeurs. Arendt explique ça très bien. Ajoutant que le totalitarisme qu'il engendre directement ou indirectement possède une logique qui se fiche même de l'efficacité économique. Contrairement aux idées reçues, le système totalisant néolibéral est extrêmement anti-économique ; son "allocation efficae des ressources" doit être comprise comme... dans la poche des riches financiers, ça ne va pas plus loin ; pire, c'est une logique de très court terme, de plus en plus court ; or, de quelle efficacité économique peut-on parler si elle est tout à fait antagoniste avec une logique soutenable ? La "gestion de la maison", si elle est affaire "féminine" selon le cliché, l'est parce qu'il y a là la base de notre conservation, de notre "reproduction".Pas de logique coloniale, pas d'OMC, pas d' "accords" de "libre-échange", pas besoin pour les élites politiques de se faire les toutous des puissances financières et pas de possibilité pour les secondes d'imposer leur logique aux premières, pas besoin pour celles-ci de s'enfoncer dans le mensonge et d'éloigner le siège du pouvoir des institutions officielles, pas de concurrence impitoyable entre inégaux, pas de tyrannie des actionnaires sur les salariés, pas de délires managériaux et de salaires affolants pour les managers, ... Des lois stables, claires et peu nombreuses ; une moralité possible ; un vivre-ensemble. Une économie qui a du sens. Etc. Pour illustrer la question par la caricature, j'évoque parfois le chapitre "La guerre c'est la paix" du roman 1984 : c'est précisément parce qu'il existe un tiers-monde, que l'empire exploite et écrase, que la terreur et la folie règne au sein de l'empire, d'autant plus même dans les "classes" élevées ; que les prolétaires n'y arriveront jamais à se révolter, et même à percevoir leur accord ; ... A l'extrême, il n'y a plus d' "économie" puisqu'il s'agit au maximum possible d'une économie de guère, de destruction. Les USA et nous en sommes encore loin, mais poser la question de l'économie c'est poser celle du partage, celle du nombre et celle de la conservation : toutes choses que le dogme autoréalisateur néolibéral méprise.La question de l'impérialisme est une question très importante ici, notamment au sens où on a là, dans le "facteur extérieur", une explication majeure de ce qu'il faut comprendre de la jonction entre souveraineté populaire et souveraineté nationale. "La guerre est mère de toutes choses" disaient les Athéniens libres...Pour en revenir aux raisons de la guerre à l'Irak : celle que je placerais en première, c'est la nécessité de la terreur. L'effet de "relance par la terreur" associé à un évennement comme celui du 11/09 doit être prolongé, faute de quoi il est inutile. La terreur requiert par ailleurs le mensonge et l'injustice manifeste. Ainsi, je situe cette raison avant même la question de la dépendance au pétrole, bien qu'un empire dans le besoin... redescend sur terre et n'en est plus un.J'avais entendu dire que les vieux contrats obtenus par les pétroliers "étatsuniens" en Arabie saoudite arrivaient à leur terme au tournant du millénaire. Il est vrai aussi que Saddam avait annoncé vouloir faire payer le pétrole en euros. Et AJH n'a pas besoin d'être si binaire quand il repousse ce paramètre -- il n'est sans doute pas le plus important, c'est autre chose que de le négliger. L'analyse que fait JR, qui est en gros celle de "L'escroquerie monétaire mondiale" (pour sa partie "économique" et "sérieuse", du moins), ne me semble pas pouvoir être écartée, et je ne pense pas qu'AJH le fasse à ce point, en fait.Bien d'autres raisons s'ajoutent, qui vont toujours dans le même sens. La volonté de développer des bases militaires, donc la nécessité d'installer des conditions menaçantes ; les intérêt des marchands d'armes ; l'aubaine de pouvoir tester des armes faites à base de déchets nucléaires, et d'écouler ces déchets.J'irai jusqu'à ajouter qu'un effet de cette guerre allait être d'exarcerber la "prise de conscience" d'une pénurie de pétrole à venir, ce qui permettrait d'imposer des changements d'orientations mais aussi et surtout, de le faire en "gardant la main" pour les puissants, en gardant le bon peuple et ses élus dans l'illusion, et les pays pauvres sous dépendance encore accrue. Exemples : le cas des marchés de droits d'émission de CO2 ; les divers "petits secteurs" énergétiques qui végètent tant qu'ils n'ont pas été mis dans le giron de gros agents financiers, et qui émergent subitement ensuite. Pour moi, on a là l'explication majeure de la propagande du réchauffement climatique d'origine humaine.
#702 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6981" \l "p6981" 06-05-2009 15:41:38
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Je vous signale un très bon article du Monde: " Crise du capitalisme ou crise de la monnaie ?", par Jean Peyrelevade... Je le sauvegarde ici (Étienne, s'il y a des problèmes de copyright, tu peux l'effacer..). Le lien c'est : HYPERLINK "http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/05/06/crise-du-capitalisme-ou-crise-de-la-monnaie-par-jean-peyrelevade_1189614_3232.html" http://www.lemonde.fr/opinions/article/
_3232.html
Crise du capitalisme ou crise de la monnaie ?, par Jean PeyrelevadeLE MONDE | 06.05.09 | 13h37Faillite, crise, disparition, refus, refondation ou moralisation du capitalisme ? Ces qualifications, venant des diverses parties de l'échiquier politique, ont un point commun. Invectivant un coupable désigné, elles manquent la vraie cible. La facilité d'expression empêche la lucidité. Crise du capitalisme ? Non mais, ce qui est plus grave, crise de l'économie menacée dans l'une de ses fonctions essentielles : la fonction monétaire. La monnaie est un bien collectif, ciment du vivre ensemble dans l'ordre économique. C'est son acceptation indiscutée par tous les acteurs qui permet de passer de l'économie de troc à l'économie d'échanges, de la tribu néolithique à la société moderne. Elle est apparue au début des temps historiques, à la fin du VIIe siècle avant J.-C., en Asie mineure, dans le royaume de Lydie qui devint bientôt celui de Crésus. La richesse des sables aurifères du fleuve Pactole explique sans doute que des pièces d'or furent pour la première fois frappées par le souverain pour payer ses mercenaires.Bien sûr, le crédit permit bientôt d'augmenter la flexibilité des échanges. Il engendra une nouvelle forme dématérialisée de monnaie, mais convertible en or à première demande du porteur. C'est le principe même de convertibilité qui limitait l'émission monétaire et assurait la stabilité de la construction. Ce système gouverna la circulation monétaire de chaque pays et du monde entier jusqu'à la première guerre mondiale où les belligérants furent contraints de l'abandonner. Il avait vécu plus de 2 500 ans. L'or, cette "relique barbare", disait Keynes, qui l'accusait de favoriser la déflation. Force est de constater que l'univers monétaire où nous vivons aujourd'hui, complètement dématérialisé, a un siècle d'existence (ce qui est bien court à l'échelle historique) pendant lequel il a failli exploser deux fois (1929 et 2008). Problème de régulation ? Peut-être, mais surtout défaut de conception.Telle Aphrodite, la monnaie porte en soi la marque contradictoire de son origine. Sa création est le fait du système bancaire qui en a le monopole, en contrepartie exacte des crédits consentis à l'économie. Le crédit bancaire crée la monnaie. Celle-ci, bien public, naît de prises de risques multiples sur des emprunteurs privés. Tout crédit non remboursé, a fortiori toute défaillance bancaire, mettent en cause la confiance dans la monnaie, instrument irremplaçable de l'échange. En ce sens, la banque est un service public, qui doit être gérée comme telle. On en est loin.Faut-il réguler les agences de notation, les hedge funds (fonds spéculatifs), ceux de private equity (fonds d'investissement) ? Certes. Faut-il interdire les paradis fiscaux ? Bien entendu. Faut-il intervenir sur la rémunération des traders et celle des présidents de grandes sociétés ? Sans aucun doute. Faut-il imposer la transparence partout où les risques financiers peuvent s'accumuler ? Oui, une fois de plus. Et exiger de toutes les institutions financières, quel que soit leur métier, le respect de normes minimales de fonds propres et de liquidité. Ce sont là des conditions nécessaires de la stabilité. Elles ne sont pas suffisantes.Le système bancaire est le coeur du réacteur. C'est lui qu'il faut protéger. Souvent contre lui-même, parfois contre les demandes de l'opinion ou du pouvoir politique. La création d'une banque centrale indépendante a été un premier pas. Mais beaucoup reste à faire. Le système bancaire, dépositaire de la confiance publique, doit être en toutes circonstances invulnérable. Pour ce faire, pas d'autre solution que de le ramener dans les strictes limites de sa fonction originelle, ce qui passe par deux règles.La première rappelle que le métier de la banque n'est pas de prendre des risques, mais au contraire de créer de la monnaie sans risque. Donc de se borner à anticiper de quelques semaines ou de quelques mois des règlements dont le caractère est certain, en un mot de financer le fonds de roulement de l'économie et rien d'autre. Le risque long, le risque entrepreneurial, le risque d'investissement ne relèvent pas de la banque mais de l'épargne déjà constituée, c'est-à-dire de fonds propres. Quant aux risques spéculatifs, découlant d'un pari sur le prix futur d'actifs existants, ils doivent lui être purement et simplement interdits. Le périmètre de la banque de dépôts doit correspondre à son appellation : ce qu'il faut vraiment réguler demain, mieux qu'aujourd'hui, c'est d'abord le risque bancaire.À cet égard, la seconde règle devrait consister, dès la sortie de crise, à accroître fortement les exigences de fonds propres des banques et cela d'autant plus que leur taille fait peser un risque systémique plus important. Le danger naît de la convergence de deux facteurs : la concentration des structures, d'une part, l'effet d'endettement, de l'autre, qui rendent illusoire l'efficacité des amortisseurs de chocs que constituent les fonds propres (et incertaine la capacité d'intervention en dernier ressort des Etats). Sait-on que le passif total des banques françaises, qui ne sont pas les pires et de loin, mesuré au niveau de leur seul bilan représente dix-sept fois leurs fonds propres ? Comment expliquer que la puissance publique, garante ultime de la monnaie, accepte pour les banques des ratios d'endettement que les banques elles-mêmes interdisent à toute entreprise industrielle ou commerciale ? Les risques bancaires seraient-ils plus faibles ? Ou leurs conséquences moins désastreuses ? On sait bien que non.Il est vrai que quand tout va bien, un tel effet de levier a des effets enivrants. Les rentabilités obtenues pour le capital (dix-sept fois le taux de marge nette) se situent à des sommets qui simultanément font la fortune des directions générales et sont interprétées comme autant de preuves de leur excellence professionnelle. Mais comment faire atterrir l'économie réelle vers des niveaux de rentabilité de long terme moins excessifs si l'aristocratie qui occupe le coeur du système bancaire est jaugée sur sa seule capacité à entretenir l'illusion ? Ce n'est pas le capitalisme qu'il faut moraliser mais les conditions de la création monétaire (États-Unis compris, bien entendu) que l'on doit revoir de fond en comble.Jean Peyrelevade est économiste.
Dernière modification par AJH (06-05-2009 15:43:20)
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@SamJe n'ai pas repoussé "ce paramètre" (j'ai écrit " secondaire") ... c'est d'ailleurs aussi ton analyse : ce fait - de l'éventuelle volonté de se faire payer son pétrole en euro - est "secondaire" (tiercere, même INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET )Mais je n'ai pas eu le courage de développer autant que toi...AmitiésAJ
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#704 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6988" \l "p6988" 07-05-2009 03:03:13
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AJH a écrit:
Mais ne faut-il pas également remettre en question la réalité même du réchauffement climatique ? HYPERLINK "http://www.zetetique.ldh.org/rechauffement_climatique.html" http://www.zetetique.ldh.org/rechauffem
tique.html
Bonjour AJH, je ne maîtrise pas bien le sujet donc je ne peux pas vous répondre objectivement, mais néanmoins ayant fait des études scientifiques et ayant notamment fait l'experience, l'effet de serre n'a rien d'une croyance, il est d'ailleurs largement utilisé dans l'agriculture, et je ne vois aucune raison qui puisse rendre sa transposition à l'échelle planétaire inexacte.Si de plus en plus de gaz à effet de serre compose l'atmosphère je ne vois pas pourquoi les mêmes causes n'auraient pas les mêmes effets que dans une experience en laboratoire.Il me parait quand même assez prudent de ne pas prendre de risque et de conserver l'état actuel de notre atmosphère et de ne pas le polluer. Même s'il n'est pas exclu que l'effet de serre soit surestimé, j'estime qu'il vaut mieux le surestimer que de le sous-estimer non ?
#705 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6989" \l "p6989" 07-05-2009 09:33:45
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Oui Sandy, ayant un certificat de licence en météorologie (très ancien, il est vrai INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET ), je sais cela ... je voulais seulement dire que si on met en cause l'origine du réchauffement climatique ( d'origine anthropique ou non), on peut aussi remettre en cause la réalité du réchauffement lui-même.Mais comme toi, je ne peux pas répondre objectivement... c'est beaucoup trop complexe à mon niveau.On est donc, me semble t-il, dans "la foi" ... réchauffement ou non, dans quelles proportions? l'homme ou pas l'homme, dans quelles proportions ? Faut il agir sur nos comportements, dans quelle proportion ?
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#706 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6993" \l "p6993" 07-05-2009 22:24:49
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Merci à vous Jacques, André-Jacques et Zolko, pour vos éclairages respectifs,Du haut de mon inculture en matière économico-financière , je vais vous dire à quoi ça me fait penser tout cela...A priori, ça semble très simple, et tellement simple que je me dis, c'est pas possible, j'ai forcément oublié ou raté quelque chose, simple car pour faire se casser la figure du soi-disant colosse américain, il semblerait très facile de refuser que les transactions commerciales se fassent en dollars, car rien ne justifie que ce soit l'étalon de référence, si ce n'est les pressions ahurissantes auxquelles ils nous soumettent , et auxquelles nous obéissons bêtement .C'est le fait d'obéir à cette règle SUICIDAIRE qui devrait être érigée en bouclier et servir de catalyseur , d'accélérateur de réactivité ... mais non, rien .Tout cela semble relever des règles du poker menteur et tant qu'on accepte que les USA produisent les billets verts qui serviront ensuite à nous dépouiller , nous et le reste du monde, y'a pas de raison que ça change, et en effet rien de nouveau sous le soleil , c'est toujours la même rengaine! On a des arguments " béton" à opposer mais non, ça ne passe pas le mur de l'entendement, la propagande Bernays et consorts est passée par là et ça marche du tonnerre, c'est aussi fort que de faire admettre à un aveugle qu'il voit clair, chapeau bas quand même, ils méritent vraiment des applaudissements!Des bémols à cette réflexion par trop simpliste.Le premier, les gouvernants et nos soi-disant représentants ne représentent qu'eux-mêmes et sont tenus par des intérêts personnels qui les empêchent d'oeuvrer pour le bien public, tout englués qu'ils sont dans leurs petites personnes et leurs petits intérêts propres ils n'oeuvrent que pour eux et leurs intérêts de classe, tout le monde le sait maintenant, à moins d'être totalement insensé.Le deuxième, ce pouvoir mondial étend ses tentacules partout, c'est 1984 et son pouvoir policier, sa novlangue, son conformisme, sa misère digérée, ses cerveaux lessivés, etc...Je tiens compte aussi de ce que disent certaines personnes, comme F Lordon, qui nous dit qu'avant de casser le système financier, il faut le sauver!!!!! le sauver pour refonder ensuite un tout autre système ...?????Et puis aussi, cette insidieuse pensée qui me revient en leit-motiv et qui me fait craindre le pire, la volonté qu'auraient certains de créer des monnaies continentales pour chaque bloc, bloc Nord- Américain qui s'associerait au bloc européen , le fameux bloc euro-atlantique , qui serait une claque définitive à toute tentative de résistance ultime par cette voie monétaire ???Voilà vite fait à quoi ça me fait penser cette histoire de monnaie...
#707 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6994" \l "p6994" 07-05-2009 22:54:45
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Pour ce qui est de la météo et de l'appel à tous pour sauver la planète , consensus oblige, amen, il y avait, il y a peu , chez mon copain Jorion, le dernier billet de Daniel Dresse, très intéressant, j'essaie de le retrouver demain matin, et je vous l'envoie sur le forum, il offre des perspectives nouvelles qui méritent d'être explorées consciencieusement à mon avis
#708 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6996" \l "p6996" 08-05-2009 02:16:15
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AJH a écrit:
Oui Sandy, ayant un certificat de licence en météorologie (très ancien, il est vrai INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET ), je sais cela ... je voulais seulement dire que si on met en cause l'origine du réchauffement climatique ( d'origine anthropique ou non), on peut aussi remettre en cause la réalité du réchauffement lui-même.Mais comme toi, je ne peux pas répondre objectivement... c'est beaucoup trop complexe à mon niveau.On est donc, me semble t-il, dans "la foi" ... réchauffement ou non, dans quelles proportions? l'homme ou pas l'homme, dans quelles proportions ? Faut il agir sur nos comportements, dans quelle proportion ?
Justement ce que je vous expliquais c'est qu'on n'a absolument aucune bonne raison de faire le choix de la foi vu que de toute façon il vaut toujours mieux surestimer un danger que de le sous-estimer.Alors quand dans la balance c'est l'ensemble de la vie sur notre planète qui est en jeu, il vaut mieux prendre les plus grandes précautions et ne prendre aucun risque. Pourquoi prendre des risques et nous demander dans quelles proportions nous pouvons polluer notre atmosphère alors qu'à l'évidence ne pas la polluer dutout serait le plus sage des choix ?
#709 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6999" \l "p6999" 08-05-2009 04:43:32
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Petite question qui n'a rien à voir. Pourquoi les assignats lors de la révolution française n'ont pas fonctionné et ont conduit à une inflation et à une dévaluation aussi importante ?
#710 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7000" \l "p7000" 08-05-2009 07:15:14
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@SandyTu as de très bonnes explications ici HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Assignat" http://fr.wikipedia.org/wiki/Assignat@CatherineTu as globalement raison (un bemol pour ton dernier paragraphe "et puis aussi...")La monnaie (quelque soit sa forme) n'est qu'un problème de confiance...L'erreur de l'après guerre c'est d'avoir laissé la prééminence au dollar pour tous les échanges internationaux... il fallait une "banque centrale des banques centrales" avec le "bancor" (proposé par Keynes) comme monnaie centrale
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#711 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7001" \l "p7001" 08-05-2009 07:22:23
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@Sandy, à propos du réchauffement.J'essayais d'expliquer quelles sont les différentes idées sur la situation. En ce qui me concerne, je pense que le réchauffement c'est 80% dû à l'activité humaine... mais par contre, je sais que les efforts que nous ferons ne serviront à rien tant que la population n'aura pas sérieusement diminué, simplement parce que 6 milliards d'individus veulent accéder aux "standards' des 800 millions les plus aisés (lire Hervé Kempf) ... Je n'ai aucun espoir s'il est confirmé que le réchauffement a une origine "humaine", sauf celui qui correspondrait à la fin du pétrole, du charbon et des schistes bitumineux (quand il n'y en aura plus, on ne pourra plus consommer), sauf celui qui correspondrait à une fabuleuse découverte, et sauf celui qui correspondrait à une "aide extérieure" !
Dernière modification par AJH (08-05-2009 07:22:38)
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Bonjour à Tous, Voilà donc le texte en question, je m'autorise à faire un copié/collé du HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=2930" \l "comment-25019" message de Daniel car il me semble révélateur de certains mouvements de pensée, c'est diffusé sur un espace "public" je m'en expliquerai auprès de lui (Daniel bien sûr!) s'il le faut mais je ne l'imagine pas refuser cela...
LETTRE OUVERTE À PAUL JORION ET À TOUS LES NEURONES DU CERVEAU (gentiment) MONOMANEQuelques précisions avant de prendre définitivement congé. Je ny peux rien, cest Paul Jorion lui-même qui my a invité par allusion (« Roulez jeunesse » Farceur, va !). Oui, je sais, mon histoire cest un peu « The long goodbye » (linterminable adieu) de Raymond Chandler. Je remercie donc tous ceux (celles) qui daigneront maccorder un dernier petit moment de patience et dagacement, sur ce coin déjà oublié du blog de Paul.Jai découvert le blog de Monsieur « Jean Martin » (voir mes liens du 22/04 à partir de 2h40), à la fin de lhiver 2006/2007, cest-à-dire à peu près en même temps que celui de Paul Jorion. Ayant appris à me méfier des verts pour les avoir longtemps côtoyés, je lavais accueilli aussi favorablement que le livre du très sage et très prudent journaliste scientifique Pierre Kohler en 2002 (Limposture verte, Albin Michel). Je lai lu ensuite de loin en loin, mais régulièrement, me laissant petit à petit gagner par sa thèse, celle-là renforcée par la lecture du plus polémique mais excellent « Les prêcheurs de lapocalypse » de Jean de Kervasdoué (Plon 2007) et du plus récent « À qui profite le développement durable » de la géographe Sylvie Brunel (Larousse 2008).Nen déplaise à Paul, je nai jamais douté quil sagisse dun sujet brûlant, même si, à court terme, il est plutôt question de refroidissement (en tout cas chez nous, au cours des deux années écoulées, nous nous sommes plutôt gelé lanatomie !). Je nai pourtant levé le lièvre que la semaine passée, non sans avoir prévenu « Jean Martin » de la chose (vous pouvez vérifier par vous-mêmes) lequel ma souhaité ironiquement bon courage.Pourquoi avoir tant tardé, même en considérant quil y a un début à tout ?Accessoirement parce que je savais bien, la Doxa étant ce quelle est en matière de « réchauffement planétaire » que jallais me heurter à un mur dincrédulité et surtout à une montagne dindifférence. Jai tout de même suscité les commentaires de deux écolos déclarés (Pierre Yves et Barbe Bleue), un bon résultat si lon admet quà toute infection microbienne il suffit dune minuscule porte dentrée (je vous rappelle que jai aussi été aide-soignant).Jai surtout attendu parce que ce sujet là ne mapparaissait pas prioritaire dans le contexte des deux années écoulées, durant lesquelles javais été initié, en grande partie par les soins de Paul Jorion, aux arcanes de la crise financière mondiale.Ce nest en fait que très récemment que le lien mest apparu patent entre ce faux problème de réchauffement et certaines des idées force de Paul comme cette fameuse constitution pour léconomie, dont luniversalité et la globalité quil cite à plaisir répondent au « gouvernement mondial » cher à Jacques Attali, car je ne vois pas comment lefficience de lune pourrait se passer de lexistence de lautre.Mais cest surtout la lecture de la majorité des commentateurs ici qui ma ouvert les yeux. Hormis les développements considérables et éminemment compétents en matière économique et financière, une autre musique résonne tout au long des pages de ce blog, et qui na rien à voir avec les variations de la musique populaire anglo-saxonne. Toutes ces professions de foi affichées et obligées à propos de tout et rien sur la planète martyrisée et à lagonie finissent par lasser, comme nimporte quelle plage sonore qui passe en boucle, et surtout par mettre la puce à loreille. Quelles sont la raison dêtre et la signification dun tel mur des lamentations ?Il y a dix ans (déjà) Javais été très marqué par laffaire du bombardement de la Serbie par lOTAN. Javais en effet une amie monténégrine qui était à Belgrade au moment des évènements et qui nous en donnait par Internet ses impressions à chaud, lesquelles navaient pas grand-chose à voir avec les informations officielles de nos médias à nous. Déjà soupçonneux vis-à-vis des cent mille viols et des cinquante mille martyrs albanais massacrés par les fascistes serbes (comme Mme la présidente du TPI jattends toujours les témoignages et les charniers correspondants), jai surtout compris, dès cet instant, que toute entreprise guerrière moderne devait cacher la multiplicité de ses buts derrière un seul grand principe qui puisse lui garantir dêtre immédiatement identifié dans « LE CAMP DU BIEN ». Il sagissait ici de « sauver la paix en Europe » menacée par larmée de chasseurs de la Grande Serbie, comme elle létait après Munich par les armées de chasseurs (bombardiers ceux-là) de lAllemagne nazie.Ceux que jappelle aujourdhui les mondialistes, les clercs qui à des degrés divers théorisent la chose, et la multitude des mondiolâtres (les mystiques et les opportunistes, jaime bien ce terme) qui marquent les premiers à la culotte, sont tout à fait dans la même démarche.« À problème global, solution nécessairement globale » martèlent-ils la main sur le cur. Le problème pour eux est que la nécessité absolue de leur action globale napparaît jamais comme évidente. Lobjection de Paul Jorion par exemple sur ce quil est possible ou non dempêcher avec les paradis fiscaux -rétorsion possible pour les particuliers mais impossible pour les entreprises- relève pour moi plus dun choix « raisonnable » (cest-à-dire en fait aussi idéologique que le mien) que dune nécessité. Je crois moi encore possible dinventer des solutions pour enrager lhémorragie fiscale qui saigne nos sociétés à blanc. Pourquoi par exemple ne pas obliger toute société nationale à produire une déclaration fiscale établie par le pays daccueil, avec paiement dune franchise compensatoire en cas de déséquilibre (solution Lordon) ? Et puis pourquoi ne pas interdire, au moins sur le principe, toute installation dune société nationale dans un paradis fiscal ? De telles mesures relèveraient bien pour les intéressés de « Linquisition fiscale », suivant un discours rebattu depuis des lustres, mais ne seraient pas forcément perçues comme la nouvelle incarnation du Goulag par le reste de la population.En tout état de cause, la force exécutoire des lois appartient encore aux États et si les entreprises « font ce quelles veulent au dessus des lois » cest aussi quil manque du volontarisme là où il devrait être. Il est clair que les formes nouvelles de domination passent et passeront encore par lentreprise déterritorialisée. Faire le pari de ne pouvoir réguler que globalement cette domination là ne pourra que renforcer le processus en lui donnant sa légitimité sous couvert dune autorité de contrôle. La question du bras armé pour faire respecter cette autorité reste également posée.« Mais lhorizon indépassable de lhumanité cest le global » martèle toujours le chur. Alors, face aux récalcitrants qui restent toujours droits dans leurs bottes, il faut trouver ce fameux principe général qui balaiera toutes les objections et toutes les résistances. Cest à ce moment que le ciel se met à flamboyer, le vent à hurler, et la mer à monter à lassaut de nos plaines basses : « Le global est indépassable parce quIL FAUT SAUVER LA PLANÈTE ! » Le voilà lalibi sanctificateur qui permet TOUT, à commencer par faire honte au mécréant. Le destin est collectif, parce que le danger est collectif et la responsabilité du danger tout autant collective (repens-toi, Maudit !).Cette histoire nest pas neuve. Elle fait penser à la grande dépression collective qui a frappé le monde occidental au milieu du XIV siècle, par le bouleversement climatique (et oui !), le choc épidémique et les longues guerres civiles. En ces temps lugubres, le principe général qui légitimait tous les malheurs, tous les renoncements et tous les sacrifices, était dordre religieux. Dieu châtiait les hommes par où ils avaient péché et lapocalypse était proche. Pourtant, lapocalypse ne se produisit pas, et toutes ces terribles catastrophes, qui avaient jeté à bas le bel édifice du « monde plein » de la fin du moyen âge (expression chère à Braudel), firent repartir le balancier de laventure humaine dans un sens inattendu. À peine plus dun siècle plus tard, le monde civilisé sétait à nouveau RÉTRACTÉ dans lentendement des hommes, ouvrant ainsi à ceux qui voulaient voir au-delà, dimmenses espaces vierges propices à laventure individuelles, aux grandes découvertes et aux expériences locales les plus diverses (cest aussi lépoque ou apparaît la perspective cest-à-dire lESPACE sur les représentations picturales). Cette rétractation, qui ne manquera pas non plus de survenir à la nouvelle époque dapocalypse qui est la nôtre, obnubilés que nous sommes par le châtiment climatique qui frappe notre monde souffreteux et fini.Il est vrai que le thème de la globalité « a pris » possession de nos mentalités collectives au moins dans le champ culturel visible, celui qui est accaparé par les grands moyens de diffusion de linformation et du savoir. Cela peut paraître contradictoire en regard de lindividualisme exacerbé de notre modernité, mais la contradiction nest quapparente. Notre individualisme est celui dun coureur de marathon de masse, tout tendu à dépasser son concurrent et à se dépasser lui-même, pourvu que le troupeau continue à courir dans le même sens. Et aujourdhui, il est patent que beaucoup de monde est prêt à galoper « pour la planète » (limage dun peloton de marathonien colle dailleurs bien mieux, à mon avis, à la réalité dun blog que celle dun « cerveau collectif », vu lapplication mise par certains à marcher sur les pieds de leur prédécesseur immédiat. Pour lavoir pratiqué moi-même, je parle en tant que neurone terriblement vicieux, je dois avouer que cest jouissif !).Je considère bien sûr comme très présomptueux de ma part davancer que tout le monde se sent réellement concerné par cette course haletante vers le nouveau Graal. Il est évident que des pans entiers de la société, empêtrés dans la glue du quotidien, échappent complètement à la fascination du mirage, et quune énorme réaction de rejet ne tardera pas à se faire sentir à ce niveau. (Curieux, toutes ces épaves de bicyclettes massacrées qui jonchent désormais les trottoirs de nos villes, comme si la rage nocturne des exclus sexcitait sur ce qui est devenu le symbole de la bourgeoisie verte des centres villes).Les croyances collectives prospèrent toujours sur les tendances lourdes qui affectent les structures des sociétés et les tensions qui résultent de leur évolution. Javais été très impressionné, au milieu des années quatre vingt dix, par le livre du journaliste Edward Behr « Une Amérique qui fait peur », vilipendé comme « réac » par une grande partie de la presse dalors, surtout de gauche.Behr sétait attaché à décrire tout un ensemble de croyances et de comportements qui caractérisaient lAmérique de lépoque, et paraissaient quelque peu exotiques aux observateurs extérieurs que nous étions (Tous ces phénomènes ont depuis largement déferlé sur lEurope, France incluse). À côté dune charge contre toute la palette de la « political correctness » (multiculturalisme et féminisme poussés jusquà labsurde, juridisme obsessionnel au service dun puritanisme inquiétant), le doigt était mis sur le nouvel essor du fondamentalisme religieux, lexplosion des sectes, et surtout détranges lubies et hallucinations collectives touchant aux extraterrestres et leurs vaisseaux de déplacement.Laspect troublant et dérangeant de ce livre résidait dans le volet sociologique de sa démonstration. Il apparaissait en effet que les classes les plus perméables à ces dernières croyances nétaient pas les couches inférieures de la société, cest-à-dire les moins instruites, mais bien ce que nous appelons les classes moyennes, et bénéficiant à ce titre déjà dun haut niveau déducation. Ce fait trahissait à vrai dire lentrée en crise de ces classes, largement confirmée depuis et pas seulement en Amérique (les américains ont toujours un train davance sur le reste du monde). Elles se sont vues en effet depuis irrésistiblement tiraillées entre deux pôles antagonistes : « lupper middle class » proche des classes supérieures parce quoeuvrant dans la même sphère de pouvoir, et la masse de la lower middle class, qui a fini par rejoindre les franges des classes inférieures, évolution achevée par le coup de grâce donné par la crise de limmobilier et du crédit.Avec quelques variantes, les sociétés européennes ont-elles aussi enregistré les mêmes tendances. En France par exemple, la social-démocratie triomphante des trente glorieuses avait largement permis la promotion dune énorme et dynamique classe moyenne qui avait fait croire un moment à la « moyennisation » définitive des sociétés modernes. Par un processus classique de verrouillage propre aux couches sociales ayant franchi un cap dans lamélioration de leur statut, les classes moyennes ont eu tendance à « fermer la porte » derrière elles à partir des années quatre vingt, dabord en manipulant à leur profit les rouages de lascenseur social, et surtout en se conformant aux mêmes choix idéologiques (politique et économique) que les classes supérieures. Lheure de ladaptation sans retenue « de tous » (en fait des classes les plus faibles) à la mondialisation financière et libre échangiste avait sonné.La troisième génération des classes moyennes de laprès seconde guerre mondiale est en train de faire son apparition, avec la même bonne fortune promise que celle dune vague dassaut à loffensive du Chemin des Dames. Apparemment la mieux lotie sur le plan de léducation (E. Todd souligne que pour la première fois de notre histoire, une classe dâge porte en son sein 28 % de diplômés de lenseignement supérieur), cette génération ne pourra que faire lamer constat de ce que ses parents ont contribué à lui léguer, une société qui na plus besoin delle au même rang et aux mêmes statuts. Cette prise de conscience sera violente et douloureuse, et à fortiori plus laborieuse encore la conclusion que leur sort sera désormais lié à celui des innommables et intouchables qui saccumulent dans les ponts inférieurs de la société dite « postindustrielle ».Cest à ce point précis quintervient ce que jappelle la « tentation de lirréel ». Inévitable en effet sera la croyance quaprès avoir enterré la vieille social-démocratie et ses valeurs jetées avec leau du bain (nation universaliste, sens de létat, protectionnisme), une nouvelle social-démocratie pourra être construite à un échelon supérieur, même plus seulement supra national, mais supra européen, cest-à-dire MONDIAL. Le projet des classes dominantes étant lui aussi un projet puissamment « mondialiste », lapparente contradiction se trouve magiquement surmontée par un saut dans lALTÉRITÉ, laquelle, comme toute altérité se démarque par la pureté de ses intentions. Cette future « alter social-démocratie », manne bureaucratique de bienveillance pour tous les diplômés de loccident à reconstruire, aura pour mission de contribuer au SAUVETAGE DE LA PLANÈTE, promise à une mort subite sil nen est pas ainsi.La ceinture est bouclée mais fait limpasse sur dautres dérives possibles et qui viendraient se loger dans le vide sidéral qui caractérise notre vie politique. La dérive sectaire en est une. Les dérives crypto fascistes de lavenir pourraient bien prendre la forme de sectes puissantes dont on a vu des prémices dans nombre de pays, USA inclus. Le dictateur fou revêtirait lui le masque benoîtement bonhomme du gourou. Je ne ferais pas laffront à Paul Jorion de lui trouver le profil intellectuel de lemploi (en plus avec la tête de Capitaine Haddock quil sest fait ces derniers temps
). Je nen trouve pas moins désagréable (non, insupportable en fait) cette lubie grotesque et inquiétante de « cerveau collectif ». Avec mon sens pratique demployé aux basses uvres de carrière, je ne peux mempêcher de songer quun cerveau sinscrit dans lharmonie générale dun organisme complexe (ou alors cest lordinateur maboul de « 2001 lodyssée de lespace »). Pour être utile à quelque chose, il lui faudra prolonger son action par dautres organes et cest là où le bât blesse. Qui va faire les pieds, et qui va faire les mains ? Ou plutôt qui vont être les valets de pieds et qui vont être les aides manucures ? Sans parler des préposés à laisance
Un sacré « nouveau gisement demploi » en perspective !Le Maître nous dit que le vieux monde sécroule, dûment remplacé par LE NÔTRE, avec « le cerveau » aux manettes, fine alchimie des globaux et des zappeurs. Moi, je lui trouve souvent sur la monnaie et bien dautres sujets- les symptômes de la tournante du mouton, au « cerveau » ! Non les gars ! Non les filles ! Vous, moi, Paul Jorion et les autres, nous ne sommes pas lavant-garde dun monde nouveau, lequel na plus grand-chose à faire du grand cortex de nos lubies. Nous sommes bien, par contre, les témoins plus ou moins conscients dun monde que est en train de disparaître avec nos (vos) illusions : le nôtre et rien que LE NÔTRE. Avec ou sans nous, la relève nen est pas moins prête. La Grande Rétractation est en marche, imprévisible, violente (zap zap fait le manieur de coupe coupe) et pourtant génératrice de nouveaux paradigmes et de nouveaux rêves portés par les peuples (nous nauront même plus la chance de nous référer à cette identité-là) parce quils seront plus ivres de protection que jamais. Par exemple le grand rêve de lAfrique ne serait-il pas une belle perspective, et une sacrée revanche de lhistoire ? Oui, je sais ! Vilaine ruse de la sorcière Clio, qui passe toutes les belles idées au filtre de ses fioles, et obligerait tous nos répugnants bienfaiteurs à ne plus penser lhomme africain quen victime pantelante échouée sur nos plages. Mais zappez les gars ! Zappez les filles ! Vous ne savez pas encore qui vous zappera.Ce texte est donc le dernier que jaurai écrit en ces lieux, il ny en aura pas dautre car je ne me sens plus concerné par les débats qui ont lieu ici. Je nai plus de temps à perdre à discutailler avec Machin ou Truc, lequel déplore la fuite des nouvelles technologies dans les pays à bas salaire pour mieux pointer comme principal danger pour lavenir dInternet
le protectionnisme. Quil aille donc dans le mur avec sa carte de libre échange sous son bonnet porté bas (estampillée NPA Verts PS Modem UMP peut importe, cest la même daube !). Je ne pardonne pas non plus à Paul Jorion sa diatribe sur les « intermittents » de son blog, il navait quà inscrire un avis dinterdiction au fronton de ses pages dès le départ. Nous aurions été ainsi nombreux à ne pas oser limportuner. Je le remercie néanmoins de tout cur de mavoir laissé mexprimer ici, chaque fois que jen ai eu le loisir. Je lui souhaite bonne chance, ainsi quà vous tous et toutes. Nous avons des opinions très différentes, que le meilleur gagne !
Je veux dire le plus perspicace
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#713 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7003" \l "p7003" 08-05-2009 08:55:19
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Réchauffement climatiqueNote (pas faite au titre de "modérateur"...) : le réchauffement climatique et le dogme associé ne sont pas ici très hors sujet, à mon sens (au débat d'expliquer pourquoi ?) -- quant à l'idée d'ouvrir un fil dédié, ici, elle ne s'impose peut-être pas.@ Sandy, en réponse à deux de tes propos récents : Le mécanisme de l'effet de serre est une réalité scientifique, il se vérifie et s'utilise en divers cas, bien sûr. Mais la question, ici, est évidemment plus complexe. Je n'entends biens sûr pas en faire le tour en un message. Je veux déjà insister surtout sur un point : ce qui sent mauvais dans cette affaire, c'est qu'il y a un flot hallucinant de recherches pour démontrer toutes les causes secondaires d'une chose qu'on veut démontrer, mais étrangement peu de sérieux, d'application et même de bonne foi pour étudier tout ce qui pose problème. On ne peut pas ne pas être frappé par cette disproportion complète. On ne peut pas ne pas être scandalisé devant l'accumulation d'études scientifiques méprisant complètement le principe d'exclusion, c'est à dire traitant nombre de paramètres comme s'ils n'existaient pas, tandis qu'ils ne retiennent que ceux qu'ils étudient... Et ne pas en déduire que ça pue la mainmise politique (économique) sur la science.Parmi les pistes dénigrées les plus grosses : on voit de nombreuses études qui s'amusent à corréler des courbes de température terrestre avec la seule évolution des concentrations de GES. C'est parfaitement ridicule, puisqu'il existe nombre de facteurs naturels qui font varier cette température, facteurs dont beaucoup, pseudo-cycliques, sont bien connus (même s'il est toujours difficile d'en quantifier l'effet) : paramètres de trajectoire terre / soleil ; activité nucléaire - magnétique solaire ; activité magnétique terrestre. On peut ajouter ici qu'un des grands facteur est probablement l'activité cosmique tout court, car la formation des nuages serait liée aux bombardements de particules (type gamma) venant de l'espace, particules qui sont écartées quand le soleil a de forts vents magnétiques. Curieusement, on s'en fout bien que personne n'infirme ces thèses. (C'est ainsi, d'ailleurs, que l'explosion d'une énorme supernovae pourrait avoir été à l'origine du dernier fameux tsunami). Etc. Ensuite, ce "détail" : les volcans, les rots des ruminants (dont des dinosaures), ... émettent des gaz à effet de serre (GES) depuis des lustres. Plus, le premier gaz à effet de serre est de très loin la vapeur d'eau -- cf. l'albédo, couverture nuageuse de basse altitude. On a beau dire, la production d'origine humaine est de très loin minoritaire. Une grosse éruption volcanique dans l'année et la proportion d'origine humaine varie en gros de 2 à 1. Tout ça n'a pas empêché que, pendant des millions d'années, ce ne fut pas la hausse / la baisse des masses de GES qui entraina la hausse / la baisse de la température terrestre, mais l'inverse. Avec un décalage d'environ... 8 siècles. Tous les scientifiques savent ça. Pourtant ça n'a pas empêché la crapule Al-Gore d'énoncer, dans son "oeuvre" célèbre, entre autres, ce magnifique "mensonge par omission" (21:05) : « Ceci est la température qui a été sur notre Terre [
] maintenant, une chose qui saute aux yeux, en quelque sorte, est « est-ce que les courbes [CO2 et température] collent lune avec lautre ? » - cest la chose la plus ridicule que jaie jamais entendue. La relation est en fait très compliquée, mais il y a une relation qui est de loin la plus importante : quand il y a plus de CO2, la température « devient plus élevée » (« gets warmer »).» Il y a une relation quil oublie de mentionner : il a cité le lien dans le mauvais sens
Pr Ian Clark : « si on regarde le forage de Vostok, on voit le CO2 augmenter, et il suit la hausse de température ; vous avez un retard denviron 800 ans. » Il y a maintenant plusieurs forages glaciers ; tous montrent la même chose : la température monte ou baisse, et plusieurs centaines dannées après, le CO2 suit... - Note base = données Vostok, Antarctique mais son graphe remonte nettement avant - 400 000 ans, soit la date la plus reculée estimée pour se prélèvement (il y a donc nécessairement collage de résultats dorigines différentes).Autre chose : les volcans comme les hommes émettent également des aérosols, qui eux, tendent au contraire à refroidir la planète. Or, d'après les rapports du GIEC eux-mêmes, un élève de seconde le comprendra, si on essaie d'additionner ("soustraire") les effets des GES et des aérosols, en tenant compte des incertitudes énormes sur chacun de ces deux effets... on obtient une moyenne négative (c.à.d. un refroidissement...) et une marge d'incertitude égale à plusieurs fois le nominal (la moyenne) ! Quand la conclusion parle de quasi-certitudes... Cela n'est vraiment pas sérieux.Le goût si répandu pour la notion de "forçage" (terme que M.Mme lambda connaissent déjà presque eux-mêmes) indique que nos scientifiques font essentiellement du "linéaire", c.à.d. additionnent les effets (supposés) des diverses causes (celles consiédérées, du moins) pour obtenir l'effet (supposé) de la somme des causes. Bref, entre ça et le tri qui est fait dans les paramètres (cf. plus haut) on est très loin d'avoir des modèles scientifiques fiables. Mais au-moins, s'ils étaient partiellement validés par les mesures...Or il y a un "petit" problème avec les modèles employés pour simuler l'effet de serre et notamment pour évaluer le "forçage" (la part) qui serait due à l'origine humaine : les mesures atmosphériques s'obstinent à ne pas valider la théorie, une théorie pourtant admise par tous et employé dans tous les modèles. Voir l'encadré en bas de mon message. Très emmerdant, car la moindre des choses pour un simulateur (je suis ingénieur calcul en mécanique), c'est de valider ses modèles... Il faut croire qu'un tas de chercheurs s'obstinent, donc, à ne pas s'inquiéter de ce détail ou à utiliser sciemment des modèles donc la base même n'est pas validée.À l'autre bout (d'une investigation qu'il est bon de mener un peu soi-même), il y a toujours l'incertitude, et cet argument qui revient partout : il vaut mieux se baser sur l'hypothèse du risque le plus fort. Question de foi ? Non. Mais question de... terreur. Cet argument d'impuissance, je le hais, parce que mes conclusions à moi, au-delà des incertitudes fortes sur le fond, sont qu'on a affaire à un grave problème de "relance néolibérale", qui implique aussi bien la terreur au sens plein du terme que les logiques impérialistes, ... etc. Je ne peux pas m'étendre ici, mais je veux réagir contre la "banalisation" d'une telle idée bien pratique.Pour se sensibiliser au sujet, je conseille vivement de visionner le reportage vidéo HYPERLINK "http://video.google.fr/videoplay?docid=-4123082535546754758&hl=fr" IT'S NOT TRUE. The great global warming swindle -- sous-titré en français. Il faut supporter un montage très "show" à l'anglosaxone, mais ça vaut le détour. Entre autres éléments très bien documentés dans ce reportage, une question très épineuse (ennuyeuse pour pas mal) de l'absence de corrélation entre la théorie et les mesures, s'agissant de l'effet de serre. J'ai pris le soin de transcrire (cf. ci-dessous) ce qui s'y rapporte, dans la vidéo, ainsi que la liste (à peu près complète) des intervenants et leurs pedigrees - nom et l'intitulé de métier / poste des personnes et les propos qu'ils tiennent chacun à ce sujet.
Its not true / un problème élémentaire de validation des modèles d'effet de serre -- notes / contributeurs :Pr. John Chritsy, Former Leader Author, IPCC(Scientifique de renom pour lapport de mesures de températures dans lathmosphère. 1991 : médaille de la NASA pour performance scientifique exceptionnelle ; 1996, prix exceptionnel de la Société Météorologique Américaine pour avoir fondamentalement contribué à faire avancer notre capacité de surveillance du climat.)"Ce que nous avons trouvé, de manière consistante, est que sur une grande partie du globe, le gros de latmosphère nest pas en train de se réchauffer autant que la surface dans ces régions. Ce qui est un vrai casse-tête pour nous, parce que la théorie est assez claire, et la théorie dit que si la surface se réchauffe, alors latmosphère au-dessus devrait se réchauffer rapidement. La hausse de température dans cette partie de latmosphère nest vraiment pas importante, et ne colle vraiment pas avc ce que prévoit la théorie des modèles sur le réchauffement climatique."Pr. Richard Lindzen, IPCC & MIT "On devrait trouver un ´T croissant avec l altitude, jusqu'au au milieu de la troposphère, c.à.d. les 10-12 premiers km plutôt qu à la surface il y a de bonnes raisons théoriques pour le dire - or ça ne colle pas. Ces données nous prouvent que ce que nous voyons nest probablement pas dû aux gaz à effet de serre."Pr. Patrick Michaels, Dept of Environmental Sciences, University of Virginia "Un des problèmes qui plombe les modèles est quils prévoient que lorque vous montez dans latmosphère, excepté pour les régions polaires, le rythme de réchauffement devrait augmenter. Et il est très clair que nous ne voyons pas cet effet, au regard de deux séries de données : les satellites et les ballons sondes. En fait, tout se passe comme si les températures de surface augmentent plus que la température là-haut : ça fait une grosse différence."Pr. Frederick Singer, Former Director, US National Weather Srevice -"Tous les modèles sans exception ont dit que le rythme de réchauffement devrait être de plus en plus rapide au fur et à mesure que vous vous élevez dans latmosphère. En fait, le maximum devrait se produire à une altitude denviron 10 Km. Les observations ne montrent aucune élévation de température avec laltitude ; en fait la plupart des observations montrent une baisse du rythme de réchauffement avec laltitude. Ainsi, dans un sens, vous pouvez dire que lhypothèse dun réchauffement global causé par lhomme est réfuté par les preuves."Pr. Syun-Ichi Akasofu, Director, International Artic Research CenterPr. Ian Clark, Dept of Earth sciences (Spéc. Climatologie de lArtique), University of OttawaPr. Philipp Stott, Dept of Biogeography, University of LondonPr. Nir Shaviv, Institute of Physics, University of JerusalemPr. Paul Reiter, IPCC & Pasteur Institute, ParisDr. Piers Gorbin, Climate Forecaster, Wether actionDr. Roy Spencer, Weather Satellite Team Leader, NASALord Lawson of Blaby, Former Chanceller of the exchecker ( ?), 80s, (England) , House of Lords Inquiery (2005)Patrick Moore, Co-founder, GreenpeaceJames Shikwati, Economist & Author (Africa ?)Nigel Calder, Former Editor, New Scientist HYPERLINK "http://video.google.fr/videoplay?docid=-4123082535546754758&hl=fr" http://video.google.fr/videoplay?docid=
&hl=fr...
#714 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7004" \l "p7004" 08-05-2009 09:07:51
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André-Jacques, Je viens de lire l'article " L'Irak et la guerre secrète entre l'euro et le dollar" de William Engdahl, c'est clair et limpide , on a les moyens d'affaiblir l'hégémonie américaine via son talon d'Achille, le dollar...Pourquoi mets-tu un bémol sur cette crainte de voir créer une monnaie pour le bloc euro-atlantique,ne serait-elle pas à craindre cette monnaie -là ? pour ma part, si je nourris des inquiétudes , c'est car il me semble qu'alors on perd un levier radical de contrevenir aux intérêts de ce système du dollar roi ? Si les intérêts se fondent DANS ce bloc euro-atlantiste , il n'y a plus de prise me semble-t-il et c'est bien pourquoi il veut être mis en place à mon avis , mais je réfléchis sans trop savoir , et avec une vision très généraliste, excuse-moi, c'est pourquoi j'essaie de savoir ce que pensent les uns et les autres de cette question.Merci déjà et pour tout .
#715 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7005" \l "p7005" 08-05-2009 09:18:24
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catherine a écrit:
André-Jacques, Je viens de lire l'article " L'Irak et la guerre secrète entre l'euro et le dollar" de William Engdahl, c'est clair et limpide , on a les moyens d'affaiblir l'hégémonie américaine via son talon d'Achille, le dollar...Pourquoi mets-tu un bémol sur cette crainte de voir créer une monnaie pour le bloc euro-atlantique,ne serait-elle pas à craindre cette monnaie -là ? pour ma part, si je nourris des inquiétudes , c'est car il me semble qu'alors on perd un levier radical de contrevenir aux intérêts de ce système du dollar roi ? Si les intérêts se fondent DANS ce bloc euro-atlantiste , il n'y a plus de prise me semble-t-il et c'est bien pourquoi il veut être mis en place à mon avis , mais je réfléchis sans trop savoir , et avec une vision très généraliste, excuse-moi, c'est pourquoi j'essaie de savoir ce que pensent les uns et les autres de cette question.Merci déjà et pour tout .
CatherineSimplement parce que je ne pense pas qu'il soit possible avant longtemps de voir apparaître une monnaie commune entre les USA et l'Europe... déjà que la stabilité interne de l'euro est mal en point (quelques pays "à la marge" risquent de vouloir en sortir).Je crois plus à la possibilité que le dollar perde son hégémonie, avec quelques devises importantes (en quantité) qui resteront néanmoins "locales" (euro, dollar, yen, yuan, livre...) et des pays qui n'ont rien à faire de celles ci et vivent (mieux) avec leur propre monnaie moins diffusée il est vrai.Une monnaie d'échange mondiale (basée sur l'énergie ?) pourrait mettre ensuite tout le monde d'accord.Mais je ne suis pas devin INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET
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Merci André-Jacques, Alors somme toute, on devrait presque s'en réjouir...Mais il y a aussi le fait me semble-t-il que ça veuille dire de moins en moins de choses, monnaie ceci ou cela, euro, yen ou dollar ???? j'exagère sûrement en disant cela, mais il y a quand même un peu de cela...Car derrière ces monnaies soi-disant distinctes, c'est toujours un peu les mêmes puissances financières que l'on retrouve DERRIERE , que l'on soit en Inde, en Chine ou en Europe?????Alors ce serait QUOI le noeud du problème?Pour les tenants de ces quelques banques privées qui se concentrent de plus en plus ,surtout depuis la soi-disant crise dont ils sont les géniteurs et dont ils sortent grands gagnants ( personne ne peut le contester, je parle bien sûr des grands cartels et non des petites banques qui elles ont été phagocyté) , c'était l'enjeu de la crise, LA CONCENTRATION BANCAIRE , plus tous les effets bénéfiques collatéraux pour eux aussi, faire assimiler des coupe-sombres qui n'auraient jamais été assimilés s'il n'y avait pas eu ce contexte de soi-disant CRISE ,affaiblir l'opinion pour lui faire accepter des choses qu'elles n'auraient pas accepté etc, etc...Des monnaies différentes un peu comme si nos globules rouges selon les organes qu'ils oxygènent prenaient des formes différentes,le yen ce serait pour oxygéner les reins, l'euro, les poumons, etc, en soi, ça n'a guère d'importance vitale car ce qui prévaut c'est que tous ces globules soient au service de la vitalité du système et que tous les organes soient oxygénés pour assurer la survie du tout , en revanche en quoi, le fait de déséquilibrer cet ordre des choses au détriment d'une forme tout à fait particulière , celle du coeur pour faire le parallèle avec le dollar contreviendrait à l'intérêt de cette hégémonie américaine à un moment donné précis ???? A mon humble avis, c'est car toutes les pièces du puzzle ne sont pas encore parfaitement mises en place, une question de temps encore une fois, le soufflé risque fort de tomber si l'on ouvre la porte du four trop tôt, et ça me fait penser à une phrase de Marcel Proust, qui dit de mémoire, combien de choses ne sont-elles pas gâchées faute de précipitation...on en est là, je crois!Rockfeller et consorts seraient-ils des lecteurs avisés de notre grand écrivain français? petit clin d'oeil humoristique dans cet imbroglio ...n'empêche, j'ai l'impression qu'ils sont entrain de faire un ré-étalonnage, de re-fixer les constantes du système, un peu comme si nos constantes thermiques du corps passaient du 37°au 40° .Quand tout sera mis en place ça n'aura tout simplement plus d'importance euro ou dollar ou yen ou j'sais pas quoi, ouvrir la porte du four ou la laisser fermée, plus d'importance aucune, le temps sera une variable inconséquente alors, car le système sera réglé de telle sorte qu'il permette l'homéostasie du tout , à tout moment , c'est à dire permettre l'équilibre du système impérial comme les constantes humaines permettent l'équilibre de l'organisme humain , même chose il en sera alors , des constantes au service exclusif du système ....réglées comme du papier à musique, et alors, des Saddam Hussein ou autre pourront bien dire et faire ce qu'ils veulent car ça n'aura tout simplement aucune espèce d'importance, car tout sera solidement cadenassé, c'est donc encore de TEMPORALITE dont il s'agit aujourd'hui, MAIS la faiblesse américaine aura tôt fait de se transformer en force si nous ne lui opposons aucune résistance, ce sont les derniers sursauts, bientôt, ce sera cloué, opinion personnelle bien sûr!Pour mémoire, au chapitre 27, David Rockfeller se lâche... Certains croient même que nous faisons partis d'une cabale secrète agissant contre les grands intérêts et ils vont jusqu'à prétendre que nous allons avec d'autres capitalistes dans le monde pour construire une structure politique économique mondiale plus intégrée, un seul monde si vous voulez. Si c'est ce dont on m'accuse, je plaide coupable et j'en suis fier!!!!!
Dernière modification par catherine (08-05-2009 17:05:35)
#717 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7012" \l "p7012" 08-05-2009 17:59:05
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@CatherineTu n'as pas tort dans ta réponse ... mon message 7005 n'était qu'une réponse à ta question précédente.Tu veux le fond de ma pensée ? Il n'y a plus rien à faire, "ils" ont toutes les armes et nous n'en avons aucune... ou dit autrement, le Titanic est sur sa lancée, il ne peut plus virer, l'inertie est trop grande.Désolé de te gâcher peut être votre week end. Comme je l'ai souvent écrit, le monde qui vient c'est 300 millions de riches, 1 milliard qui travaillent pour eux et 5,6, et bientôt 8 milliards dont plus personne n'a rien à faire et que certains pensent sûrement à éliminer...Sauve qui peut... mais HEUREUSEMENT je puis me tromper...EDIT ... message modifié ... je ne sais pas pourquoi je t'avais vouvoyée dans le premier jet INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET
Dernière modification par AJH (08-05-2009 18:27:54)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#718 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7013" \l "p7013" 08-05-2009 18:47:17
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=524" catherine
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Et oui, j'avais remarqué, je me suis dit , c'est la gravité de la situation qui me vaut le vouvoiement, bon, pour être tout à fait honnête, j'arrive aux mêmes conclusions sinistres que toi, c'est l'énergie du désespoir qui fera peut-être des miracles, dans tous les cas, la manière de tomber est importante, il en est qui valent mieux que d'autres, ce germe de liberté perdurera au-delà de notre existence quoi qu'il en soit, je l'espère, c'est quand on n'a plus rien qu'on a tout, paraît-il, je fais ce que je peux pour décrocher des sourires, amicalement.
#719 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7029" \l "p7029" 11-05-2009 10:28:26
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7029" \l "p7029" Message n°7029
Date d'inscription: 28-11-2006
Messages: 710
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HYPERLINK "mailto:sandycoin@wanadoo.fr" e-mail
On a une arme qu'ils n'ont pas, la formidable chaine humaine qui est prête à se mobiliser pour changer tout ça. Ca peut paraître dérisoire, mais c'est pourtant la force la plus importante qui soit.Et ce qui est triste, c'est que si nous n'utilisons pas cette force c'est uniquement de notre propre faute, parce que nous sommes incapables de nous rassembler, parce que nous restons divisés.Toutes les armes qu'ils possèdent ne font pas le poids contre la volonté générale. Ils le savent et c'est bien pour ça qu'ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour gagner les élections.Ils conservent l'élection car il est nécessaire pour eux d'entretenir l'illusion de démocratie, mais malgré tous les verrous qu'ils peuvent mettre, c'est avec l'insurrection, les deux failles à leur système.Sarkozy par son ego risque de les conduire à leur perte vu qu'il cherchera toujours l'epreuve de force et vu qu'il veut trop de pouvoir et aller trop vite dans ses réformes.
Dernière modification par Sandy (11-05-2009 10:32:23)
#720 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7030" \l "p7030" 11-05-2009 11:18:58
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Sam17 a écrit:
de manière chronique, depuis sa création, la BCE émet environ 10% de monnaie supplémentaire par an
On sait bien maintenant qu'une très grosse partie de l'argent public est créé par les banques privés, contre intérêts. Mais j'ai une question d'ordre technique, pour laquelle je n'arrive pas à trouver une réponse claire:Est-ce que TOUTE - 100% - de la monnaie du système "occidental" est crée par les banques privés ou les banques centrales - BCE en particulier - en créent aussi ? Et dans ce cas, quel est le mécanisme ? Et quelle en est la proportion ? Autre formulation, l'impression des billets est-il fait en création pure ou les billets sont-ils vendus aux banques privés qui créent l'équivalant comptable ?
#721 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7031" \l "p7031" 11-05-2009 12:13:06
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Bonjour ZolkoPour le mécanisme, tu apprendras beaucoup si tu veux bien lire HYPERLINK "http://www.societal.org/monnaie/creationmonnaiepourlesnuls.pdf" http://www.societal.org/monnaie/creatio
esnuls.pdf93% de ce qui est considérée comme "monnaie" ("M3" => c'est à dire avec une illiquidité ne dépassant pas 2 ans), est émis par les banques privée (commerciales) Si on se limite à de la monnaie immédiatement disponible (liquidité totale), la Banque Centrale a émis 15% (les billets de banques), les banques commerciales ont en dépôt à vue 85% du total.Les billets sont émis par la BCE sous forme d'un passif ... les banques commerciales ne gardent que très peu de billets qu'effectivement elles achètent à la banque centrale et revendent au public.. c'est une obligation liée à leur statuts.
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#722 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7032" \l "p7032" 11-05-2009 12:42:03
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Merci AJH,
AJH a écrit:
Pour le mécanisme, tu apprendras beaucoup si tu veux bien lire HYPERLINK "http://www.societal.org/monnaie/creationmonnaiepourlesnuls.pdf" http://www.societal.org/monnaie/creatio
esnuls.pdf
Je l'avais déjà lu, et justement la création monétaire pas les banques centrales n'y apparait pas clairement. Leur rôle semble se limiter à vérifier des obligations de réserves et à l'impression de billets, mais qu'ils revendent donc ne créent pas du point de vue comptable.L'origine de ma que question vient d'un HYPERLINK "http://www.front-plan-c.eu/Forum/viewtopic.php?f=17&p=381&sid=c5d2945c75da424b90b8c3e02756a5e1" \l "p381" article que j'ai écrit, et qui part du stipulat que 100% de notre monnaie est crée par les banques à travers les réserves fractionnaires. Si les banques centrales créent de l'argent, la rédaction de ma "démonstration" doit être changée, mais le résultat n'est pas forcément bouleversé. Mon article parle de l'invalidité du postulat suivant dans le document que vous pointez:
Quand un client, par exemple une entreprise X, demande un prêt de 100 000¬ à sa banque, celle-ci crédite son compte du montant emprunté (la somme est inscrite en dépôt à vue) en échange d'un engagement de remboursement aux échéances prévues dans le contrat.
Et ceci est incomplet, car il manque les intérêts dans l'équation. Quand on fait un prêt de 100 000¬ , on doit en rembourser 110 000¬ (par exemple), et ces 10% supplémentaires ? Comment apparaissent-ils sur les bilan ? Vous n'en parlez pas dans ce document . Si on emprunte X à une banque, elle inscrit selon ce document X à son passif (le compte à vue de l'emprunteur) et X à son actif (la dette de l'emprunteur). Or, si la somme est juste au passif (la banque doit bien fournir X) elle est fausse à l'actif, qui est supérieur (du montant Y de l'intérêt). C'est là où je ne comprends pas.Cet article a-t-il du sens ? ( HYPERLINK "http://www.front-plan-c.eu/Forum/viewtopic.php?f=17&p=381&sid=c5d2945c75da424b90b8c3e02756a5e1" \l "p381" www.front-plan-c.eu/Forum/viewtopic.php
6a5e1#p381).
#723 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7033" \l "p7033" 11-05-2009 13:34:51
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@ZokoOui, ton article est tout à fait exact: c'est bien ainsi que çà se passe, ainsi que tu l'écris
Et là, on se rend compte que la réponse est en fait limpide : cet argent est créé lors d'un crédit dans le futur ! Pour créer l'intérêt Y d'un prêt X, il est nécessaire de faire un autre prêt - que nous appellerons X(n+1) - dont une partie servira à rembourser l'intérêt Y(n) du prêt X(n). C'est une pyramide exemplaire : les intérêts payés par les banques à leurs clients viennent des emprunts réalisés par les clients suivants.Mais, me direz-vous, si on utilise une partie du crédit X(n+1) pour rembourser les intérêts Y(n), il va alors manquer un peu d'argent pour rembourser le principal X(n+1), en plus de l'intérêt Y(n+1) qu'il faudra déjà payer ! Eh oui, et c'est aussi ce qui caractérise tout système pyramidal, il ne peut fonctionner que si à l'étape (n+1) la quantité d'argent en circulation est supérieure à celle de l'étape (n). C'est pour cela qu'une "croissance" est toujours nécessaires. Croissance de quoi ? De la masse monétaire pardi !
Néanmoins, ça me semble un peu plus compliqué que cela puisque les banques peuvent créer de la monnaie pour leur compte propre (monétisation de titres ou d'obligations) ... cette monnaie compenserait éventuellement un "gel" de la quantité de crédits accordés .Je n'ai pas parlé des intérêts car je voulais me limiter à la "création monétaire" proprement dite: c'était prévu dans un prochain article en complément de l'explication "techquique " de cet article que tu as donc bien assimilé manifestement.Les banques centrales créent la monnaie centrale (fiduciaire ou scripturale) de la même manière que les banques commerciales. Cette monnaie qu'elles créent est à leur passif ( billets de banque + dépôts du secteur public, + fonds propres , qui sont à l'actif du secteur public et privé) ET réserves des banques commerciales qui sont à l'actif des banques commerciales), et cette monnaie centrale est créée contre des actifs ( créances sur l'étranger + créances sur les banques commerciales + créances sur les Etats) qui sont donc au passif des créanciers (banques centrales étrangères, banques commerciales, Etats quand c'est possible comme pour la FED...)
Dernière modification par AJH (11-05-2009 13:35:55)
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#724 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7035" \l "p7035" 11-05-2009 14:06:50
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AJH a écrit:
Je n'ai pas parlé des intérêts car je voulais me limiter à la "création monétaire" proprement dite: c'était prévu dans un prochain article en complément de l'explication "techquique " de cet article
Merci AJH, mais les intérêts ne sont-ils pas un problème central de la création monétaire actuelle ? Je dirais même plus, ne sont-ils pas la SEULE raison d'être de la création monétaire actuelle ? (raison dont profitent les banques qui créent la monnaie bien sûr, et la raison pour laquelle Georges Pompidou, ancien président de la banque Rothschild, ainsi que Valery Giscard d'Estaing, papa de Nicolas Giscard d'Estaing l'actuel directeur de la banque Rothschild, l'ont voulu). De plus, les intérêts ne remettent-ils pas en cause le principe de l'actif-passif décrit:
En acceptant ce contrat, la banque se contente de créditer du montant emprunté le compte à vue (au passif de la banque, à côté des autres dettes de la banque) de lentreprise X, en échange de la garantie de remboursement aux échéances prévues dans le contrat, en tant que créance (à lactif de la banque).
Si l'actif est contractuel, les intérêts du prêt sont contractuels aussi, donc doivent être inscrits dès le début. Il me semble que votre texte, excellent au demeurant, nécessiterait une mise à jour sur cette question. Ne verrait-on pas alors le déséquilibre surgir plus facilement ? A quel moment une banque inscrit-elle les intérêts sur un prêt dans son bilan ?Si la création monétaire (selon le système actuel) se faisait sans intérêts, ce serait curieux mais pas forcément malhonnête. La création monétaire s'apparenterait alors à une sorte de buffer, de réservoir tampon, concept pratique bien connu en informatique. La malhonnêteté intervient car il y a amalgame entre l'investissement - avec risque - et création monétaire - sans risque. Chaque fois que j'en parle, les gens pensent que les banques prêtent l'argent qu'ils ont en réserve et ce faisant prennent un risque sur lequel ils peuvent percevoir légitimement des intérêts. Or, les banques perçoivent réclament des intérêts sur de l'argent qu'ils n'ont pas plus que moi ! C'est de l'escroquerie organisée, pas à cause de la création temporaire, mais à cause des intérêts définitifs qu'ils ont le droit d'exiger sur la création temporaire.
#725 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7037" \l "p7037" 11-05-2009 14:36:14
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Ah parce qu'en plus le fiston est lui aussi directeur de Banque. Et encore la même. Je n'en ai aucune idée mais je crois comprendre l'acharnement de certains contre cette banque et sa "dynastie" de dirigeants.Au fait :
#726 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7038" \l "p7038" 11-05-2009 14:45:47
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HYPERLINK "mailto:sam_choueque@yahoo.fr" e-mail
Valéry Giscard d'Estaing censure un commentaire sur son blog HYPERLINK "http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=DebatVGE" http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=DebatVGEVoici le commentaire censuré, qui figurait sur le fil : HYPERLINK "http://vge-europe.eu/index.php?post/2008/07/25/Reponse-de-VGE" http://vge-europe.eu/index.php?post/200
nse-de-VGE
Le lundi 4 août 2008, 20:19 par samuelMonsieur le Président,Votre réponse à A.-J. Holbecq me parait pour le moins insatisfaisante.Vous répondez à celui-ci comme si la masse de monnaie fiduciaire ne devait pas être accrue. Vous parlez de la nécessité de remboursement d'une "dette" [publique] comme d'une évidence, alors qu'en l'espèce, la notion de dette, purement comptable, renvoie à une planification qui ne suppose pas nécessairement un remboursement complet, suivant l'évolution de la croissance escomptée (du moins observée) et suivant la politique fiscale conduite ensuite, encore moins des intérêts versés par nous à des prêteurs privés.Vous négligez de rappeler un théorème élémentaire [du moins supposé archi admis par tous les monétaristes, en particulier les promoteurs du système monétaire européen actuel] : quand on vise une inflation nulle, la création monétaire souhaitable n'est pas nulle, mais égale à la croissance du PIB (anticipée ou supposée courante). Il faut donc que quelqu'un crée cette monnaie.Or, le bon sens veut que ce soit le pouvoir le moins incontrôlé parmi ceux supposés être au service du peuple qui le fasse. Et que le régime monétaire soit conforme à la constitution, qui interdit les privilèges. Vous n'ignorez pas que la constitution française (art. 34), comme celle des États-unis (I sect. 8) confie (confiait) au parlement élu au suffrage universel le contrôle du régime d'émission de la monnaie. Au lendemain du 4 janvier 1973 [3 janvier 1973], le Parlement pouvait au moins revoir sa loi, ce pourquoi le Conseil constitutionnel a admis (en 1994) [août 1993], qu'un tel transfert était conforme à la constitution. Mais dans le cadre de l'Union européenne, il ne le peut plus en pratique [ce qui devrait rendre caduque cette jurisprudence qui a pourtant été reprise alors -- lire à ce sujet : HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.php?lng=fr&pg=90" http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.
&pg=90, sauf à décider que la France sorte purement et simplement de cette entité intergouvernementale mutée en confédération qui viole les règles élémentaires de la séparation des pouvoirs (sans parler de souveraineté populaire).En tant que membre du Conseil constitutionnel, en tant d'ancien garant de la continuité de l'État, comment pouvez vous tolérer une situation ou la "séparation des pouvoirs", qui signifie leur arrêt mutuel, soit traduite en pure indépendance politique ?Vous ne rappelez pas non plus un fait évident que vous ne pouvez pas ignorer (et plus dénoncer, il est vrai) : de manière chronique, depuis sa création, la BCE émet environ 10 % de monnaie supplémentaire par an, ce qui est assez considérable, au demeurant. Manifestement, la rigueur ne vaut que pour la politique budgétaire.Vous savez aussi, sans doute, que la Banque de France en dit que la part superflue de l'émission gonfle les bulles spéculatives, financières et immobilière. De fait, depuis des années, le crédit bancaire et, plus généralement, le volume des titres dérivés de la monnaie, est en croissance effrénée. Or, le résultat en termes d'inflation, on le voit quand ces bulles explosent : les financiers les plus équipés courent vers les valeurs "refuge" (celles qui font manger le peuple et produire).La partie de votre réponse qui me parait être pertinente - relative au projet de marché des titres (traduisons : des dettes) - me parait effrayante, tant elle suppose la résignation (il y a 35 ans déjà) du politique face au projet global d'un marché supposé pur réglant toute chose, économique, politique et sociale. En somme, l'État et le privé se sont accordés pour faire de la monnaie [elle-même] une marchandise, dont la valeur ne serait plus fixée, désormais, que par la loi de l'offre et de la demande. Une loi que ne viendrait plus perturber un "interventionnisme"... qui consistait depuis longtemps, pour l'État, a émettre une quantité marginale de la monnaie, tandis que les banques commerciales émettaient "le reste". Le record de la part d'émission d'origine publique, il me semble, a été établi par le général De Gaulle. Cette part (la seule légitime à mon sens) a été très variable, et très souvent bien faible. La Banque de France était d'ailleurs, depuis son origine et plus d'un siècle durant, une Banque privée, dont les propriétaires reçurent de la part de Napoléon le privilège inouï que confère l'exclusivité du pouvoir de battre la monnaie qui seule a cours légal et forcé.Pour finir, il semblerait que le propos de A.-J. Holbecq et l'inadéquation de votre réponse trouvent une illustration frappante dans ce passage lu dans Le Monde Diplomatique, (n° 652, juillet 2008, page 7) : "
lun des plus célèbres emprunts dÉtat fut lemprunt Giscard (
). Pour 6 milliards de francs empruntés en 1973, lÉtat a finalement remboursé au total (montant initial plus intérêts) 80 milliards de francs en 1988."Vu la situation dramatique que nous apporte la crise financière actuelle ; vu les conséquences désastreuses qu'ont toutes formes d'impérialisme sur la démocratie et sur la paix, il n'est jamais trop tard pour reconnaître ses erreurs et constater que le temps presse.Avec mes salutations respectueuses. [Désolé.]
J'ai eu tout à la fois le plaisir et un certain effroi de constater que ce texte que j'avais posté sur le blog de Valéry Giscard d'Estaing y a été censuré (après des semaines voire des mois durant lesquels il était resté en ligne). AJH avait eu la bonne idée de faire une copie du fil de discussion concerné, de sorte que mon message censuré peut être lu sur l'un des sites dont il s'occupe.Sur ce thème, en particulier, la censure est relativement courante et répandue, quoique l'autocensure (notamment liée au conformisme économiste et autrement académique), d'une part, ainsi que le "trolling" et autres "gamelles" dues à la cohabitation avec divers délires plus pu moins bassement "conspirationistes" (fondés ou non, peu importe), d'autre part, fassent généralement l'essentiel du travail de sape.Mais ici, ce qui choque surtout est le caractère extrêmement ciblé de la censure.Aussi est-il important, du moins intéressant, de s'attarder sur la teneur des messages qui, sur le même fil de discussion, n'ont pas été censurés, pour se faire une idée de la gravité de l'affaire. Laissons de côté la question de la courtoisie, la susceptibilité des eurocrates et autres manières dues aux ex-Présidents : VGE semble étonnement "cool" de ce point de vue, ce qui est d'ailleurs intelligent de sa part sans doute (chacun sait qu'il pousse jusqu'à donner des leçons de démocratie).Certains "habitués" ne s'étonneront pas de constater, par comparaison : d'un côté, l'absence de craintes relatives à des accusations pourtant extrêmement graves, parfois très sérieuses et sérieusement sourcées (aussi vrai que l'est Le Monde diplomatique) ; d'un autre côté, le soin de déchainer avec une entière liberté des "thèses assez bassement conspirationistes", qui seront au besoin mises à l'index, assorties d'accusations farfelues d'antisémitisme ou que-sais-je encore, et de faire condamner ou d'emporter avec elles, aux yeux des citoyens peu au fait et à ceux des hordes de conformistes, le contenu de messages plus sérieusement dérangeants mais malheureusement peu compréhensibles pour les non économistes.Je ne vois pas quoi conclure d'autre, s'agissant de la cause de cette censure, sinon :- soit à une synthèse et une clarté trop heureuses dans l'exposé, conduisant à interpréter de manière trop claire, et de ce fait trop plus douloureuse pour le citoyen, les propres aveux de VGE -- aveux que je juge personnellement dignes d'empoyer pour lui et ses complices le qualificatif de "marchands de peuples"... (on verra que le "marché", justement, s'ajoute ici plus que jamais au jugement général habituel du TCE et de ses promoteurs) ;- soit à la "pertinence excessive" de certains points "originaux" inclus dans l'accusation censurée (au sens où je n'ai pas encore lu de telles considérations ailleurs...) Merci aux spécialistes autorisés (en droit), s'il en est, de bien vouloir jeter un oeil...Il me semblait qu'une censure active ne servirait plus guère à enterrer ce dossier. Notamment parce que les accusations associées sont couramment expédiées par les raisonnements économiques dominants. Mon principal soucis a été de reprendre ce dossier en cherchant de nouvelles pistes et de nouvelles approches, évitant en particulier le terrain de l'économie. D'autant que celui du droit me paraissait au moins aussi fertile ici.Il est dès lors inquiétant, et à la fois intellectuellement satisfaisant et politiquement prometteur, de constater que des aspects ciblés de l'analyse du dossier puissent déranger des personnages dont chacun sait le rôle central qu'ils ont pu jouer dans l'évolution du régime. Car à l'évidence nous avons affaire, là, à l'un personnage des plus mouillés qui soient. Je parle là non pas (tant) de présomption de corruption au sens vulgaire du terme mais de corruption systémique et d'une affaire institutionnelle gravissime à mon sens. Bref, "il y a là un os", sauf erreur. Et je ne suis pas de ces plaisantins qui envahissent la toile de délires pour le plaisir de se faire remarquer. Je me bats pour comprendre, pour expliquer, pour l'intérêt commun.En pareil cas, je pense qu'il faut commencer par choisir sereinement : soit d'affronter le problème, mais avec un minimum de soutien évidemment, soit de se "débarrasser de la patate chaude". En tous cas, il me parait évident que la solution la plus raisonnable est d'ébruiter vite et largement le dossier. Je tiens donc particulièrement à faire connaître cette affaire, et je remercie tous ceux et toutes celles qui voudront bien s'en saisir -- avec intelligence, cela va de soi. Quelques confrères et amis m'ont déjà aidé un peu en ce sens.
#727 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7040" \l "p7040" 11-05-2009 15:42:11
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Zolko a écrit:
AJH a écrit:
En acceptant ce contrat, la banque se contente de créditer du montant emprunté le compte à vue (au passif de la banque, à côté des autres dettes de la banque) de lentreprise X, en échange de la garantie de remboursement aux échéances prévues dans le contrat, en tant que créance (à lactif de la banque).
Si l'actif est contractuel, les intérêts du prêt sont contractuels aussi, donc doivent être inscrits dès le début. Il me semble que votre texte, excellent au demeurant, nécessiterait une mise à jour sur cette question. Ne verrait-on pas alors le déséquilibre surgir plus facilement ? A quel moment une banque inscrit-elle les intérêts sur un prêt dans son bilan ?.
C'est une excellente question à laquelle je n'ai pas (encore?) de réponse "garantie" .. on cherche actuellement (c'est vrai... et merci si tu as une piste "officielle").Lorsqu'une banque émets un prêt X dont elle porte la valeur de la garantie, elle ne peut pas porter les intérêts Y (futurs) à l'actif, puisque si elle le faisait elle ne créerait pas X en DAV du compte de son client mais X + Y ... or justement, tout le problème vient qu'une banque ne crée pas les intérêts en même temps que le principal.
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#728 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7041" \l "p7041" 11-05-2009 16:32:22
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J'ai une première réponse d'un membre de notre groupe"La banque débite l'emprunteur des intérêts du prêt consenti à l'échéance prévue pour son règlement. Si les échéances sont mensuelles, cas le plus fréquent des prêts à mensualités constantes, c'est tous les mois. En débitant le compte, elle détruit la monnaie correspondante. En contrepartie, elle crédite d'autant son compte d'exploitation. La fraction du capital remboursé, en même temps à l'échéance, correspond également à une destruction monétaire, mais ici c'est le compte de la créance qui en est crédité (constatation du remboursement partiel de la dette). L'équilibre comptable est respecté."
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#729 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7042" \l "p7042" 11-05-2009 17:09:14
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AJH a écrit:
Zolko a écrit:
A quel moment une banque inscrit-elle les intérêts sur un prêt dans son bilan ?
C'est une excellente question à laquelle je n'ai pas (encore?) de réponse "garantie" .. on cherche actuellement (c'est vrai... et merci si tu as une piste "officielle").
Je connais 2 banquiers (*), je vais leur demander.
"La banque débite l'emprunteur des intérêts du prêt consenti à l'échéance prévue pour son règlement. (...) En débitant le compte, elle détruit la monnaie correspondante. En contrepartie, elle crédite d'autant son compte d'exploitation.
J'essaye de traduire : le compte de l'emprunteur est au passif de la banque; en le débitant, elle réduit son passif; mais c'est quoi "le compte d'exploitation" ? Si le débit du compte de l'emprunteur détruit l'argent de l'intérêt, le crédit du "compte d'exploitation" le recrée, non ? Si on débite du passif, il faut soit aussi débiter de l'actif soit créditer un autre passif. N'est-ce pas une autre façon de dire que l'intérêt est pris sur le compte du client (côté passif) et écrit sur le compte de la banque elle-même (qui seront les futurs bénéfices dus, donc passif aussi) ? C'est peut-être cela, le "compte d'exploitation" ? C'est cela qui corresponderait dans HYPERLINK "http://www.front-plan-c.eu/Forum/viewtopic.php?f=17&p=381&sid=91bb54c31526774f5fb41b7be4b150da" \l "p381" ma démonstration: "Et l'argent Y ? Que devient-il - puisqu'il n'est pas détruit ? (...) Ce qu'il devient est facile à savoir, puisqu'il va dans la poche de la banque". Le "compte d'exploitation" serait donc la "poche de la banque" ?En y réfléchissant, les intérêts doivent être trouvés par l'emprunteur ailleurs, il doit de débrouiller pour les mettre sur son compte courant, c'est donc des dépôts, et se retrouvent donc du côté "passif" (compte courant) et actifs" (dépôts), équivalents à des fonds propres que la banque peut donc repayer à ses actionnaires. Ça marche, ça ?Si c'est ça, il n'y a pas d'entourloupe comptable, juste du cynisme de voleur de premier degré.
La fraction du capital remboursé (...) correspond également à une destruction monétaire, mais ici c'est le compte de la créance qui en est crédité (constatation du remboursement partiel de la dette). L'équilibre comptable est respecté.[/i]"
le compte de la créance... késako ? N'est-ce pas l'actif qu'est la dette qui est détruite plutôt ?(*) normal puisque je suis VGE déguisé
Dernière modification par Zolko (11-05-2009 17:30:50)
#730 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7043" \l "p7043" 11-05-2009 17:28:45
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Zolko a écrit:
En y réfléchissant, les intérêts doivent être trouvés par l'emprunteur ailleurs, il doit de débrouiller pour les mettre sur son compte courant, c'est donc des dépôts, et se retrouvent donc du côté "actifs" comme tous les dépôts, équivalents à des fonds propres que la banque peut donc repayer à ses actionnaires. Ça marche, ça ?"
Oups ... " les dépôts sont du passif pour la banque et de l'actif pour l'emprunteur. La banque se paye les intérêts dus avec les dépôts de l'emprunteur (qui viennent d'ailleurs, "d'ailleurs")... la banque détruit cette dette sur le compte de dépôt et crédite le montant équivalent sur son compte de trésorerieMais je demande à Jean Bayard de venir nous aider .. ce sera plus facile INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET
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AJH a écrit:
les dépôts sont du passif pour la banque et de l'actif pour l'emprunteur.
Selon votre document, un dépôt "métallique" est à l'actif pour la banque, la créance correspondante envers l'emprunteur du passif.Donc, si la banque fait un prêt de X, elle inscrit X à son actif (le contrat de remboursement) et X à son passif (sur le compte du client). Ensuite, le client se débrouille pour trouver Y ailleurs, et les dépose en espèces à la banque, qui écrit Y à son actif (billets) et Y à son passif (compte du client). Quand arrive l'échéance, elle efface X+Y des passifs (compte client), X des actifs (contrat rempli) et crédite Y sur un autre compte (le sien). Ensuite, elle paye ses actionnaires Y de bénéfices, et les efface de l'actif (trésorerie) et du passif (son compte).C'est comment, là ?Oups, ça marche pas, puisque le contrat de remboursement porte sur X+Y !
Dernière modification par Zolko (11-05-2009 17:48:04)
#732 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7045" \l "p7045" 11-05-2009 17:57:43
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Précisions de Jean Bayard qui me demande de transmettre:Après être passé sur le site, voici comment rédiger :En cas de prêt à mensualités constantes (cas courant), la banque débite chaque mois le compte de DAV de l'emprunteur du montant de la mensualité. Ce faisant, elle détruit la monnaie correspondante.Dans ses comptes, la banque :1 - réduit la créance qu'elle possède à l'actif de son bilan sur l'emprunteur, de la fraction correspondant au remboursement du capital,2 - crédite son compte d'exploitation de la fraction correspondant au montant des intérêts.L'équilibre comptable est respecté.
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#733 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7046" \l "p7046" 11-05-2009 18:02:42
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Zolko a écrit:
AJH a écrit:
les dépôts sont du passif pour la banque et de l'actif pour l'emprunteur.
Selon votre document, un dépôt "métallique" est à l'actif pour la banque, la créance correspondante envers l'emprunteur du passif.Donc, si la banque fait un prêt de X, elle inscrit X à son actif (le contrat de remboursement) et X à son passif (sur le compte du client). Ensuite, le client se débrouille pour trouver Y ailleurs, et les dépose en espèces à la banque, qui écrit Y à son actif (billets) et Y à son passif (compte du client). Quand arrive l'échéance, elle efface X+Y des passifs (compte client), X des actifs (contrat rempli) et crédite Y sur un autre compte (le sien). Ensuite, elle paye ses actionnaires Y de bénéfices, et les efface de l'actif (trésorerie) et du passif (son compte).C'est comment, là ?Oups, ça marche pas, puisque le contrat de remboursement porte sur X+Y !
Non, non..Je ne pense pas avoir parlé de dépôt en numéraire dans ce cas du paiement des intérêts.Quelque soit le dépôt fait sur un compte à vue ( notre "compte bancaire") , en espèces (numéraire) ou par chèque d'une autre banque, ou d'un client par virement, ou d'un patron sous forme de salaire, la banque crédite (à son passif) la dette supplémentaire qu'elle a envers nous (c'est "notre" argent).C'est seulement au moment d'une création monétaire que la somme qu'elle inscrit à son actif (la garantie) doit être égale à la somme qu'elle inscrit à son passif (notre compte courant) ... mais 1 seconde après, notre compte pourra être vidé (paiement d'un fournisseur, par exemple) , diminuant ainsi son passif.
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#734 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7047" \l "p7047" 11-05-2009 18:05:14
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AJH a écrit:
Dans ses comptes, la banque (...) crédite son compte d'exploitation de la fraction correspondant au montant des intérêts.
En d'autre termes, la banque a le droit de prendre de l'argent sur un compte et de le mettre sur le sien. Tout simplement et légalement. Je suis presque déçu, je pensais que c'était plus subtil. Les têtes vont rouler, moi je vous le dis.
#735 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7048" \l "p7048" 11-05-2009 18:09:12
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Zolko a écrit:
le client se débrouille pour trouver Y ailleurs, et les dépose en espèces à la banque, qui écrit Y à son actif (billets) et Y à son passif (compte du client)
AJH a écrit:
Non, non.. Je ne pense pas avoir parlé de dépôt en numéraire dans ce cas du paiement des intérêts.Quelque soit le dépôt fait sur un compte à vue ( notre "compte bancaire") , en espèces (numéraire) ou par chèque d'une autre banque, ou d'un client par virement, ou d'un patron sous forme de salaire, la banque crédite (à son passif) la dette supplémentaire qu'elle a envers nous (c'est "notre" argent).C'est seulement au moment d'une création monétaire que la somme qu'elle inscrit à son actif (la garantie) doit être égale à la somme qu'elle inscrit à son passif (notre compte courant) ... mais 1 seconde après, notre compte pourra être vidé (paiement d'un fournisseur, par exemple) , diminuant ainsi son passif.
Ben non, pour équilibrer le bilan, si on dépose Y, il faut l'écrire au passif et à l'actif. L'actif c'est la trésorerie récupérée, le passif est l'argent du.
#736 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7049" \l "p7049" 11-05-2009 18:19:20
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Zolko a écrit:
Ben non, pour équilibrer le bilan, si on dépose Y, il faut l'écrire au passif et à l'actif. L'actif c'est la trésorerie récupérée, le passif est l'argent du.
L'équilibre du bilan est important à la clôture du bilan (les bénéfices ou les pertes sont en fait les deux dernières lignes qui permettent d'équilibrer un bilan), mais autrement ce sont des écritures des mouvements. Si je dépose (de quelques manière que ce soit) X sur mon compte bancaire, ce X va augmenter le passif de la banque, mais elle n'aura rien de particulier à écrire à son actif (avant la clôture du bilan, évidemment).De même si ses actifs perdent 20%, elle ne modifie rien dans ses comptes avant la clôture de son bilan... qu'elle équilibrera éventuellement par la "reconnaissance" d'une perte.
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#737 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7052" \l "p7052" 11-05-2009 21:33:38
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Si je comprends bien, après tout-ça: - au début de notre exercice, les actifs et les passifs de la banque sont à l'équilibre.- lors d'un prêt X, X quantité d'argent est écrit sur le compte courant du client et donc au passif de la banque, et X est écrit à l'actif de la banque au titre du contrat de remboursement.- à terme du prêt, la quantité X+Y est enlevée du compte courant du client et donc du passif, l'actif de valeur X est supprimé du bilan. - à charge au client de s'assurer qu'à terme du prêt son compte contienne au moins la quantité d'argent X+Y. - à la fin de l'exercice, au moment de la clôture du bilan, la quantité Y en surplus à l'actif est constatée en tant que "bénéfice" pour la banque- le bilan est équilibré à nouveau.C'est juste, là ?
#738 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7060" \l "p7060" 12-05-2009 06:26:39
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Discussion sur l'excellente métaphore d'AJH "la dame de Condé", chez Paul Jorion HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=3052" http://www.pauljorion.com/blog/?p=3052Paul vient de publier ce billet :
La dimensionalité de la monnaie (Introduction)Jai connu l« apologue de la Dame de Condé » à partir dun commentaire de HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=621" \l "comment-4786" La monnaie, cest de la sueur (et du soleil) condensés, posté par A-J Holbecq le 16 juin 2008. Jignore où lui-même la trouvé (il nous le précisera sans doute). Je le reprends car jy vois une excellente introduction à un nouvel éclairage quil me semble essentiel dintroduire quand il sagit de la monnaie : celle quessaie de capturer maladroitement la notion dagrégat monétaire M1, M2, M3. Je commence donc par rappeler cet apologue en recopiant ce quA-J Holbecq nous en dit, y compris son commentaire quant à la morale de lhistoire.
Nous sommes à Condé-sur-Gartempe. Son hôtel de la Gare est réputé pour ses ortolans et sa discrétion
! Un vendredi après-midi débarque une jeune femme, dapparence convenable, bien quun peu trop fardée. Elle réserve une chambre pour la nuit et, comme elle na pas de bagage, elle laisse en acompte un billet de 100 euros, tout neuf. Puis elle sen va visiter la vieille ville. Le pâtissier qui a vu la scène dit au patron : « Ça fait six semaines que vous me devez 100 euros pour la pièce montée que jai livrée à loccasion de la communion de votre fille. » Le patron lui donne le billet de bonne grâce. Comme cette scène a été vue par dautres, elle se reproduit cinq nouvelles fois, car le pâtissier devait aussi 100 euros au minotier
qui en devait autant au garagiste
lui-même débiteur de cette somme au boucher
qui avait à régler 100 euros au représentant de la maison Erlida
lequel devait à son tour acquitter sa chambre à lhôtel de la Gare pour 100 euros. Il redonne donc le billet au patron de lhôtel. Notre Dame revient de promenade. Elle annonce, quayant fait une rencontre, elle annule sa réservation. Ce qui arrange bien lhôtelier qui, entre temps, a eu une demande dun de ses vieux clients. Lhôtelier lui rend donc son billet quelle brûle aussitôt. « Il était faux », dit-elle en souriant.Moralité de cette histoire :- Le PIB du village a augmenté puisque les commerçants, ayant été payés, ont pu inclure leurs ventes dans leur comptabilité
- Ce faux billet a été capable de catalyser autant déchanges parce quun billet est de la monnaie fiduciaire (du latin fiducia : confiance). Cest exclusivement une « valeur de confiance » entre les membres dune communauté. Dans un autre pays il naurait pas été accepté. Un billet faux perd « sa valeur » seulement au moment où il se révèle faux et nest plus accepté par celui qui le reçoit. Cest celui qui le détient en dernier qui assume la perte. Dans cette histoire il ny a pas eu de perte sauf pour la Dame de Condé qui savait de toute façon quil était faux.- La Dame de Condé, en réservant sa chambre, a accru de 100 euros la masse monétaire du village, ce qui a permis à six personnes déteindre réciproquement leur dette pour un montant total de 600 euros. La « qualité » de la monnaie utilisée, bonne ou mauvaise, est indifférente, mais la quantité de monnaie en circulation dans une zone est importante.
Dans son commentaire, A-J Holbecq écrit à juste titre que « La qualité de la monnaie utilisée, bonne ou mauvaise, est indifférente » à la morale de lhistoire, ce qui est vrai et fait aussi quon se demande pourquoi celui qui la inventée a tenu à ajouter ce détail sans réelle pertinence. Il a dû se dire, je suppose, que la bizarrerie de l effacement en moins de temps qu il ne faut pour le dire d un montant si élevé de dettes au sein d une petite communauté à l aide d un seul billet de 100 ¬ , apparaîtrait encore plus étonnant si ce billet savérait a posteriori avoir été faux et donc nayant en réalité rien valu du tout. Il y a là un raccourci certainement excusable mais inacceptable : un faux billet cesse de valoir quoi que ce soit aussitôt quil a été reconnu comme tel, ce qui interrompt sa circulation, mais tant que sa « dénonciation » n a pas eu lieu, rien ne le distingue d un vrai billet et il lui est strictement équivalent. Quand la Dame de Condé révèle que le billet de 100 ¬ était contrefait et le brûle pour convaincre un public sans doute encore incrédule quelle ne ment pas, laffaire est en fait déjà réglée : il lui a permis de réserver une chambre dhôtel pour se dédire ensuite usage on ne peut plus utile dun billet de banque ! On pourrait alors sinterroger : pourquoi na-t-elle pas continué à linvestir dans des activités encore plus profitables ?Ce qui intrigue dans lhistoire, ce nest donc pas quune petite communauté ait pu prendre pour vrai un billet qui était faux, ce qui est banal et ne permet de tirer aucune leçon, mais cest quun unique billet (vrai ou faux) ait pu avoir un tel effet : transformer un village criblé de dettes en un autre libéré de toutes obligations dun citoyen envers un autre. Essayons danalyser lapologue. Puisquil existe un hôtel et que l hôtelier accepte les 100 ¬ de la dame, on peut supposer que la petite communauté a dépassé le stade du troc et que de la monnaie y existe sous la forme de billets et de pièces. Le montant exact ne nous importe pas, appelons le A. Au moment où la dame offre son billet à l hôtelier l argent disponible dans le village passe de A à A + 100 ¬ . C est là le montant de la masse monétaire fiduciaire qui y est présente à partir du moment où la dame paie ses arrhes jusqu au moment où elle annule sa réservation et où la masse retombe à A. La fausseté du billet, comme je lai dit, nétait connue que delle et était du coup sans impact : il nest pas permis daffirmer que la masse dargent liquide ne fut jamais « en réalité » que de A : on ne parle en effet pas ici dun produit tel que luranium, dont le fait quil soit faux empêche son action postulée, la fission, davoir lieu dans le réacteur : il sagit de monnaie supposée vraie tant quil na pas été prouvé quelle soit fausse et qui sacquitte fidèlement de sa tâche jusque-là.Alors que s est-il passé ? On nous dit que le billet de 100 ¬ déposé comme arrhes à l Hôtel de la Gare à permis en quelques heures d éteindre des dettes pour un montant de 600 ¬ et le mécanisme nous en est connu : il existait une chaîne de dettes partant de l hôtelier et lui revenant en fin de circuit et le billet de 100 ¬ a permis de proche en proche l annulation de toutes les dettes existantes. Ce que j essaie d extraire de l apologue est indépendant du fait de savoir si la situation qu il décrit a la moindre de chance de se rencontrer dans la réalité : la réponse est non, mais cela n a aucune importance, il s agit clairement d une expérience mentale et de rien de plus.Pour ce qui est de l argent, nous avons compris le circuit qu il accomplit : le billet de 100 ¬ passa de créancier remboursé en créancier remboursé, jusqu à avoir opéré le circuit complet. Il demeura intact et sa valeur fut elle stable. Il en va de même pour la masse A telle qu elle existait avant que la dame ne franchisse le seuil de l hôtel de la Gare. C est ce que j ai appelé HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=587" en d autres circonstances le « principe de conservation des quantités » : en matière de finances, rien ne se crée, rien ne se perd. Si ce principe nétait pas universellement respecté, la finance naurait jamais pu exister. Il existe sans doute des individus qui enfreignent ce principe mais leur comportement est pris très au sérieux par la société, elle les traite sévèrement : pris, ils risquent la prison. Le « principe de conservation des quantités » en matière de finances nest donc pas une norme que je postule à des fins théoriques : il sagit dune règle ayant valeur légale. Jai expliqué il y a quelques jours quelle est la meilleure manière de conceptualiser une reconnaissance de dette. Jai dit quil sagit de la trace de deux transactions : lune, passée, étant intervenue au moment Ti, impliquant le transfert de la somme Si de lagent X à lagent Y, lautre, à venir, censée intervenir au moment Ti+n, impliquant le transfert en retour de la même somme Si, cette fois de Y vers X, accompagné du transfert de Y vers X dun « cadeau » en argent, proportionnel à la durée Ti+n Ti, appelé « intérêts ». Une reconnaissance de dette est donc essentiellement lannonce de transactions à venir, justifiées par une transaction passée. La transaction passée est, comme son nom lindique, passée, cest-à-dire quil sagit dun donné irréversible : elle a eu lieu, un point cest tout. Les transactions à venir nont pas encore eu lieu et sont donc contingentes : il existe un risque quelles naient jamais lieu, autrement dit, la chance quelles se réalisent nest pas de 100 %. Ce qui ne veut pas dire pour autant que les sommes qui ne seraient pas remboursées se soient évanouies dans la nature, contredisant le « principe de conservation des quantités », elles auront seulement trouvé leur voie vers dautres poches que celle stipulée par la reconnaissance de dette. Donc, lorsquon dit quil existait dans le village des reconnaissances de dette pour un montant total de 600 ¬ , ce que l on exprime ainsi, c est qu il existait des annonces de transactions à venir pour un montant total de 600 ¬ , et celles-ci se situant dans le futur non pas nécessaire mais contingent, elles pourront avoir lieu ou pas. Le billet ayant circulé, la seconde transaction mentionnée par les reconnaissances de dette existantes, celle à venir, a eu lieu dans chacun des cas. Lannonce implicite sest réalisée, et la reconnaissance de dette s est éteinte. Le montant des reconnaissances est passé de 600 ¬ à 0 ¬ , ce qui est une autre manière de dire qu il n en existe plus.Il s est donc passé bien passé quelque chose de significatif dans le village, que les sommes d argent disponibles à chaque instant ne révèlent pas : largent disponible se montait en effet à A avant que la Dame de Condé ne franchisse la porte de lHôtel de la Gare et il est retombé à ce niveau lorsquelle repassa le seuil dans lautre direction. Certains dont je ne suis pas considèrent une reconnaissance de dette comme lune des manifestations possibles de la monnaie. Pour eux, la monnaie présente dans le village avant la venue de la Dame se montait à A + 600 ¬ et s est réduite à A à son départ, en raison de l action qu on pourrait appeler « catalytique » du billet de 100 ¬ de la Dame sur l économie du village. De mon point de vue, une reconnaissance de dette n est pas de la monnaie, le terme tendant à suggérer quil y aurait une identité de nature entre la marchandise privilégiée dans la fonction déchange quest largent et une « trace de transactions » contenant lannonce de deux transactions à venir quest une reconnaissance de dette. Les deux phénomènes sont à mon sens incomparables, une reconnaissance de dette étant un objet dune toute autre nature que les pièces et billets constituant largent « liquide » que lon assimile spontanément à « la monnaie ». Bien sûr une reconnaissance de dette a un prix (reflétant son « degré de liquidité » et son risque de crédit) et peut être traitée comme une marchandise, au même titre que largent, mais chacun saccordera à dire que toute chose à laquelle est associée un prix nest pas pour autant une monnaie, sans quoi presque tout dans ce bas-monde serait de la monnaie. Du point de vue du « principe de conservation des quantités », rien ne sest passé sans doute, mais il faut reconnaître que, comme laffirment ceux qui assimilent reconnaissance de dette à monnaie, il sest bien passé quelque chose. Mais comment en rendre compte ?La réponse que je vais apporter consiste à introduire le concept de dimensionalité de la monnaie, une notion qui éclairera, comme on le verra, la question des agrégats monétaires et ce quils représentent en réalité. (
à suivre)
Et j'ai posté hier ce commentaire (en cours de modération depuis 7 heures, je ne comprends pas pourquoi tous mes commentaires, longs ou courts, mettent tant de temps à s'afficher) :
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Liens.pdf" Étienne Chouard dit : Votre commentaire est en cours de modération HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=3052" \l "comment-26151" 11 mai 2009 à 23:21Paul,Personne ne dit que toute dette est assimilable à de la monnaie.Ce sont les dettes des banques (et encore : seulement les dettes librement transmissibles, cad les provisions des DAV) qui sont de la monnaie (le critère étant quelles sont acceptées par tous pour solder les échanges).La dame de Condé et son billet pourraient être remplacés sans rien changer aux mécanismes libératoires par une banque privée et un crédit créant une provision de DAV cest-à-dire une (fausse) monnaie nouvelle et temporaire (la même somme de (fausse) monnaie scripturale circulant ensuite et servant à solder les différents échanges par virements successifs) ; la fin du circuit se réaliserait par le remboursement du crédit à la banque par lhôtelier et par la disparition de la (fausse) monnaie correspondante.Non ?Étienne._______________La plupart des législateurs ont été des hommes bornés, que le hasard a mis à la tête des autres, et qui nont presque consulté que leurs préjugés et leurs fantaisies.Montesquieu, Lettres Persanes, lettre CXXIX.Remarque : le législateur, à lépoque, est lauteur de la Constitution (pas celui des lois ordinaires)._______________
#739 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7062" \l "p7062" 12-05-2009 07:53:44
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Vraiment Etienne, tu ne comprends pas???C'est ironique sans doute.Dès qu'on contrevient à son discours et sa doxa socialisante à la sauce Attali, c'est ce que l'on risque, LE COUPERET, ou l'attente , histoire de bien faire comprendre qu'il y a comme un hiatus et qu'il faut montrer patte blanche pour que le sésame opère , je me suis fait jeter à cause de cela, Obama etc, des faits qu'il se refuse à voir , etc...
#740 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7063" \l "p7063" 12-05-2009 09:59:13
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Pour ma part, tant que je serai " a priori" considéré comme un "troll" sur le blog de Jorion et donc modéré " a priori" , pour risquer de voir mes messages "retardés" (et donc ayant perdu leur sens) ou "oubliés au fond d'un tiroir, je me refuse de m'y exprimer : j'ai vraiment autre chose à faire!Mais je ne peux qu'admirer Étienne...
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#741 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7064" \l "p7064" 12-05-2009 10:00:33
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Zolko a écrit:
Si je comprends bien, après tout-ça: - au début de notre exercice, les actifs et les passifs de la banque sont à l'équilibre.- lors d'un prêt X, X quantité d'argent est écrit sur le compte courant du client et donc au passif de la banque, et X est écrit à l'actif de la banque au titre du contrat de remboursement.- à terme du prêt, la quantité X+Y est enlevée du compte courant du client et donc du passif, l'actif de valeur X est supprimé du bilan. - à charge au client de s'assurer qu'à terme du prêt son compte contienne au moins la quantité d'argent X+Y. - à la fin de l'exercice, au moment de la clôture du bilan, la quantité Y en surplus à l'actif est constatée en tant que "bénéfice" pour la banque- le bilan est équilibré à nouveau.C'est juste, là ?
C'est juste INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET
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#742 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7065" \l "p7065" 12-05-2009 10:06:09
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Vraiment Etienne, tu ne comprends pas???C'est ironique sans doute.Dès qu'on contrevient à son discours et sa doxa socialisante à la sauce Attali, c'est ce que l'on risque, LE COUPERET, ou l'attente , histoire de bien faire comprendre qu'il y a comme un hiatus et qu'il faut montrer patte blanche pour que le sésame opère , je me suis fait jeter à cause de cela, Obama etc, des faits qu'il se refuse à voir , etc...
Pour info, le message d'Étienne est lisible tout à fait normalement sur le blog de Paul Jorion.
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#743 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7066" \l "p7066" 12-05-2009 10:19:46
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Candide a écrit:
Pour info, le message d'Étienne est lisible tout à fait normalement sur le blog de Paul Jorion.
Avec combien d'heures "de retard" ?
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#744 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7067" \l "p7067" 12-05-2009 10:36:54
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En l'occurrence, cela n'a guère d'importance car ce message fait partie des toutes premières réponses au message de PJ.
Pour ma part, tant que je serai " a priori" considéré comme un "troll" sur le blog de Jorion et donc modéré " a priori" , pour risquer de voir mes messages "retardés" (et donc ayant perdu leur sens) ou "oubliés au fond d'un tiroir, je me refuse de m'y exprimer : j'ai vraiment autre chose à faire!
"tant que je serai " a priori" considéré comme un "troll" sur le blog de Jorion" ??? Je ne comprends pas (mais j'ai peut-être raté un ou plusieurs épisodes) : dans le message en référence, cet "AJH" que PJ cite de façon plutôt positive, c'est bien vous, non ?...
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#745 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7069" \l "p7069" 12-05-2009 11:32:44
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Le PIB du village a augmenté puisque les commerçants, ayant été payés, ont pu inclure leurs ventes dans leur comptabilité
Moi j'ai une autre histoire:
2 personnes - Alain et Bernard - ont chacun acheté un stylo bille à 1¬ , Alain un rouge et Bernard un vert. Alors, Alain dit à Bernard : "Oh que tu as un joli stylo vert, je te l'achète 10¬ , je te règlerai demain, j'ai pas d'argent sur moi.", ce sur quoi Bernard répond "tiens, et moi justement j'ai besoin d'un stylo rouge, j'achète le tien 10¬ , et je te règlerai demain aussi.". Arrive demain, et les 2 compères se rendant compte que leurs dettes s'annulent, décident de tout simplement les effacer.
Morale de l'histoire: quelle est la valeur de leurs stylos ? Puisqu'ils ont prouvé qu'il y a un marché pour ces stylos où ils valent 10¬ , ils valent 10¬ . Quelle est le variation de PIB avec cet échange ? 20¬ (ou 22¬ si on tient compte des achats initiaux).Si je ne me trompe pas, c'est exactement comme-ça que fonctionnent les marchés financiers. Ils y échangent des "titres" dont la valeur est déterminée par eux-mêmes, qui ont tout intérêt à ce que les valeurs apparentes soient élevées. Aujourd'hui, ces marchés sont "en panne" car les Alains et les Bernards ne se font plus confiance, et veulent être payés cash au lieu d'attendre "demain". Et comme la valeur des "titres" échangés est bien inférieure à ce qui était en cours il y a seulement quelques mois, ils ne veulent pas vendre, et en fait ils ne peuvent pas vendre car ces titres sont inscrits à l'actif de leurs bilans, et si ces titres étaient valorisés à leur valeur actuelle, ils ne tiendraient plus les obligations de réserves. D'où la nécessité de les "refinancer".Autre morale de l'histoire: le "marché" n'a pas raison.
#746 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7085" \l "p7085" 13-05-2009 01:49:30
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@ Catherine, AJH et Sam17 re : vos échanges du 8 maiJe me permets de vous renvoyer au texte mis en ligne hier sur dedefensa.org : HYPERLINK "http://www.dedefensa.org/article-le_blog_transatlantique__12_05_2009.html" http://www.dedefensa.org/article-le_blo
_2009.htmlL'émission citée au début du texte était réjouissante et j'avais eu la chance de tomber dessus par hasard.
Dernière modification par Candide (13-05-2009 09:52:06)
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#747 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7091" \l "p7091" 13-05-2009 08:44:27
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Candide, il me semble que ce texte n'a aucun rapport avec la monnaie, non ? Et puis, comme c'est un extrait intégral, le principe du web voudrait qu'on pointe un lien vers la source originelle, en citant seulement les portions les plus significatives.
#748 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7093" \l "p7093" 13-05-2009 09:31:19
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HYPERLINK "mailto:zoltan.hubert@zzaero.com" e-mail HYPERLINK "http://www.zzaero.com" Site web
du forum du HYPERLINK "http://www.front-plan-c.eu/Forum/viewtopic.php?f=17&p=384&sid=ee1c6a9729e5663a8a9ebaf0ce88c5dc" \l "p384" front du Plan C:
AJH a écrit:
Zolko a écrit:
Si je comprends bien, après tout-ça: - au début de notre exercice, les actifs et les passifs de la banque sont à l'équilibre.- lors d'un prêt X, X quantité d'argent est écrit sur le compte courant du client et donc au passif de la banque, et X est écrit à l'actif de la banque au titre du contrat de remboursement.- à terme du prêt, la quantité X+Y est enlevée du compte courant du client et donc du passif, l'actif de valeur X est supprimé du bilan. - à charge au client de s'assurer qu'à terme du prêt son compte contienne au moins la quantité d'argent X+Y. - à la fin de l'exercice, au moment de la clôture du bilan, la quantité Y en surplus à l'actif est constatée en tant que "bénéfice" pour la banque- le bilan est équilibré à nouveau.C'est juste, là ?
C'est juste INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET
Donc, si je comprends bien, les intérêts que les financiers reçoivent sur l'argent qu'ils ont l'autorisation de créer est purement contractuel, et pas du tout structurel... cela ouvre bien des perspectives. En effet, un contrat est plus faible qu'une loi, et une loi est plus faible qu'une disposition constitutive. Au risque de me faire encore des amis, je pense alors que se battre pour récupérer la création monétaire dans le domaine public est se tromper de bataille. C'est d'ailleurs une bataille déjà gagnée, puisque tant la FED que la banque centrale UK créent désormais directement de l'argent, ils appellent ça la "quantitative easing". Et même la BCE s'y met puisqu'elle a prêté de l'argent à la Hongrie. Le fameux article 104 du traité de Maastricht est donc, dans les faits, déjà aboli. Pensez-vous que "nous" ayons ainsi récupéré le pouvoir sur "notre" monnaie ? Je ne le pense pas non-plus.La vraie bataille est ailleurs, et elle se situe plutôt dans le retour d'une forme de Glass-Steagall Act, qui sépare les banques de dépôts et les banques d'investissement. Elle se situe aussi dans le combat contre le retour de l'étalon-or, puisque les pourritures qui s'en sont mis plein les poches avec le système actuel sont en-train d'acheter massivement de l'or en prévision de l'effondrement à venir, et l'étalon-or serait un magnifique cadeau à leur faire (et ne nous ferait que sauter dans la nouvelle bulle spéculative sur l'or, avant un nouvel effondrement !). Donc, puisque les intérêts bancaires sont purement contractuels, qu'est-ce qui empêche de passer une loi qui interdit les intérêts sur de l'argent créé grâce à une réserve fractionnaire ? On continuerait à autoriser les intérêts sur de l'argent prêté d'une réserve pleine (banque d'investissement) mais les banques qui auront le droit de créer de la monnaie ex nihilo ne pourront pas réclamer des intérêts dessus. Concrètement, bien-sûr, cela reviendra à ce que les banques commerciales ne créeront plus d'argent puisque cela ne leur rapporte plus, mais justement, en 2009, avons-nous besoin de créer plus d'argent ? Il me semble que le problème est un excès d'argent (on dit "excès de liquidités") par rapport à l'économie réelle, donc pendant un bon bout de temps, il faudra plutôt en absorber qu'en créer. Non ? Et - je vais me faire encore plus d'amis - si c'est une directive européenne qui impose cette interdiction d'intérêts sur de l'argent créé, elle devra être retranscrite en lois dans tous les pays européens et en 1 seul coup, on coupe l'herbe sous les pieds des financiers sur tout notre continent.Le combat est alors purement politique, et je ne vois que 3 solutions:- prendre les armes- monter au front au cours d'élections- espérer qu'un politicien du sérail veuille bien défendre nos intérêts et pas ceux des banquiers
#749 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7094" \l "p7094" 13-05-2009 09:57:17
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=76" Candide
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IP: HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/moderate.php?get_host=7094" 81.56.81.9
HYPERLINK "mailto:pierre.delafontaine@free.fr" e-mail
@ Zolko
Candide, il me semble que ce texte n'a aucun rapport avec la monnaie, non ?
Les échanges du 8 mai auxquels je fais référence, s'ils avaient initialement un rapport avec la monnaie, dépassaient largement le cadre strict de cette dernière et donc de ce fil. C'est pour cela que je me suis permis de proposer cet éclairage un peu plus optimiste.
Et puis, comme c'est un extrait intégral, le principe du web voudrait qu'on pointe un lien vers la source originelle, en citant seulement les portions les plus significatives.
Je ne suis pas le seul à être tombé dans ce travers. Mais vous avez raison, et je viens de supprimer cette longue citation, en ne laissant que le lien.
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#750 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7096" \l "p7096" 13-05-2009 11:14:51
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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IP: HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/moderate.php?get_host=7096" 83.155.202.68
HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
@ZolkoDes choses justes dans ton post, mais des erreurs.Vrai pour la FED et pour la Banque Centrale UKPar contre la BCE n'a pas prêté 5 milliards à la Hongrie ... la BCE ne déroge pas à l'article 104 : elle a mis à disposition des devises (ou des "liquidités") à la Banque Centrale Hongroise ... ( lire : HYPERLINK "http://www.lefigaro.fr/marches/2008/10/17/04003-20081017ARTFIG00405-la-bce-vient-a-la-rescousse-de-la-hongrie-.php" http://www.lefigaro.fr/marches/2008/10/
ngrie-.php )Nous ne récupèrerons notre pouvoir sur notre monnaie que lorsque toute la monnaie sera émise par la BCE (ou la BdF si nous arrivions à quitter l'eurozone) ... c'est bien ce que nous demandons ici HYPERLINK "http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Proposition%20Robertson" http://wiki.societal.org/tiki-index.php
0Robertson ou là HYPERLINK "http://fr.public-debt.org" http://fr.public-debt.org en première alternative et faire sauter l'article 104D'accord pour la proposition banque ... proche de celle d'Allais : HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.php?lng=fr&pg=47" http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.
&pg=47
Dernière modification par AJH (13-05-2009 12:06:17)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7099" \l "p7099" 13-05-2009 12:36:09
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=338" NingúnOtro
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Zolko a écrit:
Le combat est alors purement politique, et je ne vois que 3 solutions:- prendre les armes- monter au front au cours d'élections- espérer qu'un politicien du sérail veuille bien défendre nos intérêts et pas ceux des banquiers
Oui, le combat est politique... mais du fait de l'interdépendance des entourages des uns et des autres non seulement des décisions qu'on prend chacun dans son propre coin, mais aussi de la limitation des possibles par la nécessité de tenir compte aussi des influences tant bénéfactices comme nocives des décisions que les autres prennent ou pourraient prendre dans leurs propres coins... la seule solution possible qui puisse tenir compte de tout ne peut être que globale, c'est à dire (à moins que vous n'ayez des preuves de l'existance de vie extraterrestre) en englobant toute la terre. Ceci, pour ne pas laisser des coins d'ombres noires d'ou peut sortir un pouvoir capable de renverser ou sérieusement déranger l'équilibre qui s'établirait.On le voit bien avec la crise économique actuelle... faute de pouvoir établir des règles justes pour tous (qui dérangent ceux qui ont pris coutume de se bénéficier des avantages que leurs tricheries leur apportent) à un niveau mondial, il ne reste plus que retourner à un protectionnisme partiel basé sur une zone d'influence propre ou on peut l'imposer et interdire l'usage des magouilles habituelles dans le reste du monde. Une telle zone "autarquique" aurait intérêt à être assez grande pour être aussi autosuffisante (même dans la défense)... faute de quoi elle serait assiegée par les barbares qui s'organiseraient dans le monde extérieur tant qu'elle ne se serait pas expandue pour tout inclure.Certains voient cette autarquie au niveau des nations traditionnelles... et se nomment nationalistes, des autres la voient au niveau européen... et se nomment européistes.Puis, il ne faut pas oublier que les hordes barbares qui entendent progresser par le combat gagné plutôt que la collaboration eu aussi ont des stratégies concernant la taille de la horde... bien qu'ils sont plutôt pour l'organisation en corporations multinationales, ils ne dédaignent pas s'appropier des structures politiques établies pour organiser la gouvernance des peuples si cela leur est utile pour arriver à leur but de n'importe quelle forme qui soit moins onéreuse en ressources investies... parce-que ce qu'elles épargnent ainsi elles peuvent le dédier à renforcer d'autres flancs. Eux aussi, ils se nomment nationalistes, européistes, et même mondialistes quand cela leur convient... en ajoutant à la confusion reignante.En ce qui concerne les trois voies que tu as identifiées... cela fait déjà longtemps que j'ai identifié "- monter au front au cours d'élections" comme la plus faisible... tant que le fait de nous enlever le droit de vote tout d'un coup serait un affront qu'ils n'oseraient pas perpétrer à la légère. L'apparence de démocratie leur est chère parce-que elle cultive l'aversion aux solutions violentes qui seraient finalement aussi tres onéreuses pour ces seigneurs de la guerre... beaucoup plus que jouer aux échecs avec des pieces truquées, et donc contreproductives par rapport à leurs besoins d'accumuler toujours plus de forces (qui restent improductives tant qu'elles ne servent qu'a se faire peur les uns aux autres par la paix armée, mais auxquelles ils sont obligées d'ajouter tout ce qu'ils peuvent pour maintenir les équilibres ou même essayer de les casser une fois pour toutes).Tant que nous aurons le droit de vote... leur victoire, c'est nous induire à ne pas voter tant que notre intention claire ne serait pas les voter eux (dans n'importe quelle marque déposée utilisée pour canaliser leur intérêts).Par les armes... puisque c'est eux qui les developpent et les détiennent... ce serait un massacre.Par les partis politiques existant depuis longue date... ils ont des dettes envers les pouvoirs établis qui leur ont preté l'argent des campagnes électorales précédentes, et ils sont à genous devant les mêmes pour remplir les conditions sous lesquelles ils leur prêteront l'argent nécvessaire pour les suivantes...
#752 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7100" \l "p7100" 13-05-2009 12:40:33
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AJH a écrit:
D'accord pour la proposition banque ... proche de celle d'Allais : HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.php?lng=fr&pg=47" http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.
&pg=47
la fusion en un même organisme de l'Organisation mondiale du commerce et du Fonds monétaire international
fusionner l'OMC et le FMI, les 2 organismes les plus pourris et les plus capitalistes du monde, en une seule, encore plus puissante ? Euuuhhh... c'est de l'humour, n'est-ce pas ?
La création monétaire doit relever de lÉtat et de lÉtat seul.
On voit souvent cette demande, et je n'en suis pas un fan: c'est QUI, l'État ? Parce-que à un moment donné, il va s'agir d'une ou de plusieurs personnes, et si l'État c'est le gouvernement, alors je suis résolument contre. Ce serait un chèque en blanc pour un groupe d'individus qui arroseront leurs copains, une porte béante sur un clientélisme légalisé, la corruption généralisé : l'État proposerait des budgets irréalistes, créerait la monnaie nécessaire, et après-moi le déluge ! Ce serait bien pire qu'aujourd'hui.
#753 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7101" \l "p7101" 13-05-2009 13:19:41
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@ZolkoNi pour la fusion de la BM et du FMI, ni dans l'expression " La création monétaire doit relever de lÉtat et de lÉtat seul. " Allais ne dit qu'il ne faut pas que ce soit encadré par de nouvelles règles.De plus, ta proposition du message 7093 équivaut bien à laisser à la Banque Centrale la création de toute la monnaie ... or, la Banque Centrale, c'est quoi si ce n'est d'une certaine façon "l'Etat" ?Il faudrait effectivement que toute la monnaie soit créée par la Banque Centrale (l'État) mais que le gouvernements n'ait qu'un droit de "demande" et que la BC reste indépendante pour accepter ou non suivant l'encadrement constitutionnel qui lui a été confié.
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#754 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7102" \l "p7102" 13-05-2009 13:51:21
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Étienne a écrit:
« Conférence internet de LaRouche du 28 avril » HYPERLINK "http://www.solidariteetprogres.org/article5395.html" http://www.solidariteetprogres.org/article5395.htmlUne longue intervention, très pessimiste, mais très intéressante.La condamnation du plan anti CO2 y est radicale. Débat interdit ?
À propos de débat interdit (apparemment rien à voir avec la monnaie => ne rebondissez pas trop ici, svp, sauf si, comme Larouche, vous voyez une corrélation) :
« Le réchauffement climatique (incontestable) n'aurait pas de cause humaine » HYPERLINK "http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=-4123082535546754758&hl=fr" http://video.google.com/googleplayer.sw
&hl=frCe film développe un des points de vue que défend Larouche ci-dessus.On y trouve une avalanche de témoignages scientifiques tout à fait troublants :Encore un débat interdit, comme celui sur le 11 septembre, alors qu'une bonne démocratie devrait mettre en scène toutes les opinions dissidentes.Le site Pensée unique prend le contre-pied de l'orthodoxie du moment : HYPERLINK "http://www.pensee-unique.fr/" http://www.pensee-unique.fr/Ils se trompent sûrement, comme tout le monde, mais il est bon qu'ils aient la parole.
Étienne.
Salut ÉtiennePour faire suite à notre conversation d'hier soir, en plus de mon message précédent sur le sujet ( HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=6948" \l "p6948" http://etienne.chouard.free.fr/forum/vi
6948#p6948 ) , tu pourras peut être lire ceci HYPERLINK "http://www.climateofdenial.net/?q=node/7" http://www.climateofdenial.net/?q=node/7Salut vieux frèrePS: je ne prends pas parti dans ce débat comme je te l'ai expliqué...
Dernière modification par AJH (13-05-2009 13:52:27)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#755 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7103" \l "p7103" 13-05-2009 14:48:36
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À propos du billet "Réchauffement climatique" et de l'échange du 8 mai qui s'en est suivi
Note (pas faite au titre de "modérateur"...) : le réchauffement climatique et le dogme associé ne sont pas ici très hors sujet, à mon sens (au débat d'expliquer pourquoi ?) -- quant à l'idée d'ouvrir un fil dédié, ici, elle ne s'impose peut-être pas.
La citation ci-dessus pour prévenir (j'espère) toute remarque concernant l'opportunité de placer ma réponse dans ce fil...J'ai été... on va dire « passablement stupéfait », de lire le bref échange à mon avis complètement surréaliste qui a eu lieu il y a quelques jours à propos, en gros, du réchauffement climatique et de ses causes (humaines ou non). Il me semble de plus en plus que les 2 opinions exposées dans cet échange se rapprochent dangereusement de la querelle de clocher aussi parfaitement ridicule que stérile.Primo, je ne sais plus quel intervenant cite des scientifiques de renom diplômes à l'appui ! pour remettre en cause ce qu'il appelle la « pensée unique » en matière de réchauffement climatique. Pourquoi pas, en effet. Ce que l'intervenant en question oublie de dire, c'est que l'autre camp est lui aussi composé au moins pour partie de scientifiques de renom possédant des diplômes équivalents. Dans la mesure où personne, pour l'instant, n'est en mesure de trancher, ce sont donc les chiffres et les conclusions des uns contre les chiffres et les conclusions des autres. Il en va de même pour la crise de l'eau en Europe (pour ne citer que notre continent), que certains scientifiques britanniques, dans une étude publiée il y a quelques semaines, nous prédisent pour l'horizon 2020, alors qu'un autre scientifique (français celui-là) réfute cette éventualité dans un ouvrage qui vient de paraître.Secundo, je ne sais plus qui reproche au courant « écologiste » (pour faire court je rassemble dans ce terme toutes les mouvances connexes qui partagent cette « pensée unique ») de faire le jeu, sciemment ou non, de puissances internationales qui cherchent dans le développement durable un nouvel eldorado juteux. Je ne contesterai pas le fait que le développement durable puisse constituer un tel eldorado, mais l'amalgame me semble un peu rapide. D'ailleurs, ce que l'intervenant oublie de dire c'est que rien ne prouve que les opposants à la « pensée unique » ne sont pas eux aussi à la solde de puissances internationales qui cherchent à contrer la remise en cause de notre modèle de société consumériste, afin de préserver leur fond de commerce extrêmement rentable. Pour ma part, à tout prendre, je préfère tomber dans le panneau du développement durable (véritable) que dans celui du consumérisme effréné. Ça me semble moins dangereux pour l'avenir, et humainement plus épanouissant.Tertio, et c'est là que l'échange me paraît surréaliste, il ne faut pas oublier que le réchauffement climatique n'est que l'un des problèmes auxquels nous sommes confrontés. Si les origines de ce réchauffement ne sont pas prouvées, ces autres problèmes, eux, ne font pas débat. Par exemple, personne n'ira contester la déforestation massive en Amazonie et en Asie du Sud-Est, avec les conséquences que l'on sait (et celles que l'on ignore encore) en termes de biodiversité. Personne n'ira contester que l'air de nos villes et de nos banlieues pue et nous empoisonne de plus en plus, saturé qu'il est aux heures de pointe par les émanations issues des millions de voitures en circulation, diesel en tête (merci les particules microfines, et merci aux fabricants de FAP à 1000 ¬ pièce qui en font une option pas à la portée de toutes les bourses).J'arrêterai là car la liste serait longue et mon propos n'est pas de dresser un inventaire complet. En revanche, pour résumer, c'est l'EMPREINTE HUMAINE (c'est-à-dire de chacun d'entre nous) sur la planète qu'il est nécessaire de réduire de toute urgence, faute de quoi « il n'y en aura pas pour tout le monde » et les conflits qui ne manqueront pas alors d'éclater et qui ont déjà commencé à le faire (je ne sais plus qui a cité, avec raison, le pétrole comme étant l'une des causes de l'intervention US en Irak) seront à classer dans la même catégorie que nos soucis démocratiques : « Bien fait pour nous » (© Étienne INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET ).Mais bien sûr, là aussi je risque de me heurter à une levée de boucliers de la part des opposants à la « pensée unique », qui dénoncent, peut-être à bon droit, les propos alarmistes des cassandres verts. Tant pis. Si l'origine humaine du réchauffement climatique n'est pas prouvée, je reste persuadé qu'il ne faut pas pour autant pousser un soupir de soulagement et se dire « Ouf ! Tout va bien. », considérer l'ensemble du problème comme non existant et continuer à polluer et à gaspiller comme si de rien n'était.
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#756 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7105" \l "p7105" 13-05-2009 14:55:40
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
@CandideCe site HYPERLINK "http://www.optimumpopulation.org/opt.optimum.html" http://www.optimumpopulation.org/opt.optimum.html (et les tableurs téléchargeables HYPERLINK "http://www.optimumpopulation.org/opt.sustainable.numbers.html" http://www.optimumpopulation.org/opt.su
mbers.html ) t'intéressera certainement autant qu'il m'a intéressé.
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#757 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7107" \l "p7107" 13-05-2009 15:07:11
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Merci pour ce lien, Andre-Jacques. Nous avions déjà discuté de ce sujet on ne peut plus politiquement incorrect, pour ne pas dire carrément « sacrilège » (en référence, notamment mais pas uniquement, à une autre « pensée unique ») dans un autre fil, en réponse à Instit, il me semble...
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#758 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7114" \l "p7114" 13-05-2009 22:04:30
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
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Candide,Zolko nest pas chargé de la police sur ce site et si je trouve utile (pour nous et pour les auteurs extérieurs) de relayer intégralement les messages que je trouve les plus importants, cest moi qui en assume la responsabilité.Je suis désolé que ce bonnet de nuit ait réussi à tintimider et quil mait perdre mon temps en te conduisant à supprimer un texte intéressant sur lequel j'avais travaillé 40 minutes ce matin.Merci à toi pour tout ce que tu fais et n'hésite pas à reproduire entièrement les textes que tu juges les plus utiles : ça nous permet de disposer en un lieu unique d'une synthèse complète sans tiroirs fastidieux (de simples liens conduisent souvent à rater une info utile).Étienne.
#759 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7116" \l "p7116" 14-05-2009 00:37:06
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=76" Candide
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J'avais effectivement copié et collé ce texte dans son intégralité dans le but de faire gagner du temps aux personnes intéressées par l'échange du 8 mai.Mais peut-être aussi aurait-il (finalement) été préférable de créer un fil distinct...
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#760 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7121" \l "p7121" 14-05-2009 10:43:33
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Pour appuyer ce que dit Candide et réfuter cette histoire de pensée unique, sachez que les théories sur le réchauffement climatique du fait de la pollution de l'atmosphère par les gaz à effet de serre rejetés par l'activité humaine sont relativement anciennes, et il a fallu des années pour les écologistes à les défendre pour que ces idées soient reconnues mondialement, le concept de développement durable n'existait pas encore, et les opposants à ces écologistes ont toujours été les industriels, les politiciens conservateurs, les financiers etc ... A mes yeux cela dédouane cette théorie de tout soupçon ...
#761 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7122" \l "p7122" 14-05-2009 10:49:56
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AJH a écrit:
@ZolkoDes choses justes dans ton post, mais des erreurs.Vrai pour la FED et pour la Banque Centrale UKPar contre la BCE n'a pas prêté 5 milliards à la Hongrie ... la BCE ne déroge pas à l'article 104 : elle a mis à disposition des devises (ou des "liquidités") à la Banque Centrale Hongroise ... ( lire : HYPERLINK "http://www.lefigaro.fr/marches/2008/10/17/04003-20081017ARTFIG00405-la-bce-vient-a-la-rescousse-de-la-hongrie-.php" http://www.lefigaro.fr/marches/2008/10/
ngrie-.php )Nous ne récupèrerons notre pouvoir sur notre monnaie que lorsque toute la monnaie sera émise par la BCE (ou la BdF si nous arrivions à quitter l'eurozone) ... c'est bien ce que nous demandons ici HYPERLINK "http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Proposition%20Robertson" http://wiki.societal.org/tiki-index.php
0Robertson ou là HYPERLINK "http://fr.public-debt.org" http://fr.public-debt.org en première alternative et faire sauter l'article 104D'accord pour la proposition banque ... proche de celle d'Allais : HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.php?lng=fr&pg=47" http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.
&pg=47
Bonjour AJH,Je ne comprends pas la différence que vous faites."L'institution financière de Francfort a convenu hier avec la banque centrale hongroise (MNB) d'une ligne de crédit pouvant aller jusqu'à 5 milliards d'euros afin de permettre à cette dernière d'assurer la liquidité en euros des banques du pays."Pouvez-vous mieux nous expliquer svp ?
#762 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7125" \l "p7125" 14-05-2009 11:32:17
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
@SandyNe confondons pas Banque Centrale et État. Ne confondons pas liquidités (en général à court terme) mise à disposition de la Banque Centrale de Hongrie pour lui permettre à son tour des prêts au système bancaire hongrois et des (éventuels .. ce qui n'est pas encore le cas) prêts aux États ou création monétaire permanente.L'aide de la BCE à la Hongrie est très similaire à l'aide aux banques de la zone euro par l'achat d'obligations HYPERLINK "http://www.boursorama.com/infos/imprimer_news.phtml?num=6c6049f04b33443d40c09d4a0a388fad" http://www.boursorama.com/infos/imprime
4a0a388fad ... mais pas des "obligations d'Etat " (ce qui équivaudrait à réellement prêter aux États...)
Les modalités techniques de ces achats seront dévoilées après la prochaine réunion du 4 juin, a précisé le président de la BCE. Ce type d'obligation, très répandues en Espagne et en Allemagne (Pfandbriefe), sont couvertes par des crédits hypothécaires ou des créances du secteur public et sont considérées comme sûres.Le volume envisagé, plutôt modeste, montre que l'intention première n'est pas d'imprimer massivement de la monnaie, souligne Jörg Krämer, chef économiste à la Commerzbank. La BCE veut "avant tout soutenir un marché dont la liquidité a particulièrement souffert de la crise financière", explique-t-il.Elle reste ainsi fidèle à sa stratégie de venir en aide en priorité aux banques, principaux vecteurs de financement dans la zone euro.
Dernière modification par AJH (14-05-2009 11:33:40)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#763 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7127" \l "p7127" 14-05-2009 11:53:02
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7127" \l "p7127" Message n°7127
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HYPERLINK "mailto:sandycoin@wanadoo.fr" e-mail
C'est dingue quand même cet aveuglement idéologique, ils vont jusqu'à faire des opérations financières absolument hallucinantes ( ici acheter toutes sortes d'obligations différentes ) renforçant encore plus le bordel qu'est aujourd'hui la finance, alors qu'ils pourraient prêter aux états tout simplement ...
Dernière modification par Sandy (14-05-2009 11:53:37)
#764 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7128" \l "p7128" 14-05-2009 11:55:06
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=352" Zolko
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7128" \l "p7128" Message n°7128
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HYPERLINK "mailto:zoltan.hubert@zzaero.com" e-mail HYPERLINK "http://www.zzaero.com" Site web
Étienne a écrit:
Je suis désolé que ce bonnet de nuit ait réussi à tintimider
Dites-donc, ça commence à bien faire !!!!
et quil mait perdre mon temps
Vous avez perdu votre temps tout-seul, mon pauvre vieux, en quoi les 40 minutes que vous avez passé à éditer le message d'un autre seraient de ma faute ? Allez chercher de l'aide psychologique. [*] Visiblement, la notion de "droit d'auteur" vous est étrangère :
www.dedefensa.org a écrit:
© HYPERLINK "http://www.dedefensa.org" www.dedefensa.org - Euredit S.P.R.L.
[*][ Sam : Zolko, ça c'est carton orange. Excusez-vous ou allez donc causer ailleurs. Si je ne trouve pas ici des excuses avant que vous reveniez causer, ou la prochaîne fois que je trouve une insulte dans un de vos messages, je réclame à tous les participants de voter votre éjection de ce forum. ]
#765 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7129" \l "p7129" 14-05-2009 12:02:25
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=76" Candide
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7129" \l "p7129" Message n°7129
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IP: HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/moderate.php?get_host=7129" 81.56.81.9
HYPERLINK "mailto:pierre.delafontaine@free.fr" e-mail
@ SandyC'est vrai ça... Pour un peu on croirait presque que les États sont des quantités négligeables, voire des entités à abattre, ce qui accréditerait les thèses à propos de l'instauration d'une gouvernance mondiale dirigée par les financiers ! INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET
Dernière modification par Candide (14-05-2009 12:04:02)
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#766 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7138" \l "p7138" 15-05-2009 06:44:39
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
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Police des marchands, partout ?Vous êtes de la police, Zolko ? La prochaine étape de votre métamorphose est logiquement de nous dénoncer. C'est pour bientôt ?Vous voudriez imposer la logique commerçante des droits d'auteurs (évidemment utile dans certains cas, mais sûrement pas généralisable à toutes les activités humaines) aux réseaux de militants bénévoles qui consacrent leur vie à diffuser gratuitement des idées. Vous voudriez ainsi leur interdire de se renforcer mutuellement en leur imposant de ne signaler que des liens (vides de sens) plutôt que des messages directement intelligibles. Je vous sens prêt à nous faire un cours de droit sur le copyright à propos d'analyses politiques. C'est votre prochain message, sans doute.Si vous êtes mercantile jusqu'au bout des ongles, vous auriez votre place à l'UMP, vous savez ; vous pourriez y défendre logiquement le projet Hadopi (c'est votre droit le plus strict). Par contre, vous n'êtes pas, ici, chargé de la police, Zolko, et votre agressivité permanente parle d'elle-même. Un bonnet de nuit, c'est un rabat-joie ; c'est peu dire, vous concernant.Étienne.
#767 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7143" \l "p7143" 15-05-2009 11:03:27
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=9" sam17
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Carton orange@ Zolko (message n°7128) :Adressez à Étienne vos excuses, publiquement (ici s'entend) ou allez causer ailleurs. Si je ne trouve pas ici des excuses avant que vous reveniez causer, je réclame à tous les participants de voter votre éjection de ce forum.De même la prochaine fois que je trouve une insulte dans un de vos messages.Sam, au titre de modérateur.
#768 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7150" \l "p7150" 16-05-2009 10:08:45
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Bonjour,C'est gentil à Sam de prendre ma défense, mais je n'ai pas besoin d'excuses : je ne me sens pas offensé du tout, mais enquiquiné (pour rester poli INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET ) : je voudrais retrouver l'atmosphère cordiale de débats constructifs i.e. contradictoires mais respectueux qui régnait ici depuis des années, avant que Zolko ne vienne (pour des raisons qu'il est seul à connaître, peut-être sans le vouloir) tenter d'imposer des vues partisanes et électorales, et surtout (c'est ça qui est pénible) nous contraindre sous peine d'insultes à respecter/protéger les mythes Unioneuropéistes. Il n'est évidemment pas question d'accepter cette police de la pensée (avec une pensée interdite qui serait celle de la possible émancipation par rapport aux institutions antidémocratiques de l'UE), même avec des méthodes d'intimidation verbale.Pas besoin d'excuses, pour ce qui me concerne, donc, mais simplement de la bonne volonté
Est-ce trop demander ?Étienne.
#769 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7151" \l "p7151" 16-05-2009 10:59:59
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Comme je te comprends Etienne et comme je suis d'accord avec toi.En effet, il ne s'agit JAMAIS de conflit de PERSONNE mais TOUJOURS de conflit d'opinion, de divergence de points de vue, c'est de cela dont nous devons nous souvenir car sinon on n'avancera jamais.Ne pas dépasser cette vision là, c'est accepter les cadres dans lesquels la doxa veut nous enfermer et au final couper la communication entre les individus et donc les affaiblir, c'est s'enfermer, au lieu de s'ouvrir et c'est empêcher la circulation d'une parole qui viendrait car elle est confrontée à une autre parole, faire office de diamant, un peu comme l'Esprit Saint( oui, allez marrez vous, je vous autorise à vous moquer de moi, je vous offre la bâton!) qui viendrait casser la gangue des lieux communs sclérosés, une purification salutaire car dès lors quelque chose respire, quelque chose passe , une oxygénation car il y a une porosité respectée, et c'est la vie qui circule, tout ce qui empêche ce mouvement, cette respiration, s'apparentent à la mort, c'est pourquoi je déteste les propos hypocrites de certains en certains lieux.Certes, Zolko est fougueux et manque parfois de souplesse mais c'est Zolko, s'il n'était pas comme ça, ce ne serait peut-être pas lui, au fur et à mesure des discussions, il apprendra tout seul que ça passe mieux quand on met un peu huile dans les rouages, on voit donc les attentions des uns et des autres, celle de Sam, et celle d'André-Jacques à mon égard par exemple, suite à cette Défense et illustration de la typographie française( je rigole bien sûr)le principal au bout du compte c'est que nous dépassions tout cela au service d'une meilleure compréhension du monde , ce qui est le désir de chacun, tous les désaccords sont les bienvenus car ça produit forcément quelque chose de positif, merci à tous d'offrir cela en le manifestant de diverses façons, à chacun son mode d'emploi, mais en le manifestant, et c'est ce qui compte vraiment, rien de pire que le silence en la matière.Merci à toi Etienne d'ouvrir les portes, d'ailleurs je ne mets pas de point final à ma phrase pour que la suite puisse se faire
Dernière modification par catherine (16-05-2009 11:04:11)
#770 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7152" \l "p7152" 16-05-2009 11:47:27
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catherine avec raison a écrit:
tous les désaccords sont les bienvenus car ça produit forcément quelque chose de positif, merci à tous d'offrir cela en le manifestant de diverses façons, à chacun son mode d'emploi, mais en le manifestant, et c'est ce qui compte vraiment, rien de pire que le silence en la matière.Merci à toi Etienne d'ouvrir les portes, d'ailleurs je ne mets pas de point final à ma phrase pour que la suite puisse se faire
gilles a écrit:
en reprenant le pouvoir sur nos nerfs.
à AJH, Zolko, ÉtienneSi j'ai bien compris, si c'est l'État qui est à l'origine de la création monétaire, le pouvoir exécutif est tenté d'en abuser et il en a abusé à de nombreuses reprises en faisant marcher de façon excessive la planche à billet. Si c'est une Banque Centrale "indépendante", elle abuse en se mettant au service uniquement des intérêts privés les plus puissants. En quelque sorte, le pouvoir de battre monnaie, n'est arrêté rapidement par aucun contre-pouvoir, si j'ai bien compris. Cela serait agréable d'être compris par des gens qui comprennent des choses que l' on ne comprends pas. Merci.
La qualité de la démocratie établie dans un groupe de personnes déterminées n'est que le reflet du respect et la prise en compte des opinions de ce groupe dans les décisions. Or plus ce groupe est grand, plus ce respect est petit.
#771 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7153" \l "p7153" 16-05-2009 13:42:29
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@Gilles (7152)C'est tout à fait exact, sauf qu'il y a peu d'exemples en fait où l'État a abusé de son pouvoir (alors qu'il n'y a que peu de temps que les Banques Centrale sont indépendantes de l'État... ) .Je trouve néanmoins logique de vouloir délimiter ce pouvoir de création monétaire (et de sa distribution) qui peut être utilisé, non par l'État mais par le gouvernement dans des buts politiciens ou électoralistes.La première question n'est pas trop de la "quantité de monnaie" si elle reste raisonnable par rapport aux productions présentes ou futures, mais de sa répartition.La seconde question est de savoir à qui doivent profiter les intérêts, s'il doit y en avoir.Pour info: La Banque de France appartient toujours à 100% à l'État : elle lui verse des dividendes et paye des impôts sur ses bénéfices
Dernière modification par AJH (17-05-2009 08:38:54)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#772 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7154" \l "p7154" 17-05-2009 02:07:03
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Pour rappel, un contre pouvoir n'est pas un moyen efficace de limiter un pouvoir vu que ce contre-pouvoir peut très bien se coaliser avec le pouvoir.On limite donc un pouvoir en définissant ce qu'il a droit ou ce qu'il n'a pas droit de faire dans une constitution.
#773 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7158" \l "p7158" 17-05-2009 09:38:23
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@ Sandy,oui et non, car "ce qu'il [a ou] n'a pas droit de faire", pour figurer dans une constitution, ne peut pas être une règle sortie d'un chapeau, la règle constitutionnelle renvoie nécessairement à un champ de forces sociales, plus ou moins et plus ou moins directement relayées par des organes constitués. Et si l'équilibre n'est pas vérifié en réalité, alors il n'y a plus de constitution (cf. HYPERLINK "http://www.textes.justice.gouv.fr/index.php?rubrique=10086&ssrubrique=10087&article=10116" Déclaration des droits de l'homme, art. 16).Oui, parce que de la mission orientée de la BC dépend la nature des pouvoirs qui la contrôlent et la limitent, et de ceux qui n'auront pas moyen de trouver du relais dans les institutions. Cette indépendance statutaire de la BC est effectivement ce qui pèse le moins dans l'affaire. Un simple pouvoir exécutif est toujours indépendant durant un certain temps. D'ailleurs, le directoire de la BCE est nommé par le Conseil (ou le Conseil européen, je ne sais plus). Ce qui établit l'indépendance de la BC par rapport au politique, c'est tout le cadre, anti-politique, établit par les traités. Anti-politique au sens où la politique possible ne va que dans un sens et où elle est décidée par des instances que ne vient pas troubler notre vote. On ne peut même pas dire que la BCE n'exerce pas de rôle législatif, en matière monétaire y compris. On peut dire, par contre, qu'elle est condamnée à mener une politique à la solde des banques, etc.Oui, parce que ce qui pèse le plus est, effectivement, une chose que la BC n'a pas le droit de faire : l'interdiction de faire accéder les pouvoirs publics à la planche à billets. Tandis que la BCE, au passage, n'a pas interdiction et ne se prive pas d'acheter des bons du trésor étasunien. Nous voilà livrés aux marchés, et poussés à financer "le déficit public américain".Bien sûr, vient ensuite la mission anti-inflation de la BCE, l'ensemble de ces deux contraintes et d'autres éléments du cadre néolibéral faisant qu'elle n'est sanctionnée que par les puissances financières et non par les gouvernements. Lesquels gouvernements sont tôt ou tard poussés au train par les travailleurs. Dans ce cas de figure, les gouvernements formeraient, du moins se feraient le relais d'un "contre-pouvoir" à la "sanction des marchés", aux exigences des banques, à leurs taux swaps qui règlent d'avance, sinon, les taux d'intérêt eux-mêmes. Tandis que là, il y a déséquilibre complet entre les forces sociales relayées par les institutions.La séparation des pouvoirs renvoie bel et bien à une opposition de pouvoirs constitués, en définitive. Et si ce n'est pas le cas, c'est précisément que la constitution n'est pas viable ou qu'en réalité, il n'y en a pas, ou plus (comme dans notre cas) puisque, les pouvoirs constituées relayant les forces sociales d'une manière tout à fait déséquilibrée, certaines, forces privées anonymes, règnent sans partage, asservissent les pouvoirs constitués et incarnent de fait, le pouvoir ; ainsi, les pouvoirs non seulement ne sont pas séparés mais ils ne sont plus définis.
#774 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7164" \l "p7164" 18-05-2009 13:49:00
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7164" \l "p7164" Message n°7164
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J'avoue n'avoir rien compris à ce que vous tentez d'expliquer INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET C'est à nous de fixer les limites d'un pouvoir, c'est à dire, ce qu'il a le droit ou pas de faire, dans la constitution, et ensuite aux pouvoirs de respecter la constitution, c'est dans cet ordre que cela fonctionne, ainsi on peut très bien sortir toutes les règles que l'on veut d'un chapeau c'est ensuite aux pouvoirs de les respecter et d'en faire une réalité.Si j'ai fait cette remarque c'est parce qu'une des grosses supercheries depuis toujours a été de faire croire que la séparation des pouvoirs était une limite suffisante en soi alors qu'en réalité c'est juste nécessaire mais certainement pas suffisant.Car il est évident qu'un contre pouvoir n'apporte plus aucune limite à un pouvoir quand ce contre pouvoir et ce pouvoir sont coalisés entre eux. C'est ce qui arrive par exemple avec le parlement et le gouvernement. Parce que l'UMP domine le parlement et le gouvernement, le parlement ne sert plus à rien et fonctionne simplement comme une chambre d'enregistrement des lois écrites par le gouvernement.On peut dire la même chose du conseil constitutionnel et du parlement.Ou l'exemple le plus frappant reste évidemment celui des médias censé être un contre pouvoir du gouvernement.La séparation des pouvoirs en elle-même ne garantit pas grand chose.En réalité, c'est la séparation des pouvoirs ajoutée à la mise en place de limites sous forme d'interdiction / autorisation, qui permet de nous protéger des pouvoirs, l'un sans l'autre est insuffisant.Inversement, des limites ne feraient pas long feu avec un pouvoir totalement concentré entre les mêmes mains.Concernant la BCE donc, il faut non seulement bien séparer les pouvoirs mais aussi poser les bonnes limites à son pouvoir, un contre-pouvoir serait insuffisant pour empécher les possibles abus.
Dernière modification par Sandy (18-05-2009 13:50:47)
#775 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7166" \l "p7166" 18-05-2009 17:46:23
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7166" \l "p7166" Message n°7166
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HYPERLINK "mailto:sam_choueque@yahoo.fr" e-mail
"...et ensuite aux pouvoirs de respecter la constitution...Et qui donc va les y contraindre, si ce n'est pas un autre pouvoir ? A part le pape, ou la noblesse, ou les (leurs) médias, qui sont des pouvoirs ? A part l'insurection ? Pour ne pas que l'on abuse du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir (Montesquieu).J'ai dit la même chose que toi, d'un côté : il faut que la constitution dise ce qu'ils ont le droit ou pas de faire. C'est justement ça, (l'acte de définition de) la séparation des pouvoirs, c'est la "mise en place de limites sous forme d'interdiction / autorisation". Tu opposes deux choses qui sont à peu près la même chose. Observe qu'a priori, la première limite évidente au pouvoir de l'un, c'est le pouvoir de l'autre. Ce que l'un a, l'autre ne l'a pas. Mais ce qui fait que les pouvoirs respectent chacun la constitution, c'est d'autres choses, qui presque toutes découlent aussi de ce qui est écrit dans la constitution : d'abord, le fait que ce partage est équilibré, au sens où chacun de ces pouvoirs est un corps suffisament fort ; ensuite, le fait qu'il implique des rapports de domination croisés ; enfin, la connaissance que le peuple a de ses droits et des devoirs de ses représentants (cf. Préambule DDHC 1789). La dernière condition étant presque toujours trop peu satisfaite en pratique, elle ne suffit pas, il faut que les pouvoirs soient assez stables et donc qu'il n'y en ait pas un qui écrase vite l'autre (en changeant ou pas la constitution écrite).Au final, c'est parce que c'est une bonne constitution, parce que la définition des pouvoirs, c'est-à-dire celle de leurs limites, est bien, qu'ils sont "séparés", c'est-à-dire équilibrés et "arrêtés" les uns par les autres. Donc qu'ils sont chacun forcés par les autres de respecter la constitution.Mais il y a autre chose, qui ne tient pas à la séparation des pouvoirs mais à la composition interne de chaque pouvoir. Il existe des souverains plus ou moins démocratiques, aristocratiques ou monarchiques, des exécutifs plus ou moins aristocratiques ou monarchiques, ... Et cet aspect est nécessairement lié à ce que j'appelais un champ de force sociales, faute de quoi la constitution est mauvaise et ne tient pas longtemps. C'est du moins une thèse très répandue. La même qui dit qu'on ne peut instaurer brutalement le tirage au sort pour un peuple trop habitué à l'aristocratie, ou qu'un peuple d'esclaves n'a pas besoin d'un libérateur mais d'un maître, ... Il y a là des visions radicales, mais du fondement quand-même.Il existe aussi et surtout des constitutions pas viables... Comme la nôtre. La meilleure preuve en est que la moitié de ce qui y est écrit n'est plus observé. Des "constitutions" ou le gouvernement est bien plus qu'un exécutif, et plus qu'un exécutif qui fait aussi une part des lois : un gouvernement comme à peu près tous ceux qu'on connait, qui n'exécute pas mais qui commande et qui agit hors du cadre des lois.Concernant le Parlement et le Gouvernement français, si tu te bases sur ce que la constitution dit qu'ils ont le droit ou pas de faire, tu vois que ces pouvoirs sont très mal séparés effectivement. Le Gouvernement n'a eu de cesse de faire de plus en plus les lois lui-même. Au présent, il les faites presque toutes : - soit au plan national : l'article 34, dès 1958, limitait l'action législative du Parlement en posant une liste finie de domaines pour la loi, en donnant le reste au Gouvernement, donc, agissant par voie réglementaire -- dans la dernière modification, Sarkozy a été jusqu'à faire retirer le premier alinéa de l'article 34 qui disait "La loi est votée par le Parlement"... !- soit dans le cadre du Conseil, au plan de l'Union européenne. D'ailleurs, la constitution a été copieusement violée puisqu'elle interdit aux membres du Gouvernement l'exercice de tout mandat parlementaire.Ton idée de "coalition "est intéressante. Cela rappelle la doi-disant "démocratie de partis" et, surtout, le dilemme de la proportionnelle. Quand pas mal de gens disent qu'il serait nécessaire de casser le règne d'une majorité partisanne à l'Assemblée, de donner de la pluralité, etc, bref d'instaurer la proportionnelle, si possible intégrale, le contre-argument le plus récurent est qu'il faut une majorité... pour désigner un Gouvernement stable. Stable, tu parles, en tous cas il s'agit justement de "coaliser" Parlement et Gouvernement (sous l'égide d'un parti).C'est pour cette raison que j'ai essayé d'imaginer une séparation des rôles parlementaires entre plusieurs assemblées, où on n'aurait plus de sénat, mais notamment deux assemblées distinctes pour assurer les fonctions ici reconnues antagonistes pour ce qui est de la composition d'une assemblée.Là encore, ça renvoie à des règles constitutionnelles : le mode d'élection des députés et sénateurs. Bien que ces salauds en aient fait de simples lois et les aient depuis longtemps votées eux-mêmes, comme leurs salaires et autres avantages. Là, ce n'est plus une coalition, c'est un troupeau ! De la même manière, ils nous auraient enlevé le tirage au sort si on l'avait. Ce qui nous renvoie à la modification de la constitution par ceux qui exercent ou vont exercer. Autrement dit, là encore, à ce que les différents pouvoirs constitués peuvent faire ou non. L'ennui ici, et c'est bien pour ça qu'on est là, c'est qu'il n'y a pas de pouvoir constitué sur qui compter pour faire respecter ça...Le Conseil constitutionnel ? Assez curieusement, il me semble qu'il s'oppose plutôt très bien au Parlement. Une raison est qu'étant un arbitre, un "sage" lui-même tout à fait incontrôlé, composé d'anciens Présidents, de gens élus par le Président et ceux des assemblées, ... il fait comme la Cour de justice des Communautés européennes : il étend progressivement ses pouvoirs. Or il ne peut piétinner que sur ceux du législateur. Il l'a tellement bien fait, par contre, qu'il a validé le coup d'État filé européen, qui a vidé la constitution de sa substance, ce qui veut dire aussi qu'il ne respecte pas ses devoirs, en fait, et laisse primer le politique sur le juridique (et indirectement, l'économique sur le politique). Pas étonnant : aucun autre pouvoir ne l'arrête, et par ailleurs il ne dépend pas du tout de la sanction du peuple.Je pense que les médias restent largement un contre-pouvoir des gouvernements. À ceci près que les seconds dansent devant les premiers... comme ils sont esclaves des multinationales, de la finance, etc. Passons. Ainsi, le gouvernement, par contre, n'est plus un contre-pouvoir des médias et de leurs patrons. À cause du fait que le Parlement fait aussi des lois pour les mêmes.Ce que je veux dire ici est qu'il faut qu'il y ait réciprocité, rapports de domination croisés. Faute de quoi l'un bouffe l'autre. Tu peux aussi bien dire qu'il y a coalition, si on considère que chacun y trouve son compte, au sens de l'intérêt particulier et même de corps.
#776 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7224" \l "p7224" 01-06-2009 09:37:03
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7224" \l "p7224" Message n°7224
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IP: HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/moderate.php?get_host=7224" 91.165.153.50
HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
BonjourJe vous informe de l'ouverture d'un nouveau site (wiki) dont le cadre sera limité à celui de la monnaie et de la dette.Deux adresses pour y accéder : HYPERLINK "http://monnaie.wikispaces.com/" http://monnaie.wikispaces.com/ et (redirection auto) HYPERLINK "http://www.detteetmonnaie.fr" http://www.detteetmonnaie.frN'hésitez pas à vous inscrire, à participer et à le faire connaître.Je pense que ce serait également le lieu pour apporter des propositions de règles souhaitables concernant le fonctionnement souhaité du système monétaire, bancaire, financier, spéculatif, commercial...J'ai ouvert une page à ce sujet ... HYPERLINK "http://monnaie.wikispaces.com/R%C3%A9gulations" http://monnaie.wikispaces.com/R%C3%A9gulations ... À vous !Amitiés.AJH
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#777 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7233" \l "p7233" 03-06-2009 00:33:20
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7233" \l "p7233" Message n°7233
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@ Sam Je pense que cela fait une très grande différence si le gouvernement est autorisé à commettre un abus de pouvoir parce que rien ne l'interdit, plutôt que de commettre un abus de pouvoir alors que cela lui est interdit.Cette différence c'est la légalité.Et vous avez raison : rien ne peut empêcher une personne, ni même un gouvernement, de transgresser la loi. Mais reconnaissez qu'accuser une personne ou un gouvernement sur sa moralité ou sa légitimité n'a pas le même poids que de l'accuser sur la légalité de ses actes.Je suis persuadé que sans la vigilance des citoyens de toute façon toute construction politique censée les protéger ne pourrait que s'effondrer et finir par disparaître. En particulier donc pour la république et la démocratie.Mais justement une bonne constitution nous faciliterait énormément le travail INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Je suis d'accord la séparation de pouvoir en elle-même est une forme de limite du pouvoir. Mais si je fais la différence c'est bien pour mettre en avant que même séparés, des pouvoirs peuvent se coaliser (Et quand je parle de coalition, je veux effectivement parler de coalition à cause d'intérêts communs ou tout simplement par domination de l'un ou de l'autre par les mêmes personnes.)et le problème originel censé être résolu par la séparation des pouvoirs reste alors entier.Je veux faire cette différence parce qu'il me semble important de bien faire attention à la séparation des pouvoirs et de bien faire attention à ce qu'ils soient bien tous issus de la volonté générale ( qu'il n'y a nulle part de l'arbitraire ) et de façon à ce qu'ils respectent bien nos droits fondamentaux.Ce sont les trois ingrédients indispensables à mon avis pour mijoter une bonne constitution. Je n'invente rien je m'inspire des écrits de Benjamin Constant sur le sujet que j'ai trouvé très pertinents.
Ton idée de "coalition "est intéressante. Cela rappelle la doi-disant "démocratie de partis" et, surtout, le dilemme de la proportionnelle. Quand pas mal de gens disent qu'il serait nécessaire de casser le règne d'une majorité partisanne à l'Assemblée, de donenr de la pluralité, etc, bref d'instaurer la proportionnelle, si possible intégrale, le contre-argument le plus récurent est qu'il faut une majorité... pour désigner un Gouvernement stable. Stable, tu parles, en tous cas il s'agit justement de "coaliser" Parlement et Gouvernement (sous l'égide d'un parti).C'est pour cette raison que j'ai essayé d'imaginer une séparation des rôles parlementaires entre plusieurs assemblées, où on n'aurait plus de sénat, mais notamment deux assemblées distinctes pour assurer les fonctions ici reconnues antagonistes pour ce qui est de la composition d'une assemblée.
J'ai pas mal réfléchi à cette question parce que, j'avoue, Jacques Roman m'a bien embêté, et aussi parce que c'est une remarque qui est souvent faite, et je pense qu'en réalité si la proportionnelle se transforme en régime de partis, ce n'est pas uniquement le fait de la proportionnelle, mais aussi le fait de la "représentation nationale".Si on remplace la représentation nationale par la représentation populaire ( souveraineté nationale par souveraineté populaire ), bref si l'on réinstaure des mandats impératifs comme défendu par Etienne, je pense que ce serait suffisant pour empêcher ce phénomène.Les députés devant rendre des comptes aux électeurs ne pourront plus se compromettre dans des jeux partisans.
Dernière modification par Sandy (03-06-2009 00:43:03)
#778 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7238" \l "p7238" 03-06-2009 15:12:25
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A partir de quand les banques privées ont pu créer de la monnaie en France, je n'arrive pas bien à comprendre. Et qu'en est-il des autres pays ? En particulier les pays européens ?
#779 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7251" \l "p7251" 05-06-2009 08:22:12
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Désolé Sandy de n'avoir pas répondu plus tôtEn Angleterre c'est au milieu du 17° s. ( lire l'introduction de HYPERLINK "http://monnaie.wikispaces.com/Cr%C3%A9ation+mon%C3%A9taire" http://monnaie.wikispaces.com/Cr%C3%A9a
C3%A9taire ) ... je ne sais pas pour la France et les autres pays, mais ça a du être vers cette époque également car l'information * a du circuler assez vite*Information de l'idée que: "Mais les orfèvres banquiers vont s'apercevoir que le stock de métaux précieux ne descend jamais en dessous d'un certain seuil pour deux raisons :- en vertu de la loi des grands nombres, à un moment donné les dépôts et les retraits se compensent largement, des dépôts nouveaux tendant à équilibrer les retraits- Les détenteurs des certificats accordent une grande confiance aux orfèvres, de sorte quils en demandent rarement la conversion. Tous les billets ne seront pas présentés à la fois pour être convertisUne couverture métallique à 100 % des certificats est devenue inutile puisqu'une petite encaisse (de l'ordre du tiers semble-t-il à l'époque) suffit à parer aux retraits imprévus. Plutôt que de conserver cet or et cet argent qui « dorment », mieux vaut dès lors les faire fructifier. Face à ce constat, vers 1665, les orfèvres vont alors commencer à émettre des certificats en échange d'un titre de dette et non d'un dépôt d'or ou d'argent. L'orfèvre remet à son client emprunteur, privé ou public, des billets en tout point identiques aux autres"
Dernière modification par AJH (05-06-2009 08:22:30)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#780 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7252" \l "p7252" 06-06-2009 08:45:08
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Mandat impératif/proportionnelleSandy (7233).1) Le mandat impératif, à supposer qu'il soit possible, est applicable autant au scrutin uninominal qu'à la proportionnelle, et autant en régime de souveraineté nationale qu'en régime de souveraineté populaire. Ou alors, qu'entendez-vous par "mandat impératif" et par "souveraineté nationale", et à quelle proposition d'Étienne vous référez-vous exactement ?2) Le mandat impératif n'est pas possible en démocratie moderne : voilà longtemps que les électeurs (et les représentants, qui doivent être à leur écoute) ont acquis le droit de changer d'avis en fonction des circonstances. Le mandat impératif est une procédure féodale, d'Ancien Régime : au mieux c'est une méthode notariale de "procuration" qui n'est pas applicable aux décisions politiques.3) Vous êtes-vous demandé ce qui (ne) se serait (pas) passé en 1789 si le Tiers État avait respecté les mandats impératifs ? C'est la dernière fois qu'on a voulu utiliser cette procédure en France : comme vous le savez, du moment qu'on voulait changer les choses, elle est tombée d'elle-même. Est-ce que cette preuve ne'st pas suffisante ? Pourquoi en revenir au système de Louis XIII ?Le mandat impératif est non seulement impossible de nos jours : il est antidémocratique. Sandy, vraiment, si vous définissiez ce que vous entendez pas "mandat impératif", ça contribuerait beaucoup à éclaircir le débat : je crois que nous parlons de choses différentes. JR
#781 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7254" \l "p7254" 07-06-2009 14:51:26
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« Paul Jorion est l'invité décapant de France Info (vidéo, 5 juin 2009) » HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=3299" http://www.pauljorion.com/blog/?p=3299Cet entretien est souvent intéressant. Il est surtout enthousiasmant de voir ainsi critiquer radicalement le système sans qu'aussitôt les chiens de garde ne mordent les jarrets du résistant. Je ferai seulement une nuance et une réserve : 1) Sur la monnaie, je nuancerais : quand Paul dit qu'"une reconnaissance de dette, ce n'est pas de la monnaie", il devrait plutôt dire qu'"une reconnaissance de dette c'est une mauvaise monnaie, voire une fausse monnaie" ; je ne reviens pas là-dessus INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET 2) Le plus important, c'est ma réserve ; elle concerne le libre échange : j'ai l'impression que, quand il prétend que le libre échange n'est pas un problème et que seule la spéculation est la maladie du capitalisme à soigner, Paul n'a (encore) rien lu d'important sur la question et qu'il répond intuitivement ; nous serions alors un peu dans la même situation qu'il y a un an, à propos de la monnaie : Paul avait des positions assez tranchées (et intéressantes) sur un sujet (la création monétaire) où il avoua plus tard qu'il n'avait encore jamais lu un seul livre sur le sujet
ce qui se comprend (les employés des banques n'ont jamais conscience de la création monétaire, ils n'en voient aucun signe, ce n'est pas leur job), et ce qui défend tout à fait car l'opinion de Candide apporte toujours un précieux sang neuf aux débats d'idées, mais ce qu'on doit garder à l'esprit pour ne pas exagérément survaloriser certains points de vue : Candide n'a pas toujours raison par le seul fait qu'il est candide.Sur le libre échange, il y a six mois, HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=887" \l "comment-9319" Paul a censuré un de mes commentaires qui évoquait une excellente synthèse sur le libre échange, simplement parce que son auteur était d'un petit parti (Solidarité et progrès) que Paul suspecte (très injustement, à mon avis) d'être, sans le dire, d'extrême droite, ce qui est une sottise, un vrai procès en sorcellerie (injuste de A à Z), je crois : Pierre Bonnefoy avait écrit HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3031" \l "p3031" une synthèse passionnante contre l'idéologie (impérialiste) du libre échange, outil de domination des Anglais à l'époque, devenu aujourd'hui outil de domination des multinationales. Pierre Bonnefoy soulignait dans ce long document, entre autres, l'importance de l'uvre de Friedrich List, dont le livre "Système national d'économie politique" (excellemment préfacé par Emmanuel Todd) est effectivement une merveille de raisonnements et de faits articulés en faveur du protectionnisme c'est-à-dire d'un échange intelligent, régulé, garanti équitable, au lieu de la jungle libréchangiste qui ne favorise évidemment que les plus forts. Résultat de la calomnie contre Solidarité et progrès (et de la crédulité de ceux qui font crédit aux calomnies sans prêter attention à la défense des calomniés) : Paul semble (pour l'instant) intellectuellement fermé à cette critique radicale de la plus dangereuse idéologie économique qui soit
c'est très dommage. C'est un exemple de plus de la redoutable efficacité de la calomnie. C'est d'autant plus paradoxal que Paul Jorion défend (vaillamment, courageusement) quasiment toutes les thèses essentielles de Solidarité et progrès, et notamment la dénonciation de la finance et la banque comme parasites mortels du système. Comme prévu par les calomniateurs, la calomnie conduit les résistants à se tirer dessus mutuellement : ça marche depuis des millénaires.Si vous n'avez pas lu cet article de Pierre Bonnefoy qui explique les enjeux du combat idéologique entre libre échange et protectionnisme, (l'article coupé par Paul), je vous le recommande instamment : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3031" \l "p3031." http://etienne.chouard.free.fr/forum/vi
031#p3031. Contre la nuisibilité crasse du libre échange, et plus généralement contre la dérégulation prétendument "libérale", (nuisibilité au regard de l'intérêt général, bien sûr, car au regard des intérêts des ultrariches, c'est l'inverse, évidemment), il faut lire Jacques Généreux qui, à mon avis, sur ce sujet-là, est mille fois plus crédible que Paul Jorion (ou moi). Cette réserve faite, Paul est remarquable dans cet entretien : attachant, bagarreur et calme à la fois, convainquant, décapant.
« La folie du libre échange dérégulé résumée par l'excellent Jacques Généreux »
« Oubliant que ce sont des lois qui ont fait le marché, d'aucuns ont cru que l'avenir du marché était dans l'abolition des lois ! Folie comparable à celle d'un gardien de zoo qui ouvrirait la cage des lions, au prétexte qu'en trente ans de carrière il n'a jamais vu un lion agresser qui que ce soit ! »Jacques Généreux, Les vraies lois de l'économie, 2005, p 295.
Une réserve (en forme de procès d'intention) : je suis sûr que les idéologues du libre échange n'oublient rien du tout, je suis sûr qu'ils savent très bien que leur idéologie va martyriser le plus grand nombre au profit de quelques privilégiés (privilégiés qui payent justement ces économistes pour soutenir théoriquement les sottises du libre échange et du saint-marché). Étienne.______________________La lutte de l'homme contre le pouvoir est la lutte de la mémoire contre l'oubli.Milan Kundera.______________________
#782 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7256" \l "p7256" 07-06-2009 16:47:19
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Jacques Roman a écrit:
Mandat impératif/proportionnelleSandy (7233).1) Le mandat impératif, à supposer qu'il soit possible, est applicable autant au scrutin uninominal qu'à la proportionnelle, et autant en régime de souveraineté nationale qu'en régime de souveraineté populaire. Ou alors, qu'entendez-vous par "mandat impératif" et par "souveraineté nationale", et à quelle proposition d'Étienne vous référez-vous exactement ?2) Le mandat impératif n'est pas possible en démocratie moderne : voilà longtemps que les électeurs (et les représentants, qui doivent être à leur écoute) ont acquis le droit de changer d'avis en fonction des circonstances. Le mandat impératif est une procédure féodale, d'Ancien Régime : au mieux c'est une méthode notariale de "procuration" qui n'est pas applicable aux décisions politiques.3) Vous êtes-vous demandé ce qui (ne) se serait (pas) passé en 1789 si le Tiers État avait respecté les mandats impératifs ? C'est la dernière fois qu'on a voulu utiliser cette procédure en France : comme vous le savez, du moment qu'on voulait changer les choses, elle est tombée d'elle-même. Est-ce que cette preuve ne'st pas suffisante ? Pourquoi en revenir au système de Louis XIII ?Le mandat impératif est non seulement impossible de nos jours : il est antidémocratique. Sandy, vraiment, si vous définissiez ce que vous entendez pas "mandat impératif", ça contribuerait beaucoup à éclaircir le débat : je crois que nous parlons de choses différentes. JR
Par mandat impératif j'entends l'obligation pour le représentant de rendre des comptes, c'est à dire une transparence constante sur ses décisions, quelles décisions il prend et pour quelles raisons, ainsi que l'obligation de devoir défendre ses décisions face aux électeurs régulièrement dans des débats publiques soumis au questionnement "au hasard" de citoyens et c'est aussi la possibilité qu'il soit révoqué à tout moment par ses électeurs si celui-ci venait à prendre des décisions contraires au mandat qu'il aurait reçu.Contrairement à ce que vous dites ce mandat est totalement possible en démocratie moderne, il est même indispensable.Et toute la supercherie de ces 200 dernières années a été justement d'installer une confusion dans l'esprit des gens sur ce qu'était la démocratie.Ainsi dans l'esprit des gens un bon élu serait un élu qui agirait tel que le mandat impératif le conçoit, c'est à dire un élu qui tient ses promesses et qui défend ou met en place bel et bien les idées qu'il a défendu pendant sa campagne.Mais dans la loi et dans la constitution on autorise cet élu à faire tout le contraire de ce qu'il a promis s'il le veut sans qu'il n'ait à répondre de la moindre responsabilité face à ses choix.Toute la supercherie vient de la notion de souveraineté nationale qui a été introduite pendant la révolution par l'abbé Seiyès.Un représentant ne serait ainsi pas un représentant des citoyens qui l'ont élu, mais un représentant en fait d'une abstraction qu'on appelle la nation. On parle alors de représentation nationale, au lieu de parler de représentation du peuple, on parle alors de souveraineté nationale, au lieu de parler de souveraineté du peuple.Et la différence évidemment c'est que ces "représentants nationaux" deviennent responsables "devant la nation toute entière", autant dire devant personne, au lieu d'être responsables devant leurs électeurs.On prétexte cela du fait qu'ainsi ces "représentants nationaux" pourront décider en leur âme et conscience selon l'intérêt général au lieu de devoir, comme avec le mandat impératif, agir selon les volontés particulières de leurs électeurs.Et toute la supercherie ensuite a été de confondre nation et peuple, et donc de confondre souveraineté nationale et souveraineté du peuple, alors que la souveraineté nationale très clairement consiste pour le peuple à abandonner sa souveraineté à une caste de politiciens ce qui n'est "théoriquement" plus une démocratie, mais une sorte d'oligarchie ou aristocratie, vu que dans une démocratie c'est la volonté du peuple qui s'applique et non pas la volonté d'un petit groupe de politiciens.En france, nous sommes dans un système hybride du fait que notre constitution possède tout un tas d'éléments démocratiques et du fait que l'opinion contraint très fortement les politiciens "placés en situation d'irresponsabilité" de quand même agir d'une certaine manière comme s'ils avaient un mandat impératif même si la grande majorité des politiciens, et ce de plus en plus au fil des années, arrive quand même à s'émanciper du poids de l'opinion par le mensonge ou on le voit grâce à l'union européenne par l'éloignement vis à vis des citoyens.En fait, la supercherie originelle de cette souveraineté nationale est d'avoir présenté le peuple comme un ensemble d'individus qui ne pensaient qu'à leurs intérêts particuliers.C'est à ceux qui prennent les décisions de s'inquiéter de l'intérêt général.Hors dans une démocratie, c'est censé être le peuple qui doit décider, c'est donc au peuple de s'inquiéter de l'intérêt général, pas à ses représentants, qui eux ne doivent que défendre ou exécuter la volonté du peuple.Dans la pratique évidemment le représentant est soumis à des problèmes ou des questions qui n'ont pas forcément été préalablement établies par son mandat, donc il doit toujours prendre des décisions en son âme et conscience, seulement cela doit être en conformité avec son mandat, et cette fois parce qu'il doit rendre des comptes, parce qu'il peut être révoqué à tout moment, celui-ci ne peut trahir la volonté de ceux qui l'ont élu sans mettre en jeu sa responsabilité.En ce qui concerne le "changement d'avis", c'est effectivement impossible avec un mandat impératif, et encore heureux. Si un représentant ne devait plus être certain des idées qu'il a défendu dans son mandat, il devrait plutôt démissionner, aucune circonstance ne peut justifier qu'il s'octroie la souveraineté qui appartient au peuple.Si la représentation dans son ensemble devait se retrouver face à une situation nouvelle, changeant radicalement les choses, comme par exemple avec cette crise mondiale, alors il faudrait en toute logique changer de représentation pour la faire correspondre à cette nouvelle donne, l'ancienne représentation inadaptée n'a pas à s'octroyer la souveraineté qui appartient au peuple.Si Sarkozy avait été un démocrate par exemple, plutôt que de nous imposer son plan bancaire, aurait du dissoudre l'assemblée, pour qu'un débat publique soit organisé et que chacun puisse présenter ses solutions pour résoudre la crise, et qu'un gouvernement "de crise" puisse ainsi être constitué sur l'orientation choisit par les français.Concernant la révolution, je ne pense pas qu'il soit bon de s'amuser à refaire l'histoire, surement que cette représentation nationale s'est imposée du fait des inégalités évidentes qui existaient parmi la population. Et effectivement le "cahier des doléances" montrait bien qu'une grande partie de la population pensait à ses intérêts particuliers.Mais depuis on a pu constater qu'une grande partie des politiciens élus pense aussi à ses intérêts particuliers ou peut être corrompue et agir selon des intérêts particuliers, notamment pour des intérêts de classe sociale.Aujourd'hui les femmes votent, toutes les classes sociales votent, l'idée de faire voter les étrangers résidants sur le sol français fait de plus en plus de chemin, la précocité des jeunes nous fait nous poser la question du vote à 16 ans plutôt que 18, on voit bien que les nécessités démocratiques font qu'on élargit de le champs des décisions à une toujours plus grande population. Et n'importe qui a le niveau d'instruction nécessaire pour pouvoir décider à condition d'avoir toutes les cartes en main, c'est à dire à condition que toutes les opinions différentes aient pu s'exprimer et qu'elles aient pu toutes se confronter, chose que nous permettent les médias et les nouvelles technologies. On n'est donc plus dutout dans la même situation que lors de la révolution.De toute manière on voit où la révolution a mené. Quelques années plus tard c'est devenu une dictature et carrément un empire ... Donc on ne peut pas prendre pour modèle quelque chose qui n'a pas fonctionné sans s'interroger sur les causes de cet échec.
Dernière modification par Sandy (07-06-2009 17:05:18)
#783 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7258" \l "p7258" 08-06-2009 04:59:00
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=8" Jacques Roman
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7258" \l "p7258" Message n°7258
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Mandat impératif/redditionalitéSandy (7256).C'est bien ce que je pensais, nous ne parlons pas de la même chose.Si vous regardez Google, vous verrez que "mandat impératif" n'a jamais eu le sens que vous lui donnez. Et en tout cas, ce n'est pas dans ce sens-là que l'article 27 de la Constitution dit : "Tout mandat impératif est nul".Le mandat impératif consisterait en instructions données au représentant au moment de l'élection : vous voterez comme ceci concernant tel projet de loi, vous déposerez tel projet, je vous interdis de voter pour toute proposition du gouvernement en place, etc.Comme vous le dites vous-même très bien, il ne s'agit pas du tout de ça, mais de l'obligation de rendre des comptes ("obligation redditionnelle", "redditionalité"). Sur la nécessité de la redditionalité, je crois que nous sommes d'accord, Non seulement la redditionalité est possible en démocratie mais encore elle est vivement recommandée, et je me permets d'appeler votre attention sur la disposition correspondante du nouveau projet EUROCONSTITUTION 1 ( HYPERLINK "http://euroconstitution.org/index.php?post/2009/06/04/Pour-une-vraie-constitution-europeenne" http://euroconstitution.org/index.php?p
europeenne )"Article [67] : Représentativité, responsabilité et redditionalité des agents confédéraux[...] 3. Redditionalité. Tout agent confédéral, élu ou non, est tenu de rendre compte de sa gestion dans les conditions suivantes :"a) eurodéputés et représentants eurorégionaux : sous la forme de rapports publics à tout le moins annuels, comportant notamment létat complet de leur participation aux réunions de lorgane dappartenance et de ses organes subsidiaires, de leurs votes finals sur les projets dacte législatif et de résolution, de leurs missions officielles (objectifs et résultats) et de leurs absences (y compris pour maladie)"b) autres agents politiques : sous réserve des paragraphes [4] et [5] du présent article, à lorgane dappartenance ;"c) agents juridictionnels : au Président de la Cour de justice en sa qualité de Président du Système juridictionnel ;"d) agents exécutifs : à lautorité hiérarchique."La première condition d'un débat efficace est de s'entendre sur le sens des mots. JR
Dernière modification par Jacques Roman (08-06-2009 05:02:45)
#784 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7266" \l "p7266" 08-06-2009 15:31:01
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Rendre des rapports publics annuellement n'est pas suffisant pour générer une vraie responsabilité Jacques, il faut que l'élu soit confronté de vive voix au questionnement de ses électeurs, et il faut que la transparence soit constante, internet permet une telle transparence avec une mise à jour constante.
#785 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7270" \l "p7270" 08-06-2009 16:10:09
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Représentation@ Sandy,
même séparés, des pouvoirs peuvent se coaliser
Oui, surtout s'ils peuvent modifier eux-mêmes les règles du pouvoir. Mais encore une fois, si on considère ce qu'on a au présent comme relation entre les deux Assemblées, d'une part entre elles, d'autre part entre elles et le Gouvernement, on peut dire que ces pouvoirs ne sont presque pas séparés : la constitution elle-même les coalise.Une voie de solution serait de ne plus faire émaner le Gouvernement du Parlement, mais par exemple des citoyens, par l'intermédiaire d'un collège d'électeurs. Mais cela ne suffit pas : deux pouvoirs très autonomes -- par rapport au peuple -- et tous deux puissants auront intérêt de commencer par se coaliser, comme vous dites, contre le peuple avant que s'effectue toute exploitation des divisions entre eux et en leur sein au profit de ceux qui les domineront, ou indépendamment de cette seconde dynamique : l'intérêt de corps et l'intérêt personnel se combinent en partie. Cela vaut d'autant plus que ces pouvoirs relèvent tous d'eux d'un ordre aristocratique (potentiellement oligarchique).Une autre voie, bien meilleure il me semble, consisterait à employer le bicamérisme pour séparer fortement les deux Assemblées : - la première, élue (au suffrage direct) de telle manière que s'y dégage une majorité stable, resterait structurellement coalisée au Gouverrnement ;- la seconde serait élue (au suffrage direct) à la proportionnelle intégrale. En fait, je suis d'avis qu'elle devrait être intégralement tirée au sort, ceci afin de répondre mieux à cette fonction (séparation par rapport au gouvernement et à l'assemblée des "représentants" ou assemblée aristocratique) et aussi pour d'autres raisons -- j'y reviens en fin de message. Je suis également d'avis que, même si on établit formellement la proportionnelle, la représentation se transformera tôt ou tard en régime de partis -- ajoutons (représentation) nationale si vous voulez, mais je pense qu'on peut généraliser y compris à des niveaux de circonscription associés à une population et un territoire relativement restreint.D'ailleurs, que je sache, ce système de parti ne nous est pas imposé directement par la Constitution et cela n'a jamais été le cas depuis la Révolution. Au premier ordre, on peut faire observer que le système des groupes parlementaires nécessitant un seuil fixé, réglant l'initiative, les temps de parole, la répartition dans les commissions parlementaires, la présidence d'Assemblée, ..., tout cela relève des réglements internes des Assemblées. Et on doit aussi souligner que les règles électorales relèvent de la loi (fut-elle organique). Ce qui s'ajoute évidemment à une mauvaise conception (séparation des pouvoirs) de départ. Ajoutons la dimension de la légalité, soit, mais ce n'est pas tant qu'elle va de soi dans le cadre de la réflexion, c'est que partant de là on est déjà loin de pouvoir l'imposer. S'agissant de la reddition des comptes, il faut évidemment préciser ses modalités mais pour la rendre effective il faut impérativement instaurer des sanctions. La révocation en cours de mandat sur initiative citoyenne dans la circonscription du député est une modalité.S'agissant plus généralement de votre "conception souple" du mandat impératif, il n'y a pas de modalité miracle, seul la sanction peut permettre l'effectivité du contrôle.En fait, le meilleur moyen est de revenir plus largement sur les conditions de la représentation. La représentation devrait être fondé sur la représentativité, non pas sur une légitimité de conception paternaliste ou aristocratique. Parce que la seule manière de s'assurer que les élus feront des lois bonnes pour le peuple et n'ajourneront pas l'adoption de lois nécessaires pour lui est qu'ils ressemblent au peuple ; qu'ils aient éprouvé ses difficultés et qu'ils soient assurés, par ailleurs, de connaître bientôt de nouveau le sort du peuple. Personne n'a jamais démenti ouvertement cette affirmation d'Aristote et de bien d'autres."En toute rigueur", la mise en oeuvre de ce principe de similarité des représentants et des représentés suppose le tirage au sort. A minima, elle suppose certaines conditions radicales -- dont on comprendra aisément que leur maintien suppose l'interdiction, pour les représentants, de modifier la constitution -- notamment : un système électif garantissant la stricte égalité de tous les citoyens s'agissant du pouvoir de se faire connaître comme candidat à l'élection ; une rotation assez rapide des charges législatives et leur non renouvellement. Or, cette dernière condition est antagoniste avec condition négative théorique de la sanction de l'élu, qui est la non réélection. Mais de toutes manières, cette condition, on sait qu'elle n'est pas du tout vérifiée en pratique, dans le contexte actuel. A la limite, le taux de renouvellement au Congrès des États-unis dépasse les 99%, et ce sont essentiellement des millionnaires et nombre de milliardaires qu'on réélit. Raoul Marc Jennar avait cité le cas d'une étude sur les députés français : les députés qui avaient été les plus présents, les plus travailleurs, les plus constants, les plus actifs en termes d'initiatives et les plus respectueux de leurs promesses, même, se classaient tous parmi les derniers les moins connus des citoyens en fin de législature.Quant à la première condition, elle semble si difficile à garantir et si radicale s'agissant de ses conséquences qu'on ferait aussi bien d'instaurer le tirage au sort.Ce qui me ramène à l'idée de tirer au sort l'une des deux Assemblées parlementaires. L'assemblée démocratique, tirée au sort, ne serait structurellement coalisée ni à l'assemblée "aristocratique" ni au gouvernement, lequel émanerait de cette dernière et ne serait politiquement contrôlé que par elle. L'assemblée démocratique aurait notamment pour rôle de contrôler l'assemblée "aristocratique" ; elle ne contrôlerait pas directement le gouvernement, mais l'assemblée dont il émane. Les fonctions gouvernementales resteraient ainsi dans l'ordre aristocratique : l'élection resterait ainsi consacrée aux tâches d'experts, de gestionnaires, de chefs, nécessitant une forme de légitimité / de "représentation" "classique" et une obligation de résultats. Ces charges seraient ainsi logiquement renouvelables, et en principe sanctionnées par la non-réelection. En contrepartie, la fonction législative serait en bonne partie, décisive, confiée à un ordre démocratique. Et l'exécutif soumis au législatif. Le principal mode de contrôle exercé par l'assemblée démocratique sur le duo assemblée aristocratique - gouvernement, consisterait à empêcher l'assemblée aristocratique d'écrire la loi pour ses clients, associés, mécènes, ... et ceux du gouvernement.Une bonne part de l'initiative législative serait prise par l'assemblée démocratique, à sa convenance, ou par exemple à hauteur de 50%, chiffre fixé dans la constitution.Le reste de l'initiative des lois serait laissée à l'assemblée aristocratique, donc au gouvernement, aux commerçants, etc. Mais l'assemblée démocratique aurait un pouvoir d'amendement et le veto. C'est l'assemblée démocratique qui promulgerait les lois.On peut concevoir (on devrait même peut-être prôner cela) que l'assemblée démocratique délègue régulièrement certaines tâches à d'autres organes tirés au sort, institués ou réunis ponctuellement. A commencer par la préparation des révisions constitutionnelles éventuelles, qu'elle n'aurait pas le droit de mener elle même. Dans ses domaines d'initiative, notamment, elle pourrait recourir à des conférences de citoyens dans divers cas (projets de lois, commissions d'enquête). Elle pourrait prévoir de définir, avant de déleguer, des cas laissant plus ou moins de latitude d'amendement à l'assemblée aristocratique, lui laissant par exemple refuser une proposition à condition que le refus soit dûment motivé : cela laisse aux électeurs le soin de juger et de sanctionner plus tard.Dans les domaines d'initiative du gouvernement, elle pourrait également, par exemple en cas de surcharge ou dans certaines matières sensibles listées par la constitution, tirer au sort ponctuellement deux cents citoyens parmi un corps de citoyens volontaires, recensés par exemple au moment des élections générales. Ces derniers ne se réuniraient pas, n'amenderaient pas, et devrait simplement accepter ou rejeter le projet (c'est ce que j'appelle un "Sénat d'Alain".)Le second mode de contrôle exercé par l'assemblée démocratique sur le duo assemblée aristocratique - gouvernement consisterait à contraindre l'exécutif à n'agir que dans le strict cadre des lois (quitte à devoir réclamer des lois spécifiques à l'occasion).Cette fonction serait en partie assurée par l'activité législative elle-même (qualité des lois, faible recours au pouvoir règlementaire, ...)D'autres mesures sont à prévoir, qui vont du pouvoir d'auditionner le gouvernement jusqu'à la faculté de l'assemblée démocratique à dissoudre la première assemblée, et avec elle le gouvernement -- avant de convoquer de nouvelles élections générales ; je pense que ne devrait pas être accompagné d'un renouvelement du personnel de l'assemblée démocratique, faute de quoi il y a risque que ce pouvoir essentiel à l'effectivité des contrôles ne soit pas utilisé (ne menace pas d'être utilisé).L'Assemblée démocratique serait en outre garante de la mise en oeuvre des référendum d'initiative populaire et du contrôle de l'application des règles dans ce cadre.Parmi ces référendum, on compterait ceux concernant la demande de révocation de députés de l'assemblée aristocratique, ou celle du gouvernement. Ou ceux demandant, plus basiquement, la constitution d'une commission d'enquête, l'audition de tel ministre, ou encore l'abrogation de tel règlement, la saisine d'une conférence de citoyens statuant sur la constitutionnalité de telle loi, ...
#786 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7272" \l "p7272" 08-06-2009 20:37:40
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@Sam Brillant et drôle! Drôle parce que c'est cette idée - une assemblée tirée au sort qui contrôle l'actuelle assemblée nationale- idée qu'a eue Zolko, c'est cette idée qui nous a motivés à partir de 2005 à consacrer plus d'heures au politique. Malgré nos désaccords, ceci me confirme que nos accords dominent largement et je m'en réjouis. Brillant parce qu'on était bien loin d'un tel exposé. Merci. Je suis donc a priori d'accord avec toi comme je trouve que ça aurait aussi sa place HYPERLINK "http://www.front-plan-c.eu/Forum/viewtopic.php?f=15&t=48&sid=50a4da229e16ae507fd16c5c55aec842" \l "p361" ici ou sur un fil sur ce forum qui débattrait des exigences, des risques, de la nature de la démocratie et de la façon de la mettre en place au service du plus grand nombre. Je trouve par exemple que ton choix de laisser un espace libre aux connivences entre politiques et commerçants en confiant la promulgation des lois à l'assemblée démocratique et donc en créant une source d'informations/contrôle populaire qui orientera à termes la réélection de tel ou tel simplement brillant. Maintenant quelques réticences quand même:
Sam17 a écrit:
Une bonne part de l'initiative législative serait prise par l'assemblée démocratique, à sa convenance, ou par exemple à hauteur de 50%, chiffre fixé dans la constitution.
C'est un point crucial. À débattre bien sûr, tout en gardant en tête que le curseur peut être arrêté par l'expérience: on laisse l'initiative législative libre à 100% aux deux chambres et on voit ce que ça donne. Sinon, si l'assemblée démocratique décide, avalise, contrôle, tu risques un aggravement de la tentation démagogique et la neutralisation des experts: un expert par définition pense des choses que personne ne conçoit correctement et il a besoin d'un espace de liberté.
Sam17 a écrit:
Dans les domaines d'initiative du gouvernement, elle pourrait également, par exemple en cas de surcharge ou dans certaines matières sensibles listées par la constitution, tirer au sort ponctuellement deux cents citoyens parmi un corps de citoyens volontaires, recensés par exemple au moment des élections générales. Ces derniers ne se réuniraient pas, n'amenderaient pas, et devrait simplement accepter ou rejeter le projet (c'est ce que j'appelle un "Sénat d'Alain".)
Je n'aime pas l'arbitraire de tes matières sensibles comme le nouvel usage du hasard mais j'aime la possibilité d'une consultation populaire sans concertation. J'avais évoqué il y a longtemps un compte citoyen sur internet où chacun pourrait librement participer aux votes des assemblées. Ce vote pourrait être pris en compte quand le bicamérisme ne s'en sort pas? À améliorer sûrement...
Sam17 a écrit:
Cette fonction serait en partie assurée par l'activité législative elle-même (qualité des lois, faible recours au pouvoir règlementaire, ...)
Là je n'ai pas compris. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/big_smile.png" \* MERGEFORMATINET Enfin, on use depuis longtemps ici du tirage au sort mais jusqu'alors les projets n'étaient pas assez avancés pour s'inquiéter sérieusement de l'usage du hasard. Or le texte de Sam marque selon moi une évolution. Il serait donc temps de faire un peu de mathématiques ou au moins de soumettre une idée construite à un expert. J'en connais un et je peux officier comme traducteur pour que tout le monde saisisse l'enjeu si il veut bien nous aider. Ceux qui peuvent enrichir cette problématique centrale sont les bienvenus.
Je vois la démocratie comme un régime inachevé. Cet inachèvement est même constitutif de la vie démocratique dans la mesure où il montre sa capacité à accueillir le conflit en faisant droit à l'indétermination du social. Claude Lefort
#787 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7274" \l "p7274" 08-06-2009 21:59:55
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Bonjour Sam,Qu'est ce qui vous laisse penser que contre le phénomène de régime des partis, le mandat impératif tel que je l'ai expliqué, c'est à dire reddition des comptes et révocation, serait insuffisant ? Je ne comprends pas. Dans votre explication vous faites comme si c'était insuffisant et qu'il fallait trouver d'autres moyens, mais sans expliquer pourquoi ?Concernant le tirage au sort on a déjà eu le débat, et je crois que moi et Jacques étions opposés à cette idée pour des questions de représentation des idées, je crois qu'il faut ouvrir un cheminement direct des idées pour que les idées soient portées d'en bas jusqu'au plus haut niveau politique, et le tirage au sort couperait ce lien.Bien évidemment, théoriquement une assemblée tirée au sort comporterait cette idée de la même manière qu'elle est répandue dans la population, mais une idée n'est pas répandue dans la population de manière uniforme, il est évident que certaines personnes, l'immense majorité, sont plutôt favorables à une idée mais sans avoir conscience des détails, tandis que d'autres, sans doute ceux qui auront émis cette idée en premier, en auront fait leur cheval de bataille et ce serait pour eux l'idée principale, ils en auraient imaginé tous les détails. L'élection permet aux gens de les choisir, le tirage au sort laissera ce choix au hasard.Donc à mes yeux, l'assemblée législative doit être élue à la proportionnelle intégrale, et je ne pense pas que je changerais d'avis car le mandat impératif résoud tous les problèmes, vu que tous les problèmes inexorablement proviennent de la supercherie de la représentation nationale pratiquement.Par contre l'idée d'une 2ème assemblée tirée au sort qui contrôlerait l'autre assemblée, et qui permettrait à l'instar du sénat de proposer des amendements, qui voterait les salaires des élus etc ... Pourquoi pas ... Resterait à en imaginer plus précisément les pouvoirs
#788 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7278" \l "p7278" 09-06-2009 00:23:37
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=9" sam17
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Déménagement @ Sandy, Jacques, Déhel :ça faisait quelques temps que je m'étais dit que cette conversation mériterait d'être déplacée sur un autre fil. Je me suis dit que le fil "Désignation des représentants : élection ou tirage au sort ?" est peut-être le plus approprié.J'y ai collé HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7277" \l "p7277" là-bas toute la discussion depuis le 17/05, et je vous propose de la reprendre de là-bas. Dites-moi si ça vous va comme ça.
#789 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7283" \l "p7283" 09-06-2009 02:41:28
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Tout à fait d'accord. JR
#790 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7284" \l "p7284" 09-06-2009 09:51:09
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Ok.Je m'abonne à ce nouveau fil.
Je vois la démocratie comme un régime inachevé. Cet inachèvement est même constitutif de la vie démocratique dans la mesure où il montre sa capacité à accueillir le conflit en faisant droit à l'indétermination du social. Claude Lefort
#791 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7298" \l "p7298" 09-06-2009 18:31:30
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
BonjourJe vous signale l'ouverture d'un site (wiki) important, dans lequel nous allons essayer de "décortiquer" la monnaie et la dette (en complément de HYPERLINK "http://www.fauxmonnayeurs.org/" http://www.fauxmonnayeurs.org/ qui n'est pas un wiki).Deux entrées: - HYPERLINK "http://monnaie.wikispaces.com/" http://monnaie.wikispaces.com/- HYPERLINK "http://www.detteetmonnaie.fr" http://www.detteetmonnaie.frVos expertises bienvenues...
Dernière modification par AJH (09-06-2009 18:32:10)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#792 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7312" \l "p7312" 14-06-2009 23:26:35
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« Le malheur est dans le prêt »Un bon reportage d'Arte sur la catastrophe sociale des subprimes : HYPERLINK "http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697660,CmC=2672836,scheduleId=2636716.html" http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697
36716.htmlIl vous reste deux jours seulement pour voir ce film (c'est idiot, du gâchis, mais c'est la "politique" d'Arte).Étienne.
#793 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7320" \l "p7320" 20-06-2009 20:46:19
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Journée détudes, Les contributions de Maurice Allais à la science économiqueParis I Sorbonne, le 24 juin 2009MSE-6ème étage, 106-112 Boulevard de lhôpital, 75647 Paris cedex 13, métro Campo Formio
Programme8 h 45 - 9h 10 : Accueil des participants9 h 10 : Introduction Arnaud Diemer PHARE GRESE, OMI - HERMES9 h 20 : Ouverture de la journée, Marcel BOITEUX, ASMP------------------------------------------- SEANCE 1 ------------------------------------------------Président de séance : Roger GUESNERIE, Collège de France09 h 45 - 10h 30 : « Le Traité déconomie pure », A. BERAUD, Université de Cergy Pontoise10h 30 - 11h 15 : «La théorie du risque et le paradoxe Allais », B. MUNIER, GRID, ENSAM, ESTP, IAE de Paris11 h 15 12 h 00 : «Psychologie et Monnaie», P. BOURCIER DE CARBON, AIRAMA--------------------------------------12h 00 13 h 30 : Buffet froid (offert par lAIRAMA)---------------------------------------------------------------------------------- SÉANCE 2 ---------------------------------------------------Président de séance : Daniel DIATKINE, Université dEvry13 h 30 14 h 15 : « La dynamique monétaire», J. LESOURNE, IFRI14 h 15 15 h 00 : « La théorie générale des surplus », A. ALCOUFFE, Université de Toulouse15 h 00 15 h 45 : « La comptabilité nationale », G. KLOTZ, Université de Lyon15 h 45 16 h 15 : Pause Café (offert par lAIRAMA)-------------------------------------------- SEANCE 3 ----------------------------------------------------Président de séance : Jacques LESOURNE, IFRI16 h 15 - 17 h 00 : « Tarification et économie des transports», A. BONNAFOUS, L. BAUMSTARK, Université de Lyon17 h 00 17 h 45 : « Théorie du commerce international et régionalisation de léconomie », P. LAURIER, ENST17 h 45 18 h 15 : «Lactivité du centre danalyse économique », J. LAUDEREAU, Groupe lOréal18 h 15: fin de la journéeContact : Arnaud Diemer (06.72.25.04.75), diemera@aol.com
Veinards de parisiens... INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET J'espère qu'ils publieront sur le net une vidéo de la journée.Étienne.
#794 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7325" \l "p7325" 21-06-2009 21:08:51
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7325" \l "p7325" Message n°7325
Lieu: Trets (France, 13)
Date d'inscription: 28-01-2006
Messages: 983
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
9 000 milliards de dollars disparus à la FED et le silence des médias
HYPERLINK "http://www.lepost.fr/article/2009/05/27/1552985_9-000-milliards-de-dollars-a-la-fed-disparu-et-le-silence-des-medias.html" http://www.lepost.fr/article/2009/05/27
edias.html Par Adenanthera 9 000 milliards de dollars, soit 9 billions en Francais, ou 9 trillions en norme US, ou encore 9 000 000 000 000 $ (en chiffres, ça parle tout de suite plus), l'équivalent de 30 000 dollars pour chaque Américain, ou plus serieusement, 1 500 dollars pour chaque habitant de la planète (sachant que nombre d'entre eux ne gagnent pas plus de 1 dollar par jour), quatre fois ce que le trésor USA doit à la Chine. Cest aussi 100 000 euros pour chaque Français, voila le triste résultat du vol de la FED dont on vient de découvrir le pot aux roses, et étonnement : Silence dans les médias, depuis le 6 mai 2009.Pourtant on avait fait un foin du diable concernant l'affaire Kerviel : 5 milliards,ou dernièrement, l'affaire Madoff : 50 milliards...Au regard de la somme faramineuse, vraiment des petits joueurs.Pourquoi une telle omerta dans l'information ? Y a-t-il un mot d'ordre lancé pour ne pas faire de vagues sur cette histoire ?Donc, la source est une video/débat surréaliste entre le rep Alan Grayson et une inspectrice générale de la FED au Sénat americain :Je vous joins la vidéo pour ceux qui comprennent la langue, pour les autres un résumé traduit, et de toutes façons il suffit de voir lair embarrassé et les incohérences de linspectrice de la FED pour comprendre. HYPERLINK "http://www.youtube.com/watch?v=PXlxBeAvsB8" http://www.youtube.com/watch?v=PXlxBeAvsB8(Actuellement 390 000 vues : à vous de monter le score !)ON NE SAIT PAS OÙ EST PASSÉ L'ARGENT !!!!!!DANS L'HISTOIRE DE LA FINANCE AMERICAINE, IL N'Y A PAS DE PRÉCÉDENT COMME CELUI-CI.
-Inspecteur Sherman, vous êtes bien inspecteur à la Réserve Fédérale ?-Absolument-Vous avez conduit une enquête je suppose sur le rôle de la FED dans l'aide accordée a LEHMAN BROTHERS ?-Dans cette affaire particulière, nous n'avons pas conduit d'enquête.-Avez-vous diligenté une enquête sur les trillions de $ qui ont disparu de vos livres comptables aux dire de Bloomberg ?-Nous avons actuellement regardé pour évaluer les risques.-Cela, je le comprends, mais avez-vous fait une enquête spécifique sur ce sujet précis ?-(hésitation) Nous sommes dans le processus de commencer quelque chose à ce sujet.-Vous êtes l'inspecteur général, alors connaissez vous l'identité de celui ou de ceux qui sont receveur des fonds ?-Concernant cette transaction nous n'avons pas encore enquêté sur ce point précis.-Êtes-vous au courant de la disparition de ces trillions de $ qui ont disparu de vos livres comptables ?-Nous n'avons pas conduit d'enquête spéciale dans notre juridiction à ce sujet pour la clarifier, et nous n'avons pas juridiction non plus pour certains détails de l'enquête.-Madame, 9 trillions de $ ce qui représente $30,000 par chaque habitant américain, incluant toutes couches de population, vous me dites ne pas être responsable de l'enquête, alors qui l'est ?-(hésitant) qui est responsable concernant l'enquête............. pouvez vous reposer la question ?-Qu'avez-vous fait concernant la disparition de cette argent sur vos livres aux dires de Bloomberg, pour un montant de 9 trillions de $, dans les 8 derniers mois ?-Je dois regarder l'article de Bloomberg, articles que je n'ai d'ailleurs pas lu.-Madame ce n'est pas la question ! Je repose la question : où sont passés les 9 trillions de $ disparus de vos comptes ?-À ce point, nous conduisons une enquête à haut niveau.-Avez-vous conduit cette enquête depuis septembre dernier ?-Nous sommes en train de collecter les informations pour savoir ce qui se passe concernant ce sujet.-Vous êtes en train de me dire que personne ne suit la trace d'une façon régulière de la disparition de cet argent !!-Je ne sais pas et nous ne sommes pas en position de pouvoir dire si c'est une perte ou quoique ce soit d'autre.-Mon temps est écoulé, Mrs Chairman, mais je suis choque que personne à la FED ou même l'inspecteur général ne puisse avoir trace de tout ceci.
*************************************************************************************************Je voudrais remercier par ce present post quelques acteurs de la transmission de cette information dont vous pourrez suivre certains élements non repris ici en cliquant sur les liens suivants tel que : HYPERLINK "http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/on-a-egare-usd-9-000-000-000-000-56448?debut_forums=100" \l "pagination_forums" Pierre JC Allard sur Agoravox qui m'a fait découvrir l'info HYPERLINK "http://libertesinternets.wordpress.com/2009/05/24/la-reserve-federale-des-etats-unis-aurait-egare-pas-moins-de-neuf-mille-milliards-de-dollars/" Liberté Internet dont j'ai recopié le texte ci dessous HYPERLINK "http://www.lepost.fr/article/2009/05/25/1549642_fed-has-lent-and-spent-9-trillion-has-no-idea-to-whom-or-for-what.html" Zabeau : membre du Post : à lire, ses divers articles aussi !*****************************************************************************************************En espérant que La Rédaction du Post aura le courage de mettre cette information en avant sur son site par le biais de la fonction : info choisie par la rédaction (ne connaissant pas la marche à suivre, un coup de main ?).******************************************************************************************************
Après HYPERLINK "http://www.daily-bourse.fr/analyse-Vous-n-auriez-pas-vu-mon-or-vtptc-7647.php" Vous nauriez pas vu mon or ?, voici une nouvelle péripétie dune dimension inimaginable. HYPERLINK "http://philippulus.daily-bourse.fr/index.php/post/Horloge-de-la-dette-Record-battu-%21" On sinquiétait pour la dette US, qui vient de dépasser les 11 300 milliards de dollars US, mais on découvre avec stupéfaction que la banque centrale des USA, la Federal Reserve, qui nest en fait rien dautre quun cartel constitué par les plus grands établissements bancaires [privés] des États-Unis dAmérique, aurait égaré pas moins de 9 000 milliards de dollars.Disparus, volatilisés, plus aucune trace de ce qui représente une dette supplémentaire de 30 000 dollars par citoyen des USA. Je nose imaginer les motivations et les mécanismes qui se cachent derrière ce qui constitue à mon très humble avis un détournement de fonds organisé par quelques banksters privilégiés, qui ont compris que le système quils ont mis en place court à sa perte et va seffondrer.Pendant que la population devra trimer dur pour tenter de réparer les dégâts et rebâtir une nouvelle société sur les ruines du mercantilisme et du monétarisme mis en place par les autorités américaines à la botte de ces mêmes bangsters, ces derniers auront probablement déjà pris la poudre descampette après avoir accumulé des fortunes quils auront précautionneusement fait sortir du pays et placés dans des actifs tangibles.Cette fortune accumulée par les banksters constitue la plus grande escroquerie jamais mise en place, le système pyramidal dexploitation de la population le plus monstrueux qui nait jamais été manigancé, et qui leur permettra de se mettre bien à labris en attendant que les conséquences du Tsunami sestompent, mais plus grâve encore, leur permettra ensuite de refaire surface une fois que la crise touchera à sa fin, dans plusieurs années au minimum, pour perpétuer leur domination sur le système économique grâce aux fortunes quils auront accumulées, et céder en héritage à leurs descendants un contrôle élargi du pouvoir politique.La catastrophe se rapproche à grandes enjambées et il devient selon moi urgent et impératif de fuir les marchés daction à toutes jambes. La baisse soudaine du dollars US la semaine dernière et la hausse simultanée des taux sur les obligations à long terme du trésor US (voir lanalyse HYPERLINK "http://www.daily-bourse.fr/analyse-Marches-on-ira-pas-plus-haut-vtptc-7658.php" On ira pas plus haut !) sont les signes précurseurs dune crise monétaire et financière en voie daccélération, dont on ose à peine imaginer les conséquences.En 2001, le 10 septembre, cest-à-dire la veille des funestement célèbres attentats du 11 septembre 2001, Donald Rumsfeld déclarait que le Pentagone avait égaré de manière inexpliquable la somme de 2300 milliards de dollars US : HYPERLINK "http://www.youtube.com/watch?v=3kpWqdPMjmo" http://www.youtube.com/watch?v=3kpWqdPMjmo(À titre informatif : 500 milliards de dollars US correspond environ au budget annuel de la defense : 9 000 milliards ! de quoi faire tourner la machine de guerre pendant 18 ans)
#795 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7332" \l "p7332" 03-07-2009 18:52:28
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Étienne a écrit:
Journée détudes, Les contributions de Maurice Allais à la science économiqueVeinards de parisiens... INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET J'espère qu'ils publieront sur le net une vidéo de la journée.Étienne.
Déjà les articles : ce n'est pas trop mal ... HYPERLINK "http://www.oeconomia.net/colloques.htm" http://www.oeconomia.net/colloques.htmCelui de Gomez nous intéresse particulièrement ici... HYPERLINK "http://www.oeconomia.net/private/recherche/gomez2009.pdf" http://www.oeconomia.net/private/recher
ez2009.pdf
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#796 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7335" \l "p7335" 05-07-2009 16:57:01
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@AJH, qui a écrit :"Pour ma part, je ne suis pas partant pour nationaliser les banques, mais je pense qu'il faudrait nationaliser la monnaie."Quel est le véritable problème avec la privatisation de la création monétaire ? Il n'y en a qu'un, les banques ne créent de la monnaie que pour le capital de l'emprunt, pas pour les intérêts. Dès lors, il y a 15 000 milliards de dettes en zone euro et 9400 milliards de monnaie, comme il est signalé justement sur : HYPERLINK "http://monnaie.wikispaces.com/Contreparties+de+la+monnaie" http://monnaie.wikispaces.com/Contrepar
la+monnaieDès lors, le seul point d'achoppement de la privatisation de la création monétaire est qu'elle n'est pas à somme nulle (dette-monnaie > 0). Si cela est respecté (c'est l'objet de mon dernier article sur Agoravox : HYPERLINK "http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/plaidoyer-pour-un-systeme-57813" http://www.agoravox.fr/actualites/econo
teme-57813), une monnaie nationalisée (dont on connait les risque inflationnistes sensiblement élevés) perd tout son intérêt par rapport à la monnaie actuelle.J'aimerais beaucoup avoir votre avis à ce sujet.Cordialement,
#797 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7336" \l "p7336" 05-07-2009 18:23:47
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Salut (on peut se tutoyer si tu veux)La question passe par une autre question: faut-il garder - sur la pure création monétaire lors de l'octroi d'un crédit (dont le principal sera en principe remboursé par l'emprunteur) - la possibilité d'un intérêt éventuellement variable (différent) selon le type d'utilisation du prêt (consommation, investissement, projet sociétal, etc) ?Je pense que oui.Si toute la monnaie est émise par l'État (une banque Centrale) tous les éventuels intérêts retournent à la collectivité : n'est ce pas dans l'ordre normal des choses? ... mais certains "remercieront" mieux la collectivité d'avoir pu obtenir le financement nécessaire en payant un peu plus d'intérêts: en fait l'intérêt serait une "privation personnelle" transférée à la collectivité : mais ce pourrait aussi être aussi considéré comme une taxe supplémentaire sur le montant emprunté à la collectivité.Si les banques commerciale ne peuvent plus émettre aucune nouvelle monnaie de crédit, les honoraires, commissions et autres frais que percevront ces "comptables devenus" pour les différents services qu'ils rendent ne seront que du transfert comme tous les honoraires des professions libérales : il n'y aura pas besoin de créer plus de monnaie pour leur servir un intérêt... alors que dans le système actuel, comme tu le notes bien, il faudra de nouveaux crédits (supplémentaires) pour que les "anciens" emprunteurs puissent assurer le paiement de leurs intérêts dus, après avoir, par leur travail (ou autre moyen) bénéficié d'un transfert de la part des anciens emprunteurs. Sur le risque qu'une monnaie nationalisée serit plus inflationniste... Bien évidemment si les politiques peuvent faire ce qu'ils veulent, il risque d'y avoir utilisation de l'émission monétaire pour satisfaire quelques catégories de population, sans contrepartie d'augmentation de production de richesse. C'est pourquoi je pense que les décisions de création monétaire (d'une monnaie nationalisée) devraient rester l'apanage d'un "pouvoir indépendant" dirigé par des experts/fonctionnaires et non des politiques (bien évidemment les politiques pourraient transmettre à ces experts les demandes qu'ils souhaitent ... les financements des projets faisant dans ce cas l'objet de décisions concernant le montant, le temps de remboursement et l'éventualité d'intérêts et des taux)Fondamentalement je pense que la destruction du crédit (de la monnaie), dans le cas de financement de richesses publiques, doit intervenir, par l'impôt, au fur et à mesure de l'amortissement de ces richesses produites (si un pont est censé durer 100 ans avant de devoir être reconstruit, chaque année les impôts - supplémentaires - payés doivent correspondre à 1/100è du prix initial)Tu peux utiliser ma réponse sur Agoravox si tu le souhaites...CordialementAJH
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#798 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7337" \l "p7337" 06-07-2009 09:43:57
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Tzecoatl a écrit:
Quel est le véritable problème avec la privatisation de la création monétaire ? Il n'y en a qu'un, les banques ne créent de la monnaie que pour le capital de l'emprunt, pas pour les intérêts. (...) Dès lors, le seul point d'achoppement de la privatisation de la création monétaire est qu'elle n'est pas à somme nulle (dette-monnaie > 0).
j'avais écrit un article reprenant tous ces points: HYPERLINK "http://www.front-plan-c.eu/Forum/viewtopic.php?f=17&t=55&sid=cc32cd83ec771b1db02ce4ecb59f8bdc" fraude pyramidale.Par contre, une fois qu'on a dit que le problème ce sont les intérêts, je ne vois pas ...l'intérêt de tourner autour du pot: interdisons l'intérêt, l'usure: on peut prêter de l'argent, mais on ne peut pas réclamer le remboursement d'une quantité supérieure à celle prêtée. Le préteur peut exiger des frais de dossiers, à verser avant de recevoir le crédit, mais une fois le crédit accordé, on ne rembourse que ce crédit-là. Point final, pas la peine de se compliquer la vie.
AJH a écrit:
Si toute la monnaie est émise par l'État (...) tous les éventuels intérêts retournent à la collectivité : n'est ce pas dans l'ordre normal des choses?
ça ne répond en rien au problème posé par l'aspect pyramidal de la création monétaire actuelle: si les intérêts vont à la collectivité au lieu d'aller dans des poches privées, le fait demeure que la quantité de monnaie correspondante aux intérêts n'est pas créée en même temps que le principal. On aura toujours une course aux crédits pour rembourser les intérêts, et au lieu d'avoir une clique de banksters privés, on aura droit à une clique de politiciens véreux. Ce serait encore pire qu'aujourd'hui.Ce n'est pas pour rien que toutes les religions interdisent l'usure. Ceux qui prêtent contre intérêts sont des parasites de la société, et une société saine se doit d'éliminer ses parasites.
#799 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7338" \l "p7338" 06-07-2009 10:48:19
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Zolko a écrit:
On aura toujours une course aux crédits pour rembourser les intérêts.
Non puisque les intérêts reviennent répartis "dans la société", il ne s'agit dans ce cas que d'un transfert d'autres revenus de l'emprunteur vers la société.Mais si l'idée de l'intérêt te gène (même dans ce cas), disons les choses autrement: Un emprunteur demande 100 à la collectivité. Plutôt qu'un intérêt de 2% par an pendant 5 ans (terme de son remboursement), la collectivité lui demande de payer une cotisation d'assurance de 10 (ou une taxe, ou un impôt) ... ça te convient mieux? "Philosophiquement" l'intérêt reste pour moi le "remerciement" de l'emprunteur à l'ensemble de la société (et non plus à des banquiers privés) de lui avoir permis de réaliser son rêve quelques années plus tôt que s'il avait dû attendre d'avoir épargné.C'est aussi la raison pour laquelle je suggère un intérêt (ou une taxe) différent suivant le projet de l'emprunteur : + ou - "sociétal"...
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#800 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7339" \l "p7339" 06-07-2009 10:55:56
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AJH a écrit:
les intérêts reviennent répartis "dans la société", il ne s'agit dans ce cas que d'un transfert d'autres revenus de l'emprunteur vers la société.
Non, et c'est bien là le problème: la monnaie de l'intérêt n'existe pas. Il n'y a pas transfert, mais il y a besoin de création. Quel que soit la destination de l'intérêt, sa seule existence pose problème. Vous confondez ici politique et comptabilité. Politiquement, des intérêts "publics" sont acceptables, mais du point de vue comptable, cela ne change rien: l'argent qui correspond doit être crée aussi lors d'un crédit futur, c'est un système pyramidal quand-même.
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Zolko a écrit:
AJH a écrit:
les intérêts reviennent répartis "dans la société", il ne s'agit dans ce cas que d'un transfert d'autres revenus de l'emprunteur vers la société.
Non, et c'est bien là le problème: la monnaie de l'intérêt n'existe pas. Il n'y a pas transfert, mais il y a besoin de création. Quel que soit la destination de l'intérêt, sa seule existence pose problème. Vous confondez ici politique et comptabilité. Politiquement, des intérêts "publics" sont acceptables, mais du point de vue comptable, cela ne change rien: l'argent qui correspond doit être crée aussi lors d'un crédit futur, c'est un système pyramidal quand-même.
Oui, mais quelle importance puisque (dans l'hypothèse d'une création de monnaie nationalisée) l'État peut détruire la monnaie comme il le souhaite (par un remboursement à sa banque centrale, issu de l'impôt ou d'une taxe).Ce qui me semble important c'est que la quantité de monnaie globale soit en adéquation avec la quantité de richesses globales.
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#802 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7341" \l "p7341" 06-07-2009 12:41:58
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Bonjour Zolko et AJH, je ne suis sûrement pas sur le bon fil de discussion, mais il s'agit d'un appel à éventuellement en créer justement un nouveau, si vous en êtes d'accord. Il me semble Zolko que malgré nos désaccords parfois rugueux, nous étions d'accord ainsi qu'AJH et aussi ainsi que la quasi-totalité des intervenants sur ce site sur la non- ratification du Traité de Lisbonne. Or, il se trouve que les irlandais vont avoir à se prononcer à nouveau sur le "Traité de Lisbonne retouché" en octobre.Or, je ne vous apprends rien en vous écrivant que ce "traité de Lisbonne retouché" est très ressemblant avec le Traité Constitutionnel refusé en France en 2005.Voir la page du moteur de recherche Google à ce sujet : HYPERLINK "http://www.google.com/search?as_q=référendum+Lisbonne+Traité+irlande&hl=fr&client=safari&rls=fr&num=10&btnG=Recherche+Google&as_epq=&as_oq=&as_eq=&lr=&cr=&as_ft=i&as_filetype=&as_qdr=y&as_occt=any&as_dt=i&as_sitesearch=&as_rights=&safe=images" http://www.google.com/search?as_q=référ
afe=imageset celle du moteur de recherche Exalead : HYPERLINK "http://www.exalead.fr/search/results?q=référendum+Lisbonne+Traité+irlande+after%3A25%2F06%2F2008&x=46&y=12&%24mode=allweb&%24searchlanguages=fr" http://www.exalead.fr/search/results?q=
nguages=frNos amis allemands du site « Pour un référendum sur le Traité de l'UE ! »suivent cela de près. HYPERLINK "http://www.eu-vertrag-stoppen.de/" http://www.eu-vertrag-stoppen.de/La page traduite en français de ce site par les outils linguistique de Gogle est ici : HYPERLINK "http://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=de&u=http://www.eu-vertrag-stoppen.de/&ei=UhhRSoCJNZfLjAeouYyqBQ&sa=X&oi=translate&resnum=1&ct=result&prev=/search%3Fq%3Dwww.eu-vertrag-stoppen.de%26hl%3Dfr%26client%3Dsafari%26rls%3Dfr" http://translate.google.com/translate?h
26rls%3DfrAvez-vous plus d'informations sur les contre-parties accordées aux irlandais pour les faire basculer ? Ne serait-il pas judicieux de trouver des idées afin de suivre cette campagne et agir de manière à empêcher cette ratification ? INCLUDEPICTURE "http://files.myopera.com/anamorphose/politique/Non_irlandais_Lisbonne2.png" \* MERGEFORMATINET
La qualité de la démocratie établie dans un groupe de personnes déterminées n'est que le reflet du respect et la prise en compte des opinions de ce groupe dans les décisions. Or plus ce groupe est grand, plus ce respect est petit.
#803 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7342" \l "p7342" 06-07-2009 15:08:26
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Merci AJH.@Zolko,Cependant Frédéric Lordon, et je suis d'accord avec lui, considère qu'un système monétaire sans intérêt n'est pas viable, car c'est l'intérêt (bref, le prix) qui permet de limiter la quantité de monnaie. On a bien vu que des taux d'intérêts trop faibles risquent de produire des surchauffes économiques, de nouvelles bulles. Il me semble indispensable de pouvoir conserver cet outil de politique monétaire, par exemple comme on l'a vu lorsque le baril de pétrole était à 150 dollars. Trichet voulant casser l'inflation (essentiellement du au brut), il a augmenté les taux, cassé la croissance, et cela a fait baisser drastiquement (trop sans doute, mais la crise a fait le reste) baisser le prix. Si maintenant vous arrivez à freiner la demande de monnaie en passant dans les habitudes des français (banques et clients) les intérêts en frais de dossier, pourquoi pas.L'autre moyen d'orchestrer la rareté, c'est de limiter l'offre de monnaie (grâce à des experts des question monétaires). Mais il me semble difficile au 15 Octobre d'expliquer aux français : voilà, la machine à sous est en panne, revenez l'année prochaine.Effectivement, dans le système d'AJH (idem à celui des 30 glorieuses sauf la gouvernance de la création monétaire), son système monétaire est à somme nulle, il n'y a pas à s'inquiéter de l'insolvabilité des taux d'intérêts, comme aujourd'hui. Je propose un système identique sur les principes, mais plus privé, conservant le système actuel et monétisant les intérêts (en fonction de la vitesse de circulation de cette monnaie complémentaire évidemment) en les octroyant à la chose publique.
#804 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7343" \l "p7343" 06-07-2009 17:31:27
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Tzecoatl a écrit:
Je propose un système identique sur les principes, mais plus privé, conservant le système actuel et monétisant les intérêts (en fonction de la vitesse de circulation de cette monnaie complémentaire évidemment) en les octroyant à la chose publique.
Tu peux préciser ton idée?
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#805 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7344" \l "p7344" 06-07-2009 17:37:47
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AJH a écrit:
Zolko a écrit:
AJH a écrit:
les intérêts reviennent répartis "dans la société", il ne s'agit dans ce cas que d'un transfert d'autres revenus de l'emprunteur vers la société.
Non, et c'est bien là le problème: la monnaie de l'intérêt n'existe pas. (...) Politiquement, des intérêts "publics" sont acceptables, mais du point de vue comptable, cela ne change rien: l'argent qui correspond doit être crée aussi lors d'un crédit futur.
Oui, mais quelle importance puisque (...) l'État peut détruire la monnaie comme il le souhaite
c'est la création de la monnaie pour rembourser l'intérêt qui est en question, pas sa destruction. L'un de nous n'a pas compris un truc important: si toute monnaie est créée par l'émission d'un crédit, le remboursement d'intérêts sur cette monnaie créée n'est pas possible. Que pensez-vous de cette affirmation ? Le problème est mathématique, pas politique. (l'affectation de l'intérêt perçu ne rentre pas dans ce calcul: le système peut être injuste en plus d'être intenable).
AJH a écrit:
Ce qui me semble important c'est que la quantité de monnaie globale soit en adéquation avec la quantité de richesses globales.
oui, je suis d'accord. Et donc ? Quelle quantité reflète la richesse globale ? C'est cette direction qu'il faut creuser.
#806 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7345" \l "p7345" 06-07-2009 17:51:18
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@ZolkoComme je ne voudrais pas partir dans un dialogue de sourds, j'essaye de préciser: dis moi si tu es d'accord sur ce qui suit."Lorsque des intérêts sont payés, ils sont issus d'un crédit "quelque part". Même si le banquier les remets en circulation, globalement cette monnaie qui sert à payer des intérêts, mais a été créée pour toute autre chose, sera un moment où un autre remboursée, donc la monnaie équivalente détruite... "
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#807 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7346" \l "p7346" 06-07-2009 20:06:47
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@AJH :C'est l'objet de mon dernier article sur Agoravox, soit : HYPERLINK "http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/plaidoyer-pour-un-systeme-57813" http://www.agoravox.fr/actualites/econo
teme-57813Il s'agit en fait du système actuel, plus une monnaie complémentaire dont le montant est égal à :-somme des intérêts des emprunts (et également les titres qu'elles détiennent en pension, sources de création monétaire) émises par les banques / vitesse de rotation de cette monnaie complémentaireC'est une monnaie complémentaire libellée en euros, parfaitement fongible les autres sources d'émission monétaire de la zone euro.Disons que j'ai inventé ce modèle car j'ai bien peur que les intérêts trop bien compris des milieux financiers ne permettent le retour à une monnaie d'état tel que tu le proposes (qui a toute mon estime par ailleurs). D'autant plus que notre destin monétaire est aujourd'hui lié à plusieurs d'autres pays européens, dont la rigoriste Allemagne INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET
#808 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7347" \l "p7347" 06-07-2009 20:59:07
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@TzecoatlTu soulèves toi même l'objection que j'aurais apportée "Dun point de vue monétaire, si lintroduction dun surplus de masse monétaire peut sembler inflationniste," .... je crains que ça le soit, mais j'avoue que je n'ai pas encore bien saisi ta proposition (la fatigue aussi, en ce moment). J'aimerai donc bien que tu reformules: Ceci dit j'ai compris que, simplement, les banques prêtent et la BC reçoit les intérêts qu'elles refourgent en monnaie centrale aux banques ? C'est ça ?Le problème est , comme l'a dit je ne sais plus qui " La monnaie est à l'économie ce que le sang est au corps humain; s'il en manque, c'est l'anémie, s'il y en a trop, c'est la congestion ".. et il a rajouté "mais il ne viendrait à l'idée de personne d'emprunter son propre sang. Alors, il revient à l'État, pour le service du bien commun, d'assurer l'offre à la demande de monnaie pour qu'enfin l'économie soit au service de l'homme. "Ah, détail INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Tu écris " Le monétarisme écosociétal étant par trop intellectualisé (création monétaire lors du travail, destruction lors de la consommation, quid de linvestissement ?)Réponse : il n'y a pas d'investissement... que du travail cumulé avec une création monétaire simultanée.
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#809 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7349" \l "p7349" 07-07-2009 00:41:25
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Pas besoin de créer des signes monétaires spécifiques pour financer les intérêts des crédits (puisque chaque signe monétaire peut servir plusieurs fois)et donc, pas de pénurie de monnaie liée au fait que le crédit ne crée que la monnaie du principal et pas celle des intérêts (la pénurie de monnaie disponible (pénurie effective) vient bien plutôt de l'absence de monnaie permanente (dans les poches des pauvres, qui la dépenseraient) et de la généralité de la monnaie temporaire monnaie-dette, absolument asphyxiante, elle)Bonjour à tous,Ce point est un des rares qui restent en discussion entre André-Jacques et moi INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Il me semble que l'idée selon laquelle il faudrait absolument (sous peine de dysfonctionnement) créer la monnaie correspondant aux intérêts n'est pas fondée : en effet, chaque unité monétaire peut servir plusieurs fois, et même souvent un grand nombre de fois (ce nombre est moyenné dans l'indicateur "vitesse de rotation" de la monnaie), et donc chaque agent rembourseur de crédit prend simplement sur ses revenus pour payer les intérêts, en se privant ainsi d'un plaisir qu'il n'aura pas (pour payer l'intérêt) : la monnaie, il la trouve en abondance dans son salaire (il n'est nul besoin d'emprunter cette monnaie, ni individuellement, ni globalement).Quel est le raisonnement qui vous conduit à penser que la monnaie utilisée pour les intérêts va manquer pour la seule raison qu'on n'a (effectivement) pas créé spécifiquement la monnaie correspondant aux intérêts ? Suivez-vous le même raisonnement pour la tranche de viande que vous payez au boucher (en prélevant de la monnaie sur vos revenus) ? Selon ce raisonnement, si on n'a pas créé précisément la monnaie voulue pour cette viande, la monnaie va finir par manquer ?Il me semble que l'argent utilisé pour payer les "intérêts" est le même que celui qui aurait servi à payer des "honoraires" : il est pris sur le revenu de celui qui subit la charge de l'intérêt et qui devra se priver d'un plaisir pour cela. Changez l'étiquette collée au paquet de billets exigés par le prêteur (transformez l'étiquette "intérêts" en "honoraires") et vous aurez exactement le même problème de volume de monnaie disponible nécessaire pour payer, non ?À mon avis, le fait que la monnaie "tourne" (la rotation de la monnaie) rend caduque la critique qui prétend que "l'opération de crédit crée la monnaie correspondant au principal mais ne crée pas la monnaie correspondant aux intérêts, ce qui crée un déséquilibre permanent qui rend nécessaires de nouveaux crédits".______________Ceci dit, je trouve que l'intérêt est à la fois injustifié et contre-productif, un revenu sans cause, disproportionné à l'effort de celui qu'il récompense ; c'est un abus de pouvoir et il ruine la multitude au profit de quelques accapareurs qui préfèrent faire travailler les autres que travailler eux-mêmes : l'intérêt (réel) devrait simplement disparaître (le taux d'intérêt devrait donc égaler le taux de l'inflation). Je trouve fort peu convaincants tous les arguments (même ceux de Frédéric) qui présentent l'intérêt comme indispensable pour réguler la production/consommation de monnaie. Si la création monétaire était publique et si les agents publics étaient correctement contrôlés (avec une vraie constitution INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET ), la régulation de la masse monétaire sans intérêt ne poserait aucun problème insurmontable.______________Je ne me suis pas encore remis de la folie des examens... et je me suis encore moins remis de la tristesse à voir s'abstenir les résistants abstention qui a évidemment donné la victoire (et le champ libre) aux vieux fascistes esclavagistes, chaque jour plus forts et plus indécents, faute d'obstacles. Redoutable servitude volontaire.Merci d'être toujours fidèles au poste.Étienne.
#810 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7351" \l "p7351" 07-07-2009 11:47:20
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AJH a écrit:
@ZolkoComme je ne voudrais pas partir dans un dialogue de sourds, j'essaye de préciser: dis moi si tu es d'accord sur ce qui suit."Lorsque des intérêts sont payés, ils sont issus d'un crédit "quelque part". Même si le banquier les remets en circulation, globalement cette monnaie qui sert à payer des intérêts, mais a été créée pour toute autre chose, sera un moment où un autre remboursée, donc la monnaie équivalente détruite... "
Oui, je suis d'accord. Dans le cas où 100% de la monnaie est créée par de la dette.
Étienne a écrit:
Quel est le raisonnement qui vous conduit à penser que la monnaie utilisée pour les intérêts va manquer pour la seule raison qu'on n'a (effectivement) pas créé spécifiquement la monnaie correspondant aux intérêts ? Suivez-vous le même raisonnement pour la tranche de viande que vous payez au boucher (en prélevant de la monnaie sur vos revenus) ?
La tranche de viande pousse toute seule, pas la monnaie. C'est la différence entre "richesse" et "monnaie": l'une est une grandeur physique, l'autre comptable. L'une est créée par Dieu (ou Dame Nature) l'autre par les hommes.
À mon avis, le fait que la monnaie "tourne" (...) rend caduque la critique qui prétend que "l'opération de crédit crée la monnaie correspondant au principal mais ne crée pas la monnaie correspondant aux intérêts, ce qui crée un déséquilibre permanent qui rend nécessaires de nouveaux crédits".
Prenons le cas suivant: aucune monnaie ne pré-existe, Monsieur A prend un crédit de 100 sur 10 ans auprès de la banque B à qui il doit payer 10% d'intérêts au total. Supposons 10 mensualités annuitées identiques, de 10+1. Comme il vient de récupérer 100 sur son compte en banque, il peut, pendant quelques années, rembourser une partie du principal et une partie des intérêts, avec l'argent ainsi créé. Au bout de 9 ans, il a remboursé 99 (9*10 + 9*1), il lui en reste donc 1 dans la poche. La banque B a détruit 90 (le principal) et réinjecté 9 (les intérêts), il reste donc 10 en circulation (9+1). Or, le dernier remboursement ferait 11 ! D'où viendra la monnaie 1 qui manque ? (et je suppose là que A a pu récupérer TOUTE la monnaie que la banque B a réinjecté !)C'est impossible, donc les hypothèses de départ sont fausses (ça s'appelle raisonnement par l'absurde). Soit il existait de la monnaie initialement, soit de le monnaie a du être créé pendant la durée du crédit. Mais dans tous les cas, le système décrit ne peut fonctionner.Supposons que la monnaie 1 qui manque soit prise dans une masse monétaire "autre" : A peut alors rembourser le dernier 11, dont 10 seront détruits et 1 réinjectés qui peut retourner dans la masse "autre": l'équilibre est retrouvé. On voit alors au passage qu'aucune monnaie n'a été créé, la masse monétaire est resté stable.Ce qui veut dire qu'il faut une masse monétaire "autre" que celle créée par les crédits, MAIS AUSSI que les intérêts doivent être faibles pour qu'il puissent être ponctionnés dans cette masse monétaire "autre" qui doit aussi servir ce à quoi elle était destinée. Dans ce cas, la masse monétaire créée par ce mécanisme ne peut que être faible par rapport à la masse monétaire "autre" : c'est finalement le ratio réserve/crédit. Si ce ratio était à 90%, le système pourrait peut-être marcher, mais avec un ratio à 10% (10 fois plus d'encours que de réserve, donc des intérêts du même ordre de grandeur que la réserve) c'est clairement au delà de la limite.CONCLUSIONEn conclusion, on voit que le système actuel de création de monnaie avec réserve fractionnaire et intérêts sur l'argent créé est mathématiquement possible seulement dans le cas de réserves importantes. Mais même dans ce cas, de l'argent stable doit être créé pour remplir les réserves, et l'argent "dette" ne peut servir que de "tampon temporaire" (buffer pour les informaticiens) en quantité faible. Comme il faut de toutes façons un mécanisme qui crée la majorité de la monnaie, il n'est pas très clair ce que la complexité de la création monétaire par la dette apporte à la société.
Dernière modification par Zolko (08-07-2009 07:52:05)
#811 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7352" \l "p7352" 07-07-2009 12:01:52
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7352" \l "p7352" Message n°7352
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Et j'ajouterai: il n'y a que 2 moyens pour A de rembourser la monnaie 1 qui manque: soit la ponctionner dans la masse monétaire "autre", soit de prendre un autre crédit. Et comme il n'y a aucune différence entre la monnaie "autre" et la monnaie "dette", il n'y a aussi aucun moyen de savoir quelle solution A a choisi, et donc aucun moyen simple pour la société de contrôler que le système n'est pas en train de diverger.L'intérêt perçu sur de l'argent "dette" est donc à la fois injuste, très dangereux, et finalement sans avantage évident pour la société.
#812 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7353" \l "p7353" 07-07-2009 16:24:20
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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@ZolkoÇa me semble une bonne démonstration à laquelle je n'avais pas pensé."L'intérêt perçu sur de l'argent "dette" est donc à la fois injuste, très dangereux, et finalement sans avantage évident pour la société."... pour le moment, en ce qui me concerne, je dirais que l'intérêt sur l'émission monétaire ne doit pas revenir au privé. Il en est différemment pour moi (et je rejoins Lordon sur ce sujet) d'une part de l'intérêt sur une monnaie émise par la collectivité, d'autre part de l'intérêt (que je préfère appeler " dividende" ) sur une épargne préalable (ou de la "monnaie stockée").
Dernière modification par AJH (07-07-2009 16:51:19)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#813 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7355" \l "p7355" 08-07-2009 01:47:02
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Bonsoir à tous, J'espère que l'on ne m'en voudra pas si je "link" ce forum : HYPERLINK "http://forums.oleocene.org/viewtopic.php?f=13&t=9016&start=1650" http://forums.oleocene.org/viewtopic.ph
start=1650Comme ça je pourrais discuter ici, avec Zolko, en particulier, et étayer davantage mes propos. Et aussi, s'il vous prend l'envie de jeter un coup d'oeil à mes thèses, tenant en 4 posts (1 à la page 110, et 3 à la page 111).
Prenons le cas suivant: aucune monnaie ne pré-existe, Monsieur A prend un crédit de 100 sur 10 ans auprès de la banque B à qui il doit payer 10% d'intérêts au total. Supposons 10 mensualités identiques, de 10+1. Comme il vient de récupérer 100 sur son compte en banque, il peut, pendant quelques années, rembourser une partie du principal et une partie des intérêts, avec l'argent ainsi créé. Au bout de 9 ans, il a remboursé 99 (9*10 + 9*1), il lui en reste donc 1 dans la poche. La banque B a détruit 90 (le principal) et réinjecté 9 (les intérêts), il reste donc 10 en circulation (9+1). Or, le dernier remboursement ferait 11 ! D'où viendra la monnaie 1 qui manque ? (et je suppose là que A a pu récupérer TOUTE la monnaie que la banque B a réinjecté !)
Félicitations ! Grand Bravo !! Hourra pour Zolko !!! Sérieusement, vous m'avez donné du fil à retordre (et même beaucoup); et j'ai DU monopolisé le PC toute la journée, rien que pour vous. Voici *cependant* ce que j'ai trouvé au final : En reprenant votre exemple, de 10 de mensualités remboursés il en résulte 1 en intérêt payé, ce 1 représentant la part destiné à payer les dividendes du banquier, comme le considère AJH,tout en ayant 110 de remboursement et 100 de monnaie-crédit,Petite nuance apportée à votre thèse :Il s'agit non plus de 11 de mensualité, mais très exactement de 10. Pourquoi ? On admettra que la clémence du banquier lui laisse une "marge". C'est à dire qu'il lui donne généreusement la permission de rembourser le 1 d'intérêt du mois premier, avec les 10 de mensualité du mois second, d'où il en résulte que jamais il ne remboursera la dette, puisqu'à chaque fin de mois, il est toujours endetté de 1. il remboursera 10 en capital, d'où le banquier pioche 1 en intérêt, le débiteur promettant le remboursement de ce 1 d'intérêt le mois prochain.9*10 (capital); d'où 9 (intérêts) + 10 (capital restant); d'où 19 de remboursement pour 20 de dettes. Mais si le capital restant est investi, alors nous aurons 0 en capital restant le 10ème mois, et il restera 10 de dettes. comme 10 sont remboursés, alors +1 en intérêts, d'où 9 deviendra 10 en intérêts pour 10 de dettes restantes. Il en vient que la dette est complètement résorbée par l'intérêt, la dette ne saurait alors représenter ni une fuite, ni une déflation, ni un poids pour le futur. Comme dit sur oleocene, il y a effectivement spirale à endettement, plus exactement spirale à emprunt. On nous oblige à emprunter pour rembourser. OK ! Mais une dette résorbable, et non cumulative d'emprunt en emprunt.
Dernière modification par L. Max (08-07-2009 01:52:15)
#814 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7356" \l "p7356" 08-07-2009 08:07:11
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gilles a écrit:
Or, il se trouve que les irlandais vont avoir à se prononcer à nouveau sur le "Traité de Lisbonne retouché" en octobre. Or, je ne vous apprends rien en vous écrivant que ce "traité de Lisbonne retouché" est très ressemblant avec le Traité Constitutionnel refusé en France en 2005.(...)Nos amis allemands du site « Pour un référendum sur le Traité de l'UE ! » suivent cela de près: HYPERLINK "http://www.eu-vertrag-stoppen.de/" http://www.eu-vertrag-stoppen.de/
Merci Gilles pour ce lien. En échange, j'en donne aussi un autre: HYPERLINK "http://www.PlanCforIreland.eu" www.PlanCforIreland.eu... tous sont bienvenus pour "aider" nos amis Irlandais à se faire leur propre opinion, et contrer les mensonges que les "oui-istes" ne manqueront pas de tenter de leur faire avaler.L. Max @ Buster Keaton: j'ai rien compris à vos propos.
#815 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7358" \l "p7358" 08-07-2009 11:41:38
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Toujours rien compris: c'est quoi le "quota d'intérêt" ?
#816 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7360" \l "p7360" 08-07-2009 16:46:33
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L.MaxPas plus que Zolko je n'ai compris votre explication..Connaissez-vous ce conte de Louis Even "l'Ile des naufragés" ? HYPERLINK "http://www.michaeljournal.org/ilenauf.htm" http://www.michaeljournal.org/ilenauf.htm
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#817 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7366" \l "p7366" 09-07-2009 14:47:51
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Je suis pour ma part interdit sur le blog de Jorion et ne puis donc plus poster, mais ce serait pas mal si la petite histoire de Zolko parvenait sur le fil HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=3506" http://www.pauljorion.com/blog/?p=3506
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#818 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7373" \l "p7373" 09-07-2009 22:27:49
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Étienne a écrit:
Pas besoin de créer des signes monétaires spécifiques pour financer les intérêts des crédits (puisque chaque signe monétaire peut servir plusieurs fois)et donc, pas de pénurie de monnaie liée au fait que le crédit ne crée que la monnaie du principal et pas celle des intérêts (la pénurie de monnaie disponible (pénurie effective) vient bien plutôt de l'absence de monnaie permanente (dans les poches des pauvres, qui la dépenseraient) et de la généralité de la monnaie temporaire monnaie-dette, absolument asphyxiante, elle)Bonjour à tous,Ce point est un des rares qui restent en discussion entre André-Jacques et moi INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Il me semble que l'idée selon laquelle il faudrait absolument (sous peine de dysfonctionnement) créer la monnaie correspondant aux intérêts n'est pas fondée : en effet, chaque unité monétaire peut servir plusieurs fois, et même souvent un grand nombre de fois (ce nombre est moyenné dans l'indicateur "vitesse de rotation" de la monnaie), et donc chaque agent rembourseur de crédit prend simplement sur ses revenus pour payer les intérêts, en se privant ainsi d'un plaisir qu'il n'aura pas (pour payer l'intérêt) : la monnaie, il la trouve en abondance dans son salaire (il n'est nul besoin d'emprunter cette monnaie, ni individuellement, ni globalement).Quel est le raisonnement qui vous conduit à penser que la monnaie utilisée pour les intérêts va manquer pour la seule raison qu'on n'a (effectivement) pas créé spécifiquement la monnaie correspondant aux intérêts ? Suivez-vous le même raisonnement pour la tranche de viande que vous payez au boucher (en prélevant de la monnaie sur vos revenus) ? Selon ce raisonnement, si on n'a pas créé précisément la monnaie voulue pour cette viande, la monnaie va finir par manquer ?Il me semble que l'argent utilisé pour payer les "intérêts" est le même que celui qui aurait servi à payer des "honoraires" : il est pris sur le revenu de celui qui subit la charge de l'intérêt et qui devra se priver d'un plaisir pour cela. Changez l'étiquette collée au paquet de billets exigés par le prêteur (transformez l'étiquette "intérêts" en "honoraires") et vous aurez exactement le même problème de volume de monnaie disponible nécessaire pour payer, non ?À mon avis, le fait que la monnaie "tourne" (la rotation de la monnaie) rend caduque la critique qui prétend que "l'opération de crédit crée la monnaie correspondant au principal mais ne crée pas la monnaie correspondant aux intérêts, ce qui crée un déséquilibre permanent qui rend nécessaires de nouveaux crédits".
En fait, il faut rentrer dans les chiffres pour départager les deux raisonnements.Et quels sont-ils ?Endettement de l'eurozone auprès des banques: 15400 milliards d'eurosM3 : 9000 milliards d'eurosM0 (monnaie permanente) : 740 milliards d'eurosBref, ni l'un ni l'autre des deux raisonnements n'est si évident, et pour départager, il faudrait une modélisation monétaire pour trancher.Il n'empêche que je trouve le delta entre dette et monnaie particulièrement élevé. La monnaie permanente de l'eurozone ne permet pas d'y suffire, quand bien même toute l'autre monnaie (la monnaie temporaire, donc d'endettement) circule aussi, mais celle là ne réduira l'endettement que lorsqu'elle sera détruite.Dans ma proposition, j'ai bien spécifié que la monnaie permanente (soit 15400 - 9000 = 6400 milliards) devait être quantifié en divisant par sa vitesse de circulation. @AJH : non, les banques percevraient les intérêts, et la monnaie permanente créé serait alloué aux états.
Ceci dit, je trouve que l'intérêt est à la fois injustifié et contre-productif, un revenu sans cause, disproportionné à l'effort de celui qu'il récompense ; c'est un abus de pouvoir et il ruine la multitude au profit de quelques accapareurs qui préfèrent faire travailler les autres que travailler eux-mêmes : l'intérêt (réel) devrait simplement disparaître (le taux d'intérêt devrait donc égaler le taux de l'inflation). Je trouve fort peu convaincants tous les arguments (même ceux de Frédéric) qui présentent l'intérêt comme indispensable pour réguler la production/consommation de monnaie. Si la création monétaire était publique et si les agents publics étaient correctement contrôlés (avec une vraie constitution INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET ), la régulation de la masse monétaire sans intérêt ne poserait aucun problème insurmontable.
Il est évident que dans le modèle d'AJH, pas besoin de simulation complexe, dette auprès de la BC = monnaie INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Par ailleurs, l'intérêt n'est plus justifié en terme de loyer, à savoir louer l'usufruit d'un bien à autrui, puisque la monnaie est créée ex-nihilo, Par ailleurs, souvent à tort, les banques assimilent le fait de recevoir des intérêts afin de se couvrir des risques. Notez cependant que la grande majorité des emprunts contractés sont assortis d'assurances en tout genre : beau double emploi que voila.Par contre, je reste fidèle à l'idée de Frédéric Lordon, le prix est largement plus pratique qu'une limitation quantitative afin de ne pas abuser de la planche à billets. D'ailleurs, dans une limitation purement quantitative, on pourra être rapidement choqué de ne pas recevoir de fonds car ils ont été alloués à d'autre projet, ce qui aujourd'hui (du moins avant la crise) ne se produisait pas. Tout dépendait de la qualité de votre projet au yeux de la banque.
#819 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7376" \l "p7376" 10-07-2009 09:57:58
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@ Zolko :Bonjour.
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7351" \l "p7351" Vous dites : "La tranche de viande pousse toute seule, pas la monnaie."
Moi, j'aurais dit précisément le contraire : la tranche de viande a demandé un travail considérable (dans quel pays vivez-vous, Zolko, où la viande "pousse toute seule" ? INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET ), alors que la création monétaire n'en demande aucun (une simple ligne d'écriture crée sans effort des milliards d'unités monétaires tout à fait opérationnelles).Vous n'avez donc pas répondu à mon objection : pourquoi faudrait-il que les euros utilisés pour payer un intérêt soient créés spécifiquement, alors que les euros pour payer ma viande chez le boucher n'ont pas besoin d'être créés spécifiquement ? La différence de nature de l'objet échangé que vous soulignez entre les opérations que je rapproche (entre le service crédit que rémunèrent les intérêts et la "richesse" viande payé par son prix versé au boucher), cette différence est sans portée ici, puisque les services sont des richesses, tout autant que les biens matériels, et que ce que je pointe, c'est la prétendue obligation de créer la monnaie spécifique qui servira à payer les intérêts (alors qu'on n'exige évidemment rien de tel pour les autres échanges).Vous dites ensuite : "l'une est créée par Dieu"
alors que, pour moi, Dieu est une hypothèse inutile. Passons.C'est surtout plus loin que vous n'intégrez pas mon objection (que la monnaie sert plusieurs fois) : vous dites :
Prenons le cas suivant: aucune monnaie ne pré-existe, Monsieur A prend un crédit de 100 sur 10 ans auprès de la banque B à qui il doit payer 10% d'intérêts au total. Supposons 10 mensualités annuités identiques, de 10+1. Comme il vient de récupérer 100 sur son compte en banque, il peut, pendant quelques années, rembourser une partie du principal et une partie des intérêts, avec l'argent ainsi créé. Au bout de 9 ans, il a remboursé 99 (9*10 + 9*1), il lui en reste donc 1 dans la poche. La banque B a détruit 90 (le principal) et réinjecté 9 (les intérêts), il reste donc 10 en circulation (9+1). Or, le dernier remboursement ferait 11 ! D'où viendra la monnaie 1 qui manque ?
Je répète : chaque unité monétaire peut servir et resservir plusieurs fois. Autrement dit, il n'est nullement nécessaire de créer toutes les unités monétaires échangées : il suffit d'en créer une (petite) partie ; la circulation monétaire fait le reste.À votre question clef (bloquante, selon vous) "D'où viendra la monnaie ?", il est donc facile de répondre (il me semble) : "elle viendra de n'importe quel porte-monnaie, celui du débiteur en l'occurrence".Je rappelle au passage que ce porte-monnaie est grassement garni de tous les billets du profit que l'investissement a permis (nouvelles richesses que l'emprunteur a pu s'approprier grâce au crédit). C'est dans le matelas de sa fortune personnelle que le débiteur puisera de quoi payer les intérêts (il renoncera pour cela à d'autres dépenses) : pas besoin de création monétaire supplémentaire pour que le système des intérêts fonctionne (c'est du vol, un revenu sans juste cause, mais c'est possible).Je répète que nous sommes d'accord pour conchier les intérêts, ce qui est l'essentiel, mais il me semble que cet argument-là (celui qui dit contre les intérêts que "le mécanisme même des intérêts pousse vicieusement à une création monétaire infinie") n'est pas fondé et qu'il affaiblit du même coup tout notre argumentaire (qui trouve toute sa force ailleurs) : or, un seul argument infondé permettra à nos adversaires de nous discréditer, en montant cette erreur en épingle pour disqualifier toute notre réflexion.C'est pour protéger notre petite communauté (de citoyens en lutte contre les saigneurs de la création monétaire) de ce risque de discrédit que je cherche une vraie démonstration sur ce point.Je reste évidemment prêt à changer d'avis, mais je n'ai encore jamais lu un raisonnement convaincant en la matière.Étienne.
#820 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7377" \l "p7377" 10-07-2009 10:21:02
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@ÉtienneJe pense que tu peux faire tourner la monnaie aussi vite que tu veux tu changeras les flux mais pas les stocks nécessaires.Essaye de reprendre l'exemple arithmétique de Zolko en y intégrant des échanges plus rapides entre le banquier et l'emprunteur: je pense bien qu'il n'y aura aucune augmentation vituelle.Mais bon, je puis encore me tromper... AmitiésAJ
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#821 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7378" \l "p7378" 10-07-2009 10:30:08
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@ÉtienneSTP balance ton message 7376 sur la liste monnaie .. le débat sera sans doute intéressant INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET AmitiésAJ
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#822 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7379" \l "p7379" 10-07-2009 11:14:36
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@ AJHSalut vieille branche,Dis-moi, si le même stock peut servir à alimenter (rendre possible) plusieurs flux, il paraît erroné de faire comme si le stock était limité, comme si la somme des échanges devait être égale à la somme des unités monétaires en circulation, non ?
#823 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7380" \l "p7380" 10-07-2009 14:15:05
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Étienne a écrit:
C'est surtout plus loin que vous n'intégrez pas mon objection (que la monnaie sert plusieurs fois) :
C'est parceque vous avez coupé la démonstration trop tôt:
Zolko a écrit:
Prenons le cas suivant: aucune monnaie ne pré-existe (...) D'où viendra la monnaie 1 qui manque ? C'est impossible, donc les hypothèses de départ sont fausses (...). Soit il existait de la monnaie initialement, soit de le monnaie a du être créé pendant la durée du crédit.
Étienne a écrit:
À votre question clef (bloquante, selon vous) "D'où viendra la monnaie ?", il est donc facile de répondre (il me semble) : "elle viendra de n'importe quel porte-monnaie, celui du débiteur en l'occurrence".
Ben non, puisque seulement 100 ont été créés, 90 détruits donc 10 existants, mais 11 nécessaires. Une quantité comptable "monnaie", en quantité "1", manque.
Zolko a écrit:
La tranche de viande pousse toute seule, pas la monnaie."
Étienne a écrit:
la tranche de viande a demandé un travail considérable (...) alors que la création monétaire n'en demande aucun (une simple ligne d'écriture ...)
Eh oui, comme vous dites, "une simple ligne d'écriture". C'est pas "aucun". Je pense que c'est là que nous divergeons fondamentalement: je considère la monnaie comme une science relevant des mathématiques, donc une science exacte, tandis que vous semblez interpréter la notion de monnaie sur un plan politique ("grassement garni de tous les billets du profit", "c'est du vol"). C'est pas un reproche, il faut de tout pour faire un monde.
Étienne a écrit:
cet argument-là (...) n'est pas fondé et qu'il affaiblit du même coup tout notre argumentaire
Ce "tout notre argumentaire" m'a échappé. C'est encore l'article 104 du Traité de Maastricht ?
#824 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7381" \l "p7381" 10-07-2009 16:25:54
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En résumé, il est mathématiquement impossible pour un système monétaire de rester stable si des intérêts peuvent-être perçus sur de l'argent créé à travers des réserves fractionnaires. Je ne sais pas si politiquement cela est intéressant, mais mathématiquement ce n'est pas possible. Quelle-que soit la destination des intérêts perçus.
#825 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7382" \l "p7382" 10-07-2009 16:36:17
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Zolko, Vous ne tenez pas compte de l'objection : vous traitez à part le paiement des intérêts (alors que la même monnaie sert aussi à payer bien d'autres créances : on a besoin de bien plus que le 1 qui manque), et vous ne répondez pas à ce qui rend possible (à mes yeux) ce qui vous paraît impossible : le même paquet de 10 euros restants peut rendre possible 100 euros (ou plus !) d'échanges, dont le paiement des intérêts ! Pour justifier un abus de pouvoir, un revenu sans cause, ce que j'appelle sans fard un vol, vous convoquez le lieu commun : "Il faut de tout pour faire un monde"... Vraiment ? Même des bourreaux qui torturent ? "Il faut" ? Vraiment ? Je ne suis pas d'accord. Avec un tel principe, il faudrait tout accepter ; j'y retrouve la pédagogie de la résignation de nos maîtres.Ceci dit, je reconnais que j'aurais dû, à la relecture, retirer quelques adjectifs inutiles : sur le fond, je soulignais et vous n'avez pas répondu que le crédit a permis un investissement et la création de nouvelles richesses, bien au-delà du montant des intérêts ; cet afflux de monnaie chez l'emprunteur rend possible sans faute de logique le paiement des intérêts avec la monnaie déjà en circulation qui reflue à lui par le mécanisme (extérieur à celui de la création monétaire, mais à intégrer quand même pour comprendre d'où il sort les signes monétaires dont il a besoin) du profit sur investissement. Une science exacte... Hum... alors qu'on n'arrive même pas à définir les termes employés pour raisonner. Ce serait bien, mais on en est loin. Quand on lit Allais, on s'en rapproche, mais c'est, pour nous, relativement inaccessible (les milliers de pages de formules complexes du traité sur la dynamique monétaire, par exemple, sont inintelligibles pour le commun des mortels). Et quand bien même on y arriverait, ça ne retirerait rien à l'aspect politique de l'affaire. Sur le plan comptable (à mon avis, c'est effectivement la meilleure approche, plus modeste mais efficace, pour comprendre comment fonctionne la monnaie), le système actuel fonctionne au quart de poil : les intérêts ne font PAS partie de l'opération création/destruction monétaire (qui est retracée au Bilan) : ils sont en dehors, dans les comptes de Résultat (de la banque et de l'emprunteur), au même titre que et en plus de tous les autres paiements pour services. Je crois donc que c'est une erreur conceptuelle de lier ainsi le mécanisme (effectivement contestable par ailleurs) des intérêts avec le problème du manque de monnaie et de l'inflation permanente du crédit (inflation des crédits qui a, je crois, d'autres raisons bien plus crédibles, et notamment que ne circule plus que de la monnaie dette (qu'il faudra, par construction, détruire et donc remplacer, par de nouvelles créations, de nouveaux crédits) et que les capitalistes prélèvent trop sur la valeur ajoutée, distribuent trop peu de salaires et ne peuvent donc vendre leurs produits qu'en prêtant toujours davantage, jusqu'à la prochaine crise). Je trouve que l'explication de l'inflation des crédits par les intérêts à financer forcément par une création monétaire complémentaire ne tient pas la route. Mais je continue à tendre l'oreille. Quand je dis "tout notre argumentaire", je fais référence au présent fil de forum, depuis le début, mais aussi aux deux billets du blog HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2007/05/01/72-non-ce-n-est-pas-trop-cher-le-financement-des-besoins-collectifs-est-rendu-sciemment-ruineux" Non, ce n'est pas "trop cher" : le financement des besoins collectifs est rendu sciemment ruineux par un sabordage monétaire étonnant et HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2008/05/16/94-la-dette-publique-est-une-affaire-tres-rentable-mais-pour-qui" La dette publique est une affaire très rentable, mais pour qui ?, et bien sûr au livre d'André-Jacques et Philippe. Et si vous ne voyez pas l'enjeu fondamentalement politique de la monnaie, c'est que quelque chose de décisif vous a échappé. Volontairement ou pas, réduire ce débat politique central à une discussion technique mathématique (entre experts ?) est un leurre, stricto sensu. Étienne.
#826 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7383" \l "p7383" 10-07-2009 16:38:04
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
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Je ne vois aucune impossibilité mathématique à prélever des sommes sur les richesses créées par le mécanisme de l'investissement, lui-même financé par le crédit/création monétaire.
#827 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7384" \l "p7384" 10-07-2009 17:03:42
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@ Tzecoatl (n°7373) :
Endettement de l'eurozone auprès des banques: 15400 milliards d'eurosM3 : 9000 milliards d'eurosM0 (monnaie permanente) : 740 milliards d'euros
Les 9 000 milliards sont compris dans les 15 400 milliards ou pas ?Vous avez une source pour ce chiffre de 15 400 G¬ ?Merci d'avance.
#828 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7387" \l "p7387" 10-07-2009 18:43:23
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Étienne a écrit:
@ AJHSalut vieille branche,Dis-moi, si le même stock peut servir à alimenter (rendre possible) plusieurs flux, il paraît erroné de faire comme si le stock était limité, comme si la somme des échanges devait être égale à la somme des unités monétaires en circulation, non ?
ÉtienneJe reste dans l'idée que la démonstration de Zolko est la bonne, parce qu'il me semble que tu confonds monnaie (quantité) et richesse.Oui une augmentation de la vitesse de rotation de la monnaie permet plus de richesse, mais non, la vitesse de rotation ne permet pas d'augmenter la quantité de monnaie.Essayons de reprendre à partir d'un monde sans aucune monnaie. Le banquier te prête 100 à 10% . Il ne te demande pas de rembourser le capital, mais seulement de lui payer l'intérêt... qu'il a décidé de garder dans son coffre et de ne pas remettre en circulation (c'est son droit).Bien évidemment au bout de 10 ans, tu n'auras plus un centime (quelle que soit la vitesse de rotation de la monnaie), le banquier aura 100 (c'est bien à lui) et tu lui devras 100. Seule solution pour rembourser ta dette, puisqu'il est le seul fournisseur de monnaie, c'est de lui emprunter 100 à nouveau, ce qui fait monter la masse monétaire à 200. Tout ça, c'est presque plus facile à imaginer avec de la monnaie fiduciaire, et c'est le fond même de l'histoire de Louis Even (l'ile des naufragés).AmitiésAJEDIT: le payement des intérêts n'est pas un échange dans ton exemple... tu n'échanges pas de la monnaie contre de la monnaie. (quand tu écris "le même paquet de 10 euros restants peut rendre possible 100 euros (ou plus !) d'échanges, dont le paiement des intérêts ! " )
Dernière modification par AJH (10-07-2009 18:47:12)
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AJH a écrit:
Étienne (...) il me semble que tu confonds monnaie (quantité) et richesse.
Je le pense aussi. Etienne n'a pas lu HYPERLINK "http://www.front-plan-c.eu/Forum/viewtopic.php?f=17&t=55&sid=1fdf4bd9cb669bff91e6a44e622e92c6" \l "p381" fraude pyramidale:
Un premier malentendu doit être dissipé tout d'abord: cet intérêt Y n'est pas la richesse créée par l'investissement qu'a permis le prêt, puisqu'on parle ici de monnaie - une quantité comptable - et pas de richesse - une grandeur physique. Pour comprendre ce malentendu fréquent, prenons l'exemple d'un emprunt pour faire pousser des tomates : les tomates qui ont poussé sont de la richesse créée mais on ne peut pas rembourser la banque avec elles (quoi-que, quelques tomates bien mures... mais on digresse). Pour rembourser le prêt, il faudra échanger la richesse physique que sont les tomates contre de l'argent comptable, qui lui pourra servir à rembourser la banque, mais l'argent ainsi récupéré avait déjà été créée auparavant, indépendamment des tomates qu'on a fait pousser. D'ailleurs, si une sècheresse empêche les tomates de pousser il faudra quand-même payer les intérêts à la banque. La quantité de monnaie Y réclamée par la banque n'a aucun rapport avec les tomates, elle n'a pas été créé en même temps que les tomates.
Étienne a écrit:
Et si vous ne voyez pas l'enjeu fondamentalement politique de la monnaie, c'est que quelque chose de décisif vous a échappé.
Il faut un système monétaire à la fois cohérent du point de vue comptable ET socialement juste/équitable. Essayer de bricoler un système instable mais politiquement correct n'est pas, pour moi, le chemin à prendre.
Dernière modification par Zolko (10-07-2009 19:09:10)
#830 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7389" \l "p7389" 10-07-2009 19:41:07
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sam17 a écrit:
@ Tzecoatl (n°7373) :
Endettement de l'eurozone auprès des banques: 15400 milliards d'eurosM3 : 9000 milliards d'eurosM0 (monnaie permanente) : 740 milliards d'euros
Les 9 000 milliards sont compris dans les 15 400 milliards ou pas ?Vous avez une source pour ce chiffre de 15 400 G¬ ?Merci d'avance.
Salut SamJ'ai un montant équivalent ici : HYPERLINK "http://monnaie.wikispaces.com/Contreparties+de+la+monnaie" http://monnaie.wikispaces.com/Contrepar & la+monnaie(oui, les 9000 milliards sont inclus...)AmitiésAJ
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#831 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7390" \l "p7390" 10-07-2009 20:11:52
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Salut les amis,Non, je ne confonds pas du tout monnaie et richesse (ce serait le comble), mais, considérant que la monnaie sert au fond à solder des échanges de richesses et constatant qu'un même signe sert à échanger plusieurs fois des richesses différentes (Cf. la parabole de la Dame de Condé), je ne confonds pas monnaie en circulation (stock total de signes monétaires existants) et monnaie disponible pour les échanges (qui est un chiffre plus important : stock précédent * taux de rotation). Et, précisément, quand il s'agit de solder l'échange intitulé "intérêts du crédit", je ne m'en tiens pas seulement à la monnaie comptablement créée (comme si chaque unité monétaire n'était utilisée qu'une seule fois, ce qui est, je crois, votre erreur), mais plutôt à la monnaie réellement utilisable pour les échanges (en comptant sur la rotation pour solder plus d'échanges de richesses que ce que la masse monétaire aurait pu laisser espérer).Dond, André-Jacques, cher ami, quand tu dis "(...) mais non, la vitesse de rotation ne permet pas d'augmenter la quantité de monnaie", je crois que tu te trompes : si, la vitesse de rotation permet d'augmenter la quantité de monnaie utilisée (disponible) dans les échanges.J'ai envie de relier à notre controverse un autre distingo de la même famille, une autre distinction qui conduit, me semble-t-il, à se tenir à distance de l'indicateur "masse monétaire" : pour mesurer la monnaie disponible pour les échanges (j'aime la comparer au sang qui , dans un organisme, permet lui aussi tous les échanges nécessaires à la vie), il faut retirer la monnaie thésaurisée, retirée du circuit par précaution par des écureuils prudents qui, sans le savoir, asphyxient le système si personne ne procède à une création compensatrice. Ce que je veux dire là, c'est que, là aussi, ce serait une erreur conceptuelle de s'en tenir à la monnaie comptablement créée pour représenter la monnaie disponible pour les échanges de richesses. Et en mettant de côté mes jugements de valeur sur les intérêts, j'analyse leur paiement comme le solde d'un échange de richesses (puisque les services sont bien des richesses immatérielles) : de mon point de vue, il n'est nul besoin de créer spécifiquement les signes monétaires qui seront effectivement utilisés pour les payer.Étienne.PS : AJ, quand tu dis "le paiement des intérêts n'est pas un échange dans ton exemple... tu n'échanges pas de la monnaie contre de la monnaie", c'est une autre erreur, je crois : le paiement des intérêts est bel et bien le solde d'un échange : avec les intérêts, on paie (infiniment trop cher, d'accord, mais c'est une autre affaire) le (prétendu) service que fournit la banque en rendant possible ce qui ne l'était pas sans son action. Pourquoi est-ce qu'on n'échangerait pas "de la monnaie-tout-de-suite" contre de la monnaie-plus-tard ? C'est bien la monnaie du capital prêté tout de suite qu'on paie avec la monnaie des intérêts, c'est un service qu'on paie.Non ?
#832 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7391" \l "p7391" 10-07-2009 20:34:52
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Étienne... si tu arrives à faire une simple démonstration arithmétique de ce que tu avances, je suis prêt à reconsidérer ma position.Mais aucun de tes arguments n'explique quoi que ce soit contrairement à la petite et simple démonstration de Zolko.Tu ne vas pas pouvoir longtemps ET payer des intérêts ET maintenir l'échange de biens réels... à mon avis. AmitiésAJ
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#833 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7392" \l "p7392" 10-07-2009 20:38:43
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Mais l'exemple chiffré de la Dame de Condé est précisément cette démonstration, non ? Avec une unité monétaire créée, avec un euro créé, on paie des tas de services et de biens, parmi lesquels l'intérêt, pourquoi pas ?Pourquoi ne pas appliquer ce principe aux intérêts exigés par le banquier ? Pourquoi faudrait-il que ces euros-là, ceux qui paient l'intérêt, aient été créées spécifiquement ?Est-ce qu'on est d'accord avec ce fait qu'il n'est pas utile de créer spécifiquement toutes les unités monétaires utilisées dans les échanges réels (puisque les mêmes signes peuvent servir plusieurs fois, il suffit d'en créer moins pour que tout marche bien) ?Et si oui, pourquoi imposer aux vulgaires intérêts qui ne sont qu'un vol de plus de la part de voleurs professionnels un régime spécial ?Étienne.PS (11 juillet, 6h) : il me semble que la thèse que défendent ici Zolko, AJH (et quelques autres) vient en plus de tout le reste : pour résumer, "l'intérêt exigé des banques à l'occasion de la création monétaire n'est pas légitime et il constitue pour la société une charge ruineuse et non nécessaire, et en plus, il condamne les hommes, mathématiquement, à emprunter toujours plus, pour payer les intérêts dont la monnaie n'a pas été créée au moment de l'octroi du crédit".Dire qu'on n'a pas créé assez de monnaie pour payer ceci ou cela, c'est confondre les ressources et les emplois, c'est confondre la monnaie et ce qu'on en fait, c'est négliger le fait que chaque unité monétaire créée peut servir des dizaines de fois, c'est ne pas tenir compte de la rotation de la monnaie. Et les banquiers méritent suffisamment de justes procès pour qu'on ne leur fasse pas de mauvais procès, car ces mauvais procès pourront leur servir de ligne de défense : "vous voyez, pourront dire les banquiers, nos adversaires inventent même des fléaux qui n'existent pas, et s'ils exagèrent là, c'est bien la preuve qu'ils exagèrent... Et qui vous dit qu'ils n'exagèrent pas tout ?!", pourront-ils argumenter pour échapper à toute sanction.Je crois que nous nous affaiblissons globalement notre critique en retenant des reproches sans fondement solide.
#834 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7394" \l "p7394" 11-07-2009 07:02:33
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Cher André-Jacques,Je crois avoir trouvé. Dans HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7387" \l "p7387" ton message 7387, tu dis : "Bien évidemment au bout de 10 ans, tu n'auras plus un centime (quelle que soit la vitesse de rotation de la monnaie),"Tu fais ici, et c'est à la fois correct et utile pour comprendre, comme si les hommes n'étaient qu'un, comme si la société ayant besoin de monnaie était une, face à la banque qui produit la monnaie pour la société. Je suis d'accord avec cette simplification, mais il faut admettre qu'un euro créé sert plusieurs fois au sein de l'organisme simplifié que tu proposes de considérer.Et en relisant ce fragment, je comprends (je crois comprendre) le raisonnement que tu tiens (et ce qui lui manque) : "regardez, dis-tu, si on regroupe intellectuellement tous les hommes à la société qu'ils composent (pour gommer la difficulté de la complexité des échanges infiniment croisés et recroisés), on voit bien qu'à la fin du processus, quand on a tout remboursé, quand on a détruit toute la monnaie-dette, il ne reste rien, et donc on ne peut pas payer les intérêts."Mais André-Jacques, c'est négliger tout ce qu'on a pu faire avec cet argent pendant la période où la monnaie existait, c'est confondre ressources (les signes monétaires créés) et emplois (les échanges rendus possibles par les signes en question) : en effet, les 100 euros prêtés n'ont pas été qu'une existence comptable dans des Bilans (stock, photo de richesse), ils ont aussi été (et plusieurs fois !) des existences comptables dans des Résultats (flux, film d'enrichissement), ces 100 euros prêtés au départ ont permis de solder 1 000 ou 2 000 euros d'échanges pendant les 10 ans du plan de remboursement (voir l'apologue de la Dame de Condé), et pas seulement pour l'emprunteur, d'ailleurs : toutes sortes d'acteurs ont pu échanger grâce à ces 100 euros créés, avant qu'ils ne soient finalement détruits.Et parmi ces milliers d'échanges soldés par une seule poignée d'euros, les intérêts ne sont qu'une goutte d'eau qui n'a nul besoin d'une création monétaire spécifique, il me semble.Est-ce que c'est ça, le coeur du malentendu ? Quand tu dis, au bout de 10 ans, tu n'as plus un centime, tu oublies que les 100 euros de départ ont servi et resservi avant de disparaître ; tu négliges que, pendant que ces euros sortaient de mon porte-monnaie pour investir, d'autres euros (créés de la même façon ailleurs, mais utilisables plusieurs fois également) revenaient dans mon porte-monnaie, souvent en plus grand nombre, en me permettant d'assumer toutes sortes de charges bien supérieures aux 100 euros prêtés au départ, charges (emplois) parmi lesquelles les intérêts ne sont qu'un petit fragment.Fraternellement.Étienne.
#835 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7395" \l "p7395" 11-07-2009 08:51:22
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Étienne a écrit:
Mais l'exemple chiffré de la Dame de Condé est précisément cette démonstration, non ? .
Ami,Que se serait-il passé si la Dame de Condé avait réclamé 10% d'intérêt sur la monnaie mise en circulation par elle dans le village?Puisqu'il n'y avait pas de monnaie "supplémentaire", chacun des intervenants dans le village aurait dû en échange lui fournir une contre valeur en richesse réelle (réparer sa voiture, un gâteau, etc)...Et si elle avait dit "je ne veux pas de vos richesses réelles, je veux de la monnaie, et comme vous n'en avez pas, je peux vous la prêter au taux de 10% par jour !"... Non Étienne, je maintiens : d'une manière ou d'une autre, le banquier étant le seul fournisseur de monnaie, il va bien falloir (même si tu augmentes la vitesse de rotation) qu'il augmente la masse monétaire pour lui payer "son" intérêt... ou qu'il transforme cette dette en se servant sur des richesses réelles.Mais ceci dit je vais lire attentivement ton argumentaire de ton message de ce matin..AmitiésAJPS: n'utilise pas des phrases comme celles là stp " Je crois que nous nous affaiblissons globalement notre critique en retenant des reproches sans fondement solide. " Il n'y a aucun reproche pour le moment, simplement une tentative d'explication de l'une et l'autre "thèse"...
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#836 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7396" \l "p7396" 11-07-2009 09:24:26
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Cher AJH,Tu me demandes : "Que se serait-il passé si la Dame de Condé avait réclamé 10% d'intérêt sur la monnaie mise en circulation par elle dans le village ?"Je te réponds : chacun aurait alors diminué sa dépense (un gâteau plus petit, un coupe de cheveux plus rare, un paiement complet plus tard, etc.) pour pouvoir payer au banquier l'intérêt illégitime qu'il ne peut imposer que grâce à sa situation de monopole exorbitant, légal mais illégitime. Mais ce vol-là est un vol de plus, pas davantage. Il y a bien d'autres causes de mésusage de la monnaie du fait de prédateurs qui en volent tant qu'ils peuvent aux acteurs sans défense. Le paiement des intérêts est en dehors du processus de création /destruction monétaire (stocks) : il appartient aux processus d'utilisation de la monnaie (flux), entre la création et la destruction (pendant que la monnaie existe). Il ne faut pas faire comme si chaque unité monétaire ne servait qu'une fois, car cela reviendrait à limiter inutilement les flux au stock.Étienne.____________________Plus le diable en a, plus le diable en veut (proverbe guadeloupéen)
#837 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7397" \l "p7397" 11-07-2009 09:52:07
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Cher André-Jacques, je te relis soigneusement, et je commente encore un peu :
Tu m'as dit d'abord ( HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7377" \l "p7377" message 7377) :@ÉtienneJe pense que tu peux faire tourner la monnaie aussi vite que tu veux, tu changeras les flux mais pas les stocks nécessaires.
Absolument. Et alors ? Si on change les flux (sans changer les stocks, nous sommes d'accord), c'est juste ce dont on a besoin pour payer les intérêts, qui ne sont qu'un échange parmi d'autres (appauvrissant les uns et enrichissant les autres). Le paiement des intérêts est un flux. À bien distinguer de la création/destruction du stock de monnaie.
Tu m'as dit ensuite ( HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7377" \l "p7377" message 7377) :Essaye de reprendre l'exemple arithmétique de Zolko en y intégrant des échanges plus rapides entre le banquier et l'emprunteur : je pense bien qu'il n'y aura aucune augmentation virtuelle.Mais bon, je puis encore me tromper... AmitiésAJ
Attention : la rotation à laquelle je pense n'est pas du tout entre le banquier et l'emprunteur, mais entre l'emprunteur et le reste de l'économie : c'est du reste de l'activité économique que vient le surplus qui permet de payer bien plus que le capital emprunté : donc, les intérêts, mais bien plus encore (sinon l'emprunt n'aurait aucun avantage et personne n'emprunterait).Merci d'exister INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
#838 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7398" \l "p7398" 11-07-2009 10:19:05
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Je dois reconnaitre que Etienne a raison, dans le contexte de l'eurozone, et cela pour deux raisons essentielles :- 8% de la masse monétaire est fiduciaire, donc permanente (soit 740 milliards d'euros) ;- tout les emprunts réclament les intérêts avant (ils ne sont donc pas détruits par la banque) et le capital à la fin ; dès lors même dans une situation de l'île des naufragés, et dans celui de Zolko, il est possible mathématiquement (sauf l'intérêt de la dernière mensualité, ce qu'il met bien en évidence, mais à considérer un système sans monnaie permanente, ce qui n'est jamais le cas à ma connaissance) d'effectivement rembourser tout l'emprunt.Mais cela implique :- que les banques s'accaparent tout au long d'un emprunt énormément d'argent, soit d'après les chiffres sus-cités 50% en plus de la monnaie émise ;- que les banques redépensent l'intégralité de ces masses d'intérêt afin de permettre à leurs débiteurs de conserver leur solvabilité ;Bref, si logiquement Etienne a raison, il n'empêche que c'est un stress énorme sur notre système économique, qui en laisse plus d'un sur le carreau. Ou comment ponctionner un système en évitant des accusations trop lourdes, je dois avouer.@Sam17 : je dirais que ce sont tout simplement les chiffres de la BCE (source : HYPERLINK "http://www.banque-france.fr/fr/eurosys/telechar/bce/bulletins/bm072009.pdf" http://www.banque-france.fr/fr/eurosys/
072009.pdf)Page 114 : - créances sur les administrations publiques à mai 2009 : 2 722,8- créances sur les autres résidents de la zone euro à mai 2009 : 13 018,6- Total : 15 791,4Je dois avouer que je ne comprends pas pourquoi dans son bilan équilibré de banque centrale, nous avons : masse monétaire = dette - engagement financier à long termeÇa me semble comparable à choux = carottes - navets (notamment du fait que les engagements financiers à long terme comporte beaucoup de titres de créance), si quelqu'un a une explication comptable, je suis preneur.
Dernière modification par Tzecoatl (11-07-2009 17:55:30)
#839 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7399" \l "p7399" 11-07-2009 11:24:28
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@Tzecoatlje ne pense pas me tromper en disant que sur 15791 milliards de créances (qui sont donc de la monnaie prêtée), si on considère 4% d'intérêts moyens, c'est donc # 630 milliards d'euros d'intérêts qui doivent être versés tous les ans aux banques par les acteurs du système non bancaire (État, Collectivités locales, Entreprises, Ménages).Bien sur, celles ci vont remettre probablement cette monnaie en circulation dans l'économie, mais globalement c'est un transfert de monnaie VERS les banques, issu du capital emprunté s'il n'y a pas de nouvelles création (enfin, c'est toujours mon avis pour le moment INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET ).PS on constate que la vitesse de rotation de la monnaie est sensiblement de 1 ... c'est évidemment une moyenne (certaines quantités sont thésaurisées et ne "bougent" pas, d'autres circulent certainement plus vite.
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#840 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7400" \l "p7400" 11-07-2009 11:31:19
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Étienne a écrit:
c'est du reste de l'activité économique que vient le surplus qui permet de payer bien plus que le capital emprunté : donc, les intérêts, mais bien plus encore (sinon l'emprunt n'aurait aucun avantage et personne n'emprunterait).
L'activité économique n'a jamais créé de monnaie... donc ne permet pas de payer plus que le capital emprunté me semble-t-il.Par contre, les banques monétisent le surplus de production (d'une année sur l'autre) et c'est cette monétisation qui permet de payer les intérêts.Si le "jeu" s'arrêtait, là, maintenant, il n'y aurait pas assez de monnaie (sur l'ensemble des comptes) pour payer le capital et les intérêts dus.Donc, comme les banques (y compris centrales) sont les seules pourvoyeuses de monnaie, il faudrait qu'elles émettent cette monnaie manquante... Mais, elles ne peuvent l'émettre qu'avec de nouvelles contreparties (en actifs) .... or si tout s'arrêtait, cela voudrait dire que "dans l'instant" il n'y aurait pas de nouvelles contreparties possible, puisque plus aucun financement sauf réendettement ...Tu me suis ? INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET
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#841 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7401" \l "p7401" 11-07-2009 12:01:58
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AJH a écrit:
@Tzecoatlje ne pense pas me tromper en disant que sur 15791 milliards de créances (qui sont donc de la monnaie prêtée), si on considère 4% d'intérêts moyens, c'est donc # 630 milliards d'euros d'intérêts qui doivent être versés tous les ans aux banques par les acteurs du système non bancaire (État, Collectivités locales, Entreprises, Ménages).Bien sur, celles ci vont remettre probablement cette monnaie en circulation dans l'économie, mais globalement c'est un transfert de monnaie VERS les banques, issu du capital emprunté s'il n'y a pas de nouvelles création (enfin, c'est toujours mon avis pour le moment INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET ).PS on constate que la vitesse de rotation de la monnaie est sensiblement de 1 ... c'est évidemment une moyenne (certaines quantités sont thésaurisées et ne "bougent" pas, d'autres circulent certainement plus vite.
Oui, je ne dis pas le contraire. Pour comparer, les banques s'approprient quasiment toute la monnaie permanente de l'eurozone en un an.D'ailleurs, il me semble assez évident d'affirmer que les facilités extrêmes accordées à notre système bancaire sont un pousse-au-crime, rien que pour elles-même, les incitant à un ubris inconsidéré dans des opérations aventureuses qui, on le constate actuellement, finissent mal. Il est regrettable de constater également que nos hommes politiques ne font que renforcer cet état de fait en couvrant leurs excès.
Si le "jeu" s'arrêtait, là, maintenant, il n'y aurait pas assez de monnaie (sur l'ensemble des comptes) pour payer le capital et les intérêts dus.
Oui, mais si le jeu s'arrête en trois temps, le premier temps on paye tout les intérêts, le second temps, la banque dépense tout cet argent en consommant (ce qui réalimente l'économie réelle du capital des différents principaux des prêts en cours), cela nous laisse suffisamment de monnaie pour rembourser à la fin tout le capital que la banque détruira.
#842 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7402" \l "p7402" 11-07-2009 12:41:25
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"Tu écris " Le monétarisme écosociétal étant par trop intellectualisé (création monétaire lors du travail, destruction lors de la consommation, quid de linvestissement ?)Réponse : il n'y a pas d'investissement... que du travail cumulé avec une création monétaire simultanée."
J'ai bien compris que le "monétarisme écosociétal" est ce qu'il se fait de plus juste en terme de création monétaire. Puisque seul le travail crée de la richesse, il est logique que sa représentation sous forme de valeur, qu'incarne la monnaie, suive ce processus. D'ailleurs, je me demande toujours qui est le génie qui a inventé un système aussi près de la réalité économique.Cependant, il a peu de chances de voir aboutir car les intérêts qu'ils contrecarrent sont par trop énormes, il modifie complètement les piliers actuels.Par ailleurs, si je fais construire une maison, les maçons et autres étant payés par de la création monétaire, puisqu'il n'y a pas de consommation du bien (et donc pas de destruction monétaire afférante, ce que j'appelle l'investissement), n'y aurait-il pas trop de monnaie permanente (adossé à un produit permanent de travail) trop conséquent ?
#843 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7404" \l "p7404" 11-07-2009 17:48:33
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@TzecoatlPour t'éviter un détour (et une recherche) sur le site wiki.societal, voici ce que nous avions pondu ( HYPERLINK "http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Ecosocietalisme5" http://wiki.societal.org/tiki-index.php
ietalisme5 )
5.3. Le créditLe principe général veut qu'il n'y ait plus de "propriété privée " mais richesse collective. Cette richesse collective est pour nous celle de la terre, de l'air, de l'eau, du sous-sol, de la monnaie, des outils de production. La propriété de la résidence de famille, aussi bien que des biens de consommation sont "privés" : d'ailleurs l'accès à une meilleure "qualité de vie" est une motivation à trouver et à fournir une activité mieux rémunérée (donc plus sociétale).L'une de ces familles peut avoir besoin ou envie d'accéder au crédit pour, par exemple, faire construire une résidence principale. Dans l'écosociétalisme, puisque qu'il n'y a plus d'intérêts sur les prêts et mieux, plus de "capital" à prêter, comment ce problème peut-il se résoudre?N'oublions pas que chaque unité monétaire doit être détruite après son utilisation finale. Chaque unité monétaire correspond qui plus est à une part d'activité, une "production". .. y compris la production d'une habitation...N'oublions pas non plus que toute la "chaîne de production" qui abouti à la construction (matériaux, transformation, transport, construction proprement dite) ne sera pas payée par l'accédant à la propriété mais par la collectivité. Néanmoins, cet accédant se doit de rembourser la collectivité.Prenons le cas de la famille 2 qui dispose d'un total de 5100 euros par mois et souhaite utiliser 1500 euros en remboursements mensuels pour son achat dont le temps de fabrication cumulé représentent des Rémunérations d'Activité cumulés plus "C.E.S." (Sociétaxe) de 200000 euros. N'oublions pas que les matériaux nécessaires à la construction et l'équipement ont eux même une valeur qui est le cumul des Rémunérations des différents intervenants nécessaires pour l'extraction, la transformation, le transport, le stockage, etc , augmenté, puisqu'il s'agit de consommation finale, de la seule Contribution "C.E.S." (Sociétaxe).Cette famille décide de payer sur 10 ans, ce qui représente 20000 euros par an, ce qui est raisonnable compte tenu de ses Rémunérations cumulées de 61200 euros par an.Il n'y a aucun intérêt évidemment. "On" ne lui prête pas d'argent dans la réalité, "on" lui autorise seulement l'accession à la propriété à crédit. Ce "on" est l'Institut d'Emission Monétaire ou sa succursale locale.La collectivité va lui autoriser cette transaction en émettant une quantité de monnaie supplémentaire de 200000 euros qu'elle va devoir récupérer de cette famille, puis la détruire au cours des 10 ans à raison du 1/10° par an.Plusieurs cas peuvent se présenter:- la famille peut voir ses revenus diminuer et se retrouve dans l'incapacité de rembourser: on peut parer à ce risque par une "assurance mutuelle", comme c'est d'ailleurs le cas actuellement.- la famille désire revendre. C'est l'acheteur qui reprendra le solde de la dette (comptant ou à crédit). Nous verrons cela dans la page suivante qui soulève la question du prix des terrains constructibles et de la transmission successorale.
Les maçons et autres vont consommer leur revenu d'activité lors de la destruction de monnaie correspondant à différents "achats". D'autre part la régulation de la quantité de monnaie est permanente. La page HYPERLINK "http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=EcoMonetarisme2" http://wiki.societal.org/tiki-index.php
netarisme2 répondrait-elle à tes questions ?
Dernière modification par AJH (11-07-2009 17:49:33)
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#844 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7406" \l "p7406" 11-07-2009 18:03:14
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Étienne a écrit:
Mais l'exemple chiffré de la Dame de Condé est précisément cette démonstration, non ?
C'est vrai. 0% d'intérêts, et ça marche. Vous êtes donc d'accord avec nous ?
Pourquoi faudrait-il que ces euros-là, ceux qui paient l'intérêt, aient été créées spécifiquement ?
pas "spécifiquement", mais "aussi".
Est-ce qu'on est d'accord avec ce fait qu'il n'est pas utile de créer spécifiquement toutes les unités monétaires utilisées dans les échanges réels (puisque les mêmes signes peuvent servir plusieurs fois, il suffit d'en créer moins pour que tout marche bien) ?
euhhh...j'ai pas compris... démonstration chiffrée SVP.
AJH a écrit:
L'activité économique n'a jamais créé de monnaie...
Etienne, tant que vous n'aurez pas compris ça, ou démontré le contraire, la discussion n'avancera pas.
Tzecoatl a écrit:
Bref, si logiquement Etienne a raison, il n'empêche que c'est un stress énorme sur notre système économique, qui en laisse plus d'un sur le carreau.
Le système actuel n'est pas seulement injuste, il est aussi instable: même les banquiers vont se retrouver sur le carreau, c'est ça que vous devez comprendre. Le système monétaire est entrain de s'effondrer sous nos yeux, bon sang ! L'argent est créé par la dette, les gens ne veulent plus s'endetter, donc les banques ont fait appel à leurs copains les hommes politiques pour les endetter de force (à travers l'Etat), mais ça non plus ça ne peut pas durer, et donc TOUT le système monétaire va s'effondrer. Les banquiers avec. Dans la situation actuelle, les banquiers ne sont même plus nos "ennemis" mais bientôt nos "co-naufragés". Le problème monétaire est politique seulement dans le sens que les hommes politiques ne comprennent pas ce qui se passe (ce sont tous des avocats !), ne comprennent pas que le navire coule, et que cela ne sert à rien à s'endetter pour sortir d'une spirale d'endettement. Mais en même temps, c'est pas bien grave au final, car toute la dette accumulée en ce moment ne sera pas remboursée aux banquiers: une révolution - douce ou violente - ou une guerre mondiale remettra le système à plat, un tribunal de Nürnberg jugera les profiteurs criminels, et un nouveau système monétaire émergera.La dette actuelle ne sera pas remboursée, je tiens les paris ici. Dans moins de 5 ans, elle sera effacée, on fera un gros doigt aux banquiers, dont certains râleront et se feront empaler, et les autres se tairont. Qui parie avec moi ?
#845 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7408" \l "p7408" 12-07-2009 00:07:38
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L'activité économique (l'investissement et le travail) permet de (et incite à) augmenter les flux de monnaie et donc la monnaie utilisée, à stock égal.Elle permet donc de financer bien davantage que le remboursement du capital emprunté (y compris des intérêts, s'il le faut), dans la majorité des cas. (Les autres cas sont les investissements ratés, les paris perdus.)Bonsoir,Je suis sorti quelques heures, et en rentrant, j'ai du boulot INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET
AJH a d'abord dit ( HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7400" \l "p7400" message n°7400)L'activité économique n'a jamais créé de monnaie... donc ne permet pas de payer plus que le capital emprunté, me semble-t-il.
.... et Zolko a confirmé ( HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7406" \l "p7406" message n°7406) :
AJH a écrit: L'activité économique n'a jamais créé de monnaie...
Etienne, tant que vous n'aurez pas compris ça, ou démontré le contraire, la discussion n'avancera pas.
Là, je crois que nous sommes sur un point inattendu de la controverse ; un point de désaccord ou un malentendu, vous me le direz.D'abord, je n'ai jamais dit que l'activité économique créait de la monnaie. J'aurais pu le dire, pourtant, dans une certaine mesure, puisque ce sont les idées d'investissement des entrepreneurs qui créent le besoin de financement et finalement une composante importante du crédit et donc... de la création de monnaie. Mais, ce n'est pas du tout ce que je disais en l'occurrence : je parlais à quantité de monnaie constante, effectivement, et je soulignais qu'un investissement permet généralement de rapporter beaucoup plus que ce qu'il a fallu emprunter (on dit alors qu'il est "rentable"), sans quoi personne n'emprunterait. Je l'ai déjà dit, je le répète, et je serais curieux de lire la démonstration du contraire INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Quand AJ dit que l'activité économique ne permet pas de payer plus que le capital emprunté, ça me semble être une énormité, et c'est sans doute un malentendu (qu'il faut dissiper) : à mon sens à moi, l'activité économique crée des droits à unités monétaires, donc des besoins d'unités monétaires, une sorte d'appel d'air, unités qu'on utilise alors 20 fois le même jour s'il le faut, ce qui permet de ne pas augmenter forcément le stock ! (pensez à la dame de Condé, c'est un exemple lumineux), et je le répète, À STOCK ÉGAL (à masse monétaire constante) (*), l'activité économique augmente les flux, donc la monnaie utilisée (pas la monnaie existante, pas le stock, il faut bien me lire, là).AJ, avec toujours le même plaisir, je te suis INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.____________________(*) et il ne faut pas dire que j'ai prétendu que l'activité économique augmentait le stock, car je n'ai pas dit ça du tout : je n'ai parlé que de l'augmentation des flux, et ça fait une sacrée différence, car vous-mêmes ne semblez n'accorder d'importance qu'au stock alors, précisément, que le paiement des intérêts se contenterait d'un simple flux : quelques vieux euros élimés feraient l'affaire du banquier en paiement des intérêts
il ne sera pas regardant sur la façon dont vous les avez gagnés, car ils ont la même valeur que des euros neufs sur son compte de Résultat. Je crois vraiment que les intérêts (comptes de Résultat, pour le prix du service rendu) n'interfèrent pas sur les mécanismes de création et de destruction de la monnaie (comptes de Bilan, pour le service rendu lui-même) : c'est un racket circuit à part.Je dis que l'investissement, le travail, l'activité économique, créent (quasiment TOUJOURS) un surplus (par rapport à l'investissement de départ) qui permet de financer mille dépenses, y compris les intérêts, et tout ça, je le répète, possiblement à stock égal. Dire que l'activité économique ne permet pas de rembourser plus que le capital emprunté n'est pas raisonnable, je trouve.____________Par ailleurs, AJ souligne que le taux moyen de rotation de la monnaie est à 1 depuis des années. Ce pourrait être une bonne objection, mais c'est une moyenne et il suffirait que la moitié de la monnaie soit thésaurisée (c'est peut-être même davantage, selon les époques, non ?) pour que le taux de rotation de la monnaie vraiment utilisée soit de 2, non ? AJ et moi avons cherché ensemble ce qui pouvait expliquer ce taux étonnament faible (il étonne aussi les banquiers, disent-ils), sans trouver pour l'instant de réponse satisfaisante. Il m'est venu aujourd'hui une idée à ce sujet : ce taux de 1 ne pourrait-il pas être la limite asymptotique d'une évolution qui va avec une grande création monétaire (débauche caractéristique des temps actuels) : si on crée énormément de monnaie, les agents n'ont pas besoin d'utiliser plusieurs fois les mêmes signes monétaires, n'est-ce pas ? Et inversement, c'est quand la monnaie se fait rare qu'on est conduit à la faire tourner. Je parle à l'intuition, qu'en pensez-vous ?
#846 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7409" \l "p7409" 12-07-2009 00:45:07
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Zolko a écrit:
Étienne a écrit:
Mais l'exemple chiffré de la Dame de Condé est précisément cette démonstration, non ?
C'est vrai. 0% d'intérêts, et ça marche. Vous êtes donc d'accord avec nous ?
Ça marcherait aussi avec un intérêt : le premier emprunteur s'appauvrirait, on échangerait un peu moins, mais les avantages de la rotation resteraient les mêmes. En quoi, votre remarque est-elle une objection ? Vous savez bien que je condamne (comme vous) l'intérêt ; mais ici, le sujet est différent de la condamnation générale de l'intérêt : il y a un reproche à l'intérêt qui ne tient pas la route, de mon point de vue, (et qui nous décrédibiliserait, il me semble, si nous persistions à le mettre en avant) : on prétend ainsi que l'intérêt nous condamne mécaniquement ("mathématiquement") à emprunter à nouveau pour le financer, ce que je crois mal pensé. Je ne comprends pas la logique de votre objection "0% d'intérêts, et ça marche. Vous êtes donc d'accord avec nous ?", dites-vous. Je sais bien que le crédit fonctionnerait très bien sans intérêt (je ne dis que cela depuis des années), mais ici, c'est hors sujet.
Zolko a écrit:
Est-ce qu'on est d'accord avec ce fait qu'il n'est pas utile de créer spécifiquement toutes les unités monétaires utilisées dans les échanges réels (puisque les mêmes signes peuvent servir plusieurs fois, il suffit d'en créer moins pour que tout marche bien) ?
euhhh...j'ai pas compris... démonstration chiffrée SVP.
C'est exactement ce que montre la parabole de la dame de Condé : 100 euros créés (stock) ==> 1 000 euros d'échanges sodés (flux). Donc, pas besoin de créer 1 000 euros pour échanger pour 1 000 euros de richesses : 100 suffisent (à condition de les mettre dans les bonnes poches ! En fait, c'est ça le vrai sujet : dans quels poches, dans quels revenus, va se placer la monnaie créée ces temps-ci ? Chez de riches thésauriseurs qui enferment et stérilisent la monnaie dans des "parkings monétaires" (thèse originale et séduisante de Jean Bayard) ?, chez de pauvres consommateurs qui, au contraire, la font aussitôt circuler ? Voilà sans doute un point décisif, y compris pour comprendre le taux de rotation de la monnaie.Étienne.
#847 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7410" \l "p7410" 12-07-2009 02:46:47
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=352" Zolko
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Étienne a écrit:
Zolko a écrit:
Étienne a écrit:
Mais l'exemple chiffré de la Dame de Condé est précisément cette démonstration, non ?
C'est vrai. 0% d'intérêts, et ça marche. Vous êtes donc d'accord avec nous ?
Ça marcherait aussi avec un intérêt
J'attends avec impatience la démonstration chiffrée (comptable, mathématique).
#848 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7411" \l "p7411" 12-07-2009 08:36:36
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AJH a écrit:
Cette richesse collective est pour nous celle des outils de production
Tant que l'homme sera l'homme, je ne cautionnerai jamais cela, sauf bien évidemment si c'est unanimement consenti tel dans le cas de SCOP.D'accord, donc dans l'écosociétalisme, s'il s'agit d'un investissement, la création monétaire est classique, sauf qu'elle est sans intérêt et le décideur au final n'est pas le banquier mais l'IEM.Pour un bien de consommation, la création monétaire se fait lors de la production et la destruction monétaire lors de la consommation, ce que vous avez compris je cautionne (un porte-monnaie électronique suffira pour acheter son pain).@Zolko :Si, la Dame de Condé, avec 500 euros peut annuler des dettes de 500 avec intérêts (sauf que son billet de 500 n'est pas très approprié). Le billet devra faire un second passage.On comprend rapidement que l'intérêt non-monétisé exige une vitesse de circulation plus conséquente de la monnaie, entre autres. Démonstration :Là où la théorie quantitative de la monnaie stipule que ( HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_quantitative_de_la_monnaie" http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9or
la_monnaie):M*V = P*Q Avant 73 et dans la proposition de AJH D=M (masse monétaire= dette),Donc D*V=P*QOr actuellement, avec la monnaie d'endettement :Soit D la dette totale auprès des banques, des agents économiques et I les intérêts :D = M + Id'où M = D - IDès lors, on peut remplacer dans l'expression première :(D - I) * V = P*QV = P*Q /(D-I)On remarque que le dénominateur étant plus faible que dans une économie sans intérêt (où I=0 et D=M, donc V=P*Q/D), nous avons, dans un système monétaire à intérêts (V=P*Q/(D-I) ):- la vitesse de circulation de la monnaie doit être plus élevée ;et/ou- les prix doivent être plus élevés ;et/ou- la production de l'économie doit être plus élevée ;
Dernière modification par Tzecoatl (12-07-2009 10:02:37)
#849 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7412" \l "p7412" 12-07-2009 10:17:14
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Zolko,Si le stock circule, il n'y a aucune raison de limiter les flux au stock.Vous avez votre démonstration mais vous ne voulez pas la voir.Continuez donc à attendre...Étienne.
#850 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7413" \l "p7413" 12-07-2009 12:12:49
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Je pense qu'on peut mettre tout le monde d'accord avec une formulation telle que celle ci.(?)Pour un stock de monnaie donnée et compte tenu des intérêts demandés sur la création monétaire, la banque appauvrira l'ensemble de la sphère économique à son profit pour percevoir ces intérêts, qu'elle les remette où non en circulation.Pour ne pas appauvrir la sphère économique tout en percevant ce qu'elle considère comme son dû, elle est tenue à augmenter le stock de monnaie d'un montant au moins équivalent aux intérêts demandés...OK ?
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
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AJH a écrit:
Je pense qu'on peut mettre tout le monde d'accord avec une formulation telle que celle ci.(?)Pour un stock de monnaie donnée et compte tenu des intérêts demandés sur la création monétaire, la banque appauvrira l'ensemble de la sphère économique à son profit pour percevoir ces intérêts, qu'elle les remette où non en circulation.
Je n'aurais pas dit directement appauvrir, mais très certainement fragiliser (ce qui in fine revient au même).
Pour ne pas appauvrir la sphère économique tout en percevant ce qu'elle considère comme son dû, elle est tenue à augmenter le stock de monnaie d'un montant au moins équivalent aux intérêts demandés...OK ?
La logique pure stipule que pas complètement : la vitesse de circulation monétaire augmente depuis 1980 (à cause du tout monnaie d'endettement ?). Mais je soupçonne fortement les faits de vous donner en grande partie raison.Par ailleurs, vous pourriez attaquer le système bancaire sur la réserve fractionnaire. S'il multiplie les signes monétaires par 9-11 (par rapport à leurs fonds propres), ils multiplient d'autant leurs revenus, c'est une situation de concurrence déloyale vis à vis d'un financier pure (qui récolte l'épargne et la prête, sans création monétaire). Argument d'autorité, même en terre libérale, même à Bruxelles.
Dernière modification par Tzecoatl (12-07-2009 19:29:45)
#852 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7417" \l "p7417" 12-07-2009 18:16:33
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Tzecoatl a écrit:
Par ailleurs, vous pourriez attaquer le système bancaire sur la réserve fractionnaire. .
C'est ce que nous faisons, voir les "propositions" sur HYPERLINK "http://monnaie.wikispaces.com" http://monnaie.wikispaces.com
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#853 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7418" \l "p7418" 12-07-2009 19:43:40
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Tzecoatl a écrit:
Démonstration :Là où la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_quantitative_de_la_monnaie" théorie quantitative de la monnaie stipule que :M*V = P*Q Avant 73 et dans la proposition de AJH D=M (masse monétaire= dette) D*V=P*QOr actuellement, avec la monnaie d'endettement : soit D la dette totale auprès des banques, des agents économiques et I les intérêts :D = M + Id'où M = D - IDès lors, on peut remplacer dans l'expression première :(D - I) * V = P*QV = P*Q /(D-I)
Merci Tzecoatl pour ce début de démonstration.Je dit début, car je n'ai pu m'enpêcher de remarquer dans la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_quantitative_de_la_monnaie" théorie quantitative de la monnaie que: "Présupposés: 2. La production effective est égale à la production de plein emploi (la production ne peut pas être supérieure)." et "Selon les monétaristes, (...) le niveau de production (Q) qui est supposé constant ", ce qui, on le sait tous, est faux dans nos économies. Ils précisent aussi: "si le contexte décrit dedans n'est pas vérifié, la théorie ne marchera pas de la manière décrite".
#854 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7419" \l "p7419" 12-07-2009 21:16:48
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Je dit début, car je n'ai pu m'enpêcher de remarquer dans la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_quantitative_de_la_monnaie" théorie quantitative de la monnaie que: "Présupposés: 2. La production effective est égale à la production de plein emploi (la production ne peut pas être supérieure)." et "Selon les monétaristes, (...) le niveau de production (Q) qui est supposé constant ", ce qui, on le sait tous, est faux dans nos économies. Ils précisent aussi: "si le contexte décrit dedans n'est pas vérifié, la théorie ne marchera pas de la manière décrite".
Merci pour ta reconnaissance, Zolko.N'étant évidemment pas monétariste friedmanien, et de mémoire AJH et moi sommes foncièrement d'accord là-dessus, il n'y a pas que la masse monétaire et les prix qui sont des variables dans cette équation. C'est tout au plus un parti pris partisan, au seul bénéfice de la rente, anti-inflationniste donc, qu'on ne peut que rejeter.Après, il m'est d'avis qu'il n'y a jamais de démonstration purement parfaite en économie générale : la formalisation est au mieux une mathématique à zone d'ombres, les intérêts des uns et des autres cherchant à cacher ces zones d'ombres.Il serait intéressant de voir ce qu'un keynésien pense de l'interprétation libertarienne de cette équation, que l'on rigole un peu INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET " 1. La monnaie :Selon Keynes, la théorie quantitative de la monnaie (TQM) fonctionne seulement lorsquon se trouve en situation de plein emploi. Sinon, il préconise le fait que la monnaie est active. Il pense quen injectant de la monnaie par sa politique monétaire, lÉtat génère une augmentation de la production. Mais Milton FRIEDMAN sempresse dajouter quen injectant de la monnaie, lÉtat augmente certes la production à court terme mais par la même occasion, il crée de linflation. Les Libéraux reviennent donc sur la théorie quantitative de la monnaie dIrving FISHER qui stipule que la monnaie est neutre (MV=PT) et quen conséquent, lÉtat doit arrêter dinjecter de la monnaie en grosse quantité en espérant améliorer la situation. Il ne fait, en réalité, quaggraver les choses. "source : HYPERLINK "http://pagesperso-orange.fr/aygosi/DISSERTLiberalisme%20opposition%20a%20Keynes.html" http://pagesperso-orange.fr/aygosi/DISS
eynes.html" Keynes critique aussi la théorie quantitative de la monnaie. Il ny a pas de proportionnalité entre M et P. Les taux dintérêt peu élevés permettent détendre le crédit par la création monétaire. Si les banques créent de la monnaie, elles assurent le financement par le crédit et stimulent ainsi la consommation. Lactivité économique redémarre. Linvestissement des entreprises se fait en fonction des anticipations de la consommation des ménages. Si elles anticipent une forte consommation elles vont investir. On peut donc financer le déficit budgétaire de la politique keynésienne par le crédit grâce au taux dintérêt. Lanalyse keynésienne porte sur la demande de liquidités. Sur les documents 5 et 6, les taux dintérêt sont élevés en 1986-87 et on observe que cest en 1986 que le crédit intérieur connaît laccroissement le plus faible (document 7). Le crédit dépend donc bien du taux dintérêt. Or, le crédit a une portée incontestable sur lactivité économique. Il sensuit que lactivité économique est influencée par le taux dintérêt. Laccroissement le plus fort du crédit a lieu en 1982 : il atteint 16,6% (document 7). On observe que cette année connaît un pic du taux de croissance (document 1)."source : HYPERLINK "http://cyrille.godonou.free.fr/Economie/taux%20interet%20et%20eco.htm" http://cyrille.godonou.free.fr/Economie
%20eco.htm
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#855 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7420" \l "p7420" 12-07-2009 22:49:48
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Tzecoatl a écrit:
Par ailleurs, vous pourriez attaquer le système bancaire sur la réserve fractionnaire. S'il multiplie les signes monétaires par 9-11 (par rapport à leurs fonds propres), ils multiplient d'autant leurs revenus, c'est une situation de concurrence déloyale vis à vis d'un financier pure (qui récolte l'épargne et la prête, sans création monétaire). Argument d'autorité, même en terre libérale, même à Bruxelles.
C'est un argument intéressant. Et effectivement, il pourrait porter. Imaginons:"on" (quelqu'un) crée un organisme d'investissement, qu'il ne déclare pas comme banque, purement investissement, avec réserves pleines (école Autrichienne). L'objet de l'entreprise est de favoriser l'investissement, d'aider à rapprocher les détenteurs de fonds et les porteurs d'idées. L'entreprise récolte des fonds, et propose des crédits aux entreprises, ou aux créateurs d'entreprise, contre intérêts bien-sûr. Et là, PAF, il dénonce les banques - qui font la même chose vis-à-vis des entrepreneurs - pour concurrence déloyale, puisqu'un banque peut prêter 10 fois sa réserve, et donc réclamer des intérêts sur 10 fois plus, que notre entreprise d'investissement.Je me demande comment l"UE considèrerait une telle situation... quelqu'un a des entrées à la commission de la concurrence libre et non faussée ?On pourrait même imaginer faire une telle action juste pour prouver le point, sans vouloir réellement faire des investissements. Genre: 10 personnes se mettent en commun, financent un projet bidon pour pouvoir s'afficher "investisseurs", et PAF la réserve fractionnaire. Moi je peux mettre quelques milliers d'euros dans l'escarcelle, et je dois pouvoir trouver quelques autres personnes pour accompagner.
#856 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7421" \l "p7421" 12-07-2009 23:34:31
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Zolko a écrit:
Je me demande comment l"UE considèrerait une telle situation... quelqu'un a des entrées à la commission de la concurrence libre et non faussée ?
J'ai ouï dire par un agoravoxien que Bruxelles n'était qu'un repère défendant les intérêts bancaires INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/lol.png" \* MERGEFORMATINET
On pourrait même imaginer faire une telle action juste pour prouver le point, sans vouloir réellement faire des investissements. Genre: 10 personnes se mettent en commun, financent un projet bidon pour pouvoir s'afficher "investisseurs", et PAF la réserve fractionnaire. Moi je peux mettre quelques milliers d'euros dans l'escarcelle, et je dois pouvoir trouver quelques autres personnes pour accompagner.
Je te suivrais bien dans cette aventure, bien périlleuse juridiquement je dois l'avouer. Et puis ce n'est peut être pas si solide que cela comme argumentation car les banques autorisent les effets de leviers aux investisseurs, même aux ménages (produits dérivés, tels les warrants et autres). les conditions de financement de départ ne sont pas les même, les banques profitant des taux de la BCE et les financiers ceux des banques, qui sont plus élevés intermédiaire oblige.
Dernière modification par Tzecoatl (13-07-2009 00:04:53)
#857 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7422" \l "p7422" 13-07-2009 06:42:11
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7422" \l "p7422" Message n°7422
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"Création de monnaie" : fausse route ?Cette notion de "création de monnaie" me turlupine. La monnaie est le symbole - l'expression - de la valeur des biens et des services. Créer de la monnaie, c'est donc tout simplement (?) changer l'appellation des biens. Si l'on change l'appellation vers le haut, c'est l'inflation ; si on la change vers le bas, c'est la déflation. La valeur globale des biens et des services ne change pas - ne peut pas changer - à moins de créer des biens supplémentaires.Vu comme ça, la "création de monnaie" n'est rien d'autre que l'inflation. Mais comme l'inflation ne fait pas sentir ses effets instantantanément, il y a des gens, des gouvernements et des institutions (en fait tout le monde à un moment ou à un autre) qui, jusqu'à établissement d'un juste équilibre entre l'appellation et la réalité, bénéficient ou souffre ponctuellement du phénomène. Ainsi des créances : le créancier gagne à la déflation, le débiteur à l'inflation, mais les biens ou services représentés par la monnaie n'ont pas changé de valeur gliobalement : la création de monnaie ne serait alors rien d'autre qu'un mécanisme de redistribution plus ou moins aléatoire des biens dont la valeur reste globalement la même, et il n'y aurait pas "création" à proprement parler.Autre exemple : si l'État crée de la monnaie pour payer ses services, il diminue en proportion le pouvoir d'achat de la masse monétaire : les acheteurs de biens et de services en paieront forcément le prix un jour ou l'autre.L'expression "création de monnaie" est dangereuse dans la mesure où elle paraît impliquer la création de biens ou de services plutôt que leur redistribution entre individus catégories sociales.Est-ce que ces remarques relèvent du truisme, de la naîveté ou de la simple ignorance (tout à fait possible), ou bien contiennent-elles quelque chose de valable ? Est-ce que parler de "création de monnaie" ne nous entraîne pas sur une fausse piste et vers des raisonnements qui n'ont pas lieu d'être, ce qui expliquerait pour une part que je ne comprends pratiquement rien à ce qui se dit ici ? JR
Dernière modification par Jacques Roman (13-07-2009 06:48:44)
#858 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7425" \l "p7425" 13-07-2009 08:08:20
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HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
@Zolko et Tzecoalt" "on" (quelqu'un) crée un organisme d'investissement, qu'il ne déclare pas comme banque, purement investissement, avec réserves pleines (école Autrichienne). L'objet de l'entreprise est de favoriser l'investissement, d'aider à rapprocher les détenteurs de fonds et les porteurs d'idées. L'entreprise récolte des fonds, et propose des crédits aux entreprises, ou aux créateurs d'entreprise, contre intérêts bien-sûr. "La NEF fait celà très bien ("Garrigue" aussi, je crois)... mais de là a aller dénoncer les banques pur concurrence déloyale ... Un résumé de la classification des différents types d'établissemnts sur HYPERLINK "http://monnaie.wikispaces.com/Institutions+bancaires" http://monnaie.wikispaces.com/Institutions+bancaires ...
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#859 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7426" \l "p7426" 13-07-2009 10:11:44
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Jacques Roman a écrit:
La monnaie est le symbole - l'expression - de la valeur des biens et des services. (...) La valeur globale des biens et des services ne change pas
C'est la différence entre richesse et monnaie.
Est-ce que parler de "création de monnaie" ne nous entraîne pas sur une fausse piste et vers des raisonnements qui n'ont pas lieu d'être, ce qui expliquerait pour une part que je ne comprends pratiquement rien à ce qui se dit ici ?
Le problème dans nos sociétés est que la différence entre richesse et monnaie ne se fait plus. On fait l'amalgame entre les deux - celui qui a beaucoup de monnaie est "riche" - et du coup, on confond création de monnaie et création de richesse. J'imagine que, au fond, c'est ça le capitalisme : quand l'argent est la richesse même.Et comme on confond richesse et argent, celui qui a le droit de créer de l'argent se vante de créer de la richesse, et le calcul de la richesse d'une nation - le PIB ou le PNB, je sais jamais - lui donne raison. Et donc les gens normaux mais aussi les journalistes, donnent de l'importance et des pouvoirs politiques à ceux qui ont le droit de créer la monnaie, qui, bien-sûr, prennent les décisions politiques qui les arrangent. Voir le sauvetage des banques, qui se posent en victimes de la crise mondiale, alors qu'elles en ont été les acteurs et les profiteurs. En soi, vous avez raison, la création monétaire devrait être un sujet barbant, proche de la comptabilité. Mais le principe de la création monétaire dans nos pays fait que le sujet devient politique, et les décisions politiques qui en résultent touchent tous les citoyens. J'aurais presque envie de dire qu'un bon système monétaire serait un système inintéressant, neutre.
#860 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7427" \l "p7427" 13-07-2009 11:20:11
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HYPERLINK "mailto:david.lafaille@free.fr" e-mail
Je suis d'accord avec toi Z. Et j'ajouterais que la finance -soit la seule optimisation de la manipulation de l'argent- a fini par convaincre qu'elle était la méthode la plus performante pour créer de la richesse au cours des années 80 (création du CAC40 le 31 décembre 1987) au point qu'aujourd'hui l'argent créé plus d'argent que le travail lui-même. Il y a une dizaine d'années on disait que l'argent créait trois fois plus d'argent que le travail et logiquement, la notion d'argent a supplanté celle de richesses. Depuis 87, près de 10% de l'argent est passé des salaires aux dividendes et nos enfants n'ont plus qu'une seule notion de richesses, l'argent, parce que c'est ce qu'on leur a montré. La légende de Midas a plusieurs fins. Mais aucune ne dit que le peuple finit par en avoir assez et décide de botter le cul du roi pour reprendre le pouvoir sur sa destinée collective.
Je vois la démocratie comme un régime inachevé. Cet inachèvement est même constitutif de la vie démocratique dans la mesure où il montre sa capacité à accueillir le conflit en faisant droit à l'indétermination du social. Claude Lefort
#861 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7428" \l "p7428" 13-07-2009 11:38:44
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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Jacques Roman a écrit:
Autre exemple : si l'État crée de la monnaie pour payer ses services, il diminue en proportion le pouvoir d'achat de la masse monétaire : les acheteurs de biens et de services en paieront forcément le prix un jour ou l'autre.L'expression "création de monnaie" est dangereuse dans la mesure où elle paraît impliquer la création de biens ou de services plutôt que leur redistribution entre individus catégories sociales.
JacquesLa redistribution des biens et services est un autre sujet: l'un (la création monétaire) n'empêche pas l'autre (la redistribution entre différentes catégories de la population, rôle de l'impôt et des cotisations sociales)Il ne fait pas de doutes qu'une création monétaire qui ne serait pas immédiatement suivie d'une création de richesse est inflationniste. Par contre de la création monétaire il y en a tous les jours (le solde entre nouveaux crédits et crédits remboursés) ... que ce soit l'État ou les banques privées qui créent cette nouvelle monnaie ne change rien au fait que la monnaie de crédit doit être remboursée et qu'en plus, elle "tourne" pour créer du PIB, au moins sa quantité doit être importante. Néanmoins, une grosse différence, c'est l'intérêt: dans un cas il tombe dans les poches d'une catégorie "privée" d'individus, dans l'autre, c'est la collectivité qui en bénéficie.
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#862 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7431" \l "p7431" 13-07-2009 16:16:49
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AJH a écrit:
... que ce soit l'État ou les banques privées qui créent cette nouvelle monnaie ....
Une idée me turlupine depuis un moment : pourquoi ces 2 monnaies - celle créée par l'État et celle créée par des entreprises privées - seraient-elles identiques ? Il me semble que le concept de "monnaie" a 3 utilisations (il y en a peut-être d'autres) :- pour l'État, faire marcher la société en payent les fonctionnaires (magistrats, professeurs, pompiers, policiers, armée...) sans lesquels nous cessons d'être une société civilisée, et récolter les taxes et impôts.- pour les citoyens, commercer avec d'autres citoyens et les acteurs économiques privés, indépendamment de l'État (acheter des tomates, une voiture, fabriquer et vendre des meubles, des écrans LCD...)- pour le commerce international, convertire la monnaie locale en monnaie d'un autre système monétaire.Aujourd'hui, une seule monnaie - l'Euro chez nous, le réal au Brésil, le dollar aux USA - remplit toutes les 3 fonctions. Mais est-ce obligatoire ? Ne peut-on imaginer au contraire de remplir ces 3 fonctions par plusieurs monnaies ? Par exemple :- si l'État émet de la monnaie sans dette, sous forme de billets, pour payer ses fonctionnaires et ses fournisseurs, et fixe les impôts et taxes dans cette monnaie. Seul l'État aurait le droit d'émettre cette monnaie-là. L'activité de l'État est assez facile à calculer, et est assez stable. Tous les commerçants/industriels auraient obligation d'accepter et d'afficher les prix dans cette monnaie d'État. - des acteurs économiques, commerçants, banquiers... pourraient en plus créer de la monnaie commerciale, qui serait l'équivalant des bons d'achat et points de fidélité qui existent déjà, mais aussi les cartes de payement Visa ou MasterCard. Ce serait une monnaie de consommation, et serait probablement créée par de la dette. Certaines règles s'appliqueraient sur la possibilité d'émission de ce genre de monnaie pour éviter les abus, mais pas trop.- une monnaie internationale, comme proposée par les Chinois et les Russes, et comme feu les Traveller Cheques d'American Express, permettrait de convertir les monnaies de différents systèmes.Ainsi, on aurait à la fois un système stable pour l'État qui ne risquerait pas l'insolvabilité de la faute de certains malfrats qui auraient abusé du système tout en laissant libre-cours à l'économie de se développer si les conditions le permettent. Si une monnaie commerciale cesse de fonctionner, ceux qui y auraient investi auront perdu leur mise, mais l'État et la société n'en seront que peu affectées. Seule la monnaie d'Etat serait garantie par l'État. Mais en même temps, on aurait une (des) métrique(s) indépendante(s) de l'Etat pour mesurer un décalage éventuel entre une zone monétaire et une autre à travers la (les) monnaie(s) commerciale(s).En fait, ce système est celui qui fonctionne à Cuba, sauf que les commerçants n'ont pas obligation d'accepter la monnaie d'Etat (dans certains magasins on ne peut acheter qu'avec des dollars). Cela fonctionne aussi dans certaines zones touristiques ou l'on accepte des monnaies étrangères.
#863 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7432" \l "p7432" 13-07-2009 18:30:02
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Le rêve d'AJH serait-il en passe de devenir réalité en Allemagne ?"[...]Après avoir détaillé les aides publiques votées depuis le début de la crise pour soutenir les banques, M. Steinbrück (ministre des finances allemand de l'actuel gouvernement Merkel, Ndp) écrit: "J'attends, comme tous les citoyens et toutes les citoyennes de ce pays, une contrepartie."[...]La difficulté des entreprises à emprunter auprès des banques préoccupe le gouvernement allemand. M. Steinbrück a déjà évoqué une intervention directe de la banque centrale allemande (Bundesbank) pour délivrer des liquidités aux sociétés."source : HYPERLINK "http://www.lesechos.fr/info/finance/afp_00165835-credit-le-ministre-allemand-des-finances-met-les-banques-sous-pression.htm" http://www.lesechos.fr/info/finance/afp
ession.htm
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#864 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7461" \l "p7461" 21-07-2009 21:36:19
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Bonsoir,Etant depuis indisponible un moment, j'espère que je n'arrive pas (trop) tard aujourd'hui, ne serait-ce que pour éclaircir (juste) un point (crucial toutefois).On suppose 100 de crédit, à 10% d'intérêts mensuels. Chaque mois sera versé 11 euros au créancier.Et nous sommes tous d'accord sur le fait que ce 1 euro d'intérêt n'est pas l'équivalent de la thésaurisation.En supposant chaque mois un débit de - 11, il restera 89 de crédit le premier mois. Ce 1 euro réinjecté fera remonter son crédit à 90. Ainsi de suite. Tout ça pour dire que je ne vois pas d'où vient le 1 euro manquant et non-remboursable, du calcul proposé par Zolko, qui ne me semble pas correct. Ce n'est pas parce que l'intérêt n'est pas "créé" de la même façon qu'on crée la monnaie de crédit qu'il y a un *trou*. (et c'est ça qu'il faut comprendre, le point le plus important !)L'intérêt n'a pas besoin d'être créé pour être remboursé, l'intérêt correspondant à un montant égal au capital non-retiré de la circulation; il s'agit du capital servant à payer les intérêts. Ce qui se passe, c'est que le versement des intérêts ne détruit pas vraiment la monnaie. Si 100 de crédit produisent 100 de richesses, le versement d'intérêts ne correspond pas à ces richesses créées. Le fait, donc, de réinjecter les intérêts ne crée pas de monnaie, mais dans les faits, il y a quand même accroissement de l'offre de monnaie, ce que je n'assimile pas à de l'inflation pour autant. Si c'est 10% d'intérêts, ne correspondant à aucune richesses créées, ces 10 % de consommation supplémentaire maintiendront les prix au-dessus de ce qui était présupposé au départ. On peut donc avancer sans crainte que les variations du taux d'intérêt influent, d'une certaine manière, sur les prix. C'est un peu comme si (je dis bien, "comme si") l'on avait 110 de crédit pour 100 de richesses, d'où les 10 de crédits superflus tireront vers le haut les prix en biens/services, qui s'aligneront automatiquement sur l'offre de monnaie. Malgré tout, le versement des intérêts se fait contre service rendu; ce n'est en rien du vol !-----------Pour simplifier : Pour le débiteur, il s'agit de 11 de capital. Pour le créancier, il s'agit de 10 de capital, car ce "capital" correspond au montant définitivement retiré de la circulation. Autrement dit, le 1 de capital restant n'est pas considéré comme du capital pour le créancier, mais comme de l'intérêt, qu'il perçoit. Dans ces conditions, on peut avancer sereinement que les intérêts ont en quelque sorte été créé. Ca revient au même...Tandis qu'il ne reste que 89 de capital au débiteur, le créancier dispose de 1 de "capital". Il y a toujours 90 de monnaie en circulation. Le 1 manquant a changé de main, n'a pas disparu.
#865 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7462" \l "p7462" 21-07-2009 23:51:48
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Et pour compléter :
Prenons le cas suivant: aucune monnaie ne pré-existe, Monsieur A prend un crédit de 100 sur 10 ans auprès de la banque B à qui il doit payer 10% d'intérêts au total. Supposons 10 mensualités annuitées identiques, de 10+1. Comme il vient de récupérer 100 sur son compte en banque, il peut, pendant quelques années, rembourser une partie du principal et une partie des intérêts, avec l'argent ainsi créé. Au bout de 9 ans, il a remboursé 99 (9*10 + 9*1), il lui en reste donc 1 dans la poche. La banque B a détruit 90 (le principal) et réinjecté 9 (les intérêts), il reste donc 10 en circulation (9+1). Or, le dernier remboursement ferait 11 ! D'où viendra la monnaie 1 qui manque ? (et je suppose là que A a pu récupérer TOUTE la monnaie que la banque B a réinjecté !)
Si l'on suppose qu'il reste 9 + 1 d'intérêts à la fin de l'année, et le dernier remboursement fait 11, il manque effectivement 1 euro. Le calcul est bon. C'est la conclusion qui est complètement erronée. Car elle supposerait que la fin d'un crédit n'est pas (aussi) à l'aube d'un nouveau crédit. En supposant qu'on demande un nouveau crédit : les 9 + 1 d'intérêts réinjectés font monter le total à 110 en monnaie. Le 12ème mois, sur les comptes, on doit trouver ça : 110 - 11 = 99 (capital) + 1 (intérêt) Et l'on peut encore continuer. Le 13ème mois : 100 - 11 = 89 + 1 Le 14ème mois : 90 - 11 = 79 +1Le 14ème mois : 80 - 11 = 69 + 1Le 15ème mois : 70 - 11 = 59 + 1Le 16ème mois : 60 - 11 = 49 + 1Le 17ème mois : 50 - 11 = 39 + 1Le 18ème mois : 40 - 11 = 29 + 1Le 19ème mois : 30 - 11 = 19 + 1Le 20ème mois : 20 - 11 = 9 + 1Le 21ème mois :10 - 11 = oups !!! ......Et voilà donc ce fameux mythe du 1 euro manquant !En voyant que chaque mois le total se chiffre toujours à zéro (110, 100, 90, 80, 70 etc....)On comprend clairement que la dette, vue par l'île des naufragés n'est qu'un mythe, un simple mirage. Qu'il nous suffirait d'ouvrir les yeux pour voir qu'il n'y a pas complot là où l'on en cherche un, malheureusement. Si l'on veut trouver LA raison, LA cause de la spirale déflationniste qu'on subit les taux d'intérêts, depuis déjà belle lurette, il faut la chercher ailleurs. Manifestement, la dette se résorbe automatiquement. Par ailleurs, j'aurai du mal à voir une dette sans créance. Par définition, toute dette est remboursable, possédant son équivalence en créance.Je crains qu'on cherche des problèmes là où il n'y en a pas.
#866 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7463" \l "p7463" 22-07-2009 00:39:02
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Pour moi, il semble que la rotation de la monnaie masque le fait que la monnaie nécessaire pour payer les intérêts n'existe pas en tant que monnaie spécifiquement créée pour les payer.Que se passerait-il (on peut rêver !) si une personne (un visiteur extra-terrestre ?) possédant 0 euro et aucune rentrée d'argent (quelle qu'en soit la nature) réussissait à obtenir un prêt ? Elle se retrouverait avec le montant emprunté pour tout capital (vous me ferez grâce des frais de dossier et de l'assurance).Supposons maintenant (continuons de rêver INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET ) que cette personne vive d'amour et d'eau fraîche (plus probablement en étant entretenue par ses amis). En l'absence d'intérêts, elle pourrait rembourser la somme empruntée, à laquelle elle n'aurait pas eu besoin de toucher. Mais en présence d'intérêts, elle ne le pourrait pas, n'ayant aucune rentrée d'argent.Supposons maintenant que cette personne trouve du travail immédiatement après avoir terminé de rembourser le capital emprunté. Elle rentre ipso facto dans le circuit de rotation de la monnaie et peut rembourser les intérêts en prenant sur les salaires qu'elle perçoit. Mais dans ce cas, le stock global de monnaie disponible n'a pas augmenté, et la personne est bel et bien appauvrie du montant des intérêts.Non ?
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#867 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7473" \l "p7473" 27-07-2009 10:35:51
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Zolko a écrit:
Prenons le cas suivant: aucune monnaie ne pré-existe, Monsieur A prend un crédit de 100 sur 10 ans auprès de la banque B à qui il doit payer 10% d'intérêts au total. Supposons 10 annuités identiques, de 10+1. Comme il vient de récupérer 100 sur son compte en banque, il peut, pendant quelques années, rembourser une partie du principal et une partie des intérêts, avec l'argent ainsi créé. Au bout de 9 ans, il a remboursé 99 (9*10 + 9*1), il lui en reste donc 1 dans la poche. La banque B a détruit 90 (le principal) et réinjecté 9 (les intérêts), il reste donc 10 en circulation (9+1). Or, le dernier remboursement ferait 11 ! D'où viendra la monnaie 1 qui manque ? (et je suppose là que A a pu récupérer TOUTE la monnaie que la banque B a réinjecté !)
L. Max a écrit:
Le calcul est bon. C'est la conclusion qui est complètement erronée. Car elle supposerait que la fin d'un crédit n'est pas (aussi) à l'aube d'un nouveau crédit.
Nous sommes donc d'accord: pour rembourser un crédit en entier, y compris les intérêts, il faut reprendre un autre crédit (sur lequel il faudra payer des intérêts aussi !). Ce n'est pas un service que les banques rendent à la société, c'est la société qui paye une rente aux banquiers.
En supposant qu'on demande un nouveau crédit : les 9 + 1 d'intérêts réinjectés font monter le total à 110 en monnaie. Le 12ème mois, sur les comptes, on doit trouver ça : 110 - 11 = 99 (capital) + 1 (intérêt) Et l'on peut encore continuer. Le 13ème mois : 100 - 11 = 89 + 1 Le 14ème mois : 90 - 11 = 79 +1Le 14ème mois : 80 - 11 = 69 + 1Le 15ème mois : 70 - 11 = 59 + 1Le 16ème mois : 60 - 11 = 49 + 1Le 17ème mois : 50 - 11 = 39 + 1Le 18ème mois : 40 - 11 = 29 + 1Le 19ème mois : 30 - 11 = 19 + 1Le 20ème mois : 20 - 11 = 9 + 1Le 21ème mois :10 - 11 = oups !!! ......Et voilà donc ce fameux mythe du 1 euro manquant !
Déjà, merci à AJH d'avoir corrigé mensualités par annuités. Ensuite, donc: au cours de la dixième et dernière année, A se rend compte qu'il va lui manquer 1 de monnaie pour rembourser la dernière traite à B. Donc il va (re)prendre un crédit de 100, avec encore 10% d'intérêts au total, remboursables en 10 annuités (de 10+1 toujours). Il a récupéré 100 de plus sur son compte en banque, sur lequel il en restait 1, il en a donc 101. Il y a toujours les 9 en circulation, soit 110 de monnaie "quelque-part" dans le système. A la fin de cette 10-ième année, il va donc rembourser la dernière traite (de 10+1=11) du premier crédit qui est alors soldé, dont 10 viennent du 1-er crédit (je suppose qu'il a pu récupérer TOUTE la monnaie réinjectée !) et 1 du principal du deuxième. Sur ces 11, 10 sont détruits et 1 réinjecté, il reste donc 100 "en circulation". On est donc dans le même cas que pour le premier crédit, il va encore manquer 1 de monnaie à la fin.MAIS: il va en manquer 1 à A seulement si A récupère TOUTE la monnaie des intérêts que la banque réinjecte; il va lui en manquer encore plus si une partie de cette monnaie lui échappe (si cette monnaie va dans un autre système monétaire par exemple, ou si des gens le stockent). Or, dans notre société, la majeure partie de la monnaie est créée par le système capitaliste "occidental", tandis que les autres système monétaires avec lesquels on interagit (la Chine et les pays pétroliers entre-autres) ne créent pas du tout leur monnaie comme-ça, et absorbent une partie de "notre" monnaie (de singe).Dans le cas réel, ce n'est donc pas 1 mais 2 ou 3 qui vont manquer à A au terme du crédit, qu'il devra compenser par une autre prêt, de plus en plus gros.
Manifestement, la dette se résorbe automatiquement.
Ouf, me voilà soulagé. C'est mon banquier qui va être content.
Par ailleurs, j'aurai du mal à voir une dette sans créance. Par définition, toute dette est remboursable, possédant son équivalence en créance.
Ben non, justement, pas dans le cas d'intérêts. Les intérêts dus sont une dette, mais ils n'ont pas de contrepartie. Ce sont des dettes (dans le sens qu'ils sont dus) mais ne sont pas des créances (dans le sens qu'ils n'ont jamais été crédités). C'est bien là toute la question. C'est purement HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7093" \l "p7093" contractuel. Vous avez bien entendu parler des crédits revolving, où l'on rembourse les intérêts sans jamais rembourser le capital.Si on veut compenser cela par une vitesse de circulation de monnaie plus grande...Je dois avouer que le mécanisme par lequel cela serait possible, même sur un plan théorique, m'échappe. En effet, il faudrait déjà que la vitesse de rotation de la monnaie soit connue. Or, autant on entend parler du taux du Livret A, de la bourse, de la croissance, de l'inflation, des taux d'intérêts de la BCE, des déficits publics et commerciaux, du pouvoir d'achat, du salaire moyen et de celui des députés, autant on n'entend JAMAIS parler de la vitesse de rotation de la monnaie. Pourquoi donc cela ? Peut-être bien car elle n'est pas mesurable, voire qu'elle n'est qu'une grandeur théorique sans existence réelle ? Supposons qu'un ministre des finances se dise:
FinanzMinister a écrit:
Ouh-là-là, saperlipopette, la masse monétaire augmente, mes concitoyens doivent prendre de plus en plus de crédits pour rembourser les intérêts aux banquiers sur de l'argent créée grâce à le réserve fractionnaire, c'est surement à cause de la vitesse de rotation de la monnaie qui est trop faible.Dites-moi, mon cher conseiller expert monétariste, c'est quoi déjà qu'on doit faire pour augmenter la vitesse de circulation de la monnaie, j'ai un trou de mémoire ?
#868 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7476" \l "p7476" 28-07-2009 03:49:57
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=8" Jacques Roman
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HYPERLINK "mailto:jacquesroman@hotmail.com" e-mail
Le prêtZolko (7473) écrit :Nous sommes donc d'accord: pour rembourser un crédit en entier, y compris les intérêts, il faut reprendre un autre crédit (sur lequel il faudra payer des intérêts aussi !). Ce n'est pas un service que les banques rendent à la société, c'est la société qui paye une rente aux banquiers.Je ne comprends pas.1) Pourquoi la "société" accepte-t-elle de payer cette "rente" aux banquiers alors qu'elle peut s'adresser directement à ses membres pour obtenir un prêt ? Par exemple, si j'ai besoin de 10 000 baht, qu'est-ce qui m'empêcherait de m'adresser à Zolko plutôt qu'à la Siam Commercial Bank ?2) Pouvoir se rendre dans un établissement (privé ou public) situé à quelques centaines de mètres, où de l'argent est disponible à peu près immédiatement, où la situation de l'emprunteur potentiel et les risques encourus seront systématiquement étudiés dans les 24 heures par des gens dont c'est le métier, où les conditions du prêt seront fixées et mises en écrit par d'autre professionnels, est-ce que cela ne dénote pas un "service", service dont il fallu se donner les moyens ? Zolko pourrait-il me rendre le même service dans les mêmes conditions ?Est-ce qu'on tiendrait le même raisonnement au sujet des éditeurs, des boulangers, des plombiers, des maîtres-nageurs et des créateurs de site Web ?Ou alors, est-ce que seule la production de biens matériels doit être prise en compte dans l'économie (et encore : "rien ne se perd, rien ne se crée), et faut-il purement et simplement abolir la notion de service ? JR
Dernière modification par Jacques Roman (28-07-2009 03:52:35)
#869 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7478" \l "p7478" 28-07-2009 07:36:18
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HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
@Jacques RomanVous mélangez deux situations très différentes, et 2 mots qui n'ont pas le même effet (intérêts et honoraires).1 - Les banques (et institutions financières), sur le total de la monnaie prêtée, émettent 60% de nouvelle monnaie et utilisent 40% d'épargne préalable (qui est évidemment elle même issue de nouvelle monnaie créée par les banques) dans un rôle d'intermédiation entre un prêteur et un emprunteur. L'acte de création monétaire ne coûte pas grand chose aux banques . Il serait "naturel" qu'elles prissent en supplément des honoraires pour ces services (comme le font tous les producteurs de services) et non des intérêts. Il faudrait donc une réelle séparation de ces deux rôles (création et intermédiation), la meilleure solution étant qu'elles ne disposent plus du rôle de création et que celui ci soit réservé à la "collectivité" (nationalisation de la monnaie, seulement émise par la banque centrale)2 - Un particulier prête nécessairement une épargne préalable, de la monnaie dont il se prive: pour moi, le débat reste ouvert de savoir s'il doit (et peut) demander des intérêts, c'est à dire une rémunération mensuelle pour sa privation et le risque qu'il va prendre... j'aurais tendance à penser que oui.
Dernière modification par AJH (28-07-2009 07:38:11)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#870 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7479" \l "p7479" 28-07-2009 09:56:36
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=352" Zolko
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Jacques Roman a écrit:
Je ne comprends pas.1) Pourquoi la "société" accepte-t-elle de payer cette "rente" aux banquiers alors qu'elle peut s'adresser directement à ses membres pour obtenir un prêt ?
Moi non-plus, je ne comprends pas, et pourtant c'est comme-ça. Selon VGE (qui l'a introduit en 1973 en France) c'était pour "faire moderne". Le fait que Pompidou ait été un ancien dirigeant de la banque Rotschild, et/ou que le fils VGE soit devenu plus tard un dirigeant de la banque Rotschild, est pure coïncidence.
2) Zolko pourrait-il me rendre le même service dans les mêmes conditions ? Est-ce qu'on tiendrait le même raisonnement au sujet des éditeurs, des boulangers, des plombiers, des maîtres-nageurs et des créateurs de site Web ?
Entièrement d'accord avec la réponse d'AJH. Le service rendu est indépendant de la somme prêtée (il est aussi facile de prêter 1000 que 1000000, c'est un click de souris). La séparation entre création de monnaie, intermédiaire de payement, investissement était dans le Glass-Steagall Act après la crise de 1929, et a été abolie et a conduit... à la même crise qu'en 1929, en plus grand. C'est à désespérer de la connerie humaine. La seule solution que je vois est un "tribunal de Nürnberg" pour juger les banquiers et politiciens responsable de ce désastre (qui frôle le crime organisé planétaire).
#871 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7480" \l "p7480" 28-07-2009 11:34:23
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=354" Déhel
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HYPERLINK "mailto:david.lafaille@free.fr" e-mail
Le Z a trouvé! Ne serait-il pas intéressant d'utiliser le TPI pour porter plainte contre les institutions financières et monétaires - la cible est à définir précisément? Je m'adresse à vous les spécialistes de la monnaie, n'y a-t-il pas moyen de trouver une raison légale de les enquiquiner à notre tour et de former un collectif qui saisirait le TPI? Peut-être rêvais-je, mais ça aurait de la gueule quand même!
Je vois la démocratie comme un régime inachevé. Cet inachèvement est même constitutif de la vie démocratique dans la mesure où il montre sa capacité à accueillir le conflit en faisant droit à l'indétermination du social. Claude Lefort
#872 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7483" \l "p7483" 28-07-2009 13:29:17
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DéhelJ'avais posé la question de la possibilité d'une action en justice à un célèbre cabinet d'avocats parisien (avocats du WWF)... voici ce qui m'a été répondu
Cher Monsieur,Votre courrier daté du 17 novembre dernier a retenu toute mon attention et jai lu avec beaucoup dintérêt votre argumentaire relatif au système monétaire et financier. Labandon du droit démettre de la monnaie par la banque centrale au profit des banques privées, qui prêtent de largent en créant de la monnaie pour exiger ensuite les intérêts de la somme prêtée est, selon cet argumentaire, la principale cause du creusement des déficits publics, les personnes publiques étant contraintes demprunter de largent au secteur privé, avec une dette dintérêts qui croit de façon exponentielle.Jai bien compris que vous me demandez de lister les éventuelles actions en justice susceptibles de porter ce débat sur la place publique.Il est cependant difficile dimaginer une action judiciaire en dehors de tout litige et sans éléments concrets. La saisine de la justice requiert en effet lexistence dun désaccord entre deux personnes déterminées, et il est difficile de cerner quel pourrait être votre adversaire dans un tel procès.De même, il mest difficile de cerner les éléments du litige. Il faudrait quun acte dune banque privée, ou un contrat quelle aurait signé, porte préjudice à une personne (physique ou morale) qui trouverait dans notre pyramide de normes une règle protectrice de ses intérêts. Or, si jai bien compris, dans votre argumentaire, les effets néfastes de notre système monétaire, je nai pas relevé quelle règle légale, quelle loi ou quelle norme, était violée par ce système. Pour entamer une action en justice, il est nécessaire daffirmer quune norme a été bafouée. Il apparaît au contraire, dans le cas qui nous intéresse, que ces normes organisent le système que vous dénoncez.Quant à lEtat, il peut également être poursuivi devant les juridictions administratives, mais il faut pour cela quil commette un acte contraire à lordonnancement juridique qui simpose à lui. Or, dans votre raisonnement, sil apparaît que les règles qui encadrent le système monétaire et financier heurtent notre morale politique et nos conceptions du bien commun, elles ne semblent pas contraires à dautres règles juridiques qui lui seraient supérieures.À défaut de tels éléments, le recours à la justice, même sil na que pour objet la médiatisation de la cause que vous soutenez, est impossible.Le champ dinvestigation juridique que sous-entend votre raisonnement est cependant vaste, et il pourrait être possible denvisager, à loccasion dun acte de la puissance publique ou dune réforme du système bancaire ou financier, une action judiciaire. Il mest cependant difficile den imaginer aujourdhui les caractéristiques.Je vous invite donc à revenir vers moi dès que vous disposerez déléments plus concrets et plus précis.Dans lattente, je vous prie de croire, Cher Monsieur, en lassurance de mes sentiments très dévoués,
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#873 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7484" \l "p7484" 28-07-2009 13:48:22
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Crise Il me paraît évident d'exploiter les effets de la crise économique dans la définition du préjudice. Des millions de travailleurs au chômage à qui cela fait une belle jambe que Maadoff prenne plus de 100 ans fermes. Des millions de travailleurs qui doivent réinjecter de leur argent (l'argent public) dans la machine financière sans débat ni consultation, alors même qu'ils ne leur reste presque rien. Je ne suis pas juriste et souvent dépassé par vos raisonnements sur la monnaie mais je subodore que c'est cette voie qu'il faut explorer. N'y a-t-il pas moyen là d'exploiter les incompatibilités entre la constitution française et les directives européennes? Nous pourrions porter plainte auprès du TPI pour des interventions illégales de l'UE sur le droit français en particulier en rapport avec la monnaie? Messieurs les experts, à vous d'user vos matières grises.
Je vois la démocratie comme un régime inachevé. Cet inachèvement est même constitutif de la vie démocratique dans la mesure où il montre sa capacité à accueillir le conflit en faisant droit à l'indétermination du social. Claude Lefort
#874 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7485" \l "p7485" 28-07-2009 16:47:29
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Déhel a écrit:
Il me paraît évident d'exploiter les effets de la crise économique dans la définition du préjudice. Des millions de travailleurs au chômage.
Cela s'appellerait "class action" ou un truc du genre, où plusieurs personnes se mettent ensemble pour attaquer en justice un organisme. Il y a peu, cela n'existait pas en France, mais je crois me souvenir qu'il y a eut du changement, et qu'ils voulaient l'introduire dans le droit français. Quelqu'un en sait plus là-dessus ?
Nous pourrions porter plainte auprès du TPI pour des interventions illégales de l'UE sur le droit français en particulier en rapport avec la monnaie?
Sur ce point particulier, c'est plutôt le contraire: l'UE a refusé - par l'Allemagne - à venir en aide aux banques, alors que les gouvernements français, anglais et autres les ont inondés, sans contreparties. C'est peut-être là qu'il y a une faille : pourquoi les hommes politiques élus auraient donné - ou prêté ? - des milliards à des banques à des conditions aussi avantageuses ? N'y a-t-il pas soupçon de corruption, et par là, action en justice possible ? Aux USA, où Tim Geithner est un ancien de Goldman-Sachs, l'affaire serait facile, mais en France ? Christine Lagarde, c'est quoi son CV ?Je ne serais pas étonné qu'ils aient bétonné leur affaire, mais je serais encore plus surpris s'il ne restait des failles dans leur défense, vu la vitesse à laquelle ils ont monté les sauvetages. Mais comment connaitre tous les détails ?
#875 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7486" \l "p7486" 29-07-2009 04:10:03
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Intérêts et honorairesLes réponses d'AJH (7478) et de Zolko (7479) à mon 7476 ne me satisfont pas.Zolko plaisante, je pense, quand il laisse entendre que les honoraires devraient être les mêmes en valeur absolue pour un prêt d'un euro et pour un prêt d'un million. Je m'en remets au bon sens et à l'expérience de nous tous (Zolko compris) : la difficulté de réunir la somme et de la gérer et les risques encourus sont incommensurables dans les deux cas. Qu'il s'agisse d'"intérêts" ou d'"honoraire", nous parlons de "rémunération", c'est-à-dire d'une prestation en contrepartie d'un bien existant ou d'un service rendu. La rémunération peut très bien prendre la forme d'une "commission" : les intérêts ne sont rien d'autre qu'une forme de commission, et il n'y a pas que les banques qui pratiquent le système de la commission.Cela dit :1) La rémunération doit être équitable (proportionnée au service rendu) ;2) Mon avis est qu'il faut remplacer les banques privées par des banques publiques (en gros, les nationaliser) de façon que les services de prêt bancaire deviennent des services publics. Mais cela ne signifie pas qu'il ne faut pas rémunérer équitablement ces services sous prétexte qu'ils seraient rendus par des collectivités publiques. 3) Le terme "création", quand on parle de la monnaie, ne peut signifier que deux choses : a) l'émission de titres représentant des biens existants ou des services rendus ou disponibles, ou b) l'inflation - qui n'est rien d'autre, dans le pire des cas, que le vol organisé par les pouvoirs publics ou les particuliers, vol parfois atténué par des restitutions ou par la création d'avantages temporaires ; ou - dans le meilleur des cas - un moyen de redistribuer la masse inchangée des biens et des services existants en vue d'assurer la justice sociale.Quand je lis AJH, j'ai l'impression qu'il fait de la monnaie un bien en soi : alors qu'il ne s'agit, comme je le crois, que d'un instrument de représentation et de circulation ou redistribution des biens et services. C'est parce qu'on oublie cette réalité fondamentale que nos débats ici sont très difficiles à suivre : nous sombrons dans des analyses techniques qui n'ont pas lieu d'être et qui embrument le raisonnement.Mais je me trompe peut-être puisque j'ai déjà avoué que je n'y connais pas grand-chose. C'est donc une croyance que j'exprime, pas une certitude scientifique. JR
Dernière modification par Jacques Roman (29-07-2009 04:13:42)
#876 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7487" \l "p7487" 29-07-2009 04:28:31
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Sous-prêtsJe trouve sur le blogue de VGE ce message intéressant signé "subprimes". JR________________Crise des subrimes : une explication simple pour ceux qui essaient encore de comprendre.(inspiré d'un blog)Alors voilà,Me Ginette a une buvette à Bertancourt, dans le Nord (ch'ti).Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses très fidèles clients, tous "alcoolo", et tous au chômage de longue durée.Vu qu'elle vend à crédit, Me Ginette voit augmenter sa fréquentation et,en plus, elle peut même augmenter un peu les prix de base du "calva"et du ballon de rouge.Ses créances deviennent assez importantes, mais elle tient (toujours/encore)Max, jeune et dynamique directeur de l'agence bancaire locale, quant à lui,pense que les "créances" du troquet constituent, après tout, des actifs recouvrables, et commence à faire crédit à Me Ginette(il ignore ou pas qu'il a des dettes d'ivrognes comme garantie).Au siège de la Banque, des "Traders" avisés transforment ces actifs recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiers que nul n'est capable de comprendre, non sans expliquer que ces "actifs"ont en réalité, 10 fois leur valeur annoncée : c'est sans danger..La Banque récolte ainsi (n) fois la créance de Me. Ginette.Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, au Bourses de Francfort et de Paris, etc., à des opérations de dérivés dont les garanties sont totalement inconnues de tous, mais sur-côtées à chaque transaction (les ardoises des "alcoolo" de Me Ginette).Ces "dérivés" sont alors négociés pendant des années comme s'il s'agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de plus de 80 pays.Jusqu'au jour où quelqu'un se rend compte que les "alcoolo" du troquet de Bertancourt n'ont pas un rond pour payer leurs dettes ..La buvette de Me Ginette fait faillite,Max a été viré, les "traders" ne sont pas inquiétés,pas plus que le grands "pontes" de la Banque.Maintenant je lance le jeu de piste :OU EST PASSE LE POGNON ?le premier qui trouve a gagné !
#877 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7488" \l "p7488" 29-07-2009 08:03:11
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Jacques RomanA 7% la somme due avec des intérêts double tous les 10 ans... à 10%, c'est tous les 7 ans ( la formule est 70 / tx en %)... assez sympa comme honoraires, non ?."Le terme "création", quand on parle de la monnaie, ne peut signifier que deux choses "Non, il signifie aussi que le banquier peut (sous certaines conditions) créer une monnaie qui n'existe pas encore en prenant ce qu'il veut en garantie. Son bilan s'équilibre en portant en actif le montant de la garantie et en passif la somme créée. L'emprunteur dispose évidemment dans son propre actif de ce montant. La seule chose c'est que comme il est le seul émetteur de monnaie autorisé (bon, à 93%) les intérêts (ou honoraires ) qu'il demande ne peuvent être , dans le temps, qu'issus de nouvelle création monétaire puisque lorsqu'il crée (fabrique) la monnaie scripturale de crédit, il ne "fabrique" pas en même temps les intérêts que l'emprunteur va devoir se débrouiller pour trouver en le percevant chez d'autres emprunteurs (détenteurs de monnaie).Je pense que vous êtes assez ouvert d'esprit pour comprendre ceci : HYPERLINK "http://monnaie.wikispaces.com/Niveau+1" http://monnaie.wikispaces.com/Niveau+1 ... deux textes très pédagogiques.Bonne lecture...
Dernière modification par AJH (29-07-2009 08:03:47)
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#878 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7489" \l "p7489" 29-07-2009 09:50:25
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Jacques Roman a écrit:
Zolko plaisante, je pense, quand il laisse entendre que les honoraires devraient être les mêmes en valeur absolue pour un prêt d'un euro et pour un prêt d'un million. Je m'en remets au bon sens et à l'expérience de nous tous (Zolko compris) : la difficulté de réunir la somme et de la gérer et les risques encourus sont incommensurables dans les deux cas.
Jacques, le banquier n'a pas à "réunir la somme", c'est bien là tout le principe de la création monétaire par le crédit: il le crée !!! Et il en crée aussi facilement 1¬ que 1000000¬ . C'est seulement la contrepartie que lui en accepte qui sera, éventuellement, différente. Un banquier sera peut-être plus regardant sur une contrepartie de 1000000¬ que sur une contrepartie de 1¬ . Je dis bien éventuellement, puisque la crise des subprimes montre que, justement, ils n'étaient pas regardants du-tout, même pour de grosses sommes, puisqu'ils pouvaient se décharger du risque vers des traders de CDO, CDS, LBO, SICAV... qui, eu... j'en sais rien, mais ils avaient pas l'air d'être très regardants non-plus sur les contreparties (et votre exemple des ivrognes ch'tis est bien vu).Quant-au "bon sens", chacun voit midi à sa porte. Je préfère m'en remettre à l'histoire. L'usure est interdite par pleins de religions, et à juste titre à mon avis. Vous parlez de "risques"... c'était quoi les risques pour les banques ? Elles ont perdus des milliards, se font renflouer par la société, et après ? Aucun dirigeant n'a été sanctionné, aucun ministre des finances ou directeur de banque centrale, aucune "agence de notation", rien !!! Pire, 9 mois après ils affichent à nouveau des bénéfices astronomiques car ils "placent" les dettes astronomiques des États, en prenant une commission au passage. Moi, des risques comme-ça, je veux bien en prendre 10 par jours : rouler en Mercedes Jaguar, manger des des 3 étoiles, jouer au Monopoly avec l'argent des autres, et quand ça va mal, appeler mon pote politicien (avec qui je suis allé au 3 étoiles !) pour qu'il bouche les trous que j'ai fait.Vous semblez encore croire que les banques prêtent l'argent déposé dans leur coffres. Vous savez surement, cher Jacques, que le Père Noël n'habite pas en Laponie ? Et que les bébés ne sont pas déposés par des cigognes ? Que si vous mangez pas votre soupe, aucun ogre ne viendra vous manger ? Ce sont des choses qu'on raconte aux enfants, pour qu'ils soient sages. Et bien, les banques qui prêtent l'argent déposé chez eux, c'est pareil. Cela ne dit rien sur des intérêts perçus sur de l'argent que l'on possède et que l'on prête, au même titre qu'on peut prêter une voiture que l'on possède aux termes que l'on veut (si l'on trouve un client !)
2) Mon avis est qu'il faut remplacer les banques privées par des banques publiques (en gros, les nationaliser) de façon que les services de prêt bancaire deviennent des services publics. Mais cela ne signifie pas qu'il ne faut pas rémunérer équitablement ces services sous prétexte qu'ils seraient rendus par des collectivités publiques.
On pourrait très bien fixer les honoraires des crédits par tranches: de 1¬ à 1000¬ , c'est 10¬ le service, de 1001¬ à 1000000¬ , c'est 20¬ , etc...
Quand je lis AJH, j'ai l'impression qu'il fait de la monnaie un bien en soi : alors qu'il ne s'agit, comme je le crois, que d'un instrument de représentation et de circulation ou redistribution des biens et services. C'est parce qu'on oublie cette réalité fondamentale que nos débats ici sont très difficiles à suivre : nous sombrons dans des analyses techniques qui n'ont pas lieu d'être et qui embrument le raisonnement.
Je pense le contraire: je pense que AJH, justement, traite l'argent comme un outil, technique, à analyser avec des méthodes systématiques et rigoureuses. C'est le "capitalisme" que fait de l'argent, la monnaie, un bien en soi.
#879 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7490" \l "p7490" 29-07-2009 11:53:21
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Jacques Roman a écrit:
alors qu'il ne s'agit, [la monnaie], comme je le crois, que d'un instrument de représentation et de circulation ou redistribution des biens et services.
Depuis Aristote, il est admis que la monnaie a 3 fonctions principales- intermédiaire dans les échanges (achats et paiements),- expression des valeurs et dunité pour le calcul économique et la comptabilité,- réserve de valeur (épargne).La réserve de valeur (l'épargne) est une fonction très importante pour la majorité des gens, du plus pauvre au plus riche..
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#880 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7491" \l "p7491" 29-07-2009 13:29:56
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Les intérêts@AJH (7490 et 7488).Je suis bien content que ce pauvre vieil Aristote ait partagé certaines de mes idées : comme vous le voyez, il ne croyait pas qu'en moulant des métaux précieux (ou, aujourd'hui, en imprimant des morceaux de papier) on créait de la valeur, ce qu'implique manifestement dans votre esprit, du moins c'est mon impression, la formule "création de monnaie".Pour moi, ou bien les signes monétaires représentent des biens ou des services réels, ou bien il s'agit d'inflation : c'est-à-dire de redistribution, au moins partielle des biens et services représentés par ces signes, généralement à l'avantage des débiteurs.Hors le cas d'inflation, les intérêts sont une commission que l'emprunteur paie en rémunération d'un service rendu. La seule question est de savoir si le taux exigé est équitable ou non. Je ne me prononce pas sur l'équité d'un taux de 7 %, de 10 %, de 3 % ou autre : mais je me demande si le doublement du montant nominal du prêt sur dix ans par application d'un taux de 7 %, ou sur 7 ans par application d'un taux de 10 % est tellement hors de proportion avec l'augmentation générale des biens et des services sur cette même période de dix ans. Vous aurez là-dessus, sans doute, une idée plus précise que la mienne. En tout cas je ne vois pas pourquoi le propriétaire d'une maison pourrait voir le prix de sa maison doubler en dix ans tandis que le prêteur devrait se résigner à perdre une partie de son capital. Vous écrivez :"[L'expression "création de monnaie"] signifie aussi que le banquier peut (sous certaines conditions) créer une monnaie qui n'existe pas encore en prenant ce qu'il veut en garantie. Son bilan s'équilibre en portant en actif le montant de la garantie et en passif la somme créée. L'emprunteur dispose évidemment dans son propre actif de ce montant." Deux questions :Si le banquier a vraiment le pouvoir de créer une monnaie qui n'existe pas encore, pourquoi aurait-t-il besoin de garantie ?Si le montant dont il s'agit est inscrit d'une part en passif, d'autre part en actif, comme vous le dites justement, ces deux opérations ne s'annulent-elles pas, et peut-on alors parler vraiment de création de monnaie ?De toute façon, le banquier prêteur ne fait selon moi que transfèrer des signes monétaires existants en sa possession, qu'au besoin il aura dû emprunter lui-même (moyennant intérêts).Quant aux intérêts, comme vous le dites très justement, ils ne correspondent pas à de la création de monnaie puisque c'est l'emprunteur qui les paiera sur la monnaie à sa disposition - ou alors sous la forme d'un bien (ou même d'un service) de valeur équivalente.Où est la création de monnaie, dans tout cela ?Je crois peut-être au Père Noël, mon cher Zolko (7489), mais vous-même, est-ce que vous ne croiriez pas par hasard au Saint Esprit ou du moins à ses opérations ?Vous écrivez :"On pourrait très bien fixer les honoraires des crédits par tranches : de 1¬ à 1000¬ , c'est 10¬ le service, de 1001¬ à 1 00 0000¬ , c'est 20¬ , etc..."¬ Je développe votre "etc." : de 1 000 001 et 10 000 000 ¬ , 30 ¬ ; de 10 000 001 à 100 000 000 ¬ , 40 ¬ ; de 100 000 001 à 1 000 000 000 ¬ , 50 ¬ ... Vous pensez vraiment "qu'on pourrait très bien" ? Allons, Zolko, décidément vous plaisantez ! Même le Saint Esprit ne ferait pas des opérations du genre de celles que vous proposez : en tout cas, certainement pas la banque du même nom !JR
#881 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7492" \l "p7492" 29-07-2009 14:58:38
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HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
JR
" Je suis bien content que ce pauvre vieil Aristote ait partagé certaines de mes idées : comme vous le voyez, il ne croyait pas qu'en moulant des métaux précieux (ou, aujourd'hui, en imprimant des morceaux de papier) on créait de la valeur, ce qu'implique manifestement dans votre esprit, du moins c'est mon impression, la formule "création de monnaie".
Non, je ne confonds évidemment pas , ne me prenez pas pour un débile!
"Pour moi, ou bien les signes monétaires représentent des biens ou des services réels, ou bien il s'agit d'inflation "
Ils devraient effectivement représenter des biens et services réels, mais vous oubliez de faire intervenir la vitesse de circulation de la monaie ( cf " la dame de condé" HYPERLINK "http://www.sol-reseau.org/La-dame-de-Conde.html" http://www.sol-reseau.org/La-dame-de-Conde.html )
"Si le banquier a vraiment le pouvoir de créer une monnaie qui n'existe pas encore, pourquoi aurait-t-il besoin de garantie ?"
Justement, pour pouvoir être certain que l'emprunteur lui remboursera le montant créé, qui sera détruit au remboursement ... toute la monnaie en circulation est une "monnaie dette" émise sur ce système par les banques (on apprends cela en 1 ère ... vous n'auriez pas du sécher les cours)
" Si le montant dont il s'agit est inscrit d'une part en passif, d'autre part en actif, comme vous le dites justement, ces deux opérations ne s'annulent-elles pas, et peut-on alors parler vraiment de création de monnaie ? "
le banquier écrit en actif une garantie (une créance qui n'est pas de la monnaie), et simultanément au passif, au compte de l'emprunteur, la monnaie scripturale qui sera évidemment dépensée.. (je vous en prie, lisez les liens que j'ai donné avant de répondre "ce que vous croyez", en écrivant par exemple " le banquier prêteur ne fait selon moi que transférer des signes monétaires existants en sa possession, qu'au besoin il aura dû emprunter lui-même (moyennant intérêts).": ben non!)
" Quant aux intérêts, comme vous le dites très justement, ils ne correspondent pas à de la création de monnaie puisque c'est l'emprunteur qui les paiera sur la monnaie à sa disposition"
... réfléchissez et dites moi quelle est l'origine de cette monnaie...
Dernière modification par AJH (29-07-2009 15:00:39)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#882 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7493" \l "p7493" 29-07-2009 18:01:16
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Jacques Roman a écrit:
De toute façon, le banquier prêteur ne fait selon moi que transfèrer des signes monétaires existants en sa possession
18 pages de ce forum pour ça !
Vous semblez encore croire que les banques prêtent l'argent déposé dans leur coffres. (...) Ce sont des choses qu'on raconte aux enfants, pour qu'ils soient sages.
SVP, (re)lisez les références fournies par AJH. C'est compliqué, mais vous ne verrez pas le monde pareil après.
AJH a écrit:
Jacques (...) Je pense que vous êtes assez ouvert d'esprit pour comprendre ceci : HYPERLINK "http://monnaie.wikispaces.com/Niveau+1" http://monnaie.wikispaces.com/Niveau+1 ... deux textes très pédagogiques. Bonne lecture...
#883 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7495" \l "p7495" 30-07-2009 07:05:28
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HYPERLINK "http://"Création%20de%20monnaie",%20&" "Création de monnaie", &J'ajoute, Zolko : 18 pages de messages pour en arriver à la conclusion que la gestion du prêt d'un euro vaut 10 euros d'honoraires et celle d'un prêt d'un milliard d'euros, 50 euros !Il me semble qu'on gagnerait en clarté à remplacer l'expression "création de monnaie" par "contrefaçon de monnaie". Voyez les documents référencés par AJH : il en ressort, sauf erreur, que la banque ne crée pas de monnaie quand elle prête sur ses fonds propres, et que lorsqu'elle prête sur des fonds qu'elle a empruntés le système ne peut fonctionner qu'à condition que plus de 20 ou 30 % de ses créanciers ne se présentent pas en même temps à ses guichets pour se faire rembourser. C'est le système d'escroquerie de Madoff, mais autorisé par la loi. "Création de monnaie", ça fait plus poli, et on n'est pas envoyé en prison.Il me semble aussi que la "vitesse de circulation de la monnaie" a pour pendant la "vitesse de la circulation des biens" (et des services) représentés par la monnaie. La circulation de la monnaie facilite la circulation des biens, mais elle n'est pas d'une autre nature que la circulation des biens. La parabole d'AJH sur la "dame de Condé" (voir HYPERLINK "http://www.sol-reseau.org/La-dame-de-Conde.html" http://www.sol-reseau.org/La-dame-de-Conde.html) est très intéressante et mérite d'être reproduite ici :La dame de Condé ...ou laccroissement de la masse monétairejeudi 23 août 2007 par Coordination SOL par André jacques Holbecq "Un regard citoyen sur léconomie", édition Yves MichelNous sommes à Condé-sur-Gartempe. Son hôtel de la Gare est réputé pour ses ortolans et sa discrétion... ! Un vendredi après-midi débarque une jeune femme, dapparence comvenable, bien quun peu trop fardée.Elle réserve une chambre pour la nuit et, comme elle na pas de bagage, elle laisse en acompte un billet de 100 euros, tout neuf. Puis elle sen va visiter la vieille ville.Le pâtissier qui a vu la scène dit au patron : « Ca fait six semaines que vous me devez 100 euros pour la pièce montée que jai livrée à loccasion de la communion de votre fille. » Le patron lui donne le billet de bonne grâce. Comme cette scène a été vue par dautres, elle se reproduit cinq nouvelles fois, car le pâtissier devait aussi 100 euros au minotier... qui en devait autant au garagiste... lui-même débiteur de cette somme au boucher... qui avait à régler 100 euros au représentant de la maison Erlida... lequel devait à son tour acquitter sa chambre à lhôtel de la Gare pour 100 euros. Il redonne donc le billet au patron de lhôtel.Notre Dame revient de promenade. Elle annonce, quayant fait une rencontre, elle annule sa réservation. Ce qui arrange bien lhôtelier qui, entre temps, a eu une demande dun de ses vieux clients. Lhôtelier lui rend donc son billet quelle brûle aussitôt. « Il était faux », dit-elle en souriant.Moralité de cette histoirePourquoi un faux billet a-t-il été capable de catalyser autant déchanges ?Parce quun billet est de la monnaie fiduciaire (du latin fiducia : confiance). Cest exclusivement une « valeur de confiance » entre les membres dune communauté. Dans un autre pays il naurait pas été accepté. Un billet faux perd « sa valeur » seulement au moment où il se révèle faux et nest plus accepté par celui qui le reçoit. Cest celui qui le détient en dernier qui assume la perte. Dans cette histoire il ny a pas eu de perte sauf pour la Dame de Condé qui savait de toute façon quil était faux.Serait-ce quil y a carence de pouvoir dachat dans notre société ?En effet la Dame de Condé, en réservant sa chambre, a accru de 100 euros la masse monétaire du village, ce qui a permis à six personnes déteindre réciproquement leur dette pour un montant total de 600 euros. La « qualité » de la monnaie utilisée, bonne ou mauvaise, est indifférente.Je ne tire pas qde cette histoire la même moralité qu'AJH : Premièrement, il n'y a pas que la monnaie qui soit fiduciaire. Tous les biens, tous les services (on peut même dire : toutes les idées) le sont également. Par exemple, un faux tableau circulera comme le billet d'AJH. Surpayé par un non-connaisseur, il sera revendu plusieurs fois, contribuera à donc à éteindre plusieurs dettes (ou effectuer plusieurs achats, c'est pareil), et c'est son dernier possesseur, une fois le faux découvert, qui supportera tout le poids de la perte. Aucune de ces opérations n'aura abouti à créer un tableau, vrai ou faux ; de même, la circulation du faux billet de Condé n'a pas créé de monnaie et c'est le dernier possesseur du billet qui supportera la perte. Il y a simplement eu transfert de perte.Ensuite, cette parabole joue sur une illusion. La cascade de remboursements a été provoquée par l'introduction d'un billet de cent euros, qui a fait croire à son premier détenteur (l'hôtelier) qu'il pouvait rembourser une dette d'un montant équivalent. Mais remplacez ce billet de 100 euros par l'annonce d'un héritage, supposez que le pâtissier en ait eu copnnaissance, et vous auriez le même résultat sans qu'il soit aucunement question d'augmentation de la masse monétaire.D'autre part, je sais bien que qui paie ses dettes s'enrichit, mais il me semble bien qu'avant mise en circulation du faux billet de mille, les dettes d'un montant total de 600 euros étaient compensées par des créances d'un montant total de 600 euros, et qu'après la circulation du billet, la suppression de 600 euros de dette a été exactement compensée par la suppression de 600 euros de créances : où est l'accroissement de la masse monétaire ?Dans le contexte, la circonstance que le billet soit faux est tout à fait secondaire : ou bien le billet a été fabriqué expressément pour cette occasion par la faussaire et il ne correspondait à aucun bien ou service - donc sa destruction était indifférente et n'a pas eu en tout cas pour effet de modifier la masse monétaire ; ou bien le billet avait circulé antérieurement et avait été remis en paiement à la visiteuse, de sorte que lorsqu'elle a brûlé le billet elle a supporté en tant qu'utilisatrice finale la perte de 100 euros, et il n'y a pas eu dans ce cas non plus augmentation de la masse monétaire. Supposons maintenant qu'elle n'ait pas brûlé le billet et qu'elle s'en soit resservie : le billet aurait été finalement récupéré et détruit par l'État, la perte correspondante étant alors supportée par la collectivité sous forme d'inflation.Tout cela pour en revenir à mon idée qu'on ne crée pas la monnaie en tant que telle et que cette expression est parfaitement trompeuse. JR
#884 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7496" \l "p7496" 30-07-2009 08:01:26
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Jacques Roman a écrit:
Tout cela pour en revenir à mon idée qu'on ne crée pas la monnaie en tant que telle et que cette expression est parfaitement trompeuse. JR
Quelle est la définition de "la monnaie" pour vous, Jacques ?Edit: plus précisément, le solde que vous avez sur votre compte bancaire est t'il pour vous de la "monnaie" ?
Dernière modification par AJH (30-07-2009 08:25:35)
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#885 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7497" \l "p7497" 30-07-2009 08:29:03
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JR écrit " il n'y a pas que la monnaie qui soit fiduciaire. Tous les biens, tous les services (on peut même dire : toutes les idées) le sont également. "La grande différence avec la monnaie, c'est que ce n'est pas considéré par toute une communauté géographique comme instrument d'échange (ni bien évidemment comme une monnaie)La monnaie est dite fiduciaire lorsqu'il s'agit de billets de banques, elle est dite scripturale (non fiduciaire) lorsqu'il s'agit de monnaie banques commerciales (lesquelles n'ont pas le droit d'émission de monnaie fiduciaire)
Dernière modification par AJH (30-07-2009 08:33:33)
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#886 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7498" \l "p7498" 30-07-2009 08:51:12
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JR: Zolko apportait une idée que j'approuve, même si les chiffres sont peu adaptés!JR:
Il me semble qu'on gagnerait en clarté à remplacer l'expression "création de monnaie" par "contrefaçon de monnaie". Voyez les documents référencés par AJH : il en ressort, sauf erreur, que la banque ne crée pas de monnaie quand elle prête sur ses fonds propres, et que lorsqu'elle prête sur des fonds qu'elle a empruntés le système ne peut fonctionner qu'à condition que plus de 20 ou 30 % de ses créanciers ne se présentent pas en même temps à ses guichets pour se faire rembourser. C'est le système d'escroquerie de Madoff, mais autorisé par la loi. "Création de monnaie", ça fait plus poli, et on n'est pas envoyé en prison.
Oui, c'est pour cela qu'un de nos sites se nomme "fauxmonnayeurs".Mais légalement les banques ont le droit de "faire crédit" et donc de créer "leur" monnaie qui est ensuite acceptée partout
La circulation de la monnaie facilite la circulation des biens, mais elle n'est pas d'une autre nature que la circulation des biens
Oui pour la première affirmation, non pour la seconde (selon ce que je comprend de " autre nature")
Premièrement, il n'y a pas que la monnaie qui soit fiduciaire. Tous les biens, tous les services (on peut même dire : toutes les idées) le sont également. Par exemple, un faux tableau circulera comme le billet d'AJH. Surpayé par un non-connaisseur, il sera revendu plusieurs fois, contribuera à donc à éteindre plusieurs dettes (ou effectuer plusieurs achats, c'est pareil), et c'est son dernier possesseur, une fois le faux découvert, qui supportera tout le poids de la perte. Aucune de ces opérations n'aura abouti à créer un tableau, vrai ou faux ; de même, la circulation du faux billet de Condé n'a pas créé de monnaie et c'est le dernier possesseur du billet qui supportera la perte. Il y a simplement eu transfert de perte.
Dans cet apologue, personne n'a rien perdu. Mais ce n'est qu'un apologue pour faire comprendre (entre autres) que l'absence de monnaie (quelle qu'elle soit) "bloque" les échanges.
Ensuite, cette parabole joue sur une illusion. La cascade de remboursements a été provoquée par l'introduction d'un billet de cent euros, qui a fait croire à son premier détenteur (l'hôtelier) qu'il pouvait rembourser une dette d'un montant équivalent. Mais remplacez ce billet de 100 euros par l'annonce d'un héritage, supposez que le pâtissier en ait eu connaissance, et vous auriez le même résultat sans qu'il soit aucunement question d'augmentation de la masse monétaire.
Certainement pas...
D'autre part, je sais bien que qui paie ses dettes s'enrichit, mais il me semble bien qu'avant mise en circulation du faux billet de mille, les dettes d'un montant total de 600 euros étaient compensées par des créances d'un montant total de 600 euros, et qu'après la circulation du billet, la suppression de 600 euros de dette a été exactement compensée par la suppression de 600 euros de créances : où est l'accroissement de la masse monétaire ?
L'accroissement de la masse monétaire corresponds au moment où le billet a été introduit. Le résultat aurait été le même avec un banquier qui aurait accordé un crédit de 100à l'hôtelier... qui lui aurait, au terme des transactions, remboursé ce crédit.
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Jacques Roman a écrit:
J'ajoute, Zolko : 18 pages de messages pour en arriver à la conclusion que la gestion du prêt d'un euro vaut 10 euros d'honoraires et celle d'un prêt d'un milliard d'euros, 50 euros !
Ce n'est pas la somme qui était importante dans ma "proposition" mais le principe. Créer 1000¬ ou 2000¬ est exactement le même effort, contrairement à créer 1000 baguettes ou 2000 baguettes, où l'effort est proportionnel au produit résultant. Je sais bien que vous aimez couper les cheveux en 4, mais là vous vous surpassez.
Il me semble qu'on gagnerait en clarté à remplacer l'expression "création de monnaie" par "contrefaçon de monnaie". Voyez les documents référencés par AJH : il en ressort, sauf erreur, que la banque ne crée pas de monnaie quand elle prête sur ses fonds propres, et que lorsqu'elle prête sur des fonds qu'elle a empruntés le système ne peut fonctionner qu'à condition que plus de 20 ou 30 % de ses créanciers ne se présentent pas en même temps à ses guichets pour se faire rembourser. C'est le système d'escroquerie de Madoff, mais autorisé par la loi. "Création de monnaie", ça fait plus poli, et on n'est pas envoyé en prison.
C'est aussi l'idée que nous défendons (presque ?) tous ici. La création monétaire dans le système "occidental" est équivalant à de la fausse monnaie légale. Et conduit, à travers les intérêts - légaux ! - pris dessus à un système pyramidal. Qui est en-train de s'effondrer, comme tout système pyramidal arrivant en bout de course. J'ai écrit un texte disant exactement ça : HYPERLINK "http://www.front-plan-c.eu/Forum/viewtopic.php?f=17&t=55&sid=b43234647bd377faaa63c79e24fa8cd6" \l "p381" fraude pyramidaleMais il reste néanmoins 2 questions:1) comment faire effondrer le système de façon plus-ou-moins contrôlée, et mieux encore, contrôlée par d'autres que ceux qui l'ont créé et qui s'en sont mis pleins les poches avec. Car si on fait rien, le système s'effondrera quand-même mais mènera probablement à une guerre mondiale ou civile, en tous cas vers beaucoup de malheurs et de souffrances.2) par quoi le remplacer une fois qu'il s'est complètement cassé la gueule.
AJH a écrit:
La monnaie est dite fiduciaire lorsqu'il s'agit de billets de banques, elle est dite scripturale (...) lorsqu'il s'agit de monnaie banques commerciales (...)
C'est, je pense, le centre de tout le problème, celui aussi relevé par Jacques, que les 2 types de "monnaies" portent le même nom (¬ uro) et ont même valeur légale. Que ces 2 monnaies différentes deviennent in-différentiables une fois créées et mises dans le système. C'est la définition de la contrefaçon.
#888 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7500" \l "p7500" 30-07-2009 12:36:24
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=8" Jacques Roman
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La monnaie (pour répondre aux derniers messages d'AJH et de Zolko)1) Ma définition de la monnaie est la suivante : instrument de paiement à cours légal comportant un montant nominal à concurrence duquel on peut se procurer un bien ou service lui-même affecté d'un montant nominal.2) Cette définition s'applique indistinctement, on le voit, aux pièces et aux billets (monnaie fiduciaire), aux engagements écrits (monnaie scripturale) et aux supports immatériels (électroniques). L'utilisateur d'une caisse bancaire automatique n'a pas conscience dans la plupart des cas que lorsqu'il retire des billets (monnaie fiduciaire) de la machine ces billets sont prélevés sur un compte scriptural. Et c'est très bien comme ça. La catégorisation en monnaie fiduciaire, scripturale, électronique, d'origine publique ou privée, n'intéresse finalement que les théoriciens.3) Par "La circulation de la monnaie facilite la circulation des biens, mais elle n'est pas d'une autre nature que la circulation des biens", je voulais dire qu'une fois la monnaie définie comme un instrument représentant les biens, la circulation de la monnaie n'est pas essentiellement d'une autre nature que la circulation des biens eux-mêmes. 4) Toutefois, la monnaie a une fonction particulière : celle d'abolir en grande partie les contraintes du temps et de l'espace, et plus précisément d'éviter d'avoir à passer par le troc.5) Même sous cet angle, il y a des biens (ou même des services) qui peuvent avoir, à l'échelle de la communauté mondiale, une signification monétaire (d'échange) beaucoup plus grande que celle de certains instruments monétaires en bonne et due forme : ex : comparer le rôle monétaire effectif du pétrole et de l'or à celui de la monnaie zimbabwéenne. 6) À propos de l'"apologue de la dame de Condé", j'ai écrit : "Je sais bien que qui paie ses dettes s'enrichit, mais il me semble bien qu'avant mise en circulation du faux billet de [cent], les dettes d'un montant total de 600 euros étaient compensées par des créances d'un montant total de 600 euros, et qu'après la circulation du billet, la suppression de 600 euros de dette a été exactement compensée par la suppression de 600 euros de créances : où est l'accroissement de la masse monétaire ?"AJH répond : "L'accroissement de la masse monétaire correspond au moment où le billet a été introduit. Le résultat aurait été le même avec un banquier qui aurait accordé un crédit de 100 à l'hôtelier... qui lui aurait, au terme des transactions, remboursé ce crédit".Cette remarque ne répond vraiment à mon argument que les dettes et les créances s'équilibrent dans les deux sens et qu'il n'y a donc pas eu création de monnaie ni augmentation de la masse monétaire. Ni à celui que le résultat aurait été le même exactement s'il y avait eu annonce d'un héritage imminent au lieu de l'introduction du faux billet de 100 euros : et dans ce cas le facteur monétaire ne jouait plus aucun rôle.7) À propos de la rémunération des prêts, AJH dit : "Zolko apportait une idée que j'approuve, même si les chiffres sont peu adaptés!". "Peu adaptés", c'est le moins qu'on puisse dire. Je coupe peut-être les cheveux en quatre, Zolko, mais toute la question, me semble-t-il, est justement de savoir à quel niveau il faut rémunérer les prêts, du moment que nous semblons d'accord sur la nécessité de les rémunérer. 8) Zolko pose la question de l'abolition du mauvais système monétaire actuel et de son remplacement.Nous en avons déjà parlé je crois, sinon sur ce fil, du moins sur ce forum. Quelqu'un avait proposé de remplacer la monnaie-valeur par la monnaie-temps (temps nécessaire pour fabriquer un produit ou rendre un service d'une certaine valeur, ou temps correspondant à la création du bien ou du service de substitution). Cette idée, qui revient à inverser la formule classique et à reconnaître que "l'argent, c'est du temps", mérite certainement d'être creusée. JR
Dernière modification par Jacques Roman (31-07-2009 10:11:29)
#889 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7501" \l "p7501" 30-07-2009 12:39:39
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=354" Déhel
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Fraude pyramidale J'en reviens à mes histoires de plainte: le système de fraude pyramidale a mené à la condamnation de Madoff, condamnation qui s'est voulue exemplaire aux yeux du monde avec en sous-titre pour une fois qu'on en tient un. Je ne crois pas que quiconque soit satisfait de la situation actuelle et chaque bistrot, pour sûr, reprend à l'envi un tous pourris financier dont nous sommes victimes. N'y aurait-il pas là une astuce légale qui nous permette d'utiliser l'exemple Madoff non pas comme une jurisprudence au verdict mais une jurisprudence à la mise en examen? Soit démontrer que le système pyramidale est mathématiquement voué à se vautrer, que ceux qui paient -les états- -nous- ne veulent plus et donc dénoncent la catastrophe avant qu'elle ne survienne en s'appuyant sur la condamnation de Madoff? Bon, vous l'aurez compris, je n'ai rien d'un juriste, mais j'ai de l'imagination!
Je vois la démocratie comme un régime inachevé. Cet inachèvement est même constitutif de la vie démocratique dans la mesure où il montre sa capacité à accueillir le conflit en faisant droit à l'indétermination du social. Claude Lefort
#890 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7502" \l "p7502" 30-07-2009 13:34:16
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Déhel, au risque de me répéter, je pense que Tzecoatl a déjà trouvé le solution:
Tzecoatl a écrit:
Vous pourriez attaquer le système bancaire sur la réserve fractionnaire. S'il multiplie les signes monétaires par 9-11 (par rapport à leurs fonds propres), ils multiplient d'autant leurs revenus, c'est une situation de concurrence déloyale vis à vis d'un financier pure (qui récolte l'épargne et la prête, sans création monétaire). Argument d'autorité, même en terre libérale, même à Bruxelles.
J'ai relu une HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=1057" contribution intéressante de Loïc Abadie sur le blog de Paul Jorion, que j'ai mis HYPERLINK "http://www.front-plan-c.eu/Pages/index.php?page=contrib&lang=FR&contrib=LoicAbadie" en ligne sur le site du front du Plan C, et qui dit à la fin:
Un dernier point :Rien nempêche un entrepreneur de fonder une banque « Rothbardienne » en France ou ailleurs en mettant en avant le fait quil ne prêtera pas largent de ses déposants et que sa banque est bien plus sûre que les autres. Le fait quaucune banque de ce type ne se soit imposée jusquici montre que les gens ont jusquici «voté» implicitement pour le système à réserve fractionnaire
ce qui est faux: les banques à réserve fractionnaire jouissent d'un avantage énorme par rapport aux banques à réserve pleine, puisqu'ils peuvent récolter des intérêts sur les sommes déposés multipliées par la fraction légale pour les réserves (environ 10) et donc, à taux de crédit égal, récolter beaucoup plus de revenus qu'une banque qui ne prête que ce qu'elle a en réserve. Ainsi, un banque à réserve fractionnaire pourra rémunérer les comptes, fournir les services gratuits... et donc attirera plus facilement les déposants. Qui voudra déposer son argent dans une banque si une autre donne beaucoup plus d'avantages ? Donc, sauf à le faire exprès pour des raisons idéologiques, personne ne déposera son argent dans une banque à réserve pleines. C'est bien un avantage déloyal.Et donc, on a la solution:Créer une banque à réserves pleines (« Rothbardienne ») exprès, et attaquer auprès de l'UE pour concurrence déloyale une autre banque "normale" (la fameuse clause "concurrence libre et non faussée"). Ce qui aurait, avouez-le, un gout exquis d'attaquer le système capitaliste par là où il veut nous baiser.Et on satisfait aux exigences du cabinet d'avocats d'AJH:
Il est cependant difficile dimaginer une action judiciaire en dehors de tout litige et sans éléments concrets. La saisine de la justice requiert en effet lexistence dun désaccord entre deux personnes déterminées, et il est difficile de cerner quel pourrait être votre adversaire dans un tel procès.
Vu l'état de la justice française (mais c'est probablement pas mieux ailleurs) il vaudrait mieux attaquer une banque non-française, pour éviter que le gouvernement ne tente d'étouffer l'affaire. je proposerais bien une banque Irlandaise, pour porter le combat là-bas et s'immiscer dans le débat sur le traité de Lisbonne. Ce qu'il nous faudrait, bien-sûr, c'est un bon juriste acquis à la cause et qui saurait comprendre le langage juridique et se démêler dans les méandres des systèmes judiciaires...
#891 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7503" \l "p7503" 30-07-2009 14:56:29
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Zolko a écrit:
Créer une banque à réserves pleines
C'est sans doute le plus difficile: HYPERLINK "http://www.banque-france.fr/cecei/fr/agrement/normes_capital_minimum.htm" http://www.banque-france.fr/cecei/fr/ag
inimum.htm
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#892 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7504" \l "p7504" 30-07-2009 15:33:49
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JR:C'est bien, on se rapproche. Donc pour vous, la monnaie de crédit, scripturale, créée par le banquier, est bien de la monnaie. J'espère que vous admettez le fait que la création de cette monnaie n'est in fine qu'une simple ligne d'écriture (il est évident que le banquier doit prévoir les fuites en monnaie centrale: réserves obligatoires, demande de billets, et compensation éventuelle)Oui pour 1, 2 (sauf que c'est pas "très bien comme ça" à mon sens), 3, 4,5: oui, mais c'est l'exception6 : oui, les dettes et les créances s'équilibrent dans cet apologue, mais il ne faut pas vouloir lui faire dire plus qu'il ne dit... Le troc, ou une simple comptabilité (telle que font les SEL) aurait permis d'effacer les dettes de chacun, mais ils (les habitants de Condé) n'y avaient pas pensé. C'est bien l'augmentation temporaire de la masse monétaire qui a permis l'effacement de ces dettes, car on part de l'hypothèse qu'il n'y avait plus de monnaie initialement disponible dans le village. Un banquier aurait pu faire la même chose en créant un crédit à l'hôtelier, mais il aurait demandé des intérêts, qu'il aurait fallu trouver lorsque l'hôtelier aurait remboursé son crédit à la fin de la journée...Moins d'accord avec l'annonce de l'héritage (c'est une simple annonce, pas sur qu'on puisse faire confiance immédiatement). C'est un peu ce que fait la Californie actuellement...7 : Pour moi la réponse à cette question est la suivante: la rémunération des crédits (prêts de monnaie créée "ex nihilo" par l'entreprise autorisée, la banque) sous forme d'un intérêt revenant à une structure privée est injuste. Mais le crédit fait par la collectivité (banque centrale qui émettrait TOUTE la monnaie y compris monnaie de crédit), à un membre de cette collectivité peut "supporter" des intérêts (c'est le montant du "remerciement" de l'emprunteur à la collectivité).C'est simplement la conséquence de l'option que la monnaie doit être un bien collectif et non privé.L'intermédiaire qui prête (un prêt) une épargne (ou de la monnaie collective) à un emprunteur peut demander des honoraires pour son travail : la libre concurrence permettra de déterminer le niveau adéquat des honoraires.L'épargnant qui n'utilise pas (se "prive") son épargne peut, toujours selon moi, obtenir un intérêt: c'est un contrat privé dans lequel l'État n'a pas à intervenir (si ce n'est a posteriori sur le taux d'imposition du revenu)Mais je n'ai pas l'unanimité autour de moi sur ces propositions et il est naturel que chacun défende sa position.8 - Nous proposons cette révolution dans l'écosociétalisme ( HYPERLINK "http://wiki.societal.org" http://wiki.societal.org) ... mais il faudra je crois plusieurs étapes : nous partons de trop loin...
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#893 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7505" \l "p7505" 30-07-2009 15:55:08
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AJH a écrit:
Zolko a écrit:
Créer une banque à réserves pleines
C'est sans doute le plus difficile: HYPERLINK "http://www.banque-france.fr/cecei/fr/agrement/normes_capital_minimum.htm" http://www.banque-france.fr/cecei/fr/ag
inimum.htm
En effet: Banques, banques mutualistes ou coopératives (...) qui effectuent toutes opérations : Capital minimum requis = 5 000 000 ¬ urosDonc, soit on trouve un mécène très riche à qui on demande de se tirer une balle dans le pied, soit il va falloir s'organiser sévère. Ou alors, approcher un établissement déjà existant et lui proposer de rentrer dans l'Histoire.
#894 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7506" \l "p7506" 31-07-2009 11:32:49
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La monnaie et les prêts (suite)AJH (message 7504).En effet, nos points de vue se rapprochent. Et chose intéressante, ce sont bien nos points de vue qui se rapprochent (ou du moins des points de vue que nous avons personnellement assimilés) : pas des analyses reprises de traités ou pamphlets extérieurs. J'avoue sans honte que je ne vais pratiquement jamais voir les documents signalés ici et là dans nos messages sauf s'il me semble qu'ils répondront à un point précis sur lequel je m'interroge. Sinon, je préfère attendre paresseusement que celui qui a lu et digéré le document m'en restitue la substantifique moëlle : ce filtre de la lecture par autrui est très utile et fait gagner du temps.J'ai quelques remarques à faire suite aux vôtres (les numéros renvoient au message 7500).1) Oui, j'admets que fait que la monnaie scipturale (mais pas la création de monnaie puisque je n'y crois pas) n'est in fine qu'une simple ligne d'écriture. Je suppose vous admettez de votre côté qu'un billet n'est qu'un morceau de papier imprimé : si c'est le cas, nous sommes d'accord.6) Cet excellent apologue que vous avez écrit en dirait-il plus que ce que vous vouliez lui faire dire ? Je ne vois pas toujours pas en quoi l'introduction du billet de cet diffère fondamentalement (par le mécanisme et par le résultat) de l'annonce d'un héritage.7) Je ne vois pas non plus pourquoi la collectivité devrait être davantage rémunérée qu'un particulier pour avoir consenti un prêt. La seule question qui se pose est celle de la juste rémunération du service rendu. Pourquoi d3favoriser le prêteur privé, d'autant plus que les biens collectifs proviennent pas des biens privés, serait-ce simplement par le canalde l'impôt ?8) Bien d'accord que l'introduction de la monnaie-temps impliquerait une révolution des mentalités, même si le temps n'est qu'un autre aspect de la valeur ; et j'irai voir (exception !) le site HYPERLINK "http://wiki.societal.org" http://wiki.societal.org.JR
#895 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7507" \l "p7507" 31-07-2009 14:56:43
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"J.R.Vous écrivez " (mais pas la création de monnaie puisque je n'y crois pas) "La croyance n'a vraiment rien à voir là dedans, il s'agit simplement de voir la réalité.Puisque vous ne voulez lire aucun des liens que je vous donne, il est inutile que je perde mon temps . Je vous quote juste un extrait d'un document officiel de la BDF qui nest plus disponible (1978, MAJ 1980), téléchargeable en entier à cette adresse : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_Banque_de_France_et_la_monnaie.pdf" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/m
onnaie.pdf(19 Mo)
LA CRÉATION MONÉTAIRELa création monétaire s'effectuait traditionnellement par l'intermédiaire d'opérations de crédit bancaire consistant à transformer des créances en moyens de paiement. Ce phénomène de monétisation des créances apparaît encore de façon parfaitement claire lorsqu'il est réalisé par l'escompte d'une lettre de change ou traite tirée, par exemple, à l'occasion d'une vente, par un industriel sur un commerçant en gros. L'industriel qui a besoin de monnaie cède la lettre de change à son banquier qui le crédite en compte de son montant, déduction faite d'intérêts.Actuellement la prédominance de l'escompte commercial a disparu, les banques préférant, pour des raisons de simplicité et d'économie, financer un ensemble de besoins plutôt que des opérations particulières. II n'en reste pas moins que, ce faisant, elles continuent à anticiper des rentrées de fonds dont elles versent aux créanciers une fraction plus ou moins importante.La monnaie ainsi créée est résorbée quand le débiteur principal fait face à ses engagements. La création monétaire se développe cependant car la progression de l'activité économique détermine un accroissement continuel du montant des concours accordés.Les organismes créateurs de monnaie sont les banques, le Trésor public et la Banque de France [Note AJH: ce n'est plus le cas pour ces 2 derniers à l'heure actuelle ... seule la BCE émets la monnaie centrale, l'euro, si on fait abstraction des pièces de monnaie ] . Les développements qui suivent s'attachent à définir les rôles respectifs de ces divers organismes ainsi que celui d'institutions financières qui, sans créer à proprement parler de la monnaie, participent cependant au processus d'expansion monétaire. Le problème de la responsabilité de la création monétaire sera enfin évoqué.I - LES BANQUESA - LEUR POUVOIR DE CRÉATION MONÉTAIREContrairement à une idée encore trop répandue, la fonction des banques consiste beaucoup moins à collecter des dépôts dans le public qu'à créer de la monnaie au profit des entreprises, des particuliers et de l'État.Une banque pourrait même créer indéfiniment de la monnaie si les crédits qu'elle consentait servaient à régler des particuliers ou des entreprises ayant un compte chez elle. Le crédit accordé, inscrit à l'actif du bilan de la banque au fur et à mesure de son utilisation, a alors pour contrepartie l'augmentation, au passif, des disponibilités de la clientèle.Cette hypothèse extrême semble, à première vue, un peu caricaturale ; elle est cependant proche de la réalité si l'on considère l'ensemble du système bancaire car une très large part des paiements s'effectue bien en créditant des comptes bancaires. Il reste que, dans les faits, existent deux limitations.La première provient des transferts de fonds opérés lors de la création monétaire. Les comptes des bénéficiaires des règlements opérés par l'emprunteur seront parfois situés dans la banque qui a accordé le crédit mais, le plus souvent, ils le seront dans d'autres établissements.La seconde limitation provient de la transformation en billets de banque d'une partie de la monnaie créée. Le public, conformément à ses habitudes de règlement, maintient, du moins à court terme, un rapport relativement stable entre la monnaie qu'il confie aux banques et celle qu'il conserve en billets. Si la monnaie additionnelle est généralement créée sous forme de dépôts, le comportement du public tend à rétablir rapidement la répartition habituelle entre billets et dépôts.Ces deux limitations n'ont pas la même portée. La première comporte une contrepartie : si la création monétaire d'une banque entraîne des transferts vers d'autres banques, les opérations de crédit réalisées par ces dernières provoquent un flux de sens opposé. Néanmoins, pour une banque déterminée, il n'y a pas nécessairement égalité entre les fonds reçus des autres banques et les virements qu'elle doit effectuer à leur profit, ce qui peut poser un problème de trésorerie. Mais si, au lieu de considérer une seule banque, on prend en compte l'ensemble du système bancaire, la limitation se borne aux transferts réciproques avec les chèques postaux ou le Trésor public et elle n'a guère d'effet contraignant ; parfois même la trésorerie bancaire est, au contraire, alimentée par des fonds originaires du secteur public. Tel est notamment le cas lorsqu'un déficit budgétaire est couvert par un concours direct de la Banque de France à l'État.Il en va autrement pour les billets que seule la Banque centrale émet et que les banques doivent se procurer auprès d'elle en lui cédant certains actifs. À la contrainte exercée sur les banques par les prélèvements en billets s'ajoute l'obligation, qui sera évoquée ultérieurement, de constituer des avoirs en compte à la Banque centrale.La création monétaire par les banques se réalise par trois voies principales : les crédits aux entreprises et aux particuliers, les concours à l'État, les achats de devises étrangères. Dans les deux premiers cas il s'agit de création monétaire interne directe par le crédit, dans le troisième de la transformation en moyens de paiement intérieurs de créances monétaires sur l'étranger.
Dernière modification par AJH (31-07-2009 14:57:23)
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#896 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7508" \l "p7508" 31-07-2009 15:00:24
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Bon, allez, parce que je suis gentil!Extrait d'un document de la FED de Chicago (traduction "à la volée"), téléchargeable en anglais sur HYPERLINK "http://monnaie.wikispaces.com/file/view/ModernMoneyMechanics.pdf" http://monnaie.wikispaces.com/file/view
hanics.pdf
Qui crée la monnaie?Les variations dans la quantité de monnaie peuvent provenir des actions de la Réserve fédérale (la banque centrale), des institutions de dépôt (principalement les banques commerciales), ou du public. Le contrôle majeur, toutefois, incombe à la banque centrale.Le processus de création de monnaie a lieu principalement dans les banques. Comme indiqué précédemment, les passifs vérifiables des banques sont de la monnaie. Ces passifs sont les comptes des clients. Ils augmentent lorsque les clients déposent des espèces et des chèques et lorsque le montant des prêts accordés par les banques sont portés au crédit des comptes des emprunteurs.En l'absence de réserves obligatoires, les banques peuvent augmenter les dépôts en augmentant les prêts et les investissements tant qu'elles gardent suffisamment despèces de façon à satisfaire le montant que les détenteurs de dépôts veulent convertir en espèces. Cet attribut unique de l'activité bancaire a été découvert il y a bien des siècles.Il a commencé par des orfèvres. Comme banquiers avant lheure, ils ont d'abord fourni des services de garde, faisant leur bénéfice des frais d'entreposage de l'or et des pièces déposées chez eux. Les gens pouvaient céder leur "reçu de dépôt " à chaque fois quils avaient besoin d'or ou de pièces de monnaie pour acheter quelque chose, et physiquement transférer l'or ou des pièces au vendeur, qui, à son tour, les déposera en lieu sûr, souvent chez le même banquier. Tout le monde a vite constaté que c'était beaucoup plus facile dutiliser tout simplement le reçu de dépôt directement comme un moyen de paiement. Ces reçus, qui sont devenus connus sous le nom de billets, étaient acceptés en tant que monnaie car la personne qui les détenaient pouvaient aller chez le banquier et les échanger pour de la monnaie métallique.Ensuite, les banquiers ont découvert qu'ils pouvaient faire des prêts uniquement en donnant leurs promesses de payer, ou billets de banque, aux emprunteurs. De cette façon, les banques ont commencé à créer de l'argent. Plus de billets pouvaient être délivrés que l'or et des pièces disponibles, car seule une partie des billets en circulation serait présenté pour paiement au même moment. Évidemment, suffisamment de monnaie métallique devait être disponible, pour rembourser les billets présentés pour paiement.Les dépôts à vue transférables sont la contrepartie moderne des billets de banque. Il ny eut besoin que dun petit pas de l'impression des billets à létablissement de livres comptables créditant des dépôts des emprunteurs, emprunteurs qui, à leur tour, pourraient «passer» par écrit des chèques, "imprimant" ainsi leur propre monnaie.Quelles sont les limites du montant de monnaie que les banques peuvent créer?Si le dépôt de monnaie peut être créé si facilement, quest ce qui empêche les banques den faire trop - plus que le montant suffisant pour maintenir la productivité des ressources de la nation pleinement employés sans inflation des prix? Comme son prédécesseur, la banque moderne doit avoir à disposition, pour en effectuer le paiement sur demande, un montant considérable despèces et des fonds en dépôt auprès de la banque centrale. La banque doit être prête à convertir de la monnaie en dépôt en espèces pour les déposants qui demandent des espèces. Elle doit faire des versements sur les chèques de ses déposants présentés pour paiement par d'autres banques (régler les soldes de compensation). Enfin, elle doit maintenir les réserves légalement requises, en forme de réserve en espèces et / ou de soldes à sa Banque Fédérale de Réserve, égal à un pourcentage de ses dépôts.La demande despèce par le public est très variable, mais généralement, suit un modèle saisonnier qui est tout à fait prévisible. Les effets de ces variations dans le montant des espèces détenues par le public sur les fonds de la banque sont généralement compensés par la banque centrale, qui remplace les réserves absorbée par les retraits despèces. (la méthode sera expliqué plus tard.) Pour toutes les banques prises dans leur ensemble, il n'y a pas de soldes après compensations. Un chèque tiré sur une banque est normalement déposées au crédit d'un autre compte, si ce n'est dans la même banque, alors dans une autre banque.Ces besoins d'exploitation influencent le montant minimal des réserves qu'une banque isolée (individuelle) tiendra volontairement.. Toutefois, tant que ce montant minimum est inférieur à ce qui est légalement requis, les besoins de l'exploitation sont de relativement peu d'importance comme limite sur lexpansion du total des dépôts dans le système bancaire. Cette expansion ne peut pas continuer au-delà du point où le montant total des réserves détenues par toutes les banques est juste suffisante pour satisfaire les exigences légales dans le cadre de notre système de "réserve fractionnaire". Par exemple, si des réserves de 20 % étaient requises, les dépôts ne pourraient se développer que jusqu'à ce qu'ils soient cinq fois plus importants que les réserves. Des réserves de 10 millions de dollars pourraient permettre des dépôts de 50 millions de dollars. Au plus le pourcentage est faible, au plus grande est lexpansion du dépôt qui peut être pris en charge par chaque dollar supplémentaire de réserve. Ainsi, le ratio de la réserve légale ainsi que le montant en dollars des réserves des banques sont les facteurs qui déterminent la limite supérieure de la création de monnaie.How Much Can Deposits Expand in the Banking System?The total amount of expansion that can take place is illustrated on page 11 (ci dessous). Carried through to theoretical limits, the initial $10,000 of reserves distributed within the banking system gives rise to an expansion of $90,000 in bank credit (loans and investments) and supports a total of $100,000 in new deposits under a 10 percent reserve requirement. The deposit expansion factor for a given amount of new reserves is thus the reciprocal of the required reserve percentage (1/.10 = 10). Loan expansion will be less by the amount of the initial injection. The multiple expansion is possible because the banks as a group are like one large bank in which checks drawn against borrowers deposits result in credits to accounts of other depositors, with no net change in the total reserves. INCLUDEPICTURE "http://monnaie.wikispaces.com/file/view/expansion_FED.png" \* MERGEFORMATINET expansion_FED.png
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#897 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7509" \l "p7509" 31-07-2009 17:51:05
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AJH a écrit:
Extrait d'un document de la FED de Chicago
Le truc que je ne comprend pas là dedans c'est pourquoi il faut faire cette série convergente pour se rendre compte qu'on peut créer 100 000$ de dépôts avec 10 000$ initiaux si la réserve obligatoire est de 10% : c'est évident, non ? (10% = 0.1, soit X la somme totale créée, alors 10 000 / X = 0.1, soit X = 10 000 / 0.1 = 100 000).
#898 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7510" \l "p7510" 31-07-2009 19:10:01
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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@ ZolkoIl faut rentrer dans le détail de la capacité de création monétaire (crédit) d'une banque prise isolément (qui va devoir compenser ses fuites de monnaie centrale ) et, différent, de l'ensemble du système bancaire qu'on peut considérer comme une banque unique sans concurrent et disposant donc de 100% de part de marché (pas de problème de compensation, juste les "fuites" dues aux réserves obligatoires et à la demande de billets.)Allez (re)lire HYPERLINK "http://monnaie.wikispaces.com/Cr%C3%A9ation+mon%C3%A9taire" http://monnaie.wikispaces.com/Cr%C3%A9a
C3%A9taire à partir de "3" ... et si ce n'est pas expliqué assez clairement, dites le moi, j'essayerai d'améliorer en fonction des critiques.
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#899 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7511" \l "p7511" 01-08-2009 01:48:33
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Création/contrefaçon de monnaieAJH (7507, 7508).Tout ce que je dis, c'est qu'il faut bannir cette expression théoricienne trompeuse de "création de monnaie" et la remplacer par "contrefaçon de monnaie" ou, si vous préférez, "fabrication de monnaie" . La fabrication devient de la contrefaçon (par les individus, par les pouvoirs publics) chaque fois qu'elle ne correspond pas à des biens ou services nouveaux. Je maintiens que l'expression "création de monnaie" sous-entend (pour des profanes comme moi) qu'on aurait créé des richesses, et que ce malentendu n'est pas indifférent, parce qu'il inspire des actions politiques.Ne pas négliger qu'il est dans l'intérêt des théoriciens de l'économie et des finances de démontrer que leurs théories aboutissent à changer la réalité : et ils choissent généralement pour cela des mots facilitateurs. Ne pas oublier surtout qu'il est dans l'intérêt des professionnels du secteur de faire croire à leurs clients qu'ils "créent" de la richesse : car le nombre de leurs clients et en conséquence les salaires, commissions et bonus de ces professionnels dépendent directement de cette croyance. D'où tous ces systèmes explicatifs et spéculatifs compliqués auxquels les experts et les praticiens eux-mêmes finissent par ne plus rien comprendre. Vos graphiques et les explications qui les accompagnent (merci) ne contredisent pas ce point de vue. Comme dans le cas de la dame de Condé, on y multiplie la somme initiale par le nombre d'opérations de transfert successivement effectuées sur cette somme pour arriver à un total entièrement factice - parce qu'on oublie de multiplier dans les mêmes conditions la dette initiale correspondante. (La réserve de 10 % ne représente rien d'autre qu'une opération de transfert supplémentaire - à vrai dire une simple opération administrative). Il me semblait que nous étions en train de parvenir à une sorte d'accord (Zolko aussi) là-dessus ? Pourquoi ne pas reconnaître cette réalité (si c'en est une) ? On s'apercevrait peut-être alors que les discours sur la future dette prétendue insurmontable des générations futures par suite de l'augmentation présente de la dette publique sont largement faussés, et que le principal effet de l'endettement public est d'opérer des redistributions de richesse immédiates, la seule question étant de faire en sorte que ces redistributions soient équitables (justice sociale). Le discours sur l'endettement futur masquerait alors simplement la volonté de ne pas redistribuer les richesses présentes. Volonté qu'on justifie aussi par le fait que si cette redistribution ne se faisait pas dans tous les pays à la fois les capitaux fuiraient les pays redistributeurs, qui se trouveraient appauvris - et ça, c'est vrai) : d'où l'importance et l'utilité de l'Union européenne et des institutions économiques et financières mondiales.C'est une hypothèse que je formule, pas une certitude - même pas une croyance. Je souhaiterais que vous m'expliquiez, AJH, en quoi elle pèche à votre avis..JR
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Gestion de la monnaie/système judiciaireDéhel et Zolko ont évoqué sur ce fil la possibilité de recours au système judiciaire pour obtenir la rectification des pratiques financières actuelles.Il s'agit d'un problème majeur de gouvernance qui déborde largement la question monétaire et qui mérite d'être traitée sur un autre fil. Je compte intervenir plus tard sur cette question. JR
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Tout ce que je dis, c'est qu'il faut bannir cette expression théoricienne trompeuse de "création de monnaie" et la remplacer par "contrefaçon de monnaie" ou, si vous préférez, "fabrication de monnaie" . La fabrication devient de la contrefaçon (par les individus, par les pouvoirs publics) chaque fois qu'elle ne correspond pas à des biens ou services nouveaux. Je maintiens que l'expression "création de monnaie" sous-entend (pour des profanes comme moi) qu'on aurait créé des richesses, et que ce malentendu n'est pas indifférent, parce qu'il inspire des actions politiques.
Deux points importants dans ce que vous écrivez..La création de monnaie par les banques commerciales nest pas de la « fausse monnaie » dans le sens où vous lentendez : elles ne « contrefont » rien du tout. Les banques commerciales disposent du droit, tout à fait légal, démettre de la monnaie en « monétisant » des actifs existants (en hypothéquant par exemple) ou des actifs espérés ; car cest leur droit de « faire crédit ».. Ce quelles émettent, en portant le montant à leur passif sur le compte bancaire de lemprunteur est bien de la vraie monnaie ; ce nest néanmoins pas de la monnaie banque centrale qui, je le redis, ne représente que 7% de lensemble de ce que les économistes nomment « monnaie », plus où moins « liquide » (c'est-à-dire plus ou moins immédiatement disponible).Si elles émettent cette monnaie (au passif), cest bien en contrepartie de biens ou services nouveaux (donc de richesses) à la valeur quelles lestiment (et quelles portent à lactif). Il y a évidemment des erreurs et beaucoup dexcès ces derniers temps parce quelles ont confondu la valeur réelle est la valeur future
mais les banques centrales ont suivi le mouvement en « refinançant » les besoins de monnaie centrale des banques commerciales. Effectivement, il faut déconnecter cette notion de richesse à la notion de quantité de monnaie
mais la monnaie étant aussi « réserve de valeur », cest assez difficile à expliquer au lecteur (épargnant) moyen qui va de toute façon placer son argent dans des secteurs productifs (sils ne létaient pas, ils ne lui verseraient pas dintérêts ).Léquation de Fischer M. V = P.T (Avec M ( stock de monnaie en circulation) x V( vitesse de circulation de la monnaie) = P ( niveau des prix) x T( volume des transactions)
.donc M.V(flux de monnaie dépensé) = PIB.En théorie, la quantité de monnaie (celle qui existe, car elle a été créée et nest pas encore détruite), si on considère une vitesse de rotation de 1, est égale au PIB. Dire «La fabrication devient de la contrefaçon (par les individus, par les pouvoirs publics) chaque fois qu'elle ne correspond pas à des biens ou services nouveaux » me semble erroné, dune part dans le terme de contrefaçon, mais surtout dans le fait quil faut émettre la monnaie avant dobtenir les richesses correspondantes (car les fournisseurs qui fournissent les équipements permettant lexistence des biens et services, aussi loin quon veut en amont, ne font pas crédit), cest le rôle du système bancaire de mettre cette monnaie à disposition avant même la création de richesses comptabilisées dans le PIB (et ensuite le patrimoine)
Ne pas négliger qu'il est dans l'intérêt des théoriciens de l'économie et des finances de démontrer que leurs théories aboutissent à changer la réalité : et ils choissent généralement pour cela des mots facilitateurs. Ne pas oublier surtout qu'il est dans l'intérêt des professionnels du secteur de faire croire à leurs clients qu'ils "créent" de la richesse : car le nombre de leurs clients et en conséquence les salaires, commissions et bonus de ces professionnels dépendent directement de cette croyance. D'où tous ces systèmes explicatifs et spéculatifs compliqués auxquels les experts et les praticiens eux-mêmes finissent par ne plus rien comprendre.
Évidemment daccord avec vous
Vos graphiques et les explications qui les accompagnent (merci) ne contredisent pas ce point de vue. Comme dans le cas de la dame de Condé, on y multiplie la somme initiale par le nombre d'opérations de transfert successivement effectuées sur cette somme pour arriver à un total entièrement factice - parce qu'on oublie de multiplier dans les mêmes conditions la dette initiale correspondante. (La réserve de 10 % ne représente rien d'autre qu'une opération de transfert supplémentaire - à vrai dire une simple opération administrative). Il me semblait que nous étions en train de parvenir à une sorte d'accord (Zolko aussi) là-dessus ? Pourquoi ne pas reconnaître cette réalité (si c'en est une) ?
La réserve de 10% (en réalité en zone euro elle est de 2% auquel il faut rajouter 10 à 15% de besoins en espèces) est le frein (théorique dans nos périodes troublées) qui limite la possibilité de création monétaire par les banques commerciales. Sil ny avait pas ce frein le système bancaire naurait absolument aucune limite à la simple opération de porter une créance à lactif et la monnaie correspondante au passif, et donc à la quantité de monnaie émise.
On s'apercevrait peut-être alors que les discours sur la future dette prétendue insurmontable des générations futures par suite de l'augmentation présente de la dette publique sont largement faussés, et que le principal effet de l'endettement public est d'opérer des redistributions de richesse immédiates, la seule question étant de faire en sorte que ces redistributions soient équitables (justice sociale). Le discours sur l'endettement futur masquerait alors simplement la volonté de ne pas redistribuer les richesses présentes. Volonté qu'on justifie aussi par le fait que si cette redistribution ne se faisait pas dans tous les pays à la fois les capitaux fuiraient les pays redistributeurs, qui se trouveraient appauvris - et ça, c'est vrai) : d'où l'importance et l'utilité de l'Union européenne et des institutions économiques et financières mondiales.C'est une hypothèse que je formule, pas une certitude - même pas une croyance. Je souhaiterais que vous m'expliquiez, AJH, en quoi elle pèche à votre avis..
Globalement exact, sauf que la monnaie nest pas une quantité « finie » . Si des capitaux fuient, ils ne sont plus là (dirait La Palice)
et sils ne sont plus là, quest ce qui empêcherait de les « re-créer » ?Il ny a que quand les « vrais actifs » (les actifs réels
quils soient équipement ou compétence) fuient quil faut être inquiet.Néanmoins, je ne le redirais jamais assez, en ce qui concerne la dette publique ce nest pas tant le montant de la dette qui est inquiétant, mais lobligation de payer des intérêts (120 millions deuros par jour) à ceux qui sont déjà les plus riches, pour 60% des étrangers et pour 40% des français, intérêts qui, en partie, finissent dans les poches des banquiers qui se sont arrogés le droit exclusif de « fabriquer » la monnaie, sous forme de dette.
Dernière modification par AJH (01-08-2009 15:41:31)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
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AJH a écrit:
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Tout ce que je dis, c'est qu'il faut bannir cette expression théoricienne trompeuse de "création de monnaie" et la remplacer par "contrefaçon de monnaie" ou, si vous préférez, "fabrication de monnaie" . La fabrication devient de la contrefaçon (par les individus, par les pouvoirs publics) chaque fois qu'elle ne correspond pas à des biens ou services nouveaux. Je maintiens que l'expression "création de monnaie" sous-entend (pour des profanes comme moi) qu'on aurait créé des richesses, et que ce malentendu n'est pas indifférent, parce qu'il inspire des actions politiques.
Deux points importants dans ce que vous écrivez..La création de monnaie par les banques commerciales nest pas de la « fausse monnaie » dans le sens où vous lentendez : elles ne « contrefont » rien du tout. Les banques commerciales disposent du droit, tout à fait légal, démettre de la monnaie en « monétisant » des actifs existants (en hypothéquant par exemple) ou des actifs espérés ; car cest leur droit de « faire crédit ».. Ce quelles émettent, en portant le montant à leur passif sur le compte bancaire de lemprunteur est bien de la vraie monnaie ; ce nest néanmoins pas de la monnaie banque centrale qui, je le redis, ne représente que 7% de lensemble de ce que les économistes nomment « monnaie », plus où moins « liquide » (c'est-à-dire plus ou moins immédiatement disponible).Si elles émettent cette monnaie (au passif), cest bien en contrepartie de biens ou services nouveaux (donc de richesses) à la valeur quelles lestiment (et quelles portent à lactif). Il y a évidemment des erreurs et beaucoup dexcès ces derniers temps parce quelles ont confondu la valeur réelle et la valeur future
mais les banques centrales ont suivi le mouvement en « refinançant » les besoins de monnaie centrale des banques commerciales. Effectivement, il faut déconnecter cette notion de richesse à la notion de quantité de monnaie
mais la monnaie étant aussi « réserve de valeur », cest assez difficile à expliquer au lecteur (épargnant) moyen qui va de toute façon placer son argent dans des secteurs productifs (sils ne létaient pas, ils ne lui verseraient pas dintérêts ).Léquation de Fischer M. V = P.T (Avec M ( stock de monnaie en circulation) x V( vitesse de circulation de la monnaie) = P ( niveau des prix) x T( volume des transactions)
.donc M.V(flux de monnaie dépensé) = PIB.En théorie, la quantité de monnaie (celle qui existe, car elle a été créée et nest pas encore détruite), si on considère une vitesse de rotation de 1, est égale au PIB. Dire «La fabrication devient de la contrefaçon (par les individus, par les pouvoirs publics) chaque fois qu'elle ne correspond pas à des biens ou services nouveaux » me semble erroné, dune part dans le terme de contrefaçon, mais surtout dans le fait quil faut émettre la monnaie avant dobtenir les richesses correspondantes (car les fournisseurs qui fournissent les équipements permettant lexistence des biens et services, aussi loin quon veut en amont, ne font pas crédit), cest le rôle du système bancaire de mettre cette monnaie à disposition avant même la création de richesses comptabilisées dans le PIB (et ensuite le patrimoine)
Ne pas négliger qu'il est dans l'intérêt des théoriciens de l'économie et des finances de démontrer que leurs théories aboutissent à changer la réalité : et ils choissent généralement pour cela des mots facilitateurs. Ne pas oublier surtout qu'il est dans l'intérêt des professionnels du secteur de faire croire à leurs clients qu'ils "créent" de la richesse : car le nombre de leurs clients et en conséquence les salaires, commissions et bonus de ces professionnels dépendent directement de cette croyance. D'où tous ces systèmes explicatifs et spéculatifs compliqués auxquels les experts et les praticiens eux-mêmes finissent par ne plus rien comprendre.
Évidemment daccord avec vous
Vos graphiques et les explications qui les accompagnent (merci) ne contredisent pas ce point de vue. Comme dans le cas de la dame de Condé, on y multiplie la somme initiale par le nombre d'opérations de transfert successivement effectuées sur cette somme pour arriver à un total entièrement factice - parce qu'on oublie de multiplier dans les mêmes conditions la dette initiale correspondante. (La réserve de 10 % ne représente rien d'autre qu'une opération de transfert supplémentaire - à vrai dire une simple opération administrative). Il me semblait que nous étions en train de parvenir à une sorte d'accord (Zolko aussi) là-dessus ? Pourquoi ne pas reconnaître cette réalité (si c'en est une) ?
La réserve de 10% (en réalité en zone euro elle est de 2% auquel il faut rajouter 10 à 15% de besoins en espèces) est le frein (théorique dans nos périodes troublées) qui limite la possibilité de création monétaire par les banques commerciales. Sil ny avait pas ce frein le système bancaire naurait absolument aucune limite à la simple opération de porter une créance à lactif et la monnaie correspondante au passif, et donc à la quantité de monnaie émise.
On s'apercevrait peut-être alors que les discours sur la future dette prétendue insurmontable des générations futures par suite de l'augmentation présente de la dette publique sont largement faussés, et que le principal effet de l'endettement public est d'opérer des redistributions de richesse immédiates, la seule question étant de faire en sorte que ces redistributions soient équitables (justice sociale). Le discours sur l'endettement futur masquerait alors simplement la volonté de ne pas redistribuer les richesses présentes. Volonté qu'on justifie aussi par le fait que si cette redistribution ne se faisait pas dans tous les pays à la fois les capitaux fuiraient les pays redistributeurs, qui se trouveraient appauvris - et ça, c'est vrai) : d'où l'importance et l'utilité de l'Union européenne et des institutions économiques et financières mondiales.C'est une hypothèse que je formule, pas une certitude - même pas une croyance. Je souhaiterais que vous m'expliquiez, AJH, en quoi elle pèche à votre avis..
Globalement exact, sauf que la monnaie nest pas une quantité « finie » . Si des capitaux fuient, ils ne sont plus là (dirait La Palice)
et sils ne sont plus là, quest ce qui empêcherait de les « re-créer » ?Il ny a que quand les « vrais actifs » (les actifs réels
quils soient équipement ou compétence) fuient quil faut être inquiet.Néanmoins, je ne le redirais jamais assez, en ce qui concerne la dette publique ce nest pas tant le montant de la dette qui est inquiétant, mais lobligation de payer des intérêts (120 millions deuros par jour) à ceux qui sont déjà les plus riches, pour 60% des étrangers et pour 40% des français, intérêts qui, en partie, finissent dans les poches des banquiers qui se sont arrogés le droit exclusif de « fabriquer » la monnaie, sous forme de dette.
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#903 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7515" \l "p7515" 01-08-2009 20:10:20
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Jacques Roman a écrit:
Tout ce que je dis, c'est qu'il faut bannir cette expression théoricienne trompeuse de "création de monnaie" et la remplacer par "contrefaçon de monnaie" ou, si vous préférez, "fabrication de monnaie"
AJH a écrit:
La création de monnaie par les banques commerciales nest pas de la « fausse monnaie » dans le sens où vous lentendez : elles ne « contrefont » rien du tout. Les banques commerciales disposent du droit, tout à fait légal, démettre de la monnaie...
Je sais que ça ne sert à rien d'argumenter car on est globalement d'accord, mais je suis en désaccord avec AJH là (et donc en accord avec Jacques). Les banques contrefont NOTRE monnaie, la monnaie de NOTRE société : l'Euro (et le Franc avant). NOUS ne leur avons jamais donné le droit de le faire, on ne NOUS a jamais consulté, et on ne NOUS l'explique pas franchement (alors que la contrefaçon Chinoise ou le piratage Internet, ça oui, on nous l'explique en long en large et en travers). Le fait que des politiciens aient autorisé les banques à donner le même nom à de la monnaie différente (même vous lui donnez une autre désignation) et même la défendent en justice n'en fait que de la contrefaçon légale, mais de la contrefaçon quand-même. Le fait que cette autorisation ait été faite par un ancien dirigeant d'une banque, qui en devenait donc un des profiteurs majeurs, est simplement de la corruption, voire de la trahison nationale. Si la monnaie créée par les banques commerciales s'appelait "brouzouf", je n'aurais rien à y redire. Il pourraient même y réclamer autant d'intérêts qu'ils souhaitent, du moins que cela ne serve pas à payer les impôts et les fonctionnaires (militaires, juges, pompiers, professeurs...). Mais si les banques créaient des brouzoufs et si les magasins les acceptaient en échange de pain, on verrait tout de suite que les brouzoufs et les euros sont différents. Mais là, non: c'est donc bien de la contrefaçon.Et la preuve de cela, c'est qu'il y a bien des "brouzoufs" un peu partout en circulation dans notre société : les points de fidélité de votre téléphone portable, de votre magasin de bricolage, de votre pompiste favori, les bons d'achats de votre supermarché... sont autant de "brouzoufs" différents qui permettent d'acheter des "choses". Et ils sont créées par des entités privés, comme les euros-crédits. Sauf que ces brouzoufs-là n'ont aucune valeur légale.
#904 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7516" \l "p7516" 01-08-2009 20:24:33
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je serais assez d'accord, sauf que nous sommes "dans" le système et qu'il existe ainsi depuis longtemps (VGE n'a fait "que" interdire à l'Etat de créer de la monnaie pour lui-même). C'est un système reconnu partout dans le monde .. on ne peut qu'essayer d'expliquer aux gens en quoi la monnaie qui serait uniquement monnaie collective serait plus intéressante pour eux (et moins pour les banquiers)En attendant, officiellement, cette monnaie des banques est bien appelée "monnaie" (même si l'on rajoute parfois "scripturale")Personnellement je pense qu'on devrait lancer le terme de "pseudo monnaie" Les banques centrales émettent la monnaie de confiance (fiduciaire)Les banques commerciales émettent de la pseudo monnaie et demandent des intérêts pour ce faireAllez, bon dimanche à vousAJH
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#905 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7517" \l "p7517" 02-08-2009 06:16:03
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Contrefaçon, fuite des capitaux, &AJH (7514)1) Je vous cite : "La création de monnaie par les banques commerciales nest pas de la « fausse monnaie » dans le sens où vous lentendez : elles ne « contrefont » rien du tout. Les banques commerciales disposent du droit, tout à fait légal, démettre de la monnaie en « monétisant » des actifs existants (en hypothéquant par exemple) ou des actifs espérés ; car cest leur droit de « faire crédit »"Vous parlez de droit, mais pour une fois je parlais d'autre chose. Comme le dit Zolko : de contrefaçon légale.2) La monnaie n'est rien : ce sont les actifs réels (biens et services) qui comptent, et comme vous le dites, lorsque ces actifs fuient la collectivité considérée (pays ou autre), c'est là qu'il y a lieu de s'inquiéter. Deux remarques :- L'usage de la monnaie légale (fausse ou vraie, émise par la banque centrale ou par des organismes privés) accélère considérablement la circulation des actifs réels : elle accélère donc la fuite des capitaux quand il y des raisons que les capitaux fuient.- Les capitaux ne fuient que parce qu'ils sont mieux traités ailleurs. La question, dans son ensemble, est donc à envisager à l'échelle planétaire et c'est ce qui fait l'utilité des institutions internationales et de structures comme l'Union européenne.3) Je ne comprends pas grand-chose aux formules mathématiques de rotation de la monnaie (ma faute : je suis victime d'un blocage). Je les ressens comme des explications ou justifications théoriciennes qui servent, dans ce cas, à faire croire que la monnaie auraient des caractéristiques et des fonctions qu'elle n'a pas dans la réalité : d'ailleurs, vous le dites vous-même sans le dire : "En théorie, la quantité de monnaie (celle qui existe, car elle a été créée et nest pas encore détruite), si on considère une vitesse de rotation de 1, est égale au PIB." "En théorie", "si l'on considère" : oui. Mais en pratique, et si l'on considère autre chose ? 4) En général, il me semble que les théories économiques passent très rarement le cap de l'hypothèse - alors même qu'elles sont tirées de l'observation de situations passées bien réelles et ne se hasardent guère dans les prévisions. Sans vouloir être méchant, j'ai l'impression que l'hypothèse économique est démentie par la réalité à venir dans 50 % des cas. Si encore elle était fausse à 80 %, on pourrait en prendre le contrepied avec 80 % de chances de ne pas se tromper... mais même pas ! Disons que la "science" économique s'apparente à la métaphysique. Propos d'un incrédule, je l'avoue.JR
Dernière modification par Jacques Roman (02-08-2009 06:45:32)
#906 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7518" \l "p7518" 02-08-2009 18:56:22
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J.B.1 - D'accord pour "1" vu sous votre angle.2 - Oui...- Pour la première remarque : oui, mais pas d'autre solution- votre remarque pourrait être pertinente, mais il faudrait utiliser le conditionnel. A mon avis un pays seul a les mains plus libres lorsqu'il est seul maître de ses frontières et de sa monnaie.Il y aura toujours un "mieux disant" (qui traitera mieux les capitalistes): voyez l'Irlande par exemple ... qu'à fait l'U.E. pour empêcher cette concurrence destructrice d'emplois et cette fiscalité ridicule ? et que fait l'UE pour empêcher le dumping de pays à bas prix de main d'uvre? ... elle prône la liberté de transfert des capitaux, la soi disant "concurrence libre et non faussée" !3 - En pratique cette formule de Fischer est "relativement" exacte. Je l'ai signalée par rapport à "la dame de condé" où V a été sur la journée de "6" ( 100 ¬ permettant la comptabilisation de 600¬ de PIB dans le village). Mais le problème n'est pas là: la monnaie a les 3 caractéristiques définies par Aristote, plus celles définies par Aglietta et Orléan (règle sociale)... 4 - Je vous rejoins: l'économie n'est pas une science stricto sensu ( " la Science est la connaissance relative à des phénomènes obéissant à des lois et vérifiés par des méthodes expérimentales. " ), disons que c'est une des "sciences humaines"...AJH
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Nous voilà presque entièrement d'accord, AJH ! JR
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Bonjourje crois qu'il faut vraiment faire connaitre cet article Goldman Sachs La grande machine à bulles
Depuis le début du mois, un important article paru dans le numéro de juillet du magazine Rolling Stone fait beaucoup de bruit dans la blogosphère ainsi que dans les médias traditionnels du monde entier. Il expose le rôle de la banque daffaires Goldman Sachs dans presque toutes les crises financières depuis plus de 80 ans. Il apporte un éclairage cru sur les évènements financiers et économiques passés et contemporains. Lauteur, Matt Taibbi, est un journaliste dinvestigation au courage, à mon avis, comparable à celui de Denis Robert. Le sujet est primordial, lenquête sérieuse, les informations explosives, le ton incisif. Matt Taibbi appelle un chat un chat. Lensemble est compréhensible par les non-initiés en finance. Depuis la parution de cet article, Goldman Sachs a publié ses résultats : ils sont meilleurs que jamais. Et les bonus sont en augmentation. Ces dernières nouvelles sont une parfaite confirmation de lenquête de Matt Taibbi.
La suite ici HYPERLINK "http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/goldman-sachs-la-grande-machine-a-59168" http://www.agoravox.fr/actualites/econo
ne-a-59168 ... accrochez-vous!
Dernière modification par AJH (08-08-2009 20:02:39)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#909 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7536" \l "p7536" 12-08-2009 04:12:25
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BonusÇa grenouille ces temps-ci dans la mare aux bonus, mais on ne serait guère surpris que la mare retrouve bientôt son calme.Cependant, nous sommes encore dans une période relativement propice à une bonne réforme : une réforme à l'échelle mondiale (condition essentielle), fondée sur le caractère particulier de l'argent, qui n'est pas une marchandise comme les autres (à supposer que ce soit une marchandise, ce que pour ma part je ne crois absolument pas).La réforme devrait consister à calculer le bonus, qui est une commission, non pas sur la base du volume des opérations mais en fonction des résultats obtenus par les banques (profitabilité, et qualité et montant des prêts accordés pour des opérations véritablement économiques - et non spéculatives).J'en entends déjà qui hurleront au dirigisme : ils ne tiennent pas le même discours quand ils font adopter des accords internationaux sur la garantie des investissements ou sur la protection des droits pharmaceutiques.Le directeur général (socialiste, français de surcroît) du Fonds monétaire international devrait s'intéresser à la question de beaucoup plus près qu'il ne le fait (autant que je puisse en juger) : l'occasion d'agir ne durera pas longtemps. M. Obama a de bonnes intentions, mais sans une mobilisation internationale il ne pourra rien faire. Adopter un "accord international sur la règlementation des opérations monétaires, financières et boursières", voilà de quoi devrait s'occuper le FMI (et les gouvernements). JR
#910 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7570" \l "p7570" 23-08-2009 14:27:04
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Déhel m'a demandé de relayer un article qu'il a posté sur le HYPERLINK "http://www.front-plan-c.eu/Forum/viewtopic.php?f=21&p=429&sid=95f3f06164089d58e76aebff859a36c7" \l "p428" forum du front du Plan C, à la fois surprenant et tout-à-fait dans la lignée de ce forum: HYPERLINK "http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/08/18/creer-des-monnaies-par-millions_1229556_3224.html" Créer des monnaies par millions par Hervé Kempf, Le Monde du 18 août 2009.
Ne dites pas à Roland Canonica qu'il contribue à changer le monde, il croit qu'il est banquier... Et c'est d'un ton placide, avec un bel accent helvète de Neuchâtel, qu'il explique au journaliste français étonné que la Banque Wir existe depuis 1934, et que, oui, elle gère sa propre monnaie, et que, ma foi, ça marche bien : 60 000 entreprises participent au système. Bien sûr, on a été un peu prudents, on visite tous les clients avant d'ouvrir un compte. Ah, un détail, les wirs ne rapportent pas d'intérêts.
#911 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7571" \l "p7571" 23-08-2009 16:19:12
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BonjourChaque banque, de toute façon, gère sa propore monnaie scripturale (il y a la monnaie BNP, la monnaie SG, la monnaie CA)Par définition chaque monnaie équivaut à 1 euro, et tant que le bénéficiaire d'une monnaie accepte la monnaie de l'autre banque, aucun problème . C'est quand on veut changer de monnaie (pour aller acheter dans un réseau qui n'accepte pas une monnaie donnée) que ca pose problème.Des millions de monnaies feront des millions de problèmes .. Dieu nous en garde INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Par contre, des monnaies (très) locales, associatives, sans intérêts, ont, sans jeu de mot, beaucoup d'intérêt... ne serai-ce que pour pousser les gens à consommer local.... mais allez donc proposer aux chinois d'acheter chez eux avec "des millions de monnaies"
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#912 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7575" \l "p7575" 24-08-2009 14:11:06
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"des monnaies par millions ? "je suis d'accord avec AJH. de fait la question soulevée est l'abus des intérêts demandés par les banques. la banque dont il est fait mention dans l'article du monde ne demande qu'un intérêt de 0,8 % pour couvrir les frais. Mais une banque nationalisée pourrait faire de même . Donc la solution la plus simple est la nationalisation des banques. Il me semble.
#913 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7576" \l "p7576" 24-08-2009 14:46:32
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Oui à la nationalisation des banques - mais ça doit se faire à l'échelle mondiale (au moins les principales banques : et stricte régulation pour les autres). JR
#914 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7578" \l "p7578" 24-08-2009 17:33:54
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Monnaie scripturaleLa prétendue "monnaie scripturale" n'est pas de la monnaie : c'est un pouvoir d'emprunt et de prêt que des organismes privés ou publics s'attribuent le plus souvent de manière arbitraire et exercent en catimini.Se méfier des grimoires ("livres de magie ou de sorcellerie, à l'écriture et aux formule mystérieuses", dixit le Petit Larousse ; et j'ajoute : comme la définition s'applique bien aux manuels d'économie !) qui soutiennent le contraire. JR
Dernière modification par Jacques Roman (24-08-2009 17:35:30)
#915 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7579" \l "p7579" 24-08-2009 17:43:23
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Jacques Roman a écrit:
Oui à la nationalisation des banques - mais ça doit se faire à l'échelle mondiale
C'est pas vraiment les banques qu'il faudrait nationaliser, mais leur pouvoir de création monétaire. En d'autres termes, leur enlever le pouvoir de créer de la monnaie. Ou, en tous cas, le pouvoir de créer de la monnaie d'État. Ils pourront continuer à créer de la monnaie de singe s'ils trouvent preneur, mais aucun organisme/personne privée ne doit avoir le droit de créer de la monnaie qui peut servir à payer les impôts. Celle-ci, seul l'État ou un organisme public doit avoir le droit de la faire.Et on peut très bien faire ça à l'échelle d'un continent, pas la peine d'attendre les Chinois/Russes/Congolais/...
#916 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7581" \l "p7581" 24-08-2009 21:15:24
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Bonjour à tous INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Je ne suis pas d'accord Zolko, mon avis c'est que les banques doivent aussi être nationalisées. Les raisons sont évidentes je pense. Les banques rendent des services essentiels, l'épargne, le crédit et elles gèrent les différents systèmes de paiements, services sans lesquels nous serions bien incapables de commercer aujourd'hui. Or, si les banques faisaient faillite, elles n'auraient plus été en mesure d'assurer ces services. Cela nous a donc placé dans un dilemme, nous ne pouvions pas laisser les banques faire faillite, et d'un autre côté on ne pouvait qu'être totalement rétissents à sauver des intérêts privés avec de l'argent publique. Cette crise nous enseigne donc que ces services essentiels, l'épargne, le crédit, et la gestion des différents systèmes de paiements, qui sont vitaux pour nous, n'ont tout simplement rien à faire entre les mains d'intérêts privés, surtout ceux des banques privées qui font joujou sur des marchés financiers à coup d'investissements hasardeux et de speculation.La solution c'est de mettre en place un véritable service public bancaire qui rendra ces différents services. Et cela implique évidemment de nationaliser les banques et de séparer totalement leur activité de celle des marchés financiers.A mon avis, seul un service public peut assurer la continuité de ces services. Et enfin seul un tel service public peut nous protéger à l'avenir contre ce type de crise financière tout en nous libérant du dilemme dans lequel les banques et les politiciens nous ont habilement placés.On pourrait je pense alors obliger les banques privées restantes, et complètement séparées des banques publiques, à fonctionner sur leurs fonds propres et leur interdire le recours à la création de monnaie pour faire crédit.Le recours au crédit pour spéculer, que l'on appelle je crois l'effet levier, étant principalement à l'origine de la création des bulles financières, et ces bulles financières étant clairement à l'origine des crises financières, cela aurait le mérite d'éliminer toute contribution française à la création de ces bulles.Et tout ceci a le mérite d'être nationalement applicable sans avoir à passer par la moindre révision de traités européens. Ce serait quand même dans un premier temps des avancées considérables.Qu'en penses-tu ?
#917 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7588" \l "p7588" 25-08-2009 10:47:25
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Les banquiers vont trembler (Olivier Besancenot)
Mardi 25 août 2009 (le point)Par Cyriel MartinOlivier Besancenot raille l'initiative de Nicolas Sarkozy envers les banquiersSurtout, ne parlez pas à Olivier Besancenot d'une "croisade" anti banquiers de Nicolas Sarkozy. C'est une "croisière", a raillé le porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) sur RTL mardi matin. Alors que les patrons des banques françaises doivent être reçus mardi à lÉlysée, qui veut mieux encadrer les bonus, Olivier Besancenot a dénoncé une initiative inutile. "Ils vont trembler, je pense", a-t-il ironisé à quelques heures de la rencontre. "Au-delà des mots, on voit bien que dans les actes, rien n'a changé", a affirmé le leader d'extrême gauche. "C'est ce qui choque", a-t-il lancé."Lors du dernier sommet du G20, Nicolas Sarkozy expliquait que le capitalisme était moralisé. Il a parlé d'une nouvelle page. Rien n'a changé", a fustigé Olivier Besancenot. "La BNP c'est 5 milliards d'euros d'aides publiques et 1 milliard de bonus. Évidemment, ça choque", a fustigé l'ancien candidat LCR à la présidentielle 2007. "L'argent public sert à rémunérer les traders", a-t-il regretté, avant d'attaquer : "Derrière, il y a une minorité d'individus qui est en train de se rincer sur le dos de la crise.""Nous, on propose une banque publique unique, qui ait le monopole du crédit", a continué Olivier Besancenot. "Plutôt que de nationaliser plus ou moins les banques qui sont en train de s'écrouler dans le cadre de la crise économique actuelle, on propose de réunifier l'ensemble des banques, publiques ou privées, qui soient réunies dans un seul et même service public bancaire qui soit placé sous le contrôle des usagers", a ainsi expliqué le porte-parole du NPA.
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#918 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7590" \l "p7590" 25-08-2009 11:41:13
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Olivier Besancenot a écrit:
"Nous, on propose une banque publique unique, qui ait le monopole du crédit", a continué Olivier Besancenot. "Plutôt que de nationaliser plus ou moins les banques qui sont en train de s'écrouler dans le cadre de la crise économique actuelle, on propose de réunifier l'ensemble des banques, publiques ou privées, qui soient réunies dans un seul et même service public bancaire qui soit placé sous le contrôle des usagers", a ainsi expliqué le porte-parole du NPA.
Sandy a écrit:
mon avis c'est que les banques doivent aussi être nationalisées. (...) Les banques rendent des services essentiels, l'épargne, le crédit et elles gèrent les différents systèmes de paiements...Qu'en penses-tu ?
Que je viens de Hongrie. Et que là-bas, en 1977 quand j'en suis sorti, c'était comme-ça. Le fait que le capitalisme anglo-saxon soit mauvais n'implique pas que le communisme soit bon.
...services sans lesquels nous serions bien incapables de commercer aujourd'hui. Or, si les banques faisaient faillite, elles n'auraient plus été en mesure d'assurer ces services.
Tu parles comme Rotschild. Si une banque faisait faillite, ses clients utiliseraient un autre système de payement que celui offert par elle (liquide, chèques, reconnaissance de dettes...) le temps que le système se reprenne. Laisser les banques faire faillite, pour qu'ensuite ses actifs soient repris par l'État et ses passifs laissés aux propriétaires - une faillite, quoi - permettrait de nationaliser ce qu'on veut, pas tout d'un bloc - ce qu'une nationalisation préemptive entrainerait.Je suis contre "la privatisation des profits et la socialisation des pertes", et laisser les banques faire faillite avec perte sèche pour les actionnaires serait un excellent moyen de privatiser les pertes. Mais pour cela, une faillite en bonne et due forme doit être déposée auprès des autorités compétentes qui doivent alors liquider la banque, sachant que l'État garantit tous les clients jusqu'à une hauteur de 50k¬ , et qu'il devient donc prioritaire devant tout le monde sur la répartition des actifs. Le reste des actifs, s'il y en a, servira aux autres à créditeurs qui voudront récupérer leurs avoirs. S'il n'y a pas assez d'actifs pour couvrir les garanties que l'Etat donne - ce qui ne me surprendrait pas - l'État complète et les autres créditeurs (gros clients, actionnaires) n'auront rien.Ça se termine par une banque publique qui gère les comptes ainsi garantis. 90% de la population n'en serait pas affecté, et les 10% de très riches perdront un peu/beaucoup. Ce serait réglé en moins d'1 an.
#919 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7593" \l "p7593" 25-08-2009 12:28:14
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
Ma position est entre celle de Zolko et celle de Sandy, je pense.La création monétaire doit être nationalisée (aucune monnaie issue du crédit), un réseau bancaire nationalisé (donc proche de Lordon, résumé ici : HYPERLINK "http://monnaie.wikispaces.com/Proposition%20F.%20Lordon" http://monnaie.wikispaces.com/Proposition%20F.%20Lordon ) doit apporter à chaque français la possibilité d'utiliser une banque "collective".Ensuite des banques privées doivent pouvoir offrir certains services, mais en tout état de cause, elles ne pourront pas créer de monnaie (monnaie dette scripturale).Comme Allais je pense que le système bancaire privé (et public ?) doit avoir cette structure1. des banques de dépôt assurant seulement, à lexclusion de toute opération de prêt, les encaissements et les paiements, et la garde des dépôts de leurs clients, les frais correspondants étant facturés à ces derniers, et les comptes des clients ne pouvant comporter aucun découvert ;2. des banques de prêt empruntant à des termes donnés et prêtant les fonds empruntés à des termes plus courts, le montant global des prêts ne pouvant excéder le montant global des fonds empruntés ;3. des banques daffaires empruntant directement au public ou aux banques de prêt et investissant les fonds empruntés dans les entreprises
Dernière modification par AJH (25-08-2009 12:29:06)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#920 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7595" \l "p7595" 25-08-2009 16:02:03
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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Zolko a écrit:
Olivier Besancenot a écrit:
"Nous, on propose une banque publique unique, qui ait le monopole du crédit", a continué Olivier Besancenot. "Plutôt que de nationaliser plus ou moins les banques qui sont en train de s'écrouler dans le cadre de la crise économique actuelle, on propose de réunifier l'ensemble des banques, publiques ou privées, qui soient réunies dans un seul et même service public bancaire qui soit placé sous le contrôle des usagers", a ainsi expliqué le porte-parole du NPA.
Sandy a écrit:
mon avis c'est que les banques doivent aussi être nationalisées. (...) Les banques rendent des services essentiels, l'épargne, le crédit et elles gèrent les différents systèmes de paiements...Qu'en penses-tu ?
Que je viens de Hongrie. Et que là-bas, en 1977 quand j'en suis sorti, c'était comme-ça. Le fait que le capitalisme anglo-saxon soit mauvais n'implique pas que le communisme soit bon.
Je ne connais pas le système hongrois en 1977, mais je doute très clairement qu'il ait pu avoir le moindre rapport avec ce que je propose INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Il ne te suffira donc pas d'employer un épouvantail "bouh communisme pas bien" en accusant ce que je propose d'être communiste pour écarter d'une main ce que j'ai expliqué, qui est complètement argumenté. Il te faudra argumenter toi aussi.Qu'est ce qui te fait penser à la doctrine communiste en fait ?Le fait de parler de service public ? selon toi les services publics c'est du communisme ?Si c'est ça, c'est un peu le même discours démagogique que l'on entend en ce moment aux états-unis contre la réforme du système de santé proposé par OBAMA.
...services sans lesquels nous serions bien incapables de commercer aujourd'hui. Or, si les banques faisaient faillite, elles n'auraient plus été en mesure d'assurer ces services.
Tu parles comme Rotschild. Si une banque faisait faillite, ses clients utiliseraient un autre système de paiement que celui offert par elle (liquide, chèques, reconnaissance de dettes...) le temps que le système se reprenne. Laisser les banques faire faillite, pour qu'ensuite ses actifs soient repris par l'État et ses passifs laissés aux propriétaires - une faillite, quoi - permettrait de nationaliser ce qu'on veut, pas tout d'un bloc - ce qu'une nationalisation préemptive entrainerait.Je suis contre "la privatisation des profits et la socialisation des pertes", et laisser les banques faire faillite avec perte sèche pour les actionnaires serait un excellent moyen de privatiser les pertes. Mais pour cela, une faillite en bonne et due forme doit être déposée auprès des autorités compétentes qui doivent alors liquider la banque, sachant que l'État garantit tous les clients jusqu'à une hauteur de 50k¬ , et qu'il devient donc prioritaire devant tout le monde sur la répartition des actifs. Le reste des actifs, s'il y en a, servira aux autres à créditeurs qui voudront récupérer leurs avoirs. S'il n'y a pas assez d'actifs pour couvrir les garanties que l'Etat donne - ce qui ne me surprendrait pas - l'État complète et les autres créditeurs (gros clients, actionnaires) n'auront rien.Ça se termine par une banque publique qui gère les comptes ainsi garantis. 90% de la population n'en serait pas affecté, et les 10% de très riches perdront un peu/beaucoup. Ce serait réglé en moins d'1 an.
Désolé mais j'ai le souci du concret, et je veux bien croire que si un système s'effondre un autre système va se construire derrière, mais je n'ai aucune garantie sur ce qui va se construire derrière, et ce que je n'aime pas quand un système s'effondre c'est que concrètement il y a tout un tas de personnes qui s'effondrent avec lui et ces gens là tu vois c'est souvent des gens qui n'ont rien avoir ce système, parce que si les capitalistes ont bien compris une chose, c'est comment sauver leur système en faisant payer à leur place le coût des crises qu'ils provoquent aux travailleurs et aux plus faibles.Alors non, je n'accepte pas ce genre de chose, je préfère sauver le système si c'est le seul moyen de sauver les gens à condition qu'en contrepartie soit modifié ce système.Je suis contre "la privatisation des profits et la socialisation des pertes" moi aussi mais malheureusement face à ce dilemme ( en tout cas pour moi c'est un dilemme ) il n'y avait pas le choix parce que les banquiers et les politiciens ont construit le système ainsi, c'est comme si on te donnait le choix entre donner un code d'accès aux comptes de l'état dans lequel ils pourront ainsi se servir mais seulement une fois, et entre laisser mourrir des milliers de personnes, quand tu es quelqu'un avec un minimum de morale, tu n'as pas le choix tu donnes le code d'accès ...Seulement moi si je cède à ce chantage c'est pour y mettre un terme, parce que la socialisation des pertes elle n'est tolérable pour moi que si elle s'accompagne ensuite de nationalisations complètes des banques, d'une séparation complète de ces banques avec les marchés financiers et si tous leurs profits ensuite c'est à l'état et donc à la collectivité qu'ils reviennent.Il me semble que Rotschild lui envisage la socialisation des pertes mais n'envisage pas ensuite une réappropriation par les citoyens du système bancaire.Il devait surement être favorable au plan de sauvetage des banques de Sarkozy, moi j'étais farouchement contre.Donc tu vois je ne parle pas comme Rotschild finalement ...
#921 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7596" \l "p7596" 25-08-2009 16:10:14
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AJH a écrit:
Ma position est entre celle de Zolko et celle de Sandy, je pense.La création monétaire doit être nationalisée (aucune monnaie issue du crédit), un réseau bancaire nationalisé (donc proche de Lordon, résumé ici : HYPERLINK "http://monnaie.wikispaces.com/Proposition%20F.%20Lordon" http://monnaie.wikispaces.com/Proposition%20F.%20Lordon ) doit apporter à chaque français la possibilité d'utiliser une banque "collective".Ensuite des banques privées doivent pouvoir offrir certains services, mais en tout état de cause, elles ne pourront pas créer de monnaie (monnaie dette scripturale).Comme Allais je pense que le système bancaire privé (et public ?) doit avoir cette structure1. des banques de dépôt assurant seulement, à lexclusion de toute opération de prêt, les encaissements et les paiements, et la garde des dépôts de leurs clients, les frais correspondants étant facturés à ces derniers, et les comptes des clients ne pouvant comporter aucun découvert ;2. des banques de prêt empruntant à des termes donnés et prêtant les fonds empruntés à des termes plus courts, le montant global des prêts ne pouvant excéder le montant global des fonds empruntés ;3. des banques daffaires empruntant directement au public ou aux banques de prêt et investissant les fonds empruntés dans les entreprises
Bonjour AJHEn permettant aux banques de privées d'emprunter de l'argent qui est créé le problème demeureVous n'envisagez visiblement pas d'empécher les banques privées de spéculer, qu'elles créent elles même l'argent ou qu'elles empruntent de l'argent créé cette spéculation va continuer de la même manière à alimenter des bullesDe la même manière les banques d'affaires pourront de la même façon que dans les années 1990 avec la bulle internet investir avec frénésie dans des types d'entreprise à la mode et alimenter à leur tour avec l'argent créé qu'elles auront emprunté des bulles
#922 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7597" \l "p7597" 25-08-2009 16:53:15
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Sandy a écrit:
selon toi les services publics c'est du communisme ?
Ben oui, par définition. C'est "bien commun". D'où le nom "communiste". Un état qui contrôle en plus de l'armée TOUTES les banques est proche de la dictature. Qu'il y ait des banques publiques, oui, mais qu'elles le soient toutes, non.
#923 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7599" \l "p7599" 25-08-2009 18:32:11
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Sandy, vous devriez lire HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_Allais_1998.pdf" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/m
s_1998.pdfVous y trouverez la réponse à vos objections et vos inquiétudes.Je rajoute que la spéculation, ou du moins sa réglementation, est un autre problème
Dernière modification par AJH (25-08-2009 18:33:19)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#924 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7611" \l "p7611" 27-08-2009 03:16:06
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Zolko a écrit:
Sandy a écrit:
selon toi les services publics c'est du communisme ?
Ben oui, par définition. C'est "bien commun". D'où le nom "communiste". Un état qui contrôle en plus de l'armée TOUTES les banques est proche de la dictature. Qu'il y ait des banques publiques, oui, mais qu'elles le soient toutes, non.
Ce qui fait d'un régime une dictature n'a strictement rien avoir avec le contrôle des banques.Quand au communisme c'est une doctrine politique complexe et il est absurde d'amalgamer au communisme tout ce qui se rapporte au mot "commun" ...Les services publics permettent de répondre par l'action commune à des besoins communs, et par cette action commune on peut faire ce qu'il est impossible de faire par l'action individuelle, comme par exemple permettre à tous de se faire soigner gratuitement, ou encore permettre à tous d'avoir accès à un enseignement riche et varié.Là en l'occurence les missions de ce service public seraient clairement définies, permettre aux gens d'épargner leur argent, leur permettre d'obtenir des crédits à des taux raisonnables, gérer les encaisses et les paiements. Qu'y a t il de mal à cela ?
Dernière modification par Sandy (27-08-2009 03:41:28)
#925 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7612" \l "p7612" 27-08-2009 03:39:14
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AJH a écrit:
Sandy, vous devriez lire HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_Allais_1998.pdf" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/m
s_1998.pdfVous y trouverez la réponse à vos objections et vos inquiétudes.Je rajoute que la spéculation, ou du moins sa réglementation, est un autre problème
Merci mais je préfère que nous en discutions directement svp ? Pouvez-vous vous expliquer ?
Dernière modification par Sandy (27-08-2009 03:39:35)
#926 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7615" \l "p7615" 27-08-2009 06:28:34
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"Création de monnaie" (suite)Aujourd'hui, dans "C dans l'air", excellente émssion que je regarde souvent sur TV5 (merci TV5), on parlait des grandes propositions du Président Sarkozy en matière de gestion des marchés financiers. Un des participants expliquait que l'argent que vous prêtent les banques est l'argent qu'elles ont emprunté à la banque centrale à taux zéro : il n'a été contredit par aucun autre participant.J'aimerais qu'AJH explique, sans renvoyer à des documents extérieurs - pardon d'insister -, où est la "création" de monnaie là dedans. J'en reste à l'dée que l'augmentation de la quantité de monnaie due aux opérations de la banque centrale (la planche à billets) ou bien a pour contrepartie la création de biens ou de services - de sorte que la nouvelle quantité de monnaie restera globalement en proportion avec la nouvelle quantité de biens et de services ; ou bien que cette augmentation est sans contrepartie en biens et services - ce qui aboutira à l'inflation et donc à une augmentation de la quantité de monnaie compensée par la diminution de la valeur globale de cette quantité de monnaie : de sorte que dans ce cas non plus 'il n'y a pas "création" de monnaie au sens propre.Quand on parle de création de monnaie (et je sais que tout le monde en parle et que des milliers de grimoires ont été écrit là-dessus), on sous-entend souvent (c'est là tout le problème) qu'il y aurait création de valeur, pour ainsi dire par génération spontanée. C'est à quoi tendait le très intéressant apologue de la Dame de Condé présenté ici par AJH il y a quelque temps, apologue qui d'après lui prouverait que cinq personnes incitées par l'arrivée d'un (faux) billet de 100 euros à rembourser leurs dettes mutuelles d'un montant de 100 euros chacune se seraient collectivement enrichies de 500 euros. Sophisme ! C'est oublier que, comme je l'ai déjà dit, des créances d'un montant de global de 500 euros ont été supprimées simultanément, ce qui fait que le résultat net de cette opération-papier est nul.Sophisme extrêmement dangereux : si la monnaie génère spontanément de la valeur, il est évident qu'elle ne sera pas traitée par les pouvoirs publics et les pouvoirs privés comme si elle avait pour seule fonction de représenter des valeurs existantes. D'où nécessité de s'entendre sur les mots pour pouvoir s'entendre sur les politiques... à moins de laisser les banquiers opérer comme si leurs manigances créaient de la valeur. JR
Dernière modification par Jacques Roman (27-08-2009 06:31:24)
#927 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7616" \l "p7616" 27-08-2009 09:59:52
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Un des participants expliquait que l'argent que vous prêtent les banques est l'argent qu'elles ont emprunté à la banque centrale à taux zéro : il n'a été contredit par aucun autre participant.
Cela ne signifie pas nécessairement qu'il a dit vrai. Et il se peut tout simplement qu'aucun des participants n'ait souhaité le contredire, ne connaissant pas (ou pas suffisamment) les mécanismes bancaires.
Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.(Thomas Jefferson)
#928 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7617" \l "p7617" 27-08-2009 10:19:20
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JR Votre observation permet de tout comprendre si on constate simplement que certaines VALEURS ne peuvent s'additionnerPlusieurs points:1 Cette dame de Condé là est dans son rôle légitime, celui de "comptable" pour la société. Il n'y a pas d'intérêts dans cette histoire, extrêmement morale et rationnelle, ni d'augmentation de la masse monétaire.2 Dans la réalité la Dame a d'autres exigences et possibilités:- elle exige une rémunération pour le service, c'est légitime, activité organisationnelle nécessaire à la société.- elle exige des intérêts pour les avances d'argent, qui ne sont pas détruits à la fin de la transaction. Elle s'est même faite autoriser à prêter simultanément plusieurs fois le même argent, de qui multiplie l'effet de l'intérêt. (Elle est même allée jusqu'à créer de la monnaie "temporaire" en même temps que de la "valeur" fictive temporaire (options de vente)! pour se faire du cash. C'est cette recherche d'optimisation de la masse monétaire qui constitue l' "INDUSTRIE BANCAIRE",un oxymore passé dans le langage courant comme une lettre à la poste.Tous ces intérêts AUGMENTENT la MASSE MONETAIRE, mais surtout donnent à la Dame un AVANTAGE COMPARATIF formidable sur le pouvoir d'ACHAT et d'INVESTISSEMENT qui, à terme lui donne une quasi EXCLUSIVITE sur l'EVALUATION et L'EVOLUTION de la VALEUR (concrètement sur le terrain la fixation des PRIX et des SALAIRES), laquelle échappe ainsi aux citoyens qui constatent l'IMPUISSANCE GESTICULANTE de leurs leaders.En effet, cette création de VALEUR devrait normalement privilégier celles qui procurent un bénéfice à l'humanité prise au sens le plus général, ce que l'on pourrait appeler les PROGRES, celui de l'amélioration de la condition humaine des vivants et la part transmissible aux générations futures, et dont l'EVALUATION et l'EVOLUTION devrait être sous contrôle du Citoyen via sa représentation politique.L'ARNAQUE est qu'elle prétend que cette influence bénéficie à tout le monde, alors qu'elle est au bénéfice de la DAMEOr la plus grande partie est utilisées pour créer des VALEURS TEMPORAIRES biens de consommation, des biens semi durables, tous les services sont dans ce cas (à l'échelle de la vie humaine) détruits par le décès du bénificiaire, et aussi énormément de CONTREVALEURS déchets réchauffement climatique et autres dégradations de notre BIEN COMMUN.Il y a forcement DIVERGENCE entre masse MONETAIRE et masse des VALEURS stables.Le gros problème des intérêts c'est qu'il constitue un MOTEUR dont l'optimisation conduit à privilégier les intérêts à court terme des seuls pilotes de la machine, les ACTIONNAIRES. Il interdit de fait la notion d'AIDE FINANCIERE DESINTERESSEE, et ce n'est pas un problème de PRIVE ou PUBLIC: ces intérêts expliquent que FMI et AIDE FINANCIERE sont incompatibles.Avec deux effets principaux:- l'appropriation progressive des VALEURS DURABLES existantes et potentielles à leur seul bénéfice.- la préférence accordée aux actions de court terme, au bénéfice de la génération actuelle, associée à la négation des CONTREVALEURS d'autant plus faciles à nier, qu'elle n'ont pas montré tous leurs effets, et donc le danger mortel pour la planète. C'est ce MOTEUR FOU de l'intérêt qu'il faut casser.Alors les banques centrales ont commencé à le faire, certes pour de mauvaises raisons, mais ce qui semble montrer que les politiques commencent à s'agiter.Il est FONDAMENTAL que TOUTES les BANQUES suivent le mouvement. Car ce seul step n'a pour effet que de DOPER les résultats des banques qui BENEFICIENT de cet effet sur les banques centrales et ne répercutent pas sur leurs propres taux.Et qui ont relancé préférentiellement les opérations purement financières avec les effets spectaculaires de bilan et de bonus sur les traders que l'on peut constater.
Dernière modification par bernarddo (27-08-2009 10:20:27)
#929 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7618" \l "p7618" 27-08-2009 10:24:08
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Jacques RomanMessage n°7615j'avais fait une longue réponse ce matin, mais coupure ligne au moment de l'envoi, elle a disparu.Je n'ai pas le courage de recommencer.En ce qui concerne l'intervenant de c'est dans l'air (qui?) c'est simplement un ignare concernant la monnaie.
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#930 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7620" \l "p7620" 27-08-2009 10:32:42
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@SandyDésolé, mais pas le tempsUn petit extrait
2.7. Un système financier et monétaire fondamentalement instableL'économie mondiale tout entière repose aujourd'hui sur de gigantesques pyramides de dettes, prenant appui les unes sur les autres dans un équilibre fragile. Jamais dans le passé une pareille accumulation de promesses de payer ne s'était constatée. Jamais sans doute il n'est devenu plus difficile d'y faire face. Jamais sans doute une telle instabilité potentielle n'était apparue avec une telle menace d'un effondrement général.Toutes les difficultés rencontrées résultent de la méconnaissance d'un fait fondamental, c'est qu'aucun système décentralisé d'économie de marchés ne peut fonctionner correctement si la création incontrôlée ex nihilo de nouveaux moyens de paiement permet d'échapper, au moins pour un temps, aux ajustements nécessaires. Il en est ainsi toutes les fois que l'on peut s'acquitter de ses dépenses ou de ses dettes avec de simples promesses de payer, sans aucune contrepartie réelle, directe ou indirecte, effective.Devant une telle situation, tous les experts sont à la recherche de moyens, voire d'expédients, pour sortir des difficultés, mais aucun accord réel ne se réalise sur des solutions définies et efficaces.Pour l'immédiat, la presque totalité des experts ne voient guère d'autre solution, au besoin par des pressions exercées sur les banques commerciales, les Instituts démission et le FMI, que la création de nouveaux moyens de paiement permettant aux débiteurs et aux spéculateurs de faire face au paiement des amortissements et des intérêts de leurs dettes, en alourdissant encore par là même cette charge pour lavenir.Au centre de toutes les difficultés rencontrées, on trouve toujours, sous une forme ou une autre, le rôle néfaste joué par le système actuel du crédit et la spéculation massive quil permet. Tant quon ne réformera pas fondamentalement le cadre institutionnel dans lequel il joue, on rencontrera toujours, avec des modalités différentes suivant les circonstances, les mêmes difficultés majeures. Toutes les grandes crises du XIXème et du XXème siècle ont résulté du développement excessif des promesses de payer et de leur monétisation.Particulièrement significative est labsence totale de toute remise en cause du fondement même du système de crédit tel quil fonctionne actuellement, savoir la création de monnaie ex nihilo par le système bancaire et la pratique généralisée de financements longs avec des fonds empruntés à court terme.En fait, sans aucune exagération, le mécanisme actuel de la création de monnaie par le crédit est certainement le "cancer" qui ronge irrémédiablement les économies de marchés de propriété privée.2.8. Leffondrement de la doctrine laissez-fairiste mondialisteDepuis deux décennies, une nouvelle doctrine s'était peu à peu imposée, la doctrine du libre-échange mondialiste, impliquant la disparition de tout obstacle aux libres mouvements des marchandises, des services et des capitaux.· Suivant cette doctrine, la disparition de tous les obstacles à ces mouvements serait une condition à la fois nécessaire et suffisante d'une allocation optimale des ressources à l'échelle mondiale. Tous les pays et, dans chaque pays, tous les groupes sociaux verraient leur situation améliorée.Le marché, et le marché seul, était considéré comme pouvant conduire à un équilibre stable, dautant plus efficace quil pouvait fonctionner à léchelle mondiale. En toutes circonstances, il convenait de se soumettre à sa discipline.Les partisans de cette doctrine, de ce nouvel intégrisme, étaient devenus aussi dogmatiques que les partisans du communisme avant son effondrement définitif avec la chute du Mur de Berlin en 1989. Pour eux, l'application de cette doctrine libre-échangiste mondialiste s'imposait à tous les pays et, si des difficultés se présentaient dans cette application, elles ne pouvaient être que temporaires et transitoires.Pour tous les pays en voie de développement, leur ouverture totale vis-à-vis de l'extérieur était une condition nécessaire et la preuve en était donnée, disait-on, par les progrès extrêmement rapides des pays émergents du Sud-Est asiatique. Là se trouvait, répétait-on constamment, un pôle de croissance majeur pour tous les pays occidentaux.Pour les pays développés, la suppression de toutes les barrières tarifaires ou autres était une condition de leur croissance, comme le montraient décisivement les succès incontestables des tigres asiatiques, et, répétait-on encore, l'Occident n'avait qu'à suivre leur exemple pour connaître une croissance sans précédent et un plein-emploi [18]. Tout particulièrement la Russie et les pays ex-communistes de l'Est, les pays asiatiques et la Chine en premier lieu, constituaient des pôles de croissance majeurs qui offraient à l'Occident des possibilités sans précédent de développement et de richesse.Telle était fondamentalement la doctrine de portée universelle qui s'était peu à peu imposée au monde et qui avait été considérée comme ouvrant un nouvel âge d'or à l'aube du XXIeme siècle. Cette doctrine a constitué le credo indiscuté de toutes les grandes organisations internationales ces deux dernières décennies, qu'il s'agisse de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international, de l'Organisation mondiale du commerce, de l'Organisation de coopération et de développement économiques, ou de l'Organisation de Bruxelles.· Toutes ces certitudes ont fini par être balayées par la crise profonde qui s'est développée à partir de 1997 dans l'Asie du Sud-Est, puis dans l'Amérique latine, pour culminer en Russie en août 1998 et atteindre les établissements bancaires et les Bourses américaines et européennes en septembre 1998.Cette crise a entraîné partout, tout particulièrement en Asie et en Russie, un chômage massif et des difficultés sociales majeures. Partout les credo de la doctrine du libre-échange mondialiste ont été remis en cause.Deux facteurs majeurs ont joué un rôle décisif dans cette crise mondiale d'une ampleur sans précédent après la crise de 1929 :Þ l'instabilité potentielle du système financier et monétaire mondial ;Þ la mondialisation de l'économie à la fois sur le plan monétaire et sur le plan réel [19].En fait, ce qui devait arriver est arrivé. L'économie mondiale, qui était dépourvue de tout système réel de régulation et qui s'était développée dans un cadre anarchique, ne pouvait qu'aboutir tôt ou tard à des difficultés majeures.La doctrine régnante avait totalement méconnu une donnée essentielle : une libéralisation totale des échanges et des mouvements de capitaux n'est possible, elle n'est souhaitable que dans le cadre d'ensembles régionaux groupant des pays économiquement et politiquement associés, et de développement économique et social comparable.· En fait, le nouvel ordre mondial, ou le prétendu ordre mondial, s'est effondré et il ne pouvait que s'effondrer. L'évidence des faits a fini par l'emporter sur les incantations doctrinales.3. Pour de profondes réformes des institutions financières et monétaires3.1. Des facteurs majeursSi nous considérons non seulement l'Histoire de ces dernières décennies, mais également celle des deux derniers siècles, et sans doute celle de ceux qui les ont précédés, les facteurs monétaires et financiers apparaissent certainement comme ayant une importance tout à fait exceptionnelle dans le fonctionnement de toute économie.Si en effet des conditions monétaires et financières appropriées ne sont pas assurées, l'expérience montre qu'il ne saurait y avoir ni efficacité de l'économie, ni équité de la distribution des revenus. L'instabilité économique, la sous-production, l'iniquité, le sous-emploi, la détresse et la misère qui en résultent, sont des fléaux majeurs.Cependant, les profonds désordres qui se sont constatés ne peuvent en aucune façon être considérés comme le résultat inévitable du fonctionnement d'une économie de marchés; ils ont été, et ils sont généralement, les conséquences des politiques financières et monétaires mises en uvre dans un cadre institutionnel inapproprié.Plus que jamais, des réformes, très profondes et radicales, sont nécessaires :-réforme du système du crédit ;-stabilisation de la valeur réelle de l'unité de compte ;-réforme des marchés boursiers ;-réforme du système monétaire international.3.2. Le système du créditEn fait, le système actuel du crédit, dont l'origine historique a été tout à fait contingente [accidentelle, non nécessaire], apparaît comme tout à fait irrationnel, et cela pour huit raisons au moins :- la création (ou la destruction) irresponsable de monnaie et de pouvoir d'achat par les décisions des banques et des particuliers ;- le financement d'investissements à long terme par des fonds empruntés à court terme ;- la confusion de l'épargne et de la monnaie ;- la très grande sensibilité du mécanisme du crédit à la situation conjoncturelle ;- l'instabilité foncière qu'il engendre ;- l'altération des conditions d'une efficacité maximale de l'économie ;- l'altération de la distribution des revenus ;- et enfin l'impossibilité de tout contrôle efficace du système du crédit par l'opinion publique et le Parlement, en raison de son extraordinaire complexité.Au regard d'une expérience d'au moins deux siècles quant aux désordres de toutes sortes et à la succession sans cesse constatée de périodes d'expansion et de récession, on doit considérer que les deux facteurs majeurs qui les ont considérablement amplifiées, sinon suscitées, sont la création de monnaie et de pouvoir d'achat ex nihilo par le mécanisme du crédit et le financement d'investissements à long terme par des fonds empruntés à court terme.Il pourrait cependant être facilement pallié à ces deux facteurs par une réforme d'ensemble qui permettrait, sinon de mettre fin aux fluctuations conjoncturelles, tout au moins d'en diminuer considérablement l'ampleur.Cette réforme doit sappuyer sur deux principes tout à fait fondamentaux : 1 - La création monétaire doit relever de lÉtat et de lÉtat seul. Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les « faux droits » résultant actuellement de la création de monnaie bancaire. 2 - Tout financement dinvestissement à un terme donné doit être assuré par des emprunts à des termes plus longs, ou tout au moins de même terme.La réforme du mécanisme de crédit doit ainsi rendre impossibles à la fois la création de monnaie ex nihilo et lemprunt à court terme pour financer des prêts à plus long terme, en ne permettant que des prêts à des échéances plus rapprochées que celle correspondant aux fonds empruntés.Cette double condition implique une modification profonde des structures bancaires et financières reposant sur la dissociation totale des activités bancaires telles quelles se constatent aujourdhui et leur attribution à trois catégories détablissements distincts et indépendants :1. des banques de dépôt assurant seulement, à lexclusion de toute opération de prêt, les encaissements et les paiements, et la garde des dépôts de leurs clients, les frais correspondants étant facturés à ces derniers, et les comptes des clients ne pouvant comporter aucun découvert ;2. des banques de prêt empruntant à des termes donnés et prêtant les fonds empruntés à des termes plus courts, le montant global des prêts ne pouvant excéder le montant global des fonds empruntés ;3. des banques daffaires empruntant directement au public ou aux banques de prêt et investissant les fonds empruntés dans les entreprises.· Dans son principe, une telle réforme rendrait impossibles la création monétaire et de pouvoir dachat ex nihilo par le système bancaire et lemprunt à court terme pour financer des prêts de terme plus long. Elle ne permettrait que des prêts de maturité plus courts que ceux correspondant aux fonds empruntés.Les banques de prêt et les banques daffaires serviraient dintermédiaires entre les épargnants et les emprunteurs. Elles seraient soumises à une obligation impérative : emprunter à long terme pour prêter à plus court terme, à linverse de ce qui se passe aujourdhui[20].Une telle organisation du système bancaire et financier permettrait la réalisation simultanée de conditions tout à fait fondamentales :1 - limpossibilité de toute création monétaire et de pouvoir dachat en dehors de celle de la monnaie de base par les autorités monétaires ;2 - la suppression de tout déséquilibre potentiel résultant du financement dinvestissements à long terme à partir demprunts à court ou à moyen terme ;3 - lexpansion de la masse monétaire globale, constituée uniquement par la monnaie de base, au taux souhaité par les autorités monétaires[21] ;4 - une réduction majeure, sinon totale, de lamplitude des fluctuations conjoncturelles[22] ;5 - lattribution à lÉtat, cest-à-dire à la collectivité, des gains provenant de la création monétaire, et lallègement en conséquence des impôts actuels ;6 - un contrôle aisé par lopinion publique et par le Parlement de la création monétaire de la création monétaire et de ses implications.Tous ces avantages seraient essentiels. Les profonds changements que leur obtention implique se heurteraient naturellement à de puissants intérêts et à des préjugés fortement enracinés.Mais, au regard des crises majeures que le système actuel du crédit na cessé de susciter depuis au moins deux siècles, et continue à susciter aujourdhui, et que les autorités monétaires se révèlent toujours incapables de maîtriser, cette réforme apparaît comme une condition nécessaire de survie dune économie décentralisée et de son efficacité. HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_Allais_1998.pdf" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/m
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#931 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7621" \l "p7621" 27-08-2009 12:32:20
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La Dame de CondéBernarddo (7617).Je crois (votre point 2) que nous ne parlons pas de la même Dame de Condé ? JR
#932 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7623" \l "p7623" 27-08-2009 12:42:43
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CoupuresAJH (7618).Oui, c'est râlant de perdre du temps de cette manière. La pire des choses qui m'est arrivée dans ce style (en 1987, à mes débuts sur un MacIntosh SE) est d'avoir gaspillé 15 jours de travail, plus une semaine pour reconstituer en ayant l'impression de faire moins bien la seconde fois. Il m'arrive encore de perdre une heure par ci par là. JR
Dernière modification par Jacques Roman (27-08-2009 14:42:29)
#933 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7625" \l "p7625" 27-08-2009 15:02:26
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Sandy a écrit:
Zolko a écrit:
Sandy a écrit:
selon toi les services publics c'est du communisme ?
Ben oui, par définition. C'est "bien commun". D'où le nom "communiste". Un état qui contrôle en plus de l'armée TOUTES les banques est proche de la dictature. Qu'il y ait des banques publiques, oui, mais qu'elles le soient toutes, non.
Les services publics permettent de répondre par l'action commune à des besoins communs, et par cette action commune on peut faire ce qu'il est impossible de faire par l'action individuelle (...) Là en l'occurence les missions de ce service public seraient clairement définies, permettre aux gens d'épargner leur argent, leur permettre d'obtenir des crédits à des taux raisonnables, gérer les encaisses et les paiements.
Heu... En quoi un crédit peut-il être apparenté à un service public ? Tu veux dire que TON crédit pour TON écran plasma (*) est en quelque sorte une ACTION commune, un BESOIN commun ? Tu veux dire que je peux venir chez toi quand je veux pour y mater un film ? Non ? alors, c'est une question privée à résoudre par des moyens privés. Je ne veux rien avoir à faire avec des crédits à la consommation ou des crédits immobiliers foireux ou des crédits pour acheter des voitures polluantes. Le crédit n'est pas un service public.Les moyens de paiements: tu proposes quoi pour VISA, Pay-Pal, America-Express, Moneo.... ? Les nationaliser aussi ?(*) ou voiture, maison...
#934 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7626" \l "p7626" 27-08-2009 20:28:47
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JRBien sûr, la Dame de condé "classique" a pour objet simplement de montrer que la monnaie n'est qu'une matérialisation "pense bête" des rapports économiques entre les acteurs économiques. (C'est un simple "post it" à jeter après emploi.)La Dame n°2, celle avec les intérêts, c'est la mienne, je ne l'ai (à mon grand regret) , jamais rencontrée sur le NET ni ailleurs, ce qui me semble proprement inimaginable.La question est, qu'en pensez vous?J'adhère à la réponse de AJH dans les grandes lignes, mais il ne déroge pas à un certain suivisme dans la présentation des tares d'un système qui serait intrinsèquement (par nature ?, par la main invisible? ...) instable. (Mais peut-être les causes profondes de ces tares sont exposées dans le texte qui a "sauté".)C'est justement la présentation soft des tenants du système qui préfèrent passer (au pire) pour des incapapables que pour des escrocs, on a des cas emblématiques. Et je ne parle pas des économistes des médias qui sont apparemment satisfaits de jouer aux prévisionnistes de la veille.Or, je prétends que c'est cette seconde hypothèse qui est la bonne. Je prétends de plus que la mise hors la loi des intérêts supprimerait de fait la distinction entre tous ces types de banque, la différence entre long terme et court terme qui ne sont que de vieilles lunes dans le cadre de la monnaire moderne.On y comprendrait enfin un peu quelque chose.Je ne vois pas la nécessité de nationaliser les banques, un secteur étatique pouvant être nécessaire cependant, limité au niveau des investissement "touchant le" ou "touchant au" collectif, soit pour les rendre possibles, soit pour les booster ou les pénaliser via des intérêts démocratiquement décidés.
Dernière modification par bernarddo (27-08-2009 20:31:48)
#935 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7627" \l "p7627" 27-08-2009 23:36:01
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Zolko a écrit:
Sandy a écrit:
Zolko a écrit:
Ben oui, par définition. C'est "bien commun". D'où le nom "communiste". Un état qui contrôle en plus de l'armée TOUTES les banques est proche de la dictature. Qu'il y ait des banques publiques, oui, mais qu'elles le soient toutes, non.
Les services publics permettent de répondre par l'action commune à des besoins communs, et par cette action commune on peut faire ce qu'il est impossible de faire par l'action individuelle (...) Là en l'occurence les missions de ce service public seraient clairement définies, permettre aux gens d'épargner leur argent, leur permettre d'obtenir des crédits à des taux raisonnables, gérer les encaisses et les paiements.
Heu... En quoi un crédit peut-il être apparenté à un service public ? Tu veux dire que TON crédit pour TON écran plasma (*) est en quelque sorte une ACTION commune, un BESOIN commun ? Tu veux dire que je peux venir chez toi quand je veux pour y mater un film ? Non ? alors, c'est une question privée à résoudre par des moyens privés. Je ne veux rien avoir à faire avec des crédits à la consommation ou des crédits immobiliers foireux ou des crédits pour acheter des voitures polluantes. Le crédit n'est pas un service public.Les moyens de paiements: tu proposes quoi pour VISA, Pay-Pal, America-Express, Moneo.... ? Les nationaliser aussi ?(*) ou voiture, maison...
Le service du crédit est un besoin commun oui, sans ce service la vie serait bien plus compliquée et il serait impossible de financer certaines choses, il y a l'exemple de l'achat d'une maison sans le crédit les gens devraient attendre l'âge de 40 ou 50 ans en considérant qu'ils ont pu épargner chaque année de travail pour pouvoir se loger dans une maison ? Il en va de même pour les entreprises dont bon nombre d'entre elles ne verraient tout simplement pas le jour vu les investissements qu'elles nécessitent pour démarrer, la création d'entreprise serait ainsi encore plus limitée qu'elle ne l'est déjà aux plus riches ?L'action commune, c'est d'assurer le bon fonctionnement et la continuité de ce service, et ce que tu vas financer avec ce crédit ne te concerne que toi seul ce n'est pas parce que l'organisation de ce service est financée et organisée par l'action commune que cela donne la propriété de ce que tu vas acquérir grâce à ce service à la collectivité il n'y a strictement aucun lien logique, chaque emprunteur doit payer ce service sous une forme ou sous une autre, Frederic Lordon insiste sur la nécessité des intérêts, Etienne Chouard soutient qu'il faut que ce coût soit sous forme de frais et pas d'intérêts.Et si ces services sont offerts par des services publics totalement séparés des marchés financiers, alors c'est la collectivité qui va bénéficier des profits tirés de ces services, cet argent sera alors redistribué sous forme d'autres services par l'État plutôt que de permettre d'enrichir des financiers.Concernant la gestion des systèmes des paiements, je pensais effectivement aux services de cartes de crédits mais surtout aux chèques, etc ...Ces services sont aussi vitaux pour notre société car sans eux notre économie ne peut pas fonctionner : ils doivent donc être nationalisés pour que par l'action commune on puisse en assurer la continuité.Tant que ces services vitaux sont entre les mains d'intérêts privés, ceux ci pourront exercer le chantage dont nous venons d'être victimes et continuer à spéculer sans se soucier des conséquences vu qu'au final ils ont la garantie que l'état viendra les sauver.
#936 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7628" \l "p7628" 27-08-2009 23:41:46
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@ AJH je suis désolé mais je ne sais pas trouver les réponses à mes questions dans votre texte, si vous ne voulez pas me répondre directement par vos propres mots peut être est-ce ma faute en posant trop de questions générales ? donc on peut procéder par étapes si vous préférezil y a création de banque de dépots- ces banques auront elles le droit de fournir des services de placements à leurs clients ?- auront elles le droit de spéculer avec leur argent ?- ces banques seraient elles publiques ou privées ?- comment ces banques se rémunéreraient-elles ?
Dernière modification par Sandy (27-08-2009 23:43:48)
#937 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7630" \l "p7630" 28-08-2009 01:07:32
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Nationalisation et prêts gratuitsBernarddo (7626).Il me semble qu'il y a contradiction entre refus de la nationalisation des banques et "mise hors de la loi des intérêts" comme vous dites : pour quelle raison est-ce que des banques privées (non nationalisées) accorderaient des prêts gratuits ? JR
#938 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7632" \l "p7632" 28-08-2009 07:46:55
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JRPour la même raison qu'il existe des experts-comptables indépendants qui travaillent sans empiéter dans le capital des entreprises!: elles feraient payer la prestation comme toute entreprise de service, comme comme quand elles gèrent vos comptes.Mais attention, pour moi, il ne s'agit pas d'un refus.Ne trouvez-vous pas que la dame de condé n°2 est plus "actuelle", plus "réaliste" que celle du conte initial?
#939 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7633" \l "p7633" 28-08-2009 08:40:22
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Sandy a écrit:
@ AJH je suis désolé mais je ne sais pas trouver les réponses à mes questions dans votre texte, si vous ne voulez pas me répondre directement par vos propres mots peut être est-ce ma faute en posant trop de questions générales ? donc on peut procéder par étapes si vous préférez
Bonjour SandyJe donne "mon" avis, évidemment INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/hmm.png" \* MERGEFORMATINET il y a création de banque de dépots- ces banques auront elles le droit de fournir des services de placements à leurs clients ? non- auront elles le droit de spéculer avec leur argent ? non: ce sont des "comptables"- ces banques seraient elles publiques ou privées ? je pense qu'il faut des deux mais à mon sens l'important c'est d'abord la nationalisation de la monnaie (plus aucune monnaie de crédit privée)- comment ces banques se rémunéreraient-elles ? honoraires de gestion des comptesChristian Gomez (élève d'Allais, professeur d'Université et "patron" d'une grande banque) précise:
· Des banques de dépôts qui ne géreraient que les encaisses (dépôts à vue) des agents économiques en faisant rémunérer leurs services (cash management) et qui couvriraient celles-ci à 100% par de la monnaie de base (monnaie banque centrale), sans pouvoir faire aucun crédit.· Des banques de crédit qui récolteraient des dépôts dépargne à différents termes pour les replacer sur des échéances légèrement inférieures (pas de transformation pour éviter toute création monétaire), afin de financer les besoins dinvestissement ou les autres dépenses des agents économiques. [ Ce serait un peu le cas de la NEF actuellement]· Les banques dinvestissement qui soccuperaient des opérations de marché et de fusions/acquisitions des entreprises et de lEtat.
Dernière modification par AJH (28-08-2009 08:42:02)
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#940 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7637" \l "p7637" 28-08-2009 12:24:46
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oki mais dans ce cas quel est l'intérêt de laisser ces banques de dépot au secteur privé ?et surtout quel est l'intérêt de séparer l'activité de l'épargne et du crédit dans ce cas ?même questions pour les établissements de crédit,auraient ils le droit de proposer des services de placement ?auraient ils le droit de spéculer ?est ce que ce serait des établissements publics ou privés ?quelles rémunérations pour les établissements de crédits ?
#941 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7645" \l "p7645" 28-08-2009 18:20:04
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J'en suis toujours à te donner mon avis... excuse la "sécheresse", mais je suis un peu à la bourre...oki mais dans ce cas quel est l'intérêt de laisser ces banques de dépot au secteur privé ? : AJH:des banques de dépôt au secteur privé, des banques de dépôt au secteur public ... je ne suis pas, dans l'actuel système, un partisan du "tout nationalisé" : je ne considère pas les banques comme une "fonction publique" si elles ne peuvent plus créer la monnaie.et surtout quel est l'intérêt de séparer l'activité de l'épargne et du crédit dans ce cas ?AJH: afin d'être certain que les banques de dépôt ne puissent prêter la monnaie en dépôt à vuemême questions pour les établissements de crédit,auraient ils le droit de proposer des services de placement ?AJH: Ouiauraient ils le droit de spéculer ?AJH: si ce n'est pas avec la monnaie publique mais avec leurs fonds prpres, pourquoi pas...est ce que ce serait des établissements publics ou privés ?AJH: dans chaque secteur... personnellement j'irai plutot vers une banque publique si j'avais besoin d'un crédit, mais je ne suis pas contre une saine concurrence "à armes égales"quelles rémunérations pour les établissements de crédits ?AJH: des honoraires de gestion...
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#942 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7646" \l "p7646" 28-08-2009 19:13:52
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Oki,D'abord selon moi tout ce qui doit fonctionner selon des logiques de profit doit faire partie du secteur privé, tout ce qui doit fonctionner selon d'autres logiques doit faire partie du secteur public, tout simplement.Ainsi il n'est par exemple pas dutout acceptable que les établissements bancaires puissent bénéficier en dernier recours d'une garantie de l'état. Une telle garantie, non seulement n'incite pas les agents des établissements bancaires à la prudence et à la modération, mais surtout est profondément immorale vu qu'il s'agit de socialiser des pertes et de privatiser des profits.De plus, un service qui est vital pour la collectivité doit être un service public. Une entreprise privée peut faire faillite, l'état peut lui au contraire garantir la continuité de ce service vu qu'il possède la possibilité d'ajuster ses recettes d'impôts selon ses besoins.L'épargne, le crédit, la gestion des encaisses et des paiements, sont des services vitaux, sans eux l'économie serait bloquée. La crise de 1929 a montré tous les dégâts que la faillite des banques qui assuraient ces services ont pu provoquer.Ils doivent donc faire partie d'un service public.Vous dites que vous n'êtes pas contre une saine concurrence à armes égales. Mais qu'est ce qu'une concurrence peut bien apporter dans ce domaine ? expliquez moi.Et puis, on a bien vu ce qu'une logique de concurrence apportait à une banque publique avec l'exemple du crédit lyonnais par exemple ...Vous ne pensez pas important d'assurer la continuité de ces services ? Si oui, dans ce cas, vous ne trouvez pas immoral que l'argent public vienne ainsi sauver des intérêts privés en cas de faillite ?
#943 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7647" \l "p7647" 28-08-2009 19:31:07
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Oki,D'abord selon moi tout ce qui doit fonctionner selon des logiques de profit doit faire partie du secteur privé, tout ce qui doit fonctionner selon d'autres logiques doit faire partie du secteur public tout simplement.
AJH: Je suis presque d'accord sur le principe : Je dirais que tout ce qui doit fonctionner sur une logique de "bien public" ou d'administration du bien public doit faire partie du secteur publique. Il s'agit donc bien de laisser une partie des activités bancaires au privé, le problème est donc de déterminer laquelle.
Ainsi il n'est par exemple pas du tout acceptable que les établissements bancaires puissent bénéficier en dernier recours d'une garantie de l'état. Une telle garantie, non seulement n'incite pas les agents des établissements bancaires à la prudence et à la modération, mais surtout est profondément immorale vu qu'il s'agit de socialiser des pertes et de privatiser des profits.
100 fois d'accord. Par contre la garantie de l'Etat pour les personnes grugées est importante. la question est de savoir si elles ont été réellement grugées ou si elles savient qu'elles obtiendraient la garantie de l'Etat si nécessaire.
De plus, un service qui est vital pour la collectivité doit être un service public. Une entreprise privée peut faire faillite, l'état peut, lui, au contraire, garantir la continuité de ce service vu qu'il possède la possibilité d'ajuster ses recettes d'impôts selon ses besoins.L'épargne, le crédit, la gestion des encaisses et des paiements, sont des services vitaux, sans eux l'économie serait bloquée. La crise de 1929 a montré tous les dégâts que la faillite des banques qui assuraient ces services ont pu provoquer.Ils doivent donc faire partie d'un service public.
Oui ... mais l'Etat peut aussi garantir des entreprises privées ; c'est le cas avec les banques actuellement puisque en cas de dépôt de bilan, l'Etat garantit 70000 euro par déposant.
Vous dites que vous n'êètes pas contre une saine concurrence à armes égales. Mais qu'est ce qu'une concurrence peut bien apporter dans ce domaine ? expliquez moi.Et puis, on a bien vu ce qu'une logique de concurrence apportait à une banque publique avec l'exemple du crédit lyonnais par exemple ...
Il faut bien évidemment réglementer le privé, et des banques publiques ne devraient pas pouvoir spéculer : mais la grande question est "où commence et s'arrête la spéculation?"
Vous ne pensez pas important d'assurer la continuité de ces services ? Si oui dans ce cas vous ne trouvez pas immoral que l'argent public vienne ainsi sauver des intérêts privés en cas de faillite ?[
Bien sur que si... les actionnaires (et les dirigeants) ne doivent pas toucher un centime en cas de faillite.D'une manière générale, je ne pense pas qu'un système "marxiste" (capitalisme d'Etat) soit plus efficace qu'un système "capitaliste libéral " (capitalisme privé) si on jugule ses excès.Vous savez que, pour moi, il n'y a qu'une seule bonne solution : ni capitalisme d'Etat, ni capitalisme privé... l'écosociétalisme INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET
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#944 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7667" \l "p7667" 31-08-2009 14:26:26
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AJH a écrit:
Vous savez que, pour moi, il n'y a qu'une seule bonne solution : ni capitalisme d'Etat, ni capitalisme privé... l'écosociétalisme INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET
Ma HYPERLINK "http://www.front-plan-c.eu/Pages/index.php?page=contrib&lang=FR&contrib=1st_p" solution préférée est de limiter la propriété privée à un seul échelon: des personnes physiques (des être humains, quoi) peuvent s'associer et posséder l'entreprise ainsi constituée y compris ses bénéfices, mais ces entreprises ainsi constituées ne deviennent pas des personnes morales : elles n'ont pas les mêmes droits "économiques" que des êtres humains. Contrairement à ce qui est écrit dans le HYPERLINK "http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cmsUpload/st06655-re01.fr08.pdf" traité de Lisbonne, page 91 :
Article 54, (ex-article 48 TCE):Les sociétés constituées en conformité de la législation d'un État membre et ayant leur siègestatutaire, leur administration centrale ou leur principal établissement à l'intérieur de l'Union sontassimilées, pour l'application des dispositions du présent chapitre, aux personnes physiquesressortissantes des États membres.
Je ne sais pas ce qui est écrit aujourd'hui, mais le rejet du TCE par référendum signifie que cet article particulier n'est plus légitime. Et peut donc être remis en question. Et donc qu'il est absolument primordial que le refus du traité de Lisbonne soit confirmé. Pour ensuite re-discuter et de re-définir les notions d'entreprise privée.Par exemple, imposer que les entreprises privées n'ont pas le droit, elles, de s'associer en d'autres entreprises privées !
#945 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7671" \l "p7671" 31-08-2009 18:11:38
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le HYPERLINK "http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cmsUpload/st06655-re01.fr08.pdf" traité de Lisbonne, page 91 :
Article 54, (ex-article 48 TCE):Les sociétés constituées en conformité de la législation d'un État membre et ayant leur siègestatutaire, leur administration centrale ou leur principal établissement à l'intérieur de l'Union sontassimilées, pour l'application des dispositions du présent chapitre, aux personnes physiquesressortissantes des États membres.
combiné avec:
Article 55 (ex-article 294 TCE)Les États membres accordent le traitement national en ce qui concerne la participation financièredes ressortissants des autres États membres au capital des sociétés au sens de l'article 54, sanspréjudice de l'application des autres dispositions des traités.
C'est un processus ré-entrant. cela s'interprète comme: toutes combinaisons financières, tous montages de sociétés, à l'intérieur de l'UE, y compris avec le Lichtenstein et Monaco, sans restriction aucune, sont autorisées, avec plus de force que n'importe quelle autre législation. Carte blanche. Open-bar !
#946 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7672" \l "p7672" 31-08-2009 18:29:51
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Zolko a écrit:
le rejet du TCE par référendum signifie que cet article particulier n'est plus légitime
Oui, mais je viens d'apprendre par « Horizons et Débats » HYPERLINK "http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/HD_34_2009.pdf" Ici
que la Commission Européenne verse discrètement de l'argent aux évèques irlandais, qui en ont bien besoin après les affaires de prêtres pédophiles, à condition qu'ils prêchent le Oui au nouveau référendum. Ce traité risque de rentrer en vigueur par les méthodes les plus tortueuses et les plus inavouables et nous les Français nous ne faisons rien alors que les Allemands se bougent.Si ce traité est ratifié, nous ne sommes pas près de reprendre le pouvoir sur notre monnaie.« Unabhängige Bürgerinitiative für eine Volksabstimmung über den EU-Vertrag » organise une Manifestation contre le Traité de Lisbonne à Berlin le 5 septembre : HYPERLINK "http://www.eu-vertrag-stoppen.de/" http://www.eu-vertrag-stoppen.de/ HYPERLINK "http://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=de&u=http://www.eu-vertrag-stoppen.de/&ei=kcmbSorrJoy5jAfmvYDGBQ&sa=X&oi=translate&resnum=1&ct=result&prev=/search%3Fq%3Deu-%2Bvertrag%2Bstoppen%2Bde%26hl%3Dfr%26lr%3D%26client%3Dsafari%26rls%3Den%26sa%3DG" Traduit par Google ici :
INCLUDEPICTURE "http://files.myopera.com/anamorphose/_/A5_EU_UE_VertragTraite_Lisbonne.png" \* MERGEFORMATINET
Dernière modification par gilles (31-08-2009 18:41:48)
La qualité de la démocratie établie dans un groupe de personnes déterminées n'est que le reflet du respect et la prise en compte des opinions de ce groupe dans les décisions. Or plus ce groupe est grand, plus ce respect est petit.
#947 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7674" \l "p7674" 02-09-2009 00:57:39
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Langue des financesJe tombe sur cette remarque de Saint-Simon (le duc) dans sa chronique d'août-septembre 1717 :"Le comité qui s'assemblait plusieurs fois la semaine pour les finances allait son train [...] J'étais là, commme on l'a vu, malgré moi, et cette langue de finance dont on a su faire une science, et, si ce mot se peut hasarder, un grimoire, pour que l'intelligence en soit cachée à ceux qui n'y sont pas initiés, et qui, magistrats et traitants, banquiers, etc., ont grand intérêt que les autres en demeurent dans l'iognorance, cette langue, dis-je, m'était tout à fait étrangère."J'ai ce point en commun avec le duc et pair : il n'y en a pas beaucoup d'autres ! JR
#948 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7681" \l "p7681" 02-09-2009 22:33:45
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gilles a écrit:
« Unabhängige Bürgerinitiative für eine Volksabstimmung über den EU-Vertrag » organise une Manifestation contre le Traité de Lisbonne à Berlin le 5 septembre : HYPERLINK "http://www.eu-vertrag-stoppen.de/" http://www.eu-vertrag-stoppen.de/
C'est ça, la bonne idée: faire des manifs dans TOUTE l'Europe pour encourager les Irlandais à re-voter NON. La date du vote est le vendredi 2 octobre 2009 (je crois) donc le dernier dimanche est le 27 septembre. Ou vaut-il mieux samedi 26 ? Il faudrait faire passer le message dans tous les pays Européens à manifester ce jour là. Mais aussi le 5 septembre, c'est bien de le faire 2 fois.Un truc qui serait bien pour le Plan C est d'appeler les mouvements/partis politiques pour une telle manifestation: le Plan C contre le traité de Lisbonne. Nous morfondre devants des rectangles lumineux sert finalement peu, il faut nous montrer, nous compter.Quelle(s) date(s) proposez-vous ? Le samedi 5 septembre, et le dimanche 27 septembre ?
#949 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7685" \l "p7685" 03-09-2009 08:23:45
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Spécialement à l'attention de Jacques RomanSur le blog "plus loin que Jorion" , ici, HYPERLINK "http://postjorion.wordpress.com/2009/08/28/37-allais-la-masse-monetaire/" \l "comment-339" http://postjorion.wordpress.com/2009/08
omment-339
Christophe dit :2 septembre 2009 à 11:51 | RépondreBonjour Bob et à tousJai envoyé un mail à la banque de France dont voici le contenu avec la réponse de la banque de France.Bonjour,>> Une rumeur circule sur le net comme quoi les banques privées quand elles accordent leurs crédits, sans passer par le canal des financements externes, créent ex-nihilo la monnaie correspondante, leur seule contrainte serait davoir un capital suffisant pour respecter le ratio de solvabilité cad 8% de lensemble des crédits accordés.>> Pouvez vous confirmer ou infirmer cette rumeur et eventuellement faire un billet sur ce sujet sur votre site .>> Merci>> Cordialement>La réponse de la banque de France:Message du 02/09/09 10:38> De : 1050-INFOS-UT@banque-france.fr> A : christophe***orange.fr> Copie à :> Objet : RE : demande dinformation>>Bonjour,Il y a création monétaire lorsquun crédit est distribué par une institution financière : on peut donc dire que ce sont les prêts qui font les dépôts et non le contraire.La création monétaire est néanmoins conditionnée par des mécanismes régulateurs. Le premier de ces mécanismes réside dans le fait que le crédit est coûteux : son prix, le taux dintérêt, est déterminé indirectement par la banque centrale qui refinance les banques. En effet, une partie des dépôts est convertie par le public en billets que les banques doivent se procurer auprès de la banque centrale. En outre, lutilisation de son dépôt par le bénéficiaire dun crédit, qui émet des chèques ou des virements ou se sert de cartes de paiement, donne lieu à des « fuites » hors de létablissement qui a accordé le prêt vers ses concurrents ; il doit donc se refinancer également auprès de ces derniers ; comme les lignes de crédit que les banques saccordent entre elles ne sont pas extensibles indéfiniment, il y là une deuxième limite à loctroi de crédits par les banques.Enfin, les banques doivent maintenir un niveau de capital proportionné au risque quelles encourent en raison de leur distribution de crédits : les ratios de capital minimum à respecter sont fixés par les règles prudentielles dites de solvabilité qui sont harmonisées au plan international. Ce que vous avez lu concernant le ratio de solvabilité est bien une norme internationale en vigueur et non une rumeur .Dune manière générale, léconomie moderne repose sur la confiance, confiance en la monnaie, confiance dans le système bancaire, confiance dans la capacité de la banque centrale à assurer la stabilité des prix et à promouvoir la stabilité financière.Très cordialement,Service de la Documentation et des Relations avec le public (C4DOC) /D
Difficile d'être plus clair, n'est ce pas.
Dernière modification par AJH (03-09-2009 08:26:54)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#950 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7686" \l "p7686" 03-09-2009 12:27:15
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"Création monétaire"AJH (votre 7685).Si, comme le dit le Service de documentation de la Banque de France, "dune manière générale, léconomie moderne repose sur la confiance, confiance en la monnaie, confiance dans le système bancaire, confiance dans la capacité de la banque centrale à assurer la stabilité des prix et à promouvoir la stabilité financière", alors il est évident que l'économie est affaire de croyance et pas de science.C'était bien mon avis : je suis heureux, et pas peu fier, que les plus hautes autorités monétaires nationales le confirment.Pour le reste, la Banque de France partage apparemment votre point de vue que les crédits accordés par les banques créent de la monnaie : croyance branlante d'ailleurs, puisque son intervenant ajoute dans la foulée qu' "on pourrait dire que ce sont les prêts qui font les dépôts, et pas le contraire".On pourrait le dire, mais est-ce que ce serait justifié ? D'où viennent ces "prêts qui font les dépôts" ? Génération spontanée ? Est-il ou non exact que les banques privées prêtent l'argent qu'elles ont reçu de la banque centrale ou de leurs clients, comme je l'ai entendu soutenir ? Et dans ce cas, où est la "création monétaire" par les banques privées ?L'expression "création monétaire" devrait être bannie, selon moi, dans la mesure où elle sous-entend création de valeurs ou de richesses. Sur cette confusion, on fonde ou l'on voudrait fonder des pratiques financières (titrisations sauvages, pyramides à la Madoff, sous-prêts hypothécaires en abyme et autres jeux de miroirs) dont on en a vu récemment le résultat. Il faudrait parler de fabrication de monnaie (par les pouvoirs poublics - légale et compensée au besoin par l'inflation), ou de contrefaçon de monnaie dans la mesure où il n'y aurait pas création de valeur réelle, étant entendu que la contrefaçon doit être interdite. Les choses seraient beaucoup plus claires, et on ne risquerait pas de faire passer les vessies pour des lanternes..Du moins c'est ce que je crois... et comme nous parlons ici de croyances et pas de science (voir plus haut), et que toutes les croyances se valent par définition, vous me permettrez d'en rester à celle-là, AJH.Cordialement. JR
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Bon Jacques, une dernière fois..." D'où viennent ces "prêts qui font les dépôts" ? Génération spontanée ? " . C'est simplement la monétisation d'un actif (existant) ou d'une reconnaissance de dette (une créance) qui eux même au départ ne sont pas de la monnaie. Les banquent jouissent de ce privilège d'émettre leur monnaie (qui est reconnue partout car la collectivité leur fait confiance) en portant en euros (ou dollars ou yens ou...), dans le compte d'un client emprunteur, la valeur de cette monétisation (c'est un crédit, un prêt de la banque, mais ce n'est rien d'autre qu'une ligne d'écriture sur un compte bancaire.)" Est-il ou non exact que les banques privées prêtent l'argent qu'elles ont reçu de la banque centrale ou de leurs clients, comme je l'ai entendu soutenir ? Et dans ce cas, où est la "création monétaire" par les banques privées ?"j'ai déjà répondu : c'est NON pour l'argent qu'elles reçoivent de la banque centrale : cette monnaie "banque centrale" ne quitte pas les circuits bancaires (à l'exception des billets de banque, lesquels quittent les banques pour circuler dans l'économie, qui représentent moins de 5% de ce qui est appelé "monnaie").C'est OUI pour les dépôts de leurs clients lorsque leurs clients leur confient le soin de prêter leur épargne."l'expression création monétaire" devrait être bannie, selon moi, dans la mesure où elle sous-entend création de valeurs ou de richesses."Non, création monétaire ne parle que de monnaie... qui n'est ni valeur ni richesse dans le sens ou vous l'entendez (richesse réelle , alors que la monnaie est le symbole de cette richesse: une pomme est une richesse réelle, 1 euro - prx de la pomme - est une richesse symbolique)Mais je comprends votre point de vue et effectivement il faudrait donner aux mots des définitions plus précisesIl n'y a pas de contrefaçon de monnaie par les banques puisqu'elles disposent du droit légal de créer leur monnaie scripturale
Dernière modification par AJH (03-09-2009 13:27:05)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#952 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7688" \l "p7688" 03-09-2009 13:09:54
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Jacques Roman a écrit:
Est-il ou non exact que les banques privées prêtent l'argent qu'elles ont reçu de la banque centrale ou de leurs clients (...) ?
Non : elles prêtent de l'argent qu'elles sortent d'un chapeau magique (qui s'appelle réserve fractionnaire). Avant le prêt, ledit argent n'existait pas.
#953 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7690" \l "p7690" 04-09-2009 02:00:03
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Réserve fractionnaire, "contrefaçon", &Zolko (7688), la "réserve fractionnaire" au sens de pouvoir de prêter de l'argent au-delà de ce qu'on en possède, c'est ce que j'appelle "contrefaçon" (contrefaçon légale, AJH, évidemment " - pas "contrefaçon" au sens du code pénal) : nous sommes d'accord ? Votre affirmation est d'ailleurs inexacte parce que incomplète : les banques privées prêtent surtout, si j'ai bien compris, l'argent reçu de la banque centrale et l'argent reçu des clients : la "réserve fractionnaire" n'est rien d'autre que la limite légale imposée à la "contrefaçon légale" (les prêts consentis au-delà des sommes effectivement détenues par la banque).AJH (7697), merci de comprendre enfin mon point de vue : dans ces conditions, ce sera peut-être, en effet, la dernière fois que nous aurons l'occasion de revenir sur le sujet... sauf, naturellement, récidive de votre part. JR
Dernière modification par Jacques Roman (04-09-2009 02:05:48)
#954 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7691" \l "p7691" 04-09-2009 10:22:12
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=352" Zolko
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Jacques Roman a écrit:
Réserve fractionnaire, "contrefaçon", & : nous sommes d'accord ?
oui
les banques privées prêtent surtout, si j'ai bien compris, l'argent reçu de la banque centrale et l'argent reçu des clients : la "réserve fractionnaire" n'est rien d'autre que la limite légale imposée à la "contrefaçon légale"
La contrefaçon (légale) représente la plus grosse part de l'argent que les banques prêtent, puisque la réserve règlementaire est de 8%. Si la réserve règlementaire était de (par exemple) 90%, le système serait peut-être viable, les 10% restant pouvant servir de "buffer" temporaire sur la quantité d'argent en circulation. Mais avec 8%, le système est clairement dérangé.
#955 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7693" \l "p7693" 04-09-2009 12:57:25
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=8" Jacques Roman
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Zolko (7691), et aussi AJH et quiconque a les réponses :1) Les 8 % de réserve consistent bien en espèces, ou en dépôts à vue que la banque peut donc retirer à tout moment parce qu'ils font partie des réserves légales d'autres institutions ?2) Les 92 % qui restent sont bien un mélange d'espèces, de dépôts à vue au sens de 1) ci-dessus, et de créances correspondant à des prêts accordés par la banque, garantis ou non par des biens ou services existants ?3) D'ailleurs, est-il admis que la garantie des créances de prêt peut prendre la forme de services, et pas seulement de biens ?4) Dans ces conditions, est-il exact de dire que la "contrefaçon légale" (ou "création monétaire" selon la terminologie habituelle) correspond à la partie des créances de prêt non garantie par des biens ou services existants ?Pardon si j'ai l'air de découvrir le fil à couper le beurre, mais les notions financières mettent beaucoup de temps à m'entrer dans la tête. JR
Dernière modification par Jacques Roman (04-09-2009 13:02:13)
#956 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7694" \l "p7694" 04-09-2009 13:33:34
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Jacques Roman a écrit:
Réserve fractionnaire, "contrefaçon", &Zolko (7688), la "réserve fractionnaire" au sens de pouvoir de prêter de l'argent au-delà de ce qu'on en possède, c'est ce que j'appelle "contrefaçon" (contrefaçon légale, AJH, évidemment " - pas "contrefaçon" au sens du code pénal) : nous sommes d'accord ?Votre affirmation est d'ailleurs inexacte parce que incomplète : les banques privées prêtent surtout, si j'ai bien compris, l'argent reçu de la banque centrale et l'argent reçu des clients : la "réserve fractionnaire" n'est rien d'autre que la limite légale imposée à la "contrefaçon légale" (les prêts consentis au-delà des sommes effectivement détenues par la banque).
JR: NON, les banques ne prêtent pas l'argent reçu de la banque centrale . Cette "monnaie centrale" ne quitte pas les circuits bancaires.EtLes Réserves obligatoires sont de 2% des dépôts, mais les ratio prudentiels (mcDonought) imposent aux banques de détenir en fonds propres au moins 8% des pre^ts qu'elles font. C'est deux règles différentes et complémentaires. Ceci dit pour moi, ce que créent les banques ( sous forme de crédits, par "monétisation d'actifs") n'est pas une contrefaçon... la preuve je m'en sert tous les jours.Ce qui n'empêche pas que je considère le système comme néfaste.
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#957 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7696" \l "p7696" 04-09-2009 13:48:54
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1) Les 8 % de réserve consistent bien en espèces, ou en dépôts à vue que la banque peut donc retirer à tout moment parce qu'ils font partie des réserves légales d'autres institutions ? NON, les réserves obligatoires sont de 2% des dépôts de l'ensemble de leurs clients, et ils doivent être stationnés en banque centrale au compte de la banque commerciale. Les banques commerciales ne peuvent retirer que l'excédent.2) Les 92 % qui restent sont bien un mélange d'espèces, de dépôts à vue au sens de 1) ci-dessus, et de créances correspondant à des prêts accordés par la banque, garantis ou non par des biens ou services existants ?Suivant ce que l'on considère comme "monnaie" (M1, M2, ou M3, il n'y a que 7 à 15% d'espèces - de billets - sur le total en circulation) . Le solde 85 à 93% correspond à de la monnaie de banque commerciale qui est TOUJOURS issue du crédit dans un système de réserves fractionnaires (2% de réserves). La banque centrale ne crée pas de monnaie pour le circuit "non bancaire" (elle ne fait pas de crédit aux circuits non bancaires) et c'est bien ce sur quoi nous nous battons puisque la BCE ne crée pas (n'a pas le droit de créer) de monnaie pour les États, bien qu'elle "refinance" (en monnaie centrale) les banques commerciales qui en manquent pour assurer par exemple les réserves obligatoires ou leurs soldes de compensation. (Système un peu différent aux USA)3) D'ailleurs, est-il admis que la garantie des créances de prêt peut prendre la forme de services, et pas seulement de biens ? La banque fait ce qu'elle veut ... à elle d'obtenir des garanties d'effacement de la dette de l'emprunteur (par remboursement de la monnaie créée par la banque)4) Dans ces conditions, est-il exact de dire que la "contrefaçon légale" (ou "création monétaire" selon la terminologie habituelle) correspond à la partie des créances de prêt non garantie par des biens ou services existants ?NON; au contraire... en théorie c'est justement cette partie qui est garantie par des richesses réelles ou a créer. Mais la monnaie "banque centrale" est elle garantie par la collectivité
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#958 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7766" \l "p7766" 23-09-2009 13:33:14
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Bonjour,je viens de terminer la lecture du livre "Revelation$" par Denis Robert et Ernest Backes, qui parle de l'entreprise Clearstream, bien en actualité aujourd'hui. Tous ceux qui se sont intéressés à ce fil devraient lire ce livre (Révélation$). Denis Robert tient (a tenu) un blog ici: HYPERLINK "http://www.ladominationdumonde.blogspot.com/" http://www.ladominationdumonde.blogspot.com/mais qui semble fini, mais qui est continué par d'autres ici: HYPERLINK "http://h1929.blogspot.com/" http://h1929.blogspot.com/
#959 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7802" \l "p7802" 29-09-2009 20:15:20
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Pour info, un article sur AGORAVOX HYPERLINK "http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/a-propos-de-la-monnaie-et-de-la-61708" http://www.agoravox.fr/actualites/econo
e-la-61708"A propos de la monnaie et de la dette publique" ... réponse "ouverte" à 2 députés (socialistes)faisant partis de la Commission des Finances
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#960 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7804" \l "p7804" 29-09-2009 21:30:32
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AJH, bonsoir et merci de nous donner cette information. C'est en effet consternant de médiocrité la réponse des deux "socialistes", mais finalement cela ne m'étonne plus dans notre simili-démocratie puisque les partis principaux sont financés par l'Union Européenne avec les conditions que tu peux lire ici : HYPERLINK "http://europa.eu/legislation_summaries/institutional_affairs/institutions_bodies_and_agencies/l33315_fr.htm" http://europa.eu/legislation_summaries/
315_fr.htmTant que les peuples d'Europe seront dans l'UE, ils seront loin de reprendre le pouvoir sur leur monnaie.
La qualité de la démocratie établie dans un groupe de personnes déterminées n'est que le reflet du respect et la prise en compte des opinions de ce groupe dans les décisions. Or plus ce groupe est grand, plus ce respect est petit.
#961 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7807" \l "p7807" 02-10-2009 22:57:00
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Une traduction bien utile sur le site passionnant Chômage et monnaie ; ça donne du courage aux autres, non "économistes", pour réfléchir librement sans complexes à l'organisation monétaire d'un monde commun pacifié.
Comment les économistes ont-ils fait pour se tromper à ce point ? par Paul Krugman(traduction de R. Blaineau, J.P. Rolland et G. Galand)Publié le 2 septembre 2009. HYPERLINK "http://www.chomage-et-monnaie.org/Documents_html/Krugman_eco_fr.html" http://www.chomage-et-monnaie.org/Docum
co_fr.htmlI. Prendre la beauté pour la vérité.On a du mal à le croire maintenant mais, il y a peu de temps encore, les économistes se félicitaient des succès de leur discipline. Ces succès, c'est du moins ce qu'ils croyaient, étaient à la fois théoriques et pratiques et menaient à l'âge d'or de leur profession. Sur le plan théorique ils croyaient avoir résolu leurs disputes internes. C'est ainsi qu'en 2008, dans le journal intitulé " l'état de la macro " c'est-à-dire de la macroéconomie, l'étude des grands problèmes tels que les récessions, Olivier Blanchard de la M.I.T., aujourd'hui économiste en chef au Fond Monétaire International, déclara que la macroéconomie se portait bien. Selon lui, les batailles de jadis étaient terminées et il y aurait même eu une vaste convergence de points de vue entre économistes. Et dans le monde réel les économistes pensaient qu'ils avaient les choses en main : le problème central de la prévention des dépressions a été résolu, déclara Robert Lucas de l'Université de Chicago dans son discours présidentiel de 2003 adressé à l'American Economic Association. En 2004, Ben Bernanke, anciennement professeur de Princeton qui exerce maintenant comme président du Federal Reserve Board, vanta la Grande Modération des résultats économiques sur les vingt dernières années, modération à attribuer en grande partie à la qualité accrue des politiques économiques.L'année dernière tout cela s'est effondré.Peu d'économistes ont vu venir la crise actuelle mais cet échec de prévision était le moindre de leurs problèmes. Plus important était l'aveuglement de la profession face à la possibilité d'un fiasco catastrophique de l'économie de marché. Pendant les années fastes les économistes en sont venus à croire que les marchés étaient par nature stables, que les actifs et autres valeurs étaient toujours évalués au juste prix. Il n'y avait rien dans les modèles du moment qui puisse faire penser à la possibilité d'un effondrement comme celui qui s'est produit l'année dernière. En même temps les macroéconomistes avaient des points de vue divergents. Mais la division la plus importante était entre ceux qui affirmaient que les économies de libre marché ne s'écartent jamais du droit chemin et ceux qui croyaient que les économies peuvent parfois dévier de la bonne route, mais que tout écart important pourrait être et serait corrigé par la toute-puissante FED. Et dans le sillage de la crise, les failles se sont accentuées de plus en plus. Lucas déclara que les plans de l'administration d'Obama c'était "de l'économie de pacotille" et son collègue de Chicago John Cochef affirma qu'elles reposaient sur des "contes de fées" discrédités. En réponse, Brade Delon de l'Université de Californie, Berkeley, parle de l'effondrement intellectuel de l'Ecole de Chicago et j'ai moi-même écrit que les commentaires des économistes de Chicago sont les produits de la période sombre de la macroéconomie dans laquelle on a fait fi des connaissances durement acquises aupararavant.Qu'est-il arrivé aux économistes ? Où cela va-t-il mener ?Selon moi, les économistes se sont fourvoyés parce que, collectivement, ils ont pris la beauté vêtue de ses beaux atours mathématiques pour la vérité. Jusqu'à la grande dépression, la plupart des économistes s'en tenait à une vision du capitalisme comme étant un système parfait ou presque. Cette vision ne tenait pas face au chômage de masse, mais quand les souvenirs de la dépression s'effacèrent, les économistes s'amourachèrent de nouveau de la vieille vision idéalisée d'une économie dans laquelle des individus rationnels interagissent à l'intérieur de marchés parfaits, vision cette fois-ci enjolivée avec de belles équations. Le fait de renouer l'idylle avec le marché idéalisé était, à coup sûr, en partie une réaction aux courants politiques qui changeaient, en partie une réaction à des incitations financières. Mais bien que les congés sabbatiques à l'Institution Hoover et les possibilités d'emploi à Wall Street ne soient pas des choses à dédaigner, la cause principale de l'échec de la profession était le désir de trouver une approche globale et intellectuellement élégante qui puisse donner aux économistes la chance d'exhiber leurs prouesses mathématiques.Malheureusement cette vision romantique et édulcorée de l'économie a mené la plupart des économistes à ne pas tenir compte de tout ce qui peut ne pas marcher. Ils n'ont pas voulu voir les limites de la rationalité humaine qui aboutissent souvent à des bulles inflationnistes, les problèmes d'institutions qui s'emballent, les imperfections de marché, en particulier des marchés financiers, qui peuvent faire en sorte que le système qui sous-tend l'économie subisse des crashs brutaux et imprévisibles. Ils n'ont pas voulu voir non plus les dangers qui apparaissent quand les régulateurs ne croient pas à la régulation.En partant de cette constatation, il est beaucoup plus difficile de dire où va la profession d'économiste. Mais ce qui est à peu près certain, c'est que les économistes vont devoir apprendre à vivre avec le désordre, c'est-à-dire qu'ils devront reconnaître l'importance de l'irrationnel et des comportements souvent imprévisibles, faire souvent face aux imperfections spécifiques aux marchés et admettre qu'en économie on est encore très loin d'une élégante " théorie du tout ". Concrètement cela se traduira par des conseils prudents en la matière et une moindre volonté de démanteler les garde-fous économiques sur la foi que les marchés sont aptes à résoudre tous les problèmes.II. De Smith à Keynes et inversement.On attribue habituellement la naissance de l'économie comme discipline à Adam Smith qui a publié " The Wealth of Nations " en 1776. Au cours des 160 années qui ont suivi se développa un nombre grandissant de théories économiques dont le message central était: "faites confiance au marché". Certes les économistes reconnurent qu'il y avait des cas où les marchés pouvaient être faillibles et dont le plus important était celui des "externalités", c'est-à-dire des coûts que les gens imposent aux autres sans payer le prix, tels que les problèmes d'encombrement par la circulation et la pollution. Mais la base de l'économie "néoclassique " (ainsi nommée par les théoriciens du 19ème siècle, qui s'appuyaient sur les concepts de leurs prédécesseurs " classiques "), était que nous devrions avoir foi dans le système du marché. Ce credo cependant vola en éclats avec la grande dépression. En fait, même confrontés à un effondrement total, certains économistes affirmèrent que, quoi qu'il arrive dans une économie de marché, tout est normal. Les dépressions ne sont pas simplement des maux, déclara Joseph Schumpeter en 1934 (1934 !), ce sont, ajouta-t-il, " des formes de quelque chose qui doit s'accomplir ". Mais bon nombre d'économistes, et finalement la plupart d'entre eux, se rallièrent aux idées de John Maynard Keynes qui fournissait à la fois l'explication de ce qui s'était passé et une solution pour les crises à venir.Keynes ne voulait pas, malgré ce que vous avez peut-être entendu dire, que le gouvernement dirige l'économie. Dans son uvre maîtresse de 1936, " La théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de l'argent ", il décrivit son analyse comme modérément conservatrice dans ses applications. Il voulait maintenir le capitalisme et non pas le remplacer. Mais il remit en question la notion que les économies de libre marché peuvent fonctionner sans personne pour les contrôler, exprimant ainsi un mépris particulier pour les marchés financiers qui, selon lui, étaient dominés par la spéculation à court terme, faisant peu de cas des fondamentaux. Et il demandait avec force que, en cas de crise, le gouvernement intervienne activement en créant davantage de monnaie et, si nécessaire, en consacrant des sommes importantes à des travaux publics afin de lutter contre le chômage.Il est important de comprendre que Keynes a fait beaucoup plus que de prononcer des affirmations audacieuses. " La théorie générale " est un ouvrage d'une grande profondeur d'analyse, qui emporta l'adhésion des jeunes économistes d'alors. Et pourtant l'histoire de l'économie sur les 50 dernières années est, dans une large mesure, l'histoire d'un éloignement du Keynésianisme et d'un retour au néoclassicisme. Le renouveau néoclassique fut mené à l'origine par Milton Friedman de l'Université de Chicago, qui affirma dés 1953 que " l'économie néoclassique décrit de manière satisfaisante le fonctionnement de l'économie. On peut la considérer comme extrêmement fructueuse et elle peut mériter qu'on lui fasse confiance ". Mais qu'en est-il des crises ?L'attaque de Friedmann dirigée contre Keynes a commencé avec la doctrine connue sous le nom de " monétarisme ". Les monétaristes n'étaient pas par principe contre l'idée qu'une économie de marché a besoin d'une stabilisation délibérée. " Nous sommes tous keynesiens maintenant ", dit un jour Friedmann, bien qu'il ait plus tard déclaré qu'on l'avait cité hors contexte. Les monétaristes affirmèrent cependant qu'une forme d'intervention gouvernementale très limitée et ciblée suffit à empêcher les dépressions, à savoir : demander à la Banque Centrale de, garder l'offre de monnaie (la somme des billets et des dépôts bancaires) en constante augmentation. Il n'en fallait pas plus pour empêcher les crises. Chose bien connue, Friedmann et sa collaboratrice, Anna Schwarz, affirmèrent que si la Federal Reserve avait bien fait son travail, la grande dépression n'aurait pas eu lieu. Plus tard, Friedmann réunit des arguments de poids dirigés contre tout effort délibéré du gouvernement pour faire passer le taux de chômage sous son niveau naturel, dont on pense actuellement qu'il se situe à environ 4,8% aux Etats-Unis. Il prédit que des mesures expansionnistes mèneraient à un mélange d'inflation et d'augmentation élevée du chômage, prédiction qui repose sur les conséquences de la stagflation des années 70, ce qui a énormément renforcé la crédibilité du mouvement anti keynésien.Et pourtant, finalement, la contre-révolution antikeynésienne dépassa de loin les positions de Friedmann, qui semblèrent relativement modérée comparativement à celle de ses successeurs. Parmi les économistes financiers, la vision désobligeante qu'avait Keynes des marchés financiers comparés à des casinos fut remplacée par la théorie des " marchés efficaces ", qui affirmait que les marchés financiers ne se trompent jamais en matière de fixation de prix pourvu que toute l'information soit disponible. Dans le même temps, de nombreux macroéconomistes rejetèrent complètement le cadre fixé par Keynes pour comprendre les crises économiques. Certains se rallièrent aux vues de Schumpeter et autres apologistes de la grande dépression, estimant que toute récession était une bonne chose, que cela faisait partie de l'adaptation de l'économie au changement. Même ceux qui ne souhaitaient pas aller aussi loin affirmaient que toute tentative pour combattre une crise économique ferait plus de mal que de bien.Tous les macroéconomistes ne souhaitèrent pas suivre cette pente descendante. Beaucoup se déclarèrent néokeynésiens et continuèrent de croire à un rôle actif de la part du gouvernement. Malgré cela ils acceptaient presque intégralement l'idée que les investisseurs et les consommateurs sont rationnels et que, de façon générale, les marchés ne se trompent pas.Evidemment il y avait des exceptions à ces courants. Quelques économistes remirent en question le principe d'un comportement rationnel, s'interrogeant sur la croyance selon laquelle les marchés financiers peuvent être fiables, évoquant la longue histoire des crises financières qui avaient eu des conséquences économiques dévastatrices, mais ils nageaient à contre-courant, incapables d'opposer beaucoup de résistance à une suffisance omniprésente et rétrospectivement stupide.III. La finance selon Pangloss.Dans les années 30 les marchés financiers, pour des raisons évidentes, n'étaient pas l'objet d'un grand respect. Keynes les compara à ces concours de journaux dans lesquels les concurrents doivent choisir les six visages les plus avenants sur une centaine de photos, le prix étant accordé au concurrent dont le choix s'approche le plus de la préférence moyenne de tous les concurrents. De sorte que chaque concurrent doit choisir, non pas les visages qu'il trouve les plus beaux, mais ceux dont il pense qu'ils sont à même d'être choisis par les autres concurrents.Et Keynes considérait que c'était une très mauvaise idée de laisser de tels marchés, dans lesquels les spéculateurs passaient leur temps à jouer au chat et à la souris, dicter d'importantes décisions en matière d'économie. Quand l'essentiel du développement d'un pays devient un sous-produit des activités d'un casino, on peut s'attendre à ce que le travail soit mal fait.Cependant, vers 1970, l'étude des marchés financiers semble avoir été inspirée par le Docteur Pangloss de Voltaire qui affirmait que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles. Les discussions sur l'irrationalité des investisseurs, les bulles inflationnistes, la spéculation destructrice, tout cela avait virtuellement disparu du discours académique. Le domaine de l'économie était dominé par " l'hypothèse du marché efficace " promulguée par Eugène Fama de L'Université de Chicago, qui affirme que la valeur des biens, fixée au prix des marchés financiers, reflète avec précision leur valeur intrinsèque, si toute l'information est publiquement disponible. Le prix des actions d'une société, par exemple, reflète toujours avec exactitude la valeur de cette société, si l'on dispose des informations sur les gains de l'entreprise, ses perspectives de développement etc
Et vers les années 80 les économistes financiers, en particulier Michael Jensen de l'Ecole de Commerce de Harvard, indiquaient que, parce que les marchés financiers fournissent toujours le juste prix, la meilleure chose que les dirigeants d'entreprise puissent faire (non pas pour eux-mêmes mais pour le bien de l'économie), c'est de maximiser le prix des actions. En d'autres termes, les économistes financiers croyaient que nous devions remettre le développement du capital de la nation entre les mains de ce que Keynes avait appelé un " casino ".Il est difficile de soutenir que cette transformation dans la profession a été motivée par les événements. Il est vrai que le souvenir de 1929 s'effaçait petit à petit, mais il y avait toujours des marchés pourris, tandis que se répandaient de nombreuses histoires d'excès spéculatifs suivis de marchés orientés à la baisse. En 1973-74 par exemple, les actions perdirent 48% de leur valeur et le crash de 1987 dans le quel le DOW plongea de près de 23% en une journée, sans qu'il y ait une raison précise, aurait dû au moins remettre quelque peu en cause le fonctionnement rationnel du marché.Ces événements, que cependant Keynes aurait retenus pour la manifestation évidente de l'irrationalité des marchés, n'eurent que peu d'effet pour atténuer la force d'une belle idée. Le modèle théorique que les économistes financiers développèrent, en supposant que chaque investisseur pèse rationnellement le risque et le gain, ce que l'on appelle le Capital Asset Pricing Model ou C.A.P.M. (prononcé "capem"), est une merveille d'élégance. Et si vous acceptez ses principes, il est également extrêmement utile : le C.A.P.M. ne fait pas que vous dire comment choisir votre portefeuille, mais, encore plus important pour l'industrie de la finance, il vous dit comment mettre un prix sur les valeurs dérivées, des créances sur des créances. L'élégance et l'apparente utilité de la nouvelle théorie a abouti à une suite de prix Nobel pour ses créateurs. De nombreux adeptes de cette théorie ont également reçu des récompenses plus terre à terre. Car armés de leur nouveau modèle et de formidables talents mathématiques (les emplois les plus obscurs du C.A.P.M. requièrent des calculs niveau physicien), de gentils professeurs d'Ecoles de Commerce pouvaient devenir et sont devenus des savants vedettes, empochant conséquemment directement des chèques de Wall Street.Pour être juste, des théoriciens de la finance n'acceptèrent pas l'hypothèse du marché efficace, simplement parce qu'il avait de l'élégance et qu'il était pratique et lucratif. Ils fournirent également bon nombre de données statistiques qui, de prime abord, semblaient très favorables à la théorie du C.A.P.M. Mais toutes ces données n'étaient bizarrement que d'une forme limitée. Les économistes financiers ne posaient que rarement la question, en apparence évidente (bien que la réponse ne soit pas facile à donner), de savoir si les prix des actions avaient un sens en rapport avec les fondamentaux du monde réel, tels que par exemple leur rendement . Au lieu de cela, ils se contentèrent de demander si les prix des actions avaient un sens par rapport au prix d'autres actions. Larry Summers, qui est maintenant le conseiller économique principal de l'administration Obama, s'est moqué un jour des professeurs d'économie en utilisant la parabole des économistes " ketchup " qui ont démontré que deux quarts d'une bouteille de ketchup se vendaient invariablement deux fois le prix d'une bouteille d'un quart de ketchup, et conclurent que le marché du ketchup était parfaitement efficace.Mais ni cette moquerie, ni les critiques plus polies d'économistes tels que Robert Shiller de Yale, furent suivies de beaucoup d'effet. Les théoriciens de la finance, ainsi que bon nombre de décideurs continuèrent de croire que leurs modèles étaient fondamentalement corrects. Parmi ceux-ci, et non des moindres, se trouvait Alan Greenspan, alors président de la FED et depuis longtemps partisan de la dérégulation financière. Le fait de rejeter des demandes de contrôle des prêts subprimes ou de s'en prendre à la bulle toujours plus inflationniste du logement reposait en grande partie sur la croyance que l'économie financière moderne maîtrisait tout. Il y eut un moment révélateur en 2005 lors d'une conférence tenue en l'honneur de Greenspan à la FED. Un courageux participant, Raghuram Rajan de l'Université de Chicago, présenta un article qui montrait que le système financier atteignait des niveaux de risque potentiellement dangereux. Il fut la risée de presque tous, y compris de Larry Summers qui rejeta son avertissement, le qualifiant d'erroné. En octobre de l'année dernière cependant Greenspan reconnut qu'il était dans un état " d'incrédule consternation ", parce que l'édifice intellectuel au complet s'était " effondré ". Etant donné que l'effondrement de l'édifice intellectuel était aussi celui des marchés du monde réel, le résultat fut une sévère récession, la pire et de loin depuis la grande dépression. Que devaient faire les responsables politiques ? Malheureusement la macroéconomie, qui aurait dû fournir des conseils permettant de redresser l'économie en crise, était elle-même en plein désarroi.IV. Le problème que pose la macro" Nous sommes tombés dans une pagaille colossale, nous avons commis de graves erreurs dans la conduite d'une machine délicate dont nous ne comprenons pas le fonctionnement. Le résultat c'est que nous allons gâcher nos possibilités de nous enrichir. Pendant un certain temps, et peut-être pour longtemps " Voila ce qu'écrivait John Maynard Keynes dans un essai intitulé " La grande crise de 1930 ", dans lequel il essayait d'expliquer la catastrophe qui s'abattait alors sur le monde et les possibilités pour le monde de s'enrichir furent effectivement gâchées pour longtemps. Il fallut la deuxième guerre mondiale pour mettre un point final à la grande dépression. D'abord pourquoi le diagnostic de Keynes sur la grande dépression, qu'il décrit comme étant une " pagaille" colossale, est-il aussi incontestable et pourquoi le domaine de l'économie vers 1975 s'est-il divisé en deux camps opposés sur la valeur des idées de Keynes ?J'aime bien expliquer l'essence de la théorie économique de Keynes avec cette histoire vraie qui sert également de parabole, version à échelle réduite du gâchis qui peut affliger l'économie toute entière. Examinons les tourments de la coopérative des baby-sitters de Capitol Hill.
Cette coopérative dont les problèmes furent racontés en 1977 dans un article de la revue " Journal of Money, Credit and Banking ", était une association d'environ 150 jeunes couples qui se mirent d'accord pour s'entraider et assumer la garde de leurs enfants quand les parents voulaient sortir le soir. Pour s'assurer que tous les couples faisaient bien leur part de garde, la coopérative introduisit une forme de titre : des bons fabriqués à partir de papier épais, chacun permettant au porteur de bénéficier d'une demi-heure de garde. Au départ, les membres recevaient vingt bons quand ils s'inscrivaient et on leur demandait de restituer le même nombre de bons quand ils quittaient le groupe.Malheureusement il s'avéra que les membres de la coopérative, en moyenne, désiraient disposer d'une réserve de plus de vingt bons, au cas où ils envisageraient de sortir plusieurs fois de suite. La conséquence fut que relativement peu de gens voulurent dépenser leurs bons et sortir, alors que beaucoup souhaitèrent assumer une garde pour augmenter leur allocation. Mais comme les occasions de garder les enfants n'existent que lorsque quelqu'un sort pour la nuit, cela voulait dire qu'il était difficile de faire garder ses enfants, ce qui rendit les membres de la coopérative plus réticents à sortir, réduisant encore les possibilités de garder des enfants. En bref la coopérative connut une récession.
Que pensez-vous de cette histoire ? Ne la rejetez pas sous prétexte qu'elle est bête et insignifiante. Les économistes ont utilisé des exemples à petite échelle pour faire la lumière sur de grandes questions, depuis qu'Adam Smith a vu l'origine des progrès de l'économie dans une usine d'épingles et ils ont bien raison de faire ainsi. La question est de savoir si cet exemple particulier, dans lequel une récession est un problème de demande insuffisante (il n'y a pas assez de demandes pour faire garder les enfants, susceptibles de fournir des emplois à tous ceux qui en veulent un), si cet exemple donc, va au cur même de ce qui se produit dans une récession.Il y a 40 ans la plupart des économistes auraient été d'accord avec cette interprétation. Mais depuis lors, la macroéconomie s'est divisée en deux grands courants. Les économistes " saltwater " principalement dans les universités US de la côte, qui ont une vision plus ou moins keynésienne de ce qu'est une récession, et les économistes "freshwater " principalement dans les écoles à l'intérieur du pays, qui considèrent que cette vision est absurde.Les économistes " freshwater " sont pour l'essentiel des puristes néoclassiques. Ils croient que toute analyse économique valable part du principe que les gens sont rationnels et que les marchés fonctionnent, un principe remis en cause par l'histoire des baby-sitters. Leur point de vue, c'est que la demande ne peut pas être insuffisante et généralisée, du fait que les prix fluctuent constamment pour que l'offre corresponde à la demande. Si les gens veulent plus de bons pour la garde de leurs enfants, la valeur de ces bons augmentera pour atteindre, disons, 40 minutes de garde plutôt qu'une demi-heure ou bien, ce qui est équivalent, le coût d'une heure de baby-sitting baisserait et passerait de deux bons à un bon et demi et le problème serait résolu. La valeur d'achat des bons en circulation aurait augmenté, de sorte que les gens ne ressentiraient plus le besoin de comptabiliser davantage et il n'y aurait pas de récession.Mais les récessions ne ressemblent-elles pas tout simplement à des périodes pendant lesquelles il n'y a pas assez de demande pour employer tous ceux qui souhaitent travailler ? Les apparences peuvent être trompeuses, disent les théoriciens freshwater. Une " économie saine ", selon eux, nous dit qu'une panne complète de la demande ne peut pas se produire, et donc qu'elles ne se produisent pas. Les théories économiques de Keynes " se sont révélées fausses " selon Cochrane de l'Université de Chicago.Et pourtant les crises se produisent. Pourquoi ? Dans les années 70, le chef de file des macroéconomistes " freshwater ", le prix Nobel Robert Lucas, affirma que les récessions étaient dues à une confusion temporaire : ouvriers et sociétés avaient du mal à distinguer les changements complets de niveau de prix à cause de l'inflation ou de la déflation dus aux changements dans leur propre secteur d'activité particulier. Et Lucas prévint que toute tentative visant à combattre le cycle économique serait contreproductif. Toute politique activiste, affirma-t-il, ne ferait qu'ajouter à la confusion.Vers les années 80 cependant, c'est à peine si l'on acceptait l'idée que les récessions puissent être mauvaises. Cette idée avait été rejetée par bon nombre d'économistes freshwater. Au lieu de cela les nouveaux leaders du mouvement, en particulier Edward Prescott, qui étaient alors à l'Université du Minnesota (vous voyez l'origine du nom de " freshwater "), affirma que la fluctuation des prix et que les variations de la demande n'avaient absolument aucun rapport avec le cycle économique. Il faut plutôt considérer que le cycle économique reflète les fluctuations en rapport avec les progrès technologiques, amplifié par la réponse rationnelle des travailleurs qui sont volontaires pour travailler plus quand l'environnement est favorable et moins quand il ne l'est pas. Le chômage est une décision délibérée des travailleurs de se mettre en congé.Enoncée crûment de la sorte, cette théorie a l'air stupide, la grande dépression était-elle véritablement l'équivalent de grandes vacances ? Franchement, je crois vraiment que c'est idiot, mais le principe de base du " cycle économique réel " de Prescott était noyé dans des modèles économiques habilement construits, élaborés à partir de vrais chiffres et qui utilisaient des techniques statistiques sophistiquées. Et cette théorie finit par dominer l'enseignement de la macroéconomie dans de nombreux départements universitaires. En 2004, reflétant l'influence de cette théorie, Prescott partagea le Nobel avec Finn Kydland de l'Université de Carnegie Melon.Pendant ce temps, les économistes saltwater regimbaient. Là où les économistes freshwater étaient puristes, les économistes saltwater étaient pragmatiques. Quand les économistes tels que N.Gregory Mankiw de Harvard, Olivier Blanchard du MIT et David Romer de, l'Université de Californie, Berkeley, reconnurent qu'il était difficile de réconcilier les vues keynésiennes des récessions liées à la demande avec la théorie néoclassique, ils découvrirent des faits qui prouvaient si fortement la responsabilité de la demande qu'il était impossible de les rejeter. Aussi furent-ils enclins à écarter l'idée que les marchés sont parfaits, que la rationalité est parfaite, ou les deux à la fois, et à ajouter assez d'imperfections pour adopter une vision des récessions plus ou moins keynésienne. Et du point de vue Saltwater une politique active visant à combattre les récessions restait souhaitable.Mais les économistes néokeynésiens (c'est ainsi qu'ils se nommaient eux-mêmes) n'étaient pas immunisés contre les charmes des individus rationnels et des marchés parfaits. Ils essayèrent de maintenir les écarts qui les séparaient de l'orthodoxie classique, de la manière la plus limitée possible. Cela voulait dire qu'il n'y avait pas place dans les modèles en vogue pour des choses telles que les bulles spéculatives et l'effondrement du système bancaire. Le fait que de pareilles choses continuaient à se produire dans le monde réel (il y eut une crise financière et macroéconomique terrible dans presque toute l'Asie en 1997-98 et un effondrement équivalant à une dépression en Argentine en 2002) n'eut pas d'écho dans le principal courant de pensée néokeynésien.Même ainsi vous auriez pu penser que les différentes visions du monde des économistes freshwater et saltwater les mettaient constamment à couteaux tirés en matière de politique économique. Chose quelque peu surprenante cependant, entre 1985 et 2007, les conflits entre les économistes freshwater et saltwater portaient principalement sur la théorie et non sur l'action (les mesures à prendre). La raison en est, à mon avis, que les néokeynésiens, contrairement aux keynésiens à l'origine, ne pensaient pas que la politique fiscale, les changements dans les dépenses gouvernementales ou les impôts étaient nécessaires pour combattre les récessions. Ils croyaient qu'une politique monétaire gérée par les technocrates de la FED pourrait fournir tous les remèdes nécessaires à l'économie. Lors de la fête du 90ème anniversaire de Norton Friedmann, Bernanke, professeur à Princeton, autrefois plus ou moins néokeynésien, et alors membre du comité directeur de la FED, déclara au sujet de la grande dépression : " vous avez raison, c'est notre faute, nous le regrettons beaucoup mais, grâce à vous, cela ne se reproduira plus ". Le message était clair : tout ce qu'il vous faut pour éviter les dépressions, c'est une FED plus intelligente.Tant que la politique macroéconomique resta entre les mains du maestro Greenspan sans les programmes stimulants de type keynésiens, les économistes freshwater ne trouvèrent pas grand chose à redire (ils ne croyaient pas que la politique monétaire eût une influence positive, mais ne croyaient pas non plus qu'elle eût une influence négative). Il fallait une crise pour révéler aux deux combien ils avaient peu de choses en commun et à quel point même les économistes néokeynésiens étaient devenus disciples de Pangloss.V. Personne n'aurait pu prévoir.Dans les récentes discussions d'économistes contrits, la phrase passe-partout est devenue : " Personne n'aurait pu prévoir ". C'est ce que l'on dit quand on est face à un désastre qui aurait pu être prédit, aurait dû être prédit et fut bel et bien prédit par quelques économistes qui, pour la peine, furent l'objet de moqueries. Prenez par exemple la montée et la baisse brutale des prix du logement. Des économistes, dont, il faut le noter, Robert Shiller, identifièrent effectivement la bulle spéculative et mirent en garde contre les conséquences douloureuses, au cas où elle viendrait à crever. Et pourtant les décideurs ne virent pas l'évidence. En 2004, Alan Greenspan, refusa d'engager des discussions sur la bulle du logement. Une grave distorsion nationale des prix, déclara-t-il, était des plus improbables. L'augmentation des prix, remarqua Ben Bernanke en 2005, est en grande partie le reflet de puissants fondamentaux économiques.[Nota : Krugman oublie de citer son collègue français, Maurice Allais, qui annonce la catastrophe depuis longtemps en expliquant en détail le rôle dévastateur de la création monétaire privée (celle des banques commerciales à l'occasion du crédit) dans la fuite en avant des escrocs de "la finance". ÉC]Comment se fait-t-il qu'ils n'aient pas vu la bulle ? Rendons leur justice. Les taux d'intérêt étaient inhabituellement bas, ce qui expliquait peut-être la montée des prix. Peut-être que Greenspan et Bernanke voulaient également fêter le succès de la FED qui avait sorti l'économie de la récession de 2001. Reconnaître que la plus grande part de ce succès reposait sur la création d'une monstrueuse bulle aurait jeté un froid sur les festivités.Mais quelque chose d'autre se passait : la croyance selon laquelle les bulles ne se produisent pas s'était généralisée. Ce qui frappe quand on relit les assurances données par Greenspan, c'est quelles ne reposaient pas sur des preuves, elles étaient basées sur l'affirmation a priori que, tout simplement, il ne peut pas y avoir de bulle dans le secteur du logement. Et les théoriciens de la finance étaient encore plus catégoriques sur ce point. Dans une interview en 2007, Eugen Fama, le père de l'hypothèse du marché efficace, déclara que " le mot bulle l'énervait au plus haut point " et poursuivit en expliquant pourquoi l'on peut se fier au marché du logement : " les marchés du logement sont moins clairs mais les gens font très attention quand ils achètent des maisons. C'est typiquement le plus gros investissement qu'ils vont faire, aussi se documentent-ils très soigneusement et comparent les prix. Ils disposent d'offres très détaillées. " Il est certain que les acheteurs de maison, en général, comparent soigneusement les prix, c'est-à-dire qu'ils comparent le prix de leur achat potentiel avec le prix d'autres maisons. Mais cela ne nous dit pas si, globalement, le prix des maisons est justifié. C'est encore de l'économie ketchup : à partir du moment où les deux quarts d'une bouteille de ketchup coûtent deux fois plus qu'un quart de bouteille, les théoriciens de la finance déclarent que le ketchup est à son juste prix. En résumé, le fait de croire en des marchés financiers efficaces a empêché un grand nombre, sinon la plupart des économistes, de voir l'émergence de la plus grosse bulle financière de l'histoire. Et la théorie du marché efficace a également contribué au premier chef à gonfler cette bulle. Maintenant que la bulle non diagnostiquée a éclaté, le véritable risque encouru par les placements sensés être sûrs a été mis au grand jour et le système financier a fait la preuve de sa fragilité. Les ménages américains ont vu 13 milliards de richesse s'évaporer. Plus de 6 millions d'emplois ont été perdus et le taux de chômage semble se diriger vers son plus haut niveau depuis 1940. Quel conseil l'économie moderne a-t-elle alors à proposer dans la situation actuelle ? Et devons nous lui faire confiance ?VI. Chamailleries stimulantes.Entre 1985 et 2007, une fausse paix s'installa sur la macroéconomie. Il n'y avait pas eu de réelles convergences de vues entre les factions saltwater et freshwater. Mais c'était les années de la grande modération, longue période pendant laquelle l'inflation fut maîtrisée et les récessions plutôt de faible amplitude. Les économistes saltwater croyaient que la Federal Reserve maîtrisait tout. Les économistes freshwater ne pensaient pas que les mesures prises par la FED eussent des effets bénéfiques, mais ils étaient d'accord pour laisser les choses en l'état. Mais la crise mit fin à cette drôle de paix. Brusquement les politiques technocratiques étroites que les deux côtés consentaient à accepter, n'étaient plus suffisantes et le besoin d'une réponse plus ample fit ressurgir les vieux conflits avec plus de violence que jamais.Pourquoi cette politique étroite et technocratique n'était-elle pas suffisante ? La réponse tient en un mot : le chiffre zéro. Dans le cas d'une récession normale, la FED répond en achetant aux banques des Bons du Trésor, la dette à court terme du gouvernement. Cela tire vers le bas les taux d'intérêt sur la dette du gouvernement. Les investisseurs à la recherche de taux plus élevés vont vers d'autres biens, tirant également les autres taux d'intérêt vers le bas et, normalement, ces taux d'intérêt revus à la baisse mènent vers un rebond économique. La FED géra la récession commencée en 1990, en ramenant les taux d'intérêt à court terme de 9% à 3%. Elle géra la récession qui a commencé en 2001 en ramenant les taux de 6,5% à 1% et elle essaya de gérer la récession actuelle en ramenant les taux de 5,25% à zéro.Mais il s'avéra que zéro n'était pas assez bas pour mettre fin à cette récession et la FED ne peut pas faire descendre les taux en dessous de zéro, puisque, lorsque les taux s'approchent de zéro, les investisseurs gardent tout simplement leur argent, au lieu de le prêter. Aussi, à la fin de l'année 2008, les taux d'intérêt atteignaient-ils ce que les macroéconomistes appellent la limite zéro, alors même que la récession continuait de s'aggraver : la politique monétaire conventionnelle n'offrait plus aucune solution.Alors quoi ? C'est la deuxième fois que l'Amérique est allée jusqu'à la limite zéro, l'occasion précédente étant la grande dépression. Et c'est précisément la constatation qu'il y a une limite basse aux taux d'intérêt, qui a amené Keynes à se prononcer en faveur de dépenses gouvernementales accrues. Quand la politique monétaire ne marche pas et qu'il n'est pas possible de persuader le secteur privé de dépenser plus, c'est au secteur public de prendre sa place en soutenant l'économie. Le stimulus fiscal est la réponse keynésienne au genre de situation économique de type dépression, dans laquelle nous nous trouvons actuellement. De telles idées keynésiennes sous-tendent les mesures économiques de l'administration Obama, et les économistes freshwater sont furieux. Pendant près de 25 ans, ils ont toléré les efforts que faisait la FED pour diriger l'économie mais une résurgence keynésienne généralisée était quelque chose d'entièrement différent. Déjà en 1980, Lukas de l'Université de Chicago, avait écrit que l'économie selon Keynes étaient si ridicule que " dans les séminaires de recherche on ne prend plus au sérieux les théories de Keynes ; l'auditoire se met à échanger murmures et ricanements ". Admettre que Keynes avait, après tout, pratiquement raison, aurait été par trop humiliant. Et Cochrane de Chicago, outragé à l'idée que les dépenses du gouvernement pourraient atténuer la dernière récession, déclara : " cela ne fait pas partie de l'enseignement dispensé par un quelconque professeur aux étudiants diplômés. Les idées de Keynes sont des contes de fées, dont on a prouvé qu'elles étaient fausses. Il est très réconfortant en période de stress de retourner aux contes de fées que nous avons entendus quand nous étions enfants, mais cela ne les rend pas moins faux. " Le fait que Cochrane ne croit pas que quiconque puisse enseigner des idées, qui sont, en fait, bel et bien enseignées dans des endroits comme Princeton, MIT et Harvard, montre bien la profondeur du désaccord entre freshwater et saltwater, Dans le même temps, les économistes saltwater, qui s'étaient consolés en croyant que le grand fossé de la macroéconomie se réduisait, furent choqués quand ils s'aperçurent que les économistes freshwater n'avaient pas écouté du tout. Les économistes freshwater qui pestaient contre l'intervention fiscale ne ressemblaient pas à des érudits qui avaient pesé les arguments de Keynes et les avait trouvés manquant de pertinence. Ils ressemblaient plutôt à ces gens qui ne savaient rien de la doctrine économique keynésienne et qui ressuscitaient les erreurs d'avant 1930, croyant énoncer quelque chose de nouveau et de profond.Et Keynes n'était pas le seul dont les idées semblaient avoir été oubliées. Comme l'a fait remarquer Brad DeLong de Berkeley, l'Université de Californie, déplorant " l'effondrement intellectuel " de l'Ecole de Chicago, la position actuelle de l'Ecole se résume également à un rejet complet des idées de Milton Friedman. Friedman pensait que c'était la politique de la FED plutôt que des changements dans les dépenses gouvernementales, qui devrait être utilisée pour stabiliser l'économie. Mais jamais il n'affirma qu'une augmentation des dépenses du gouvernement puisse, en quelque circonstance que ce soit, augmenter le chômage. En fait, en relisant le résumé des idées de Friedman de 1970, " un cadre théorique pour l'analyse monétaire", ce qui frappe, c'est qu'il semble très keynésien.Il est certain que Friedman ne s'est jamais rangé à l'idée que le chômage de masse représente une réduction volontaire de l'effort pour travailler ni à l'idée que les récessions sont bonnes pour l'économie. Et pourtant la génération actuelle d'économistes freshwater a fabriqué ces deux arguments. Ainsi Casey Mulligan de Chicago suggère que " le chômage est à ce point élevé, parce que beaucoup de travailleurs choisissent de ne pas prendre d'emploi ". Les employés sont face à des mesures financières qui les encouragent à ne pas travailler. La baisse de l'emploi s'explique plus par les offres de travail (la volonté qu'ont les gens de travailler) et moins par la demande de travail (le nombre de travailleurs que les employeurs ont besoin d'embaucher). Muligan a suggéré en particulier que les travailleurs choisissent de rester au chômage, parce que cela améliore leurs chances de recevoir l'exonération fiscale sur les emprunts immobiliers. Et Cochrane déclare qu'un taux élevé de chômage est une bonne chose : " Il nous faut une récession. Les gens qui passent leur vie à planter des clous au Nevada ont besoin de quelque chose d'autre à faire ".Personnellement je pense que c'est totalement idiot. Pourquoi faudrait-il qu'il y ait un chômage de masse dans toute la nation pour que les charpentiers quittent le Nevada ? Est-ce que l'on peut sérieusement affirmer que nous avons perdu 6,7 millions d'emplois parce que moins d'Américains veulent travailler ? Mais il était inévitable que les économistes freshwater finissent par se trouver coincés dans ce cul-de-sac. Si vous partez du point de vue que les gens sont parfaitement rationnels et que les marchés sont parfaitement efficaces, vous devez en conclure que le chômage est volontaire, et les récessions souhaitables.Et pourtant si la crise a précipité les économistes freshwater dans l'absurdité, elle a amené beaucoup d'économistes saltwater à l'introspection. Le fondement de leurs idées, contrairement à l'Ecole de Chicago admet la possibilité d'un chômage involontaire et considère également que c'est une mauvaise chose. Mais les modèles néokeynésiens, qui sont devenus majeurs dans l'enseignement et la recherche, supposent que les gens soient parfaitement rationnels et les marchés financiers parfaitement efficaces. Pour intégrer dans leurs modèles quelque chose qui ressemble à la crise actuelle, les néokeynésiens sont forcés d'introduire une sorte de " facteur flou " , lequel, pour des raisons non précisées, fait baisser les dépenses privées ( c'est exactement ce que j'ai fait dans certains de mes travaux). Si l'analyse qui permet de savoir où nous en sommes aujourd'hui repose sur ce facteur flou, quelle confiance pouvons nous avoir dans ces modèles pour prédire où nous allons demain ?En résumé, l'état de la macro n'est pas bon, alors vers quoi la profession se dirige-t-elle ? VII. Imperfections et frictions.L'économie, en tant que telle, s'est mise en difficulté parce que les économistes ont cédé au charme de la vision parfaite d'un système de marché bien huilé. Si la profession doit se racheter, elle devra se réconcilier avec une vision moins séduisante, celle d'une économie de marché qui a beaucoup de vertus mais qui est également émaillée d'imperfections et de frictions : la bonne nouvelle, c'est que nous n'avons pas à repartir à zéro. Même pendant les beaux jours de l'économie de marché parfait, on a beaucoup travaillé sur les façons dont l'économie réelle s'écarte de la théorie idéale. Ce qui va probablement se passer maintenant (en fait cela se produit déjà), c'est que les problèmes économiques que posent les imperfections et les frictions se déplacent de la périphérie de l'analyse vers son centre. Il y a déjà un exemple assez bien développé du genre d'économie que j'ai en tête : l'école de pensée connue sous le nom de " finance comportementale ". Ceux qui pratiquent cette approche insistent sur deux choses : en premier, beaucoup d'investisseurs du monde réel offrent très peu de ressemblance avec les froids calculateurs de la théorie du marché efficace. Ils sont trop sujets à des comportements moutonniers, à des accès d'exubérance irrationnelle et de panique injustifiée. Deuxièmement, même ceux qui essaient de baser leurs décisions sur des calculs froids s'aperçoivent souvent qu'ils ne le peuvent pas, que les problèmes de confiance, de crédibilité et de nantissement limité les obligent à suivre le troupeau.Sur le premier point, même pendant les beaux jours de l'hypothèse du marché efficace il semblait évident que beaucoup d'investisseurs du monde réel ne se comportaient pas de manière aussi rationnelle que l'affirmaient les modèles du moment. Un jour Larry Summers commença un article sur la finance en déclarant " Ce sont des idiots. Regardez autour de vous. ". Mais de quelle sorte d'idiots parlons-nous ? Le terme que l'on préfère en littérature académique c'est " noise traders ", (traders dont les décisions d'acheter, de vendre ou de garder ne reposent pas sur une analyse fondamentale) ? La finance comportementale qui tend vers le mouvement plus large, connu sous le nom de " économie comportementale ", essaie de répondre à cette question en établissant un rapport entre l'apparente irrationalité des investisseurs et certains penchants bien connus de la connaissance humaine tels que faire plus de cas de petites pertes que de petits gains ou la tendance à extrapoler trop volontiers à partir de petites détails ( par exemple le fait de penser que, parce que les prix domestiques ont grimpé au cours des dernières années, ils vont continuer de le faire).Jusqu'à la crise, des défenseurs du marché efficace tels que Eugen Fama rejetaient les arguments produits en faveur de la finance comportementale, disant que c'était une " collection de curiosités " sans réelle importance. C'est un point de vue beaucoup plus difficile à défendre maintenant que l'effondrement d'une énorme bulle, correctement diagnostiquée par les économistes comportementaux, tels que Robert Shiller de Yale, lequel la rapprocha d'épisodes passés d'exubérance exceptionnelle, a mis à genoux l'économie mondiale.Sur le deuxième point : supposons qu'il y ait effectivement des idiots. Quelle est leur importance ? Elle n'est pas grande, affirma Milton Friedman dans un article influent de 1953. Les investisseurs rusés gagneront de l'argent en achetant quand les idiots vendent et en vendant quand ceux-ci achètent et, ce faisant, stabiliseront les marchés. Mais le second aspect de la finance comportementale dit que Friedman avait tort, que les marchés financiers sont parfois extrêmement instables. Actuellement ce dernier point de vue parait difficile à rejeter.Dans cette veine, l'article probablement le plus influent fut une publication en 1997 de Andrei Shleifer de Harvard et de Robert Vishny de Chicago qui se résumait en une officialisation du vieux couplet selon lequel " le marché peut rester irrationnel plus longtemps que vous ne pouvez rester solvable. ". Se posant en arbitragiste, ils firent remarquer que les gens qui sont sensés acheter bas et vendre haut ont besoin de capital pour le faire et qu'une sévère dégringolade des prix des biens, même si cela n'a pas de sens sur le plan des fondamentaux, a tendance à réduire le capital. Le résultat c'est que l'argent destiné à faire des investissements au moment opportun (smart money), se trouve chassé du marché et les prix peuvent entamer une dégringolade en spirale.L'étendue de la crise financière actuelle a été, à peu de choses près, une leçon de choses sur le danger de l'instabilité financière. Et les grandes idées qui sous-tendent les modèles d'instabilité financière se sont révélées tout à fait applicables à la politique économique. L'accent mis sur la perte de capitaux des institutions financières a en effet aidé, après la chute de Lehman, à prendre des mesures politiques et on dirait (croisons les doigts !) que ces mesures ont réussi à empêcher un effondrement financier encore plus grand.Et pendant ce temps, qu'est devenue la macroéconomie ? Les récents événements ont pratiquement permis de réfuter l'idée que les récessions constituent une réponse optimale aux fluctuations du taux de progrès technologiques; et donc d'affirmer qu'une vue plus ou moins keynésienne est la seule qui soit plausible. Néanmoins les nouveaux modèles standards keynésiens n'ont pas laissé de place à une crise comme celle que nous vivons, parce que ces modèles acceptaient généralement l'idée du marché efficace dans le secteur financier.Il y eut quelques exceptions. Une piste de travail dont le pionnier n'était autre que Ben Bernanke, travaillant avec Mark Gertler de l'Université de New York, mit l'accent sur la façon dont le manque de garanties suffisantes peut gêner la capacité du monde des affaires à réunir des fonds et à continuer de chercher des occasions d'investir. Une autre piste de travail établie par mon collègue de Princeton, Nobuhiro Pkiotaki et John Moore de la London School of Economics affirma que les prix des biens, tels que ceux de l'immobilier, peuvent souffrir de baisse qui se renforcent d'elles-mêmes et qui à leur tour dépriment l'économie dans sa totalité. Mais jusqu'à présent l'impact d'une finance défaillante n'a pas été au centre de l'économie, même keynésienne. Il est clair que cela doit changer. VIII. Retour vers Keynes.Voici ce que, selon moi, les économistes doivent faire. D'abord ils doivent regarder en face cette réalité inconfortable que les marchés financiers sont loin d'être parfaits, qu'ils sont sujets à d'extraordinaires illusions et à la folie des foules. Ensuite, et ce sera très dur pour ceux qui se sont moqués de Keynes, ils doivent reconnaître que l'économie keynésienne demeure le meilleur cadre que nous ayons pour donner un sens aux récessions et aux dépressions. Et troisièmement, faire de leur mieux pour incorporer les réalités de la finance dans la macroéconomie.Beaucoup d'économistes trouveront que ces changements sont très inquiétants. Il faudra beaucoup de temps, si jamais cela se produit, avant qu'une approche plus réaliste de la finance et de la macroéconomie ne propose la même clarté, la même exhaustivité et la même beauté que l'approche entièrement néoclassique. Pour quelques économistes ce sera un argument pour s'en tenir au néoclassicisme, malgré l'échec complet qu'il a subi en étant incapable de donner du sens aux plus grandes crises vécues par trois générations. Il nous semble cependant que le moment est venu de rappeler les paroles de H. L. Mencken, " il y a toujours une solution facile à tout problème humain : elle est claire, convaincante et fausse ".Quand on en vient au problème si profondément humain des récessions et des dépressions, les économistes doivent laisser de côté la solution claire mais fausse qui consiste à supposer que tout le monde est rationnel et que les marchés fonctionnent parfaitement. La vision qui prend corps, alors que les économistes réfléchissent aux fondements de leur profession, n'est peut-être pas aussi claire que cela. Elle ne sera certainement pas nette. Mais on peut espérer qu'elle aura la vertu d'être, au moins en partie, dans le vrai.Paul Krugman écrit dans Times Op-Ed. Il est lauréat du prix Nobel de Sciences Economiques en 2008. Son dernier ouvrage : " The Return of the Depression Economics and the Crisis of 2008 "Source : Chômage et monnaie : HYPERLINK "http://www.chomage-et-monnaie.org/Documents_html/Krugman_eco_fr.html" http://www.chomage-et-monnaie.org/Docum
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BonjourUne réactualisation de l'article "L'arnaque de la dette publique" sur HYPERLINK "http://monnaie.wikispaces.com/Arnaque" http://monnaie.wikispaces.com/ArnaqueJe vous suggère également la lecture d'un article de Jacques Sapir "Benoit Hamon est-il idiot ?" (à propos de la dette publique, avec une réflexion sur la possible sortie de l'euro) HYPERLINK "http://ecosocietal.wordpress.com/2009/10/04/benoit-hamon-est-il-idiot-jacques-sapir/" http://ecosocietal.wordpress.com/2009/1
ues-sapir/
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#963 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7828" \l "p7828" 11-10-2009 08:27:11
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Concernant "l'Arnaque de la dette publique", Etienne et moi avons rajouté un tract d'une page recto, téléchargeable sur HYPERLINK "http://monnaie.wikispaces.com/file/view/tractdetteNB.pdf" http://monnaie.wikispaces.com/file/view
etteNB.pdfN'hésitez pas à diffuser...
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#964 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7834" \l "p7834" 15-10-2009 17:22:42
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AJH a écrit:
Concernant "l'Arnaque de la dette publique", Etienne et moi avons rajouté un tract d'une page recto, téléchargeable sur HYPERLINK "http://monnaie.wikispaces.com/file/view/tractdetteNB.pdf" http://monnaie.wikispaces.com/file/view
etteNB.pdfN'hésitez pas à diffuser...
C'est bien évident!!Mais ce n'est que l'un des effets pervers de l'intérêt (et irréversible si le néolibéralisme continue à persuader le plus grand nombre d'entre nous, citoyens, que l'inflation (et seulement celle des salaires, bien sûr...) est incompatible avec le maintien de la compétitivité nationale, ce qui constitue le "squeeze" mondialiste. Il semble bien que notre culture judéochrétienne soit encore suffisamment prégnante pour faire accepter au plus grand nombre de payer PLUSIEURS FOIS tout ce pour quoi nous devons emprunter et tout ce qui est payé et redistribué via les IMPOTS, ça, c'est sûr !! , pour une espérance de retraite améliorée (j'allais dire la vie éternelle au paradis), ce qui reste à voir !! Mon message 7819 du 8/10 a sa place dans ce fil.Ecrire une constitution permettant une expression réellement démocratique du peuple est le même combat que réécrire un manuel d'économie REALISTE.
#965 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7837" \l "p7837" 17-10-2009 10:21:58
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Culture judéochrétiennebernarddo (7834) :Je ne vois pas ce qu'elle a à voir avec la question ? JR
#966 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7839" \l "p7839" 17-10-2009 18:36:30
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Jacques Roman a écrit:
Culture judéochrétiennebernarddo (7834) :Je ne vois pas ce qu'elle a à voir avec la question ? JR
C'est précisément le problème !
#967 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7987" \l "p7987" 29-11-2009 17:56:04
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1873, la véritable grande dépressionUn article absolument passionnant HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=5144" \l "comment-41673" signalé chez Paul Jorion par 'Pineda' (merci à lui). HYPERLINK "http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2357" http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2357
1873, la véritable grande dépression (Traduction)La référence en matière de crise est aujourdhui fournie par 1929. Lhistorien Scott Reynolds Nelson, dont la mémoire est par nature plus longue que celle des médias, nous rappelle le précédent de 1873, qui pour lui est larchétype de la grande dépression née dune bulle de crédit, et dans laquelle il voit de nombreux parallèles avec la situation actuelle. Reynolds met également en garde contre les conséquences de ces crises dévastatrices. A lépoque, la recherche de boucs émissaires avait provoqué une recrudescence de lantisémitisme et allumé des pogroms en Europe de lest.La dépression de 1929 nest pas le bon modèle pour la crise économique actuellePar Scott Reynolds Nelson, The Chronicle, 17 octobre 2008En tant quhistorien du 19ème siècle, jai lu mon journal avec un certain effroi. Alors que de nombreux commentateurs de la crise actuelle des prêts des banques ont fait un parallèle avec la Grande Dépression de 1929, cette comparaison nest pas particulièrement adaptée. Il y a deux ans, jai commencé une recherche sur la Panique de 1873, un évènement qui concerne mes collègues en histoire des affaires et du travail, mais sans doute ignoré de toute autre personne. Mais en tournant la manivelle du lecteur de microfilms, me parvenaient détranges échos des événements récents.Jai des doutes quand les commentateurs évoquent 1929. Selon la plupart des historiens et économistes, cette dépression était plus liée aux stocks énormes des usines, un krach de la bourse et une incapacité de lAllemagne à payer ses dettes de guerre, ce qui la conduit à une forte pression sur les réserves dor Britanniques. Aucun de ces facteurs nest réellement un problème actuellement. Les industries actuelles ont des moyens de contrôle très sophistiqués pour adapter la production quand la consommation baisse ; notre milieu boursier a suivi les problèmes bancaires qui ont émergé il y a plus dun an, et il ny a pas de problème international avec les réserves dor, tout simplement parce que les prêts des banques ne dépendent plus de ces réserves.En fait, les déboires économiques actuels ressemblent un peu à ce que ma grand-mère de 96 ans appelle La véritable Grande Dépression. Elle comptait les pennies dans les années 1930, mais elle disait que cétait moins terrible que pendant la grande dépression que ses grands-parents avaient traversée. Ce krach a eu lieu en 1873 et dura plus de quatre ans. Il ressemble davantage à notre crise actuelle.Les problèmes ont commencé vers 1870, dabord en Europe. Dans lEmpire Austro-Hongrois, fondé en 1867, dans les états unifiés autour de la Prusse et de lempire Germanique et en France, les empereurs ont crée de nouvelles institutions qui émettaient des prêts pour des constructions privées ou municipales, particulièrement dans les capitales comme Vienne, Berlin et Paris. Ces prêts étaient plus faciles à obtenir quavant, et il sen suivit un boum immobilier. La valeur des terrains grimpa indéfiniment ; les emprunteurs souscrivaient voracement de plus en plus demprunts, en les garantissant par des maisons à moitié construites ou pas encore ! Les endroits les plus admirables aujourdhui dans ces trois villes sont situés dans des édifices construits au cours de cette soi-disant période fondatrice.Mais les fondamentaux économiques étaient mal assurés. Les exportateurs de blé de Russie ou dEurope Centrale ont du faire face à une nouvelle concurrence internationale qui a cassé les prix. La version du 19ème siècle des containers de produits made in China et expédiés à Wal-Mart consistait en légumes des fermiers du Middle-West américain. Ils utilisaient déjà les silos à grain, les tapis roulants, et dénormes bateaux à vapeur pour exporter des trains entiers de blé. LAngleterre, le plus grand importateur de blé, se convertit à ce blé bon marché assez rapidement vers 1871. Vers 1872 le kérosène et lalimentation industrielle montaient en flèche au coeur de lAmérique, dévalorisant la graine de colza, la farine et la viande de boeuf. Le krach eut lieu en Europe Centrale en mai 1873, quand il devint clair que les prévisions régionales pour une croissance économique continue étaient trop optimistes. Les Européens durent faire face à ce quils appelèrent lInvasion Commerciale Américaine. Un nouveau super pouvoir industriel était né, dont les bas coûts prenaient à la gorge le commerce européen et le style de vie européen.Alors que les banques continentales sécroulaient, les banques britanniques retirèrent leurs capitaux, faute de savoir quelles étaient les institutions les plus impliquées dans la crise des prêts. Le taux des emprunts inter-bancaires atteint des sommets. Cette crise bancaire atteint les Etats-Unis à lautomne 1873. Les compagnies de chemin de fer sécroulèrent les premières. Elles avaient élaboré des instruments financiers qui promettaient un taux fixe sans que soit clair pour grand monde ce qui était garanti aux investisseurs en cas de faillite (réponse : rien). Les bons sétaient bien vendus au début, mais ils ont chuté après 1871 quand les investisseurs se sont mis à douter de leur valeur, les prix ont baissé et beaucoup de compagnies de chemin de fer ont pris des prêts bancaires à court terme pour continuer à poser des rails. Ensuite les taux des prêts à court terme montèrent en flèche à travers lAtlantique en 1873, les compagnies de chemin de fer furent en difficulté. Quand Jay Cooke, financier des chemins de fer, fut incapable de payer ses dettes, la Bourse sécroula en septembre, provoquant la fermeture de centaines de banques durant les trois années suivantes. La panique continua pendant plus de quatre ans aux Etats-Unis et près de six ans en Europe.Les effets à long terme de la panique de 1873 étaient pervers. Pour les plus grandes firmes industrielles des Etats-Unis celles qui avaient des contrats garantis et la possibilité de passer des marchés à prix réduits avec les compagnies de chemins de fer ces années de panique valaient de lor. Andrew Carnegie, Cyrus McCormick et John D. Rockefeller avaient assez de capitaux en réserve pour financer leur propre croissance continue. Pour de plus petites entreprises, qui comptaient sur une demande saisonnière et sur des capitaux extérieurs, la situation devint terrible. Les réserves de capital sasséchèrent et les industries aussi. Carnegie et Rockefeller rachetèrent leurs concurrents à prix cassés. LAge dor des Etats-Unis avait commencé en ce qui concerne la concentration industrielle.Comme la panique saccentuait, les Américains ordinaires souffrirent terriblement. Un fabricant de cigare, Samuel Gompers, qui était jeune en 1873 se souvint plus tard quavec la panique, « lorganisation économique sécroula avec des accents de cataclysme primitif ». Entre 1873 et 1877, de nombreuses petites entreprises et ateliers mirent la clé sous la porte, des dizaines et des centaines de travailleurs, dont beaucoup danciens soldats de la Guerre Civile, devinrent des temporaires. Les termes de « tramp » (vagabond) et « bum » (clochard), tous deux des références aux anciens soldats, devinrent courants dans la langue américaine. Les listes de laide sociale explosèrent dans les villes principales, avec un taux de chômage à 25% (100 000 travailleurs) rien quà New York City.Les chômeurs manifestèrent à Boston, Chicago, et New York pendant lhiver 1873-74, demandant louverture de chantiers publics. A Tompkins Square New-York en 1874, la police attaqua la foule avec des gourdins et frappa des milliers dhommes et de femmes. La panique fut suivie par les grèves les plus violentes de lhistoire de lAmérique, y compris le groupe secret de travailleurs connu sous le nom de Molly Maguire dans les mines de charbon de Pennsylvanie en 1875, quand des travailleurs masqués échangèrent des coups de feu avec la « Coal and Iron Police, » une force privée missionnée par lEtat. Une grève du chemin de fer à léchelle des Etats-Unis suivit en 1877, au cours de laquelle la foule détruisit des nuds ferroviaires à Pittsburgh, Chicago, et Cumberland, Md.En Europe Centrale et Orientale, les temps étaient de plus en plus difficiles. Beaucoup danalystes politiques ont rejeté la responsabilité de la crise à la fois sur les banques internationales et sur les Juifs. Les leaders de la politique nationaliste (ou agents du tsar Russe) ont adopté une nouvelle forme sophistiquée dantisémitisme qui fit école auprès des milliers de gens qui avaient perdu leurs moyens de subsistance pendant la panique. Des pogroms anti-Juifs sen suivirent dans les années 1880, surtout en Russie et en Ukraine. Petites et grandes communautés avaient trouvé un bouc émissaire : les étrangers dans leur propre milieu.Je suis troublé par les échos du passé dans les problèmes actuels de prêts immobiliers. Après 2001, des prêts furent accordés aux primo acquéreurs qui signèrent pour des taux variables quils ne pourraient vraisemblablement jamais payer, même dans le meilleur des cas. Les spéculateurs de limmobilier, espérant récupérer facilement les propriétés, se déchainèrent, en supposant que les prix des maisons narrêteraient pas de grimper. Ces dettes furent titrisées sous forme de titres complexes pour les compagnies de crédit et dautres banques daffaires, puis vendues à dautres banques ; inquiètes pour la stabilité de ces titres, les banques ont acheté une espèce de police dassurance appelée « credit-derivative swap », dont les gérants se figuraient quelle protégerait leurs investissements. Plus de deux millions de demandes de saisies notifications de non-paiement, de ventes aux enchères ou de saisies par les banques furent recensées en 2007. Depuis, des milliards de dollars furent déjà investis dans ce marché dérivé des crédits. Est-ce que ces nouveaux instruments financiers étaient assez résistants pour couvrir tout le risque ? (réponse : non) . Comme en 1873, une pyramide financière complexe reposent sur la tête dune épingle. Les banques accumulent du cash. Les banques qui accumulent du cash ne font pas de prêts à court terme. Les grandes et petites entreprises courent un risque de mort faute de crédits à court terme pour acheter les matières premières, expédier leurs produits et entreposer les stocks.Sil y a des leçons à tirer de 1873, elles sont différentes de celles de 1929. Surtout, quand les banques périclitent à Wall Street, elles arrêtent toute lactivité ailleurs et ce pour très longtemps. La laborieuse remise en route des banques aux Etats-Unis et en Europe créa un chômage généralisé. Les syndicats (illégaux presque partout auparavant) se développèrent mais furent enrayés par les institutions centrales qui apprirent à agir à la limite de la loi. En Europe, les politiciens prirent les Juifs comme boucs émissaires, à la lisière des problèmes économiques. (Dautre part les Américains sen prenaient surtout à eux-mêmes ; beaucoup se mirent à adopter ce quon appela plus tard la religion fondamentaliste.)Les gagnants de cette panique , une fois sortis daffaire, pourraient être les firmes financières ou autres qui ont des réserves de cash substantielles. On pourrait voir à lhorizon une consolidation importante des entreprises, ainsi quune réponse nationaliste avec des fortes barrières douanières, un déclin du commerce international, et la prise des immigrants comme boucs émissaires pour laccès aux rares emplois. Léchec des discussions de lOMC en Juillet, commencées à Doha il y a sept ans, suggère larrivée dune nouvelle vague de protectionnisme.Enfin, la Panique de 1873 a montré que le centre de gravité du crédit mondial sétait déplacé vers louest dEurope Centrale vers les Etats-Unis. La panique actuelle suggère un nouveau déplacement des Etats-Unis vers la Chine et lInde. Je ne me risquerai pas à des prévisions au-delà. Jai encore un microfilm à lire.Scott Reynolds Nelson est professeur d histoire au College William and Mary. Parmi ses livres on compte : Steel Drivin Man : John Henry, the Untold Story of an American legend (Oxford University Press, 2006).
Ce que je retire de cette histoire, c'est une conviction renforcée que le financement de l'économie est un pouvoir régalien à réserver exclusivement à la puissance publique et à interdire expressément à toute personne privée. Une bonne Constitution prévoirait explicitement ce pouvoir régalien, qualifierait de traîtrise toute manigance contraire et organiserait un contrôle citoyen permanent de cette disposition cardinale. 1) Nous sommes en guerre et 2) nous sommes fort mal représentés puisque nos élus sont élus avec l'argent de nos pires ennemis. 3) Tout cela est très inquiétant.Étienne.
#968 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7989" \l "p7989" 30-11-2009 06:05:49
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La crise de 1873Merci à Étienne (7987) pour avoir reproduit lintéressant article de Scott Reynolds Nelson. (Voir aussi HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_D%C3%A9pression_1873_%C3%A0_1896" http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_D%C
C3%A0_1896 ).Il se peut que la crise de 2008 ressemble davantage dans son déroulement à la crise de 1873 qu'à la crise de 1929, mais c'est là une constatation presque anecdotique dans le présent contexte. Ce que toutes les crises financières, sans exception, ont en commun, c'est 1) qu'elles sont dues à la manipulation de la monnaie ou des instruments financiers, et 2) qu'elles évoluent plus ou moins en crises économiques puis sociales. Voilà l'important, et c'est ce que montre bien l'article de Reynolds Nelson : la nature de la "bulle" initiale (immobilière, informatique, etc.) est secondaire.Ces crises financières sont favorisées par la notion pernicieuse de "création monétaire", notion d'apparence neutre, voire scientifique, qui prépare psychologiquement à commettre toute sorte d'abus financiers. Il vaut donc mieux parler de "fabrication de monnaie et d'instruments financiers", et admettre une fois pour toutes que si l'on fabrique de la monnaie ou des instruments financiers sans contrepartie réelle le déséquilibre qui en résulte immanquablement sera corrigé soit par l'inflation, si cette fabrication est due à l'État, soit par des crises, si elle est due à des particuliers (les banques, essentiellement).Sur cette base :- D'accord avec la première partie de la conclusion d'Étienne, mais en la reformulant comme suit : "La gestion de la monnaie et des instruments financiers relève exclusivement de l'État". "Pouvoirs publics" ne convient pas, puisqu'il n'est pas question, je suppose d'accorder ce pouvoir régalien à des collectivités locales. Dautre part, "financement de l'économie" est beaucoup trop vague, car tout agent économique - pas seulement les pouvoirs publics - finance (au sens large) l'économie ;- Daccord aussi avec Étienne que le principe est susceptible de constitutionnalisation. Le projet EUROCONSTITUTION.ORG (1-Rév. 3 : voir HYPERLINK "http://www.euroconstitution.org" http://www.euroconstitution.org) contient des principes constitutionnels de ce type (applicables mutatis mutandis au cas dune constitution nationale), notamment concernant la gouvernance socioéconomique :Article [16] : Gouvernance socioéconomique1. Principes généraux. La Confédération adhère aux principes socioéconomiques suivants :a) Léconomie est au service de la société et de ses membres ;b) Le développement doit être durable, à savoir quil doit répondre aux besoins présents sans nuire à la capacité de répondre aux besoins futurs ;c) La liberté dentreprise est garantie ;d) La liberté de circulation des personnes, des biens et des services et la liberté détablissement sont garanties à lintérieur de la Confédération.2. Modalités dapplication. Les principes énoncés au paragraphe 1 du présent article sentendent sous les réserves suivantes :a) La Confédération peut prendre des mesures dexception dans lintérêt des États membres et de leurs populations ;b) Les biens désignés biens publics ne sont aliénables que par la loi de lÉtat membre concerné ;c) Tout service dintérêt général, y compris économique, impliquant égalité daccès, continuité et adaptabilité aux besoins ainsi que tout monopole de fait constituent des services publics. Chaque État membre fixe par la loi les modalités de prestation des services publics et décide, notamment, sil y a lieu de recourir à lexpropriation pour cause dutilité publique.Il est dans mon intention douvrir un débat à ce sujet sur le forum EUROCONSTITUTION.ORG correspondant, en vue de compléter le projet dans le sens indiqué (alinéa 1abis nouveau). Mais il faudra faire très attention : la portée dune telle clause constitutionnelle sera très réduite si le principe nest pas admis sur le plan international, et lon risque même de créer une contradiction insoluble (y compris juridique) entre un principe constitutionnel absolu et une réalité internationale insurmontable. Si Étienne ny voit pas dinconvénient, jentamerai le débat sur EUROCONSTITUTION.ORG en reproduisant son message et celui-ci.JR (coordon. prov. EUROCONSTITUTION.ORG)
#969 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7990" \l "p7990" 30-11-2009 08:55:35
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Jacques Roman a écrit:
Il se peut que la crise de 2008 ressemble davantage dans son déroulement à la crise de 1873 qu'à la crise de 1929, mais c'est là une constatation presque anecdotique dans le présent contexte.
Pourquoi n'envisagez-vous pas la crise de 1989, qui a vu l'effondrement de tout un système socio-économique ?
Ce que toutes les crises financières, sans exception, ont en commun, c'est 1) qu'elles sont dues à la manipulation de la monnaie ou des instruments financiers, et 2) qu'elles évoluent plus ou moins en crises économiques puis sociales.
... et 3) elles sont toutes passagères, avec rétablissement économique quelques années après.Si on considère que l'humanité, pour la première fois de son histoire (en tout cas depuis plusieurs millénaires) va faire face à la déplétion de sa ressource principale (les énergies fossiles), de nombreux analystes pensent que cette "crise" n'aura pas de fin, elle ne sera pas suivie d'un "rétablissement", et donc ce n'est pas une "crise" mais un effondrement. Ce ne sera ni un remake de 1929, ni 1973, ni autre-chose, mais la fin de la société de consommation gaspillage. Et là, on n'y peut rien, mais ce qu'on peut faire, si on est malin, c'est de préparer l'après. Préparer ce qui sera l'après démocratie-capitaliste.Au passage, j'espère que vous avez apprécié comme-moi le référendum Suisse: eux, au moins, ils ont le droit de poser des questions désagréables et d'y apporter des réponses non-politiquement corrects.
#970 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7991" \l "p7991" 30-11-2009 12:24:51
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- D'accord avec la première partie de la conclusion d'Étienne, mais en la reformulant comme suit : "La gestion de la monnaie et des instruments financiers relève exclusivement de l'État". "Pouvoirs publics" ne convient pas, puisqu'il n'est pas question, je suppose d'accorder ce pouvoir régalien à des collectivités locales. Dautre part, "financement de l'économie" est beaucoup trop vague, car tout agent économique - pas seulement les pouvoirs publics - finance (au sens large) l'économie ;
Tout dépend de la forme du pouvoir que nous leur accordons.D'après ce qu'AJH proposait, il était question d'accorder à ces collectivités locales le droit d'emprunter auprès de la banque centrale pour financer leurs dépenses d'investissement si j'ai bien compris ? A moins bien sur qu'il pensait à un système beaucoup plus centralisé.
Dernière modification par Sandy (30-11-2009 12:25:51)
#971 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7992" \l "p7992" 30-11-2009 12:32:31
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Zolko a écrit:
Jacques Roman a écrit:
Il se peut que la crise de 2008 ressemble davantage dans son déroulement à la crise de 1873 qu'à la crise de 1929, mais c'est là une constatation presque anecdotique dans le présent contexte.
Pourquoi n'envisagez-vous pas la crise de 1989, qui a vu l'effondrement de tout un système socio-économique ?
Ce que toutes les crises financières, sans exception, ont en commun, c'est 1) qu'elles sont dues à la manipulation de la monnaie ou des instruments financiers, et 2) qu'elles évoluent plus ou moins en crises économiques puis sociales.
... et 3) elles sont toutes passagères, avec rétablissement économique quelques années après.Si on considère que l'humanité, pour la première fois de son histoire (en tout cas depuis plusieurs millénaires) va faire face à la déplétion de sa ressource principale (les énergies fossiles), de nombreux analystes pensent que cette "crise" n'aura pas de fin, elle ne sera pas suivie d'un "rétablissement", et donc ce n'est pas une "crise" mais un effondrement. Ce ne sera ni un remake de 1929, ni 1973, ni autre-chose, mais la fin de la société de consommation gaspillage. Et là, on n'y peut rien, mais ce qu'on peut faire, si on est malin, c'est de préparer l'après. Préparer ce qui sera l'après démocratie-capitaliste.Au passage, j'espère que vous avez apprécié comme-moi le référendum Suisse: eux, au moins, ils ont le droit de poser des questions désagréables et d'y apporter des réponses non-politiquement corrects.
Les capitalistes comptent sur la science pour leur permettre de continuer comme avant, et le paradoxe c'est que pour autant ils ne dépensent rien dans la science dans ce but.Donc un scénario probable, c'est qu'au pied du mur les capitalistes mettent tous leurs efforts dans la science pour éviter d'avoir à remettre en cause leur mode de production. Et malheureusement, on ne peut en présumer ni la réussite ni l'échec, cela dépend de beaucoup trop de choses, notamment de s'ils s'y prennent trop tard.
#972 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7993" \l "p7993" 30-11-2009 13:04:12
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Sandy a écrit:
Donc un scénario probable, c'est qu'au pied du mur les capitalistes mettent tous leurs efforts dans la science pour éviter d'avoir à remettre en cause leur mode de production. Et malheureusement, on ne peut en présumer ni la réussite ni l'échec.
Euh... si on peut prévoir l'échec. Rien ne remplacera les 90% de notre consommation d'énergie. Il n'y a pas de magie, c'est de la science. Le capitalisme est une doctrine économique, il ne peut pas "acheter" les lois de la physique. Dans quelques décennies, il n'y aura pas assez d'énergie pour faire tourner toutes nos machines. Point.Et le meilleur système économique pour tendre vers la frugalité énergétique n'est pas le capitalisme. Ni le socialisme non-plus, d'ailleurs (les acquis sociaux). Ce sont des doctrines valables lors d'une expansion.
#973 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7994" \l "p7994" 30-11-2009 13:13:24
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Rien ne remplacera les 90% de notre consommation d'énergie. Il n'y a pas de magie, c'est de la science.
Peut être as-tu raison, mais malheureusement tu ne fondes ton opinion sur rien dutout, c'est juste sur une conviction personnelle.Donc en l'absence de véritables raisons, et en étant objectif INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET , on est bien comme je dis dans l'impossibilité de prévoir si ce sera un échec ou une réussite.
#974 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7995" \l "p7995" 30-11-2009 13:29:56
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Crises économiques ; référendum suisseZolko (7990),Pour ce qui est des crises économiques, je me référais à l'article de Scott Reynolds Nelson reproduit par Étienne, qui ne mentionnait que trois de ces crises : 1873, 1929, 2008.Je n'ai pas connaissance d'une crise économique de 1989, mais bien du "lundi noir" du 19 septembre 1987 (krach boursier suite à l'annonce du déficit commercial améréricain). Dix ans ans plus tard, en 1997, autre crise mondiale qui a d'ailleurs commencé dans mon pays d'adoption, la Thaïlande, à la suite de problèmes bancaires et immobilier.sDe toute façon, on retrouve les banques - donc la monnaie et les instruments financiers - dans toutes ces crises, alors que jusqu'à présent la pénurie de ressources naturelles n'y a joué pratiquement aucun rôle sauf erreur de ma part. Je me demande même si les bourses ne prospèrent pas justement quand l'offre est relativement rare ?Passons maintenant à la grande question : le dernier référendum suisse (la votation, comme ils disent).Mon cher Zolko,vous devez être construit en acier si vous n'éprouvez pas au moins lune légère inquiétude devant ce qui vient de se passer en Suisse. Bien que ce soit, heureuement ! un peu plus compliqué que ça, on a bien l'impression que par le biais de l'initiative populaire nos voisins suisses ont la possibilité de voter dans les 5 minutes ou presque toute proposition présentée par un groupe de citoyens quelconques, et de mettre le résultat dans leur constitution, à partir de quoi ça devient la loi suprême du pays.J'ai apprécié - pas seulement au passage -, et je pense le plus grand mal de ce qui vient de se passer.On rejoint la discussion (non aboutie) que Sandy et moi avons eu sur un autre fil concernant la distinction à faire entre souveraineté populaire et souveraineté nationale. Sandy, et vous aussi, Zolko, êtes partisans du système de la souveraineté populaire, dans lequel la volonté générale, à laquelle on doit toujours se plier, est exprimée exclusivement par les votes du peuple.Pour ma part, je suis partisan du système de la souveraineté nationale, dans laquelle le peuple s'est fixé à lui-même, en adoptant la constitution, des règles concernant l'exercice de la souveraineté. D'autres parleraient de contrepoids, mais je n'aime pas cette idée de contrepoids, proche de la conception de l'État "monstre inévitable", et parler de l'exercice équilibrée des pouvoirs me paraît préférable. L'exercice équilibré des pouvoirs, y compris par le peuple, suppose qu'à côté de la démocratie directe on accepte la démocratie représentative ; qu'on réserve la démocratie directe (et la constitution) aux questions d'organisation et de fonctionnement des pouvoirs publics ; et qu'en règle générale on recoure à la démocratie représentative pour les questions qui demandent expertise et réflexion. Le système de la souveraineté nationale implique en outre que des juridictions (administratives et constitutionnelles) veillent à la bonne application du système, qui est forcément démocratique s'il a été accepté référendairement.Plus précisément, on pourrait dire que dans le système de la souveraineté populaire le peuple est souverain absolu, tandis que dans le système de la souveraineté nationale il a accepté, en votant la constitution, de borner l'exercice de son pouvoir.Vous vous félicitez du récent vote suisse sur les mosquées [PS. je voulais dire : "minarets" ] Pour rester dans le même registre (il y en a bien d'autres), je suppose que vous ne verriez pas d'objection à ce que, par référendum, on interdise les clochers ou les synagogues, on oblige à aller à la prière cinq fois par jour, ou l'on punisse l'homosexualité de la peine de mort.Je connais très mal la constitution suisse, extrêmement longue et touffue, mais elle comporte des garde-fous, heureusement. Il reste possible que l'affaire des mosquées ne s'arrête pas là. JR
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#975 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7996" \l "p7996" 30-11-2009 13:44:47
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Jacques Roman a écrit:
Je connais très mal la constitution suisse, extrêmement longue et touffue, mais elle comporte des garde-fous, heureusement. Il reste possible que l'affaire des mosquées ne s'arrête pas là.
Euhhh... et la "démocratie" dans tout ça ? Et le référendum sur le TCE, heureusement qu'on n'a pas écouté les 53% de NON, heureusement qu'il y avait des "garde-fous" ? J'hallucine. Jacques, vous avez passé toutes ces années sur ce site pour maintenant souhaiter de renverser un référendum populaire dans un autre pays ? C'est sidérant. Comme-quoi, la nature humaine... "faites ce que je dis, pas ce que je fais"
#976 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7997" \l "p7997" 30-11-2009 13:47:20
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Moi j'avoue que d'entendre 5 fois par jour le muezzin* appeler à la prière avec des hauts parleurs me ficherait les boules ... Que les mosquées restent sans minaret (puisque c'est ça la votation) ne me gêne pas : j'approuve le vote suisse et je suis certain que si j'avais eu à voter je l'aurai fait pour cette même interdiction.Déjà que les cloches à toutes les heures dans certains villages me gonflent aussi ... vive la tranquillité!*" Le muezzin (du turc : müezzin, lui-même de l'arabe mu-ain celui qui fait l'appel) est le membre de la mosquée chargé de lancer l'appel à la prière (adhan), au moins cinq fois par jour, souvent depuis le sommet d'un des minarets de ladite mosquée. Cet appel par la voix a semble-t-il été choisi pour se démarquer de l'appel juif, par une corne, et de l'appel chrétien, par une cloche et également parce qu'il est le moyen le plus naturel d'appeler.Le muezzin est choisi pour sa voix et sa personnalité. Dans certaines mosquées, il se place tour à tour face à chaque point cardinal lorsqu'il appelle à la prière ; pendant la prière, il se place parfois sur une plateforme particulière, appelée en turc müezzin mahfili, opposée au minbar et il répond aux sermons de l'imam."
Dernière modification par AJH (30-11-2009 13:48:47)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#977 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7998" \l "p7998" 30-11-2009 13:59:58
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Sandy a écrit:
Rien ne remplacera les 90% de notre consommation d'énergie. Il n'y a pas de magie, c'est de la science.
Peut être as-tu raison, mais malheureusement tu ne fondes ton opinion sur rien du tout, c'est juste sur une conviction personnelle.
Tu vis sur Pluton ? Tu n'as jamais entendu parler de "ressources non-renouvelables" ? C'est pas une opinion, c'est un fait: le pétrole et consorts sont en quantité finie dans le sol, et ils représentent 90% de notre consommation d'énergie. Une fois que la source se tarie, il n'y a pas de magie: fini, kaput, ciao-ciao, bye-bye. Faudra se contenter des 10% d'énergie alternative restants (que l'on pourra éventuellement développer jusqu'à 20%, allez). Et passer de 100% à 20%, baisser, le capitalisme ne "sait" pas faire. Il faudra inventer un autre système économique, dont la tendance naturelle soit vers la frugalité.Il faudra, en particulier, résorber une quantité colossale de monnaie, en free-run à travers le système bancaire, représentant 10 à 100 fois l'économie physique, et dans lequel certains malins réussissent à puiser directement.
#978 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7999" \l "p7999" 30-11-2009 14:18:34
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Zolko, sache que quand je te réponds, je me fais simplement l'avocat du diable, par souci d'objectivité, car tout comme toi je pense qu'on va droit dans le mur. Mais c'est simplement un sentiment, je ne peux pas connaître l'avenir.Donc stp, ne m'insulte pas, je t'ai répondu simplement pour t'aider à te mettre en perspective par rapport à ce qu'ils peuvent penser eux.Et eux ils pensent que la science permettra de résoudre ce problème.Tout comme je ne peux pas me rattacher à une telle certitude vu qu'elle n'est fondée sur rien du tout, je ne peux pas non plus considérer qu'il y a 100% de chance que cela n'arrive jamais.Donc tout ce que je peux dire :C'est 1) Par précaution, les enjeux étant tellement critiques, je préfère lutter pour changer les choses maintenant, surtout que cela va dans le même sens que mes convictions politiques et sociales, pour ne pas avoir de problèmes plus tard, sur le moyen ou le cour terme, plutôt que de me rattacher à la seule conviction que la science résoudra toujours tous les problèmes.Mais 2) Sachant que les capitalistes se rattachent à cette conviction, il faut bien comprendre que les changements ne viendront pas d'eux même.Enfin 3) Etant donné qu'il n'est pas possible d'écarter la possibilité qu'ils arrivent réellement à résoudre le pb par la science, il faut comprendre qu'on n'est pas dans un débat où il y aurait un camp de gens de bon sens, et un camp de gens qui ne racontent que des choses absurdes, il faut comprendre que c'est un débat POLITIQUE, que c'est une affaire de choix politique, et donc qu'on ne réussira jamais à remporter ce choix politique en se posant d'avance en seuls possibles gagnants de ce débat.Il faut rester juste si on veut gagner du terrain dans le débat idéologique et politique. A chaque fois qu'on raconte un truc faux ou que l'on nie un truc vrai, c'est un risque de perdre du terrain.
#979 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8000" \l "p8000" 30-11-2009 14:20:23
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Jacques Roman, je vous relis : il n'a jamais été question d'interdire les mosquées en Suisse: ce n'est QUE les minarets....
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#980 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8001" \l "p8001" 30-11-2009 14:46:35
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Peut-être peut-on devenir partisan d'une souveraineté populaire plus encadrée (par des débats parlementaires par exemple, avec un outil qui ressemblerait à la motion de censure française à l'usage des parlementaires et un 49/3 qui serait le recours au referendum) et moins immédiate que celle que nous proposent les suisses, non?Dans les milieux intellectuels persiste ce sentiment de méfiance systématique à l'égard du peuple ignorant et on préfère diaboliser tout comportement grégaire - démocratie incluse - plutôt que de sérieusement lutter contre l'ignorance. C'est une résignation générale à peine contestée. Et qu'importe que le devenir de chacun soit d'abord imposé par la naissance puis par les luttes acharnées pour les préservations des privilèges. Le savoir est pourtant une des rares choses qui s'enrichit à mesure qu'il se partage.
Je vois la démocratie comme un régime inachevé. Cet inachèvement est même constitutif de la vie démocratique dans la mesure où il montre sa capacité à accueillir le conflit en faisant droit à l'indétermination du social. Claude Lefort
#981 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8002" \l "p8002" 30-11-2009 14:47:17
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Jacques Roman a écrit:
Crises économiques ; référendum suisseZolko (7990),Pour ce qui est des crises économiques, je me référais à l'article de Scott Reynolds Nelson reproduit par Étienne, qui ne mentionnait que trois de ces crises : 1873, 1929, 2008.Je n'ai pas connaissance d'une crise économique de 1989, mais bien du "lundi noir" du 19 septembre 1987 (krach boursier suite à l'annonce du déficit commercial améréricain. Dix ans ans plus tard, en 1997, au autre crise mondiale qui a d'ailleurs commencé dans mon pays d'adoption, la Thaïlande, à la suite de problèmes bancaires et immobiliers.De toute façon, on retrouve les banques - donc la monnaie et les instruments financiers - dans toutes ces crises, alors que jusqu'à présent la pénurie de ressources naturelles n'y a joué pratiquement aucun rôle sauf erreur de ma part. Je me demande même si les bourses ne prospèrent pas justement quand l'offre est relativement rare ?Passons maintenant à la grande question : le dernier référendum suisse (la votation, comme ils disent).Mon cher Zolko,vous devez être construit en acier si vous n'éprouvez pas au moins lune légère inquiétude devant ce qui vient de se passer en Suisse. Bien que ce soit, heureuement ! un peu plus compliqué que ça, on a bien l'impression que par le biais de l'initiative populaire nos voisins suisses ont la possibilité de voter dans les 5 minutes ou presque toute proposition présentée par un groupe de citoyens quelconques, et de mettre le résultat dans leur constitution, à partir de quoi ça devient la loi suprême du pays.J'ai apprécié - pas seulement au passage -et je pense le plus grand mal de ce qui vient de se passer.On rejoint la discussion (non aboutie) que Sandy et moi avons eu sur un autre fil concernant la distinction à faire entre souveraineté populaire et souveraineté nationale. Sandy, et vous aussi, Zolko, êtes partisans du système de la souveraineté populaire, dans lequel la volonté générale, à laquelle on doit toujours se plier, est exprimée exclusivement par les votes du peuple.Pour ma part, je suis partisan du système de la souveraineté nationale, dans laquelle le peuple s'est fixé à lui-même, en adoptant la constitution, des règles concernant l'exercice de la souveraineté. D'autres parleraient de contrepoids, mais je n'aime pas cette idée de contrepoids, proche de la conception de l'État monstre inévitable, et parler de l'exercice équilibrée des pouvoirs me paraît préférable. L'exercice équilibré des pouvoirs, y compris par le peuple, suppose qu'à côté de la démocratie directe on accepte la démocratie représentative ; qu'on réserve la démocratie directe (et la constitution) aux questions d'organisation et de fonctionnement des pouvoirs publics ; et qu'en règle générale on recoure à la démocratie représentative pour les questions qui demandent expertise et réflexion. Le système de la souveraineté nationale implique en outre que des juridictions (administratives et constitutionnelles) veillent à la bonne application du système, qui est forcément démocratique s'il a été accepté référendairement.Plus précisément, on pourrait dire que dans le système de la souveraineté populaire le peuple est souverain absolu, tandis que dans le système de la souveraineté nationale il a accepté, en votant la constitution, de borner l'exercice de son pouvoir.Vous vous félicitez du récent vote suisse sur les mosquées ? Pour rester dans le même registre (il y en a bien d'autres), je suppose que vous ne verriez pas d'objection à ce que, par référendum, on interdise les clochers ou les synagogues, on oblige à aller à la prière cinq fois par jour, ou l'on punisse l'homosexualité de la peine de mort.Je connais très mal la constitution suisse, extrêmement longue et touffue, mais elle comporte des garde-fous, heureusement. Il reste possible que l'affaire des mosquées ne s'arrête pas là. JR
Jacques vous savez, je vous respecte beaucoup, tout comme tous les intervenants de ce forum.Donc svp je vous demande de me respecter aussi en retour, en évitant de détourner mes propos.Comme je vous ai expliqué plusieurs fois, la souveraineté populaire n'a rien d'incompatible avec la représentation, j'ai même affirmé plusieurs fois que la représentation était absolument nécessaire, donc il ne s'agit en aucun cas d'une démocratie directe.Le modèle que je défends est un modèle républicain. C'est donc une démocratie représentative. Donc svp ne travestissez pas le débat qu'on a pu avoir entre la souveraineté populaire et la souveraineté nationale en le résumant un débat entre démocratie directe et démocratie indirecte, sachant que le débat, et vous le savez très bien, a eu lieu principalement sur la définition que l'on donne aux mots, et notamment à la notion de "représentant" ou de "représentation".Sachant que pour moi il n'y a pas de représentation possible sans responsabilité effective, et que cette responsabilité ne peut exister que si les mandataires rendent des comptes sur l'initiative des citoyens, et s'ils sont révocables à tout moment par les citoyens.Votre réaction par rapport à l'exemple suisse me pose problème.L'idée qu'il est bon que des élus s'opposent à la volonté du peuple me fait froid dans le dos, je vous ai déjà dit que pour moi cette idée c'est le fondement même de l'aristocratie, et c'est profondément anti-démocratique.Il vous faut comprendre que peu importe le type d'organisation que l'on mettra en place, il y aura toujours la possibilité que soient prises des mauvaises décisions. La nature humaine est faite ainsi, on est capable du meilleur comme du pire, et on peut avoir raison ou tout simplement se tromper, aucune construction humaine ne peut empécher cela.Alors vouloir trouver je ne sais quelles solutions pour s'opposer au peuple quand il se trompe, non seulement c'est absurde et vain, parce que qui va s'opposer à ceux qui s'opposent au peuple quand eux même se trompent et quand le peuple a raison ?, mais en plus c'est néfaste, parce que c'est ne pas comprendre le but d'une démocratie.Le but d'une démocratie c'est la liberté !Et la seule chose que nous pouvons faire, et que les gens s'acharnent à développer ici sur ce forum, c'est d'essayer de trouver des moyens d'empécher les abus de pouvoir qui menacent cette liberté. Quel but pour la démocratie si ce n'est de permettre à chaque personne, à égalité de condition et de statut avec toutes les autres, de prendre part à la détermination collective, par la discussion publique, des buts et des règles de fonctionnement de la société ?La démocratie c'est le refus de l'arbitraire ! C'est le refus de se laisser imposer des choses arbitrairement par d'autres. Un régime sur la souveraineté nationale ne sera jamais un régime démocratique.
#982 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8003" \l "p8003" 30-11-2009 14:54:07
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AJH a écrit:
Moi j'avoue que d'entendre 5 fois par jour le muezzin* appeler à la prière avec des hauts parleurs me ficherait les boules ... Que les mosquées restent sans minaret (puisque c'est ça la votation) ne me gêne pas : j'approuve le vote suisse et je suis certain que si j'avais eu à voter je l'aurai fait pour cette même interdiction.Déjà que les cloches à toutes les heures dans certains villages me gonflent aussi ... vive la tranquillité!*" Le muezzin (du turc : müezzin, lui-même de l'arabe mu-ain celui qui fait l'appel) est le membre de la mosquée chargé de lancer l'appel à la prière (adhan), au moins cinq fois par jour, souvent depuis le sommet d'un des minarets de ladite mosquée. Cet appel par la voix a semble-t-il été choisi pour se démarquer de l'appel juif, par une corne, et de l'appel chrétien, par une cloche et également parce qu'il est le moyen le plus naturel d'appeler.Le muezzin est choisi pour sa voix et sa personnalité. Dans certaines mosquées, il se place tour à tour face à chaque point cardinal lorsqu'il appelle à la prière ; pendant la prière, il se place parfois sur une plateforme particulière, appelée en turc müezzin mahfili, opposée au minbar et il répond aux sermons de l'imam."
Je suis d'accord avec vous, sur le fond, j'aurais voté exactement comme la majorité des suisses.Maintenant, il ne faut pas non plus être dupe, c'est une victoire de l'extrême droite, et une victoire de l'extrême droite n'est jamais une bonne chose.Ceci n'aurait jamais eu lieu si les autres organisations politiques ne s'etaient pas opposées à cette mesure.C'est justement ce que j'expliquais à Zolko, il ne faut pas laisser à nos adversaires politiques la possibilité de défendre des choses justes, c'est nous qui devrions les défendre.
#983 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8004" \l "p8004" 30-11-2009 16:31:24
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Oui Sandy, je suis d'accordMais le problème des organisations politiques, justement, c'est qu'elles partent de "présupposés politiques" ; Pour la droite, telle mesure est considérée de droite, alors on la soutient - pour la gauche, telle mesure est considérée de gauche, alors on la soutient ... même si ces mesures sont idiotes et ne correspondent pas à la satisfaction du plus grand nombre ou simplement au "bon sens".
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#984 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8005" \l "p8005" 30-11-2009 16:34:13
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Je ne sais vraiment pas pourquoi cette discussion a lieu dans ce fil "reprendre le pouvoir sur notre monnaie"... si en fait, ca a dévié au message n°7995 ...
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
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Sandy a écrit:
Enfin 3) Etant donné qu'il n'est pas possible d'écarter la possibilité qu'ils arrivent réellement à résoudre le pb par la science.
Mais bougre d'âne, je bosse dans la science, et je te dis que nous, les scientifiques, ne trouverons pas la solution à ce problème thermodynamique. Tu penses qu'un cravateux de Wall-Street est capable de dire comment transformer de l'énergie ? Ce sont des équations que tu peux poser, et il en manque à la fin. Ce qu'il faut comprendre, c'est que la civilisation industrielle de ce dernier siècle est basé sur un phénomène favorable temporaire. Imaginez devoir vivre avec 10 fois moins d'énergie que maintenant (lumières, chauffage, transport, consommation...) Mais avec 10 fois plus d'habitants sur la planète qu'avant la période industrielle ! C'est pas l'âge de pierre, mais pas loin.
#986 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8007" \l "p8007" 30-11-2009 17:12:18
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Mais bougre d'âne toi même ^^ C'est quoi cette façon de me parler ?Ne parle pas au nom de personnes que tu ne représentes pas. Comme je t'ai dit, c'est ta conviction personnelle, et c'est tout. Tu ne peux pas transformer une conviction personnelle en vérité, tu ne connais pas l'avenir et tu ne sais pas ce qui pourra se passer.On peut juste politiquement et le plus objectivement possible dire qu'effectivement on va droit dans le mur et que rien ne laisse penser à un sursaut.Mais c'est une affaire politique, ne traite pas les gens comme tu le fais avec moi, en pensant détenir la vérité absolue sinon tu vas être inaudible.Mets de côté ta conviction et réfléchis à la forme de tes propos stp un peu.
#987 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8008" \l "p8008" 30-11-2009 17:46:59
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Bonjour,Ce qui me turlupine personnellement.C'est que pour certains des solutions sont proposées, sans pour autant comprendre les faits graves qui devraient prédéterminer toute décision.Lorsqu'un trop grand pouvoir est confié à des personnes, il est alors nécessaire de contrôler son utilisation.Au delà de toute idéologie, il s'agit d'une nécessité. J'ai vu ici quelqu'un mentionner que vouloir nationaliser la banque est du communisme. C'est de l'ignorance. De plus Zolko, vous n'êtes pas LES scientifiques, et certains vous l'apprendrez ont d'ores et déjà trouvé et proposé des solutions. Monsieur Holbeck rappelait avec justesse dans son très bon livre, très pédagogique "les 10 mensonges sur l'économie" écrit avec P. Derruder, que l'économie est une science et qu'il n'y a pas de science qui soit une pensée unique. Il y a toujours des contre argumentaires. C'est pourtant ce qu'on nous laisse penser dans nos médias, sans nous montrer les avis contraires, pourtant de personnalités réputées, comme Maurice Allais.Ne reproduisez pas le même phénomène en imposant une pensée unique, la votre, comme celle de l'ensemble des scientifiques.D'autant plus à un âge où les voix les plus justes sont les moins entendues.Mais c'est un autre sujet.Quoi qu'il en soit, limiter la richesse à l'acceptable n'est pas du communisme. C'est la même richesse pour tous, le communisme. La différence est de taille.Un système capitaliste peut exister avec de grandes entreprises publiques.Entreprises publiques d'ailleurs volées à un système capitaliste, par le biais de la corruption, et des trafics d'influences. Nous avons aujourd'hui, et c'est un fait récent, toutes les preuves.(Archives libérées récemment, journalistes indépendants ayant constitués leurs propres agences centrales d'info, etc..)J'entend ici des idéologies dont la conclusion est d'ailleurs parfois fort juste.Toutefois n'oublions de regarder la situation présente avec attention.Et citons quelques chiffres, puisque vous aimez les chiffres, ainsi que leurs lois. Notamment grâce au superbe ouvrage de Michel Collon "Bush, le cyclone".Loi n°1. La concentration des richesses.rachats, fusions, OPA...Les richesses sont de plus en plus concentrées entre des mains de moins en moins nombreuses. Ce système est basé sur la propriété privée des richesses économiques et sur la loi du profit maximum, il en découle que chaque multinationale est obligée, pour survivre, d'éliminer ses concurrents.Début 20ème siècle, un millier de firmes automobiles dans le monde. Aujourd'hui, il en reste neuf. Demain, six.L'aéronautique se limite à deux mammouths : Boeing et Airbus. Même tendance dans la chimie, les ordinateurs, l'agro-alimentaire, tous les secteurs..Comment devenir le plus fort ? Qui gagne cette guerre économique entre concurrents ? Ce n'est pas l'entrepreneur qui a le plus d'ouvrier, au contraire, c'est celui qui parvient à faire le même travail avec moins d'employés. Celui qui exploite le plus facilement ses travailleurs.A Wall Street, si une multinationale annonce qu'elle va licencier dix mille, ou quinze mille ouvriers, son action grimpe. C'est ça être un bon capitaliste ?Les firmes pharmaceutiques, tuent des milliers de personnes, pour faire des bénéfices, car la maladie les rend plus riches. Ils bloquent toute thérapie naturelle, car non brevetable, malgré des efficacités prouvées extraordinaires.Les firmes agro-alimentaires brevettent le vivant, et nous nous nourrissons d'aliments ayant perdu 40% de nutriments en moyenne, depuis 1940. Pour le profit. Sur la vingtaine de molécules reconnues comme étant des vitamines (molécule essentielle à la vie que le corps ne produit pas) combien en consommez vous ?Eux aussi, inventent une idéologie pour justifier cet état de fait. Elle aussi n'est qu'irrationalité.Mais A qui vendre ?si vous avez licencié vos employés à qui vous êtes supposé vendre, et ceux qui restent vous les appauvrissez en baissant leurs salaires autant qu'on vous laisse faire ! Toujours pour être plus compétitif.Appauvrir les travailleurs pour faire des bénéfices, c'est comme ça que se mène la guerre économique.Il y a aux états unis des travailleurs avec deux ou trois emplois et qui restent en dessous du seuil de pauvreté.Est ce ça le capitalisme ?La règle du profit maximum dans un système de concurrence acharnée, mène inévitablement à une situation bloquée.D'une part les riches sont de plus en plus riches et les autres, sont de plus en plus pauvres. Aujourd'hui, les multinationales sont capables de produire 70 millions de voitures par an. Mais elles ne peuvent en vendre que 50 millions.Cette crise permanente de "surproduction" (la capacité de production dépassant celle de payer cette production), nous amène à une seconde loi.Loi n°2 Exportation des capitaux et pillage du tiers monde.La croissance des profits diminue. A quoi servent les profits réalisés ? D'importants capitaux restent non utilisés, car ils ne trouvent pas de débouchés suffisamment attractifs. Des chômeurs et des intérimaires sous-payés ne représentent pas un excellent marché.Oh bien sûr, les "capitalistes" pourraient se réunir et décider simplement collectivement d'augmenter un peu les salaires, donc le pouvoir d'achat, donc leur capacités de vendre. Mais alors, ils ne seraient pas ces "duellistes s'affrontant sur un fil de fer et dont un seul peut survivre".Chaque capitaliste ne peut que raisonner dans son intérêt individuel, et donc il tendra forcément à baisser la masse salariale autant que possible.Alors où placer les capitaux ? Il faut les exporter et les investir dans le tiers-monde, où la terre ne coûte rien, et les matières premières quasi rien, on peut y gagner bien plus. Pas de syndicats, pas de droits, et des dictatures quand il faut, et ma foi fort appréciées des grands patrons.L'exportation des capitaux se réalise soit sous forme de prêts (aux Etats, aux banques, aux entreprises), soit sous forme de création ou de rachat d'entreprises. L'énorme différence de pouvoir et de richesse permet au plus fort d'imposer ses conditions.D'où vient, à ce propos, notre richesse ?L'Espagne et l'Europe sont devenues riches au 17è siècle, parce qu'elles ont volé l'or et l'argent en Amérique latine, en massacrant les Indiens et sans rien payer. Si la France, l'Angleterre, et les EU sont devenus si riches c'est grâce à l'esclavage, en volant des êtres humains à l'Afrique. Sans rien payer. Belgique et Hollande au 19ème siècle, sont devenues si riches en volant les matières premières de l'Afrique et de l'Asie, sans rien payer.Balzac disait : derrière chaque grande fortune se cache un crime.Et aujourd'hui ? Derrière cette facade démocratique, la situation n'est pas la même, elle est perfectionnée.4% du prix de votre carré de chocolat revient au paysans du tiers monde qui ont produit le cacao. C'est pareil pour la totalité des matières premières. (Est ce donc le capitalisme ? Je produis mais ne touche pas le fruit de mon travail ? N'est pas là un problème fondamental ?)Ecart des nations riches et pauvres au 19ème siècle : De 1 à 3.Ecart il y a 50 ans : de 1 à 44.Ecart aujourd'hui : de 1 à 80.Comment justifier ce vol par une idéologie ? C'est un mystère pour moi que des criminels puissent justifier leurs crimes ainsi. Je pensais qu'il y avait consensus pour dire que le crime était mauvais dans nos sociétés bien pensantes.loi n°3 : La guerre comme moyen de s'approprier des richesses.les multinationales poursuivent trois objectifs :1. Contrôler les matières premières.2. Contrôler la main d'oeuvre qualifiée et de bon marché.3. Dominer les marchés pour vendre leurs produits.Au delà des horreurs, et alors que des armées privées comme les Blackwater, en dehors de toute juridiction, perpétuent des crimes innomables au nom des Etats, les guerres ne sont que de simples tactiques commerciales. Et à chaque guerre on vous parlera de "reconstruction"Le but est de transformer le pays conquis en terre de profits.En Irak, Halliburton et Bechtel, tout le monde le sait à présent, se sont engraissées sur le dos du peuple Irakien et du contribuable US. Mais le pillage est plus vaste que ce qui a été dit.L'administrateur d'Irak, Paul Bremer, a annoncé la privatisation de deux cent sociétés irakiennes publiques qui assuraient la production de biens très divers, du ciment au papier en passant par les laves linges. Il a imposé une centaine d'arrêtés. L'un deux stipule qu'aucun gouvernement irakien élu ne pourra les modifier (vive la démocratie souveraine). L'arrêté 37 réduit les impôts sur les sociétés de 40% à 15% (comment assurer les besoins de la population sans revenus ?)L'arrêté 39 autorise les sociétés étrangères à posséder 100% d'une société irakienne (sauf dans le secteur des ressources naturelles). Les investisseurs peuvent donc sortir l'intégralité de leurs bénéfices.Pour quel intérêts ? l'arrêté 81 interdit aux agriculteurs de réutiliser des semences !!!Les firmes Monsanto, Dupont et Dow Chemicals se sont empressées d'imposer aux agriculteurs irakiens ruinés leurs semances génétiquement modifiées et leurs pesticides. (Qui ont la qualité que l'on connait...)Voilà donc que la fertile vallée entre le Tigre et l'Euphrate se transforme en gigantesque champ d'expérimentation pour OGM. (50% des semences de blé fournies sont destinées à produire des pâtes, or les Irakiens n'en mangent pas, de pâtes). Comme au temps des colonies, une terre conquise n'appartient pas à son peuple, mais aux grosses sociétés.Ok, au moins tout le monde admet que l'Irak c'est pour Exxon et chevron. Mais c'est pareil pour toutes les opérations "humanitaires" des grandes puissances. Le congo, pour du diamant, du coltan, de l'uranium et d'autres minerais. La guerre contre la Yougoslavie pour privatiser une économie jugée trop collective et contrôler sa main d'oeuvre qualifiée et ses marchés. L'afghanistan pour contrôler les routes stratégiques et encercler militairement la Chine.Fêtons ensembles le record d'Exxon, réalisant en 2007 un bénéfice dans l'année de 40 milliards de dollars.Réalisez-vous pour qui ces guerres ont lieu (banquiers internationaux et grandes firmes) ? Et donc, que les intérêts de ceux qui les orchestrent (des politiques) convergent avec ceux de ces mêmes firmes, lorsqu'ils ne forment pas qu'un ?!!Que la méthodologie est machiavélique ? En frappant, par exemple, en premier lieu les sources d'information du pays pour éviter que les sources officielles de nos Etats ne soient démenties ? Profitons en pour parler de nos médias.______________________________________________________Pourquoi ne peut on leur faire confiance ?Examinez donc la composition des conseils d'administrations des grands médias US, dans un tableau dressé à partir de l'excellent livre de Geoffrey Geuens "tous pouvoirs confondus - Etat, capital et médias à l'ère de la mondialisation" (Epo, Bruxelles, 2003).Sont ils neutres ? Vraiment ?________________________________________________________________________________Présence directe dans les conseils d'administration des 10 plus grands médias US :MULTINATIONALES : Texaco, Chevron, Ford, American Express, McDonald, ITT, Philip Morris, Wall Street, Coca Cola, IBM, Pepsi, Boeing, Fedex, Carlyle, Bristol, Schering, Dell, Colgate-Palmolive, Daimler Chrysler, Chase Manhattan Bank, Honeywell, Amazon, Crédit Suisse, CBS, Lafarge, Chubb, Tandy, Fiat, Alcatel, Kellog, Unilever, Ericsson, Banco Nacional de Mexico, Televisa, JP Morgan, Ogilvy, Sun, Lehman Brothers, Hanson, Alcoa, Campbell, Johnson & Johnson, Kodak, Union Pacific, Continental Airlines, Penny, Goldman Sachs, Lazard, AOL Latin America, JC Penney, United Carbide, Revlon, Xerox, Pfizer, Gillette, Paramount, Seagram, Polaroid, Lexmark, Heinz, Sun, Compaq, Walt Disney, Suez, Polaroid, Lexmark, Heinz, Renault, Club Med, Bouygues, Hollinger, Sotheby's, Vivendi, Hasbro, British Airways, Microsoft...POLITICIENS :Kissinger, Brzezinski, Perle, Volcker, Michell, Carla Hills, Gingrich, Carrington, Thatcher, Giscard d'Estaing, Schmidt, Yamani, Burt, Shlomo Gazit...COMPLEXE MILITATO-INDUSTRIEL :Lucent Technologies, Bombardier, United Defense, Lagardère, Dassault...__________________________________________________________________________________Je vais laisser là les rappels imposés, bien qu'il y ait bien plus à dire.Réveillez vous.Le problème fondamental n'est pas idéologique. Il est pratique.Comment en est on arrivé là ?Ce système s'écroule.Ce qui nous arrive dans la figure, est plus terrible que ceux que vous appelez conspirationnistes vous annoncent. Car je préfère la mort, à une vie d'esclave. Car après tout, on ne meurt que de vivre comme dirait Patrick.La question, n'est pas de savoir si vous êtes capitaliste, ou communiste, ou droitier, ou gaucher.Elle est de comprendre, par quels mécanismes le pouvoir s'agglutine chaque jour dans des mains moins nombreuses. Et comment éviter cela à l'avenir.Elle est de comprendre le rôle primordial qu'ont joué les institutions bancaires privées et indépendantes dans les crimes de haute trahison et la corruption.De comprendre les liens chaque jours plus forts entre les gouvernements, les médias, les firmes, et les banques.Elle est d'appréhender l'ensemble de ces mécanismes, pour pouvoir trouver une solution, représentant une avancée sur un plan éthique et moral.Elle est de sortir du conditionnement imposé par une classe dominante, qui contrôle entièrement, ou presque, nos médias. Et pratique sans gêne la censure, la propagande, et la pensée unique.Une chose au demeurant est certaine. Si vous voulez vous vanter d'avoir des solutions. Alors prenez conscience du réel problème.Car si certains ici le savent bien, en partie, ou peu, tentent de le rappeler, ou ne l'expriment pas, d'autres ne le savent tout simplement pas.Nous pouvons vivre dans une société qui soit individualiste. Où chacun peut gagner sa vie, en fonction du travail qu'il fournit, ce qui n'est pas le cas actuellement.Mais dans tous le cas, nous devons vivre dans une société, qui ne permette pas un à individu de posséder un pouvoir trop important sur les autres.Quelle est donc la solution ? Il me semble qu'il faille limiter la richesse, interdir les monopoles sur ce qui est essentiel à l'Homme, l'éducation (notamment par les médias) le vivant, les ressources essentielles, ... Je ne suis pas comme vous si éduqué sur ces questions, et ce n'est pas à moi de décider pour tous, sur de tels sujets. Mais J'ose espérer que des passionnés, et pour certains des spécialistes, comme vous, puissent trouver les solutions. J'espère même que vous en trouverez plusieurs, que nous pourrons proposer au peuple.Mais il y a une évidence.Il est hors de question de laisser ces crimes perdurer.Et ce n'est pas seulement que l'on peut, mais bien que l'on doive l'imposer.J'impose messieurs qu'il soit interdit à une entreprise privée de "créer" de la monnaie, quelle que soit sa forme.Et cela n'a strictement rien de débattable, hormis pour des incultes qui se croient savant, ou des personnes sans conscience. Car c'est du vol manifeste et que je n'ai besoin de demander l'avis de personne pour refuser de me faire voler.Pour ceux là cependant, lisez donc Michel Collon, lisez ou écoutez Annie Lacroix Riz, Ecoutez ou lisez pierre hillard, lisez Eva Golinger , etc...lisez ce discours de Matthias Rath à Auchwitz : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?id=229" http://etienne.chouard.free.fr/forum/vi
php?id=229Et apprenez messieurs l'urgence de la situation et l'importance de raisonner de façon pragmatique et concrète.Car ceci est une guerre portée à l'encontre de tous les Hommes. L'ignorance de ce qui semble être une majorité n'est pas une raison suffisante pour nous, de raisonner entravé. ll nous manque à tous une série de données, du fait de la Censure, dont notamment, dans le domaine des énergies libres où toutes les solutions trouvées menant à l'indépendance de l'Homme sont tout simplement bloquées.Nous sommes tous les victimes de cette guerre.Et nous nous devons de la gagner.De votre travail ici dépend ce combat vital.Sortez de vos conditionnements, raisonnez librement, tel était le message de monsieur Chouard, celui d'imaginer que l'on est le pouvoir, ce qui signifie de raisonner en dehors de ce système et non pas de l'intérieur.Votre réponse pourrait sauver le monde, en commençant par la nation.Alors il est temps de se responsabiliser.Je serais le premier à être chaque jour dans la rue pour diffuser vos idées, à une condition précise.Qu'elles permettent que ceci ne se reproduise pas ! Et le moyen le plus sûr est déjà d'avoir conscience de vos ennemis, et du monde dans lequel vous vivez réellement. Qui n'est pas, loin de là, celui que vous croyez. Car ceux qui savent, découvrent qu'ils savent en fait, bien peu. Et chaque jour davantage sont poussés à découvrir des horreurs sans nom !Prenez bien conscience que ce qui se passe aujourd'hui est d'une gravité alarmante. Et que cela empire chaque jour. Que l'extrémisme est devant vous, ainsi que le fascisme. Est ce que des êtres inhumains ont créés ce système ? Où est ce système qui a créé des êtres inhumains ?Vous pouvez imaginer la société de demain librement, mais pour être plus efficace, il faut également vous être formés, (ou vous reformer !) à ce qui se passe réellement dans le monde.Je le rappelle encore, des éléments nouveaux, et davantage de preuves, apparaissent chaque jour !
Dernière modification par resistoyen (30-11-2009 20:02:04)
#988 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8009" \l "p8009" 30-11-2009 20:44:52
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Énergie infinie à portée de main (mais pas tout de suite) et laïcité toujours menacéeZolko, vous êtes peut-être un peu trop pessimiste. Le soleil déverse tous les jours sur notre terre beaucoup plus d'énergie que toute celle que nous consommons tous pendant des années... non ? Et les idées pour récupérer cette énergie-là, propre et abondante, commencent à peine à émerger.Voyez le site passionnant, foisonnant, de Jean-Pierre Petit sur le sujet des énergies renouvelables : HYPERLINK "http://www.jp-petit.org/ENERGIES_DOUCES/energies_renouvelables.htm" http://www.jp-petit.org/ENERGIES_DOUCES
lables.htmIl est peut-être un peu présomptueux de prédire qu'on narrivera JAMAIS à remplacer les énergies fossiles, il me semble.Cependant, pour aller dans votre sens, la passionnante conférence de Jean-Marc Jancovici du 27 mars 2008 devant les ingénieurs de SPIE fout vraiment les jetons ; c'est passionnant, mais la situation paraît désespérée : HYPERLINK "http://storage02.brainsonic.com/customers2/entrecom/20080227_Spie/session_1_fr_new/files/index.html" http://storage02.brainsonic.com/custome
index.htmlPar ailleurs, il est vrai que les crapules oligarques sont capables de nous exterminer tous pour conserver leurs privilèges, sans nous laisser le temps de mener à bien une révolution énergétique.
Jacques : moi aussi, jaurais voté contre les minarets, je pense, comme jaurais aussi voté contre TOUS les signes de prosélytisme religieux, à propos de toutes les religions : à mon sens, la laïcité est un combat permanent contre le prosélytisme des prêtres de tout poil et leur police de la pensée. La religion est une affaire privée qui doit rester privée. Les guerres de religion, on a vu ce que ça donnait, ça suffit.Étienne.PS : AJH a raison : revenons à la monnaie, s'il vous plaît, sujet de ce fil. Et pour poursuivre la conversation sur la laïcité, on peut prendre le fil du référendum ou créer un nouveau fil. Ça en vaut la peine : la la¨¨icité est un vrai beau sujet institutionnel.Pour les perspectives technologiques de production d'énergie, ce serait mieux d'utiliser le blog (créé pour les questions non institutionnelles), non ?
#989 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8010" \l "p8010" 30-11-2009 21:38:04
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Merci resistoyen, pour HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8008" \l "p8008" votre très intéressante synthèse.M'autorisez-vous à en publier une partie dans le blog ?
Moi, décidément, pour arraisonner les plus forts, je ne vois que le droit.Et plus précisément, le droit du droit : qui peut écrire le droit et qui contrôlera (tous les jours) celui qui écrit le droit ? Ce droit du droit est dans la constitution. Et plus précisément encore : qui va écrire ce droit du droit. Logiquement, je remonte à la source du mal.Et je tombe invariablement sur le processus constituant et sur le contrôle constitutionnel.Tant que nous ne serons pas des millions à avoir compris et intégré cette analyse fondamentale (tout se joue au moment de décider qui va écrire la constitution et qui a la faire respecter), tant que nous laisserons les plus riches (et leurs marionnettes élues) écrire le droit du droit et donc le droit, l'asservissement est garanti, l'émancipation restera une utopie, nous sommes condamnés à l'esclavage, effectivement, nous sommes réduits à gesticuler dans nos fers.Mais puisque la clef est là, sous nos yeux, à portée, c'est vraiment bien fait pour nous.Les banquiers, eux, ils écrivent et contrôlent soigneusement la constitution (européenne, par exemple).Décidement, les banquiers sont moins bêtes ; c'est la sélection naturelle, finalement.Étienne.
#990 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8011" \l "p8011" 01-12-2009 02:32:12
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Référendum suisse, souveraineté nationale/populaireAJH et Étienne ont raison, ce débat n'a pas sa place ici mais (à mon avis) sous le fil 3J ("Les citoyens devraient pouvoir déclencher eux-mêmes des référendums décisionnels") de la rubrique "Contrôle des pouvoirs" : pas la peine de créer un nouveau fil. Je me suis laissé emporter par la remarque incidente de Zolko. Je répondrai donc à Sandy sur ce fil 3J.Merci à AJH de m'avoir fait remarquerl'imprécision de mon message 7995 ("mosquée" au lieu de "minaret" : j'ai indiqué la correction dans le message lui-même). Je trouve moi aussi très intéressant le message de resistoyen, et sans pouvoir (par mon ignorance) reprendre à mon compte toutes ses affirmations, je me sens en harmonie avec son analyse.Toutefois, là encore, cette analyse excède le sujet "Reprendre le pouvoir sur notre monnaie". Il me semble qu'elle aurait sa place au numéro 43 de la rubrique "Vos critiques, vos propositions", fil d'AJH intitulé : "Une constitution "sociétale"", peut-être en élargissant l'intitulé du fil ? JR
Dernière modification par Jacques Roman (01-12-2009 04:32:16)
#991 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8013" \l "p8013" 01-12-2009 08:26:25
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Étienne a écrit:
Merci resistoyen, pour HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8008" \l "p8008" votre très intéressante synthèse.M'autorisez-vous à en publier une partie dans le blog ?Étienne.
Avec plaisir, il est toutefois important de citer les sources que j'ai mentionnées. C'est leur travail bien plus que le mien, en particulier Michel Collon pour toute la première partie.J'aurais pu aller beaucoup plus loin, mais, il vaut mieux faire court. Il est toutefois important de comprendre que la perte du pouvoir de création monétaire est une infamie perpétuée par des personnes dénuées de scrupules dans un système qui se revendique l'être. Il n'est pas débattable. Quelle que soit la solution trouvée elle ne peut en aucun cas laisser un tel pouvoir à des mains privées. C'est un non sens total, un pur conditionnement, une bêtise sans nom due à l'ignorance du comment, et du pourquoi.
Dernière modification par resistoyen (01-12-2009 09:52:35)
#992 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8014" \l "p8014" 01-12-2009 08:34:40
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A l'optimisme d'Etienne (message 8009 plus haut concernant l'énergie solaire), je voudrais "opposer" le pessimisme de Jancovici sur cette apparente solution: HYPERLINK "http://www.manicore.com/documentation/solaire.html" http://www.manicore.com/documentation/solaire.html
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#993 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8015" \l "p8015" 01-12-2009 09:16:21
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Il faut différencier deux choses. L'investissement dans des équipements actuels, pour une visée à court terme, et l'investissement dans la recherche et le développement, pour une visée à long terme.Je crois que notre modèle économique actuel est incapable de déployer des financements suffisants pour des visées à long terme, du fait de l'omniprésent souci de rentabilité. Seul l'état peut mener de telles politiques volontaristes.Et c'est pourquoi ce n'est pas une question d'optimisme ou de pessismisme, mais une question de volonté politique.
#994 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8016" \l "p8016" 01-12-2009 12:27:45
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Voyez le site passionnant, foisonnant, de Jean-Pierre Petit sur le sujet des énergies renouvelables : HYPERLINK "http://www.jp-petit.org/ENERGIES_DOUCES/energies_renouvelables.htm" http://www.jp-petit.org/ENERGIES_DOUCES
lables.htm
Je ne peux pas résister à ce bon mot: HYPERLINK "http://en.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Petit" J-P Petit est un ancien de Sup'Aéro, comme moi. Il nous a un jour fait une conférence sur les modes de propulsion du futur (genre soucoupe volante) et plus tard ses lignes de crédits de recherche furent coupés comme trop délirants. Il a crié haut et fort à l'injustice, qu'il a des infos d'extraterrestres qu'il a rencontrés, il a même décrit leur civilisation, et il s'est avéré que c'était un coup monté par le KGB pour insuffler sa propagande. Hilarant.C'est HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Ummo" véridique.Et je ne suis pas pessimiste: je pense qu'à terme (dans 1 siècle) l'humanité vivra sur une Terre plus raisonnablement. Mais d'ici à la fin du siècle, ça sera la boucherie. Sauf si on anticipe, si on ne croit pas au Père Noël, si on ne croit pas aux baguettes magiques. Je n'exclut pas totalement l'existence de baguettes magiques, mais c'est à ceux qui y croient de le prouver, pas à moi de prouver sa non-existence.En attendant, l'hypothèse la plus probable est que, à la fin du siècle, nous ayons à nous passer de 80% de l'énergie que nous consommons. Imaginez, d'un point de vue quotidien, ce qu'une réduction par un facteur 5 de toute consommation d'énergie impliquera. Rien que pour l'éclairage public par exemple. Les pots de yahourt, votre trajet au boulot (plus de bagnole !), les vacances au ski, les tomates en hiver, TOUT. Et je crains que le système monétaire/capitaliste actuel ne soit pas capable d'anticiper ce genre de choses, et nous mène directement au mur. Avec un slogan style : "jusque-là, tout va bien"
#995 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8017" \l "p8017" 01-12-2009 12:44:56
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Tu vois Zolko, tu peux être sage quand tu veux INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Mes remarques ne visaient ni plus ni moins qu'à te demander de faire preuve de la même rigueur et prudence que celle dont tu fais preuve dans ce message.Donc 2 choses à retenir :- "on va droit dans le mur" "sauf si on anticipe"- "je crains que le système monétaire/capitaliste actuel ne soit pas capable d'anticiper"
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#996 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8018" \l "p8018" 02-12-2009 08:52:55
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Pour revenir à la monnaie, n'hésitez pas à lire et à intervenir : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2009/11/30/102-largent-mode-demploi-un-commentaire-par-andre-jacques-holbecq" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/f
es-holbecq
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#997 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8020" \l "p8020" 02-12-2009 15:35:29
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Je ne comprends pas très bien le débat qui vous sépare ? Paul Jorion pense que les banques privées ne créent pas de monnaie ?
#998 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8021" \l "p8021" 02-12-2009 18:35:35
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AJH a écrit:
Pour revenir à la monnaie, n'hésitez pas à HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2009/11/30/102-largent-mode-demploi-un-commentaire-par-andre-jacques-holbecq" lire et à intervenir
Pour Paul (si jai réussi à suivre son raisonnement qui nest évidemment pas le mien), si Casimir dépose 100 de monnaie scripturale sur son compte à sa banque (dépôt à vue), le système de réserves fractionnaires (disons de 10%) permettrait à sa banque de prêter 90 à Oscar en les retirant (sans le lui dire) des 100 de Casimir, qui, les déposant à sa propre banque pourrait ainsi prêter à Auguste 81 en les retirant du compte dOscar (toujours sans le dire), etc. (p.142 et suivantes).Jignore doù vient cette mauvaise compréhension qui part sur lidée que les banquiers prêtent une partie des dépôts à vue de leurs clients et gardent 10% (ou tout autre montant) en « réserves fractionnaires »
Euhhh... il me semble que "Paul" a raison, c'est bien ce qui se passe. C'est la définition du système de réserve fractionnaire. En quoi n'êtes-vous pas d'accord ?
Pour finir noublions pas de préciser que lorsquun emprunteur rembourse, à sa banque, le capital emprunté (et dépensé), sa banque efface sa reconnaissance de dette : la monnaie est ainsi détruite (nous ne parlons pas ici des intérêts).
C'est bien dommage de ne pas parler des intérêts. Pour certains (le milliard de musulmans par exemple) le principe même d'intérêts, l'usure, est LE problème. Donc si vous parlez de tout SAUF des intérêts, je crains que vous ratiez des réflexions fondamentales. HYPERLINK "http://www.front-plan-c.eu/Forum/viewtopic.php?f=17&t=55" Selon moi, la création monétaire par un système de réserver fractionnaire ne poserait pas nécessairement problème s'il n'y avait pas d'intérêts dessus.
#999 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8022" \l "p8022" 02-12-2009 22:21:50
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Sandy a écrit:
Je ne comprends pas très bien le débat qui vous sépare ? Paul Jorion pense que les banques privées ne créent pas de monnaie ?
Exact, c'est ce qu'affirme Jorion.
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#1000 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8023" \l "p8023" 03-12-2009 08:16:15
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Bonjour ZolkoLes réserves fractionnaires représentent un montant que les banques sont tenues de bloquer en banque centrale. Elles représentent un pourcentage (2% dans la Zone euro) du montant des dépôts Mais "du montant des dépôts" n'est pas "des dépôts" , et n'est pas issu des dépôts mais des trésoreries des banques (leurs propres "liquidités") ou de leurs emprunts sur le marché monétaire.Ce n'est pas leur seul besoin de monnaie centrale: il y a aussi les demandes en billets de banque et les besoins de soldes de compensation (nul pour ce dernier si on considère l'ensemble des banques d'une zone monétaire les soldes négatifs des unes correspondants aux soldes positifs des autres)Pour les intérêts, oui il faut en parler (mais ce n'était pas le sujet de cet article) ... mais contrairement à cette "légende urbaine" les banques musulmanes appliquent bien des intérêts même si ça ne porte pas ce nom.
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AJH a écrit:
Les réserves fractionnaires représentent un montant que les banques sont tenues de bloquer en banque centrale. Elles représentent un pourcentage (2% dans la Zone euro) du montant des dépôts Mais "du montant des dépôts" n'est pas "des dépôts" , et n'est pas issu des dépôts mais des trésoreries des banques (leurs propres "liquidités") ou de leurs emprunts sur le marché monétaire.
Je ne vous suis pas, là. "monnaie bloquée en banque centrale" ... ?La banque centrale impose une fraction obligatoire pour la réserve (d'où le nom) mais cette réserve (de liquidités) est maintenue dans les coffres de la banque (ce qui est logique). Ce n'est donc pas de la monnaie bloquée en banque centrale, mais "bloquée" dans les coffres de la banque elle-même. Cette réserve sert à rembourser ceux qui souhaitent retirer leurs avoirs dans la banque (en espérant qu'ils ne le fassent pas tous à la fois).Selon HYPERLINK "http://wzus1.ask.com/r?t=p&d=us&s=a&c=a&l=dir&o=ffx&ld=4069&sv=0a5c4254&ip=5643f256&id=F20A125D2C9BE5E9363A9DD59267C334&q=fed+money+creation+mechanics&p=1&qs=2417&ac=1&g=16e1GnslwVBDoJ&vc=9&ocq=0&ocp=0&ocu=0&ocf=0&qa1=168&en=te&io=0&ep=&eo=&b=a004&bc=&br=&tp=d&ec=1&pt=MODERN%20MONEY%20MECHANICS&ex=tsrc%3Dtled&url=&u=http://www.rayservers.com/images/ModernMoneyMechanics.pdf%20" MODERN MONEY MECHANICS, What Are Bank Reserves? Currency held in bank vaults may be counted as legal reserves as well as deposits (reserve balances) at the Federal Reserve Banks. Both are equally acceptable in satisfaction of reserve requirements.
Jignore doù vient cette mauvaise compréhension qui part sur lidée que les banquiers prêtent une partie des dépôts à vue de leurs clients et gardent 10% (ou tout autre montant) en « réserves fractionnaires »
de HYPERLINK "http://en.wikipedia.org/wiki/Fractional-reserve_banking" Wikipedia ? Fractional-reserve banking is the banking practice in which banks keep only a fraction of their deposits in reserve (as cash and other highly liquid assets) and lend out the remainder while maintaining the simultaneous obligation to redeem all these deposits upon demand.(...) Central banks generally mandate reserve requirements that require banks to keep a minimum fraction of their demand deposits as cash reserves.
Pour les intérêts, oui il faut en parler (mais ce n'était pas le sujet de cet article) ... mais contrairement à cette "légende urbaine" les banques musulmanes appliquent bien des intérêts même si ça ne porte pas ce nom.
Ce n'est pas une légende urbaine, c'est la religion musulmane. Le fait que les banques "islamistes" contournent l'interdiction d'usure ne montre qu'une chose: les banquiers, musulmans, chrétiens ou ostrogoths, sont tous des voleurs et des menteurs.Et concernant les intérêts, je vais prendre le problème à l'envers: si les banques ne pouvaient réclamer des intérêts sur l'argent qu'ils ont le droit de créer, le feraient-ils encore ? Les intérêts sont le seul intérêt pour les banques dans la création monétaire. Parler de la création monétaire par les banques commerciales sans parler des intérêts perçus dessus est... sans intérêt. Et pour le prouver, essayez-donc de re-écrire votre texte en tenant compte, cette fois, des intérêt que les banques perçoivent sur l'argent créé. Les banques ne travaillent QUE pour les intérêts qu'ils perçoivent. Si vous ne parlez pas de ça, de quoi parlez-vous donc ?
#1002 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8025" \l "p8025" 03-12-2009 11:28:52
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=184" AJH
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8025" \l "p8025" Message n°8025
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IP: HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/moderate.php?get_host=8025" 79.82.230.42
HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
@Zolko HYPERLINK "http://www.banque-france.fr/fr/poli_mone/regle_poli/oeuvre/page1c.htm" http://www.banque-france.fr/fr/poli_mon
page1c.htm
"En application de larticle 19.1 des statuts du SEBC, les établissements de crédit établis en France sont assujettis à la constitution de réserves obligatoires sur des comptes ouverts sur les livres de la Banque de France. "
MMM " Currency held in bank vaults may be counted as legal reserves as well" : tout à fait d'accord "may be counted"WP : d'accord : " une fraction de leur dépôts ... mais ils auraient du être plus précis : " une fraction du montant des dépôts de leurs clients"Pour les intérêts.Je ne connais pas la religion musulmane, je connais seulement les banques musulmanes ... qui se fichent semble t-il de la religion... d'accord ...Mais bien évidemment les banques ne feraient pas de création monétaire si elles ne pouvaient prendre un intérêt dessus ... mais ce n'est pas le cas, donc elles font de la création monétaire.Les justifications des différentes formes d'intérêt (intéret sur la création monétaire ou intérêt sur l'épargne préalable) sont multiples ... Lordon les justifie pour la création monétaire aussi dans HYPERLINK "http://blog.mondediplo.net/2009-01-05-Pour-un-systeme-socialise-du-credit" http://blog.mondediplo.net/2009-01-05-P
-du-credit
" Lintérêt coût du crédit
et régulateur de lémission monétaireLerreur, cependant, des « critiques de lintérêt » consiste à ne le regarder que comme un simple prix, dont la légitimité reposerait en dernière analyse sur la réalité des coûts effectivement consentis par les offreurs de crédit. Cest oublier que, via les taux directeurs de la banque centrale, lintérêt est aussi, et en fait surtout, non pas le seul terme de léchange entre un offreur et un demandeur privés, mais linstrument général du contrôle de loffre et de la demande de monnaie. Il faudrait dailleurs dire les choses dans un registre moins « technique » et plus anthropologique : lintérêt est linstrument de la contention externe de linsatiable désir dargent. Quand bien même par un miracle institutionnel et technologique, les banques seraient en mesure de fournir du crédit à prix rigoureusement nul, il faudrait conserver la possibilité artificielle de le facturer aux clients à titre onéreux et pour la raison suivante : la simple contrainte de remboursement du principal peut ne pas suffire à réguler delle-même la demande de moyens de paiements « excédentaires » « excédentaires » par rapport à quoi ? par rapport à ceux qui sont fournis par le revenu courant, car tel est bien leffet, et même la finalité du crédit : détendre momentanément la contrainte budgétaire des agents et leur permettre de dépenser plus quils ne gagnent. Cest bien parce quil permet ainsi de « franchir les limites » que le crédit est un objet de désir explosif. Ne pas se donner les moyens de le contrôler, cest sexposer en quelque sorte à « lexcès des moyens de paiement excédentaires » : excès macroéconomique de la demande ainsi solvabilisée par rapport aux capacités de production, ou excès microéconomiques, éventuellement généralisés, demprunteurs surchargés de dette et dont la solvabilité est vulnérable à un retournement conjoncturel. Cest pourquoi la politique monétaire doit impérativement conserver les instruments lui permettant le cas échéant de décourager des demandes de crédit qui ne le seraient pas suffisamment du seul fait de la contrainte de remboursement du principal ; et ceci ne peut être fait quen y ajoutant, fût-ce artificiellement, la surcharge réglable de lintérêt. Ne voir lintérêt quau prisme du « juste (ou de linjuste) prix », cest donc passer à côté de lessentiel en matière monétaire, et notamment ignorer combien la monnaie nest pas une marchandise comme les autres [8], dont le prix naurait quà refléter la réalité des structures de coûts. Et cest méconnaître la nature profonde de la monnaie qui est dêtre un concentré de désir et partant de violence."
Pour ma part je défends:- le refus de l'intérêt sur la création monétaire privée, - l'acceptation de l'intérêt qui revient à la collectivité dans le cas d'une création monétaire publique (intérêt variable suivant les projets et dans le but de régulation)- l'acceptation de l'intérêt sur l'épargne préalable (cest un contrat privé entre prêteur et emprunteur)
Dernière modification par AJH (03-12-2009 11:57:29)
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#1003 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8026" \l "p8026" 03-12-2009 13:00:06
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=352" Zolko
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HYPERLINK "mailto:zoltan.hubert@zzaero.com" e-mail HYPERLINK "http://www.zzaero.com" Site web
AJH a écrit:
Pour les intérêts.Je ne connais pas la religion musulmane, je connais seulement les banques musulmanes ... qui se fichent semble t-il de la religion... d'accord ...Mais bien évidemment les banques ne feraient pas de création monétaire si elles ne pouvaient prendre un intérêt dessus ... mais ce n'est pas le cas, donc elles font de la création monétaire.Les justifications des différentes formes d'intérêt (intéret sur la création monétaire ou intérêt sur l'épargne préalable) sont multiples ... Lordon les justifie pour la création monétaire aussi dans HYPERLINK "http://blog.mondediplo.net/2009-01-05-Pour-un-systeme-socialise-du-credit" Lintérêt coût du crédit
et régulateur de lémission monétaire:"Lerreur, cependant, des « critiques de lintérêt » consiste à ne le regarder que comme un simple prix, dont la légitimité reposerait en dernière analyse sur la réalité des coûts effectivement consentis par les offreurs de crédit.(...) lintérêt est linstrument de la contention externe de linsatiable désir dargent. (...) Ne voir lintérêt quau prisme du « juste (ou de linjuste) prix », cest donc passer à côté de lessentiel en matière monétaire, et notamment ignorer combien la monnaie nest pas une marchandise comme les autres [8], dont le prix naurait quà refléter la réalité des structures de coûts. Et cest méconnaître la nature profonde de la monnaie qui est dêtre un concentré de désir et partant de violence."
Hum, beaucoup de choses. Je ne suis pas un fan de Frédéric Lordon, mais bon. Passons déjà sur les effets de manche (juste-désir-violence).Il dit un truc de juste (seulement 1 de mon point de vue): il faut un moyen de limiter la création monétaire. Selon lui, l'intérêt sur la monnaie créé est le seul moyen, eh bien, pas selon moi. Le premier problème, même avec des intérêts perçus par l'État, est le problème que la monnaie correspondante à l'intérêt n'est pas créé avec le principal, et amène donc directement à une construction pyramidale ( HYPERLINK "http://www.front-plan-c.eu/Forum/viewtopic.php?f=17&t=55" il faut reprendre un autre crédit pour rembourser les intérêts du premier). Mais rien ne dit qu'on soit obligé de créer la monnaie par un système de réserve fractionnaire, et si on s'en passe, plus d'intérêt. Mais même si on garde la création monétaire par réserve fractionnaire, on peut quand-même limiter la création monétaire, et ceci sans interets:1) si on met la fraction de réserve élevée (>50% voire 90%), on ne pourra de toutes façons pas créer beaucoup de monnaie, et la quantité de monnaie créée sera presque directement fixée par la quantité de monnaie créée publiquement. La "réserve fractionnaire" sert alors de buffer si il faut augmenter temporairement la quantité d'argent en circulation, mais l'essentiel sera fait pas les banques centrales.2) au lieu d'intérêts perçus par l'État, l'État peut taxer la création monétaire: la taxe, dont le montant serait connu depuis le début du crédit, est crée en même temps que le principal. La taxe va dans la poche de l'État tandis que le principal va dans la poche de l'emprunteur. Bon, ça pose le problème inverse que la monnaie créée pour la taxe n'est pas détruite. Cette partie de la destruction pourrait revenir à la banque centrale. La différence entre "taxe" et "intérêt" est que la taxe est à payer à la réception du crédit, pas "plus tard". Cela limitera grandement les crédits de confort, car contrairement à l'intérêt où l'on reçoit le fruit tout de suite et on paye la douloureuse plus tard, on paye la taxe en même temps qu'on reçoit le fruit du crédit. Payer la totalité de la taxe dés le début aurait pour conséquence directe de savoir ce que coute le crédit au final, et aurait un effet psychologique limitant très fort, même avec des taux faibles. 3) cette taxe ressemblerait fort à une taxe Tobin, et en fait pourrait en faire partie, puisqu'il s'agit d'une transaction financière. La taxe Tobin est une taxe qu'on paye à l'achat, et donc on pourrait très bien imaginer qu'elle s'applique aux crédits.
AJH a écrit:
Pour ma part je défends:- le refus de l'intérêt sur la création monétaire privée, - l'acceptation de l'intérêt qui revient à la collectivité dans le cas d'une création monétaire publique (intérêt variable suivant les projets et dans le but de régulation)- l'acceptation de l'intérêt sur l'épargne préalable (cest un contrat privé entre prêteur et emprunteur)
Selon moi, n'importe quelle forme d'intérêt sur de l'argent créé temporairement est mathématiquement impossible (à long terme).Du coup, je défends:- le refus de l'intérêt sur la création monétaire, privée ou public- une taxe publique à payer lors de toute transaction financière, y compris à la contraction d'un crédit- l'acceptation de l'intérêt sur l'épargne préalable (c'est un contrat privé entre prêteur et emprunteur)
#1004 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8027" \l "p8027" 03-12-2009 14:04:37
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J'ai un sacré problème avec le raisonnement tenu par Frédéric Lordon.Il nous explique que le crédit consiste à détendre momentanément la contrainte budgétaire des agents et leur permettre de dépenser plus quils ne gagnent. Je trouve cela faux.Il oublie de prendre en compte l'épargne. Le crédit ne permet pas de dépenser plus qu'on ne gagne, mais plus précisément plus que ce que l'on possède à un moment précis, ce qui est quand même différent. Car quoi qu'il arrive, ce que l'on gagne reste une contrainte constante qu'il n'est pas possible de détendre, vu qu'il faudra ensuite le rembourser ce crédit. Finalement, il reste donc bien une contrainte qui fait que ce n'est pas si explosif que cela. Il dit ensuite : "Cest bien parce quil permet ainsi de « franchir les limites » que le crédit est un objet de désir explosif. ( ... ) Cest pourquoi la politique monétaire doit impérativement conserver les instruments lui permettant le cas échéant de décourager des demandes de crédit qui ne le seraient pas suffisamment du seul fait de la contrainte de remboursement du principal."Malheureusement, ces outils n'ont ils pas prouvé leur innefficacité ?
Dernière modification par Sandy (03-12-2009 14:11:42)
#1005 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8028" \l "p8028" 03-12-2009 15:52:29
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@ZolkoBonsoirSur le 1 ; Je suis tout à fait d'accord, mais quitte à faire des RO à 90% autant interdire aux banques de faire crédit et, comme le propose Allais, de laisser à la banque Centrale TOUTE l'émission monétaire et considérer que toute création monétaire privée n'est que "faux monnayage": ca sera beaucoup plus simple et les banques ne joueront plus que des rôles d'intermédiaires (voir : HYPERLINK "http://monnaie.wikispaces.com/Proposition+M.+Allais" http://monnaie.wikispaces.com/Proposition+M.+Allais )Sur le 2 : Pourquoi pas ... mais un "intérêt", si la création monétaire est "centrale", correspond à une taxe. La question est de savoir si la taxe doit être payée à la réception des fonds, en cours, ou au moment de solder l'emprunt. Pour moi, je considère ce débat comme un débat de détail qu'il faudra poser lorsque la décision de transférer à la BC toute la création monétaire sera prise
Dernière modification par AJH (03-12-2009 17:25:41)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#1006 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8029" \l "p8029" 03-12-2009 16:44:01
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AJH a écrit:
Sur le 1 ; Je suis tout à fait d'accord, mais quitte à faire des RO à 90% autant interdire aux banques de faire crédit et, comme le propose Allais, de laisser à la banque Centrale TOUTE l'émission monétaire et considérer que toute création monétaire privée n'est que "faux monnayage": ca sera beaucoup plus simple et les banques ne joueront plus que des rôles d'intermédiaires (voir : HYPERLINK "http://monnaie.wikispaces.com/Proposition+M.+Allais" http://monnaie.wikispaces.com/Proposition+M.+Allais )
Ayant l'expérience (un peu) du système soviétique où tout était sous contrôle de l'État, je ne suis pas nécessairement partisan d'une monnaie contrôlée à 100% par un État tout-puissant. D'autant moins qu'une bonne partie des échanges de monnaie se font entre partenaires privés et là, l'État n'a pas à mettre son regard. Je suis plus partisan d'une réserve à 50%, ce qui fait que la moitié de la monnaie serait créée par la puissance publique, l'autre moitié par les acteurs privés. pouvoirs-et-contre-pouvoirs !Et donc il faut trouver un moyen pour freiner les ardeurs de crédits extravagants. Cela s'appliquerait aux acteurs privés, mais doit aussi s'appliquer d'une certaine façon aux acteurs publics pour que l'argent facile ne cache pas une gestion dispendieuse (voir le gouvernement français actuel)
#1007 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8030" \l "p8030" 03-12-2009 17:12:31
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contrôlée à 100% par un État tout-puissant
Pourquoi rajoutes-tu tout-puissant. Tu penses que le totalitarisme Stalinien dépendait uniquement d'un contrôle sur la monnaie ?Je ne crois pas. Totalitariste veut-justement dire un contrôle sur TOUT et c'est ce contrôle sur TOUT qui fait la particularité liberticide d'un tel régime, ce n'est pas juste le contrôle à 100% de qqchose de spécifique. Il y a des secteurs qui doivent être 100% publiques parce qu'ils doivent fonctionner selon une logique différente de celle du profit ou alors parcequ'ils relèvent tout simplement d'un intéret général.Le contrôle de la création de monnaie en fait partie. Soit la création monétaire est 100% publique de manière à l'utiliser dans l'intérêt général, soit on la privatise et mêm si ce n'est que partiellement, dans ce cas au lieu de servir à l'intérêt général, elle sert à la spéculation ...Le totalitarisme Stalinien n'est pas la seule dictature néfaste qui puisse exister. La dictature de la finance est aussi qqchose de néfaste.Tu dis que l'état n'a pas à mettre son regard dans les échanges privés, as-tu conscience que dans ce cas cela autorise le secret bancaire et ainsi l'évasion fiscale, le blanchiment d'argent, l"escroquerie financière et le financement du crime organisé ?
Dernière modification par Sandy (03-12-2009 17:13:28)
#1008 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8031" \l "p8031" 03-12-2009 18:10:04
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Sandy a écrit:
Tu dis que l'état n'a pas à mettre son regard dans les échanges privés, as-tu conscience que dans ce cas cela autorise le secret bancaire et ainsi l'évasion fiscale, le blanchiment d'argent, l"escroquerie financière et le financement du crime organisé ?
Le secret bancaire et l'évasion fiscale, c'est pas à la monnaie de traiter ce problème. Et je n'ai aucune envie que l'État puisse mettre son nez dans mes comptes bancaires. Pour les autres choses, une taxe Tobin - qui par définition contrôle toutes les entrées et toutes les sorties d'argent en les taxant au passage - s'en occupera parfaitement. Et supprimera en même temps les avantages des paradis fiscaux (la provenance d'argent de paradis fiscaux sera simplement taxé plus fort)
#1009 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8032" \l "p8032" 04-12-2009 00:11:09
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Et bien, pour lutter contre l'évasion fiscale ou tout problème fiscal, il faut que les services des impôts et la justice puissent aller regarder dans tes comptes s'il le faut.Pour tout ce qui est criminel pareil, il faut que la police et la justice puissent aller regarder dans tes comptes s'il le faut.L'intérêt général l'emporte sur tes "je n'ai pas envie".Sans cela on n'a aucun moyen de lutter contre la criminalité financiaire ou contre la fraude fiscale ou l'evasion fiscale.Quand tu parles de la taxe tobin, tu parles d'une taxe mondiale ?
#1010 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8034" \l "p8034" 04-12-2009 03:11:55
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"Faux monnayage"Je relève avec intérêt ce passage du 8028 d'AJH :... Quitte à faire des RO à 90% autant interdire aux banques de faire crédit et, comme le propose Allais, de laisser à la banque Centrale TOUTE l'émission monétaire et considérer que toute création monétaire privée n'est que "faux monnayage": ca sera beaucoup plus simple et les banques ne joueront plus que des rôles d'intermédiaires (voir : HYPERLINK "http://monnaie.wikispaces.com/Proposition+M.+Allais" http://monnaie.wikispaces.com/Proposition+M.+Allais )Quel plaisir de se trouver d'accord avec Allais ! JR
Dernière modification par Jacques Roman (04-12-2009 03:12:32)
#1011 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8035" \l "p8035" 04-12-2009 09:14:18
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Jacques Roman a écrit:
Quel plaisir de se trouver d'accord avec Allais ! JR
Je suis content de vous l'entendre dire. J'espère que vous tiendrez compte des ses propositions dans votre projet constitutionnel INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET
Dernière modification par AJH (04-12-2009 09:14:58)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#1012 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8036" \l "p8036" 04-12-2009 10:56:15
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Sandy a écrit:
il faut que les services des impots et la justice puissent aller regarder dans tes comptes s'il le faut. (...) il faut que la police et la justice puissent aller regarder dans tes comptes s'il le faut. L'intérêt général l'emporte sur tes "je n'ai pas envie".
Hou-là-là, tu n'as pas *vraiment* réfléchi à ce que tu as écrit là, n'est-ce pas ? Tu étais bourré, ou t'avais trop mangé, c'est ça ? Tu décris la Stasi et la Gestapo, tu le sais bien, tu connais ton histoire.
Sans cela on n'a aucun moyen de lutter contre la criminalité financiaire ou contre la fraude fiscale ou l'evasion fiscale. Quand tu parles de la taxe tobin, tu parles d'une taxe mondiale ?
On peut appliquer la taxe Tobin à l'intérieur de n'importe quelle entité financière autonome, la Suisse pourrait le faire si elle le voulait. Mais je pense que l'Euroland pourrait être une région qui applique la taxe Tobin, à la fois sur des flux qui entrent (dans l'Euroland) et sur ceux à l'intérieur. La taxe serait super basse à l'intérieur de l'Euroland, et un peu plus élevée sur les flux entrants. entrants ! La taxe Tobin est une taxe payable comptant à l'achat ! En tout cas, c'est comme-ça que je pense que cette taxe est la plus efficace et juste.Et si le flux entrants vient d'une région reconnue comme étant un paradis fiscal, on lui applique une taxe Tobin de malheur. Les paradis fiscaux continueront de fonctionner mais plus avec les sous de l'Euroland. Ou de la France si elle sort de l'Euroland. Et du coup, les multinationales qui ont leur siège au îles Comores et leurs usines en France et en Chine, perdent de l'argent en France et en Chine et elles payent donc peu d'impôts aux gouvernements qui y financent des infrastructures de qualité, MAIS elles gagnent des sommes colossales sur des iles perdues et qui ne font qu'héberger une boite aux lettres. ZAP. a-pu.
#1013 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8037" \l "p8037" 04-12-2009 11:20:16
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ZolkoJe crois que cette idée (taxe Tobin) serait valable si toute la monnaie était scripturale (électronique), sans aucune autre monnaie manuelle anonyme (les billets de banque)Malheureusement ce n'est pas le casla meilleure solution reste la nationalisation de la monnaie (de l'émission monétaire)
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#1014 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8038" \l "p8038" 04-12-2009 11:47:11
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AJH a écrit:
Je cris que cette idée (taxe Tobin) serait valable si toute la monnaie était scripturale (électronique), sans aucune autre monnaie manuelle anonyme (les billets de banque)
Ahhh, je suis content que vous disiez ça, j'ai failli le rajouter après. Ben non, justement, l'existence de l'argent monnaie manuelle anonyme renforce l'argument en faveur d'une taxe Tobin. J'estime - et c'est contestable - que les "pouvoirs publics" ont un droit de regard sur le flux de monnaie, mais pas le contenu d'un coffre (un compte en banque est supposé être un coffre en premier, non ?). Et si quelqu'un souhaite avoir en plus l'anonymat dans le flux aussi, il y a les billets de banque (centrale).Donc, avec une taxe Tobin, des billets de banque et le secret bancaire , les "pouvoirs publics" auraient le droit de regard sur les flux de monnaie scripturale, émise par les banques centrales et les banques privées, en y appliquant une taxe Tobin dessus, mais pas sur les flux de monnaie manuelle, émise par les banques centrales auparavant. Mais pas de droit de regard à l'intérieur des coffres. En gros, il faut choper les tricheurs quand ils sortent de leur trou et tentent un coup, mais pas fouiller tout le monde tout le temps. Comme dans la vraie vie, quoi. Sauf demande de justice, éventuellement, mais d'une justice indépendante du gouvernement alors. Mais pas par le ministère des assédics ou un avocat quelconque.Cela va augmenter l'usage des billets de banque. Par les riches. Qui pourront se faire détrousser par les pauvres. Pris ainsi, le système actuel permet aux riches d'êtres riches, très très riches pour certains, légalement, et sans crainte d'être détroussé par les pauvres qui ne sauraient utiliser la monnaie scripturale. Mais qui sauraient parfaitement utiliser la monnaie manuelle.Et avec un ratio de 50% de réserves fractionnaire en prime, les banques centrales peuvent assez facilement contrôler la quantité d'argent en circulation, en créant ou détruisant de sa propre monnaie, ce à quoi que les banques commerciales devront ajuster leur propre quantité d'argent scriptural émis en augmentant ou diminuant les crédits accordés.
#1015 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8039" \l "p8039" 04-12-2009 12:00:07
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Vous pouvez les voir autrement aussi: le flux de monnaie scripturale a besoin d'infrastructures pour exister, et cette infrastructure étant fournie par la société - réseaux informatiques, universités - le flux de monnaie scripturale doit payer une dime de passage en remboursement.La monnaie manuelle n'ayant besoin d'aucune infrastructure pour passer d'une main à l'autre, pas besoin de taxe.Les coffres de banques, contenant de la monnaie scripturale ou manuelle, ont besoin d'infrastructures qui peuvent être fournies par des personnes privés et c'est alors la vie privée et personne n'a à y mettre le nez. A charge de faire payer le service d'hébergement dans le coffre.
#1016 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8040" \l "p8040" 04-12-2009 12:32:29
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ZolkoEstimant pour ma part que la monnaie est un bien collectif, je ne puis être d'accord avec l'idée que les pouvoirs publics (la justice par exemple) ne puisse pas connaitre " le contenu d'un coffre" puisqu'il peut s'agir d'un "vol" de ce bien collectif.Décidément non, à mon sens il n'y a aucun intérêt à laisser aux banques le moindre pouvoir de création monétaire ..Peut être avez vous raison, mais je ne le pense pas.Restons en donc là.
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#1017 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8041" \l "p8041" 04-12-2009 13:53:41
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Zolko a écrit:
Hou-là-là, tu n'as pas *vraiment* réfléchi à ce que tu as écrit là, n'est-ce pas ? Tu étais bourré, ou t'avais trop mangé, c'est ça ? Tu décris la Stasi et la Gestapo, tu le sais bien, tu connais ton histoire.
Zolko, personne ne t'a appris la cordialité ? Ne crois pas que j'accepte qu'on me parle sur ce ton, si j'ai rien dit jusqu'à présent c'est parce que j'ai fais preuve de patience avec toi, mais là on commence à arriver à une limite. Alors tu déscends de ton grand cheval tu reviens sur terre auprès des mortels histoire d'arrêter de prendre les gens de haut et tu me fais le plaisir de te calmer un peu stp.Tes histoires de Gestapo ou de Stasi tu me fais le plaisir de te les garder aussi. J'suis pas spécialement enclin à me faire traiter de nazi ou de stalinien par un gars qui se cache derrière un pseudo.Ton expérience personnelle je m'en contrefous aussi, elle n'a aucune signification pour moi, je ne te connais pas je n'ai aucun moyen de vérifier si ce que tu dis est vrai et l'exagération et le mépris dont tu fais preuve jouent pas vraiment en faveur de ta crédibilité, et des gens qui ont vécu sous ces régimes y'en a plein et ils sont pas tjrs ressortis avec les mêmes idées politiques que toi.Je veux bien comprendre que des idées contraires aux tiennes puissent t'énerver, mais là justement on est sur un forum, on peut prendre le temps de répondre et on peut même modifier ses messages, donc t'as tout le loisir de dépasser ton énervement et de répondre cordialement aux gens que tu interpelles. Merci.Maintenant j'veux bien oublier tout ça si tu veux bien désormais discuter cordialement et gentiment.Dans ce cas là, j'aimerais que tu me dises comment tu luttes contre la criminalité financière, l'évasion ou la fraude fiscale, si tu permets le secret bancaire et la création de monnaie privée ?Si par contre par manque de maturité tu projetterais de me répondre sur le même ton que dans le message précédent ou même encore pire n'acceptant pas ce que je te dis ici, dans ce cas là abstiens toi tout simplement de me répondre à l'avenir.PS. Si les modérateurs veulent bouger ces messages pour qu'ils ne pourrissent pas ce fil interessant merci d'avance, j'suis oki.
#1018 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8042" \l "p8042" 04-12-2009 14:36:21
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Zolko a écrit:
Sauf demande de justice, éventuellement, mais d'une justice indépendante du gouvernement alors. Mais pas par le ministère des assédics ou un avocat quelconque.
#1019 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8043" \l "p8043" 04-12-2009 17:55:35
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Et bien voilà : c'est donc un malentendu. Je suis sûr que, pour Sandy aussi, c'est la JUSTICE, indépendante des autres pouvoirs ET responsable de ses propres fautes* qui, mandatée par un plaignant, doit pouvoir aller contrôler les comptes privés de quiconque. Sandy n'avait sans doute pas imaginé une seconde qu'une simple administration puisse aller, seule, farfouiller dans les affaires privées des gens. Donc, pas de quoi s'empailler INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Soyez gentils de ne pas être aussi agressifs dans nos rapports interpersonnels que nous pouvons l'être dans nos interpellations à la cantonade (contre "les banquiers", par exemple). Sandy a raison (une fois de plus INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET ) : garantir le secret inviolable à des zones d'accumulation de l'argent, c'est cautionner une des sources majeures de la détresse des hommes par manque d'argent, précisément, du fait d'accapareurs (vieille plaie) qui peuvent ainsi siphonner discrètement toute la monnaie. Conseil : allez voir le dernier film de Michael Moore ("Capitalism, a love story"), c'est un bon film. Moore devient autogestionnaire, vrai de vrai, c'est épatant, et il montre des exemples qui marchent pas mal, aux États-unis ! Vous avez bien lu : il existe des ouvriers américains (dont les médias ne parlent que très peu, bien sûr) qui prennent de force le contrôle de l'entreprise qui veut les virer et qui la gèrent, avec succès. Très intéressant.Étienne._____________* juges qui devraient être eux-mêmes responsables devant d'AUTRES acteurs que des juges professionnels, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, malheureusement : aujourd'hui, les juges sont des professionnels et sont jugés par d'autres juges professionnels... Autant dire qu'ils sont quasiment irresponsables. Dernière preuve en date : l'affaire du juge Burgaud, blanchi par ses pairs de ses graves méfaits.
#1020 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8049" \l "p8049" 09-12-2009 11:37:10
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
Chers amis, Un des derniers journaux libres en France, HYPERLINK "http://www.marianne2.fr/" Marianne, vient de publier (n°659, 5 décembre 2009) un très bon article de Maurice Allais. HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/2009-12-05-Maurice_Allais-Marianne.pdf" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/2
rianne.pdfRemarque importante : le courage des journalistes de Marianne, chaque semaine, mérite HYPERLINK "http://www.marianne2.fr/forms/CONTACTER-LE-SERVICE-ABONNEMENTS-DU-JOURNAL-MARIANNE_f5.html" que nous les aidions en nous abonnant. Voici l'appel au peuple de Maurice Allais :
Lettre aux Françaisle cri dalarme du seul prix Nobel déconomie français :CONTRE LES TABOUS INDISCUTÉS par Maurice allaisMarianne n°659, 5 décembre 2009. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/MauriceAllaisMarianne2009.jpg" \* MERGEFORMATINET Le point de vue que j'exprime est celui d'un théoricien à la fois libéral et socialiste. Les deux notions sont indissociables dans mon esprit, car leur opposition m'apparaît fausse, artificielle. L'idéal socialiste consiste à s'intéresser à l'équité de la redistribution des richesses, tandis que les libéraux véritables se préoccupent de l'efficacité de la production de cette même richesse. Ils constituent à mes yeux deux aspects complémentaires d'une même doctrine. Et c'est précisément à ce titre de libéral que je m'autorise à critiquer les positions répétées des grandes instances internationales en faveur d'un libre-échangisme appliqué aveuglément.Le fondement de la crise : l'organisation du commerce mondial La récente réunion du G20 a de nouveau proclamé sa dénonciation du « protectionnisme » , dénonciation absurde à chaque fois qu'elle se voit exprimée sans nuance, comme cela vient d'être le cas. Nous sommes confrontés à ce que j'ai par le passé nommé "des tabous indiscutés dont les effets pervers se sont multipliés et renforcés au cours des années » (1). Car tout libéraliser, on vient de le vérifier, amène les pires désordres. Inversement, parmi les multiples vérités qui ne sont pas abordées se trouve le fondement réel de l'actuelle crise : l'organisation du commerce mondial, qu'il faut réformer profondément, et prioritairement à l'autre grande réforme également indispensable que sera celle du système bancaire.Les grands dirigeants de la planète montrent une nouvelle fois leur ignorance de l'économie qui les conduit à confondre deux sortes de protectionnismes : il en existe certains de néfastes, tandis que d'autres sont entièrement justifiés. Dans la première catégorie se trouve le protectionnisme entre pays à salaires comparables, qui n'est pas souhaitable en général. Par contre, le protectionnisme entre pays de niveaux de vie très différents est non seulement justifié, mais absolument nécessaire. C'est en particulier le cas à propos de la Chine, avec laquelle il est fou d'avoir supprimé les protections douanières aux frontières. Mais c'est aussi vrai avec des pays plus proches, y compris au sein même de l'Europe. Il suffit au lecteur de s'interroger sur la manière éventuelle de lutter contre des coûts de fabrication cinq ou dix fois moindres - si ce n'est des écarts plus importants encore - pour constater que la concurrence n'est pas viable dans la grande majorité des cas. Particulièrement face à des concurrents indiens ou surtout chinois qui, outre leur très faible prix de main-d'uvre, sont extrêmement compétents et entreprenants.Il faut délocaliser Pascal Lamy !Mon analyse étant que le chômage actuel est dû à cette libéralisation totale du commerce, la voie prise par le G20 m'apparaît par conséquent nuisible. Elle va se révéler un facteur d'aggravation de la situation sociale. À ce titre, elle constitue une sottise majeure, à partir d'un contresens incroyable. Tout comme le fait d'attribuer la crise de 1929 à des causes protectionnistes constitue un contresens historique. Sa véritable origine se trouvait déjà dans le développement inconsidéré du crédit durant les années qui l'ont précédée. Au contraire, les mesures protectionnistes qui ont été prises, mais après l'arrivée de la crise, ont certainement pu contribuer à mieux la contrôler. Comme je l'ai précédemment indiqué, nous faisons face à une ignorance criminelle. Que le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy, ait déclaré : « Aujourd'hui, les leaders du G20 ont clairement indiqué ce qu'ils attendent du cycle de Doha : une conclusion en 2010 » et qu'il ait demandé une accélération de ce processus de libéralisation m'apparaît une méprise monumentale, je la qualifierais même de monstrueuse. Les échanges, contrairement à ce que pense Pascal Lamy, ne doivent pas être considérés comme un objectif en soi, ils ne sont qu'un moyen. Cet homme, qui était en poste à Bruxelles auparavant, commissaire européen au Commerce, ne comprend rien, rien, hélas ! Face à de tels entêtements suicidaires, ma proposition est la suivante : il faut de toute urgence délocaliser Pascal Lamy, un des facteurs majeurs de chômage !Plus concrètement, les règles à dégager sont d'une simplicité folle : du chômage résultent des délocalisations elles-mêmes dues aux trop grandes différences de salaires... À partir de ce constat, ce qu'il faut entreprendre en devient tellement évident ! Il est indispensable de rétablir une légitime protection. Depuis plus de dix ans, j'ai proposé de recréer des ensembles régionaux plus homogènes, unissant plusieurs pays lorsque ceux-ci présentent de mêmes conditions de revenus, et de mêmes conditions sociales. Chacune de ces « organisations régionales » serait autorisée à se protéger de manière raisonnable contre les écarts de coûts de production assurant des avantages indus a certains pays concurrents, tout en maintenant simultanément en interne, au sein de sa zone, les conditions d'une saine et réelle concurrence entre ses membres associés.Un protectionnisme raisonné et raisonnableMa position et le système que je préconise ne constitueraient pas une atteinte aux pays en développement. Actuellement, les grandes entreprises les utilisent pour leurs bas coûts, mais elles partiraient si les salaires y augmentaient trop. Ces pays ont intérêt à adopter mon principe et à s'unir à leurs voisins dotés de niveaux de vie semblables, pour développer à leur tour ensemble un marché interne suffisamment vaste pour soutenir leur production, mais suffisamment équilibré aussi pour que la concurrence interne ne repose pas uniquement sur le maintien de salaires bas. Cela pourrait concerner par exemple plusieurs pays de l'est de l'Union européenne, qui ont été intégrés sans réflexion ni délais préalables suffisants, mais aussi ceux d'Afrique ou d'Amérique latine. L'absence d'une telle protection apportera la destruction de toute l'activité de chaque pays ayant des revenus plus élevés, c'est-à-dire de toutes les industries de l'Europe de l'Ouest et celles des pays développés. Car il est évident qu'avec le point de vue doctrinaire du G20, toute l'industrie française finira par partir à l'extérieur. Il m'apparaît scandaleux que des entreprises ferment des sites rentables en France ou licencient, tandis qu'elles en ouvrent dans les zones à moindres coûts, comme cela a été le cas dans le secteur des pneumatiques pour automobiles, avec les annonces faites depuis le printemps par Continental et par Michelin. Si aucune limite n'est posée, ce qui va arriver peut d'ores et déjà être annoncé aux Français : une augmentation de la destruction d'emplois, une croissance dramatique du chômage non seulement dans l'industrie, mais tout autant dans l'agriculture et les services.De ce point de vue, il est vrai que je ne fais pas partie des économistes qui emploient le mot « bulle ». Qu'il y ait des mouvements qui se généralisent, j'en suis d'accord, mais ce terme de « bulle » me semble inapproprié pour décrire le chômage qui résulte des délocalisations. En effet, sa progression revêt un caractère permanent et régulier, depuis maintenant plus de trente ans. L'essentiel du chômage que nous subissons tout au moins du chômage tel qu'il s'est présenté jusqu'en 2008 résulte précisément de cette libération inconsidérée du commerce à l'échelle mondiale sans se préoccuper des niveaux de vie. Ce qui se produit est donc autre chose qu'une bulle, mais un phénomène de fond, tout comme l'est la libéralisation des échanges, et la position de Pascal Lamy constitue bien une position sur le fond.Crise et mondialisation sont liéesLes grands dirigeants mondiaux préfèrent, quant à eux, tout ramener à la monnaie, or elle ne représente qu'une partie des causes du problème. Crise et mondialisation : les deux sont liées. Régler seulement le problème monétaire ne suffirait pas, ne réglerait pas le point essentiel qu'est la libéralisation nocive des échanges internationaux, Le gouvernement attribue les conséquences sociales des délocalisations à des causes monétaires, c'est une erreur folle.Pour ma part, j'ai combattu les délocalisations dans mes dernières publications (2). On connaît donc un peu mon message. Alors que les fondateurs du marché commun européen à six avaient prévu des délais de plusieurs années avant de libéraliser les échanges avec les nouveaux membres accueillis en 1986, nous avons ensuite, ouvert l'Europe sans aucune précaution et sans laisser de protection extérieure face à la concurrence de pays dotés de coûts salariaux si faibles que s'en défendre devenait illusoire. Certains de nos dirigeants, après cela, viennent s'étonner des conséquences !Si le lecteur voulait bien reprendre mes analyses du chômage, telles que je les ai publiées dans les deux dernières décennies, il constaterait que les événements que nous vivons y ont été non seulement annoncés mais décrits en détail. Pourtant, ils n'ont bénéficié que d'un écho de plus en plus limité dans la grande presse. Ce silence conduit à s'interroger.Un prix Nobel... téléspectateurLes commentateurs économiques que je vois s'exprimer régulièrement à la télévision pour analyser les causes de l'actuelle crise sont fréquemment les mêmes qui y venaient auparavant pour analyser la bonne conjoncture avec une parfaite sérénité. Ils n'avaient pas annoncé l'arrivée de la crise, et ils ne proposent pour la plupart d'entre eux rien de sérieux pour en sortir. Mais on les invite encore. Pour ma part, je n'étais pas convié sur les plateaux de télévision quand j'annonçais, et j'écrivais, il y a plus de dix ans, qu'une crise majeure accompagnée d'un chômage incontrôlé allait bientôt se produire, je fais partie de ceux qui n'ont pas été admis à expliquer aux Français ce que sont les origines réelles de la crise alors qu'ils ont été dépossédés de tout pouvoir réel sur leur propre monnaie, au profit des banquiers. Par le passé, j'ai fait transmettre à certaines émissions économiques auxquelles j'assistais en téléspectateur le message que j'étais disposé à venir parler de ce que sont progressivement devenues les banques actuelles, le rôle véritablement dangereux des traders, et pourquoi certaines vérités ne sont pas dites à leur sujet. Aucune réponse, même négative, n'est venue d'aucune chaîne de télévision et ce durant des années.Cette attitude répétée soulève un problème concernant les grands médias en France : certains experts y sont autorisés et d'autres, interdits. Bien que je sois un expert internationalement reconnu sur les crises économiques, notamment celles de 1929 ou de 1987, ma situation présente peut donc se résumer de la manière suivante : je suis un téléspectateur. Un prix Nobel... téléspectateur, Je me retrouve face à ce qu'affirment les spécialistes régulièrement invités, quant à eux, sur les plateaux de télévision, tels que certains universitaires ou des analystes financiers qui garantissent bien comprendre ce qui se passe et savoir ce qu'il faut faire. Alors qu'en réalité ils ne comprennent rien. Leur situation rejoint celle que j'avais constatée lorsque je m'étais rendu en 1933 aux États-Unis, avec l'objectif d'étudier la crise qui y sévissait, son chômage et ses sans-abri : il y régnait une incompréhension intellectuelle totale. Aujourd'hui également, ces experts se trompent dans leurs explications. Certains se trompent doublement en ignorant leur ignorance, mais d'autres, qui la connaissent et pourtant la dissimulent, trompent ainsi les Français.Cette ignorance et surtout la volonté de la cacher grâce à certains médias dénotent un pourrissement du débat et de l'intelligence, par le fait d'intérêts particuliers souvent liés à l'argent. Des intérêts qui souhaitent que l'ordre économique actuel, qui fonctionne à leur avantage, perdure tel qu'il est. Parmi eux se trouvent en particulier les multinationales qui sont les principales bénéficiaires, avec les milieux boursiers et bancaires, d'un mécanisme économique qui les enrichit, tandis qu'il appauvrit la majorité de la population française mais aussi mondiale.Question clé : quelle est la liberté véritable des grands médias ? Je parle de leur liberté par rapport au monde de la finance tout autant qu'aux sphères de la politique.Deuxième question : qui détient de la sorte le pouvoir de décider qu'un expert est ou non autorisé à exprimer un libre commentaire dans la presse ?Dernière question : pourquoi les causes de la crise telles qu'elles sont présentées aux Français par ces personnalités invitées sont-elles souvent le signe d'une profonde incompréhension de la réalité économique ? S'agit-il seulement de leur part d'ignorance ? C'est possible pour un certain nombre d'entre eux, mais pas pour tous. Ceux qui détiennent ce pouvoir de décision nous laissent le choix entre écouter des ignorants ou des trompeurs. Maurice Allais. _________________(1) l'Europe en crise. Que faire ?, éditions Clément Juglar. Paris, 2005. (2) Notamment HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_Allais_1998.pdf" La crise mondiale aujourd'hui, éditions Clément Juglar, 1999, et la Mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance : l'évidence empirique, éditions Clément Juglar, 1999.
* * * * *
Le Prix Nobel iconoclaste et bâillonnéLa « Lettre aux Français » que le seul et unique prix Nobel d'économie français a rédigée pour Marianne aura-t-elle plus d'écho que ses précédentes interventions ? Il annonce que le chômage va continuer à croître en Europe, aux États-Unis et dans le monde développé. Il dénonce la myopie de la plupart des responsables économiques et politiques sur la crise financière et bancaire qui n'est, selon lui, que le symptôme spectaculaire d'une crise économique plus profonde : la déréglementation de la concurrence sur le marché mondial de la main-d'uvre. Depuis deux décennies, cet économiste libéral n'a cessé d'alerter les décideurs, et la grande crise, il l'avait clairement annoncée il y a plus de dix ans.Éternel casse-pieds Mais qui connaît Maurice Allais, à part ceux qui ont tout fait pour le faire taire ? On savait que la pensée unique n'avait jamais été aussi hégémonique qu'en économie, la gauche elle-même ayant fini par céder à la vulgate néolibérale. On savait le sort qu'elle réserve à ceux qui ne pensent pas en troupeau. Mais, avec le cas Allais, on mesure la capacité d'étouffement d'une élite habitée par cette idéologie, au point d'ostraciser un prix Nobel devenu maudit parce qu'il a toujours été plus soucieux des faits que des cases où il faut savoir se blottir.« La réalité que l'on peut constater a toujours primé pour moi. Mon existence a été dominée par le désir de comprendre ce qui se passe, en économie comme en physique ». Car Maurice Allais est un physicien venu à l'économie à la vue des effets inouïs de la crise de 1929. Dès sa sortie de Polytechnique, en 1933, il part aux États-Unis. « Cétait la misère sociale, mais aussi intellectuelle : personne ne comprenait ce qui était arrivé. » Misère à laquelle est sensible le jeune Allais, qui avait réussi à en sortir grâce à une institutrice qui le poussa aux études : fils d'une vendeuse veuve de guerre, il a, toute sa jeunesse, installé chaque soir un lit pliant pour dormir dans un couloir. Ce voyage américain le décide à se consacrer à l'économie, sans jamais abandonner une carrière parallèle de physicien reconnu pour ses travaux sur la gravitation. Il devient le chef de file de la recherche française en économétrie, spécialiste de l'analyse des marchés, de la dynamique monétaire et du risque financier. Il rédige, pendant la guerre, une théorie de l'économie pure qu'il ne publiera que quarante ans plus lard et qui lui vaudra le prix Nobel d'économie en 1988. Mais les journalistes japonais sont plus nombreux que leurs homologues français à la remise du prix : il est déjà considéré comme un vieux libéral ringardisé par la mode néolibérale.Car, s'il croit à l'efficacité du marché, c'est à condition de le « corriger par une redistribution sociale des revenus illégitimes ». Il a refusé de faire partie du club des libéraux fondé par Friedrich von Hayek et Milton Friedman : ils accordaient, selon lui, trop d'importance au droit de propriété... « Toute ma vie d'économiste, j'ai vérifié la justesse de Lacordaire : entre le fort et le faible, c'est la liberté qui opprime et la règle qui libère", précise Maurice Allais, dont Raymond Aron avait bien résumé la position : « Convaincre des socialistes que le vrai libéral ne désire pas moins qu'eux la justice sociale, et des libéraux que l'efficacité de l'économie de marché ne suffit plus à garantir une répartition acceptable des revenus. » Il ne convaincra ni les uns ni les autres, se disant « libéral et socialiste ». Éternel casse-pieds inclassable. Il aura démontré la faillite économique soviétique en décryptant le trucage de ses statistiques. Favorable à l'indépendance de l'Algérie, il se mobilise en faveur des harkis au point de risquer l'internement administratif. Privé de la chaire d'économie de Polytechnique car trop dirigiste, « je n'ai jamais été invité à l'ENA, j'ai affronté des haines incroyables ! » Après son Nobel, il continue en dénonçant « la chienlit laisser-fairiste » du néolibéralisme triomphant. Seul moyen d'expression : ses chroniques touffues publiées dans le Figaro, où le protège Alain Peyrefitte. À la mort de ce dernier, en 1999, il est congédié comme un malpropre.Il vient de publier une tribune alarmiste dénonçant une finance de « casino» : « L'économie mondiale tout entière repose aujourd'hui sur de gigantesques pyramides de dettes, prenant appui les unes sur les autres dans un équilibre fragile, jamais dans le passé une pareille accumulation de promesses de payer ne s'était constatée. Jamais, sans doute, il est devenu plus difficile d'y faire face, jamais, sans doute, une telle instabilité potentielle n'était apparue avec une telle menace d'un effondrement général. » Propos développés l'année suivante dans un petit ouvrage très lisible* qui annonce l'effondrement financier dix ans à l'avance. Ses recommandations en faveur d'un protectionnisme européen, reprises par Chevènement et Le Pen, lui valurent d'être assimilé au diable par les gazettes bien-pensantes. En 2005, lors de la campagne sur le référendum européen, le prix Nobel veut publier une tribune expliquant comment Bruxelles, reniant le marché commun en abandonnant la préférence communautaire, a brisé sa croissance économique et détruit ses emplois, livrant l'Europe au dépeçage industriel : elle est refusée partout, seule l'Humanité accepte de la publier...Aujourd'hui, à 98 ans, le vieux savant pensait que sa clairvoyance serait au moins reconnue. Non, silence total, à la notable exception du bel hommage que lui a rendu Pierre-Antoine Delhommais dans le Monde. Les autres continuent de tourner en rond, enfermés dans leur « cercle de la raison » Éric Conan * HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_Allais_1998.pdf" La Crise mondiale aujourd'hui, éditions Clément Juglar, 1999.
Amicalement.Étienne.
#1021 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8050" \l "p8050" 09-12-2009 14:40:51
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Le seul politique qui défende nos idées, c'est Nicolas Dupont Aignan (non inscrit... c'est un gaulliste qui me semble souvent "classé" à droite; je n'en suis pas sur)Relisez ce qu'il dit dans son livre mauve au sujet de l'euro
E comme euroIl y a en effet deux problèmes fondamentaux qui sont niés par les partisans de l'euro mais qui n'en perdurent pas moins :-l'euro cher qu'il faut changer, sinon la zone euro explosera dans un retour anarchique et pénalisant pour tout le monde aux monnaies nationales.-Le développement concomitant de divergences structurelles à l'intérieur de la zone euro auxquelles, si l'on n'arrive pas à les corriger par une autre gestion de la monnaie, il faudra bien se résoudre à remédier par une refonte complète de la zone, par l'adjonction d'une monnaie commune.La gestion de l'euro est exagérément restrictive, au point de menacer l'économie européenne d'asphyxie :-Des taux d'intérêts réels trop élevés, ce qui a pour effet une tendance déflationniste structurelle (on bride l'investissement et les salaires, donc la croissance). Ainsi, Henri Guaino, alors Commissaire général au Plan, a pu évaluer à un million d'emplois sacrifiés en France la marche à l'euro fort entre 1993 et 1998.-Une inertie volontaire dans la fixation du taux de change, tant et si bien que l'euro est en permanence surévalué face à toutes les autres monnaies, ce qui handicape la compétitivité des économies européennes à l'export (le cas allemand est à part), l'augmentation du taux de change de l'euro face au dollar faisant perdre jusqu'à 1% de croissance à la zone euro.-L'interdiction faite à la BCE de prêter de l'argent aux Etats membres et à leurs organes publics, du fait du stupide article 104 du traité de Maastricht.Ainsi, contrairement aux Etats-Unis qui ne s'en privent pas, la BCE ne crée pas d'argent nouveau qui aurait pu, par exemple, financer des plans de relance beaucoup plus ambitieux à travers toute l'Europe.-Le Pacte de stabilité, qui à la fois fixe des contraintes de gestion publique malthusiennes et, pour cette raison même comme du fait de l'absence de mécanisme de discipline efficace, pousse les Etats à de mauvaises pratiques en matière de déficit budgétaire et d'endettement.Ce type de gestion de la monnaie ne convient (et encore) qu'à un seul pays, l'Allemagne. Or, il n'est pas sérieux de prétendre que les autres pays « n'ont qu'à l'imiter », comme on nous y invite à tout bout de champ depuis 1993. Ce n'est pas possible : les Allemands sont des Allemands qui ne sont pas des Français, ni des Grecs, ni des Italiens, et vice-versa. Comme le disait de Gaulle, on n'intègre pas des peuples comme des marrons à une purée.Il faut donc changer tout cela, si c'est possible :-Réformer les statuts de la BCE pour rééquilibrer ses objectifs monétaristes par des objectifs de croissance et d'emploi et pour la subordonner dans la définition de ses priorités stratégiques au Conseil des chefs d'Etat et de gouvernement.-Abroger l'article 104 des traités et permettre de manière équitable à chaque pays-membre de bénéficier d'emprunt de la BCE pour relancer la croissance et financer des projets d'avenir.-Assouplir singulièrement le Pacte de Stabilité.-S'entendre sur des mécanismes de fixation des taux d'intérêt et de change favorables à la croissance, en fonction de la santé des pays de la zone euro.Cela implique une négociation serrée avec l'Allemagne, qui reste mordicus attachée au système actuel. Mais si Berlin refuse, alors la France devra quitter l'euro pour rejoindre une monnaie commune amarrée à l'euro, que d'autres pays seront de toute façon fatalement obligés de rejoindre.La zone euro forme une zone monétaire tellement hétérogène que ses tensions internes, brusquement avivées par la crise, risquent de la faire exploser. Il faut donc arrimer à une zone euro restreinte une zone de monnaie commune.La convergence spontanée des économies européennes enchâssées dans une monnaie unique est un mythe qui a été définitivement démenti par l'épreuve des faits, en l'espace d'une quinzaine d'années (1992 - 2009). L'autre mythe, tout aussi chimérique, de l'unification politique spontanée de l'Europe sous l'effet d'une unification monétaire et économique, a sombré corps et bien en même temps (montée à des niveaux élevés et durables du rejet de l'Europe actuelle, référendum français, hollandais et irlandais...).Il n'y a donc aucun intérêt, si ce n'est la préservation d'un consensus diplomatique erroné ou du maintien au pouvoir de ceux qui ont promu ce système, à conserver l'euro tel qu'il existe.Pire, si rien n'est fait, celui-ci a toutes les chances de mourir dans la douleur pour donner lieu à un retour désordonné aux monnaies nationales, avec dévaluations compétitives anarchiques, etc.Dès son introduction en 1999, les économies européennes qui avaient un peu convergé jusque là, se sont mises à diverger fortement entre elles (taux d'inflation, commerce extérieur, déficit et dette, etc.), preuve que la mayonnaise ne prenait pas, tout au contraire. Mais avec le surgissement de la crise, ces écarts se sont creusés très dangereusement : certains pays membres sont au bord du défaut de paiement (Irlande, Grèce), d'autres sont des puits sans fond d'endettement à cause de la faiblesse de leurs exportations (Espagne), d'autres enfin restent gravement handicapés par cette armure trop lourde à porter (France et Italie). Or, avec la crise, les taux de refinancement des Etats membres de l'euro (les « spreads ») n'ont cessé de s'écarter dangereusement les uns des autres, mettant à mal l'homogénéité déjà toute relative de la zone : concrètement, la Grèce et l'Espagne empruntent sur les marchés internationaux des capitaux à des taux bien supérieurs à ceux consentis à la France ou à l'Allemagne, ce qui risque d'ici à quelques mois d'entraîner l'éclatement de la zone.Le seul moyen d'en sortir en bon ordre sans voir se désagréger l'Europe est de créer une monnaie commune adjointe à la monnaie unique et ancrée dans cette dernière. Pratiquement, les pays membres de la monnaie commune récupéreraient leur monnaie nationale qui ne serait convertible qu'en euro. Leur taux de change par rapport à l'euro serait variable, en fonction de la situation économique de ces pays, mais il serait fixé de manière concertée et sans à-coup. Ce serait par ce moyen, par exemple, que l'Espagne pourrait dévaluer, une nécessité vitale aujourd'hui pour elle.De même la France, si l'euro continuait à être géré à l'allemande, rejoindrait la monnaie commune. Si rien n'est fait sur la gestion de l'euro comme sur la création d'une monnaie commune, on risque tout bonnement d'assister à l'explosion de la zone et revenir dans l'anarchie aux monnaies nationales, ce qui constituerait le pire des scénarios.
Dernière modification par AJH (09-12-2009 14:42:04)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#1022 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8051" \l "p8051" 09-12-2009 14:54:58
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=352" Zolko
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8051" \l "p8051" Message n°8051
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E comme euroLe seul moyen d'en sortir en bon ordre sans voir se désagréger l'Europe est de créer une monnaie commune adjointe à la monnaie unique et ancrée dans cette dernière. Pratiquement, les pays membres de la monnaie commune récupèreraient leur monnaie nationale qui ne serait convertible qu'en euro. Leur taux de change par rapport à l'euro serait variable
Il me semble que l'ECU (European Count Unit) fonctionnait comme-ça, non ? Et ça marchait tellement bien, qu'on a voulu aller plus loin at créer l'Euro: exemple classique du "le mieux est l'ennemi du bien".
#1023 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8052" \l "p8052" 09-12-2009 17:11:22
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"Le point de vue que j'exprime est celui d'un théoricien à la fois libéral et socialiste. Les deux notions sont indissociables dans mon esprit, car leur opposition m'apparaît fausse, artificielle. L'idéal socialiste consiste à s'intéresser à l'équité de la redistribution des richesses, tandis que les libéraux véritables se préoccupent de l'efficacité de la production de cette même richesse. Ils constituent à mes yeux deux aspects complémentaires d'une même doctrine. Et c'est précisément à ce titre de libéral que je m'autorise à critiquer les positions répétées des grandes instances internationales en faveur d'un libre-échangisme appliqué aveuglément."Voyons... un libéral qui est à la fois socialiste. Pourquoi tant de mots pour ne pas dire carrément anarchiste?"Toute ma vie d'économiste, j'ai vérifié la justesse de Lacordaire : entre le fort et le faible, c'est la liberté qui opprime et la règle qui libère"C'est la aussi, que je suis d'accord avec lui et que les anarchistes doctrinaires et purissimes perdent leur clairvoyance pour se comporter comme une secte hors de la réalité qui freinent toute avance possible. "De chacun selon ces moyens, à chacun selon ces besoins, en toute égalité fraternelle" (la synthèse est mienne, je crois INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET )... mais cela n'est possible que si l'on ne doit pas dévier desénormes quantités de ressources pour se défendre contre ceux qui prospèrent par le pillage. L'humanité ne peut se passer d'un protectionnisme éclairé en faveur des plus démunis tant qu'elle n'aura pas établi des mécanismes pour égaler au moins en puissance les pouvoirs de défense de chacun de ces membres à ceux qui peuvent être mis en uvre contre lui par un autre membre ou même une corporation toute entière. Tant que la raison peut être accordé à celui qui à le plus de fric pour l'imposer... un anarchisme universel ne peut pas être possible.Cela doit être triste, pour un socialiste éclairé comme Allais... de se voir proche de la mort, et de voir que les humains n'arrivent pas à apprendre de leurs erreurs.Nous ne lui laissons même pas une petite lueur d'espoir...
#1024 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8053" \l "p8053" 09-12-2009 17:24:41
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Le seul moyen d'en sortir en bon ordre sans voir se désagréger l'Europe est de créer une monnaie commune adjointe à la monnaie unique et ancrée dans cette dernière. Pratiquement, les pays membres de la monnaie commune récupéreraient leur monnaie nationale qui ne serait convertible qu'en euro. Leur taux de change par rapport à l'euro serait variable, en fonction de la situation économique de ces pays, mais il serait fixé de manière concertée et sans à-coup. Ce serait par ce moyen, par exemple, que l'Espagne pourrait dévaluer, une nécessité vitale aujourd'hui pour elle.
Cela à l'air d'égoïsme... de tourner le dos à la solidarité.Des plus faibles... on veut bien l'avantage de l'exploitation de leurs ressources et leurs marchés, même si cela fait détériorer leurs circonstances propres, mais quand il s'agit d'apporter des ressources... la, il n'y à subitement rien à partager... ce serait incompatible au maintien de la compétitivité que nous avons acquis grâce à eux.
#1025 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8054" \l "p8054" 09-12-2009 18:02:49
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Cauchemar des banquiers : Glass Steagall sinvite au Congrès US 9 décembre 2009 HYPERLINK "http://www.solidariteetprogres.org/article6093.html" http://www.solidariteetprogres.org/article6093.htmlCinq députés démocrates, Maurice Hinchey de New York, John Conyers du Michigan, Peter DeFazio de lOregon, Jay Inslee de Washington et John Tierney du Massachussetts viennent dintroduire un amendement au projet de loi de « régulation bancaire » déposé par Barney Frank, HR 4173. Cet amendement introduit par des congressistes connus pour leur sérieux et leur ancienneté, dans une loi de régulation qui avait été jusquici adoubée par Wall Street, vient renforcer de façon tout à fait inattendue son contenu !Rappelons que la Loi Glass-Steagall de 1933 avait été lune des pièces maîtresses de Franklin Roosevelt dans sa lutte contre la dépression et pour détourner les banques des activités spéculatives, et les amener à jouer un rôle positif au service du développement de la nation. Pour protéger le public et les activités économiques ordinaires des risques de la spéculation financière, elle organise la séparation complète des activités des banques de dépôt, de celles des banques daffaires et des assurances. La Loi Glass Steagall a été abrogée par Lawrence Summers, à lépoque Secrétaire au Trésor du Président Clinton, et aujourdhui à la tête du Comité national déconomie de Barack Obama.Dans une déclaration du 7 décembre, le député Maurice Hinchey notait que labrogation de Glass Steagall avait été « une recette pour le désastre parce quon a donné pouvoir aux banques de faire des paris importants avec largent des déposants, de largent quils navaient pas en réalité. Quand beaucoup de ces paris, notamment dans le secteur du logement, nont pas tenu leurs promesses, cest tout le château de cartes qui sest effondré et les contribuables ont dû venir à la rescousse. (
) Labsence de loi Glass/Steagall a essentiellement transformé ces géants financiers en entités quasi-gouvernementales, incapables de survivre à leffondrement récent sans lassistance du gouvernement. »Lamendement en question rétablit certains articles de la loi de 1933 qui avaient été abrogés et donne une année à toutes les banques pour se régulariser. Si lamendement est adopté, il sera rajouté à larticle 12 du Code des Etats-Unis, sous le titre de « National Banking » [activité bancaire nationale), qui rassemble aujourdhui ce qui reste de Glass Steagall. Le texte ajouté dit que « A lissue dune année
aucune banque adhérente ne devrait être affiliée, suivant les modalités décrites par la section 2 (b) avec aucune corporation, association, trust daffaires, ou autres organisations similaires, impliquées principalement dans lémission, le flottement, la souscription, la vente publique, ou la distribution en gros ou en détail, ou au travers dune participation syndiquée, dactions, obligations, notes ou autres titres. » Elle déclare « quaucun responsable, directeur ou employé de corporation ou dassociation non incorporée, aucun partenaire ou employé de partenariat, aucun individu, principalement engagé dans lémission, le flottement, la souscription, la vente publique, ou la distribution en gros ou en détail, ou au travers dune participation syndiquée, dactions, obligations, notes ou autres titres, noccupera, en même temps, les fonctions de responsable, directeur ou employé daucune banque adhérente ». Enfin, elle spécifie que « nonobstant tout autre provision de loi, en aucun cas une institution dépositaire ne peut sengager dans des activités liées aux activités dassurance ». Si adopté, lamendement proposé invaliderait non seulement la « Loi de modernisation » des Titres de 1999 établie par la loi Gramm-Leach-Bliley, mais aussi les réformes de 1987, 1989 et 1996, initiées par la Réserve Fédérale qui avaient déjà éliminé des parties entières de Glass Steagall, avant son abrogation finale en 1999. HYPERLINK "http://www.solidariteetprogres.org/article6093.html" http://www.solidariteetprogres.org/article6093.html
#1026 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8055" \l "p8055" 09-12-2009 20:15:29
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Quel système monétaire international pour un monde multipolaire ?Un colloque très intéressant, organisé par la fondation Respublica (Chevènement) : HYPERLINK "http://www.fondation-res-publica.org/Quel-systeme-monetaire-international-pour-un-monde-multipolaire_r62.html" http://www.fondation-res-publica.org/Qu
e_r62.htmlJe vous recommande particulièrement cette intéressante explication de Patrick Artus :
Peut-on sortir de l'excès de création monétaire mondiale ? Intervention de Patrick Artus, Directeur des études à Natixis, professeur à lEcole polytechnique, au colloque du 19 octobre 2009, Quel système monétaire international pour un monde multipolaire ? HYPERLINK "http://www.fondation-res-publica.org/Peut-on-sortir-de-l-exces-de-creation-monetaire-mondiale_a445.html" http://www.fondation-res-publica.org/Pe
_a445.html INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/PatrickArtus" \* MERGEFORMATINET Merci, Monsieur le ministre, Bonsoir à tous. Je tenterai de tracer quelques pistes en posant trois questions : Quelle est réellement la perversité profonde du système dans lequel nous vivons aujourdhui ? Ceci vient déjà dêtre abordé. Quelles sont les évolutions les plus récentes ? Il est intéressant de les observer parce quelles modifient le modèle par rapport à celui qui fonctionnait avant la crise. Je crains toutefois quelles ne le fassent dans un sens plus inquiétant que rassurant. Quelles pistes, avec leurs avantages et leurs inconvénients, peut-on tracer ? Pourquoi le système actuel est-il pervers ? Nous sortions dune longue période où les pays dont les monnaies saffaiblissaient devaient faire leffort de correction. Un tel système génère un biais restrictif pour la politique monétaire. En effet, les pays qui vont mal, ou dont les monnaies saffaiblissent, doivent passer à des politiques monétaires, budgétaires ou, plus globalement, dépargne, plus restrictives. On peut parler dun système restrictif puisque cest un ajustement dans le sens de la restriction dans le groupe des pays dont les monnaies ont tendance à saffaiblir. On est passé progressivement à ce quon a décidé dappeler le « Bretton Woods inversé » où, comme son nom lindique, lajustement doit être réalisé par les pays à monnaie forte qui mettent donc en place des politiques monétaires plus expansionnistes. Dans le système actuel, les pays dont les monnaies naturellement seraient trop fortes (pays producteurs de pétrole, Chine, autres pays dAsie etc.) pratiquent donc des politiques monétaires extrêmement expansionnistes qui prennent des formes complémentaires et équivalentes : Laccumulation de réserves de change, majoritairement par lachat de titres en dollars pour éviter la dépréciation du dollar. Il en résulte donc une création monétaire très forte dans les pays qui accumulent des réserves (quand la Banque centrale de Chine achète des actifs en dollars, elle crée sa monnaie). Tous ces pays ont des taux dintérêts extraordinairement faibles par rapport à leur croissance, cest-à-dire des politiques monétaires avec des biais expansionnistes majeurs (ce qui est lié au fait quils créent de la monnaie en accumulant des réserves). Le système monétaire international actuel consiste donc à faire passer les pays à monnaie forte à des politiques monétaires plus expansionnistes, générant un biais expansionniste monétaire. Ce biais expansionniste monétaire est très présent depuis le milieu des années 1990, avec laffaiblissement potentiellement plus grand du dollar et le soutien du dollar par tous ces pays qui accumulent les réserves.
Il en résulte une très forte croissance de la liquidité mondiale Dans la période récente on arrive à des chiffres extravagants : la base monétaire mondiale (cest-à-dire la taille du bilan de toutes les banques centrales mises ensemble, la quantité dactifs que toutes les banques achètent pour créer de la monnaie) dépasse aujourdhui 11 000 milliards de dollars, soit plus de 20% du PIB mondial. Il y a vingt ans, le bilan des banques centrales atteignait environ 5% du PIB mondial
ce qui permettrait de dire quil y a quatre fois plus de monnaie quil y a vingt ans !
Contrairement à ce que croient les Allemands, ceci na pas fabriqué dinflation économique mais une situation chronique dinflation des prix des actifs : en période de chômage, de capacités excédentaires, ce ne sont pas les prix des biens qui montent. Depuis une vingtaine dannées les bulles de prix dactifs circulants se sont succédé, se posant tantôt sur les actions, tantôt sur les actifs des émergents, sur limmobilier ou sur les matières premières. Quand une bulle a épuisé un actif, elle ne peut que passer à la case dactif suivante. Lexcès de liquidités entraîne une hausse du prix des actifs.
Nous fabriquons donc des crises financières à répétition sur un modèle identique : au moment où la bulle change dactif, les prix de lactif qui montait chutent, entraînant une crise financière, bancaire. Puis on recommence sur lactif suivant.
Cest, sommairement, de cette façon quon peut analyser le système actuel. Autrement dit, en raison de ce biais expansionniste chronique, le système de « Bretton Woods inversé » ne permet pas de contrôler la quantité de monnaie mondiale, mesurée par la taille du bilan de la banque centrale mondiale (composée en agrégeant toutes les banques centrales nationales). En cas de déséquilibre, on passe à une politique monétaire plus expansionniste. Mais le système antérieur générait plutôt une restriction monétaire chronique qui finissait par le rendre inacceptable. Cest aussi le cas des systèmes inspirés de létalon-or, les systèmes de currency board où les pays (comme Hong-Kong et certains pays dEurope centrale, telle la Bulgarie) ont des règles monétaires très strictes liées au montant des réserves. Donc, le retour au système ancien nest pas souhaitable non plus. Il faudrait trouver un système de Bretton-Woods "intermédiaire" où la charge de l'ajustement serait partagée entre le pays à monnaie qui s'apprécie et le pays à monnaie qui se déprécie. Quelles sont les évolutions récentes inquiétantes ? La crise cest léclatement de la bulle immobilière dans cet environnement. Or, depuis le mois de mars de cette année, comme cela vient dêtre mentionné, la même mécanique sest remise en place mais avec des modifications très importantes si on veut donner des pistes dexplication. Avant la crise, le problème était le déficit extérieur des États-Unis. Le taux dépargne des Américains était tombé à zéro, le déficit extérieur était devenu colossal : environ 900 milliards de dollars par an à la veille de la crise. Mais ceci sest beaucoup corrigé : les Américains ne sendettent plus, recommencent à épargner, leur déficit extérieur a été divisé par deux. Sil ne sétait rien passé dautre, le problème serait pratiquement réglé et ce colloque naurait pas lieu ce soir. Avec un déficit extérieur réduit de moitié, les dollars que fournissent les États-Unis au reste du monde évoluent à peu près comme le PIB mondial. La crise immobilière est venue à bout de lendettement américain que, depuis vingt ans, on déplorait en vain. Les Américains vont épargner de plus en plus. Selon les chiffres récents, le crédit aux États-Unis est en chute libre. On observe un vrai besoin de désendettement des Américains. Le problème des déséquilibres globaux serait donc résolu par la méthode espérée : davantage dépargne aux États-Unis et des plans de relance de la demande intérieure en Chine et dans les autres pays dAsie. Or cest important pour comprendre le problème actuel la réduction des déficits extérieurs des États-Unis a été compensée, et bien au-delà, par dénormes flux de capitaux qui partent des États-Unis vers les pays émergents. Avant la crise, les États-Unis enregistraient chaque mois un déficit extérieur de 80 milliards de dollars. Aujourdhui, il est tombé en dessous de 40 milliards mais 150 milliards de dollars partent chaque mois des États-Unis vers les marchés de matières premières des pays émergents. Le problème dinstabilité a donc changé de nature. Il nest plus lié à linsuffisance dépargne aux États-Unis mais à lexode des capitaux des États-Unis vers les pays émergents où les perspectives de croissance sont plus fortes et les taux dintérêts plus élevés. Les Américains épargnent davantage mais ça ne suffit pas en raison de ces énormes sorties de capitaux. Ceci pose un problème profond : ce système, qui attire naturellement les capitaux des États-Unis vers les pays émergents aux perspectives de croissance plus forte, devrait entraîner automatiquement une chute du dollar. De ce fait, les pays émergents doivent recommencer à accumuler des réserves, pour compenser, non plus linsuffisance dépargne aux États-Unis, mais ce flux de capitaux américains vers les pays émergents producteurs de matières premières. Cest une configuration nouvelle qui nous place dans la problématique de transfert des capitaux. Les Chinois ont un dilemme : Sils stabilisent leur devise par rapport au dollar, ce quils font depuis juin 2008, ils améliorent leur compétitivité. Mais ils le font plus vis-à-vis des autres pays asiatiques quà légard des États-Unis et de lEurope. En ce moment la Chine regagne des parts de marché sur tous les pays dAsie dont la monnaie se réapprécie : la Corée, la Thaïlande, les Philippines, lIndonésie et le Japon. Cest donc un problème intra-asiatique. Lidée dune coordination monétaire en Asie fait sourire car ce nest pas nous qui sommes menacés par le renminbi faible mais les autres pays dAsie, dont le Japon. Mais, ce faisant, ils ne peuvent pas contrôler leur politique monétaire domestique (une politique monétaire ne peut pas servir à tout). En ce moment, la masse monétaire augmente en Chine de près de 30% par an, contrepartie de lénorme accumulation de réserves de change. Les Chinois doivent choisir entre le contrôle de la liquidité domestique (en reflexibilisant leur taux de change) et les changes fixes, donc la création monétaire. Quelles pistes permettraient de contrôler loffre de monnaie (M0) créée par les banques centrales qui achètent des actifs ? La première piste consisterait à changer de monnaie de réserve. Mais le choix dune autre monnaie nationale nélimine pas le risque structurel que loffre de cette monnaie ne soit pas contrôlée (si, par exemple, le pays émetteur accumule la dette extérieure). Daucuns préconisent le passage à un panier de monnaies. Le choix dun panier de monnaies de type privé ne réglerait pas le problème de fond, celui du contrôle de loffre de monnaie. Il ny a pas de raison de penser que les Européens seraient plus vertueux que les Américains sils participaient à une monnaie de réserve. Le renminbi serait le pire des choix, non seulement parce que les marchés financiers chinois ne sont pas assez développés mais surtout parce que la Chine a des excédents extérieurs et des excédents dépargne qui provoqueraient une épouvantable contraction monétaire mondiale. La deuxième piste est celle des monnaies artificielles (le DTS version FMI ou lor). Cette solution permettrait de contrôler loffre par une institution indépendante qui émettrait la monnaie de réserve du monde. Mais la monnaie du commerce mondial est le dollar. Lutilisation dune autre monnaie de réserve financière entraînerait dénormes coûts de conversion. Le gouverneur de la banque centrale de Chine, par exemple, préfère avoir des réserves en dollars qui permettent les importations. Sil a des dollars, il est sûr de pouvoir acheter du pétrole ; sil a des DTS, il devra trouver une autre banque centrale qui acceptera déchanger ses DTS contre les dollars qui lui permettront dacheter du pétrole. Au-delà du problème des coûts de conversion se pose celui de la taille : 17 000 milliards de dollars circulent en dehors des États-Unis. Certains suggèrent de multiplier par vingt le prix de lor pour absorber ces dollars en circulation ! La piste des monnaies artificielles ne me semble donc pas très sérieuse. La troisième piste serait un changement dans la composition des réserves de change, non en termes de devises mais en termes de nature des actifs achetés par les banquiers centraux. Or 40% des réserves de change des banques centrales consistent en dépôts bancaires, le reste en titres publics. Que se passerait-il si les réserves comportaient de plus en plus de titres privés, dactions ? La banque centrale de Chine envisage de créer un fonds de 200 milliards de dollars pour aider les entreprises chinoises à faire des acquisitions à létranger. Cette piste, peu évoquée, serait peut-être un élément de stabilité. Actuellement, on finance des déficits publics colossaux à des taux dintérêts à peine supérieurs à 3%, si la banque centrale achetait Microsoft, ce serait peut-être un peu plus disciplinant. La hausse inexorable de la part des actifs privés dans les réserves pourrait imposer aux États une certaine discipline. Autre piste, peut-être la meilleure : garder le dollar comme monnaie de réserve et discipliner les États-Unis. Cette piste est-elle aussi déraisonnable quil y paraît ? Timothy Geithner, secrétaire dEtat au Trésor, a exprimé à de nombreuses reprises ce qui nest encore que du wishfull thinking : un autre modèle de croissance américaine, basé sur lépargne et les exportations. Les États-Unis ont un souci de court terme : ils nont rien à exporter. Ce détail mis à part, cela témoigne dune volonté de ladministration américaine de modifier le modèle de croissance des États-Unis. Mais je répète que le problème essentiel est aujourdhui la fuite des capitaux, devant la perspective dun rendement beaucoup plus faible aux États-Unis, vers les émergents. Tant que le problème résidait dans labsence dépargne des Américains, on pouvait mener des politiques budgétaires restrictives et augmenter les taux dintérêt pour inciter les Américains à épargner. Mais si les Américains jugent que le rendement de leur épargne est plus intéressant dans les pays émergents ; il devient difficile de limiter cette perte de capitaux. Doù lultime piste : est-ce quon échappe au contrôle des capitaux internationaux ? Si les autres pistes évoquées sont trop compliquées, la bonne solution ne serait-elle pas de réduire la taille des capitaux internationaux pour réduire laccumulation de réserves de change nécessaire pour stabiliser les devises ? Selon moi, la vraie réforme du système monétaire international consisterait à mettre en place des mesures qui réduiraient la taille des flux de capitaux. Quand on voit que lIndonésie, qui nest quand même pas une cible centrale pour les capitaux, est obligée dacheter trois milliards de dollars certains jours pour empêcher sa monnaie de sapprécier (des investisseurs acquièrent des actions indonésiennes pour trois milliards de dollars), on se dit que la piste de réforme du FMI la plus raisonnable serait de casser à la source ce qui est redevenu la cause de nos problèmes : les flux de capitaux spéculatifs vers les pays émergents (et non plus les déficits commerciaux). Source : Fondation Respublica, HYPERLINK "http://www.fondation-res-publica.org/Peut-on-sortir-de-l-exces-de-creation-monetaire-mondiale_a445.html" http://www.fondation-res-publica.org/Pe
_a445.html
Merci Sam, pour le beau tuyau INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
#1027 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8056" \l "p8056" 09-12-2009 21:53:29
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=587" Bertrand
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8056" \l "p8056" Message n°8056
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HYPERLINK "mailto:bb_prod@hotmail.com" e-mail
Salut à tous.Etienne, il semble que tu aies manqué cette brève sur le site de solidarité et progrès:Le professeur Maurice Allais sassocie à la démarche de Lyndon LaRouche HYPERLINK "http://www.solidariteetprogres.org/article6075.html" http://www.solidariteetprogres.org/article6075.html
5 décembre 2009 (Nouvelle Solidarité) La France na remporté quune seule fois le prix Nobel déconomie, avec le professeur Maurice Allais, en 1988.Maurice Allais aime affirmer quil na eu quun seul élève, Gérard Debreu. Cependant, de nombreux dirigeants et responsables français, comme Dominique Strauss-Kahn, Marcel Boiteux, Thierry de Montbrial ou encore Jean-Louis Bianco ont également suivi ses cours.En réponse à lappel de lInstitut Schiller en vue de sauver léconomie mondiale, le professeur Allais a fait parvenir à Jacques Cheminade la lettre suivante, datée du 27 novembre 2009.
Monsieur,Vous avez bien voulu me transmettre lappel de lInstitut Schiller et de M. Lyndon LaRouche en vue du sauvetage de léconomie mondiale, en me demandant de massocier à cet appel, et je vous en remercie.Ma réponse est la suivante :M. Lyndon LaRouche et ses organisations ont souvent soutenu des idées proches de mes propres propositions de réformes fondamentales du système financier et monétaire international, que je nai cessé de mon côté de soutenir publiquement depuis plusieurs décennies.Ayant en particulier pour ma part expliqué, démontré et annoncé depuis plus dune décennie dans mes ouvrages la catastrophe financière mondiale survenue au cours de lété 2008, je ne puis que massocier pleinement à toute initiative visant à instaurer un large débat public en vue de refonder radicalement le système de crédit et le système monétaire international.Je vous autorise à faire part publiquement de ma position selon les termes ainsi exprimés ci-dessus.Croyez, Cher Monsieur, à lexpression de mes sentiments distingués.Maurice Allais
#1028 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8057" \l "p8057" 09-12-2009 22:43:44
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
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Bonjour Bertrand, et bienvenue INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Merci pour l'info. L'accord affiché entre Maurice Allais et Larouche/Cheminade/S&P n'est guère surprenant pour ceux qui connaissent les thèses de part et d'autre : ça fait un moment que l'on sait que leurs analyses (contre la financiarisation et le libre échange prétendument libéraux) se ressemblent (sans être exactement les mêmes). Mais c'est bien que ce soit dit clairement.Étienne.
#1029 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8059" \l "p8059" 10-12-2009 14:30:50
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=351" gilles
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Je suis d'accord avec Dupont-Aignan, AJH et Zolko
Dès son introduction en 1999, les économies européennes qui avaient un peu convergé jusque là, se sont mises à diverger fortement entre elles (taux d'inflation, commerce extérieur, déficit et dette, etc.), preuve que la mayonnaise ne prenait pas, tout au contraire. Mais avec le surgissement de la crise, ces écarts se sont creusés très dangereusement : certains pays membres sont au bord du défaut de paiement (Irlande, Grèce), d'autres sont des puits sans fond d'endettement à cause de la faiblesse de leurs exportations (Espagne), d'autres enfin restent gravement handicapés par cette armure trop lourde à porter (France et Italie). Or, avec la crise, les taux de refinancement des Etats membres de l'euro (les « spreads ») n'ont cessé de s'écarter dangereusement les uns des autres, mettant à mal l'homogénéité déjà toute relative de la zone : concrètement, la Grèce et l'Espagne empruntent sur les marchés internationaux des capitaux à des taux bien supérieurs à ceux consentis à la France ou à l'Allemagne, ce qui risque d'ici à quelques mois d'entraîner l'éclatement de la zone.( ( Le seul moyen d'en sortir en bon ordre sans voir se désagréger l'Europe est de créer une monnaie commune adjointe à la monnaie unique et ancrée dans cette dernière. Pratiquement, les pays membres de la monnaie commune récupéreraient leur monnaie nationale qui ne serait convertible qu'en euro. Leur taux de change par rapport à l'euro serait variable, en fonction de la situation économique de ces pays, mais il serait fixé de manière concertée et sans à-coup. Ce serait par ce moyen, par exemple, que l'Espagne pourrait dévaluer, une nécessité vitale aujourd'hui pour elle.
Mon avis : La division ( à l'intérieur de chaque nation du sous-continent européen ) du travail et des activités productives se mue en division à l'intérieur de l'UE, notamment à cause de la monnaie unique. Avec ce système de libre-échange et d'union monétaire, à l'Allemagne, les emplois industriels, à l'Espagne les emplois dans le bâtiment et les travaux publics, le tourisme. Ceci, en temps de non-crise, masque les effets négatifs de la désindustrialisation de l'Espagne grâce au taux élevé de l'euro et donc au pouvoir d'achat des Espagnols vers les pays à monnaie sous-évaluée. En cas de crise, l'Espagne est plus sinistrée qu'ailleurs en raison de sa spécialisation dans le tourisme. Le système d'union monétaire de l'euro a rendu dépendante et faible l'économie de l'Espagne vis à vis des autres pays du sous-continent membres du système. La solution pragmatique préconisée par Nicolas Dupont-Aignan me paraît être un moindre mal que le dogmatisme rigide de la monnaie unique tout le temps et partout quelque soit les circonstances. Couplée à une volonté de réindustrialisation, cette politique permettrait de revitaliser par des dévaluations, mais en concertation avec ses voisins, les économies qui en ont besoin.Natixis publie une note expliquant que si les États-Unis avaient la même politique économique (imbécile) que l'Union européenne, ils n'auraient pas -2,5% de croissance cette année mais -6,5% . HYPERLINK "http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=49902" (télécharger la note en anglais)Convertis en chômeurs pour l'Espagne, la France, l'Italie et tous les pays de la zone euro, ça fait quoi ça 4% de croissance en moins à cause d'une politique idiote ?
Dernière modification par gilles (11-12-2009 08:58:19)
La qualité de la démocratie établie dans un groupe de personnes déterminées n'est que le reflet du respect et la prise en compte des opinions de ce groupe dans les décisions. Or plus ce groupe est grand, plus ce respect est petit.
#1030 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8060" \l "p8060" 11-12-2009 11:27:55
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La nouvelle couleur de largentRue des entrepreneurspar Didier Adès et Dominique Dambert le samedi de 9h10 à 10hsamedi 28 novembre 2009À Charlotte en Caroline du Nord, deuxième centre financier des États-Unis siège des deux plus grandes banques américaines Bank of America et Wachovia, le troc est de retour. Un troc à grande échelle.Des sociétés spécialisées qui ressemblent à des banques se sont créées. Elles servent dintermédiaires entre, par exemple, des traders désargentés et des restaurateurs en mal de clientèle pour échanger compétences informatiques des uns et bons repas des autres. Et tout cela sans que le moindre dollar ne circule.Partout dans le monde, le troc refait surface mais pas seulement le troc.De nouvelles monnaies se développent ou apparaissent, au Brésil, au Japon, en Suisse, en Allemagne, partout. On les appelle monnaies régionales, locales, complémentaires, alternatives ou libres. La crise financière leur redonne des couleurs. Ils sont de plus en plus nombreux à utiliser leur propre monnaie en marge des monnaies officielles, à léchelle, dune ville, dun quartier, dune communauté, et même dun État pour continuer à vivre normalement.________________________________________invitésGilles BesnardChargé de mission à la direction des déplacements au Conseil général de lEssonne Conseil général de l'Essonne________________________________________Jérôme BlancMaître de conférences en économie Université Lumière Lyon 2 (Faculté de sciences économiques et de gestion) site officiel de Jérôme Blanc________________________________________Bernard LietaerÉconomiste Spécialiste des monnaiesAncien directeur de la Banque Centrale de Belgique site officiel de Bernard Lietaer________________________________________Jean-François NoubelPrésident- fondateur de TheTransitioner.org Chercheur en intelligence, sagesse et conscience collectives (ISCC)Association TheTransitioner site officiel de Jean-François Noubel________________________________________André OrléanDirecteur de recherche au CNRS site officiel d'André Orléan________________________________________Livres :Jérôme Blanc (ouvrage coll.)Exclusion et liens financiers : Monnaies socialesRapport 2005-2006éditeur : Economicaparution : mars 2006________________________________________Jérôme BlancLes monnaies parallèles : unité et diversité du fait monétaireAnalyse les diverses pratiques (titres restaurant, fausse monnaie...), ainsi que leurs enjeux théoriques et empiriques.éditeur : LHarmattanparution : décembre 2000________________________________________Bernard Lietaer et Margrit KennedyLes monnaies régionales : de nouvelles voies vers une prospérité durableCet essai analyse le rôle du système monétaire européen dans les dysfonctionnements des politiques sociales. Selon les auteurs, ces politiques de portée européenne doivent être soutenues par des initiatives locales. Ils proposent l'introduction de monnaies régionales grâce auxquelles les régions seraient en mesure de soutenir les missions sociales sans peser sur le contribuable.éditeur : Charles Léopold Mayerparution : novembre 2008________________________________________André OrléanDe leuphorie à la panique financière : penser la crise financièreLa place décisive qu'occupe la liquidité de marché, à travers la titrisation, dans le système financier actuel peut être interprétée comme l'utopie d'une finance qui se passerait de l'État en créant sa propre liquidité. L'assèchement brutal de cette forme de liquidité est au cur de la crise des subprimes : le marché du capital étant internationalisé, son ampleur défie l'intervention publique.éditeur : Rue dUlm (Collection du Cepremap)parution : mai 2009________________________________________André OrléanLaveuglement au désastre suivi de Le pouvoir de la financeéditeur : Odile Jacobparution : à paraître________________________________________Charles-Henri FilippiL'argent sans maîtreEssai présentant la crise actuelle comme une mutation politique majeure. Elle sonne en effet la fin de l'argent contrôlé, pensé comme un instrument d'ouverture aux autres par l'échange plus que d'emprise par l'accumulation. L'argent est passé du projet de bien-être pour tous à celui du pouvoir pour quelques-uns. Cette dérive affaiblit la démocratie au profit d'une oligarchie de marché.éditeur : Descartes & Cieparution : mai 2009________________________________________Christian Saint EtienneLa fin de lEuroéditeur : Bourdin Éditeurparution : avril 2009 HYPERLINK "http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ruedesentrepreneurs/index.php?id=85726" http://sites.radiofrance.fr/franceinter
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gilles a écrit:
Convertis en chômeurs pour l'Espagne, la France, l'Italie et tous les pays de la zone euro, ça fait quoi ça 4% de croissance en moins à cause d'une politique idiote ?
Cette relation entre "croissance" et "chômage" est toujours citée, comme une évidence. Mais jamais démontré. En d'autres mots, je ne crois pas qu'il y ait le moindre relation entre croissance et emploi. Pas la moindre.La croissance (du PIB) ne montre qu'une chose: l'augmentation du flux financier (si je te vends mon stylo BIC 1 Euro, et que je te le rachète 1 Euro, on a augmenté le PIB de 2 Euros. Mais on n'a créé aucune richesse, et aucun emploi). D'ailleurs, en ce moment, le chômage augmente et le PIB aussi (faiblement).Je pense qu'on peut parfaitement avoir des emplois ET un PIB qui baisse. Je ne suis pas avocat de la décroissance, je dis simplement que regarder le PIB comme mesure économique unique n'est pas bon. Mais je ne nie pas que si "on" mettait en oeuvre mes idées, le PIB baisserait probablement, mais en tant que dommage collatéral et pas comme objectif premier.Exemple ? Si on mettait une *vraie* taxe carbone, qui taxerait les produits en fonction de la dépense carbone de leur fabrication (donc y compris transport), les importations Chinoises baisseraient énormément, remplacés par des productions locales, plus chères mais moins nombreuses. Résultat: plus de chômage, mais qui saurait dire si le PIB augmenterait avec une telle mesure ? Pareil pour l'agriculture: si on imposait une agriculture Bio, sans pesticides et fertilisants massifs, il faudrait plus de main d'oeuvre, les produits seraient plus chers, on en achèterait moins (mais de meilleure qualité), et le PIB là dedans ? Il augmenterait ou pas ?
#1032 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8062" \l "p8062" 12-12-2009 16:38:44
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Le «coefficient d'Okun» ou la relation PIB/chômage... HYPERLINK "http://www.unites.uqam.ca/forum/4Couts.html" http://www.unites.uqam.ca/forum/4Couts.htmlMais ce coefficient n'est pas "l'évangile"...
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#1033 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8064" \l "p8064" 12-12-2009 19:26:18
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Ya plein de raisons différentes au chomage. L'importance de l'activité économique, que l'on assimile souvent à tort au PIB a évidemment un lien très fort avec le chomage, si bien que les grandes évolutions ( croissance ou décroissance de l'activité économique ) correspondent assez souvent à une évolution inversement identique du chômage. Mais cela dépend de tellement de choses que l'on peut difficilement les relier par une simple relation mathématique.La productivité joue elle aussi un grand rôle.On l'a vu ici, la monnaie et son accaparement par une minorité joue un rôle important aussi.Le chômage a aussi des causes structurelles, comme par exemple quand il y a un surplus de main d'oeuvre dans un secteur dans une certaine région, et qu'il y a un défaut de main d'oeuvre dans une autre, du fait qu'il est difficile pour les gens de se déplacer.L'inadéquation de la formation.Et il y a les comportements irrationels des différents acteurs économiques aussi.La balance commerciale ...L'innovation et notre capacité à la financer.Etc ... etc ...Alors effectivement je pense qu'on peut très bien avoir une augmentation du PIB sans à la clé avoir de création d'emplois. Et je pense d'une manière générale que de traiter de problèmes politiques à coup d'indicateurs économiques est tout ce qu'il y a de plus stupide et néfaste.Pour les histoires de "taxe" il faut faire attention aux inégalités qui existent dans la population. Et les différentes taxes carbonnes proposées jusqu'à présent sont injustes socialement.
#1034 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8068" \l "p8068" 13-12-2009 10:37:56
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Sous-euros (proposition de Dupont-Aignan)Gilles (8059).Autrement dit, il s'agirait de retourner au système du flottement des monnaies nationales des pays de l'UE, la seule différence étant que ces monnaies seraient inconvertibles sauf en euros et ne flotteraient que par rapport à l'euro.Cela signifierait qu'on renonce au principe de base de l'union européenne (créer une union de plus en plus étroite, y compris sociale et économique, entre les États membres) : si c'est le but recherché, alors il faut le dire.La situation de l'Espagne dans le cadre de l'UE n'a rien de plus inhabituel que celle du Michigan dans le cadre des États-Unis : or, les ÉUA ne recourent pas à des sous-monnaies régionales pour traiter leurs problèmes économiques (ce serait le début de la désagrégation de la fédération). Il y a peut-être quelque chose de bon (en pratique : comme moyen de gérer automatiquement les disparités économiques entre États membres) dans la proposition de Dupont-Aignan, mais ça mériterait plus amples explications, surtout si cela devait signifier qu'on renonce à réduire les disparités nationales dans le cadre de l'UE. JR
#1035 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8070" \l "p8070" 13-12-2009 10:55:10
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@Jacques RomanLa proposition de NDA n'aurait pas de sens si l'UE avait commencé par imposer les même règles fiscales et sociales aux pays de la zone euroMais ce n'est pas le cas ... Alors entre choisir je suis d'abord français ou je suis d'abord européen, moi aussi je choisis la première alternative.Il faut d'ABORD réduire les disparités et la question ne se posera plus...
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#1036 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8071" \l "p8071" 13-12-2009 12:09:47
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Le pouvoir financier au cur de la crise de 2008Les analyses prophétiques de Maurice AllaisBonjour.Jai passé un bonne partie de la nuit à mettre en forme une synthèse particulièrement intéressante que ma envoyée Philippe Boursier de Carbon. Cest là : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2009/12/09/104-maurice-allais-lettre-ouverte-aux-francais-contre-les-tabous-indiscutes" \l "c3669" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/f
utes#c3669On y retrouve de larges extraits du livre formidable que jai reproduit il y a quelques années (avec laccord et même les encouragements de Maurice). Il est là : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_Allais_1998.pdf" http://etienne.chouard.free.fr/Europe/m
s_1998.pdfAmicalement.Étienne.
#1037 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8072" \l "p8072" 15-12-2009 15:29:14
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Rejoignez le groupe facebook "Soutiens aux propositions de Maurice Allais" HYPERLINK "http://tinyurl.com/yafcovl" http://tinyurl.com/yafcovl
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#1038 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8073" \l "p8073" 15-12-2009 15:44:24
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Maurice Allais se trompe sur l'idéal socialiste, enfin, si on ne doit considérer que sa composante économique comme il le fait : il ne s'agit pas de l'équité de la REdistribution des richesses mais de la distribution des richesses tout court. Cette nuance est extrêmement importante car elle vise à lutter contre les inégalités en amont, contre ce qui les produit et non pas uniquement en aval, après que ces inégalités soient produites.Alors, cela ne change pas grand chose à ce qu'il dit ici, mais néanmoins, cela ôte toute compatibilité entre libéralisme et socialisme, contrairement à ce qu'il pense.
#1039 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8078" \l "p8078" 15-12-2009 23:53:53
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INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/Europe/LeMystereDeLaNulliteDesPatronsDeBanquesResolu-r.jpg" \* MERGEFORMATINET Source : Petit dictionnaire des mots de la crise, Philippe Frémeaux et Gérard Mathieu, Alternatives économiques. INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
#1040 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8097" \l "p8097" 22-12-2009 02:53:04
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"Re"-distribution des richessesJe trouve judicieuse la remarque de Sandy dans son 8073, en ce sens qu'il doit s'agir de distribuer équitablement les richesses dès le départ, mais il me semble que "redistribuer" est depuis longtemps employé au sens de "distribuer". Mieux vaudrait dire "répartir", pour éviter toute ambigüité. JR
#1041 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8099" \l "p8099" 22-12-2009 07:33:22
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Sandy a écrit:
Maurice Allais se trompe sur l'idéal socialiste, enfin, si on ne doit considérer que sa composante économique comme il le fait : il ne s'agit pas de l'équité de la REdistribution des richesses mais de la distribution des richesses tout court. Cette nuance est extrêmement importante car elle vise à lutter contre les inégalités en amont, contre ce qui les produit et non pas uniquement en aval, après que ces inégalités soient produites.Alors, cela ne change pas grand chose à ce qu'il dit ici, mais néanmoins, cela ôte toute compatibilité entre libéralisme et socialisme, contrairement à ce qu'il pense.
Je ne comprends pas ...Expliquez moi ce que proposent les socialistes en terme de distribution "en amont" des richesses, et que ne proposerait pas Allais (avez vous lu HYPERLINK "http://osonsallais.wordpress.com/2009/12/15/pour-la-reforme-de-la-fiscalite/" http://osonsallais.wordpress.com/2009/1
fiscalite/ ?).EDIT: on ne peut distribuer (ou redistribuer) une richesse si elle n'a pas été produite, extraite ou "cueillie" , les 3 par le travail.Bien sur certains considèrent que c'est aux autres de travailler pour pouvoir profiter des fruits du travail de ceux là: ce n'est pas mon point de vue, hormis un pourcentage de répartition (impôts, revenu citoyen, quotas)
Dernière modification par AJH (23-12-2009 11:47:46)
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Les baisses dimpôts préconisées par les politiques de loffre sont néfastes aux salairespar Henry Liu HYPERLINK "http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2936" http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2936
Les baisses dimpôts préconisées par les politiques de loffre sont néfastes aux salairespar Henry Liu. 23 décembre 2009Léconomiste Henry Liu sélève contre la thèse affirmant que les baisses dimpôts sur les entreprises et les très hauts revenus généreraient de lemploi. Toute baisse dimpôt sur les profits, note-t-il, incite les entreprises à arbitrer entre bénéfices et salaires, au détriment des derniers. De la même façon, les baisses dimpôts sur les hauts revenus encouragent la distribution de salaires mirobolants pour les directions. Notons au passage que ces revenus excessifs ont non seulement déprimé la demande, mais aussi alimenté la finance, avec un effet « deuxième tour » : les exigences de rémunération des investisseurs, bien supérieures à la croissance économique réelle, pressurant de plus en plus les salaires au fur et à mesure de laccumulation du capital par le jeu des intérêts composés.Par Henry Liu, New Deal 2.0, 16 décembre 2009 - extrait Ces dernières décennies, les économistes partisans des politiques de loffre ont répandu dans une opinion publique mal informée le mythe selon lequel des impôts peu élevés encourageaient les entrepreneurs à créer des emplois bien rémunérés. Mais contrairement à cette affirmation apparemment de bon sens, la réalité historique montre que le régime dimpôt progressif des revenus, avec des prélèvements dépassant les 90% pour la tranche supérieure, a en fait encouragé les entreprises à augmenter les salaires. Pour la simple raison quil est plus facile dêtre généreux avec largent du gouvernement.Dans le passé, quand le taux dimposition maximum sur les entreprises dépassait 50% et celui sur les revenus 90%, leurs directions étaient moins incitées à maximiser le bénéfice net en réduisant les coûts salariaux. Pourquoi auraient-elles donné de largent au gouvernement alors quil pouvait être mieux employé à la satisfaction de leurs salariés ?La révolution économique de Ronald Reagan, inspirée par léconomie « vaudou » des politiques de loffre, sest traduite par réduction frénétique des taux dimposition sur les bénéfices. Elle a incité les employeurs à maintenir des bas salaires, car les économies réalisées ainsi généraient des bénéfices que les entreprises et leurs directions pouvaient conserver, nétant plus soumis à des taux dimposition élevés.Ce régime de faible imposition sest traduit par des profits excessifs, autorisés par la stagnation des salaires, avec pour conséquence un surinvestissement, car la demande ne pouvait pas suivre le rythme de ces excédents nés des bas salaires.La loi de Say affirmant que « loffre crée sa propre demande », qui fait partie des présupposés sur lesquels sappuient les économistes de loffre, nest vérifiée quen situation de plein emploi, lorsque les salaires sont corrects. Mais cest une condition que les économistes de loffre préfèrent ignorer.Dans une économie à bas salaires, pour soutenir la demande, on propose aux salariés de largent facile sous forme crédits subprimes, au lieu de payer aux consommateurs des salaires décents, créant ainsi des profits fictifs pour le secteur financier au détriment du secteur manufacturier.Ce dysfonctionnement a finalement conduit à la bulle de la dette qui a éclaté en 2007, avec des répercussions mondiales.Source : HYPERLINK "http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2936" http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2936
Je viens justement de dénoncer cette escroquerie de la "relance par l'offre" (celle que nous imposent les voleurs en bande qui ont pris le contrôle du pays) dans deux commentaires sur le blog de Paul Jorion : Premier commentaire : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=6023" \l "comment-45663" http://www.pauljorion.com/blog/?p=6023#comment-45663
« (
) Bon. Merci Paul. Tu as été très bien.Malheureusement, tu as oublié (ou tu n'as pas eu l'occasion), cette fois, de parler (comme tu le fais souvent, et tu es un des seuls "économistes" à le faire avec force) de la NÉCESSAIRE HAUSSE DES SALAIRES, de la nécessaire RELANCE PAR LA DEMANDE (au lieu de cette véritable escroquerie libérale dénoncée comme escroquerie par Galbraith lui-même qu'est la "relance par l'offre", technique d'enfumage qui n'a JAMAIS marché, comme on peut s'en douter quand on est de bonne foi). Tu n'as pas pu en parler cette fois, c'est dommage, ça manquait au tableau de la contradiction du chroniqueur-officiel-des-spéculateurs-et-des-privilégiés. Car le niveau des salaires est bien l'enjeu central, l'enjeu de société que révèlent toutes ces crises : le capitalisme permet aux plus riches de trop accumuler et donc de ne pas distribuer assez de pouvoir d'achat, ce qui voue le système à la ruine (mais pas pour tout le monde) de temps en temps. D'ailleurs, comme l'histoire le montre toujours et partout, la hantise éternelle des industriels et des banquiers, leur priorité absolue, au point de massacrer s'il le faut, c'est le niveau de salaires, salaires qu'ils tiennent par-dessus tout à garder le plus BAS possible. Vomitif. Tout part de là, tout s'explique par là, toute la théorie prétendument "classique" repose (sans le dire) sur cet objectif central injuste et révoltant. L'union européenne sert ce même objectif lamentable, d'ailleurs, à mon avis.Keynes lui-même soulignait cette mauvaise foi des prétendus "économistes", manifestement complices "professionnels" à la solde d'une classe privilégiée dont ils sont chargés d'assurer le fondement théorique, "scientifique", des privilèges. Exemple (extrait tiré de la Théorie générale, Payot, p 58 et s.) :
« Dans l'Économie ricardienne, qui est à la base de tout ce qui a été enseigné depuis plus d'un siècle, l'idée qu'on a le droit de négliger la fonction de la demande globale est fondamentale. À vrai dire, la thèse de Ricardo que la demande effective ne peut être insuffisante avait été vivement combattue par Malthus, mais sans succès. Car faute d'expliquer (si ce n'est par les faits d'observation courante) comment et pourquoi la demande effective pouvait être insuffisante, Malthus n'est pas parvenu à fournir une thèse capable de remplacer celle qu'il attaquait ; et Ricardo conquit l'Angleterre aussi complètement que la Sainte Inquisition avait conquis l'Espagne. Non seulement sa théorie fut acceptée par la Cité, les hommes d'État et l'Université, mais toute controverse s'arrêta ; l'autre conception tomba dans l'oubli le plus complet et cessa même d'être discutée. LA GRANDE ÉNIGME DE LA DEMANDE EFFECTIVE, à laquelle Malthus s'était attaqué, disparut de la littérature économique. On ne la trouve même pas mentionnée une seule fois dans toute l'uvre de Marshall, d'Edgeworth et du Professeur Pigou, qui ont donné à la théorie classique sa forme la plus accomplie. Elle n'a pu survivre qu'à la dérobée, sous le manteau et dans la pénombre de Karl Marx, de Silvio Gesell et du Major Douglas.Une victoire aussi décisive que celle de Ricardo a quelque chose de singulier et de mystérieux. Elle ne peut s'expliquer que par un ensemble de sympathies entre sa doctrine et le milieu où elle a été lancée. Le fait qu'elle aboutissait à des conclusions tout à fait différentes de celles qu'attendait le public profane ajoutait, semble-t-il, à son prestige intellectuel. Que son enseignement, appliqué aux faits, fût austère et souvent désagréable lui conférait de la grandeur morale. Qu'elle fût apte à supporter une superstructure logique, vaste et cohérente, lui donnait de l'éclat. Qu'elle présentât beaucoup d'injustices sociales et de cruautés apparentes comme des incidents inévitables dans la marche du progrès, et les efforts destinés à modifier cet état de choses comme de nature à faire en définitive plus de mal que de bien, la recommandait à l'autorité. Qu'elle fournît certaines justifications aux libres activités du capitalisme individuel, lui valait l'appui des forces sociales dominantes groupées derrière l'autorité.Jusqu'à une date récente la doctrine elle-même n'a jamais été contestée par les économistes orthodoxes, mais son inaptitude remarquable à servir à la prédiction scientifique a fini par diminuer grandement le prestige de ses adeptes. Car depuis Malthus les économistes professionnels paraissent avoir été insensibles au désaccord entre les conclusions de leur théorie et les faits d'observation. Le public au contraire n'a pas manqué de relever ce désaccord et c'est ce qui explique sa répugnance croissante à accorder aux économistes le tribut de respect qu'il alloue aux autres catégories de savants dont les conclusions théoriques sont confirmées par l'expérience, chaque fois qu'elles sont appliquées aux faits.Quant au fameux optimisme de la théorie économique traditionnelle, optimisme en raison duquel on a fini par considérer les économistes comme des Candide, qui, ayant abandonné le monde pour cultiver leur jardin, enseignent que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles pourvu qu'on le laisse aller tout seul, il a pour origine, selon nous, la méconnaissance de l'obstacle qui peut être opposé à la prospérité par l'insuffisance de la demande effective. » Source: J .M. Keynes, "Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie" (1936), Payot 2005, p 58 et s.
(
)Amicalement.Étienne. »_______________
« Le premier qui, ayant enclos du terrain, savisa de dire : "Ceci est à moi" et trouva des gens assez simples pour le croire fut le vrai fondateur de la société civile. Gardez-vous découter cet imposteur, vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre nest à personne. Quand les héritages se furent accrus en nombre et en étendue au point de couvrir le sol entier et de se toucher tous, les uns ne purent plus sagrandir quaux dépens des autres. De là commencèrent à naître la domination et la servitude. »Jean-Jacques Rousseau (Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes)
Deuxième commentaire : HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=6023" \l "comment-45812" http://www.pauljorion.com/blog/?p=6023#comment-45812
Relance par la DEMANDE (ex. : New Deal), la seule qui vaille, et RMA : revenu MAXIMUM autoriséMerci Lisztfr. HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=6023" \l "comment-45728" Cette phrase de Malthus a du sens.
« La première chose dont on ait besoin (
), avant même tout accroissement du capital et de population, cest une demande effective de produit, cest-à-dire une demande faite par ceux qui ont les moyens et la volonté den donner un prix suffisant. »Robert Malthus Principes déconomie politique
Je me garderai cependant de prendre en référence ce triste sire qui a dit tant de sottises sur l'inopportunité de porter secours aux pauvres. HYPERLINK "http://www.pauljorion.com/blog/?p=6023" \l "comment-45663" Le passage de Keynes ci-dessus sur l'extravagante négligence de la DEMANDE (et donc du niveau des SALAIRES) dans les théories économiques modernes, et l'explication qu'il suggère de chercher dans la corruption intellectuelle probable de la classe des "économistes", bien trop dépendante des privilégiés, ce passage me paraît éclairant pour la période actuelle et mérite d'être relu."Tout a été pensé ; l'important est d'y penser à nouveau" observait Goethe.Votre citation de Malthus me conduit à renchérir un peu avec quelques mots d'un économiste que je trouve enthousiasmant : clarté, précision, humour, pédagogie, érudition
C'est un bonheur de le lire.Il s'agit de John Kenneth Galbraith.Voilà un auteur qui a prédit la crise actuelle avec
53 ans d'avance ! Dans "La crise économique de 1929. Anatomie d'une catastrophe financière.", 1954, nouvelle préface en 1988 (Payot 2008), Galbraith propose une explication limpide des rouages fondamentaux toujours en vigueur et permet de comprendre à la fois la crise actuelle et les remèdes nécessaires. Il faut lire ce petit livre, qui est comme un phare dans la nuit de la crise.Au passage, Maurice Allais connaît Galbraith depuis longtemps (50 ans ?) ; on sent partout des filiations (comme avec Schumpeter).
Extrait de "La crise économique de 1929. Anatomie d'une catastrophe financière.", J. K. Galbraith, 1954 (Payot 2008, p. 12) :« Une troisième condition déterminante [du déclenchement des crises], aussi peu mentionnée à l'époque que récemment, fut l'adoption, peu avant le krach, de réductions d'impôts dont bénéficiaient principalement les gens très riches avant 1929, les réductions de Andrew Mellon, et avant 1987, celles, plus spectaculaires, des économistes de l'offre avec Ronald Reagan. Dans les deux cas, ces réductions étaient censées donner un coup de fouet à l'investissement, et permettre la création de nouvelles entreprises, de nouvelles usines et de nouveaux équipements. DANS LES DEUX CAS, ELLES NE FIRENT QUE DÉTOURNER DES FONDS VERS LE MARCHÉ DES ACTIONS : c'est en effet ainsi que les gens gagnant bien leur vie emploient leurs excédents de trésorerie. »
Ceci est essentiel, il me semble, et mérite d'être lu et relu, (diffusé et propagé), porté à la connaissance du Président de la République et de ses conseillers "économistes" de l'offre, escrocs de la chimérique "relance par l'offre". Il faudrait qu'ils sachent qu'ils sont repérés.
Extrait de "La crise économique de 1929. Anatomie d'une catastrophe financière.", J. K. Galbraith, 1954 (Payot 2008, p. 16) :« En 1987, la situation, héritée des politiques de l'administration fédérale, était fort différente. Déjà sous le président Carter, l'inflation avait été combattue par la politique monétaire, par le biais surtout de taux d'intérêt élevés. Puis, au cours des années Reagan, les impôts furent drastiquement réduits, au nom de LA CHIMÈRE QUE REPRÉSENTE L'ÉCONOMIE DE L'OFFRE mentionnée plus haut, selon laquelle des taux d'imposition plus bas devaient encourager les initiatives individuelles et entraîner ainsi des recettes fiscales plus élevées. Le résultat, en réalité, combiné à celui de dépenses militaires accrues, fut un énorme déficit budgétaire. Les effets inflationnistes de ces évolutions furent alors contenus par une politique monétaire encore plus agressive, et des taux d'intérêt encore plus assassins. C'était le monde né du croisement du professeur Arthur Laffer et du professeur Milton Friedman.Les conséquences de cette politique aberrante ne font aucun doute. Les taux d'intérêt élevés attirèrent des capitaux de l'étranger qui, eux-mêmes, poussèrent le dollar vers le haut sur les marchés des changes. Il en résulta une subvention extraordinairement généreuse aux importations, une forte pénalisation des exportations et un énorme déficit de la balance commerciale américaine. Les produits étrangers, notamment japonais, s'installèrent solidement sur nos marchés et, contrairement aux bonnes vieilles matières premières, ne furent pas facilement délogés quand le dollar baissa. Une part substantielle des dollars qui s'étaient accumulés dans les mains des étrangers prirent le chemin de Wall Street. Il y avait là, pour le marché, une double source d'incertitude qui n'avait pas existé en 1929 : les investisseurs étrangers se préoccupaient à la fois du futur du dollar et du futur de leurs investissements boursiers. La panique de 1929 avait été, pour l'essentiel, un phénomène américain; celle de 1987 fut mondiale. »
Cette séquence décrite dès 1988, il y 20 ans ! ne vous rappelle rien ? Le fils de J. K. Galbraith, James Galbraith, de son côté, écrit ceci :
« La théorie prédominante s'appuie sur l'idée que prix et quantité s'établissent par l'interaction de l'offre et de la demande dans des marchés concurrentiels libres. Cette idée, et nulle autre, qui est au cur de la pensée économique, est la source des errements qui font que les économistes ont presque toujours tort. La présentation des concepts de l'offre et de la demande comme principes explicatifs universels date de plus d'un siècle (ce n'était pas le cas pour Adam Smith, David Ricardo, Thomas Malthus, Karl Marx ou John Stuart Mill). Les principaux protagonistes en sont Alfred Marshall, pour la tradition anglo-saxonne, et sans aucun doute Léon Walras en Europe continentale. Au XXe siècle, de grands économistes, tels Keynes, Joseph Schumpeter et John Kenneth Galbraith, ont tenté de briser le pouvoir de ces notions dans l'imaginaire de la profession économique. En vain. [color=red]Une approche de l'offre et de la demande sur le marché du travail sous-entend que le plein-emploi ne peut être réconcilié avec des prix stables, que l'évolution technologique entraîne l'inégalité des revenus et que l'augmentation du salaire minimum provoque obligatoirement le chômage. Dans tous les cas, l'erreur théorique fondamentale est essentiellement la même : la réification d'une courbe d'offre pour laquelle il n'existe aucun fondement empirique. »James Galbraith - Comment les économistes se sont trompés (2000)[/color]
On continue à se faire bien enfumer par les riches, qui détruisent la planète.Tiens, à propos de riches qui détruisent la planète, vous devriez aller voir cette HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/video/xbjmk0_chavez-a-copenhague-12-soustitre-fr_news" bonne conférence de Chavez à Copenhague : c'est intéressant et amusant. C'est bien qu'on puisse dire ça à ce niveau.L'ami HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Herv%C3%A9_Kempf" Hervé Kempf se voit là honoré d'une publicité mondiale gratuite. Publicité bien méritée, je trouve : HYPERLINK "http://www.reporterre.net/livre/index.php" son livre passionnant m'a fait découvrir (en l'articulant bien avec les problèmes écologiques) la pensée formidable de HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Thorstein_Veblen" Thorstein Veblen qui moquait les pulsions puériles de la classe des loisirs, ultra riches forcément toujours insatiables parce que mus par une ridicule rivalité ostentatoire. Cette rivalité irrépressible conduit à un gaspillage permanent et croissant, imposé par mimétisme à partir du haut jusque tout en bas de la pyramide sociale par le jeu de cette même rivalité ostentatoire qui nous anime tous. C'est assez bien vu. Et c'est la suite qui est particulièrement intéressante, car cette analyse permet de fonder une proposition politique radicale :Ce gaspillage généralisé impulsé par un haut de pyramide inutilement riche justifie, pour la survie de l'espèce, l'intervention publique pour imposer UN REVENU MAXIMUM AUTORISÉ (RMA), puisqu'il est vain d'escompter que les riches s'arrêteront un jour spontanément d'accumuler et de gaspiller, une fois leurs besoins satisfaits (cela n'arrivera pas et ils détruiront la planète). Dans cette optique, par le RMA, on impose les riches non pas pour obtenir de l'argent, ni pour les punir de quoi que soit, ni même pour répartir cet argent auprès de ceux qui en auraient plus besoin, mais prioritairement pour sauver tout le corps social d'un gaspillage mortifère sans fin.Décidément, l'analyse de la DEMANDE est bien un pan stratégique de la réflexion économique, à travailler prioritairement pour la recherche du bien commun. Ne comptons pas sur les "économistes" pour le faire : on dirait qu'ils sont, pour la plupart, payés précisément pour ne PAS le faire. C'est donc, peut-être, aux citoyens eux-mêmes de s'emparer du sujet et d'en imposer ensuite les conclusions politiques logiques ?Amicalement.Étienne._______________
Discours par lequel MIRABEAU exhorte l'Assemblée constituante, face à la crise, à décider la confiscation d'un quart des plus grandes fortunes (1789) :« Il faut le combler, ce gouffre effroyable. Eh bien ! Voici la liste des propriétaires français. Choisissez parmi les plus riches, afin de sacrifier moins de citoyens ; mais choisissez ; car ne faut-il pas qu'un petit nombre périsse pour sauver la masse du peuple ? Allons, ces deux mille notables possèdent de quoi combler le déficit. Ramenez l'ordre dans vos finances, la paix et la prospérité dans le royaume (...). Vous reculez d'horreur... Hommes inconséquents ! Hommes pusillanimes ! Et ne voyez-vous pas qu'en décrétant la banqueroute, vous vous souillez d'un acte mille fois plus criminel ? (...) Croyez-vous que les milliers, les millions d'hommes qui perdront en un instant, par l'explosion terrible ou par ses contrecoups, tout ce qui faisait la consolation de leur vie, et peut-être leur unique moyen de la sustenter, vous laisseront paisiblement jouir de votre crime ? Contemplateurs stoïques des maux incalculables que cette catastrophe vomira sur la France, impassibles égoïstes, êtes-vous bien sûrs que tant d'hommes sans pain vous laisseront tranquillement savourer les mets dont vous n'avez voulu diminuer ni le nombre ni la délicatesse ? Non : vous périrez. »
Amicalement.Étienne.
#1043 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8106" \l "p8106" 23-12-2009 16:28:42
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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AJH a écrit:
Sandy a écrit:
Maurice Allais se trompe sur l'idéal socialiste, enfin, si on ne doit considérer que sa composante économique comme il le fait : il ne s'agit pas de l'équité de la REdistribution des richesses mais de la distribution des richesses tout court. Cette nuance est extrêmement importante car elle vise à lutter contre les inégalités en amont, contre ce qui les produit et non pas uniquement en aval, après que ces inégalités soient produites.Alors, cela ne change pas grand chose à ce qu'il dit ici, mais néanmoins, cela ôte toute compatibilité entre libéralisme et socialisme, contrairement à ce qu'il pense.
Je ne comprends pas ...Expliquez moi ce que proposent les socialistes en terme de distribution "en amont" des richesses, et que ne proposerait pas Allais (avez vous lu HYPERLINK "http://osonsallais.wordpress.com/2009/12/15/pour-la-reforme-de-la-fiscalite/" http://osonsallais.wordpress.com/2009/1
fiscalite/ ?).EDIT: on ne peut distribuer (ou redistribuer) une richesse si elle n'a pas été produite, extraite ou "cueillie" , les 3 par le travail.Bien sur certains considèrent que c'est aux autres de travailler pour pouvoir profiter des fruits du travail de ceux là: ce n'est pas mon point de vue, hormis un pourcentage de répartition (impôts, revenu citoyen, quotas)
Les inégalités interviennent par exemple dès le départ au niveau de l'entreprise parce que l'organisation interne des entreprises est fondée sur un système dictatorial.Par exemple pour une grande entreprise, c'est la direction et le conseil d'administration de l'entreprise qui vont décider de la répartition des revenus entre les actionnaires la direction et ensuite les salariés, il existe surement des conventions collectives qui définissent une base de revenu en fonction des qualifications mais il y a surement un DRH sous les ordres de la direction et du conseil d'administration qui décide des revenus de chaque salarié au final.Il est évident que dans ces conditions la direction et le conseil d'administration ayant quasiment un pouvoir absolu, ils en abusent pour s'attribuer à eux même une part des revenus totalement abusive comparé aux revenus des travailleurs de l'entreprise. La théorie d'Etienne qui explique que derrière chaque injustice il y a forcément un abus de pouvoir semble se vérifier, c'est par ce bais que se créent les premières inégalités.Donc soit on règle ce problème en amont en agissant sur l'organisation interne de l'entreprise en y établissant une organisation démocratique ( ce qui réglera en même temps tous les pbs internes aux entreprises liés aux abus de pouvoir qui y sont perpétrés ), soit on tente de régler le problème en aval en bidouillant au niveau de l'imposition, mais il est clair qu'on n'arrivera jamais à régler réellement ce problème de distribution des richesses car la méthode de l'imposition reste peu flexible, et on ne réglera rien des pbs internes aux entreprises.L'exemple des SCOP est flagrant, dans ces entreprises dirigées collectivement, soit les gens choisissent d'avoir tous la même part de revenu, quelque soit leur tâche, soit ils choisissent une hiérarchie de revenus en fonction de différents critères, comme la responsabilité ou la qualification du travail, mais une hiérarchie qui ne comporte pas d'abus ( les écarts entre les plus hauts revenus et les plus faibles restent faibles ) et personne n'est sous payé ou exploité.
Dernière modification par Sandy (23-12-2009 16:30:47)
#1044 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8107" \l "p8107" 23-12-2009 16:43:25
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@ SandyJe ne puis qu'être d'accord .. donc imposons un système économique différent (que des coop ou des scoop ... aucune autre forme de société autorisée)Mais votre banque n'est-elle pas déjà coopérative (ou mutualiste) ... et n'y a t'il pas en son sein des écarts de salaires importants ?Je sais envisager des systèmes utopiques , l'écosociétalisme HYPERLINK "http://www.ecosocietal.org/" http://www.ecosocietal.org/ en est un ... mais pour le moment il faut faire avec ce que nous avons
Dernière modification par AJH (23-12-2009 16:44:09)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#1045 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8108" \l "p8108" 23-12-2009 17:21:52
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Je ne crois pas qu'un système économique qui serait basé uniquement sur des entreprises comme les SCOP soit viable. Cela ne laisse aucune place aux initiatives individuelles. Or, les initiatives individuelles prennent une place importante dans l'innovation. Il est important je pense de préserver précieusement cette liberté individuelle de pouvoir réaliser une idée sans avoir à convaincre d'autres personnes.Je n'ai cité les SCOP que pour appuyer ce que je disais sur un exemple réel.Non, la démocratie dans les entreprises, c'est plus, en quelque sorte, l'aboutissement du droit du travail. Tout comme on a jusqu'à présent retiré ou limité certaines décisions aux propriétaires de l'entreprise comme par exemple en faisant intervenir les syndicats et des décisions collectives, il faut simplement aller plus loin et identifier les décisions qui doivent être collectives à l'intérieur de l'entreprise par exemple, celles qui doivent être collectives et donner lieu à des accords de branche, etc ...Qu'est ce qui est utopique selon vous ? Qu'est ce que cela a de plus utopique que de vouloir modifier le système monétaire ?
#1046 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8110" \l "p8110" 23-12-2009 17:49:23
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Sandy a écrit:
Qu'est ce qui est utopique selon vous ? Qu'est ce que cela a de plus utopique que de vouloir modifier le système monétaire ?
Rien .. vous avez raison . Mais je n'ai toujours pas compris ce que vous reprochiez à Allais INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#1047 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8121" \l "p8121" 25-12-2009 23:59:44
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Ma banque s'enrichit en m'incitant à vivre à créditPar Armelle Vincent | Journaliste | 20/12/2009 | 18H08 HYPERLINK "http://www.rue89.com/california-dreamin/2009/12/20/ma-banque-senrichit-en-mincitant-a-vivre-a-credit-130629" http://www.rue89.com/california-dreamin
dit-130629J'ai récemment changé de carte de crédit. Le taux d'intérêt de la précédente était passé de 12,3% à 29% sans aucun préavis. Ma nouvelle carte ne m'accorde que la moitié du crédit de la précédente, mais c'est précisément ce que je voulais. Par les temps qui courent, moins on a de dettes, mieux on se porte. Je supposais que je ne serais pas autorisée à dépasser ma ligne de crédit. Jusqu'à présent, il ne m'était jamais arrivé de le faire. Sinon, j'ai toujours payé ma facture à l'heure et respecté les modalités de la banque.Une amende de 39 dollars pour un dépassement de 10 dollarsQuelle n'a donc pas été ma surprise, la semaine dernière, de constater que Chase, la compagnie de crédit, me facturait une « amende » de 39 dollars pour avoir dépassé ma limite de seulement 10 dollars ! Coup de fil pour leur demander des comptes : pourquoi m'avoir autorisée à dépenser au-delà d'une limite qu'ils m'ont eux-mêmes fixée ? Je connaissais bien-sûr déjà la réponse : pour mieux m'exploiter ensuite. Il y a un an, une aventure similaire m'est arrivée avec ma banque. En ouvrant mon compte, je leur avais demandé de m'interdire les découverts. Pour être sûre de ne pas vivre au-dessus de mes moyens, vu que je ne suis pas la meilleure comptable. Ma banque n'en a rien fait. Elle m'a laissé tirer de l'argent au distributeur et payer des additions. Jusqu'à ce que je constate qu'elle m'avait facturé 39 dollars d'amende pour chaque transaction.Virée chez mon banquier : je demande pourquoi il n'a pas respecté mon souhait de ne pas m'autoriser de découvert.- Parce que c'est notre politique, me répond-il. - Mais enfin, puis-je l'empêcher ? - Non.Les banques prennent leurs clients en otageLa banque ne va évidemment pas se priver de vous prendre de l'argent à chaque fois qu'elle le peut. Chaque jour, des millions d'Américains se font arnaquer par leurs banques ou compagnies de crédit. Libres de changer les règles du jeu, c'est-à-dire d'augmenter les taux d'intérêt, même rétroactivement, ainsi que le montant et la nature des amendes, elles ont pris leurs clients en otage, leur maintenant la tête sous l'eau à l'heure où ils sont parfois abattus par la perte d'un emploi ou d'une maison.Excédée par les manoeuvres de ma banque, j'ai fait quelques recherches et je suis tombée sur un excellent documentaire de l'émission d'information « Frontline » de la chaîne PBS. Voici ce que j'ai appris : les consommateurs américains utilisent leurs cartes de crédit au rythme de 100 000 transactions par minute. Le montant de leur dette s'élève à 1 trillion de dollars.À l'origine de cet endettement, on trouve une institution financière, Providian Financial et son ex-PDG Shailesh Mehta. Il y a trente ans, Providian a révolutionné le marché du crédit en le mettant à la portée de tous, et surtout des plus insolvables. L'objectif : recruter de 30 à 40 millions de bougres qui n'avaient jamais auparavant eu accès au crédit, se contentant par la force des choses, de vivre selon leurs moyens.« Des gens qui seraient incapables de payer la totalité du solde mensuel, resteraient donc endettés et continueraient ainsi à payer des intérêts. L'objectif étant qu'ils nous soient redevables à perpétuité », admet Shailesh Mehta.Les pauvres sont les victimes du systèmePeu à peu, les consommateurs se sont enfoncés dans les dettes. Ils se sont mis à refinancer leurs emprunts immobiliers pour payer les dettes galopantes de leurs cartes de crédit.Ce système pervers a engendré une injustice criante : les plus riches paient le moins puisqu'ils sont à même de régler leur solde mensuel tandis que les plus vulnérables paient le plus.Alors que des millions d'Américains luttent pour survivre, les compagnies de cartes de crédit continuent de jouir d'une entière liberté pour déterminer les taux d'intérêt et amendes sans aucune limite. Une loi régissant leurs pratiques a bien été signée par Obama en mai dernier, mais elle ne doit prendre effet qu'en janvier prochain. En attendant, les compagnies de cartes de crédit ont profité des huit mois de liberté écoulés pour faire payer les consommateurs à l'avance en leur imposant des augmentations vertigineuses de taux d'intérêt, souvent rétroactivement. Source : Rue89 : HYPERLINK "http://www.rue89.com/california-dreamin/2009/12/20/ma-banque-senrichit-en-mincitant-a-vivre-a-credit-130629" http://www.rue89.com/california-dreamin
dit-130629
Les grandes entreprises, et particulièrement les banques, se comportent (de plus en plus ?) comme des ennemis de l'humanité. Si une personne physique se comportait comme le font les personnes morales, on l'internerait aussitôt, comme psychopathe. Voir la HYPERLINK "http://www.ecrannoir.fr/actu/index.php?ac=88" thèse de Joël Bakan : PSYCHOPATHES & CIE. LA SOIF PATHOLOGIQUE DE PROFIT ET DE POUVOIR Étienne.
#1048 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8122" \l "p8122" 26-12-2009 00:56:39
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L'administration Obama soutient massivement Fannie Mae et Freddie MacLEMONDE.FR Avec AFP | 25.12.09 | 11h33 Mis à jour le 25.12.09 | 11h38 HYPERLINK "http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/12/25/crise-financiere-soutien-massif-de-l-etat-a-fannie-mae-et-freddie-mac_1284816_3222.html" http://www.lemonde.fr/ameriques/article
_3222.htmlL'administration du président américain [b]Barack Obama a offert, jeudi 24 décembre, un immense cadeau de Noël à deux entreprises cruciales pour l'immobilier, Fannie Mae et Freddie Mac, leur donnant carte blanche sur leurs pertes jusque fin 2012, pertes qui seront comblées par l'Etat. Le département du Trésor a annoncé qu'il modifiait le plafond de 200 milliards de dollars par entreprise assigné aux deux organismes semi-publics de refinancement hypothécaire, qui limitait les injections de capital auxquelles pouvait procéder l'Etat [/b](lire notamment l'article du Wall Street Journal).D'accord, pas d'accord ? Réagissez à l'article que vous venez de lire Abonnez-vous au Monde.fr : 6¬ par mois + 30 jours offerts Sur le même sujetChronique "Breakingviews" Bank of America adoube sans enthousiasme son nouveau patron Les faits La Fed maintient son taux directeur quasi nul Compte rendu Obama exhorte les banques à faire un "effort extraordinaire" pour la reprise économique Les faits Les banquiers de Goldman Sachs sont-ils armés ? Les faits Citigroup va lever 20,5 milliards de dollars Les faits Obama dévoile une série de mesures pour l'emploi et les PME Edition abonnés Archive : Etats-Unis : la Chambre des représentants adopte un vaste projet de réforme financière Concrètement, ce plafond sera relevé chaque trimestre pendant trois ans à chaque fois que ces organismes réaliseront des pertes nettes respectives. Après avoir reçu déjà 111 milliards de dollars depuis leur mise sous tutelle en septembre 2008 pour les renflouer, ils auront droit à des montants désormais illimités. Le Trésor fait là un pari relativement risqué, nul n'étant en mesure de dire jusqu'où ira l'hémorragie financière de Fannie Mae et Freddie Mac.PRÈS DE 200 MILLIARDS DE DOLLARS DE PERTESLes deux groupes en sont à leur neuvième trimestre de pertes d'affilée, pour un total de plus de 120 milliards de dollars chez Fannie, et de plus de 70 milliards chez Freddie. Les deux sociétés ont déjà prévenu que 2010 serait une année très difficile. Le marché immobilier américain, s'il a vraisemblablement touché le fond courant 2009, reste déprimé, avec des niveaux de transactions historiquement faibles, des saisies qui se poursuivent à un rythme élevé et une construction très ralentie.Ces organismes semi-publics sont considérés comme portant à bout de bras la majorité du marché. Ils détiennent ou garantissent plus de 40 % de l'encours des prêts immobiliers du pays. Et, dans les prêts actuellement émis, leur part de marché est encore plus élevée, étant d'autant plus prépondérante que les emprunteurs sont modestes."Les mesures annoncées aujourd'hui [jeudi] sont nécessaires pour préserver la solidité et la stabilité à l'avenir du marché immobilier", a rappelé le Trésor. La banque centrale américaine (FED) a aussi consacré des montants astronomiques à ces deux organismes. Elle prévoit qu'elle aura racheté d'ici au 31 mars pour 1 425 milliards de dollars de leurs titres de dette.Source : HYPERLINK "http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/12/25/crise-financiere-soutien-massif-de-l-etat-a-fannie-mae-et-freddie-mac_1284816_3222.html" http://www.lemonde.fr/ameriques/article
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Le contraste entre cette débauche de création monétaire pour aider les pires crapules et l'avarice sordide à l'égard des milliards de crève-la-faim dont quelques miettes seulement assureraient la fin des malheurs, ce contraste est proprement révoltant.
À propos de révolte, je viens d'écouter (et je vous conseille) une vidéo d'Alain Soral dont l'analyse m'a paru très intéressante, sur la monnaie et l'empire, mais aussi sur l'islam : il propose des clefs de lecture de l'actualité à la fois originales et sensées, tout sauf extrêmistes ou violentes, en tout cas (il évoque la fausse monnaie US dans la vidéo n°2) : HYPERLINK "http://www.egaliteetreconciliation.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=4779&Itemid=115" http://www.egaliteetreconciliation.fr/i
Itemid=115On dirait un homme libre, sans souci du qu'en dira-t-on.Étienne.
#1049 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8133" \l "p8133" 28-12-2009 14:26:46
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Il faudrait vraiment avoir un débat sur les références qui sont prises. Alain Soral est très libre en effet, tellement libre que c'est un fachiste notoire ...
#1050 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8134" \l "p8134" 28-12-2009 14:42:27
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Soral, fasciste ?Vous avez des élements de preuve, Sandy ? Des citations ?À l'entendre, à le lire, ce serait plutôt un virulent anti-fasciste, plutôt, non ?Étienne.
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e-pen_newsson soutien à lepen en 2007Il faut faire attention à ce genre de personnage qui est passé maître dans l'art de la récupération, tout ce qui combat le système, tout ce qui alimentera ses idées complotistes, tout ce qui lui permettra de montrer son idée de "tous pourris" est une de ses sources favorites de récupération. Ne faites pas l'erreur d'y voir une convergence intellectuelle ou une conquête idéologique.Quand l'extrême droite dont Soral ou Le pen font partie défend le non au TCE ce n'est pas pour les mêmes raisons que quand la gauche défend le non au TCE, et s'ils se mettent à utiliser les mêmes idées que nous au final il ne faut pas oublier que c'est uniquement de la triangulation, parce qu'en défendant leurs idées ouvertement ils n'arrivent pas à convaincre, alors ils nous empruntent les nôtres. Mais ce n'est pas parce qu'ils empruntent nos idées qu'ils ont abandonné les leurs !
Dernière modification par Sandy (28-12-2009 15:31:38)
#1052 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8147" \l "p8147" 28-12-2009 16:11:46
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Une question qui peut vous paraître bête mais c'est quelque chose que je ne comprends pas bien. Est-ce que le commerce extérieur ne nous contraint pas à accepter les dogmes des économies avec lesquelles nous commerçons, est-il possible réellement d'avoir un système indépendant des leurs à partir du moment où nous commerçons avec eux ?
#1053 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8148" \l "p8148" 28-12-2009 16:20:45
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Sandy a écrit:
Une question qui peut vous paraître bête mais c'est quelque chose que je ne comprends pas bien. Est-ce que le commerce extérieur ne nous contraint pas à accepter les dogmes des économies avec lesquelles nous commerçons, est-il possible réellement d'avoir un système indépendant des leurs à partir du moment où nous commerçons avec eux ?
Je vous renvoi à un petit apologue; Histoire 2: Les Valbans et les Mélans HYPERLINK "http://www.onpeutlefaire.com/articles/ajh-07-economie-reelle-et-economie-symbolique.php" http://www.onpeutlefaire.com/articles/a
olique.phpCeci dit, il faut aussi modifier totalement les régles de l'OMC ( lire un résumé de la Charte de la Havane HYPERLINK "http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=CharteLaHavane" http://wiki.societal.org/tiki-index.php
teLaHavane )
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#1054 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8149" \l "p8149" 28-12-2009 17:33:27
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Sandy, Avant de porter une appréciation sur quelqu'un (Soral ou un autre), j'écoute et je lis la personne incriminée elle-même, et, si j'ai bien compris ce que j'ai lu et entendu, Soral est un révolutionnaire, révolté par le présent, et qui, après l'avoir rejoint, a quitté le PC (finalement incapable, selon lui, de foutre en l'air l'oligarchie) ; il a ensuite, après l'avoir rejoint, quitté aussi le FN (finalement incapable, selon lui, de foutre en l'air l'oligarchie). Cette trajectoire en zigzag (assez courageuse, reconnaissez-le, s'il s'avère qu'elle ne cache aucune pensée dangereuse pour la République) ne fait pas de lui un fasciste : pour traiter qui que ce soit de "fasciste", il me semble qu'il faut qu'il ait accompli ou fait faire lui-même des actes, ou tenu lui-même des propos, ou écrits lui-même des lignes, spécifiquement fascistes ; c'est bien le moins, non ?Je trouve au contraire que ce qu'il dit dans sa dernière vidéo sur les conditions de l'intégration des musulmans est d'un humanisme et d'une tolérance irréprochables, une pondération intéressante et originale : écoutez-le, c'est le meilleur moyen de ne pas vous tromper. Il faut respecter les droits de la défense, non ?Quant à la "salissure Le Pen", je trouve le reproche commodément monté en épingle: accepteriez-vous d'être puni pour ce qu'aurait fait ou dit de mal une de vos connaissances, collègues ou partenaires ? Sans doute pas. En droit, on n'est responsable que de ses propres faits et gestes (et c'est déjà pas mal). Pour tout dire, j'en ai marre du chiffon-rouge-Le-Pen qui fait tout pour je ne regarde pas le vrai fascisme déjà au pouvoir, en France, aux USA et ailleurs. Je ne veux pas qu'on m'impose de me déterminer par rapport à Le Pen, serait-ce même en miroir inversé : je veux rester libre de mes pensées, une par une, et il se peut qu'il en ait en commun avec celles de Le Pen, je m'en fiche pas mal. Avez-vous noté que Le Pen dénonce depuis longtemps l'oligarchie des industriels et des banquiers, et qu'il est donc tout à fait utile pour les privilégiés ainsi dénoncés qu'on puisse amalgamer (et salir) toute résistance à cette oligarchie en l'associant à un épouvantail infamant si commode ? Pour le dire autrement, est-ce que les antiracistes (avec toute leur sincère et intransigeante générosité) ne sont pas les idiots utiles de l'oligarchie financière ? Ne lui rendent-ils pas un fier service en disqualifiant eux-mêmes tous les résistants à l'oligarchie des industriels et des banquiers qui se sont de près ou de loin, à un moment de leur vie de résistant, rapproché de Le Pen ?Soyons concrets :Pouvez-vous me citer des propos fascisants de la part de Soral ? Moi, je n'en ai jamais vu. Si c'était arrivé, je ne l'aurais pas cité. De toute façon, je ne cèderai pas à l'ordre d'exclure quelqu'un sans l'entendre se défendre, sur simple injonction comminatoire. Me comprenez-vous ? Vous-même, vous ne vous laisseriez pas intimider de la sorte, n'est-ce pas ? Vous demanderiez des preuves. Et vous auriez raison.C'est tout simple. J'attends ces preuves.Étienne.PS : Comprenant maintenant les liens évidents entre le projet de fédération européenne anti démocratique et le fascisme industriel et financier d'entre deux guerres, je ne me laisse plus imposer les étiquettes "démocratique" ou "fasciste" : je juge sur pièces.PPS : pour aller tout à fait dans votre sens, je veux bien faire attention, mais pas seulement à ce personnage-là : comme le suggère fortement Alain, je fais attention et je me méfie de tous les politiciens de métier._______________
Ou tu défends la liberté dexpression pour des opinions que tu détestes, ou tu ne la défends pas du tout. Même Hitler et Staline étaient ravis de défendre la liberté dexpression pour des idées qui leur convenaient. Voilà les enjeux essentiels. Pour pouvoir éluder ce débat, il y a toujours le flot de mensonges habituels.Noam Chomsky
#1055 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8150" \l "p8150" 28-12-2009 19:18:08
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Et moi Etienne je juge sur les actes et pas uniquement sur les paroles, et vous savez pourquoi ? Parce que les gens mentent, les gens manipulent, les gens trompent, les gens dissimulent, et j'en passe et des meilleurs.Je ne prends pas à la légère non plus ce qui est écrit dans un programme politique, surtout quand il s'agit de celui du FN.Je ne suis donc pas dutout d'accord pour m'arrêter uniquement à des points de convergence et à mettre de côté tout le reste comme si cela n'existait pas, Etienne c'est de la naïveté.C'est bien beau de se prétendre révolutionnaire, mais pourquoi devrais-je être solidaire avec Soral ? Est-ce que la révolution c'est juste tout détruire au point de justifier le fait de retourner sa veste et de passer des communistes au FN puis à Dieudonné etc ... ? Ou est-ce que la révolution c'est surtout mettre en place une société nouvelle ? C'est bien beau de vouloir faire sauter l'oligarchie en place, mais moi je ne veux pas faire sauter l'oligarchie en place pour les mêmes raisons que Soral ou que Lepen et ça je ne peux pas ne pas le prendre en compte dans mes jugements.Soral comme je vous ai dit mange à tous les rateliers idéologiques du moment qu'ils peuvent lui servir dans sa révolution et il a franchit des limites qui sont pour moi innacceptables.Le projet du FN est un projet ouvertement fasciste, n'avez vous jamais entendu parlé de la préférence nationale ?, et ce malgré tout le lissage apporté sous la pression de Marine Lepen qui pense que la réussite du FN se fera par un regain de respectabilité. Soral a adhéré et a milité ouvertement pour ce projet, Soral a soutenu Lepen et l'a présenté comme un sauveur, on est loin de "la simple connaissance qui aurait dit ou fait qqchose de mal". Ce sont des actes ! Que vous faut-il de plus pour mettre la sonnette d'alarme ?Et expliquez moi en quoi ne pas vouloir être associé avec un individu comme Soral ou plus globalement refuser tout lien idéologique ou politique avec cet individu ou avec le FN, l'extrême droite ou tous les groupuscules qui s'y rattachent, équivaudrait à faire tout pour vous empécher de regarder le fascisme déjà au pouvoir, en France, aux USA et ailleurs ? Depuis quand Soral est l'unique espoir de toute révolution ? Vous éxagérez et vous amalgamez deux choses totalement indépendantes.Bien sur que vous avez le droit d'être d'accord ponctuellement avec les propos d'un tel ou d'un tel sans devoir vous défendre de partager dans ce cas toutes ses idées même les plus nauséabondes. Et tant mieux pour vous si vous ne craignez pas les jugements des autres et d'avoir à vous défendre de vos accords avec de tels personnages.Mais vous n'êtes pas tout seul, pensez aux gens qui partagent aussi vos idées et qui eux ne veulent pas voir ces idées être associées aux idées de ces gens.Regardez comment fonctionne la récupération idéologique, vous en donnez une belle preuve. En récupérant des idées, ils ratissent plus largement, et arrivent à rammener des poissons dans leurs filets idéologiques, voyez comme ils vous ont aggripé grâce à leur récupération des idées contre l'oligarchie financière, pour vous rammener dans leurs filets idéologiques et leurs idées sur les anti-racistes, qu'est ce que cela peut bien avoir à la base avec les idées qu'il y a sur ce forum, ou avec l'oligarchie financière ? ...On appelle cela un glissement idéologique. C'est comme cela qu'ils fonctionnent et qu'ils opèrent.Vous vous rendez compte, vous expliquez que disqualifier Lepen ou Soral c'est disqualifier TOUS LES RESISTANTS à l'oligarchie financière. Vous insultez ainsi tous ceux qui se battent contre l'oligarchie financière ET CONTRE les idées du FN ou de Soral.
Pouvez-vous me citer des propos fascisants de la part de Soral ?
Non, je ne suis pas une encyclopédie universelle, mais je vous ai cité les propos prouvant son adhésion au projet du FN et au soutien actif de Lepen en 2007, et je peux surement vous retrouver le programme du FN en 2007 si vous voulez.
Dernière modification par Sandy (28-12-2009 19:22:58)
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Préférence nationale = fascisme ???Sandy, ne vous énervez pas, s'il vous plaît : la colère n'est pas une démonstration.Vous voudriez (apparemment) que je diabolise avec vous la préférence nationale, comme si c'était un marqueur fasciste (les bras m'en tombent), alors que, tenez-vous bien, TOUS LES PAYS DU MONDE, sans exception, PRATIQUENT DEPUIS TOUJOURS ET ÉVIDEMMENT, LADITE PRÉFÉRENCE NATIONALE (comme n'importe quel être vivant, d'ailleurs) ? Mais c'est idiot : c'est précisément le contraire, c'est le mortel dogme libre-échangiste de l'OMC (voulu pour nous manifestement par nos pires adversaires qui sont en train de parvenir à se faire élire par nous-mêmes, comprenez-le, c'est ça le drame) qu'il faut condamner avec la plus grande fermeté : je ne considère pas la préférence nationale comme un trait fasciste, pas du tout, ou bien les mots n'ont plus de sens ou nous ne parlons pas de la même chose : quand je milite personnellement pour un protectionnisme rigoureux contre les pays déloyaux, ceux qui traitent les salariés comme des esclaves, c'est de la préférence nationale... ben oui, et ça tombe sous le sens. Et si ce qui vous choque dans l'expression "préférence nationale", c'est de mieux traiter dans un pays les nationaux que les étrangers, vous aurez du mal à me faire admettre, même si je suis d'accord avec vous pour trouver ça idiot (financièrement, il s'agit de broutilles) et contestable (la plus élémentaire hospitalité conduit à traiter mieux les étrangers que soi-même), vous aurez du mal à me faire parler là de "fascisme" : vous exagérez et vous perdez la mesure. Je répète que tous les pays du monde font de même et que, donc, sans être bien (ne me faites pas dire que j'en suis solidaire), ce n'est quand même pas "fasciste"... ou bien vous videz de son sens (grave) ce mot important en l'appliquant à tout le monde. Et ne me faites pas le procès de la non hospitalité ou de repli sur moi-même, alors que je milite pour que TOUS les étrangers aient TOUT DE SUITE des papiers et que cessent immédiatement les camps de concentration et autres déportations, bien françaises et bien actuelles. Je trouve l'UMP et le PS mille fois plus dangereux que le FN : eux, ils internent et ils déportent, en ce moment, Sandy. Et le racisme, c'est pareil : encore une fois, c'est une évidence, le racisme est bête et méchant, je combats le racisme. Mais ouvrez les yeux, Sandy : si vous traitez de fascistes tous les racistes, mais le mot fasciste ne sert plus à rien du tout : tout le monde sur Terre est raciste, ouvrez les yeux ! Je sais que c'est effrayant et déplorable, je sais que c'est à pleurer, mais je ne vais pas m'interdire même de lire les idées de quelqu'un sous prétexte qu'il est raciste !!! Sinon, je vais m'enfermer dans ma petite bulle antiraciste, avec les trois pelés antiracistes comme moi, et ça avancera à quoi, Sandy. En plus, Soral n'est sûrement pas raciste : écoutez-le, vous verrez. Et puis, s'il était raciste, il ne serait pas avec Dieudonné qui est black : regardez leur parti, quand même, c'est une vraie tour de Babel. Non, raciste, c'est une accusation invraisemblable. Antisioniste, oui, mais ça n'est pas du racisme, c'est même précisément le contraire... Pendant ce temps, pendant que les antiracistes tirent sur tous les résistants qui ne sont pas antiracistes, les privilégiés se goinfrent et mettent en place subrepticement un nouvel ordre mondial sans aucune démocratie ni possibilité de résister, et vous, honnête résistant, mais surtout antiraciste, au lieu de tirer devant, vous tirez sur les côtés sur les autres résistants ! Mais qu'est-ce qui est le plus dangereux et le plus urgent, Sandy ? Où sont vos priorités ? Lutter contre le racisme qui est présent dans TOUTES les têtes, que vous le vouliez ou non ? Ou lutter contre la progression de la synarchie ? Avez-vous lu (cf. message précédent) mon hypothèse des antiracistes comme idiots utiles, sincères mais objectivement assassins de la résistance la plus importante ? Qu'en dites-vous ?Je suis bien plus efficace quand j'écoute et lis un raciste (plus ou moins avoué), quand je trouve intéressantes certaines de ses idées de résistance contre les privilégiés, les vrais fascistes (souvenez-vous qui finançait Mussolini et Hitler : et bien, ils sont encore là ! Ça urge, Sandy), et quand je profite de ces échanges pour, secondairement mais bien réellement, argumenter et faire reculer ou tempérer son racisme, je suis plus efficace que celui qui a exclu de son monde politique le raciste (raciste qui devient alors de plus en plus raciste, dans son coin, avec d'autres racistes). Ne me dites pas que c'est théorique : je vis souvent ces discussions où l'on peut prouver que le racisme est une sottise ; je ne sais pas si vous avez remarqué, Sandy, mais nous sommes cernés par des racistes, le monde entier en regorge... Mais vous leur parlez quand même, Sandy, ne mentez pas. Alors ? Vous n'avez pas bien lu mon message précédent, peut-être :
Ou tu défends la liberté dexpression pour des opinions que tu détestes, ou tu ne la défends pas du tout. Même Hitler et Staline étaient ravis de défendre la liberté dexpression pour des idées qui leur convenaient. Voilà les enjeux essentiels. Pour pouvoir éluder ce débat, il y a toujours le flot de mensonges habituels.Noam Chomsky
Que répondez-vous à cela, Sandy ? Moi, je trouve cette ligne de Chomsky imparable. C'est d'ailleurs toute la philosophie du Parlement d'Athènes, la moelle épinière de la démocratie véritable, qui réside là, dans cette absolue liberté de parole. Et vos intimidations visant à conduire d'autres que vous à pourchasser et exclure des citoyens parce qu'ils osent défendre une idée que vous, vous estimez profondément indéfendable, choquante, et que vous qualifiez de "fasciste" pour faire passer votre police de la pensée, excusez-moi, Sandy, c'est très exactement le contraire de la démocratie, c'est même le début du... fascisme. En effet, Sandy, le fascisme c'est bien la pensée imposée, la fin de la liberté, non ? Qui va décider, selon vos principes, des pensées interdites ? Vous ? La rumeur ? Dites-moi : qui va être le fonctionnaire de police de la pensée qui va attribuer (ou pas) les étiquettes infamantes ? Qui ? Non, votre interdiction est une impasse, je crois. Le politiquement correct, c'est un signe avant-coureur de Big Brother.Vous devinez bien que, pendant que vous, vous estimez que c'est la préférence nationale qui est un blasphème valant anathème et exclusion rendant maudits non seulement ceux qui les profèrent mais aussi leurs amis !... (vous comptez contaminer les gens jusqu'à quel degré de proximité avec l'excommunié ?), pendant ce temps, donc, tel autre, un autre que vous Sandy, décidera que ce sont les caricatures antireligieuses qui valent épouvantable ostracisme contagieux, et d'autres décideront (sans vous) que sont maudites, haïssables, et doivent être pourchassées les idées de collectivisation, etc. etc. etc. STOOOP ! On pense ce qu'on veut. C'est facile, c'est simple, et il n'y a pas de meilleur moyen pour voir les adversaires en face et les mettre publiquement en déroute, par l'argumentation, par la démonstration, par la parole publique (démocratie = mise en scène des conflits, parlement, pour remplacer la violence physique par la violence verbale) : Sandy, vous et moi, on va leur montrer publiquement que le racisme est une sottise déshonorante et que la préférence nationale est un slogan débile et honteux quand il vise l'étranger qui travaille chez nous comme nous. Mais si vous interdisez à tous vos amis de parler à un raciste (et je suis sûr que Soral n'est pas raciste : je n'ai jamais rien lu et entendu chez lui que le radical contraire, très crédible, mille fois plus que l'UMP-PS, en tout cas), vous n'allez plus parler à personne : tous vos meilleurs amis sont plus ou moins racistes, Sandy, c'est effrayant mais c'est comme ça. Alors, arrêtez de monter en épingle ce qui est triste, ce qui doit changer, mais qui n'est sûrement pas impardonnable et encore moins définitif.Bon, on peut s'empailler ferme là-dessus, je pense.Pourtant, Sandy, vous êtes un des acteurs de ce forum avec qui je me sens le plus en phase : souvent, vous me prenez les mots de la bouche et je me reconnais parfaitement en vous. C'est rare, cette proximité, et j'y tiens. Je suis un peu triste de ce dernier échange, mais je le relativise : je sais qu'on peut se friter de temps en temps, tous les deux, ça nous est déjà arrivé, un peu pour les mêmes raisons d'ailleurs, parce que vous me reprochiez de ne pas rester aussi "pur" que vous le souhaitiez, vous me reprochiez déjà, si je me souviens bien, d'avoir osé lire (et parler de) gens que vous aviez complètement diabolisés.Ce qui serait vraiment triste (c'est possible, malheureusement), c'est que nous soyons irréconciliables là-dessus, car je vous sens très remonté et très intransigeant sur vos interdits, alors que je tiens, moi, plus que tout au monde, à ma liberté d'aller lire (et utiliser la pensée de) qui je veux, en prenant en compte vos éventuelles mises en garde certainement, et en restant très vigilant assurément, mais en restant parfaitement libre. Vous m'annoncez le discrédit le plus total. Vous avez peut-être raison (j'espère que non, quand même), mais tant pis : je ne travaille pas pour une renommée ; rester libre de penser et de choisir mes idées partout sur terre est, pour moi, une priorité absolue. Je ne veux obéir à personne sur ce point. Ni dieu, ni maître. Amicalement, vraiment.Étienne.
#1057 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8152" \l "p8152" 28-12-2009 23:31:08
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La fin du Consensus de Washingtonune passionnante analyse, par Michael Hudson & Jeffrey Sommers (Traduction, 18 décembre 2008) : HYPERLINK "http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2412" http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2412
Résumé : « La « nouvelle économie » daujourdhui nest pas basée sur les nouvelles technologies et les investissements, comme Greenspan le clamait dans les années 1990, mais sur linflation des actifs qui produit des gains en capitaux. Les surplus de léconomie sont absorbés par le service de la dette et non pas par linvestissement productif ou par un partage des gains de productivité au bénéfice des salariés. Les salaires et les niveaux de vie restent stagnants pour le plus grand nombre lorsque léconomie tente de senrichir par le « miracle des intérêts composés, » et quand les gains en capitaux en provenance du secteur financier servent à octroyer de nouveaux crédits qui poussent à la hausse le prix des actifs, en une sorte de mouvement perpétuel de la machine du crédit et de la dette. » Depuis vingt ans, les partisans du Consensus de Washington nous répétaient « le marché y pourvoira, » promettant richesse et prospérité pour tous. La réalité leur donne tort. En généralisant la concurrence à outrance sur les facteurs de production, la mondialisation exerce une pression perpétuelle à la baisse sur les salaires. Le remplacement des industries à forte productivité par des services à faible valeur ajoutée déforme la structure de la rémunération et affaiblit la demande. Une part grandissante de la population est privée de la possibilité de sinsérer dans léchange marchand, car elle nest plus en mesure de défendre le niveau de salaire qui permettrait de contrebalancer le différentiel de productivité. Contrairement aux proclamations des défenseurs du marché dérégulé, cette nouvelle donne produit un appauvrissement structurel bien réel, comme nous le rappelle chaque jour le sort subit par ceux que lon appelle les « exclus, » toujours plus nombreux. Il est temps, grand temps, de se détourner de cette dangereuse illusion quest le Consensus de Washington, et de remettre en cause les traités qui lui donnent force de loi.
Limplosion financière de Wall Street marque la fin dune ère. Cen est fini de la crédibilité du consensus de Washington - marchés ouverts aux investisseurs étrangers et aux programmes daustérité (taux dintérêts élevés et restrictions de crédits) « pour assainir » les déficits des balances de paiements, les déficits budgétaires des états et linflation. Par son aspect négatif, ce modèle a totalement failli à engendrer la prospérité quil promettait. Laugmentation des taux dintérêt, le démantèlement droits de douanes protecteurs et des subventions nuit au commerce et à la balance des paiements au lieu de les aider, il aggrave les déficits budgétaires au lieu de les réduire, et au final favorise la hausse des prix. La raison ? Le coût des intérêts pèse sur les entreprises tandis que la dépendance au commerce extérieur et la dépréciation de la monnaie locale augmentent les prix à limportation.Mais laspect positif quoffrent les alternatives au consensus de Washington est encore plus frappant. Les 700 milliards de dollars dépensés le 3 octobre par le trésor U.S pour renflouer Wall Street victime des créances douteuse, démontrent que les Etats-Unis nont aucune intention dappliquer ce consensus à leur propre économie. Laustérité et « la responsabilité budgétaire » sont bonnes pour les autres pays. LAmérique agit toujours impitoyablement quand son propre intérêt économique est en jeu. Elle dépense librement plus quelle ne gagne, inondant léconomie globale avec près de 4 mille milliards de dollars de dette du gouvernement que les États-Unis ont envers les banques centrales étrangères.Cette dette ne sera pas remboursée, eu égard au déficit commercial chronique des États-Unis et aux dépenses militaires extérieures. Il se pose un problème intéressant : pourquoi les autres pays ne pourraient-ils pas faire la même chose ? Lasymétrie de politique actuelle est-elle une donnée naturelle ? Nest-ce pas délibérément le résultat de lignorance (entretenue par un programme idéologique intensif de propagande en faveur de la globalisation, pour la garantir) ? LInde, par exemple, a-t-elle besoin de privatiser ses banques dEtat comme cela a été envisagé, ou aurait-elle raison de faire marche arrière ? Les programmes néo-libéraux imposés à lancienne Union Soviétique ont-ils réussi à « américaniser » son économie, à développer sa capacité de production et son niveau de vie comme promis ? Nétait-ce pas un rêve qui à viré au cauchemar ?Les trois pays baltes, Lettonie, Estonie et Lituanie, ont longtemps été célébrés par la presse occidentale pour leur succès exemplaires. La banque mondiale les a classé parmi les pays les plus « favorables aux affaires », dont les prix immobiliers se sont envolés, dopés par les crédits hypothécaires en devises étrangères octroyés par les banques scandinaves voisines. Lindustrie y a été démantelée, lagriculture y est ruinée, la population masculine de moins de 35 ans émigre. Les prix de limmobilier y ont été comptabilisés en valeur nette dans les bilans nationaux pendant près dune décennie. Sommes nous parvenus à un nouveau « moment de vérité » ? Si le système économique soviétique a culminé en une « cleptocracie » bureaucratique, le modèle néo-libéral a-t-il vraiment été bien meilleur ? Plus important encore, existait-il une meilleure alternative ?On peut sattendre à ce que dautres économies post soviétiques subissent le sort de lIslande, avec une dette extérieure visiblement disproportionnée, impossible à rembourser par les exportations (comme la situation dans laquelle se trouvent les Etats-Unis), ou même par davantage de vente dactifs. Les transferts de fonds des émigrants deviennent le soutien principal de la balance des paiements, reflétant la contraction de léconomie aux mains des « réformateurs » néo-libéraux et la dépendance au libre échange international que le consensus de Washington favorise. Au moment où cette crise a obligé le gouvernement des États-Unis à « changer de vitesse », le moment est-il donc venu pour les pays étrangers de se rapprocher du modèle « des économies mixtes » ?Après tout, cela a été le chemin pris par chaque réussite économique au cours de lhistoire. Les économies entièrement privatisées (en pratique, les économies contrôlées par les banques et les gestionnaires financiers) se sont révélées aussi destructives, quinutiles et corrompues, aussi centralisées et planifiées que les économies dEtat de la Russie de Staline ou lAllemagne de Hitler. Le balancier politique va-t-il revenir en arrière vers un meilleur équilibre public-privé ?Limage idéalisée vue de Washington de la façon dont les marchés libres fonctionnent (en admettant que cela ait jamais existé) promettait que les pays extérieurs senrichiraient rapidement, se rapprocheraient du niveau de vie des Etats-Unis, à condition de laisser les investisseurs internationaux sapproprier leurs principales industries et leurs infrastructure de base. Pendant près dun demi- siècle, ce modèle néo-libéral a pris la forme dun exercice hypocrite de politique indigente au mieux, décevante au pire, pour convaincre dautres économies de simposer des politiques financières et budgétaires suicidaires permettant aux investisseurs U.S. dattaquer par surprise et de semparer des actifs clés à des prix de liquidation. (Occasion pour les États-Unis de payer ces sorties de capitaux sous forme de bons du Trésor, au rendement faible ou même négatif lorsquil est exprimé en devises fortes.)Le système néo-libéral global na jamais été ouvert en pratique. LAmérique ne sest jamais imposée à elle-même le genre de thérapie de choc que Robert Rubin, Secrétaire détat au Trésor du Président Clinton (et maintenant conseiller dObama) a promu en Russie, dans le reste de lancien bloc soviétique, aux pays baltiques dans le nord-ouest, à lAsie centrale dans le sud-est. Bien au contraire ! Malgré laugmentation du solde du commerce et des paiements de lAmérique, les prix à la consommation sont en hausse, les marchés financiers et de limmobilier plongent, on nentend personne parmi lélite des puissants demander de laisser le système sauto réguler. Le département du Trésor subventionne les marchés financiers des Etats-Unis afin de sauver sa classe financière (si lon excepte quelques agneaux sacrificiels) et soutenir le marché des capitaux. Les taux dintérêt sont abaissés pour regonfler le prix des actifs, ils ne sont pas augmentés pour stabiliser le dollar ou pour ralentir linflation des prix à la consommation.Les implications politiques dépassent de loin les Etats-Unis eux-mêmes. Si les Etats-Unis peuvent créer autant de crédit aussi rapidement et aussi librement - et si lEurope peut suivre le mouvement, comme elle la fait ces derniers jours - pourquoi les autres pays nen feraient-t-il pas autant ? Pourquoi ne deviendraient-ils pas riches en suivant la voie prise réellement par les Etats-Unis, plutôt que de se conformer simplement à la rhétorique douce mais égoïste de ses diplomates économiques ? Lexpérience des États-Unis eux-mêmes fournit la principale raison pour laquelle le marché libre, dirigé par les institutions financiers allouant le crédit, est un mythe, une falsification de la réalité afin que les autres pays ouvrent leurs marchés des capitaux aux investisseurs des États-Unis et leurs marchés agricoles aux fermiers des États-Unis.En revanche, le modèle financier et commercial que les oligarques U.S. et leurs alliés encouragent relève du deux poids deux mesures. Le plus notoirement, quand la crise financière asiatique a éclaté en 1997, le FMI a exigé que ces gouvernements vendent leurs banques et leurs industries aux capitaux étrangers à des prix bradés. Les firmes vautours U.S. étaient particulièrement agressives pour semparer du patrimoine Asiatique ou mondial. Mais le plan de sauvetage financier des États-Unis est en totale opposition avec ce que les institutions du consensus de Washington ont imposé à dautres pays. Il ny a aucune intention de laisser les investisseurs étrangers acquérir aux États-Unis des actifs stratégiques, sauf à des prix exorbitants. Et pour lindustrie, les Etats-Unis une fois de plus ont violé les règles du commerce international en offrant des subventions de sauvetage et des fonds spéciaux aux seuls trois grands constructeurs dautomobiles U.S. (General Motors, Ford et Chrysler) à lexclusion des constructeurs dautomobiles étrangers installés aux Etats-Unis. Favorisant de ce fait sa propre industrie nationale et prenant des mesures punitives pour porter atteinte aux investissements étrangers, les Etats-Unis fournissent un nouveau cas despèce de politique économique nationaliste.Le plus important cest que le plan de sauvetage des États-Unis fournit un modèle de loin préférable au Consensus de Washington prêt-à-exporter. Il démontre que les pays nont aucun besoin du crédit des banques étrangères. Les gouvernements auraient pu créer leur propre monnaie et système de crédit plutôt que de laisser les créanciers étrangers accroître les frais dintérêt devenus à présent une surcharge constante et une ponction apparemment irréversible de la balance des paiements. Les Etats-Unis ont prouvé que nimporte quel pays peut monétiser son propre crédit, au moins son crédit intérieur. Une grande partie du problème pour les économies du tiers monde ou de la sphère post soviétique est quils nont jamais eu loccasion déprouver le modèle réussi de capitalisme gestionnaire qui a précédé le modèle néo-libéral, préconisé par Washington depuis les années 80.Le modèle gestionnaire du capitalisme, dominant de laprès deuxième guerre mondiale jusquaux années 80 (avec comme antécédents le mercantilisme britannique du 18ème siècle et le protectionnisme américain de 19ème siècle), permettait une croissance élevée. Les planificateurs daprès-guerre, tels que John Maynard Keynes en Angleterre et Harry Dexter White aux Etats-Unis, ont favorisé la production plutôt que la finance. Winston Churchill disait ironiquement « les nations font vraiment le bon choix [silence...], après avoir épuisé toutes les autres options. » Mais il aura fallu deux guerres mondiales, séparées par une dépression économique déclenchée par laccumulation de dettes insolvables, suivit dun ultime effort pour enfin favoriser la production au détriment de la finance et finalement « faire le bon choix. »La finance a été subordonnée au développement industriel et au plein emploi. Quand cette philosophie économique a atteint son sommet au début des années 60, le secteur financier ne représentait que 2 % seulement des bénéfices des entreprises aux États-Unis. Aujourdhui, cest 40 % ! Les charges de remboursement de lAmérique accroissent exponentiellement la dette et lempêchent de produire les marchandises et les services pour payer les créanciers, qui utilisent ces capitaux pour proposer de nouveaux prêts et à pousser à la hausse loffre immobilière et le cours des actions. Le capital nécessaire aux équipements réels des entreprises provient presque entièrement de leurs fonds propres - et ceux-ci sont aussi mis à contribution pour payer les intérêts dune dette industrielle croissante. Le résultat est la déflation par la dette - un rétrécissement de pouvoir dachat puisque lexcédent économique est « financiarisé », un nouveau mot récemment ajouté au vocabulaire économique mondial.Depuis les années 80, le système fiscal des États-Unis a favorisé la recherche de rente et la spéculation sur le crédit en surfant la vague dinflation de prix des actifs. Cette stratégie a profité aux bilans tant que le prix des actifs augmentait plus rapidement que les dettes (cest-à-dire, jusquà lannée dernière). Mais elle na pas renforcé la capacité industrielle. Et en attendant, les réductions dimpôts ont accrues la dette nationale, amenant le Vice-président des États-Unis Dick Cheney à dire que « Reagan a prouvé que les déficits nont aucune importance. »Sur le front international, plus le déficit du commerce et du paiement des États-Unis augmente, plus on injecte des dollars dans les mains étrangères. Leurs banques centrales les ont recyclés aux États-Unis en achats des bons du Trésor et, quand les taux dintérêt sont tombés presque à zéro, ont investi dans des paquets dhypothèques. Le secrétaire de trésor actuel, Henry Paulson a assuré les chinois et les autres investisseurs étrangers que le gouvernement se tiendrait derrière Fannie Mae et Freddie Mac agences privatisées de garantie dhypothèques, à hauteur de 5,2 mille milliards de dollars. Ce qui donne un ordre de grandeur de la dette publique des États-Unis aux mains privées.En attendant, le trésor a conclu des ententes particulières avec les Saoudiens pour quils réutilisent leurs revenus du pétrole dans Citibank et dautres institutions financières U.S.- investissements, sur lesquels ils ont perdu plusieurs dizaines de milliards de dollars. Pour couronner le tout, libeller le prix du pétrole mondial en dollars a permis de maintenir la valeur du dollar à un niveau que les fondamentaux sous-jacents de léconomie des Etats-Unis ne justifiaient pas. Léconomie des États-Unis a payé ses importations avec la dette publique que personne ne prévoyait de rembourser, même si elle aurait pu lêtre (le montant actuel de 4 mille milliards de dollars linterdit, comme dit plus haut). Léconomie américaine, a vu ainsi son déficit commercial augmenter en même temps que le prix de ses actifs selon des lois économiques inconnues de toute autre nation, avec en plus la possibilité de recourir librement et sans limite à la dette internationale.Le capitalisme gestionnaire a mobilisé la hausse de la valeur nette dentreprise et le cours des actions pour construire léconomie réelle. Mais depuis les années 80, une nouvelle variété de directeurs financiers a mis en gage les actifs en garantie de nouveaux emprunts utilisés au rachat dactions dentreprises ou même à payer des dividendes. Ce qui poussé à la hausse le prix des actions et donc la valeur des stocks-options que les dirigeants dentreprises sattribuent à eux-mêmes. Mais cela na contribué à aucune formation de capital réel.La bulle immobilière internationale a été alimentée par lexpansion de la dette hypothécaire. Pour lachat dune maison, les acheteurs doivent sengager à une dette à vie. Ce qui a dissuadé beaucoup demployés de faire grève ou même de revendiquer de meilleures conditions de travail, parce quils sont « à la dernière station avant de devenir sans-abri » ou de la forclusion dhypothèque. Pendant ce temps, les entreprises ont externalisé et procédé à des réductions deffectifs, supprimant les avantages acquis, imposant de horaires de travail allongés, et incorporant plus de femmes et denfants dans la main doeuvre.La « nouvelle économie » daujourdhui est basée non sur la nouvelle technologie et linvestissement dans léquipement, comme lancien Président de la Fed Alan Greenspan la annoncé à grand coup de trompe à la fin des années 90, mais sur linflation des prix générant des plus-values (principalement des prix du foncier, les terrains représentent toujours le patrimoine le plus important aux États-Unis comme dans dautres économies industrielles). Lexcédent économique est absorbé par le service de la dette (et des soins de santé plus onéreux), non par linvestissement dans la production ou le partage des gains de productivité avec les travailleurs et les salariés qualifiés. Les salaires et le niveau de vie de la plupart des personnes stagne, alors que léconomie essaye de senrichir par « le miracle des intérêts composés » tandis que les plus-values issues du secteur financier fournissent la base dun nouveau crédit qui offre des prix dactifs en hausse, en un pseudo mouvement perpétuel de la machine du crédit et de la dette. Mais seul le 1 % le plus riche de la population en a profité pour augmenter sa part de la richesse nationale en intérêts, dividendes et plus-values de 37 % il y a dix ans, à 57 % il y a cinq ans, et presque 70 % aujourdhui. Lépargne se porte bien, mais seuls les 10 % les plus riches peuvent épargner - et cet argent est re-prêté aux 90 % restant de la population, de sorte quaucune épargne nette nen résulte.Au plan international aussi, léconomie globale a contribué à augmenter les inégalités plutôt que de les réduire. Beaucoup de pays du tiers monde ont accédé à lindépendance, sur fond de modes injustes de propriété des terres (latifundia, possédé par les oligarchies local) mis en place par les anciennes puissances coloniales européennes avec une production centrée sur lexportation. Lindépendance des anciens pays satellites du bloc soviétique est survenue après la mue du capitalisme gestionnaire en modèle néo-libéral considérant la « création de richesse » logée uniquement dans la hausse des prix de limmobilier, des actions et des obligations.Des conseillers occidentaux ainsi que danciens émigrants sont venus convaincre ces pays dentrer dans la partie à leur tour - sauf que, pour plusieurs de ces pays, la dette immobilière y fut libellée en devises étrangères, en raison de linexistence dun système bancaire local. Cest devenu de plus en plus dangereux pour ces économies qui nont pas réussi à mettre en place une capacité dexportation suffisante à couvrir le prix des importations ainsi que le volume croissant de service de la dette en devises générées par le marché immobilier local. Presque tous les anciens pays satellites du bloc soviétique ont développé un déficit commercial structurel, suite à la désorganisation de la production entraînée par la dissolution de lURSS.Les plus-values immobilières et linflation des prix des actifs financiers (formation de capital non industriel) ont été promues comme seule voie vers la prospérité future dans des pays où les profits industriels étaient bas et les salaires stagnants. Le problème est que cette alchimie ne fonctionne pas et nest pas supportable. Lillusion du succès subsistait tant que Washington inondait le monde avec de largent bon marché. Ce qui a conduit les Suédois et dautres Européens à rechercher des plus-values en développant des prêts destinés aux marchés immobiliers des pays voisins dIslande et de Lettonie. Pour quelques pays exportateurs (particulièrement la Russie), la hausse des prix du pétrole et des métaux sont venues alimenter des sorties de capitaux vers les marchés financiers du tiers monde et des anciens pays satellites. Une partie de ce flux sest investi en opérations bancaires dans le milieu agité des places financières off-shore et des secteurs immobiliers mondiaux - qui ont subi un coup darrêt brutal après lexplosion de la bulle immobilière.Dans ces circonstances, que faut-il faire ? En premier lieu, la communauté internationale hors des Etats-Unis doit prendre conscience à quel point léconomie néo libérale mondiale fut dysfonctionnelle, et décider quels principes sous-jacents au modèle néo-libéral doivent être abandonnés. La préférence accordée en matière de politique fiscale et financière au monde de la finance plutôt quà lindustrie, a favorisé la spéculation, linflation du prix des actifs, plutôt que la formation dexcédent de capital réel. Les politiques daustérité dirigées contre le monde du travail, la non imposition de limmobilier, des actions et des obligations ont détourné les moyens nécessaires à la croissance et à lamélioration des niveaux de vie.Le pouvoir destructif des intérêts composés et des plus-values en capital est ravageur à long terme. Léconomie réelle ne gagne au mieux que quelques pour cent par an. Par conséquent, il est mathématiquement impossible que les intérêts composés restent en létat et que les plus-values qui en résultent se situent à des niveaux très supérieurs au taux fondamental de croissance économique. Lhistoire montre que les crises économiques effacent ces gains quand ils excédent trop la vraie croissance économique. La morale est que les intérêts composés et les espoirs de plus-values ne peuvent garantir le revenu des retraités ou constituer une attraction continue pour les capitaux étrangers. Á léchelle dune vie, les investissements financiers ne devraient pas fournir des gains significatifs. Aux Etats-Unis, il aura fallu environ vingt-cinq ans aux marchés, de 1929 au milieu des années 50, pour revenir aux valeurs davant la crise.La tentative désespérée des États-Unis aujourdhui pour faire remonter les prix des actifs financiers après le krach ne réglera pas le problème de la mauvaise dette. Les tentatives faites par les pays étrangers aideront simplement les banquiers locaux et les financiers, pas les économies. Les pays doivent investir dans la vraie économie afin daugmenter la productivité et les salaires. Les gouvernements doivent punir la spéculation et les plus-values financières qui reflètent simplement linflation du prix des actifs financiers, et non la valeur réelle. Autrement, conformément au modèle néo-libéral, les forces productives de léconomie réelle et les niveaux de vie seront altérés et écrasés par la dette. Les politiques devraient encourager lentreprise, pas la spéculation.Linvestissement recherche des marchés en expansion, qui sont gênés par les objectifs macro-économiques de maîtrise de linflation et déquilibre budgétaire. Nous ne prétendons pas que linflation et les déficits puissent être ignorés, mais plutôt quinflation et déficits ne sont pas tous identiques. Certaines formes sont nuisibles pour léconomie, alors que dautres reflètent linvestissement sain dans la vraie production. Distinguer les deux formes est essentiel, alors même que les économies évoluent vers lautonomie.Au final, le rejet du modèle financier de Washington fait de programmes daustérité, de privatisations et de dépendance commerciale, financés par du crédit en devises étrangères, peut déboucher sur une bien meilleure économie. La prospérité ne peut satteindre dans un climat où le capital étranger met une économie en coupe réglée, ni par des restrictions de crédit et des budgets en équilibre, décennie après décennie. Les Etats-Unis eux-mêmes ont toujours rejeté ces politiques, les autres pays doivent le faire également sils souhaitent suivre les voies qui ont permis à lAmérique de devenir réellement riche et non pas celles que les conseillers néo-libéraux U.S. préconisent pour complaire aux banques U.S. et investisseurs américains à létrangers.Il faudra rejeter également la politique fiscale néo-libérale défavorable aux travailleurs (impôts lourds pour les salariés et les employeurs, impôts bas ou inexistants sur limmobilier, les finances et les plus-values financières), en finir avec les politiques hostiles aux travailleurs, étendre la protection et la sécurité à la santé et aux conditions de travail. Léconomie des États-Unis a gagné la prépondérance grâce aux efforts de réglementation de lère progressiste précédant la première guerre mondiale, renforcés par les réformes populaires du New Deal mises en place au moment de la grande dépression.Les politiques économiques néo-libérales ont été utilisées pour revenir sur ces réformes. En procédant de la sorte le consensus de Washington dénierait aux autres pays la stratégie de développement efficace pour créer un marché intérieur prospère, laugmentation de la productivité, laccumulation de capital et lamélioration du niveau de vie. On a découplé léconomie de la formation de capital réel. Ils doivent être raccordés, ce qui nest possible quen reconstituant le système déconomie mixte qui a permis à lAmérique du Nord et à lEurope de réaliser leur propre croissance économique.Michael Hudson est professeur des sciences économiques à luniversité du Missouri (Kansas City) et conseiller économique en chef de Dennis Kucinich. Il a conseillé les gouvernements des États-Unis, du Canada, du Mexique et de Lettonie ainsi que linstitut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR). Il a écrit beaucoup douvrages, dont : limpérialisme superbe : La stratégie économique de lempire américain (nouvel ed., Pluto Press, 2002). On peut lui écrire à : mh@michael-hudson.com.Jeffrey Sommers est professeur à luniversité de Raritan Valley College, NJ, professeur associé à lécole de Stockholm des sciences économiques de Riga, ancien Fulbrighter en Lettonie, intervenant à linstitut de Boris Kagarlitsky pour des études globales à Moscou. On peut lui écrire à : jsommers@sseriga.edu.lv.--------------------------------------------------------------------------------Publication originale HYPERLINK "http://www.counterpunch.org/hudson12122008.html" Counter Punch, traduction communiquée par Gilbert Wiederkehr
#1058 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8153" \l "p8153" 29-12-2009 03:39:33
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Mais d'où vous sortez vos informations sur le FN et sur la préférence nationale ? Ce n'est pas dutout ça.L'idée de préférence nationale défendue par le FN c'est l'idée qu'il faut mettre en place des discriminations sur l'emploi au profit de ceux qui en France ont la nationalité française et au dépend de ceux qui n'ont pas la nationalité française.Ca commence par l'emploi sous prétexte de chomage comme en 29 et qu'est ce que sera la suite ? C'est du fascisme.
Et ne me faites pas le procès de la non hospitalité ou de repli sur moi-même, alors que je milite pour que TOUS les étrangers aient TOUT DE SUITE des papiers et que cessent immédiatement les camps de concentration et autres déportations, bien françaises et bien actuelles. Je trouve l'UMP et le PS mille fois plus dangereux que le FN : eux, ils internent et ils déportent, en ce moment, Sandy.
Mais si vous militez pour que tous les étrangers aient tout de suite des papiers et que cessent imédiatement les expulsions alors vous devriez militer contre l'UMP et aussi contre le FN parce que ces derniers soutiennent activement ces politiques d'immigration et sécuritaires et parce que cela fait partie de leur projet politique. Soyez logique !Qu'ils ne soient pas au pouvoir n'est pas une bonne raison pour moi pour oublier leur projet et ce qu'ils compteraient faire s'ils obtenaient le pouvoir, c'est profondément absurde comme raisonnement.Je ne veux pas qu'ils obtiennent le pouvoir, pas plus que je veux que l'UMP le conserve, je ne partage pas leur projet politique, alors je ne m'associe pas avec eux et je refuse que les idées que je défends soient associées avec les leurs.
En plus, Soral n'est sûrement pas raciste : écoutez-le, vous verrez. Et puis, s'il était raciste, il ne serait pas avec Dieudonné qui est black : regardez leur parti, quand même, c'est une vraie tour de Babel. Non, raciste, c'est une accusation invraisemblable. Antisioniste, oui, mais ça n'est pas du racisme, c'est même précisément le contraire...
Lepen aussi a des copains noirs ( pourquoi vous dites black ? noir ce n'est pas un gros mot c'est juste une couleur ). C'est même sa grande excuse pour tenter de se défendre d'être raciste comme vous le faites ici. Mais le racisme vise une population entière, pas des gens en particulier, il n'y a aucune incohérence à ce que dans le lot ils puissent considérer qu'il y en a qui sont admissibles à leurs côtés ou qui ne sont pas concernés par leurs idées racistes. Et ces gens sont intelligents ils savent saisir les occasions qui se présentent et dissimuler leurs idées profondes quand c'est nécessaire.Car quand il s'agit des arabes en France, là le FN explique qu'il faut les virer et que la france doit rester la possession de français dits "de souche", comprennez par là des français purs nous souillés par du sang étranger. Mais dès qu'il s'agit des arabes en palestine qui se battent contre Israel un pays qui se déclare comme la patrie des juifs, là bizarrement les arabes et en particulier le hamas ou l'iranien Aminedjad deviennent ses amis.Et l'antisionisme a bon dos, maintenant bizarrement il n'y a plus personne qui est anti israelien ou anti sémite tout le monde est anti sioniste qu'est ce que c'est pratique.
Et vos intimidations visant à conduire d'autres que vous à pourchasser et exclure des citoyens parce qu'ils osent défendre une idée que vous, vous estimez profondément indéfendable, choquante, et que vous qualifiez de "fasciste" pour faire passer votre police de la pensée, excusez-moi, Sandy, c'est très exactement le contraire de la démocratie, c'est même le début du... fascisme
Etienne vous avez un incroyable défaut, c'est celui de faire des procès d'intention énormes à partir de pas grand chose, comme si vous ne répondiez pas à votre interlocuteur mais à une personne caricaturale et imaginaire qui la remplace dans votre esprit.Vous en arrivez presque à faire les questions et les réponses à vous tout seul.Non je ne défends absolument pas les idées que vous me prêtez c'est totalement faux.Je ne demande à personne de pourchasser ou d'exclure qui que ce soit.Je ne souhaite pas que les idées qui sont partagées ici sur ce forum soient entachées en étant associées à celles de Soral et du FN. Et franchement je ne vous connait pas, mais malgré tout ça me fait de la peine tout simplement de vous voir dériver idéologiquement et que vous vous fassiez avoir par les idées nullissimes et nauséabondes de ces gens.Et pourtant vous y consentez vous même, vous acceptez l'idée qu'il faut poser des barrières, qu'on ne peut pas s'associer à tout le monde parce qu'ils portent des idées auxquelles on ne veut pas être associés nous même ou parce que l'on combat nous même leurs idées. Alors pourquoi extrapoler ? je n'ai rien dit de plus ...Il n'est pas question ici de liberté d'expression. Il est question de clarté et de cohérence idéologique !Ouvrez-les yeux, ces gens ne défendent pas l'intérêt général, ce qui les motive ce sont leurs haines, leurs peurs, leurs ignorances, leurs obsessions. Nous n'avons pas à nous associer à leurs idées, nous devons les combattre au même titre qu'il faut combattre les idées de ceux qui dirigent.S'ils se mettent à défendre des idées proches de celles que nous défendons, où s'ils se positionnent de la même façon que nous dans un débat, tant mieux, mais qu'ils restent dans leur coin et nous le nôtre !PS: Vous savez ce que font les acolytes de Dieudonné sur Dailymotion pour tenter de se faire de la publicité ? Ils innondent le site de vidéos dieudonnéennes ou soraliennes en mettant comme mots clés des mots qui n'ont rien avoir avec leurs vidéos, généralement des noms de personnalités politiques en vue pour être surs que si les gens cherchent des vidéos concernant ces personnalités politiques ils tombent aussi sur leurs vidéos.
#1059 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8156" \l "p8156" 29-12-2009 20:00:01
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Revenons sur les vidéos de Soral que vous avez jugé intéressantes et originales. Personnellement je n'y ai quasiment rien entendu d'original, ses réflexions sont pour la plupart peu profondes, toujours orientées par ses obsessions antisionistes ou réactionionnaires ( le péril de l'invasion musulmane en France ) et il évoque beaucoup d'idées qu'il n'a fait que récupérer et détourner selon son intérêt.On remarque une chose, pour lui, la scène politique, c'est "tous pourris". Seuls dieudonné et le FN trouvent grâce à ces yeux. Et il est très violent à l'égard de tous ceux qui ne partagent pas ses idées, particulièrement violent vis à vis de mon courant politique et de notre représentant Jean-Luc Mélenchon.Nous à gauche, si nous considérons effectivement comme pourri une bonne partie du corps politique, nous essayons au contraire de nous rassembler autour de projets et de convictions, même entre gens qui ne sont pas d'accord.D'abord il parle du parlement européen, où selon lui la droite comme la gauche voteraient 97% des lois ensemble. Cela me rappelle bizarrement un argument utilisé par mon parti politique pendant la campagne européenne et évoqué publiquement notamment par Mélenchon, qui s'interrogeait alors, pourquoi voter PS quand le PS vote 97% des lois avec la droite au parlement européen ? ...Voici un lien : HYPERLINK "http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20090517.OBS7151/?xtmc=josA_luis_zapatero&xtcr=20" http://tempsreel.nouvelobs.com/actualit
mp;xtcr=20Bizarrement l'argument récupéré et détourné par Soral ne spécifie plus le PS mais désigne la gauche dans son ensemble ( histoire d'alimenter le "tous pourris" ), qu'en dites vous Etienne ?Ensuite vient les thèmes du référendum suisse sur les minarets et du débat sur l'identité national. Là on touche à toute la subtilité de la rhétorique de Soral qui veut se faire passer pour quelqu'un de tolérent et d'humaniste, mais pour qui le plus grand péril qui menace de détruire la france est le péril de la colonisation ethnique et culturelle arabo-musulmane de la France, un péril que la population ressentirait mais que nos courants politiques nieraient provoquant ainsi sa colère, notamment vis à vis de Mélenchon par rapport à sa confrontation télévisuelle avec Bruno Golnish du FN.Malgré toute sa construction rhétorique, le fond de la pensée de Soral apparait dans quelques détails, et en parlant et parlant encore il finit par l'évoquer.Evidemment tout ceci s'accorde très bien avec les idées du FN qui depuis 30 ans explique que l'immigration est la plus grande menace et que tous nos problèmes découlent de l'immigration. Son adhésion passée au FN et sa proximité encore aujourd'hui n'ont donc rien d'étonnant et de fortuit.Le fait qu'il fasse de cette question le problème central de tout, le problème numéro 1, un péril qui pourrait provoquer carrément la destruction de la france ( apocalypse annoncé pour bien faire peur ) est typique d'une obsession et d'un comportement ultra réactionnaire et doit vous alerter sur la direction dans laquelle il veut vous mener. Toute son action, tout ce qu'il peut dire, tout ce qu'il peut faire, n'ont qu'un seul but, celui là. C'est uniquement cela son projet. En fait non il a une deuxième obsession, l'anti-sionisme, allez savoir laquelle prend le pas sur l'autre. En tout cas, il le dit lui même, il faut résoudre ce problème pour pouvoir résoudre tous les autres.Est-ce que vous pensez réellement Etienne que toutes les idées ici sur ce forum doivent être subordonnées à je ne sais quel péril colonisateur arabo-musulman de la France ?Dans sa construction rhétorique, Soral utilise bon nombre de récupérations qui viennent d'où ? encore de notre parti politique et notamment des propos de Melenchon.Soral évoque à juste titre la tentative des dirigeants, et notamment de Sarkozy, d'entrainer à l'instar de Bush aux états unis, les gens à adhérer à une idéologie de conflit de civilisation entre d'un côté le monde "occidental" et d'un autre côté le monde "musulman", dans un but de guerre et de guerre civile.Malheureusement ce sont une nouvelle fois des idées récupérées à partir des sorties de la gauche et notamment de Jean-luc Mélenchon contre Sarkozy à l'occasion de son discours devant l'église catholique et au moment où il a été intronisé "chanoine de Latran".A cette occasion ont été dénoncées la volonté de Sarkozy de reconfessionaliser la population Française, et d'entrainer la france dans une idéologie de "conflit de civilisations" d'après l'idéologie du choc des civilisations, si chère à Bush, et pensée à l'origine par un certain Huntington dans son livre "le choc des civilisations".On retrouve ici sur le blog de ... Jean-luc Melenchon... une nouvelle fois, tous les arguments utilisés dans sa rhétorique par Soral : HYPERLINK "http://www.jean-luc-melenchon.fr/2008/09/la-guerre-en-questions/" http://www.jean-luc-melenchon.fr/2008/0
questions/Les mensonges de la guerre d'afghanistan, la vraie raison : les intérêts énergétiques : les pipelines, le conflit de civilisation comme justification, l'impérialisme, etc ... tout y est ...Alors que Soral semble reprendre à peu près tous les arguments de la gauche et notamment de Melenchon, on note toute fois quelques différences, quelques petites touches apportées par Soral.Il omet totalement de parler et de s'opposer à la tentative de Sarkozy de reconfessionaliser la population en France, alors que c'est pourtant un objectif important pour que l'idéologie de "conflit de civilisation" puisse réussir à fonctionner réellement. Cet "omission" n'a rien d'anodin.Il va plus loin que Melenchon en évoquant "l'empire", le fameux nouvel ordre mondial, désignant ainsi l'oligarchie financière, les dirigeants et les politiciens de tous les pays, mais sans oublier évidemment "les sionistes" qui rappellons le sont sa deuxième obsession.Sionistes qui rappellons le sont, selon Soral, ceux qui dictent la politique étrangère de la France.Alors il faudrait savoir, soit ce sont les sionistes qui dictent la politique étrangère de la France ( preuve en serait faite par un diner des dirigeants de l'UMP avec le CRIF), soit il s'agit de l'oligarchie financière ( pour des intérêts économiques ), soit il s'agit des américains ( qui se servirait des soldats francais comme supplétifs comme les empires coloniaux autrefois se servaient des populations des colonies enrolés de force ou de leur plein gré et envoyés au front car ayant moins de valeur aux yeux des colons ), il y a une certaine incohérence à ce niveau là ... L'idée c'est qu'il n'y a pas trop à se poser de questions tous sont d'accord sur un nouvel ordre mondial à mettre en oeuvre, donc peu importe qui dirige, ils poursuivent les mêmes buts et font tous partis du "nouvel ordre mondial"J'ai dit que l'omission n'avait rien d'anodin car elle est très éclairante sur les raisons qui font que Soral s'en prend avec virulence à quelqu'un comme Jean-Luc Melenchon ou envers la gauche radicale dont il fait partie avec des gens comme Besancenot. Soral s'oppose au principe de laïcité. Sarkozy le remet en cause lui aussi. Et sur ce point ils sont sur la même longueur d'onde.En vérité, Soral s'oppose à la laicité, et il réfute l'universalité des droits de l'homme et y voit la marque du lobby mondialiste.Si à cause de ces deux divergences avec la gauche il fait ainsi de la gauche ses pires ennemis ( bien plus tout à coup que Sarkozy ou les sionistes ou encore le lobby financier ) c'est parce qu'on touche une nouvelle fois ici au coeur et à l'essentiel de son idéologie, toujours à la même obsession, celle du péril de la colonisation arabo musulmane de la société.Sa construction rhétorique est complexe.S'il réfute l'universalité des droits de l'homme, et si au contraire pour lui les seuls droits de l'homme qui vaillent sont ceux "des droits de l'homme et du citoyen" parce que je le cite "ils s'ancrent dans la nation française", tandis que les déclarations "universelles" sont un moyen pour le lobby mondialiste ( le nouvel ordre mondial ) de démenteler les nations.Quand on se rappelle que pour Soral ce qui menace la nation française de destruction c'est la colonisation arabo musulmane, et quand on s'apperçoit avec quelle virulence il s'en prend aux "droits de l'hommistes" ( idiots utiles du lobby mondialiste ) à chaque fois qu'ils défendent l'immigration au nom des droits de l'homme ( et de leur universalité ), on retrouve alors bel et bien ce qui fait son obcession et celle du FN en général.Quand il s'oppose à laïcité républicaine, on est dans le même genre de construction rhétorique.Il est nécessaire pour le comprendre de revenir sur le conflit entre Bruno Golnish et Jean Luc Melenchon à l'émission Mots Croisés qui provoque le courroux de Soral.Soral accuse Melenchon d'être anti-religieux, d'être animé lui même d'une foi haineuse, la religion maçonique, anti religieuse et anti francaise, il en tiendrait pour preuve les propos de Melenchon qui expliquait à Bruno Golnish que la france n'existait pas avant 1789.Et cette discussion renvoie au débat sur l'identité nationale.Melenchon parlait ici de la France comme nation justement, et à partir de quand le mot nation et l'idée de nation est associée à la France ? C'est bien en 1789. Avant 1789 la france n'était pas une nation, elle était éclatée en plusieurs morceaux aux mains de seigneurs différents imposant leurs propres lois, basée sur un système monarchique et féodal. Encore avant le territoire aujourd'hui désigné comme territoire français était partagé par plusieurs peuples qui se sont en partie mélangés et ont formé le peuple français. Et on voit bien toute l'idéologie qui anime le FN et les gens comme Soral, ces gens là ne comprennent pas que notre identité nationale est ce que nous en faisons chaque jour, qu'elle change chaque jour et c'est pourquoi ils incluent notre histoire dans notre identité, alors que notre histoire n'est en réalité que les identités successives par lesquelles notre peuple est passé.Tout comme notre identité individuelle, pour chacun d'entre nous, est ce que nous sommes aujourd'hui, et certainement pas ce que nous étions hier ou par le passé, et notre identité inviduelle sera ce que nous serons demain et dans le futur.En incorporant ainsi notre histoire dans notre identité nationale, ils nous expliquent que tout ce qui vient à modifier notre identité menace notre identité, alors qu'en réalité notre identité est le résultat de telles modifications depuis toujours.Même erreur quand ils veulent inclure la culture dans notre identité nationale. Alors que logiquement à condition qu'une identité nationale existe elle est ainsi forcément commune à tous. Hors aucune culture n'est commune à tous les français, cela n'a jamais été le cas et cela ne le sera jamais. La culture fait partie du domaine individuel, une culture peut être partagée par des tas d'invidus et devenir collective, mais une culture ne s'arrête pas aux frontières d'une nation.Et s'ils incluent ainsi la culture dans l'identité nationale c'est pour les mêmes raisons que l'histoire, parce qu'ils refusent le changement, alors qu'encore une fois les différentes cultures en france sont le résultat du mélange et de l'échange d'innombrables cultures différentes.Bien sur il existe des cultures françaises ( car elles sont nées ou se sont développées uniquement en France ) mais la france ce n'est pas ces cultures, parce que ces cultures ne sont pas communes à tous les français.La seule chose qui est commun à tous les habitants de notre nation c'est la république, c'est la citoyenneté, c'est la langue française qui est la langue officielle de notre république, ce sont nos lois etc ...Et tout cela de même cela change.Et Melenchon ne dit rien d'autre que cela.Le fond de tout cela, c'est que le FN et Soral s'opposent aux changements que subissent la france en terme de société et au niveau culturel, ils y voient un colonialisme, là où en fait il n'y a qu'une évolution multi culturelle de la France, évolution qui n'est pourtant que la conséquence obligatoire de la liberté de pensée et de confession. Cette évolution multi culturelle n'est une menace que si elle se transforme en communautarisme, hors malgré toute la construction rhétorique qu'ils peuvent produire, on se rend bien compte qu'inévitablement on retombe toujours sur ce "péril de l'immigration", comportement typiquement réactionnaire.Ils font de la gauche et des gens comme Melenchon leurs pires ennemis parce qu'on est justement totalement pour cette évolution multi-culturelle de la France, non pas parce que nous voulons "détruire la nation française" mais parce que pour nous la nation française ce n'est ni notre histoire ni je ne sais quelles cultures franchouillardes, mais ce que nous choisissons d'en faire collectivement, et parce que nous pensons que les gens ne peuvent vivre en paix ensemble que si la liberté de conscience et de religion est respectée, et si la religion est séparée de la sphère publique et subordonnée aux lois républicaines.Pour nous la laïcité c'est la séparation stricte de la religion et de l'état, bref le confinement de la religion à la sphère privée, parce que nous nous rappellons l'obscurantisme religieux auquel le peuple français a été soumis pendant des siècles, alors que la religion et l'état n'étaient pas séparés, et parce que nous le constatons toujours aujourd'hui dans de nombreux pays, comme par exemple en Israel, aux états unis ou dans des pays musulmans.Et ce que Soral prend pour de l'"anti-religion" n'est rien d'autre qu'une lutte contre la religion les religieux ou les politiciens quand ils tentent de faire regagner à la religion le terrain qu'elle a perdu depuis la révolution. Quand Soral nous accuse de nier la réalité, comme si nous tentions de nier les problèmes comme celui de la Burqa ou de l'intégrisme religieux c'est évidemment totalement faux, en fait il ment parce que pour nous il ne s'agit que d'une de ces tentatives pour la religion de regagner du terrain, ce qui n'a rien d'isolé, toutes les religions cherchent à se développer, tout pouvoir cherche toujours à s'aggrandir, et ça vaut pour toutes les religions et pour tout pouvoir.Pour nous il ne s'agit pas d'un péril apocalyptique, d'un problème central à tout le reste, et c'est uniquement pour cette raison, parce que nous ne partageons pas son obsession qu'il nous accuse de nier la réalité.La seule réflexion originale et interessante de Soral c'est la distinction qu'il fait entre ceux qui pratiquent la religion qui sont souvent effectivement les victimes et ceux qui justement tentent de les manipuler pour leurs propres intérêts. Mais sachant tout ce que je démontre ici, est-ce que cela vaut vraiment d'être cité ici sur ce forum, est-ce qu'il y a la moindre raison objective à ce que les idées développées ici soient associées aux idées de fascistes comme Soral ou Lepen ? Je ne crois pas.Et je vous demande de réfléchir à cela Etienne, et de comprendre que vous faites fausse route en vous laissant séduire par ces gens là.
Dernière modification par Sandy (29-12-2009 20:10:55)
#1060 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8157" \l "p8157" 30-12-2009 05:36:05
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Trois choses qui me plaisent dans l'intervention de Sandy (8156)- Sa reconnaissance que les droits de l'homme ne peuvent être qu'universels ;- Son soutien au principe de laïcité ;- Surtout, sa remarque que l'identité française n'est pas figée, comme voudraient le faire croire les nationalistes étroits, mais qu'elle repose sur une succession d'identités désormais fermement ancrées (on l'espère) dans l'idéal républicain, générateur ou conforteur de la volonté de vivre ensemble en dépit de frictions occasionnelles ou temporaires.Sur la question des droits de l'homme (droits fondamentaux), il faut se souvenir que la Déclaration universelle de 1948 reprend largement les termes mêmes de la Déclaration de 1789. Ce n'est pas un hasard puisque le projet de la déclaration de 1948 a été rédigé en grande partie par le juriste français René Cassin. Aux droits "classiques" (civils et politiques) de la Déclaration de 1789, la Déclaration universelle ajoute, sur l'insistance du bloc soviétique, les droits économiques et sociaux - lesquels correspondent à des obligations de moyen plutôt qu'à des obligations de résultat. Si Soral explique effectivement le principe d'universalité par l'action d'un quelconque lobby mondiale ou mondialiste, il se trompe : ce principe découle automatiquement du fait que les deux instruments de 1789 et de 1948 ont entendu non pas innover, mais proclamer explicitement des droits universels, inaliénables et imprescriptibles de l'être humain jusque-là ignorés, méconnus ou méprisés : c'est ce que signifie le terme même de "déclaration".La confirmation de l'universalité des droits de l'homme sous la plume de Sandy me fait particulièrement plaisir parce que je me rappelle avoir lu sur notre site des remarques en sens contraire qui m'avaient inquiété. PS. Nous sommes loin de la monnaie, mais comment éviter les incidentes ? JR
Dernière modification par Jacques Roman (30-12-2009 05:51:02)
#1061 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8159" \l "p8159" 30-12-2009 10:53:41
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Les idées appartiennent à ceux qui s'en emparentCher Sandy,On s'éloigne de la monnaie, effectivement. Je vais essayer d'être bref (je suis assez mauvais à ce jeu-là, en général).Ne le prenez pas mal, mais on voit que vous êtes d'un parti (peu importe lequel) : cette façon de considérer que DES IDÉES SONT À VOUS (à Mélenchon et à son groupe, en l'occurrence) est typiquement partisane. Je ne vais pourtant sûrement pas dire du mal de Mélenchon car je trouve que ce parlementaire est un des politiciens les plus honnêtes et les plus courageux en France, avec Jacques Généreux et quelques autres "gauchistes" (comme les qualifie la "droite" ouvertement fasciste c'est-à-dire au service des industriels et des banquiers, avec camps d'internement et déportation, et LA PEUR du "terroriste" comme outil de contrôle social actuellement au pouvoir en France). D'ailleurs, j'observe que, sans mâcher ses mots quand il le désapprouve, Soral apprécie souvent Mélenchon, puisqu'il en dit parfois le plus grand bien. D'ailleurs, c'est marrant, des pans entiers de votre long message montrent l'incroyable proximité de vue entre Soral et Mélenchon. Vous prétendez que l'un copie sur l'autre, et pourquoi ne serait-ce pas l'inverse ?... INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Ces revendications de propriété des idées sont des enfantillages... Mais grâce à vous, je comprends mieux pourquoi Soral m'intéresse INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Finalement, dans vos reproches, à part un manque d'originalité (qui n'est pas grave du tout), à part des pensées contestables sur des sujets de société ordinaires (pas graves non plus, à mon sens), vous êtes bien obligé de faire des tas de procès d'intention et de monter en épingle de microscopiques détails ambigus pour condamner Soral et son parti. Vous ne démontrez rien de diabolique chez Soral, Sandy, je n'ai pas les citations que j'attendais, vous n'apportez aucune PREUVE à vos accusation. Vous montrez vos propres peurs, ça oui, et je peux comprendre (surtout que j'en partage plusieurs), mais ça ne fait pas une culpabilité. À propos de laïcité, Soral défend une laïcité tout à fait intéressante (pour ce que j'en ai entendu, car je ne connais pas le bonhomme à fond), contrairement à ce que vous prétendez : donnez-nous des faits, s'il vous plaît Sandy, au lieu de simples accusations non fondées. ______________Mais surtout, et ce sera ma conclusion, parce que je me suis promis d'être bref (comment ça "c'est raté" ? INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET ), je voudrais pointer ce qui nous différencie, tous les deux, sur ce qui distingue essentiellement un homme de parti et un homme libre (puisque oui, j'oppose ces deux mots, en constatant tous les jours que les hommes de parti ne sont pas libres du tout et sont comme tenus en laisse par "la ligne" de pensée de leur parti et par l'inévitable et obligatoire compétition mortelle avec tous les autres partis) : Pour vous, les idées de votre chef de parti sont LES IDÉES DU PARTI, ELLES APPARTIENNENT AU PARTI, et ceux des autres partis qui invoquent les idées défendues par votre parti les "récupèrent" (mot incroyable, vraiment incroyable, pour quelqu'un qui n'a pas l'esprit de parti), et d'après vous ce serait malhonnête, condamnable... Il semble intellectuellement inaccessible à un homme de parti d'apprécier positivement et sans réserve une idée défendue par un adversaire du parti ennemi d'en face. Selon vous, vos idées vous appartiennent et ceux d'en face qui les défendent aussi "les récupèrent". Si le parti d'en face a une bonne idée (exactement la même que vous !!!), vous la salissez par amalgame, et cela revient à discréditer votre propre idée
Je trouve ça profondément absurde et contre-productif pour l'intérêt général. Sandy, pour moi, c'est clair : les idées n'appartiennent à personne. Non, c'est encore plus fort que ça : les idées appartiennent à ceux qui s'en emparent.Comprenez-vous ?Tout est là.Et c'est cette ouverture à toutes les idées, vraiment toutes, y compris chez des hommes dont je trouve certaines idées détestables, qui caractérise, selon moi, un esprit libre.Je sais que c'est dangereux, Sandy, et j'écoute attentivement vos appels à la vigilance : je suis vigilant, croyez-moi, mais si ce que je lis me semble bon (et je lis ce que je veux), il ne suffit pas de me dire que le parti de celui qui s'exprime est un affreux parti pour me décourager, j'espère que vous l'avez compris.J'en veux aux partis, vous le savez, mais je sais bien qu'il y plein d'humains formidables et généreux dans les partis, vous le savez aussi (tiens, vous par exemple). Tout en le déplorant, je comprends qu'ils aillent dans les partis, puisque la perverse procédure de l'élection nous pousse inéluctablement au régime des partis.Avec toute mon amitié, donc.Étienne._________________Les politiciens ne trouvent pas intéressante une opinion qui ne se prête pas à des déclamations de parti, et le commun des mortels préfère des opinions qui attribuent son malheur aux machinations de ses ennemis. Par conséquent, les hommes luttent pour ou contre des mesures tout à fait inapplicables, tout en se gardant bien découter les quelques hommes dont lopinion est rationnelle mais qui ne flattent les passions de personne.Bertrand Russel (Essais sceptiques, 1933).__________________
#1062 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8160" \l "p8160" 30-12-2009 11:44:30
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... Et deux choses qui me plaisent dans l'intervention d'Étienne (8159)- Sa condamnation de l'esprit de parti et du régime des partis ;- Sa conviction que les idées appartiennent à tout le monde et qu'on a le droit et le devoir de s'emparer de toutes celles qui peuvent être utiles, sans considération de droits d'auteur. JR
#1063 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8162" \l "p8162" 30-12-2009 15:08:39
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Vous n'avez pas saisit le sens de mes propos. Encore une fois vous me prêtez des intentions qui ne sont pas les miennes ... Et franchement Etienne en quelle langue dois-je vous le dire pour que vous comprenniez l'horrible et désagréable défaut que vous avez à extrapoler et à faire des procès d'intention complètement abhérents à partir de si peu de choses comme si vous répondiez à une personne caricaturale imaginée à partir de quelques propos ? Je vous ai dit si des gens se mettent à défendre les mêmes idées que je défends tant mieux, même si ce sont des adversaires politiques, ce n'est pas pour autant que j'oublierai que ce sont des adversaires politiques. Les idées sont faites justement pour être empruntées ou partagées et c'est par ce processus que les idées s'enrichissent, il n'existe pas de droit de propriété sur les idées, et les idées n'appartiennent certainement pas à un parti sur ces points je suis totalement d'accord avec vous et j'espère que cela va enfin peut être vous permettre d'essayer de comprendre ce que je vous ai expliqué ( relisez svp en gardant cela à l'esprit cette fois ci ).Et je vous rappelle que je défends tout comme vous la démocratie et l'idée qu'un parti politique ne doit pas avoir de chef et doit refléter la démocratie que l'on compte installer une fois au pouvoir. Alors Melenchon n'est qu'un porte parole à mes yeux, il n'est pas un chef, il n'a aucun ordre à nous donner, les décisions doivent être collectives et il n'a pas le droit de nous diriger et nous travaillons activement à l'intérieur de mon parti à la formation de nouveaux portes paroles parce que justement nous ne voulons pas que notre mouvement politique ne repose que sur quelqu'un comme Melenchon.Malgré tout j'ai pleinement conscience des dangers du pouvoir et qu'à tout moment, Melenchon ou n'importe quels responsables peuvent vouloir se mettre à diriger tous les autres, et c'est pourquoi moi en tout cas je défends les idées de "contrôle et de séparation des pouvoirs" au niveau de notre démocratie interne, ( en vain pour l'instant car évident n'étant qu'un simple militant je ne suis qu'une voix parmi de nombreuses autres ).Pour moi un parti politique n'est qu'un rassemblement et un outil de rassemblement des citoyens pour pouvoir s'organiser et porter au plus haut niveau politique un projet de société, c'est un outil pour les citoyens, alors svp ne m'insultez pas en m'attribuant je ne sais quel fanatisme partisan c'est faux je suis tout le contraire justement.Donc tout ce dont vous m'accusez est faux et votre réponse est complètement hors sujet.Alors svp relisez ma réponse précédente et répondez franchement.Ce que j'ai essayé de vous expliquer c'est que Soral récupère ces idées et les détourne pour vous emmener dans son délire d'invasion de la France. Est-ce que vous niez cela ?Je ne lui reproche pas le droit de le faire et je n'émets aucun droit de propriété sur ces idées, mais si je vous ai démontré cela c'est pour vous alerter et vous faire comprendre quelle pente ils vous faisaient emprunter par ces méthodes de récupération.Si j'ai mis en avant le fait qu'il reprennait excessivement les idées de mon parti et en particulier de Mélenchon, c'est pour le mettre en parallèle avec la virulence des propos qu'il tient vis à vis de nous ( gauchistes, droits de l'hommiste, anti racistes idiots utiles, fanatiques maconiques et j'en passe et des meilleurs ) et en parallèle vis à vis des propos qu'il tient sur Mélenchon dans les mêmes vidéos alors qu'il s'inspire pourtant abondament des idées qui proviennent de notre courant politique et en particulier de Mélenchon.Ce paradoxe illustre très bien la différence de but qui l'anime, si nous défendons la démocratie, c'est pour la démocratie, si nous défendons la laicité c'est pour la laicité, et parce que nous pensons que la démocratie et la laicité sont des idées qui sont dans l'intérêt général de tous.Par contre si Soral défend la démocratie, c'est pour vous ammener à adhérer à ses idées d'invasion de la france, s'il défend la laicité, c'est pour vous ammener à adhérer à ses idées d'invasion de la france, tout ce qu'il va dire ou faire sera dans le but de vous faire adhérer à ses idées d'invasion de la france, parce que comme il l'a très bien expliqué c'est pour lui le problème central, le problème numero 1 qu'il faut résoudre avant tous les autres. Pourquoi m'accuser de procès d'intentions alors que ce sont des choses qu'il dit lui même. Est-ce que vous adhérez à cette idée répondez franchement ? Si oui alors il est trop tard, sinon alors réfléchissez svp et comprennez que les idées de Soral n'ont rien à faire sur ce forum.Ce paradoxe illustre aussi très bien ses propres contradictions et ses mensonges. Il est obligé d'inventer des mensonges dans ses contructions rhétoriques pour pouvoir détourner ces idées ( c'est comme ça que vous reconnaissez qui a récupéré sur qui par exemple ^^ ).Je vous ai démontré les qqs mensonges qu'il pouvait utiliser, je vous ai expliqué les erreurs de raisonnement qu'il faisait. Ces mensonges et ses erreurs ne vous gènent-ils pas ? Je pensais au contraire que vous défendiez plutôt l'honnêteté et la vérité ?Ouvrez les yeux personne ne trouve grâce à ses yeux mis à part les plus fachos comme Golnish ou Lepen. N'est ce pas une des propriétés du fachisme justement que de rejeter toute pensée différente ?L'extrême droite sera toujours populiste, le populisme a toujours su séduire les gens, alors ne confondez pas le populisme et la démocratie, ne vous laissez pas séduire. Ces gens n'en ont rien à faire de la démocratie, la seule chose qui les interesse c'est qu'aujourd'hui adopter un discours de "défenseurs de la démocratie" alors que les reculs démocratiques se font de plus en plus nombreux et de plus en plus visibles, c'est un moyen de récupérer des gens dans leurs griffes pour les embrigader dans leur lutte contre le péril de "colonisation" de la france qui les obsède.Etienne je défends tout comme vous la liberté d'expression pour tous même pour ces gens là, mais eux ne défendent que leur propre liberté d'expression.Toutes ces choses devraient vous alerter.Vous dites que vous faites preuve de vigilance, mais non c'est faux vous êtes en pleine dérive à accorder du crédit à quelqu'un comme Soral.Vous vous rappellez on avait eu le même genre de discussion concernant Nicolas Dupond Aignan, et je le reconnais, à l'époque j'ai eu tord, c'est maintenant quelqu'un à qui je reconnais beaucoup de qualités, et même s'il est de droite et si je ne partage pas ses idées, je partage volontier avec cette personne et son courant l'attachement à la république et à la démocratie. Mais ici cette fois-ci c'est vous qui avez tort, avec quelqu'un comme Soral on n'a rien en commun, ce n'est pas un résistant, des vrais résistants il y en a des millions en France et vous les insultez en considérant que Soral ne serait le seul, et il n'en fait pas partie, lui c'est une obsession, ce sont des haines et des peurs qui le motivent.PS : Merci à Jacques qui a mieux compris mon message.
#1064 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8164" \l "p8164" 30-12-2009 16:51:18
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Sandy, les voilà, vos procès d'intention (c'est un exemple pris parmi dix) :
Sandy dit : "Par contre si Soral défend la démocratie, c'est pour vous ammener à adhérer à ses idées d'invasion de la france, s'il défend la laicité, c'est pour vous ammener à adhérer à ses idées d'invasion de la france, tout ce qu'il va dire ou faire sera dans le but de vous faire adhérer à ses idées d'invasion de la france, parce que comme il l'a très bien expliqué c'est pour lui le problème central, le problème numero 1 qu'il faut résoudre avant tous les autres."
Comment savez-vous POURQUOI quelqu'un dit quelque chose ? Êtes-vous donc devin ? En fait, vous n'en savez rien, vous inventez ce qui vous arrange ou ce que vous croyez vrai, sans preuve : vous faites des procès d'intention, et puis c'est tout. Cette histoire de "peur de l'invasion" me paraît à la fois 1° inventée (je n'ai pas entendu ça de la part de Soral) et 2° tout à fait anodine : si certains ont peur d'être envahis (ce qui n'est pas mon cas), c'est bien leur droit le plus strict (et s'ils avaient raison, hein, quelle sottise cela aurait été de les faire taire, non ?) et ça n'en fait en aucun cas des "fascistes" : il faut arrêter d'utiliser ce mot criminalisant pour des banalités. C'est pénible, cette outrance. Fascisme (épouvantable violence) et crainte de l'étranger-racisme (banalité humaine universelle) ne sont PAS SYNONYMES.À part ça, en vous relisant et en vous imaginant libre de votre parti, comme vous me le suggérez, je vous sens plus proche de moi que jamais... INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Et Soral reste calomnié, sans fondement à ma connaissance. Laissez-moi tranquille avec mes "dérives" et mes prétendues "insultes", s'il vous plaît : c'est moi qui tiens la barre de ma pensée et soyez moins susceptible, moins intransigeant. Vous, qui défendez la liberté d'expression... de ceux qui sont d'accord avec vous. C'est drôle.Reparlons de monnaie, si vous voulez bien.Étienne.
#1065 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8165" \l "p8165" 30-12-2009 17:04:38
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Mais ce n'est pas un procès d'intention je vous en fait la démonstration en vous montrant que derrière les différences qu'il apporte aux idées qu'il récupère et les constructions rhétoriques qu'il utilise, il y a TOUJOURS les mêmes raisons, ses OBSESSIONS d'invasion de la France et je vous le prouve par ses propres propos quand il nous explique que c'est le problème centrale qu'il faut résoudre avant tous les autres car il résoudra tous les autres problèmes. Réécoutez bien sa vidéo si vous ne me croyez pas.Comprennez-vous mieux mon raisonnement ? Sa pensée est complexe et je conçois totalement qu'il soit difficile de la déconstruire, peut être n'ai je pas bien réussit, mais c'est ce que j'ai essayé de faire ici pour vous démontrer dans quel sens il compte vous emmener et pour vous faire comprendre que si vous refusez d'aller dans ce sens, alors vous devez aussi le combattre, qu'il n'a rien d'un résistant avec qui il faudrait être solidaire ou complaisant.Peur de l'invasion, peur de colonisation, peur de l'immigration, c'est la même chose, et je vous invite à regarder ses deux vidéos si vous ne vous rappellez pas tous ses propos, regardez ses vidéos à la lueur de ce que je vous explique et vous verrez bien que je n'invente rien.Libre à vous de penser qu'il ne s'agit que d'un racisme ordinaire de la part de Soral, pour moi c'est un fasciste, et je n'ai pas envie de le voir au pouvoir pour me le voir confirmer. Le fascisme est d'abord une idéologie qui se nourrit du populisme de la colère ou de la peur, avant de devenir ensuite une épouvantable violence comme vous dites. Ce n'est pas avec une "épouvantable violence" que l'on arrive à convaincre les gens de nous porter au pouvoir.Pour combattre le fascisme qui ne montre son vrai visage qu'une fois au pouvoir, il n'y a pas d'autre solution que de fermement refuser toute évolution qui pourrait y conduire, et de combattre donc tous les courants d'idées qui militent pour de telles évolutions.Même si vous pensez que Soral ne l'est pas, au moins pouvez vous reconnaitre que ses idées mènent dans ce sens ?
Vous, qui défendez la liberté d'expression... de ceux qui sont d'accord avec vous. C'est drôle.
Pourquoi vous dites ça exactement ?
Dernière modification par Sandy (30-12-2009 17:35:45)
#1066 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8166" \l "p8166" 30-12-2009 18:28:30
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Sandy dit : "Pourquoi vous dites ça exactement ?"Parce que "Ou tu défends la liberté dexpression pour des opinions que tu détestes, ou tu ne la défends pas du tout. Même Hitler et Staline étaient ravis de défendre la liberté dexpression pour des idées qui leur convenaient." (Chomsky).Et parce que votre injonction intimidante de cesser de parler de quelqu'un revient mécaniquement à museler ce quelqu'un. Et ça, c'est précisément le contraire de la liberté d'expression.Vous ne pouvez pas prétendre défendre la liberté d'expression tout en l'interdisant à ceux qui vous dérangent._____À quels moments (précis, s'il vous plaît) de la vidéo, Soral dénonce-t-il l'invasion dont vous parlez ?Hé ! Peur de la colonisation ? Je la partage ! (s'il y a lieu, évidemment.) Quoi, pas vous ?!? Ce n'est pas possible, c'est un malentendu : vous ne dédramatisez pas la colonisation, quand même ? Tiens, le sionisme est un colonialisme, d'ailleurs, et salement sanglant, n'est-ce pas ? Mais peut-être êtes-vous un peu complaisant avec certains colonialismes, si les raisons historiques permettent de le comprendre ?... Non... Je n'ose pas y coire, et j'espère que vous vous bondirez en lisant cette hypothèse que je formule comme une bourrade, amicale parce que forcément impossible. enfin, dites-moi quand même..._____Et qui vous parle d'avoir le pouvoir, enfin ? Nous sommes des gueux, Sandy. Nous sommes tous les prisonniers d'une geôle politique dont nous ne sommes pas prêts de sortir... Et moi, tout le monde ayant un pouvoir me fait peur, Sandy, pas seulement Soral : tout le monde, même vous, même moi ! C'est pour ça que je lutte pour des institutions honnêtement protectirces, au-dessus des pouvoirs et hors de portée des pouvoirs institués.Avec de telles institutions (non utopiques, mais dépendant de notre prise de conscience de l'importance du tirage au sort contre les intrigues des plus malins), je ne crains rien des pouvoirs, ni de Soral ni de vous-même INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
#1067 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8168" \l "p8168" 30-12-2009 20:02:58
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8168" \l "p8168" Message n°8168
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Et parce que votre injonction intimidante de cesser de parler de quelqu'un revient mécaniquement à museler ce quelqu'un. Et ça, c'est précisément le contraire de la liberté d'expression.
Etienne ? Vous vous prennez pour le journal de France 2 ? Pour un service public ? Soral n'a pas demandé à être publié sur ce forum, et vous n'êtes pas une tribune, ce n'est pas à vous de vous faire le porte parole de toutes les opinions même celle des fascistes ... Et si vous ne publiez pas leurs idées comme vous ne l'aviez pas fait jusqu'à présent cela ne fait pas de vous quelqu'un qui veut les museler, juste quelqu'un qui défend d'autres idées et qui utilise ce forum pour défendre ses idées.Ce que vous appellez injonction intimidante, et que j'appelle pour ma part tentative de vous convaincre, vu que je ne vous ai mis aucun flingue sur la tempe et que je n'ai qu'utilisé des arguments et des explications, elle a pour but non pas de museler je ne sais qui, mais de vous demander de ne pas faire la propagande des idées de Soral sur ce forum pour éviter de créer le moindre lien entre leurs idées et celles qui sont exprimées ici, et tentative aussi de vous faire comprendre vers où mène la voie que propose Soral.
À quels moments (précis, s'il vous plaît) de la vidéo, Soral dénonce-t-il l'invasion dont vous parlez ?
C'est vers la fin de la 2eme vidéo après avoir parlé de la "laicité maconique" je crois.
Hé ! Peur de la colonisation ? Je la partage ! (s'il y a lieu, évidemment.) Quoi, pas vous ?!? Ce n'est pas possible, c'est un malentendu : vous ne dédramatisez pas la colonisation, quand même ? Tiens, le sionisme est un colonialisme, d'ailleurs, et salement sanglant, n'est-ce pas ? Mais peut-être êtes-vous un peu complaisant avec certains colonialismes, si les raisons historiques permettent de le comprendre ?... Non... Je n'ose pas y coire, et j'espère que vous vous bondirez en lisant cette hypothèse que je formule comme une bourrade, amicale parce que forcément impossible. enfin, dites-moi quand même..
Son obsession c'est la colonisation ethnique et culturelle arabo-musulmane de la france. Ne soyez pas de mauvaise foi en me répondant sur la colonisation en général.Et effectivement comme je vous l'ai expliqué, pour moi je ne vois en France que des tentatives de conquête ou de reconquête des religions en général, de toutes les religions, pas seulement de la religion musulmane, sur la citoyenneté et la république, et ce n'est effectivement pas pour moi un problème central d'où tout découle, je crois au contraire qu'il s'agit d'un problème annexe et marginal, qui se nourrit d'autres problèmes bien plus importants et bien plus graves.Je reste convaincu que la première des choses à faire c'est surtout de rétablir une vraie démocratie en France et que beaucoup de problèmes viennent déjà de là.
Dernière modification par Sandy (30-12-2009 20:50:56)
#1068 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8174" \l "p8174" 03-01-2010 23:35:46
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
Un document littéralement passionnant, qui jette des rais de lumière puissants et originaux sur la crise :(La joie de lire des phrases de résistance puissante et crédible m'a fait jouer avec les tailles et les couleurs, mais vous pouvez parfaitement aller lire l'original, parfaitement sobre INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET )
La Crise : Scénario pour 2010 par Jean-Claude Werrebrouck, professeur d'économie à Lille 2 : HYPERLINK "http://www.lacrisedesannees2010.com/article-la-crise-scenario-pour-2010-42124131.html" http://www.lacrisedesannees2010.com/art
24131.html
PLAN : Les États et la monnaie.Les États de Droit et la monnaie. La perte du pouvoir monétaire. La difficile répudiation douce de la dette. Les voies souterraines du desserrement de lÉtau monétaire et financier. Vers la guerre monétaire ?
Au seuil dune année nouvelle il est inutile de rappeler les causes ultimes de la grande crise qui se déploie partout dans le monde : une mondialisation, sans projet ni sens, a développé de grands déséquilibres entre pays, déséquilibres à la fois créés, gommés, et aggravés par la finance. Le fordisme des 30 Glorieuses a laissé la place à un modèle où une épargne et une production excessives en un point du monde comble et creuse à la fois des revenus, et une production insuffisantes en dautres points . Le compromis fordien laisse la place à ce que certains appellent le « modèle wall Street ». Avant, parait-il, de passer au « modèle Wall- Mart ». Et sil est probablement abusif de parler de modèle au vu de linventaire de la réalité, il est bien sûr impensable de parler de « compromis Wall Street ». Cest que le modèle ne peut fonctionner que sur la base dun endettement sans cesse croissant et donc forcément limité. Le déclenchement de la crise exprime le dépassement du seuil de soutenabilité de la dette. En 2008 mais surtout en 2009, parce que lendettement privé, est devenu insoutenable, notamment aux USA, la crise financière qui sen est suivie a pu être contenue par la montée sur le front des États. La demande globale, partout dans le monde seffritant voire seffondrant, fût réanimée par des déficits budgétaires massifs (5000 milliards de dollars à léchelle mondiale). Les perfusions les plus gigantesques furent entreprises aux USA et en Chine. Les entrepreneurs politiques de tous pays navaient dautre choix que cette aussi gigantesque fuite en avant. Et aussi fuite en avant intellectuelle, car quel sens donner à laction dentrepreneurs politiques- dits libéraux -obligeant Keynes à plonger dans la tempête pour sauver Hayek ? Au seuil de lannée 2010 il apparait que linsoutenabilité de la dette privée est toujours présente, mais accompagnée par les menaces de linsoutenabilité de la dette des Trésors Publics. Lexamen de la multitude dindicateurs, et il est aisé de se les procurer, révèle que la demande globale nest toujours pas capable déquilibrer loffre globale sans crédits supplémentaires
qui ne peuvent naître en situation dendettement excessif. Doù le maintien des perfusions même à échelle plus modeste. Doù le vote du 24/12/2009 du sénat US qui ajoute 90 milliards de dollars au plafond de la dette US, le comblement sans limite des pertes de Fannie Mae et Freddie Mac jusquen 2012, la mise en activité dunités de production industrielle sur dimensionnées en Chine, la construction frénétique de logements, de voitures qui ne peuvent être vendues sans subventionnements disproportionnés, etc. Les entrepreneurs politiques - au-delà des discours, et interprétations ou avertissements des financiers, des banquiers, de la presse dite spécialisée, etc,discours et interprétations qui tomberont progressivement dans le comique et le dérisoire- seront obligés en 2010 daggraver les déficits et dettes publiques. Les prévisions de vente de dette souveraine,(plus de 2000 milliards de dollars pour le trésor US en 2010 et déjà 1945 milliards en 2009), minorées parfois pour ne pas effrayer les marchés comme celles de lAgence France Trésor, ne sont pas en congruence avec les capacités de remboursement. Doù la question déjà évoquée de la répudiation de la dette. (cf « le trou noir de la finance nengloutira pas les États »). Cest ainsi que le mode de la répudiation de la dette sera la question centrale des années 2010 et 2011. Et pour comprendre ce qui pourrait advenir, il est fondamental deffectuer un bref retour historique sur le fonctionnement des États. Les États et la monnaie Considérons comme acquis la fondation historique de ces derniers sur la violence. LÉtat repose historiquement sur la monopolisation de lextériorité, qui caractérise tout groupe humain, par des acteurs soucieux dutiliser le levier correspondant à des fins privés. Les libertariens comme les marxistes diront plus tard quil sagissait et quil sagit toujours dutiliser la contrainte publique à des fins privées. Seuls les paradigmes ultra-libéraux et marxistes sont relativement capables dinterpréter assez correctement les travaux des ethnologues et donner une vision assez convenable de la naissance de lÉtat. Il en va autrement des néo-classiques et des keynésiens, qui glissent ce dernier dans leur modèle, mais ne peuvent rendre compte des conditions de sa naissance, voire même ne cherchent pas à en rendre compte. Or la chose est capitale pour comprendre la finance, sa gestion et sa ou ses crises. Et parce que ces deux écoles ne disent mot de lessence de lÉtat, ils ne peuvent énoncer une théorie monétaire très satisfaisante. Lorsque lÉtat est né mais quil nest pas encore État de droit, lutilisation de la contrainte publique à des fins privées concerne massivement laccaparement de ressources privées à des fins privées, notamment guerrières. Concrètement il sagit deffectuer des prélèvements pour financer des guerres toujours ruineuses. Des prélèvements qui seront des impôts, des pillages (même Napoléon dira que cest la guerre qui doit nourrir la guerre, doù la création administrative dun « volet extraordinaire » de ressources budgétaires issues du pillage des territoires conquis) des emprunts obligatoires ou non, de la dilution de métal précieux dans les monnaies métalliques, des papiers dépourvus de valeur ou dont on organise la dévalorisation. Il sagit au fond de renoncer à léchange volontaire de la théorie des marchés. Les États dans leur version brutale, et les individus qui en tiennent les leviers, utilisent la violence prédatrice en sinvitant dans lespace monétaire pour le faire fonctionner, au moins partiellement, comme machine prédatrice. Mais précisément apparait ici la contradiction fondamentale. Celle du loup dont lintérêt est que les moutons soient gras : il faut autant que possible, surtout si lavenir est le passage à lÉtat de droit, respecter les contrats qui existent dans la sphère privée tout en les violant. Parce que Rome est apparemment moins habile quAthènes dans ce difficile exercice, le Denarius ne jouira pas du prestige de la Drachme, et il est vrai que les ruptures de contrat envisagées par Néron et surtout Septimus Severus, ruptures sous forme de dilution- politiquement décidée- de métal précieux, développeront déjà les premières apparitions de la loi de Gresham. Il sagit déjà dun problème de dette publique et de tentative de sa répudiation. En raison même de la nature du fait étatique, les ruptures de contrat, souvent violentes, et toujours très consciemment décidées par les détenteurs du pouvoir, resteront très nombreuses jusquau seuil de lavènement de lÉtat de droit. Durant lensemble de cette très longue période, les Trésors fonctionnent à la fois comme Trésor et comme banque centrale, une banque centrale qui nexiste pas et qui naitra dans le premier État de droit, c'est-à-dire la Grande Bretagne avec la création en 1694 de la Banque dAngleterre. Jusque là on peut considérer queffectivement « battre monnaie est un attribut de la souveraineté », ce quil faut entendre- plus correctement- comme violence monétaire de groupes privés ( les détenteurs du pouvoir) à lencontre dautres groupes privés (les sujets). Lémission de ressources monétaires au profit des détenteurs du pouvoir passe par le seigneuriage, la dilution, plus tard lémission dassignats dont on organise la dévalorisation y compris par la voie légale. Ce sont bien les Trésors publics qui produisent par violence les ressources tant attendues. Ainsi lassignat créée le 19 décembre 1790 repose sur des biens confisqués ( les biens de Clergé). Il sagit de papiers imprimés par ladministration que lon « achète » à lÉtat contre de la monnaie classique qui viendra résorber le déficit public. Cet achat est obligatoire pour ceux des acteurs qui souhaitent acquérir des biens confisqués, lesquels ne se négocient quen assignats. Il sagit donc au fond dune sorte de modernes bons du trésor puisquémis par le trésor, ce quon appelle aujourdhui de la dette souveraine, sauf que lÉtat na pas à les rembourser, puisque le dit remboursement se fera sur la base dactifs spoliés issus de la violence étatique. Et comme cette première forme de violence est insuffisante pour couvrir les charges publiques, il suffira de remettre en circulation des assignats ayant déjà apporté leur tribut aux détenteurs du pouvoir et aux groupes qui le soutiennent. Concrètement les assignats issus de la vente réelle de biens du clergé ne seront plus détruits ( on faisait semblant de respecter un contrat qui pourtant repose sur un sous-jacent mal acquis) et seront remis en circulation : on ne fait plus semblant et après avoir spolié le clergé on se met à spolier les acquéreurs dassignats. Si maintenant la machine semballe et que nait une méfiance mimétique, alors il suffira aux détenteurs du pouvoir dimposer lassignat comme instrument de circulation. Avec toute la violence nécessaire : le seul fait pour un commerçant de refuser lassignat comme moyen de paiement est passible de la peine de mort (décret du 8 septembre 1794) . Aujourdhui, les États Unis vont-ils couper la tête des chinois ? Cest la loi du 30 septembre 1797 qui organisera avec brutalité la dernière répudiation active de la dette souveraine française. Après bien des gesticulations, dont laffranchissement par lÉtat du paiement annuel des arrérages ( ce qui fût désigné par le terme de « mobilisation de la dette ») et même la naissance acrobatique dun premier marché secondaire de la dette, il est décidé que le capital sera aux deux/tiers répudié. Ce que lhistoire appellera la « banqueroute des deux/tiers ». Les États de Droit et la monnaie. Lirruption de lÉtat de droit devait modifier largement les moyens daction de ceux qui devaient devenir des entrepreneurs politiques sur des marchés démocratiques. Cest quen démocratie, les marchés politiques sont instables, ce qui signifie quen théorie tous les groupes constitutifs de la société peuvent être amenés à utiliser la contrainte publique à des fins privées. La démocratie permet, à tour de rôle, aux moutons de devenir eux-mêmes des loups et inversement. Ce qui signifie par conséquent une main moins lourde de la part de ceux qui désirent utiliser la contrainte publique à leur avantage. La gestion de la dette publique devra donc être revue et corrigée : moins de violence affichée et recours caché aux forces du marché pour la répudiation. Tout dabord, lexpérience de la Grande Bretagne fera école : la présence dune banque centrale ayant le monopole de lémission monétaire diminue la prime de risque, et cest la raison pour laquelle la dette souveraine britannique sera durablement moins couteuse. Les Trésors de la plupart des pays vont donc séquiper dune banque centrale qui, dans nombre de cas, va devenir la banque du Trésor. La Banque centrale sera ainsi amenée à gérer par voie conventionnelle avec le Trésor le compte de ce dernier. Evidemment des opérations de crédit peuvent être envisagées : avances simples, crédits à plus long terme, mais tout simplement achats de bons du trésor, ce quon va en France appeler « planchers de bons du trésor » jusquaux débuts des années 1970, et qui signifiait lobligation de la, part de la banque centrale, mais aussi des autres banques, dacheter un minimum de bons du trésor. Minimum évidemment politiquement décidé. Les facilités correspondantes peuvent aussi être acquises sur le système bancaire et tous les agents économiques. Il sagira encore de bons, par exemple ceux de la défense nationale ou demprunts, volontaires le plus souvent, obligatoires parfois. En période difficile, guerre, changement de régimes et donc dentrepreneurs politiques, lémission de dette souveraine se fait sur des bases moins indolores : cours forcé des billets en 1914, avances illimitées de linstitut démission, emprunts obligatoires sur la base de taux organisateurs de la spoliation (Vichy) etc. Mais le 19ième et surtout le 20ième siècle sont doux et la dette souveraine ne dépasse que fort rarement le seuil de linsoutenabilité. LÉtat de droit respecte mieux les contrats que son ancêtre. Surtout les entrepreneurs politiques et leurs mandants peuvent se cacher derrière des processus inflationnistes, qui annulent la dette souveraine, sans passer par la violence de sa répudiation officielle. Surtout enfin, ces mêmes entrepreneurs bénéficient dune croissance encore jamais rencontrée dans lhistoire de lhumanité. La dette est ainsi mangée par les deux bouts : inflation dune part, croissance dautre part. Keynes le voulait, les États lont fait : les groupes rentiers disparaissent sans le recours à la violence de lÉtat dans sa version brutale. Cest, en idées, le temps de la sociale démocratie et, en théorie, celui du Fordisme triomphant, le fameux compromis fordien. Compromis large, avec utilisation massive de la contrainte publique au profits de classes moyennes de plus en plus nombreuses faisant émerger un État providence redistribuant souvent massivement des prélèvements à lintérieur même de ces classes moyennes, mais laissant le groupe des rentiers en voie de marginalisation. Mais lhistoire ne sarrête pas, et des groupes, en quête dun élargissement de marchés devenus trop provinciaux, vont au nom de luniversalisme des droits, au nom de la liberté, et donc au nom de la liberté déchanger, exiger des entrepreneurs politiques, laffaissement des nations et le triomphe du marché. Cest aussi le triomphe de la finance, puisquil faudra bien au nom du respect des contrats couvrir les risques dun marché mondialisé : taux de change, taux dintérêts, marché des futures risques fournisseurs et risques pays, etc. Sans Finance, et donc sans les entrepreneurs politiques chargés de la promouvoir, pas de réelle mondialisation.Il est essentiel que les entrepreneurs politiques abandonnent leurs outils traditionnels dans le champ de la finance et de la monnaie. Il faut donc interdire avec radicalité-leurs activités prédatrices traditionnelles, fussent- elles devenues plus douces. La perte du pouvoir monétaire. Cela sappellera indépendance des banques centrales et lutte contre linflation. Mais auparavant, la loi du 3 Janvier 1973, en France, viendra déjà quasiment interdire toute possibilité dabondement du compte du trésor à la banque centrale. Comme si une entreprise solide et réputée, ou un particulier aisé se voyait refuser un crédit par son banquier traditionnel. Changement de statut inouï : Le loup qui avait intérêt à ce que les moutons soient gras et à cet effet avait construit cette belle bergerie quest lÉtat Providence, devient subitement mouton. Quelques années plus tard, en 1993, les nouveaux statuts de la Banque de France, en conformité avec ce qui va devenir le système européen de banques centrales, confirmeront une interdiction radicale. Interdiction qui se reportera évidemment sur la Banque centrale européenne. Le loup est devenu le mouton. Les Trésors nont ainsi plus accès au pouvoir monétaire qui, de tous temps, menaçait les rentiers. Le champ monétaire ainsi dégagé devait autoriser un nouveau développement de ce groupe en voie de disparition dans le compromis Fordien. En même temps le pouvoir monétaire est transféré à la finance. Et les groupes correspondants ont beaucoup uvré pour orienter les choix des entrepreneurs politiques. Depuis les accords de la Jamaïque du 8 Janvier 1976, qui vont ouvrir limmense marché de la régulation des changes flottants, au détriment de la souveraineté des États, jusquaux G20, et la nouvelle régulation financière qui nen finit pas daccoucher, le fil conducteur est le même depuis 35 ans. Et il est difficile pour les participants de ces grandes conférences de nier que lenjeu en est à chaque fois au-delà des apparences techniciennes -lutilisation de la, ou des contraintes publiques à des fins privées. En 2010 le transfert de la montagne de dette sur les Trésors, repose la question éternelle de la répudiation par un acteur qui reste dessence prédatrice, qui était depuis la nuit des temps pourvu dune formidable mâchoire, mais que la mondialisation a édenté. Toutefois les entrepreneurs politique nont pas disparu et continuent à travailler pour les groupes quils représentent tout en travaillant pour eux-mêmes. Ce qui va les amener à retourner leurs armes et trouver alliances avec les groupes victimes de la grande crise. Cest quen 2010, une masse croissante dindividus va constater que la crise nest pas finie, et quelle sest simplement enrichie de victimes nouvelles : Les États. Déjà aux USA un mouvement se constitue pour sinquiéter de lénormité de la dette souveraine. Des États à lintérieur de la confédération sont au bord de la cessation de paiement. Il en est de même en Europe. Surtout il nest pas impossible que lon apprenne dans le grand public ce que tout banquier sait parfaitement : le grand prédateur devenu trop gentil, est lui-même pillé par les banques quil vient de sauver. En achetant des bons du Trésor on se constitue un actif construit sur une matière première à coût dacquisition presque nul ( cf « Taxer les bonus ou lart de limmobilisme ») Comme si les maçons construisaient des murs, sans devoir payer les brique et le ciment. Cest que la création monétaire est aujourdhui en dautres mains. Il sera malgré le technicisme des discours et lopacité des bilans- de moins en moins difficile en 2010 de faire comprendre aux victimes déboussolées de la crise, quils paient 2 fois : une fois comme victime de la crise économique, une autre fois comme contribuable devant payer « la valeur ajoutée des banques ». Quel scénario de déploiement de la crise pour la période à venir ? La difficile répudiation douce de la dette. En premier lieu, les banques centrales continueront à injecter massivement des fonds à coût approximativement nul au profit du système bancaire. Les choses peuvent durer longtemps, car le crédit ne peut redémarrer alors que la cause (intermédiaire et non pas ultime) de la crise est un excès dendettement. On ne guérit pas un drogué en lui demandant daccroitre sa consommation de stupéfiants. Ne dit-on pas que le rythme des prêts à léconomie ne cesse de baisser, en particulier aux USA avec une chute de 11% en octobre dernier, dont 18% pour le seul Citigroup ? Et les choses vont durer, car les banques commencent à subir les « effets de second tour » qui se manifestent par une augmentation des défauts partout dans le monde, y compris en Chine. La base monétaire continuera donc son ascension. Mais toujours sans risque inflationniste immédiat. Nous ne sommes pas dans un monde connaissant une pénurie de marchandises associées à un pouvoir dachat non négligeable. Durant la première guerre mondiale il y eut augmentation gigantesque de la base monétaire distribuée, dabord par la banque centrale, ensuite par le Trésor. Il y avait donc un pouvoir dachat, en face duquel les marchandises échangeables se contractaient puisque, pour raisons militaires, une bonne partie du PIB nétait pas constitué de marchandises échangeables. La situation était donc directement inflationniste. Nous sommes presque dans une situation inversée : laugmentation considérable de la masse monétaire nest pas pouvoir dachat, et les marchandises échangeables ne font pas défaut. Simplement la surliquidité bancaire actuelle continuera à développer des bulles dactifs toujours dangereuses. Aussi bien en Occident quen Asie. Au-delà, la situation restera donc de tendance déflationniste sur lensemble de lannée 2010. Il nest pas sûr que la surliquidité permettrait de supporter une éventuelle nouvelle crise financière dans la crise économique. Ne dit-on pas en cette fin dannées quil y aurait 21millions de ménages américains endettés pour un montant supérieur à la valeur de logement ? La BCE ne vient t-elle pas dannoncer, pour 2010, 187 milliards deuros de dépréciations nouvelles dactifs financiers ? Mais cette crise potentielle serait autrement gérée : les États épuisés ne pourront plus sauver le système bancaire,et lessentiel de leffort éventuel sera reporté sur les seules banques centrales. Cela pouvait être le choix de septembre- octobre 2008. Et si tel ne fût pas le cas, cest en raison du malthusianisme aujourdhui disparu des banques centrales. Probablement aussi en raison de 35 années de réglementation financière ayant eu pour effet, déloigner les États du grand banquet de la finance. Choix extraordinairement coûteux qui ne pourra, le cas échéant, être reproduit en 2010. Lapparition dune nouvelle crise financière à lintérieur de la crise économique, serait probablement favorable à laccélération dun processus de rapprochement entre Banques centrales et Trésor comme ci-dessous imaginé. Les voies souterraines du desserrement de lÉtau monétaire et financier. En second lieu, lannée 2010 verra probablement augmenter le stock de dette souveraine mondiale qui dépassera en fin dannée très largement le cap des 50 000 milliards de dollars (49500 en fin 2009) . Le risque dun krach obligataire sera multiplié en raison des maillons faibles qui déjà subissent un spread de taux important (prés de 3% entre le taux allemand et le taux grec en fin 2009). La grande question qui émergera, est celle du rapprochement des banques centrales avec les Trésors : est-il possible pour les entrepreneurs politiques de casser le développement de la rente financière et den revenir à une situation où prévalait leuthanasie des rentiers ? La question se posera régulièrement en 2010 avec lélargissement du cercle de ceux qui réaliseront, quau nom du désarmement financier des États, (indépendance des banques centrales) un puissant marché secondaire de la dette souveraine sest créée au grand avantage des banques, et au grand désavantage des États. Le nombre de ceux qui partout dans le monde, exigeront la fin des rentiers ira croissant et les entrepreneurs politiques seront progressivement amenés à réexaminer, et leurs convictions, et leurs bases électorales. Et cest bien ce que lon constate depuis lautomne 2009 dans les débats qui agitent le congrès américain : volonté den découdre avec la FED et ses opacités, menaces de démantèlement des méga banques contre la toute puissante et très écoutée « American Bankers Association » etc. Il sera très difficile en 2010- sauf peut-être emballement de la crise-de revenir sur 35 années de législation nationale et internationale qui ont consacré la victoire de la finance et de la rente. Lidée étant pourtant, de revenir à une situation où les Trésors seront capables de répudier la dette, comme ils le faisaient si bien, avant la naissance des États de droit. Nous retrouvons ici toute lambiguïté des États garants du respect des contrats quils cherchent pourtant à violer. Dans ce contexte, le scénario de limplosion de lEuro serait un boulevard pour précipiter un rapprochement musclé des banques centrales et des États, les premières ne devenant que les gestionnaires obéissants des Trésors, comme au « bon vieux temps ». Un tel scénario vaudrait évanouissement de la dette souveraine au profit de nouvelles aventures. Crise dans la crise (point 1) et prise de conscience du siphonage des Trésors (point 2) seraient une conjonction éminemment favorable au réarmement des États et la répudiation de la dette. La réalité 2010 sera une situation intermédiaire entre cette conjonction et ses effets considérables, et le maintien du statut quo, donc celui du maintien de la présente fuite en avant. On peut pourtant imaginer un exemple de situation intermédiaire annonciatrice de répudiation de la dette par rapprochement des Banques centrales et des trésors en 2010. Les agences des Trésors chargées de la commercialisation de la dette souveraine (AFT pour le Trésor français) peuvent progressivement renoncer, aux adjudications compétitives (respect du marché) et imposer des taux proches de zéro (violence réglementaire). Situation qui nous rapprocherait de lépoque où lÉtat, disposant dune solide mâchoire, pouvait saffranchir du « paiement annuel des arrérages ». Bien sûr il ne saurait sagir dinviter la banque centrale dans le club très fermé des banques SVT ( spécialistes en valeurs du Trésor) ce qui est encore, bien sûr, juridiquement interdit aujourdhui. Mais si le Trésor est édenté, on peut lui adjoindre des prothèses, le club des SVT étant fermement invité, à faire des propositions dachat à des prix très proches du coût daccès à la matière première, par la banque centrale, qui précisément fournit cette matière première à taux proche de zéro. Voilà qui ressemble au contrôle des marges dans la grande Distribution. Cela suppose une certaine autorité sur les banques centrales. Et si bien sûr les banques étrangères quittent le club pour dautres lieux plus rémunérateurs, il ny a pas à craindre dassèchement de la liquidité, les robinets des banques centrales restant ouverts pour les banques nationales. En clair si HSBC quitte le club rattaché à lAFT, il est toujours possible délargir la part de marché de BNP PARIBAS qui elle aussi fait partie des SVT françaises. Il serait même possible denvisager la composition dun club des « États nouvellement prothèsés », faisant face aux clubs des SVT, et bien décidés à mettre fin à la « fausse valeur ajoutée » des banques qui développent encore aujourdhui linsoutenabilité des dettes souveraines. Il nest donc pas impossible de voir apparaitre en 2010 ce club des « États prothèsés », club sans doute plus porteur que le G20. Le schéma proposé ci dessus nest quune piste possible, parmi les dispositifs qui se mettront progressivement en place en 2010 sous la conduite dentrepreneurs politiques qui poussés par les victimes de la rente financière-ne pourront plus très longtemps se contenter de la fuite en avant. Vers la guerre monétaire ? En troisième lieu, les inéluctables tentatives de rapprochement des Trésors et des banques centrales seront en 2010 porteuses de troubles monétaires internationaux de grande ampleur, et ce dans un contexte déjà fort complexe. Les contraintes du Trésor américain et déjà les modalités du financement de sa dette, continuent de peser sur le cours du dollar. Cest que dune certaine façon, ce dernier est émis dans les mêmes conditions que les assignats. Avec toutefois une différence : les assignats étaient en principe gagés sur une richesse réelle, comme les premières coupures fiduciaires létaient sur lor, ce qui nest pas le cas du dollar de lépoque du « Quantitative Easing ». Cette baisse est porteuse de deux effets vis-à-vis de la nouvelle seconde économie mondiale (La Chine). En premier lieu les chinois continueront en 2010 à protester pour lobligation qui leur sera faite de maintenir des réserves en monnaie fondante. A linverse des citoyens français de 1794 ils ne sont pas réellement obligés daccepter des assignats et tenteront de diversifier leurs placements. En termes plus crus, ils partageront le poids de la monnaie fondante avec dautres acteurs intéressés par les investissements chinois sur leur territoire : Afrique, Amérique Latine, etc. Autre façon déchapper à ce quils croient être des assignats : le lancement en 2010, en Asie, de la plus grande zone de libre échange du monde, avec création en mars 2010 dun fonds durgence de devises, et la tentative de populariser le Yuan comme monnaie internationale. Opération difficile ne se déployant que dans la durée. En 2010 le Yuan restera une monnaie inconvertible, mais, si la Chine ne connait pas de catastrophe, l avenir du yuan comme monnaie de réserve, nest pas impossible. En retour, les USA seront de moins en moins disposés à voir leur demande globale siphonnée par une monnaie de combat. Même si le déséquilibre commercial des USA est divisé par deux en 2009, il représentera encore 4% de PIB. Accroché au dollar le yuan fluctue au rythme de la devise américaine, ce qui signifie quen cas de baisse du dollar, toutes les autres monnaies sont victimes dun yuan trop faible. En particulier leuro qui voit le yuan se déprécier de 17% depuis mars 2009 et le Yen qui le voit se déprécier de 11% pour la même période. Cela signifie que tous les pays dont la monnaie nest pas rattachée au dollar, peuvent en théorie adopter le point de vue des USA. Le risque dentrer dans une guerre des monnaies est donc relativement important. Déjà des propos équivalents à ceux tenus dans les années 30 à propos des dévaluations massives de lépoque, refont surface : « La Chine exporte son chômage », « il faut compenser lagressivité monétaire chinoise par des taxations douanières » etc. Déjà très consciente de ce risque la Chine en 2009, a dans la précipitation, décidé de se diriger vers lauto centrage par le biais de son gigantesque plan de relance économique. Doù un premier résultat : la chute de la contribution négative des échanges extérieurs à la croissance a pu être compensée par 12% de PIB de la demande intérieure. Résultat spectaculaire. Insuffisant, diront les Occidentaux et nombre dautres États qui vont exiger en 2010, de façon de plus en plus pressante, une réévaluation du yuan. Sans se rendre compte que la chine, est aussi dans une fuite en avant tout aussi dangereuse. Société aujourdhui tout aussi inondée par léconomicité que le monde occidental, son État, à peine de graves déconvenues, se doit de produire 24 millions demplois chaque année. La relance fût classiquement keynésienne avec surtout des investissements pharaoniques dinfrastructures et la naissance de surcapacités industrielles par obligation, de la part de ses dirigeants daccepter des crédits bancaires massifs, décidés par un État qui lui, nest pas encore État de droit et dispose dune belle dentition. Mais qui est aussi dans une fuite en avant dangereuse et inquiétante. La base monétaire sétant accrue de 30% en 2009, les bulles en formation sont nombreuses, notamment dans limmobilier. La croissance chinoise peut-elle seffondrer en 2010 en raison même de cette fuite en avant ? Il est impossible de répondre à une telle question. Le risque étant toutefois, que la volonté de maintenir un Yuan sous évalué pour des raisons de politique interne, entraine un réarmement douanier ailleurs dans le monde, accélérant le processus de dé mondialisation déjà bien avancé. Les 3 points sus évoqués (difficile répudiation douce de la dette souveraine par une inflation qui restera absente en 2010 ; tentatives de répudiation par reprise plus ou moins souterraine du pouvoir monétaire, et donc desserrement de létau monétaire ; conséquences de la tentative de reprise du pouvoir monétaire sur les taux de change et la situation internationale) constituent la colonne vertébrale du déploiement de la crise au cours de lannée 2010. Son centre de gravité étant le réarmement des États face à lendettement public. La prise de distance toujours croissante entre les Trésors et les banques centrales a autorisé la mondialisation, et les déséquilibres que cette dernière a elle-même engendrée, par rupture de la cohérence Fordienne. En 2010, le rapprochement pour cause de la répudiation de la dette, de ce qui était séparé, marquera la confirmation du processus de dé mondialisation. À partir de ces lignes de force essentielles pourront se comprendre les phénomènes qui vont accompagner la trajectoire de la crise: puissance de la croissance, ou hélas,plus probablement de la dépression, importance du chômage, niveau dagitation des marchés politiques, niveau dagitation des instances médiatiques chargées de linterprétation du déroulé des évènements, rapports de forces autour des tables de négociation internationales ; etc. Jean Claude Werrebrouck ; le 1er janvier 2010.Source (avec d'autres textes formidables) : HYPERLINK "http://www.lacrisedesannees2010.com/article-la-crise-scenario-pour-2010-42124131.html" http://www.lacrisedesannees2010.com/art
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Je voudrais remercier solennellement Monsieur Werrebrouck pour la puissance de ses textes. Il me rend des forces INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Merci, merci, merci !Demain, c'est la rentrée. Bonne nuit à tous INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Étienne.
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Sandy a écrit:
Et parce que votre injonction intimidante de cesser de parler de quelqu'un revient mécaniquement à museler ce quelqu'un. Et ça, c'est précisément le contraire de la liberté d'expression.
Etienne ? Vous vous prennez pour le journal de France 2 ? Pour un service public ?
Ce qui est intéressant sur ces forums publics, c'est l'historique:
Sandy a écrit:
PS. Si les modérateurs veulent bouger ces messages pour qu'ils ne pourrissent pas ce fil interessant merci d'avance, j'suis oki.
oui, Sandy, tu demandes la censure. Et malgré tous les dérapages et accrochages que j'ai pu avoir avec Étienne, je suis heureux de voir qu'il résiste à ces appels à lanti-iségoria.Si tu n'est pas capable de prouver la justesse de tes idées par tes mots, c'est que, probablement, tes idées sont fausses.
#1070 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8176" \l "p8176" 04-01-2010 03:44:00
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
Membre
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8176" \l "p8176" Message n°8176
Date d'inscription: 28-11-2006
Messages: 710
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HYPERLINK "mailto:sandycoin@wanadoo.fr" e-mail
Zolko a écrit:
Sandy a écrit:
Et parce que votre injonction intimidante de cesser de parler de quelqu'un revient mécaniquement à museler ce quelqu'un. Et ça, c'est précisément le contraire de la liberté d'expression.
Etienne ? Vous vous prennez pour le journal de France 2 ? Pour un service public ?
Ce qui est intéressant sur ces forums publics, c'est l'historique:
Sandy a écrit:
PS. Si les modérateurs veulent bouger ces messages pour qu'ils ne pourrissent pas ce fil interessant merci d'avance, j'suis oki.
oui, Sandy, tu demandes la censure. Et malgré tous les dérapages et accrochages que j'ai pu avoir avec Étienne, je suis heureux de voir qu'il résiste à ces appels à lanti-iségoria.Si tu n'est pas capable de prouver la justesse de tes idées par tes mots, c'est que, probablement, tes idées sont fausses.
Dans ce cas si on suit votre raisonnement vous ètes aussi d'effroyables censeurs ennemis de la liberté d'expression de ne pas vouloir exprimer ici les idées de Sarkozy, de la CIA, du FMI, de la commission européenne etc ... C'est un raisonnement absurde.Ici on défend des idées, on est des militants, et la conséquence c'est qu'on exprime certaines idées, et que tout un tas d'autres idées que nous partageons pas on ne les exprime pas. On ne menace en rien la liberté d'expression de quiconque on exerce juste la nôtre et il est fort logique de défendre les idées auxquelles ont croit et de ne pas exprimer les idées que l'on combat.Et moi je combats les idées de Soral qui ne fait ici que de la récupération dans le seul et unique but de mener les gens à se joindre à ses deux obcessions.Je trouve légitime, parce que je crois vraiment aux idées exprimées ici, de soulever cette question, je crois qu'il faut s'opposer aux tentatives de récupération de Soral et bien mettre un cordon sanitaire entre ce qu'il va raconter et ce qui est raconté ici. Je pense que les gens qui se sont exprimés ici ont pour priorité les idées de démocratie, pour Soral la priorité c'est de lutter contre l'invasion culturelle et ethnique de la france, ce sont deux priorités bien différentes, et bien distinctes et il faut bien mettre en évidence ces différences et ne surtout pas tomber à pied joint dans le piège tendu par Soral et ses mensonges et manipulations.
Dernière modification par Sandy (04-01-2010 03:53:54)
#1071 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8177" \l "p8177" 04-01-2010 04:24:33
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Sandy,Faut-il rappeler que les idées exprimées sur notre site sont assez diverses et qu'à ma connaissance Étienne, patron du forum, n'a pas fixé de limites ? JR
#1072 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8181" \l "p8181" 04-01-2010 13:58:05
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Et donc à ce titre il serait normal d'accepter une récupération des idées exprimées ici par l'extreme droite ?
#1073 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8182" \l "p8182" 04-01-2010 14:29:52
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Sandy a écrit:
Et donc à ce titre il serait normal d'accepter une récupération des idées exprimées ici par l'extreme droite ?
Je ne vois pas comment empêcher d'une quelconque manière "une récupération d'idées", par qui que ce soit...Mais à tout prendre, j'aime autant que ce soit mes (nos) idées qui soient récupérées.
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#1074 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8183" \l "p8183" 04-01-2010 14:34:39
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On l'empêche en s'interdisant tout lien avec l'extrême droite et en combattant et dénonçant cette récupération comme je l'ai fait plus haut.En tissant des liens comme l'a fait Etienne, on tombe au contraire en plein dans le piège de la récupération, on la facilite, et on permet à l'extrême droite de récupérer des gens dans leur filet grâce aux idées qui peuvent être exprimées ici, c'est le risque immédiat qui découle de l'ambiguité qui consiste à faire croire qu'il y aurait une compatibilité, un rapprochement, une fraternité entre l'extrême droite et ce qui est défendu ici.Au contraire, en observant une telle distinction, malgré l'apparence de convergence de discours, les personnes s'interesseront alors à ce qui peut nous distinguer et en faisant appelle à leur intelligence, on leur permet ainsi de choisir et de ne pas tomber dans le piège de cette récupération.Vous semblez pensez que vous allez en retirer un quelconque bénéfice alors que c'est faux, en les détournant de leur but, ces récupérations de vos idées ne vont pas vous servir à vous, à votre cause, elles vont servir à la leur uniquement et s'il réussissent à imposer leurs idées récupérées et à vous marginaliser qu'est ce que vous aurez gagner ?.Le combat d'idées n'est pas seulement un combat contre des idées contraires ou la défense de ses propres idées, c'est aussi une lutte contre la triangulation des idées ou contre leur récupération et leur détournement.
Dernière modification par Sandy (04-01-2010 14:44:12)
#1075 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8184" \l "p8184" 04-01-2010 14:48:46
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Sandy a écrit:
On l'empêche en s'interdisant tout lien avec l'extrême droite
Et c'est quoi exactement le problème avec "l'extrême droite" ? Qu'ont-ils *fait* de si terrible ?En quoi sont-ils pires que la bande du 92 au pouvoir actuellement ?Ou que les socialos du FMI-OMC ?
#1076 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8185" \l "p8185" 04-01-2010 16:22:51
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Et si les succès de l'extrême droite n'étaient que la conséquence de la frustration, frustration provoquée par la condescendance protectrice de savants à l'égard de ceux qui ne savent rien, pas même voter?
Je vois la démocratie comme un régime inachevé. Cet inachèvement est même constitutif de la vie démocratique dans la mesure où il montre sa capacité à accueillir le conflit en faisant droit à l'indétermination du social. Claude Lefort
#1077 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8186" \l "p8186" 04-01-2010 19:07:08
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Zolko a écrit:
Sandy a écrit:
On l'empêche en s'interdisant tout lien avec l'extrême droite
Et c'est quoi exactement le problème avec "l'extrême droite" ? Qu'ont-ils *fait* de si terrible ?En quoi sont-ils pires que la bande du 92 au pouvoir actuellement ?Ou que les socialos du FMI-OMC ?
Eux ils n'ont encore rien fait politiquement, mais ils défendent des idées qui mènent tout droit au fachisme qui a été un des fléaux du 20ème siècle avec les innombrables crimes contre l'humanité qui ont été commis, à ce titre, je n'ai évidement pas envie de voir ce qu'ils pourraient faire une fois au pouvoir.Je ne me base donc pas sur une comparaison, je pense qu'il est possible et même nécessaire de combattre idéologiquement plusieurs idéologies à la fois.Serais-tu un adepte toi aussi de l'extrême droite ?
#1078 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8187" \l "p8187" 04-01-2010 19:10:05
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Déhel a écrit:
Et si les succès de l'extrême droite n'étaient que la conséquence de la frustration, frustration provoquée par la condescendance protectrice de savants à l'égard de ceux qui ne savent rien, pas même voter?
A mon avis, c'est surement un élément de réponse mais certainement pas le seul.
Dernière modification par Sandy (04-01-2010 19:10:20)
#1079 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8188" \l "p8188" 04-01-2010 19:12:39
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Sandy a écrit:
On l'empêche en s'interdisant tout lien avec l'extrême droite et en combattant et dénonçant cette récupération comme je l'ai fait plus haut.
Je n'ai pas de liens avec l'extrême droite, mais il ne me gêne pas qu'ils "intègrent" des idées que je défends.
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#1080 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8189" \l "p8189" 04-01-2010 23:01:26
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Le racisme n'est pas le fascisme. Assimiler les deux comme des équivalents, intimider ceux qui aimeraient bien que la mesure et la raison restent la priorité, c'est diaboliser "l'autre" et imposer une police de la pensée, de sa propre pensée
C'est devenir soi-même typiquement ce qu'on prétend combattre
Quel paradoxe !Sandy,Probablement sans vous en rendre compte, vous nous tendez vous aussi un piège, peut-être : vous êtes en train d'assimiler racisme à fascisme. Tous ceux qui sont racistes seraient, d'après vous, des fascistes. Je trouve que c'est une absurdité et une énormité, une grossière exagération, en plus d'être une insulte, puisqu'il y a sans doute mille façons différentes d'être raciste. C'est complètement idiot, et contre productif pour la paix entre les hommes, d'être raciste, j'en suis convaincu de mon côté, OK : le racisme est, je crois, une erreur de perception qui vient surtout d'une ancestrale et instinctive peur de l'inconnu et, je le répète, le racisme est extraordinairement répandu sur la surface de la terre, au point qu'on est parfois tenté de dire que tout le monde est plus ou moins raciste. Peut-être que moi aussi, Sandy ! (Mais c'est vrai que moi, je me soigne vigoureusement.) Et vous ? Qui sait ?Si on vous suit, si tout le monde est raciste, alors tout le monde est fasciste... C'est proprement délirant. Je connais des tas de racistes pépères, le croiriez-vous, qui se contenteraient bien d'un "chacun chez soi, allez les bleus et paix entre les hommes" : rien à voir, rigoureusement rien à voir avec le fascisme ! Votre amalgame conduit à faire (et à nous imposer de faire) de votre combat (qui est un beau combat, ce n'est pas la question, il faut combattre, à mon avis, le racisme, vous avez bien compris ma position) le seul combat qui vaille, avec priorité sur tout, et il conduit même à diaboliser (d'une façon quasiment maladive) ceux qui assument leur racisme ordinaire et l'intègrent dans leur politique sans violence. Il faut arrêter de diaboliser les pensées haïes (par les uns ou par les autres, ce ne sont pas les mêmes) : cette diabolisation est le rigoureux contraire de la démocratie qui, elle, garantit la liberté à toutes les pensées détestées. On doit pouvoir signaler une des idées d'un groupe éloigné de nous sans en devenir un adepte, sans en devenir solidaire, (évidemment ! vous nous prenez pour qui ?) sans avoir envie d'y être amalgamé (comme à n'importe quoi d'autre) et surtout sans subir vos foudres, bien sûr : vous êtes en train de devenir un Torquemada d'une sorte de "dieu antiraciste", beaucoup trop intolérant à mon goût, et surtout, avec cet esprit partisan qui contraint à salir un homme entier ou un parti entier pour une seule pensée interdite. On dirait que, presque par définition, les hommes ayant l'esprit de parti ne voient que des ennemis en dehors de leur parti, et je trouve que c'est le comble de la sottise. Alors voilà : figurez-vous que je conchie cet esprit partisan et que je ne vous laisserai pas m'embringuer dans votre croisade antiraciste à illères partisanes, pour la bonne raison que cette croisade transforme un beau combat forcément de longue haleine et presque inaccessible en une priorité absolue et urgente, au point de nous distraire de bien plus graves urgences : je rappelle que les fascismes des années 30 (ceux que vous redoutez avec juste raison) ont été voulus, financés, aidés, propulsés, soutenus, par les industriels et les banquiers, les mêmes, Sandy, qui sont au pouvoir aujourd'hui : le racisme, toujours latent partout, a été à l'époque exploité, manipulé, exacerbé par des fous furieux, mais ce n'est pas le racisme, la cause décisive, ce sont les fous furieux qui s'en servent : c'est la synarchie qui attisait violemment les flammes en coulisse et qui aiguillonnait les pulsions racistes latentes. Vous vous trompez, je crois, sur la vraie causalité du fascisme (qui n'est pas le racisme, mais bien la cupidité des ultra riches qui ne veulent rien lâcher), et ça vous conduit à une sorte d'aveuglement, à ne pas voir les nouveaux habits des vrais fascistes, ceux qui, ici et maintenant, mettent l'État au service du capital (parce que c'est ça le fascisme, au fond) comme le rappelle opportunément HYPERLINK "http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-1285128,0.html" Emmanuel Todd dans un bon article du Monde.En nous interdisant de signaler toute analyse, toute réflexion résistante, qui nous semblerait utile à notre propre résistance au vrai fascisme, vous divisez la résistance à nos pires ennemis, et, comme je le disais récemment, les antiracistes sont peut-être les nouveaux idiots utiles des vrais fascistes (en toute bonne foi, je ne doute pas de ça).C'est peut-être vous qui êtes manipulé et récupéré, Sandy.Étienne.____________Les convictions sont des ennemies de la vérité, parfois plus encore que le mensonge.Nietzsche.____________
#1081 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8190" \l "p8190" 05-01-2010 03:10:47
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8190" \l "p8190" Message n°8190
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Le racisme, toujours latent partout, a été à l'époque exploité, manipulé, exacerbé par des fous furieux, mais ce n'est pas le racisme, la cause décisive, ce sont les fous furieux qui s'en servent.
Mais Etienne, vous savez très bien que l'histoire peut se répêter. Que faisons nous en ce moment même à gauche ? Nous essayons de construire un nouveau front populaire comme dans les années 1930. Et comment réagirons les "riches industriels", "les puissants" si jamais un jour nous sommes en position d'accéder au pouvoir ici en France ?Qu'est ce qui vous permet de croire qu'ils n'exploiteront pas, ne manipuleront pas, n'exacerberont pas à nouveau le racisme ou le nationalisme comme ce fut le cas respectivement en Allemagne ou en Italie, et alors que c'est déjà ce qu'a fait Sarkozy pour obtenir le pouvoir et ce qu'il continue de faire encore aujourd'hui à chaque nouvelle élection, la preuve avec le débat sur l'identité nationale ?Qu'est ce qui vous permet de croire qu'ils ne se reporteront pas alors sur des gens comme lepen ou soral qui justement se nourissent exploitent et exacerbent déjà le racisme et le nationalisme ? Qu'est ce qui vous permet de croire que ces gens là seront vos alliers contre les riches industriels ou les puissants ? parce qu'ils vous le disent ? INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Ces gens là ne sont pas des résistants. Ils se parent aujourd'hui de l'habit du résistant parce que c'est dans leur intérêt. Si demain un nouveau front populaire était en position d'accéder au pouvoir, leur intérêt serait différent, la droite et l'extreme droite feraient front commun, vos supers résistants deviendraient demain les meilleurs amis de vos ennemis riches industriels et financiers, comme ce fut le cas en Allemagne et en France pendant les années 30.Ouvrez les yeux et comprennez que les gens sincères qui défendent la démocratie c'est nous, ce n'est pas eux, ils font seulement de la récupération, eux la seule chose qui les interesse ce sont leurs obsessions xenophobes racistes ou nationalistes, la démocratie n'est pour eux qu'un moyen de ratisser plus large, ils n'ont pas le même but que vous.
Dernière modification par Sandy (05-01-2010 03:50:06)
#1082 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8191" \l "p8191" 05-01-2010 15:46:55
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=352" Zolko
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Sandy a écrit:
Zolko a écrit:
Et c'est quoi exactement le problème avec "l'extrême droite" ? Qu'ont-ils *fait* de si terrible ?
Eux ils n'ont encore rien fait politiquement
Ah, c'est donc un procès d'intention.
Serais-tu un adepte toi aussi de l'extrême droite ?
oui. entre-autres. Je suis adepte d'une représentation des idées, du débat de toutes les idées. Si 10-15% des français votent extrême-droite, leurs idées doivent être débattues. Je suis surtout un adepte de Voltaire: "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire."Tu veux des exemples de ce qu'ils disent de bien ?- ils sont nationalistes (moi aussi, j'achète français ou européen quand je peux). Je suis plus "régionaliste" si la chose est possible- ils ont combattu contre le TCE- Marine LePen a dit un truc super juste un jour: "l'Europe avait promis d'ouvrir les frontières, pas de las démolir. Quand il fait beau dehors, vous ouvrez vos fenêtres, vous ne les cassez pas !".
Sandy a écrit:
Ouvrez les yeux et comprenez que les gens sincères qui défendent la démocratie c'est nous, ce n'est pas eux, ils font seulement de la récupération, eux la seule chose qui les interesse ce sont leurs obsessions xenophobes racistes ou nationalistes, la démocratie n'est pour eux qu'un moyen de ratisser plus large, ils n'ont pas le même but que vous.
Tu as l'air de bien "les" connaitre. Tu semble réciter une litanie de propagande bien huilée.Mais tu as tort, et je peux le prouver: ce sont les mêmes qui votent extrême-droite et extrême-gauche. Quand le PC se mourait, le transfert de voix ne se faisait pas vers la gauche-molle, mais l'extrême-droite. Ceux qui votent l'un ou l'autre le font car ils voient bien, eux, que l'extrême-centre de gauche et de droite ne représente qu'une seule et même force: les conservateurs. L'extrême-gauche qui braque le "non de gauche" contre le "non du FN" ne sert qu'une force: l'extrême-centre qui pratique le diviser pour mieux régner. Sarkozy (ou Berlusconi, ou Blair, ou Kouchner) est bien plus fasciste que LePen. Et ils sont tout autant racoleur et ratisseurs de voix.
#1083 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8193" \l "p8193" 06-01-2010 01:43:55
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8193" \l "p8193" Message n°8193
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HYPERLINK "mailto:sandycoin@wanadoo.fr" e-mail
J'ai déjà répondu à vos accusations, cela n'a rien avoir avec la liberté d'expression. Le sujet c'est l'orientation idéologique du forum, et votre orientation idéologique et politique à vous.Je ne partage pas le projet politique de l'extrême droite, et je pense que les idées développées ici n'ont rien avoir avec le projet politique de l'extrême droite, je ne veux pas que les idées développées ici soient associées à l'extrême droite et entachées par leurs idées, j'aimerais que vous comprenniez que l'extrême droite ne défend pas ces idées, elle les récupère et les détourne pour vous mener à adhérer à ses fantasmes d'invasions de la france par les musulmans et de controle et manipulation du monde par les juifs. ( pardon les sionistes )Ce ne sont pas des alliés, ni des résistants, leur projet politique est néfaste, et le fait qu'ils ne soient pas au pouvoir et qu'ils soient aujourd'hui eux aussi dans l'opposition ne doit pas vous leurrer.
#1084 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8194" \l "p8194" 06-01-2010 12:51:40
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8194" \l "p8194" Message n°8194
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
Les vrais ennemis du peuple ont déjà montré, depuis 1983, tout leur pouvoir de trahison et de nuisance.Pas la peine d'inventer de faux ennemis pour cacher les vrais : les vrais sont repérés, par leurs actes.Sandy,Quand vous me dites :
"Qu'est ce qui vous permet de croire que ces gens là seront vos alliés contre les riches industriels ou les puissants ? Parce qu'ils vous le disent ? INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Ces gens là ne sont pas des résistants. Ils se parent aujourd'hui de l'habit du résistant parce que c'est dans leur intérêt. Si demain un nouveau front populaire était en position d'accéder au pouvoir, leur intérêt serait différent, la droite et l'extrême droite feraient front commun, vos supers résistants deviendraient demain les meilleurs amis de vos ennemis riches industriels et financiers, comme ce fut le cas en Allemagne et en France pendant les années 30.",
Vous parlez de qui, là, Sandy ? Vous parlez bien du PS, n'est-ce pas ?Parce que ça leur ressemble drôlement : ce sont bien nos prétendus "amis" du PS qui nous ont trahis sur tout, qui ont tout privatisé, tout dérégulé, abandonné la presse et la télé aux industriels et aux banquiers, favorisé la reconstitution des monopoles, financé à fonds publics les fusions et les cartels, fait prospérer les tricheurs voleurs menteurs de la bourse, mis en place l'infâme casino des produits dérivés et des marchés hyper spéculatifs, aidé les marchands d'armes, déchaîné la grande distribution, ouvert les frontières à tous les vents, rendu possible et lancé la privatisation de tous les services publics, imposé (et ils nous imposent toujours) les institutions antidémocratiques de l'Union européenne, soutenu le traité de Maastricht qui sabordait la création monétaire publique avec son détestable article 104 au profit des crapules que sont leurs copains banquiers qui aujourd'hui sont devenus durablement, grâce à nos prétendus "amis" du PS, les maîtres de la monnaie et donc les maîtres des marionnettes politiciennes, , etc. en fait, ce sont ces traîtres qui ont installé durablement en France le néolibéralisme (la nouvelle idéologie du fascisme, relooké en "plus haut standard de la démocratie" mais assassinant en réalité toutes les institutions un tant soit peu démocratiques)...Ils feraient mieux de se cacher, au PS, au lieu de donner des leçons sur les prétendues "extrêmes quelque chose" qui seraient prétendument le diable et dont nous devrions, selon eux, avoir peur, très peur... Le diable politique, partout dans le monde, c'est le parti unique ; en France, il s'appelle UMPS. 70% des Français se méfient des partis politiques et des politiciens de métier, et ils ont bien raison. Les politiciens ne trompent plus grand monde avec leurs bien commodes épouvantails factices.Laissez-nous trouver les bonnes idées où l'on veut. Je me fous de vos querelles politicardes, je ne suis d'aucun parti, je n'adhère à aucun "projet politique" clé en main, ni le vôtre, ni celui de Soral, ni celui de personne, je refuse l'esprit de parti, l'esprit d'orthodoxie, cette forme de religion qui est une police de la pensée.Vos amalgames ne m'intéressent pas.Restez le Sandy que j'apprécie, pas le Sandy d'un parti, mais le Sandy qui formalise et défend si bien, une à une, les idées formidables que je trouve bonnes, après analyse, et n'essayez pas de m'interdire de penser quoi que ce soit, n'essayez pas de me prendre dans votre "famille politique", s'il vous plaît. Amicalement.Étienne.______________PS : je vomis donc, vous l'avez compris, les caciques du PS qui nous ont vendus, qui ont trahi ceux qui leur faisaient confiance, qui ont vendu leur peuple aux industriels et aux banquiers comme on vend des esclaves, tout en s'enrichissant personnellement (voir les revenus de tous ces "hommes de gauche"), et qui se drapent aujourd'hui dans un habit de vertu proprement indécent, vous avez compris mon ressentiment, moi qui votait pour eux, moi qui les croyait moins mauvais que les autres. Mais le monde n'est pas noir et blanc : je continue à croire que quelques hommes du PS (Généreux, Mélenchon, Filoche, et quelques autres courageux humanistes, Sandy sans doute) sont des gens honnêtes et valeureux.Je hais les partis, ça c'est clair, mais évidemment pas tous les hommes qui sont actuellement dans les partis.
#1085 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8195" \l "p8195" 06-01-2010 14:22:30
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Votre haine des partis est une erreur.Vous n'avez toujours pas compris qu'on ne peut rien changer tout seul dans son coin ?Cela n'a rien avoir avec l'élection, c'est vrai dans tout domaine dès lors que nous sommes confrontés à diverses volontés.Il faut les faire converger ces volontés.On a donc besoin de se rassembler, pas seulement parce qu'il faut être nombreux pour pouvoir peser, mais parce qu'on a besoin des compétences de chacun, des idées de chacun pour pouvoir s'organiser et pour pouvoir construire un projet politique. Alors non Etienne il n'y a pas de Sandy de parti ou de Sandy de je ne sais quoi qui tienne, je suis indivisible ^^ Et je ne correspond en rien à la description caricaturale à laquelle vous tentez de me faire coller.Pour moi un parti politique doit être un outil pour le peuple, pour se rassembler, pour construire un projet politique, pour s'organiser, pour porter au plus haut niveau dans le débat publique des idées. Je ne nie absolument pas les dérives concernant les partis politiques bien au contraire, j'en vois malheureusement très souvent, mais je ne partage pas dutout votre haine sans discernement des partis politiques.Etienne, que pouvez-vous bien faire tout seul dans votre coin, pour changer les choses concrètement ? Je suis pour la division du travail, il faut des intellectuels évidemment, mais vous devez comprendre que ce n'est pas suffisant.Regardez au contraire ce que nous avons accomplit au parti de gauche en 1 an alors que tout le monde se moquait de Melenchon au départ en raillant le fait qu'ils étaient 2. On est aujourd'hui 7000 militants, on a mis un gros bordel dans toute la gauche avec notre histoire de front de gauche, on reussit à rassembler des tas de partis et d'associations, même si on n'arrive toujours pas à faire cohabiter le PCF et le NPA, Melenchon, notre meilleur porte parole, qui était inconnu il y a peu est maintenant sur toutes les chaines, regardez dans vos villes, on n'est que 7000 et pourtant vous trouverez nos affiches partout ^^ on va dans le metro interpeller les gens, encore quelques militants et on sera bientôt en mesure d'organiser des réunions publiques dans les quartiers pour essayer de les faire revenir à la politique et pour créer le débat publique, tout cela c'est le fait de se rassembler qui le permet.Vous parlez de projet clé en main, c'est faux, c'est évidemment un projet construit en commun que l'on défend, certes c'est loin de correspondre à toutes les idées que je défends mais il y a suffisament de choses qui me plaisent pour me faire adhérer, et de toute façon ils finiront bien par changer d'avis, il faut savoir laisser le temps aux idées de faire leur chemin.Tout cela ne m'empêche pas d'être indépendant, tout cela ne m'empêche pas d'adhérer aux bonnes idées d'où qu'elles viennent, vous vous trompez si vous croyez être le seul à avoir cette capacité de discernement et cette liberté d'esprit. Fort heureusement la majorité des gens sont ouverts comme je le suis et comme vous l'êtes.Ce n'est donc pas dutout par esprit partisan, par aveuglement ou je ne sais quoi du genre, mais justement par liberté d'esprit, par réflexion, par raisonnement, par jugement et expérience personnels, que je critique ainsi le FN ou Soral ou que j'exprime ici mon opposition à vous voir faire la propagande de l'extreme droite sur ce forum.Je ne suis pas d'accord avec vous, il n'y a rien d'interessant à trouver de leur côté, c'est faux, et je ne suis pas d'accord non plus quand vous considérez qu'ils seraient des résistants qui mériteraient notre solidarité.
#1086 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8196" \l "p8196" 06-01-2010 14:39:50
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Sandy a écrit:
Je ne partage pas le projet politique de l'extrême droite (...) le fait qu'ils ne soient pas au pouvoir et qu'ils soient aujourd'hui eux aussi dans l'opposition ne doit pas vous leurrer.
Ils ne sont pas dans l'opposition. Ils ne sont nulle-part, car le système politique français est fait de telle façon qu'ils n'aient pas la moindre tribune politique. Ils n'ont pas de députés, pas de sénateurs, pas de présidents de région, rien.Ah si, ils ont des députés européens. Ce qui crée une situation cocasse: l'Union Européenne est la seule structure politique à donner une voix au FN. L'UE est tellement démocratique qu'elle donne même la voix à ses propres détracteurs. Rigolo, non ? Comment associer à ce fait le soi-disant "déficit démocratique" ?Pareil pour un autre paria, José Bové. (même si lui ne critique pas l'UE en soi)Tandis que l'idiot utile Besancenot, facteur à Neuilly (le gang du 92 !), passe à la télé chez Drucker le dimanche après-midi.Cherchez les "résistants".
#1087 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8197" \l "p8197" 06-01-2010 16:12:50
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Nous sommes logés à la même enseigne mon cher Zolko, le pouvoir médiatique est détenu par une minorité partagée principalement entre l'UMP, le PS, les fans de SR, et les fans de Bayrou, et si nous avons la chance d'avoir maintenant Melenchon invité partout, c'est parce qu'il est un bon client pour les médias qui aiment animer leurs émissions avec son esprit polémique et qui attendent de lui qu'il tappe sur le PS ou parce qu'il sert de caution de démocratie ( pour 10 propagandistes libéraux, ils invitent 1 mélenchon et disent : vous voyez on laisse toutes les opinions s'exprimer on respecte la démocratie ).Ce ne fut pas toujours le cas. Quand le parti s'est créé les médias ont tout fait pour essayer de nous marginaliser. Regarde l'élection européenne, nous étions exclus des plateaux télés au pretexte qu'ils se basaient sur les scores des dernieres élections ( et vu que nous n'existions pas au moment des dernieres elections ... ), le FN lui a eu bien plus de tribunes.Besancenot bénéficie de beaucoup moins de tribunes que Melenchon ou meme que le FN, je ne crois pas que Drucker soit spécialement une tribune avantageuse, bien au contraire.Le NPA est d'ailleurs le seul parti vraiment démocratique aujourd'hui en France.Aujourd'hui le FN est dans l'opposition parce que la droite n'a pas besoin du FN, si demain nous reussissons à gauche à nous rassembler et à former un front populaire, et si nous sommes ainsi en position de remporter le pouvoir, nul doute qu'ils agiront comme dans les années 30 et que toute la droite, extreme droite comprise, se liguera comme si de rien n'était, contre nous.
#1088 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8198" \l "p8198" 06-01-2010 16:27:43
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On est vraiment de plus en plus loin de " 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie "Moi ce que j'aimerais savoir c'est quels sont les partis politiques qui ont mis cette proposition à leur programme. Je n'ai pas l'impression que ca intéresse ni le PS ni NPA pour ne citer qu'eux.Le seul que je vois actuellement apporter une petite attention à ce sujet, c'est Nicolas Dupont Aignan, et bien sûr le FN, mais n'en parlons pas... Meilleurs vux de bonne année à toutes et tous
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#1089 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8199" \l "p8199" 06-01-2010 16:44:12
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Vous ètes bien placé pour savoir mon cher AJH que pour qu'une idée soit adoptée, encore faut-il qu'elle soit défendue. Que ce soit au NPA, au PCF, ou au PG, ce débat sur la monnaie est largement abordé par les militants, mais il manque cruellement de crédibilité.Et je peux vous donner l'exemple de ce qui s'est passé au Parti de gauche à son précédent congrès, un comité a réussi à porter cette question sur la propriété de la monnaie à l'ordre du jour dans les débats, et là Jacques Généreux est passé à la tribune, a dit que c'était faux, et les gens comme des moutons ont suivi les idées de Jacques Généreux, beaucoup plus convaincant et crédible que les délégués qui soutenaient cette idée, et la proposition d'incorporer cette idée à notre programme a été rejetée.Essayez d'avoir des débats avec Jacques Généreux, arrivez à le convaincre, et vous aurez un autre parti, à ma plus grande joie, qui soutiendra cette idée.Vous avez bien plus de partisans de vos idées AJH à gauche que ce que ne représente NDA même s'il est le seul à les défendre officiellement. NDA ne représente malheureusement pas grand monde.
Dernière modification par Sandy (06-01-2010 16:46:36)
#1090 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8200" \l "p8200" 06-01-2010 17:24:33
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Sandy a écrit:
Essayez d'avoir des débats avec Jacques Généreux, arrivez à le convaincre, et vous aurez un autre parti, à ma plus grande joie, qui soutiendra cette idée..
Eh bien si je trouve un endroit où discuter avec Jacques généreux, je le ferai.
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#1091 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8201" \l "p8201" 06-01-2010 17:25:43
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Sandy a écrit:
Votre haine des partis est une erreur.
et:
Sandy a écrit:
Et je peux vous donner l'exemple de ce qui s'est passé au Parti de gauche à son précédent congrès, un comité a réussi à porter cette question sur la propriété de la monnaie à l'ordre du jour dans les débats, et là Jacques Généreux est passé à la tribune, a dit que c'était faux, et les gens comme des moutons ont suivi les idées de Jacques Généreux
En gros, une bonne idée défendue et débattue par les militants a été tuée par un parti. Du coup, c'est quoi l'intérêt d'un parti qui tue les bonnes idées et ne ressort que les vieilles ficelles ? Tu veux convaincre qui de quoi ? La seule chose que je vois là dedans est que les grandes gueules et les rusés ont le pouvoir.Juste en passant, le général de Gaulle avait aussi la haine des partis, et c'est pour cela qu'il a voulu un régime 1/2-présidentiel. Mais le quinquennat a annihilé cette idée. Il voulait aussi l'actionnariat-salarié (les salariés seraient les actionnaires de leur entreprise). Et sous lui, la monnaie était publique, c'est son successeur Pompidou qui la privatisé en 1973.
#1092 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8202" \l "p8202" 06-01-2010 19:55:11
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ca s'appelle la démocratie zolko, faut arriver à convaincre les gens, suffit pas qu'une idée soit bonne, encore faut il arriver à convaincre les autres qu'elle est bonne
#1093 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8210" \l "p8210" 08-01-2010 16:43:50
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L'Argent Dette 2 : promesses chimériques
HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/video/xbqww7_largent-dette-2-promesses-chimeriqu_news" http://www.dailymotion.com/video/xbqww7
eriqu_newsUne vidéo à voir... revoir...... et à faire connaître.Étienne.
#1094 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8211" \l "p8211" 08-01-2010 22:56:51
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Étienne a écrit:
Une vidéo à voir... revoir... HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/video/xbqww7_largent-dette-2-promesses-chimeriqu_news" L'Argent Dette 2
Il me semble que cette vidéo présente une idée que j'avais exprimé dans mon HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7344" \l "p7344" Message n°7344 (*), à savoir que si les intérêts ne sont pas réinjectés en totalité dans l'économie, il n'y a pas, mathématiquement, la possibilité de rembourser ses dettes sans reprendre un autre crédit. Et pourtant, dans votre HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7349" \l "p7349" Message n°7349, vous disputiez cette affirmation (y compris avec l'exemple de la dame de Condé): vous avez changé d'avis ?(*) Voir aussi un article que j'avais envoyé pour publication dans la section "Opinions" dans Le Monde : HYPERLINK "http://www.front-plan-c.eu/Forum/viewtopic.php?f=17&t=55" fraude pyramidale (pas publiée, pensez-vous)
Dernière modification par Zolko (08-01-2010 23:08:46)
#1095 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8212" \l "p8212" 08-01-2010 23:21:58
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Bonsoir. Heureuse nouvelle année à tous,@ AJH :c'est une bonne raison de plus de pousser le M'PEP à défendre nos idées : le groupe monnaie du M'PEP, aujourd'hui, c'est toi, moi et deux autres. Reste à le faire vivre. On a demandé sa création l'autre fois au Conseil national, elle est acquise. Bon début. Et puis, pas mal de camarades ont lu et apprécié ton bouquin sur la "dette".J'avoue que je me suis chargé d'autres taches -- j'ai lâchement déserté ce forum, entre autres, depuis... --, mais bon.Il faut en profiter, ça ne fera jamais qu'un sujet de plus sur lequel le M'PEP dérange ses "partenaires" du Front de gauche.Au passage, j'ai demandé au M'PEP à pouvoir créer et animer un groupe de travail "institutions". J'ai un sacré boulot qui m'attend et c'est une sacrée bonne raison pour revenir par ici (et en profiter pour pondre quelques synthèses de certaines de ces pages).
#1096 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8213" \l "p8213" 08-01-2010 23:49:12
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
Financement possible/impossible des intérêts avec une masse monétaire qui ne l'a pas prévuZolko,Même si je n'avais pas changé d'avis sur ce point, je le considère comme un détail et j'aurais signalé ce film que je trouve excellent, comme le premier.En plus, après une longue controverse sur une liste spécialisée, j'ai rendu les armes sur un argument décisif (pas le vôtre, désolé). Mais, là, sans aller relire nos échanges de l'époque, je ne saurais plus dire ce qui m'a conduit à changer d'avis... Ce n'est pas grave, j'ai bien intégré (pour l'instant INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET ) que la rotation de la monnaie (que je pensais capable de rendre possible le paiement des intérêts sans avoir créé de monnaie spécifiquement pour ça) ne suffit pas à résoudre le problème du financement des intérêts. De toute façon, c'est vraiment un détail : l'essentiel est ailleurs. Il faudra que je retrouve cet argument (que j'ai trouvé décisif il y a quelques mois), ce serait plus sérieux de s'en souvenir, quand même INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET Que pensez-vous de la deuxième couche passée par Paul Grignon ?Étienne.
#1097 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8214" \l "p8214" 08-01-2010 23:50:40
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8214" \l "p8214" Message n°8214
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
Ah ! que c'est bon de te revoir par ici, cher Sam INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET Puisse-tu rester longtemps avec nous !Étienne.
#1098 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8215" \l "p8215" 09-01-2010 00:00:01
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HYPERLINK "mailto:zoltan.hubert@zzaero.com" e-mail HYPERLINK "http://www.zzaero.com" Site web
Étienne a écrit:
Que pensez-vous de la deuxième couche passée par Paul Grignon ?
J'ai du louper ça. A quoi faites-vous allusion ?
#1099 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8216" \l "p8216" 09-01-2010 00:11:46
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Heu... et bien, HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/video/xbqww7_largent-dette-2-promesses-chimeriqu_news" l'argent dette 2, c'est la "deuxième couche" pédagogique après HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/video/x75e0k_largent-dette-de-paul-grignon-fr-in_news" l'argent dette 1.Ce n'est pas le même film. Étienne.
#1100 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8217" \l "p8217" 09-01-2010 00:24:00
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LIslande refuse lesclavage bancaire HYPERLINK "http://www.solidariteetprogres.org/article6196.html" http://www.solidariteetprogres.org/article6196.html
Fin 2009, le parlement islandais a approuvé à une très courte majorité (33 contre 30) des garanties de remboursement aux déposants hollandais et anglais de la Landsbanki et de sa banque en ligne Icesave, deux organismes sous influence anglo-néerlandaise qui ont fait faillite en octobre 2008.Par la loi, lEtat (le contribuable) islandais, pour « éviter la faillite » du pays, sengageait à leur verser 3,8 milliards deuros, léquivalent de 40 % du PIB du pays, soit presque 12 000 euros par citoyen !Le 1er janvier, le président Olafur Ragnar Grimsson a annoncé son refus de valider la loi adoptée par le parlement. Dabord il veut se mettre à lécoute du peuple et examiner les inquiétudes soulevées par les détracteurs du plan : « Jai remarqué quun grand nombre de personnes [60 000, une proportion énorme pour un pays qui ne compte que 300 000 habitants] ont signé une pétition contre la loi et jai aussi écouté les remarques faites par bon nombre de législateurs durant le débat. » Si le président ne signe pas la loi, la question sera soumise à un référendum populaire.Immédiatement menacé dêtre « exclu » de la communauté internationale par les Britanniques et les Néerlandais, Grimsson refuse de céder et défend vigoureusement le droit de son peuple à la souveraineté nationale. « Lidée mise en avant que nous nallons pas honorer nos engagements est complètement fausse », a déclaré Olafur Ragnar Grimsson, qui a convoqué mardi ses concitoyens à un référendum. « La seule chose que jai décidée, cest daccorder le dernier mot au peuple islandais via un référendum qui est conforme à nos principes démocratiques fondamentaux », a fait valoir le président dans un entretien à la BBC. Sadressant ensuite aux médias islandais, il a affirmé quentre « lintérêt financier et la démocratie, le président doit choisir la démocratie ». Dans une tribune intitulée « Pourquoi lIslande ne veut pas payer » publiée jeudi par le Wall Street Journal Europe, Hannes Gissurarson, un ex-administrateur de la banque centrale islandaise, compare, avec raison, Icesave au « fardeau de la dette imposé à lAllemagne après la première guerre mondiale ».Informé de ce combat, Lyndon LaRouche a déclaré « quil va sans dire, que je suis fier de lIslande et son président ».Source : HYPERLINK "http://www.solidariteetprogres.org/article6196.html" http://www.solidariteetprogres.org/article6196.html
L'idée de la répudiation de la dette odieuse fait son chemin. Le Référendum pourrait bien être l'arme juridique capable de dispenser les politichiens du courage politique qui leur manque tant pour résister aux banksters.Étienne.
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Étienne a écrit:
Que pensez-vous de la deuxième couche passée par Paul Grignon ?
Pas mauvais du tout, mais avec un bémol: j'ai tout autant de confiance dans l'argent électronique que dans le vote électronique. En fait, beaucoup moins car il ne se cantonnerait pas à un seul évent périodique mais jouirait de pleine ubicuité partout. Tout comme on peut reconter des votes papier, on peut faire rélativement confiance à un bout de papier avec une valeur parce-que il est rélativement difficile à copier sans une infrastructure rélativement couteuse.Mais des certificats électroniques valant argent? Je vois déjà le marché de copies pirates être plus rentable que celui de la musique, les films et les jeux. Pour ne pas pouvoir utiliser deux copies du même... il faudrait un réseaux électronique mondial qui inutiliserait un certificat aussi-tôt utilisé... et qui ne pourrait pas valider si le premier utilisé est déjà le vrai ou une copie.Faudrait une seule autorité mondiale, el il faudrait qu'elle soit de confiance.
#1102 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8222" \l "p8222" 09-01-2010 10:17:18
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@ SamÉcrasé par une bronchite qui me tient au lit depuis 4 jours, je te souhaite (ainsi qu'à tous) une bonne année.Je dois terminer pour dans 3 jours le "bon à tirer" du prochain bouquin " Argent, dettes et banques", et réactualiser d'ici la fin du mois le 4° chapitre de "la dette publique..."Le problème c'est que j'ai l'impression d'avoir un peu tout dit et tout écrit en ce qui concerne "la monnaie et la dette" (les discussions sur notre liste monnaie sont le plus souvent sur des détails).. j'ai vraiment l'impression de me répéter à chaque fois, et donc pour le M'pep, je ne sais comment "prendre le problème": ceci dit, le petit livre qui va sortir sera je crois un bon résumé pour les adhérents du M'pep et on a essayé de le faire le moins cher possible (7,5 euros je crois)Reste l'écosociétalisme qui intéressaient certains: mais ça me semble tellement "utopique" pour le moment ...Amitiés; je repars me coucherAJ
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#1103 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8223" \l "p8223" 09-01-2010 12:23:51
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Étienne a écrit:
Heu... et bien, HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/video/xbqww7_largent-dette-2-promesses-chimeriqu_news" l'argent dette 2, c'est la "deuxième couche" pédagogique après HYPERLINK "http://www.dailymotion.com/video/x75e0k_largent-dette-de-paul-grignon-fr-in_news" l'argent dette 1.
Ah d'accord, j'avais pas compris que c'était fait par Paul Grignon.Eh bien, je pense que c'est un peu lent. C'est vrai que j'avais déjà regardé les autres (argent dette 1, money is debt, Zeitgeist Addendum...) et je connais le sujet, alors j'ai accéléré par endroits. Mais je trouve le film plus radical que le premier. Le premier était plus technique, celui-ci me semble plus engagé.
#1104 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8224" \l "p8224" 09-01-2010 18:29:22
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@NingúnOtro93% de la monnaie comptabilisée est DÉJÀ électronique.
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L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#1105 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8225" \l "p8225" 09-01-2010 19:16:56
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AJH a écrit:
@NingúnOtro93% de la monnaie comptabilisée est DÉJÀ électronique.
Oui, mais celle-la n'a rien à voir avec ce que Paul prétends... HYPERLINK "http://www.digitalcoin.info/" http://www.digitalcoin.info/
#1106 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8226" \l "p8226" 09-01-2010 19:46:09
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Meilleur vidéo que la 1ère, il semble avoir tenu compte des critiques et notamment des honteux procès en anti sémitisme à cause de ses dessins, on remarque qu'il inclut cette fois certaines idées invoquées ici en plus preuve que ces idées progressent déjà parmi ceux qui partagent le constat, c'est déjà ça INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET @ ZolkoLa radicalisation progressive de Paul Grignon et apparente entre les deux vidéos est un comportement typique de la personne qui tout simplement ouvre les yeux.
Dernière modification par Sandy (09-01-2010 19:56:37)
#1107 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8227" \l "p8227" 09-01-2010 19:54:15
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Étienne a écrit:
LIslande refuse lesclavage bancaire HYPERLINK "http://www.solidariteetprogres.org/article6196.html" http://www.solidariteetprogres.org/article6196.html
Fin 2009, le parlement islandais a approuvé à une très courte majorité (33 contre 30) des garanties de remboursement aux déposants hollandais et anglais de la Landsbanki et de sa banque en ligne Icesave, deux organismes sous influence anglo-néerlandaise qui ont fait faillite en octobre 2008.Par la loi, lEtat (le contribuable) islandais, pour « éviter la faillite » du pays, sengageait à leur verser 3,8 milliards deuros, léquivalent de 40 % du PIB du pays, soit presque 12 000 euros par citoyen !Le 1er janvier, le président Olafur Ragnar Grimsson a annoncé son refus de valider la loi adoptée par le parlement. Dabord il veut se mettre à lécoute du peuple et examiner les inquiétudes soulevées par les détracteurs du plan : « Jai remarqué quun grand nombre de personnes [60 000, une proportion énorme pour un pays qui ne compte que 300 000 habitants] ont signé une pétition contre la loi et jai aussi écouté les remarques faites par bon nombre de législateurs durant le débat. » Si le président ne signe pas la loi, la question sera soumise à un référendum populaire.Immédiatement menacé dêtre « exclu » de la communauté internationale par les Britanniques et les Néerlandais, Grimsson refuse de céder et défend vigoureusement le droit de son peuple à la souveraineté nationale. « Lidée mise en avant que nous nallons pas honorer nos engagements est complètement fausse », a déclaré Olafur Ragnar Grimsson, qui a convoqué mardi ses concitoyens à un référendum. « La seule chose que jai décidée, cest daccorder le dernier mot au peuple islandais via un référendum qui est conforme à nos principes démocratiques fondamentaux », a fait valoir le président dans un entretien à la BBC. Sadressant ensuite aux médias islandais, il a affirmé quentre « lintérêt financier et la démocratie, le président doit choisir la démocratie ». Dans une tribune intitulée « Pourquoi lIslande ne veut pas payer » publiée jeudi par le Wall Street Journal Europe, Hannes Gissurarson, un ex-administrateur de la banque centrale islandaise, compare, avec raison, Icesave au « fardeau de la dette imposé à lAllemagne après la première guerre mondiale ».Informé de ce combat, Lyndon LaRouche a déclaré « quil va sans dire, que je suis fier de lIslande et son président ».Source : HYPERLINK "http://www.solidariteetprogres.org/article6196.html" http://www.solidariteetprogres.org/article6196.html
L'idée de la répudiation de la dette odieuse fait son chemin. Le Référendum pourrait bien être l'arme juridique capable de dispenser les politichiens du courage politique qui leur manque tant pour résister aux banksters.Étienne.
Malheureusement, la raison au sursaut des citoyens islandais n'est du qu'à une situation très grave, il est dommage de constater qu'il faut que la situation soit vraiment critique pour que se crée une situation révolutionnaire, en France cela ne sera jamais le cas, il faut vraiment que l'on trouve le moyen de mobiliser les gens avant que cela ne soit plus qu'une question de survie.
#1108 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8228" \l "p8228" 09-01-2010 21:31:14
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Étienne a écrit:
Le Référendum pourrait bien être l'arme juridique capable de dispenser les politichiens du courage politique qui leur manque tant pour résister aux banksters.
à supposer qu'ils aient envie de leur résister. Une autre possibilité est qu'ils soient complices, auquel-cas le référendum devient un outil gênant qui permet au citoyens de court-circuiter les politichiens et résister aux banksters.
#1109 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8229" \l "p8229" 10-01-2010 09:01:04
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NingúnOtro a écrit:
AJH a écrit:
@NingúnOtro93% de la monnaie comptabilisée est DÉJÀ électronique.
Oui, mais celle-la n'a rien à voir avec ce que Paul prétends... HYPERLINK "http://www.digitalcoin.info/" http://www.digitalcoin.info/
Tout à fait exact.Ceci dit, sans pour autant plaider pour une "monnaie Grignon" (qui me semble à première vue, mais je n'ai pas approfondi, une monnaie privée), je plaide pour une monnaie 100% électronique, mais nationalisée
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#1110 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8231" \l "p8231" 10-01-2010 09:55:00
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HYPERLINK "mailto:etienne.chouard@free.fr" e-mail HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/" Site web
Étudier le projet 'Digital Coin'AJH et NingúnOtro,Effectivement, le dollar numérique public et sécurisé dont parle Grignon n'a apparemment rien à voir, rien du tout, avec l'actuelle "monnaie électronique". Nous devrions sans doute étudier, discuter, et peut-être faire connaître, le projet soutenu par Paul Grignon à la fin de son film : HYPERLINK "http://http://digitalcoin.info/" http://digitalcoin.info/
HYPERLINK "http://digitalcoin.info/The_Essence_of_Money.html" The Essence of Money, a Medieval Tale (7:36) HYPERLINK "http://digitalcoin.info/Digital_Coin_Introduction.html" Digital Coin - Introduction (8:32) HYPERLINK "http://digitalcoin.info/Digital_Coin_in_Brief_07-17-09.pdf" Digital Coin in Brief (pdf) HYPERLINK "http://digitalcoin.info/Digital_Coin_Draft_Proposal_Grignon_Aug16_2009.pdf" Digital Coin - Beyond Money (pdf) HYPERLINK "http://digitalcoin.info/Digital%20Coin%20Technology_Nov9_09.pdf" Digital Coin Technology (pdf) HYPERLINK "http://digitalcoin.info/Digital%20Coin%20Technology_Nov9_09.pdf" video transcripts (pdf) HYPERLINK "http://digitalcoin.earthsociety.org/forum/index.php" Alternative Currency Forum
Mais tout ça est en anglais. Connaissez-vous des présentations en français ?Étienne.
#1111 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8232" \l "p8232" 10-01-2010 11:35:57
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=352" Zolko
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IP: HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/moderate.php?get_host=8232" 79.82.175.249
HYPERLINK "mailto:zoltan.hubert@zzaero.com" e-mail HYPERLINK "http://www.zzaero.com" Site web
AJH a écrit:
NingúnOtro a écrit:
AJH a écrit:
@NingúnOtro93% de la monnaie comptabilisée est DÉJÀ électronique.
Oui, mais celle-la n'a rien à voir avec ce que Paul prétends... HYPERLINK "http://www.digitalcoin.info/" http://www.digitalcoin.info/
Tout à fait exact. Ceci dit, sans pour autant plaider pour une "monnaie Grignon" (qui me semble à première vue, mais je n'ai pas approfondi, une monnaie privée), je plaide pour une monnaie 100% électronique, mais nationalisée
Et moi, je plaide pour une concurrence de monnaies, dont au moins une 100% publique, physique (billets) et anonyme, dont se servirait l'État pour toutes ses transactions (impôts, payement des fonctionnaires, subventions...). Avec possibilité d'autres monnaies privéesJe crois que ce n'est pas ici que nous réussirons à trancher. Par contre, on peut, ici, faire l'inventaire des systèmes monétaires possibles (*) et essayer de porter le sujet dans le débat public.(*) et le HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7836" \l "p7836" manifeste du Plan-C pourrait être un support pour cela.
#1112 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8233" \l "p8233" 10-01-2010 12:02:19
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HYPERLINK "mailto:ajh2008@orange.fr" e-mail HYPERLINK "http://tiki.societal.org" Site web
Zolko, vous oubliez la loi de Gresham HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Gresham" http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Gresham(la mauvaise monnaie chasse la bonne, laquelle ne circulera donc plus et sera thésaurisée)Ceci dit Hayek est d'un avis contraireWP
"Dans un système monétaire, la loi de Gresham n'existe que parce l'État impose un cours légal, par exemple un taux de change entre deux étalons monétaires. Pour cette raison, quelques économistes libéraux, comme Friedrich Hayek, voient dans cette loi une justification à un système de monnaies privées. Pour eux, si les hommes étaient libres d'échanger les monnaies qu'ils souhaitent aux taux qu'ils fixent, alors c'est la bonne monnaie qui chasserait la mauvaise. Hayek voit une illustration de cela dans les situations de forte inflation, où les agents « fuient » devant la monnaie légale au profit de monnaies étrangères ou de biens réels, y compris des cigarettes ou des bouteilles de cognac".
Pour ma part, je suis totalement opposé à votre idée: la monnaie doit être collective, publique, nominative (traçable) et "nationalisée": des monnaies open, c'est revenir au moyen âge où il fallait des orfèvres/changeurs (devenus banquiers) à chaque coin de rue. Ce qui n'empêche évidemment les monnaie "associatives" pour ceux qui ont envie de jouer au monopoly entre eux, en étant conscients du contrat
Dernière modification par AJH (10-01-2010 12:02:53)
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#1113 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8234" \l "p8234" 10-01-2010 12:49:46
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Zolko a écrit:
Et moi, je plaide pour une concurrence de monnaies, dont au moins une 100% publique, physique (billets) et anonyme, dont se servirait l'État pour toutes ses transactions (impôts, payement des fonctionnaires, subventions...). Avec possibilité d'autres monnaies privéesJe crois que ce n'est pas ici que nous réussirons à trancher.
Sans vouloir trancher, je pense que nous pouvons rester sur ce forum pour en débattre ..Pouvez vous développer me donner quelques arguments concernant votre proposition, car j'avoue que je ne vois aucun avantage d'utiliser des billets anonymes pour toutes les transactions de l'Etat?
L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod) HYPERLINK "http://www.societal.org" http://www.societal.org
#1114 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8235" \l "p8235" 10-01-2010 21:55:03
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AJH a écrit:
Pouvez vous développer me donner quelques arguments concernant votre proposition, car j'avoue que je ne vois aucun avantage d'utiliser des billets anonymes pour toutes les transactions de l'Etat?
Je ne dis pas que l'Etat doit utiliser des billets pour toutes se stransactions, mais que la monnaie d'Etat doit être imprimée à 100%. Ce qui n'empêcherait pas d'utiliser des transactions scripturales, mais seulement que si l'Etat (la puissance publique) crée 1 millions, il en imprime 1 million. Qui seront stockés quelque-part. Je n'ai pas d'arguments pour cela, seulement une intuition.
AJH a écrit:
Pour ma part, je suis totalement opposé à votre idée: la monnaie doit être collective, publique, nominative (traçable)
Là, par contre, j'ai des arguments. Il doit exister de la monnaie anonyme, sinon c'est la dictature. En effet, prenez un groupe opposé au régime en place. Le système peut l'interdire, le mettre en prison ou l'éliminer d'une façon, mais c'est toujours dangereux pour tout régime, qui sera accusé, à raison, d'étouffer les opposants. Qui seront, la plupart du temps, des grandes gueules et vont emmerder les régime. Qui, du coup, va préférer les rendre silencieux indirectement. C'est tout aussi efficace, et moins visible, de leur couper l'herbe sous les pieds, mettre des bâtons dans les roues, intimider ceux qui sympathisent avec eux, qui les aident sans être complètement des adhérents.Et comment faire cela ? Il faut savoir d'abord qui les aides, qui fait des actions avec eux. Et si toute monnaie est "traçable", c'est facile: les factures. Exemple ? Le groupuscule imprime des tracts, hop, on retrouve l'imprimeur. Une personne fait une donation ? hop, découvert. Pareil pour le proprio qui leur loue un local pour un meeting, etc... Ensuite, pour les sympathisants ainsi découverts, contrôle fiscal, PV de stationnement, "soufflez dans le ballon SVP"...Et ça fini par se savoir que "faire affaire" avec le groupuscule en question est dangereux, et sans les interdire explicitement, personne n'ose plus avoir rien à faire de pécuniaire avec eux, qui sont donc condamnés aux volontaires, et deviennent inaudibles.J'imagine que l'idée sous-sous-jacente de votre proposition est l'évasion fiscale, le blanchiment d'argent et autres affaire maffieuses. Mais votre remède est pire que le mal. Là, on voit que vous ne savez pas ce que c'est les régimes dictatoriaux.
#1115 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8242" \l "p8242" 11-01-2010 10:31:19
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Zolko a écrit:
AJH a écrit:
Pouvez vous développer me donner quelques arguments concernant votre proposition, car j'avoue que je ne vois aucun avantage d'utiliser des billets anonymes pour toutes les transactions de l'Etat?
Je ne dis pas que l'Etat doit utiliser des billets pour toutes se stransactions, mais que la monnaie d'Etat doit être imprimée à 100%. Ce qui n'empêcherait pas d'utiliser des transactions scripturales, mais seulement que si l'Etat (la puissance publique) crée 1 millions, il en imprime 1 million. Qui seront stockés quelque-part. Je n'ai pas d'arguments pour cela, seulement une intuition.
je ne comprends toujours pas le "système" .. même intuitivement.Pourquoi l'Etat imprimerait-il des billets ? Vous considérez donc que l'Etat DOIT créer SA monnaie (en billets) que vous allez pouvoir utiliser pour des mouvements anarchistes (ou équivalent) ?Je ne vois pas le rapport non plus avec le stockage... s'ils sont stockés ils ne servent à rien et ce n'est plus de la monnaie, seulement des bouts de papier imprimés
Zolko a écrit:
AJH a écrit:
Pour ma part, je suis totalement opposé à votre idée: la monnaie doit être collective, publique, nominative (traçable)
Là, par contre, j'ai des arguments. Il doit exister de la monnaie anonyme, sinon c'est la dictature. .
Rien n'empêche les "groupuscules " de fonctionner avec leur propre monnaie secondaire et anonyme (qu'ils imprimeraient) : ils prennent leurs risques vis a vis du pouvoir, avec ou sans monnaie anonyme.Je ne suis pas anarchiste et je suis partisan d'un pouvoir démocratique "fort" dans un cadre de subsidiarté. Pourquoi les policiers et les juges serviraient-ils une dictature?Vos arguments pour le maintien d'une monnaie fiduciaire ne m'ont pas convaincu
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#1116 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8244" \l "p8244" 11-01-2010 10:58:24
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AJH a écrit:
Pourquoi les policiers et les juges serviraient-ils une dictature?
Ca, il faudrait le demander aux juges et policiers qui ont arrete la bande à Julien Coupat, à ceux qui oncondamné le type avec sa pancarte "casse toi pôv'con" lors du passage de Sarkozy, à la Stasi et la Gestapo, aux gardiens du camp de Guantanamo, à la police du Zimbabwe... la liste est malheureusement longue. En fait, toutes les dictatures utilisent la police et la justice. Vous ne pouvez pas ignorer ça.Votre question est une blague, n'est-ce pas ? Vous me donnez donc raison ?
#1117 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8245" \l "p8245" 11-01-2010 11:54:58
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@ZolkoEffectivement j'aurais du écrire " Pourquoi les policiers et les juges servent-ils une dictature?".Mais pour moi, nous ne sommes pas dans cette configuration "de dictature"De toute façon, au final, vous me montrez bien que la monnaie anonyme (laquelle existe bien actuellement) n'est pas un gage permettant de lutter contre la "dictature". Vos arguments actuels me semblent faibles, mais je n'ai pas spécialement le temps de débattre de ceux que vous me présentez: de toute façon je n'ai aucun pouvoir...
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#1118 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8246" \l "p8246" 11-01-2010 12:56:37
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@AJHIl y à un parallèle entre le tout argent électronique, traçable... et le vote électronique, traçable mais invérifiable... le contrôle est laissé dans trop peu de mains, tant pour l'exercer quand cela convient, comme pour le rendre impossible quand cela ne convient pas.Le problème n'est pas tant Anonyme vs. traçable que Contrôle Unique Omnipotent - Contrôle Multipolaire Décentralisé, ou en termes démocratiques: séparation des pouvoirs ou dictature.Autrement, je déplore la prophétie auto-réalisatrice: "de toute façon je n'ai aucun pouvoir..." INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/sad.png" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/sad.png" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/sad.png" \* MERGEFORMATINET
#1119 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8247" \l "p8247" 11-01-2010 13:37:08
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NingúnOtro a écrit:
Autrement, je déplore la prophétie auto-réalisatrice: "de toute façon je n'ai aucun pouvoir..." INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/wink.png" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/sad.png" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/sad.png" \* MERGEFORMATINET INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/sad.png" \* MERGEFORMATINET
Je reconnais que je suis un peu dans l'état d'esprit d'Étienne il y a un an. Quand je vois des clowns comme Jorion tenir le haut du pavé médiatique (et être "gourouisé" ) , je me dis qu'il n'y a vraiment plus grand chose à faire. J'ai 68 ans, je songe sérieusement à prendre une vraie retraite.
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#1120 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8256" \l "p8256" 12-01-2010 13:00:10
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Argent électronique/vote électroniquePar le biais de l'argent électronique, voilà que nous revenons à la question du vote électronique.Il n'est pas exact, NingúnOtro (8246), que le vote électronique soit invérifiable. Au contraire il se prête à une vérification très simple par chaque électeur. Par exemple :- À chaque électeur correspondrait un numéro d'ordre national (ou local pour les élections locales) qui lui est communiqué pour l'élection considérée seulement par le bureau de vote national ou local ;- À chaque numéro d'ordre correspondrait un mot de passe individuel ;- À chaque vote correspondrait un accusé de réception électronique imprimable adressé à l'électeur immédiatement et comportant son vote ;- Les votes seraient publiés en ligne par numéro d'ordre (sans le nom de l'électeur, évidemment) ;- Chaque électeur pourrait vérifier à tout moment, y compris après la proclamation des résultats, l'authenticité du vote affiché en utilisant son mot de passe pour accéder à la liste des résutats ;- Si le nombre des erreurs signalées soit dans les accusés de réception électroniques, soit dans la liste des votes est de nature à affecter le résultat du vote, on recommence l'opération électroniquement ou par la voie classique.Ce système n'interdit pas une fraude massivement et scientifiquement organisée, mais il la découvre automatiquement.Ce système serait compatible avec le secret du vote. En effet : - seul le numéro d'ordre seul figurerait dans la liste des résultats ;- l'affectation le numéro d'ordre et des mots de passe initiaux se ferait de manière aléatoire sous le contrôle du bureau de vote national ou local, au moyen d'un système électronique clos (sans communication avec le réseau Internet ou d'autres réseaux) ; - une fois le numéro d'ordre et le mot de passe envoyés à chaque électeur, le nom et l'adresse de l'électeur seraient supprimés des la liste des numéros d'ordre et tous les autres documents établis par le bureau de vote.- l'électeur pourrait changer son mot de passe à tout moment.Sans compter qu'on pourrait voter de partout, y compris de chez soi, sans avoir à se rendre physiquement dans un bureau de vote donné.Il y a peut-être mieux et encore plus simple. Les transactions monétaires électroniques, bien plus complexes que le vote électronique, comportent une marge d'erreurs ou de fraudes, mais elles sont suffisamment sûres, et la preuve en est qu'on n'y a pas mis fin. La vérification serait bien plus facile dans le cas du vote électronique. JR
#1121 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8260" \l "p8260" 12-01-2010 17:37:47
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Jacques, votre proposition de vote électronique me parait très bonne.
#1122 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8261" \l "p8261" 12-01-2010 19:32:04
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Zolko, la solution de Jacques permet de vérifier par chaque électeur que son vote a été pris en compte, mais comment savoir à partir de son seul cas si des électeurs fantômes n'ont pas été rajoutés ? Avec la méthode de Jacques, ce n'est pas possible. Je suis d'accord avec Ningùntro sur ce coup-là. Historiquement, le vote se faisait après un débat entre les personnes concernées ( Athènes
), la politique désincarnée sans débats entre les personnes, juste en tête à tête avec son ordinateur, moi cela me pose problème, même si un savant cosinus trouvait une méthode infaillible, ce qui n'a pas encore été le cas, je serais contre.
La qualité de la démocratie établie dans un groupe de personnes déterminées n'est que le reflet du respect et la prise en compte des opinions de ce groupe dans les décisions. Or plus ce groupe est grand, plus ce respect est petit.
#1123 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8262" \l "p8262" 12-01-2010 20:47:26
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=539" beo
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8262" \l "p8262" Message n°8262
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HYPERLINK "mailto:beo111@free.fr" e-mail
Un pote que j'ai eu au telephone un jour m'a plutot dit qu'il suffisait de doubler le vote electronique d'un vote papier (une fois qu'on a a vote l'ordinateur imprime un bulletin de vote que l'on met dans l'urne physique).Pour verifier, on tire au sort un echatillon representatif des bureaux de votes francais et une verification papier est orgnisee sur ces bureaux de vote.
#1124 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8263" \l "p8263" 13-01-2010 05:37:56
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=8" Jacques Roman
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8263" \l "p8263" Message n°8263
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HYPERLINK "mailto:jacquesroman@hotmail.com" e-mail
Vote électroniqueEn réponse à Gilles (8261) :La liste électronique nationale par numéro d'ordre serait la somme des listes électroniques par bureau de vote, elles-même compilées sous la supervision des partis et des citoyens. Il suffirait donc de contrôler que la somme est exacte pour être sûr qu'on n'a pas ajouté des électeurs fantômes : le bureau national s'en chargera, là encore sous le contrôle des partis et des citoyens.En réponse à béo (8262) : Doubler le vote électronique par un vote papier, est-ce bien rentable ? Pourquoi ne pas se contenter du vote papier-actuel ? De plus, un échantillon représentatif ne suffit pas pour assurer la sincérité du vote : il faut que chaque électeur puisse vérifier à tout moment que son vote a bien été enregistré dans la liste des résultats finals. JR
Dernière modification par Jacques Roman (13-01-2010 08:05:21)
#1125 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8268" \l "p8268" 13-01-2010 12:25:45
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=338" NingúnOtro
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@tousCe n'était pas mon intention de redémarrer le débat sur le vote électronique sur ce fil de la monnaie... juste signaler que la monnaie électronique souffre des mêmes contraintes d'ingénierie sociale que le vote électronique.Le bourrage d'urne relève de la création ex-nihilo.Croyez-moi, des vrais spécialistes se sont approprié l'affaire... en si on ne connait toujours pas de procédure faisable, c'est qu'ils ne sont toujours pas parvenu à contourner toutes les contraintes qui pèsent sur un vote représentatif et anonyme.Pour l'argent électronique, c'est la même chose. L'argent électronique crée ex-nihilo par les banques à partir de la monétisation de reconnaissances de dettes et la multiplication par le système de réserves fractionnaires... nous sommes en plein dans la merde ou cela à aboutit. Alors, décentraliser totalement la création... sans s'attaquer au raisons qui poussent à la compétitivité et résultent dans des tricheries éhontés (couvertes par la raison d'état ou pas) ne sert à rien. Les problèmes du système monétaire actuel se reproduiront à tout autre échelle tant que les raisons pour tricher resteront la et que le faire restera rentable.Tant que la logique du monde sera "compétitive" (en on ne parle que de relance par la compétitivité de nos jours, ce qui veut dire que d'uns perdront pour que d'autres puissent gagner)... quelques-uns pourriront tout en s'autorisant toutes les tricheries pour être les gagnants.Ce qu'il nous faut... c'est désamorcer la bombe de la compétitivité incontournable (le There Is No Alternative de la vieille dame de fer, Margaret Thatcher).C'est faisable, mais pour cela il faut déconstruire l'imaginaire intéressé qui c'est incrusté dans la tête des citoyens et repartir sur des bases saines (cela aide à déboulonner le château de cartes de poquer marquées sur lesquelles rien de durable ne peut être envisagé que quelques bénéficiaires circonstanciels essayent de sauver aujourd'hui parce-que on pourrait bien envisager de les passer par la guillotine en comprenant jusqu'où ils sont allés pour atteindre le sommet de la pyramide).
#1126 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8293" \l "p8293" 15-01-2010 01:37:18
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HYPERLINK "mailto:sandycoin@wanadoo.fr" e-mail
C'est vrai que c'est un très bon système Jacques.
#1127 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8294" \l "p8294" 15-01-2010 02:00:00
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=221" Sandy
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HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8294" \l "p8294" Message n°8294
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HYPERLINK "mailto:sandycoin@wanadoo.fr" e-mail
C'est vrai que c'est un très bon système Jacques.Pour les problèmes de sécurité je pense qu'il y a moyen de s'en sortir, il ne faut pas non plus faire de l'insécurité électronique un dogme, en lui associant une sécurité manuelle on y arrive toujours.En donnant des numéros au hasard aux gens, et en décentralisant les votes, alors ya moyen de bien vérifier qu'il n'y a pas fraude et d'éviter les erreurs.
#1128 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8311" \l "p8311" 16-01-2010 15:07:16
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/profile.php?id=2" Étienne
INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/avatars/2.gif" \* MERGEFORMATINET
HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8311" \l "p8311" Message n°8311
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AIG/Geithner : le scandale qui pourrait faire tomber ladministration Obama HYPERLINK "http://www.solidariteetprogres.org/article6229.html" http://www.solidariteetprogres.org/article6229.htmlLimplication du secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner dans les malversations liées au renflouement de lassureur AIG pourrait sonner le glas de la faction Wall Street dans ladministration Obama, pour qui le Président est un idiot utile. En tout cas, les attaques quil subit sont le signe dune certaine révolte institutionnelle contre ceux qui ont mené les politiques criminelles de renflouement compromettant la survie même du peuple américain.Ayant organisé lafflux de 180 milliards de dollars vers AIG afin de rembourser 100% des pertes des banques américaines et européennes qui avaient perdu au casino des dérivés dAIG, lancien gouverneur de la Réserve fédérale de New York est de surcroît accusé davoir imposé une rétention de données pour garder le secret sur ces opérations. Il devra répondre de ses actes devant le Congrès, puisquil a été convoqué le 27 janvier par la Commission de surveillance et de réforme gouvernementale présidée par le démocrate Edolphus Towns. Membre de cette commission, le républicain Darrel Issa a obtenu par voie judiciaire les courriels échangés entre la Fed et AIG prouvant les malversations de la branche new-yorkaise de la Fed. La Commission a même lancé une procédure pour obtenir lintégralité des communications personnelles de Tim Geithner. Et elle pourrait bientôt sen prendre au gouverneur de la Fed lui-même, Ben Bernanke (dont le renouvellement du mandat est déjà remis en question au Congrès), puisque Darrel Issa a appelé à ce quil soit entendu dans cette affaire, en même temps que le prédécesseur de Geithner, Henry Paulson. Les travaux de la Commission ont reçu limportant soutien du Procureur général de New York, Andrew Cuomo, un démocrate clintonien qui avait déjà lancé une procédure contre AIG lan dernier, ainsi que de lancien gouverneur de New York, lui aussi clintonien, Eliott Spitzer. Ce dernier est notamment monté au créneau en compagnie de William Black, un juriste et économiste démocrate favorable à une nouvelle Commission Pecora et à la mise en règlement judiciaire des banques.AIG était un maillon clé du système qui a explosé en septembre 2008. Plus grosse compagnie dassurance américaine, elle était devenue un véritable dealer de contrats dérivés sur les risques de crédit (CDS) pour toutes les grandes banques occidentales, dont la Société Générale et le Crédit Agricole. Son renflouement a également servi à sauver les tristement célèbres HMO (qui se réassure toute auprès dAIG), ces assureurs santé à but lucratif qui pillent le système de santé américain et dont la réforme Obama renforce la position dominante.Source : HYPERLINK "http://www.solidariteetprogres.org/article6229.html" http://www.solidariteetprogres.org/article6229.html
#1129 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8341" \l "p8341" 19-01-2010 16:44:09
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Message de NDA à son groupe "facebookAmitiésAJH
Objet : Très chers traders par Nicolas Dupont-AignanChaque semaine, je croise des artisans, des commerçants, des patrons de PME fragilisées par la crise, à qui les banques refusent des rallonges de trésorerie de quelques milliers deuros : « Garanties insuffisantes ! » clament-elles.Mais lorsque jouvre le journal, je lis que leuphorie spéculative et boursière bat à nouveau son plein, générant des bonus pour les traders de France avoisinant
le milliard deuros au titre de 2009, ce qui représente léquivalent de 62 000 smic en un an !On me dira que les banques françaises ont remboursé, avec intérêts, laide dEtat dont elles avaient bénéficié lannée dernière, ce qui avait permis dempêcher un effondrement généralisé qui eût été catastrophique pour tous.Las, il nempêche que ces établissements bancaires continuent de collectionner les privilèges, se cachant derrière leur soi-disant compétitivité à linternational pour les justifier. Songeons que ces banques se refinancent à des taux ridiculement bas auprès de la banque centrale, avant de pratiquer des tarifs de crédit, aux particuliers comme aux PME créatrices demplois, souvent prohibitifs. Songeons aussi aux prix très chers quelles pratiquent pour « punir » les particuliers du moindre découvert, des frais de transaction hors zone euro ou de retrait à partir de distributeurs automatiques hors de leur propre enseigne dun coût unitaire dune dizaine de centimes deuro, chaque opération peut être facturée un euro, soit 900% plus cher ! Entre spéculation et surfacturation des prestations, rendue possible par labus de position dominante quexerce loligopole bancaire, comment sétonner de lexplosion des profits alors que tous ou presque se serrent la ceinture ?Ce système est doublement scandaleux : moralement, car il suscite un légitime sentiment de révolte, économiquement, car il se révèle inefficace pour libérer les énergies et galvaniser les forces vives, que lon ne cesse ainsi de décourager. Certains soffusquent quune majorité de jeunes Français souhaitent devenir fonctionnaires, mais à qui la faute ?On nous dit alors que les banques à létranger font bien pire. Cest à voir, notamment si le président Obama inflige réellement un remboursement de 110 milliards de dollars aux banques américaines, comme il en a agité la menace ce week-end. Quant à la taxe exceptionnelle sur les bonus annoncée par Christine Lagarde, comment ne pas voir son hypocrisie, sachant quelle se substitue au projet de taxe sur les fonds propres, finalement abandonné ?De vraies solutions existent pourtant, pour peu que la puissance publique veuille les mettre en uvre : Il faut tout dabord taxer à titre exceptionnel les bonus 2009 à hauteur de 80% par exemple car rien ne justifie que les banques distribuent des bonus au titre de l'année 2009 sachant que ces bonus sont le produit de l'effondrement des marchés en 2008 et du sauvetage de l'Etat et alors que la majorité des Français souffrent lourdement des conséquences de la crise.- il faut mettre en place une taxe sur toutes les transactions financières (taxe Tobin) de manière à décourager la spéculation et surtout à davantage faire contribuer le monde financier à la collectivité. - il faut réformer radicalement les normes prudentielles pour imposer aux banques de mettre davantage d'argent de côté afin qu'elles ne dépendent pas du secours des contribuables en cas de baisse sévère des marchés.Il faut aussi procéder à la nationalisation dune banque, afin de briser loligopole bancaire et réintroduire sur ce marché une réelle concurrence au profit des consommateurs.Il faut enfin, de préférence à léchelle européenne, introduire une séparation stricte entre banque de détail et banque daffaires (sur le mode de la législation du New Deal de Roosevelt), afin dempêcher toute nouvelle prise en otage du système par des banques dont la faillite précipiterait toute la société dans la tourmente (en finir avec les « Too big to fail », comme les appellent les analystes internationaux).La chose est possible, mais encore faudrait-il que les gouvernants en aient la volonté. Sur ce plan, hélas, rien nest moins sûr
Dernière modification par AJH (19-01-2010 16:44:33)
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#1130 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8353" \l "p8353" 20-01-2010 12:31:28
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NDA, qui tente de récupérer la symbolique écornée de De Gaulle, a été maire RPR, puis UMP puis DLR, pour annoncer qu'il votait Sarko au deuxième tour en 2007 décide aujourd'hui de soutenir la taxe Tobin? Désolé AJH, je ne peux pas m'empêcher d'y voir l'opportunisme politique dont la principale volonté est l'accès personnel au pouvoir. Coûte que coûte.
Je vois la démocratie comme un régime inachevé. Cet inachèvement est même constitutif de la vie démocratique dans la mesure où il montre sa capacité à accueillir le conflit en faisant droit à l'indétermination du social. Claude Lefort
#1131 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8355" \l "p8355" 20-01-2010 13:56:51
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Déhel a écrit:
NDA, qui tente de récupérer la symbolique écornée de De Gaulle, a été maire RPR, puis UMP puis DLR, pour annoncer qu'il votait Sarko au deuxième tour en 2007 décide aujourd'hui de soutenir la taxe Tobin? Désolé AJH, je ne peux pas m'empêcher d'y voir l'opportunisme politique dont la principale volonté est l'accès personnel au pouvoir. Coûte que coûte.
Entre Sarko et Ségo, en 2007, j'aurais fait de même dans sa position.Néanmoins, voici ce que j'ai répondu ce matin sur un des forum de discussion de DLR (sur facebook) HYPERLINK "http://www.facebook.com/profile.php?ref=name&id=100000192821023" \l "/topic.php?uid=8433988238&topic=13519" http://www.facebook.com/profile.php?ref
opic=13519
BonjourL'expression " planche à billet" est fortement connotée négativement. En fait, seule la BCE a actuellement le pouvoir de faire tourner la planche "à vrais billets de banque" ceux que vous avez dans votre portefeuille, sous votre matelas ou dans votre bas de laine.Mais cette monnaie (cet argent) ne représente que 740 milliards d'euros sur un total comptabilisé en monnaie, c-à-d les comptes bancaires et les placements moins de 2 ans, de 9400 milliards d'euros. Au même moment, les créances (les reconnaissances de dettes) que détiennent les banques représentent au total 16000 milliardsÉvidemment, toute cette monnaie, hormis les 740 milliards de billets, est une monnaie de crédit (monnaie dette) qui est en totalité émise par les banques commerciales sous forme de crédit aux entreprises, aux particuliers et aux administrationsLa vraie planche à billets (au sens figuré cette fois) ce sont les banques privées.Japprouve à 100% les propositions de NDA dans son dernier billet (« Très cher traders ») , à savoir :- taxer les bonus 2009- taxe sur toutes les transactions financières (taxe Tobin)- Il faut aussi procéder à la nationalisation dune banque- à léchelle européenne, introduire une séparation stricte entre banque de détail et banque daffaires
mais les juge totalement insuffisantes.Le vrai problème basique est le suivant. Pourquoi les États (et pour ce qui nous intéresse la France) sont-il obligés de financer leurs besoins de trésorerie par des appels au marché monétaire à 3,5 ou 4%, alors que le même financement pourrait être réalisé par la banque centrale, sans aucun intérêt résiduel ?Nous payons, pour les seuls intérêts, léquivalent de 3 airbus A320 par jour (dont 2 partent à létranger)Alors on nous réponds « la planche à billet, risque dinflation » .. mais ceux qui répondent cela nont pas compris que de toute façon il a bien fallu émettre (par le crédit bancaire) largent qui sera prêté à lÉtat, mais quen plus il faudra émettre (par le crédit bancaire) les intérêts.La monnaie dette des banques commerciales est plus inflationniste que la monnaie-dette des banques CentralesCordialementA-J Holbecq HYPERLINK "http://monnaie.wikispaces.com" http://monnaie.wikispaces.com
Dernière modification par AJH (20-01-2010 14:00:42)
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#1132 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8356" \l "p8356" 20-01-2010 15:10:42
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AJH a écrit:
Entre Sarko et Ségo, en 2007, j'aurais fait de même dans sa position.
Et moi j'aurais imaginé qu'un grand non aligné comme NDA pût inviter à voter blanc. Ca lui aurait probablement coûté un ou deux mandats mais ça aurait eu un peu plus de gueule quand même.
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#1133 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8357" \l "p8357" 20-01-2010 15:50:17
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Déhel a écrit:
AJH a écrit:
Entre Sarko et Ségo, en 2007, j'aurais fait de même dans sa position.
Et moi j'aurais imaginé qu'un grand non aligné comme NDA pût inviter à voter blanc. Ca lui aurait probablement coûté un ou deux mandats mais ça aurait eu un peu plus de gueule quand même.
C'est vrai, ça aurait eu plus de gueule, je suis d'accord.
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#1134 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8422" \l "p8422" 30-01-2010 11:04:42
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AIG/Geithner : le scandale qui pourrait faire tomber ladministration Obama (suite) Convoqué mercredi à la Chambre des représentants, le secrétaire au Trésor américain Tim Geithner a dû répondre, sous serment, de son rôle dans le renflouement obscur du géant de lassurance AIG et de ses contreparties. Si lors de la séance, il na pas été confondu grâce une ligne de défense pourtant fragile, les nouvelles pièces produites après laudition par la Commission de surveillance et de réforme de lEtat, démontrent quil sest parjuré. Malgré le soutien affiché du Président, lhomme de Wall Street dans ladministration Obama pourrait bien être celui qui précipitera sa chute.AIG nest pas seulement le plus gros assureur américain, mais est aussi lun des plus gros dealer sur le marché mondial des produits dérivés spéculatifs. 100 des 180 milliards de dollars de renflouement fournis entre septembre et novembre 2008 par la Réserve fédérale de New York (NY Fed), présidée à lépoque par Tim Geithner, sont allés directement au remboursement de dérivés de crédit contractés par les grandes banques américaines et européennes, dont la Société générale, BNP Paribas et le Crédit Agricole (via sa filiale spéculative Calyon). Non seulement la NY Fed a remboursé sans négociation ces titres à 100% de leurs valeurs, alors que dans le cas de Lehman Brothers elle na rien remboursé, mais elle a assorti sa prestation dun secret sur les destinataires qui sétendait originellement jusquen 2018.Le principal point de tension est lalibi de Geithner, qui a dit et répété quil nétait pas au courant des conditions de ce renflouement et quil navait joué aucun rôle dans le processus décisionnel. Comment celui qui était légalement responsable dun renflouement quil a lui-même qualifié de plus important de toute lhistoire, pourrait navoir rien fait, ni vu, ni entendu ? Geithner sest dabord défaussé sur ses seconds en disant quils étaient habilités à prendre de telles décisions sans lui en référer, puis quà partir de novembre, il sétait désengagé de ses fonctions exécutives pour se préparer à son poste actuel. La député démocrate Marcy Kaptur lui a alors demandé de fournir une copie de sa lettre de désengagement, mais Geithner a du concéder quil ny en a jamais eu mais que ses collaborateurs peuvent témoigner que son retrait était réel. Hélas pour Geithner, linspecteur général du Plan de renflouement TARP, Neil Barofsky, a témoigné plus tard devant la même commission que les employés de la NY Fed lui ont dit avoir pris leurs instructions auprès de Geithner ! De plus, plusieurs courriels du mois de novembre 2008 montrent que Geithner était pleinement impliqué dans le processus décisionnel sur AIG. Lon sait aussi, par des registres de présence, quil a participé à six réunions du conseil de la NY Fed entre le 4 et le 21 novembre, lorsque le renflouement dAIG, comme il la lui-même dit, était lobjet de tous les débats dans cette institution.Lautre polémique qui a agité laudition sont les liens de Geithner avec la banque daffaires Goldman Sachs, première bénéficiaire du renflouement avec 12,9 milliards de dollars versés. Les députés démocrates Kucinich et Kaptur ont lourdement insisté sur ce point et ont fait dire à Geithner que son chef de cabinet est un ancien de Goldman Sachs, comme son prédécesseur Henry Paulson avec qui il a coordonné le renflouement dAIG, ainsi que le mystérieux Dan Jester, un stratégiste financier ayant fait carrière à Goldman Sachs avec qui Geithner a eu le plus de conversations téléphoniques pendant le renflouement, devant Lloyd Blankfein, le Pdg de Goldman Sachs, mais derrière Ben Bernanke, le gouverneur de la Réserve Fédérale américaine.Cest dailleurs sur ce dernier que la Commission sapprête à jeter son dévolu : daprès des documents gardés secrets par la Fed mais que le sénateur républicain Jim Bunning a pu consulter, Ben Bernanke a joué un rôle central dans la mise en place du renflouement dAIG. Le numéro 2 de la Commission, le républicain Darrell Issa, a dores et déjà demandé à son président, le démocrate Edolphus Towns, démettre une injonction à la Fed de produire ces pièces et a fait part de sa volonté de convoquer Bernanke devant la Commission. Ces documents avaient été gardés secrets jusque-là pour préserver les chances de réélection de Bernanke devant le Sénat avant que son mandat narrive à échéance. Bernanke a été réélu hier mais 30 sénateurs sy sont opposés (11 démocrates, un indépendant et 18 républicains), un nombre jamais atteint auparavant. Mais cette réélection ne le met pas à labri pour autant.Cette offensive contre les responsables du renflouement qui encadrent le président Obama est la conséquence de la pression populaire qui sexerce sur les élus. Comme on la vu lors de lélection du Massachusetts, la colère du peuple américain contre Wall Street et Washington monte et la politique daustérité annoncée par le Président dans son discours sur létat de lUnion ne peut que précipiter linévitable clash. HYPERLINK "http://www.solidariteetprogres.org/article6279.html" http://www.solidariteetprogres.org/article6279.html
À l'épreuve des faits, après un an de déceptions plus cruelles les unes que les autres, il y en a qui ne font plus confiance du tout à Obama. Pour ma part, je garde un (petit) espoir (il en a tant suscité) : en réaction au réel, les hommes peuvent changer.Mais c'est vrai que l'équipe choisie par Obama (et ses décisions, financières et guerrières) sont littéralement effrayantes. (Indéfendables ?)
Est-il possible, pour le peuple, de reprendre le pouvoir sur la monnaie dans des institutions électives, alors que l'élection met les élus à la merci de ceux qui financent leur (ré)élection ? J'en doute, moi qui constate que, toujours et partout, l'élection permet aux riches d'acheter le pouvoir. Il nous manque la prise de conscience généralisée de l'importance du tirage au sort dans le processus constituant.Voyez : encore HYPERLINK "http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/septneuf_sam/index.php?id=87974" ce matin, sur France Inter, Loïc Blondiaux (un des passionnants spécialistes du tirage au sort en France, avec Yves Sintomer), invité de Stéphane Paoli, a tenu des propos fort intéressants pour dénoncer l'imposture de nos prétendues démocraties qui ne sont toujours qu'une façade trompeuse, mais pourtant, ni Blondiaux ni Paoli (à qui j'en ai pourtant parlé de vive voix dans son bureau, il y a quelques mois), ni personne n'a prolongé (logiquement) l'analyse jusqu'à la source même du mal : QUI donc écrit ces règles injustes qui tiennent les citoyens à l'écart du politique, à l'écart du contrôle entre les élections, et à l'écart des initiatives législatives ? QUI ? Ça ne les intéresse pas ? Ce n'est pas une bonne piste pour comprendre ?Je ne comprends pas ce silence.Comme une N-ième bouteille à la mer, j'ai envoyé à Stéphane Paoli un SMS pour lui suggérer demain matin (puisqu'il recevra à nouveau Loïc Blondiaux demain dimanche) d'étudier avec son invité la qualité du processus constituant et de soupeser cette idée que le tirage au sort paraît être une procédure équitable et incorruptible de désignation des constituants, une procédure à la fois décisive et incontournable pour sortir de la préhistoire républicaine et instituter enfin une authentique démocratie.Cette invite restera sans doute lettre morte, comme les précédentes. Mais vous pouvez peut-être m'aider HYPERLINK "http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/septneuf_dim/contact.php" en écrivant ou en téléphonant vous-mêmes au standard de cette émission de France Inter : il faudrait qu'ils posent publiquement la question de la qualité du processus contituant, qu'ils réfutent l'idée s'ils ont des objections à faire mais qu'ils en parlent au moins un peu publiquement, non ?Étienne._______________PS : comme le suggère Béo, vos commentaires éventuels sur la deuxième partie de ce message trouveront (mieux qu'ici) leur place sur le fil consacré au tirage au sort de l'Assemblée constituante : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8424" \l "p8424" http://etienne.chouard.free.fr/forum/vi
8424#p8424 INCLUDEPICTURE "http://etienne.chouard.free.fr/forum/img/smilies/smile.png" \* MERGEFORMATINET
#1135 HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8423" \l "p8423" 30-01-2010 11:45:17
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Je viens d'envoyer HYPERLINK "http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/septneuf_sam/contact.php" ce message à l'émission de Stéphane Paoli :
Bonjour Stéphane, Bonjour Loïc (Blondiaux),Merci Loïc pour vos travaux passionnants, comme le sont aussi ceux d'Yves Sintomer, de Bernard Manin et de Pierre Rosanvallon. Je profite de cette émission (du 30 janvier 2010) pour vous dire ma surprise de ne JAMAIS vous voir prolonger votre analyse jusqu'à la CAUSE MÊME du mal anti-démocratique que vous dénoncez si justement :_______________QUI DONC ÉCRIT ces règles injustes qui tiennent les citoyens à l'écart du politique, à l'écart du CONTRÔLE entre les élections, et à l'écart des INITIATIVES législatives ? QUI écrit toutes ces mauvaises constitutions ?_______________Cela ne vous intéresse-t-il pas ? N'est-ce pas une bonne piste pour comprendre en profondeur ? N'est-il pas rationnel de prendre le mal à la racine ?Je ne comprends pas votre silence à tous Sintomer, Blondiaux, Manin, Rosanvallon
(et malgré les conversations que j'ai eues sur ce sujet avec Bernard et Pierre) sur ce point décisif de la qualité du processus constituant, et plus précisément du TIRAGE AU SORT DES CONSTITUANTS, pour instituer ENFIN des pouvoirs justes (limités, sous contrôle permanent). Pourriez-vous nous indiquer votre appréciation de cette idée radicale du tirage au sort des constituants ?Auriez-vous aussi la gentillesse de parler demain de l'exemple récent de la Colombie Britannique (dont vous parlez tous dans vos livres, mais bizarrement sans y voir une lueur d'espoir extraordinaire et inédite) ? Car enfin, une assemblée constituante tirée au sort qui montre dans le monde réel que de simples citoyens sans compétence particulière sont parfaitement capables de rédiger un nouveau code électoral et d'obtenir plus de 50% des voix de leurs concitoyens, ça donne un espoir fou, non ?! Cette expérience formidable prouve, me semble-t-il, que le tirage au sort n'est pas une utopie et que tous les peuples du monde devraient creuser eux-mêmes cette idée décisive (malgré, et même contre l'hostilité bien prévisible des élus, menacés qu'ils sont de chômage partiel par ce projet citoyen).Quoi qu'il en soit, que vous en parliez publiquement ou non, je vous remercie pour tout ce que vous faites et j'espère avoir bientôt le plaisir de vous rencontrer pour approfondir cette réflexion centrale : CE N'EST PAS AUX HOMMES AU POUVOIR D'ÉCRIRE LES RÈGLES DU POUVOIR.Amicalement.Étienne Chouard etienne.chouard@free.fr HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/Europe" http://etienne.chouard.free.fr/Europe
Fragilité et espoir fou d'une bouteille à la mer, vraiment.Étienne.__________PS : comme le suggère Béo, vos commentaires éventuels sur ce message trouveront (mieux qu'ici) leur place sur le fil consacré au tirage au sort de l'Assemblée constituante : HYPERLINK "http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8424" \l "p8424" http://etienne.chouard.free.fr/forum/vi
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les banques et la creation monetaire Le rôle des banques dans la création monétaire HYPERLINK "http://monnaiepublique.blogspot.com/2010/01/les-banques-et-la-creation-monetaire.html" http://monnaiepublique.blogspot.com/201
taire.htmlUn billet passionnant de Bruno Lemaire, sur son blog, en commentaire (poli mais ferme) du livre de Paul Jorion ("L'argent mode d'emploi") :
Les banques et la création monétaireLe rôle des banques dans la création monétaireUn débat sest fait jour sur la blogosphère à propos dun point que lon croyait réglé depuis longtemps, celui de lorigine de la création monétaire.Pour faire simple, lune des deux thèses donne aux banques commerciales, privées ou publiques, mais dites de second rang, le pouvoir dalimenter léconomie ou les spéculateurs en monnaie supplémentaire, monnaie « bancaire » ou monnaie « scripturale » - bien au-delà de la monnaie « légale », à savoir la monnaie émise par la banque centrale, la Banque de France quand on raisonnait en francs, la BCE si lon raisonne en euros. Une video, avec ses défauts et ses qualités, circule actuellement sur internet pour exposer cette position, cest celle de Paul Grignon, « largent dette ».La deuxième thèse, essentiellement défendue en France par un autre Paul, P. Jorion, (et en Allemagne par H. Creutz), consiste à dire que la création monétaire par les banques de second rang est une illusion doptique, et que des générations de prétendus experts ou duniversitaires peu éclairés ont confondu masse monétaire et circulation monétaire.Cest cette dernière position que nous allons tenter de comprendre, avant de donner notre avis.Dans son livre, « largent, mode demploi », Paul Jorion qui aime se présenter comme trans-disciplines de lanthropologie à la psychanalyse, en passant par léconomie et les sciences cognitives, consacre trois chapitres (5,6 et 7) et 100 pages (pp129 à pp228) à sa propre thèse, et donc à la critique de la position traditionnelle, encore largement dominante. Nous nous consacrerons essentiellement à l'étude des chapitres 5 et 6, le chapitre 7 étant consacré à la Banque Centrale, thème apparemment moins conflictuel, à son rôle, moteur ou suiveur, près.P. Jorion se demande dabord pourquoi les « autres » se sont, ou se seraient, trompés à ce point. P. Jorion, range les « autres » en trois catégories, les banquiers, les économistes, et enfin les « révolutionnaires » plus ou moins complotistes.Pour P. Jorion, les banquiers, qui connaissent évidemment « LA » vérité (à savoir quil ny a pas création monétaire), se prêteraient au jeu des deux autres catégories du fait dune fragilité intrinsèque au système bancaire, « la menace permanente de la panique bancaire ». Pour éviter que la vérité toute crue ne conduise leurs clients à cette panique, les banquiers resteraient très vagues sur les véritables mécanismes monétaires.P. Jorion introduit ensuite une thèse assez subtile quil juge erronée mais qui serait la cause de lerreur de tant déconomistes depuis tant de siècles, celle de « lindividualisme méthodologique ».Telle que je la comprends dans son exposé par Paul Jorion, ce dernier reprocherait à ses éventuels défenseurs de nier les interactions entre agents économiques, au moins sur la question monétaire.Si tel était le cas, je penserais, moi aussi que cest une erreur et une contradiction dans le raisonnement prêté par Paul Jorion aux économistes. Illogisme dautant plus grave que P. Jorion rappelle, à juste titre, que les économistes utilisent la métaphore de la main invisible pour justifier, ou réclamer, lexistence de marchés aussi interactifs que possible.Après avoir ainsi prêté aux économistes un point de vue incohérent : individualistes « monétairement », « globalistes » dans dautres contextes, P. Jorion suggère, au chapitre 6, quune certaine paresse peut expliquer, sinon excuser, le raisonnement, quil estime erroné, de ces mêmes économistes.Ces derniers se seraient contentés de faire du « copié-collé » (avant même lintervention des outils bureautiques) à partir dune thèse ancienne, mal comprise ou elle-même erronée. Ainsi écrit-il (p.148) « ces explications semblent avoir été recopiées au fil des années, sans que nul ne se demande trop si cette description rend compte de la manière dont les choses se passent dans les faits ».Après avoir traité les économistes dincohérents et de paresseux, il leur concède une excuse. Ils auraient mal compris Schumpeter, qui aurait bien distingué, lui, lapparence de lessence du phénomène. Pour Schumpeter, revu par P. Jorion, tout se passerait « comme si » il y avait création monétaire, mais, en fait, il ny en aurait pas.Comme par ailleurs P. Jorion critique Schumpeter sur un autre point, qui le dérange dans sa reconstruction monétaire, le fait de faire appel aux idées de Schumpeter ne me semble pas fondamental. Je suggèrerais même que cette incohérence du traitement de Schumpeter par P. Jorion desservirait plutôt ce dernier, comme lincohérence que Paul Jorion prête à certains économistes. (On pourra se reporter aux idées de Schumpeter sur la monnaie sur... : ou encore ..., mais ce n'est pas le point ici de se demander si Schumpter a raison ou tort : laissons les morts enterrer les morts ...)Dernière catégorie, enfin, de ceux qui défendraient la thèse à laquelle soppose P. Jorion dans sa propre théorie monétaire, celle des révolutionnaires plus ou moins comploteurs, ou anti-comploteurs, on ne sait pas trop.De fait, P. Jorion écrit explicitement quil ne serait pas trop grave quil existe des tenants de la « création monétaire ex nihilo » par les banques non centrales si un certain courant dopinion ne dénonçait pas « le scandale des banques commerciales qui créent de largent ex nihilo ».Pour P. Jorion, après les banquiers opaques ce qui est vrai, ils sont « opaques » - après les économistes paresseux ou incohérents il y aurait enfin tous les autres qui trouveraient scandaleux que les banques aient un pouvoir de création monétaire. En quelque sorte, ces « révolutionnaires » inventeraient un pouvoir imaginaire pour pouvoir sen prendre au pouvoir réel celui-là des banques.Pour illustrer lexistence de ce courant (il existe effectivement des gens qui crient au scandale, mais parce quils pensent, à tort ou à raison, quil y a scandale) Paul Jorion sen prend à M. Allais, prix « pseudo-Nobel » dEconomie (le prix Nobel déconomie nexiste pas : cest simplement léquivalent en économie de la médaille Fields en mathématiques, il ny a pas non plus de prix Nobel en mathématiques).Il ne va pas jusquà le traiter de gâteux dautant plus que sa grande uvre, celle de M. Allais, a été écrite en 1976, à lâge de 63 ou 64 ans, lâge actuel de P. Jorion mais il compare son raisonnement, et lemploi par M. Allais du mot « considère » à celui dun débile profond Oscar (p. 140) qui « considère quon fabrique le gruyère en coulant le fromage autour des trous ».Après avoir ainsi « déconsidéré » les « considérations » de M. Allais, et donc ce dernier, P. Jorion range dans le même sac, celui des « abolitionnistes » (P. Jorion préfère utiliser le mot « créationnistes ») l'ensemble des tenants dun complot bancaire pour cacher la fausse vérité, celui de la création monétaire par les banques commerciales. Cette fausse vérité permettrait aux révolutionnaires de tout poil de sen prendre aux banques.En résumé, la croisade de P. Jorion serait justifiée par les mensonges, les incohérences ou les arrière-pensées de trois catégories dindividus, se recoupant parfois, les banquiers mystérieux, les économistes paresseux , et les révolutionnaires haineux.Bien entendu, cela ne signifie nullement que P. Jorion a tort. Cest ce que nous allons maintenant tenter de voir, après ce long préambule tentant dexpliquer la position « qualitative » de P. Jorion, disséminée entre raisonnements, anecdotes, exemples, railleries et fables diverses tout au long de 100 pages écrites avec talent, sinon sans redondances.Le point central de la démonstration de P. Jorion est celui du « principe de conservation des quantités », ce qui lui permettra, pense t-il, de démontrer que les économistes, quand ils se trompent de bonne foi, confondent en fait « augmentation de la masse monétaire » et « variation de la vitesse de la masse monétaire ».Si je peux me permettre cette analogie, qui nest pas dans le livre de Paul Jorion, en assimilant largent (que nous navons pas encore défini, nous y reviendrons) au sang, les économistes confondraient la masse sanguine, le stock sanguin (entre 6 et 8 litres chez un individu « normal ») avec le fait que des milliers de litres traversent le cur de tout individu en une seule journée.Si tel était le cas, confusion entre stock et flux, (stock de sang ou dargent, et flux sanguin ou monétaire), on comprendrait lémoi de P. Jorion devant une telle position déconomistes, universitaires pour la plupart.Revenons maintenant au point central de largumentaire, le principe de conservation des quantités, utilisé de nombreuses fois dans le livre de Paul Jorion, ainsi que sur son propre blog, avant et après la parution de ce livre.Pour peu que lon se souvienne des principes de physique élémentaire, ce principe sonne bien : dans la nature, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme (même si le big bang ne rentre pas vraiment dans cette catégorie, en dehors de ce « petit » détail, cette loi na jamais été réellement remise en cause).Donc le principe de Paul Jorion nest ni révolutionnaire, ni incompréhensible, jirais même jusquà écrire quon peut ladopter dautant plus quil ne prouve rien, au moins tant que lon na pas précisé de quoi on parle, de quelles quantités il sagit.Toute la question est là, en fait, et il ma fallu une relecture des trois chapitres incriminés (ch 5, 6 et 7) je sais, jaurais pu trouver plus vite ;-) pour voir où était peut-être, au lecteur den juger le véritable subterfuge, volontaire ou non, de Paul Jorion. Dans des échanges privés avec P. Jorion, en mars 2009, il mavait aussi fallu quelques échanges pour comprendre ce qui se cachait volontairement ou non derrière la sémantique utilisée derrière un mot bien simple, le mot « argent ».De fait, au chapitre 5 de « largent, mode demploi », le mot le plus utilisé est « argent ». Au chapitre 6, ce mot nest plus guère employé, il semble remplacé le plus souvent par « monnaie », glissement sémantique sur lequel il convient de s'interroger.De fait, dans aucun de ces contextes, la définition exacte nest proposée. En lisant entre les lignes, je propose les définitions suivantes :1) Pour le P. Jorion du chapitre 5 le mot argent est ce que lon appelle généralement « monnaie fiduciaire », ou « monnaie-papier » ou « monnaie-billets » - ce que les autorités monétaires internationales appellent « currency ».En fait, cest ce que dans le langage populaire on appelle parfois « cash », parfois « liquide » : « dis, as-tu du liquide à me prêter ? » dit-on couramment. On peut donc présumer que lorsque Paul Jorion parle du « principe de conservation des quantités », il sagit de dire que le « liquide » en circulation, ou la « currency » en circulation, naugmente jamais (au moins du fait des banques commerciales qui nont pas le pouvoir démettre, de « fabriquer » des billets).Comme personne na jamais prétendu le contraire, quon soit banquier, économiste, complotiste ou simple « idiot du village », le grand principe de Paul Jorion ne sert pas à grand-chose, mais il nest pas, et ne peut être, remis en question.Du moins tant que lon sintéresse au système bancaire et au système économique « hors banque centrale ». La seule autorité, en effet, susceptible dinfluer sur la quantité de liquide en circulation, et donc de contrevenir au principe de conservation des quantités « de liquide » est la Banque Centrale (à une restriction près, il vaudrait mieux parler de « monnaie centrale »).2) Pour ce que jai compris du P. Jorion du chapitre 6, on en vient enfin à la "monnaie". Là encore, lambiguïté est grande.Dans le sous-titre du chapitre 6, on parle de création de monnaie des banques (position à laquelle soppose P. Jorion, avons-nous dit), et, juste après on parle de « création dargent ex nihilo » que P. Jorion conteste mais tout le monde aussi.En fait, cest dans ce glissement sémantique volontaire ou non entre monnaie et argent que je situe le nud du problème.Si « monnaie » = « argent », P. Jorion a raison, et la discussion est close et naurait jamais du se produire. Si « monnaie » est différent de « argent », toute largumentation de P. Jorion seffondre, comme nous allons le voir.Il est vrai quil y a une vraie difficulté pour définir rigoureusement le mot « monnaie ». Autant la définition de largent était simple, son support physique est évident (à la monnaie scripturale centrale près, pourtant création aussi de la banque centrale) autant celle de la monnaie est plus « intangible », plus « conventionnelle », plus « virtuelle », et donc plus discutable.Je proposerai pour la monnaie la définition suivante : « La monnaie est un moyen de paiement accepté de façon générale par les membres dune communauté donnée en règlement dun achat de bien ou service, ou dune dette ».Deux exemples : le « liquide », largent dont parle P. Jorion au chapitre 5, vérifie cette définition (même si on refuse les paiements en liquide au dessus dune certaine somme, et si la plupart des agents économiques dune communauté donnée sont obligés par la loi à détenir un compte bancaire).La « monnaie scripturale bancaire», cest à dire celle dont le montant est inscrit dans les différents comptes à vue (CAV) quon appelle plutôt dépôts à vue (DAV) figurant dans le réseau bancaire répond aussi à cette définition. On peut certes, dans certain cas, refuser un chèque sous prétexte quil serait sans provision. Mais on peut aussi refuser un billet, sous prétexte quil serait faux.La seule différence apparente, et tout à fait vraie sur le plan théorique, est que la monnaie « scripturale » bancaire, qui figure dans les DAV, na pas explicitement cours « légal ».Revenons donc à largumentaire de P. Jorion, en tentant de bien comprendre, lorsquil parle de « monnaie », sil sagit du « papier-monnaie » ou de tout autre chose.Notre fil rouge sera que Paul Jorion tente de nous convaincre que la « monnaie scripturale » nexiste pas vraiment en dehors du papier-monnaie, et que cette « monnaie scripturale » est « simplement » une écriture comptable cherchant à mémoriser des flux de la seule « vraie monnaie », la « monnaie-papier ».En dautres termes, si ce que lon appelle traditionnellement la masse monétaire augmente (par exemple mesurée par lagrégat monétaire M1), cest simplement que la « vraie monnaie », la « monnaie-papier » circule plus vite.Pour reprendre ma métaphore du sang : la masse sanguine resterait la même, mais le sang circulerait plus vite. Comparaison nest pas raison : on pourrait aussi dire que la « vraie monnaie » est symbolisée par les « globules rouges », et que la monnaie scripturale serait la masse sanguine elle-même.Le fait qui interpelle tout observateur, en effet, est que la masse de la « monnaie-papier », de la « currency » névolue pas tout à fait comme la « monnaie scripturale », telle que celle-ci apparaît dans lagrégat monétaire étroit M1.Rappelons ce qu'est cet agrégat M1 : c'est la somme de monnaie divisionnaire(=pièces) + monnaie fiduciaire + monnaie scripturale. C'est ce que la Banque de France définissait en 2000 comme des engagements utilisables comme moyens de paiement, en précisant explicitement : dépôts à vue et monnaie fiduciaire'. C'est aussi ce que d'aucuns appellent les « avoirs liquides » des agents économiques non financiers). D'autres agrégats "plus larges" existent, M2 et M3, mais leur définition exacte est moins "standard", et nous ne les utiliserons pas ici.Sur les 15 dernières années, le ratio "M1/currency" a évolué en Europe entre 4.8 et 9.35, avec une pointe extrême en février 2002 à 9,35 (débuts du passage à leuro), pour rester depuis 2 ans en dessous de la barre des 6.2. Actuellement (nov 2009) ce ratio est voisin de 5.95. Ce chiffre est corrélé à ce qui est parfois appelé multiplicateur monétaire.P. Jorion ne nie pas lexistence de ces chiffres, même sil se garde bien den parler explicitement. Il préfère démonter ce quil continue dappeler lerreur des « créationnistes », et affirme que la monnaie qui circule, quand elle est décrite par les « comptables », nest autre que du vrai argent.Pour cela, il commence à distinguer, très justement, deux types dinstitutions financières, ceux qui nont pas le statut bancaire, et qui font juste de lintermédiation : en dautres termes ces institutions financières non bancaires utilisent « simplement » les excédents de trésorerie, lépargne, des agents économiques qui auraient trop de
de quoi, au fait ?Je dirais « argent, », au sens P. Jorion chapitre 5, c'est-à-dire papier-monnaie, mais P. Jorion nest pas si clair que cela. Ce trop plein de « monnaie-papier » est donc transféré aux agents économiques qui, eux, seraient en manque dargent.Là encore, sur ce point, personne ne conteste. Les caisses dEpargne (Ecureuil ou Poste) ont fait cela depuis des temps immémoriaux, dautres institutions aussi. Le principe de conservation du « cash », de la « currency », de la « vraie monnaie » est conservé.Ce serait aussi le cas si lépargne nétait pas du cash, mais déjà de la monnaie scripturale. Il ny aurait toujours pas augmentation de la masse monétaire, quelle ne concerne que le « cash », ou quelle concerne aussi la « monnaie scripturale » qui aurait été épargnée. Les « créationnistes » et les « jorionistes » nont aucun désaccord sur ce plan.P. Jorion va introduire maintenant les banques, en disant quelles sont "différentes des "non banques" tout en faisant pareil", en se repliant derrière lautorité dun certain Besson : après tout, pourquoi pas ?Les banques sont présentées comme des spécialistes de lintermédiation monétaire (le mot intermédiation suggérant que ce ne sont que des intermédiaires, pas des « augmenteurs », encore moins des créateurs), qui noctroient pas de crédits, mais qui se contentent « douvrir » des lignes de crédit. La seule différence entre les institutions financières non bancaires et les banquent serait une question de comptabilité et de nomenclature de comptes.P. Jorion va alors justifier quil y a augmentation des crédits ce qui est vrai sans augmentation du « cash » - ce qui est vrai et sans augmentation de la masse monétaire ce qui est faux par largument suivant.Ce que lon appelle augmentation de la masse monétaire traduite par laugmentation des dépôts, des DAV est une illusion doptique. On voit simplement du « cash » qui circule. Justification : le même billet ne peut être à deux endroits différents (personne na jamais contesté cela, nul besoin du « principe de conservation des quantités »). Donc le crédit accordé nest quune inscription comptable, non « performative », ce nest parce quon inscrit une somme sur un compte que la somme y est.Écrit autrement (cest moi qui lajoute), le mot « chien » naboie pas, de même que limage dun cheval ne rue pas. Linscription scripturale ne serait donc pas de la monnaie, ce serait simplement une « image » de la vraie monnaie. Dont acte pense P. Jorion.Pour valider cela, P. Jorion raconte une anecdote africaine. Un employé astucieux, au Bénin, retirait du cash, du « vrai argent », le soir. Il allait acheter nuitamment dans un pays voisin des marchandises locales moins chères, revenait au petit jour, revendait ses produits plus chers, puis rapportait le cash à sa banque un peu après, après avoir fait son bénéfice. Cela prouverait, daprès P. Jorion, que la création monétaire est un mythe (dans ce cas, cest évident : quand on retire uniquement du cash, et quon rembourse en cash, difficile dimaginer une augmentation de quantités en dehors du bénéfice réalisé, qui a dû être pris à quelquun).Que se passe donc t-il vraiment dans le « secret » des prêts bancaires ? Je vais reprendre la même démarche (pp. 141 à 146) que P. Jorion, mais en arrivant à des conclusions complètement opposées.Eusèbe dépose du « cash », 100 euros, à sa banque A, supposée sans ressources monétaires initiales. Du fait dun coefficient de 10% de « réserves fractionnaires » la banque A ne peut prêter que 90 euros, à Casimir. Pour linstant, il y a donc toujours « quelque part » 100 euros en cash, avec un prêt en cours de 90 euros. Combien deuros disponibles ? Cest là la grande question.Si Casimir réclame son prêt en « cash », « papier-monnaie », « monnaie fiduciaire », « monnaie légale », « currency » (ce que P. Jorion ne précise pas), il y aura 90 euros disponibles dans la poche de Casimir, plus le DAV de Eusèbe affecté dun montant de 100 euros. Est-ce que ces 100 euros sont disponibles ?Là encore, si Eusèbe utilise son DAV avec son carnet de chèques ou sa carte bancaire, pas de problème. Sil veut retirer au distributeur de la banque A plus de 10 euros, la banque A aura un problème de liquidité : panique dira P. Jorion. Là encore, on peut certes faire intervenir le «principe de conservation des quantités », tautologie sil en est.Que peut-on déduire rigoureusement de ce début de raisonnement ?a) Tout dabord, que le « cash » nest pas créé par les banques commerciales : on le savait.b) Ensuite, que suivant lusage que lon va faire des prêts (retrait en « cash » ou virement scriptural, ou paiement scriptural, ou re-dépôt scriptural) on sera, ou non, en manque de liquidités : là encore, rien de nouveau.c) On peut aussi conclure, comme le fait P. Jorion, que les « réserves fractionnaires » ont pour but dempêcher que trop de retraits en liquide conduisent à une panique bancaire.d) Mais on peut aussi conclure, ce que ne fait pas P. Jorion, que les banques sefforçent de ne pas prêter plus dargent liquide que nécessaire. Si Casimir se contente de ne « retirer » ou de nutiliser que de la monnaie scripturale, le risque de panique éventuelle séloigne dautant. Les banques actuelles s'efforcent d'ailleurs de dissuader leurs clients de retirer de l'argent, il y a même maintenent des banques "cash free" sur internet qui en font leur devise.Dun point de vue concret, pratique, on peut donc dire que dans un contexte économique « confiant », le ratio théorique de « réserves fractionnaires » est concrétisé par un ratio M1/Currency assez élevé (début 2003, valeur autour de 7, si on excepte le cas particulier de début 2002 ou, avant que les billets nouveaux ne soient disponibles, on a sans doute utilisé plus de monnaie scripturale « en euros » que de billets mixtes euros ou francs pour la France, euros ou marks pour lAllemagne).Depuis 2008, ce ratio « M1/currency » est plus proche de 6, mais toujours pas de panique bancaire à lhorizon.Le seul point sur lequel personne ne songe à donner tort à P. Jorion est le suivant. Principe de conservation des quantités ou non, si chaque dépositaire de DAV vient « transformer son compte en argent liquide, en « cash », en « currency », en « papier-monnaie », en « papier-billets », cest la panique assurée, le « cash crunch ». Mais pourquoi le ferait-on ? Cest tellement plus facile dacheter en utilisant sa carte de paiement, son chéquier, son compte « paypal ».Certes, le système bancaire peut sécrouler, si léconomie sous-jacente sécroule. Mais dans ce cas là, que vaudra la monnaie-papier ? La meilleure solution, dans ce contexte catastrophique éventuel, serait peut-être de recourir au troc, avant de reconstruire un système monétaire sur une base nouvelle.Ce que largumentation de P. Jorion nous a conduit à introduire ou à préciser et quil en soit donc remercié cest la question de la finalité et de lusage de la monnaie.Si Casimir emprunte de la « monnaie » pour une activité économique qui va pouvoir avoir un certain impact, son emprunt aura été utile : il pourra rembourser cet emprunt. Si cette « monnaie » prend simplement la forme de « cash », de « liquide », et si ce « cash » est emprunté pour être déposé sous son matelas, le principe de conservation des quantités jouera dans le mauvais sens : 90% du « cash » va sortir du circuit économique.Silvio Gesell a parlé de ce risque, et de ses conséquences potentiellement fort graves, doù son idée de monnaie fondante, perdant de la valeur si elle nest pas dépensée rapidement.Au contraire, si lemprunt de Casimir est réinjecté, directement ou non, dans la sphère économique (investissement-production-consommation) non seulement une cascade demprunts pourra avoir lieu (la banque B qui reçoit éventuellement tout ou partie du placement de Casimir va elle-même pouvoir prêter jusquà 90% de ce placement, etc.), mais cette cascade aura deux effets.Alimenter la sphère économique en moyens de paiements, et permettre à Casimir, et à la séquence demprunteurs qui sera apparue à travers le système bancaire, de rembourser leurs emprunts. Car si ceux que P. Jorion appelle les créationnistes ont raison de parler de la création de « monnaie scripturale » par les banques, ils devraient aussi être appelés « destructionnistes », car ils noublient pas que les emprunts même en monnaie scripturale devront être remboursés (là encore en monnaie scripturale). On pourra consulter à cet égard le livre de M. Allais, paru en 1977, "l'impôt sur le capital et la réforme monétaire".En dautres termes, dans un « bon » système économique dune communauté donnée, la monnaie scripturale devrait, bon an mal an, augmenter à peu près comme la production-consommation-investissement de la communauté considérée et, si le taux des « réserves fractionnaires » ne bouge pas trop, il devrait en être de même pour la masse de « papier-monnaie », quon considère le « papier-monnaie » comme le véritable sang, ou comme les globules rouges, de léconomie.Pourquoi ce débat, alors ?Daprès moi, les « créationnistes » pensent que les banques commerciales ont trop de pouvoir, et que les octrois de crédits en « monnaie scripturale » ne sont pas toujours, voire pas souvent, au service du bien commun, et quil faut donc davantage les contrôler. Certains vont même ce nest pas, ou plus, ma position jusquà vouloir leur imposer des réserves fractionnaires de 100%, « 100% money » : cest le point de vue de I. Fisher, de M. Allais, de Robertson et de quelques autres "abolitionnistes".En dautres termes, les banques commerciales ne devraient plus avoir le droit daccorder des crédits au-delà des ressources liquides, des ressources en « cash », dont elles disposeraient. Dans un échange privé, jai demandé à P. Jorion pourquoi il sopposerait à une telle mesure, si, pour lui, il ny a pas de création monétaire privée. En dépit de la courtoisie de nos échanges, je nai pas eu de réponse sur ce point.Toujours daprès moi, P. Jorion et ses supporters, dont H. Creutz, dont je reparlerai en conclusion, pensent que la responsabilité des banques dans la crise actuelle est secondaire, leur pouvoir général étant limité, et leur pouvoir de création monétaire nul.Ce serait donc essentiellement la Banque Centrale qui serait responsable des excès monétaires, les banques nétant responsables « que » du fait quelles prêtent parfois de la « vraie monnaie », du « cash », du « liquide », de lépargne réelle, à de mauvaises personnes.Il ny a pas nécessairement « trop de monnaie », il y aurait une mauvaise utilisation de cette « monnaie ».Bien entendu, tout nest pas faux dans cette position, cest simplement le raisonnement « monétaire » de P. Jorion pour aboutir à ces recommandations qui me semble erroné.Quel serait donc le raisonnement monétaire « correct » ?Prenons trois acteurs dans notre « communauté socio-économique », communauté C, trois « secteurs », trois systèmes en interaction. Le Système E est celui des acteurs économiques, des « vrais » acteurs, les acteurs qui nappartiennent pas au monde banco-financier. Le système FB est le système banco-financier, avec le sous-système F qui ne va manipuler que la « vraie épargne », le sous-système B est intermédiaire entre la vraie épargne et les emprunteurs du système E, le système BC représente la banque centrale, la seule qui a le droit de créer de largent-papier, du « papier-monnaie ».A linstant 0, de lannée 0, supposons que le système FB ait une épargne réelle, en « cash » (ne compliquons pas pour le moment : on peut supposer, si lon veut, que les banques et la banque centrale viennent dêtre créés, et ont fournis au système B, directement ou non, ce « cash »). Disons que ce cash représente 40 milliards deuros, la valeur totale de la production de notre communauté C étant de 2000 milliards deuros, le cash disponible correspondant environ à deux mois de production, disons 400 milliards.Ces 40 milliards deuros « économisés » sont demandés par dautres éléments du système FB, uniquement pour consommer ou pour reconstituer les équipements. Dans ce cas là, à conditions technologiques constantes, et à démographie stable, il ny aura pas de besoins supplémentaires de financement pour investir pour le futur. Le principe de conservation des quantités joue à pleinSupposons maintenant que lon envisage une croissance de 1% dans lavenir, pour atteindre une production-consommation-investissement de 2020 milliards. Lépargne actuelle, même transformée en prêts de cash, ne va pas suffire. Le sous-système F du système FB ne peut que passer du cash dune main ceux qui ont trop de cash » à une autre main- ceux qui manquent de « cash ».Cest là que le sous-système B intervient. Supposons quil faille, en plus, investir un surplus de 30 milliards. Le sous-système B va, face aux projets jugés crédibles et solvables, prêter ces 30 milliards, quelle ne possède pas, par hypothèse. Il va simplement « anticiper » - voilà le grand mot, la pierre philosophale de tout lédifice, le concept qui manque à largumentation de P. Jorion (et de nombreux autres experts monétaires, hélas, créationnistes ou anti-créationnistes, en particulier les tenants du « voile monétaire »). Le sous-système B va simplement anticiper que les emprunteurs vont pouvoir rembourser, grâce aux excédent des production, et donc de revenus, permis par leur investissement supplémentaire.Le sous-système B ne va pas « créer » du cash, elle nen a pas le droit. Elle va « créer de la monnaie scripturale », à concurrence, par hypothèse, de 30 milliards deuros (« scripturaux, « bancaires »).La croissance étant prévue de 1%, et linflation de 0, elle va simplement exiger de recevoir, au bout dun an, le remboursement complet de ces 30 milliards, plus un intérêt « éthique » de 1%.Dans ce contexte, le sous-système B va contribuer « honnêtement », « éthiquement » à la croissance de léconomie, en supposant bien sûr que les anticipations soient réalisées, que les emprunteurs remboursent. Entre le début de lannée 0 et le début de lannée 1, le sous-système B aura créé 30 milliards de monnaie supplémentaire, qui lui seront remboursés dans la même monnaie, plus bien sûr les 3 milliards dintérêts.Deux remarques complémentaires.a) En règle générale, le système bancaire demande plus quun taux dintérêt « éthique ». Plus le système bancaire prête, et plus il senrichit, cela ne lincite pas à la sagesse, bien sûr, dautant plus quil prête des ressources qui ne lui appartiennent pas.b) Le système bancaire, du fait dun certain contrôle de nôtre troisième système, le système Banque Centrale, ne peut pas prêter autant quil voudrait, et cest heureux. Dans notre exemple, si le « cash en circulation » nétait que de 20 milliards, il est peu probable que notre système B ait pu prêter 30 milliards. Il aurait du se « refinancer » auprès de la Banque Centrale, système BC, pour lui demander du « cash », soit directement (création monétaire BC) soit par lintermédiaire dune émission de monnaie scripturale centrale. En France, actuellement (janvier 2010), la Banque Centrale prête à 1%, et les banques commerciales reprêtent à un taux variant entre 4% et 18%, il y a de la marge
Un dernier point, le « raisonnement » de H. Creutz pour justifier largumentation « anti-créationniste » repose (cf. « Le Syndrome de la monnaie », p.11 et p.24) sur le syllogisme suivant.Quand Eusèbe prête de largent à son ami Casimir, les 200 euros que Eusèbe a prêté à Casimir ne sont plus disponibles pour Eusèbe : il ny a pas eu de création monétaire. Donc (jinsiste sur le donc), cest pareil lorsque la banque Duchmol va prêter de largent (toujours ambiguïté entre argent, monnaie, « cash », « currency ») à son client Helmut.Cest certes moins subtil que chez P. Jorion, même si le livre de Helmut Creutz est bourré par ailleurs de données intéressantes, mais on retrouve bien ce « grand » principe : celui de la conservation des quantités. Dès lors que lon précise que ce sont des quantités de « cash », cest une tautologie sans intérêt. Lastuce est de ne pas préciser de quoi lon parle.Bonne lecture critique,B.L.
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J'avoue ne pas trop comprendre tout ce raisonnement ?Notre problème c'est que la monnaie sert à la spéculation au lieu de servir au dévellopement de notre pays et aux citoyens. Que l'on considère que la monnaie électronique soit de la vraie monnaie créée ex-nihilo ou une représentation uniquement de la monnaie papier et de sa vitesse de circulation qu'est ce que ça peut bien changer au problème ?Le problème reste bien le même peu importe la vision des choses.
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Sandy a écrit:
Notre problème c'est que la monnaie sert à la spéculation au lieu de servir au développement de notre pays et aux citoyens.
Non, mon problème est l'usure, ç.à.d. la possibilité à des personnes/organismes de gagner de l'argent sans travailler, grâce aux intérêts. Si les préteurs ne pouvaient réclamer des intérêts sur l'argent qu'ils prêtent, je me moquerais éperdument qui crée l'argent et comment. Si les pouvoirs publics pouvaient créer de la monnaie "comme avant", ç.à.d. sans intérêts pour l'État, les particuliers auraient quand-même à payer les banquiers pour les prêts qu'ils font (immobilier, investissement...). Sachant qu'au final les intérêts de l&'(nop¨©ªÇÕÖØÙðñðåÔdzԤÔvkP-Djh,Káh;N-5B* CJOJPJQJU\^JaJnHph!BtH5hó5B* CJOJPJQJ\^JaJnHph!BtHh½*B6CJnHtHhó6CJnHtHh:6CJnHtHh½*Bh½*B6CJnHtHhóCJ$nHtHhóhó0JCJ$nHtH'jhóhóCJ$UnHtHhóhóCJ$nHtH!jhóhóCJ$UnHtHhó5CJ6nHtH*hóhÅ Í5CJ6nHtHªÖרÙ_ ` ° ± defn±
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